FILE COPY DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. AW-Zla TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a eté prépare' a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilité quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publié ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT SITUATION ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN (en cinq volumes) VOLUME II AGRICULTURE Le 21 decembre 1970 Departement Afrique de l'Ouest TAUX DE CONVERSION Unité monétaire: Franc CFA (FCFA) Avant le 11 août, 1969: 1,00 dollar E.U. = 246,85 FCFA 1.000 FCFA = 4,05 dollar E.U. Après le 11 août, 1969: 1,00 dollar E.U. = 277,71 FCFA 1.000 FCFA = 3,60 dollar E.U. POIDS ET MESURES 1 tonne métrique (t) = 2.205 livres 1 kilogramme (kg) = 2,2 livres 1 kilométre (km) = 0,62 mile 1 métre (m) = 3,28 pieds COMPOSITION DE LA MISSION Le présent rapport a été établi sur la base de renseigne- ments recueillis par une mission économique qui a séjourné au Cameroun en mars et avril 1970. La composition de la mission était la suivante: Cornelis J.Jansen Chef de Mission Frédy R.G. Holin Economiste Antoine Marot Economiste Guenther Weinschenck Consultant-Economiste Agricole Constant de Troyer Agronome - Mission Permanente de la Banque à Abidjan J.L. Gilles Lessard Consultant-Economiste Forestier Christopher Lethbridge Spécialiste financement des investissements Hans O. Schulte Economiste des Transports - Mission permanente de la Banque à Abidjan Le rapport comprend les volumes suivants : I - Rapport Principal. II - Agriculture. III - Sylviculture. IV - Transports. V - Industrie manufacturière et Finances d'investissements Ce volume a été rédigé par Constant de Troyer et Guenther Weinschenck. ABBREVIATIONS Banque: Banque Mondiale BCD: Banque Camerounaise de Développement BDPA: Bureau pour le Développement de la Production Agricole CCCE: Caisse Centrale de Coopération Economique (France) CDC: Cameroon Development Corporagion CFDT: Compagnie Française pour le Développement des Fibres Textiles CINAM: Compagnie d'Etudes Industrielles et d'Aménagement du Territoire COOPAGRO: Coopérative Agricole des Planteurs Industriels de la Vallée du Noun à Foumbot EPL: Entreprisesde Progrès Locales FAC: Fonds d'Aide et de Coopération (France) FED: Fonds Européen de Développement (Communauté Economique Européenne) IDA: Association Internationale pour le Développement IEMVT: Institut d'Elevage et de Médecine Véterinaire IFAC: Institut Français de Recherches Fruitières Outre-Mer IFCC: Institut Français du Café, du Cacao et autres plantes stimulantes IRAT: Institut de Recherches Agronomiques Tropicales et des Cultures Vivrières IRCT: Institut de Recherches du Coton et des Textiles Exotiques IRCA: Institut de Recherches sur le Caoutchouc en Afrique IRHO: Institut de Recherches pour les Huiles et Oléagineux OAMCAF: Organisation Africaine et Malgache du Café OCB: Organisation Camerounaise de la Banane OIC Organisation Internationale du Café PNUD: Programme des Nations-Unies pour le Développement SACTA: Société Agricole de Collecte de Tabac SAFACAM: Société Africaine Forestibre et Agricole du Cmeroun SCET: Société Centrale pour lEquiperent du Territoire SEDES: Société d'Etudes pour le DéveloppemenL Eonüng,que ut S,eel SEM: Secteurs Expérimentaux de Mo ernisnti on t i"Autine ruri SEMRY: Senteur Expéri:mental de MoCarnisntitn jc J R,::JeWultI-e h YagS, SFCT: Société Franco-Cadeerounaise es Tabces SIPEC: Société Industrielle de PEce au Cawervun SMAG: Sal,ire Minimum Agricole Garanti SMIG: Salaire Miniumi Interprfessione Gnrnnti SNI: Société Nationale d'InvesLiseement SOCA-Fruits: Société Camerounaise de Conserverie de Fruits SOPAME: Société des Palmeraies de M'Bongo et J'EseXc SOPRODAV: Société J'Etudes pour la Proiuction de l'Acocat cu Caneroun SOSUCAM: Société Sucrière du Cameroun UCCAO: Union des Coopératives Me C·fé Arabica du 1'4uest UDEAC: Union Douanibre et Econoique lu l'Ar ique Centrale USAID: U.S. Agency for International Devdopr ent, ZAPI: Zones d'Actior Prioritaires Intéqrées AGRICULTURE TABLE DES MATIERES Page Résumé et conclusions i INTRODUCTION 1 Données générales 1 Structure de l'agriculture 2 La place du développement rural dans les programmes de développement 2 Agriculture 3 Les institutions 4 La commercialisation des produits agricoles 6 Evolution d'ensemble de la production et des exportations 7 Les productions réelles comparées aux objectifs du Plan 9 DEVELOPPEMENTS RECENTS DE LA PRODUCTION AGRICOLE 1l A. Développement des produits d'exportation 1l Cacao 1l Café 14 Coton 17 Banane 18 Huile de Palme et Palmistes 20 Arachide 20 Caoutchouc 21 Thé 22 Tabac 22 Autres cultures 23 B. Développement des produits vivriers du secteur traditionnel 24 C. Produits vivriers du secteur moderne 26 Riz 26 Canne à sucre 27 Autres produits 29 D. L'élevage 29 E. Pêches 33 Table de Matieres (suite) Page III. LES FACTEURS DE DEVELOPPEMENT 36 A. Le R'egime foncier 36 B. Le travail et les facteurs de production 36 Evolution de la population rurale 36 Techniques et productivité 37 Le cot des facteurs de production 37 C. La formation des prix et les revenus 37 Evolution des prix à la production 37 Taxes de sortie 38 Les revenus de l'agriculture 38 D. Les services fournis à l'agriculture 41 L'Administration 41 L'Encadrement 41 Crédit agricole 43 Enseignement agricole 45 Recherche 45 IV. LES OPERATIONS DE DEVELOPPEMENT 46 A. Projets en cours d'exécution 46 1. Les opérations sectorielles 46 2. Les opérations intégrées 50 B. Projets nouveaux à mettre en oeuvre au cours du Troisième Plan 56 1. Projets préparés 56 2. Projets à l'étude 58 V. LE MARCHE D'EXPORTATION 64 A. La place du Cameroun sur le Marché Mondial 64 B. Développement des produits d'exportation 65 C. Développement de consommation des produits vivriers et de la viande 68 Table des Matières (suite) Page D. Prévisions de développement de la peche 74 VI. RECOMMANDATIONS FINALES 76 ANNEXE STATISTIQUE Résumé et conclusions (i) En dépit d'une urbanisation qui tend h s'accélérer, près de 80% de la population totale vivent encore essentiellement de l'agri- culture, de l'élevage ou de la pêche. Bien que son importance relative dans le PIB ait légèrement baissé ces dernières années, le secteur rural en représente toujours près de 36% et il conservera longtemps encore la première place dans l'économie nationale. Sa situation géographique et la diversité de son relief, qui entraînent de grandes variations cli- matiques, permettent au Cameroun de diversifier dans une large mesure son agriculture, mais celle-ci reste dominée par le café et le cacao, qui ont encore renforcé récemment leur position. En 1968/69, ils tota- lisent ensemble 58% de toutes les exportations et plus de 80% des seules exportations agricoles. (ii) Le secteur rural devait recevoir 16% des investissements totaux du Deuxième Plan. Après deux ans, moins de la moitié des prévi- sions ont été réalisées dans le domaine de l'agriculture, qui représen- tait 85% du total, et deux tiers environ des prévisions pour l'élevage. Les principaux retards sont enregistrés dans les régions de l'Est et du Littoral pour l'agriculture, dans le Centre-Sud et au Cameroun Occidental pour l'élevage. D'une manibre générale, le Plan était trop ambitieux et les hypothèses de financement extérieur trop optimistes. (iii) La production agricole provient principalement d'une mul- titude de petites exploitations familiales, dont la plupart n'ont pas plus de un ' trois hectares. Les cultures vivrières et certaines cul- tures de rente - particulièrement le café et le cacao - sont fréquemment associées sur la même parcelle. Au Cameroun Oriental, les plantations de type industriel comportent les palmeraies sélectionnées de la SOPAME, qui sont en cours de création sur des financements extérieurs auxquels participe le Groupe de la Banque, une plantation d'hévée qui appartient à un groupe privé, les cultures de canne h sucre de la SOSUCAM, société d'économie mixte, et quelques bananeraies et caféraies. Elles sont relativement plus importantes au Cameroun Occidental, o une société d'Etat, la CDC (Cameroon Development Corporation), exploite 24.000 ha, principalement de palmiers h huile et d'hévéas, mais aussi de bananes, cacao, thé et poivre. (iv) Chaque année, en début de campagne, le Gouvernement fixe des prix garantis aux producteurs pour les principaux produits d'expor- tation en provenance des petites exploitations (cacao, café, coton, arachides et anandes palmistes La commercialisation est ensuite assurée par des commerçants privés agréés, sous le contrle d'un "Marketing Board" au Cameroun Occidental et des Caisses de Stabilisation au Cameroun Oriental, oh le café Arabica fait toutefois exception. Il est commer- cialisé par des organisations coopératives bien structurées, dont le fonctionnement donne satisfaction. En raison de la concurrence entre les acheteurs, le prix réel payé aux producteurs de café ou de cacao dépasse souvent le prix officiel. Cette concurrence est responsable, dans une certaine mesure, de la qualité médiocre des produits. (V) Les rendements sont généralement peu élevés, en raison de l'emploi d'un équipement agricole primitif et de méthodes culturales traditionnelles. De ce fait le revenu de la majorité des agriculteurs reste peu élevé: en moyenne 25.000 FCFA (90 $) en espèces par actif et moins encore dans le Nord et dans l'Ouest, alors que dans le plus mauvais cas un ouvrier industriel non qualiR6 gagne au moins 50.000 FCFA (180 $) pour 2.000 heures de travail par an. Cette modicité des revenus agricoles, sans être seule en cause, est un des facteurs principaux de l'exode rural. Lorsque les exploitations villageoises sont bien con- duites ou que des actions d'amélioration appropriées sont entreprises, leur rentabilité devient pourtant satisfaisante. On constate en fait que l'emploi des engrais et des pesticides se développe rapidement, particulièrement sur le café Arabica et le coton. La situation par conséquent se modifie, mais l'évolution au niveau des masses paysannes est forcément lente. (vi) On peut considérer que les dépenses des agriculteurs pour les facteurs de production ont suivi dans l'ensemble l'augmentation du coût de la vie, qui a été en moyenne de 2% dans les dernibres années. Les prix aux producteurs n'ont guère varié pour le café Arabica et les amandes palmistes. Ils ont baissé régulibrement pour les arachides, tandis que pour le café Robusta et le cacao ils se sont progressivement redressés après une chute brutale en 1965/66, sans encore atteindre leur cours antérieur pour le Robusta. Le prix d'achat du coton, resté stable pendant plusieurs années, est en hausse depuis deux ans. Au total, les termes de l'échange pour l'ensemble du secteur agricole se sont sans doute légèrement détériorés, exception faite pour le cacao et le coton, ol l'intensification des cultures a en outre permis d'augmenter les rendements. Il n'y a guère de possibilité de relever les prix d'achat du café Arabica et Robusta, pour lesquels les producteurs reçoivent respectivement 85% et 75% du prix FOB. La marge apparaît plus grande pour le cacao (41% du prix FOB en 1968/69), niais ce produit, pour lequel il n'existe pas d'accord international, est soumis h d'importantes fluc- tuations des cours. (vii) Si la production des cultures d'exportation est assez bien connue, malgré certaines discordances dans les chiffres officiels, aucune statistique valable n'est disponible en matière de cultures vivrières. En l'absence de renseignements dignes de foi, la mission a estimé, comme le Gouvernement, que le taux d'augmentation de la pro- duction correspondait b celui de la population, soit 2,2% par an. Les cultures d'exportation ont connu des évolutions diverses. Rapide pour le café (surtout l'Arabica) et le coton, le développement a été lent pour le cacao, mais il s'est accéléré récenment avec le succbs des traitements phytosanitaires. Encore parmi les principaux produits exportés il y a quelques années, les bananes ont enregistré une baisse (iii) de production brutale. Au cours de la période (le cinq ans qui s'est achevée ii 1969, l'accroissement annuel moyen de l'ensemble de la pro- duction agricole a été d'environ 3%. (viii) Le développement du secteur rural est entravé par l'absence l'une véritable politique nationale, et aussi par un manque de collabora- tion entre les départements de l'agriculture et de l'élevage. Actuelle- ment, chaque Etat est responsable de la mise en oeuvre de sa propre politique agricole. Le Ministère du Plan, qui est chargé de soumettre les projets aux organismes extérieurs de financement, est responsable de la coordination au niveau fédéral. Il ne dispose pas de suffisam- ment de personnel et la lenteur dans la préparation des dossiers h soumettre aux aides extérieures est une des principales raisons du retard d'exécution du Deuxième Plan Quinquennal. Le régime foncier, caractérisé par l'importance des droits tribaux, est un autre frein sérieux au développement. (ix) La qualité et l'efficacité des services d'encadrement de l'Administration laissent h désirer. Le personnel manque de compé- tence et de moyens d'action. D'autre part, il existe souvent sur le terrain, dans une même région, des encadreurs relevant d'organismes différents dont les actions ne sont pas coordonnées, ce qui crée des confusions. (x) Les expériences de la Banque Camerounaise de Développement en matibre de crédit agricole ont été décevantes et se sont soldées par un pourcentage important de mauvaises créances. Pourtant, certaines opérations de crédit agricole menées en dehors de la BCD ont donné des résultats satisfaisants, dans les conditions suivantes: crédit lié h des programmes précis de développement et limité aux seuls moyens de production, présence d'un organisme intermédiaire bien structuré qui procède l la distribution et à la récupération du crédit, préllvement des échéances au moment de la commercialisation. Cultures vivrières (xi) Bien que la densité moyenne de population soit relative- nient faible, les terres disponibles deviennent rares dans les régions peuplées du Nurd et du pays Bamiléké. Il faudrait donc augmenter les rendements des cultures vivribres. Pour réduire les fluctuations des prix dle détail des produits vivriers, le Gouvernement songe ' créer une Société Nationale de Commercialisation. Il y a peu de chance que cette Société puisse éliminer le négoce traditionnel et elle risque de connaître des difficultés financières. Parmi les produits vivriers du secteur moderne, la production et la consommation de riz sont encore faibles (respectivement 8.000 et 15.000 T). Comme ailleurs en Afrique, la croissance des villes devrait entraîner unerapide augmentation de la consommation, qui à échéance de dix ans devrait se situer au moins entre 31.000 et 35.000 T. Le Gouvernement a sollicité l'aide du FAC, de la CCCE et de la Banque pour le financement d'environ 5.000 ha de rizibres irriguées le long du Logone (projet SEMRY). La rentabilité (iv) du projet, tel qu'il est conçu, repose sur la possibilité d'introduire deux cultures annuelles sur une partie au moins de la superficie. Les plantations industrielles de canne à sucre couvrent la totalité des besoins, à l'exception du sucre destiné aux industries de transformatiuri. Elevage et pêches (xii) Malgré un cheptel important, estimé I prbs de 2,5 millions de bovins, et une production totale de viande (e l'ordre de 72.500 T par an, petits ruminants et volaille compris, le Cameroun est devenu depuis peu un importateur net de viande. Pratiqué par dles éleveurs tra- ditionnels, pour la plupart nomades ou semi-nomades, l'élevage de gros bétail se caractérise par une productivité relativement faible, due en particulier h la forte mortalité des veaux, et un début de surexploita- tion des troupeaux. La pêche contribue régionalement dans une large mesure ' une alimentation en protéines, qui reste encore déficiente. Elle fournit environ 70.000 T de poisson par an, consommé surtout séché ou fumé, avec toutefois une nette tendance h l'augmientation de consom- mation de poisson congelé. Produits d'exportation (xiii) Les perspectives en matibre de cultures d'exportation sont assombries par la baisse des cours qui devrait intervenir pour les principaux produits. En dépit d'une augmentation en volume estimée à environ 4,8% par an entre 1969/70 et 1975/76, la mission est d'avis que l'augmentation en valeur durant la même période ne sera que Je l'ordre de 0,6% par an. Les cours étaient, il est vrai, particulière- ment élevés en 1969/70. Entre 1968/69 et 1975/7o, le taux l'accroisse- ment serait de 4,1% en volume et de 4,9% en valeur. Ces estimations sont basées sur les projections de prix de la Banque, qui comportent inévitablement une part d'incertitude. Elles n'indiquent par conséquent que des tendances. (xiv) La production de cacao h la fin du Troisième Plan devrait, grâce aux actions phytosanitaires, atteindre 140.000 T, soit un taux de croissance de 5% par an. Le Gouvernement envisage un projet qui paraît trop ambitieux: le renouvellement complet de la cacaoyère, soit 360.000 ha, sur une période de 20 ans. Ce projet devrait débuter pendant le Troisibme Plan. La progression du café se ralentira vraisemblablement, avec une production totale en 1975777de 100.000 T, correspondant h une croissance annuelle de 4,3%. Compte tenu d'un certain gonflement des stocks, actuel- lement peu importants, les exportations augmenteraient par an de 3,2% pour l'Arabica et de 2,9% pour le Robusta. Une partie de la production devra être écoulée sur les marchés dits "nouveaux", le quota de base du Cameroun au sein de l'OIC n'étant que de 60.000 T. Les prix (les ventes hors quota, qui ont été assez bons récemment, souffriraient particulièrement de la baisse probable des cours mondiaux. Le coton, dont la production a connu un remarquable développement sous l'action (v) de la CFDT, devrait atteindre 45.000 T de fibre h l'issue du Troisième Plan. Les plantations industrielles de palmier h huile de la CDC et de la SOPAME sont en cours d'extension, avec l'aide du FED, de la CCCE et de la Banque. Leur production est principalement destinée au marché intérieur, mais 34.000 T d'huile et 25.000 T de palmistes devraient être exportées en 1975/76, en progression respectivement de 4,7 et 8% par an. Le Gouvernement a l'intention de relancer la culture de la banane afin d'obtenir un tonnage justifiant l'exploitation d'une ligne rguIlière de bananiers. La mission table, peut-être avec quelque opti- misme, sur une exportation de 70.000 T, contre 44.000 T en 1968/69. Le caoutchouc provient de deux plantations industrielles. La plantation privée au Cameroun Oriental est mal gérée et sa production reste sta- gnante. Au Cameroun Occidental, la CDC étend ses plantations avec l'aide de la Banque, mais sa production devrait surtout augmenter h la fin de l'actuelle décennie. La production, actuellement de l'ordre de 12.000 T, devrait être de 14.000 T en 1975/76. Les exportations d'ara- chides portent sur la partie de la production qui n'est pas auto- consommée. Elles resteront sans doute stationnaires, environ 14.000 T. Il en va de même pour les exportations de thé, un millier de T, en provenance de deux petites plantations au Cameroun Occidental, et pour le tabac de cape et h cigarettes, au total environ 2.600 T. Deux pro- jets de développement de la théiculture ont été proposés au FED et h la Banque. Leur effet ne se fera attendre qu'après le Troisième Plan. Une société locale s'est constituée récemment pour le développement de l'ananas. Si elle réussit, ce qui paraît douteux, les exportations d'ananas pourraient passer de 1.000 b 6.000 T en équivalent-frais. Projets intégrés (xv) Le Gouvernement a entrepris avec l'aide du FAC et du FED divers projets "intégrés": installation de jeunes agriculteurs Bamiléké le long de la nouvelle route de Bafang h Yabassi, "Zones d'Actions Prioritaires Intégrées" (ZAPI) dans le Centre-Sud et l'Est, pour amener les collectivités jusqu'au stade d'auto--gestion, accueil dans la plaine des montagnards du Nord. Des extensions sont envisagées. Recommandations (xvi) Sur le plan des institutions, il conviendrait d'examiner la possibilité de créer au niveau fédéral un ministère unique pour l'agri- culture et l'élevage. Il faudrait, par ailleurs, renforcer le Ministère du Plan par un nombre suffisant de cadres hautement qualiwls. (xvii) La formation technique et civique du personnel d'encadrement devrait être un des objectifs majeurs du Gouvernement. Afin d'éviter des conseils contradictoires, une meilleure coordination devrait être établie entre les équipes de l'Administration et celles de certains organismes privés ou para-administratifs, souvent plus efficaces. Une meilleure collaboration devrait être établie entre les instituts de (vi) recherche et les services de vulgarisation. Le crédit agricole devrait être réorganisé, conformément aux recommandations déjà faites par plu- sieurs experts, qui ont tenu compte de l'expérience passée. La légis- lation foncière devrait être aménagée. (xviii) La recherche appliquée, qui est en retard sur les cultures vivrières (et particulièrement sur les tubercules), devrait mettre au point des méthodes d'augmentation des rendements, basées dans un premier temps sur des thèmes simples (semences ou boutures sélectionnées, res- pect des dates de semis ou de bouturage, techniques culturales ration- nelles). La production de riz h faible prix de revient devrait êLre développée (riz pluvial en zone forestière et riz irrigué sur des site; favorables). La constitution de stocks régulateurs pour les mils et sorghos pourrait être envisagée après une étude préliminaire de renta- bilité. (xix) Une politique nationale et régionale de développement de l'élevage devrait être élaborée d'urgence, après une étude des différentes régions h vocation pastorale et la détermination des moyens les plus économiques pour augmenter le rendement du troupeau (notamment par réduc- tion des pertes et par embouche intensive). En mênme temps seraient exa- minées les modifications à apporter au système de commercialisation. En matière de pêche maritime, il faudrait entreprendre une étude Jes ressources piscicoles et développer le réseau de distribution du poiss,n congelé. (xx) Il conviendrait d'accélérer la diversification Les cul- tures d'exportation, compte tenu de l'écologie du pays. Il faudrait tenter de diminuer les coûts de production et d'améliorer la qualité (notamment du café et du cacao) dans la perspective d'une baisse des cours et d'une compétition accrue sur le marché mondial. Une partici- pation active du secteur privé dans certaines opérations de développe- ment serait souhaitable. Tout relèvement des prix aux producteurs devrait être précédé d'une estimation prudente de l'évolution des cours. (xxi) L'étude de factibilitU du programme de développement du cacao, ramené h des dimensions raisonnables, devrait être exécutée sans retard. Il faudrait explorer les possibilités d'ouvrir de nouvelles zones h la culture du coton, d'implanter ou d'étendre l'hévéa, peut-être avec l'aide du secteur privé, le almier sélectionné (en¯plantations villageoises, satellites des blocs , l'ananas (frais ou en conserve), l'avocat et certaines spéculations considérées comme secondaires, telles que le manioc (pour exportation en cossettes), la papaye, la kola (qui devrait être incorporée dans les programmes de recherches), les essences de citrus, etc. Un examen des cocoteraies par un phytopathologiste averti permettrait de décider si un projet cocotier peut être envisagé. L'intérêt économique de l'arachide de bouche reste i étudier. La relance de la banane devrait tenir compte de la concurrence très vive sur ce produit. (vii) (xxii) Avant dJ'étendre les opérations intégrées en cours dans le Sud et l'Ouest (Yahnssi-Bafang et ZAPI), il importe de dresser le bilan économique et financier des actions entreprises. La mise en vleur des régions traversées par le rail, actuellement peu exploitées, devrait faire l'objet d'une étude préalable. I. INTRODUCTION Données glén.ralas 1. Bordée par l'Océan Atlantique et le Nigéria à l'Ouest, le Tchad et la République Centrafricaine à l'Est, la République Populaire du Con- go, le Gabon et la Guinée Equatorisle au Sud, la République Fédérale du Cameroun affecte la forme d'un triangle rectangle de 475.500 km2 (4v2.00 kmn rour le Cameroun Oriental et 43.500 km2 pour le Cameroun Occidental), qui s'étend sur 1.300 km entre les 2e et 13e degrés de la- titude nord et sur 800 km entre les 9e et 16e degrés de longitude est. 2. Le relief accuse de grandes variétés. Du Sud au Nord, on dis- tingue successivement un vaste plateau de 600 à 700 m d'altitude, les hauts plateaux de l'Adamaoua, dont l'altitude varie entre 1.000 et 2.000 m, les plaines du Nord, qui ne dépassent pas 200 m et enfin, dans le Nord-Ouest, les monts Mandara, qui atteignent 1.200m. A l'ouest de l'Ada- maoua, les massifs volcaniques du Manengouba et des Ramboutos, qui cul- minent à 2.800m, s'abaissent brusquement vers la basse plaine c8tière, où se dresse isolé, en bordure de l'Océan Atlantique, le Mont Cameroun, sommet le plus élevé du pays avec 4.070 m. 3. La latitude, le relief et l'éloignement de la mer condition- nent l'existence de régions climatiques aux caractéristiques très dif- férentes. Au Sud et au Sud-Ouest, le climat est du type guinéen équa- torial, chaud et humide avec de faibles écarts de température. Les précipitations sont importantes. Elles atteignent 4.000 mm. par an, avec une seule saison des pluies sur la frange littorale, mais s'abais- sent à mesure qu'on s'éloigne de la c8te jusqu'à 1.400 mm. répartis sur deux saisons de pluies. Le plateau de l'Adamaoua et les massifs montagneux de l'Ouest appartien- nent à la zone soudanienne ou soudano-guinéenne, modifiée par l'altitude, qui adoucit la température et influence le régime des pluies. Les préci- pitations, réparties sur une seule saison, y varient entre 1.400 et 1.800 mm. par an. Les plaines du Nord sont du type soudano-sahélien, avec des écarts de température importants, une hydrométrie faible la majeure partie de l'année et une pluviométrie peu élevée, qui diminue lorsque la latitude augmente pour tomber à moins de 600 mm. en une saison à proximité du lac Tchad. 4. Au point de vue géologique, schistes et granits précambriens constituent les formations essentielles. Dans le Nord et dans l'Ouest, on trouve en outre des roches volcaniques et des formations sédimentai- res. Les sols argilo-sableux issus de ces formations sont, dans l'ensem- ble, assez médiocres, avec quelquefois présence de cuirasses latéritiques. Néanmoins, certains sols sont d'excellente qualité. On estime qu'ils couvrent environ 15 pour cent de la superficie totale. Il s'agit parti- culièrement des argiles noires des plaines inondables du lac Tchad, des sols volcaniques des massifs montagneux de l'Ouest et des zones alluvia- les des bassins du Logone et de la Bénoué. -2- Structure de l'agriculture 5. La plus grande partie de la production agricole est assuree par les exploitations traditionnelles. Il convient toutefois d'établir une distinction entre le Cameroun Occidental, où des sociétés d'Etat ou privées possèdent d'importantes cultures d'exportation, et le Cameroun Oriental, où la quasi-totalité des produits je l'agriculture provient d'environ 675.000 petites fermes. Le secteur moderne au Cameroun Oriental est représenté par une plantation d'hévéas déjà ancienne, par des bananeraies et surtout par des plantations de palmiere'à huile à haut rendement. Bien qu'en légère diminution, la population rurale en 1970 est encore estimée à près de 80 pour cent de la population totale. 6. L'agriculture camerounaise est caractérisée par un nombre extrimement élevé d'exploitants agricoles et une miniaturisation des exploitations, dont la superficie moyenne au Cameroun Oriental n'est que d'environ 2 ha (voir tableau 32). Les dimensions des exploitations sont particuliérement faibles dans les Inspections Féddtales densément peuplées du Littoral, et surtout de l'Ouest, où la moyenne générale n'est que de 1,10 ha, avec un département ne dépassant pas 0,90 ha par ferme. La place du développement rural dans les programmes de développement (cf. Tableau 35) 7. Les investissements prévus dans le secteur rural par le Deuxième Plan Quinquennal comportaient: 22.387 millions FCFA pour l'agriculture, soit 13,6% des investissements totaux. 1.910 millions FCFA pour l'élevage, soit 1,2% des investissements totaux. 2.057 millions FCFA pour la pêche, soit 1,2% des investissements totaux. Tandis que les investissements agricoles étaient répartis à peu près également anne l'ensemble du pays (sauf la région de l'Est, qui devait recevoir moins de des investissements totaux), ceux relatifs à l'élevage concernaient principale- ,znt le Centre Sud, le Nord et le Cameroun Occidental, tandis que les investisaements e le secteur des pêches étaient concentrés dans la région du Littoral. Le bilen, î 'issue des deux premières années de mise en oeuvre du Plan, indique que le -ythme des investissements est nettement en retard sur les prévisions. En effet, t.endant cette période 47,4% seulement des investissements prévus ont été réalisés cans le domaine de l'agriculture et 66,9% dans celui de l'élevage. Les chiffr#0 bourtant sont faussés pour le secteur agricole dans la mesure où un quart des investissements était prévu sous forme d'investissement humain, qu'il a été difficile d'évaluer. Les responsables locaux ont beaucoup de mal,en effet, à déterminer le t.ravail presté et, par conséquent, à le traduire en termes monétaires. En fai- cant abstraction de l'investissement humain, les réalisations en agri- culture après deux années passeraient de 19 'a 25 pour cent du total prévu pour toute la durée du Plan. Le retard réel dans ce secteur serait, par con- séquent, moins considérable qu'il n'y parait, tout en restant important. Dans le domaine des pgchies, 5,6 pour cent seulement des investissements prévus auraient été réalisés de 1966 à 1968, mais le bilan ne fournit pas de renseignements sur la p8che maritime, qui représente 95 pour cent des investissements dans le secteur des p8ches. Agriculture 8. Les investissements principaux ont porté sur de grandes opé- rations de développement. En 1967/68, plus de 50 pour cent des investis- sements ont été consacrés aux plantations industrielles de palmiers à huile, à la diffusion d'engrais sur cultures d'exportation et à la défen- se phytosanitaire du cacaoyer. Sur le plan régional, la mise en oeuvre du Deuxième Plan accuse des différences très sensibles. C'est dans le Nord et l'Ouest du Cameroun Oriental, ainsi que dans le Cameroun Occidental, que le retard sur les prévisions est le plus faible, alors qu'il est con- sidérable dans las régions du Littoral et de l'Est, où moins de 5 pour cent des objectifs du Plan ont été atteints. On note par ailleurs une progression des investissements au cours de la deuxième année, qui est particulièrement nette pour le Cameroun Occidental, l'Ouest et le Centre- Sud. Par catégorie d'investissements, c'est dans le secteur du développe- ment des productions, qui doit absorber à lui seul plus de 85% des inves- tissements, que le retard est particulièrement sensible : 39% seulement des prévisions avaient été réalisées à l'issue des deux premières années d'Ixécution du Plan. Les montants investis ont toutefois plus que triplé d'une année sur J 'autre, en grande partie grAce aux plantations de la CDC au Cameroun Occidental. Le financement des investissements se carac- t,'rïiso pir un ri rt' plus grand que celi,. escomnt! de la part des orga- nismes publics et semi-publics locaux, dont la contribution après deux ans dépasse largement les prévisions quinquennales, en raison précisé- ment du démarrage du programme de la CDC. La participation du budget de l'Etat, de l'aide extérieure et surtout des fonds privés est inférieure à ce qui était attendu. Mais tandis que la première est en baisse en 1967/68 par rapport à l'année précédente, les deux autres ont doublé d'importance. 9. Dans le domaine de l'élevage, c'est également le secteur qui devait bénéficier des principaux investissements qui est le plus en re- tard. En effet, 3,7 pour cent seulement des montants prévus ont été af- fectés en deux ans à la commercialisation des produits, qui représente environ 40 pour cent des investissements totaux. Des trois régions qui devaient voir la mise en oeuvre de grands programmes, seul le Nord a suivi un rythme assez soutenu, mais qui a régressé au cours de la deu- xième année, et qui reste de toute manière inférieur aux prévisions. Le retard est plus important au Cameroun Occidental, mais beaucoup plus encore dans le Centre-Sud, où rien pratiquement n'a été entrepris, alors qu'il était envisagé la construction d'un abattoir municipal et des ac- tions de développement de l'élevage avicole. Les programmes d'élsvage devaient être financ6s à plus de 90 pour cent par le budget de l'Etat et l'aide extérieure. Ces deux sources, à l'issue de la deuxième année du Plan, n'avaient contribué ensemble que pour moins de 10 pour cent à la réalisation des investissements. 10. Les facteurs qui freinent le développement rural, tels qu'ils sont exposés au Chapitre III, sont bien entendu responsables du retard dans l'exécution du Deuxième Plan. Mais il est certain qu'à bien des égards les programmes du Plan étaient trop ambitieux et qu'il était illusoire d'espérer les réaliser en cinq ans. De surcroft, les prévisions en matière de financements sur aide extérieure étaient nettement opti- mistes. 11. Afin de corriger les erreurs d'appréciation qui avaient été commises, le Troisième Plan Quinquennal en préparation augmenterait con- sidérablement la part des investissements à la charge de l'Etat. Sur 117 milliards FCFA d'investissements publics au total I/, 45 milliards FCFA proviendraient du budget de l'Etat, 50 milliards FCFA de l'aide ex- térieure (pour moitié sous forme de subventions et pour moitié sous for- me de prOts), 13,5 milliards FCFA des organismes publics et para-publics, 1,5 milliard FCFA des Communes et le solde d'emprunts. Par rapport au Deuxième Plan, la contribution de l'Etat dans les investissements publics passerait de 23,5 à 38, 5 pour cent, tandis que l'intervention de l'aide extérieure tomberait de 64,8 à 42,7 pour cent. La production rurale ab- sorberait 24 milliards FCFA d'investissements publics, soit 20,5 pour cent du total, contre 17,6 pour cent dans le Plan actuel. La plus grande partie de cette somme, soit 21 milliards FCFA, serait affectée aux opérations dites "stratégiques" (riz du Semry, régénération cacaoyère, reconversion bananière, développement de l'élevage). Les Institutions 12. Les problèmes agricoles sont traités dans chaque Etat par des Secrétariats d'Etat et il n'existe pas de Ministbre de l'Agriculture au niveau fédéral. Au Cameroun Oriental, le Secrétariat d'Etat au Déve- loppement rural comporte cinq Directions (Agriculture, Eaux et Fortis et Chasse, Génie Rural, Coopération et Mutualité, Affaires économiquas et financières) ainsi qu'un Service de l'Enseignement, de l'Information et de la Propagande et un Service de Contr8le financier. L'élevage relbve d'un Secrétariat d'Etat différent, tandis que la pèche dépend soit du Secrétariat à l'Elevage, dans le cas de la pèche maritime, soit du Secrétariat au Déueloppement rural pour la p9che continentale. 13. Les services et techniciens de l'agriculture sont chargés, en principe, de tout ce qui concerne l'encadrement, le développement et la modernisation de la production agricole, la recherche agronomique, la protection des cultures, le conditionnement des produits au stade du producteur, la formation professionnelle des agriculteurs. En réalitI, cependant, le Ministère Fédéral du Plan et du Développement2/qui a no- tamment dans ses attributions l'orientation de la production agricole, s'occupe directement de la mise en oeuvre de programmes agricoles parfois importants. Sur le plan des structures, la Direction de l'Aqriculture est représentée dans chaque région administrative par un Inspecteur Agricole. Chaque Inspection Agricole comporto un certain nombre de Cir- conscriptions Agricoles, subdivisées elles-m9mes en Postes Agricoles (cf. Tableau 34). Les Inspecteurs Agricoles sont en m9me temps les Di- recteurs des Secteuïs de Modernisation et d'Actions rurales, organismes I/ En francs courants. 2/ Nouvelle dénomination "Ministère du Plan et de l'Aménagement du Territoire". dot's de l'autonomie financihre, administrés par un Conseil qui re- groupe des représentants des divers organismes intéressés au develop- pement de la r4gion. La Direction de l'Agriculture dispose, dans l'in- térieur, d'un certain nombre de Bases phytosanitaires, de Fermes d'Es- sais et de Multiplication, de Pépinières et de Centres de Formation aurale, qui ddpendent des Inspecteurs Agricoles (cf. Tableau 34). La Sous-Direction des Opiérations Agricoles Intégrées et de la Recherche Agronomioue st la section opfrationnelle de la Direction de l'Agricul- turn. Elle comporte un Service de la Recherche Agronomique et un Service des nlplrations [gricoles Intógrées, qui a notamment dans ses attribu- .ions les programmes de lutte phytosanitaire sur le caféier et le cacaoyer, ninsi, que Ia rig-yndration cacaoy,re. l1. La irection de la Mutualitl et de la Coopération est respon- sable de la promotion, de l'organisation et du contr8le des mouvements coopfratifs au Cameroun Oriental. De nombreuses Mutuelles de crédit et coop,ratives de commercialisation ont effectivement été cr(ées, mais > quelques rares exceptions près, elles ont cessé toute activité ou sont gravement endett(es. 1/ Les raisons de cet échec sont identiques à celles rencontrées dans d'au- tres pays : création hAtive, sans justification économique, mauvaise gestion, absence d'esprit coopératif chez les sociétaires, pour qui la coopérative reprr1sente avant tout la possibilité d'emprunter plusieurs fois le montant de leur souscription. 15. Aýu Cameroun Occidental, le Gouvernement a essayé de créer des coop.ratives bien structurées, intervenant dans la commercialisa- tion des produits, et éventuellement dans l'approvisionnement et l'octro; de crrddits. Gl,nralement constiturýes au niveau du village, elles sont g(rdes par leu-s adh4rents, mais sous le controle et avec l'assistance do parsonn3l, -pcialisé de l'Etat. Les sociét,.s primaires sont regrou- pesnu nivLeu lu district ou de 1'arrondissement dans une Union et, quelquefois, c, as une Fedération des Unions au niveau du département. L'ensemble des Coopérratives dépend de la "Mest Cameroon Cooperative ýuthority", qui apporte sa caution pour les emprunts et sert, le cas rých ant, de ccntrale d'achat. En dépit des efforts qui ont été faits, ios coopratives ont connu des difficultés financières croissantes et Icur activit' diminue progressivemont. Ind6pendamment des cooprratives coîlmrcz als, iT oxistr nu Camornun Occidnntal des Unions de Crrrlit ("Cr.diL !nmns"), r;Li collectent l'Apargne de leurs membres et con- sentent ensuite des prAts sur les dip8ts effectués. Bien que les mon- Lants soient faibles et généralement consacrés à des dépenses impro- ductives, les Unions de Cridit constituent une expérience intéressante et l'amorce de formation d'un capital. 1c. La Ranque Camerounaise de Développement,Société d'Economie Mixte, est normalement l'organisme dispensateur de crédit (cf. alinLa 113). Ses activitrls ne se limitent pas au secteur agricole. L'objet de I/ Sauf toutefois los Coop6ratives de Café Arabica dans l'Inspection de l'Ouest, regroupées dans une Union des Coopé1ratives (UCCAO), qui fonc- tionne de manière assez satisfaisante (cf. Alinéa 39). - 6 - la BCD est en effet d'apporter son concours financier et technique a tout projet de nature ' promouvoir le développement économique et social. En réalité, le crédit agricole ne relève pas en totalité de la BCD. Une part importante est manipulée directement par des organismes publics ou semi- publics. La commercialisation des produits agricoles 17. Les modalités de commercialisation seront décrites plus loin pour chaque produit. D'une manière générale, - la commercialisation des produits vivriers est libre, tant au Cameroun Oriental qu'Occidental, sauf pour une partie de la production de riz 1/; - un prix garanti aux producteurs est fixé chaque année pour les produits exportés (cf. Tableau 23); - la commercialisation des produits d'exportation est différente dans chaque Etat. 18. Pour les principaux produits d'exportation, des prélèvements ou des subsides par une Caisse de Stabilisation évitent, au Cameroun Oriental, que les fluctuations importantes des cours mondiaux soient répercutées sur les producteurs. Cinq caisses différentes, placées sous la tutelle du Ministère du Commerce, fonctionnent pour le café (Arabica et Robusta), le cacao, le coton et l'arachide. Ces caisses sont en principe indépendantes, mais elles sont gérées par une méine personne physique, le Directeur des Produits de Base, et des trans- ferts sont possible d'une Caisse à une autre. En 1970, les Caisses Café et Cacao sont florissantes, tandis que les Caisses Coton et surtout Arachides ont du procéder à des emprunts pour équilibrer leur budget. Au Cameroun Occidental, le "West Cameroon Marketing Board" joue un rle identique pour le cacao, le café (Arabica et Robusta) et les amandes palmistes. Sa situation financière actuelle est bonne. Outre son rôle stabilisateur, le "Marketing Board" intervient directement dans la vente des produits exportés, tandis que la commercialisation n'est pas prévue dans les statuts de la Caisse de Stabilisation. En réalité, celle-ci procède depuis peu à quelques ventes. Ses activités tendent donc à se rapprocher de celles du "Marketing Board". La Caisse de Stabilisation ainsi que le "Marketing Board" financent sur leurs ressources certaines opérations de diversification et d'amélioration des cultures. Ils contribuent ainsi notamment au développement des palmeraies selectionnées, à l'extension des cultures cacaoyères, à la protection phytosanitaire du cacaoyer et du caféier Arabica, à la construction de magasins pour l'entreposage du café. 1/ Voir alinéa 66, les intentions du Gouvernement en matière de commercialisation des produits vivriers. Evolution d'ensemble de la production et des exportations 19. De 1963/64 à 1968/69, le volume pondéré de l'ensemble de la production agricole a enregistré un taux moyen d'accroissement annuel d'environ 3 pour cent. Il y a cependant de fortes différences entre les différents produits (cf. Tableaux 2 à 7). Parmi les produits exportés, les meilleurs taux ont été atteints par le café Arabica (environ 13 pour cent), le café Robusta (environ 6 pour cent, mais 10 pour cent entre 1958/69), le coton (8 à 9 pour cent). I/ Le cacao a dépassé pour la pre- mière fois le cap des 100.000 tonnes en 1968/69. Il a progressé de 4,5 pour cent par an en moyenne entre 1958/59 et 1968/69. L'accroissement de la production s'est accéléré durant la période de trois années s'a- chevant en I968/69 (environ 9,5 pour cent), à la suite notamment du succès de la lutte contre les capsides et contre la pourriture brune (cf. alinéa 31). Seule la production de bananes pour l'exportation a baissé de façon spectaculaire d'environ deux tiers au total. 20. L'augmentation de production depuis 1963/64 est due, en partie, à l'accroissement des surfaces, en partie, à une amélioration des rendements, les deux facteurs variant suivant les cultures (cf. Tableau 3). Pour le cacao, elle provient surtout de la lutte anti-para- sitaire. La progression du café Arabica est due à la fois à une exten- sion des superficies, à une meilleure productivité, et aussi à la reprise de l'exploitation après la pacification du pays Bamiléké. Les actions qui ont permis d'augmenter les rendements sont, d'une part, la lutte contre les fléaux du caféier Arabica (principalement l'Antestia, mais également les chenilles défoliatrices, les "borers", l'anthracnose), me- née en partie avec l'aide financière du FED et de la Caisse de Stabili- sation, d'autre part, la forte progression de la fumure minérale. En effet, les importations d'engrais sont passées de 19.000 tonnes en 1963/64 à plus de 50.000 tonnes en 1968/69 et la plus grande partie de ces engrais est destinée à l'Arabica. La fumure minérale, par contre, est peu pratiquée sur le caféier Robusta, dont l'augmentation de produc- tion parait due à une légère extension des surfaces et surtout à l'arri- vée à maturité de jeunes plantations. De plus, l'entretien des plantations, et partant leur rendement, est en relation directe avec les disponibi- lités financières des planteurs. Il est vraisemblable, dans ces condi- tions, que la forte diminution du prix aux producteurs en 1965/66 est au moins partiellement responsable de la faible récolte de Robusta en 1966/67. En ce qui concerne le coton, l'extension des surfaces a été jusqu'en 1968/69 le facteur principal d'accroissement de la production. Toutefois la productivité a effectué en 1969/70 un bond spectaculaire, favorisé il est vrai par des conditions particulièrement bonnes. I/ Le thé aurait un taux d'accroissement supérieur, mais le chiffre n'est pas réellement significatif. (cf. Tableau 4). - 8 - 21. Les renseignements disponibles sur les productions vivriàres sont très vagues. Les chiffres des Tableaux 7 et 8 ont été 6tablis d'après les statistiques agricoles (qui n'existent que pour le Cameroun Oriental) et les données du Second Plan Quinquennal. Ils indiquent unique- ment des ordres de grandeur et des tendances. La production de la plu- part des produits vivriers, à l'exception des mils et sorghos, a légbre- ment progressé, suivant sans doute plus ou moins le développement des populations rurales, mais avec de fortes fluctuations d'une année à l'au- tre. Le taux moyen de croissance annuel est estimé à 2 pour cent envi- ron. 22. Les chiffres dont on dispose dans le domaine de l'élevage sont également imprécis. Alors que, par exemple, 145.000 abattages de bovidés ont été relevés en 1968 sur les marchés contr8lés, soit une augmentation de 66 pour cent depuis 1963, il est certain que les abat- tages réels sont beaucoup plus importants, probablement près du double. Les statistiques relatives au petit élevage et particulièrement à la volaille sont encore moins dignes de foi. Compte tenu de ces réserves, la production nationale de viande en 1969 devrait s'établir approxima- tivement comme suit : bovins 42.500 tonnes ovins et caprins 11.000 tonnes porcins 11.000 tonnes volaille 8.000 tonnes Total 72.500 tonnes En outre, les importations nettes de viande de boeuf ont été estimées récemment I/ à 8.600 tonnes. La consommation totale de viande d'élevage au Cameroun se situerait par cons9quent aux environs de 81.100 tonnes, soit une moyenne de 14 kg par habitant 2/. Sur ce tonnage, les bouins, avec 63%, représentent de loin la principale source de viande, devant les ovins et caprins (13,5%), les porcins (13,5% également) et la vo- laille (10%). Ces chiffres globaux masquent toutefois de grandes diff1- rences entre les diverses régions du pays, tant qn ce qui coneerne la consommation globale que la source d'alimentation protéinique (cf. alinéa 166). D'une manière générale, la productivité dans le secteur de l'élevage est faible, en raison des soins insuffisants accordés aux animaux. Dans les années à venir, les bovins conserveront sans aucun doute la première place dans l'alimentation en viande des populations. Les porcs dans le Sud, et l volaille dans l'ensemble du pays, pour- raient toutefois jouer un r8le plus important, particulièrement si la production bovine n'assure pas les besoins des collectivités urbaines. par les experts de la SEDES 2/ S'y ajoute la consommation des produits de la chasse, estimée à ID pour cent environ des viandes "domestiques". 23. La pisciculture occupe une place négligeable dans l'ap- provisionnement en poisson, qui est assuré par la pAche continentale et par la pêche maritime, artisanale ou industrielle. Seule cette der- nière a progressé au cours des récentes années (cf. Alinéa 89). Los productions r4elles comparées aux objectifs du Plan 24. La comParaison entre les prévisions et les productions agricoles réelles des produits d'exportation est donnée au Tableau 4. Les taux de croissance prévus ont été dépassés ou réalisés pour le café Arabica, le coton, le thé, le tabac de cape I/. Ils n'ont pas été atteints pour les autres produits. En 1968/69, les différences en- tre les productions réelles et les prévisions s'établissent comme suit 16,2 pour cent de mieux pour le café Arabica 4,4 " " " " " le coton 6,3 " " de moins " le café Robusta 13,9 " " " " " le cacao 65,4 " " " " " les bananes (exportées) 5,6 " " " " " l'huile de palme commercialisée 24,3 " " " " " le caoutchouc 37,5 " " " " " le tabac de coupe 25. Le développement des cultures vivrières semble 9tre plus ou moins en concordance avec les objectifs du Plan. Si l'on en croit les chiffres officiels, les mils et sorghos auraient regressé. Ainsi qu'il a été mentionné plus haut (cf. alinéa 21), la situation réelle est toutefois mal connue. 26. En matière d'élevage, le Deuxième Plan visait surtout une amélioration du contr8le sanitaire. Sur le plan de la production, l'ob- jectif était d'obtenir une augmentation annuelle moyenne de 3 pour cent du tonnage de viande (2,2 pour cent pour les seuls bovidés), ' attein- dre principalement par un accroissement numérique des troupeaux. Une augmentation de production de viande bovine a bien été enregistrée, mais elle parait avoir entrainé un début de surexploitation des trou- peaux, qu'il convient d'enrayer au plus t8t. En aviculture, il y a lieu de mentionner que certains efforts d'amélioration ont été entrepris au cours des dernières années, surtout au Cameroun Occidental et dans l'Ouest du Cameroun Oriental. 27. Dans le domaine des p9ches maritimes, il était prévu un taux d'accroissement moyen de 12,4 pour cent pour les poissons blancs et pélagiques, de manière è porter la production à 28.900 tonnes en I/ Voir remarque alinéa 19 concernant le thé' la production de tabac de cape correspond è peu près aux prévisions. - Io - 1970/71. D'une manière générale, il y a eu stagnation, ou mgme régres- sion, de la poche artisanale, tandis que la poche industrielle a pro- gressé de 3.220 tonnes de poisson en 1960 à 7.563 tonnes en 1963 et 12.263 tonnes en 1968, soit un taux d'accroissement de 10,1 pour cent entre 1963 et 1968, gr9ce notamment aux premières mises à quai de pois- son congelé. La p8che de crustacés, presqu'exclusivement réservée à l'exportation, se développe par ailleurs favorablement. Enfin, en ce qui concerne la p9che continentale, les objectifs étaient modestes et visaient surtout à améliorer l'équipement des services administratifs d'encadrement. La réalisation des pragrammes est trhs en retard. - il - II. DEVELOPPEMENTS RECENTS DE LA PRODUCTION AGRICOLE 28. Le volume pondéré total des exportations agricoles s'est accru en moyenne de 4,4 pour cent par an entre 1964/65 et 1968/69, avec de fortes différences entre produits, correspondant à l'évolution des productions (cf. Tableaux 12 et 13). Deux produits totalisent en 1968/69 plus de 4/5 en valeur des exportations agricoles, è savoir le cacao, en fèves ou autre, (48 pour cent) et le café, Arabica et Robuste (34 pour cent). Ils représentaient environ 70 pour cent en 1964/65. Il en résulte que la dépendance de l'agriculture camerounaise vis-à-vis du cacao et du café s'est accrue depuis quelques années. La part du coton est restée pratiquement inchangée (9 pour cent en 1964/65 et 8 pour cent en 1968/69), tandis que les bananes n'interviennent plus que pour 2 pour cent du total en 1968/69, contre 8 pour cent en 1964/65. Bien que son importance relative ait quelque peu baissé, la France reste le principal importateur de produits agricoles camerounais en 1968/69 avec 32 pour cent du total, suivie par les Pays-Bas, 28 pour cent du total mais 64 pour cent des exportations de cacao, et la République Fédérale d'Allemagne, 12 pour cent du total (cf. Tableau 14). A. Développement des Produite d'exportation Cacao 29. Les superficies plantées en cacaoyers sont estimées à 360.000 ha au Cameroun Oriental et 26.000 ha au Cameroun Occidental. Au Cameroun Oriental, cette culture est surtout pratiquée dans le Centre-Sud (87,5 pour cent). Les autres plantations se rencontrent dans l'Est (7,5 pour cent), le Littoral (4,5 pour cent), et l'Ouest (0,5 pour cent). La quasi- totalité de la production est assurée par des plantations villageoises généralement de petite superficie et souvent très dispersées. Il y a envi- ron 225.000 exploitations au Cameroun Oriental, ce qui signifie que la moyenne générale des plantations est de l'ordre de 1,6 ha. Dans la zone principale de culture, près de 40 pour cent du nombre total des plantations ont moins de I ha. Au Cameroun Occidental, on estime qu'il y a environ 34.000 planteurs de cacao. La superficie moyenne des plantations y est donc encore plus faible, soit environ 0,75 ha. 30. Depuis la campagne 1967/68, le cacao occupe la première pla- ce (an valeur) dans les exportations camerounaises. En 1968/69, le cacao en fèves ou usiné représente 31,2 pour cent du total des exportations, précédant le café (23,5 pour cent). I/ Cette progression est due essen- tiellement à la production du Cameroun Oriental (cf. Tableau 2), tandis qu'eu Cameroun Occidental, elle reste stable autour de 6.000 à 7.000 ton- nes. Les estimations de production sont, pour l'ensemble de la Fédération, d'environ 104.000 tonnes en 1968/69 et 108.000 tonnes en 1969/70. Il est vraisemblable que la production en 1970/71 reetera inférieure de 15 pour cent environ aux objectifs du Deuxième Plan Quinquennal. L/ Il faut cependant signaler l'anomalie du Tableau 11 pour le cacao. Le volume d'exportation des fèves est resté stable ou a MBme diminué. Quant aux sous-produits, si l'on tient compte des taux de conversion (100 kg. de fèves produisent 80 kg. de cacao en masse, qui donnent à leur tour 33 kg. de beurre et 47 kg. de poudre), les chiffres tant en valeur qu'on volume sont inexplicables. - 12 - 31. L'accroissement de la production au cours des deux dernières années est dd, pour une part, à l'arrivée en production de jeunes plan- tations, mais surtout su succès de la lutte phytosanitaire entreprise contre les deux principaux fléaux du cacaoyer, les capsides et la pour- riture brune. Si cette action est restée limitée au Cameroun Occidental, par contre au Cameroun Oriental elle a été activement menée par le "Service des Opérations Agricoles Intégrées"./. Commencée dès 1960, la lutte anti-capeides couvre actuellement I8I.000 ha, soit la moitié envi- ron de la superficie totale. Toutes les dépenses sont prises en charge par la Caisse de 3tabilisation du cacao, au moyen d'une subvention an- nuelle de 250 millions de FCFA.2/ Bien que les résultats soient bons, on peut craindre qu'un phénomène d'accoutumance au produit actuellement uti- lisé se manifeste progressivement et qu'il soit nécessaire, d'ici peu, d'alterner les traitements. D'autres insecticides sont d'ailleurs expé- rimentés dès à présent. La lutte contre la pourriture brune a débuté en 1964 à petite échelle sur crédits USAID puis FAC. Des résultats specta- culaires ayant été atteints, puisque par endroits le rendement triplait dès la première année, il fut décidé de généraliser l'opération à raison de 50.000 ha nouveaux par an. Le programme débuta en 1968/69. Après uns dotation initiale de 300 millions de FCFA 3/, l'opération est financée à raison de 100 millions de FCFA par an par la Caisse de Stabilisation, qui en est la bénéficiaire directe puisque les tonnages exportés augmen- tent. Contrairement à ce qui se fait pour la lutte anti-capsides, le plan- teur est tenu de rembourser la majeure partie des dépenses. La première année, les produits fongicides sont mis à la disposition du planteur, qui est tenu de les rembourser intégralement au moment de la commercia- lisation du cacao (ce qui représente 2.800 FCFA/ha). Il doit en outre régler le prix d'achat des pulvérisateurs (un appareil à 10.000 FCFA pour 5 ha). Le planteur qui acquittait ses obligations recevait la deu- xième année une subvention de 50 pour cent du coût du produit. A partir de la troisième année, la totalité des dépenses était à nouveau à sa char- ge. L'opération, dont l'intérgt n'est pas contestable, se heurte actuel- lament à deux difficultés. D'une part, la mise en place des produite (8,5 kg/ha, soit plus de 1.500 tonnes au total) présente des problèmes matérielsnon négligeables. D'autre part, les planteurs font preuve de beaucoup de réticences pour acheter au comptant, la deuxième année, des produits fongicides, m8me s'ils sont subsidiés à 50 pour cent. C'est pourquoi il a été décidé par l'Administration, lors de la dernière cam- pagne, qu'au lieu d'obtenir une subvention correspondant à la moitié du codt du produit, ils pourraient s'ils le désirent bénéficier d'une année de crédit supplémentaire. Les difficultés, en tout cas, ont entratné un certain ralentissement du programme. De 50.000 ha en 1968/69, il a été ramené à 47.000 ha en 1969/70 et il pourrait bien Itre réduit à 36.000 ha en 1970/71. Pour y remédier,l'IFCC s'efforce, d'une part, d'isoler des clones résistants, d'autre part, de découvrir des fongicides nouveaux, I/ Précédemment "Direction de la Lutte anti-capsides". 2/ Le coÔt du traitement (2 passages per an) est donc d'environ 1.250 FCFA/ha. 3/ nont environ 100 millions de FCFA pour achat de 10.000 pulvéries- tour@ et 10 millions de FCFA pour l'achat de produits. - 13 - dont la prix de revient et les coÔts de distribution seraient moindres I! Les essais visant en outre à mettre au point les modalités de traitement au Cameroun Occidental, où les conditions d'humidité rendent la lutte contre la pourriture brune plus difficile et nécessitent des concentra- tions de produits plus élevées. 32. Sur le plan phytosanitaire, il faut mentionner en 1969 unia attaque particulièrement sévère de la punaise verte des cabosses du cacaoyer. 2/. L'attaque semble avoir été limitée aux seules plantationi industrielles du Cameroun Occidental, où les dégâts auraient atteint 40 pour cent de la récolte. La prochaine campagne indiquera s'il s'agit d'un phénomène accidentel, la punaise verte étant présente depuis long- temps dans les plantations, où elle n'occasionnait que peu de dommages. L'évolution de la situation devra, en tout cas, être suivie avec atten- tion. 33. La commercialisation du cacao ne se pratique pas de la m8me manière dans les deux Cameroun. Au Cameroun Oriental, elle est assurée par des commerçants agréée, qui assurant le ramassage et l'ex.. portation du cacao. Ces commerçants, dont le Gouvernement essaie ds ré.. duire le nombre (ils ne sont plus que treize en 1970) sont rembourses de leurs dépenses réelles et reçoivent un bénéfice proportionnel au tonna- ge de cacao traité. La différence en plus ou en moins entre le prix de revient et le prix de réalisation est payée, ou perçue, par une Caisse de Stabilisation du cacao, créée en 1955. La Caisse, ces dernières an- nées, procède elle-m8me à certaines exportations bien que cela ne soit pas prévu dans ses statuts. Au Cameroun Occidental, le ramassage et l'exportation du cacao sont effectuée par le "Marketing Board" (cf. alinéa I8).Le tableau 20 dbnne un exemple de différentiel cacao au Came- roun Oriental. Les hauts cours du cacao enregistrée de 1967 à 1969 ont permis à la Caisse de Stabilisation et au "Marketing Board" de constituer de substantielles réserves. 3/. 34. Les producteurs de cacao sont r6munérés suivant des prix garantis fixés chaque année en début de campagne, par voie d'arrêté, sur recommandation de la Caisse de Stabilisation et du "Marketing Board". Ces prix sont établie en fonction des perspectives des cours mondiaux, des prévisions de récolte et des réserves disponibles. Ils visent également à améliorer la qualité du cacao. A ce propos, la politique du Gouvernement a souvent varié depuis quelques années, l'é- cart entre les différentes qualités étant alternativement augmenté ou réduit. J/ Les résultats déjà obtenus ont montré l'intirgt des orgenostenniqueti, à c8té de certains produite cupriques nouveaux. 2/ Bathycoelia thalassina 3/ Estimées pour la eaisse à II milliards de FCFA au début de 1970. - 14 - Pour la campagne 1969/70, les cacaos de grades 1 et 2 i/ sont payés au mime prix, ce qui ne devrait pas inciter les planteurs à fournir un produit de qualité. D'après la Direction de l'Agriculture, les achats aux producteurs comportent actuellement environ 60 pour cent de grade l. 20 pour cent de grade 2, et 20 pour cent de "hors standard", cette dernière qualité étant surtout réservée à la tran sformation locale. Café 35. Le café qui constitue, en valeur, le deuxième produit d'exportation, couvre en 1969 une superficie totale de 183.000 ha doinL 38 pour cent environ d'Arabica et 62 pour cent de Robusta. Les planta- tions, de faible superficie en général, sont souvent établies en asso- ciation avec des cultures vivrières. C'est le cas pour 85 pour cent des plantations d'Arabica et pour les 2/3 des plantations de Robusta. Les plantations de type moderne ne représentant que 5 pour cent environ de la production totale. En ce qui concerne l'Arabica, elles sont en régres- sion. 36. On estime à I00.000 environ les planteurs pratiquant la culture du café /rabica, sur les plateaux de l'Ouest du Cameroun Orien- tal (52.000 hae)et dans la région du "grassfield" au Cameroun Occidental (17.000 ha. ) Le café Robusta intéresse également 100.000 planteurs en- viron au Cameroun Oriental, particulièrement dans les Inspections du Littoral et de l'Ouest, qui assurent ensemble 80 pour cent de la pro- duction totale, le solde provenant de l'Est et du Centre-Sud. Au Came- roun Occidental, le caféier Robusta ne couvre que 8.000 ha. 37. Dans l'ensemble, les plantations d'Arabica sont plus jeunes que celles de Robusta. D'après les sondages qui ont été effectués, la répartition des arbres en 1969 serait la suivante Arabica Robusta de 0 à 7 ans 28 % 22 % de 8 à 13 ans 41 % 39 % de 14 à 25 ans 28 % 36 % plus de 26 ans 3 % 3 % j/ Les cacaos de grade 1 doivent être composés de lots homogènes quant à la couleur et à la grosseur des fèves; la proportion de fèves dont le poids s'écarte de + un tiers du poids moyen de 1 gramme par fève ne doit pas excéder 10 pour cent. Ils ne doivent pas renferme on nombre plus de 3 pour cent de fèves moisies, 3 pour cent de fèves "ardoisées", 3 pour cent de fèves défectueuses. Les cacaos de grade 2 doivent être de lots d'aspect général homogène quant à la couleur et ne pas renfermer en nom- bre plus de 4 pour cent de fèves moisies, 8 pour cent de fèves ardoisées et 6 pour cent de fèves défectueuses. 2/ Chiffre approximatif (voir Tableau 3 et alinéa 144) Quant aux rendi4ments moyens par ha, ils s'établiraient comme suit (moyenne I966 - 1969 ) g Arabica Robusta Cameroun Cameroun Est Cameroun Ouest Cameroun Cameroun Oriental Occidental Oriental Oriental Occidental 284 kg 306 kg 485 kg 450 kg 309 kg L'état des caféiers Arabica est généralement meilleur au Cameroun Occi- dental qu'au Cameroun Oriental, où les techniques culturales ont laissé à désirer. 38. La production totale de café en 1968/69 atteint 51.534 ton- nes de Robusta et 21.519 tonnes d'Arabica, en baisse de 5 pour cent en- viron par rapport à la campagne précédente. Cette baisse peut être at- tribuée aux variations cycliques de production. Ainsi qu'il a été indiqué plus haut (cf. alinéa 20), divers facteurs ont entratné une augmentation rapide de la production camerounaise, particulièrement pour l'Arabica, qui a atteint dès à présent le tonnage prévu à la fin du Deuxième Plan Quinquennal. La production actuelle dépasse sensiblement le quota réel d'exportation dont dispose le Cameroun en vertu des accords entre pays membres de l'OIC 2/. Lee ventes "hors quota", effectuées à des prix sen- siblement inférieurs aux cours mondiaux, ont porté dans ces conditions sur 29 pour cent du total en 1965/66, 17 pour cent un 1966/67, 11 pour cent en 1967/68 et 21 pour cent en 1968/69. Au cours des prochaines an- nées, il est prévu de réduire ou, tout au moins, de stabiliser les su- perficies plantées en caféiers en intensifiant la diversification des cultures 3/. La production devrait cependant continuer à augmenter en raison du remplacement de vieilles caféraies par de nouvelles plantations bénéficiant de meilleures techniques culturales. Le Troisième Plan envi- sage particulièrement la rénovation de la caféraie Arabica au Cameroun Oriental. Tant que le Cameroun ne sera pas assuré de pouvoir développer ses ventes sur les marchés traditionnels, toute action de régénération des caféiers devrait être compensée par une réduction des superficies, de manière à éviter un accroissement de la production et des ventes "hors quota". I/ Source : Direction de l'Agriculture 2/ Le contingent d'exportation de base attribué au Cameroun par l'Annexe A de l'Accord International sur le café de 1968 est de 60.000 tonnes. Une redistribution intérieure peut cependant être opérée dans les li- mites du contingent global accordé aux pays de l'OAMCAF, dont le Ca- meroun fait partie. Le contingent réel en 1968/69 a été de 85 pour cent du contingent de base (voir Tableau 15). / Cf. en Tableau 36 le programme présenté au Fonds de diversification de l'OIC - 16- 39. La commercialisation du café Robusta au Cameroun Oriental se pratique par des commerçants privés, de la même manière que pour le cacao, la Caisse de Stabilisation du Café Robusta_I/ intervenant comme organisme régulateur des prix et, le cas échéant, comme exportateur. En ce qui concerne le café Arabica, la commercialisation est assurée par deux associations coopératives. L'Union des Coopératives de Café Arabica de l'Ouest (UCCAO), créée en 1959, regroupe dans cinq coopéra- tives régionales tous les petits planteurs d'Arabica du Cameroun Oriental, qui produisent environ 90 pour cent de la production totale. Le ramas- sage, le déparchage, le dépoussiérage et le triage sont faite par les Coopératives régionales.L'UCCAO possède toutefois un atelier de triage électronique qui traite une partie (25 pour cent) de la production. Les ventes de l'UCCAO s'effectuent par l'intermédiaire d'un agent général installé au Havre et à New York. La COOPAGRO commercialise la production des plantations africaines et européennes de type moderne. Un prélève- ment forfaitaire de 10 FCFA 2/par kg de café vendu sur les marchés tra- ditionnels est effectué au profit de la Caisse de Stabilisation du café Arabica. Aucun prélèvement n'est effectué sur les ventes d'Arabica "hors quota". Au Cameroun Occidental, le "Marketing Board" procède au ramassage par ses "acheteurs agréés" et à la commercialisation du Robusta et de l'Arabica. 40. Le prix du café Robuste aux producteurs, identique au Ca- meroun Oriental et Occidental, est fixé au début de chaque campagne. Il est actuellement de 117 FCFA/kg nu-bascule Douala pour le Grade 1 supé- rieur,qui comporte la plus grande partie des apports (cf. Tableau 23). Quant aux producteurs villageois de café Arabica, ils reçoivent une pre- mière avance au moment de la livraison, qui est en 1969/70 de 130 FCFA/kg. Une deuxième avance (20 FCFA/kg au Cameroun Oriental et 25 FCFA/Kg au Cameroun Occidental) est réglée au début du deuxième semestre. Une ris- tourne supplémentaire est versée en fin d'exercice, après clàture du bi- lan. 41. Le prix moyen obtenu en 1969 par les producteurs de l'UCCAO est d'environ 170 FCFA. Il est régulièrement inférieur de 10 pour cent au prix réalisé par les planteurs de COOPAGRO. Afin d'obte- nir un meilleur prix pour l'Arabica en provenance des plantations vil- lageoises, il conviendrait d'améliorer les techniques culturales et le stockage de la production, mais surtout de veiller à la pureté de l'eau utilisée pour le dépulpage. Des mesures appropriées devraient, d'autre part, être prises en collaboration avec l'IFCC en vue d'améliorer la préparation du café Robuste. Ces actions avaient été inscrites au Deu- xième Plan. Il conviendrait qu'elles soient entreprises sans tarder. Actuellement la préparation du café Robusta se fait essentiellement par voie sèche. Cette méthode est sisple, mais les essais de l'IFCC ont mis en évidence que la préparation par voie humide assurait dans tous les cas un café de meilleure qualité. 1/ Les réserves de la Caisse de Stabilisation du café Robusta sont es- timées à 2 milliards de FCFA. 2/ Pour la campagne 1969/70; 15 FCFA en 1969 - 17 - Coton 42. La culture intensive du coton est pratiquée exclusivement dans l'Inspection Fédérale du Nord, où son développement a été confié à la CFDT aux termes d'une convention passée en 1951. La CFDT est char- gée d'améliorer les techniques culturales et d'augmenter les rendements, d'accroitre progressivement les superficies, d'assurer l'usinage, le conditionnement et la commercialisation de la production. Société d'Eco- mie Mixte, la CFDT reçoit en paiement de ses prestations 2 pour cent du chiffre d'affaires réalisé. Le solde créditeur du compte d'exploitation est réparti à raison de : 70 % pour la Caisse de Stabilisation des Prix du Coton 20 % pour la CFDT en vue de réaliser des investissements pour l'amélioration de la production cotonnière 10 % pour l'Union des Sociétés Africaines de Prévoyance (SAP) 43. La culture cotonnière intéresse actuellement 140.000 fer- miers, cultivant en moyenne chacun 70 aras de coton. Les services d'en- cadrement agricole de la CFDT comportent 30 encadreurs, dont 10 Came- rounais 1/et 450 moniteurs de base. Afin de résoudre les problèmes de formation des encadreurs et des moniteurs, la CFDT a construit un centre de recyclage qui reçoit chaque année 30 élèves, pour un mois de travaux pratiques et six mois de cours. L'égrenage est assuré dans sept usines, possédant une capacité totale de 90.000 à 100.000 tonnes de coton graine. La CFDT exploite en outre une huilerie permettant de traiter 10.000 tonnes de graines et assurant une production de 1.600 tonnes d'huile raf- finée conditionnée en bouteilles PVC de un litre, destinées à la consom- mation intérieure. 44. La culture du coton a connu au Cameroun un remarquable suc- cès. En progression régulière 2/, compte tenu des aléas climatiques, elle a effectué en 1969/70 un bond impressionnant, avec une production de 91.400 tonnes, contre 68.000 tonnes l'année précédente. Les objectifs du Deuxième Plan seront vraisemblablement atteinte en matière d'investisse- ments, tandis que la production a largement dépassé en 1969/70 le tonnage qui était prévu en 1970/71. Au cours de la dernière campagne, le rendement moyen a progressé de manière spectaculaire, atteignant près de 850 kg/ha, soit 26 pour cent de plus qu'en 1968/69. Les conditions pluviométriques avaient cependant été exceptionnellement favorables et la production an 1/Recevant un salaire de 40.000 à 50.000 FCFA/mois, plus charges, loge- ment, voiture de service. 2/Voir Tableau 5. . 18 1970/71 pourrait bien étre sensiblement inférieure à celle de la cam- pagne précédente 1/. 45. Les actions en vue de l'amélioration des rendements portent sur les techniques culturales, l'emploi de la fumure minérale, les trai- tements insecticides, l'extension de la culture attelée et le choix de meilleures variétés. 2/. Malgré les résultats enregistrés, des progrès importants pourraient encore âtre réalisés, particulièrement par le res- pect des recommandations en matière de date et de densité de semis, ainsi que de date de sarclage. 46. Le prix du coton graine au producteur est fixé chaque année sur proposition de la Caisse de Stabilisation des Prix du coton, après examen des comptes de la CFDT. Il a été porté en 1969/70 à 32 FCFA/kg pour le coton trié (blanc ou jaune) et 30 FCFA/kg pour le coton non trié, en augmentation de 2 FCFA/kg par rapport à l'année précédente. Cette me- sure, qui aurait pu compromettre l'équilibre financier de l'opération, a pu âtre absorbée en grande partie grâce à la production record de cette année. Elle nécessitera néanmoins une mnce d'environ 200 millions de FCFA de la Caisse de Stabilisation du Cacao è la Caisse de Stabilisation du Coton. Banane 47. La culture de la banane est limitée au Cameroun Occidental et à une étroite bande de sole volcaniques, longue de 80 km et large de 2 à 10 km, dans l'Ouest du Cameroun Oriental. Bien que la banane ren- contre au Cameroun des conditions écologiques favorables, cette spécula- tion traverse depuis quelques années une crise aigüe, qu'on peut résumer par la difficulté qu'ont éprouvée les planteurs à s'adapter à l'évolution du marché. 48. La majeurs partie des exportations provenait autrefois de plantations traditionnelles, cultivant de manière extensive la banane Gros Michel. Le développement de la maladie de Panama a rendu indispen- sable, à partir de 1960, la conversion en variété Poyo, plus résistante et qui donne des rendements élevés 3/, mais qui nécessite une culture J/ Des précipitations insuffisantes ont effectivement entrainé en 1970/71 une chute de la production, qui s'établira vraisemblablement en-dessous du niveau de 1968/69. Une situation analogue se rencontre dans l'ensemble des pays producteurs de l'Afrique du Centre et de l'Ouest. 2/ Les variétés Allen 333, HLI et BJA cultivées au Cameroun produisent, en stations d'essais et en parcelles fumées, des fibres de 1-1/8 ". La longueur des fibres est moindre en cult're villageoise : 1-1/32" en moyenne pour les année à haute production et 1-1/16" pour les années à faible production. 3/ 30 t/ha contre 3t/ha pour la Gros Michel en culture traditionnelle - 19 - intensive et des investissements importants. Cette transformation a provoqué la disparition progressive des petits planteurs, incapables de financer de tels investissements, et également de livrer des fruits répondant aux normes sévères de qualité exigées par une compétition de plus en plus grande sur le marché européen. 1/ 49. L'adaptation des petits planteurs à la situation nouvelle aurait exigé une intervention active du Gouvernement. Le Deuxième Plan Quinquennal avait prévu la relance des plantations villageoises par la reconversion de 2.000 ha dans chacun des Etats, à l'intérieur de "zones à vocation bananière" où les plantations pourraient être concentrées, réduisant ainsi les coÔts de collecte et de traitements phytosanitaires. Ce programme, pour lequel l'aide du FED avait été sollicitée, devait être mis en oeuvre par l'Organisation Camerounaise de la Banane (OCB), créée en 1964. Le FED en définitive n'est pas intervenu et les activi- tés de l'OCB sont restées pratiquement nulles. Actuellement, la quasi- totalité des exportetions provient des plantations de type industriel, CDC au Cameroun Occidental et plantations européennes au Cameroun Orien- tal, qui se sont quelque peu développées eens compenser la chute de production des bananeraies traditionnelles. 2/ La commercialisation de la totalité de la production est confiée è un exportateur unique, la Compagnie des Bananes, filiale de United Fruit. Les exportations se font en mains coupées, emballées dans des bottes en carton 3/, confor- mément aux exigences des importateurs, chaque producteur procédant à son propre conditionnement. 50. La consommation locale de bananes est difficilement appré- ciable. On considère qu'elle est de l'ordre de 50.000 à 60.000 tonnes. Mgme les données au sujet des tonnages exportés varient largement sui- vant les sources d'information . En tout état de cause, alors que le Deuxième Plan prévoyait une légère augmentation des exportations, cel- les-ci ont considérablement baiesé, passant de 126.900 tonnes en 1964/65 à 43.900 tonnes en 1968/69, dont 18.300 tonne@ en provenance du Cameroun Occidental. 4/ 1/ Le pourcentage des refus à l'embarquement au Cameroun Oriental est passé de 11,06 pour cent en 1962 à 33, 44 pour cent en 1967. 2/ D'après les estimations de la Chambre de Cpmmerce du Cameroun, moins de 7,5 pour cent des exportations proviennent en 1968 des plantations artisanales, contre 38 pour cent en 1967. 3/ Pour des raisons apparemment inexplicables, le coùt de cet emballage au Cameroun serait anormalement élevé. 4/ Selon les statistiques du Ministère du Plan et de la CDC. - 20- Huile de palme et palmistes 51. Jusqu'à ces dernières années, les exportations d'huile de palme et de palmistes étaient assurées au Cameroun Oriental par la col- lecte des fruits de la palmeraie naturelle, qui s'étend sur tout le sud du pays, tandis qu'au Cameroun occidental, elles provenaient principale- ment des plantations industrielles de la CDC et de la PAMOL, une Société du groupe UNILEVER. L'augmentation de la consommation intérieure, d'une part, la baisse des produite de collecte en raison de la désaffection progressive des grimpeurs, d'autre part, ont amené le Gouvernement à éta- blir un plan de développement des plantations industrielles de palmiers à huile au cours du Deuxième Plan Quinquennal. 52. Sur les financements acquis à ce jour auprès du FED et de la Banque, la CDC au Cameroun Occidental plantera jusqu'en 1973 environ 12.250 ha de palmeraies sélectionnées dont 1.950 ha de replantations. .1/ Au Came- roun Oriental, une Société d'Etat, la SOPAME, a été créée fin 1968, en vue de planter d'ici 1973 sur financement FAC, CCCE et Banque 2/, 9.000 ha de plantations industrielles et de construire deux usines. Les deux programmes se déroulent conformément aux prévisions. Fin 1969, la superficie totale plantée en palmiers sélectionnés comportait, au Cameroun Occidental, 21.250 ha, dont 13.150 ha de la CDC et 8.100 ha appartenant à PAMOL. Au Cameroun Oriental, une première tranche de 600 ha a été mise en place en 1969. Arachide 53. L'arachide existe pratiquement partout au Cameroun, souvent en association avec le mats. Les principales régions productrices sont l'Ouest, le Centre-Sud et eurtout le Nord, où sa culture revêt un certain caractère industriel. Les structures d'exploitation rendent aléatoire toute détermination relativement précise de la production totale. Celle-ci serait de 130.000 tonnes environ en 1968/69, ce qui signifierait que les objectifs fixés pour la fin du Deuxième Plan ont été atteints, mais ce chiffre est à prendre sous toutes réserves. j/ 4.380 ha sur prêt spécial du FED de 6,5 millions US$ et 7.870 ha sur un financement Banque (7 millions US$) et IDA (11 millions US$) qui com- porte aussi 2.500 ha d'hévéas, 1.000 ha de thé et 72 ha de poivre. Le programme est en cours de révision, pour réduire la superficie des pal- meraies à 10.600 ha, dont 1.050 ha de -eplantations. 2/ 1,8 million US$ de subsides du FAC, 1,8 million US$ de prêt de la CCCE et 7,9 millions US$ de prêt Banque. - 21 - 54. L'arachide est avant tout destinée aux besoins familiaux. La commercialisation ne porte que sur la portion produite dans le Nord qui n'est pas autoconsommée, et qui est très variable. 1J La production, en effet, fluctue assez fortement, en raison notamment d'attaques de ro- sette. De plus, les statistiques de commercialisation sont faussées. Les achats d'arachides s'effectuent par des commerçants privée, à un prix fixé en début de campagne, sous le contrOle de la Caisse de Stabilisation des Prix de l'Arachide. Ce prix n'a cessé de décrottre depuis plusieurs années en raison de l'évolution des cours mondiaux. En réalité, les pay- sans parviennent à écouler une partie de leur production à des cours sen- siblement plus élevés, par des ventes de gré à gré non contr8lées. Le marché parallèle est en outre alimenté par des importations en fraude du Nigéria, qui ont été estimées à 10.000 tonnes environ au cours de la der- nière campagne. La majeure partie des arachides commercialisées sont des- tinées à l'huilerie. En 1968/69, les arachides de bouche représentaient cependant 15 pour cent du total. 55. Les dépenses inscrites au Deuxième Plan en faveur de l'ara- chide concernaient surtout des subventions du FED, qui ont servi princi- palement au soutien des cours 2/et accessoirement à la désinfection des semences, à la construction de silos, à l'achat de matériel de décorti- cage et à l'extension de la culture attelée. Les actions à entreprendre comportaient, par ailleurs, une amélioration des rendements dans le Nord, qui devaient passer de 500 kg à 750 kg/ha et une augmentation de la pro- duction dans l'Est, en vue d'alimenter une huilerie existante. Aucune donnée digne de foi n'est disponible sur les rendements, mais il semble peu probable que ceux-ci se soient modifiés. D'autre part, l'huilerie si- tuée dans l'Inspection Fédérale de l'Est, dont la capacité de production est de 700 tonnes d'huile, a dO àtre fermée parce qu'elle n'était pas approvisionnée. Caoutchouc 56. La production de caoutchouc provient de deux Sociétés, la CDC au Cameroun Occidental, qui possédait à la fin de 1969 12.200 ha d'hévéas, dont 8.400 ha en saignée, et la Société Africaine Forestiè- re et Agricole du Cameroun (SAFACAM), qui exploite environ 5.500 ha dans l'Ouest du Cameroun Oriental. Des plantations villageoises d'hévéas occupent encore environ 2.000 ha dont la majeure partie (1.800 ha) au Cameroun oriental. Etablies avec du matériel peu productif, elles sont pratiquement à l'abandon. 1/ La commercialisation a porté sur environ 17.500 tonnes d'arachides décortiquées en 1963/64, 11.350 tonnes en 1964/65, 7.500 tonnes en 1965/66, 12.150 tonnes en 1966/67, 7.400 tonnes en 1967/68 et 14.300 tonnes en 1968/69. 2/ Sauf pour l'arachide de bouche - 22 - 57. La production de la CDC, relativement constante depuis plusieurs années, oscille actuellement autour de 7.000 tonnes, tandis que celle de la SAFACAM a plut8t tendance à baisser. La production totale de la Fédération en 1968/69 est estimde à 11.000 tonnes, inférieurs de 1/3 environ aux objectifs fixés pour la fin du Deuxième Plan, qui ne se- ront certainement pas atteints. 58. Les investissements prévus par le Deuxième Plan en hévéa- culture comportaient le développement des plantations de la CDC ( 1 ha de replantations et 1.650 ha de plantations nouvelles), le ren_ ment des plantations de la SAFACAM, à raison de 250 ha par an, avec des clones à haut rendement, et la création de deux nouveaux complexes agr - industriels de 4.000 ha chacun, dans le Centre-Sud et dans l'Est. La Banque a financé la mise en place de 2.530 ha d'hévéas par la CDC (dont 1.050 ha de replantations). 1/ Les autres investissements envisagée ne seront pas réalisés avant 1971. Thé 59. Deux plantations de thé sont exploitées au Cameroun Occi- dental. Celle de la CDC, située à basse altitude (600 m), couvre 321 ha et produit chaque annés 500 à 600 tonnes de thé de qualité très moyenne. L'autre plantation, qui appartient à un groupe privé 2/, occupe 400 ha à 1.900 m d'altitude. Les produits, de meilleure qualité, sont principale- ment exportée. Ceux de la CDC, au contraire, sont surtout réservés à la consommation locale et à celle des pays voisins. 2/ 60. Le Gouvernement avait retenu un programme de 4.500 ha d'ex- tensions, dont 830 ha devaient étre mis en place avant 1971, principale- ment au Cameroun Occidental (680ha).La Banque avait accepté en 1967 de financer 1.000 ha de plantations par la CDC. En réalité, 60 ha seulement ont été plantés, mais ils ont dO être abandonnés parce que le site choi- si ne convenait pas à la théiculture. Le programme devra certainement Itre réduit en superficie et prolongé dans le temps, notamment parce que le matériel végétal à utiliser doit encore Itre expérimenté. Tabac 61. La culture du tabac de coupe intéresse dans l'Ouest 6.000 planteurs encadrés par le personnel de la Société Agricole de Collecte de Tabac (SACTA). 4/ Cette culture est pratiquée de manière extensive j Le programme, qui devait être réalisd entre 1967 et 1970, a été pro- longé jusqu'en 1973. Fin Juin 1969, 1.993 ha avaient été plantés, dont 487 ha de replantations. La révision du programme actuellement en cours porterait le total à 4.179 ha, dont 738 ha seulement de replantations. 2/The Estates and Agency Company Ltd. (G.B.) 3/ Principalement le Tchad, mais ni l'importance des exportations, ni leur destination finale ne sont connues avec précision. 4/ Filiale de la Société Bastos. - 23 - un association avec des plantes vivrières. La production atteint 400 à 500 tonnes par an, dont 150 tonnes sont utilisées au Cameroun pour la fabrication des cigarettes. Le reute est exporté vers la CEE, où le tabac bénéficie d'une protection de 28 US$/I00 kg. Alors que l'ob- jectif du Deuxième Plan était d'atteindre 1.200 tonnes, la SACTA ne vise plus maintenant que 700 à 800 tonnes. Encore ce tonnage est-il loin d'être atteint et la production a plutôt tendance à baisser. 62. Le tabac de cape, de la variété Sumatra, est actuellement cultivé par 12.000 planteurs encadrés par le personnel de la Société Franco-Camerounaise des Tabacs (SFCT). Les rendements sont en moyenne de 450 kg/ha, ce qui peut Otre considéré comme satisfaisant en milieu villageois. La production annuelle est de l'ordre de 1.500 tonnes i/, entièrement exportée vers l'Europe et les Etats-Unis. Elle représente 30 pour cent de la production mondiale du Sumatra. La situation du marché mondial, caractérisée d'une part par la régression de la consom- mation de cigares, d'autre part par le développement des capes et sous- capes en tabac reconstitué, ne permet pas d'envisager une expansion de cette spéculation. Ls Deuxième Plan avait d'ailleurs fixé le plafond de production à 1.500 tonnes. Autres cultures 63. La production d'ananas est estimée à 3.000 tonnes environ, dont un tiers est exporté en frais. Une Société, la SOCA-FRUITS, qui a pour objet la conserverie de tranches et de jus d'ananas, a été récem- ment constituéeau capital de I50 millions de FCFA (dont 20 pour cent de participation SNI). Elle compte traiter au premier stade 7.000 ton- nes d'ananas, qui proviendront en majeure partie d'une nouvelle planta- tion de 100 ha. Aucun des promoteurs n'est introduit sur le marché eu- ropéen de l'ananas en botte, ce qui rieque d'entrafner de sérieux pro- blèmes de commercialisation. Le goivre est presqueintégralement produit par la CDC. Les exportations n'atteignent que 50 pour cent des objectifs du Deuxième Plan. Les essais d'introduction de cette culture en milieu villageois au Cameroun Oriental n'ont pas eu beaucoup de succès. De ca- ractère très spéculatif et attaqué dans certaines régions par des viroses, la poivrier ne se développera sans doute que très modérément en planta- tions villageoises. La production de coprah est insignifiante. Le cocotier trouve au Cameroun des conditions écologiques favorables, mais un pro- gramme d'extension ne pourra étre envisagé qu'après élimination des gra- ves dégàts que subissent les plantations existantee et qui, jusqu'à pré- sent, sont attribués à la maladie de KaIncope. La relance du quinquina dans l'Ouest est régulièrement envisagée. Il sera vraisemblablement dif- ficile de convaincre les planteurs de reprendre cette culture, bon nombre d'anciennes plantations ayant été détruites après la fermeture de l'usine en I958. La création de 90 ha de plantations industrielles d'avocatiers avait été prévue au cours du Deuxième Plan. Quelques dizaines d'hecta- res ont été mis en place par un groupe privé, la SOPRODAV, par l'IFAC 1/ La production emballée étant d'environ 80 pour cent de la récolte. - 24 - et par de petite planteurs. La consommation de l'avocat est appelée à se développer en Europe. Les fruits du Cameroun sont excellents et la production se situe à une époque favorable. L'extension de cette cul- ture est toutefois liée à des problèmes de transport I/ et de publicité sur les marchés de consommation. Un effort publicitaire n'a cependant de sene qu'à la condition que les fruits offerts soient d'une qualité irréprochable. 8. Ddveloppement des produits vivriers du secteur traditiosa.l 64. Ils constituent l'alimentation de base des populations rurales et contribuent encore dans une large masure au ravitaillement des villes. Les principaux produite vivriers traditionnels sont les mils et sorghos pour le Nord, le mats, le macabo et le taro pour l'Ouest, le manioc et la banane plantain, surtout pour la zone forestière du Sud, les ignames pour le Sud et l'Ouset, et la patate douce dans l'Ouest. 65. Il a été signalé plus haut (cf. alinéa 21) qu'il n'existe pas de données dignes de foi sur les productions vivrières. Selon les services officiels, la marge d'erreur dans les statistiques (Tableau 7) pourrait Otre de l'ordre de 30 pour cent. Il est évidemment très diffi- cile d'évaluer avec une approximation raisonnable une production qui est autoconsomade à concurrence d'environ 90 pour cent, et dont le solde est commercialisé sans aucun contrOle. 66. A ce propos, précisément, le Gouvernement envisage depuis plusieurs années la création d'une Société Nationale qui aurait le mono- pole de la commercialisation des produits vivriers et qui approvisionne- rait les grands centres de consommation à des prix moine élevée et plue stables. Telle qu'elle se pratique actuellement, la commercialisation des vivriers par des commerçants africains, Bamilékà pour la plupart, fonctionne cependant assez bien. Il est vraisemblable d'ailleurs que les circuits traditionnels se maintiendront quoi qu'il arrive et que, dès lors, la Société Nationale se heurtera, comme dans d'autres pays, à de sérieuses difficultés, avec comme conséquence des pertes financières, sensibles pour l'Etat. Quant aux fluctuations de prix qui sont effecti- vement relevées sur les marchés, il serait possible, en principe, d'y remédier par la constitution de stocke régulateurs, qui pourraient être gérés par les "Secteurs Expérimentaux de Modernisation et d'Actions 1/ Avec les tarifs actuels de frit aérien, seul le transport maritime permettrait de développer un marché important pour l'avocat. Malheureu- sement, le transport en cales réfrigérée@ ne se fait pas à la même température pour l'avocat et pour la banane - 25 - Rurales". En fait, la construction de magasins permettant de stocker 25.000 T. de produits vivriers avait été prévue dans le Deuxième Plan. Jusqu'à présent, toutefois, rien n'a été fait et avant de s'engager dans cette voie, il conviendra de s'assurer que les dépenses d'exploitation ne seront pas supérieures aux béné- fices attendus. 67. Aucun investissement n'avait été programmé dans le Deuxième Plan concernant les cultures vivrières et rien n'est envisagé jusqu'à présent dans le Troisième Plan. Le Gouvernement considère en effet, d'une part, que le dévelop- pement des cultures vivrières s'adapte graduellement aux besoins de la population et, d'autre part, qu'aucune action efficace ne peut être entreprise tant que les produits dits vivriers ne pourront pas être intégrés dans un processus d'indus- trialisation. 63. Une intensification poussée des cultures vivrières serait très difficile à l'heure actuelle. En effet, ces cultures ne procurent guère de revenus monétaires et, de surcroit,ceux-ci reviennent généralement aux femmes. En outre, dans certaines régions accidentées, particulièrement à l'Ouest, les méthodes traditionnelles de cultures associées protègent le sol contre l'érosion et l'IRAT recommande de les maintenir. Etant donné qu'à certains endroits le pourcentaSe d'occupation des sols approche ou dépasse la cote d'alerte (cf. Tableau 31), il conviendrait cependant dès à présent de développer les productions vivrières par d'autres moyens que la simple extension des surfaces. S'il est illusoire actuellement d'envisager une application généralisée d'engrais minéraux sur des produits en majeure partie auto-consommés, un programme d'amélioration pourrait néanmoins démarrer rapidement à deux niveaux différents: - Dans les régions les plus peuplées, une amélioration non négligeable des rendements pourrait être obtenue par la diffusion de thèmes assez simples dans la masse paysanne: semis en lignes 1L et à bonne densité, traitement des semences, emploi de variétés plus productives, respect du calendrier cultural, etc... - Dans les zones pilotes, la fumure pourrait être introduite sur des superficies réduites chez un certain nombre d'agriculteurs d'élite. Il conviendrait que l'IRAT oriente ses travaux dans cette optique et plus parti- culièrement que cet Institut - s'efforce de multiplier des variétés de céréales qui donneront des rendements meilleurs, tout en admettant des techniques encore assez peu évoluées; dans toute la mesure du possible, il faudrait éviter, dans un premier stade, que les augmentations de productions soient impérativement liées à l'emploi de se- mences hybrides et d'engrais; - entreprenne sans retard des travaux de sélection sur les plantes à tubercules, qui ont jusqu'à présent été négligées dans les programmes de re- cherches. I/ Voir plus haut la recommandation relative au maintien dans certaines régions des cultures associées. - 26 - 69. Il convient certainement d'encourager la recherche de débouchés nouveaux pour les produits vivriers, y compris leur transformation industrielle. Le Gouverne- ment songe actuellement à la possibilité d'utilisation du ma'is, pour l'alimentation du bétail, et du sorgho, en mélange avec le blé, pour la fabrication du pain. Le mais' ne trouvera vraisemblablement une utilisation économique qu'en aviculture. A moins que les prix de production puissent etre considérablement abaissés, l'engraissement du bétail au moyen de sous-produits sera en effet plus économique. Quant au sorgho panifiable, sa culture sera sans doute possible sur le plan technique. Il reste à voir si elle est économiquement justifiée et si l'emploi du sorgho pourra etre imposé aux consommateurs. L'emploi du sorgho en panification permettrait néanmoins une épargne non négligeable de devises. C. Produits vivriers du secteur moderne Riz 70. La production annuelle de riz paddy a été en moyenne de 14 a 15.000 tonnes au cours des dernières années. Elle n'a guère progressé et reste nettement en-deçà des objectifs du Deuxième Plan Quinquennal, qui visaient à produire 34.000 tonnes de paddy en 1970/71. Les deux tiers environ de la production proviennent du Nord, ou se pratique la culture irriguée. Les autres régions cultivent surtout du riz de montagne, avec un rendement moyen ne dépassant pas 500 à 600 kg/ha. 71. La moitié environ de la production nationale de riz est fournie par le Secteur Expérimental de Modernisation de la Riziculture à Yagoua (SEMRY), organisme doté de l'autonomie financière et qui dépend du Secrétariat d'Etat au Développement Rural. Le SEMRY encadre les paysans installés le long du Logone et leur assure des services tels que la distribution de semences, les labours, l'entretien des amefñage- ments. Il procède à la collecte et à la transformation du paddy, ainsi qu'à la vente des produits. Le SEMRY a atteint avec la récolte 1969/70 la limite de sa capacité actuelle d'usinage, qui est de 7.000tomes de paddy. Les deux tiers environ du riz marchand produit par le SEMRY sont dirigés vers le Sud, tandis que le Nord absorbe le tiers restant et la totalité des brisures 1/. 1/ Ces chiffres sont extraits du rapport de factibilité du projet SEMRY (BDPA, Sogetha, IRAT - 1969) et ont été établis par les consultants après enqu'ètes. Il sont con- testés par le Gouvernemet qui estime que la proportion de riz marchand expédiée vers le Sud est plus faible et qu'il existe un courant d'échange non négligeable vers la Republique Centrafricaine et le Tchad. D'autre part, d'après les statistiques du SEMNORD, le SEMRY a vendu : - dans le Sud, 665 tonnes de riz marchand et 14 tonnes de brisures en 1966/67 761 tonnes de riz marchand et 10 tonnes de brisures en 1967/68 - dans le Nord, 1.077 tonnes de riz marchand et 1.456 tonnes de brisures en 1966/67 650 tonnes de riz marchand en 1.072 tonnes de brisures en 1967/68 (riz marchand à 25% de brisures). On considère toutefois qu'une partie du riz marchand achetée dans le Nord est en réalité évacuée vers le Sud. - 27 - 72. Les importations annuelles de riz varient de 5.000 à I0.000 tonnes (en fonction des récoltes), tandis que les exportations du Nord vers le Tchad et la RCA, assez variables, peuvent Itre estimées à un millier de tonnes par an. Il en résulte que la consommation totale du Cameroun est d'environ 18 - 20.000 tonnes de riz par an, soit 3 à 3,5 kg par habitant. Ce chiffre, largement inférieur à la moyenne régionale i/, s'explique, d'uno part, par le contingentement des importations, d'autre part, par les prix élevés pratiqués. 2/ Canne à sucre 73. La production de la canne à sucre de bouche est estimée, suivant les sources, à 50.000 ou 100.000 tonnes par an. Il s'agit d'une culture de case sur laquelle il serait illusoire d'espérer des données relativement précises. Aucun investissement n'est prévu, ni sur le Deu- xième, ni sur le Troisième Plan. La canne de bouche est une friandise dont la production progresse avec les besoins. 74. En ce qui concerne la canne à sucre industrielle, une so- ciété anonyme d'économie mixte, la SOSUCAM 3/,a été créée en juillet 1964 4/. La construction de la sucrerie a été achevée fin 1967 et la 1/ La moyenne générale pour l'Afrique de l'Ouest est de 14 à 15 Kg/habi- tant. Elle n'est, il est vrai, que de 2,3 kg/habitant au Nigéria, mais elle atteint 72 kg/habitant en CÔte d'Ivoire et 80 kg/habitant au Sénégal. 2/ 80 FCFA/kg sur le marché de Yaoundé (Cf. Tableau 27). 3/ Société Sucrière du Cameroun. 4/ Composition du capital social (source SOSUCAM) : -Etat camerounais - apport 10.000 ha de terres, estimées à 200 millions FCFA - Société Nationale d'Investissement 22 " " 222 millions FCFA - SIAN 222 - Grands Moulins de Paris, COFIMER, Shell Cameroun, quatre banques de commerce locales, raffinerie Lebaudy et raffinerie Bouchon-Pajot 222 millions FCFA total 666 millions FCFA (le 2! Plan avait prévu 360 millions FCFA de financement privé). - 283 production de sucre blanc raffiné est estimée à 9.000 tonnes pour la campagne 1969/70 1/, obtenues sur 2.560 ha. Toutes les cannes usinées proviennent des plantations de la Société, qui est située à unecentains de km au Nord-Est de Yaoundé, à proximité du Transcamerounais. Il n'est pas envisagé, dans un proche avenir, de créer des plantations villageoi- ses satellites. La densité de population dans la région est d'ailleurs faible. 75. La consommation actuelle de sucre en morceaux au Cameroun est d'environ 8.500 à 9.000 tonnes/an (1,5 à 1,7 kg/habitant), quantité assez faible, qui est dès à présent couverte par la SOSUCAM. Le Cameroun importe par ailleurs environ 6.000 tonnes de sucre pour ses besoins in- directs 2/, qui pourraient être produites au moins en partie par SOSUCAM. 76. Les prix de vente du sucre sont fixée par arrté /. Ils sont jusqu'à présent sensiblement inférieurs aux prix de revient réels. La SOSUCAM espère équilibrer son budget à partir de 1970/71. 77. La Société doit faire face à un important problème de main- d'oeuvre. En dépit d'avantages très substantiels 4/, les besoins en travailleurs pour les cultures ne sont assurés qu'à concurrence de 50 pour cent §J Afin d'épargner de la main d'oeuvre, la coupe des cannes se fait après brÔlage. Il en résulte une perte importante de matière vé- gétale qui risque de provoquer à brève échéance une baisse de fertilité des sole, malgré l'apport de fortes doses d'engrais. j/ 1.650 tonnes pour la 12 campagne 1967/68 et 4.600 tonnes en 1968/69. 2/ Dont 4.000 tonnes de sucre raffiné et 1.200 tonnes de sucre brut pgur fabrication de bière et limonade, et 1.200 tonnes de sucre raffiné "3- jet" pour la chocolaterie. 3/ Prix de vente, y compris 15.000 FCFA/tonne de taxe intérieure à la production (source SOSUCAM) : - sucre mn morceaux, en cartons plastifiés s - rendu sur wagon Yaoundé 80.500 FCFA/tonne - rendu sur wagon Douala 81.000 " - départ dépOt Garoua 86.000 " - sucre pour brasserie, en sacs jute doublés polyéthylène, rendu Douala 48.000 " 4/ En supplément au SMAG (source SOSUCAM) : - prime d'assiduité (20 jours minimum de présence par mois s - prime de coupe et de sarclage (doublée si 25 jours 15/FCFA/jour minimum de présence par mois) 50 FCFA/jour - distribution gratuite de nourriture 10 FCFA/jour / La productivité de la main-d'oeuvre est très faible : 3,5 T/jour de cannes brOlées, contre 7 à 10 T/jour de cannes frafches chez certains gros producteurs mondiaux. - 29 - Autres produits 78. Des essais de culture de blé débuteront en 1970 au Nord Cameroun (Garous et Ngaoundéré), dans le cadre d'une convention passe entre le Gouvernement et la Société Camerounaise de Minoterie. En réalité, des essais sur petite échelle ont été entrepris depuis 1965. Ils ont donné des rendements de l'ordre de 850 kg/ha. La rentabilité de cette culture paraft extrImement douteuse. 79. La kola est à considérer surtout comme un produit de cueil- lette. Elle occupe cependant une place non négligeable dans l'économie. La production, selon les sources, varierait de 3.000 à 6.000 tonnes par an, provenant surtout de l'Ouest, qui font l'objet d'une commercialies- tion assez active. Aucun développement n'est prévu au cours du 3è Plan, mais l'IFCC pourrait étre invité à inclure le kolatier dans ses program- mes de recherches. 80. En ce qui concerne les cultures maratchères, la diversité des climats permet de produire, non seulement les légumes correspondant au goÔt africain, mais également la plupart des légumes européens. Il est très difficile de se faire une idée, m8me approximative, des tonna- ges produits. En tout état de cause, bien que certaine fermiers euro- péens aient réussi à placer quelques centaines de tonnes de légumes sur l'Europe, le développement des cultures maralchères restera avant tout limité aux besoins du Cameroun et de certains pays de l'Afrique de l'Ouest. Les pommes de terre, les choux et les haricots dans l'Ouest, ainsi que les oignons dans le Nord, pourraient offrir certaines perspectives. Le seul investissement qui avait été prévu sur le 2- Plan, et qui n'a d'ailleurs pas été réalisé, concernait la construction d'une conserverie de tomates. Le projet sera réinscrit au 3 plan, les cultures étant éventuellement envisagées dans le nouveau plan d'aménagement de la plai- ne de Ndop (Cf. Alinéa 147). L'usine ne serait cependant construite qu'avec la participation d'un promoteur privé. Cpmpte tenu des échecs qui ont été enregistrée dans d'autres pays avec des projeta similaires, il est vivement recommandé d'étudier attentivement au préalable la rentabilité de l'opération. D. L'élevage 81. L'élevage bovin est principalement concentré dans trois régions : - l'Adamaoua - Le Nord du Cameroun Oriental - Le Nord du Cameroun Occidental et les zones contiguge de l'Ouest du Cameroun Oriental. Il est difficile de déterminer avec beaucoup d'exactitudg les effectifs des troupeaux et leur taux de croissance. D'après le 2- Plan Quinquennal, il y avait en 1963, 2.110.000 bovins, dont 800.000 dans le Nord, 850.000 dans l'Adamaoua, 446.000 dans l'Ouest (pour les - 3o deux Etats) et 14.000 dans le Sud. En 1948, les estimations officielles du cheptel étaient de 480.000 têtes dans l'Adamaoua et 540.000 dans le Nord, ce qui correspondrait à des taux de croisaance annuels de 3,9 et 2,7 pour cent. En réalité, les anciens recensements étaient certainement sous-évaluée, une fraction importante des troupeaux échappant à l'imp8t ou même aux vaccinations. La campagne de lutte contre la peste bovine a permis d'approcher de plus près la vérité. L'accroissement réel est donc probablement plus faible 1/. Il a baissé au cours des dernières années et doit Otre quasiment nul à l'heure actuelle. D'après les plus récentes estimations officieuses, le cheptel bovin compterait de 900.000 à 1.000.000 de têtes dans le Nord, à peu près autant dans l'Adamaoua et 500.000 têtes dans l'Ouest (Cameroun Occidental et Oriental), plus quelques milliers de bovidés dans le Sud. Les animaux sont du type Zébu, sauf pour quelques milliers de taurins. 82. Presque tout l'élevage est aux mains des éleveurs tradi- tionnels, à l'exception du ranch de la Société Pastorale dans l'Adamaoua (environ 15.000 têtes), et de quelques élevages européens peu importants. L'élevage traditionnel se pratique sous différentes formes- - l'élevage transhumant, où les pasteurs ne sont plus essentiellement éleveurs et se sont sédentarisés, tandis que les troupeaux se déplacent sur des parcours relativement courts à la recherche d'eau et de pAturass. - l'élevage nomade, dans lequel les pasteurs continuent à parcourir à longueur d'année d'énormes distances. - l'élevage sédentaire, pratiqué dans le Nord par des agriculteurs. 83. La productivité du bétail camerounais est de l'ordre de 18,5 kg/an/tête. Tout en étant sensiblement meilleure que dans les paye sahéliens (elle est de 12,8 kg/an/tête de bétail au Niger, par exemple), elle reste relativement faible, en raison à la fois du milieu, de la si- tuation sanitaire et des soins insuffisants accordés aux animaux. Le taux de fécondité est d'environ 60 pour cent et, tout comme dans les autres pays d'élevage en Afrique Centrale et de l'Ouest, la mortalité des veaux de moins d'un an est très forte, de l'ordre de 40 pour cent. Le poids moyen des carcasses se situe entre 160 et 170 kge. Le tableau I met en évidence l'intérêt d'une réduction de la mortalité des veaux. j/ En 1965, Lacrouts et Sarniguet évaluaient le cheptel du Cameroun Oriental À 1.720.000 têtes, dont 735.000 dans la Nord, 940.000 dans l'Adamaoua et 45.000 dans l'Ouest ("Le cheptel bovin du Cameroun" Mars 1965). Ile estiment que le cheptel réel était probablement de 700.000 têtes en 1944 et de 815.000 têtes en 1953 dans l'Adamaoua, ce qui don- nerait un taux d'accroissement annuel de 1,7 pour cent entre 1944 et 1953 et 1,2 pour cent entre 1953 et 1965. - 31 - 84. Les chiffres des abattages indiquent qu'un nombre crois- sant de jeunes animaux est envoyé à la boucherie, ce qui paratt indiquer qu'il y aurait, dès à présent, un début de surexploitation du troupeau. Or, il est prévu que la consommation intérieure de viande progressera rapidement. Le Cameroun est déjà d'ailleurs un importateur net de viande (cf. alinéa 22), principalement dans le Nord, oü le déficit est impor- tant, en dépit de l'existence d'un troupeau de près d'un million de tltes 1/. Si des mesures appropriées ne sont pas prises à bref délai en vue de développer la production, le Cameroun devra par conséquent dans un pro- che avenir: - soit importer des tonnages croissants de viande, - soit augmenter ses abattages, ce qui avec le système actuel d'exploi- tation entrafnera immanquablement un appauvrissement du troupeau. 85. La plus grande partie du bétail est amenée sur pied jusqu'aux centres de consommation. Ce mode de transport reste jusqu'à présent plus économique que l'expédition des animaux par camion (cf. Tableau 26). Tandis que les expéditions sur pied du bétail de l'Adamaoua sont passées de 54.000 têtes en 1963 à 65.000 tétes au moins en 1969, les transports par camion, handicapés il est vrai par la fermeture de la Bénoué 2J, stagnaient autour de 10.000 tétes. Quant aux expéditions de viande frat- che par avion, elles ont quelque peu progressé depuis 1966, après avoir baissé au cours de la période précédente. Avec un tonnage qui a varié entre 3.000 et 5.000 tonnes, elles restent relativement peu importantes. 86. Les auteurs de l'étude mentionnée plus haut (cf. alinéa 81) avaient souligné en 1965 un certain nombre de défauts dans le système de commercialisation du bétail et de la viande, particulièrement : - L'insuffisance des abattoirs de Douale et Yaoundé en raison d'une rapide dégradation des installations, provenant moins de la qua- lité des équipements que des déplorables modalités de gestion et d'utilisation du matériel. - L'état lamentable des équipements de bon nombre d'abattoirs et étale de boucherie des petits centres, en raison de la carence des autorités municipales responsables de l'entretien des locaux. - L'absence de crédits de commercialisation, très difficiles à met- tre en place avec les structures de commerce traditionnelles et les retards de paiement souvent importante sur les marchés termi- naux. j/ Compte tenu du poids des carcasses, les importations nettes dans le Nord seraient d'environ 7.500 tonnes de viande et 1.900 tonnes d'abats en 1969. Les entrées nettes de bétail sur pied ont fortement progressé au cours des dernières années (cf. Tableau 9b). 2/ Pendant la guerre du Biafra. - 32 - - Le manque d'équipements annexes, tels que parcs de stationne- ment, abreuvoirs, bureau, sur les principaux marchés de bétail, qui empêche à la fois un contr8le satisfaisant par les auto- rités et la diffusion auprès des vendeurs d'informationssur les cours du bétail, qui permettrait progressivement la mise an place d'un système de vente au poids et à la qualité. - La prolifération excessive de marchands de bestiaux et de bou- chers non patentés, conséquence de l'anarchie qui règne dans ces deux professions. La situation n'a pas évolué depuis 1965 et les observations ci- dessus demeurent toujours valables. 87. En principe, le prix de détail de la viande de boeuf au con- sommateur africain est soumis à un tarif officiel, qui n'est d'ailleurs pas le môme sur tout le territoire. Ce tarif n'a guère varié depuis plu- sieurs années, les possibilités de hausse étant d'ailleurs limitées par le pouvoir d'achat de la population. En réalité, les prix réellement prati- quée ne correspondent pas exactement aux prix officiels Bien que la ma- jeure partie des ventes se fassent au poids, qui est certainement la métho- de la plus saine , la vente "au tas" se pratique toujours. D'autre part, comme ailleurs en Afrique noire, la viande se vend surtout "avec os". On admet géneralement que les os représentent un quart du poids total, mais cette proportion est fréquemment dépassée, atteignant jusqu'à 40 et môme 50 % du total. Souvent aussi, à la demande de se cliente, le boucher ajou- te un supplément de viande gratuit, dont l'importance est variable. Enfin, à c8té du prix officiel il existe quelquefois un prix "toléré". Ces di- vers facteurs, qui agissent dans des sens différents compliquent la déter- mination d'un prix moyen. Le tableau 27 b en annexe fournit des informations complémentaires sur le prix de détail de la viande. 88. Le nombre approximatif d'ovins et de caprins était estimé en 1963, dans le 2e Plan Quinquennal, à 3.740.000, celui des porcins à 350.000 et celui des volailles à 6.150.000. Des chiffres récents I/signa- lent en I969 2.930.000 ovins et caprins et 510.000 porcins (dont respec- tivement 250.000 et 150.000 su Câmeroun Occidental). Il est cependant peu probable que le cheptel ait diminué. Comme indiqué plus haut (alinéa 22), les renseignements sur le nombre des petits ruminants, et plus encore de la volaille, sont en réalité très vagues. I/ Source SEDES - 33 - E. Pèches 89. La plupart des renseignements sur les pèches datent de 1967. A cettn date, le nombre de personnes occupées par la p8che était estimé à 63.000, dont 50.000 pour la seule pêcha en eau douce, ce chiffre com- prenant toutefois de nombreux pêcheurs occasionnels ou saisonniers. La pêche industrielle n'utilisait que quelques centaines de personnes. Sur une production totale de 63.000 tonnes, représentant en valeur 2.264 millions FCFA, 24,5 pour cent provenaient de la pécha artisanale maritime 18,3 pour cent provenaient de la pêche industrielle maritime 57,2 pour cent provenaient de la pêche en eau douce En 1969, la production totale de la pécha peut être estimée à environ 70.000 tonnes. 90. Compte tenu des exportations (1.900 tonnes) et des importa- tions (8.100 tonnes), la consommation totale par capita était en 1967 de 12,8 kg., partagée à peu près également entre poisson d'eau douce et d'eau de mer. En réalité, ce chiffre moyen couvre de grandes disparités (Tableau 38). Le poisson d'eau douce est surtout consommé dans le Nord du pays et le poisson de mer dans l'Ouest et la Sud. D'autre part, la consommation, qui est forte à proximité immédiate des zones de pêche (50 kg. par capita au Nord et 48 kg. à Douala), descend rapidement dans l'intérieur du pays. Par rapport aux autres protéines animales, le pois- son représente : - en poids de produit frais, 46,4 pour cent de la consomma- tion de viande au Cameroun Occidental, 88,5 pour cent au Cameroun Oriental et 8I,6 pour cent pour l'ensemble de la Fédération - an "équivalent boeuf" I/, 27 pour cent de la consommation de toutes les viandes au Cameroun Occidental, 53 pour cent au Cameroun Oriental et 48,8 pour cent pour l'ensemble de la Fédération. 2/ 91. Bien que la viande occupe une place dominante, le poisson contribue donc dans une très large mesure à l'alimentation en protéines. Celle-ci reste d'ailleurs déficitaire, particulibrement au Cameroun Occidental. On estime, en effet, que la consommation de protéines ani- males n'atteint que 60,2 pour cent au Cameroun Occidental, 93 pour cent au Cameroun Oriental et 86,2 pour cent pour la Fédération, du seuil de carence, qui correspond à la moitié du niveau optimum. En réalité, la consommation de poisson par habitant a baissé pendant les dernières années, 1/ 11727 Kg. de poisson fraie entier égale I kg. de viande de boeuf 2/ Etude Lagoin et Salmon (cf. alinéa 176). - 34 - puisqu'elle était estimée à 15,7 kg. en 1960 . L'augmentation de la production maritime industrielle (cf. Tableau 37) marquée par le dé- veloppement du poisson congelé a à peine compensé la diminution des importations, qui sont passées de 22.000 tonnes d'équivalent frais en 1960, à 8.100 tonnes en 1967, principalement à cause de la régression du stockfish. 92. La pèche maritime industrielle est aux mains de quatre sociétés privées et d'une société d'économie mixte, la SIPEC .1/ . Le fait le plus marquant des dernières années est le succès remporté par cette dernière avec le poisson congelé, qui représente environ 6.000 tonnes en 1969. La SIPEC dispose de deux chalutiers congélateurs (pou- vant mettre à quai 7.500 tonnes de poisson congelé par an), d'entre- p8ts de stockage à Douala (1.500 T) et dans les localités de l'intérieur (220 T), de containers isothermes (150), de wagons isothermes (3), et de camions (6), qui distribuent le poisson congelé loin de la côte. La pêche de la SIPEC est réservée en majeure partie à la consommation intérieure (près de 80 pour cent en brousse, le reste à Douala et Yaoundé). 93. Malgré les efforts de pénétration du poisson congelé, la plus grande partie de la péche artisanale ou industrielle commerciali- sée dans l'intérieur est encore soit séchée, soit le p-us souvent fu- mée, parfois après transport en frais. 2/ Les procédés employés sont souvent rudimentaires. 3/ 94. Les exportations de poisson restent jusqu'à présent peu importantes. En dehors d'expéditions mal contr8lées vers le Nigeria de poisson d'eau douce fumé, qui varieraient entre 500 et 3.000 tonnes par an, elles ne portent que sur quelques dizaines de tonnes de pois- son de mer frais. La SIPEC a cependant procédé à quelques envois vera les pays voisins et envisage des expéditions vers le Sud de l'Europe. 1/ Société Industrielle de Péche du Cameroun, avec participation de 30 pour cent de l'Etat Camerounais (par la SNI), 65 pour cent de ca- pitaux hollandais et espagnols et 5 pour cent de fonds privés came- rounais. 2/ Environ 45 pour cent de la production totale sont fumés. Le fumage du poisson industriel, qui est en principe interdit, reste pratiqué par de nombreux artisans. Il est envisagé de construire à Douala un fumoir moderne et de vulgariser des tochniques simples de fumage pour le poisson d'eau douce. - 35 - Par contre, la ABche de crustacés est principalement dirigée vers l'ex- portation en Europe et aux Etats-Unis. Elle s'est rapidement développée, passant de 15 tonnes/mois en 1966 à 80 tonnes/mois en 1969. Neuf cre- vettiers sont actuellement en service. 1/ I/ Dont 8 appartiennent à une Société d'Economie Mixte "La Crevette du Cameroun" et un à la SIPEC, qui attend un deuxième bateau en 1970. - 36 - III. LES FACTEURS DE DEVELOPPEMENT A. Le Régime foncier 95. Sauf dans quelques zones densément peuplées de l'Ouest, du Nord et des environs de Yaoundé, où l'occupation des terres appro- che du point de saturation avec les méthodes culturales actuelles (cf. Tableau 31), il reste jusqu'à présent suffisamment de terres disponibles. Dans l'ensemble, le sol n'est donc pas encore un facteur limitant de la production. Malheureusement, le système foncier ne permet guère l'évo- lution vers une forme d'agriculture moderne et vers des changements de structures dans le monde paysan. En 1959, les représentants des popula- tions étaient parvenus à faire annuler les effets du décret de 1938, qu'ils avaient toujours contesté, et qui portait organisation du régime des terres domaniales constituées soit des terres vacantes et sans mat- tre, soit des terres inexploitées ou inoccupées depuis plus de dix ans. Un nouveau décret pris à cette époque avait supprimé la notion de biens vacante et sans mattre et confirmé les droits coutumiers des collecti- vités sur toute l'étendue du territoire, à l'exomption des terres fai- sant partie du domaine public et privé et de celles soumises au régime de l'immatriculation. Le Gouvernement comprit rapidement que cette me- sure rendrait difficile la mise en oeuvre d'opérations de développement, mime dans les régions peu peuplées, puisqu'elles nécessitaient l'agré- ment des collectivités intéressées. En conséquence, une loi fut promul- guée en 1963 afin de ramener l'étendue des terres des collectivités à leurs besoins réels, compte tenu du développement escompté. Ceci devait permettre le retour dans le domaine de l'Etat de superficies pouvant faire l'objet d'opérations de mise en valeur. L'urgente nécessité de réformer le système foncier et de lier la notion de propriété à une mise en valeur effective avait été soulignée dans le Deuxième Plan Quinquen- nal. Ce document avait insisté sur la priorité à accorder dans la nouvel- le règlementation foncière aux périmètres où l'Etat se propose de réali- ser des projets de développement, aux zones affectées à la création de complexes agro-industriels et celles où existent des litiges, telles que les régions agro-pastorales. Malheureusement, les décrets d'application de la loi de 1963 n'ont pas encore été pris et le régime foncier reste dominé par les droits tribaux traditionnels. B. Le travail et les facteurs de production Evolution de la population rurale 96. Les estimations de croissance de la population totale et de la population urbaine sont données dans le rapport principal. Elles indiquent que la population rurale restera constante pour l'ensemble du pays. Si le taux de migration actuel se maintient, la population agri- cole diminuera dans les zones très peuplées de l'Ouest, ce qui devrait entrafner dans cette région une meilleure productivité de la main d'oeuvre. Elle devrait rester stable dans le reste du pays, avec une - 37 - légère tendance à l'accroissement dans le Nord. Etant donné que ce sont avant tout les jeunes qui quittent leur village pour la ville, les mi- grations auront pour conséquence une diminution du pourcentage d'actifs par rapport à la population rurale totale. Techniques et productivité 97. L'estimation de la productivité de la main-d'oeuvre est basée sur des enquites relativement anciennes (1959/1965), mais la si- tuation n'a guère changé. La machette et la houe traditionnelles sont encore les principaux et souvent les seule outils disponibles. La mé- canisation n'a pris quelqu'importance que dans le Nord, où en 1969/70 environ 20.000 charrues étaient on service sur 35 pour cent de la sur- face sous coton, et où le SEMRY exécute mécaniquement à façon certaine travaux pour les riziculteurs. Les chiffres du Tableau 32 indiquent que la surface moyenne par actif agricole est inférieure à 1 ha pour l'en- semble du pays et qu'elle n'atteint pas 0,3 ha dans les zones densément peuplées de l'Ouest. Les rendements sont relativement bas pour la plu- part des cultures, I/ m8me pour le café, qui a cependant reçu d'impor- tantes applications d'engrais. Les produits vivriers ne bénéficient d'apports d'engrais que lorsqu'ils sont cultivés en association avec les effliers. D'une manière générale, la productivité de la main-d'oeuvre est très faible. e coOt des facteurs de production 98. Les prix des engrais rendus Douala ont baissé de 10 à 37 pour cent entre 1965 et 1969, tandis que les prix de pesticides ont au tendance à augmenter (cf. Tableau 24). L'octroi de subsides dégressifs s atténué ces variations. Ces subsides en 1961/69 représentaient encore 18 à 25 pour cent du prix de détail pour certains engrais et 42 pour cent pour les pesticides. C. La formation des prix et les revenue Evolution des prix è la production 99. Le Tableau 23 qui renseigne les prix aux producteurs des cinq dernières années, montre que : a) les prix du café et du cacao ont fortement baissé de 1964/65 à 1965/66, en raison de la conjoncture mondiale, et qu'ils se sont progressivement redressés ensuite, atteignant on 1969/70 122 pour cent du niveau 1964/65 pour le cacao et 92 pour cent pour le café Robusta T/ A noter cependant le progrès enregistré sur coton en 1969/70. - 38- b) les prix du coton ont augmenté de 14 pour cent pendant la même période c) le prix des arachides s'est graduellement détérioré, repré- sentant en 1969/70 85 pour cent de celui de 1964/65. Le prix au producteur du bétail varie en fonction des régions de produc- tion et de la qualité. En moyenne, il y a eu depuis 1966 environ ID è 15 pour cent d'augmentation pour le bétail de basse qualité et 20 è 25 pour cent pour les bonnes qualités. Taxes de sortie 100. Le Tableau 19 indique le montant des taxes de sortie en vigueur sur les principaux produits agricoles. En 1969/70, il est de 34,7 FCFA/kg pour le cacao en fèves, 25 FCFA/Kg pour le café Arabica et 20 FCFA/Kg pour le café Robusta, soit une augmentation respective de 25 pour cent,74 pour cent et 25 pour cent sur les montants de l'année précédente. Les taxes représentent actuellement 42 pour cent pour le ca- cao, 15 pour cent pour le café Arabica et 17 pour cent pour le café Ro- busta des prix moyens aux producteurs. En 1968/69, le prix moyen aux pro- ducteurs représentait 86 pour cent pour le café Arabica et 74 pour cent pour le café Robusta des prix FOB obtenus dans la même année, tandis que le pourcentage n'était que de 41 pour cent pour le cacao en fèves. i/ Les revenus de l'agriculture 101. D'après le rapport annuel de la CDC au Cameroun Occidental pour l'exercice 1969, les cultures industrielles se classeraient dans l'ordre suivant au point de vue de leur rentabilité : tout d'abord le thé, qui a laissé un bénéfice après amortissement de 187.500 FCFA/ha (11,6 % de mieux qu'en 1968), suivi de la banane, 65.490 FCFA/ha (9 % de moins qu'en 1968), du caoutchouc, 22.346 FCFA/ha (en augmentation de 56,7%) et du palmier à huile, 16.853 FCFA/ha (on baisse de 50,8 %). Le cacao, qui a cependant bénéficié de cours favorables, est resté déficitaire en 1969, tout comme en 1968. Il en est de même du poivre, pour lequel les pertes sont attribuées è un volume de production insuffisant. Les résultats de 1969 tiennent compte de l'amélioration de la situation en fin d'année pour quatre produits d'exportation sur les marchés hors zone franc, soit le caoutchouc, les palmistes, le cacao et le poivre. Il ne faudrait pas, bien entendu, tirer du rapport de la CDC des conclusions hâtives. L'interêt des diverses spéculations entreprises par cette société ne pourrait être déter- miné qu'après une analyse technique et financière approfondie, étalée sur une période suffisamment longue et accompagnée d'études de marchés. 102. Le tableau 30 donne une estimation des revenus en espèces par ha dans les exploitations villageoises pour les principales cultures commercialisées. Le revenu du travail est de l'ordre de 90 pour cent des recettes monétaires, étant donné que le coût des moyens de production n'intervient d'une manière sensible que sur les seules cultures inten- 1/ Ces pourcentages seront sensiblement différents en 1969/70 particuliè- rement pour le cacao, en raison du relèvement du prix aux producteurs et de la baisse sensible des cours mondiaux. - 39 - sives, qui restent encore assez peu pratiquées. Dans le Nord du pays, le coton et le riz, qui jusqu'à présent ne sont pas en concurrence, procurent les revenus à l'hectare les plus élevés, suivis d'assez loin par le sorgho et l'arachide. Dans le Sud, le revenu moyen en espèces, surface égale, est d'environ 50 pour cent plus élevé pour le café Robus- ta que pour le cacao. Le café Arabica est pratiquement la seule culture d'exportation sur les haute plateaux de l'Ouest, où le thé pourrait tou- tefois devenir une spéculation rémunératrice si les cours actuels se maintiennent. Son introduction nécessitera cependant un encadrement serré en vue de familiariser les planteurs avec les techniques assez délicates de cette culture nouvelle. Quant à la banane, qui théoriquement pourrait procurer des revenue intéressants sur certaines terres de basse et moyen- ne altitude, il a déjà été signalé que son développement et même son maintien en culture villageoise se heurtaient à de graves problèmes (cf. alinéas 47 à 49). Un classement des diverses spéculations suivant la valorisation de la journée de travail serait bien entendu très dif- férent de celui renseigné par le tableau 30. C'est ainsi que le café Robusta, par exemple, exige plus de main-d'oeuvre que le cacao. D'autre part, les temps de travaux varient beaucoup en fonction du degré d'in- tensification. Il convient de signaler également que la première préoc- cupation des paysans reste généralement l'exécution des cultures vivriè- res, soit pour leurs propres besoins (par exemple dans le Nord et l'Ouest), soit pour le ravitaillement des centres urbains où ils obtiennent souvent des prix rémunérateurs. Tout programme de développement des cultures de rente doit par conséquent tenir compte de l'importance essentielle que conservent les produite vivriers. 103. Dans l'ensemble, les exploitations bien conduites ont une rentabilité satisfaisante avec les prix actuels payés aux producteurs. Mais en réalité les revenue de la plupart des exploitations tradition- nelles restent relativement bas, en raison de la médiocrité des rende- ments et de la faible productivité de la main d'euvre. Les revenus par famille varient fortement d'une région à l'autre, en fonction notamment des cultures de base, de la dimension des fermes, des rendements. D'a- près les informations disponibles, qui datent d'enquêtes entreprises entre 1961 et 1965, mais qui restent valables, le revenu monétaire os- cille entre 3.000 et 12.000 FCFA par tète, soit 17.000 à 68.000 FCFA pour une famille moyenne. En 1968/69, le revenu brut d'une ferme type (sans tenir compte de l'auto-consommation) peut être estimé à : 25.000 à 35.000 FCFA dans le Nord (tombant à moins de 5.000 FCFA dans les régions montagneuses, arides et déshéritées), 30.000 à 35.000 FCFA dans l'Est, 40.000 à 45.000 FCFA dans le Sud, moins de 25.000 FCFA dans les zones densément peuplées du Littoral et de l'Ouest J/ I/ Les chiffres ont été calculés pour des formes types, compte tenu des statistiques de rendements et des données fournies par les enquêtas socio-économiques. - 40 - 104. Le revenu en espèces des éleveurs, dont le troupeau compte généralement 35 à 50 têtes de bétail, varie entre 30.000 et 70.000 FCFA par an, d'après la productivité du troupeau et la qualité du bétail. 105. Le revenu en espèces annuel moyen, pour l'ensemble de la population rurale active, est inférieur à 15.000 FCFA par tête, et il tombe fréquemment en dessous de 10.000 FCFA dans certaines régions. La valeur des produite vivriers auto-consommée varie généralement de 20 à 45.000 FCFA par exploitation (soit 7.000 à 16.000 FCFA par actif rural), mais elle tombe sous 15.000 FCFA dans les régions pauvres du Nord et dans certaines zones de l'Ouest. Elle est de 35.000 FCFA 1/ pour l'en- semble du pays. Le revenu global par actif rural au Cameroun, y compris la valeur des produits auto-consommée, est par conséquent de moine de 30.000 FCFA et il est inférieur à 15.000 FCFA dans le Nord et l'Ouest. En comparaison, le salaire annuel minimum d'un ouvrier 2/ est de 40.000 FCFA dans le secteur agricole et 50.000 FCFA dans le secteur industriel (cf. Tableau 29). 106. L'examen de ce qui précède conduit aux conclusions suivan- tes s - Seule les faibles revenus actuels des paysans permettent aux exportations du secteur traditionnel d'être compétitives. Bien que les différences de revenus entre populations urbaines et rurales ne soient pas le seul facteur en jeu, il est cer- tain qu'elles favorisent le départ des agriculteurs vers les villes. - A court terme, une amélioration du revenu agricole qui in- fluencerait le taux de migration ne pourrait être atteint que par un relèvement des prix aux producteurs 3/, étant donné que la productivité ne crottra que lentement. Le Tableau 30 indique cependant qu'il existe une motivation suffisante pour augmenter la productivité, et particulièrement les rendements, avec les prix actuels. I/ D'après les Comptes Nationaux. 2/ Basé sur 2.000 h de travail par an. / Les cours actuels permettraient en principe de relever sensiblement la prix du cacao aux producteurs et d'améliorer la rentabilité des exploi- tations cacaoyères. Etant donné que le marché du cacao n'est pas régi par des accords internationaux entre pays producteurs et consommateurs, et que les cours de ce produit restent très fluctuants, un relèvement du prix d'achat du cacao ne devrait intervenir qu'avec la plus grande prudence. - 41 - - Le travail familial non rémunéré est l'élément principal de formation du capital au niveau de l'exploitation tradi- tionnelle. La constitution de capital en espèces est limitée aux crédits et aux subventions d'irestissementv étant donné que la capacité d'épargne de la population rurale est très faible, sauf dans les rares fermes assez importantes. O. Les services fournis à l'agriculture L'Administration 107. Les structures administratives à l'échelon central ont été brièvement décrites plus haut (cf. alinéas 12 è14) . La réparti- tion des responsabilités du développement rural, d'une part, l'absence d'un Ministère au niveau fédéral, d'autre part (cf. alinéa 12), rendent malaisée sinon impossible l'élaboration d'une politique è l'échelon du pays. Compte tenu de l'importance du secteur rural dans l'économie na- tionale, la création d'un Ministère Fédéral s'imposerait au moins pour l'agriculture, mais de préférence è la fois pour l'agriculture et l'é- levage, les actions dans les deux domaines étant bien souvent liées. Il y aurait lieu, d'autre part, d'améliorer la collaboration entre le Ministère du Plan et les Ministères techniques et de définir clairement leurs tiches respectives, de manière à augmenter leLr efficacité. Il faudrait enfin renforcer en personnel les services centraux de l'Ad- ministration, insuffisamment étoffés actuellement. Il ne fait aucun doute pour la mission que ces mesures sont essentielles et qu'elles conditionnent en grande partie la réussite d'un plan de développement de l'agriculture camerounaise. L'Encadrement 108. Les Secteurs Expérimentaux de Modernisation et d'Actions Rurales (SEM) sont, au Cameroun Oriental, les organes décentralisés de la Direction de l'Agriculture qui interviennent directement au niveau du planteur en coordonnant le développement de la région (cf. alinéa 13). En fait, leur efficacité varie beaucoup suivant leur personnel. C'est probablement le SEM Nord qui répond le màeux è la définition d'une agence régionale de développement. Il intervient dans quasiment toutes les activités du secteur rural : encadrement, programmesde dé- veloppement agricole, reclassement dans la vallée des populations qui menaient une vie précaire dans les montagnes du Nord Cameroun. C'est aussi le seul SEM qui administre de manière satisfaisante un programme de crédit. Dépendant du SEM Nord, le SEMRY (Secteur Expérimental de Mo- dernisation de la Riziculture è Yagous) s'occupe activement de l'inten- sification des cultures rizicoles, ainsi que de l'usinage et de la com- mercialisation de la production. Le r8le des SEM dans les autres régions administratives est généralement plus limité: encadrement plus ou moins dense des planteurs, distributions de matériel végétal, contr8le phyto- eanitaire des cultures, gestion des Centres de Formation Rurale. L'exemple du SEM Nord montre cependant que le principe de ces organismes est bon - 42 - mais qu'il est indispensable de mettre à leur tête une direction com- pétente et dynamique. 109. En réalité, les SEM ne touchent actuellement qu'une fai- ble partie de la population agricole et leur action est souvent peu efficace : - le nombre de fermes par poste agricole est relativement éle- vé (1.000 à 7.100, cf. Tableau 34); - l'encadrement au niveau du paysan est souvent confié à des moniteurs insuffisamment formée et qui auraient besoin d'être eux-mêmes fortement encadrés, ce qui est rarement le cas; - l'équipement des postee agricoles est insuffisant, particu- librement en moyens de transport. I/ 110. La Direétion de l'Agriculture du Cameroun Oriental souhai- te porter le nombre de postes agricoles de 275 à 600 au cours du 3è Plan, puis ultérieurement à 1.400 (soit environ 7.000 moniteurs). Au Cameroun Occidental, où les services d'encadrement sont encore plus ré- duits, il est envisagé d'augmenter l'effectif de 231 unités d'ici 1975/76 (dont 156 assistants techniques et moniteurs). Bien que l'enca- drement des services soit un facteur particulièrement important, ces objectif. sont trop embitieux, compte tenu des possibilités de formation. Dans un premier temps, il conviendrait d'améliorer dans les postes exis- tante les qualifications du personnel actuel, qui laissent souvent à désirer, et de mettre en place les moyens de travail indispensables. Dans un deuxième temps, il y aurait lieu d'adapter aux besoins la ca- pacité et le niveau des écoles techniques d'agriculture. 111. Dans les deux Etats, les &ervices administratifs et para- étatiques sont complétés par des organisations autonomes, privées ou semi-privées, qui assurent assistance technique, distribution de cré- dit, commercialisation, parfois usinage. Elles sont le plus souvent spécialisées dans une seule culture, comme la CFDT (coton), la SFCT et la SACTA (tabac). Organisme administratif, le SEMRY exerce, on l'a vu, une action similaire dans le Nord pour le riz. Il faut cependant signa- ler que les Entreprises de Progrès Locales, qui gèrent les ZAPI (Zones d'Actions Prioritaires Intégrées),et l'organisme de mise en valeur de l'axe Yabassi-Bafang (cf. alinéas 127 à 131) s'efforcent de développer l'ensemble des activités agricoles mais aussi artisanales dans les ré- gions qui leur sont confiées, et s'occupent des différentes productions, tant vivrières que d'exportation. I/ Encore faudrait-il veiller, si des moyens de transport étaient fournis, à ce qu'ils soient bien utilisés. - 43 - 112. Les divers organismes spécialisés, qui sont en plme de- puis une période assez longue (la CFDT installée depuis 1951 est la plus ancienne), ont obtenu de bons résultats. Ils disposent d'un ence- drement efficace et relativement dense. Quant aux projets intégrés, ils constituent une expérience intéressante, qui pourrait ouvrir de nouvel- les perspectives de développement. Il est cependant trop t8t pour for- muler un jugement définitif sur leur intirgt et sur la possibilité de les étendre. Crédit agricole 113. Le Tableau 33 indique l'évolution du crédit agricole oc- troyé de 1949 à 1969 par la BCD (Banque Camerounaise de Développement). Tandis que le montent annuel des préts ordinaires à court terme et des crédits d'investissement aux Mutuelles et aux Caisses de Crédit Agri- cole n'a guère varié en valeur absolue _I/, il ne représente plus en 1968/69 que 10 % environ du volume total du crédit agricole, contre 70 % en 1959/60. En réalité, depuis 1963, la BCD n'a pratiquement plus accordé de crédits aux fermiers individuels, l'essentiel de ses activi- tés agricoles étant constitué par des crédits consortiaux de commer- cialisation (conjointement avec les banques privées) consentie à des collectivités: compagnies, sociétés ou coopératives. Si le total des prèts en cours varie peu, c'est en raison de l'importance des impayés. Au 30 juin 1969, sur les 180 millions de FCFA arrivée à échéance, 177 millions de FCFA n'avaient pas été remboursés. En fait, le système de crédit agricole, tel qu'il était pratiqué par la BCD, a complètement échoué. Il existe pourtant des exemples satisfaisants de crédit agri- cole en dehors de la BCD, tels que les crédits accordés par la Direction des ZAPI et par le Service des Opérations Agricoles Intégrées pour le financement de la lutte contre la pourriture brune du cacao, les cré- dits de la CFDT et de la SFCT, respectivement aux producteurs de coton et de tabac. Le SEM Nord, dans le cadre d'un programme d'amélioration de la culture arachidière, et le SEMRY, pour les riziculteurs du Nord, ont également manipulé le crédit agricole d'une manière assez satie- faisante. Dans les cas précitée, lue principes suivante ont été obser- vés : - Les crédits ont été limités aux seule moyens de production à l'exclusion des biens de consommation. - Un organisme intermédiaire, placé entre l'institution de crédit et le fermier, est responsable pour la distribution et la récupération des prOts. - Les marchés ont été organiss de manière à prélever les sommes dues au moment de la commercialisation des produits. I/ Il est de l'ordre de 100 à 300 millions de FCFA, sauf en 1961/63 où il atteignait environ 600 millions de FCFA. - 44 - 114. Les recommandations ci-après ont été faites en avril 1970 par le groupe de travail chargé de remettre sur pied le crédit agricole s - Les SEM réorganisés serviraient d'organismes intermédiaires, tant pour la distribution que pour la récupétation des prêts. - Des crédits seraient accordés dans les secteurs de: - la production : finaneement à long terme des nouvelles plantations, de moyens de production durables ou non- durables, tels que tracteurs, charrues, pulvérisateurs, engrais, etc . - la commercialisation, comme c'est déjà le cas actuelle- ment (Marketing Board, CFDT, UCCAO, etc.) - la consommation, pour l'achat de biens de consommation durables - Un monopole d'achat serait éventuellement créé, pour faci- liter la récupération des prOts. 115. Ces propasitions tiennent compte, dans une certaine me- sure, des expériences passées. Malgré l'exemple encourageant du SEM Nord, il est peu probable cependant que les SEM, m8me mieux organisés, soient en mesure dans un proche avenir de gérer d'importants programmes de crédit comportant à la fois des prêts d'investissement à court et à long terme et le financement de biens de consommation. D'autre part, si l'existence d'un monopole d'achat facilite effectivement la récupération des prêts, il est douteux qu'un monopole étendu à l'ensemble des pro- duits agricoles soit possible ou même souhaitable. Il conviendrait dans un premier temps de le restreindre à certains produits d'exportation et peut-être à certaines zones. Il paralt inévitable, dans ces conditions, que pendant les prochaines années su moins le crédit agricole reste lié avant tout à des projets particuliers de développement agricole, avec l'organisme responsable du projet servent d'intermédiaire entre la BCD et le fermier, tant pour la distribution que pour la récupération du crédit. Cet organisme devrait disposer de suffisamment d'autorité pour pouvoir intervenir efficacement auprès du débiteur au moment de la com- mercialisation. Une autre solution consisterait à avoir des représentants de la BCD sur les marchés. Peut-être meilleure sur le plan psychologique, elle aurait l'inconvénient d'augmenter les frais. Quant au crédit agri- cole octroyé à des individus en dehors de ce cadre, il ne devrait être repris qu'avec beaucoup de circonspection. Tout programme trop vaste risquerait fort d'échouer à nouveau, surtout s'il inclut le financement de biens de consommation. On ne peut ue souscrire à ces lignes extrai- tes d'un document établi par la BCD J: I/ "Etude sur la réorganisation du Crédit Agricole au Cameroun - Décembre 1968". - 45 - "Un endettement limité pais productif, des formalités simples et rapides, un contact permanent avec le planteur, des garan- ties réelles basées sur la récolte doivent donner un élan nou- veau au Crédit Agricole en préservant à la fois son efficacité et sa sécurité." Dans le cas de prêts pour achats de matériel, il faudrait en outre que la BCD soit en mesure d'opérer la sà-tsie des équipements dès le moin- dre retard dans les paiements. Il est indispensable que toute relance du crédit agricole soit accompagnée d'une politique de stricte disci- pline. Enseignement agricole 116. L'enseignement agricole est dispensé dans les établisse- ments ci-après : - Les 4 Ecoles Techniques d'Agriculture de Maroua, Ebolowa, Abong-bang et Bafang recrutent leurs élèves au niveau du CEP (Certificat de fin d'Etudes Primaires) et forment les cadres de base, soit des conducteurs de travaux, soit des assistants selon les résultats obtenus./ La durée du cycle d'études est de 2 ans et les promotions bisannuelles sont de 60 élèves par établissement. - Le Collège National d'Agriculture de Dschang recrute au niveau du BEPC (Brevet d'Etudes du Premier Cycle) et forme chaque année 30 Adjoints techniques ou cadres moyens. Le cycle d'études est de trois ans. - L'Ecole Fédérale Supérieure d'Agriculture de Nkolbisson admet des élèves ayant réussi le baccalauréat et forme des Ingénieurs après 4 ans 2/. Les promotions annuelles de- vraient compter une vingtaine de cadres supérieurs came- rounais dans quelques années, mais le chiffre actuel est de 6 à 10 Ingénieurs. Les organismes tels que la CFDT, la SACTA et la SFCT for- ment eux-mêmes leurs moniteurs. Recherche 117. Arretée en 1959, la recherche agricole a été confiée le Ier Juillet 1964 à des instituts spécialisés, après qu'ait été signée le 28 Octobre 1963 une Convention de Coopération en matière de Recherche Scientifique et Technique entre les gouvernements français et camerounais. L'Institut Français du Café et du Cacao (IFCC) dispose de trois stations à Nkolbisson (près de Yaoundé), I/ Au moins 6/10 pour les conducteurs de travaux, de 5 à 6/I pour les assistants. 2/ Il est prévu une 5ème année facultative de spécialisation, éventuel- lement à l'étranger. Nkoemvone (dans le Sud) et Barombi-Kang, au Cameroun Occidental, pour les recherches sur l'amélioration du caféier, du cacaoyer et du théier. L'Institut de Recherches Agronomiques Tropicales et de Cultures Vivriè- res (IRAT) possède des stations à Guétalé (Nord Cameroun), Dechang (on paye Bamiléké), Nkolbisson et Toukou (Nord Cameroun), la plus récente. Les travaux portent principalement sur le sorgho, le mals, l'arachide, le soja, le riz et certaines cultures fourragères. L'Institut de Re- cherches pour les Huiles et Oléagineux (IRHO) s'occupe du palmier à huile, dans la station de la Dibamba, à proximité de Douala. L'Institut de Recherches du Coton et des Textiles Exotiques (IRCT) possède à Marous une station qui travaille en étroite collaboration avec le centre de re- cherches plus important qui existe au Tchad. L'Institut Français de Re- cherches Fruitières Outre-Mer (IFAC) est en charge de 1' amélioration des bananes, citrus, ananas, avocats, mangues, etc ., sur sa station de Nyombe, près de Douala. Les problèmes de l'élevage sont étudiés par l'Institut d'Elevage et de Médecine Vétérinaire (IEMVT) principalement à Wakwa (dans l'Adamaous) et Kunden (au Cameroun Occidental). La CDC possède en outre sa propre cellule de recherche à Ekona, avec quelques spécialistes de l'IRHO, de l'Institut de Recherches sur le Caoutchouc en Afrique (IRCA), de l'IFAC et de l'IFCC. 118. D'une manière générale, les organismes de recherches exis- tente couvrent l'essentiel du secteur rural camerounais. Leur personnel est compétent. Dans l'éventualité où un projet de plantation d'hévéas prendrait corps, il serait toutefois nécessaire de disposer d'une sta- tion de recherches de l'IRCA. Dans certains cas, par ailleurs, le manque de terres disponibles constitue un handicap pour la recherche. C'est notamment le cas pour l'IFCC, qui travaille sur le caféier Arabica chez des planteurs privé.. Cet Institut devrait cependant acquérir prochai- nement une plantation à Foumbot. De plus, il semble qu'une partie du domaine d'état 0Santa Coffee", qui n'a qu'un intérêt restreint pour le Cameroun, pourrait avantageusement être mise à se disposition. La plu- part des programmes de recherches sont adaptés aux besoins du pays. Il faudrait cependant parfois les compléter, notamment pour les cultures vtvrières. Enfin, si les instituts de recherches sont en mesure de four- nir les données techniques de base pour la préparation de projets de dé- veloppement, il serait souhaitable qu'ils attachent une plus grande pla- ce aux aspects économiques dans leurs programmes. IV. LES OPERATIONS DE DEVELOPPEMENT A. Pro-lots un cours d'exécution 1. Les opérations sectorielles 119. Les programmes de plantation de palmeraies de la CDC et de SOPAME, qui ont été commencés au cours du 2ème Plan sur financements extérieurs, seront achevés pendant le 3è Plan (cf. Alinéa 52). Un projet d'extension du programme de la SOPAME est actuellement en cours de pré- paration par les techniciens du Ministère du Plan. Il prévoit la plan- tation supplémentaire de 6.300 ha de palmeraies sélectionnées (dont 500ha - 47 - en remplacement de vieilles plantations) entre 1971 et 1977. Le finan- cement de ce programme, dont le coOt est estimé à 2,1 milliards FCFA, sera sollicité auprès du FED (cf. Tableau 36). La production attendue devra Otre placée sur le marché mondial en 1984 (cf. Alinda 158), mais elle devrait Otre entièrement absorbée par la consommation intérieure vers I995. 120. Il n'est pas prévu de développement des palmeraies sélec- tionnées sous forme de plantations villageoises, en raison particulière- ment de la capacité de travail des populations dans le Sud du Pays. La possibilité de produire de l'huile à un prix compétitif dans des planta- tions villageoises, satellites des blocs industriels, mériterait cepen- dant d'Otre étudide. 121. Le développement de la culture du coton sera poursuivi dans la zone d'action de la CFDT. Durant le 3è Plan Quinquennal, l'ac- cent sera mis sur l'intensification des cultures, plus que sur l'extension des surfaces . Il est prévu : - d'augmenter de 16 pour cent les surfaces en coton - de porter la superficie avec engrais à 120.000 ha, soit 90 pour cent du total (dont 50.000 ha à double dose) - de distribuer 22.000 charrues neuves, pour faire passer la surface labourée de 38.000 ha en I969/70 à 68.000 ha en 1970/71 - de porter a' 12.000 ha la superficie traitée aux insecticides - de remplacer progressivement la variété actuelle Allen 333 par les variétés HLlet BJA. La production attendue à la fin du 3à Plan serait de 120.000 tonnes. Le programme envisagé appelle les remarques ci-après : - l'augmentation de surface correspond à un taux de croissance annuel de 3 pour cent, comparé à 6,4 pour cent pour la moyenne des cinq dernières années et 7 pour cent pour la moyenne des dix dernières années. - Les essais en station ont mis en évidence la réponse du coton aux engrais. La suppression probable des subsides du FED, d'une part, les recommandations de l'IRCT, d'autre part (renforcement de la dose d'azote, inclusion de potasse et de bore), amène- raient un relèvement de 20 pour eent du prix des engrais. Dans ces conditions, la superficie fumde pourrait sans doute Otre difficilement atteinte. Il a été proposé que les Pouvoirs Publics prennent à leur charge les subventions sur engrais.1/ I/ La charge serait de 64 millions FCFA en 1971/72, 83 millions FCFA en 1972/73, 102 millions FCFA en 1973/74, 121 millions de FCFA en 1974/75, et 136 millions FCFA en 1975/76, soit au total 506 millions FCFA pour la durée du 3è Plan. - 48- - La culture attelée permet une meilleure préparation du sol et, un principe,un accroissement des surfaces cultivées par exploi- tant. En fait, le fermier qui possède un attelage loue souvent ses services au lieu d'augmenter la superficie de son champ, ce qui provoque un retard préjudiciable dans la date de semis. L'augmentation du nombre d'attelages devrait améliorer progres- sivement la situation. Au total, la culture attelée présente plus d'avantages que d'inconvénients et elle rencontre, en tout cas, la faveur du paysan. La progression prévue est sensible, puisqu'elle est d'environ 10 pour cent. Elle doit cependant être possible si le coÔt du matériel n'est pas exorbitant. Les Pouvoirs Publics pourraient se subsituer au FAC et au FED, dont les subsides prendroni normalement fin avec le 2è Plan. 1/ - Le traitement insecticide à la fin du 3à Plan, ne porterait que sur 9 pour cent de la surface cultivée, contre moins de 5 pour cent ac- tuellement. Le Cameroun bénéficie de conditions phytosanitaires très favorables, qui ne justifient une protection contre les insectes que dans certaines régions à microclimat plus humide. - Les variétés HL I et BJA ont été sélectionnées pour leur producti- vité et pour leurs qualités technologiques. La variété BJA, no- tamment, est particuliè»ment appréciée des filateurs et bénéfi- cie d'une prime à la qualité de 5 à 6 FCFA/Kg 2/. En principe, l'IRCT devrait être en mesure de fournir dès la troisième année du 3b Plan suffisamment de semences des variétés HL I et DJA pour toute la zone cotonnière. - L'obfectif de production peut parattre quelque peu ambitieux. Compte tenu du programme présenté et des résultats obtenus antérieurement, il devrait néanmoins pouvoir être atteint. 122. La mission souhaiterait que les services d'encadrement de la CFDT, qui sont bien organisés, ne limitent pas leur action au coton, mais qu'ils s'efforcent également d'améliorer dans leur zone d'action les rendements des cultires vivrières, par des recommandations appropriées. La diminution des surfaces et des temps de travaux consacrés aux pro- duits vivriers bénéficierait d'ailleurs en définitive à la production cotonnière. 15autre part, il est envisagé d'annexer au Centre de recy- clage de la CFDT un petit Centre de Formation Rurale, pouvant recevoir chaque année 200 à 300 jeunes agriculteurs. Si ce projet voit le jour, il faudrait que le programme englobe les différentes cultures pratiquées 1/ La charge annuelle passerait de 12 millions FCFA en 1971/72 à I5 millions FCFA en 1975/76, soit au total 68 millions FCFA. 2/ Au Tehad, on considère toutefois qu'elle est plus fragile et qu'elle ne convient qu'aux bons agriculteurs. Elle a donné de sérieux mécomptes an 1968/69, sauf précisément à proximité du Nord-Cameroun. C tr' to l1. pie. 'vifr c e Ad p»int de vue industriel, une nouvelle installation renge evri PLre mise en service au cours du 3è Plan, de manière h porter la capacité de traitement de 90.000 à 120.000 tonnes de coton ,raine. Elle nécessitera un investissement de 250 millions FCFA qui pourrait être financé partiellement sur aide extérieure. Par ailleurs, une deuxième huilerie est en construction sur subvention du FAC et prêt de la CCCE, pour un montant total d'environ 400 millions FCFA. Elle permettra, h partir de 1971, de traiter 15.000 tonnes de graines et de produire 2,5 millions de litres d'huile raffinée. Avec quelques anénagements, sa capacité pourrait être portée h 25.000 tonnes de graines. A la fin du 3l Plan, l'égrenage produira environ 60.000 ton- nes de graines. Une troisième huilerie, triturant 25.000 tonnes de graines, pourrait par conséquent éventuellement être construite. 124. Sauf pour l'usine d'égrenage et pour les frais d'enca- drement dans certains projets de colonisation (cf. Alinéa 137), l'en- semble du programme cotonnier actuel sera réalisé sans financement extérieur. La culture du coton pourrait cependant être développée dans de nouvelles zones des départements du Nord. Un recours h l'aide extérieure devrait être alors envisagé. Ri7iculture (Assistance Technique de Taiwan) 1'5. A la suite d'un accord de coopération économique et technique signé en 1962, une équipe d'experts de Taiwan est arrivée au Cameroun en 1964. Les premiers résultats obtenus ayant été encou- rageants, l'effectif de cette équipe a été renforcé h partir de 1968. Il compterait actuellement une trentaine de techniciens. Bien qu'elle s'occupe aussi de cultures maraîchères, la mission de Taiwan se consacre avant tout 1 la riziculture, pluviale et irriguée. Ses techniciens sont répartis dans trois centres: la ferme d'Etat de Nanga-Eboko et Ntui au Cameroun Oriental, la station de Bamenda au Cameroun Occidental. Il existe en outre une antenne h Yabassi-Bafang. L'action de la mission s'exerce de deux manibres différentes, soit par la formation de jeunes stagiaires h Nanga-Eboko, soit par la création chez les paysans de par- celles de démonstration. Les stagiaires de Nanga-Eboko (une vingtaine de familles recrutées en 1967) s'engageaient h ne pas quitter avant trois ans la ferme qui devait devenir le centre d'un village pilote. L'aide de Taiwan leur fournissait, outre le personnel d'encadrement, des terrains défrichés (50 ha au total), un logement, l'équipement a ricole, semences, engrais et insecticides. Pendant la première année d'installation, les stagiaires bénéficiaient d'une indemnité mensuelle de 5.000 FCFA par famille. Après dix ans, ils pouvaient prétendre b l'acquisition du titre foncier relatif aux terrains mis en valeur. En dépit (le résultats techniques renseignés comme - 50 - très satisfaisants, l'expérience ne paratt pas concluante. Les jeunes fermiers, en effet, n'ont pas tardé à réclamer du matériel supplémentai- re qui n'était pas justifié. Ceci illustre une fois de plus l'inconvé- nient de méthodes de formation qui sortent le paysan de son milieu. 126. La vulgarisation au moyen de parcelles de démonstration comporte : - la fourniture d'une assistance technique appropriée pour que la culture soit effectuée dans de bonnes conditions, - la distribution de semences, remboursables en nature et sans int6rgt ainsi que la distribution gratuite d'insecticides, - l'octroi d'une subvention de 20.000 FCFA/ha, destinée au paiement d'une main d'oeuvre d'appoint. Seule peuvent bénéficier de l'aide les paysans dieposant d'un terrain relativement plat, d'une superficie de 0,5 à 5 hectares, situé près d'une route carrossable et facilement irrigable. L'opération a connu un bon démarrage et des rendements élevés auraient été obtenus. Bon nombre d'agriculteurs ont cependant renoncé à remettre leur champ en culture dès la deuxième année, lorsque la subvention initiale était supprimée. Il se confirme ici aussi que l'introduction de techniques nouvelles, particulièrement lorsqu'elles exigent un travail relativement difficile, est une oeuvre de longue haleine qui n'a de toute manière une chance de réussir qu'à la condition de maintenir en place pendant une pé- riode suffisamment longue un encadrement dense et compétent. En outre, il est certain que des ethnies différentes ne se comportent pas de la même façon et qu'avant de lancer des programmes nouveaux il est indispensable d'étudier non saulement les problèmes techniques mais également les réac- tione des populations. 2. Les Opérations Intégrées Yabassi - Bafang 127. Le projet a pour but principal d'empêcher la migration vers les villes de jeunes fermiers originaires du pays Bamiléké sur- peuplé. Il consiste à les aider à s'installer à proximité d'une nouvelle route, reliant Bafang à Yabassi, dont la construetion était en tout état de cause indispensable. Après des études préliminaires en 1964, les tra- vaux routiers ont débuté en 1965. Ils s'achèveront mi-I970 par la mise en service du pont de Toumbeasala. Parallèlement a commencé en 1966 l'implantation des premiers agriculteurs. 128. Après un démarrage relativement lent, le projet progresse de manière satisfaisante, bien qu'à un rythme moins rapide que prévu. En février 1970, 900 familles avaient été installées dans onze nouveaux villages, délimités par les services d'encadrement, où les fermiers "pionniers" construisent eux-mlmes leur habitation. Le recrutement se heurte à l'opposition de certains chefs traditionnels et l'objectif - 51 - annuel de 500 familles sera difficile à atteindre avant longtemps. Les programmes culturaux qui avaient été initialement prévus ont dû 8tre modifiés. A l'heure actuelle, le projet s'appuie sur le cacao et le café Robusta comme principales cultures à revenu monétaire, 1/ sur le riz pluvial et les plantes vivrières à tubercules, dont une partie de la production devrait approvisionner les grands centres de consommation et principalement Douela. La poivrier et le palmier à huile ont été abandonnés, le premier pour des raisons phytosanitaires, le second à la fois parce que les conditions ne lui étaient pas très favorables et parce qu'il était hasardeux d'appuyer l'usinage uniquement sur des plan- tations villageoises. Avec raison, il a été jugé également que l'intro- duction de bétail bovin était prématurde. 129. La responsabilité de l'exécution du projet a été confiée à la SCET Coopération, dont le personnel - deux expatriée, dont un à mi-temps - est pris en charge par le FAC. Sept volontaires, Français, Allemands et Chinois, complètent l'encadrement expatrié. Le FAC, qui a accordé 558 millions FCFA depuis I964 pour les études, le matériel nécessaire à la construction de la route (par l'armée), des équipements, des constructions et l'assistance technique, cessera d'intervenir en juillet 1971. 130. Une requOte avait été préparée en mars 1970 en vue d'ob- tenir pendant un an l'assistance d'une mission de six expert. du PNUD 2/, qui aurait eu notamment pour tàche : - d'établir le bilan des réalisations, - de conseiller le Gouvernement quant à la forme à donner à une Société de Développpment, en cours de création, qui doit pren- dre en charge l'opération, - de faire des recommandations au Gouuernement concernant l'ex- tension de l'opération, - dans un deuxième temps, éventuellement, de mettre en applica- tion la solution préconisée. En fonction de ces études, le Gouvernement devait décider s'il était préférable, soit de limiter l'opération à la région actuelle, qui per- met d'installer au maximum 2.000 familles, soit de l'étendre vers le Sud, au-delà de Toumbassala. Dans les deux cas, il serait nécessaire, pour l'évacuation des produits vers Douala, de construire un pont à Yabassi, dont le coÔt en première approximation est estimé à 150ou 200 millions FCFA. L'aide du FAC sera vraisemblablement sollicitée pour le financement de cet ouvrage. I/ Au 30 juin 1969, 500 ha de caféiers Robusta et 173 ha de cacaoyers étaient en place. 2/ Un chef de projet, un économiste, un expert routier, un spécialiste des coopératives, un expert pour les activités artisanales et un expert en élevage. - 52 131. En dépit des aléas inhérents à tout projet de colonisation, les résultats obtenus jusqu'à présent sont encourageants. L'arrivée des jeunes agriculteurs venus du plateau Bamlléké ne semble pas avoir entral- né de difficultés majeures avec la population en place, peu nombreuse il est vrai. Le Gouvernement a décidé dans ces conditions de poursuivre l'o- pération au-delà de la période d'intervention du FAC, d'abord sur budget national 1/, ensuite sur aide extérieure. Dans une telle optique, il con- viendrait de préparer le plus rapidement possible un dossier de finance- ment qui tienne compte des modifications à apporter au projet initial. Il y a lieu notamment de revoir les objectifs de mise en valeur en fonction de l'expérience acquise. Les rendements devront être estimés avec réalis- me, compte tenu de l'hétérogénéité et de la qualité souvent médiocre des sole, ainsi que de la topographie assez accidentée du terrain. Au minimum, les renseignements pédologiques devraient permettre de déterminer le pour- centage des divers types de sols dans la région et leur productivité. D'autre part, l'opération s'est déroulée jusqu'à présent avec un encadre- ment volontairement réduit. Un renforcement raisonnable de cbt encadrement devrait Otre envisagé, ne serait-ce que pour résoudre les problèmes de commercialisation dont l'importance ira croissant avec l'augmentation de la production. En résumé, le dossier devrait démontrer que l'opération se justifie non seulement sur le plan social, mais aussi du point de vue économique. La requête au PNUD n'ayant pas encore été introduite, les termes de référence devraient gtre modifiés en ce sens, de sorte qu'elle débouche sur une vé- ritable étude de factibilité. Les ZAPI (Zones d'Actions Prioritaires Intégrées) 132. Dans le cadre du 2è Plan Quinquennal, le Gouvernement a décidé de confier à la CINAM 2/, par une convention de cinq ana (1967- 197â, la création de zones à développement intégré. Les principaux ob- jectifs à atteindre étaient : - la mise sur pied, dans des zones bien délimitées, d'Entreprises de Progrès Locales (E.P.L.), chargées de promouvoir le dévelop- pement; gérées comme des entreprises privées, les E. P. L. de- vaient être financièrement équilibrées au bout de cinq ans, l'essentiel des ressources provenant de la vente du cacao ou du café. - la réalisation par les E. P. L de toutes actions visant à ac- crottre la production, à améliorer la commercialisation et à former les paysans et le persnnfl d'encadrement. - l'organ4sation et la structuration du mi1ieu rural. 133. A la fin de 1969, quatre ZAPI 3/ étaient opérationnelles, dont deux dans le Centre-Sud, Menguémé et Zoétélé,financées conjointement par le Fonds d'Aide et de Coopération et la Caisse de Stabilisation, et 1/ Au moyen d'une subvention annuelle de 150 millions de FCFA, qui de- vrait permettre d'implanter environ 400 familles, chiffre qui paralt assez optimiste. 2/ Compagnie d'Etudes Industrielles et d'Aménagement du Territoire. 3./ Les ZAPI sont placées sous la tutelle du Ministère du Plan. - 53 - deux dans l'Inspection de l'Est, à Nguelemendouka et Doumé, financées par les Caisses de Stabilisation. Une troisième ZAPI a été créée à la fin de I969 dans le Centre-Sud, à Ngoulemakong, avec l'aide du FAC dont la contribution totale sur ce type d'opération a porté sur 266,4 millions de FCFA entre le'ler juillet 1967 et le 30 juin 1970 j/. Chaque ZAPI compte en moyenne 10 à 15.000 habitants, dont 2 à 3.000 planteurs, culti- vant 6 à 7.000 hA de cacaoyers (sauf pour l'une des ZAPI de l'Est, basée sur la culture du caféier). Bien que l'action des encadreurs porte prin- cipalement sur les cultures d'exportation, des efforts d'intensification sont également entrepris sur les cultures vivrières. 134. Au cours de la campagne 1969/70, il a été acheté 3.074 ton- nes de cacao, contre 1.997 tonnes pour la campagne précédente. Les prévi- sions, qui étaient de 3.800 tonnes, n'ont pu être atteintes, principalement en raison du "ahuntage". En effet, le monopole d'achat consenti aux E.P.L. dans leur zone n'est pas respecté. Des commerçants privés approvisionnent les fermiers en biens de consommation et paient souvent un prix légèrement plus élevé que le cours officiel. Un paiement plus rapide pousse également certains paysans, qui ont un besoin urgent d'argent,à vendre leur récolte hors organisation. La suppression totale du "shuntage" sera pratiquement impossible tant que les ZAPI resteront des flots au milieu de la zone cacaoyère. Pourtant, le cacao commercialisé par les E.P.L est d'une qua- lité supérieure à la moyenne nationale, et l'expérience mérite d'être poursuivie jusqu'à ce qu'un bilan de l'activité des ZAPI ait été dressé. D'après la CINAM, les charges d'exploitation de la première E.P.L. mise en place seront couvertes à raison de 96 pour cent par des ressources propres après 4 ans. En réalité, cette estimation ne tient aucun compte des coÔts d'assistance technique et des fraie de fonctionnement de la mission régionale CINAM, qui représentent environ 50 pour cent des dé- penses totales._2/ Telle qu'elle a été conduite jusqu'à présent, l'opé- ration ZAPI a, en fait, été coûteuse. Il faut cependant noter que c'est uniquement dans le cadre des ZAPI et de l'opération Yabassi-Bafang qu'a été entamé le programme de régénération cacaoyère 3/, et que des résul- tats intéressants ont été obtenus en matière de structuration des commu- nautés villageoises. Il reste à voir dans quelle mesure ces résultats pourront être maintenus après le retrait de l'encadrement actuel. 135. La CINAM propose de créer au cours du 3è Plan Quinquennal quinze nouvelles ZAPI, qui produiraient en régime de croisière 50.000 tonnes de cacao. Elles seraient mises en place par groupes de cinq, sur 1/Une subvention supplémentaire de 47 millions FCFA pourrait être ac- cordée au titre de l'Assistance Technique pour l'année I970/7I. 2/Les besoins de financement pour 1970 71 sont estimée comme suit pour les ZAPI "cacao" : - Assistance technique : 53,1 millions FCFA de financement extérieur - Fonctionnement mission régionale : 6 millions FCFA de ressources propres et 24 millions FCFA de financement extérieur - Fonctionnement ZAPI existantes : 46 millions FCFA de ressources propres et 17,5 millions de financement extérieur - Création nouvelle ZAPI : I5 millions FCFA de financement extérieur - Routes : 15 millions FCFA de financement extérieur. 3/500 ha ont été mis en place en 1969/70 par les trois E.P.L "cacao". - 54 - une période de trois ans. En dépit d'un renforcement de la mission ré- gionale, l'incidence du coÔt de l' asistance technique par rapport aux dépenses totales serait sensiblement réduit. La coÔt du projet est esti- mé à 1.350 millions FCFA, dont 300 millions FCFA pour l'assistance technique. Le montent est à prendre avec beaucoup de circonspection car il est peu vraisemblable que l'encadrement expatrié puisse étre supprimé après 4 ans, comme le prévoit la CINAM. 136. Il ne serait pas raisonnable de lancer un programme de 15 ZAPI, qui dépasserait d'ailleurs probablement la capacité de la CINAM. Il conviendrait avant tout d'examiner la situation des ZAPI les plus anciennes après que leur gestion ait été reprise par des cadres camerounais. Si les résultats sont bons, quelques nouvelles zones pour- raient être ouvertes, de préférence près des centres de consommation dans un premier stade, ce qui procurerait un débouché pour les produits vivriers et faciliterait la surveillance. _/ L'aide extérieure au déve- loppement des ZAPI pourrait éventuellement être envisagée sous forme d'intervention dans un programme cacao (cf. Alinéa 142) ou de crédit agricole. Opérations de colonisation au Nord Camenoun 137. Ces opérations consistent à mettre en place des structures d'accueil relativement simples (dispensaires, écoles, pistes, puits, etc ..), afin d'inciter les populations Kirdis à quitter les zones mon- tagneuses du Nord-Cameroun qui constituent leur habitat traditionnel, pour s'installer dans les plaines. Bien que ces projets aient avant tout un caractère social, étant donné que les conditions de vie des monta- gnards sont extrOmement précaires, ils ont également une certaine justi- fication économique. Après leur réinstallation, les Kirdis développent leurs activités agricoles, notamment la culture du coton, alors qu'aupa- ravant ils devaient se limiter à de maigres parcelles de mil, sur des sols érodés, difficilement maintenus en place par d'importants travaux de terrassement. Les opérations de colonisation au Nord-Cameroun ont bé- néficié pendant le Deuxième Plan Quinquennal de l'aide du FAC dans la région de Guider (75 millions de FCFA, plus 6 millions de FCFA d'assis- tance technique) et du FED à Doulo-Gane (100 millions de FCFA). Les mêmes organismes seront sollicitée pour des opérations analogues à réaliser sur le Troisième Plan à proximité du Mayo Kebbi ( 400 à 500 millions de FCFA du FED) et à Be - Badjouma (75 millions de FCFA du FAC). En dépit de quelqueslitiges fonciers, ces programmes se déroulent de manière satis- faisante. Leur intérIt pour les populations concernées ne fait aucun doute. 1/ Les meilleurs résultats jusqu'à présent sont obtenus dans la ZAPI la plus proche de Yaoundé. - 55 - Centre de Formation de Wum 138. Construit dans le Nord du Cameroun Occidental avec une aide de 7 millions de DM (1,9 million S US) de la République Fédérale d'Allemagne, ce Centre a été inauguré en 1969. L'objectif initial était de former à l'utilisation de matériel agricole moderne de jeunes fer- miers logés dans l'établissement. Jugé avec raison peu réaliste, ce pro- gramme sera modifié. L'une des possibilités envisagée serait de créer à Wum un Centre de formation et de recyclage pour moniteurs agricoles, qui n'existe pas actuellement au Cameroun Occidental. Plusieurs propositions sont à l'étude, d'autre part, en vue d'améliorer la rentabilité des ins- tallations 1/ : développement de la culture du vétiver, production de semences de male hybride, extraction d'huile d'avocat, embouche de bé- tail. Le FED a été pressenti pour prendre le relais de l'aide bilatérale allemande. Cette requête est à l'examen. Il importe avant tout de rendre une utilisation pratique à ce Centre, congu au départ comme une entre- prise trop ambitieuse. ./ Début 1970, 150 ha étaient cultivés en caféier, vétiver et mais. - 56 - B. Frojetsnouveaux à mettre en oeuvre au cours du Troisième pirn 1. Pro jets Préparés Développement du riz dans le Nord-Cameroun (Projet SEMRY) 139. Ce projet, qui était prévu sur le Deuxième plan, a jO Otre reporté. Il a pour objectif d'aménager en culture irriguée envi- ron 5.000 ha en bordure du Logone, où les populations pratiquent dé- jà la riziculture. En régime de croisière, la production de riz blanchi de la rizerie du SEMRY passerait de 4.500 tonnes à plus de 15.000 ton- nes par an. D'après l'étude de factibilité effectuée par les coneultantsl le projet aurait: - un taux de rentabilité économique interne de 17,7 % pour du riz de qualité supérieure, et de 14,6 % pour du riz de quali- té moyenne. Ces pourcentages tomberaient respectivement à 14,3 et 11,6 % si les rendements escomptés diminuent de 10%. - un taux de rentabilité financière de 5,7 ou 4 %, avec les mlmees rendements. Pour déterminer ces chiffres, les hypothèses suivantes ont été retenues : - Des prix de vente correspondant pour le riz entier aux pro- jections de prix, soit du riz à grain moyen 20 % de brisures USA, soit du riz à grain mi-long 35 % de brisures Thallande, et pour les brisures à la qualité A 1 Thallande 2/ - Des rendements moyens variant de 2,6 T à 3 T/ha/culture. - L'évacuation des produits blancs sur trois centres princi- paux de consommation, soit Garoua, Yaoundé et Douala, compte tenu de la différence entre les prévisions de consommation et de production dans chacune de ces zones. Afin de concurrencer les riz d'importation, le prix sortie usine, qui était de 46.000 FCFA/tonne en 1969, serait ramené à 40.000 FCFA en 1975 et 37.000 FCFA après 1984. Les riz vendue dans le Nord subiraient une taxe de péréquation servant à subventionner les riz vendus sur le Lit- toral _3 La réalisation du projet aurait pour conséquence une perte de droits de douane pour l'Etat sur les riz importés, qui ne serait pas totalement compensée par les taxes de transaction perçues sur le riz à la sortie de l'usine, par la fiscalité directe et indirecte, et par les taxes induites. Le solde négatif annuel en période de croisière serait 1/ BDPA - Sogatha - IRAT 2/ Il a été estimé que le prix CAF Douala du riz d'importation de qualité moyenne serait de 34.071 à 38.503 FCFA en 1971-78, 33.240 à 37.118 FCFA en 1979-83 et 32.132 à 35.733 FCFA après 1984, en fonction du volume des transactions mondiales. Les riz importés sont actuellement frappée à l'un- trée d'une taxe correspondant à 28 pour cent de la valeur CAF pour lu riz en provenance de la CEE et à 50 pour cent pour le riz d'autres provenances 3/ En fonction de la répartition des tonnages, la taxe a été évaluée à 6 FCFA/kg et la subvention à 2 FCFA/kg. - 57 - de 13 millions de CCFA environ. En revanche, le projetaurait un effet favorable sur la balance des paiements. Il est estimé que la réduction des importations entrainerait un allègement de la balance commerciale après 1980 de l'ordre de 400 millions de FCFA par an, compte tenu de la sortie annuelle de devises que nécessitera le fonctionnement du péri- mètre. Selon le degré d'intensification des exploitations, la valori- sation de la journée de travail au niveau du paysan varierait entre 195 et 260 FCFA, contre 70 FCFA avant la mise en oeuvre du projet (avec un prix d'achat de I8 FCFA/kg de paddy). Le coOt total du projet serait d'environ 1.650 millions de FCFA, mon- tant pour lequel un financement conjoint a été sollicité auprès du FAC, de la CCCE et de la Banque. La production attendue aurait un débouché assuré, étant donné qu'elle ne couvrira qu'une partie des besoins du Cameroun (cf. Tableau 37). Le problème le plus difficile sera sans doute l'introduction progressi- ve de la culture de saison sèche, qui constituera üne innovation et qui risque d'entrer en compétition chez le fermier avec d'autres anti- vités. Or, seule la double culture annuelle sur une partie au moins de la superficie permettrait de justifier le coGt assez élevé des aména- gements. Développement de la culture du thé 140. Le développement de la théiculture est envisagé dans la zone d'altitude (environ 1.600m) à la limite des deux Etats. L'aide du FED a été demandée pour la création d'une plantation de 300 à 500 ha à Djuttitsa, au Nord de Dochang. La Banque a d'autre part été sollicitée pour le financement de 800 à 1.000 ha de théiers, répartis entre les si- tes de Mbouda et de Santa 1/. Tandis qu'à Djuttitsa la plus grande par- tie de la surface serait sous forme de bloc industriel, à Mbouda et Santa il y aurait surtout des plantations villageoises. L'étude de fac- tibilité qui a été effectuée pour Mbouda_/aboutit à un coôt d'investis- sement total de 420 millions de FCFA. Le taux de rentabilité économique interne serait de 9 % et le taux de rentabilité financière de 2% seule- ment. La production à Mbouda, en période de croisière, serait de 630 tonnes par an (pour 625 ha). Compte tenu de la production camerounaise existante et de l'étroitesse du marché intérieur, il est estimé que celui-ci n'absorberait que ID % des productions nouvelles, le solde se répartissant entre les marchés de Londres (40 %), du Moyen-Orient (30%) et du Tchad (20%). Il a été estimé que le prix pondéré moyen ex-usine serait de 205 FCFA/kg 2/. La rentabilité du projet serait meilleure si une proportion plus importante de la production pouvait étre placée au Tchad, où li thé camerounais est apprécié et où il bénéficiait précé- demment d'une protection douanière importante dans le cadre de l'UDEAC. I/ Un troisième site avait été envisagé à Bangangte, mais les conditions humaines et techniques y étant moins bonnes, la rentabilité serait très faible. 2/ Par l'IFCC et le BDPA; l'étude de factibilité pour le site de Santa est attendue au coure du premier semestre de 1971. 3/ Moyenne entre les prix Londres (220 FCFA/Kg CAF, soit 182,5 FCFA ex- usine) Moyen-Orient (235 FCFA/kg CAF, soit 173,5 FCFA ex-usine), Tchad 300 FCFA/kg loco frontière, soit 264 FCFA ex-usine) et Cameroun (300 FCFA/kg, soit 270 FCFA ex-usine). - 58 - L'avenir du marché tchadien est cependant incertain. En raison de la décote qui affecte sur le marché mondial le thé provenant de nouvelles zones de production, m8me s'il est de bonne qualité, il serait souhai- table que soient étudiées les possibilités d'écoulement dans d'autres pays d'Afrique. 2. Projets à l'étude Développement de la culture cacaoybre 141. C'est sur la rénovation des plantations villageoises de cacaoyers que le Gouvernement du Cameroun Oriental compte faire porter non effort principal au cours des prochaines années. L'opération a pour but de renouveler complètement les plantations existantes sur une période de vingt ans, compte tenu de leur âge et de leur productivité médiocre. Le rythme de replantation passerait de 6.000 ha dès la premiè- re année, à ID.000 ha la sixième année et à 20.000 ha par an à partir de la neuvième année. La première phase de l'opération, étalée sur dix ans, couvrirait une superficie totale de ITO.500 ha, dont 24.000 ha de F3 Amazonien. Le reste du programme serait réalisé en totalité avec des hybrides. A cet effet, 75 ha de champs semenciers supplémentaires doi- vent 8tre mis en place par l'IFCC I/Selon la Direction de l'Agriculture, le coOt de la première phase serait de 3.700 millions de FCFA. Le program- me serait réalisé par une section spécialisée rattachée au "Service des Opérations Agricoles intégrées", présentement chargé de la lutte anti- capsides. La production escomptée en régime de croisière (soit dix ans après la dernière année de plantation) varierait entre 77.000 et 110.000 tonnes 2/ 142. Il est compréhensible que le développement de la culture du cacao, premier produit d'exportation, soit considéré comme prioritai- ro. La Banque a d'ailleurs manifesté à différentes reprises son intirgt pour une opération de régénération des plantations. Mais le programme envisagé n'est pas réaliste et il dépasse largement les possibilités des services de l'Adminiatration. La mise en place de la première tranche de 6.000 ha en 1970, sur financement de la eaisse de Stabilisation du Cacao, constituera un test intéressant. Un programme raisonnable pour- rait comporter la mise en place de 20.000 ha sur cinq ans, avec une pro- gression de 2.000 à 5.000 ha par an. Le programme devrait de toute ma- nière Itre précédé par une étude préliminaire, qui inclurait notamment : - le choix des zones d'intervention - le coÔt réel du projet, les estimations actuelles apparaissant nettement sous-évaluées - la forme à donner à l'organiser qui assurerait l'exécution du projet IJL'IFCC dispose actuellement de 10 ha de jardins grainf.ers agés de 5 à 6 ans et 10 ha mis en place en 1969. Il est prévu de planter 25 ha en 1971, 25 ha en 1972 at 25 ha en 1973, puis de maintenir en permanence 75 ha de jardins âges de6 à'7 ans, qui permettraient de planter 20.00) lia par an. Le financement des nouveaux champs semenciers seraLL, au mols vii part l, la charge de la Caisse de Stabilisation du Cacao. ?/ 77.000 tonnes étant considéré une estimation prudente. -59 - En tout état de cause, les plantations devraient Itre concentrées dans les meilleurs secteurs, et non éparpillées dans toute la région cacaoyère, comme il est actuellement envisagé. Les ZAPI et peut-8tre aussi le projet Yabassi-Bafang, où un encadrement relativement dense existe dès à présent, pourraient servir de support à l'opération, pour autant que les conditions écologiques apparaissent favorables. La réalisation des travaux pourrait être éventuellement confiée à une section du Servise des Opérations Agri- coles intégrées, à la condition expresse qu'elle dispose d'une large au- tonomie et d'une organisation bien structurée. Dès la mise en oeuvre de la première phase de l'opération, l'exécution d'une deuxième tranche pourrait être mise à l'étude. Ces propositions sont largement en-deç' des projets du Gouvernement, mais un programme de plantations intensives avec des arbres à haute productivité n'a de chance de réussir qu'avec une préparation sérieuse et la garantie que les plantations nouvelles béné- ficieront de techniques culturales et de soins appropriés. Une opération de grande envergure, conduite à la h8te et qui ne bénéficierait pas d'un support logistique adéquat risque fort d'aboutir à un échec complet. La coÔtide l'étude préliminaire, qui devrait être entreprise sans délai, peut être estimé à 25 millions FCFA environ. 143. Au Cameroun Occidental,il est envisagé 8.600 ha de régé- nération cacaoyère è raison de 860 ha par an, dont 700 ha de replanta- tions en milieu villageois et 160 ha de plantations nouvelles. La pro- duction escomptée est de 6.000 tonnes par an lorsque les arbres seront à maturité 1/. La réalisation serait confiée à un département spécial, disposant de son propre personnel et dirigé par un expert expatrié. Le coOt du programme sevait de 382 millions FCFA pour les replantations et de 131,3 millions FCFA pour les plantations nouvelles. 2/Au cours de l'étude préliminaire, qui reste à entreprendre et qui pourrait être couplée avec celle du Cameroun Oriental, il conviendrait de déterminer les zones les plus favorables. L'humidité rend en effet les plantations du Cameroun Occidental beaucoup plus sensibles à la pourriture brune. L'amélioration de la production cacaoyère au Cameroun Occidental se heur- te en outre au système d'exploitation traditionnel, bon nombre de plan- tations étant gérées par des métayers qui ne visent que le profit immé- diat. Le système de replantation envisagé consisterait à créer des blocs de 120 ha répartis ensuite entre des fermiers qui n'en auraient que l'u- sufruit. Il conduirait aux m8mes mécomptes et il conviendrait de l'aban- donner. / Les variétés utilisées seraient d'abord du F3 Amazonien, ensuite des variétés hybrides lorsque la production du Cameroun Oriental dépassera les besoins. 2/ Chiffre à revoir en hausse. - 60 - Régénération et replantation de caféiers Arabica (Cameroun Oriental) 144. Le Gouvernement avait soumis en 1969 à la Banque un pro- jet de rénovation de la caféraie Arabica au Cameroun Oriental. D'après les renseignements donnés à l'époque, le projet aurait consisté : - à arracher 60.000 ha de vieux caféiers, sur un total de 83.000 ha, - à remplacer ces arbres, sur une partie seulement de la surface, par des caféiers à haute productivité. L'opération aurait su pour effet : - de diminuer les frais de production gr9ce à de meilleurs rend- mente, - par un regroupement des plantations, de permettre des actions d'amélioration de la qualité, - dans une région densément peuplée, où la terre est rare, de li- bérer une partie des superficies plantées en caféiers, l'objec- tif étant de maintenir la production à son niveau actuel, - de développer les cultures vivrières sur les terres rendues dis- ponibles. Séduisant à première vue, le programme se révèle difficilement applica- ble à l'analyse. Tout d'abord, les superficies qui avaient été rensei- gnées ne correspondent pas avec Slles de la Direction de l'Agriculture (cf. alinéa 36.). Les rendements à l'hectare seraient donc différents. Ensuite, les arbres sont dans l'ensemble encore relativement jeunes, mais les plantations ont été mal conduites. De surcroft , le pourcentage des surfaces à arracher pour qu'il n'y ait pas d'augmentation de la produc- tion serait important et il paratt difficile de faire acceptar par le planteurs une mesure aussi drastique. Enfin, des cultures vivrières existent déjà bien souvent en sous-étage, où elles bénéficient des en- grais appliqués sur les caféiers. Comme ce sont traditionnsRement les fem- mes qui s'occupent des produits vivriers (tandis que le café est réservé aux hommes), il est douteux que ces cultures recevraient une fumure mia nérale dès lors que des surfaces leur seraient réservées. Dans ces con- ditions, il n'est pas certain qu'en définitive l'opération augmenterait la production des vivriersl/.Plutàt que d'entreprendre une vaste opération d'arrachage et de replantation, il serait préférable, dans un premier temps, de régénérer certaines des caféraies existantes. Les services de l'Agriculture, en collaboration avec l'IFCC, pourraient déterminer sur quelles superficies de telles actions seraient justifiées et comment elles devraient être conduites. Parallèlement, l'IFCC pourrait mettre en place les jardins semenciers pour la production de plants sélectionnés . En effet, les arbres que cet Institut pourrait livrer aux planteurs sont de meilleure qualité que ceux qui sont en place, mais ce ne sont pas des caféiers à haute productivité. 1/Pourtant,l'association de cultures vivrières est préjudiciable aux caféiers et elle est, à juste titre, formellement déconseillée par l'IFCC. Il faudrait progressivement amener les agriculteurs à pratiquer la culture pure, seule méthode rationnelle. Il ne fait toutefois aucun doute que c'est une tache difficile et de longue haleine. - 61 - Dévloppement de la culture bananière 145. Le Gouvernement a sollicité un prêt de 330 millions FCFA auprès du Fonds de Diversification de l'OIC afin de planter 810 ha de bananeraies villageoises de la variété Poyo (coOt total du projet 5IS millions FCFA), permettant d'escompter au cours de la quatrième année après le lancement du projet une production supplémentaire de 21.500 tonnes. L'augmentation de la production serait indispensable pour maintenir une ligne régulière de bateaux bananiers. En 1968/69, en effet, le coefficient de remplissage des bateaux n'a été que de 75 pour cent. En deuxième phase, il est envisagé de planter 1.600 ha de plus, qui produiraient environ 40.000 tonnes, ce qui permettrait l'em- ploi de plus gros navires, à tarif de fret plus bas. Pour cette deuxième tranche, il serait fait appel au FED, qui a refusé précédemment d'in- tervenir en faveur de la banane. L'exécution des programmes serait confiée à l'DCB . La relance des bananeraies villageoises ne peut se concevoir qu'avec un encadrement dense et efficace, qui amènerait les fermiers à appliquer des techniques culturales modernes. L'OCB dans sa structure actuelle n'est pas en mesure de mettre en oeuvre un tel pro- gramme. Enfin, sur le plan de l'infrastructure, une attention particulière serait apportee au cours du Troisième Plan aux problèmes de desserte por- tuaire, afin d'accélérer les chargements, gràce à un équipement adéquat, et de réduire les coÔts de stationnement. 146. Le quota accordé au Cameroun par la France, seul marché d'exportation actuellement, a été progressivement réduit. Le Gouverne- imt espère que l'augmentation de la production entrainera un relèvement de ce quota et il avance le chiffre de 60.000 tonnes en I972/73. MOme si ces prévisions, qui ne paraissent pas déraisonnables, se réalisent, l'exécution de la première tranche de plantation et, a fortiori, de la deuxième tranche, nécessitera le placement d'une partie de la production sur d'autres marchés, où elle se heurtera à une sévère concurrence. Il est par conséquent inutile d'entreprendre des extensions si les bananes camerounaises ne sont pas suffisamment compétitives. Pour cela, il est non seulement indispensable de comprimer les coOte de production, mais aussi d'accorder une attention toute particulière à la qualité des produits livrés en veillant notamment aux conditions de récolte, de transport, de conditionnement. Mise en valeur de la Plaine de Ndop 147. Divers essais ont été entrepris depuis 1967 par le BOPA avec l'aide du FAC, en vue de définir une formule de mise en valeur de la Plaine de Ndop, située en bordure de deux Etats. Les premiers résul- tats ayant été décevants, le programme a progressivement été réorienté - 62 - vers la riziculture, soit pluviale, soit irriguée. Bien que le drai- nage de la plaine ot posé de sérieux problèmes, qui n'avaient pas été résolus, un projet de ID à 20.000 ha de culture de riz avait été envisa- gé. Toutefois, selon des études topographiques récentes, la construc- tion à brève échéance 1/ du barrage de Bemendjin par Enelcam inondera la plupart des terres qui devaient faire l'objet d'un aménagement hydro- agricole. En conséquence, il devient indispensable : - de rechercher plus en amont d'autres surfaces, qui feraient l'objet d'un aménagement différent; à de reprendre les essais agronomiques, dans l'optique d'une utilisation des eaux de retenue du barrage. La liste des cultures à expérimenter comporte, outre le riz, le tabac, les tomates et les oignons. Il serait souhaitable que les essais soient entrepris le plus rapidement possible, afin de disposer des premières données dès la mise en eau du barrage. Culture du riz sur "hardées" 148. Très argileux et compacts, les "hardés" du Nord-Cameroun, précédemment considérés comme inutilisebles, conviendraient semble-t-il pour la riziculture. L'IRAT aurait en effet obtenu des rendements de 3 tonnes/ha sur petites parcelles. Il s'agit toutefois d'une expérimenta- tion qui n'en est qu'à ses débuts et qui devra se poursuivre pendant deux ou trois ans, an mettant en évidence les cots d'aménagement. De toute manière, le riz des "hardés", tout comme celui du SEMRY, devra sup- porter des frais de transport élevés jusqu'aux centres de consommation de Douala et Yaoundé. Cô@plexe agro-industriel ananas 149. Le financement d'un complexe agro-industriel pour l'ananas dans la région du Mungo avait été sollicité auprès du Fonds de Diversi- fication de l'OIC. Les dépenses totales d'investissement avaient été estimées à 210 millions de FCFA. Au stade final, le complexe aurait trai- té 10.000 tonnes de fruits (cf. Tableau 36). Divers 150. Au Tableau 36 sont mentionnés un certain nombre de projets agricoles ou agro- industriels à réaliser pendant le Troisième Plan et pour lesquels le Gouvernement sollicite une aide extérieure, tels qu'une industrie de transformation du manioc, des complexes agro-industriels pour plantes à parfum, fibres jutières et concentré de tomates 2/ le développe- ment de la culture du mals et du soja. Peu d'informations ont pu Otre .1/La mise en eau est prévue en 1973 et peut-Otre dès 1972. Z/Des réserves ont été formulées plus haut (cf. alinéa 80) sur la fabrication de concentrés de tomates. - 63 - obtenues sur ces projets, qui devraient faire l'objet dans chaque cas d'une sérieuse étude de pré-investissement. Il est également prévu des actions dans le domaine de l'élevage, mais à l'exception d'un programme de construction de parcs à vaccination et de dipping-tanke, elles res- tent encore è définir. - 64 - V. LE MARCHE D'EXPORTATION A. La Place du Cameroun sur le Marché Mondial 151. LB Cameroun occupe le cinquième rang parmi les producteurs de cacao, après le Ghana, le Nigéria, le Brésil et la Côte d'Ivoire. Sa production représente, en 1968/69, environ 8,2 pour cent de la pro- duction mondiale et 12 pour cent de celle de l'Afrique. Il devrait con- server le même rang à la fin du 3è Plan, mais sa participation dans la production mondiale et africaine pourrait légèrement baisser (7,8 et 10,7 pour cent respectivement). Sa production de café place le Cameroun en le position dans le monde J/. En volume, le café camerounais (Ara- bica plus Robusta) correspond en 1968/69 à 2 pour cent environ de la production totale dans le monde et à 6,5 pour cent de celle de l'Afrique. En 1975/76, la part du Cameroun dans la production mondiale ne devrait guère varier, mais elle pourrait augmenter quelque peu dans la production africaine. 152. La participation dans le commerce mondial est très faible pour les autres produits, bien qu'elle représente parfois un pourcenta- ge non négligeable de la production africaine. C'est le cas notamment du coton, où la Cameroun est le second producteur des Etats de la Ione Franc (après le Tchad), avec 15 pour cent en 1968/69 de la production de cette zone, qui ne représente cependant, dans son ensemble, que 1,6 pour cent de la production mondiale 2/. Le caoutchouc représente en 1968/69 environ 5 pour cent de la production africaine, mais celle-ci n'est que de 7,7 pour cent de la production mondiale. Prévision d'évolution des cours mondiaux 153. Après la période de haute conjoncture dont plusieurs pro- duits tropicaux ont bénéficié en 1969, une baisse des cours est attendue pour la majorité des produits dans les prochaines années, compte tenu des augmentations de production escomptées. La baisse pourrait être par- ticulièrement sensible pour le cacao, le café, les oléagineux et le caout- chouc. Elle devrait être modérée pour le coton, tandis que les fruits pourraient se maintenir ou même légèrement progresser. Ces estimations ont été faites par les services de la Banque , après une analyse détail- lée des prévisions de production et de consommation, dans des conditions normales d'évolution du marché. Elles ne tiennent pas compte d'aléas, climatiques ou autres, qui peuvent être importants en agriculture. Elles doivent, pour cette raison, âtre considérées comme des probalités, qui ne correspondront pas nécessairement à la réalité. 1/ Après le Brésil, la Colombie, la Côte d'Ivoire, l'Angola, le Mexique, l'Ouganda, l'Ethiopie, le Salvador, l'Indonésie et le Guatémala. 2/ Coton longue soie exclu. - 65 - B. Développement des produits d'exportation C aca.g 154. Les programmes d'expansion envisagée produiront leur effet au cours du 4e. Plan Quinquennal. Les augmentations de produc- tion pendant le 3e Plan proviendront s - des traitements phytosanitaires, mais l'éloignement des plantations freinera l'extension du programme contre la pourriture brune; - des plantations sélectionnées réalisées dans les opéra- tions dites intégrées (ZAPI ou Yabassi-Bafang), dont la surface est encore limitée ; - des replantations incontrôlées en milieu villageois, qui compenseront surtout le dépérissement d'arbres Agés. Au total, la production ne devrait pas progresser de plus de 5 pour cent par an jusqu'en 1975/76. Café 155. Les estimations de production de café à la fin du 3e Plan sont malaisées à établir. Des sondages ont été effectués, il est vrai, en vue de déterminer l'Age des caféraies, mais ces sondages datent d'il y a plusieurs années et un certain nombre de replantations non contr8- lées ont dO intervenir. Le seul projet prévu est la régénération des caféraies Arabica au Cameroun Oriental. Les estimations de la mission s'appuient sur une augmentation de 4 pour cent par an pour le Robusta et 5 pour cent pour l'Arabica. I/ Ce dernier chiffre pourrait àtre légèrement trop élevé, si le programme de régénération n'est pas exé- cuté. Coton 156. Le taux de progression avancé par la CFDT pour le coton paratt raisonnable. Si les conditions climatiques sont normales, la production de coton graine devrait pouvoir atteindre, comme prévu, 120.000 tonnes en 1975/76, correspondant à environ 45.000 tonnes de coton fibre.2/ Bananes 157. La diminution continue des exportations ne pourra 9tre enrayée que par une action énergique du Gouvernement. En tout état de / Les estimations du Gouvernement présentées à l'OIC sont les mémes pour l'Arabica mais légèrement moins optimistes (67.000 tonnes) pour le Robusta. 2/ En dépit de la chute de production enregistrée en 1970/71 (cf. ali- néa 44). - 66 - cause, seule la première tranche du programme bananier envisagé sera éventuellement réalisée avant la fin du 3e Plan et les estimations, qui ne correspondent pourtant qu'à un taux de croissance modéré (moins de 5 % par an),risquent encore d'âtre assez optimistes. Huile de Palme et Palmistes 158. Les prévisions de production figurant dans le Tableau 6 tiennent compte du nouveau programme de la SOPAME. La consommatir totale intérieure (industrielle et alimentaire) a été par ailleur estimée à 64.775 tonnes en 1975 et 89.100 tonnes en 1984 î/. Tena. compte d'une légère régression de la production artisanale 2/, en raison de la désaffection des grimpeurs, environ 34.000 tonnes se- raient disponibles pour l'exportation en 1976 et 51.000 en 1984. Il semble cependant que la consommation intérieure croit plus vite que les prévisions. Il appartient par ailleurs au Gouvernement de définir ses options en matière de satisfaction du marché intérieur en corps gras, notamment en ce qui concerne une plus grande utilisation des graines de coton. Quant aux exportations d'amandes palmistes, elles devraient croitre avec le développement des palmeraies sélectionnées. Arachides 159. Sur le 39 Plan Quinquennal, seul serait envisagé le dé- veloppement de l'arachide de bouche dans le Nord, dans le cadre d'o- pérations intégrées bénéficiaires de l'aide du FAC ou du FED. Les ex- portations d'arachide d'huilerie se maintiendront en 1975/76 approxi- mativement à leur niveau actuel, mais le tonnage exporté d'arachides de bouche pourrait augmenter. En l'absence d'un programme précis, tou- te évaluation de quantité serait toutefois aléatoire. Caoutchouc 160. Les plantations nouvelles qui seraient éventuellement mises en place n'entreront en récolte que pendant le Quatrième Plan. Au Cameroun Oriental, la production devrait tout au plus se maintenir. Mais la mise en saignée de jeunes plantations à la CDC devrait ame- ner en 1975/76 un léger accroissement de la production au Cameroun Occidental. Thé 161. Le tonnage actuel devrait rester pratiquement inchangé jusqu'en 1975/76. Il devrait augmenter ensuite par la mise en oeuvre des projets actuellement à l'étude. / En se basant sur une croissance annuelle de 3,15 pour cent pour la consommation alimentaire et de 4,90 pour cent pour la consommation industrielle. 2/ Estimée dans le document du 2e Plan à 35.000 tonnes. - 67 - la bac l6. Les prodtic[ions de tabac de cape et de coupe sont limitées par les condi-tLons du marché mondial. Elles devraient se maintenir à leur chiffre actuel pour le tabac de cape et progresser légèrement pour le tabac de coupe, notamment par l'augmentation de la consommation intérieure, qui sera cepen- dant relativement modérée. Ananas 163. Les estimations de production et d'exportation d'ananas supposent que la nouvelle conserverie soit mise en service et qu'elle atteigne avant la fin du Troisième Plan l'essentiel de ses objectifs. Les prévisions peuvent par conséquent paraltre quelque peu optimistes. Par ailleurs, cependant, la mise en place d'une or'anisation adéquate permettrait sans doute un développement des ventes d'ananas fraLs. Poivre 164. L'augmentation de production proviendra essentiellement du programme de plantation de la CDC. Résurié 165. Par rapport aux objectifs duDeuxième Plan, les estimations de productior de la mission à la fin du Deuxième et du Troisième Plan s'établissent comme suit: (en tonnes) Estimations de la misi ion Objectifs de Production Taux re Croisse nce Fin Fin Fin annu( l 2e Plan 2e Plan 3e Plan 1970/7: (1970/71) (1970/71)(1975/76) 1975/7[ Cacao 130.000 110.000 140.000 4,9 Café Arabica 20.000 22.000 28.000 5,0 CaEé Robusta 64.000 59.000 72.000 4,0 Coton praine 75.000 94.000 120.000 5,0 Banane 156.000 -6.CO 70.000 4,6 (dt export.) (130.000) (45.000) (56.000) (4,5) Huile de palme - total 69.500 62.000 90.000 7,7 - Prod. ind. (29.000) (26,700) (55.00) (15,8) - export, (15.000) (5.400) (34.000) (-) Palmistes - total 27.000 27.000 34.000 4,7 - Prod.ind. (7.350) (7.300) (14.200) (14,2) - export. (n.c.) (17.000) (25.000) (8,0) Araclids 120.000 120.000 120.000 - (î pxport.) (n.c.) (12.000) (14.000) (3,1) Caotit chiouc 17.000 12.000 14.000 3,1 Th 980 1.000 1.000 - rahac Je cape 1.500 1.600 1.600 - Ta""ac d coupe 1.200 380 500 5,6 Ananas 8.000 3.000 8.000 21,7 (dt export.) (3.000) (1.250) (6.000) (-) Poivre 97 62 97 9,3 (dt export.) (90) (55) (90) (10,3) - 68 - Compte tenu des estimations de production d'une part, de l'évolution probable des cours mondiaux d'autre part, il est à craindre que la valeur totale à l'exportation des principaux produits agricoles ne soit guère différente à la fin du Troisième Plan de ce qu'elle était en 1969/70 L/ C. Développement de Consommation des Produits Viv*iers et de la Viande 166. La distribution régionale de la consommation des produits vivriers correspond largement à celle des productions (Tableau 8). En simplifiant, on distingue principalement trois régimes alimentaires: - Le régime des populations de la zone forestière. Le manioc et les bananes plantains occupent la première place dans les aliments hydrocarbonés. La consommation de viande d'élevage, où le boeuf tient la première place, est relative- ment faible. La chasse assure près de la moitié des besoins en viande. - Le régime du "graesland" (dans les deux Etats) où le mats est la principale source de glucides, avant certains tubercules. La consommation de viande par tlte d'habitant y est également assez faible. Elle comporte une proportion importante de por- cins, ovins et caprine Z/ - Le régime des populations du Nord. L'apport en glucides est fourni en quasi-totalité par les mils et sorghos, ou pour au moins 50 pour cent dans le Sud de la Zone, où le mata et qual- ques tubercules (manioc principalement) entrent dans la con- sommation. La consommation de viande est relativement forte, avec deux tiers environ sous forme de boeuf. 167. La consommation urbaine conserve certaines caractéristi- ques de la consommation rurale environnante, mais avec une tendance à l'uniformisation. Bien que des comparaisons basées sur les quelques en- quOtes qui ont été effectuées soient très difficiles, on peut estimer ce qui suit : - La consommation de viande et de riz par habitant est sensi- blement plus élevée dans les villes. Parmi les viandes, le boeuf tient une place prépondérante. 1/ Le taux de croissance annuel, en france constante ,serait à peine supérieur à 0,5 %. 2/ Dans"Le cheptel bovin du Cameroun - Mars 1965", Lacrouts et Sarni- guet font état des chiffres ci-après, extraits d'une "Etude générale" publiée par le FAC en décembre 1963, et qui se rapportent à 1958 : boeuf 2,26 kg, mouton 1,07 kg, chèvre 2,38 kg et porc 3,62 kg, soit 9,33 kg/an/tète. Ils expriment cependant leurs réserves sur la cré- dibilité de ces chiffres qu'ils n'ont pu vérifier. - 69 - - La consommation de ma*fs par 1%ahitant ians les villes dépasse celle de dans le SuII, 1ils et sorghos dans le Nord) est plus faible dans les villes que dans l'intérieur, bien que ces produits forment encore une partie importante de l'alimentation. 163. Le volume et la structure de la consommation seront principalement in- Eluencés dans l'avenir par 3 facteurs: 1. Le taux de croissance de la population totale et les différences de croissance entre les diverses régions; 2. La migration vers les villes; 3. L'augmentation du revenu per capita et la répartition des revenus. L'évaltation quantitative de la croissance de la consommation est extrêmement malaisée, les renseiçnements sur la consommation actuelle étant rares et peu dignes de foi. Les coefficients d'élasticité-revenu calculés par divers auteurs s'appuient sur des estimations souvent supposées à tort comme exactes. Les chiffres du Tableau 37 sont déduits des statistiques de production, de consom- mation et de commerce, éventuellement ajustés après vérification. Les taux de croissance des populations urbaines et rurales sont ceux figurant dans le rapport principal. Les volumes de consommation obtenus doivent être considérés comme des ordres de grandeur. Ils sont largement en-dessous des estimations de la FAO, qui se base sur un taux de croissance de la population et un coefficient élasticité-revenu plus élevés. La mission a pris pour hypothèse que la consom- mation per capita de la population rurale ne variera guère et que les modifica- tions le consommation per capita dans les centres resteront modérées si les prix réels actuels restent constants. En conséquence, ces prévisions reflètent surtout l'incidence sur la consommation des déplacements vers les villes. Elle pourraient étre inférieures à la réalité si les populations urbaines bénéficient d'une aug- mentation substantielle de leurs revenus. 169. La situation devrait évoluer de la manière suivante: (a) Le taux d'augmentation de la consommation de riz et de viande dépassera nettement celui de la population. Il devrait 'être d' environ 5 pour cent au minimum et pourrait bien être plus élevé. Le développement de la consommation, pour ces deux produits, sera particulièrement important dans les villes, qui devraient absorber en 1980/81 plus de 2/3 du riz et de la viande; (b) Le faible niveau actuel de la consommation de riz provient, au moins en partie, des prix de détail pratiqués (cf. alinéa 72). Le coefficient élasticité-prix du riz n'est pas connu, mais il devrait se situer entre - 70 - 1,5 et 2,5 sur la base du coefficient relativement élevé d'élasticité-revenu adopté par certains au- teurs .1/ et des possibilités de substitution entre riz et tubercules. Dès lors, une baisse du prix de détail du riz se traduirait comme suit sur la con- sommation urbaine en I980/8I Prix de détail (FCFA) 80 72 64 Indice 100 90 80 Elasticité prix-demande 1,5 2,0 2,5 1,5 2,0 Consommation urbaine Total (I.OOOT) 22-25 25-28 26-30 28-31 29-33 31-35 33-_* kg/ tète 9-10 10-11 10-12 11-12,5 11,5-13 12,5-14 13-15 Prix de détail (FCFA) 56 Indice 70 Eleasticité prix-demande 1,5 2,0 2,5 Consommation urbaine Total (I.000 T) 32-36 35-38 39-44 kg/tète 13-14 14-15 15,5-18 Une augmentation du prix des tubercules et bananes plantains, qui n'est pas à exclure, compte tenu de la demande accrue dans les villes, affecterait la consom- mation de riz dans le mime sens. (c) La consommation totale de tubercules et de bananes plantains progressera peu ou restera même stationnai- re. La production suivra vraisemblablement les besoins du marché et devrait évoluer comme suit (on milliers de tonnes) : Production Taux d'accroissement annuel 1968/69 1975/76 Mils et sorghos 250-390 300-350 1,5-2,5 Mars 200-300 230-350 1,5-2,5 Tubercules et bananes 2.000-2.500 2.300-2.800 1,5-2,5 plantains 1/ FAO et Etude de factibilité projet SErRY - 71 - (d) La consommation de tubercules et de bananes plantains dans les grandcs villes du Sud devrait pratiquement doubler et atteindre 400.000 à 500.000 Tonnes en 1980/81 en se basant sur une consomma- tion annuelle par tête de 250 à 300 kg (366 Kg à Yaoundé en 1964/65). (e) La consommaticn individuelle de fruits et légumes augmentera dans les centres, mais il est malaisé de déterminer même des ordres de grandeur. (f) La consommation de mil et de sorgho suivra plus ou moins l'accroisse- ment de la population dans le Nord. La consommation rurale par tête res- tera stable (avec des fluctuations dues aux variations annuelles de production) et devrait diminuer légèrement dans les villes, en raison de la concurrence du pain I et du riz. S'il est exact que la pro- duction de mil et de sorgho tend à baisser (cf. alinéa 25), une cer- taine pénurie pourrait en principe intervenir pour ces produits. Cette crainte paraIt cependant peu fondée. Compte tenu des possi- bilités d'expansion, et aussi du succès que rencontre aupry des populations du Nord le sorgho de saison sèche (Mouskouari)- , il est vraisemblable qu'en réalité la production s'adaptera aux besoins. (g) Le développement des villes exigera une commercialisation croissante des produits vivriers des campagnes vers les centres. Les fluctuations de prix sur les marchés urbains, à la suite des variations de produc- tion, qui sont déjà souvent fortes actuellement, risquent d'augmenter considérablement si des dispositifs de régularisation ne sont pas mis en place. La possibilité et l'intérêt de constituer des réserves de mil et de sorgho dans le Nord devraient par conséquent être étudiés. 170. La satisfaction des besoins en viande nécessiterait une augmentation du taux d'accroissement du troupeau, qu'il n'est pas possible d'atteindre avec les méthodes actuelles d'élevage et avec les taux actuels d'exploitation, de fécondité et de mortalité des veaux. De plus, il ne serait pas indiqué d'augmenter purement et simplement le nombre total de bovins. Il en résul- terait inévitablement des problèmes de surpaturage, qui apparaissent déjà dans certaines régions.Il importe par conséquent que l'augmentation de la produc- tion de viande soit assurée par une amélioration de la productivité des troupeaux existants. 1/ L'emploi éventuel de sorgho en panification modifierait bien entendu les perspectives (cf. alinéa 69.) 2/ Dans les zones rizicoles, et particulièrement au SEMRY, le Mouskouari pourrait contrarier le développement de la culture du riz de saison sèche. - 72 - 171. Les trois régions d'élevage du Cameroun (cf. alinéa 81) présentent chacune un certain nombre d'avantages et d'inconvénients. Dans le Nord du Cameroun Oriental, les paysans pratiquent dans une certaine mesure l'association agriculture-élevage. Mais l'eau et les p9turages sont rares, et il y a des distances de transport considérables jusqu'aux grands centres de consommation. Le Nord du Cameroun Occidental possède des conditions écologi- ques beaucoup plus favorables, et il n'est pas très éloigné de Douala et Yaoundé. Par contre, la densité d'occupation y est relativement forte, avec les agriculteurs Bamiléké d'une par les pasteurs nomades d'autre part (certaines zones sont sur; turées). L'Adamaoua bénéficie d'excellentes conditions climatiques. Malgré du surp9turage à certains endroits, et la nécessité de lutter contre le développement de la végétation arbustive, les p9turages dans l'ensemble sont bons, voire très bons. L'évacuation des produits sera facilitée par la mise en service du Transcame- rounais. Toutefois, la trypanosomiase pose dans l'Adamaoua de sérieux problèmes. Une étude préliminaire approfondie serait indispensable pour déterminer la région qui offre les meilleures perspectives. 172. La nécessité de créer un secteur moderne de l'élevage a été reconnue par le Gouvernement. Les projets sont cependant encore au stade préliminaire. Ils envisagent la création de ranches, soit e-em- bouche, soit d'élevage et d'embouche. L'embouche consiste à acheter des animaux de 2 ans aux éleveurs traditionnels et à les maintenir pendant 2 ans sur les p9tures améliorées, avec distribution d'aliments au moins pendant la saison sèche 1/ . Le Gouvernement du Cameroun Occidental a l'in- tention de prévoir au cours du Troisième Plan la réalisation d'un projet de ce type, qui nécessiterait un investissement de 70 à 80 millions de FCFA. L'embouche a pour avantage de ne pas boule- verser l'élevage traditionnel et de séparer la production de viande entre les éleveurs-naisseurs d'une part, les engraisseurs- finisseurs d'autre part. L'une des principales difficultés rési- de dans l'approvisionnement régulier du ranch. Un prix d'achat trop élevé compromet la rentabilité de l'opération, tandis qu'un prix trop bas incite les éleveurs à ne pas se défaire de leurs b8tes. Installée depuis de nombreuses années dans l'Adamaoua, la Société Pastorale possède, avec 15.000 têtes environ, le principal troupeau exploité en ranching moderne de type extensif. I/ La supplémentation pourrait Itre assurée par des sous-produits tels que mélasses, coques d'arachides, dièches de brasserie, graines de coton. - 73 - Ca type d'6levnge présente mois d'aléas, puisqu'il n'est pas tributaire de 'approvisionnemnt, mais Il est complètement isolé du secteur traditionnel. De plus, la rentabi.lité des ranches de production est souvent marginale l/. 173. L'é.evage traditionnel lui-même ne pourra être transformé que très progressivement. Sa productivité pourrait cependant être rapidement et nette- ment améliorée par un meilleur entretien des troupeaux et par une diminution de la mortalité des veaux (cf. alinéa 83). La mise à l'étude d'un tel program- me devrait intervenir sans retard. 174. La hausse des prix de la viande, qui devrait normalement intervenir dans les ;rochaines années, améliorerait non seulement la rentabilité de l'élevage bovin mais aussi celle du petit élevage. Des actions pourraient par conséquent être envisagées dans ce secteur, notamment sur les élevages avicole et porcin , qui sont couramment pratiqués par les fermiers de la zone forestière et du "grass- land". Ces actions devraient avoir pour objectif d'améliorer progressivement au niveau du paysan des élevages restant numériquement assez modestes, de manière à réduire les risques d'épidémies. Dans cet ordre d'idées, il faut si-naler le petit projet financé au Cameroun Occidental par l'US AID. Il consiste à distribuer aux fermiers des coqs sélectionnés et à leur apprendre comment conduire rationnellement un élevage avicole. 1/ 11 faut ajouter, d'une part, que la Société Pastorale pratique également l'embouche du bétail acheté aux éleveurs traditionnels, d'autre part, qu'elle utilise son propre réseau de commercialisation, jusqu'au stade de la vente en détail. Ceci a bien entendu une incidence sur la renta- bilité de l'opération ranching. - 74 - 0. Prévisions de développement de la p8che 175. Le Gouvernement s'est fixé comme objectif de maintenir au minimum la consommation de poisson à son niveau per capita actuel, et si possible de la rétablir au niveau de 1960. Faisant abstraction des importations et exportations, la production nationale devrait donc atteindre au minimum 82.500 tonnes en 1975 et 89.600 tonnes en 1980, et de préférence 101.000 tonnes en 1975 et 110.000 tonnes en 1980. Il est probable que la p8che pour les besoins intérieurs dans les prochaines années aura les caractéristiques suivantes : - Progression lente de la pêche industrielle fralche, en raison de la difficulté de transport vers l'intérieur, de la concurrence du poisson congelé dans les villes et des risques d'overfiahing sur le plateau camerounais; - maintien ou m8me déclin de la pêche artisanale, à la fois par un certain appauvrissement des rivières et par une désaffection vis-à-vis de la profession; - possibilité de développer la production de poisson congelé, dont la p6che se pratique dans l'Atlantique Sud, en dehors des eaux territoriales. 176. L'incertitude au sujet du tonnage réel provenant de la p6che artisanale rend difficile tout pronostic de production. C'es,. avec raison qu'une étude sur les pêches camerounaises If recommande en 1969 d'améliorer la collecte des statistiques, de manière à définir la politique à suivre en matière de p8che industrielle. Il conviendrait d'examiner aussi si l'octroi de crédite d'équipement favoriserait la reprise de la pêche artisanale. De toute manière, c'est le pois- son congelé qui devrait fournir l'essentiel du tonnage supplémentai- re. Les difficultés toutefois ne se situent pas à la production, qui pourrait être augmentée assez rap;idement moyennant un renforcement de l'armement, mais au stade de la commercialisation et de l'infraé structure. Les installations actuelles du port de pêche de Douala sont en effet inadaptées. Il faudra d'autre part, comme l'a souligné l'étude déjà citée, construire un marché de gros à Douala, accélérer les opérations de transbordement à Yaoundé, équiper les marchés de détail dans l'intérieur, améliorer les circuits de distribution. Le codt de ces divers investissements reste à définir. Au total, pour autant que les informations sur la p9che artisanale soient exactes, le tonnage de poisson produit pourrait atteindre à la fin du 3e Plan 78.000 tonnes, dont 15.000 tonnes de poisson congelé, soit le double de la capacité actuelle, les autres p6ches restant pratiquement in- changées. Il serait cependant souhaitable que ce chiffre soit sen- siblement dépassé, compte tenu des besoins en protéines de la popu- lation rurale. I/ "Etude Technique et Economique comparée de la distribution du poisson de mer dans les pays de l'Afrique Centrale Atlantique (Lagoin et Salmon - Juillet T969 )" ~ 75 - 177. Les exportations de poisson frais ou congelé resteront sans doute l fii t e s tandis que la p&che de la crevette pourrait se développer en fonc- tion dii march et peut-être doubler. Seule une étude des possibilités de pêche sur le plateau camerounais, qui est d'ailleurs également indispensable pour le Poisson frais, permettra de déterminer s'il faut l'orienter vers d'autres zones. - 76 - VI. RECOMMANDATIONS FINALES 178. L'analyse de la situation ambne la mission É formuler un certain nombre de recommandations qui devraient, d'après elle, =mélicrer les perspectives de développement dans l'ensemble du monde rural. La mission est parfaitement consciente qu'un bon nombre des actions et mesures proposées ne sont pas nouvelles et qu'elles ont déjh été mises en évidence par les responsables Camerounais. Pour l'une ou l'autre raison, elles n'ont cependant pas été mises en application. En fait, les actions h entreprendre forment souvent un tout non divisible et une carence partielle se répercute sur l'ensemble du secteur. (a) Institutions L'élaboration d'une véritable politique nationale pour l'agriculture et l'élevage rendrait souhaitable la création de Ministères au niveau fédéral. Etant donné l'interpénétration des problèmes (succès de la culture attelée, limites foncières entre éleveurs nomades et agricul- teurs, embouche éventuelle de bétail par les paysans, etc.), il serait sans doute préférable de réunir l'agriculture et l'élevage sous une même autorité. A l'heure actuelle, les questions agricoles sont non seulement distri- buées entre les Gouvernements des deux Etats, mais elles sont de sur- croît partiellement traitées par le Ministère du Plan, qui est chargé de préparer les programmes, en vue du recours aux aides extérieures. Il serait indispensable de délimiter clairement les champs d'activités de chaque Administration. L'Administration, tant au Plan qu'à l'Agriculture ou h l'Elevage, manque de cadres. Il est essentiel de renforcer le personnel en place avec des agents hautement qualifiés. La mission est convaincue que le retard dans l'exécution du Deuxième Plan provient, pour une bonne part, de l'impossi- bilité pour l'Administration de préparer ou même d'aider à la préparation de projets à soumettre au financement d'organismes d'aide extérieure. La compétence du personnel en place n'est pas en cause, mais la plupart des services devraient être étoffés. Il y a lieu, en outre, de préparer d'urgence la relève des agents expatriés par la mise en place, auprès de ceux-ci, de cadres Camerounais de valeur. Le principe des SEM est bon, mais la gestion de certains d'entre eux laisse à désirer et il conviendrait d'y remettre de l'ordre. (b) Encadrement La densité de l'encadrement des planteurs a déjh été améliorée mais elle reste encore insuffisante. Néanmoins, avant de multiplier le nombre d'encadreurs, il serait essentiel d'améliorer la qualité et la conscience professionnelle des services actuels, et de leur fournir les outils de travail qui font souvent défaut. La formation, tant technique que civique, des encadreurs à tous les niveaux, dans des établissements et avec des - 77 - méthodes appropriées devrait être un des objectifs principaux du Gouver- nement. Il est indispensable de resserrer les liens, actuellement trop làches, entre l'encadrement et les Organismes de Recherches, sans quoi ceux-ci n'ont qu'une efficacité tres réduite. Il est essentiel également d'évi- ter que la juxtaposition sur le terrain de services d'encadrement dif- férents n'entraîne des recomnandations contradictoires. (c) Crédit Agricole La réorganisation du crédit agricole doit être entreprise sur des bases saines, en commençant par des programmes liés à des projets précis, comportant une autorité intermédiaire responsable. Les études et recom- mandations pertinentes qui ont été faites devraient permettre de procéder h cette réorganisation sans tarder. (d) Régime foncier Malgré l'existence de la loi foncière promulguée en 1963, qui permet en principe au Gouvernement de dégager une partie des terres appartenant aux collectivités pour promouvoir des opérations de mise en valeur, les problbmes fonciers constituent toujours une entrave au développement. Il faut d'urgence étudier les réformes nécessaires et prendre les mesures appropriées pour que le Gouvernement soit débarrassé des contraintes du régime foncier actuel. (e) Cultures d'exportation La politique en matière de cultures d'exportation devrait tenir compte des considérations suivantes: - en raison de la tendance h la baisse des cours mondiaux de la plupart des produits, il convient, d'une part, de ne procéder qu'avec beaucoup de prudence à un relèvement des prix aux produc- teurs, d'autre part, d'essayer de réduire autant que possible les coûts de production; - le Cameroun, qui a l'avantage d'avoir des sols et des conditions climatiques très variés, se doit de diversifier autant que possible son agriculture, afin de ne pas être tributaire de quelques produits; - le Gouvernement ne devrait pas perdre de vue que toute production doit être vendue et que, par conséquent, il est souvent souhaitable d'encourager la participation du secteur privé dans des opérations de développement. Cacao Le projet de replantation envisagé est trop ambitieux et devrait être ramené dans des limites raisonnables. De toute manière, il requiert d'urgence une étude préliminaire comportant notamment la sélection de zones concentrées dans les régions les plus favorables. La mission doute - 78 - que l'Administration soit en mesure de préparer cette étude et suggère qu'il soit fait appel h une firme de consultants. Café Il n'est pas recommandé d'étendre les plantations, la production actuelle dépassant sensiblement le quota du Cameroun. - En ce qui concerne l'Arabica, les services agricoles devraieit recenser dès que possible les plantations qui justifieraient un projet de régénération. - Un programme d'amélioration de la qualité devrait être entrepris, tant pour le Robusta que pour l'Arabica. Les mesures les plus adéquates sont à mettre au point en collaboration avec l'IFCC (cf. alinéa 41). Bananes Avant d'entreprendre de nouvelles plantations, une étude préliminaire devrait déterminer les possibilités du marché et la justification écono- mique de l'opération, que la mission considbre comme douteuse. Caoutchouc Des conditions écologiques favorables pour l'hévéa doivent exister dans certaines régions du Cameroun Oriental et le Gouvernement devrait envi- sager la création d'une plantation industrielle d'environ 10.000 ha. Certains groupes privés ont manifesté leur intérêt pour un tel projet. Il conviendrait de prendre contact avec eux en vue de l'exécution des prospections préliminaires et de la préparation d'une étude de factibi- lité. Arachides Le développement des arachides d'huilerie est peu souhaitable, compte tenu de l'évolution du marché. Les perspectives sont meilleures pour l'arachide de bouche, mais avant d'en étendrE la production, il faudrait qu'une étude préliminaire établisse les coûts de production et de com- mercialisation, en raison de la distance entre les lieux de production et le point d'embarquement. Coton Le succès rencontré par cette culture et les perspectives raisonnables du marché cotonnier justifieraient l'ouverture de nouvelles zones, après une prospection préalable. Huile de palme Avec les prévisions d'évolution du marché des corps gras, l'extension - 79 - des blocs industriels ne donnera sans doute qu'une rentabilité marginale. Il conviendrait d'examiner la possibilité de développer des plantations villageoises autour des noyaux industriels. Cocotier Certaines plantations d'Afrique de l'Est qui paraissaient atteintes de la maladie de KaIncope sont en fait attaquées par un champignon, contre lequel il est possible de lutter par des mesures appropriées. Bien qu'il soit vraisemblable que les cocoteraies du Cameroun, comme celles du Togo, souffrent réellement de la maladie de KaÏncope, il faudrait faire venir sur place le plus rapidement possible un expert de l'IRHO, qui pourrait émettre un diagnostic définitif. Le cas échéant, le dé- veloppement de la production de coprah pourrait alors être envisagé. Ananas La consommation d'ananas, frais et en conserve, offre encore d'intéres- santes perspectives de développement en Europe, à condition pour l'ananas frais d'approvisionner le marché en dehors de la période de récolte des fruits rouges. Un programme d'extension de cette culture pourrait être entrepris en coordination avec des firmes privées bien introduites dans le circuit de commercialisation. Produits nouveaux - Une publicité appropriée devrait augmenter nettement la consommation d'avocats en Europe dans les prochaines années. Le Cameroun devrait prendre pied suffisamment tât sur le marché en établissant les con- tacts nécessaires. - Bien que les prix offerts risquent d'être peu satisfaisants, il y aurait lieu d'examiner les possibilités d'exportation de cossettes de manioc, qui font l'objet en Europe d'une assez forte demande pour l'alimentation du bétail. - Un certain nombre de produits offrent des possibilités, à condition de les produire en quantités limitées. Leur marché est en effet étroit, et toute augmentation brusque de production entraînerait une chute des cours. Parmi ces produits, il en est qui sont déjà cultivés au Cameroun, tels que le poivre, la kola, certains légumes. Le développement des plantes aromatiques est envisagé au cours du Troisibme Plan. Offri- raient notamment aussi certaines perspectives, les plantes ornementales, la papayel' les essences de citrus, etc... La valeur de chacun de ces produits est assez faible. Réunis, ils représentent cependant une valeur d'exportation non négligeable et il conviendrait de ne pas les ignorer dans les programmes de diversification. 1/ sous forme de purée de papaye - 80 - (f) Cultures vivrières Le problème de disponibilité des terres ne se pose encore d'une manière aiguë que dans certaines régions. Dbs h présent, il est cependant recori- mandé d'intensifier les culture vivrières par des méthodes culturales simples et peu coûteuses, de manière h libérer des terres et de la main- d'oeuvre pour le développement des produits d'exportation. Ceci implique que l'IRAT mette au point des techniques appropriées, (ce qui n'a pas été fait pour certaines cultures (les plantes h tubercul,es particulièrement). Compte tenu de l'augmentation prévisible de la consommation de riz, Il est urgent qu'une étude établisse les possibilités de développement de la riziculture près des centres de consommation: riz pluvial dans la zone forestière d'abord, riz irrigué sur certains sites bien choisis ensuite. La création d'une société d'état qui détiendrait le monopole de la con- mercialisation n'apparaît pas souhaitable. Il est préférable de laisser la commercialisation au secteur privé, l'Etat exerçant un contrôle sur les prix si le besoin s'en fait sentir. La constitution de stocks en vue de régulariser les fluctuations de prix (notamment pour les mils et sorghos dans le Nord) pourrait être envisagée, après une étude pré- liminaire qui établirait la rentabilité de l'opération. (g) Projets intégrés Il est recommandé de dresser un bilan complet et objectif des projets intégrés en cours d'exécution, afin de déterminer dans quelle mesure il convient de les étendre à d'autres zones. (h) Elevage A défaut d'une politique dynamique dans le domaine de l'élevage, le Cameroun se verra dans l'obligation d'augmenter sensiblement ses impor- tations de viande dans les prochaines années. La mission estime qu'il est indispensable de mettre sur pied, dans les plus brefs délais, un programme d'ensemble cohérent, qui portera avant tout sur le gros bétail, source principale de protéines. Les actions à entreprendre, qui devraient être considérées comme prioritaires, comporteraient notamment pour chacune des zones d'élevage la collecte des données de base, actuellement insuf- fisantes ou périmées, sur les questions suivantes: - le potentiel de production (caractéristiques des troupeaux et des pâturages, existence de sous-produits agro-industriels, problèmes sanitaires et d'abreuvement, modes d'élevage, estimation en poids et valeur de la production); - 81 - - sur le plan régional et national, la détermination de la consommation, les prévisions d'accroissement, le bilan production-consommation, la balance des échanges; - les problbmes de commercialisation du bétail et de la viande (marchés, circuits intérieurs, circuits h l'importation et à l'exportation, modalités de commercialisation, équipements existants, structures de la profession, formation des prix); - l'étude des facteurs qui favorisent ou freinent le développement de l'élevage (problbnes humains et sociaux, programmes agricoles). En fonction de ces éléments seraient alors mis au point: - une politique nationale de développement de la production animale, prévoyant éventuellement des modifications sur le plan des institu- tions, des taxes, de la commercialisation, des prix, etc. - des programmes régionaux, s'inscrivant dans le cadre de la politique nationale; - des propositions en matière d'investissements, par exemple, l'amélio- ration ou la construction d'abattoirs et de marchés, la création de ranches, etc. Sans préjuger des résultats des études, il ne fait aucun doute que l'augmentation de la production de viande devra être recherchée avant tout par une amélioration de la productivité des animaux (cf. alinéa 170). Dans ces conditions, il conviendrait en tout cas: - que l'IEMVT poursuive et développe de toute urgence les recherches entreprises depuis peu sur l'embouche intensive au moyen de sous- produits peu coûteux. Ces recherches, qui jusqu'h présent ne se font qu'h la Station de Wakwa, devraient être menées concomitamment dans d'autres régions, par exemple h la ferme d'Etat de Kunden, pour le Cameroun Occidental, et à Maroua pour le Nord du pays. - que soit étudiée, en chiffrant le bénéfice de l'opération, la possi- bilité de réduire la mortalité des veaux par la distribution de médi- caments appropriés et d'aliments concentrés, cette méthode ayant été expérimentée avec succès dans d'autres pays. (i) Pèches Des recherches seraient indispensables pour déterminer la richesse des eaux camerounaises en poissons de fond et en crevettes. - 82 - Le poisson congelé alimentera l'essentiel de l'augmentation de la con- sommation de poisson; il conviendrait donc d'en augmenter la diffusion dans l'intérieur par l'amélioration du réseau de distribution. Le maintien de la pêche artisanale h son niveau actuel nécessiterait la modernisation des embarcations et l'octroi de crédits aux pêcheurs pour l'achat d'équipement. CAMEROUN - AGRICULTURE ANNEXE STATISTIQUE 1 Production des principaux produits d'exportation - Répartition régionale en 1968/69 ? Evolution de la production des principales cultures commercialisées 3 Evolution (superficies et productions) des principaux produits d'exportation au Cameroun Oriental 4 Productions agricoles - Objectifs du plan comparés à la production réelle 5 Culture cotonnière 6 Production industrielle d'huile de palme et de palmistes 7 Cul tures vivrières au Cameroun Oriental - Estimation des superficies et productions de 1962/63 à 1968/69 pour quelques produits 8 Répartition régionale des productions vivrières (1963/64) qa Statistiques du Secrétariat à l'Elevage au Caméroun Oriental 9b Mouvements du bétail au Nord Cameroun 9c Exploitation contrôhée du cheptel bovin de 1'Adamaoua 10 Composition des troupeaux de l'Adamaoua 11 Statistiques de la pêche 12 Evolution des exportations de produits agricoles du Cameroun Fédéral - Tonnage et valeur 13 Evolution relative des exportations agricoles 14 Destination des exportations agricoles en 1968/69 15 Exportationsde café par destinations (1962/69) 16 Cours moyens des produits agricoles à l'exportation de 1964/65 à 1968/69 17 Evolution des cours des produits de base de juillet 1966 à juin 1969 18 Valeurs mercuriales officielles à l'exportation des principaux produits de l'agriculture et de l'élevage (au 25 novembre 1969) - 2- 19 Droits et taxes perçus sur les produits de base au profit du budget fédér.1 20 Exemple de différentiel cacao (Cameroun Oriental) 21 Exemple de différentiels café Robusta (Cameroun Oriental) 22 Coton: prix moyens de réalisation (fibres exportées uniquement) 23 Prix aux producteurs, de 1964/65 à 1969/70 24 Prix des engrais et pesticides 25 Cours du bétail sur pied 26 Frais de commercialisation à Yaoundé du bétail de l'Adamaoua 27a Prix de détail à la consommation de quelques produits alimentaires de base à Yaoundé 27b Prix réel comparé de la viande de boeuf en 1969 dans divers cenitres de consommation 28 Prix matériel agricole de fabrication locale 29 Salaires minima en vigueur à la date du ler janvier 1970 30 Revenus en espèces au niveau du paysan 31 Utilisation des sols au Cameroun Oriental 32 Superficie des exploitations et surface par actif agricole au Cameroun Oriental 33 Evolution du crédit agricole distribué par la BCD de 1949 à 1969 34 Encadrement agricole et assistance technique au Cameroun Oriental 35 Deuxième Plan Quinquennal (1966/71) - Développement rural 36 Financements extérieurs dans les domaines de l'agriculture et de l'élevage 37 Prévisions de développement de consommation des produits vivriers 38 Estimation de la consommation de poisson (en 1967) Tableau 1:Production des Principaux Produits d'exportation Répartition rêgionale en 1968/69 Centre Cameroun Produit Nord Ouest sud Littoral Est Occidental TOTAL Pourcentage de la production totale (Tonnage) Cacao 0.6 81.0 5.8 6.4 6.4 100 Cafê Arabica 70.0 30.0 100 Café Robusta 27.2 5.0 50.0 12.4 5.h 100 Bananes 72.0 28.0 100 Huile de palme 29.h 11.1 25.3 33.8 100 Caoutchouc 34.6 65.h Coton 100 100 Sources Tableau 2 Cacao: Cameroun Oriental 1958/1966 Sources diverses 1966/1969 Statistiques agricoles Cameroun Occidental Marketing Board Fédération Direction de l'Agriculture du Cameroun Oriental Café Arabica: "Caisse de Stabilisation" ôt Marketing Board Café Robusta: Cameroun Oriental 1958/1963 Statistiques agricoles 1963/69 Caisse de Stabilisation Cameroun Occidental 1958/69 Marketing Board Bananes: Statistiques agricoles et Ministère du Plan (NB: Il y a discordance entre 1es deux sources.) Coton: C.F.D.T. Caoutchouc: Statistiques agricoles Tabac de cape: Statistiques agricoles Tabac de coupe: S.F.C.T. Thé B.D.P.A. (Etude de factibilité projet thé eË région Bamilekë) et Rapports Annuels CDC. Poivre: Rapports Annuels CDC Autres cultures: Statistiques agricoles et giriistàre du Plan. Tableau 2: Evolution de la production des principales cultures comuercialisi&es 1958/59 1959/60 1960/61 1961/62 1962/63 1963/64 1964/65 1965/t,6 1966/67 1967/68 1968/69 1969/O Car2roir. Oriental 60.4 64.1 72.5 70.2 69.5 78.2 82.9 72.5 79.4 86.4 97.0 Car,rou. Occidental 5.9 5.7 9.1 4.9 6.5 6.8 8.3 6.3 7.1 6.6 6.9 6&3 69.8 83.6 75.1 76.0 85.0 91.2 78.8 86.5 93.0 103.9 108.3 Caf A Arabica (1,OOOT) Cameroun Oriental 7.7 5.3 10.3 8.5 10.4 14.4 14.2 13.9 14.8 Cameroun Occidental -2.9 3.4 3.7 3.8 3.9 6.8 5.9 7.4 6.3 .d:ation 10.6 8.7 11.0 11.3 13.3 21.2 20.1 21.3 21.1 Café Robusta (1,OOOT) Cameroun Oriental 19.6 26.0 30.1 33.1 34.9 36.8 35.5 47.4 42.2 53.1 48.8 _ Ca-.ero.n Occidental 1.1 1.6 1.5 0.01 - 2.0 2.1 2.3 1.5 2.9 2.8 Féd,;ration 20.7 27.6 31.6 33.2 34.9 38.8 37.6 49.7 43.7 56.0 51.6 Huile de Palme (1,000T) Cam-roun Oriental a) Production totale 19.0 18.1 27.0 36.4 35.4 29.4 22.5 . b) Production du secteur irderne 1.2 1.3 1.4 1.3 1.7 1.8 1.4 1.6 1.3 c) Production corercialisée 9.5 16.9 16.9 8.9 n. n.c. 18.7 12.2 23.4 Car.iroun Occidental (cormnercialisation) 18.3 16.9 19.3 -17.9 16.6 19.1 21.6 12.7 FAdiration (cormmercialisation) 35.2 33.8 28.2 n.c. n.c. 37.8 33.8 36.1 Palmistes (1,OOOT) Camaroun Oriental 22.3 32.2 35.8 43.1 32.2 29.9 31.4 Camaroun Occidental 4.6 6.0 6.4 n.c. 7.0 7.2 7.4 Fédération 26.9 38.2 42.2 n.c. 39.2 37.1 39.2 1958/59 1959/60 1960/61 1961/62 1962/63 1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 (exrions seulement -1,00') er=m Oriental 38.3 52,0 53.6 57,4 62,4 2.C. 49,6 44.9 42.4 ::cre.n Occid.enta 87,3 82,8 80,5 60.1 52.6 n.c, 17[, 16.2 15,9 -..iration 125.50 135,4 13h,2 117,5 115.0 85.0 57,0 45.1 43.8 o raine (1,GGOT) 22.3 21.0 29.2 25.1 41.4 45.8 43.9 57.5 55.8 49.1 68.0 91.4 Cc hac (1,00) . Orienta 4.0 4.3 4.6 4.1 4.2 4.5 4.67 3.7 4.8 3.8 C,mrun Occicomtal 2.5 2.5 2.9 4.2 4.1 5.3 4.9 n.c. 8.21 8.31 7.22 2, ration 6.5 7.2 8.8 8.2 9.5 9.4 n.c. 11.9 13.1 11.0 T;.,ac C13 cape (1,ccs0r0) 0.480 0.920 0.909 1.046 1.200 1.434 1.284 1.557 1.611 1,556 _ C (1,000T), 0.538 0.389 0.304 0.471 0.465 0.380 ~1,00&T) 2.37 2.8 2.81 2.84 3.22 n.c. n.c. chide~ (1,OOT) Cameroun Oriental 66,3 74,9 78.3 81.8 96.3 110.4 131.6 1. GG,O7) Camroun Oriental 6.9 9.0 9.l 10.8 14.1 133 11.8 15.6 12.0 Dont 150T pour usinage local. Tableau 3: Evolution (superficies et productions) des principaux prOduit8 d'exportation au Cameroun Oriental Superficie (ha) Production (milliers de Tonnes) Moyennm Nyae 1963/64 1968/69 1960/61-62/63 166/67-68/69 Cacao 360.500 370.309 70.7 87.6 Indice ±00 13 100 124 Café Arabica 33.068 49.100 7,8 14,3 Indice 100 148 100 183 Café Robusta 90.134 101.400 32.7 48.0 Indice 100 .12 100 147 Coton 63.412 101.219 31.923 57.360 ue 160 100 180 Riz Cameroun Oriental 10.2782 14.12 9. 14.5 Tm ice 100 138 100 150 Arachides Cameroun Oriental4/ 135.222 214.367 70.591 121.026 Indice 100 159 100 171 1j 1961/62. 0 61/62-63/64. 0 66/67-68/69. E 0 62/63-63/64 et 0 66/67-68/69. Tableau 4: Productions Agricoles Objectifs du Plan comparês à la Production Agricoles (Toutes productions en milliers de Tonnes) Production 1963/64 Objectifs Production Taux de croissance annuel 5V t 2e Plan réelle Prêvisions Selon statistiques Selon moyermle 2D Plan Stati3tiqueal/ 1970/71 1968/6921 2e Plan 1963/6h-1968/69 Statistiques 61953/61 à "' ~'1966/69 Cacao 93.2 8.0 130 103.9 4.9 3.7 3.3 Caf- Arabica 14.3 11.3 20 21.1 L.9 13.3 12.9 Y Caf- Robusta 37.8 38.8 64 51.6 7.8 5.8 8.3 Huile de Palme 26.2 28:2 44.7 36.1 7.9 5.1 o.6 The 0.33 0.341 0'.98 0.975 16.8 23. - 7/ Ba rzanes' (e'portation) 117.5 217.5 130.0 43.8 1.5 (21.8) (17.6) 2 Coton graine 45.6 45.8 75.0 68.0 7.I 8.2 9.1 Caoutchouc 9.8 9.5 17 11 8.2 . 3.0 6.8 2/ Tbac de cape 1.1 1.2 1.5 1.6 5.5 5.9 7.9 Tabac d, coupe 0.34 0.54 -" 1.2 0.48 17.7 (2.4) - 8/ Arachidcsi/ - 17.5 - 14.3 - (5.2) 6.7 Riz (Camercun Oriental)-L 11.9 10.8 27.8 12.0 12.9 2.1 6.3 (1-1.6) (34) 1/ (12.8) 1/ Cf. Tableau 2 7/ 1960/63 1966/69. , C ormrcialisation. 17/ 1964/65. I/ Ces chiffres ne tiennent pas. compte des différences annuelles, qui peuvent être considérables. P cr.mple, le taux de croissance pour le coton entre 1963/64 et 1969/70 serait de 12.2%. 7/ rc c,es deux plantations est entrée en production en 1963. ./ Pas do chif£rrs disponiblea& pour 1a. p&rlmd. 1958/6. Tableau 5: 1960/61 3'41/62 1 9/,3 1963/64 1964/e5 1965/', 196 7 19C7/68 192/Go 1 9 7 7 Snperficiz (ha) 54,846 53,412 67,J86 72,123 78,922 91,755 97,jD3 92,021 101,219 10,030 Production coton-graine commercialisée (T) 29,238 25,100 41,43? 45,581 43,963 57,545 55,810 49,085 68,013 91,,4oo Rendement (kg/ha) 533 396 612 631 557 &27 570 500 672 846 Production fibre (T) 10,255 8,851 14,970 16,398 16,046 21,085 20,714 18,218 25,235 r.c. Rendement égrenage (7) 35.14 35.31 36.18 36.02 36.52 36.70 37.16 37.23 37.10 n.c. Superficie labourée (ha) 3,130 4,859 6,737 10,608 12,900 17,400 23,400 25,300 27,924 32,000 Superficies avec fumure minr.érale (ha) - - - - 1,800 2,600 3,200 5,975 15,660 31,000 guperficins traitées (ha) 901 524 630 461 1,960 2,640 1,100 2,109 3,772 5,000 Garrues en service 4,099 4,295 4,718 5,861 7,803 11,148 13,594 16,503 17,603 20,500 Ventes charrettes 302 435 635 722 842 1,136 1,499 1,932 2,495 3,000 S/ diiffres approximatifs. Source : CrDT. Tableau 6: Production industrielle d'huile de palme et de palmistes (en milliers de tonnes) ...... Productions enregistrée......... ................................Prévisions . ...................................... 1969 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 1979 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979 1980 1981 198? 1983 198L A. Huile de palme - Cameroun E Total 1.7 1.4 1.3 1.4 1.6 1.3 1.4 1.4 1.8 3.- 5.6 9.9 15.9 21.5 28.4 34.5 39.- 41.9 43.5 44.2 44.4 - Pamol 3.3 4.9 7.1 11.9 13.6 9.6 14.3 14.8 15.4 16.3 17.5 18.7 19.6 20.? 20.5 20.6 20.6 20.6 20.6 20.6 20.6 - CDC 4.9 7.3 5.9 8.2 6.4 7.2 8.- 6.9 8.7 10.5 14.- 17.5 22.- 27.- 32.- 36.3 39.8 42.? 43.8 44.7 45.- 45.- 45.- Total Cameroun W 8.2 12.2 13.0 19.1 21.6 16.5 23.0 25.3 29.4 33.8 39.5 45.7 51.6 56.5 60.3 62.8 64.4 65.3 65.6 65.6 65.6 Total-Fédération 9.9 13.6 14.3 20.5 23.2 17.8 24.4 26.7 31.2 36.8 45.1 55.6 67.5 78.0 88.7 97.3 103.4 107.2 109.1 109.8 110.0 B. Palmistes - Cameroun E Total 1.1 1.- 0.9 1.0 1.0 0.9 1.- 1.- 1.1 1.4 2.- 3.- 4.4 4.9 6.4 7.6 8.5 9.- 9.3 9.5 9.5 - Pamol 1.4 1.8 2.- 3.6 3.8 2.9 3.7 3.7 3.9 4.1 4.4 4.7 4.9 5.1 5.1 5.1 5.1 5.1 5.1 5.1 5.1 - CDC 2.- 2.5 1.9 2.7 2.- 2.1 2.4 2.- 2.6 2.6 3.5 4.4 5.4 6.5 7.4 8.3 9.1 9.5 9.8 10.- 10.1 10.1 10.1 Total Cameroun W 3.4 4.3 3.9 5.7 6.2 4.9 6.3 6.3 7.4 8.5 9.8 11.2 12.3 13.4 14.2 14.6 14.9 15.1 15.2 15.2 15.C Total F,dération 4.5 5.3 4.8 6.7. 7.2 5.,8 7.3 7.3 8.5 9.9 11.8 14.2 16.7 14.3 20.6 22.2 23.4 24.1 24.5 24.7 24.7 1/ Compte tenu du programme d'extension de la SOPAME Source Ministère du Plan a au Cultures vivrières au Cameroun Oriental Estimation des superficies et productions de 196?/63 à 1968/69 pour cuelques produits (en milliers d'hectares et milliers de tonnes métriques) ...1962/63.... ...1963/64.... ...1964/65.... ...1965/66.... ...1966/67.... ...1967/68.... ...1968/69.... S P S P S P S P S P S P S p Mils et sorghos 481 336 416 377 4?' 484 486 554 329 209 362 299 377 277 Ma',s 186 175 232 216 174 170 ??l 246 260 286 195 189 ??9 252 R.z (paddy) 10 9 14 11 13 14 il 13 14 16 16 16 12 1? Arachides décortiquées 120 66 150 75 130 78 168 82 188 96 217 110 Pl? 132 Nacabo-Taro 102 514 150 676 127 450 89 395 97 437 165 5?5 154 507 Manioc 63 447 60 417 111 446 87 461 100 540 106 6P1 106 509 Patates douces 29 166 35 100 33 91 44 171 33 96 39 108 36 117 Ignames 27 126 42 130 36 147 36 149 39 162 59 246 39 134 Bananes plantains 72 661 105 696 163 965 106 585 118 641 140 903 153 975 Graines de courges 18 6 19 9 17 5 19 7 28 14 36 20 28 13 Source Secrétariat d'Etat au Développement rural Remarq.ues 1) D'après la Direction de l'Agriculture,"les chiffres fournis reposent surtout sur des estimations établie par les chefs des circonscriptions agricoles et ne constituent que des ordres de grandeurs; il serait illusoire de leur accorder une trop grande précision". 2) Le Cameroun Occidental ne dispose pas de rensignements statistiques sur les productions vivrières Tableau 8: Répartition régionale des productions vivrières (1963/64) Nord Est Centre Littoral Ouest Cameroun sud Occid«e- Total tai Ignames 6.3 0.1 28.6 8.7 27.0 29.3 100 Manioc 21.9 8.2 46.3 12.9 3.9 6.8 100 Macabo-Taro 0.2 0.9 20.8 20.9 30.6 26.6 100 Patates douce 19.7 0.7 8.7 2.5 34.7 33.7 100 Bananes Plantain - 13.1 0.,2 12.2 101A 23.9 100 Mils et Soro 10 - - - - 100 -iais 6.8 3.7 9.h 1.8 54.16 23.7 100 Arachides 45.4 6.6 18.2 3.1 17.6 9.1 100 Source: 2a Plan. Tableau 9a:- Statistiques du Cecrétariat d'Etat à 1'Elevage au Cameroun Uriental A. Anim.aux sur nied (en ,.iilliers de têtes) Bovins Ovins Caprins Porcins Asins Eguins Volkilles Ventes sur marchés controlés- 1964 222 241 373 151 13 6 C32 1965 213 320 162 143 11 3 1,515 1166 26L6 201 290 165 15 3 1,563 1967 13C 133 202 119 7 1 891 1968 252 205 293 96 14 3 934 Abattages2/ 1963 37 21 - 18 - x 1964 109 29 7 20 - x 1965 110 24 4 21 - x 1936 119 21 8 20 - x 1967 127 21 13 21 - x 1968 145 28 12 24 - x Importations- 1964 13 4 - - - 1965 20 1 - - - 1966 17 1 x - - 1967 13 3 - - - 1968 19 2 x - - Exportations 1964 2 x - - - 1965 2 - - - - x 1966 3 x - - - 1967 3 2 1 - - 1968- 5 2 x - x x 4' Importance cheptel- 1966/67 1,700 à 3,000 à 3,500 250 å 51 20 7,000 à 1,850 300 7,500 1968 1,870 2,668..... 359 nc nc 7,660 1/ Anrimux examinés pir 1'inpection v6térinaire uniquement 2/ Chiffres d'abattages controlés uniquement / Importacions et exportations controls uniouement _ - 4/ Selon las services officiels x : moins de mille tetes Tableau 9a - 2 - B. Viandes fraiches Importation Exportation (tonnes) (tonnes) 1966 201 431 1967 305 761 1968 166 1,000 Tableau 9b - Mouvements du bétail au Nord Cameroun. TJnité: nombre de têtes Importations Exportations Animaux du Tchad en transit Solde (import- du Tchad (vers Nigeria export) et Tchad) vers Nigéria (2) vers Tchad Ovins/ Ovins/ Ovins/ Ovins/ Ovins Bovins Caprins Bovins Caprins Bovins Caprins Bovins Caprins Bovins Caprins 1966 17.100 935 1.015 35 37.300 13.200 - - 16.085 900 1967 15.740 3.480 1.210 1.660 35.450 11.600 2.710 160 14.530 1.820 1968 29.200 5.840 1.520 1.865 16.550 3.570 4.835 740 27,680 3.975 1969(1) 55.000 12.000 2.ooo 6.ooo 16.ooo 3.000 - - 53.ooo 6.ooo (1) Estimations (2) Transit contr8lé par Services de 1' Elevage Source: SEDES NB: Les importations de bovins et caprins ne correspondent pas du tout avec les chiffres du Tableau 9a, qui reposent comme il est indiqué sur les seuls contr8les officiels Tableau 9c - Exploitation contr8líe du cheptel bovin de 1-Adagaous UniDté nombre de têtes 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969(*) Abbattages contrôlés pour la consommation locale 9.257 9.686 9.937 10.251 12.923 13.390 12.750 13.647 11.549 14.300 16.ooo Expéditions -en vif (A pied et en Camion) 69.048 44.780 61.361 57.396 64.499 65.01 58.249 65.115 71.272 74.700 78.500 - en carcasses (par avion) 5.038 5.013 7.183 4.960 4.457 4.721 3.884 3.232 3.701 3.719 5.000 Total (arrondi) 83.000 60.000 78.000 72.000 82.000 83.000 75.000 82.000 87.000 93.000 100.000 Effectif estimé 875.000 900.000 940.000 1000.000 * estimations à partir des onze premiers mois de 1969 Source: SEDES Tableau 10 - COMPOSITION DES TROUPEAUX DE L'ADAMA,UA Taureaux et Femelles Naissan- Veaux Génisses Males castrés de de 4 ans ces et 1 à 3 1 3 TOTAL Pourcentage 4 ans et plus et plus velles ans ans 1. Structure théorique d'un troupeau de 1.000 têtes en élevage tradition- nel (1) 81 385 (230) 150 204 180 1,000 Rendement du troupeau - A niveau constant 51 52 12 115 11.5 - Avec un accroissement de 3% du nombre des femelles 103 10.3 - Avec un accroissement de 5% du nombre des femelles 96 9.6 - A niveau constant avec une réduction de 50% de la morta- lité des veaux 145 14.5 2. Structure d'un troupeau de 1.000 tetes en élevage de ranching (Société Pastorale) (1) 73 260 (213) 196 214 239 1,000 Rendement du troupeau A niveau constant 73 58 20 13 164 16.4 (1) Chiffres extraits de l'Etude "Le Cheptel Bovin du Cameroun" (Lacrouts et Sarniguet - Mars 1965), ajustés pour l'élevage de ranching et basés sur les hypothèses suivantes - Elevage traditionnel Fécondité : 6O Mortalité des veaux entre 0 et 1 an : 36% Mortalité entre 1 et 2 ans : 6% Mortalité après la 2ème année : 3% Exploitation des vaches : aà partir de la 7ème année - Elevage ranching Fécondité ; 82% Mortalité des veaux entre 0 e 1 an : 8% Mortalité des femelles : 3% Mortalité des mâles : 1.5 à 2% Tableau lli dtatistiques de l.a rtcne A . .ghe ma.clti i_n uA djelle 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 3Nombre de navires Douaia 16 16 17 16 20 21 21 33i Tonina:;o de 1oisson fr2li; débarqué à. w: ILa (milliers de toes)(2) 5.4 7.6 8.1 8.3 11.2 11.4 11.1 n.c. Tonnag de poi.,son congelé débxrqué à~ Douala (ilie.s de T) - - - - - - 1.2 6(e) B. Pchemarit:imno artisanale ~ selon eotimatFion AC (1967) Cavmeroun W : 3.600 T et inistère du Plan Cameroun E : 11.600 T Total Péd. : 1_.100 T - selon estimation Direction dosý Pchez Total Féd. : 25.0Q0 T C. 1c,1he en e1 douc - -lon estintion UAC (1967') Caineroun W : 5e0 T et uinis-tre du Plan Cameroun B : 35.500 T Total Péd. : 36.080 T -,...on estiiation Direction des Pches Total Féd. : 10.000 T {1) Pont 9) erevettiersý' 2) En outre, un chalutier bas6 h Victoria débarque 130 T de poisson frais par an. Sonrce_s : 1) Etude PiXC "Etude Technique et !conomique comparée de la distribution du poisson de mer dans les pays de l'Afrique Centrale Atlantique" (juillet 1969) 2) Midnistòr du Plan 5) Direction des Pich2s Tableau 12: Evolution des Fxp-ortations de Produits Agricoles du Cameroun Féd6ral - TDonnae et valeur (cuantités : en tonnei- valeurs FOB : en millionsde F CFA) 67/68 'Z des 68/69 7 export. to- des export. tales (val) totales (val) ... .1964/1965..... ....1965/1966..... ....1966/1967..... ....1967/1968.... ... .1968/1969..... T V T V T V T V T V Cacao 76.107 7.804 81.170 7.281 69.500 8.630 65.970 9.866 21,9 70.494 12.400 23,3 Café Arabica 12.873 3.023 17.470 4.011 19.890 3.999 21.695 4.339 9,6 19.6P2 3.869 7,3 Café Robusta 34.766 5.185 44.380 6.424 49.200 7.898 41.588 6.886 15,3 55.1731/ 8.601 16,2 Bananes 126.893 2.066 84.970 1.644 57.020 1.311 45.125 1.101 2,4 43.874- 1.324 2,5 Arachides 19.560 751 8.790 349 5.390 227 12.696 523 1,16 13.688 596 1,1 Caoutchouc 10.435 1.227 11.110 1.242 12.550 1.249 12.025 1.008 2,2 10.311 982 1,9 Tabac5/ 1.258 620 1.450 842 1.460 856 1.265 1.296 2,87 1.498 1.135- 2,1 Coton Fibre 17.277 2.348 21.085 2.773 21.060 2.801 16.597 2.373 5,26 24.550 2.877 5,4 Huile de palme et palmistes 9.989 506 8.205 488 8.810 339 6.967 353 0,8 9.645 367 0,7 Thé 355 74 333 71 131 32 209 41 - 376-' 79 0,2 Cacao en-masse 5.791 120 5.514 34 8.426 57 6.678 209 0,5' 8.931 9?7 1,7 Beurre de cacao 6,019 1.461 5.516 1.085 3.208 903 6.935 2.176 4,8 8.477 3.324 6,2 1/ D'après la caisse de stabilisation du café 2/ Chiffresrectifiés(service du conditionnement) 3/ Exortations réelles, non compris les livraisons au Tchad, assimilées aux ventes locales 4/ Valeur provisoire 5/ Valeurs vraisemblablement inexactes Source MinIstère du Plan Tableau 13- Evolution relative des exportations agricoles (1964/65 = indice 100) 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 Cacco (fèves, en masse et beurre) a 100 10419 92,3 90,5 99,9 b 100 89,5 102,l 130,5 177,4 Café arabica a 100 135,7 154,5 168,5 152,4 b 100 132,6 132,2 143,5 127,9 Café robusta a 100 127,7 141,5 119,6 158,7 b 100 123.8 152,3 132,8 165,8 Bananes , a 100 67,0 44,9 35,6 34,5 b 100 7915 634, 53,2 64,0 Arachide a 100 44,9 27,5 64,9 70,0 b 100 46,4 30,2 69,6 79, 3 Caoutchouc a 100 106,5 120,3 115,2 98,8 b 100 101,2 101,7 82,1 80,0 Tabac a 100 115,3 116,0 100,5 119,1 b 2/100 135,8 138,0 209,0 183,0 Coton a 100 122,0 121,9 96,1 142,1 b 100 118,1 119,2 10110 122,5 Huile de palme et a 100 82,1 88,2 69,7 96,6 palmistes b 100 96,4 66,9 69,7 72,5 Th6 a 100 93,8 36,9 58,9 105,9 b 100 95,9 43,2 55,4 106,7 Total a 100 10915 10612 102j4 116,7 ý1 100 104,2 112,4 119,8 148 Zn prix courants. 2/ Valeur des exportations de tabac probablement sous-estimée. a= volume; b- valeur Tableau 14 - Destination des exportations agricoles en 1968/69 0 ø r9 H m al 00 Cd CøC 0h France 7 41 36 30 99 23 52' 66 80 32 Róp. Féd.dt&llemagn 17 35 .3 24 io nl 12 Italie Paya,-Bas 64 33 2 28 83 28 Belgiqge 5 4 1 Grande7-1etagne 2 3 36. 3 29 2 USA i1 35 9 URSS 20 i Tchad 48 1 Autres 10 24 15 28 1 15 5 6 3 17 18 13 Total Total 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 Pourcentage des totas 36 12 11 23 2 3 1 1 2 8 j00 Tableau 15 - Exportations de café par destinations (1962/1969) (Tonnes métriques) 1962/63 1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 C.Or. C.Occ. C.Or. C.Occ. C.Or. C.Occ. C.Or. C.Oec. C.Or. C.Occ. C.Or. C.Occ. C.Or. C.Occ. A. ARAICA 1) Marchés traditionnels France 7,142 n.c. 7,776 n.c. 5,164 n.c. 6,884 n.c. 5,205 n.c. 5,229 n.c. 5,395 1,164 USA 357 n.c. 599 n.c. 487 n.c. 1,995 n.c. 2,837 n.c. 3,000 n.c. 1,330 1,199 Rép.Féd.Allemagne 431 n.c. 828 n.c. 1,562 n.c. 2,078 n.c. 5,037 n.c. 3,682 n.c. 3,104 3,289 Autres pays 605 n.c. 580 n.c. 165 n.c. 609 n.c. 286 n.c. 294 n.c. 811 21 Total 8,535 3,574 9,783 3,666 7,378 3,197 -1,566 3_,02 13,365 3,562 12,205 5,227 10,640 5,673 Total Féd. 12,109 13,449 10,575 14,856 16,927 17,1432 16,313 2) Marchés nouveaux - - - - - - 3,301 1,496 3,087 1,345 2,036 355 1,662 356 Total Fd. - - - 4,797 4 432 2,391 2, 01 Total Général 8, 535 3,574 9,783 3,666 7,378 3,197 14, 867 4, 516 16,452 4,907 14, 241 5, 582 12,302 6,529 Total Féd. 12,109 13,449 10,575 19,653 21,359 19,23 18, 331 B. ROBUSTA 1) Marchés traditionnels France 15,268 - 19,103 n.c. 17,878 n.c. 18,154 n.c. 16,642 n.c. 14,873 n.c. 12,322 1,198 USA 6,561 - 6,799 n.c. 7,328 n.c. 9,418 n.c. 19,767 n.c. 22,123 n.c. 15,231 662 Rép.Féd.AUemgne 227 - 806 n.c. 80 n.c. 378 n.c. 1,215 n.c. 2,948 n.c. 1,270 10 Italie 3,046 - 2,063 n.c. 3,445 n.c. 1,866 rn.c. 2,376 n.c. 1,925 n.c. 1,820 - Espagne 1,814 - 1,814 n.c. 1,512 n.e. 505 n.c. 806 n.c. 201 n.c. 756 - Algérie 1,090 - 70 n.c. - n.c. - n.c. - n.c. - n.c. - - Maroc 1,585 - 147 n.c. 1,410 n.c. 468 n.c. 688 n.c. 165 n.c. 114 - Grande Bretagne - - 1,310 n.c. - n.c. 25 n.c. - n.c. 50 n.c. - - Suisse - - 66 n.c. - n.c. - n.c. - n.c. 1,023 n.c. - - Autres pays 70 - 273 n.c. 428 n.c. 1,086 n.c. 164 n.c. 780 n.c. 761 99 Total 30,924 32,451 1, 800 31,719 2,044 31, 900 1, 360 41,658 1,1473 44,088 1,947 32,274 1,969 Total Féd. 30,924 34,251 33,763 33,260 43,131 46,035 34,243 2) Marchéi nouveaux - - 686 - 123 - 13, 869 747 8,156 - 5,393 255 11,155 254 Total Féd. 686 123 14, 616 d,156 5,648 11,409 Total Général 30,924 33,137 1,800 31, 842 2,044 45,769 2,107 49,814 1, 473 49,481 2, 202 43,429 2,223 Total Féd. 30.924 34,937 33.B86 47.876 51,287 51.683 45.652 C. RECAPITUIATION (Arabica et Robusta) 1962/63 1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 1976/68 1968/69 1) Mrchés traditionnels Total F4d. 43,033 47,700 44,338 48,116 60,058 63,467 50,556 2) Maërchés nouveaux Total Fid. 686 123 19,413 12,588 8,039 13,427 Total inëra / 43,033 48,386 44,461 67,529 72,646 71,506 63,983 Sources: Caisse de Stabilisation pour le Cameroun Oriental et Statistiques du Gouvernement Fédéral pour le Cameroun Occidental. Ne correspond pas aux chiffres du Ministère du Plan (cf Annexe 12). Tableau 16: Cours moyens des produiîts aàrcoles à l'exortation de 64/65 I 63/69 F03 - F. CFA/kg 1964/65 1965/C6 1966/67 1967/68 1968/69 Cacao 102.5 89.7 124.1 -149.5 175.9 Café Arabica 234.8 229.6 201.0 200.0 197.2 Café Robusta 149.1 144.7 160.5 165.5 155.9 Bananes 16.2 19.3 25.1 24.4 30.2 Arachides 38.4 39.7 42.1 41.1 43.5 Caoutchouc 117.5 111.8 99.5 83.8 95.2 Tabac de cape 817.0 788.0 1.008.0 778.0 n.c. Coton fibre 135.9 131.5 133.0 142.9 117.2 Huile de palme 50.6 59.4 38.4 50.6 38.0 Thé 208.4 213.2 244.2 196.3 210.1 Cacao en masse 20.7 6.1 6.7 31.2 10.4 Beurre de cacao 242.7 196.7 281.4 313.7 392.1 Sources: Ministère du Plan, Compagnie desBananes et S.F.C.T. Tableau l7:Evolution des cours des produits de base de juillet 1966 à juin 1969 (FCPA/1kg) Café ! I .... Banane .... .......... Café Robusta .......... Arabical ......... Cacao .......... ..Cotor FOB !Mar- ! Le ! ! New ! Le ! !New !Nu-bas- I Moyenne !France ! Cameroun!seille ! Havre ! Gnes ! York ! Havre !Paris !York !cule Douala! France Juillet 66/Juin 67 50,63 25,10 !187,42 ! 195,11 ! 187,66 1 170,39 275,75 !139,97 1131,30 ! 85,23 145,32 Juillet 67/Juin 68 52,64 24,42 !185,48 ! 189,53 I 185,05 1 175,23 1 259,86 !159,90 1144,20 1107,79 1 161,37 Juillet 68/Juin 69 t 57,07 I 30,17 1181,24 183,92 1 179,28 ! 165,38 I 262,66 1230,20 !201,22 (153,90).L 1 151,85 Source: Ministère du Plan 1/ Chiffre provisoire Tableau 18: Valeurs Mercuriales officielles à l'exportation des principaux produits de l'agriculture et de l'élevage (au 25-11-69) 1) Produits agricoles Unité Valeur mercuriale FOFA Nacn ioc 100 kg net 200 Bananes fraîches 100 kg net 1,500 " " séchées 2,000 " " plantain 1,000 Ananas " 2,500 Café vert Arabica kg net 200 Café vert Robusta 160 Thé 250 Poivrc " 300 Maîs 100 kg net 300 Nil " 200 Arachides en coluns " 1,500 Arachides décortiquées " 2,000 Palmistes " 2,000 Graincs de coton 650 Graines de sésame 2,000 Noix de kola 4,000 Huile d' arachide 6,000 Huile de palme 2,000 Huile de palmiste 3,000 Huile 6e coton 4,000 Cacao en fèves " 12,500 Tabac de cape kg net 500 Tabac de sous-care 300 Tabac de coupe : - ex Sumatra 100 - ex Maryland et autres 40 Caoutchouc naturel : - latex liquide ou en poudre 100 kg net 3,000 - 2- - feuilles fumées et cr8pes 100 kg net _ 5,00b Coton en masse 5,500 2) Produits de l'élevage Taureaux' et boeufs ttte 12,000 Vaches 10,000 Porcs 2,000 Moutons 800 Chèvres 600 Viandes et abats kg net 100 Tableau 19 - Droite et taxes perfus sur les pro*its de base an profit du budget fédéral V. M. D. S. T. C. P. T. 1968/69 1969/70 196d/69 1969/70 1968/69 1969/70 1968/69 1969/70 Observations Cacao en fèves 100 125 27.25pc. 27.25pc. 0,5pc. 0.5pc.27.75 34.687 Café Arabica 230 200 5.75Pc 12.00pc 0.5pc 0.5pc 14.375 25.00 hpc de D.s. air meme V.M. en1967 - 1968 Café Robusta 160 160 9.5pc 12.OOpc 0.5pc 0.5pc 16.00 20.00 . 7p.e. de D.S. sur même V.M. en 1967 - 1968 Arachides décortiquées 15 20 7.75pc 7.75pc 0.5pc 0.5pc 1.24 1.65 Caoutchouc (feuilles fumées et crOpes) 50 50 5.00pc 5.00pc 0.5pc 0.5pc 2.75 2.75 aréit oupendu On 68/69 (cours inf. à 120FCFA/kg. Tabac en feuilles -de cape(station) 1,000) 500 10,00pc) 15.ope -) - 100.00) 75.00 -de capé(SFCT) 145) 10.O0pc) -) 14.5 ) -de coupe (SFCT) 145) 100 10.pc) 15.OOpc -) - 14.5) 15.00 -de coupe (station) 80) 10.00pc) -) 8.0) -de coupe (autres) 35 4o 10.00pc 15.00pc - - 3.5 6.0 Coton en masse 55 55 7.OOpc 7.00pc 0.hpc o.hpc 4.07 4.07 Palmistes 14 20 8.75pc 8.75pc 0.5pc 0.5pc 1.295 1.85 Huile de palme brute 20 20 6.75pc 6.75pc 0.5pc 0.5pc 1.45 1.45 Thé - 250 2.00pc 2.00pc - - ... 5.00 pas de v.x. en 1968/69 Beurre de Cacao - - 2.00pc 2.00pc - - ... ...) ) pas de D.S. petçu mais Cacao en masse - - 2.OOpe 2.00pc - - ... ...) redevances sur fèves traitée. Bananes fraîches 15 15 (17.50pc)(17.50pc) (0.5pc) (0.5pe)(2.7) (2,7) Tarif non appliqa6; il est perçu 9p.e. de D.S. et pas de T.C. (P.T.13.50) V.M. : Valeur mercuriale en F.C.F.A./kg. T.C. : Taxe complémentaire D.S. : Droit de Sortie P. T.: Produit de la taxation en F.C.F.A./kg. Source: Ministère du Plan Tableau 20: Exepe deiff6rerilj Cacao (Cameroun Oriental) I CFA/Toine CA 1'ondérC 240.000 FrMis de CAF i) i. Lret pondléré 7.600 2. Assurnnce aýritime (0.67 % s/CAF) 1.603 3. Fr6intc de route (1.75 % s/CAF) 4.200 4. Frais de surveillance. au débarquement 210 5. Frais [inanciers transport maritime (0.50 % s/CAF) 1.200 6. Frais de courtnoe (0.75 % s/CAF) 1.800 7. Frais de sitge Europe (0.50 % s/CAF) 1.200 Total. 17.818 Prix FOB 222.182 Frais de FOB å Loco Mgasin 8. Frais de transit 250 9. Taxe portualre acconage 607 13. Taxe de pLorbage 75 11. P6a-e 20 I. honoraire d'ngrée en douane 250 1,3. Taxe erxarquement 712 11". erlts de sortie (27.25 % s/V.M.) - 34.063 1S. Taxe spécinle ai prolit Caisse Stabili- sation 1.000 16. Tixe de conditionnement (o.50 % s/V.M.) 625 17. Taxe phytonsnitaire 50 19. Frais généraux Afrique 3.200 19. Bénéfice exportateur 1.250 Total 42.102 Prix Loco Magasin 180.080 Frais de Loco lagisin N nu-bascule Douala 20. Embtallage 2.010 ''t. Loy?r mag.sinl 150 2. Assurance pendant magasinage (1.50 % s/V.M.) 1.875 P3. Fraic 1inzanciers (1.50 % s/P.L.M. moins d6chets) 2.674 24. Déchets pendant magasinage et recondition- ncment (1. % s/P.L.I.. moins emballage) 1.781 2.5. 1llUtltiol et transport 800 ToaLl 9.90 Prix nu-bascule Douala 170. 790 -2 Prélèvement ou Soutien (Caisse de Stabilisation) : Différence entre le prix nu-bascule Douala, diminué des frais transport intérieurs (à rem- bourser aux exportateurs) et le prix garanti aux producteurs. 1/ Hypothèse d'un prix CAF de 240.000 F CFA/T, obtenu en pourrant les cours New-York (10 %), Amsterdam (45 %) et Le Havre (45 %) 2/ Taux de fret actuel, selon transitaire. 3/ Valeur Mercuriale 125.000 F CFA/Tonne (voir annexe 17 ) Source Ministère du Plan TAEAU 21: 2xe-ipe de d,' :a',G C e si: (ae n (rL l F. CFA/Tonne . . . . r nc ....... ........U .......... ........ Italie ........ Prix CAF Movn 182.000 165.000 180.000 1. Fret maritime 9.000 12.405 7.756 2. Assurance maritime- 1.t83 77 .8 Freiute de route (0.75 % s/CAF) 1.365 1.238 1.350 4. Frais da surveillance au débarquement 500 500 500 5. Frais inan,ciers transrort maritime (0.50%/GAF) 910 825 900 6. r'rais de courtage (0.50 %/CAF) 910 825 900 7. Frais de siége Europe (0.50 %/CAF) 910 825 900 Total 14.778 17.394 14.106 Prix F:B 167.222 147.606 165.394 nFrais de FOB å Loco Magasin 0. Frais de transit 371 371 371 9. Taxe portualre, acconage 607 607 607 10. Taxe de plombage 5 j5 85 11. Péae 20 20 20 12. HonorLires d'agréé en douane 300 300 300 13. Taxe d'embarquement 674 674 674 14. Taxe de sortie (12 % sur V.M.) 19.200 19.200 19.200 15. Texe spécIfiue 3.000 3.000 3.000 16. Tlx de cditionneme-t (0.50 %/V.M.) 800 800 800 17. Taxe phy!osanitaire 50 50 18. Frais géiéraux Afrique 2. 7C0 2.700 2.700 19. Bénéfice exportateur 1.250 1. 250 1.250 Total 29.057 29.057 _29.057 Prix Loco Magasin 138.165 118.549 136.37 Frais de Loco lgasin å nu-bascule Douala 2.010 2.0 2.010 1. Loye. r asi 2i0 200 2 2. Assurance pndant magasin ge (1.50 % s/PLM) 07 170 205 23 Fis financiers (1 % s/P:2i moir.s déchets) 1.375 1.100 1.34G 24. Déchets ma;sias (0.50 % s/PLM moins embaLlage) 681 5 3 674 25. Manutenticn et trarspcrt 770 773 775 26. 2rais da calibrage 3.000 3.000 3.0,0 Total 8.251 7.929 3.215 Prix nu bascule Douala 129.914 110.620 128.622 Prélèvem.ent ou soutien (Caisse de Stabilisation) Différence entre le prix nu bascule Douala, diminué des frais de trasport intérieurs (à rembourser aux exportateurs) et le prix garanti aux producteurs 1/ Tarifs ajustéø suivant renseigneménts fournis par transitaire 21 France 0.65 % sur prix CAF USA 0.47 7. " "1 "1 Itclie 1.00 % " " Source : Mlnistère du Plan Tableau 22 - COTON: Prix moyens de réalisation (fibres exportées uniquement) F CFA/kg Prix moyenl/ Tonnage exporté en % production 1959/60 150.16 99.8 1960/61 153.10 99.8 1961/62 155.87 99.8 1962/63 148.84 99.9 1963/64 146.54 99.9 1964/65 145.11 99.8 1965/66 141.17 98.4 1966/67 139.58 96.1 1967/68 151.44 92.2 1968/69 141.93 96.9 1969/70 147.963/ n.c. A l'origine, toutes les ventes se faisaient sur prix FOB. Une proportion croissante a progressivement été effectuée en CAF. Actuellement, tout est vendu CAF. Leas prix moyens ne tiennent pas compte de ces distinetions et ne sont donc pas réellement comparabies. En 1970, le différentiel entre FOB et CAF est de 9 F CFA/kg. 2/ Les ventes locales à la CICAM sont faites au cours normai, déduction faite des frais non exposés. Elles portent sur les meilleures qualités. Il n'y a pas eu de ventes locales jusqu'en 1964/65. Prix moyen CAF portant sur 21,300 tonnes vendues à fin avril 1970. Tableau 23: Prix aux producteurs, de 1964/65 à 1969/70 F CFA/kg 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 1968/69 1969/70 C.Or. C.Occ. C.Or. C.Occ. C.Or. C.Occ. C.Or. C.Occ. C.Or. C.Occ. C.Or. C.Occ. Cacao grade 1 85 85 55 55 65 65 65 65 75 75 85 85 grade 2 80 80 45 45 55 55 55 55 70 70 85 85 hors standard - - 20 20 25 25 25 25 65 65 70 70 Café Arabical/ 125 135 125 135 125 125 125 125 125 125 130 - Café Robusta2/ 127 127 100 100 115 15 115 115 115 115 117 - Coton graine - blanc 28 - 28 - 28 - 28 - 30 - 32 - - jaune 28 - 28 - 28 - 28 - 30 - 32 - - non trié 26 - 26 - 26 - 26 - 28 - 30 - Arachides décortiquéesl/ 27 - 26 - 25 - 24 - 23 - 23 - PahistesN - 22 - 25 - 25 - 25 - 25 - 25 Source: Direction des Produits de Base. Première avance aux producteurs, payée à la livraison. Une deuxième avance (25 F CFA/kg en 1968/69, 20 F CFA/kg en 1969/70, sauf au Cameroun Occidental) est réglée au début du 2e semestre. Une ristourne, qui est fonction des prix de réalisation, est versée en fin d'exercice. 2/ Prix nu-ascule Douala pour le "grade 1 supérieur" qui comporte la majeure partie des apports. Les prix producteurs sont actuellement de 115 F CFA/kg pour le grade 2 et de 110 F CFA/kg pour le grade 3. Nu-bascule Garoua. 4/ Pas de prix garanti au Cameroun Oriental. TABLEAU 2h : PRIX DES ENGRAIS ET PESTICIDES F CFA / kg ou litre 196$ 1966 1967 1968 1969 Engrais Sulfate d'ammoniaque a 22.0 23.0 19.2 16.5 14.o b 15.3 10.3 14.4 13.9 pas de subside Urée a 38.0 39.0 34.2 30.1 30.0 b 25.5 18.3 25.7 25-6 pas de subside Chlorure de potasse a 22.0 n.c. 22.2 19.9 19.0 b 15.3 n.c. 13.3 14.0 n.. Engrais complexes 15-6-8 a 23.9 n.c. 22.1 n.c. n.C. b 16.5 n.c. 13.3 n.ec. n.-. 20-10-10 a n.c. n.c. n.c. 22.1 19.9 b n.c. n.e. n.c. 15.5 15.9 12-6-24 a n.c. n.c. n.c. 24.9 23.2 b n.c. n.e. n.c. 17.4 18.5 Pesticides Endosulfane 35 a 600 600 510 500 498 b 300 325.5 306 325 348.6 Oxychlorure 50 a 250 n.c. 300 290 267.0 b 125 n.ec. 180 188.5 1,86.9 Lindane (160 gr) en 60 1. a n.c. 158 250 200 195 b n.. 82.4 150 130 136.5 DDr 25 a 125 n.c. 154 n.c. n.c b 62.5 n.. 92.4 n.. n.c. DDT 20 a n.c. n,ce n.c. 95 89 b n.c. n.c. n.ec. 61.75 62.3 Parathion a n.ec. 58 54 50 46 b n.c. 27.4 32.4 32.5 32.2 a/ Prix plein ex magasin détail Douala U/ Prix subsidié ex magasin détail Douala -ource Plan Caféier National de la République Fédérale du Cameroun Tableau 25 - Cours du bétail sur pied (F CFA/Tîte) TAUREAUX TAURILLONS CASTRES VACHES GENISSES Max. Min. Max. Min. Max. Min. Max. Min. Max. Min. 1964 17,700 11,500 10,150 3, 500 22,700 19,600 14, 900 8,.200 8,200 6,600 1965 18,900 12,900 8,300 5,000 21,700 14,500 16, loo 9,800 10,300 6,800 1966 19,000 11,900 7,600 4,500 20,600 13,600 14,700 9,000 9,7oo 6,1oo 1967 19,700 12,300 8,100 4,800 22,1400 14,600 15, 700 9,300 11, 000 7,800 1968 22,600 13,200 9,300 5,700 24,600 15,100 17,100 10,000 10,800 7,900 N.B.: Moyenne annuelle, non pemrére, des prix relevés sur les différentbo marchés. Source: Secrétariat d'Etat à l'Elevage. Tableau 26 - Frais de commercialisation & Yaound4 du bétail de 1'Adamaoua 1) Acheminement à pied. Unit's: F. CFA porcentaues. Poska de dperises Pour un trour)cu Par t&iu Remarques de 41, têtes pn valeur p. 100 p. 100 de la valeur finale 1) Achat i0 4M ç vif (1) ... S 000 14.700 73,5 II) Tixes t r I'r .peae sAnitair,, -t p,,tente du !-r- chand ........................ 20.030 500 2,5 III) Frais é2 collicte et de rassn'i blerrnt ...................... 4.000 100 0,5 Zone de prospection facile. IV) Frain di1hdn½rcrt: le coat du deplacerrnt y Salaircs d:cs beuviers ......... 14.000 350 compris les peries est d'env. Chef c 'yeur............... 14.000 350 2.900 F/CFA r tête. Pour ourr'ib r -covo r..............15.00r 375 un boeuf arrivnnt de. Ya,un- Retour d7 onvycn ....... 2.30 62 d6'at poids de 380 kg et Ps pebr , 2 ri.. ayant parceru 550 k, le cul kurs..................... 10.00 250 cnOt du transport esI d'env. Attertp. pote ) centrle . 6.000 150 13 F/CFA i, tonne/km. Sans coipter les pertes la derrer, se est de 7 F/CFA la tonne/kr. . i ........ ..... 6 w I 1.537 7,7 f'ir'f poids 'if 5 '. 10 .... 4'.000 1.000 Manre :ìgene parver-Ics d' e e. .... .......... 10.600 265 lot'l d" s pertes ............. 50.840 1.325 6,6 V) Frais rn rux du.rrchnd. Voy ...... .................... 4.000 100 Frais de i ...... 1?.I00 300 Frais finan.ciers ............. 1F,.00 400 32.00 800 4 VI) BénÅ ice du r.areb,nd 40.000 1.000 5 Vil) Valear finale sur le mrch, chiffr,s arrondis ............ 800.000 20.000 (1) Les animaux pésent 400 kg au départ et 380 kg & l'arrivée (hypothése perte 5 p. 100. ce que la mission estime trés optimiste). 2) Transport par camion. unité: r. CiA. Postes de dåpense Pour 10 tåtes p4 LiSt Remarques en valeur p. 100 p. 100 de la va cur finale 1) Achat animal, 400 kg vif ..... 147.000 14.700 65,6 II) Taxe marché, exportatior et le voyage caiion 6conomise patente du marchand .......... 4.000 400 1,8 la pr6vention (ias de taxe sanitaire) Il1) Frais de collecte et de rapsnm- blement ...................... 1.000 100 0,4 IV) Transport camicn: I roie est p lonque que Frais de chargont .......... 4.000 400 le cha'iin dlir'~k: 900 kim a Prix du transport ............. 45.000 4.500 lieu de 55U, lw rcot du tran, Salaire et transp. convuyour . .,Jo 650 port représiite cpendant Dimes et fraig divers ........ 500 (i encore 11 F. CF. la tonne/km Déchargement ................. 50 56.500 5.650 ?5,2 V) Frais généraux du marchand Voyage marchand .............. 1.000 100 Frais de séjour ............... 2.500 250 Frais financiers ............. 1.750 175 5.750 525 2,5 VI) Bénéfice du marchand ......... 10.000 000 ,5 Vil) Valeur finale sur le marchb .. 223.Y50 22.375 Source: Revue d'levage et de m6decine v8térinaire des payS trepicaux, No 1 - 199. Tableau 27 a- Prî-, de dÎt)l à la cono ition Variation arnuell.e Moyenne Prix août .. 68 à noit_69 Unité 1968 1969 Mlinimum Marimum 1. Produ!it de Vi'iriculture Riz cri vrac kg 72 80 80 83 Fari.ne de tws" 55 51 51 86 F.rine de blé (vrac) 53 55 55 60 Blananas plantains 17 14 14 18 1Macabo" 16 17 15 19 Manioc (tubercules) 7.5 8 8 10 Mani.oc (cosettes) 24 19 19 26 Ign:ees 36 40 26 44 Har-iots secs 67 73 57 74 Tori i s 168 165 160 200 OiZnons -120 140 125 150 Iluile de palme litre 109 95 95 - 110 Huile de coton " 152 150 150 150 Arachides décortiquées kg 149 108 96 174 Grainer de courges " 248 245 188 345 Noix de palme " 18 18 14 29 2. dïrit~ce l'élevage Loeui avec os kg 150 150 150 150 *Mci-toa avec os " 400 400 400 400 deufs (locaux) unité 14 15 15 15 3. Produits de la peche Fetits bats (frais) kg 123 120 120 120 Source: Bulletin Mensuel de Statistique Tableau 27 b - Prix réel comparé de la viande de boeuf en 1969 dans divers centres de consommation Viande avec os Viande sans os Abats blancs (1) Prix moyen Prix moyen Prix moyen Prix moyen Prix moyen au kg au "Kg pesé" au "tas" os au "Kg pesé" au "tas" Maroua 110 28 143 Garoua 122 25 160 N'Gaoundéré 145 101 38/39 146 Yaoundê 172 36 222 156 Douala 192 37 246 132 N'Kongsaba 153 ? 170 Buea 130 30 177 Fort La 113 42 107 Hassakory 59 46 110 Fort Archambault 132 32 Bangui 148 33 132 Bouar 106 31 Libreville 217 23 316 Brazzaville 284 230 28/33 409 279 170 1 estomac, boyaux Source: SEDES Tableau 28 - p ri de mat'r:1e apricole de fabrication locale Hors taxe dfpart Douala Pulv?risaeur 15 1, à pression entreveLue 9,320 F en' Cbarrue 10" 8, !00 F cwA Charrue 6" 7,450 U CrA Charrett- boufs 1,000 kg (tout métal) 40,90 P C, Charret-te nsinc 500 kg (tout m5tal et pneumatiques) 27,700 F Cn)\ Houa SISE avec patins, sarclage 3 dents et buceurs à aile fixe 15,765 F nt, Décortiaueuse arachides à sain 3,200 i Dépul peur (à l'iétude) 18 à 20,000 F CFA Tx; iocals : 3 7 sur matériel agricole 9 % sur charrcttes Source : Sociftc TROPIC Tableau 29; u.a lireO minima en vigueur à la date du 1er janvier 70 S. Sal_ire sin iinirna .nt i s le zone (1) 2e zone (2) 3e zone (3) PCPFA/Hure FCFA/Heure FCFA/heurc S.H.I.G. 39,00 31,50 25,00 2.il.A.G. 29,50 25,00 20,00 Convention collective TP ¿: Bati!9ents 43,97 35,64 28,69 b. Convention Collective des industries de transforrmation Catégorie 1anoeuvres et EmployéO de Dactylos et Comptables ouvriors bureau sténos PCFA/mois FCFA/heure FCFA/mois FCFA/mois 1 39,00 6.413 10.816 12.996 2 48,21 A. 8.356 12.996 15.783 B. 9.470 3 A. 54,65 10.213 17.247 19.311 B. 62,17 C. 72,63 4 A. 82,51 11.884 23.767 A. 25.816 B. 98,58 B. 29.726 5 A.131,79 A.12.996 A. 26.995 A. 29.084 B.160,68 B.14.669 B. 30.262 B. 31.922 C. 33.529 C. 35.350 6 18.754 7 24.509 8 A.29.084 B.31.925 0.35.350 (1) Villes de Buea, Douala, Edea et Yaoundé. (2) Villes de Bafia, Ebolowa, Eseka Krbi Kumba, Mbelmayo, Nkongeamba, Sangmelima, )iko, Victoria, Département du *ouri (Aors Douala) (3) Le reste du territoire. TInAU 30 s RVENUS EN ESPECES AU NIVEAU DU PAYSAN Cult re PrixAot Puct Revenu en esaes Cacao 7aible 200 821 16.400 Moyen 300 82 2h.600 Fort 500 82 hl.000 (moins 3,000-3, ",00, F CF our t contre la pourriture . Café arabica Faible 200 170 34.000 Moyen 400 170 68,(1) (moins I.000-20. 00 F CFA pour Cae- : rs de produ, i tii Fort 500 170 8 .0O0 (moins 1Y. 0-:.00 CT FAio polr acte-rs de prodi Ict Caf6 robusta Faible 250 117 29*0 Moyen 450 117 52.650 (moins ' -000 F CFA pour fact r productiorn Fort 700 117 81 .900 (moins 12.(X)0 F CFA pour faect ears lo produe t Banane ile a.000 6-10 18-80.000 Moyen 10.000 6-10 60-100.000 Fort / 12.000 6-10 72-120.000 Coton Tible 400 32 12.80 Moyen 700 32 22.h00 (moins 2.000 F CFA pour engr 1i s) Fort 1.100 32 3c.200 (moins 4.000 F CFA pour engrais) Ris Faible 1.200 16 19 ?On (moins 5.500 F CFA pour coûts te Pr,,u- tion) Moyen 2.000 16 32-000 (moins 8.000 F CFA pour coûts de rrainr- tion) 2 500 16 40.000 (moins 10.000 F CiA pour couts :i' ::* tion) Surgho Faible 700 10-12 7.000 - 8.400 :oyen 1.200 10-12 12.000 -14.000 Fort 1.500 10-12 15,000 -18.000 Arachides Faible 400 23 9.200 Moyen 550 23 12.650 Fort 700 23 16.100 Fa ible 600 12-20 7.200 -12.000 Moyen 1,000 12-20 12.000 -20.000 rort 1.500 12-20 18.000 -30.000 J o, grades 1 et 2 J nor s j tandard /2 Slon les critères généralement admis en plantation villafeoise TABLEAU 31 : UTILISATION DES SOLS AU CAMEROUN ORIENTAL Superficie Superficie cultivée, Superficie cultivée Région convenant pour y compris jachères par rapport a la l'agriculture surface utilisable (1) (kn2) (kn2) (M Total Centre-Sud 87,132 19,011 21.8 Nyong et Soo 2,711 1,580 58.2 Mefou 3,713 2,613 70.3 Lekie 2,2h8 3,0h6 135.5 Total Est 81,7h3 6,220 7.6 Total Littoral l4,780 6,795 45.9 Mungo 2,833 4,554 160.7 Total Nord 119,605 26,000 21.7 Diamare 7,273 6,756 92.8 Margui-Wandala 5,347 5,724 107.0 Mayo-Danai 3,977 3,268 82.1 Total Ouest 12,142 5,967 49.1 Menoua 1,038 883 85.0 Mifi 882 1,h85 168.3 Bamboutos 880 709 80.5 Ilaut-Ncan 738 798 108.1 Total 315,540 63,723 20.2 Source : Estimations de la Mission (1), d'après le document "Le Développement de la Statistique Agricole au Cameroun"., (Direction de l'Agriculture). TABLEAU 32: SUPERFICIE DES EXPLOITATIONS ET SURFACE PAR ACTIF AGRICOLE AU CAMEROUN ORIENTAL (1) Surface Nombre Dimension moyenne Actifs par Surface cultivée Région cultivée d'exploitations des exploitations exploitation par actif (000 ha) V (000) (ha) (ha) (ha) Nord 650 304.8 2.13 2.8 0.76 Est 83.7 37.9 2.21 3.2 0.69 Centre Sud 427.5 168.1 2.54 2.7 O.9h Littoral 81.8 49.6 1.65 3.1 0.53 Ouest -127 115.2 1.10 3.3 0,33 Cameroun Oriental 1370 675.6 2.03 2.8 0.72 1/ Sans jachère Source : "Situation de l'Agriculture Camerounaise" et "Développement de la Statistique Agricole au Cameroun", d'après des enqutes statistiques effectuées par la Direction de l'Agriculture entre 1959 et 1966. TABLEAUL33 : EVOLUTION DU CREDIT AGRICOLE DISTRIBUE PAR LA BCD DE 1948 A 1949 (en millions de F CFA) Année Prêts ordinaires a Crédits de Total court terme ou campagne prêts agricoles d'investissement ;/ Millions F CFA % Total Millions F CFA % Total Millions F CFA 1949/50 26.6 100 - - 26.6 1950/51 128.2 100 - - 128.2 1951/52 85 100 - - 85 1952/53 135.3 73.8 48 26.2 183.3 1953/54 218.0 78.4 60 21.6 278 1954/55 271 79.9 68 20.1 339 1955/56 167 53.8 143 46.2 310 1956/57 149..6 44.5 186.4 55.5 336 1957/58 333.5 58.3 240 41.7 574 1958/59 261 75.8 83 24.2 344 1959/60 126.5 70.6 52.5 29.4 179 1960/61 126 48.4 134 51.6 260 1961/62 5h 49.5 555 50.5 1099 1962/63 645.8 35.9 1153 64.1 1798.8 1963/64 145 11.9 1073 88.1 1218 1964/65 197 15.1 1100 84.9 1297 1965/66 U10.1 4.6 2283.5 95.4 2393.6 1966/67 110.1 4.8 2165.8 95.2 2275.9 1967/68 183.4 7.9 2117.3 92.1 2300.7 1968/69 254.4 9.7 2362.6 90.3 2616.7 %ý/ Crédits ordinaires + crédits aux Mutuelles et aux Caisses de Crédit Agricole Source : Groupe de Travail sur le Crédit Agricole au Cameroun, Janvier 1970. Tableau 3h: ENCADREMENT AGRICOLE ET ASSISTANCE TECHNIQ[E AU CAMERMN ORIENTAL Autres Secrétariat d'Etat au Développemt Rural (1) Organisme (5) Région Circonscrip- Postes Nombre d' Enpoitations par Bases Centres de Stations de Pépiniires ' Nombre dl Encadreurs Exploitations Organisme tions agri- agricoles exploitations p oe enarer phytosanitaires foration recherches et centres 'exploitations par coles agricole rurale administration de multipli-' encadreur cation Nord SEM Nord 6 43 30h,800 7,100 1,100 1 2 1 2 '1h0,0 h8') 290 DFDT(production,usinage et com- SEM (2) mercialisation coton) ouest sMA 6 37 115,200 3,100 480 1 - 1 - 6,0<00 (3) 16 375 SACTA(tabac de coupe:production, usinage, comnercialisation) Centre Sud SEM Centre 10 97 168,000 1,700 260 2 3 2 4 h,57D () 3 (h) 15? (h) 3 ZAPI(Zones d'actions priori- tair es intdgrées), dépendant du Ministère du Plan Littoral SEM Mritime 4 30 49,600 1,650 250 1 1 - 2 - - - Fut SE Est h 38 37,900 1,000 150 1 1 - 3 3,500 (h) 15 (4) 230 (h) ? ZPI 12,000 680 2D SFCT (SEITA) (production et comwrcialisation de tabac de cape) Total 30 245 675,500 2,750 420 6 7 h 8 (1) Chiffres 1?67, en 1970 il y aurait 275 postes agricoles, avec 6 à 7 encadreurs en soyenne par poste la densité générale de l'encadremnt serait donc de 2,h5- exploitations par poste et 380 par encadreur. (2) le SEM, chargé de la riziculture dans le Nord (culture, usinage et commercialisation), est un organisn autonome, quo-que dépendant du S?Y Nord. En 126 , le SEMRY, qui disposait de h3 encadreurs, a apporte son appui technique a 10,000 planteurs environ. (3) Dont 1,000 assurent 50% de la production totale. (h) Estimation. (5) Chiffres de 1;70. Sources : Direction de l'Agricultnre, CFDT, SACTA et SFCT. TABIEAU 35 DEUXIEM PLAO QUINQU L (1966f71) - DE E PU ium (Tous mtnte S egliliang FCPA) A. P'RbVISIONS DE FIUANCElf=T DES ~ IINlSS|T~ S d rivåo Budget caonnes Org.publies Cridit public Aide Extår. lavestisement TOTAL Etat et SAP et semi-publios loal (bv.4 pr4t) Epè0e huam Production agricole Developpement dec productions 1,426 8 660 2,037 6,511 2,961 5,479 19,222 leoherche agronomique 220 - -- 320 - - 540 Frojete de développement intågri 514 50 - 200 1,226 50 100 2,140 'ydraulique rurale 260 - - 50 - - 310 Machinisse agricole 15 - - 50 - - 5 3quipemeot adinistratif - - - - - - 110 TOTAL 2,545 198 660 2,237 8,157 3,011 5,579 22,387 Elevge Infraotructure sanitaire 378 - - - 70 44 Proteotion snitaire 40 - - - 80 - - 120 Amlioration de la production 150 15 - 45 237 - - 447 Iutrition animale 115 - - - 20 - 15 150 Conoerciali.ation deproduitB de 11ll ge - . 54074 TOTAL 788 115 - 45 947 - 15 1,910 Ptohes !tude& et recherches piche maritime - - - 30 - - 30 Infrastrumture p¥.he maritime 37 - - - - - - 37 Prograe erpirimental maritime - - - 133 - - 133 réche artieanale maritime - - 87 - - - 174 Pche industrielle maritime - - - - - 1,190 - 1,190 Chainedufroid - - - - - 384 - 384 Fuscepoi0one demer - - - 18 - - - 18 Ostreioulture 2 - - 8 - - - 10 9.quipement pisoiculture et peohe ontinentale 28 -1_4. - - 81 TOTAL 154 14 3 113 199 1,574 - 2,057 TOTAL G!~ERAL 3,487 327 663 2,395 9,303 4,585 5,594 26,354 B. FRIVIrIOi DE REPARTITION R IrZONALE DM| WVESFWISSEMENTS Cameroun on TAL Nord Et Centre-Sud Littoral Ouest Ocidental. Reparti Productign agricole n6veloppement des productione 2,490 835 2,908 3,720 3,135 5,884 250 19,222 Reoberche agronomique 100 - 200 80 80 80 - 540 Projets de développment int<gråe 458 - 575 220 547 340 - 2,140 Hydraulique rarle 200 - 30 - 50 30 - 310 Machin~eme agrioole 15 - 25 - - 25 - 65 Equipement adminitratif - _20 __Q 40 20 - 110 TOTAL 3,263 855 3,738 4,050 3,852 6,379 250 22,387 InfrastruCture sanitaire 260 17 23 14 24 110 - 448 Proteotian Sanitaire 85 - - - - - 35 120 Amdlioration de la production 34 11 197 18 20 167 - 447 Nutritioæ sm le 20 5 30 10 15 50 20 150 Cmerciali8atinn dec produits de 1'leage Q 65 __i _£j5 65 20 745 TOTAL 464 4o 785 67 89 390 75 1,910 Psohe. Etude. et reoherohes pe'he maritime - - - - - - 30 30 Infraotruoture p uhe maritime - - 30 - 7 - 37 Progra e expermental maritime - - 86 - 47 - 133 PéChe artisenale maritime - - - 110 - 64 - 174 chne indutrielle maritime - - . 1,190 - - - 1,190 Chaone du trold - - . 342 - 42 - 384 Fuaqe poiseon. de mar - - - 15 - 3 - 18 Oetreioulture - - - - 10 - 10 Equient pisciculture et påhe continentale 12 - - __ 6 j _Jo 81 TOTAL 12 - 1,7761 6 203 60 2,057 TOTAL G~NERAL 3,739 895 4,523 5.893 3,947 6,972 385 26,354 Tous investissemente concernent is cøte du Cameroun oriental amt eti 1ocaiss par erreur dans la r*gion du Littoral. Ile ocmernent aussi les peheries du C. UIOX DO F (par o%ur d'iaer~etion) pø" -p- Privinione Reastins (ØMoptant) Reelisa (Y AM I & I An I An i tal ur Ane I & II Sur Total Prodctlon arioole Dfeveloppement de productions 7,50 727 2,203 2,930 39.0 15. Recheruhe a ~nique 197 127 170 297 150.8 55.2 ProJete dø dóveloppeent int~grés 760 320 274 594 78.2 27.8 H aulique ruralø 129 125 72 197 152.7 63.5 Machinlamoe agriole 65 21 22 43 66.2 66.2 Equipenent a~mnatratif 44 52 12 __4 _e.$58.2 TgAL 8,699 1,372(2) 2,753(2) 4.125(2) 47.4 18.4(2) ElsvaR" Infraetruature sanitaire 90 67 14 81 90.0 18.1 Proteotion fsnitaire 35 13 15 28 80.0 23.3 Amelioration de la production 90 65 31 96 106.7 21.5 Nutrition -n'mle 30 - 30 30 100.0 20.0 Coimerialiaation den produita de l'elee 26 2 28 18.9 3.7 TOAL 393 171 92 () 263(2) 66.9 1).8 Péchee Etudes et reoherohes p~øhe maritime 1 n.0. n.e. n.c. n.n. n.e. Ifrastructue péche maritime 18 Programme experimental maritime 18 Péche artieanale maritime 44" " Piohe industrielle maritime 460 Chafne du frold 81 Fuee poisson. de "er 8 ostreiculture SOUS-TOAL PDECE MITIME 637 n.c. n.c. n. . :quipement pisciculture et piche ontinentale 22 2 4 7 .22CUTION DU PLAN (rdpartition gographique) PrIviaion. Ralieation. (mota.nte) Plan An I An II Total nealisatnee..~ roduction agricole - Nord 3,263 382 456 838 25.7 - et 855 2 6 8 - Centre-Sud 3,738 106 267 373 10.0 - Littoral 4/,50 50 96 146 3.t - Duest 3.852 ?21 629 850 22.1 - Cameroun 0ocidental 6.379 339 1.112 1,451 - o réprti 25 89 167 476 TOrAL 22,387 1.389 2,753 4,142 16.5 levage - Nord 464 82 24 106 - t 0 6 4 10 25.- - centre-Suå 785 5 6 11 1. - Littoral 67 25 - 25 37.3 - Ouet 89 - 6 6 6.7 - Cameroun 0oidental 390 25 23 48 12.3 - Non r;parti 75 28 _J0 68 907 TOTAL 1,910 171 103 (2) 277(2) 1.3 Pchee maritimes 1,976 D.o. n.0. n.o. a.c. Piaoioulture et peche continentale - Nord 12 - 0.8 0.8 6.7 - Eet - - 0.9 0.9 - Centre-bud 0.5 0.7 1.2 ... - Littoral 3 - i 1 33.3 - oueet 6 - 0.6 0.6 10.0 - Ceroun Ocoidental 30 - - - - - Non rparti 3. 1.5 _ 0 SOU-TAL PISCICmLURE ET PECE CONTNTLE 81 2.0 4.0 6.0 7.4 . KCUTi0N DU 11,4 (.ource. de finanoemwt) Previsions Relsto8(otns Plan An I An II Total RMalisations (S) (TotaV Prduction agriole - Budget de lEtat 2,545 290 222 512 20.1 - CuneS et SAF 198 22 19 41 20.7 Organismee publioe et semal-public. 660 234 858 1,092 165.5 - dit public loal 2,237 69 103 172 7.7 - Aide exterleure (Bubventione et préte) 8,157 650 1,321 1.971 24.2 - Fonds privde (esècee) 3,011 124 250 374 12.4 - Ire.tiseent hu.m .579 jJl u, ~v(1J ) 2.6 TOTAL 22,387 1,499(2)2,807(2) 4,306(2) 19.2(2) - udget de l'Etat 788 61 67 128 16.2 ~ -ommune et SAP 115 13 10 23 20.0 - Orpymee public. et sei-publics - 8 13 21 ...) - Credit public local 45 25 - 25 55.6 - Aide extérieure (eubvsntiona et prtt) 947 36 13 49 5.2 - .1nde privés (Cepec) - 28 - 28 - bweetieaement humain 1- -_(1) T(1AL 1,910 171 103(2) 274(2) 14.3 1ches l ache. aritims. 1,976 n.c. n.o. n.c. n.-. Peiculture et p8che cntinentale - udget de 1'5tat 28 2 0.9 2.9 10.4 - .cunes et SAF 14 - - - - Organises publio. et semi-publice 3 -- - - - Crdit public local - Alde extéricure (Mubventione et prate) 36 - - - - - Ponde privle (espècee) - - 3.1 3.1 - lonestiseent humain TOTAL 81 2 4.0 6.0 7.4 MAýR ,UE: (1) Linvestiseement hmain devrait en fait åtre réparti entre lagriculture et l'evage. Le chiffre est, de toute manibre, certaineent trB soua-bvalue. (2) Il y a quelquee differenoes mineure entre lee tableaux C, D et , gui provinnent en partie du pos.t "investiesament humin" et en partie au d'u poete "inveetiasente co~munaux" non réparti, sur lequel aucune precision West dannét. (17,6 milliona FUFA n 1966/67 et 19,3 millions FCFA en 1967/68 pour l'agriculture.) Certaine. diff6rencee reatent cependant incofprhenaibles. 00U Ministere du Plan. Tableau 36: Financemonts extérieurs dans lcs d,orainos do l'Agriculture et de 1'Elevage A. E'LD_(sit utIio au )1.i2.69) Lge er FEDl (i) (000) _._ - Amélioration de l'élevage en Adamaoua 565 - Conservation des so1LE et lutte anti-érosive dans le Nord-Cameroun 067 - Ecole Pratique d'Agriculture 301 - Première cea'pagne conjointe contre la peste bovine 401 2,134 (2) Sur .2e FE) (1) -- Aies à la production 1e trnce 1.873 "1.017 1.274 1.196 5e 787 6.147 - Etudes Culture de la bainane dans le Miungo 67 Dvel OJppelt pl n ,ations villageoises 21 In[roduction de la théculture 50 138 - Pr$t.Opéci al Création de 4.3C80 ha de palmeraies sélectionnées 6.482 12.767 (2) ProgL ramllre_k?d'Ii intervent e i on_ý_= _ropoé par le Gouvernemrent vour le ja ED (3) - Projet de théioulture de Djuttitsa 2.700 (4) - Création de 1.800 ha de palmeraies å Edea et de 4.500 ha de palneraies, avec une huilerie à D'ibonbari 7.600 - Centre de formation rurale et de colonisation de Wu é, c avec l'aide de la RFA : extension des cultures et installation de colons 3.800 - Création de 1.600 ha de bananeraies 4.300 - Industrie de transformation de manioc n.c. - Programme de développement de l'élevage n.c. - Complexe agro-industriol pour le développement des plantes à parfum n.c. - Comjlexe agro-industriel pour fibres jutières et sacherie 1.450 - Crédit agricole à faible taux d'intéret pour achat de matériel, outillage, engrais, pesticides 2.150 - Réinstallation de mille familles de montagnards à Doulo Gane 400 (1) source : FED 2 Montant des marchés 3 source :îinist're du Plan 4 Chiffre à réactualiser B. FAC 1° Projets en_cours (situation au -1.4.70) Crioits ouverts - Opération Yabansi-Bafang Installation de paysani iamiléké Financement accordé entre 1964 et juillet 1971 (fin intervention) 558.- - Ddvcl oppement de la plaine do N'Dop - Financement accordé entre le 7.2.67 et le 30.6.70 (fin intervention) 177.,4 - ZAPI - Financeient accordé entre le 1.7.67 et le 30.6.70 266.40 - Projet Guider : reclassermnt de montagnards - Financem.ent accordé entre le 1.4.68 et avril 1970 (fin intervention) 81.- - Etudes pour le développemcnt de la culture du riz dans le Nord-Cameroun (projet SEMRY) 162.4 - Etude de deux complexes théicoles 27.8 - Développement de la culture du palmier à huile (projet 30PAM! E) 448.6 - Participation dans financement huilerie de coton (le j.000 T L 14aroua (avec CCCE et Caisse de Stabilisation Coton) 100.- l- levage : construction d.e parcs a vaccination dans le Nord et de dipping-tanks dans 1'Adanaoua 82.- S1,903 .84 2° Projets envisagés - Continuation aide aux ZAPI 47.- - Projet BEý-BADJOU½A : reclassement de montagý;nards (à présenter au Comité Directeur du 7.7.70) 75.- - Extension de la station de recherche vétdrina.ire à Wakwa 36.- Sniurce : Nission d'Aide et de Coopération au Cameroun 158.00 C. 'rojiets prénontéspar le Cameroun au Fonds de Diversificati'on de l'O. I. C. Coût total Financement sollicité Mill ions FCFA) - Etudes comp] entaires pour le développemert de la riziculturo dans la Ulaine dc W'Dop 26.1 26.1 - Plantation de 010 ha de bananeraies dans le lungo 515.- 350.- - Modernisation de la culture du mais et du soja en pays Bamoun n.c. 50.- - Complexe agro-industriel ananas dans le Mungo (10.000 T de fruits au stade final) 210.- 120.- - Développement des plantes aromatiques 35.- 35-- - Développement de la riziculture à Bafut (Camieroun w) 8.- 8.- - Complexe agro-industriel de production de concentré de tomate au Cameroun W. n.c. 145.- - Culture intensive de mats et de soja pour production d'aliments destinés à l'aviculture 25.2 25.2 TOTAL 739.3 Source : Direction des Produits de Base. Tableau M - Prévisions de développement de consommation des produits vivriers Consommation 1968/69 Consommation 1930/81 Taux de Produit Totale Totale croissance Observations kg/tôte (1.000 t) kg/t6te (1.000 t) amuel Iiiz U n.c, n.c. 9-10 22-25 Les estimations de la FAO sont de 33.000 tL R n.c. n.a. 2 9-10 en 1975 et 60.000 t en 1985, basées sur des T 3 - 3,5 18-20 4- 5 31-35 4,7 consommations moyennes/capita de 5,5 et 8,h kg, compte tenu d'une elasticité - revenu de 1.2 Une réduction des prix au consommateur de 30% sianerait probablement la consomatiou qu moins au niveau s estimations de la FAQ \gr rapport, a]inea TIioercules et i 3-35o 300 350 250-300 500-60o 4,5 bananes plantain i 450-550 1,500-1.800 I50-550 .500-1.800 T 430-500 1.800-2.150 380-450 2.000-2.400 0,9 iiils et Les prévisions de la FAO sont de 350.000 t sorghos 2/ U 125-130 19-20 130-140 36-36 5,5 en 1975 et 457.000 t en 1985, en fonction de R 150-200 220-290 150-200 235-315 o,6 l'accroissement de la population. Elles sont T 147-190 236-307 147-187 271-353 1,2 probablement élevées, en raison du faible taux de développement de la population dans le Nord. rd T ~15-18 2>-26 18-21 32-38 2,8 Les estimations de la FAO sont de 110.000 t bud et ) U .20-25 20-26 25-30 55-65 8,3 en 1975 et 180.000 t en 1985, appuyées sur il-i t ) R 5-6 16-19 6-7 20-22 i,5 des consommations/capita respectives de 18.4 Féd-'ration T 10,5-12,5 60-71 15-17 107-125 4,9 et 25.4 kg. / Ignares, !,acabo-taro, 16mna, Patates douces, pomes da terre. Nord uniquement. U - urbaine }/ Viande de chasse non comprise. R - rurale h/ Sud et Ouest uniquement. T - totale T-Å j IJA.kTo: (i,- PC)'wi'~- T' ViDN (en 196 i PoiSson frais Poisson traité Poisson importé Total Cameroun Oriental Région Littorale 10.8 7 2.6 27.1 - Douala .4.472 - Urbains (sauf Douala) 11.2 6,8 2.- 30.- - Ruraux 1.5.4 1.2 Région Centre Sud 2.2 L.1 18 81. - YToundé 3.5 27.- - Urbalns (sauf Yaoundé) 2. 17 - Ruraux 0.4 -. 1.4 ;.- Région Ouest 0.7 4,9 1.5 7.1 - Urbains 2.6 . - Ruraux 0.h 3.8 1.h 5.6 Ré0ion 1st 03.,2 - Urbains .no ..5. - Ruraux 0.4 2,3 0.3 3.- Région Nord (1) 5.- .L_ -_20.1 Total .. Can1'oun cccicent:-. ~-. Total Fédération 3.5 1.2 (1) Poisson d'eau dcuce uniquernt Source: Etude SCET (Juirlet 1969)
Groupe de la Banque mondiale · Pre-2003 Economic or Sector Report
Cameroon - Current economic situation and prospects of the Republic of Cameroon (Vol. 2 of 5) : Agriculture
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