24990 Le Bulletin d'information sur les meilleures pratiques présente les résultats opérationnels des analyses économiques et sectorielles réalisées par la Banque mondiale et les gouvernements membres dans la Région Afrique. Ce bulletin est une publication mensuelle du Centre pour le Savoir et l'Information (Knowledge and Learning Center - KLC ) Ghana : Créer la capacité locale pour une gestion intégrée des zones côtières (traduit de l’anglais) Entre 1996 et 1997, une série d’ateliers de la Banque mondiale s’était tenue sous les auspices de l’Agence pour la protection de l’environnement du Ghana (Environmental Protection Agency). Le but de ces ateliers était de : (a) élever la prise de conscience des communautés côtières pour une meilleure gestion des écosystèmes côtiers et maritimes ; (b) identifier les besoins prioritaires des communautés côtières ; (c) identifier les interventions appropriées et efficaces en coût pour répondre à ces besoins ; (d) élever la conscience sur les initiatives en cours pour soutenir ce genre d’interventions ; (e) assister les communautés côtières dans la conception des initiatives appropriées à petite échelle afin de répondre aux besoins prioritaires. Impact sur le terrain • Un niveau élevé de prise en charge de l’initiative s’est développé au niveau local à travers une approche participative qui mettait l’accent sur la création des capacités au niveau local. • Les ateliers ont servi à accroître la conscience sur une gamme d’initiatives disponibles pour soutenir les besoins des communautés en termes d’accès aux services de base tel que l’assainissement et la fourniture d’eau, par le biais des programmes financés par l’IDA ou d’autres bailleurs de fonds. • Les liens étroits entre la dégradation des ressources côtières et maritimes, et les revenus faibles et les niveaux de santé des communautés côtières sont devenus plus évidents pour les communautés. • Les communautés ont reconnu la nécessité d’une bonne mobilisation sur le terrain, une prise en charge, une responsabilisation, un contrôle et une supervision accrue pour une exécution satisfaisante des initiatives locales. • Une collaboration accrue entre les entités locales, publiques, traditionnelles ou privées, a été reconnue essentielle pour la gestion de la base des ressources côtières et maritimes. Enseignements tirés • Manque d’éducation, de conscience, d’aptitudes requises et/de motivations d’ accéder ou de gérer l’assistance au développement. Dans plusieurs communautés côtières, il y a un manque important de conscience sur les initiatives en cours qui visent à résoudre certains problèmes prioritaires. Là où il n’y a pas de prise de conscience, les aptitudes requises pour accéder à l’assistance au développement ne sont pas développées. Ceci constitue une contrainte sérieuse aux interventions de développement des communautés. • Coûts associés au processus participatif. Accroître la prise de conscience sur des initiatives et la prise en charge à travers un processus participatif demande beaucoup de temps et de persévérance. Les processus participatifs sont également coûteux à la communauté. Le temps passé pour des débats constitue un temps non-récupérable pour des activités productives. Il est nécessaire de convaincre la communauté qu’il est avantageux de s’engager dans les processus consultatifs bien qu’ils ne peuvent pas toujours aboutir à l’amélioration des conditions de leurs membres. • Nécessité de simplifier les procédures pour accéder à des fonds ou à des services. Les participants se plaignent souvent que les procédures nécessaires pour accéder aux fonds ou aux services sont tellement compliquées qu’ils ne se donnent plus la peine d’essayer d’y accéder. • Manque de prise de conscience pour des projets réussis. Les communautés n’ont généralement pas eu d’expérience avec le type de projets qui améliorent leur condition socio-économique tout en protégeant et conservant les écosystèmes côtiers et maritimes. Il y a un grand besoin pour disséminer de telles expériences, plus particulièrement celles des projets dont des références de réussites sont disponibles. Les ateliers ont été très importants pour vulgariser ce genre d’information. • Nécessité d’un leadership. Dans certaines communautés, il y a une absence évidente des personnes motivées ayant l’esprit d’entrepreneur, et qui sont capables d’initier la planification, l’organisation, le suivi et la supervision nécessaires pour exécuter des initiatives au niveau local. L’opportunité existe pour des ONG locales d’adopter de telles communautés qui manquent de leadership et de promouvoir l’esprit d’entrepreneur parmi elles. • Une collaboration locale grandissante est essentielle. De bonnes relations de travail entre les associations de districts, les autorités traditionnelles et les autres entités locales sont essentielles pour une mise en oeuvre réussie des initiatives locales d’une gestion côtière intégrée. Pour de plus amples informations, veuillez contacter Indu Hewawasam, Banque mondiale 1818 H Street, NW, Washington, D.C. 20433. Téléphone : (202) 473-5559, e-mail : Ihewawasam@worldbank.org
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Ghana - Créer la capacité locale pour une gestion intégrée des zones côtières
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Pays
Ghana
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Banque mondiale