Groupe de la Banque mondiale · Pre-2003 Economic or Sector Report

Chad - The economy of the Republic of Chad : Situation economique de la Republique du Tchad

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FILE COPY DIFFUSION RESTREINTE Rapport NoAF-71a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a e'té prépar4 a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilité quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publié ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT SITUATION ECONOMIQUE DE LA REPUBLIQUE DU TCHAD Le 15 Mars 1968 Departement Afrique TAUX DE CONVERSION Unité Monétaire - Francs CFA (FCFA) 1 dollar E.U. : 246,85 FCFA 100 FCFA 0,h01 dollars E.U. 1.000.000 FCFA a 4.051,04 dollars E.U. Préface Ceci est le premier rapport de la Banque sur litconomie du Tchad. Compte tenu de 1ampleur des questions traitées, y compris la structure institutionnelle du Tchad, ce rapport servira de base de référence et sera mis à jour chaque fois que lévolution économique le justifiera. Ce rapport a été préparé par M. Paul E. Booz, avec liaide de M. Oliviero Pesce, å la suite d tune mission au Tchad en avril 1967. - ii - TABLE DES MATIERES Pge Préface i TABLE DES MATIERES ii DONNES DE BASE iv CARTES vi RESUME ET CONCLUSION xi I. INTRODUCTION 1 Situation Géographique et climat 1 Sols 2 Population 3 Santé et nutrition 3 Alphabétisation et éducation 4 Faits sociaux et politiques 4 Assistance technique 7 Attaches internationales et régionales 7 II. EVOLUTION ECONOMIQUE RECENTE 8 A. Structure de ltEconomie 8 B. Evolution de la Production 9 Agriculture 10 Elevage 8 Ptche 21 Gomme arabique 21 Industrie 22 Secteur minier 24 Energie 24 Transports 25 C. Finances Extérieures 29 Commerce extérieur 29 Balance des paiements 32 D. Monnaie et Banque 35 La BCEAEC 35 La situation monétaire 37 Les banques commerciales 37 La Banque de Développement du Tchad 38 -iii - Page E. Prix et Salaires 41 Les Prix 4l Les Salaires 41 F. Finances Publiques h2 Structure du revenu budgétaire h6 Structure du budget ordinaire 48 Finances municipales 49 G. Investissement et Epargnes 49 III. PROBLEMES DE DEVEIOPPB4I!NT, LE PLAN ET LES PERSPECTIVES FUTURES 53 A. Les Problêmes 53 B. Le Premier Plan Quinquennal 54 C. Les Perspectives 56 Agriculture 56 P9che 60 Forets 60 Elevage 60 Industrie, mines et tourisme 62 Energie 6h Transports 65 Postes et télécommunications 65 Education 65 Logement urbain et urbanisme 67 Santé 68 D. Conséquences pour la Production et le Commerce 69 IV. PERSPECTIVES FINANCIERES ET CAPACITE DIEMPRUNT 71 A. Nécessité de ltaide financière extérieure 71 Le soutien du coton 71 Le premier Plan Quinquennal 72 Les investissements nationaux 73 Llaide publique extérieure 75 Lassistance technique 77 B. Capacité dlemprunt 77 APPENDICE STATISTIQUE - iv - DONEES DE BASE Superficie kilomètres carrés: 1.284.000 miles carrés: 496.000 Population: (évaluation de 1967): 3.440.000 Taux de croissance 1,4 (1965) (on pense qu:il atteindra 1,8 en 1970) Densité au Km2 2,7 Densité au mile 2 6,9 Produit intérieur brut: Taux de crois- sance annuelle (1958-65) PIB total (1965-prix courants) 59 milliards de Frs CFA 5,9% PIB par tâte (1965): 17.630 Ers CFA ($ 71,h) 4,5% PIB du secteur monétaire aux prix courants (1965) 31 milliards de Frs CFA n par tête (1965) 9.260 Frs CFA ($ 37,50) millionsde Fr,. CFA Taux de crois- Commerce extérieur (1966) sance (1961-66) Exportations enregistrées de marchandises: 5.848 1,7 % Importations enregistrées de me,rxchandises: 7.962 4,l % Excédent (+) ou déficit (-) - 2.114 - 14,1 % Evaluation du total des exporta- tions, marchandises et services: 8.392 1,4 % Evaluation du total des importa- tions, marchandises et services: l.788 h,l % Excédent (+) ou déficit (-) du commerce total: - 6.396 - 8,7 % Taux de crois- Monnaie, Crédit et Prix milliards de Frs.CFA sance (1961-66) Circulation monétaire totale 6,37 (31 déc. 3.1 % 1966) Volume du crédit interne 6,8 1 17,0 % Indice des prix de détail à Fort-Lamay (1958: 100) 162 (juillet 5,h 1966) Finances Publiques Nationales 1965 1966 Recettes ordinaires 7.576,o 8.905.0 lh,7 Dépenses ordinaires 7.165,5 9.056,3 15,7 Excédent ou déficit (-) du budget ordinaire (avant service de la dette) 41o,5 - 151,3 Excédent ou déficit (-)(après service de la dette) 198,4 - 730,4 Dépenses de capital: 565,3 544,3 9,3 millions de dollars Dette publique extérieure des Etats-Unis (y compris eprunts garantis par le Gouvernement) Dette totale au 31 décembre 1966 23,51 Service annuel de la dette ordinaire 1967 3,36 1972 0,71 Pourcentage du service de la dette ordinaire par rapport au total des exportations de marchandises et services: 1967 11,2%5 1972 3,% % Montant net des Réserves de Devises milliards de Frs.CFA Décembre 1960 2,86 1965 2,58 " 1966 0,52 Juin 1967 - 0,89 T CH A D 0 100 200 300 400 500 Kný L I3 Y E - -Frontibres Internationales - -Limites des Préfectures eChef--lieu de préfecture ý,ýA~. A, ,i jo 20 Plu de# 2"02 F/Z1/10/A //// / //////// 7 ~e-- f i _& - ~ Lj ~NOMBE D HABITANTS PAR MILE CARRE -1-- -0 - 20 i ~3~c Plus de 20 R E P JUIN 1968 BIRD-2331 REPUBLIQUE DU TCHAD PLUVI0METRIE ET RELIEF 40 M000 700 900 -- 200 Fo- A rca bai Mouhdou -o300 0 |00b 0 . .. P.uv.mé.ri .nu.e.oen(nm . JUINLAM 198IR -23 . 닌 J UIN 19 bㅂ n工R D - 23 ㅓ르 TCHAD PROJET DE CONSTRUCTION ET D'ENTRETIEN DE ROUTES ROUTES EXISTANTS RESEALI DE ROUTES TRAFIG ROUTIER 1963 Tous cl~s (TRACE SCHEMATIQUE) 50 9 ** En corstrupti.n . . . . . . . Sai,onniére, TRAPIC JOURnALIER MOYEN VEHIGULES PAR JOUR ENTRETIEN 10 Routc entretenu, par AT2C MOINS DE l l 2 5 R.ut. (1967ý entretenu, par le DPW - - - - - - - Route (1971) eritretenur par le DPW Djermaya-Djiltilo Etud- et 0 P,ints d-acce, au lap ýg-ie ciý11 A B E C ýH,ý,E VSRS 4 RK 0 B.I ET SOUDAN "K"S 9"K D,.d.. LAC TCHAD - - - - - - - - - N'G-. 41, M Dj Qýý ýp TLAMY VERS NAZDUGVRI tik, d M ....... k, . . D i . 9 4f le,gdeng if. T. F' ;..g. K . b.[ Tik'. KYýbý lløb-g. N'G.. FQRT RCHA MBAU IT MOUNDOU .......... b. 00 L 1> 10 1 150 KM. JUIN 1968 BIRD-2319 TCHAD ET PAYS VOISINS RESEAU DE VOIES DE TRANSPORT 0 50 100 200 300 400 0 0 00 20 500 400 El Obe,1d N l G E R Abikl, El FaSher L-c Tchod KenoNodueur-,eLS do t U D A N Ka dur- ou no ',7 F . 9,1 Fl Achvb>u JUI0 191 c. Y ounde RIO Routes asphaltées . -- _jRettes de terre ou emplerrées Librev 1I,e Routes tous.temnps Mora-Ft.Foureau en partie asp haltée,sera terminée en 1969 - A F R I C A Chemýins de fer existents G A B 0 N Chemins de fer en constrolction.---.- 7- Nouvelle voje ferrée doit être termninéCver 1970 ++- + * j v- oRoute du Cameroun Route de la riVibre Bénoué....... Route du Nigéria Cett care BrzzavlleRoute transéquatoriale jUIN1968BIRD-2328 RESUME ET CONCLUSIONS 1. Le Tchad est le plus vaste des pays d'Afrique qui n9ont aucun accès à la mer. La milieu physique y est dur pour les quelque 3,h mil- lions d'habitants. La partie nord du pays est surtout désertique mais comporte des zones isolées ou llélevage est possible. Au sud, sur envi- ron 10 % de la superficie totale du Tchad, les sols et une pluviométrie suffisante permettent une agriculture sédentaire consacrée au coton et à des cultures de subsistance. Entre ces deux régions extrêmes, des agriculteurs sédentarisés et des éleveurs semi-nomades s'adonnent en- semble, qui à ltagriculture de subsistance, qui à l'élevage du bétail; Mais plus on va vers le nord, plus il y a prédominance de l'élevage. Les pluies varient beaucoup d'une saison à l'autre et d'une année à l'autre, de sorte qu'hommes et bêtes ont une existence précaire. Pen- dant la saison des pluies, les terres basses, qui se trouvent notamment au sud et à lfest de Fort-Lany, sont inondées, de sorte que les liaisons routières sont interrompues pendant plusieurs mois de l'année. 2. La population du Tchad est surtout rurale, le pourcentage des citadins niétant que de 8 % , Quatre-ving-dix pour cent s'adonnent à l'agriculture, à ltélevage et à la pêche. Le taux annuel de croissance démographique est d8environ 1,5 % , ce qui est faible, mais l'on prévoit qu'il atteindra 1,8 % en 1970. L'espèrance de vie n'est que de 31 ans, en raison de la fréquence du paludisme, de la cysenterie, de la bilhar- ziose, de la tuberculose et des maladies vénériennes, et parce que les services de santé sont très insuffisants. Jusqu'à une date récente, le niveau de nutrition était élevé pour 1Afrique. Le taux d'alphabétisa- tion n'est que dvenviron 7% , mais depuis quelque temps la scolarisa- tion se développe rapidement. 3. Le pays se divise grossomodo en deux parties géographiques, politiques et socio-économiques où la religion, les coutumes et les langues ne sont pas les mêmes. Dans le Sud, la population parle plusieurs dialectes, est de religion animiste ou chrêtienne, et se compose de cultivateurs sédentaires. Dans le Nord et dans l'Est se trouvent des musulmans qui parlent arabe et dont beaucoup sont nomades ou semi-nomades. Les traditions politiques varient beaucoup. Dans le passé, les régions du Nord étaient sous la domination de sultans; au Sud, l'autorité politique était diffuse, les chefs de tribus en étaient investis. La rivalité entre ces deux formes de civilisation a une longue histoire, Jusqu'à ce que les Français interviennent, les nomades du nord, qui s'appellent eux-m6mes "arabes", avaient traditionnellement la prédominance. C'est pendant la première guerre mondiale que la France a officiellement annexé le pays. IVapport français au progrès culturel, économique et social a eu naturellement plus dlefficacité dans les régions sédentarisées du Sud. En conséquence, c'est surtout cette région qui a fourni le petit nombre d'hommes ayant reçu une édu- cation. Pendant les annêes qui ont précédé l'indépendance, des hommes du Sud sont devenus employés, fonctionnaires, militaires et hommes po- litiques, de sorte qu'ils ont pris en main les rênes du gouvernement lorsquten 1960 le Tchad est devenu une nation. De surcroit, la vie po- litique se complique de rivalités de personnes ou groupes humains, riva- lités qui stinspirent de considérations géographiques plut8t qu'idéolo- giques. - xii - 4. Ceux qui ont ainsi accédé au pouvoir en ont profité et les gens du Nord nten sont pas contents. En outre, des taxes assez lourdes sur le bétail et des pressions visant à faire acheter des titres de l'emprunt national émis en 1965, ont contribué à susciter de ltagitation. Cette agitation s'est traduite par des raids sporadiques de bandes de nomades armés contre les villages, ainsi que par des chocs occasionnels entre "bandits" et forces gouvernementales. On soutient que, lorsqutelles se sentent menacées, ces bandes armées se réfugient au-delà de la fron- tière soudanaise, ce qui explique que les relations entre le Soudan et le Tchad soient devenues mauvaises. Cependant, ce genre de guérilla ne constitue pas une menace sérieuse pour le gouvernement dans les régions sédentarisées, les plus importantes du point de vue économique. Une rencontre récente des deux Chefs dREtat a amélioré les relations avec le Soudan. Il nten reste pas moins que ces troubles pèsent lourdement sur les ressources du pays et pourraient détourner le gouvernement de sa tâche essentielle, celle du développement à long terme. 5. Le Tchad conserve des relations étroites vec la France. Ies dernières troupes françaises sont parties en 1965,/1 mais le pays continue à dépendre fortement de ltaide financière et technique de la France. Environ 650 techniciens français, dont 300 enseignants, sont au service du gouvernement et de la plupart des administrations nationales. Ia Tchad est un des Etats associés au Marché Commun et fait partie de lOrganisa- tion Commune Africaine et Malgache (OCAM). Il est également membre de l'Union Economique et Douanière d'Afrique Equatoriale, ainsi que de la Banque Centrale créée dans le cadre de cette Union. Il a adhéré à la BIRD en juillet 1963 et à l'IDA en novembre de la même année. 6. Eu égard à son isolement, à son climat et à la modicité de ses ressources naturelles, les bases économiques du pays sont très étroites. Près de 50 du Produit Intérieur Brut restent encore en dehors du secteur monétaire; les cultures de subsistance consistent surtout en mil, sorgho et arachides, mais lfélevage et la pêche comptent aussi pour beaucoup dans la production de subsistance. La principale culture de rapport est le coton à fibres moyennes. Compte tenu de la valeur ajoutée par le transport et ltégrenage, le coton représente 10 du PIB et 55 des exportations. 7. Ce sont environ 500.000 familles qui cultivent le coton sur quelque 300.000 hectares, le plus souvent avec assolement biennal (mil ou arachides). La production et les rendements varientbeaucoup. Cependant, sur les quatre dernières années, la production annuelle a atteint une moyenne de 100.000 tonnes de coton brut, contre 70.000 tonnes pour les quatre annéesprécédentes. Grâce à l'introduction de variétés nouvelles, les rendements au stade de l'égrenage se sont accrus. Or, on procède actuellement à une distribution de semences encore supérieures; aussi peut-ont prévoir de nouveaux progrès quant au rendement et à la qualité du coton brut. Cette expansion de la pro- duction cotonnière est due à laction conjointe de la COTONFRAN et de la Caisse de Stabilisation du Prix du Coton. La COTONFRAN, société privée dont le rôle est d'acheter, dtégrener et de commercialiser 1] Environ 1.000 parachutistes de la "Force dIntervention" ont depuis été bas6s à nouveau au Tchad. - xiii - la production, a conclu avec le (buvernement un accord qui lui assure des bénéfices raisonnables, dont.ltEtat prend d'ailleurs sa part lorsque l'année a été bonne. Bien que le prix d'achat au cultivateur soit garan- ti par les pouvoirs publics, il se trouve cependant que ce soutien des prix ait subi une baisse au début des années 1960. Il est donc certain que le producteur de coton a perdu une partie de son revenu réel total au cours des dix dernières années. 8. Par rapport aux cours mondiaux, qui ont continué à baisser pour les qualités moyennes, le coton du Tchad nta pas &té compétitif. On stest attaché, certes, à réduire la différence des prix en améliorant les rendements et en diminuant le coût de l'égrenage et du transport, mais la production de coton a dû néanmoins bénéficier d'un soutien ex- térieur. Clest dfabord la France, puis la Communauté Economique Euro- péene, qui ont fourni ce soutien. En 1966-67, le coton tchadien ett été compétitif stil n'avait eu à supporter une taxe d'exportation d'environ 11% . Ce prélèvement a cependant fourni au gouvernement une part importante de ses recettes fiscales et il lui serait difficile d'y renoncer dans les circonstances actuelles. Il parait, par contre, rai- sonnable de compter que le programme d'amélioration de la productivité, que lon exécute actuellement avec le concours de la CEE et de la France, aura pour effet dt assurer dans quelques années la compétitivité du coton tchadien. Dtici là, il lui faudra continuer à recevoir un soutien ex- térieur. 9. Ltélevage est la ressource principale du Nord du pays. Ie total du cheptel a été évalué comme suit en 1966: h,5 millions de bovins, plus de 4 millions de moutons et chèvres, 355.000 chameaux et 450.000 chetaux et ânes. Pour l'année 1965, on estime que la production totale du secteur élevage - lait, produits laitiers, viande, bêtes sur pied, cuirs et peaux - a atteint en valeur environ 27,5% de la produc- tion agricole totale. 10. En matière d'exportation, le bétail et les produits de ltélevage se placent au second rang. Stil n'existe aucune statistique des sorties de bâtes sur pied, on estime qutelles représentent environ h0% des exportations totales du secteur de ltélevage. La commerciali- sation pose des problèmes graves. Ies animaux doivent parcourir de grandes distances où les points dgeau sont rares, de sorte qufil y a pacage excessif autour des puits. La vente des bêtes sur pied est dfun rendement médiocre pour léconomie du Tchad parce que les animaux ne sont pas en bon état et que le vendeur est en position défavorable quand il stagit de traiter avec l'acheteur. Il semble néanmoins que ce com- merce clandestin présente des avantages pour le vendeur particulier, car il lui permet de se soustraire aux impôts et droits de douane. La con- sommation de viande sur place a augmenté, mais la plupart des abattages échappent à tout contrôle, également pour des raisons d'évasion fiscale. L'infrastructure relative à ltélevage ne compte que quelques centaines de puits, deux fermes modernes et deux abattoirs modernes dont un ne fonctionne qu'au 1/5 de sa capacité. te rendement en viande est bas. Cependant quand il y a assez d'eau et que les pâturages nfont pas été trop exploités, le rendement s'améliore avec le poids et la qualité des - YIv - animaux. Dans l'ensemble, la santé da bétail est bonne, et llon réussit assez bien à combattre la propagation des maladies. Dans le secteur industriel, le traitement des viandes stest maintenu à un niveau assez stable de 1960 à 1966. 11. De tous les pays d'afrique Centrale, le Tchad est celui dont le secteur industriel est le moins développé. Son industrie porte presque uniquement sur le traitement des produits agricoles et elle est faite de petites installations privées ou semi-publiques autonomes. Les branches les plus importantes sont ltégrnage du coton, le traitement des viandes, la brasserie, la minoterie du blé et du riz et la fabrica- tion d8huiles comestibles. Les rares usines mécaniques et électriques s'occupent surtout de réparation et dientretien. Il nty a pour ainsi dire pas d'exploitation minière. La production totale d'énergie, où l'électricité ne compte que pour moins de moitié, ne cSntribue au PIB qu'à concurrence de 1,5 % . La contribution au PIB du commerce et des transports est de l'ordre de 20 % , soit environ la moitié de celle du secteur monétaire. les services publics ont une part croissante au PIB, quelque 10 % en 1965. 12. Les données servant à calculer le PIB ne sont ni très sfres ni absolument comparables d'une année sur l'autre. Celles qui reflètent les tendances des prix n'ont qu'une valeur limitée. Les évaluations ci- après de la croissance réelle ne peuvent donc être avancées que sous toutes réserves. Le taux annuel de croissance du PIB aux prix courants a été estimé à 5,8 % de 1958 à 1965. Le revenu par tête serait passé de 60 dollars en 1961 à 71 dollars en 1965. Le Plan Quinquennal 'value la croissance du revenu réel par tête à 2,6 % par an de 1961 à 1965. Cette évaluation est jugée excessive. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a eu baisse de ce revenu réel en 1966, année où les récoltes de mil et de coton n'ont pas été bonnes. On compte qu'en 1967 il se rétablira à un chiffre peut-être légèrement supérieur à celui de 1965. Les secteurs où la croissance a été relativement rapide au cours de ces dernières années sont les services publics et privés, la construction, le commerce et l'industrie. 13. Le Tchad est l'un des cinq membres de l'Union Douanière et Economique dsAfrique Centrale (UDEAC). Il est également l'un des membres de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique Equatoriale et du Cameroun (ECEAEC). Aux termes d'un accord conclu avec la France, le franc CFA est librement convertible en franc français et la totalité des réserves de la BCEAEC sont dans cette dernière devise. Io Tchad et tous les autres pays membres de la Banque Centrale peuvent acquérir des devises étrangères à volonté, même si le compte de leurs opérations présente un solde négatif. La Banque Centrale agit sur le volume du crédit en fixant un plafond de réescompte et par la persuasion. Au Tchad, où fonctionnent une Banque de Développement et trois banques commerciales, c'est surtout pour la commercialisation du coton que l'on fait appel au crédit. les fonds dont dispose le réseau bancaire pro- viennent à concurrence de 50% de la BOEAEC par le canal du réescompte. La Banque de Développement avait fait presque exclusivement des opéra- tions de caractère commercial (pour la commercialisation du coton) -xv - jusqutà il y a deux ans; depuis lors, ses prêts aux agriculteurs et à la construction de logements ont pris une importance grandissante. Les don- nées relatives au remboursement du crédit agricole sont peu favorables, mais on constate depuis peu une amélioration dans les régions où lfon exécute des projets spéciaux avec laide d'institutions d'assistance technique étrangères. 14. La circulation monétaire est passée de 5,3 milliards en 1960 à 6,4 milliards de francs CFA en 1965, soit une augmentation dtenviron 3,l % par an. Le volume de la monnaie en circulation équivaut à quelque 21 % du PIB du secteur monétaire. Le montant des crédits à léconomie a augmenté un peu plus vite, notamment en 1961, en 1966 et dans les pre- miers mois de 1967. A ces moments-là, ltexpansion du crédit a eu pour cause le volume de la récolte du coton, le déséquilibre provoqué par l'accession à ltindépendance, le départ des troupes françaises et le déficit budgétaire de 1966. 15. Le seul indice des prix dont on dispose, celui de Fort-Lamy, témoigne d'une inflation des prix dtenviron 5,4% par an de 1960 àû 1966, Cette inflation tient surtout à la hausse des prix des produits importés et au relèvement des droits de douane, car lindice a été conçu de telle façon qulil tient compte des habitudes de consommation des étrangers. Pour des produits de base tels que le mil, les prix varient beaucoup dtune saison à llautre et dtune année à liautre, nonobstant la mise en vigueur, en 1963, dtun système officiel de contr8le des prix de ces pro- duits. Les salaires, qui sont également fixés par décret, ont augmenté de quelque 50 % depuis 1963. 16. Il ntest pas possible d'obtenir facilement des données précises et complètes concernant le commerce extérieur, car il existe un trafic clandestin important: exportation de bétail sur pied et de poisson fume et salé à destination du Nigeria, de la République Centrafricaine et du Cameroun; importations de textiles en provenance du Nigeria. Les statis- tiques officielles du commerce extérieur (qui ne font état ni des échanges à llintérieur de ltUDEAC, ni du commerce clandestin), montrent que le dhficit de la balance commerciale varie beaucoup diune année à l'autre, en raison surtout des fluctuations de la production cotonnière. Les évaluations relatives aux échanges commerciaux avec les pays de l'UDEAC font état, pour 1966, dtune augmentation marquée des importations par rapport aux deux années précédentes et dtun déclin des exportations en- registr6es. De surcroît, ltévaluation globale de la totalité des échanges extérieurs de biens et de services révèle un accroissement du déficit, lequel est passé de 3,9 milliards de francs CFA en 1961, à 6,5 milliards en 1966. A elles seules, les importations de marchandises se sont accrues de 29 % pendant cette période, alors que les exportations n'augmentaient que de 10 % . Llexamen des diverses rubriques de la balance commerciale montre que la part des importations de produits alimentaires a diminué, tandis qutil y a eu légère augmentation des entrées de combustibles et lubrifiants, de biens diéquipement et de biens de consommation, durables et non durables. Des pays membres de lUDEAC, le Tchad importe surtout: sucre, cigarettes, savon, chaussures, bière et textiles. La France - xvi - continue à fournir environ la moitié du total des importations enregis- trées. Les principaux produits d'exportation sont le coton, le bétail et le poisson. Le peu de données disponibles indique que le solde défi- citaire du commerce des biens et services a été compensé, dans une grande mesure, par des subventions et prêts officiels, dans une moindre mesure, par des investissements de fonds étrangers privés. Cependant, les réserves de devises du Tchad ont beaucoup diminué en 1961, puis en 1966 et au début de 1967, de sorte qutelles sont maintenant à leur ni- veau le plus bas depuis llindépendance; elles en sont au chiffre négatif de 890 millions de francs CFA. Cependant la position monétaire du Tchad restera protégée tant que dureront les dispositions actuellement en vi- gueur au sein de la Banque Centrale (BCEAEC) dont le pays fait partie. 17. Dès ltinstant où l'on ne fait entrer en ligne de compte que les recettes nationales, le Gouvernement est la seule autorité publique qui ait quelque importance en matière de finances publiques. Il existe, à vrai dire, huit municipalités qui couvrent en partie leurs dépenses grace à leurs ressources propres, mais l9ensemble de leurs budgets ntat- teint m8me pas 5% des dépenses annuelles de lEtat. Les autres institu- tions publiques dotées de l'autonomie financière dépendent surtout de l'aide financière extérieure pour couvrir leurs dépenses non inscrites au budget national. SitÔt après son accession à l'indpendance, le gourernement du Tchad a assez rapidement accru sas recettes fiscales, car il devait faire face aux besoins croissants des ncuvelles administra- tions, ainsi quzà d'autres d4penses. La France ayant cessé, à la fin de 1962, de consentir des subventions directes au budget de fonctionnment, le Gouvernement a dès 1963 augmenté les impets de façon substantielle. Ainsi, depuis l'indépendance, le Gouvernement a accru ses recettes à un rythme annuel supérieur à 15 % . Mais le budget des dépenses a augmen- té à raison de 16% l'an. Dans les premières années, la croissance des dépenses a été moins rapide et ltEtat a pu, de 1963 à 1965, dégager des excédents sur budget ordinaire. En 1966, l'année stest soldée par un petit déficit (compte non tenu du service de la dette publique); ctest que le Gouvernement avait, cette année-là, doublé le budget de la dé- fense nationale, en raison du départ des dernières troupes françaises d'une part, et d'autre part, pour faire face à l'agitation intérieure des deux années précédentes. De surcroît, lagitation dont il stagit a eu pour effet de diminuer le rendement des impôts de capitation ap- plicable aux hommes et aux animaux. 18. Les rentrées d'impÔts ont fourni 95 % des recettes totales, 70 % provenant des contributions indirectes et 20 % des impats directs. Les droits de douane à l'importation ont fourni de 45 à 50 % des recettes, l'augmentation des dépenses budgétaires a eu principalement pour cause la croissance des services gnéri6aux et de la d6fonse na- tionale. Le coût de cette dernière a attG-int 29% du budgeb total de 1965, ce qui serit dans n'importe quel pays un pourcentage très éle- ve. La part du budget consacrée aux services économiques ntest que d1envron 10% , ce qui stexplique par le fait que la plupart des actions qui présentent de l'importance pour l'économie nationale sont financées hors budget, tant pour les dépenses ordinaires que pour les investissements. - xvii - 19 Les investissements totaux, publics et privés, de ces dernières années, ont été évalués à une moyenne dIenviron 5,5 à 6 milliards de francs CFA par an, soit environ 10% du PIB. Les investissements privés qui sont surtout d1origine étrangère, ont varié chaque année de 14 .4 35% de la tota- lité des fonds investis. Si lion nia pas réalisé beaucoup dtinvestissements par voie budgétaire, cela a été très largement compensé par les apports de fonds extérieurs, qui ont soutenu à la fois le budget ordinaire et celui des investissements. Au surplus, les informations obtenues montrent que les fonds publics investis hors budget provenaient aussi en majeure partie de 1gétranger et étaient surtout composés de subventions de la France et de la CEE (FED). Avant 11indépendance, la France avait financé deux programmes d'investissements intéressant avant tout linfrastructure. Une fois ltindé- pendance acquise, le Gouvernement entreprit de préparer son premier Plan Quinquennal (1966-70) où ont figuré un certain nombre dtétudes ainsi qutun programme provisoire dtinvestissements. Ainsi siest poursuivie liaide financière à certains projets, dont beaucoup ont été incorporés dans le nouveau Plan. 20. Le développement du Tchad est un problème particulièrement dif- ficile. La situation isolée de ce pays et le fait que sa population peu nombreuse et clairsemée produit peu de marchandises commercialisables, ne rendent guère rentable économiquement parlant le développement de ltinfra- structure des transports. Mais le coût élevé des transports diminue le rendement de tout projet intéressant un secteur quelconque de léconomie. L'agriculture ne peut être modernisée que lentement, car elle porte le fardeau de cultivateurs et d1éleveurs illétrés, habitués à des techniques primitives. Le climat politique intérieur détourne ltattention des taches de développement. Le gouvernement du Tchad reconnaft ces problèmes et le premier plan quinquennal (1966-1970) insiste en premier lieu sur les trois grands objectifs suivants: (a) diversification et accroissement de la pro- ductivité agricole, (b) amélioration du réseau des transports, et (c) dé- veloppement des ressources humaines. Le Plan stintéresse également à certaines industries adaptées aux conditions du pays et dans lesquelles le secteur privé est appelé à jouer un r8le de premier plan. Dans l'en- semble, le Plan prévoit un programme d 1investissements raisonnablement équilibré, 44 pour cent des crédits allant A des investissements produc- tifs, 34 pour cent à llinfrastructure et 22 pour cent aux dépenses de caractère social. 21. Le coût total du Plan est estimé à 47 milliards de francs CFA, dont 2,2 milliards de francs CFA environ, soit 5%, sont destinés aux investissements dans le secteur privé. lh matière de production, le Plan projette un accroissement annuel du PIB réel par habitant de 4,2%. lh tant que programme de dépenses, le Plan va au-delà des limites raisonnables, et ses objectifs en matière de production et de commerce sont également trop optimistes. Ctest pourquoi nous recommandons de prolonger sa durée jusquten 1972. Il serait nécessaire de modifier certains objectifs, et notamment celui de la production de mil et celui des recettes dtexporta- tion du coton qui ont été surévaluées* La prolongation du Plan permettrait diatteindre la plupart des autres objectifs de production et de commercia- lisation. Dans ces conditions, le taux de croissance annuelle du PIB réel - xviii - par habitant pourrait ttre de ltordre de 1,3% à 1,8% et celui des expor- tations dtenviron 3 pour cent; celui des importations étant maintenu à son maximum de 2 pour cent. On rappellera que le Plan avait prévu 5,2% pour les exportations et 2,1% pour les importations à court terme. Ces taux de croissance empOcheraient la détérioration de la balance des biens et services et en réduiraient le déficit du montant maximum de 6,5 milliards de francs CFA (en 1966) à quelque 4,6 milliards de francs CFA en 1972. 22. Dans le cadre des priorités générales du Plan, le gouvernement se propose de concentrer les investissements dans des projets clés, sur le plan tant sectorial que géographique. Ctest sans doute la politique la plus sage pour un pays ayant atteint le stade de développement du Tchad. Le programme d1investissements est diautre part soutenu par un code des inves- tissements favorable au secteur privé, par des propositions tendant à déve- lopper les ressources intérieures du secteur publie par lfintermédiaire d1excédents budgétaires et de quelques emprunts locaux ainsi que par des mesures destinées à restreindre les importations tout en encourageant les exportations. Le Tchad a dtautre part reconnu llimportance primordiale de liassistance étrangère en matière de personnel technique et de gestion ainsi que celle des apports de capitaux étrangers pour le financement des projets du Plan. 23. La concentration géographique par p6les de développement est évident dans ltagriculture, 1tindustrie, lenseignement, la santé et le développement urbain. Les principaux centres industriels, administratifs et dienseignement seront Fort Lany, Fort Archambault et Moundou. Dans le secteur agricole, les efforts sont concentrés sur quelques régions et quelques cultures. Parmi ces dernières, citons un programme pour lamé- lioration de la productivité du coton dans des régions sélectionnées du Sud, administré par un organisme français d'assistance technique. Ce programme souligne ltimportance des facteurs de production agricole et la nécessité d'investir dans les usines dlégrenage et dans un réseau de routes de desserte en vue de réduire les coûts de traitement et de trans- port. Un second projet situé dans la partie centrale du pays, et égale- ment administré par un organisme autonome dtassistance technique, stoccupe diune part diamliorer le rendement des cultures de subsistance, et notam- ment de 1'arachide, et dfautre part d'entreprendre des expériences sur de nouvelles cultures. Dans la région du Lac Tchad, on s'intéresse particu- lièrement à l'amélioration des méthodes de p9che, ainsi qu'à la production, à la commercialisation et à ltextension de la zone polderisée et irriguée. Celle-ci sera utilisée à la fois pour les cultures nouvelles et tradition- nelles. Il est prévu également, dans le cadre de ces travaux, de développer les moyens de liaison entre le lac et Fort Lamy. Dans le domaine de léle- vage, un des programmes principaux consiste à étendre les zones de pâturage dans la province de Batha en augmentant le nombre de points d'eau de manière à accroftre la production de viande. Liamélioration de l'hygiène du bétail, le développement des moyens de commercialisation et linstallation de ranches dlembouches représentent également des facteurs importants. Des programmes de recherche sur la canne à sucre et le tabac sont patronnés par certaines firmes étrangères qui opèrent déjà avec succès dans d1autres pays africains. Les autres travaux de recherche sont entre les mains dtorganismes semi-publics - Xix - subventionnés par liétranger. Liassistance étrangdre a d1autre part permis la création dlune organisation autonome améliorée de vulgarisation agricole, ainsi que la fourniture de facteurs de production et lloctroi de crédits. 24. Quelques questions se posent quant à la priorité de certains projets. Bien que la plupart des investissements dans le secteur indus- triel soient déjà assurés, les investissements dans la sucrerie intégrée et les installations connexes dépendent du succès des essais en cours. Le programme d1énergie électrique comporte la création de quelques petites installations municipales qui fonctionneront e perte et auxquelles mieux vaudrait renoncer. Le secteur des transports, qui représente 35 pour cent des investissements à réaliser, comporte un programme routier oil figurent quelques projets d'importance secondaire. Il serait préférable de concen- trer les efforts sur ltamélioration du drainage, sur la construction de ponts et sur 1élvation de certaines routes au-dessus du niveau des inon- dations. Le goudronnage des voies de communication peut ttre remis à plus tard, lorsque la densité de la circulation justifiera cet investissement supplémentaire ainsi que les frais d'entretien. En matière dIenseignement, il ntest pas certain que ltouverture de nouvelles classes tienne compte du nombre de maitres qui pourront être fournis. Il serait donc peut-être sou- haitable de revoir le programme des constructions scolaires en vue de le restreindre. Il est possible également de réaliser des économies en capital et en frais de fonctionnement en combinant certaines institutions. Dans le domaine de la santé, il conviendrait de mettre llaccent dans une bien plus large mesure sur la prévention des maladies et lienseignement sanitaire, tout en construisant moins dIétablissements. Cela dIautant plus si la pénurie de personnel hospitalier doit se prolonger. Les fonds affectés au complexe sucrier et à tout projet non prioritaire devraient etre transférés à une réserve pour les nouveaux projets qui seront identifiés au cours des pro- chaines années. 25. Le gouvernement reconnait le besoin dtélargir les marchés et de faire partie diun ensemble économique plus vaste. Ctest pourquoi il cherche à renforcer les institutions régionales actuelles que sont ltUnion Douanière des Etats de l'Afrique Equatoriale (UDEAC) et la Banque Centrale (BCEAEC). Les pays membres de l'UDEAC qui ont déjà un tarif douanier commun, ont adopté un code des investissements plus ou moins identique pour chaque pays. Ils se dirigent maintenant vers un régime fiscal commun, dont la manifestation la plus importante est la taxe unique sur les biens produits au sein de ltUDEAC, qui remplace les droits de douane et les autres taxes. A ltheure actuelle, une équipe de techniciens participe à un programme intégré pour les investissements industriels dans les pays membres. Ensuite, ce sera au tour du secteur des transports dICtre étudié, mais certains projets multinationaux du domaine des transports sont déjà à lttude, dont une route Cameroun-RCA, ltextension de la ligne de chemin de fer Congo (B)- Gabon et une étude des possibilités de communication entre le Tchad et le Cameroun en vue de déterminer la justification dzune ligne de chemin de fer ou dlune route entre Ngaoundere et Moundou et éventuellement Fort Archambault. Il importe de reconnattre que lintégration régionale re- cherchée n1aura pas pour résultat de former une unité économique exclusive- de tous autres liens. Le Tchad aura toujours besoin de maintenir des rela- tions étroites avec le Nigèria, non seulement en matière de transports mais - xx - également pour écouler sa production de viande. De m&me, le Congo (K) et les pays dtAfrique du Nord peuvent à la longue fournir des débouchés impor- tants pour la viande tchadienne. 26. Le Plan fournit une indication des priorités générales et des zones principales de concentration des efforts; mais les priorités ne sont pas indiquées secteur par secteur et projet par projet. Dans ces condi- tions, et étant donné que le Plan est tributaire de liaide extérieure, il est possible que les priorités seront établies par la suite, projet par projet, en fonction des financements obtenus. Une meilleure coordination entre les organismes étrangers dispensateurs dtaide et le gouvernement tchadien minimiserait ce problème du choix des projets prioritaires en même temps quIelle faciliterait la concentration des ressources extérieures et locales en.vue de faire face aux besoins prioritaires du Tchad à mesure qu'ils se font sentir. 27. Les perspectives financières du Tchad dépendent: (a) de sa capacité de se remettre de la crise budgétaire actuelle; (b) de liassis- tance étrangère disponible pour financer près de 90% des projets du secteur public qui se prtent à une telle assistance; et (c) de ltaide étrangère supplémentaire qui permettrait de subventionner le coton pendant une période intérimaire . A défaut dî6tendre la période dtexécution du Plan jusquten 1972, le Tchad ne sera pas en mesure de disposer dlexcédents budgétaires suffisants pour couvrir llamrtissemeÉt de la dette extérieure publique et contribuer au financement du Plan. Les facteurs qui ont provoqué les res- trictions budgétaires de 1966 sont toujours présents, ce qui explique que lon doive siattendre à un déficit en 1967. Un retour aux conditions fi- nancières particuliérement favorables de 1963-1965 implique que les pro- blèmes politiques soient résolus de manière qu'il soit possible de réduire les dépenses militaires et de sécurité en valeur relative sinon absolue. Il est nécessaire de revoir le système des diverses taxes sur le bétail en vue de se débarrasser de toutes les iniquités du système fiscal qui à ltheure actuelle paraissent présenter un obstacle à 1 accroissement des recettes. SITUATION ECONOMIQUE DE LA REPUEIQUE DU TCHAD I - INTRODUCTION Situation géographique et climat 1. La République du Tchad est le plus vaste des pays africains sans débouché direct sur la mer; clest aussi celui auquel il est le plus difficile d'accéder. Sa superficie, 1.284.000 kilomètres carrés, est supérieure à celle de l'ensemble des pays qui constituent la Communauté Economique Européenne; par contre, il ne compte que 3.440.000 habitants, soit 2% de la population de la CEE. Néanmoins sa densité démographique, 2,7 habitants au kilomètre carré, dépasse celle des autres paM qui, avec le Tchad, formaient l'ancienne Afrique Equatoriale Française.- Son taux de croissance démographique, environ 1,4 % par an, est faible par rapport a ceux de lAfrique, et d'ailleurs de l'ensemble des pays en voie de développement. 2. Le Tchad est situé entre le 8ème et le 24ème Nord et entre le 14ème et 24ème degrés de longitude Est. Les conditions climatiques y sont très dures. La moyenne des températures maximales varie entre h0 et 420 f2 à la fin de la saison sèche, c'est-à-dire en mars, avril et mai; elle ne s'abaisse aux environs de 370 que pendant les mois les moins chauds. En avril et mai, il est fréquent que la température at- teigne 460 à ltombre et 850 au soleil. Les variations de la journée sont grandes: la température moyenne minimale est généralement inférieure de 17 à 220 à la température maximale. La pluie ne tombe que pendant quel- ques mois et produit des inondations; le reste du temps la sécheresse fait beaucoup de mal. Pendant la saison des pluies (juin à septembre), les eaux s'accumulent dans de nombreuses régions basses, notamment dans le centre et le sud du pays; ces régions étant inondées, les routes sont coupées pendant plusieurs mois. Il y a plusieurs milliers d'années, le territoire du Tchad était un immense lac d'eau douce dont il ne reste que le lac Tchad, lfun des plus grands du monde, où aboutissent les deux principaux fleuves du pays: le Chari et le Logone (en fait le Logone se jette dans le Chari à Fort-Lany). La surface du lac et sa profondeur moyenne - qui n'est que d'un mètre - diminuent lentement* Pendant la saison sèche, l'évaporation peut en faire baisser le niveau d'environ 25 centimètres par mois. 3. On distingue en gros trois zones climatiques et physiques. La première de ces zones s'étend au nord du 14ème parallèle et représente 60 % de la superficie totale du pays (environ 770.000 Km2). I1 y tombe moins de 300 mm de pluie par an. Elle fait vivre quelque 420.000 âmes, principalement de l'élevage, mais elle produit aussi de petites quantités de gomme arabique. Tout le nord de cette zone, soit 600.000 Km2 lf Clest-à-dire le Congo (Brazzaville), le Gabon et la République Centrafricaine. 2f degrés centigrades. - 2 - (presque la moitié du territoire du Tchad), fait partie du Sahara; on n'y rencontre que quelque 75.000 nomades qui vont dfoasis en oasis et ne vivent que de dattes et de produits de l'élevage. 4. La seconde zone couvre la partie centrale et orientale du pays. Le lhème parallèle en marque la limite nord, elle est bordée au sud-ouest par le fleuve Chari. Dfune superficie dfenviron 380.000 Km2 (un tiers du pays), sa pluviométrie annuelle oscille entre 400 et 900 mm. Elle compte environ 1,5 million d'habitants: agriculteurs sédentaires ou éleveurs semi-nomades. Les principales productions sont, outre l'élevage, le mil, le sorgho, les arachides, le blé, le mas et de faibles quantités de coton. La région contient en outre un grand nombre de nomades, que l'on peut très approximativement évaluer à 225.000; elle compte aussi les pêcheurs du lac Tchad. 5. La troisième et dernière zone est celle du Sud. Elle mesure 130.000 Km2 et ne représente donc que 10 % de la superficie du pays. Traversée par le Chari et le Logone, elle reçoit de 700 à 1.300 mm de pluie par an et llon y trouve la plus forte concentration démographique du pays. Ie chiffre de la population dépasse 1,5 million, de sorte que la densité est dfenviron 12 habitants au Kma2. Ctest également dans cette zone qutest concentrée la culture du coton, dont le pays a fait son exportation principale. Mais d'autres cultures aussi sont importantes: celles du mil, du riz, des arachides et de quelques autres produits vivriers. La pêche fournit le plus gros du revenu monétaire de quelques milliers de familles installées le long des deux fleuves. Comme la région est infestée de mouches tsé-tsé,lfélevage du bétail y est très difficile. Il y a néanmoins peut-être 50.000 éleveurs dans la région. Sols 6. La pluie y étant peu abondante, la plus grande partie du Tchad ne se prête pas à l'fagriculture sédentarisée. Même où il pleut suffisamment, les sols sont plutôt pauvres; sables peu riches en éléments nutritifs pour les végétaux, ou terres beaucoup trop lavées dans les r6gions basses. Beaucoup de sols ont souffert dtérosion et du lessi- vage des fortes pluies saisonnières, dfautres encore sont dégradés par les feux de brousse. En conséquence, ctest moins de 20% de la super- ficie du Tchad que lion peut mettre en culture, soit environ 22 mil- lions d'hectares sur un total de 128 millions. En outre, on fait paitre les bêtes sur quelque 40 à 50 millions d'hectares. Il y a enfin, sur une faible superficie autour du lac Tchad, des terres très riches, dont on a fait des polders et où leau dfirrigation ne manque pas. Il y a aussi de très bonnes terres le long du Logone qui con- viennent à la culture du riz. Cependant on ne met guère plus de 2 millions dthectares en culture chaque année, ctest-à-dire moins de 10 % de la superficie cultivable, moins de 2 % de la superficie totale du pays. D'autre part, on laisse en jachère environ 5 millions d'hec- tares chaque année. Ainsi, le Tchad dispose dfun potentiel dfenviron 15 millions dthectares à mettre en valeur. -3 - Population 7. La population tchadienne est surtout rurale. Fort-Lamy, la capitale, est la plus grande ville du pays et compte environ 125.000 habitants. Trois autzs centres régionaux: Fort-Archambault, Moundou et Abéché, ont de 25.000 à 35.000 habitants. En additionnant la popu- lation de ces villes et de quelques autres agglomérations de plus de 5.000 âmes, on arrive à 8% de la population totale. Comme dans la plu- part des pay s en voie de développement, on assiste a une migration ver s les villes qui se développent beaucoup plus vite que leurs possibilités dtaccueil et d'embauche. 8. La répartition de la population tchadienne par groupes dtâge est la suivante: de 0 à 15 ans, 46% ; de 15 à 60 ans, 51% au-delà de 60 ans, 3 % . Ceux qui vivent de lagriculture, de l'éle- vage et de la pêche constituent 90 % de la population. Le chiffre de ceux qui ont un emploi dans le commerce, l'industrie, liadrmistration ou la gestion des affaires est très faible; il dépasse à peine 60.000, Quant aux postes supérieurs du secteur privé et des services publics, ils sont encore occupés presque tous par des étrangers. Santé et nutrition 9. Le taux de natalité est d'environ 45 pour mille. Si donc le taux de croissance démographique est relativement faible, c'est principalement en raison d'un taux de mortalité très élevé: 31 pour ille. Le pourcentage dfenfants nés vivants qui meurent avant dtavoir un an est de 18 % . Ltespérance de vie ne dépasse pas 31 ans. Le manque d'hygiène fait que le paludisme, la dysentrie et plusieurs autres affections sévissent à ltétat endémique. La fréquence des maladies vénériennes est très élevée et la tuberculose prend de plus en plus d'importance. Dans certaines régions, les cas de bilharziose sont nombreux, notamment parmi les pêcheurs de la région du lac. 10. Il y a peu de services sanitaires. Le pays ne compte que h5 docteurs en médecine, soit un pour 75.000 habitants, 650 infirmières dont les aptitudes professionnelles sont en général assez limitées, et trois pharmaciens seulement. Le nombre de lits dih8pital dépasse à peine 3.000, ce qui nten fait qu'un pour 1.000 habitants. Ces lits se trouvent surtout à Fort-Lay et dans quelques autres villes. 11. La base de l'alimentation, ctest le mil et le sorgho pour la plus graande partie de la population, consomme en outre des arachides, de la viande, du lait, du ghee- et du poisson. Jusqu'en 1964, les niveaux moyens de nutrition se comparaient très favorablement aux normes africaines. La ration énergétique moyenne par tête dépas- sait 3.000 calories et la consommation d'aliments protecteurs, notam- ment de protéines animales, était également supérieure à la moyenne. I y avait cependant carence des vitamines A et C. Les choses ont 1/ sorte d'huile de beurre. - h - changé en 1965. Cette année-là, la récolte du mil fut inférieure de 10 % à celle de l'année précédente. Celle de 1966 fut désastreuse. Il est donc certain que les ressources en aliments énergétiques ont diminué de façon considérable. Cependant les données relatives aux moyennes de consommation individuelles ne montrent pas à quel point la consommation réelle peut varier selon les régions et les saisons. Les régimes alimentaires des éleveurs et des p0cheurs sont mal équili- brés, en ce qu'ils comportent une ration trop élevée de protéines animales. Pour l'ensemble de la population on sait que les niveaux de nutrition baissent beaucoup pendant les mois de la soudure. On annonce qu'il existe cette année une véritable menace de famine dans certaines régions du Nord. Aussi le gouvernement a-t-il obtenu, à titre de secours, des envois de denrées alimentaires du Programme Alimentaire Mondial. Alphabétisation et Education 12. Il nfy a guère que 7 % de la population adulte qui sache lire, en arabe ou en français. La proportion de ceux qui peuvent lire et écrire en français, langue officielle du pays, est de h,5% pour les hommes, de o,5 % dans le cas des femmes. Le nombre des enfants qui vont à l'école primaire publique a régulièrement augmenté, de 70.000 en 1960-61 à 150.000 en 1966-67. Cependant, le taux de fréquentation scolaire reste extrOmement bas, à 19 % if et varie d'ailleurs considé- rablement d'une région à l'autre puisqu'il évolue entre 3 et 62 % . L'enseignement est de qualité médiocre; les instituteurs ont une forma- tion insuffisante et les classes sont beaucoup trop nombreuses; la moyenne est de 170 élèves et il est même des classes qui en comptent 200. On évalue le pourcentage des écoliers qui abandonnent l'école avant dtavoir terminé leurs études primaires à 70 % pour les garçons et 85% pour les filles, de sorte qu'un grand nombre oublie le peu: qu'il a appris. Dans ltenseignement secondaire, le taux de fréquentation est à peu près de 2% des jeunes de 13 à 18 ans, et ce taux fait entrer en ligne de compte ceux qui ont plus de 18 ans. Il nly a qu'une école où lion donne quelque enseignement de l'agriculture et le nombre des élèves n'y est pas grand. En fait, ltéducation est l'une des tâches les plus difficiles du pays, et ce pour plusieurs raisons: les langues parlées, le nomadisme, la religion, la dispersion de la population, l'augmentation rapide du nombre des enfants d'âge scolaire, le manque d'enseignants qualifiés et la pauvreté du pays. Les faits sociaux et politiques 13. Le Tchad est divisé grosso modo en deux blocs ethniques et géographiques. Cette absence d'homogénéité se manifeste partout: dans la religion, les coutumes, la langue, la vie économique et la politique. A peu près h0 % des habitants vivent dans le Nord et l'Est du pays: ce sont des Musulmaw'quiparlent arabe. On y distingue des Foulbes et six autres tribus; une grande partie sont nomades ou semi-nomades et s'occupent 1/ Il stagit du pourcentage des enfants de 7 à 12 ans qui fréquentent l'école primaire. Le taux s'élève à 28% si l'on tient compte des écoliers de plus de 12 ans, ce qui montre qu'environ un tiers des élèves de ltécole primaire ont dépassé 12 ans. surtout de faire pa'tre leurs troupeaux. Cependant, depuis quelques années, ltagriculture sédentarisée fait des progrès dans les régions les moins défavorisées du Nord et de llEst. Les tribus du Sud sont animistes ou chrétiennes (ou parfois mélangent les deux religions), parlent divers dialectes locaux dont le Sara est le principal, sont surtout sédentaires, stadonnent à l'agriculture de subsistance et cultivent le coton. Il y a ça et là une foule de minorités et de groupes locaux qui ont leurs coutumes propres. Ctest ainsi que les p0cheurs de la région du lac ntont guère dlestime pour les cultiva- teurs et p9tres voisins, dont les modes de vie sont très différents. 14. Les Français ntont pénétré sur le territoire du Tchad que vers la fin du 19ème siècle. Ils ont alors entrepris une série diex- péditions militaires qui se sont poursuivies jusquti la première guerre mondiale et ce ntest que vers 1916 qutils ont rattaché le Tchad à ltAfrique Equatoriale Française. Pour des raisons administratives, ils liont uni avec ltOubangui-Chari, actuellement République Centra- fricaine. 15. En 1946, devenu Territoire dlOutre-Mer au sein de ltUnion Française, le Tchad a élu sa première Assemblée Territoriale et a été dès lors représenté à ltAssemblée Nationale Française. Plus tard, il a bénéficié des dispositions de la Loi Cadre de 1956 qui créa un ordre nouveau et introduisit le suffrage universel dans les territoires d'outre-mer. A la fin de 1958, il obtint ltautonomie interne et l'As- semblée territoriale se mua en Assemblée Nationale Constituante. Il accéda à l'indépendance en aoIt 1960. Aux termes de la Cons ution, le Président a été élu par un collège électoral composé des membres de l'Assemblée Nationale, des maires, conseillers municipaux et chefs traditionnels. 16. Les traditions politiques varient grandement à 1tintérieu du pays. Avant la conquête française, plusieurs sultans se part!geaient le nord et certains dlentre eux exerçaient leur pouvoir sur un vALte territoire. Au Sud, par contre, lautorité politique était beaucoup plus diffuse, car il sty trouvait un grand nombre de petites communautés tribales ou villageoises. La rivalité entre Nord et Sud date de très longtemps. Pendant de nombreuses générations, les tribus musulmanes ont été les plus fortes et ont opéré des razzias dans le Sud lorsqu'il leur fallait des esclaves. 17. Sous le régime français, les choses ont changé. Comme il est naturel, ctest dans le Sud sédentarisé et dgimportance économique plus considérable, que la France a le plus contribué au progrès social, économique et culturel, de sorte que la petite élite cultivée vient surtout du Sud. Au cours des années qui ont précédé l'indépendance, cette élite a fourni les commis, les fonctionnaires, militaires et poli- ticiens qui se sont trouvés en position de prendre le pouvoir quand la nation est née. - 6 - 18. Lors de lindépendance, le parti progressiste était au pouvoir et Frangois Tombalbaye (de Fort-Archambault) était Président. Quelques mois plus tard, en décembre 1960, Tombalbaye a fait mettre en vigueur une nouvelle Constitution, aux termes de laquelle les pou- voirs du Président étaient accrus et ceux de llopposition diminués. Cette Constitution fixait en outre à sept ans le mandat du Président et instituait une Assemblée Nationale unique. En février 1962, les partis de ltopposition ont été dissous. En 1963, le Gouvernement découvrit un complot organisé par certains ministres et fonctionnaires musulmans. Il y eut nombre dlarrestations, lrassemblée fut dissoute, des émeutes se produisirent à Fort-Lamy et plus de cent personnes per- dirent la vie. Cependant Tombalbaye maintint fermement son autorité sur le pays. Une nouvelle Assemblée fut élue vers la fin de 1963 et le Président nomma un nouveau ministère où figuraient plusieurs jeunes administrateurs instruits. Pendant 1964, le pays fut relativement calme. 19. Mais de nouveaux troubles éclatèrent en 1965. Ils eurent pour cause les efforts vigoureux du Gouvernement pour accroftre les recettes fiscales et se procurer des fonds dlinvestissement en émettant un emprunt national. Il y a longtemps que les populations du Nord et de llEst se plaignent fortement dravoir à payer des taxes exorbitantes sur leurs animaux dtélevage, et llon cite des cas oi des fonctionnaires prévaricateurs prélèvent les mênes taxes deux et même trois fois. On a également protesté contre les fortes pressions officielles visant à faire souscrire à l'emprunt. Pendant les deux dernières années, cet ensemble de faits a entretenu une agitation constante dans le Nord et ltEst; des bandes de nomades armés ont fait sporadiquement des raids contre des villages et il y a eu de temps à autre des rencontres entre les "bandits" et la force publique. Il y a eu sans doute peu de pertes de vies humaines Cependant, au début de 1967, un Préfet et un membre de itAssemblée Nationale ont été tués en même temps qutune cinquantaine de villageois. 20. On assure que les bandes qui se livrent aux raids en question se réfugient au Soudan quand le danger devient trop grand. Ce fait a envenimé les rapports entre les deux pays. A la suite de démarches pressantes entreprises par le Président Tombalbaye en juin 1965, le Gouvernement du Soudan a promis dtexercer un contrele sur les dissi- dents réfugiés chez lui, dont en particulier un groupe qui stintitu- lait "Gouvernement en exil de la République Islamique du Tchad". Néanmoins, les incidents de frontière n1ont pas cessé. Les deux gouvernements ont derechef engagé des conversations qui prirent fin en février 1966. Cette année-là, plusieurs centaines d'irréguliers ont été tués; le Gouvernement a installé des troupes de sécurité dans la préfecture de Ouadai, la frontière entre le Tchad et le Soudan a été fermée et llentrée des Soudanais sur le territoire du Tchad a été soumise à un contrCle très restrictif. Il ntexiste guère de faits prouvant que les rebelles aient reçu beaucoup drarmes modernes de liétranger. Depuis quelques mois, à la suite dlune nouvelle réunion des deux Chefs dlEtat, les relations avec le Soudan se sont beaucoup améliorées et la frontière a été rouverte. - 7 - 21. En dépit de toutes ces difficultés, la position du Président Tombalbaye est restée solide. Dans les régions s.édentarisées, qui pré- sentent le plus d'importance économique, le Gouvernement nt a jamais été sérieusement inquiété. Cependant les troubles du Nord et de lEst main- tiennent une lourde charge sur les ressources -du pays et risquent de détourner le Gouvernement de sa tâche majeure et de longue haleine: le développement du pays. L'assistance technique 22. Parce qutil y a très peu de Tchadiens qualifiês, lladministra- tion du pays et le secteur privé moderne de léconomie nationale sont obligés de faire très largement appel au concours dexperts européens. Il y a dans les cadres de ltadministration quelque 650 français, dont près de 300 enseignants. Certains dlentre eux passent progressivement à des fonctions consultatives au fur et à mesure de l'accession de Tchadiens qualifiés aux postes de gestion. l Gouvernement, ayant repris telles quelles les structures de ltancienne administration fran- çaise, a maintenu beaucoup des avantages qutelle comportait, de sorte qutil continue à verser des émoluments qui nfont que peu de rapports avec les ressources du pays. Cest là un autre grief assez répandu parmi ceux qui sont moins bien servis. Attaches internationales et régionales 23. En 1965, la plupart des troupes françaises qui étaient encore au Tchad ont quitté le pays. Il nten est resté qutun petit contingent à la base aérienne de Fort-LaM et quelques officiers chargés de conseil- ler et dtentrainer l8armée tchadienne. Ce fait a eu deux conséquences: il a considérablement diminu6 llaide militaire extérieure et a réduit à peu de chose les dépenses locales des troupes françaises. En outre, il a fallu que le pays se charge du maintien de lfordre dans la moitié nord du pays et le long de ses 11.000 kilomètres de frontières. Ces nouvelles responsabilités pèsent d'un poids très lourd sur les finances nationales. Il en sera question plus loin dans ce rapport. 24. Le Tchad conserve des attaches étroites avec la France, dont il continue à recevoir une aide financière et technique considérable. Au sein de la CEE, il a obtenu le statut dassociation, qui lui vaut aussi une assistance substantielle., Le Tchad est membre de 1fUnion Africaine et Malgache de Coopération Econonique. Cependant, ses liens les plus étroits et les plus importants sont ceux qu'il doit à sa qua- lité de membr de ltUnion Douanière et Economique de l'Afrique Equato- riale (UDEAC) et de la Banque Centrale des Etats dfAfrique et du Cameroun (BCEAEC). En juillet 1963, le Tchad a adhéré à la BIRD et, en novembre de la même année, à 19IDA. l/ LtUDEAC a repris le ràle de lfUnion Douanière Equatoriale lorsque le Cameroun en est devenu membre, le ler janvier 1966, aux c8tés du Congo (Brazzaville), du Gabon, de la République Centrafricaine et du Tchad. - 8- II - EVOLUTION ECCNOMI(DUE RECEWTE A. Structure de lfEconomie 25. L'économie du Tchad a été façonnée par l'isolement du pays, son climat et ses maigres ressources naturelles, dfune part, dsautre part, par sa population, insuffisamment nombreuse pour constituer un marché important et qui manque des connaissances et aptitudes voulues pour tirer un parti maximum du faible potentiel économique du pays. Comme on peut sty attendre, près de 50 % du PIB correspond à la production agricole de subsistance et reste donc en dehors du secteur monétaire. Au cours de ces dernière années, le secteur agricole, y compris ltélevage et la pêche, a contribu6 au PIB à raison de 55% . Lagriculture est diailleurs à la base de presque tout ce qui se fait dans les secteurs de l'industrie, des transports et des services. La principale culture commerciale est celle du coton qui, compte tenu de la valeur ajoutée par les transports et l'égrenage, assure environ 10 Ç' du PIB. En outre, la production coton- nière contribue pour près de 80% au total des exportations qui n'échappent pas à tout contrôle. 26. L'élevage, qui fait avant tout vivre les habitants du Nord, se place au second rang de la production commerciale du Tchad grâce aux viandes, cuirs et peaux qui sont commercialisés. L'élevage représente aussi environ 20 % de la production dtaliments et 12% du PIB. Il vient en seconde place, par ordre d'importance, dans la liste des produits exportés, sous condition de faire rentrer en ligne de compte les expor- tations clandestines considérables de bétail sur pied à destination du Nigeria et de la République Centrafricai4e. 27. La pêche occupe cinq mille familles à plein'temps, peut-être le triple à certaines époques de l'année. Le volume des prises atteint à peu près 100.000 tonnes par an., soit en Yaleur de 4,5 à 5 milliards de francs CFA. On estime que le poisson salé et séché occupe la troi- sième place dans la nomenclature des exportations, mais une part consi- dérable de ce commerce se fait clandestinement à travers la frontière du Nigeria. 28. D'après une étude de la CEA, l Tchad est celui des pays dsAfrique Centrale dont le secteur industriel est le moins dévelopw . Voici quels étaient, en 1963, les pourcentages respectifs du PIB dus à l'industrie pour chacun des pays en question: Iur cent Gabon 31,4 Congo (Kinshasa) 29,2 Congo (Brazzaville) 20,4 R.C.A 13,1 Cameroun 12,5 Tchad 7,2 On compte dans le secteur industriel la production, industrielle propre- ment dite, 1'exploitation minière, la production d9énergie et la cons- truction. La comptabilité nationale du Tchad donne un pourcentage de 8% , mais même ce chiffre reste le plus faible de tous les pays de la région. - 9 - 29. L'industrie tchadienne est fondée en quasi-totalité sur la transformation des produits agricoles. Elle consiste en petites instal- lations privées ou semi-publiques autonomes. Jusqu'à présent, il n'y a eu que très peu de production textile et elle reste de facture tradition- nelle. Les industries mécaniques et électriques vaquent surtout aux ré- parations et travaux d'entretien. Il n'y a pour ainsi dire pas dtactivi- té mi '' e, sinon que l'on extrait dans le nord de petites quantités de natro dont la plus grande partie est exportée. 30. Le production totale d'énergie ntatteint que 1,5 % du PIB. Moins de la moitié est produite industriellement. Le reste se trouve d dans le secteur de subsistance et il stagit de lemploi de bois, de charbon de vois, de cosses d'arachides et de graines de coton à des usages domestiques. 31. Le commerce et les transports contribuent au PIB à concurrence de quelque 20 % , à celui du secteur monétaire à raison d'environ 40 % . Ces chiffres montrent de quel poids les marges commerciales et les frais de transport pèsent sur l'économie. 32. La part des services publics dans le PIB va croissant. Elle est à l'heure actuelle dtà peu près 10 % . B. Evolution de la Production 33. Il existe une évaluation du PIB du Tchad pour les années 1958, 1961 à 63 et 1965. Comme les données ne sont pas exactement comparables dtune année à l'autre, les calculs de croissance ne sont interprétés ci- après que sous toutes réserves: Aux prix courants, le PIB s'est accru de la façon suivante: Année Milliards de francs CFA 1958 39,8 1961 h7,3 1962 50,6 1963 52,6 1965 59,0 Ces chiffres donnent un taux de croissance de 5,8 % de 1958 à 1965 (de 1958 à 1961, le taux est de 5,9 % , de 1961 à 1965 de 5,7%). Le revenu par habitant, aux prix courants, est passé de 60 dollars en 1961 à 71 dollars en 1965. Mais la qualité des indices de prix est telle qu'il serait hasardeux de chercher à évaluer le taux de croissance réelle du revenu par habitant. Les auteurs du Plan ont décidé de retenir 2,6 % pour la période 196lw63. Ce taux paraît trop élevé pour l'ensemble du pays, vu la proportion relativement faible des investissements intérieurs bruts par rapport au PIB (environ 10 % au cours de ces dernières années), la dépréciation extrfmement rapide au Tchad des immobilisations et la part considérable des investissements totaux consacrée à l'infrastructure et aux charges sociales, dont le rendement économique n'apparaÎtra que dans longtemps. 1/ Il stagit d'un carbonate de chaux hydraté que lton utilise pour la consommation humaine et animale et pour la fabrication de savon, - 10 - 34. La croissance et la répartition des revenus varient beaucoup d'un secteur à un autre; dans ceux de la subsistance, ils sont relative- ment bas et leur croissance est lente. Comme on peut le voir au tableau 19, les branches où la croissance a été relativement rapide se trouvent dans les services publics et privés, la construction, le commerce et, sur une base très étroite, ltindustrie. Le revenu réel par habitant a sans aucun doute baissé en 1966, surtout dans le secteur agricole. On trouve- ra ci-après une étude de l'évolution récente dans les différents secteurs. Agriculture 35. Le niveau de ltagriculture reste très primitif. Bien que les exploitations soient petites, on ne les cultive pas de façon intensive. La houe reste l'outil ordinaire, l'emploi de la traction attelée ne fait que commencer et de façon très limitée. Il n'y a donc pour ainsi dire pas d'exploitations mixtes où les animaux soient élevés à plusieurs fins. Ltactivité agricole est toujours très saisonnière et se concentre en fait sur une période de six mois, en raison surtout du climat et faute de pouvoir utiliser les ressources en eau pour irriguer. Il y a donc beaucoup de sous-emploi et il en sera ainsi tant que l'on n'aura pas trouvé le moyen d'employer les agriculteurs à des travaux de développe- ment communautaire. 36. La plus importante culture vivrière est celle du mil (ou sorgho), la principale céréale du pays. Les cultivateurs consomment la plus grosse partie de leur récolte, de sorte qu'une très faible quantité se vend ou se troque contre des produits dtélevage. Les prix varienténormément. De 6 à 15 francs CFA le kilo après la récolte, ils atteignent souvent 30 francs au moment de la soudure. Selon les évaluations officielles, la superficie ensemencée en mil est dtà peu près un million d'hectares; la production a été de 900.000 tonnes en 1963 et 1964, de 805.000 tonnes en 1965. Comme il y a eu une grave sécheresse en 1966, la production est tombée cette année-là à 600.000 tonnes, un désastre a-t-on dit. Les évaluations faites pour 1967 révèlent une certaine amélioration, mais des pénuries locales dans le nord ont fait monter les prix, qui évoluent entre 50 et 80 francs CFA le kilo. Pour parer à cette situation, le Gouvernement a demandé et obtenu ltaide du Programme Alimentaire Mondial. En règle générale, le mil est cultivé en assolement biennal, soit avec les arachides, soit avec le coton. 37. La seconde culture vivrière en ordre dtimportance est celle des arachides. La moyenne annuelle de production au cours de ces der- nières années a été de l'ordre de 175.000 tonnes sur une superficie de quelque 180.000 hectares. Elle a fait une pointe à 150.000 tonnes en 1964-65. Il nten a jamais été commercialisé que de petites quantités, même quand le prix était garanti par la France avant que le Tchad ait obtenu le statut d'association de la CEE. Depuis la disparition de ce soutien des prix, les arachides du Tchad ne sont plus compétitives sur les marchés extérieurs et les exportations ont encore baissé au cours des deux dernières années. Les cultivateurs conservent mainte- nant 99f de leur production pour leur consommation propre. -n - 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 Production diarachides (non décortiquées) 110.000 140.000 112.000 127.000 120.000 125.000 117.000 Volume commercialisé (décortiquées) 1,h50 2.450 3.240 4.170 1.118 1.333 Exportations (décortiquées) 304 677 2.100 2.670 321 215 La diminution des ventes et des exportations en 1965 et 1966 s'explique en partie par la mauvaise récolte de mil. Les arachides ont partiellement compensé la pénurie céréalière dans les zones de production de subsistance. 38. On cultive aussi pour la subsistance le mais, les pois, les haricots, le manioc, les dattes et le sésame. Les chiffres de production ne se trouvent que rarement; mais, pour 1966-67, on 1évalue en poids et en valeur, aux chiffres suivants: poids valeur en 1.000 tonnes millions de francs CFA Maïs 24,0 380 Manioc 120,0 1.200 Pois 22,0) Haricots 46,0) 1.300 Dattes 25,0) Sésame 5,2 n.d. 39. La principale culture de rapport, ctest le coton à fibres moyennes. Cette production est devenu le pivot de l'économie moderne du Tchad. Compte tenu de la valeur ajoutée par le transport et ltégrenage, elle assure environ 20 % du PIB monétaire, près de 80 des exportations enregistrées et quelque 8 %des recettes d8imp8ts de lEtat. Il en ré- sulte que toutes fluctuations dans les récoltes et dans les prix mon- diaux du coton ont des répercussions sur ltensemble de léconomie na- tionale, plus particulièrement dans le secteur monétaire. Bien que le pays ait commencé dès les années 1920 à produire du coton à des fins commerciales, ltexpansion véritable ne date que de la fin de la deu- xiéme guerre mondiale. La culture de cette plante occupe quelque 500.000 familles, dont la plupart n'exploitent que de toutes petites superficies selon les méthodes traditionnelles. On note un emploi de plus en plus grand de semences améliorées et, bien qulà un moindre degré, d'insecticides. En général, on applique un assolement biennal avec arachide ou mil. Au cours des années 1960, la surface ensemencée en coton a oscillé entre 280.000 et 300.000 hectares. - 12 - 40. Production et rendomeitsont varié de façon capricieuse. Pour amener les paysans à faire du coton, et surtout à ensemencer au moment voulu (car le succès de la récolte dépend considérablement de la date à laquelle on sème), les autorités ont dût exercer de fortes pres ions, sinon même user de moyens de coercition. Les rendements brut ont augmenté pendant les années 1950 jusqu'à un maximum de 350 Kg à lthec- tare en 1957-58. En 1959, la préparation de ltindépendance, avec son cortège de campagnes électorales et d'élections, a eu, dit-on, pour conséquence de détourner les agriculteurs de leur tâche; toujours est-il que les semailles se firent tardivement et que la production enregistra une chute de 40 % . L'année suivante, on fit un très gros effort pour amener les paysans à semer de bonne heure et le volume de la production fit plus que doubler (98.000 tonnes). En 1961, les pluies arrivèrent trop tôt dans la saison et retardèrent derechef les enaemencements. Si. ce ne fut guère la faute des cultivateurs, le résultat fut le même, la production de coton fut inférieure à h7.000 tonnes, soit une chute de 5L.000 tonnes. Depuis lors, les pouvoirs publics ont fait un ef- fort vigoureux pour faire faire les semailles à temps; ils ont même applique en certaines régions une campagne de productivité dont le succès fut remarquable. 4l. Au cours des quatre dernières années, les rendements se sont améliorés et ont atteint un nouveau record en 1966-67: 410 Kg à lthec- tare. En cette dernière saison, la production totale de coton brut stest élevé à 123.000 tonnes, soit 17% d'augmentation par rapport au maximum antérieur. Ainsi, sur les quatre dernières annêes, la moyenne de production a été de 100.000 tonnes contre 70.000 pour les quatre années précédentes. Au cours des années 1950, les rendements de légrenage se sont beaucoup améliorés. Du fait de l'introduction de nouvelles variétés, adQtées au Tchad dans les stations de recherches agronomiques de l'IRCT /, ces rendements ont passé de 29% à 37 % . On procède actuellement à l'adaptation d'autres variétés, et, selon les résultats gu'elles permettront d1obtenir, les rendements à ltégre. nage pourront sfaméliorer encore. 42. Llexpansion de la production cotonnière au Tchad est due à l'action conjointe des Pouvoir Publics, français et tchadiens et de la Société Cotonnière franco-tchadienne (COTONFRAN). La COTONFRAN est une société privée franco-belge, où le Tchad détient 15 % du capital Aux termes dtune convention qui viendra à expiration en 1970, la COTONFRAN a obtenu le monopole de lachat, de l'égrenage et de la com- miercialisation du coton. Elle est tenue d'acheter la totalité de la récolte et d'avoir des centres dtachat capables d'égrener et traiter toute la récolte. Ltaccord en question a été conclu de façon telle que la société ait intérêt à travailler de façon efficace, à obtenir les meilleurs rendements à l'égrenage, à comprimer ses frais d'exploita- tion et à vendre la récolte aux meilleurs prix. Jusqulà présent, elle a beaucoup contribué à assurer la distribution des semences améliorées et a pris diverses autres mesures pour accroître la production. 1/ Coton avant l'égrenage. 2/ Institut de Recherches pour le Coton et les Fibres Textiles. - 13 - 43. La Caisse de Stabilisation du Prix du Coton (CSPC) est un organe public autonome chargé d'exécuter la politique du Gouvernement, notamment en ce qui concerne le soutien des prix.Y Il surveille égale- ment l'application de la convention concluo avec la COTOIFRI. 44. Pendant les trois dernièrwe années, le Gouvernement a garanti le prix de 26 francs CFA le kilo de coton brut, Ce chiffre est infé- rieur denviron 18 % au prix moyen payé lors de la saison 1961-62, antle où lfon a accordé une prime aux agriculteurs qui avaient semé à temps. En 1966-67, la moyenne du revenu brut des cultivateurs de coton a été de 26 dollars, contre 23 dollars en 1960-61. Etant donné que les prix des denrées achetées par lagriculteur ont beaucoup aug- menté, son revenu réel a nettement diminué depuis sept ans. 45. Malgré ce bas prix d'achat à la productiortà/ les frais de transport, d8égrenage et de commercialisation sont si élevés que les derniers cours mondiaux du coton - F.O.B. et ports de lfAfrique Occi- dentale - sont inférieurs au prix de revient du coton da Tchad rendu aux ports en question (voir colonnes 3 et 4 du tableau ci-après: Francs CFA/ Kilo Fibre de coton livrée aux Année Prix au cultivateur pcrts dfAfrique Occidentale Coton brut Fibre de Cours mcndial Prix de revient coton du coton du Tchad (1) (2) (3) (3) (h) 1960-61 28,04 78,40 146,20 l50,75 1961-62 30.66 83.54 147.45 186.29 1962-63 28.67 78.15 138.85 154.58 1963-64 27.45 75.84 142.00 153.28 1964-65 26.00 70.67 136.50 148.94 1965-66 26.oo 70.10 129.50 149.97 1966-67 26.00 70.98 129.00 ll.20 /a Prix évalué par la CSPS. La baisse des cours mondiaux depuis quelques années a été partiellement compensée par une certaine réduction des frais d'égrenage et de transport. En 1965-66, les frais de transport stélevaient encore à environ 15 % du prix de revient du coton rendu au port d'Afrique Occidentale, dont 10% if Avant 1964, il existait un Fonds de Stabilisation du Coton commun au Tchad et à la République Centrafricaine. En 1964, il a été créé un organe particulier à chaque pays. 2f Avant déduction du coût des entrées (semences, insecticides, etc.). 3/ Ce prix d'achat équivaut à 4,8 cents (USA) par livre anglaise; aux Etats-Unis le prix garanti pour le coton à fibre de 2,5 centimètres est de 7 cents. - 14 - étaient attribués auxfrais de transport au-delà des frontières du Tchad. Le droit de douane à la sortie stélevait à 11% du coût F.O.B. 46. Aux termes de la convention conclue avec la COTONFRAN, cette Société perçoit une commission dexportation. Elle perçoit aussi des bénéfices calculés selon une formule compliquée qui attribue à la CSPC une part du revenu total avant calcul des bénéfices de la COTRîFRAN. Comme on le verra au tableau ci-après, la Société nta pas fait de mau- vaises affaires: Rendement du capital Campagne Rendement du capital et des réserves en %en 1961-62 3,85 3,50 1962-63 19,41 16,73 1963-64 17,32 14,57 196h-65 14,30 11,71 1965-66 0,39 0,31 1966-67 (éval.) 19,62 n. d. 47. L'Etat prend à sa charge, par l'intermédiaire de la CSPC la différence entre le prix garanti et la valeur mercuriale payée à lagriculteur par la COTONFRAN. Le coût annuel de cette subvention a évolué, pendant les sept années écoulées, entre 399 millions et 825 millions de francs CFA. Pendant cette méiie période, la part des ré- sultats bruts de la COTFRAN qui est revenue à la CSPC, (après déduc- tion de la commission d'exportation) a varié entre un gain de ho5 millions et une perte de 259 millions de francs CFA. En fait, l'Etat prend à sa charge non seulement le coût de la subvention aux paysans, mais aussi les pertes dues a ce que la récolte est mauvaise. Pour faire face à ces déficits, le Tchad a reçu de la France et du FED une aide substantielle. Jusqu'en 1963-64, l'aide française a été assurée par le Fonds de Soutien pour le Textile d'Outre-Mer (FSTCM). En-,964-65, ctest le Trésor français qui a fourni l'aide en question.±( Cette année-là, le FED a reconnu que la suppression de ce soutien financier imposerait un fardeau énorme au Tchad (et d'ailleurs aussi aux autres Etats associés) et a dès lors accepté un programme de financement tem- poraire et dégressif diune durée de quatre ans, dont le total a été fixé à 1.047,6 millions de francs CFA. De 1960-61 à 1966-67 inclus, les fonds versés par les sources extérieures de financement ont évolué entre 273 millions et 662 millions par an: au total environ 3 milliards de francs CFA. Les comptes de la CSPC sont présentés de façon globale dans l'état ci-après: f Remboursée plus tard par le FED. - 15 - Coût du Part de la CSPC Total des soutien dans les bénéfices Aide recettes ou Années des prix de la CoTCrFRAN extérieure décaisaements(-) 1960-1961 - 597,0 hoh,6 272,5/a 80,1 1961-1962 - 396,8 -258,9 281,57a -374,2 1962-1963 - 751,3 160,1 661,6ra 70,4 1963-196h - 663,o 217,9 h85,0 39,9 1964-1965 - 554,l 68,8 365,6/b -119,7 1965-1966 - 600.o - 62,6 272,67' -390,0 1966-1967 (éval.) - 824,9 271,2 656,07- 102,3 Total -h.387,1 801,1 2.994,8 -591,2 [a FSTOM /Lb FD /c FED. Ce chiffre comporte une avance de h36 millions de francs CFA et une évaluation des décaissements effectués dans le cadre du programme de quatre ans. 48. C'est au moyen de ses ressources ordinaires que le Gouvernement a comblé les déficits nets de la CSPC. Il est important de noter que les coûts, après achat au producteur, comportent une taxe à l'exportation d'environ 115du prix F.O.B.du coton, ainsi qu'une taxe de faible montant sur le chiffre d'affaires. Au fur et à mesure que les années ont passê, ces prélèvements ont pris une importance fiscale de plus en plus grande pour le Gouvernement. Pendant la période dont il stagit, le droit d'ex- portation a produit à lui seul un total de 4 milliards de francs CFA, soit un montant supérieur au total de l'aide extérieure et des déficits de la CSPC. On peut en tirer deux conclusions: le première, c'est que si l'Etat ne prélevait pas un droit à l'exportation, le coton tchadien serait compétitif sur le marché mondial. La seconde, c'est que l'aide étrangère destinée à soutenir le coton est en réalité un moyen déguisé de financement budgétaire. Cependant, vu la situation dans laquelle le Tchad se trouve, le Gouvernement ne peut renoncer aux recettes qu'il tire du droit dtexportation. Le déséquilibre des finances publiques dont il sera question plus loin se serait produit beaucoup plus tôt si le Gouvernement ntavait continué à la fois à percevoir des taxes et à recevoir le financement extérieur de la production cotonnière. 49. Outre son programme de soutien des prix, le FED a finance un programme de productivité dont l'organisation a été confiée à la Compagnie Française pour le Développement des Fibres Textiles (CFDT), société française semi-publique d'assistance et de gestion techniques. Ce programme, qui stétend aussi sur quatre ans, prévoit une action in- tensive de développement de la productivité dans certaines régions don- nées, pour une dépense totale de 680 millions de francs CFA dont les agriculteurs paient eux-mêmes environ 45 % . Voici la répartition des frais et les superficies auxquelles le programme doit s'appliquer: - 16 - (Millions de francs CFA) Nombre Coût Versements des Subventions Années dthectares total Agriculteurs du FED 1965=66 15.000 11,7 37,6 77,1 1966-67 20.000 152,2 60,5 91,7 1967-68 25.000 18990 88,1 100,9 1968-69 30.000 22h h 119,8 loh,6 6 36, o0 -374,3 50. Le programme a pour but de faire appliquer les méthodes de culture modernes: semer au moment opportun, lutter de façon intensive contre les insectes et autres parasites, faire des applications dengrais et, ce qui est peut -être le plus important pour le développement agricole en général, propager ltemploi de la traction attelée et de meilleurs outils. Le programme comporte un autre facteur important: ltintroduction de deux nouvel,les variétés de semences. Ces nouvelles variétés, la HG9 et la Plh, ont 'eté mises au point dans les stations de recherche de lIRCT, qui en assure aussi la multiplication. Elles sont supérieures aux Allen, que lton utilise actuellement, parce que la fibre est à la fois plus longue et plus résistante à la traction. La HG9 et la Plh n'ont encore été employées qu'à concurrence de 5% des ensemencements réalisés en 1965-66, mais on compte que dans deux ou trois ans elles se seront très générale- ment substituées aux variétés antérieures. 51. En 1965-66 et 1966-67, le programme a atteint les objectifs qu'il stiftait fixés quant au nombre dhectares. Dans la seconde de ces deux saisons, les rendements en coton brut, dans les zones où la CFDT a fait une campagne intensive, ont varié entre un minimum de 656 Kg et un maximum de 1.800 Kg à l'hectare, contre une moyenne de 410 Kg/ha pour ltensemble du pays. Eu égard à ces résultats très prometteurs le Gouvernement a auàmenté à 30.000 ha pour 1967-68 et h0.000 ha pour 1968- 69, la superficie à laquelle le programme doit stappliquer. Il souhaite, stil peut obtenir le financement nécessaire, poursuivre le programme et ltétendre à 5o.ooo et 60.000 hectares pendant les deux années suivantes. 52. Le programme de soutien des prix du FED prend fin avec la saison 1967-68. On escomptait à lorigine que le coton tchadien serait alors en mesure d'affronter les marchés mondiaux, mais cette prévision se fon- dait sur lidée que les cours mondiaux se maintiendraient aux niveaux de 1964. Or cela n'a pas été le cas. Constatant que le but originel ne serait pas atteint, le Tchad a soumis ses problèmes au Comité du Commerce et du Développement du GATT, non sans exprimer ses préoccupations concer- nant les conséquences qu'aura la nouvelle politique agricole des Etats- Unis sur les prix et les échanges mondiaux en matière de coton. 53. Dans un rapport sur les problèmes économiques du Tchad, le GATT a signalé à ses membres qte: "(a) l'économie du pays repose sur la production cotomière et il en sera ainsi pendant quelque temps encore, malgré les efforts du Gouvernement pour diversifier la production: - 17 - (b) la baisse des cours du coton au cours des dix dernières années a placé le Tchad dans une situation financière qui entrave de façon grave le progrès économique dtun pays qui est extrêmement sous-développé et ne peut comp- ter que sur sa production de coton; (c) le Tchad ne peut faire autrement que de soutenir cette production et d'en améliorer les rendements; (d) le Tchad doit hâter la diversification de son économie, ce qui nécessite notamment le développement de son in- frastructure et de ses moyens de transport; (e) les programmes économiques du pays, notamment son premier Plan Quinquennal, ont un rÔle considérable dans l'action nationale qui vise à améliorer la productivité et à diversifier la production; (f) le Tchad doit nécessairement compter sur une assistance financière et technique adaptée à ses besoins, car ses ressources propres sont insuffisantes." Ces recommandations, ainsi que les perspectives d&avenir de la production cotonnière tchadienne, seront examinées plus loin. 54. les autres cultures de rapport sont le blé et le riz. Elles nfont qu'une importance relative. Comme lfindique¯le tableau ci-après, le producteur consomme la plus grande partie de sa production: Tonnes 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 Blé: Production 2.000 1.600 1.340 2.600 3.830 4.500 6.700 Quantité commercialis6e n.d. 955 826 600 1,961 1,109 n. d. Paddy:Production 22.000 23.000 25.200 26.000 25.000 n.d. 36.960 4.518 2.392 3.655 4.995 5.749 2.699 n.d. Riz: Production 2.235 1.672 2.398 3.279 3.843 1.851 n.d. Le blé est commercialisé par la Somable, organisme public semi-autonome qui le vend à une minoterie privée installée à Fort-Lamy. Cette minoterie, qui est entrée en fonction en 1964, a une capacité annuelle de 7.500 tonnes et le Gouvernement s'est engagé à lui fournir suffisamment de matière première pour en assurer la gestion. En 1964, le Tchad a obtenu du Progr amme Alimentaire Mondial une allocation de 5.880 tonnes de blé répartie sur trois ans. Il a maintenant entamé des négociations - 18 - pour obtenir une nouvelle allocation de 7.000 tonnes pour une période de cinq années. Ces fournitures aideront le Gouvernement à remplir ses engagements envers la minoterie. les recettes provenant de la vente du blé livré par le PAM sont investies dans la région des polders du lac Tchad afin d'accroitre la production locale de blé et arriver ainsi a ce que le pays en produise suffisamment pour ses besoins. 55. Le paddy est acheté par trois moulins, dont l'un est privé tandis que les deux autres appartiennent à ltEtat. En 1965-66, la produc- tion a beaucoup souffert du manque de pluie. En 1966-67, elle a atteint le chiffre record de près de 37.000 tonnes, contre une moyenne de 24.000 tonnes de 1961 à 1965. Les cultures se font surtout dans les régions inondées, mais, sauf dans les plantations de riz de Bongor, les apports d'eau ne sont pas contr8lés comme il le faudrait. Les prix de cette denrée ont été trop chers pour amener beaucoup de consommateurs à la préférer au mil. L'élevage 56. Certaines évaluations récentes montrent qu'il y avait en 1966 beaucoup plus de bétail et de volailles que ne lavaient indiqué les recensements très approximatifs sur lesquels on s'était fondé pour les années 1961 à 1965. Milliers de têtes 1961 - 1965 Evaluations révisées de 1966 Bovins 4.000 4.500 Moutons et chèvres 4.000 4.150 Chameaux 350 355 Anes 300 303 Chevaux 150 153 Porcs 5 5 Volaille 4.000 4.000 Les modifications les plus importantes concernent surtout les bovins, mais aussi les ovins et caprins. Il ne semble pas que l'augmentation du nombre de bêtes soit lteffet de la croissance normale des troupeaux, mais qu'il stagit plutôt dtune révision des données antérieures. 57. La production du secteur de ltèlevage -consommation intérieure de lait, produits laitiers et viande, exportation de viandes, d'animaux vivants et de cuirs et peaux -est posée,en valeur, d'environ 9,1 mil- liards en 1961 à 9,5 milliards de francs CFA en 1965. La part de la production agricole totale que cette valeur représente est restée cons- tante autour de 27,5 % . On évalue à 2,2 milliard de francs CFA le montant des exportations de viandes, bêtes sur pied, cuirs et peaux, réalisés en 1966, soit 27 % de la totalité des exportation de biens. Mais environ 40 % de ces exportations de produits de lélevage ont consisté en sorties de bêtes sur pied à travers les frontières du Nigeria et de la République Centrafricaine, qui ont échappé à tout contrôle. - 19 - 58. Si les méthodes de gestion des troupeaux sont loin dfêtre excellentes, du moins sous langle du rendement économique, il est pro- bable qutelles nfévolueront que lentement. Il y a à cela des raisons dfordre social et culturel plutôt qu'économique. Pour l'éleveur, surtout parmi les tribus nomades et semi-nomades, le bétail constitute la ri- chesse qulil a accumulée. Il est beaucoup de régions où llépouse se paie en bétail. 59. Les families naades et semi-nomades se nourrissent surtout de lait (et de produits laitiers) de tous animaux y compris juments et chamelles. Elles consomment en outre de petitesquantités de mil (qu'elles ont cultivé ou ont obtenu par troc) et parfois de la viandeft En règle générale, la traite des vaches est poussetrop loin, de sorte qu'il ne reste que peu de lait pour les veaux dont la mortalité est élevée. La croissance des animaux est lente et, pour ne pas réduire le nombre de leurs bates, les éleveurs les conservent au-delà de l'âge op- timum, jusqua, dix ans et plus. les troupeaux sont périodiquement décimés quand la sécheresse réduit les pâturages et les ressources en eau. Mais ces effets n1apparaissent pas dans les statistiques officielles, en partie parce que les bêtes font de grands parcours pour fuir les ré- gions oÙ sévit la sécheresse. La frontière du pays n'entre guère en ligne de compte pour l'éleveur qui mène son troupeau paître jusqu'au Soudan, en Libye, au Niger, au Cameroun ou au Nigeria. 60. La commercialisation pose de graves problèmes. Pour arriver aux marchés, les éleveurs font parcourir de grandes distances à leur troupeau, où ils ne trouvent que peu de points dteau, surtout en saison sèche. Il y a dès lors pacage excessif autour des puits, ce qui en diminue l'utilité. Une bonne partie des exportations de bêtes sur pied ne donne quten rendement médiocre parce que les animaux mis en vente ne sont pas en bon état physique et que l'éleveur nfest pas en position favorable pour défendre ses intérêts. On connaît assez mal les circuits commerciaux, mais llon dit que sur les marchés traditionnels, dix in- termédiaires monopolisent à eux seuls environ la moitié de toutes les transactions. Sur les toutes qui mènent aux marchés, tant intérieurs quIétrangers, la moralité est élevée aussi faut-il exporter de grands troupeaux pour en tirer des bénéfices. Cîest ce qui limite le nombre de ceux qui font ce commerce, vu le montant des capitaux qu'il faut y consacrer. Une grande partie des acheminements de bétail vers le Nigeria est entre les main de Haoussas. 61. Faute de statistiques dignes de confiance, il est difficile de mesurer les effets réels que le commerce du bétail peut exercer sur ltéconomie. Ce commerce suit les voies traditionnelles et échappe en grande partie à tout contrôle. Il se mêle intimement à d'autres formes du commerce dvAfrique Centrale, notamment au mouvement de la contrebande / La consommation de lait est évaluée à environ 200 millions de litres par an, soit en valeur 2,5 millions de francs CFA. - 20 - à destination du Tchad. Il semble cependant que l'éleveur ait davantage à continuer ce commerce traditionnel, ne serait-ce que pour se soustraire aux impôts et aux droits de douane qui frappent aussi bien les exportations que les importations. 62. L'infrastructure au service de l'élevage est des plus réduites, mais on travaille à l'améliorer. Depuis 1950, le pays s'est doté de h85 nouveaux puits ordinaires et de 25 puits forés dans les zones de parcours du bétail. Il n'y a que deux fermes d'élevage modernes, encore souffrent- elles de n'avoir pas assez de capitaux. Elles donnent néanmoins des ré- sultats encourageants en ce qui concerne l'amélioration du bétail. Il existe aussi deux abattoirs modernes. L'un est à Fort-Larqy et travaille presque à plein rendement. L'autre, qui se trouve à Fort-Archambault, s'il a amélioré son rendement en 1966, ne fonctionne qu'à environ un cin- quieme de sa capacité. A eux deux, ils contribuent à raison de 80 % à la production officielle de viande. Il vient d'être créé à Fort- Archambault de nouvelles installations industrielles pour faire des conserves de viande et fabriquer les boîtes nécessaires. Elles s'éten- dront plus tard à la tannerie et à la fabrication de chaussures. Il est difficile d8évaluer quel pourra être le rendement de ces investis- sements. Il ne semble pas que l'on ait fait une étude approfondie des sources d'approvisionnement ni des débouchés possibles. Fort-Archambault se trouve à quelque 500-700 Km. des principales régions d'élevage. Les bêtes que l'on y amène sont en nombre insuffisant et arrivent en mau- vaise condition. A l'heure actuelle, ce n'est guère que 15% des ani- maux vendus chaque année qui sont abattus et détaillés industriellement dans le pays. Peut-être l'abattage traditionnel pour la préparation de viande séchée en prend-il de 5 à 7 % de plus. 63. L'évaluation du pourcentage des bêtes vendues montre qusil est passé dlerïviron 7,5 à 9% de 1960 à 1965. En 1966, l'augmentation a été rapidel. Les résultats communiqués par la préfecture du Kanem montrent que là où il y a suffisamment d'herbe et d'eau, le nombre de bêtes commercialisées augmente et que leur poids et leur qualité s'améliorent de façon appréciable. Si, compte tenu des conditions africaines, l'état de santé du bétail est relativement bon, les maladies réduisent encore la production de façon importante, sauf toutefois la peste bovine que des campagnes de vaccination ont en grande partie éli- minée. Dans le sud du pays, c'est la mouche tsé-tsé qui limite l' éle- vage du bétail. Un programme de vaccination exécuté avec énergie, notamment en 1963, a eu pour effect de réduire la mortalité due aux maladies et a également provoqué une augmentation des ventes. Malheu- reusement, c'est souvent autour des stations vétérinaires que les agents du fisc sont venus prélever les impôts, ce qui a réduit ltef- ficacité du programme. 64. Le pourcentage des abattages par rapport au nombre des bêtes mises en vente est passé de h0 % en 1960 à 56 % en 1966. Ce fait prouve qu'il y a eu augmentation de la consommation de viande à l'intérieur du pays et accroissement de l'exportation de viande fraîche ou réfrigérée par voie aérienne. L'exportation de bétail sur pied a diminué de 60 à 44 % du total des bêtes commercialisées, et pourtant le chiffre total Du fait de la révision des données relatives au cheptel, le pourcentage a baissé à 8,7 % . - 21 - des animaux exportés en 1966 n ta été que légèrement inférieur à celui de 1960. Par rapport au total du cheptel de moutons et chèvres, le nombre des b8tes commercialisées a été dlenviron 20%. 65. On assure que les imp8ts prélevés sur le bétail sont exor- bitants. Des évaluations faites par des experts montrent que les diverses taxes arrivent à totaliser jusqulà 50% de la valeur de liani- mal. Ctest là ce qui explique que lIon ne recense que de 40 à 50% des exportations de bétail et seulement 20% des exportations de moutons et chèvres. Ctest aussi la raison pour laquelle la totalité des abattages de bétail atteint le triple de ceux contr8lés par 1liadministration. Dans le cas des moutons et chèvres, les abattages clandestins repré- sentent les neuf dixièmes du total des mises à mort. 66. La commercialisation industrielle de la viande après abat- tage est restée relativement stable de 1960 à 1966. Lexportation de viande frafrche et réfrigérée a diminué après 1961, et ce pour deux causes: ltaugmentation des tarifs aériens et la perte du marché du Congo (Kinshasa). Au cours de ces dernières années, ltexportation a repris de façon modérée. Les débouchés habituels sont: le Cameroun, le Gabon, le Congo (Brazzaville) et la République Centrafricaine. La Libye sty est ajoutée depuis peu. Dans le secteur moderne, l'expor- tation est réalisée par sept transporteurs aériens privés, dont le principal, la firme Prodel, établie près de Fort-Lamr, en assure plus de 60%. 67. Les exportations de cuirs et peaux sont allées en déclinant parce que la mauvaise qualité de ltécorchage et du tannage les empêche dientrer en concurrence sur les marchés mondiaux. La pêche 68. La production de poisson est évaluée à environ 100.000 tonnes. Comme le Cameroun, le Niger et le Nigeria sont aussi riverains du lac Tchad, il est probable que certaines prises figurent deux fois dans les chiffres de production des quatre pays. Il est néanmoins certain que les pêcheurs du Tchad ont un revenu moyen nettement supé- rieur à celui des cultivateurs et des éleveurs. En 1966, clest environ 12% du total des prises qui a été exporté, presque entièrement de façon clandestine et surtout vers le Cameroun et la République Centrafricaine. La gomme arabique 69. La production de gomme arabique a ccmmencé en 1955-56 dans la partie orientale de la préfecture de Biltine. De 5 tonnes au début, la production a rapidement augmenté pour atteindre une moyenne de 600 tonnes par an jusquten 1965. Les exportations ont également augmenté jusqulà 1201 tonnes en 1966, pour une valeur de 65 millions de francs CFA. Depuis 1961-62, un organisme public semi-autonome - 22 - achète la gomme aux producteurs et la traite à Fort-Lamy avant de lexporter. Les frais de transport, tant à l'intérieur du pays qutà l'extérieur, seélèvent à quelque 40 % du prix F.OB. Peut-être serait- il plus avantageux de traiter la gomme dans les zones de production et de ltexporter via le Soudan. Ltindustrie 70. Le gros de lindustrie tchadienne est fait dtà peine un peu plus de 30 entreprises. Plusieurs dfentrtelles, dont les principales, ont pour objet le traitement de produits agricoles du pays: coton, animaux d'élevage, blé et riz. La plupart ont peu d'immobilisations et peu demployés. Il nlen est que sept à avoir investi plus de 250 millions de francs CFA (un million de dollars) dans leurs immobilisa- tions ou à employer plus de 100 personnes. 71. La plus importante de toutes est la COTONFRAN, dont nous avons dit, en traitant du coton, qutelle fonctionne depuis plusieurs années. Elle stest développéeau point d'exploiter maintenant 25 usines d'égrenage dtune capacité totale de 120.000 tonnes de coton brut. La COTONFRAN gère également une huilerie, mais l'on nty broie pas beacoup de graines en vue de fabriquer de lthuile. Le reste des graines passées au broyeur est utilisé pour la chauffe des usines dtégrenage. La société compte un personnel permanent de 1.h00 per- sonnes et en emploie 2.100 de plus pendant le semestre d'activité intense. 72. Lors de la saison de 1966-67, les usines dtégrenage de la COTONFR-AN ont fonctionné à plein. lussi la Société a-t-elle entre- pris d'accroÎtre sa capacité. Son programme d'investissements pré- voit ltélimination graduelle dtun certain nombre de petites installa- tions d'égrenage dont le rendement économique est faible. Dans le passé, les difficultés inhérentes au transport du coton brut avaient obligé à disséminer les usines d'égrenage sur les superficies consa- crées à la culture de cette plante. Le fait dfen réduire le nombre et dten accroître la capacité aura pour conséquence d'allonger la durée des opérations dtégrenage et devrait de surcroît réduire le coût tant de l'égrenage que des transports. Cependant, le succès de ce programme dépend de la réalisation d'un autre programme, financé par le FED, qui a pour objet de construire un réseau de routes de pénétration à travers les zones de culture du coton. Il est un autre facteur qui explique les coûts élevés de la COTONFRAN. le fait qutelle emploie un grand nombre d'étrangers aux postes moyens et supérieurs de son personnel. Il serait donc nécessaire de mettre en train un programme de formation de Tchadiens, mais il faudra beaucoup de temps pour aboutir à des résultats. 73. D'autres industries sont installées depuis quelque temps, à savoir les deux abattoirs, deux briqueteries, une tuilerie, quatre petites fabriques de meubles, deux usines d'assemblage: l'une de bicyclettes et l'autre de postes de radio transistor. - 23 - 74. Seize autres entreprises ont été créées depuis 1960. La principale est la nouvelle usine de tissage de Fort-Archambault dont le montage a été terminé au début de 1967. 75. La Société Textile du Tchad (STT) est une entreprise franco- allemande à laquelle sont associés le Cameroun et le Tchad. Ses investis- sements immobilisés atteignent 1.390 millions de francs CFA. Sa capacité actuelle, de 8 millions de mètres de tissus de coton par an, doit être portée à 12 millions en 1969 et 15 millions en 1973. La STT emploie 20 étrangers et 390 Tchadiens. La production doit dommencer en 1967 et devrait réduire les importations de textiles dfau moins 500 millions de francs CFA par an. 76. Une brasserie a vu le jour en 1964 à Moundou. Son actif immo- bilisé siélève à 580 millions de francs CFA et elle peut produire 30.000 hectolitres de bière par an. Son personnel se compose de 10 étrangers et 130 Tchadiens. Elle tourne à plus des deux tiers de sa capacité, fait des bénéfices et doit stagrandir en 1967. 77. Une raffinerie de sucre a commencé à produire en 1965. Ele importe sa matière première du Congo-Brazzaville et fabrique des pains de sucre raffine, Son actif immobilisé stélève à 250 millions de francs CFA. Sa capacité annuelle est de 6.000 tonnes et doit être portée à 10.C00 tonnes en 1968; elle emploie sept étrangers et 160 Tchadiens. Sa production de 1965 a été estimée à 610 millions de francs CFA. 78. C 'est dans le premier trimestre de 1967 qùe le complexe industriel de conserves de viandes et de fabrication de boîtes de Fort- Archambault a commencé sa production. le montant des immobilisations déjà réalisées est de L12 millions de francs CFA. La construction de la tannerie et de la fabrique de chaussures, qui doit être terminée avant la fin de 1967 ou en 1968, portera l'actif immobilisé à 725 mil- lions de francs CFA. 79. 502 millions de francs CFA ont été investis en 1966 dans la cons- truction dfun h6tel de 104 chambres A Fort-Lamny. Il stagit de lIHttel L& Tchadienne. Mcderne, doté du conditionnement de ltair et de classe inter- nationale, il est destiné à accueillir les touristes dont le nombre aug- mente de façon modérée. 80. La minoterie de Fort-Lany a été terminée en 1964. L'actif immobilisé atteint 140 millions de francs CFA, la capacité annuelle est de 7.500 tonnes de blé. Ladite minoterie a des difficultés à stappro- visionner et tourne à 50 % de sa capacité. Une partie de son blé lui vient du Programme Alimentaire Mondial. En 1965, sa production a été estimée à 195 millions de francs CFA. - 24 - 81. La plupart des industries du Tchad travaillent pour le marché intérieur; mais la plus importante, la COTONRAN, est tournée vers l'exportation. A l'avenir, la nouvelle usine textile lui prendra une petite partie de sa production. Les abattoirs et la conserverie de viandes travaillent à la fois pour le marché intérieur et pour les pays voisins du Tchad. 82. En dehors des installations dvégrenage du coton, les industries sont concentrées à Fort-Lamy et à Fort-Archambault. Moundou n'a presque rien d'autre que sa brasserie. Le Gouvernement a pour politique d'in- terdire l'installation de toute entreprise industrielle dans la capitale. Il a eu tendance à favoriser Fort-Archambault, pour montrer qu'il sou- tient le développement régional. 83. Les investissements dans le secteur industriel proviennent presque entièrement de sources étrangères privées. Le Gouvernement a pris une participation directe dans un petit nombre de grandes indus- tries. Pour plusieurs petites industries, il lia fait par le canal de la Banque de Développement. Il a pour politique dencourager acti- vement les investissements privés et a mis en vigueur, à cet effet, un règlement très libéral. Le secteur minier 84. On n'exploite guère au Tchad qu'un seul minerai: le natron, qui est un carbonate de soude hydraté. Le natron joue le r8le de sel dans l'alimentation humaine et animale, et est employé dans la fabri- cation du savon. Voici les données relatives à la production et à 1 'exportation. 1961 1962 1963 1964 1965 1966 7tonnesT- Production 5.612 7.32h 10.063 7.665 8.677 n.d. Exportations 3.189 4.919 7.615 6.184 6.271 3.985 On évalue à 21 millions de francs CFA la totalité des recettes des producteurs en 1965. Pour la mâme année, la valeur totale de la pro- duction, rendue à Fort-Lamy, est estimée à 75 millions de francs CFA. Les exportations ont, dit-on, rapporté 53,3 millions en 1965 et 43,5 millions en 1966. 85. Les recherches de pétrole ont été abandonnées. On poursuit cependant des prospections géologiques de caractère général dont il sera question sous le titre "perspectives". L'énergie 86. La production et la distribution sont assurées par la Société Equatoriale d'Energie Electrique (S.E.E.E.). Il stagit d'une institution publiq'le dont les capitaux appartiennent à des organismes publics français, mais où les Etats d'Afrique Equatoriale ont aussi une participation. Les centrales de production sont toutes thermiques et le courant coute cher: - 25 - 15 francs CFA le Kwh (6 cents des Etats-Unis). Ce prix élevé est dû au fait qu'il faut importer le combustible à grands frais. Le coût du com- bustible représente les deux tiers du prix du courant. 87. Bien que les bases en soient très petites, la production d'éner- gie électrique a augmenté rapidement. Pour les trois centrales les plus importantes, celles de Fort-LarVy, de Moundou et dtAbéché, le taux moyen annuel dfaugmentation depuis 1961 s'établit à 19,3% . Fbrt-Lamy fournit 93 % de toute la production. 1961 1962 1963 1964 1965 1966 (miliers de Kwh) Fort-Tay 8.905 11.119 13.297 14.933 16.262 19.959 Abéché - - 328 365 294 339 Moundou - - - 406 1.168 1.242 8.-905 11.119 13.625 15.704 17.72Z 21.540 88. On travaille actuellement à accroître de 12.000 à 18.000 Kw la puissance installêe à Fort-Lamy., pour un coût de 250 millions de francs CFA. On estime que cette augmentation de puissance suffira pendant plu- sieurs années à faire face à la demande. Une part importante de l'éner- gie produite dans la capitale dessert la demande privée. 89. La Centrale de Moundou a une puissance installée de 900 Kw. Elle ntest entrée en production que vers le milieu de 1964; son courant est surtout destiné à la brasserie et aux installations de la COTONFRAN. Il stagit, à concurrence de 60 % , de ventes de courant à haute tension. Abéché nfa qu'une petite centrale de 460 Kw, qui fournit la plus grande partie de son courant aux usagers prives. Il existe en outre deux cen- trales, ltune à Largeau de 240 Kw et l'autre à Moussouro, de 48 Kw. Elles alimentent surtout des installations militaires. 90. Les ventes de courant de haute tension à usage industriel ont augmenté plus vite que celles destinées aux particuliers; 23,37 % contre 15,2%. 91. A Fort-Archambault, on investit actuellement dans la construction dfune centrale de 5.000 Kw qui alimentera la société textile, la fabrique de conserves et les usagers privés. Les Transports 92. Le Tchad se heurte en matière de transports, tant intérieurs qu'extérieurs, à des difficultés inouies. Le facteur le plus grave réside dans la longueur extrême des distances à parcourir pour atteindre un port africain. Pour arriver à la mer, il existe cinq itinéraires dont la distance varie de 1.705 à 2.950 Km. Tous exigent au moins un transbordement des marchandises transportées et choisir entre eux ntest - 26 - pas une affaire simple. Lfun peut âtre plus avantageux pour telle ou telle région du pays et coûter plus cher pour d'autres. Tel autre itinéraire peut convenir mieux au transport d'une marchandise particu- lière. Voici les faits: 93. La route trans-équatoriale est celle que lson utilise le plus. Elle consiste à aller de Moundou et Fort-Archambault à Pointe-Noire via Bangui et Brazzaville, par le rail, le fleuve et la route. Pointe-Noire est à 2.45o Km de Moundou, a 2.945 Km de Fort-Lany. L'étape de Bangui à Moundou, ou Fort-e.chambault, se fait par la route et présente beaucoup de difficultés pendant la saison des pluies. Jusqu'au 10ème degré de longitude nord, la route irms-équatoriale soutient la concurrence des autres. Elle présente en outre lavantage que tous les frais de transport se règlent en francs CFA, ce qui consolide lUnion régionale économique et douanière (UDEAC). 94. Deux autres routes passent par le Nigeria. L'une met Fort- Lany à 1.705 Km de Port-Harcourt, l'autre à 2.090 Km de Lagos. On se rend d'abord à Maiduguri par la route (250 Km) puis par voie ferrée à Port-Harcourt ou à Lagos. Avant les troubles du Nigeria, ces deux routes assuraient, pendant la majeure partie de l'année, un service rapide et régulier. Les importations pouvaient être acheminées presque sans limitation, mais il en allait différemment des exportations car le transport annuel de quelque 400.000 tonnes dfarachides produites dans le Nord du Nigeria aux fins d'exportation, a priorité. Les produits pé- troliers constituaient alors 60 % des biens qui transitaient par le Nigeria; ils étaient stockés à Kano. L'agitation politique a rendu cette double route moins sûre et les frais de transport ont augmenté d'au moins 10 % . En 1966 et 1967, il stest produit des retards dans les livraisons de pétrole, qui ont créé des pénuries à Fort-Lan. Aussi lacheminement des produits pétroliers se fait-il maintenant par Bangui à un prix plus élevé. Lorsque lagitation se sera calmée, les routes du Nigeria rede- viendront sans doute les plus économiques pour Fbrt-LaM et pour la partie occidentale du Tchad, notamment pour les produits pétroliers. Elles ont cependant l'inconvénient de coûter à 1'UDEAC environ un milliard de francs CFA par an en devises étrangères. 95. La route du Bénué, qui elle aussi s'étend surtout sur le territoire du Nigeria, relie le Sud du Tchad au port de Burutu. Ce port est à 1.982 Km de Moundou, à 2.136 Km de Fort-LaM. La route comporte un trajet fluvial dvenviron 1.550 Km sur le Bénué, rivière qui n'est navigabla qui en septembre et octobre, et un parcours routier de Garoua (Cameroun) au Sud du Tchad. Pour accéder à la mer, la route du Bénué est la moins coûteuse, mais ctest aussi la plus lente et la moins régulière. Elle sert principalement aux importations de oiment et aux exportations de coton. 96. La route du Cameroun, qui re]Ue le Tchad à Douala, par Garoua et Yaoudé, est coûteuse et peu utilisée. La distance varie de 1.620 à 2.080 Km selon ltitinéraire. Cependant, la prolongation du chemin de fer camerounais jusqu'à Ngaoundéré, que lion compte avoir terminée peu après 1970, en fera llun des plus importarts moyens de communication du Tchad avec l'extérieur. On prévoit, pour relier le pays au chemin de fer, - 27 - à la fois d'améliorer la route de Ngaoudéré à Garou, Fort-Foureau et Fort-Lany, et dfen construire nouvelle de Ngaoudéré à Moundou, qui desservirait le Sud et 10uest.- 97. Enfin, on accède par une route assez courte au chemin de fer soudanais, qui relie ainsi Abéché à Port-Sudan. La distance est de 2.660 Km. On ne se sert pratiquement pas de cette voie d'accès à la mer. La possibilité de l'utiliser est toutefois à l'étude, en vue de faire arriver les marchandises en vrac, telles que les produits pétroliers destinés à l'approvisionnement du Tchad oriental. 98. A ltintérieur du pays, le réseau des voies de communication est fait de quelque 12.000 Km de routes principales et 20.000 Km de routes de desserte. Les ponts sont au nombre de 1.570 et lion compte 13 bacs. Lentretien des routes laisse beaucoup à désirer, mais lfon soigne mieux les routes nationales, dont la longueur totale est de plus de 2.000 Km, en utilisant à ltoccasion des moyens mécaniques. La route qui va de Fort-Lamy 'à Fort-Archambault et de là à Bangui, est en- tretenue par l'Agence Trans-Hquatoriale des Communications (ATEC). Sauf sur les quelques kilomètres de Fort-Lamy à Massakory, toutes les routes sont en terre battue. On estime que les trois quarts de la circulation routière se font sur quelque 2.500 kilomètres de routes, dont surtout celle de Fort-Lamy à Bangui et celle du Nigeria. Pendant la saison des pluies, la région orientale du Tchad est isolée en quasi- totalité par les inondations. Entre les principales villes, les dis- tances sont grandes. En raison du mauvais état du réseau routier, on est tenu de calculer sur trois ou quatre ans la dépréciation totale d'un véhicule utilitaire. On estime en effet que, dans le cas dtun camion, ltentretien et l'acquisition de pièces de rechange coûtent le double dès la seconde année, le septuple dès la troisième année. Ltobligation où lon est de constituer des stocks appréciables dtes- sence et de pièces détachées ajoute encore au coft des transports. 99. De façon générale, le tonnage annuel transporté par route varie selon les tendances de limportation et de lexportation. En 1966, en raison des événements, la route Bangui-Brazzaville-Pointe- Noire a supporté 60 % du tonnage; celle du Nigeria 30 % et celle du Cameroun 10 % . 100. De 1962 à 1965, le nombre des canions immatriculés a diminué de 20 % . Ctest qu'il y en avait trop et que la concurrence entre trans- porteurs était rude. On tend quelque peu vers les véhicules plus lourds (de plus de 5 tonnes), mais lon ne peut aller trop loin dans cette voie car la plupart des routes sont en trop mauvais état pour supporter les 1/ On étudie actuellement une autre formule pour laquelle le Gouvernement du Tchad a pris fortement position: ltétablissement d'une voie ferrée de Ngaoundéré à Moundou et peut-être à Fort-Archambault. - 28 - très gros camions, pourtant las plus éconorrques./ Il est probable qu'il subsiste encore à ltheure actuelle une certaine capacité excéden- taire; il est en tout cas évident que le nombre des camions disponibles pourrait être réduit si les transports de coton 'étaient répartis sur une période plus longue. Il faudrait en outre améliorer les routes pour que les transports puissent être répartis de façon plus rationnelle sur les douze mois de l'année. Il faudrait aussi employer un nombre moindre de camions dont la charge utile serait plus élevée. Ainsi lfon réduirait le coût des transports. 101. Actuellement, l'entretien des routes, ponts et bacs est financé principalement par le Fonds ,outier, dont les recettes propres sont de 130 millions de francs (CFA)Y et par le budget national où sont inscrits des crédits qui vont de 50 à 100 millions de francs selon les années. Ces ressources sont insuffisantes pour qu'il soit possible d'entretenir la totalité du réseau. Clest pourquoi le Département des Travaux Publics réserve à juste titre ses moyens mécaniques dventretien pour les quelque 2.000 Km de routes nationales qui supportent le plus gros de la circulation. On a quelquefois fait appel à ltaide extérieure pour refaire les routes qui avaient fini par être trop mauvaises; chaque année cependant, il est courant qutil faille reconstruire des tronçons de routes par trop délabrés. 102. Le nombre des véhicules privés a augmenté de 50 % de 1962 à 1965, de sorte qutil est de plus en plus nécessaire de disposer par tous les temps de bonnes routes reliant les principaux centres urbainsy à.la fois pour les besoins commerciaux et privés. 103. Ie Tchad est relativement bien desservi par deux lignes aériennes internationales, Air-Afrique et lUnion des Transports Aériens. Air-Tchad assure les liaisons intérieures. L'aéroport de Fort-LanW reçoit les gros avions à réaction; les Caravelles peuvent atterir à Fort-Archambault et à Moundou. Air-Afrique vient de crée. un nouveau service de caravelles entre les capitales de 11UDEAC. 104. Si les transports ariens vont se développant, celui des passagers a augmenté plus rapidement que celui du fret. En 1966, le total des arrivées et départs de voyageurs a atteint le chiffre de 75.000, soit une augmentation de près de 60 % par rapport à 1960. Immédiatement après l'indépendance, les départs ont très nettement dépassé les arrivées; il en fut encore de même en 1965, année où les dernières troupes françaises ont quitté le pays. On note aussi une certaine émigration nette de Tchadiens, encore que la plupart dtentre eux se rendent dans les pays voisins sans emprunter les liaisons lf Pour les camions transportant l'essence et dont la charge utile est inférieure à 5 tonnes, on évalue le coût du transport de la tonne/ kilomètre à 15,15 francs CFA. Pour les camions Diesel, dont la charge utile est de 10 à 12 tonnes, le chiffre descend à 10,80. Pour les diesels de 12 tonnes et les remorques de même charge utile, il ntest plus que de 7,63 francs CFA. Une partie des taxes sur les produits pétroliers est allouée au Fonds Routier. - 29 - aériennes. Le fret aérien nt a augmenté que de 9 % de 1960 à 1966; il a d8ailleurs été en baisse entre ces deux dates, notamment lorsqutont été interrompues les expéditions de viande fraîche à destination du Congo (Kinshasa). Avant 1964, les seules villes desservies par les liaison aériennes commerciales était Fort-Lar, Fort-Archambault et Moundou. Cette année-là, le réseau intérieur a été étendu à Abéché, Bongor, Largeau et Pala. Mais le seul aéroport qui ait quelque impor- tance internationale est celui de Fprt-Lauq: en 1966 il a assuré à peu près 80 % des arrivées et départs de voyageurs, et 90 % du volume du fret. 105. Il y a une certaine circulation de marchandises sur le Chari, peut-être 10.000 tonnes par an. Cette voie fluviale ntest cependant utilisée que pendant sept mois. I stagit, à concurrence de moitié, de marchandises qui vont à Fort-Lanq lorsque les pluies rendent les routes impraticables. C. Finances Extérieures Commerce extérieur 106. Il niest pas facile de réunir des donrbes précises et complètes sur le commerce extérieur, car beaucoup dyéchanges se font de façon clan- destine ou ne sont pas enregistrés. Une part considérable des exporta- tions de bétail sur pied et de poisson fumé ou salé échappe à tout con- trÔle; il en va de même pour beaucoup d'importations, dont une partie est constitutée par ce que reçoivent en paiement les lipasseurs" de bétail et de poisson. Ces pratiques sont parfaitement naturelles pour l'éleveur et le pêcheur tchadiens qui ne font que suivre les traditions ancestrales. Depuis des générations, les éleveurs du Nord ont eu lthabitude de vendre leurs animaux à des acheteurs venus du Nigeria ou à les y amener eux-mêmes afin de pouvoir acheter des produits qui sty vendent moins cher. Les troubles qui ont sévi au Nigeria ont eu pour conséquence de diminuer la part de ce pays dans le commerce clan- destin du Tchad. Il y a eu, en 1965, baisse de ltensemble des expor- tations d'animaux vivants, mais dès 1966 on a constaté une certaine reprise. Quant au commerce clandestin de bêtes sur pied à destination de la République Centrafricaine, marché traditionnel pour certaines régions du Tchad, il semble qu'il ait augmenté depuis un an ou deux. Sans doute, les éleveurs veulent-ils se soustraire à la taxe de l'ins- pection vétérinaire, qui fait of44ce de droit de sortie lorsqu'il stagit d'exporter vers la R.C.A.- . Pour les pêcheurs, il est moins difficile déchapper aux douaniers. En effet, trois pays, outre le Tchad, sont riverains du lac: le Nigeria, le Cameroun,et le Niger; d'autre part, le Logone et le Chari sont tout proches des frontières du Cameroun et du Nigeria. On pense en général qu'en 1966 les importa- tions clandestines ont considérablement diminué. Peut-être est-ce dû à l'état des choses au Nigeria. 107. Les statistiques officielles, où n'apparaissent ni le commerce entre pays membres de l'UDEAC, ni les échanges clandestins, montrent de larges fluctuations du déficit de la balance commerciale: _l/ Les droits de douane à l'exportation ont été abolis à ltintérieur de 11UDEAC. - 30 - Milliards de francs CFA 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Importations 6,24 6,25 7,51 7,17 8,54 7,71 7,96 Exportations 3,27 5,29 4,18 5,61 6,5h 6,72 5,85 Excèdent ou déficit(-) -2,97 -096 -3,33 1,56 -2,oo -099 -2 11 Pourcentage des ex- portations par rap- port aux importations 52 86 56 78 77 87 74 108. Les importations enregistrées en 1966 ont dépassé dfenviron 28 % celles de 1960>, soit un taux de croissance de 4,2 % lf an. Elles ont moins varié que les exportations. Leurs fluctuations semblent déterminées par trois facteurs principaux: le volume du revenu résultant de la vente des récoltes exportées llannée précédente, laccroissement des échanges à l'intérieur de l1tUDEAC et le départ des étrangers en 1960-61, ainsi que celui de larmée française en 1965, qui ont fait bais- ser llafflux de fonds et marchandises en provenance de l'étranger. 109. Quant aux exportations enregistrées, les fluctuations sont dues surtout à celles de la production du coton et à la baisse des termes de l'échange par rapport à ce produit. De 1960 à 1966, les prix du coton ont diminué de 12 % . Comparer les exportation de 1966 à celles de 1960 nla guère de sens car la récolte de coton de la saison 1965-66 a été ex- trêmement mauvaise. Il y a lieu cependant de remarquer que, si les ex- portations enregistrées de 1965 correspondaient à 87 % des importations, le pourcentage en 1966 ntétait plus que de 74% . Une fois de plus, la cause en est le volume réduit de la production de coton. 110. Pour ce qui est du commerce avec les autres pays membres de ltUDEAC, les évaluations montrent qu'il y a eu accroissement rapide des importations et baisse des exportations en 1966: Milliards de francs CFA 1962 1963 196 1965 1966 Importations n.d nd 2,hh 2,24 3,92 Exportations 0,25 0,30 0,99 1,08 o,67 Lb Excédent ou déficit(-) n.d., n.d. -,1 h -1,16 -3_5 Pourcentage des ex- portations par rap- port aux importations nà d. n. d. 41 48 17 a Ce chiffre englobe, à concurrence de 837 millions, des rô-exportations en provenance de pays extérieurs à lUDEAC, non enregistrées au Tchad. b Ce chiffre englobe 150 millions de francs CFA de ré-exportations. - 31 - Il faut vraisemblablement attribuer la baisse des exportations enregis- trées à l'augmentation des passages clandestins de bétail sur pied à des- tination de la République Centrafricaine. La croissance des importations est un phénomène que les pays membres de l'Union Douanière envisagent avec satisfaction puisqutils ont pour politique de développer leurs échanges réciproques en fonction de leur expansion industrielle. 111. Quand on dresse un tableau global des échanges de marchandises, en y incluant le commerce enregistré et les évaluations relatives aux trafics clandestins de 11UDEAC, on constate une dégradation plus régulière de la balance commerciale du Tchad: Milliards de francs CFA 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Importations 9,57 10,99 11,08 13,04 11,65 12,38 Exportations 7,64 8,26 8,37 8,98 9,21 8,23 Excédent ou déficit(-) -1,93 -2,73 -2,71 -4,06 -2,44 -h,15 Pourcentage des ex- portations par rap- port aux importations 80 75 77 69 79 66 112. Depuis 1961, le total évalué des importations a augmenté de plus de 29 % , celui des exportations de 10 % (taux annuels de 5,2 et 1,9 % ). 113. A examiner la répartition sectorielle de ce commerce, on voit que la part des importations enregistrées de denrées vivrières accuse une certaine diminution, tandis que staccroissent légèrement celles des car- burants et lubrifiants, des biens de consommation durables ou non et de loutillage. En 1966, les produits qui ont une part prépondérante dans l'importation enregistrée sont llessence et le gaz-oil (12 % ), les autos et camions (8 % ) et les tissus et coton (8 % ). Des pays membres de l'UDEAC, ltimportation porte surtout sur les produits suivants: sucre, cigarettes et savon du Congo (Brazzaville), tissus et chaussures du Cameroun, bière et tissus de la R.C.A. Plus de la moitié des importa- tions enregistrées continuent à venir de France. Quant aux importations clandestines, elles se composent principalement de tissus et d'articles de ménage en provenance du Nigeria et, dans une mesure moindre, du Soudan. 114. Parmi les exportations enregistrées, c'est le coton qui domine de loin: 77 % en 1966. Environ la moitié des exportations enregistrées vont en France; le pourcentage était de 70 % en 1960. Les trois quarts des exportations vers les pays de 1'UDEAC consistent en animaux vivants, viande fraîche et poisson. - 32 - Balance des Paieients 115. Il existe des lacunes dans les données relatives à la balance des paiements des pays membres de lUDEAC.l/ Cependant, gr9ce aux comptes de la nation et aux informations disponibles concernant les transferts du secteur public et les mouvements de capitaux, la mission a pu réunir les éléments majeurs de la balance des paiements du Tchad, comme le montre le tableau ci- après. Les évaluations qui ont été faites ne sauraient être jugées très exactes, car il existe de grosses erreurs ou lacunes pour trois des six dernières années.2/ 116. Le d.éficit de la balance commerciale est passé de 1,93 milliards en 1961 à 4,15 milliards en 1966, soit au taux annuel de plus de 16%. Le déficit des échanges de biens et services a augmenté un peu moins vite, a raison dzenviron 12% lan. Ces déficits ont été compensés en grande partie par des subventions et prfts publics, à un moindre degré par des investis- sements privés dforigine étrangère. Comme le montre le tableau 22A, la majeure partie de llaide étrangère a été fournie par la France et la Com- munauté Economique Européenne. 117. Il ntexiste pas de données relatives au montant des transferts de fonds privés vers llétranger. Ces transferts ont été compensés presque tous les ans par les apports de fonds publics et les mouvements de capitaux. Ce- pendant, les réserves de devises du Tchad ont subi des pertes très apprécia- bles en 1961 et 1966. Celles de 1961, qui se reflètent dans les mouvements monétaires de liannée, sont dues en grande partie à une forte baisse des ex- portations de coton. La perte de réserves de change de 1966, plus grave que celle de 1961, a plusieurs causes. Cette année-là, les importations ont aug- menté alors que les exportations de coton diminuaient par rapport à 1965, le départ des troupes françaises a provoqué à la fois une réduction des apports de fonds de caractère militaire et 19exportation de lZépargne accumulée par les troupes. Si l'aide extérieure au développement stest maintenue lf Les informations relatives à la balance des paiements sont disponibles pour les pays hors zone franc, mais les éléments essentiels de la balance des paiements avec les pays de la zone franc manquent. Les choses se compli- quent encore quand il stagit des pays de l'UDEAC dont la Banque Centrale Commune ne tient pas les statistiques dfun grand nombre de transactions, particulièrement les transferts privés. Néanmoins, en se référant aux estimations des coiptes nationaux relatives aux services privés il est possible d1obtenir des ordres de grandeur acceptables pour les données manquantes. Les comptes établis à partir du ler Juillet 1967 le seront de telle sorte qutils fourniront une meilleure base à l'analyse de la balance des paiements. 2f Si lion cherche à vérifier, en les comparant, les données relatives à la balance des paiements, aux finances publiques et à la monnaie, on se heurte à une difficulté supplémentaire. Les comptes de la nation sont loin dt9tre complets et les chiffres disponibles sont si peu comparables qutil est difficile de faire aucune comparaison, si grossière soit-elle. Par exemple, les chiffres inscrits au budget au titre du service de la dette publique ne peuvent être vérifiés en utilisant les rubriques cor- respondantes de la balance des paiements. EVALUATION DE LA BALANCE DES PAIEMENTS GLOBALE (milliards de francs CFA) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Importations 9,57 10,99 11,08 13,o4 l,65 12,28 Exportations 7,64 8,26 8,37 8,98 9,21 8,23 Balance commerciale - 1,93 - 2,73 - 2,71 - 44,06 - 2,hh - 4,15 Services privés, solde net - 1,96 - 2,01 - 2.,10 - 2,46 - 2. 19 - 2,30 Transferts de fonds publics 3,55 4,00 4,53 3,,21 2.,88 2,96 Balance nette des paiements courants - 0,34 - 0,74 - 0,28 - 3,.,31 - l.,75 - 3,9 Mouvements de capitaux publics 0,38 0,11 0,56 O,3O 0,39 O,51 Mouvements de capitaux privés 1,16 1,93 1,84 0,77 O,74 11,00 Balance nette des paie- ments courants et mouvements de capitaux 1, 20 1,30 2,12 - 2,24 - 0,62 - 1,98 Mouvements d'ordre moné- taire (augmentation) 1,24 - ,63 - 0,49 - ù,o6 0,22 2,06 Erreurs ou omissions - 2,44 - 0,67 - 1,63 2,30 O,4o - 0,08 sensiblement au même r2iveau quien 1964 et 1965, si les investissements privés d1origine étrangère se sont acc:-us en raison surtout de la nou- velle manufacture de textiles, les réserves du Tchad ont néanmoins diminué de plus de 2 milliards de francs CFA. La baisse stest poursuivie en 1967 où elle a atteint le chiffre approximatif de 1,4 milliard pen- dant le premier trimestre, malgré la récolte-record du coton de 1966-67. A la fin de juin 1967, les réserves de jevises présentaient un solde négatif de 890 millions de francs CFA.J/ 1/ Comme les pays membres de l'UDEAC ont fondé ensemble une Banque Centrale dont les réserves forment un tout, on ne calcule les réserves de change de chacun deux que de façon statistique. Les chiffres dont le FMI fait état peuvent parfaitement être négatifs pour un ou deux de ces pays, pourvu que le montant global des réserves de change de la Banque Centrale se maintienne à un niveau satisfaisant. L'exemple suivant, qui porte la date de mars 1967, montre que deux des cinq pays avaient alors un solde négatif dans ltétat des réserves de la Banque Centrale: Milliards de francs CFA Cameroun 7,70 R.C. A. 0,69 Gabon 0,61 Congo (Brazzaville) - 0,75 Tchad - o,45 non réparti 0,17 Total 7,97 - 35 - D. Monnaie et Banque La BCEAEC 118. La Banque dont font partie les cinq membres de 1'UDEAC est la Banque Centrale des Etats de lAfrique Equatoriale et du Camero (BEAEC). Ctest elle qui émet les francs CFA, leur monnaie commune.-/ Lensemble appartient à la zone franc, de sorte que le franc CFA est librement convertible en francs français au taux de 1 franc CFA 0,02 franc français (1 dollar = 2h6,853 Fr. CFA). 119. La EEAEC a une agence principale dans chgque pays membre et un bureau administratif à Paris. Son capital, de 250 millions de francs CFA, était & ltorigine celui de l'Institut dtEmission d'Afrique Equa- toriale auquel elle a succédé en 1959. Outre le Conseil dAdministration (huitmembres représentant la France, quatre le Cameroun, et quatre autres membres, à raison dfun pour le Tchad et un pour chacun des trois autres pays), il existe cinq comités monétaires, un pour chaque pays membre. Le Conseil dtAdministration stoccupe de la politique monétaire d'en- semble. Chaque comité monétaire, où siègent d'ailleurs des membres du Conseil dlAdministration et où la France aussi est représentée, gère plus directement les affaires monétaires du pays qui lui est assigné et spécialement la répartition du crédit. 120. Aux termes de l'accord en vigueur, qui ne peut être modifié qutà la suite dtune consultation des Etats membres et de la France, la BCEAEC a toutes ses réserves de change en francs français, dans un compte ouvert au Trésor de France. Il nty a pas de limite aux montants qu'elle peut tirer à découvert. Les Etats membres ne sont pas tenus de maintenir des réserves de devises. Pour chacun d'eux on tient un relevé statistique de ses tirages, des crédits qui lui sont ouverts et de ses prélèvements sur le compte du Trésor français, mais il n2existe qu'un seul compte d'ensemble au sein de la BCEAEC. Les Etats membres ont d'ailleurs toute liberté d'acheter des devises sur le marché des changes de Paris. Ces transactions sur devises sont reflétées dans un compte d'o- pérations du Trésor Français ouvert au nom de la Banque Centrale, mais au- cune limite ne leur est imposée. La France a garanti que le .franc CFA pourrait gtre converti librement et sans limitation, m9ie dans l'hypothèse oiù le compte de la :Banque Centrale serait à découvert. Si cependant une situation de ce genre venait à se prolonger, les autorités françaises auraient la facul- té de suggérer que les taux de réescompte soient relevés et que soit diminué le volume des crédits accordés. Si la BCEAEC niest pas obligée dtagir en conséquence elle le ferait sans doute dans l'état actuel des choses. Les billets et pièces que la Banque met en circulation ont valeur libératoire dans tous les pays membres. les billets émis pour le Cameroun sont différents des autres. Ceux des quatre autres pays se distinguent par une lettre située après le numéro de série. - 36 - 121. Pour appliquer sa politique de crédit, la Banq4e Centrale fixe des plafonds de réescompte et a recours à la persuasion..± Elle peut aus- si faire varier les taux de réescompte mais ne le fait que rarement. La taux minimum est depuis plusieurs années de 3 % . Dans certaines circons- tances, on a imposé des taux supérieurs ou inférieurs. Il ntest pas pos- sible au Tchad de procéder à des opérations d'open market en tant que moyen de contrôler le crédit, tout simplement parce qufil ntexiste pas de marché des titres dfemprunt émis par ltEtat. La politique consistant à fixer des plafonds de réescompte a été très efficace jusqutà présent, car les banques commerciales ont beaucoup recours au crédit de la Banque Centrale pour financer leurs opérations. En temps normal, par le ré- escompte, la Banque assure jusqutà 50 % de la totalité des crédits ouverts à l'économie tchadienne, sauf cependant dans certaines circonstances de caractère saisonnier, par exemple pendant la commercialisation du coton. Io Comité monétaire modifie périodiquement les plafonds de réescompte attribués aux banques et aux grosses entreprises autorisées à présenter des traites commerciales pour réescompte à la BCEAEC. 122. Au Tchad, le crédit sert surtout, soit à ltachat et l'expor- tation du coton, soit à financer des importations ou des contrats de travaux publics. La Banque Centrale accorde un plafond de réescompte non seulement aux banques commerciales, mais aussi aux firmes autorisées à emprunter, et fixe des plafonds différents pour leurs opérations saison- nières. les achats du coton sont finances par des tirages à découvert et par le réescompte. Lorsque ctest ltEtat qui finance des travaux publics, la Banque Centrale accepte de réescompter jusqu'à 80 % des crédits ouverts, et ce pour un maximum de six mois. Avant mai 1966, elle ntétait pas autorisée à consentir des avances directes au Trésor public tchadien. Elle y est maintenant autorisée, mais ne peut accor- der plus de 10% des recettes ordinaires de ltexercice précédent, et ce pour une période maximuxi de 240 jours ou jusqutà la prochaine année civile. 123. La Banque Centrale a depuis longtemps le pouvoir de réescompter des "traites douanièresn12 que détient le Trésor ainsi que les traites sur le Trésor remises aux banques commerciales. Elle peut accorder des avances sur titres émis par lEtat. Les Banques sont légalement tenues de souscrire aux émissions de l'Etat à concurrence de 10% de leurs fonds en dépôt. Jusqutà présent, le Tchad nta émis qutun seul emprunt national destiné à financer le développement; ce fut en 1965 et les fonds recueillis atteignirent environ 1,3 milliard de francs. La Banque Centrale peut aussi accorder des crédits à moyen terme (5 ans maximum), surtout pour de nouveaux investissements rentables. Mais cette faculté ne peut stexercer qutà concurrence dtun faible pourcentage du volume des crédits qu'elle accorde, du fait de limposition dtun plafond pour lfensemble des cinq pays. Depuis le ler Janvier 1968, obligation a été faite à la Banque de maintenir un certain taux de liquidité. 2/ Ces traites représentent des droits de douane das à l'Etat par le secteur privé. - 37 - La situation mon&aire 124. Le volume des ressources monétaires est passé de 5,31 milliards en 1960 à 6,37 milliards de francs CFA en 1966, chiffre qui correspond à quelque 21% du PIB monétaire. L'augmentation n'la été que de 20 % environ, soit à peu près 3,1 % par an. Le volume de ces ressources staccroît chaque année, pendant mars et avril, du fait de la commercialisation du coton. Laugmentation est normalement de 15 % par rapport à la fin de l1année, et il stagit surtout d'un accroissement de la circulation moné- taire. Celle-ci correspond à environ 75% des ressources monétaires totales. 125. Le volume du crédit intérieur a crû de 2,67 milliards à la fin de 1960, à 6,84 milliards au 31 décembre 1966 et 7,89 milliards en juil- let 1967. Cette croissance est due presque entièrement au secteur privé et elle comporte des pointes saisonnières au début du premier trimestre de l'année, qui colncident avec la commercialisation du coton. De 1962 à 1965, la croissance du crédit au secteur privé a été équilibrée par un excédent des fonds publics en dépôts à la Banque Centrale sur les prêts accordés à ltEtat, à la fois par la Banque Centrale et par les banques commerciales. Les trois années pendant lesquelles le crédit bancaire a rapidement augmenté sont: 1961 (immédiatement après l'indépendance), 1966 (après le départ de l'armée française, la mauvaise récolte de coton et le gros déficit budgétaire), et 1967. L'augmentation a été de 57% en 1961, de 38% en 1966 et de 15% en 1967. Le montant net de iten- dettement a augmenté de 880 millions de francs CFA en 1966, mais à la fin de juillet 1967 il en était à peu près au même point. 126. La croissance du volume du crédit a été l'une des causes de la diminution des réserves de change dont il a été question plus haut. C'est en effet le crédit qui a permis de continuer à importer de plus en plus, malgré la baisse des recettes d1exportation. On le constate clairement en 1966. Cette année-là, le déficit estimé des échanges de biens et services a augmenté de 1,8 milliard de francs par rapport à l'année précédente, alors que ltexpansion du crédit a été de 2 milliards de francs CFA. Les banques commerciales 127. Le contrôle qutexerce la Banque Centrale sur les banques commerciales consiste uniquement dans le réglementation du volume des crédits bancaires. Dans chaque pays de l'UDEAC il existe une autre institution , le Conseil National du Crédit, qui s'occupe des taux de liquidité, règle les conditions régissant les opérations bancaires, autorise la création de banques nouvelles et organise l'expansion des services bancaires dans le pays. Le Conseil National du Crédit est aussi l'organe consultatif du Gouvernement, non seulement en matière de politique monétaire et de politique de crédit mais aussi pour tout ce qui touche à l'organisation bancaire. Les membres du CNC sont des fonction- naires et des représentants de la Banque Cerrtrale, de la Banque de Dé- veloppement et des banques commerciales. -38 - 128. Il y a au Tchad trois banques commerciales: la Banque Tchadienne de Crédit et de Dépôts (BTCD), la Banque Nationale de Paris (B.N.P.) et la Bàhque Internationale de lAfrique Occidentale (BIAO). Elles ont toutes leur siège à Fort-Lamy. La BNP est une banque française. La majorité du capital de la BIAO appartient a une banque française (51 % ), le solde étant détenu surtout par deux banques de New-York. La BTCD, créée au Tchad, selon les lois du pays, appartient à concurrence de 51% à la Banque de Développement du Tchad, le solde du capital ayant été souscrit par le Crédit lyonnais. Le total des actifs et passifs de ces banques s'élevait à 2,9 milliards de francs en 1960. Il est passé à 6,89 milliards à la fin de 1966 et était de 8 milliards de francs CFA à la fin du premier semestre de 1967. Ce total subit d'appréciables variations en cours d'année, en raison surtout des opérations relatives au coton. Les banques commerciales se sont associées à la Banque de Développement pour assurer le finance- ment de la commercialisation du coton, qui est la principale activité commerciale du Tchad. Les crédits à moyen terme, dont le volume est très réduit, ont jusqutà présent servi à faciliter l'équipement indus- triel du pays, mais ils ne peuvent être accordés qulavec l'assentiment de la Banque Centrale. es taux dtintérêt sont depuis 1965 fixés de façon uniforme comme suit: a) 3,75 % pour llescompte de warrants de marchandises; b) 5 % pour llescompte du papier commercial; c) 6 % pour les avances directes. La Banque de Développement du Tchad 129. Le c«pital de la Banque de Développement du Tchad s'élève à h20 millions de francs et a été souscrit comme suit: Montant en millions de francs CFA en pour cent République du Tchad 2h5 58,34 CCCEa lh0 33,33 BCEAEC 35 8,33 Total 420 100,00 a La Caisse Centrale de Coopération Economique, qui est une institution publique française. Les ressources supplémentaires de cette institution consistent en prêts de la Caisse Centrale, dépôts d'institutions publiques (notamment du Trésor) et réescompte dteffets par la Banque Centrale. - 39 - 130. La principale activité de la Banque du Développement a été de financer ltachat et ltexportation du coton, tout comme les banques com- merciales. Eles y participe à concurrence de 50 % . Alors que vers 1962-63 90 % de ses prêts étaient dtordre commercial, elle s'est depuis orientée jusqutà un certain point vers d'autres formes de crédit, de sorte que la part des prêts commerciaux a baissé jusqu'à 76 % , pendant le deuxième semestre de 1965 et liannée 1966. Ce qutelle a surtout entrepris, c'est de financer la construction de logements et d'autre part l'achat dtinsecticides, engrais et outillage pour le développement de la culture du blé dans la région des polders du lac Tchad. La ta- bleau suivant montre le volume et la répartition des prêts consentis par la Banque de Développement au cours de ces dernières années: juin 1965- Catégories de prêts 1962-63 1963-64 1965-66 déc. 1966 (millions de francs CFA) Crédit commercial 1,194 1,623 1.580 3.356 Construction 72 124 27h 700 Crédit agricole 1 76 291 362 Autres 62 220 235 456 Total 1,329 2,.3 2,380 h,87h (pourcentages) Crédit commercial 90 79 66 69 Construction 5 6 12 14 Crédit agricole 0 4 12 7 Autres 5 l 10 10 Total 100 100 100 100 131. Il apparat clairement que l'activité précitée ntest pas celle que lon attendrait normalement d'une banque de développement. Le fait que celle du Tchad ne soit guère intéressév aux secteurs de produc- tion est peut-ftre en partie le résultat des circonstances, mais il tient aussi à ce que le pays offre très peu de possibilités de réaliser des investissements productifs, qutil stagisse dsindustrie, de voies de communicat-ons et transports, de tourisme ou d'autres secteurs à dévelop- per. Il est en outre extrêmement difficile de mettre sur pied un sys- tème efficace de crédit agricole. 132. Avant 1965, la Banque de Développement appliquait ses programmes de crédit agricole en collaboration avec le Service de Vulga- risation du Ministère de l'Agriculture. Depuis lors, une nouvelle ins- titution a été créée: 110ffice National de Développement Rural (ONDR), qui a beaucoup plus d'autonomie et dispose d'une aide technique plus consid6rable. Si l'on compte que staméliorera le fonctionnement du crédit agricole, on ne prévoit pas de le développer rapidement. A - 4o - ltheure actuelle, ltaction est concentrée dans les deux préfectures du Logoné (Moundou), dans celle du Moyen Chari (Fort-Archambault) et dans celle de Mayo-Kebbi (Pala). Le taux de remboursement des prêts varie considérablement d'une région à lautre, mais pour ltensemble du pays il a ét6 de 21,6% en 1964-65. Il est une petite zone où le BDPA sur- veille de très près la culture des arachides, où les recouvrements ont atteint 100 % . Dans les zones de culture cotonnière, où la CFDT apporte son assistance technique, le taux des prêts non remboursés a été de 12,2 % en 196h-65. On dit que les résultats ont été meilleurs en 1966. Dans dtautres régions, où le Service de Vulgarisation n1exerce qutune surveillance insuffisante, le taux stest élevé jusqufà 62 % . On dé- clare quten 1965 la difficulté de faire rentrer les remboursements a été due, en partie, à ce que les pressions exercées pour placer lemprunt national ont colincidé avec les échéances. Néanmoins, le Banque de Développement a mieux réussi au cours de ces dernières années, à faire rentrer les fonds qui lui étaient dûs et l'on affirme qu'il y a encore eu des progrès en 1966. Montante non remboursés à 1téchéance (pour cent) Catégorie des prêts: 1961-62 1962-63 1963-6h 1964-65 Crédit commercial2 1167 0,36 0,1 - Crédit agricole -6- - 21,6 Construction 7, 8,8 9,3 6,0 Commerce, industrie, et artisanat 3,5 158, 12,2 2,9 Développement des communautés rurales - - - - Biens de consommation durables _191 _9 _, 6 Total 6 8_6 5 53 4 5 133. Outre son activité dans le domaine du crédit, la Banque de Développement a pris des participations dans diverses entreprises. A la fin de 1966, le total de ces participations s'élevait à 92 millions de francs CFA. Les deux plus importantes étaient: lune, de 25,5 millions, dans la Banque Tchadienne de Crédit et de Dépôts, l'autre, de 26,2h millions, dans la Société propriétaire de l'Hôtel Chari à Fort-LaxV. La BTCD est très prospère; quant à l'HOtel Chari, il est solidement établi et s'apprête à se moderniser pour soutenir la concurrence du nouvel Hôtel La Tchadienne. l/ Non compris la COTONFRAN, qui a reçu le plus gros volume de prêts et nla manqué à aucun àchéance. - l - E. Prix et Salaires Les Prix 134. En ce qui concerne les consommations de la population indigène, il n'existe aucun indice des prix qui soit satisfaisant. Ltindice of- ficiel que publie le Gouvernement est celui des prix de détail à Fort-Lamy, c'est-à-dire qu'il stapplique en fait aux familles dont le revenu dépasse cent mille francs par mois, donc à la population étrangère. Cet indice montre que les prix ont augmenté d'environ 37 % de 1960 à 1966, soit, par conséquent, à raison de 5,4% iVan. La cause principale de cette augmen- tation semble être la hausse des prix des biens importés, qui est due à la fois à l'augmentation des prix à l'étranger et à la hausse des droits de douane prélevés par le Tchad. Le coût des transports et dc la Min- d'oeuvre a également augmenté. Pour des produits essentiels, tels que le mil, on note de grandes différences de prix selon les régions et selon les saisons. Ctest que le marché est étroit et rudimentaire puisqu'il stagit surtout de troc dans le cadre de ltéconomie de subsistance. La difficulté des transports, pendant et après la saison des pluies, accroft celle des échanges. Cette année, les récoltes dans les régions du Nord ayant été mauvaises, les prix du mil y ont évolué entre 50 et 80 francs CFA le kilo, malgré les efforts du Gouvernement pour les empêcher de monter; cependant que dans le Sud, où la récolte avait été normale, on payait cette denrée 15 francs le kilo. Il est possible que lagitation politique du Nigeria ait aggravé les choses, car dans le passé on voyait des mouvements de produits alimentaires de ce pays vers le Tchad lorsque ltannée avait été mauvaise. 135. Ctest en 1963 que le Gouvernement a commencé à contrôler les prix pour empêcher grossistes et détaillants de les manipuler et de spéculer lorsqu'il y avait pénurie. Pour les produits de base, tels que denrées alimentaires, produits pétroliers et produits pharmaceutiques, et aussi pour les services (transports, eau, électricité), les prix font ltobjet d'une réglementation directe. Pour dgautres marchandises, le Gouvernement limite les marges bénéficiaires. Cette politique n'a eu qu'un succès relatif, surtout à Fort-Lan. Les Salaires 136. Par décret présidentiel, le Gouvernement fixe de temps à autre le salaire minimum de la main-dfoeuvre non qualifiée. Pour les travail- leurs non agricoles, la hausse des salaires a été dtenviron 50% depuis 1963. Dans les centres urbains et dans les régions du Nord, ils scnt actuellement de 22 francs lheure; dans le reste du pays ils sont un peu inférieurs à ce chiffre. Les salaires des ouvriers agricoles ont aug- menté dans une proportion sensiblement égale et sont actuellement de 18,50 l'heure dans l'ensemble du pays. Pour la main-dfoeuvre, qualifiée ou non, les salaires effectifs sont le résultat d'une négociation col- lective au sein dfune commission composée de représentants des employeurs et des ouvriers, et présidée par un délégué de 190ffice de la Main-d:Oeuvre. - 42 - Dans l'industrie, ltouvrier non qualifié peut être payé à raison de 22 francs l'heure, le personnel de maÎtrise reçoit 100 francs l'heure et les catégories supérieures 147 francs lheure. 137. Dans d'autres secteurs, l8chelle des salaires mensuels est la suivante (en francs CFA) pour les Tchadiens: Personnel Personnel adminis- Personnel non qualifié tratif subalterne de et moyen direction Commerce 3.800 15.8o 68.700 Transports 3.800 23.700 - Hôtels 3.800 - 46. 000 138. L'administration publique, qui emplaie la plus de personnel, accorde les émoluments suivants (fonctionnaires tchadiens): Personnel non qualifié francs CFA 3.500-3.900 Messagers 9.550 Personnel subalterne 12.420 Employés de bureau 49.000 Cadres subalternes 69.000 Des allocations familiales substantielles sont accordées suivant une organisation de l'emploi et de la sécurité sociale mise en place en 1966, pour laquelle cotisent patrons et employés. F. Finances Publiques 139. LIEtat est la seule administration à laquelle ses ressources propres confèrent une réelle importance du point de vue des finances publiques. Les municipalités ont très peu de recettes directes et il nten est que huit à avoir leur propre budget. Les autres institutions nationales dotées de l'autonomie sortfinancées essentiellement par 1étranger et leur budget n'est pas annexé à celui de ltEtat. Il n'est d'ailleurs pas dfin- formation complète sur leurs programmes dfaction. Cette partie du rapport traitera donc surtout de l'Administration nationale. 140. Après avoir accédé à l'indépendance (août 1960), le Tchad a dû affronter les problèmes inhérents à la gestion de ses propres finances. La Gouvernement s'est alors trouvé aux prises avec une expansion de ses responsabilités qui se traduisit par une croissance rapide de dépenses. Stil n'a pas eu dès l'abord à prendre en charge tout le financement des dépenses ordinaires -notamment en matière de défense nationale- le coût des services administratifs généraux et de la protection sociale a augmenté de façon à lui imposer rapidement une charge gênante. - 44 - 1Âl. On créait de surcro't de nouvelles institutions. Ce fut, en 1962, la Cour Suprême, la Commission du Plan, ainsi que des préfectures et sous-préfectures nouvelles. Il fallut aussi renforcer la garde na- tionale. Grâce à une avance de la Caisse Centrale de Coopération Econo- mique de France, l'ancienne Société de Crédit se transforma en Banque de Développement, ce qui eut pour conséquence d'imposer au Gouvernement la charge supplémentaire des intérêts et de l'amortissement. Par contre, le budget national dut renoncer à certaines recettes lors de la promul- gation dtune loi qui mit le produit de certains impfts à la disposition des conseils locaux, (patentes, licences et contribution foncière). Enfin, les investissements réalisés au cours des années précédentes, notamment dans les domaines de la santé, de l'éducation et des affaires sociales, vinrent accroitre le montant des dépenses ordinaires. 142. D'autres mesures intervinrent à la même époque. Le Tchad doubla sa contribution au coût de ltassistance technique française et prit une participation plus forte dans des sociétés mixtes telles que l'Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne (ASECNA). Le budget de l'Assemblée Nationale cessa d'être autonome et fut incorporé dans celui de l'Etat. Le Tchad créa son propre Trésor national qui fut ainsi séparé de celui de la France; il prit en compte son office des changes et devint membre du FMI et de la BIRD. Il s'agissait là de dis- positions d'ordre économique et financier destinées à consolider l'indé- pendance et à la rendre totale. 143. Toutes ces mesures se reflètent dans l'accroissement du nombre des serviteurs de l'Etat. Il ntexiste pas de statistiques pour toute la période qui stest écoulée depuis l'Indépendance, Mais de 1962 à 1967, le nombre du personnel employé par l'Etat a presque doublé: de 7.500 il est passé à environ 15.ooo. Ces chiffres englobent une éva- luation approximative des militairea et des gendarmes.l/ 144. Liévolution des faits, en matière budgétaire, montre deux poussées de croissance des dépenses et recettes ordinaires qui n'ont pas été trop bien coordonnées (résultats effectifs). (millions de francs CFA) 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Recettes ordinaires 3.902 4.562 4.984 6.129 6.464 7.576 8.905 Dépenses courantes 3.773 4.603 5.387 5.476 6.337 7.166 9.056 Excédent ou déficit(-) du budget ordinair 129 -41 -403 653 127 410 -151 Service de la dette.a 214 259 262 147 172 212 579 Excédent ou déficit(-) -85 -300 -665 506 45 198 -730 a Les données disponibles ne distinguent pas entre intérêts et amortis- sements et se bornent à donner le total des deux. 1 Sans l'Armée ni la Gendarmerie, les chiffres sont 6.900 et 12.000 et lton est encore près du double. - 45 - 145. Les dépenses ont augmenté de 140 , les recettes de 128 % ce qui donne des taux annuels respectifs de 16 et 15 % . Mais la progres- sion annuelle siest faite de telle façon de l'on relève de grands écarts entre les résultats des différents exercices, notamment en 1963 et 1966. En 1963, le solde est positif de quelque 50 millions, alors que l'exer- cice précédent stest terminé sur un déficit de plus de 600 millions. En 1966, la situation se renverse; dtun exédent de 200 millions lannée d'avant, on passe à un déficit de quelque 700 millions. I6. Au moment de l'indépendance, la France avait accepté de pourvoir aux déficits év Ytuels des deux premiers exercices budgétaires consécuti à cet événemen Elle avait donc annoncé que son soutien du budget ordi- naire se terminerait avec l'année 1962. Or, en 1963, la politique fis- cale du Gouvernement produisit un solde excédentaire considérable sans aucun concours extérieur. les mesures mises en vigueur avaient relevé les droits de douane et de timbre et augmenté les impôts frappant l'essence, les revenus et bénéfices et les polices d'assurance. De même, le Gouver- nement avait amélioré la perception des impdts de capitation sur les hommes et les animaux afin de réduire ltévasion fiscale. Il avait enfin tiré des recettes supplémentaires de laugmentation de la quantité de coton récoltée et dtun relèvement du Fonds de Solidarité. Il avait en même temps pris des mesures d'économie pour contenir liaccroissement des dépenses courantes. Malheureusement, cet ensemble de dispositions fut en grande partie annulé, en 1964 et 1965, par un relâchement de la discipline financière. Dans l'ensemble, cependant, la gestion du Gouver- nement fut très bonne de 1961 à 1965. Pendan cette période, le rende- ment des impÔts passa de 9,2 à 12,3% du PIB2> 147. En 1966, le Gouvernement introduisit de nouvelles mesures destinées à accroître les recettes. Malgré une diminution de la récolte de coton, celles-ci augmentèrent de 17,5% . Mais il laissa croître encore plus vite les dépenses ordinaires qui augmentèrent de 26,4 %. Aussi lexercice se termina-t-il par un déficit budgétaire qui dépassait tous ceux que le pays eût connu depuis son indépendance. Heureusement, 1/ Ltaide financière française, tant au budget ordinaire qu'à celui des investissements, a été la suivante: (millions de francs CFA) 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Soutien du budget ordinaire 351 745 714 - - - - Soutien du budget des inves- tissements - 650 125 700 568 320 370 Total 351 1.395 839 700 568 320 370 2/ Pendant ce même laps de temps, le total des recettes ordinaires a crû de 10 à 13 % du PIB. - h6 - les augmentations d'impôts appliquées antérieurement avaient permis de constituer des réserves qui permirent d'amortir une part importante du déficit de 1966. Il apparaît cependant que le Gouvernement se trouve dans une situation budgétaire sérieuse, car il est serré de deux côtés. Il y a dtun côté les dépenses, qui ont augmenté de 1,4 milliard en 1965 (13 %) et de 2,3 milliards en 1966 (26 % ) non compris le service de la dette. Or cet accroissement est dû surtout au coût de la défense et de la sécurité nationales qui a augmenté dfun milliard et demi en deux ans (13h % de plus qu'en 196h). Stil en est ainsi ctest en raison du départ des derniers contingente militaires français! qui a eu pour consé- quence de faire passer les dépenses militaires du budget français à celui du Tchad. De surcroît, l'agitation intériaure et les démélés avec le Soudan ont provoqué une vive activité policière et obligé à faire pa- troUiller les frontières par lfarmée et la gendarmerie. En tout état de cause, le fait demeure qu'en 1966 le Tchad a consacré à peu près 29 % de son budget ordinaire (avant le service de la dette) à la défense et à la sécurité intérieure. 1h8. L'autre facteur, qui prend le Gouvernement à revers, ctest la baisse des recettes fiscales constatée en 1966. Cette baisse concerne surtout les impôts de capitation sur lthomme et l'animal et stest manifes- tée principalement dans les régions du Nord et de llEst où la population se plaint du régime. Le rendement de ces impôts a baissé dtun demi- milliard de francs par rapport à 1965, alors que le budget avait prévu qutil augmenterait. Beaucoup d'experts en matière dtélevage inclinent à penser que les taxes sur les animaux ont atteint un niveau excessif, qui fait évoluer le rendement de façon négative. Structure du revenu budgétaire 1h9. Au Tchad, les rentrées fiscales fournissent environ 95 % des recettes budgétaires totales, ce qui est un taux exceptionnement élevé. Les impôts indirects, surtout les droits de douane tant à ltimportation qu'à ltexportation, ont apporté au cours de ces dernières années la con- tribution principale, soit environ 70 % des recettes totales. Eu égard, cependant, au niveau de développement du Tchad, la part des impfts directs est étonnament grande. Le fait que cette part ait à peu près doublé depuis ltindépendance, au point dtatteindre, en 1966, l1 % des recettes totales, donne une idée de l'effort fiscal accompli par les pouvoirs publics. Si l'on considère la rapidité de croissance du revenu budgétaire, on trouve surprenant que sa structure ait été si peu modifiée. Le tableau ci-après présente de façon résumée la répartition, en pourcen- tage, des diverses sources de revenu depuis 1960: Sauf une petite unité maintenue à la base aérienne de Fort-Lay et quelques conseillers militaires français. - 47 - 1966 (évaluation 1967 1960 1961 1962 1963 1964 1965 corrigée)(Budget) Recettes fiscales 80e1 95,3 93,6 94,9 95,5 95,4 95,4 95,8 ImpÔts directs 22,8 19,4 23,9 24,0 23,5 27,0 24,1 27,9 Impfts sur le revenu ( 6,6) ( 4,8) ( 9,3) ( 8,7) ( 8,5) ( 9,8) (11,2) (10,9) Autres (16,2) (14,6) (14,6) (15,3) (15,0) (17,2) (12,9) (16,9) Impts indirects 57,3 75,9 69,7 70,9 72,0 68,4 71,3 67,9 Droits à l'im- portation (29,4) (46,4) (144,7) (4.,9) (46,5) (42,4) (53,4) (50,) Droits à l'ex- portation ( 7,6) (12,0) ( 8,2) (10,5) (10,8) ( 9,6) ( 8,l) ( 7,8) Autres (20,2) (17,4) (16,8) (15,5) (lM,7) (16,4) ( 9,8) ( 9,7) Recettes autres que fiscales 19,9 1,7 6,4 5,1 14,5 4,6 4.,6 4.,2 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 150. Ia modification la plus importante date de 1966, année où les droits de douane à l'importation ont produit 53,4% de la totalité des recettes. On releva alors les taux de telle sorte que leur rendement, par rapport à la valeur des importations enregistrées, passa de 27% en 1964, à h0 % en 1966. Par contre, la part des taxes sur les ventes et celle des droits à 1 exportation diminuèrent. Pour ce qui est de ces derniers, la baisse peut être attribuée à la tendance croissante à exporter en fraude le bétail et le poisson. Il y eut aussi, d'ailleurs, diminution des ex- portations de coton, à la fois par ce que les prix avaient faibli sur les marchés extérieurs et que la production de 1965-66 avait marqué une forte baisse. Les taux des droits à lexportation nfont guère changé, leur produit est resté, pendant les cinq dernires années, de l'ordre de 9 à 11 % de la valeur des biens exportés. 151. Lfadhésion du Tchad à l'Union Douaniére n'a pas été bénéfique seulement pour son commerce et son développement, elle a aussi bénéfi-cié directement à ses finances. Dès la création de l'union, il fut créé un Fonds de Solidarité, dont les parts les plus importantes étaient réservées aux deux pays dépourvus draccès à la mer, ctest-à-dire le Tchad et la République Centrafricaine, afin de les dédommager des droits de douane perçus, par les pays de transit,, sur les marchandises qui, à lentrée, n'avaient pas fait l'objet d'une déclaration selon laquelle elles étaient - 48 - destinées au Tcl<d ou à la R.C.A., mais qui leur étaient ré-expédiées ultérieurement.-V Mais depuis la fondation de ltUDEAC, la nature du Fonds de Solidarité a été modifiée. Il assure maintenant au Tchad et à la R.C.A. un transfert de fonds de caractère forfaitaire destiné à tenir compte de la position économique relativement défavorable de ces deux pays. Le montant à transmettre est fixé d'un commun accord chaque année. Au cours de ces dernières années, le Tchad a reçu une somme nette an- nuelle variant de 800 à 875 millions de francs CFA, soit 10 à 12% des recettes annuelles totales2J. En outre, la Convention qui a crdlUDEAC a prévu la perception d'une taxe unique dfun montant moyen de 12% sur les échanges de marchandises à ltintérieur de ltUnion lorsque ces marchan- dises sont produites ou transformées par ltun des pays membres.2 Cette taxe unique a remplacé les droits de douane et autres taxes indirectes applicables tant aux matièies premières utilisées par ltindustrie qu'aux produits finis. Structure du budget ordinaire 152. Comme le montre le tableau ci-après et de façon plus détaillée le tableau 9 de l'Appendice - les grandes catégories de dépenses ont évolué de façon différente de 1960 à 1967: (Pourcentages) Budget de 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 Services généraux 30 32 42 38 39 43 49 49 Services économiques 15 12 10 10 10 10 10 9 Services sociaux 24 26 21 24 27 27 23 22 Autres dépenses 31 29 23 27 24 19 18 20 Prêts et avances (net) - 1 4 1 - 1 - - Total 100 100 100 100 100 100 100 100 le Tchad et la R.Caperçoivent bien entendu des droits d'entrée sur les marchandises dont on déclare qutelles leur sont destinées. Ces droits sont perçus au port de débarquement par les autorités du pays transi- taire qui les font parvenir ultérieurement au pays pour le compte duquel elles ont agi. Or, dans le cas du Tchad, les délais de trans- mission ont été très longs, ce qui a imposé au Trésor une charge finan- cière à court terme. Un accord est intervenu récemment, aux termes duquel certains bureaux de comptabilité de ltUDEAC percevront les droits en question et en feront parvenir le montant mois par mois au pays des- tinataire. 2/ Ces sommes sont incluses dans les droits de douane à l'importation figurant au tableau 10 de l'Appendice. 3/ Cette taxe unique va de 1 à 50 % selon la marchandise. Dans certains cas exceptionnels la même marchandise acquitte une taxe différente selon les pays. - 49 - 153. Ltévolution majeure stest produite dans les services généraux, catégorie qui englobe le domaine où lon enregistre la plus forte crois- sance, celui de la défense et de la sécurité nationales. La proportion des dépenses consacrées à ce dernier domaine est passée de 7,7% en 1960 à 29,h% en 1966. Pour les services économiques et sociaux la proportion est restée relativement stable; elle a évolué autour de 10% dans le cas des premiers, de 22 à 27% pour les seconds. Si lton dépense relative- ment peu dans le domaine des services économiques, clest en partie parce que l'onentretient insuffisamment les routes et les édifices publics. Mais sans doute la cause principale réside-t-elle dans le fait que la plus grossepartie de l'activité économique présentant quelque importance, qu'il s'agisse dfinvestissements ou de dépenses courantes, est financée hors budget par l'aide extérieure, sur la base de projets individuels. 154. Le tableau qui pacède a laissé de côté les dépenses relatives au service de la dette. l'annuité, relative à la fois aux intérêts et à 1amortissement, a varié de 170 à 260 millions de francs CFA jusqu'en 1966, année où elle a sauté à 580 millions, Mais ce chiffre ne représente encore qutenviron 6 % du budget ordinaire. Ltévolution future du service de la dette sera examiréeplus loin lorsqu'il siagira de ltaptitude du Tchad à emprunter. Finances municipales 155. Dans les quatre années pour lesquelles il existe une information, huit villes, dont Fort-LanW est de loin la plus importante, ont engagé des dépenses croissantes. On relève dans leur budget une part assez faible d'investissements, consacrée surtout aux routes. Quant aux dépenses ordi- naires, elles ont augmenté de 356 millions en 1964 à 465 minions, (total des prévisions budgétaires pour 1967). Ce chiffre ne représente qu'en- viron 5% du budget ordinaire de ltEtat et la couverture en est assurée en majeure partie par les recettes propres des municipalités. Ces re- cettes sont constitutées à concurrence dtun tiers par des droits de régie, des taxes sur le revenu et dfautres impâts divers. Un second tiers consiste en versements de l'Etat. Le solde provient dtautres sources de revenu d'origine locale. En 1967, les investissements prévus s'élevaient à environ 20% du total des budgets municipaux. La plus grande partie était destinée aux routes de Fort-Lamy et devait être financée par un prêt de la Caisse Centrale dtun montant de 105 millions de francs CFA. En règle générale, les villes n9auront de longtemps que des moyens réduits à consacrer à l'investissement. G. Investissement et Epargne 156. Depuis l'indépendance, les investissements inscrits au budget national ont été relativement peu importants. Lfaide française a entière- ment financé l budget des investissements, sans compter les soldes posi- tifs qui ont résulté du soutien accordé par la France au budget ordinaire. Le tableau ci-après montre que l'aide ainsi obtenue, tant pour les dé- penses courantes que pour le budget des investissements, a dépassé de plus dtun milliard de francs CFA lensemble des investissements. - 50 - (millions de francs CFA) 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Total Budget dfinvestissements 332 503 294 618 661 565 5U 3.517 Aide française 351 1.395 839 700 568 320 390 .543 Ce milliard supplémentaire nla pas suffi à contrebalancer un autre chef de dépense, celui du service de la dette qui a coûté au total quelque 1.800 millions de francs, intérêts et principal compris. Le pays a cependant réalisé une certaine épargne, avant le service de la dette, pendant quatre des sept années écoulées (1960-66). On le verra au tableau 8. Soixante pour cent des investissements inscrits au budget ordinaire ont été consa- cr6s au bâtiment, 10 % aux routes. Ies investissements productifs ont reçu moins de 10 % du total. 157. les comptes de la nation donnent les évaluations suivantes concernant le total des investissements publics et privés réalisés pen- dant quatre des sept années dernières: (millions de francs CFA) 1961 1962 1963 1965 Total _,4 _56 6,0 5,h Investissements publics 3,3 3,7 h,2 4,6 Investissements privés 1,1 1,9 1,8 0,8 Pourcentage des inves- tissements publicspar rapport au total 74 65 69 86 Pourcentage par rapport au PIB 9,3 11,1 1,4 9,2 Linvestissement total a donc été de llordre de 9 à 11% depuis ltindépen- dance. Aucune tendance ne sten dégage. Linvestissement privé, dont la proportion tend à diminuer, est presque entièrement d'origine étrangère, à moins qu'il ne stagisse de l'emploi de bénéfices d'entreprises dont le capital est pour une grande part étranger. Quant aux investissements publics, ils se font pour la plupart hors budget, par financement direct dfinstitutions publiques autonomes ou de projets particuliers. Dans ce second cas, le projet lui-même et sa gestion en viennent pratiquement à constituer une nouvelle entreprise autonome. 158. Il ntest pas facile détablir une comparaison entre les évalua- tions précitées de l'investissement totale et les données relatives à ltaide extérieure. La comptabilité publique se sert en effet de définitions différentes de celles que l'on utilise pour les plans de développement. En réalité, une bonne partie de l'aide au développement, qui pour nous correspond à un investissement, sert à couvrir des dépenses de personnel et des opérations de caractère courant se rattachant au développement envisagé. - 51 - 159. On peut dès lors admettre que les informations concernant llaide extérieure au développement du Tchad englobent la plus grande par- tie des investissements tels qulils ont été évalués. Elles ont aussi va- leur d'indication quant aux tendances de ltaide étrangère. Voici les chiffres: (milliards de francs CFA) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 3,1 3,1 4,h 3,0 2,9 3,2 Cette aide a été fournie principalement par la France et la Communauté Economique Européenne et a consisté surtout en dons (voir tableaux 22 A et 22 B). Les emprunts extérieurs n2atteignent qu'environ 10 % de l'aide totale, ils ont été contractés surtout auprès de la Caisse Centrale. lapport de la France stélève à environ 50% de l'aide au développement (non compris le soutien antérieur du budget ordinaire), celui du FED est de ltordre de 30% . Le solde est venu principalement des Etats-Unis, de l'Allemagne, de la Chine (Talwan) et des institutions des Nations Unies (voir tableau 22 B). 160. Avant que le Tchad devint indépendant, 1torganisme français FIDES avait exécuté deux plans de développement: un plan quinquennal allant du milieu de 1948 au milieu de 1953, et un plan sexennal couvrant la période 1953-59. Le premier coûta au total 4,l milliards de francs CFA, dont 65% pour l'infrastructure. Les investissements réalisés au cours du second plan stélevèrent à 8,4 milliards, dont 54% au titre de l'infrastructure (y compris les dépenses d'ordre social) et 46% au titre de l'économie rurale. 161. En 1962, le Gouvernement du pays nouvellement indépendant organisa la planification. Il créa le Conseil National du Plan et une commission de planification qui devait assurer le secrétariat du Conseil et devint plus tard un ministère. Le Président de la Commission de Planification présidait aussi une commission technique composée de re- présentants des différents ministères et des entreprises des secteurs public et privé. La commission eut pour r8le de préparer des plans de développement avec le concours de la Commission T.echnique et dtun certain nombre de comités sectoriels. 162. En février 1964, le Gouvernement édicta un Programme Intérimaire, applicable aux années 1964 et 1965 cependant que se poursui- vait la préparation du premier Plan Quinquennal 1966-70. Comme il ne stagissait pas d'un plan global d'investissements couvrant tout le pays, le Programme Intérimaire laissa de cÔté une bonne partie des investis- sements à réaliser dans les secteurs public et privé. Son but était sim- plement de fournir au Gouvernement un cadre rationnel oû loursuivre la réalisation dtobjectifs d'investissements ayant indiscutablement une haute priorité et de continuer diverses études indispensables à la prépa- ration du Plan Quinquennal. Les études en question comportaient un recensement de la population et des recherches d'ordre démographique, une revue de la comptabilité nationale, des enquêtes régionales d'économie - 52 - rurale (élevage, pêche et agriculture), la mise au point d'un plan routier et dtun plan de tourisme et l'exécution de diverses études sec- torielles. Les investissements inscrits au Programme Intérimaire in- téressaient presque uniquement le secteur public, seuls y figuraient quelques-uns des investissements principaux sur lesquels comptait le secteur privé. Voici les chiffres et les résultats: Investissements Objectifs d'inves- effectivement Pourcentage tissements réalisés d'exécution (millions de francs CFA) Secteur privé 1.000 930 93,0 Secteur public 13.500 4.354 32.3 14.5oo 5.284 36,h 163. Bien qu'ilnc fût nullement global, le Programme Intérimaire allait évidemment beaucoup trop vite en tant que calendrier des sommes à consacrer effectivement aux projets qui y figuraient. Les engagements de dépenses atteignirent néanmoins 74% des prévisions du programme et ctest un total de 5 milliards et demi de francs CFA qui fut reporté à nouveau dans le Plan Quinquennal. - 53 - III. PROBLEMES DE DEVELOPPEMENT, LE PLAN ET LES PERSPECTIVES FUTURES A., Les Problèmes 164. Il serait difficile de trouver un autre pays africain présentant un ensemble de problèmes aussi ardus. La situation, le climat, la faiblesse des ressources potentielles, ltignorance des hommes, le niveau très bas de la productivité agricole, le peu de produits exportables alors que les prix mondiaux du coton sont en baisse, tout concourt à faire du développement du Tchad une entreprise vraiment redoutable. 165. Parce que la population est peu nombreuse et très dispersée, parce que le pays produit peu de marchandises commercialisables, tout projet visant à améliorer l'infrastructure des transports pour en ré- duire le coût nla qu'une justification économique limitée. Or, le coût élevé des transports tend à son tour à diminuer la valeur écono- mique de tout projet quelconque, en quelque secteur que ce soit. Par exemple, il accroit la dépense à engager,par élève, dans la tâche es- sentielle de l'éducation, il la porte à un niveau qui est sans doute le plus élevé de toute ltAfrique. 166. Améliorer la productivité agricole est une affaire de très longue haleine lorsquton stoccupe de paysans illettrés superstitieux et habituée à des méthodes archaïques. Les éleveurs nomades sont encore plus réfractaires au progrès. 167. Le climat politique crée des problèmes d'une autre sorte. Dans un passé récent, il a gêné la mise en oeuvre des programmes d'in- vestissement. S'ajoutant à la mauvaise récolte de coton de l'année 1965-66, il a fait baisser beaucoup ltépargne publique en 1966. Ce qui est plus grave, il détourne le Gouvernement et la population de stengager à fond dans lteffort qu'exige le progrès économique et social du pays. 168. Comment le Tchad pourra-t-il se dégager de cet ensemble de handicaps, intimement liés les uns aux autres? Comment porra-t-il faire ses premiers pas vers la croissance économique? Quatre priorités à long terme apparaissent. Dfabord, et avant tout, il faut investir dans les ressources humaines, par l'éducation et la formation. La seconde démarche urgente, c'est dtinvestir dans l'agriculture. Ici, les efforts doivent se concentrer sur le coton et le bétail, parce que ce sont là les deux principaux produits d'exportation; mais il faut aussi stimuler la recherche agronomique, à la fois pour mettre au point de nouvelles cultures de rapport et pour améliorer les variétés de mil, d'arachides et dtautres cultures vivrières. Toute cette action est essentielle pour préparer les bases à la croissance de la production. - 5h - La troisième priorité, c'est de consacrer les sommes nécessaires à la réa- lisation dtune voie d'accès à la mer qui soit moins onéreuse et à ltamélio- ration des routes intérieures. Ctest là la base indispensable à tout autre programme de développement, mâme si la rentabilité directe en est faible. Enfin, il faut aplanir les différends politiques entre les diverses régions. La réduction de cet obstacle au progrès exige qu'on fasse tous les efforts possibles pour mettre en jeu une politique et des programmes économiques appropriés. B. Le Premier Plan Quinquennal 169. Le premier Plan Quinquennal admet formellement les trois premières priorités précitées. Il insiste sur la nécessité d'orienter l'éducation, à tous ses degrés, vers l'agriculture et fait valoir la nécessité de développer cette activité à la fois du point de vue économique et du point de vue social, car c'est le mode de vie de quelque 85 % de la population. En matière de voies de communications, l'objectif du Plan est de terminer certaines liai- sons intérieures de première importance tout en étudiant le projet de voie ferrée de Ngaoundéré (Cameroun) à Moundou et Fort-Archambault. Ie Plan a également dfautres objectifs généraux: (1) développer des industries (a) qui soient fondées principalement sur les matières premières locales, (b) qui soient relativement moins sensibles au coût des transports, (c) qui aient lappui des autres pays membres de 1'UDEAC, et (d) qui soient implantées de façon à assurer une certaine équité entre les diverses régions; (2) mettre au point une politique de lteau cohérente; (3) commencer à moderniser les villes principales, notamment Fort-Lacy, et préparer pour l'avenir des plans d'urbanisme. 170. L'élaboration de ce premier Plan Quinquennal (1966-70) a pris plus de temps que prévu parce que certaines études fondamentales n'ont pas été terminées à la date voulue. Promulgué en août 1966, il comportait un pro- gramme d'investissements de 47 milliards de francs CFA, dont un report de quelque 5,5 milliards du Programme Intérimaire représentant des projets en cours d'exécution ou ayant fait l'objet d'engagements. I Plan s'applique presque exclusivement au secteur public. En effet, les investissements alloués à quelques projets du secteur privé ne totalisent qufenviron 7% de l'ensemble des dépenses prévues. Comme le montre le tableau ci-après, le Plan a mis l'accent sur l'agriculture, les transports, l'industrie, l'éducation et l'urbanisme: Secteurs Milliards de francs CFA Pourcentages Production 20,h 43,6 Agriculture 1j3 Industrie, énergie, artisanat et mines 6,6 1h,î Tourisme 0,5 1,1 Infrastructure 15,9 33,7 Transports 30,7 Postes, télécommunications et radio 1,4 2,9 Charges sociales 10,7 22 7 Education et formation ~5~5 d Santé et protection sociale 7 5 Habitat et urbanisme 3,7 9 7,o 0100,0 - 55 - 171. Pour la production, le Plan a prévu un taux de croissance moyen du PIB par tête, de 4,2% en termes réels. Les auteurs du Plan admettent que c'est là un objectif ambitieux, qui ne pourra être atteint qutau prix dtun très grand effort. Ctest pour y réussir qu'ils ont at- tribué h% des investissements aux secteurs de la production, et que la part de liagriculture est de plus de 28 % . 172. Comme pour le Programme Intérimaire, le Plan est une liste de projets à financer plutôt qutun plan d'opérations définissant des priorités et présentant à ltappui des projets mûrement étudiés. Une part considérable des dépenses prévues pour le secteur public dépend. du financement extkrieur. Il est juste de dire que le pays ne peut espérer obtenir de subventions de l'étranger que pour des projets précis. Le Plan en présente une gamme assez vaste qui sert de base pour lappel aux concours extérieurs, de sorte que ce seront les subventions obtenues pour des projets particuliers qui détermineront les priorités effectives. 173. Avant même de passer à lexamen des programmes et objectifs des différet.s secteurs, une conclusion stimpose à savoir que le Plan est allé trop loin, non seulement en tant que programme de dépenses à engager mais aussiquant aux niveaux de production et de commerce qu'il pro- pose d'atteindre. Il sera question plus loin des évaluations et pers- pectives financières; dans les paragraphes qui suivent les problèmes sectoriels et les prévisions relatives à la production et au commerce vont être examinés. Si, dans l'ensemble, le Plan présente un programme équilibré d'investissements souhaitables, il est beaucoup de projets qui ne sont pas encore prêts. Pour réaliser l'oeuvre envisagée, il faudra un nombre elevé d'experts, puisque le Tchad ne peut que faire appel à l'assistance technique pour la direction administrative de la plupart des projets et programmes, et pour en exécuter les tâches techniques. Comme le Plan nla paru qulassez tard dans la première année, les institutions qui pourraient apporter un concours financier n'ont pu l'examiner en temps voulu. De surcro't, les programmes prioritaires portant sur la modernisation de lagriculture, la formation du personnel tchadien et l'amflioration des transports posent des problèmes particulièrement dif- ficiles et ne pourront stexécuter que lentement. Pour toutes ces raisons, il semble que la période du Plan devrait être allongée de deux ans et s'étendre donc aux années 1971 et 1972. Il serait ainsi plus probable que les programmes pourront être exécutés et que la plupart des objec- tifs de production et de commerce seront atteints. Les Pouvoirs Publics envisagen.t de réviser le Plan pendant 1968. Or, il serait nécessaire de le refondre si la proposition dîen allonger la durée est acceptée. Mais cette refonte exigera que les services compétents continuent à bénéficier d'une assistance technique, que peut-être il faudra accroître. Il faudra aussi un complément d'experts pour hâter la préparation des projets et les rendre conformes à ce que demandent les institutions qui pourraient s'intéresser à leur financement. - 56 - C. Les Perspectives Agriculture 17h. Le Plan a pour but la modernisation rapide de l'agriculture pour accroître les ressources alimentaires, augmenter le revenu des cultivateurs et améliorer la balance commerciale. 175. Pour mener à bien l'oeuvre envisagée, 1 Office National de Développement Rural (ONDR) a été créé. Cette institution, dotée d'une autonomie considérable et dont on compte quzelle slinspirera de considé- rations commerciales, reçoit de la France une assistance technique desti- née à renforcer son action, notamment auprès des agriculteurs. 176. En tant qu'organe chargé du développement agricole, l'ONDR gérera à la fois la vulgarisation, la fourniture des moyens de production et le crédit agricole. C'est lui qui pourvoira à la répartition des engrais, semences sélectionnées, animaux de trait, outils et produits antiparasitaires. Il disposera dtune dotation de 510 millions de francs CFA pour aider l'agriculteur à acheter ses fournitures à crédit. Il assurera aussi la gestion des quelques petites coopératives qui doivent Otre créées pendant la durée du Plan. Rien que cet organismes doive en fin de compte étendre son service de vulgarisation à liensemble du pays agricole, il concentrera ses efforts, dans l'avenir immédiat, sur cer- taines zones prioritaires, où il a d'ailleurs commencé à fournir des approvisionnements et à faire jouer le crédit. Son action est complétée par la CFDT et le EDPA qui appliquent des programmes d'ensemble en cer- taines régions-pilotes. Quelques services généraux de l'agriculture restent en dehors du domaine d'action de l(8DR, par exemple, lfensei- gnement de l'agriculture et la statistique agricole. 177. Les objectifs ci-après du Plan témoignent de l'importance attribuée à la production de denrées vivrières: Production (milliers de tonnes) 1965 1970 Augmentation Taux anluel Mil et sorgho 805,0 1.1h8,0 h2,6 7,h Paddy 25,0 32,h 29,6 5, Blé 3,8 12,5 228,9 27,0 Mais 12,0 25,0 108,3 15,8 Arachides (non décortiquées) lho,0 180,0 28,6 5,2 Haricots 4o,o 50,0 25,0 h,6 Pois 20,0 27,0 35,0 6,2 Manioc 50,0 60,0 20,0 3,7 Pommes de terre -1,5 - 57 - 178. Les projets qui ont pour but dmaccroître la production alimentajre comportent un montant d'investissements de 474 millions de francs CFA. Parmi les programmes prévus, les plus importants concernent le mil (ou le sorgho) et larachide. Pour ce qui est des deux céréales, le Plan prévoit une augmentation de production de 43% par rapport à la moyenne de 1961 à 1965. Pour y atteindre, les mesures suivantes inter- viendront: acroissement des superficies de l'ordre de 40.000 hectares, introduction de meilleurs seMenses préalablement traitées contre parasites et moisissures, application d'engrais, méthodes culturales améliorées comportant emploi d'outils nouveaux et de la traction attelée, meilleure préparation des sols, plus grande densité diensemencement. Le BDPA a créé une exploitation expérimentale du Nord-Est de Fort-Lany afin de mettre au point les techniques à appliquer pour accroître les rendements des cultures de subsistance, notamment du mil et des arachides. La zone choisie ntest probablement pas celle qui convenait le mieux aux démonstra- tions envisagées, mais il est encore trop tÔt pour évaluer la possibilité de disséminer en dvautres régions les résultats obtenus par le BDPA. Il est au surplus douteux que l'emploi d'engrais se justifie économiquement dans le cas de culture de mil en régions assez arides. 179. Lannée 1966, la première année du Plan, a malheureusement été marquée par une récolte de mil désastreuse, inférieure peut-être dtun quart aux résultats exceptionnels de 1965. Pour 1967, on prévoit encore une mauvaise récolte, à peine légèrement supérieure à celle de 1966. Ces baisses de production sont dues surtout à l'insuffisance des pluies et à la chaleur excessive. Le succès des mesures énoncées au paragraphe 178 dépend beaucoup de ltONDR renforcée par son équipe de techniciens étran- gers. Il est cependant peu probable que les mesures en question puissent être efficaces sur plus de la moitié des superficies ensemencées en mil. Ctest pourquoi, compte tenu des caprices du climat, il semble que lton ne puisse compter, relativement à la moyenne de production de 1960 à 1966, que sur une augmentation de ltordre de 20% en 1972. La récolte cette année-là serait ainsi dtenviron 900.000 tonnes, ce qui relèverait un peu la moyenne de la consommation par habitant. 180. La possibilité diatteindre les objectifs du Plan relatifs à d'autres cultures offre de meilleures perspectives, notamment pour le blé, le maïs et le paddy. Les zones où stappliqueront les projets sont de dimensions restreintes et l'on doit y concentrer beaucoup d'assistance technique. Dans certains cas, d'ailleurs, tels celui du blé, la gestion du projet sera confiée à une société commerciale. Ce qui en ltoccurrence jouera aussi un r8le important, c'est la tendance des prix du mil et des arachides par rapport à ceux d'autres produits de remplacement. Il ne semble pas y avoir une possibilité quelconque que le Tchad puisse af- fronter les marchés d'exportation pour aucun des produits dont il stagit. Cependant, tout accroissement de la production dtarachides contribuerait à augmenter quelque peu les quantités mises en vente pour la fabrication dthuile destinée à la consommation intérieure. - 58 - 181. Il y aurait lieu de prendre des dispositions permettant, lorsque la récolte est bonne, de constituer des réserves de céréales. En ce domaine, rien n'est organisé, tout dépend de l'initiative des pay- sans. Le Gouvernement devrait donc étudier comment réaliser un programme de stockage systématique. 182. Le coton va rester la principale culture industrielle. Le Plan a alloué plus de 2 milliards de francs CFA pour accroître de 60 % la produc- tion de coton brut et la porter ainsi à 155.000 tonnes. Lfaction à entre- prendre est à la fois intensive et extensive. 183. Déjà la CFDT a entrepris llaction intensive dans plusieurs zones prioritaires. Il stagit d'accroitre les rendements à l'hectare en utilisant la charrue et la traction attelée, en semant des variétés nou- velles, en appliquant insectisides et engrais, plus généralement en adop- tant les techniques culturales modernes et en procédant au moment oppor- tun aux semailles et aux applications dtinsectisides (ce qui est dfim- portance décisive). Jusqu'à présent, les choses ont bien marché. L'objectif de la CFDT pour 1966-67, soit 20.000 hectares, a été atteint et les résultats sont satisfaisants. Dans les zones où elle a appliqué son programme, le rendement moyen a été de 1.000 Kg à l'hectare, alors qu'il reste inférieur à 300 Kg lorsque la culture se fait selon les méthodes traditionelles. Dans l'ensemble, la récolte de 1966-67 a légèrement dépassé ltobjectif de 122.500 tonnes de coton brut. En rai- son du succès du programme de la CFDT, la superficie prévue pour la sai- son de 1969-70 a été portée de 40.000 à 50.000 hectares. 184. Ltaction extensive est du ressort de 11ONDR. Elle consiste à accroftre de 40.000 hectares, dtici à 1969-70, la superficie totale des plantations de coton et d'élever le rendement des zones tradition- nelles de 300 à 400 Kg lthectare. Il serait mauvais que l1on cherchât à étendre la culture du coton dans des régions où le rendement ne peut être que marginal, comme on l'a fait parfois dans le passé. Le seul résultat serait de mettre en danger le ravitaillement des populations locales. 185. Il semble possible, du point de vue technique, que le Tchad arrive à produire 155.000 tonnes de coton brut dtici 1972. Mais tout accroissement de production pour lequel il faudrait soutenir les prix au niveau où on le fait maintenant, imposerait une lourde charge au budget de l'Etat. Certes, les nouvelles installations que la COTONFRAN met en place et le programme routier que finance le FED, auront sans doute pour conséquence de réduire jusqulà un certain point le coût de l'égrenage et des transports. Mais on prévoit que les cours mondiaux du coton fléchiront encore dlici 1970, peut-être d'au moins 10% pour la qualité moyenne que le Tchad produit. Stil est possible de dévelop- per rapidement la culture des variétés nouvelles, la position du pays en serait meilleure car on ne s'attend pas à un fléchissement des cours aussi considérable pour les cotons à fibre de plus de 27 mm. Il serait également possible d'abaisser le prix garanti à la production au fur et à mesure de l'amélioration du rendement, de sorte que le revenu du - 59 - cultivateur augmente à un taux un peu inférieur à celui du rendement. Mais Iton ne devrait appliquer cette méthode quten dernier ressort, car elle risquerait de détourner le paysan des techniques de culture qui ont pour but dfaccroître les rendements. Mieux vaudrait tâcher diobtenir une prolongation de llaide extérieure à la production de coton jusqutà ce que le Tchad ait accompli des progrès supplémentaires et que son coton puisse affronter la concurrence internationale. Cette prolongatinn est d'ailleurs essentielle pour que le Gouvernement puisse continuer à tirer un revenu équivalent du droit qui frappe actuellement ltexportation. Toute réduction éventuelle des ressourees financières de ltEtat au cours des années qui viennent diminuerait 1épargne publique à investir confor- moment au Plan de développement, et le Gouvernement veut éviter qu'il en soit ainsi. 186. La canne à sucre et le tabac font aussi ltobjet d'essais dtadaptation. Pour la canne à sucre, c'est une compagnie française qui y procède, la SIAN, productrice de sucre au Congo-Brazzaville. Une autre société française, la SIAT, également installée au Congo- Brazzaville, stest chargée des essais relatifs au tabac. Les crédits inscrits au Plan sont d'environ 100 millions de francs CFA. 187. D'autres programmes agricoles, de caractère régional, sont en cours d'exécution ou vont être organisés. Le Plan leur consacre un montant total de 2,8 milliards. L'un des plus prometteurs est celui des polders du lac Tchad. La FAO, le FED, le FAC et 1UNESCO y exécutent des recherches, travaillent au développement et à l'irrigation des polders, cherchertà diversifier les cultures et à les rendre plus pro- ductives. On y produira surtout le blé, le mil, le ma.1s, la pomme de terre, la canne à sucre, les fruits et les légumes. L'objectif du Plan est d8atteindre à une superficie de 15.000 hectares de polders en 1970 et dfen faire une exploitation intensive. Il serait utile d'y essayer le coton en culture irriguée. 188. les autres projets régionaux sont: a) la lutte contre les inondations sur une étendue dtenviron 30.000 Km2, à laquelle on doit associer un programme d8agriculture intensive dans la région de Mandoul; b) un programme visant à associer l'agriculture et lélevage du bétail dans le Moyen Chari; c) la culture du dattier dans la région de Largeau; d) l'amélioration générale de la productivité dans le Ouaddal, et e) la production de riz dans le casier A, près de Bongor. 189. Enfin, dans une perspective générale de développement des communautés rurales, on a inclus dans le secteur agricole un programme d'approvisionnement en eau desdites communautés. La dépense a été évaluée à 2,7 milliards pour les cinq années du Plan, mais une partie sera prise en charge par les institutions locales. Ce programme, dont le bétail bénéficiera autant que les hommes, est considéré comme haute- ment prioritaire au sein du Gouvernement car il répond au souci dfamé- liorer à la fois la productivité agricole et la santé publique. - 60 - La pêche 190. Le Plan a affecté 145 millions de francs à la modernisation des méthodes de pêche, à la création de moyens de commercialisation des prises et à l'étude de la question de savoir s'il est possible de créer une industrie de traitement du poisson. Comme il est de la plus haute importance de tirer meilleur parti des ressources potentielles du lac Tchad grâce à une amélioration des techniques de pêche, ce projet a déjà été en grande partie financé. Mais on va aussi stoccuper de la pêche dans le Logone et le Chari. Le volume des prises, que l'on a évalué à quelque 100.000 tonnes par an, doit être augmenté de 10 % , ce qui semble un objectif raisonnable. On doit en tirer 29.000 tonnes de poisson séché. La forêt 191. Le seul programme de îpe1que importance a pour objet d'accroitre la production de gomme arabiquet,,aux fins d'exportation. Le Plan vise * porter la production des arbres qui existent actuellement de 800 (1965) à 2.000 tonnes en 1970. La valeur de ces 2.000 tonnes est évaluée à 160 millions de francs. En outre, on doit réaliser 3.000 hectares de planta- tions nouvelles qui produiraient 600 tonnes par an en 1975. Les investis- sements inscrits au-Plan au titre de la gomme arabique stélèvent à 132 millions de francs CFA. La rentabilité devrait en être considérable. Le projet est déjà en cours d'exécution, le FED ayant pris à sa charge 70 % du coût. Ltélevage 192. Pour ce secteur, il y a deux programmes distincts. Le premier intéresse les immenses terrains de parcours du Nord et de lEst. Le deuxième se propose de développer dans le sud l'association de l'agricul- ture et de l'élevage non spécialisé. 193. Le premier programme a pour but d'augmenter les troupeaux de bétail et de les rendre plus productifs. Le Plan dit que beaucoup de régions où les pâturages sont bons sont dé-.eissées uniquement parce que l'on nly trouve pas de points d'eau. A forer des puits dans ces régions, on soulagerait celles oû il y a pacage excessif, on accroÎtrait l'éten- due des zones d'élevage et l'on améliorerait l'état de nutrition des bêtes. Il est également prévu d'accroftre la protection sanitaire notam- ment par des programmes vétérinaires. En outre, on compte adjoindre à une ferme dtèlevage appartenant à lfEtat un projet dont le but sera de rechercher quelles sont les méthodes les meilleures pour améliorer la qualité des troupeaux et augmenter la production de viande. Il stagira d'une étude pratique fondée sur les rapports de travail avec les éle- veurs de la région. Enfin, dans le cadre de l'amélioration des moyens lf La gomme arabique est produite par un arbre de la famille de l'acacia. On l'emp3oie en pharmacie et pour 1a fabrication de bonbons, de potages et de café soluble. - 61 - de commercialisation, il est prévu de créer des points d'eau le long des routes que suivent les troupeaux et dfinstaller près de Fort-Lary une ferme où les bêtes pourraient récupèrer. 194. Le deuxième programme, qui a pour but d'associer ltélevage à l'agriculture, se concentrera sur quelques régions où lon a entrepris une action d'ensemble visant à développer la culture attelée en même temps que l'emploi d' utils nouveaux, d'engrais, de semenaes et autres techniques modernes. On espère ainsi augmenter, à titre complémentaire la production de lait et de viande et d'améliorer le régime alimentaire de la population locale. 195. Les deux programmes ont en commun le souci de relever liétat sanitaire des troupeaux. Cette oeuvre présente une importance particu- lière dans le Sud. On a certes entrepris dly propager des races croi- sées résistantes à la trypanosomiase (dont le vecteur est la mouche- tsé-tsé), mais cette mesure ne suffira pas à rendre inutile la protec- tion sanitaire des troupeaux. Cette politique de santé animale se rat- tache d'ailleurs aux efforts entrepris pour développer la production industrielle de viande, de cuire, de peaux et de sous-produits. Le montant total des dépenses inscrites au Plan est de trois milliards et demi de francs CFA et est ainsi composé: Millions de francs CFA Eau pour le bétail 1.651 Protection vétérinaire 935 Centre dtétudes et de développement 598 Commercialisation et ferme de récupération 237 Exploitation industrielle 77 Elevage de volailles 4 3.502 196. Le Plan ne donne pas de renseignements complets sur ce que lfon attend de tous ces programmes. Il présente néanmoins d'importantes prévisions. Ctest ainsi qutil fait état du taux de 1,5% par an pour laugmentation du cheptel bovin. Dfun total de 4 millions de têtes en 1965, il atteindrait 4,31 millions en 1970.] Le Plan estime d'autre part que le rendement annuel du troupeau passera de 9 à 9,5% . La l_ Les principales régions 9ù stappliquera le programme sont celles où la CFDT et le EDPA sont au travail (coton dans le premier cas, et culture de subsistance dns liautre). 2 Depuis la rédaction du Pian, un nouveau recensement du cheptel bovin a donné un total de 4,5 millions de têtes en 1966. Ce chiffre est nettement supérieur à ltobjectif du Plan. On peut néanmoins tabler sur le taux dfaccroissement prévu par le Plan, ce qui donnerait un chiffre de h,8 millions de bêtes en 1970. -62 - production de viande de boeuf augmenterait de 51.55o à 60.680 tonnes, soit en valeur 3,5 milliards de francs. Les exportations de l'année 1965 ont été évaluées à 30.300 tonnes (poids des carcasses), y compris les sorties de b8tes sur pied. Dès lors, compte tenu dfun léger accroisse- ment de la consommation intérieure, on peut évaluer à 36.580 tonnes ce qu'il deviendrait possible d'exporter en 1972. Aux prix actuels, le rap- port serait d'environ 2,5 milliards de francs. Quant aux ovins et caprins, le Plan projette une augmentation du nombre de bêtes de 4 à 4,65 millions (environ 15 % ), le rendement restant de l'ordre de 20 %. Voici les objectifs concernant les cuirs et peaux: Pourcentage 1965 1970 d8augmentation (e~n mil1lersT Cuirs (production des abattoirs) 35 60 71,4 Peaux ( i "l ) 15 60 300,0 Cuirs (production locale) 165 180 9,0 Peaux ( " " ) 980 1.000 2,0 197. Dans lfensemble, les projections relatives au secteur de l'élevage sont réalisables d'ici 1972. La demande de viande (intérieure et extérieure) devrait continuer à croître et l'on compte que les prix s'amélioreront un peu. Le marché euroeéen ne reçoit pas les viandes du Tchad en raison des dangers de contamination. Si le pays réussit à relever ses normes de santé animale, à améliorer les moyens de transport et à organiser de bons circuits de commercialisation, il y a de bonnes raisons de penser qu'il trouvera à long terme de nouveaux débouchés pour ses viandes fraîches. A court terme, l'avenir est plus prometteur pour les viandes de conserve. Industrie, mines et tourisme 198. Ici, le Plan a alloué un total de 5,5 milliards de francs CFA, dont 500 millions pour le tourisme et de petites sommes pour l'artisanat et l'exploitation minière. Les montants les plus gros sont destinés à être investis dans trois industries nouvelles: une usine textile, une raf- finerie de sucre et un ensemble d'installations appelées à traiter cer- tains produits du bétail. 199. L'usine textile est maintenant en fonctionnement. Elle présente des caractéristiques financières très intéressantes et offre un exemple remarquable de coopération régionale. Sa création est due au groupe fran- co-ellemand qui avait auparavant monté une autre usine textile au Cameroun. Les Etats du Cameroun et du Tchad détiennent chacun 15% du capital de l'une et de liautre usin , et celles-ci ont été conçues de façon à se complèter l'une l'autre. L/ Chacune des deux usines exécutera pourtant toutes les opérations requises, y compris llimpression, la teinturerie et toutes les finitions nécessaires. - 63 - 200. La raffinerie de sucre semble pour le moment avoir été introduite prématurément dans le programme dtinvestissements industriels. Sa création reste nécessairement sujette aux résultats des essais de cul- ture de la canne à sucre. D'ailleurs, même si ces réeù1tats sont posi- tifs, le raffinage ne pourrait commencer qut après 1970, peut-être même après 1972. Le Plan lui a alloué 2,7 milliards de francs, y compris les installations nécessaires à la production d'énergie; mais il existe des investissements accessoires, pour la création d'une "ville du sucre" et pour certains services urbains, qui portent le total à 3,2 milliards. Mieux vaudrait mettre cette somme en réserve afin de ltaffecter à des projets prioritaires qui pourraient devenir réalisables avant la sucrerie. 201. Le projet relatif aux produits du bétail est pour le Tchad assez ambitieux. Il stagit de créer un complexe d'installations compor- tant une fabrique de conserves de viande, une fabrique de boite de con- serves, une tannerie et une fabrique de chaussures. Le coût total avait été évalué au départ à 450 millions, mais il a fallu en porter le chiffre à 725 millions de francs CFA. La conserverie et la fabrique de bottes ont maintenant été construites. Mais si le Gouvernement veut réaliser ce qu'il en attend, il devrait faire exécuter sans retard des études de marché et de sources d'approvisionnement. 202. Il est dtautres petites industries dtimportance secondaire dont le financement est déjà assuré: deux huileries, ltune de coton et l'autre diarachide, une savonnerie, une marbrerie, une tuilerie et une briqueterie. 203. La capacité de certaines entreprises déjà existantes doit être accrue. Ce sont notamment la brasserie, légrenage du coton, la minote- rie et les industries à base de sucre. Toutes appartiennent au secteur privé. Enfin, de petites sommes ont été allouées à lartisanat pour certaines études, pour la promotion des exportations et pour la création de centres d'artisanat. 204. En matière minière, les seuls investissements prévus ont trait à la poursuite de la prospection aurifère près difriba, à la recherche de minétaux autres que métaux (argile, kaolin, talc, sable pour vitrifica- tion, calcaires pour en extraire la chaux) et à ltétude des ressources en natron, ainsi que des emplois industriels et de ltexploitation commerciale de ce produit. 205. Le tourisme doit recevoir 530 millions de francs CFA. Les neuf dixièmes de cette attribution serviront à ajouter 140 chambres dgh8tel aux 305 que compte le pays entier. LIHâtel La Tchadienne, déja terinè, a 104 chambres de classe internationale. De faibles sommes ont aussi été attribuées à l'amélioration des parcs et réserves de faune, au transport des touristes et à la promotion du tourisme. Le Tchad est en mesure de montrer beaucoup de choses intéressantes aux touristes et le Gouvernement espère en attirer 6.000 par an dtici 1970. Il s'agira nécessairement de touristes ayant de la fortune et s'intéressant particulièrement aux coutumes locales, à la chasse et à la photographie d'animaux sauvages. - 64 - Le Tchad a des ressources en faune assez exceptionnelles et dont le milieu naturel nta vraiment pas été touché. Mais les touristes sur lesquels le pays peut compter sont ceux des circuits organisés où le Tchad s'insérerait parmi les pays voisins et ceux de l'Afrique de 1#Est. Llénergie 206. Les objectifs du Plan concernant la production d'énergie sont diabord de fournir ce dont a besoin l'industrie, y compris le nouveau complexe industriel de Fort-Archambault, d'assurer ensuite la consomma- tion croissante d'électricité à usages privés de Fort-Lamy et enfin d'électrifier plusieurs petites villes. Il est en outre prévu d'entre- prendre les études et explorations nécessaires pour stassurer de nou- velles sources d'énergie moins coûteuses que les petites unités disper- sées qui existent actuellement. 207. Le programme de dépenses se répartit ainsi: Millions de francs CFA Usages industriels 526 Fort -Ar chambault 306 Raffinerie de sucre 220 Usages non industriels 761 Fort-Lamy 220 Petites villes 541 Etudes 436 Total 1.723 208. Pour les projets de Fort-Archambault (le complexe industriel) et de Fort-Lamy, le financement est déjà assuré grâce à un prêt de la Caisse Centrale. Pour le moment, les besoins deénergie de la raffinerie de sucre peuvent attendre. Les études qui doivent être entreprises por- teront sur la force potentielle des chutes Gauthiot et sur la valeur thermale de sources d'eau chaude du Tibesti. On va en outre entreprendre une prospection à Bol et Doba où lton espère trouver du gaz naturel. 209. En ce qui concerne les petites centrales électriques municipales, les données préliminaires conduisent à penser qutelles travailleront à perte. Il nty a pas de Tchadiens pour les faire fonctionner, de sorte qu'il faudra faire appel à des étrangers. Une autre cause fera monter les frais de fonctionnement: le fait que le gaz-oil coûte cher et qu'il fau- dra en constituer des stocks pour la saison des pluies où les routes sont coupées. De surcroît, la demande ne sera pas considérable dans des villes où il n'y a ni industrie, ni artisanat. -65 - Les transports 210. Dans ce secteur, le total des investissements atteint presque 14 milliards et demi de francs CFA. La plus grande part est destinée à la construction de routes. Du Programme Intérimaire, des projets d'une valeur totale de 1,7 milliard ont été reportés à nouveau, mais ces pro- jets sont maintenant terminés, ou tout au moins très avancés. Une somme additionnelle de h,h milliards a été affectée à la construction de nouvelles routes bitumées, dont la plus importante, celle qui reliera Fort-Lamy à Fort-Archambault, via Guenlendeng, coûtera 3,7 milliards. Le tronçon de Fort-Lamy à Guenlendeng a déjà été fait, aux frais de lEtat, mais le reste a été renvoyé à plus tard parce qu'il ne s'agit pas d'un projet prioritaire et que lton manque de fonds. Ctest là, semble-t-il, une sage décision. Les efforts vont maintenant se concen- trer sur l'amélioration des principales liaisons routières de terre battue pour les élever au-dessus du niveau de l'inondation, améliorer le drainage et construire des ponts. 211. Pour l'amenagement des cours dteau navigables et des ports fluviaux, les montants inscrits au Plan sont faibles: 538 rmIlions de francs au total. Un autre montant, de 880 millions, a été alloué à l'amélioration des aéroports et de linfrastructure des transports aériens. Enfin, les 6tudes préparatoires à la prolongation du chemin de fer du Cameroun jusqu'a Moundou et Fort-Archambault ont fait l'objet d'une dotation de 485 millions. Certaines discussions récentes suggèrent d'inclure dans les études en question la possibilité de substituer une liaison routière à la voie ferrée. Il est en effet des experts qui jugent la route plus facile à justifier, économiquement parlant, que la voie ferrée. Cette extension des études prévues, que la mission recom- mande, nécessiterait une attribution de fonds supplémentaires. Mais, dtun point de vue général, si les fonds disponibles sont inférieurs aux prévisions du Plan, il serait possible dtéconomiser jusquta 20% de la dotation afférente aux transports sans supprimer aucun des projets qui sont économiquement importants. Postes et télécommunications 212. Dans le domaine des télécommunications, les investissements totalisent 685 millions de francs CFA. Leur but est de faciliter, dfune part, les communications intérieures dans la partie sud du pays, dtautre part, les relations avec le Cameroun et la République Centra- fricaine. Le choix stest porté sur le système hertzien. Les liaisons entre Fort-La et Fort-Archambault doivent être doublées et comporter téléphone, télégraphe et telex. Le réseau téléphonique doit aussi se développer rapidement dans les villes principales. Dans le domaine des postes, les investissements ne dépassent pas 90 millions de francs. Education 213. L'enseignement primaire stest vu allouer près de 2 milliards, soit 40% de la totalité des dépenses que le Plan consacre à l'éducation. Cette attribution couvre cependant le programme prioritaire de formation dtinstituteurs. Ltobjectif est dtarriver à ce quten 1970 39% des enfants - 66 - dlâge scolaire suivent llenseignement primaire, contre 20 % en 1966. Du point de vue pédagogique, on se préoccupe d'instaurer des programmes d'études adaptés aux conditions et aux besoins du Tchad, ce qui conduit à orienter ces programmes vers l'enseignement de llagriculture, de l'élevage et de l'hygiène individuelle. La raison pour laquelle on a mis l'accent sur la formation dfinstituteurs, crest que la qualité de l'enseignement et de l'administration scolaire a baissé et qu'il est indispensable de renverser cette tendance. 214. Dans l'enseignement secondaire, la nécessité s'impose de former le personnel de niveau moyen dont toutes les entreprises ont si grand besoin et de préparer les bases du développement de l'enseignement supérieur. Ici aussi, on met l'accent sur l'amélioration qualitative de l'enseignement, cependant que llon doit créer 90 classes supplémentaires de premier cycle et 30 du second cycle, afin d'accroitre la capacité du secondaire. Ia complément de professeurs que cette expansion requerra sera fourni en majeure partie par llassistance technique. Les investis- sements prévus pour ltenseignement secondaire stélèvent à un total de 1,1 milliard. 215. Ltenseignement technique se développera dans trois directions principales, dont la plus importante est celle de l'agriculture, où il s'agit notamment de former des agents pour divers services techniques (dont la vulgarisation) et pour les services administratifs. Agricul- teurs et artisans ruraux feront des stages de courte durée dans des centres de formation locaux. Il est projeté à la fois diagrandir l'école dlagriculture existante et d-en créer une nouvelle pour augmenter le nombre des techniciens de niveau moyen. Les ingénieurs du niveau su- périeur seront formés à l'étranger, aux universités régionales déjà créées de Yaoundé et d'Abidjan. En matière dtélevage, il est prévu de former des assistants vétérinaires qui seront employés à la protection de la santé animale. A cet égard, les pouvoirs publics devraient tenir à ce qu'on ne néglige pas diautres facteurs de la production de bétail, en particulier la commercialisation, l'alimentation et la reproduction. L'ensemble des dépenses relatives à llenseignement agricole ont été fix6es à 913 millions. 216. La seconde orientation de llenseignement technique mènera les élèves à l'industrie et au commerce. Il doit être construit une école et un collège technique, En outre, l'école supérieure de commerce de Fort-Lamy sera agrandie. Le coût total prévu est de 450 millions. 217. Enfin, des techniciens de catégories très diverses recevront leur formation, soit dans des institutions déjà établies au Tchad, soit dans dfautres pays africains ou en France. Il s'agit de maîtres poly- valents, dfinfirmiers d'hÔpital, de mécaniciens d'aéronautique, de spécialistes de télécommunications, d'employés des postes et de quanti- tés dfautres travailleurs. - 67 - 218. En matière d'éducation, le Plan comporte aussi un programme d'éducation des adultes et un programme de formation sportive de la jeunesse. 219. Déjà ont été institués, avec le concours de liétranger, des centres de planification de l'enseignement, de documentation et de recherches pédagogiques. Ils s'occuperont de préparer l'avenir de l'éducation au Tchad. 220. Somme toute, le programme dfinvestissements dans le secteur de léducation semble justifié et bien équilibré. Il appelle cependant une observation. L'ouverture de classes nouvelles en vue de doubler la scolarisation dans 19enseignement primaire devrait se faire en fonction de ltarrivée de nouvelles promotions dinstituteurs. Il ne semble pas que les plans aient tenu compte de cet impératif, de sorte qufil pourrait être nécessaire de réajuster en conséquence le programme de constructions scolaires. I peut également être possible d'associer certaines insti- tutions et de diminuer ainsi, tant les investissements que les frais d'exploitation. Logement urbain et urbanisme 221. Les projets de développement des villes et de l'habitation urbaine ont été dotés de 2,9 milliards de francs CFA. Ils consistent en enquêtes cadastrales et planification urbaine, aménagement de routes, adductions d'eau, drainage, et tout-à-ltégoût, éclairage des rues, mar- chés et autres moyens dfassurer le confort des citadins. Le Plan entend financer aussi l'étude de méthodes et de matériaux de construction, de plans modèles pour groupes scolaires, dispensaires, centres administra- tifs et immeubles dthabitation construits par les autorités publiques, le but de ces études étant de rechercher les économies. Fort-Lary, à lui seul, bénéficie de près diun milliard de francs de projets. Une autre somme, de plus de 400 millions, est destinée à la communauté ur- baine qui serait rattachée à la sucrerie; on peut y renoncer tout à fait pour les cinq ans que doit durer le Plan. Ia reste de la dotation d'ensemble est surtout destiné à Fort-Archambault, Moundou, Abéché et à dix nouveaux réseaux de distribution d'eau intéressant des villes de moindre importance. 222. De ce total de près de 3 milliards, le Gouvernement nia encore obtenu que 370 millions diaide financière extérieure. Ce fait témoigne du faible degré de priorité relative que lion accorde à la plupart des projets intéressant ce secteur. Ceux qui, en matière diurbanisme, doivent avoir la plus haute priorité sont les projets que la création de nou- velles industries rend indispensables, ou encore Veau courante et le tout-à-ltégoût dans les agglomérations dont la croissance est rapide. Chaque projet devrait faire ltobjet dlune justification économique. Il est assez douteux que beaucoup de ceux dont le Plan a fait état puissent couvrir leurs frais, soit par limposition de redevances aux usagers, soit par des taxes portant sur la plus-value de la propriété urbaine. De façon générale, préférence devrait être donnée aux projets -68- productifs qui accroîtront la masse imposable, plutôt qu'aux investisse- ments dfinfrastructure qui ne font qulaugmenter les charges de llEtat puisqutils comportent ensuite un personnel de surveillance et d'entretien. La santé 223. Les projets concernant la santé sont évalués à un milliard et demi de francs CFA; mais un tiers de cette somme correspond à des travaux finances par le FED qui ont été reportés du Programme Intérimaire. Plus dos deux tiers des dépenses prévues par le Plan ont pour but de construire de nouveaux hôpitaux et maternités, sans tenir compte de ce qu'il n'est déjà pas possible de pourvoir de façon adéquate aux besoins en personnel des institutions existantes. On s'occupe à vrai dire jusqu'à un certain point de la formation de personnel sanitaire, d'infirmières et de techniciens dthôpitaux, mais il est fort douteux que l'on arrive à disposer dtun personnel en nombre suffisant pour les services hospita- liers à créer. Il faudrait examiner cette question de près et, stil apparait qufil en est bien ainsi, revoir l'échelennement dans le temps des investissements dont il s'agit. 224. Une autre question plus fondamentale se pose, celle de lorientation de la politique de santé publique. A concentrer ses efforts sur la construction d'hôpitaux à Fort-Lamy et dans quelques autres centres urbains, cette politique tend à négliger l'action préventive. L'état sanitaire général de la population est la cause principale du taux rela- tivement faible de croissance démographique. Il explique aussi, sans doute, du moins en partie, que la population produise peu. Le paludisme, les parasites intestinaux, la bilharziose et tant d'autres affections enlèvent aux hommes une grande part de leur énergie, et cette action débilitante a des conséquences psychologiques. S-il est malade, le paysan ne porte aucun intérêt aux nouvelles techniques culturales, il refuse l'effort continu qui lui permettrait d'accroître l'étendue de son exploitation. Peut-être est-ce là une explication partielle des difficultés que l'on rencontre à amener les hommes à la culture du riz dans le projet du casier A, à l'expansion de la production de blé dans les polders du lac Tchad. 225. Le Plan fait une place beaucoup trop réduite à l'éducation sanitaire des populations rurales. C'est un investissement qui pourrait contribuer de façon importante à modifier les habitudes communautaires, à éliminer les superstitions, à dégager les humains de l'emprise du passé et les amener à la civilisation moderne. Certes, les investisse- ments inscrits dans le Plan pour fournir de l'eau aux communautés rurales aideront à améliorer l'hygiène en milieu rural, mais il ne semble pas que l'on ait prévu d'appliquer un programme général de lutte contre le paludisme, les dysenteries, les maladies vénériennes et autres affec- tions endémiques. Une action de ce genre prendrait une importance toute particulière dans les régions où l'on fait de gros investissements pour accroître la production agricole et développer l'élevage. Il est des époques de lannée où l'on manque de bras pour les récoltes, notamment celle du coton, Il est aussi des programmes, ceux où il stagit - 69 - d'accroitre la surface cultivée par chaque a7;riculteur en lui fournis- sant outils et traction attelée, qui niauront plein succès que si les hommes sont en bonne santé et vigoureux. A tous ces programmes il fau- drait donc associer de façon étroite, du moins dans les zones priori- taires, une série de mesures de santé publique. 226. Le Gouvernement devrait donc réviser sa politique en la matière, en vue d'appliquer dans les zones prioritaires un plan dfaction dtordre éducatif et préventif. Un plan de ce genre serait au surplus fort utile tant pour la formation de personnel que pour liobtention de concours financier s. D. Conséquences pour la Production et le Commerce 227. Le premier Plan Quinquennal a évalué à h,2% la croissance annuelle du PIB par tête et à prix constants. Il a également conclu que le pourcentage des exportations par rapport aux importations devrait croître jusqu'à atteindre 78 % en 1970. A la lunière de ce qui vient d'être dit des perspectives sectorielles, ces deux objectifs paraissent optimistes. Si l'on ne peut produire de statistiques complètes, il est néanmoins à peu près sûr qu'en 1966 la chute de production du mil et la mauvaise récolte de coton de la campagne de 1965-1966, ont entraîné une baisse du PIB par habitant. Sans doute ce PIB va-t-il, en 1967, regagner le niveau de 1965, peut-être même le dépasser quelque peu. en raison surtout de la récolte-record de coton, de quelque augmentation dans la production du bétail et de l1accroissement des dépenses publiques, trois facteurs qui., de surcroit, tendent à multiplier l'activité économique. Cependant, pour la deuxième fois de suite, la récolte de mil n'a pas été bonne, de sorte que 1967 ne pourra être au Tchad une année de crois- sance exceptionnelle. 228. Sur la période de 1966 à 1972, on peut prévoir un taux de croissance annuelle du PIB, à prix constants, de l'ordre de 3 à 3,5% Le revenu par habitant augmenterait en moyenne de 1,3 à 1,8% . Ce sont là des taux de croissance nettement inférieurs aux objectifs du Plan; mais, eu égard à la situation où se trouve le Tchad, ils paraissent plus proches de la réalité. 229. Tablant toujours sur l'idée de prolonger le Plan jusqu'en 1972, on peut s'attendre que les exportations de biens et services augmente- ront dIenviron 2,8% par an et que le taux de croissance des importations pourra être limité à 2% . Les objectifs du Plan ont été fixés respec- tivement 5,2 et 2,1% sur une période de cinq ans. Les exportations devraient donc passer de 9,3 milliards en 1965 à 11,3 milliards en 1972, montant un peu inférieur à ltobjectif du Plan pour 1970: 12 milliards de francs CFA. 230. La Plan a conclu à la nécessité de contenir la croissance des importations. La politique qu'il recommande doit consister à importer des biens nécessaires au développement et à substituer la production nationale aux importations de biens de consommation. De ce point de vue, l'usine textile, la fabrique de chaussures et les huileries ont une très - 70 - haute importance. A accroftre la production de blé, de mas et de riz, on contribuera aussi à diminuer les importations. Il est en outre prévu de faire un effort supplémentaire: augmenter les droits de douane et taxes sur les produits de luxe importés. Toutes ces mesures sont indispensables pour empêcher les importations de dépasser le taux annuel proposé. Ce- pendant, même stil en est ainsi, le déficit de la balance des biens et services sera sensiblement le même en 1972 quten 1965, mais il sera infé- rieur d'environ 2 milliards de francs CFA au déficit record de 1966. Ctest que lors de cette dernière année, qui se trouvait être la première du Plan, on nfa pas appliqué la politique visant à restreindre les im- portations, lesquelles ont augmenté de plus de 5% au lieu des 2,1% prévus. 231. Selon les objectifs proposés au début du paragraphe 229, les exportations correspondraient en 1972 à 71% des importations, contre 67% en 1965 et 57% en 1966. Mais il va de soi que, même prolongé de deux ans, le Plan ntaura de succès que dans la mesure où le Gouvernement appliquera scrupuleusement les diverses mesures de politique économique qui en font partie intégrante. Il ne stagit pas seulement de politique commerciale, mais de toute la gamme des dispositions afférentes au développement. - 71 - IV. PERSPECTIVE- FINANCIERES ET CAPACITE DIEMPRUNT A. Nécessité de l'Aide financière extérieure 232. la Tchad a besoin dfaide extérieure principalement pour: a) financer lex6cution du Plan, b) amortir la dette publique, et c) soutenir la production cotonnière. le soutien du coton 233. On avait espéré qutaprès la campagne de 1967-68 le coton du Tchad serait tout à fait à même daffronter la concurrence sur les marchés mondiaux. C'est pour cette raison que le soutien financier du FED, comme il a été dit plus haut, devait prendre fin au bout de quatre ans. Desti- né à couvrir la différence entre le cours mondial et le coût de produc- tion du Tchad (y compris la subvention accordée aux agriculteurs), ce soutien financier avait été calculé de façon à diminuer d'année en année. Toutefois, la récolte-record de 1966-67 a nécessité une aide de 688 millions de francs, alors qu'en 1965-66, année où a récolte avait été beaucoup moindre, il avait suffi de 663 millions.2j 23h. IL est maintenant évident que l accroissement de production qui résultera de l'application du Plan aura pour effet d'obliger le Gouvernement à continuer de verser un montant glevé de subventions aux agriculteurs pendant quelque temps encore après la fin de l'aide - financière du FED. Il faudra en effet plusieurs années pour rendre le coton tchadien compétitif, c'est-à-dire pour diffuser les nouvelles variétés, accroitre la productivité et réduire les coûts unitaires de ltégrenage de la manutention et du transport. Et pendant ce temps le cours mondial des variétés qui constituent le plus gros de la production actuelle du Tchad continuera à baisser. 235. Il saute aux yeux que, sans aide extérieure pendant cette période, les prix garantis au producteur absorberont une proportion- élevée des recettes que ltEtat a l'habitude d'encaisser du fait de la taxation du coton à 18exportation. Cela diminuerait gravement les ressources que le Gouvernement entend affecter au programme d9investis- sements, sans compter que, dans l'avenir immédiat, le budget ordinaire serait sans doute en déficit. 236. Peut-être espère-t-on, dans certains milieux officiels, qu'après 1970 le Gouvernement sera en mesure d'accroitre le revenu qufil tire du coton. C'est en effet en 1970 qu'expire le contrat conclu avec la COTONFRAN. Certes, par rapport à son capital, les bénéfices de cette société ont été de l'ordre de 12% , (moyenne des six dernières années) et ce pourcentage ne diminue pas beaucoup si l'on rapporte les bénéfices au total du capital et des réeserves (voir tableau 32D). Il se trouve cependant que, par rapport au total des ventes (F.O.B..) du coton comme.rcia- lis&, le bénéfice net estimatif de la COTONMAN n'est que de 2 A . En outre, ce même bénéfice net équivaut à moins du quart des subventions allouées _1/ Ia montant de 1965 englobe un petit versement à la COTONFRAN pour cou- vrir ses pertes sur frais de gestion. Ia soutien financier par unité de production avait sensiblement diminué. - 72 - aux agriculteurs au moment de la récolte de 1966-67. Il est donc clair qutune réduction des bénéfices de la COTONRAN niapporteraitpas beaucoup de recettes supplémentaires au Gouvernement. 237. La situation est donc très difficile, et lson ne voit pas clairement comment résoudre au mieux le problème que pose la production cotonnière. Ctest pourquoi la mission suggère que le Gouvernement ait recours à liassistance technique pour obtenir des experts compétents et indépendants qui: a) examineraient la gestion de la COTONRAN en vue de déterminer les mesures à prendre, par la société ou par le Gouvernement, pour comprimer les coûts et faire que le coton tchadien puisse affronter la concurrence inter- nationale; b) aideraient le Gouvernement à négocier un nouveau contrat, soit avec la COTOMNRAN soit avec un autre organisme, bien avant 19expiration du contrat actuel (1970); c) évalueraient le montant de l'aide extérieure requise pour soutenir la production cotonnière jusqutà ce qtelle soit devenue compétitive, ainsi que la répartition de cette aide sur les années prochaines. 238. Dsici là, le Gouvernement n'aura dtautre recours que de chercher à obtenir un supplément d'aide financière à titre intérimaire. l premier Plan Quinquennal 239. La totalité des dépenses inscrites au Plan s félève à 47 % milliards de francs CFA et se répartit ainsi sur les cinq années du Plan: Milliards de francs CFA 1966 1967 1968 1969 1970 6,6 10,1 11,8 10,3 8,2 Prolonger la durée du Plan jusquià 1972 obligerait à calculer un nouvel échelonnement des dépenses. Il conviendrait qu'elles augmentent de façon plus régulière et sans qu'il y ait baisse des investissements dans les dernières années. In total annuel pourrait être d'environ 6 milliards au début et s élever progressivement de façon à atteindre un peu plus de 7 milliards vers la fin du Plan. 240. Dans le total précité de 47 milliards figurent des investis- sements du secteur privé pour un montant de 2,2 milliards. Il stagit grosso modo de projets terminés, ou en cours dexécution, ou qui ont déjà leur financement assuré. Par conséquent, le montant des investis- sementc à financer dansle secteur public stélève à h4.,8 milliards. Cependant, ce total comporte encore quelque 2,7 milliards de frais de - 73 - gestion de projets qui vont de l'avant mais ont été incorporés an Plan. Or ces frais de gestion seront imputés au budget national des dépenses ordinaires, sans que le niveau de ces dépenses en soit supérieur à ce qutil a été jusqu'ici. Il existe en outre, dans le total de 44,8 mil- liards, un montant d'un milliard , relatif au développement des commu- nauté rurales, qui correspond à des prestations en nature et en travail, de sorte qufil ne saurait faire l'objet dfun financement extérieur. La montant des investissements du secteur public auxquels l'aide extérieure peut s'intéresser est ainsi ramené à 41,1 milliards de francs CFA. Toutefois, le Plan a fait état de deux sources de financement national: les excédents budgétaires pour un montant de 4,4 milliards et l'émission d'emprunts intérieurs stélevant au total à 1,4 milliard. On aboutit ainsi à un montant net de 35,6 milliards qui doit nécessairement faire ltobjet de financements extérieurs. Comme la prévision relative aux emprunts à émettre sur le marché national paraît raisonnable, deux problèmes se posent dès maintenant: dans quelle mesure peut-on compter que le Tchad (10) réalisera les excédents budgétaires dont le Plan a fait état, et (20) obtiendra le volume d'aide extérieure dont il a besoin? Les investissements nationaux 241. En 1966, première année du Plan, le Gouvernement a entrepris d'appliquer un budget d'investissements s' élevant à 580 millions de francs. Mais il ne s'agissait pas de l'emploi dtun excédent sur budget ordinaire. C'est une subvention française qui a fourni la plus grosse partie des fonds à investir; et pour parfaire le total, le Gouvernement a tiré sur ses réserves et a eu recours aux procédés de financement du déficit. 242. Le budget ordinaire de ltexercice 1967 a été mis au point avant que fût connu le montant du déficit budgétaire de 1966. Alors que les dépenses ordinaires, y compris le service de la dette, s'élevaient à un total de 9,8 milliards, les prévisions de recettes ont été évaluées à 9,9 milliards. Mais, dès avril 1967, on commenca à se rendre compte de la situation réelle. Les rentrées restaient très en dessous des prévi- sions, dfune part, en raison de retards dans le paiement de certains impôts, mais aussi parce qu'il continuait à être très difficile de per- cevoir la taxe unique et l'impôt sur les animaux. C'est alors que le Gouvernement suspendit temporairement tous engagements de dépenses, sauf les traitements et salaires. Tout fut arrêté: travaux dfentretien et de remplacement et même achat de fournitures de bureau. On n'élabora pas non plus de budget d'investissements faute de savoir au juste comment le financer. 243. Le Gouvernement a donc fait appel à la France en vue d'obtenir un appui financier pour son budget ordinaire et d'ailleurs aussi puur celui des investissements. Il semble, aux dernières nouvelles, que le gouvernement français n'accordera que 436 millions de francs CFA au titre de ltinvestissement, et que le budget des investissements sera inférieur e celui de l'année précédente. Les dépenses ordinaires ont été sérieuserient réduites, maïs on stattend néanmoins que liannée 1967 se termine sur un déficit assez important. On prévoit également que le Gouvernement continue'a, en 1968, dfêtre dans une position budgétaire très difficile. - 74 - 2h4. La façon dont les choses ont évolué est d'autant plus décevante que le Gouvernement a remarquablement géré ses finances pendant les cinq premières années de l'indépendance. Comme il a été indiqué plus haut, la croissance des recettes a été en moyenne de 14,3% par an de 1961 à 1966. De même, les recettes ordinaires sont passées de 10 à 13% du PIB entre 1961 et 1965, alors que le taux d'augmentation des impôts par rap- port au PIB stétablissait à 25 % . Si les dépenses ont augmenté dans une proportion à peu près équivalente, elles sont néanmoins restées inférieures aux recettes de 1963 jusqu'à 1965 inclus, laissant ainsi des excédents sur budget ordinaire. 245. Si les choses ont changé, cest pour deux raisons principales. Le première est l'augmentation rapide des frais de défense et de sécurité, due surtout à une situation politique intérieure qui provoquait de sur- croit une diminution des recettes fiscales. L'autre est la mauvaise récolte de coton qui, avec les faits dont il vient d'être question, est à l'origine du déficit de 1966. Malgré les coupes qui ont été faites dans le budget des dépenses, on ne peut écarter la possibilité dfun nouveau déficit en 1967. La cause en sera surtout la situation politique qui reste troublée. La récolte record de coton, par ses effets directs et indirects, a amélioré les choses; mais, comme on lia montré plus haut, elle a en un certain sens accru les problèmes financiers du Gouvernement. En définitive, toute amélioration appréciable de la situation budgétaire est liée à l'élimination des difficultés politiques internes car celle-ci permettrait d'arrêter la poussée des dépenses de défense et de sécurité et, si possible, de réduire ces dépenses. 246. Le Plan a prévu que les recettes budgétaires ordinaires augmenteraient au taux annuel de l% , tandis que la croissance des dépenses courantes, y compris le paiement des intérêts et l'amortisse- ment de la dette extérieure, serait maintenue à 9 % . Eu égard à ce qui s'est passé en 1966 et à ce qui semble devoir se passer en 1967, les difficultés naitront du côté des dépenses. Vu leur forte augmenta- tion au cours de 1966, les réductions que le budget de 1967 a récemment subies devraient avoir pour conséquence de fixer à environ 3% cette année la croissance des dépenses aux prix courants. 247. De 1968 à 1972, le Gouvernement a les moyens de continuer a comprimer les dépenses de façon qu'elles n'augmentent que de 6 à 8% par an, non compris les échéances en capital de la dette extérieure,tout en maintenant au taux de 10 à 12% la croissance des recettes. La dif- férence de h à 6% assurerait une épargne publique budgétaire de l'ordre de 5 à 8,5 milliards. Sans voir les choses de façon trop optimiste, on peut évaluer à un total d'environ 6 milliards les excédents budgétaires qui pourront être réalisés pendant la période de 5 ans. Une fois rem- boursées les échéances de la dette, qui atteindront 3 milliards de francs!], il resterait un solde positif net de 3 milliards à consacrer au financement de projets du secteur public (au lieu des 4,4 milliards dont le Plan a fait état). n va de soi que même si la mission le juge très possible, ce solde net ne sera atteint que si le Gouvernement agit avec décision. f Y compris les échéances de 1967. Mais il faudrait, le cas échéant, ajouter tous emprunts nouveaux, contractés aux conditions normales, comportant des échéances de remboursement avant 1972. - 75 - L'aide publique extérieure 248. les prévisions du Plan relatives à l'aide extérieure dont le Tchad aura besoin, donnent un total de 35,3 milliards de francs CFA. Selon les indications données ci-dessus, ce chiffre est plutôt faible, la mission ayant abouti à un total de 36,7 milliards si le programme de dépenses est exécuté en totalité. L'évaluation de la mission corres- pond à 82 % du total des dépenses du secteur public, ou 89% du coût total des projets de ce secteur qui peuvent faire ltbjet d'un finance- ment extérieur. Il faudrait que la moyenne des fonds -obtenus et dépensés s 'élève à environ 5,2 miniards par an pendant la période de sept ans, alors que de 1961 à 1966, la moyenne n8a été que de quelque 3,3 milliards (voir tableau 22 B). 249~ Clest la France, dans le passé, qui a apporté au Tchad l'aide la plus considérable: soutien du budget ordinaire, financement des investissements inscrits au budget spécial ou hors budget, et assistance technique. Les dépenses engagées par le Ministère Français de la Coopé- ration (FAC)depuis ltindépendance, au titre de laide au Tchad, at- teignent un total d'environ 9 milliards de francs CFA. Mais le FAC ntest pas le seul organisme à intervenir. Le soutien du budget ordi- naire, par exemple, provient directement du Trésor français. En 1966, les dépenses engagées pour des projets et programmes financés par la France ont été évaluées à 1,8 milliard de francs CFA. La même année, la Communauté Economique Européenne a contribué au développement, par l'intermédiaire du FED (Fonds de Développement Economique), à concurrence de 726 millions; le pays a reçu en outre un total de quelque 700 mil- lions dfune quantité d'autres donateurs dont les principaux ont été les Etats-Unis, l'Allemagne, la Chine (Formose) et les institutions des Nations Unies. Depuis l'indépendance, c'est en 1963 que le volume d'aide extérieure au développement du Tchad a été le plus élevé: h,h milliards de francs CFA ont été dépensés dans l'année. 250. On ne stattend pas que le volume de l'aide annuelle accordée par la France puisse augmenter de façon appréciable à llavenir. Quant à celle du FED, elle dépendra de ce que l'on décidera au sein de la CEE relativement à un troisième programme éventuel d'aide au dévelop- pement. Il ntest pas probable que les autres donateurs fassent un effort plus considérable. En Afrique, les Etats-Unis financeront surtout des projets régionaux; ceci ne veut pas dire que le Tchad ne recevra pas de concours effectif, mais que le passage de l'aide na- tionale à l'aide rég.onale peut créer un vide temporaire. Le Plan a évalué à environ 2,3 milliards le financement à obtenir de la Banque Internationale et des institutions qui lui sont associées, lesqueles ont actuellement divers projets à l'étude. Les autorités tchadiennes ont en outre pris contract avec d'autres sources nouvelles de finan- cement. La mission estime que si la durée du Plan est pmlongée jus- qu'à 1972, le Gouvernement devrait recevoir un minimum de 3 milliards, tant du groupe de la Banque Internationale que d'autres sources de financement. Les accords de financement déjà conclus s'appliquent - 76 - à quelque 5,5 milliards de projets repris du prograrme Intérimaire et 4,6 milliards de nouveaux projets inscrits dans le Plan. Lors du séjour de la mission du Tchad, le Gouvernement avait engagé des négociations portant sur des projets dont le coût total stélevait à 9,2 milliards, et il comptait que ces négociations auraient un résultat positif. Stil en est ainsi, le total des projets ayant fait liobjet d'engagements fermes atteindrait 19,3 milliards de francs CFA. 251. Somme toute, il semble que, sauf modifications imprévues des politiques d'aide au développement, le Tchad est fondé à compter sur la continuation de l'aide étrangère qu'il a reçue jusqu'à présent et que le montant de cette aide restera sensiblement le même. Il s'agirait donc de quelque 3,3 milliards par an, soit 23 milliards sur une période de sept ans. L'aide obtenue de nouvelles sources de financement pour- rait porter ce total à 26 milliards, et clest là, semble-t-il, une base sur laquelle on peut tabler de façon relativement sûre. 252. Par rapport au total des dépenses prévues, il subsiste un déficit dtenviron 10,7 mlliards. Pour combler ce déficit, plusieurs possibilités s'offrent au Gouvernement. L'une consisterait à accroître le rythme des dépenses des projets en cours ou de ceux qui doivent faire ltobjet d'un engagement ferme. Mais si l'on impose aux projets un rythme de dépenses accéléré, il faut en même temps siassurer au maximum que les objectifs desdits projets sont atteints et que leur utilité économique apparaît clairement. Cela est en effet indispen- sable pour convaincre ceux qui ont fourni les ressources financières de consentir un effort supplémentaire, Dans le même ordre d'idées, il importe de s'attacher avec énergie à promouvoir une préparation adéquate des nouveaux projets, afin de les présenter aux institutions diaide étrangère dans la forme et le détail requis, avec à l'appui toutes les justifications techniques et économiques nécessaires. En l'état actuel des choses, il s'écoule beaucoup trop de temps jusqu'à ce qu'un projet soit prêt à être exécuté. On pourrait en outre pré- parer les projets de façon à y inclure les dépenses de gestion courante, de façon à augmenter d'autant les excédents budgétaires à consacrer à l'investissement. 253. Une deuxième possibilité consisterait à prendre contact avec des sources de financement entièrement nouvelles, peut-être des pays tels que le Koweit, la Yougoslavie ou ceux d'Europe Orientale. 254. Enfin, le Gouvernement pourrait, au moins théoriquement, faireun plus gros effort pour accroître 1épargne publique. Mais eu égard aux difficultés contre lesquelles il doit lutter, sans doute ne faut-il pas trop y compter. Seul le Gouvernement est en mesure de décider des apports qu'il peut fait en vue de pourvoir aux ressources qu'il msaurait pu obtenir de l'étranger. Stil ne peut se procurer tous les fonds nécessaires, il n'aura dfautre solution que de réduire les dépenses inscrites au Plan. Déjà la mission a indiqué des domaines qui ne sont guère prioritaires. Dans le Plan, le coût de la sucrerie a été porté au compte du secteur public. Stil advient que la - 77 - production de sucre soit économiquement viable, la mission suggère qu'au lieu dIen imputer la dépense au secteur public, on fasse appel au capital privé et que l'on contracte un emprunt extérieur qui vien- drait s ajouter, plutôt que se substituer au financement public déjà envisagé. LCassistance technique 255. Dans ses prévisions financières, le Plan a inclus l'assistance technique qui sera néeessaire pour en assurer llexécution. La plupart des programmes et projets exigeront que lfon fasse appel à des techni- ciens et à des administrateurs pour occuper des postes allant du niveau moyen jusqulau haut de la hiérarchie. Il est en outre plusieurs projets pour lesquels il faudra des ouvriers qualifiés, au moins pendant une période intérimaire. Comme le Tchad a déjà un nombreux personnel étran- ger, qui rend d'ailleurs de grands services au sein des institutions nationales, il serait très important d'associer le recrutement de techniciens supplémentaires à une série de dispositions visant à for- mer directement des Tchadiens. Il imparte en effet que les ressortis- sants du pays acquièrent dans les meilleurs délais les connaissances qui leur permettront de remplacer progressivement les étrangers. B. Capacité d'emprunt 256. A la fin de 1966, la dette publique extérieure du Tchad s'élevait à 6 milliards de francs CFA, y compris les emprunts garantis par l1Etat qu'avaient contractés des institutions publiques autonomes, telles que la Banque de Développement. D'autres emprunts, dfun montant total de 1,5 milliard viennent d'être conclus en principe, mais les pièces officielles n'ont pas encore été établies. En 1967, le service de la dette extérieure déjà contractée absorbera 12% du montant des exportations de biens et services réalisées en 1966; mais en 1968, il doit ne plus représenter que 5 % de ce que llon estime devoir être le montant des exportations de cette année-là; en 1972: 3,4 %. Lorsquton fait entrer en ligne de compte le service des emprunts sur lesquels l'accord est fait, mais qui n'ont point encore été signés, le pourcen- tage du service de la dette extérieure par rapport aux exportations de l'année s élève seulement à 6% en 1968, 4,9% en 1972 et 3,6% en 1975. 257. Si ce taux doit être si modique à partir de 1968, c'est en grande partie parce que le Tchad a reçu une forte proportion d'aide extérieure sous forme de dons; c'est aussi que les emprunts contrac- tés auprès de la France, qui constituent la majeure partie de sa dette extérieure, ont bénéficié de conditions relativement avantageuses. le taux d'intérêt a évolué entre 0 et 6 %, mais la plupart des crédits ont été accordés au taux de 2,5%. Les périodes de remboursement vont de 3 à 39 ans. - 78 - 258. Il est beaucoup de pays pour lesquels ce niveau actuel et prévisible du service de la dette déjà contractée, serait jugé suffisam- ment bas pour justifier l'octroi de nouveaux prêts aux conditions clas- siques. Dans le cas du Tchad, cependant, ce critère ne saurait suffire pour juger la capacité d'emprunt du pays. Si l'on examine son aptitude à stacquitter de ses échéances en devises étrangères, on constate qufau même titre que tous les pays membres d'unions douanières et bancaires situées dans la zone franc, le Tchad bénéficie des droits de tirage et de change que la France a garantis. Et il en -sera ainsi tant que les arrangements actuels resteront en vigueur. 259. Si par contre on prend en considération les perspectives qui sont en propre celles du Tchad, il apparaît que sa capacité d'emprunt aux conditions classiques est en fait très limitée. La cause principale en est la situation des finances intérieures, dont on ne peut compter qu'ele s'améliore très rapidement. La croissance des dépenses et du revenu de lEtat, que la mission a proposée en tanSqu'exemple de ce qutelle estime être un objectif raisonnable, ne donnera pas beaucoup d' exccents budgétEiresà investir. Encore ces excédents diminueraient- ils beaucoup si le soutien extérieur de la production de coton venait à cesser. Ils disparaîtraient complètement si le pays avait à assurer, pendant la durée prolongée du Plan, le service d'une dette supplémen- taire contractée aux conditions classiques. La seule exception pos- sible s'appliquerait au financement par l'emprunt de projets qui en assureraient eux-mêmes l'amortissement. Mais, comme il a été dit plus haut , il faudra pour l'ensemble des projets une aide financière correspondant à 39% de leur coût total. Pour atteindre ce pourcentage il semble beaucoup plus probable qu s il faudra obtenir, pour beaucoup de projets, une aide extérieure couvrant 100% de leur coût. 260. Le Tchad est extrdmement pauvre. L'amélioration des niveaux de vie sera nécessairement lente. Le Gouvernement aura beaucoup de difficulté à diminuer le déficit des échanges extérieurs de biens et services et à se procurer des excédents budgétaires. O test pourquoi il vaut mieux qutil ne compte presque exclusivement que sur des dons ou des prêts assortis de conditions favorables pour financer son oeuvre de développement. APPENDICE STATISTIQUE No. du Tableau 1 Montant de la dette publique extérieure, à long et moyen terme, au 31 décembre 1966. 2 Etat estimatif des échéances contractuelles sur dette extérieure à long et moyen terme. 3 Projection estimée des échéances des prêts pour lesquels la mission n'a pu connattre les conditions appliquées. 3a Idem pour les échéances de prêts consentis par des Etats. 3b Idem pour crédits fournisseurs. 4 Evaluation des échéances totales concernant les prêts consentis en principe, mais non encore signés. ha Idem pour les prêts publics accordés en principe, mais non encore signés. hb Idem pour crédits fournisseurs consentis en principe, mais contrat non encore signé. 5 Densité démographique des diverses préfectures en 1964. 6 Indice du coût de la vie à Fort-Lany. 7 Salaires minimaux, 1959-67. 8 Ressources grâce auxquelles ont été financés les déficits courants et les investissements de lfEtat de 1960 à 1967. 9 Répartition du budget ordinaire selon catégorie de dépenses. 10 Recettes ordinaires de 1'Etat de 1960 à 1967. l1 Dépenses d'investissement de ltEtat de 1960 à 1967. 12 Dépenses ordinaires de ltEtat - Répartition en pourcentages. 13 Recettes ordinaires de lEtat - Répartition en pourcentages. 14 Dépenses d'investissement de ltEtat - Répartition en pour- centages. 15 Comparaison des dépenses afférentes à la défense et à la sécurité avec le total des dépenses ordinaires. - ii - 16 Revenu global des Municipalités. 17 Dépenses globales des Municipalités. 18. Répartition des dépenses selon les Municipalités. 19. Produit intérieur brut, selon secteurs, aux prix courants. 20. Produit intérieur brut. Consommation et investissement. 21 Composition sectorielle comparée du PIB des pays de la région d'Afrique Centrale (1963). 22 Evaluation des investissements privés et publics. 22a Sources principales des investissements publics et privés. 22b Etat estimatif des dépenses financées par l'étranger (1961-66). 23 Répartition selon durée des prêts de la Banque de Développement. 24 Répartition des prêts de la Banque de Développement selon les secteurs. 25 Opérations de financement totales de la Banque de Dévelop- pement. 26 Prises de participation de la Banque de Développement dans les entreprises tchadiennes. 27 Dépenses financées par la France (FAC) au titre de ltaide aux projets. 28 Dépenses financées par la CEE (FED) au titre de l'aide aux projets. 29 Programme d'investissements, par secteur s, du Plan Quinquennal. 29a Plan Quinquennal-Prévision des dépenses annuelles par secteurs. 29b Agriculture, objectifs de production du Plan comparée à production antérieure. 29c Valeur de la production des principaux produits alimentaires (à l'état brut ou transformés). 30 Etat estimatif des sources de financement du Plan Quinquennal. - iii - 31 Valeur de la production de biens et services. 32 Coton - Production, rendements et valeur. 32a Coton brut - Production et rendements moyens. 32b) Coton - Détail des coûts. 32c Composants du coût en 1965-66. 32d COTONFRAN -,.Comptes d'exploitation. 32e Coton brut - Objectifs annuels du Plan Quinquennal. 32f Evolution des prix du coton et des revenus des producteurs comparés au coût de la vie. 33 Bovins, Ovins et Caprins: nombre de têtes, prélèvements annuels, abattages et exportations sur pied. 33a Nombre dlanimaux d'élevage par préfectures en 1966. 33b Production de viande aux abattoirs sous contrâle. 34 Production et vente d8électricité. 35 Principaux itinéraires pour l'acheminement des importations et exportations du Tchad. 35a Nombre de véhicules enregistrés, selon catégories. 35b Circulation routière (1960 à 1966). 35c Mouvements de la navigation aérienne (1960-66). 36 Bilan monétaire. 37 Actifs et passifs consolidés des banques commerciales et de la Banque de Développement. 38 Evaluation globale de la Balance des Paiements. 39 Balance des Paiements avec les pays non membres de la zone fr anc (1960-66). 40 Etat estimatif de la Balance des Biens et Services (1960-66). 41 Importations enregistrées - par groupes de produits (1960-66). h2 Importations enregistrées - par produits principaux (1960-66). - iv - h3 Importations enregistrées: leur origine (1960-66). 44 Importations provenant de pays de 1UDEAC., par groupes de produits (196h-66). 45 Exportations enregistrées - par groupes de produits (1960-66). h6 Exportations enregistrées - par produits principaux (1960-66). h7 Exportations enregistrées - leur destination (1960-66). h8 Exportations vers les membres de l'UDEAC., selon produits et groupes de produits (1962-66). 49 Exportations et Importations vis-à-vis des autres membres de 1'UDEAC (1962-66). 50 Nombre d'élèves des Ecoles techniques et professionelles. 51 Pourcentage des enfants des deux sexes suivant l'enseigne- ment primaires. 52 Nombre d'enfants dtâge scolaire. 53 Nombre délèves dans les écoles secondaires générales de l'enseignement public. 54 L' assistance technique du Tchad en 1967 - Origine et nature. Tableau 1: TCHAD MONTANT DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEUrE, A LONG ET MOYEN TWELI AU 31 DECEIBRE 1966 (y compris versements non encore faits par le prêteur) Dette remboursable en devises (chiffres convertis en milliers de dollars) Montant au 31 décembre 1966 DET'E TOTILE 23.507 Crédits-fournisseurs 2.627 Prêts d'Etats occidentaux 20.880 France 20.480 Israël 400 / Prêts ou crédits d'une durée minimum d'un an soit dès l'origine, soit par suite de prolongation. Source: BIRD Tableau 2: TCHAD ETAT ESTIMATIF DES ECHEANCES CONTRACTUELLES SUR DETTE EXTERIEURE A LOG ET MOYEN TEME, Y COMPRIS VERSIENTS NON ENCORE FAITS AU 31 DECEMBRE 1966Ll Dette remboursable en devises (chiffres convertis en milliers.de dollars) ECHEANCES TOTALES Encours de la dette (au 1er janvier) y compris versements Echéances de l'année Anée non encore reçus Amortissement Intérêt Total 1967 20.582 3.262 363 3.625 1968 17.320 1.262 316 1.578 1969 16.058 1.337 278 1.615 1970 14.721 1.199 235 1.h3h 1971 13.522 909 195 1.104 1972 12.613 707 168 875 1973 11.906 723 151 874 1974 11.183 686 137 823 1975 104.97 613 121 73h 1976 9.884 538 108 6h6 1977 9.346 h60 98 558 1978 8.886 325 91 416 1979 8.561 328 88 h16 1980 8.233 332 84 416 1981 7.901 33h 81 415 CREDITS-FOURNISSE URS Encours de la dette (au 1er janvier) y compris versements Echéances de l'année Année non encore reçus Amortissement Intérêt Total 1967 983 262 56 318 1968 721 253 42 295 1969 468 23h 27 261 1970 23h 234 13 247 A Voir Notes à la fin du tableau. Tableau 2: TCHAD (suite) ETAT ESTIMATIF DES ECHEANCES COUTRACTRELLES SUR DETTE EXTERIEURE A LONG ET MOYEN TERME, Y COMPRIS VERSNTS NOÏ ENCOR, FAITS AU 31 DECEmBRE 1966/l_ Dette remboursable en devises (chiffres convertis en milliers de dollars) PRETS DE LA FRANCE Encours de la dette (au ler janvier) y compris versements Echéances de l'année Année non encore reçus Amortissement Intérêt Total 1967 19.599 3.000 307 .307 1968 16.599 1.009 274 1.283 1969 15.59o 1.103 251 1.35h 1970 14.487 965 222 1.187 1971 13.522 909 195 1.10h 1972 12.613 707 168 875 1973 11.906 723 151 874 1974 11.183 686 137 823 1975 10.97 613 121 734 1976 9.884 538 108 646 1977 9.346 460 98 558 1978 8.886 325 91 416 1979 8.561 328 88 416 1980 8.233 332 8 16 1981 7.901 33h 81 h15 L_ Ces tableaux englobent la totalité de la dette figurant au tableau 1 (préparé le 23 mai 1967) à l'exception cependant des prêts ci-dessus dont la mission ne conna-t pas les conditions de remboursement. (chiffres convertis en dollars) Numéro donné au prêt par la BIRD 3 $ 60.765 de la France au Tchad h $283.570 de la France au Tchad 5 $h73.966 de la irance au Tchad 41 $ 63.560 de la Caisse Centrale à la S.H.T. du Tchad 52 $200.000 d'Israël au Tchad 53 $200.000 d'Israël au Tchad 51 $506.056 de la S.C.O.A. au Tchad 54 $318.750 de la Ferrostaal Aktiengesellschaft au Tchad 55 $818.750 de la Ferrostaal Aktiengesellschaft au Tchad Source: BIRD Tableau 3: TCIUAD PROJECTIO1 PR3IJE DES ECHEACES DES PPTS POUR LESQUELS LA MISSIOR I'A PAS EU TOUS RENSEIGNEMENTS COICERMAT LES CONDITIONS APPLIQUEESL: (chiffres convertis en milliers de dollars) ECHEACES TOTALES Encours de la dette (au ler janvier) y compris versements Echéances de l'année Année non encore reçus Amortissement Interêt Total 1967 2.926 315 123 h38 1968 2.611 315 108 h23 1969 2.296 315 9h 409 1970 1.981 315 80 395 1971 1.666 3h 65 h09 1972 1.322 62h 48 672 1973 698 118 15 133 197h 580 81 12 93 1975 499 81 10 91 1976 h18 81 8 99 1977 337 61 6 67 1978 276 35 ho 1979 2h1 35 5 h0 1980 206 35 h 39 1981 171 35 3 38 l Les conditions non connues de la mission ont été présumées être les suivantes: NO du prêt (voir note du Tableau 2) 3 Amortissement par annuités Agales h Amortissement par annuités égales 5 Emprunt remboursable en 20 ans avec période de grâce de 5 ans h1 Taux d'int6rât supposé et amortissement par annuités égales 52 Amortissement par annuités égales 53 Amortissement par annuités égales 51 Remboursable en entier au bout de 6 ans (fournisseur) 54 nortissement par annuités égales (fournisseur) 55 Amortissenent par annuités égales (fournisseur; date d'extinction présumée. Source: BIRD Tableau 3a: TCIAD PROJECTIOUNES1.E DES EGWý"'C S DES PRETS OOSENTIS PAR DES ETATS POUR LES'LELS LA MISSION N'A PAS EU TOUS REiSEIGiJENTS CONCERNANT LES CONDITIONS APPLIQUEES/. (chiffres convertis en milliers de dollars) Encours de la dette (au ler janvier) y compris versements Echéances de l'année Anrie non encore reçus Amortissement Intérêt Total 1967 1.282 87 24 111 1968 1.195 87 2h ill 1969 1.108 87 23 110 1970 1.021 87 22 109 1971 934 118 21 139 1972 816 118 18 136 1973 698 118 15 135 1974 580 81 12 93 1975 499 81 10 91 1976 418 81 8 89 1977 337 61 6 67 1978 276 35 5 40 1979 241 35 5 h0 1980 206 35 h 39 1981 171 35 3 38 /_ Les conditions non connues de la mission ont été présumées être les suivantes: NO du prêt (voir note du Tableau 2) 3 Amortissement par annuités égales h Amortissement par annuités égales 5 Emprunt remboursable en 20 ans avec période de grâce de 5 ans 4l Taux d'intérgt supposé par la mission, amortissement par annuités égales 52 Amortissement par annuités égales 53 Amortissement par annuités égales Source: BIRD Tableau 3b: TCHAD PROJECTION PRESUMEE DES ECIEAHCES SUR CREDITS DE FOUR1N1ISSEURS LORSQUE LA MISSION N'A PU EH CONNAITRE TOUTES LES CONDITIONSL (Chif fres convertis en milliers de dollars) Encours de la dette (au ler janvier) y compris versements Echéances de l'année Année non encore reçus Amortissement Intérêt Total 1967 1.644 228 99 327 1968 1.416 228 84 312 1969 1.188 228 71 299 1970 960 228 58 286 1971 732 226 hh 270 1972 506 506 30 536 /l Les conditions non connues de la mission ont été présumées être les suivantes: N0 du prêt (voir note du tableau) 51 Remboursable en entier au bout de 6 ans (fournisseur) 54 Amortissement par annuités égales (fournisseur) 55 Amortissement par annuités égales (fournisseur); date d'extinction présumée Source: BIRD Tableau h: TCIAD EVALUATION DES ECHEAICES TOTALES CONCERNANT LES PRETS COHSENTIS EN PRINCIPE, MAIS PAS ENCORE SIGNESL.- (Chiffres convertis en milliers de dollars) Encours de la dette (au ler janvier) y compris versements Echéances de l'année Année non encore reçus .1nortissement Intérêt Total 1967 -- -- -- -- 1968 6.h01 253 158 411 1969 6.148 253 157 410 1970 5.895 253 156 409 1971 5.642 253 155 408 1972 5.389 537 15h 691 1973 4.852 537 128 665 1974 4.315 537 102 639 1975 3.778 537 76 613 1976 3.241 28h h9 333 1977 2.957 403 h1 hh 1978 2.554 403 31 434 1979 2.151 120 22 142 1980 2.031 120 20 140 1981 1.911 120 19 139 /l Les prêts en question sont: a. Prêt de la Kreditanstalt de 490 millions de francs CFA remboursable en 12 ans, période de grâce de 5 ans, intérét:3% b. Prêt de Wallensteiner de 500 millions de francs CFA, remboursable en 8 ans, intérêt: 7% c. Prêt du FED de 300 millions de francs CFA, remboursable en 30 ans, période de grâce de 10 ans, intérêt: 1% d. Prêt du FAC de 290 millions de francs CFA, remboursable en 30 ans, période de grâce de 10 ans, intérêt: 1% Source: BIRD Tableau ha: TCHAD EVALUATIOM DES ECIEMC-ELS CO::0RNST LES PRETS PUBLICS ACCORDES EN PRIiCIPE MAIS NON ENCORE SIGNES/ (chiffres convertis en milliers de dollars) Encours de la dette (au ler janvier) y compris versements Echéances de l'année Année non encore reçus Amortissement Intérêt Total 1967 ---- ---- ---- --- 1968 3.160 ---- l1 lh 1969 3.160 ---- 29 29 1970 3,160 ---- 43 43 1971 3.160 ---- 57 57 1972 3.120 284 71 355 1973 2.876 284 63 347 1974 2.592 28h Sh 338 1975 2.308 28h h6 330 1976 2.024 28h 37 321 1977 1.740 342 29 371 1978 1.398 342 20 362 1979 1.o56 59 l 70 1980 997 59 10 69 1981 938 59 9 68 l_ Les prêts en question sont: a) Prêt de la Kreditanstalt; 490 millions de francs CFA, reanboursable en 12 ans; période de grâce: 5 ans; intérêt: 3% b) Prêt du FAC: 290 millions de francs CFA, remboursable en 30 ans; période de grâce: 10 ans; intérêt: 1% Source: BIRD Tableau 4b: TCHAD EVALUATION, DES ECIEA,C7ES C01C :CE. T CREDITS DE FOURFISSEURS CONSENTIS EN PRINCIPE, MAIS CONTRAT N0N EN!CORE SIGNEZ. (Chiffres convertis en milliers de dollars) Encours de la dette (au ler janvier) y compris versements Echéances de l'ann6e Année non encore reçus Amortissement Intérêt Total 1967 - - - - 1968 3.241 253 144 397 1969 2.988 253 129 382 1970 2.735 253 114 367 1971 2.482 253 98 351 1972 2.229 253 83 336 1973 1.976 253 65 318 1974 1.723 253 48 301 1975 1.470 25h 30 284 1976 1.216 - 12 12 1977 1.216 61 12 73 1978 1.155 61 12 73 1979 1.094 61 11 72 1980 1.033 61 10 71 1981 972 61 10 71 /1 Les prêts en question sont: a. Prêt du groupe Wallensteiner: 500 millions de francs. CFA, remboursable en 8 ans, intérêt: 7%. b. Prêt du FED: 300 millions de francs CFA, remboursable en 30 ans, période de grâce: 10 ans, intérêt: 1%. Source: BIRD Tableau 5: TCHAD DEISITE DEMOGRAPHIQUE DES DIVERSES PREFECTUiS EN 1964 Nombre Superficie Nombre d'habitants Préfecture d'habitants en Km2 au Xm2 B.E.T. 75.000 600.350 0,1 Kanem 170.000 114.520 1,5 Lac Tchad 115.000 22.320 5,1 Biltine 129.000 46.850 2,7 Ouaddai 310.000 76.240 4,1 Salamat 84.ooo 63.000 1,3 Batha 296.000 88.800 3,3 Chari-Baguirmi 402.000 8Z,910 5,0 Guera 159.000 58.950 2,7 Moyen-Chari 374.o00 5.180 8,3 Logone Oriental 236.000 28.035 8,4 Logone Occidental 190.000 8.695 21,9 Tandjile 228.000 18.045 12,6 Mayo Kebbi 486.000 30.105 16,2 3.254.000 1.286.000 2,53 Source: Enquête démographique du Tchad, 1964 Tableau 6: TCHAD IN"DICE DU COUT DE LA VIE A FORT-LA1Y, 1959-66z (1958 - 100) Juillet Juillet Juillet Juillet Juillet Juillet Juillet 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Produits alimentaires 110 123 126 129 135 151 159 172 Services Publics 99 100 105 100 96 140 11 11 Habillement 110 115 125 128 131 140 141 154 Domesticité 120 120 120 120 120 137 152 169 Autres 114 116 128 132 147 10 146 154 Total 110 118 123 126 131 146 152 162 Source: Service de la Statistique Générale, Bulletin Mensuel de Statistieue, Fort-Lamy. l Cet indice a pour base les habitudes de consommation de familles dont le revenu mensuel dépasse 100.000 francs CFA. Il est calculé à partir des prix de détail, à Fort-Lamy, de 125 articles et services. Tableau 7: TCHAD SALAIRES MIN]NAUX, 1959-67 l'heure, en francs CFA) 3/ L/ l964ý 1954-5 1957 1958/ 1959-63 a maintenant Main-d'oeuvre non agricole Centres urbaaAs et région Nord-/ 8,50 10,50 12,00 15,00 22,00 Zone où salaires les plus bas 6,50 6,5o 10,00 12,50 20,00 Main-d'oeuvre agricole Région Nord 7,50 9,00 10,50 13,00 18,50 Zone où salaires les plus bas 5,50 5,50 8,00 11,00 18,50 Source: Service de la Statistique Générale, Bulletin Mensuel de Statistique, Fort-Leiny, janvier 1964. 1/ Décret du 19 janvier 1954 d/ Décret do novembre 1956 3/ Décret du 6 novembre 1957 hj Décret du ler avril 1959 5/ A la date de juin 1967, aucun changement n'était intervenu. 6_/ Depuis 1959, il ne s'agit pas seulement de Fort-Archambault et Fort-Lamy, mais aussi de Moundou, Bongor, Pala et Abéché. 7/ Depuis 1959, c'est tout le reste du pays. Avant 1959 il y avait trois zones de salaires. Tableau 8: TCHAD RESSOURCES GRACE AUXQUELLES ONT ETE FINANCES LES DEFICITS COURANTS ET LES INVESTISSEMENTS DE L'ETAT de 1960 à 1967 (millions de francs CFA) 5/ 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967- Recettes ordinaires 3.902,0 h.562,h 4.983,9 6.128,5 6.h63,9 7.576,0 8.905,0 9.901,2 Dépenses ordinaires 3.773,3 h.602,5 5.386,7 5.475,8 6.336,7 7.165,5 9.056,2 9.358,7 Solde sur budget ordinaire 128,7 - ho,l h02,8 652,7 127,2 ho,5 - 151,3 542,5 1/ 1,28926,16, Service de la dette- 214,2 258,9 261,5 lL6,8 172,1 212,1 579,1 397,8 Solde, compte tenu du service de la dette - 85,5 - 299,0 - 664,3 505,9 - hh,9 198,h - 730,4 144,7 Dépenses d'investissement 331,7 502,5 294,4 617,8 661,3 565,3 Shh,3 n.d. Excédent ou déficit global - 417,2 - 801,5 - 958,7 - 111,9 - 706,2 - 366,9 -1.27h,7 Moyens de financement - TOTAL 351,6 1.068,0 1.018,0 867,1 605,5 344,6 h6h,o Subventions de l'étranger 350,8 74,6 861,8 717,0 605,5 344,0 370,0 France-soutien budgétaire (350.8) (650,0) (713,8) - - - - France-contribution à l'investissement - ( 94,6) (125,0) (700,0) (567,5) (320,0) (370,0) A.T.E.C. - - ( 23,0) ( 17,0) ( 38,0) ( 24,0) - 9/ Emprunts extérieurs - 252,5- - - - - - Emprunts intérieurs - 70,0 30,0 - - - - Autres 0,8 0,9 126,31/ 15o,1ý/ - 0,6 9h,O Prélèvements nets (-) ou virements (aux fonds de réserve ou avoirs liquides de l'Etat - 65,6 266,5 59,4 755,2 - 100,7 - 22,3 - 810,7 1/ Intérêts et amortissements 7/ Prêts de la Caisse Centrale de Coopération Economique (France) 3/ Règlement par le Congo (Brazzaville) de la part du Tchad dans les actifs de l'ancienne Fédération d'Afrique Equatoriale Française ~/ Recettes des gestions antérieures et versement sur liquidation des biens du groupe (de l'ancienne Fédération) / Le budget de 1967 sera certainement réajusté car les évaluations de recettes sont excessives. Voir ce qui est dit sous "Les perspectives". Source: Budgets et comptes définitifs de l'Etat. Tableau 9: TCHAD REPARTITION DU BUDGET ORDINAIRE SELON CATEGORIES DE DEPENSES (millions de francs CFA) 1966 Budget 1960 1961 1962 1963 1964 1965 révisé 1967 Services généraux 1.143,1 1.479,7 2.233,8 2.06h,h 2,477,9 3.095,5 4,465,5 4.548,0 Affaires politiques (Parlement) i58,1 -18173 1879 6U, 170,0 166,3 167,7 157,1 Administration générale 1/ 695,o 897,2 1.312,9 1.037,3 1.171,2 1.284,3 1.632,9 1.690,9 Défense Nationale et Sécurite- 290,0 401,2 736,0 962,5 1.136,7 1.644,9 2.664,9 2.700,0 Services économiques 565,2 532,5 5h,h 571,8 662,6 714,1 896,8 874,5 Agriculture z/ 3/ 29~ 327,9 333,T 383,6 76,7 98,1 8,2 497,6 Travaux Publics et Transports- 258,6 187,2 195,7 188,2 206,6 186,2 362,1 356,3 Tourisme 8,0 17,4 12,3 9,3 29,8 51,5 20,6 Services sociaux 913 9 1.197,3 1.138,7 1.311,8 1.676,6 1.951,3 2.041,8 2.068,8 Santé 3, 571,6 95,8 52(6,7 62,9 7U2,0 796,3 d09,0 Education et Formation 465,h 580,0 598,2 737,8 942,7 1.o59,4 1.128,6 1.188,6 Autres 50,2 45,7 44,5 47,3 105,0 149,9 126,9 71,2 Divers 1.150,8 1.342,7 1.226,6 1.h90,l 1.494,3 1.376,0 1.626,2 1.867,h Depenses communes- 685,9 943,0 8r5,3 990,9 778, 711,8 667,0 921.5 Contrepartie de l'assistance technique 52,0 52,0 0,0 106,0 130,7 215,5 206,3 223,0 Contribution aux organisations interna- tionales et africaines 102,3 51,0 68,9 134,1 81,7 101,3 141,7 161,6 Remboursements, virements et subventions 310,6 296,7 302,4 259,1 503,8 347,h 611,25/ 561,3 Prêts et avances (solde net des remboursements) 0,3 50,3 246,2 37,7 25,3 28,6 26,0 Total des Dépenses ordinaires 3.773,3 4.602,5 5.386,7 5.475,8 6.336,7 7.165,5 9.056,3 9.358,7 1/ Comprend l'armée, la gendarmerie, la garde nationale et la police de sécurité 7/ Comprend l'irrigation, l'élevage et les forets 7/ Comprend l'entretien des routes et des aéroports ainsi que les dépenses du fonds routier E/ Surtout transports, logement et téléphones officiels et entretien des batiments publics 7/ Comprend 150 millions destinés au Fonds de Stabilisation des Prix du Coton et 13,7 millions' de subventions à l'exportation du coton. Source: Budgets et comptes définitifs de l'Etat Tableau 10: TCHAD RECETTES ORDINAIRES DE L'ETAT - 1960-1967 (millions de francs CFA) 1966 Budget 1960 1961 1962 1963 196h 1965 révisé - 1967 Recettes fiscales 3.124,9 4.346,3 4.662,6 5.816,9 6.172,9 7.227,5 8.498,4 9.485,2 Impôts directs 867,8 88h,3 1.194,1 1.472,8 1.517,9 2.046,4 2.145,0 2.758,5 Impôts sur le revenu 257,1) ( 220,6) ( 465,4) ( 535,5) ( 551,h) ( 742,4) ( 994,3) (1.083,5) Autres ( 630,7) ( 663,7) ( 728,7) ( 937,3) ( 966,5) (1.304,0) (1.150,7) (1.675,o) Impôts indirects 2.237,1 3.462,o 3.468,5 4.344,1 4.655,o 5.181,l 6.353,h 6.726,7 Droits à l'importation (1.148,9) (2.116,6) (2.227,5) (2.751,8) (3.008,2) (3.213,7) (L.756,8) (4.990,0) Droits à l'exportation ( 297,3) ( 549,1) ( ho,5) ( 643,3) ( 695,6) ( 720,4) ( 719,1) ( 771,0) Taxes sur transactions ( 103,4) ( 146,7) ( 187,7) ( 251,1) ( 243,2) ( 261,1) ( 358,1) ( 516,0) Taxes sur ventes ( 129,9) ( 431,5) ( $01,2) ( 532,8) ( 541,5) ( 768,0) ( 405,2) ( 280,0) Droits et redevances ( 90,6) ( 88,3) ( 108,h) ( 42,2) ( 35,5) ( 32,3) ( 30,6) ( ho,o) Autres ( 467,0) ( 129,8) ( 33,2) ( 122,9) ( 131,0) ( 185,6) ( 83,6) ( 129,7) Recettes autres que fiscales 777,1 216,1 321,3 311,6 291,0 348,5 406,6 416,0 Services public 50,5 50,6 73,7 99,8 104,3 126,6 166,8 284,3 Autres 726,6 165,5 247,6 211,8 186,7 221,9 239,8 131,7 Total des Recettes Ordinaires 3.902,0 h.562,h 4.983,9 6.128,5 6.463,9 7.576,0 8.905,0 9.901,2 1/ Evaluation de la mission 2/ Comprend les recettes nettes des PTT en 1965, 1966 et 1967, c'est-à-dire après que les PTT de la Fédération ont été répartis entre les Etats issus de cette Fédération Note: Le solde net des prêts et avances, d'une part, et des remboursements, d'autre part, figure au tableau des dépenses (tableau 9) Source: Budgets et comptes définitifs de l'Etat. Tableau 11: TCHAD DEPENSES D'INVESTISSEMENT DE L'ETAT - 1960-1966 (millions de francs CFA) 1966 1960 1961 1962 1963 1964 1965 révism Infrastructure 203,6 158,1 258,8 hhi,7 L88,1 399,2 h21,2 Transports et Communications o,' 3,6 ,772 197 Routes (0,7) ( 3,6) ( 37,6) ( 46,o) ( 73,0) ( 36,5) ( 19,h) Transports aériens - - - ( 8,6) ( 8,8) ( 9,5) ( 13,0) Communications - - - - ( 12,1) ( 28,2) ( 9,5) Bâtiment 202,9 154,5 221,2 387,1 394,2 325,5 379,3 Construction ( 71,2) ( 95,9) ( 77,7) (256,6) (361,2) (31h,L) (367,3) Achats (131,7) ( 58,6) (143,5) (130,5) ( 33,0) ( 11,1) ( 12,0) Développement économique - - - 47,5 131,1 61,3 41,1 Industrie et mines - - - i, 9 , =3,7 =17 Agriculture - - - 26,4 113,5 28,9 23,9 Tourisme - - - - 8,o - - Autres - - - Développement social - 38,5 - 31 8 3h 1 5o 5 52 1 Education - =' - TO~3 77~7 ," Santé - - - 1,5 8,h o,6 - Autres - 6,o - - o,5 37,0 52,1 Participations et subventions - 25,o - - 116 43 7 8,0 Participations dans entreprises publiques - - - - 43,7 Subventions - - - Autres - 25,o - - 1,6 -- Divers 128,1 2 980,9 968 6,4 10,6 21,9 Total 331,-1 502,5 294,4 617,8 661,3 5 5hh,3 1/ Non compris le remboursement d'une avance du FIDES Source: Budgets et comptes définitifs de l'Etat. Tableau 12: TCHAD DEPENSES ORDINAIRES DE LIETAT - REPARTITION EN POURCHTAGES 1966 Budget 1960 1961 1962 1963 1964 1965 révisé 1967 Services généraux 30,3 32,1 41,5 37,7 39,1 43,2 49,3 48,6 Affaires Politiques (Parlement) T1,7 7 2,7 3 Administration générale 1/ 18,h 19,5 24,4 18,9 18,5 17,9 18,0 18,1 Défense nationale et sécurité- 7,7 8,7 13,7 17,6 17,9 23,0 29,4 28,8 Services économiques 15,o 11,6 10,0 10,4 lo,h 10,0 9,9 9 3 Agriculturez/ ¯7, ~7 r" 75 ~0U 7,0 t Travaux publics et transports3/ 6,9 4,1 3,6 3,4 3,3 2,6 4,o 3,8 Tourisme 0,2 o,4 0,2 - 0,1 o,4 0,6 0,2 Services sociaux 24,2 26,0 21,1 24,0 26,5 27,2 22,5 22,1 Santé 0-6- r2,- -- I7i -W 'TQ5- Education et formation 12,3 12,6 11,1 13,5 14,9 14,8 12,5 12,7 Autres 1,3 1,0 0,8 0,9 1,7 2,0 1,4 0,8 Divers 30,5 29,2 22,8 27,2 23,6 19,2 18,0 20,0 Dpenses communes./ 11,0 5 I7"- 171 1 , 07T -7 Contrepartie de l'assistance technique 1,4 1,1 0,9 1,9 2,1 3,0 2,3 2,4 Contribution aux organisations internationales et africaines 2,7 1,1 1,3 2,5 1,3 1,h 1,6 1,7 Remboursements, virements, 5/ subventions 8,2 6,h 5,6 4,7 8,0 4,8 6,7- 6,0 Prêts et avances (net) - 1,1 4,6 0,7 0,4 o,4 0,3 - Total des Dépenses ordinaires 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 îoo,o 100,0 1/ Comprend l'armée, la gendarmerie, la garde nationale et la police de sécurité 7/ Comprend l'irrigation, l'élevage et les forêts T/ Comprend l'entretien des routes et des aéroports ainsi que les dépenses du forris routier / Surtout transports, logements et téléphones officiels et entretien des batiments publics / Comprend 150 millions destinés au Fonds de Stabilisation des Prix du oton et 13,7 millions de subventions à l'exportation du coton. Note: Les additions ne sont pas toujours exactes parce que certains chiffres ont été arrorrdis. Source: Budgets et comptes définitifs de l'Etat. Tableau 13: TCHAD RECETTES ORDINAIRES DE L'ETAT - REPARTITION EN POURCENTAGES 1966 Budget 1960 1961 1962 1963 1964 1965 rêvisé/ 1967 Recettes fiscales 80, 9,3 93,6 9_,9 95 95, 95,h 95,8 Impôts directs 22,8 19,4 23,9 24,o 23,5 27,0 2h,1 27,9 Impôts sur le revenu ( 6,6) ( h,8) ( 9,3) ( 8,7) ( 8,5) ( 9,8) (11,2) (10,9) Autres (16,2) (14,6) (14,6) (15,3) (15,o) (17,2) (12,9) (16,9) Impôts indirects 57,3 75,9 69,7 70,9 72,0 68,4 71,3 67,9 Droits à l'importation (29,h) (46,h) (hh,7) (hh,9) (46,5) (42,h) (53,h) (5o,h) Droits à l'exportation ( 7,6) (12,0) ( 8,2) (10,5) (10,8) ( 9,6) ( 8,1) ( 7,8) Taxes sur transactions ( 2,6) ( 3,2) ( 3,8) ( 4,1) ( 3,8) ( 3,h) ( h,o) ( 5,2) Taxes sur ventes ( 3,3) ( 9,5) (10,1) ( 8,7) ( 8,h) (10,2) ( h,6) ( 2,8) Droits et redevances ( 2,3) ( 1,9) ( 2,2) ( ,7) ( ,5) ( o,h) ( 0,3) ( o,h) Autres (12,0) ( 2,8) ( ,7) ( 2,0) ( 2,0) ( 2,h) ( 0,9) ( 1,3) Recettes autres que fiscales 19,9 4,7 6,4 5,1 4,5 4,6 4,6 Services publics2_/ 1,3 1,1 1,5 1,6 1,6 1,7 1,9 2,9 Autres 18,6 3,6 5,0 3,5 2,9 2,9 2,7 1,3 Total des Recettes ordinaires 100,0 100,0 100,0 iL&2 l = - 1/ Evaluation de la mission 2/ Comprend les recettes nettes des PTT en 1965, 1966 et 1967, c'est-à-dire après que les PTT de la Fêdération ont êté répartis entre les Etats issus de cette Fédération. Note: Le solde net des prêts et avances, d'une part, et des remboursements, d'autre part, figure au tableau des dépenses (tableau 9). Les additions ne sont pas toujours exactes, certains chiffres ayant été arrondis. Source: Budgets et comptes définitifs de l'Etat. îý Tableau 14: TCHAD DEPENSES D'INVESTISSEMENT DE L'ETAT - REPARTITION EN POURCENTAGES 1966 1960 1961 1962 1963 1964 lo65 révisé Infrastructure 61,4 31,5 87,9 71,5 73,8 70,7 77,h Transports et Communications 0,2 0,7 I~~ ~¯ 17T 13,1 7,7 Routes ( 0,2) ( 0,7) (12,8) ( 79h) (11,0) ( 6,5) ( 3,6) Air Transport - - ( 1,h) ( 1,3) ( 1,7) ( 2,h) Communications - - - - ( 1,8) ( 5,o) (1,7) Bâtiment 61,2 30,8 75,1 62,7 59,6 57,6 69,7 Construction (21,5) (19,1) (26,h) (hi,5) (54,6) (55,6) (67,5) Achats (39,7) (11,7) (48,7) (21,1) ( 5,0) ( 2,0) ( 2,2) Développement économique - - 7,7 19,8 10,8 7,6 Industrie et mines 7- - I 7 3,2 Agriculture - - ,3 17,2 5,1 h,h Tourisme - - - 1,2 - - Autres - - - - - - Développement social - 7,7 - 5,1 5,2 8,9 9,6 Education - 17 - 7~7 7~7 2"" Santé - - - 0,2 1,3 0,1 - Autres - 1,2 - - 0,1 6,5 9,6 Participations et subventions - 5,0 - 0,2 7,7 12 Participation dans entreprises publiques - - 7,7 1,5 Subventions - - - - Autres - 5,0 - - 0,2 - i/1 Divers 38,6- 55,8 12,1 15,7 1,0 1,9 3,9 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 1/ Non compris le remboursement d'une avance du FIDES, Note : Les additions ne sont pas toujours exactes, certains chiffres ayant été arrondis. Source: Budgets et comptes définitifs de l'Etat. Tableau 15: TCHAD CRMPARAISON DES DEPENSES AFFERENTES A LA DEFENSE ET A LA SECURITE AVEC LE TOTAL DES DEPENSES ORDINAIRES (millions de francs CFA) Total Total des Défense et Pourcentages de (b) Dépenses ordinaires sécurité par rapport à (a) (a) (b)_ 1960 3.773 290 7,7 1961 5.0o3 hol 9,0 1962 5.387 736 13,7 1963 5.h76 936 17,1 196h 6.337 1.137 17,9 1965 7.166 1.645 23,0 1966 (budget révisé) 9.056 2.665 29,h 1967 (budget) 9.359 2.700 28,8 Source: Ministère des Finances de la République du Tchad. Tableau 16: TCHAD REVENU GLOBAL DES MUNICIPAITES (millions de francs CFA) Budget Budget 1965 1966 1967 Remboursements et subventions de ltEtat 35,3 41,1 37,8 Taxes et recettes transférées aux municipalités 147,2 166,6 176,1 Taxes municipales 163.6 179,1 179,2 Revenu du domaine municipal 49,6 51,7 51,6 Recettes provenant de services techniques 18,8 20,1 20,5 Autres recettes 8,9 1,1 - Autres recettes report6Ge 71,5 - - Total des recettes ordinaires 494,9 459,7 465,2 Total du revenu de capitaux - 14,2 120,0 Total général 494,9 473,8 585,2 l_ Fort-Lany, Fort-Archambault, Moundou, Abé&à; Pala, Bongor, Doba et Koumra. Note: Certaines additions peuvent ne pas être tout-à-fait exactes parce que certains chiffres ont été arrondis. Source: Ministère de l'Intérieur Tableau 17: TCHAD DEPENSES GLOBALES DES 4UNICIPALITESl (millions de francs CFA) Budget Budget 1964 1965 1966 1967 Dépenses courantes 38,7 38,6 38,5 38,3 Personnel de l'administration générale 42,0 42,0 45,6 48,3 Equipment administratif et dépenses de fonctionnement 9,1 l0, 2 10,8 l0, 2 Personnel des services techniques 79,5 87,0 86,5 96,o Equipreert des services techniques et dépenses de fonctionnement 47,1 64,5 90,8 55,0 Frais généraux de personnel 7,3 5,6 10,8 10,3 Autres dépenses générales et dgentretien 113,4 94,3 149,5 152,6 Dépenses de renouvellement o,6 10,6 62,4 27,9 Dépenses sur exercice clos reportés à nouveau 7,2 27,1 23,3 - Virements aux comptes de capital - 1,3 92,1 15,0 Dépenses facultatives 11,3 lo,4 9,1 11,5 Dépenses de capital 66, 9,5 -120, Total général 422,5 401,2 1 5852 Fort-Laqy, Fort-Archambault, Moundou, Abéché, Pala, Bongor, Doba et Koura. Note: Les additions ne sont pas tout à fait exactes, certains chiffres ayant été arrondis. Pa de dormes po-ur lU ville de Laï en 1966. Le tableau 18 donne un total de 8 millions de francs. Source: Ministère de l'Intérieur. Tableau 18: TCHAD REPARTITION DES DEPENSES SELON LES MUNICIPALITES (millions de francs CFA) 1964 1965 Budget de 1966 Budget de 1967 Dépenses Depenses Depenses Dépenses Ordinaires Investis- Totales Ordinaires Investis- Totales Ordinaires Investis- Totales Ordinaires Investis- Totales sement sement sement sement Fort-Lamy 271,6 35,h 307,0 275,5 - 275,5 356,5 56,7 413,2 327,0 107,6 434,6 Fort-Archambault 28,3 13,2 41,5 32,4 2,8 35,2 45,6 14,2 59,8 ho,9 1,9 42,8 Moundou 21,2 6,7 27,9 24,8 3,3 28,1 32,6 23,2 55,8 34,2 2,9 37,1 Abéché 9,5 8,o 17,5 13,9 1,0 14,9 19,3 5,0 24,3 17,1 1,1 18,2 Pala 5,o 2,2 7,2 19,9 0,8 20,7 15,5 8,3 23,8 10,7 - 10,7 Bongor 7,9 - 7,9 6,5 1,7 8,2 10,7 4,7 15,4 10,9 2,2 13,1 Doba 6,1 0,7 6,8 8,1 - 8,1 6,9 7,h 14,3 10,9 2,9 13,8 Koumra 6,5 O,i 6,6 10,6 - 10,6 9,4 3,2 12,6 9,3 1,4 10,7 La' - - - - - - 4,1 3,9 8,0 4,3 - 4,3 Total 356,1 66,4 22,5 391,7 9,5 oi, 2 5oo,5 126,7 627,2 465,2 120,0 58, Note: Les totaux ne sont pas tout à fait exacts, certains chiffres ayant été arrondis. Source: Ministère de l'Intérieur. Tableau 19: TCHAD PRODUIT INTERIEUR BRUT, SELON SECTEURS, AUX PRIX COURANTS (millions de francs CFA) 1958 1961 1962 1963 Taux de crois sance Montant 7 Montan % Montant Mont anU--¯ annuelle % Agriculture 25.575 6h,5 26.109 55,2 27.755 54,8 28.656 54,1 2,1 Industrie 1.960 5,0 1.948 h,1 1.89h 3,8 2.092 h,o 1,3 Construction 897 2,3 1.653 3,5 1.776 3,5 2.139 h,1 19,0 Transports h00 1,o 55 1,2 533 1,1 589 1,1 8,1 Commerce 6.176 15,6 9.519 20,1 10.325 20,h 10.h37 19,9 11,1 Services publics 681 1,7 1.07h 2,3 1.240 2,h 1.268 2,h 13,2 Services publics 3.693 9,3 6,042 12,8 6.700 13,2 7.170 13,6 14,2 Salaries of domestics 244 o 6 380 ,08 0,8 432 0,8 12y1 Total 39.626 100,0 47.279 100,0 50.631 100,0 52,583 100,0 5,7 Source: Comptes économiques, 1958 et 1961-62-63. Tableau 20: TCHAD PRODUIT INTERIEUR BRUT: CONSOMMATION ET INVESTISSEMENT (Prix courants - millions de francs CFA) Prévisions 1958 1961 1962 1963 1965 pour 1970 MontazE¯ Monta=~ Monta=n f Monta=n MontanE- Montant L Consommation privée 31.812 79.8 39.014 82,6 L3.587 86,1 43.941 83,6 49.836 8L,5 62.730 79,8 Consomation de l'Etat 4.961 12,4 6.2L7 13,2 6.889 13,6 7.318 13,9 8.ho22_/ 1,3 11.90h 15,1 Investissements intérieurs bruts- /.35Ô 10,9 h.hh7 9,h 5.58L 11,0 6.029 11,5 5.376 9,1 7.361 9,h Evolution des inventaires 1.227 3,1 1.L3L 3,0 - 700 - 1,h 631 1,2 - - - - Total des Dépenses intérieures 42.350 106,2 51.142 108,2 55.360 109,h 57.919 110,2 63.61L 107,9 81.995 104,3 Exportations nettes -2.5ol - 6,2 -3.891 - 8,2 -h.789 -9, -5.3ho -10,2 -h.63 - 7,9 -3.392 -L,3 PIB 39.849 100,0 47.251 100,0 50.621 100.0 52.579 100.0 58.979 100,0 78.603 100,0 1/ Non compris les dépenses relatives à l'habitat traditionnel, environ 1,4 à 1,5 milliard par an, qui figurent dans la consommtion privée. 2/ Y compris les traitements et salaires des fonctionnaires de l'Etat. Source: Comptes économiques 1958 et 1961, 62, 63 et Plan Quinquennal 1966-70. Tableau 21: TCHAD COMPOSITION SECTORIELLE COMPAREE DU PIB DES PAYS DE LA REGION D'AFRIQUE CENTRALE (963) Population Industrie Indust. Agricul. en Agricul- Manufac- PIB PIB PIB millions PIB ture Mining tures Energie Const. Total Autres par tête par tête par tête millions en en $ en de $ _ _ _ _ Congo (Brazza) 885 885 23,4 - 15,5 - h,9 - 20,4 56,1 154 31 36 Gabon 45o 190,8 26,6 21,3 h,3 0,8 5,o 31,4 41,9 413 130 110 R.C.A. 1,312 141,6 42,7 3,7 5,h 1,7 2,8 13,1 43,6 108 15 46 Tchad 3,250 210,4 49,8 - 3,8 0,1 2,7 7,2 42,9 64 5 32 Cameroun 5,ooo 626,0 h,3 - 7,8 1,2 3,5 12,5 46,2 125 16 52 Congo (Kinshasa) 15,102 1,185,2 29,5 7,6 18,1 1,6 1,9 29,2 41,3 78 23 Totaux pour la région 26,011 2,490,8 855,5 136,8 307,8 34,8 68,h 547,8 1.088,4 96 21 33 en pourcentage 100 34,4 5,h 12,3 1,h 2,9 21,9 43,6 Source: Commission économique pour l'Afrique Tableau 22: TCHAD EVATJATICK DES INVESTISSEMENTS PRIVES ET PUBLICS (millions de francs CFA) 1970 Secteur 1958 1961 1962 1963 196 Prévisions Privé 1.036 1.156 1.930 1.840 736 900 Public 3.314 3.291 3.65h 4.189 h.6h0 6.461 Total 4.35e h.h7 5.584 6.029 5.376e 7.361i (en pourcentage) Privé 24 26 35 31 1h 12 Public 76 7h 65 69 86 88 Total 100 100 100 100 ,100 100 lf Non compris les dépenses relatives à lshabitat traditionnel qui sont incluses dans la consommation, comme on lla toujours fait dans les comptes de la nation. 2f La répartition de ce total a été évaluée par la mission. Sources: a) Comptes économiques de 1958, Secrétariat d:Etat aux relations avec les Etats de la Communauté, 1960 b) Comptes économiques, années 1961-1962-1963, République du Tchad, septembre 1965. c) Premier Plan Quinquennal de Développement économique et social, 1966-1970. Tableau 22a: TCHAD SOURCES PRINCIPALES DES INVESTISSEMENTS PUBLICS ET PRIVES 1961 1962 1963 196h 1965 1966 Totaux Secteur public - Total 3,2h5 3.317 h.380 3.182 3.h80 3.5h7 21.151 Budget d'investissement de l'Etat 502 29h 618 661 565 Shh 3.18h Subventions de Projets hors budget - Total 2.618 2.913 3.199 2.226 2.210 2.315 15.h81 Projets FAC 8h7 627 91h 637 900 820 h.7h5 Projets FED 695 1.38h 1.395 1.031 6h7 726 5.878 Organisation Commune des Régions Sahariennes 721 h70 262 -- -- 1/ -- 1/ 1.h53 Etats-Unis ... 7h 272 1h8 222- 232- 9h8 PNUD 2/ ... 3 3 2 2 2 12 Contre-partie au programme alimentaire mondial- ... -- -- 25 61 61 1h7 Chine (Taiwan) -- -- 3/-- -- 30 150 180 ATEC 25- 25- 23 17 38 2h 152 Autres institutions et entreprises publiques- 3003/ 3003 3003/ 300 300 300 /1.800 Municipalités 30- 30 30- 66 10 -- 166 Prêts pour projets hors budget - Total 125 110 563 295 705 688 2.486 Caisse Centrale 125 110 75 295 268 149 1.022 Allemagne -- -- 488 -- --6/ 185 673 Autres ... ... ... ... 437- 354 791 5/ Secteur privé- - Total 150 110 128 850 480 2.125 3.8h3 Industries existantes 100 100 100 100 100 1007/ 600 Nouvelles industries 50 10 28 750 255 1.900- 2.993 SEEE (Energie Electrique) ... ... ... ... 125 125 250 Total des Investissements publics et privés 3.395 3.427 4.508 h.032 3.960 5.672 24.994 1/ Engagements Note: Les données relatives aux sources des investissements 2/ Répartition annuelle estimée dont il est fait état au tableau 22 ne sont pas 3/ Evaluation complètes. / Aucun budget d'investissement en 1966 / Y compris les institutions semi-publiques Sources: FED, FAC, Caisse Centrale, Mission de l'AID / Ce total comporte h22 millions pour l'Hôtel Tchadien américaine, République du Tchad. 7/ Ce total comporte 1.350 millions pour l'usine textile et 502 millions pour l'Hôtel Tchadien Tableau 22b: TCHAD ETAT ESTIMATIF DES DEPENSES FINANCEES PAR L'ETRANGER (1961-66) (millions de francs CFA) % of 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Total Total Subventions publiques 3.546 h.ooh h.531 3.213 2.88h 2.958 21.136 90,h Budget ordinaire, soutien français 650 71h - - - - 1.36h 5,8 Budget d'investissement Soutien France 95 125 700 568 320 370 2.178 9,3 " ATEC 25 25 23 17 38 2h 152 0,1 Projets hors budget France (FAC) 847 627 914 637 900 820 4.7h5 20,3 France (OCRS) 721 h70 262 - - - 1.453 6,2 CEE (FED) 695 1.38h 1.395 1.031 645 726 5.876 25,1 PND / - 3 3 2 2 2 12 Programme Alimentaire Mondial- - - - 25 61 61 147 0,1 Etats Unis - 7h 272 148 222 232- 948 h,1 Tai'wan3/ - - - - 30 150 180 0,1 Autres- 300 300 300 300 300 300 1.800 7,7 Aide au coton France 213 282 662 - - - 1.159 4,9 CEE (FED) - - - 485 366 273 1.12h h,8 Emprunts Publics - Total 378 110 563 295 393 509 2.248 9,6 Budget d'investissement (Caisse Centrale Française) 253 - - - - - 253 1,1 Prêts sur projets Caisse Centrale Française 125 110 75 295 268 199 1.072 4,6 SEEE (France)-' - - - - 125 125 250 1,1 Allemagne - - 488 - - 185 673 2,9 Total de l'aide extérieure 3.924 4.114 5.09h 3.508 3.277 3.467 23.384 100,0 Non-développement 863 996 662 485 366 273 3.645 15,6 Développement 3.061 3.118 4.432 3.023 2.911 3.19h 19.739 84,4 1/ La répartition annuelle a été estimée. 2/ Engagements. j/ Evaluation de l'aide fournir à l'ASCECNA et autres institutions ou entreprises publiques bénéficiant du soutien de la France. Source: FED, FAC, Caisse Centrale, Mission de l'AID américaine en République du Tchad. Tableau 23: TCHAD juin l965ýTotal 1962-63 1963-6h 1964-65 dàc. 1966 1962-66 (millions de francs CFA) Montant total des prêts 1.328 2.043 2.380 4.823 10.574 Long terme 49 215 200 560 1.024 Moyen terme 57 138 431 430 1.056 Court terme 1.222 1.690 1.749 3.833 8.494 (nombre de prêts) Nombre total des prêts S19 2.728 4.176 5.921 13.3h Long terme 55 h9 154 664 922 Moyen terme 214 2.2hh 3.520 3.h97 9.475 Court terme 250 h35 502 1.760 2.9h7 (pourcentages) Montant total des prêts 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 Long terme 3.7 10.5 8.h 11.5 9.6 Moyen terme h.3 6.8 18.1 8.8 9.9 Court terme 92.0 82.7 73.5 79.7 80.3 Nombre total des prêts 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 Long terme 10.6 1.8 3.7 11.2 6.9 Moyen terme 4l.2 82.3 84.3 59.1 71.0 Court terme h8.2 15.9 12.0 29.7 22.1 1/ Ltexercice financier a coincidé avec ltannée du calendrier à partir du ler janvier 1966. A titre de transition, les données publiées ont porté sur 18 mois. Note: Les totaux ne correspondent pas toujours exactement aux chiffres, car ceux-ci ont parfois été arrondis. Source: Banque de Développement du Tchad. Tableau 24: TCHAD REPARTITION DES PRETS DE LA BANQUE DE DEVELOPPEENT SELON LES SECTEURS (millions de francs CFA) juin 1965- Secteurs: 1962-63 1963-64 1964-65 déc. 1966 Total Agriculture 1.194,9 1.698,9 1.871,5 3.718,1 8.483,4 Prêts commerciaux (1.194,2) (1.623,3) (1.580,2) (3.355,7) (7.753,3) Productivité - ( 26,8) ( S4,5) ( 188,1) ( 269,h) Equipement ( 0,7) ( 48,8) ( 236,8) ( 174,3) ( 460,6) Industrie 35,0 192,5 167,9 221,4 616,8 Artisanat 0,8 1,0 6,7 9,5 17,9 Commerce et Transports 22,0 19,0 26,0 149,1 216,1 Construction 71,6 12b,2 273,5 700,0 1.169,3 Autres h,3 7.5 34,4 75,à 121,6 Total 1,328,6 2.03,2 2.379,9 4.873,5 10.625,0 (en pourcentages) Agriculture: 89,9 83,1 78,6 76,3 79,8 Prêts commerciaux (89,9) (79,4) (66,h) (68,8) (73.0) Productivité ( 0,0) ( 1,3) ( 2,3) ( 3,8) ( 2,5) Equipement ( - ) ( 2,h) ( 9,9) ( 3,6) ( h,3) Industrie 2,6 9,h 7,1 4,5 5,8 Artisanat 0,1 0,0 0,3 0,2 0,2 Commerce et Transports 1,5 0,9 1,1 3,1 2,0 Construction 5,4 6,1 11,5 14,4 11,0 Autres 0,3 0,h 1,4 1,5 li Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Note: Les tctaux ne correspondent pas toujours aux chiffres additionnes car ceux-ci ont parfois été arrondis. Source: Banque de Développement du Tchad. Tableau 25: TCHAD OPERATIONS DE FINANCEMENT 'TOTALES DE LA BANQUE DE DEVEIDPPEMENT (millions de francs CFA) Prêts accordés pendant l'exercice l965/66 Prêts accordés depuis l'entrée en fonction de la Banque Long terme /l Moyen terme /2 Court terme /3 Total Long terme /l Moyen terme /2 Court terme /3 Total Pourcentage Nom- Mon- Nom- Mon- Nom- Mon- Nom- Mon- Nom- Mon- Nom- Mon- Nom- Mon- Nom- Mon- Nom- Mon- ores tants ores tants ores tants ores tants bres tants ores tants ores tants ores tants ores tants _:cteur agricole - - 2.753 167 1h 1.708 2.767 1.875 102 66 8.428 h71 110 7.297 8.6h0 7.83h 54,71 75,06 Industrie et artisanat - - 29 9 19 202 h8 211 2 175 172 276 31 28h 205 735 1,30 7.O5 Commerce et transports - - 6 56 6 63 12 119 - - 12 87 18 141 30 228 0,19 2,18 Habitation h57 419 3h6 82 29 h 832 505 1,0h8 858 2.117 675 34 5 3.199 1.538 20,26 1h,7h Financement d'outillage ménager, véhicules, etc. - - 26 10 1.0h9 3 1.075 h6 - - 37 1h 3.681 89 3.718 103 23,5h 0,98 TOTAL 457 h19 3.160 324 1.117 2.013 h.73h 2.756 1.152 1.099 10.766 1.523 3.87h 7.816 15.792 10.h38 100 100 Pourcentages 9,65 15,19 66,75 11,77 23,60 73,0h 100 100 7,30 10,53 68,17 14,59 24,53 74,88 100 100 /1 De 5 à 12 ans /2 De 12 mois à 5 ans /3 12 mois maximum Source: Banque de Développement du Tchad. Tableau 26: TCHAD HRISES DE PARTICIPATION DE LA BANQUE DE DEVELOPPEVMT DANS LES UEMTEPRISES TCHADIENWS AVANT LE 31 DECEMBRE 1966 (millions de francs CFA) Montant souscrit Société Coopérative de Comptabilité Mécanographique (SOCOMEC) 1,00l Banque Tchadienne de Crédit et de Dépôts (BTCD) 25,50 Société Hôtelière du Tchad (SHT) 26,24 Société dUrbanisation du Tchad (SUT) 3,h2 Union Africaine et Malgache de Banque pour le Développement (UAMBD) 9,87 Société dtEtudes de la Conventerie du Nord-C ameroun 2,00 Société Postes de la Radio 15,00 Tchad-Tourisme 7,50 Air-Tchad 1,65 Total 92,18 lf/ Participation abandonnée après le 1er janvier 1966. 2f Aucun programme d'action. Des contributions supplémentaires visant à porter le capital à environ 90 millions de francs CFA n'ont pas été versées. Source: Banque de Développement du Tchad. Tableau 27: TCHAD DEPENSES FINANCEES PAR LA FRANCE (FAC) AU TITRE DE L'AIDE AUX PROJETS (millions de francs CFA) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Secteurs MontantE L Montants Montants % Montants L Montants % Montants, % Production - Total 278,4 32,9 254#7 4OL6 2 209 42, 331,1 36 4342 530 Agriculture 254,9 30,1 221,8 35,4 136,1 1,9 133,3 20,9 266,9 29,7 139,3 17,2 Elevage 2,5 O,3 7,2 1,1 u,8 1,3 29,8 4,7 0,3 - 0,2 - Puits ruraux 6,7 0,8 0, 0,1 0,3 - 0,2 - - - 10116 124h Pêche, forêts, parcs-tourisme 14,3 1,7 25,3 4,0 13,0 1,5 15,7 2,h 8,0 0,9 h,5 0,5 Industrie - - - - - - - - - - 3,4 Oh Energie - - - - 39,3 4,3 89,9 l4,1 55,9 6,2 185,2 22,8 Equipement social - Total 148,0 17,4 185,0 29,5 409,5 44,8 135,5 21,3 117,0 3 96,2 11,9 Education 54,5 6,h 120,2 19,2 331,6 36,3 84,3 13,2 94,6 10,5 78,2 9,6 Santé 93,5 u,0 64,8 10,3 77,9 8,5 51,2 8,1 22,4 2,5 18,0 2,2 Infrastructure - Total 329,8 984 15.7 69,8 7 63,7 10.1 209,5 23,3 68,4 8, Routes 168,2 19,8 36,6 5,8 17,6 1,9 10,4 1,6 23,5 2,6 13,0 1,6 Navigation aérienne 0,5 - 20,1 3,2 12,9 1,4 12,4 2,0 117,6 13,1 24,2 3,0 Télécommunications 15,7 1,9 5,0 O,8 25,2 2,8 11,3 1,8 6,7 0,7 7,5 0,9 Développement urbain 145,4 17,2 36,7 5,9 14,1 1,5 29,6 4,7 61,7 6,9 23,7 2,9 Etudes 91,2 18 89,1 142 23 169,0 26L5 22,0 269 212,2 26 2 ___ M ~ _-L_ Total général 8 1 627 1000 9142 1000 637,1 100,0 899,6 100,0 L1120 100 0 Source: FAC, Caisse Centrale et Ministère des Finances de la République du Tchad. Tableau 28: TCHAD DEPEUSES FINANCEES PAR LA C.E.E. (FED) AU TITRE DE L'AIDE AUX PROJETS (millions de francs CFA) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Secteurs Montants¯ Montants L Montants j Montant¯ l Montants _ Montants Production - Total g 386,5 28,0 283#0 203 151,1 116 116.5 18.1 152.L 1.0 Agriculture - - - - - - - - 77,0 11,9 96, 13,3 Elevage - - 40,9 3,0 59,1 4,2 46,7 ,5 25I,0 3,9 36,8 5,1 Puits ruraux 334,2 48,1 345,6 25,0 223,9 16,1 104,4 10,1 14,5 2,3 19,2 2,6 Pêche, forêts parcs-tourisme - - - - - - - - - - Industrie - - - - - - - - - Energie - - - - - - - Equipement social - Total 304,9 9 7012 50 694,0 49j8 183,5 17L8 7191 11,0 h41 0.6 Education 51,2 7,4 198,6 14,3 38,7 2,8 101,4 9,8 64,1 9,9 3,6 o,5 Santé 253,7 36,5 502,6 36,3 655,3 47,o 82,1 8,0 7,0 1,1 0,5 0,1 Infrastructure - Total 53,3 _77 27892 20s 396,6 28,4 62727 6,9 433p5 673 569,6 78,4 Routes - - 90,8 6,6 269,2 19,3 614,4 59,6 405,9 63,0 504,0 69,4 Navigation aérienne - - - - - - - - - - - - Télécommunications - - - - - - - - - - - - Développement urbain 53,3 7,7 187,4 13,5 127,4 9,1 13,3 1,3 27,6 14,3 65,6 9,0 Etudes 2i2 Q7-3 21,0 6816 6>7 23e5 3t6 - Total général 69kà4 i2 1 &38397 1 100 0 100,. 1, 786si Source: FED et Ministèr.e des Finances de la République du Tchad. Tableau 29: TCHAD PROGRADME D:INVESTISEENTS DU PLAN QUINQUENNAL - SELC SECTEURS (nillions de francs CFA) Secteurs: Montant Production 20.500 h36 Agriculture, élevage, pêche et fôrêts 13.329 28,h Indus Industrie, énergie, secteur minier, artisanat 6.6h0 14,1 Tourisme 531 1,1 Infrastructure 15.818 33.,7 Chemins de fer h85 1,0 Routes 12.552 26,7 Tr ansports fluviaux 538 1,1 Transports aériens 879 1, 9 Postes, télécommunications, radiodiffusion 1.36h 2,9 Charges sociales '10,69h 22»7 Education et formation 5.091 10,8 Santé et protection sociale 1.663 3,5 D&veloppement urbain 3.72 7,9 Affaires culturelles 220 0,5 Total h7.012 100,0 Note: Les totaux ne sont pas toujours exacts (chiffres arrondis) lf/ Les investissements consacrés à l'énergie, dont le total atteint 1.723 millions, sont inclus sous Industrie (à concurrence de 949 millions) et Développement urbain (77h millions). Ce total équivaut à 3,6 % de celui des investissements. Source: Premier Plan Quinquennal (1966-70). Tableau 29a : TCHAD PLAN QUINQUENNAL (1966-1970) PREVISION DES DEPENSES ANNUELLES PAR SECTEURS 1966 1967 1968 1969 1970 Total Agriculture 1.756 3.195 31714 2.675 1989 13-329 Transports et communications 1.594 3.390 h4410 3.195 2.639 15.228 Education et formation 500 699 1.672 975 1.246 5.092 Santé et protection sociale 373 649 331 180 130 1.663 Radiodiffusion 137 116 57 37 242 589 Habitat et développement urbain 1 402 661 672 989 996 3.720 Industrie, mines, artisanat L2 1.809 1.238 803 2.053 737 6.640 Tourisme 31 24 100 176 200 531 Commerce - - - - - - Etudes et Recherches 30 86 58 30 16 220 Total 6.632 10.058 11.817 10.310 8.194 47.012 TLe total englobe une somme de 774 millions affectéeà la consommation privée d'énergie électrique. 2 Le total englobe une somme de 949 millions affectée à la production d'énergie industrielle. Source: Premier Plan Quinquennal (1966-70). Tableau 29b : TCHAD AGRICULTURE - OBJECTIFS DE PRODUCTION DU PLAN COMPARES A LA PRODJCTION ANTERIEURE Augmen- Taux an- tation par nuel de Moyenne Objectif rapport crois- 1961 1962 1963 1964 1965 1961-65 1970 à 1965 sance (Eilliers--de tonns) pourcentages Mil et sorgho 770,0 715,0 900,0 896,0 805,0 817,2 1.148,0 42,6 7,14 Paddy 22,0 23,0 25,2 25,0 25,0 24,0 32,4 29,6 5,14 Blé 2,0 2,8 2,2 2,6 3,8 2,7 12,5 228,9 27,0 MaTs 9,0 9,0 12,0 12,0 12,0 10,8 25,0 108,3 15,8 Arachides (décortiquées) 110,0 140,0 112,0 127,0 140,0 125,8 180,0 28,6 5,2 Haricots 30,0 40,0 35,0 50,0 25,0 4,6 Pois 20,0 20,0 20,0 27,0 35,0 6,2 Manioc, etc. 50,0 50,0 60,0 20,0 3,7 Pommes de terre - 1,5 Coton brut 97,9 46,7 94,3 104,9 96,9 88,2 155,0 59,9 9,9 Coton fibre 34,5 17,1 34,6 38,1 35,6 32,0 57,61/ 60,1 9,9 Canne à sucre - - - - - - 180,0 Poisson (frais) 100,0 110,0 10,0 1,9 Poisson (sec) ,0 29,0 11,5 2,2 Gomme arabique 0,8 0,4 0,7 0,3 0,8 2,0 150,0 20,0 (en milliers) Bêtail. 4.000,0 4.300,0 7,5 1,5 Moutons et chèvres 4.000,0 4.650,A 16,3 3,1 Cuirs (production des abattoirs) 35,0 60,0 71,4 11,4 Peaux (production des abattoirs) 15,0 60,0 300,0 25,0 Cuirs (production locale) 165,0 180,0 9,0 1,7 Peaux (production locale) 980,0 1.000,0 2,0 0,4 1/ En comptant sur un rendement a l'égrenage de 36.070. Source: Ministère de l'Agriculture du Tchad et Premier Plan Quinquennal (1966-70). Tableau 29c : TCHAD VALEUR DE LA PRODUCTION DES PRODUITS ALIMENTAIRES PRINCIPAUX A LETAT BRUT OU TRANSFORMES (millions de francs CFA) Croissance en pourcentage Augmentation Augmentation projetée Objectif 1961-65 1965-70 1970 To- Annu- To- Annu- 1961 1962 1963 1965 du Plan tale elle tale elle Mil et sorgho 8.300 8.650 9.750 8.800 12.250 6,o 1,5 39,2 6,8 Blé 57 54 h6 96 278 68,4 13,9 189,6 23,7 Maïs 190 190 190 190 385 0,0 0,0 102,6 15,2 Paddy 316 301 316 264 455 -16,5 -3,5 72,3 ll,5 Manioc et racines 1.046 1.12h 1.197 1.189 1.489 13,7 3,3 25,2 4,6 Fruits et légumes 1.091 1.112 1.137 1.188 1.688 8,9 2,2 42,l 7,3 Arachides et autres oléagineux /1 1.328 1.476 1.372 1.372 1.766 3,3 0,8 28,7 ,2 Bétail 3.199 3.118 3.186 3.054 3.509 -4,5 -1,1 14,9 2,8 Moutons et chèvres 1.255 1.255 1.322 1.142 1.182 -9,0 -2,2 3,5 0,7 Autres 117 15h 160 184 h4h 57,3 12,o 14l,3 19,3 Total partiel 16.899 17.434 18.676 17.479 23.h46 3,5 019 3451 6,0 Riz 707 66h 692 S44 706 -23,1 -5,3 29,8 5,h Pain 461 504 592 610 675 32,3 7,2 10,7 2,1 Viande (y compris gibier) 2.153 2.hi4 2.302 2.572 3.342 19,5 4,6 29,9 5,h Poisson frais 3.400 3.400 3.400 3.000/2 3.850 -11,8 -2,8 28,3 51 Poisson séché 1.540 1.540 1.540 1.560 1.680 1,3 0,3 7,7 1,5 Lait et produits laitiers 2.h0 2.440 2.440 2.585 3.100 5,9 1,h 19,9 3,7 Boissons alcoolisées 5.060 5.280 5.940 6.020 9.318 19,0 4,5 54,8 9,1 Autres produits 233 288 272 272 277 16,7 3,9 1,8 0,h Total partiel 15.994 16.530 17.178 17.163 22.948 3 18 337 6,0 Total général 32893 33.96h 35.85h 34.642 46.394 5 10 33?9 60 Sources: "Comptes économiques" 1961, 1962 et 1963 et Premier Plan Quinquennal 1966-70. Note: Les données de ce tableau portent sur les principaux produits alimentaires, y compris marges commerciales. / A l'exclusion des graines de coton. fi Diminution due à la baisse des prix. Tableau 30 : TCHAD ETAT ESTIMATIF DES SCURCES DE FINANCENT DU PLAN QUINQUENNAL (millions de francs CFA) Report du Promis A l'étude Totaux programme ou ou en Source du financement du Plan intérimaire Assuré discussion Solde Total genral 47 2L 55 11.925 9.220 2M-367 c= Secteur public 44.838 5.500 9.751 9.220 20.367L Aide bilatérale ) 5.490 4.387 6.446 ) FAC ) (1.630) (1.056) (1.470) ) FED ) (3.370) (2c827) (4.049) ) Allemagne (Rép.Féd.) ) (490) - - ) Taiwan ) - (4h6) -) Grande-Bretagne ) - (26) - ) Etats-Unis ) 35.277/2 - (32) (927) ) 15.937 ) ) Aide multilatérale ) - 233 2.774 ) Banque mondiale ) - - (2.298) ) Programme alimetaire mondial) - (175) - ) PNUD - (33) (374) ) FAO et CHF ) - - (102)) OIT ) - (25) - ) Financement tchadien 9.561 10 5.131 - 4.430 Budget ordinaire (2.702) - (2.702)/3 - - Budget d'investissement (4-430) (10) - - (4.430) Emprunt national (87) - (87) - - Autres emissions intérieures (1.342) - (1.342) - - Investissements en main-d'oeuvre &nature (1.000) - (1.000) - - Secteur privé 2.174 - 2.174 - - Intérieur (agriculteurs) 543 - 573 - - Etranger 1.284 - 1.284 - - Crédits -fournis seurs 347 - 347 - - h Ne tient pas compte du soutien du coton par la CEE. /2 Comporte un total de 15.937 millions qui n'a pas jusqu'd présent fait l'objet de négociations avec les institutions d'aide bilatérale, ou multilatérale. /3 Cout d'exécution courante de projets de recherches et de productivité concernant le coton et le bétail. Source: Preiler Plan Quinquennal. Tableau 31 : TCHAD VALEUR DE LA PRODUCTION DE BIENS ET SEFVlCESL (1958-65) comparée aux objectifs du Plan pour 1970 (millions de francs CFA) Taux annuel de croissance en% Objectifs du Plan 1958 1961 1962 1963 1965 1970 1958-65 1961-65 1970 Produits animaux et végétaux 14.916 16.714 18.169 18.547 18.500 24.000 3,1 3,3 5,3 Produits alimentaires (semi-transformés)/2 13.145 15.266 15.625 16.634 16.975 24.788 3,7 2,7 7,9 Energie 464 681 719 781 1.040 2.280 12,2 11,2 17,0 Matières premières et semi-transformées /3 4.747 4.960 3.390 4.663 5.298 7.627 1,6 1,7 7,6 Industrie - Total 394 869 1.198 1.h40 1.588 4.270 22,0 16,3 22,0 électrique et mécanique (94) (366) (596) (768) (768) (910) (35,0) (20,0) (3,5) textile (100) (120) (120) (120) (120) (2.360) (2,6) (0) (84,0) autres (200) (383) (h82) (552) (700) (1.000) (19,6) (16,3) (7,h) Batiment et travaux publics 4.793 4.284 4.993 5.201 7.267 8.330 6,1 14,1 2,8 Services privés 4.032 5.519 5.882 6.37h 7.190 10.000 8,6 6,8 6,8 Total de la production locale 42.h91 h8.293 h9.976 53.640 57.858 81.295 Corrections nettes h -6.329 -5.541 -h.289 -6.353 -4.h82 -10.392 Production intérieure brute 36.162 42.752 45.687 h7.287 53.376 70.903 5,7 5,7 5,8 Services publics 3.443 4.113 4.526 4.860 5.6oo 7.700 7,2 8,o 6,6 Services domestiques 244 386 408 432 - - 8,5/5 - Produit intérieur brut 39.849 47.251 50.621 52.579 58.979 78.603 5,8 5,7 5,9 Secteur monétaire 23.608 24.h04 26.877 27.h90 31.027 42.h61 6,2/6 6,2 6,5 Secteur monétaire en % 59,2 51,6 53,1 52,3 52,6 54,0 /l On observera comment ces données se concilient avec celles du PIB. 77 Viande, riz, farine, céréales, poisson, produits laitiers et boissons. 77 Surtout coton brut et égrené. 74 En plus les marges commerciales, en moins la consommation intermédiaire. 7 1958-63. 7 1961-65. Srurces: "Comptes économiques" 1958, 1961, 1962, 1963 et Premier Plan Quinquennal. Tableau 32 : TCHAD COTON - PROIUCTION, RENDEMENTS ET VALEUR (1960/61 à 1966/67) 1966/67 Unités 1960/61 1961/62 1962/63 1963/64 1964/65 1965/66 éval. Superficie (hectares) 288.126 298.245 338.897 282.20h 288.278 296.196 299.875/1 Production de coton brut (tonnes) 97.864 46.685 94.266 104.901 96.876 86.876 122.856/2 Rendement moyen (kg/Ha) 339,6 156,5 278,1 371,7 336,0 293,1 409,7 Rendement à liégrenage (%) 35,76 36,70 36,69 36,28 36,79 36,77 36,3 Production de fibres (tonnes) 3h.996 17.133 34.586 38.056 35.641 31.943 45.000 Prix de vente (fibre) au kg/3 (francs CFA) 146,20 147,45 138,85 142,00 136,50 129,50 129,00 Valeur totale (fibre) (millions de francs CFA) 5.16,4 2.526,3 4.802,3 5.403,9 4.865,0 4.136,6 5.805,o /1 Evaluation de la Caisse de Stabilisation du Prix du Coton. /2 Production effective, selon le Bulletin statistique du Tchad, No. 154 (Avril 1967). 3 FOB ports d'Afrique Occidentale. Sources: Ministère de l'Agriculture et Caisse de Stabilisation du Prix du Coton. Tableau 32A: TCHAD COTON BRUT - PRODUCTION ET RENDEMENTS MOYENS (1947/48 - 1966/67) Superficie Rendement Moyenne plantae Production moyen quadriennale Campagne (ha) (tonnes) annuel du rendement kg/h kg/ha 1947-48 156.8oo 37.800 241 48-49 158.6ho hh.200 263 49-50 178.650 53.100 296 50-51 165.700 60.330 247 262 51-52 2o6.590 60.330 293 275 52-53 212.720 57.380 270 277 53-54 215.320 57.925 269 270 54-55 222.980 71.315 320 288 55-56 231.510 69.640 301 290 56-57 231.420 63.500 274 291 57-58 229.940 Bo.470 350 211 58-59 238.270 65.9oo 277 301 59-60 259.610 39.670 153 266 60-61 288.130 97.864 340 280 61-62 298.245 46.685 157 232 62-63 338.892 94.260 278 232 63-64 282-304 1o4.901 372 287 64-65 288.278 96.876 336 286 65-66 296.196 86.896 293 320 66-67 299.875 122.856 10 353 Source: Ministère de l'Agriculture et Caisse de Stabilisation du prix du coton. Tableau 32b: TCHAD C0_TN -- DETAIL DES COUT3 p...9. en francs CFA par kilog Modifications en pourcentage 19Z/61 -1966/67 l96O/6l 1)61/62 1962/63 1963/6h 1964/65 1965/66 1966/67 5 Total Taux annuel (en francs CFA par k-loY - - Couts de la COTONFRAN Prix au producteur 61,35 60,38 56,,2 58,3 55,13 51,89 50,91 - 17,0 - 3.1 Frais fixes 19101 h,3h 26,08 22,97 24,00 28,30 21,80 + lh,7 + 2,3 Frais variaoles 31,98 38,10 30,hh 3h,09 35,27 33ý98 29,7 - 7,8 - 1.3 Droit d'exportation 17,12 17.07 17,10 17,51 17,20 17,20 17,30 + 1,0 + 0,2 Rémunération de la société h,24 2,24 2,W7 2,87 1,79 0,09 2,90 - 31.,6 - 6,2 Total partiel 133,70 16313 132,79 13,8 133,39 131, 6 122,0 -8 1,6 Suovention de l'Etat au producteur 17,05 23,16 21,73 17,41 15,55 18,78 1880 +10,3 + 1,7 Total 1 186.29 1 -13 28 04 1 24 141- 1,2 (Pourcentages du total) Coûts de la COTONFRAN Prix au producteur -t037 32, 36,5 38,1 37,0 34,6 36,1 Frais fixes 12,6 24,3 16,9 15,0 16,1 18,9 15,4 Frais variables 2132 20,5 19,7 22,2 23>7 22,6 20,9 Droit d'exportation 1l4h 9,2 11,1 11,4 11,5 1l4 12,3 Rémunération de la société 2,8 1,2 1,8 1,9 1,2 /2 2 1 Total partiel 887 876 85 9 88,6 89,6 87, 86,7 Subvention de l'Etat au producteur 11;3 12, 14,1 11,4 10,4 12,5 13,3 Total 100, 100.0 100 O 100C0_o 100 l 1001£ /1 Calculs préliminaires fondes sur une récolte évaluée à 117.669 tonnes de coton orut et une production de h3.b90 tonnes de fiores. /2 Moins de 0,05%. Sources: voir tableau 32a. Tableau 32c: TCHAD COTCC: C(POSANT'S DU CCT EN 1965-66 Francs CFA Item le kilo % du total Coûts de la COTONFRAN Prix au producteur 51,89 34,6 Frais fixes 28,30 18,9 Frais variables 33,98 22,6 Transports intérieurs 7,27 Coton brut (5,59) Fibrei/ (1,68) Transports hors du Tchad l4,h9 Fibre - par route (6,71) Fibre - autres moyens (7,78) Autres frais variables 12,22 Droits à l'exportation 17,20 Rémunération de la société 0,09 Total partiel 131,h6 87j5 Subvention de llEtat au producteur 18,78 12. Total 150,2h 100,0 lJ Estimé à 20 du transport par route jusqu'a"I Bangui ou Garoua 2f Moins de 0,O 05 Source: Ministère de 1Agriculture et Caisse de Stabilisation du Prix du Coton. Tableau 32d: TCHAD COTONFRAN - COMPTES D'EXPIDITATION (millions de francs CFA) Evaluation préliminaire/ ;960/61 1961/62 1962/63 1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 Recettes totales (F.0.B.) 5.n16 2.526 4.802 5.404 4.865 4.137 5.662 Frais d'exploitation 3.931 2.464 3.906 4.391 4.077 3.646 _.h86 Coût du coton brut 2.147 1.034 1.951 2.220 1.965 1.657 2.235 Frais de transport, d'égrenage et de commercialisation 1.784 1.430 1.955 2.171 2.112 1.989 2.251 Bénéfices bruts avant_impÔts 1.185 62 896 1.012 788 489 1.176 Droit d'exportation 599 292 591 666 613 549 759 Bénéfices bruts après impôts -86 -23o 305 346 175 - 60 41? moins part de la Caisse de Stabilisation ho5 -259 160 218 69 - 63 271 Bénéfices nets 181 29 128 106 3 1h6 Commission sur exportation 71 74 70 î 69 65 78 Part des recettes totales 110 -45 7h 54 37 -62 68 Capital n.d. 742 742 742 742 742 742 Capital et réserves n.d. 817 863 882 906 936 n.d. Taux des bénéfices en % du capital n.d. 3,85 19,41 17,32 14,30 0,39 19,62 en % du capital et des réserves n.d. 3,50 16,73 14,57 11,71 0,31 Note: Les totaux'ne correspondent pas toujours exactement, les chiffres ayant été arrondis. / Evaluation fondée sur une récolte de 117.669 tonnes plutôt que sur l'estimation la plus récente, soit 122.856 tonnes de coton brut. Source: Caisse de Stabilisation du prix du coton. Tableau 32e: TCRAD COOIN BRUT: OBJECTIFS ANNUELS DU PLAN QUINQUENNAL Année Superficie (ha) Rendement (kg) Production 1965-66 Superficies soumises au programme spécial 15.000 900 13.500 Superficies traditionnelles 282.500 350 98.500 Total 297.500 376 112.000 1966-67 Superficies soumises au programme spécial 20.000 1.000 20.000 Superficies traditionnelles 284.700 360 102.500 Total 30.700 402 122.500 1967-68 Superficies soumises au programme spécial 25.000 1.000 25.000 Superficies traditionnelles 287.300 375 108.000 Total 312.200 426 133.000 1968-69 Superficies soumises au programme spécial 30.000 1.100 33.000 Superficies traditionnelles 290.000 390 113.000 Total 320.000 456 146.ooo 1969-70 Superficies soumises au programme spécial 35.000 1.100 38.000 Superficies traditionnelles 293.000 400 117.000 Total 328.000 472 155.000 Source: Plan quinquennal. Tableau 32f : TCHAD EVOLUTION-DES PRIX IU COTON ET DES REVENUS DES PRODUCTEURS COMPARES AU COUT DE LA VIE Unités 1960/61 1961/62 1962/63 1963/64 1964/65 1965/66 1966/67 Prix de vente de la fibre (FOB ports d'Afrique Occidentale) (francs CFA/Kg) 146,20 147,45 138,85 1-42,00 136,50 129,5O 129,00 Prix du coton brut au producteur(francs CFA/Kg) 28,04 30,66 28,67 27,945 26,00 26,00 26,00 Recettes brutes à la production (millions de francs CFA) 2.745,O0 1.431,0 2.703,00 2.882,00 2.519,00 2.257,00 3.194,00 Indices 1960-61 = 100 Prix de vente FOB de la fibre 100,00 100,9 95,0 97,1 93,4 88,6 88,2 Prix du coton brut au producteur 100,00 109,3 102,2 97,9 92,9 92,9 92,7 Recettes brutes à la production 100,00 52,1 98,5 105,0 91,8 82,2 116,4 Prix de dëtail (Fort-Lamy) 100,00 104,2 106,8 111,0 123,7 128,8 137,3 Sources: Caisse de Stabilisation du Prix du Coton et Bulletin Statistique. Tableau 33 : TCHAD BOVINS, OVINS ET CAPRINS NOMBRE DE BETES, PRELEVEMENTS ANNUEiS, ABATTAGES ET EXPORTATIONS SUR PIED (Nombre de betes) 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Bêtail Nombre d'anirnaux 4.000.000 4.000.000 4.000.000 4.000.000 b.000.000 4.070.000 4.500.000 Total des prélèvements 303.000 300.000 308.800 320.700 328.500 360.500 390.500 Abattages 122.000 119.000 1539800 157.200 165.000 220.000 220.000 (dont contr'olés) (66.436) (77.036) (70.741) (60.054) (61.161) (62.940) (64.612) Exportations sur pied 181.000 181.000 155.000 163.500 163.500 140o500 170-500 (dont controlées) (67.766) (66.116) (71.217) (85.587) (70.951) (77.745) (101.910) Ovins et Caprins Nombre d'animaux 4,000.000 4.000.000 4.000.000 4.000.000 4.000.000 4.150.000 4.150.000 Total des prélèvements 929.000 884.500 931.000 979.500 889.000 1.002.000 n.d. Abattages 829,000 787.500 809.000 857.500 767.000 880.000 n.d. (dont controlës) (64.652) (61.797) (67.671) (77.736) (75.468) (85.060) n.d. Expcrtations sur pied 100.000 97.000 122.000 122.000 122.000 122.000 n.d, (dont contrlé1es) (26.291) (22.519) (28.385) (21.643) (21.272) 26.525 24.736 Sources: Direction de 19Elevage: Rapport annuel 1964 et Statistiques 1965 et Bulletins statistiques mensuels. Tableau 33a : TCHAD NOMBRE D'ANIMAUX D'ELEVAGE PAR PREFECTURES EN 1966 Moutons Préfectures Bëtail et chèvres Chevaux Chameaux Anes Porce Chari Baguirmi 800.000 800.000 25.000 3.000 60.000 1.300 Kanem 1.100.000 800,000 20.000 60.000 70.000 100 Lac 270.000 100.000 5.OOO 2.000 10.000 - Batha 900.000 800,000 20.000 110.000 50.000 50 Ouaddai 550.OOO 250.000 20.000 30.000 50.000 350 Biltine 300.000 300.000 15.000 40.000 35.000 - B.E.T. 30.000 120.000 2.000 110.000 300 - Guéra 150.000 60.000 10.000 200 10.000 50 Salamat 80.000 50.000 3.000 50 6.000 50 Mayo Kebbi 220.000 500.000 15.000 - 10.000 2.000 Logone /; 50.000 250.000 15.000 - 1.500 1.000 Moyen Chari 50.000 120.000 3.000 - 500 100 Total 1966 4.500.000 h.150.000 153.000 355.250 303.300 5.000 /1 Total des préfectures de Tandjilé (Logone oriental/Logone occidental). Source: Direction de l'Elevage: Service statistique. Tableau 34 : TCHAD PRODUCTION ET VENTE D'ELECTRICITE /1 (milliers de kwh) Vendus Livres Basse Haute Année Production au reseau Total tension tension 1956 2.646 - 2.220 1.675 545 1957 3.589 3.42 3.130 2.231 899 1958 4.698 4.5?-7 - - - 1959 6.024 6.833 5.252 3.756 1.496 1960 7.687 7.475 6.658 4.897 1.761 1961 8.905 8.664 7.782 5.472 2.310 1962 11.119 10.793 9.633 6.554 3.079 1963 13.625 13.309 11o791 7.637 4.154 1964 15.704 15.369 13.741 8.872 4.869 1965 17.724 17.310 15.379 9.533 5.846 1966 21.540 20.988 17.653 11.089 6.564 Taux annuel de croissance 1961-1966 19,3 19,94 17,8 15,2 23,3 Z1 Par les centrales de Fort-Lamy, Abéché et Moundou; celle d'Abéché est entrée en production en 1963, celle de Moundou en 1964. Source: Bulletin statistique No. 150, Décembre 1966. Tableau 35 : TCHAD PRINCIPAUX ITINERAIRES POUR L'ACHEMINEMIENT DES IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS DU TCHAD Distances Moyens de transport Centre important totales et distances (en Km) Port Itinéraire le plus proche (en Km) Rail Fleuve Route Pointe-Noire via Brazzaville Moundou ou (Congo-Brazza) et Bangui Fort-Archambault 2.450 515 1.300 635 Port-Harcourt Maiduguri Fort-Lamy (Nigeria) (Nigeria) 1.705 1.455 250 Lagos Maiduguri Fort-Lamy (Nigeria) (Nigeria) 2.h0 1.790 250 Burutu Garoua Moundou (Nigeria) (Cameroun) 1.980 1.550 h30 Douala Yaoundé et Garoua Fort-Lam (Cameroun) (Cameroun) 1.775 155 1.620 Port-Sudan Nyala Abéchë (Soudan) (Soudan) 2.660 2.090 570 Douala Yaoundé, Moundou (Cameroun) /l Ngaoundere 1.310 938 372 (Cameroun) A1 Cette route est envisagée à partir du moment où le chemin de fer arrivera à Ngaoundere. Source: Ministère de la Planification et des Transports. Tableau 35a: TCHAD NCHRE DE VEHICULES ENREGISTRES, SELCK CATEGORIES (Nombres) 1962 1965 Motocyclettes et vélomoteurs 653 320 Automobiles privées 1.678 2.321 Autobus 58 75 Véhicules commerciaux 247 273 Camios 4.94 3.942 Véhicules spéciaux 60 88 Pour transports (48) (30) Autres (12) (58) Tracteurs 106 125 Véhicules pour remorquer 198 218 Total 7.94 7.362 Source: Service de la Statistique générale. Tableau 35b : TCHAD CIRCULATION ROUTIERE, 1960 A 1966 (milliers de tonnes) 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 ROUTES Nigeria - Total ...d. n.d. n.d. n.d. 51,9 44L97 Entrant au Tchad 42,3 36,1 60,0 48,9 49,7 47,2 39,2 Quittant le Tchad n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. 4,7 5,5 R.C.A. - Total 64,0 75,6 7.,7 85,7 94,0 85p2 Entrant au Tchad 41,8 46,o 54,5 53,0 58,8 n.d. 56,9 Quittant le Tchad 19,2 29,6 21,2 32,7 35,2 n.d. 28,3 Cameroun - Total 12,1 20,n6 16,1 20,9 n.d. n.d. 23.9 Entrant au Tchad 8,2 9,0 10,6 11,9 n.d. n.d. 13,9 Quittant le Tchad 3,9 11,6 5,6 9,0 n.d. n.d. 10,o Source: Bulletin statistique et étude des transports faite par le BCEDM. Tableau 35c : TCHAD MOUVEMENTS DE LA NAVIGATION AERIENNE (1960 A 1966) Pourcentage d'augmentation de 1960 aà 1966 Unités 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Total Annuel Avions Nombres 5.295 5.859 5.102 5.710 6.031 5.891 7.189 21,4 3,3 Passagers - Total Nombres 47.650 51.891 53.828 59.526 82.480 65.954 75.231 57,9 7,9 Arrivées Nombres 22.818 24.476 26.266 30.325 42.185 31.351 37.163 63,0 8,5 Départs Nombres 24.832 27.415 27.562 29.201 h0.295 34.603 38.068 53,3 7, Fret - Total Tonnes 14.645 13.787 11.609 11.510 13.922 12.848 15.974 9,1 1,5 Arrivées Tonnes 7.030 6.726 5.631 5.538 6.847 6.099 7.766 10,5 1,7 Départs Tonnes 7.615 7.061 5.978 5.972 7.075 6.749 8.208 7,9 1,3 Courrier Tonnes 215 576 218 254 361 253 369 71,6 9,h Source: Ministère de l'Economie et des Transports. Note: De 1960 a 1963 les données s'appliquent aux aéroports de Fort-Lamy, Fort-Archambault et Moundou. A partir de 1964, elles couvrent aussi ceux d'Abéché, Bongor, Largeau et Pala. Tableau 36: TCHAD BILAN MONETAIRE (Mlliards de francs CFA à la fin de l'année) Mars Juin 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1967 Actifs extérieurs (net) 2,86 1,62 2,25 2,7h 2,80,58 ,5 -0,h5 -.0,89 Crédit intérieur 2.67 h,19 3.97 4tQ2 4.29 ,96 6,84 8,82 8.U Créances sur le secteur public (net) -0,2 0,04 -0,06 -0,89 -1,08 -0,69 0,19 0,75 0,76 Créances sur le secteur privé 2,69 h,15 4,03 4,91 5,37 5,65 6,65 8,07 7,68 Total actifs et passifs LL_ 5,81 622 642 Z2 7,5 7.0 8,37 756 5,31 5,61 583,5 6,3 6,9 61731 61 Monnaie &Pn 6,J L 7,31 6141 4,20 4,18 4,39 h.,66 5,00 4,94 4,64 5,44 h,hh Circulation hors banques 1,08 1,33 1331 1,71 1,37 l,52 1,59 1,70 1,80 Dêpôts des banques commerciales 0,03 0,10 0,13 0,16 0,16 0,13 0,>l4 0,17 0,17 Chèques postaux .1 Autres Quasi-monnaie > 0,0 0,12 00,0 ,22 0.18 0,17 0,27 Autres rubriques (net) 0,17 0,28 0,19 2h 01 08 088 0,88 Note: Les totaux d'actifs et passifs ne correspondent pas toujours exactement aux chiffres, ceux-ci ayant été arrondis. Source: Statistiques financières internationales, Vol. XXI, No 1, Janvier 1968. Tableau 37 : TCHAD ACTIFS ET PASSIFS CONSOLIDES DES BANQUES COMERCIALES ET DE LA BANQUE DE DEVELOPPEMENT (1960-67) (milliards de francs CFA en fin de période) 1965 1966 Mars Juin 1960 1961 1962 1963 1964 Mars Juin Sept. Dc. Mars Juin Sept. Dêc. 1967 1967 Actif Reserves auprès de la Banque Centrale ,11 ,15 ,04 ,10 ,02 ,05 ,08 ,05 ,05 ,11 ,04 ,04 ,07 ,05 ,05 Actifs extérieurs ,12 ,23 ,07 ,28 ,02 ,09 ,10 ,11 ,16 ,04 ,13 ,11 ,03 ,06 ,12 Créances sur l'Etat - - - ,01 ,08 ,12 ,14 ,15 ,15 ,15 ,14 ,14 ,14 ,17 ,15 Créances sur le secteur privé 2,69 4,15 4,03 4,91 5,37 6,43 6,20 5,32 5,65 7,19 6,58 5,37 6,65 8,07 7,68 Total actif-passif 2,92 h>53 4 5,30 5L49 6,69 6,52 563 6L01 7,49 6,89 5L66 6,89 8,35 8,00 Passif Dep6s à vue 1,08 1,33 1,31 1,71 1,37 1,51 1,58 1,57 1,52 1,73 1,68 1,67 1,59 1,70 1,80 DépAts à terme et comptes d'épargne ,05 ,05 ,12 ,03 >07 ,07 ,17 ,20 ,22 >23 ,23 >20 >18 >17 >27 Comptes de l'Etat - - ,10 ,35 ,12 ,12 ,19 >17 ,17 ,18 ,20 ,11 ,13 ,13 ,16 Créditeurs étrangers ,28 ,50 ,27 ,29 ,89 >80 ,66 ,76 ,89 ,90 1,13 1,07 1,32 1,16 1,17 Comptes de capital ,20 ,22 ,1 ,50 ,59 ,65 ,89 ,91 ,90 ,97 ,96 ,96 ,97 ,98 1,00 Crédits ouverts par la Banque Centrale 1,36 2,41 2,10 2,57 2,57 3,69 3,13 2,17 2,49 3,71 2,95 1,87 2,84 4,36 3,78 Autres engagements (net) -,05 ,02 -,17 -,15 -,12 -,15 ->10 -,15 -,18 -,23 -,26 -,22 -,14 -,15 -,18 Source: Statistiques financières internationales, Vol. XXI, No. 1, Janvier 1968. Tableau 38: TCHAD EVALUATION GLOBALE DE LA BALANCE DES PAIEEITS (Valeur: millions de francs CFA) 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Importations 9,ý7 10,99 11,08 13,04 11,65 12,38 Exportations 7,64 8,26 8,37 8,98 9,21 8,23 Balance commerciale - 1,93 - 2,73 - 2,71 4,06 - 2,hh - 4,15 Services privés - net - 1,96 - 2,01 - 2,10 - 2,46 - 2,19 - 2,30 Transferts publics 3,55 4,00 h,'3 3,21 2,88 2,96 Balance nette des opérations courantes - 0,34 - 0,74 - 0,28 - 3,31 - 1,75 - 3,49 Mouvements de capitaux publics 0,38 0,U 0,56 0,30 0,39 0,51 Mouvements de capitaux privés 1,16 1,93 1,84 0,77 0,74 1,00 Balance nette des opérations courantes et mouvements de capitaux 1,20 1,30 2,12 - 2,24 - 0,62 - 1,98 Mouvements monétaires (augmentationw 1.,24 - 0,63 - 0,49 - 0,06 0,22 2,06 Erreurs et omissions - 2,hh - 0,67 - 1,63 2,30 0,h0 - 0,08 lf Statistiques financières internationales F.M.I. Tableau 39: TCHAD BALANCE DES PAIEITS AVEC LES PAYS NON MEÎBRES DE LA ZoE FRANC (1960-66 (millions de francs CFA) 1960 1961 1962 1963 196h 1965 1966 A. Biens et services -1.911 -1.753 -1.666 - 892 -1.371 - 63h Exportations F.O.B. 805 1.120 1.710 2.335 2.615 3.376 Importations C.A.F. -2.700 -2.915 -3.305 -3.095 -3.935 -3.8o Balance commerciale -1.895 -1.795 -1.595 - 760 -1.320 - 429 Recettes et transports et assurances 5 125 20 31 10 23 Voyages (net) -1 14 6 - -48 - -50 - -108 Revenu dinvestissements (net) -h -13 - -h - -15 - -27 - 31 Services publics non in- clus ailleurs (net) -2 -36 -3 -18 72 -22 Autres services (net) -14 -h8 -90 -82 -56 -68 B. Transferts de fonds 35 799 1.362 1.457 1.030 1.181 Privés créditeurs 46 h8 83 55 85 161 Privés débiteurs -17--- -20 28 37 -85 -97 Officiels (net) 6 771 1.327 1.439W 1.O3o2 1.11W7 Total A + B -1.876 -954 -28h 566 -340 5h6 C..Capitaux à long terme 1 1 2 -215 26 14 Privés créditeurs 1 1 2 39 59 16 Privés débiteurs -- -- -- -69 -33 -2 Officiels (net) -- -- -- -18h/ -- -- Total A + B + C -1.875 -953 -282 351 -314 _6o lJ Les chiffres positifs sont des crédits, les négatifs des débits. Les données relatives aux échanges commerciaux viennent des statistiques douanières. Les autres données sont surtout des paiements. 2f Ce sont principalement des subventions du Fonds Européen de Développement. Ce sont surtout les versements d'adhésion à la Banque Internationale pour le Reconstruction et le Développement et à l'Association International de Développement. Le chiffre donné dans la Zone Franc comporte aussi le v6rsement dfor au Fonds Monétaire International, mais nous considérons que clest une transaction monétaire. Note: Les totaux peuvent ne pas être tout à fait exacts, les chiffres étant arrondis. Source: La Zone Franc, publication annuelle du Comité Monétaire de la Zone Franc à Paris, Fonds Monétaire International. Tableau 40: TCHAD E'AT ESTIMATIF DE LA BALANCE DES BIENS ET SERVICES (1960-66) (millions de francs CFA) 1960 1961 1962 1963 1964 196ý 1966 IMPORTATIONS: de pays autres que ceux de 'UDEAC 6.253 7.508 7.167 8.37 7.705 7.9621/ de pays membres de l'UDEA ( ( 2.440 2.241 3.921~ clandestines ( 3.316 ( 3.485 ( 3.909 2.062 1.704 500 Total pour les biens 9.569 10.993 11.076 13.039 .677 12.3537 Servicesà 2.08 2.089 2.196 2.578 2.300 2.40 Total biens et services 11F07 13.02 13.272 15.617 13.950 111.788 EXPORTATIONS: vers pays autres que ceux de l'UDEAC 5.292 4.178 5.605 6.544 6.722 5.848 vers pays membres de l'UDEAC 2.349 245 298 994 1.077 6n1-/ clandestines ( 3.840 2.469 1.44o 1.406 1.769 Total pour les biens 7.64l 6.97b 9 Servic es 7 80 100 116 n0 104 Total biens et services 7 8.-33 .2M 90.934j 773l BALANCE: ous pays sauf ceux de l'UDEAC - 961 -3.330 -1.562 -1.993 - 983 -2.114 pays membres de 1'UDEAC (L 9 ( ( -1.446 -1.164 -3.310 échanges clandestins ( (- 622 - 298 1.269 BaImne pour les biens -r~2U -.7Ô -7I -2.5 -V.1 Services -1.963 -2.009 -2.096 -2.462 -2.190 -2.3C1 Balanae biens et services -=3.91 -1.739 -7-70-0 -723 -I.3 -Z.dM 1/ Y compris 837 millions de réexportations, par des pays de 1'1UDEAC, de marchandises venant d'au-delà de l'Union douanière (Bulletin statistique de février 1967). 2/ Evaluations de l'Office des Satistiques de 1'UDEAC à Brazzaville. 3/ Les chiffres qui englobent le commerce avec l'UDEAC et le commerce clandestin proviennent des comptes de la nation pour 1961, 62, 63 et 65. Quand on a pu obtenir aussi les chiffres du commerce avec l'UDEAC, la différence représente le commerce clandestin. / Ces chiffres sont extraits des comptes de la nation, sauf ceux de 1964 et 1966 qui ont été évalués par la mission. Evaluation de la mission. Y compris 150 millions de réexportations. Source: Commerce extérieur, UDEAC, Statistiques générales l960-65, Bulletin statistique du Tchad, février 1967, Comptes de la Nation 1961-63 Plan quinquennal 1966-70. Tableau 41: TCHAD IMPORTATIONS EREGISTREES - PAR GROUPES DE FRODUITS (1960-66)L" (valeur: millions de francs CFA) Groupes de Produits 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966/ Denrées alimentaires 1.331 1.174 1.321 1.260 1.336 1.077 1.112 Matières premières 54 40 53 36 62 104 156= Carburants et lubrifiants 749 669 1.080 1.112 1.190 1.578 1.278 Produits-semi-finis 958 974 1.219 979 1.208 909 978 Biens de consommation durables 777 946 1.00 1.016 1.1h8 965 1.091 Biens de consommation non durables 1.141 1.124 1.199 1.279 1.820 1.531 1.583 Biens d'equipement 1.225 1.326 1.635 1.485 1.773 1.541 1.764 TOTAL 6.235 6.253 7.511 7.167 8.537 7.705 7.962 (Pourcentages du total) Dewées alimentaires 21.3 18.8 17.6 17.6 15.7 14.0 14.0 Matières premières 0.9 0.6 0.7 0.5 0.7 1.3 2.0 Carburants et lubrifiants 12.0 10.7 14.4 15.5 13.9 20.5 16.0 Produite semi-finis 15.h 15.6 16.2 13.7 14.2 11.8 12.3 Biens de consommation durdla12.5 15.1 13.4 14.2 13.h 12.5 13.7 Biens de consommation non durables 18.3 18.0 15.9 17.8 21.3 19.9 19.9 Biens d'équipement 19.6 21.2 21.8 20.7 20.8 20.0 22.1 TOTAL 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 100.0 if Non compris les importations de pays membres de 1'UDEAC 2f Les chiffres de cette colonne sont des estimations. Note: Les totaux ne sont pas toujours exacts, les chiffres ayant été arrondis. Source: Commerce extérieur, UDEAC, Statistiques générales 1960-65 et Bulletin de Statistiques du Tchad, Février 1967. Tableau h2: TCHAD IMPORTATIONS ENREDISTREES, PAR PRODUITS PRINCIPAUX (1960-66) (Valeur: millions de francs CFA) Produits 1960 1961 1962 1963 1964 M6ý 1966 Produits laitiers et oeufs 81,5 80,1 90,h 111,3 116,9 93,9 98,0 Thp 2h9,0 26h,8 180,9 l36,5 189,8 160,1 171,7 Farine de blé 111,0 U8,5 132,0 164,2 129,3 16,9 32,0 Boissons alcoolisées 3h6,9 220,h 350,0 31,7 370,h 252,9 233,0 Ciment 223,h 234,9 370,5 101,1 176,7 128,h 155,7 Essence et gas-oil 624,8 568,4 881,1 894,6 922,6 1.267,2 941,6 Produits pharmaceutiques 86,8 84,7 129,8 73,9 121,1 175,9 261,3 Pneus et chambres à air 84,2 95,2 108,2 138,3 U3,5 136,0 U5ý,2 Tissus et coton 480,9 525,8 371,5 471, 748,6 597,9 663,1 Vêtements et chaussures 227,1 261,7 280,0 302,1 385,6 307,8 229,5 Hauts fourneaux et aciéries 402,1 415,9 480,5 492,9 603,9 391,0 293,8 Autos et camions h82,5 630,9 732,2 533,8 h-l,8 522,7 603,3 Autres produits 2.834,5 2.751,3 3.h00,7 3.428,3 h.217,1 3.654,3 4.195,1 TOTAL 6.234,7 6.252,6 7.507,8 7.167,1 8.537,3 7.705O,0 7.962,3 (Pourcentage de la valeur totale) Produits laitiers et oeufs 1,3 1,3 1,2 1,6 1,h 1,2 1,2 Théh,0 h,2 2,h 1,9 2,2 2,1 2,2 Farine de blé 1,8 1,9 1,8 2,3 1,5 0,2 0,h Boissons alcoolisées 5,6 3,5 h,7 h,h h,3 3,3 2,9 Ciment 3,6 3,8 h,9 l,h 2,1 1,7 2,0 Essence et gas-oil 10,0 9,1 11,7 12,5 10,8 16,h 11,8 Produits pharmaceutiques 1,h 1,h 1,7 1,0 1,h 2,3 3,3 Pneus et chambres à air 1,h 1,5 1,h 1,9 1,3 1,8 1,h Tissus et coton 7,7 8,h 5,0 6,6 8,8 7,7 7,9 Vêtements et chaussures 3,6 h,2 3,7 h,2 4,5 4,0 2,9 Hants fourneaux et aciéries 6,h 6,6 6,h 6,9 7,1 5,1 3,7 Autos et camions 7,7 10,1 9,8 7,5 5,2 6,8 7,6 Autres produits -4,0 h4,3 Jh78 h9h 7,45 TOTAL 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Non compris les importations en provenance des pays membres de 1'UDEAC Source: Commerce Irtérieur, UDEAC, Statistiques générales, 1960-65 Tableau 42: TCHAD (Suite) IMPORTATIONS ERMISTRES, PAR PRODUITS PRINCIPAUX (1960-66) (Quantités: tonnes) Produits 1960 1961 1962 1963 196; 196 1966 Produits laitiers et oeufs 262 301 369 519 419 330 394 Thé 1.062 1.153 863 671 1.008 820 923 Farine de blé 1.929 2.099 2.576 3.157 2.708 454 580 Boissons alcoolisées 4.507 2,071 3.688 3.175 4.685 3.349 2.393 Ciment U.335 11,509 19.901 9.323 12.290 6.438 7.686 Essence et gas-oil 16.668 17.226 29.599 28.376 31.842 32.099 22.399 Produits phamaceutiques 81 78 138 63 113 199 224 Pneus et chambres à air 228 243 273 4h6 300 316 266 Tissus de coton 912 922 727 824 1.203 924 993 Vêtements et chaussures 284 365 438 18 509 361 270 Hauts fourneaux et aciéries 5.019 5.487 6.713 6.415 7.388 4.050 4.585 Autos et camions 1.349 1.724 1.964 1.310 1.044 1.195 2.118 Autres produits 16.963 15.848 24.097 22.911 30.079 26.956 24.287 TOTAL 60.599 59.026 91.346 77.608 93.588 77.491 67.118 / Non compris les importations en provenance des pays membres de 1'UDEAC Source: Commerce Bttrieur, UDEAC, Statistiques,générales, 1960-65 Tableau 43: TCHAD IMPORTATIONS ENRMISTREES - LEUR ORIGINE (1960-66) (Valeur: millions de francs CFA) Origine: 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 France 3.266,8 3.278,7 3.955,5 3.804,3 4.202,0 3.579,7 3.921,9 Marché commun, sauf France 753,2 734,0 791.5 733,3 1.117,8 834,0 841,2 Autres pays africains, sauf ceux de 2/ l'UDEAC 755,1 575, 746,3 675,3 838,3 650,9 71,h Autres 1.459,6 1.664,3 2.014,5 1.954.2 2.379,2 2.640,4 2.727,8 TOTAL 6.234,7 6.252,6 7.507,8 7.167,1 8.537,3 7.705,0 7.962,3 Origine: (Pourcentages de la valeur totale) France 52,4 52,h 52,7 53,1 49,2 46,4 49,3 Marché commun, sauf France 12,1 11,8 10,6 10,2 13,1 10,8 10,6 Autres pays africains, sauf ceux de 1'UDEAC 12,4 9,2 9,9 9,h 9,8 8,5 5,9 Autres 2 3 27,9 34,2 TOTAL 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 _/ Non compris les importations en provenance des pays membres de l'UDEAC. 2/ Non compris les importations en provenance du Cameroun, qui a adhéré à l'UDEAC en 1966. Sources: Commerce Eit»rieur. UDEAC, Statistiques générales, 1960-65, Bulletin mensuel de statistique, février 1967. Tableau h: TCHAD IMPORTATIONS PROVENANT DE PAYS DE L'UDEAC,/ PAR GROUPES DE PRODUITS, 1964-1966 (Quantités: tonnes - valeur: millions de francs CFA) 1964 1965 1966L Q V Q V Q V Produits alimentaires, dont: 18.629,0 1.804,o 14.366,3 1.437,2 21.453,6 1.783,6 Sucre 15.924,0 l.q84,2 12.283,3 1.272,0 18.121,9 1.534,q Thé 148,0 52,3 Bière 925,6 75,3 1.400,7 14i,1 Boissons non-alcoolisées 1.708,0 128,8 267,h 11,9 346,0 16,5 Café 91,0 36,0 90,0 33,0 226,0 33,2 Fruits 464,0 40,0 360,0 30,0 Autres produits alimentaires h2,0 15,0 hhO,O 10,0 1.211,0 33,0 Matières premières, dont: 6.062,0 91 0 6.400,0 100 0 5.633,4 109 9 Bois 6.062,0 9,C 6.400,0 100,0 5.294, 7, Autres matières premières 339,4 30,5 Combustibles, dont 180 0 13,0 200 18 0 115V 713 Produits pétroliers 100,0 13.0 119,0 7,3 Produits de consommation non durables, dont: 1,1610 5 3 1,284,7 659,9 2.840, 1.033 0 Savon 30,3 601, 1.765,5 Cigarettes 163,0 299,h 221,2 389,1 24h,3 433,0 Voile de coton 332,7 184,0 h2,3 236,7 Vêtements et chaussures ( 418,0 169,9 33,7 25,6 204,9 193,3 Autres 42,0 h,7 95,8 15,6 182,1 29,5 Produite manufacturés, dont: 16,8 4h,6 18 1 298 2 89 2 Motos et bicyclettes ( 19, ,,6 avagen de m6bm ( 19,0 16,8 25,2 5,h 242,1 53,0 AutreL2 35,3 74711,7 61,4 Total 26.c5o,0 2.hh0,1 22.380,9 2,2h0,6 31.056,0 3.084,4 Voir notes à la fin du tableau Source: Office de Statistiques de 1'UDEAG, à Brazzaville. Table hh: TCHA (suite) IPOI'ATIONS PROVENMAT DE PAIS DE L'tUDEAC- PAR GROUPES DE PRODUITS, 196h-1966 (Pourcentages de la valeur totale) 1964 1965 1966 Produits alimentaires, dont: 739 62 Sucre tI97 Thé 1,7 Bière 3,4 3,7 Boissons non alcoolisées 5,3 0,5 0, Café 1,5 1,7 1,1 Fruits 1,6 1,3 Autres produits alimentaires 0,6 0,4 1,1 Matières premières, dont: 3,7 3 6 Bois 3,7 Autres matières premières 1,0 Combustibles, dont: 0 0 8 Produits pétroliers 0,0 0,2 Produits de consommation non durables, dont: 21,2 29 h 33 Savon 1,7 2,0 Cigarettes 12,3 17,4 lh,0 Voile de coton 8,2 7,7 Vêtements et chaussures ( 7,0 1,1 6,3 Autres 0,2 0,7 0,9 Produits manufacturés, dont: 0,70 8 2 9 Motos et bicyclettes 81, Ouvrages de métaux ( 0,7 0,2 1,7 Autres 030 Total 10000 10000 j L"Union 5ouanière Ruatoriale", du fait de l'Adhésion du Cameroun le ler janvier 1966, est devenue l'I"Union Douanière et &onomique de l'Afrique Centrale". 2/ Cette rubrique couvre principalement les biens de consommation durables et autres produits manufacturés. 3/ Y compris importations en provenance du Cameroun. k/te: Les totaux ne sont pas toujours l'addition exacte des chiffres, ceux-ci aymnt été arrondis. Source: Office de Statistiques de 1'UDEAC à Brazzaville, et Bulletin Mensuel de Statistique du Tchad, février 1967 Tableau 45: TCHAD EXPORTATIONS ENREGISTREES - PAR GROUPES DE RODUITS (1960-66)Y (valeur: millions de francs CFA) Groupe 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Produits alimentaires 796 704 772 948 806 928 Matières premières 36 27 36 57 47 63 Carburants et lubrifiants2/ 99 38 161 26 167 238 Produits semi-finis 2.267 h.h68 3.089 4.458 5.325 5.336 Biens de consommation durables 3 5 1 8 16 7 Biens de consommation non durables 54 hi 66 92 159 126 Biens d'équipement 16 9 h3 16 24 2h TOTAL 3.271 5.292 4.178 5.605 6.544 6.722 (Pourcentages de la valeur totale) Produits alimentaires 24,3 13,3 18,5 16,9 12,3 13,8 Matières premières 1,1 0,5 0,9 1,0 0,7 0,9 Carburants et lubrifiantsÎ3,0 0,7 3,8 0,5 2,6 3, Produits semi-finis 69,3 84,1 73,9 79,5 81,h 79,h Biens de consommation durables 0,1 0,1 0,3 0,1 0,2 0,1 Biens de consommation non durables 1,7 0,8 1,6 1,7 2,h 1,9 Biens dlequipement 0,5 0,2 1,0 0,3 _,h 0,h TOTAL 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 Non compris les exportations à destination des pays membres de l'UDEAC. 2/ Il stagit surtout de réexportations. Source: Commerce Extérieur, UDEAC, Statistiques générales, 1960-65. Tableau 46: TCHAD EXPCRTATIONS ENREGISTREES - PAR PRODUITS PRINCIPAUX (1960-66)-v (Valeur: millions de francs CFA) Produits 1960 1961 1962 1963 196_4 965 1966 Animaux sur pied 419,9 297,3 422,8 594,l 466,5 608,1 691,4 Viande fraiche 200,3 32>4,8 187,3 183,0 14l,8 210,2 217,6 Poisson frais 53,9 29,6 36,7 35,9 31,3 24,6 11,3 Cuirs et peaux 215,5 228,4 199,6 l2,5 14i,0 121,6 15i,6 Coton 2.049,1 4.238,4 2.886,0 4.313,5 5.173,0 5.206,8 4.508,6 Gomme arabique 44.,2 20,7 52,0 23,3 37,4 3o,4= 65,0 Arachides 43,8 10,9 31,4 54,1 90,5 7,3 3,4 Tourteaux 4,5 9,3 20,2 20,6 22,9 14,1 22,0 Dattes 3,5 3,9 12,3 24,0 7,9 3,0 9,6 Natron 35,8 22,1 35,9 57,0 46,6 63,3 43,5 Autres 200,4 107,1 293,7 157,3 38,2 433,1 160,1 TOTAL 3.270,9 5.292,5 4.177,9 5.605,3 6.544.,l 6.722,5 5.848,1 (Pourcentages de la valeur totale) Animaux sur pied 12,8 5,6 10,1 10,6 7,1 9,0 11,8 Viande fraîche 6,1 6,1 4,5 3,3 2,2 3,1 3,7 Poisson frais 1,7 0,6 0,9 0,6 0,5 o,4 0,2 Cuirs et peaux 6,6 4,3 4,8 2,5 2,2 1,8 2,0 Coton 62,6 80,1 69,1 77,0 79,0 77,4 77,1 Gomme arabique 1,4 o,4 1,2 o,4 0,6 0,5 1,1 Arachides 1,3 0,2 0,7 1,0 1,4 0,1 0,1 Tourteaux 0,2 0,2 o,5 o,4 0,3 0,2 o,4 Dattes 0,l 0,1 0,3 0,4 0,1 - 0,2 Natron 1,1 0,4 0,9 1,0 0,7 1,0 0,7 Autres 6,1 2,0 7,0 2,8 5,9 6,,5 2,7 TOTAL 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 l00,0 1/ Non compris les exportations à destination des pays membres de l'UDEAC. Source: Commerce Extérieur, UDEAC, Statistiques Générales, 1960-65. Tableau h6: TCHAD (suite) IPRTATIONS ENREGISTREES PAR PRODUITS PRINCIPAUX (1960-61)1/ (Quantités: tonnes) Produits 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 Animaux sur pied 27.119 18.181 22.390 34.661 23.923 28.514 n.d. Viande fralche 2.721 3.492 2.594 1.815 1.511 2.073 1.807 Poisson frais 958 352 hJ. 333 271 232 121 Cuirs & peaux 983 896 722 634 586 611 601 Coton 14.5o5 30.426 20.678 31.361 37.651 38.CE6 32.670 Gomme arabique 598 330 1.089 489 775 584 1.2C. Arachides 975 310 677 1.778 2.575 275 127 Tourteaux 287 745 1.953 1.576 1.613 1.039 1.900 Dattes 192 258 354 601 207 80 249 Natron h.4o9 2.456 h.050 6.411 5.354 6.271 3.985 Autres 2.812 1.7h0 3.719 1.233 5.087 6.826 n.d. TOTAL 55.199 59.186 58.627 80.892 79.553 84.521 78.2822J/ 1/ Non compris les exportations à destination des pays membres de ltUDEAC. 2f Le total est une évaluation. Source: Commerce Extérieur. UDEAC, Statistiques générales, 1960-65. TAELEAU 47: TCHAD EXPORTATIONS ENREGISTREES - LEUR DESTINATION1 (1960-66) (Valeurt millions de francs CFA) Destination 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 France 2.263,2 3.963,8 2.062,6 3.092,3 3.597,1 3.o4o,1 2.856,3 Marché commun (sauf France) 92,9 293,5 U43,5 687,5 687,1 532,8 378,1 Pays africains (autres que /2 ceux de l'UDEAC) 901,0 821,6 1.032,5 1.127,0 1.100,7 1.340,6 1.254,6- Autres 13,8 213,6 639,3 698,5 1.159,2 1.809,0 1.359,1 TOTAL (sauf UDEAW) 3.270,9 5.292,5 h.177,9 5.605,3 6.544,1 6.722,5 5.848, (Pourcentages de la valeur totale) France 69,2 74,9 49,4 55,2 55,0 45,2 48,8 March6 comun (sauf France) 2,8 5,6 10,6 12,3 10,5 7,9 6,5 Pays africaine (antres que ceux de 1'UDEAC) 27,6 15,5 24,7 20,1 16,8 20,0 21,5 Autres 0,4 4,0 15,3 12,94 17,7 26,9 2392 TOTAL (sauf UDEA) 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 /1 Non compris les erportations vers les autres membres de lUDEAC. Ce chiffre ne comporte plus les exportations au Cameroun, ce pays étant alors devrenu membre de l'UDEWC. Sources: Commerce Imtérieur, UDEAC, Statistiques Générales, 1960-65 et Bulletin Mensuel de Statistique, Tchad, fMrrier 1967. TABLEAU 48: TCHAD EXPORTATIONS VERS LES MEKMES DE L'UDEAC SELON PRODUITS ET CROUPES DE PRODUITS (1962-196) (Quantités: tonnes - Valeur: millions de francs CFA) 1962L2 1963 L2 1964 1965 1966v Q V Q V Q V Q V Q V Produits alimentaires 2.623,0 245 3.177,0 297,8 16.4o5,5 932,5 18.369, 1.012,4 5.659,2 398,9 dont: Viande 2.609,0 243,5 3.167,0 296,5 3.669,3 347,0 3.342,0 319,0 3.506,7 342,3 Animaux vivants n.d. n.d. n.d. n.d. 8.712,1 222,0 11.020,0 332,0 1.806,6 33,6 Poisson 14,o 1,8 10,0 1,3 4.024, 363,5 4.007,O 361,4 385,9 23,0 Outillage - - - - n.d* 2,7 nd. 6 0 dont: Postes récepteurs de radio - - - - n.d. 2,7 n.d. 3,8 0,6 3,0 Autres - - - - .0,3 4.001,0 6 1.206,8 5 Total 2.623,0 4593 93 22.370,0 1.076 8 6.9066 40 (Pourcentages de la valeur totale) Produits alimentaires 100,0 100,90 93z8 9, 8O dont: Viande 99,3 99,6 34,9 29,6 74,3 Animaux vivants - 22,3 30,8 7,3 Poisson 0,7 0,4 36,6 33,6 5,0 Outillage - -0j3 O 4 1 dont: Postes récepteurs de radio - 0,3 0,I4 0,7 Autres - - Total 100:0 10020 100,0 100,0 100,0 /1 LiuUnion Douanière Equatoriale", du fait de 1' adhésion du Cameroun, le 1er janvier 1966, est devenue 1'"Union Douanière et Amnaomique de l'Afrique Centrale". L Sauf exportations vers la République Centrafricaine, dont la mission nia pu obtenir les chiffres. Sauf exportations vers le Camreun. Sources: Bureau de Statistiques Générales a Brazzaville et Bulletin Mensuil de Statistique, Fort-Lamy, février 1967. TABLEAU 49: IUHAD EXPORTATIONS ET IMPORTATIONS VIS-A-VIS DES AUTRES MEMBRES DE LIUDEAC (1962-1966) (Quantités: tonnes - Valeur: millions de francs CFA) 1962 1963 1964 1965 1966 EXPORTATIONS SELON Q V Q - Q1_ Q _ DESTINATION Congo 2.306,0 214,3 2.646,0 245,8 2.833,2 263,3 2.304,0 213,8 1.405,6 138,3 République Centrafricaine 16.908,0 664,8 19.131,0 771,3 3.545,6 129,1 Gabon 317,0 31,0 531,0 52,0 664,2 65,4 935,) 91,7 1.325,3 161,8 Total 2¯MT_ W- M77 1 0 MM ~7 è6 6 IMPORTATIONS SEIDN ORIGINE Congo 16.667,0 1.929,6 13.255,7 1.738,0 19.807,9 2.096,1 République Centrafricaine 9.384,o 51o,5 9.125,2 502,6 5.980,2 606,4 Gabon / 2.837,0 28,3 Cameroun / 2.430 9 353,6 Total 6--MrT 2.u0, T3. (Pourcentages de la valeur totale) EXPORTATIONS SELON DESTINATION dongo 87,4 82,5 26,5 19,8 30,0 République Centrafricaine 67,0 71,6 28,0 Gabon 12,6 17,5 6,5 8,6 35,2 Camervun 13 6 8 Total _,5 IMPORTATIONS SELON ORIGINE Congo 79,1 77,6 68,0 République Centrafricaine 20,9 22,4 19,7 Gabon / 0,9 Cameromun 11 h TotalID-1Çõ /1 Non compris donne8- relatives à la République Centrafricaine. L Le Tchad n'a rien importé du Gabon en 1964 a en 1965. /3 Devenu membre de 1 UDEAC au début de 1966, l Cameroun apparaft à partir de cette anée-là. Non compris 150 m=lions de francs de produits réexport6s par les destinataires. 1 Non oempris 837 millions de francs de produits que les pays d9origine ont réexportUs an Tchad. __ Sources: Bureau de Statistiques Gknerales, à Brazzaville et Bulletin Mensuel de Statistique, Fort-Laug, No. de février 1967. Tableau 50: TCHAD NCMERE D'ELEVES DES ECOLES TECHNIQUES ET PROFESSIONNETLES (1966-67) Nombre d2élèves 1. Iycée technique commercial (Fort--LanW) Premier cycle 109 Deuxième cycle 17 2. Lycée technique industriel (Fort-Archambault) Premier cycle 68 Deuxième cycle 40 3. Ecole Nationale d'Administration 57 4. Ecole Nationale des Travaux Pbies 32 5. Ecole Nationale de Télécommurnications 23 6. Eoole de sootecbnie (Fbrcha) 21 7. Ecole dfAgriculture (Ba-Illi) 18h 8. E*ole dfInfirmires 106 Total 657 Source: Projet de rapport de la Mission de la Banque chargée dtêtudier itéducation nationale. Tableau 51: TCHAD POURCENTACE DES ENFANTS DES DX SMS SUIVANT L'ENSEIG9EENT FRIMAIRE-/ (1966-67) Préfectures Préfectures P o u r c e n t a g e a Garçons Filles Total Logone Occidental 99 23,8 61,4 Logone Oriental 96,1 20,7 58,h Moyen Chari 87,1 23,0 55,o Tandjile 70 11,1 40,5 Mayo-Kebbi 51,5 6,h 28,9 Ghera 48,7 8,6 28,7 Ghari-Baguirmi 30,6 lh,7 22,6 Salamat 22,1 7,1 14,6 B.E.T. 10,8 1,8 6,3 Kanem 8,4 2,2 5.,3 Batha 6,1 1,5 3,8 Ouadda 5,7 1,9 3,8 Lai 5,5 1,6 3,5 Biltine h,7 11,o 2,8 Total h5,0 140 28,0 %/ Y compris élèves ayant dépassé 1âge normal. Source: Projet de rapport de la mission de la Banque chargée d'étudier l'éducation nationale. TAELEAU 92: TCHAD NOMHME D'ENFANTS D'AGE SCOLAIRE (1960-1980) milliers Ages 196o 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1975 1980 5 83,5 85,3 87,1 89,G f1,1 93,2 95,3 97,5 99,8 102,3 104,7 116,3 131,6 6 81,4 82,9 84,6 86,3 88,2 90,1 92,1 94,2 96,5 98,7 101,2 113,0 127,6 7 79,4 80,8 82,3 83,9 85,6 87,4 89,3 91,3 93,3 95,6 97,9 109,9 123,8 8 77,5 78,8 80,2 81,7 J33,3 84,9 86,7 88,6 90,6 92,6 94,9 106,9 120,2 9 75,7 76,9 78,2 79,6 81,1 82,6 84,3 86,1 88,o 90,0 92,1 103,9 116,8 Total (5 à 9 ans) 397»5 404,7 412,4 420,5 429,3 438,2 447,7 457,7 468,2 479,2 490,8 550,O 620,0 10 74,7 75,0 76,2 77,5 79,0 80,4 82,1 83,8 85,6 87,5 89,5 101,0 113,5 il 72,3 73,3 74,4 75,6 77,0 78,4 79,9 81,6 83,3 85,1 87,0 98,2 110,2 12 70,5 71,6 72,7 73,8 75,0 76,4 77,9 79,3 81,0 82,8 84,6 95,3 107,1 13 68,9 69,9 71,0 72,1 73,2 74,5 75,8 77,3 78,8 80,5 82,3 92,6 104,1 14 67,4 68,3 69,2 70,4 71,5 72,7 73,9 75,3 76,8 78,3 80,0 89,9 101,1 Total (lo à 14 ans) 353,8 358, 363,5 369,4 375,7 382,4 389,6 397,3 405,5 414,2 423,4 !77 536,0 15 65,9 66,9 67,8 68,7 69,9 71,0 72,3 73,5 74,9 76,3 77,9 87,2 98,1 16 64,5 65,4 66,4 67,4 68,3 69,4 70,5 71,9 73,1 74,5 75,8 84,5 95,2 17 53,2 64 0 64,9 64,9 66,9 67,9 69,o 70,0 71,4 72,5 73,8 81,9 92,5 18 61,9 62,6 63,4 64,4 65,4 66,4 67,5 68,5 69,5 70,8 71,8 79,4 89,9 19 60,6 61,4 62,2 63,0 63,9 65,0 65,9 67,o 68,0 69,o 70,2 77,0 87,3 Total (15 à 19 ans) 306._ 320.3 324,7 328,4 334,4 339p7 345,2 350,9 356,9 363»1 369,5 41oo 463,0 TOTAL GMERAL (5 à19 ans) 1.057,4 1.083,1 1.100,6 1.118,3 1.139,4 1.160,3 1.182,5 1.205,9 1,230,6 1,256,5 1,28t. 1.-370 L619,o Source: Projet de rapport de la mission de la Banque charg6e d'étudier l'éducation nationale. TABLEAU 53: TCHAD NOMBRE DIELEVES DANS LES ECOLES SEOONDAIRES GENEAILES DE L-1MíSEIGNEENT PUBLIC (1947-1967) Année scolaire 1947-h8 7h 74 74 1948-49 h 29 73 73 1949-5o 32 15 47 47 1950-51 42 28 7 77 77 1951-52 57 28 24 7 116 116 1952-53 49 43 24 22 138 138 1953-54 57 hh 3h 29 164 164 1954-55 77 55 39 42 213 213 1955-56 105 66 59 33 263 18 18 281 1956-57 134 82 51 ho 307 6 15 21 328 1957-58 186 118 78 51 433 14 15 29 462 1958-59 349 17h 114 73 710 20 23 43 753 1959-6o 386 316 116 103 971 33 20 53 1.024 1960-61 391 355 267 159 1.172 58 23 3 84 1.256 1961-62 532 ho6 351 280 1.569 51 49 10 110 1.679 1962-63 1.070 516 382 342 2.310 143 55 15 213 2.523 1963-64 1.332 1.045 577 436 3.390 145 98 19 262 3.652 1964-65 1.452 1.102 827 470 3.851 155 117 So 322 4.173 1965-66 1.773 1.390 1.013 725 4.901 177 122 46 345 5.246 1966-67 2.860 1.809 1.3h5 1.061 7.075 301 89 91 481 7.556 1970-71 (pmojectkm) 2.330 2.100 1.930 2.035 8.395 608 572 450 1.630 10.915 Source: Pz#jet -de rapport de la miss,on de la Banque chargée diétudier 16dacation nationale. Tableau 54: TCHAD LIASSISTANCE TECHNIQUE AU TCHAD EN 1967 CRIGINE ET NATUJRE Origine et nature Nombre Gouvernement français - Total 641 Education (enseignants) 292 Santé 72 Travaux Publics 57 Postes et Télécommunications 34 Agriculture 30 Justice 16 Défense 16 Elevage 13 Trésor 13 Eaux et Forets 9 Travaux ruraux 9 Finances 7 Douane s 7 Mines 7 Assistance sociale 6 Cadastre 6 Impor tations 6 Police 5 Attaché à la Présidence 4 Economie 4 Planification 4 Police 4 ATEC (réseau routier) 3 Personnel de secrétariat des services publics 2 Travail 2 Intérieur 2 Alphabétisation 2 Journalisme 2 Lutte contre les oiseaux déprédateurs 2 Statistiques 2 Caisse de Stabilisation des Prix du Coton 1 Affaires Etrangères 1 Service public 1 Gouvernement des Etats-Unis - Total 38 Centre d'hygiène scolaire 5 Progr amme de travaux publics 2 Programme de protection publique 2 Rougeole - variole 2 Corps de la paix - Total 27 Santé publique (13) Vulgarisation agricole ( 8) Professeurs d'enseignement secondaire ( 6) Tablegu 54: TCHAD L'ASSISTANCE TECHNIQUE AU TCHAD EN 1967 CIGIIE ET NATURE (suite) Nations Unies - Total 30 Assistance technique des Nations Unies ILO 2 FAO RS 2 UNESCO 2 Télécommunications 2 Union Postale 1 PNUD PNUD 1 FAO 1 UNESCO 3 Programmes réguliers OIT 3 FAO Hydrologie 1 RS 2 Autres programmes PAM/FAO 1 FISE/UNESCO 3 PAM 1 Source: Ministére du Plan et des Transports du Tchad.

Informations clés
Type de document Pre-2003 Economic or Sector Report
Date
Pays Tchad
Source worldbank_document