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Uganda - Extension, decentralization, and village participation : Stratégie pour une gestion intégrée des zones côtières du Ghana

Ouganda Banque mondiale
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Texte intégral

57137 No. 115 mai 1999 Stratégie pour une gestion intégrée des zones côtières du Ghana (traduit de l’anglais) Objectif La dégradation environnementale dans les zones côtières a été identifiée comme une question- clé du Plan d’action environnemental du Ghana. L’objectif principal de l’Initiative de la gestion intégrée des zones côtières (ICZM) assistée par la Banque mondiale, et qui fut lancée en 1995, était d’identifier des interventions appropriées sur les plans économique, social et environnemental, et ainsi que des projets dans la zone côtière qui améliorent les perspectives du développement humain. Cadre général Alors qu’ils représentent seulement 6,5% de la superficie terrestre du pays, les districts de la zone côtière du Ghana abritent 25% de la population totale du pays. La pauvreté dans les zones côtières est étendue. Les niveaux moyens du bien-être des paysans pratiquant l’agriculture de subsistance dans les zones rurales côtières, suivant l’estimation de l’Evaluation de la pauvreté au Ghana, sont de 12% en-dessous de ceux enregistrés dans les grands centres urbains tel qu’Accra. Des mauvaises conditions sanitaires, la pauvreté et la dégradation de l’environnement contribuent à la continuité d’un cercle vicieux qui freine le développement humain dans la région côtière. Les gouvernements, les agences internationales et la communauté de donateurs reconnaissent l’Initiative de la gestion intégrée des zones côtières comme un processus par lequel, les écosystèmes et les ressources côtières peuvent être protégés, développés et gérés d'une façon durable. Pour qu’elle réussisse, une ICZM efficace doit être basée sur une bonne connaissance de la complexité des rapports entre les ressources naturelles de la zone côtière, et la population qui en tire ses moyens de subsistance. De façon plus concrète, cette connaissance doit se référer à la façon dont les paramètres économiques, politiques, sociaux et techniques spécifiques lient, de façon réciproque, les écosystèmes de la zone côtière aux activités humaines spécifiques. Processus participatif L'Initiative a adopté une approche hautement participative dans l'identification des problèmes et des interventions. Des contributions ont été sollicitées auprès des parties prenantes aux niveaux national, régional, local et de la communauté, dans une série d'ateliers régionaux dirigés sous les auspices de l'Agence pour la protection de l'environnement du Ghana. Etabli sur des éléments fournis par les participants, un rapport préliminaire identifiant les priorités dans les zones côtières, ainsi que les interventions potentielles pour y répondre fut préparé. L'approche participative adoptée dans l'identification des problèmes et la planification fut enrichie en ajoutant une certaine rigueur d’analyse pour essayer d'identifier les interventions moins coûteuses. Une simple analyse de prévisions de rentabilité fut utilisée pour identifier les interventions les moins coûteuses. Les résultats préliminaires ont été soumis pour discussion à une gamme de parties prenantes, notamment ceux du milieu local. Le rapport final contenant les commentaires des parties prenantes, fut diffusé par le Ministre de l'Environnement, de la Science et la Technologie, lors de l’atelier national organisé à Accra en juin 1997. Approche Analytique Le contexte analytique de base pour la réalisation de l'étude avait commencé en posant l’hypothèse qu'on doit prêter attention aux conditions " sociales " et " naturelles " de la zone côtière. Le corollaire de ceci est que, les interventions pour améliorer ces conditions, vont s’appuyer sur les institutions sociales et culturelles qui pourraient s’avérer plus efficaces pour faire face à aux problèmes de la zone côtière. Des prévisions macro-économiques et démographiques spécifiques produites pour la zone côtière, étaient consistantes avec les prévisions macro-économiques (Ghana Vision 2020, Gouvernement du Ghana, 1995) et avec les plans de développement des districts. Les prévisions ont été désagrégées par secteur et localité, et aussi par la division entre l’urbain et le rural pour développer des indicateurs simples. Des prévisions simples furent tirées des secteurs qui sont potentiellement d’une très grande importance sur le plan de l’environnement. Les problèmes prioritaires de l’environnement dans la zone côtière qui affectent directement la santé humaine, la productivité économique, le bien-être social et la qualité de l’environnement sont décrits en utilisant une présentation du Système d’information géographique (SIG) de la « zone d’impact » de la zone côtière. En utilisant les prévisions, la présentation Système d’information géographique décrit l’ampleur de la dégradation future à l’an 2020, si les problèmes actuels ne sont pas résolus et les objectifs de croissances prévus sont réalisés. Résultats Principaux La persistance de la pauvreté et la présence des disparités des revenus dans une grande partie de la zone côtière ont des implications importantes sur la sécurité économique, sociale et environnementale du Ghana. La pauvreté et la dégradation de l’environnement sont souvent caractérisées comme faisant partie d'un « cercle vicieux ». Il est fort probable que dans la zone côtière du Ghana, les niveaux de pauvreté absolue et de pauvreté relative contribuent à la dégradation de l’écosystème de la côte et qu’en plus, sont aggravés par la dégradation maritime et de la côte. Alors que la croissance économique future pourra améliorer les perspectives économiques ainsi que les conditions sociales dans certains districts, les analyses et les projections de l’étude montrent que les disparités de revenus persisteront, et que plus de la moitié des districts situés sur la côte auront des niveaux projetés de revenu de moins de $300 par habitant à l’an 2020. Dans beaucoup de districts de la côte au Ghana, la dégradation de l’environnement a entravé les services environnementaux de base comme l'approvisionnement en eau et la productivité de la terre. Ceci cause en retour, un déclin des conditions de la santé et de la productivité naturelle de l'écosystème, la perte de nourritures de subsistance et des revenus bas. La pauvreté qui résulte des effets négatifs directs, a forcé la population à accorder une plus grande priorité à leurs besoins immédiats de subsistance. Les considérations de long terme comme la durabilité de la base des ressources deviennent moins importantes. Les résultats apparaissent dans la croissance des pratiques qui ne favorisent pas la durabilité des ressources naturelles locales tels que les mangroves, les terres humides, la pêche et l'approvisionnement en eau. La pauvreté et la dégradation de l’environnement dans la zone côtière du Ghana, ont en plus été aggravées à cause de la disponibilité limitée des terres et de l'eau à la marge côtière. La dégradation de l’environnement dans son ensemble, mesurée en assignant des mesures égales à la dégradation de toutes les ressources naturelles et de l’environnement montre que les « points chauds » de l’environnement apparaissent dans un certain nombre de localités. Le Delta de la Volta, les zones urbaines et peri-urbaines autour d'Accra, les zones urbaines autour de Cape Coast et les zones à l’extrême-ouest de la région occidentale sont toutes les zones prioritaires. Sur le plan régional, les priorités de l’environnement sont présentées au tableau 1. Plusieurs problèmes écologiques sont étroitement liés aux plus grandes préoccupations de développement tels que des implantation désordonnée de constructions résidentielles, le surpeuplement, ou l'utilisation non planifiée des ressources pour des activités économiques. Deux indicateurs s’incorporent dans ces préoccupations ; il s’agit de la densité de la population et de l’intensité d’utilisation générale des ressources. Ces deux indicateurs constituent des mesures directes des impacts humains sur les conditions de l’environnement. Vers une stratégie de l’Initiative pour des améliorations dans la zone côtière Pour faire face aux priorités côtières du Ghana, une approche concentrée dans plusieurs domaines est indispensable. Des interventions sont nécessaires au niveau national, régional et aussi bien au niveau local. Des interventions ciblées vont s’attaquer à des problèmes spécifiques et des interventions institutionnelles viseront l’amélioration de l'efficacité globale de l’ensemble des interventions de l’Initiative en permettant de mettre en place un contexte institutionnel qui facilite l’exécution du projet ou la disposition des moyens pour minimiser les doubles-emplois ou les conflits. Différentes catégories d’interventions sont identifiées pour les 5 zones prioritaires dans l'étude ; il s’agit de l’hygiène domestique, la dégradation de la pêche, des zones humides et des mangroves, de la pollution industrielle de l'eau, et l’érosion. Les interventions comprennent : (a) des investissements directs pouvant comprendre le financement en capital ou le fonds de roulement pour la construction, des améliorations technologiques dont une technologie appropriée répondant aux nécessités des situations de petite échelle ; (b) des incitations économiques ou réglementaires sous forme d'impôts, des subventions, de frais, de permis pour améliorer l'efficacité économique de la gestion des ressources marines et côtières ; (c) des initiatives pour accroître les connaissances et la conscience des décideurs ou des utilisateurs des ressources, en vue d'améliorer la gestion des ressources côtières ; et (d) des réformes institutionnelles ou une politique pour corriger les distorsions ou les disfonctionnements du marché existants qui aggravent des problèmes écologiques. Le résumé de chaque mesure identifiée comprend les types d’information suivants : (i) l’appellation et le type de l'intervention ; (ii) la concentration géographique (s’il y en a) ; (iii) un résumé des coûts de l'intervention en termes de sa valeur actuelle nette (VAN) et la durée typique du projet ; (iv) les avantages anticipés de l'intervention en termes de population touchée et de critères « d'impact » utilisés dans les profils des districts pour indiquer les diverses priorités ; (v) une évaluation de l’efficacité du coût de l'intervention ; et (vi) d'autres informations relatives aux risques de l'intervention, aux initiatives ou des politiques institutionnelles complémentaires proposées pour atténuer les risques ou améliorer l’efficacité des coûts, ou d'autres observations. Pour chaque intervention identifiée, un indice d’efficacité de coût est calculé sur la base d’un éventail d’effets que l'intervention concernée pourrait avoir. La méthodologie utilisée pour l'analyse des coûts et bénéfices est l’analyse basée sur plusieurs critères (MCM), considérée comme la plus appropriée, à cause de la non-disponibilité des données pour effectuer les calculs basés sur les fonctions de dommage de chaque type d'impact. L'indice fournit un coût standard pour les interventions en termes d'impact sur une population de 100.000 et calcule ensuite l'efficacité des dépenses, en se basant sur l'impact normalisé en prenant en compte les six critères d'évaluation suivantes : (i) réduction de l'ampleur du problème ; (ii) santé améliorée de l’écosystème ; (iii) santé humaine améliorée ; (iv) risque réduit d'extinctions ; (v) incidence réduite des substances toxiques et dangereuses ; et (vi) efficacité économique améliorée. Pour de plus amples informations sur cette Initiative, prière de contacter Indu Hewawasam, Spécialiste de l’environnement, Bureau J 3-097, Groupe Environnement, Région Afrique, Banque mondiale, E-mail : IHewawasam@worldbank.org.

Informations clés
Type de document Brief
Date d'adoption
Pays Ouganda
Source Banque mondiale