DIFFILEEICOPY Rapport No. EMA-8 TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a e'té prépare''a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilité quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publié ou citd comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT SITUATION ECONOMIQUE DE LA TUNISIE Le 5 mars 1969 Departement Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord TAUX DE CONVERSION 1 dinar = 1, 905 dollar EU 1 dollar EU = 0, 525 dinar 1 million de dinars = 1, 905, 000 dollars EU 1 million de dollars EU = 525, 000 dinars NOTE PRELIDfINAIRE Le présent mémorandum est la mise à jour du dernier rapport économique communiqué par la Banque au Groupe Consultatif, intitulé "Situation et Perspectives économiques de la Tunisie" (No. MA-3a, 19 mars 1968). Il retrace les principaux faits survenus en 1968 et résume les commentaires relatifs aux perspectives éco- nomiques figurant dans le Budget économique pour 1969. Il a été rédigé par M. Michael Payson qui s'est rendu en mission en Tunisie et y a séjourné du 10 au 20 décembre 1968. Une étude d'ensemble de l'évolution à plus long terme est prévue pour le printemps, époque à laquelle l'élaboration du plan quadriennal tunisien 1969--1972 sera probablement achevée. TABLE DES MATIEFES Page LA PRODUCTION, LES INVESTISSEMENTS ET LES ECHANGES EXTERIEURS Evolution en 1968 1 Perspectives pour 1969 2 SITUATION FINAINCIERE INTERIEURE Finances publiques 6 Lntreprises et banques 8 FINA!CES EXTERIEURES 9 CONCLUSION 12 ANNE STATISTIQUE 1. Dépense nationale brute, 1967-1969 2. Produit intérieur brut par secteur, 1967-1969 3. Formation brute de capital fixe par secteur, 1967-1969 4. Recettes et dépenses de liEtat, 1967-1969 5. Recettes et dépenses des administrations, 1967-1969 6. Epargne des entreprises publiques par secteur, 1967-1969 7. Situation monétaire, 1967-1969 8. Balance des paiements, 1967-1969 LA PRODUCTION, LES INVESTISSEMENTS ET LES ECHANGES EXTERIEURS Evolution en 1968 1. Le taux de croissance prévu par le Budget économique a été presque atteint en 1968: on estime en effet que le produit intérieur brut au coût des facteurs a augmenté de 8% en termes réels. Après deux années de conditions météorologiques défavorables et de mauvaises récoltes, la production de l'agriculture et des industries connexes, en particulier celles du blé, de l'olive et de l'huile d'olive, a augmenté de 18i; elle a contribué pour plus de 40% à la croissance totale du PIB, tout en se maintenant à un niveau inférieur au chiffre maximum enregistré en 1965. Dans les industries extractives, la production de produits pétroliers a sensiblement augmenté; l'extrac- tion du pétrole brut a progressé plus rapidement que prévu, et celle des phosphates a été intensifiée en prévision de l'ouverture de nouveaux débouchés, notamment en Europe de l'Est. Dans le secteur industriel, en dehors des industries alimentaires et de l'extraction minière, l'expansion a été presque nulle, le déclin accusé par les textiles et les engrais ayant presque entièrement annulé les aug- mentations enregistrées dans d'autres branches. Dans le secteur des services, la tendance à l'expansion a continué de s'affirmer dans l'industrie touristique où la croissance a été estimée à 22% en termes réels. 2. L'investissement fixe total en 1968, estimé à 118 millions de dinars aux prix courants a été inférieur de 7% à celui de 1967 et d'environ 7 millions de dinars aux prévisions du Budget économique. L'investissement public a diminué de 11%, l'Etat ayant remis à plus tard certains projets d'investissement en monnaie locale et l'inves- tissement des entreprises publiques ayant diminué de 25%. Tous les secteurs de l'économie ont été touchés par la réduction des investis- sements du secteur public, à l'exception des transports et communi- cations ou de nouveaux investissements ont été réalisés, notamment dans les installations téléphoniques et la construction de logements. L'investissement privé a augmenté par contre de plus de 20%, selon des estimations provisoires. Les principaux secteurs intéressés sont l'agriculture qui a bénéficié d'une augmentation de l'aide étrangère pour le développement des coopératives ainsi que le tourisme et les transports. On estime que l'investissement privé, dans le secteur des mines et de l'industrie, est demeuré à peu près au même niveau que l'an dernier, malgré d'importantes modifications à l'intérieur de ce secteur. Il résulte de ces fluctuations que le total des investissements fixes, qui correspondait à 24% du PIB en 1967, ne correspondait plus, d'après les estimations actuelles qu'à 21% de ce PIB en 1968. 3. Malgré l'augmentation de la production, les exportations de biens n'ont pas augmenté en 1968, notamment parce que la production supplémentaire de céréales et une fraction plus importante que précé- demment de la production de pétrole brut ont été utilisées à l'intérieur du pays. Les exportations d'huile d'olive ont augmenté mais des facteurs saisonniers ont provoqué une diminution des exportations d'agrumes. Quant aux exportations de vin, d'engrais et de minerai de fer, elles ont subi le contrecoup des conditions défavorables du marché mondial. De plus, d'après les chiffres du commerce extérieur couvrant les 11 premiers mois de 1968, il est peu probable que se vérifient à la fin de l'année les prévisions des autorités tunisiennes en ce qui concerne l'augmentation des exportations de phosphates. Les recettes au titre des services ont augmenté de 5,5 millions de dinars grâce à l'accroissement des recettes du tourisme et à une avance au Gouvernement des redevances pour l'emploi de l'oléoduc. 4. L'augmentation de la demande intérieure s'est accompagnée d'une réduction des importations. Il en est résulté une diminution du déficit de la balance des biens et services qui est passé, estime-t-on, de 55 millions de dinars en 1967 à 33 millions en 1968. Les importations de biens d'équipement ont augmenté de 10% malgré la réduction des dépenses d'investissement public. Cependant, les importations de biens de consommation et de biens intermédiaires ont diminué de 19%. Pour les biens de consommation, la diminution a été obtenue par le maintien des contrôles sur ces importations, par la substitution de la production locale aux importations de céréales et d'étoffes et par une diminution des stocks. Pour les biens intermédiaires, elle a résulté principalement de la réduction des importations de pétrole, de fils de coton et de fournitures destinées à l'industrie du bâtiment. La diminution du volume des i::v-ortations de marchandises a entraîné unc légcre dininution des déienses de frêt et d'assurance qui a contribué elle aussi à l'amélioration générale de la balance des services. Perspectives pour 1969 5. Le Budget économique pour 1969 prévoit un taux de croissance du produit intérieur brut en termes réels de 7,6% au coût des facteurs; des dépenses d'investissement fixe de 140 millions de dinars; enfin, le maintien du déficit de la balance des biens et services à son niveau actuel, le niveau des importations comme celui des exportations étant toutefois plus élevé. 6. Les projections relatives à la production sont fondées pour une large part sur une augmentation continue de la production de l'agricul- ture et des industries agricoles. C'est sur la production d'olives que l'on compte le plus; elle devrait augmenter de plus de 100.000 tonnes, et la production d'huile d'olive devrait augmenter dans les mêmes proportions. On estime également que la production d'agrumes et de légumes augmentera considérablement mais que celle de blé sera moins importante. Toutes les prévisions ci-dessus supposent évidemment que les conditions météorologiques favorables de l'an dernier seront renouvelées. 7. Les prévisions relatives à la production des industries minières et pétrolières font état d'une augmentation de 15%. Elles supposent un nouvel accroissement de la production de pétrole brut, de raffinage du pétrole brut qui doit être importé en exécution d'un accord d'aide bilatérale en cours de négociation, et l'utilisation complète de la capacité de production de phosphate, qui est actuellement de l'ordre de 4 millions Oe tonnes par an. Il ressort des projectfons que toutes les branches de l'industrie devraient être en expansion, et tout parti- culièrement celle des textiles, grâce à l'amélioration qui, espère-t-on, se manifestera dans l'organisation commerciale intérieure. Quant aux autres secteurs de l'économie, on s'attend principalement à un renouveau d'activité dans le bâtiment et à une expansion encore plus accentuée du tourisme et du commerce. 8. Le Budget économique prévoit que l'investissement fixe sera en augmentation de 22 millions de dinars. Le niveau des dépenses d'inves- tissement sera de ce fait très supérieur au niveau atteint au cours des trois dernières années. Il semble toutefois que l'amélioration des conditions économiques et l'augmentation des fonds disponibles permet- tront cette augmentation. Les projections relatives aux investissements des administrations indiquent que ces investissements passeront de 4l millions à 56 millions de dinarsy les modifications les plus importantes devant survenir dans l'agriculture, les transports et communications et les bâtiments publics. Les autorisations relatives à de nouveaux projets atteignent, dans le budget d'équipement, le total de 11 millions de dinars; la moitié de cette somme est destinée à des projets dont une partie doit être financée en devises et la moitié à des projets entièrement réalisables en monnaie nationale. Pinsi, près de 45 millions de dinars sont destinés à la poursuite de projets et 20% environ de ce montant sont affectés aux paiements venant à échéance à la fin de 1968. On prévoit également que les investissements des entreprises publiques et mixtes augmenteront de 5 millions de dinars, principalement dans l'électricité, l'extraction minière, l'industrie chimique et la fabrication d'engrais. Les autorités ont exprimé leur intention d'adapter le niveau de l'inves- tissement, qui se chiffrerait selon les projections actuelles à 140 millions de dinars, au volume des capitaux disponibles. 9. L'investissement privé sera probablement touché par une diminution des dépenses consacrées aux recherches pétrolières. Cette diminution sera toutefois plus que compensée par l'accroissement des dépenses consacrées à l'agriculture, aux industries des textiles et du cuir ainsi qu'au tourisme, si bien que la croissance globale serait de l'ordre de 3 millions de dinars. Il est peu probable que des mesures immédiates puissent modifier les résultats de 1969; cependant, l'Etat espère encourager encore l'investissement privé en s'efforçant de simplifier et d-accélérer l'octroi des autorisations d'achats de devises, en organisant à Tunis une conférence internationale sur les possibilités d'investissement, en rationalisant les avantages fiscaux, notamment au profit du tourisme et de l'industrie, et en accordant un soutien accru au Centre de promotion des investissements. 10. Les projections font état d'une augmentation de 20% des expor- tations de marchandises. Plus de la moitié de cette augmentation résulterait de l'accroissement des exportations de pétrole brut, dû en partie à l'expansion de la production et en partie au remplacement, pour le raffinage, de pétrole d'origine tunisienne par du pétrole importé. Les exportations de phosphate brut, principalement à destination de lfEurope de l'Est, d'huile d'olive, d'engrais et de certaines matières premières nécessaires à l'industrie et au bâtiment à destination de la Libye, représentant presque tout le reste de l'augmentation. Selon les projections du Budget économique, les recettes du tourisme devraient augmenter au même rythme que l'an dernier. Par contre, les rentrées nettes de devises provenant des autres services diminueront du fait de l'augmentation des paiements nets pour frêt et assurances et de la cessation du paiement des avances au titre de l'utilisation du pipeline. Le Gouvernement tunisien espère conclure au début de 1969 les négociations en cours avec laComunauté économique européenne; il est cependant peu probable que la conclusion de ces négociations ait à court terme un effet très sensible sur le compte courant. Le Gouvernement entend également modifier l'an prochain le système fiscal, afin d'encourager davantage les exportateurs et d'ouvrir de nouveaux marchés, en particulier en Afrique. 11. Après avoir diminué en 1968, les importations de biens et services devraient, selon les projections, rejoindre leur niveau de 1967 et atteindre 176 millions de dinars. Les importations de biens inter- médiaires devraient accuser l'augmentation la plus importante; celles de biens d'équipement continueront à augmenter lentement et celles de biens de consommation augmenteront modérément, tout en restant infé- rieures de 8 millions de dinars à leur niveau de 1967. La réalisation de ces objectifs entraînerait pour la balance des biens et services un déficit de 31 millions de dinars en 1969 contre 33 millions de dinars en 1968 et 55 millions de dinars en 1967. Bien que la prévision du niveau des importations du Budget économique puisse être réalisée, il y a moins de certitude en ce qui concerne les exportations et le déficit sera vraisemblablement plus grand que celui de l'année 1968. Tableau A Emplois et Ressources (millions de dinars courants) 1967 1968 1968 1969 Budget Estimation Budget Réalisation Economique Provisoire Economique PIB aux prix du marché 531,2 569,8 571,2 625,4 Importations nettes de biens et services 55,0 43,8 32,6e 30,7 Emplois - Ressources 586,2 613,6 603,8 656,1 Consommation totale 459,3 486,8 483,3!' 512,7 Investissement total 126,9 126,8 120,5 143,4 af Ce chiffre présente par rapport aux estimations officielles de l'annexe statistique, une différence de 2,5 millions de dinars, montant d'une avance non renouvelable au titre de la redevance pour l'usage de l'oléoduc considérée par les autorités tuni- siennes comme une recette courante et traitée dans le présent rapport comme une recette en capital. La consommation privée a été augmentée d'un montant équivalent. SITUATION FINANCIERE INTERIEURE 12. En 1968, la croissance de la production et le maintien des restrictions imposées à la consommation privée se sont traduits par une augmentation substantielle de l'épargne nationale. On estime actuel- lement cette augmentation à 72,6 millions de dinars, chiffre supérieur de 16l à celui de 1967 et légèrement supérieur au montant prévu dans le Budget économique de l'année dernière. Cette augmentation est entièrement attribuée à l'épargne des entreprises, des ménages et des banques qui ensemble ont augmenté de plus de 50% et dépassé de quelque 28% les prévisions du Budget économique. L'épargne totale des Adminis- trations, en revanche, a diminué de 40%; elle se chiffre à 9 millions de dinars, soit moins de la moitié du chiffre prévu par les autorités tunisiennes. Pour 1969, le Budget économique prévoit une amélioration de l'épargne publique, qui devrait atteindre à nouveau les niveaux de 1965 et 1966, et une nouvelle croissance de l*épargne des entreprises et des ménages. Finances publiques 13. La diminution de l'épargne publique a résulté de la détério- ration de la situation financière de l'Etat. L'excédent courant du budget de l'Etat, qui était tombé de 23 millions de dinars en 1966 à 18 millions de dinars en 1967, a encore diminué et n'a pas dépassé 11 millions de dinars en 1968. Cette situation est surtout due à l'insuffisance des recettes ordinaires qui n'ont augmenté que de 4,4% alors que le budget était en augmentation de 13%. Cette différence s'explique en partie par le fait que l'on n'a pas tenu compte de l'incidence d'un emprunt forcé lancé en 1967 - les souscriptions à ce prêt étaient déductibles du revenu imposable - et en partie par une diminution des recettes douanières, due à la baisse du volume des importations et à l'incidence d'exonérations fiscales qui avaient pour but de stimuler l'activité économique. 14. Bien que la baisse des recettes fut déjà prévisible au milieu de l'année, il semble que les dépenses ordinaires aient augmenté à peu près au même rythme qu'en 1967, soit environ 11% pour l'ensemble de l'année selon des estimations provisoires. Les dépenses courantes au titre de l'éducation accusent l'augmentation la plus importante et correspondent à plus du quart des dépenses ordinaires; presque tout le reste de l'augmentation est imputable à l'accroissement des dépenses consacrées aux services sociaux et, aux services de santé et aux paiements d'intérêts. Les traitements et salaires figurant au budget ordinaire sont en augmentation de 11 millions de dinars et atteignent 70 millions de dinars; les achats de biens et services n'ont augmenté que modérément. 15. lie disposant, pour les raisons décrites ci-dessus, que de ressources insuffisantes, l'Etat s'est vu contraint de diminuer ses paiements au titre de projets d'investissements financés en monnaie locale. Cependant, les transferts aux entreprises ont augmenté d"environ 2,5 millions de dinars, dépassant ainsi les estimations - 7 - budgétaires originales, alors que les paiements pour amortir la dette publique sont restés au niveau de 1967. La diminution des dépenses totales en capital a été inférieure à la diminution de l'excédent ordinaire, et le déficit global de trésorerie a augmenté en conséquence d'environ 3 millions de dinars et atteint le chiffre de 46 millions de dinars pour l'année. Seulement un tiers de ce déficit a été financé par des fnds d'origine intérieure, y compris une petite augmentation du crédit bancaire. 16. Le Budget pour 1969 prévoit une augmentation de 13% des recettes ordinaires,*soit 17 millions de dinars. Sur ce total, 6 millions de dinars doivent provenir de nouvelles mesures de fiscalité directe et indirecte, tandis que la disparition de certains facteurs spéciaux qui avaient joué en 1968 et l'amélioration escomptée de l'activité économique devraient se traduire par une augmentation des recettes de 11 millions de dinars. Le Budget prévoit une augmentation de 6,7% des dépenses ordinaires, soit un peu moins que la croissance du PIB qui ressort des projections. Si ces estimations se vérifient, la part du PIB correspondant aux recettes ordinaires passera à 23,3% contre 22,5% en 1968, tandis que l'excédent courant sera quelque peu inférieur à ceux de 1965 et 1966. D'après ces projections, les dépenses en capital augmenteront de 20%, et l'on pense que le financement extérieur couvrira 77% de l'impasse totale de l'Etat. 17. La réalisation des estimations concernant l'année 1969 dépend essentiellement de l'importance relative de certains facteurs que la BIRD a mentionnés dans des études précédentes. Du point de vue des recettes, l'expérience prouve que les ressources fiscales ne s'accrois- saient pas proportionnellement à lactivité économique et que la forte pression fiscale a été due à des accroissements des taux. Les services de la Banque vont entreprendre l'étude de la structure du système fiscal tunisien et de l'élasticité du produit de l'impôt. Du point de vue des dépenses, les dépenses ordinaires ont augmenté plus rapidement qu'il n'avait été prévu dans les budgets antérieurs, notamment en raison de l'augmentation des paiements de traitements et salaires. Si l'incidence des projets de développement sur le budget ordinaire n'est pas évaluée de façon plus précise et si le contrôle de la consommation publique n'est pas énergiquement appliqué, ces dépassements risquent fort de se reproduire. En outre, en admettant que l'excédent du budget ordinaire corresponde aux estimations, il ne représentera qu'une faible partie des dépenses en capital envisagées; le volume des ressources financières extérieures qui seront disponibles déterminera donc dans une large part si ces dépenses pourront être engagées. D'autre part, il convient d'observer qýue le recours au crédit intérieur a fait l'objet de limi- tations rigoureuses. Le crédit net des banque à l'Etat n'a augmenté que d'un million de dinars en 1968, et selon les indices officiels, les prix sont restés stables au cours de l'année. De plus, le Gouvernement a l'intention de réduire en 1969 les dépenses en capital financées en monnaie locale si ses ressources financières se révèlent inférieures aux projections. Il a démontré l'an dernier qu'il était partiellement en mesure d'y parvenir. On peut donc conclure que l'application de contrôles financiers plus stricts en 1969 est justifiée et que dans - 8 - la mesure où ces contrôles seront exercés, la situation financière de l'Etat sera modérément améliorée. En revanche, en l'absence de ces contrôles, la situation risque de s'aggraver, et les perspec- tives d'expansion pourraient fort bien s'en trouver fortement comp- romises. Entreprises et banques 18. L'épargne brute des entreprises publiques non financières est passé de 25 millions de dinars en 1967 à 31 millions de dinars en 1968, selon les estimations du Budget économique. Une certaine amélioration s'est manifestée dans tous les secteurs, à l'exception des textiles, des matériaux de construction et des entreprises de tourisme de l'Etat. Les augmentations les plus substantielles ont été enregistrées dans le commerce et l'agriculture et, pour le secteur industriel, dans les branches des produits pétroliers, de l'extraction minière et des indus- tries alimentaires. L'épargne des entreprises, dans les six autres branches industrielles, s'est accrue de 700.000 dinars, ne représentant au total que 2 millions de dinars. Certaines entreprises continuent à grever le budget de l'Etat, en raison d'une part de leur sous-capita- lisation antérieure et, d'autre part, de défauts ultérieurs de leur exploitation; en 1968 les transferts de l'Etat à ces entreprises ont dépassé les estimations. Le Budget économique pour 1969, dont la méthodologie a encore été améliorée, prévoit une augmentation de 9 millions de dinars de l'épargne totale des entreprises publiques, la moitié de l'augmentation étant le fait de l'industrie. Des transferts seront néanmoins nécessaires pour certaines entreprises, et l'on peut s'at- tendre que leurs activités, et notamment celles des entreprises indus- trielles se heurtent à des difficultés. Une mission de la Banque s'est rendue en Tunisie au mois de février de cette année pour étudier ces problèl7es plus en détail. 19. L'épargne des ménages et des entreprises privées est en grande partie un poste résiduel; sa ventilation entre ces deux catégories et à fortiori sa distribution à l'intérieur du secteur privé ne sont pas connues avec précision. Il apparaît toutefois qu'en 1968 les bénéfices du tourisme ont augmenté considérablement et il est vraisemblable que des augmentatior importantes se sont également produites dans l'agri- culture et le commerce. - 9 - Tableau B Epargne intérieure (millions de dinars) Réalisation Budget Estimation Budget économique provisoire économique 1967 1968 1968 1969 Administration 15,3 20,1 9,1 19,7 Entreprises publiques 25,4 26,3 31,2 40,7 Banques 3,4 3,7 4,0 4,0 'ntreprises privées et ménages 12,9 19,8 28,1a 31,8 Epargne nationale 56,5 69,9 72,4 96,2 Paiements nets au titre du revenu des facteurs 20,1 17,8 22,1 23,0 Transferts courants -4,7 -4,7 -6,6 -6,5 Epargne intérieure 71,9 83ý0 87,9 112,7 a/ Ajusté par la BIRD, Voir renvoi, Tableau A FINAINCES EXTERIEURES 20. Déficitaire en 1967, la balance générale des paiements est passée à une position excédentaire en 1968. On s'attend que les entrées nettes de capital, estimées actuellement à 53 millions de dollars et l'évolution favorable du compte courant se traduisent par une augmen- tation de 7 millions de dinars des réserves de change. L'augmentation pourrait être quelque peu inférieure aux estimations officielles, car il est possible que les exportations ou les versements effectués au titre de prêts étrangers pour des projets soient moins élevés que prévu, mais il fait peu de doute que la situation s'est quelque peu améliorée. Les réserves nettes de change à la fin 1968 étaient estimées provisoi- rement à-l4 millions contre -21 millions de dinars l'année précédente. L'amélioration de la situation des réserves de change a résulté princi- palement de la diminution des engagements des banques à l'égard de l'étranger qui ont été ramenés de 47 millions à 41 millions de dinars. A la fin de l'année, les avoirs de la Banque Centrale en or et en devises avaient augmenté d'un million de dinars, mais ne correspondaient encore qu'à moins de deux mois d'importations. - 10 - 21. Les entrées brutes de capital se sont chiffrées à 79 millions de dinars soit 8 millions de dinars de moins qu'en 1967 et environ 7 millions de moins que prévu dans le Budget économique; cette différence tient à la diminution des entrées provenant de sources tant publiques que privées. Les paiements effectués au titre de prêts publics étrangers ont diminué en raison principalement de la réduction dans le tirage sur les prêts-programmes, en particulier en provenance des Etats-Unis. Les paiements effectués au titre de prêts-projets, et notamment les paiements en provenance d'organisations internationales, de l'Allemagne de l'Ouest et des Etats-Unis, ont augmenté à mesure que s'atténuaient les difficultés de réalisation des projets. Les entrées de capitaux privés ont également baissé par rapport à leur niveau de 1967, mais ont été supérieures aux estimations du Budget économique, surtout en raison d'une avance de 15 millions de dollars consentie par un consortium de banques européennes sur une émission ultérieure sur le marché de l'Eurodollar d'un emprunt à 15 ans du Gouvernement tunisien. Les investissements directs ont diminué, le rythme des recherches effectuées par les sociétés pétrolières s'étant ralenti; quant aux paiements au titre des crédits-fournisseurs et autres crédits à moyen terme, ils ont été nettement inférieurs à leur niveau de 1967,en raison notamment des contrôles exercés depuis avril 1966 de la possibilité de contracter de nouvelles dettes. Tableau C Finances extérieures Budget Estimation Budget Réalisation économique provisoire économique 1967 1968 1968 1969 Dé'icit du compte courant 70,3 56,9 45,6 47,2 (dont: paiement d'intérêts) (8,0) (8,1) (9,0) (10,0) AIortissement de la dette 23,3 25,4 25,9 27,5 Eploi Ressources 93,6 82,3 71,5 74,7 Aide d'ori-ine _ublique 52,4 55, 47,5 56z3 crédits 41,8 45,8 35,4 43,2 Dons 10,6 9,7 12,1 13,1 CaZitauxpr_és 34,8 29,8 31,4 24,4 Investissement direct 9,6 10,5 7 9,1 E.mrunt à long terme - - 7,9a/ Crédit à moyen terme 23,8 19,3 16,8 15,3 Court terme (net) b/ 1,4 - - Augmentation nette (-) des réserves de change 6,4 -3,0 -7,4 -6,0 af Avance par les banques européennes sur une émission en Eurodollars d'obligations à 15 ans. b/ Y compris erreurs et omissions. - il - 22. Pour 1969, le Budget économique prévoit que les entrées brutes de capital se monteront à 81 millions de dinars. Ce chiffre correspond à une augmentation de moins de 2 millions de dinars par rapport au chiffre de 1968 et une diminution de 8% par rapport à celui de 1967. On prévoit cependant que l'aide publique augmentera d'environ 9 millions de dinars par rapport à l'année précédente du fait de l'augmentation des paiements effectués au titre de prêts-projets et de prêts-programmes, tandis que les entrées de capital privé diminueront de 6 millions de dinars. Si ces projections et la stabilisation prévue du déficit du compte courant se réalisent, l'amélioration des réserves se chiffrera à 6 millions de dinars. 23. A la fin de l'année, le Gouvernement tunisien avait pu signer des prêts et crédits permettant de couvrir, à 5 millions de dinars près, la totalité des paiements prévus. Toute insuffisance de fonds proviendrait donc principalement de difficultés d'utilisation des prêts-programmes ou de goulots d'étranglement dans l'exécution de projets financés en partie par des capitaux étrangers. Il semble que la Tunisie ait fait des progrès considérables dans ce dernier domaine, mais l'expérience récente démontre que des difficultés inattendues peuvent toujours surgir et souligne la nécessité de continuer à définir soigneusement et à échelonner le dévelop- pement des projets. Si les entrées de capitaux publics sont inférieures aux prévisions, il est possible que les autorités tunisiennes, soucieuses de réaliser le programme de dépenses figurant au budget intérieur, soient tentées de recourir au crédit extérieur à moyen terme. 24. Dans le dessein de réduire la dette extérieure à moyen terme, les autorités tunisiennes ont maintenu en 1968 les autorisations d'emprunt nouveau à échéance comprise entre 18 mois et 10 ans inclusivement, à un niveau inférieur à celui des remboursements effectués, si bien que le total des autorisations n'a pas dépassé la limite de 15 millions de dinars fixée par le programme de stabilisation. De plus, on prévoit que les tirages effectués en 1969 sur ces crédits ne dépasseront pas 15 millions de dinars, contre 17 millions de dinars en 1968 et 24 millions de dinars en 1967. Compte tenu de la lourde charge que constitue le service de la dette étrangère à moyen terme, et de l'augmentation prévue à partir de 1970 des paiements au titre du service de la dette publique à long terme, les autorités tunisiennes devraient se tenir strictement au niveau de dépenses prévu dans le Budget économique et l'endettement net à moyen terme devrait être réduit. 25. Selon les estimations provisoires du Gouvernement tunisien, l'encours de la dette extérieure à la fin de l'année 1968 s'élevait à 264 millions de dinars dont 65% étaient dus à des organismes publics et le reste au secteur privé étranger, principalement en raison de crédits à moyen ternie. Les paiements d'intérêt et d'amortissement au titre de ces derniers représentaient toutefois près de 70% du total des paiements au titre du service de la dette. On a estimé que ces derniers ont correspondu en 1968 à 27% environ des recettes courantes en devises. Pour 1969, le total de la dette en cours, dette privée comprise, devrait selon les mêmes projections s'élever à 292 millions de dinars, et le coefficient du service de la dette devrait être de l'ordre de 26%. - 12 - Tableau D Dette extérieure en cours à la fin de l'année (millions de dinars) Crédit de 1967 1968 1969 Sources publiques 149,4 172,6 202,6 Sources privées 85,9 91,5 89,0 Total 255,3 264,1 291,6 Service de la dette au cours de l'année Sources publiques 7,4 11,0 14,9 Cources privées 22,7 23,9 22,6 Total 30,1 34,9 37,5 Source: Secrétariat d'Etat au Plan et à l'Economie Nationale. CONCLUSION 26. La situation économique de la Tunisie s'est sensiblement améliorée au cours de l'année 1968. L'expansion de la production prévue au début de lannée s'est en grande partie réalisée; le déficit de la balance des biens et services a été réduit au-delà de toute attente; il semble également que l'évolution financière des entreprises publiques soit favorable. Ces faits se sont traduits par un excédent de la balance des paienents et par l'accroissement de l'épargne nationale. 27. La situation financière de l'Etat cependant s'est détériorée. Les dépenses ordinaires se sont accrues d'environ 11%, soit 12 millions de dinars, tandis que les recettes courantes ont été de 10 millions de dinars inférieures aux prévisions officielles de l'an dernier, qui les chiffraient à 139 millions de dinars. On estime maintenant que l'excédent ordinaire du budget de l'Etat est inférieur de moitié à ce qu'escomptaient les autorités tunisiennes. 28. Face à l'insuffisance de ses ressources, le Gouvernement a différé la réalisation de certaines dépenses d'investissements financées en monnaie locale et retardé les paiements relatifs à d'autres investis- sements. Les transferts au bénéfice des entreprises publiques ont été augmentés au moyen d'avances du Trésor, mais les nouveaux investissements de ces entreprises ont été réduits. Malgré l'accroissement de l'investis- sement des entreprises privées, particulièrement dans le tourisme, - 13 - l'investissement fixe total à l'intérieur de l'économie n'a pas dépassé 118 millions de dinars environ en 1968, alors qu'il s'élevait à 126 millions de dinars en 1967. 29. Les paiements au titre du service de la dette extérieure totale (y compris la dette contractée par le secteur privé) ont atteint 27% des recettes courantes en devises en 1968, et à la fin de l'année, les réserves brutes ne correspondaient qu'à moins de deux mois d'importation. La structure de la dette extérieure s'est cependant améliorée quelque peu. Les versements reçus au titre de prêts extérieurs publics ont été inférieurs à ceux de 1967, et inférieurs à ce qui avait été prévu au début de l'année. Le montant des emprunts à moyen terme, contractés à l'étranger, a été toutefois sensiblement réduit, d'une part en raison de la diminution de l'investissement des entreprises et d'autre part parce qu'il a été possible de contracter des emprunts à plus long terme auprès du secteur privé étranger. 30. Pour que l'expansion de la production et l'augmentation des exportations de biens et services atteignent les pourcentages prévus pour 1969, à savoir 7,6% et 15% respectivement, il faudra que l'agriculture bénéficie de conditions favorables, et que les extractions minières, 17industrie pétrolière et le tourisme soient en progrès. Les projections relatives à l'augmentation des réserves fournissent le chiffre de 6 millions de dinars. Toutefois, compte tenu de la lourde charge imposée par le service de la dette, tout dépassement du déficit projeté pour le coiipte courant ou diminution non prévue des entrées de capitaux à long terme, aura pour résultat une détérioration de la situation des réserves de change. La Tunisie a donc toujours besoin d'une aide financière étrangère accordée à des conditions favorables. Le service de la dette à moyen terme, contractée auprès du secteur privé étranger, représentant une fraction importante du service total de la dette, il importe que les limitations prévues dans le Budget économique en ce qui concerne la réduction de cet endettement, soient strictement appliquées. 31. On estime qu'en 1969 l'excédent ordinaire de l'Etat se chiffrera à 20 millions de dinars, niveau correspondant approximativement à ceux de 1965 et 1966; ces estimations se fondent sur l'hypothèse d'une aug- mentation de 13,ë des recettes ordinaires et de 6,7% des dépenses ordinaires. Les prévisions de recettes risquent d'être difficiles à réaliser, et de stricts contrôles seront nécessaires pour contenir les dépenses. Cependant si ces contrôles s'exercent comme l'ont indiqué les autorités, il sera possible d'améliorer modérément la situation financière de l'Etat. Les pouvoirs publics ont également exprimé leur intention d'ajuster le niveau des investissements, qui selon les projections du Budget économique devraient s'élever à 140 millions de dinars, aux ressources disponibles en capital. Tableau 1 DEPENSE NATIONALE BRUTE, 1967-1969 (en millions de dinars aux prix courants) Budget Provi- Budget Réalisé Economique soire Economique 1967 1968 1968 1969 Consommation privée 35913 376?8 370,1 396,9 Consommation publique 100,0 11010 110, 7 115,8 Formation brute de capital fixe 126,8 12510 117,9 140,2 a) Administration (4612) (45,3) (>413) (55,7) b) Entreprises publiques et semi-publiques (47,6) (hl,7) (35,7) (ho,8) c) Entreprises privées (22,8) (31,0) (30,2) (33,1) d) Ménages (10,2) ( 7,0) (10,7) (10,5) Variations des stocks 0,1 1,8 2,6 312 Exportations nettes de biens et services -55,0 -43,8 -30,1 -30,7 a) Exportations 120,4 12719 126,2 145 2 b) Importations 175,h 171,7 156,3 175,9 Produit intérieur brut aux prix de marché 53112 569,8 571,2 625,4 Paiements nets au titre des revenus des facteurs 2011 17,8 2211 23,0 Produit national brut 51111 552,0 549,1 602,4 Source: Secrétariat dtEtat au Plan et à l'Economie Nationale. Tableau 2 PRODUIT IERIEUR BRUT PAR SECTEUR, 1967-1969 (en millions de dinars aux prix de 1966) Bik, Budget Provi- Budget Réalisé Economique soire Economique Différence 1967 1968 1968 1969 1969/1968 Agriculture 6318 811 76,7 8h45 + 718 Energie et eau 8,8 9q7 9 4 1014 + 1 0 Electricité 50 5,7 5, 6,3 Eau et autres sources 318 10 319 41l + 02 d9énergie Industrie extractive 24 0 2328 3797 + 4,9 Mines 1',9 l41 121h 1415 + 211 Pétrole a/ 15,1 1318 2014 23,2 + 2,8 Industrie de transformation 62q6 70 0 66 8 7214 + 5 6 Industries alimentaires 21 26 2 27 6 30'0 + 2,h Matériaux de construction 611 710 6,9 714 + 0,5 Industries mécaniques et électriques hli 6,5 h5 5,2 + o 7 Industries chimiques 2ý7 3,6 3,2 314 + 0 2 Textiles, habillement et cuirs 14,7 15,8 12,8 1317 + 0 9 Bois, ameublement 19 510 5,2 5,8 + 0,6 Papier et divers 5,5 5,6 6,6 6,9 + 0,3 Bâtiments et travaux publics o 5 38 1 36 2 h1, 3,8 Transport _l_ 5 44_8 42_8 44_4 + 16 Services l18 0 125,8 123;5 131.4 + 7,9 Tourisme 9, 7 11 1 139 91 1 19112' Loyers i90 20,7 2070 21 1 + 1,1 Commerce 61,5 65,0 6LIO 68 0 + 4,0 Autres services 28 14 28 14 28 14 28 14 0 0 Salaires de l'administration 7535 77 0 82,1 85ý2 + 331 PIB au coût des facteurs 434 7 474 4 70 3 5o6 o +35 7 Impôts indirects net de subventions 75,o 8610 7710 86,9 + 9 9 PIB aux prix du marché 509 7 560h 547 3 592 9 +45 6 a/ y compris le rafinage du pétrole Source: Secrétariat d'Etat au Plan et à l'Economie Nationale. Tableau 3 FORMATION BRUTE DE CAPITAL FIXE PAR SECTEUR, 1967-1969 (en millions de dinars aux prix courants) Budget Provi- Budget Réalisé Economique soire Economique Différence 1967 1968 1968 1969 1969/968 Agriculture 24 1 26 8 22,7 29-7 + 70 Electricité et énergie 102 24 6,h 9 4 + 3fO Mines et industries de Transformation 29,0 25 3 25,0 25 0 0,0 Industries extractives 313 5 2,0 3 3 + 3 Pétrole 12 8 10,h 110 6 6 - h h Industries alimentaires 3 1 2,8 2 6 1 8 - 078 Matériaux de construc- tion 314 0 79 177 117 0'f0 Industries mécaniques et électriques 210 2,h 219 2,4 - 0,5 Industries chimiques 1l0 113 0,8 3 2 + 2,y Textiles, habillement, cuirs 1 8 119 176 316 + 270 Bois, ameublement 015 013 0 ho,5 + 0,1 Papier 0,7 012 116 17 + 0 1 Divers 0-h 0 2 - 0 2 Transport et communications 1l 6 1l 131h 18 + Habitat 11 7 112 13,3 13 9 + 0 6 dont ménages (10 2) (10,7) (1ô) (- 0,2) Commerce et autres services 15î% 17 6 18 5 + dont tourisme (13 0) ( tÈ) ( )y (12, ( Administration 2hh 23,h 21 8 24,8 + 3 3duc,ation 12f11 2 125 12'6 + 02 Santé, sports 1 6 2 1 1 6 2 2 + 0 6 Hydraulique urbaine 212 213 1 3 1l1 - 52 Construction 8 1 7,8 6 4 89 + 215 Total 126 7 125 0 117 9 140 2 + 22 3 Source: Secrétariat d'Etat au Plan et à l'Economie Nationale. Tableau 4 RECETTES ET DEPENSES DE LtETAT, 1967-1969 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Réalisé Economique soire Economique 1967 1968 1968 1969 Recettes courantes, Budget Titre I 105,7 124,0 115,8 131,2 Imp6ts directs 19,9 23,2 20,§ 24,7 Impôts sur les revenus réels (18,9) (21,h) (18,2) (22,7) Impôts sur les revenus forfaitaires ( l,0) ( 1,8) ( 2e3) ( 2,0) Impôts indirects 69,8 78,7 73,0 7h,6 Droits sur la production et la consommation (29;7) (32,2) (28,8) (31,1) Droits de douane (14,0) (l7,4) (J4,o) (1,0) Autres droits et taxes (26,1) (29,1) (30,2) (29,5) Autres recettes ordinaires 16,0 22,1 22,3 31,9 a/ Autres recettes courantes du Trésor 176 lh,6 12,8 14,6 Total Recettes courantes 123,2 133,6 128,6 145,8 Dépenses courantes, Budget Titre I 105,2 12,0 1158 130,2 Education 269 31,0 31,2 35,1 Santé et services sociaux 16,6 19,7 20,0 20,5 S.E.P.E.N. 34,0 h0,2 30,8 bl,6 Autres ministères 27,5 33,1 33,8 33,0 Moins: Transfers en capital inclus ci-dessus 17,5 19,h 10o,6 17,8 Tot,ql des dépenses courantes contenues cans le Titre 1 _77 10416 105j2 112, Autres dépenses courantes du Trésor 179 10,6 12,3 13,0 Total General 105q6 115 2 1175 125,h Excédent courant 17,6 23,4 11,1 20,h Dépenses en capital 60 8 63 9 57 1 68 6 Formation brute de capital fixe 3,0 3,12 Transfers l,2 151, 17,h 15,3 Remboursement de la dette 9,9 12,7 9,7 1O,h Autres 2,7 - 0,6 0,6 Besoin de financement total 43,2 ho 5 46,o 48,2 Financement intérieur 3,0 , 1 ,3 11,1 Financement extérieur bl,2 35,0 30,7 37,1 a/ Y compris les recettes des mesures nouvelles de D6.5 million Source: Secrétariat dtEtat au Plan et à ltEconomie Nationale. Tableau 5 RECETTES ET DEPENSES DES ADMINISTRATIONS 1967-1969 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Réalisé Econonique soire Econoique 1967 1968 1968 1969 Recettes courantes 143 160 2 150 h 1 8 A. Etat 12 0 Il 135 r 125 -l, B. Collectivités locales 519 715 6 3 6 9 C. Sécurité aociale 16 5 16 9 18 3 1975 D. Hors budget a/ 015 0 h 0h 019 Dépenses courantes 12736 140 1 14112 1493 A. Etat 99,9 111 112'0 119'7 B. Collectivités locales 8 4 819 910 10,3 C. Sécurité sociale 10 3 l2l 11 0 115 D. Hors budget 910 717 9,2 7e8 Excédent courant 20 1 9 2 19 A. Etat 20 2 2l0 1 21 9 B. Collectivités locales - 2 5 - 1 h - 217 - 314 C. Sécurité sociale 6 2 4 8 713 8 0 D. Hors budget - - 7 3 - 8,8 - 7 0 Dépenses en capital 749 77 5 730 842 A. Etat 39 57'l B. Collectivités locales 1 3 0 7 0 8 0 9 C. Sécurité sociale 3 8 3 6 414 216 D. Hors budget 9 0 913 107 12 1 Besoins de financement 595 57,4 63 8 67 Financement intérieur 6 1 15 7 14 7 Emprunt public 7 3 lý3 3 Autres ressources du Trésor - 1 8 2 0 10 9 8>3 Relations avec le système bancaire, net - 2r4 278 12 6 3 Financement extérieur 56 4 51 3 4$ 1 5 o Dons 1019 9 rllo Prêts d'origine publique (45 5 (423 2612 30,7 Prêts d'origine privée ( 7 ( l4 6 7 g/ Financé par des recettes d'origine étrangère. Source: Secrétariat d'Etat au Plan et à l'Economie Nationale. Tableau 6 EPARGNE DES ENTREPRISES PUBLIQUES PAR SECTEUR, 1967-1969 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Réalisé Economique soire Economique 1967 1968 1968 1969 Agriculture - 1 03 04 n.a. Electricité et énergie 3ý2 5 h.i Mines et industries de Transformation 12 3 125 15q3 21 0 Industries extractives 2 2 1'l Pétrole 7 7 0 819 8?2 Industries alimentaires 2 2 2 h 2 8 2 h Matériaux de construction 13 0 77 08 2 2 Industries mécaniques et électriques 1/ - 06 1 5 01h 1 2 Industries chimiques 0 3 1,0 0 4 1 0 Textiles, habillement, cuirs 018 0 2 0 1 173 Bois, ameublement 0 2 011 0 2 0 2 Papier 013 014 0 6 0 7 Transport et communications 4 9 77 Services 4 3 336 2 79 Tourisme 00,7 0 1 0 Habitat - - 03 0 3 Commerce 3 l 2 5 513 6 Autres services o06 0 1 0 2 0 2 M) Total 25 26 3 3142 h0 7 l/ Y compris El Fouladh Source: Secrétariat d'Etat au Plan et à l'Economie Nationale. Tableau 7 SITUATION MONETAIRE (En fin d'année, millions de dinars) Budget Provi- Budget Réalisé Economique soire Economique 1967 1968 1968 1969 Réserves de change, net - 2170 - 12,7 - 13 6 - 7y6 Créances sur le Trésor public, net 92,2 96 6 9354 9917 Crédit à l'économie, net 20419 21812 229 2 251 7 Avoirs = Engagements 276 1 302 1 309 0 343 8 Masse monétaire 15710 166 0 169 2 183,1 Quasi-monnaie hh 5 477 52 0 58 0 Fonds de prêts déposés par l'Etat 1210 16 7 l415 l7ý9 Fonds d'aide étrangère ou de contrepartie 2217 3312 29,h 36 9 Comptes capital 23 2 2615 27,2 31,2 Autres postes, net 16 7 12 0 16 7 16 7 Source: Secrétariat d'Etat au Plan et à l'Economie Nationale. Tableau 8 BALANCE DES PAIEMENTS, 1967-1969 (en millions de dinars) Budget Provi- Budget Réalisé Economique soire Economique 1967 1968 1968 1969 Exportations de biens et services 120 5 12839 126,2 145 2 Marchandises (f.o.b.) 79 78'6 Pétrole brut 10 9 1210 20 9 Phosphate de chaux brut 12 5 13 8 14 0 1 5 Engr ais 11 3 1114 10 4 11 0 Huile d'olive 8 0 8 8 10 8 1276 Autres marchandises 3611 3h1 311h 3375 Services h2 1 49h97 76 50 7 Tourisme 22 0 22,0 0270 Autres services 2517 2719 25,6 2317 Importations de biens et services 175 h 172 7 156,3 175 9 Marchandises (f.o.b.) 137'3 131 0 12 0 1 Biens dtgquipement 29!6 00 Biens intermédiaires 5615 5771 h6)0 59 6 dont (pétrole brut) (210) (010) (0.)0) (3;h) (soufre) (3,3) (h 5) (3 8) (h48) Biens de consommation 51 0 3h 9 4l M 43 0 dont (céréales) (17h) (108) (12 0) (1 0) Ajustements 0 2 - h 0 0 o0 0M Services 38 1 7 38 3 Frêt et assurances 21 2 21 0 Autres services 16 9 20 7 16 8 17ý8 Déficit de biens et services 5h 9 h3 8 30 7 Services facteurs, net 67 22 2310 Transfers courants, net -W7 -h7 - 6 - 6 5 Déficit du compte courant 7056 9 h5 6 72 Total opérations en capital 85 8 83 2 78 9 80 7 Capitaux publics, dons et prêts 27 Capitaux privés, investissements et prêts 33 )h 29 8 3114 24 y M1oins remboursement 23)3 25 h 25 9 27 5 Opérations en capital, nettes 62 5 5919 53ý0 53j0 Capitaux à court terme, net 1 3 - Erreurs et omissions 0 1 - Augmentation nette de réserves cLe change 6 -30 60 Source: Secrétariat dtEtat au Plan et à ltEconomie Nationale.
Groupe de la Banque mondiale · Pre-2003 Economic or Sector Report
Tunisia - Memorandum on current economic developments : Situation economique de la Tunisie
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