Groupe de la Banque mondiale · Pre-2003 Economic or Sector Report

Central African Republic - The economy of the Central African Republic : L'economie de la Republique Centrafricaine

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FILE COPY DIFFUSION RESTREINTE Rapport No. AW-4a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a e'té pr'pare 'a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilité quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publié ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT L'ECONOMIE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE le 28 fevrier 1969 Département de l'Afrique de l'Ouest TAUX DE CONVERSION Unité monétaire P Francs nFA (FFA) 1*dollar E.U. = 247 FCFA 1.000 FCFA h,05 dollars E.U. 50 FCFA = 1,00 francs français TABLE DES MATIERES Page DONITEES DE BASE RESUIE ET CONCLUSIONS i-ii I. ILTRODUCTIO 1 A. Le pays 1 B. Population 1 C. Evolution politique 2 D. Coopération régionale et internationale 3 II.STRUCTURE ET DEVELOPPE1ENT DE L'ECONOMIE h A. Production 4 B. Facteurs du développement 6 - Stimulants 6 - Transports 7 III. COITUERCE EXTEIEUR ET BALANCE DES PAIEEITS 9 A. Exportations 9 B. Importations 10 C. Balance des paiements 10 IV. MOI.FIIAIE ET SYSTEIZE BAl CAIRE 13 A. Système bancaire 13 B. Situation monétaire 13 C. Salaires et prix 15 V. FIIANICES PUBLIQUES 16 A. Système budgétaire 16 B. Récapitulation des opérations budgétaires 16 C. Recettes de l'Etat 19 D. Dépenses de l'Etat 20 E. Bilan de la politique financière 21 TABLE DES MATIERES (suite) Page VI. EVOLUTIO1 ET Fl:AHCEiIE!T DE L'L-VESTISSEMENT A. Investissement 23 B. Sources de financement 2h VII. PERSPECTIVES ECONOMIQUES 25 A. Le Plan quadriennal 25 B. Epargne publique et aide extérieure 27 C. Perspectives à long terme 28 D. Conditions des prêts 29 AIUHE I - AINALYSE DU DEVELOPPEI.MT PAR SECTEURS ANUElXE II - ANEXE STATISTIQUE Cartes de la République centrafricaine Ceci est le premier rapport économique que la Banque ait fait établir pour la République centrafricaine. Il a été préparé surtout sur la base des renseignements recueillis par une mission économique qui s'était rendue sur place en novembre 1966. LISTE DES TABLEAUX DMIS LE TEXTE page I. Produit intérieur brut - Prix courants 4 II. Exportations 9 III. Importations 10 IV. Balance des paiements il V. Situation monétaire 1h VI. Indices des prix 15 VII. Rêcapitulation de la comptabilité budgétaire 17 VIII. Opérations de financement 18 IX. Décomposition des recettes courantes de lEtat 19 X. Décomposition des dépenses courantes de l'Etat 21 XI. Investissements 23 XII. Financement des investissements 24 XIII. Le Plan quadriennal 26 DOIRE ES DE BASE Superficie: 623.000 km2 Population: (1966): 1.465.000 Taux d'accroissement: 1,8 pour cent Densité: 2,3 au km2 Situation politique: - Etat indépendant depuis le 13 août 1960; - Membre de l'Union monétaire des Etats de l'Afrique équatoriale et de la Zone franc; - Membre de l'Union douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC); - iembre associé de la CEE. Produit intérieur brut (1964) PIB total (prix du marché) - 41,4 milliards de FOFA Agriculture 37 pour cent Industries extractives et manufacturières 14 pour cent Etat 17 pour cent Autres 32 pour cent PIB par habitant - 110 dollars Pourcentage du PIB aux prix du marché (1964) Investissement intérieur 17,4 pour cent Epargne intérieure 10,9 pour cent Paiements nets à l'étranger au titre des facteurs 8,7 pour cent Déficit du compte courant de la balance des paiements 15,2 pour cent Recettes fiscales de l'Etat 13,5 pour cent 11onnaie, crédit et prix (en milliards de FCFA) Accroissement annuel moyen Décenbre 1967 1965-1967 Masse monétaire totale 5,87 h pour cent Quasi-monnaie 0,47 h3 pour cent Crédit des banques commerciales au secteur privé 7,37 18 pour cent Taux du mouvement des prix - 2,3 pour cent Finances publiques (en milliards de FCFA) 1964 1967 Recettes courantes de llEtat 6,6 8,0 Dépenses courantes de lEtat 6,6 8,2 Excédent - -0,2 Investissement public 0,3 - Déficit global 0,3 0,2 Dette publique extérieure (en millions de dollars) Dette totale (y compris les montants non décaissés) au 30 juin 1968 22,1 Service de la dette totale (1968) 1,5 Taux du service de la dette 4,7% des exportations de 1967 Balance des paiements (en millions de dollars) 1964 1966 Exportations 36,0 38,5 Importations -36,0 -h3,7 Services (nets) -10,9 - 4,5 Paiements au titre des facteurs (nets) -146 - 7.3 Balance en compte courant -17,0 Transferts +23,9 +15,0 Principaux produits d'exportation 1964 1967 Diamants 43% 47% Coton 19% 23% Café 28% 20% Réserves de devises (en millions de dollars) Fin d'année 1964 1967 1968 Oct, Réserves brutes (Banque centrale) 7,11. 4,75 4,72 Réserves nettes 5,7l 1,37 2,35 Situation au FMI (en millions de dollars) 1968 Quota 9,00 Tirages - Opérations Banque/IDA - néant. RESUME ET CONCLUSIONS 1. La République centrafricaine est un vaste pays équatorial à population réduite et clairsemée. Son économie est essentiellement agri- cole, et elle conserve un important secteur de subsistance. Les princi- pales cultures marchandes sont celles du coton et du café, mais les con- ditions naturelles y sont favorables à une diversification des cultures. On y trouve aussi de vastes réserves forestières qui feront demain l'objet d'une exploitation plus intense. Les ressources minérales sont les dia- mants, principal produit d'exportation, et le minerai d'uranium dont l'ex- ploitation commencera bientôt. Il n'y a guère d'industrie, en raison de l'exiguïté du marché. Les principaux partenaires commerciaux de la Répu- blique sont la Franîq, les autres pays du Marché commun européen, et les membres de 11UDEAC.± La monnaie en circulation dans les pays de lUDEAC, le franc CFA, est émise par une banque centrale commune. Sa convertibilité en francs français est garantie par la France. 2. Le développement de l'économie depuis l'accession à l'indépendance, en 1960, a été marqué par deux phases. Jusqu'en 1965, sous le gouvernement du Président Dacko, l'évolution économique avait été décevante et le PIB en termes réels avait même fléchi. La production de coton avait été délibéré- ment freinée par le gouvernement précédent, d'od une chute des exportations; celle-ci avait été toutefois compensée dans une certaine mesure par l'aug- mentation des exportations de diamants et de café. Au cours de la même pé- riode, les recettes de l'Etat avaient très fortement augmenté, mais les dé- penses courantes s'étaient accrues encore plus vite. Entre-temps, la Répu- blique centrafricaine recevait toutefois de très importantes subventions budgétaires de la France, de sorte que les autorités d'alors ne se rendaient sans doute guère compte qu'il fallait créer de l'épargne publique pour fi- nancer les investissements. 3. L'augmentation des impâts et un emprunt forcé ont suscité une opposition et ce n'est probablement pas par simple coi'ncidence qu'en janvier 1966, après un coup d'Etat sans effusion de sang, l'Armée a pris le pouvoir et a instauré un nouveau régime. 4. Le nouveau gouvernement, dirigé par le Président Bokassa, a ap- pliqué une politique tendant à développer la production du coton et a réduit certains impfts. Alors qu'autrefois la production cotonnière dépendait de mesures coercitives, les résultats du nouveau programme ont prouvé que les cultivateurs réagissent favorablement à une campagne intelligente de conseils Èt' de atimularits apprapriés. Dès 1967, le volume de la production co- tonnière était égal au volume maximal atteint avant l'indépendance, et il était évident qu'il allait croître encore. La production de café et la production enregistrée de diamants sont restés plus ou moins stationnaires depuis 1965, cette dernière en raison de l'intensification de la contre- bande. Le PIB en termes réels s'est relevé depuis 1966, mais on ne dispose pas encore de statistiques confirmant ce relèvement. I/ Union douanière et économique de l'Afrique centrale. - ii - 5. Malgré le relèvement de la production cotonnière, la situation budgétaire ne s'est pas améliorée. En 1967, il n'y avait aucun excédent en compte courant et l'on prévoyait qu'en 1968 il y aurait un déficit, aggravé par un alourdissement marqué du service de la dette. Depuis que le soutien budgétaire français a cessé, à la fin de 1966, les investisse- ments budgétaires ont été financés en très grande partie par des emprunts intérieurs et par le Trésor. La plupart des investissements extrabudgé- taires ont été financés directement par laide étrangère (FED et FAC). 6. Un plan quadriennal a été dressé pour toutes les dépenses de développement de 1967 à 1970. Bien que la répartition des ressources par secteurs y soit assez bien conçue, le plan paraît trop vaste, surtout dans le secteur public. Les données relatives à son exécution en 1967 le confirment. 7. Les perspectives à plus long terme dépendent pour une bonne part de l amélioration du système des transports internationaux de la République: toute l'activité économique générale en bénéficierait, et plus spécialement l'exploitation forestière. 8. Depuis l'accession à l'indépendance, 16pargne publique a été en moyenne négligeable, et il ne semble pas que le Gouvernement puisse améliorer cette situation dans un proche avenir. Il sera difficile d'éviter le déficit du budget ordinaire et il est peu probable que les autres organismes publics obtiennent une épargne de quelque importance. Dès lors, la République centrafricaine devrait éviter de contracter des emprunts aux conditions classiques, et sa capacité dteiprunt ne suffirait pas pour béné-iciDr de prêts de la Banque. 9. Le Gouvernement devrait faire un plus gros effort pour freiner les dépenses ordinaires et en améliorer la composition. D'un autre c6té, il serait mal avisé de relever les impôts. Bien qu'il y ait des problèmes dans le domaine des finances publiques, le rendement économique des sec- teurs de production a été jusqu'ici satisfaisant. La production cotonnière s'est remarquablement reprise et les perspectives des secteurs forestiers et minier sont bonnes. Le Gouvernement compte perfectionner son système d'entretien des routes dans le cadre du futur projet de l'IDA et sur la base de l'étude du problème des transports routiers actuellement pour- suivie au titre du PNUD. 10. Compte tenu de la pauvreté du pays, de ses perspectives modestes et des résultats acceptables qu'il a obtenus, un prêt de l'IDA serait jus- tifié. En outre, le fait que le pays ne peut pas pour le moment mobiliser l'épargne publique, alors qu'il est souhaitable d'augmenter le rythme d'exé- cution des travaux d'équipement prioritaires, justifierait en général le financement par des organismes extérieurs de toutes les dépenses locales des projets. Le financement des frais locaux est d'autant plus nécessaire que les décaissements des sources d'aide existantes diminuent et que la cessation des subventions budgétaires extérieures limite le montant dis- ponible des ressources étra,n,;res non liées qu'il est possible d'uti- liser indirectement pour financer la contribution de l'Etat au coût des projets. I. INTROIUCTION A. Le pays 1. La République centrafricaine, pays sans accès à la mer situé à plus de 600 km du littoral occidental du continent africain, est une zone de transition entre la forêt équatoriale de l'Afrique occidentale et la savane pré-saharienne. Elle couvre 623.000 km2, soit deux fois la super- ficie de l'Italie. Ce pays appartient en majeure partie au bassin de l'Oubangui, mais dans le Nord les eaux de ruissellement se jettent dans le lac Tchad. Les précipitations annuelles sont de l'ordre de 2 m dans le Sud-Ouest et de 1 m seulement dans le Nord. Il y a une saison sèche très marquée, d'octobre à mars. 2. Le pays possède certaines ressources naturelles et des zones de bonne terre arable, et les pluies y sont suffisantes. On trouve de vastes réserves forestières dans le Sud-Ouest. Parmi les ressources minérales, il convient de citer d'appréciables gisements de diamants et de minerai d'ura- nium. Les diamants sont d'ailleurs le principal produit d'exportation du pays. L'uranium sera exploité aux termes d'un accord récemment signé avec une société française. B. Populationi/ 3. A la fin du premier semestre de 1967, la population totale était estimée à 1.487.000 personnes2/. Ehviron 10 pour cent de cette population irivent à Bangui, la capitale, et 17 pour cent dans huit autres villes comp- tant entre 15.000 et 20.000 habitants. La densité démographique moyenne est très faible, d'environ 2,4 personnes au kilomètre carré. 4. De 1963 à 1967, le taux de croissance estimatif de la population était de 2,8 pour cent. Les centres urbains se développent plus vite, et dans la capitale se posent déjà des problèmes particulièrement sérieux de logement, de santé, d'éducation et d'hygiène publique. 5. Le taux d'accroissement démographique actuel est la résultante des taux élevés actuels de natalité comme de mortalité; mais étant donné que le pays n'applique aucune politique déterminée en matière de popula- tion, ce taux d'accroissement ne manquera pas d'augmenter rapidement dès que le taux de mortalité aura commencé à diminuer pour arriver à un niveau acceptable. 6. La facilité avec laquelle la population obtient les ressources nécessaires à sa subsistance signifie que le maintien des revenus ruraux à leur niveau actuel ne soustrait rien aux investissements destinés à assurer l'accroissement du revenu par habitant. Au vrai, l'attrait rela- tif de l'économie de subsistance a eu dernièrement tendance à freiner le développement de la production pour le marché. A court terme il faut mobiliser des ressources pour faire face aux besoins d'une population urbaine en augmentation constante, encore que cette augmentation résulte de migrations des populations rurales beaucoup plus que d'un accroissement démographique naturel. Bien qu'actuellement les besoins de la population lf Statistiques relevées dans l' Annuaire' Dérographique de l'ONU. Dont 6.600 non-Africains et 28.000 réfugiés soudanais. - 2 - rurale n'exigent pas l'investissement de ressources monétaires importantes, avec l'augmentation démographique et devant l1ampleur croissante des migra- tions urbaines, il deviendra plus difficile, à long terme, de maintenir la progression du revenu monétaire par habitant, et de mettre les services so- ciaux les plus indispensables à la portée de tous. 7. Bien que les Centrafricains soient parfaitement capables d'ac- quérir les qualifications nécessaires à un travail spécialisé - la taille des diamants, par exemple, a été introduite dans le pays depuis peu de temps - leur niveau général actuel d'éducation et de compétence profes- sionnelle est encore bas. Très peu nombreux sont ceux qui ont terminé l'école secondaire. En 1975/66, il y avait 128.000 élèves dans l'ensei- gnement primaire, et 5.000 seulement dans le secondaire. Jusqu'ici, le système d'enseignement n'a pas été en mesure de répondre aux besoins du pays en personnel qualifié nécessaire à la fonction publique, sans parler des divers emplois spécialisés qui se multiplient dans les secteurs de production. 8. Le role que la petite colonie étrangère joue dans l'économie est hors de proportion avec son importance numérique. Le commerce est presque tout entier aux mains des étrangers, français pour la plupart, et tous les postes clés dans l'administration, dans l'enseignement et dans le service hospitalier sont occupés par des étrangers. L'épargne est principalement le fait des étrangers, et le gros de cette épargne est transféré hors du pays. 9. Le nombre des étrangers dans le pays a augmenté de 30 pour cent depuis 1962, mais dans certaines régions, leur nombre a diminué en raison du départ des troupes françaises et des planteurs de café et aussi de l'africanisation progressive des postes administratifs. On accuse les marchands musulmans Hausa, qui s'emploient surtout dans l'industrie des diamants, d'être à la source du commerce clandestin fort appréciable dont les diamants font l'objet. C. L'Evolution politique 10. La République centrafricaine a accédé à l'autonomie administrative intérieure en 1956, et elle est devenue indépendante en aout 1960. Le premier président a été David Dacko. Son gouvernement avait continué à maintenir d'étroits rapports avec la France tout en développant ses liens avec les Eats communistes. Il succédait au gouvernement de Barthélemy Boganda qui avait mené une campagne lanti-coton", dictée par la rancune contre la politique du régime colonial qui rendait la culture du coton obligatoire; cette attitude, jointe à l'insuffisance des recettes appor- tées par les récoltes cotonnières d'alors, avait entraîné un déclin dé- sastreux de la production pendant les premières années d'indépendance. 11. L'aide militaire française a pris fin en 1965; ne sont restés dans le pays que quelques conseillers militaires. En janvier 1966, l'armée a fait un coup d'Etat sans effusion de sang: elle était hostile à la poli- tique étrangère du Gouvernement et tirait avantage du mécontentement géné- ral entraîné par le relèvement des impfts, l'instauration du système des cotisations obligatoires au parti unique et le lancement d'un emprunt forcé d'Etat. Le commandant en chef, le Colonel Bokassa, a pris la tête du pays. -3- 12. Le nouveau gouvernement a appliqué une politique économique plus prudente. Il a entrepris une énergique campagne tendant à relever la pro- duction cotonnière et il a amélioré l'entretien des routes. Toutefois, la Constitution a été abrogée en janvier 1966 et 1'Assemblée nationale, le Conseil économique et social et le comité directeur du parti unique (MESAN) ont tous été dissous. Le nouveau gouvernement a amélioré les relations, tendues jusqu'alors, avec le Soudan et avec la République démocratique du Congo, tout en maintenant d'étroits rapports avec la France. A la fin de 1967, le Président Bokassa a demandé le retour des troupes françaises, pro- bablement pour éviter tous troubles politiques éventuels, et plusieurs centaines de parachutistes ont été envoyés dans le pays. Les relations avec le Congo (K) se sont fortement gatées à la fin de 1968, pour des rai- sons demeurées encore obscures. D. Coopération régionale et internationale 13. La République centrafricaine est membre de la zone franc, de l'Organisation commune africaine et malgache (OCAM) et de son volet éco- nomique, l'OAMCE. Elle est associée à la Communauté Economique Européenne, recevant de l'aide du Fonds Européen de Développement et accordant un trai- tement douanier préférentiel réciproque aux produits des pays de la CEE et des pays associés. Elle est également membre de l'Organisation des Etats africains (OEA). 14. Ses liens régionaux importants sont son appartenance à l'Union Douanière et Economique de l'Afrique Centrale (UDEAC) - avec le Congo (B), le Gabon, le Cameroun et le Tchad - et sa participation à la Banque cen- trale des Etats de l'Afrique Equatoriale et du Cameroun (BCEAEC), orga- nisme bancaire central de ces cinq pays. 15. En avril 1968, le Gouvernement avait annoncé son intention de quitter l'UDEAC et de créer le ler janvier 1969 une Union des Etats de l'Afrique Centrale (UEAC) avec le Tchad et le Congo (K). Mais en décembre 1968, le Président Bokassa a fait savoir qu'il revenait à l'UDEAC. On ne connaît pas encore la position qu'adoptera le Tchad. 16. La République centrafricaine est devenue membre de l'Organisation des Nations Unies en 1960 et du FMI, de la BIRD et de l'IDA en 1963. -4 - II. STRUCTURE ET DEVELOPPE4ENT DE LJECONOMIE A. Production-1/ 17. L'économie de la République centrafricaine est essentiellement agricole. Le coton et le café sont les principales cultures d'exportation, et il y a un vaste secteur de subsistance. L'extraction des diamants, qui est surtout le fait d'artisans individuels, fournit le produit d'exporta- tion le plus important; une grande partie des pierres sont d'excellente qualité. L'industrialisation en est à ses tout débuts, tandis que la grande importance du commerce extérieur par rapport au revenu national a donné lieu à l'apparition d'un vaste secteur commercial. L'emploi public a augmenté très vite depuis l'accession à l'indépendance et présente au- jourd'hui une importance considérable. 18. La production nationale est donnée au Tableau I ci-dessous. L'agriculture, c'est-à-dire surtout la culture du coton et du café et un vaste secteur de subsistance, entrait pour quelque 37 pour cent dans le PIB en 1964, dernière anée pour laquelle les comptes nationaux ont été établis. Les postes "Administration" et "Commerce et autres services" y entraient pour 17 et 29 pour cent respectivement, tandis que la part de l'industrie et de la construction était de l pour cent, et celle de l'ex- traction des diamants de 6 pour cent. Sauf en ce qui concerne ce dernier poste, la structure de ce PIB est typique des économies africaines sous développées. Il est probable que la part de la production de subsistance dans le PIB n'a probablement pas cessé de diminuer ces dernières années; elle est actuellement de 30 pour cent. 19. Le secteur monétaire de l'économie est orienté vers lexportation; les exportations représentent plus de 20 pour cent du PIB total et plus du tiers du PIB monétaire. Les grands produits d'exportation sont les diamants, le coton et le café. Les importations, qui entraient pour près de 30 pour cent dans les dépenses intérieures en 1961, diminuent depuis lors en valeur relative, en partie du fait du remplacement de certains produits d'importa- tion par des produits fabriqués dans le pays, notamment les textiles. Tableau I: PRODUIT INTERIER BRUT - PRIX COURANTS (en milliards de FCFA) 1961 1964 PIB (market prices) 3, 4 Agriculture l4,h 15,3 dont: subsistance (12,6) (12,0) Industrie extractive (diamants) 1,3 2,3 Industrie manufacturière 3,0 3,h Construction 1,0 1,2 Administration h,8 6, 9 Autres secteurs 9,6 12,3 Source: Annexe II, tableau 3. 1/ Voir Annexe I sur le développement par secteurs. - 5 - 20. La production du coton était tombée de 33.400 tonnes de fibres non égrenées en 1962/63 à 24.oo tonnes en 1965/66. ce fait, joint à une stagnation relative de la production des autres denrées agricoles impor- tantes (voir l'Annexe II, tableau 5), a sans aucun doute entraîné un dé- clin du PIB en termes réels en 1965. Mais le relèvement qui a suivi a été impressionnant: la récolte a atteint 49.000 tonnes en 1967/68 et l'on prévoit 60.000 tonnes en 1969/70. La production des arachides et du sé- same a également augmenté ces deux dernidres années. La production fores- tière était jusqu'ici restée limitée aux besoins du marché, intérieur de la République et du Tchad, mais les concessions qui viennent d'être accordées devraient entraTier une expansion au cours des prochaines années. L' éle- vage a été un secteur relativement négligé jusqu'à présent, mais l'intro- duction récente de races d'animaux de trait plus résistantes à la trypa- nosomiase a déjà marqué un début prometteur et il faudrait encourager de nouveaux efforts dans le même sens. 21. La production et les exportations de diamants ont augmenté ra- pidement entre 1961 et 1965 (voir l'Annexe II, tableau 13), mais sont restées stationnaires depuis lors, au niveau d'environ 3,5 milliards de FCFA. Cela tient en partie à llintensification de la contrebande, d1autant plus active que les diamants sont llobjet d'impâts moins élevés au Congo (B) voisin. 22. Bien que la base industrielle soit fort réduite, il y a eu une expansion appréciable ces dernières années. Une fabrique textile d'une capacité annuelle de 4 millions de mètres carrés avait été créée en 1962 et une seconde fabrique, d'une capacité de 13 millions de métres carrés, s'est construite ces deux dernières années et vient d'être mise en route. Drautre part, une fabrique de savon a commencé à fonctionner en 1968. Certains de ces investissements industriels nouveaux ont donné lieu à une forte augmentation du service de la dette au titre des crédits-four- nisseurs. 23. Il n'est possible de donner qu'une indication approximative de l'évolution du PIB en termes réels. Tout d'abord, il se peut que l'importance réelle du secteur de subsistance soit sousestimée, en raison de la façon dont ce secteur est traité dans les comptes nationaux où sa croissance est considérée comme négligeable; en outre, les indices des prix disponibles ne portent, en fait, que sur le capital, ainsi que sur la structure de la consommation des catégories de population à revenus relativement élevés. Qui plus est, on ne sait pas exactement dans quelle direction ont évolué les termes de l'échange de la République centrafricaine ces dernières années; bien que les prix à l'importation aient évidemment augmenté et que la tendance ait été défavorable pour le coton et le café, le prix des diamants, principal produit d'expor- tation du pays, a augmenté et continue dlaugmenter. 24. Fntre 1961 et 1964, le PIB estimatif aux prix de marché s'est relevé, passant de 34,l milliards de FCFA à 37,1 milliards, soit une augmentation d'environ 20 pour cent. Au cours de la même période, le niveau moyen des prix à Bangui est remonté d'environ 20 pour cent, et la population s'est accrue d'environ 9 pour cent. En première approxima- tion, la PIB réel par habitant a donc diminué au cours de cette pOriode - 6 - de quelque 10 pour cent. Le PIB en prix courants a fléchi entre 1964 et 1965, mais il s'est repris par la suite; en 1966, le revenu par ha- bitant avait probablement retrouvé son niveau de 196U, et il a encore augmenté en 1968, de 10 pour cent. En 1968, le PIB moyen par habitant a dû être de l'ordre de 110 dollars. Le FNB moyen par habitant est inférieur de U pour cent à ce chiffre en raison du montant fort appré- ciable des paiements à l'étranger au titre des facteurs, ce qui se re- fldte dans les statistiques de la balance des paiements (voir tableau VI). B. Facteurs du développement Stimulants 25. La comparaison entre le rapport du travail consacré aux cul- tures marchandes et celui du travail consacré aux cultures de subsis- tance et entre celui du travail consacré à l'agriculture et à l'indus- trie minière artisanale, ainsi que la préférence relative pour une rémunération en espèces et les loisirs correspondants, ont déterminé jusqu'ici le développement de l'économie. Il est difficile de donner des indications précises sur l'importance réelle de ces facteurs. 26. Ce qui s'est passé ces dernières années pour le coton montre que le cultivateur centrafricain réagit fort bien à une campagne offi- cielle dynamique l'incitant à accroître sa production, surtout quand on peut lui faire la démonstration de lintérft financier que présentent les méthodes et techniques nouvelles. Lorsque le cotonnier avait été implanté dans le pays, au cours des années vingt, les paysans avaient simplement reçu l'ordre de le cultiver et d'appliquer pour cela cer- taines méthodes culturales déterminées. Après l'accession à l'indé- pendance, l'abandon de la discipline à laquelle les cultivateurs avaient été astreints à cet égard et la campagne entreprise contre la culture du coton considérée comme "coloniale" avaient naturellement entraîné un effondrement de la production cotonnière; en 1966, celle-ci ne repré- sentait plus que la moitié environ du chiffre record atteint en 1959. 27. Après la mauvaise récolte de 1966, le nouveau gouvernement a engagé une campagre destinée à intéresser les paysans à la culture du coton, et ce fut un succès. Du fait de cette campagne, appelée "opération Bokassa" et étendue depuis à d'autres cultures, la super- ficie ainsi que les rendements ont augmenté. En même temps, la qua- lité du coton produit dans le pays s'améliorait tandis que la pro- ductivité était relevée, à tel point que le coton centrafricain peut désormais affronter la concurrence étrangère sur les marchés mondiaux sans aucune mesure de soutien de prix. Outre cette campagne officielle en faveur de la production cotonnière, les excellents résultats obtenus sont également dus au programme de productivité du FED, qui a été scru- puleusement et ponctuellement appliqué, ainsi qu'au regroupement des cultivateurs en zones où ils peuvent être touchés par des services de vulgarisation eux-mêmes perfectionnés. On trouvera au tableau 6 de l'Annexe II des données relatives à ce redressement. - 7 - 28. Bien que la production cotonnière s'améliore rapidement, un problème général demeure: mettre au point des mesures suffisamment ef- ficaces pour inciter le paysan à produire pour le marché, c'est-à-dire au-delà du minimum dont il a besoin pour vivre. Cette difficulté, qu'on trouve également dans d'autres pays, est accentuée dans la République centrafricaine en raison du coût élevé des transports, de sorte que les termes de lJéchange sont, pour le cultivateur, inhabituellement défavo- rables. La culture vivrière de subsistance est aisée dans la plus grande partie du pays, alors que le taux de l'imposition est élevé et pousse les paysans à limiter leur production de cultures marchandes. D'ailleurs, d'autres moyens de gagner de l'argent, surtout l'extraction artisanale des diamants, contribuent à décourager le cultivateur. 29. Certains observateurs prétendent que la population de la Répu- blique centrafricaine "n3a aucun désir de travailler"; or, cette affir- mation ne tient guère si l'on se fonde sur les renseignements disponibles. Un problème se pose évidemment du fait que certains cultivateurs ont ap- paremment choisi de ne pas se donner la peine de produire pour le marché, c'est-à-dire plus qu'il ne leur en faut pour subvenir à leurs propres be- soins, mais cela ne signifie nullement que toute la population a un pen- chant exceptionnel pour l'oisiveté. Transports 30. Un facteur important qui limite le développement de l'économie est l'insuffisance du système des transports, tant intérieurs qu'avec l'étranger. Ce système se limite à un petit nombre de routes et de voies fluviales et aux transports aériens, et il n'y a pas de voies ferrées. 31. Le réseau des transports intérieurs et vers l'étranger fait l1objet de deux cartes jointes au présent rapport. La principale ligne de communication internationale emprunte la voie fluviale de l'Oubangui, de Bangui à Brazzaville (1.210 km), puis le chemin de fer de Brazzaville à Pointe Noire (510 km). ELle se prolonge d'autre part vers le nord jusqu'à Fort-Lamy et elle est aussi l'une des principales voies de com- munication du Tchad vers le monde extérieur. Plus de 95 pour cent du commerce extérieur de la République centrafricaine passent par cette voie. L'Agence transéquatoriale de communications (ATEC), société in- ternationale appartenant aux quatre gouvernements du Tchad, de la Répu- blique centrafricaine, du Congo (B) et du Gabon, exploite les ports et les voies ferrées et se charge de l'entretien des routes et des voies ferrées qui se trouvent le long de cette ligne de communication inter- nationale. Dans le port de Bangui, 213.000 tonnes de marchandises ont été manutentionnées en 1967 - 157.000 tonnes d'importations et 56.000 tonnes d'exportations, tandis que 49.000 tonnes de marchandises y tran- sitaient cette même année à destination ou en provenance du Tchad. 32. A l'heure actuelle, la seule autre possibilité de communica- tion avec l'extérieur est la route jusqu'à Yaoundê, et de là le chemin de fer vers Douala. Cet itinéraire n'est pas économique, car la route est en fort mauvais état et n'est donc guère utilisée. Une enquête - 8 - régionale sur les transports financée par le PNUD est en cours: elle a pour but de déterminer quels sont les besoins de la République cen- trafricaine et du Cameroun méridional en fait de transports. Les con- clusions préliminaires des consultants indiquent que la construction d'une voie ferrée reliant Bangui au Cameroun ne serait pas rentable avant plusieurs décennies, et qu'il conviendrait plutet d'améliorer la navigabilité de l'Oubangui. Plus tard, il y aurait peut-être la possibilité de diriger le trafic marchandises vers Kinshasa, en en chargeant la société congolaise OTRACO, et de là par la voie ferrée jusqu'au port de Matadi. Mais pour l'heure cette possibilité n'existe pas, en partie du fait qu'OTRACO est déjà surchargée. 33. Le réseau de routes intérieures comprend environ 3.900 km de routes principales (dont 500 km sont entretenus:; par l'ATEC) et 155.00 km de voies secondaires et vicinales. Beaucoup de ces dernières sont impraticables pendant la saison des pluies. Les grandes distances à couvrir et le faible volume de la circulation sur une bonne partie de ces routes font que l'aménagement de celles-ci serait une opération peu rentable dans bien des régions. Il est évident qu'il importe d'as- surer des moyens de communication minimaux à des fins administratives, et que pour cette seule raison il faudra donc consentir certains in- vestissements devant permettre de construire quelques routes nouvelles, mais que la priorité doit simplement aller à l'entretien adéquat des routes existantes. Toutefois, ce seul effort d'entretien exigerait en fait des dépenses qui dépasseraient les possibilités de 1'Etat. Une deuxième étude financée par le PNUD vient de commencer, le but en étant de formuler des recommandations relatives à la réorganisation des ser- vices d'entretien des routes. Quelques travaux d'amélioration des routes, sont financés au moyen d'une aide 6trangdre. 34. La circulation aérienne est restée stable ces dernières années. Les mouvements de marchandises par air sont inférieurs à 4.000 tonnes par an. -9- III. COMMERCE EXTERIEUR ET BALANCE DES PAIEMENTS 35. La structure du commerce extérieur de la République centrafri- caine résulte essentiellement de ltassociation traditionnelle de celle- ci avec la France et de ses liens tras étroits avec les autres pays de l'UDEAC. Un troisibe élément, qui est devenu plus important ces der- niAres années, est l'association de la République avec la CEE et les préférences tarifaires qu'elle accorde de ce fait aux pays du Marché Commun. Les échanges de la République centrafricaine avec les pays de lUDEAC sont au vrai très déficitaires, ce qui tient au fait que le Congo (B) et le Cameroun ont une industrie relativement plus déve- loppée, et occupent donc, par rapport à leur voisine, une situation avantageuse pour ce qui est de ltoffre de produits de consommation manu- facturés, alors que les exportations centrafricaines doivent généra- lement affronter la concurrence de produits analogues des autres pays de l'Union. A. Ecportations 36. La France est, de loin, le principal débouché pour les expor- tations centrafricaines, dont elle a absorbé 3h pour cent en 1966. Les exportations de coton, qui représentaient h5 pour cent du total lors de l'accession à l'indépendance, n'y entraient plus que pour 23 pour cent en 1967, mais ce n'était pas moins un redressement aprÔs - l'effondrement antérieur (15 pour cent en 1966). Quant aux exporta- tions de diamants, leur part est en fait plus grande encore que cela ne ressort des statistiques, en raison de l'importance de la contrebande. Tableau II: EXPORTATIONS (en milliards de FCFA) 1964 1965 1966 1967 Total 899 83 9, j 2 dont: vers l'UDEAC /a 1,8 j,8 1,9 2,0 vers la France 3,3 2,5 2,8 .. vers le reste du Marché Commun 0,7 0,8 0,9 . Concentration des produits /b (pourcentage) Diamants /a h3 5h 5h 47 Coton 19 19 15 23 Café 28 15 24 20 /a Y compris les réexportations estimatives et le commerce illicite. 79 Seulement vers les pays autres que ceux de l'UDEAC Source: Annexe II, T.ableaux 16 et 17, et FMI. -10-- B. Importations 37. De même, c'est la France qui est la principale source des im- portations, à raison de la moitié du total. Les principales catégories de produits d'importation de pays autres que ceux de l'UDEAC sont: les produits minéraux (10 pour cent), 1/ les textiles (13 pour cent), les machines et autre équipement (25 pour cent) et le matériel de trans- ports (10 pour cent). Quant aux pays de 1UDEAC, la République centra- fricaine en importe surtout des biens de consommation (cigarettes, savon, chaussures, etc.) et du bétail sur pied, du Tchad. Tableau III: IPORTATIONS (en T = ards de FCFA) 196h 1965 1966 1967 Total 8 9 8.7 lO18 13_ dont: de l'UDEAC /a 1,5 19 2,2 2,2 de France h,3 4,1 5,1 6,5 du reste du iarché Commun 1,2 099 1,3 2,1 /a Y compris les réexportations estimatives et le commerce illicite. Source: Annexe II, T,ableau 18, et FMI. C. Balance des paiemen-ts 38. Il n'existe pas d'estimations officielles de la balance des paiements totale de la République centrafricaine. Le tableau IV ci-apras a été établi dgaprès des estimations très approximatives faites pour plusieurs postes, mais il nten donne pas moins, sans doute, un bon aperçu de la situation d'ensemble. Ces estimations concernent l'année 1961 et la période 1964-67, et les agregats sont parfois différents d'une année à l'autre. 1/ Chiffres de 1967. -11- Tableau IV: BALAI1CE DES PAIEIENTS (en-miUiards de FCFA) 1961 196 /a 1966/a 1967 Exportations (f.o.b.) * 3,h > 8,9 + 8,3 + 9,5 . 9,2 Importations (c.a.f.) - 5,5 - 8,9 - 8,7 - 10,8 - 13,1 Services (nets) - 0,3 -_2 J -10 - 1,1 - 0,8 Solde des biens et services - 2,h - 2,7 - 1,h - 2,h - h,7 Paiements nets au titre des facteurs -2 - 3,6 -17 l8 -_1, Balance en compte courant - 5,8 - 6,3 - 3,1 - 4,2 - 6,1 Transferts de l'étranger * 6,3 + 5,9 + 3,6 + 3,7 + 2,5 Mouvements de capitaux, erreurs et omissions - 0,5 - 0,7 0,1 - 0,3 + 2,8 Mouvements nets des avoirs 101 - +_0,8 _0,8 extérieurs /c /a Stagissant des autres pays de l'UDEAC, seules les transactions commerciales sont ici prises en considération. /b Chiffres relatifs à neuf mois pour tous les postes sauf celui du commerce et celui des mouvements des avoirs extérieurs. /c Le signe Imoinst indique une augmentation des avoirs. Source: Données commerciales et FMI. 39. Il convient de noter que les paiements au titre des facteurs comprennent certains transferts dtépargne et des mouvements de capi- taux privés qui, néanmoins, représentent un drainage de l'épargne glo- bale. Toute l'aide étrangôre accordée à titre de subvention, qu'elle soit directement versée au budget ou non et qu'elle se fasse sous forme d'assistance technique ou d'apports de capitaux, est englobée dans le poste des transferts. Oe poste das trainforts a perdu do son inportance, du £ait not-.raent du rotr.it des force françaises. -12- 40. Le trait principal et caractéristique de la balance des paiements est le fait que les transferts (aide étrangère essentiellement) ont non seulement financé un déficit appréciable du poste des biens et services, mais ont également compensé un volume plus grand encore de virements à l'étranger d'épargne et de revenu des investissements. 4l. La forte augmentation du déficit courant de 1967 s'explique en partie par le brusque accroissement des importations survenu cette année- là. Cela tenait dans une certaine mesure à l'expansion du crédit, mais un facteur important a été aussi le niveau élevé de l'investissement in- dustriel enregistré en 1967, ce qui se reflate également dans le chiffre inhabituellement élevé des entrées de capitaux. 42. Les réserves brutes de devises imputées à la République centra- fricaine au sein de la zone monétaire de la BCEAEC ont régulièrement di- minué, passant de 10,16 millions de dollars en 1965 à 4,75 millions à la fin de 1967 et à h,72 millions en octobre 1968. Toutefois, les obligations étrangères des banques commerciales dépassent leurs avoirs étrangers, de sorte que le solde net des avoirs en devises de la République est devenu négatif au milieu de 1967, et n'est remonté qu'à 2,35 millions de dollars en octobre 1968. -13- IV. MONNAIE ET SYSTEME BANCAIRE A. Système bancaire 43. La BCEAEC, la banque centrale, fonctionne dans la République centrafricaine selon les mêmes principes que dans les quatre autres pays membres. En particulier, la France garantit la conversion libre et il- limitée du franc CFA, même si la banque centrale est en déficit par rap- port au Compte d'opérations, détenu par le Trésor français. Si le déficit devait se prolonger, la banque centrale augmenterait les taux de réescomp- te et abaisserait les plafonds de reescompte. Depuis janvier 1968 la banque a pu utiliser les limites des ratios de liquidités et les plafonds de reescompte pour ajuster le crédit à la situation de l'économie. 44. Il y a dans le pays trois banques commerciales, toutes étrangères, qui sont soit sous contrôle français, soit à participation française. Il existe aussi une Banque nationale de développement (BND) que le Gouverne- ment a créée en 1961, une Caisse centrale et la BCEAEC, qui ont toutes pour but d'aider au développement économique et social du pays. B. Situation monétaire 45. La masse monétaire est passée de 2,8 milliards de FCFA en 1960 à 5,9 milliards à la fin de 1967, augmentant donc au taux annuel de 10 pour cent. Les poussées saisonnières se produisent au cours des premier et second trimestres de chaque année, parallèlement à l'expansion du cr6- dit nécessaire à la commercialisation des produits agricoles. Le crédit intérieur a plus que doublé entre 1960 et 1967, passant de 3,l milliards de FCFA à 7,1 milliards, soit une augmentation de 13 pour cent par an. Depuis 1962, le crédit va exclusivement au secteur privé. Les dép8ts publics nets dans les banques ont varié de 0,05 milliard de FCFA en 1962 à 1,3 milliard en 1964, et sont retombés à 0,2 milliard en mars 1967. En 1967, l'expansion du crédit a aidé à accroître les importations, ce qui a entrainé une dégradation de la balance commerciale. En mai 1968, la situation nette des avoirs étrangers était négative, et bien que la Banque centrale ait droit de tirage sur le Trésor français, la situation extérieure du pays doit être considérée comme assez précaire. Il semblerait raisonnable de limiter dans une certaine mesure toute nouvelle expansion du crédit. -14- Tableau V: SITUATION MONETAIRE (en milliards de FCFA) mai. 1963 1964 1965 1966 1967 1968 Avoirs étrangers (nets) O_32 lh l 9 1l13 0,34 -0,0l Crédit intérieur h 29 3 50 h h3 .,_5 7,12 9,14 Créances sur le secteur public -0,25 -1,2 -0,09 -0,51 -0,97 -Ô7~ Créances sur le secteur privé h,5h 4.,75 5,32 6,26 8,09 9,69 Honnaie h o5 4 14 .5,4 5 37 5 87 7,38 Mïonnaie en circulation 2,16 2, 3,33 3, 3, (hors des banques) Dép6ts à vue 1,76 1,87 2,00 1,80 2,08 2,96 Système de chèques postaux 0,11 0,13 0,11 0,09 0,10 0,16 Quasi-monnaie 0,08 0,17 0,23 0,43 0,47 026 Source: FI. 46. La presque totalité des prêts consentis par les banques commer- ciales sont à court terme; il n'y en a pratiquement aucun a moyen terme. Le gros de ce crédit est destiné à financer le commerce extérieur ou inté- rieur ainsi que les récoltes. Les avoirs globaux des banques commerciales sont passés de 3,3 milliards de FCFA en 1960 à 6,5 milliards à la fin de 1966, augmentant donc au taux annuel de 12 pour cent. Un maximum de 7,5 milliards avait été atteint au début de 1967 pour financer une récol- te sans précédent de coton. Les banques commerciales dépendent beaucoup de la banque centrale pour le réescompte des effets commerciaux, et il en est de même de la Banque nationale de développement. 47. La BND peut accorder des prêts à court terme à moyen terme et à long terme (jusqu'à 10 ans), financer les récoltes, assumer une participation dans les sociétés, financer la construction d'habitations et offrir du crédit à la consommation. Au milieu de 1967, ses ressources étaient surtout composées de quelque 6,70 millions de FCFA réescomptés auprès de la Banque centrale et de 398 millions de FCFA empruntés à la Caisse cen- trale. La BND détient aussi les dép8ts du Fonds de stabilisation du café, du Fonds de la Sécurité sociale et de plusieurs autres organismes. En 1964-65, des cas de non remboursement de dettes ont entraîné une réduction des crédits disponibles pour les opérations à moyen terme et à long terme, -15- Mais des capitaux frais ont été apportés en 1965 et les prêts ont de nou- veau augmenté. Au 30 juin 1967, le portefeuille d'encours (prêts et crédits divers) de la BND s'élevait à 1.880 millions de FCFA, se répar- tissant de la façon suivante: crédit à court terme - 40 pour cent, crédit à moyen terme - 26 pour cent, prêts à long terme - 34 pour cent. C. Salaires et prix 48. On compte environ 55.000 salariés dans le pays, y compris les ouvriers temporaires. C'est l'Etat qui est l'employeur le plus important: en 1965, il y avait 12.000 emplois publics, non compris l'armée. Ces dernières années, alors que l'emploi public augmentait, l'emploi dans le secteur privé diminuait; mais il se peut que les statistiques officiel- les de l'emploi privé soient en-dessous de la vérité. 49. L'Etat fixe les salaires horaires minimaux pour la main-d'oeuvre industrielle et agricole. Il y a deux barèmes, l'un pour Bangui et l'autre pour le reste du pays. Le salaire agricole minimal en dehors de Bangui correspond, s'il s'agit d'un travail à plein temps, à un revenu annuel d'environ 100 dollars. Le salaire industriel minimal à Bangui est deux fois plus élevé. Ces barèmes, qui sont plus bas que ceux de tous les au- tres pays de l'UDEAC à l'exception du Tchad, n'ont pas été relevés depuis 196h. Au demeurant, les salaires font l'objet·de conventions collectives négociées par les syndicats. Tableau VI: INDICES DES PRIX 1960 1964 !965 1966 1967 Prix de gros 111 138 l48 1h8 155 (1958Z100) Prix à la consommation des 137 180 197 203 206 Eiropens (1956=' 100) Prix à la consommation 100 125 .. 145 . des Africains (1960= 100) 50. Les trois indices qui font l'objet de statistiques - prix de gros et prix à la consommation des Européens et des Africains - font ressortir que les prix augmentent de 6 pour cent par an en moyenne depuis 1960. Le taux d'inflation est le plus élevé pour les denrées ali- mentaires et pour l'habillement. -16- V. FINANCES PUBLIQUES A. Système budgétaire 51. La République centrafricaine a un système centralisé de finan- ces publiques. Le budget central de l'Etat englobe les dépenses des mu- nicipalités et les opérations de certaines des sociétés publiques. La plupart des déboursements au titre de l'aide étrangère sont extra-budgé- taires: la Caisse centrale, l'aide en capital du FAC et du FED, l'as- sistance technique, et les dépenses pour le programme de productivité du coton sont comptabilisées séparément. Toutefois, certaines subventions du FAC destinées au budget d'investissement de l'Etat sont en fait dis- ponibles pour financer le déficit public global. Ces subventions ont cessé en 1967. L'exercice financier correspond à l'année civile, mais les comptes budgétaires ne sont pas cl6s avant le 31 mars de l'année suivante, 52. Les fonds de stabilisation du coton et du café ne rentrent pas dans le budget, non plus que les caisses de pension et la société publique, d'électricité, mais les Postes, et notamment leurs comptes chèques et d'é- pargne, sont inscrits au budget depuis 1965. Toutes les opérations pu- bliques passent par le Trésor, qui peut utiliser les dép8ts d'organismes publics pour financer son déficit de caisse global (voir ci-dessous, ta- bleau VIII). B. Récapitulation des opérations budgétaires 53. Le Tableau VII récapituie l'ensemble des comptes budgétaires de 1960 à 1967, et indique aussi les prévisions budgétaires pour 1968. Les chiffres de 1967 ne comprennent pas les opérations effectuées au cours de la période complémentaire de janvier-mars 1968. Les chiffres définitifs des recettes et dépenses courantes seront peut-être supérieurs de 10 à 15 pour cent aux chiffres indiqués. Aucun investissement public n'a été enregistré pour l'année civile 1967, et l'on ignore encore ce qui a été fait pendant la période complémentaire. 54. Le budget de fonctionnement est devenu déficitaire en 1961, et l'est resté jusqu'en 1965. Pendant cette période, les dépenses courantes ont augmenté de près de 25 pour cent par an, tandis que les recettes augmentaient de près de 20 pour cent par an. Par la suite, la situation s'est quelque peu améliorée. Les recettes sont montées en flèche en 1966, produisant un excédent en compte courant, qui s'est évanoui à nouveau en 1967, et l'on prévoit un déficit en compte courant de 600 millions de FCFA au budget de 1968, dû en partie à un net alourdissement du service de la dette, par suite d'un certain nombre de nouveaux crédits-fournisseurs. -17- Tableau VII: RECAPITULATION DE LA COMPTABILITE BUDGETAIRE (on milliards de FCFA) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 b 1968 Recettes courantes -/ 3,9 4,5 5,3 6,6 7,7 8,7 8,0 9,6 Dépenses courantes 3h .5 0 5,3 6,5 8 1 7 9 82 98 Solde avant le service +05 -0 - +0,1 -0,4 +0,0 -0,1 -0,2 de la dette Service de la dette 0,3 0,1 0,2 051 0,1 0,1 0,1 0 Solde après le service de la dette +0,2 -0,6 -0,2 - -0,5 +0,7 -0,2 -0,6 Investissements publics 0,3 0, 0,8 0 3 1h 1, - _0,3 Solde général -0,1 -1,0 -1,0 -0,3 -1,9 +0,1 -0,2 -0,9 a/ Y compris les transferts aux budgets municipaux U/ A l'exclusion de la période complémentaire de janvier-mars de l'année suivante. c/ Chiffres budgétaires NOTE: Les différences sont dues à l'emploi de chiffres arrondis. 55. Un certain volume d'investissements se fait sur le budget de l'Etat, mais ce montant varie beaucoup d'une année à l'autre, car il dépend dan<1 une large mesure des crédits extég g disponibles. De 1961 à 1965, la moyennu3 a oscillé autour de 600 millions de FCFA par an, les investissements publics atteignant 1.400 millions de FCFA en 1965. Il .en est résulté d'importants défi- cits globaux se chiffrant en moyenne à 900 millions par an et atteignant un maximum de 1.900 millions de FCFA en 1965. En 1966 les investissements pu- blics ont été approximativement équivalents à l'épargne courante pendant cette année. Les investissements ont été vraisemblablement très faibles en 1967. Le budget de 1968 prévoit un investissement de 300 millions de FCFA, ce qui entrainerait de nouveau un déficit général considérable. 56. On trouvera au Tableau VIII ci-dessous les chiffres disponibles qui indiquent comment le Trésor de la République centrafricaine a financé son déficit de caisse pendant cette période. Jusqu'en 1964, le facteur le plus important a été la subvention budgétaire de la France. Celle-ci a été réduite en 1965 et en 1966, pour cesser ensuite tout-à-fait, comme prévu. C'est un prêt de 500 millions de FCFA de la République populaire de Chine qui a contribué à financer le déficit exceptionnel de 1965. De plus, les soldes créditeurs du Trésor de la République centrafricaine sur le Trésor français ont diminué de 700 millions de FCFA. Des emprunts locaux ont fourni la source principale de financement intérieur; les dépôts du Trésor dans les banques locales ont éga- lement diminué. - 18 - Tableau VIII: OPERATIONS DE FINANCEMENT (en milliards de FCFA) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967a/ 1968 Financement extérieur 0,4 03 0:5 0, 1 -0 0,4 dont: Subventions 0,3 0,6 0,5 0,h 0,2 0,1 - - Emprunts 0,1 0,1 - - 0,5 0,1 0,05 . Mouvement net des avoirs extérieurs b/ .. .. .. .. 0,7 -0,3 0,h Financement intérieur -03 o, O,_ -11 0,6 0,2 0,2 dont: Mouvements du crédit bancaire net b/ .. .. .. 0,3 0,h 0,2 - Emprunts - 0,7 0,5 - 0,2 0,1 - Mouvements des soldes du Trésor -0 -0 - -0 0 -_O2 - Financement global ÷021 40 +1,0 .03 1,9 +.0 10,2 a/ A l'exclusion de la période complémentaire: b/ Jusqu'en 1964, inscrit dans les mouvements des soldes du Trésor. NOTE: Les différences sont dues à l'emploi de chiffres arrondis. 57. Bien que l'Etat ait réussi à faire des économies pendant certaines années, pour l'emsemble de la période 1961-1967 on enregistre un déficit courant cumulé de quelque 700 millions de FCFA. Les déficits les plus impor- tants se sont produits avant 1966. Malgré cela, l'Etat a fait certains in- vestissements, financés toutefois, de même que le déficit courant, sur d'autres ressources intérieures et étrangères. 58. Le Gouvernement français a pu supprimer les subventions budgétaires directes, mais il a continué à supporter le coût de lassistance technique pour l'éducation et la santé, ainsi que, jusqu'en 1967, le coûât des troupes françaises. En fait il a donc assuré le paiement de services publics ordi- naires qui seraient normalement imputables au budget. - 19 - C. Recettes de l'Etat 59. Les éléments constitutifs des recettes courantes de l'Etat sont indiqués dans le Tableau IX ci-dessous. Depuis laccession à lindépendance les recettes de l'Etat ont plus que doublé et elles ont accusé un taux de croissance moyen de 13 pour cent de 1961 à 1967. Toutefois, la majeure partie de cette augnentation avait été réaiisé dwes 1965. En 1967, les re- cettes totales s'élevaient à 8 milliards de FCFA, soit environ 25 pour cent du PIB monétaire estimatif. Cette proportion est en baisse depuis 1965, année pendant laquelle elle a été de 27 pour cent, mais le budget de 1968 prévoit un nouvel accroissement. Tableau IX: DECOiPOSITION DES RECETTES COURANTES DE L'ETAT (en milliards de FCFA) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967a/ 1968a/ Recettes totales 3,9 4,5 5,3 6,6 7,7 8,7 8,0 8,9 (en pour cent) (100) (100) (100) (100) (100) (100) (100) (100) Recettes fiscales 92 86 85 85 86 88 86 93 dont: Impôts directs 23 16 18 24 26 25 2h 23 Impfts indirects 69 70 67 61 60 63 62 70 Recettes extra-fiscales 8 1h 15 15 14 12 14 7 a/ Chiffres budgétaires. Source: Annexe II, Table 20. NOTE: Les différences sont dues à l'emploi de chiffres arrondis. 60. Il y a trois sortes d'impôts directs: ltimpôt de capitation, l'impôt sur le revenu et l'impôt foncier. Le premier est un impôt uniforme de 1.230 FCFA par adulte, plus une contribution qui varie de 400 à 2.000 FCFA selon la zone de résidence. Sont redevables de l'impôt sur le revenu, au taux de 5 pour cent, les citoyens qui gagnent plus de 180.000 FCFA par an. Un taux de 20 pour cent avait été prélevé en 1965, mais il fut ultérieurement diminué à la suite de protestations. Un impôt progressif distinct est dû par ceux qui gagnent moins que 180.000 FCFA, seuil du prélÔvement de l'impôt ordinaire sur le revenu. Ltinstauration de cet impôt en 1962 a contribué à accroître les recettes fiscales pendant cet exercice. Le taux de l'impôt foncier est actuellement de 27,5 pour cent de la valeur locative estimée. Les impôts directs représentent environ 20 pour cent de l'ensemble des recet- tes fiscales. - 20 - 61. Les principaux impôts indirects sont ceux qui frappent le commerce extérieur. Les droits d'importation sont perçus au lieu d'entrée dans l'U- nion douanière et économique de l'Afrique centrale (UDEAC) et crédités en- suite au pays destinataire. Cette convention fait perdre aux deux Etats membres privés d'accès à la mer les recettes fiscales qui devraient leur revenir sur les marchandises adressées aux Etats membres côtiers qui sont r6-exportées sur le Tchad et la République centrafricaine. Pour compenser ce manque à gagner, tous les membres de l'Union participent à un "Fonds de solidarité" qui est réparti entre le Tchad (65 pour cent) et la République centrafricaine (35 pour cent). Ce fonds est alimenté par un certain pour- centage des droits d'importation perçus par les pays membres de l'Union. En 1967, le Cameroun et le Congo (B) ont chacun versé à ce fonds 500 millions de FCFA, le Tchad et la République Centrafricaine 300 millions de FCFA et le Gabon 200 millions de FCFA. Il semble que ce fonds soit en train de perdre de son importance comme source de revenus fiscaux. Les recettes nettes per- çues à ce titre par la République centrafricaine ont atteint un maximum de h6h millions de FCFA en 1965, mais elles étaient tombées à quelque 300 mil- lions de FCFA en 1967 et en 1968. L'avenir de ce fonds sera problématique tant que les relations du Tchad avec l'UDEAC n'auront pas été précisées. 62. Les droits d'importation comprennent le droit de douane, dont les importations en provenance des pays de la CEE et de 1'OAMCE sont exemple, le droit fiscal d'entrée, l'impft sur le chiffre d'affaires des importations et la taxe complémentaire (qui atteint h0 pour cent pour certains biens de consommation). L'impôt sur le chiffre d'affaires a été porté de 7 à 10 pour cent en 1962. La coordination des taux d'imposition des importations est l'un des éléments importants des accords de l'UDEAC. 63. Exception faite de la taxe complémentaire, tous les droits d'im- portation sont actuellement les mêmes pour tous les membres de l'UDEAC et ne peuvent être modifiés que par les autorités de l'UDEAC. La taxe complémen- taire, qui peut être fixée dans certaines limites par chacun des gouverne- ments membres, a été introduite lors de la création de lUDEAC afin de leur réserver une certaine liberté d'action dans ce domaine. 64. Les principales taxes à l'exportation sont celles qui frappent les diamants (15,5 pour cent), le café (de 10,25 à 12,25 pour cent) et le bois d'oeuvre (de 105 à 210 FCFA le M3). Les exportations de coton sont taxées à 3,5 pour cent seulement. De plus, la taxe unique est pergue sur les marchandises manufacturées dans la zone de 1'UDEAC qui sont destinées à la vente dans les autres pays membres. Etant donné qu'elle est prélevée en lieu et place d'une série d'autres impôts qui représentent ensemble une charge plus onéreuse, la taxe unique équivaut à un régime de concession fiscale spéciale. Cette taxe est payable par le producteur à la sortie d'usine et elle est répartie parmi les pays membres sur la base des des- tinations déclarées. D. Dépenses de l'Etat 65. Le Tableau X montre la croissance et la composition des dépenses courantes de l'Etat depuis 1961. De 1961 à 1967, les dépenses globales ont augmenté en moyenne de 14 pour cent par an. Le principal facteur qui a contribué à cette expansion a été 1accroissement des dépenses pour les - 21 - services sociaux, notamment pour l'éducation, qui se sont élevées à près de 20 pour cent des dépenses totales prévues dans le bdget de 1967. Les dépenses consacrées aux services généraux ont monté très rapidement jus- qu'en 1965, année oil elles ont représenté 46 pour cent du budget global, mais elles ont été restreintes par la suite. Outre l'administration, ce poste comprend les dépenses afférentes à la défense et à la sécurité, qui se sont montées à 13 ou 1h pour cent du budget pendant les dernières années. Ces dépenses sont élevées en comparaison des crédits modestes alloués aux services économiques - notamment à l'agriculture (h pour cent) et à l'entre- tien des routes (6 pour cent). Tableau X: DECOMPOSITION DES DEPENSES COURANTES DE L'ETAT (en milliards de FCFA) 1961 1962 1963 1964 1965 1966b 1967a/ 1968a/ Dépenses totales 3 7. _5.1. _5,5 6,6 8,2 8. 8_,2 9,5 (en pour cent) 100 100 100 100 100 100 100 1.00 Services généraux 36 42 43 hh hh 39 32 33 Services économiques il 1h 13 14 10 10 18 18 Services sociaux 21 19 25 25 26 26 29 28 Divers 25 22 14 15 18 24 20 17 Service de la dette 7 3 h 2 1 1 2 h a/ Chiffres budgétaires b/ Chiffres provisoires Source: Annexe II, Tableau 21. NOTE: Les différences sont dues à l'emploi de chiffres arrondis. . Bilen de al. 3liticuc inancidre 66. La principale conclusion qu'on puisse tirer de l'évolution des finances publiques est que si le gouvernement de la République centra- fricaine a fait un effort sérieux, surtout avant le coup d'Etat de 1966, pour accroître les recettes publiques, les dépenses courantes ont monté tout aussi vite et l'épargne publique a été négligeable et même négative pendant la plupart des exercices financiers. Ce qui n'empêche que la fiscalité a peut-être été alourdie plus rapidement que de raison. Plu- sieurs essais d'accroissement des imp6ts se sont heurtés à une résistance exceptionnellement vigoureuse. De plus, la tentative que fit le régime précédent pour obtenir 2 milliards de FCFA au moyen d'un emprunt forcé a été abandonnée par le gouvernement militaire en raison de l'opposition générale qu' elle a suscitée dans de nombreux milieux, notamment chez les,. planteurs de coton. Pour des raisons analogues, le taux de la contribu- tion au titre de la sécurité sociale a été ramené de 20 à 8 pour cent en 1966. - 22 - 67. Malgré 12accroissement des recettes, le solde du budget courant a été en moyenne pratiquement égal à zéro. Quelques organismes publics er. marge du budget ont peut-être réalisé un bilan légèrement positif au cours de certaines années, mais celui-ci n'a pas été assez important pour grossir sensiblement le montant de l'épargne. 68. Les perspectives d'accroissement de l'épargne publique paraissent très limitées. Les taux d'imposition sont déjà élevés, et l'augmentation des exportations sera vraisemblablement modeste, et sous peine de décourager la production il ne serait pas possible ni recornandé de trop lourdement augmenter la taxe à l'exportation. 69. L'imposition de la production diamantifère constitue un problème spécial qui ne comporte aucune solution évidente. En tant que principale exportation et ressource défectible, les diamants devraient fournir à l'Etat le plus de recettes possibles pendant les quelques années à venir. Mais l'augmentation de la taxe d'exportation, qui a été portée de lo,5 à 15,5 pour cent en 1967, a été en partie neutralisée par la recrudescence de la contrebande. Etant donné qu'une grande partie de la production est de ca- ractère artisanal et qu'on ne peut pas assurer la surveillance des fron- tières, il est impossible de réglementer ce trafic, d'autant plus que le taux d'imposition n'est que de 3 pour cent au Congo (B), ce qui offre une prime considérable à l'exportation illicite des diamants. 70. Les importations ne constitueront pas non plus une source impor- tante de recettes supplémentaires. Il est possible d'appliquer de nouveaux tarifs protectionnistes élevés, mais plut8t pour restreindre les importa- tions que pour augmenter les recettes. L'application du régime de faveur de la taxe unique aux entreprises nationales tendra aussi à réduire l'assiette de l'impôt indirect. 71. Si le Gouvernement ne dispose évidemment que d'une faible liberté de manoeuvre du c8té des recettes, l'on pourrait néanmoins améliorer la ven- tilation, sinon le niveau, des dépenses courantes. L'on pourrait réduire les dépenses dans certains secteurs peu productifs, comme ce fut le cas en 1966, mais il est nécessaire de relever les crédits budgétaires pour les services agricoles et pour l'entretien des routes, de sorte que les réper- cussions sur les dépenses globales ne seraient pas bien considérables. A l'avenir, le gouvernement devra strictement contrôler toute nouvelle obli- gation au titre du service de la dette qui pourrait être envisagée, et peser avec soin tous les nouveaux investissements pour l'éducation et les services sociaux du point de vue de leurs incidences sur les dépenses de fonctionnemont. Même si l'on est assez optimiste pour penser que l'Etat sera en mesure d'a- méliorer la structure des dépenses courantes, on ne voit pas très bien comment il pourrait réaliser de l'épargne au moyen du budget pendant les quelques années à venir. - 23 - VI. EVOLUTION ET FINAOCEENT DE LINVESTISSEaNT A. Investissement 72. Les estimations disponibles indiquent que les investissements sont passés de 6,1 milliards de FCFA en 1961 à 7,6 milliards de FCFA en 1965e lh 1967, les investissements monétaires effectués dans le cadre du Plan qua- d.r:Lennal, y compris certains frais renouvelables de développement, se sont élevés à 6,4 milliards de FCFA, ce qui correspond à un investissement total d'environ 8,4 milliards de FCFA, si l'on tient compte d'un montant de quel- que 2 milliards de FCFA représentant la valeur estimative annuelle du dé- frichement et de la mise en exploitation de nouvelles plantations de coton. Les investissements monétaires ont été répartis à peu prds également entre le secteur public et le secteur privé. Le taux d'investissement, en hausse graduelle, a été de 19 pour cent du PIB en 1965, et n'a probablement pas beaucoup changé depuis lors. 73. Le Tableau XI indique la distribution estimée des investissements entre secteur public et secteur privé, ainsi que les sources principales de l'investissement public. L'épargne publique n'a financé qu'une trds petite part des investissements de lEtat. Jusqu'en 1966, le Gouvernement a reçu une subvention budgétaire de la France, et certaines ressources ont été ob- tenues grâce à des emprunts à l'étranger. Pendant les années 1965-1968, les emprunts intérieurs et les opérations du Trésor ont permis à l'Etat de fi- nancer le déficit, en utilisant les soldes créditeurs qu'il avait accumulés par le passé ainsi que les excédents d'organismes publics. Tableau XI: INVESTISSEvMTS (en milliards de FCFA) 1961 1962 1963 1964 L965 1967 Investissement intérieura/ 6e1 66 634 732 7,6 8 Investissement privé h3 52 h_ ,5 _42_ Investissement public _ 8 _ 9 2 32 , Dont: Budget de développement 0,3 0,4 0,8 0,9 2,0 n.d. Investissement extra-budgétaire 1,5 1,0 1,1 1,8 1,2 n.d. a/ Y compris les mouvements des stocks bf Y compris environ 2 milliards de FCFA par an d'investissements non moné- taires dans l'agriculture. c/ Y compris un certain montant (inconnu) de dépenses renouvelables pour le développement. - 2h - B. Sources de financement 74. Le FED et le FAC sont les deux principales sources d'aide exté- rieure pour les investissements extra-budgétaires en capital. Il semble que le FAC s'intéresse surtout aux investissements dans l'agriculture et dans li'infrastructure (surtout pour les transports), tandis que le FED s'occupe surtout de l'agriculture et de l'éducation. La ventilation des investissements de l'Etat est connue plus en détail. Les principales ru- briques ordinaires sont les transports (de 100 à 300 millions de FCFA par an) et la construction (de 100 à 400 millions par an); l'industrie et les activités minières ont fait l'objet d'investissements importants en 1965. (Voir Annexe II, Tableaux 22, 25 et 26). 75. En termes macro-économiques, pour 1961 et 1965 les comptes de la nation et les estimations relatives à la balance des paiements montrent que de 90 à 95 pour cent des investissements ont été financés par des sources extérieures. Pour ce qui est des investissements publics, cela correspond à ce qui a été noté plus haut (Tableaux VIII et XI). Avant 1967, il n'y a pas eu d'entrées importantes de capitaux privés et, les investissements de subsistance étant nécessairement financés sur l'épargne nationale, il ap- parait que si dans son ensemble le secteur privé a bénéficié d'entrées nettes de ressources extérieures, une grande partie de ces apports a consisté en subventions destinées aux dépenses de consommation (pensions et traitements des fonctionnaires) de sorte que, dans une très large mesure, l'investisse- ment monétaire privé a été financé directement par l'épargne réalisée au sein de l'économie du pays. Tableau XII: FINANCEMT DES INVESTISSEMENTS (en milliards de FCFA) 1961 1964 l965 Investissements intérieurs 6 7,2 7,6 Epargne nationale 0_3 9 145 Epargne intérieure ( 3,7) ( h,5) ( 2,9) Paiements nets au titre des facteurs (-3,h) (-3,6) (-l,h) Financement extérieur 5_ 6,3 Transferts ( 6,3) ( 5,9) (2,5) Autres rentrées (nettes) de capitaux n.d. (-0,7) (2,8) Mouvements nets des avoirs extérieurs n.d. (1,1) (0,8) -25 - VII. PERSPECTIVES ECONOIIQUES A. Le Plan quadriennal 76. Dans le cadre des contraintes qui circonscrivent le développement économique et qui ont été décrites au Chapitre II, l'expansion de l'économie de la République centrafricaine sera fonction du niveau plus élevé des dépenses productives pour le développement. Toutes ces dépenses ne seront pas con- sacrées aux investissements proprement dits; un grand nombre devront être des dépenses de fonctionnement,notamment en ce qui concerne l'agriculture et l'entretien des routes. 77. Un Plan quadriennal a été préparé pour la période 1967-1970. Ce Plan envisage un taux de croissance annuel de 4 pour cent du revenu réel par habitant, et un investissement total (au titre du Plan) de 36.9 mil- liards de FCFA au cours des quatre années en question. Le Plan a été pré- cédé de plusieurs plans provisoires à court terme, dont les objectifs n'ont pas pu être atteints, faute de ressources et de capacités suffisantes d'ab- sorption. 78. La plus haute priorité est accordée au développement rural, à la modernisation des villes et à l'éducation. Dans ce dernier domaine, l'on insiste surtout sur l'adaptation de l'enseignement primaire aux be- soins de la collectivité rurale, sur l'accélération de la formation du personnel professionnel et sur les programmes de recyclage. Les respon- sables du Plan espèrent que le relèvement des revenus ruraux fournira un plus ample marché aux produits locaux et permettra ainsi une utilisation plus complète de la capacité industrielle et un élargissement de l'assiette de l'impôt. 79. Le Tableau XIII indique la distribution des dépenses prévues au titre du Plan pour les différents secteurs, ainsi que la ventilation des dépenses effectuées en 1967. Près de 80 pour cent des dépenses relevant du Plan concernent le secteur public, où elles sont consacrées principale- ment à l'agriculture, aux transports, à la formation technique, au loge- ment et au développement des villes. L'on compte que l'investissement privé interviendra surtout dans l'industrie, les mines et l'exploitation forestière. Surun montant total de 36,9 milliards de FCFA, 28,3 milliards de FCFA de dépenses sont prévues pour le domaine public, et 8,6 milliards pour le secteur privé. Ce dernier chiffre paraît tout à fait raisonnable, et même modeste, en comparaison avec les chiffres de l'investissement mo- nétaire privé dans le passé, et en regard du fait qu'en 1967, première année du Plan, les investissemEnts privés ont atteint 3,2 milliards de FCFA. Ce chiffre élevé est d^ à la construction d'une usine textile, et il sera peut-être difficile de maintenir les investissements privés à ce niveau pendant les années qui suivront. D'autre part, la participa- tion de l'Etat à cette entreprise a aussi entraîné d'importants inves- tissements publics dans le secteur industriel en 1967. 1/ A l'exclusion des investissements agricoles non monétaires. - 26 - Tableau XIII: LE PLAN QUADRIENNAL (en milliards de FCFA) Réalisé en 1967 Prévu Pourcentage pour 1967-70 Nontant du Plan Investissements totaux au titre du Plan 36,9 6,4 17% Secteurs de production 14,7 4,4 30% dont: Agriculture et développement rural 6,6 0,8 12% Industrie 6,2 3,6 58% Mines 1,9 - Transports et communications 5,3 1,1 21% Energie 0,5 0,03 6% Commerce et tourisme 1,2 0,1 9% Investissements sociaux ll_3 0,7 6% dont: Education 2,6 0,2 8% Santé publique 0,8 0,04 5% Logement et urbanisme 7,1 0,1 1% Autres secteurs 0,8 0,4 50% Etudes et recherche .3_ 0_ 9% Service de la dette 016 0_ 17% Source: Annexe II, Tableaux 23 et 24 80. Les dépenses publiques pour le développement prévues dans le Plan comprennent certaines dépenses renouvelables, dont une partie relève de programmes permanents tels les campagnes de productivité du coton et du café. On prévoit aussi d'importants crédits pour les études et re- cherches. C'est pourquoi il est difficile d'évaluer si le Plan sera réa- lisé d'après les niveaux d'investissement des années précédentes. Les résultats initiaux pour 1967 sont toutefois décevants. Quelque 12 pour cent seulement des dépenses publiques prévues ont été investis cette année-là, ce qui fait que l'exécution du Plan a pris un retard irrémé- diable par rapport au calendrier prévu. Le retard a été particulière- ment sensible dans les domaines de l'agriculture, des transports et de la formation technique, tous secteurs qui devaient recevoir la priorité. Dans l'hypothèse d'une mise en oeuvre effective des principaux postes de - 27 - dépenses renouvelables (études et recherches et une partie de l'agriculture et des transports) il faut sans doute slattendre à ce que les investissements publics tombent de 25 pour cent en deçà'des prévisions. Il y a donc peu de chances de voir se concrétiser le taux de croissance prévu. 81. Bien que les dépenses du Plan aient été judicieusement pesées et soient assez conformes aux priorités économiques, elles peuvent pa- raître excessives, notamment à la lumière des réalisations très limitées de 1967. Le Gouvernement et les sources d'assistance devront différer certains investissements faute des ressources voulues. Au lieu de ré- duire en proportion tous les postes d'investissement, il serait préfé- rable de restreindre les dépenses surtout dans les secteurs les moins susceptibles de ralentir la croissance du PIB. Le seul poste important que l'on pourrait amputer à cet effet est celui du logement et de liur- banisme. Une telle décision aurait pour effet de retarder les amélio- rations nécessaires à Bangui, capitale du pays. Si les choses tournent bien, la réduction des investissements publics pourrait être compensée dans une certaine mesure par un taux plus élevé d'investissement privé. B. Epargne publique et aide extérieure 82. Comme il a été signalé ci-dessus (paragraphe 57), le Gouver- nement de la République centrafricaine n'a guère été en mesure de con- tribuer au financement des investissements publics depuis quelques années. Les indications budgétaires dont on dispose montrent que cette situation nla pas changé en 1967 et en 1968, et l'on peut raisonnable- ment supposer qu'elle persistera au moins jusqu'à la fin de 1970. Une grande partie des dépenses renouvelables pour le développement est éga- lement financée au moyen de l'aide extérieure. La mise en oeuvre des dépenses dans le cadre du Plan dépendra donc dans une large mesure des ressources que fourniront les institutions d'aide extérieure. 83. Les perspectives ne sont pas encourageantes dans ce domaine. Les décaissements effectués par le FED ont été en diminuant depuis 1965 et ne seront vraisemblablement pas augmentés tant que n'aura pas été créé le troisième Fonds. L'aide française, qui en est la source principale, semble se stabiliser à quelque 2,5 milliards de FCFA par an. L'arrêt de la subvention budgétaire a été compensé par des dépenses plus élevées au titre de l'assistance technique plut6t que par une augmentation des dons en capital. Deux autres sources qui furent jadis importantes sont en train de se tarir; les Etats-Unis n'entreprendront pas de nouveaux programmes en République centrafricaine, tandis que la République popu- laire de Chine n'offrira vraisemblablement pas un autre prêt analogue à celui qu'elle avait consenti en 1965 au Gouvernement précédent. 84. Il est vrai que l'IDA se propose d'offrir bient8t un prêt pour un petit programme de routes, et que d'autres projets routiers sont en préparation, mais les montants en cause ne sont pas très élevés et n'auront certainement pas d'effet direct sur les dépenses de développement qu'on pourra consacrer à l'agriculture pendant la période du Plan, alors que c'est dans le domaine de l'agriculture qu'on enregistrera peut-être le déficit le plus important en termes absolus. S'il n'est pas possible - 28 - d'évaluer dans le détail les possibilités de financement du Plan sur la base des renseignements limités dont on dispose, d'autant plus que les données qui ont servi à calculer les projections du Plan ne sont pas d'une clarté absolue, le fait que les perspectives à court terme de l'aide extérieure aussi bien que de l'épargne publique sont pires qu'il ne paraissait à l'époque de llélaboration du Plan, indique assez nette- ment qu'il faut s'attendre à un déficit. C. Les perspectives à plus longue échéance 85. Pour autant que les réductions qulil faudra apporter au Plan se concentrent dans les secteurs les moins productifs, il est possible qu'elles n'auront qu'un effet limité sur le taux de croissance à long terme de la production. Pendant les deux ou trois années à venir, le facteur principal de la relance économique sera sans doute le maintien de l'expansion de la production de coton. On prévoit que cette produc- tion augmentera de 10 pour cent par an, mais les prix tomberont peut- être de 2 pour cent par an. Pour le reste, le développement agricole dépendra de la diversification. Il est admis que le poivre, le cacao, le tabac et la noix de cola sont des cultures potentiellement intéres- santes. On estime que les exportations de café progresseront seulement de 3 ou 4 pour cent par an et que les prix resteront stables. 86. La région sud-ouest du pays possède l'une des réserves fores- tières les plus riches qui existent encore sous les tropiqýues en Afrique. On estime que les lorgts exploitables peuvent fournir 40 . à lthec- tare, soit quatre fois la moyenne normale. Jusqu'ici, l'exploitation forestière a été destinée dans une large mesure au marché local, mais elle augmente très rapidement. En 1966, la production a été de 175.000 m3. Les transports se développent dans la région, la navigabilité de la Sangha et de la Lobaye est en cours d'aménagement, et une partie de la région sera dans le rayon d'accès économique d'une connection ferroviaire que l'on envisage de pousser jusqu'à Yakadouma au Cameroun. La route de Bangui à M'Baiki qu'on suggère de financer avec l'aide de l'IDA facili- tera aussi llaccès à la frange orientale de cette région. Beaucoup de concessions nouvelles viennent d'être accordées dans cette zone, et l'on espère que la production de bois d'oeuvre atteindra 500.000 m3 en 1972-73. 87. Les perspectives d'exportation de diamants paraissent assez favorables, surtout si le récent accroissement de la production se pour- suit. On peut compter sur l'Organisation Centrale des Ventes, qui est une institution internationale, pour maintenir les prix à un niveau cor- respondant à la hausse générale des cours mondiaux. Les pierres indus- trielles seront peut-être en butte à la concurrence des pierres synthé- tiques, mais le prix des pierres de joaillerie auront tendance à monter. L'exploitation des gisements d'uranium de Bakouma et l'installation en 1972 d'une usine d'une capacité de 500 tonnes semblent assurées gr^ce à un accord conclu récemment avec une société française. 88. D'après tous les indices, l'ensemble des exportations devrait augmenter de 8 à 9 pour cent par an pendant les quelques années à venir, à condition que la production diamantifère continue a se développer. - 29 - On pourra progressivement réduire les importations de biens de consomma- tion en les remplaçant par des produits de manufacture locale, mais vu les perspectives limitées du marché cette conversion n'aura sans doute pas les effets qu'on pourrait en escompter dans des pays plus grands situés dans la m0me région. Evidemment, le niveau des importations globales demeurera très sensible aux fluctuations de l'activité écono- mique, et notamment aux variations du niveau des investissements. D. Conditions des prêts 89. Il conviendrait d'exercer un contr8le très strict sur le ser- vice de la dette afin qu'il ne pèse pas trop sur le budget de l'Etat, d'autant plus que rien ne permet d'affirmer que la République centra- fricaine sera en mesure de créer de làépargne publique à lavenir. Le ratio du service de la dette ne représentait que 2 pour cent des recettes courantes en 1967, ce qui est raisonnable, mais il est passé à 5 pour cent dans le budget de 1968 par suite de crédits-fournisseurs. De nou- veaux emprunts aux conditions normales du marché ne sauraient manquer d'augmenter la proportion des recettes affectées au service de la dette, et c'est pourquoi il faut éviter d'en contracter. 90. En termes de balance des paiements, le problème du service de la dette ne risque pas de s'aggraver. En 1968, le ratio du service de la dette représentait 4,7 pour cent des recettes en devises de 1967. Le service de la dette actuelle atteindra son point culminant en 1970. (Voir Annexe II, Tableaux 1 et 2). Tant que le franc CFA conservera la garantie de convertibilité que lui assure actuellement le Trésor français, il ne devrait pas y avoir de difficulté à obtenir les devises nécessaires au service de la dette. 91. La République centrafricaine ne saurait etre considéree comme solvable du point de vue de prêts éventuels de la Banque, vu le niveau très bas de l'épargne publique escompté à l'avenir. Cette situation résulte de la pauvreté du pays et de l'exiguïté de l'assiette de l'impôt. Afin de limiter les incidences futures du service de la dette sur le bud- get, les projets envisagés dans le domaine des transports devraient être financés par 11IDA. 92. En raison de la pénurie actuelle d'épargne publique, la Républi- que centrafricaine se trouve dans lz'inipossibilité, dans liensemble, de participer activement au financement de 1rojots de développement. AINEXE I - ANALYSE DU DEVELOPPEIINT PAR SECTEURS Agriculture 1. Compte tenu de l'exploitation forestière et de l'élevage, l'agriculture emploie environ 80 pour cent de la population et cons- titue l'activité économique la plus importante. A partir des années 1958-1960 on a constaté une stagnation de l'ensemble du secteur agri- cole qui s'est prolongée jusqu'en 1965. De fait, il y eut une chute de la production de coton, cependant que celle des graines oléagineuses était sujette à d'importantes variations de volume sans toutefois con- naltre une véritable croissance. L'évolution des cours mondiaux, no- tamment ceux du coton, ne contribua pas à encourager les producteurs. D'autres facteurs eurent également une incidence défavorable sur la production. Les éléments les plus dynamiques parmi la jeunesse aban- donnèrent les fermes pour aller chercher du travail dans les villes, principalement à Bangui, tandis que les régions productrices de café et d'huile de palme se vidaient de quelque quarante mille agriculteurs au profit des mines de diamant. Il semble également que les autorités politiques et administratives n'aient pas consacré à l'agriculture toute l'attention qu'elle méritait. Les efforts de vulgarisation ont été vains et certains hommes politiques s'employèrent à décourager la culture du coton taxée de vestige de "l'impérialisme". 2. La production agricole dans la proportion des quatre-cinquièmes se fait dans le secteur de subsistance oÙ il apparaît que la production s'est accrue plus lentement que la population. Le manioc est l'aliment de base dans la majeure partie du pays; ce n'est que dans les régions du nord que l'on préfère le sorgho et le mais. Les autres cultures de base du secteur de subsistance sont l'arachide et le riz. L'approvisionnement en aliments traditionnels est insuffisant dans les centres urbains et autour des mines de diamants, oÙ la demande a rapidement augmenté. Dans ces dernières régions, la hausse du prix du manioc a atteint 100 pour cent à l'époque du "boom" du diamant, au début des années 60. Le développement des cultures marafchères à proximité des villes, et en particulier de Bangui, n'a pas été suffisant et les prix des légumes et des fruits restent également élevés. Les raffineries d'huile et les usines de traitement du riz ont été insuffisamment approvisionnées pour que leur utilisation soit assurée à un niveau convenable. 3. Les cultures sont localisées dans deux zones principales: les régions de la savane, situées au centre et au nord et les régions fores- tières du sud. On trouve de bonnes terres dans les régions de la savans, mais elles sont en général éparpillées au lieu de constituer de grandes surfaces d'un seul tenant. Les exploitations sont nombreuses, largement dispersées et ont rarement plus d'un hectare en culture. Jusqu'à une époque récente, l'utilisation de la traction animale était limitée par la trypanosomiase; quant à la culture mécanisée, elle se heurtait à des prix de revient élevés. Les rendements étaient extrêmement bas: 250 kg à l'hectare pour le coton, 750 kg pour l'arachide et 250 kg pour le sésame. - 2 - h. L'unité agricole type était constituée de trois champs non contigus cultivés par un homme et sa femme dont l'équipement se rédui- sait à quelques houes, un ou deux sabres d'abbatis et parfois une hache, le tout représentant une valeur de quelque 600 FCFA (2,40 dollars). Pour la période 1965/66, on a estimé que le revenu annuel type correspondant s'établissait autour de 20.000 FCFA (80 dollars) dont seulement 4.000 FCFA (16 dollars) sous forme de revenu monétaire. Toutefois, au cours des dernières années, les cultivateurs de coton ont pu accroftre consi- dérablement leur revenu liquide brut, qu'on estime être passé dJie valeur moyenne de 3.295 FCFA en 1966 à celle de 7.905 FCFA en 1967/68.1/ 5. Le coton à fibre moyenne est cultivé sur une superficie d'en- viron 125.000 hectares divisée en quelque 164.000 exploitations et répar- tie dans les régions de savane du centre et du nord de la R.C.A. En comptant les femmes, on peut évaluer à 250.000 environ le nombre d'agri- culteurs qui se consacrent à cette culture. Le coton fut introduit dans le pays vers la fin des années 20 et c'est au prix d'une certaine dose de contrainte et de discipline que l'on en développa la culture. Chaque fois que la discipline fut relâchée, comme ce fut le cas au milieu des années 50 et après l'indépendance, on vit tomber la production de coton. Elle a décliné régulièrement à partir de l'année 1958/59, oû l'on avait atteint un sommet avec 43,600 tonnes de coton en graines, pour descendre à 24.500 tonnes en 1965/66. A la suite de la mauvaise récolte de 1965/66, le nouveau gouvernement a lancé une campagne énergique et couronnée de succès pour susciter un regain d'intérêt à l'égard de la culture du coton. Il en est résulté un nouvel accroissement des surfaces plantées et les rendements ont sensiblement monté. Deux récoltes superbes ont permis d'obtenir 40.000 tonnes en 1966/67 et 48.000 tonnes en 1968/69 et l'on peut maintenant envisager raisonnablement diatteindre 49.000 tonnes en 1968/69 et 60.000 tonnes en 1969/70. "L'Opération Bokassa" 6. Ce renouveau assez spectaculaire est le produit de la combi- naison d'un certain nombre de facteurs. a) L'oeuvre financée par le FAC, le FED, et lAID des Etats- Unis, qui a ouvert la voie à la diffusion de meilleures semences et à l'adoption d'un matériel agricole adapté à la traction animale et méca- nique. b) Le programme de productivité et de diversification appuyé par le FED en faveur de la R.C.A. et d'autres pays associés pour com- penser la suppression en France des mesures de soutien des prix. Près de un milliard de FCFA ont été dépensés dans le cadre de ce programme pour la fourniture d'insecticides et d'engrais dont les prix de vente aux fermiers ont été subventionnés à concurrence de 60 pour cent. (Voir Annexe II, Tableau 7). l/ Le coût subventionné des engrais, des insecticides et des semences est déduit des sommes payées au cultivateur, de sorte que l'accrois- sement de son revenu net a été légèrement inférieur à celui de son revenu brut. - 3 - c) L'organisation d'un service de vulgarisation agricole a joué un rôle très efficace pour assurer que les plantations soient faites en temps utile et pour veiller au traitement insecticide et à la récolte du coton. d) Un programme de regroupement des fermes en blocs de 20 à 150 hectares chacun, de façon à permettre une meilleure surveillance des agents de vulgarisation, ainsi qu'un approvisionnement plus efficace en insecticides et en engrais et un transport plus rationnel des récoltes. La culture du coton sur des lopins isolés a été, en fait, interdite. 7. Bien que ce programme ait comporté un élément de contrainte, il a été généralement bien accueilli car la tâche des agriculteurs s'est trouvée soulagée par l'utilisation d'un matériel moderne et parce que les nouveaux facteurs de production étaient subventionnés. En 1967, les tracteurs des services gouvernementaux ont défriché 630 hectares de terres pour le compte de villageois et ont, en outre, défriché, labouré et hersé 755 hectares supplémentaires.l/ Pour l'année 1968, on a estimé que les superficies ainsi traitées atteindraient respectivement 900 et 1.600 hec- tares environ. Sur la moitié des terres défrichées, les paysans ont aussi reçu des boeufs capables de résister à la trypanosiomase, dont ils devront rembourser la valeur par paiements échelonnés. Malgré quelques subventions accordées depuis 1959 pour l'achat d'insecticides et d'engrais, on n'avait jamais distribué plus de 2.700 tonnes par an de l'une ou l'autre de ces deux catégories de produits, jusqu'en 1967 où la distribution a bondi à 18.505 tonnes pour les insecticides et 8.668 tonnes pour les engrais. Rendement à l'hectare planté de coton Ensemble de Région Pilote la R.C.A. de Ouaka 1964 1966 1 (Kilogrammes) Moyenne, 1960/66 250 493 Culture traditionnelle - mais avec insecticide 700 937 Culture traditionnelle - mais avec insecticide et avec engrais 900 1.156 Défrichage manuel, labourage mécanisé et engrais n.d. 1.028 Défrichage et labourage mécanisés n.d. 1.138 Culture à l'aide de boeufs n.d. 1.500 1/ Par ailleurs, la superficie cultivée dans les exploitations entière- ment mécanisées, naguère gérées par les coopératives, a été portée en 1967 à 1.453 hectares. 8. L'augmentation des rendements que l'on peut attendre de l'appli- cation de ces nouvelles méthodes est illustrée par le tableau ci-dessus ol sont comparés les rendements (avec les facteurs de production) obtenus pen- dant l'année 1964 dans l'ensemble de la R.C.A. et ceux qui ont été obtenus dans la "région pilote" de la campagne de 1966 en faveur du coton. Dans l'ensemble du pays, les rendements moyens, bien qu'encore éloignés de ceux que 1'on doit pouvoir atteindre, se sont considérablement améliorés, passant de 233 kg en 1965/66 à 316 kg en 1966/67 et 391 kg en 1967/68. L'objectif prévu pour 1970 est de 480 kg, chiffre qui semble pouvoir être atteint. On n'a pas l'intention d'accroître la superficie totale plantée. En fait, on a exclu du programme cotonnier certaines régions impropres à cette culture et les efforts sont actuellement concentrés sur deux préfectures, celles de Ouaka et de Kemo, ol 90 pour cent des agriculteurs cultivent le coton et où les rendements à l'hectare au cours de la campagne 1967/68 ont été respecti- vement de 524 kg et 593 kg. 9. La conséquence la plus intéressante de l'Opération Bokassa est 11élévation des revenus nets de ceux qui y ont pris part. Le revenu net dans les exploitations où ont été utilisés des insecticides et des engrais était en 1964 de 20.800 FCFA alors qu'il était en moyenne de 6.750 FCFA (27 dollars) pour l'ensemble de la R.C.A. On estime que le revenu net a augmenté de 9.575 FCFA en 1967/68 grâce à l'emploi d'engrais et d'insecti- cides. Des bénéfices considérables ont également été retirés de lJutili- sation d'un nouvel outillage. On a estimé, par exemple, en 1965 qu'un agriculteur qui se servait d'un boeuf pouvait obtenir un profit net de 13.000 FCFA environ la première année et de 4l.000 FCFA la deuxième ou la troisième année. On a signalé un revenu brut de 60.000 francs dans les 2.000 familles dont les exploitations sont entièrement mécanisées, mais il faut noter que, dans ce cas, la moitié du coût de la mécanisation a été subventionnée par le gouvernement. En raison des sorties de devises oc- casionnées par l'emploi de matériel tiré par tracteur, le gouvernement préfère encourager la traction animale. Cependant, 2.000 familles seule- ment utilisaient des boeufs en 1967. 10. L'égrenage et la commercialisation du coton sont entre les mains de l'Union cotonnière centrafricaine (UCCA) dans laquelle deux sociétés françaises, dont l'équipement a été repris par le gouvernement, ont une participation de 60 pour cent et l'Etat une participation de h0 pour cent. L'UCCA est gérée par des Français. Il existe depuis 1964 un Fonds de stabilisation du coton, qui a pris la suite d'un précédent fonds auquel était associé le Tchad. Le gouvernement garantit les prix payés aux producteurs, qui sont restés au même niveau depuis plusieurs années: 28 FCFA le kilo pour le coton blanc (80 pour cent de la récolte) et 22 FCFA le kilo pour le coton jaune. La France a de tous temps soutenu les prix du coton. A la suite du traité de Yaoundé (convention d'asso- ciation avec la CEE) le Fonds européen de développement s'est chargé de soutenir les prix pour une durée limitée et a dépensé à cet effet 678 millions de FCFA (au lieu de 690 millions prévus); il a également entrepris de lancer un programme d'augmentation des rendements auquel étaient affectés à l'origine 261 millions de FCFA, mais pour lequel 348 millions de FCFA ont été en fait dépensés. La convention devra être renègociée en 1969. - 5 - il * La capacité d'égrenage existante est suffisante pour traiter une production de 60.000 tonnes de coton brut; cependant, une grande partie de l'équipement devra être renouvelée sous peu. Grâce à une pro- duction plus élevée et à la rationalisation du transport réalisée en 1965, le coût f.o.b. du kilogramme de coton égrené a pu être abaissé de 152,10 FCFA en 1963/6h à 133 FCFA en 1967/68 (soit de 28 à 24,4 cents américains par livre). Le coton de la République centrafricaine est, par suite, devenu tout à fait compétitif sur le marché mondial et pour la première fois, en 1967/68, il a pu se passer entièrement de subven- tion du Fonds européen de développement ou de toute autre source. (Voir tableau 6). Les prix qui ont été payés à l'exportation à la R.C.A. ont été légèrement plus élevés que l'année précédente, ce qui était dû en partie à l'amélioration de la qualité du coton centrafricain (fibres plus longues). 12. L'arachide, qui fournit des protéines à bon marché, occupe une place importante dans l'alimentation. Les estimations très appro- ximatives qui ont été faites indiquent une légère augmentation de la production au cours des dernières années. Une très faible part de la récolte annuelle est transformée en huile. Dans les années où la pro- duction est faible, on importe des arachides, et on n'en a jamais beau- coup exporté, même pendant les bonnes années, malgré le prix préférentiel qui était pratiqué sur le marché français avant 196h. Le Fonds de sta- bilisation pour les produits centrafricains, créé en 1964 pour adminis- trer le soutien des prix, n'est intervenu qu'une fois, en 1967/68, pour faire passer le prix de 22 à 26 FCFA le kilo. L'arachide succède au coton dans la rotation des cultures et l'amélioration de la récolte de coton en 1967 a été suivie d'une augmentation de la production d'ara- chides en 1968 (passée de 60.000 tonnes à 74.000 tonnes). 13. Autres productions de la zone des savanes, le sorgho et le mais ont une importance commerciale relativement faible, mais consti- tuent cependant une part appréciable des denrées alimentaires dans les régions à faible densité de population. 14. Le café Robusta est la principale denrée agricole produite dans la zone de la forgt. Le café rivalise avec le coton en tant que produit d'exportation, mais celle-ci ne porte que sur des quantités faibles au regard du marché mondial. Avant l'indépendance, les prin- cipaux producteurs étaient des planteurs étrangers. Leur part s'est amoindrie et ne représente plus que la moitié de la superficie plantée, l'autre moitié étant exploitée par de petits propriétaires africains. La superficie totale plantée en café est d'environ 28.000 hectares. Dans l'ensemble, les plantations appartenant à des étrangers donnent encore des rendements plus élevés. Un programme en faveur de la pro- ductivité du café., financé par le Fonds européen de développement, a débuté en 1963/64 et prévoit une dépense de 299 millions de FOFA ré- partie sur cinq ans (voir tableau 9). Ce programme concerne avant tout la fourniture d'insecticides, d'engrais et d'équipement, ainsi que l'appoint d'un personnel de maftrise. La moyenne des rendements ob- tenus au cours de périodes successives dénote une certaine amélioration dans ce domaine; pour la période comprise entre 1963 et 1967, le ren- dement moyen a été de 353 kg/ha contre 225 kg/ha pour la période allant - 6 - de 1960 à 1963. L'objectif de production fixé pour le programme est de 16.000 tonnes, mais les récoltes des deux dernières années sont restées inférieures à 10.000 tonnes. On s'attend cependant à une production de 12.000 à 13.000 tonnes en 1968. 15. Le café est commercialisé de deux manières: par l'intermé- diaire de coopératives pour les petits propriétaires; directement dans le cas des plantations, qui appartiennent généralement à des sociétés commerciales. La quote-part attribuée à la R.C.A, a été augmentée aux termes du nouvel Accord international sur le café: elle a été fixée à 12.000 tonnes pour 1968/69 au lieu des 9.000 tonnes allouées par l'Ac- cord de 1962. Les prix du café sont arrêtés au début de la campagne par un comité présidé par le Directeur du Fonds de stabilisation du café. 16. Le caoutchouc, les palmistes, le cacao et le poivre figurent parmi les autres productions de la zane forestière. La production de caoutchouc est le fait d'une seule plantation; quant au cacao et au poivre, dont la culture vient de débuter, leur production en est au stade expérimental. Les quantités d'huile et de palmistes tirées de palmiers sauvages n'ont guère augmenté; on ne poarra les accroître qu'en plantant de nouvelles variétés d'arbres au rendement plus élevé. D'autres cultures nouvelles ont été introduites avec succès sur une petite échelle; c'est le cas du tabac, du paddy, du rafia et de la noix de kola. Le tabac est cultivé pour la consommation locale et pour l'exportation vers le Tchad, et l'on espère obtenir à partir de la roselle des fibres brutes susceptibles d'être substituées au jute pour la fabrication des sacs. L'élevage 17. La mouche tsétsé, partout présente autrefois dans le pays, sauf dans la partie occidentale proche du Cameroun et dans une région du centre voisine de Bambari, a créé des conditions défavorables à l'élevage. Quelque 5.000 pâtres nomades sont les plus importants pro- priétaires de bétail et la plupart des petits animaux domestiques, vo- laille, chèvres, cochons et quelques moutons, appartiennent à des pay- sans qui les élèvent pour leur propre consommation. Les évaluations indiquent que le cheptel s'est accru au cours des années 1964 à 1967. (Voir Tableau 11). 18. On s'est depuis quelques années efforcé d'importer des animaux capables de résister à la trypanosomiase en vue de constituer des troupeaux destinés à fournir des bêtes de trait dans certaines régions sélectionnées. On a ainsi importé plus de 8.000 têtes de re- producteurs et leur nombre est en train de s'accroître rapidement, car des restrictions ont été imposées sur l'abattage de ces animaux pour la boucherie. En 1966, le Fonds européen de développement a donné son accord à un programme visant à faire disparaître la mouche tsétsé dans une région située près de Bambari et couvrant 150.000 hectares. Ce programme, qui cou^tera 2 milliards de FCFA en cinq ans, comprend aussi la construction de villages et d'installations - 7 - devant encourager la sédentarisation de pâtres nomades. La consommation de viande de boeuf s'accroît rapidement, surtout dans les villes. La de- mande est couverte pour plus de moitié par des importations en provenance du Tchad qui ont atteint la valeur de 520 millions de FCFA en 1966 alors que la consommation de viande de boeuf d'origine locale représentait 430 millions de FCFA. L'exploitation forestière 19. Bien que la R.C.A. possède l'une des réserves forestières les plus riches qui restent en Afrique, elle ne fait que commencer à exploi- ter cette ressource. Les variétés disponibles, ayous et sapelli notamment, sont d'excellente qualité. La densité des forêts et leur topographie fa- vorable permettent d'effectuer les opérations d'abattage et de débitage en grumes dans des conditions très économiques. Les régions forestières sont situées au sud et à l'ouest du pays mais l'exploitation en a été défavori- sée par léloignement et par l'absence d'une infrastructure adéquate pour l'exportation. Plus de 90 pour cent du bois d'oeuvre coupé actuellement est destiné à la consommation locale ou à l'exportation vers le Tchad. Les exportations, principalement constituées de grumes, à destination de pays n'appartenant pas à 11UDEAC sont acheminées par la rivière Oubangui (ou encore par la Lobaye puis par l'Oubangui); elles descendent ensuite le cours du Congo jusqu'à Brazzaville, d'oil elles sont transportées par che- min de fer jusqu'à Pointe Noire. La production de bois d'oeuvre s'accroît assez rapidement: 175.000 m3 ont été coupés en 1966 contre une moyenne annuelle de 110.000 m3 au cours de la période 1960-62, ce qui représente une croissance de 12 pour cent par an (voir tableau 10). Ces chiffres doivent cependant être comparés à la production potentielle qui est au moins de 600.000 m3 par an pour les régions déjà prospectées. La pro- duction pourrait être maintenue à ce niveau sur la base d'un cycle de re- nouvellement de 30 ans. 20. A la suite des contrats qui ont été signés avec les Ets. Leroy et avec la firme S.C.A.C., leur attribuant respectivement des concessions dans les régions de Mbaiki et de la Haute-Sanga, auxquels s'ajoute la perspective diune concession qui pourrait être accordée dans la Haute- Sanga à une firme allemande, la R.C.A. compte maintenant atteindre une production de l'ordre de 500.000 m3 dans un délai de quatre ou cinq ans. L'industrie 21. Le secteur manufacturier n'existe que de frgiche date en R.C.A. et les perspectives en sont limitées. Pour nombre de produits le marché national est de dimension trop exigie au regard de la capacité minimale compatible avec la rentabilité des installations industrielles. L'isole- ment géographique et le coût élevé des transports grèvent lourdement le prix de revient des matériaux et matériels importés en vue de la produc- tion et celui des exportations de produits finis. Enfin, il y a pénurie de main-d'oeuvre qualifiée et de personnel de direction compétent. Par contre, l'isolement géographique de la R,.A. et du Tchad constitue une protection naturelle pour les industries locales qui fournissent certaines - 8 - catégories de produits de consommation comme les boissons et les matériaux de construction. La transformation en vue de l'exportation ne touche qu'un petit nombre de produits des activités extractives tels que le bois, le coton et les diamants. Le tableau il présente quelques indicateurs statis- tiques sur le déve oppement de la production industrielle au cours des dix dernières années / Les productions de boissons, de savon, d'huile végé- tale et de chaussures ont considérablement augmenté. 22. Une législation encourageant l'établissement d'entreprises indus- trielles a été récemment votée; elle institue un code des investissements, prévoit des allégements fiscaux (la taxe unique) et autorise le gouvernement à prendre des participations dans certains types d'entreprises industrielles. Afin d'attirer les investissements étrangers, le code des investissements accorde des dégrèvements d'impôts à moyen et long terme. Au nombre des pri- vilèges accordés figurent la réduction des droits à l'importation sur les biens d'équipement et les matières premières, l'exemption des taxes sur le chiffre d'affaires et d'autres avantages fiscaux, dont une clause de stabi- lisation qui garantit qu'aucun imp6t nouveau ne sera prélevé sur l'entre- prise pendant une période déterminée (qui peut aller jusqu'à 25 ans dans certains cas particuliers). La taxe unique est un privilège fiscal spé- cial qui peut être accordé soit séparément, soit en liaison avec des dis- positions du code des investissements. La taxe est appliquée au moment ou1 le produit quitte la fabrique et elle remplace tous les autres impfts in- directs (y compris les droits d'importation qui seraient autrement prélevés sur les matières premières). La taxe unique est maintenue à un niveau plus bas que celui des droits de douane applicables au produit importé analogue, de façon à faire bénéficier les industries locales d'une protection appré- ciable. 23. La production industrielle totale assujettie à la taxe unique, a été évaluée à 1,6 milliard de FCFA en 1965; les produits en cause com- prennent les cotonnades, la viande de boeuf, les boissons non alcoolisées, les articles d'habillement, les chaussures et les cycles (montage seule- ment). Le total des investissements est de l'ordre de 2 milliards de FCFA et il y a un millier d'employés dont 5 pour cent environ sont d'origine étrangère. Les industries non assujetties à la taxe unique ont produit pour 1,2 milliard de FCFA; ce sont des scieries, des raffineries d'huile, des fabriques de savon, de mobilier métallique et d'ustensiles d'aluminium, ainsi que des usines d'égrenage du coton. 24. La production de sciages était en 1965 de 43.5oo m3, dont 35 pour cent vendus en R.C.A. et 65 pour cent exportés (ho pour cent vers le Tchad, 10 pour cent vers le Congo-Brazzaville et 15 pour cent vers des pays extérieurs 1 l'UDEAC). Les scieries, qui appartiennent aux sept principales exploitations forestières, sont situées dans la région de la Lobaye et emploient 900 personnes environ. Les perspectives de déve- loppement de l'industrie du bois sont bonnes et l'on prévoit que la pro- duction de sciages passera de 47.000 m3 en 1967 à 90.000 m3 en 1970. On ne fabrique pas actuellement de contre-plaqué en R.C.A. mais les Ets. Leroy ont mis à l'étude un projet concernant l'implantation d'une usine de contre- plaqué. If L'organisation des services statistiques en R.C.A. laisse beaucoup à désirer; d'où l'absence de statistiques de production pour certaines activités industrielles, en particulier celles dont l'installation est récente. - 9 - 25. On s'attend à une croissance sensible du secteur du textile et du vêtement dans les prochaines années. La société de textile de coton INTEC, installée à proximité de la centrale hydrauli ue de Boali, emploie quelque h00 personnes et a produit 5,2 millions de m de cotonnade en 1966. Les premiers éléments d'un nouveau complexe textile, "l'Industrie Coton- nière Centrafricaine" (ICCA), dont le coût s'élèvera à 2,3 milliards de FCFA, ont été aménagés près de Bangui en 1967. Il s'agit d'une usine intégrée comportant des installations de teinture et d'impression et qui constituera le ý;us grand ensemble industriel de la R.C.A. avec 700 à 1.2h0 employés.± Sa capacité de production annuelle sera de 8,5 millions de m2 de cotonnades, 200 tonnes de ouate et h00.000 couvertures en coton, sans compter des serviettes et des articles à usage médical. On estime que la production atteindra chaque année une valeur totale de 1,3 milliard de FCFA. La plus grande partie du capital initial de l'usine a été appor- tée par un groupe industriel français, la Société du Crêpe Willot, qui sera aussi responsable de la gestion de l'usine et qui est disposé à se charger d'écouler en Europe la part de la production qui ne pourra être vendue en R.C.A. Le Gouvernement de la R.C.A. a une participation de 200 millions de FCFA dans le capital, qui s'élève à 500 millions de FCFA, le reste ap- partenant à Willot. La firme INTEC, d'installation plus ancienne, a fu- sionné avec la nouvelle société. 26. Dans le secteur des produits alimentaires et des boissons, la production de bière et de boissons non alcoolisées revêt une importance majeure. La production de bière s'est élevée de h.000 hl en 1960 à 97.000 hi en 1967 pour une valeur totale de 1 milliard de FCFA environ. La brasserie, propriété de MOCAF (Motte Cordonnier d'Afrique), a réalisé en 1967 un investissement qui a porté sa capacité de production à 180.000 hl. Près d'un dixième de la production est exporté vers le Tchad. 27. Il existe une entreprise, la SEPIA (Société d'Etude et de Production Industrielle d'Afrique), capable d'assembler 12.000 bicy- clettes et 7.200 vélomoteurs. Cette production est surtout destinée à l'exportation vers les autres pays de 1UDEAC, car le marché de la R.C.A. ne peut en absorber que le tiers. 28. En dehors des sociétés citées ci-dessus, qui sont toutes des filiales de sociétés françaises, il existe trois entreprises dont le siège est local. 1) L'une est un complexe d'huileries et de savonneries financé par des capitaux allemands, la SICPAD, dont le première partie devait être achevée en 1968 (coût de l'investissement: 630 millions de FCFA). Sa capacité sera de 1.280 tonnes d'huile comestible (raffinée), 1.545 tonnes d'huile à savon et 4.825 tonnes de tourteaux pour l'ali- mentation du bétail. L'Etat détient 25 pour cent du capital, la SIAN (une société dont le siège est au Congo-Brazzaville) en possède égale- ment 25 pour cent et le reste est réparti entre divers intérêts français et locaux. I/ Les scieries emploient 1.200 personnes et la brasserie en emploie 187. - 10 - 2) La deuxième est l'abattoir public de Bangui qui, bien qu'il ait été conçu pour une capacité annuelle d'abattage de 10.000 têtes seule- ment, a abattu 27.000 bêtes en 1966 et ne peut plus répondre aux besoins. L'aménagement d'un nouvel abattoir, qui doit être financé par le FAC ou par des banques locales, est prévu pour 1969. I 1975, la population de Bangui atteindra selon les prévisions 200.000 habitants, et on s'attend alors à une demande de 40.000 têtes de bovins et de 16.000 tâtes d'ovins et de caprins. 3) La troisième est la firme Moura et Gouveia, qui est une société locale fabriquant des chaussures et des bouteilles en plastique. Elle envisage de porter sa production annuelle de chaussures de 400.000 paires (en 1966) à 500.000 paires et celle des bouteilles de 700.000 à 2 millions d'unités en vue de satisfaire la demande de récipients à huile émanant de la SICPAD. Cette opération demandera un investissement de 125 millions de FCFA. 29. Il existe aussi une industrie de fabrication de l'huile de carac- tdre primitif, qui presse des arachides, des graines de coton et de sésame et des palmistes. Près d'un million de litres d'huile d'arachide sont ainsi produits chaque année. La production d'huile de coton est tombée de 449.000 litres en 1963 à 216.000 litres en 1967. L'énergie 30. Hormis la petite centrale de la ville de Bouar, la seule source d'énergie électrique est le complexe Boali-Bangui, qui fournit l'électricité à la ville de Bangui et qui est géré par deux sociétés. Une entreprise de production et de transport d'électricité, la SEEE (Société Equatoriale d'Energie Electrique) possède la centrale hydroélectrique de Boali et la ligne de transport du courant Boali-Bangui, et c'est un service public, l'ENERCA (Energie Centrafricaine) qui est chargé de la distribution à Bangui. La quantité d'énergie électrique produite s'est élevée de 8,1 millions de kWh en 1960 à 17,3 millions de kWh en 1963, puis à 28,2 mil- lions de kWh en 1967 (voir Annexe II, tableau 12). 31. Les prix sont élevés pour de l'énergie hydroélectrique. Le prix du kWh est de 27 FCFA pour l'éclairage domestique, 20 FCF! pour 1. - Chirty publ c, 17 FCFL pour Dl' er.ie ordi aire et 1 FCFA pour l'énergie à haute tension. 32. La SEEE est une société privée dont les activités s'étendent aussi au Tchad. La majorité de ses actions appartient au gouvernement français par l'intermédiaire de la Caisse Centrale de Coopération Econo- mique. Les actionnaires minoritaires sont lKLectricité de France, les Gouvernements de la R.C.A. et du Tchad, des autorités locales, des banques et des sociétés privées. La centrale hydraulique de Boali a une puissance installée de 7.000 kW, et on estime que la consommation de pointe néces- sitera l'emploi de la totalité de cette puissance en 1968. Les installa- tions existantes permettent la mise en place d'une cinquième unité de 1.750 kW, qui est envisagée pour 1968/69. La centrale fournit du courant à une usine de textile installée près de Boali et à la ville de Bangui grâce à une ligne de transport du courant sous 60kv de tension. La SEFZ est gérée par un personnel français. - 11 - 33. L'ENERCA est un organisme public créé en 1963, au moment où le gouvernement a nationalisé l'UNELCO, qui était une société privée fran- çaise. L'ENERCA n'a pas de personnel propre; elle est dirigée et adminis- trée par la SEEE aux termes d'un contrat de gestion signé en 1963. LIENERCA est essentiellement une société de distribution, mais elle est également propriétaire de la vieille centrale thermique de Bangui, dotée d'unités diesel dont la puissance utilisable est de 750 kw. Cette centrale ne fonc- tionne qu'à titre de réserve et pour faire l'appoint en périodes de pointe. Bien que le montant de l'indemnité due à l'UNELCO au titre de la nationali- sation n'ait jamais été fixé définitivement, elle est en partie payée pro- gressivement par le gouvernement par prélèvements sur les bénéfices tirés de l'exploitation de l'ENERCA. Il s'ensuit que l'ENERCA ne dispose encore d'aucun fonds propre pouvant servir à l'avenir à l'autofinancement de l'ex- tension de ses installations. 34. En 1967, le gouvernement a décidé que l'SEERCA devrait posséder la totalité de l'équipement énergétique, y compris la centrale hydraulique qui fonctionnait auparavant sous le contrSle de la SEEE. Des pourparlers ont été tenus avec l'Electricité de France pour examiner les moyens d'y parvenir. En attendant, les bénéfices annuels qui devaient être affectés à l'installation de la cinquie'me unité de 1.750 kW (150 miIlions de FCFA), ont été incorporés dans le bu:dget de l'Etat en tant que recettes courantes pour l'année 1967 et il en ira de même à l'avenir. 35. La demande s'accroît très rapidement et le taux de croissance attendu pour les prochaines années se situe autour de 1h pour cent par an. Les prévisions ont été établies compte tenu de la demande prévisible des industries en cours d'aménagement ou comprises dans le plan de développement. En 1968, l'ENERCA compte installer une unité diesel de 3.000 kW dans la centrale de Bangui et perfectionner le réseau de distribution de Bangui en convertissant à 15 kv le voltage actuel actuel qui est de 5,5 kv. L'o- pération représente un investissement total de 1,2 million de dollars (300 millions de FCFA). 36. Il n'y a pratiquement aucune ville autre que Bangui qui soit alimentée en électricité. A Bouar, la municipalité utilise une centrale équipée d'unités diesel qui avait été aménagée pour les besoins dlun camp de l'armée française: la puissance installée est de 600 kW environ, mais on n'en utilise que la fraction qui suffit à la demande. La SEEE a pré- paré une étude préliminaire d'électrification pour Bambari; cette étude envisage l'installation de quelques unités diesel et d'un réseau de dis- tribution de 15 kv de tension, pour fournir du courant aux bureaux publics et municipaux, aux magasins, aux écoles et à quelques foyers. Des projets analogues ont été étudiés pour Bossangoa, Bangassou et Mbaiki. L'inves- tissement initial total pour les quatre villes précitées serait de l'ordre de 250 millions de FCFA. Ces projets ne seront probablement pas réalisés avant 1970. Les ressources minières 37. En dehors du diamant, le sous-sol renferme des réserves assez mal connues de minerai d'uranium et de fer, ainsi que des traces d'or. - 12 - 38. L'expansion de l'extraction du diamant a été le plus important facteur de croissance de l'économie au cours de la présente décennie. Les valeurs déclarées à l'exportation sont passées de 368 millions de FCFA en 1961 à 4.062 millions en 1966, soit 53 pour cent des exportations totales. Même si l'on tient compte des diamants qui ont été exportés dans les pre- mières années de l'exploitation sans passer par la douane, le taux de crois- sance reste élevé. En 1965, la part de la production de diamant dans le produit intérieur brut était de 9 pour cent au coût des facteurs, contre 6 pour cent en 1961. Les droits à l'exportation qui s'élèvent au total à 15,5 pour cent ad valorem procurent à l'Etat un revenu utile sinon facile à accroître cependant que, par contre-coup, les dépenses des mineurs afri- cains pour l'achat de bicyclettes, de bière, de vêtements et pour la cons- truction de logements ont contribué à élargir le marché restreint ouvert aux biens produits localement. 39. Les principaux gisements de diamant sont situés à l'ouest, près de Carnot et à llest, près de Ouanda, mais on trouve également des diamants à proximité des cours d'eau à travers tout le pays. L'extraction du diamant a débuté en 1927 et se répartit entre deux secteurs. La production des so- ciétés, fondée sur des concessions accordées par le gouvernement, a diminué en raison d'une certaine réticence à faire les investissements nécessaires et à cause de l'empiètement de prospecteurs africains individuels sur les concessions des sociétés. Ces mineurs artisanaux, qui sont 30.000 à 40.000, creusent à la pelle les rives des cours d'eau od, depuis des siècles, le courant dépose des diamants pendant des inondations (les rivières ont sou- vent changé de cours). Eh 1960, avant l'indépendance, on tenta d'interdire la prospection illicite, mais en 1961 le gouvernement finit par abandonner cette tentative, autorisa l'installation de bureaux d'achat de diamants et préleva sa part des gains en taxant les exportations qui passaient par ces bureaux. La production et les exportations enregistrées ont progressé comme suit: Production et exportations déclarées de diamants en République Centrafricaine Production de diamants (milliers de carats) Trois premiers mo.s 958 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1967 96. Société , .. 49 61 74 59 92 77 46 12 20 Prospecteurs individuels .. 63 204 328 383 445 463 474 148 156 Total 86 112 265 402 442 537 540 520 160 176 Exportations de diamants Milliers de carats l05 113 264 406 417 509 530 508 Valeur (millions de FCFA) 350 488 1.512 2.530 3.067 3.491 3.775 3.589 Valeur du carat (FCFA) 333 375 408 663 727 690 712 706 Sources: Bureau des Mines; IFS; Recettes du Commerce extérieur (voir tableau 13). - 13 - 40. La qualité des diamants centrafricains est au-dessus de la moyenne mondiale, en raison de la proportion élevée de production artisanale. Le tableau ci-dessus montre que la valeur moyenne du carat exporté a doublé de- puis 1958; la hausse a été particulièrement marquée à partir de 1961, époque à laquelle la proportion des ventes d'origine artisanale a commencé à s'éle- ver. Il y a eu également deux petites augmentations (5% environ) du prix mondial du diamant fixé par le monopole mondial. Sur l'ensemble des dia- mants exportés par la R.C.A., 60 pour cent entrent dans la catégorie des gemmes, alors que la moyenne mondiale est de 20 pour cent. Les prix des diamants de cette qualité sont solidement établis. La production de la R.C.A. représente 1,5 pour cent du volume et 4,5 pour cent de la valeur de la production mondiale. 4l. Le ler septembre 1966, après des négociations qui s'étaient pour- suivies tout l'été, le gouvernement a constitué l'Office National du Dia- mant, qui a pour chef le Directeur du Bureau des Mines et, est chargé du contrôle exclusif de l'achat et de la vente des diamants. Aux termes d'une convention indépendante, un consortium international ayant à sa tête Diamond Distributors Inc. de New York, société privée qui gérait le deuxième, par ordre d'importance, des cinq bureaux d'achat autorisés, a été chargé de la tâche d'acheter les diamants dans le pays et de les négocier hors des fron- tières nationales. L'accord est renouvelable tous les trois ans. Tous les bureaux d'achat sont membres de ce consortium. Après prélèvement de la taxe à l'exportation (et déduction faite des frais des bureaux d'achat), les bé- néfices sont répartis sur la base de 40-60, mais comme les sociétés ont encore à payer un impôt sur les bénéfices, le partage réel se fait sur la base de 50-50. Le consortium en tant que tel n'appartient pas à l'organi- sation de vente du diamant constituée par la De Beers Corporation, mais il entretient avec celle-ci des relations anicales. 42. Il ressort du tableau ci-dessus que l'accroissement annuel de la production de diamants artisanale déclarée est en baisse. Cc:t accroisse- ment était de 124.000 carats en 1963; il à été d'environ 60.000 carats pour les deux années suivantes, puis de 18.000 carats en 1966 et de 11.000 carats seulement en 1967. Les premiers gisements étant épuisés, le rapport du tra- vail diminue. Ceci est particulièrement vrai de la région, plus peuplée, de l'ouest du pays. Cependant les principaux experts en la matière s'atten- dent que la production de diamants en R.C.A. se maintienne, au moins au cours des cinq prochaines années, au niveau élevé qui est actuellement le sien, à condition, bien entendu, que les facteurs politiques le permettent. 43. Au moment oil l'on s'attend à voir la production artisanale, at- teindre un palier, certains indices laissent prévoir la possibilité d'un renouveau de la production des sociétés. Le Syndicat de Recherches des Grands Collecteurs, société mixte formée à participation égale par Diamonds Distributors Inc. (D.D.I.) et l'Etat, a importé en décembre 1965 une machine d'une valeur de 300.000 dollars destinée à exploiter les lits des rivières jusqulà une profondeur de 15 mètres, ce qui dépasse de beaucoup les possi- bilités des artisans; cette machine est à l'oeuvre sur la Lobaye. En août 1967, la filiale locale de DDI, Centramines, a également repris la Société Minière de NtZako, dont la concession minière est connue pour être la plus riche du pays, avec l'intention d'améliorer considérablement sa production grâce à un meilleur équipement. - 14 - 44. Le 26 juin 1964 a été fondé le Comptoir National du Diamant, autre association en participation égale de l'Etat et de Diamond Distri- butors Inc., en vue de tailler et de polir les diamants sur place. En 1967, une soixantaine de jeunes Africains ont été formés dans un atelier de polissage de Bangui à exécuter les quatre ou cinq premières opérations parmi les huit que comporte la taille du diamant, cela essentiellement sur des pierres qu'il ne serait pas rentable d'expédier à l'étranger. Néan- moins, l'opération n'est pas complète et les pierres locales sont actuel- lement envoyées en Allemagne oi elles sont découpées et cerclées puis, renvoyées à Bangui pour le polissage final. On envisage d'effectuer par la suite toutes les opérations à Bangui, sauf peut-être la dernière taille en seizièmes (qui n'est pas toujours nécessaire). Le début de cette nou- velle phase était prévu pour la fin de 1968. Le principal facteur de freinage du progrès réside dans le manque de locaux suffisamment vastes pour abriter les machines de découpage et de cerclage qui doivent être achetées grâce à une ligne de crédit allemande. Depuis le milieu de 1967 et jusqu'en 1972, le Gouvernement fédéral allemand fournit et paye des techniciens allemands chargés de former les tailleurs de diamants et de diriger l'extension des opérations de taille dans le cadre du programme allemand d'assistance technique. 45. Le Comptoir National a un droit préemptif sur 25 pour cent de toute la production artisanale de la République; il est exonéré de la taxe à l'exportation sur les diamants taillés pour une durée de dix ans, et des avantages fiscaux à long terme lui ont été octroyés par le décret numéro 65-217 du 15 octobre 1965. A l'heure actuelle, le Comptoir fonc- tionne de façon très satisfaisante et la perte de 50 pour cent occasion- née par la taille n'est pas plus élevée que dans n'importe lequel des centres renommés de taille du diamant. Les jeunes apprentis sont fiers de leur. compétence et la gestion s'avère bonne. Le travail se fait plus lentement que dans des centres plus expérimentés, mais cet inconvénient est plus que compensé par le moindre coût de la main-d'oeuvre. 46. L'atelier de taille du diamant a pour objectif de parvenir en 1971 à traiter 40.800 carats dans l'année afin de produire 20.400 carats de diamants taillés pour une valeur annuelle de 490 millions de FCFA et une valeur ajoutée annuelle de 130 millions de FCFA. Ce qui représente- rait environ 10 pour cent de la production artisanale actuelle qui, bien entendu, n'est pas tout entière propre à être taillée à Bangui. A partir de 1971, l'entreprise devrait être en mesure de commencer à rembourser sa dette à DDI (qui s'élevait à 86 millions de FCFA à la fin de 1966) et à rémunérer le capital. Le retard apporté à la construction de l'atelier pourrait éloigner la réalisation de ces objectifs. h7. Les gisements d'uranium de la région de Bakouma, qui ont fait l'objet d'études de rentabilité en 1967-68, vont être exploités par une société française, 11URBA, pour le compte du Commissariat français à l'énergie atomique, aux termes d'une convention passée entre les gouver- nements de la France et de la République centrafricaine. On envisage un investissement d'un montant total de 8 milliards de FCFA et une produc- tion annuelle de 500 tonnes qui devrait être atteinte en 1972. - 15 - 48. Des filons d'un minerai de fer analogue à celui du Congo- Brazzaville affleurent à Bagoin, à quelques kilomètres au nord de Bangui. Jusqu'à présent, la faiblesse des réserves,estimées à 200.000 tonnes en 1965 et à 500.000 tonnes en 1967, exclut l'exploitation commerciale de ce minerai. 49. Des dépfts d'argile permettent une production de briques de 12.000 tonnes par an. Quant aux exportations d'or et d'ivoire, elles n'ont jamais porté, depuis qu'on en tient le compte, que sur de faibles quantités. Le tourisme 50. Les ressources touristiques du pays sont considérables. Rela- tivement sous-peuplées pour des raisons historiques, les régions du nord et de l'est contiennent des concentrations de gibier qui peuvent rivaliser avec celles des réserves les plus renommées d'Afrique orientale. Les dé- fenses des éléphants qu'on trouve dans le centre du pays sont d'une longueur désormais peu courante dans les autres régions, tandis que les forêts du sud-ouest renferment des animaux rares, tels que des antilopes bongo, des situtungas et des papillons, lesquels constituent une véritable spécialité. On trouve partout des rivières oi la pêche est abondante. Théoriquement, l'Afrique centrale possède sur l'Afrique orientale l'avantage d'être plus proche de quelque 1.500 kilomètres tant de l'Amérique du nord que de l'Eu- rope occidentale, mais en pratique les tarifs aériens sont plus élevés que pour l'Afrique orientale. 51. L'organisation des safaris de gros gibier est entre les mains de onze firmes privées, formées pour la plupart de deux ou trois associés. Le prix d'un safari de quatre semaines s'établit entre 15.000 et 16.000 francs, sans compter le prix du voyage par avion ni le montant des droits de chasse qu'il faut verser à l'Etat, ce qui ne manque pas de limiter sé- vèrement la demande. La Plan évalue à 50 seulement le nombre des visi- teurs non résidents qui se sont rendus dans les régions touristiques en 1966. Même si l'on y inclut les voyages d'affaires à Bangui, on peut considérer que le tourisme ne contribue pas au PIB pour plus de 100 mil- lions de FCFA (400.000 dollars), si ce n'est que les touristes dépensent une somme à peu près équivalente en achats divers. 52. La Société des Safaris Jean d'Orgeix (SAFO) a été constituée en 1965 pour exploiter une concession de tourisme et de chasse sur le domaine de Ouandjia, qui s'étend sur plus de un million d'hectares à la frontière soudanaise. La SAFO a accepté d'investir au minimum 100 mil- lions de FCFA dans la construction de pistes, d'un aérodrome et d'un hôtel de 40 chambres; à la fin de l'année 1966, 60 millions de FCFA étaient déjà investis. Il s'agit là de la première grande entreprise de mise en valeur touristique en Afrique noire francophone et l'on en attend un chiffre d'af- faires annuel de 500 millions de FCFA. 53. A Bangui m@me, le précédent gouvernement a investi dans la cons- truction d'un second hôtel moderne surplombant la rivière. A la suite de ces initiatives et de plusieurs autres, le nombre de lits d'hôtel disponi- bles dans la République est passé de 123 au début de 1964 à près de 250 en 1967, auxquels il faut encore ajouter une centaine de lits installés dans les relais et les camps de chasse. - 16 - L'éducation 54. Les structures. La pyramide de l'éducation présente en R.C.A. les caractéristiques communes à de nombreux pays en voie de développement: une base relativement large et un sommet étroit. Le problème primordial est de développer les établissements secondaires et techniques pour four- nir au pays le personnel dont il a grand besoin dans les domaines de la technique, de l'enseignement et de l'administration locale, et qui est actuellement dans une large mesure d'origine étrangère. Cela exige des efforts accrus pour la formation des enseignants ainsi qu'un accroisse- ment des dépenses locales d'équipement et de fonctionnement. La qualité de l'enseignement semble avoir été maintenue et le Lycée de Bangui, no- tamment, jouit d'une bonne réputation. 55. En 1965/66, il y avait 700 écoles primaires pour 128.436 élèves et 36 établissements secondaires pour 5.261 élèves, mais le Lycée de Bangui était le seul à préparer au baccalauréat qui est demandé pour l'admission à l'université. Statistiques relatives à l'éducation, 1965/66 Nombre Nombre Nombre d'élèves d'établis- de En R.C.A. A l'étranger Type d'établissement sements classes M F M F Maternelle (2 à 6 ans) 33 65 2.639 - Enseignement primaire (6 à 12 ans) 700 2.299 95.573 32.863 - - Lycées ou établissements assimilés 6 80 1.799 596 7 8 Enseignement général (secondaire moderne) 9 48 1.4h4 27 - - Etablissements techniques et commerciaux 14 37 6o5 315 60 32 Ecoles normales 7 16 363 102 - - Niveau universitaire - - - - 59 7 Source: Statistiques scolaires 1965/66, Ministère de l'Education Nationale, Bangui. Note: Les âges entre parenthèses sont les âges normaux en France. En R.C.A., les âges sont couramment plus élevés dans les établissements primaires. 56. En raison de la pénurie de maîtres dans l'enseignement primaire, de nombreux établissements dédoublent les classes en deux groupes travail- lant, l'un le matin, l'autre l'après-midi. En 1965, on comptait 2.385 pro- fesseurs et 19 inspecteurs. Ces totaux comprenaient 278 femmes. Sur les 206 professeurs enseignant dans les lycées et établissements secondaires classiques et modernes, 28 seulement étaient Centrafricains et leur nombre n'était que de 21 sur les 66 professeurs du lycée technique. A l'inverse, l'enseignement primaire est essentiellement africanisé et ne compte que 4 - 17 - inspecteurs français (sur 19) et 21 institutrices françaises payées sur les fonds de l'assistance technique ainsi que 35 religieuses. Il se peut que la demande en matière d'assistance technique française pour l'armée et l'administration gouvernementale vienne à diminuer, mais les dépenses ne cessent d'augmenter dans les domaines de la santé et de l'enseignement, et surtout de l'enseignement secondaire. 57. Llenseignement primaire. Les effectifs ayant quadruplé en dix ans, le système d'education primaire doit partout faire face à de lourdes tâches. Les Etats c8tiers de l'Afrique équatoriale française ont toujours eu un taux de scolarisation plus élevé que le reste de l'Afrique franco- phone, mais aujourd'hui, l'arrière-pays est en train de rattraper le Gabon et le Congo-Brazzaville. Au cours de la dernière décennie, la R.C.A. a augmenté le nombre de places offertes dans ses établissements scolaires à raison de 10.000 par an en combinant la construction de nouvelles écoles et le dédoublement des classes. Actuellement, la poursuite de cet effort dépend autant du développement du corps enseignant que de la quantité d'ins- tallations matérielles disponibles. 58. Si l'on se fie aux évaluations contenues dans lenquête sur l'agriculture, selon lesquelles 44,7 pour cent de la population a moins de quatorze ans, et si l'on considère que la moitié de cet effectif est d'âge scolaire, le pourcentage des enfants d'âge scolaire qui suivent les cours est d'environ 39 pour cent. Toutefois, dans les régions du sud-ouest, cette proportion dépasse largement 50 pour cent. Au-dessus de ce niveau, il devient difficile dans n'importe quelle communauté de résister à la pression qui tend à augmenter la proportion jusqu'à 100 pour cent,car alors il devient anormal qu'un enfant n'aille pas à l'école. Certaines communes ont cons- truit leurs propres écoles et paient leurs propres maîtres (dépourvus, le plus souvent, de qualification), en marge du système national. 59. Le ralentissement de la croissance de l'éducation primaire, qui figure parmi les objectifs du Plan, sera difficile à obtenir pour des rai- sons politiques. Une façon de résoudre le problème pourrait consister a rationner l'éducation en fonction des ressources financières, comme le font certains autres Etats dlAfrique: en échange de l'éducation des enfants on pourrait demander aux parents de verser de petites sommes d'argent ou d'exé- cuter des prestations en nature. L'autre méthode possible, qui non seule- ment serait plus équitable, mais aussi se rapproche davantage de la pratique actuelle, consisterait à accepter un grand nombre d'éldves tout en mainte- nant des critères élevés pour la progression scolaire. Mais pour éviter qu'un tel système ne devienne une source de gaspillages et de dépenses excessifs, il est nécessaire d'éliminer les enfants qui échouent réguliè- rement à leurs examens. Sur 9.494 enfants examinés dans la classe termi- nale de l'enseignement primaire, 84 pour cent avaient doublé au moins une classe et 17,6 pour cent en avaient doublé trois. Dans cette classe, que devraient normalement suivre des enfants de 12 ans, plus de la moitié des élèves ont 13 ans ou plus, et on rencontre couramment des élèves de 16 ans. - 18 - 60. L'enseignement secondaire. Les efforts considérables que la République centrafricaine a deployés dans le domaine de l'éducation n'ont pas suffi jusqu'à présent à former l'élite dont le pays a besoin pour oc- cuper les postes de responsabilités. La raison de cet échec tient à ce que l'ont n'est pas parvenu à maintenir en phase la croissance de l'ensei- gnement secondaire et technique et les progrès de l'enseignement primaire. Si on le juge sur ses résultats, le système actuel apparaît extrêmement prodigue. Ainsi, en 1965, il y avait 49.790 élèves dans la plus petite classe de l'enseignement primaire, et 10.214 dans la classe la plus éle- vée. La même année, 884 garçons et 309 filles ont passé avec succès l'examen d'entrée en sixième et ils ne représentaient respectivement que 17 pour cent et 29 pour cent des candidats à cet examen qui ouvre les por- tes de l'enseignement secondaire. Au niveau suivant, 276 Centrafricains des deux sexes (soit 46 pour cent des candidats) ont été reçus au Brevet d'Etudes du Premier Cycle (de l'enseignement secondaire), tandis que, dans les établissements techniques, 4 candidats sur 10 étaient reçus au Brevet d'Enseignement Industriel, examen plus difficile que le précédent, et 6 candidats sur 6 passaient avec succès le Brevet d'Enseignement Com- mercial. Enfin, 17 Centrafricains seulement, tous de sexe masculin, ont été reçus en 1965 au baccalauréat, diplôme qui permet à son titulaire d'accéder à l'enseignement supérieur dans n'importe quel centre univer- sitaire français. Ainsi donc, le système d'enseignement se distingue, à chaque niveau, par une proportion de déchets très élevée. 61. L'enseignement supérieur. Le petit nombre de diplômés de l'en- seignement secondaire limite sérieusement en République centrafricaine les perspectives de formation de diplômés de l'enseignement supérieur. En 1965/66, on dénombrait quelque 66 Centrafricains poursuivant leurs études à l'étranger dans des institutions à statut universitaire (les- quels, bien entendu, n'achèveront pas tous avec succès leurs études). Six d'entre eux devaient avoir terminé leurs études en 1966, 9 en 1967 et, exceptionnellement, 32 en 1968. On peut dire qu'en moyenne, le nombre d'Africains qui reviendront de l'étranger diplômés, qualifiés et employables dans leur profession, ne dépassera pas quinze par an avant un certain temps. Il y a parmi les diplômés une pénurie relative d'ingénieurs, de conptables et d'économistes, les disciplines le plus souvent choisies étant, dans l'ordre, les lettres, la médicine, le droit et les sciences. La santé 62. L'organisation sanitaire est divisée en deux secteurs: l'Assis- tance Médicale Africaine (AMA), elle-même divisée en douze préfectures géographiques, et le Service des Grandes Endémies (SGE) qui comporte cinq régions où il est chargé de déceler et combattre la trypanosomiase, la lèpre et les maladies vénériennes, et où il soigne quelque 50.000 lépreux. 63. Au ler mai 1966 l'état des services de santé était le suivant: - 19 - Européens Africains Total Médecins 38 3 41 Pharmaciens 2 - 2 Dentistes 1 - 1 Assistants de santé 7 3 10 Infirmiers - 8 8 Sages-femmes il 3 1 Infirmières dipl6mées d'Etat 32 2 3h Assistants techniques - h6 h6 Infirmières "agréées" (munies du brevet) - 99 99 Autres infirmières - h63 h63 Total 91 627 7l La quasi-totalité (79) des médecins, des pharmaciens, des sages-femmes et des infirmières diplômées d'Etat qui travaillent en Afrique Centrale font partie du personnel d'assistance technique fourni et payé par la France. Tous les postes ne sont pas pourvus à la fois en permanence, en raison des congés et des difficultés de recrutement; ainsi, au moment de la visite de la mission il n'y avait que 31 médecins présents sur 4l. Politique sociale et logement 64. Les assurances sociales en République centrafricaine sont cal- quées sur le modèle frangais; elles sont financées par les employeurs et les employés eux-mêmes et administrées par un organisme placé sous la tutelle du Ministère du Travail. Des institutions privées telles que les Eglises fournissent quelques services sociaux et le système répandu de l'entraide familiale reste un élément important de "sécurité sociale". 65. L'office de Sécurité Sociale a été constitué en décembre 1964. Inspiré du modèle frangais, le système de sécurité sociale procure une assurance contre les accidents, des allocations familiales, des alloca- tions de maternité et des retraites pour les employés ordinaires. Il est financé par des contributions obligatoires des employeurs et des employés (1,6 pour cent des salaires). 66. Ce n'est qu'à Bangui que le logement pose de sérieux problèmes. Au cours des dernières années, la construction de logements économiques est devenue l'une des taches confiées à la Banque Nationale de D6velop- pement qui a été dotée à cet effet par la Caisse Centrale d'un fonds renouvelable. ANNEXE II - DONNEES STATISTIQUES Tableaux No. 1 En cours de la dette publique extérieure y compris le montant non décaissé à la date du 30 juin 1968 2 Evaluation des paiements futurs au titre de l'en cours de la dette publique extérieure, y compris le montant non décaissé au 30 juin 1968 3 Produit intérieur brut aux prix du marché, 1961-1964, par secteur h Emploi des ressources, 1956-65 et 1970 (prévision) 5 Productions, superficies cultivées et rendements des principales cultures 6 Programme quinquennal pour la productivité et la stabilisation des prix du coton - CEE - (1963/6h à 1967/68 7 Programmes d'aide à la production de coton et de café et montant du financement effectif du Fonds Européen de développement, 1963-1968 8 Production de coton et revenu des producteurs 1956/57 - 1967/68 9 Programme en faveur de la productivité du café financé par le FED, 1963/68 10 Production et exportations de grumes et de sciages hors de l'UDEAC 1965-1967 l Production industrielle 12 Consommation d'électricité, puissance installée, utilisation en période de pointe et tarifs, 1963-68 13 Production et exportations de diamants 1h Effectifs inscrits dans l'enseignement secondaire, 1955/66 15 Effectifs inscrits dans l'enseignement primaire 16 Destination des exportations, 1960-septembre 1967, UDEAC exclue 17 Exportations des principaux produits, 1960-1967, UDEAC exclue 18 Provenance des importations, 1960-1967, UDEAC exclue 19 Liste des importations par catégories de produits, 1964-1967, UDEAC exclue 20 Recettes courantes de lrEtat 21 Dépenses courantes de l'Etat 22 Dépenses d'investissement de l'Etat 23 Sommes attribuées aux divers secteurs au titre du Plan quadriennal 1967-1970 24 Plan quadriennal 1967-1970, décaissements effectués en 1967 25 Engagements d'aide extérieure, 1963-1966 26 Décaissements d'aide extérieure, 1963-1967 27 Affectations des engagements d'aide extérieure, 1963-1966, par sources. Tableau 1: REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - EN COURS Dý LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A LA DATE DU 30 JUIN 1966.1 Dette remboursable en devises/ (en milliers de dollars) En cours de la dette 30 juin 1968 Source Montant y compris décaissé montant seulement non décaissé Dette Publique Extérieure totale 21.945 22.079 Dettes envers des créanciers privés - crédits-fournis seurs 1.852 1.987 France 271 271 République fédérale d'Allemagne 1.250 1.250 Royaume-Uni 2d8 422 Autres hh 44 Prêts accordés par des gouvernements 20.092 20.092 Chine (République populaire) 2.026 2.026 France 16.067 16.067 tépublique fédérale d'Allemagne 2.000 2.000 /1 Dette dont l'échéance a été fixée à l'origine, ou portée,à un an ou plus. 1 Définies de façon à comprendre lr franc CFA qui est automatiquement conver- tible en francs français. Source: Division des Services Statistiques, Département des études économiques. Tableau 2: REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - EVALUATION DES PAIEMETS FUTURS AU TITRE DE L'EN COURS DE LA DETTE PUBLIQUE TERIEURE, Y COMPRIS LE MONT NT NON DECAISSE AU 30 JUIN 1968.- Dette remboursable en devises (en milliers de dollars) Encours dette Paiements au cours de la période Année (début de période) Amortissement Intérêt Total y compris montant non décaissé Dette publique extérieure totale 196ô 21.865L! 1.179 289 1.46b 1969 21.1bl 1.291 261 1.552 1970 19.890 1.337 235 1.573 1971 18.553 1.962 200 2.162 1972 16.591 1.d75 189 2.064 1973 14.716 1.600 186 1.7d6 1974 13.116 1.538 162 1.700 1975 11.578 1.398 139 1.53ô 1976 10.180 575 123 69b 1977 9.605 488 108 596 197d 9.116 128 95 523 1979 8.688 432 85 517 1980 L.256 619 74 693 19d1 7.637 627 64 691 1982 7.010 50l 54 555 Note: Gomprend le service de l'ensemble de la dette qui figure au tableau 1 préparé le 14 janvier 1969, à l'exception d'un crédit-fournisseur français de 214.000 dollars, dont les conditions de remboursement ne sont pas connues. /l L'encours est à la date du 30 juin 1968; les paiements concernent l'année entière. Source: Division des Services Statistiques, Département des études économiques. Tableau 3: PRODUIT INTERIEUR BRUT AUX PRIX IU MARCHE 1961-1961 PAR SECTEUR (prix courants) Taux de croissance Secteur 1961 1964 1961 1964 annuel (en milliards de francs CFA) (en % du total) (en pourcentage) Agriculture l,4 15,3 42,2 36,9 2% Diamants 1,3 2,3 3,8 5,6 21% Industrie 3,0 3,h 8,8 8,2 4% dont: Industrie alimentaire (1,1) (1,1) - - - Textile (0,8) (o,5) - - 40% Autres (1,1) (1,8) - - 18% Administration h,8 6,9 l,1 16,7 13% Construction 1,0 1,2 2,9 2,9 5% Commerce 7,4 9,7 21,7 23,4 10% Transports 0,6 0,8 1,8 1,9 10% Services i6 8 >,7 4,3 4_D PIB total aux prix du march6 34,1 41,4 100,0 100,0 5% PIB total au coût des facteurs 32,6 37,1 Sources: Comptes économiques 1964, et autorités centrafricaines. Tableau 4: EMPLOI DES RESSOURCES 1956-65 ET 1970 (PREVISIONS) (Milliards de francs CFA - 1956-64: prix courant) - 1964-70: prix 1964) 126 1961 1962 1963 1964 1965 1270 Production 19[9 2 65 2 1 2 8 252 33 2 46,5 dont: Autoconsommée 11,2 12,#5 12,5 12,5 12,0 i0,65 11,8 Entrant dans le circuit 8,7 17,1 19,6 20,3 23,2 22,55 34,7 monétaire Traitements des administrations 1,6 4,25 4,6 5,3 6,0 6,2 6,5 Gens de maison 0,1 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 0,2 PIB (prix du marché) 21,6 34,1 36,9 38,3 41,4 39,6 53,2ý Importations de biens et services 4,2 9,3 9,4 9,6 11,0 10,4 12,9 Ressources 258 ' 2 500 66i dont: Consommation privée 16, 2 ,2 27,5 2 , 26,3 Consommation publique 2,3 6,15 6,7 7,3 8,5 8,3 (u , Formation brute de cap.fixe 3,4 5,55 6,5 6,3 7,2 7,4 7,3 dont: public - (1,75) (1,4) (1,9) (2,7) (3,2) - privé - (3,8) (5,1) (4,h) (4,5) (4,2) - Mouvements des stocks - 0,55 0,1 0,1 - 0,2 - Exportations de biens et services 3,3 6,95 6,3 6,7 8,3 7,8 14, Emploi des ressources 25,8 43,4 46,3 47,9 52,4 50,0 66,1 PIB aux prix du marché 21,6 34,1 36,9 38,3 41,4 39,6 53,2 - impôts indirects - -2,4 -3,2 -3,5 -4,7 -5,1 -7,1 + subventions - 0,4 0,5 0,35 0,4 0,4 0,5 PIB au coût des facteurs - 32,1 34,2 35,1 3Y,1 3,9 (6,6 Population (millions) 1,1 1,2 1,25 1,3 1,35 1,3 1, 55 PIB par habitant (francs CFA) 19.600 26.600 28.700 27.100 27.500 25.400 30.000 Sources: Autorités centrafricaines et évaluaticns des services de la Banque Mondiale. Tableau 5: PRODUCTIONS, SUPERFICIES CULTIVEES ET RENDEENTS DES PRINCIPALES CULTURES (Production en milliers de tonnes; superficies en milliers d'-4ecta-es; rendement en Kg par ha.) 1960/61 1961/62 1962/63 1963/6h 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 Coton: Production 32,6 27,5 33,h 27,5 29,5 24,4 39,8 49,0 Superficie 130,0 129,0 132,0 125,0 115,2 109,5 127,0 125,3 Rendement 250,8 213,2 253,0 220,0 256,1 222,8 313,4 391,6 Café: Production 7,6 8,3 5,8 12,6 7,6 11,4 9,3 9,0 Superficie 30,9 32,8 33,0 30,3 28,0 27,3 27,5 28,0 Rendement 246,0 253,0 175,8 415,8 271,4 417,6 338,2 321,h Arachide: Production 63,0 63,0 62,0 61,0 61,0 60,5 60,0 73,6 Superficie 80,0 80,0 78,0 76,0 76,0 73,0 71,0 38,7 Rendement 78,7 78,7 79,5 80,3 80,3 82,8 84,5 83,0 Sésame: Production 7,5 8,5 9,0 10,0 8,4 7,5 9,3 13,0 Superficie 20,0 30,0 32,0 3h,0 33,0 33,0 30 L9,0 Rendement 375,0 283,3 281,2 294,1 25ù,5 227,3 265,7 260,3 Sorgho: Production 20,0 35,5 37,6 40,0 42,0 43,2 , h1,9 Superficie 26,5 34,0 47,0 50,0 53,0 14,0 14,0 6C,9 Rendement 71,7 l.o4,1 800,0 800,0 792,5 800,0 6118,1 6h0,3 Riz: Production 2,' 3,0 3,3 h,3 6,0 6,5 6,- 7,6 Superficie 3,0 3,5 L,0 5,c 6,5 7,0 7, 7,2 Rendement 833,3 857,1 825,0 860,0 923,0 929,1 Q29,1 106o,0 Caoutchouc: Production 0,5 0,7 1,0 1,0 0,9 1,1 1,0 1,0 Superficie 1,h 1,h 1,6 1,6 2,0 2,0 2,0 n.q. Rendement 3,6 5,0 6,2 6,2 4,S 5,5 ý,. n.a. Manioc: Producticn /2 n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. 5CO,0 .0 Palmistes: Production 1,2 1,1 0,8 1,2 1,6 1, 1,3 1,3 Tabac: Production 0, 4 0,5 0,3 0,L 0, 7 ,, 7 Ma's: Production 37,0 33,0 30,0 30,0 32,0 32,0 36,-, 36, C Pommes de terre 0,3 0,3 0,3 0,0 0,2 , 0, L , Légumes/3 n. d. n.d. o,4 0, Q,5 0, 7 n.d. n.d. /l Evaluations provisoires. 72 Cultivé sur une superficie évaluée à 100.000 à 126.000 hectares dont 0 à 50.000 hectares font chaque année l'objet d'une récolte. /3 Gombo, voanzou, haricots et épinards. Source: Autorités centrafricaines. Tableau 6: PROGR,1ME !UINQUEWAL POUR LA PRODUCTIVITE ET LA STABILISATION DES PRIX DU COTON - GEE (1963/64 å 1967/68) (en tonnes) 1963/64 1964/65 1965/66 1966/'67 1967/6u I. a. Objectifs de roduction (tonnes) 1. Non gr¯ene -n h0,000 43,000 46,000 60,000 2. Egrené -- 14,06 16,539 16,659 18,157 b. Production obtenus (tonnes) 1. Non égrene 27,533 29,l74 24,h65 39,764 49,000 2. Egrené 9,857 10,178 8,967 15,063 1ä,80c J. . Prix à attindre pour le non égrené 26.00 26.00 26.00 26.00 26.0c Prix effectivement py aux producteurs Coton blanc 27.00 28.00 28.00 28.0 28. Coton jaune 22.00 22.00 22.00 22.00 22.00 moyenne pondérée 26.00 27.00 27.00 27.00 27.00 TI. Prograimme de soutien des prix (en FOFA par kilo) 1. a. Prix de revient ~ atteindre à la production 72.20 72.00 71.80 71.6c du coton brut (en fibres) b. Prix de revient réel à la production du coton brut (en fibres) 72.60 78.26 74.42 70.91 71.- 2. n. Prix de revient Ä atteindre pour la transfonation, -- 69.30 67.10 66.30 63.20 le transport et autres opérations ' 6 b. Prix dn revient réel 79.50 71.30 72.82 63.26 2.00 Pri de revtent total du coton égrené -- 141.50 139.10 137.Y 13h.8o Pri à atreidre (IIIa & IVa) 12.10 1. 19.21 137.2 133.80 Prix réel .Ile ? l'exportation 8 Objecetif de r-embourseiient n. Åembourseriet efectif 8.00 " 71 7.27 7.27 . rx coûtant f.o.h. du coton égrenS 1é9.50 147.11 Vi 2.-1 . Prix A atteindro - 1 b. PrÉs réel 1) sams sous-produit 160.10 1c7.10 1. 1 11.47 150.27 2) -vec sous-produit 1L3.87 146.« 3.l 12 .Prx de vnte Prix e,compté 138.5 133.50 138.< 1I.- 133. n PŽri -- 132.72 1¯.1? 325. E . - éoL 21.6n 16.10 21.. 3.73 - (en millions de FFA) ou:a gri nr la Uas . iIu" n in iwales 212.70 1V8.20 133. 109.0 76 * Déc-iS -nt3L e:'ectir 212.70 16.00 163. 120.6n -- te d, prcductiité vluations initäies 120.,0 36.90 56.7 ¢.07 n . 2c -, jemnt erec tif 120.-0 35.70 3¯. 00 .nt d totl do l'aiue de la GEE6 . uations initilo ~¯¯~333.10 19 .10 18,.0 1-9.23 - DéciYssement c' jci 3.10 21.70 191.01 18 .6? mlustions. La 1 oagueur moyenne des fibres s'est accrue et le coton a été payé un meilleur nrix. rm-ro: t,s nillions de francs (FA de primes d'ensemencement, lesquelles ont &té supprimées 2n 1955-65. ars.ent esce1até: les comptes n'ont pas encore 6té arrétés. Jcurces: 6,S et autorités centrafricaines. Tableau 7: PROGRAMMES D'AIDE A LA PRODUCTION DE COTON ET DE CAFE ET M0NTANT DU FINANCEMENT EFFECTIF DU FONDS EUROPEEN DE DEVELOPPEMENT, 1963-1968 (en millions de francs CFA) Programme 1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 1967/68 TOTAL Coton: Programme 331,1 195,1 180,0 1'59,2 83,1 950 Dépense effective 312,5 204,7 191,0 180,7 /1 85,7 /2 974,6 Café: Programme 99,. 2 80,3 66,9 35, 8 16,3 298,5 Dépense effective - 87,6 r4,4 35,8 17,3 /3 195,1 TOTAL: Programme 432,3 275,4 246,9 195,0 99,4 1.2L9,0 Dépense effective 312,5 292,3 245,4 216,5 103,0 /2 1.169,7 /l Comprend des sommes non décaissées au mois de février 1968. 72 Chiffres provisoires. 7- Cinquième tranche soumise mais non encore approuvée (février 1968). Source: Autorités centrafricaines. Tableau 8: PRODUCTION DE COTON ET REVENU DES PRODUCTEURS, 1956/57-1967/68 Rendement de Evaluation du revenu Campagne Production l'égrenage Prix à la production Jaune des producteurs Coton brut Coton égrené Blanc Jaune (milliers de tonnes) (pourcentage) (Frs. CFA par kilo) (% du total) (millions de Frs. CFA) 1956/57 , 2î 16, 16 1957/5837,6 1233,8 16 53,6 5736,0 20 16,h 1 1.120 1959/60 33,F 11,y 3$,5 26 20 16,5 /i 838 1960/61 32,6 11,h 3,C 27 22 18, 8h3 1961/62 27,5 9, 3h,5 27 22 19,6 720 1962/63 33,5 11,3 33,7 27 22 23, 877 1963/6L 27[ 9, 3,8 27 22 15,8 720 1 29,5 10,2 34,6 28 22 16,3 797 1965/56 24,L 8,9 36,7 28 22 12,0 659 1966/ 3~ ,8 16,7 37,0 23 22 19,3 1.?67 1967/68 48,0 13,î /2 -- 28 22 -- 1,296 /3 /1 Evaluation. 72 Evaluation provisoire; février 1968. 7- Evaluation sur la base d'un prix moyen de 27 francs CFA le kilo. Sources: La situation agricole en République Centrafricaine, Ministère de l'Agriculture, Bangui. Bulletin Mensuel de Statistique, Ministère de l'économie nationale, Bangui. Autorités centrafricaines. Tableau 9: PROGRAMME EN FAVEUR DE LA PRODUCTIVITE DU CAFE FINANCE PAR LE FED, 1963-1968 (en millions de francs CFA) Article 196P/61, 1Y6h/6 196/66 1966/67 1967/68 TOTAL Engrais et insecticides Dépense prévue , 71,? 3,3 27,2 8,8 256,6 Dépense effective - 80, 6 9, 2 /1 27,2 /l 1?, ~ /? 167,3 Equipement Depense prévue ,,06, 8, 7, l,9 Dépense effective 7,0 5,2 /l 8,6 /j 7,0 /2 27,8 Total Dense prévue 992 80,3 6[, 3¢,8 16,3 298,¢ Dépense effective - 87,6 5h,L 35,8 /l 17,3 /2 195,1 (en pourcentage) Part du Programme total financée par le FED Part prévue 75 60 40 25 15 Part effective - 75 60 25 15 /1 Chiffre provisoire. 7-2 Cinquième tranche soumise mais non encore approuvée (février 1968). Source: Autorités centrafricaines. Tableau 10: PRODUCTION ET EXPORTATIONS DE GRUMES ET DE SCIAGES HORS DE L'UDEAC (en mètres cubes) Production Exportations hors de 1'UDEAC Année Bois en grumes Sciages Grumes Sciages 1956 84.623 32.334 3h 281 1957 70.,4 34.884 6h6 2.35, 19 8 7h.9h8 32.78L 2.353 2.430 1959 92.681 32.375 7.460 3.178 1960 112.357 31.992 11.h92 .023 1961 89.392 38.043 11.160 3.530 1962 127.617 h1.11 11.270 3.79 1963 121.988 40.528 11.275 3,770 1964 133.8h 42.Ç95 9.hi 7, 18 1067 172.9:0 h3h82 10.170 7.206 1u66 175.000 48.oc n.d. n.d. 1 67 169,963 47,1-ü n.d. n.d. Source: Autorit#s centrafricaines Tableau 11: PRODUCTION INDUSTRIELLE Produits Unité lLu 1962 1963 196 196 1966 1067 /l Bière 1000 hl r, 6',8 8 77,7 0,2 86,6 96,8 Boissons non alcoolisées 1000 hl 16,?. 17, 21,8 21,6 19,3 21,9 22,h Glace Tonnes 310 383 380 321 269 432 Savon Tonnes 782 91 937 3.019 2.301 1.674 12 Cotonnades Millions de m2 3 L,, h,h ,2 3,h 2 Briques Tonnes - - - - - 4.b60 6.100 Ustensiles d'aluminium Tonnes 51 81 100 131 n.d. n.d. n.d. Articles en matière plastique Sandales 1000 paires - - - 380 4G icl 325 Bouteilles 1000 unit6s - - - 700 50 700 750 Chaussures 1000 paires - - - - - 140 200 Huile de coton 1000 litres 31 15( h49 365 427 300 216 d'arachide 1000 litres 648 58h 846 1.07 1.029 927 1.016 de sésame litres 17 287 145 - /3 - /3 226 303 /l Chiffre provisoire. 72 Sept mois seulement. 7- La situation du marché mondial étant favorable, toutes les graines de sésame ont été exportées. Source: Autorités centrafricaines et Chambre de commerce. Tableau 12: C0NSOMATION D'ELECTRICITE, PUISSANCE INSTALLEE, UTILISATION EN PERIODE DE POINTE ET TARIFS, 1963-1968 Estimated 1963 1964 1965 1966 1967 1968 I. Consommation (millions de kWh) 17,3 20,1 21,- 24,6 28,2 32,4 1. Ville de Bangui 11,4 13,4 15,3 17,5 19,1/1 22,0Z 2. Industrie textile 4,8 5,2 4,7 5,3 5,6 5,6 3. Autres 1,1 1,5 1,h 1,8 3,5 4,8 II. Puissance installée (kWh) 6.25o 6.250 8.000 800 6.000 8.000 1. Hydraulique 5.250 5.250 7.000 7.000 7.000 7.000 2. Thermique 1.000 1.000 1.000 1.000 1.000 1.000 III. Utilisation de pointe (pourcentage de la puissance installée) 59,2 64,0 56,3 61,2 74,4 100,0 IV. Tarifs à Bangui (f¯ancs CFA par kWh) Ménages 22,25/29,_7L2 Industries 11,9/19,8 /2 /l Comprend 453.032 kWh consommés en 1967 par l'usine de Bangui de la société consolidée de textile CCCA. 12 Même tarif de 1963 à 1968- Source: Autorités centrafricaines. Tableau 13: PRODUCTION ET EAKPORTATIONS DE DIAMANTS (Quantités exprimées en milliers de carats et valeurs en millions de francs CFA) 161 1962 1963 196. 196ý 1966 1967 1968 ler trimestre I. Production (milliers de carats) 1. Diamants bruts 112 265 4,2 442 537 54o 520 176 a. Producteurs individuels 63 204 322 363 445 463 h74 15 6 b. Sociétés h9 61 7h 59 92 77 46 20 2. Diamants taillés - - - - 3 7 5 n.d. II. Exportations 1. Diamants bruts a. Quantité 113 264 h06 417 5o8 526 5o8 n.d. b. Valeur 48à 1,572 2,530 3,067 3.466 3,698 3.533 n.d. 2. Diamants taillés a. Quantité - - - - 1 h 3 n.d. b. Valeur - - - - 25 77 56 n.d. 3. Valeur totale a. wantité 113 264 406 417 5o9 530 511 n.d. b. Valeur l 1.572 2.530 3.067 3.491 3.775 3.5b9 n.d. III. Mouvements des stocks 1. Diamants bruts 2 2 - 2 25 29 13 12 n.d. 2. Diamants taillés - - - - 2 3 2 n.d. Source: Autrit6s centrafricaines. Tableau 14: EFFECTIFS INSCRITS DANS L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE 1965-1966-l. Garçons Filles Total Total du secondaire 3.243 623 3.866 Premier cycle (2.942) (570) (3.512) Second cycle ( 301) ( 53) ( 354) Lycée technique 393 51 44 Ecoles professionnelles 141 264 ho5 E,'coles normales 363 102 465 Ecole d'agriculture 71 - 71 Total 4.211 1.oho 5.251 /l Il convient d'ajouter à ces effectifs 266 Centrafricains qui font des études à l'étranger. Sur ce nombre, 74 sont inscrits dans des facultés des lettres et des sciences (enseignement supérieur), 186 reçoivent une formation technique, et 6 sont inscrits dans des éta- blissements secondaires Sources: Mission de l'UNESCO en R.C.A.t Statistiques scolaires 1965-1966, Ministère de l'Education Nationale. Tableau 15: AFFECTIFS INSCRITS DANS L'I SEIGWI2ENT PRIfAIi, (en milliers) 195o/51 195/56 1956/57 1957/56 155o/59 1959/6o 196o/61 1961/62 1962/63 1563/6h 1964/65 1965/66 Tot al du Primaire 19,h 32,_ 3,8 51,3 61,h 67,5 73,b 87,5 io6 119,6 128,5 Gargons 17,0 28,1 33,0 3d,6 45,b 50,5 54,5 58,8 67,9 82,3 92,6 95,6 Filles 2,. 4,7 5,8 7,2 8,5 10,9 13,0 15,0 19,6 24,1 27,0 32,9 Source: Mission de 1'UIFSCO en R.C.A.; Statistiques scolaires 1965-1966; Ministère de 1'Education Nationale. Tableau 16: DESTINATION DES EXPORTATIONS - UDEAC EXCLUE (En mil]ions de francs CFA) 1967 Destination 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Jan. - Sept. France 2.246,4 2,37L,,7 2.134,4 2.553,0 3.317,8 2.453,4 2.841,3 2.342,0 Marché commun (sauf France) 390,2 416,9 235,3 350,7 744,9 788,2 907,2 314,0 Autres pays africains (sauf UDEAC) 432,4 292,1 323,6 198,7 158,1 186,9 94,9 Autres 357,5 306,0 961,5 2.327,9 2.920,3 3.078,4 3.747,6 2.665,0 Total 3.426,5 3.389,7 3.654,8 5.430,3 7-141,1 6.5o6,9 7.591,0 5.32,0 (pourcentage de la valeur totale) France 65,6 70,1 58,4 47,0 46,5 37,7 37,4 44,0 Marché commun (sauf France) 11,4 12,3 6,5 6,5 10,4 12,1 12,0 6,0 Autres pays africains (sauf UDEAC) 12,6 b,6 8,8 3,7 2,2 2,9 1,3 .. Autres 10,4 9,0 26,3 42,8 40,9 47,3 49,4 50,0 Ioal 100:0 L0. 100 !iO 100,0 L09,0 100,010 Source: Commerce Extérieur, UDE, Statistique Générales 1960-65. Bulletin Mensuel de Statistique, R.C.A. 1966-67. Tableau «¯': E "P IT""MO'S DES1 PRIT'IP "-( P-fIDI.TS ''9- TDEAO EXCIL? IFrlu 1 196,, 1961 '1962 '1963 1964 i965i26 1967 C tn 1,547,0 1.534,7 l.288,ý4 1.364t9 1,386,7 1,236,2 1,115,8 1,635,1 :853,5 969,3 1.038,9 783,0 1,977,2 1.005,5 1.797,8 1.427,3 Diamant - 415,1 367,9 715,0 2.625,6 3.061,5 3.511,9 4.062,0 3.348,8 92,14 71,6 89,0 121,o 1o,4 95,0 129,4 89,6 83,2 69,1 37,9 87,8 83,14 - - én 45,3 21,4 40,2 63,7 92,7 122,1 33,0 53,2 PuLmistes et noix de palme 37,8 25,4 24,7 40,1 34,4 44,14 43,0 Tabac 14,9 41,0 30,3 39,7 38,9 45,2 52,7 140,7 B9ris dl'oere 67,9 62,8 55,o 60,3 134,5 129,7 93,1 ( 210,3 18r3 13,3 51,8 30,5 25,0 30,6 64,8 Ivore 31,6 24,7 30,8 32,4 19,5 10.2 7,1 7,5 iver 213,1 174,4 221,6 231,2 177,5 192,7 192.3 TOTAL 3,426, 3.389,7 3.658 5.430,3 7.14165 9 7.5910 7.166,1 (Pourcentage de valeur totale) 45,1 45.,3 35,3 25,1 19,4 19>0 14,7 22,7 24,9 28,6 28,14 14,4 27,7 15,4 23,7 20,0 12,1 10,9 19,6 48,4 42,9 53,9 53,5 46,6 2,7 2,1 2,4 2,2 1,5 1,4 1,7 . Arachides 2,6 2,5 1,9 0,7 1,2 1,3 - Sésa xe 1,3 0,6 1,1 1,2 1,3 1,9 0, 4 Pa1rniýt?e3 et noix de palme 1,1 0,8 0..7 0,7 09 0,7 o16 Tabac 1,2 0,8 0,7 0,5 0,7 0,7 9ois d'ceu-vre 0 1,2 0,8 0,7 0,5 0,7 0,7 Grumes 2,0 1,8 1,5 1,1 1,9 2,0 1,2 Ivi6 0,4 1,4 o,6 0,A o,5 0,8 DIvers 0,9 0,7 0,8 o,6 0,3 0,2 0,1 6,2 591 6,1 4,3 243P0 2____ .Total 100É 3urces: Comnerce extéri1eur UDE, Statistiques géné.rales, 1960-65 Pulletin mensuel de statitique, 1966-67 I '('7- IFS Tableau lb: PROVENANCE DLS IMPORTATIONS 1960-1967 - UDEAC EXCLUE (En millions de francs cFA) Provenance 1960 1961 1962 1963 19611 1965 1966 1967 France 3.00h,h 3.228,2 3.793,9 3.929,3 4,329,8 h.099,9 5.067 6.h86 Marché commun (sauf France) 573,2 68ô,3 636,1 1.018,8 1.172,8 893,6 1.323 2.136 Autres pays africains (sauf UDEAC) 35h,0 28h,5 h02,5 376,2 hhh,8 395,6 514 581 Autres 1.029,h 1,298.1 1.313,1 1.190,3 1.422,3 1.387,2 1.718 1.705 Total h.957,0 5,h99.1 6.145,6 6.514,6 7.369,7 6.776,3 8.622 10.908 (pourcentage de la valeur totale) France 60,5 5,7 61,7 60,3 5d,7 60,5 59 59 Marché commun (sauf France) 11,6 12,5 10,3 15,6 15,9 13,2 15 20 Autres pays africains (sauf UDEAC) 7,1 5,2 6,6 5,ô 6,1 5,6 6 6 Autres 20,b 23,6 21,h lb,3 19,3 20,5 20 15 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Sources: Commerce extérieur, UDE, Statistiques générales 1960-65. Bulletin mensuel de statistique R.C.A. 1966-67 "'d- *' :rTE TORT:I'O" FAE 1 A'"EGO IE?S DE :!"9DUITS 1/ 1- - UTDEAC E0L"E 164 1265 der C 1967 1964 1965 1966 1967 ,en ilions de fran- CFA,(en pourcentages) Animwux Sur pied et prodits d'origine mmale l7-6,9 2,4 2,3 2,4 Proiits d'origine -iégétale 29,1, 3i6,0 5'l,, , 6,3 Huiles et graisses , , ,5 0,6 Produits alimentaires, boissons, taba. 577,6 21,3 $2,1 6)9,' 7,3 5,9 7,3 5,9 prvduits min6raux 73,3 531,2 l.?3',i 1.093.? 6,5 3,6 12,0 10,0 Produits chimiques 5-5, ' 2,3 641,2 991,0 6,9 6,8 7,4 9,1 Articles en matière plastique et en caoutchouc 273,5 273,0 316,9 333,2 3,7 4,1 3,7 3,5 luirs et peaux 39,9 33,5 '_7,4 32,6 ,,5 0,5 0,4 Bois et liège 12,9 2,3 1à,2 12,0 0,2 0,1 0,2 0,1 PZte de bois et papier 17',J 17,1 203,5 194,3 2,1 2,3 2,h 1,3 Textile: i.C7,? 1.15,,_ . 1.376,9 21,3 17,1 13,9 12,6 "haussures et zhapeaux 317,6 177,2 136,3 7,9 14,1 2,6 1,6 0,7 onuvr.c pierre, c6rérique st verre , , 1,2 1,51, 1,0 Perles, pierres pr6cieuse et n t:ux préciouc 14, l1,1 27,2 53,3 0,2 0,2 0,3 0,5 MAtaux ordinaires et euvrages en métal 637,7 649,0 323,2 22,9 9,3 ?,9 9,6 3, Machine, appareillage et équipement 6lectrique 23,6 297,2 1.122,? 2.667,6 12,3 14,7 13,0 24,5 Matériel de transport -63,6 1.012,7 1.244,5 1.0 U,7 13,1 15,0 14,0 9,6 Instrxrnents scientifiques et de pr5cision 117,n 13,3 111,4 111,3 1,6 1,5 1,3 1,0 Armes et munitions ,7,L 21,4 8,5 16,2 0,6 0,3 0,1 0,1 Produits, NAC 2/ 112,3 11[,9 160,9 191,1 1,5 1,7 1,9 1,8 Objets d'art et de collections n,5 1,3 3,3 - TOTAL ',7 .7763 3.22,6 1 100 0 100,0 100 0 100. 1/ "alqur CAF à la frontière de 1'TDEAC 'g'néralement Pcinte Noire). Y compris les colis ps-tax: Sour..n:Commerce extérieur de la République Centrafricaine. Tableau 20: RECETTES COURANTES DE L'ETAT (millions de francs CFA) 1961 1962 1963 196h 1965 1966 1967 1967 1968 Budget Résultats Bu et 3554 3.893 4.525 5.615 6,61 7.696 7.6o 6.90 8,273 905 732 974 1.569 1.999 2.161 1.930 1.950 2.054 (583) (576) (537) (931) (1,h18) (1.590) (1.173) (684) (1,288) (322) (156) (437) (638) (581) (571) (757) (1.266) (766) . 2.649 3,161 3,551 4.046 4,615 5,535 5,674 4.958 6,219 c > portat-on (868) (1.068) (1.192) (2.145) (2.514) (3,202) (3.343) (2.973) (3.613) DIroilv, -xpo2 Lati.on (296) (295) (297) (447) (352) (414) (355) (338) (283) c ~ --dar.té b/ (369) (332) (383) (hl) (520) (665) (283) (455) (283) ¢ (1.116) (1.466) (1.679) (1.013) (1.229) (1.254) (1.693) (1,192) (2.040) 310 602 781 1.008 1.090 1.010 886 1,103 606 Tota s Js recsttte: . 3,864 4,495 5,306 6,623 7,704 8.706 8.490 8,011 8,874 r:on tenu de la période :rp 2-srtaire de ja.vier mr '- .T -t, --uf en !3 . c/ Tax sur les , ls transa-,jc-z et t --s acessoires insi q,, li T:xe ur_jqu e Tableau 21: DEPENSES COURANTES DE LIETAT (en millions de francs CFA) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 19671/ 1968 Résultats BUdget Resultats Ser-.-icsis rovioires B Services généraux 1,332 2,157 2.383 2.897 3,627 3,092 2,880 1r:11_trati:n pclit r 115 8 156 122 126 135 - - A±r ntration gnC 11 989 1.449 1.422 1,863 2,491 2,014 1.745 1.772 D" nti: tI crité 228 700 805. 912 1.010 943 1.135 1.32h S prx:iz's camiqes __/ 392 7 723 899 814 800 1618 1.658 A;riculture 3/ 216 277 276 369 323 276 764 833 Tr;.-ax public: et transports 172 2 hhh 526 h91 525 854 825 Tour'i::ue 4 6 3 4 - - - ; : s 769. 6 1,381 1,646 2,1ho 2,089 2,694 2700 350 384 473 538 705 690 869 879 Education 339 483 784 957 1,306 1,399 1,780 1.752 t 80 98 124 151 129 - 45 69 DpeiIiveriSes et -ans rifrczations pal res 939 1,152 783 1,002 1,46 1,901 1,506 1.633 Prats et avancjs 6 3 - - - 110 285 - Ipenses courantes moins service l1 dotte 3,438 4.984 5,270 6*444 8.069 7.882 8.983 8.058 9.087 icen's au titre du servico 253 142 224 118 89 94 167 126 405 de 1a dette o_rant_ : 3,691 5j126 5.494 6,562 8,158 7.976 9.150 8.184 9.492 --.- - :±== -= = =-= 71 1Crý.tq n_~ ts~.1 2,2 '-iled complériontaire (janvier à mars) pour cl6ture de l'exercice budgétaire. 7 i postes t t conmicat4in. T7 I T_~ -e Tableau 22, DWIBS D'INTETISSEMENT DE L'ETAT (en millions de franco CFA) -1.960 I961 1962 W 196 1965 1966 1967 1967 j./ 1963 Budget Budget T_:_____r 61 190 127 557 673 752 516 153 - 130 Transnprt et communications 6 - - 125 232 194 292 50 - 58 Ute (6) - - - - - - (20) - (28) eroport et transports aériens - - - (115) (215) (114) (107) (30) - (30) _emin d- fer - - - (10) (10) (10) (18) - - - -oct et telécommunica- - tions et autres. - - - ( 7) ( 70) (167) - - - O--7ntE publics 55 18 12h 430 439 556 224 99 - 70 -:-truction (27) (120) (109) (381) (341) (384) (104) (99) (70) (28) (67) ( 15) ( 49) (98) (172) (120) - - - novation urbaine . 3 3 2 2 2 - 14 - 2 éppement économique - ho 15 à 683 L 281 - 92 trieet mines - - 4 23 15 562 40 100 - 22 r clture - 10 9 23 39 121 55 128 - 65 - 30 2 - - - - 53 - penent du secteur social . - 85 18 27 7 2 -8 îion- - 20 3 3 - - 2 - 8 - - 20 16 - - - - - - - - 45 18 15 27 7 - - ? pations nt subventions 55 55 214 15 h91 376 30 -15 :iptions dans les en- isr pubiques 30 20 77 132 88 428 254 - - - ans 2 35 137 35 67 63 122 30 15 23 - - - - - - - - - 23 15 TA1 1z3 1p3nses d'investissement -16 285 1 I U5 9a 260 .-1 investissement pendant l'année civile; toutefois, on prévoit quelques dépenses au cours de la période -lmentaire ( janvier-mars 1965) au titre de l'exercice budgétaire 1967. _____: ýapte définitif des recettes et des dépenses. Part des fonds '"tal P'blic Privé Public P publics, par Ssecteur '~ råll±c 'c Zfr:ncs 0F?) (en pourcentzge) (n pou centage) Ens:mble du Plan 36.377 23.22 3.5 100.3 100,0 100,8 Setteur i productifs 1.66 °.2 6.333 _,1 2 7 6 grc:lture et dr-rural 6.521 .31I 767 17,3 20,5 9 ines ti3 .223 2.312 3.921 16 9 8,2 45,8 37,0 Ines l.hr h0 1.900 ?,2 0,1 22,2 2,0, En4rgie 155 35 150 1,2 1,1 1,7 67,0 rlt.N XS1 351 100 1>2 1,2 1,2 77,8 Infrar tructure Econorigue 6.025 5.075 959 16 3 17 9 111 83 9 Transport: 55 T. 10,7 Corcmmncations 2? 22? - 0,6 0,8 - 100,0 Cmmer-e 7h7 717 30 2,1 2,5 0,h 95,9 ais géniraux des secteurs sosial et administratif 11.299 1.332 730 6 98 Eduaton 5 5 - *,5 1,9 - i , 547'2 Form,aticn technique 2.0 3 2.0h3 - 5,5 7,2 - 00,O Santé 757 722 35 2,1 2,6 0,h 95,3 Urbanisme 3.675 3.675 - 9,9 13,0 - 1000 Construction de logernent 3.h 3.h9 32 ,h 10,8 5,0 87,6 Equipement atdministrati f 3t info4ation 726 796 - 2,2 2,8 - 1000, Etudes et recherche 3.256 2.256 338 10h 3,5 20> Srvie de la dette publique2,3 - 100,0 Note: les difrences sont dues i ce que les chiffres ont §té crrondis. ur:o: Plan quadriennal (1t67-?' Tableou 24: LAN QUAIMtIE1lAL 107-70 fhmXT" EECT EN 1967 (5 ~ dsifruio km A) 1967 en % des années ~k Secteurs productif.1 .Agriculture o 12,5 3.9 44 Industrie 3,600 1.012 2.588 57,8 43,9 66,0 Mines - Energie 30 30 6,6 9,8 - Tourisme 83 3 80 18,4 0,9 80,0 Infrastructure économiue Transports 1,100 555 468 22,0 10,9 49,3 Communications 32 32 - 14,0 1h,0 - Commerce - 0,1 0,1 - Dépenses des secteurs social et administratif Education - Formation technique 179 179 . 8,8 8,8 - I3nt5 - 35 4,6 - 100 T7banisme 45 I5 - 1,2 1,2 - %3nstruction de logements 50 30 20 1,h 1,0 h,6 Equiperant administratif 55 300 55 3,8 3,h 11,8 Information 35 3 Etudeo et recherche 340 340 - 9,7 21,1 - Sor de la dette publique 130 130 - 20,4 20,h - .TOTAL CE6,391 3.389 3.202 17t4 37,5 3ource: Aitorités centrafricaines 1 -7 Tableau 25: ENGAGEMaTS D'AIDE EXTFRIHJRF41 (1963/1966) (en millions de francs CFA) Source 1963 1964 1965 1966 Total France (FAC) 1.365 2.415 599 1.048 5.427 Fonds de développement de CEE 982 355 1.531 1.829 h.697 Etats-Unis 175 281 186 144 786 Total 2.522 3.05 2.316 3.021 10.910 /1 Ne comprennent ni l'assistance technique ni le soutien budgétaire Source: Plan quadriennal (1967/70) Tableau 26: DECAISSEMTS D'AIDE EXTERIEURE, 1963/67 (en millions de FCFA) 1963 1964 1965 1966 1967L TOTAL FRANCE 2.313 2.847 2.582 2.599 2.088 12.à29 Subventions du FAC ( 807) (1.337) (1.062) (1.0h0) (1.016) (5.262) Assistance techniqueL2 (1.100)L3 (1.177) (1.320) (1.430) (1.072) (6.099) Soutien budgétaire (Investismts.' ( 406) ( 333) ( 200) ( 129) - (1.068) CEE : Fonds de développement 329 369 1,o53 993 467 3.211 ETATS-UNIS: Dons n.a 256 187 145 115 703 CHINE (continentale): prêt - 500 - - 500 AtLLEMAGNE: (prêts) - 222 134 54 410 TOTL 2.642 3.h72 4.544 3.871 2.724 17.253 /1 Neuf premiers mois 2 Y compris de petites sommes émanant d'autres sources 13 Évaluation Soutien du budget d'investissement Source: Plan quadriennal et autres sources Tableau 278 AFFECTATIONS DES ENGAGEDMTS D'AIDE EXTERIEJRE 1963/66 PAR SOURCES- FAC FED Etats-Unis Total % du Total Etudes et recherche 579 610 - 1,189 10,9 Infrastructure économique 1.lho 983 230 2.353 21,6 Infrastructure socialeL2 573 1.255 179 2.007 18;h Développement rural 1.686 1.849 326 3.861 35ý4 Développement industriel 218 - 218 2,0 Equipement administratif 292 51 343 3,1 Bâtiments publics & aéroport de Bangui 939 - 939 8,6 Total 5.427 >.697 786 10.910 loo,0 1 Assistance technique non comprise /2 Principalement éducation et formation professionnelle Source: Plan quadriennal REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE RESEAU ROUTIER Routes principales Routes secondaires Y ENT CA Routes locales ou voies de desserte BIRAO Projet routier envisagé Tronçon entretenu par ATEC _N-DELE -.' OUADDA BATANGAF PAOUA BOCARANGA1 CRAMPEL BOSSANGOA BOUCA BRIA YAL(N GAÅ BOZOUM DEKOA IP BAGALA BOUAPI BABOU SIBUT GLMA AMBARI AOM OBO BOSSEMBELE CARNOT G DAMAR KOUANGO LINLAO RAFAIs ( PUZEMIG BANGASSOU E ýFERAT[ BODA O OAE OUANGO BANGUI eagouoo M'BAIKI 'E..t MONGOUMBA SALO DEýCEMBRýE 1968 BIRDI 2620 & . [ DECrMBRE 1 9 6 8 B I RD 2 6 2 1 REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE GLIMAT, VEGETATION ET PRECIPITATIONS MOYENNES CLIMAT SOUDANO S HELIEN 1100 1600 MIM CLIMAT SOUDAN -GUINEEN 1400 600 M CLIM T Forgt UBANGUIEN Savane Burdea Savane Adamoua 61 Précipitations moyennes Savane guinéenne Limites des climats Savane soudano-guingenne MAI 1967 BIRD 2622

Informations clés
Type de document Pre-2003 Economic or Sector Report
Date
Source worldbank_document