Document de la Banque mondiale A USAGE OFFICIEL Rapport No: 19212 RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC DEUXIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT FORESTIER (Prêt 3156 - MOR) Le 27 avril 1999 Département du Développement rural, de l'Eau et de l'Environnement Région Moyen-Orient et Afrique du Nord Le présent document fait l'objet d'une diffusion restreinte. Il ne peut être utilisé par ses destinataires que dans l'exercice de leurs fonctions officielles et sa teneur ne peut être divulguée sans l'autorisation de la Banque mondiale. TAUX DE CHANGE Unité monétaire: Dirham marocain (DH) Estimation de la moyenne annuelle (1988): 1 $EU = 8,25 DH Taux de change officiels (DH pour 1 $EU) Année Moyenne annuelle 1989 8,49 DH 1990 8,24 DH 1991 8,71 DH 1992 8,54 DH 1993 9,30 DH 1994 9,20 DH 1995 8,54 DH 1996 8,71 DH 1997 9,53 DH 1998 9,53 DH POIDS ET MESURES Système métrique EXERCICE BUDGETAIRE DE L'EMPRUNTEUR Jusqu'en 1995 : 1 janvier - 31 décembre Depuis 1996: 1 juillet - 30 juin ABREVIATIONS ET ACRONYMES AEFCS Administration des eaux et forêts et de la conservation des sols DPDF Deuxième projet de développement forestier FAO-CP Programme de coopération FAO-Banque mondiale IAV Institut agronomique et vétérinaire Hassan II MCEF Ministère chargé des eaux et forêts RA Rapport d'achèvement SSE Service du suivi et de l'évaluation TRE Taux de rentabilité économique Vice-Président: Kemal Dervig Directeur des Opérations: Christian Delvoie Directeur du Groupe: Doris Koehn Chargé du Projet: Idah Pswarayi-Riddihough TABLE DES MATIERES No. de Page P réfa c e ................................................................................................................................................................ i Résum é de l'évaluation .................................. ............................................................................................ ii PARTIE I EVALUATION DE L'EXECUTION DU PROJET.............................. A. D éclaration et évaluation des objectifs....................................................................................................... 1 B. Réalisation des objectifs du projet ........................................................................................................... 3 C. Principaux facteurs ayant affecté le projet................................................................................................. 8 D . Pérennité du projet....................................................................................................................................... 9 E. Perform ance de la Banque .......................................................................................................................... 10 F. Perform ance de l'Emprunteur ................................................................ ........... ............ 10 G. Evaluation du résultat global ..................................................................................................................... 11 H . Interventions futures................................................................................................................................... 11 I. Principaux enseignem ents tirés de l'expérience. ..................................................................................... 12 PARTIE I[: ANNEXES STATISTIQUES...................................................................................................... Tableau 1. Résum é des évaluations................................................................................................................ 14 Tableau 2. Prêts/crédits apparentés à la Banque ........................................................................................... 15 Tableau 3. Calendrier du projet....................................................................................................................... 16 Tableau 4. D écaissem ents du prêts/crédit : Cumulés, Estim és et Réels ...................................................... 16 Tableau 5. Indicateurs clés de la m ise en oeuvre du projet.......................................................................... 17 Tableau 6. Indicateurs clés de l'exploitation du projet................................................................................ 18 Tableau 7. Etudes incluses dans le projet..................................................................................................... 18 Tableau 8a Coûts du projet............................................................................................................................. 19 Tableau 8b Financement du projet................ ................................ ................. ................ 20 Tableau 9. Coûts et bénéfices économ iques................................................................................................ 20 Tableau 10 Statut des clauses juridiques..................................................................................................... 21 Tableau 11 Conform ité aux directives du M anuel des Opérations ........................................................... 23 Tableau 12 Ressources de la Banque : Personnel ..................................................................................... 23 Tableau 13. Ressources de la Banque : M issions......................................................................................... 24 A n n ex es :............................................................................................................................................................. A. Aide-m ém oire de la m ission ...................................................................................................................... 25 B. Contribution de l'Emprunteur au RA ..................................................................................................... 41 Carte : IBRD 21506 Rapport d'achèvement Prêt 3156-MOR Deuxième Projet de développement forestier RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC DEUXIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT FORESTIER (Prêt 3156-MOR) Préface Ceci est le Rapport d'achèvement (RA) du Deuxième projet de développement forestier (DPDF) qui a fait l'objet du Prêt 3156-MOR pour un montant équivalent à la contre-valeur de 49 millions de dollars des Etats-Unis au Royaume du Maroc. Le Prêt a été signé le 15 juin 1990 et est entré en vigueur le 11 novembre 1990. Le Prêt a été clôturé le 30 juin 1998, soit deux ans après la date originale de clôture. Au 29 décembre 1998, le total des décaissements s'élevait à 41.8 millions de $EU. Un montant de 6.2 millions de SEU a été annulé en octobre et décembre 1998. La version préliminaire du RA a été préparée par le Programme de coopération FAO-Banque mondiale :FAO-CP) pour le compte du Département du développement rural, de l'eau et de l'environnement (MNSRE) de la Banque mondiale. Le rapport est basé, entre autres choses, sur les informations contenues dans les dossiers du projet et les rapports de supervision, sur les conclusions des visites de terrain, et sur les discussions avec des représentants de la Banque mondiale et du Ministère chargé des eaux et forêts (MCEF). La mission d'achèvement s'est déroulée du 14 septembre au 2 octobre 1998. La contribution de l'Emprunteur au rapport a consisté en la préparation d'un rapport d'activités, la participation aux visites de terrain et l'élaboration des commentaires présentés à l'Annexe B du rapport. i Rapport d'achèvement Prêt 3156-'OR Deuxième Projet de développement forestier RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC DEUXIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT FORESTIER (Prêt 3156-MOR) Résumé de l'évaluation Introduction 1. Le présent rapport a pour, but d'évaluer le Deuxième projet de développement forestier. Le projet a été conçu comme une suite logique à des projets antérieurs au Maroc ; dès lors sa conception a pu intégrer les améliorations réalisées et les enseignements tirés d'expériences antérieures. Les opérations de prêts du Groupe de la Banque mondiale au Royaume du Maroc ont commencé en 1965, et celles comportant une composante consacrée au secteur forestier à la fin des années 70. Avec le soutien actif de la Banque, le Maroc a attribué un degré de priorité croissant à la gestion de son patrimoine forestier et de ses ressources naturelles au cours des deux dernières décennies. Plus particulièrement, la Banque a appuyé le développement de ces secteurs dans le cadre de plusieurs projets, dont notamment les projets suivants: Fès-Karia-Tissa - Année fiscale (AF) 1979, Loukkos - AF 1980, Gharb-Mamora - AF 1982 (Projet de développement forestier 1)- AF 1982, Oulmès-Romani - AF 1983 et Deuxième Projet de développement forestier - AF 1990 ; récemment, le projet d'aménagement du bassin versant de Lakhdar a été négocié. La réalisation de ces projets a été jugée satisfaisante sur le plan technique, ce qui illustre la priorité attribuée par le Gouvernement au redressement des problèmes liés à la dégradation des sols et à l'amélioration de la gestion des ressources naturelles. Objectifs et composantes du projet 2. Objectifs du projet. Les objectifs de développement du projet étaient les suivants : renforcer la planification et la politique forestières ; maintenir et améliorer le potentiel forestier ; et satisfaire les besoins nationaux en bois tout en protégeant les bassins versants et en répondant aux autres demandes du secteur comme par exemple le pâturage des troupeaux. Pour atteindre ces objectifs le projet visait à : (a) promouvoir une gestion et un développement des ressources forestières du Maroc permettant de respecter l'environnement et (b) préparer et tester les composantes d'un programme national d'aménagement de bassins versants destiné à combattre l'érosion dans les zones de collecte des eaux. 3. Composantes du projet. Le projet comportait les trois grandes composantes suivantes: (a) planification forestière, comprenant un inventaire forestier national, un plan national de reboisement, des plans d'aménagement forestier, et un programme de délimitation forestière ; (b) opérations forestières, comprenant la régénération de forêts naturelles, l'établissement de plantations, l'aménagement de bassins versants, l'aménagement sylvopastoral, la construction et réhabilitation de pistes forestières, ainsi que des activités financées par les communes ; et (c) activités de support, comprenant la protection de la nature, la recherche forestière, la réhabilitation de logements du personnel, l'achat d'équipements, la formation et l'assistance technique. Les objectifs du projet étaient réalistes et réalisables. ii Rapport d'achèvement Prêt 3156-MOR Deuxième Projet de développement forestier Expérience et résultats de la mise en ouvre 4. Objectifs du projet. Le projet a atteint ses objectifs et mérite une note satisfaisante, la qualité des réalisations du projet étant jugée satisfaisante et le coût total du projet conforme aux estimations établies à l'évaluation. Le projet a atteint ses objectifs environnementaux, de politique de développement, de développement du secteur privé, ainsi qu'un grand nombre d'objectifs quantitatifs. Les taux de réalisation des principales composantes ont été satisfaisants. 5. Lors de la revue du projet à mi-parcours, des ajustements ont été apportés à certains objectifs afin de tenir compte de l'expérience acquise au cours des trois premières années de sa mise en uvre. Ces ajustements ont porté en particulier sur : (i) une extension de deux ans de la durée du projet afin de lui permettre d'atteindre un plus grand nombre d'objectifs ; (ii) les programmes de plantation et de gestion des parcours qui ont été réduits afin de tenir compte des problèmes techniques rencontrés au départ ainsi que des trois années de sécheresse qui ont suivi ; et (iii) la mise en uvre des activités de la sous-composante communale a été ralentie et les objectifs ont été ajustés afin de tenir compte des contraintes budgétaires du MCEF. 6. Impact du projet. Il faudra un certain temps pour que tous les avantages du projet se matérialisent. L'impact à long terme dépendra du degré d'engagement des bénéficiaires vis-à-vis de la maintenance des travaux. Le MCEF est conscient de l'importance de ces entretiens et la politique actuelle d'appui à la participation du secteur privé aux opérations de production permettra au Département des forêts de concentrer ses ressources limitées sur à un nombre moindre d'activités prioritaires. La responsabilité de la maintenance des forêts et des parcours (à la fois sur les terres privées et domaniales) devrait incomber en partie aux populations locales bénéficiaires. 7. Pérennité. Comme les réalisations du projet sont de bonne qualité, leur pérennité dépendra de la qualité et de la régularité des travaux d'entretien. Le Département des forêts dispose de ressources adéquates pour assurer le financement de ces activités ; dès lors, le facteur clé sera la priorité accordée à la maintenance des réalisations antérieures par rapport aux nouveaux investissements. Au cours des deux dernières années, le MCEF a montré qu'il était conscient de l'importance des activités de maintenance en financant les travaux sylvicoles dans les jeunes plantations. 8. Performance de la Banque. La performance de la Banque est jugée satisfaisante. Le projet comportait des investissements prioritaires du programme quinquennal d'investissement 1991-1995 de la Direction des eaux et forêts et de la conservation des sols', investissements qui étaient également en conformité avec les priorités de la Banque mondiale pour le secteur forestier. Le projet a été bien préparé et les enseignements tirés de projets antérieurs utilisés à bon escient. Le financement pour la préparatior du projet a été adéquat et la préparation et l'évaluation se sont déroulées sans problème. Toutefois, un plus grand soin aurait pu être apporté à la préparation des composantes nécessitant la participation des populations locales et à la sous-composante communale. La continuité au niveau du personnel de la Banque et la régularité des missions de supervision ont permis d'assurer l'assistance technique, administrative et financière nécessaire à l'équipe du projet. Par ailleurs, ces missions régulières ont développé un haut niveau de confiance et de coopération entre la Banque et le Gouvernement. Cette relation de confiance a été des plus utiles pour assurer au MCEF l'appui dont il avait besoin pour obtenir les approbations des Ministères de l'intérieur et des finances sur des questions cruciales. La « Direction des eaux et forêts et de la conservation des sols » (DEFCS) a été transformée par la suite en « Administration des eaux et forêts et de la conservation des sols » (AEFCS) et plus récemment portée au rang de «Ministère chargé des eaux et forêts » (MCEF). iii Rapport d'achèvement Prêt 3156-MOR Deuxième Projet de développement forestier 9. Performance de l'Emprunteur. La performance de l'Emprunteur peut également être qualifiée de satisfaisante. Le Département des forêts a doté le projet d'un personnel suffisant et une partie importante de son personnel, aux niveaux central, régional et local, a progressivement été impliquée dans la mise en ouvre du projet. Toutefois, le MCEF a rencontré certaines difficultés à recruter des experts non-forestiers. D'autre part, en dépit de graves contraintes budgétaires, le MCEF a mis à la disposition du projet une part importante des budgets prévus. 10. Evaluation économique. Lors de l'évaluation du projet, le taux de rentabilité économique (TRE) global avait été estimé à 39 %. Cette estimation se basait sur les TRE calculés pour chacune des opérations consacrées au secteur forestier : de 15 % pour l'aménagement sylvopastoral à plus de 50 % pour la régénération de forêts naturelles. A l'achèvement du projet, les estimations des TRE sont inférieures quoique toujours satisfaisantes. Le TRE des opérations forestières est estimé à 35 %, avec des taux variant de 22 % pour l'établissement des plantations à plus de 50 % pour les activités de régénération de forêts naturelles. Les coûts et avantages des composantes planification forestière, aménagement de bassins versants, aménagements de parcours forestiers et d'activités de support ne sont pas inclus dans l'analyse, parce qu'ils n'ont pu être raisonnablement quantifiés. Les valeurs seuils montrent que les TRE ne sont pas très sensibles aux variations de coûts et de bénéfices. Interventions futures et principaux enseignements tirés de l'expérience 11. Interventions futures. Le budget 1998-1999 du MCEF est suffisant pour financer le programme prioritaire actuel qui comprend des travaux de maintenance. Un Programme forestier national est en cours de préparation et après évaluation par le Gouvernement, une décision sera prise concernant un possible troisième projet forestier. Aucune date ne peut encore être donnée pour ce possible projet. Par ailleurs, les négociations du Projet d'aménagement du bassin versant du Lakhdar ont eu lieu en septembre 1998 et un autre projet relatif à l'aménagement des aires protégées qui pourrait être financé par le FEM est en cours de préparation. A la lumière de l'appui constructif apporté par la Banque à la réalisation des deux projets forestiers antérieurs, il est recommandé que le Gouvernement et la Banque poursuivent cette collaboration bénéfique. 12. Principaux enseignements tirés de l'expérience. L'aménagement des ressources forestières implique une approche intégrée, qui tienne compte des priorités des collectivités locales, du secteur privé, et de l'Etat. A cet égard, et afin de susciter la participation de toutes les parties prenantes chaque projet forestier doit prévoir des incitations visant les objectifs de chacun. Le Gouvernement prépare actuellement une Stratégie forestière qui a déjà incorporé les leçons tirées du Deuxième Projet Forestier. La mise en oeuvre d'un projet implique des consultations permanentes entre de nombreux départements du Gouvernement, le secteur privé, la population impliquée et la Banque. La continuité au niveau des équipes d'exécution est essentielle pour assurer la confiance et les bonnes relations nécessaires au règlement des problèmes en suspens controversés. Convaincre le Gouvernement de l'importance d'une intervention du secteur privé dans le cadre des opérations forestières est nécessaire mais il faut aussi que des changements appropriés de politique soient introduits afin de formaliser et d'institutionnaliser cette intervention. Parallèlement, les discussions avec le secteur privé doivent être poursuivies afin de définir les conditions susceptibles d'attirer un grand nombre d'entreprises dans le but de préparer la voie à une saine concurrence. La continuité au niveau des membres de l'équipe de mise en oeuvre de l'Emprunteur et de la supervision du projet est essentielle à une réalisation efficace du projet. La mise en uvre du iv Rapport d'achèvement Prêt 3156-MOR Deuxième Projet de développement forestier projet a reposé sur une consultation régulière entre les directions centrales, le Gouvernement et les directions régionales. Lorsque des contraintes budgétaires sont à craindre, il est important d'avoir un projet considéré comme étant prioritaire au niveau national et à celui de l'agence d'exécution, comme ce fut le cas pour le présent projet. De cette manière il est possible non seulement de s'assurer que le budget, où du moins une large part du budget, sera disponible, mais également que la réalisation du projet fera partie intégrante des activités normales. En outre, il est important de convaincre l'Emprunteur, dès la phase de préparation du projet, d'arrêter des priorités en matière d'allocation des ressources pendant une période couvrant le cycle c omplet du projet, y compris la période d'entretien. Cet aspect doit encore être amélioré. En ce qui concerne les activités menées sur des terrains collectifs ou privés qui bénéficient directement aux populations locales, la contribution de ces dernières, qu'elle soit financière ou en main-d'uvre, doit être sollicitée et encouragée au niveau de l'ensemble des activités du projet (de l'identification, à l'exécution, et au suivi et évaluation). Cette contribution renforce le sens d'appropriation nécessaire pour motiver la prise en charge ultérieure de la maintenance des travaux et en fin de compte leur pérennité. Les problèmes rencontrés par le Service de suivi et d'évaluation en ce qui concerne la collecte des données, peuvent être attribués à la complexité du système et à l'absence de coordination pour la collecte des données au niveau central et régional ; ils mettent en umière la nécessité d'un SSE simple et coordonné pour être efficace. v RAPPORT D'ACHEVEMENT ROYAUME DU MAROC DEUXIEME PROJET DE DEVELOPPEMENT FORESTIER (Prêt 3156-MOR) PARTIE 1: EVALUATION DE LA MISE EN OEUVRE DU PROJET INTRODUCTION 1. Au Maroc, les forêts et savanes boisées, concentrées dans la partie Nord-Ouest du pays, couvrent 5,8 millions d'hectares de la superficie totale du pays. La quasi-totalité des forêts naturelles et des nappes d'alfa (3,2 millions d'hectares) appartiennent à l'Etat, bien que la tradition reconnaisse généralement aux populations locales un droit de pâturage, dont l'exercice nuit gravement à la régénération naturelle et contribue à dégrader le couvert végétal. Avant la réalisation du Deuxième projet de développement forestier, 40 % seulement du couvert forestier avait fait l'objet d'un inventaire et les effets de la pression démographique et pastorale sur les forêts, dont 20 % ne sont pas encore délimitées, n'avaient pas encore été pleinement pris en compte. 2. Le Gouvernement a commencé à déployer des efforts en vue de s'attaquer à ces problèmes dans le cadre du Premier projet de développement forestier, Gharb-Mamora, Prêt 21 10-MOR, d'un montant de 27,5 millions de $EU, au cours de l'exercice 1982. Dans le cadre des composantes forestières le projets antérieurs de la Banque et du Premier projet de développement forestier, la Banque a contribué à l'introduction et à l'application pilote de nouvelles techniques et pratiques dans l'objectif d'en élargir ultérieurement l'application. Le Deuxième projet de développement forestier a donc été conçu comme une suite logique des projets antérieurs, en tenant compte des enseignements tirés et en mettant l'accent sur l'amélioration du processus de planification et de renforcement institutionnel du Département des forêts. C'est dans ce cadre, que le projet a visé à mettre en ouvre les changements facilitant la participation du secteur privé au programme de plantation et celle des populations locales à la gestion des parcours. A. DECLARATION ET EVALUATION DES OBJECTIFS 3. Objectifs du projet. Les objectifs de développement du projet étaient les suivants: renforcer la planification et la politique forestières; maintenir et améliorer le potentiel forestier; et satisfaire les besoins nationaux en bois tout en protégeant les bassins versants et en répondant aux autres demandes du secteur comme par exemple le pâturage des troupeaux. Pour atteindre ces objectifs le Deuxième projet de développement forestier a visé à: (a) promouvoir une gestion et un développement des ressources forestières du Maroc permettant de respecter l'environnement et (b) préparer et tester les composantes d'un programme national d'aménagement des bassins versants destiné à combattre l'érosion dans les zones de collecte des eaux. Le Deuxième projet de développement forestier a largement repris les investissements prioritaires de la Direction des eaux et forêts et de la conservation des sols présentés dans son Plan quinquennal de développement (1991-1995). 1 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project 4. Composantes du projet. Afin d'atteindre ces objectifs, le projet comportait les compcsantes suivantes : (a) Planification forestière. Dans le cadre de cette composante, le projet a financé l'établissement d'un inventaire national forestier, d'un plan national de reboisement, de plans d'aménagement de forêts, et d'un programme de délimitation forestière ; (b) Opérations forestières. Le projet a appuyé la régénération de forêts naturelles (36.000 ha), l'établissement de plantations (32.000 ha), l'aménagement de bassins versants (y compris le développement de techniques à faible coût sur quelque 10.000 ha), l'aménagement sylvopastoral (travaux sur une superficie de 57.000 ha et plans pour 97.000 ha), la construction (250 km) et la réhabilitation (1.450 km) de pistes forestières, et des activités financées par les communes ; et (c) Activités de support. Dans le cadre de cette composante le projet a financé des activités de protection de la nature, la recherche forestière, la réhabilitation de logements, l'achat d'équipements, la formation du personnel et l'assistance technique. 5. Evaluation des objectifs Les objectifs du projet, tout en étant relativement ambitieux, étaient clairs et conformes au programme global du Gouvernement. Le Deuxième projet de développement forestier reprenait les investissements prioritaires du programme quinquennal de la Direction des eaux et forêts et de la conservation des sols (1991-1995). Le programme était intégré aux investissements prioritaires du Prêt d'ajustement à moyen terme au secteur agricole (Prêt 3001-MOR) et au programme d'investissements ciblés du Gouvernement identifiés dans le cadre du Prêt d'ajustement structurel. Le projet a été considéré comme le meilleur moyen pour généraliser, à l'échelle nationale, les solutions techniques mises au point dans les projets antérieurs et les enseignements tirés de ces projets. 6. Evaluation des risques. Le Rapport d'évaluation avait identifié trois risques. Le premier était l'éventualité d'un taux de croissance des plantations inférieur aux prévisions, compte tenu de l'environnement dans lequel le projet a été réalisé. Afin de minimiser ce risque, le projet a utilisé des plants obtenus par reproduction végétative (clones), cette technologie ayant abouti à des rendements accrus dans d'autres pays. Le projet a également adopté des techniques améliorées de plantation et a accordé un haut niveau de priorité à l'entretien des nouvelles plantations. 7. Le deuxième risque était que l'Etat ne fournisse pas à temps les crédits nécessaires. Afin d'assurer un financement adéquat, le projet a été inclus dans le programme public d'investissements. Le projet a bénéficié d'un haut niveau de priorité et dès lors le budget de l'Etat a mis à la disposition du projet les financements programmés, quoique en 8 ans au lieu des 6 années prévues. 8. Le dernier risque identifié à l'évaluation était que les populations locales refusent de participer et de respecter les dispositions prises en vue de restreindre et d'organiser le pacage dans les zones du projet. Ce risque a été minimisé grâce au dialogue avec les populations concernées et en protégeant les zones nouvellement plantées pendant un temps suffisant pour leur permettre de se développer. Dans l'ensemble, les populations semblent respecter ces restrictions, mais dans certains cas la protection des jeunes plants devra se poursuivre. 9. Les risques survenus au cours de la réalisation du projet et qui n'avaient pas été identifiés ont été les suivants : (i) une sécheresse et des problèmes techniques ayant sérieusement affecté la composante aménagement des parcours ; (ii) un retard au niveau de la révision du décret visant à encourager les plantations privées ; et (iii) le faible taux de participation financière des communes. 2 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project B. REALISATION DES OBJECTIFS DU PROJET 10. Généralités. Dans l'ensemble les objectifs du projet visant à appuyer une gestion soutenable sur le plan de l'environnement au niveau du développement des ressources forestières du Maroc et à préparer et tester les composantes d'un programme national d'aménagement des bassins versants ont été réalisés de manière satisfaisante. La préparation du projet a bénéficié des enseignements tirés de l'exécution du Premier projet de développement forestier (Gharb-Mamora). Les objectifs proposés pour le deuxième projet, quoique considérablement plus ambitieux que ceux du premier, étaient réalistes. Le projet a également bénéficié de l'aide d'un personnel expérimenté qui a largement contribué à la réussite du projet, le Département des forêts ayant fait en sorte que l'équipe ayant collaboré au premier projet soit disponible pour le deuxième projet. i1. Les taux de réalisation des principales composantes ont été satisfaisants, un certain nombre d'activités importantes ayant en fait dépassé les objectifs retenus à l'évaluation. Par contre, les objectifs n'ont pas été atteints en ce qui concerne la composante aménagement des parcours pour des raisons techniques et la sous-composante communale par manque de financement. Les objectifs de la sous-composante délimitation forestière ont été révisés à la hausse lorsqu'il est devenu évident que ceux retenus à l'évaluation seraient dépassés. La qualité globale des résultats du projet est satisfaisante et les coûts totaux du projet sont conformes aux estimations de l'évaluation. Au cours de l'examen à mi-parcours, en octobre 1993, les objectifs de la composante gestion des parcours et de la sous- composante communale ont été ajustés à la baisse afin de tenir compte de leur rythme d'exécution plus lent. Ces objectifs plus restreints semblent avoir été largement atteints. Dans l'ensemble le suivi et l'évaluation du projet ont été satisfaisants. Objectifs physiques, institutionnels, financiers et de développement du secteur privé 12. Planification forestière. L'inventaire forestier et le plan national de reboisement ont été complétés, avec respectivement un retard de trois et de deux ans, les coûts ayant été le double des prévisions. Ce dépassement des coûts peut être attribué à une sous-estimation des coûts lors de la préparation et à des travaux additionnels de cartographie réalisés à la requête du Département des forêts. 13. Le MCEF se propose d'actualiser l'inventaire forestier tous les dix ans, en confiant le travail à un bureau d'études. Les ressources affectées au Service de l'inventaire forestier ont dès lors été maintenues volontairement à un niveau qui lui permette d'en assurer la gestion journalière. L'inventaire forestier et le plan national de reboisement ont déjà servi à la préparation du Programme forestier national et des Plans d'aménagement de forêts. Ces études devraient également s'avérer très utiles pour la programmation des activités futures du MCEF. 14. Des plans d'aménagement couvrant 383.000 ha de forêts délimitées (cèdre, chêne-liège, etc.) ont été préparés au cours du projet, conformément aux objectifs arrêtés à l'évaluation. En outre, des plans d'une superficie additionnelle de 61.000 ha ont également été révisés. Par contre, les plans d'aménagement de plantations n'ont atteint que 70 % des prévisions. Ces plans devraient permettre aux Centres de développement forestier de mettre en oeuvre les programmes de travail prioritaires dans les limites budgétaires disponibles. Les coûts unitaires ont été conformes aux estimations établies à l'évaluation. 15. Le programme de délimitation du domaine forestier a largement excédé les objectifs envisagés. Une superticie de 697.000 ha a été délimitée et 76.000 ha ont été consolidés par rapport à des objectifs 3 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project de 373.000 et 74.000 ha respectivement. Les coûts unitaires ont été nettement inférieurs à ceux estimés lors de la préparation du fait des économies réalisées en sous-traitant la fabrication de piliers, leur transport et la fourniture de main d'uvre. 16. Opérations forestières. La régénération des forêts naturelles a été ralentie au cours des premières années du projet du fait de problèmes techniques. Au cours de cette période, des solutions à un grand nombre de ces problèmes ont été développées ; de ce fait, depuis 1994, le taux de réalisation est passé à 80 % de l'objectif. En 1996 et 1997, les prévisions faites à l'évaluation pour le chêne-liège ont été dépassées et celles pour le cèdre ont atteint 85 %. Les avantages futurs qui résulteront de ces travaux dépendront principalement de leur maintenance, et notamment de la protection des zones nouvellement plantées pendant une période de temps suffisante pour permettre une croissance non perturbée des jeunes plants. A la fin du projet, les coûts unitaires étaient de 30 % inférieurs aux estimations, conséquence vraisemblable de surestimations faites lors de la préparation. 17. Sur les 18.000 ha de plantations d'eucalyptus à croissance rapide prévus dans le cadre du projet dont 7.000 ha en clones, 79 % seulement ont été plantés (14300 ha) dont 10.000 ha en clones. Les retards enregistrés dans la préparation du sol du fait d'un abattage tardif des anciennes plantations et la décision visant à mettre des terrains à la disposition du secteur privé ont été à l'origine de ce taux de réalisation. Les coûts unitaires en fin de projet étaient conformes aux estimations établies à l'évaluation. Les rendements escomptés ne sont que légèrement inférieurs à ceux estimés à l'évaluation: les croissances moyennes pour les parcelles plantées en clones sont actuellement estimées à 14 m3/ha/an au lieu de 15 et 20 m3 et celles pour les plantations issues de semis sont estimées à 10 m3/ha/an au lieu de 11 m3. Pour atteindre des niveaux de rendement tels que ceux estimés à l'évaluation, l'entretien précoce doit être amélioré et l'abattage illicite combattu. Néanmoins, les augmentations de rendement par rapport aux plantations antérieures sont spectaculaires. 18. Les changements au niveau des politiques incitatives axées aux investissements privés, encouragés par le projet, se sont matérialisés dans le cadre de la révision du décret portant création du Fonds national forestier (nécessaire pour encourager le reboisement sur les terres publiques, collectives et privées), promulgué avec un retard de trois ans. La révision du décret a permis, pour la première fois, l'exploitation de terres domaniales pour des activités forestières par des entreprises privées. La première entreprise de ce type, Eucaforest, a déjà planté 5.500 ha d'un programme portant sur 25.000 ha de plantations à croissance rapide d'Eucalyptus camaldulensis, pour la production de bois de pâte. Cette première participation du secteur privé s'avère un succès. Les plantations ont été bien établies, les coûts ont été maintenus sous contrôle et les rendements escomptés sont élevés avec un taux de rentabilité financière anticipé supérieur à 15 %. Le MCEF suit avec attention les progrès d'Eucaforest et assurera un appui technique à l'entreprise si nécessaire. Les résultats ont contribué à convaincre le MCEF de l'importance d'impliquer d'autres entreprises privées dans les activités de reboisement; toutefois, l'application à grande échelle du nouveau décret sera limitée par la disponibilité des terres domaniales sur lesquelles les populations locales n'ont pas de droit d'usage. 19. Au cours de la préparation du projet, il avait été établi que le prix pour le bois d'eucalyptus destiné à la production de pâte et papier, fixé dans le contrat entre la Cellulose du Maroc et le Ministère de l'agriculture était inférieur aux prix du marché. Afin d'aider le Gouvernement à réviser les termes du contrat, une étude de tarification du bois de pâte a été réalisée dans le cadre du projet. Les conclusions de l'étude ont abouti à l'établissement d'un nouveau contrat établissant des prix équitables par rapport aux prix mondiaux de la pâte et du papier. 20. Les objectifs retenus à l'évaluation ont été dépassés pour la composante gestion des bassins versants, en particulier au niveau de la plantation d'arbres fruitiers (137 %) parce que les agriculteurs 4 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project en escomptent une rentabilité élevée, du traitement mécanique et biologique des ravins (121 %) et des reboisements (101 %) du fait des incitations salariales que comportaient ces activités. Au niveau des activités sylvopastorales, 75 % au moins des objectifs ont été atteints. La réticence de certains groupes d'usagers a fait qu'il a été impossible d'atteindre la totalité de ces objectifs. Le projet a été en mesure de développer des techniques à faible coût ; les coûts unitaires finaux se sont en effet situés en dessous des estimations établies à l'évaluation. Suite aux enseignements tirés du présent projet ainsi que de projets financés par d'autres bailleurs de fonds, les projets d'aménagement de bassins versants au Maroc ont commencé à impliquer les populations locales dans la sélection, la programmation, et l'exécution des activités prioritaires. Le nouveau projet financé par la Banque mondiale, Lakhdar, en est un excellent exemple. Lorsque les populations locales affectées tirent des avantages directs des activités, notamment pâture pour le bétail, amélioration de la productivité des terres résultant d'une moindre érosion, recettes tirées des arbres et disponibilité de bois pour usages divers etc, il s'avère que les incitations nécessaires à la gestion et à la maintenance des infrastructures sont en place. 21. La composante sylvopastorale a été élaborée dans le but d'aider au développement d'un aménagement pastoral intensifié visant à produire des aliments de substitution pour le bétail local et compenser la mise en défens des forêts à des fins de régénération naturelle ou de reboisement. Cet objectif devait être atteint par le biais des opérations suivantes : (i) opérations de développement sylvopastoral dans deux régions pour lesquelles des études étaient disponibles, c.-à-d., sur 17.000 ha dans la forêt de Bouhasoussen et 10.000 à Sahel des Doukkala, y inclus 2.000 ha d'eucalyptus plantés en coupe-vent; (ii) renforcement de la ferme semencière pastorale de M'Da ; et (iii) sept études sur le développerment sylvopastoral couvrant au total 97.000 ha plus une étude pilote sur la région des forêts d'arganiers dans une commune rurale choisie à cet effet. Les résultats de cette composante sont inférieurs aux estimations de l'évaluation. Des problèmes techniques ont surgi rapidement, en particulier des difficultés au niveau de la régénération des parcours. En accord avec les missions de supervision, une étude a été confiée l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan Il. Elle a permis de proposer des solutions techniques simples susceptibles d'intéresser les éleveurs qui étaient réticents compte-tenu de la faible rentabilité des itinéraires techniques proposés initialement par le projet. D'autres contraintes ont été identifiées et notamment : l'hostilité des populations locales provoquée par l'absence d'une approche participative au niveau de l'identification et de la sélection des activités de la composante; des sécheresses sévères et le petit nombre de techniciens capables de mettre en uvre une approche participative. Par ailleurs, les études d'aménagement sylvopastoral ont couvert 105.000 ha soit plus que l'objectif qui était de 97.000 ha. Bien que ces études fournissent un grand nombre de données de: base, elles ne proposent pas beaucoup de solutions opérationnelles. D'autre part, la ferme semencière pastorale de M'Da a été réhabilitée et équipée comme prévu, la qualité des semences devant cependant encore être améliorée. 22. La composante a contribué avec succès à: (i) accroître la perception du bien-fondé des activités sylvopastorales; (ii) identifier des techniques simples pouvant être testées et mises en uvre par les populations locales; (iii) introduire l'approche participative aux activités de gestion des parcours; et (iv) démontrer que les groupes de pasteurs peuvent se charger de manière effective de l'aménagement des parcours pour autant qu'ils bénéficient d'un soutien adéquat des services régionaux et locaux. 23. Les programmes de pistes forestières ont été réalisés de la manière suivante : 277 km contre 250 km de nouvelles pistes ont été construites et 1.236 km contre 1.450 km ont été remises en état. Les coûts réels des travaux ont été de 10 % inférieurs aux estimations de l'évaluation. Dans l'ensemble, la qualité des travaux entrepris a été satisfaisante. La pérennité de ces pistes dépendra toutefois d'une maintenance adéquate. En règle générale, la priorité devra être accordée à la maintenance des pistes existantes plutôt qu'à la construction de nouvelles, en particulier en période de contraintes budgétaires. 5 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project pour ce projet. Par ailleurs, les négociations du Projet d'aménagement du bassin versant de Lakhdar ont eu lieu en septembre 1998 (et approuvées en décembre 1998) et un autre projet : « Aménagement des aires protégées » qui pourrait être financé par le FEM est en cours de préparation. A la lumière de l'appui constructif apporté par la Banque à la réalisation des deux projets forestiers antérieurs, il est recommandé que le Gouvernement et la Banque mondiale poursuivent cette collaboration bénéfique. I. PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS TIRES DE L'EXPERIENCE 49. L'aménagement des ressources forestières implique une approche intégrée, qui tienne compte des priorités des collectivités locales, du secteur privé, et de l'Etat. A cet égard, et afin de susciter la participation, tout projet forestier envisagé devrait comporter des incitations explicites axées à chacune des parties intéressées. A titre d'exemple : les collectivités locales tireraient avantage de pistes forestières améliorées permettant un accès plus aisé et des initiatives de lutte contre les incendies de forêt afin de conserver des pâturages adéquats pour leur bétail ; le secteur privé tirerait avantage non seulement de la capacité de plantations arbustives mais aussi de l'accès à une parcelle de terre commune pour réaliser des gains grâce à la vente des récoltes ; et enfin, le Gouvernement tirerait avantage de l'investissement privé qui couvrirait certains coûts d'investissement et coûts récurrents. Dans le cadre de contraintes budgétaires accrues la nécessité de former des « partenariats » avec d'autres entités est devenue plus apparente si l'on veut assurer la pérennité des opérations forestières. Le fait d'encourager la participation de tierces parties peut contribuer à réduire à la fois les coûts d'investissement et récurrents, permettant ainsi au rôle joué par le Gouvernement d'évoluer en faveur d'une situation où les deux parties prenantes peuvent agir en tant que réalisateurs et gestionnaires au lieu d'être exclusivement des réalisateurs. La nouvelle stratégie actuellement en préparation par le Gouvernement a déjà incorporé certains des enseignements tirés du projet. Ces derniers sont récapitulés ci-après: i. L'exécution d'un projet est largement influencée par des missions de supervision régulière de la Banque. Les missions sont une source importante d'assistance technique qui ne peut pas toujours être facilement obtenue par manque de financement adéquat. La continuité au niveau des principaux cadres composant les missions est également importante car elle renforce la confiance et établit un rapport essentiel lors des discussions portant sur des questions controversées. ii. Au Maroc, la mise en uvre d'un projet forestier doit reposer sur des consultations permanentes entre le Département des forêts aux niveaux central, régional et local, le Ministère de l'intérieur (Conseils communaux), les usagers des forêts, le Ministère des finances, le secteur privé (Cellulose du Maroc) et les missions de supervision de la Banque mondiale. La continuité au niveau de l'équipe d'exécution de l'Emprunteur et de la supervision a été essentielle à la réalisation efficiente du projet. Elle renforce la confiance et établit un rapport essentiel lors des discussions portant sur des questions controversées. i. Convaincre le Gouvernement de l'importance d'une intervention du secteur privé dans le cadre des opérations forestières est nécessaire mais il faut aussi que des changements appropriés de politique soient introduits afin de formaliser et d'institutionnaliser cette intervention. Parallèlement, les discussions avec le secteur privé doivent être poursuivies afin de définir les conditions susceptibles d'attirer un grand nombre d'entreprises dans le but de préparer la voie à une saine concurrence. 12 Implementation Completion Report Second Forestry Development Project Loan 3156-MOR iv. La maintenance des travaux forestiers doit, dès les phases initiales, bénéficier du même niveau de priorité que la réalisation de nouveaux ouvrages afin d'assurer leur pérennité et leurs bénéfices à long terme. Lorsque les opérations forestières sont prises en charge par des entreprises, une clause devrait être intégrée au contrat spécifiant les critères de maintenance visant à maintenir ces bénéfices. v. La continuité au niveau des membres de l'équipe de mise en uvre de l'Emprunteur et de la supervision du projet est essentielle à une réalisation efficace du projet. La mise en uvre du projet a reposé sur une consultation régulière entre les directions centrales, le Gouvernement et les directions régionales. vi. Lorsque des contraintes budgétaires sont à craindre, il est important d'avoir un projet considéré comme étant prioritaire au niveau national et à celui de l'agence d'exécution, comme ce fut le cas pour le présent projet. De cette manière il est possible non seulement de s'assurer que le budget, où du moins une large part du budget, sera disponible, mais également que la réalisation du projet fera partie intégrante des activités normales. En outre, il est important de convaincre l'Emprunteur, dès la phase de préparation du projet, d'arrêter des priorités en matière d'allocation des ressources pendant une période couvrant le cycle complet du projet, y compris la période d'entretien. Cet aspect doit encore être amélioré. vii. En ce qui concerne les activités menées sur des terrains collectifs ou privés qui bénéficient directement aux populations locales, la contribution de ces dernières, qu'elle soit financière ou en main-d'uvre, doit être sollicitée et encouragée au niveau de l'ensemble des activités du projet (de l'identification, à l'exécution, et au suivi et évaluation). Cette contribution renforce le sens d'appropriation nécessaire pour motiver la prise en charge ultérieure de la maintenance des travaux et en fin de compte leur pérennité. viii. Les problèmes rencontrés par le Service de suivi et d'évaluation en ce qui concerne la collecte des données, peuvent être attribués à la complexité du système et à l'absence de coordination pour la collecte des données au niveau central et régional ; ils mettent en lumière la nécessité d'un SSE simple et coordonné pour être efficace. ix. Le nombre limité de journées de formation permanente au cours du projet indique qu'en période d'austérité budgétaire, l'accent se portera davantage sur les autres investissement que sur la formation. La faiblesse des réalisations indique également qu'il est préférable d'arrêter des objectifs plus modestes et plus facilement réalisables. La formation est importante pour renforcer les concepts clés et renouveler les compétences grâce à l'expérience recueillie dans le cadre de la mise en uvre d'un projet et elle doit dès lors être encouragée. PARTIE Il: ANNEXES STATISTIQUES TABLEAU 1: RESUME DES EVALUATIONS A. Réalisation des objectifs Importante Partielle Négligeable Sans objet Politiques macro-économiques Politiques sectorielles Objectifs financiers Développement institutionnel Objectifs matériels Allégement de la pauvreté Questions relatives aux sexes Autres objectifs sociaux Objectifs environnementaux Gestion du secteur public Développement du secteur privé Autres (à spécifier) B. Pérennité du projet Vraisemblable Invraisemblable Incertaine Hautement C. Performance de la Banque Satisfaisante Satisfaisante Déficiente Identification Assistance à la préparation Evaluation Supervision Hautement D. Performance de l'Emprunteur Satisfaisante Satisfaisante Déficiente Préparation Exécution Conformité aux clauses juridiques Exploitation (si applicable) Hautement Hautement E. Evaluation des réalisations satisfaisante Satisfaisante Insatisfaisante insatisfaisante 14 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project TABLEAU 2: PRETS/CREDITS APPARENTES A LA BANQUE Titre du prêt/crédit Objectif Année de Statut l'approbation Opérations antérieures 1. Prêt I602-MOR Améliorer le revenu rural et le bien-être social de 33.900 familles d'agriculteurs AF 1978 Clôturé enjuin Fès-Karia-Tissa dans la zone du projet par le biais d'améliorations de la recherche, services de 1990 Projet agricole vulgarisation, approvisionnement en crédit et intrants, ainsi que par le biais d'investissements aux infrastructures telles que les routes, écoles, formations sanitaires, et alimentation en eau. 2. Prêt 1848-MOR Améliorer les systèmes agricoles prévalant dans les bassins versants du Loukkos AF 1980 Clôturé en Projet de développement en minimisant les effets destructeurs de l'érosion des sols et en relevant le décembre 1988 rural du Loukkos niveau de la productivité agricole et des revenus des agriculteurs défavorisés. Les activités du projet visaient à servir de modèle pour une reproduction à plus large échelle dans la région du Riff. 3. Prêt 1602-MOR Accroître la production de viande, lait et céréales ; relever le niveau des revenus AF 1982 Clôturé en Projet de dévelc ppement et de l'emploi pour les populations rurales ; et redresser la détérioration décembre 1990 agricole du Mo' en-Atlas environnementale des forêts et parcours. et des zones cemrales 4. Prêt 2110 -MOR. Etablir des plantations afin d'accroître la production de bois de pâte pour l'usine AF 1982 Clôturé en Projet forestier-. Gharb - locale ainsi que du bois d'ouvre industriel et du bois de feu pour satisfaire les juin 1990 Mamora besoins ménagers et renforcer la planification et la gestion du secteur. 5. Prêt 2217-MOP. Améliorer les conditions de vie de la population à prédominance rurale vivant AF 1983 Clôturé en Projet de développement sur le périmètre du projet en développant l'agriculture, l'élevage et la foresterie juin 1992 agricole Ou] mes- et en assurant la prestation de meilleurs services sociaux et agricoles. Rommani 6. Prêt 2590-MOR Appuyer la première phase de l'exécution du programme d'ajustement de l'Etat AF 1985 Clôturé en Prêt à l'ajustement du au secteur agricole. Les principaux objectifs du programme visaient à améliorer juin 1987 secteur agricole le taux de la croissance agricole dans les limites des contraintes globales aux ressources publiques. 7. Prêt 2885-MOR Appuyer la deuxième phase de l'exécution du programme d'ajustement à moyen AF 1987 Clôturé en Deuxième prêt à terme du secteur agricole de l'Etat dans le cadre d'un programme général de avril 1992 l'ajustement du secteur restructuration macro-économique. Les objectifs essentiels visaient à agricole encourager une croissance agricole efficace et à contribuer à réduire les déficits du budget et de la balance des paiements à des niveaux gérables. 8. Prêt 3036-MOP Appuyer la mise en place d'institutions efficaces de recherche et vulgarisation AF 1989 Clôturé en Projet Recherche et pour le développement et la dissémination de techniques agricoles améliorées juin 1996 vulgarisation agricoles afin de relever le niveau de la productivité agricole, de la production d'aliments, de l'élevage et des cultures de rapport, ainsi que le revenu des agriculteurs sur l'ensemble du territoire. Opérations suivanIs 1. Prêt 3403-MOR Appuyer la tranche 1991/92 du programme d'investissement au secteur agricole AF 1992 Clôturé en Programme en vue de promouvoir les mesures essentielles de réforme de politique visant à juin 1994 d'investissement au améliorer le processus d'investissement et à renforcer la capacité institutionnelle secteur agricole du MARA et à poursuivre la mise en oeuvre des politiques sectorielles clés. 2. Prêt 3765-MOR Financer une partie du programme d'investissement du Ministère de AF 1994 Clôturé en Deuxième programme l'Agriculture pour une période de quatre ans (1994/1997). juin 1998 d'investissement au secteur agricole 3.. Prêt 3935-MOR Atténuer l'impact de la sécheresse profonde en finançant: (i) les infrastructures AF 1996 Clôturé en Prêt d'urgence a la rurales (eau et routes) afin de générer des revenus ; (ii) les intrants agricoles juin 1998 sécheresse pour restaurer la production végétale; et (iii) les aliments pour bétail afin d'assurer la sauvegarde du cheptel productif. 15 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project TABLEAU 3: CALENDRIER DU PROJET Etapes du cycle du projet Date prévue Date réelle/ Dernière estimation Identification (Résumé analytique du projet) - juin 1986 Préparation - février 1988 Evaluation - février 1989 Négociations - octobre 1989 Lettre de politique de développement (si - - applicable) Présentation au Conseil d'administration 09/01/90 Signature - 15/06/90 Entrée en vigueur - 11/09/90 Déblocage de la première tranche (si applicable) - - Examen à mi-parcours (si applicable) - 08/03/94 Déblocage de la deuxième (et troisième) tranche - (si applicable) Achèvement du projet 30/06/96 30/06/98 Clôture du prêt 30/09/96 30/09/98 TABLEAU 4: DECAISSEMENTS DU PRET/CREDIT: CUMULES, ESTIMES ET REELS (MILLIERS DE $EU) Estimation à Réels Réels en % Date du dernier décaissement l'évaluation des estimations AF 1991 4,0 1,24 31 AF92 13,0 2,38 18 AF93 23,0 6,69 29 AF94 33,0 9,30 28 AF95 42,0 23,84 58 AF96 49,0 32,04 65 AF97 49,0 37,71 77 AF98 49,0 37,71 77 AF99 49,0 41,8 85 30/10/98 16 Implerentation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project TABLEAU 5: INDICATEURS CLES DE LA MISE EN OEUVRE DU PROJET Indicateurs clés de l'exécution Unité Estimés Réels Réels en % Dans RE/Rapport du Président des estimations Délimitation Nouvelle ha 373.000 697.187 187 Consolidation ha 74.000 75.720 102 Plan d'aménagement De base ha 219.000 211.790 97 Simple ha 167.000 171.300 103 Pour les plantations ha 300.000 211.900 71 Révisions ha 61.000 61.300 100 Régénération Cèdre ha 13.370 11.350 85 Chêne ha 5.000 5.374 108 Reboisement ha 18.000 14.285 79 Aménagement des bassins versants Reboisement ha 3.000 3.279 109 Traitement mécanique unités 1.400 1.691 121 Traitement tiologique unités 20.000 20.150 101 Traitement sylvopastoral ha 1.200 900 75 Plantation é'arbres fruitiers ha 10.000 13.739 137 Aménagement des parcours forestiers Bouhassou:sen clôture ha 17.000 6.113 36 fertilisation ha 2.000 0 0 jeunes plants ha 1.000 0 0 arbustes fourragers ha 500 0 0 Sahel des Doukkala ha 10.000 5.112 51 Plans d'aménagement ha 92.000 104.940 114 Investissements communaux Plantations ha 11.110 4.703 42 Régénération ha 14.000 7.340 52 Aménagement des parcours forestiers ha 500 650 130 Stabilisation des dunes ha 370 235 64 Réhabilitation des pistes forestières km 100 139 139 Pistes forestières Nouvelles km 250 277 111 Réhabilitation km 1.450 1.236 85 Maintenance km 2.750 1.765 64 Logement du personnel Réhabilitai ion unités 600 772 129 Maintenance unités 342 306 89 Véhicules 4 x4 unités 88 100 114 Légers unités 10 5 50 Ordinateur s unités 25 16 64 17 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project TABLEAU 6: INDICATEURS CLES DE L'EXPlOITATION DU PROJET Aucun indicateur clé de l'exploitation du projet n'avait été défini dans le RE. L'évaluation économique du projet a été basée sur différentes hypothèses liées aux rendements, aux coûts de production, etc. Ces hypothèses sont évaluées au Tableau 9 et à l'Appendice A. TABLEAU 7: ETUDES INCLUSES DANS LE PROJET Objectif tel que défini Impact de l'étude Etude à l'évaluation/redéfini Statut 1. Inventaire forestier Compléter l'inventaire qui devait Complétée Utile pour la couvrir la totalité des espaces boisés planification avec un intensité donnant une précision d'au moins 85 %. 2. Tarification du bois Etudier les prix fixés par la Direction Complétée Etude mise en uvre des forêts pour les approvisionnements en bois de la Cellulose du Maroc. 3. Etude organisationnelle Etudier la structure organisationnelle Complétée Etude mise en uvre du Département des forêts et proposer des changements organisationnels. 4. Plan directeur de Mettre à jour le Plan National de Complétée Utilisé pour la reboisement Reboisement précédent en se basant planification sur l'expérience acquise depuis 1971 et les inventaires et études réalisés récemment. 5. Plan directeur Préparer un Plan directeur Complétée Utilisé pour la d'aménagement des d'aménagement des bassins versants planification bassins versants couvrant les 22 plus grands bassins versants (153.000 km2) 6. Etude sur le bois de feu Rassembler et analyser les données Complétée Etude partiellement relatives à la situation actuelle et mise en uvre définir un programme d'action. 7. Plans d'aménagement Préparer et réviser les plans Complétée Etude partiellement forestier d'aménagement forestier couvrant mise en uvre respectivement 686.000 ha et 61.000 ha. 8. Plans d'aménagement des Préparer des plans d'aménagement Complétée Etude pas encore mise parcours des parcours couvrant 92.000 ha. en uvre 9. Examen à mi-parcours Evaluation des composantes du projet Complétée Très utile pour la mise à mi-parcours. en uvre du projet 18 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project TABLEAU 8A: COUTS DU PROJET Estimation à l'évaluation Réels/derlière estimalion (000 (000 $EU) $EU)a, Rubriques Monnaie Devises Total Monnaie Devisesb' Total locale localeb Planification forestière 1.Inventaire et plan de 354 1.654 2.008 954 4.457 5.411 reboisement 2.Délimitat on des forêts 2.984 1.687 4.671 2.608 1.475 4.083 3.Plans d'ainénagement de 2.346 494 2.840 2.014 424 2.438 forêts Sous-tota 5.684 3.835 9.519 5.576 6.356 11.932 Opérations forestières 1.Régénération des forêts 10.044 1.573 11.617 6.503 1.018 7.521 naturelles 2.Etablissernent de 16.743 9.100 25.843 11.605 6.307 17.912 plantatiors 3.Aménage ment des bassins 4.778 1.593 6.371 3.040 1.013 4.053 versants 4.Aménage ment des parcours 7.524 2.306 9.830 9.898 3.034 12.932 forestiers 5.Pistes forestières 3.955 2.843 6.798 3.440 2.473 5.913 6.Composante communale 13.107 5.582 18.689 4.866 2.072 6.938 Sous-totai 56.151 22.997 79.148 39.352 15.917 55.269 Activités de support l.Conservation de la nature 612 612 1.224 563 564 1.127 2.Recherche 2.449 1.050 3.499 3.079 1.320 4.399 3.Développement 1.167 146 1.313 1.930 242 2.172 institutionnel et formation 4.Logements et équipements 3.130 2.047 5.177 4.175 2.730 6.905 Sous-total 7.358 3.855 11.213 9.747 4.856 14.603 Coûts totaux du projet 69.193 30.687 99.880 54.675 27.129 81.804 a Estimation au 26/09/1998. b Sur la base des taux moyens en monnaie locale et devises établis à l'évaluation. 19 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project TABLEAU 8B: FINANCEMENT DU PROJET Estimation à l'évaluation (000 $EU) Réel/dernière estimation (000 SEU) Monnaie Devises Total Monnaie Devises Total locale locale Source BIRD 19,3 29,7 49,0 N/D N/D 41.8 Communes'a 18,7 - 18,7 N/D N/D 6,9 Contribution nationale 31,2 1,0 32,2 N/D N/D 31.4 TOTAL 69,2 30,7 99,9 N/D N/D 80.1 a' Répartition entre les coûts en monnaie locale et en devises financés par les communes ne correspond pas aux données du Tableau 8A. TABLEAU 9: COUTS ET BENEFICES ECONOMIQUES2 RA Taux de VANa/ Valeurs seuils rentabilité Coûts Avantages économique (%) (000 DH) (%) (%) Opérations forestières - Régénération +50 149.2 +675 -166 - Etablissement de plantations 21,9 197.2 + 266 - 125 - Opérations communales 36,9 52.0 + 1131 - 475 Sous-total Opérations forestières 35,5 398.4 + 163 - 62 a/ A un coût d'opportunité assumé du capital de 12%. RE Taux de VANb' Valeurs seuils rentabilité Coûts Avantages économique (%) (000 DH) (%) (%) Opérations forestières - Régénération +50 421 + 1.000 -91 - Etablissement de plantations 31 224 + 248 - 71 - Aménagement sylvopastoral 15 11 + 33 -25 Sous-total Opérations forestières 39 485 + 138 - 60 b/ A un coût d'opportunité assumé du capital de 12 %. 2 L'Appendice A présente les hypothèses sous-jacentes à l'analyse économique. Tels qu'illustrés au tableau ci- dessous, les taux de rentabilité économique sont satisfaisants. 20 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project TABLEAU 10: STATUT DES CLAUSES JURIDIQUES Date Date révisée Type de Statut originale d'exécution Description de la clause Commentaires Accord Section clause actuel d'exécution Prêt 4.01(b)(ii) 1 C 30/06/1991 - Soumission du rapport d'audit - 31560 Annexe 9 CP 30/09/1990 - Maintien d'un service de SPS opérationnel mais n'a pas 5.1 planification et de suivi, été en mesure de remplacer composé d'un directeur l'économiste transféré adjoint, d'un spécialiste de la vulgarisation et d'un économiste Annexe 5 C 30/08/1990 - Maintien d'un service visant à Service opérationnel depuis le 52 mettre à jour l'inventaire début du projet ; l'inventaire a forestier été mené à bien Annexe 10 C 30/08/1990 - Etablissement des plans Environ 90 % des superficies 5 3 (a) d'aménagement forestier envisagées ont été complétés, le reste est en cours de réalisation Annexe 10 C - - Soumission des plans En cours 5.3 (b) d'aménagement forestier à la Banque Annexe 10 C - - Mise en uvre des plans Mise en uvre commencée 5.3 (c) d'aménagement forestier pour certains plans Annexe 10 C 30/06/1995 - Etablissement d'un plan Plan complété 5,4 national révisé de reboisement Annexe 12 C 31/12/1992 - Mise en uvre de mesures Près de 5.500 ha ont été 5.5 (a) visant à encourager les plantés par Eucaforest, une activités de reboisement par la filiale de la Cellulose du Cellulose du Maroc et d'autres Maroc entités du secteur privé 5.5(b)(ii) 10 C 31/12/1991 - Etude sur la tarification du Etude réalisée bois pour la Cellulose du Maroc et soumission des propositions à la Banque 5,6 (a) 5 C 30/09/1990 - Affectation d'un socio- Le spécialiste de l'élevage et économiste et d'un spécialiste le socio-économiste sont en de l'élevage au service chargé place de l'aménagement des parcours forestiers 5.6 (b) 5 C 30/09/1990 - Maintien d'un groupe d'étude qui assurera la coordination entre la Direction de l'élevage et la Direction des forêts 5.7 (a) 6 C 30/09/1990 - Etablissement et maintien d'un service de conservation de la nature doté de cinq cadres professionnels 5.7 (b) 5 C 30/06/1992 - Etude de l'organisation du Département des forêts, soumission d'une copie de 21 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project Date Date révisée Type de Statut originale d'exécution Description de la clause Commentaires Accord Section clause actuel d'exécution l'étude à la Banque et mise en uvre de recommandations convenues 5.8 5 CP - - Maintien d'une Division de Aucune date arrêtée. Toutes recherche dotée.d'experts en les spécialisations reprises sur aménagement de parcours la liste sont en place à forestiers, conservation des l'exception du sociologue sols, biométrie, et d'un économiste et sociologue 5.9 (a) 10 CP - - Dans les zones de régénération forestière, prendre des dispositions pour fournir aux personnes qui utilisent à des fms de pâturage le terrain sur lequel lesdites activités doivent être menées, d'autres terrains appropriés pour le pâturage 5.9 (b) 10 CP - - Lorsque l'établissement de Régi par la législation plantations ou les activités d'aménagement des parcours et bassins versants du projet sont réalisés sur des terrains communaux ou privés, prendre des dispositions avec les propriétaires afin de veiller à ce que les activités soient entreprises de manière adéquate et que les propriétaires reçoivent un remboursement adéquat des coûts d'exploitation Statue: C - Conformité 3. Flux et utilisation des fonds du projet CD - Conformité avec retard 4. Financement de contrepartie NC - Non conformité 5. Aspects liés à la gestion du projet ou à son agence d'exécution SOON - Conformité anticipée dans un laps de 6. Clauses environnementales temps relativement court 7. Réinstallation involontaire CP - Conformité partielle 8. Population indigène NYD - Pas encore requis 9. Suivi, examen et établissement de rapport 10. Exécution Type de clause: Il. Allocation budgétaire sectorielle ou intersectorielle ou allocation d'autres ressources 1. Ecritures/audit 12. Réglementation/mesures institutionnelles sectorielles ou intersectorielles 2. Performance financière/création de revenus pour les 13. Autres bénéficiaires 22 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project TableAU 11 : CONFORMITE AUX DIRECTIVES DU MANUEL DES OPERATIONS Numéo ettite dela ireciveDescription et commentaire concernant l'absence de N u m é o et tit e d e l a i re c i v ec o n fo rm ité Dans l'ensemble, le projet s'est conformé aux directives applicables du Manuel des opérations de la Banque. TABLEAU 12: RESSOURCES DE LA BANQUE: PERSONNEL3 Stade du cycle du Prévues Révisées Réelles projet Semaines 000 $EU Semaines 000 $EU Semaines 000 $EU Préparation à n/d n/d n/d n/d 153,0 227,3 l'évaluation Evaluation n/d n/d n/d n/d 21,2 58,8 Négociations- n/d n/d n/d n/d 11,9 34,9 Approbation par le Conseil Supervision 96,7 272,5 - - 109,0 439,94 Achèvement 8,0 29,7 - - 5,0 22,5 TOTALa n/d n/d n/d n/d 300,1 783,4 i Au 30/10/1998. 3 L'infonnation n'a pas été maintenue dans les dossiers dans ce format et les données ne sont dès lors pas disponibles. Le montant réel consacré aux supervisions est nettement supérieur au montant prévu, principalement du fait de l'extenson de deux ans du projet. 23 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project TABLEAU 13: RESSOURCES DE LA BANQUE: MISSIONS Cotation de la perfornance" Stade du cycle du Mois/année Nbre de Jours Spécialisations Statut Objectifs Types de projet personnes terrain représentées exécution de problèmes'" développe ment Jusqu'à l'évaluation N/D N/D N/D N/D - - - Evaluation- N/D N/D N/D N/D - - - Approbation par le Conseil Supervision: Février 1990 2 12 E,F 2 1 B 2 Octobre 1991 2 6 E, F 2 1 P 3 Fév./Mars 1992 2 N/D E, A N/D N/D N/D 4 Juin 1992 2 14 E, F 2 1 T 5 Nov./Déc. 1992 2 12 E, F 2 1 T 6 Mai 1993 2 N/D E, F N/D N/D N/D 7 (EMP) Octobre 1993 3 il E, F, L 2 1 - 8 Mai 1994 2 il E, F 2 1 A 9 Nov.Déc. 1994 2 il E, F, L S S A,B 10 Jan/Fév. 1995 1 N/D E N/D N/D N/D il Mai 1995 2 10 E, F S S A 12 Novembre 1995 1 il E S S S, A 13 Juin/Juillet 1996 3 12 E, F, L S S A 14 Décembre 1996 2 14 E, F S S A 15 Juin/Juillet 1997 3 12 E, F, L S S A 16 Avril/Mai 1998 2 6 E, F S S A N/D: Non disponible EMP: Examen à mi-parcours a/ A: Analyste financier; E : Economiste ; F Forestier; L : Spécialiste de l'élevage b!l Sans problème ou problèmes mineurs; 2 : Problèmes modérés ; 3 : Problèmes majeurs; S Satisfaisant ; U : Insatisfaisant. C' A: Dipsonibilité de fonds communautaires ; B : Dipsonibililté des allocations budgétaires; M : Gestion ; P : Performance financière ; R :Formation; S : Etudes ; T : Assistance technique. 24 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project Appendice A Aide-mémoire de la mission préparatoire I. INTRODUCTION 1. A la demande du Gouvernement marocain et de la Banque mondiale, une mission du Programme de coopération FAO-Banque mondiale5 a séjourné au Maroc afin d'initier la préparation du rapport d'achèvement du second projet de développement forestier (PAF II). La mission dont le travail a été préparé par le Service du suivi et de l'évaluation (SSE) du Ministère chargé des eaux et forêts (MCEF), a travaillé avec les responsables des diverses divisions de ce ministère chargées d'organiser et de contrôler la mise en oeuvre des nombreuses composantes du projet. Des visites rapides ont été organisées dans les forêts d'Ifrane et ë'Azrou dans le Moyen-Atlas et dans la Mamora. Il a été nécessaire de sélectionner quelques composantes et sites particulièrement importants vu l'impossibilité dans le temps imparti de visiter les 22 provinces dans lesquelles le projet a mis en uvre les 19 composantes et sous-composantes. Les conclusions provisoires de la mission, résumées dans cet Aide-mémoire, ont été présentées aux responsables du MCEF lors de la réunion de synthèse tenue le vendredi 2 octobre 1998, sous la présidence de M. S. Clibaâtou, Ministre délégué auprès du Ministre de l'agriculture, du développement rural et des pêches mari(imes, chargé des eaux et forêts IL. OBJECTIFS DU PROJET 2. Les objectifs du projet étaient doubles: promouvoir une gestion et un développement des ressources forestières du Maroc permettant de respecter l'environnement et préparer et tester les composantes d'un programme d'aménagement de bassins versants destiné à combattre l'érosion. Le projet correspondait aux investissements prioritaires du programme quinquennal du MCEF et comportait trois composantes principales: (i) le renforcement de la planification et de la politique forestière; (ii) l'assistance aux opérations forestières en vue de permettre la satisfaction des besoins nationaux en bois et en énergie et de protéger les sols, tout en répondant aux autres demandes telles le pâturage des troupeaux; et (iii) les activités de support. 3. Dans la première composante ont été regroupés l'inventaire forestier national (IFN) de la totalité des espaces boisés, la délimitation de 370 000 ha et la consolidation de 74 000 ha supplémentaires du domaine forestier, la préparation de plans d'aménagement pour 686 000 ha de forêts prioritaires et la révision des plans existants pour 61 000 ha supplémentaires et la préparation du plan directeur de reboisement 4. L'assistance aux opérations forestières comprenait: (i) la régénération des forêts naturelles, 13 400 ha de cèdres et 5 000 ha de chênes-lièges; (ii) l'établissement de 18 000 ha de plantations d'eucalyptus dont 7 000 ha de clones; (iii) des travaux d'aménagement dans les bassins versants du Loukkos et du Lakhdar parmi lesquels: 3 000 ha de reboisement, 10 000 ha de plantations fruitières, 1 200 ha d'aménagements sylvo-pastoraux, 1 400 unités de traitement mécanique et 20 000 unités de traitement biologique; (iv) des aménagements sylvo-pastoraux dans la forêt de Bouhassoussen et à Sahel de Doukkala, y inclus 2 000 ha d'eucalyptus planté en coupe-vent, le renforcement de la ferme semencière de M'Da, sept études de développement sylvo-pastoral couvrant un total de 97 000 ha et une étude pilote sur l'arganier; et (v) la construction de 250 km de pistes forestières et la remise en état de 1 450 km de pistes existantes. A ce 5 Ch. Lauwers, Economiste, Chef de mission, du 14 septembre au 2 octobre 1998 à temps partiel et D. Destremau, Ingénieur des eaux et forêts du 14 au 26 septembre 1998. 25 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project programme s'ajoute celui financé par les Communes rurales et qui avait été estimé à 11 000 ha de plantations, la régénération de 14 000 ha de forêts de cèdre et de chênes-lièges, le développement de 500 ha de parcours forestiers, la stabilisation de 370 ha de dunes et la réhabilitation de 100 km de pistes forestières. 5. Les activités de support ont regroupé: (i) un appui à la protection de la nature par l'établissement de plans d'aménagement de zones protégées et la construction des infrastructures dans deux de ces zones et leur équipement; (ii) le renforcement de la recherche forestière dans les domaines de l'amélioration génétique des essences forestières, de la production de bois de feu, de l'aménagement sylvo-pastoral, de l'aménagement des bassins versants et du traitement sylvicole des jeunes plantations; (iii) une étude sur le bois de feu; (iv) la réhabilitation de 600 maisons forestières et l'entretien de 342 d'entre elles; (v) l'acquisition de 10 véhicules légers, de 88 tout terrain et de 25 postes informatiques; et (vi) le développement institutionnel par la création d'une Unité de planification et de suivi, une étude de l'organisation du département des eaux et forêts, la formation permanente du personnel et un programme de vulgarisation. 6. Lors de la mission de revue à mi-parcours d'octobre 1993, un certain nombre de ces objectifs ont été révisés afin de tenir compte des réalisations des trois premières années. Au cours de cette mission, il a également été discuté de la possibilité pour le Gouvernement de faire une demande de prorogation de la clôture du prêt, ce qui fut fait au moment opportun et permit de retarder la date de deux ans (30 juin 1998). 7. Le coût total du projet avait été estimé à 827 millions de DH (100 millions de $ EU) dont 405 millions de DH (49 millions de $ EU) devaient être prêtés par la Banque mondiale et 155 millions de DH financés par les Communes rurales. Le solde, 267 millions de DH, qui comprenait les droits et taxes estimées à 165 millions de DH, devait être financé par le budget du Gouvernement marocain. 11. RESULTATS OBTENUS PAR LE PROJET 8. Les données collectées par la mission montrent que, globalement, le projet a atteint ses objectifs. En terme de quantités, les prévisions ont souvent été approchées, parfois dépassées. D'autre part, la qualité de ces réalisations est généralement satisfaisante, c'est du moins ce qui ressort des discussions avec les responsables du MCEF et de visites trop rapides sur le terrain. Ce bon résultat doit cependant être nuancé par le fait que deux années supplémentaires ont été nécessaires, que les reboisements n'ont couvert que 79 % des prévisions, que les investissements communaux ont pris un retard important, que le programme d'aménagement sylvo-pastoral a été profondément remanié, que le SSE rencontre de grandes difficultés à collecter les données en temps utiles et qu'à la clôture comptable du projet, un montant de plus de 7 millions de $ EU devra être annulé du fait des retards de décaissements. 9. Bien que la mission n'ait pas encore eu le temps d'analyser l'ensemble des données collectées, il est cependant possible de présenter quelques conclusions préliminaires. Ces conclusions seront regroupées en cinq paragraphes: la planification, les opérations forestières, les activités de support, la composante communale et le suivi-évaluation. La planification forestière 10. L'IFN, terminé avec trois ans de retard par rapport au programme, est de bonne qualité. Son coût a été largement supérieur aux prévisions, ce qui peut s'expliquer par une sous-estimation importante de ce coût lors de la préparation, sous-estimation qui a entraîné un appel d'offres infructueux et par des travaux complémentaires de cartographie qui ont été demandés en cours d'étude. Ces deux arguments permettent également d'expliquer une partie du retard. Les moyens actuels du Service de l'inventaire forestier lui 26 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project permettent de maintenir l'outil en état de fonctionner mais pas de l'actualiser de manière permanente. La solution choisie actuellement est, en effet, de refaire un inventaire tous les 10 ans. 11. Le plan directeur de reboisement, terminé avec un retard d'un an par rapport au calendrier du rapport d'évaluation, représente un outil de travail précieux pour la planification future des activités. Lorsque le Gouvernement aura choisi sa stratégie de développement forestier, ce plan facilitera la programmation des activités de reboisement. 12. Il a été préparé au cours du projet plus de 650 000 ha de plans d'aménagement de forêts soit 88 % des prévisions et 95 % des objectifs révisés. Ces plans sont, en général, de bonnes qualités et devraient permettre aux Centres de développement forestier de mettre en oeuvre les programmes de travaux prioritaires, à condition que le budget nécessaire soit mis à leur disposition. D'autre part, les coûts unitaires en DH recensés sont légèrement supérieurs aux estimations initiales, mais inférieurs aux coûts révisés. 13. Les réalisations en matière de délimitation ont largement dépassé les prévisions initiales et révisées. ElEes ont atteint 697 000 ha alors qu'il avait été prévu 373 000 ha, objectif révisé à 542 000 ha à la revue à mi-parcours. D'autre part, le calendrier a été respecté et les coûts unitaires ont été largement réduits par le recours à de la sous-traitance. Les opérations forestières 14. La régénération des forêts naturelles a connu un début difficile pour ensuite prendre un rythme de croisière de 2 400 ha par an, soit 60 % des prévisions, à partir de l'année 1992. La période initiale a permis de chercher les réponses à un certain nombre de questions techniques que se posaient les techniciens. Il a fallu attendre 1996 et 1997 pour qu'une partie importante du retard soit résorbé. En matière de chêne-liège, les objectifi ont été légèrement dépassés, alors que ceux du cèdre étaient atteints à 85 %. Par rapport aux objectifs révisés, le résultat est inversé, la régénération du cèdre ayant été réalisée à 109 % et celle du chêne-liège à 85 % seulement. La qualité de ces régénérations dépendra beaucoup de leur entretien pendant les premières années et du respect des mises en défens. Les coûts unitaires sont 20 % inférieurs aux prévisions, ce qui résulte peut-être d'une connaissance insuffisante des techniques préconisées lors de la préparation 15. Les superficies reboisées n'ont atteint que 14 300 ha soit 79 % des 18 000 ha prévus. Les principales raisons citées pour expliquer cet écart sont les retards dans l'exploitation des parcelles devant être mises à la disposition des entreprises de dessouchage et la mise à la disposition du secteur privé (para. 16) d'une partie des terrains prévus pour être plantés les deux dernières années du projet. Les coûts unitaires sont 6 % plus élevés que les prévisions mais largement inférieurs aux coûts révisés. Les rendements de ces plantations d'eucalyptus devraient être proches des estimations faites lors de la préparation. Les augmentations provenant du fait que près de 70 % des plantations sont d'origine clonale alors que le projet n'en prévoyait que 39 %, permettront probablement de compenser les baisses prévisibles de rendement du fait de prélèvements délictueux et d'un entretien tardif. 16. La révision de l'Arrêté relatif au Fonds national forestier (FNF) dont l'un des objectifs est d'inciter le secteur privé à investir dans les reboisements n'a été finalisée qu'en 1996, soit avec près de trois ans de retard par rapport aux prévisions. Depuis lors, une société privée, Eucaforest, a déjà réalisé 5 500 ha de plantations clonales et voudrait, dans une première phase arriver à 25 000 ha. Les principales limitations concernent la disponibilité des terrains, souvent grevés de droits d'usage, que l'Administration peut mettre 6 Du fait de l'évolution du taux de change DH-$ EU en cours du projet, l'analyse des coûts unitaires en S EU peut amener à des conclusions légèrement différentes de celle faite en DH. C'est ainsi qu'en S EU les coûts unitaires recensés pour les plans d'aménagement avoisinent les estimations initiales. 27 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project à la disposition du secteur privé et une production de plants clonaux, que le secteur privé juge insuf:isante. Cette première expérience d'implication du secteur privé dans les reboisements peut actuellement être considérée comme un franc succès; les plantations ont bien démarré et les prévisions de rendements sont excellentes. L'Administration forestière suit cette expérience avec attention, veillant à faciliter la tâche de l'opérateur dans toute la mesure du possible. Il est, en effet, très important que ses résultats soient visiblement probants pour que d'autres investisseurs se décident à participer. 17. Dans le cadre de l'aménagement des bassins versants, les réalisations ont dépassé les prévisions en matière de reboisements, de traitements mécaniques et biologiques et de plantations fruitières. Les aménagements sylvo-pastoraux sont restés un peu en retrait (75 %) du fait de la difficulté d'obtenir l'accord des usagers. Les coûts totaux ont été, malgré ces dépassements d'objectifs, largement inférieurs aux prévisions: 68 % de l'évaluation et 83 % de la révision, ce qui fait penser à une surévaluation des coûts unitaires lors de la préparation. Les résultats attendus sont incertains car l'entretien de ces infrastructures qui devrait se faire en collaboration étroite avec les communautés villageoises riveraines risque de poser des problèmes. En effet, ces communautés n'ont pas été consultées au moment où les programmes d'aménagement ont été établis et de ce fait ne se sont pas engagées à participer à l'entretien. Depuis la préparation du PF II, l'approche retenue pour l'aménagement des bassins versants a radicalement changé au Maroc et la participation des communautés villageoises est actuellement au coeur du système. Il serait utile que les forestiers des Arrondissements d'Azilal et de Chefchaouen en collaboration avec leurs collègues des Directions provinciales de l'agriculture assurent un suivi de ces travaux et essayent de convaincre les populations locales de l'intérêt de bien les entretenir. 18. La mise en uvre des aménagements sylvo-pastoraux s'est heurtée à de nombreux problèmes et les réalisations physiques ont été très inférieures aux prévisions surtout au Sahel des Doukkala. C'est en accord complet avec les missions de supervision de la Banque mondiale que les travaux ont été arrêtés. Par contre, les études d'aménagement ont légèrement dépassé les superficies prévues. Bien que riches en données diagnostiques, ces études manquent de propositions concrètes qui permettraient leur mise en uvre. Les investissements prévus pour l'amélioration de la ferme semencière de M'Da ont été réalisés mais il reste beaucoup à faire pour améliorer la qualité des semences produites. Les principales raisons qui permettent d'expliquer ces résultats modestes sont: l'opposition des populations aux améliorations proposées du fait principalement de leur manque d'intérêt pour ces diverses techniques, les facteurs climatiques et le manque de formation des techniciens aux méthodes de communication et à l'approche participative. Cette composante a cependant contribué: (i) à une meilleure connaissance de la problématique de l'aménagement sylvo-pastoral; (ii) à identifier, dans le cadre de l'appui technique de 'IAV, des techniques simples acceptables par les populations; (iii) à introduire des méthodes de gestion des parcours plus participatives; (iv) à créer une dynamique en matière de formation de groupements pastoraux; et (v) à élaborer des outils d'aide à la décision et à la planification. 19. Le programme d'ouverture et de réhabilitation de pistes forestières a été réalisé en presque totalité. L'entretien des nouvelles pistes et des pistes réhabilitées n'a cependant été fait qu'à 60 % environ. Les coûts ont été légèrement inférieurs aux prévisions. La qualité des travaux est considérée bonne et leur pérennité dépendra des crédits que l'Administration attribuera à leur entretien. Les activités de support 20. La mise en uvre de la composante relative à la conservation de la nature peut être considérée comme très satisfaisante. Les objectifs ont été globalement atteints, quoique avec retard, sans dépassement de coûts. Les résultats attendus sont très positif en terme de sauvegarde d'écosystèmes rares et d'impact touristique; plus de 50 000 touristes visitent annuellement le parc national du Tazekka. 28 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project 21. D'une manière générale, les activités de recherche forestière se sont déroulées de manière satisfaisante. Tous les programmes n'ont pas évolué à la même vitesse, mais des résultats intéressants ont été obtenus dans les domaines principaux, quoique à des coûts un tiers plus élevés que prévu. La poursuite du renforcement des contacts du CNRF avec le MCEF est une condition importante de l'efficacité de cette institution, de même que le serait l'obtention d'un statut du chercheur, la concentration des efforts sur un programme de recherche prioritaire et le renforcement des moyens de transport pour les activités de terrain. 22. Le programme de réhabilitation et d'entretien des maisons forestières a été mené de façon très satisfaisante. Les réalisations ont largement dépassé les prévisions à un coût unitaire à peine supérieur aux prévisions. Les travaux sont de bonne qualité et la pérennité des résultats dépendra du budget que le MCEF accordera pour leur entretien régulier. 23. Le projet a financé l'achat de 5 véhicules légers, soit 50 % des prévisions, et 100 véhicules tout terrain, 14 % de plus que prévu, pour un coût total supérieur de 53 % aux estimations de l'évaluation. Sur les 25 postes informatiques prévus, seuls 16 ont été achetés à un prix unitaire 75 % plus cher que les prévisions. Ces différences s'expliquent par une sous-estimation des coûts lors de la préparation. 24. L'étude de réorganisation du département des eaux et forêts a été remise au ministère en 1992, mais les décisions de restructuration n'ont été prises que quatre ans plus tard. D'autre part, l'Unité de planification et de suivi du projet a été transformée en Service de suivi et d'évaluation du département en 1994 et a été renforcée progressivement par l'arrivée de trois ingénieurs. La formation du personnel: stages, voyages d'étude, séminaires et consultations internationales, a été confiée à la FAO dans le cadre du projet UTF/MOR/0 11/MOR. La mise en uvre de ce programme qui a permis de délivrer 45 personnes/mois de consultants, soit 10 % de plus que prévu, et 55 personnes/mois de formation, a été jugée très satisfaisante. D'autre pari, des sessions annuelles de formation permanente ont été organisées pour les ingénieurs et techniciens du MCEF pour un total de 4 400 personnes/jour, soit 12 % à peine des prévisions. Ces prévisions, à savoir deux semaines de formation par an pour chacun des 300 diplômés et une semaine pour chacun des I 100 techniciens, étaient probablement un peu optimiste. La composante communale 25. Les Communes rurales, au cours des huit ans du projet, n'ont réinvesti en forêt que le quart environ de ce que le Dahir de 1976 leur enjoint de faire. Comme les coûts unitaires des reboisements et des réhabilitations, les deux activités les plus importantes de cette composante, ont été largement inférieurs aux prévisions, les réalisations, en termes physiques, ont néanmoins atteint 38 % pour les plantations, 51 % pour les régénérations, 227 % pour les pistes, 238 % pour le développement sylvo-pastoral et 199 % pour la fixation des dunes. Après un démarrage relativement lent, le programme s'est totalement arrêté au cours des années 1994 et 1995 et du premier semestre 1996. L'insistance du département des forêts, fortement appuyé par les missions de supervision de la Banque mondiale, a permis de renouer le dialogue et de remettre le programme en route. La présence d'un Ingénieur forestier au sein de la Direction générale des collectivités locales a certainement joué un rôle très favorable dans ce processus. Les montants alloués par les Communes rurales au cours des deux derniers exercices, plus de 40 millions de DH soit 64 % du total des huit ans du projet, laisse bien augurer de l'avenir. Le suivi-évaluation 26. L'UPS et à partir de 1994 le SSE ont fourni aux missions de supervision de la Banque mondiale les données relatives à l'avancement des diverses composantes du projet. Ces données dont la qualité a été très satisfaisante, ont parfois été transmises avec retard. Ces retards peuvent être partiellement expliqués par la longueur des circuits d'information et par la lassitude des responsables d'arrondissements forestiers du fait de la multiplicité des demandes de renseignements provenant de diverses sources. 29 [mplementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project IV. COUTS DU PROJET ET FINANCEMENT 27. Les coûts du projet se chiffrent à 701 millions de DH soit 85 % des prévisions . Hors composante communale, les coûts se montent à 638 millions de DH ou 95 % du montant estimé lors de la préparation. Comme la majorité des objectifs ont été approchés ou atteints à l'exception des reboisements et des aménagements sylvo-pastoraux, on peut en tirer la conclusion générale que les prix prévus ont été globalement respectés. La composante communale n'a pu mobiliser que 63 millions de DH, soit 41 /o de ce qui avait été prévu. 28. Les décaissements de la Banque mondiale n'atteignaient le 2 septembre 1998 que 39,7 millions de S EU soit 81 % du montant du prêt. D'autres décaissements pourront encore être effectués avant la fin du mois de septembre 1998; ces décaissements sont actuellement estimés à 1,9 millions de $ EU, ce qui amènerait le total à 41,6 millions de $ EU où encore 85 % des 49 millions de $ EU qui étaient disponibles. V. PERENNITE DES RESULTATS 29. La qualité générale des travaux financés dans le cadre du projet est bonne et leur pérennité dépendra donc de la manière dont ils seront utilisés et entretenus. Les services forestiers disposent de tous les moyens nécessaires pour assurer ce suivi si une priorité suffisante dans le cadre du programme de travail et du budget lui est accordée. Lors de la préparation des budgets annuels, il serait nécessaire de commencer par inscrire tous les besoins en matière de gestion du capital existant pour ensuite se pencher sur les nouvelles opérations. L'importance accordée par le MCEF, ces dernières années, aux travaux sylvicoles dans les reboisements atteste de l'intérêt que les responsables commencent à apporter à ce problème. 30. L'évolution actuelle du ministère en matière d'implication du secteur privé et d'approche participative, devrait progressivement faciliter la tâche du département des eaux et forêts. En effet, si le MCEF confie une part grandissante des forêts de production au secteur privé, il pourra redéployer ses ressources sur ses autres tâches prioritaires et donc mieux les assumer. De plus, les expériences actuellement menées par le département des eaux et forêts de participation des populations villageoises usagères à la gestion de massifs forestiers sont prometteuses. Le temps nécessaire pour arriver à un accord acceptable par l'Administration responsable du domaine forestier et par ces populations, est largement regagné ultérieurement du fait d'un contrôle des opérations grandement facilité. VI. LEÇONS A TIRER 31. Il serait présomptueux, avant d'avoir analysé plus en détail les données collectées au cours de cette mission, de vouloir tirer les leçons du projet PF II. On peut cependant indiquer certains points qui semblent particulièrement importants et qui seront développés dans le rapport d'achèvement. La liste provisoire de ces points se présente comme suit: impliquer de plus en plus les communautés villageoises usagères dans la gestion forestière, tout en clarifiant le rôle régalien du MCEF; " continuer le dialogue avec le secteur privé afin de préciser progressivement les modalités de sa participation aux activités productives; " poursuivre le dialogue avec la Direction générale des collectivités locales afin que ces collectivités assument leur part de l'effort d'investissement en forêts; 7 Données provisoires en date du 2 octobre 1998 30 [mplementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project " consacrer une partie suffisante des ressources à l'entretien des investissements antérieurs: plantations, régénérations, maisons et pistes forestières, etc. mettre en uvre les prescriptions des P.V. d'aménagement et affecter prioritairement les fonds disponibles aux dessertes des parcelles venant en tour; poursuivre les travaux de régénération en veillant à assurer un gardiennage et un entretien suffisant; intégrer les aménagements sylvo-pastoraux dans le cadre plus vaste d'un développement rural basé sur l'approche participative; " actualiser régulièrement l'IFN et les divers plans d'aménagement; " intensifier la formation permanente du personnel, particulièrement en matière de communication, et recruter les profils socio-économiques qui manquent; s'assurer que le système de suivi-évaluation du département ministériel concerné répond aux normes de celui du projet avant de l'y intégrer ou financer sa mise à niveau dès la première année; faire un suivi régulier des décaissements en collaboration étroite avec le Ministère des finances. VII. SUITE A DONNER 32. De retour à Rome, la mission élaborera une version provisoire en anglais du rapport d'achèvement qui pourrait être envoyée à Washington à la fin du mois d'octobre 1998. Afin que ce rapport puisse être transmis au Conseil d'administration de la Banque mondiale avant la fin de l'année 1998, le MCEF est invité à envoyer ses commentaires à la Banque, sans délai, à la réception du document qui leur parviendra de Washington. Ces commentaires constitueront le chapitre III dudit rapport d'achèvement. VIII. PROGRAMME DES FUTURES OPERATIONS 33. Le programme des futures opérations concerne le suivi que le Ministère chargé des eaux et forêts compte apporter aux différentes actions réalisées au cours du projet, y inclus le fonctionnement des équipements fournis; il concerne également l'élaboration du programme forestier national qui devrait déboucher prochainement sur la préparation du prochain projet de développement quinquennal du secteur des eaux et forêts. Ces futures opérations sont résumées dans la matrice ci-jointe. 34. Le paragraphe 29 de l'Aide-mémoire insiste sur l'importance à accorder à l'entretien des investissements réalisés au cours du projet, que ce soient les reboisements, les régénérations, les maisons ou les piste forestières. L'importance accordée par le MCEF, ces dernières années, aux travaux sylvicoles dans les reboisements atteste de la priorité que les responsables commencent à apporter à ce problème. Lors de la préparation du budget 1999-2000, à la fin de l'année calendaire 1998, les responsables devraient commencer par inscrire tous les besoins en crédit pour l'entretien des investissements existants avant de programmer les nouveaux travaux. 35. L'implication du secteur privé dans les activités forestières productives devrait se développer progressivement au fur et à mesure où les résultats positifs obtenus par la première société privée Eucaforest se confirmeront (paragraphe 16 de l'Aide-mémoire). L'appui que le MCEF est prêt à apporter en cas de besoin à Eucaforest a été clairement affirmé par les responsables marocains et ne devrait pas se démentir dans le futur car le succès de cette première opération est pour eux le gage de la réussite de leur 31 Implenentation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project politique d'implication du secteur privé dans le développement forestier. En matière de plantation d'eucalyptus, les conditions actuellement prévues par les textes semblent suffisamment attractives pour attirer des opérateurs privés; il n'en est probablement pas de même pour d'autres opérations forestières telles que la plantation de résineux, l'aménagement de forêts de production, etc. Il serait utile, au cours de l'année 1998-1999, de poursuivre les discussions avec des représentants du secteur privé afin de définir les conditions qui rendraient financièrement rentables les types d'opération que le MCEF serait d'accord de leur confier. 36. Le dialogue qui s'est réinstauré entre la Direction générale des collectivités locales du Ministère de l'intérieur et le MCEF en matière de financement par les budgets communaux d'activités de développement forestier et qui a permis d'investir 40 millions de DH au cours des années 1996-97 et 1997-98 (paragraphe 25 de l'Aide-mémoire) devrait être poursuivi au cours des années futures. C'est la ferme intention des responsables du MCEF qui espèrent progressivement augmenter la participation communale pour atteindre et si possible dépasser le taux de 20 % des recettes forestières prévu par le Dahir de 1976. 37. Les expériences actuellement menées par le MCEF en matière de participation des populations à la gestion de massifs forestiers, à l'aménagement de bassins versants et aux aménagements sylvo-pastoraux donnent des premiers résultats prometteurs et les responsables ont la ferme intention de les continuer et de les étendre au fur et à mesure où la méthodologie s'affinera (paragraphes 17, 18 et 30). C'est ainsi, par exemple, que le Projet d'aménagement du bassin versant du Lakhdar est inscrit au budget 1998-99 et devrait débuter avant même que le financement de la Banque mondiale ne soit accordé. Les leçons tirées de ces expériences seront également utilisées lors de l'élaboration du Programme forestier national. 38. Dans le cadre du projet, il a été fourni au MCEF 100 véhicules tout terrain, 5 véhicules légers et 16 ordinateurs personnels. La majorité de ces véhicules a été distribuée aux Arrondissements forestiers en charge de la mise en uvre des diverses composantes du projet. Pendant toute la durée du projet, les crédits de fonctionnement ont permis de les faire fonctionner et de les entretenir de manière satisfaisante. Il devrait continuer d'en être de même puisque ces crédits sont inscrits dans le budget général du département. Les ordinateurs personnels ont principalement renforcé les départements centraux et leur fonctionnement n'a pas posé de problème. 39. Le MCEF a entrepris, au début de l'année 1998, la préparation du Programme forestier national (PFN). Le PFN qui devrait être terminé en décembre 1998, a largement utilisé les données contenues dans les études récemment préparées dans le cadre du PDF Il telles que l'Inventaire forestier, le Plan directeur de reboisement, le Plan national d'aménagement des bassins versants, etc. afin d'élaborer une stratégie à long et moyen terme du secteur forestier. Le document final présentera un programme à moyen et long terme de ce secteur couvrant le cadre stratégique, les objectifs globaux et détaillés, les programmes retenus pour atteindre ces objectifs, les mesures d'accompagnement et les résultats attendus. Dès que ce programme à moyen et long terme aura été approuvé par le Gouvernement, le MCEF envisage de préparer un Projet de développement forestier qui pourrait couvrir les cinq prochaines années, et de prendre attache avec le Ministère des affaires générales et le Ministère des finances afin d'en discuter le financement. Compte tenu du support constructif apporté par la Banque mondiale lors de la mise en uvre des PDF I et 11, la poursuite d'une telle collaboration serait souhaitable. Analyse économique 40. Le Second projet de développement forestier (PDF 2) a financé une partie importante du programme prioritaire, retenu par le Ministère chargé des eaux et forêts (MCEF), précédemment l'Administration générale des eaux et forêts et de la conservation des sols (AEFCS), pour la période quinquennale. Les trois composantes du projet: (i) le renforcement de la planification et de la politique forestière, (ii) l'appui aux opérations forestières, et (iii) les activités de support, recouvrent donc de très 32 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project nombreuses activités. Les données qui ont servi pour cette analyse économique ont été principalement collectées lors de discussions avec les responsables des différents départements techniques intéressés du MCEF. Certaines de ces données ont été vérifiées lors de visites rapides dans les forêts d'Ifrane et d'Azrou dans le Moyen-Atlas et dans la Mamora. Du fait du temps limité imparti à la mission, il a, en effet, été nécessaire de sélectionner quelques composantes et sites particulièrement importants vu l'impossibilité de visiter les 22 provinces dans lesquelles le projet a mis en uvre les 19 composantes et sous-composantes. 41. Cette annexe présente les données de base qui ont permis d'estimer la rentabilité économique du projet. Seront passés en revue successivement, les données relatives à la valeur de la production et à leurs coûts: superficies, rendements, prix économiques, facteurs de conversion, etc. pour les principales activités productives et les taux de rentabilité économiques. Les raisons pouvant expliquer les différences marquées entre les prévisions et les réalisations ou leurs estimations seront données chaque fois que possible. Bénéfices économiques 42. Lors de l'évaluation du projet, les bénéfices économiques ont été estimés pour les principales composantes productives, à savoir les régénérations, les reboisements et les aménagements sylvo- pastoraux. Il a été considéré, à juste titre, que les autres composantes contribueraient à la mise en valeur du secteur forestier sans que leur impact puisse être quantifié. Ceci devait être particulièrement vrai pour la composante relative au renforcement de la planification et de la politique forestière: l'inventaire forestier, les plans d'aménagement de forêts, la délimitation du domaine forestier et le plan directeur de reboisement. Ceci devait être également vrai pour l'aménagement des bassins versants qui avait un aspect pilote et pour les activités de support: recherche forestière, protection de la nature et développement institutionnel. 43. Pour- ce rapport d'achèvement, il n'a pas été estimé les bénéfices résultant des aménagements sylvo-pastoiaux du fait des difficultés que cette composante a connu lors de sa mise en uvre. Les réalisations physiques ont été, en effet, fortement réduites et leur durabilité s'est révélée aléatoire. Par contre, cette composante a contribué à une meilleure connaissance de la problématique de l'aménagement sylvo-pastoral, ce qui, pour les programmes futurs, sera très utile. Les seules activités pour lesquelles des bénéfices orit pu être quantifiés, ont donc été les reboisements et les régénérations. 44. En cours de projet, le traitement sylvicole des reboisements a progressivement pris de plus en plus d'importance pour atteindre une superficie traitée totale de 17 551 ha. Cette sous-composante qui n'avait pas été spécifiquement identifiée lors de la préparation du projet, aura certainement un impact économique non négligeable. Lors de leur exploitation, la valeur des reboisements sera largement influencée par la qualité des -oncs d'arbre et donc par les soins apportés à la sylviculture. Les données disponibles ne permettent cependant pas d'estimer les possibles bénéfices de ce traitement qui devraient être quantifiés par essence et par date de plantation. 45. Les bénéfices économiques des reboisements ont été estimés sur la base des hypothèses suivantes: - plantations d'eucalyptus couvrant 14 285 ha dont 10 000 ha de clones et 4 285 ha de plants issus de semis par le MCEF et 4 216 ha sur financement communal; - rendement des reboisements d'eucalyptus issus de clones: 14 m3 par ha et par an, un peu moins que les 16 m3 prévus lors de la préparation (18 et 14 m3 respectivement dans le sub-humide et le semi-aride respectivement) car les prélèvements délictueux qui ont été inclus dans les bénéfices économiques, ont sensiblement réduit ce rendement; - rendement des reboisements d'eucalyptus issus de semis: 10 m3 par ha et par an, soit 10 % de moins que les prévisions de l'évaluation; 33 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project - rendement des reboisements communaux: 5 m3 par ha et par an d'eucalyptus pour tenir compte de soins moins attentifs; - dessouchage sur 13 377 ha soit 93,6% des superficies reboisées par le MCEF, donnant 50 tonnes de souches par ha; - prix économique de l'eucalyptus sur pied: 265 DH par m3 (Tableau 5) soit la mo:tié, en DH constants (Tableau 9), de ce qui avait été prévu lors de l'évaluation; les projections en 1989 prévoyaient, en effet, des taux de croissance annuels variant de 1 % pour le bois à pâte à papier à 4,4 % pour le bois de chauffage, alors que les projections actuelles ne prévoient pas d'augmentation des prix pour le bois, simplement une résorption des fortes baisses enregistrées en 1998 sur le marché asiatique et prédisent une baisse pour le charbon et le gaz naturel. 46. Les hypothèses de base pour l'estimation des bénéfices économiques des régénérations sont les suivantes: - régénération de forêts de cèdre d'une superficie de Il 350 ha et de forêts de chêne-liège de 5 376 ha; - pour le cèdre, les rendements de la régénération assistée, nettement moins favorables que ceux de la régénération complémentaire, ont été retenus car beaucoup de régénérations ont été réalisées dans des forêts claires ou des clairières; la différence de rendements par rapport à la situation sans le projet se présente comme suit (Tableau 3.5, page 73, du Rapport d'exécution): " plus 10 m3 de cèdre et 3 m3 de bois de chauffage (BCH) l'année 1; " plus 50 m3 de cèdre et 18 m3 de BCH l'année 9; " plus 20 m3 de cèdre et 9 m3 de BCH l'année 16; " moins 40 m3 de cèdre et 18 m3 de BCH l'année 20; " moins 30 ni3 de cèdre et 12 M3 de BCH l'année 40; - pour le chêne-liège, les rendements prévus dans le rapport d'évaluation ont été conservés; par rapport à la situation sans le projet, les différences de rendement sont les suivantes (Tableau 3.6, page 74, du Rapport d'exécution): " plus 60 m3 de BCH et 5 000 kg de liège mâle (LM) et moins 600 kg de liège de reproduction (LR), l'année 1; " moins 600 kg de LR, l'année 8; moins 9 m3 de BCH, 800 kg de LM et 500 kg de LR, l'année 16; " moins 6 m3 de BCH, 600 kg de LM et 400 kg de LR, l'année 24; " moins 9 m3 de BCH, 320 kg de LM et 400 kg de LR, l'année 32; plus 280 kg de LR et moins 3 m3 de BCH et 140 kg de LR, l'année 40; plus 800 kg de LR et moins 9 m3 de BCH et 640 kg de LM, l'année 48; " plus 15 m3 de BCH, 2 080 kg de LM et 1 600 kg de LR, l'année 56; plus 1 920 m3 de LR, l'année 64; et " plus 96 m3 de BCH, 8 000 kg de LM et 2 250 kg de LR, l'année 72; - régénérations mises en uvre dans le cadre de la composante communale considérées, par hypothèse, comme étant à 50 % réalisées dans les forêts de cèdre et à 50 % dans celles de chêne-liège; 34 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project - prix économique du cèdre sur pied: 675 DH par m3 (Tableau7) soit un peu plus du tiers, en prix 1998, de ce qui avait été estimé lors de l'évaluation; il avait, en effet, été prévu que les prix augmenteraient de 2,3 à 2,9 % par an entre 1989 et 2010, ce qui ne s'est pas réalisé jusqu'à présent et n'est pas projeté pour les années à venir; par contre pour le liège mâle et de reproduction, les prix du rapport d'évaluation ont été conservés après actualisation. 47. Le tableau 10 présente les bénéfices économiques attendus des reboisements et de la régénération des forêts naturelles de cèdre et de chêne-liège, que ces programmes aient été financés par le projet ou par les budgets communaux. En matière de régénération, comme cela a été fait dans le rapport d'évaluation, c'est la valeur de la production additionnelle par rapport à la situation sans projet, qui a été estimée. En ce qui concerne les reboisements, la production de la situation sans le projet a été considérée comme négligeable. Les calculs ont été faits sur 80 ans afin de tenir compte de la durée des régénérations de chêne- liège (72 ans). L'échéancier des bénéfices économiques présente la particularité d'avoir des années négatives. (es montants négatifs correspondent à des années au cours desquelles la situation sans le projet aurait généré une production supérieure à la situation avec le projet, ce qui est le cas pour la régénération du cèdre les années 20 et 40 et pour celle du chêne-liège de l'année 8 à l'année 48. Ils se situent principalernent de l'année 38 à l'année 55 du projet. Coûts économiques 48. Les coûts économiques se réfèrent essentiellement aux coûts du projet et aux coûts d'entretien des reboisemen1s et des régénérations. 49. Les coûts du projet ont été transformés en DH 1998 afin de pouvoir les comparer aux bénéfices qui ont été est:més en prix 1998. Les taux d'actualisation utilisés sont présentés au Tableau 9. Cette actualisation a été faite sur la base des taux de l'inflation locale pour la totalité des coûts (monnaie locale et devises étrangères) sur la base de l'hypothèse que le différentiel d'inflation entre le Maroc et les pays exportateurs de biens et services est compensé par les variations du taux de change DH-devises étrangères. Simultanément, les taxes en ont été déduites sur la base du taux global de taxes (18 %), estimé lors de l'évaluation La dernière correction a été d'ajuster les coûts locaux (59 %, selon le rapport d'évaluation) par le facteur de conversion standard (0,9) qui reflète la surévaluation de la devise marocaine. 50. Afin de pouvoir faire des analyses par activité, les coûts du projet ont été présentés par grandes composantes: planification forestière, régénérations, reboisements, autres opérations forestières, activités de support, régénérations et reboisements communaux et autres activités communales. 51. Les coûts économiques de production concernent le gardiennage des plantations d'eucalyptus les années 3 à 5 à raison d'un gardien par 300 ha et le covercroppage après la première et la seconde coupe, les années 11 e-: 21. Le gardiennage des régénérations de forêts de cèdre et de chêne-liège est prévu de l'année 3 à l'année 12. Les coûts de main-d'uvre ont été corrigés par le facteur de conversion standard. Taux de rentabilité économique 52. Le taux de rentabilité est très satisfaisant puisque, pour les composantes productives, il est estimé à 35 % (Tableau 10), les taux variant de 22 % pour les reboisements à plus de 50 % pour la régénération des forêts naturelles. Ces taux sont néanmoins inférieurs à ceux qui avaient été estimés lors de l'évaluation du projet qui étaient de 31 % pour les reboisements et plus de 50 % pour la régénération. La principale raison qui permet d'expliquer cette différence de rentabilité réside dans la forte baisse des prix économiques du bois tant les eucalyptus que le cèdre. Comme précisé aux paragraphes 6 et 7, les projections des prix économiques du bois en DH constants sont actuellement deux ou trois fois moins élevés qu'il y a dix ans. Le fait que ces activités se révèlent néanmoins rentables démontre qu'elles étaient techniquement justifiées 35 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project et que les bénéfices attendus permettaient d'absorber une réduction substantielle des avantages, ce qti avait d'ailleurs été noté, dans le rapport d'évaluation, à la fin de l'analyse économique. 53. Le tableau suivant résume successivement les résultats économiques du rapport d'achèvement et ceux du rapport d'évaluation. Rapport d'achèvement Taux de Valeur nette Switching Values' rentabilité actuelles (%) (millions DH) Valeur de Coûts la production (%) Composantes productives - Régénération des forêts naturelles + de 50 149,2 - 166 + 675 - Reboisements 21,9 197,2 - 125 +266 - Reboisements et régénérations 36,8 52,0 - 475 + 1 131 communaux Total des composantes productives 35,2 398,4 - 62 + 163 Projet total 11,6 -11,4 +3 -3 Rapport d'évaluation Taux de Valeur nette Switching Values' rentabilité actuelle9 (%) (millions de DH) Valeur de la Coûts production (%/) (%/) Composantes productives Reboisements 31 224 -71 + 248 Régénération de forêts naturelles + de 50 421 - 91 + de 1 000 Total des composantes productives 39 485 - 60 +138 54. On peut dire, en conclusion, que la rentabilité du projet, telle qu'estimée au cours de la mission d'achèvement, est très satisfaisante. Les bénéfices de trois composantes productives permettent presque, en 8 A un coût d'opportunité présumé du capital de 12 %. 9 A un coût d'opportunité présumé du capital de 12 %. 36 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project effet, de rentabiliser l'ensemble des investissements réalisés dans le secteur forestier, et cela malgré des rendements réduits par rapport aux estimations de l'évaluation et des prix économiques nettement moins élevés que prévu. Le taux de rentabilité pour le projet total est, en effet, de 11,6 % soit 0,4 % seulement de moins que le coût d'opportunité présumé du capital. 55. La raison principale qui permet d'expliquer la différence entre la rentabilité attendue et celle qui a été estimée par la mission réside dans la forte baisse des prix économiques du bois, tant les eucalyptus que le cèdre. Comme précisé aux paragraphes 6 et 7, les projections des prix économiques du bois en DH constants sont actuellement deux ou trois fois moins élevés qu'il y a dix ans. Le fait que le projet se révèle néanmoins rentable démontre qu'il était fondamentalement sain et que les bénéfices attendus permettaient d'absorber une réduction substantielle des avantages, ce qui avait d'ailleurs été noté, dans le rapport d'évaluation, à la fin de l'analyse économique. Tableau 1. Prix économique de l'eucalyptus pour la pâte à papier Prix à l'importation CAF Casablanca' US$/t 67 DH/t 603 Frais portuaire sb' DH/t 24 Transport port-usine' DH/t 32 Prix livré usine DH/t 659 Ajustement de 10 % pour la qualité moindre du bois local DH/t 66 Transport forêt-usine' DH/t 42 Prix en bord de route de l'eucalyptus de trituration' DH/t 551 DH/m3 399 Prix actuellement payé par la Cellulose du Maroc; pas d'augmentation prévue des prix internationaux au cours des prochaines années. b! 4 % du prix CAF. C' 75 km à 0,6 DH/t/km et facteur de conversion de 0,7. d 100 km ' 0,6 DH/t/km et facteur de conversion de 0,7. c 725 kg par mS. Tableau 2. Prix économique de l'eucalyptus pour les perches 1998 2005 Prix du marché de grose DH/t 500 500 Transport' DH/t 42 42 Prix économique des perches en bord de route"/ DH/t 458 458 DH/m3 332 332 a Pas d'augmentation de prix prévue pour les prochaines années. b/ 100 km 0,6 DH/t/km et facteur de conversion de 0,7. °' 725 kg par ni. 37 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project Tableau 3. Prix économique du bois de feu 1995 2000 2005 Prix du charbon FOB' US$/t 35 34 32 Frêt et assurance US$/t 20 20 20 Prix CAF (1 + 2) US$/t 55 54 52 Prix CAF DH/t 495 486 468 Frais portuairesb' DH/t 74 73 70 Prix sortie port DH/t 569 559 538 Transport"' DH/t 42 42 42 Manutentiond DH/t 25 25 25 Prix au marché du charbon DH/t 636 626 605 Prix au marché du bois de feul DH/t 95 94 91 Transportf DH/t 21 21 21 Prix en bord de route du bois de feuw DH/t 75 73 70 DH/m3 54 53 51 / Projection en l'an 2000 et 2005. World Bank Commodity Market. August 1998. b/ Estimé à 15 % du prix CAF. C/ 150 km entre le port et le centre de commercialisation à 0,4 DH/t/km et facteur de conversion de 0,7. d/ Facteur de conversion de 0,8 pour une main-d'oeuvre ordinaire. Coefficient d'équivalence énergétique: bois de feu/charbon de 0,15 "Développement des zones de montagne du Haut Atlas Central" - 1987 - FAO, Division du Centre d'investissement - 17/87 DP-MOR 52). 50 km entre le marché et la forêt à 0,6 DH/t/km et facteur de conversion de 0,7. g! Poids de 725 kg par m3. Tableau 4. Prix économique des souches 1995 2000 Prix au marché du bois de feue DH/t 95 94 Ajustement de 20 % pour la qualité moindre des souches DH/t 19 19 Coût du transportb' DH/t 21 21 Eclatement des souches et nettoyagec' DH/t 25 25 Prix économique en bord de route DH/t 30 29 e Tableau 3. b/ 50 km entre la forêt et les consommateurs à 0,6 DH/t/km et facteur de conversion de 0,7. '! Facteur de conversion de 0,8 pour une main-d'oeuvre ordinaire. 38 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project Tableau 5. Prix économique de l'Eucalyptus sur pied Prix économique en bord de route Part de la production DH/m3 (%) Perchese 20 66 Eucalyptus pour la triturationb' 60 239 Bois de chauffagec' 20 10 Sous-total 315 Coût d'abattage 50 Prix économique de l'eucalyptus sur pied 265 a/ Voir Tableau 2. b/ Voir Tableau 1. °' Voir Tableau 3. Tableau 6. Prix économique du bois de sciage du cèdre (DHm3) Projection en l'année 2005 des prix des grumes à l'importation 1 756 CAF Casablanca" Frais portuairesb 70 Transport port-marché de gros'' 6 Prix à l'entrée de la scierie 1 832 Transport forêt-scierie"' 63 Prix en bord de route du cèdre 1 769 a World Bank Commodity Market. August 1998. b! 4 % du prix CAF. ° 20 km à 0,45 DH/m3/km et facteur de conversion de 0,7. d 200 km à 0,45 DH/m3/km et facteur de conversion de 0,7. 39 Implementation Completion Report Loan 3156-MOR Second Forestry Development Project Tableau 7. Prix économique du cèdre sur pied Part de la production DHIm3 Bois de sciagee 45 796 Bois de chauffageb' 55 29 Sous-total 825 Coût d'abattage 150 Prix économique du cèdre sur pied 675 e Voir Tableau 6. b! Voir Tableau 3. Tableau 8. Liste des prix économiques et des facteurs de conversion Prix économiques des productions sélectionnées Unité DH Cèdre sur pied m3 675 Eucalyptus sur pied m3 265 Bois de chauffage m3 53 Souches tonne 30 Liège de reproduction quintal 516 Liège mâle quintal 92 Facteur de conversion standard 0,9 Tableau 9. Actualisation des coûts du projet" Années Taux annuels d'inflation locale Taux cumulés (%) (%) 1989 3,9 50,9 1990 5,7 45,2 1991 6,5 37,4 1992 5,7 29,0 1993 5,2 22,0 1994 5,2 16,0 1995 6,1 10,3 1996 3,0 3,9 1997 0,9 0,9 Actualisation calculée sur la base de l'inflation locale pour la totalité du coût (en monnaie locale et en devises étrangères) sur la base de l'hypothèse que le différentiel d'inflation (international et local) est compensé par les variations du taux de change du DH. 40 Appendice B Contribution de l'Emprunteur au RA COMMENTAIRES ET COMPLEMENTS DU MINISTERE CHARGE DES EAUX ET FORETS AU RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PF II (Prêt 3156 MOR) IMPORTANCE DU PF Il Ce projet a constitué, avec le PCRN, le cadre essentiel du financement des activités forestières pendant 8 années et demie de 1990 et 1998. En continuation du PGM, le PF II a généralisé à l'échelon national les améliorations obtenues par ce dernier. Ainsi, la zone d'extension du PF II couvre 39 des 46 AEF, soit 52 sur les 66 provinces et préfectures du Royaume (découpage en fin de projet) ; il s'étend ainsi sur: 58.2% du terriroire regroupant 86.4% de la population du Maroc et la quasi totalité de la population rurale (97.9%) ; 88% du domaine forestier avec 81.8% des forêts et 98.6% des nappes alfatières. Le budget du PF Il représente en moyenne 45% du budget d'investissement de l'AEFCS (Crédits de paiements) ; avec le PCRN, le pourcentage est de 66%. Le graphique «Evolution du budget du PF(et PF II+PCRN) » montre que le pourcentage maximum est atteint durant les exercices 1993 et 1994, où il avoisine les 75%. ETUDES D'EVALUATION Le Projet, compte tenu de sa durée, de son- extension territoriale, des nombreuses activités qu'il a traitées (voir paragraphe « Importance du PF II ») , constitue une référence sérieuse pour la planification des actions futures. Il gagnerait par conséquent à être complété par des analyses détaillées et des études d'impact ; les informations collectées constituent, à cet effet, une banque de données appréciable. La collaboration de la Banque (parag 48) pourrait être poursuivie sur ce chapitre afin de dégager à la fois les actions prioritaires, notamment en matière de suivi et de maintenance, et les mesures d'accompagnement indispensables. IMPACT DES AUDIT Les projets PF II et PCRN constituent un échantillon largement représentatif des activités forestières. Les audits, qui ne sont pas encore systématiquement effectués en dehors des projets, ont permis, par conséquent, de mettre en exergue les améliorations nécessaires dans la gestion courante. Ces améliorations concernent essentiellement la séparation des tâches administratives et comptables, le redéploiement du personnel et la formation consécutive. ASSISTANCE TECHNIQUE ET SCIENTIFIQUE AU PF Il (Projet UTF/MOR/011/MOR) Les activités liées à ce projet entrent dans le cadre de la convention passée entre le MCEF et l'Organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation (Convention 41 N°16/92 ) évaluée à 8 860 000 DH, soit l'équivalent de 1 055 037 dollars EU. Ces act:vités s'articulent autour de deux composantes principales, à savoir l'assistance technique grâce à des consultants de haut niveau et la formation à travers l'organisation de stages dans des institutions spécialisées à l'étranger et de séminaires. Il y a lieu de signaler que les durées prévues initialement pour les deux composantes (respectivement 47 et 54 hommes/mois) ont fait l'objet d'un rééquilibrage concerté entre le MCEF, la Banque Mondiale et la FAO. Ainsi, les thèmes du projet UTF MOR ont été révisés à plusieurs reprises pour s'adapter à l'évolution des besoins en formations et en consultations d'une part, respecter un équilibre entre ces deux activités d'autre part. Formation Les réalisations physiques depuis le début de la convention pour cette composante sont évaluées à 56 hommes/mois. Comme le prévoyait le projet, elles ont.concerné la formation du personnel ingénieur et technicien de l'AEFCS à l'étranger dans des institutions spécialisées ( 74 candidats) . De plus, le projet a organisé en France un voyage d'études dans les départements des Hautes Alpes, de Provence et du Var au profit de 10 éleveurs des communes rurales de Bouhsoussen, Aït Rahou et Moulay Bouazza. Ce voyage avait pour thème « l'organisation des éleveurs, l'aménagement et la gestion sylvopastorale » . Bien qu'encadré par deux ingénieurs de l'Administration, il avait pour principal objectif de permettre aux éleveurs de la zone de Bouhssoussen une prise de contact direct avec les éleveurs français. Il leur a permis, comme en témoigne le sondage effectué lor d'une mission de supervision sur les lieux, de conforter leur prise de conscience de la nécessité de mieux s'organiser afin de tirer le meilleur bénéfice des moyens disponibles, et de renforcer ces derniers. Le PF il est, à ce titre, un précurseur des projets sylvo-pastoraux à caractère participatif. Une synthèse des différentes formations effectuées montre que celles-ci ont été très diversifiées et ont touché plusieurs domaines de l'activité forestière. Elles peuvent, en fait, être divisées en 9 grands thèmes. Les deux thèmes: (i) l'amélioration et l'aménagement sylvopastoraux et, (ii) la protection de la nature, ont totalisé environ 28 h/m, soit 50 %. Trois autres thèmes: (i) la génétique et améliorations des arbres forestiers, (ii) l'aménagement des bassins versants et (iii) l'économie et la planification forestières ont totalisé 13 h/m, soit 23 %. Ces 5 thèmes constituent ainsi les 3/4 des formations réalisées dans le cadre du Projet. Par ailleurs, en ce qui concerne les pays de destination on note essentiellement la France, la Belgique, les Etats Unis, le Canada, l'Italie, l'Espagne et l'Iran. La France constitue la principale destinations de formation totalisant 46 individus et environ 30 h/m de formation, le Canada 7.20 h/m et 8 individus formés, l'Iran 4.10 h/m et 8 individus. Le siège de la FAO aussi a accueilli 8 individus totalisant 3.27 h/m. Consultations L'état récapitulatif par thème des différentes missions effectuées durant la vie du Projet UTF/MOR/01 1/MOR est donnée dans le tableau « Consultations ». Ainsi, les réalisations en matière d'assistance technique se sont élevées à 44.3 hommes/mois de consultations sur 49 h/m prévus par la convention; ces missions ont été réalisées par 23 consultants durant 47 visites, soit une moyenne de deux visites par consultants. Cependant, en analysant de près le tableau, on constate que 3 groupes de thèmes: 42 (i) la génétique forestière, (ii) l'informatisation de la AEFCS et (iii) l'aménagement et l'amélioration sylvopastorales, ont totalisé la moitié des consultations. L'appui à la Recherche forestière, à travers la génétique et l'Amélioration des arbres forestiers, a fait l'objet de 23 visites, soit 50 % des missions effectuées totalisant 8.8 h/m à raison de 0.38 h/m par visite de consultant (soit un peu plus d'une semaine en moyenne). Les principales consultations ont concerné : a) le Programme Forestier National (De MONTALEMBERT, CHIKHAOUI de la FAO): Ces deux missions ont initié le lancement de l'étude concernant le PFN dont le rapport final est en cours de finalisation et sera prêt en en début 1999. L'étude du PFN constitue une référence fondamentale pour le plan quinquennal 1999 - 2003 car il adopte les orientations stratégiques du Gouvernement en matière de développement durable des ressources naturelles, d'intégration des interventions, de participationdes populations et du secteur privé au développement économique et social. Il trace également les orientations pour le développement durable du secteur forestier pour les 2 prochaines decennies. b) la Génétique forestière : les impacts et résultats peuvent être résumés comme suit " établissement de liens de coopération avec des organismes de recherche régionaux et internationaux. Les contacts ont permis de sélectionner des thèmes de coopération en matière de recherche et de constituer des équipes de chercheurs autour de projets bilatéraux ou internationaux ; " formation et mise à niveau des chercheurs marocains aux nouvelles techniques et méthodes, en complément des formations en stages ; Orientation des programmes de recherche et élaboration du programme d'amélioration génétique(ARBEZ) faisant ressortir l'importance des espèces ; Coordination entre les institutions travaillant dans les mêmes domaines. Les programmes élaborés dans le cadre de cette composante sont en cours d'exécution. Les résultats sont consignés dans les actes du séminaire de conclusion des consultations (actes adressés en fin sept 1998 à la FAO). Cependant certaines parties des recommandations des consultations nécessitent, pour leur mise en uvre, un renforcement de l'équipe actuelle du CNRF. c) l'Ecologie et -rotection de la nature: Pour le CNRF: " Organisation de l'unité d'écologie créée en 1990 et érigée en service en 1993 structuré en 4 sections (Faune, flore, aires protégées et SIBE) (DARROZE) " Révision du programme de recherche en écologie en 1997 ; " Etablissement d'une méthodologie pour l'inventaire de la faune sauvage (BOISEAUBERT). Le retard du lancement du projet UTF/MOR/0 11/MOR (octobre 1993 au lieu de mars 1992) qui s'est traduit par un retard des premières consultations, a limité l'impact de ces dernières ; en effet la première consultation en écologie (DARROZE), n'a eu lieu qu'en fin 1993 / début 1994 alors que l'unité avait déjà établi son programme de recherche; l'intervention du consultant dans ce cas s'est limitée à une révision de la forme plutôt que du contenu du 43 programme; de même, la consultation sur la vulgarisation (G.SMEKTALA), qui devait aboutir à la création d'une section vulgarisation au sein de l'unité d'écologie, n'a pas eu lieu ; les termes de référence du consultant ont été changés et il n'a été sollicité qu'en avril 1994 pour réfléchir, dans le cadre des travaux de restructuration de l'administration forestière, sur la création d'une unité de vulgarisation forestière ayant comme correspondant une section de vulgarisation au sein du service d'écologie. Une lè' amélioration des consultations consisterait à privilégier les consultants issus d'organismes ayant des relations de coopération établies ou potentielles avec l'Administration sur des thèmes ou domaines de recherche communs, et les consultations sur des thèmes précis et des programmes définis: Un 2' facteur d'efficacité des consultants concerne la durée des missions :les missions de longue durée devront être évitées et fractionnées en missions de 10-15j maximum, compte tenu de la disponibilité des encadrants et pour éviter les temps morts au consultant. Pour le service de la chasse: Le consultant (TITEUX) a recommandé des axes de développement en cynégétique; une convention de coopération avec l'ONC (Office National la Chasse) en France a été établie pour développer les principaux axes suivants: (i) formation du personnel, (ii) aménagement du territoire de la perdrix, (iii) suivi patrimonial des espèces de gros et petit gibier et (iv) connaissance des orélèvements de petit gibier par la chasse. d) l Inventaire Forestier National: Les consultations dans le cadre, du Projet UTF/MOR/011/MOR ont permis de dégager les options futures pour un second IFN, soit: mise à jour des résultats du 1e IFN tous les 10 ans de proche en proche, par circonscription et DREF, de manière à couvrir l'ensemble du territoire au bout de cette période. Les travaux seraient menés avec la participation des SAFBV ; les techniques d'inventaire devront être revues, surtout en ce qui concerne le taux d'échantillonnage, afin d'obtenir une précision significative au niveau de la région forestière. Des résultats relatifs à certains thèmes devront être produits (biomasse, productivité par essence, biodiversité) ; mise en place d'un système de surveillance et de suivi de l'évolution de la forêt à partir d'images satellite et de techniques de sondage au sol; équipement du Service IFN en moyens nécessaires à la révision périodique de l'IFN. Aucune application n'a encore eu lieu car le budget nécessaire n'a pas été mis en place. Des propositions budgétaires sont faites dans le cadre du plan quinquennal 1999-2003 en cours de préparation. e) Consultations en informatique: 44 La durée relativement longue des consultations (11.3 h/m) s'explique par le retard accumulé par l'AEFCS dans le domaine de l'informatisation, qui sera lent à combler si l'austérité budgétaire en matière d'équipements informatiques est maintenue. Ces consultations ont permis de lancer l'étude du plan informatique et la mise en application des premières phases. L'étude réalisée avait pour objectifs: définir l'architecture globale du système d'information; proposer un scénario d'infrastructure de matériel et de logiciels pour la mise en place des applications informatiques identifiées ; " définir un plan d'actions à court et moyen terme. Elle s'est basée sur le recueil de l'existant, selon une approche participative: le consultant a fait adhérer l'ensemble du personnel de l'administration forestière en préconisant un mode opératoire permettant de recenser les postes de travail, les procédures, les documents manipulés en interne et externe pour chaque poste de travail. Concernant la Mise en uvre du plan d'action informatique, le consultant a préparé les premiers marchés qui ont abouti à l'acquisition des plate-formes de développement et de formation et au pré-cablage du siège du MCEF. A ce jour les réalisations concernent en outre le développement d'applications prioritaires(suivi bugétaire notamment), un début d'acquisition de matériels pour le siège central et les services extérieurs , et la standardisation de l'outil informatique. Etude du prix du bois d'Eucalyptus: Les conclusions de cette étude (lancée en 1992) ont inspiré la révision des dispositions régissant le fonctionnement du FNF relatives à la stimulation de l'initiative privée. Ainsi cette étude a servi de référence pour l'établissement de la convention avec la CDM par (i) l'indexation du prix de cession du bois sur le prix international de la pâte à papier, (ii) la cession de terrains à reboiser. COMPOSANTE AMELIORATION SYLVO-PASTORALE ET MAINTENANCE (Parag. 21-22-38-49iv et vi du RAP) Le projet a contribué à dynamiser les coopératives de Bouhsoussen et permis la réalisation d'investissements en faveur des parcours difficilement supportable par les éleveurs, mais qui les inciteraient à les supporter dans la mesure où ils en percevraient le bénéfice. Or, le creusement de puits, s'il permet théoriquement d'améliorer le débit et de garantir une disponibilité permanente en eau , pose des problèmes nouveaux, dont le principal est l'augmentation du besoin en énergie d'extraction, cette dernière étant généralement le fait de jeunes bergers. Lors d'une mission de supervision, les éleveurs ont émis le souhait que l'Administration se penche sur ce problème, par la recherche de solutions telles que l'énergie solaire. Ce problème illustre la nécessité d'une continuité dans les actions de confortement des bénéfices à tirer des investissements consentis en vue d'en assurer la perennité ; en l'occurrence, il s'agit d'une opération de vulgarisation et de démonstration en faveur du rapport utilité maximale sur inconvénients, préalable à la participation et au renforcement du sens d'appropriation par les collectivités locales(49vii). Il est de même nature que le besoin de maintenance et de continuité mis en exergue à chaque occasion par le Projet. 45 La prise de conscience du projet concernant les travaux sylvicoles intensifiés au cours des 2 dernières années devrait, par conséquent, sétendre à toutes les activités du projets, et des programmes prioritaires de maintenance devraient être établis à la faveur d'une évaluation des impacts de développement socio-économique. COMPOSANTE COMMUNALE Le faible taux de réalisations physiques (sauf pour les pistes) met en relief une surestimation du programme de cette composante, compte tenu de l'évolution des communes (atomisation suite aux découpages administratifs, augmentation des besoins), de l'imprécision du Dahir de 1976 quant à la part des recettes à consacrer aux investissements, de la non désignation d'une structure de coordination nationale, et de l'anachronisme entre programmations budgétaire et physique. En effet, la circulaire du Ministre de l'Intérieur (N° 4355/DAR/DDR/AFC, Octobre 1989) adressée aux Gouverneurs des 12 Provinces (45 communes) concernées au départ palliait l'imprécision du Dahir de 1976 en spécifiant un investisement dans les opérations de reboisement et de régénération d'au moins 20% des recettes des communes. Le nombre de provinces est passé depuis à 13 et celui des communes à 60. La coordination au niveau central signalée (parag 24 du RAP) ainsi que le renforcement de la cellule du MI chargée de piloter la composante communale ont permis de redynamiser cette dernière. La dynamique créée par le projet permet d'envisager, pour le futur, la réalisation de actions forestières financées par les communes, à condition de lever l'anachronisme entre la procédure budgétaire des communes (programmation annuelle donnant la priorité aux activités non forestières, et dépendant de l'excédent des recettes de l'année) et l'impératif d'une prévision à moyen terme de la production de plants. A cela s'ajoute le problème de la non disponibilité de terrains à reboiser dans les communes relevant des provinces de Kenitra et Khemisset. En attendant, il est prévu de financer en 1998/99 sur le buget communal des programmes n'ayant pu être réalisées au cours de la mise en ouevre du Projet, à hauteur de 29 millions de Dh. ]a : le tableau « Investissements communaux » ci-joint apporte certaines corrections au tableau 5 (p 19) du RAP PROBLEMES LIES A LA COLLECTE DE L'INFORMATION ET AU SUIVI (49viii): Le problème de la collecte des informations n'est pas spécifique au Service de Suivi et de l'Evaluation ; la solution ne réside pas en une simple coordination entre deux systèmes parallèles ou superposés ; elle est plutôt à rechercher à travers une intégration dynamique de la collecte et du traitement de l'information dans le cadre d'un système global non contraignant pour la source unique d'information qui est actuellement l'AEF (plus tard le CDF, voire le triage). L'AEF est, en effet la source commune d'information pour un groupe d'entités externes (Services centraux, DREF, Province...) . En d'autres termes, il s'agit en premier lieu de ménager la source et d'apprécier sa capacité à produire une information performate, à savoir: 46 -exhaustive pour répondre en même temps au plus grand nombre de destinataires et réduire les pertes d'informations facilement disponibles; -non redondante et cohérente, conditions d'une bonne qualité, de la régularité et de la célérité de l'information. Ceci implique la standardisation de l'information brute de base, son traitement, autant que possible, au niveau des demandeurs, l'amélioration des capacités de saisie et de stockage à la source, généralement moins pourvue en structures centrales. Dans le cas des services centraux et des DREF, les informations du Projet ont constitué une tranche importante des informations sur les principales activités forestières, qui étaient synthétisées à la source pour différents destinataires sous des formats différents. Une telle procédure pouvait être acceptable dans le cas du l"projet forestier (Gharb Mamora), limité sur le plan géographique et des interventions. Or, le PF Il (avec le PCRN qui bénéficie du même suivi), concerne l'ensemble des activités forestières et la quasi totalité du territoire forestier du Royaume du Maroc (Voir Parag Importance du PF II). En plus des travaux en régie, ils ont mobilisé plus de 300 entreprises (1475 marchés dont 1100 pour le PF I, 630 bons de commandes dont 575 pour le PF II). Cette procédure à entrainé par conséquent, avec l'avancement des projets, une surcharge de la source d'information (AEF), une information redondante et des problèmes de mise en cohérence. De tels inconvénients auraient pu être minimisés, si le système d'information des Projets était intégré , dès le départ, au système existant, qui aurait été amélioré par la même occasion. L'expérience a montré, en effet, que l'unité de suivi des projets n'a pas évolué en unité de suivi de l'ensemble des activités comme le prévoyait le rapport d'évaluation n° 7752 MOR du 28 novembre 1989. Un système d'information intégré aurait, par ailleurs, pallié sans nul doute les inconvénients résultant de la discontinuité au niveau des membres de l'équipe de mise en oeuvre et de supervision évoquée dans la partie I. COUTS DU PROJET, MARCHES ET ENTYREPRISES Le tableau 8A (Partie II Annexes statistiques) synthétise le « coût » global ou prix de revient (charges supplétives non comprises) en dollars par groupe de composantes. (N{: Il serait souhaitable d'expliquer le cout en devises de la composante communale). Il nous paraît utile de compléter ce tableau par: -le coût global exprimé en monnaie locale ; -les coûts unitaires à l'entreprise, permettant de disposer de normes réelles pour l'établissement du budget; L'analyse des coûts unitaires fait ressortir les éléments suivants: - l'approche du coût par composante reste insuffisante pour établir des normes précises : il existe en effet plusieurs variantes d'opérations pour la même composante, et des écarts géographiques sensibles. Une analyse des coûts par 47 opération serait plus adéquate ; elle est possible en partant des marchés. - Le coût moyen par composante ou par opération n'est pas une référence fiable : de grands écarts existent non seulement entre AEF, mais également au sein du même AEF - L'analyse des coûts annuels ne laisse pas apparaître un effet « année » significatif, malgré la tendance moyenne à la hausse observée dans le cas du dessouchage et du reboisement ( voir figures 3 et 4). Ceci pourrait s'expliquer par la concurrence des entreprises et leur intérêt pour les activités forestières. Il faut souligner, cependant, qu'il s'agit de coût moyens d'adjudication de tous les marchés (exécut'w entièrement ou résiliés). Or les AEF incriminent l'entrée en lice d'entreprises peu qualifiées, qui se contentent de prix de référence relativement bas, ce qui explique en partie les désistements et résiliations. Il paraît nécessaire, par conséquent, pour sérier les coûts de: introduire d'autres critères tels que le contexte local, les variantes pour une même opération... d'opérer un classement des entreprises de travaux forestiers. L'abandon de chantiers inchevés est une cause fréquente de résiliation dans le cas des reboisements : les entreprises concernées délaissent les entretiens et regarnis, relativement moins lucratifs que la mise en place des plantations. Cette constatation a conduit l'Administration à réviser le CPS des reboisements dans le sens d'une meilleure garantie d'exécution des entretiens. En attendant, l'exploitation des marchés (tableau 7 « Base de données des marchés et entreprise ») a permis a permis de caractériser les entreprises de travaux forestiers et leur environnement comme suit - près de 40% des résiliations sont dues à la défaillance de l'entreprise mais près du V4 sont dues à la secheresse qui a marqué la période de mise en opeuvre du Projet ; les contingences administratives entrainent 10% des résiliations (terrain non disponible, procédure...); l'opposition des populations reste élevée (8% des résiliations) - les entreprises sont relativement spécialisées (peu polyvalentes) :l'écrasante majorité d'entre elles se limite à une composante ou 2 - leur zone d'action est limitée quasiment à 1 AEF - leur capacité est limitée à 1 voire 2 marchés et elles sont éphémères : laplupart ne soumissionnent que pour un exercice budgétaire ; ceci pourrait s'expliquer par une méconnaissance du marché de travaux forestiers qui conduirait à une autoselection. au sein de la profession. Ces éléments mettent en exergue - la nécessité d'une analyse approfondie, fondée sur le traitement d'une base de données sur les entreprises et les marchés, aussi complète que possible, aux niveau central et régional ; la décentralisation de la gestion devrait permettre une forte centralisation de l'information de base aux niveaux central et régional; - la nécessité d'une coordination étroite entre les AEF 48 OBSER VA TIONS CONCERNANT LA COMPOSANTE REBOISEMENT(Appendice A du RAP) Parag 3 : lire « Plan Directeur de Reboisement » (et non Plan National de Reboisement) Parag 4 : le programme de reboisement prévu dans le cadre du projet porte sur 18000 ha( et non 20000) ; en fait les 2000 ha ajoutés correspondent aux plantations de brise-vents d'Eucalyptus gomphocephala pris en compte dans la composante Aménagement Sylvo-pastoral au sahel Doukkala. Parag 8 : les réalisations de reboisement ont couvert 83% (et non 70%) des prévisions. Parag 11 : l'étude du PDR a été achevée avec un retard de 1 an( et non 2 ans). Le coût du PDR n'a pas dépassé les prévisions. C'est une étude dont le financement n'a intervenu qu'en 1993 lors de la révision du Projet. Le coût prévu correspond au coût réel de l'étude. Parag 15 : les superficies reboisées ont atteint 83% des 17245 ha prévus lors de la révision du projet ( et non 72% des 20000 ha). Le projet prévoyait 40% des reboisements en clonal (et ïïon 35%) Parag 16 : il na pas été enregistré de déficit en plants clonaux. La production était suffisante pour couvrir les besoins du programme annuel de reboisement. OBSERVATIONS CONCERNANT LA COMPOSANTE RECHERCHE FORESTIERE (Version préliminaire du RAP) Parag. 26 (page 7): Rajouter les recommandations suivante: -recrutement accru de chercheurs -régionalisation de la recherche -réunir le comité d'orientation Parag. 46 (page 12): Rajouter: «la recherche a bénéficié d'une consultation pour sa restruturation quia débouché sur la création du CNRF en remplacement de l'ex DREF(Division de la recherche et des expérimentations forestières et sur une programmation à long terme 49 蘗
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Morocco - Second Forestry Development Project : Maroc - Deuxieme Projet de Developpement Forestier
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Maroc
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