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Madagascar : amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition

Madagascar Banque mondiale
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Madagascar: amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition Page 1 of 4 THEWORLD BANK GROUP Aworm Fre of Povero 23114 Région Afrique. w' r 1995 FINDINGS présente les travaux sur les analyses économiques et sectorielles réalisées par la Région Afrique de la Banque Mondiale et les gouvernements membres. FINDINGS est une publication périodique du Département technique, Région Afrique de la Banque Mondiale. Madagascar: amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition Malgré un énorme potentiel économique, la pauvreté s'est fortement accrue au Madagascar depuis le début des années 1960; on estime que presque 54% de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté en 1993 et que 92% des pauvres vivent dans les régions rurales. La qualité des services de base de la santé et de l'éducation s'est fortement dépréciée au point que Madagascar compte parmi le petit nombre de pays du monde en développement où la jeune génération est probablement condamnée à avoir un niveau d'éducation inférieur à celui de ses parents. Le taux de mortalité infantile est de 107 et 75 pour 1000 naissances vivantes respectivement dans les zones rurales et les zones urbaines. En tenant compte de leur taille et de leur poids suivant l'âge, on estime entre 45% et 49% la proportion des enfants mal nourris. Les conditions de logement sont mauvaises; 53% des foyers vivent dans une pièce unique surpeuplée, abritant en moyenne 6 personnes. Plus de 60% des foyers obtiennent leur eau des sources facilement exposées à la pollution comme les lacs, les rivières et les bassins pendant que 12,5% s'approvisionnent auprès des fontaines publiques. Ce n'est qu'une croissance accélérée créant l'emploi qui pourra entraîner une réduction significative et importante de la pauvreté. Le projet Madagascar Food Security and Nutrition (SECALINE), qui est opérationnel depuis le milieu de l'année 1993, est destiné à lutter contre la pauvreté, l'insécurité alimentaire et la malnutrition dans les régions qui ont une incidence de la pauvreté particulièrement élevée. Les objectifs du projet consistent à réduire l'insécurité alimentaire et la malnutrition en rendant les communautés plus aptes à se prendre elles-mêmes en charge. Le projet combine trois approches liées entre elles pour réaliser ces objectifs. Il s'agit notamment de: a l'appui aux activités génératrices de revenus; http://www.worldbank.org/afr/findings/french/ffind45.htm 11/2/2001 Madagascar: amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition Page 2 of 4 " des programmes de nutrition; et " du développement institutionnel pour accroître l'attention et la capacité à combattre la pauvreté, l'insécurité alimentaire et la malnutrition. Alors que plusieurs projets de la Banque Mondiale ont connu une exécution non satisfaisante au Madagascar, ce projet a réalisé des progrès importants à la fin de sa première année entière d'opération. Durant cette période, le fonds social du projet a permis de créer 213.000 hommes/jour d'emplois temporaires, a financé 114 contrats avec des micro et petites entreprises, et soutenu des activités durables génératrices de revenus initiées par 10 Organisations Non Gouvernementales. Durant les trois derniers mois de l'année 1994, la composante "nourriture contre travail" (Food for Work Program- FWP) du projet a en plus crée environ 20.000 hommes/jour emplois (dont 62% des femmes) liés aux activités de nettoyage des quartiers. La malnutrition dans les communautés-cibles est tombée de 19% à 12% (une réduction d'environ 40%). La composante "lutte contre l'insuffisance en iode" du projet a achevé sa phase de distribution de capsules iodées et fournit actuellement des équipements et un appui au secteur privé pour ioder le sel. Une campagne d'information, d'éducation et de communication (IEC) a été initiée pour promouvoir les habitudes alimentaires améliorées et l'utilisation du sel iodé. Une stratégie nationale de sécurité alimentaire est en cours de préparation par la mise en commun des résultats de toutes les études réalisées dans divers départements et institutions. Un projet de rapport prenant en compte les éléments de toutes les études a dès lors été préparé. Le succès de ce projet peut être attribué aux facteurs suivants: " l'implication des bénéficiaires à toutes les étapes; " l'organisation d'un atelier sur le projet qui a connu une très large participation des personnes allant des membres de cabinets ministériels aux paysans pauvres, et qui a permis par accroître l'influence de l'emprunteur; " une collaboration active avec les Organisations Non Gouvernementales; " le pouvoir de choisir laissé au communautés; " et une collaboration étroite avec d'autres donateurs comme l'UNICEF, le Bureau International du Travail, le Programme Alimentaire Mondial, etc. Les activités génératrices de revenus Les activités génératrices de revenus sont soutenues de deux manières: " un fonds social (Fonds d'Intervention pour le Développement - FID) qui finance les infrastructures communautaires, le développement de micro-entreprises et d'autres activités génératrices de revenus; et " un Programme Nourriture contre Travail dans lequel les aliments sont fournis par le Programme Alimentaire Mondial et qui vise les couches les plus pauvres de la population et fournit la nourriture en retour pour l'entretien des infrastructures communautaires. Le Fonds d'Intervention pour le Développement a aussi connu des succès en soutenant le http://www.worldbank.org/afr/findings/french/ffind45.htm 11/2/2001 Madagascar: amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition Page 3 of 4 développement des micro-entreprises qui créent une capacité future pour réaliser des travaux à forte intensité. Le programme nourriture contre travail s'est aussi efforcé de toucher les femmes les plus pauvres dans les zones urbaines. Les deux composantes du projet sont destinées à générer des revenus en travaillant en partenariat avec les communautés locales. Le Fonds d'Intervention pour le Développement répond le plus souvent en partenariat avec les ONG, aux demandes de financement de micro-projets soumises par les communautés locales. Il appuie surtout les communautés et les ONG dans la préparation des projets, évalue les projets et dès que le financement est approuvé, aide à leur exécution. Là où il est nécessaire de conclure un contrat pour des travaux, le Département d'exécution du Fonds d'Intervention pour le Développement prend charge des procédures de passation de marché et la supervision. La communauté est appelée à contribuer, bien que le niveau et le type de cette contribution soit variable. Pour les routes rurales, cette contribution est faible et les préoccupations le plus souvent exprimées tiennent à l'entretien, alors que la contribution est plus importante pour les projets d'irrigation, où il y a un bénéfice financier direct. Dans le cas des écoles qui génèrent des coûts récurrents additionnels, telle la mise à disposition d'une salle de classe supplémentaire, la communauté a accepté de supporter les coûts. On peut citer parmi les exemples une école où l'Association des Parents et Enseignants a accepté de payer pour un enseignant supplémentaire. Là où il y a un bénéfice privé direct comme dans un projet qui forme et équipe les gens pour devenir charpentiers, la formation peut être dispensée gratuitement alors que l'équipement est finance par un crédit remboursable. Alors que le Fonds d'Intervention pour le Développement collecte le prêt pour assurer que le système de remboursement fonctionne, et que l'argent collecté est immédiatement donné en retour à un fonds de la communauté pour de telles activités. Le Programme Nourriture contre Travail (FWP) a été conçu pour apporter un support aux plus pauvres dans les zones urbaines (la majorité étant constituée de femmes) en leur donnant des rations alimentaires en rémunération d'un travail exécuté pour le nettoyage de leurs quartiers. Comme exception aux travaux de nettoyage de quartiers il y a eu le curage du canal principal qui évacue la grande partie des eaux dans la zone urbaine d'Antananarivo. Le FWP s'apprête d'entrer dans une nouvelle phase dans la mesure où il finance une opération visant à réduire la population ratine dans ces zones afin d'éradiquer la peste bubonique endémique dans les zones surpeuplées très pauvres de Madagascar. Le FWP est aussi une bonne illustration d'un partenariat satisfaisant entre la Banque Mondiale et les autres Agences des Nations-Unies. Il fournit des aliments pendant que le Bureau International du Travail (BIT) aide à sa gestion. Les activités dans le domaine de nutrition Le projet soutient les activités de nutrition à travers un programme de nutrition communautaire et un programme de lutte contre l'insuffisance en iode (Iodine Deficiency Disorders - IDD). Les activités de l'IEC contribuent significativement à l'amélioration de la situation nutritionnelle de la population. Le Community Nutrition Program (PCN) s'était attaqué avec succès à la malnutrition dans les communautés ciblées en maintenant l'intérêt dans le développement communautaire. Du côté des activités directement nutritionnelles, le PCN supporte la surveillance de la stratégie nutritionnelle, l'éducation en matière de nutrition, et fournit aux enfants mal nourris un snack préparé à partir des ingrédients locaux à un coût très bas. Le snack est financé par le WFP, mais utilise le plus souvent les ingrédients localement disponibles. http://www.worldbank.org/afr/findings/french/ffind45.htm 11/2/2001 Madagascar: amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition Page 4 of 4 L'un des aspects les plus intéressants du PCN est le lien étroit entre l'IEC, la nutrition et le développement communautaire. Les messages de l'IEC sont élaborés au niveau régional en utilisant les résultats des enquêtes sur les connaissances, les comportement et les pratiques, ainsi que celles d'évaluation du bénéficiaire. Des messages pertinents sont alors élaborés en conformité avec les coutumes locales. Etant donné que le Madagascar connaît une incidence élevée du goitre et du crétinisme, due à la déficience en iode, le projet appuie un programme de lutte contre l'insuffisance en iode (Iodine Deficiency Disorders (IDD). Ce programme a réalisé sa première phase de distribution des capsules d'iode et évolue vers la phase de production de sel iode. Les équipements pour l'iodisation du sel sont maintenant disponibles et les producteurs de sel du secteur privé se sont organisés eux-mêmes pour les utiliser. Ceci devrait accroître la proportion de sel iodé au Madagascar à près de 80% de l'offre totale de sel. Le programme IDD constitue un autre exemple de coopération entre agences avec le programme en cours de financement conjoint et exécuté par l'UNICEF. Développement institutionnel En appuyant le FIP et les ONG, le projet est en train d'apporter une contribution importante à la capacité de Madagascar à développer et exécuter les programmes de réduction de la pauvreté et de développement. En plus, le projet soutient les activités de IEC destinées à convaincre la population en général et les faiseurs d'opinion en particulier sur l'importance de la réduction de la pauvreté, la nutrition et la sécurité alimentaire. Le projet supporte aussi le développement d'une stratégie nationale qui devrait éventuellement être présentée au Parlement pour adoption. Le succès du projet est doublement important dans un environnement qui n'a pas réellement été conductif à une croissance économique sur une base financièrement soutenable. Dès le début cependant, le projet SECALINE a reçu un appui fort des bénéficiaires et des ONG. Il a aussi reçu le soutien de la direction politique du pays qui parle publiquement du projet comme un effort du Madagascar et non comme un projet financé par la Banque Mondiale. Dans le but de répandre ce succès sur l'ensemble du pays, la Banque assiste le Gouvernement dans l'élaboration de deux projets similaires: Social Fund II et Nutrition II. Encore une fois, l'accent sera mis sur l'implication de tous les partenaires à partir de la conception jusqu'à l'exécution, ce qui a été la clé du succès de cette initiative et constitue un exemple concret a étudier en Afrique Sub-Saharienne. Cet article a été rédigé par Qaiser M. Khan, Economiste, Division ressource humaines du Département Afrique Centrale et Océan Indien de la Banque Mondiale. Pour tout renseignement supplémentaire, veuillez le contacter au Bureau J7-061, Banque Mondiale 1818 H Street, N.W., Washington D.C. 20433, téléphone: (202)473-4304. h w AnC ffACK si t 11AP/220 http ://www.worldbank.org/afr/findings/french/ffind45 .htm 11/2/2001

Informations clés
Type de document Brief
Date d'adoption
Pays Madagascar
Source Banque mondiale