° - FILE COPYFFUSION RESTREINTE Rapport No. MA- 3g TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a e'té prépare 'a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilité quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publié ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT SITUATION ET PERSPECTIVES ECONOMIQUES DE LA TUNISIE 5 avril 1968 Dpr e ent Mayen-Orient et Afrique du Nord EQUIVALENTS MONETAIRES 1 dinar = 1, 905 dollar 1 dollar = 0, 525 dinar 1 million de dinars 1.905. 000 dollars 1 million de dollars = 525. 000 dinars Ce rapport a été préparé par une mission qui s'est rendue en Tunisie en octobre et novembre 1967. Cette mission était composée de : Robert Maubouché Michael Payson Gabriele Sciolli.. TABLE DES MATIERES Pages DONNEES ESSENTIELLES i - iii RESUME ET CONCLUSIONS iv - vi I. LA CONJONCTURE ECONOMIQUE Les développements récents 1 Les perspectives pour 1968 2 II. PROBLEMES ET REALISATIONS DE LA PLANIFICATION 3 L'effort d'investissement 3 Le prooiàin Plan 7 III. LE FINANCEMENT INTERIEUR 9 Les finances publiques 11 Les finances des entreprises et le crédit bancaire 14 IV. LE FINANCEMENT EXTERIEUR 18 Vue générale 18 Les afflux de capitaux étrangers 18 La dette extérieure 20 V. CONCLUSIONS 24 ANNEXE STATISTIQUE i DONES ESSENTIELLES Superficie: 164.000 kiloriètres carr6s Population: (millions d'habitants) Recensement Recensement de 1966 de 1956 Total 4,46 3,94 Tunisiens 4,39 3,60 Non-tunisiens 0,07 0,34 Taux de croissance Population totale 1,3% (1956-1966) Population tunisienne 2,0% 2,7 par kilonétre carré Produit national brut aux prix du marche Total (1967): 507 millions de dinars Par habitant: 216 dollars Produit int6rieur brut au coût des facteurs 1967 1960 Total en millions de dinars courants 446 284 Total en millions de dinars de 1965 420 321 Répartition par secteur 1965-1967 1960-1962 en % de la moyenne du PIB Agriculture 18 24 Mines et industrie 18 15 Transports 9 7 Autres 55 54 Taux de croissance 1960-1965 5,9% (aux prix de 1965) 1965-1967 négatif 1960-1967 4,0% En pourcentage du PIB aux prix du marche 1967 1960 Investment fixe brut 24,1 17,7 Secteur public 17,5 10,4 Secteur privé 6,6 7,3 Variations des stocks - -1,0 -3,3 Epargne intérieure 13,2 7,3 Inportations nettes de biens et services 9,9 7,l Paiements nets au titre du revenu des facteurs 3,1 0,3 Compte courant de la balance des paiements 13,0 6,9 Déficit en ressources en pourcentage de llinvestissement 42,8 48,9 i Monnaie et prix Accords préférentiels douaniers et commerciaux Décembre Variations avec la zone franc (partiellement restaurés en 1967 1964-196( mai 1966) (rillions (en % de p.a.) dinars) Masse monétaire 157,0 9,0 Dép6ts à terme 4h,h 24,0 Créances sur le Trésor Public 93,8 6,2 Crédit à 1économie 197,2 15,2 Taux de hausse des prix(coût de la vie à Tunis) >,(1967) 5% Finances publiques Variations 1967 % du PIB 1960-196? (millions (aux prix (en $ de dinars) du marché) p.a.) Recettes courantes de llEtat 122,5 23,4 7,7 Dépenses courantes de llEtat 107,9 20,7 9,0 Surplus budgétaire 14,6 2,7 0,8 Dépenses en capital de ltEtat 57,3 10,9 6,8 Commerce extérieur Exportations de biens et services 121,8 23,3 6,8 Importations de biens et services 173,6 33,3 8,2 Composition des exportations 1967 1963 1960 (en % des exportations de biens et services) Phosphate brut 10 10 8 Huile d'olive 6 13 8 Pétrole brut 9 - - Vin h 13 10 Blé dur - 5 1 Touriàme 17 5 1 Autres 54 54 66 Balance des paiements 1967 1964 (en millions de dollars) Commerce, net -105 -112 Invisibles, net - 23 - 22 Compte courant, net -128 -134 Capitaux privés, net 33 41 Capitaux publics, net 95 83 Variations des réserves de changement - 10 iii Aide financière extérieure 1965-1967 (en millions de dollars) Total 272 Dons 77 Prêts publics 194 Principaux donateurs et prêteurs 1965-1967 Etats-Unis dt Amérique 148 France 30 BIRD/IDA 13 République fédérale d'Allemagne 12 Koweit 12 Italie 10 Situation des réserves de change (en millions de dollars) Fin 1967 Réserves de change brutes 43,0 (soit moins de deux mois d'importations) Position du FMI Quota 35,0 Tirages 26,5 Dette extérieure Total en cours de la dette publique (30 juin 1967) 463 millions de dollars Total en cours de la dette privée (30 juin 1967) 64 millions de dollars Rapport du service de la dette (% des gains d'exportations en 1967) Dette publique 16,0 Dette privée 7,0 iv RESUME ET CONCLUSIONS 1. Depuis le début des années 1960, la Tunisie a fait preuve de son désir de développement. La limitation de ses ressources naturelles et l'exigulté de son marché intérieur semblaient vouer son économie à un rôle orienté uniquement vers la production et l'exportation de produits primaires, mais l'Etat a pris l'initiative de stimuler l'activité économique, de réfor- mer le cadre des institutions traditionnelles et de jeter les bases de la croissance ultérieure en lançant de vastes programmes d'investissement. Le financement de ces plans ambitieux a été soutenu par un montant élevé d'aide étrangère et par l'extension rapide et inattendue des recettes en provenance du tourisme. 2. Depuis quelques années, la Tunisie a dÛ toutefois faire face à des difficultés financières notables qui ont conduit à l'adoption de mesures de stabilisation. En 1966 et 1967, les objectifs de ces mesures n'ont pas été totalement atteints, en partie a cause de deux mauvaises récoltes qui ont conduit à une quasi stagnation de la production et de la consommation privée. Le commerce extérieur a été également affecté. Après une amélioration sen- sible survenue en 1966, le déficit sur les biens et les services s'est sta- bilisé aux environs de 10% du PIB de 1967. L'accroissement des gains résul- tant du tourisme et des exportations de produits pétroliers et d'engrais a été pratiquement annulé par l'augmentation des importations de céréales et d'huile de soja. En raison du solde défavorable des rouveicnts de capitaux privés, la dôtérioration de la balance de paiements a continué en 1967. 3. Les investissements effectués au cours des années précédentes dans le secteur public ont continué de grever lourdement la situation financière courante. L'augmentation ininterrompue des dépenses de fonctionnement de l'Etat et les pertes nettes enregistrées par un certain nombre d'entreprises du secteur public ont eu un effet défavorable sur l'épargne publique. En outre, bien que la Tunisie ait déclaré son intention de réduire ses investis- sements en 1967, la formation totale de capital fixe s'est maintenue approxi- nativement au niveau de l'année précédente. Soucieux de mettre un froin à l'aggravation de la situation des réserves de change, le Gouvernement a eu plus largement recours au crédit privé d'origine étrangère. Cette mesure aura pour effet de rendre plus lourd encore le fardeau du service de la dette, que la Tunisie supporte déjà difficilement. 4. Le taux élevé d'investissement a également imposé une lourde charge à la main d'oeuvre tunisienne spécialisée. La productivité de l'agriculture a souffert d'une pénurie générale de personnel de gestion expérimenté, par- ticulierement sensible en cette période de transformations institutionnelles. L'importance accordée aux entreprises industrielles du secteur public stest traduite par des pressions sur les ressources en cadres dans les domaines de la production et de la gestion financière. Les améliorations qui ont com- mencé a se manifester en 1966 dans la répartition sectorielle des investis- sements et l'importance croissante du rôle du secteur privé, devraient con- tribuer a attenuer ces pressions. 5. La situation économique devrait s'améliorer en 1968, car on peut escompter que l'accroissement du produit national atteindra 8%, si les récoltes v sont moyennement bonnes. Dans le cadre du budget économique annuel de la Tunisie, le Gouvernement a pris en 1968 un certain nombre de décisions. La majeure partie des projets d'investissements étant en cours de réalisa- tion, la légère réduction prévue en ce qui concerne les investissements du secteur public semble réaliste. Il faut cependant exprimer quelques ré- serves au sujet de l'épargne nationale, notamment au sujet de l'épargne de l'Etat. Même si l'augmentation des dépenses ordinaires de l'Etat ne dépasse pas les 7% prévus, il est peu probable que les recettes augmentent de 13%. Le budget économique prévoit également une diminution de 10% du déficit de la balance des paiements en compte courant. Cette amélioration risque toutefois d'être moins sensible qu'on ne l'espère en raison d'une part de la diminution des exportations de minerai et d'une augmentation des recettes du tourisme inférieure aux prévisions, et d'autre part de l'augmentation pos- sible des importations de marchandise. Mme si les décaissements des prêts consentis par des pays étrangers pour l'exécution de certains projets s'accél- érent come l'espèrent les pouvoirs publics tunisiens, le léger excédent de la balance générale des paiements qu'ils ont prévu suppose que la Tunisie aura recours au crédit privé d'origine étrangère pour un montant supérieur à celui qui figurait dans les estimations du budget économique. De toute façon, la situation des réserves de change sera encore délicate, le montant net des obligations bancaires restant de l'ordre de 40 millions de dollars. 6. La dette publique à moyen et à long termes, y compris la partie non déboursée, était de 475 millions de dollars à la fin de l'année 1967 contre 204 millions de dollars en fin-1964. Même si l'on admet que l'encours est mieux connu depuis deux ans, il n'en est pas moins certain que la Tunisie a eu largement recours à l'emprunt étranger pour mettre à exécution son programme d'investissement. L'aide étrangère ayant été inférieure aux prévisions figurant dans le plan, l'écart a été compensé par un recours au crédit privé à moyen terme, qui a entrainé une déteriora- tion de la structure de la dette de la Tunisie. Le rapport du service de la dette publique aux recettes d'exportations s'en est trouvé accru, passant de 10% en 1964 à 19% en 1967. Si l'on tient compte du service de la dette privée, il est probable que le rapport du service de la dette extérieure totale attendra 24% en 1968. 7. L'actuel Plan quadriennal prendra fin en 1968. L'objectif du Plan concernant l'ensemble des investissements pour la période considérée sera atteint; la production réelle cependant ne s'est accrue qu'à un taux annuel de 3%, au lieu des 6% prévus par le Plan. Ieme si l'on tient compte de deux années de mauvaises récoltes, la contribution des investissements à l'expansion économique a été faible. Ceci résulte du fait que certains investissements ont été consacrés à des projets n'ayant pas une rentabilité immédiate, ainsi qu'au fait que des résultats décevants ont été enregistrés dans les entreprises du secteur public. 8. Le Gouvernement va entreprendre la préparation d'un nouveau plan pour la période 1969-1972. Compte tenu des résultats provisoires du plan en cours de réalisation et des perspectives d'avenir, il faudra, plus que jamais, tenir le plus grand compte de la rentabilité économique des projets avant de la inclure dans le programme d'investissement. La détermination du niveau des investissements devra tenir compte des possibilités de finance- ment et en particulier du montant possible d'épargne nationale. En raison vi du poids du service de la dette extérieure au cours des années a venir, La Tunisie aura encore besoin d'un volume important d'aide d'origine étrangère et celle-ci devra continuer à être assortie de conditions fa- vorables. I - LA CONJONCTURE ECONOMIQUE Les développement récents 1. A la fin de l'année 1966, dans le cadre du budget économique annuel de la nation, le Gouvernement tunisien a pris un certain nombre de décisions pour 1967. Toutefois des événements dont certains échappaient l l'action de llEtat, et en particulier une très mauvaise récolte se sont opposés à l'entière réalisation de ses prévisions. 2. Le budget économique pour 1967 prévoyait que ltinvestissement total serait de 110 .millions de dinars contre 129 millions réalisés en 1966. En Lait la formation brute de capital fixe en 1967 a dépassé de 15% le montant prévu. Ce depassement est dû aux dépenses consacrées par l'Etat à des écoles et autres bâtiments d'une part, à des investissements privés dans la recherche pétrolière et le tourisme d'autre part. L'investissement des entreprises publiques a diminué plus encore que prévu, surtout dans les textiles et les transports. Au total, la part de ltinvestissement fixe dans le produit intérieur brut est passée de 25,6% en 1966 à 24,l en 1967. 3. On estime provisoirement à 522 millions de dinars le produit intérieur brut pour 1967, soit 3,8 pour cent de plus qu'en 1966. Cependant, en termes réels, ce produit nta augmenté que de moins d'un pour cent par rapport au niveau déjà bas de 1966. Le principal facteur de stagnation au cours de ces deux:années a été la chute de la production agricole résul- tant de deux mauvaises récoltes. Laccroissement de la valeur ajoutée dans les mines, le tourisme et les transports, combiné à l'expansion des effectifs des aàninistrations n'a pas été suffisant pour empêcher le produit intérieur au coût constant des facteurs, dIttre inférieur- en 1967 au niveau atteint en 1965. 4. Les exportations de pétrole et les recettes au titre du tourisme ont été les éléments les plus dynamiques des ventes de biens et services par la Tunisie au cours des deux dernières années. En 1966, ils ont contribué par moitié à l'accroissement de l5% des exportations totales. Cettr, année là, la Tunisie a été également en mesure d'exporter des céré- ales récoltées l'année précédente. En 1967, les exportations agricoles se sun' effondrées, mais cette chute a été compensée par une augmentation des ventes de pétrole, alors que le tourisme et les exportations d'engrais permettaient au total des exportations d'augmenter de 7'Z. Les importa- tions de marchandises ont d'autre part poursuivi pendant ces deux années la croissance régulière qu'elles avaient connue depuis 1960. La tendance ascendante des importations de biens d'équipement a été renversée en 1966, mais ce déclin a été plus que compensé par laccroissement des importations de matières premières, surtout dlhuile de soja et de soufre, et de produits alimentaires, céréales en particulier. Le résultat net des opérations sur services a diminué en 1966 puis a augmenté légèrement en 1967. Au total, le compte des biens et services s'est amélioré considérablement en 1966-- - 2 - avec un déficit d'environ 53 millions de dinars-- et il est resté prati- quement inchangé en 1967. Perspectives pour 1968 5. En 1968, le PIB aux prix du marché devrait augmenter de 8,3% et atteindre 566 millions de dinars. On suppose que la production agricole atteindra le niveau moyen des cinq dernières années, les autres éléments de la valeur ajoutée totale slaccroissant de 6 pour cent par rapport à 1967. Cette croissance proviendra au premier chef de l'industrie--en particulier de l'industrie alimentaire--de l'activité pétrolière et du tourisme. 6. Le budget économique prévoit que la formation brute de capital fixe sera de l'ordre de 125 millions de dinars en 1968 contre 126 millions réa- lisés en 1967. Les investissements des administrations et des entreprises publiques et semi-publiques devraient légèrement diminuer; cette dimi- nution serait compensée par un nouvel accroissement des dépenses en capital fixe des entreprises privées. Les dépenses de l'Etat se rapporteront essentiellement à des projets en cours. Les projets nouveaux se limitent à trois opérations peu importantes dans llagriculture, h deux études et à des projets relatifs à un port, à des routes, à un aérogare et aux télécommunications qui seront réalisés grâce h une assistance financière extérieure. Les constructions dtécoles et de bâtiments administratifs sont censée diminuer. Dans ltagriculture, les dépenses des administra- tions devraient également diminuer, mais seront compensées par l'accrois- sement des investissements des entreprises nécessités par l'équipement des coopératives. Linvestissement des entreprises publiques diminuera surtout dans lès industries de transformation, car plusieurs projets importants sont déjà réalisés et les possibilités de nouvel investissement semblent plus réduites. L'investissement privé devrait se poursuivre dans le tourisme, les industries extractives et le logement. 7. Pour 1968, le budget économique envisage un déficit de 44 millions de dinars dans la balance des biens et services dans lthypothbse d'une amélioration de 7 millions de dinars des exportat:.ons et dlune légère diminution des importations par rapport à 1967. Ces projections appa- raissent trop optimistes. Bien qu'une amélioration soit probable en 1968, elle sera sans doute inférieure aux prévisions officielles. Certaines difficultês dans l'extraction minière et la capacité d'accueil des h6tels pourraient limiter la croissance des exportations. Par ailleurs, il sera peut-être difficile de réduire autant que prévu l'importation de produits alimentaires. Les importations nettes de biens et services pourraient donc être de ltordre de 47 millions de dinars en 1968. Par rapport à ltinves- tissement total, le déficit en ressources diminuerait donc de 43% en 1967 à 375 en 1968. - 2 a- Tableau 1 Emplois et ressources du pays (millions de dinars courants) 1965 1966 1967 1968 Provisoire Budget éco. PIB aux prix du marché 495.9 502.8 522.4 565.6 Imp. nettes des biens & services 71.0 52.8 51.8 43.8 Emplois - Ressources 566.9 5_.6 574.2 6o9.4 Consommation totale 428.5 423.6 453.2 482.6 Investissement total 138.4 132.0 121.0 126.8 - 3 - II - PROBIWES ET REALISATIONS DE LA PLANIFICATION 8. Le Plan quadriennal sera terminé en 1968. Bien qu'il soit trop tCt pour procéder à un examen détaillé de ses réalisations et de ses insuffisances, on peut d'ores et déj: formuler quelques observations. Certains objectifs généraux ont été en grande partie atteints. Le rele de l'Etat en matière d'investissement a réduit la dépendance de la Tunisie à l'égard des investisseurs étrangers. Le recours au système coopératif a permis de procéder à des réformes de structure dans l'agriculture et le commerce. En matière d'enseignement, des progrès importants ont été réalisés à tous les niveaux. L'effort d'investissement 9. Sous l'angle quantitatif, les prévisions figurant dans le 'lan relatives à un niveau d'investissements de 505 millions de dinars durant la période 1965-1968 correspondent presque exactement au total cumulé des investissements réalisés. Celui-ci peut être maintenant évalué à 508 millions de dinars pour les quatre années. Cependant, la production en termes réels nta probablement augmenté qu'h un taux annuel moyen de 3,2 pour cent alors que le Plan prévoyait un taux d'accroissement de 6,2 pour cent. Cette différence est l'un des principaux facteurs responsables de la pression importante que les dépenses d'investissement ont exercée sur les ressources financières de la Tunisie. Indépendamment du fait que la production n'a pas atteint le.niveau envisagé, il apparaît que dans certains secteurs le programme d'investissement a imposé une lourde charge aux cadres tunisiens disponibles, surtout dans l'agriculture et l'industrie. 10. Si l'investissement fixe s'est maintenu à un niveau élevé, bien que le produit intérieur brut n'ait pas évolué comme prévu et que les pres- sions sur les ressources disponibles aient été fortes, ctest tout d'abord parce que les dépenses en capital de l'Etat ont été déterminées chaque année en fonction de la décision de procéder sans délai à la réalisation des projets entrepris dans le cadre du Plan quadriennal. De plus, la dimi- nution des investissements des entreprises publiques depuis 19ó5 a été compensée exactement par l'accroissement des investissemenLs des entreprises privées. Enfin, le coût de certains des projets les plus importants avait été sous-estimé. 11. L'effort d'investissement que la Tunisie a soutenu au cours des années 1960 a été accompagné de gains assez faibles en matière de produc- tion réelle. Le coefficient de capital est élevé même si on déduit des agrégats nationaux l'investissement et la production de l'agriculture et des industries alimentaires, puisqu'on ne peut discerner aucune tendance de la production agricole dans la période 1960-1968. Tahleaù 2 Coefficient marginal de capital l/ 1960-62 1961-63 1962-64 1963-65 196-66 1965-67 4.45 4.79 5.54 4.97 5.64 5.89 1/ Investissement brut total et produit intérieur brut au coût des facteurs (décalage d'un an) à ltexclusion de litinvestissement et de la production de l'agriculture et des industries alimentaires. Calculé par la BIRD sur la base du dinar 1965. 12. Ces coefficients de capital reflètent l'effet combiné de divers facteurs relatifs à. l'allocation de l'investissement et à scn produit. Tout d'abord, les possibilités d'investissement productif dans ltagri- culture et ltindustrie étaient limitées. Deuxièmement, les conditions du marché mondial ont affecté les activités tunisiennes orientées vers l'exportation. En troisième lieu, la politique de ltEtat en matière d'action sociale et de construction administrative nta pas été orientée vers des rendements immédiats. Enfin, un aspect plus positif tient aux résultats obtenus par la Tunisie en attribuant des ressources à des entre- prises des secteurs touristiques et pétrolier, dont le rendement ne saurait se faire attendre. 13. Au cours de la période quadriennale, 20% des dépenses en capital fixe ont été consacrées à l'agriculture, qui de ce fait a reçu plus que tout autre secteur. Toutefois, l'investissement réalisé a été inférieur ' l'objectif du Plan qui lui attribuait 30 pour cent de la formation brute de capital fixe. Même en tenant compte de la part imputable aux variations climatiques, la production agricole a été inférieure aux prévisions. Le programme dtinvestissement comprenait un grand nombre de projets d'irriga- tion à forte teneur de capital, dont la plupart sont encore en construction ou n'ont pas encore produit tous leurs effets. De plus, la productivité du travail agricole a souffert de lleffet perturbateur des changements ins- titutionnels et des problèmes dlencadrement que ceux-ci posent in&vitablemen-. Le problème principal de l'agriculture tunisienne est le manque de cadres expérimentés nécessaires pour amener la masse des paysans traditionnels à adopter des méthodes nouvelles de culture et à. recourir à. des moyens de production modernes. Les programmes d'irrigation requièrent un personnel de vulgarisation très dense et les coopératives modernes nécessitent des responsables qualifiés. 14. Ltinvestissement productif dans l'industrie a représenté une partie importante mais décroissante des dkpenses d'investissement; il semble lui aussi avoir été limité par l'insuffisance des cadres et plus fondamen- talement par les limitations du marchéint6rieur. En ce qui concerne les problèmes de gestion, la Tunisie a dû partir de rien dans un domaine ot la formation académique ou le service public ne peuvent pas remplacer le manque d'expérience. Cette insuffisance est la plus nette en matière d'or- - 5 - Tableau 3 La formation brute de capital fixe et le Plan quadriennal (millions de dinars 1965) 1965 1966 1967 1968 Tot7l. Plan Provi- Budget 1965-68 quadriennal soire Econom. Estimat. 1965-1968 Agriculture 27.6 25.3 23.8 25.2 101.9 165 Mines 20.1 21.8 17.1 16.4 75.h 45 Pétrole If- 11>7 =1.6 =T 7-.7 70 Autres industries extractives 4.7 5.5 4.3 5.2 19.7 25 Energie 7.8 6.2 9.1 9.2 32.5 21 Industries de trans- formation 26.8 13.6 14.3 9.8 64.5 80 Indust. alimentaires 1.3 2.0 4.o 2.7 10.0 6 Sidérurgie 13.7 2.6 0.3 0.7 17.3 7 Indust. textiles 9.8 3.2 1.6 1.9 16.5 22 Produits chimiques 0.3 1.2 2.2 1.5 5.2 25 Autres 1.7 4.6 6.2 3.0 15.5 22 Transports 7.5 '6.1 10.9 11.0 . 65 Logements l.0 10.1 10.3 10.9 h4.3 30 Tourisme 6.9 1o.4 13.4 14.4 h5.1 15 Commerce et autres .O4 1.6 2.2 2.4 6.6 6 services Administration 21.3 24.2 23.6 22.3 91.4 70 Er.seighenent 11.3 11-b 13.1 1 2. 9.0 Hydraulique urbaine 2.1 2.h 1.5 2.2 8.2 8 Autres 7.9 10.0 9.0 7.3 34.2 18 TOTAL 132.4 129.3 124.7 121.8 508.2 505 - 6 - ganisation de la production et de gestion financière. Dans le premier cas, la direction des entreprises a été apparemment incapable de réviser les plans de production lorsque ceux-ci nfétaient plus adéquats pour une raison ou une autre. Dans le deuxième cas, elle ne stest pas suffisamment attachée à identifier et à mettre à profit les possibilités d'amélioration de la rentabilité de ces entreprises. Le manque d'expérience dans les affaires stest également manifestée par la réticence des responsables des entreprises, qu'il siagisse de déléguer leurs pouvoirs à leurs subordonnés ou de définir une politique générale. Absorbés par leurs problèmes quo- tidiens, les directeurs dientreprise n'ont pas suffisamment mis à profit les aptitudes des cadres moyens. 15. En ce qui concerne les débouchés, les entreprises industrielles, bien qu'elles aient bénéficié dfune protection douanière, ont connu des difficultés. Celles-ci sont en partie imputables à l'inefficacité du système de commercialisation lui-même, à l'insuffisance des revenus per- sonnels ou à la qualité insuffisante de leurs produits. Même si ces dif- ficultés étaient surmontées, il n'en resterait pas moins que le problème fondamental est la dimension du marché tunisien et la situation monopo- listique de quelques grandes entreprises. Il existe des monopoles dans la sidérurgie, le montage de véhicules, la filature de coton, le raffi- nage du sucre et bien dfautres activités. Comme llexpansion de leurs débouchés dépend en dernière analyse de leur capacité d'affronter la concurrence des produits étrangers soit à l'exportation, soit pour se substituer à des importations, ces entreprises doivent s'efforcer de réduire les coûts de production. 16. La contribution de l'investissement nouveau à la croissance éco- nomique a été aussi affectée au cours de ces dernières années par les difficultés qutont rencontrées les entreprises tunisiennes orientées vers l'exportation des produits d8extraction minière ou des engrais. Le minerai de fer et le phosphate brut de la Tunisie ont été difficilement écoulés en raison du développement de minerais à haute teneur par les concurrents étrangers. Les exportations de minerai de fer ont diminué en 1967 et diminueront encore en 1968. Les phosphates devraient être exportés en quantité croissante, mais des pressions sur les prix de vente continueront à sexercer. A plus long terme, des investissements seront encore néces- saires pour obtenir une baisse des coûts, une amélioration de la qualité et un accroissement de la capacité de production. Les deux plus grandes entreprises dIengrais, de leur coté, ont aussi ressenti la baisse des prix à l'exportation alors que le coût du principal facteur de production import le soufre, a considérablement augmenté. Néanmoins, le potentiel de pro- duction devrait être pleinement utilisé en 1968. 17. Enfin la rentabilité de llinvestissement total de la Tunisie au cours de ces quatre années du Plan a été amoindrie par le maintien à un niveau élevé des dépenses en capital consacrées aux services sociaux ou administratifs. L'investissement dans ces domaines peut être estimé maintenant à environ 91 millions de dinars pour l'ensemble de la période, soit 18% de la formation brute de capital fixe et quelque 30% de plus que -7 - ne le prévoyait le Plan quadriennal. Les dépenses consacrées à liensei- gnement ont représenté, comme prévu par le Plan, environ 10% de 1 linves- tissement total. L'accent a été mis à juste titre sur la formation d iune main d 'oeuvre hautement qualifiée. On doit cependant observer que le programme dfinvestissement pour 1'enseignement primaire a imposé de lourdes charges au budget de fonctionnement de l'Etat. Une évalua- tion permanente de ce progranme et de ses conséquences économiques est nécessaire afin de l'ajuster aux possibilités de la Tunisie. Les dépenses publiques et privées dans le logement ont également dépassé le niveau prévu par le Plan. 18. L'effort d 'investissement de la Tunisie a été récompensé davan- tage dans la mesure où il a été orienté vers des projets à rentabilité plus immédiate des secteurs touristique et pétrolier. Ces deux secteurs ont été les plus dynamiques pendant la période quadriennale. L'inves- tissement dans le tourisme a été trois fois plus élevé que 1tobjectif du Plan; dans le secteur pétrolier il a été plus du double. La Tunisie a su prendre les mesures nécessaires pour inciter les capitaux privés nationaux à s 'investir dans le secteur du tourisme et les capitaux étrangers, dans le secteur pétrolier. Les recettes en devises en provenance du tourisme ont augmenté très rapidement jusqu 'en 1967 et devraient continuer leur croissance au cours des années à venir. En 1970, les recettes touristiques représenteront vraisemblablement près de 20% des recettes totales en devises de la Tunisie. Les dépenses de recherche pétrolière ont été financées surtout par des crédits étrangers; ceux-ci ne devront 8tre remboursés que si la recherche est fructueuse. Les gisements découverts jusqu'à présent ont des réserves très limitées. Il est probable qu'en 1968, la pro- duction sera proche de la capacité maximum et atteindra 2,5 millions de tonnes; sa contribution aux recettes totales en devises de la Tunisie sera alors d 'environ 12%. Le prochain Plan 19. Les réalisations récentes dans le cadre du Plan et une nouvelle appréciation des possibilités futures ont amené la BIRD à réviser les projections pour 1970 présentées dans le rapport économique sur la Tunisie de 1 an dernier 1/. On peut maintenant estimer que le produit intérieur brut aux prix courants du marché pourrait 8tre de 1lordre de 640 millions de dinars en 1970, ce qui suppose un taux annuel de crois- sance de 6,3% après 1968. En raison des difficultés du secteur agri- cole et de la rentabilité limitée de 1'industrie, l'investissement brut fixe pourrait alors se monter à environ 130 millions de dinars courants. Les importations nettes de biens et services seraient de 32 millions de dinars, soit 5% du PIB contre 10% en 1967. I/ Situation et Perspectives Economicues de la Tunisie, AF-56c, en date du 10 mars 1967. - 8 - 20. La Tunisie commencera à préparer au début de 1968 le prochain plan 1969-1972 et devrait terminer celui-ci au début de 1969. Des études de base sur la consommation des ménages, les qualifications dnas 1findustrie, les coefficients de capital et d'importation sont aussi en cours. Elles seront disponibles en juin 1968, en mâme temps que les résultats dw recensement démographique entrepris en 1966. La Direction du Plan a déjà préparé des projections provisoires des principaux secteurs et agrégats. Ces projections serviront de cadre de référence aux travaux des comités régionaux et sectoriels lorsque ceux-ci devront identifier et évaluer les besoins et possibilités d'investissement. Plus qu'auparavant, les décisions devront être prises en fonction des rendements économiques probables des investis- sements et de leur compatibilité avec les contraintes financières, humaines et commerciales. 21. Les pouvoirs publics ont lintention de fonder le prochain plan sur des projets nettement définis et non pas seulement sur des projections sectorielles des investissements. Ils doivent présenter à la prochaine réunion du Groupe Consultatif une liste préliminaire des projets susceptibles de recevoir une aide extérieure. Si les réalisations du prochain plan sont constamment replacées dans le cadre d fune liste étendue à tous les principaux projets publics de la Tunisie, ce plan pourrait devenir un meilleur instrument pour la prise de décision. De plus, si la méthode de prévision ntest pas outre mesure compliquée, il sera possible chaque année de reviser les projections en fonction des nouveaux éléments d 'information. Le budget économique annuel est déjà un remarquable instrument pour léva- luation à court terme des effets économiques des opérations courantes du secteur public. - 9 * III - LE FINANCMNT INTERIEUR 22. Depuis le début des années 1960, la Tunisie a poursuivi son effort pour contribuer au financement de son développement. L'épargne intérieure a augmenté de façon soutenue jusqu'en 1965, à un taux mar- ginal supérieur à 2C%. L'investissement cependant a progressé plus rapidement que l'épargne si bien que pour la plupart des années le déficit en ressources a atteint un niveau égal à la moitié de la forma- tion brute de capital. En 1966, comme l'aide étrangère avait cessé d'augmenter, tandis que la situation des réserves de change continuait à se détériorer et que 18endettement extérieur était déjà élevé, le programme d'investissement a dû ltre réduit. Le déficit en ressources fut en conséquence ramené à 40% de 1finvestissement et 1épargne inté- rieure atteint 15,7% du PIB contre 13,5% en 1965. L'investissement fut encore réduit en 1967, mais l'épargne tunisienne tomba de 79,2 à 69,2 millions de dinars. A moins d'un changement considérable dans l'attitude du gouvernement et dans les réalisations des entreprises, il est improbable que la projection officielle de l'épargne à 83 millions de dinars puisse être réalisée en 1968. 23. C'est par un système compliqué de contr6les du commerce exté- rieur des prix intérieurs et de la fiscalité que liEtat est parvenu à accroftre l'épargne de la Tunisie. Ces mesures ont eu pour effet de diminuer la part de la consommation privée dans les ressources nationales. La consommation des ménages est ainsi tombée de 75% du produit national en 1960 à 72% en 1964. Au cours de cette période, cependant, la crois- sance des ressources nationales a été telle que cette consommation aux prix de 1960 a augmenté à un taux annuel moyen de 3,8%. Depuis 1965, la production en termes réels est restée au même niveau et la consom- mation privée totale a diminué en valeur absolue. Il sera difficile de parvenir en 1968 à réduire encore à 68% la part de la consommation privée dans le PNB comme le prévoit le budget économique. 24. La consommation publique et, d 'une manière plus générale, les dépenses courantes des administrations ont augmenté à un taux supérieur à 10% par an au cours de la période 1965-67. En 1967, les recettes de l'Etat n'ont connu qu'une croissance très faible et l'épargne publique stest effondrée. La BIRD estime que, désormais, l'épargne des adminis- trations n'augmentera que si l'expansion des dépenses courantes est con- sidérablement ralentie. Dans les conditions actuelles, la part des ad- ministrations dans l'épargne nationale ne dépassera probablement pas 16 millions de dinars en 1968. Si les mesures nécessaires sont prises, l'épargne publique en 1970 pourrait atteindre 23 millions de dinars. 25. Il est plus difficile de prévoir le montant de ltépargne des entreprises. Les bénéfices bruts réalisés en 1967 ont été inférieurs de plus de 15% à la prévision du budget économique. Compte tenu de la croissance prévue de la production et des exportations en 1968, la situation des entreprises devrait saméliorer. Au cours des prochaines années, laugmentation de leur rentabilité dépendra de plusieurs - 10 - facteurs dont certains échappent à llaction de lEtat. Jusqut ce que l'on sache dfune manière plus précise quelles améliorations sont pos- sibles, il est raisonnable de penser que l'épargne des entreprises ne sera pas supérieure à 50 millions de dinars en 1970 contre 37 millions estimés pour 1967. 26. Dans ces conditions, ltépargne intérieure de la Tunisie se monterait ' 103 millions de dinars en 1970, après avoir tenu compte des paiements nets au titre des revenus des facteurs et des transferts courants. Ltépargne intérieure représenterait alors 16u du PIB projeté pour 1970. Lteffort marginal d'épargne serait de 21% par an au cours de la période 1967-1970. Tableau h Epargne intérieure (millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 1970 Provisoire Budget Estim. Projectio Econom. BIRD de la BIRL Administration 20.8 21.5 12.6 20.1 16.0 23 Entreprises et banques 29.2 38.4 37.0 43.3 43.3 50 Ménages 7.7 7.7 8.0 6.5 7.5 10 Epargne nationale 57.7 67.6 57.6 69.9 66.8 83 Revenus de facteurs et transferts 9.7 11.6 11.6 13.1 13.1 20 Epargne intérieure 67.4 79.2 69.2 83.0 79.9 103 - :11 - Les finances publiques 27. Entre 1960 et 1965 les recettes de lEtat ont constammert représenté 22% du PIB, surtout grâce à l'élévation périodique du taux des impfts. Une augmentation supplémentaire du taux de 1'impft sur le revenu décidée h la fin 1965 a permis aux recettes de l'Etat de stélever en 1966 à 24i du PIB. En 1967, les recettes ntont augmenté que de 2,2> bien que le PIB aux prix courants ait crû de 3,8%. Même si lton faisait abstraction de la suspension de certaines taxes à ltexportation, la croissance des recettes, à ltexclusion de celles en provenance de ltexploitation pétrolière, nfaurait pas été inférieure a 3%. 28. En dépit de l'élasticité insuffisante des recettes par rapport aux variations du PIB, la charge fiscale totale a maintenant atteint un niveau élevé. En 1967, les recettes fiscales des administrations, y compris les collectivités locales et la sécurité sociale ont représenté 27% du PIB. Le fait que les recettes courantes ne suivent pas les aug- mentations du PIB en l'absence de changement des taux dtimp6ts, est essentiellement un problème de structure fiscale et d'administration financière. Une étude de la BIRD en ce domaine sera effectuée en 1968. 29. Le budget pour 1968 prévoit que les recettes augmenteront de 13£. Un accroissement des taux de la plupart des imp6ts contribuera pour 4,5% à cette expansion. Le recouvrement d'arriérés dus par les entreprises publiques soumises à ltimpft sur les sociétéL depuis 1965 mais qui avaient été autorisées à retarder leur paiement jusqutà présent, explique en partie l'augmentation prévue dans les recettes au titre des imp8ts directs. Cependant, il est permis d' exprimer quelques doutes en ce qui concerne les autres recettes. Les perspectives du marché mondial des phosphates et de lthuile dtolive ne justifient sans doute pas le recouvrement de la taxe temporaire sur les exportations. Si cette taxe était maintenue, des subventions directes ou indirectes seraient nécessaires. Les paiements d'amendes et condamnations et des autres droits et taxes ap- paraissent aussi devoir être inférieurs aux prévisions si lion se réère aux relations qui ont existé jusquth prés6nt entre prévisions et réa- lisations. Enfin la croissance effective des recettes pétrolières risque d'être inférieure aux estimations du budget si les versements sont quelque peu retardés. Dans 1'ensemble, le Gouvernement serait plus réaliste stil comptait que les recettes de l'Etat maintenant projetées à 140 millions de dinars pour 1968 risquaient d'être inférieures h ce montant. 30. Ltobjectif dtépargne retenu par le budget économique pour 1968 manifeste l'intention du Gouvernement de ramener l'épargne à son niveau antérieur. Cette intention stexprime par des mesures tendant beaucoup plus à accroitre les recettes quth contenir ltexpansion des dépenses couraavý. Il aurait été nécessaire de prendre conscience du niveau déjà élevé de la fiscalité et des effets sur les prix, les bénéfices et la consommation individuelle dtune pression fiscale plus importante. Meme dans le cadre dtun programme qui aurait cherché à maintenir la charge fiscale au même - 12 - niveau et à limiter à 5, la croissance des dépenses courantes, Iéparsne des administrations ne pouvait s'élever qulà 17 millions de dinars. En raison de llattitude actuelle à l'égard de la dépense, llépargne publique sera vraisemblablement inférieure aux projections du budget économique. 31. Le problème de l'épargne publique est essentiellement un problème de dépense. Au cours des dernières années , les dépenses courantes de l'Etat ont augmenté plus.rapidement que le produit intérieur brut. En 1966 particulièrement, Itaccroissement de 15% des dépenses a porté celles-ci à 19,2% du PIB. Le budget économique de l'an dernier prévoyait une hausse de 7% en 1967 alors que le PIB devait staccroître de 6,2%. La production nla pas augmenté autant que prévu, mais la hausse des dépenses courantes a été de 11%. Les dépenses ont donc dépassé les prévisions budgétaires, bien que V'on ait su dés le début de l'année que les recettes seraient réduites. Pour 1968 le Gouvernement tunisien prévoit que ces dépenses augmenteront de 6,8%. Dans le cadre de la politique actuelle cependant, la dépense risque, une fois de plus, de dépasser les prévisions. Quoiqu'il en soit, l'accroissement prévu est en lui m8me excessif. En raison de la necessité diaccrottre ltépargne publique et des incertitudes relatives aux recettes, l'Etat devrait prendre des mesures pour que la dépense en 1968 reste au moins dans les limites prévues par le budget économique. Tableau 5 Dépenses courantes de ltEtat (millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 Provisoire Budget Economique Traitements et salaires 46,9 54,8 63,0 68,9 Achats de biens et servicts 18,0 21,0 23,3 24,4 Intérêt de la dette 3,0 4,4 4,7 6,6 Subvention aux entreprises 5,8 6,3 6,6 6,5 Bourses 1,4 2,1 2,4 2,0 Transferts aux collectivités 3,3 2,3 3,0 2,7 locales Autres transferts 5,6 5,6 4,9 4,l Total 84 0 96,5 107 9 115,2 32. La politique en matière de traitements et salaires a été le principe déterminant de ltaugmentation des dépenses de l'Etat en Tunisie. A ltexception de l'augmentation générale des traitements qui eut lieu en 1968, ltexpansion de la masse salariale au cours des dernières années a été due surtout au gonflement des effectifs. Cet accroissement a été souvent lié à des dépenses dtinvestissement; c'est particulièrement le cas dans l'enseignement dont les dépenses courantes représentent 25% environ des dépenses totales de fonctionnement et augmentent encore I un - 13 - rythme de 11% par an. Dans duautres cas, il aurait été possible de limiter les dépenses de personnel au moment de la création des postes. Une fois que la création est décidée, comme ce fut le cas pour l'Intérieur en 1967 ou lfInformation en 1968, les budgets suivants sont gonflés par le plein effet des décisions antérieures. Il est donc nécessaire de prendre dès à présent liengagement de limiter la croissance des dépenses de per- sonnel pour les années à venir. Les achats de biens et services devraien également être limités. De plus, afin de diminuer la charge des subven- tions de fonctionnement, les dépenses courantes de certaines institutions comme la RTT ou 11Office de 1'Artisanat devraient âtre réduites. 33. Les dépenses en capital de ltEtat sont restées depuis 1965 pra- tiquement au même niveau de 56 millions de dinars. La diminution des in- vestissements fixes et des transferts aux entreprises a été compensée par un accroissement des paiements pour 1tamortissement de la dette, surtout au titre de la dette extérieure. Les dépenses en capital augmenteront sensiblement en 1968 du fait de l'augmentation des transferts aux entre- prises et des remboursements au titre de la dette. Ces derniers sont dus en partie à la reprise par liEtat du service de certaines dettes contrac- tées par des institutions publiques. Le montant des transferts aux entre- prises est difficile à prévoir parce qutils sont effectués en fonction des disponibilités du Trésor en cours d'année. Ces transferts reflètent 1tinsuffisance des capitaux à long terme en Tunisie. Ainsi qu'on le verra plus loin, ils sont imputables au manque de rentabilité de cer- taines entreprises publiques. Pour que les dépenses en capital de l'Etat restent dans des limites raisonnables dans les années à venir, les transferts aux entreprises devront Otre réduits. Une telle réduction dépend essentiellement des mesures que prendra le Gouvernement pour améliorer l'efficacité des entreprises publiques : Tableau 6 Les dépenses en capital des administrations et lMéDargne nubligue (millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 Provi- Budget soire économique Dépenses en capital 67.2 6. 72.72 Investissement fixe brut 47.4 48.2 48.2 45.3 Transferts aux entreptises 14.8 13.0 11.8 15.1 Amortissement de la dette 2.8 2.7 7.6 10.6 Autres 2.2 3.7 2.3 1.7 Enarne _/ 20.8 21.5 126 dont Etat (23.5) (23.4) (1.6) (23. 4) Impasse totale h2.6 1/ T compris l'assistance technique considérée comme une épargne négative puisque la dépense courante à ce titre est financée par des recettes en capital. 14 34. L'impasse budgétaire de 1968 sera probablement du même ordre que celle de l'an dernier, elle lui sera même supérieure dans le cas où le Gouvernement ne maintiendrait pas les dépenses administratives dans la limite des prévisions du budget économique. Les emprunts intérieurs ont financé environ un tiers du déficit de 1965 et 1966. En 1967, l'Etat a réduit son endettement auprès de la Banque centrale mais a lancé un emprunt forcé dans la population et a probablement allongé les délais de paiement des factures qui lui ont été présentées. Le financement extérieur a aussi augmenté en 1967, aussi bien au titre des prêts publics que par suite d'un recours accru aux prêts privés à moyen terme y compris les crédits-fournis- sieurs (voir Annexe, tableau 19). 35. Les difficultés éprouvées par l'Etat en matière de dépense pro- cédent en partie de facteurs institutionnels. Le document budgétaire ne contient pas toutes les dépenses publiques, que celles-ci soient de fonc- tionnement ou d'équipement. La dépense peut donc être financée par les comptes spéciaux du Trésor approvisionnés surtout par des recettes affectées ou les dépôts des institutions publiques. Ces dernières années, plus de 15% de la dépense courante totale n'ont pas requis l'autorisation du Parle- ment. La décision récente d'intégrer dans le Budget un certain nombre de comptes spéciaux constitue une première amélioration. Selon les prévisions budgétaires pour 1968, la dépense qui sera encore effectuée dans le cadre de comptes spéciaux du Trésor ne représentera que 6% des dépenses courantes totales de l'Etat. Les prévisions des transferts en capital, sous forme d'avances du Trésor en particulier, devraient également être incluses dans le budget de l'Etat afin de présenter des programmes de financement plus sains, plus réalistes et plus sÛrs. La budgétisation de tous ces trans- ferts placerait le Trésor dans une position plus forte pour résister aux demandes pressantes d'intervention de l'Etat. D'une manière plus générale, il est nécessaire de procéder à une réforme de l'organisation, des procédures et de la comptabilité du Trésor. La situation de caisse du Trésor n'est pas disponible à tout moment et le montant des factures à payer par l'Etat est inconnu. Le rôle du Trésor comme banque de diverses institutions publiques n'est pas défini ni contrôlé de manière totalement adéquate. Le Gouverne- ment tunisien devrait procéder à ces iportantes réforuos du Trésor qu'il a préparées avec 1'assistancc du FM1. 36. La politique budgétaire actuelle est lourde de conséquences pour la formation future de l'épargne intérieure totale. Si les recettes et les dépenses courantes augmentent après 1968 à un taux voisin de celui qui a été projeté pour la croissance du PIB (légèrement supérieur à 6%), ce qui est vraisemblable pour peu que l'on persévère dans la politique actuelle l'épargne des administrations en 1970 sera de 18 millions de dinars, niveau encore inférieur a celui de 1965-1966. L'épargne des administrations pourrait atteindre 23 millions de dinars en 1970 si les dépenses courantes n'augmentent pas à un taux supérieur à 5% par an après 1968, et si des mesures sont prises dès à présent pour que les dépenses en 1968 ne dépassent pas les prévisions officielles. Les finances des entreprises et le crédit bancaire 37. De 1960 à 1966, l'épargne des entreprises a augmenté de façon sou- tenue pour atteindre 36 millions de dinars, participant ainsi pour 40% au - 15 - financement de leurs dépenses en capital (voir Annexe, Tableau II). En 1967, les bénéfices bruts des entreprises, y compris les amortissements ont été bien inférieurs aux prévisions du budget économique et sont tombés à 34 millions. Cette baisse de la capacité diautofinancement fut accom- pagnée par une réduction du financement étranger des projets des entre- prises. Un financement compensatoire fut fourni par les exportations des sto.kseaccumulés en 1965 et 1966. En 1968, ltépargne des entreprises non-financières devrait augmenter jusqutà 40 millions de dinars, en raison des aiàéliorations attendues dans l'industrie extrac- tive, lténergie, le tourisme et l'industrie de transformation, surtout de produits alimentaires. La situation de certaines entreprises, toutefois exigera la continuation des transferts en capital de la part de l'Ebat pour un. :ontant supérieur à 15 millions de dinars. 38. Au cours des années 1965-1967, la croissance prévue de i9pargne des entreprises publiques ne stest pas réalisée et celle-ci est restée au niveau inchangé de 21 millions de dinars. Près des trois quarts des bénéfices bruts sont faits par un nombre relativement limité dtentre- prises dans les secteurs de llénergie, des transports et du commerce. Les entreprises publiques de transformation industrielle ont aussi engendré une certaine épargne; cependant lorsquton en déduit les amortissements, ces entreprises apparaissent déficitaires. Cette situation est due en partie à la conjoncture économique défavorable, mais aussi pour une plus grande part aux difficultés internes d'un petit nombre de grandes entreprises. Le tableau 8 présente les résultats des principales entreprises qui ont 4té déficitaires en 1966. A l'exception de la SOTEMI qui groupe huit activités minières relatives surtout au plomb et au zinc, toutes ces entre- prises appartiennent au secteur de la transformation industrielle. Ainsi qutil a déjà été mentionn4, les entreprises publiques ont souffert dtun manque de cadres pour la gestion de la production et des finances ainsi que de difficultés diécoulement de leur produit. De plus, dans certains cas, comme la sidérurgie, l'outillage ou l'industrie lainière, la décision dtinvestir a été prise sans que lton ait fait suffisamment attention à la rentabilité économique de llinvestissement. Bien que ltépargne des entre- prises publiques doive augmenter en 1968, une étude détaillée de leurs problèmes devrait être préparée afin de donner des bases plus sûres à la formulation de leur politique générale. 39. Un des problèmes que rencontrent la plupart des entreprises pu- bliques et qui n'a pas été mentionné jusqu'ici est celui de ltinadaptation de leurs moyens de financement à leurs dépenses d'équipement et dtexploi- tation. Beaucoup d'entreprises furent crées avec un capital social très limité souscrit par l'Etat, les banques et dfautres entreprises publiques. A defaut de ressources à long et moyen terme pour financer leurs immobili- sations et équipement, ces entreprises ont recouru au crédit à court terme des banques tunisiennes et des fournisseurs étrangers. Leur situation financière siest encore détériorée du fait dlune sous-estimation de leurs besoins en fonds de roulement au cours des premières années d'exploitation. Plus récemment, elles ont souffert de la charge croissante de leur endet- tement dtune partet1da.leurs effets à recevoir ou de leurs créances dou- teuses dtautre part. Ceci a réduit leurs bénéfices et pesé encore plus - 16 - Tableau 8 Epargne de certaines entreprises publiques et semi-publiques en 1966 (milliers de dinars) · Bnéfices Amortissement Epargne de nets et réserves entreprise Principales entreprises déficitaires Sidérurgie (El Foulach) -1930 65 -2865 Outillage (AMS) - 405 0 - 405 Mécanique (SOCoMENA) - 165 7 - 158 Ciment (Bizerte) - 150 199 - 49 Verre (SOTUVER) - 82 113 - 31 Engrais (SIAPE) - 443 309 - 134 Tissus de coton (SOGICOT) - 561 652 - 91 Confection (SoGIC) - 175 18 - 157 Tissus de laine (SOGIL) - 676 13 - 663 Cellulose (SNC) - 492 584 - 92 Plomb et zinc (SOTEMI) - 476 338 - 138 Principales entreprises bénéficiaires Tabacs et allumettes (RNTA) 885 182 -1067 Raffinage de sucre (STS) 522 504 -1026 Produits laitiers, primeurs (STIL) 95 597 - 692 Raffinage du pétrole (STIR) 34 1164 1198 Energie electrique, gaz (STEG) 1256 1980 -3236 Pétrole brut (SITEP) 859 1118 -1977 Phosphate de chaux brut(Sfax- Gafsa) 1/ 1730 1438 -3168 Transport aérien (Tunis Air) 467 573 r1040 Transport maritime (CTN) 384 127 511 Transport routier (SNT) 277 435 T- 2 Gestion des ports maritimes (OPNT) 698 373 -lo7l Commerce (OCT) 1701 32 -1733 Total partiel, entreprises mentionnées ci-dessus 3353 10821 14174 Total des entreprises publiques et semi-publiques 6347 14917 21644 1/ Plus d'un million de dinars apparaissant comme recettes de Sfax-Gafsa sont en fait imputables au chemin de fer. Ce dernier a été absorbé par la SNCFT en 1967. Note: Une chaîne dth8tels contràlée par lEtat, la SITT n'est pas mentionnée et-dessus en raison de divergences dans sa comptabilité. Selon les comptes officiels, l'amortissement et le bénéfice net ont été respectivement de 408.000 et 35.000 dinars. Cependant si les charges financières qui ont été payées par l'Etat avaient été supportées par la SHTT, cette entreprise aurait été fortement déficitaire. - 17 - sur leurs disponibilités financières. Dans liensemble, cependant, elles ont été en mesure de financer leurs exploitations. Le système bancaire leur a accordé des facilités et plusieurs entreprises ont maintenant des découverts importants. Le Gouvernement tunisien devrait d cabord déterminer dans quelle mesure la faible rentabilité des entreprises est imputable à ce défaut de leur structure financière. Il sera ensuite de première urgence d gassainir la situation en accordant aux entreprises, dans les cas justifiés et pour des montants adéquats des capitaux à long terme sur financement intérieur, public, bancaire ou privé ou par appel à des capitaux privés étrangers. A partir de ce moment, lb fonds de roulement devraient être accordés &ùx entreprisda daùs le cadre d fun système de contr6le bacaire efficace. 40. Les besoins financiers du secteur des entreprises ont été le facteur le plus important de 1 'expansion du crédit bancaire au cours des années récentes. Dans la période 1964-1966, le crédit des banques aux entreprises et aux ménages a cr« à un taux de 19% par an. En 1967, il a été de l'ordre de 8,% bien que le PIB n'ait augmenté que de 4% et l'in- vestissement brut total ait diminué de 9%. Le crédit à court terme, y compris les découverts bancaires a augmenté encore plus rapidement. La principale banque de dépfts, dont le capital social est d 'origine publi- que, a joué un r8le essentiel dans cette expansion en empruntant à court terme aux autres banques tunisiennes et en prêtant à ses entreprises filiales ou aux autres entreprises publiques. Heureusement, les créances sur le Trésor ont légèrement diminué en 1967 dans le cadre des mesures de stabilisation prises en 1966, si bien qu'au total le crédit bancaire a augmenté de 5% en 1967 contre une moyenne de 15% dans les deux années précédentes. Le ralentissement en 1967 nia cependant pas été suffisant pour éliminer les pressions sur les prix intérieurs. La hausse de 1'in- dice du coût de la vie a été de 3% en 1967 alors qutelle avait été de 6% en 1966. Les disponibilités monétaires qui se sont accrues en 1967 ngont pas joué le r8le essentiel dans 1'expansion des ressources ban- caires. Les dépfts privés à terme, les ressources spéciales en provenan- ce de 19Etat, des fonds de contrepartie et de 1laide étrangère ont contribué pour 60% à laugmentation totale du crédit bancaire en 1967. 41. Le budget économique estime que le crédit bancaire aux entrepri- ses augmentera de 10,7% en 1968. Cette augmentation est forte mais pour- rait être justifiée par les besoins du secteur agricole et des entrepri- ses publiques dans l1industrie et le tourisme. Une partie de l'expansion du crédit intérieur sera financée par de nouveaux accroissements des res- sources spéciales. De plus les banques de dép6ts seront autorisées à recourir aux facilités de réescompte ou de mise en pension de la Banque centrale pour des montants égaux à la réduction de leurs engagements extérieurs. Puisquil est projeté que la balance des paiements sera excédentaire par 3 millions de dinars en 1968, il est vraisemblable que l'endettement net à court terme des banques diminuera d tau moins autant. Cela améliorera sans aucun doute la situation débitrice des banques de dép6ts qui a augmenté de 8 millions de dinars en 1967. L 'emprunt à l'extérieur sera remplacé en 1968 par un plus grand recours à la Banque centrale. Il s'agit donc pour les autorités bancaires de veiller à ajus- ter llexpansion du crédit bancaire à la croissance et aux besoins de l'économie. - 18 - IV - LE FINANCEMENT EXTERIEUR Vue générale 42. Alors que le budget économique de l'an dernier prévoyait une amé- lioration de la balance des paiements, celle-ci a continué à se détériorer en 1967. Le déficit du compte des biens et services est resté environ au même niveau quien 1966 car les recettes au titre du tourisme, de l'huile dfolive et des phosphates ont été inférieures aux prévisions. Les réserves de change ont encore diminué de 10 millions de dinars avec l'accroissement de l'endettement à court terme des banques commerciales. Le recours au crédit à moyen terme auprès de sources privées étrangères pour un montant de 21 millions de dinars a aussi dépassé par quelque 10 millions les pré- visions des pouvoirs publics. On a déjà eu l'occasion de remarquer que la dépense de la Tunisie ne stest pas révélée suffisamment souple pour siadapter aux évènements inattendus qui échappaient à l'intervention de l'Etat, oÙ même qui en dépendaient parfois. Du point de vue des rela- tions extérieures, cette rigidité se traduira par un accroissement de l'endettement du pays et par le besoin dfun afflux de capitaux étrangers à un niveau soutenu au cours des prochaines années. 43. Même si la balance des paiements nia pas évolué en 1967 ou ne sétablira pas en 1968 diune manière aussi favorable que celle prévue par le Gouvernement tunisien, elle apparalt quelque peu améliorée par rapport à 1966 et beaucoup plus si on la compare à celle de 1965. Au cours des trois dernières années, le déficit des paiements courants a été réduit de 20 millions de dinars dans la même mesure que le déficit des opérations sur biens et services. Bien qu'il soit probable que la balance des paiements courants continuera à siaméliorer en 1968, ce rétablissement n'atteindra sans doute pas les 6 millions de dinars envisagés par le budget économique. A long terme, le déficit courant sera moins affecté par les changements du compte des biens et services qu'il ne l'a été jusqutà présent, car les paiements au titre du revenu des facteurs vont considérablement augmenter. Même si les importations nettes de biens et services sont réduites de 20 millions de dinars entre 1967 et 1970, le déficit de la balance des paiements courants ne diminuera que de 11 millions au cours de la même période. Les apports de capitaux étrangers 44. L'aide extérieure d'origine publique a été en moyenne de 47 millionr de dinars par an de 1965 à 1967, soit environ 20 dollars par habitant. Les dons courants ou en capital, les premiers comprenant surtout de liassistance technique, ont représenté plus de 25 de cette aide. Les déboursements de liaide liée à des projets ont été relativement stables en 1965 et 1966, aux alentours de 22 millions de dinars. Ils ont augmenté de 5 millions en 1967 par suite des expéditions plus importantes de produits américains dans le cadre du Titre I de la loi 480 des Etats-Unis. L'aide non liée à des projets a consisté essentiellement en prêts liés à des programmes d'impor- . 19 - tations accordés par les Etats-Unis; ces prets ont été complétés par des prêts de lAllemagne occidentale et la Libç en 1965, de lfItalie et de l'URSS en 1967. En 1966, une diminution temporaire de 10 millions de dinars dans l'aide non liée & des projets s'est traduite par une chute du montant de l'aide & la Tunisie et par d'importants tirages sur les réserves de change. Tableau 9 Balance des paiements (millions de dinars courants) 1965 1966 1967 1968 1970 Provi- Budget Projections soire Economique de la BIRD Biens et services, net -71.0 -52.8 -53.3 -43.8 -32.0 Bénéfices et dividendes, net - 0.2 - 0.1 - 1.0 - 2.h Salaires et autres, net - 7.8 - 8.3 - 9.1 - 8.7 - 9.9 Intérêts de la dette -44.4 - 6.1 - 7.1 - 8.1 -10.2 Transferts courants 2.5 2.6 4.2 4.7 2.5 Total des opérations courantes -80.7 -64.h -65.4 -56.9 -52.0 Amortissement de la dette 1 -13.1 -1.7 -21.0 -23.3 -22.5 Capitaux privés Investissements directs 2f 16.2 15.9 9.0 11.4 10.0 Crédits à moyen terme 26.3 17.5 21.4 19.7 10.0 Capitaux publics Dons 13.1 8.1 10.0 9.7 10.0 Prêts déjà contractés 35.5 25.7 39.7 38.5 10.0 Prêts restant à contracter - - - 3.9 4o.o Opérations à court terme - 0.9 5.3 - 4.o - - Mouvements de réserves 3.6 7.6 10.3 - 3.0 - 5.5 1 Voir tableau 11. Y compris crédits pour la recherche pétrolière. 3/ Y compris erreurs et omissions. 45. La budget économique pr6voit une acc6lôration des déboursements au titre des prêts liés & des projets en 1968, particulièrement pour les transports et l'agriculture. Si la capacité d'absorption de l'agriculture augmente et si l'Etat affecte à ces projets suffisamment de ressources locales, liaide affectée pourrait atteindre 33 millions de dinars. Dans ce cas, l'aide étrangère (y compris les dons courants) se monterait à 57 millions de dinars; les entrées nettes de capitaux publics seraient alors de h6 millions, soit un peu plus que 3ç précédent maximum atteint en 1965. h6. Le recours au crédit privé à moyen terme a pris depuis 1965 des proportions inquiétantes. Cette année-là, il avait atteint un total de 26 millions de dinars. Liutilisation de crédits fournisseurs était alors de 19 millions; - 20 - elle a ensuite diminué à environ 10 millions en 1966 et 1967. La -réduc- tion des investissements des entreprises publiques a été la raison princi- pale de cette baisse. Loligation d'obtenir l'autorisation préalable de l'Etat pour pouvoir contracter toute nouvelle dette y a également contri- bué; elle a aussi été un moyen dobtenir des conditions plus favorables de la part des fournisseurs étrangers. En 1967, le besoin de devises étrangères est allé de pair avec les difficultés financières croissantes de l'Etat. Le crédit étranger à moyen terme pour des importations en général ou les crédits financiers de banques étrangères apparurent au Gouvernement comme des palliatifs commodes à la limitation des crédits fournisseurs décidé danskle cadre du plan de stabilisation. La contre- partie en monnaie locale des crédits étrangers h moyen terme a ainsi fourni quelque 10 millions de dinars au Trésor public tunisien. En 1968, il est vraisemblable que si les recettes extérieures ou si les besoins du secteur public ntévoluent pas aussi favorablement que prévu, le Gouvernement n'hési- tera pas à faire appel à ces sources coCteuses de financement au-delà des 8 millions de dinars actuellement envisagés par le budget économique. Le Gouvernement de la Tunisie a déjà exprimé son intention de limiter en 1968 à 15 millions de dinars les autorisations de contracter à l'étranger de nouveaux emprunts portant échéances à moins de 10 ans. La BIRD pense que les déboursements sur -crédits ' moyen terme ne devraient pas dépasser 10 millions de dinars en 1970. La dette extérieure 47. Les efforts pour atteindre les objectifs ambitieux du Plan pour 1962-1964 avaient conduit à une forte croissance de la dette extérieure. Depuis lors, l'endettement de la Tunisie a continué à croitre rapidement. L'encours de la dette publique extérieure à moyen et long terme, y compris la partie non déboursée des prOts est passé, en dollars-unité de compte, de 20h millions fin 1964 à 475 millions fin 1967. La dette privée a aussi augmenté, entre 1965 et 1967 de 10 à 64 millions de dollars. Il faut cependant remarquer que ces augmentations sont pour partie dues à ltamé- lioration, au cours des deyx dernières années, des renseignements sur l'en- dettement extérieur de la Tunisie. 48. Cette croissance de la dette extérieure n'était pas inattendue. Les besoins en financement extérieur du Plan quadriennal avaient été estimés k 610 millions de dollars pour la période 1965-1968. Toutefois, bien que les objectifs du Plan en matière d'investissement et d'épargne intérieure aient été en grande partie atteints, les apports extérieurs en capitaux publics ont été inférieurs .de 180 millions aux 515 illions (e dollars prévus. A,in de compléter ces sources de financement, la Tunisie a recouru pour des montants élevés au crédit des fournisseurs étrangers ou des banques privées. Comme les conditions de ces crédits étaient évidemment moins favorables que celles de l'aide publique, la balance des paiements s'en est trouvée alourdie d'autant. Le service de la dette extérieure totale est passé de 181 des recettes extérieures en 1965 h 23% en 1967. - 21 - Tableau 10 Dette extérieure de la Tunisie 1/ (Estimation de l'encours à la fin dé 1967) Millions de dollars Millions de dinars Dette du secteur public 2/ 365 191 Prêts d'origine publique 240 125 Prêts d'origine privée 125 66 Dette du secteur privé 64 3h Total 3/ 429 225 l/ Correspondant seulement à la partie déboursée des prêts 2/ Estimations de la BIRD. L'encours de la dette publique extérieure à moyen et long terme y compris la partie non déboursée des prêts était de 475 millions de dollars à la fin de 1967. 3/ Estimations du budget économique. 49. La structure de la dette extérieure stest aussi considérablement détériorée. Près de la moitié de ltafflux de capitaux empruntés entre 1965 et 1967 a été dorigine privée. Le secteur public tunisien a été le principal destinataire de ce financement à moyen terme. En raison des besoins des entreprises publiques et plus récemment du Trésor, l'encours de la dette publique dforigine privée est deux fois supérieur à celui de la dette du secteur privé tunisien. La Tunisie doit donc maintenant supporter la charge de dettes étrangères contractées à des conditions relativement défavorables. Le service de ces dettes comptera pour environ les trois quarts du service de la dette extérieure totale au cours des prochaines années. Puisque le service de la dette totale est si sensible au service de la dette à moyen terme, llaction sur cette dernière forme d'endettement est le moyen le plus efficacà pour soulager aussi bien la balance des paiements que le secteur public de la Tunisie. Le Gouvernement italien a accordé en 1967 à la Tunisie un prêt de 9,6 millions de dollars comme aide au financement du service des enpruris à moyen terme contractés auprès du secteur privé italien. Les pouvoirs publics tunisiens devraient envisager des accords de ce type avec les autres gouvernements intéressés. 50. Mme si le recours aux crédits h moyen terme demeure dans des limites convenables et si ltépargne de la Tunisie évolue selon les prévisions de la BIRD, le service de la dette en pourcentage des recettes dtexportation sera aussi élevé en 1970 qutil l'est actuellement. En 1968, les paiements dtintérêt et principal représenteront sans doute 24% des ventes de biens et services de la Tunisie. Du point de vue de la balance des paiements, cette charge de la dette totale est plus significative que le service de la seule dette du secteur public. Il est cependant à noter que le rapport - 22 - de ce dernier aux recettes d'exportations atteindra le chiffre élevé de 19 pour cent en 1968. La présente étude suppose que les prêts étrangers nécessaires au financement du déficit extérieur entre 1968 et 1970 seront contractés à des conditions semblables à celles accordées récemment. La moyenne de ces conditions pour les prêts publics a été un taux d'intérêt de 4 pour cent et un délai d'amortissement de 20 ans y compris un différé de 5 ans. Les conditions des prêts d'origine privée ont consisté en moyenne d'un taux d'intérêt de 6,5 pour cent et d'un délai de remboursement de 6 ans y compris un différé dfun an. Selon ces hypothèses, le service de la dette totale en 1970 représentera au minimum 20 pour cent des recette, d'exportations projetées pour cette date. Tableau 11 Service de la dette extérieure à moyen et long terme (millions de dinars) 1967 1968 1969 1970 Intérêt 7.1 8.1 9.0 10.2 Dette publique existante g.9 U6°3 6 6 Dix ans et moins (2.5) (2.4) (1,8) Plus de 10 ans (3.8) (4.4) (4.8) Dette privée existante 2.2 1.8 1.2 0.7 Dette à contracter - - 1.0 2.9 Amortissement 21.0 23.3 25.3 22.5 Dette publique existante j1Z.T 19.2 I. 17.3 Dix ans et moins (13.4) (14.3) (9.0) Plus de 10 ans ( 5.8) ( 6.7) (8.3) Dette privée existante 6.4 3.6 2.3 1.1 Dette à contracter - 0.5 2.0 4.1 Total 28.1 31.4 34.3 32.7 ] Pour 1967, estimations par la BIRD des paiements au titre de la dette en cours au 31 décembre 1966. A partir de 1968, estimations par la BIRD des paiements au titre de la dette en cours au 30 juin 1967 et des dettes déclarées pour la période allant du ler juillet 1967 au 12 novembre 1967. Délai de remboursement prévu au moment où la dette a été contractée. Estimations du budget économique. Fondé sur les estimations par la BIRD du financement du déficit extérieur dans le cadre des projections pour 1970. 51. On estime actuellement que les besoins en apports bruts de capital étranger seront de l'ordre de 80 millions de dinars en 1970. Après déduction des paiements tunisiens au titre de l'amortissement de la dette, les besoins en capitaux seraient de 57 millions de dinars à cette - 23 - époque, alors que l'afflux net a été de 63 millions en 1967. Si l'on suppose que.l'investissement privé étranger à moyen et long terme sera de 20 millions sur la base d'une réduction des emprunts de la Tunisie au secteur privé étranger, les apports bruts de capitaux publics devront s'accroftre de 10 millions de dinars par rapport aux déboursements estime - pour 1967. Cette projection suppose que le Gouvernement tunisien prendra les mesures nécessaires pour améliorer l'épargne publique et la situation de la dette extérieure. Stil en est ainsi, la Tunisie devrait pouvoir compter sur une aide étrangère de cette ampleur lorsqu'elle commencera à faire des plans pour les années 1970. - 2h - 7 - CONCLUSIONS 52. Depuis le début des années 1960, la Tunisie a fait preuve de son désir de développement. La limitation de ses ressources naturelles et l'exiguité de son marché intérieur semblaient vouer son économie à un r6le orienté uniquement vers la production et liexportation de produits primaires, mais l'Etat a pris l'initiative de stimuler l'acti- vité économique, de réformer le cadre des institutions traditionnelles et de jeter les bases de la croissance ultérieure en lançant de vastes programmes d'investissement. Le financement de ces plans ambitieux a été soutenu par un montant élevé d'aide étrangère et par l'expansion rapide et inattendue des recettes en provenance du tourisme. 53. Depuis quelques années, cependant, la Tunisie a dC faire face à des difficultés financières notables qui ont conduit à l'adoption de mesures de stabilisation. Les objectifs de ces mesures n'ont pas été totalement atteints, en partie à cause de deux mauvaises récoltes qui ont conduit à une quasi-stagnation de la production et de la consommation privée, mais aussi à cause des investissements passés et de la gestion courante du secteur public. En 1968, la conjoncture économique devrait s'améliorer, avec un produit national qui pourrait augmenter de 8% si la récolte est quelque peu satisfaisante. Cependant, si le Gouvernement veut assainir sa situation financière précaire et continuer à satisfaire aux aspirations de développement de la Tunisie, il doit concentrer ses efforts sur une meilleure utilisation du potentiel existant. 54. Une étude aussi succincte que celle qui précède semblera peut- être pécher par excès de critique, d'autant plus que la baisse récente de la production fait ressortir davantage les les difficultés auxquelles s'est heurté le développement économique, et tend h faire passer au second plan ses réalisations. Néanmoins, la présente évaluation des pers- pectives économiques de la Tunisie reconnaft implicitement que ces réali- sations ont jeté les bases du développement lutur. En revanche, lianalyse révéle que lexpansion anticipée risque dt@tre compromise si certaines mesures dont se sont accompagnées les réalisations enregistrées depuis 1960, sont maintenues sans changement. 55. Le Plan quadriennal touchera l sa fin avec l'année 1968. L'éla- boration du plan suivant, pour la période 1969-1972, fournira une excel- lente occasion d'examiner à nouveau la politique officielle. Tout d'abord, il sera plus que jamais nécessaire dtorienter les investissements vers des fins productives et de définir projets et programmes dlune façon qui tienne compte avec réalisme de la concurrence qui se manifestera vraisemblablemen pour l'utilisation de ressources limitées. Deuxièmement, i'Etat devra améliorer sa politique financière, surtout par des modifications radicales de son attitude présente h l'égard de la dépense. Troisièmement, la gestion des entreprises du secteur public et notamment celle des entreprises du secteur industriel, devra faire ltobjet dtun examen approfondi et la ren- tabilité de ces entreprises devra être assurée par des mesures appropriées. Quatrièmement, il devra être mis un frein aux emprunts étrangers h moyen terme, de façon h ramener le service de la dette de la Tunisie h un niveau plus raisonnable. LISTE DES TABLEAUX Dette publique extérieure 1. Encours au 30 juin 1967 de la dette publique extérieure à long et moyen terme y compris la partie non déboursée. la. Modifications de la dette publique extérieure à moyen et long terme déclarées entre le ler juillet 1967 et le 12 novembre 1967. 2. Estimation des paiements dus ultérieurement au titre du service de l'encours au 30 juin 1967 de la dette publique à moyen et long terme y compris la partie non déboursée. 2a. Estimation des paiements dus ultérieurement sur la base des modifi- cations apportées à la dette publique extérieure à long et moyen terme entre le ler juillet 1967 et le 12 novembre 1967. 2b. Estimation des paiements dus ultérieurement au titre du service de l'encours au 30 juin 1967 avec modifications déclarées entre le ler juillet 1967 et le 12 novembre 1967 de la dette publique extérieure à moyen et long terme, y compris la partie non-déboursée. Comptes de la nation 3. Dépense nationale brute, 1965-1968 4. Produit intérieur brut par secteur, 1965-1968 5. Produit intérieur brut par secteur, 1965-1968 6. Production des principaux produits, 1965-1968 7. Tourisme 8. Production et consommation d'électricité par secteur économique et genre d'utilisation, 1960-1967 9. Formation brute de capital fixe par secteur, 1965-1968 10. Formation brute de capital fixe par agent, 1965-1968 11. Compte de capital des entreprises 12. Epargne nationale et épargne intérieure, 1965-1968 13. Epargne nationale par agent, 1965-1968 14. Coefficients d'investissement et d 'épargne Finances publigues 15. Recettes courantes de llEtat 16. Dépenses courantes de ltEtat 17. Compte de capital de lEtat 18. Recettes et dépenses des administrations 19. Compte de capital des administrations Monnaie et Prix 20. Indices des prix 21. Situation monétaire 22. Facteurs permettant 1lexpansion du crédit, 1965-1968 23. Situation du crédit intérieur 24. Situation des réserves de change Comtes extérieurs 25. Exportations en valeur, 1965-1968 26. Importations en valeur, 1965-1968 27. Balance des paiements, 1965-1968 28. Balance des paiements - services et transferts courants, 1965-1968 29. Apports de capitaux à moyen et long terme 30. Entreprises publiques. Tableau 1 - ENCOURS AU 30 JUIN 1967 DE LA DETTE PUBLIQUE /2 EXTERIURE Y COMPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE A LONG ET 19EN TERIIE Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Encours de la dette au 30 juin 1967 Partie dkboursUe Y compris seulement partie non déboursée DETTE EXTERIEURE TOTALE L 342.533 462.650 Emissions publiques 3.097 3.097 Emissions privées 112.000 118.816 Crédits fournisseurs 70.330 77.l47 Autres 41.670 41.670 Pr9ts de la BIRD 6.516 23.998 Crédits de l'IDA 5.452 23.863 Pr6ts des pays membres de la BIRD 201.619 277.886 Allemagne /h 12.234 36.29V Autriche 2.572 2.572 Danemark 862 1.448 Etats-Unis 70.432 106.542 France 66.807 67.48h Italie 12.000 12.000 Koweit 27.986 4o.880 Libye 3.826 3.826 Pays-Bas 549 552 Suède 1.560 3.059 Yougoslavie 2.791 3.229 Prêts d'autres pays 13.849 lh.990 Allemagne de l'Est 592 - 97 Bulgarie 952 1.453 Pologne 1.416 1.688 Tchécoslovaquie 233 233 U.R.S.S. 10.656 11.023 /1 Dette dont le début de remboursement a été fixé, initialement ou ulté- rieurement, à un an ou plus à compter de la date du contrat. /2 Composé des dettes de l'Etat, des collectivités locales et des entre- prises publiques. /3 Comprend des prêts pour un montant total équivalent à $20.022.000 pour lesquels on a supposé en l'absence de renseignements sur l encours réel au 30 juin 1967, que les déboursements et les payments ont eu lieu selon les prévisions du contrat. Sont exclus des prOts pour un montant total équivalent à $18.787.000 qui figurent sur une liste préparée par le SEPEN. /h Ne comprend pas un accord-cadre pour un montant équivalent à $10.000.000 passé entre l'Etat tunisien et la Kreditanstalt au sujet de divers projets d'investissement dans l'infrastructure car les contrats individuels niont pas encore été signés. NOTE: Les modifications déclarées entre le ler juillet et le 12 novembre 1967 sont présentées séparément dans les tableaux la et 2a. Le service sur lencours total et les modifications figurent dans le tableau 26. Tableau la MODIFICATIONS DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A MOYEN ET LONG TER DECLAREES ENTRE LE ler JUILLET 1967 ET LE 12 NOVEMRE 1967 Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) Modifications déclarées entre le ler juillet 1967 et le 12 novembre 1967 TOTAL DES MODIFICATIONS h6.271 Emissions privées 18.759 Crédits fournisseurs 13.79 Crédits bancaires privés 5.000 Prêt de la BIRD 10.Q00 Prât des pays membres de la BIRD 17.512 France h.912 Italie 9.600 Suède 3.000 Tableau 2 ESTIMATION DES PAIEMENTS DUS ULTERIEUREMENT AU TITRE DU SERVICE DE L'ENCOURS AU 30 JUIN 1967 1/ DE LA DETTE PUBLIQUE 2/ EXTERIEURE A MOYEN ET LONG TERME Y COMPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) ENCOURS (EN DEBUT DE PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE PERIODE) Y COMPRIS LA ANNEE PART NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL GRAND TOTAL 1967 k4h6.195 / 27.860 9.361 37.221 1968 h28.87h 36.563 11.574 48.137 1969 392.311 36.9h2 10.684 47.626 1970 355.369 29.677 10.482 ho.159 1971 325.692 26.953 9.353 36.306 1972 298.739 26.lo4 8.127 34.232 1973 272.635 21.435 6.885 28.320 197h 2511.99 19.320 5.97h 25.29h 1975 231.879 17.9h8 5.323 23.271 1976 213.931 14.488 4.803 19.291 1977 199.43 14.69o h.4 19.131 1978 18h.753 14.410 .089 18.499 1979 170.3hh 14.720 3.848 18.568 1980 155.624 12.248 3.379 15.626 1981 143.377 11.511 3.003 14.514 1/ Comprend toutes les dettes mentionnées dans le tableau 1, à l'excep- tion de l'équivalent de 16.456.000 dollars composé de 103.000 dol- lars de crédits fournisseurs, 11.040 dollars de crédits bancaires et de 5.312.000 dollars de prêts dforigine gouvernementale pour lesquels les modalités de remboursement ne sont pas disponibles. 2/ Composé des dettes de liEtat, des collectivités locales et des entreprises publiques. 3/ Liencours est au 30 juin 1967; les paiements sont pour l'année entière. Note: Tous les chiffres de ce tableau à ltexception de liencours et des paiements en 1967 ont été convertis en dollars aux taux définis par les dévaluations de novembre 1967. Tableau 2a ESTINATION DES PAIEMENTS DUS ULTERIEUREMENT SUR LA BASE DES MODIFICATIONS APPORTEES A LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A LONG ET MOYEN TERiE ENTRE LE ler JUILLET 1967 ET LE 12 NOVEMBRE 1967 i/ Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) ENCOURS (EN DEBUT DE PAIEMENTS EN COURS DE FERIODE PERIODE) Y COMPRIS LA ANNEE PART NON DEBOURSEE PRINCIPAL INTERET TOTAL GRAND TOTAL 1967 - - - - 1968 46.271 20 h 23 1969 46.251 3.025 1.878 h.902 1970 43.226 3.269 1.701 4.969 1971 39.958 4.112 1.891 6.002 1972 35.846 4.98o 1.654 6.633 1973 30.866 5.065 1.375 6.439 1974 25.801 4.143 1.095 5.237 1975 21.659 3.832 873 4.704 1976 17.827 3.480 674 4.153 1977 14.348 3.243 572 3.814 1978 11.105 1.717 408 2.124 1979 9.389 1.535 335 1.870 1980 7.855 1.363 272 1.635 1981 6.h93 1.315 217 1.532 J/ Comprend toutes les dettes mentionnées dans le tableau la. En ce qui concerne l'équivalent de 21.671 dollars, les échéances sont certaines mais les modalités et les dates de rembourse- ment ont fait l'objet d'hypothèses. Tableau 2b ESTIMATION DES PAIEMENTS DUS ULTERIEUREENT AU TITRE DU SERVICE DE LtENCOURS AU 30 JUIN 1967 AVEC MDIFICATIONS DECLAREES ENTRE LE ler JUILLT 1967 ET LE 12 NOVEMRE 1967 DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE A MOYEN TERIE, Y COMPRIS LA PARTIE NON DEBOURSEE ý/ Dette remboursable en monnaie étrangère (en milliers de dollars, unité de compte) ENCOURS (EN DEBUT DE PAIEMENTS EN COURS DE PERIODE PERIODE) Y COMPRIS LA ANNEE PART NON DEBOURSEE FRINCIPAL INTERET TOTAL GRAND TOTAL 1967 446.195 /2 27.860 9.361 37.221 1968 475.145 36.583 11.578 48.160 1969 438.562 39.967 12.562 52.528 1970 398.595 32.946 12.183 45.128 1971 365.650 31.065 11.244 42.308 1972 334.585 31.084 9.781 40.865 1973 303.501 26.5oo 8.260 34.759 197h 277.000 23.463 7.069 30.531 1975 253.538 21.780 6.196 27.975 1976 231.758 17.968 5.477 23.444 1977 213.791 17.933 5.013 22.945 1978 195.858 16.127 4.497 20.623 1979 179.733 16.255 h.183 20.438 1980 163.479 13.611 3.651 17.261 1981 1h9.870 12.826 3.220 16.oh6 I/ Comprend le service de toutes les dettes mentionnées dans le tableau 1 et la à l'exception de l'équivalent de 16.456.000 dollars pour lesquels les modalités ne sont pas disponibles. 2f Encours au 30 juin 1967; paiements pour l'année entière. Note: Tous les chiffres de ce tableau à llexception de l'encours et des paiements en 1967 ont été convertis en dollars aux taux définis par les dévaluations de novembre 1967. Tableau 3 DEPENSE NATIONALE BRUTE, 1965-1968 (en millions de dinars courants) 1965 1966 1967 1968a Consommation privée 349,2 332,5 351,h 372,6 Consommation publique 79,3 91,1 101,8 1o,0 Formation brute de capital fixe 132,3 128,9 126,0 125,0 Variations des stocks 6,1 3,1 - 5,0 1,8 Exportations nettes de biens et services -71,0 -52,8 -5l,8 -43,8 Exportations ( 98,7) (114,3) (120,8) (127,9) Importations (169,7) (167,1) (172,6) (171,7) Produit intérieur brut aux prix de marché 495,9 502,8 522,h 565,6 Paiements nets au titre des revenus des facteurs -12,2 -14,2 -15,8 -17,8 Produit national brut 483,7 4 5 5 af Estimations provisoires pour 1967 et projections pour 1968 sur la base du Budget Economique de la Tunisie pour 1968. Toutefois, en raison de différences statistiques dans l'évaluation du PIB au prix du marché, les chiffres de la production et de la consommation privée ont été adjustés par la BIRD. Tableau h PRODUIT INTERIEUR BRUT PAR SECTEUR, 1965-1968 (en illions de dinars courants) 1965 1966 1967 1968 Budget provisoire Economique Agriculture 98,0 7,5 72,1 85,9 Mines 1,4 15 7 18 20 2 trole brut et gaz naturel 7 , 7,0 Industries extractives 10,7 11,5 11,0 11,7 Energie et eau 7, 8 2 8 8 9 5 Electricité 3,9 Eau et autres produits énergetiques 3,5 3,7 3,8 3,8 Industrie de transformation 59 1 63 7 68 8 75 9 Industries alimentaires , ,3 22 Raffinerie de pétrole 2,3 2,5 2,5 2,5 Matériaux de construction 4,6 5,2 6,5 7,5 Industries mécaniques et électriques 2,0 3,5 5,6 6,8 Industries chimiques 2,h 2,3 3,2 3,h Textiles, habillement et cuirs 10,8 13,8 15,2 16,2 Bois, ameublement h,3 5,1 h,9 5,0 Papier et divers h,2 5,0 5,3 5,8 Bâtiments et travaux publics 400 415 40,5 38,5 Transport 370 43 _4,_ 46,5 Services 116 3 113 2 U7 1 122 6 Tourisme 1 ,9 17,8 9,0 Loyers 16,9 17,8 19,0 19,0 Commerce 66,5 61,5 59,1 62,1 Autres services 27,7 26,2 29,2 29,2 Salaires de l'administration 8 67, 82 PIB au coût des facteurs 428,0 425,7 445,5 >481,8 Impôts indirects net de subventions 67,9 77,1 76,9 _/ 83,8 3/ PIB aux prix du marché 495,9 502,8 522,4 565,6 1/ La valeur ajoutée au secteur des services est estimée à 52 pour cent des recettes brutes en devises au titre du tourisme. 2f Ajusté sur la base de renseignements directs alors que les estimations tuni- siennes sont de 72,9 millions de dinars. 3 Ajusté par rapport aux prévisions tunisiennes de 88 millions de dinars. Tableau 5 PRCDUIT INTERIEUR BRUT PAR SECTEUR, 1965-1968 ; (millions de dinars de Lyb) 1965 1966 1967 1968 Budget provisoire EconomiquE Agriculture 98,0 71,3 63,5 78-0 Mines U1,4 17 3 19 7 24 h PTtrole brut et gaz naturel 7 , 6, 10,6 Industries extractives 10,7 13,1 12,8 13,6 Energie et eau 7, 8 1 10 1 Blectricité 3,9 ù Eau et autres produits énergetiques 3,5 3,7 3,9 3,9 Industrie de transformation 59 1 60 3 61 5 69 2 Industries alimentaires Raffinerie de pétrole 2,3 2,5 2,5 2,5 Matériaux de construction 4,6 5,h 5,8 6,8 Industries mécaniques et électriques 2,0 3,3 5,3 6,3 Industries chimiques 2,h 2,h 2,9 3,5 Textiles, habillement et cuirs 10,8 13,3 14,5 15,2 Bois, ameublement h,3 5,l h,8 h,8 Papier et divers h,2 4,7 5,0 5,4 Bâtiments et travaux publics 0,0 40,7 38,8 36J Transport 37,0 39e9 41,9 43,l Services 116 3 112,8 115 119, Tourisme 7,7 ,3 Loyers 16,9 17,8 19,0 20.0 Commerce 66,5 60,4 60,3 61,6 Autres services 27,7 26,9 26,0 26,0 Salaires de l'administration 58,8 66,3 70,7 74,1 PIB au coût des facteurs h28,0 416,7 420,3 455,5 Calculé par la BIRD en replaçant en prix de 1965 les estimations officielles exprimées en prix de 1960 après avoir procédé à un ajustement des données sur l'agriculture et les industries ali- mentaires. Tableau 6 PWDfICTION DFRS PRTNCIPAUX P)DUITS, 1965-1968 QUANTITES (milliers de tonnes) VALEUnS (millions de dinars courants) 1965 1966 1967 1968 1965 1966 1967 1968 Provi- Budget Provi- Budget soire EconDmique soire Economique Agriculture 547,0 415,0 376,0 446,0 23,0 17,4 18,0 f dr 111,0 44,0 55,0 70,0 3,8 1,5 2,L 3,0 Orge 250,0 2io,0 96,o 152,0 5,2 2,3 2,7 L,3 Olives 439,0 253,0 92,0 230,0 19,3 12,6 5,4 12,1 Raisins de vin 280,0 165,0 137,0 165,0 4,9 2,5 3,8 4,5 Raisins de table 22,2 18,7 22,1 22,1 1,3 1,6 1,8 1,8 ratteý 54,0 42,3 50,0 40,0 2,0 1,6 1,9 1,5 Agrumes 100,0 97,5 116,5 100,0 3,2 4,0 3,5 3,0 Artichauts 23,6 23,5 21,0 21,0 0,9 0,8 0,6 0,6 Tomates 115,8 145,5 146,6, 146,6 2,0 2,5 2,1 2,1 :mmes du rre 61,1 66,7 81,5 81,5 1,6 1,8 1,8 1,8 M'lons et pastèqiues 88,5 105,8 84,3 8L,3 2,0 2,3 1,8 1,8 Pim.nts 50,4 57,7 53,2 53,2 L,2 L,2 5,6 5,6 Alfa 111,8 66,3 100,0 100,0 0,6 0,3 0,5 0,5 Industries agricoles et alimentaires =lle doive 95,5 55,0 20,0 50,0 2k,3 15,7 6,8 15,2 Viii 168,0 120,0 100,0 120,0 6,4 3,2 4,9 5,8 Conserves de fruits et légumes 30,7 31,6 30,0 30,0 5,9 6,3 6,1 6,1 Poissons frais 22,7 25,8 27,0 28,0 4,3 5,0 5,2 5,L Farines et sem,iles 513,0 488,0 L77,0 511,0 32,2 30,6 32,7 35,0 Pâtes alimentaires 242,0 231,0 225,0 2k1,0 17,9 17,1 17,5 18,8 Sucre 49,k 56,0 58,8 63,0 L,8 5,5 5,8 6,2 Tabac - - - - 12,0 14,3 1L,3 14,7 Minerais Phosphate de chaux brut 30L0,O 3147,0 2940,0 3300,0 15,2 17,3 16,2 17,2 Minerai de fer 1017,2 1230,0 1200,0 1200,0 3,8 5,2 5,1 5,2 Concnntré de plomb 25,1 22,8 22,5 25,0 2,0 1,1 1,1 1,2 Sel 31L,5 319,0 382,0 451,0 1,o 1,0 1,1 1,1 P4trole brut - 615,0 2225,0 2500,0 - L,2 1k,8 16,7 Matériaux de construction c1mt 452,k 477,6 685, 0 555,0 3,3 3,3 L,8 5,5 Chaux 173,7 177,6 130,0 11,0 1,0 0,9 n.a. n.a. Verreri, - - - - 2,0 2,8 3,1 3,7 Industries mécaniques et électriques Forder{es - - - - 3,1 3,1 3,3 3,L Ouvrages en plomb - - - - 0,3 0,3 0,3 0,3 Ouvrages en aluminium - - - - 0,3 O,L 0,5 0,5 Mobilier métallique - - - - 0,5 0,9 1,0 1,2 Emballages métalliqes - - - - 2,2 2,5 2,5 2,6 Moteurs Diesel - - - - 0,1 0,1 0,6 0,7 Equipemnt électrique - - - - , ,6 0,6 0,6 Charpentes métalliques - - - - 1,6 1,8 1,9 2,9 ProduitLcimce osphaes 325,0 304,0 417,0 421,o 9,5 9,3 11,8 12,0 Hypophosphates 124,0 64,0 5,0 30,0 1,2 0,6 0,1 0,5 Explosifs - - - - 0,8 1,1 1,1 1,1 Pneumatiques - - - - - - 0,9 1,2 Produits pharmaceutiqueb - - - - 0,6 0,8 1,0 1,0 Textiles confection o- - - - 1,o 1,7 2,3 2,3 Tissus de coton - - - - 1,6 8,2 9,2 9,7 Filés de laine - - - - 0,3 0,2 0,2 0,3 Ti-sus de laine - - - - 0,7 1,0 2,1 3,1 Confection, bonneterie - - - - 4,5 4,9 5,3 6,0 Cuir tanné - - - - 1,3 1,3 1,6 1,9 Chaussures - - - - 1,2 1,7 2,0 2,2 Source: Secrétariat d'Etat au Plan et & l'Economie Nationale Tableau 7 TOURISME 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 Provi- Budget soire Economique Investissement 1,1 1,7 2,9 6 10,6 13,8 15,0 (millions de dinars) Taux de croissance annuel 54,5 70,6 h8,2 51,2 60,3 30,2 8,7 Capacité dtaccueil à la fin 3.949 4.077 5.743 7.573 9.616 17.061 19.765 25.507 de 'année (nombre de lits) Taux de croissance annuel ,3 ho,9 31,9 27,0 77, 15,8 29,1 Entrées de touristes 46,1 52,8 104,7 138,2 165,8 218,8 230,0 285,0 (milliers d'entrées) Taux de croissance annuel 14,5 98,3 32,0 20,0 32,0 5,5 23,9 Nuitées de touristes 320,4 395,8 54o,8 69,h 1.112,9 1.636,9 2.100,0 2.600,0 (milliers de nuits) Taux de croissance annuel 23,5 36,6 19,2 60,3 47,1 28,3 23,8 Recettes en devises / 1,5 2,0 3,7 5,h 9,1 13,8 17,5 21,0 (millions de dinars)- Source: Commissariat Général au Tourisme et au Thermalisme 1/ Auctaix de change courants. En septembre 1964, le dinar a été dévalué de 20%. Tableau 8 PRODUCTION ET CONSOATION D'ELECTRICITE P AR SECTEUR ECONOMIQJE ET GENRE D'UTILISATION, 1960-1967 (GWh) 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 (Provi- soire) Haute tension 143,6 138,5 11,9 146,5 161,6 185,8 2h7ý, 280,0 Agriculture 4,8 4,1 h,2 h,6 5,h 6,o Mines 24,3 2h,h 25,8 32,3 53,9 68,0 Indus-trie 80,0 83,5 93,0 10,5 133,1 146,0 Construction 0,7 0,4 0,7 1,2 1,6 2,0 Services municipaux et hydrauliques 3,h 3,h h,7 5,6 8,9 9,0 Transport 12,h 12,7 12,9 14,1 15,7 16,0 Autres services 16,3 18,0 20,3 23,5 28,h 33,0 Basse tension 89,0 101,9 104,5 l12,5 117,2 l20,5 130,7 140,0 Eclairage et utilisation familiale 58,6 62,7 64,2 69,o 72,9 74,9 80,7 87,0 Moteurs de faible potentiel 17,h 24,9 24,0 25,3 26,0 26,8 31,5 32,0 Eclairage public 13,0 14,3 16,3 18,2 18,3 18,8 18,5 21,0 Consommation to tale approvisionnée par la STEG 232,6 240,4 246, 259,0 278,8 306,3 377,7 420,0 Pertes de transmission 41,6 l,9 l,5 h7,7 54,5 63,0 66,9 7h,0 Production totale de la STEG 27h,2 282,3 287,9 306, 3330 369,3 4,6 494 Auto production 46 h6 7,5 600 112,8 124,8 129 4 130y0 Pioduction nationale totale 316, 328,9 345,h 366,7 4h6,1 494,1 574,0 624,0 Source: Société Tunisienne de l'Electricité et du Gaz Tableau 9 FORMATION BRUTE DE CAPITAL FI XE PAR SECTEUR, 1965-1968 (en millions de dinars courants) (en pourceage du total) 1965 1966 196796b 8 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire econo- mique Agriculture j276 Z5jÉ 2 20,t 19, 19,5 21,0 Mines 20 1 20 9 16 6 16,1 15 2 16h 413 1 12 9 Pétrole brut 1 ,î , 12 11,0 11,5 1 9,o Autres extractions 4,7 5,3 4,2 5,1 3,7 h,l 3,3 4,1 Energie 7,8 61 8 9 59 4d. 7,0 L_ Industries de transfor- mation 268 13 0 13 9 9 7 20,2 10,1 11,1 8 Alimentation 1,3 2 Pétrole raffiné * 0,2 * * Sidérurgie 13,7 2,5 0,2 0,7 Mécanique et élec- tricité 0,8 0,3 1,5 1,7 Mat. de construc- tion 0,7 3,1 3,5 0,9 Chimie et caout- chouc 0,3 1,0 1,9 1,3 Textiles et cuir 9,8 3,1 1,7 1,9 Bois et ameublement 0,1 0,h 0,7 0,3 Papier, imprimerie et divers 0,1 0,h 0,h 0,2 Transport 7,5 12 11 11, 5,7 125 8,8 1 Logement 14 0 10,2 10 5 11,3 1o 6 7 9 8,3 9 O dont ménages M9,3) (8~7) ,U) (7M) fÎ,8) (e) (7) (C7) Commerce et autres services 7 3 12,2 16 1 17 5 5 5 9 5 l2,8 140 dont tourisme ( ) ( 6) ( -g)( ) ( ) (e, (f ,) (-01) Administration 21,3 24 6 24 h 23 h 16 1 192 19 4 18,8 Enseignement 10,l l,2 , , 7,6 7,9 9,7 9,0 Bâtiments adminis- tratifs 8,0 10,3 8,6 7,8 6,o 8,1 6,8 6,3 Hydraulique urbaine 2,0 2,h 2,4 2,3 1,5 1,9 1,9 1,8 Santé et sports 1,2 1,7 1,2 2,1 1,0 1,3 1,0 1,7 TOTAL 132,h 128,9 126,0 125,0 100,0 100,0 100,0 100,0 * Somme inférieure à 50.000 dinars Source: Secrétariat dtEtat au Plan et à lfEconomie Nationale Tableau 10 FORMATIOK -,RUTE DE CAPITAL FIXE PAR AGENT, 1965-1968 (En nillions de dinars courants) (En pourcentage du total) 1965 1966 1967 196b 1965 1966 1967 196b Provi- Budget soire Economique Investissement public 108,0 10, 91,4 h 81,6 80 7 70,0 Administration 47,6 48,2 48,2 45,3 36,0 37,h 38,3 36,2 Etat (39,3) (39,4) (38,1) (36,7) (29,8) (30,6) (30,2) (29,3) Autres 1/ ( 8,l) ( 8,8) (10,1) ( 8,6) (6,2) (6,9) ( 8,l) (6,9) Entreprises publiques 2/ 55,0 50,2 38,8 39,0 4l,5 39,0 30,7 31,2 Entreprises semi-publiques 5,h 5,3 h,h 3,2 4,l 4,1 3,5 2,6 Investissement privé 24,4 25,2 34,6 37,5 18,4 l 27,5 30,0 Entreprises privées 15,1 16,9 27,8 30,h 11,4 13,1 22,1 24,3 Ménages 9,3 8,3 6,8 7,1 7,0 6,h 5,4 5,7 Total 132,4 128,9 126,0 125,0 100,0 100,0 100,0 100,0 1/ Investissements non finaic6s par le Trésor, y compris investissements des collectivités locales et de la Sécurité Sociale. 2/ Entreprises dont les comptes sont contrôlés par l'Etat, c'est-à-dire les entreprises dans lesquelles l'Etat a une participation directe au capital social. Tableau 11 COMPTE DE CAPITAL DES ENTREPRISES (millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire économique Immobilisations 75,5 72,4 71,0 72,6 Entreprises publiques et semi- publiques (60,4) (55,5) (43,2) (42,2) Entreprises privées (15,l) (16,9)l (27,8)l/ (30,4)y Variations des stocks 6,1 3,1 - 5,0 1,8 Amortissement de la dette étrangère 10,3 11,9 12,4 12,7 Emplois = Ressources 91,9 87,4 78,4 8 Bénéfices bruts 26,8 36,1 34,0 39,6 Entreprises publiques et semi- publiques (21,8) (21,6) (20,1) (24,7) Entreprises privées identifées ( ( 6,1) ( 6,2) ( 6,0) Non identifiées ( ( 50) ( 8,4) ( 7,7) ( 8,9) Autres sources du financement national, net 17,2 13,6 17,1 20,9 Financement étranger 47,9 37,5 27,3 26,6 Source: Secrétariat d'Etat au Plan et à l'Economic Nationale Y compris investissements privés dans des sociétés pétroliéres de 3,3 millions de dinars en 1966, 7,4 millions en 1967 et 6,0 millions en 1968. Tableau 12 EPARGNE NATIONALE ET EPARGNE INTERIEURE, 1965-1968 (millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire économique Produit intérieur brut aux prix du marché )/ 495,9 502,8 522,h 565,6 Consommation totale h >28,5 423,6 453,2 482,6 Epargne interieure brute 67,4 79L2 69,2 83,0 Paiements nets au titre des revenus des facteurs -12,2 -14,2 -15,8 -17,8 Transferts courants 2,5 2,6 4,2 4,7 Epargne nationale brute 57,7 67,6 57,6 69,9 Déficit de la balance des paiements courants 80,7 6h,h 63,4 56,9 Investissement total 138,h 132,0 121,0 126,8 3/ Y compris un ajustement statistique par la BIRD pour 1967 et 1968. Tableau 13 EPARME NATIONALE PAR AGENT, 1965-1968 (millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire économique Administrations 20,8 21,5 12,6 20,1 dont Etat (23,5) (23,h) (lk,6) (23,4) Entreprises 26,8 36,1 34,0 39,6 Banques 2,4 2,3 3,0 3,7 Ménages 7,7 7,7 8,0 6,5 Total 57,7 67,6 57,6 69,9 Tableau 14 COEFFICIENTS DINVESTISSEENT ET DEPARGNE (aux prix courants) 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire économique Investissement en pourcentage des ressources nationales nettes g' 24,6 24,2 21,6 20,8 Investissement en pourcentage du PIB Fixe 26,6 25,6 24,l 22,1 Total (y compris stocks) 27,9 26,2 23,1 22,h Epargne intérieure en pourcen- tage du PIB 13,5 15,7 13,2 14,7 Déficit en ressources en pour- centage du PIB 2f 14, 10,5 9,9 8,0 Déficit en ressources en pour- centage de ltinvestissement 51,3 ho,0 h2,8 34,5 Coefficient marginal d'épargne 20,2 171,0 Neg. 31,0 Epargne nationale en pourcentage du PNB 11,9 13,8 13,3 12,8 1/ Ressources nationales nettes MPB plus déficit de la balance des paiements courants et accroissement des réserves de change. 2f Importations nettes de biens et services. Tableau 15 RECETTES COURANTES DE L'ETAT (millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire économique Impfts directs 13,8 20,0 20,5 23,2 Impfts sur les revenus réels 11,9 18,3 19,0 21,4 Imp8ts sur les revenus forfaitaires 1,9 1,7 1,5 1,8 Impôts indirects 62,9 6911 7OZ4 78,7 Droits sur les produits et transports 8,7 8,1 10,0 10,8 dont -Droits de consommation sur essences et huiles (5,9) (5,8) (7,0) (7,2) Droits de douane 16,0 16,4 13,5 17,h dont -Droits à l'importation (9,6) (9,7) (9,0) (10,0) -Taxe spéciale temporaire de sortie (3,5) (3,8) (1,5) (h,0) Droits sur les actes et transactions 3,7 3,9 4,0 h,h Taxes sur le chiffre d'affaires 2h,l 28,7 30,5 32,2 dont -Taxe à la production : régime importation (13,5) (15,9) (16,h) (17,0) -Taxe de consommation : régime importation ( 2,3) ( 2,5) ( 2,8) ( 2,9) -Taxe à la production : régime intérieur ( 5,1) ( 6,2) ( 6,5) ( 6,9) Monopoles fiscaux 10,h 12,0 12,A 13,9 Autres droits et taxes l1 1, 2, Revenus d'origine pétrolière 5 5,1 6,_0,7 -Redevances pétrolières 5,3 5,l 5,0 5,5 -Bénéfices de l'exploitation pétrolière - - 1,5 5,2 Autres recettes _,7 61 4 8_ TOTAL DU TITRE I 88,1 101,8 104,7 124,0 Autres recettes courantes du Trésor 19,h 18,1 17,8 lh,6 GRAND TOTAL 10 11 12 1 6 _Vn 196b, des recettes, pour un montant de 5,8 millions, qui jusqu'en 1967 étaient reçues par les Fonds spéciaux du Trésor, ont été intégrées dans le Titre I. Tableau 16 DEPENSES COURANTES - L'ETAT (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire économique Budget, Titre I 84,3 98,3 108el 124,o Assemblée Nationale 0,2 0,2 0,3 0,3 Présidence de la République 3,3 3,7 4,2 4,0 S.E. aux Affaires Etrangères 2,3 2,h 3,0 3,2 S.E. à la Défense Nationale 4,3 4,5 h,3 7,0 S.E. à la Justice 1,6 1,6 1,8 2,0 S.E. à l'Intérieur 7,1 8,5 8,8 9,9 S.E. au Plan et à l'Econo- mie Nationale 28,0 32,3 34,9 40,2 S.E. aux Travaux Publics et à l'Habitat 5,0 5,9 5,9 6,5 S.E. à l'Educaticn 20,3 24,3 28,0 31,0 S.E. à la Santé Publique 8,0 9,0 9,7 U,9 S.E. à la Jeunesse, aux Sports et aux Affaires Sociales 2,6 3,3 4,7 5,0 S.E. aux Affaires Culturelles et à l'Information 1,6 2,3 2,4 2,8 Dépenses imprévues - - 0,2 0,2 Moins : Transferts en capital inclus ci-dessus 14,6 17,7 19,2 19,4 Total des dépenses courantes contenues dans le Titre I 69,7 80,6 88,9 10h,6 Autres dépenses courantes du Trésor l,3 15,9 19,0 10,6 GRAND TOTAL 84 o 96,5 107,9 115,2 Tableau 17 COMPTE DE CAPITAL DE LETAT (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire économique Dépenses en capital 57,8 5,l 57,3 61e8 Formation brute de capital fixe 39,3 39,0 37,6 36,1 Transferts aux entre- prises _/ 14,8 13,0 11,8 15,l Remboursement de la dette 2,8 2,7 7,6 10,6 Autres 2/ 0,9 0,4 0,3 - Excédent courant 23,5 23,4 l,6 23,4 Recettes courantes 107,5 119,9 122,5 138,6 Dépenses courantes 8h,0 96,5 107,9 115,2 Besoin de financement total 3e 31 4 Financement intérieur 12,4 126 5,9 5,5 Relations avec Banque centrale, net 2,6 5,h -1,2 - Emprunt intérieur h,6 2,8 5,8 1,0 Autres ressources du Trésor 5,2 h,h 1,3 4,5 Financement Extérieur 21,9 19,) 36,8 32,9 Dons 2,9 0,9 1,0 0,3 Prêts d'origine publique 12,4 10,9 26,9 25,1 Prête d'origine privée 6,6 7,3 8,9 7,5 lf Subventions d'équipement, prêts et participations. 2/ Essentiellement indemnités pour dommages de guerre. Tableau 18 RECETTES ET DEPENSES DES ADMIISTRATIONS (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire économique Recettes courantes 122,5 139,3 143,3 16o,2 A. Etat 103,8 116,3 119,9 135,4 B. Collectivités locales 5,8 7,5 6,8 7,5 C. Sécurité sociale 12,7 15,0 16,2 16,9 D. Hors budget 1/ 0,2 0,5 0,h O,h Dépenses courantes 101,7 117,8 130e7 140el A. Etat 78,9 92,6 104,1 111,h B. Collectivités locales 7,1 8,2 8,0 8,9 C. Sécurité sociale 8,7 9,9 11,1 12,1 D. Hors budget g 7,0 7,1 7,5 7,7 Excédent courant 20, 21,5 12,6 20,1 A. Etat 2h,9 23,7 15,8 2h,0 B. Collectivités locales -1,3 -0,7 -1,2 -1,h C. Sécurité sociale 4,0 5,1 5,1 h,8 D. Hors budget g -6,8 -6,6 -7,1 -7,3 Dépenses en capital 67,2 67,5 69,9 72,7 A. Etat 57,8 55,1 57,3 61,8 B. Collectivités locales 0,8 1,0 0,9 0,7 C. Sécurité sociale 1,0 2,1 1,0 0,9 D. Hors budget g 7,6 9,4 10,7 9,3 Financé par des recettes d'origine étrangère. Tableau 19 COMPTE DE CAPITAL DES ADMINISTRATIONS (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire economiq';e Dépenses en capital, total 67,2 67,5 69,9 727 Formation brute de capital fixe 47,h h8,2 48,2 45,3 Agriculture (20,0) (18,2) (19,1) (15,2) Transports ( 2,8) ( 4,7 ( 3,9) ( h,8) Habitat ( 3,3 ( 0,6 ( 0,8) (l,9) Hydraulique urbaine ( 2,0 ( 2,h ( 2,h) ( 2,3) Enseignement (10,1) (10,2) (12,2) (11,2) Santé et sports ( 1,2) ( 1,7) ( 1,2) ( 2,1) Constructions administratives ( 8,0) (10,3) ( 8,6) ( 7,8) Transferts en capital 19,8 19,h 21,7 27,4 Epargne 2058 21,5 _2,6 20,1 Besoins de financement 46, 46, 5 52_, Financement intérieur 10 12,6 3,33 Emprunt public 3,8 3,0 5.,3 1,3 Autres ressources du Trésor 5,6 6,4 0,5 4,8 Relations avec le système bancaire, net , lj5 3,2 -2,5 -2,7 Financement extérieur 3 33,5 ,0 49,2 Dons 2/ 12,0 8,1 10,0 9,0 frts d'origine publique 16,9 17,9 33,3 32,7 Prêts d'origine privée 6,6 7,5 10,7 7,5 1/ Crédit net du système bancaire moins dépots en banque de la Sécurité Sociale. 2/ Essentiellement assistance technique. Tableau 20 INDICES DES PRIX (1962 : 100) Prix de gros Coût de la vie 1962 100,o 100,o 1963 104,9 102,7 1964 110,9 107,0 1965 124,8 114,1 1966 129,0 118,6 1967 136,0 123,0 Tableau 21 SITUATION MONETAIRE (En fin d'année, millions de dinars) 1964 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire dconomique Réserves de change, net -3,l -6,7 -14,7 -25,0 -22,0 Créances sur le Trésor public, net 78,3 87,h 94,6 93,8 96,6 Crédit à l'économie, net 133,1 150,7 187,8 203,7 22h,7 Avoirs = Engagements 208,3 251.,4 267,7 272,5 299,3 Masse monétaire 133,h 138,2 152,1 157,0 166,0 Quasi-monnaie 22,8 32,2 41.,6 4h,h 47,7 Fonds de prêts déposés par l'Etat 8,8 10,0 11,6 14,h 16,7 Fonds d'aide étrangère ou de contrepartie 17,7 23,2 21,5 24,7 33,2 Comptes capital l4,8 17,2 19,8 22,8 26,5 Autres postes, net 10,8 10,6 21,1 9,2 9,2 Tableau 22 FACTEURS PEPMETTANT L'EXPANSION DU CREDIT, 1965-1968 Variations en millions de dinars Variations en pourcentage 1965 1966 197 16 1965 1966 1967 1968 Provi- Budget soire Economique Crédit à l'économie 17,6 37,1 15,9 21,0 15,6 22,1 8,4 10,7 Créances sur le Trésor public 9,1 7,2 -0,8 2,8 11,6 8,2' -0,1 2,7 Masse monétaire 4,8 13,9 4,9 9,0 3,6 10,0 3,2 5,7 Quasi-monnaie 9,04 9,t4 2,8 3,3 41,2 29,2 6,7 7,4 Fonds de prêt versés par l'Etat 1,2 1,6 2,8 2,3 13,6 1,6 2,4 1,6 Fonds d'aide étrangère ou de contre partie 5,5 -1,7 3,2 8,5 31,0 -7,3 14,9 34,4 Réserves de change, net 3,6 8,0 10,3 -3,0 Autres postes 2,2 13,1 -8,9 3,7 Tableau 23 SITUATION DU CREDIT INTERIEUR (En fin d'année, millions de dinars) 1964 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire économique Créances sur le Trésor public 78a3 87,4 946 j8 96,6 Banque Centrale de Tunisie, net 36,5 39,7 46,2 44,7 44,7 Banques de dépÔts, net 25,8 27,7 26,7 26,8 26,8 PTT 11,3 lh,6 15,6 (22,3 (25,1 Caisse d'Epargne 4,7 5,h 6,1 ) ) Crédit à l'économie 133,1 0 187,8 203,7 224,7 Court terme 96,7 101,7 136,7 Moyen et long terme 35,6 47,2 50,8 dont Agriculture (8,7) (9,8) (11,6) Logement (12,9) (1h,1) (15,7) Autres 8 1,8 3 Total du crédit 211,4 2381 282,h 297,5 321,3 TABLEAU 24 SITUATION DES RESERVES DE CHANGE (En fin d'année, en millions de dinars) 1964 1965 1966 1967 1968 Provi- Budget soire Economique BANQUE CENTRALE DE TUNISIE Avoirs en or et devises 17 6 20 8 16,4 20 7 23 7 Or 2,0 2, Devises convertibles 15,0 17,0 12,7 18,2 21,2 Accords de paiements 0,7 1,8 1,7 0,3 0,3 Engagements extérieurs 15 8 18,0 20,6 22,0 26,0 Position nette du FMI lO~ -I (10,5) Accords de paiements 1,6 2,5 2,1 3,1 Banque de France 5,l 4,6 2,9 4,6 Autre court terme 7,9 3,5 5,5 3,5 Disponibilités nettes 18 2 -,2 -1,3 -2 BANQUES DE DEPOTS Disponibilités libres 2,3 2 3 4 3 1,9 2,5 Devises en main - 0, 0,6 Papier et crédits sur l'étranger 1,8 1,9 3,7 Engagements extérieurs 7,2 1l 8 14,8 26 22 Comptes d'attente 3,2 5,- 7,0 Banques étrangères 4,0 6,4 7,8 Disponibilités nettes -4 -9 5 -10 5 -2317 -19 7 TOTAL DES DISPONIBILITES NETTES -3,1 -617 -14, 7 -2520 -2,0 Tableau 25 EXPORTATIONS EN VAIEUR, 1965-1968 (en millions de dinars courants) 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire economique Céréales 3 h,3 Blé dur ( 3) (3,6) Orge ( 7) Agrumes 2,6 2,9 3,2 3,2 Oranges (1,7) (1,6) Citrons ( 2) ( 6) Autres ( 7) ( 7) 4utree fruits 1,5 2,5 2,h 2,8 Dattes ( 3) (1,6 Amandes (1,1) (6 Autres ( 1) ( 7 Légumes frais h 5 6 7 Alfa 9 h 5 8 Produits animaux 3,6 3,8 h,A h,l Animaux vivants et viandes (1,7) (1,8) Cuirs et peaux ( 5) ( 6) Autres produits animaux ( 5) ( 5) Poissons et crustacés ( 9) ( 9) Huile d'olive 13,6 13,h 7,0 8,8 Boissons 2,8 h,h 5,3 h,2 vin (2,6) (h,0) Autres ( 2) ( h) Conserves de légumes 2,2 2,3 2,2 2,3 Harissa ( 5) ( 5) Autres (1,7) (1,8) Conserves de fruits 8 1,5 1,9 2,0 Jus de fruit ( 2) ( 6) Autres ( 6) ( 9) Conserves de poissons 3 5 2 4 Tableau 25 (suite) 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire economique Autres produits alimentaires 1,6 1,6 1,7 1,9 Sucre et sucreries ( 2) ( 1) Pâtes alimentaires ( 1) (l) Déchets (1,3) (1,h) Divers 1,3 1,7 2,0 2,0 Total partiel, Produits agricoles et alimentaires 31,8 39L8 31.0 32, Produits phosphatés 21,1 18,h 23,h 24,7 Phosphate de chaux brut (11,4 (12,4 (12,8 (14,0) Hyperphosphate ( 1,1 ( 7) 1 ( 5 Superphosphate ( 8,6 ( 5,3 (10,5) (10,2) Minerai de fer 3,1 2,9 2,5 2,h Plomb 2,h 1,8 1,3 1,3 Autres métaux 3 5 5 6 Fonte - 3 1,6 1,2 Liège et produits en liège 9 8 8 9 Ciment 2 - - - Sel 5 h h 5 Pétrole brut - 4,2 11,4 10,9 Cellulose, papier et pâte à papier 1,1 1,8 2,2 2,3 Divers 5 2,8 1,9 2,2 Total partiel, Produits minéraux et industriels 31,1 33,9 46,0 47,0 VALEUR TOTALE DES EXPORTATIONS 62,9 73,7 770 79 _ Tableau 26 IMPORTATIONS EN VALEUR, 1965-1968 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 provi- budget soire économique Biens dséquipement 40 6 33 9 30,0 3>40 Matériel agricole Equipement industriel 33,8 25,8 Véhicules de transport 4.,6 5,9 Matières premiéres 9 7 15 1 20 0 21 0 Huile de soja , 3 6,î Coton 6 8 1,6 1,3 Autres produits agricoles 5,1 6,6 6,9 6,7 Soufre 1,4 3,0 3,8 4,5 Autres produits minéraux 6 8 1,0 1,2 Produits semi-f'inis 32 9 35 2 50 3>4.0 Textiles Bois et ouvrage en bois 3,2 4,0 Papiers et cartons 2,8 2,9 Produits sidérurgiques 6,8 5,5 (>4,9) (3,5) Autres 15,4 18,2 Produits énergétiques 5 9 6 7 4,0 2,1 Pétrole brut 5 Coke 3 1,2 1,5 1,6 Autres 5 4 5 5 Produits alimentaires 17 9 19 5 26 o 23 9 Créales , 13,5 1 Sucre 3,2 2,8 2,6 3,1 Autres 6,1 8,5 9,9 10,0 Autre produits de consommation 21$0 20,8 21,0 20,0 Total des importations douanières 129,0 131,2 136,0 135,0 Autres importations 5,7 5,4 6,0 6,o Importations totales, c.a.f. 134,7 136,6 142,0 141,0 Fret et assurances -11,5 -9,6 -0,0 -10,0 Importations totales, f.o.b. 123,2 127,0 132,0 131,0 Tableau 27 EALAN-E DES PAIEM-TS, 1965-1968 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 (Provisoire) 1968 - Budget Economique Recettes Paiements Solde Recettes Paiements Solde Recettes Paiements Solde Recettes Paiements Solde Marchandises, f.o.b. 62,9 123,9 - 60,3 73,5 127,0 - 53,5 77,0 132,0 - 55,o 79,0 131,0 - 52,0 Services non facteurs 35,8 46,5 - 10,7 40,8 40,1 0,7 44,8 41,6 3,2 49,9 41,7 8,2 Total opérations sur biens et services 98,7 169,7 - 71,0 114,3 167,1 - 52,8 121,8 173,6 - 51,8 128,9 172,7 - 43,8 Services facteurs 4,5 16,7 - 12,2 5,5 19,7 - 14,2 4,9 20,7 - 15,8 h,9 22,7 - 17,8 Transferts courants 3,1 0,6 2,5 2,9 0,3 2,6 4,5 0,3 4,2 5,0 0,3 4,7 Total opérations courantes 106,3 187,0 - 80,7 122,7 187,1 - 64,4 131,2 19h,6 - 63,4 138,8 195,7 - 56,9 Dons publics 13,1 - 13,1 8,1 - 8,1 10,0 - 10,0 9,7 - 9,7 Pr@ts publics 1/ 35,5 3,0 32,5 25,7 3,8 21,9 40,9 5,0 35,9 42,L 5,8 36,6 Total capitaux publics 48,6 3,0 45,6 33,8 3,8 30,0 50,9 5,0 45,9 52,1 5,8 46,3 Transferts privés en capital 0,7 1,3 - 0,6 0,6 0,7 - 0,1 n.d. n.d. - n.d. n.d. - Investissement privé à moyen et long terme 1/ 42,5 10,1 32,h 33,4 11,9 21,5 30,4 16,0 11,4 31,1 17,5 13,6 Capitanx privés à7court terme 16,0 16,2 - 0,2 20,1 15,5 4,6 n.d. n.d.. - 5,0 n.d. n.d. - Total capitaux privés , 59,2 27,6 31,6 54,1 28,1 26,0 n.d. n.d. 9,h n.d. n.d. 13,6 Total opérations en capitaL 107.8 30,6 77,2 31.9 56.0 - 55L3 - -599 Banques de dépôts 4,6 - 4,6 3,0 2,0 1,0 10,8 - 2,h 13,2 - 3,h 0,6 - 4,0 Banque centrale - 4,0 3,2 - 7,2 - 0,5 - h,h 3,9 0,7 h,3 - 3,6 5,6 3,0 2,6 Fonds Monétaire Intenational 6,2 - 6,2 2,7 - 2,7 3,7 3,0 3,0 5,0 6,6 - 1,6 Total opérations monétaires 2/ 6,8 3,2 3 2 - 2, 6 152 49 103 - 3,0 Erreurs et omissions - 0,1 - 0,1 0,8 - 0,8 n.d. n.d. - 2,2 n.d. n.d. - TOTAL 220,9 220,9 - 216,6 216,6 - n.d. n.d. - n.d. n.d. - 1/ Le débit de ce compte correspond aux paiements pour l'amortissement de la dette selon les données du budget économique. 7/ Les variations des engagements extérieurs figurent en recettes; les variations des disponibilités figurent en paiements. Source: Banque Centrale de Tunisie; Secrétariat d'Etat au Plan et à l'Economie Nationale. Tableau 28 PALANCE DES PAIF4ENTS - SERVICES 7T TRANSFIRTS C'OUPANTS, 1965-1968 (en millions de dinars) 1965 1966 1967 (Provisoire) 1968 - Budget Economique Recettes Paiewents Solde Recettes Paiements Solde Recettes Paiements Selde Recettes Paiements Solde Services non facteurs 35,8 ù6,5 -10,7 40,8 40,1 0,7 44,8 41 3,2 49 41,7 Transport et assurances dont 8,9 22,0 -13,1 8,4 19,5 -11,1 9,0 20,8 -11,8 9,0 21,0 -12,0 pour importations de marchandises (l,5) (9,6) (îo,o) (io,o) Voyages 10,1 6,7 3,h 14,6 6,8 7,8 18,5 7,0 11,5 23,0 7,0 16,0 dont tourisme (9,2) (13,6) (17,5) (22,0) Oléoduc 5,2 - 5,2 5,1 - 5,1 5,0 - 5,0 5,5 - 5,5 Gouvernement 9,h 3,0 6,h 10,2 4,ý 5,7 10,2 4,5 5,7 10,2 4,5 5,7 Autres 2,2 14,8 -12,6 2,5 9,3 - 6,8 2,1 9,3 - 7,2 2,2 9,2 - 7,0 Services facteurs 415 2ÉLZ -12,2 55 19,7 -142 4,9 20,7 -15,8 4,9 22,7 -17,8 Revenu du capital 0,7 5,1 - h,h 0,8 6,7 - 5,9 0,2 7,h - 7,2 0,2 9,3 - 9,1 dont intérÊt (h,h) (6,1) (7,1) (8,1) Revenu du travail 3,8 10,2 - 6,h 4,7 12,h - 7,7 4,7 12,8 - 8,1 4,7 12,9 - 8,2 dont pour assistance technique (5,6) (7,0) (7,4) (7,5) Travaux publics - l,L - 1,h - 0,6 - 0,6 - 0,5 - 0,5 - 0,5 - 0,5 Transferts courants 31 0 2,5 2,9 0,3 2£6 4,5 0,3 4,2 510 0,3 4,7 Dons publics 2,8 - - 2,6 - 2,6 4,2 - 4,2 h,7 - 4,7 Gouvernement 0,3 0,6 - 0,3 0,3 - 0,3 0,3 - 0,3 0,3 - TOTAL -3,4 63,8 -9,2 60,1 -10,9 5h 62,6 - 8,h 59,8 6-, ?9 Sources: Banque Centrale de Tunisie; Sous-Secrétariat d'Etat aux Finances et au Développement Tableau 29 APPORTS DE CAPITAUX A MOYEN ET LONG TERM (millions de dinars) 1965 1966 1967 1968 provi-. budget soire économique Dons publics 13,1 8,1 10,0 A llEtat 2,9 0,9 1,0 0,3 Aux Administrations, autres 10,2 7,2 9,0 9,h Prêts publics 3 25£7 4..9 42,4 Projets de l'Administration 5,h 7,6 8,2 9,8 Projets des entreprises 10,9 9,1 9,h 14,4 Non liés à des projets 13,5 h,h 13,6 9,h PL 480 5,7 h,6 9,7 8,8 Capitaux privés 4 3 3 31 Crédit à moyen terme 26,3 17,5 21,h 19,7 Crédits de fournisseurs (19,5) (10,2) (9,9) (11,8) Autres crédits à l'impor- tation - (5,h) ( 7,8) Crédits financiers ( 6,8) ( 7,3) (6,1) Recherche pétrolière 13,0 13,2 7,8 9,3 Investissement direct 3,2 2,7 1,2 2,1 Total 91,1 67,2 84,3 83,2 Tableau 30 ENTREPRISES PUBLIQUES I.- Offices Office des terres domaniales Office des Souassis Office de mise en valeur de la vallée de la Medjerda (OMVVM) Office de l'Enfida Office de Sidi Bouzid Office de motoculture et de mise en valeur agricole (OMM4VA) Office national des pêches (ONP) Office national des mines (ONM) Office des ports nationaux de Tunisie (OPNT) Office national de llartisanat (ONA) Office du commerce de Tunisie (OCT) Office national des céréales (ONC) Office national de l'huile (ONH) Office national du vin (ONV) II.- Sociétés d'Etat2/ Société tunisienne d'électricité et de gaz (SIEG) Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) Ciments Portland de Bizerte Régie nationale des tabacs et allumettes (RNTA) Pharmacie centrale de Tunisie Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) Maison tunisienne de l'édition Banque centrale de Tunisie (BCT) Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) III.- Sociétés d'Economie Mixte / Société tunisienne du sucre (STS) Société italo-tunisienne d'exploitation pétrolière (SITEP) Société d'études et de recherches pétrolières (SEREPT) Société tuniso-italienne de raffinage (STIR) Société anonyme AGIP 1/ La totalité du capital social est détenue par l'Etat. 2f LIEtat participe directement au capital social de ces sociétés. Les comptes de celles-ci sont en conséquence contrôlés par l'Etat. Tableau 30 (suite) Compagnie des phosphates et du chemin de fer de Gafsa Compagnie nouvelle des phosphates du Djebel MIDilla (CIPHOS) Société tunisienne d'exploitations phosphatières (STEPHOS) Société du Djebel Djerissa Compagnie générale des salines de Tunisie (COTUSAL) Société industrielle d'acide phosphorique et d'engrais (SIAPE) Société des engrais pulvérisés Raffinerie tunisienne de soufre Industries chimiques maghrebines (ICM) Société "El Fouladh" Société de constructions et de réparations mécaniques et navales (SOCOMENA) Société des fonderies mécaniques (SOFMECA) Société "La Tunisie industrielle" Fonderie de Sidi Fathalla Société générale des industries de textiles (SOGITEX) Société nationale de cellulose (SNCT) Société nationale du liége (SNL) Société tunisienne de l'air (TUNIS-AIR) Compagnie tunisienne de navigation (CTN) Société nationale des transports (SNT) Société hôtelière et touristique de Tunisie (SHTT) Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT) Société immobilière et h8telière de Kasserine (SIHK) Imprimerie officielle Agence Tunis-Afrique presse Société tunisienne de diffusion (STD) Société tunisienne de publicité Société anonyme tunisienne de production et d'exploitation cinématographiques (SATFEC) Banque nationale agricole (BNA) Société tunisienne de banque (STB) Société nationale dfinvestissement (SNI) Société "El Bouniane" Société dassurance et de réassurance (STAR) Société tunisienne commerciale Société nationale de mise en valeur du sud "El Djenoub" Source: Secrétariat d'Etat au Plan et à l'Economic Nationale.
Groupe de la Banque mondiale · Pre-2003 Economic or Sector Report
Tunisia - Current economic position and prospects : Situation et perspectives economiques de la Tunisie
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