쬐 TAUX DE CONVERSION Unité monétaire Franc CFA 1 dollar EU 247 F-CFA 1 Franc CFA 0,,004 dollar PU 1 million de F.CFA 4.000 dollars EU POIDS ET NWURM (Système métrique) SIGÎS CEE.. Commnautë Economique Européenne FAC: Fonds dtAide et de Coopération FM: Fonds EuropBàan. de Développement ffb: fresh fruit bunches Z-LAT. Institut de Recherches Agronomiques Tropicales et des Cultures Vivrières IRCT: Institut clé Recherches du Coton et des Textiles rIccotiques IRHO: Institut de Recherches pour les Huiles et Oléagineux SNABDA: Société Nationale des Huileries du Dahomey SONADER: Société Nationale pour le Développement Rural du Dahomey DAHOMEY PROJET DZ MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI TABLE DES MATIERES PAGE NO. RESUME II. INFRMATIONS ER ..................................... 1 III. LA REI0................................................... 4 IV* LE P0................................................. Description générale et objectifs.......................... 5 Création des plantations depalmiers....................... 6 Entretien des plantations................................... 6 Lihuilerie................................................ 6 Cultures anuele.......................................... 7 LMélevage ................................ 8 Entreposage du mas.s ....................................... Afforestation................................ ........... 9 Les village...........................................,.... 9 Les besoins en main-d1oeuvre................................ 10 V. ESTIMATION DES DEPENSES ET DISPOSITIDN FINANCIERES.......... 10 Estimation des dépenses............................... 10 Financement enisagé............l............................ l Décaissement et c 12 Vérification des comptes..... .............................. 13 VI. ORGANISATION ET E...... 14 Llorganisme chargé de la gestion............................14 Organisation coopérative............. .................. 15 Traitement et commercialisation des proLuits............. 16 VII. PRODUCTION, PRIX, RECETTES ET AVANTAGES POUR LES AGRICULTEURS........ 17 Prix des produits du palmier.. .............................. 17 Politique de stabilisation des prix ' la production......... 18 Rendement du projet..............,...............,.......... 19 Recettes du projet...................................... 20 Avantages pour les membres des coopératives................. 21 VIII.AVANTAGES ET JUSTIFICATION ECONOMIQUES.............. 22 IX. CONCLUSIONS ET RECOMMDATIONS.............................. 22 ANNEFXES 1. Production et exportations nationales de produits du palmier 2. Les caractéristiques physiques du périmètre 3. Rotation des cultures annuelles h. Rendement, prix, taxes a l'exportation et salaires: données de base et estimations Appendice A: Perspectives de débouchéi de l'huile de palme et des palmistes Appendice B: Estimation de la main-d'oeuvre nécessaire pour les planta- tions de palmiers Appendice C: Huile de palme et palmistes: Prévision des prix de vente et des dépenses pendant la vie du projet Appendice D: Produits du palmier: Prévisions de production et de recettes des ventes totales 5. Dépenses d'aménagement 6. Proposition de financement conjoint Appendice A: Principaux chefs de dépenses en devises 7. Estimation des ressources de l'autorité chargée d'exécuter le projet, et affectation de ces ressources 8. SONADER Appendice A: Résumé de bilans: 31 décembre 1964-1966 Appendice B: Organigramme 9. Le personnel et sa formation Appendice A: Cours de formation du personnel 10. SNAHDA Appendice A: Organigramme 11. Prévision de la production commercialisable 12. Revenu estimé d'un coopérateur type en 1967 et 1980 13. Evaluation du taux de rentabilité économique CARTE Ce rapport est fondé sur les conclusions d'une mission d'évaluation de la Banque, qui s'est rendue au Dahomey en juillet 1967, et qui était composée de MM. M.M.M. Van Gent et D.J. Parsons (de la Banque) et de M. M. Fenn (de la FAO); il a été mis à jour en août 1968 par une mission composée de MM. J. Willems et M. Hassid. DAHOMEY PROJT DZ MISE 'N VALEUR AGRICOLE DE HIINVI RESUME i. la Gouvernement de la République du Dahomey a demandé à VtIDA un crédit pour laider à financer le développement de l'agriculture -dans le Dahomey du Sud. ii. Lagriculture du Dahomey repose sur le système traditionnel des cultures itinérantes. Dans le sud du Dahomey, les conditions convien- nent à une culture plus intensive. Une production accrue des cultures de rapport ainsi que des cultures vivrières fournira des ressourcas pour 1'exportation, dont léconomie du Dahomey est fortement tributaire. Lihuile de palme et les palmistes constituent les principales denrées dexportation et s nt surtout produits par des palmiers naturels qui ont un faible rendement. La consommation intérieure d8huile de palme est en augmentation et, de ce fait, les exportations diminuent. iii. En 1962, le Gouvernement a créé la SONADM (Société Nationale pour le Développement Rural du Dahomey), établissement para-public qutil a chargé de développer la production agricole dans le Dahomey du Sud. La SONADE est maintenant responsable du développement des cultures do, palmier à huile dans tout le pays. Clest une organisation entièrement africaine, qui fait preuve dfune grande compétence aussi bien au siège que sur le terrain, et qui depuis 1962 a organisé, sur quelque 13.000 hectares, des plantations de palmiers sélectionnés gérées sous la forme coopérative. iv. La projet pour lequel le Dahomey demande un crédit comprend la création de dix coopératives cultivant un total de 6.000 hectares de palmiers sélectionnés et 6.000 hectares de cultures annuelles, ainsi que des forOts et de lélevage. v. Les palmiers une fois parvenus à maturité, llensemble mis en place permettrait de produire tous les ans 10.000 tonnes d8huile de palme et 2.400 tonnes de palmistes. En outre, 4.000 familles seraient organisées en coopératives et géreraient, sous contr6le étroit, des cultures annuelles leur permettant de couvrir leurs propres besoins alimentaires et de produire des excédents monnayables de mai:s, d1arachides et de coton. Il en résulterait également une production accrue de bois dioeuvre et de bétail. Ce projet aurait un rendement économique de lordre de 12%. vi. On estime que ltexécution de ce projet nécessiterait une dépense totale de 2.370 millions de francs CFA (9,6 millions de dollars) dont il est proposé que le FAC (Fonds diAide et de Coopération) fournirait à peu près la moitié; lautre moitié proviendrait dfun crédit de VtIDA. I Gouvernement du Dahomey apporterait une contribution de 96 millions de F.0FA (0,4 million de dollars). Les besoins en devises seraient dIenviron 1.087 millions de francs CFA (4,4 millions de dollars); 1tIDA en couvrirait 65%, et le FAC, 35%. Les recettes permettraient au Dahomey de rembourser la total.i.té de ltinvestissement en 15 ans, aprôs un difré de remboursement de 9 ans. le projet justifierait lloctroi, par lIDA, df"n crédit de 4,,6 millions de dollars au Gouvernement du Dahomey, qui 1 4terait à son tour les fonds à la SONADER. DAHOMET PRJET DE IISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI I. INTRODUCTION 1.01. En août 1966, le Gouvernement de la République du Dahomey a demandé à ltAssociation de ltaider à financer un projet de développement agricole dans la région de Hinvi, dans le Dahomey du Sud. La Société Nationale pour le Développement Rural du Dahomey (SONADER ) a préparé ce projet, qui a été ensuite modifié avec le concours que la FAO et la BIBD ont fourni au titre de leur Programme de Coopération.- En mars 1967, une mission de pré-évaluation de la Banque, composée de MM. Rowe, Vigie, von Czernicki (consultant) et Bishop (FAO), a révisé le projet présenté, et a proposé des améliorations et des précisions supplémentaires. En juillet 1967, la mission d'évaluation de la Banque au Dahomey a reçu le rapport final que la SONADER avait préparé. 1.02. Le présent rapport d1évaluation est basé sur les conclusions dlune mission de la Banque, composée de MM. Van Gent et Parsons (Banque) et Fenn (FAO), qui siest rendue au Dahomey en juillet 1967. Come lVon envisage pour ce projet un financ6ment conjoint par 1VIDA et le FAC (Fonds dIAide et de Coopération), lo personnel Banque/FAO a étroitemnt collaboré avec rlui di FAC pour la préparation et pour l1évaluation du projot. MM. Vene et Julieime ont représenté le FAC pour lévaluation. Une mission coraposée de MM. Willems et Hassid sest rendue au-Dahomey en août 1968 pour me-ttrca à jour le présent rapport. Le retard de cette mise à jour est dû a la situation politique du Dahomey qui a empêzché 11IDA- et le FAC de poursuivre ltexamen du projet avant la fin de llété 1968. II. INFRUATIONS GENERAIS 2.01 le Dahoney a une superficie totale de 11,3 millions dhectares, et une population de 2,4 millions d1habitants. On estime que lagriculture, qui est encore fondée sur le système traditionnel de la culture-itinérante et de la jachère forestière, occupe 77% de la population active masculine; elle fournit près de 50% du produit intérieur brut. 2.02 les régions administratives du Nord et du Centre, soit à peu près 90% de la superficie du pays, se trouvent essentiellement dans une zone de savane et ne sont que peu cultivées. Les régions du sud, oÙ les précipitations sont de 1.000 A 1.500 m par an, se prgtent a une culture plus intensive, et font vivre plus de la moitié de la population totale du pays. Dans cette zone, la densité de population par rapport A la terre cultivée est déjà élevée, et la fertilité du sol est en déclin. A ltexception du coton d#Allen, en développement dans le nord du pays, les-exportations de la plupart des denrées agricoles - y compris les produits du palmier - ont tendance à fléchir depuis quelques années. -2- 2.03 Le secteur industriel est très réduit; il ne fournit que 2,5% du PIB, et il consiste essentiellement dans le traitement des produits agricoles. On ne connait pas de gisements de minéraux à exploiter. Les événements marquants, ces dernières années, ont été les créations d9un port en eau profonde à Cotonou, et diune huilerie de palmistes d1une capacité de 40.000 tonnes de palmistes par an, construits grâce à des prdts bilatéraux consentis par la France pour le premier et par l'Allemagne pour la seconde. 2.04 On estime quten 1963 le produit intérieur brut du Dahomey stest élevé à 42 milliards de francs CFA (170 millions de dollars EU), soit.environ 70 dollars par habitant. Il faut noter, à titre de comparaison, que le produit par habitant est d'environ 100 dollars au Nigéria, 200 dollars en Càte-d'Ivoire, et 45 dollars en Haute-Volta. le PIB réel ne s'est guère accru depuis 1959, et le modeste niveau de vie actuel ne se maintient que rce à une aide extérieure continue. les recettes que le Gouvernement tire de sources internes n'assurent que 70 à 80% des dépenses publiques ordinaires, et clest principalement la France qui a couvert les déficits budgétaires annuels. Le Gouvernement a financé la quasi-totalité des investissements publics à 1laide de subventions extérieures, et notamment de crédits du FAC et du FED. (Fonds Européen de Développement). 2.05 Les possibilités de développement industriel étant très réduites, le Dahomey ne pourra accroître son revenu national, équilibrer son budget, et améliorer son commerce extérieur quIen augmentant la production de denrées agricoles destinées à lIexportation, tant à l'état brut qu'après traitement. Il est possible et,nécessaire dlaccroitre les rendements, non seulement des cultures de rapport, mais aussi des cultures vivrières, de manière à dégager davantage de ressources pour le secteur des cultures d1exportation. 2.06 On estime que, dans le Dahomey du Sud, la palmeraie naturelle séëtend sur quatre a cinq cent mille hectares. Cette palmeraie a consti- tué, jusqu'à présent, la principale source de revenus monétaires agricoles et de recettes d8exportation. Durant les années 1960-67, les exportations dshuile de palme.-ont été de 11.000 tonnes par an en moyenne. Pendant les cinq années qui ont suivi 1960, les exportations de palmistes ont été, en moyenne, de 52.000 tonnes ltan. La mise en route de l'huilerie a permis de transformer les amandes en huile et en tourteaux aux fins dtexportation (Cf. Annexe 1). Depuis 1961, les produits du palmier exportés représentent, en moyenne, 2.100 millions de francs CFA (8,5 millions de dollars EU) par an, sur un total dIenviron 3.400 millions de francs CFA (14 millions de dollars EU) pour liensemble des exportations; la part des produits du palmier dans lIensemble des recettes d'exportation est passée de 52% en 1961 A 73% en 1965. En 1966, le mauvais temps a fait tomber les expor- tations de produits du palmier à 1.400 millions de francs CFA (54%). 2.07 Lihuile de palme constitue la principale source de matières grasses comestibles de la population du Dahomey du Sud. Llexpansion démo- graphique entraine un accroissement de la consommation locale, de sorte -3- que la demande interne devrait passer dienviron 23.000 tonnes en 1964 à 32.000 tonnes en 1975 et 46.000 tonnes en 1985. Si le Dahomey ne créait pas de plantations nouvelles, il serait contraint, avant dix ans, dlimporter de lhuile de palme. 2.08 Il est donc urgent de poursuivre le développement ranifié de la production de noix de palme, tant pour faire face aux besoins internes que pour maintenir et accroître les exportations. Il est possible, en outre, de développer quelque peu la production de coton, d8arachide, et dtautres produits dtexportation; mais, dans la mesure oÙ la nature du sol et du climat empêche dly substituer des cultures dtune valeur élevée - cacao, café, ou caoutchouc par exemple - léconomie du Dahomey restera, dans un avenir prévisible, largement tributaire des produits du palmier. 2.09 les programmes initiaux pour accroître la production dihuile de palme comportaient la construction, entre 1951 et 1955, de-quatre huilaries broyant les régimes lf provenant- de la palmeraie naturelle. Ces huileries traitent actuellement environ 90.000 tonnes de régirres par an. Une cinquigme huilerie, dfune capacité de 30.000 tonnes, sera achevée en mars 1969. 2.10 Pour compléter la création de ces usines, le Gouvernement a poursuivi un programme de plantation de palmiers sélectionnés. les plantations ont commencé en 1955, et, en 1961, elles stétendaient sur quelque 2.300 hectares. Des problémes liés au régime foncier, et les difficultés d!entretien en ont entravé le succès. Cependant, en 1962, llEtat a promulgué des lois lui permettant d'obliger les propriétaires terriens à louer leurs terres et à se grouper en coopératives de producteurs; cela a permis d'obtenir les terres et la main dfoeuvre nécessaires à un développement agricole organisé (voir par. 6.03). Clest vers la m8me époque que la SONADER a été créée. Depuis lors, la situation stest considérablement améliorée. La SONADE (Société Nationale pour.le Développement Rural du Dahomey) est une société dtéconomie mixte chargée de développer la production agricole dans le Dahomey; elle est maintenant responsable de tout ltaménagement de la palmeraie dans le pays (Cf. chapitre VI pour plus de précisions). Quelques 13.000 hectares ont été plantés entre 1962 et la fin de 1968. Sous la tutelle de la SONADER, des coopé- ratives exploitent et entretiennent de façon très satisfaisante ces 13.000 hectares-et une partie des plantations antérieures, soit au total 15.700 hectares. A liheure actuelle, et indépendamment du projet de Hinvi qui fait 1lobjet du présent rapport, les autres plantations prévues ou entre- prises -portent sur 7.000 hectares pour la période 1967/070. Ce programme au titre duquel 2.618 ha ont déjà été plantés est ffmancé par le FED. lf Ie palmier produit des régimes de fruits. Chaque fruit se compose dune noix, qui contient le palmiste, entourée dtune pulpe huileuse dont lthnile de palme est tirée. 2.11 La méthode de développement appliquée par la SONADER consiste à acquérir les terres à proximité immédiate des villages et à mettre en place des "blocs" de palmiers suffisamment étendus pour permettre 1lemploi des méthodes modernes d1exploitation. L'expérience a montré que des - palmeraies dfenviron 600 ha chacune constituent la meilleure solution. Plusieurs "blocs" de dimensions équivalentes sont créés simultanément pour la production de cultures annuelles. Les habitants du village deviennent membres de la coopérative et cultivent aussi bien les palmiers que les "blocs" de cultures annuelles sous le contr8le et avec lvaide de la SONADER. La méthode qui consiste à situer les "blocs" à proximité des villages permet de supprimer les investissements importants quientral- nent la construction de nouvelles habitations et la fourniture de - services sociaux. III, LA REGION 3,01 Au sud du Dahomey, la palmeraie naturelle s1étend sur une bande c8tière qui a jusqu' 200 kilomètres de largeur. Le périmétre du "Grand Hinvi"V est situé au centre de cette bande c8tière (voir la carte en annexe). Ce périmètre comprend-75.000 hectares; le projet, une fois achevé, en utilisera environ 15.000 pour les palmiers, les cultures annuelles, les villages et les routes. La ligne de chemin de fer, et la principale route goudronnée, qui relient Cotonou au nord, forment la limite ouest du périmàtre. 3.02 Dans la région du projet, les précipitations annuelles totales et leur répartition sont sub-optimales pour la croissance et la production des palmiers. Il en résulte qu'au Dahomey, les palmiers mettent plus de temps a croître, et ont, une fois adultes, une production moindre que dans les pays voisins. Néanmoins, les températures et lensoleillement annuels de Hinvi conviennent au palmier à huile, et les sols sont satisfaisants. La densité de population dans la région est de l'ordre de 50 habitants au km2 - clest-à-dire l'une des plus élevées du Dahomey - et il ne sera pas difficile de trouver la main-dfoeuvre nécessaire à lItexécution du projet. On trouvera à lannexe 2 une description plus détaillée du régime foncier, du coût de la main-di oeuvre, et de lfutilisation actuelle des sols, ainsi que des caractéristiques physiques., 3.03 Dans cette région, la recherche est effectuée par "l!Institut de Recherches pour les Huiles et Oléagineux" (IHO) pour les palmiers, et par "l Institut de Recherches Agronomiques Tropicales et des Cultures Vivrières'! (MAT) pour les cultures annuelles. L"Institut de Recherches du Coton et des Textiles Ecotiques" (IRCT) assure, essentiellement dans le nord du pays, la recherche sur le coton. La SONADER collabore très étroitement avec ces organismes. On trouvera à lannexe 2 des détails sur les recherches en cours et sur les principaux résultats obtenus. La SONADER a passé des contrats dlassistance technique.-avec 1IRHO, et bénéficie des conseils de 1BRAT et 'IRCT. Depuis le milieu de 1968, un -5 - spécialiste dahoméen de liélevage est détaché aupras de la SONADER par le Ministère de 11Agriculture. On a obtenu liassurance que la SONADER continuera à bénéficier de laide technique de 1IMHO, de 11ZAT et de ltIRCT et à se faire conseiller utilement sur les questions se rapportant à .11élevage. 1V. IE PROJET Description générale et objectifs 4.o Le projet a débuté en 1967 et sa phase de développement stachèvera en 1977. Ses principaux éléments sont: - la plantation et les soins jusquta lentrée en production de 6.000 hectares de palmiers; - la préparation de 6.000 hectares pour la production de cultures annuelles; - la construction dtune huilerie d'une capacité globale de traitement de 70.000 tonnes de régimes par an; - la plantation de 1.000 hectares en tecks et en cassiers; - l'acquisition de 310 têtes de bétail pour le développement de la production de viande de boeuf; - l'aménagement de routes et dlinstallations centrales. Dix coopératives disposant chacune de 600 ha de palmiers et 600 ha de cultures annuelles seraient chargées de la mise en valeur et de la production ultérieure. Durant les vingt-cinq premiares années dgaména- gement et de fonctionnement du projet, la SONADER serait entièrement chargée de gérer liensemble, et de diriger llactivité des coopératives. Par la suite, les .dix coopératives deviendraient les locataires de la terre et les propriétaires des améliorations décrites ci-dessus. La SONADER se chargerait de former les membres des coopératives, et de subvenir au coat de son accroissement en personnel durant la période dgaménagement. 4.o2 Le projet a pour principal objectif de mettre au point un système rentable et moderne de production agricole, capable dfassurer aux coopé- rateurs intéressés un niveau de vie supérieur a celui.que leur procurent actuellement les méthodes traditionnelles de culture. Ainsi, le projet augmenterait la production, stabiliserait les exportations des produits du palmier et les ferait même progresser pendant la phase initiale. -6- Création des plantations de palioers 4.03 la tableau suivant indique 1téchelonnement dans le temps des plantations de palmiers: DLOPPE MENT DE PLANTATIONS DE PALMIRS 1268 1969 1970 Plantations (ha) 1.800 1.800 2.400 Création des coopératives (nos) 1,2,3 4,,6 7,8,9,10 Les semences seraient fournies par 191RHO, qui dispose de stocks suffisants pour satisfaire aux besoins du projet. Les plantations de 1968 ont progressé comme prévu ainsi que la création des pépinières pour la plantation de 1800 ha prévue en 1969. 4.04 Le défrichage du terrain se ferait entièrement à la main. Ies autres plantations de la SONADM ont permis diacquérir une grande expé- rience, le travail est bien organisé, et la main-dtoeuvre y est accoutumée. Un couvert de légumineuses serait planté entre les palmiers. Entretien des plantations h.05 Au Dahomey, il faut protéger les jeunes palmiers contre les rongeurs, en entourant les plants dlun cylindre de grillage. Les apports annuels dIengrais potassiques sont essentiels. La rentabilité dfautres apports dtéléments nutritifs nta pas été prouvée. Des rangs d'arbres (Cassiers, Casuarinas) pourraient être plantés pour contribuer-à isoler les blocs en cas dfincendie et à protéger les jeunes palmiers contre le vent. Les recherches effectuées par 111RHO montrent qutil convient diémonder toutes les inflorescences qui apparaissent sur les jeunes palmiers, et diéviter la formation de fruits avant ltàge de quatre ans. Jusqulici, les travaux de li EHO se sont révélés économiquement rentables. L thuilerie 4. 06 Si le Dahomey dispose dtun large excédent de capacité de traitement des régimes, en fait la seule huilerie suffisamment proche pour pouvoir traiter rentablement les produits des plantations de Hinvi a ime capacité excédentaire théorique de 17.000 tonnes de régimes seulement. Comme les palmiers de ce projet produiront, une fois parvenus à maturité, 48.000 tonnes en moyenne par an, les régimes devraient être traités dans une huilerie construite dans le périmètre. Lemplacement exact reste encore a déterminer parmi quatre localisations possibles (Cf. plan en annexe). Le Gouvernement du Dahomey a garanti que des conseillers qualifiés, susceptibles de convenir à 1IDA, participeraient au choix de lt emplacement de l'usine et à son étude, ainsi qu'à la rédaction des cahiers des charges -7- de ltappel d1offres. Parmi les dépenses du projet, figure un montant de 4 millions de francs CFA (16.000 dollars) pour couvrir ces frais. Il est prévu que la construction se fera en deux étapes; la première, en 1973, permettra de traiter 16 tonnes de régimes A l'heure, et la deuxième, en 1976, portera la capacité totale à 24 tonnes/heure. Ce dernier chiffre correspond à une capacité annuelle de production de 70.000 tonnes de régimes. La nouvelle usine pourrait ainsi traiter aussi la production de nouvelles plantations créées dans la région de Hinvi. Les palmiers commenceraient à produire en 1973, crest-à-dire un peu avant la création de lfusine, et les coopérateurs transporteraient le faible tonnage obtenu durant cette période à ltusine la plus proche, distante de 60 kilomètres, 1thuilerie de Bohicon. . Cultures annuelles 4.07 Les 6.000 ha prévus pour les cultures annuelles seront exploités sous forme de dix IblocsIt de 600 ha, chacun en liaison avec une palmeraie de 600 ha. La SONADIR se chargera de préparer les terres pour les plan- tations. Chaque bloc de 600 hectares sera divisé en parcelles à répartir entre les coopérateurs, et chaque parcelle comprendra six soles et un septième champ destiné à des cultures diverses en dehors de lassolement. Chaque parcelle comprendra 1,4 hectare, clest-à-dire quIelle devrait suffire à nourrir une famille moyenne en lui laissant un excédent commer- cialisable, et à lui permettre en outre de prodaire une culture de rapport, celle du coton. On trouvera à ltannexe 3 la rotation de cultures proposée. 4.08 On a dIabord proposé d1aménager en trois ans llensemble des 600 hectares de chaque coopérative; mais, compte tenu de ltexpérience acquise, il est maintenant admis que llaménagement des terres destinées aux cultures annuelles devrait 6tre plus lent, et slétendre sur une période de six ans. Le rythme maintenant prévu pour llaménagement des terres destinées aux cultures annuelles est le suivant: RYIHIE DIAIMNAGZIlCENT DES TERRES DESTLEES AUX CULTURES ANNUELIES Coopératives 1968 1969 1970 1971 1972 1973 197 M__' 1976 -------------------- -( hectares)------------------------ 1,2,3 317 317 450 900 900 L;200 1.800 1.800 1.800 4,5,6 283 300 450 900 900 L2C0 1.800 1.800 7,8,9,10 00 hoo 600 1.200 1.200 ;.6oo 2.400 Total 317 6oo 1.150 1.750 2.400 3.300 4.200 5.200 6.OeO Lobjectif de 317 ha pour 1968 a été atteint. Il est essentiel, pour la réussite du projet, de disposer dIagents de vulgarisation qualifiés. Pendant les premières années de développement de chaque bloc, un agent de vulgarisation serait chargé de surveiller 25 hectares. Par la suite, cette - 8 - densité sera réduite à un agent pour 100 ha, soit 70 familles. Les agents de vulgarisation seront à l'origine des employés de la SONADE, puis de la coopérative. Lélevage 4.09 A ltheure actuelle, on n'élève uère, dans la région de Hinvi, que des ovins -et des caprins, les bovins etant fort peu nombreux. Cependant, les légumineuses de couverture plantées sous les palmiers pourraient fournir un fourrage précieux. La SONADM a introduit avec succès, dans certaines coopératives existantes, un troupeau de 50 vaches pour la reproduction, et se propose maintenant de constituer un nouveau reproducteur central qui permettrait de fournir un cheptel a chacul des dix coopératives prévues. Ce troupeau central comprendrait, pour débuter, 300 vaches, et compterait 500 femelles adultes lors de la septième année; chaque coopérative recevrait alors 50 t6tes de bétail. Lors de la quinzième année, chaque coopérative serait en mesure dIentretenir un troupeau de lléquivalent dfenviron 200 b6tes adultes dont -100 animaux reproducteurs sur les 600 hectares du tapis de légumineuses cultivées dans les plantations de palmiers, ainsi que sur 50 hectares d'herbages créés spécialement pour le troupeau et utilisés essentiellement pour le nourrir durant la saison sèche. 4.îo Si elle ne peut obtenir suffisamment de bovins de la race locale, la SONADM compte acquérir, hors de la région, des animaux de race Ndama, qui sont résistants à la trypanosomiase. Il y a des mouches tsé-tsé dans la région et les bovins locaux sont de la race lagunaire, très petits, très robustes et résistants à la trypanosomiase. La peste bovine est endémique, et lon pratiquerait régulièrement la vaccination. Ies maladies transmises par les tiques ne sont pas graves. Il n'y a pas, jusqulà présent, de plan pour la production de lait. Entreposage du mais 4.11 Les blocs de cultures annuelles produiront un tonnage croissant de maXs commrcalisable, qui justifierait, à partir de 1971, la création dlinstallations centrales de séchage et dientreposage. Les systèmes traditionnels dientreposage entrainent communément une perte en volume d1au moins 20% pendant la période normale de cinq mois. De ce fait, les prix du marché sont bas après les récoltes de juillat et de décembre, et siélavent considérablement durant la période qui précède la récolte suivante., En mai et juin notamment, les prix du marché sont généralement au moins deux fois supérieurs à ceux de décembre/janvier, en raison de la pénurie de lloffre. 4.12 Afin de rendre la commercialisation plus rationnelle, ltintroduction de silos ordinaires de type américain dfune capacité de 180 tonnes lun, permettrait aux coopérateurs de sécher et entreposer les trois quarts envron des récoltes de mars destinées à la commercialisation. Les coopérateurs récolteraient et décortiqueraient leur mais; après avoir prélevé la quantité nécessaire pour leur consommation propre, ils seraient en mesure de vendre -9 - le reste à liUnion Coopérative (voir par. 6.10). La capacité d'entreposage passerait progressivement de 3 silos, soit 540 tonnes, en 1971, à 17 silos, soit 3.060 tonnes, en 1976. Pour des raisons d1économie et afin dien faci- liter la gestion, ces silos seraient groupés à proximité de l'huilerie. Afforestation 4.13 Outre les rangs dtarbres pare-feu et brise-vent qui seront plantés dans les blocs, il est prévu de répartir entre ces blocs, et sur des terrains - adéquats, des forêts de teck (700 hectares) et de Cassia siamea (300 hectares). La plantation doit commencer en 1969, et être achevée en 1973. Les coopé- ratives tireraient de cette entreprise des recettes dont seules celles relatives au teck ont été calculées. Elles proviendraient notamment de trois coupes sombres productrices de poteaux, aux années 6, 11 et 18, et, après 50 ans, dtune coupe claire qui produirait 200 m3 de bois dtoeuvre par hectare. Les plantations de cassiers fourniraient le bois de chauffage- et compenseraient ainsi la perte due à la disparition de la forêt naturelle. Les villages 4.14 Il faudrait, pour exécuter le projet de Hinvi, que quelques familles quittent leurs habitations, actuellement disséminées sur le périmètre dlaménagement, pour venir installer les villages dans les blocs attribués aux coopérateurs. Dix villages seraient ainsi créés et constitueraient les centres des dix coopératives. Dans la mesure du possible, on établirait les villages sur les blocs ou dans leur voisinage et à proximité de villages déjà existants afin de tirer profit des habitations actuelles, et des services déjà en place: écoles, dispensaires et points d'eau par exemple. 4.15 Deux des nouveaux villages, Hinvi et Goulo, seraient plus impor- tants que les autres. Le siage de iUnion Coopérative, son matériel et les entrep6ts centraux se trouveraient à Hinvi. Il y aurait à Goulo un centre secondaire oÙ les coopératives de liest pourraient trouver à un degré moindre le matériel et les services nécessaires. Le programme dtaménagement de ces villages que doit entreprendre la SONADER comprend la préparation du sol, le tracé des routes, la détermination des périmètres destinés à différents objectifs et la construction des magasins et maisons des officiels. Ce sont les coopérateurs ayant choisi de venir dans le nouveau village qui construi- raient eux-mêmes leur maison. 4.16 Chaque village se verrait attribuer 50 hectares, dont 27 pour les habitations privées, 6,5 pour les routes et chemins, 8 pour les b9timents officiels, et 8,5 pour les bois et espaces verts. La maison destinée au directeur de la coopérative et à son assistant, un magasin et un enclos pour le bétail constitueraient des b9timents officiels. Il y aurait en outre au siège de IfUnion Coopérative dfRinvi, des unités de lutte contre ltincendie comprenant des tracteurs et des citernes à eau mobiles. Il y aurait également un magasin central et deux maisons pour les fonctionnaires de ltunion coopé- rative. Le projet ne comprend pas le financement des dispensaires et des écoles; ctest le Gouvernement qui aurait à y pourvoir. - 10 - 4.17 On a étudié les ressources en eaux phréatiques qui pourraient servir à alienter les villa-es et à irriguer les pépinières; iannexe 2 du présent rapport rend compte de cette étude. Il est possible dfirriguir les pépinières avec les eaux de surface provenant des rivières et des marécages de la région. Il sera nécessaire de créer des routes dans le périmètre pour permettre aux coopératives de communiquer entre elles et dtacheminer leurs produits vers la gare de chemin de fer ou la gare routière la plus proche; ces besoins en routes ont fait ltobjet df une étude détaillée dont les auteurs proposent le réseau routier qui figure sur la carte en annexe. Les routes de laison auraient une chaussée de 8 métres; le réseau total serait de 52 kilomètres dont 16 A travers les blocs eux-m&mes. Les besoins en main-dtoeuvre 4.18 En ce qui concerne la main-dioeuvre nécessaire pour différentes opérations sur le terrain - et notamment pour la préparation du sol, la plantatirn et 1lentretien - la SONADER a présenté des chiffres quelque peu excessif.s par rapport aux normes observées dans dlautres projets de plantations de palmiers. Mais comme la main-dtoeuvre coopérative aura probablement une efficacité bien inférieure à celle des travailleurs rémunérés des domaines commerciaux, les chiffres de la SONADER semblent acceptables. Au Dahomey, les normes du travail sur le terrain sont très élevées, et, comm les conditions locales rendent nécessaire un travail important pour obtenir ne serait-ce qulun résultat modéré, il semblerait imprudent de réduire ces estimations. Lannexe 4 récapitule les besoins en main-dtoeuvre sur les plantations de palmiers. 4.19 Ctest en 1969 que ltexécution du projet demandera le plus de main-dtoeuvre; il faudra alors 766.000 journées de travail, soit environ 2.500 hommes par jour en moyenne durant lannée; mais les effectifs néces- saires en période de pointe seront bien supérieurs à ce chiffre. Dans une étude récente de la région, la SONADR a établi que la population totale dans le périmàtre de mise en valeur s'élève à 10.000 hommes en activité et à 5.000 femmes de plus de 14 ans; il semble donc qulil nty aura pas de difficulté à trouver les travailleurs nécessaires. - - V. ESTIMATION DES DEPENSES ET DISPOSITIONS FINANCIERES Estimation des dépenses 5.0 Llexécution du projet nécessiterait un investissement total de 2.370 millions de francs CFA (9,6 millions de dollars) dont 1.087 millions de francs CFA environ (4,4 millions de dollars), soit f4%, en devises. On trouvera dans le tableau ci-dessous le résume de la répartition des dépenses totales (dont le détail est donné en Annexe 5). Des détails supplémentaires sur les dépenses en devises figurent à ltAnnexe 6. - 11 - R3'SUIE DES INVESTISSIENTS TOTAUX Monnaie locale Dollars EU Dépenses Dépenses Dépenses Dépenses Dépenses Dépenses locales en totales locales en totales devises devises ------- millions dô F.A- - -------milliers de dollarsEU Etudes 8 32 40 32 130 162 Flantations de palmiers 708 237 945 2.870 956 3.826 Huilerie de palme 64 492 556 255 1.992 2.247 Cultures annuelles 165 32 197 668 129 797 Elevage 34 3 37 138 12 150 Afforestation 25 4 29 101 16 117 Personnel et formation 36 4 40 146 16 162 Villages, routes, véhicules, etc. 75 119 194 304 481 785 Silos pour mats 4 36 4o 16 146 162 Frais généraux et entretien 80 44 124 324 178 502 Imprévus 84 84 168 340 340 68 Total 1.283 1.087 2.370 5.194 4.396 9.590 5.02 Les dépenses pour aménager les plantations de palmiers et les cultures annuelles sont comparables à celles que la SONADM a dû effectuer pour exécuter des projets similaires, et ont été vérifiées auprès de 111HO, de lIRAT, de la CFDT et du FAC. Les estimations de coût de l1huilerie sont du rAme ordre que les investissements effectués pour diautres projets financés par la Banque et l1IDA. Un taux diehviron 10% a été appliqué à tous les postes de dépenses au titre de la provision pour imprévus. Financement envisagé 5.03 Liensemble des dépenses - 9,6 millions de dollars (2.370 millions de francs CFA) - serait financé par l'DA, le FAC et l'Etat de la manière suivante. TABLEAU DE FINACEIEINT Source Dépenses Dépenses Pourcentagb on devises locales totales ------------- Millions de dollars EU---------- EA 2,8 1,8 4,6 47,9 FAC 1,6 3,0 4,6 47,9 Gouvernement Dahoméen -04 4,2 Total I. 12&1 - 12 - Le crédit de lIDA, diun montant de 4,6 millions de dollars EU, serait octroyé au Gouvernement, de màme que le crédit du FAC du même montant. LIEtat rétrocéderait le crédit de 1VIDA au taux de 6% à la SONADER, qui le rembourserait sur une période de 25 ans, dont un différé de rembour- sement de 9 ans. Le crédit du FAC est accordé à la condition qu'il soit rétrocédé à la SONADER à un taux dlintérêt variant de 0,75 à 2,50% et que celle-ci le rembourt_ý. sur une période de 31 ans. La SONADlZ ne rembour- serait pas le crédit du FAC à l'Etat, mais au "Fonds Dahoméen de Renouvel- lement de la Palmeraie", organisme créé à la demande du FAC pour assurer une continuité dans le développement des palmeraies. La contribution de ltEtat qui s'élève à 0,4 million de dollars EU steffectuerait sous la forme dtun remboursement à la SONADER des taxes et droits, payé sur les impor- tations indirectes. En pratique, étant donné que la France subventionne largement le budget de fonctionnement du Dahomey, le FAC prendrait en charge les engagements de liEtat, et fournirait donc un total de 5,0 millions de dollars EU pour couvrir les coiûts du projet. Toutes les impor- tations directes au titre du projet seraient exemptes de droits à ltimpor- tation.les détails du financement sont donnés à lAnnexe 6. La capacité dfautofinancement du projet (Annexe 7) montre qu'à partir de 1977 la SONADER serait en mesure de rembourser à 1fEtat la totalité des crédits de 11IDA et du FAC sur les excédents de trésorerie, dont elle disposerait à cette date. 5.04 La SONADER rétrocderait indirectement le montant des crédits de 1IIDA et du FAC aux 10 coopératives du projet. Toutefois, pendant les 25 premières années, la 30NADM serait entièrement responsable de la direction, de 11 administration et du financement des coopératives. Toutes les recettes reviendraient à la SONADER au cours de cette période, et les excédents seraient restitués aux coopératives seulement aprgs déduction de tous les coûts, y compris le remboursement des dettes. Décaissement et achats 5.05 Le financement de lIDA et du FAC serait en partie parallèle et en partie conjoint. Tous les -biens et services financés entièrement par l9IDA (évalués à 2,7 millions de dollars EU) et tous les biens et':services financés conjointement par 11IDA et le FAC (évalués à 5,8 millions de dollars EU) feraient ltobjet.d'un appel à la concurrence internationale, sauf pour ce qui est des services assurés directement par la SONADER et des contrats individuels totalisant 50.000 dollars EU ou moins; ces derniers seraient passés sur une base locale. Les biens et services financés par le FAC et évalués à 0,7 million de dollars EU seraient achetés à ' intérieur de la zone franc. 5.06 Les décaissements relatifs aux dépenses financées intégralement par lIDA seraient calculés sur la base du prix CAF de lséquipement importé contre présentation des documents dtexpédition. LIIDA financerait également à 100% le coût de la construction de lhuilerie et des silos de mats sur la base des contrats et certificats d1achàvement. Les décaissements au titre de la portion du crédit IDA utilisée conjointement avec les fonda du - 13 - FAC couvrirdient 46% de toutes les autres dépenses ne faisant pas liobjet diun financement direct par 11IDA ou le FAC et supportées après le 31 décembre 1968. Ies paiements-steffectueraient au vu des pièces certifiées attestant des résultats obtenus .dans la mise en valeur des terres et autres travaux approuvés. Le FAC rembourserait le reste de ces dépenses (soit 54%, y compris la participation de ltEtat de 9%). Les pourcentages relatifs tiennent compte du fait que les travaux au titre du projet ont débuté en 1967 et que dlici au 31 décembre·1968, le FAC aura couvert tous les coûts du projet supportés à cette date. Ces coûte sont évalués à 533 millions de francs CFA (2,2 millions de dollars EU). Vérification des comptes 5.07 Lassemblée générale des actionnaires de la SONADER désigne pour une période de trois ans, un ou plusieurs commissaires aux comptes sélec- tionnées sur une liste de comptables agréés. Par ailleurs, la SONADER fait llobjet de tous les contr6les économiques et financiers prévus par les lois en vigueur (voir Annexe 8). Ces dispositions ont été considérées comme satisfaisantes. -114 - VI. ORGANISATION ET GESTION L'organisme chargé de la gestion 6.01 C'est la Société Nationale pour le Développement Rural du Dahomey (SONADER) - société d'économie mixte chargée de la mise en valeur agricole dans le Dahomey du Sud, et de la création et du contrôle des coopératives de producteurs - qui exécuterait le projet. Le Gouvernement du Dahomey a créé la SONADER en 1962, et cette société a un capital de 150 millions de francs CFA. On trouvera à l'Annexe 8 des détails plus complets sur la SONADER, ainsi qu'un organigramme. 6.02 La SONADER est une organisation entièrement africaine, dont le per- sonnel, qu'il travaille au siège ou sur le terrain, fait preuve d'une grande compétence. Cette organisation est efficace, et capable de se charger d'un programme accru; elle a déjà acquis une expérience considérable en matière de développement agricole ainsi que dans le domaine de l'organisation et la ges- tion de coopératives de producteurs. La qualité du personnel de direction de la SONADER est de toute première importance si l'on veut assurer que le projet reste rentable. L'IDA a donc obtenu l'assurance que le personnel supérieur restera à tout moment acceptable, tant pour le Gouvernement que pour elle-même. 6.03 Le Gouvernement a promulgué en 1961 de nouvelles lois très impor- tantes visant la mise en valeur agricole du Dahomey. Ces lois permettent aux sociétés nationales de développement (à l'heure actuelle la SONADER est la seule de cette catégorie) d'intervenir comme suit: - obliger les propriétaires terriens dans les territoires désignés comme périmètres de mise en valeur à se grouper en coopératives, ou - obliger les propriétaires terriens dans ce même périmètre à louer leurs terres à des coopératives de producteurs créés par la société, et - contrôler et gérer pendant 25 ans les coopératives de produc- teurs ainsi créées. 6.04 La SONADER organiserait dix coopératives de producteurs au titre du projet. L'organisation des coopératives serait étroitement liée à l'exé- cution effective du projet. Le déroulement effectif du projet serait direc- tement effectué par la SONADER à l'aide de son propre personnel et de ses fonde propres, et comprendrait la création des palmeraies, des plantations d'arbres, et des troupeaux; la construction des routes et de l'huilerie, le déblaiement et l'aménagement de l'emplacement des villages et des terrains agricoles. Pendant la période d'expansion, la SONADER créera les dix coo- pératives et un organisme qui les coiffera (l'Union Coopérative décrite au paragraphe 6.10), et leur cédera peu à peu la responsabilité de la gestion. - 15 - Conformément à la loi de 1961 sur les coopératives, la SONADER aurait à tout moment le pouvoir de reprendre la direction des coopératives ou même de les dissoudre en cas d'exploitation non satisfaisante. En pratique, les dix coo- pératives ayant contracté des dettes envers la SONADER, cette dernière exer- cerait une grande partie de la gestion directe des coopératives pendant les 25 premières années de leur existence. Ce n'est qu'à la fin de cette période, et après remboursement total de la dette à la SONADER, que les coopératives deviendraient entièrement autonomes. Ainsi, la SONADER jouerait deux rôles distincts dans le développement et la mise en oeuvre du projet: d'abord, organisme de développement, ensuite agent de gestion des coopératives. Ces dispositions sont satisfaisantes, mais le Gouvernement a donné l'assurance que la SONADER conservera les pouvoirs que lui confère la loi coopérative de 1961, sur l'ensemble des 25 années du projet. 6.05 La SONADER aurait à augmenter son personnel actuel pour pouvoir réaliser le projet. Il lui faudra aussi recruter et former du personnel pour remplir les postes-clef des coopératives. Les dispositions de recru- tement et de formation sont satisfaisantes, et des détails supplémentaires sont donnés à l'Annexe 9. 6.06 La SONADER devrait renforcer ses services financiers et comptables, afin qu'ils puissent faire face au travail accru qu'entrainera l'exécution du projet, et le Gouvernement a garanti que la SONADER s'assurera les servi- ces d'un conseiller financier hautement qualifié. Organisation des coopératives 6.07 En fin d'opération, chacune des dix coopératives du projet gère- rait environ 600 ha de palmiers, une surface équivalente de cultures annuel- les, les plantations d'arbres correspondantes, le bétail, ainsi que les bâtiments et l'équipement. Les terres nécessaires pour le projet seraient louées (et sont déjà louées partout où les travaux sont déjà entamés) par ses propriétaires à l'une ou l'autre des dix coopératives du projet aux termes des lois de 1961. Les baux de location ont une durée de 50 ans. En compensation, les propriétaires touchent un loyer sous forme d'intérêts sur les actions de la coopérative qui leur sont distribuées (voir paragra- phe 6.08). L'intérêt correspond à un loyer annuel de 900 francs CFA (3,60 dollars EU) par hectare, et au cours des 25 premières années du projet, cette somme leur sera garantie et payée directement par la SONADER. Par la suite, chaque coopérative serait séparément responsable du paiement du loyer. 6.08 Les participants des coopératives seraient divisés en deux catégo- ries. D'abord, les propriétaires des terres situées dans les périmètres d'aménagement recevraient une action de la catégorie ".A" pour chaque hectare affermé au titre du projet. Ces actions ont une valeur de 30.000 francs CFA (120 dollars). Ensuite, les personnes qui auraient travaillé au moins 200 jours à créer les plantations de palmiers, et qui conviendraient d'exploiter une parcelle de culture annuelle de 1,5 ha (1,4 net) recevraient une action de la catégorie "B", de même valeur qu'une action de la catégorie "A", soit - 16 - 30.000 francs CFA (120 dollars). La base de l'émission d'actions de la ca- tégorie "B" est que le salaire journalier "officiel" dans le périmètre du projet est de 275 francs CFA. Les coopérateurs exploitant les palmiers au titre du projet ne gagneraient que 125 francs CFA 1/. Ainsi, la valeur d'une action de la catégorie "B" équivaut au salaire non perçu pendant 200 jours de travail. Les détenteurs d'actions de la catégorie "A" pourront obtenir des actions de la catégorie "B" de la manière décrite ci-dessus et seront encouragés à s'en procurer. Seules les actions de la catégorie "B" donneraient le droit de participer aux bénéfices de la coopérative dans une limite de 3% par an de la valeur de l'action. La coopérative pourrait utiliser tous bénéfices supplémentaires pour améliorer les biens en capital et augmenter le salaire des travailleurs employés sur la plan- tation. 6.09 Chaque agriculteur exploitera seul, avec sa famille. sa parcelle de 1,5 ha (1,h net) de cultures annuelles; il aura l'entière propriété de ses récoltes. Toutefois, la coopérative édictera des directives obliga- toires quant aux cultures à entreprendre et aux assolements; mais ces di- rectives ne s'appliqueront qu'à 1,2 ha. Sur les 200 ares restant, le cul- tivateur pourra produire ce qu'il voudra. La coopérative fournira à titre onéreux semences et engrais aux agriculteurs. Ultérieurement, elle mettra à leur disposition des installations d'entreposage et de commercialisation qu'ils seront libres d'utiliser ou non. 6.10 Les dix coopératives du projet seront groupées en une Union Coo- pérative qui en fin d'opération sera la propriétaire de l'huilerie, des silos de mats et des autres installations centrales. Comme pour le cas des coopératives individuelles, l'Union Coopérative serait gérée par la SONADER pendant 25 ans. Traitement et commercialisation des produits 6.11 En 1962, une loi a créé la Société Nationale des Huileries du Da- homey (SNAHDA) (c.f. Annexe 10), et lui a confié la gestion de toutes les huileries de palme du Dahomey, ainsi que l'exportation et la vente outre- mer des produits du palmier. En principe, la SNAHDA devrait donc être l'organisme chargé de diriger l'huilerie du projet au nom de l'Union Coo- pérative, et de commercialiser et vendre outre-mer l'huile de palme et les palmiers. La SNAHDA, telle qu'elle fonctionne à l'heure actuelle, n'est pas capable d'assumer ce rôle en raison d'une gestion inadéquate, surtout dans le domaine financier. Le FAC se penche sur ce problème depuis quelque temps et des négociations sont en cours avec le Gouvernement pour la mise au point d'un programme d'aide du FAC pour la réorganisation et la formation _/ Uniquement pendant la période cie développement des plantations de pal- miers, soit environ quatre ans. Lorsque les palmiers seront en produc- tion, les membres des coopératives recevront 200 francs CFA par jour. - 17 - du personnel. Si ce programme est mis en oeuvre, la SIAHDA pourra devenir capable d'assumer la responsabilité du traitement et de la commercialisa- tion des produite du palmier au titre du projet lorsque la production dé- marrera en 1973. L'IDA suivra ce problème de très près et a obtenu des assurances du Gouvernement que la SNAHDA sera réorganisée de façon satis- faisante. Si, en 1972, l'IDA convient après consultation avec le FAC, le Gouvernement et la SONADER que la SNAHDA ne donne toujours pas satisfaction, il deviendra nécessaire que la SONADER passe un contrat de gestion de rem- placement avec une organisation satisfaisante aux yeux de l'IDA pour l'ex- ploitation de l'usine et la commercialisation de sa production. Le Gouver- nement a donné son accord sur une telle solution de remplacement. 6.12 Le mars serait vendu sur le marché local. L'arachide et le coton seraient vendus aux autorités officielles de commercialisation des exporta- tions. 6.13 Les installations qui permettent d'acheminer par chemin de fer jusqu'à Cotonou l'huile de palme et les autres produits du projet de Hinvi, de les entreposer dans le port et de les embarquer, sont satisfaisantes et aucune difficulté particulière n'est à envisager. VII. PRODUCTION, PRIX, RECEITES ET AVANTAGES POUR LES AGRICULTEURS Prix des produits du palmier 7.01 Les plantations devraient entrer en production en 1979, et fournir alors quelque 10.000 tonnes d'huile de palme par an qui, ajoutées à la pro- duction prévue d'autres projets semblables (voir par. 2.10), porteraient la production dahoméenne d'huile de palme provenant de plantations de palmiers sélectionnées à environ 37.000 tonnes par an au début des années 1980. A cette époque, la production des palmiers sauvages serait tombée de son ni- veau actuel évalué actuellement à 30.000 tonnes à environ 26.000 tonnes par an. Cette d.iminution de la production de la palmeraie naturelle proviendra surtout d'une réduction du nombre des palmiers due au déblaiement du terrain, de l'âge moyen croissant des palmiers sauvages, et au nombre en diminution des personnes disposées à entreprendre, tâche pénible, de grimper sur les palmiers sauvages très élevés pour en récolter les fruits. Pendant cette même période, la consommation intérieure d'huile de palme passera de quelque- 27.000 tonnes actuellement à environ 37.000 tonnes en 1980. C'est ainsi qu'à cette date le Dahomey disposera d'un excédent annuel d'environ 26.000 tonnes d'huile de palme pour l'exportation, contre une moyenne annuelle d'environ 11.000 tonnes exportées au cours des années 1960. 7.02 Pendant toute la vie du projet, la Communauté Economique Européenne (CEE) constituerait le débouché principal des exportations d'huile de palme du Dahomey. On estime qu'en 1980, les besoins d'importation de la CEE en - 18 - huile végétale s'élèveront à environ 2,9 millions de tonnes. Les prévisions d'exportation d'huile de palme du Dahomey représenteraient moins de 1% de ce chiffre, contre 10% des importations annuelles d'huile de palme effec- tuges par la CEE pendant les années 1963-1965. Une partie de la production d'huile de palme du projet serait destinée à l'exportation (environ 73%), le reste étant vendu sur le marché intérieur (quelque 27'). Le pourcentage de cette production qui serait vendu sur le marché intérieur a été évalué en supposant que tous les projets de palmeraies parrainés par le Gouverne- ment se partageraient, au prorata de leur production, les besoins du marché intérieur non satisfaits par les transformateurs traditionnels de régimes de fruits frais du palmier sauvage. Les ventes sur le marché intérieur de l'huile de palme provenant du projet devraient donc être de l'ordre de 400 tonnes en 1973 et atteindre environ 3.000 tonnes en 1980. A partir de 1979, la production de palmistes dans le cadre du projet s'élèverait à environ 2.400 tonnes par an, qui seraient exportées soit à l'état brut soit sous forme d'huile et de tourteaux de palmistes après traitement au Dahomey. 7.03 L'Annexe 4 est consacré à l'examen des perspectives de débouchés et de prix de l'huile de palme et des palmistes destinés à l'exportation. On y arrive à la conclusion qu'il ne devrait pas être difficile de trouver des débouchés à la production du projet et qu'au cours de la vie du projet le prix c.a.f. Europe de l'huile de palme s'établirait entre 155 et 165 dollars EU la tonne métrique, et celui des palmistes entre 134 et 138 dol- lars EU. Aux fins du présent rapport, on a supposé que les exportations de produits élaéicoles provenant du projet se feraient aux prix suivants: 160 dollars EU la tonne métrique c.a.f. Europe pour huile de palme et 136 dollars EU la tonne métrique c.a.f. Europe pour les palmistes. Ces prix sont comparables aux prix moyens suivants observés sur le marché euro- péen en 1968: huile de palme 170 dollars EU, palmiste 155 dollars EU. Pendant l'été de 1968, les cours de l'huile de palme se sont effondrée, atteignant leur niveau le plus bas (141 dollars EU la tonne métrique) en juin, à la suite d'arrivages exceptionnellement élevés d'huiles de pois- son, de tournesol et de soja. Les prix se sont raffermis à la fin de l'an- née, et si l'on prévoit qu'ils atteindront le niveau prévu par la Division des projections d'exportation et des politiques commerciales, on ne pense pas qu'ils retrouvent les niveaux observés au début de 1968 et les années précédentes. L'huile de palme du projet vendue sur le marché intérieur atteindrait des prix nettement plus élevés, et l'on a utilisé pour les calculs apparaissant dans le présent rapport un prix départ huilerie de 50.000 francs CFA (200 dollars EU) la tonne métrique. Politique de statiblisation des prix à la production 7.04 Le Gouvernement fixe chaque année les prix à la production des principaux produits d'exportation du Dahomey, et le "Fonds de Soutien et de Stabilisation des Produits à l'Exportation" en assure l'application. Cha- que produit a son propre fonds de statilisation; le Gouvernement alimente ses fonds à l'aide d'excédents d'exportation réalisés par les organismes gouvernementaux chargée de la commercialisation des exportations (tels que - 19 - la SNAHDA) et à l'aide de certains droits et taxes perçus à la fois sur les exportations et les importations. Pour ce qui est des produits du palmier, le prix payé actuellement aux producteurs pour les régimes de fruits frais est fixé en fonction du niveau prévu des prix de vente, des dépenses de traitement et de commercialisation de la SNAHDA, et d'un excédent qui re- vient initialement à la SNAHDA, puis au Gouvernement. Le projet ne couvri- rait pas la production des régimes, mais uniquement de l'huile et des pal- mistes pour la vente, et si la SNAHDA gérait l'huilerie et commercialisait par la suite la production du projet, elle percevrait une indemnité fixe pour ses services. Ei conséquence, aucun excédent commercial ne reviendrait au Gouvernement et ne serait disponible pour transfert sur le Fonds de sta- bilisation. Le Gouvernement n'a donné aucune indication qu'il pourrait vouloir contr8ler les prix des produits du palmier autrement qu'en taxant toutes les exportations de cette catégorie. Toutefois, il se peut qu'il veuille le faire à l'avenir et le Gouvernement a donc fourni l'assurance que les exportations des produits du palmier ne feront l'objet que des taxes et droits imposés à toutes les autres exportations dahoméennes pro- venant .du palmier. Rendement du projet 7.05 Les prévisions de rendement du palmier établies par la SONADER sont fondées sur l'expérience de 1'IRHO au Dahomey et sont considérées com- me raisonnables. Cependant, les rendements et la production futurs varie- ront probablement beaucoup d'une année à l'autre en fonction de la pluvio- métrie. Les arbres croissent généralement plus lentement que dans d'autres palmeraies d'Afrique de l'Ouest et les palmiers parvenus à maturité auront un rendement qui ne dépassera probablement pas une moyenne annuelle de 8 tonnes de régimes à l'hectare (c.f. Annexe 2). Le tableau suivant indique les prévisions d'augmentation du rendement: RENDEMEETS PREVUS DES PALMIEPS DE HINI (1.000 kg par hectare) Années après la plantation 10 et 5 6 7 8 9 suivantea Régimes 3 5 6,5 7,5 8 8 % en huile 13 15 17 19 20 21 Production d'huile 0,39 0,75 1,11 1,h3 1,60 1,68 % en palmistes 5 5 5 5 5 5 Production de palmistes 0,15 0,25 0,33 0,38 0,O 0,40 - 20 - 7.06 Durant le premier cycle d'assolement de 6 ans, les rendements de- vraient augmenter jusqu'à atteindre deux tonnes à l'hectare pour le mais et 1,2 tonne à l'hectare pour les arachides non décortiquées. Le taux d'accroissement des rendements dépendra de la capacité des agriculteurs à adopter des méthodes culturales améliorées, et de la fréquence des apports d'engrais. Il a été prévu à partir de la septième année un accroissement annuel supplémentaire de 50 kg par hectare pour le mais et de 10 kg par hectare pour l'arachide jusqu'à un rendement final de 3 tonnes de mais et de 1,4 tonne d'arachides non décortiquées. Projetées sur 25 ans, les éva- luations précitées paraissent prudentes. Il est prévu que le rendement du coton s'élèvera à une tonne de coton en graines par hectare dès la neuvième année et se stabilisera par la suite à ce niveau. On trouvera aux Annexes 4 et 11 des détails supplémentaires sur les rendements et les prix. 7.07 C'est vers 1971 que l'on disposera de bovins à mettre en vente, leur nombre annuel passant de 5 en 1971 à environ 474 têtes à partir de 1987. Jusqu'à ce que les effectifs soient devenus constants, les bêtes en excédent seraient des taureaux âgés de 3 ans, et après la huitième année, les femelles qu'il faudrait éliminer. Une fois les effectifs devenus stables, un certain nombre de génisses pourraient également être mises en vente. Les animaux seraient vendus sur place, et comme dans cette région la demande de viande de boeuf est considérable, la commercialisation ne devrait pas pré- senter de difficulté. Les animaux sont de petite taille mais les coopéra- teurs devraient pouvoir obtenir sur le marché local un prix de 17.000 francs CFA par tête. Recettes du projet 7.08 On trouvera à l'Annexe 7 un état résumé des recettes revenant aux coopératives du projet. Les plantations de palmiers commenceraient à rappor- ter en 1973, et atteindraient toutes leur rendement maximum à partir de 1980. A partir de cette date, la vente de l'huile et des palmistes rappor- teraient aux prix de sortie de l'usine environ 390 millions de francs CFA par an. Les recettes provenant de la production de bétail seraient faibles jusqu'en 1968, date à laquelle l'importance du cheptel se stabiliserait aux environs de 2.800 têtes de bétail. A partir de cette année, ils mettraient en vente tous les animaux dont ils n'auraient pas besoin pour reconstituer le troupeau, et la recette brute devrait être de près de 8 millions de francs CFA par an. Pendant la durée de vie du projet, des coupes périodi- ques dans les plantations de forêts ormettraient de vendre des poteaux de teck pour une valeur brute estimée a 150 millions de francs CFA, et, en outre, on estime à environ 700 irtLlions de francs CFA la valeur du bois d'oeuvre que fournira l'abatta;e final des plantations après 50 ans. 7.09 Comme les rendeme,ts iront croissant, et que la superficie totale des parcelles de cultures annuelles passera progressivement de 317 ha en 1968 à 6.000 ha en 1976, on estime que les ventes de mais, d'arachide et de coton rapporteront aux coopérateurs une recette qui augmentera jusqu'à at- teindre, par an, quelque 190 millions de francs CFA, dont 110 millions en- viron pour le mais. En raison de l'amélioration continue des rendements, - 21 - on compte que les recettes brutes devraient ensuite s'accroitre progressi- vement jusqu'à atteindre un total annuel de 250 millions de francs CFA. 7.10 Ainsi, en 1980, date où les palmiers auront atteint leur plein rendement, l'ensemble devrait rapporter une recette brute d'environ 620 millions de francs CFA par an, recette qui augmenterait chaque année jus- qu'à atteindre quelque 680 millions de francs CFA en 1992. 7.11 Les exportations d'huile de palme et de palmistes subissent différents droits, taxes et frais officiels. Déduction faite des frais entrainés par les contrôles de qualité et autres services, l'ensemble des impfts que l'Etat prélève à l'heure actuelle s'élève à 1.200 francs CFA par tonne d'huile de palme et à 4.500 francs CFA par tonne de palmistes. Vers les années 1980, l'ensemble des taxes perçues sur les produite du palmier, les arachides et le coton exportés, atteindrait par an 137 mil- lions de francs CFA. Avantages pour les membres des coopératives 7.12 Environ 16.000 personnes, soit 4.000 membres de coopératives et leurs familles, tireraient un avantage financier du projet. En effet, chaque coopérateur serait rémunéré comme suit: - salaires du travail sur les plantations de palmiers; environ 80 jours par an au taux de 200 francs CFA par jour, soit 16.000 francs CFA, - revenu net provenant de la vente des excédents de cultures annuelles; lorsque l'ensemble des parcelles de 1,4 ha seront en production, cet excédent s'élèvera à environ 42.000 francs CFA par an, - intérêt sur les actions des catégories "A" et "B"; soit un total d'environ 1.800 francs CFA par an. Ce revenu total d'environ 60.000 francs CFA viendrait s'ajouter à la culture de subsistance qui serait produite sur la parcelle de culture annuelle. Des études effectuées dans la région du projet indiquent que les cultiva- teurs susceptibles d'être membres des coopératives perçoivent actuellement environ 12.000 francs CFA par an en plus de leur subsistance. L'Annexe 12 donne des détails supplémentaires sur les revenus estimatifs des membres des coopératives. - 22 VIII. AVANTAGES ET JUSTIFICATION ECONOMIQUES 8.01 L'exécution de ce projet contribuerait grandement A accroitre la production et les exportations agricoles dans un pays où le potentiel de développenut n'est pas particulièrement élevé. En particulier, il permet- trait de maintenir et d'augmenter l'exportation des produits du palmier. A partir de 1980, le projet produirit chaque année 10.000 tonnes d'huile de palme et 2.400 tonnes d'amandes de palmistes, soit environ 35% de la quantité totale d'huile de palme qui sera alors disponible pour la vente à l'extérieur, et 4,5% de celle des palmistes. C'est ainsi qu'en 1980, la valeur totale des exportations tirées du projet (produit du palmier, coton et arachides) s'établirait à environ 600 millions de francs CFA, soit 20% de la valeur totale des denrées agricoles annuellement exportées par le Dahomey ces dernières années. 8.02 Les avantages économiques indirects, et notamment les recettes qui résulteront des transporte et services, sont également importants. Enfin, l'exécution du projet comprend une réorganisation sociale qui four- nira probablement à la population concernée des avantages non économiques importants, en améliorant les conditions de vie et les chances de trouver du travail. 8.03 On estime que l'ensemble aurait une durée de vie de vingt-cinq ans, et que, sur ce laps de temps, le taux de rentabilité économique s'éta- blirait aux environs de 12% (c.f. Annexe 13). Dans le calcul de ce taux de rentabilité, les autres possibilités d'emplois éventuellement offertes aux coopérateurs ont été chiffrées A zéro car aucun autre emploi n'est disponible ni susceptible d'apparaitre dans un avenir prévisible dans la région du projet. Par contre, il a été tenu compte des pertes résultant de la disparition des cultures de rapport actuelles. IX. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS 9.01 Le projet, tel qu'il est prévu, est techniquement sain et économi- quement justifié, et justifie donc l'octroi d'un crédit de l'IDA s'élevant à 4,6 millions de dollars EU. Le Gouvernement du Dahomey a fourni notam- ment les assurances suivantes: (a) la SONADER continuera les accords d'assistance technique qu'elle a conclus avec l'IRHO, l'IRAT et l'IRCT, et se fera convenablement conseiller en matière d'ilevage (par. 3.03); (b) la SONADER conservera, durant toute la durée du projet, les pouvoirs que lui confèrent actuellement ses statuts et la loi sur les coopératives (par. 6.04); -23 - (c) la SNAHDA sera convenablement réorganisée (par. 6.11); (d) 'IDA donnera son accord quant au choix des personnes char- gées de la gestion de l'huilerie au cas oû la SNADHA ne serait pas capable d'assumer ces fonctions (par. 6.11); et (e) les conditions de commercialisation des produits du pal- mier issus du projet ne seront jamais moins favorables que celles assurées par le Gouvernement aux productions ne découlant pas du projet (par. 7.04). ANNEXE 1 DAHOMEY PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI PRODUCTION ET EXPORTATIONS NATIONALES DE PRODUITS DU PALMIER 1954 - 1966 (Tonnes) PRODUCTION (ESTIMEE) EXPORTATIONS HUILE TOURTEAUX HUILE DE HUILE DE DE PAL- DE PALMIS- ANNEE PALME PALMISTES PALME PALMISTES MISTE TE SOURCE: SONADER AND SNAHDA ANNEXE 2 Page 1 DAHOmi1Y FROJET DE 1CSE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI Les caractéristiques physiques du périmètre Cli.mat On considère que 1.800 mm de précipitations annuelles, réguliè- rement réparties, constituent les conditions optimales pour produire des noix de palme. Dans la région concernée, les précipitations sont sub- optimales, et réparties de façon irrégulière: à Niaouli, à proximité du périmètre, la moyenne annuelle enregistrée est de 1.171 mm avec des variations qui, durant les 26 années où les observations ont été notées, ont atteint jusqu'à + 340 mm. Il y a deux saisons sèches, un mois en juillet/août et trois mois de décembre à février. On trouvera au Ta- bleau I la répartition moyenne des précipitations à Niaouli. Tableau I Moyenne des précipitations mensuelles à Niaouli, 1941 à 1966 (mm) J. F. M. A. M. J. J. A. S. 0. N. D. Total 15 29 106 121 169 203 87 52 117 195 66 11 1.171 Les températures enregistrées dans le Dahomey du Sud conviennent parfaitement à la production de palmiers. L'ensoleillement total moyen par an - 1.893 heures à Pobe et 2.194 heures à Cotonou - est plus favora- ble que dans d'autres régions de culture du palmier dans le monde. On trouvera au Tableau 2 les moyennes des températures mensuelles et les moyennes des températures mensuelles et les moyennes des températures mi- nimales enregistrées à Niaouli. Tableau 2 Températures enregistrées à Niaouli, 1931 - 1960: moyennes mensuelles et moyennes des minima (OC J. F. M. A. M. J. J. A. S. 0. N. D. Moyenne Minima 22,2 22,9 22,8 22,4 22,1 21,6 21,1 20,8 21,5 22,4 22,1 22,0 Moyenne Mensuelle 27,5 28,4 28,3 27,7 27,0 25,8 24,6 24,6 25,7 26,0 27,2 27,3 ANEXE 2 Page 2 Diverses organisations ont étudié, ces dernières années, la pé- dologie du Dahomey du Sud. Elles ont classé les sols qu'elles ont iden- tifiés en six catégories selon leur aptitude à la culture de palmiers. Dans la région concernée, les sols sont tous de catégories III et IV. Bien que moins fertiles que ceux des catégories I et II, ces sols convien- nent à la production de palmiers. Ils contiennent généralement peu d'éléments organiques et de bases. La région est abondamment cultivée, et les vestiges de forêts ne persistent que dans les "bois fétiches" et au fond des vallées. Sur les terres qui, après avoir été cultivées, sont en jachère, poussent des ar- bustes qui reconstituent la forêt lorsque la jachère dure plus de 15 ans. Au nord du périmètre, les vestiges de forêts se font rares, et c'est un genre de savane-parc qui domine. Dans toute cette région, il existe des populations naturelles plus ou moins denses de palmiers. Les eaux de surface sont rares dans le périmètre, mais les ri- vières Oueme et So coulent à proximité de la limite est, qui est maréca- geuse. Il y a quelques puits qui permettent de satisfaire les besoins des villages et d'irriguer les pépinières. On a étudié récemment les res- sources en eaux souterraines. Il existe deux nappes aquifères, situées l'une à 70 mètres et l'autre à hoo-600 mètres de profondeur. La première semble se prêter à une exploitation limitée dans le sud de la région. La seconde n'a pas encore fait l'objet de pompages d'essai. On a commen- cé à Hono de petites expériences d'irrigation des palmiers; mais celles-ci furent interrompuesen 1968 à cause des pluies abondantes. Les blocs les plus bas de Hinvi pourront peut-être être irrigués à l'aide d' eaux de surface. Comme l'eau est le principal élément qui limite les rendements dans la région, cette possibilité présente un intérêt pour l'avenir, mais les au- teurs n'en ont pas tenu compte pour évaluer le projet. Population Le périmètre du Grand Hinvi contient une population totale de 38.339 habitants, répartis en 3.458 "foyers", dont 60% comprennent deux familles ou davantage. La famille moyenne se compose de quatre personnes. La population est plus dense au sud de la région. En plus de la main- d'oeuvre rétribuée, le chef de famille peut faire appel à la communauté traditionnelle pour l'aider dans les travaux agricoles. Ce sont des groupes de parents qui peuvent lui fournir cette aide, qu'il rémunère gé- néralement en aliments et en boissons, ou en une quantité équizalente d'heures de travail. Ce système permet à la population d'accomplir des travaux pénibles - défrichage par exemple, en un délai raisonnable, et sans ressources monétaires. Régime foncier A l'origine, l'usufruit de la terre appartenait au premier occupant. Quant il n'est plus resté de terres convenables que l'on puisse ainsi as- signer, plusieurs types de régimes fonciers sont apparus. A l'heure ac- tuelle, la population hérite ou achète la terre. Une étude récemment ANIEXE 2 page 3 effectuée dans la région du Grand Hinvi montre que 35% des propriétés privées ont été achetées, 645 héritées, et 1% louées. La terre héritée fait souvent l'objet d'une tenure familiale, mais il semble qu'il y ait eu, ces dernières années, tendance au fractionnement des propriétés en parcelles indi - viduelles. Ce système de propriété individuelle de la terre est dans les pays d'Afri- que occidentale. Les ressources en main-d'oeuvre et les salaires Le Dahomey du Sud a une densité de population éevée. Dans la région de Hinvi, elle est de près de 51 habitants au km ; 65% de la po- pulation active travaille dans l'agriculture, et, contrairement à ce qui se passe dans d'autres parties du pays, où les femmes ne font guère que du commerce, à Hinvi, elles travailleft aux chanps et représentent 33% de la main-d'oeuvre agricole. Il existe, à l'heure actuelle, une main- d'oeuvre suffisante pour travailler à l'exécution de ce projet, et il n'y a pas lieu de craindre une pénurie de main-d'oeuvre pour l'avenir. Des hommes domiciliés aussi loin que Cotonou cherchent du travail dans la ré- gion, même pour une rétribution aussi faible que celle proposée dans le projet. La loi fixe le salaire minimum agricole à 275 francs CFA par jour, mais les rémunérations normales dans les campagnes sont bien inférieures, et la rétribution de 125 francs CFA par jour prévue ici est en fait supé- rieure à celle qui est accordée dans d'autres parties de la région. Occupation actuelle des sols et pratiques agricoles La grande majorité des terres cultivées est ensemencée et mals. On trouvera au Tableau 3 une estimation de la superficie cultivée dans le périmètre du Grand Hinvi en 1965-1966, et de la production correspon- dante. Tableau 3 Estimation de la superficie cultivée et de la production dans le périmètre du Grand Hinvi, 1965/66 Culture Superficie Rendement Production (hectares) (kg/ha) (milliers de kilos) Mais 22.985 1.100 25.284 Haricots 1.507 250 377 Arachides 770 500 385 Manioc 2.265 6.235 14.122 Coton 1.124 465 523 Autres cultures annuelles 186 - - Café 3.064 275 843 Bananes 85 10.000 850 Oranges 9.500 arbres 90 par arbre 855 Ananas 5.320 plants 2 par plant l NB: Les rendements estimatifs de la région de Hinvi pour 1966/67 sont les suivants: 1.700 kg/ha pour le mals, 800 kg/ha pour l'arachide et 500 kg/ha pour le coton (graine). ANNEXE 2 Page 4 On estime que cette région produit, à partir de la palmeraie naturelle, environ 1.350 tonnes d'huile de palme par an. Il n'y a pas à l'heure actuelle de production de bois d'oeuvre, car aucune forêt de tecks plan- tée dans la région n'est encore parvenue à maturité, mais il y a une certaine production de bois de chauffage. Pour ce qui est de l'agriculture, l'année comprend deux campagnes fondées sur les deux saisons des pluies, la première allant de mars à juin et la deuxième de septembre à novembre. La population cultive le mals durant les deux campagnes, l'arachide généralement durant la pre- mière, et les haricots et le coton durant la seconde. On fait un peu de cultures intercalaires, mais le mais tient toujours une place prédominante. D'après une enquête effectuée en 1965/66, une famille cultive en moyenne 1,55 hectare durant la première campagne et 1,64 hectare durant la seconde. A l'heure actuelle, la SONADER attribue 1,5 ha par famille et par campagne. Les agriculteurs qui possèdent beaucoup de terres pratiquent un genre de culture itinérante: ils défrichent et cultivent les champs trois ou quatre ans, puis les laissent en jachère naturelle pendant huit ans en moyenne. Quand ils n'ont pas suffisamment de terres pour pratiquer ce système, ils adoptent une rotation plus intensive, et, dans certains cas, cultivent le sol de façon continue. Les engrais chimiques ou organiques ne sont pas d'un usage courant. La population neutilise qu'un outillage manuel, la traction animale n'étant pas d'un emploi traditionnel dans cet- te région. On n'arrache jamais les souches d'arbres. Les cultivateurs mettent généralement les graines en terre plutôt qu'ils ne les sèment à la volée. C'est récemment seulement que des plantations de coton ont été entreprises. Pour lutter contre les parasites et les maladies, la loi pré- voit que les cotoneiers doivent être arrachés et brûlés à la fin de la sai- son, mais les agriculteurs ne le font pas toujours. Recherches Au Dahomey, l'IRHO (Institut de Recherches pour les Huiles et Oléagineux) a sa principale station de recherche sur le palmier à Pobé. Cette station se trouve dans une région où les précipitations moyennes sont légèrement supérieures à 1.200 mm par an, et où les sols sont du même type qu'à Hinvi. Cette station a pour principale tâche de produire de nouveaux hybrides, et la SONADER s'y approvisionne en plants. Des hybrides récents, obtenus à partir de croisements de Deli et Dura/Tenera, ont un rendement jusqu'à 120% supérieur à celui des plants obtenus à partir de croisements d'espèces purement africaines. Ces hybrides, cultivés à Pobé sur des sols de catégorie III semblables à ceux de Hinvi, ont eu un rendement de 11 ton- nes à l'hectare, dans les conditions de pluviosité de Pobé. On estime qu'à Hinvi, où les précipitations sont moindres, ils auront un rendement de 9,5 tonnes à l'hectare. On estime, de même, que cultivés à Hinvi sur des sols de catégorie IV, ils auront un rendement de l'ordre de 7,7 tonnes à l'hectare. ANNEXE 2 PEage 5 Des recherches ont été effectuées pour déterminer s'il était souhaitable d'utiliser une plante de couverture aussi vigoureuse que le Pueraria semblait devoir l'être dans les conditions de pluviosité de Hinvi. Les expériences réalisées ont montré que l'emploi de ces plants comme couverture était bénéfique. La station de Pobé a également effectué des travaux sur la lutte contre l'Imperata. C'est là une mauvaise herbe qui a déjà posé de sérieux problèmes dans certaines plantations de la SONADER, et dont la présence entraine, pour l'exécution de ce projet, des dépenses considérables: les conseils applicables à la destruction de l'Imperata comprennent de nombreuses opérations mécaniques, qui doivent être suivies d'un travail manuel de 30 jours par hectare. On a expérimen- té des herbicides chimiques, mais les résultats n'ont pas été concluants. Le mode d'assolement proposé pour les blocs de cultures annuelles de Hinvi est issu de l'expérience acquise à la Station de recherche de l'IRHAT (Institut de Recherches Agronomiques Tropicales et des Cultures Vivrières), à Niaouli. Les recherches effectuées montrent que la rota- tion des cultures proposée, si elle s'accompagne des apports d'engrais recommandés, conservera au sol sa fertilité. La station essaie des va- riétés de mals et d'arachide, et fournit à la SONADER une petite quantité de semences sélectionnées. Mais la plus grande partie de ces semences est livrée à une ferme, située à Sekou, qui se charge de les multiplier et où la SONADER peut ensuite s'approvisionner. Les variétés actuelles, cul- tivées depuis quelques années, ne sont pas très remarquables. La station a entrepris un certain travail de sélection du mais, à partir de variétés introduites du Nigéria et du Kenya; les résultats de ces travaux ne sont pas encore disponibles. Les recherches effectuées sur les engrais montrent qu'il est nécessaire d'apporter au mais, en plus de l'azote, des quantités importantes de phosphate et de potasse. La station entretenait un troupeau et faisait quelques études sur les cultures fourragères. C'est un troisième organisme, l'IRCT (Institut de Recherche du Coton et des Textiles exotiques), qui se charge des recherches sur le coton, tandis que la CFDT (Compagnie Française pour le Développement des Fibres Textiles) commercialise la récolte. Sept pulvérisations sont nécessaires, et les auteurs préconisent l'emploi d'un pulvérsa teur à dos manuel. L'espacement et les apports d'engrais nécessaires ont été parfaitement dé- finis. La variété d'Allen, généralement répandue dans le sud, a été sé- lectionnée en Côte-d'Ivoire; les fibres ont une longueur comprise entre 26 et 22 mm. La multiplication des semences obtenues dans les stations d'ex- périmentation se fait dans le nord du pays, et la CFDT se charge de la distribution. ANNEXE -3 DAHOMEY PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI ROTATION DES CULTURES ANNUELLES Chan ip No A nn e s 1 2 3 4 5 6 1. lère campagne M(L) GN L GN M M 2ème L M M M-(L) C C 2. lère M M(L) A L A M 2ème C L M M M(L) C 3. lère M M M(L) A L A 2ème C C L M M M(L) h. lère " A M M M (L) A L 2ème "M(L) C C C M M . 1ère L A M M M(L) A 2ème M M(L) C C L M 6. lère A L A M M M(L) 2ème M M *M(L) C C L 7. Il est nécessaire d'introduire des cultures diverses M = Mais M(L)' - Mais avec légumineuses semées sous couverture en juillet L = Légumineuses de couverture (Pueraria) C = Côton A = Arachide Annexe 4i Page 1 DAHOMEY PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI RENDEMENTS, PRIX. TAXES, A L:EXPORTATION ET SALAIRES DONNEES DE BASE ET ESTINATIONS A. RENDEMNTS () Palmiers (Tonnes/Hectare) 10 et sui- Années après la plantation 5 6 8 9 vantes Régimes de fruits frais 3,000 5,000 6,500 7,5oo 8,Oo 8,000 Teneur en huile () 13 15 17 19 20 21 Tonnes d'huile 0,390 0,750 1,105 1,425 1,600 1,680 Amandes de palmiste<() 5 5 5- 5 5 5 Tonnes de palmistes (%) 0,150 0,250 0,325 0,375 0,400 O,4OO (ii) Cultures annuelles (Tonnes à l'hectare) 1968 1969 1970 l2Q 1972 173 1974 1.'L5 1976 l9i Mais (grains séchés)l,500 1,270: 1,400 1,600 1,800 1,930 2,000 +0,050 par an jusqu'à 3,000 en 1994 Arachides (non décorti- quées) r 0,4501/0,775 0,850 0,975 1,100 1,175 1,200 +0,010 par an jusqu'à 1,400 en 1994 Graines de cotono,500 0,56o 0,650 0,750 0,830 0,890 0,940 0,965 0,985 1,000 puis constant 1/ Estimation de la récolte en cours. Pour le mais, l'autoconsommation est de 550 kg par famille; 21 kg de grains par hectare sont conservés comme semence. Pour l'arachide, 60 kg par hectare sont conservés comme semence. Pour les graines de coton, on peut estimer que 95% seront de grade I et 5% de grade II. (III) Elevage Premier vêlement: 36-48 mois Taux de reproduction: 70% par an Mortalité à moins d'un an: 20% Mortalité à 1-2 ans: 10% Mortalité au-dessus de 2 ans: 2% Page 2 (iv) Teck Première coupe: 550 poteaux par hectare, en l'an six Deuxième coupe: 550 poteaux par hectare, en l'an onze Troisième coupe: 275 poteaux par hectare, en l'an dix-huit B. (i) CULTURES ANNUELLES (Fr CFA à Hinvi) Mais: 1968 - 1970: 10 Fr CFA/kg A partir de 1971 (après installations des silos) 1h Fr CFA/kg A partir de 1971, la deuxième récolte de chaque année sera vendue l'année suivante. Les membres paient 2 Fr CFA par kilo de mais entreposé dans les silos. Arachides: Durant la durée du projet: 15 Fr CFA/kg non décorti- quées. Basé sur une valeur c.a.f. ports européens de 4l.800 Fr CFA la tonne décortiquée. Coton: 1968-1969: 35 Fr CFA/kg. 1970-1992: 33 Fr CFA/kg. Basé sur une valeur f.o.b. Cotonou de 127.000 Fr CFA par tonne de fibres. Repose sur l'hypothèse que 95% de la production sera de grade I. (ii) Elevage Prix de vente moyen de l'animal adulte, durant toute la durée du projet: 17.000 Fr CFA. (iii) Bois d'oeuvre Prix du poteau: 5/6 ans: 50 Fr CFA 10/11 ans: 100 Fr CFA 17/18 ans: 250 Fr CFA C. TAXES A L'EXPORTATION (F- CFA par tonne) Huile de palme 1.200 Palmistes 3.500 + 1.000 Fonds de soutier, Arachides (rapportées à la tonne non décortiquée) 5.280 Coton (rapporté à la tonne de graines) 2.500 D. MAIN-D'OEUVRE On trouvera à l'Appendice B la main-d'oeuvre estimée nécessaire pour l'aménagement et l'entretien d'un hectare de palmier. Salaires pour travaux d'aménagement: 125 Fr CFA par jour, avec, en outre, pour 200 jours de travail, le droit de recevoir une action de la coopérative de catégorie B. Salaires pour récoltes et travaux d'entretien: 200 Fr CFA par jour. ANNEXE h Appendice A Page l DAHOMEY PROJET LE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI PERSPECTIVES DE DEBOUCHES DE L'HUILE DE PALME ET DES PALIUSTES 1. La Banque prépare actuellement un rapport sur la situation des graisses et huiles, qui traitera notamment de façon détaillée des pers- pectives de débouchés de l'huile de palme et des palmistes. Ce document est maintenant suffisamment avancé pour qu'il aoit possible de tirer cer- taines conclusions sur l'huile de palme et les palmistes, qui sont indi- quées ci-dessous; si ces conclusions ne doivent être considérées que com- me provisoires tant que le document plus général n'aura pas été publié, on ne prévoit toutefois aucun changement majeur. Huile de palme 2. Les tendances de l'offre et de la demande de chaque graisse et huile sont bien plus difficiles à prévoir que celles du marché dans son ensemble, d'autant plus que la plupart des matières grasses principales sont élaborées soit à titre de produit destiné à être combiné à d'autres, soit à titre de sous-produit. Ainsi pour le soja, la production d'une huile particulière peut être déterminée non seulement par les tendances du marché des huiles et graisses, mais aussi par la demande, du produit connexe ou auquel elle est combinée. L'étude des débouchés d'une huile déterminée doit aussi considérer le degré de substitution possible entre différentes graisses et huiles. Du point de vue technique, une huile peut dans un vaste domaine en remplacer une autre. A l'heure actuelle, la majorité de l'huile de palme est utilisée dans l'industrie alimentaire. Elle s'y heurte principalement à la concurrence des huiles de soja, d'ara- chide et de tournesol. Les huiles de poisson sont également utilisées dans l'alimentation, mais elles sont désavantagées par rapport à l'huile de palme car elles doivent subir un traitement coûteux pour y être utili- sables. 3. Le\produit le plus souvent associé aux huiles marines et végétales est un tourteau ou une farine riche en protéines. L'huile de palme ne pro- duit toutefois qu'une très faible proportion de tourteau par comparaison avec certains de ses concurrents, et le tourteau est le sous-produit de l'huile de palmistes plutôt que de l'huile de palme. Le rapport global entre l'huile de palme et de palmistes et le tourteau est d'environ 9:1. Par contre, la graine de soja fournit un rapport huile/farine de 1:4 en poids. 4. L'huile de palme provient presque uniquement de quatre pays en voie de développement: le Nigéria, la République Démocratique du Congo, l'Indonésie et la Malaisie. Le Tableau 1 indique l'état de la production AN4NEXE h Appendice A Page 2 dans ces quatre pays et dans d'autres pays au cours des dernières années. L'accroissement de la production mondiale d'huile de palme a été faible jusqu'à ces dernières années (seulement 1,3% par an) par rapport aux au- tres graisses et huiles principales (Tableau 2). La seule expansion vraiment notable est intervenue en Malaisie. Toutefois, plusieurs pays et surtout la Ilalaisie ont prévu pour l'avenir une expansion encore plus accélérée de la production. Certains des projets ont déjà été mis en oeuvre. Si ces accroissements se réalisent dans les délais prévus, la production mondiale totale atteindra environ 2,5 millions de tonnes entre 1975 et 1980. La progression dépasserait 5% entre 1965/67 et 1980, alors qu'entre 1954-56 et 1965-67 le taux annuel d'accroissement était de 1,3%. La part de l'huile de palme dans l'ensemble de la production de graisses et d'huiles s'élèverait à environ 5%, contre 3% en 1965-67. 5. Une grande partie de ces projets vise l'exportation, et une pro- portion considérable des produits supplémentaires devrait être absorbée par le marché international. Les exportations d'huile de palme ont aug- menté très lentement ces dix dernières années, ce qui est dû beaucoup plus à l'accroissement trop lent de la production qu'à des difficultés d'écoulement. En fait, au cours de la période de 1954-56 à 1965-67, les exportations d'huile de palme ont légèrement diminué (Tableau 3). On prévoit qu'en 1975 les exportations d'huile de palme s'élèveront à en- viron 1,2 million de tonnes, contre 550.000 tonnes en 1965-67. Par con- séquent, la part des exportations d'huile de palme dans le commerce total s'élèvera probablement à 9% en 1975, contre 5,4% pendant la période précé- dente. 6. L'économie de ce secteur devra ainsi surmonter deux grands pro- blèmes dans les années à venir. D'abord, il lui faudra faire face à une baisse des prix sur le marché mondial, sort promis à presque toutes les graisses et huiles principales. Ensuite, elle devra augmenter sa part dans l'utilisation totale des graisses et huiles. Comme l'huile de palme n'a pas toutes les caractéristiques qualitatives de certaines autres huiles (telles que l'huile de coprah), cet accroissement du marché ne pourrait être réalisé que par des baisses de prix plus importantes que celles pré- vues pour certaines autres huiles. 7. C'est dans le secteur alimentaire que l'huile de palme devra agran- dir sa part du marché. Dans le passé ceci n'était possible que dans une certaine mesure, surtout en raison des limitations de disponibilité. Entre autres, ces limitations semblent avoir empêché les industriels d'effectuer les recherches nécessaires pour déterminer les problèmes techniques et économiques à résoudre pour incorporer l'huile de palme comme ingrédient principal dans les aliments. Un problème majeur, particulièrement impor- tant à l'époque où le prix de l'huile de palme était relativement élevé, semble avoir été d'écouler à un prix profitable, des déchets non comesti- bles du traitement de l'huile de palme, grâce à quoi le traitement à gran- de échelle serait rentable. ANNEXE h Appendice A Page 3 8. Les courbes en fin d'Annexe 2 (IBRD-4199) montrent que les prix de l'huile de palme ont suivi dans l'ensemble la tendance des prix de toutes les graisses et huiles: baisse en 1962 jusqu'à un niveau assez bas et chute brutale après les prix élevés de 1965. A noter particulière- ment la réduction de l'écart important qui séparait encore les prix de l'huile de soja et ceux de l'huile de palme jusque dans les années 1950. Depuis 1963, les prix des deux produits se sont suivis de très près ce qui indique que leur évolution future sera également très semblable. 9. Pendant le deuxième semestre de 1968, les prix de l'huile de palme sont tombés brutalement jusqu'à environ 140 dollars la tonne, contre 222 dollars la tonne en 1967. Cette chute brutale était due à des arriva- ges massifs de graines et d'huile de soja, ainsi qu'à des exportations particulièrement importantes de graines de tournesol et d'huile de poisson. On pense que cette situation n'est que temporaire et que les prix de l'huile de palme retrouveront un niveau plus élevé. Il est peu probable cepen- dant qu'ils puissent atteindre les prix de 1967, en raison des prévisions d'exportations importantes et des problèmes techniques indiqués ci-dessus. On a estimé que, dans les environs de 1975, les prix s'établiront entre 155 et 165 dollars par tonne métrique c.a.f. Europe. 10. Ces projections doivent être envisagées en tenant compte des in- certitudes qui caractérisent toutes prévisions de prix et en particulier celles des graisses et huiles. En effet, si par exemple les exportations de graines de soja au titre de la loi 480 sont diminuées ou complètement arrêtées sans qu'il soit prévu de compensation dans la politique de pro- duction des Etats-Unis, les prévisions de prix ci-dessus pourront s'avérer optimistes. Si, par contre, une partie seulement des importants besoins des pays déficitaires en matières grasses se transformaient en une deman- de effective, les prévisions seraient alors pessimistes. Palmistes 11. Le fruit du palmier à huile contient deux sources différentes d'huile: l'enveloppe extérieure charnue et fibreuse (pulpe) qui donne l'huile de palme et un endocarpe en coque dure d'où l'on extrait le pal- miste. La pulpe des fruits se décompose rapidement après la récolte et l'extraction de l'huile doit être effectuée sur los lieux de production. Au contraire, le palmiste ne se détériore que très lentement. De plus,, le traitement des palmistes pour en extraire l'huile est une opération relativement plus complexe; elle est donc effectuée en général dans de grands broyeurs situés surtout dans les pays industrialisés importateurs. Ce n'est qu'en République Démocratique du Congo que les palmistes sont broyés localement à une grande échelle, et les exportations de ce pays se composent presque uniquement d'huile plutôt que de palmistes. 12. Les fruits du palmier sauvage ont une pulpe mince et une amande importante. Cependant, dans les plantations en cours d'aménagement, on prévoit une augmentation du rapport pulpe/amande. C'est pourquoi l'accrois- sement prévu de la production d'huile de palme ne sera pas suivie d'une Appendice A Page 4 augmentation semblable de la production d'huile de palmistes. 13. Au contraire de l'huile de palme, l'huile de palmistes est une huile laurique et ressemble donc fortement à l'huile de coprah. Dans de nombreux pays, les huiles de ce type sont considérées comme un ingré- dient souhaitable des margarines et autres graisses alimentaires, ainsi que des produits de la confiserie et de la boulangerie. Les huiles lau- riques possèdent également des propriétés particulières qui en font un composant essentiel dans la fabrication des savons, jusqu'à un certain minimum; elles ont égaloment une grande variété d'autres applications industrielles, telles qae la fabrication des détergents synthétiques. 14. Tous ces facteurs expliquent pourquoi il existe pour cette huile une demande moins élastique que pour la majorité des autres graisses et huiles. On l'a constaté en 1967/68 lorsque les prix de la plupart des huiles et graisses principales sont tombés. Les prix des huiles lauri- ques, y compris l'huile de palmistes, sont restés élevés, surtout en rai- son des faibles quantités disponibles, mais aussi à cause des possibili- tés restreintes de substitution. Il semble actuellement que de nouveaux procédés industriels permettront de synthétiser le composant spécial des huiles à acide laurique à cause de cette inélasticité de la demande. Il est évident que cette éventualité nuirait à la situation particulière de ces huiles sur le marché. Toutefois, on ne dispose pas encore de ren- seignements précis indiquant que la fabrication industrielle des huiles lauriques sera entreprise à grande échelle. 15. La situation des prix, de la production et des marchés du palmiste et l'huile de palme sont indiqués sur les courbes et dans le Tableau 4. On a supposé qu'à l'avenir l'huile de palmistes de même que les autres graisses et huiles suivront une courbe descendante. Etant donné, toute- fois, que la production d'huile de palmistes n'augmentera pas à la même vitesse que celle de l'huile de palme, il est peu probable que son prix accusera une baisse égale à celle prévue pour l'huile de palme. On es- time que dans les années 1975 le prix des palmistes se situera entre 134 et 138 dollars la tonne Mtrique. ANNEXE à Appendice A Tableau 1 Tableau 1: PRODUCTION, EXPORTATIONS ET IMPORTATIONS D'HUILE DE PALME SUR LE MARCHE MONDIAL MOYENNE 1955-59, CHIFFRES ANNUELS 1963-67 (milliers de tonnes métriques) Moyenne 1955-59 1963 1964 1965 1966 19671/ Production Nigeria Congo, Rép. Dém. Indonésie Malaisie Divers 2/ Total Exportations Nigeria Congo, Rép. Dèm. Indonesie Malaisie Divers Total Importations retenues CEE Royaume-Uni Etats-Unis Japon Irak Divers Total l/ Provisoire. 2/ Estimations officieuses fondées sur les recettes d'importation 3/ A l'exclusion du commerce avec Singapour Source: FAO íANNEXE h Ampendr:e A fab]eau 2 Tableau 2: PRODUCTION MONDIALE DES DIVERSES HUILES OU GRAISSES ImYENNE 195h-56 et 1965-67, EQUIVALENT HUILE Moyenne 195h-56 Moyenne 1.965-67 Variation du Pourcen- Pourcen- nourcentage tage de tage de de rro,duction Production la pro- Production la pro- annuelle entre (milliers duction (milliers duction 1915-56 et Type d'huile de tonnes) totale de tonnes) totale -965-67 Huiles fluides alimentaires Coton Arachide Soja Tournesol Olive Sesame Colza Divers 1/ Huiles fluides industrielles Lin Ricin Aleurite Divers Huiles concrètes Cocotier Palmiste Palme Babassu Graisses animales Beurre Saindoux Suif Huiles marines Baleine Poisson Total mondial 1/ Surtout huiles de carthame et de mais. Source: Statistiques Unilever. ANNEXE 4 Appendice A Tableau 3 Tableau 3: EXPORTATIONS MONDIALES DES DIVERSES HUILES OU GRAISSES IHYENNE 1954-56 et 1965-67, EQUIVALENT HUILE Moyenne 195L-56 Moyenne 1965-67 Variation du Pourcen- Pourcen- pourcentage des Exporta- tage des Exporta- tage des exportations tions exporta- tions exporta- annuelles entre Groupes et (milliers tions (milliers tions 1954-56 et type d'huile de tonnes) totales de tonnes)totales 1965-67 Huiles fluides Alimentaires Coton Arachide Soja Tournesol Olive Sésame Colza Industrielles Lin Ricin Aleurite ivers, n.d.a. Huiles concrètes Cocntier Palmiste Palme Babassu Total huiles végétales Graisses animales Beurre Saindoux Suif Huiles marines Baleine Poisson Total huiles et graisses animales Total mondial 1/ Y compris les dons des Etats-Unis. 2/ Dont 63.000 tonnes d:huile de carthame. Source: Statistiques Unilever ANNEXE h Appendice A Ta*¯.eau 'ableau L: PRODUCTION, EXPORTATIONS ET IMPORTATIONS DE PALAISTE3 ET D'HUILE DE PALMISTES SUR LE MARCHE MONDIAL IYENNE 1955-59, CHIFFRES ANNUELS 1963-66 (milliers de tonnes métriques) Moyenne 1955-59 1963 196h 1965 1966 Production 1/ Nigeria Sierra Leone Congo, Rép. Dém. Dahomey Indonésie alaisie Divers Total Exportations de palmistes Nigeria Sierra Leone Congo, Rép. D6m. Iahomey Indonésie Malaisie Divers Total Exportations d'huile de palmiste Congo Rep. Dem. Divers Total Importations retenues de palmistes CEE Royaume-Uni Japon Divers Total Importations retenues d'hui2e de palmiste CEE Etats -Unis Divers Total l/ Production commerciale Source: FAO 由 ýeMfEXE Appendice 3 DAHOMEY PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI Estimation de la main-dtoeuvre-necessaire__pour les pÎantations valmiers Pr'Daration du sol Journées de travail/hectare Tracé Percement des routes Soutrage Abattage des arbres Déirichage et brûlage Total Plantation Préparation des rangs Tracé des trous Creusement des trous Repiquage Apport d'engrais et pose des claies Pose des filets Plantation des légumineuses Total Entretien An 0 'AI, 1 An 2 An 3 An 4 ANIEXE 4 Appendice C DAiHOMEY PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI Huile de calme et palmistes: Prévision des prix de vente et des derenses pendant la vie du projet (Fr. CFA par tonne métrique) Huile de palme Palmistes I. Marché mondial Prix c.a.f. ports européens en $EU Prix c.a.f. ports européens en francs CFA Moins Fret Assurance Nettoyage Courtage Frais bancaires Déchargement Perte en transit Frais de vente Prix f.o.b. Cotonou Moins Frais de port Services et commissions Manutention Inspection du produit Droits portuaires Entreposage du chargement Dépenses générales de la SNAHDA Transport de l'huilerie au port Droits et taxes d'exportation Fonds de soutien Prix à la sortie de l'huilerie II. Marché local Prix 'à la sortie de l'huilerie DAfDMEY PROJET DE MISE EN VALEJR AGRICOLE DE HINVI Produits du palmier: prévisLons de production et de recettes des ventes totales 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979 1980 1981 (et suivantes) HUILE DE PALME Production totale (tonnes métriques) Ventes sur le marchd intérieur Ventes sur le marché mondial Recettes totales aux prix Èe huilerie (muient de .rrans CA) Ventes sur le marché intérieur Ventes sur le marché mondial PALMISTES Production totale (tonnes métriques) Recettes totales au prix départ huilerie (millions de francs CFA) (Toutes les ventes étant effectuées sur le marché mondial) HUILE DE PALME ET PALMISTES Recettes totales aux prix départ huilerie (m'Ilions de francs CFA) ANNEXE 5 D A HO M E Y PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI DEPENSES D'AMENAGEMENT: 1966-1976 (mililiers de f:rancs UFA) Coûts réels Co t a p r 6 v i _ ni o n n e 1a_ 1967-1968 Etudes Aminagfnent agricole Amnagement des plantations de palmiers Aménagement des cultures annuelles Elevage Afforestation Administration Programmes de formation Véhicules et équipement Persnnel et Union Coopérative Entretien et gestion Frais généraux de la société de gestion Huilerie de Palme Silos pour l'entreposage du mars Infrastructure Préparation des emplacements des villages Routes, imSubles Location des terres COUT TOTAL DE PWOJET: 1/ Imprévus d%nvion 10 o/o couvrant tous les chefs de dépenses, sauf la location des terres et les dépenses effectués. DAHOMEY PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI Propositions de financement (en millions de francs CFA) IDA FAC TOTAL Financement à 1005 Local F Total Local __f Total Local M Total Usine 64 492 556- - - 64 492 556 Silos 4 36 40 - - - 4 36 40 Etudes 1 3 4 2 6 8 3 9 12 Engrais - - - 10 87 97 10 87 97 Véhicules et équipement - - - - 15 15 - 15 15 Irrigation et équipement - - - 4 21 25 h 21 25 Insecticides - - - 1 9 10 1 9 10 69 531 600 17 13t 155 06 669 755 Imprévus 7 53 60 2 13 15 9 66 75 Total du financement à 100% (dont 36 supporté par le FAC) 2/ 76 584 66o 19 151 170 95 735 830 Contribution du Gouvernement Dahoméen Taxes sur devises indirectes (devant être financées nar le FAC) - - - 87 - 87 87 - 87 Divers - - - 9 - 9 9 - 9 Contribution totale du Gouvernement - - - 96 - 96 96 - 96 Financement conjoint IDA/FAC Développement agricole infrastructure, recrutement du personnel 1/ . l18 442 692 226 918 1.026 334 1.36o Imprévus 27 8 35 39 10 49 66 18 84 Total du financement conjoint (dont 497 supporté par le FAC) 2/ 361 116 477 731 236 967 1.092 352 1.464 Financement total 437 700 1.137 846 387 1.233 1.283 1.087 2.370 i8 1/ La répartition entre l'élément en monnaie locale et l'élément en devises n'est qu'approximative / au 31 décembre 1968 AmNEE 6 Appendice A DAHO1EY PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI Principaux chefs de dépenses en devises (rMlliers de dollars EU) Dépenses directes Huilerie de palme, outillage, immeubles et eau 1.992 Engrais 394 Etudes de conseillers étrangers 130 Silos de mals et équipement auxiliaire 146 Véhicules et équipement 61 Equipement dfirrigation 86 Insecticides 41 Matériel d'enseignement 5 Dépenses indirectes (p. ex. pour le fonctionnement des transports et de l'usine, l'acquisition de matériel et d'outillage divers) 1,201 Provision pour imprévus 340 Total 4.396 ANNEIE 7 D A HO ME Y PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI ESTIMATION DES RESSOURCES DE L'AUTORITE CHARGEE D'EXECUTER LE PROJE ET APFEUTATION DE CES RESSOURCES (Mllions de francs CFA) ORIGINE DES RESSOURCES Crédit du FAC Crédit de l'IDA Total partiel Ventes d'huile de palme et de palmistes au prix de sortie d'usine Versements des coopérateurs pour l'entreposage du mats Ventes de bétail et de bois d'oeuvre au prix à la production Total partiel TOTAL DES RESSOURCES AFFECTAtlON AmÂnagemnt des plantations de palmiers Aménagement des cultures annuelles Construction de l'huilerie Liveloppement de l'élevage et des forats Bureaux et administratimn Infrastructure Plantations de palmiers - gestion Cultures annuelles - gestion Huilerie - gestion i/ Bétail et forêts - gestion Silos - Construction et gestion Loyers Provisions pour imprévus TOTAL DES AFFECTATIONS Excédent (ou déficit) de gestion Rembourseents de l SONADER & l'Etat Excédent (déficit) annuel après remboursement de la dette Solde cumuli, après remboirsement / compris 10 o/o d'honoraires de gestion ANNEXE 8 Page 1 DAHOIEY PROJET DE MISE EU VALEUR AGRICOLE DE HIIVI SONADER (Société Nationale pour le Développement Rural du Dahomey) Constitution Créée par décret No. 61-191/PR/MtAC du 8 juillet 1961, la SONADER est une société d'économie mixte dont les statuts ont été approuvés par décret No. 5o/PR/MAC/SNDR du 3 février 1962. Objectifs Ces textes chargent officiellement la SONADER de mettre en oeuvre les programmes de développement tendant à l'augmentation de la production agricole et à la modernisation rurale. Pour atteindre cet objectif, cette société peut préparer, exécuter, coordonner et contrôler les opérations de mise en valeur agricole entreprises dans les régions qui, en vertu de la loi No. 61-26 du 15 aôut 1961, sont dites périmètres d'aménagement rural. Elle peut agir directement ou par l'intermédiaire d'organisations spécialisces. Bien que la SONADER soit compétente sur tout le territoire du Dahomey, elle a surtout consacré son activité à développer les palmiers à huile dans le sud du pays, où elle a repris toutes les responsabilités d'une organisation précédemment chargée d'encourager la culture des pal- miers, le Secteur Palmeraie Oueme. Capital La SONADER avait au début un capital de 50 millions de francs CFA qui a été porté en 1967 à 150 millions de francs CFA. 51% des ac- tions sont de catégorie "A", et ne peuvent appartenir qu'à des organis- mes publics, et 49% sont de catégorie "B", et peuvent appartenir à des organismes publics ou privés. En fait, c'est le Gouvernement qui a fourni tous les fonds. Administration C'est un conseil de 12 membres, choisis par l'assemblée géné- rale des actionnaires pour 6 ans, qui administre la SONADER. Sept mem- bres au moins doivent représenter les actionnaires de catégorie "A". Le président de ce conseil peut exercer en même temps les fonctions de direc- teur général de la société, ce qui est le cas à l'heure actuelle. Ce sont les membres de conseil qui choisissent le président directeur géné- ral sur recommandation du Ministre de tutelle de la société. Un con- ir8leur d'Etat, nommé par le Conseil des Ministres sur la recommandation PNEXE 8 Page 2 conjointe des Ministres des Finances et de l'Agriculture, contrôle les activités de la SONADER. Comptabi-lité L'assemblée générale des actionnaires nomme, pour une période de trois ans, un ou plusieurs commissaires aux comptes, choisis sur une liste agréée. En outre, tous les contrôles économiques et financiers prévus par les lois en vigueur s'appliquent à la SONADER. On trouvera à l'appendice A un résumé des comptes annuels pour les années 1964, 1965 et 1966. Les comptes pour 1966 ntont pas encore été présentés au con- seil. A partir de 1967, l'exercice financier commencera le 1er juillet et se terminera le 30 juin. Après déduction de tous les frais, et d'une provision pour amortissement, la société transfère 5% de ses bénéfices à un fonds de réserve légalement constitué, jusqu'à ce que ce fonds soit :gal au dixième du capital de la société. Selon la décision de l'assem- blée générale, la SONADER affecte les bénéfices restants à des réserves spéciales, les réinvestit pour ses opérations sur le terrain, ou les uti- lise pour amortir son capital. La société ne peut distribuer ni divi- dendes à ses actionnaires, ni primes à ses directeurs. Organisation On trouvera à l'appendice B un organigramme de la SOADER. L'en- semble du personnel comprend environ 100 personnes, et ce sont des Daho- méensqui occupent tous les postes officiellement créés. Le Président Directeur Général actuel est Monsieur Amoussou, ingénieur du Génie Rural. Pour se tenir au courant des progrès en matière de culture des palmiers, la SO!HTADER a passé un contrat d'assistance technique avec l'IRHO (Insti- tut de Recherches pour les Huiles et Oléagineux). L'IRAT (Institut de Recherches Agronomiques Tropicales et des Cultures Vivrières) et la CFDT (Compagnie Française pour le Développement des Fibres Textiles) lui four- nissant également une assistance technique pour les cultures annuelles (mafs, arachides et coton essentiellement) mais elle n'a encore passé aucun contrat avec des organisations. Evaluation La manière dont la SONADER a accompli sa tâche prouve qu'elle est bien organisée et compétente. Son action -- qu'il s'agisse du tra- vail effectué sur le terrain pour aménager et entretenir les plantations de palmier, ou de l'organisation des coopératives et du développement des cultures annuelles -- est hautement satisfaisante. La SONADER forme à l'heure actuelle du personnel (et notamment du personnel extérieur) pour pouvoir faire face aux tâches accrues qu'elle aura à remplir quand, en 1969, le programme annuel de plantation s'élargira considérablement. Pour qu'elle puisse élargir ainsi ses opérations,il serait souhaitable qu'elle renforce quelque peu ses services financier et comptable. La SONADER a l'intention de recru'er sous peu un personnel supplémentaire pour ces ser- vices, mais elle aura en tout état de cause besoin d'un conseiller finan- cier de grade supérieur. ANNEXE 8 Appendice A DAHOMEY PROJET DE NISE MI VALEUR AGRICOLE DE HINVI SONADER Résumé de bilans: 31 décembre 1964-1966 (millions de francs CFA) 1964 196, 1966 1967 ACTIF Imobilisations Imeubles 43,5 42,7 45,3 42,8 Véhicules, machines, outillage 17,4 11,1 6,6 54,5 Ameublement, équipement, instal- lations 3,Y o 2-. -2, 4 .,93 9 Actif disponible Stocks (engrais, insecticides, etc.) 16,2 20,2 14,0 24,6 Paiements anticipés 4,2 1,4 2,5 1,2 Subventions etc. dues par le Gouvernement 55,9 33,7 80,14 155,3 Avances au personnel O,8 0,6 2,2 2,4 Débiteurs divers 4,6 15,4 34,9 29,14 Avances aux coopératives 141 33_5 67 1 95e9 95,8 104,8 201,1 308,8 Banque et caisse 13,7 32,3 13,1 28,9 Pertes reportées (le 1963) 16 3 12,3 5,,7 189,7 259 274,2 438.,Z PASSIF Non exigible Capital 50,0 50,0 50,0 15,0 Subventions 28,0 28,0 28,0 25,9 Prêts à moyen et à long terme 22 6 25 47,0 59,6 100,6 103,0 125,O 2355 Exigible Comptes fournisseurs 19,3 17,1 28,4 37,1 Subsides et avances du Gouver- nement 56,9 55,4 55,3 - Autres effets à payer et pro- visions 7,8 22,8 31,7 50,5 Créanciers divers 0,3 1,0 3,1 6,2 Découverts spéciaux et prêts à court terme -8 - 25 l1oi,5 Profits 8 1 274.,2 DAHOMEY PF4DJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI SCMADER ORGANIGRAMME CONSEIL D'ADMINISTRATION Contr8leur Commissaires Conseiller d'Etat aux Comptes Technique PRESIDENT DIRECTER GENERAL Secrétaire Générall Directeurs Directeur Directeur de Directeur Directeur des Directeur des des Etudes Technique l'Administration responsable Services services et du Service des coopératives d'inspection et financier et Juridique et de l'action de coordination comptable -spéciale défrichage et groupe central 11formation crédits (FAC-FED) section u coopêratives stagiaires Icomptabilitéi topographiquel ateliers action sociale comptes des coopé- rativesI transport etraie 1 matériel budget et dépenses J stocks et approvision- nement entrepôts et pièces f. détachées Octobre 1968 ANNEXE 9 Page 1 DAHOMEY PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI LE PERSONNEL ET SA FOR4ATION La SONADER formera des équipes temporaires, qui seront chargées de surveiller le travail effectué dans les pré-pépinières et dans les pé- piniéres, et de réaliser les plantations proprement dites. Elle préparera tois équipes qui guideront la gestion des trois coopératives qui doivent être créées en 1968. Leur travail achevé, ces équipes surveilleront les trois coopératives constituées en 1969. Quatre coopératives devant être mises sur pied en 1970, une quatrième équipe sera nécessaire. En outre, un personnel permanent sera chargé de gérer les coopératives et de con- trBler le travail sur le terrain en ce qui concerne les palmiers et les cultures annuelles. Ctest la SONADER qui emploiera tout ce personnel, mais, dès qut elle estimera les coopératives capables de fonctionner de façon indépendante, elle leur transférera graduellement le personnel per- manent. Il faudra donner une formation aux membres de ces équipes, ainsi qu'au personnel nécessaire à d,autres coopératives aménagées par la SONADER, si bien qu'une partie seulememt des dépenses de formation seront imputées au projet. Des cours de recyclage seront également nécessaires. La SONADER a pris ses dispositions pottr dispenser les cours nécessaires et pour orga- niser en même temps des visites d'études; on trouvera à l'appendice A ltemploi du temps prévu. Les programmes proposés paraissent satisfaisants. Ce sont les membres du personnel existant de la SONADER et des experts des stations expérimentales de Pobé et de Niaouli, qui assureront les cours; liéquipement actuel de la SONADER fournira les installations nécessaires à l'enseignement théorique. Le personnel des coopératives recevra sa for- mation pratique sur les blocs de Hinvi à mesure de leur aménagement, et les agents de vulgarisation accompliront un stage i la plantation de la SONADER O Quedo. ANNEXE 9 3ESOINS EN PERSONNEL: COMPOSITION DES EQUIPES ET DES COOPERATIVES (par coopérative) Equipes d'aménagement Prpépinières 1 Agent de vulgarisation Pépiniéres 1 Agentode vulgarisation 2 Assistant pour le travail sur le terrain Plantation 1 Chef 1 Chef adjoint 3 Agents de vulgarisation 3 Aides pour le travail sur le terrain 2 pépiniéristes Equipes des Coopératives 1 Directeur de coopérative 1 Directeur adjoint 3 Vulgarisateurs (palmiers) 6 Vulgarisateurs (cultures annuelles) 1 Aide-comptable Personnel au siège de lUnion Coopérative 1 Spécialiste des coopératives 1 Assistant 1 Comptable 1 Assistant 1/ Conformément au programme de la page 3. Page 3 Année -2 -1 -0 21 *2 _3 th A. PAR COOPERATIVE I Aménagement Chef 1/2 1 1 Chef adjoint 1/2 1 1 Agents de vulgarisation 3 3 Assistants pour le travail sur le terrain 3 3 Pépiniéristes 2 2 II Coopératives Directeur 1 1 1 1 Directeur adjoint 1 1 1 1 Vulgarisateurs (palmiers) 3 3 3 3 Vulgarisateurs (cultures annuelles) 4 4 6 6 Personnel de l'Union Coopérative 4 4 4 4 B. Besoins totaux selon les années 1966 1967 1968 1969 1970 1971 1972 1974 1975 Directeur des opéra- tions aménagement 1 1 1 1 1/2 Agent responsable 3 6 10 7 4 - - - - Assistant 3 6 10 7 4 - - - - Directeur de coopérative - - 3 6 10 10 10 10 10 Directeur adjoint - - 3 6 10 10 10 10 10 Agents de vulgari- sation (plantation) - 9 18 21 12 - - - - Aides pour le travail sur le terrain (plantation) - 9 18 21 12 - - - - Agents de vulgarisation (palmiers) - - 9 18 30 30 30 30 30 Agents de vulgarisation (cultures annuelles) - 12 24 46 52 60 60 60 60 Aide-comptable - - - - - 3 6 10 10 Pépiniéristes - 6 12 20 20 20 20 20 20 Administration 1 1 4 13 21 21 21 21 21 Personnel de l'Union Coop6rative - - 1 4 4 4 4 4 4 DAHOMEY COURS DE FORATION DU PERSONNEL Dure An n - 2 An n - 1 Cours J F M A M J J A S 0 N D J F M A M J J A S 0 N D Formation Futurs Directeurs 000 000 m --- --- --- --- ------ --- --- --- ---. --- --- Moniteurs ** ** --- --- --- --- --- --- --- --- Leave --- --- Agents de .. ... ... ... ... ... ... ... ... ... vulgarisation 000 ***4** **4*m 4 14 --- --- --- --- --- Recyclage (semaine) Directeur des coopératives 2 2 Agents de vulgarisation 1 2 1 1 2 1 Visites d'études Directeur des coopératives Directeur des aménagements 000 - Présélection . . Cours théorique - Cours pratique dans les blocs ... - Cours pratique à Ouedo 1/ Cours pratiques le matin et théoriques l'après-midi ANNEXE 10 Page i DAHOMEY PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI SNAHDA (Société Nationale des huileries du Dahomey) Constitution Le Gouvernement " créé en 1962 une Société d'Etat appelée SNAHDA. Objectifs Selon la loi constitutive, cette société est chargée de gérer les huileries existantes et futures, les installations d'entreposage en gros de l'huile, et toutes entreprises connexes, de développer la culture des palmiers et autres oléagineux, et de commercialiser l'huile et les produits oléagineux du pays. La SNAHDA dirige a l'heure actuelle quatre huileries de palme, une huilerie de palmiste et le centre d'entreposage situé dans le port de Cotonou. Les huileries ont une capacité poteftielle totale de 140.C0 tonnes par an pour l'huile de palme et de 40.000 tonnes pour l'huile de palmiste. La SNAHDA comrcialiste les produits du palmier outre-mer par ltintermédiaire de courtiers- et avec l'aide d'un représentant a Paris. Capital La SNAHDA a un capital de 200 millions de francs CFA, fourni par le Gouvernement du Dahomey¿ il sty ajoute la valeur des actifs immobilisés et disponibles transférés a la société au moment de sa création. Administration C'est un conseil dtadministration composé de treize membres qui dirige la SNAHDA; parmi ces membres, 9 sont des fonctionnaires, 2 sont des représentants du personnel de la société et 2 des représentants de produc- teurs d'huile de palme. Le Conseil des Ministres nomme le Président sur la recommandation du Ministre de l'Econorde. Le conseil se réunit au au moins quatre fois par an, ou sur demande particulière. Le Président de la République nomme le Directeur Général. Comptabilité Le Conseil des Ministres nomme deux commissaires aux comptes sur la recommandation du Ministre des Finances. La SNAHDA doit soumettre ses comptes annuels à ces condssaires dans le mois qui suit la fin de l'exercice financier (31 octobre); avant la fin du mois suivant, le conseil doit les approuver et les soumettre au Conseil des Ministres. En raison de difficul- tés et d'irrégularités dans la comptabilité de la SNAHDA, aucun compte annuel n'a été publié. ANNEXE 10 Page 2 Organisation On trouvera à l'appendice A un organigramme de la SNAHDA. Elle emploie environ 1.000 personnes, et les Dahoméens occupent tous les postes clefs. Le Directeur Général actuel est M. Mabudu, nommé en mai 1967. Evaluation La SNAHDA a connu ces dernières années des difficultés considéra- bles dues essentiellement à de mauvaises méthodes comptables et financières. La police a saisi bon nombre de ses livres et documents. Le Gouvernement ayant demandé a la Mission Française d'Aide et de Coopération de l'aider a trouver le moyen de redresser la situation, ltIDET- CE!DOS a effectué en 1966-67, une étude portant, en premier lieu sur les problèmes d'ordre comptable, et ensuite sur l'organisation de la SNAHDA en général. A la suite de cette étude, une réorganisation complète de la SNAHDA a été proposée ainsi que de nouveaux principes de gestion comptable et financière. Sur demande du inistre des Finances du Dahomey, le FAC a récemment accepté d'envoyer à la SNAHDA, pour une durée de trois ans, une équipe d'experts chargés d'élaborer la réorganisation. On estime que cette opération à laquelle 1VIRHO et des conseillers en organisation devront participer, coÛ- tera 15 à 20 millions de francs CFA, dépense que la SNAHDA et le FAC se partageront à égalité. La SNAHDA a déja appliqué une partie des mesures proposées dans le rapport. Le contrat conclu avec le directeur technique français ayant expiré en juillet 1967, il a été renouvelé pour deux ans. En mai 1968, un conseiller français a été placé auprès du Directeur Général de la SNAHDA. Un spécialiste français est d'autre part attendu au Dahomey en aeptembre 1968 pour réorganiser le système de comptabilité et la véri- fication des comptes de la SNAHDA. Un directeur des affaires financières et commerciales dahoméen a été nommé en août 1968. Les opérations techni- ques de la SNAHDA, le fauctionnement des huileries et des installations d'entreposage n'ont pas été affectés outre mesure par les problèmes d'or- ganisation et de comptabilité. Toutefois, si l'on étudie les données rela- tives aux coûts de traitement fournies par la SNAHDA, on peut en déduire soit (a) qu'elles sont totalement fantaisistes du fait des insuffisances comptables, soit (b) qu'elles révèlent des opérations techniques très peu efficaces. A moins que la SNAHDA n'atteigne un degré acceptable d'efficaci- té, on ne peut pas savoir si elle sera en mesure de participer activement au projet en 1973. Une solution de rechange serait de confier à la SONADER l'exploitation sous license spéciale des installations de traitement. DAHOMEY: PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI SNAHDA Organigrame Comnissaires aux coMtes Comité de Direction Directeur Général Directeur Administratif Directeur Financier Directeur de la Directeur et Commercial Production Technique Service juridique Couptabilité Collecte des Usine régimes Personnel Entreposage Fabrication Ateliers Service économique Service comercial Routes Secrétariat Bureau de Paris Plantations de palmiers Directeurs diusines t OCTOBRE 1968 BIRD-4134 ANNEXE il DJAHOIEY PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI Prévision de la production commercialisable 1/ Huile de palme (tonnes) Palristes (tonnes) Mais (tonnes) Arachides (tonnes) traines de coton (tonnes) Bétail (adulte, par tête) 2/ Teck (poteaux) (----------385.000 poteaux de cinq ans---------) Huile de palme (tonnes) Palaistes (tonnes) Mais (tonnes) Arachides (tonnes) Graines de coton (tonnes) Bétail (adulte, par t;te) 2/ Teck (poteaux) 3/ (----------385.000 poteaux de dix ans) (----------192.500 poteaux de quinze ans------) 1/ La production annuelle conmercialisable est présumée constante: pour-l'huile de palme et les palmistes, à partir de 1980, pour les graines de coton, a partir de 1976, pour les arachides et le mals a partir de 1994, et pour le bétail à partir de 1989. 2/ Entre 1967 et 1987, la production sert à accroitre le troupeau, jusqu'à ce que celui-ci comprenne 1.000 vaches, 40 taureaux et des veaux. 3/ Les tecks restants sont censés produire 1h0,000 m3 de bois d'oeuvre lorsqu'ils seront parvenus a maturité, c'est-à-dire aux environs de l'année 2020. ANNEXE 12 Page 1 DAHOiY PROJET IE NISE EN VALEUR DE HINVI Revenu estimé d'un coopérateur type en 1967 Francs A. Revenu pr ovenant de ventes .FA de récoltes annuelles Arachides O,4 hectares à 750 kg/hectare: 300 kg à 15 francs CFA/kg h).5c0 Moins semence (60 kg x 0,4 x 15) 360 h.lho Coton 0,4 hectares 400 kg/hectare: 160 kg à 27,8 francs CFA/kg 4.448 Mvais 1,2 hectares à 1.500 kg/ha: 1.800 kg moins autoconsommation et semence 580 kg 1.220 kg à 12 francs CFA/kg Revenu total provenant des ventes d'arachides, de coton et de maTs 23.228 B. Revenu provenant du travail sur les blocs de palmiers 100 jours à 125 francs CFA 12.500 C. Intérêt à 3% sur une action catégorie "A" (action "terre") Revenu total ANN'EXoE 12 Page_-2 DAHO4EY PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI REVENU ESTIIE DtUN COOPERATEUR TYPE EN 1980 Francs A. Revenu provenant de ventes de récoltes annuelles: CFA Arachides 1/ 0,4 hectare, 1.260 kg/hectare 5oh kg à 15 francs CFA/kg 7.560 Moins semence (60 kg x 0,h x 15) _60 7.200 Coton O,4 hectare à 1.000 kg/hectare h00 kg à 33 francs CFA/kg 13.200 Moins insecticides (3.750 x 0,h) : 1.500 engrais (4.000 x 0,h) 1.600 3.100 10.100 Maïs 1,2 hectare à 2-300 kg/hectare M 2.760 kg Moins autoconsommation et semence .580 kg 2.lâO kg à 1 francs CFA/kg 30.520 Moins engrais sur 0,6 hectare & 4.000 = 2.400 frais drentreposage : 3.270 5.670 2h.850 Revenu total provenant des ventes d'arachides, de coton et de mafs : 42.150 B. Revenu provenant du travail sur les blocs de palmiers 2/ 00 jours à 200 francs CFA 16.000 C. Intérgt à 3% sur une action catégorie "A" (action "terre") 900 D. Intérêt à 3% sur une action catégorie "B" (action "travail"): 900 Revenu total 59 50 I/ Exception faite du mais, les coopérateurs produiront les denrées agri- coles nécessaires à leurs propres besoins sur les 0,2 hectares qui, en dehors des soles, sont prévus pour des cultures diverses. 2/ On a limité à un taux de 3% par action ("A" ou "B"Q les bénéfices que les coopératives pourront distribuer chaque année a leurs membres, afin que celles-ci puissent, soit capitaliser les bénéfices supplémentaires qui leur resteront après qu'elles ont fait face à toutes leurs obli- gations, y compris le remboursement de la dette, soit employer ces béné- fices supplémentaires à l'amélioration de la coopérative ou à accroître les salaires. ANNEXE 13 DAHOMEY PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI EVALUATION DU TAUX DE RENTABILITE ECONOrIIQUE (Milliers de Fr CFA) Dépenses du projet l/ Recettes du proIet 2/ 1968 422 3 1969 250 10 1970 206 19 1971 178 43 1972 189 68 1973 640 129 1974 172 211 1975 175 326 1976 287 432 1977 169 503 1978 181 538 1979 174 557 1980 176 562 1981 173 573 1982 175 586 1983 181 588 1984 176 589 1985 173 581 1986 182 587 1987 178 595 1988 189 606 1989 192 622 1990 192 622 1991 192 620 1992 174 611 Taux de rentabilité éconoriue: environ 12% lf Les dépenses comprennent les investissements et coûts de fonctionne- nent moins les salaires des coopérateurs (le coût de la main-d'oeuvre coopérative est considéré comme nul) et moins les loyers, mais y com- pris le remplacement de matériel et la perte due à la disparition des cultures de rapport, dont le produit était antérieurement vendu. 2f Les recettes comprennent les ventes de produits du palmier A la sortie de l'usine, des cultures annuelles, les ventes, aux prix à la production, du bétail et du bois d'oeuvre, et les recettes fiscales frappant les pro- duits du palmier, le coton et l'arachide. DAHOMEY PROJET DE MISE EN VALEUR AGRICOLE DE HINVI HAUTE NIGER VOLTA DAHOMEY TOGON NIGERIA FORET DE KG TECKS iXC~ A0MEY ~AGON ASSAGOTA*DJIGE S OE AGON ALLADA GR D HINVI 9 POR-O NOVO '..CTONO -AGSOTAGON OCEAN ATLANTIQUE J 1968 OUAGBO 3 HINVI HINVI NIAOULI cB 2 ATTOGON 16 20 197 19 682 DODJI-BATA ALLADA 197013691970 5EKOU . - -Perimetre du grand HinvZ Routes proposées dans le projet TNB Route nationale &TNB Blocs proposees Blocs existants +4-4 Vo1e ferree Pepiniere Emplacements possibles de l' huilerie 0 5 10KM AOUT 1967 BIRD-2549
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Dahomey - Hinvi Agricultural Development Project : Dahomey - Projet de mise en Valeur Agricole de Hinvi
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