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Senegal - Agricultural Credit Project : Sénégal - Projet de crédit pour l'agriculture

Sénégal Banque mondiale
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CIRCiULATING COPY RETUR~N g TURNED TO REPORTS DESK DIFFUSION RESTREINTE IN GENERAL FILES R PRTS DESK Rapport No. TO-685a WITI N i TRADUCTION NON-OFFICIELLE NE WEE[:rK A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a e'ti pripar' a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affihis n'acceptent aucune responsabilite quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publii ou citt comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTR'CTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT PROJET DE CREDIT AGRICOLE SENEGAL 24 décembre 1968 Département des Projets Agricoles DIFFUSiON RESTREINTE Rappert No. TO-685a TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE DINFORMATION Ce rapport a e'té prepar' à titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont offilis n'acceptent aucune responsabiliti quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cos ce rapport ne saurait être publie ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE D ".'PP::T ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT PROJET DE CREDIT AGRICOLE SENEGAL 24 décembre 1968 Departenent des Projets Agricoles TAUX DE CONVERSION 1 dollar EU a 246.,85 francs CFA * 1 franc CFA a 0,004 dollar EU 1 milliard de francs CFA : 4 millions de dollars EU ABREVIATIONS BCEAO: Banque Centrale des Etats de 1lAfrique de l1Ouest, banque cen- trale de l'Union *ionétaire Ouest Africaine. BNDS: Banque Nationale de Développement du Sénégal, banque publique de développement CCCE: Caisse Centrale de Coopération Economique, organisme public de financement français. OCAS: Office de Commercialisation Agricole du Sénégal, organisme res- ponsable de la commercialisation en gros et de l'exportation des arachides. ONCAD: Office National de Coopération et d'Assistance au Développement, organisme chargé d 'approvisionner les coopératives en facteurs de production et de commercialiser leur production. SATEC: Société d'Aide Technique et de Coopération, organisme public français d 'assistance technique. SIES: Société Industrielle d tEgrais du Sénégal, u.rine de fabrication locale d lengrais. SISCOLA: Société Industrielle Sénégalaise de Constructions sicaniques et de Nlatériels Agricoles, usine de fabrication locale de matériels agricoles. SODEVA: Société de Développement et de Vulgarisation Agricole, organisme chargé de la vulgarisation agricole auprès des agriculteurs et de l'assistance technique aux coopératives. SENEUAL PROJET DE CEDIT POUR LAGRICULTURE Table des matières Page I.* INTIODUCTI0N.....................................e......... 1 II. CONSIDERATIONS GENERLS................................... 2 L'économie du pays......................................... 2 L'agriculture.............................. 2 La programe d'amélioration de la production.,............. 4 III. LE PROJET ........................ A. Description gén6rale.................................. 6 Définition du projet.... ...................... .. 6 Partie du pays intéressée par le projet............... 6 Aspects institutionnels............................... 7 8 ilthodes d'octroi des crédits......................... 9 Approvisionnement en fournitures pour l'agriculture... 10 B. Caractéristiques détaillées........................... 13 Ie programme de crédit............... ................. 13 Les services de gestion et de vulgarisation agricole.. 14 Estimation du coût du projet.......................... 16 Financement du projet................................. 17 Achats et versement des fods......................... 18 IV. ORGANISATION ET GESTION ................................... 20 La coordination du projet.................................. 20 Les services de vulgarisation agricole.................... 21 Le présent rapport est établi i partir des conclusions de deux mis- sions d'évaluation envoyées au Sénégal: en juillet-août 1967 (IM. A.H. Stoneham, J. Willews, R. Rossi et D. Dunn); en décembre 1967 (il. A.H. Stoneham et J. Willems) et d'une mission complémentaire en mi 1968 (i. W. apenhans, J. Dumoulin et A. H. Stoneham). Il a été rédigé par M. Stoneham. -2- Table des matières (suite) pg V. IA PIDUCTION, LES DEBOUCIES ET LES PROFITS POUR IES AGRICULTEURS ............. ............ ..... ***.. ... ... 25 Ia production....* e,......... ........................2 Ies débouchés et la commercialisation...................25 Les stimulants de llagriculture.......................... 26 VI. AVANTAGES E' JUSTIFICATION DU PROJET..................... 27 VII. CONCLUSIONS ET IEC01DA NDATIONS........................... 28 ANNES l Considéeations générales sur l'agriculture 2. Les services de vulgarisation agricole 3. La réorganisation de 1'ONCAD 4. Io crédit et la BNDS 5. La comg;ercialisation et 1 eOCAS 6. Ias fournitures pour l'agriculture et la production agricole 7. Le Comité de Coordination du projet 8. La taux de rendement économique 1. Sénégal: Pluviosité, cultures et limites de la région intéressée par le projet 2. Fëgion intéressée par le projet, avec indication des zones P:AOJET DE CZDIT POUR LIAGRICULTURE RESU ; i. En 1967, le Gouvernement du Senégal a demandé â 11IDA un crédit destiné à contribuer au financement de la poursuite du programre d famélio- ration de la production d 'arachides et de mil, lancé en 1964 avec le sou- tien financier de la CEE (Comunauté économique européenne). Le projet, tel qu'il était présenté, n'était pas susceptible d'être retenu par la Banque ou 'IDA. Cependant, après consultation avec le gouvernement du Sénégal et en accord avec lui, il a été sensiblement modifié. Il met sur- tout l'accent maintenant sur le prograrme de crédit aux coopératives agri- coles et sur liamlioration du fonctionnement et du rendement de l'orga- nisr chargé d'assurer l'approvisionnement en fournitures pour l'agriculture et de réaliser le premier stade de la commercialisation des arachides pro- venant des coopératives. Les ressources de 1'IDA étant actuellement inwuf- fisantes, il est maintenant proposé que la participation du Groupe de la Banque s 'effectue en partie sous forme de prêt de la Banque, en partie sous forme de crédit de 1IDA. ii. Ie projet concernerait directement environ un million de ruraux, soit plus du quart de la population totale du Sénégal. Il couvre la pé- riode triennale allant de 1969/70 à 1971/72 et vise a procurer des crédits aux coopératives par le canal de la banque nationale de développement, en vue de 1 'achat d 'un plus grand nombre d linstruments agricoles simples à traction animale, d tune partie des animaux de trait nécessaires et de quan- tités d 'engrais de plus en plus fortes chaque année. Il a également pour but de fournir des fonds permettant de charger une firme internationale de consultants en gestion des entreprises d laider pendant trois ans à la gestion de l'organisme qui approvisionne les coopératives et commercialise leur production, de sorte qu'à la fin de cette période de trois ans cet organisme soit en mesure de fonctionner efficacement avec du personnel sé- négalais instruit et le minimum de spécialistes étrangers. En outre, le projet prévoit des fonds destinés à permettre au service de vulgarisation agricole de continuer i assurer certains services au bénéfice des coopéra- tives (en particulier la détermination des besoins annuels des agriculteurs en fournitures diverses) ainsi qu'à envoyer en stage de formation à 11étran- ger des employés de l1organisme qui exerce sa surveillance sur les coopé- ratives. iii. L'avantage principal à retirer de l1exécution du projet serait un accroissement soutenu de la production d'arachides et de mil par l'aug- mentation des superficies cultivées et par l'amélioration des rendements. Cela entrainerait une élévation constante des revenus des agriculteurs et des recettes de 1êétat pendant une période caractérisée par la perte de débouchés privilégiés et par une diminution du soutien :rd& par la CEE au prix des arachides. - ji - iv. le coût total du projet est estimé à 2h millions de dollars. Le prêt de 3,5 millions de dollars qui serait accordé par la Banque et le crédit de 6 millions de dollars qui serait accordé par V'IDA (soit au to- tal 9,5 millions de dollars) couvriraient près des trois-quarts du coût des instrumants agricoles, le coût en devises des services du personnel technique et de gestion à fournir aux coopératives, ainsi que le cot des bourses à l'étranger accordées pour la formation du personnel. Les trois- quarts environ (6,92 millions de dollars) du montant total du prêt et du crédit seraient rétrocédés a la banque de développement, qui utiliserait ces soms pour financer l'acquisition d'instruments agricoles. la con- tribution de la Banque et de 1'IDA au coût total du projet en représente- rait environ 39,3, celle des agriculteurs environ 16%, et le solde (45i) serait à la charge de l'Etat, et versé soit directement soit par ltinter- mkdiaire de la banque de développement. v. Le projet satisfait aux conditions requises pour ltoctroi par la Banque dlun prêt de 3,5 millions de dollars et par l'IDA dtun crédit de 6 millions de dollars (soit au total 9,5 millions de dollars). e PIOJET DE CPRDIT POUR L 1AGRICULTUE I. IllTRODUCTIQU 1.01 En avril 1967, le gouvernement du Sénégal a demandé à 1'IDA un crédit destiné à contribuer au financement de la poursuite du programme d'amlioration de la production d 'arachides et de mi., lancé en 1964 avec le soutien financier de la CEE (Communauté économique européenne). Ia coût total du projet était estimé à 11 milliards de francs CFA (Uh mil- lions de dollars) pour la période de trois ans allant de la campagne 1968- 69 à la campagne 1970-71. Il était demandé à l'IDA de financer ce projet jusqu ' concurrence de 13 millions de dollars, le reste des fonds devant être fourni par le FED (Fonds européen de développement), la CCCE (Caisse centrale de coopération économique, organisme public français de finance- ment), la BNDS (Banque nationale de développement du Sénégal), les agri- culteurs de la partie du pays intéressée et le Gouvernement du Sénégal. 1.02 Cette demande de crédit était faite à la suite d'une mission d'identification de la Banque et de l'IDA qui s tétait rendue au Sénégal en mars 1966, d'une mission de préparation du projet envoyée par l'IDA en novembre 1966 et composée de ihi. P.C. Goffin, K.HeS. Haasjes et C. Brochu (de la FAO) ainsi que dfune courte mission ccmplémentaire remplie en mars 1967 par i.. A. H. Stoneham. Une mission d'évaluation, composée de Ui. A. H. Stoneham, J. Uillems, R. Rossi et D. Dunn s 'est mndue au Sénégal en juillet - août 1967. L'évaluation n'a pas pu être terminée, surtout en ce qui concerne ltaspect institutionnel. En effet, le gouvernement séné- galais, après avoir fait la demande de crédit, avait désigné un comité interministériel pour réexaminer les principes généraux du projet et réorga- niser les services qui s'occupent de la production et de la commerciali- sation des arachides. Or, ce comité n'avait pas terminé ses travaux. fUi. A.H. Stoneham et J. Willems sont retournés au Sénégal en décembre 1967 pour continuer 1 'évaluation du projet, qui n ta pu cette fois encore être menée à bien, le gouvernement devant fournir d tautres détails sur la réor- ganisation projetée. Une mission complémentaire d 1évaluation, composée de 1i1. W. Wapenhans, J. Dumoulin et A.H. Stoneham, est revenue au Sénégal en mai 1968 pour discuter de modifications importantes à apporter au pro- jet et pour terminer 1'évaluation, tout en mettant à jour les renseigne- ments obtenus au cours des deux missions précédentes. Le présent rapport est rédigé sur la base des constatations faites par les diverses missions et des données fournies par le gouvernement sénégalais et par les diffé- rents organismes intéressés par le projet. L. E. Wessels et J.1I. Payen, ont pris part également aux travaux des missions. 1.03 Le projet, tel qutil était présenté à l'origine, n'était pas susceptible d 'être retenu par la Banque ou lVIDA. Certains aspects de liorganisation et de la gestion n'étaient pas considérés comme satisfaisants - 2 - et aucune proposition n tétait faite pour résoudre le problème le plus ur- gent, celui que posait la mauvaise gestion de l'O1CAD (Office national de coopération et d'assistance au développement), organisme officiel chargé actuellement d'aider les coopératives en leur procurant les fournitures nécessaires, en assurant la commercialisation de leurs produits et en leur rendant des services d 'ordre technique. On tablait également, pour obte- nir l'augmentation désirée de la production du mil, sur des taux d'emploi des engrais qui étaient trop élevés pour être rentables. 1.0 Le projet initial a été sensiblement modifiée après consultation avec le Gouvernement du Sénégal et en accord avec lui, pvx aboutir à un programme qui puisse être pris en considération par la Banque ou 1IDA. L'accent est mis maintenant sur la fourniture de crédits aux agriculteurs et sur l'amélioration du fonctionnement de 1'ONCAD. A l'origine., le Gou- vernement du Sénégal avait demandé % l'IDA un crédit destiné à contribuer au financement du projet; il est maintenant proposé que les fonds provien- nent en partie diun prêt de la Banque, en partie d'un crédit de l'IDA. II. COUSIDERATICI,;S GENERALES L'économie du pa.ys 2.01 Le secteur agricole du Sénégal emploie plus de 85, des 3.600.000 habitants du pays et constitue la source principale de l'activité écono- mique. Il s 'agit essentiellement d 'une agriculture de subsistance (mil), les arachides constituant la seule denrée commercialisée importante. De- puis son accession à l'indépendance en 1960, le Sénégal a dû faire face à des problèmes économiques résultant du fait qu'il ne constituait plus le foyer central de ce qui était auparavant l'Afrique occidentale française et que, par suite de l'entrée de la France dans le '.arché corRun, il per- dait ses privilèges de débouchés et de prix pour ses arachides. Le sec- teur industriel est moderne, mais peu important. Les réseaux routier et ferroviaire sont assez développés. Il y a quatre ports, dont le plus grand est Dalkar. Cependant, 1lagriculture demeure et demeurera sans doute encore longtemps le pilier de léconomie du pays. La prospérité de l'in- dustrie et des transports repose pour une large part sur la manutention, le traitement et la commercialisation des arachides et des produits déri- vés des arachides. C 'est pour faciliter lfévacuation de la récolte d1ara- chides que la Banque et 1IDA ont déjà financé des installations ferro- viaires et portuaires 1/ au Sénégal. L agriculture 2.02 Des considérations générales sur 1 tagriculture figurent sous une forme plus détaillée dans 1lAnnexe 1. La pluviosité constitue le fac- teur le plus important du développement agricole. La hauteur des précipi- 1/ (a): Crédit de 1IDA 96-SE, septembre 1966, de 9 millions de dollars pour le chemin de fer: amélioration de la voie et achat de maté- riel roulant; (b): Prêt de la Banque 493-SE, mai 1967, de 4 millions de dollars pour le port de Dakar: amélioration des installations portuaires et dragage. -3 - tations moyennes annuelles varie de 400 mm dans le nord à 1.500 mm dans le sud (voir carte 1). Il existe une saison des pluies et une saison sè- che très nettement marquées. Il y a, d'une façon assez régulière, une année de sécheresse tous les quatre ans environ. La sécheresse, qui est plus sensible dans le nord que dans le sud, s lest manifestée pour la der- nière fois en 1966. Environ 11% de la superficie totale du pays sont cul- tivés et on pourrait probablement en mettre en culture d fune façon renta- ble 18% de plus. Dans une année moyenne, les arachides représentent main- tenant à peu prés la moitié en poids de la production agricole totale, le mil un quart, le riz et le manioc un huitième à eux deux. Plus des quatre- cinquièmes de la récolte d tarachides proviennent des trois régions conti- giles de Thies, de Diourbel et du Siné-Saloum (voir carte 2) dont llensemble constitue ce qu'on appelle le "bassin des arachides". Dans cette partie du pays, le sol est généralement sablonneux, tandis quion trouve des sols alluvionnaires fertiles dans les bassins des quatre fleuves sénégalais (le Sénégal, le Saloum, la Gambie et la Casamance). 2.03 Les arachides et le mil sont cultivés en alternance. On les sème en juin et on les récolte en novembre. La superficie totale cultivée en arachides s lest accrue d 'environ 60'' au cours des 15 dernières années et dépasse maintenant 1.100.000 ha. Les rendements moyens ont augmenté d'environ 12% pendant la même période et atteignent actuellement environ 950 kg à l'hectare contre environ 850 kg en moyenne dans l'ensemble de l'Afrique et 1.800 kg aux Etats-Unis. La production annuelle moyenne s'est accrue d'environ 80, au cours de cette même période de 15 ans et elle est actuellement d un peu plus d 'un million de tonnes. Le Sénégal est, par ordre d 'importance, le quatrième pays producteur d 'arachides du monde (après llInde, la Chine continentale et le Nigéria) et il compte pour un cinquième de la production totale de l'Afrique. La production annuelle moyenne de mil siélève actuellement à 500.000 tonnes pour une superficie cultivée dtenviron un million d'hectares. le mil est produit surtout pour la consommation propre des agriculteurs, mais des quantités de plus en plus grandes sont acheminées vers les marchés locaux. Dans les grandes villes, la demande de mil est relativement peu. importante, car on peut y trouver d tautres céréales plus recherchées, comme le riz et le blé. 2.04 Les plans de développement à long terme mettent ltaccent sur la diversification de la production, en insistant particulièrement sur le riz, le sucre, le coton, le tabac et les arachides de table, mais une augmenta- tion importante de la production de ces denrées agricoles dépend des ré- aultats de recherches et dtexpérimentations en cours, ainsi que du déve- loppement de l'irrigation. Ce sont la Casamance et la région orientale qui ont le plus grand potentiel de développement en ce qui concerne les cultures arrosées par les pluies et la région du Fleuve Sénégal pour les cultures irriguées. 2.05 le seul service important de vulgarisation agricole du pays fonctionne dans le bassin des arachides et était assuré, jusqulà une pé- riode récente, par la Société d 'aide technique et de coopération (SATEC) (voir Ana-exe 2), organisme public français d'assistance technique. Il est maintenant assuré par un nouvel organisme sénégalais, la Société de Déve- loppement et de Vulgarisation Agricole (SODiV.) qui est gérée par la SATEC (par. 4.08). L'effort de vulgarisation est intensif et il a été entrepris dans le cadre du programme diamélioration de la production (par. 2.08). Le service de vulgarisation fournit également une aide importante aux coopératives au niveau des exploitations. Il n'existe pas de titres de propriété des terres au sens où nous l'entendons, mais une loi récente (196h) a contribué à améiiorer le régime foicier, Bien que dans les zones rurales la terre appartienne à l'Etat, ellt est répartie entre les culti- vateurs à 1 'échelon du village par les soius des notables et ceux-ci peu- vent reprendre et affecter à dautres les parcelles qui sont mal cultivées ou laissées en friche. 2.06 Le mouvement coopératif est actif depuis longtemps dans l'agri- culture et il existe quelque 1.500 sociétés dans tout le pays. les coopératives dtaracides, qi sont les plus importante, jouent un rôle efficace dans 1 'ap- provisionnement en fournitures agricoles et dans la commercialisation de la récolte. L OiCAD (voir Annexe 3) est chargé d taider les coopératives en leur procurant les fournitures nécessaires, en assurant la commercîili- sation des arachides et en donnant des consils techniques. Les semeAces sont produites dans le pays et l'OUCAD entretient un stock national dfara- chides. Le Centre Plational de Recherches Agricoles est chargé des recher- ches sur les arachides et sur quelques autres produits agricoles et il a des parcelles de démonstration dans la plupart des régions. 2.07 La plus forte demande de matériel agricole provient du bassin des arachides et elle porte sur des instruments légers et des charrettes à traction animale qui sont fabriqués dans le pays. Les importations dfen- grais minéraux se sont accrues rapidement ces dernières années et dépas- sent maintenant 60.000 tonnes par an. Une nouvelle usine de la SIES (Société Industrielle d'Engrais du Sénégal) qui est partiellement financée par la SFT 1/ est entrée en producticn en mars 1968 et rn espère qu'elle satisfera dans l'avenir tous les besoins du pays en engrais mixtes (voir par. 3.12). Le crédit pour les fournitures nécessaires à l'agriculture (instruments, animaux de trait et engrais) est fourni aux coopératives par ltintermédiaire de la BUDS (voir Annexe 4). Il existe un commerce local de produits agricoles, de bétail et de légumes, mais la commercialisation est surtout assurée par un organisme officiel, l'OCAS (Office de Commercia- lisation Agricole du Sénégal) (voir Annexe 5), qui est chargé de la majeure partie de la commercialisation et de l'exportation des arachides ainsi que des importations de riz. le programme d'amélioration de la production 2.08 Le plan de développement en cours (1965-69) souligne que ltaug- mentation de la production agricole pour le remplacement des importations ainsi que l'accroissement de la production d1arachides sont essentiels pour un bon développement de liéconomie nationale. Ces deux points sont 1/ Accord dtinvestissement No. ll-SE en date du 19 août 1966. Inves- tissement de la SFI d'environ 3,46 millions de dollars. d lune importance vitale en raison des pertes de recettes d 'exportation que subira le Snégal par suite de l'application de la Convention de Yaoundé de 1964 conclue entre la CEE et les pays qui lui sont associés. Cette con- vention prévoit que les exportations d'arachides du Sénégal ne jouiront plus d'un débouché privilégié en France après 1969. Pour atténuer les con- séquences du manque à gagner que subira le Sénégal du fait de cette déci- sion, la CEE finance, par le canal du FED, un programme quinquennal (1965- 69) dlaccroissement de la production (voir Annexe 1, par. 10). Les objec- tifs essentiels de ce programme sont de réduire le plus possible les pertes de recettes en devises provoquées par la suppression du privilège antérieur ainsi que la baisse des revenus des agriculteurs causée par la diminution devenue nécessaire du prix d'achat des arachides. Le but visé est d1obte- nir une augmentation générale d 'environ 25,0 de la production des arachides au cours de la période quinquennale, par un accroissement simultané des superficies cultivées et des randements. En même temps, on développe la production des denrées de subsistance et celle des autres denrées agrico- les pour accélérer le remplacement des importations et on s 'efforce de diversifier les cultures. Le programme intéresse directement environ un million de ruraux, plus d'un quart de la population totale du Sénégal. 209 Des fonds sont accordés pour le service de vulgarisation, pour des subventions sur les engrais, pour des installations de traitement et de stockage, pour l'amélioration des sols et des semences et pour le dres- sage de boeufs de trait. Le coût total du programme pour la période 1965- 1969 est estimé au maximum à 4,9 milliards de francs CFA (19,6 millions de dollars), dont 29,, pour le financement du service de vulgarisation (fi- nancement prévu initialement jusqu'en octobre 1967, mais prolongé par la suite jusqu'au 30 juin 1968) et 34" pour les subventions sur les engrais jusqu'à la fin de 1969. Les instruments agricoles sont fournis au moyen de crédits accordés aux coopératives par la BNDS. Les fonds pour ces cre- dits n'étaient pas compris dans le plan de financement du programme par le FED et ils ont été fournis jusqutà présent par la BNDS avec 1laide de la CCCE. 2.10 Il est difficile d'évaluer à lheure actuelle les résultats du programme. Il y a toujours eu, en ce qui concerne la production annuelle totale, des fluctuations importantes, dues surtout aux conditions clima- tiques. En outre, la sécheresse cyclique qui se produit généralement à peu près tous les quatre ans contribue à rendre trompeuse une évaluation portant sur une courte période. Pour la campagne 1967-68, la production dlarachides (1,06 millions de tonnes, estimation provisoire) est à peu près la même que celle de la campagne 1964-65 (1,02 millions de tonties) et, sur les deux campagnes intermkdiaires, 1lune a donné une récolte excep- tionnellement élevée pour le Sénégal et l'autre une récolte faible due à la sécheresse (voir Annexe 1, Tableau 1). Bien que les chiffres dont on dispose ne soient pas concluants, il est évident que le programme aura, a long terme, des conséquences bénéfiquesi surtout parce qu'il habituera les agriculteurs à employer des engrais et a utiliser de meilleures méthodes culturales. Ia production annuelle moyenne pour les quatre campagnes de - 6 - 1%9- à 19'2-73 devrait atteindre 1,20 millions de tonnes, ce qui repré- senterait un accroissement de 25,, par rapport à la moyenne annuelle de la période quadriennale de 1962-63 à 1965-66. C 'est l'objectif visé par le programe. A- III. LE PROJET A. Description générale Définition du EroJet 3.01 L projet vise à obtenir une augmentation soutenue du revenu des agriculteurs et des recettes de l'Etat dans une période Ou les prix à 1'exportation baisseront par suite de la perte de marchés privilégiés et de la diminution des prix de soutien des arachides. Son objectif princi- pal est de réaliser une expansion continue de la production des arachides et du mil dans la partie du pays intéressée, à la fois par la mise en cul- ture de nouvelles terres et par le relèvement des rendements. L'améliora- tion des semences et des services rendus aux coopératives contribuerait à atteindre cet objectif, mais l'augmentation des rendements serait due surtout à l1accroissement des taux d'utilisation des engrais. Il est pré- vu dans le projet le maintien de certains services efficaces fournis dans le cadre du programe actuel d'amélioration de la production dans le bas- sin des arzchides et l'élimination de certains défauts d'organisation qui se sont révélés dans l'application du programe. Il couvrirait la période de trois ans entre les campagnes 1969-70 et 1971-72. Il permettrait de fournir, par l'intermédiaire de la BNDS et des coopératives, devantage de crédit aux agriculteurs pour l'achat d'instruments agricoles, d tanimaux de trait et d'engrais. L'objet du projet est également d'améliorer le fonctionnement de l'OH.CAD et liefficacité de l'a..de qu'il fournit dans les domaines de l'approvisionnement, de la comercia'.isaticn et de l'assis- tance technique; pour ce faire, des crédits serviront à couvrir les frais des services qualifiés de gestion qui seraient chargés de réorganiser et d'aider à sa gestion pendant la période triennale considérée ainsi que les dépenses occasionnées par des stages à l'étranger de certains employés de cet office. Enfin, des crédits sont prévus pour assurer aux coopérati- ves le maintien de liaide qui leur est actuellement apportée dans le do- maine de la vulgarisation jusqulà ce que d'autres dispositions mieux appro- priées puissent être prises. Partie du pays intéressée par le projet 3.02 le projet intéresserait seulement la partie du bassin des ara- chides dans laquelle fonctionne un service de vulgarisation dans le cadre du programe d iarlioration de la production (voir carte 2). Cette par- tie représente environ 85, de la superficie du bassin et ne laisse en dehors d'elle que des portions de terrain tout à fait marginales. Elle se divise en trois zones spécifiques (nord, centre et sud), dans chacune - 7 - desquelles les cazactéristiques du climat, du sol et du peuplement sont a peu près identiques. Il y a cependant entre elles des différences im- portantes. Les rfndements augmentent progressivement du nord vers le sud, surtout a cause d 'une plus forte pluviosité et d'une plus grande fertili- té des sols. les superficies cultivées devraient slaccroître d'un quart au cours de la période de trois ans et passer de 2 millions d'hectares à 2,5 millions d'hectares. L'augmentation porterait en partie sur la mise en culture de terres actuellement en jachère: la proportion de terres dé- frichées, qui est actuellement de 12, serait portée a environ 181 pendant la période couverte par le projet. La majeure partie de cet accroissement aurait lieu dans la zone sud, où la superficie totale des cultures augmen- terait dtenviron un tiers, contre un cinquième environ dans les deux autres zones. Sauf dans certaines parties de la région très cultivée qui entoure DM.ourbel, les groupes d'exploitations agricoles sont séparés des groupes voisins par des ceintures de terrains incultes couverts de végétation na- turelle. Les paysans répugnaient jusqu' présent à mettre en culture des portions de ces ceintures, surtout parce qu'ils ne savaient pas très bien a qui elles appartenaient et qu'ils craignaient d 'entrer en conflit avec les groupes d'agriculteurs voisins. Ia nécessité de cultiver davantage de terres, qui provient de l'emploi de plus en plus large d finstruments agricoles tirés par des animaux, conduit à défricher de plus en plus ces terres incultes et la loi récente visant à améliorer le régime foncier a facilité le réglement des problèmes et des conflits de propriété. L'aug- mentation des surfaces cultivées prévi'e par le projet serait obtenue par une plus large exploitation de ces ceintures. le défrichement serait fait par les agriculteurs eux-mêmes. 3.03 La population rurale de la partie du pays intéressée par le projet est à ltheure actuelle denviron un million d thabitants au total., dont la moitié environ dans la zone centre, un tiers dans la zone sud et le reste dans la zone nord, Elle augmenterait dans son ensemble pendant la période dlexécution du projet d'environ 5": dans chacune des zones nord et centre de 3, par accroissement naturel et dans la zone sud de 99, dont 65 (2e par an) par imrigration d'habitants des autres régions du Sénégal. Le nombre total des agriculteurs est actuellement de 166.000 et s 'élève- rait à environ 176.000 à la fin de la période considérée. Une famille de cultivateurs compte en moyenne six personnes, dont quatre actives. Lté- tendue moyenne d'une exploitation agricole est a ltheure actuelle d1envi- ron 11 hectares et passerait àun peu plus de 13 hectares à la fin de la période couverte par le projet. Etant donné les conditions de l'agricul- ture au Sénégal, on considère que cette superficie est satisfaisante. Aspects institutionnels 3.0h les trois organismes directement intéressés par le projet sont 11ONCAD, la BNDS et la SODEVA. LICINCAD continuerait à être chargé de dis- tribuer aux coopératives les fournitures nécessaires à 1 tagriculture, de collecter leur récolte d'arachides pour la vendre à 1100AS et de gérer le stock de semences d'arachides. La BNDS continuerait, par lintermédiaire la - 8 - des coopératives, a% linancer les achats d tengrais au moyen de crédits à court terrre et ceux des instruments agricoles et de quelques animaux de trait par des crédits i oyen tern:e. Elle serait chargée aussi de payer aux coopératives le montant des récoltes, après déduction (en nture pr les semences et en espèces pour le reste) des avances faites pour les' four- nitures. I SODEVA continuerait pour le moment à consacrer la moitié de son temps environ i faire de la vulgarisation proprement dite et l'autre moitié a apporter une aido aux agriculteurs pour le compte des coopératives (par. 3.22). La fourniture de cette aide dans l'avenir ferait l'objet d'une étude spéciale dans le cadre des propositions visant a améliorer le fonctionnement de l'oiCAD. 3.05 Afin d'assurer la coordination nécessaire, il serait mis sur pied un Comité de coordination du projet, présidé par un haut fonctionnaire du ýLnistère de la Planification et de l'Industrie et ayant comme membres des représentants des ministères et des organismes intéressés par le projet. Des détails à ce sujet sont donnés dans le paragraphe 14.01. Coopératives 3.06 Dans la partie du pays intéressée par le projet, 55,l des agricul- teurs sont actuellement membres de coopératives. BLen que ce pourcentage puisse sembler faible, presque tous les agriculteurs pourront bénéficier du programme de crédit, car en raison de la conception très large qu'ont les Sénégalais de la famille un naembre d 'une coopérative peut pourvoir aux besoins d 'autres parents proches. Il y a 876 coopératives dans la partie du pays considérée et chacune d'elles ccmpte en moyenne 1,02 membres. Chaque membre verse une contribution de 1.000 francs CFA au capital de la coopérative, qui est détenu par la 3NDS et sert de garantie pour les cré- dits accordés. Ceux-ci sont mis a la disposition des coopératives en tant que personnes morales responsables du remboursement. Les deux personnages les plus importants d'une coopérative sont le président et le peseur. Ce dernier est l'agent financier chargé de peser les produits remis par les agriculteurs et de les payer à ceux-ci en temps voulu. Quelques abus de la part des peseurs ont été constatés dans le passé et ai l'heure actuelle leur conduite n 'est pas entièrement satisfaisante. Une solution à ce pro- bléme sera recherchée dans le cadre des améliorations à apporter aux ser- vices fournis par liO,ICAD. 3.07 Les coopératives ne tiennent pas une comptabilité convenable et on ne pourra am doute pas remédier à ce défaut tant que la réorganisation de 1'ONCAD actuellement en cours n 8aura pas été menée à bien. Cependant, le système actuel de collecte et de paiement des arachides par les coopératives fonc- tionne depuis de nombreuses années. La notion de responsabilité collective de la coopérative en ce qui concerne les dettes de ses membres s'accorde avec la conception traditionnelle très large qu'ont les Sénégalais de la famille, m@me a 'il arrive que certains membres soient traités inéquitable- ment. Bien qu'on sache que quelques agriculteurs sont de plus en plus mé- contents de ne pas pou-oir obtenir de renseignements d 'ordre financier, -9 - surtout en ce qui concerne le montant de leurs dettes personnelles, il n 'y a pas lieu de différer 1texécution du projet jusqu 'à la mise en application de méthodes et de procédures comptables satisfaisantes. Le gouvernement sénégalais a donné liassurance qu'il prendra les mesures nécessaii à la mise en application, par l'intermédiaire de 11ONCAD, de procédures comp- tables uniformes, qui devront être jugées satisfaisantes par la Banque et VIDA avant la fin de 1973. Il est impossible de réaliser plus t8t cette réforme, du fait des nombreux problèmes qu'elle soulève. lithodes dtoctroi des crédits 3.08 La BNDS accorde aux agriculteurs un crédit limité à 25,' du mon- tant des ventes d tarachides qu'ils ont faites l'année précédente i 19ONCAD par l'intermédiaire des coopératives. las demandes de crédit sont éta- blies au cours de l'été par les agents du service de vulgarisation agri- cole en accord avec chaque agriculteur et elles portent sur le financement des achats d'engrais, d'instruments agricoles et de quelques animaux. Les demandes de tous les cultivateurs de toutes les coopératives sont faites en cinq exemplaires. la B.DS, 1 'ONCAD, la SODEVA et les services officiels en reçoivent chacun un et tous les organismes intéressés sont ainsi par- faitement renseignés sur les besoins totaux pour 1'année à venir. la pro- jet de programme de prêts, après avoir été examiné et approuvé à divers échelons de la région, est approuvé à l'échelon national par le Conseil des ministres. L'OIICAD fait alors les commandes nécessaires d'engrais et d 'instruments agricoles et la BNDS calcule ses besoins totaux de crédit. Quand les fournitures arrivent dans les entrepbts locaux de 'O4CAD, elles sont distribuées aux agriculteurs qui en assurent eux-mêmes le transport jusqu'à leur exploitation. Au moment de la récolte, les membres de la coopérative apportent leurs arachides sur l'aire de stockage et on leur donne des reçus indiquant les quantités livrées. LIRTCAD prend dÛment li- vraison des arachides et indique à la BNDS les quantités à commercialiser, après déduction des besoins pour le stock de semences. La BNDS calcule les retenues à effectuer pour le remboursement des crédits accordés, après quoi les agriculteurs sont payés par l'intermédiaire de 1'O11CAD et des coopératives. Une petite partie des somes à payer (environ 3) est mise de c8té pour être payée plus tard dans la saison, au moment où les réser- ves de nourriture et d'argent liquide des cultivateurs sont au point le plus bas. De cette façon, les besoins du stock de semences et le rembour- sement des crédits sont assurés en priorité sur les produits de la récolte et pour la BUDS le risque de créances douteuses est réduit au minimum. Cette méthode continuerait à être appliquée pendant la péricde couverte par le projet, sauf que les représentants régionaux de la BIDS effectue- raient les paiement directement aux coopératives sans passer par 1 tONCAD et que la coordination nécessaire serait assurée par le Comité de cocrdi- nation du projet (par. 4.01). - 10 - Approvisionnement en fournitures pour ltagriculture 3.09 Semences et pesticides. Tous les détails concernant les fourni- tures pour llagriculture sont donnés dans ltAnnexe 6. L'ONCAD entretient le stock de semences d 'arachides, qui satisfait plus de 80; des besoins totaux annuels du pays, estimés actuellement à près de 110.000 tonnes. Avant de pouvoir vendre leur récolte, les agriculteurs ayant reçu un cré- dit versent 125 kg d'arachides en coques par hectare qutils désirent cul- tiver l'année suivante. A l'époque des semailles, ils reçoivent autant de fois 100 kg d'arachides en coques qu'ils en ont versé de fois 125 kg, la différence de 25 kg étant vendue pour payer les frais dIentretien du stock. la gestion de ce stock par 1'ONCAD nfest pas satisfaisante. L'em- magasinage, la manutention et la distribution sont défectueux, ce qui en- traîne des détériorations, des pertes et du gaspillage. Parmi les amélio- rations a apporter aux services assurés par l'OCAD, il faudrait prévoir un contrôle technique satisfaisant et une gestion commerciale du stock de semences. Llemploi des pesticides est presque exclusivement limité à la culture des arachides et on en utilise environ 80 tonnes par an dans la partie du pays intéressée par le projet. Les agriculteurs paient les pes- ticides au comptant quand ils vont chercher leurs semences d iarachides. 3.10 Par comparaison avec l'effort de recherche fait pour les semen- ces d'arachides, on ne fait pas grand-chose pour améliorer les variétés de mil. On a cependant obtenu une variété nouvelle qui semble pleine de promesses, mais son apparition n'a eu jusqu'à présent que des incidences négligeables à l'échelon de ltexploitation agricole. Le gouvernement sé- négalais, conscient de l'importance que revêt l'utilisation de semences de mil de très bonne qualité, stefforce de plus en plus de faire bénéficier les agriculteurs des améliorations réalisées. 3.11 _ârais. Pour les arachides, cïn emploie trois formules diffé- rentes d'engrais (voir Annexe 6, par. 12), une pour chacune des zones. Dans celle de la zone nord il y a une petite quantité de molybdène pour compenser une carence en oligo-éléments. L'engrais actuellement employé contient un fort pourcentage de potasse. Les expériences en cours ne prouvent pas que ce dosage de potasse ait beaucoup d 'effet, si toutefois il en a, sur le rendement des cultures d 'arachides dans la partie du pays intéressée par le projet. Les expériences se poursuivent actuellement sans désemparer et, si leurs résultats le justifient, la formule de lfen- grais sera modifiée comme il convient. Si la teneur en potasse pouvait être réduite ou supprimée, le prix de l'engrais diminuerait sensiblement. Les procédés de culture actuels ne comportent pas l'injection dans le sol de bactéries fixant l'azote. Bien qu'il n'ait pas été fait d'expériences a ce sujet au Sénégal, celles qui ont eu lieu dans d'autres pays montrent qu'à long terme les besoins en engrais azotés peuvent être réduits si cette injection est pratiquée et le gouvernemant sénégalais a l'intention de faire commencer dès que possible des essais d'injection. Une seule formule d'engrais pour le mil est employée dans les trois zones (voir Annexe 6, par. 12). - 11 - 3.12 Des crédits pour l'achat d'engrais seraient accordés aux agricul- tours dans le cadre du projet. A l'heure actuelle, environ 85, du total des engrais utilisés dans le pays sont destinés à la culture des arachides et surtout dans la partie du pays intéressée par le projet. ans celle- ci, on estime que la consomnation totale d lengrais pour les arachides et pour le mil passerait de 59.000 tonnes d 'engrais mixtes pour la campagne 1968-69 à 89.000 tonnes pour la campagne 1971-72, soit une augmentation d'environ 50,,. la majeure partie de cette augmentation serait utilisée pour la culture des arachides, car la consomation d fengrais pour le mil, actuellement d'environ 15.000 tonnes par an, ne staccrottrait pas de plus de 10% au cours de la période considérée. A partir de la campagne 1969- 70, 1tapprovisionnement serait assuré par l'usine locale de la SIES (voir par. 2.07) 1/. Le prix de 1lengrais livré aux agriculteurs est de 23.000 francs CFA la tonne et on estime qu'il n 'augmentera pas maintenant que l'engrais est fabriqué dans le pays. 3.13 Les agriculteurs bénéficient actuellement pour leurs achats d'en- grais de subventions à des taux différents (voir Annexe 6, Tableau 1): en- viron 305 pour les arachides et près de 505 pour le mil. Ces taux seraient réduits progressivement et la subvention serait supprimée pour les ara- chides aux environs de 1972-73 et pour le mil à peu près deux ans plus tard. Bien que le fait que les agriculteurs paient les engrais à des prix différents pour la culture des arachides et pour celle du mil puisse en- trainer un mauvais emploi des engrais, il semble que le système fonctionne assez bien en pratique et on ne constate pas de graves abus. Il y aurait des avantages évidents â ce que le taux de la subvention soit le même pour les deux cultures, mais si on chan,eait de système maintenant, il est probable que les agriculteurs seraient troublés et que la consomnation d'engrais s'en ressentirait. Ce qui importe le plus dans les quelques an- nées à venir, c'est de slassurer que les cultivateurs utilisent les engrais à la dose qui convient. Par conséquent, on n'envisage aucun changement dans le système actuel de subventions. 3.1 Aux doses proposées, on estime que le coût total des engrais pour les agriculteurs pendant la durée du projet serait de L.,21 milliards de francs CFA. Le coût total de la subvention est estimé à 1,24 milliard de francs CFA (5 millions de dollars), dont 0,51 milliard de francs CFA financé jusqu'à la campagne 1969-70 par le FED. le gouvernement sénéga- lais prévoit que le FED envisagera de financer une partie de la subvention pour la campagne 1970-71 et pour les campagnes suivantes, jusqu'à ce que la subvention soit supprimée. Les estimations faites pour le budget des exploitations agricoles montrent que malgré la diminution proposée de la subvention, les revenus des agriculteurs continueraient à augmenter (voir Annexe 6, Tableau 7). 1/ Pour la campagne 1968-69, la SIES a livré 11.000 tonnes d 'engrais dans la partie du pays intéressée par le projet. eb -12 - 3.15 Inctruments agricoles. Tous les instruments agricoles et toutes les char Mte'sessaires seraient fournis à crédit aux cultivateurs dans le cadre du projet. A 1Mheure actuelle, dans la partie du pays intéressée par le projet, environ 75% des agriculteurs possèdent des semoirs, 50 des cultivateurs et 20% des moissonneuses. On prévoit qu'à la fin de la pé- riode couverte par le projet ces pourcentages auraient fortement augmenté et que plus de 90% des agriculteurs posséderaient des semoirs. On four- nirait des charrettes pour remplacer celles qui existent, mais on n tenvi- sagerait pas d laccrottre leur nombre. Les besoins totaux pour l'exécu- tien du projet seraient d fenviron 213.000 instruments agricoles et 11.000 charrettes, d 'une valeur totale d 'environ 2,4 millierds de francs CFA (9,8 millions de dollars). Sur ce chiffre, environ 1,1 milliard de fraica CFA (soit 45,) seraient employés pour remplacer des instruments et des charrettes qui existent actuellement. 316 la plupart des instruments agricoles en service et quelques-unes ' \ charrettes ont été produits par une usine locale de la SISCOUA (Socié- 4 Industrielle Sénégalaise de Constructionelicaniques et de Matériels Agricoles) qui a été créée par 1'état en 1963 pour fabriquer des machines agricoles et autres. La BEDS détient 455 des actions de cette société et le reste est entre les mains du secteur privé. Ia SISCONA est bien gérée et s situation financière est satisfaisante. Elle est très capable de satisfaire les besoins en instruments agricoles qui découleraient de 1'exécution du projet. Elle fixe elle-mime ses prix de vente et ceux-ci ont toujours été jusqu'à présent inférieurs aux prix CAF des matériels importés équivalents. Il n 'y a pas d 'accord formel entre elle et le gou- vernement sénégalais en ce qui concerne ses prix de vente des matériels nécessaires pour 11application du projet. Comme une partie du prêt et du crédit qui seraient accordés servirait à financer 755 du coût total des instruments agricoles nécessaires, le gouvernement sénégalais a donné 1'assurance que 1tONCAD se procurerait ces instruments par appel à la con- currence locale, les agents locaux des industriels étrangers étant admis à soumiLssionner comme la SISC07tâ. Une enquête faite auprès de ces agents a montré que le nombre de ceux qui seraient intéressés par cette affaire est suffisant pour justifier un appel d 'offres sur le plan local, à condi- tion que chaque lot soit d 'un certain volume. Le gouvernement sénégalais a également assuré que les offres pourraient être faites pour tout ou par- tie des instruments agricoles nécessaires, que chaque lot serait suffisam- ment important pour permettre d 'obtenir des tarifs de fret avantageux à partir du port de chargement, que si le contrat était accordé à un impor- tateur les licences d 'importation et les devises nécessaires seraient mises à sa disposition et que 1tONCAD aurait le droit d 'accorder tout ou partie d'une adjudication à l'adjudicataire le plus qualifié. 3.17 Animaux de trait. A 1lheure actuelle, dans la partie du pays intéressée par le projet, près de 70% des agriculteurs possèdent des ani- maux de trait et on estime que cette proportion s 'élèverait a plus de 80% à la fin de la période couverte par le projet. Les chevaux, qui sont les plus nombreux et les plus coûteux de ces animaux, seraient maintenus - 13 - à leur chiffie actuel. Ce sont les ânes dont le nombre augmenterait le plus. Cepm tant, une partie des ressources des services de vulgarisation serait conrsarrée à augmenter le nombre de boeufs employés par paires à la 4 traction dot instruments agricoles. A l'heure actuelle, 1% seulement des cultivateure possèdent des boeufs. On s 'efforcerait particulièrement de développer leur emploi dans la zone sud, où les pluies sont plus fortes et oh les perspectives d iutilisation des boeufs sont encourageantes. Le nombre d tagriculteurs qui possèdent des semoirs (les instruments agricoles les plus utilisés) est supérieur de 10* i celui des propriétaires d ianimaux de trait et l'on s tattend que ce déséquilibre subsiste a la fin de la pé- riode couverte par le projet. On considère que cela ne pose pas de pro- blème, car les agriculteurs empruntent fréquemment des animaux de trait à leurs voisins pour les atteler à leurs propres instruments agricoles et il n ten résulte aucun inconvénient pour 1 'ensemble de la production. 3.18 les seuls animaux dont l'achat à crédit serait financé dans le cadre du projet seraient les boeufs jugés nécessaires. Pour l iachat de chevaux et d ânes, les cultivateurs prendraient eux-mêmes les dispositions voulues. On ne prévoit pas de difficultés pour satisfaire les besoins en animaux avec les ressources du pays. les besoins totaux en animaux de trait pour l'exécution du projet seraient d ienviron 48.000 ânes, 28.500 chevaux et plus de 11.000 paires de boeufs, pour un prix d'environ 1,48 milliard de francs CFA (5,9 millions de dollars). Sur ce total, environ 1 milliard de francs CFA (soit les deux-tiers) seraient destinés au rempla- cement d 'animaux existants. Le prix des boeufs fournis à crédit serait d 1environ 0,51 milliard de francs CFA. Il est proposé que ce soit 1 1ONCAD qui paye les vendeurs des boeufs. La méthode a employer pour le paiement n ta pas encore été fixée d tune façon précise, mais elle serait incluse dans les propositions de réorganisation de 11ONCAD. B. Caractéristiques détaillées I programme de crédit 3.19 I coùt total des fournitures pour lagriculture 1/ pendant les trois années couvertes par le projet serait d 'environ 10 milliards de francs CFA (40 millions de dollars) et des estimations détaillées figurent au Tableau 6 de l'Annexe 6. Ies crédits nécessaires correspondraient aux deux-tiers environ du total, c lest-à-direî 1 Pesticides, engrais, instruments agricoles (achat et entretien) et animaux de trait (achat et entretien). - 11 - Bumil-dards de francs CFA 1969/70 1970/71 1971/72 Total Pourcentage Instruments agricoles 0,77 0,77 0,82 2,36 (33) Animaux de trait 0,12 018 0,21 0,51 ( 7) Total du crédit à moyen terme 0,89 0,95 1,03 2,87 (40) Engrais (crédit à court terme) 1,07 139 174 4,20 (60) Crédit total 1,96 2,34 2,77 7,07 (100) la crédit pour achat d 'engrais est accordé pour une campagne et il est par conséquent entièrement remboursé avant qu'on accorde des avances pour la campagne suivante. les capitaux supplémertaires nécesaires à la BNDS pour financer le prograrae d!achat d 1engrais suraient dtonc d1environ 0,86 milliard de francs CFA, ce qui correspond' à la différfrce entre le montant des avances faites pour la carpagne 1968-69 (0,88 mill.ard de francs CFA) et le montant du crédit nécessaire pour la campagne 1971-72. La somme totale néessaire pour finavrr le programe de crédit du projet serait donc d tenviron 3,73 milliard: de francs GFA, dont 2, 87 milliards (77%) a moyen terme et 0,86 milliard (23*) à cout turme. 3.20 Ia crédit aux coopératives pour les engrais porterait intérêt a 5 par an et serait remboursable à la fin de la campagne. Ie crédit eour les instruments agricoles et les boeufs de trait porterait intérêt a 5,5% et serait remboursable en cinq ans sans délai de grâce. Ies pro- cédures définies au paragraphe 3.08 seraient appliquées. Les agriculteurs ne recevraient qu len nature le crédit qui leur serait accordé et ils rem- bourseraient leur dette par 1'interwédiaire des coopératives sous la forme d tune retenue sur le produit de leur récolte. Ias coopératives se dédom- mageraient de leurs frais supplémentaires et éventuellement des pertes qu 'elles subiraient au moyen d tune majoration di cette retenue. On peut donc s 'attendre que les taux d fintérêt réellement payés par les agricul- teurs soient supérieurs à 5,5é, mis il est probable qu'ils resteront quelque peu inférieurs au taux de 8 pratiqué par les banques. Ias services de gestion et de vulgarisation agricole 3.21 Ce qui a le plus contribué jusqu'à présent a restreindre la pro- duction, c lest que les fournitures nécessaires n'étaient souvent pas li- vrées en temps voulu et que les semences provenant du stock étaient de mauvaise qualité. La cause en était, dans une lare mesure, que 1'ONCAD et les organismes qui 1 'avaient précédé étaient très mal gérés (voir par. 4.10). Ia gouvernement sénégalais est pleinement conscient de la nécessité de réorganiser 10IJCAD et, en octobre 1968, il a invité des bu- reaux d 'experts-conseils qualifiés à étudier ses activités actuelles et à fournir ensuite les services qui seraient nécessaires dans le domaine de la gestion et dans les autres domaines pour appliquer les recommandations - 15 - qui serort faites en vue d 'améliorer son fonctionnement. Une copie de la lettre ao. ass6e à ces bureaux et du cahier des charges est jointe en Annexe 3. La go-ernement sénégalais évaluera les offres, puis, en coopération avec la Banque et 3.IDâ, probablement en janvier-février 1969, négociera le contrat avec le bureau choisi. Liobjectif principal à atteindre est de réorganiser l'ONCAD en trois ans de telle façon qu'à la fin de cette période il puisse fonctionner efficacement avec un personnel sénégalais instruit, liassistance de spécialistes étrangers étant réduite au minimum. Ie contrat comporterait deux phases. la première durerait soixante jours, après quoi le bureau dlexperts-conseils devrait présenter un rapport dé- taiUé portant sur la réorganisation de l'ONCAD au cours d'une période ultérieure de trois ans. La phase suivante serait constituée paz cette période de trois ans pendant laquelle le bureau fournirait les sertices convenus pour la gestion de l1office. Ie coût total du ccntrat ne -*eut pas être évalué avec précision avant que le bureau d'experts-cont ait été choisi. i attendant, il est estimé provisoirement à 2,7' à Llens de dollars, dont 2,50 millions pour les services à 1ouenir ran le do>maine de la gestion et 0,25 million pour la formation professioraelle dî mr per- sonnel homologue. Io chiffre concernant les services cSr )end les rono- raires d'experts pour 50 homes-années (20 pour la première année at 15 pour chacune des années suivantes) ainsi nue les frais gînm. indispen- sables. Las estimations relatives à la formation professinelle d'homo- 1 ues comprennent le coût total des bourses qui seront accordées, en vue dlétudes outre-mer, aux Sénégalais destinés à occuper les postes de gestion les plus importants. Le coût de ces services et de cette formation pro- fessionnelle serait inclus dans le coût du projet. 3.22 Las agents du service de vulgarisation agricole de la SODEVA con- sacrent environ la moitié de leur temps a venir en aide aux agriculteurs pour le compte des coopératives. Ils déterminent les besoins annuels des particuliers en fournitures pour l'agriculture, ils participent au pesage des récoltes, a leur paiement et aux réunions semestrielles des coopéra- tives. C'est en partie parce que les coopératives ne tiennent pas une comptabilité convenable que cette aide est nécessaire. Théoriquement, elle incombe i 101'CAD et le contrat à passer avec le bureau d1experts- conseils prévoirait une étude des services dont les coopératives ont be- soin, à la fois de ceux qui sont assurés actuellement par les agents de vulgarisation et de ceux qui, pour le moment, ne sont pas assurés (coup- tabilité). Cette étude ferait l'objet dlun rapport, à établir un an après le début de la deuxième phase du contrat, et qui indiquerait qui, de 1'ONCAD, du gouvernement ou d'un autre organisme, devrait fournir ces ser- vices, quelles seraient leur nature et leur ampleur et dans quelle mesure 110tCAD pourrait y contribuer. En attendant, le contrat entre le gouver- nement et la SODEVA (voir par. 4.08) garantirait que le service de vulga- risation continuerait à accorder aux agriculteurs l'aide qu'il leur donne actuellement pour le compte des coopératives. L coût des prestations de services de la SODEVA aux coopératives, estimé à 2,52 millions de dollars, serait inclus dans le projet. - 16 - þUtimat in du coût du pro 3.23 Le coût total du projet est estimé à 6 milliards de francs CFA (21x millions de dollars) décomposés ainsi: Coût total du projet Besoins en devises illliards IMllions Pourcen- IElliards illlions Pourcen- Erprimée en de francs de tage 1/ de francs de tage 2/ CFA dollars CFA dollars I. Fournitures Instruments agri- coles 2,36 9,44 40 o,64 2,56 27 Animaux 1,50 6,oo 25 -- -- -- Engrais o.86 3,44 14 0,50 2,00 58 Total 4,72 18,88 79 l,l1k 4,56 23 II. Services techniques Gestion de 1'101CAD 0,69 2,75 l 0,44 1,75 64 Aide de la SODEVA aux coopératives 0,63 2,52 10 0,18 0,70 28 Total 1,32 5,27 21 o,62 2,45 46 III. Total général 6,0h 24,15 100 1,76 7,01 29 / Pourcentage du coût total du projet. 2/ Pourcentage du coût de chaque article. (a) Les coûts des instruments agricoles et des animaux de trait sont calculés sur la base des prix pratiqués au Sénégal a la fin de mai 1968 3/. le montant de l'élément du coût des instruments agricoles a payer en devises est calculé à partir de l'hypothèse que ces ins- truments seront fournis par la SISC01A; (b) Io coût des engrais inclus les besoins supplémentairms de la BNDS pour financer les fournitures d'engrais prévues au projet (par. 3.19); (c) Io coût des services de gestion de l'ONCAD est conforme à ce qui est indiqué au par. 3.21; (d) Le coût des prestations de services de la SODEVA aux coopératives inclus la moitié du coût des services de vulgarisation dans la ré- gion intéressée par le projet A la fin de juin, le gouvernement sénégalais a déci16 d'augmenter de 25% les salaires minimaux légaux dans le secteur privé. Cette mesure aura certainement des répercussions sur le prix des produits industriels fabriqués au Sénégal, y compris les instruments agricoles et les engrais a fournir dans le cadre du projet. Il est trop t8t pour déterminer avec précision ses conséquences pour le projet. - 17 - FInancepent du projet 3.24 Ies fonds pour le financement du projet auraient les origine. suivantes: &primés en 1lliards de liillions de Pourcentage francs CFA dollars Contribution des agriculteurs 0,97 3,88 16 Ressources de la BIDS 2,00 8,00 34 Fonde publics 0,69 2,77 i1 Prêt de la Banque/crédit de V'IDA 2,38 9,50 39 Total 6,o 24,15 100 (a) Ia contribution des agriculteurs couvrirait les dépenses concernant les chevaur de trait et les ânes; (b) Les ressources de la BNDS, d #un montant de 2 milliards de fr2ca CFA, permettraient de faire face à 25,1 du coût des instruments agrucles et ë la totalité du coût des boeufs, ainsi qu'i 'augmentation du crédit accordé pour llacquisition d'engrais. Les modalités du finan- cement par la BiTDS sont indiquées au paragraphe 4.04; (c) Les fonds que l'Etat sénégalais serait chargé de fournir directement, soit 0,69 milliard de francs CFA, seraient destinés à payer la partie des frais de gestion de 1'0NCAD et des prestations de service de la SODMA aux coopératives qui n'est pas couverte par le prêt et le crédit. En ce qui concerne le service de vulgarisation agricole, dont le coût to- tal dans la partie du pays intéressée par le projet est estimé à 1,47 mil- liards de francs CFA (Annexe 2, par. 12), la CCCE fait connattre qu telle était prête à contribuer à son financement pour environ 0,45 milliard de francs CFA (1,8 million de dollars) sous la forme d 'un prêt à long terme, de sorte que si la Banque et 1'IDA accordaient 0,18 milliard de france CFA sous forma de prêt et de crédit pour ce service, 1'Etat sénégalais devrait fournir le reste des fonds nécessaires, soit environ 0,84 milliard de francs CFA. E%, outre, IlEtat serait chargé de financer une partie des ressources de la B!DS ainsi que les subventions sur les engrais, auxquelles le FED a accepté de contribuer pour 0,5 milliard de francs CFA pour la campagne 1969-70, en ajoutant qu'il pourrait envisager d 'apporter une con- tribution les années suivantes jusqutà ce que les subventions soient supprivées. 3.25 I£ prêt de la 3anque et le crédit de 1SIDA, dont le montant to- tal s'élève a 2,38 milliards de francs CFP. (9,5 milioris de dollars), se décomposerait conne suit: - 18 - Exprix6s en Ulliards de Mllions de Pourcentage francs CFA dollars Instruments agricoles 1,73 6,92 73 Services de gestion de 110NCAD 0,38 1,50 16 Formation du personnel homo- logue de lOICAD 0,06 0,25 3 Aide de la SODEVA aux coopératives 0,18 0,70 7 Non affectés 0,03 0,13 1 Total 2,38 9,50 100 (a) Les sommes affectées aux instruments agricoles couvriraient 75% de leur coût, dans la limite de 6 92 millions de dollars, et seraient prûtés par 1Etat sénégalais a la BNDS au taux d lintérêt de 3,5% pour une durée de 14 ans, dont un délai de grâce de quatre ans (voir par. 4.03); (b) Ias 1,5 million-: de dollars prévus pour les services de gestion de 1'ONCAD permettraient de faire face à la part des dépenses relatives a ces services a payer effectivement en devises, qui a été estimée provisoirement à 60% du total (voir par. 3.21); (c) Ia some de 0, 25 million de dollars pour la formation du personnel ho- mologue de 10NCAD couvrirait la totalité des frais de cette formation; (d) Ias 0,7 million de dollars prévus pour 1aide de la SODEVA aux coopé- ratives couvriraient la part des services à payer en devises, estimée à 60% de la moitié du coût total du personnel étranger employé par la SODEVA (voir Annexe 2, par. 12). Achats et versement de fonds 3.26 Ltachat des instruments agricoles nécessaires pour 1'exécution du projet se ferait par appel à la concurrence sur le plan local, comme il est dit au par,-graphe 3.16. Les fonds de la Banque et de 1IDA affec- tés aux instrument agricoles seraient versés sur la base de 75% des som- mes avancées par la BIDS à 1'ONCAD pour l1achat des instruments agricoles, mais seulement jusqu'à cencurrence de 6,92 millions de dollars. Pour des raisons de planification, 11ONCAD a dû passer des comandes pour certains des instruments agricoles et des charrettes nécessaireb pour les semilles de la campagne 1969-70, à une époque où il n'était pas certain que la Banque et lVIDA contribueraient au financement du projet. Certaines de ces commandes ont été passées à la SISCOiA, sans appel à la concurrence. Elles représentent un montant total d1environ 760.000 dollars et, au cours des négociations, il a été entendu que le prêt de la Banque et le crédit de 1IDA couvriraient cette somme. - 19 - 3.27 Le versement par la Banque et 1IDAi des fonds prévus pour les services de gestion de 1'01CAD serait effectué dans la limite du coût réel en devises de ces services. Les versements seraient faits d taprès une procédure a définir au cours de la négociation du contrat pour les services de gestion de 180NCAD, Il en serait de même pour le versement par la Banque et V'IDA des fonds destinée à la formation professionnelle du per- sonnel homologue de l 'ONCAD. 3.28 la versement par la Banque et 1SIDA des fonds prévus pour les prestations de services de la SODEVA aux coopératives se ferait sur la base de 30t du coût total du personnel étranger mis à la disposition de la SODEVA ou travaillant directement pour elle. le coût total de ce per- sonnel est estimé à 628 millions de francs CFA (2,5 millions de dollars) (voir Annexe 2, par. 12). 3.29 Compte tenu du long délai écoulé entre la première évaluation et la négociation du prêt et du crédit, le gouvernement sénégalais a deman- dé que lIon envisage d 'accorder une partie du financement.à titre rétro- actif. Au cours des négociations, il a été entendu qutun financement ré- troactif prenant effet au ler octobre 1968 serait accepté. On ne s'attend pas que la some totale dépassera 1 million de dollars; elle comprendrait: les 760.000 dollars représentant les instruments agricoles déjà couandés à la SISCONA (par. 3.26), environ 150.000 dollars représentant les char- rettes déjà commandées à la SISCOIIA selon les procédures d tappel d 'offres de l'Etat, en vue des semailles de la campagne 1968-69, et environ 50.000 dollars destinés au personnel étranger de la SODEVA pour la période allant jusqu 'à la fin de 1968. 3.30 Sur la base de ce qui précède, le versement des fonds pendant la période couverte par le projet se ferait approximativement come suit: 1illions de dollars 1969/70 1970/71 1971/72 Total Contribution des agricult-urs 1,40 1,28 1,320 3,88 Ressources de la BiDS 2,40 2,75 2,85 8,00 Fonds de l'Etat 1,04 0,92 0,81 2,77 Prêt de la Banque et crédit de 1'IDA 3,36 3,14 3,00 9,50 Total 8,20 8,09 7,86 24,15 J5 crédit de 1IDA serait versé avant le prêt de la Banque et le produit en serait épuisé vers la fin de 1970-71. - 20 - IV. ORGAIISATION ET GESTION Ia coord.nation du pro,et 4.01 La réussite du projet dépend dans une très large mesura d une étroite coopération entre la BNDS, i1ONCAD, la SODEVA et le gouvernement sénégalais, ainsi que d 1une excellente gestion des trois organismes inté- ressés. La coopération entre la BNDS, la SODEVA et le gouvernement est actuellement tres satisfaisante, mais elle n ta pas de base réglementaire. Au cours des négociations, le gouvernement sénégalais a accepté de créer par décret présidentiel un Comité de coordination du projet, qui serait composé du Secrétaire du Comité des Arachides, des directeurs généraux de la BNDS, de VONCAD et de la SODEVA ainsi que dfun représentant de chacun des 1iinistères des FLnances, du Plan et de 1lIndustrie, et du Développe- ment Rural et qui serait présidé par un haut fonctionnaire désigné par le Ministre du Plan et de l'Industrie. Le Comité assurerait, au moyen des procédures qui seraient définies dans le décret, une coordination étroite du projet et la coopération i son exécution des organismes qui y sont re- présentés et du gouvernement. Ia WTDS 4.02 La BNDS (voir Annexe 3) a été formée en 1964 par la fusion de deux établissements de crédit existants et elle est chargée de fournir une aide financière et technique à tous les projets concernant le développement social et économique du Sénégal. En pratique, elle concentre sou activité sur le développement de ltagriculture et de l'industrie et elle réduit cons- tamment les autres crédits qui étaient très élevés à l'origine. Son capi- tal fixe est de 1,36 milliard de francs CFA. L'Etat sénégalais en possède 56%, la CCCE 28e et la 3CEA0 1/ 7;. Son actif total est maintenant de l'ordre de 12 milliards de francs CF,A. Depuis sa création elle pratique une politique financière prudente. Elle lait constamment des bénéfices et s test constitué des réserves sufisantes qui, au 30 septembre 1967, équivalaient à plus d lune 2ois et demi le montant de ses créances douteuses. Sa direction est compétente et son personnel, entièrement cowposé de Séné- galais, est dans llensenble bien formé et efficace. Diaprès les réalisa- tions passées de la 30DS, on considère que cet organisme est en mesure d 1administrer les crédits aux coopératives dans le cadre du projet. 4.03 La '3NDS accorde des crédits st des prêts i un taux d'intérêt qui est dans la majorité des cas de 5e par an à court terme et de 5,5% par an a moyen ou long terme. la plupart des capitaux qu'elle prête à long terme ou a moyen terme (qui proviennent surtout de la 3CEAO et de la CCCE) sont empruntés i 3,5l, ce qui lui donne une marge de ,5 à 2%. Ses comptes mon- trent quiavec cette marge elle a pu, jusqutà présent, faire face à ses dé- penses administratives et accumuler des réserves suffisantes. En consé- 1/ Banque centrale des Etats de llAfrique de liouest, banque centrale de l'Union monétaire ouest-africaine. - 21 - quence, nous proposons que le prêt de la 3anque et le crédit de 1'IDA pour l'achat dfinstruments agricoles soient prêtés par lfEtat sénégalais à la BNDS au taux de 3,5;u (voir par. 3.25), et que pour le moment, la Bi DS con- tinue à accorder des prêts assortis des taux d tintérêt qu'elle pratique actuellement. Une condition de ltoctroi effectii du prêt et du crédit se- rait la conclusion d lun accord relatif aux conditions de rétrocession par le gouvernement sénégalais à la BZeDS des sommes provenant du prêt et du crédit, qui devra être jugé satisiaisant par la 3anque et 1SIDA. 4.04 Les 1,73 Pilliard de francs CÉA (6,92 millions de dollars) du prêt de la 3anque et du crédit de l'IDA qui seraient rétrocédés à la B,DS couvriraient les besoins financiers de cette banque en crédit à moyen terme pour 1 tagriculture pendant la période couverte par le projet (voir Annexe 4, par. 26). la 3NDS pourrait faire face au reste des besoins financiers to- taux à court terme du projet pour les achats d'engrais dans la partie du pays intéressée au moyen des facilités dfescompte dont elle dispose actuel- lement auprès de la 3CEAO et du Trésor. ;ais elle a d fautres obligations financiéres: elle doit notamment fournir chaque année les fonds nécessaires a la commercialisation des arachides, et ceux qui sont nécessaires aux investissements industriels à long terme. C'est pourquoi, au cours des négociations, le gouvernement sénégalais a donné litassurance qu'il a 'enga- gerait à ce que la 3NDS reçoive des ressources suffisantes pour toutes ses activités, dans des conditions qui devront être jugées satisfaisantes par la Banque et lIDA, et que le statut de la 3ÀDS ne serait pas modifié sans approbation préalable de la Banque et de l'IDA. La BNDS à son tour s 'en- gagerait à percevoir des intérêts sur tous les prêts et crédits qu'elle accorde, de façon à constituer des provisions suffisantes pour compenser les créances douteuses, et à maintenir ses réserves à un niveau suffisant. 4.05 La vérification des comptes de la 8BN.DS est assurée actuellement par deux fonctionnaires désignés, l'un par le gouvernement sénégalais, lautre par la CCCE. Cette façon de faire est inacceptable pour la Banque et 11IDA, et il a été confirmé au cours des négociations qu'une vérifica- tion annuelle des comptes sera faite à partir de 1968 par un expert- comptable privé. Des dispositions sont à 1'étude pour faire faire la và- rification des comptes des exercices financiers 1967 et 1968 par une so- ciété française de comptabilité, la Fiduciaire France-Afrique-Sénégal, qui a des bureaux à Dakar. Aucune autre société qualifiée n yopére au Sénégal. Ies services de vulgarisation agricole 4.06 Jusqu'en juillet 1968, c 'est la SATEC qui fournissait le service el vulgarisation agricole dans la partiz du pays intéressée par le projet en vertu dlun accord passé en 1964 avec le gouvernement sénégalais. Ses activités sont décrites d'une façon plus détaillée dans lfAnnexe 2. Elle est chargée de former un corps d Iagents de vulgarisation compétents ainsi que quelques-uns des agents supérieurs nUcessaires pour les encadrer. Le coût total de ce service pour la période triennale 1965-67 a été de - 22 - 1,2 millia.'d de francs CZA (4,8 millions de dollars). Les agents subal- ternes du . ervice sont maintenant au noibre de 700 et il y a en outre 85 agents supérieurs, dont 36 sont étrangers. Le nombre des étrangers est en diminution, mais on éprouve des difficultés à trouver des Sénégalais qualifiés pour occuper les postes les plus élevés. Les agents du service sont recrutés parmi les villageois qui savent lire et écrire. On leur enseigne des techniques simples qu 'ils enseignent à leur tour aux agricul- teurs. Chaque agent est chargé de s'occuper d'environ 230 cultivateurs en moyenne. Ces agents jouissent maintenant de la confiance des paysans et ils ont contribué à 1 lamélioration des techniques de culture obtenue jusqu'à présent. Les activités de la SATEC sont bien organisées et bien dirigées. La simplicité de son programme technique a permis de faire de villageois inexpérimentés des agents de vulgarisation capables de remplir la mission bien définie qui leur est confiée. Un très bon esprit de corps est déjà créé. 4.07 Dans l'accord qu'elle a passé avec le gouvernement, la SATEC s 'est engagée à fournir dans la partie du pays intéressée par le projet un service de vulgarisation dont les object,i'fs sont d faccroitre la production des arachides, de diversifier la production agricole (surtout en encoura- geant la culture du mil), de développer la culture intensive par 1'emploi d 'animaux de trait et de méthodes plus modernes ainsi que de former, en dehors du service public existant, un service de vulgarisation agricole capable de continuer a travailler après son départ. Les résultats obte- nus en ce qui concerne l'accroissement de la production des arachides n'ont pas été aussi bons qu'on l'espérait, en partie parce que, dans la moitié environ de la partie du pays ccnsidérée, les perspectives i cet égard sont limitées par les conditions naturelles du sol et de la pluvio- sité. En outre, le fait qu'on ne pouvait guère disposer rapidement de terres supplémentaires à mettre en culture et que les fournitures néces- saires n'étaient souvent pas livrées en temps voulu a réduit les possioi- lités de réussite de ce seiý-ice relativement étoffé (voir par. 3.21). Enfin, le personnel a consacré environ la moitié de son temps à des tra- vaux pour le compte des coopératives (voir par. 3.22) ce qui n'est pas normalement le rôle d'un service de vulgarisation. 4.08 Pour faire de ce service un organisme purement sénégalais, on a créé, en juillet 1968, la SOIEVA, qui a pris i sa charge les tiches de la SATEC (voir annexe 2, C). Tout le personnel sénégalais est passé à la SODEVA en conservant son statut et ses conditions de travail. En exécu- tion d'un accord passé avec la SODEVA, la SATEC assurera la gestion de la SODEVA et lui fournira du personnel étranger pendant ses trois premiè- res années d'existence. Le chef de mission de la SATEC a été nouné Directeur gménral de la SODEVA jusqu'au 30 juin 1969, date i laquelle un Sénégalais prendra la relève. Le nombre des étrangers sera réduit de h2 en 1968-69 a 8 en 1970-71. Au cours des négociations, le gouvernement sénégaais a donné l'assurance que le statut de la SODEVA ne serait pas modifié sans approbation préalable d)e la Banque et de 1IDA. - 23 - 4.09 Cn estime que le coût combiné de 1 lensemble des activités de la SATE et ce la SCDEVA car.s la partie du pars intéressée par le projet se- rait de l'ordre de 1,47 milliard de francs Ceà (5,9 millions de dollars) pendant la période couverte par le projet, y compris la formation profes- sionnelle du personnal homologue (0,21 milliard de francs CFA ou 0,85 mil- lion de dollars), Les traitements du personnel étranger se monteraient en moyenne a 3' de ce total, mais cette proportion diminuerait rapidement passant de 52,; la première année a 27, la troisième année. on prévoit qulelle s tabaisserait encore au cours des années suivantes. Le coût pour le projet des services fournis par la SATEC et la SODEVA pour le compte des coopératives (0,63 milliard de francs CFA ou 2,52 millions de dollars) représenterait la moitié des dépenses de personnel (sénégalais et étranger) et des frais générrux. Dans ce chiffre, le personnel étranger compte pour 0,31 milliard de francs CFA (1,24 million de dollars). L'IDA financerait la part de cett' dernière sone à payer en devises, estivée provisoirement a 60,é du total (O,l milliard de francs CFA ou 0,7 million de dollars). L tONCAD 4.10 La tache principale de 1'ONCAD dans la partie du pays intéressée par le projet est de fournir aux coopératives des services pour llapprovi- sionnement en fournitures agricoles, la ccmmercialisation primaire des arachides et la gestion du stock de semences ainsi qu'une aide technique. L'ONCAD a été créé en octobre 1966 pour succéder à des organisations ré- gionales d'agriculteurs, mais ce n'est qu'un an plus tard qu'on l'a char- gé de l'approvisionnement en fournitures et de la commercialisation. Il était évident dès le début quiune réorganisation radicale de cet office était nécessaire pour qulil puisse fonctionner efficacement. Le Gouverne- ment s5négalais a jugé indispensable, avant d'y procder, de demander à la SATE d tétablir un rapport sur son organisation et son fonctionnement. Ce rapport conclut notamment: (a) que l'aide apportée aux coopératives est minime; (b) que la gestion du stock de semences n'est pas satisfaisante; (c) qu'il y a trop de personnel et que l'organisation est inefficace; (d) que la comptabilité est ma tenue et en retard; (e) enfin, qu'il résul- te de tout cela des frais d'exploitation anormalement élevés. 4.11 Les propositions de réorganisation de la %SATE comprennent trois parties, qui se rapportent a la ligne de conduite a adopter, à ltorganisa- tion et au fonctionnement internes et à la politique de personnel. lh ce qui concerne sa ligne de conduite, 1'0PCAD devrait accepter de se débarras- ser des activités qui pourraient être exercées plus efficacement par l'en- treprise privée, en particulier en vendant son matériel de transport, ce qui réduirait les effectifs de son personnel d'environ 1.600 employés à l'heure actuelle à moins de 1.000, supprimant ainsi l'élément principal de son déficit d'exploitation. En ce qui concerne 1'organisation et le fonctionnement, il devrait y avoir deux directions, l'une chargée des ques- tions commerciales concernant ltapprovisionnerent en fournitures et la com- mercialisation et l'autre des services d'ordre technique à fournir aux coopératives (enseignement des méthodes coopératives, comptabilité, etc.). - 24 - Ies services commerciaux devraient être réorganisés et comprendre dans le bassin des arachides une vingtaine de centres comerciaux coiffant les nom- breux dépfts de villages. Il faudrait créer à Dakar un petit bureau des transporta qui serait chargé de controler les mouvements et d femployer les moyens de transport d1une façon efficace. Il y aurait lieu de réorganiser le stockage des semences, qui présente une grande importance pour la réus- site du projet, notam:ent par un contrble technique exercé par une autori- té compétente. Il est recommandé également de proc&der a une révision de liensemble des services administratifs, comptables et exécutifs. En ce qui concerne le personnel, il faudrait donner un compliment de formation professionnelle aux employés restants qui seraient les plus qualifiés et licencier les autres, de sorte qu'il n'en resterait pas plus de 500 à 600 a la fin du programme de formation complémentaire. Le gouvernement séné- galais admet dans l'ensemble les principales conclusions du rapport de la SATEC, mais il fait des réserves quant a l'opportunité de transférer les moyens de transport à une entreprise privée. 4.12 La Banque et lIDA coop%rent avec le gouvernement sénégalais dans la recherche d'une société qualifiée pour aider à la gestion de.'ONCAD et la participation de la Banque et de 1IDA au projet serait subordonnée à l'engagement par le gouvernement sénégalais d tun bureau acceptable pour elles a des conditions qu 'elles approuveraient. Ce serait une condition de l'octroi ferme du prêt et du crédit qu'un contrat ait été passé avec le bureau choisi. Un certain nombre de bureaux sélectionnés ont été in- vités a étudier les problèmes posés et à présenter leurs propositions, t% l'on pense que les experts-conseils seront choisis en janvier ou fé- vrier 1969 (voir par. 3.21). L financement de l'ONCAD constituerait llun des sujets qui devraient faire l'objet d 'un examen et d'un rapport des consultants. Au cours des négociations, le gouvernement sénégalais a don- né 1lassurance que les statuts de 10iCAD ne seront pas modifiés pendant la période des versements sans 1'approbation préalable de la Banque et de 1 IIDA. LI'OGAS 4.13 LI0HNC&D a lo monopole d lachat des arachides aux coopératives et il est chargé de les vendre en gros à VOCAS. Celui-ci (voir Annexe 5) a 6té créé le ler octobre 1967 et il est chargé de la commercialisation en gros des arachides ainsi que de l'importation de riz blanc pour la con- sommation locale. L'organisme qui 1 la précédé était chargé en outre de 1l'approvisionnement en fournitures pour 1lagriculture, qui a été passé à 1'ONCAD. Cependant, l'OCAS a actuellement des responsabilités relative- ment plus étendues, car il faut qu'il vende les arachides sur les marchés mondiaux au lieu de le faire sur le marché français protégé. Tel qu'il a été récemment constitué et avec deux conseillers auprés du directeur général pour les questions financiéres et comuirciales, il est capable de commercialiser la récolte d lune façon satisfaisante. - 25 - V. lA PRODUCTIOI, LES DBOUCHES ET LES PROFITS POUR LES AGEICULTEURS La production - 5.01 On estime que la production totale d arachides dans la partie du pays intéressée par le projet passera de 820.000 tonnes pour la cam- pagne 1968-69 à 1,21 million pour la campagne 1971-72 soit, pendant la période couverte par le projet, une augmentation de près de 50,, réalisée grâce à des accroissements sensiblement égaux des surfaces cultivées et des rendements movens. Aprés déduction des semences nécessaires, de la consommation locale et des pertes pendant le stockage, il resterait envi- ron 990.000 tonnes à commercialiser en 1971-72 contre 670.000 tonnes dont on estime pouvoir disposer à cette fin en 1968-69, soit une augmentation de plus de h0,j. On compte que la production totale de mil passera de h40.000 tonnes en 1968-69 à 490.000 en 1971-72, ce qui représente pour la période couverte par le projet une augmentation de près d'un quart, obte- nue par un accroissement d tenviron 16A des surfaces cultivées et de 5é du rendement moyen. Les débouchés et la commercialisation 5.02 Les perspectives du marché mondial des arachides sont exposées d tune façon plus détaillée dans 1tAnnexe 5. Ins projections font appa- rattre une augmentation générale du taux de croissance de la production a la fois dans les pays en voie de développement et dans les pays déve- loppés et un accroissement trés modéré des importations. Lfaugmentation possible de la consommation dans les pays en voie de développement pro- viendrait surtout, dans les quelques années a venir, de la production lo- cale et de subsistance. Elle aurait donc peu d finfluence sur le marché mondial. A court terme, il est peu probable que les prix en soient sen- siblement modifiés et les prévisions actuelles donnent un prix CAF à 11ceportation (dans les ports européens) de 40.300 francs CFA la tonne en 1970-71 contre 43.500 francs CFA en moyenne en 1967 et 40.500 francs CFA au premier semeatre 1968. Ia moyenne de 1967 masque une baisse des prix au cours de l'année, de 46.000 francs CFA la tonne au début à 37.500 francs CFA À la fin. 5.03 Jusqu'à présent, au Sénégal, la politique suivie au sujet du prix des arachides a la production était conditionnée par le prix préfé- rentiel du marché français, par le volume de la subvention pour les en rais et par les besoins de recettes du gouvernement. Bien que le prix préfé- rentiel ne soit plus appliquS, la CEE accorde un certain soutien au prix jusqu'en 1969-70 (voir Annexe 5, par. 10), mais, à partir de la campagne 1970-71 incluse, le Sénégal sera entièrement tributaire des prix du marché mondial pour ses recettes provenant des arachides. Chaque année, avant la récolte, le evernement fixe le prix auquel 11ONCAD achètera les ara- chides aux coopératives; pour la campagne 1967-68, il a abaissé le prix moyen à la production (qui était resté constant depuis 1964) de l5' en le fixant à 17,8 francs CFA le kg. Cette réduction n'a pas suffi à compenser - 26 - la per+e totale de recettes à 1 texportation et, par cons'uent, les re- cettes dh 1 16tt cnt un peu diminu pour cette année, Cependant, pendant la périe-le couverte par le projet, ces recettes devraient s'accrottre cons- tanutnt et passer de 4,1 milliards de francs CFA en 1968-69 à 5,1 milliards en 1971-72. Dana les estimations faites pour le projet, on a prévu que le prix moyen à la production dans la partie du pays intéressée par le pro- jet passerait de 17,7 francs CFA le kg pour la campagne 1968-69 a environ 16,5 francs pour la campagne 1971-72, ce qui constituerait encore pour les agriculteurs un stimulant suffisant. Les recettes de l'état augmenteraient (voir ci-dessus) tandis que le prix CAF à lexportation baisserait pour passer de 41,9 francs CFA le kg à 40,3. 5.04 Un peu plus de la moitié des arachides comercialisée sont trai- tées par les quatre huileries locales. Celles-ci ont signé récemment avec le gouvernement sénégalais un accord portant sur la méthode i emplojer pour les soumissions annuelles pour le tonnage i traiter et sur les prix a payer. Ceux-ci sont liés à ceux du marché mondial pendant la période de dix jours dans laquelle chaque livraison est faite. Il y & eu au début quelques difficultés, mais le système fonctionne maintenant d iune façon satisfaisante. L'OCAS vend le reste de la récolte sur les mwrchés mondiaux, surtout en Europe. Il a un bureau a Paris pour assurer une liaison conve- nable avec les marchés européens. 5.05 !as excédents de mil sont vendus sur les marchés locaux par les agriculteurs eux-mîmes. La quantité à commercialiser passerait de 150.000 tonnes en 1968-69 a 230.000 en 1971-72. Dans les estimations faites pour le projet, la consommation par tête d thabitant de la population rurale a été évaluée à 250 kg par an et les revenus ont été calculée compte tenu de cette déduction. Is stimulants de 1lagriculture 5.06 Ios estimations agricoles et financières à 1'échelon de ltex- ploitation agricole ont été faites sur la base des totaux de chacune des trois zones. Il n 'est pas possible de prendre come base une exploita- tion agricole moyenne, car dans aucune des zones le nombre des instruments agricoles ou des animaux de trait n 'atteint 1lunité par exploitant et on ne dispose pas de données sûres concernant la différence qui existe entre les exploitations employant les méthodes manuelles de culture et celles qui utilisent des animaux de trait et des instruments agricoles dans les diverses zones. 5.07 On a estimé le coût total des fournitures et les recettes des agriculteurs pour chacune des trois zones et pour toute la partie du pays intéressée par le projet (voir Annexe 6, Tableaux 2 ! 5) et sur cette base on a calculé les revenus moyens des agriculteurs (voir Annexe 6, Tableau 7). Ces derniers chiffres sont ceux du revenu net par exploitant après déduc- tion du coût des fournitures et ils mettent en évidence la grande diffé- rence qui existe à cet égard entre la zone sud et les deux autres zones. - 27 - Ias revenus dans la première sont environ le double de ce qu'ils sont dans lee dernières. Du point de vue de ltopportunité de produire des arachides, lea zones nord et centre sont relativement marginales si on les compare à .ýLa zone sud, à la région orientale età a Caemance (voir Annexe 1, par. 9). SoIxante-huit pour cent des agriculteurs intéressés par le projet habitent dans ces zones marginales. Cependant, les revenus nets annuels dans cha- cune des trois zones devraient s'accroitre d'une façon continue pendant la période couverte par le projet en dépit de la baisse du prix d'achat des arachides, la moyenne générale passant de 75.000 francs CFA en 1968-69 à 92.000 francs CFA en 1971-72. Les augmentations annuelles prévues pour les recettes brutes et pour les fournitures agricoles sont données dans les tableaux et montrent qutavec les taux d'utilisation des engrais et les subventions qui sont proposés, les agriculteurs seraient très suffisamment incités " employer des engrais dans les zones centre et sud et juste assez dans la zone nord. Les tableaux ne font pas ressortir séparément les sti- mulants de la production du mil, mais d 'après les calculs ils seraient sa- tisfaisants. Conformément à ces estimations, l'augmentation générale moyenne des revenus nets des agriculteurs serait de plus de 20' pendant la période couverte par le projet. On pense que cela incitera suffisam- ment les agriculteurs à participer activement à son exécution. VI. AVANTAGES ET JUSTIFICATION DU PROJET 6.01 Comne c test le cas 'pour la plupart des projets agricoles dont le succès dépend dans une large mesure de la confiance et de la partici- pation des petits exploitants, on ne peut pas éva luer quantitativement avec précision 1l'ensemble des avantages à retirer du projet. Cependant, le principal dIentre eux serait l'auçmentation constante de la production des arachides et du mil pendant la periode considérée, ce qui devrait en- trainer un accroissement des revenus des agriculteurs et des recettes de l'Etat dans une période pendant laquelle le pays perdra ses marchés pri- vilégiés et ou le soutien des prix des arachides ira en déclinant. D'au- tres avantages importants seraient constitués par une augmentation conti- nue du nombre des instruments agricoles à traction animale en service, le perfectionnement constant des techniques de culture et une amélioration, dont le besoin se faisait sentir depuis longtemps, de la qualité des ser- vices rendus aux coopératives par 1ONCAD, ce qui devrait amener un ren- forcement des coopératives elles-mêmes. L'amlioration prévue de la ges- tion du stock de semences d 'arachides devrait contribuer finalement à l'obtention de rendements plus élevés grâce à la meilleure qualité des semences, 6.02 L'accroissement de la production d'arachides qu'entrainerait l'exécution du projet devrait coupenser la diminution des recettes d'expor- tation provoquée par l'amenuisement du soutien des prix par la CEE. L'aug- mentation de la quantité de mil vendue sur les marchés locaux devrait accroitre l'approvisionnement dans les zones rurales, ce qui pourrait évi- ter d 'importer davantage de blé et de riz. - 28 - 6.03 Quelle que soit la méthode employée pour calculer le taux de rentabilité écanor.ique du projet, ce taux serait forcément élevé, car au stade actuel de développement des techniques de culture dans la partie du pays intéretisée par le projet les simples fournitures supplémentaires pré- vues entratneraient des augmentations relativement fortes de la production. Le taux de rentabilité économique, établi d tune part a partir du coût du service de vulgarisation, des services de gestion, des autres frais d'éta- blissement du prograrme d'amélioration de la production, et des fournitures agricoles supplémentaires pour les trois années du projet et d'autre part, des recettes supplémentaires résultant de laccroissement de la production serait très élevé et un bénéfice net apparattrait pour chaque année sauf la première. Un calcul plus proche de la réalité consisterait à examiner les incidences générales du programme d famélioration de la production à partir de 1964 et de totaliser les coûts connus jusqu'en 1971-72, y compris ceux du présent projet. Sur cette base, et en calculant la production supplémentaire d iarachides aux prix F.O.B. (comprenant le coût du trans- port, de la commercialisation et des services de vulgarisation et de ges- tion) en déduisant la valeur du mil consomé par la population rurale comme représentant le coût de substitution de la main-d'oeuvre, toutes ces don- nées étant calculées sur une période de dix ans, on peut estimer le taux de rentabilité économique à environ 25* (voir Annexe 8). Si l'augmenta- tion de valeur de la production, pour les années 1969-70 à 1974-75, est inférieure de 10% à l'hypothèse retenue ci-dessus, le taux de rentabilité économique du projet peut être estimé à environ 20%. Si à cette réduc- tion, par rapport à la première typothèse, de l'augmentation de valeur de la production s'ajoute une augmentation de 10% des dépenses de consomma- tion intermédiaire au cours des mêmes années, le taux de rentabilité éco- nomique du projet peut être estimé à environ 14'. VII. CONCLUSIONS ET RECOIîIANDATICS 7.01 Au cours des négociations avec la Banque et l'IDA, le gouverne- ment sénégalais a donné les assurances et pris les engagements suivants: (a) L'ONICAD fera appliquer par les coopératives, avant la fin de 1973, des procédures comptables uniformes qui devront tre ju- gées satisfaisantes par la Banque et l'IDA (voir par. 3.07); (b) LIONCAD se procurera les instruments agricoles par appel à la concurrence locale, et le gouvernement lui délivrera toutes li- cences d 1importations ou autorisations de sortie de devises né- cessaires (voir par. 3.16); (c) Un Comité de coordination du projet sera créé par décret prési- dentiel (par. 4.01); (d) La BNDS recevra des ressources financières suffisantes pour toutes ses activités, dans des conditions qui devront être ju- gées satisfaisantes par la Banque et l'IDA, et son statut ne sera pas modifié sans approbation préalable de la Banque et de lIDA (voir par. 4.04); -29 - (e) Ia BDS s iengagera à continuer de percevoir des intér4ts sur tous les prêta et crblits quIelle accorde, de façon à couvrir tous ses frais d 8exploitation, à constituer des provisions suf- fisantes pour compenser ses créances douteuses et à mintenir son réserves a un niveau suffisant (voir par. 4.04); (f) La ENDS fera faire tous les ans une vérification de ses comptes par un bureau privé d 'experts-comptables (voir par. .05); et (g) Las statuts de la SODEVA et de 1ONCAD ne seront pas modifiés sans approbation préalable de la Banque et de IIIDA (voir par. 4.08 et 4.12). 7.02 Ltoctroi ferme du prêt et du crédit seraient soumis aux condi- tions suivantes: (a) Le gouvernement s&négalais et la BIDS concluront un accord re- latif aux conditions de rétrocession des somes provenant du prêt et du crédit, lesquelles devront être jugées satisfaisantes par la Banque et l'ID& (voir par. 4.03); et (b) Un contrat sera passé, dont les conditions devront être jugées satisfaisantes pour la Banque et 1'IDA, avec le bureau d texperts- conseils choisi pour aider à la gestion de l'ONCAD (voir par. 4.12). 7.03 Le projet est techniquement raisonnable et économiquement justi- fié. Il remplit les conditions requises pour lVoctroi par la Banque d 'un prêt de 3,5 millions de dollars et par V:IDA d'un crédit de 6 millions de dollars. 24 décembre 1968 Additif 1 1 DAT DES CNSULTANTS But 1. Io but du Gouvernement sénégalais est de mettre en place, au sein de 1 8ONCAD, une équipe de gestion ayant les qualifications requises pour participer, dans la plus grande mesure possible et aux échelons les plus élevés, a la gestion de cet établissement pendant une période de trois ans, de sorte qulà la fin de cette période 1'ONCAD soit en mesure de fonctionner efficacement, à 1 faide de personnel sénégalais qualifié, et avec le minimum diaide de spécialistes étrangers. Etude préliminaire et propositions 2. Conformément aux termes de la lettre d'invitation, l'organisa- tion et le fonctionnement de l'ONCAD devront faire l'objet d lune étude prélimLnaire. Soixante jours au plus tard après la date de lVinvitation, des propositions concernant la façon d'atteindre le but précisé ci-dessus devront être présentées au 'eînistre du Plan et de l'Industrie. Ces pro- positions indiqueront à grands traits l'expérience pratique acquise par les experta-conseils dans les problèmes similaires, le personnel qui se- rait détaché auprès de l'ONCAD -avec curriculum vitae des principaux mem- bres et organigramme à l'appui- et la façon dont seraient abordés les principaux problèmes de fonctionnement et de gestion de 110iiCAD. Ces propositions indiqueront en outre de manière détaillée qual personnel ho- mologue devr& recevoir une formation professionnelle, et quelles instal- lations ou aide sous une autre forme seront demandées au Gouvernement. Elles seront présentées, dans un premier stade, sans que mention soit faite de leur coût. Contrat 3. les propositions préliminaires seront ensuite évaluées par le Gouvernement en consultation avec lVIDA et les experts retenus seront in- vités à soumettre des estimations financières provisoires. Un contrat sera négocié lorsqu'un accord de caractère général aura été réalisé sur le coût des propositions. Cet accord couvrira deux phases distinctes: (i) Phase initiales Cette phase couvrira une période de 60 jours, à la fin de75quelle les experts devront soumettre sous forme d'un rapport ecmplet des propositions fermes concernant la réorganisation et la gestion de l'ONCAD pour les trois années a venir. les propositions préciseront le rle que devront jouer les experts-conseils dans leur exécution, et la composi- tion du personnel hoSologue sénégalais nécessaire. Il y sera joint l'estimation détaillée des dépenses de fonctionnement de l'ONCAD et du coût des services supplémentaires des experts- conseils; Additif 1 Page 2 (ii) Phase ultérieures La portée des propositions contenues dans le rappor-tomnplet sera étudiéepar le Gouvernement et 1IDA, et toutes modifications à apporter au contrat seront renégociées ce il conviendra avec les experts. Ceux-ci fourniront en- suite, pendant la période de réorganisation de trois ans, les services de gestion dont il aura été convenu. Considérations principales 4. Les experts-conseils seront libres de faire des propositions sur tout aspect de lforganisation et du fonctionnement de l'ONCAD et de les mener à bien, mais le Gouvernement demande que les points énumérés ci-dessous, dont l'importance lui paraît capitale, soient inclus dans les propositions: (i) Personnel et formations (a) Toute réduction du personnel considérée ccome nécessaire, notamment un programme de suppression progressive des cas- de -double emploi; (b) La formation professionnelle du personnel homologue desti- né i occuper des postes aux échelons élevés de la direction, notamment la formation de base nécessaire à ce personnel, la période de formation professionnelle (1Etat s engage- rait à mettre à la disposition des consultants les person- nels homologues qualifiés nécessaires) et la mesure dans laquelle cette formation professionnelle devrait être as- surée localement et à l Iétranger (au moyen de bourses et de stages spécialisés); (c) La formation professionnelle du personnel destiné à occu- per des postes de gestion i d lautres niveaux; (d) L'élaboration d 'un statut du personnel indiquant notaumment les conditions de recrutement du personnel à tous les niveaux. (ii) Structure financière et camptabilités (a) la bilan d1ouverture de 11ONCAD au ler octobre 1967 sera probablement disponible sous peu. Les experts-consells seront invités à présenter les ccomentaires qu'appelle de leur part la structure financière de 1'ONCAD qui y sera reflétée ainsi que, a il y a lieu, les recouandations qu'il conviendrait de mettre en oeuvre pour l'améliorer; (b) Liétude et lintroduction d'un système de camptabilité souwises au contrble final du Centre de Comptabilité des Institutions Publiques, qui permettent, pour les opérations quotidiennes, une souplesse suffisante de fonctionnement, les analyses financiéres, les données comptables relatives au coût, et données d 1exploitation intérieures, et qui soient adaptées a la nature commerciale d 'une large part des responsabilités de 1'ONCAD; Additif 1 Page 3 (o) La possibilité d tutiliser des ordinateurs en time sharing pour une partie des comptes, ainsi qu une recoumandation indiquant les ordinateurs disponibles à Dakar qui convien- draient le mieux à cette fin; (c.) Avant la fin de la deuxièm année du contrat principal, uûe étude critique des sources de revenu de V'ONCAD, ainsi que toutes propositions de modification visant a assurer que 11ONCAD soit en mesure, à 1 1avenir, de fonctionner sans déficit et d faccumuler des réserves suffisantes; (e) L'6laboration d 'un manuel de comptabilité destiné à l'o- rientation du personnel, ce manuel devra couvrir tous les aspects des méthodes comptables. (iii) Ibyens de transports: (a) Une étude des activités passées de ce secteur, des propo- sitions antérieures concernant ses activités futures, et des ïrecoemandations indiquant a il convient de le conser- ver, de le réduire, ou, si cela est absolument indispensa- ble, de confier son exploitation i d fautres organismes, étude des arrangements considérés come nécessaires pour que 1ONCAD puisse disposer d 'un service de transport effi- cace et économique lui permettant de faire face aux respon- sabilités qu'il assumes distribution des facteurs de pro- duction agricole et commercialisation des produits; (b) Etude de la possibilité de décortiquer les arachides au niveau des coopératives, afin de réduire les coûts de transport. (iv) Stock de semnces: (a) Sa gestin technique et couerciale, notamment des indica- tions détaillées quant à leffectif et à la qualification de personnel nécessaire pour occuper les postes importants; (b) Sélection, manutention, calibrage, stockage et contr8le des semonces, notanment élaboration, à 1'intentioen du per- sonnel, d 'un manuel traitant de tous ces points; (c) Etude des primes actuellement accordées à certains agricul- tours pour les inciter à produire des semences et proposi- tions pour 1avenir. (v) Prestations de services au profit des coopératives: (a) Etude des services actuellement rendue aux coopératives, notamunt élaboration des prévisions concernant la demande de facteurs de production agricole (actuellement effectuée par la SODEA .f) et des besoins des coopératives qui ne 1/ SODEVA: organisme assurant les services de vulgarisation agricole dans le bassin des arachides. Additif 1 sont pas satisfaits actuellement (en particulier comptabi- lité des coopératives et de chacun de leurs membres) de manière à produire, un an après le début de la deuxi&e phase du contrat, un rapport complet qui indiquera s'il convient que 1'O4CAD, 1fEtat ou quelque autre organisme soit chargé d'assurer ces services, quels devraient être leurs fonctions et leur champ d'action, et dans quelle me- sure VtONCAD serait capable de contribuer a 1'exécution de ces services. (vi) Organisation et gestion: (a) Outre les considérations ci-dessus, toute autre modifica- tion de 1forganisation et de la gestion qui serait considé- rée comme nécessaire au bon fonctionnement de 1tONCAD; (b) Modifications à apporter au Décret portant création de 1'ONCAD, ainsi que toute autre modification de la législa- tion, qui serait nécessaire pour la mise en oeuvre des propositions ci-dessus mentionnées; (c) Elaboration d'un manuel traitant des méthodes normales de fonctionnement non spécifiées ci-dessus. Rapports à présenter 5. Au cours de la deuxième phase d texécution du contrat, les experts-conseils devront présenter les rapports suivants: (i) Des rapports trimestriels établis sous une forme dont il sera convenu ultérieurement et soumis dans les trente jours qui sui- vront la fin de chaque trimestre. Ces rapports contiendront des informations courantes, indiquant les contraintes, goulots d 'étranglement et problèmes rencontrés: du point de Ynua du per- sonne , des facteurs de production agricole, de la conerciali- sation, des moyens de transport, du stock de semences, et des coopératives. Ils présenteront également des comptes trimestriels. (ii) Des rapports annuels, traitant des points mentionnés ci-dessus, mais comportant en outre des comptes annuels vérifiés; (iii) A la fin de la période couverte par le contrat, un rapport fi- nal indiquant les progrès réalisés au cours de cette période et comportant des projections, pour les cinq prochaines années, relatives au personnel nécessaire, aux données financières, au transport et aux autres renseignements appropriés. Additif 2 OFFICE NATIONAL DE COOPERATION ET D'ASSISTANCE POUR IE DEVEIDPET ONICAD Doennées générales 1. L'Office National de Coopération et d'Assistance pour le Déve- loppement (ONCAD) a été créé en octobre 1966 pour prendre la suite des organisations régionales d'agriculteurs, dénommées Centres Régionaux d tAssistance au Développement (CRAD). Il était chargé de fournir des services aux coopératives. En septembre 1967, à la suite d 1une redistri- bution des fonctions entre les établissements publics responsables de la production et de la commercialisation des arachides, 1ONCAD fut chargé en outre d'acquérir et de fournir aux coopératives les facteurs de pro- duction agricole (engrais, instruments agricoles, animaux de trait et semences) et d tassurer le premier stade de la commercialisation de leur production d'arachide (plus de 800.000 tonnes en 1968), dont étaient pré- cédemment chargés d autres organismes. _on rble est actuellement le sui- vant: fournir des services techniques aux coopératives; comercialiser les arachides collectées par les coopératives; participer aux activités des services publics, de la SODEVA, de la INDS et de 1'OCAS 2/, se rapportant aux coopératives, et assurer la coordination de ces activités; gérer et contrb1er la production et la distribution des semences d 1ara- chide; assurer l'acquisition, la distribution et le transport des facteurs de production agricole destinés aux coopératives, ainsi que la livraison à lOCAS des arachides collectées par les coopératives. Le personnel comporte actuellement 1.500 personnes environ au total, dont 650 dans le service des transports. Administration 2. L'OECAD est administré par un Conseil d'Administration qui com- prend des représentants du Président de la République des sept Gouver- neurs de régions, de l'Assemblée Nationale, des IJlnistýres du Développe- ment Rural, des fInances et du Plan, de l'OCAS, de la BNDS et de la BCEA0 3/, et quatre membres représentant les coopératives, soit 19 mem- bres au total. Gestion 3. Comme il ltindique dans la lettre d'invitation, le gouvernement sénégalais désire vivement améliorer la gestion de l'ONCAD. Les princi- paux problèmes a résoudre sont indiqués au paragraphe 2 de la lettre. Le gouvernement a ordonné une enquête sur le fonctionnement de l'ONCAD et le rapport rédigé à la suite de cette enquête sera mis à la disposition BNDS: la Banque Nationale de Développement du Sénégal 2/ OCAS: l'Office de Commercialisation Agricole du Sénégal, chargé du traitement sur place des arachides et de l'exportation. / BCEAO: la Banque Centrale de lfUnion monétaire ouest africaine. Additif 2 Page 2 des destinataires de l'invitation. Ce rapport contient un certain nombre de propositions de réorganisation, concernant principalement la politique générale, l'organisation intérieure et le fcnctionnement, et la politique du personnel. Tout en souscrivant d'une façon générale aux principales propositions, le gouvernement fait des réserves quant à la possibilité de revendre le parc de transport à des entreprises privées. Le paragra- phe 1 (iii) (a) du Handat des Consultants indique que les experts-conseils dont la candidature aura été retenue devront faire des recommandations sur ce point. Structure financière h. Un bilan provisoire a été établi au 30 septembre 1967, mais il ne traduit que la situation financière de 1'ONCAD immédiatement antérieure à la date (ler octobre 1967) où celui-ci a pris en charge l'approvision- nement en facteurs de production agricole et le parc automobile. Un bi- lan d'ouverture à cette date, indiquant les autres biens d'actif qu'il a reçus et la nouvelle structure du capital, est en préparation et sera bient8t disponible. 5. les comptes provisoires couvrant l'exercice clos le 30 septem- bre 1967 font apparaître pour les activités de cette année une perte de 190 millions de francs CFA, pour une dépense totale de 965 millions de francs CFA, dont les coûts de rémunération du personnel représentaient 50%; les amortissements et les provicions 12%; les dépenses d'administra- tion et de transport 18%. Le bilan fait apparaître un capital (sous forme de subventions) et des provisions de 2,87 milliards de francs CFA, des avoirs à court terme de 1,78 milliard de francs CFA et des engagements a court terrS de 1,50 milliard de francs CFA. 6. Un document donnant un budget provisoire et d'autres détails pour l'exercice clos le 30 septembre 1968 est à la disposition des inté- ressés. Ce budget est nettement pl.us importa.nt que celui de l'année pré- cédente, du fait que 'ONCAD assume des responsabilités supplémentaires: approvisionnement en facteurs de producticn agricole et premier stade de la commercialisation. On estime que les activités de cette année se sont soldées par un petit bénéfice de 19 millions de francs CFA, pour une dépense totale de 29 milliards de francs CFA, dont 24,9 milliards de francs CFA pour la commercialisation des arachides. Le coût total des services techniques fournis aux coopératives est estimé à 231 millions de francs CFA; diminué des recettes, ce chiffre fait apparaître pour ces services un déficit de 190 millions. Les principales recettes de l'ONCAD pour l'année proviennent d'une commission de 271 francs CFA par tonne d'arachides manutentionnée, de la vente des excédents provenant du stock de semences, d'une taxe sur les huileries locales, qui a rapporté 210 mil- lions de francs CFA, et de quelques taxes régionales. Additif 2 Page 3 7. Actuellement, lVOiCAD nla pas une autonomie comptable totale car il est contrblé par le Centre de Comptabilité des Institutions Pu- bliques. Il est autorisé à traiter directement avec les banques pour le financement du programme agricole et la commercialisation des arachides, mais toutes les recettes qu lil perçoit vont directement au Centrn, par l'interwAdiaire duquel il obtient des fonds pour toutes ses dépenses cou- rantes. Tout en maintenant le contrile du Centre sur 1'OH1CAD, le gouver- nement souhaite que celui-ci dispose auasit3t que possible d 'un système comptable révisé, complet et efficace, adapté aux principes commerciaux dans le cadre desquels il doit fonctionner. AINEXE 1 CONISIDERATIOiUS GElERALES SUR L'AGRICULTURE Is cultures princirales 1. La production agricole est composée essentiellement de deux den- rées. Ins arachides, culture de rapport, sont cultivées en alternance avec le mil, qui est la céréale de subsistance. Ies seules autres cultures d'une certaine importance sont celles du riz et du manioc, bien que le pays produise aussi, en petites quantités, du mlTs, des pois fourragers, des patates douces et d'autres légumes. Io Tableau 1 (C) donne des détails sur la production, la superficie cultivée et les rendements des principales cultures (autres que les arachides) de la campagne 1963-64 à la campagne 1966-67. les arachides 2. la Tableau 1 (A) donne des détails, en ce qui concerne les ara- chides, sur les superficies cultivées, la production, les quantités commer- cialisées et les rendements. Il indique les moyennes annuelles se rappor- tant à des périodes de quatre ans entre 1947 et 1963, pour réduire au mi- nimum les effets de la sécheresse cyclique, et il donne également la moyenne annuelle pour la période 1963-67. Ces chiffres montrent que la superficie cultivée est actuellement supérieure à un million d1hectares et qu'elle s'est accrue de plus de 60% depuis la période 1947-1951. Ia production annuelle atteignait un million de tonnes en 1965-66 et elle avait presque doublé depuis la période 1947-1951. Les chiffres moins éle- vés de la campagne 1966-67 stexpliquent par la sécheresse qui a sàvi pen- dant cette campagne. Ie Tableau 1 (B) donne la répartition de la produc- tion d'arachides par régions administratives pour la campagne 1965-66 et montre que plus des quatre-cinquièmes de cette production ont pour origine les trois régions contigtes du Siné-Saloum, de Thiès et de DLiourbel, qui forment ce qu'on appelle le "bassin des arachides". Dans ces régions, la préparation du sol pour la culture des arachides commence généralement apres les deuxièmes pluies de juin; les semailles et 1'épandage des engrais ont lieu a la fin de juir; on fait deux ou trois sarclages en juillet et en août et on récolte en novembre, si possible après la dernière pluie de la saison, parce que les arachides sont sensibles à l'attaque d'un champi- gnon vénéneux qui produit des toxines nocives pour les honnes et pour les animaux. Le mil 3. Le Tableau 1 (C) donne les estimations concernant la production annuelle de mil pour ces dernières années. Bien qu'on ne dispose pas de chiffres précis, on peut dire que cette production dépasse maintenant un demi-million de tonnes et que le rendement moyen est actuellement d1envi- ron 500 kg à l'hectare. Ie mil est cultivé surtout pour la consommation propre des agriculteurs, mais des quantités de plus en plus fortes sont AMiBE2 1 envoyée* sur les marchés locaux. LuIs les grandes villes, la demande de mil est relativeuent peu Importante, car on peut y troursr d tautres cér6a- les plus recherchées, particulièrement le riz et le blé. in MZgiM. foncier 4. Da 1964, une loi visant à amâliorer le régime foncier a été pro- mulguée. Ias terres ont été divisées en terres publiques et cadastrées (surtout dans les villes) et en terres nationales (surtout dans les campa- gnes). Ces demières ont été divisées i leur tour en diverses zones des- tinées à des utilisations spécifiques, et le reste en sones dites "des terroirs", de beaucoup les plus vastes, qui doivent être exploitées par la population rurale sous la direction de conseils ruraur, mais sous le contrbles en dernier ressort& de 1 'Etat. Il n 'existe pas de titres de propriété foncière au sens ou nous les entendons, mais chaque village a un conseil de notables qui répartit les terres et qui a le droit de re- prendre celles qui sont laiasées incultes ou qui sont mal exploitées et de les affecter à diautres agriculteurs. Limité traditionn6lle de cul- ture est le "carré", qui est un groupe d 'exploitations agricoles sur les- quelles travaillent les membras d'une Mme famille, mais son importance diminue et 1unité de culture la plus importante est maintenant lexploi- tation agricole individuelle. Sauf dans la zone la plus peuplée autour de Iourbel (voir carte 1) la plupart des carrés sont séparés les ms des autres par des ceintures de terres incultes couvertes de leur végégation naturelle. Jusqu'à présent, les agriculteurs répugnaient à mettre en cul- ture une partie de ces ceintures, surtout parce qu'ils ne savaient pas au juste à qui elles appartenaient et qu'ils craignaient d 'entrer en conflit avec les exploitants des carrés voisins, mais il est certain que la loi de 1964 a modifié cet état de choses. Llusage de plus en plus répandu d'instruments agricoles et la nécessité qui en résulte de cultiver davan- tage de terres oblige à utiliser de nouvelles portions de ces ceintures pour la production agricole. Ias coopératives 5. le mouvement coopératif joue depuis un certain temps un rle important dans le développement de l'agriculture. Les coopératives ont été organisées d 8abord par 1tadministration coloniale au début du siècle. Depuis l'indépendance, le gouvernement s 'efforce de renforcer leur in- fluenca sur la population rurale, surtout en accroissant leurs responsa- bilités dans le doemaine de la commrcialisation et en augmentant les crédits ruraux accordés par leur intermédiaire. Après sa création, une coopérative passe par une période d 1épreuve de deux ans pendant laquelle elle ne peut recevoir que des crédits à court terme; par la suite, elle peut obtenir en outre des crédita a moyen terme, pour cinq ans au maxi- mum. Il existe cinq types différents de coopératives, dont celles de pê- che et délevage, mais les coopératives dlarachides sont les seules qui soient importantes. Elles ont été organisées initialement pour sloccuper de la commercialisation de la récolte, mais elles jouent maintenant un JIl ~E 1 Page 3 rOle aussi grand dans la répartition du crédit agricole. Il y a actuel- lement environ 1.500 sociétés coopératives réparties dans le pays. 6. On étudie à l'heure actuelle la possibilité de renforcer le mou- vemnt coopratif et de regrouper les coopératives pour qu'elles puissent prendre part d'un façon plus active à l'exécution du programme de dévelop- ponant agricole. In principal obstacle à un regroupement est que celui- ci forait perdre aux coopératives leur caractère familial et communal qui leur donne actuellement leur plus grande force, surtout en ce qui concerne la garantie du crédit. La recherche 7. La recherche agricole est effectuée par plusieurs organismes, dont le plus important est l'Institut des recherches agronomques troticales et des cultures vivrières (IRAT). Celui-ci se consacre surtout a des étu- des de génétique et à l'amlioration des cultures (conservation des sols, irrigation, engrais, protection des cultures, etc). En général, il ne s'occupe pas des produits agricoles sur lesquels travaillent les quatre autres instituts français plus spécialisés chargés des oléagineux, de l'hygiène des animaux et de l'art vétérinaire, du coton, du sisal et des fruits tropicaux. L'IRAT est un institut français, dont les activités s 'exercent au Sénégal dans le Centre national de recherche agricole de Bambey, où sont concentrées les recherches sur les arachides. De ce centre dépendent six stations régionales de recherche, qui travaillent sur des problèmes spécifiques et qui cultivent des parcelles de démonstration. la développement 8. L'objectif du premier plan quadriennal de développement (1961-65) était de réaliser un taux de croissance global de 85 par an en augmentant la production agricole de 6% et la production industrielle et minière de 13%. EM pratique, le taux de croissance général a été un peu supérieur l 2, bien que celui de l'agriculture ait légèrement dépassé 4.. D'après le plan, 13% du total des dépenses devaient être consacrées à l'agricul- ture. L'un des buts principaux de ce plan était d'accroitre le rôle de 1lEtat dans l'économie du pays en modifiant la structure du système rural de commercialisation des produits de l'agriculture traditionnelle par l 'élimination de l'entreprise privée. Ce but a été atteint dans une large mesure, mais il n'a entrainé qu'un gain net de production très faible et les difficultés qui ont surgi dès le début n'ont pas encore été toutes surmontées. Ce sont en particulier celles qui se rapportent a la gestion des organismes créés pour l'application du plan. 9. Dans le deuxième plan (1965-69), 241i des dépenses totales sont consacrées à l'agriculture. L'effort principal porte sur la diversifica- tion de la production pour atténuer autant que possible les inconvénients qui résultent du fait que le Sénégal dépend presque entièrement des ara- chides pour ses recettes en devises. Les plans de diversification déjà eb en vigueur portent i la fois sur la production de subsistance et sur la production coserciale et concernent le riz, le sucre, le tabac et les arachides de table. Cependant, pour augmenter sensiblement la produc- tion de ces denrées, il faut d labord procéder 1 des recherches et à des - expérimentations et développer 1tirrigatin, de sorte qufaî court terme on ne peut pas espérer que cette diversification ait des répercussions sen- sibles sur 1 #économie du pays. Il faut donc la considérer comme une mou- re i long terme. îi attendant, 1lexpansion de la production agricole re- pose nécessairement sur 1'accroissement de la production des arachides et des denrées de subsistance, surtout du mil. Il semble que ce soient la Casamance et certaines parties du Sénégal oriental qui offrent les mil- leures perspectives d expansion dans un proche avenir et le bassin du fleuve Sénégal (qui est contigu à la Ikuritanie et au 1-ali) 1 plus long terme. La Casamance et la région orientale fournissent ensemble à 1 'heure actuelle environ 15% de la production total d iarachides. Elles ont des rendements égaux à ceux des régions du Siné-Saloum et de Thiis, mis un potentiel de développement plus élevé. Le programme d 'aiélioration de la production 10. La CCE finance depuis 1965 un programme quinquennal d 'améliora- tion de la production au moyen d 'une subvention du FED. Ias objectifs essentiels de ce programe sont de réduire le plus possible, d'une part les pertes de recettes en devises provoquées par la suppression du privi- lège dont bénéficiaient sur le marché français les arachides du Sénégal, et d tautre part la baisse des revenus des agriculteurs causée par la dimi- nution du prix d tachat des arachides rendue nécessaire par la perte de ce privilège. le moyen proposé pour atteindre ces objectifs est d 'augmenter la production des arachides de telle sorte que le taux d 'accroissement soit de 25% pour la campagne 1970-71, d faugmenter la production de mil et de diversifier la production., L'effort principal porte sur le bassin des arachides et l'accent est mis sur la mise à la disposition des agriculteurs d'un service de vulgarisation eificace et étoffé ainsi que sur la fourni- ture d'engrais à crédit à des prix subventionnés, à la fois pour encoura- ger leur emploi et pour familiariser les agriculteurs avec les possibili- tés qu'ils procurent d taugmenter les rendements. En pratique, le service de vulgarisation continue aussi i préconiser l'emploi d'instruments agri- coles tirés par des animaux pour remplacer les méthodes manuelles tradi- tionnelles de culture. Ces instrumenta sont fournis à crédit, bien que le programme ne comporte pas de fonds à cette fin. Par contre, il prévoit l'amélioration des installations de traitement à l'échelon du village et du district ainsi que la iourniture d 'installations de stockage supplémen- taires. Des fonds sont consacrés également à l'aràlioration des semences, a la conservation des sols, aux centres d 'expansion rurale (pendant les deux premières années du programme) et aux centres de dressage des boeufs de trait. Le prograrme a donné des résultats assez bons, en ce sens que ltutilisation des engrais et des instruments agricoles s'est accrue et que les techniques de culture se sont améliorées, mis il est peu prooable que la production atteigne en 1970-71 le niveau fixé et s'accroisse de 25,o par AMMREX 1 rapport à 1965-66, ce qui ltamènerait à 1,946 illion de tonnes. 1l peut se faire., cependant, qu'elle elélàve à 1,20 million de tonnes, ce qui reprènenterait une augmentation de 255 par rapport à la production moyenne annuelle de la période quadriennale de 1962-63 à 1965-66. 11. Les fonde affectés au programme se montent au total i 4,9 mil- liards de francs CFA (19,6 millions de dollars) répartis come suit 1illions de francs CFA 1965 1966 1967 1968 1969 Total Service de vulgarisation 376 392 446 235 -- 1.449 Subvention pour les engrais 217 300 350 307 509 1.683 Installations de traitement - - 7 945 - 952 Installations de stockage -- -- 67 69 - 136 Amélioration des semences 50 47 85 52 42 276 Conservation des sols - -- 14 45 70 129 Centres d 'expansion rurale -- -- 200 -- -- 200 Centres de dressage - 12 36 10 20 78 Total 63 751 1.205 1.663 641 4.903 la financement du service de vulgarisation devait cesser à la fin d 'octo- bre 1967, mais il a été prorog6 jusqu tau 30 juin 1968 grâce aux économies réalisées sur d'autres parties du programme. Sur le total des fonds ac- cordés, 29% sont destinés au service de vulgarisation et 37% à la subven- tion pour les engrais. e (A) RMCTION D'~AMI Can (Nlier dlha) (m~lir de te*~s gk) t~«ns Pfeemef (1) 197-1951 (gem) 672 561 836 Uh 7k 1951-1955 -6" m 55 8W,65 83 1955-1959 -m- 819 931 675 89 1959-1963 -14- 981 910 M8 8 87 1963/6 1,5 782 82 196l1/65 19055) 1 81 82 (mene) 4=0 (e ) 1,022 (~~,-) 90 1965/66 1uk) 161) 1,w) 98m 8 1966/67 100) > 86) 160 0O 1967/68 (2) 1,150 1,060 953 81» 82 (1): fterismtag epi d la p~enaulm totala (2)t E~mi p~agero Ss: »D et HstgS da dubleg real (5) PICRM D'MRACEE PM U8CE AUMERMATIVE .pstte ~ommrA~.~aoD oamä mrlai~d s.anst Prtten keesta (mailier ds ROCIG(1r GD (aur. ds t ) (kg/M) dIkaa Phsg~a (2) S a E (1) 91127 67 'iWO (1) 13507 283 DOmobl (1) Total para1 FleT 27 16 589 k - Oriental 35 3 1,051 b b r.-a 118 132 1,16 la 11 Cap-lert b 2 500 1 - Total 0~ral 1,1m 1,168 l0118 986 100 (1): RgonG daM 1aT13a. la mrvic* de vulariason agiole c~m envLgen m 00.0O ha. (2): Pour~s.taes du total sald SUwe t WC et mm~t8 de dowlappm (C) mEcIA PWTS AmsilLgs (EnEs q Ms aa.I 1963/64 196/65 1965/66 1966/67 (±) ProemUtm (lIJ.r da t~) T .78 532 554 123 RIs (~pad) 106 110 122 125 Polo toerrgrs 1k 17 1U 16 lhitc 152 156 150 2k1 ItIa 27 37 b0 hD Ldge 31 32 32 32 Total om am 912 877 m(a) L oultiv6ys (m ]lliere d'ha) 959 1, = 1,069 - Ris(pad ) 75 86 82 - Pol fourragerg 51 56 53 - .Mnioc 34 33 38 - MaTo 33 47 54 La 3 3 3 Total 14155 1,235 1,299 - (iii) )hL-t 490 5 31 520- Ris (pad#) 1,410 1,280 h90 - Polo fourrapre 270 3 0 - anioc 4,470 4,730 3,950 - Ma820 790 740 Sourc* BIRD et MLzdstr du div9loppmt rural LES SERZVICES DE VUIlARISATION AGtICOE A. Généralités 1. ta fourniture des services de vulgarisation agricole incombe en principe au llnistère du développement rural mais les seuls services ef- ficaces sont ceux qui étAient assurés jusqu i une période récente par la SATEC dans le bassin des arachides et, sur une très petite échelle, par la CIT au profit des producteurs de coton du Sénégal oriental. Is "centres d'expansion rurale" qui dépendent du gouvernement et qui four- nissent théoriquement des services de vulgarisation dans les domines de l'agriculture, de la médecine, de l'art vétérinaire et des activités so- ciales rurales sont relativement inefficaces. & 1963, quand le gouver- nement sénégalais a procédé à des études en vue d'élaborer le programme d 'amélioration de la production, il a estimé qu'aucune mesure ne pourrait ttre efficace s'il niexistait pas un service de vulgarisation agricole capable de satisfaire les besoins de la population rurale dans le bassin des arachides. Il fallait donc mettre sur pied le plus rapidement possi- ble un organisme valable et c'est la SATE qui on a été chargée. Depuis juillet 1968, un nouvel organisme sénégalais, la Société de Développement et de Vulgarisation Agricole (SODEVA), a succédé à la SATE et est mainte- nant responsable de cette tAche dans le bassin des arachides (voir par. 10 ci-dessous). B. la SATEC Ses statuts et son organisation 2. La Société d'aide technique et de coopération (SATEC) a été créée en France en 1956 en tant que société nationale dépendant des Idnis- tères français des finances et des départements et territoires d'outre- mer. Son but est d'aider (à la fois en France et outre-mer) au dévelop- pement de la production, en particulier de donner assistance aux petits exploitants et pêcheurs et a la petite industrie. Cette aide prend géné- ralement la forme d'une assistance technique, fournie notanent aux orga- nismes spécialisés, comme les sociétés coopératives de production et de comercialisation des proouits agricoles. Elle peut également faire des études sociales et économiques. La SATE a été créée au capital de 12 mil- lions de francs français (2,,4 millions de dollars). Son siège est à Paris. Elle doit se conformer à la législation française concernant les entreprices privées. Elle est administrée par un Conseil de 22 membres, représentant les divers 1Inistéres et organismes chargés du développement en France et outre-mer. La plupart des attributions du Conseil d'adminis- tration sont déléguées à deux comités ex%cutifs de neuf membres chacun, l'un chargé des activités en France et l'autre des activités outre-mer. 3. Dans le domaine de l'agriculture, la SATEC a trois projets en France, un certain nombre de projets dans cinq territoires en dehors de l'Afrique et elle opère aussi au Sénégal et dans cinq autres pays d'Afrique. AIMEXE 2 Page 2 Ses projets se rapportent en particulier à la réforme agraire, à ltamélio- ration de la production des arachides, des bananes, des betteraves a sucre et du riz par les petite propriétaires terriens, ainsi qu'à des études sur 1tagriculture. En ce qui concerne I'industrie, elle exerce son activité dans cinq pays d'outre-mer. Son personnel permanent est au total d'envi- ron 400 employés dont les trois-cinquiémes se trouvent outre-mer. Son personnel local outre-mer est de plus de 1.600 individus, dont un sixième est constitué d'étrangers sous contrat. Ses dépenses totales en 1967 ont été de l'ordre de 46 millions de francs français (9,3 millions de dollars) dont un peu plus de la moitié provenait de fonds publics français, un quart du FED, prês de 5% des budgets nationaux des pays où elle opérait et le reste d'autres sources. Son accord avec le Sénégal h. Les conditions dans lesquelles la SATEC exerçait son activité au Sénégal étaient définies dans un accord passé entre elle et le gouver- nement sénégalais en septembre 1964 et par lequel elle acceptait de four- nir un service de vulgarisation agricole en vue : (a) d1accroître de 25" en trois ans la production des arachides dans les régions où elle opère; (b) de contribuer à diversifier la production, surtout en encourageant le développement de la production de mil; (c) de développer la culture intensive par lintroduction de mb- thodes plus modernes et en intégrant l'élevage du bétail dans l'agriculture là où cela est possible; (d) de former, en dehors du service public existant, un service de vulgarisation agricole capable de continuer à travailler après son départ. 5. les trois régions principales dans lesquelles opérait la SATEC sont celles de Thiàs, de Diourbel et de Kaolack. les limites exactes de la zone d'action de la SATEC sont celles qui sont indiquées sur la carte 2 comnme limites de la partie du pays intéressée par le projet. Pour four- nir le service de vulgarisation agricole, la SATEC avait accepté de recru- ter, en collaboration avec les services publics existants, le corps d'a- gents de vulgarisation sénégalais nécessaire, dlappuyer les activités des Centres d'expansion rurale et de donner une assistance technique aux coopé- ratives, surtout en déterminant leurs besoins pour la production et en préparant leur prograrw agricole annuel. Conformément à l'accord inter- venu, la SATEC avait ouvert à Dakar un bureau principal travaillant sous la direction du ilnistère du développement rural et en liaison avec le 11nistère du plan et de l'industrie et dans chacune des trois régions un bureau régional travaillant sous l'autorité du gouverneur de la région. Le gouvernement sénégalais fournissait des logements meublés pour six employés a Dakar et pour deux employés dans chacune des régions, ainsi que des bureaux pour les ingénieurs régionaux. le Aif.TEXE 2 Page 3 6. Aux termes de llaccord, la SATEC était chargée de faire elle- râme toutes ses opérations financières, y compris le paiement de son per- sonnel et des frais de transport de ses employés étrangers. Théorique- ment, lfEtat sénégalais remboursait toutes les dépenses de la SATE et approuvait, avant le début de chaque année, un programme annuel et son financement. Ia SATEC recevait 45% du total des dépenses prévues au mo- ment de lVapprobation du programme, 25i le ler juillet, 25% le ler octobre et le reste (5,;) le ler décembre. Comme les fonds destinés à la SATZ-0 étaient fournis par le FED et par le gouvernement français, la méthode de paiement avait été définie par un accord entre eux et le gouvernement sé- négalais. Ia SATEC devait fournir à ce dernier un rapport annuel. 7. Ses activités étaient contr8lées à 1 'échelon national par un Comité de travail pré.dé par le Linistre du développement rural et com- prenant neuf membres représentant des départements ministériels et des organismes officiels ainsi que le représentant de la SATEC à Dakar. L'ac- cord actuel était valable jusqutau 31 octobre 1967, mais il a été prorogé jusqu'au 30 juin 1968. la SATEC est également chargée, aux terms d'un autre accord avec le gouvernement sénégalais, de fournir une assistance tectni- que pour un projet de culture du riz sur 6.000 hectares irrigués dans le delta du fleuve Sénégal. Le personnel 8. La SATEC a commencé à fonctionner en avril 1964 et au cours de la campagne 1965-66 elle a étendu ses activités pour couvrir tout le bas- sin des arachides à l'exception des zones marginales. A la fin de 1964, son personnel technique était le suivant: Etrangers Sénégalais Total Bureau principal 7 1 8 Ingénieurs régionaux 3 -- 3 Ingénieurs régionaux adjo' 's 3 2 5 Techniciens régionaux de vulgarisation 8 h 12 Assistants techniques 15 h2 57 Agents de vulgarisation -- 700 700 Total 36 749 785 Au moment du lancement du programme, le nombre des étrangers s'élevait à plus de 50 et c'est surtout à l'échelon des assistants techniques que leur nombre a été réduit par la suite. Il y a quelques secrétaires au bu- reau principal et dans les trois bureaux régi cnaux. Le coût annuel total des activités de la SATEC est actuellement d'environ 500 millions de francs C2A ANMEXE 2 Pa=ge C. La SODEVA Création 9. La SODEVA a été créée en 1968. Son but principal est de fournir, dans le cadre du plan national de développement, une assistance technique visant à accrottre la productivité de l'agriculture, notamment en diffusant des techniques de développement agricole et en insistant particulièrement sur 11amélioration des techniques de production, 18amélioration des sols et la combinaison de llagriculture avec ltélevage du bétail. Elle peut passer des accords avec le gouvernement pour fournir des services de vul- garisation agricole dans des régicns définies, accords comparables " ceux qui ont été conclus dans le passé entre la SATEC et le gouvernement. Son capital s 'élève à 10 millions de francs CFA; 1 Etat en est le principal actionnaire, et la SATE détient quelques actions. Elle est administrée par un Conseil dont le nombre doit être compris entre trois et douze. 10. La SODEMA a conclu avec le gouvernement un accord en vertu duquel elle s'engage à fournir des services de vulgarisation agricole aux agricul- teurs et à prêter son assistance aux coopératives dans la région du projet, a des conditions très comparables à celles que comportait l1acoord passé entre la SATE et le gouvernement, et qui sont résumées aux paragraphes h à 7 ci-dessus. Gestion 11. Lors de la création de la SODEVA, tout le personnel sénégalais de la SATEC a été transféré à la SODEVA où il bénéficie des mêmes condi- tions d'emploi. A la même époque, la SODEVA a conclu avec la SATEC un accord au titre duquel celle-ci fournira à la SODEVA des services de ges- tion et du personnel étranger au cours des trois premières années de son existence. L'accord prévoit que le chef de mission de la SATEC fera fonc- tion de Directeur Général de la SODEVA pendant la première année, se ter- minant le 30 juin 1969; un Directeur Général sénégalais sera ensuite nommé. Le nombre des étrangers sera progressivement réduit et passera de 42 la premiére année à 8 la dernière année, conformément au calendrier suivant: Année 1968 1969 1970 1971 Semestre 2 1 2 1 2 1 Cadres supérieurs 19 19 14 13 8 8 Techniciens régionaux de vulgarisation 11 l 8 8 ~ - Assistants techniques 12 12 8 8 - - Total 42 42 30 29 8 8 ANEXE 2 Page 5 12. On estime actuellement comme suit le ccût combiné du service de vulgarisation agricole à assurer par la SATEC et la SODEVA dans le cadre du projet au cours de la période de trois ans (années connençant le ler juillet et se terminant le 30 juin de 1:année suivante): (en millions de francs CFA) 1968/69 1969/70 1970/71 Total Personnel étranger 280 233 115 628 Personnel sénégalais 14 152 160 456 Batiments et services du personnel 61 59 55 175 Formation de personnel homologue 49 7h 90 213 Total 534 518 420 1.472 On estime que la moitié du coût total indiqué ci-dessus est imputable aux services assurés au profit des coopératives (par. 13), après déduction du coft de formation de personnel homologue. D. Le service de vulgarisation agricole 13. La base du service de vulgarisation agricole dans la partie du pays intéressée par le projet est constituée par les agents qui travaillent a liéchelon du village. Ils sont recrutés dans les villages mêmes parmi les habitants qui savent lire et écrire et ils sont choisis pour leurs qudltés mr.orales et pour leur aptitude à entretenir des relations sociales. Il y an a 700 qui sont en contact direct avec la masse des agriculteurs, ce qui fait en moyenne 230 agriculteurs paz agent. Leur répartition entre les zones est la suivante: Nord Centre êud Total Agents de vulgarisation 107 323 270 700 Nombre moyen d 'agriculteurs par agent 270 254 193 233 Leur r8le essentiel est d tinciter les agriculteurs à améliorer leurs mé- thodes de culture, en diffusant des informations, en faisant des démons- trations et en expliquant les techniques à employer et le but auquel elles répondent. En pratique, ils passent environ la moitié de leur temps à fournir des services techniques au profit des coopératives, ce qui est nor- malement le r8le de 1OUCAD. Ces services comprennent la détermination des besoins annuels de fournitures de chaque agriculteur, une aide pour le pesage des récoltes et pour leur paiement aux agriculteurs à la fin de chaque campagne, ainsi qu'une participation active aux réunions semestriel- les de chaque société coopérative. Ils sont pour une part rendus néces- ANNEXE 2 Page 6 saires par le fait que les coopératives ne tiennent pas une comptabilité convenable (par. 3.07 du rapport). Les agents de vulgarisation, grâce aux contacts étroits qu'ils ont avec les agriculteurs, arrivent a les con- naitre tous très bien. On les incite à établir des fiches aussi détail- lées que possible sur chacun dveux et on leur fournit des carnets de fi- ches spéciaux à cette fin. En général, ils jouissent de la confiance des agriculteurs et ils sont toujours à leur disposition si ceux-ci veulent les consulter et leur demander conseil. 14. Chaque agent reçoit à l'échelon régional, par les soins de son supérieur iwédiat, l'assistant technique (voir par. 15), une formation professionnelle portant sur des techniques élémentaires et bien définies. il stagit surtout de procédés de culture simples que les agents enseignent à leur tour aux agriculteurs. la SATEC a édité des manuels de vulgarisa- tion rédigé dans un langage clair et illustrés d limages, qui sont faciles a comprendre. Le programme de formation et les manuels sont conçus en vue d'améliorer las techniques de préparation des sols, de semailles, de sar- clage et de récolte et de faire adopter l'emploi des engrais et des instru- mants agricoles tirés par des animaux. les agents sont convoqués périodi- quement pour recevoir un complément de formation et, bien qu'on ne cherche pas systématiquement à leur donner des connaissances techniques de base, ils deviennent peu à peu aptes à comprendre des innovations techniques de plus en plus complexes et à les expliquer aux agriculteurs. En notant le plus possible de détails sur chaque exploitation, les agents de vulgarisa- tion établiesint progressivement un inventaire des besoins de chaque agri- culteur. Ce travail commence a devenir précieux pour une estimation des besoins futurs. 15. Les agents de vulgarisation sont placés sous la direction des assistants techniques, qui sont à l'heure actuelle plus de 40, soit en moyenne un pour 17 agents. Ces assistants sont responsables des activités de tous les agents sous leurs ordres. Ils participent à leur recrutement et à leur formation, ils sont chargés d'organiser pour eux des réunions périodiques, de leur donner des informations et d'en recevoir deux. Au début, la plupait des assistants étaient étrangers, mais ils ont été main- tenant remplacés dans une large mesure par des Sénégalais, dont beaucoup sont dipl8m6s des écoles d'agiculture. Ies ingénieurs régionaux contrb- lent le travail des assistants techniques. Ils sont responsables de toutes les activités de vulgarisation dans leur région et ils sont chargés d'as- surer la liaison avec les représentants régionaux de 1'ONCAD, de la BNDS et du gouvernement. Le bureau principal de la SODEVA à Dakar est chargé de diriger et de gérer l'ensemble du programe et d'assurer la liaison avec la direction de l'ONCAD et de la BNDS ainsi qu'avec le gouvernement. ANEXE 3 REORGANISATION DE LI0I3CAD REPUBLIQUE DU SENEGAL iTNISTERE DU PLAN ET DE L'INDUSTRIE OBJET: Invitation à étudier les problèmes de gestion et de fonctionnement rE6tablissement public et i faire les propositions nécessaires à la mise en oeuvre des ameliorations a y apporter. 1. Le Gouvernement du Sénégal désire s 'attacher les servizes d 'experts-conseils, ou de bureaux ou groupes de bureaux d tétude, spécia- listes des problèmes d'organisation et de fonctionnement des établisse- ments publics. Il leur demandera d'étudier le fonctionnement actuel d'un établissement public, l'Office National de Coopération et d'Assistance pour le Développement (011CAD), puis, cnformément à un accord à intervenir avec le Gouvernement, de fournir les services nécessaires à la mise en oeuvre des recommandations qui seront faites pour l'amélioration de son fonctionnement. 2. LONCAD est un établissement public chargé de fournir aux coopé- ratives les facteurs de production nécessaires à l'agriculture, d 'assurer la collecte et le premier stade de la commercialisation de leur production d1arachide, de gérer le stock de semences d'arachide et de fournir certains services techniques aux coopératives. Cet établissement est décrit de fa- çon plus détaillée dans l'Additif No 2. L'ONCAD a été créé en octobre 1966, et depuis cette date a pris la suite, à différents moments, d autres établissements publics dont il a hérité ses responsabilités actuelles. Ceci explique que les principaux problèmes qui se posent à 1'ONCAD soient notamment: l'assimilation et le recyclage du personnel qui y a été reclas- sé, 1tadoption d 'un aystème comptable adapté aux tâches qu'il assume, l'utilisation efficace de son propre parc automobile et des autres moyens de transport qu'il loue, l'amélioration de la gestion technique et commer- ciale du stock de semences d1arachide, et 1'introduction d'un système efficace pour la tenue des comptes des coopératives. 3. Ia présente lettre a pour objet de vous inviter à envoyer des représentants à Dakar pour effectuer une étude préliminaire de 1'organi- sation et du fonctionnement de lVONCAD et pour présenter au MLnistère du Plan et de llIndustrie (immeuble du Gouvernement, Dakar, Sénégal), sous pli confidentiel et au plus tard 60 jours après réception de cette lettre, vos propositions concernant 1fenvoi d'une équipe de gestion qualifiée qui sera chargée d 'améliorer la gestion de 1 'ONCAD conformément au M&McL- je CAdiif o Im Gouvernement sénégalais recherche surtout votre assis- tance afin qu'a l'expiration d'une période de trois ans 'ONCAD soit en mesure de fonctionner efficacement avec du personnel sénégalais qualifié et le minimum d tassistance de personnel étranger. Toutes facilités se-. rcnt accordées à vos représentants pour leur permettre dgeffectuer cette ANNEXE 3 Page 2 étude pr( .iminaire, notamment le libre accès aux documents officiels et dossiers le 1 'Oi4CAD, ainsi qu faux rapports et études dont son fonction- nement a déjà fait l'objet. Ils pourront en outre avoir des entretiens avec les fonctionnaires au courant des activités de 'ONCAD. 4. Nous soulignons que, dans ce premier stade, vos propositions ne devront comporter aucune estimation financière relative à leur coût. Elles seront évaluées en même temps que les propositions émanant d'au- tres experts ayant les qualifications requises, après quoi les experts retenus seront invités à négocier un contrat convenant aux tiches a effec- tuer et à soumettre des estimations financières, ainsi qu'il est indiqué dans le Mandat ci-joint. 5. I Gouvernement sénégalais va demander à l'Association Interna- tionale de Développement (IDA) 1/, organisation affiliée à la HIRD, de participer au financement du cout d'un projet destiné à améliorer la pro- duction de l'arachide et du mil dans le bassin des arachides du Sénégal. L'amélioration de l'efficacité de l'CNCAD fait partie de ce projet et le Gouvernement sénégalais va demander également i l'IDA de financer une partie du coût des études de gestion qui sont nécessaires et des services de gestion qui devront être fournis, notarm - pour la mise en oeuvre des reconnandations contenues dans l'étude. La négociation du contrat rela- tif à cette étude et les mesures à prendre ult rieurement seraient, au cas où l'aide financière de l'IDA serait obtenue, assurées par le Gouver- nement sénégalais en coopération avec l'IDA. Cette invitation a été lancée à une époque où l'on ne savait pas en- core que le projet serait en partie financé par un prêt de la Banque. ANNEXE 4 LE CREDIT ET LA BND A. Généralités 1. Le Sénégal fait partie de l'Union monétaire ouest-africaine, qui a pris sa forme actuelle en 1962. Il a en corun avec les six autres pays membres une monnaie, le franc CFA .i et une banque centrale, la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (3CEAO). Aux termes dfun accord passé entre la France et l'Union, la premiere garantit sans limites la conversion des francs CFA en francs français. Du point de vue du Sénégal, les pressions qui stexerceraient normalement sur ses réserves en devises sil avait sa monnaie propre sont amorties par l'Union. Pendant les périodes de pénurie de devises, ces pressions se manifestent généralement sous la forme de restrictions apportées au crédit intérieur dans toute l Union. Les liens commerciaux et financiers qui unissent très étroitement l'économie du Sénégal à celle de la France sont une conséquence du systéme monétaire. Jusqu'à présent, les importations du Sénégal provenaient essentiellement de France, que leurs prix soient compétitifs ou non, tandis que ses exportations avaient un débouché ga- ranti en France à des prix préférentiels. 2. Lors de son accession à l'indépendance, en 1960, le Sénégal est devenu membre associé de la CEE. Aux termes de la Convention de Yaoundé signée avec la CEE en 1964, le Sénégal cessera à la fin de 1969 de bénéficier du traitement préférentiel qui lui était accordé par la France pour ses arachides et son huile d'arachides. Le programme d'amé- lioration de la production (Annexe 1, par. 10) a pour but principal de réduire le plus possible les pertes de recettes en devises du Sénégal et les pertes de revenus des agriculteurs qui résulteront de l'application de cette convention. 1l est financé de 1965 à 1969 par le FED. Ce finan- cement ne comprend pas la fourniture directe de crédit à moyen terme pour l'achat d'instrumente agricoles et d'animaux de trait destinés aux petites exploitations. Ce crédit a été accordi pour le programme par la BND jusqu'en septembre 1967 au moyen de ressources provenant surtout de la CCC 3. Les services bancaires cowierciaux sont assurés par quatre banques, anciennes succursales de banques françaises ayant adapté leur organisation et la répartition de leur capital aux conditions nouvelles résultant de l'indépendance. Leurs activités consistent pour une large part à financer à court terme la cmrciàlisation de la récolte d'ara- chides, de concert avec la BNS. Les banques participent aussi au fi- nancm nt du traitement local des arachides et à des opérations d'impor- ta%ion et d'exportation. / Franc de la Comnauté financière africaine. page 2 B. La BMS: Ses activités actuelles-/ Ses buts 1. La Banque nationale ee développement du Sénégal (BNDS) a été créée en vertu de la loi No. 6L-33 du 26 mai 196L par la fusion de deux établissements de crédit existants et elle a commence ses opérations le ler juillet 1964. Les deux établissements qui existaient auparavant étaient chargés de la fourniture au secteur public de crédit social et de crédit de développement. L'un des buts principaux de la création de la BNDS était de simplifier et d'améliorer les procédures incomodes qui étaient en vigueur à l'époque pour l'obtention de crédit pour ces deux domaines d'activité. La 3NDS a pris tout le personnel, ainsi que l'actif et le passif, des deux établissements, dont aucun ne fonctionnait d'une façon efficace et rentable. Elle est chargée de fournir une aide finan- cière et technique pour tous les projets concernant le développement social et économique du Sénéfal, qu'ils se rapportent à l'industrie, au commerce, à l'agriculture, à l'elevage, à la p*che, aux activités coopératives ou & l'artisanat. Agissant pour son propre compte elle peut procurer des fondu au moyen de prêts, d'opérations dfescompte, de garanties et de par- ticipation au capital d'une société et elle peut assurer un service ban- caire commercial en recevant des dép*to. Agissant au profit du gouver- noment ou d'établissements publics, elle peut étudier toute question ou tout projet d'intérêt général, à condition de recevoir une juste rémun6- ration de ses services, et elle peut gérer les fonds publics qui lui sont confiés. Seo atatuts 5. Sen capital fixe, entièrement versé, se monte à 1.360 millions de francs CFA et il est réparti en 136.000 actions de 10.000 francs CFA chacune (par. 14). La durée de la BNDS est fixée A 99 ans à partir du ler juillet 1964. Elle est administrée par un Conseil d'administration de 12 membres au plus et de 7 membre au moins, représentant les actionaires à peu près proportionnellent au nombre d'actions qu'ils détiennent. Les réunions du Conseil se diroulent suivant les régles noeraales, sauf que le président et le vice-président sont élus à la majorité des trois- quarts et que leur désignation est subordonnée à l'approbation du Pré- sident du Sénégal. Le Conseil se réunit au moins une fois par mois. Il dispose, pour atteinck•e ses objectifs, des pouvoirs habituels, y-compris celui de nommer le directeur général et de fixer ses appointements. Il peut d&léguer tout ou partie de ses attributions à des comités constitués g des fins déterminées. Il est tenu dtapprouver toutes les régles con- cernant la conduite des affaires de la BU. L'Assmblée générale des Y A la fin de lexercice 1967 (au 30 septmbre). Toutes les données concernant la BMD contenues deas cette annee se réfèrent à la situation à cette date. ANNEXE h page 3 actionnair-es nomme deux comm,.ssaires aux conptes pour vérifier la compta- bilité et elle doit se réunir une fois par an pour approuver le rapport annuel et les comptes. Elle a, parmi ses rouvoirs, ceux de modifier la durée de la banque et aussi son caractère, en particulier en étendant ou en restreignant ses ,bjectifs sociaux. 6. L'exercice financier de la BNDS va du ler octobre au 30 sep- tembre et sa comptabilité doit être tenue conformément à la pratique com- merciale courante. Le conseil est chargé de faire un inventaire annuel des stocks et du matériel. La répartition des bénéfices annuels après déduction des nrovisions pour amortissement et pour dettes douteuses est fixée par la loi. Cinq pour cent de ces bénéfices doivent être affectés à une réserve légale tant que cette réserve est inférieure à 10% du capital fixe ou si elle devient inférieure à ce pourcentage. Le reste, peut être affecté à un compte spécial ou de réserve générale ou être versé aux actionnaires dans la limite de ,5% de la valeur nominale des actions privilégiées qui pourront être émises (mais qui ne pourront pas être cumu- latives) et de 3% de la valeur nominale dea actions ordinaires. Stil reste des sones disponibles après ces versements aux actionnaires, elles doivent être affectées à un compte de réserve extraordinaire. Administration et gestion 7. Le Conseil d'administratioen est zompus à l'heure actuelle de 10 mombres, dont six représentent le fouvernement, deux la CCCE et un les trois autres actionnaires. Le resident est M. René N'Diaye, directeur du Trésor et la vice-présidence revient de plein droit au directeur de la CCCE au Sánégal. 8. Les deux commissaires aux comptes nommés par l'assemblée génë- rale des actionnaires et actuellement en fonctions sont M. Alioune Diagne, directeur des finances extérieures au Uinistre des finances et A. 'eda, inspecteur à la CCCE, comptable de profession, qui est aussi directeur du centre de formation du personnel bancaire (par.ll). 9. Un arganigramme d la BUDS est joint à la présente annexe. Le directeur général est diroctenSt responsable vis-à-vis du Conseil dfadmi- nistration. Il a sous ses oedres trois directeurs chargée respectivment du crédit, des questions financières et de l'administration, ainsi qu'un inspecteur gén6ral. La direction du crédit comprend quatre sections: agricole, sociale, industrie et investissement, commerciale. La direction financifre comrend trois sections; la section centrale de comptabilité, qui dispose d'un système de comptabilité mécanique IBM avec une vingtaine d'opérateurs; la section bancaire, qui fournit au public des services bancaires coserciaux; la section du contrle qui est responsable des six agences régionales. La direction du crédit et la direction financière assument la plupart des activités de la BNS, mis il xidste aussi une direction administrative, chargée du personnel et des questions juridiques (y cowpris le recouvrment des créances) ainsi que de l'administration générale. L'inspecteur giniral est chargé de la vérification interne de ANNEXE h page 4 la comptabilité et procède éventue'lement à des études spéciales au profit du directeur général. La banque a six agences régionales, dans les chefs-lieux des régions du Sénégal: Thiès, Diourbel, Ziguinchor, Tambacounda, Kaolack et Saint-Louis. Elles sont étroitement associées à l'étude des problémes d'investissement et de développement des régions quIelles desservent, elles assurent des services bancaires commerciaux et elles sont chargées du paiement aux coopératives des récoltes dfarachides. Personnel 10. La BNW a reçu avant sa constitution et pendant les premiers mois de son existence une assistance technique de la CCCE, mais son per- sonnel est maintenant entièrement sénégalais. Les cadres supérieurs, jusqu'au directeur général, sont qualifiés, bien formés et en général comptents. Les traitements et salaires sont comparables à ceux des banques commnerciales et de la BCEAO. Il y a cinq catégories pour le personnel permanent et une pour le personnel temporaire et sous contrat. A la date du 30 septembre 1967, le personnel se d6compotiait ainsi: Catégories Désignation Siège Agences régionales Total I Cadres supérieurs 16 - 16 II Cadres moyens 17 10 27 III Employés de bureau 33 8 i qual fiés IV Employés de bureau 55 26 81 non qualifiés V Manoeuvres 23 18 4l VI Personnel ter- 55 22 77 poraire et sous contrat Total 199 8h 283 25 personnes en cours dt formation sont comprises dans les chiffres ci-dessus. Le chiffre total de 283 représente une augmentation de 64 employés, la plupart de la catégorie VI, par rapport à lVannée précédente. 11. Il y a à Dakar un centre de formation du personnel bancaire (le Centre di enseignement technique des banques) qui pourvoit aux besoins de la 3E, de la BCEAW et des banques commerciales, surtout en personnel de la catégorie III. Le directeur est IL Ileda, de la CCCE, qui est aussi l'un des commissaires aux comptes de la BNLB. Il y a actuellement 150 personnes environ en cours de formation, dont 15 sont des employés tempo- raires de la BKDS. Contr8les de la comptabilité 12. Les contrales comptables et financiers sont à la fois internes «ternes. Les contrbles internes sont effectués par l'inspecteur général ANNEXE b page et par les troi,; . ér'ificateurs, luf procèdent à des inspections dans les bureaux du siège central et des agences régiona?es et sont charges de veiller à lauplication de toutes les procédures comptables et financières. Les contrôles extérieurs sont de trois formes différentes. Le gouvernement désigne (en vertu des lois qui régissent la conduite des affaires de tous les établissements puilics) un commissaire qui assiste aux réunions du Conseil d'admiinistration et la 31)DS est placée sous le contrôle général du Ministre des finances. Ei vertu des lois sur 'es banques, la BCEAO et la Commission de contrôle des banques reçoivent tous '.es mois des comptes rendus financiers et de liquidités, ainsi que tous les ans le rapport annuel et les comptes de la 3NDS. La CCCE est actionnaire de la banque et a le droit de désigner l'un des deux commissaires aux conites. Ces contrles, internes et externes, sont considérés comme suffisants pour garantir que les comptes sont tenus d'une façon absolument conforIe aux procédures financières définies par la réglementation en vigueur. Sous réserve de l'exécution satisfaisante de la vérification en cours par un expert indépendant des comptes de l'exercice qui stest terminé le 30 sep- tembre 1967 (par. h.J5 du rapport), les pratiques et les procédures finan- cières actuelles de la SNDS seraient acceptables pour la Banque et l'ID. 13. Le système IBM de comptabilité mécanique en service, qui est bien organisé, commence à être surchargé et la BNI a pris ses disposi- tions pour louer un petit ordinateur 1311 à installer en octobre 1968. Quand il sera en place, sa capacité excédentaire sera louée à dfautres organismes. Deux jeunes Sénégalais, diplÔmés de l'université, sont actuellement formés comme programmeurs par l'Ir et les 20 oprateurs existants seront recyclée, 12 pour travailler sur l'ordinateur et les autres pour assurer d'autres fonctions ài l'intérieur de la 3NDS. Jilans l.. Les bilans comparatifs et les prévisions de bilans de la BNDS à la date du 30 septembre de chaque année de 1965 à 1971 sont donnés dans le tableau 1. Le portefeuille des prêts à long terme et à moyen terme est analysé plus complètement dans le paragraphe 19. Les participations a au capital d' entreprises industrielles et bancaires sont actuellement au nombre de plus de 20. Parmi ces entreprises figurent la SIES et la SISCOIIA, qui sont toutes deux intéressées par le projet, ainsi que deux banques commerciales locales dans lesquelles 224 millions de francs CFA ont été investis. Le chiffre relativement élevé des effets à recevoir nour 1967 était dû à des causes temporaires et a été réduit par la suite. Le capital-action3 est entièrement versé et se décompose comme suit: îillions de francs CFA S Etat sénégalais 760 56 CCCE 375 28 BCEAO 100 7 Trois autres actionnaires (une banque et deux fonda publics 125 9 Total 1.360 100 AIJEXE h page 6 15. Les dépôts pour le compte de l'Etat sont constamment sur>érieurs aux pr^ts et aux avances faits sur ces dépôts. L'Etat ne paie nas de commission pour ce service, mais la 3NDS a la libre disposition des fonds disponibles. Soixante-seize pour cent de la dette à long terme (en 1967) étaient dus à la CCCE et cez fonds avaient été empruntés surtout pour financer le développement industriel. Le remboursement doit avoir lieu en 10 ou 15 ans et le taux d'intér^t est en moyenne de 3,5%. Le reste de la dette à long terme représentait des fonds avancés par l'Etat nour une durée de 10 â 15 ans à 3,55. La moitié environ de la dette à moyen terne (en 1967) était due à la CCCE et le reste à la BCEAO. Cette dette avait été contractée pour payer les instruments agricoles et les animaux de trait nécessaires pour le programme d'amélioration de la production. Le taux d'intérêt est de 3,5% et la durée des pr^ts de 3 à 5 ans. La majeure partie de la dette à court terme (en 1967) était due à la 3CEAO et les fonds avaient été obtenus par des procédures de réescomnte, au taux de 3,5% également. Compte profits et pertes 16. Les comptes profits et pertes de la BNDS depuis sa création jusqu'au 30 septembre 1967 sont donnés dans le tableau 2. Les intérêts, les redevances et les commissions reçus sont restés au m'me niveau pendant les deux derniers exercices, mais elles ont diminue en pourcentage du capital moyen employé. Il en a été de m^eme pour les intér^ts versés. En pourcentage de ce même capital employé, les dépenses ont diminué éga- lament, mais cette diminution provient uniquement de celle des intérêts versés. Si on ne tient pas compte de ce poste, le pourcentage est le même pour les deux années (2,68) et on peut le considérer comme satis- faisant. Les sommes affectées aux provisions et aux réserves sont élevées. Elles comprennent les sommes, relativement peu importantes, à verser obligatoirement aux réserves légales et statutaires (par. 6), le reste constituant surtout des provisions pour dettes douteuses et dépréciation des prises de participation (par. 23). M*glementation des prits 17. Les règles sont les suivantes pour cinq catégories de prêts: (a) Pr^ts agricoles et ruraux: Les prêts de cette catégorie peuvent etre accordes aux açriculteurs, aux éleveurs et aux pêcheurs. Ils sont faits en genéral pour l'achat de matériel, pour la satisfaction des besoins fondamentaux des paysans entre les semailles et la moisson, pour la commercialisation des récoltes, pour la consommation rurale et pour l'acquisition du petit matériel de pche. Ils ne sont en principe accordés qu'à des coopératives ou à des mutuelles, mais dans certains cas parti- culiers des denandes de prêt émanant d'agglomérations isolées peuvent être prises en considération. Ces derniers prêts ont généralement pour couverture des garanties mobilières et des garanties collectives données par chaque agglomération. AHNEXE L Page 7 Les prts pour 'a consomration rurale ne sont faits qu'aux coo-,ratives, pour une durée de L5 jours au maximum et Dour satisfaire les besoins de leurs membres en ce qui concerne certains biens de consommation en nombre très limité. Les prêts pour le matériel de pêche ne sont également accordés qu'aux coopératives de Têche, surtout pour des moteurs hors- bord, des lignes et des filets à employer sur les pirogues. (b) Prêts sociaux: Les prêts de cette catégorie neuvent être accordes a des personnes qui ne vivent pas de Vagriculture, de l élevage ou de la pèche et qui habitent pour la plunart dans les villes. Ils sont accordés à des salariés, à des artisans, à des employés de bureau, à des membres des professions libérales et sont remboursés au moyen de retenues sur leurs traitements. La durée de ces prêts est de dix ans pour le l6gement et de 12 mois pour les mat-iaux de construction, les installations dteau et d'électricité, le mobilier, l'ins- triiction à temps rartiel et les bicyclettes. Ils étaient éga- lement accordés autrefois pour les automobiles. (c) Prêts aux artisans et aux membres des nrofessions libérales: Les prêts de cette catégorie peuvent être faits aux artisans pour l'achat d'outils et aux membres des professions libérales pour l'achat de matériel professionnel, chaque demande étant exznmire comme un cas d' esnace. (d) Prête à l'industrie et au secteur oublic: Un crédit à moyen terme ou à long terme peut itre accor eaux entreprises indus- trielles pour des btiments, des machines et des installations. Les conditions de remboursement dépendent des bénéfices faits par lt entreprise, mais la durée maximale des vrêts est de 15 ans pour les bâtiments, de 10 ans pour les mnachines et les ins- tallations et de 3 ans pour les véhicules. Des garanties con- venables sont exigées. On demande au nromoteur de participer pour 20% au moins aux dépenses d'inmobilisation et le montant des prêts est limité à 655 de ces dépenses. Des prête à court terme pour les stocks et le fonds de roulement peuvent %tre accordés s'ils sont complâsentaires de prêts à nlus long terme. Des prêts peuvent %tre égalment accordés à des fins d'utilité publique pour financer des projets prisentant une importance sociale ou économique, le coût du mathriel administratif étant exclu. Chaque nrojet est iris en consid6ration en fonction des avmntages tropres qu'il présente. (e) Prits au commerce de d&tail: Les prêts de cette catégorie sont rservie exclusivement aux netits détaillants de nationalité sénégalaise, surtout .our lachat de stocks et de matériel. La BOIS donne des conseils chaque fois que possible sur la ges- tion et le diveloppement de l'affaire ainsi aidée. Les prêts sont à court terme pour les stocks et à moyen terme pour le matkriel. La banque donna la préférence aux sprunteurs qui ANNEXE h Page 8 sont parrainés nar une cooprative ou une mutuelle disposée à accorder sa garantie. Chaque demande est examinee comme un cas d'espèce, 18. Les prêts à court terme sont définis comme étant ceux oui sont accordés pour deux ans au maximum. En pratique, la plupart le sont pour une campagne. Les prêts à moyen terme ont une durée de deux à cinq ans et les prêts à long terme de cinq à dix ans, sauf quelques prêts indus- tri&els qui ont une durée supérieure à dix ans. Les taux d'intérêt sont de .5 par an pour le court terme et de 5,51 pour le moyen terme et le long terme. Pratiquement les prêts à l'agriculture représentent une forte proportion des investissements de la BNDS et leur montant s'accroit tous ls ans. Les prêts à court terme (qui en constituent la plus grande part) sont relativement saisonniers et couvrent surtout le cout des engrais et la commercialisation de la récolte (voir annexe 2). Une bonne partie des prêts à moyen terme consiste en avances pour l'achat d'instruments agricoles et d'animaux de trait. Les prêts aux artisans et aux membres des profeusions libérales sont pour la nlupart à court terme, mais en raison du nombre des dettes douteuses, ils ne sont accordés maintenant qu'avec beaucoup de prudence. Les prêts au secteur oublic sont surtout à long terme et la mlupart d'entre eux ont été accordés par l'établisse- ment qui a précédé la BIE. Ils l'ont été pour des installations d'eau et d'électricité à Dakar et dans les autres villes principales. Les investissements de cette nature sont faits surtout maintenent sur les fonds particuliers administrés nar la 3anque pour le compte de l'Etat. Les prêts au commerce de détail ont habituellement une durée de un à deux ans, les avances pour le matériel étant renouvelables si les affaires de l'emprunteur ont été satisfaisantes l'année précédente. Le portefeuille des rrêts 19. Une analyse du portnfeuille des prêts est donnée au tableau 3. Les créances douteuses sont indiquées séparément et elles sont presque toutes à moyen ou à long terme. Leur montant comprend les intérêts arriérés à la date ot ces cránces ont &té dkclarëes douteuses. Les prêts à long terme à l'agriculture sont négligeables, tandis que les prêts à moyen terme augmentent sans cesse et ont surtout pour but l'achat d'ins- truments agricoles et d'animaux de trait. Parmi ces derniers prêts figure le reliquat diune creance d'un montant initial de 262 millions de francs CFA, qui était due par un établissement prédécesseur de l'ONCAD et que la BNIB a pris en charge à sa création. Cette dette est progressivement réduite et on espère qutelle sera entièrement remboursée dans l'année en cours. La dette agricole à court terme à la date du bilan comprend les avances pour les engrais. Les créances douteuses ne représentent qùe 1% du total du portefeuille agricole, mais comme elles sont surtout à moyen terme, elles constituent prie de 4e du total des créances agri- coles à moyen terme. Elles ont légèrement augmenté l'année dernière, mais en raison de l'importance des sommes déboursées chaque année pour l'agriculture, la situation est considérée comme satisfaisante. A1XE h Page 9 20. Eans la categorie des nrêts aux ,êcheries, le montant des créances douterses s'est accru considrao'e.-ent au cours de l'exercice 1967. La nlupart de ces prêts avaient été faits à des coopératives nour l'achat de moteurs hors-bord, de lignes et de filets. La -rincipale cause de difficultés réside dans l'exploitation nar des initermédiaires. Les ,rets aux pêcheries ont été suspendus au début de l'année en attendant un regrourement des coopératives. Le gouvernement sénégalais s'occune activement de trouver d'autres moyens de commercialiser es Droduits de la pêche et la T«'D estime que s'il y reussit, il y a bon esnoir de re- couvrer une partie de l'arriére des nrêts. 21. Le montant des prêts de caractère social diminue constamment et le recouvrement des créances douteuses va de nair avec cete diainu- tion. Parmi ces créances douteuses il en existe une de 12 millions de francs CFA représentant des avances faites ,wour -.achat d'automobiles, dont la .3L8 a hérité à sa création et qui n' est pas recouvrable. On n'accorde -lus naintenant de -xrêts pou: des achats d'automobiles. Les nrêts à l'industrie et au commerce sont en augnentation constante à long terme tandis qulà mojen terme ïls ont diminué !,'année dernière. Il est probable que cette tendance persistera à -'avenir. 22. En examinant les totaux annuels >ar catégories de prêts (voir tableau 3 (6)), il faut se raneler que plus de 95 des nrêts à court terme sont accordés à l'agriculture et que leur montant varie au cours de l'année, atteignant son maximum au olus fort de la période de commer- cialisation des arachides, en février. Les chiffres du tableau sont ceux du 30 septembre de chaque année, mais les nrets à court terme à l'agri- culture sont d'un montant plus élevé en février, au moment oÙ la commer- cialisation de la récolte bat son p'ein (voir mar. 23). Le montant des prts à moyen et à long terme stest accru progrerivement pendant les deux dernières années, leurs nourcentages restant les mêmes. Le tableau qui indique les totaux annuels des nrêts nar destination (tableau 3 (7)) montre egalement que la 3NDS consacre une forte proportion de ses res- sources à 11agriculture et il met en évidence la diminution de l'imnor- tance des prêts de caractère social. Les nr^ts à l'industrie, au commerce et aux établissements publics ont augmenté numériquement mais leur pro- riortion est restée la même. 23. Les 337 millions de francs CFA de dettes douteuses au 30 sep- tembre 1967 renrésentent h du total du portefeuille des prits à cette date. Puisque ce sont surtout les prêts à moyen terme et à long terme qui sont en cause, il vaut mieux comparer ce chiffre au total de ces deux catégories de prIts, dont ils représentent teJ, contre 10% au 30 seo- tembre iV65. Les -lus douteux de ces prêts non remboursés en 1967 sont ceux qui ont été faits aux pêcheries, mais quelques-uns sunt peut-être recouvrab'es (voir par. 20). Les provisions de toutes natures s'élevaient au 30 septembre 1967 à 751 millions de francs CFA, dont 66h millions pour le seul risque de dettes douteuses, ce qui représente près de deux fois la sorne indiquée pour ce poste à la date considérée. Le portefeuille des prête, le pourcentage des dettes douteuses et les provisions consti- tuées pour couvrir ce risque sont considérés comme très satisfaisants. AIMEXE h Page 10 Conclusion 2h. Etant donné la situation dont elle a hérité en 1964, la 3NS a fait un très bon travail pour arriver en moins de quatre ans a sa t,o- sition actuelle. Elle mène une nolitique nrudente, elle a une direction compétente et elle jouit dtune bonne réputation dans les milieux bancaires locaux. C. Le crédit pour le nrojet Les besoins de crédit 25. Le montant total des crédits nécessaires pendant les trois années couvertes par le projet (voir annexe 6, tableau 6) est de 7,08 milliards de francs CFA, dont 2,87 milliards à moyen terme (instruzments agricoles et animaux) et 14,21 milliards à court terme pour les engrais. Comme le crédit accordé pour les engrais serait entièrement remboursé avant que des avances soient faites pour la campagne suivante, les ca- pitaux su*.)Dlémentaires dont a besoin la NDS pour financer le crédit destiné aux achats dIengrais se monteront à 0,86 milliards de francs CFA. Donc, la aomme totale dont la BNDS aurait besoin pour financer le crédit nécessaire à l'exécution du projet serait de l'ordre de 3,7 mil- liards de francs CFA (l,,8 millions de dollars) pendant la période de trois ans. D. Projections financières pour la BNDS 26. On estime que l'augmentation totale des investissements à long terme de la 3ND dans l'agriculture et dans l'industrie pendant la rérioda couverte par le projet serait de l'ordre de 5 milliards de francs CFA, dont 0,75 milliard seraient fournis par une réduction du portefeuille dans d'autres catégories (surtout celle du crédit social), ne qui lais- serait h,25 milliards de francs CFA à trouver rar d'autres moyens. Sur cette somme, 3,50 milliards devraient être constitués de fonds à long terme, environ la moitié nour l'agriculture et l'autre moitié pour l'in- dustrie. Le pr^t ou crédit de 1,73 milliard de francq CFA permettrait donc à la 3NDS de faire face aux besoins de l'agriculture pendant la pé- riode couverte par le projet et il lui resterait à trouver une somme analogue pour le financement industriel en stadressant à d'autres sources. 27. La situation des capitaux à court terme à la date du 30 sep- tembre de chaque année voir tableau 1) ne reflète pas les besoins maximaux dans cette categorie, qui se font sentir à la fin de février de chaque année, au moment oÙù les avances pour le financement de la com- mercialisation de la récolte dtarachides atteignent leur montant le plus élevé. Une étude des variations au cours de l'année des besoins de ca- pitaux à court terme montre que la 3IS, grâce à ses possibilités de rëes- compte auprès de la BCEAO,pourrait faire face avec ses propres ressources aux besoins supplmentaires de crédit pour les engrais qu'entraînerait ANNEXE h Page 11 le proje'.. En outre, cette étude montre qulaucune difficulté n'est à prevoir pour le finaicerent mar la B7DS de la commercialisation de la future récolte d'arachides. La banque peut faire réescompter par la BCEAO jusqu'à 657% du montant des avances qu'elle fait pour la commercia- lisation de la récolte et elle a le droit de tirer sur le Trésor jusqu'à 2 milliards de francs CFA aux mîmes fins. C'est d'ailleurs à la fin de février que les dépots atteignent leur maximum. Cependant, les droits de tirage actuels de la 3ND sur le Trésor nfont pas fait l'objet d'un accord à long terme et par conséquent la Banque et l'IDA ne devraient accorder le prêt e; le crédit prévus que si le gouvernement sénégalais prend l'engagement que la BN sera,à tous moments, approvisionnée en fonds suffisants pour lui permettre de faire face à ses engagements. e ANNEXE 4 Organigramm,eu BANQUE NATIONALE DE DEVELOPPE[rT Pu lr 'AL DRGANIGRAIIE CONSEIL DAYMIMISTRATION 7 å 12 OEJRES INSPECTEUR DIRECTEUR LENERAL GENERAL SINSPECTEURS - - - - - - - ITIPJERANTS DIRELTEUR DIRECTEUI DIRECTEUS DE ;U ERE,IT FINANLIER L'L'-INI5TRA- TIUN GENjEtALE SEVICE JUMIDIQUE CREDIT CREDIT CONTROLE ADVINISTRA- STATISTIL:ES SUCIAL AGIcOLE FIN4NCIE TIGN FINAN- FECUUVRE.,ENT DES DETTES -- ---- CENTRAL CIERE ET :'ERSO'NEL ålRKEDIT Pi-Juk SEFJICES RELATIONS PUHLI UES,ETC. ARTISANS, OffPTABI BANCAI1ES LUuE' LNTETW ITE ET 1I l air LREDIT ET CREOIT CONTROLE FINANCIER IINVESTISSE .ENT DES INDUSTRIELS 1CEHCIAL AGENCES REGIONALES 6 AGENCES REGIONALES .tara 1968 (28)UIRD-3763 BANWE NTIONALE DE MW,OPPEMfT DU SENEAL BILANS COMPARATIPS ET PREVISIONS DE BILANS ten m)lIons dl trancs C1A) A la date du 30 pto*re 1965 1966 1967 1%8 1969 1970 1971 ..mifr¯m¯¯ffetife.. .........v........ ACTIP Portefeuille dec pröte i long et m~ymn term Agiultum 4059 11256 li6 2,IM 3,32, Pee77 58 101 00 Activltög ociales ,856 1622 1150 1o 750 5 250 Industrie et comerce 5l4 657 1,036 1,70 2,250 2,850 369 Etabliss~nta publics b6 _83 686 7M ta- 6 5|92 Total du portefeuile 3, h,2 h,667 6,100 7,3 o 8,10 9,80 Prets & o-" tem (A) 2,377 ,531 1.,73b ,800 5,000 5,200 5,00 Investiemet dan 1. ewital de socit6s et oaution (B) k32 93 584 650 75 8M Trrain~, btSnte et matriel (C) 73 232 236 36 23 200 W N~raim en elsse et dans lee banque 314 k93 611 650 650 650 650 Effete & reevoir et divers (net) i3 15 1,313 3o 3D0 3M 0 Pis et avance pour le ooffte de l'Etat 21 797 g 50 m W-o30 30 8,23 10,976 12,779 13,330 1&,590 15,Tff 36,810 PASSIF Capital et reerves Capital-aotions 1,6 13 1,360 1 1,360 1Mo I50 Subventiono et rfeerves 323 36 o 50 5 5i 60 Provisiaon (D) 92 553 751 8o om 0 Ddnifice nn digtribu49 8 S1 71 100 u2 1O l 330 Total 2,213 2,318 2,586 2,70 ,790 2,875 2,05 D6pta de oopratives (E) k0 366 63 250 23 250 250 Dkpts des particullors (F) 1,8% 1,78 1,653 1,80 ,9 2,0m 2,3100 D~pot de l'Etat 1,"o 93b 785 7M 500 o Dett* i long term 19556 2,137 2,0~2 2,30 3,600 k,090 4,850 Dettu l yen term 25 215 95 1,250 1,50 795 1905 Detta å court term 755 2,862 3,23 1,00D 3,50 3760 3,810 Effete i paler 318 36. 1,260 50 %m 9 500 8,23 10,976 12,779 13,330 3J,590 15,770 16,810 A: En 1967, plus de 95 pour cent pour l'agriulture Bl N 1967, 95 pour cent de con inventicemete ont 6t ftite dene des entrepries prive (surtout industrielleu) et dans des dtabliemte bancaires. C: BRtment acht pour le *ilge en 1966 D: E 1967, 664 millions de france CYA pour orances dmuteume E: T oompria le capita3-actiont das eocitUs cooprativen F: Reprisente le dpta bmnaaires comerciaux nmmux faits par des perticuliere et par des soclftd TABLEAU e? BANQUE NATIONAL DE DEVEIPPEMT DU SmEGAL MCIMU PROFITS ¯T PERTES (;n millions de francs CFA) 15 mois 12 mois 12 mois jusautau jusqu'au jusqu'au 30 sept. 1965 30 sept. 1966 30 sent. 1967 (A) Moyenne du cavital employé 7,500 (1o ) 9,600 (100 ) 11,9 (100 ) Recettes Intérêts et cormissions 696 (9.28) 809 (8.h2) 806 (6.77) - Autres recettes 15 (0.20) 16 (8.19) 20 (0.17) rotal 711 (9.k8) 827 (8.61) 826 (6.9h) Déepenses - Intérêts 16b (2.19) 230 (2.bO) 233 (1.95) Traiteents et indemnités 173 (2.31) 151 .57) 188 (1.58) Dkpenses de bureau 67 (0.89) 51 .53) 32 (0.27) Amortissement 30 (0.1.0) 3 10.35) 58 0.k9) Transports 15 (0.20) 13 (0.1) 18 (0.15) Autres dépenses 8 (0.11) 9 (0.09) 13 (0.11) Bénéfice net avant imp8ts 157 6.09) (5.0) 551 (1..63) 25 39 . 275 2. Répartition Provisions et réserves 185 (2.k7) 263 (2.95) 20h (1.71) ImpUtS 3 (O.a) 53 (0.55) hi (0.3k) Reste disDonible (A): Chiffres provisoires YD3 3AnMUE NATIGHALM M EPP r SEL AKALY53 DU Pofrnw=IL RT xen millions de franca ) A la date d 30 aopt~o: 1965 1966 1967 (1) AM R-U(-Li(,%_ ifgf twm 6 ( -) 7 ( ) Hren tari e 992 92 ( ) 2 1(2)6 76) Court trme 2,165 ( 67) ,o 78) k,5b 73) Cr6ane« doutouse« ' l ( 2) 4' kl 1) 63 1) Total 3,22k (10) 5,65 (100) 6,273 (100) (2) PMMM Yoyen tr~ 71 (92) 56 (83) 3 (28) Court trw 6 8 7 ( 116 6) Créance douteues - ( - 66) Total 77 (100) 65 (100) 106 (100) (3) ACTIVITES SOCIALES Long terme 605 (30) 58 ( 35) W6 (36) Noyen terme 972 k9) 68b b) b82(37) CQurt terne 1Jý3 7 117 7136 Cr&ances douteuses 280 1 223 183L Total 2,000 (100) ,5 (100) 287 (100) (h) INWSTRIE ET 00O0RCE Long terme 185 <3D) 318 ( 36) 570 ( 54) Moyen term 291 (1.8) 7k ( 56) 396 ( 38) Court terme 62 (10) 2k ( 3) 12 ( 1) Cr4ancea douteuses 70 ( 12) 27 ( 3) 71 ( 7) Total 606 (100) 8h3 (100) 1,049 (100) (5) ETABLISSNTS PUBLICS Longterms 156 (te0) 635 93) 650 ( 95) Hdyen term - (-- 18 7) 36 ( 5 Total 56 (10) 683 (100) 686 (100) . (6) TnUTES CATMORIES (par type de t) Long terme 1,252 20 1,50 ( 17) 171 (18) Moyen terme 2,326 ( 37) 2, 61 ( 26) 2,566 (27) Court terme 2,376 ( 37 i,5 6 (52) ,73k1(51) Créances douteuses 111 ( 6) P1 3.3 J 7 (k Total 6,365 (100) 8,806 (100) 9,k1 (100) (7) TOUTES CATEORIES (Par destination des prêts) iculture 3,22b 51 5,6k5 6 6,273 67 pllFcherie 77 1)65 1 0 1 Activités sociales 2,000 ( 31) 4572 ( 18) 1,287 ( Industrie et commerce 60 ( 10) 8k3 ( 10) 1,9 (11 Etablisaments publics 166 ( 7) 683 ( 7) 666 7 Total 6,365 (100) 8,808 (100) 9,Woi (100) AWEME 5 LA CONERCIALISATIOP ET LOCAS A - La comercialisation Généralités 1. La présente annexe traite de la commercialisation des arachides après leur collecte auprès des cultivateurs per les soins de 1'OICAD et leur transfert à l'OCAS pour la vente, soit aux huileries locales qui les traiteront, soit sur le marché mondial. Avant septembre 1967, époque à laquelle la répartition des tRches entre les organismes gouvernementaux a été modifiée, l'ensemble de la commercialisation de la récolte d'ara- chides incombait à l'OCA (Office de commercialisation agricole) qui était chargé également de la distribution des fournitures pour l'agriculture (instruments agricoles et engrais). Cette dernière tache, ainsi que la commercialisation primaire de la récolte d'arachides, a été confiée à l1MICAD et l'OCA a été rebaptisé OCAS (Office de comercialisation agri- cole du Sénégal). On en a profité pour moderniser ses statuts. Les huileries 2, Une partie de la production d'arachides est traitée par les quatre huileries qui existent dans le pays. Le tonnage des arachides en coques qui sont transformées sur place augmente constamment. Il est passé de 205.000 tonnes pour la campagne 1950-51 à plus de 500.000 tonnes pour la campagne 1967-68. Ce dernier chiffre représente plus de 55% du tonnage total des arachides commercialisées pendant cette campagne. A la fin de 1967 le gouvernement sénégalais a conclu récemment avec les huileries un accord qui garantit que ces dernières paieront les arachdies à des prix équivalents a ceux du marché mondial. Tous les ans, en sep- tembre, chaque huilerie fait connaitre à l'OCAS le tonnage total qu'elle se propose de traiter pendant l'année ainsi que sa répartition par quanti- tés mensuelles égales pendant la campagne et elle a le droit de majorer ou de réduire ces quantités de 15% avant le début de chaque mois. Les quantités mensuelles sont divisées en 3 tranches de 10 jours et le prix à payer pour chaque tranche est fixé par accord entre l'OCAS et les huileries au sein d'une comission locale de cotation dans laquelle les deux parties sont repr.sentées. Cette comission détermine le "prix mondial" pour la période de 10 jours après avoir examiné les cotations sur les divers marchés du monde. Il y a eu au début quelques difficultés, mais la comission de cotation travaille maintenant normalement. L'accord entre le gouvernement et les huileries n'avait été conclu à l'origine que pour la campagne s'achevant le 30 septembre 1968, mais il a été prorogé depuis. Les huileries peuvent acheter des arachides sans se réclamer de cet accord et en traitant directement avec l'OCAS, mais les prix sont ordinairement plus élevés. Par suite de l'insuffisance des installations de stockage des huileries (qui correspondent à 2 mois et demi environ d'approvisionnement dans les conditions actuelles de production) les instal- lations propres de l'OCAS sont parfois surchargées, mais les fonds ntili- Dt1itEE 5 pege 2 *69 du p-rogram du FED pour 1'amlioration de la productivité pourraient servir k pallier ces difficul+Zs. Ler huileries se chargent elles-menes de vedre leur huile et leurs tourteau:. B - L'OCAS Ses statuts 3. L'OCAS a été créé pour compter du 1er octobre 1967 par la loi go. 67-47. Il est chargé de la comnercialisation du gros de la récolte d'arachides et il a le monopole de l'importation de riz blanc pour la conisoemat~on locale, y compris son transport si c'est nécessaire. Il peut aupssia. no-r>.er d'autres biens de consommation d'intérêt national, mais il n'en est prévu aucun dans l'immédiat. Il est chargé aussi de commercialiser, au profit de l'OiCAD, l'excédent du stock de semences d'arachides. Il peut importer des aracbides pour les huileries locales en cas de nécessité. Il dépend à la fois du 'linistère des finances et du linistère du commerce et at l'industrie. Il a un Conseil d8administration de neuf membres, qui re- présentent la BIDS, l'CCAD et la BCEAO ainsi que le gouvernement. Ce Con- seil doit diriger les oprations de lOCAS dans un esprit comnercial. L'exercice financier se termine le 30 septembre. La comptabilit est vérifiée par deux personnes désignées par le Conseil d'administration. Organisation et gestion 4. Deux conseillers récemment d-signés assistent le directeur général, l'un pour lris questions commerciales et l'autre pour les questions financieres. il y a quatre directions, respectivement pour les affaires comerciales, financières, administratives et techniques et trois inspec- teurs généraux pour la vérification interne des comptes. L'OCAS a à Paris un bureau européen qui assure la liaison avec la CEE, le gouvernement français, les importateurs d'oléagineux et leurs agents, et transmet au siège de DaIcar des renseignements concernant la commercialisation et dtautres informations pertinentes. Le directeur commercial est respon- sable de la commercialisation des arachides. L'office a h bureaux ré,gio- naux, à Thiès, à Diourbel, à 1aolack et à Ziguinchor et il existe 54 points de réception des arachides dans tout le pays, dont 30 dans la partie int'ýressée par le projet. Finances 5. Le budget provisoire pour l'exercice 1968 prévoit un bénéfice estimé à 35 millions de francs CFA sur une dépense totale de 7,05 mil- liards de francs CFA, dont 24% de frais d'exportation et 44% de taxes au profit de l'Etat (voir par. 10). Les frais de gestion sont estimés à 516 millions de francs CFA (y compris les intérêts de l'amortissement), soit AP!IME 5 page 3 7% du total. On irévoit un revenu de 2,78 milliards de francs CFA pro- venant d'une -art des bénéfices réalisés su la vente des arachides et du riz importé, d'autre part de diverses subventions publiques. Conclusion 6. L'OCAS a relativement moins de responsabilités que l'organisme qui l'a précédé, puisqu'il est chargé uniquement de l'exportation du gros des arachides et des importations de riz alors que l'OCA s'occupait aussi de la distribution des fournitures pour l'agriculture et de la cosmerciali- sation primaire des arachides. Par contre, l'OCAS a une tâche plus lourde en ce qui concerne l'exportation des arachides, car il lui faut maintenant s'adresser aux marchés mondiaux sur lesquels joue la concurrence au lieu du marché français protégé. La direction de l'0CA et le gouvernement sénégalais sont conscients de cette difficulté. Les deur conseillers récem- ment designés, qui sont experts dans leur domaine, devraient permettre a l'OCAS de faire face à ces resDonsabilités nouvelles. C - Les prix mondiaux des arachides L'offre et la demande 7. I!ous avons discuté avec des spécialistes des oléagineux des pers- pectives d'avenir pour les prix mondiaux des arachides. La mission écono- mique de la Banque qui s'est ru au Sénégal en novembre 1957 a également étudiC cette question, L/ On prévoit sur le march, mondial des huiles et graisses en général une augentation du taux de croissance de la production, à la fois dans les pays en voie de développement et dans les pays dévelop- pés (si les plans d'expansion en cours sont réalisés) et un taux de crois- sance très modéré des importations des principaux acheteurs dans les pays développés. L'augmentation possible de la consommation dans les pays en voie de développement jouerait surtout dans les quelques années à venir sur la production locale et de subsistance et aurait donc peu d'influence sur les marchés mondiaux. En outre, on manque de données sûres quant à la pro- duction et à l'offre de l'Europe de l'est, de l'U.L3 et de la Chine. A moyen terme, jusqu'en 1970, on peut s'attendre à une 1Sgère baisse des prix, qui pourrait se poursuivre pendant les années 1970 à mesure que la produc- tion augmenterait. 8. La position des huiles d'arachides sur le marché n'est pas très forte à l'heure actuelle. L'huile d'arachides est essentiellement un pro- duit de qualit/ dont le prix est relativement élev', mais des progrès 2/ Situation 'conomique actuelle du 3énégal et pers ectives d'avenir: rapport confidentiel No. AF.73, février 1968, Annexe 1. A EXE 5 page 4 technizues récents rAalis's sur d'autres huiles r'duisent son avantage de qualité. D'auties oaires ol*agneuses (comme le tournesol d'Europe de liest et d'U SS et le soja des "-tats-Unis) commencent à remplacer les ara- chides et on peut s'attendre que ce :rocessus s'accélire. Un autre fac- teur dfincertitude est constitué par le comportement des consommateurs et la préférence qu'ils accorderont aux huiles de qualité, surtout si les dif- férences de pri:: restent importantes ou même augmentent. Actuellement, les prévisions i moyen terme pour les arachides et l'huile d'arachides (faites par la Division des marchandises du Département des études économiques en ce qui concerne le cours à Londres des arachides du 2igéria rendues dans les ports européens (CAF) sont: rancs FA nar tonne Arachides (décortiqu es) 40.000 à 43.500 Huile d'arachides 63.710 à 67.000 9. Quant au- pr.visions à court terme, il faut noter qu'en 1967 les prix sont tombés de 43.800 francs CA la tonne (CAF) en mai à 37.500 francs à la mi-novembre, bien que le Sénégal ait vendu une part appréciable de sa récolte 1967-68 par contrats à terme au pri:: de 41 .000 francs 22A la tonne. Les cours de janvier 1?68 des arachides du P'içéria étaient encore bas, équivalant à 38.800 francs( C"A la tonne CIC, car on r'attendait dans le monde pour 1968 à une r'colte exceptionnelle, estimée supérieure de pluz de 10% a la forte récolte de l'année précédeate et de près d'un quart à la moyenne des années 1960-64. Les arachi-'es du Sénégal bénéficient généra- lement d'une léGre prime pa:ce qu'elles ont une forte teneur en huile et une faible acidit;. -iur la base de ce qui précède nous avons prévu un prix ''AF à l'e::ortation de 39.000 francs CFA la tonne pour les campagnes 1967-68 et 1968-6, passant à hO.300 francs CIA pour les campagnes 1969-70 1971-72. D - Les prix des arachides à l'intérieur du 3.inégal Généra-lités 10. Autrefoir, la détermination du prix des arachides à la produc- tion c'épendait d'un certain nombre de facteurs, parmi lesquels le prJ:- spécirl du ma.ché français, le montant de la subvention de la EE pour les engrais et les ')esoins de recettes du Trésor sénégalais. Sur la base des prix garantis )ar la France, le Sénégal pouvait, jusqu'à la campagne 1966-67, exporter le gros de ses arachides (transformées ou non) à des prix très supé-rieurs au-< prix mondiaux et, par conc-quent, les payer aux producteurs à un prix relativement élevé. Pour se conformer aux réglements de la 2E3, la France a dû abaisser -rogressivement son pri:: ieranti, la 'EE couvrant une partie de la baisse de recettes du Ynégal. La garantie de prix a été supprim':e en 1967 et après cette date le Séné-al a dû vendre eb A:K-=E 5 pag=e ses arachides au couL mondial. Cependant, la CEl a accept' de rembourser jusqu'en 1969 au Jén'al 80% ,e la diffé: ence c'e prix si le cours du marché mondial tombait au-dmous de 146.00 francs CFA la tonne. Cet appui finan- cier était toutefois limité à un certain plafond pour l'ensemble des terri- toires d'outre-mer associés à la CEE. Quand les cours mondiaux sont tombés tràs bas, à 39.000 francs CFA la tonne à la fin de 1967, la somme maximale fixée par la CEE s'est truée insuffisante pour couvrir 80% de la diffé- rence de n:'ix et on prévoit que le Sén_gal recevra pour les campagnes 1967-68 et 196C-69 l'équivalent de 2.900 francs CFA par tonne. Le gouverne- ment a donc dû réduire de 15% le prix moyen à la production, qui est pass*- à 17,77 francs CFA le kg pour la campagne 1967-68. Tes pri:: des arachides à l'exportation et à la production depuis la campagne 1964-65 et les esti- mations jusqu'à la caxiiagne 1971-72 sont donnés ci-dessous: E?,n milliers de francs CFA la tonne décor- tiou-Že 6/65 65/66 66/67 67/68 68/69 69/70 70/71 71/22 Prix français ;aranti 49,5 48,5 48,5 - - - - - Prix du march- mon- dial - - - 32,0 39,0 40,3 40,3 40,3 Soutien des prix par la CEE "O 1,0 0,5 2,9 2,9 1,0L - - Pri: CAF à l'expor- tation 52,5 49,5 '9,0 41,9 41,9 '41,3 40,3 40, 3 necettes de l'Etat i,6 6,7 6,2 4,5 4,8 4, H ,5 5, 1 ýommercialisation et tranjformation 14,1 13,0 13,0 12,0 11,7 11,7 11,6 11,5 Prix à la p:'oduct.on 29,8 29,8 29,8 25,,1 25,4 214,8 2!t,2 23,7 Prix a la production (en coques) 20,29 20,9 20,9 17,8 17,S? 17,4 17,0 16,6 Recettes de l'Etat (en milliards de francs CF") 7,2 6,8 4,5 4,1 14,5 4,? 4,7 5,1 1/ chiffre estimé Recettes de l'Etat i 1 . La diminution du pri; à la production pour la campagne 1 967-68 n'a pas été suffisante pour compenser entièrement la baisse des prix a l'exportation et les recettes de l'Etat ont baissé cette année. Cepen- dant on peut s'attendre qu'elles s'accroissent à l'avenir grâce au soutien des Dri: attendu de la part de la 'EE. Or. estime que les recettes de l'Etat provenant de la production totale d'arachides commercialisée chaque année passeront de 4,5 milliards de francs CFA pour la campagne 1968-69 à 5,1 milliards de francs CFA pour la campagne 1971-72, contre 7,2 milliards en 1964-65. A,l'EXE 5 page 6 Prix à la production 12. Les prix à la production indiqués dans le tableau 1 (4) de l'annexe 2 pour la campagne 1968-69 sont calzuléýs sur la base d'un prix moyen à la production de 17,77 francs CFA le kg pour l'ensemble du Séné- gal. Ces prix ont été déterminés pour cinq régions, à des taux diff rents pour tenir compte des frais de transport jusqu'à Dakar. Ces régions ne correspondent pas aux zones définies pour le projet, mais on a calculé les moyennes pour ces zones. eI e AMIEXE 6 LES FDUIITUIS POUR L'AICULTURE ET LA PRODUCTIOIU AGRICOLE la bassin des arachides 1.i Le bassin des arachides s'étend sur une grande partie des régions de Thiès, de Diourbel et du Siné-Saloum. Il est caractérisé par une prédominance de Pols sablonneux de couleur brune ou brun-rouge, couverts d'une végétation naturelle de plantes annuelles (surtout des graminées et des légumineuses) et d'arbres espacés dont l'espèce carac- téristique est le baobab. Cette végétation est bénéfique, car elle pro- tège la terre dtune forte insolation et de l'érosion éolienne. Le sol est presque partout pauvre en matières organiques, en phosphore et-en potasse et riche en fer. Le bassin reçoit annuellement de 500 à 1.000 mm de pluies, réparties sur 40 à 60 jours entre juin et octobre. Le long de sa limite nord, les pluies sont faibles et incertaines, la durée d'enso- leillement est relativement faible pendant la période de culture et il en résulte que le rendement de la production des arachides est très marginal. Dans l'angle nord-ouest du bassin une carence en oligo-éléments, surtout en molybdène, réduit les rendements, et il en est de même dans la bande c8tière adjacente aux rivières Siné et 3aloum à cause de la présence de sols hydromorphiques mal drainés et très salés. La partie du pays intéressie par le projet 2. Cette partie serait constituée uniquement par la portion du bassin des arachides dans laquelle un service de vulgarisation agricole est assuré et elle laisserait virtuellement de côté les portions très marginales. On l'a divisée en trois zones spécifiques, dans chacune des- quelles les conditions de climat, de pédologie et de peuplement sont rela- tivement homogènes, alors qu'il existe entre elles des différences suf- fisamment importantes pour qu'il soit nécessaire de les considérer séparé- ment. Ces zones sont indiquées sur la carte No. 2 et on les a appelées zone nord, zone centre et zone sud d'après leur situation géographique relative. La zone centre englobe les environs de Diourbel, oÙ la densité den -ultures est la plus forte de tout le pays. Un grand nombre de dif- fLences entre les zones sont indiquées plus loin, mais la plus importante porte sur les rendements, qui sfaccroissent du nord vers le sud parce que la hauteur des précipations et la fertilité des sols augmentent à mesure qu'on va vers le sud et vers l'est. 3. La superficie totale des terres cultivées dans la partie du pays intéress4e par le projet passerait de 1,98 million d'hectares pour la cam- pagne 1968-69 à 2,46 millions d1hectares pour la campagne 1971-72, soit une augmentation de 24% dans la période de trois ans. La majeure partie de cette augmentation serait réalisée dans la zone sud, comme le montre le tableau suivant: lae ANNEXE 6 page 2 Pourcentage En millions d'hectares 1968/69 1971/72 d'augmentation Yord: arachides 0,14 0,16 14 mil 0,14 0,15 7 Centre: arachides 0,37 0,40 8 mil 0,36 0,42 17 Sud: arachides 0,34 0,43 26 mil 0,23 0,28 22 Total: arachides 0,85 0,99 16 mil 0,73 0,85 16 autres cultures 0,16 0,18 13 jachères 0,24 0,44 83 Total général 1,8 2,46 24 La superficie consacrée à des cultures autres que celles des arachides et du mil est estimée à 10% de la superficie totale occupée par ces deux cultures. Les superficies en jachère passeraient de 10% du total des terres cultivées à 18Z de ce total pour la campagne 1971-72 (voir par. 7). h. Les conséquences de l'accroissement de la superficie totale cultivée sur la superficie totale e:xploitable dans les trois zones seraient les suivantes (les chiffres entre parenthèses sont ceux des pourcentages de la superficie totale exploitable): En millions Superficie totale Superficie cultivée d'hectares exploitable 1968/69 1971/72 ilord 0,60 0,35 (5B) 0,40 (67) Centre 1,70 0,91 (54) 1,11 (65) Sud 1,60 0,72 (45) 0,95 (59) Total 3,90 1,98 (51) 2,46 (63) La populatior rurale 5. L'évolution prévue de la population rurale dans les trois zones est donnée dans le tableau suivant: AïrEXE 6 page 3 Unité Nord Centre Sud Total Populatin rurale 1968/69 M.illiers 166 524 307 -907 1971/72 MilMiers 172 539 335 1.046 Aupentation au cours de la période Pourcentage 3 3 9 5 Hombre des agriculteurs 1968/69 M1illiers 29 83 54 166 1971/72 Milliers 30 86 60 176 Augmentation au cours de la période Pourcentage h 4 12 6 Superficie cultivée par agriculteur (moyenne) 1968/69 ;ectare il 10 12 il 1971/72 Hectare 13 12 15 13 Dans les zones nord et centre, la population slacroîtrait naturellement de 1% par an. Dans la zone sud, l'accroissement serait de 3% par an, 1% pour des causes naturelles et 2% -ar immigration. Pr;-visions concernant les rendements et les prix 6. Les prévisions concernant les rendements et les prix par zone au cours d'une période de cinq ans sont données dans le tableau 1. 'Les rendements prévus pour les arachides différent considérablement suivant les zones (Tableau 1 (1)). On estime que l'augmentation des rendements a la fin de la campagne 1971-72 par rapport à l'ann e de base 1968-69 serait en moyenne de 30% pour l'ensemble de la partie du pays intéressée par le projet. Pour obtenir ce résultat, les doses d'engrais utilisées augmenteraient en moyenne d'environ 40 au cours de la même période. Cependant, dans la zone sud elles n'augmenteraient que de 17% en raison de la plus grande fertilité du sol, de la plus forte pluviosité, de l'emploi de doses plus importantes d'engrais pour la culture du mil au cours du cycle d'alternance des cultures et aussi de l'utilisation olus large de boeufs de trait (par. 29), ce qui augmenterait les dispQnibi- lités en fLier. Les rendements en mil diffMreraient considérablement aussi suivant les zones (voir tableau 1 (5)) et ils passeraient de 475 kg à l'hectare en moyenne pour la campagne 1968/69 à 575 kg à l'hectare en moyenne pour la campagne 1971/72, grâce à une faible augmentation de la dose moyenne d'engrais, qui serait portée dans le même temps de 16 cg à l'hectare à 19 kg. ArNlE 6 page U 7 *Il im,)orte, pour atteindre les rendements prévus d'arachides et de mil, d'accro-tre la proportion ees terres en jachère chaque année. Théoriquement, pour obtenir la plus forte productivité, cette proportion devrait être de l'ordre de 251 mais à l'heure actuelle 10% seulement des terres sont en jachère. Le tableau du paragraphe 3 ci-dessus indique que cette propcr%icn s'élèverait à 18% pour la campagne 1971/72, ce qui ne devrait pas préseiter de difficultés. Les semences 8. On calcule que, pour les superficies plantées en arachides, il faut 100 kg de graines non décortiquées par hectare. Ces 100 kg donnent eiviron 70 kg de graines décortiquées, mais 50 kg environ seulement sont utilisables comme semences. Les stocks sont de valeur très variable, car il n'y a pas de contrble efficace de la qualité des semences emmagasinées ni de leur manipulation et de leur traitement en cours de stockage, l'OWCAD ne disposant pas du personnel technique neces3aire à cette fin. Quand on pourra améliorer la qualité des semences, les rendements augmenteront. La création d'un service de contrôle des stocks figure dans les propositions de réorganisation de l'iCAD (voir annexe 3). Il est également prévu de décharger les centres d'expansion rurale de la mission qui leur incombe actuellement de choisir les champs à utiliser pour la production des se- mences, mission qu'ils ne remplissent pas d'une façon satisfaisante. 9. Parmi les quatre variétés s'lectionnées de seiaences d'arachides mises au point dans les stations expérimentales, une seule (la variété 2o. 28-206 ayant une période de végétation de 125 jours) est acceptée par tous les agriculteurs dans le sud de la partie du pays intéressée par le projet. Cette variété, quand elle est pure, donne des rendements de 30% environ plus &evés que les variétés traditionnelles. Les trois autres ont des périodes de végétation ?lus courtes (de 90 à 120 jours) et ont été mises au point pour faire face à des problèmes particuliers de sol, de périodicité de la lumière, et de sécheresse qui se posent dans le nord et dans le nord-ouest de la partie du pays intéressée par le projet. Jusqu'à présent elles n'ont pas été adoptées par la majorité des agriculteurs de ces zones. Ceux-ci continuent pour la plupart à préférer les variétés traditionnelles qui, bien,que moins productives, présentent une résistance natoirelle à la sécheresse. Les pesticides 10. Les arachides d*cortiquées et tri;es sont traitées avec des pesticides avant d'tre semées. On utilise 100 grammes d'un mélange par poids égaux de thirame (fongicide) et de dieldrine (insecticide) pour 50 kg de semences. C'est le seul traitement pratiqué dans le pays. Le mélange est distribué par l'ONCAD en même temps que les semences aux agriculteurs qui le paient comptant 50 francs CFA les 100 grammes. Le volume total de pesticides employé dans la partie du pays intéressée par le projet est à l'heure actuelle de 80 tonnes -ar an et s'éléverait à 94 tonnes pour la campagne 1971/72. L'emploi des pesticides est presque M E6 page5 exclusivement liit' à la culture des arachides, bien qu'on comence à en utiliser de --etites cuar.tits pour celle du coton. 11. Les arachides semrwes tardivement sont susceptibles d'être attaquées par un virue appelc "roseta". Celles qui sont semées trop t^t et récoltées avant mâtuite ou celles qui sont e::pos es aux dernières pluies ae la saison peuvent contracter une malaie cryptogamique des fruits (l'aspergillus flavius) qui produit c'es to::ines dangereuses pour l'hone et pour les animaux. La seule méthode :ecor.andée pour éviter ces maladies est de semer et de récolter en temps opportun. Les engrais 12. 2our les arachides, trois formules différentes d'en-rais sont recomnandées par les centres de recherche et elles sont ermloy-es, une dans chaque zone, dans les conditions suivantes: 'zone nord: 12-10-1, ce qui équivaut, à la dose de 1CO kg à l'hectare, à 12 kg de ï:2, 10 kl de ?20ý et 10 kg de Ç2. par ha; plus 2 kcg d'un composé de molybdene ("nutramine") par ha. Zone centre: 10-0-30, ce qui équivaut, à la dose de 100 k à l'hectare, à 10 kg de 72 et -; kg de 20 .a. ha. Zone sue': 6-20-10, ce qui équivaut, à la dose de 100 kg à l'ha, à 6 kg de 2, 20 kg de ?205 et 10 kg de '20 par ha. Pour le mil, une seule formule est :ecommand e et utilisée dans toute la partie du pays intéressée par le -rojet: 14-7-7, ce qui équivaut à la dose de 100 kg à l'hectare, à 14 kg de 2, 7 kg de P205 et 7 'p de A20 par ha. 13. Dans une partie assez mal d finie de la zone sud où les sols ont une faible teneur en -hosphore, on comaence, pour corriger ce défaut, à appliquer 50 kg de 2205 par hectare tous les trois ou quatre ans en même temps qu'on procde a un labour profond. A l'heure actuelle les r-sultats pratiques de ce traitement correctif sont mal connus, bien que des recher- ches aient montré que quand la carence en phosphore est corrigée, les engrais azotés ont davantage d'offet et les rendements en arachides, et en mil augmentent beaucoup. Il est probable que les bénéfices n'appraftront qu'à long terne, mais on continuera à aporter à la terre ce traitement correctif jusqu'à ce que ses r.sultats puissent être évalu.s d'une façon plus précise. Dans d'autres parties de la zone su, on peut constater dans des parcelles de démonstration les avantages qui d-coulent ee l'emploi d'engrais verts dans un nouveau cycle d'alternance des cultures. Dans ces parcelles, le rendement et la quali-é des récoltes sont amvliorés d'une façon tangible. Certains groupes choisis de cultivateurs commiencent à utiliser de plus en plus des engrais organiques et des composts fabriqu-s sur place, mais a lheure actuelle on ne peut pas encore en évaluer quantitativement le béné- fice. On poursuivra également ces essais jusqugIà ce que les résultats ap- paraissent plus nettement. e AIE.Z 6 page 6 1. Lu SIl, >rcs de 8c- du totcal des engrais consomm-s sont utilisés pour la culture des -:ac!h.des et prescie tout ce pourcentage dans le bassin des arachides. Le reste est erplo,' surtout pour le mil, mais on prévoit q; la consommation d'engrais pour le. culture du coton s'ac- croîtra dans lavenir. Dans la partie du pays int ressée par le projet, la consommation totale d'engrais pour les arachidcz et pour le mil était de 59.O00 tonnes en 1968/69. On estime que pendant les trois années couvertes par le projet, elle cerait la suivante: (en millier; de tonnes) 69/70 70/71 71/72 Total Arachides 53,7 63,6 72,3 189,6 11114,9 15,7 16,5 _,7, 1 Total 68,6 79,3 88,F 2)6,7 15. Dans le cadre du programme d'amélioration de la p2oduction (voi anne:-e 1, par. 10), l'état subventionne les engrais enploy's pou: la cul- ture des arachides et du mil. Des détails sont donnés à ce sujet dans le tableau 1. L'état a l'intention de r'-duire p.ogressivement le montant de la subvention tout en s'assurant que les cultivateurs apprécient les avan- tages retirés de l'emloi des engrais et que la r"duction envisag'e ne les découragera pas de les utiliser. L'éttt est dispos -à subventionner l'en- grais pou-- le mil dans toute le mesure n4cessaire pour garantir que la pro- duction suffira à satisfaire le besoi4.j alimentaires du 'ays. On prévoit que les subventions diozraitront au lilieu des ann'e.. I970. 16. Le coût des engrais pour l'Etat et pour les agriculteurs penciant les années couver'Ges par le projet serait le suivant: (en millions de franc. "FA) 1?69/70 1970/71 1971/72 Total i.rachides: Etat 377 318 218 913 Agriculteurs ý'e9 1 .143 1.445 3.447 ,dl: Etat 134 110 82 32C Agriculteurs 20N 252 2né 759 Total. Etat 511 128 300 1.239 Agriculteurs 1.068 1.395 1.743 h.206 Total général: 1.579 1.823 2.043 5.555 Les sommes totales affect6eo à la subvention pour les engrais dans le pro- gramme d'amélioration ue la -roduction financé ?ar le FED et le céficit qui en résulte sont indiqué., ci-dessous: ANNEXE 6 page 7 (en millions de francs CFA) 1969/70 1970/71 1971/72 Total 3ubvention totale nécessaire pour le projet 511 428 300 1.239 Somes affectées dans le programme 509 - - 509 Déficit 2 428 300 730 L'Etat comblerait le déficit de la première année, mais il espère obtenir une aide internationale pour une partie au moins du déficit des deux autres années. 17. Un gisement local de phosphate naturel (phosphate de calcium minéral) ayant une teneur en P205 de 38% en moyenne est exploité à Talba, à une centaine de km de Dakar et un gisement de phosphal d'une teneur moyenne en P205 de 3h% à Thiès permet de produire du phosphate d'aluminium calciné et broy-l. Ces ressources sont suffisantes pour satisfaire la demande locale de matières premières pour les engrais phosphatas. Dans le passé, tous les besoins pour les autres types d'engrais étaient satis- faits par des importations en provenance des pays de la CEE. Bien que ce soit le gouvernement qui achète tout ce dont le pays a besoin dans ce domaine, il n'est pas fait appel à la concurrence pour les fournitures. La majeure partie des engrais azotés sont à base de sulfate d'amonium, l'un des composés de l'azote les plus coûteux. 18. La Société industrielle d'engrais du Sénégal (SIES), qui béné- ficie de l'aide de la SFI, construit depuis 1966 une usine qui a conmencé à produire en mars 1968. Au 30 juin 1968, sa production s'élevait à 25.000 tonnes 1/ et on prévoit qu'elle atteindra au bout de deux ans 90.000 tonnes par an. Sa capacité prévue est de 125.000 tonnes par an. On espère que cette usine sera en mesure de satisfaire la totalité des besoins d'engrais du Sénégal à partir de la campagne 1969-70. Elle a été conçue pour produire les différentes qualités et les différents types d'engrais nécessaires pour la consommation interne et pour pouvoir s'adap- ter avec souplesse à des coanandes extérieures. Elle utilisera le phos- phate naturel du pays et importera le reste de ses matières premières. Les frais de premier établissements sont de l'ordre de 3.100 millions de francs CFA (12,,4 millions de dollars). La SFI participe pour 200 mil- lions de francs CFA au capital de la société (18%) et lui a accordé un prêt de 665 millions de francs -CFA, soit au total 865 millions de francs CFA (3,46 millions de dollars). La BNDS détient une participation au capital de 140 millions de francs CFA (10%). Le groupe des Potasses d'Alsace fournit une assistance technique et assure la gestion. Le gouvernement sénégalais a pris des mesures pour encourager les inves- / d'engrais mixte. AWMXE 6 page ¯ tissemmts dans la société, à lacuelle il a accordé diverses concessions. Il lui a garanti en outre l'achat d'un minimum de 60.000 tonnes d'engrais par a au pri: de 18 francs CFA le kilo à la sortie de l'usie, ce qui permettrait à la SIES de réaliser un bénéficie se montant à 6% de son capital-actions. Zn utilisant d'une manière économique les moyens de transport, on pourrait livrer les engrais aux agriculteurs, par l'inter- médiaire de l'OHCAD et des coopératives, à un prix moyen de 23 francs CFA le kilo. La part à payer en devises du coût des engrais produits par la SIES est estimée à 74% du prix à la sortie de l'usine, ce qui équivaut à 58% du prix payé par les agriculteurs. Il n'est pas encore certain que le coût des engrais pour les agriculteurs pourra être stabilisé à 23 francs CPA le kilo à cause de la hausse des prix des matières premières (notam- ment du soufre) mais on pr'voit que les coûts de production de la SIES diminueront dans le même temps, ce qui, on l'espère, compensera l'augmen- tation du coût des matières premières. Les instruments agricoles 19. Depuis quelques années, les agriculteurs utilisent de plus en plus des instruments A traction animale. A la fin de la dernière campagne (1967/68) 75% des agriculteurs de la zone du projet possédaient des semoirs et 49% des cultivateurs, mais 19,, seulement des moissonneuses. A la fin des trois années couvertes par le projet, ces proportions seraient respectivement de plus de 90v, 805 et 40;. L'objectif final à atteindre est que presque tous les agriculteurs aient un semoir et un cultivateur et qu'encore 80/ d'entre eux aient une moissonneuse. Le nombre total des instruments agricoles nécessaires pour toute la période serait d'environ 213.000 et celui des charrettes de 11.000, pour une valeur totale d'environ 2,1 milliards de francs CFA (9,8 millions de dollars). Sur cette somme, 1,1 milliard de francs CFA (soit 45%) seraient destinés au remplacement d'instruments et de charrettes actuellement en service. Au cours de ces dernières années on a beaucoup rationalisé et normalisé les modèles et la fabrication des instruments agricoles actuellement utilisés. Une partie des besoins en instruments de remplacement provient de ce que certains sont de modèles périmés et qu'on ne trouve plus de ?ièces de rechange pour quel- ques-uns de ceux qui ont été importés autrefois. Dans l'hypothèse où les charrettes et les instruments agricoles seraient tous fabriqu s sur place à l'usine de la SISCG'îA (par. 24), la part à payer en devises (estimée à 27%) serait d'environ 640 millions de francs C'A (2,6 millions de dollars). 20. On n'utilise que des semoirs d'un seul modèle, munis de plateaux interchangeables pour les arachides et pour le mil. Ces instruments labourent en même temps qu'ils sèment. Le nombre total des semoirs néces- saires pendant la p.riode couverte par le projet serait d'environ 78.000 d'une valeur de 1,02 milliard de francs CFA. Ils seraient tous fournis a crédit. Les agriculteurs les recevraient par l'intermédiaire des coopéra- tives et leur coût serait pour eux de 13.000 francs CFA l'unité. Cette somme leur serait aNrancée par la BiDS sous forme d'un prêt remboursable en Ar «E 6 cinq ans avec un intérêt de 5,5% par an. La SISCOA a calculé soigneuse- ment le coût de l'entretien de tous les instruments agricoles et elle estime qu'il faut compter en moyenne '400 francs CFA par an dans le cas d'un semoir. Les agriculteurs devraient prendre cette some sur leurs propres ressources. 21. Deux types de cultivateurs sont d'un usage courant, bien que l'expérience montre que l'un dfeux est préférable à l'autre. le nombre total des instruments de ce type qui serait nîcessaire pendant la période couverte par le projet serait d'environ 82.000, d'une valeur de 0,67 mil- liard de francs -:A. Tous les cultivateurs seraient fournis à crédit aux mémes conditions que les semoirs. Livrés par les coopératives, leur coût pour les agriculteurs serait en moyenne de 8.200 francs CFA l'unitr. Les dépenses d'entretien sont estint es en moyenne à 200 francs "FA par an pour un cultivateur et les agriculteurs devraient prélever cette somne sur leurs propres ressources. 22. Au cours de la campagne 1965/66 des moissonneuses à fourche ont -té introduites pour la première fois dans la partie du pays intéres- sie par le projet et elles ont permis aux agriculteurs d'accroitre le rendement de l'arrachage (e:-prinz' en pourcentage des arachides rácupérées), qui est passé de 80 à la main à près de 100, avec la moissonneuse. Le nobre total de ces instruments qui serait nécessaire pendant la p'riode couverte par le projet se monterait à environ 53.000, d'une valeur de 0,39 milliard de francs CFA. les moissonneuses seraient toutes fournies à crédit aux*mÎmes conditions que les semoirs, leur coût pour l'agriculteur étant de 7.300 francs CFA l'unité. Le coût annuel de l'entretien est estima à environ 200 francs CFA par instrument et cette dépense serait à la charge des agriculteurs. 23. Il existe plusieurs modèles -de charrettes agricoles en service, suivant les animaux de trait employés* Il y a actuellement environ 36.000 charrettes dans toute la partie du pays intéressée par le projet. On n'a pas l'intention d'en augmenter le nombre total, mais il faudrait qu'il en soit acheté environ 11.000 pendant la période couverte par le projet si on admet qu'il est nécessaire d'en remplacer chaque année environ 105'. Ces charrettes seraient mises a la disposition des agriculteurs aux mêmes con- ditions de crédit que les instruments agricoles et leur coût serait en moyenne de 27.000 francs CfA l'unitu, soit 0,29 milliard de francs CFA au total. La SISCO.A produit environ la moiti' des charrettes qui sont Ven- dues actuellement. Les autres sont construites par de petites sociétés qui importent les roues, les bandages et les essieux et fabriquent des caisses de modèles variés pour satisfaire les besoins particuliers. Les frais d'entretien se monteraient à 675 francs ClA par charrette et par an et devraient être couverte par les agriculteurs avec leurs propres resssources. e ; RE 6 page 10 LA SISCOIIA '-4. Tous les instruments agricoles et la moitié environ des char- rettes fournis aux agriculteurs au cours des trois dernières années ont été produits par l'usine de Dakar de la SISCOMA (Société industrielle séné- galaise de constructions mécaniques et de matériels agricoles). La SISCOMA a été créée par le gouvernement sénégalais en 1963 pour fabriquer des instru- ments agricoles et d'autres matériels. Son capital est de 110 millions de francs CFA et il a été souscrit pour 455 par la B;;Ds et pour le reste -ar se,t soci tés françaises. L'une de ces dernières, les établissements .,ouzon, dý.tenant 101 du capital, fait profiter la société de son expérience tech- nique. La SISCOMA est gérée exactement comme une affaire commerciale, la seule concession qui lui ait été accordée par l'état stant-une exonération de l'imp8t sur le revenu pendant les huit premières années. Elle paye les droits A l'importation sur ses matières premières. Elle emploie environ 170 personnes, dont sept de nationalité étrangère. Jusqu'à pr'sent, 'c- e n'a fabriqué que des instruments agricoles, y compris les charrettes. Initialement, elle produisait de nombreux modèles de chaque matériel, mais elle a récerent normalisé sa production en s'attachant surtout aux types d'instruments nécessaires pour le projet, réduisant ainsi ses coûts de fabrication d'environ 5%. Tout en satisfaisant les besoins du bassin des arachides, la SIDCOj,A a réalisé au Sénégal quelques ventes priv'es et elle a export. l'an dernier vers des pays voisins (le Nali et le Ptiger) 5, de sa production totale, Elle entretient dans toute la partie au pays intéres- sée par le projet un service de fourniture de pièces de rechange qui va en s'améliorant et à l'usine un petit centre de vulgarisation où l'on apprend aux agriculteurs à manier, à faire fenctionner et à entretenir leurs instruments agricoles. Elle publie Cgalement pour ces instruments des planches indiquant le nom et le numéro des pièces, qui sont distribuées gratuitement aux agriculteurs. Elle a constitué r'cemment une équipe mobile chargée d'assurer l'entretien des matériels dans les villages. Les agriculteurc paient les pièces de rechange au comptant. 25. Du point de vue financier, la situation de la S3:OiA est satis- faisante. Les capitaux employés se montent actuellement à 450 millions de francs 'FA environ.* Les rserves au 31 juillet 1967 étaient de 7h mil- lions de francs CFA. A la même date, l'actif réalisable était supérieur de 30, au passif exigible. Le bénéfice net de l'exercice s'élevait & 31 mil- lions de francs CFA contre 42 millions pour l'exercice précédent. Les stocks étaient passés de 47 millions de francs CFA A 77 millions parce qu'on prévoyait un accroissement de la production pendant l'exercice financier actuellement en cours et des irrégularités dans la réception des matières premières. Le chiffre d'affaires s'accroit régulièrement; il est passé de 404 millions de francs CFA en 1965/66 A 675 millions en 1967/68. On pré- voit qu'il sera de l'ordre de 750 a 800 millions en 1968/69. La sociétté importe d'outre-mer l'acier, les écrous, les boulons, les pièces de fonte et quelques-unes des pièces spéciales dont elle a besoin, mais elle usine et elle fabrique le plus possible sur place. Il en résulte que la partie de son coût de production A payer en devises est relativement peut im- portante et se monte à 30,' seulement de ce coût. Ce pourcentage est assez constant; on ne prévoit pas qu'il puisse varier beaucoup pendant les trois ANTEXE 6 page 11 anrées i venir el on l'a pri, comme base dans les estimations faites pour le pro3,t. j, Le prix de- i. bru.1ent- ricoles à la sortie de l'usine est en moyenne de 10O inférieur à celui auquel ils sont vendus aux agri- culteurs, de sorte que la part à payer en devises est de 27% de ce dernier prix. Les animaux de trait 26. A l'heure actuelle, dans la partie du pays iit, ressée par le projet, 27% des agriculteurs possèdent des ânes, 41, des chevaux et 1/ des paires de boeufs, ce qui fait qu'au total 69 possèdent des animaux de trait. A la fin de la période couverte par le projet, ces proportions seraient respectivement e'environ 35-, hV et T', soit au total plus de 80$. Le coût total des animaux de trait pour les agriculteurs pendant la période considéré~e serait d'environ 1,48 milliard de francs 07A, dont 0,51 milliard (34,) seraient payés a crédit. 27. Il y a à l'heure actuelle dans la partie du pays intressée par le projet environ 35.000 ânes, et il faudrait en remplacer chaque année un sur cinq. Le nombre total de ces animaux qui serait néýcessaire pendant la période couverte par le projet (y compris les remplacements) s''l verait à 48.000,soit 16.000 par an. On peut compter que sur ce dernier chiffre 5.000 à 6.000 proviendraient de la ieproduction naturelle des animaux actuellement chez les agriculteurs. Le reste serait à préveler sur les ressources du pays. C.n estine que le nombre total des ânes au Jenégal est d'environ 100.000, de sorte qu'il y en a environ un tiers dans la partie du pays intéressée par le projet. On exploite de plus en plus un grand troupeau. a demi sauvage qui se trouve près de Dahra, dans la partie nord de la rgion de Diourbel. LeS ânes sont captur,s et dressés avant d'être vendus. On a adopt5 )our les estimations un prix de 5.000 francs CFA l'animal, un peu plus é»levé que le prix actuel du marché. Le coû_t total pendant la période couverte par le projet serait de 240 millions de francs CFA, dont 105 millions (!i') pour le remplacement des ânes exis- tants. Les agriculteurs paieraient tous les ânes sur leurs propres res- sources. On n1a rien prévu dans les estimations pour les frais de médi- caments et de soins donnés par les vétérinaires en ce qui concerne les ânes. 28. Il y a à l'heure actuelle dans la parti-e du pays intéressée par le projet 66.000 chevaux employýs par les agriculteurs. Leur densitt diminue progressivement du nord vers le suc. Les chevaux coûtent six fois plus cher que les ânes, alors que, pour un agriculteur, ils font à 1/ En se fondant sur l'hypothèse que les biens nécessaires au projet seront acquis auprès de la SISCOA; cette acquisition se fera toutefois par appels d'offres sur le plan local (voir par. 3.16 du rapport). iUEY.E 6 page 12 peu près le même travil. -'est pour des ra*.sons de prestige qu'ils sont plus estimés. ,n ne )roit pas une augmentation de leur nombre pendant la période couverte par le projet, mais seulement le remplacement des animaux existants à raison d'un sur sept chaque année. Les besoins pendant la période considérée seraient de 9.500 chevaux par an, dont la plupart proviendraient de la reproduction naturelle. Il n'en resterait qu'un faible nombre à faire venir dfautres régions. Le nombre total des chevaux au Sénégal est supérieur à 130.000, dont la moitié environ dans la partie du pays intéressée par le projet. On prévoit que les animaux supplémentaires qui y seraient nécessaires seraient fournis par la région du Fleuve, comme cela se produit depuis quelques années. Le prix moyen d'un cheval dans les régions qui nous intéressent est d'environ 30.000 francs CFA, ce qui fait que le coût annuel total des remplacements s'éle- verait à environ 855 millions de francs CFA. Tous les chevaux seraient payés par les agriculteurs sur leurs propres ressources. Le coût annuel de l'entretien d'un cheval en ce qui concerne les médicaments et les soins des vétirinaires est estimné à 1.000 francs CFA, que les agriculteurs con- tinueraient à payer sur leurs fonds perzonnels. 29. Il y a actuellement dans la partie du pays int. ressée par le projet 1.700 paires de boeufs. Par rapport au noibre total des agricul- teurs, la proportion de cou: qui possèdent des 'oeufs passerait de 1 à 7" au cours de la priode couverte pr le projet. Il y a bien plus de 2 millions de têtes de 'os bétail au 3én'gl et il n'y aurait aucune dif- ficulté à se nrocurer le nombre de boeufs récessaire. Il est probable que ce qui ralentirait le olus leur utilisation serait le rythme suivant lequel ils pourraient être dress 's nu t3 ait, mais le service de vulgari- sation agricole a crét des centres Ce dressage et il ferait un effort naiticulier dans ce -'omaine. Le non'ruie total de boeufz nécessaire pendant la période courerte par le projet (y compris le remplacement de 250 paires tous les ans) serait. de 11.300 paires. Pour les estimations, on a adopt,' le prix de 3'4.000 francs "FA la paire. Afin d'encourager les agriculteurs à employer davantage les boeufs de trait, la BlDS accorderait au: agri- cultetus, par l'intermédiaire de: coopratives, des prêts pour le montant total du pri,: de tous les boeufs prévus dans le projet, aur- mêmes condi- tions que pour les instruments agricoles. Le coût total pendant la p- riode couverte par le projet serait de 31 millions de francs CFA. Le coût annuel de l'entretien d'une paire de hoeufr, en ce qui concerne les médi- caments et les soins des vétérinaires, est estime, à 1.000 franc5 C:'A, que les agriculteurs continueraient à payer sur leurs propres resesources. Le coût des fournitures pour l'agriculture 30. Le coût total des fournitures pour l'agriculture pour les trois années couvertes par le projet est donné dans le tableau 6. Le total général pour la péèriode serait de 10 milliards de francs CFA (0 millions de dollars). Sur ce total, la part à payer au comptant par les agriculteurs serait de 17/. Le crédit total qui leur serait accordé s'éléverait à 7,1 milliards de francs CFA (28,.4 millions de dollars), soit 71%, dont plus de AIEXE 6 page 13 la moitié à cour' ùerme pour les cngrais et le -este à moyen terme pour les instrumerts z-ricolej et nour les r'niimaux de trait. La somme totale à fournir en devises serait de 3,9 milliards de francs CFA (15,6 mil- lions de dollars) soit 39,' du coût total, dont près des quatre cinquièmes pour les engrais. La production d'arachides 31. On estime que la production totale d'arachides pour les trois années couvertes par le projet, corDarôe à celle de l'année d:e base, sera la suivante: Accrois- Unités 68/69 69/70 7/71 71/72 samnont (A) Zone no:de :äilliers de tonnes 99 113 12* I 4 h5 (45) zone centre -id- 326 363 402 442 116 (36) Zone sud -id- 398 468 552 624 226 (57) Total -id- 823 9 1.082 1.210 3F7 (:7) Stock de se- mences, etc. -id- 1'ý9 1(3 196 69 ('() luantit con- mercialis,'o -id- 67. 775 88U 92) 31& (ý7) .ecettes des Milliards agriculteurs de francc 11,9 13,,à 15,0 i6,h ' (3) (A) Accroissement entre la canpane 68/C) et l- caripagne 71/72; les chif- fres entre parenthèzo regir'sentent lez pourcentager d'accroissement par rapport à la production dýe 68/69. La production de mil 32. On estime que la production totale de mil pour les trois années couvertes )ar le projet, comnar!e à celle de l'ann4e de base, sera la sui- vante: t page 1 - 2, **: Y 1 71/7 Accrois- és___ s z.17/7 :scnt (A) Zone nord illiers de tonnes 54 57 59 66 12 (22) Zone centre -id- 181 191 200 219 38 (21) Zone sud -id- 164 175 186 203 39 (2>.) Total 399 i23 h5 88 89 (22) Quantité consommée -id- 2h9 254 258 262 13 ( 5) Quantité com- mercialiCée -ici- 150 169 187 22( 76 (51) ecettes des .alliards agriculteurs de francs 2,7 2,9 3,0 3,P O,7 (26) (A) Accroissement entre la campagne 68/69 et la campagne 71/72; les chif- fres entre parenthèses représenteit les pomentages d'accroissement par rapport à la production 6f/6). La auantité consommée sur place a 'té calcul-e sur la base de 250 kg par an et par habitant de la population rurale. Rien ne permet de ?enser que la consommation par habitant dans la pa-tie du pays intéressée par le .ro- jet augmentera quand les quantites 2e mil disponibles s'accroitront. Au contraire, les agriculteu:s ayanc des revenus plus élevés, il peut se faire que la demande, actuellement peu importante de leur part, de céréales plus appréciées, surtout de riz et de blé, soit stimulée. La -roduction totale de mil s'accroîtrait d'un tiers dans la partie du payzs intéressée par le projet pendant la période de trois ans. La quantit' commercialisée sur le marché local augmenterait çîe 50,, au cours de la même péiiode, ce qui pro- voquerait une baisse Ies ?rix (voi- tableau 1 (8)). Cependant, cette quantiti pourrait êti e facilement absorbée par les régions rurales exté- iieures à la partie du pays intéressée par le projet, où on '!ut pr voir que la production restera inférieure à la consommation. Leý recettes brutes ïes agriculteurs provenant de la production du mil augmenteraient d'un quart au cours de la période considérée. Les revenus des agriculteurs 33. Les revenus des agriculteurs sont donnés dans le tableau 7, qui, fait ressortir l'écart e:-istant à ce sujet entre la zone sud et les deux autres zones (voir par. 5.07 du rapport). Le coût des fournitures, exprim' en pourcentage des recettes brutes des rgiculteurs, serait à peu près le même dans les trois zones et s'accroîtrait constammnt, surtout par suite de l'augmentation du coût des engrais résultant de la réduction de la sub- vention et d'un plus large emploi de ces engrais. Le coefficient de stimu- lation des agriculteurs évalua par le pourcentage des dépenses suppl-men- taires par rapport aux recettes supplAmentaires varierait beaucoup suivant les régions. Comme il fallait s'y attendre, il serait juste suffisant dans !.lEXE 6 page 15 la zone :.ord- :'elrtvemon .-rginale, tandiz cue dans la zone sud, il se:'ait t. ès .avo.a-le. 34. Le tableau d'ensemble ne permet pas de répondre à la question particulière de savoir si les stimulants de la production du mil sont suffisants. La seule variable dans les fournitures pour l'agriculture destin-es directement à la production du mil est constituée par la dose d'engrais employée. Sur cette broe, le rEpport entre le suppl.ment de recettes que l'agriculteur tire du mil récoltà et le 3upplément de dépenses que lui cause l'emploi d'engrais pour sa culture serait suf- fisant, dans les conditions de superficies, de rendements, de doses d8engrais et de coût de ces engrais pour les agriculteurs sur lesquelles sont calculées les estimations. ANNI 6 PREFISIONS CONCERNANfI LES REEMS ET LES PRIX Tableau ' (arachidea, mil et engrais) Unit4 67/68 68/69 69/70 70/71 71/72 72/73 (1) Rendemnt des cultures d'arachides Kg/ha Nord 700 700 775 850 925 975 Centre 875 875 950 1,025 1,100 1,175 Sud 1,175 1,175 1,250 1,350 1,150 1,500 moyenne gindrale 950 950 1,050 1,125 1,225 1,275 (2) Doses d'engrais pour les arachides Kg/ha Nord 28 28 35 U2 l9 55 Centre 35 35 43 51 58 6h Sud 82 82 86 91 96 100 Moyenne g&nrale 52 52 60 67 73 78 (3) Prix de l'meais pour les armchides Franca CFA/kg Coùt pour l'agriculteur 14 16 16 18 20 22 Subvention de l'Etat 9 7 7 5 3 1 Coût total 23 23 23 23 23 23 (4) Prix de vente des arachides Fraa (par l'agriculteur) CFA/xg Nord 17.9 17.9 17.5 17.1 16.7 16.Jà Centre 17.9 17.9 17.5 17.1 16.7 16.4 Sud 17.5 17.5 17.1 16.7 16.3 16.0 Myenne g6nirale 17.7 17.7 17.3 16.9 16.5 16.2 (5) Rendent des cultures de mil KT/ha Nord 350 oo ho o400 ) 425 425 Centre 450 500 500 500 525 525 Sud 600 700 700 700 725 725 Moyeme gindrale 475 550 550 550 575 575 (6) Doses d'engais por le mil Kg/ha Nord 11 13 13 13 13 13 • Centre 10 1h 14 1 14 l, sud 26 31 31 31 31 31 Moyenne g4n6rale .16 19 19 19 19 19 e (7) Prix de l'engrais pour le mil France CFA/kg Cott pour l'agriculteur 10 12 12 14 16 18 Subvention de l'Etat 13 il 11 9 7 5 Coût total 23 23 23 23 23 23 (8) Prix de vents du mil Francs (par l'agriculteur) CFA/kg Toutes zones 20 18 17 16 15 1h ESTIISTION DU BUDGET DES AGRICULTEURS: ZONE NORD Recettes et dépenses pour l'ensemble de la zone (en millions de francs CFA) Campagne 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 1971/72 1972/73 RECETTES Arachides 1,396 1,50 1,628 1,796 1,971 2,116 Mil 83 225 247 264 335 313 Recettes brutes (A) 1,179 1,675 1,75 2,060 2,306 2,69 DEPENSES Pesticides 7 7 7 7 8 8 Coût des engrais 68 8k 10 150 189 236 Intérêts pour les engrais 3 3 6 8 9 Remboursement des prêts pour les instruments agricoles 6h 80 93 106 116 125 Intéréts des prêts pour les instru- ments agricoles 16 18 20 20 21 22 Et.ratien des instruments agricoles 15 17 19 20 22 2k Achat comptant dianimaux de trait 61 63 65 66 69 72 Remboursement des prêts pour les animaux de trait - 1 2 3 5 7 Intérêt des prêts pour les animaux de trait - - 1 1 1 2 Entretien des animaux de trait 14 14 1I4 13 13 13 Dépenses totales (B) 210 287 333 392 &52 515 EVENU NET 1,231 1,388 1,5h2 1,668 1,85h 1,9941 AUGMENTATIONS Total pour 5 ans Des recettes brutes (C) 980 - 196 200 185 2b6 153 Des dépenses (D) 710 - 157 154 126 186 87 s (D) en pourcentage de (C) 72 - 80 77 68 76 57 (B) en pourcentage de (A) 17 17 1 19 20 21 REVENU NET }OYEN PAR AGRICULTEUR (en milliers de francs) 3 48 52 56 61 6h ESTIM&TION DU BUDGET DES AGRICULTEURS: ZONE CENTRE Recettes et dépenses pour l'ensemble de la zone (en millions de francs CFA) RECETTES Campagne 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 1971/72 1972/73 Arachides h,654 4,779 5,215 5,643 6,045 6,511 Mil 497 901 988 1,054 1,265 lt298 Recettes brutes (A) 5,151 5,050 b,203 6,1597 7,310 7,009 DEPENSES Pesticides 18 19 19 20 20 21 Coût des engrais 211 269 337 449 572 702 Intérêts pour les engrais 8 il 13 18 23 28 Remboarsement des prêts pour les instiuments agricoles 177 224 265 305 337 361 Intérêts des prêts pour les instru- ments agricoles 42 50 55 58 61 66 Entretien des instruments agricoles 42 48 53 59 65 Achat comptant d 'animaux de trait 169 174 178 173 187 185 Remboursement des prêts pour les animaux de trait 1 4 10 20 36 59 Intérêts des prêts pour les ardmaux de trait 1 1 2 4 5 6 Entretien des animaux de trait 36 37 37 38 38 39 Dépenses totales (B) 705 537 969 1,1u 1,3yt 1,537 REVENU NET 4,146 4,843 5,234 5,553 5,966 6,272 AUG!NTATIONS Total pour 5 ans Des recettes brutes (C) 2,658 - 529 523 494 613 499 Des dépenses (D) 832 - 132 132 175 200 193 (D) en pourcentage de (C) 31 - 25 25 35 33 39 (3) en pourcentage de (A) 14 15 16 17 18 20 iEVENi :'ET Y PAR AGRICULTEUR ( en millie rs de f rancs ) ý4 58 62 65 69 73 eESTIII%TION DU 3UDGET DES AGRICULTEURS: ZONE SUD Recettes et dépenses pour l'ensemble de la zone (en millions de francs CFA) Campagne 1967/68 1968/69 1969/70 1970/71 1971/72 1972/73 RECETTES Arachides 5,128 5,705 6,566 7,565 8,3h6 8,864 bil - 1.145 1.575 1,629 1.663 1.794 1,799 Recettes brutes (A) 6,273 7,280 8,195 9,228 10,140 10,663 DEPENSES Pesticides 15 17 19 21 22 22 Coût des engrais 408 532 623 801 982 1,174 Intérêta pour les engrais 16 21 25 32 39 47 Remboursement des prêts pour les instruments agricoles 144 180 213 244 268 287 Intérêts des prêts pour les instru- ments agricoles 35 40 4 46 48 52 Entretien des instruments agricoles 34 39 43 h7 52 56 Achat comptant d'animaux de trait 157 130 104 77 50 21 Remboursement des prêts pour les animaux de trait 1 3 14 32 57 89 Intérêts des prêts pour les animaux de trait 1 4 8 13 19 26 Entretien des animaux de trait 18 20 2 25 28 1 Dépenses totales (B) 829 986 1 6 1,338 1,565 1, REVENU NET 5,.4h4 6,294 7,079 7,890 8,575 8,859 AUGMENTATIONS Total pour 5 ans Des recettes brutes (C) 4,390 - 1,007 915 1,033 912 523 0 > Des dépenses (D) 975 - 157 130 222 227 239 (D) en pourcentage de (C) 22 - 16 14 21 25 -46 lu W (B) en pourcentage de (A) 13 14 114 15 15 17 REVENU NET ,,YEN PAR AGRICULTEUR (en milliers de francs) 104 U7 127 137 1144 14 ESTIMATION DU BUDGET DES AGRICULTEURS POUR IA PARTIE DU PAYS INTEfESSEE PAR LE PROJET Recettes et dépenses pour liensemble des zones (en millions de francs CFA) RECMES Campagne 1967/68 l968/69, 1969/70 1970/71 1971/72 1972/73 Arachides . ,178 11,934 13,409 15,0004 16,362 17,491 Ml 1,725 2,701 2,864 2,981 3,394 3,440 PÈcettes brutes (A) 12,903 14,635 16,273 17,985 19,756 20,931 DEPENSES Pesticides o 43 45 48 50 51 Coût des engrais 688 886 1,068 1,395 1,743 2,U2 Intérèts pour les engrais 28 35 43 56 70 85 Remboursement des prêts pour les instruments agricoles 385 484 571 655 721 773 Intérêts des prêts pour les instru- ments agricoles 93 108 119 124 130 140 Entretien des instruments agricoles 91 104 5 126 139 150 Achat comptant d'animaux de trait 387 367 347 316 306 278 Remboursement des prêts pour les animaux de trait 2 8 26 55 98 155 Intérêts des prêts pour les animaux de trmit 2 5 n 18 25 34 Entretien des animaux de trait 68 71 •4 16 79 82 Dépenses totales (B) 1,784 2,111 2,419 2,869 3,361 3,8 M RViENU NET U,119 12,524 13,854 15,116 16,215 17,062 AUGMENTATIONS Total pour 5 ans Des recettes brutes (C) 8,028 - 1,732 1,638 1,712 1,591 1,355 Des dépenses (D) 2,076 - 327 308 450 492 499 (D) en pourcentage de (C) 26 - 19 19 26 31 37 (B) en pourcentage de (A) lh 15 15 16 17 19 REVENU NET MOYEN PAR AGRICULTEUR (en milliers de francs) 75 80 88 92 96 AmmlEXE 6 Tableau 6 COUT TOTAL DES FOURNITURES POUR L'AGRICULTURE q (on millioas de franca CFA) Campagne 69/70 70/71 71/72 Total Pourcentage Pesticides 45 k8 U9 1h2 ( 1) Engrais 1,579 1,823 2,0k 5,43 (514) Coût des instruments 768 771 82h 2,>363 (24) Entretien des instruments 115 126 139 380 ( 4) Coût des animaux de trait k65 494 520 1,1479 (15) Entretien des animaux de trait 7j4 76 79 229 ( 2) Coût total 3,046 3,338 3,652 10,036 (100) . . dont: Payé comptant par les agriculteurs Pesticides 45 48 49 142 &tretien des instruments 115 126 139 380 Achat d 'animaux de trait 347 316 306 969 Entretien des animaux de trait 74 76 79 229 Total paye comptant par les 581 566 573 1,720 (17) agriculteurs Crédit Instruments (à moyen terme) 768 771 824 2,363 Animaux de trait (à moyen terme) 118 178 214 510 Total i moyen terme 886 949 1,038 2,873 (29) Engrais (à oeurt terme) 1068 1,395 1,47143 4,206 (42) Total du crédit 1,95h 2,344 2,781 7,079 (71) Subventions (engrais) 511 428 298 1,237 (12) Coùt total 3,06 3,338 3,652 10,036 (100) Part à payer en devises Pesticides la 3 44 128 (1) Engrais 916 1,057 1,184 3,157 (32) Instruments agricoles 207 208 223 638 ( 6) Total 1,164 1,308 1,451 3,923 (39) ANNEXE 6 Tableau 7 REVENUS DES AGRCULTEURS (tirés des tableaux 2 a 5) Campagnes 67/68 68/69 69/70 70/71 71/72 72/73 Ibyenne - (1) Revenu net mo7en par agriculteur (en milliers de francs CFA) Nord 43 48 52 56 61 64 56 Centre 54 58 62 65 69 73 65 Sud 1I 117 127 137 luk la 134 Moyenne générale 68 75 80 88 92 96 86 (2) Coût des fournitures exprimé en pourcentage des recettes brutes des agriculteurs Nord 17 17 18 19 20 21 19 Centre 14 15 16 17 18 20 17 Sud 13 l 14 15 15 17 15 Moyenne générale 14 15 15 16 17 19 16 (3) Coefficient de stimulation: augentation des dépenses exprimée en pourcentage de l'augmntation des recettes Nord - 80 77 68 76 57 72 Centre - 25 25 5 33 39 31 Sud - 16 1 21 25 46 22 Moyenne générale - 19 19 26 31 37 26 1/ Moyenne pour les cinq campagnes de 1968-69 i 1972-73 Ai. EKE 7 COKITE DE COORDI ATIO DU ?20JET Le projet de Décret présidentiel créa,t le Comité ci-dessus mentionné pour assurer la bonne exécution du projet (voir par. 4.01 du rapport) peut se résumer comme suit: Décret (1) Le Comité aura la composition suivante: Le Secrétaire du Comité des Arachides Des représentants du Hioistre du Plac et de l'Iodustrie du Ministre des Finances du Ministre du Développeme-at rural du Directeur général de la B DS du Directeur gé ,éral de l'O CAD du Directeur géoéral de la SODEVA (2) Le Comité se réuAira sur convocation du Président, au rins une fois par mois, et un proces-verbal de chaque réu..ion sera rédigé. (3) Le Président sera u.; haut fo.àctior.-,aire .ommé par le Ministre du Plan et de l'Industrie. (h) Le Comité sera respo-sable de la bo,ï e exécution du projet et chargé des tâches décrites en détail da..s l'additif, no- tamme-t de l'établissemeit du programme annuel relatif au matériel agricole, du programe de vulgarisatir et de toute la documeý.tatioa nécessaire relative a la réalisatiin du projet. (5) Le Comité sera également chargé de rassembler et de colla- tio.:er tous les renseignements demandés par la Banque et l'IDA, et de les faire parvenir à 1-lashi gtor. (6) Le Comité sera chargé de fixer les qualifications du person el d'assistance technique et de ses remplaçants, de fixer le taux d'augmentat&on de la production,de déterminer les améliorations à apporter à la commercialisation des arachides, de veiller à la réorganisation de 11O.CAD et au bon fonction- ,emeit de la SODEVA. (7) Le linistre du Plan et de l'Industrie, le Ministre du Dévelop- pement rural et le Secrétaire général à la présidence, chacu., en ce qui le concerne, veilleront à l'exécution par les diffé- rents organismes intéressés des taches énumérées daxs l'additif. A"7EXE 7 Page 2 Additif Le Comité sera chargé du co .trôle et de la coordination des programes F-nt,uels d'achats effectués par 110. CAD pour le compte des coopératives: achat dtitstruments agricoles, d'engrais, d'i,secticides et d'autres facteurs de production agricole, financés par les crédits accordés aux coopératives par la B'DS, cocnforméme,it aux règles ci-dessous: (1) Pour chaque campagne, la SODEVA déterminera avec chaque coopérateur les facteurs de production agricole qui lui sont nécessaires et, en accord avec les coopératives, sou- mettra à l'o CAD, à la B,-DS et au Comité, une récapitulation des dema des de crédit des coopératives. (2) La P DS déterminera le mo.-taat du crédit qu'elle accordera a chaque coopérative, et l'O 'CAD p. éparera une commande globale de facteurs de production agricole. (3) Le Comité examinara les demaLides de crédit des coopératives, les propositiois d'octroi de crédit prèsectées par la B.DS, et les propositions de comm.ades de facteurs de production préparées par '0: CAD: le Comité établira ensuite le programme a suivre pour la campagne et le soumettra pour approbation au Préside t de la République. L'O CA) et la B, DS arrêteront e. suite, en accord avec chaque coopérative, le programme d'achat et de fioancemeot de cette dernière. (h) Conforméiert au programme approuvé, l'O.CAD commandera les facteurs de production agricole, les paiera et les livrera aux coopératives. (5) La B DS accordera a chaque coopérative un crédit correspondant au moita.:t des facteurs de production agricole dont l'achat aura été approuvé au titre du programme et versera a l'O.*CAD ur moûtant correspondant. Les coopératives rembourseront les crédits a laide des sonmes provenant de la vente de leurs récoltes dtarachides, conforméme-t au cale.drier fixé d'un commun accord pour le remboursemeat du crédit. (6) L'ensemble de la récolte commercialisable d'arachides des coopératives sera vendue a 1'O,'CAD qui fera en sorte que la B. DS soit remboursée des crédits qu'elle aura accordés, et le solde du produit de ces ventes sera versé en espèces aux coopératives. PRO ~AUE D'AMDRATION 1E LA PFODUCTION Taax de rentabiLUt4 oon~iu UnitU 1961/65 195/66 1966/67 167/68 1968/69 1969/70 1970/71 197172 1972/73 1973/74 197175 PRODUCTION Production estie san le proraa Araohåden c~roiaUie milliers de tmse 565 6265 67 22 8 8 Valaur de arhdetiMa (1) Mlli aa de rmo* CFA 15, 15, 15,974 3,9 14,71 å,o 13,6n 13,1P 12,711 valeur du all comialg 02 l0 2 0050 700 800 - mo 1,000 1,000 Valeur total" 15.870 15..85 36.17b 13.843 13.896 1k.679 15.681 1M.810 1.27 160 13.72 Product.an estime avec l. progra~ (2) (2) (2) Amorddea ooroialado* MUU*irg de t.OMa 6., am-61 7 8892 100 .~ ~ Valeur duedl arachia 1)lI d rrm~og GrA 15,~ in, 1&., i5 12^99 13,34.3 15,113 17, 3» 17,45 170M 17,m0 Jbje35 VlrdumloeauiS50 69 .16 1.5-ko 2.790 3,060 _31261. in$1 16.000 1.,000 41000 Valour totale 15.870 18.173 .22 1k.53i 15.933 18.173 20.580 21.31h 21.66 21.010 20.46 Auentation de valeur résultnt du prograu~ RMelle d'aprån lms chiffre ei-deccus 2,688 (1,752) 696 2,037 3,b9 5,099 6,56b 7,077 6,8b0 6,712 Ajuste* pour tenir co~pte de@ ondi- 15n 500 1,000 tiona cliatiques FOURNITURES Suplimnt d'eRais i 621 1,039 1,193 1,18 1,662 1,880 2,083 2,239 2,b39 Intr ts (nn-coWris les meplacents) "36 392 412 424 ,30 432 437 650 150 150 Animaux (non-oo¥ris lse splacents) !05 115 127 135 16i 153 161 170 125 50 SuppAent da peaticides et d'entreten * 20 b0 69 a8 104 120 138 152 168 175 Servicen de vulgarigatian 376 392 446 569 522 1 500 350 300 300 Services de gastian de 1'ONCAD 230 213 213 50 50 Autrea cota du programe: Inatallationa de traitemrt 7 945 AAlioration du atoolaga 67 69 AMålioration de w ncens 50 47 85 52 42 50 50 50 Conaervation de¥ sols 1i 15 70 Ce*re9 d'expanion rurala 200 Centres de drmsag p2 36 10 20 20 10 10 Total de. dene a~ldnoares .079 1.619 2,502 3760 2.963 1064 3,126 3,265 2,982 3,1i DEFICIT AET 929 1,119 1,502 1,723 ENEFICE NIT 531 2,0% ½69 3,812 358 3,598 (1) Valeur vDB moins les frais de transport et de c~rciaUaation (2 abiffres rdcli TAUI DE RENTABILITE: ewiron 25 % C1 SENEGAL ~ PLUVIOSITE ET CULTURES 30~ P 4ruræ t~~ai rC .E 4ttavt(SL f ST LOUI - 4 15% 500 r.00 •All~, (j MM 91 I f -i( PAR ýr P4'"Jt s ~oo -- --oi \-~- DAK R 10° SCL -50 1000 (TAMBACOUNDA 70 100 100o b6 o4t0-00 3 \0 oo \( MCuð60 po - 3- --O- \ / .- . ---1 0 OUGA SENEGAL PARTIE DU PAYS INTERESSEE koäpou PAR LE PROJET EBEMER AZONE NORD SA+ATTANuE ZONE CENTRE 01000 ZONE SUD ROUTES IPIERRKES DARO_-MO_ST_ PISTES EN TERRE A-ARAG+ -+++ CHEMIN de PER TOU- - -. FRONTIRES INTERNATIONALES LIMITES de REGIONS * AEROPORT AKARI .. MINES de PHOSPHATE §kol DIOOURBEL S POPENGUIN P6E 'A osss TAGUINE 0ODIAKHA0 CANDIANE r 0 FOUNDIOUGNE A:.A N'00FANE KAVEMOREONKD -- OWAC-NGOUMA N0Oo gouTAMG0 NEDINA-SAOACB. G A M B I E-- F JUILLET 1968 BIII.I 271x,

Informations clés
Type de document Staff Appraisal Report
Date d'adoption
Pays Sénégal
Source Banque mondiale