r 1 i"" :1, j •• ' , t '.' "', 1 Republique de Guinee Ministere de I'Amenagement du Territoire Comite de Pilotage du PADEULAC 71998 1
· PROGRAMME D'AMELIORATION DE L'ENVIRONNEMENT URBAIN ET DE L' ASSAINISSEMENT DE CONAKRY STRATEGIE ET PLAN D' ACTION Please check the IMAGEBANK or WB Publications for availability Decembre 94 Programme d'alimentation en eau et d'assainissement 1 PNUD-Banque mondiale Groupe regional de I'eau et de I'assainissement - Afrique de l'Ouest Programme d'Amelioration de l'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry Page 1 PROGRAMME D'AMELIORATION DE L'ENVIRONNEMENT URBAIN ET DE L'ASSAINISSEMENT DE CONAKRY TABLE DES MATIERES TABLE DES MATIERES 1 INDEX DES TABLEAUX 5 ABREVIATIONS 6 REPERTOIRE DES RAPPORTS 7 CONTEXTE 11 A - LA VILLE DE CONAKRY 11 1. Topographie et Structure geologique 11 2. Climat 12 3. Sols et vegetation 12 4. Hydrologie 12 5. Milieu marin 13 6. Le Littoral 14 7. Population 14 8. L'Habitat 15 9. Occupation du sol 16 B. LES PROJETS ET ETUDES EN COURS EN ASSAINISSEMENT 17 1. Approvisionnement en eau 17 2. Assainissement urbain 17 3. Politique generale de I'environnement 19 4. Education sanitaire et environnementale 19 5. Infrastructures urbaines 19 C. LE FINANCEMENT DE L'ASSAINISSEMENT 19 DIAGNOSTIC 23 A - DIAGNOSTIC ENVIRONNEMENTAL 23 1. Le probleme de la qualite des eaux marines 23 2. Impact sur la sante 24 3. La pollution de la nappe phreatique superficielle et des marigots. 25 B- DIAGNOSTIC INSTITUTIONNEL ET PRATIQUE DES MENAGES 25 1. La Legislation 25 2. Les acteurs, les actions et les ressources humaines 26 3. Pratiques des menages 34 C- DIAGNOSTIC TECHNIQUE 35 1- Approvisionnement en eau 35 2. Les eaux usees 37 3. Les eaux pluviales 42 4. Les dechets solides menagers et industriels 43 Page 2 Programme d'Am6lioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry PRINCIPES DE BASE 49 A- PRINCIPES DE LA PLANIFICATION STRATEGIQUE 49 B- LES PRINCIPES DE BASE EN MATIERE INSTITUTION NELLE. 50 1. L'jdentification des actions prioritaires a partir de la base. 50 2. La decentralisation des responsabilites. 50 3. La differenciation des responsabilites en cinq fonctions fondamentales 51 4. La privatisation des taches d'execution. 51 C- PRINCIPES DE BASE EN MATIERE DE FINANCEMENT 51 1. Asseoir pour I'essentiell'amelioration de I'assainissement sur les ressources des usagers (menages, entreprises, administrations, collectivites locales ou specialisees). 51 2. Lier Ie plus possible Ie niveau des services rendus au paiement de ces services et correlativement, Ie paiement par les usagers ala realite du service rendu. 51 3. Couvrir a leur niveau reel par les usagers, les coOts de fonctionnement el d'amortissement. 52 4. Realiser sur fonds publics (d'origine nationale ou elrangere) : 52 5. Determiner des priorites de financement correspondant aux priorites dans la strategie d'assainissement de Conakry. 52 D- PRINCIPES DE BASE EN MATIERE TECHNOLOGIQUE 53 E- PRINCIPE DE BASE POUR IMPUQUER LES COMMUNAUTES DANS L'AMELlORATION DE LEUR ENVIRONNEMENT SANITAIRE 1. Impliquer les communautes des Ie demarrage d'un programme et les considerer comme un 54 I intenocuteur a part entiere a toutes les etapes du programme 54 2. Developper un systeme d'information 3. Mettre en place les principaux maillons de communication avec les communautes 54 54 I 4. Prendre en compte Ie facteur temps 55 5. Formaliser les relations avec les communautes 6. Renforcer les capacites de negociation des differents partenaires 55 55 I 7. Prendre en compte les experiences et les acquis de la communaute 55 8. $avoir associer des mode de mise en oeuvre differents pour les actions identifiees F- LETTRE DE STRATEGIE SECTORIELLE 55 56 I 1. Orientations generales 56 2. Cadre institutionnel 3. Mecanismes de financement 4. Interventions de premiere priorite 56 56 57 I 5. Interventions de seconde priorite PROPOSITIONS TECHNOLOGIQUES ET STRA TEGIES SECTORIELLES 58 61 I A- LES EAUX USEES 61 1. Assainissement collectif 2. Assainissement individuel 61 67 I 3. Assainissement scolaire 72 B- ASSAINISSEMENT DES EAUX PLUVIALES 1. Propositions technologiques 75 75 I 2. Organisation du secteur 82 3. Montants et sources de financements C- LES DECHETS SOLlDES MENAGERS, COMMERCIAUX ET INDUSTRIELS NON 83 I DANGEREUX 85 1. Propositions technologiques 85 .2. Aspects organisationnels et institutionnels 92 3. Financement 97 Programme d'Amefioration de f'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry Page 3
D- LES DECHETS INDUSTRIELS OU SPECIAUX 105 1. Propositions techniques 105 2. Organisation institutionnelle 107 3. Montant et sources de financement 108 E- LA COHERENCE DE L'ASSAINISSEMENT DANS LES QUARTIERS 109 F. EVALUATION ENVIRONNEMENTALE 110 1. Eaux usees 110 2. Eaux pluviales 110 3. Dechets solides 110 4. Dechets industriels 111 5. Education environnementale 111 ORGANISATION INSTITUTIONNELLE DU PADEULAC 115 A. LE SCHEMA INSTITUTIONNEL D'ENSEMBLE PROPOSE. 115 1. L'evaluation des besoins, la planification, la programmation 115 2. La maitrise d'ouvrage et la gestion des programmes ou des projets. 116 3. La fonction d'execution. 116 4. La fonction d'appui 117 5. La fonction de controle et d'evaluation. 117 B. LA REPARTITION DES ROLES DEVOLUS AUX ACTEURS-CLEFS 117 1. Les usagers et leurs groupements 117 2. Les Services techniques des Communes, de la Ville et de l'Etat 118 3. L'Ageco 122 4. L'organe public municipal de I'assainissement des quartiers. 123 5. Les ONG d'appuis techniques. 124 6. Les entreprises privees 125 C. LA MISE EN OEUVRE DU NOUVEAU CADRE INSTITUTIONNEL 126 1. La clarification des responsabilites entre les partenaires 126 2. La place des micro-realisations. 127 3. Le calendrier de I'ensemble des mesures. 127 D. LE LEGISLATIF 129 MOBILISA TION DES COMMUNAUTES ET DEVELOPPEMENT DES RES SOURCES HUMAINES 133 A. OBJECTIFS 133 B. ORGANISATION DES COMMUNAUTES 133 1. Definition des formes de participation 133 a 2. Prealables la participation de la population 134 3. Definition du programme d'appui aux communautes 135 C. OBJECTIFS ET ORGANISATION DE LA FORMATION 136 1. Approche generale 136 2. Themes de formation et public cible 136 3. Recapitulatif de I'offre de formation 137 4. Coordination du programme de formation 133 5. Evaluation du programme de formation 139 D. MODULES DE FORMATION A COURT TERME 139 1. Actions de formation dans les quartier 140 2. Renforcement des capacites des ONG nationales' 140 3. Formation pour Ie programme d'education environnemental~ 140 4. Appui en gestion d'entreprise et marketing 141 Page 4 Programme d'Am()lioration de l'Environnemen( Urbain et de I'Assainissement de Conakry 5. Formation et perfectionnement technique des artisans et petits entrepreneurs 141 6. Informations generale sur Ie PADEULAC et Ie 3eme projet Urbain 141 7. Formation des services techniques de la ville et des communes de Conakry 141 8. Formation des maires et des elus de la ville et des communes de Conakry 142 a 9. Assistance la coordination et suivi-evaluation 142 E. PERFECTIONNEMENT 142 1. Techniques et gestion de "environnement urbain 142 2. Gestion Urbaine 142 3. Administration et Gestion des Collectivites Locales 142 4. Formations complementaires 142 5. Perfectionnement postgrade 143 MISE EN OEUVRE DU PADEULAC 149 A- PROGRAMME D'ACTIONS A COURT TERME (5 ANS) 149 1. Objectifs 149 2. Consistance du programme 149 B- LE TROISIEME PROJET URBAIN D'ENVIRONNEMENT URBAIN ET 0'ASSAINISSEMENT (IDA) 150 1. Composantes de la premiere phase 150 2. ScMma institutionnel pour la mise en oeuvre du programme a court terme 151 C. RECAPITULATIF DES FINANCEMENTS NECESSAIRES POUR LA MISE EN OEUVRE DE L'ENSEMBLE DU PROGRAMME ET LEUR ECHELONNEMENT DANS LE TEMPS. 152 1. Repartition des charges entre sources publiques et privees 2. Approche plus dcHaillee des charges pesant sur les menages 153 154 I 3. Mesures a prendre pour la mise en oeuvre du plan de financement 155 D- PROJETS PILOTES D'ASSAINISSEMENT INTEGRE 1. Selection des quartiers pilotes 156 156 I 2. Preparation des projets pilotes 157 3. 4. Objectifs et composantes du projet pilote de Bonfi-marcM CoUt estimatif du projet pilote de Bonfi-marcM 158 158 I 5. Plan d'action des projets pilotes 158 6. ANNEXES Structures de coordination et d'appui 158 163 I I I I I I I Programme d'Amelioration de I'Environnament Urbain at de l'Assainissement de Conakry PageS INDEX DES TABLEAUX Tableau 1 Evolution de la population de Conakry 14 Tableau 2 Donnees sur la population urbaine 15 Tableau 3 Caracteristiques des parcelles 16 Tableau 4 Occupation du sol par type d'habitat 17 Tableau 5 Recapitulatif des types de branchements et facturation 1992 36 Tableau 6 Types de branchements par commune 36 Tableau 7 Mode d'evacuation des eaux usees menageres 39 Tableau 8 Description des equipements sanitaires autonomes de Conakry 40 Tableau 9 Destination des boues de vidange en fonction de I'operateur de la vidange 41 Tableau 10 Composition des ordures menageres dans 3 quartiers de Conakry 1992 44 Tableau 11 Estimation des quantites de dechets industriels a Conakry 46 Tableau 12 Recapitulatif des systemes proposes 68 Tableau 13 Evolution des niveaux de service d'assainissement 69 Tableau 14 Montant des financements pour I'assainissement autonome 72 Tableau 15 Programme de rehabilitation des latrines scolaires 73 Tableau 16 Intensite des pluies projetee 75 Tableau 17 Parametres de dimensionnement de la formule de Caquot 75 Tableau 18 Occupation du sol par type d'habitat 76 Tableau 19 Caracteristiques des tranchees filtrantes par type d'habitat 76 Tableau 20 Caracteristiques des bassins versants problematiques 81 Tableau 21 Production volumique globale de dechets a prendre en compte pour la collecte 85 Tableau 22 Types de collecte et materiel propose 86 Tableau 23 Station de transfert : option route 88 Tableau 24 Station de transfert . option rail 88 Tableau 25 Transport par route 89 Tableau 26 Transport par rail 90 Tableau 27 Coats de fermeture de la Miniere 90 Tableau 28 Caracteristiques des sites de decharge 91 Tableau 29 Coats de la decharge acces par rail 9'1 Tableau 30 Coats de la decharge, acces par route 91 Tableau 31 Moyens pour la collecte porte a porte par commune 94 Tableau 32 Comparaison des investissements necessaires par option d'evacuation des dechets solides 97 Tableau 33 Frais de fonctionnement par option 98 Tableau 34 Coats des divers modes de collecte 98 Tableau 35 Coats des divers modes de transport CT/CET 100 Tableau 36 Couts des divers centres de transfert 100 Tableau 37 Coats des divers modes d'elimination 10~ Tableau 38 Investissements a la charge de l'Etat 10~ Tableau 39 Investissements a la charge des PME 101 Tableau 40 Recapitulatif des frais de fonctionnement 102 Tableau 41 Programme de formation sur deux ans 143 Tableau 42 Programme de perfectionnement a moyen 146 Tableau 43 Composantes a court terme du PSA 149 Tableau 44 Echelonnement temporel des investissements du PSA 153 Tableau 45 Depenses de fonctionnement des differents volets du PSA 153 Tableau 46 Repartition des depenses d'investissement 153 Tableau 47 Repartition des depenses de fonctionnement 154 Tableau 48 Plan d'actions des Projets pilotes 159 Tableau 49 Actions avec la population des quartiers 161 Page 6 ProgralTlf'f'le d'Amelioration de J'Environnement Urbain et de J'Assainissement de Conakry ABREVIATIONS ADEG Association guineenne pour l'Environnement et Ie Developpement ADRA Agence adventiste d'aide au developpement AGECO Agence de Gestion des Services Urbains de Conakry AGUIFAC Association guineenne des Femmes pour l'Association ANAM Agence de navigation Maritime BAD Banque africaine de Developpement CCCD Lutte contre les maladies transmissibles de I'enfance CCCE Caisse Centrale de Cooperation Economique (maintenant CFD) CECI Centre canadien d'Etudes et de Cooperation intemationale CERESCOR Centre de recherches scientifiques de Conakry, Rogbane CREPA Centre regional pour l'Eau potable et l'Assainissement faible cout a CRG Croix Rouge Guineenne DATU Direction Nationale de l'Amenagament et de l'Urbanisme EIER Ecole Inter·Etats d'ingenieurs de l'Equipement Rural EPSE Education pour la sante et I'environnement en milieu scola ire EUPD Entraide Universitaire pour Ie Developpement FED Fonds Europeen de Developpement FG Francs Guineen GREA Groupe regional de l'Eau et de ,'Assainissement • Programme PNUD/Banque mondiale IAGU Institut Africain de Gestion Urbaine KFW LCHF KreditanstaH. fur Wiederaufbau I 'Assainissement de Conakry Laboratoire centrale d'hydraulique de France I OMS Organisation Mondiale de la Sante ONG OUA Organisation non Gouvemementale Organisation de l'Unite Africaine I PADEULAC Programme de l'Amelioration de l'Environnement Urbain et de PADSE PADU PARC Programme d'Appui au Developpement socio-economique Programme d'Appui au Developpement Urbain Programme d'Appui au renforcement des Collectivites Decentralisees I Programme de Developpement Municipal PDM PEC PGU Projet etudes cOtieres (cellule de la filiere riz du FAC) Programme de gestion Urbaine I PNAE Plan national d'action environnementale SEEG SONEG Societe Exploitation des Eaux de Guinee Societe Nationale des Eaux de Guinee I STC Services techniques des Communes STV UNICEF UPSU Services techniques de la Ville de Conakry Fonds des Nations-Unies pour l'Enfance Unite de pilotage des Services Urbains I US$ Dollars des Etats Unis VGE Volontaires guineens pour l'Environnement I Remarques Le taux de change utilise dans ce document est de 922 FG/US$1.00 qui est Ie taux constate en 1994. Ce document a ete elabore avec Ie concours du Groupe regional pour l'Afrique de l'Ouest du I Programme PNUD-Banque Mondiale de l'Eau et de l'Assainissement (Abidjan). I I Programme d'Ameiioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 7
REPERTOIRE DES RAPPORTS ELABORES DANS LE CADRE DU PADEULAC, 92-93 1. EAUX USEES 11 Report en preparatory mission; avril 1992, R.N. Middleton 12 Description de I'etat du reseau d'eaux usees, avril 92, M. Balde. 13 Rejet en mer des eaux usees, juin 1992, P. Bonafous 14 Conditions d'assainissement de 11 etablissements socio-sanitaires. 9 infrastrudures scola ires et 14 cites, juillet 1992, B. Diallo 15 Vidange des fosses et latrines, aout 92, M. Balde. 16 Report one-site sanitation systems selection, octobre 1992. A. Brown 17 Assainissement collectif des eaux usees, octobre 1992, J. Toublanc 18 Rejets en mer des eaux usees usees, etudes complementaires. volume 1 novembre 1992. volume 2 fevrier 93 Projet Etudes COtieres. 19 Campagnes de 120 tests d'infiltration sur la ville de Conakry. novembre 92, M. Balde et D.Balde 20 Assainissement collectif de Conakry. Propositions pour Ie financement et I'organisation du service assainissement. GREA-AO, decembre 94 2. EAUX PLUVIALES 21 Enqu~te sur les zones inondables dans la ville de Conakry. Keita, J.Tolno, M.Diawara 22 Delimitation des bassins versants de la presqu'ile de Kaloum. septembre 92, M. Bah 23 Caradenstiques des differents types d'habitats pour Ie calcul du coefficient de ruissellement. odobre 92, S. Konate, NM. Balde 24 Les eaux pluviales, novembre 1992 A. Morel it I'Huissier 3. DECHETS SOLIDES MENAGERS 31 Etude geologique des sites de decharge (Ia Miniere. Lansanya et Tobolon). avril 1992. M.K. Sylla 32 Les problemes des dechets solides. avril 1992, J. Sylla 33 Faisabilite et ingenierie preliminaire, collecte, transport et elimination des dechets solides menagers de la ville de Conakry, avril 1992. O. E. Diop 34 Enqu~tes sur les recuperateurs, avril 92. M. Balde 35 Les dechets du marche Madina, novembre 1992, A. Camara 36 Etude comparative des filieres collede-transit-elimination des ordures menageres de Conakry. septembre 93, D. Heu 37 Les dechets solides menagers de Conakry. GREA-AO, decembre 94 4. DECHETS INDUSTRIELS 41 La legislation en vigueur sur les substances et produits dangereux, mars 1992. A.Camara 42 Le traitement des eaux contaminees chimiquement et biologiquement et des residus solides dangereux dans la ville de Conakry, avril 1992, A. Camara 43 Les dechets industriels de la ville de Conakry, juillet 92. HR. Stoll, 44 Recuperation et valorisation des huiles usees, janvier 1993. JP. Guillotte 5. ENQUETES 51 Enqu~te menages (355) sur I'assainissement. Ie drainage, les dechets solides. mai 92, A, Morel it I'Huissier 52 Comportements des attitudes et pratiques des menages, mai 93, A. Morel et J. Durany Jacob Page 8 Programme d'Amelioration de I'Environnement UrtJain et de I'Assainissement de Conakry 6. ORGANISATION DES INSTITUTIONS 61 Problemes institutionnels et financiers, juin 1992, R. Tounkara 63 Propositions de montage institutionnel, novembre 1992, C. Bessat 64 Analyse des texles reglementaires se rapportant a I'environnement, janvier 1993, B.Barry 7. FINANCEMENT DE L'ASSAINISSEMENT 71 Financement de I'assainissement, novembre 1992, J. Trouve 8. DEVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES 82 Volet education pour la sante, juin 1992, Dr. Laurenceau 81 Developpement des Ressources Humaines, janvier 1993, E. Waas 82 Plan de developpement des ressources humaines, 3e Projet Urbain, octobre 93, E. Waas 9. ORGANISATION DES COMMUNAUTES 91 Identification des ONG nationales et etrangeres, juillet 1992. A.O. Drame I 92 Inventaire des structures aidant Ie developpement des PME, juillet 1992, M. Diawara 93 Etudes de milieu et entretiens avec les personnes-ressources dans les quartiers, juillet 1992, N.M. Balde, S. Konate I 94 Organisation des Communautes. mars 92 et aout 1992, J. Durany 10 PROJET DE DEMONSTRATION I 101 Fiches-projet AFRICARE, fevrier 1993. Padeulac 102 Fiches projet Lambanyi 103 Analyses preliminaires des communes et des quartiers en vue de la selection d'un quartier I candidat pour Ie projet-pilote 104 Projet pilote de Bonfi-marche I I I I I I I I Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 9 PREMIERE PARTIE CONTEXTE Page 10 Programme d'Amelioration de I'Envfronnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry I I I I I I I I I I I I I Programme d'AmMioration de I'Environnement Urbain et de f'Assainissement de Conal<ty page 11 CONTEXTE
Conakry est caracterise par un sous-equipement notoire en matiere d'ouvrage d'assainissement, une degradation profonde des infrastructures existantes. une atteinte certaine du milieu, en particulier marin et des lacunes dans la definition des responsabilites institutionnelles pour la gestion du secteur. Compte tenu de la croissance importante de Ia population urbaine et de Ia degradation continue de I'environnement sanitaire, la Banque Mondiale a decide de financer en priorite des actions en matiere d'amelioration de renvironnement et d'assainissement dans Ie cadre de son futur projet de developpement urbain, avec pour objectifs prioritaires d'ameliorer d'une part les conditions de vie des couches defavorisees de la population et de reduire d'une part las atteintes a I'environnement terrestre et marin. La preparation d'un tel projet, compte tenu de rampleur des problemes a traiter, necessitait de developper une reflexion approfondie sur I'organisation institutionnelle, sur les options technologiques a recommander, sur la maniere d'impliquer, de maniere aussi etroite les populations beneficia ires ala definition des besoins et a la gestion des ouvrages d'assainissement et sur les modalites realistes de recouvrement des coOts. L'elaboration de ce programme d'amelioration de I'environnement urbain et de rassainissement de Conakry (PADEULAC) a resulte d'une reftexion menee pendant deux ans par une equipe locale en concertation etroite avec les autorites nationales, avec la participation des futurs beneficiaires, aidee par des consultants nationaux et intemationaux et encadree par Ie GREA. Le present document presentant des recommandations a la fois appropriees au contexte et aux capacites de gestion administratives et correspondant aux habitudes socio-culturelles ainsi qu'a la volonte et a la capacite des beneficia ires de participer financierement a la construction et a la gestion des ouvrages, vise deux objectifs: (a) a court terme, la preparation du troisieme projet urbain de la Banque Mondiale dont !'evaluation est prevue en mai 1994. (b) a long terme. une strategie d'amelioration de I'environnement urbain portant sur les aspects technologique, institutionnel et financier de I'assainissement. A - LA VILLE DE CONAKRY La republique de Guinee est un pays situe sur la cOte occidentale de l'Afrique en arc de cere/e entre Ie 7erne et Ie 15eme parallele. La Guinee partage des frontieres avec Ia Guinee Bissau et Ie Senegal au NO, Ie Mali au NE, Ie Liberia et la Sierra Leone au SEIS. La capitale Conakry est constitue par la presqulle de Kaloum et les quatre iles de Loos qui protegent Ie port de Conakry. 1. Topographie et Structure geologique Situe a go de latitude Nord et 13° 37 de longitude Ouest, Conakry est une presqu'ile de longueur 36 km et de largeur variant de 1 a 6 km. Avec une altitude atteignant 130 m, Conakry est constitue dans sa partie Ouest d'une zone plate, basse prolongee dans la direction Est d'une cr~te de deux versants (Sud et Nord) donnant en pentes uniformes de 4 a 5% en moyenne soit directement a la mer ou sur des zones plates marecageuses. Le site de la ville est constitue d'un dyke basaltique (dunite) recouvert de cuirasse lateritique de 20 a SOm d'epaisseur comprenant : Page 12 Programme d'Ametioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry • Une couche superieure A dure et ferrugineuse plus ou moins fissuree de 5m d'epaisseur moyenne; • Une couche intennediaire B mi-dure et tres peu penneable de 5m : • Une couche inferieure C de 15 a 40m d'epaisseur tendre et tres poreuse, recouvrant la roche eruptive, avec une teneur en eau de 40 a 50 %. Elle est constituee de limonite (hydroxyde de fer). 2. Climat Le climat de Conakry est tropical sub-guineen. II comporte une saison seche d'Qctobre a Mai et une saison humide pendant laquelle les precipitations sont de grande intensite surtout de Juin a Septembre periode ou tom bent plus de 80 % de Ia pluviometrie tolale dont 30 % au mois de Juillet. La hauteur pluviometrique moyenne est de 4.2m par an avec de extremes de 3m et 5.7m enregistres respectivement en 1968 et 1954. a L'humidite relative mensuelle varie de 69 88 % et la temperature moyenne est de 27° C. Les vents predominants durant toute I'annee sont les vents d'Quest, chauds et humides (mousson, brises marines) excepte Ie mois de Decembre pendant lequel souffle I'hannattan, vent d'Est froid et sec. Les vents d'Quest pouvant toumer au N-W en saison seche et au S-W en saison des pluies sont faibles en general et ne depassent que tres rarement 7 a 8m/sec pour atteindre au maximum 20m/sec. I 3. Sols et vegetation I La cuirasse lateritique affleure sur de vastes surfaces de la cr6te. Elle est couverte dans les replats d'une couche de terre argileuse en pAte de grains fins de quartz tres homogene, pratiquement impermeable. Sur les fortes pentes les sols sont squelettiques et constitues de limons gravillonnaires I d'une profondeur inferieure a 10 em. Sur les pentes faibles et moderees ils sont ferralitiques et constitues d'une couche de 10 cm de limons sableux qui repose sur une couche de 50 cm d'argiles sableuses avec induration gravillonnaire. Dans les zones marecageuses les sols sont constitues d'alluvions limono-sableuses a engorgement pennanent ou temporaire d'eau salee. I La vegetation est essentiellement constituee : I • de for6t galerie dans les talweg des cours d'eau; • de foret classee sur des peri metres reduits : 13 ha a ENTA; 30 ha a Dabompa et une dizaine sous forme de perimetres de protection des tetes de sources a Kissosso; • de mangroves a rhizophora et avicenia nitida dans les zones marecageuses. I 4. Hydrologie I De nombreux cours d'eau drainent les eaux de surface et de la nappe. II y a plus d'ecoulements dans la zone Nord. Les principaux cours d'eau sont Kennia, Kakimbo, Kaporo, Tabolonkhoure, Bassia, Kissosso, Pimpokonte ... Quelques uns de ces ecoulements fonnent avec les cours d'eau venant du I Mont Kakoulima d'importantes meandres dans les zones marecageuses. Selon les donnees existantes, sur une hauteur pluviometrique de 4.2m Ie ruissellement total ne depasserait pas 1m; I'evapotranspiration par la couverture vegetale serait de 1.5m environ et la I quantite d'eau infiltree de I'ordre de 2m. Ce bilan hydrologique semble peu fiable si on tient compte de la topographie du site de Conakry souvent acck::tente; de la nature des sols souvent imperrneables ou rapidement imbibes; de I'importance relative de la couverture vegetale et de la grande intensite des I pluies. Le soubassement de la presqulle de Conakry comporte deux horizons aquiferes: I Une nappe superficielle se localise dans la couche A a moins de 5m de profondeur en (a) general. Elle est peu profonde. se recharge rapidement et devient sub-affleurante pendant la saison I Programme d'Am6lioration de I'Environnement Urbain et de f'Assainissement de Conakry page 13 des pluies. Cet horizon aquifere alimente les puits tradition nels existant un peu partout dans la ville. II est I'objet d'une importante contamination du fait des ouvrages d'assainissement individuels des eaux usees et excreta, et ne peut donc t'!tre une source d'approvisionnernent en eau potable. (b) La deuxieme nappe se trouve dans la couche C. Cette nappe a deja ete exploitee par des forages pour rapprovisionnement de la ville et aussi par des prives (puits tres profonds). Cette nappe doit faire rObjet d'une grande protection car des excavations qui penetreraient la couche B peuvent entrainer sa contamination par la nappe aquifere phreatique deja polluee. La capacite d'infiHration des sols, la profondeur de la nappe phreatique et de la cuirasse lateritique varient considerablement a fechelle de la ville et mt'!me d'un quartier. Une centaine de tests d'infiHration ont ete effectues et les resuHats indiquent des niveaux de permeabilite variant de 10 Vm2/jour dans les zones rocailleuses et argilo-sableuses 8 60 Vm2rJOur dans les sols sableux et graveleux. Sur la majeure partie du site couvert par les sondages, la permeabilite se situe entre 30 et 40 vm2rJOur. 5. Milieu marin 5.1. Topographle • Bathymetrle Le plateau continental est tres legerement incline. II est recouvert sur une epaisseur de plusieurs metres par les apports solides des cours d'eaux : argiles, vases, sables fins, debris coquilliers. Les fonds sont plats dans tout Ie Nord de la peninsule: les profondeurs de 6m ne se trouvent qu'a 8 km des cOtes. Par contre au Sud de la presqu'ile des profondeurs de 10m existent 8 4 km des cOtes, et seulernent a 1 km dans Ie detroit entre les iles de Loos et la presqu'ile. 5.2. Densltll Selon les donnees de CERESCOR. il Y a une forte variation de la salinite et donc de la densite, due aux pluies et aux temperatures. Les eaux marines voisines de la pointe de la presqu11e ont des taux de salinite de 35,4 8 35,9 gil pour des temperatures variant de 26°8 28 ° en saison seche contre 23,6 a 29,2 gil pour des temperatures de 27°4 C 8 27 °9C en periode humide. 5.3. Marnes • Coulilnfs • Hou/es Les marees sur les cOtes de Conakry sont semi diumes avec des amplitudes variant de O,9m 8 3.6m environ. Vers la pointe de la presqu'ile Ie courant de flot est en moyenne de O,5m1sec et porte vers Ie N-NW tandis qu'au reflux. il est de O,6m1sec dans la direction S-SE. Dans les zones laterales les courants portent vers les mangroves pendant Ie flot a des vitesses plus faibles. Les courants a gene raux portent une vitesse de O,20mlsec vers Ie S-E. Une petite resuHante de courants s'observe en saison seche vers Ie N-W dans Ie detroit et vers les mangroves de part et d'autre de la presqu1le. Selon les etudes de M.Domain et Ie rapport LCHF de 1982, les houles qui arrivent aux cOtes de Conakry sont : (a) Les residus de houles Iongues venant du Nord et du Sud. Elles sont de faibles amplitudes en general (0,30 8 O.SCm): (b) Des houles de vive eau de 1 8 1.5m d'amplitudes se creent localement. de maniere subite. en pleine mer. Des vagues defenantes s'abattent sur Ie rivage presque sans amortissement. Ces vagues ont des periodes faibles de 4 a 6 secondes. .
Page 14 Programme d'Am6lioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry 6.4. La qualite des eaux Selon les analyses effectuees par Ie projet "Etudes cOtieres" en novembre 1992 pour evaluer la qua lite bacteriologique des eaux littorales de la presqu'ile, Ie long de la Corniche Sud, iI a ete a constate que les concentrations de coliformes totaux observes varient de 2,4 80 fois la norme guide OMS pour les zones de baignade. Tous les echantillons preleves renferment des populations de lewres et de champignons pathogenes. Les details des analyses sont presentes dans Ie diagnostic environnemental. Depuis plus d'une annee, les eaux cOtieres sont particulierement chargees en residus d'hydrocarbures provenant du rejet brut et incontrOle d'huiles usagees et de fuel lourd (Enelgui, Garage du GouvememenL). A cette pollution continue s'est ajoutee une maree noire (Ie 24/09/91) dont les effets n'ont toujours pas ete completement maitrises. La dispersion de la nappe a pr6cipite Ie fuel lourd a une profondeur infeneure, mais celie ci est toujours presente. Cette pollution marine encourage les navires a vidanger et nettoyer leurs soutes pres des cOtes sans risque d'~tre demasques. Par contre, Ie prejudice au niveau de Ia ~che artisanale et des chalutiers est incontestable. Au niveau du port, malgre la convention MARPOL et la tenue recente d'un seminaire a ce sujet, les camions continuent d'effectuer leurs vidanges directement dans les eaux du port. 6. Le littoral Le Littoral est constitue de cOtes rocheuses et lateritiques tres decoupees, longue de 14 km, et de zones plates et marecageuses d'environ 16 km couvertes de mangroves soumises periodiquement a I rinvasion des marees. Ces mangroves sont sujettes a avancees lors des crues subites des cours a d'eau charriant beaucoup d'alluvions (Juillet, AoOt, Septembre) et reculs en periode de houles. Le littoral de Conakry est tres occup6 par des activites variees. " est Ie domaine des ports, de multiples I debarcaderes, de la centrale electrique, du camp militaire, d'habitations... II comporte des zones sensibles telles que les vasieres de mangroves, les zones d'elevage d'huitres et de crevette; les rizieres ... I 7. Population a Suivant I'hypothese moyenne de 6 % de croissance annuelle (due I'exode rurale) retenue par Ie Plan I de Developpement urbain pour la demiere decennie la population de Conakry serait passee de a 830.000 habitants en 1985 environ 1.120.000 en 1992. I Pour la determination de la population de Conakry a rhorizon 2010, 4 scenarios de croissance economique ont ete examines. Le premier donne un taux de croissance du PIS de 3% par an, Ie second 4 %, Ie troisieme 5% et Ie sixieme 6%. Le scenario 3 prevoyant une croissance soutenue de a 1985 1990 du fait de Ia relance economique centree sur Conakry puiS un flechissement progressif I jusqu'en I'an 2000 sous I'effet des politiques d'amenagement des autres villes et des regions rurales a ete retenue com me cadre de reference de I'etude des processus d'urbanisation long terme. a I Annees Tableau 1 Evolution de la population de Conakry Population taux de croissance I annuel moyen % 1985 1990 1995 830000 1140000 1450000 6,5 5,5 I 2000 2005 2010 1 845000 2300000 2800000 5.0 4,5 4.0 I I Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 15 La population de la capitale representait 43 % de la population urbaine et 13 % de la population nationale en 1985. Elle constituera en I'an 2010, 49 % de la population urbaine et 23 % de la population nationale. A I'horizon 2010 environ 1.700.000 personnes habiteront les quartiers existant a a aujourd'hui soit 60 % de la population totale de 2010. Les surfaces urbaniser I'horizon 2010 seront de 9000 ha, Tableau 2 Donnees sur la population urbaine Population 1985 2010 Totale du pays 6110000 12190000 % urbaine du pays 30% 47% Pop Ckyl Pop. totale 13% 23% Pop Cky/ Pop. urbaine 43% 49% Population de Conakry 830000 2800000 8. L'Habitat La typologie de I'habitat se base sur la nature des interventions. On distingue les quartiers planifies ou lotis (6%), les quartiers non lotis (45%) et ceux ayant fait /'objet d'une restructuration (49%). 8 types d'habitat ont ete distingues par Ie PDU. " existe une grande difference dans les statuts d'occupation suivant Ie type d'habitat. Le cas Ie plus souvent observe est la parcelle multifamiliale composee de menages proprietaires partageant leur parcelle avec des Iocataires (38% en moyenne mais 65% en evolutif ancien et 23% en evolutif recent). Ces chiffres traduisent Ie processus de densification suivant I'anciennete des quartiers. Les pro prieta ires representent dans I'ensemble 22 % des menages, les locataires 59% et les Mberges gratuits 20%. avec de grande difference suivant les types d'habitat. 8.1. Evoluti( ancien Les quartiers anciens presentent une trame reguliere decoupee en rectangle de 160m x 60 ou 200 x 80m, desservie par des voies de 10 a 15m d'emprise. Les parcelles sont grandes (1000 m2 en moyenne). Ces quartiers sont dotes de to us les reseaux d'infrastructure. " s'agit des quartiers de Boulbinet, Almamyah, Coronthie, Sandervalia, Tombo (dans la Commune de Kaloum) qui regroupent 18% de la population de la ville. 8.2. Habitat groupe konomlque De minuscules operations souvent d'une vingtaine de logements ponctuent Ie tissu urbain de Conakry: la cite des Douanes, la cite de Coleah, la cite CBG, la cite des Chinois. La plus importante cite est la SIG de Madina (1000 logements). 8.3. Habitat resldent/el et groupe de bon standing Le groupe bon standing (cite OUA, cite CBG) est une zone planifiee presentant une trame reguliere tandis que I'habitat residentiel constitue un tissu urbain plus ou moins regulier ou I'organisation du reseau a suivi I'implantation des logements. Dans I'habitat residentiel les parcelles sont tres grandes. 8.4. Habitat restructure Plus du tiers de la ville est restructure. On y compte les quartiers de Co/eah, Mafanco, Madina, Boussoura, Touguiwondy, Matam dans la Commune de Matam; de Cameroun. Landreah, Dixinn et Belle-vue dans la Commune de Dixinn. Ces quartiers ont ete dotes de reseaux de wirie, d'electricite. d'eau. lis forment un tissu tres serre, une trame anarchique avec des 'ilots en blocs et des parcelles souvent enclavees . Page 16 Programme d'Amel;oration de I'Environnement Urbain et de f'Assainissement de Conakry B.S. Habitat evo/utit recent Cet habitat s'est implante dans des lotissements somma ires officiels, ponctuels sans articulation entre les differentes operations de lotissement qui ont consiste generalement en rouverture de voies d'acces et en la reservation de quelques emprises. Elles ont eu pour resultat I'emiettement et I'etirernent du tissu urbain a la peripMrie de la ville alors qu'iI existe des espaces urbanisables dans la zone centrale. La densification de cette trame se fait de la m&me fayon que dans I'evolutif ancien, Ie restructure, Ie spontane. C'est a dire que les proprietaires densifient au maximum Ie bAti de leur parcelle pour s'assurer des rentes locatives. Cet habitat comprend les quartiers de Gbessia, Hamdallaye, Kipe, NOngo, Taouyah avec plus de 7% de la population de Conakry. B.6. Habitat spontanlJ Ce sont les quartiers qui n'ont connu aucune forme d'intervention des pouvoirs publics. 115 se distinguent par les difficultes d'acces car ils sont eloignes des principales routes de la ville : la Carriere, quartier plutOt dense par rapport a Oar-Es-Salam, Elhadj Oumar, Koloma , Dabondi qui presentent un tissu continu mais qui sont encore faiblement occupes. Ces quartiers comptent environ 18% de la population. B.7. Habitat vll/ageo;s II est constitue de noyaux villageois qui subsistent a I'interieur ou a la peripMrie de la ville. Tableau 3 Caracteristiques des parcelles I Type d'habitat Pop. % DensM Moyenne Nbre moyen Nbi'e de moyen Proprl6- talres et Iocatalrn Ht\berges gratuitset Taille moyenne I Evolutit ancien 16% Habt'ha 3SO -1000 m6nages l~n:eIIe 6,3 personnes Im6naS! 7,7 .. h6ritiers 13 .. 63 parents % 24 parceUes rna 1000 I Groupe economique 7% 50 - 150 1,2 9,8 100 750 Restructure Evolutif recent spontane 47% 7% 18% 200- 600 50- 150 50 - 3SO 3,7 2,1 2,8 7,9 8,5 7,2 20 33 26 55 47 49 25 20 25 660 650 820 I Viliageois 3% 25-50 2,1 8,8 57 35 8 1050 Rl!sIdentiel G~ bon standi!:!!i! 2% -25 - 100 -25- 50 1,3 1,0 13,1 4,0 58 42 1840 1100 I source PDU 9. Occupation du sol I En 1985 la superficie urbanisae de Conakry etait de 6.926 ha dont 85,5% occupes par les habitations, 6% par les equipements collectits et 8,5% par les activites et les equipements d'infrastructure economique. I I I I Programme d'Ame/ioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry page 17 Tableau 4 Occupation du sol par type d'habitat Type d'hablCat &rlace bttie IJ(. Coura non revetue . ROI.te bitwn6e Route .. sur terre Terre .. avec v6g6lation . Terre nue L'habltat 6volutif ancien 62 10 20 4 2 Habitat 6volutif r6cent 31 20 16 26 7 Habitat R6sidentiel 16 12 5 5 45 5 Habitat restructur6 51 10 15 0 2 Group6 6conomique 49 10 15 10 7 2 Group6 standing 23 18 15 9 32 Habitat spontane 39 20 3 20 13 5 Habitat villa~is 15 15 4 54 17 source POU B. LES PROJETS ET ETUDES EN COURS EN ASSAINISSEMENT 1. Approvisionnement en eau • Le projet rehabilitation de bomes fontaines (SONEG/SEEG): 88 bomes fontaines, toutes sans compteur ont ete recensees a Conakry, en tr~s mauvais etat ou hors service. L'entreprise CONMETAL est chargee de cette rehabilitation (85) qui a deja commence a Kaloum. Cependant. Ie paiement des consommations d'eau de ces bomes fontaines nouvellement rehabilitees est actuellement a la charge des Communes. • L'extension du reseau d'approvisionnement (SONEG/SEEG) financee par la Banque mondiale comprend I'extension de la station de traitement de Yessouloum, Ie doublement de la conduite d'amenee a partir du barrage des grandes chutes, la construction de deux reservoirs de 2 500 m3 chacun, I'extension du reseau secondaire, la mise en place systematique de compteurs d'eau et "installation de 37 000 branchements. 2. Assainissement urbain • Le Deuxi~me projet urbain -IDAlMinist~re de rAmenagement du Territoire Le projet a pour objectif essentiel d'ameliorer Ie cadre de vie et de travail dans les villes guineennes. La situation physique, sanitaire et sodo-economique de Ia population urbaine devrait ~tre amelioree de mani~re significative par: (a) la rehabilitation d'infrastructures urbaines (dont Ie reseau de drainage de Kaloum, Kipe, Universite, Dixinn, viabilisation de marches, rehabilitation de voine non revetue). (b) la realisation d'operations d'amenagernent de terrains, (c) I'amelioration des services urbains de base (drainage et ramassage des ordures) notamment dans les quartiers les moins equipes habites par des population pauvres. Au travers de I'elaboration d'une politique de I'urbanisme et de I'habitat et Ie renforcement des institutions urbaines, Ie projet aidera ,'Administration centrale a transferer progressivernent 1a responsabilite de "amenagement urbainaux collectivites locales et aux promoteurs prives 1 • • Le PADU (Programme d'Appui au Developpement Urbain) UNICEF/Ministere de l'Amenagement du Territoire. Au travers du PADU, I'UNICEF a demarre des interventions ponctuelles dans Rapport d'6valuation • Oeuxi6me Projet Urbain· Banque mondiale • fevrier 90 Page 18 Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry plusieurs quartiers dont Hafia-mosquee et 80nft-port. Ce programme a pour but de promouvoir a I'amelioration des conditions de vie des citadins afin d'assurer tout la fois une meilleure sante, une production accrue et un developpement socio-economique harmonieux, par la realisation de projets d'experimentation et de demonstration de technologie a faible coOt dans Ie domaine de I'amelioration de I'environnement sanitaire dans les quartiers impliquant la participation des a a a beneficiaires, En particulier, Ie PADU vise promouvoir les interventions la base et introduire la dimension socia Ie qui fait souvent defaut dans les projets institution nels. L'experience faite autour des ces interventions est d'une grande utilite dans la mise en place des programmes integres d'amelioration de quartiers (latrines, bomes fontaines, lavoirs, caniveaux, precollecte d'oroures menageres, puits d'infiltration, education sanitaire, comite d'environnement) • Le PADEULAC (Programme d'Arnelioration de l'Environnement Urbain et de rAssainissement de Conakry) IDAlLuxembourglGREAlMinistere de l'Amenagement du Territoire. Le but de retude est de preparer une strategie globale et integree d'amelioration de renvironnement sanitaire a a Conakry. Les etudes et conclusions serviront en outre de base la mise au point de programmes d'intervention dans les quartiers bases sur des plans d'amenagement et d'assainissement integre I et Ia proposition de technologies appropriees aux sites. a • Le Projet Africare/USAID. Le but du projet est, par Ie biais de travaux simples haute intensite de I main d'oeuvre dans Ie domaine de ,'assainissement, de generer des revenus pour 46.000 a hommes-jours de travail a une main d'oeuvre non qualifiee et desoeuvree et de reduire ainsi la pression sociale. L'objet du projet n'est pas Ie stimuler les initiative de base, iI n'est d'ailleurs pas prew d'appui la preparation technique ou institutionnelle des chantiers qui devront concemer des I travaux exlr@mement Simples. Apres discussion avec les autres initiateurs de projets dans ce domaine, notamment Ie PADSEICAT, il a ete convenu que seuls des travaux ou une participation des beneficia ires semble difficilement envisage able et les travaux de confortation seront menes I dans ce cadre. • Le PADSEICAT - Ministere du Plan et des Finances-IDA. C'est au travers des micro realisations du PADSE (Programme d'Appui au Developpement socio-economique) que la phase I experimentale de Cellule d'Appui Technique a ete mise en place. Celie cellule est chargee de preparer avec I'aide et en concertation avec Ie PADEULAC, des programmes coherents d'operations pilote et de micro-realisations portant sur I'amelioration de I'environnement urbain I dans quelques quartiers de Conakry et de les proposer aux mecanismes de financement de micro projets PADSE. Elle sera ensuite chargee de la mise en oeuvre des travaux definis. I • L'etude de reorganisation des services urbains (UPSU) financee dans Ie cadre du Deuxieme Projet a Urbain. Le 1er projet urbain a contribue la creation de l'Unite de Pilotage des Services Urbains chargee du ramassage des ordures menageres et de ,'entretien des reseaux de voirie et de a drainage et ceci grace une subvention massive de rEtat et une aide substantielle de la 8anque I mondiale. Le deuxieme projet urbain vise a consolider les resuttats acquis dans Ie cadre d'une reduction de raide exlerieure voire de sa disparition en fin de projet. Le projet a pris une autre toumure face aux problemes majeurs de financement recemment apparus et on s'oriente vers une I reorganisation totale du secteur de I'assainissement general au niveau de la Ville. Les relatives ,'AGECO. a recommandations de ce projet seront etroitement liees celles du PADEULAC et aux propositions a I • Le projet de rehabilitation des Infrastructures Scolaires de Conakry - Volet Assainissement -FAD UNICEFlMinistere de rEnseignement Pra-universitaire et de la Formation Professionnelle/GREAf CREPA. Rehabilitation et construction de classes et de blocs sanitaires dans 113 etablissements I scolaires (appel d'offres pour 75 etablissements dans un premier temps). • La GTZ finance I'etude de recherche d'un nouveau site de decharge. I • La preparation du 3eme Projet Urbain IDA. Ce Projet d'Amelioration de l'Environnement Urbain de Conakry (PDU3) aura pour objectif principal d'apporter des reponses concretes aux problemes I Programme d'Am6lioration de rEnvironnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 19 poses par la degradation de I'environnement urbain, la pauvrete, Ie sous-emploi et la deterioration des finances publiques. Sur base des recommandations du PADEULAC et d'autres actions engagees, ce projet comprendrait les composantes suivantes : gestion des ordures menageres avec paiement d'une prime a I'environnement, promotion de technologies appropriees en matiere d'assainissement individuel et collectif des excreta et eaux usees, rehabilitation du reseau de drainage et amelioration des autres services urbains par la programmation de travaux a haute intensite de main d'oeuvre, et Ie soutien aux initiatives de base dans les quartiers. • Le projet de valorisation des ressources humaines et d'amelioration des conditions de vie (PNUD/OMSlBITIUNESCO) 3. Politique gitnitrale de I'environnement Le PNAE (Plan national d'action environnementale) IDA. Ministere des Ressources Naturelles, de a l'Energie et de l'Environnement. La realisation du PNAE a ete confiee I'ONG Guinee Ecologie. Ce projet est charge d'61aborer des strategies et des programmes d'appui dans tous les secteurs de I'environnement au niveau national et d'integrer les politiques specifiques existantes (Projet forestier, PADEULAC, gestion des ressources naturelles ...). Le PADEULAC devra constituer un des volets du PNAE, ce dernier devant egalement assurer I'interface entre les recommandations du PADEULAC et celles d'autres etudes environnernentales en cours (projet Etudes cOtieres, port de Conakry. protection de la mangrove et du littoral...) 4. Education sanitaire et environnementale Divers projets d'integration de "education pour la sante ou I'environnement en milieu scolaire ou a extrascolaire ont ete recenses divers stades d'evolution. La proliferation de ces projets compromet leur chance d'absorption par les institutions nationales. Deux projets en cours semblent cependant plus en relation avec les objectifs du PADEULAC et surtout, semblent susceptibles de perdurer a I'echelle de la ville. II s'agit du programme "Enfant pour "enfant" (Direction de l'Enseignement ErementairelUNICEF) et du programme "Ecoles propres/Ecoles vertes" (Institut Pedagogique NationaVONG VGE). Un autre programme similaire sera soutenu par Ie PAE et organise par I'ONG VGE "Une ecole, un quartier pour I'environnement" dans Ie quartier de Bonfi. II existe egalement un a projet de creation d'un Institut des sciences de I'environnement l'Universite de Conakry avec I'appui financier du Canada. 6. Infrastructures urbaines ou pourraient ~tre integrees des composantes d'assainissement alternatives ou appropriees : Ie projet d'amenagement du Port de Conakry (IDA) Ie projet d'extension du drainage des eaux pluviales sur I'autoroute (CFD) Ie projet d'amenagement du site de Lambanyi Ie projet de renovation de l'hOpital Donka (FED). C. LE FINANCEMENT DE L'ASSAINISSEMENT Le problerne du financement du Plan Strategique d'Assainissement et de ses differentes composantes se pose dans un contexte difficile. Les finances publiques sont fortement limitees et la concurrence entre les priorites est intense. Plus grave est Ie fait que les finances de Ia Ville de Conakry et des 5· communes qui la composent sont encore tres restreintes compte tenu notamment de taux de recouvrement particulierement bas pour certaines ressources principales de ces institutions (environ 33 % pour les droits de marche, 15 % pour 1'lmpOt Minimum pour Ie Developpement Local, ..). En outre la situation s'est apparemment degradee entre 1991 et 1992. Si des plans d'actions sont en COUrs d'eJaboration et sont susceptibles d'avoir progressivement des effets, iI n'est pas possible et Page 20 Programme d'Ameiioration de I'Environnement Urbain at de I'Assainissement de Conakry raisonnable d'esperer une modification significative des ressources municipales permettant une prise en charge des principaux coOts des operations d'assainissement par les ressources propres des institutions publiques avant une dizaine d'annees. Les revenus des menages sont modestes mais iI convient de souligner que; • les revenus moneta ires des menages de Conakry sont sensiblement plus eleves en moyenne que ceux de I'ensemble du pays (2.500.000FG contre 622.000 FG et donc que Ie revenu moyen cite dans les statistiques intemationales pour I'ensemble de la Guinee, (430.000 FG ou 450 US$) • ces revenus sont distribues assez r6gulierement ce qui conduit, selon les enqu~tes les plus a racentes ce que 12 % des menages ont un revenu annuel situe en dessous de 622.000 FG, 22% ont un revenu annuel situe entre 622.000 FG et 1.244.000 , enfin 66% des menages ont un a revenu superieur 1.244.000FG par an. • les revenus des particuliers evoluent en partie en fonction de I'inflation, compte tenu de Ia part I importante de ces revenus qui proviennent de sources non salariales (qui suivent'plus aisemel'tt Ie niveau general des prix) et des reajustements qui ont ete operes sur les s~aires malgre les restrictions imposees par Ie Plan de Stabilisation. I La solution au probleme du financement des coots de I'assainissement tant pour les investissements que pour I'entretien des installations et leur fonctionnement, doit ~tre par ailleurs recherchee en tenant compte des mod alites actuelles de ces financements et des habitudes psychosociologiques prises, en I particulier par les usagers qu'ils soient la population ou les entreprises. On peut resumer la situation en notant que I'essentiel des financements sont actuellement assures par les finances publiques et que les services en matiere d'assainissement sont plus la plupart foumis gratuitement (mais bien I souvent irregulierement). Plus precisement, on peut retenir que ; I • la collecte et Ie transport des ordures menageres sont assures gratuitement pour la plupart des usagers et sont finances par des subventions de l'Etal, des ressources de la Ville et des emprunts faits aupres de la Banque Mondiale, I • la construction et I'entretien des reseaux de drainage des eaux pluviales sont entierement assures par les finances publiques ; toutefois les travaux effectues dans les concessions sont compretement assumes par les families concemees qui decident de leur opportunite et de leurs I • modes de realisation, I'elimination des eaux usees par les reseaux d'egout est egalernent assuree gratuitement. Par I contre, pour les cas d'assainissement autonome, les particuliers assurent seuls les couts de construction des latrines et de vidange des fosses. I • I'elimination des dechets et effluents industriels polluants ou non polluants ne sont pas plus factures. Par contre I'insuffisance des services proposes par les structures publiques conduit a a nombre d'entreprises s'organiser directement et donc assurer les coOts correspondants. I Cette situation n'est pas Ie seul fait des actions interessant ,'assainissernent. En effet, si la foumiture de "eau et de I'electricite est normalernent payantes. iI n'a pas encore ete possible d'appliquer des tarits correspondant aux coots reels (pour I'eau) et les taux de recouvrement des factures sont I insufflSants tant pour I'electricite que pour I'eau. En outre, on compte de nombreux branchernents non declares qu'il n'est pas possible de facturer. Les foumitures d'eau aux bomes fontaines sont norrnalernent financees par Ia Ville et les Communes. I I I Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry page 21 DEUXIEME PARTIE DIAGNOSTIC Page 22 Programme d'Arnelioration de I'Environnement Urbain Bt de I'Assainissement de Conakry I I I I I I I I I I I I I I I I Programme d'Am6Iiorafion de I'Environnement Urbain et chi f'Assainissement de Conakry page 23 DIAGNOSTIC
A - DIAGNOSTIC ENVIRONNEMENTAL L'etat de degradation de I'environnement de Conakry se maniteste sous plusieurs formes : • pollution des sols par Ies epandages d'eaux usees, d'huiles usagees. d'ordures et de dechets toxiques; • erosion intense liee a i'ecoulement incontrOle des eaux de pluies • inconfort lie a la surdensification de certaines zones d'habitat. au manque d'equipement sanitaire de base. a I'insuffisance d'espaces libres et d'espaces verts. a la mauvaise qualite de I'habitat • pollution des eaux marines par les rejets d'hydrocarbures. d'eaux usees, de matieres fecales et de dechets solides • pollution des nappes et des cours d'eau par des infiltrations provenant des decharges et des equipements sanitaires mal con9Us • pollution de I'air par les emanations des vehicules mal regles et un trafic automobile intense, poussiere d'alumine et de bauxite, fumage des denrees, odeurs nauseabondes liees au mauvais fonctionnement des services d'assainissement; • pullulation d'insectes et d'animaux errants autour des decharges sauvages et des eaux stagnantes Ces problemes generaux ont ete releves dans Ie PNAE2 et sont repris plus en details dans Ie diagnostic par sous secteur. Cependant iI convient d'apporter quelques elements particuliers sur I'environnement marin de Conakry qui implique des reponses particulieres aux problemes d'assainissement. 1. Le probleme de la qualite des eaux marines
Les resultats des analyses effectuees par Ie projet "Etudes c6tieres"3 en novembre 92 et fevrier 93, indiquent un taux de pollution bacteriologique assez eleve sur tous les points d'echantillonnage situes de part et d'autre de Ia peninsule, aux abords de la c6te; les germes de pollution bioecologique a
savoir les colitormes et streptocoques ainsi que des staphyJocoques et champignons pathogenes sont presents en grande quantite dans tous les echantillonnage avec des teneurs preoccupantes dans la zone de Donka 4: Plus au large des cOtes, la pollution reste mesurable au sud de la peninsule alors qu'ailleurs. les taux de dilution. sont en general acceptables. En tenant compte des effets de marees
et des courants littoraux, on note que la zone littorale la plus polluee correspond aux zones les plus densement peupJees (Matolo, Matam) et a celie disposant d'un egout (Kaloum). On peut dire cependant que la relative qualite des eaux littorales est du au fait que les rejets actuels sont multiples (Ia faiblesse des debits permet une dilution et une assimilation plus rapide des effluents). et de faible quantile en raison de la vetuste du reseau et de sa faible extension (d'ou beaucoup d'infiltration dans les sols). La situation serait considerablement modifiee si les rejets etaient concentres en un seul emissaire sans traitement prealable alors que parallelement ,'extension du reseau d'eau potable augmentera Ie volume d'eaux usees. II a ete precise dans cette etude que les conditions de 2Plan National <fAction Environnementale 3ef. bibt n° 18 4La concentration des colirormes totaux peut atteindre 80 rois Ia noree guide OMS pour Ies eaux de baignade PSgfl24 Programme d'Amelioration d6I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry reproduction des bacteries nocives sont favorables et qu'un panache d'ecoulement pennanent d'eaux usees pourrait atteindre les mangroves les plus proches de Conakry. Or la qualite des eaux littorales de Guinea constitue une priorite economique absolue tant en raison de I'importance des zones humides littorales (rizieres) que des reserves halieutiques qui se concentrent a proximite de la mangrove. Depuis plus d'une annee, les eaux cOtieres sont particulierement chargees en residus d'hydrocarbures provenant du rejet brut et incontrOle d'huiles usagees et de fuel lourd (Enelgui, Garage du Gouvemement...). A cette pollution continue s'est ajoutee une marea noire (Ie 24/09/91) dont les effets n'ont toujours pas ete completement maitrises. La dispersion de la nappe a precipite Ie fuel lourd a une profondeur infeneure, mais celie ci est toujours presente. Cette pollution marine encourage les navires a vidanger et nettoyer leurs so utes pres des cOtes sans risque d'@tre demasques. Par contre, Ie prejudice au niveau de la p@che artisanale et des chalutiers est incontestable. Au niveau du port, malgre la convention MARPOL et la tenue recente d'un semina ire a ce sujet, les camions continuent d'effectuer leurs vidanges directement dans les eaux du port. 2. Impact sur la sante Les donnees statistiques concernant la sante des populations de Conakry sont tres generales et I irregulieres. Elles ne donnent pas une image precise de la situation sanitaire de la ville. II apparait cependant que les maladies dues aux mauvaises conditions d'habitat et d'hygiene sont tres repandues. Elles sevissent soit sous mode endemique ou sous tonne epidemique. I La contamination teco-orale est tres courante et engendre Ie cholera, la typholde, les diantlees virales et bacteriennes, I'amibiase, I'hepatite, I'ascaridiose, la tricocephalose, la gastro-enterite (maladies d'origine hydrique) dont sont reguUerement victimes les populations de Conakry. I Les maladies diantleiques constituent I'une des plus importantes causes de moroidite et de mortalite surtout chez les enfants. D'apres une enqu~te CCCD, un entant fait 3 a 4 episodes de diantlees par an a Conakry; et d'apres les statistiques hospitalieres de Donka les diantlees representent 32% des I consultations de pediatrie et 8% des deces de "hOpital. Le paludisme sevit regulierement dans to utes les zones. Les principaux vecteurs sont les moustiques du genre anophele. I Avec la variation saisonniere, I'incidence de certaines maladies augmente de tayon spectaculaire. En saison humide les conditions de propagation des gennes sont favorables. Selon les statistiques du CHU de Donka, entre 1986 et 1987, 400 cas de diantlee ont ete enregistres au mois de Mars et 2200 I cas au mois d'AoUt. L'incidence des fievres (paludisme en t@te) est multipliee par 3 (de 2.2% en Decembre-Mai a 6.2% en Juin-Novembre) 5. En dehors de rhabitat de type residentiel, du groupe bon standing qui ne representent que 2% de la I ville, et de quelques secteurs de revolutif recent, les conditions de survie de ces maladies persistent largement dans les autres zones ou I'habitat est caracterise par: I - la precarite des habitations; - rabsence, Ie debordement, et Ie non fonctionnement de latrines privees ou publiques. - Ie deversement des matieres de vidange en bordure des routes ou dans les cours. I - la presence d'eaux stagnantes. - la presence de depOts sauvages d'ordures menageres un peu partout. I I 5 Cf. bib!. n·82 I Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 25 3. La pollution de la nappe phreatique superficielle et des marigots. La multiplication des fosses et puits perdus mal conyus constitue une source de pollution potentielle de plus en plus grave pour les nappes d'eau souterraine, Ces nappes composees de 7 grandes cuvettes communiquent entre elles et constituent de ce fait un seul reservoir d'eau potable, Cependant Ie risque de pollution est imminent puisqu'on a deja detede des coliformes tecaux aux forages de Kakimbo et de Bassia.6 L'origine de Ia pollution ne vient pas seulernent des infiltrations des eaux usees domestiques mais egalement des eaux de lessivage des ordures et des rejets de produits toxiques sur Ie sol. La protedion sanitaire des reserves souterraines en eau potable depend de la mise en place de solutions technologiques de collede et de traitement des efftuents liquides. En plus du manque aigu d'infrastrudures et services de base, il faut noter rinsuffasance de conscience colledive par rapport a rassainissement surtout dans rhabitat groupe economique; la mauvaise hygiene de reau et des aliments consommes; rinsuffisance de rhygiene corporelle chez les enfants qui ne se lavent pas les mains au savon apres defecation. II faut enfin rappeler que Ia degradation de I'asped des espaces publics et "accoutumance aux pratiques insalubres est un fadeur de developpement de comportements anti-urbains et antihygieniques particulierement dans les zones a bas revenus. 7 B- DIAGNOSTIC INSTITUTIONNEL ET PRATIQUE DES MENAGES
1. La Legislation De 1986 en 1992 Ia Guinee a adopte successivement Ie code minier, Ie code sur la protedion et la mise en valeur de renvironnement: CoEn, Ie code foncier et domanial. Et un projet de code de I'eau a ete egalement redige. Le code minier cree par ordonnance 076/PRG/86 du 21 Mars, est base sur Ie principe selon lequel l'Etat Guineen, agissant au nom du peuple souverain, est seul prioritaire du termoire national. Aussi proclame-t-il que les gites de substances minerales ou fossiles renfermes au sein de la terre ou existant a sa surface sont la propriete de l'Etal. Le code minier institue un systeme d'autorisation qu'il nomme titres miniers pour I'exploration et I'exploitation minieres. II met 8 Ia charge des operateurs une sene d'obligations, dont certaines interessent I'environnement. En effet avant d'entreprendre certaines adivites (Ie detriChement. I'implantation d'installations de preparation, de concentration ou de traitement chimique ou metallurgique, la creation de routes, de canaux, de pipelines, de convoyeurs. de chemins de fer...), roperateur doit obtenir une autorisation speciale du MRNE. Au titre de fa police des mines et des carrieres, Ie code prevoit des mesures tendant a minimiser les atteintes a I'environnement, par exemple: - la declaration prealable de tout sondage ou fouille de plus de 5m de profondeur ainsi que de tout changement important dans les methodes d'exploitation susceptibles d'avoir un impad modifiant I'environnement; • la reglementation de ,'utilisation des explosifs; - Ie resped des normes relatives a la prevention et 8 la maitrise des dangers que les activites font courir 8 I'environnement; - la remise en etat du site en fin d'exploitation. 6Source . laboratoire National d'Analyses et de Controle de Qualite de Matoto 7Vincent Follea Page 26 Prograrnrrre d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de f'Assainissement de Conakry Le code minier est complete par des textes d'application nolamment par "arr~te 10236/SGG/MRNEl88 flXant Ie contenu des titres miniers et des carrieres. Au regard de I'environnement quelques dispositions y sont inscrites. Parmi les pieces a foumir par tout demandeur de permis d'exploitation ou de concession (mines) et d'autorisation d'exploitation des carrieres, rarr~te prevoit: - une notice d'impact exposant les conditions dans tes quels Ie programme des travaux satisfait aux preoccupations de I'environnement; - I'engagement 00rit de remettre en etat et eventuellement de reboiser les terrains au fur et a mesure de I'avancement des travaux. Le code de la protection et de la mise en valeur de renvironnement: (cree par ordonnance. n° I 045/PRG/87 du 28 Mal 1987), est accompagne d'une ordonnance n° 022JPRG du 10 mars 1989 modifl8nt quelques articles du CoEn, et de trois decrets n° 199-201, tous dates du 8 Novembre 1989. Le CoEn se presente sous la forme d'un texte enonyant les principes fondamentaux et les ragtes de I base pour Ia gestlon et la protection de I'environnement Les articles 75-78 du titre 4 "Iutte contre les nuisances" du CoEn par exemple, sont entierement consacres au volet des substances chimiques. 115 sont relatifs a la production, a I'importation, la I fabrication, Ia detention, la vente, et la distribution m~me a titre gratuit de ces substances (engrais chimiques, pesticides agricoles, produits anti-parasitaires) qui presentent un danger pour I'homme et Ie milieu naturel. I Les articles 27 et 33 stipulent I'interdiction des deversements, ecoulements, rejets, depOts directs, immersion et incineration de substances de toute nature susceptibles de provoquer ou d'accroitre la pollution des eaux continentales. maritimes et done de porter atteinte a la sante de I'homme et aux I ressources naturelles. Beaucoup d'autres textes speciflQues traitent de la m~me question. Les acquis en matiere de I construction legislative sont appreciables, car la legislation environnementale est caracterisee par la concordance de ses principes fondamentaux. I Le code foncier promulgue par ordonnance 0/921019 du 30 Mars 1992 aborde egalement la question environnementale. Bien de ses articles sont axes sur la sauvegarde de I'environnement. L'artide 50 par exemple permet de porter atteinte au droit de propriete (droit sacre), lorsque I'inter~t I generall'exige, notamment la sauvegarde de I'environnement. Les articles 84 et 93 traitant des plans d'amenagement du territoire reglementent une meilleure I utilisation de res pace environnemental. I 2. Les acteurs, les actions et les ressources humaines 8 Plusieurs institutions gouvemementales, decentralisees. parapubliques et privees ont dans leurs attributions la charge de I'assainissement a divers degres. Bien qu'assez clairement detinies dans les I textes regissant ces institutions, les attributions et responsabilites se chevauchent souvent sans que les services aient les moyens techniques, financiers ou humains de mener a bien leurs tAches. La mise en place progressive de la decentralisation fait qu'actuellement certains services existent dans I les textes mais ne sont pas encore une rea lite physique. L'assainissement, I'hygiene et la salubrite publique sont inclus dans les fonctions detenues traditionnellement par l'Etai. Si ce demier en a transfere certaines aux collectiviles locales, essentiellement a la ville de Conakry en vertu de I 8 Ct. bib!. n061 er n"91 I I Programme d'Am6liofation de I'Environnement Urbain et de I'AssBinissement de Conakry page 27 I'ordonnance n° 002 du 5 janvier 1989 et n° 004 du 21 avril 1990, toutefois dans ce processus de desengagement progressif de l'Etat en matiere d'hygiene et de salubrne publique, les cinq communes urbaines de Conakry n'ont pas encore reyu de transfert de competences. D'autre part, "Etat a conserve la tache de definition des politiques et strategies generales en la matiere 2.1. Le secteur administratif 2,1.1. Le Ministere de l'Amenagement du Territoire (MAT) La Direction Nationale de l'Amenagement et de l'Urbanisme (DATU) est chargee de la planification generaIe de Conakry et des villes de rinterieur. La Division Etudes generales et Planification spatia Ie foumit les donnees urbanistiques de base sous forme de schemas directeurs d'urbanisme. La Division Urbanisme operationnel foumil les plans de details des zones ou lotissements concemes. La Division Voirie Urbaine Assainissement et Reseaux divers dispose d'une structure bureau d'etudes. Elle assure actuellement les maitrises d'ouvrage et d'oeuvre des operations d'equipement en reseau de drainage d'eaux pluviales (etudes, passation de marche, suivi de travaux). Les dornaines de I'environnement urbain et de I'assainissement ont ete touches a travers les etudes entreprises par Ie projet PADEULAC dont elle avait la tutelle et dont elle assurait la presidence du Comite de pilotage, la Cellule CATIPADSE testant certaines recommandations du PADEULAC dans Ie quartier Bonff marche et Ie projet PADU avec des actions pilotes dans les quartiers Hafia ·mosquee et Bo nfi. port , finance par I'UNICEF. La DVUARD est actuellement la structure ministerielle qui a ete la plus impliquee dans les etudes et travaux d'assainissement urbain. 2.1.2. Le Ministere de /'Interieur et de la Securite (MIS) La Direction de la Salubrite Publique contribue a la preservation de la sante publique par Ie contrOle de la police sanitaire, de la salubrite et de I'hygiene publique en rapport avec les services de sante, d'hygiene, de voirie et d'elevage. Elle doit veiller notamment a la salubrite des logements, carres et construction, a Ia proprete et a I'hygiene de la voie publique et des lieux publics et des marchandises. Elle est constituee d'agents en uniforme dont Ie rOle est principalement celui de police. la Direction Nationale de la Decentralisation est impliquee dans tous les projets de soutien aux initiatives locales et de promotion de la participation des populations (micro-realisations). 2. 1.3. Le Ministere de I'Enseignement Pre·universitaire et de la Fonnation Professionnelle Avec I'appui de I'lnstitut Pedagogique National (IPN) et de I'UNICEF, ce ministere, a travers la Direction Nationale de renseignement elementaire joue un rOle important au niveau de I'enseignement sanilaire et environnemental notamment par rexperimentation du programme Enfant pour fenfant dont les objectifs sont de sensibiliser les enfants a rhygiene et aux actions preventives. 2.1.4. Le Ministere des Ressources Naturel/es et de I'Environnement (MRNE) la Direction Nationale de l'Environnement intervient a travers sa division Prevention des Pollutions et Nuisances dans certains domaines lies a I'assainissement. notamment par rediction de normes et de directives en matiere d'environnement et de pollution industrielle ou maritime, de campagnes de sensibilisation des populations autour des problemes d'environnement et de salubrite. La ONE a initie en rnai 1992 une rencontre a laquelle ont participe les services des communes pour poser Ie a probleme de I'assainissement. Suite cette rencontre, trois commissions ont ete crees : commission collecte et pre collecte des ordures menageres. commission traitement des ordures, et commission urgences. Les services de renvironnement agissent egalement avec la Marine Marchande par les pouvoirs de police des eaux qui leur sont conferes au niveau de la lulle contre la pollution marine. Un representant de la ONE a ete detache pour participer au travail de I'equipe PADEULAC et un autre cadre etait membre du Comite de Pilotage du programme. Elle a recemment entrepris une etude pour I'identification d'un nouveau site de decharge . Page2S Programme d'Am6lioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry 2.1.5. Le Ministere de la Sante Publique et des Affaires Sociales (MPAS) Le Ministere de la sante Publique agit dans les secteurs epidemiologiques et de I'education sanitaire au travers d'actions prophylactiques et de formation, notamment a travers Ia Division Promotion de la Sante. Cette division a participe au comite de pilotage du PADEULAC. comporte trois sections: - sante scola ire et universitaire. service lie pour son fonctionnement au Ministere de l'Education et pour ses agents au Ministere de la Sante. - section education pour la sante qui a pour rOle de definir une strategie de communication, d'elaborer des messages et materiels didactiques. - section hygiene et environnement qui a pour charge d'elaborer Ie programme d'hygiene du milieu (hygiene alimentaire, de I'eau de la voie, des lieux publics et de loisirs. education environnementale, lulle contre les vecteurs de maladies, hygiene de I'habitat). d'en assurer Ie suivi et revaluation. Les services d'hygiene communaux dependent de cette section. Un representant de cette section a fait partie de l'equipe permanente PADEULAC. Le Secretariat d'Etat charge de Ia Promotion Feminine et de l'Enfance organise des actions en faveur de ramelioration des conditions d'hygiene de I'enfant et de la femme notamment avec rUNICEF. 2. 1.6. Comite Interministeriel fXJUf l'Assainissement Ce comite aete cree Ie mardi 5 janvier 1993 en conseil des Ministres pour preparer un programme de fonctionnement de I'UPSU dans sa phase transitoire de restructuration. notamment par la recherche de fonds permettant Ie ramassage regulier des ordures menageres et de marches. II est compose de representants du Ministere de l'Amenagement du Territoire, du Ministere de la Sante et du Plan et des Finances. 2.1.7. Conseii National de I'Environnement Ce Conseil se reunit pour discuter de problemes d'urgence (par exemple la pollution accidentelle du port) ou pour emettre des avis relatifs a de grands projets d'amenagement. II a un rOle I essentiellement consultatif. 2.2. Les services parapubllcs et agences gouvemementales I en matiere d'approvisionnement en eau : - la SONEG: Societe Nationale des Eaux de Guinee. En 1987. Ie secteur de I'eau a ete restructure I par la creation de deux agences. La SONEG, etablissement public est I'organe de planification du developpement du secteur de I'eau en milieu urbain et proprietaire des infrastructures. La SEEG, societe mixte, est responsable de I'exploitation des reseaux (voir plus bas) et de leur entretien. C'est la SONEG qui est chargee de trouver des financements pour les infrastructures. En 1992, la SONEG I employait 43 personnes. - I'UPSU : Unite de Pilotage des Services Urbains de la ville de Conakry (voir chapitre Ville de I Conakry) en matiere de pollution marine : I a - l'Agence de Navigation Maritime ANAM, organisme personnalise (etablissement public caractere technique) lie au Ministere du Commerce, des Transports et du Tourisme, Direction de la marine Marchande, est chargee de la surveillance et de la lutte contre la pollution par les navires notamment I par Ie prelevement de redevances. Un service de cette agence existe au sein de chaque commune. I Programme d'AmMioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conalc!y page 29 2.3. Les col/ectivites locales 2.3.1. La ville de Conakry a La ville de Conakry (Ordonnances n° 2 du 5 janvier 1989 et n° 4 du 21 avril 1990) est la fois une circonscription administrative de l'Etat et une collectivite decentralisee dotee de la personnalite morale et de I'autonomie financiere. Le Gouverneur, designe par Ie Chef de l'Etat est un echelon deconcentre du pouvoir de l'Etat et rexecutant des decisions de rAssemblee deliberante decentralisee (conseil de ville). II a notamment en charge pour les domaines concernant I'eau et I'assainissement : • la voirie. les reseaux de drainage et d'egouts (construction. arnenagement, entretien) autres que les equipements d'inter6t national qui relevent de la competence de rEtat. • la distribution d'eau potable en tant que maitre d'ouvrage. L'exploitation de ces ouvrages est concedes a la SEEG par contrat. • rassainissement, I'hygiene et la salubrite publique Les decisions relatives aux domaines enumeres ci-dessus sont obligatoirement soumises s deliberation du Conseil de Ville. Le Gouverneur dispose des Services deconcentres de la ville de Conakry dont la Direction de rUrbanisme, de rHabitat. des Transports et de Travaux Publics (dependant du Ministere de l'Amenagement du territoire). Cette Direction est chargee d'appliquer Ie plan directeur d'Urbanisme de Conakry, de coordonner les activites des Directions Communales relevant de ce secteur et est representee au sein de comites de coordination de certains projets (PADU, amenagement de Lambanyi ... ). La Direction des Services Propres de la ville comprend entre autres, des services de police actits dans Ie domaine de I'assainissement : (a) • un service de protection civile (rattacM a la DPS du Ministere de l'lnteneur et de la Securite). L'etat vetuste des equipements laisse apparaitre un service a I'agonle ne disposant pratiquement d'aucun moyen financier pour acheter les produits necessaires. • un service Sante, Hygiene et salubrite publique (rattacM au Mlnistere de la Sante, appuye par Ie Commissariat de salubrite publique), service depourvu de moyens de fonctionnement et d'equipement. - un service eclairage public (b) des services decentralises - un service espaces verts, parcs, loisirs et environnement - un service de la gestion des domaines publics et prives (c) des services rattaches : les services de gestion des marches d'interAt de la ville (Madina. Kenien, Niger), des cimetieres de Cameroun et Nongo, de la Gare routiere de Madina (gestion concedee a la SOGETRAG), de l'Abattoir. du Jardin botanique (balayage. evacuation des dechets vegetaux, residus de marcMs, ..) Faute de moyens les activites de cette direction, en dehors de certaines campagnes ponctuelles de salubrite .en collaboration avec les services techniques des commune, se sont resumees jusqu's present a la gestion des affaires courantes et a quelques contrOles repressits. Elle aurait a tMoriquement accomplir la lutte contre les maladies transmissibles. les animaux errants. Ie contrOle sanitaire de la viande et du poisson, du betail et d'organiser la collecte et I'evacuation fecale et hydrique (art.5) . Page 30 Programme d'Am6Iioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry II est prevu a court tenne la creation de Services techniques (services decentralises) de la ville de Conakry qui seront charges de I'elaboration et la mise en oeuvre de la politique de la ville en matiere de travaux et d'entretien de systeme d'assainissement. Actuellement c'est la DVUARD qui assure la maitrise d'ouvrage et d'oeuvre deleguee des operations en la matiere. L'Unite de Pilotage des Services Urbains (UPSU) est un etablissement public a caractere technique place sous la tutelle du Gouverneur et dote de la personna lite morale et de rautonomie financiere. Elle a Ie statut de service rattacM. L'UPSU est chargee du nettoyage de Ia ville (balayage des rues et edifices publics), de la collecte et de !'evacuation des ordures menageres et de la gestion des dernarges publiques, de I'entretien du reseau de drainage et des egouts, de la vidange de certaines a tosses septiques. La restructuration de cette Unite est actuellement retude (rapport final prevu fin mars 93).9 Au sein du Conseil de ville ont ete crees plusieurs commissions de travail dont une'chargee des aspects hygiene, salubrite et environnement. Un inventaire des problemes et des propositions de solutions ont ete presentees au Conseil de ville. 2.3.2. Les communes urbaines (Ordonnances n° 3 du 5 janvier 1989 et no 19 du 21 avril 1990, decrets n° 90/1421PRG/SGG) Les Communes sont concues a la tois comme circonscriptions administratives de l'Etat (avec des attributions d'inte~t generaQ et com me collectivites decentralisees dotees de Ia personna lite morale et de rautonomie financiere (avec des attributions d'inte~t locaQ. Elles sont divisees en quartiers, et les quartiers de Conakry sont les sections des Communes. L'Administration et la gestion de chaque Commune sont assurees par un organe deliberant : Ie Conseil Communal et un organe executif : Ie Maire (ordonnance. 019/PRG/SGG/90 porta nt tonnation, organisation et fonctionnement des Communes en Republique de Guinee). Les communes de Conakry n'ont pas recu de transfert de competences en matiere d'hygiene et de salubrite. Cependant, il existe une certaine volonte des maires d'exercer activement ces prerogatives. Pour fonctionner les Communes de Conakry sont dotees de (decret 921025/PRG/SGG du 8 janvier 92): • Services Deconcentres de l'Etat places sous I'autorite du Departement Ministeriel dont ils relevent I ou celie du Gouverneur de Conakry qui represente l'Etat au niveau local deconcentre. Les services deconcentres des Communes de Kaloum. Matam et Doonn ont garde Ie personnel des ex-Directions prefectorales. celles de Matoto et de Ratoma ont reyu du personnel redeploye. I • Services Propres qui dependent directement de la Commune mais peuvent recevoir un appui technique ou un concours des services deconcentres ala demande de la Commune et apres "une a convention de mise disposition des services de l'Etat conclue entre l'Etat et la Commune". I Les Communes sont actuellement pourvues de leur cadre organique, mais les textes juridiques flX8nt les responsabilites et attributions respectives des differents Services ne sont pas encore definis. La I distinction entre servies deconcentres et services propres n'est pas claire, m~me pour les agents affectes a ces postes. Les risques de chevauchernent, de duplication des tAches et de conflits de competence sont reels, mt'!me si ces problemes sont dus en partie a la rapidite des changements qui interviennent dans l'Administration Territoriale. I I 9 Etude de rorganisation de rUnile de Pilotage des Services Urbains - Andr6 Rubio Mars 1992 - Groupe Frisa Beco I Programme d'Am6lioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 31 De nombreux services communaux jouent ou pourraient jouer un rOle dans I'amelioration de I'environnement urbain ou dans sa promotion aupres des populations. dans la formation relative aux metiers de ,'assainissement et dans la coordination entre les micro-realisations proposees. Les services les plus impliques dans Ie domaine de I'assainissement sont : - La Direction Communale des Voiries et Reseaux Divers (tutelle du MAT/Direction Nationale de l'Entretien Routier), charge de I'ouverture de nouvelles voies. de "entretien VRD et de I'evaluation de tous les investissements en matiere de routes et ouvrages d'art (faute de budget son rOle se limite a la preparation de projets). Ce service apporte un appui technique dans les quartiers suite a des sOllicilations des representants locaux ou de la population (reparation de buses, dalots, refection et entretien de voies, construction de caniveaux ..). Ie Bureau des VRD (Service Propre de la Commune) ales m6mes attributions que ce Service Deconcentre, ce qui entraine des conflits de competence dans certaines communes lorsque Ie Bureau des VRD supplante la Direction Communale. - la Direction Communale de ,'Urbanisme et de I'habitat (tutelle du MAT/depend de la DUHTTP de la ville de Conakry) a ete cree a la demande des Maires. Cette Direction gere les affaires courantes (Iitiges domaniaux, autorisation de construction et participe a certains projets au compte de son Departement de tutelle (PADU a Matam). Elle effectue les etudes et Ie suivi de tous les projets d'infrastructures et d'assainissement de la Commune. - Ie Bureau d'Etudes des Micro realisations (tutelle MIS) est charge de I'identification de tous les projets de micro-realisations dans les quartiers, de I'assistance technique a la formulation et au montage de dossiers. de I'identification de cr{meaux de financement sur place, du suM et de I'evaluation des activites des associations et groupements. Les cadres ont suivi une formation en ce sens. - la Direction Communale des Espaces Verts, Environnement, Pares, Loisirs et Jardins Botaniques (tutelle du MARA) est chargee notamment de la protection des espaces verts de I'environnement. de la creation et de I'entretien des jardins et pepinieres. - un service de I'ANAM (navigation maritime et lutte antipollution marine) -Ia Direction Communale des P.M.E. et de la Promotion de l'Artisanat (tutelle du MIPME), chargee de recenser les P.M.E. fonctionnelles et artisans. de favoriser la formation de groupements et de preparer des dossiers d'agrement et de financements de ces unites. - la Direction Communale de la Sante (tutelle du MSPAS) chargee de la coordination des activites des centres de sante avec rappui du Programme Elargi de Vaccination/Soins de Sante PrimaireslM6dicaments essentiels et du programme Sante matemelle et Infantile (qui ont un lien direct avec I'amelioration des conditions d'hygiene et d'assainissement). Les service de sante, hygiene et salubrite, crees par la Direction Nationale de la Sante pour appuyer les structures communales en matiere d'hygiene et de salubrite dependent de la Direction communale de la sante. II s'utilisent pour la repression Ie peloton de la Garde Republicaine appele "Commissariat de Salubrite". Ces services font parfois office de double emploi plus que d'appui avec Ie Service propre Hygiene et Salubrite mis en place dans les communes, ce qui entraine des conflits d'attribution. - la Direction Communale de l'Education (tutelle MEPFP) est placee sous I'autorite administrative du Maire et sous I'autorite technique du Directeur de l'Education de la Ville de Conakry. Elle est chargee de la mise en oeuvre de la politique gouvemementale et du conseil communal dans Ie domaine de I'enseignement et de I'alphabetisation. Elle beneficie d'un appui materiel et financier a travers Ie PADSE et d'un programme de formation continue. - la Direction Communale de la Jeunesse, de la Cunure, des Arts et des Sports (tutelle proviso ire du Maire). Ce Service est charge de promouvoir les organisations formelles et informelles de jeunesse. d'organiser des competitions socio-6ducatives. sportives et artistiques . Page 32 Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry Malgre un decollage difficile en raison des problemes de coordination. des conflits de competence. des blocages dus a I'absence de textes juridiques flXant les attributions des differents services. et malgre un manque chronique de budget de fonctionnement, les communes ont deja pu entreprendre des actions significatives et tiennent a exercer effectivement leur prerogatives. " existe en outre une motivation du personnel a etre responsabilise et associe aux operations d'amenagement se deroulant dans leur Commune et relevant de leur domaine. 2.3.3. Les quarliers (Ordonnances n° 2 et 3 du 5 janvier 1989 et decret du 21 avril 1990) Les communes sont subdivisees en sections communales (Ies quartiers). Leur organe representatif est Ie Conseil de quartier compose de quatre membres nommes par Ie Gouvemeur sur proposition du Conseil Communal (mais qui ont ete, en fait, elus au suffrage universel lors de la constitution des Conseils Communaux): - un President (Ie Chef de quartier) qui, entre autres, coordonne les actions de participation du quartier a la realisation des objectifs de developpement et aux programmes d'assainissement; - une femme Conseiller des Affaires Feminines, chargee des programmes de mobilisation. d'animation et d'organisation des femmes; - un Conseiller charge des activites de la Jeunesse. qui organise la participation de la jeunesse aux activites culturelles et sportives et d'activites d'animation aupres des adultes; - un Conseiller charge des Affaires Sociales et Coutumieres, qui est la plus grande autorite religieuse du quartier et est assiste du Conseil des Sages. Les quartiers sont eux-memes divises en secteurs (environ 2000 habitants) avec un Chef de secteur designe par Ie Conseil de quartier, et ses secteurs peuvent faire I'objet de subdivisions en carres (une dizaine ou une vingtaine de concessions avec un chef de carre). Cette structure permet de faire passer les messages du sommet a la base et vice versa. C'est sur elle que s'appuie Ie Bureau du quartier pour mobiliser les habitants aux programmes d'amelioration de I'environnement local. avec I'appui des mosquees et des associations de femmes et de jeunes. Les quartiers sont toujours charges du prelevement de 1'lmpOt Minimum de Developpement Local, mais ne peryoivent plus les ristoumes qui leur etaient autrefois allouees (50% du montant recouvre). a Cette situation risque de rendre plus difficile une participation des habitants des operations d'interet collectif dans leur quartier et d'entrainer une plus grande reticence a s'acquitter des imp6ts locaux. I Au niveau des quartiers, les acteurs actuels de I'organisation des communautes et de I'amelioration de renvironnement sont les conseils communaux et conseils de quartier, les ONG. les associations de quartiers. de jeunes (The) et de femmes (Sere) et surtout les responsables des communautes I religieuses. 2.4. Le secteur prlve I 2.4.1. En matiere d'approvisionnement en eau: La Societe d'Exploitation des Eaux de Guinee (SEEG) est chargee par convention avec la SONEG. I de I'exploitation et de la gestion des reseaux sur Ie territoire national, en 1992 la SEEG employait 203 personnes dont 24 cadres, soit en moyenne avec Ie personnel de la SONEG 12 agents pour 1000 branchements10 • Ce secteur organise est relaye par un secteur informel tres actif dans les zones de I disposant pas encore de systeme d'adduction d'eau ou dont les capacites du reseau sont insuffisantes ou temporairement indisponibles, par exemple Madina. Les revendeurs d'eau travaillent I 10 A titre de comparaison Ie nombre d'employ6s par 1000 abonOOs s'6leve entre 2 et 3 en Europe de rouest, 5 pour 1000 en C6te d'ivoire et 16 pour 1000 au Burkina Faso I Programme d'AmMioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 33 generalement pour un proprietaire qui dispose d'une dizaine de chariots sur lesquels sont poses 16 bidons en plastique de 20 litres. 115 s'approvisionnenl soit aupres d'une borne fontaine publique. soil chez Ie proprietaire. 2.4.2. En matiere d'assainissement: Deux vidangeurs prives assurent la vidange avec un service motorise, Le depotage des boues est
effectue directement dans la mer. Les puisatiers fonctionnent en equipes de 2 ou 3 personnes avec un materiel rudimentaire. 115 sont generalement formes sur Ie las. Quant aux ma~ns qui confectionnent les fosses et superstructures, ils sont egalement tres peu equ ipes , Depuis quelques a
annees se developpe une activite artisanale de fabrication de sieges de WC la turque revAtus de carrelage. Plus d'une vingtaine d'entreprises familiales interviennent dans ce secteur. a Une experience de precollecte par un groupement de jeunes est menee Hafia amis cette experience reste encore isolee. Quelques gros entrepreneurs prives mettent parfois a disposition un de leurs
cam ions lors d'operation collective de nettoyage mais il ne s'agit la que d'operations ponctuelles et benevoles sans reelle implication du secteur prive. Les rares bureaux d'etudes locaux qui travaillent dans Ie secteur sont tres jeunes, peu equipes et ne disposent pas encore d'experiences sufflSamment variees compte tenu du tres faible marche. 2.5. Les ONG 11 (a) Les ONG actives dans Ie domaine de I'assainissement Quelques ONG sont actuellement impliquees dans Ie secteur de I'assainissement. Mais la priorite donnee recemment a I'environnement par les bailleurs de fonds tend a orienter Ie choix d'activites de tres nombreuses ONG dans ce domaine. malgre leur manque d'experience. Parmi les ONG actives dans Ie domaine de I'assainissement, il faut distinguer : • les ONG qui ont pour mission la protection de ,'environnement dont certaines ont deja eu des actions sur Ie terrain telies que: - Guinee-Ecologie (participation au PNAE. initiation d'un projet pilote de pre coliecte d'ordures menageres a Coronthie. ateliers de sensibilisation aux problemes de pollution marine et d'environnement en general. fabrication de materiels didactiques ... ), - VGE (Volontaires guineens pour I'environnement) animation de conferences debats sur ,'environnement, organisation du programme "Ecoles propres, Ecoles vertes" avec I'IPN, - ADEG (Association guineenne pour ,'environnement et Ie developpement) projet de sensibilisation a I'education sanitaire. aux technologies appropriees d'assainissement en milieu urbain a Nongo avec I'AGBEF, animation de semina ires - AGUIFAC (Association guineenne des femmes pour I'assainissement de la ville de Conakry) a I'initiative du projet de renovation des toilettes publiques de Kaloum, programmes d'assainissement des quartiers de Tombo. Coronthie, Sandervalia, sensibilisation des femmes • Les ONG qui ont developpe des activites en assainissement, parallelement a leur mission telles que: - EUPD (Entraide Universitaire pour Ie Developpement) projet d'assainissement du quartier Miniere a I'etude. - ADRA (Agence adventiste d'aide au developpement) Projet d'assistance a la recherche de solutions adequates dans la construction et I'entretien de structures sanitaires privees a Lansebounyi - Croix Rouge Guineenne (CRG) assistance en sante communautaire, organisations d'activites d'assainissement dans les marches. les hOpitaux - DIFHO, AJVOK. , assainissement a Hafia-mosquee avec Ie PADU, assainissement de lieux 11 Ct. bibl. n-g1 Page 34 Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry publics De nombreuses ONG n'ont pas encore eu les moyens d'intervenir dans ce domaine alors qu'elles ont deja formule des idees de projets. (b) Les ONG specialisees dans les projets de developpement participatif Ces ONG peuvent avoir un rOle tres important a jouer puisque, dans toute operation qui implique la participation des habitants, la maftrise des techniques d'information-education-communication et recherche-action ainsi que la capacHe de former des formateurs sont plus importantes que I'experience technique du secteur d'jntervention. Ces ONG sont peu nombreuses en milieu urbain compte tenu des difficultes a y entre prendre des projets participatifs. On peut citer: - Le CENAFOD qui applique une methode de formation avec accompagnement sur Ie terrain, a une experience confirmee des projets de developpement participatifs - Ie CECI, ONG canadienne, qui apporte un appui aux ONG guineennes (programme PAROl, aux collectivites decentralisees (programme PARC), aux P.M.E. du domaine des BTP. (c) Les ONG specialisees dans la formation des P.M.E. et artisans. outre Ie CECI, - l'OIC-Guinee dispose d'un centre de formation a Matam et peut dispenser de la formation a la demande. Cette ONG est deja intervenue a Lansebounyi et a Bellevue pour la formation d'artisans a la construction de latrines a double fosse ventilee. I 3. Pratiques des menages Les pratiques des menages en matiere d'approvisionnement en eau et d'assainissement ont ete approcMes en deux phases : - par les enqu~tes menages menees en mars 92 aupres de 647 personnes sur I'ensemble de la ville qui avaient pour but d'identifier les besoins, les efforts deja consentis par les populations, les efforts I qu'elles sont pr~tes a engager pour participer a des travaux d'amelioration ou pour payer des services d'assainissement. - par des etudes de milieu qui se proposaient de completer les donnees statistiques et d'identifier les I capacites de participation des populations et des institutions dans des activites d'amelioration con~ues et executees avec leur concours. Ces etudes ont ete completees par des releves d'ilots qui ont permis de mettre en evidence les problemes d'assainissement a I'inteneur des parcelles, entre parcelles voisines et a I'exteneur de celles-ci. I Les resultats de ces travaux sont presentes dans la partie diagnostic technique lorsque les questions portaient davantage sur les equipements. I Perception des conditions sanitaires par les m/mages I Si les deux tiers des menages enqu~tes s'estiment satisfaits de leurs installations sanitaires, 75% d'entre eux se sont cependant plaint des difficultes de fonctionnement (entretien difflCile du au manque d'eau), de problemes de vidange et d' inconvenients annexes (odeurs, cafards). Les entretiens menes aupres des menages ont fait ressortir I'etendue et I'acuite du probleme lie aux I vidanges et au sous-equipement en latrines par rapport au nombre d'usagers. Pour I'ensemble des eaux usees domestiques, Ie probleme est ressenti differemment au niveau de la I parcelle et au niveau du quartier. Si I'evacuation des eaux usees au niveau de la parcelle n'est ressentie comme une g~ne que par 12 % des menages, la stagnation ou Ie ruissellement des eaux usees et de celles debordant des fosses dans Ie quartier est ressentie comme une grave nuisance par I respectivement 50% et 70% des menages particulierement dans la commune de Kaloum et les quartiers denses de Matam et Dixinn. L'absence d'equipements collectifs tels que les lavoirs est fortement ressentie dans les quartiers denses, ce qui amene certaines menageres a faire la lessive I Programme d'ArOOlioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 35 aux bomes fontaines (Kaloum), C'est surtout dans les parcelles muHifamiliales des anciens quartiers que Ie probleme est Ie plus mal vecu, probleme parfois tellement aigu que les menages rMuisent leur quantite d'eau m~me en regime de forfait, ou les activites a accomplir dans la parcelle. 60% des menages enqu~tes se declarent tres g~nes par les ordures menageres dans Ie quartier lorsqu'iI y a des depOts sauvages, Ie degre de g~ne etant lie au mode d'elimination de ces ordures, Les depOts sauvages sont largement dissemines dans toute la ville m~me dans les zones desservies par "UPSU. Les enqu~tes blAment rirregularite de la collecte, I'eloignement des conteneurs et I'indiscipline des citadins. Dans I'ensemble, aucun quartier ne juge I'assainissement satisfaisant surtout en raison du manque d'entretien du reseau de drainage, 60 % de la population se declare g6nee par les eaux pluviales dans la concession et 80 % par Ie mauvais drainage dans Ie quartier. En saison pluvieuse, 30 % des concessions connaissent des problemes temporaires d'inondations 12. Les solutions individuelles tentees par les populations engendrent souvent des conflits entre voisins, puisque la plupart du temps. elles ne font que repercuter Ie probleme en aval, en aggravant parfois Ie pMnomene d'erosion en amont. Le rejet d'ordures menageres et d'eaux usees dans les caniveaux en amont est tres mal vecu par les habitants situes en aval mais aucune solution n'a encore ete trouvee. Outre I'impact sanitaire des pluies du a la recrudescence de certaines affections, les coOts des dommages domestiques lies aux inondations et des mesures de protection prises par les habitants sont considerables. Dans I'ensemble, les menages ont une perception aigue des problemes d'environnement sanitaire dans leur quartier ou leur parcelle bien qu'il n'en fasse pas une priorite dans la liste de leur preoccupation, la priorite restant I'emploi. Cependant cette perception est essentiellement liee aux problemes d'evacuation des effluents de I'environnement immediat et reste tres eloignee des aspects sanitaires lies a leur depOt, leur elimination ou leur traitement. Ainsi la pollution liee au depotage direct en mer des boues de vidange ou autres polluants chimiques ou a la decharge des dechets solides sur des terrain vagues ou sur Ie littoral ne sont pas peryues par la majeure partie de la population comme des pratiques dangereuses pour la sante ou g~nantes pour la qualite de I'environnement. C- DIAGNOSTIC TECHNIQUE 1- Approvisionnement en eau La ville de Conakry est alimentee principalement par une prise brute d'eau amenagee sur Ie barrage "Ies grandes chutes" situe a 80 km a l'Est de la ville. Les eaux traitees ami-chemin sont refoulees vers Ie reseau de distribution de capacite insuffisante et qui offre un niveau de service tres faible (import ante baisse de pression et coupure frequente, zones non desservies par Ie reseau). L'approvisionnement en eau de Conakry est assure par la Societe Nationale des eaux de Guinee (SONEG) et la Societe d'exploitation des Eaux de Guinee (SEEG). La SONEG representant de l'Etat, est Ie proprietaire de to utes les installations et la SEEG, SOciete mixte, est chargee de rexploitation (production, traitement, transport, commercialisation de I'eau). Cette exploitation se fait sur la base d'un contrat passe entre les deux societes. La SONEG entreprend un programme de rehabilitation et d'extension du reseau et I'execution du doublement de la conduite des grandes chutes de Conakry. D'apres I'enqu~te PADEULAC concernant "approvisionnement en eau domestique, un menage sur deux dispose d'un robinet dans la concession, 30 % ont recours aux puits, 13% vont chez Ie VOisin, 5 % s'alimente a la borne fontaine et 2 % se font livrer I'eau. Les problemes ressentis par la population par rapport a I'eau sont avant tout quantitatifs. Les bomes fontaines qui fonctionnent actuellement (49 12 Cf bib!. nOS1 Page 36 Programme d'Amelioralion de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry a sur 88) 13 sont situees principalement Kaloum, leur consommation facturee en 1991-92 (882.000 m3/an) represente eependant 28 % du volume facture aux particuliers dans eette commune. Les penuries d'eau rendent extr~mement complexe I'estimation des consommations d'autant plus que 30 % des abonnes sont factures au fortait. L'analyse et la comparaison des consommations au a compteur et au tortait (periode de mai Aom 1992) montrent que les tortaits payes par les particuliers sont nettement sous estimes. Rapport FRISA (Sondage 1992) 50 IIhablj (19 IIhab/j bas standing) Estimations de COMTEC (1981) 94 lIhablj PDU 42-50 IIhab/j (17 IIhab/j borne fontaine) La tacturation SEEG fait ressortir en 92 pour les 14.418 branchements des particuliers, un volume moyen joumalier facture de 10.832 m 3 auquel iI faut rajouter 2688 m 3 pour les bomes fontaines. eela represente environ 442.000 personnes (40 % de la population) raccordees au reseau d'eau potable. a La SEEG estime 3795 Ie nombre de branchements clandestins. Tableau 5 Recapitulatif des types de branchements at facturation 1992 Nature nb de branchements total volumes factures 1992 consommation particuliers 13910 sociaux 741 14651 3 953 980 m3/an Bornes fontaines 49 49 882 000 m3/an Administrations hors BF 730 autres 40 770 2 593 000 m3/an Gros consommateurs 450 450 2 145 000 m3/an TOTAL 15920 15920 9 573 980 m3/an Ces chiffres seront de toute tacon a actualiser dans les prochaines annees compte tenu des augmentations de production. Les programmes finances en grande partie par des organismes intemationaux {IDA, BAD, KFW. CCCE sont en cours pour ameliorer et etendre les installations I actuelles. II est estime que la 1ere tranche des travaux sera achevee avant la fin de 1993 et que les besoins en eau potable de la ville de Conakry seront satistaits a plus de 90% jusqu'en 1996. Des travaux de finalisation du doublement des installations devraient etre envisagees des 1995 pour porter I a la production d'eau pour Conakry 120000 m3/jour ee qui couvrirait les besoins de toute la population de Conakry. I Tableau 6 Types de branchements par commune Commune population cons annuella cons annuelle adm. at gros total I Kaloum Dixinn 170279 221471 particuliers m3lan 615764 546268 consommateurs m3lan 2557100 1 124000 m3/an 3172 864 1670268 I Ratoma 112271 530427 1 124000 1654427 Matam Matoto 329481 298302 862409 1 398133 107450 407450 1269859 1805583 I Total 1 131 804 3953 000 5620 000 9573000 I 13 Source SONEG (janvier 1992) I Programme d'Am6lioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 37
D'apres I'examen de la situation relative a I'annee 1991-92, on peut remarquer que Ie taux de branchement des particuliers eu reseau d'eau potable est assez constant dans Conakry (1,4 branchements tous les 100 habitants) sauf pour Matoto (1,9); de m~me les volumes factures par branchement sont proches (0,7 m3/j1br.) d'une commune it I'autre, sauf pour Kaloum (1,3 m3Ij1br.). La repartition geographique des consommations par commune est difficile a realiser compte tenu de la structure des fichiers gros consommateurs et consommateurs administratifs, cependant on peut estimer a 3,169,000 m3/an Ie volume d'eau factures dans la commune de Kaloum soit 31 % du volume total. 2. Les eaux usees 2.1. Les eaux usees domestlques En dehors du reseau separatif d'evacuation des eaux usees situe dans Ie quartier de Kaloum et quelques installations dans les cites, ressentiel de I'evacuation de eaux usees se fait par fosses et par epandage sur Ie sol. II n'existe actuellement it Conakry aucune installation de traitement ou de pre traitement des eaux usees. Quelques mini-stations d'epuration ont ete construites dans les cites mais ne fonctionnent plus ou mal. 2.1.1. L'assainissement collectif Le reseau d'egouts separatif de la commune de Kaloum. realise en 1954 sur une superficie de 200 ha. comprenait 25 km de canalisation en beton variant de 150 a 400 mm (6 km de dia 150mm. 16 km de dia 200 mm, 2 km de dia 300 mm et 1 km de dia 400 mm) et 862 regards soit en moyenne un regard tous les 30 m (ce qui differe des 70 m compatibles avec les moyens modemes de curage)14. Les eaux usees etaient rejetees directement en mer, sans traitement par 5 emissaires courts situes a I'exutoire des bassins versants. Actuellement ce reseau ne repond plus aux besoins de la population. faute d'entretien et de renovation des installations. Si dans ,'ensemble. les canalisations sont en bon etat, malgre quelques casses et des croisements avec Ie reseau d'eau pluviale, les regards, mal adaptes pour un entretien aise, presentent un profil hydraulique qui faeilite leur obstruction. De ce fait, ils sont souvent bouches par les ordures, incitant la population a realiser des branchements clandestins sur Ie reseau d'eau pluviale. Des ecoulements permanents a ,'extremite de plusieurs exutoires d'eaux pluviales ont ete observes hors saison pluvieuse. Le nombre de branchements clandestins sur Ie reseau d'eaux usees atteindrait 50% d'apres les estimations de I'UPSU. Le nombre de 500 branchements sur Ie reseau (recenses par Saur Afrique) ne correspond qu'aux branchements raccordes directement dans les regards de visite. Les exutoires en mer sont bouches par les dechets et Ie sable. Ces emissaires en mer ainsi que Ie collecteur de ceinture entre l'hOpitallgnace Deen et Ie camp militaire sont casses. En 1981, retude COMTEC denombrait 69 regards it rehabiliter. en 1988, ,'etude SAUR Afrique en recensait 412; cela denote la vitesse de degradation des regards du reseau en 7 ans. De ce fait de nombreux menages, faute d'espoir de rehabilitation du reseau. ont construit des fosses vidangeables. Lors des travaux de construction de la cite. du palais ~UA et de I'extension du port, des canalisations ont ete deviees et les exutoires restructures. Les conduites eaux usees des avenues 9 et 10 ont ete raccordees aux nouveaux collecteurs d'eau pluvial lors des demiers travaux de drainage du 2 erne Projet urbain.
14 Cf. bib!. n"17 et n"13 Page 38 Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de /'Assainissement de Conakry L'UPSU est actuellement chargee de ,'entretien du reseau. On estime a environ 25km la longueur du reseau d'eaux usees a entretenir15 . Elle poss6de a cet effet un hydrocureur en bon etat de fonctionnement mais qui est d'avantage utilise pour la vidange de fosses (plus de 40% du temps). 2.1.2. L'assainissement des collectivites • Les cites d'habitation A Conakry. de nombreuses cites ont ete construites pour des groupes particuliers d'employes (police. douane. air, rail. cooperants ...). 14 cites regroupant 21.000 personnes ont ete repertoriees 16 • Les cites sont equipees de leur propre reseau d'egouts relie parfois a de mini-equipements de traitement avant rejet en mer. Faute d'entretien et d'adaptation aux extensions anarchiques sur ces sites. ces reseaux sont devenus obsoletes. Les nouveaux arrivants installent des tosses etanches qui polluent les sites. Les cites les plus importantes sont situees dans les communes de Dixinn et de Matam et iI serait possible de les raccorder a 60 ou 80% au reseau projete moyennant la rehabilitation des conduites mattresses et une intensification des branchements. Les cites de Matam (SIG Madina, Cite Douanes, Cite Coleah, Cite Police) produisent environ 831 m3 d'eaux usees par jour. Le reseau autonome de la cite OSK etait relie a 4 bassins de lagunage d'une superficie d'environ 8000 m2. Le collecteur principal qui traverse Ie quartier de Matoto etant casse et obstrue par les immondices. la societe a construit. au niveau de chaque bAtiment, des tosses intennediaires non couvertes qui assurent un pre-traitement avant rejet dans Ie reseau d'eaux pluviales (600m3 d'eaux usees et 100 m3 de matieres de vidanges par jour). Les bassins de lagunage in utilises , situes sur un site preserve et bien delimite, sont neanmoins conserves en bon etat. La station d'epuration des 54 I logements a ete detruite par les remblaiements pratiques sur I'estran. • Les etablissement scolaires et fonnations socio-sanitaires I 10 fonnations socio-sanitaires et 9 grands etablissements ont fait I'objet d'enquetes sanitaires par Ie PADEULAC. tous ces etablissement disposent d'un branchement d'eau potable mais seuls les I hOpitaux et la cite universitaire disposent d'une alimentation en eau assez satisfaisante. Dans les autres etablissements, les toilettes sont hors services par manque d'eau et d'entretien. L'hOpital Ignace Deen, bien qu'ayant fait I'objet d'un grand programme de renovation des sanitaires et de creation d'un reseau d'assainissement complet, a deja des problemes de vidange de tosses. L'hOpital I Donka devrait etre equipe prochainement d'un reseau d'assainissement avec trois tosses septiques intennediaires (150 m3 d'eaux usees par jour). Le reseau de l'hOpital OBK est relie a la cite residentielle. Mais dans la majeure partie des cas, les eaux usees et les excreta des cliniques, centres I de sante et laboratoires sont rejetes directement dans la mer sans aucune decontamination. Pour les etablissements d'enseignement qui disposent d'un reseau (Universite, Ecole Nonnale de I l'Enseignement Technique, ecole des PTI), I'ensemble des installations sont a rehabiliter. Selon une enquete realisee par Ie CREPA 17, seulement 30% des ecoles sont branchees au reseau public d'alimentation en eau et seulement 6% disposent de latrines qui pour la plupart sont hors d'usage. II n'existe aucune nonne rigoureuse en ce domaine. La quasi totalite des installations sont inutilisables I car bouchees ou endommagees notamment par Ie manque d'entretien et d'organisation interne pour cet entretien, I'effectit trop eleve par rapport au nombre de cabines disponibles, rintroduction d'objets I rupsu - Rapport inte~iaire - Annexes - Mars 92 - FrisalBeco 15 Etude cforganlsation de 16 Cf. bibl. n014 C.A. VUillerat, A.Pasquier I 17 Projet de rehabilitation des infrastructures scolaires de Conakry - Volet Assainissement - Document 1 - CREPAIRIF I Programme d'Af11{Jlioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakty dans les conduites d'{wacuation, Ie manque d'eau, I'absence d'education sanitaire, "inadaptation de certaines technologies et Ie probleme de vidanges. Cette situation expose les enfants 8 de graves risques sanitaires et les contraint souvent 8 utiliser des recoins, les alentours de I'ecole ou la plage. 2.1.3. L'assainissemenf individuel18 En ce qui conceme I'assainissement individuel, il y a lieu de distinguer revacuation des eaux grises et celles des eaux vannes. Les quantites rejetees dependent essentiellement du systeme d'approvisionnement en eau des families. Les families branchees au reseau rejettent 80% de leur eau consommee alors que la proportion n'atteint que 50% s'iI s'agit d'approvisionnement hors de la concession d'ou une restriction parfois volontaire des consommations d'eau sur une parcelle branchee, malgre Ie tarif forfaitaire, compte tenu des difficultes d'evacuation.19 En ce qui conceme les eaux grises, les eaux de toilette, de vaisselle et de lessive ne suivent pas toujours Ie ~me circuit. Les eaux de toilette sont souvent deversees dans la m~me fosse que celie des eaux vannes, plus rarement dans une fosse 8 part. Lorsque la fosse est trop pleine, les eaux sont deversees dans les caniveaux, sur Ie sol ou les terrains vagues. Les eaux de vaisselle et de lessive sont rarement rejetees dans un puisard ou une fosse. Le plus souvent, elles sont evacuees dans les caniveaux, sur Ie sol pour lutter contre la poussiere, dans la rue ou les terrains vides. Le manque de lavoirs publics accentue encore Ie probleme. Aucun des lavoirs existant dans la commune de Kaloum ne fonctionne actuellement faute de systeme de gestion appropne, malgre "inte~t manifeste par la majorite des femmes questionnees. II n'existe pas 8 proprement parier de douches publiques, mais certains we publics en font office surtout Ie matin. La plupart des WC publics de Kaloum ont ete rehabilites mais restent fermes faute de systeme de gestion adaptes, des problemes de vidange et d'entretien. Pourtant dans les quartiers 8 haute densite ou I'amelioration de ,'assainissement individuel se heurte 8 des contraintes techniques et d'espace, ces latrines publiques fonctionnent, Ie taux de frequentation prouve bien leur utilite (8 Coronthie en 1989 avant la fermeture des latrines, 900 personnes utilisaient chaque jour ces equipements). Dans les lieux publics, marche de Madina, gare routiere, marche de Bonti) , les usagers acceptent de payer lorsque les we sont entretenus. Tableau 7 Mode d'evacuation des eaux usees menageres20 Destination Eaux de valsseHe Eaux de lessive Eaux de toilette
Dans Ia fosse Ruissellement dans Ie caniveau 'II 10,5 12,5 'II 6,5 13,5 'II 45,0 6,5 Rapandues dans Ia cour 25,4
23,6 3,6 Jetees dans Ia rue 13,9 19,4 0,6 A ragout 3,7 3,6 4,2 Autre 4,5 6,6 5,5
Total 100,0 100,0 100,0 2.2. Les excreta ef les sysfemes de vldange D'apres les resultats de "enqu6te PADEULAC, 89% de la population a acces a des installations sanitaires autonomes dont 80% sont situees 8 I'interieur de la concession. La plupart des installations 18 Cf. bibl. n"16 19 Cf E. Waas et J. Durany Jacob 20 Cf biblio nOS1 Page 40 Programme d'Ametioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry se composent d'une ou deux cabines partagees entre 3 families soit environ 25 personnes. Mais il n'est pas rare de comptabiliser 60 personnes utilisant la m~me latrine. 50% des menages evacuent les eaux des douches dans la fosse de leur latrine. A Conakry, trois types de latrines sont utilises: les a a latines traditionnelle fosse simple (21 %), les latrines fosse etanche ou fosse rev~tue (39 %) et les a installations fosse septique (29 %) mais avec toutes sortes de combinaisons intermediaires. Toutes ces installations ont ete crees, sans aucun conseil technique avec les seuls competences et materiaux disponible sur Ie marche. 62% sont construiles par des macons et 31% par un membre de la famille et une activite artisan ale s'est developpee autour de la construction de cuvette la tUl'Que et a de dalle. Le seul probleme reside dans I'absence totale de normes ou de criteres de qualile qui entraine bien souvent Ia construction d'installations inadaptees. 45% des installations n'ont pas de siphon, 74 % pas de tuyau de ventilation et 85 % pas d'ecran anti-mouches. Si de nombreux usagers se plaignent des inconvenients presentes par leur installation sanitaire (odeurs, mouches, cafards), les principaux problemes restent cependant lies aux difficultes liees la a vidange, au depotage des boues au sous-equipement en latrines par rapport au nombre d'usagers dans les cours multifamiliales. Le service de vidange de rupsu effectue 5 vidanges par jour par hydrocureur (5m3 dont la mOilie pour Ie remplissage) pour un prix variant entre 40 000 et 200 000 FG et recueille 25m2 de boues par jour soil 12% du marche. Celui des sapeurs-pompiers (2 camions vetustes equipes de motopompes, 9 vidanges par jour par camion pour 30 000 FG par citeme d'une capacite de 4ml) ne fonctionne pratiquement plus. Deux vidangeurs prives assurent la vidange avec un service motorise (48m3 par I jour enleves soit 23% des boues). L'un dispose de deux petits camions (4ml) et effectuent 3 4 a vidanges par jour pour un prix moyen de 30 000 FG Ie voyage. Le second dispose d'un tracteur auquel est attelee une citeme de 4m3 . L'une des principales critiques adressees au systeme est que les engins laissent au tond de la tosse les boues qu'il taut de toute tacon evacuer manuellement avant I qu'elles ne deviennent trop compactes. Le depotage des boues est effectue directement en mer dans a a la mesure ou aucun site n'a ete designe cet effet21 L'hydrocureur de I'UPSU depote dans un regard a relie une conduile qui decharge moins de trois metres du rivage. I Tableau 8 Description des equipements sanitaires autonomes de Conakry I Systeme Latrine directe a fosse simpte Cuvette et dalle Sol en terre battue Solcimente superstructure Palissade en raphia sans toil Utilisation I a chasse manuelle fosse revAtue . 35% fosse non revAtue : 21 % ClNette carre"e locale idem avec siphon Siege a Ia turque en Murs en tOle sans toil Murs en briques de terre avec latrine I ceramique toil en tOle Idem avec siphon Fosse direcie avec puisard Murs en btiques de ciment avec toil en tOle latrine a chasse manuelle I Latrine a 'esse etanche Toutes les variantes ci Murs en pierres mayonnes directe ou deca~ ; 4% dessus Fosse directe avec puisard Fosse decalee avec puisard avec toil Murs en briques de ciment avec toil Systeme a fosse septique I Systerne a fosse septique cJecalee : 29% Cuvette ou siege manuelle Cuvette ou siege a chasse a chasse Murs en btiques de cirnent avec toil Murs et toils avec I d'eau decoration Fosse compartirnentee sans puisard Systeme a fosse etanche I 21 cf. bib!. n015 I I Programme d'ArOOlioration de I'Enllironnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 41
Si la clientele a de plus en plus tendance a s'adresser aux entreprises possedant des camions vidangeurs, "essentiel du marche (65%) reste aux mains des vidangeurs manuels, en raison de I'inaccessibilite de certaines concessions aux engins motorises et aux faibles performances de certains equipements mecanises. Le depotage est dans ce cas effectue directement sur la parcelle, a a dans un trou creuse cOte de la fosse, dans un citeme louee cet effet, ou plus generalement dans les caniveaux adjacents qui font office d'egout. Une trentaine d'equipes de vidangeurs manuels ope rent a Conakry en groupe de 2 ou 3 personnes. Un seul groupernent depasse les 40 personnes. La duree d'une vidange vane entre 1 et 4 jours et Ie cout entre 30 000 et 150 000 FG. L'equipe la plus sOllicitee n'effectue pas plus 8 vidanges par mois, compte tenu des repercussions de ces operations sur la sante des manoeuvres. Les conditions dans lesquelles s'effectuent les vidanges manuelles sont particulierement penibles, la nuit ou en saison des pluies et sans aucun materiel de protection. Dans I'ensemble, les vidangeurs n'arriveraient a evacuer que 35% des 210 m3 boues produites quotidiennement. Tableau 9 Destination des boues de vidange en fonction de I'operateur de la vidange Destination des boues Services motoris6s Vldangeurs manuels lafamille Autre % % % % Dans un caniveau 9,1 5,6 4,8 0,0 Enterrees quelque part 2,1 63,9 57,1 SO,O A la mer 66,5 13,9 26,2 0,0 Dans un depotoir 6,9 5,6 6,9 0,0 Dans un terrain vague 2,1 5,6 2,4 25,0 Autre 13,3 5,6 4,8 25,0 Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Dans Ie Kaloum, desservi par Ie reseau d'egout, la situation n'est guere meilleure. Lorsque les tuyaux sont boucMs, toutes les eaux debordent sur les chaussees ou dans les cours, ce qui a conduit plusieurs menages it construire des fosses dans leur cour. Quant aux matieres de vidange des h6pitaux, elles sont directement deversees directement en mer. 2.3 Les NUX usees industrielles et toxiques On peut estimer a environ 30 Ie nombre d'entreprises en fonctionnement a Conakry Z2. Elles sont toutes dispersees sur Ie territoire de la ville, dans les zones d'habitation, ce qui rend tout traiternent collectif des effluents impossible. Les conditions economiques dans lesquelles evoluent ces entreprises sont telles qu'elles permettent difficilement d'envisager des installations de depollution individuelle. Les eaux usees de rabattoir (estimees a 213 m3/jour) sont rejetees directement en mer. Les entreprises produisant Ie plus d'effluents liquides sont les savonneries (soude caustique), les entreprises de peinture et la brasserie (750 m3/jour). Le deuxieme probleme majeur conceme Ie rejet direct dans la mer et dans Ie sol de residus d'hydrocarbures (carburant et lubrifiants). Environ 9 000 tonnes de lubrifiants sont importes en Guinee dont 2 500 tonnes pour la ville de Conakry, 1 500 tonnes pour I'inteneur et 5 000 tonnes pour les compagnies petrolieres. 45% de ces huiles usagees, apres une ou deux utilisations, sont rejetees directement en mer ou dans Ie sol soit environ 1 125 tonnes pour la seule ville de Conakry23 et ceci sans aucun traitement prealable. Parallelement 300 000 tonnes de fuel lourd sont importees directement par les compagnies minieres essentiellement qui, apres traitement initial laissent environ Z2 Cf. bib!. n043 23 Cf. bib!. n044 Page 42 Programme d'Am6Iioration de rEnvironnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry 2 a 6% de residus non reutilises et deverses n'importe ou (soit environ 9000 tonnes/an). Le port de Conakry ne dispose pas d'installation de depotage des residus hydrocarbures des navires. Faute de moyens humains et financiers, il n'y a pratiquement aucun contrOle des registres d'hydrocarbures des navires accostant a Conakry (542 navires par an dont 267 susceptibles de depoter n'importe ou, soit entre 1265 et 1580 m3/an de residus recuperables). La convention Marpol ne conceme que Ie contrOle des navires de gros tonnages. Les plus petits navires ne sont touches par aucune directive a ce niveau. L'ANAM, la Direction de rEnvironnement et Ie Port de Conakry n'ont pour I'instant pratiquement aucun moyen d'intervention. Les nombreuses conferences organisees ceS demiers temps pour essayer de trouver une solution a la pollution maritime par les hydrocarbures, suite a la maree noire de 1991, refletent cependant finquietude des autorites et des associations de protection de renvironnement face a ce probleme. 3. Les eaux pluviales Le reseau de drainage couvrant la ville de Conakry est mal connu. Aucun plan de recollement n'existe et les documents relatifs aux differents reseaux sont introuvables d'ou la difficulte pour les services responsables d'organiser quelque programme d'entretien que se soit ou de planification ou m~me de diagnostic. Une premiere reconnaissance du reseau a ete effectuee et cartographiee par Ie PADEULAC mais il reste un travail minutieux de diagnostic a effectuer. La commune de Kaloum dispose d'un reseau d'assainissement des eaux pluviales par emissaires enterres (canalisations circulaires) tres ancien, mis en place pendant la periode coloniale 24 . II n'a pratiquement pas ete entretenu et est considere comme obsolete et irrecuperable bien que certains tron~ns aient conserve une ma~nnerie en parfait etat. Dans Ie cadre du 1er et 2eme Projet Urbain, ont ete realises a Kaloum, un certain nombre d'ouvrages neufs et de rehabilitation d'ouvrages existants, exutoires. canalisations a ciel ouvert ou enterrees dans 4 bassins versants drainant les I zones de Coronthie. Gare. Tombo, Enipra, Avenue de la Republique qui ont sensiblement ameliore la situation. Neanmoins de gros points noirs subsistent: rue de la Republique infranChissable en periode de pluie, rue de la Poste, Comiche Boulbinet, Tombo... Compte tenu de I'importance des I investissements necessaires. une partie des travaux a ete programmee par Ie PDU pour 1995. La commune de Matam. dispose d'un reseau de drainage d'une longueur totale de 17,6 km I composee essentiellement de caniveaux a ciel ouvert situe surtout Ie long des voies prima ires : Autoroute, Route Niger, Comiche Sud. Ces routes sont bitumees et en bon etat, il n'en est pas de meme des caniveaux qui les bordent, degrades et anciens en maints endroits. L'obstruction des caniveaux existants est particulierement sensible dans les zones ou les pentes sont tres faibles I notamment a Madina-centre, Madina-marChe, Madina-cite, Touguiwondi et Coleah Centre. Les voies secondaires, non bitumees ne sont pas equipees d'ouvrage de drainage ou lorsque celui-ci existe, il est comble par des debris. Les secteurs les plus critiques sont Bonfl-marche (secteur 1 et 2), Madina I marChe (secteur marche), Hermakono (secteurs 3 et 4), Carriere (cite Agrima). Domino (cite police). Coleah-centre (secteur 1). Madina-centre (secteur 3). Madina-mosquee (secteur 2). Mafanco (secteur 4) et Lansebounyi. Un programme est prevu dans Ie cadre du 2e Projet Urbain dans la zone d'OPR I (184,5 ha) ou la voirie est particulierement degradee en raison des problemes de ruissellement. II est prevu la construction de 3 300 ml de caniveaux betonnes a ciel ouvert Ie long des voies principales et la creation de 4 exutoires en mer. La Direction communale des VRD a identifie un certain nombre de projets de caniveaux a realiser pour lesquels des financements sont recherChes. I Dans la commune de Dixinn, seules les routes principales sont equipees de reseaux (quelques kilometres a ciel ouvert sont encore operationnels mais sous-dimensionnes). Les secteurs bas les I plus touches sont Ia partie aval des bassins versants drainant Ie quartier Cameroun-Camayenne (64 hal. Ie reseau est completement bouche. immerge en saison des pluies ce qui provoque des remontees d'eau dans les quartiers. L'exutoire est encombre de detritus et de sable. Un projet etait I 24 Cf. bib!. n024 I Prograrnt7l9 d'Amitlioration de I'Environnement Urbain at de I'Assainissament de Conakry page 43 prevu dans Ie cadre du 2e Projet urbain pour 1992 (5 exutoires en mer, 2 000 ml de caniveaux betonnes a ciel ouvert), mais n'a pas encore ete realise. Les quartiers de Dixinn-mosquee (sedeurs 1 et 3) Dixinn-Bora, les zones basses situees entre la cite ministenelle et Ie marecage de Dixinn) sont difficilement franchissables en saison des pluies. Les dommages dus aux inondations sont particulierement seve res dans ces zones d'habitat dense et d'equipement colledif. Un projet sur une surface de 116 ha est propose dans Ie cadre du Second Projet Urbain pour 1994 (2 600 ml de colledeurs betonnes Ie long des voies principales et 4 rejets en mer). La zone nord longeant les rails et I'autoroute entre Ie carrefour Madina et Ie carrefour Kenien est completement inonde en temps de pluies. La traversee de la zone se fait a I'aide de charrette. Les abris bus deviennent de veritables nes inaccessibles. Les quartiers Kenien et Hafia necessitent egalement quelques amenagements. La zone de ,'universite (60 ha) a beneficie d'un amenagement dans Ie cadre du 2e Projet Urbain (700 ml de caniveaux mayonnes couverts et 800 ml de caniveaux primaires, exutoire de rejet en mer et emissaire de 350 mI). Enfin ont ete programmes pour 1992 des travaux de drainage sur la zone de Donka (108 hal soumise a des inondations chroniques (colledeur general betonne a ciel ouvert de 500 ml avec exutoire en mer) ici encore non realises. Dans les communes de Matoto et Ratoma, les ouvrages de drainage se resument pour I'essentiel a quelques rares caniveaux en terre, auxquels sont venus recemment s'ajouter les caniveaux en beton realises dans Ie cadre de grands travaux routiers : Ie reamenagement de la route Gbessia-Matoto (Route du Niger, N1) et I'ouverture de transversales. A ce systeme de drainage artificiel doit ~tre ajoute celui constitue par les marigots qui forment une reseau de drainage naturel dense mais dont I'equilibre ecologique est fragile et menace par I'accroissement des debris qui y transitent du fait de I'urbanisation. Le recul du couvert vegetal est deja manifeste dans la plupart des thalwegs, ainsi que ,'erosion regressive a I'amont de leurs pentes. Quelques caniveaux ont ete construits dans Ie cadre du 2e Projet urbain dans la zone de Kipe. Les zones les plus critiques sont pour la Commune de Ratoma, les quartiers Hamdallaye, Taouyah, Miniere et Kipe-ecole franyaise. Les trois premiers sont des quartiers adjacents depourvus de tous ouvrages de drainage. Les voies n'y sont pas rev~tues et sont fortement degradees par les eaux de ruissellement d'autant plus que les pentes y sont fortes par endroits. lci encore, Ie second Projet urbain a prevu de doter cette zone de 85 ha d'equipement de drainage minimum en 1993 (2 200 ml de caniveaux betonnes sur voies principales et 5 exutoires en mer). La zone de Kipe a beneficie d'un amenagement en 1992 (deux caniveaux betonnes a ciel ouvert d'une longueur totale de 800 ml couvrant une superficie de 23 ha et deux exutoires en mer distinds, dans la zone de I'ecole AFRICOF), La zone situee pres de I'ecole franyaise reste encore sujette a de nombreuses inondations. Pour Matoto, les quartiers les plus toucMs sont ceux de Sangoyah-marche, Gbessia et en general toutes les zones situees en contrebas de I'autoroute en particulier Tanene et Yimbaya. Dans cette demiere zone (145 hal, depourvue de tout systeme de drainage, Ie second Projet Urbain a prevu I'execution d'un reseau primaire a rhorizon 1995 de 2100 ml Ie long des voies principales et oCt les eaux seront rejetees dans Ie milieu naturel (rivieres). 4. Les dechets solides managers et industriels 4.1. Les dechets menagers 4. 1. 1. Caracteristiques des dechets Un sondage effedue aupres de 663 menages dans trois types d'habitat differents a permis d'estimer la produdion speciflQue de dechets solides menagers 25. Le taux moyen de produdion est de 0,57 kg/haljour de dechets soit 250 000 tonnes d'ordures par an dont environ 60% ne sont pas colledes par I'UPSU. Ces 150.000 tonnes non colledees (1.000 m3/jour) s'entassent sur des decharges sauvages, en bordure de mer, dans les caniveaux, sur les chaussees, dans les terrains libres ou sont parfois incinerees, creant des problemes sanitaires et environnementaux de plus en plus difficiles a resoudre. Une analyse de la composition des dechets a ete realisee pour ces differents quartiers 25 Cf. bib!. n"33 Page 44 Programme d'Ametioration de f'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry (zone residentielle a revenu eleve (a), zone d'habitat planifie a revenu intermediaire (b) et zone d'habitat spontane a faible revenu (c». Les resultats sont presente ckJessous. Tableau 10 Composition des ordures menageres dans 3 quartiers de Conakry 1992 Composition CHes des Nations Tombo Dares Salam % % % Restes de cuisine 39 50 20 Feuilles paille et bois 28 10 10 Textile et chiffons 4 3 3 Papier carton 10 5 3 Plastiques 8 4 3 Metaux ferreux 0 3 3 Metaux non ferreux 6 0 0 Verre ceramique 0 2 0 Cuir caoutchouc 4 0 0 Charbon 0 3 2 Sable poussiere cendre 0 8 40 Cailloux 0 5 15 Debris divers 0 7 3 Poids moyen 0,84 kglhabli 0,52 kglhabli 0,48 kglhablj I 4.1.2. Collecte et elimination des dechets La collecte des ordures menageres et leur transport sur Ie site de decharge de la miniere est assure I par I'UPSU avec des niveaux de service tres differents suivant les quartiers. Contrairement au cahier des charges et compte tenu du manque de vehicules en etat de fonctionnemenl 26 et de la penurie de carburant, I'UPSU ne dessert entierement que les communes de Matam, Kaloum et Dixinn. La I Commune de Ratoma n'est couverte que jusqu'a Dar Es Salam et celie de Matoto jusque Sangoyah. En fait faute de carburant et de materiel fonctionnel en quantile suffisante, m~me les communes les plus privilegiees ne sont plus desservies qu'a 60% maximum. I Deux systemes ont ele mis en place. Le systeme de ramassage quotidien porte a porte 7 jours sur 7 par bennes tasseuses dans les zones d'habitat structure: la commune de Kaloum, les grands axes (route de Donka, de Moussoudougou a Kipe, autoroute; tronyon carrefour Kenyen-Case Bellevue) et I certains quartiers de Matam et Dixinn et Ie relevage de conteneurs de 10m3 deposees dans les zones non couvertes par Ie porte a porte dans les autres quartiers et les marches. Les bennes tasseuses employees pour Ie ramassage porte a porte semble peu adaptees pour des ordures I difficilement compressibles composees essentiellement de matiere organiques et de sable, 40 000 tonnes d'ordures par an sont evacuees par ce systeme soit la production d'environ 220 000 personnes. La vitesse de collecte est tres reduite du fait que les dechets sont souvent deposes a I meme Ie sol. La collecte des bennes-conteneurs est organisee en secteurs definis de maniere emplnque, sans programmation prealable. Seulement 113 des bennes sur les 160 disponibles sont effectivement I utilisees. Faute de ramassage regulier, les riverains y mettent regulierement Ie feu ce qui conduit a une degradation rapide des equipements. Ici encore Ie materiel employe est inadapte. La forme des bennes les rend inaccessibles aux jeunes enfants (qui sont les principaux manipulateurs) et favorisent I un remplissage inegal d'ou une perte de volume et beaucoup de versage sur Ie sol. d'autre part, Ie lieu I 26la situation du pare de rupsu elait Ia suivanle en flhtrier 1993: 13 bennes tasseuses (8 en etal de marcile, 3 en pannes el2 hors d'usage), 21 !eves conleneurs (11 en elal de marche, 10 en panne). 110 conleneurs de 10 m 3 , I I Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry page 45 de dep6t des conteneurs n'etant pas amenage, Ie voisinage du conteneur devient un bourbier inaccessible des les premieres pluies. Une experience de pre-collecte est tentee dans Ie quartier d'Hafia-mosquee dans Ie cadre du projet PADU. Si cette operation donne des resultats encourageants dans I'ensemble, elle est cependant fortement contrecarree par Ie manque d'articulation avec "UPSU qui n'enleve ni ne remplace les conteneurs a temps, favorisant ainsi I'accumulation d'ordures sur Ie sol et Ie soubassement construit par la quartier et la demotivation de la population. Dans les zones couvertes par Ie ramassage porte a porte, la situation n'est pas entierement satisfaisante puisque des tas d'ordures sont encore accumules a certains endroits precis ou Ie long de la mer. D'autre part, les recipients utilises par les habitants avant Ie ramassage sont rarement appropries et apres Ie passage du camion, les ordures continuent a joncher Ie sol. Dans les autres zones, I'eloignement, I'insuffisance en nombre ou I'enlevement irregulier des conteneurs, ou I'absence totale de service conduit les habitants a proceder a !'elimination des dechets par to us les rnoyens possibles : rejet dans les caniveaux, en bordure ou dans la mer, dans les thalwegs et les trous creuses par I'erosion, sur les terrains vacants, les espaces publics, Ie long des rails, enfouissement, incineration, utilisation pour Ie maraichage, versage sur les champs. La situation dans les marcMs est catastrophique : des rues entieres de Madina-marche sont encombrees par des tonnes d'immondices auxquelles la population met parfois feu. Les ordures ramassees par I'UPSU sont deposees a la decharge de la Miniere situee en plein zone urbaine. Le site d'une superficie de 2 ha est entoure d'habitations, Les dechets y sont deposes pour un compactage sommaire au bulldozer sans aucun plan de remplissage du site. Les problemes environnementaux et de securite poses par cette decharge sont enormes (eaux de percolation tres chargee non collectees, fumees constantes, population a la recherche de dechets recuperables travaillant dans des conditions dangereuses, constructions iIIicites en bas du site, risque d'eboulement, zone non cIOturees, ..). Cette decharge est geree sans plan d'exploitation avec seulement un compactage au bulldozer, ce qui rMuit sa duree de vie estimee a 5 ans maximum. Plusieurs dizaines de recuperateurs operent sur Ie site les decharges sauvages et sur les marcMs de Conakry (plastiques revendus a I'usine de chaussures, Ie verre, les metaux, Ie cuir et des dechets organiques). 4.2. Dl!chets industrlels et toxiques lis concement essentiellement les dechets contamines biologiquement des hOpitaux, des laboratoires et de l'Abattoir. La station d'incineration de l'hOpital d'ignace Deen ne fonctionne pas et tous les dechets hospitaliers (pansements et seringues usages, residus d'operations ...) sont rejetes directement dans la benne situee a rexterieur de l'hOpital ou sur Ie sollorsque celle-ci deborde. Les residus des autres etablissements de sante sont egalement rejetes sans contrOle. L'abattoir qui releve a la fois des services de l'Elevage et des services propres de la ville de Conakry, est actuellement en gerance par un prive sans aucun cahier des charges (d'ou une negligence flagrante pour I'entretien des batiments). II est situe en pleine zone d'habitation et sert egalement de parc a betail. Les dechets, evalues entre 3 000 et 7 000 tonnes par an, sont evacues directement au bord de la mer ou plusieurs dizaines de personnes tentent de recuperer les peaux et quelques restes comestibles dans des conditions d'hygiene intolerables. Quant aux autres dechets solides industriels, iI semble que seules les dreches de la brasserie soient recuperes. Tous les autres dechets sont soit brOles soit deverses sur la decharge de la Miniere non equipee a cet eftet, soit rejetes en mer sans contrOle et ceci malgre un Code de l'Environnement particulierement bien prepare. Page 40 Programme d'Ameiioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry Tableau 11 Estimation des quantites de dechets industriels a Conakry (enquete aupres de 25 entreprisesy.7 Nature des produits transformes Production de dechets Hydrocarbures aliphatiques essence emission de p10mb gasoil gaz petrole 600 tonnes de residu/an lubriliants 867 tonnes d'huiles usagees Hydrocarbures aromatiques emission dans I'air Hydrocarbures halogenises emission dans rair Alcool (ethanol) emission dans rair Esters, cetone emission dans rair Detergents avec les eaux usees Bases inorganiques (NaoOH, Ca (OH)2 110 000 tonnes en mer et sur Ie sol Composes Hg, Cd, Pb 32 000 tonnes Matieres plastiques de base biodegradables (PE, ... ) avec dechets menagers non biodegradables (PVC, ..... ) 470tonnesrecyc~s I provenant des dechets menagers 129 tonrles Matieres organiques combustibles provenant de I'industrie 105tonnes provenant de rartisanat 1950tonnes provenant des dechets menagers 18 600 tonnes I I I I I I I I I 27 Cf. bib!. n"43 I Programme d'Ametioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 47 TROISIEME PARTIE PRINelPES DE BASE Page 48 Programme d'Am9Iioration de J'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry I I I I I I I I I I Programme d'~lioration de rEnvironnement Urbain et de rAssainissement de Conakry page 49 PRINCIPES DE BASE
A- PRINCIPES DE LA PLANIFICAT10N STRATEGIQUE Pour faire face aux defis poses par Ie developpement urbain, et ameliorer les services de base pour
les populations les plus defavorisees, iI est indispensable de repenser les approches qui ont ete essayees par Ie passe, de tester de nouvelles options, d'analyser systematiquement ce qui fonctionne et ce qui a echoue et de partager largement les leyons de ces experiences. Des progres importants
ont ete realises au cours des dix demieres annees concemant la promotion et la mise en oeuvre des technologies a faible coOt, Ie developpement des ressources humaines et Ie renforcement de la participation communautaire dans les projets. Toutefois, ces realisations operationnelles ont egalement rnontre que beaucoup restait a faire pour apprendre et comprendre comment repondre a la
demande des populations defavorisees pour des services de base, d'une maniere efficace et durable. L'elaboration d'une strategie d'assainissement urbain inclut tout une gamme de solutions techniques repondant aux besoins reels des differentes categories de la population et it leur volonte respective de payer pour des services plus performants. Cette approche est differente de cel/es retenues dans de nombreux plans directeurs dans lesquels, Ie plus souvent, seules les solutions conventionnelles sont retenues. Un horizon de planification
relativement court (10 it 15 ans) est utilise et un accent particulier est mis sur les actions immediates a entreprendre. La ou les agences nationales responsables de la planification urbaine et de a I'assainissement sont etroitement associees I'elaboration des propositions strategiques, de meme qu'iI est fait appel Ie plus possible a des consultants locaux. Ceci permet de repondre a la double
preoccupation du developpement des capacites locales et it une claire identification de la propriete des idees contenues dans Ie document de strategie au niveau national. L'approche strategique integree de I'assainissement urbain developpe les idees force suivantes : travailler au niveau de la communaute urbaine (decentralisation) associer Ie plus possible les autorites locales responsables de la planification des services urbains afin d'assurer une certaine continuite des approches, Ie renforcement des capacites et une meilleure
appropriation des strategies integrer Ie concept de gestion partagee (institutions publiques, secteur prive, beneficiaires) dans les arrangements institutionnels se baser sur la demande reelle des beneficia ires
s'appuyer sur les opportunites reelles integrer \a planification de I'assainissement dans Ie contexte global de la gestion urbaine. L'elaboration d'un plan strategique d'assainissement est suM de la realisation de projets de demonstration (operations pilotes) integrant un processus de suM et de documentation avant de proceder a leur replicabilite ou leur extension dans d'autres secteurs de la ville ou d'autres regions.
Cette methodologie a plusieurs objectifs : tester la faisabilite des options techniques, institutionnelles et financieres proposees et les ajuster en fonction des leyons decoulant de la mise en oeuvre des operations pilotes determiner la viabilite des options strategiques concemant Ie rOle des communautes dans sa
participation it I'identification des priorites, it la planification des operations d'amelioration du cadre de vie, au financement. a la gestion et it I'entretien des ouvrages et equipements d'assainissement collectif
examiner la justification des recommandations institutionnelles, en particulier celles definissant Ie rOle et les fonctions des differents acteurs impliques dans la mise en oeuvre de la politique nationales (comites national et communaux de I'assainissement. unites de planification ministerielles, cellules techniques municipales, entreprises prives et artisans, comites de quartier et d'usagers, ONG).
Page 50 Programme d'Al1It!iioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry ANCIENNE APPROCHE NOUVELLE APPROCHE Programme defini "d'en haut" Decentralisation du processus de decision • intervenants exterieurs • planification par la demande • planification et gestion par les services centraux • gestion concertee du programme • approche projets • renforcement des competences nationates • promotion de I'expertise nationale Uniclte des sources de financement (financements Identification et mise en valeur des ressources exterieurs natlonales • multiplicite des strategies en fonction des sources • mise en oeuvre concertae d'une strategie nationale de financement et d'un plan d'action • coots recurrents depassant les capacites • approche s'appuyant sur la demande et la volonte nationales de participer • financement des services par l'Etat • recherche pour reduire les coOts • recouvrement des coots Promotion des entreprlses et bureaux d'8tudes Promotion du secteur prive national OU SOUS Internationaux regional • conception sophistiquee des projets • reduction de Ia taille des marches de travaux • grands marcMs de travaux • appui ~ la gestion administrative et financiere Approche unifoJ"me Approche difterenclee • approche sectorielle • approche differenciee • solution unique • eventail varia de solutions techniques • une echelle d'espace • propositions differentes selon la communaute • une achelle de temps concernee AppJ"oche partie lie • propositions pouvant evoluer dans Ie temps Approche environ nementale I • pollution des milieux recepteurs • protection des milieux recepteurs • gaspiUage des ressources • valorisation des d6chets I B- LES PRINCIPES DE BASE EN MA"flERE INSTITUTIONNELLE. I 1. L'identification des actions prioritaires a partir de la base, I Compte tenu de la nature des problemes d'assainissement et en particulier de rimportance des habitants en tant que beneficia ires principaux de I'assainissement mais aussi en tant qu'acteurs determinants par leurs comportements. leurs actions, il est essentiel que les actions prioritaires soient I identifiees par i'ecoute et Ie dialogue avec les populations concemees, au travers de leur participation et de leur representation dans les associations d'habitants, dans les ONG. dans les conseils de quartiers, dans les Communes et dans Ie Consei! de Ville. I 2. La decentralisation des responsabilites. Les problemes d'assainissement et la mise au point des solutions pour y faire face sont fortement I marques par les caracteristiques locales qu'elles soient physiques, sociales, sociologiques, economiques,... II est ainsi particulierement important que ces sujets soient places sous la responsabilite directe et principale des structures decentralisees que sont la Ville, les Communes, les I conseils de quartiers, les associations, les structures professionnelles concemees, .. , La mise au point d'une strategie d'assainissement, engendrera necessairement des tAches et des responsabilites nouvelles ; il serait important qu'elles soient devolues aux structures decentralisees I existantes afin de developper les capacites de celles qui existent, de ne pas disperser les forces et de conserver au cadre organisationnelle maximum de clarte possible. I Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 51 3. La differenciation des responsabilites en cinq fonctions fondamentales Afin de disposer d'un cadre simple d'identification et de repartition des responsabllites entre les acteurs, II parait utile de pouvoir classer toutes les taches detaillees parmi cinq groupes de responsabilites : o evaluation des besoins, planification et programmation o gestion des programmes a executer o execution des programmes o appuis a I'execution (formations, conseils, ...) o contrOle de la mise en oeuvre des programmes et des resultats. 4. La privatisation des taches d'execution. L'assainissement est par nature d'inter~t public. II est ainsi fondamental que, dans ce dornaine, la puissance publique, sous ses differentes formes (Etat, Ville, Communes) puissent exercer effectivement leurs responsabilites essentielles (fixer les normes, les priorites, les conditions de mise en oeuvre•...). Pour faciliter ce plein exercice des responsabilites publiques fondamentales et pour tenir compte de la souplesse indispensable dans la mise en oeuvre pratique, iI est determinant que les structures privees (entreprises, groupements d'usagers, simples particuliers, ....) assument dans Ie cadre des regles et orientations definies par la puissance publique, la plus grande part des taches d'execution. C- PRINCIPES DE BASE EN MATIERE DE FINANCEMENT Ces principes sont au nombre de cinq. 1. Asseoir pour I'essentiel I'amelioration de I'assainissement sur les ressources des usagers (menages, entreprises, administrations, collectivites locales ou specialisees). L'examen de la situation et des perspectives des finances publiques ne laisse pas d'autres options a court et moyen terme. II n'est pas envisageable d'ameliorer la situation en matiere d'assainissement ni m~me de maintenir Ie niveau actuel avec des ressources qui proviendraient principalement de subventions publiques. L'amelioration ne peut ~tre obtenue qu'en degageant des ressources nouvelles aupres de to utes les categories d'usagers qu'ils soient des particuliers rnais aussi des entreprises, des administrations, des collectivites locales, ....Oans cette optique, chaque usager, personne ou institution, publique ou privee, pale Ie service rendu en fonction de sa consommation. 2. Lier Ie plus possible Ie niveau des services rend us au paiement de ces services et correlativement, Ie paiement par les usagers a la realite du service rendu. Si I'inter~t public conduit a ne pas envisager que les services rendus en matiere d'assainissement puissent ~tre inferieurs a certains minimums, a certaines normes, par contre. la justice. compte tenu de I'importance que prendront les contributions des usagers, invite a determiner les niveaux de services au dela du minimum en fonction de I'effort consenti. A quel/es conditions d' aquita ? La contrepartie normale a I'effort demande aux usagers et la condition premiere de leur motivation a verser cette contribution est a I'evidence de lier tout aussi etroitement Ie versement de ces contributions a la realite des services effectues que Ie prestataire soit public ou prive. Cela induit une Page 52 Programme d'Ame/ioration de rEnvironnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry contractualisation des relations et la limitation des recours aux canaux tiscaux toutes les fois ou iI est possible d'individualiser suffisamment Ie service pour pouvoir I'adresser. 3. Couvrir a leur niveau reel par les usagers, les collts de fonctionnement et d'amortissement. L'expenence a montre partout et a Conakry notamment qu'iI n'etait pas possible de maintenir durablement des services sur la base de coOts sous-evalues (notamment sans amortissements) et de tarifs globalement subventionnes. Oans cette optique, meme si certaines phases transitoires sont estimees indispensables, iI est important que la verite des prix soit connue et wlgarisee des Ie depart et que Ie calendrier comme les conditions de passage aux coOts reels soient clairement etablis et diffuses, 4. Realiser sur fonds publics (d'origine nationale ou etrangere) = • les investissements collectifs • les coOts specitiques de transition durant la phase de mise en place des nouveaux modes de tinancement et de realisation ou de gestion • les coOts d'animation, d'infonnation, de wlgarisation et de fonnation technique ou administrative, • les coOts d'etudes, de supervision et de promotion des programmes. Si I'appel aux ressources nouvelles des usagers est primordial et envisageable pour les depenses de fonctionnement et d'amortissement d'une part, pour certains investissements d'interet pro pre a un usager ou groupe d'usager d'autre part, certaines depenses ne pourront etre assurees que par la puissance publique soit en fonction de I'importance de leur montant, soit en fonction de leur nature. En ce sens, iI est incontestable que les investissements collectifs en matiere d'assainissement (reseaux de caniveaux et d'egouts, stations de lagunage, creation d'une nouvelle decharge pour les ordures menageres, installations de centres de trio .... ) sont uniquement a la portee des institutions publiques, principalement par des emprunts effectues a I'exterieur et dans des conditions I avantageuses. Cette necessite est renforcee par Ie niveau tres eleve des taux d'interets qui ne pennet pas d'envisager I'incitation a des emprunts par les particuliers ou d'autres usagers. I O'autres depenses par leur nature ont un caractere public net. II s'agit : • des depenses speciflQues au passage d'un systeme ancien a un nouveau systeme. II est en effet I d'interet public d'assurer les conditions susceptibles de favoriser la mobilisation des ressources nouvelles, en particulier d'apporter la preuve de la rea lite des services durant la transition. preuve sur la base de laquelle iI est possible de construire les o~rations d'animation et de sensibilisation des usagers. I • des coOts d'animation. d'infonnation. de wlgarisation et de fonnation technique ou administrative ; ces depenses ont une rentabilite socia Ie et economique globale mais ne peuvent pas etre I affectees a une operation ou une categorie d'usagers. • des coOts d'etudes. de supervision et de promotion des programmes sont de la meme fac;on des depenses d'interet global non directement facturables : iI est de "interet de la collectivite que ces I taches soient bien remplies. 5. Detenniner des priorites de financement correspondant aux priorites dans la strategie I d'assainissement de Conakry. Ce demier principe de base est egalement important car les difficultes de montage. de negociation et I de mise en place des financements sont souvent tres variables selon les montants a mobiliser. Ie type de ressources recherchees.... II pourrait s'ensuivre un ordre de realisation des composantes des programmes, une hierarchisation des objectifs qui n'aurait plus rien a voir avec les priorites definies en I Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 53 commun par les differents partenaires. II convient donc que les efforts de financement. les arbitrages, I'affectation des moyens disponibles soient operes en fonction des priorites du Plan d'assainissement et qu'elles permettent si besoin est d'effectuer les compensations indispensables aux difficultes rencontrees dans la mobilisation des ressources envisagees. D- PRINCIPES DE BASE EN MATIERE TECHNOLOGIQUE • Une palette variee d'options technologiques adaptees a chaque cas particulier doit ~tre proposee. • Les solutions technologiques proposees devraient permettre des amenagements ulteneurs en fonction de I'accroissement possible des moyens financiers et de la consommation d'eau. • Le choix des standards devrait ~tre base sur la demande effective des usagers. • L'efficacite des services d'assainissement depend en grande partie du degre de couverture et de fiabilite. Proposer un service a un minorite selection nee de la population ou de fac;on intermittente n'ameliorera pas I'environnement sanilaire de fac;on notable et ne justifiera pas les investissements consentis. • Les ameliorations techniques proposees doivent ~tre coherentes entre elles tant au niveau des quartiers qu'au niveau global de la ville. • Quelques soit la strategie d'assainissement adoptee, il est essentielle que celle-ci vise a reduire voire aeliminer les impacts sur I'environnement. II n'est plus concevable que la pollution soil simplement deplacee de I'amont vers I'aval . • II est souhailable qu'une plus grande attention soil apportee a la preservation des ressources, a la recuperation des divers dechets et de certains effluents. Les systemes proposes doivent inclure la notion de preservation du cycle de I'eau. • Les solutions techniques proposees doivent ~tre durables. Pour les eaux usees Un des objectifs etant de foumir un service Ii la plus grande partie de la population, il convient donc de proposer d'abord les solutions techniques les plus simples , peu coateuses et susceptibles d'amelioration ulterieures. Ainsi les latrines Ii fosses ventilees ou les latrines a chasse manuelle
reunissent les qua lites suivantes : - elles sont Simples, hygieniques et abordables - elles peuvent ~tre construiles en materiaux locaux et ne requierent pas de compeiences techniques
complexes pour leur conception et leur construction et peuvent ~tre realisees par les communautes elles-m~mes avec une aide exteneure limitee. - Leur construction ne requiert qu'un espace reduil, condition essentielle dans les zones surdensifiees. - Ces installations fonctionnent m~me en periode de penurie d'eau • Le traitement des eaux usees n'est pas necessaire - II est possible de les ameliorer et de les transformer en systemes plus elabores - Ces installations sont en general bien acceptees par la population Pour les eaux pluvlales Parallelement aux techniques conventionnelles de drainage par caniveaux, de nouveaux concepts doivent ~tre pris en compte afin de proposer une approche plus integree, tels que: - 1a reduction des ecoulements notamment pas I'augmentation de !'infiltration et des possibilites de stockage intermediaire de "eau tant dans Ie domaine public que dans les concessions. - des mesures urbanistiques visant au contrOle des constructions en zones a risque d'inondation ou a la construction d'amenagement adequats pour eviter les consequences des inondations voire
favoriser I'infiltration et la retention - ,'amelioration du drainage des eaux pluviales ne pourra ~tre effectif sans amelioration consequente des services urbains tels que la coJlecte des dechets solides Page 54 Programme d'Ametioration de f'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry Collecte des ctechets solides - dans Ie terme de dechets, it convient de distinguer les materiaux qui n'ont plus aucune valeur economique de ceux dont on n'a plus I'usage. Cette consideration rejoint celie de la necessne de r6duire la quantne de matenaux a evacuer compte tenu des coats toujours croissants de collecte et mise en decharge - La reduction des quantites de dechets produits est a envisager a trois niveaux : (a) au niveau industriel avec changement des procedes de fabrication permettant une reutilisation ulterieure d'un ou des composants, reduction des emballages, recyclage interne des dechets; (b) au niveau des consommateurs avec tri a la source avant la contamination des dechets recuperables , (c) au niveau des recuperateurs avec diversification des pro cede des recyclage dont eventuellement Ie compostage. - Ie probleme immediat en Guinee est avant tout un probleme de collecte car les technologies employees sont trop coOteuses, non perennes et non adaptees a la nature des dechets. Les solutions envisagees doivent tenir compte de ces aspects et particulierement de "impact sur I'emploi et Ie secteur informel. Le systeme Ie moins coOteux economiquement et socialement est celui qui minimise les importations de matenel et maximise la productivite du systeme en faisant appel a options a haute intensite de main d'oeuvre. Ces programmes base sur I'emploi de la main d'oeuvre locale favorise les conditions de developpement d'activiles informelles de recyclage dont les impacts sociaux, economiques et environnementaux sont appreciables au niveau des communautes. E- PRINCIPE DE BASE POUR IMPLIQUER LES COMMUNAUTES DANS L'AMELIORATION DE LEUR ENVIRONNEMENT SANITAIRE 1. Impliquer les communautes des Ie demarrage d'un programme et les considerer comme un intertocuteur a part entiere a toutes les etapes du programme Les communautes doivent etre impliquees de facon responsable dans I'identification des actions, a la I maniere de les executer puis de les gerer. 2. Developper un systeme d'infonnation I Des Ie demarrage d'un programme les populations doivent ~tre informees d'une nouvelle maniere de travailler pour entreprendre une amelioration de leurs conditions de vie. Une information au niveau I national est la preuve de la volonte politique de mettre en oeuvre cette nouvelle approche. Durant la mise en oeuvre du programme un systeme d'information permanent, clair et touchant tous les groupes de la communaute est un parametre important de succes dans la reussite d'un programme. II I est important de connaitre I'environnement institutionnel. d'expliquer les contraintes liees a la mise en place des financements exteneurs afin de les prendre en compte au moment de la discussion sur la repartition des prises en charge, par exemple. I 3. Mettre en place les principaux maillons de communication avec les communautes La communication ne peut se faire qu'a partir d'une organisation bien definie; deux maillons sont I importants : =:> identifier les representants reels des communautes pour constituer un ou des groupes de travail qui seront les representants de la population (representation des differents groupes et interets) du I quartier, :::::) mettre en place Ie bureau du programme, proche des communautes avec lesquelles il s'agit de travailler, qui sera I'inter1ocuteur privilegie des groupes de travail, et qui sera Ie point de rencontre I entre communautes (groupes de travail) et les autres partenaires (services techniques, municipalites, bailleurs): ce bureau du programme joue un rOle de coordination et de suivi et evile de multiplier les inter10cuteurs face a la population. I Programme d'Amefioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 55 4. Prendre en compte Ie facteur temps Au niveau des communautes il s'agit de prendre en compte Ie temps necessaire pour apprehender la demande reelle des communautes; cette etape demande une periode d'ecoute des differents groupes a de la communaute, puis une periode pour assister ensuite ces groupes deftnir leurs priorites ce qui suppose I'intervention d'autres partenaires. Un temps assez long (minimum de six mois) est necessaire aftn de permettre a la population de s'approprier Ie projet. Apres I'identification des priorites demarre une autre etape qui est de savoir comment on peut repondre aux priorites identifiees et de s'accoroer sur la repartition des prises en charge. La participation ftnanciere des populations est certainement dependante du temps que I'on passe pour I'identification et la comprehension que les communautes ont du projet. Les temps sont aussi a concilier entre les differents acteurs (celui des communautes et celui des autres acteurs en particulier les bailleurs et les structures gouvemementales ou techniques) car si Ie temps pour I'identification des actions prioritaires a partir de la base semble long aux autres partenaires Ie temps pour demarrer concretement la phase des travaux (appels d'offres ) semble long aux communautes. a Le temps, au sens de disponibilite, est adapter sur celui des communautes en particulier pour les bureaux de programme. 5. Fonnaliser les relations avec les communautes Les relations avec les communautes doivent ~tre formalisees comme c'est deja Ie cas entre les autres partenaires. Cette formalisation peut prendre plusieurs formes : (I) formaliser les grandes etapes du programme, (ii) rediger des protocoles d'accoro pour formaliser les engagements de part et d'autre, (iii) promouvoir des relations contractuelles directes entre les usagers et les prestataires prives de services, de travaux ou d'approvisionnement en matenaux. 6. Renforcer les capacites de negociation des difterents partenaires L'ancienne approche n'a pas favorise la concertation entre les differents partenaires. " est important que les instances gouvemementales (niveau national et municipal) soit a recoute des communautes. L'echelon municipal est certainement Ie niveau Ie plus proche des communautes et Ie plus a meme de rnettre en oeuvre cette concertation, bien qu'actuellement il existe une crise de confiance envers les a institutions publiques de fayon generale. Des formations sont mettre en oeuvre afin de faciliter cette nouvelle approche participative et aftn d'ameliorer les competences des communautes pour etre en position d'jnterlocuteur (ameliorer la position d'interlocuteur des communautes est aussi leur donner I'aeces a une bonne information). Le processus de concertation est a promouvoir entre niveau central et municipal entre acteurs publics et groupes de travail mais aussi entre les differents groupes au sein de la population. 7. Prendre en compte les experiences et les acquis de la communaute " est important de comprendre comment les populations ont deja. en dehors de toute assistance technique et ftnanciere, Ie plus souvent. pu faire face a leurs problemes quotidiens et quelle est I'experience anterieure avec d'autres projets. La mise en route d'un nouveau programme doit prendre en compte ces experiences. 8. Savoir associer des mode de mise en oeuvre differents pour les actions identifiees Les modes de mise en oeuvre differents pennettent d'augmenter I'implication des communautes et aussi de diminuer les coOts de certains travaux ce qui permet de les rendre plus accessibles la a population . Page 56 Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry F- LETTRE DE STRATEGIE SECTORIELLE LETTRE DE STRA TEGIE SECTORIELLE POUR L'AMEUORA nON DE L 'ASSAINISSEMENT URBAIN Cette lettre a ete elaboree lors de I'atelier de discussion des options strategiques du PADEULAC. 1, Orientations g(merales Volonte d'aborder simu/tanement les {)fOblemes abordes par : o la degradation de I'environnement urbain; o la pauvrete et Ie sous-emploi en ville; et o la deterioration des finances publiques. Mettre en oeuvre une approche visant a la fois a: • developper les ressources humaines a tous les niveaux d'intervention : • promouvoir et soutenir les initiatives a la base (ecoute, sensibilisation, formation); • mobiliser la force de travail inemployee en favorisant la promotion des technologies appropriees , Ie recours dans tous les domaines aux petites et moyennes entreprises (PME) et la realisation de travaux a haute intensite de main d'oeuvre ; • assurer progressivement la replicabilite des operations par leur dimensionnement aux ressources humaines et financieres disponibles, et la mise en place de mecanismes permettant une recuperation perenne du coOt des services rendus; et • choisir des solutions techniques privilegiant les solutions autonomes, decentralisees et evolutives, avec une participation et une appropriation maximale des populations beneficiaires. I 2. Cadre institutionnel Necessite d'une repartition claire des responsabilites entre pouvoirs publics, op8rateurs prives et beneficiaires, en matiere de formation , de conception, de financement, de realisation, de gestion et d'entretien. I • Identffication des actions prioritaires, par I'ecoute et Ie dialogue avec les populations concemees, au travers de leur participation et de leur representation dans les associations d'habitants, les ONGs, les conseils de quartiers. les communes et la ville; I • approbation et suivi du Plan Strategique d'Assainissement dans ses aspects environnementaux par Ie Conseil National de l'Environnement ; • mise en place du Comite du Plan Strategique d'Assainissement qui rempJace Ie Comite de Suivi du PADEULAC. Ce Comite regroupera les administrations concemees, la ville, les communes. les I ONGs et les autres organismes actits dans Ie secteur de I'assainissement urbain; • conception et preparation de programmes annuels d'action (sensibilisation, formation, realisation) par les Services Techniques de la ville et des Communes (en y integrant notamment I'experience I et les acquis de I'UPSU, du PADEULAC, du PADUIUNICEF, et du PADSEICATIIDA) : • approbation des programmes d'action par Ie conseil de ville; • gestion des services sous I'egide des collectivites decentralisees, mis en oeuvre et tAches I d'execution confiee au secteur prive • delegation de la maitrise d'ouvrage a I'AGECO ou tout autre organisme specialise, qui sera chargee de la gestion de I'execution des programmes de travaux d'entretien, de rehabilitation et d'amenagement des infrastructures et des espaces publics, realises par des petites et moyennes I entreprises en faisant appel a des techniques a haute intensite de main d'oeuvre. 3. Mecanismes de financement I Afin d'assurer la replicabilite des operations envisagees, leurs mecanismes de financement reposeront sur les principes suivants : I Programme d'Ame/ioration de I'Environnement Urbain at de I'Assainissement de Conakry page 57
• adaptation du niveau ses services urbains aux ressources effectivement mobilisables aupres de leurs beneficia ires ; • decentralisation maxima Ie des services urbains afin de permettre Ia recuperation de leur coOt par un paiement direct de leur beneficiaires (circuit court) ; • facturation aux administrations pUbliQues des frais reels des services urbains dont elles beneficient afin d'assurer une transparence des coOts, en remplayant notamment les subventions d'equilibre par les dotations budgetaires ; et • financement des services non decentralisables ou non facturables (infrastructures prima ires et secondaires) par des budgets de l'Etat, de la Ville et des Communes, en fonction de I'aire respective desserte de "infrastructure concemee (ktentification des usagerslb6neficiaires). 4. Interventions de premi~re priorite 4.1. Assainlssement des NUX usees et des excreta • promotion de technologies autonomes d'assainissement individuel (amelioration des installations existantes eUou realisation de latrines ameliorees) pour la plus grande partie de la population urbaine (programmes de sensibilisation et de formation) ; • amelioration des circuits vidange des fosses par I'amenagement et la gestion des sites de depotage (reservation immediate du site des bassins de lagunage de I'OBK) , et formation et promotion des operateurs de vidange ; • amelioration de la gestion des latrines publiQues existantes et construction de nouvelles latrines alors que les conditions de gestion de ces equipements justifient de tels investissements (equipements communautaires, comites de gestion, op8rateurs prives) ; et • traitement des effluents par station de lagunage (reservation immediate du site de Petit Bateau). 4.2. Amelioration de /a gestion des dechets so/ides • Appui a I'organisation de la pre-collecte et a I'amenagement des sites de depOt des conteneurs ; • privatisation des services de collecte des dechets solktes ; • paiement direct par les beneficia ires (menages, communautes de voisinage, entreprises, marches. administrations) des prestations qui leur sont foumies ; et • amenagement du site de la Miniere en decharge contr61ee et concession de sa gestion f) un operateur prive 4.3. Drainage et Infrastructures urbaines • Reduction des debits de drainage a evacuer par la realisation de petits ouvrages de retention et d'infiltration en amont ; • amelioration du fonctionnement des ouvrages de drainage existants (reseaux secondaires et tertiaires) par un programme de travaux d'entretien courant (curage), d'entretien p8riodiQue (refection) et rehabilitation (points critique) ; et • amelioration de la proprete du centre administratif et commercial, des equipements collectifs et des marches, par les operations de balayage et de nettoyage conf.ees a des entreprises privees. 4.4. Amelioration de I'environnement des quartiers Soutien aux initiatives de base et a la prise en charge par res populations concemees de la gestion de /'entretien et de /'amlHioration de leur environnement immediat par des programmes integres de fonnation, sensibilisation, et de micro-realisations portant sur: • I'assainissement des eaux usees et des excreta : (i) promotion de technologies autonomes pour les latrines individuelles et pUbliQues ; (ii) evacuation des eaux usees (puisards, tranchees d'infiltration) : et (iii) latrines, douches, et lavoirs publics ; Page 58 Programme d'A~/ioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry • I'amelioration de la gestion des dechets solides : (i) organisation de la pre-collecte; (ii) amenagement des sites de dep6ts des conteneurs • Ie drainage et les infrastructures urbaines : {Q petits ouvrages de retention et d'infiltration ; (iQ protection anti-erosive ; (iiQ curage et entretien des caniveaux de drainage; et • "amenagement des espaces publics : (I) balayage, entretien et amenagement des espaces publics ; (iQ plantation ; (iiQ amenagement de chemins pietonniers ; et (iv) embellissement des quartiers 5. Interventions de seconde priorite 5.1. Assalnissement des eaux us~es et des excrMa • IdentifICation d'un operateur pnve pour la gestion du reseau des eaux usees, et d'un mecanisme de financement ; • rehabilitation du reseau collectif existant et extension vers les quartiers denses et les gros pollueurs ; 5.2. A~lloration de la gestlon des dkhets solides • promotion des activites de recyclage des dechets ; I • construction d'une nouvelle decharge 6.3. Drainage et Infrastructures urbaines I • Programme de petits travaux d'amenagement (trottoirs pietonniers. espaces publics), de plantations, et d'entretien des pare et espaces verts; I 5.4. Am~/ioration de I'env;ronnement des quartiers • Amelioration de la gestion de deehets solides : tn a la source, reeyclage, et valonsation en amont. I I I I I I I I I I Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 59 QUATRIEME PARTIE OPTIONS TECHNOLOGIQUES ET STRA TEGIES SECTORIELLES Page 60 Programme d'Ameliorafion de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry I I I I I I I I I I PrografTll1'H) d'Amlilioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 61
PROPOSITIONS TECHNOLOGIQUES ET STRATEGIES SECTORIELLES
Le Programme d'Amelioration de l'Environnement Urbain et de l'Assainissement de la Ville de Conakry (PADEULAC) comprend quatre composantes principales: (a) assainissement des eaux usees, (b) amelioration du drainage et de rassainissement des eaux pluviales, (c) gestion des dechets solides menagers et d) maitrise de la pollution industrielle et toxique. Les technologies ont ete evaluees sur la base de leur faisabilite technique, de leur coOt et de la preference des usagers. A- lES EAUX USEES 1. Assainissement collectif 1.1. Propositions technologlques Les principes suivants ont ete a I'ongine du choix des scenarios envisages pour la ville de Conakry: • maintien de la coexistence des deux systemes d'assainissement existants, a savoir Ie systeme collectif et Ie systeme individuel, • rentabilisation du reseau collect if existant par une politique de rehabilitation et d'augmentation des tau x de branchement, • application preferentielle du reseau de petit diametre dans les zones denses, • arret de tout rejet direct en mer sans pretraitement, • limitation des points de traitement, afin de rltduire les charges fIXes d'entretien et de maintenance. Au we des criteres de selection et des contraintes, certains quartiers ou zones des communes de Kaloum, de Dixinn et Matam peuvent beneficier de I'assainissement collectif. En ettet: • A Kaloum, 35 % des menages sont raccordes au reseau d'assainissement existant et 10 % des fosses ont leur trop plein branche au reseau 28. Cette commune est grosse consommatrice d'eau (30 % de la consommation globale de Conakry); la densite de la population tres forte dans certains quartiers (1 000 hab/ha a Coronthie) rend inapplicable les techniques d'assainissement individuel. • A Dixinn. on trouve beaucoup d'equipements collectifs (universite, hOpital, Iyelte, stade, mosquee). dont la consommation totale d'eau potable etait de 281 000 m3 en 1992 • A Matam, iI existe de nombreuses citees professionne"es, des industries et des zones d'activites (marche, gare routiere) La repartition des debits et charges poilu antes a traiter sur I'ensemble de ces 3 communes est precisee dans I'etude detaillee de I'assainissement des eaux usees29. Les gros producteurs d'eaux usees identifies sont Ie centre administratif et commercial de Boulbinet, la brasserie Sobragui, les 28 cr. bibl. n'51 29 cf biblio n" 17 Pagf/62 Programme d'Amelioralion de I'Environnement Urbain et de fAssainissement de Conakry administrations, les cites, l'Universite et les bornes fontaines. Les beneficiaires potentiels de cet assainissement collectif sont: o environ 180 000 habitants. soit 16 % de la population de Conakry. o 70 % de la population residentielle des cites o 3 hOpitaux d'une capacite de 1120 lits sur les 1288 lits des centres de sa nte soit 87% o 11 500 etudiants dont 1 500 internes repartis dans 6 etablissements o les WC du Marche de Madina, de la Gare routiere, de Coronthie (4000 personnes) o la brasserie Sobragui qui devrait augmenter sa production dans les prochaines annees. o la Grande Mosquee et Ie Stade du 28 Septembre o Ie camp Samory Toure Le systeme d'assainissement par reseau d'egout propose pour Conakry est de type pseudo-separatif compte tenu des caractenstiques locales: la topographie de la ville qui perrnet revacuation des eaux pluviales Ie long des versants les plus courts, perpendiculairement a I'axe de ~te (nord-est/sud ouest); la repartition des precipitations, concentrees sur quelques mois, qui entrainerait dans un systeme unitaire des faibles vitesses d'ecoulement avec des risques de depOts dans les canalisations. La localisation des pollueurs et la morphologie de la ville perrnettent de concevoir des reseaux d'assainissement par bassin versant offrant diverses alternatives de connexion et de traitement dont les variantes sont presentees sur les plans en annexe30: (a) systeme statique: comportant des reseaux d'assainissement independants aboutissant a des bassins de lagunage 31 adaptes aux caracteristiques des effluents ou a un emissaire en mer I suivant la disponibilite des terrains. Cette variante propose la rehabilitation du reseau existant (Boulbinet) moins coUteuse que la reconstruction ainsi que I'extension du reseau d'assainissement dans Ie quartier de Coronthie et dans les Cites par un reseau economique de I type simplifie avec des tabourets de branchement. (b) systeme dynamique: liaison des collecteurs des sous-bassins au moyen de stations de refoulement qui acheminent les eaux usees vers un point unique de rejet en mer par un long I emissaire garantissant une dilution des effluents. Rehabilitation du reseau existant et extension dans Ie quartier de Coronthie. I (c) systeme dynamique identique a (b) mais comportant une epuration centralisee dans des bassins de lagunage a la place de I'emissaire . I Chaque variante integre un programme de 2 500 branchements au reseau (extension ou rehabilitation). Les options ont ete evaluees sur la base d'une augmentation de 30 a 100 % des consommations d'eau potable 92 (suivant les quartiers), et en prenant en compte un taux de raccordement au reseau d'egout de 80 %, les eaux parasites et un debit de pointe de deux fois Ie I debit moyen joumalier (pour Ie dimensionnement des reseaux primaires et secondaires). Variantel: R4seaux et tranements multiples I • Communes de Dixinn et Matam: I Un conduite de base de diametre 200 et 250 mm et d'une longueur de 2,5 km achemine gravitairement les effluents proven ant de la Brasserie SOBRAGUI (branchee en t~te de reseau), des 30 La solution de rejat en mer par des emissaires courts multiples de diametre 200 mmm et immerges sur environ 250 m. I avec unitS de dessablage et de d8grillage en amont, n'a pas ete retenue et ne paut litre recommandee pour des questions de salubrite. bien qU'economiquement interessante. I 31 Ces reseaux sont co~us pour pouvoir litre connectes par la suite dans un systeme dynamique aboutissant a un traitement (bassins de lagunage ou emissaire en mer) I Programme d'AmfJ/ioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 63 WC publics du marche de Madina et de la gare routiere, de la cite SIG, de l'Universite et du stade vers Ie point bas situe it Landreah-port ou converge un autre reseau de diametre 200 mm desservant Ie CHU de Donka, Ie bloc des professeurs, Ie Lycee, la Mosquee et la citee des Ministres. La rehabilitation des reseaux internes de l'Universite, des blocs des professeurs, du Lycee Donka, des Cites comprend la pose de 2 500 m de conduite 200 mm. Une station de pompage de 15 kW. refoule vers Ie bassin versant de Matam (sur 2,000 km) tous ces effluents qui s'ecoulent ensuite gravitairement dans une canalisation de 300 mm de diametre, pour aboutir au carrefour de I'abattoir ou sont raccordes les reseaux provenant de la cite de la Police et de la cite de la Douane. Ces eaux usees peuvent c!tre acheminees sous pression dans un tuyau de 300 mm soit vers les bassins de lagunage d'une superficie de 10 hectares gagnes sur la mer et situes a 1 400 m en aval soit vers l'hOpital Ignace Deen dans I'alternative d'un emissaire unique. • Commune de Kaloum: (a) Coronthie Un reseau de base de 250 mm de diametre et d'une longueur de 1 200 m collecte les effluents du huitieme boulevard et de Coronthie (assainie par 3 km de reseaux simplifies de faible profondeur avec 500 tabourets de branchement permettant Ie raccordement de 1 000 concessions) vers la lagune de la Centrale Electrique amenagee partiellement en lagunage constitue de deux bassins en serie d'une surface de 25 000 m2 et de 20 000 m2. (b) Centre ville La rehabilitation est estimee sur la base du programme d'urgence propose par Saur Afrique 32, mais en diminuant Ie nombre de regards a reparer de 412 it 300, compte tenu des performances de curage de I'hydrocureuse qui autorisent un espacement plus grand entre les ouvrages de visite. " convient de prevoir Ie remplacement du collecteur de ceinture par une canalisation de 400 mm de diametre ainsi que Ie remplacement des conduites de section insuffisante par des reseaux simplifies en PVC, principalement dans la zone de la Gare (avenues 9, 10, 12,). L'extension du reseau semble necessaire dans les quartiers Sans Fit et Temenetaye. L'ensemble des ces effluents sont rassembles, grace it 4 stations de pompage vers une station de pretraitement et de refoulement en mer (75 kw) a situee a I'extremite de la pointe sud de la presqu'ile. proximite de la Radio guineenne. Un emissaire a d'un diametre de 315 mm diffuse les eaux usees degrillees une distance de 4000 m. du littoral, loin des activites cOtieres. Varlante II: ReJet unique par emlssa/re en mer rehabilitation du reseau de Boulblnet, extension par reseau slmpllfle: a a Elle consiste sur la base de la variante I, realiser un collecteur de liaison d'un diametre de 300 400 mm, longeant la corniche sud et reliant Ie reseau d'eaux usees du bassins versant de Dixinn-Matam au collecteur de ceinture de Boulbinet (au niveau de l'hOpital Ignace Deen), par "intermediaire de deux stations de refoulement qui peuvent reprendre les effluents des quartiers de Coronthie, Sans Fil et du huitieme boulevard; cette variante comporte au total 6 stations de refoulement ou de relevement. L'ensemble des effluents (9 000 m 31j et 6 000 kg de DB0s/D collectes par les divers reseaux sont rassembtes vers une installation de traitement mecanique (degrillage, dessablage) situee proche de la radio guineenne. Une station de 125 kw de puissance et d'un debit de 200 Vs refoule en mer les eaux usees pretraitees dans un emissaire d'un diametre de 400 mm et long de 4 km, prolonge par un a diffuseur de 30 m de longueur immerge 10m de profondeur. Cette emissaire est situe dans un site d'energie maximum des courants permettant une grande dispersion et hors du trafic maritime. La dilution dans Ie panache verticale (1 :1000). la diffusion horizontale (1 :10) et la decroissance 32 Diagnostic des reseaux d'assainissement (1988) Page 64 Programme d'Ame/ioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry bactenenne (1 :100) devraient assurer sur la cOte une qualite de I'eau pennettant la baignade (500 colifonnesJ100 mI). Sur ,'estran, I'emissaire est pose sur 200 m dans une tranchee creusee dans Ie rocher et betonnee. Sur Ie tronyon entre la cote zero et la cote -5m, Ie tuyau est ancre dans Ie fond pour resister aux efforts de houle non negligeable. Varlante III: Traitement centralis' dans des bassins de lagunage R'habilitation du meau de Boulblnet, extension par meau simplffl' Elle consiste sur Ia base de la valiante I, a realiser: (a) un collecteur de liaison de 300 mm de diametre reliant (par I'intennediaire de deux stations de refoulement dont "une reprend les effluents des quartiers de Coronthie) Ie reseau d'eaux usees du bassin versant de Oixin-Matam aux bassins de lagunage situes Ie long de Ia digue du port OBK. (b) une conduite de refoulement de 250 mm de diametre et une canalisation gravitaire de 400 mm de diametre acheminent les effluents de Boulbinet rassembles au niveau de la radio guineenne vers I'installation d'epuration par lagunage situee Ie long de la digue du port d'OBK. a Le volume moyen d'eau traiter est de 9 000 m3/j pour une charge totale de pollution de 6 000 kglj de OB05: les matieres de vidange des communes de Kaloum, Oixin, Matam (estime 100 m31j, 600 kg/ja de OBOS> depotees dans Ie reseau d'egout, pourront egalement ~tre traitees dans ces bassins de lagunage, la dilution de la charge polluante avec les effluents etant supeneure a 90 %. On prevoit trois I bassins en selie, Ie premier bassin a double etage vertical (anaerobie/aerobie) aura une superficie de 10 hectares, Ie deuxieme bassin aerobie aura une profondeur de 1,5 m et une surface de 10 hectares, Ie troisieme bassin, aerobie, aura une profondeur de 1,5 m et une surface de 7,5 hectares. Les digues I extemes sont protegees contre I'attaque des houles par des enrochements et une couche filtrante en 20/60 mm, les corps de digue comportent un noyau argileux assurant i'etancheite. Le temps de sejour eleva (57 jours) dans les bassins assure une bonne decontamination bacterienne (moins de 200 colifonnes fecaux dans 100 ml) et ces trois etages doivent pouvoir faire baisser la charge en OB05 de I 94 %, de 650 mgll a 40 mgll. Un court emissaire de 200 m muni d'un clapet anti-retour rejette les eaux traitees en mer. I Sur Ie plan technique. toutes les variantes offrent sensiblement Ie m~me service aux usagers (sauf pour Ie quartier Sans Fit), mais les variantes , et III sont tres consommatlices d'espace urbain (15 ha et 27,5 ha gagnes cependant sur la mer dans une zone d'envasement) pour Ie traitement extensif des I effluents par lagunage; la valiante II necessite I'implantation d'une puissante station de refoulement en mer. Les conduites sous pression excluent Ie raccordement des riverains. Sur Ie plan economique. Ie coOt total des travaux de la variante III est de I'ordre de 10 milliards de FG. I dont 65 % pour les reseaux et 35 % pour Ie traitement par lagunage. Le coOt de reconstruction d'un reseau neuf a Boulbinet (2 milliards de FG) est environ deux fois plus eleve que les frais de rehabilitation des reseaux existants; les coOts d'exploitation (400 millions de FG/an) de la solution I comportant un emissaire unique en mer sont plus importants que les frais d'entretien des variantes comportant une plusieurs installations de lagunage. Sur Ie plan environnemental. to utes les variantes pennettent Ie respect des nonnes sanitaires en zone I de baignade et presentent des rejets tres eloignes des vasieres de mangrove qui constituent un ecosysteme fragile. Les vents dominants de direction ouest nord-ouest risquent de ramener vers la ville les eventuelles odeurs provenant du lagunage durant la penode de remplissage des bassins et de I mise en regime. Le traitement des matieres de vidanges tres polluantes. devrait d'une fayon tres Significative reduire la pollution actuellement deversee sur les plages ou dans les fossees d'eaux pluviales. I Le PAOEULAC propose de reserver des a present les terrains necessaires a I'implantation des ouvrages de lagunage. Pour tenir compte de la nature pelitique des fonds et du caractere giratoire des I Programme d'Am{'lioration de /'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakly page 65 courants residuelles marins et pour permettre de statuer sur I'opportunite et I'emplacement de I'emissaire, des etudes complementaires hydrologiques ont ete demandees au "projet etude cOtiere". 1.2. Organisation du secteur La responsabilite generale de la collecte (par Ie reseau d'egoUts) et de I'elimination (par lagunage) des excretas, eaux usees domestiques et industrielles d'origine organique raccordables au reseau d'assainissement) sera it naturellement confiee aux structures capables de recouvrer facilement les coOts d'assainissement aupres des beneficia ires de ces services. La structure la mieux appropriee parait ~tre la societe qui assure la gestion de la distribution de I'eau et dispose ainsi d'une experience dans la gestion des reseaux. La SEEG (Societe d'Economie Mixle) oeuvrerait ainsi sous contrat de concession passe avec l'Ageco chargee elle-m~me de la maitrise d'ouvrage deleguee concernant I'entretien et la gestion des reseaux d'egout, la gestion des postes de refoulement et des zones de lagunages mises en place, Les reseaux eux·m~mes restant la propriete de la Ville, iI ne serait pas necessaire de faire intervenir la SONEG (SOCiete publique de patrimoine). La SEEG devrait dans cette nouvelle situation, adapter son organigramme afin de permettre d'une part une planification et un contrOle des travaux en matiere de reseaux d'egouts qui soient bien identifies, d'autre part la creation d'un service d'exploitation des reseaux charge aussi des branchements aux reseaux. La convention de financement pour cette concession reposera a court et moyen terme sur une remuneration convenue contractuellement et versee par la Ville sur la base de son budget. La convention pourrait mentionner roption de principe d'introduire une contribution des usagers payee par une surtaxe sur Ia consommation d'eau potable, lorsque Ie prix de I'eau effectivement facturee aux usagers aura atteint Ie niveau des coOts reels et que la subvention versee par l'Etat a partir d'un pr~t special de la Banque Mondiale aura ete supprimee. La rehabilitation des lavoirs, douches et latrines publiques existants et I'amenagement de nouvelles installations ferait I'objet d'un programme dont la maitrise d'ouvrage pourrait ~tre deleguee a un organisme specialise qui concedera leur gestion a differents operateurs prives petits ou grands en fonction de leur motivation et des responsabilites qu'ils exercent deja (par exemple gestion de la gare routiere pour la SOOETRAG). 1.3. Montants et source de financement 1.3.1. Le montant des financements • Les Investissements nkessalres: 11.593 M. FG La deterioration des reseaux actuels, y compris celie des exutoires en mer, oblige a entre prendre des travaux importants de rehabilitation des reseaux. de creation et de rehabilitation de bassins de lagunage ainsi que d'adaptation des materiels d'entretien. Ces investissements (avec imprevus) ont ete evalues en millions de FG a: Rehabilitation et adaptation des reseaux urbains 5.881 Construction des bassins de lagunage urbain 3.900 Rehabilitation des bassins de lagunage de rOBK 105 - Creation d'un reseau simplifie et d'un bassin de lagunage a Lambanyi 476 Achat d'une Hydrocureuse 211 Etudes et supervision 1.020 Ces couts ont ete determines apres examen du cout economique compare des diverses variantes d'assainissement collectif envisageables, coOt apprecie en fonction de I'amortissement des Page 66 PtTJgI<lmme d'Al'OOlioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry installations (compte tenu d'un taux d'actualisation de 12 % par an) et des frais recurrents. II en ressort que la variante comportant un systeme de collecte dynamique et une epuration par une seule unite de lagunage est la moins coQteuse tout en garantissant une protection sanitaire du milieu marin. Rapporte au volume total d'eau potable facture aux usagers du reseau, les coats de cette variante (fonctionnement et amortissements) sont de 250 FG par m3 soit environ 38% prix de I'eau. • Les coUts de fonctionnement: 750 M FG/an Ceux-ci ont ete estimes en 2000 en tenant compte des postes suivants, sans tenir copte des amortissernents des infrastructures a long terme (1 milliard de FG/an supporte par l'Etat) : 1. Matieres et foumitures consommees 200 2. Autres services consommes 170 3. Frais de personnel (salaires, formation,charges sociales et taxes) 300 4. Provision pour renouveJlement 80 I 1.3.2. Les modes de financement et /es sources envisagees L'importance des investissements a consentir et leur caractere collectif imposent que les investissements soient realises sur fonds publics provenant eux-m6mes pour I'essentiel d'emprunts exlerieurs. A terme, iI est normal de prevoir que ces coOts soient repercutes sur les usagers. II conviendrait de ne repercuter sur les usagers que les coats de fonctionnement des reseaux, des installations d'epuration et les coats d'amortissement des stations d'epuration a I'exclusion des coats I d'amortissement des investissements a long terme compte tenu des avantages sociaux et economiques procures par I'assainissement. . Le proclKie Ie plus simple serait d'introduire une surtaxe sur les consommations d'eau facturees aux usagers. Le niveau de services rendus aux usagers beneficiant de I'assainissement collect if etant different de celui des habitants ne disposant I que de systemes d'assainissement autonome, la surtaxe assainissement est differenciee selon Ie mode d'assainissement. Le tarif moyen d'equilibre a ete determine en fonction des imperatifs suivants: I • • autonomie globale du service d'assainissement comptatibilite des surtaxes avec la volonte de payer des menages. I Cela representerait, compte tenu des volumes de consommation d'eau prevus, une surtaxe de I'ordre de : i25FG par rn3 (20% du prix de I'eau) soit environ 15.000 FG par menage branche et par an 33 I applicable aux consommations d'eau potable raccordees a I'agout. 10 FG par rn3 applicable a toutes les consommations d'eau potable raccordees pour I'exploitation des ouvrages d'epuration des eaux usees et des matieres de vidange. I A que/les conditions? I L'equilibre pour I'assainissement collectif serait obtenu en appliquant une surtaxe assainissement collectif a partir de I'an 2000 d'un montant de 152 FG/rn3. Soit environ 18.000 FG par menage et par an. Cette somme serait sensiblement inferieure aux depenses par menage dans Ie cadre de ,'assainissement individuel qui sont estimees a 50.000 FG par an. Une surtaxe sur I'eau serait I egalement a introduire progressivement aux autres consommateurs pour participation aux frais de fonctionnement des bassins de traitement des excreta et des eaux suees soit 15 FG par rn3. I Les investissements d'assainissement s'echelonnant sur plusieurs annees (3 ans) et Ie passage de la gratuite au paiement integral des coats n'etant pas supportable brutalernent pour beaucoup de families, il est propose a court terme de n'introduire qu'une faible surtaxe, dans Ie but d'en inscrire Ie I 33 pour un menage de 8 personnes consommant 120 m3 par an I Programme d'AmMioration de I'Environnement Urbain et de t'Assainissement de Conakry page 67 principe et de faire evoluer les mentalites a partir de I'experience concrete des benefices lies au raccordement au reseau d'eaux usees et de I'augmenter progressivement jusqu'a son coOt reel. Cette surtaxe pourrait etre modulee dans un premier temps en fonction du type de beneficiaires : - pour les particuliers : 5% de la facture - pour les services publics : 15 % de la facture - pour les gros consommateurs : la totalite de la surtaxe Comme les branchements se feront progressivement, il sera necessaire de rechercher un fonds complementaire pour prendre en charge les frais non recouverts pendant 2 ans, soit environ 700 millions de FG. II est important de noter que I'introduction d'une surtaxe notable ne sera envisageable que lorsque Ie prix de I'eau facture aux usagers aura atteint Ie niveau reel des coOts et que la subvention actuelle aura ete supprimee. Seule, une surtaxe legere pour vulgariser aupres des usagers Ie principe de cette contribution pourrait etre envisagee avant la suppression de la subvention. La determination des modalites de la surtaxe devra decouler d'etudes precises perrnettant de mesurer correctement I'impact sur certains gros consommateurs d'eau a caractere industriel qui feront robjet d'une surtaxe particuliere en proportion du caractere polluant de leurs rejets. Les particuliers usagers des installations sanitaires collectives (toilettes publiques, lavoirs), pourraient par contre assumer rapidement les depenses de fonctionnement correspond antes en reglant aux gestionnaires de ces ouvrages (societes, comites de quartier, communes), une redevance par utilisation apres calcul des coOts reels et decision prise en commun avec les representants des populations. 2. Assainissement individuel 2.1. Propositions technologiques 2.1.1. Les excreta Compte tenu des caractenstiques des habitations et des concessions, du taux de percolation du sol, des systemes d'assainissement existant, des habitudes de la population et des materiaux disponibles sur Ie marche, trois techniques d'assainissement autonome sont recommandees:
a) la latrine amelioree a fosse ventilee (simple ou double fosse), b) la latrine a chasse manuelle (simple ou double fosse); c) la fosse septique avec puits perdu ou tranchee filtrante. Dans tOutes les communes de Conakry, ces systemes d'assainissement individuel peuvent etre mis a en oeuvre part dans la zone de Conakry I (evolutif ancien incluant Coronthie) ou la forte densite de population necessite I'extension du reseau d'egout collectif. Les latrines ventilees (VIP) et a chasse manuelle sont recommandees pour I'habitat villageois, evolutif recent, spontane et restructure ou Ie taux d'infiltration du sol est superieur a 20 litres/m2/jour; en zone rocheuse avec un taux de percolation inferieur, iI est possible de construire des fosses "etanches" non revetues pour un habitat spontane ou evolutif recent. Les fosses septiques sont recommandees pour les habitats residentiel et groupe economique equipes de WC avec chasse. Cependant la population est encouragee a installer roption qu'elle prefere a condition que les normes conceptuelles et de dimensionnement soient respectees, (Ies latrines VIP sont mieux adaptees au menages utilisant du papier pour la toilette anale, et la latrine a chasse manuelle a puisard pour les menages qui utilisent de I'eau a I'exception de tout autre materiau). Les faibles consommations d'eau potable dans beaucoup de quartiers de Conakry justifient Ie choix de systemes d'assainissement autonome; toutefois pour eviler une contamination des puits construits dans 30 % des concessions, iI convient que Ie service charge de I'assainissement individuel assure Page 68 Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assaini~ment de Conakry une assistance technique pour I'implantation des latrines (distantes au moins de 10m des puits) ou mieux encore que Ie service du reseau d'eau potable soit etendu a ces communautes. I Les latrines existantes peuvent ~tre ameliorees par I'introduction d'un tuyau de ventilation d'une section suffisante pour eliminer les odeurs et les mouches, par la rehabilitation des superstructures et par Ie betonnage du plancher integrant des cuvettes locales decorees qui ameliorent I considerablement rhygiene des toilettes. Des actions devront aussi ~tre entreprises pour collecter les eaux de douches afin d'eviter la presence d'eaux stag nantes autour des latrines. Pour I'habitat restructure dont la consommation en eau est faible (40-60 Ifjlhab) et qui est I actuellement assaini par des latrines traditionnelles, des fosses septiques et des fosses etanches, Ie PADEULAC recommande la latrine a chasse manuelle et la fosse septique toutes eaux avec tranchees d'infiltration ou puisard. Le coOt des ouvrages d'assainissement est de I'ordre 820 000 FG I pour une latrine a chasse manuelle a simple fosse d'une capacite de 25 usagers, son coOt d'entretien annuel est de 10000 FG et Ie coOt de sa vidange de 30 000 FG tous les 2 ans. I Pour les habitats spontane et evolutif recent dont les consommations en eau sont tres faibles, respectivement de 2()..40 et 40-60 Ifjlhab, disposant actuellement de latrines traditionnelles et de fosses etanches, Ie PADEULAC conseille les latrines VIP non rev~tues a simple fosse, les latrines a chasse manuelle et les fosses etanches non rewtues si Ie sol est tres compact. Le coOt de la I construction d'une VIP simple fosse pour 25 usagers est de 650 000 FG, les frais annuels d'entretien de 4 000 FG et Ie coOt de vidange de 30 000 FG tous les 2 ans. I Pour les habitats groupe economiQue et de bon standing dont la consommation en eau potable est importante de I'ordre de 80 a 200 Ifjlhab, Ie PADEULAC recommande la fosse septique toutes eaux avec tranchees d'infiltration ou puisard. Le coOt d'investissement est de I'ordre de 1 140 000 FG pour I a une capacite de 15 usagers' les frais annuels de fonctionnement sont estimes 80 000 FG (dont 90 % pour la consommation d'eau necessaire pour la chasse des tOilettes) et Ie coOt de la vidange par une entreprise est de 40 000 FG tous les 5 ans. I Pour I'habitat de type villageois occupant des zones generalement argilo-sableuses dont les consommations sont tres faibles (20-30 Vhab/j), la technologie de la latrine VIP a simple fosse profonde. non rewtue avec superstructure en banco est recommandee. Le coOt de construction est I de 400 000 FG. Tableau 12 Recapitulatif des systemes proposes I Habitat Restructure CQnsommation en eau Viourlhab 40-60 systeme actuel latrine traditionnelle systeme reoommande latrine ~ chasse manuelle I fosse etanche fosse septique toutes eaux fosse septique avec puisard ou tranchee d'infiltration I Spontane 20-40 latrine traditionnelle latrine VIP non revatue a Evolutif recent 40-60 fosse etanche simple fosse latrine ~ chasse manuelle I fosse etanche non revetue Groupe economique Bon standing 80-200 fosse etanche fosse septique fosse septique to utes eaux avec puisard ou tranchee d'infiltration I Villageois 20-30 latrine traditionnelle latrine VIP ~ simple fosse profonde non revetue I I Programme d'AtMlioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 69 2.1.2. Les eaux m{mageres Pour tous les types d'habitat, les eaux de douches peuvent ~tre rejetees dans les latrines condition a de surdimensionner la fosse. Les eaux de vaisselle et de lessive peuvent ~tre jetees separement dans un ou deux bacs en ciment juxtapose de 80x60 em de cOte communiquant par un tuyau PVC de 63 mm soit avec un puisard constitue d'une fosse circulaire aux parois non re~tues, d'une profondeur comprise entre 2 et 3,5 m et d'un diametre de 1 m soit dans les tranchees drainantes recueillant les eaux de toiture. Le coOt d'investissement est de I'ordre de 200.000 FG. 2.1.3. Evaluation des besoins
a Les menages equipes de latrines traditionnelles ou fosse etanche souhaiteraient transformer leurs installations ou au mains les ameliorer. Cependant, iI semble prudent de prevoir des rythmes
raisonnables de modification des installations individuelles. Entre 1995 et 2000, on estime qu'environ a 3 000 latrines traditionnelles et fosse etanche, sur les 37 000 existantes, seront transformees ou a remplacees par des latrines VIP ou des latrines chasse manuelle. En plus 14000 latrines nouvelles devraient ~tre construites dans Ie cadre de la construction de nouveaux Iogements. On estime par
ailleurs que 4 000 fosses septiques nouvelles seront construites au cours de cette periode. Environ 900 000 habitants. soit pres de 50 % de la population de Conakry devrait disposer de services ameliores d'assainissement en I'an 2000.
Tableau 13 Evolution des niveaux de service d'assainissement
1995 Pop, 2000 Pop, 200S Pop. 2010 Pop, Sam; instalation 95,000 70.000 30.000 10.000
Latrine tradillonnele Fosse etanche Latrine VIP Latrine A chasse manuelle 400,000 520,000 16.000 20,800 0 0 350.000 SOO.OOO 190.000 240,000 14,000 20.000 7.600 9,600 160,000 400,000 300.000 880,000 6,400 16,000 12.000 35.200 80,000 200.000 4SO.000 1.300,000 3.200 8.000 18,000 52.000 Fosse septique 360.000 24.000 420,000 28.000 SOO.OOO 33.333 600.000 40.000
Egout+lagunage Total 67.000 1 .442.000 75.000 1.845.000 120,000 2;390,000 180.000 2,820,000
2.1.4. Traitement des matieres de vidange La quantite de matieres de vidange non collectees a Conakry est estimee34 a 137 m3/j ou 162 m3/j
suivant la disponibilite du camion de I'UPSU. La collecte de ces matieres necessite une ftotte supplementaire de 5 a 7 camions de vidange d'une capacite de 5 m3 assurant 5 a 6 rotations par jour. Le Padeulac recommande dans un premier temps racquisitlon de 2 camlons supplementaires par des
entreprises pnves qui pourraient beneficier d'aide aux financement. Ces vehicules devront ~tre conc;us pour aeceder facilement aux concessions et equipes de pompe puissante (prise directe sur Ie moteur) pour aspirer les boues compactes.
L'amelioration des techniques de vidanges manuelles restent une priorite compte tenu des enormes risques sanitaires encourus par les operateurs, de la preference d'une grande partie de la population pour ce type de vidange (prix) et par Ie fait que I'introduction de petits vehicules de vidange se
generalisera progressivement. L'amelioration des conditions de collecte de ces produits vise a faciliter les conditions de collecte et leur evacuation dans des conditions d'hygiene acceptables. Un effort devra ~tre fait pour promouvoir du materiel portable de vidange semblable a celui experimente en
Tanzanie (voir annexe) et experimente avec succes dans des zones difficiles d'acces (projet MAPEl).
34 Ct. bib!. 0"16 Page 70 Programme d'Amelioration de I'Environnement Utbain et de I'Assainissement de Conakry Les matieres de vidange des fosses septiques, fosses etanches et fosses simples des latrines VIP ou a chasse manuelle, qui contiennent des germes pathogenes, seront depotees 35 dans 3 installations reparties sur Conakry: deux au niveau des stations de pompage (assurant un bon melange avec les a effluents) du Mur reseau d'egout Doon et vers Ie port de Conakry et un ouvrage au niveau des bassins de lagunage d'OBK. Ces matieres seront traitees soit conjointement avec les eaux usees soit dans les 4 bassins de lagunage d'OBK rehabilites (deux bassins anaerobie par etage afin de faciliter la vidange des boues tous les 3 a 5 ans) qui sont d'une capacite sufflSante (8 000 m2) pour recevoir 100 m31j de matieres de vidange. Les boues mineralisees provenant des latrines double fosse, de consistance pelletable et ne contenant pas de germes pathogenes peuvent ~tre collectees dans des conteneurs particuliers et eliminees avec les ordures menageres ou servir d'amendements organiques. 2.2. Organisation du secteur 2.2. 1. Construction des installations chez les usagers Par definition, s'agissant d'installations d'assainissement individuel, les responsabilites appartiennent aux usagers qui prendront les decisions d'investir, de financer, de realiser par leurs propres moyens a ou en faisant appel une petite entre prise et qui de plus choisiront la solution technologique qui leur convient. a Cependant, pour inciter les habitants construire des installations con formes aux recommandations techniques, iI est propose que les Services Techniques de la Ville conyoivent un programme comprenant des campagnes d'information, des stages de formation pour les artisans constructeurs, la promotion et Ia normalisation des latrines et puisards (utilises com me ouvrages d'infiltration des eaux pluviales). Ce programme sera discute et approuve par Ie Comite Consultatif du PSA. II prevoira la a definition d'un cahier des charges et I'implication des communautes tous les stades du projet. a A terme. en outre, les Services de la Ville participeraient la commission de delivrance des permis de a a construire pour donner un avis quant la solution adopter en matiere d'assainissement. Qui gerera Ie programme de promotion ? a La gestion de ce programme serait deleguee I'etablissement public municipal de I'assainissement qui: - en organiserait Ia mise en oeuvre en relation avec les ONG competentes, y compris pour la I redaction des cahiers des charges des contractants, - en assurerait Ie contrOle d'execution. I L'etablissement public gererait en outre les subventions qui pourraient ~tre accordees pour la fabrication des elements des latrines ameliorees (dalles, tuyaux de ventilation, cuvette la turque, a Siphon, bac pour les eaux menage res) par des artisans prives formes cette tAche. La distribution a I sera par contre assuree directement par les artisans fabricants aupres des groupements d'usagers. L'ONG competente avec laquelle il aura ete passe contrat pour la mise en oeuvre du programme, en mettra au point les methodes d'approches et les conditions detaillees d'execution ; elle assurera Ie I suM de ,'action des ONG qui interviendront dans I'information, I'animation et I'appui technique sur Ie terrain. I I 35 La deux~me phase de r6tude d'organisatlon des services urbalns (Frlsa·Be<::o) 6valuera plus ~ment les coots de d6polage dans les sites retenus, les rnodaliles de gestion des stations de d6polage. Ia quantile de ma~res de vidange, .. I Programme d'AmMioration de I'Environnement Urbain et de J'AssBinissement de Conakry page 71 2.2.2. Vldanges Les vidanges posent un double probleme, celui de la vidange proprement dite des fosses et celui du depotage des produits de ces vidanges. Qui mettra en place les zones de cKJpotage et les entretiendra?: Les Services Techniques de la Ville sont responsables de ridentification, du choix et de I'amenagement des zones et points de depotage, garantissant une opportunite contrOlee it une distance moderee pour toutes les parties de la ville concemees. Les amenagements pourront ~tre delegues it l'Ageco qui fera executer les travaux par des PME. lis assureront egalement rentretien et la gestion directe de ces zones ou points tant qu'une concession n'aura pas ete accordee, comme prevu, it un exploitant prive du reseau d'assainissement. lis etabliront un cahier des charges pour les vidangeurs et procederont it ragrement des vidangeurs (entreprises mecanisees ou groupes de vidangeurs manuels). lis procederont au respect des lieux de depotage par les vidangeurs agrees et pourront retirer I'agrement en cas de non respect du cahier des charges par ces demiers. Qui effectuera les vidanges ? Les operations de vidanges seront assurees par des vidangeurs prives agrees dans Ie cadre de la libre concurrence, y compris pour les fosses des locaux publics. 2.3. Momant et sources de financement S'agissant d'investissements individuels, decides librement par les menages proprietaires y compris quant aux options technologiques et aux conditions de realisation compte tenu de leurs preferences et de leurs ressources, I'estimation des depenses globales pour cetle so us-compos ante est plus aleatoire. Les previsions quant aux installations par categorie de latrine et les indications de coOts de realisation presentees dans Ie chapitre precedent conduisent it retenir les montants suivants. 2.3.1. Le montant des financements • Les Invesfissements nkessalres: 25.407 millions de FG • Les depenses d"entretJen et de vldange : 1.006 millions de FG Tableau 14 Montant des financements pour I'assainissement autonome Equlpements Investissement Entretien et Vidange entretlen vidange total
Latrines VIP et puisards Latrines a chasse et puisards 5.426 9.005 30 96 114 144 144 240 Fosses septiques 6.384 320 32 352
Promotion des latrines ameliorees Sensibilisation et formation 3.612 980 surtaxe assainissement 270
Sous-total 446 290 1006 Page 72 Programme d'Amelioration de I'Environnament Urbain at de I'Assainissement de Conakry II n'y a pas lieu de prevoir des amortissements dans les depenses recurrentes, les depenses d'entretien comprenant les reparations eventuellement necessaires au fur et it mesure. Dans ces conditions, les installations ont une tres longue duree de vie et leur amortissement n'est pas necessaire. II faut egalement tenir compte de la surtaxe d'assainissement pour I'entretien des bassins de traitements des eaux usees et excreta (15FG/m3 soit 270 millions de FG de taxe Ian). Le programme de sensibilisation, d'information des populations et de formation d'environ 300 artisans ma~ns charges de la construction de latrines et d'ouvrages de retention des eaux pluviales devrait entrainer des depenses totales d'un montant d'environ 980 millions de FG 2.3.2. Les modes de tinancement et les sources envisagees Les depenses d'assainissement autonome ayant pour objet des realisations privees sont a naturellement Ia charge des proprietaires qui les decident et en beneficient. Cependant, pour inciter les habitants it construire des installations conforrnes aux solutions recommandees par Ie Plan Strategique d'Assainissement, iI est envisage de finance durant 5 ans, un programme de mise it disposition des menages, d'equipements de latrines ameliorees : dalles, conduits de ventilation, cuvette a la turque. siphons (dans Ie cas des latrines a chasse rnanuelle), bacs pour les eaux menageres. Cette aide d'un montant d'environ 150.000 FG par latrine36 , representerait un apport de fonds publics d'environ 3.600 millions (y compris les divers et la provision pour inflation). Compte tenu de I'impossibilite d'envisager it court terme et la necessite de prevoir une prudente progressivite dans I'instauration d'une surtaxe sur I'eau potable, il conviendra de prevoir durant une dizaine d'annees environ, un financement sur fonds publics. Ceux-ci pourraient etre obtenus dans Ie cadre d'un emprunt it conditions favorables comportant un differe de remboursement suffisant pour faire coin cider les charges de la dette avec Ie calendrier pensable des contributions demandees aux consomrnateurs d'eau des zones it assainissement autonome. Si ce programme etait finance sans emprunt et couvert seulement par Ie produit de la surtaxe, la contribution des usagers serait de 720 millions de FG/an couverte par une surtaxe d'assainissement de 60 FG/m 3 . Les depenses de sensibilisation et de formation sont par nature des depenses d'interet general qui devraient etre couvertes par des fonds publics. Ceux-ci, compte tenu de I'interet it long terme des programmes, pourraient etre obtenus dans Ie cadre d'un emprunt exteneur lie au financement des investissements en matiere d'assainissement ou de dons provenant des bailleurs de fond bilateraux. I 3. Assainissement scolaire I 3.1. Propositions technologiques Dans 12 ecoles 37, les beneficiaires (corps enseignant, delegation d'eleves, APE) ont pu etre associes I a au choix des technologies d'assainissement faible coOt. Le choix du type d'installation a ete fait en priorite en tenant compte de la preference des usagers, par la suite ce choix a ete confirme par les criteres suivants: insuffisance d'entretien, utilisation des objets solides par les eleves des ecoles primaires, coOt des options et caracteristiques des sols rencontres au niveau des ecoles. Les I ouvrages d'assainissement ainsi adoptes pour les ecoles sont d'une maniere generale: (a) latrines it tosses ventilees pour les ecoles primaires (sauf si Ie niveau de la nappe est tres I eleva) (b) toilettes it chasse manuelle suivie de fosses septiques avec puits perdus 38 pour les etablissements secondaires ayant une disponibilite en eau. I 36 Tuyau de ventilation: 28 000 FG, cuvette: 10000 FG. dalles: 27000 FG. bec: 60 000 FG 37 Etude CREPA (novembre 1992) projet de rehabilitation des infrastructures scolaires a Conakry I 38 Les tranchees d'infiltration sont a proscrire car elles necessitent un entretlen rl!guller et un liMaire excessif de drains I Programme d'Ame/ioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conal<ry page 73 Les blocs sanitaires comprennent une cabine par classe tout en distinguant les cabines filles et garcons. Compte tenu des rotations des groupes pedagogiques, il est retenu 600 eleves pour les blocs de 6 cabines et 25 enseignants pour les blocs de 2 cabines. Chaque bloc des toilettes chasse a manuelle sera equipe d'un robinet, afin de faciliter I'entretien, les cuvettes en ciment fabriquees localement seront utilisees aussi bien pour les latrines a fosses ventilees que les toilettes a chasse manuelle. Pour les VIP, il est conseille de prevoir un point d'eau par souci d'hygiene. Le PADEULAC propose en programme d'urgence la construction de 100 blocs de 7 latrines dans 73 etablissements scolaires de Conakry (55 ecoles primaires et 18 etablissements d'enseignement secondaire public) representant environ 100000 eleves en 1992, repartis comme suit: Tableau 15 programme de rehabilitation des latrines seolaires Communes Ecoles primaires Etablissement secondalres ou professionnels Kaloum 3 4 Matam 18 5 Ratoma 10 2 Matoto 14 2 Doonn 10 5 3.2. Organisation du secteur Le programme de rehabilitation et d'equipement des etablissements scolaires en ouvrages sanitaires est gere directement par Ie Ministere de ('Education Nationale en ce qui conceme les etablissements publics. Cependant la reussite du programme suppose la partiCipation active des Associations de parents d'eleves, des enseignants et des eleves. La programme d'Sducation environnementale I € t sanitaire dans les ecoles se basera sur les travaux deja effectues par I'Institut a PlJdagogique National. /I s'agira d'etargir ce programme un plus grand nombre d'etablissement en comme11f8l7t par les zones ou sont mis en oeuvre des proJets pllotes d'assainissement. Ce
module qui sera Int6gr8 Ii /'enselgnement du base comporlera la confection de matiJrlei pIKIagogique at /a formation d'enseignants. a Son colit est est/me 100.000 US$ pour une premiere phase de deuxans.
3.3. Montant et sources de financement 3.3.1. Le montant des financements • Les investissements: 1.210 millions de FG Le coOt de construction de 100 blocs de sept latrines dans 73 ecoles de la ville qui en sont a depourvues (primaires, secondaires et professionnelles) est estime 1.190 millions de FG, y compris les depenses d'etudes et de supervision des travaux, les depenses diverses et les provisions pour inflation. Page 74 Programme d'Amelioration de J'Environnement Urbain et de J'Assainissement de Conakry Le programme d'education pour I'hygiene a I'ecole prepare en collaboration avec I'lnstitut Pedagogique National (IPN), comprendra la confection de supports pedagogiques et audiovisuels appropries et la fonnation de quelques 100 enseignants. Son coOt est estime a 120 millions de FG. • Les clepenses annuelles d'entretien et de vidanges: 17 millions de FG Les depenses d'entretien s'eleveront a 7 millions et res depenses de vidange a 10,5 millions soit au total et par an 17.5 millions de FG. 3.3.2. Les modes de financement et fes sources envisagtJes Ce projet est en cours de financement sur Ie Fonds Africain de Developpement. II est envisage que les parents d'eleves participent aux coOts de construction a hauteur de 20 % du total pour I'ecole frequentee par leurs enfants. Les parents d'eleves devraient verser 2500 FG par eleve au debut des travaux. Leur participation atteindrait finalernent 190 millions de FG. Le reste du coOt du projet, y compOs les coOts d'education sanitaire seraient pris en charge par Ie bailleur de fonds. Les depenses de sensibilisation et de formation sont par nature des depenses d'inter~t general qui devraient ~tre couvertes par des fonds publics. Ceux-ci, compte tenu de I'inter~t a long terme des programmes. pourraient ~tre obtenus dans Ie cadre d'un emprunt exteneur lie au financement des investissements en matiere d'assainissement ou de done provenant des bailleurs de fonds bilateraux. I I I I I I I Programme d'~lioration de I'Environnement Utbain et de I'Assainissement de Conakly page 75 B- ASSAINISSEMENT DES EAUX PLUVIALES 1. Propositions technologiques 1.1. Choix des nWthodes de dimenslonnement Donnees pluviometrigues: I'exploitation des chroniques pluviographiques par COMTEC (sur la periode 1953-1975) et de l'Aeroport de Paris (pour les annees 1951 a 1980) ont abouti a des courbes intensite..duree-frequence tres sensiblement differentes. Devant cette contradiction, SOCOTEC a etudie les methodes d'ajustement utilises et entrepris d'ajuster les chroniques relevees aux deux stations p1uviographiques de Conakry sur une periode plus longue et suivant une methode statistique plus fiable. Le PADEULAC propose de retenir les hauteurs de pluie intense de courtes durees ci dessous, pour differentes periodes de retour. Tableau 16 Intensite des pluies projetee Duree T=2 ans T=5 ans T=10 ans T=20 ans 15mn 31 mm 38mm 43mm 52mm 30mn 48mm 60mm 68mm 75mm 60mn 71 mm 92mm 107mm 122mm Relation pluiEHtebit: La methode de calcul rationnelle utilisee actuellement en Guinee pour calculer Ie debit de pointe (sans stagnation) sous-estime les debits de pointe observes, probablement parce qu'elle sous-estime les coefficients de ruissellement en negligeant Ie rOle des surfaces non revetues et sans vegetation; il conviendrait alors de s'orienter vers une formule de type Caquot qui suppose que Ie temps de concentration varie en fondion du debit de pointe. Le PADEULAC recommande d'utiliser pour Conakry les formules suivantes qui representent un progres par rapport a I'usage de la formule rationnelle tout en restant d'emploi aussi facile. Tableau 17 Parametres de dimensionnement de la formule de caquot Periode de retour parametres de la Debit de pOinte Qp (en m.,)/s) T (annees) formule de Montana (avec A en ha, I en m1m) a b T=1 8,04 -0,47 aD = 1,72.C 1,16.1 0,22.A O,82 T=2 8,22 -0,47 aD = 1,75.C1,16.1 0,22. AO,82 T=5 6,68 -0,36 aD = 1,19.C1,11. IO,16.A O,86 T = 10 7,33 -0,34 aD = 1.30.C1,11.,0.16.A O,86 T =20 8.95 -0,36 aD = 1,6S.C1.11.10•16.A0,86 C doH etre pris egal au coefficient de ruissellement observe sur Ie bassin versant et non pas assimile au taux d'impermeabilisation de ce demier 39, Ie do maine de validite est restreint aux valeurs suivantes: 39 On calculera Ie coefficient C moyen de bassins non jauges en adoptant les coefficients axperimentaux moyens obtenus par type de surface elementaire (voir annexa 5.1) Page 76 Programme d'Amelioration de fEnvironnement Urbain et de fAssainissement de Conakry • superficie (A) comprise entre 22 et 1 110 ha - pente (I) comprise entre 0,0065 et 0,014 • coefficient de ruissellement (C) compris entre 0,25 et 0,80 Les modeles rationnels sont des outils insuffisant pour des reseaux de drainage plus complexe integrant des amenagements visant a la retention ou a I'infiltration des eaux pluviales, Pour des projets necessitant I'utilisation d'hydrogramme de crue, Ie PAOEULAC conseille Ie modele operationnel de transformation pluie-debit de BOUVIER (voire annexe 5.1), integrant une fonction de production et de transfert, cale a partir de donnees et de mesures sur 6 villes de l'Afrique de l'Ouest et qui est d'un emploi simple, Ie domaine de validite est soumis aux restrictions suivantes liees aux caractenstiques des bassins qui ont servi a la predetermination des parametres du modele: - capacite de retention initiale (STO) comprise entre 5 et 8 mm - capacite d'infiltration apres imbibition (INF) comprise entre 3 et 13 mmlh - coefficient de ruissellement (Cex) compris entre 0,57 et 0,90 - pente (I) comprise entre 8 et 15 mlkm - coefficient d'impermeabilisation (IPM) compris entre 0,10 et 0,55 - superficie (A) comprise entre 22 et 1 110 ha Coefficient de ruissellement • Pour I'utilisation de la formule rationnelle de type Caquot adaptee a Conakry (voir supra), les hypotheses adoptees pour les coefficients de ruissellement unitaires par type de surface sont indiquees en annexe 5.1. Pour chacun des 6 types de zones d'habitat distinguees par Ie POU, Ie coefficients de ruissellement moyen (voir annexe) est estime a: Habitat evolutif ancien: 0,88 Habitat evolutif recent: 0,72 Habitat spontane: 0,79 Habitat villageois; 0,60 Habitat residentiel: 0,61 Habitat restructure: Habitat groupe econom. 0,81 0,78 I Habitat groupe de stand. 0,72 • Pour Ie modele de Bouvier, Ie seul coeffICient modele II, soit 0,8311 ,7=0,50. a prendre en compte est celui qui s'applique au I I Tableau 18 Occupation du sol par type d'habitat Type d'habltat Surface Cours Route Route % Terre Terre nue I bAtie'lEt non 'lEt sur terre 'lEt avec 'lEt L'habitat evolutif ancien 62 revetue 10 bitufn6e 20 . v6g6tation 4 2 I Habitat evolutif recent 31 20 16 26 7 Habitat Residentiel Habitat restructure Groupe economique 16 51 49 12 10 10 5 15 15 5 0 10 45 7 - 5 2 2 I 23 18 15 - 9 32 I Groupe standing Habitat spontane 39 20 3 20 13 5 Habitat villageois 15 15 - 4 54 17 I Programme d'Amlliioration de I'Environnament Urbain at de f'Assainissement de Conakry page 77 1.2. Maitrise du ruissellement Les coOts des reseaux de drainage pesent quelquefois plus de 15 a 20 % sur Ie prix de vente de la parcelle assainie. " convient donc dans tous les cas de proposer des solutions qui limitent I'importance des systemes de drainage pluvial; en ce qui conceme les debits pluviaux gene res par les nouvelles zones amenagees, la regie de la conseMJtion des debits pluviaux 40 devrait ~tre appliquee. 1.2.1. Au niveau de /a paroelle Par rapport aux ouvrages collectifs de drainage canalise (caniveaux notamment). les techniques autonomes d'assainissement des eaux pluviales visant a la retention ou a rinfiltration des eaux a rechelle de la parcelle ou d'un groupement de parcelles presentent plusieurs avantages determinants vis-a-vis des contraintes propres a Conakry: (a) Transfert possible de la maitrise d'ouvrage a une collectivite locale (commune) ou infra-locale (quartier. secteur) proche des problemes poses par la population; (b) Plus grande souplesse de planification et de gestion, les differents ouvrages etant independants les uns des autres et n'exigeant pas un developpement urbain rigoureusement conforme aux schemas projetes, comme c'est Ie cas pour les reseaux de drainage; (c) Transfert possible d'une partie des investissements et des charges recurrentes aux populations beneficiaires; (d) Moindre niveau de technicite pour la mise en oeuvre et la maintenance de la plupart de ces arnenagements techniques. permettant d'en confier la maitrise d'oeuvre a de petites entreprises, a voire des tacherons du secteur informel (mac;:ons. puisatiers. etc.); (e) Intensite moindre en capital et plus grande en main d'oeuvre, De plus, Ie capital est surtout represente par la foumiture de materiaux plus souvent produits localement et moins souvent importes (granulats, sable, blocs de pierre, etc. plutOt que ciment, fers a beton, canalisations, etc,). L'ecoulement des eaux de pluie peut etre reduit par un certain nombre de mesures prises sur les parcelles favorisant leur retention, leur infiltration ou une combinaison des deux. • Las bassins de nffentlon at d'lnfiltration a la parcelle Dans Ie cadre de schemas direcleurs de drainage elabores pour d'autres villes africaines. iI a deja ete propose d'amenager des mini-bassins de retention et d'infiltration dans les cours des parcelles. Cependant a Conakry. compte-tenu des fortes intensites des pluie, I'emprise de ces bassins seraH importante: environ 8% de la surface des parcelles. Les populations sont de to utes fac;:ons tres hostiles a la presence d'un bassin de stockage sur leur parcelle. Elles y voient un danger serieux pour les enfants en bas age. que ron ne peut surveiller constamment, et s'opposent aussi a la consommation d'espace non valorisable par ailleurs que representerait ce type d'ouvrage. Le a PADEULAC n'encourage pas sa diffusion Conakry, sauf peut-atre dans les zones d'habitat groupe de standing ou celles d'habitat residentiel.
40 Suivant cette regie de plus en plus appliquee, la zone amenagee ne doit pas produire plus de debits pluviaux qu'elle n'en produisait avant amenagement Page 78 Programme d'Ameiioration de rEnvironnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry • Les tranchees dralnantes a la parcelle Sur les parcelles a forte densite d'occupation, les traneMes drainantes ou filtrantes reeueillant les eaux de toiture suivant Ie schema en annexe constituent une solution acceptable pour ecreter les debits de pointe a evacuer vers raval (diminuant la section des caniveaux) et peut apporter simultanement une solution au probleme du rejet des eaux usees menageres compte tenu de la gt}ne subie par un grand nombre de menages et de raftectaction frequente d'un lieu precis de la cour pour les activites de lessive et de vaisselle. Les traneMes drainantes a la parcelles seraient d'autant mieux acceptees et entretenues, malgre des sujetions d'entretien a priori plus fortes, qu'elles serviraient en rMme temps de terrain d'epandage pour les eaux usees menageres. Compte tenu de I'impact colmatant des partieules entrainees par Ie lessivage des toitures et eventuellement des eaux menageres. Ie PADEULAC conseille de faire une experimentation, une sensibilisation des menages et un suM des dispositifs pendant Ie temps necessaire pour conciure si un tel systeme est viable. Le tableau suivant precise les coats des ouvrage, suivant Ie type d'habitat. en retenant une periode de retour de 2 ans pour la pluie: Tableau 19 Caracteristiques des tranchees filtrantes par type d'habitat type d1tabltat surface toibJre volume plule toiture volume tranch6e coOt (FG-92) evolutif ancien 400m2 13.5 m3 34 m3 340000 evolutif recent 400 m2 13.5 m3 34 m3 340000 restructure spontane 500m2 650m2 17.0 22.0 m3 m3 42m3 55 m3 420000 550000 I groupe econorni. 450m2 15.0 m3 38m3 380000 I 1.2.2, Au niveau de la voirie • Caniveaux et tosses I Dans un environnement tres sableux, les caniveaux couverts avec des dalettes perforees se colmatent et ne sont pas cures, tandis que des canaux a ciel ouvert sont generalement mieux entretenus; iI est done conseille de creer des caniveaux pluviaux a ciel ouvert si possible en perre I ma~nne permettant de plus une economie Significative. De tels caniveaux existent a Conakry sans inconvenient majeur, ni pour Ie trafic, ni pour Ie stationnement des voitures. I • Caniveaux clolsonnes Le PADEULAC recommande cette teehnologie pour des caniveaux a faible pente (inferieur a 0,5%) I car en plus de sa fonction hydraulique de retention des eaux de ruissellement, ce dispositif pourrait apporter une solution au probleme pose par les ordures menageres. En saison des pluies surtout, iI est habituel, pour les riverains des caniveaux, de rejeter leurs ordures dans ceux-ci lorsqu'ils savent que les f10ts d'orage les entraineront plus bas. II en resulte une obstruction des passages buses OU I I'accumulation de ces dechets sur des tronc;ons aval. • Rues pavees I La technique des rues pavees munies de bordures, appliquee en 1979/84 a Tahoua (Niger) puis repliquee a Niamey et a Ouagadougou reeemment, a donne d'interessants resultats. En eftet. tout en I Programme d'Ametioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 79 con servant leur fonction de voirie. ces rues permettent egalement un drainage satisfaisant des eaux de ruissellement sans pour autant provoquer une quelconque erosion. Elles ont ete conyues sur les axes de la voirie se confondant avec les voies d'ecoulement naturel des fIots d'orage. Contrairement aux rues bitumees. elles presentent J'avantage de conserver en partie "infiltration dans Ie sol car les joints sont constitues par du sable fin. Contrairement a une route en remblais par rapport au terrain naturel. la surface payee de la chaussee drainante, encadree par des bordures, se situe a un niveau inferieur a celui-ci. Elle doit ~tre construite de fayon a permettre aux eaux pluviales de s'ecouler depuis les accotements sur la route afin de mettre a rabri d'une inondation les murs d'enceinte ou les fondations des batiments. Le prix de revient de rue payee est inferieur de 20% environ au seul coOt des caniveaux en beton de m~me capacite qu'i! aurait fallu construire dans Ie cas d'une chaussee classique. Du point de we du materiel utilise pour les travaux, signalons que la construction de rues paves drainantes permet de reduire considerablement Ie nombre de gros engins qu'exigent les techniques classiques de construction routiere. Les engins indispensables se resument a des compresseurs, des tracteurs et remorques pour Ie transport des materiaux, ainsi que des betonnieres et des aiguilles vibrantes pour Ie betonnage et eventuellement une installation de fabrication de paves en beton (les paves peuvent ~tre en pierre naturelle). En revanche, cette technique est a forte intensite en main d'oeuvre (part des salaires=50% environ lors des travaux de Tahoua). M~me en cas de fortes pentes et de grandes vitesses d'ecoulement (par exemple 5% et 4 mls respectivement). la rue payee drainante presente moins de dangers que les caniveaux redangulaires du fait de la hauteur limitee de la lame d'eau sur la chaussee. Un autre avantage de la rue payee drainante reside dans la pleine utilisation des accotements de la chaussee qu'elle permet, alors que les caniveaux devraient ~tre couverts pour satisfaire cette exigence, au prix d'un surcoOt de I'ordre de 35%. Cet avantage est d'autant plus appreciable que la rue est etroite. Signalons enfin qu'il n'est pas necessaire que la qualite des pierres fabriquees (bordures et paves) repondent aux memes normes que celles normalement exigees en Europe. Les principaux ennemis d'un pavage en beton, a savoir Ie gel et Ie sel de degel, n'existe pas en Guinee. On peut donc se contenter a priori d'un ciment "325" par exemple et d'un gravier lateritique. Si cette qualite devait entraTner une plus forte usure de la surface payee, on pourrait recourir a une augmentation de repaisseurdes paves (de 8 a 10 em parexemple). La comparaison des 2 variantes (rues pavees drainantes et collecteur en beton) figure a I'annexe 5.5; il est a noter cependant que, dans un programme global d'assainissement des eaux pluviales, les deux variantes peuvent ~tre combinees pour former un seul systeme de collecte et de drainage, les rues payees jouant Ie rOle de collecteurs tertia ires ou secondaires et les caniveaux en beton celui de collecteurs prima ires , leur raccordement pouvant s'effeduer par I'intermediaire de caniveaux a grille ou d'autres ouvrages tampons. Le PADEULAC propose dans un premier temps d'experimenter des chaussees payees drainantes sur des voies secondaires de Conakry, situees dans des quartiers denses des Communes telles que Matam ou Dixinn. Ces rues doivent presenter les conditions suivantes: pente moyenne mais erosion tres sensible, fort trafics pietonnier et automobile leger, pas de trafic lourd de transit; existence d'un reseau de drainage prima ire (caniveaux) a I'aval sur lequel la rue drainante peut se raccorder. • Les bassins de tVtention Les grands bassins de retention posent un certain nombre de problemes speciflQues lies a la defaillance de la maintenance et aux pratiques de I'espace: Page 80 Programme cfAmeiioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry (a) soit parce qu'ils sont situes a I'ecart des zones d'habitat, soit parce qu'ils ont une trop grande taille (plusieurs parcelles voire un nOt) pour que la population riveraine se les approprient, personne ne se soucie de leur etat et ils sont souvent utilises a d'autres fins (depOts d'ordures menageres ou de dechets encombrants, aires de defecation, pare a betail, etc.); (b) les embouchures des canaux et les eventuels puits d'infiltration sont souvent en mauvais etat, et ceux-ci doivent Atre proteges contre la pollution et I'ensablement; (c) Ie plus sou vent , on ne peut empAcher Ie rejet des eaux usees en dehors de la saison des pluies, ce qui fait que les bassins ne sont jamais entierement sees et posent ainsi de serieux problemes d'hygiene; Outre Ie fait que cela represente une perte de superficie pour I'activile urbaine, cIOturer ces bassins s'avere generalement une mesure de protection bien peu efflCace (voir les bassins de Lome) et, de surcroit, tres coateuse. Vis-it-vis du risque sanitaire, Ie chob< de I'emplacement, Ie dimensionnement, I'entretien et la regulation de ce type d'ouvrages sont delicats. Soit "on prevoit qu'ils seront de type "bassins a sec". Dans ce cas, compte-tenu des cycles de reproduction du vecteur du paludisme, "anophele, les bassins it sec devraient se vidanger en trois semaines au maximum. Soit ron envisage des ouvrages de type "bassins en eau" et iI faut alors souligner que les anopheles se developpent mieux dans les touffes de plantes telles que les laitues d'eau et les jacinthes d'eau, ainsi que sur les gites aquatiques dont Ie niveau d'eau varie avec les saisons. II s'agit alors de maintenir constant Ie niveau d'eau de ces bassins. Dans les deux cas, les sujetions d'exploitation liees au contrOle aval du ruissellement sont importantes et peu realistes dans Ie contexte actuel; c'est pour cela que Ie PADEULAC recommande des petits bassins de voisinage dans Ie cadre d'un amenagement integre au niveau du plan masse d'un ilOt. Un puits d'infiltration sera amenage a I'endroit Ie plus profond de ce bassin. Lors d'une pluie durable. I c'est-a-dire superieure au temps de concentration pris en compte pour Ie dimensionnement du reseau aval, reau s'ecoule par un trop plein dans Ie reseau de collecteurs. L'eau infiltree est egalement benefique aux plantations. Ces demiers font de la place centrale un endroit agreable pour les I habitants du voisinage. La profondeur de ce type de bassin ne devrait pas exceder 1 m, de facon a rester sans danger ni nuisances prolongees compatibles avec I'utilisation du fonds du bassin comme terrain de jeux pour les enfants, systematiquement "oublies" dans les plans d'urbanisme de detail. I C'est ainsi que Ie bassin peut jouer un rOle d'animation. d'autant que la presence du puits d'infittration permet de renforcer cette fonction en implantant, par exemple a proximite imm6ciiate une borne· fontaine dont Ies eaux usees pourraient s'ecouler vers Ie puisard. II est egalement souhaitable I d'integrer it eel amenagement un depOt d'ordures, qu'il faOOra ramasser regulierement a partir de la rue d'acces secondaire et dont la proximite devrait eviler I'accumulation des dechets dans Ie bassin. I Le dimensionnement de ces ouvrages est facilite par la possibilite de recourir a la methode dite "des pluies", car celle-ci offre un moyen aise et tiable de calcul du volume de stockage lorsque I'aire drainee par Ie bassin est de I'ordre de quelques hectares. A Lambanyi par exemple, un bassin de stockage de voisinage de 300 a 800 m3 environ sur placette amenagee, tous les 2 a 3 ha. permettrait I de diviser par 2 environ les debits de pointe dans Ie reseau de drainage, Ia perte de surface cessible est infeneure a 5 %, Ie coat des ouvrages d'assainissement eaux pluviales inteneurs aux nots est de 1,7 MFG/ha soit environ 2 % du coUt global du projet (95 MFGlha dont 10 MFG/ha pour Ie drainage I primaire et secondaire 41 ) I 41 Infonnations foumies par SOLOPRIMO I Programme d'A~iOf8tion de l'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 81 1.3. Les Actions a mener • Les zones d'inondations persistantes ont fait I'objet d'une reconnaissance succincte par Ie PADEULAC. II semble tres difficile d'evaluer sans etudes complementaires, les coOts des travaux en appliquant un prix moyen d'amenagement a I'hectare car certaines zones sont deja equip6es en caniveaux ne necessitant que ramenagement d'un exutoire. A titre indicatif une estimation des travaux d'urgence a ete faite par la DVUARD pour 8 zones de premiere priorite: millions FG-92 -exutoire zone centrale de Kaloum 800 -zone de Camayenne-Cameroun 600 -zone de Donka 300 -autoroute entre Ie marcM de madina et carrefour kenien 600 -exutoire du pont de Moussoudougou 360 -zone Kip6 ecole franyaise 500 -exutoire Gbessia port 1000 -exutoire Sangoya 600 Tableau 20 Caracteristiques des bassins versants probl8matiques Commune Zone Superficie (ha) Kaloum Ignace Deen 25 Centrale (exutoire) 35 Sans til 10
Dixiin Camayenne-Cameroun Donka Dixiin 64 107 115 Hafia 120 Matam OPR (comprenant Sonti Heremakono) 184 Autoroute entre Ie marche de Mad. et Kenien 15 Pont de Moussoudougou (exutoire) 15 Madina et Mafanco 120 Ratoma Miniere Taouyah Hamdallaye 84 Kipe ecole francaise, champs d'antennes 25
Matoto Nongo (site de la raffinerie) Gbessia port (exutoire) Yimbaya 10 45 145 Sangoya (exutoire) 100
• Pour faciliter la planification des tAches d'entretien preventif des ouvrages de drainage ains; que celles des travaux neufs et de rehabilitation; Ie PADEULAC recommande de completer la premiere reconnaissance des reseaux par un diagnostic approfondi permettant I'inventaire des infrastructures de drainage et I'actualisation des plans au 1/5000" a inclure a moyen terme dans une base de donnees digitalisees et localisees compatible avec Ie systeme d'informations geographiques qui va se mettre en place avec Ie projet ENELGUl/SEEGMlle de Conakry. • Les techniques appropriees seront testees dans Ie cadre de projets de demonstration a Lambanyi (bassins de stockage de voisinage). dans Ie quartier d'Hafia Mosquee (cloisonnement de caniveau, trancMes drainantes a la parcelle, transformation de la voirie en chaussee drainante) et dans Ie quartier de Bonfi-marche (chaussees drainantes, pavees pour celles qui presente une circulation pietonn;ere eUou un trafic automobile suffisamment important). Page 82 Programme d'Am6lioration de I'Environnement Urbain €It de J'Assainissement de Conakry • Pour assurer la perennite du patrimoine existant, Ie PADEULAC recommande la mise en oeuvre d'une strategie d'entretien des infrastructures de drainage privilegiant les actions preventives aux actions curatives. L'operation test de travaux d'entretien de caniveaux de drainage a realiser par des PME avant la saison des pluies; Ie rapport de I'expert de la DATU permettront: (a) d'identifier les priorites et les coOts precis en matiere d'entretien et de rehabilitation des infrastructures; (b) de chiffrer les coOts de programmes annuels (entretien courant, entretien periodique, rehabilitation); (c) de preciser les rnoyens a mettre en oeuvre; et (d) de definir les appuis operationnel necessaires a la realisation des travaux. 2. Organisation du secteur Les ouvrages de drainage sont classes suivant leur importance et Ie type de voirie qu'ils drainent en trois niveaux : inter~t national, inter~t urbain et inter~t communal. A chacun de ces niveaux correspond un maitre d'ouvrage different, respectivement l'Etat, la Ville et la Commune. Qui definit /es priorites et Jes programmes ? Les services techniques de ces trois maitres d'ouvrage ont la responsabilite de la pia niftcation , de la conception des ouvrages de drainage, de fa~n a programmer les amenagements suivant Ie degre de priorite des problemes a resoudre. Les programmes sont ensuite approuves par les instances de deciSion correspondantes en fonction des financements disponibles. Les services techniques de la Ville seront en outre charges de la gestion de la base de donnees I (plans de recollement, schemas des ouvrages) afin de permettre la coordination des tAches d'exploitation, de rehabilitation et d'entretien preventif dans Ie cadre d'un programme annuel d'entretien des infrastructures de drainage. I Qui gere Ja mise en oeuvre des programmes ? I La maitrise d'ouvrage deleguee des travaux et des taches de nettoyage, de curage et d'entretien est a reseaux de drainage seraient deleguee fAgeco. Qui execute Jes travaux ? I L'execution des travaux serait assuree par les PME du BTP, beneficiant d'une assistance reguliere d'une ONG specialisee, Ie CECI, deja en charge de cet appui a la demande de fEtat. Les ONG I aideront les populations riveraines a s'organiser pour ,'entretien des caniveaux d'eaux pluviales dans les reseaux tertiaires et quaternaires. L'idee de rnettre en oeuvre des techniques de retention et d'infiltration des eaux pluviales en mont. aftn I de limiter rimportance des ouvrages avals, impose la gestion de ces ouvrages a un niveau de responsabilite decentralise (commune pour Ies reseaux d'evacuateurs de crues, quartiers pour les ouvrages de retention de voisinage) et necessite I'adhesion totale des reSidents du perimetre a I assainir. La encore, les ONG auront la charge de favoriser la participation des populations par ,'animation des quartiers, des actions d'8ducation, de sensibilisation, de promotion de techniques adaptees. I I I Programme d'AmfJlioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry page 83 3. Montants et sources de financements 3.1. Le montant des financements Les differents travaux inventories dans Ie chapitre de propositions, ont conduit a retenir les montants suivants (en millions de FG y compris imprews et provisions pour inflation) : 3.1.1. Les investissements: 11.043 millions de FG • Travaux prioritaires - Commune de Kaloum 1120 - Commune de Dixiin 1260 - Commune de Matam 1344 - Commune de Ratoma 700 - Commune de Matoto 2240 • Densification des reseaux 3000 • Projets pilotes de Lambanyi, Bonti et Kenien 713 • Etudes et Supervision 666 II convient de noter que Ie coat de construction du reseau d'assainissement complet necessaire au drainage des bassins versants de toute la ville peut lltre estime, dans "hypothese d'un service a intermediaire, de 10 25 millions de FG par hectare et de 180.000 a 700.000 FG par menage a resident, suivant Ie type d'ouvrage et Ia densite des quartiers. L'investissement consentir serait alors a de 27 100 Milliards. Convertis en charges annuelles d'amortissement ou de renouvellement sur 20 annees, Ie coat se situerait entre 7 et 24.000 FG par menage et par an. Pour Ie drainage au niveau des parcelles et des voiries quatemaires, voire tertiaires, les investissements seront decides par les proprietaires ou les groupements de residents qui les payeront. Actuellement, les enqulltes font apparaitre que les proprietaires consacrent en moyenne 300.000 FG d'investissement drainage par logement dans les zones inondables. On peut estimer que les families concemees sont environ 20 % des menages qui pourraient investir dans les 5 annees du Plan Strategique d'Assainissement. Ces investissements prives correspondraient un total de 1500 a millions FG par an soil 7500 millions sur 5 ans, environ Ie mllme montant que les investissements publics. 3. 1.2, Le fonctionnement et I'entretien: 100 millions de FGlan Les charges d'entretien du reseau de drainage (incluant Ie curage du reseau et Ie recondilionnernent a de 10 % de ce reseau) est estime en moyenne 5500 FG par menage et par an (sur la base de 10.000 FG par mr'2). Le coOt economique du service actuel rendu en matiere d'assainissement des a eaux pluviales (determine partir des frais de fonctionnement et d'amortissement» est d'environ 280 millions de FG par an, les depenses de fonctionnement ne representant que 16 % du total. L'entretien regulier des infrastructures de drainage des reseaux prima ires et secondaires est actuellement estime a 100 millions de FG par an.
42 res operations tests de curage des caniveaux programm6es avant Ia saison des pluies 93 devraient pennettre une evaluation plus precise des coOts reels d'entretien . Page 84 Programme d'ArOOIioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry 3.2. Les modes de financement et /es sources envisagees Les amenagements du reseau tertiaire et pour Ie drainage dans les parcelles est de la charge respective des communes et des proprietaires. En ce qui conceme par contre les investissements dans les reseaux des voines primaires et secondaires. ceux-ci devront ~tre finances par les institutions publiques compte tenu de leur caractere collectit et de I'importance des sommes a mobiliser. Finances sur emprunt, la charge annuelle de la dette dependra de la duree du pr~t et des conditions financieres qui auront ete obtenues. Comme pour les autres pr~ts en matiere d'assainissement. il serait important que la puissance publique emprunteuse obtienne un differe de paiement sufflSamment long pour tenir compte des delais necessaires avant de pouvoir augmenter les taxes necessaires pour taire payer les beneficiaires. En eftet, il est envisageable de financer la charge de la dette par une taxe additionnelle sur les propri{Jtfls bdties, taxe appliquee aux proprietaireset calculee par exemple sur la surface des toitures (identifiees sur les plans de restitution des photos aeriennes). A qualles conditions? Toutetois une telle mesure, tant pour des raisons techniques que pour tenir compte de i'etalement necessaire dans I'augmentation des contributions des particuliers, ne pourra ~tre mise en oeuvre au mieux qu'a moyen terme. Qui entretient ? Les depenses d'entretien du reseau (pnmaire, secondaire et tertiaire) sont du ressort de la Ville et des Communes. Une subvention reguliere de l'Etat devrait normalement compenser la consommation extensive d'espace du tait de ce demier (emprise des routes nationales, equipements publics des I administrations centrales, camps militaires•...). Le reste des depenses doit ~tre couvert par les budgets des structures municipales. Ceci supposera une amelioration sensible des taux de recouvrement de I'ensemble des impOts, aucun d'entre eux n'ayant I'assiette suffisante pour devenir I une recette affectee. Une subvention d'au moins 980 millions de FG est envisagfJe pour /a ptJriode quinquennale 1995 I 2000 afin de se substituer aux insuffisances de recettes au niveau de la Ville et des Communes. I I I I I I I Programme d'AmMioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry page 85 C- LEs DECHETs SOLI DES MENAGERs, COMMERCIAUX ET INDUsTRIELs NON DANGEREUX43 1. Propositions technologiques 1.1. Estimation des volumes aprendre en compte A partir des analyses de composition des dechets par echantillonnage effectuees par Ie PADEULAC en 1992 sur trois zones representatives de I'habitat de Conakry, iI a ete possible d'evaluer les productions rnoyennes d'ordures menageres pour I'annee 1993 et d'estimer sur les bases des projections demographiques et d'un taux de collecte variable suivant les zones geographiques, les productions de dechets en I'an 2000 par commune. II convient de prendre en compte dans Ie choix des techniques (collecte, transport) la forte concentration des ordures en inertes (sables, cendres et fines) et Ie taux d'humidite des dechets (en particulier en saison pluvieuse) qui necessitera une collecte au moins tous les 2 jours pour eviler les odeurs provoquees par Ia fermentation des matieres organiques et Ie developpemet d'insectes et d'animaux vecteurs de maladies. Tableau 21 Production volumique globale de dechets a prendre en compte pour la collecte 2000 Commun densite prod. population txde population OM txde OM pnxIuites OM co/IeotMs e OM OM~ 1993 croIss. 2000 1lha21 ooIIecte% m3Ian m31an I· Dechets rrtenagers Kaloum 0,5 0,52 186 063 3,1 210637 1,0 90 76833 69194 Dixinn 0,5 0,52 244108 3,3 276824 1,0 70 101 041 70728 Matam 0,5 0,52 381415 5,0 463580 1,0 70 169 207 118445 Ratoma 0,5 0,52 135591 6,5 173375 1,0 50 63282 31641 Matoto 0,5 0,52 375646 8,0 509022 1,0 50 185793 92897 Sous total ou moyenne 1192001 1633438 64 596205 382905 II· Dechets des marcb6s 100 74256 74256 1/1. D8chets des industries 100 13104 13104 Ensemble des dechets n 883565 47026fi 1.2. Systeme de collacte Le choix de la benne a compression est a ecarter compte tenu de la forte densite des ordures a (superieure 0,4 tonne/m~, de la presence de sable (60 % en poids) et du coOt d'entretien des dispositifs hydrauliques. Les techniques de collecte envisageables utiliseront les vehicules deja en circulation en Guinee: iI s'agit de camions bennes (dit -entrepreneUlj utilises par les transporteurs de sable et de remorques tractees par un tracteur. Ces vehicules peuvent assurer la collecte en porte a porte ou la collecte a partir d'espaces de regroupement situes dans les quartiers (v. schema en annexe) et Ie transport au centre de transfert (a court terme a la decharge de la Minil~re). Ces modes de collecte ou de precollecte seront selectionnes en fonction des conditions rencontrees dans Ie tissu urbain. Les camions porte-conteneurs (type UPSU) seraient mieux adaptes pour desservir les gros producteurs de dechets comme les marches. les hOtels, les industries.
43 Ce chapilre a ete revise et mis • jour en relation avec Ies rjsultats des rapports ultl~rieurs etrectues en 1993-1994 et suite aux dern~res evolutions du secteur lin novembre 1994? Page 86 Programme d'AmfJIioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de ConakIy • camion porte--conteneurs + conteneurs de B m3 Avec ce systeme, les operations de chargement, vidange et dechargement du conteneur s'effectuent rapidement depuis Ie poste de conduite du camion. Dans les calculs, on a considere que Ie camion roulait it 30 kmlh de moyenne en ville, la duree du cycle de chargemenVdechargement d'un conteneur est evaluee it 20 minutes, la trequence de collecte est joumaliere. • ftacteur + remorque de 7 m' L'interat de ce mode de collecte est d'utiliser du materiel existant moins coQteux pour la collecte. Le tracteur sera it quatre roues motrices (wire annexe) et dote d'un moteur diesel de puissance 60V consommant 61itres a rheure de gazoil en utilisation courante, tractant une remorque de type agricole de 7 m3 . Avec ce systeme. la vitesse de I'attelage ne depasserait 30 kmlh en moyenne. Ce systeme de base peut atre utilise pour la collecte porte it porte (Ie temps de collecte est de dechargement est evalue a 3 heures) ou pour Ie transport des dechets depuis les espaces de regroupement jusqu'au centre de transfert. • camion benne de B m 3 Les camions bennes les plus couramment utilises par les entreprises guineennes en particulier par les 3 transporteurs de sable, ont une capacite de 8 m • Ces vehicules permettent avec 3 agents (1 chauffeur et 2 manoeuvres) une cadence de collecte porte it porte de 30 kg OMimn (par poubelle) et de 20 kg OMimn (par chargement it la fourche) ainsi que Ie transport au centre de transfert des dechets amenes par apport wlontaire ou par precollecte dans les espaces de regroupement. La trequence de collecte est de deux jours. I Tableau 22 Types de collecte et materiel propose Methode Type de collecte Type de vehicules Capacite I et vitesse Methode A Pr6collecte charette porte 6 Collecte points de Camian-benne 8m3 I porte regroupement Tracteur-remorque 7 m3 (3heures) Methode B Apport volontaire 6250m points de regroupement 30kmIh I Methode C porte 6 porte Methode 0 (gros producteurs) conteneurs Camion porte conteneurs 8m3 30kmlh 20 minutes I Station de transfert Camion gros porteur porte 30m3 40kmlh conteneurs Train et 50 wagons 750m3 30-40 kmIh 30 m31wa.gon I Compte tenu de l'eloignement relatif du site potentiel d'elimination, I'interposition d'une station de I transit sera envisagee it moyen terme, dans chaque methode de collecte. Dans cette station, les ordures seraient transvasees dans des conteneurs de grande capacite (30 m3) evacues sur la decharge. I • La precollecte La precollecte organisee fait appel it de petites organisations qui assurent la collecte en porte it porte I au moyen de systemes de transport plus simples tels que pousse pousse ou charrettes it bras. Ce systeme permet la creation d'emplois et de rentabiliser la collecte dans les secteurs urbains de faible I Programme d'AmMioralion de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 87 I densite et d'acces difficile. Dans ce cas, la surface habitee reprise par zone de regroupement peut aller jusqu'a 200 ha, soit un point place au centre d'un carre dont la demi-diagonale est < 1000 metres. .Dans les zones inaccessibles aux vehicules de collecte, une precollecte porte porte est realisee au a 3 moyen d'une charrette d'une capacite de 0,6 a 1,2 m (charrette a 2 ou 4 roues) traction humaine a a qui assure Ie ramassage des ordures menageres de 150 250 abonnes environ 3 fois par semaine, les charretiers sont aides par un manoeuvre pour soulever les poubelles et deverser les ordures au point de regroupement. Le ramassage se fait en deux ou trois toumees joumalieres du lundi au samedi a A Conakry, renjeu est d'arriver mettre en place un systeme de base accessible a toute la population qui peut se sophistiquer par la suite Iorsque la population en a les moyens Sy.stcWnes de prfK:ollecte Precollecte par apport vo/onta/re au points de ffIIf/fOupement => zone accessible permettant Ia creation d'un point de regroupement densite de populationsuffisante permettant Ie remplissage d'un point en moins de 4 jours => distance habitation/point de regroupement < ~ 250 m, surface reprise par point < 7,5 ha PrecoIlecte organisH en porte aporte par charette => wirie d6fectueuse, ensemble de zones inaccessibles avec espace insuffisant pour ,'am6nagement de points de regroupement => densite de population trop faible ne permettant pas d'avoir un point de regroupement pour une surface d'habitst de 7,5 ha avec frequence Le PADEULAC propose I'execution d'un projet pilote de collecte non conventionnelle avec des pousse-pousse pour la precollecte et avec un transport a raide d'un tracteur ou polybenne de 8 m3 . 1.3. StatIon de transfert L'analyse economique et I'etude des realisations existantes montrent que Ie recours aux stations de transfert peuvent ~tre envisage si la distance apres collecte excede 10 km ou que Ie tonnage a a evacuer depasse 10 20 t par jour. Compte tenu de la localisation des nouveaux sites potentiels de decharve situes a une distance variant entre 50 et 80 km de la ville de Conakry, Ie calcul economique demontre d'une fa~n evidente44 que ces scenarios imposent un ou plusieurs centres de transfert (Cl) avec transport des dechets par gros porteur vers la decharve. Deux solutions sont possible, avec aecas par la route pou par la voie ferree. • accas par route La station doit ~tre a I'epicentre du centre de production et accessible par la route, la zone de I'ancienne decharve de la Miniere (pk 10) correspond bien a ces criteres. La station de transfert est une installation intermediaire entre la collecte des dechets solides et leur transport vers un centre de traitement. Le transit des ordures se fait par deversement gravitaire direct (en tirant partie de la 3 declivite du terrain) dans des conteneurs de 30 m situes contre les quais de dechargement
44 Ie transport par gros porteur revient 5 fois moins cher qU'un transport direct au CET par camion benne ou tracteur/remorque Page 88 Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry Tableau 23 : Station de transfert : option route Conditions d'etablissemenl des prix quantlte CoOts total en FG 1- investlssement route d'acces 500m 100000000 terrassements 70000000 murs de souten. 120000000 voirie, reseaux 120000 000 amenagements divers 50000000 Total 460 000000 2- dur6e d'amortissement 20 ans 3- frais r4currents 3-1 avec amortissement infra/eq. FG/an 47000000 3-2 sans amortissement FG/an 20000000 3-3 avec taxes, impayes, benefices FG/an 30000000 • acces par /a vole ferree II taut necessairement que Ie centre de transfert soit situe pres de la voie terree et proximite des a lieux de production. A cel eftet, un terrain pourrait 6tre trouve dans Ie secteur de I'ancienne decharge de la Miniere (pk 10) , pres des deux lignes ferroviaires de SBK et ONCFG et au centre de ('agglomeration. La conception de la station est simple: les camions ou les tracteurslremorques I 3 versent les ordures dans une tramie de reception de 100 m , en tirant partie de la declivite du terrain; les wagons. tractes par une locomotrice, passent ensuite sous la tremie pour 6tre remplis d'ordures. a Une voie de manoeuvre est necessaire pour la formation de la rame destination de la decharge. Tableau 24: Station de transfert : option rail I Conditions d'etablissement des prix quantite Coats total en FG 1- investlssement route d'acces 500m 100000000 I voie ferree 2x500m 140000000 aiguillage terrassements tremie, murs de souten. 2 80000000 70000000 180000000 I voirie, reseaux amenagements divers Total 120 000 000 50 000 000 740000000 I 2- dur6e d'amortissement 20ans 3- frais recurrents 3-1 avec amortissement infra/eq. FG/an 67000000 I 3-2 sans amortissement FG/an 30000000 3-3 avec taxes, impayes, benefices FG/an 44000000 I 1.4. Le transport • Le transport par route I Les sites potentiels de decharge etant accessibles par la route de Kindia et de Dubraka (a pres amenagement des pistes d'acces) Ie transport des ordures peut 6tre eftectue sur des distances de 50 I a 80 km par des gros porteurs rapides de 250 CV equipes de bras hydraulique de manutentions de I 3 conteneurs de 30 m • Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 89 Les operations de chargement-pesage-dechargement s'effectuent rapidement depuis Ie poste de conduite, la duree de ce cycle est evaluee 8 20 minutes, dans les calculs, on a considere que Ie camion pouvait rouler en moyenne 8 40 kmlh (les tests de routage ont montre que la vitesse pouvait atteindre 50 kmlh). II convient d'ajouter un conteneur par camion pour qu'iI y ait toujours un conteneur disponible au centre de transfert pendant I'absence de chaque camion. Le transport 8 la decharge de Tobolon (ou de Sanoya) necessiterait I'acquisition de 16 camions de type -Ampliro"- et de 31 conteneurs amortis sur 5 ans. Tableau 25 : Transport par route Conditions d'etablissement des prix g.uantlt• CoOts total en FG 1- investissement porte conteneur 16 1600000 000 conteneur 30 m3 31 186 000 000 pieces de rechange f 160000000 Total 1946 000 000 2- duree d'amortissement 5 ans • Le transport par rail Le reseau feff(J Acluellement trois lignes ferroviaires traversent longitudinalement la ville de Conakry de la presqu11e du port a Oubreka, en passant soit par Ie Nord du plateau pour la ligne de Friguia (societe mixte Etat Groupe Peychiney) 8 ecartement metrique ou circulent en moyenne trois trains reguliers par jour de 1800 tonnes tractes par deux locomotives, soit par Ie sud pour les lignes SBK (societe des bauxites de Kindia) a ecartement standard et ONCFG (office national des chemins de fer de Guinee) a ecartement metrique ou I'aclivite de transport de voyageurs et de marchandises est actuellement arretes. La ligne de Friguia etant deja bien utilisee (3 trains reguliers par jour et des trains de service), iI apparan difficile d'inclure d'autres aclivites qui mobiliseront la voie pendant la voie pendant 6 8 8 heures pour Ie transport de dechets menagers La ligne de SBK devrait ('tre utilisee dans les prochaines annees par la SBOT pour evacuer 600.000 tonnes de minerai en plus des besoins propres de SBK. La ligne de I'ONCFG semble donc la plus interessante pour Ie transport des ordures menageres vers les nouveaux sites de decharge mais necessite quelques investissements de remise en etat. Cette ligne ferroviaire (epine dorsale de Conakry) pourrait aussi servir au transport urbain des voyageurs et decongestionner ainsi Ie traflc dans cette ville. Le mat(Jriel de transport grande distance par rail On a estime que la vitesse de circulation des trains pourrait (,Ire de 30 a 40 kmlh sans risque pour la securite ni pour la longevite du materiel, ce qui necessiterait compte tenu du temps de transport, de manoeuvre et de dechargement d'une rame (3 heures) 2 rotations par jour ouvre soit une capacite de 3 transport de 750 m (ou 375 tonnes) par voyage pour evacuer les 1500 m31j de dechets. Le nombre de wagons necessaires (8 essieux, munis de trappes laterales de type ballast, d'une 3 capacite de 30 m et pesant 12 t.) par rame est de 25 (750/30) qui seront tractes par une locomotrice de 1200 CV de puissance, compatible avec la declivite de la voie et la charge 8 tirer. Compte tenu du mode de chargement des ordures et des contraintes de dechargement (sur Ie front de decharge), 2 locomotrices sont necessaires (une au centre de transfert pour les manoeuvres et une autre pour Ie transport au CET) ainsi que 50 wagons (46 + 4 de rechange). L'amortissement Page 90 ProgramlTlfJ d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de fAssainisselTlfJnt de Conakry technique du materiel roulant est prevu sur une periode de 20 ans (correspondant a la capacite de la decharge) Tableau 26 : Transport par rail Conditions d'etablissement des prix quant/M CoOts total en FG 1- investissement locomotrice 2 2000 000 000 wagons 45 50 5000000000 pieces de rechange f 400000000 Total 7400000000 2- duree d'amortissement 20ans 1.6. L'eliminlltion des dechets Si ,'enfouissement technique (appele decharge contrOlee) reste Ie moins coOteux des modes d'elimination des dechets, encore faut-il qu'jI soit effectue correcternent pour se differencier neHement des decharges brutes et des multiples nuisances et sources de pollution qu'elles engendrent. A cet agard, Ie risque principal est celui de la pollution des eaux, souterraines ou superficielles. l'ideal serait que Ie terrain sur lequel se trouve I'enfouissement technique agisse comme un filtre pour les eaux percolant a travers les ordures (qu'on appelle "Iixiviatsj et presente une permeabilite naturelle minimale de 10-6 mls sur 5 m d'epaisseur. Pour parer a toute eventualite, on peut egalement executer I un reseau de drainage de I'ensemble du fond du site d'enfouissement et diriger les lixiviats ainsi recueiJIis vers des ouvrages d'epuration par "Iagunage". La fermentation anaerobie des matieres organiques peut produire des nuisances olfactives, d'ou la necessite d'eloigner Ie site des habitations I (200 m). • Les centres d'enfouissement techniques (decharges) I Fermeture de Ia decharge de /a Miniere Diverses etudes ont aborde Ie probleme de la rehabilitation de la decharge de la Miniere: en particulier I I'etude des decharges contrOlees de Conakry - GTZlGEI - 1989 (mise a jour en 1994) et I'etude d'organisation de I'UPSU de Conakry - Flisa-Beco - 1993. GEl estime la capacite effective de la a 3 decharge 800.000 m laissant une marge de 3 ans sur Ia base d'un taux de collecte de I'ordre de 60 I %. Flisa-Seco propose d'etendre la capacite de la decharge de la Miniere 2.000.000 m3 en a alors portee 6 ans. a effectuant des am{magernents estimes 1,4 milliiard de FG. La duree de vie de la decharge serait a Compte tenu de I'insalubrite et de la capacite limitee de la decharge de la Miniere situee en pleine I ville, du cout de la rehabilitation par rapport aux investissements necessaires pour construire un nouveau centre d'enfouissement technique. II apparait economiquement et environnementalement souhaitable de fermer a court terme ceHe decharge en realisant une protection minimale du site I (couche de recouvrement sur 1 m, plantation, dagazage, drainage et lagunage des lexiviats). Tableau 27: Couts de fenneture de la Miniere I amenagements couche de couverture quant/tf) 40.000 m3 Coats total en FG 180000000 I drainage, degazage 250000000 plantation Total 1200 ml 70 000 000 --------~~~~ 500 000 000 I 4S pour des wagons basculants, Ie coOt est a majorer de 30 % I Programme d'ArOOIioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 91 Creation de nouveau centre d'enfouissement technique (CEn Les investigations menees par la GTZ et par Ie PADEULAC ont perrnis de retenir 3 sites appropries d'enfouissement respectant les contraintes hydrogeologiques, environnementales et urbanistiques. II a s'agit du site de" Tobolon· au pk 47 de la route de Dubraka proximite de la voie terree de Friguia, du a site denomme ·Sanoya" au pk 49 de la route men ant Kindia et du site denomme "Kouriya" au pk 84 a de la route de Kindia en allant vers la ville de Kindia, ces deux sites sont situes proximite de la route revetue et de la voie terree. Tableau 28 : Caracteristiques des sites de decharge Sites Tobolon Sanoya Kourtya situation pk47 pk49 pk84 distance ~ la route revatue 5km 3km 1 km distance ~ la voie ferree pres 1 km O,5km distance de la st. de transfert 42 km 42km 75km temps d'acces par la route 52mm 55mn 1 h 15 mm surface (ha) 25 20 25 capacite (ans) 20 16 20 Tableau 29: CoUts de la decharge acces par rail Tobolon Sano~a Kourlxa 1- investissement FG voie ferree, embranchement 220000000 430000000 220000000 terrassements, voirie, reseaux 2800000000 2300000 000 2800000000 bulldozer (amorti 5 ans) 130000000 130000000 130000000 local personnel, hangar 73000000 73000000 73000 000 amenagement divers 130000000 130000000 130000000 Total 3353000000 3063000000 3353000000 2- duree d'amortissement (an) 20 16 20 3- frais recurrents (FGlan, 3-1 avec amortissement engin 135000000 135000000 135000 000 3-2 avec amortissement enginltaxeJben. 200000000 200000000 200000000 3-3 avec amortissement infras/equilMn. 361000 000 383000000 361000 000 Tableau 30 : CoOts de la decharge. acces par route Tobolon Sanoxa KourtXa 1- investlssement FG route d'acces 1000000000 600 000 000 200000000 terrassements, voirie, reseaux 2800000000 2300000000 2800000000 bulldozer 130000000 130000000 130000000 local personnel, hangar 73000000 73000000 73000000 amenagement divers 130000000 130000000 130000000 Total 4133000000 3233000000 3333000000 2- duree d'amortissement (an) 20 16 20 3- frais recurrents (FGlan) 3-1 avec amortissement engin 135000000 135000000 135000000 3-2 avec amortissement enginltaxelben. 200000000 200 000 000 200000000 3-3 avec amortissement infraJenginllMn 400000000 393000000 360600000 Page 92 Programme d'Ame/ioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry 1.6. Les autres solutions potentielles de traitement Methanisation: I'etude realisee par GEl 46 montre une importante production de gaz sur Ie site de la Miniere due certainement it la richesse des matieres organiques, au conditions d'anaerobiose (hauteur de remplissage), mais cette decharge semble d'une faible capacite pour autoriser une exploitation industrielle qui suppose un marcM potentiel et la necessite d'epurer Ie gaz produit qui ne comprendrait qu'au plus 65 % de CH4: Incineration: les ordures de Conakry presentent des caracteristiques peu favorables it la mise en oeuvre d'un tel procede: faiblesse du pouvoir calorifique lie a la forte teneur en matieres organiques humides, forte presence de sable qui risque d'accentuer I'usure prematuree des grilles des fours et rincinerateur. De plus I'incineration des dechets solides produit souvent des gaz polluants qui necessitent une purification dont les installations y afferentes sont onereuses en terme de coOts d'investissement, d'exploitation et de frais de personnel qualiM. Compostage: Ie sondage effectue aupres de 10 maraichers revelent qu'ils utilisent les ordures de maniere artisanale pour ameliorer la qualite du sol sur des parcelles mod estes (superficie inferieure it 0,5 hal mais les personnes interviewees declarent ne pas disposer de ressource financieres pour acheter un tel produit. La technique de compostage la mieux appropriee pour les ordures de Conakry (disponibilite de I'espace, conditions climatiques, forte presence de matiere organique,.) est la fermentation lente et naturelle en tas it I'exterieur durant 2 a 3 mois. Ce mode de traitement pourrait s'enchainer aux operations de tri et de dessablage au niveau des stations de transfert en mettant it la disposition des maraichers une aire de compostage geree par eux-m~mes, diminuant ainsi la quantite a de dechets transporte la decharge. 2. Aspects organisationnels et institutionnels I 2.1. prlncipes de base I Le dispositif est fonde sur 2 principes: a La collecte,Ie transfertltransport et la mise en decharge des dechets solides seront finances par I les beneficia ires qui payeront directement aux operateurs prives charges de la collecte I'ensemble a des prestations qui leur sont foumies. Ce paiement servira couvrir les coOts d'evacuation, de transfert, de transport et de mise en decharge. Les quartiers difficiles d'acces, peu structures ou a faible revenu seront soit equipes de points de regroupement dont "expfoitation sera payee d'une I facon collective et solidaire, soit desservis par une precollecte. a L'enlevement, Ie transfert, Ie transport et I'elimination des dechets seront confies integralement au I secteur prive. Les activites du secteur public et du secteur prive dans Ie domaine des ordures doivent ~tre separees. l'Administration doit renoncer a ~tre operateur pour se consacrer exclusivement a ses responsabilites de maitre d'ouvrage, faute de quoi, elle sera juge et partie et I concurrencera inegalement les operateurs prives, son activite n'etant pas tenue aux memes criteres de rentabilite. I I I 46 Decharges contrOtees de Conakry. rapport d'etude. octobre 1989 I Programme d'Am61ioration de I'Environnement Urbain at de I'Assainissement de Conakry page 93 Paiement pour Paiement pour Paiement pour FLUX service service service FINANCIERS Entreprises Bureau Entreprise EXpioitant Intervenants Menages independant d'evacuation de transport ded6charge Fi.callta au paiement pour service EJ • Prllcollecte ~ • Transfert Production Mise en & Transport Contr6le -Transport ded6chets c:techarge • Collecte PIP ....... CTICET "- ~l ~l ~l ~~ FLUX DE DECHETS Organisation du systeme d'eva::uaion des dechets a Pour inciter les operateurs prives s'impliquer dans Ie processus, iI est essentiel de reunir un certain nombre de conditions prealables (a) mise en place d'un cadre institutionnel et reglementaire securisant et suffisamment clair qui perrnette des conditions d'exploitation efficaces et rentables; (b) mise en place d'un systeme de recouvrement des coOts qui perrnette au secteur prive de faire face a ses contraintes financieres, La mise en oeuvre de cette strategie a court terrne47 se fera par lancement d'appel d'offres visant it conceder I'enlevement des ordures a des societes privees de la place Les contrats initiaux seront attribues sur base des seules qualifications. Dans un deuxieme temps, la concurrence jouera aussi sur les tarifs proposes. A ce stade, Ie payement d'une taxe I'administration a communale pourra Atre envisagee. 2.2 Organisation des SecteUIS de collecte, organisation des entreprlses. L'analyse des resultats de test de routage 48 denote un empirisme dans I'organisation actuelle de la collecte. II est certainement difflCile de proposer un modele mathematique pour optimiser les circuits de collecte (tissu urbain non planifie, accessibilite difficile de certaines zones, voiries urbaines mal dimensionnees, trafic routier lourd, ..). Cependant, on peut definir un modele spatial de collecte des dechets solides menagers avec des technologies plus appropriees. La repartition Nord-Sud de la ville pour 3 ou 4 entreprises concurrentes 49 s'avere d'une part difficile dans la pratique et poserait des problemes de tarification differente dans une mArne commune et d'autre part ne semble pas adaptee aux moyens techniques et financiers des entreprises locales qui disposent de quelques vehicules. 47 Etude de I'organisation de I'unite de pilotage des services urbains • Rapport final. FRISA SECO nov 1993 . Voir egalement chapitre Mise en oeuvre du Padeulac. 3tll Projet urbain: phases intermediaires. 48 Cf. bib!. n"33 49 proposee par Frisa 8eco et Mme Sandra Cointreau 1993 Page 94 Programme d'A~/ioration de fEnvironnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry Le respect des limites communales est indispensable ~ la gestion pratique des contrats, c'est pour cette raison que nous evaluerons les moyens necessaires de collecte par commune pour definir Ie nombre maximum de concession sur la base d'une entreprise disposant au minimum de 2 cam ions bennes (ou tracteurs/remorques) plus un camion en secours. Tableau 31 : Moyens pour la collecte porte a porte par commune Communes nbtotalde nbtotal de nbmaxl investis chlffres nb total de camlons benne personnes de lots (3 sementa d'affaires m6nages de8m3 camlons) FOlan Kaloum 15 42 5 577 500 000 474000000 31500 Dixinn 16 45 5 616000 000 471000 000 32 000 Matam 25 72 8 962000 000 745000000 54 000 Ratoma 7 18 2 269500 000 210 000 000 14500 Matoto 20 57 6 770 000 000 635000 000 42500 Total 83 234 26 3195 000 000 2535000 000 174500 Le decoupage des zones d'intervention des entreprises dans une commune devra ~tre effectue dans un souci de donner ~ chaque societe un territoire representatif de to utes les situations de la commune (accessibilite, eloignement au centre de transfert, caracteristiques socio-economiques de la population, tratic, niveau de service ..) et dont les limites correspondent avec celles des quartiers (Ies I ilots situes des deux cOtes de la rue etant desservis par Ima m~me SOciete). Le scenario qui faciliterait Ie mieux la gestion et Ie contrOle des entreprises tout en faisant jouer la concurrence et offrant un marche suffisamment grand pour interesser des entreprises locales, serait de contier la collecte des ordures menageres seulement ~ 2 ou 3 entreprises par commune, Ie chiffre d'affaire total d'une I entreprise de cette taille est estime environ ~ 200 millions de FG/an et correspondrait au seuil minimum de rentabilite I L'exploitation du centre d'enfouissement technique serait confiee ~ une seule entreprise pouvant faire ~ terrne un chiffre d'affaire annuelle de 214 millions de FG. La gestion du centre de transfert et Ie transport grand distance seront assures par une ~me societe pour un montant de I'ordre de 615 I millions de FG/an. 2.3. Organisation globale du secteur I La strategie de gestion durable des dechets solides de Conakry doit reposer sur les principaux elements suivants : I o augmenter Ie taux de collecte et les conditions sanitaires et environnementales d'elimination des dechets solides; o promouvoir la participation du secteur prive et des communautes de base; I o assurer Ie financement d'un service de niveau et de qualite compatibles avec la demande des populations et fondamentalement base sur la mobilisation, I'exploitation et la valorisation des ressources locales; I o asseoir un cadre institutionnel plus operationnel et plus transparent; o renforcer eUou developper les capacites des principaux acteurs pour assurer une I planification et une gestion strategique integree du secteur. I Programme d'Am6Iioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 95 • les fonctions d'execution Une douzaine de PME assureront Ie ramassage des ordures dans "ensemble de Ia ville par contrats de concession exdusive du service public de collecte des dechets par zone geographique, La concession de la collecte des ordures ne necessitant pas d'equipement particulier, sera ouverte (par a appel d'offre) la concurrence, sous une reglementation precise, aux operateurs disposant de 3 4 3 a camions d'un volume de 8 m ou plus. A la difference de la collecte, Ie transfertltransport grande distance (surtout par raiO et la gestion de la decharge demandent un savoir-faire et une capacite a financiere, Ia gestion de ces deux activites sera don nee par affermage deux societes distinctes qui a les activites de collecte seront interdites. • les fonctions tVglementalres Le ministere charge de l'Environnement aura la responsabilite de reglementer: a les conditions de mise en oeuvre technique de la gestion du centre de transfert et de la decharge contrOlee ales mesures de securite et de sante des travailleurs. mesures de contrOle technique des materiels a modalites d'intervention en matiere de proprete chez I'habitant • les fonctions de maltrlse d'ouvrage et de gestJon des contrats Ces tAches sont du ressort du Gouvemorat qui recensera les besoins en relation avec les communes et aura la responsabilite de: a suivre I'elaboration des scMmas municipaux de gestion des dechets solides par les Communes a proposer un cadre de contrat de concession ou d'affermage (induant Ie cahier des charges) a lancer les appels d'offres. negocier les contrats (une quinzaine) a surveiller I'application des contrats, du point de vue juridique et financier a resoudre les litiges entre les sOcietes concessionnaires et leur abonnes a assister les societes concessionnaires, en participant aux campagnes de sensibilisation Toutes ces actions seront menees en liaison etroite avec les communes (en particulier pour Ie zonage, la tarification, Ie mode de recouvrement) afin que celles-ci se forment progressivement a ces nouveaux outils de Ia gestion des dechets. • les fonctJons de controle et d'evaluatlon Cette fonction s'applique en premier lieu pour apprecier si les tAches d'execution confiees ont ete realisees correctement et conformement aux contrats, en second lieu pour determiner si la reponse effectuee a bien atteint ses buts ou si il convient de la modifier. Un bureau de contrOle independant (l'Ageco ou l'Agence d'Urbanisme) aura la mission de contrOler les quantites de dechets co Uectese , transportees et mises en decharge ainsi que Ie respect des objectifs des normes environnementales et des tarits. Les Communes representant les usagers et les beneficiaires (par Ie biais de Comite Communal d'Environnement facilitant Ie dialogue avec les quartiers) foumiront des appreciations pour actualiser les besoins et mettre au point de nouveaux programmes. • les fonctions d'appui Dans Ie cadre de la privatisation de I'execution et de Ia decentralisation dans I'expression des besoins. il est indispensable de mettre en place des appuis pour compenser Ie manque d'experience de la plupart des entreprises voire du Gouvemorat. Ces appuis concemeront aussi bien les aspects techniques, financiers que la formation, I'information, I'animation et la sensibilisation des habitants, la Page 96 Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry gestion des entreprises, la redaction des appels d'offres et Ie calcul des prix de revient (Ie BIT est d'autres partenaires seront sollicites). Une vaste campagne mediatique et de marketting social sous tendra les operations d'investissements des entreplises, une prime a I'environnement indirecte pourrait etre introduite pour encourager les unites privees perfonnantes. 2.4.Actions a engager • clarification Institutionnel/e II s'agit d'elaborer les textes encadrant les responsabilites et les possibilites des acteurs (Gouvemorat. communes, ministeres, des agences) dans la gestion des dechets menagers et designer les services intemes ou extemes qui seront charges de les mettre en application GESTlON PARTAGEE DES DECHETS: LES ACTEURS Entrepri~ infrastrwtUr_$ transfert/dGc:ha. Exploitant de Societe de Societesde I Ia decharge MI------.... transfertitransp. .I - - -...... collecte Payeurs (fermier) (fermier) concessionaire I I I II taut insister ici sur Ie rOle essentiel que joueront les services publics (Etat, Ville et Communes) dans la reussite du processus de privatisation non seulement par I'encadrement et ,'jntonnation de la I population, par I'engagement effectif dans Ie systeme en reglant les prestations dues, mais egalement par I'application de sanction pour des comportements contra ires a la reglementation sur la salubme publique. I • schema dlrecteur de la gestlon des dechets de Conakry II s'agit dans l'immediat de delimiter les trontieres geographiques entre les entre prises , Ie seuil I minimum de rentabilite, Ie niveau de service a offrir, I'accessibilite, proposer un cahier des charges et des dOSSiers types d'appels d'offres; • programme d'alde a la creation d'entreprises privees de col/ecte I iI s'agit de recenser et d'evaluer la capacite des PME existantes, de definir un programme d'appui pour la promotion des capacites de gestion des PME locales et les modalites de privatisations de I "UPSU I Programme d'Amelioration de I'Environnement Utbain et de I'Assainissement de Conakly page 97 • mise en place d'un systeme dilmonstratif de col/ecte des dilchets 1/ s'agit de tester les solutions techniques et Ie mode de recouvrement sur un ou deux quartiers-pilotes • recherche du mode de transport longue distance et amilnagement de la dilcharge contr61i1e II s'agit de proposer des maintenant une chaine complete de gestion des dechets, de selectionner Ie site de la nouvelle decharge et de definir les amlmagements a realiser. 3. Financement 3.1. Le montant des tinancements 3.1. 1. Investissements: 11.320 millions Fg OU 16.850 mil/ions de Fg Les investissements indispensables ont ete estimes a (divers, imprews et provision pour inflation compris) en millions de FG : • OptionA - amenagement minimum de la decharge de la Miniere en we de sa fenneture - amenagement de la decharge de Tobolon - station de transfert - transport routier • Option B - amenagement minimum de la decharge de la Miniere en we de sa fermeture - amenagement de la decharge de Tobolon - station de transfert - transport par rail L'option de transport par rail necessite des etudes plus approfondies sur les modalites organisationnelles de gestion des reseaux. La station de transfert peut Atre envisagee dans une seconde phase. Tableau 32 Comparaison des investissements necessaires par option d'evacuation des dechets solides Type d'investillement Option A Option B Amenagement de Ia decharge de la Miniere 500.000.000 500.000.000 Amenagement de la nouvelle decharge 4.135.000.000 3.350.000.000 Transport Grande distance 2.000.000.000 7.400.000.000 Centre de transit (~ moyen terme) 460.000.000 740.000.000 Fonds de privatisation 800.000.000 800.000.000 Materiel de collecte par les prives 3.800.000.000 3.800.000.000 Etudes et supervision 200.000.000 200.000.000 Assistance technique 50.000.000 50.000.000 Sensibilisation et information 70.000.000 70.000.000 Total 12.015.000.000 16.910.000.000 Page 98 Programme d'Amelioration de l'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry 3.1.2. Les couts de fonctionnement: Tableau 33 Frais de fonctionnement par option E~~6IbrtIQn Phase trailsistoire Option A Option B Decharge 85.000.000 200.000.000 200.000.000 Centre de transit 30.000.000 44.000.000 Transport grande distance 0 1.000.000.000 550.000.000 Collecte 2.500.000.000 2.500.000.000 2.500.000.000 Total 2.585.000.000 3.730.000.000 3.294.000.000 Les coOts sont calcuh~s en tenant compte des frais de recouvrement. impayes. taxes et impots et benefices mais sans amortissement des infrastructures. 3.2. Details des coOts du service Les tableaux recapitulatifs suivant donnent sur la base des prix de revient etablis en annexe, une vision globale des prix finaux aux usagers"integrant les impayes (20 %), les frais de recouvrement, les taxes, impots, benefices (20 %). On considere un abonne pour 10 habitants. I 3.2.1.Collecte des dechets solidesso Tableau 34 : Couts des divers modes de collecte I Modes de collecte distance moy. km Couts en FG par I centre de transfert menagelmois abonne/mois m3 tonne Porte aporte Camion benne 8 m3 Camion benne 8 m3 10 5 1 218 1299 2030 2165 6177 6589 12869 12728 I Tracteur-remorque 7m3 Tracteur-remorque 7m3 10 5 Point de regroupementlcentre de transfert 985 1 011 1642 1685 4996 5125 10409 10680 I Camion benne 8 m3 5 584 861 2962 6171 Camion benne 8 m3 Tracteur-remorque 7m3 10 5 850 550 1240 843 4343 2791 8986 5815 I Tracteur.remorque 7m3 10 794 1 160 4025 8386 C. Porte conteneur 8 m3 C. Porte conteneur 8 m3 Precollecte porte 10 5 a porte/pt de regroupement 945 1 103 1377 1602 4793 5593 9747 6499 I Charrette 1,2 m3 1 680 4270 I 400 2050 • Collecte porte a porte Au premier abord, Ie tableau montre que Ie cout de la co"ecte porte it porte est sensiblement Ie meme pour une distance de transport au centre de transfert (ou it la Miniere) de 5 a 10 km. On voit I cependant que "utilisation d'un attelage tracteur/remorque permettrait de rMuire de 25 % Ie coat par rapport a celui de la collecte par camian benne, mais les conditions locales (embouteillage. mauvaises conditions de circulation) tendent a privilegier ce systeme que dans les zones d'acces a difficile proximite du centre de transfert. I 50 1 abonne =10 habitants I Programme d'AmfJlioration de l'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry Page 99 Le coOt de revient de la collecte porte a porte etant sensiblement identique dans toute la ville de Conakry, iI convient d'appliquer un bareme unique pour "enlevement porte a porte des dtkhets a uusqu'au CT ou la decharge de la Miniere) de I'ordre de 1 000 1 250 FG/menage/mois suivant Ie mode de collecte (a comparer au 3 000 FG/mois pour une collecte par benne-tasseuse51 ) • Col/ecte a partir de points de regroupement Ce systeme de collecte presente I'avantage d'un coOt (d'investissement et exploitation) reduit pour les camions bennes et tracteur/remorque de I'ordre de 600 FG/menage/mois mais penalise Ie materiel de collecte de type camion porte-conteneur (1 000 FG/menage/mois). Dans Ie cas ou Ie lieu de collecte est plus eloigne du centre de transfert (10 km au lieu de 5 km), les prix usagers sont plus eleves: 850FG/menage/mois pour la collecte par tracteur/remorque ou camion benne. Ce mode de collecte necessite cependant un apport volontaire des dechets aux pOints de regroupement ou la a mise en place d'une precollecte dont Ie coat est estime 400 FG/menage/mois. • Co//ecte des dechets commerciaux et industrie/s Les gros producteurs de dechets (operateurs economiques, industriels, administratifs) auront la possibilite d'etablir des contrats directement avec les PME de leur choix. Dans Ie cas ou une societe se specialiserait dans cette activite, elle devrait faire I'acquisition d'equipements adaptes (6 cam ions porte conteneur et 44 conteneurs) pour assurer un service remunere sur la base de 5000 FG/m 3• Compte tenu de la difficulte de recouvrir Ie paiement des abonnements (facturation indirecte de type a collectif) au pres des clients pour I'enlevement des ordures partir de points de regroupement (75 % d'impayes a Conakry et a Ouagadougou) et de la distance limitee de rapport volontaire (250 m), iI convient de mettre en place une precollecte (par charrette) qui offre un meilleur service aux beneficia ires et facilite leur identification, Les solutions les plus appropriees du point de vue environnemental, recouvrement des coOts et preference des usagers consistent en: a Enlevement journalier par conteneurs des dechets des gros producteurs (cornmerces, industries, marches. hOtels, ambasssdes.. ) sur la base d'un tarif de 40 000 FG par c<mteneur de 8 m 3 a Dans a les zones accessibles, enlevement des ordures porte porte trois fois par semaine par camion benne ou tracteur/remorque, facture directement aux Mneficiaires. sur la base de 1000 a 1 250 FG/menage/mois selon la distance ou Ie mode de collecte a Dans les zones inaccessibles aux camions ou tracteurs, precollecte porte a porte jusqu'a un pOint de regroupement et transport par carillon benne jusqu'au centre de transfert. lecQOtde la precollecte/collecte (effectaee par la meme entreprise) sera facture globalement direaement aux usagers sur la base de 1000 a 1250 FG/menage/mois (dont 400 FG pour laptecoUecte) selon la distance. 3.2.2. Transport a grande distance des dechets du centre de transfert au GET Le tableau montrent bien les coOts prohibitifs occasionnes par Ie transport par route en particulier pour acceder a la decharge de Kouriya situee a 75 km du centre de transfert. Par ailleurs sur Ie plan de la circulation deja difficile a Conakry, Ie trafic de 15 a 23 gros porteurs traversant la ville 2 a 3 fois a par jour presente une nuisance certaine. D'autre part Ie temps de parcours, variant de 2h 4 heures ne milite pas en faveur du transport par route des dechets. II conviendrait d'envisager Ie transport par rail meme si celui-ci necessite des investissements importants (qui pourraient etre rentabilises en 51 estimation de Mr Heu (septembre 93) Page 100 Programme d'Amtflioration de l'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry developpant Ie transport urbain par rail). Compte tenu de I'inter~t d'une evacuation et de I'elimination des dechets solides hors de la zone urbaine pour Ie maintien general de I'environnement, les amortissements des investissements a long terme seront pris en charge par l'Etat sur la base d'emprunt a taux preferentiel. Tableau 35 : Couts des divers modes de transport CT/CET Type deeoQt$ CoOts en FG. ~ar an . . me!!!!lelmois abonneJmois m3 tonne I· Avec amortissement du materiel Par route C. Porte conteneur 30m3, TobolonlSangoya 42 km 1500000000 695 1159 3261 6522 C. Porte conteneur 30m3, Kouriya 75 km 2500000000 1 104 1840 5176 10352 Par rail Voie vers CET Tobolon ou Sangoya 40 km 1000000000 455 758 2133 4255 Voie vers CET Kouriya 70 km 1300000000 582 969 2728 5455 11- Sans amortissement du materiel Par route C. Porte conteneur 30m3, TobolonlSangoya 42 km 1000000000 477 794 2235 4470 C. Porte conteneur 30m3, Kouriya 75 km 1700000000 778 1296 3647 7295 Par rail Voie vers CET Tobolon ou Sangoya 40 km 550000000 248 414 1 164 2328 Voie vers CET KoU!:!l! 70 km 840000000 375 625 1759 3510 I La contribution demandee pour Ie transport par rail des ordures du centre de transit it la decharge serait dans ces conditions de I'ordre de 250 FG/menage/mois (ou de 500 FG/menage/mois pour Ie transport par route) auquel il convient de rajouter Ie cout d'exploitation du centre de transfert : 20 FG/menage/mois, I Tableau 36 : CoOts des divers centres de transfert I Type de: co6ts an menagelmois Couts en FG ~ar abonne/mols m3 tonne I 1- Avec amortissement des infrastructures centre de transfert par route centre de transfert par rail 44000000 64000000 20 29 33 48 93 135 186 270 I 11- Sans amortissements des infrastructures centre de transfert par route centre de transfert ear rail 30000000 44000000 13 20 23 33 63 93 127 186 I 3.2.3. Creation d'un nouveau centre d'enfouissement technique (CET) ou "decharge" I Comme pour Ie centre de transfert et Ie transport grande distance, les frais d'amenagement de la decharge seront a la charge de l'Etat, Seuls, les frais de renouvellement de I'engin d'exploitation (bulldozer) et les couts d'entretien seront it la charge de I'entreprise qui assurera ce service pour un I tartf de I'ordre de 100 FG/menage/mois ou de 1 000 FGltonne (ou 500 FG/m). Le coat de revient est sensiblement Ie meme quelque soit Ie site de decharge I I Programme d'Atne/ioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 101 Tableau 31 : Couts des divers modes d'elimination Type de coots Coats en FG par an m6nagelmois abonneJmols m3 tonne f- Avec amortissement des infrastructures Decharge CET route/rail 400 000 000 180 300 844 1689 11- Sans amortissements des infrastructures Decharge CET route/rail 200 000 000 90 150 422 844 3.3. Les modes de financement et les sources envisagees Le financement d'un service public d'environnement urbain peut schematiquement provenir des sources suivantes : o Ie paiement direct par I'usager, pour des prestations qui doivent ~tre clairement identiMes. o la fiscalite locale, dont I'affectation a ce service doit ~tre precise et contractualisee, o Ie budget national. au nom d'un inter~t public qui doit ~tre preCise et transparent. 3.3.1. Financement des investissements Les frais d'amenagement de la decharge seront pris en charge par l'Etat sur la base d'un emprunt a long terme. II en ira de mArne pour I'installation du centre de transfert et des infrastructures et equipement de transport grande distance. Les frais de renouvellement du matenel de collecte des dechets solides seront a la charge des PME qui assureront desormais ces services. Les tarits qui auront ete appliques incluront Ie montant des amortissements necessaires pour faire face a ces renouvellements compte tenu de I'inflation et des conditions d'entretien realistes. Tableau 38 : Investissements a la charge de l'Etat investissemenfs (emprunt long ferme) Designation Montants (FG) fermeture de la Miniere (a court terme) 500000000 centre de transfert 740000000 materiel de transport par rail 7400 000 000 centre d'enfouissement technique 3350 000 000 Total sensibilisation. assistance technique, etudes et -------- 11 990 000 000 supervision 320.000.000 TOTAL 12.310.000.000 Tableau 39 : Investissements a la charge des PME (materiels de collecte) Commune Investissement (FG) Nb. minimum de lot Kaloum 577 500 000 5 Dixinn 616000000 5 Matam 962500000 8 Ratoma 269500000 2 Matoto 170000000 6 dechets commerc. 594000 000 2 Total 3789500 000 28 Page 102 Programme d'Ameiioration de t'Environnement Urbain et de t'Assainissement de Conakry 3,3,2. Financement du fonctionnement La precol/ecte, collecte, Ie transfert, Ie transport et la mise en decharge seront finances totalement par les beneficiaires. Les menages, entreprises commerciales et industriel/es et administration qui beneficieront d'une collecte payeront directement aux operateurs prives les prestations qui leur seront fournies. Ce paiement servira it couvrir les coats de fonctionnement de I'ensemble de la filiere des dechets sol ides. a la charge des bfmeficiaires (coat total d'evacuation des dechets jusqu'au centre de transfert et frais de fonctionnement du centre de transfert, du transport et de la decharge) Tableau 40: recapitulatif des frais de fonctionnement Designation FGlmenageimols collecte porte a porte (a court terme) 1100 5600 centre de transfert 20 100 transport CTICET par rail 250 1200 centre d'enfouissement technique 100 450 Total 1470 7350 collecte des d8chets commerciaux conteneur/CT (a court terme) conteneur/CTltransport par raiVCET 5000 6750 I 3.3.3. ModalittJs de paiement du service I Deux questions sont it resoudre: Ie montant des participations de I'habitant et Ie mode de recouvrement: • Ie montant I Considerant les resultats des enqu6tes -menage" realisees en 1992 demontrant une volonte de payer de 750 FG/menagelmois pour la collecte des ordures menageres, Ie schema technique propose. I "estimation des investissements nOOessaires et surtout les pratiques des differentes sOcietas oeuvrant deja dans ce secteur, nous preconisons au demalTage de I'operatlon de fixer la participation de I'habltant t. un taux unique de 1000 FG par mols et par menage quelque soit Ie systeme par lequel II I est desservi, en effet Ie service rendu est pratiquement Ie m6me (porte. porte par camion benne au precollecte par chanetteJtransport par carnian) I Ce taux est insufflSant pour financer Ie transfert it court tenne (5 ans), Ie transport et la mise en decharge, iI peut 6tre envisage au debut de \,operation, dans Ie but que la population s'habitue progressivement it payer un service qui sera lui aussi en rodage. Cependant une actualisation sur 5 I ans doit etre envisagee pour aHeindre 1500 FG necessaire it I'equilibre au moment du passage au transport grande distance et it I'exploitation de la nouvelle decharge. I • mode de recouvrement a S'il est facile de faire payer Ie systeme de col/ecte porte porte, Ie systeme collectif de gestion des points de regroupement est un veritable casse-t6te d'autant plus que la zone geographique est difficile I a delimiter et la localisation des Pts. de regroupement cree des conflits de voisin age Trois modes de recouvrement sont possibles: une taxe locale, un recouvrement par I'intermediaire I d'un autre service marchand, Ie recouvrement direct par un agent receveur. La taxe locale est actuellement d'un faible rendement financier et presente I'inconvenient d'une maitrise difficile des I Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 103 recettes et des delais de mise en oeuvre. On pourrait fort bien envisager une surtaxe Mcollecte des dechets· de 120 FG/m 3 52 sur Ie prix de I'eau ou de 15 FG/kwh sur la facture d'electricite53 . Ce mode de recouvrement presente les inconvenients de passer par un intermediaire, de ne pas maitriser Ie circuits et les delais financiers et I'usager ne fait aucun lien entre son paiement et Ie service rendu. O'autre part Ie prix de I'eau incluera deja une surtaxe (assainissement des eaux usees) Le mode de recouvrement direct par un agent receveur presente I'inconvenient d'~tre innovant et peut
sembler cher (8% du coOt de la collecte des dechets, necessitant une centaine de personnes) mais offre I'avantage d'obtenir un excellent taux de recouvrement grace au contact direct avec les usagers, de permettre une surveillance environnementale de la collecte, d'ajuster les messages d'education
sanitaire et de surveHler en permanence Ie service rendu tout en maitrisant la tresorerie qui est continuellement alimentee.
~ Schema du cycle du paiement des d~hets (FG/menagelmols) long terme (coIJecte portea porte-transfert-transport-d~harge)
COLLECTE des DECHETS TRANSFERT-TRANSPORT
1&OOFO :> Entreprise d'evacuation Entreprise de transport Exploitant de decharge
r:l
VColecteur
de taxe • Le Fonds de Privatisation.
Ce Fonds, dote de ressources issues des emprunts actuels et futurs de rEtat et de la Ville aupres des
bailleurs de fonds exteneurs, a des conditions favorables, aurait une duree de vie limitee dans Ie temps (environ 3 ou 4 ans maximum). II serait compose pour moitie par une contribution unique du gouvemement et par un pr~t IDA pour I'autre moitie.
Les ressources necessaires pour Ie Fonds de Privatisation ont ete estimees a 800 millions de FG pour la couverture de la difference entre les sommes facturees et les sommes reellement percues par les entreprises privees durant la phase de transition. Le niveau de cet engagement devra ~tre calcule
de telle sorte qu'elle ne conduise pas a une reduction des efforts des entreprises privees. II s'agirait dans ce cas de couvrir au maximum la moiM des impayes. Si les recouvrements restent a un niveau extr~mement bas, il n'y a plus de justification a maintenir Ie fonctionnement de I'entreprise.
52 sur Ia base d'une consommation de 20 millions de mJ/an 53 sur Ia base d'une consommation basse et moyenne tension de 200 millions de kwh Page 104 Programme d'AmeJioration de J'Environnement Urbain et de J'Assainissement de Conakry Et a plus long tenne ? Du fait de I'absence actuelle dans Ie pays, d'un systeme efflcace d'imposition sur Ie foncier, Ie recouvrement des coOts devrait etre bas~ sur un produit de tres grande consommation concernant la plupart des habitants et des activit~s ¢n~ratrices de d~chets solides. La consommation d'~/ectricit~ a correspondrait tMoriquement bien la base de taxation recherchee. Toutefois, les difficultes actuelles rencontrees dans Ie recouvrement des factures aupres des particuliers ne permettent pas d'envisager I'introduction d'une telle taxe, meme moderee, avant plusieurs annees. Les frais de gestion de la nouvelle decharge et des postes de transfert ainsi que les coOts du transport gros-porteur, a correspondraient environ 1 milliard de FG/an soit 7 FG par kwh taxable54 ou 5.000 FG par tonne collectee. I I I I I I I I I 54sur Ies bases dune imposition portant sur 60 % de Ia col1$Ommation (en 1992. Ies consommations annuelles etaient les suivantes: basse tension 145 695 890 kwh, moyenne tension 46 499 262 kwh. OBK 4 455 040 kwh). I Programme d'AIOOlioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 105 D· LES OECHETS INDUSTRIELS OU SPECIAUX 1. Propositions techniques 1.1. Les dechets industriels "banals" (bois, deblais. textiles. papiers-cartons, boues pelletables de vidange des latrines ou curage d'egout) peuvent ~tre traites dans les m~mes conditions et conjointement avec les ordures; cela permet aussi de diminuer Ie coOt global d'elimination si les industriels versent une redevance. Certains dechets speciaux pourront ~tre mis en decharge dans un easier special etanche recouvert quotidiennement. situe sur Ie nouveau site de decharge contrOlee, fexploitant devant effectuer un a contrOle constant et precis des dechets admis. Sont exclure des dechets dont les eaux de lessivage presenteraient un haut degre de toxicite ou de nocivite dans les eaux souterraines (bains uses de traitement de surface, PCB) et les dechets dont la manipulation entrainerait des dangers immediats (aeide, base, liquides inflammables). 1.2. Les dechets contamines microbiologiquemenf (h6pltaux, laboliltoiresJ devront I'objet d'une col/ecte et d'un traitement speciaux; un arr~te des autorltes sanitaires en fixent les modalites de mise en oeuvre. Ces dechets peuvent ~tre incineres dans Ie four situe dans I'enceinte du terrain de l'hOpitallgnace Deen. La eapacite de cet incinerateur est suffisante pour traiter les dechets des hOpitaux, des cliniques privees et des laboratoires medicaux de to ute la ville. II conviendrait seulement de completer cette instal/ation par un homogeneisateur approprie et un local pour stationner les conteneurs speciaux de ramassage et d'assurer la mise en decharge des mAchefers sortant de I'incinerateur. Une etude devrait ~tre entre prise pour estimer les coOts d'exploitation et pour proposer la forme juridique et commercia Ie du service de collecte et de traitement de ces dechets ainsi que leur mode de tinancement. 1.3. Les dechets de I'abattoir: La situation du point de vue economique et technique de I'abattoir est insatisfaisante pour les raisons suivantes: a -manque de place I'emplacement actuel et pas de possibilite d'agrandissement; a -Ies dechets d'une valeur importante sont inexploites (3 000 7 000 tlan); -Ia eapacite de refrigeration est insuffisante;
-rabattage s'effectue sur Ie terrain nu sans recuperation du sang; Ie transport des animaux marche creant des nuisances en pleine zone d'habitations. et Ie Compte tenu de I'impossibilite d'assainir cet abattoir dans remplacement actuel, Ie PADEULAC recommande son transfert dans une zone industrielle du perimetre urbain de Conakry, equipee de I'infrastructure necessaire (cf. para. 5223); la zone de Simbaya a I'etude (PDU) couvre une SUperflCie de 350 ha dont 180 reserves exclusivement aux industries, elle est desservie par deux transversales (Ia route Le Prince. 2 chemins de fer) et comprend 3 modules de 10 ilots de 500 x 100m a parceller suivant les besoins des entreprises. Sur les 170 autres hectares sont prews des logements; des grands equipements. une gare de triage. La zone est plate avec un exutoire sud pour les eaux pluviales et eaux usees. 1.4. Les residus dfhydrocarbures • Les huiles usagees Contexte: Les informations communiquees par la SOCiete Shell font etat d'une consommation annuelle a en Guinee de 8 9 000 tlan. Tenant compte des differentes references dans d'autres pays de la sous-region. un taux de 45 % de recuperation peut-~tre considere comme tiable, pour autant que soil Page 106 Programme d'Amelioralion de J'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry mis en place un systeme de collecte efficace, soutenu par une legislation precise et rigoureuse, sous forme d'une reglementation, des contrOles et penalisation adequates. Les resultats esperes dans ce cas pourraient atteindre: - 1 125 Van pour Conakry - 675 Van pour Ie reste du pays - 2 250 Van pour Ie secteur minier Organisation des collectes du secteur terrestre: A Conakry; les huiles usagees pourraient ~tre collectees par une societe privee equipee d'un camion citeme (5 m3) muni d'une pompe et d'un prefiltre, assurant deux passages par mois dans chaque point de depOt et recueillant environ 4 000 Vjour. Pour les sOcietes minieres, la recuperation des residus serait assuree par les services charges de la maintenance des divers engins, de fa~n i\ centraliser ces produits dans des reservoirs de stockages qui pourraient, ensuite ~tre pompes dans des wagons-citemes amenant les huiles vers Conakry. • ·Slops· provenant des navires Contexte: les statistiques portant sur une activite de recuperation de 8 ans dans les ports africains montrent que 59 % des navires sont disposes a depoter leur slop en Afrique dans une installation agree par les Autorites Portuaires (documents a I'appui) 55. En tenant compte d'une moyenne de 10 m3 de produit recyclable par navire, les quantites collectees (en excluant Ie trafic de 20 % des navires de rex URSS gardant leurs residus jusqu'a leur port d'attache) peuvent ~tre estimees i\ 1265 m3/an sur la base de 267 navires/an (267xO,59xO,8). Organisation de la collecte dans Ie port autonome de Conakry: La societe privee chargee du service I de collecte visiterait Ie navire ayant sollicite un depotage, puis procederait a la vidange des cuves et aux prelevements d'echantillons en presence d'un responsable du navire i\ qui serait remis Ie certificat international Marpol. I Les produits obtenus apres traitement peuvent ~tre utilises comme combustible ou carburant. L'enqu~te menee en Guinee a perrnis d'identifier divers clients potentiels (Ia brasserie SOBRAGUI, I les compagnies minieres et la compagnie d'electricite Enelgui qui consomme 13 000 Van de fuel lourd); l'Utilisation de fuel lourd en incinerateur perrnettrait par exemple la destruction des dechets hospitaliers. Les quantites et Ie contenu calorifique de ces residus d'hydrocarbure et Ie manque d'energie en Guinee justifient, du point de vue economique et environnementale, I'implantation i\ I Conakry d'une unite de valorisation dont la methode sera fonction de la quantite, du genre de produit i\ traiter et de leur destination finale: I Variante A: Installation de traitement d'huiles usagees (ex lubrifiants) en vue de leur reutilisation comme combustible pour chaudieres ou incinerateurs: cette unite installee sur une superficie de 5.000 m2 comprend un etage de filtration et un decanteur; son coOt d'investissement est de I'ordre de 1 240 millions de FG et ses frais d'exploitation de 570 millions de FG/an. I Variante B: Installation de traitement d'huiles usagees + slops de bateaux, pour la reutilisation comme combustible chaudiere et comme carburant primaire pour groupes electrogenes: cette unite comprend I un filtre mecanique, une chaudiere et un decanteur. Le montant des investissements est de 1 575 millions de FG et Ie coUt d'exploitation de I'ordre de 840 millions de FG. I Variante C: Installation de traitement identique i\ la variante B mais avec une phase finale de centrifugation avant livraison pour obtenir un carburant utilisable directement par les groupes I 55 Cf. bib!. n"44 I Programme d'Am6Iioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 107 electrogenes. Cette unite revient a 2 170 millions de FG avec des frais d'exploitation de I'ordre de 1 050 millions de FG par an. 2. Organisation institutionnelle 2.1. Les dechets Industriels et autres dechets polluants Le Plan Strategique d'Assainissement recommande Ie traitement des pollutions speciflQues a la source qui permat aux industrials de realiser d'importantes economies d'eau, d'energie et de produit rnoyennant certains amenagements intemes de depollution et la valorisation des dechets (par exemple, las d~ches de malt, Ie trouble de moOt, Ie sang animal, les dechets de poisson). Les industriels concemes et interesses auront la responsabilite directe des amenagements a realiser et de leur entretien. La Direction Nationale de l'Environnement pourrait favoriser les echanges de sous-produits issus des dechets, par I'organisation d'une bourse geree par les industriels eux-mAmes. Pour les dechets rejetes dans les egouts, iI appartiendra a la structure chargee de rexploitation des reseaux d'organiser leur elimination et de facturer les industriels concemes en fonction de la charge polluante de leurs rejets. Quelle organisation pour les huiles usag8es ? Des P.M.E. specialisees pourraient intervenir dans la coJlecte et !'elimination des dechets polluants et des dechets valorisables, par exemple les huiles usagees et les slops de bateaux afin de produire un combustible pour les chaudieres industrielles et un carburant pour les groupes electrogenes. L'hypotMse d'une societe independante de type prive comme Abidjan ou a a Douala pourrait Atre retenue; Ie PADEULAC propose cependant la creation d'une SOciete mixte regroupant la Sonagui, les compagnies petrolieres et minieres et la SOciete de traitement avec la possibilite d'une recuperation partielle de la taxe aupres de chaque compagnie. Cette solution oftre en eftet les avantages suivant: (a) L'investissement serait plus facilement mis en place avec Ie concours des grandes compagnies qui auraient Ie droit de regard sur la societe de traitement. (b) L'interAt pour les compagnies petrolieres de recuperer une partie des taxes par les primes consenties sur les quantites retraitees et sur les benefices realises par la societe de traitement. (c) Enelgui. par la mise a disposition des lieux, ne consentira qu'un faible investissement et recuperera des produits a un prix minimum. (d) La societe de traitement n'investira que dans une partie de I'installation et aura Is garantie d'Atre remuneree aupres des autres actionnaires qui recupereront chaque mois les primes de rEGO-taxe. Qui pourrait mener a bien /a creation d'une zone industrielle ? compte tenu des nuisances crees par certaines entreprises industrielles de moyenne et de petite taille non raccordables aux reseaux egoutsts et dispersees dans les differentes communes de Conakry, il serait souhaitable d'encourager la separation de ces activites et des zones d'habitation at Ie deplacement des unites poilu antes, en particulier I'abattoir, dans des zones industrielles. Une societe d'economie mixte pourrait Atre chargee de planifier et de realiser las infrastructures communes (route, eau potable, station d'incineration des dechets speciaux, station d'epuration) tout en veillant en particulier au respect des prescriptions du Code de protection de rEnvironnement.
Page 108 Programme d'AmlIIioration de I'Environnernent Urbain et de I'Assainissernent de Conakry 2.2. Dechets hospltaliers Qui collecte ? La Ville de Conakry confierait a l'Ageco la passation d'un contrat de concession pour Ia collecte dans les differents etablissements de sante publics et prives a rune des P.M.E. deja concessionnaire du ramassage des ordures menageres dans une partie de la Ville. Qui incintJre Ies dfJchets ? L'hOpitall.Deen assurera en regie directe I'incineration de ces dkhets dans Ie four specialise dont il dispose, dans Ie cadre d'un accord entre la Ville et Ie Ministere de la Sante. Cet accord prevoirait • Ie complement d'equipement par les soins du Ministere de la Sante ainsi que la formation de deux employes, • la fIXation du tarif applicable pour la contribution des autres etablissements publics et prives au fonctionnement du four, et aux couts de transport • la budgetisation des rnoyens financiers correspondants aux frais a regler au transporteur et a l'hOpitall.Deen, par les autres etablissements sanitaires publics .Ies conditions d'equipement de tous les etablissements publics et prives avec des conteneurs speciaux et des sacs speciflques. 3. Montant et sources de financement I 3.1. Le montant des flnancements I Les elements d'information disponibles ne permettent pas de dresser un etat complet des investissements necessaires dans ce domaine. A court terme, iI a ete possible d'integrer dans Ie Plan Strategique d'Assainissement, unique Ie cout I de creation d'une unite de traitement des huiles usagees (2240 millions de FG) et Ie fonds de privatisation pourrait couvrir les coats de retraitement (1820 millions pour 5 ans sur la base d'un prix de base de 300 FG par litre de produit fini), I Pour Ie traitement des pollutions specifiques a Ia source, Ie rnontant des investissements que les industriels devraient engager est assez eleva et les modes de financement sont a concevoir. Les I coOts d'investissement pour la creation d'une zone industrielle avec stations d'epuration et plus precisement pour Ie dep/acement de rabattoir, demanderaient la mise en route d'une etude detaillee. 3.2. Les modes de flnancement et les sources envisagees I L'usine de traitement des huiles usagees pourrait faire I'objet d'un investissement prive dans la mesure ou la couverture des coats de retraitement serait garantie par une taxe. I L'analyse economique 56 des 3 alternatives montre que Ie prix de revient au litre de produit fini varie entre 300 FG et 357 FG suivant Ie procede et les quantites traitees, la variante B etant la plus economique et la plus souple pour une production annuelle de I'ordre de 2 800 1. Si on compare Ie prix I de revient du produit fini auquel il faut rajouter Ie prix d'achat au service de collecte a celui du fuel Iourd importe (au prix anormalement bas de 95 FGnitre), iI apparait necessaire de mettre en I 56 le coot economique des diverses variantes de traitement des residus d'hydrocarbure, rapporte au litres de produit fini, a etl! d6termini! en fonction de ramortissement des installations et des frals de fonctionnement. I Programme d'ArOO/ioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakly page 109 application une Eco-taxe (ou prime pour la sauvegarde de l'Environnement) sur I'importation de a certains produits petroliers qui sont la source des pollutions. Concernant les coUts de fonctionnement, on peut relever que: • la subvention necessaire pour couvrir Ie traitement des huiles usagees pourrait etre financee sur une "eco-taxe" imposee sur les importations de certains produits petroliers qui sont a la source de la pollution par deversement dans Ie sol ou dans la mer. Compte tenu d'une importation annuelle moyenne de 9 millions de litres de lubrifiants et de 300 millions de litre de fuellourd, cette pourrait etre ventilee de la tacon suivante : 40 FG par litre sur les lubrifiants et 4 FG par litre sur les fuels, soit 2,5 et 4 % du prix d'achat. Toutetois, afin de motiver les differentes compagnies petrolieres ou minieres pour la recuperation des residus petroliers, iI serait souhaitable de retroc6der une partie de cette taxe sur la quantite des residus collectes et centralises vers I'unite de traitement de Conakry. • les coUts de depollution des rejets des industries raccordees au reseau devrait donner lieu a la perception d'une surtaxe sur les consommations d'eau de ces industries. Cette surtaxe correspondant aux charges financieres des reseaux et des ouvrages d'epuration, serait repartie au prorata du debit rejete ou de Ia charge de la pollution traitee. Les industries rejetant environ 8 % de Ia charge polluante. Ie montant de la surtaxe qui serait applicable aux eaux industrielles serait de rordre de 225 FG par m3 d'eau consommee ou de 375 FG par kg de 0605. • a les vidangeurs contribuent pour 17 % la pollution, ce qui correspondrait en principe 9000 FG a par vidange pour Ie coUt du traitemen"; en fait, il apparait preterable de ne pas instaurer de taxe qui pourrait decourager les vidangeurs de venir depoter dans les stations officielles. L'ouverture de points de depotage gratuit limitant les distances a parcourir, contribuerait a inciter les vidangeurs a depoter dans ces lieux amenages et contrOles compte tenu des difficultes qu'ils rencontrent actuellement pour trouver un site adequate. • Concernant les pollutions de I'abattoir, la valorisation de certains produits (graisse, proteines et phosphate de calcium) extra its des dechets et permettant d'obtenir des matieres premieres de haute valeur commercia Ie et exportables. suffirait pour couvrir les frsis de depollution. E· LA COHERENCE DE L'ASSAINISSEMENT DANS LES QUARTIERS Pour atteindre Ie maximum d'efficacite et de prise en charge par les interesses de la salubrite de leur quartier, il est recommande de concevoir des programmes d'assainissement integre par quartier (dechets, drainage de proximite, assainissement public) amenant les beneficia ires a une responsabilisation croissante dans la prise en charge de leur environnement, introduisant leur participation des Ie moment de la conception pour aboutir a un amenagement complet de I'espace urbain. Le Comite de quartier (dit d'environnement) elaborera avec I'appui des services techniques des communes et de services, ce programme comportant des plans et des interventions type bases sur les besoins et tenant compte des etudes generales et des recommandations du Plan Strategique d'Assainissement. Ce programme, approuve par les instances concemees (Ville, Commune. quartier. habitants) servira aux promoteurs et aux bureaux d'etudes intervenant dans Ie quartier pour proposer les dOSSiers d'avant-projet en vue de rorganisation et de la recherche du financement. Ce programme de quartier serait divise en des amenagements par rue auxquels correspondront un niveau speciflQue a de participation de la population, avant d'aboutir une rue completement amenagee en espace de vie urbain fonctionnel. Page 110 Programme d'AmeJioration de J'Environnement Urbain et de J'Assainissement de Conakry F. EVALUATION ENVIRONNEMENTALE Les recommandations fonnulees ci-dessus visent toutes a ameliorer de fac;on sensible I'etat de I'environnement urbain et les conditions de vie des populations et ceci tant au niveau individuel que collectif. II est cependant evident que, compte tenu des ressources financi~res et humaines limitees et des modifications institutionnelles requises pour la mise en place de la strategie, les propositions ne pourront ~tre mises en place que progressivement et que leurs eftets ne pourront ~tre peryus immediatement. 1. Eaux usees Benefices attend us : elimination des excreta plus efflCSce, reduction des rejats d'eaux usees dans les rues, les caniveaux ouverts et dans les concessions, reduction des risques sanitaires directs, des odeurs et animaux vecteurs de maladies; diminution de la pollution de la mer et du milieu recepteur en general grAce au traitement par lagunage; amelioration du cadre de vie; reduction de la pauvrete par creation d'emploi dans Ie domaine de ,'assainissement autonome. Selon des previsions raisonnables, iI est estime qu'environ 900.000 personnes, soit pres de 50% de la population de Conakry devrait disposer de services ameliores d'assainissement en I'an 2000. Les eaux usees des gros consommateurs de Matam et Oixinn et la quasi totalite des eaux usees de la commune de Kaloum devraient ~tre conduites vers les bassins de traitement par lagunage. La a pollution marine s'en trouvera tr~s fortement reduite et les risques sanitaires lies la baignade en mer anules. Un eftet positif est egalement attendu sur la contamination du produit des p6ches et I notamment sur la production des ferrnes aquacoles. L'impact visuel des bassins de lagunage sera reduit etant donne que ces demiers seront situes en zone industriaJo..portuaire. Les latrines ameliorees minimisent la quantite et la manipulation des mati~res de vidange en I mineralisant les excreta sur place et en limitant les odeurs et les mouches. Les puisards d'eaux usees contribuent a la reduction d'eaux stag nantes et limitent la proliferation d'insectes vecterus de maladies. La profondeur des fosses a ete calculee afin d'eviter la contamination de la nappe phreatique superficielle I 2. Eaux pluviales I Benefices attend us : Assainissement des eaux pluviales pennettant d'eviter les inondations et la destruction des habitations tout en pennettant de poursuivre les activites economiques; reduction de I'erosion et des depOts de sediments et de debris qui encombrent les rues; reduction des risques de I noyade d'enfants; reduction des eaux stagantes donc des foyers d'insectes vecteurs de maladies. a Les ouvrages de retention d'eaux pluviales la parce"e permettent un certain reapprovisionnement des nappes et apportent une solution au pro~me d'erosion. En plus de la fonction hydraulaique, les conaiveaux cloisonnes apporteront une solition au probl~mepose par les orduresmenag~res en I responsabilisant les riverains au rejat de leurs dachets. La valorisation des bassins de voisinage a d'autres usages pennettra de d'ameliorer Ie cadre de vie du quartier par creation d'espaces verts. Les chaussees drainantes sans caniveau degagent des espaces pour la circulation des pietons. I 3. Dechets solides Benefices attendus : La collecte et ,'elimination des dechets solides, la disparition de decharges I sauvages ameliorent I'hygi~ne et Ie cadre de vie tout en preservant I'environnement. et en creant de I'emploi. Les amenagements des decharges pennettront de limiter I'infiltration et Ie ruissellement des eaux de I lixiviat. Le recouvrement joumalier des dechets par des matenaux inertes perrnettra d'eviter les incendies et les emanations de fumee. La fenneture et I'arnenagement environnemental du site de la decharge de la Mini~re apportera une amelioration notable du cadre de vie des populations des I zones environ nantes. L'installation d'un centre de tri-dessablage permettra de reduire les quantites a mettre en decharge et facilitera la recuperation voire Ie recyclage de certains composants. La disparition des depots sauvages limitera la proliferation d'animaux errants et d'insectes, d'emanation I Programme d'Am(Hiofalion de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry page 111 de fumee et contribuera a I'amelioration de la circulation sur les rues precedemment bloquees par les ordures. 4. Dechets industriels Benefices attend us : reduction se:1sible de la pollution hydrocarburee de la mer et des sols, impact economique, amelioration sensible de I'hygiene du milieu avec la creation du nouvel abattoir,
reduction des risques sanitaires de contamination lies au depot incontrole des dechets hospitaliers. Amelioration de I'economie urbaine par regroupement des industries sur un m~me site perrnettant en outre de traiter en commun les effluent industriels. La recuperation des huiles usagees (800 t minimum) et des slops de bateaux jusqu'a present
directement deverses dans la mer ou sur Ie sol perrnettera une amelioration tres sensible de la qualite des eaux littorales tout en perrnettant Ie developpernent d'une activite economique de recyclage sur Ie territoire guineen (impact sur la balance commerciale et I'ernploi). Une activite de recyclage pourrait egalement se developper avec les produits reskfuels de I'abattoir (graisse. proteines, peaux, comes) Quant a I'enlevement des dechets hospitaliers dont la non elimination represente un risque majeur pour Ia sante publique, elle pourrait ~tre organisee par un collecteur prive 5. Education environnementale Si I'ensemble des propositions visent une amelioration notable de I'environnement, il reste cependant
encore a definir avec precisions, les impacts sur Ie milieu de certaines recommandations . II s'agit entre autres : - de I'etude d'impact de I'arnenagement d'une nouvelle decharge et des travaux d'amenagement de la d6charge de la Miniere. - I'etude d'impact de I'amenagement des bassins de lagunage - etude detaillee de methodes de depollution industrielle sur Ie site de Simbaya
Des mesures de mitigation et un mecanisme de surveillance de I'evolution de I'etat de I'environnement urbain devront ~tre proposees. D'autre part, il est indispensable de detinir plus precisemment les conditions dans lesquelles pourront etre recouvres les coats de fonctionnement des ouvrages d'assainissement collectifs. L'ensemble de ces mesures ne pourront etre mises en oeuvre avec succes que si elles sont accompagnees d'une regie mentation adequate et appliquee, a la fois incitative et repressive Page 112 Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry I I I I I I I I I I Programme d'AmfJUoration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry Page 113
CINQUIEME PARTIE
ORGANISA TION INSTITUTIONNELLE
Page 114 Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry I I I I I I I I I I Programme d'AmeNoration de l'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry Page 115 ORGANISATION INSTITUTIONNELLE DU PADEULAC
A. LE SCHEMA INSTITUTIONNEL D'ENSEMBLE PROPOSE. La reussite de la mise en oeuvre du programme d'amelioration de I'environnement urbain et de I'assainissement de Conakry repose sur une repartition claire des responsabilites entre pouvoirs publics, operateurs prives et beneficiaires ou usagers a tous les stades des actions, depuis I'identification des besoins et priorites jusqu'au contrOle de I'execution, a I'entretien des infrastructures, a la gestion des operations courantes de fonctionnement. La representation graphique en annexe recapitule les principaux elements de ce schema. Dans Ie but d'une plus grande efficacite, etant donne les caracteristiques des tAches a mettre en oeuvre, des prerogatives et des competences des differents partenaires concemes, iI semble souhaitable que la repartition des responsabilites pour I'ensemble du programme corresponde au schema general suivant : 1. L'evaluation des besoins, la planification, la programmation Ces taches sont du ressort d'une structure publique, Ie plus souvent la Ville qui est au centre des problemes et des possibilites de solutions. Toutefois pour certaines fonctions. la structure publique la plus appropriee pourra etre I'une ou I'autre commune voire parfois l'Etat. Ces structures publiques exercent leurs prerogatives en reference au Plan Strategique d'Assainissement (PSA). • les Services concemes (de la Ville Ie plus souvent) recensent les besoins en relation avec les Communes qui auront elles-memes procede a leur identification en dialogue avec les comites de quartiers et les associations d'habitants. Ces services municipaux prepare nt, sur la base des besoins recenses. des projets ou des programmes. • Sur ces projets ou programmes, la Ville demande I'avis consultatif de I'organe de coordination du PSA. Cet organe serait utilement Ie Comite Consultatif du Plan Strah~gique d'Assainissement de Conakry qui regrouperait les administrations concemees, la Ville. les Communes et les autres organismes actifs dans Ie secteur de I'environnement urbain. L'avis porterait a la fois sur les aspects techniques. institutionnels. financiers et participatifs du projet ou du programme soumis a examen. • Les projets ou programmes, apres avis favorable du Comite Consultatif du Plan Strategique d'Assainissement de Conakry . sont soumis a la decision du Conseil de Ville ou du Conseil communal concerne. Deux cas seulement seront traites directement par rEtat, plus a meme de regler les problemes qui en decoulent: (1) Ie retraitement des huiles usagees et Ie developpement du traitement des dechets toxiques par les entreprises industriel/es avant rejet (Direction nationale de I'Environnement) Les mesures proposees et les projets qui en decouleront seront toutefois soumis de la meme fatyon que les programmes et Page 116 Programme d'Ameb'oration de I'£nvironnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry projets concus par la Ville, a I'avis du Comite Consultalif du Plan Strategique d'Assainissement de Conakry (2) I'elaboration de textes cadres, de normes, de reglementation et de politique generale. 2. La maitrise d'ouvrage et la gestion des programmes ou des projets. Dans Ie cadre de I'option de privatisation de "execution du maximum de realisations, iI est indispensable que la gestion des programmes s'effectuent avec la rapidite et des procedures adaptees aux entreprises privees, surtout les P.M.E. Or, pour exercer des taches de gestion, les services techniques et administratifs de l'Etat ou des collectivites locales sont mal preparees et les disposHions legales ou reglementaires imposent des circuits et des delais longs tant pour passer les contrats que pour effectuer les reglements. Dans ces conditions, iI paraitrait necessaire que la gestion de I'ensemble des travaux ou etudes dont I'execution est prevue par des entreprises privees, soit confiee sous forme de maitrise d'ouvrage a deleguee des organismes de statut approprie. • la gestion de I'execution des programmes de travaux de rehabilitation, d'entretien et d'amenagement des infrastructures d'assainissement ou des espaces publics soit deleguee a I'AGECO. Cet organisme nouvellement cree, assurerait notamment la gestion des programmes en matiere de drainage primaire et secondaire, en matiere d'elimination des eaux usees par les reseaux collectifs, la decharge, I'elimination des dechets polluants •... • la gestion des programmes et projets ou fonctions interessant Ie developpement des quartiers ou Ie fonctionnement de services d'assainissement en relation directe avec les usagers. soit deleguee I a a a un etablissement public municipal specialise. Cet organisme creer aurait quant lui en charge, la gestion des programmes interessant les micro-realisations dans les quartiers. la collecte et Ie transport des ordures menageres par les P.M.E. en relation avec les usagers. 57 I 3. La fonction d'execution. I a La majeure partie des tAches d'execution seraient utilement confiees des operateurs prives, notamment des entreprises principalement moyennes ou petites, mais aussi parfois, des micro-unites de quartiers et dans quelques cas specifiques des grandes entreprises (par exemple pour la gestion I des decharges ou I'entretien du reseau d'egoutts). Certaines tAches d'execution seront toutefois assurees par les beneficiaires eux-memes titre a I individuel (par exemple pour les travaux d'amelioration du drainage dans leurs propres parcelles) ou a titre de groupements d'usagers (par exemple pour I'entretien et Ie curage des caniveaux dans les voiries du reseau quatemaire ou en tant qu'entreprise pour ,'elimination de leurs effluents polluants). I Les institutions publiques conserveront neanmoins certaines tAches d'execution dans des cas limites ou specifiques par exemple durant des periodes de transition: I - gestion de la decharge de la Miniere avant mise en concession privee (Ville de Conakry) - entretien des reseaux d'egout avant rehabilitation et concession privee - interventions d'urgence en cas de defaillance de I'un ou I'autre operateur privet I 57 Dans Ia phase pilote OU les projets sont finances par Ie PADSE, C'est rUnite de Coordination et de Planif.cation de I rAssainissement (UCPA) qui met en oeuvre les projets pUotes. Ia gesUon des fonds restant assuree par Ie PADSE. L'UCPA interminitenelle qui a pris Ie relais de requipe PADEULAC pour Ia mise en oeuvre pratique des recommandations de la strategie d'Assainissement. I Programme d'Amlliorafion de l'Envfronnement Urbain et de l'Assain/ssement de Conakry Page 117 - realisation de certains travaux d'amenagements ponctuels dans les quartiers par les Communes concemees dans la mesure de leurs moyens matenels et humains eXistants. - collecte des ordures menageres durant la phase de transition. (UPSU2) L'intervention des operateurs prives, 10rsqu'iI ne s'agit pas d'autorealisation pour leur pro pre compte, s'opererait soit dans Ie cadre de contrats de concession (afin de maitriser les prestations foumies pour Ie satisfaction de besoins d'inter~t public), soit dans Ie cadre de la libre concurrence lorsque les PME ou les micro-unites sont deja expenmentees et suffisamment nombreuses pour qu'une veritable concurrence protege les usagers ou consommateurs. Dans Ie cas de la libre concurrence, les entreprises interviennent dans Ie cadre general de la reglementation en vigueur et des normes fixees par la puissance publique. 4. La fonctlon d'appui Dans Ie cadre de I'option de privatisation maxima Ie de I'execution et de decentralisation la plus poussee possible dans I'expression des besoin, la conception et la planification des programmes et projets d'action, iI est Indispensable de compenser Ie manque d'experience de la plupart des a entreprises et celui des Communes volre de la Ville quant certaines tAches nouvelles pour elles. Ce probleme est particuHerement aigu dans Ie domalne de I'assainissement ou II n'existe pas de structures privees deja existantes pour servlr de references aux nouvelles entreprises. II existe ainsi une fonction tres importante d'appuis it mettre en place. Ces appuis peuvent concemer aussi bien les aspects techniques ou financiers que la formation, I'information, I'animation et la sensibilisation des habitants, la gestion des entreprises, la redaction des appels d'offre et Ie calcul des prix de revient •.... 5. La fonction de contr61e et d'evaluation. Cette demiere grande fonction est partagee par nature entre les acteurs qui definissent les besoins, qui planifient et programment les reponses qui leurs sont apportees. Ce sont donc d'une part les usagers. les beneticiaires. d'autre part les institutions publiques de la Ville. des Communes et dans certains cas de l'Etat. qui sont detentrices de cette responsabilite du contrOle et de I'evaluation. Cette fonction s'applique en premier lieu it apprecier si les tAches d'executlon ou de gestion confiees ont ete realisees correctement et surtout conformement aux contrats passes. En second lieu, Ie controle et I'evaluation visent it determiner si la reponse effectuee a bien atteint ses buts, sl elle etait appropriee ou si au contra ire, iI convient de la modifier. Elle foumit ains; des elements, en commun avec une appreciation actualisee des besoins pour mettre au point les nouveaux programmes et projets. B. LA REPARTITION DES ROLES DEVOLUS AUX AC"rEURS-CLEFS 1. Les usagers et leurs groupements Objectifs et resoonsabilitlJs Les usagers demeurent par nature les principaux interesses pour determiner les objectifs et les modalites de mise en oeuvre voire la realisation des travaux elle·m~me, Ie suivi du fonctionnement, la gestion. la maintenance, ... pour les travaux et realisations a caractere strictement individuel. dans Ie respect bien entendu des prescriptions legales. Pour les autres actions et realisations concernant I'assainissement qui ont un caractere collectif. les usagers ont aussi des responsabilites Importantes exprimees a titre individuel ou dans Ie cadre de groupements specifiques formes des families des differents quartiers, secteurs ou carres ou bien formes des commercants de chaque marche, ou de groupes d'usagers profession nels. Page 118 Programme d'AmlJlioration de I'Enllironnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry Leurs principales responsabilites dont dans ces cas, I'identification des priorites dans Ie choix des travaux, I'organisation des contributions des usagers au financement des operations, I'entretien de certaines infrastructures sanitaires collectives, de certaines infrastructures tertiaires ou quaternaires de drainage ou d'assainissement, la passation des contrats avec les entreprises chargees de I'enh~vement des ordures menageres et plus generalement les actions contribuant a la proprete generale de chaque aire geographique concemee, la negociation des conditions d'elimination des dechets polluants, ... Organisation L'importance des groupements Concemanlles habitants des quartiers, les groupements et federations de groupements devraient se constituer selon la taille et les criteres qui paraissent les plus motivants et les plus maitrisables par et pour les interesses. Concernant les autres usagers, les groupements devraient normalement correspondre a I'ensemble des usagers concemes par un probleme bien identifie (evacuation des ordures de chaque marche, ramassage des huiles usagees, ...). Les actions de promotion de la plupart de ces groupements dont les membres vivent ou travaillent dans la mArne aire geographique, se feront avec d'autant plus d'efficacite reelle et durable qu'elles seront menees, avec "appui d'ONG specialisees, par "intermediaire d'un comite de quartier dit d'environnement. constitues des leaders des sedem'S voire de carres. Ce Comite pourrait faire I'objet d'un suM selon une strategie de responsabilisation detinie par les services techniques communaux. pour etablir une planification de secteur qui servira de reference I commune pour les populations et les institutions dans Ie cadre du Plan Strategique d'Assainissement. Les difterents plans de secteurs auront besoin d'Atre harmonises ; ceci pourra etre effectue dans Ie cadre de comites de quartiers en collaboration avec chaque commune concemee. 58 I 2. Les Services techniques des Communes, de la Ville et de l'Etat Les institutions publiques, dans Ie domaine de I'assainissement. sont reparties entre trois niveaux : I celui des Services techniques de la Ville, celui des Services Techniques de chacune des 5 communes et entin celui des Services de "Etat. I 2.1. Les Services Communaux Objectifs et responsabilites I Les Services Communaux ont la mission d'observer et d'evaluer en permanence la satisfaction des besoins des habitants et des professionnels sur Ie territoire de leur competence dans1e cadre d'une demarche continue de planification et d'organisation concernant I'assainissement. A ce titre, ils sont I impliques dans la definition des priorites d'assainissement, dans ,'amelioration de I'hygiene et de la salubrite des quartiers, dans la sensibilisation de la population (par exemple a travers I'organisation de joumees d'assainissement). I Dans Ie cadre de la politique de privatisation de ,'execution des travaux et des services interessant I'assainissement, les Communes ont egalement la responsabilite d'apporter leur contribution a la I promotion des activites, des groupements profession nels d'artisans, des PME et des micro-unites susceptibles de participer aux differents travaux et a la foumiture des services concemes. Elles ont a cet eftet, a assurer Ie recensement permanent des PME et des artisans existant dans Ie territoire de la Commune. Les Communes sont entin chargees de participer au tinancement et a la realisation de I 58Voir egalement chapitre sur les projets pilotes I Programme d'Ameliorafion de l'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry Page 119 certains travaux ou services interessant les infrastructures dont I'uti/ite est specifiquement de leur territoire (par exemple les operations de drainage de la voirie tertiaire). Omanisation Ces responsabilites supposent que chaque Commune puisse mettre en place une organisation perenne et efficace de dialogue avec les quartiers, les groupements d'usagers et de promotion, de coordination de I'ensemble des initiatives relatives a ,'amelioration de I'environnement. Ceci pourrait ~tre obtenu par la creation d'un "Comite Communal de SuM des Projets de Quartiers". Pour apporter les contributions techniques et administratives qui sont de leur responsabilite, iI est important que les services techniques prevus au niveau de la Commune, existent reellement et qu'ils disposent de moyens stables et fonctionnels, m~me s'ils sont limites. II existe au sein des Communes deux categories de services techniques, les services decentralises et les services deconcentres; les premiers ne dependent que de chaque Commune; les seconds sont fonctionnellement relies aux services deconcentres et au dela, aux Ministeres dont ils sont les representations locales. Dans ce contexte administratif et compte tenu de la faiblesse de I'ensemble des moyens disponibles au niveau communal, iI est particulierement important que les tAches soient reparties de fayon a eviter tout double emploi et tout connit de competences. A court terme, une coordination reguliere sera prioritaire. A terme, iI serait utile d'envisager une revision de "organisation au niveau communal en fusionnant ou tout au moins en rationalisant les services deconcentres et decentralises dans les domaines de I'environnement et de I'assainissement. En ce sens, on pourrait envisager la constitution d'un Bureau de l'Environnement regroupant : • Ie Bureau des Voiries et Reseaux Divers (cree par les Maires) et \a Direction Communale des Voiries et Reseaux Divers • Ie Service Communal d'Hygiene et de Salubrite, Ie Service de Sante, Hygiene et Salubrite (service deconcentre du Ministere de la Sante et des Affaires Sociales) et Ie peloton de la Garde Republicaine charge aussi de la salubrite. Par ailleurs, Ie Service charge des PME et de la Promotion de I'artisanat pourrait avoir des fonctions elargies pour integrer les fonctions du Bureau charge de la promotion des micro-realisations. 2.2. Les Services de /a Ville Objectifs et responsabilifes Les services a caractere technique de la Ville de Conakry assument Ie m~me type de responsabilites que ceux des Communes mais pour I'ensemble des problemes dont la dimension depasse Ie cadre d'une seule des cinq communes. Ces responsabilites en matiere d'assainissement sont essentielles etant donne Ie caractere commun a I'ensemble de la Ville de la plupart des problemes dans ce domaine (qu'U s'agisse notamment du drainage des eaux pluviales, de I'evacuation des eaux usees par les reseaux d'egouts et par depotage des produits de vidange, ou de I'elimination des produits industriels polluants, de I'evacuation et de "entreposage des dechets solides menagers). Les services de la Ville ont ainsi a assumer des taches de : • planificafion des actions a partir des priorites presentees et discutees avec les Communes et les usagers autres que les menages (ces demiers s'etant exprimes dans Ie cadre des Communes), apres examen des propositions et projets dans Ie cadre du Comite Consultatif du PSA et en reference aux avis formules dans ce cadre. Page 120 Programme d'AmtJ/ioration de l'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry • programmation generate des operations interessant I'ensemble des domaines concemes (ordures menageres, drainage des eaux pluviales, elimination des eaux usees, elimination des dechets polluants, ...). Cette programmation conceme tant les investissements (neufs ou de rehabilitation) que les operations d'entretien et la prestation des services courants (transports des dechets. curage des caniveaux•...). La programmation touche a la fois les operations et travaux dont la maitrise d'ouvrage appartient a la Ville que les appuis que la Ville apportera a des operations du ressort direct des Communes ou des groupements d'usagers, notamment en matiere de micro realisations. • etudes (realisation ou commande) des projets et operations en matiere d'assainissement prealables a la programmation et a la recherche de financement. Les etudes d'execution sont egalement de la responsabilite directe des services de la Ville si la maitrise d'ouvrage n'a pas ete deleguee • recherche et organisation du financement des actions planifiees (participation financiere des usagers prives et publics, contributions des Communes. budget de la Ville. subventions et aides de l'Etat. emprunts et dons aupres de sources exteneures de financement). • repartition des taches de mise en oeuvre des difterents plans, programmes et projets • gestion de I'execution des programmes et projets en matiere d'assainissement qui n'auraient pas fait I'objet d'une maitrise d'ouvrage deleguee. I • definition des mandats de maitrise d'ouvrage deleguee confiee notamment selon leurs a a competences propres l'Ageco ou I'etablissement public municipal charge des operations de developpement des quartiers, I • Execution des travaux et services non confies contractuel/ement a des entreprises privees et ne ressortant pas des responsabilites directes des Communes. des particuliers ou des usagers professionnels, I • Suivi de la mise en oeuvre de I'ensemble des plans, programmes et projets en matiere d'assainissement concernant la Ville de Conakry. I Organisation Les plans et programmes sont, conformement a la loi, discutes et votes par Ie Conseil de Ville dans I lequel la participation majoritaire des Communes est assuree. L'evaluation permanente des problemes rencontres et des resultats est aussi presentee et discutee dans Ie cadre de ce Conseil. La Ville dispose deja de services a caractere technique deconcentres dont Ie champ de competence I couvre une partie des domaines de ,'assainissement (drainage des eaux pluviales par exemple) pour ce qui conceme les taches de planification, programmation, application de la reglementation, ... a D'autres services a caractere technique, propres la Ville. ont ete prevus par I'ordonnance 002189. I Une part importante de ces services n'est pas encore effectivement constituee. notamment pour les domaines qui interessent directement ,'environnement et ,'assainissement, taches actuellement a confiees a I'UPSU, service rattacM la Ville. I Quel/es ressources humaines ? I Dans Ie cadre de la politique de privatisation des operations d'execution d'une grande partie des travaux et services en matiere d'assainissement et en reference aux decisions qui seront prises pour la reorganisation de I'UPSU, Ie plein exercice de ses responsabilites par la Ville supposera que les services techniques decentralises prevus soient constitues sous la forme d'une equipe peu I nombreuse principalement formee de cadres competents et experimentes pour remplir les taches I Programme d'Am6lioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry Page 121 principales de planification programmation, definition des delegations de maitrise d'ouvrage, evaluation et suivi. Quelorganigramme pour bien repartir les t~ches entre /es services de /a Ville ? Ce renforcement (en termes principalement de competences disponibles) des Services de la Ville entrainera necessairement la mise en oeuvre d'une revision de I'organigramme actuel des services a caractere technique de la Ville, revision qui a deja fait I'objet d'etudes et de projets depuis 1990. II serait favorable que cette refonte de I'organisation des services propres de la Ville permette la constitution d'une section chargee de la Protection de l'Environnement chargee des tAches en matiere d'ordures menageres et autres dechets. de reseaux de drainage et d'eaux usees, d'assainissement autonome, d'hygiene, d'espaces verts. Cette reorganisation sera aussi utilement I'occasion d'une precision dans Ie partage des responsabilites et dans les conditions de coordination entre les services decentralises reformes et les services deconcentres de la Ville. 2.3. Les administrations centrales de l'Etaf. Objectifs et responsabilites L'Etat a des responsabilites dans Ie domaine de I'assainissement de la Ville de Conakry a plusieurs titres : • directement, en tant que responsable: • de la strategie d'assainissement, - de la definition des normes, • des options techniques principales, • de I'elaboration des textes reglementaires, • du contrOle des rejets et de la quante de I'environnement, - de la realisation et de ,'entretien de certaines infrastructures caractere a national implantees sur Ie territoire de la Ville en tant que capitale du pays. - des subventions et aides apportees a certaines realisations ou programmes a partir du Budget de l'Etat ou dans Ie cadre de projets specifiques tels que lePADSE. • du financement des infrastructures primaires, des garanties apportees aux emprunts contractes par la Ville, des conditions speciales de financement accordees aux entreprises petites et moyennes dans Ie cadre de I'OPIP (Office de Promotion des Investissements Prives). • indirectement a travers les appuis apportes par ses departements techniques specialises sous forme de prestations de conseils, de formation, de travaux de recherches, d'informations ... • en tant qu'usager important compte tenu de I'implantation de ses administrations. des etablissements scolaires et universitaires, des etablissements de sante •... dont les besoins et les problemes depassent Ie cadre de I'une ou I'autre commune d'implantation de chaque infrastructure ou service. Organisation
Les principaux ministeres concemes par les responsabilites ci-dessus, sont : - Ie Ministere de "Amenagement du Territoire (MAT),
- - • Ie Ministere des Ressources Naturelles, des Energies et de l'Environnement Ie Ministere de la Sante et des Affaires Sociales, Ie Ministere de ,'Interieur et de la Securite, charge de la Decentralisation, Page 122 Programme d'Amelioration de l'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry - Ie Ministere du Plan et des Finances. Une amelioration des conditions de coordination en matiere d'assainissement sera permise par Ie Comite Consultatif du Plan Strategique d'Assainissement. A terme. iI sera it important d'etudier les avantages et la possibilite de creer une structure centrale (par exemple une direction de I'assainissement) regroupant les responsabilites des differentes administrations centrales relatives au domaine de I'assainissement. 3. L'Ageco Obiectifs et responsabilites Cette agence est chargee d'assurer la gestion courante de la mise en oeuvre de divers programmes interessant la ville de Conakry, dans les domaines de la circulation et des transports (notamment I'entretien roulier et les reseaux primaires et secondaires de drainage). de la mise en place et du bon fonctionnement des infrastructures de stockage en matiere de dechets solides et d'elimination des eaux usees et plus generalement de la bonne utilisation des fonds mis a la disposition des programmes routiers et d'assainissement de la Ville de Conakry dont la maitrise d'ouvrage lui aura ete deleguee. L'Ageco est un groupement d'interet public (GIP) nouvellement cree, sur la base des experiences mises en oeuvre dans divers autres pays de l'Afrique Occidentale (Agetip au Senegal, Agetur au Benin. Nigetur au Niger•...). Elle est dotee d'un conseil de gestion associant les representants du Conseil de Ville, de l'Etat et de partenaires prives. I Elle dispose de la personnalite morale et de I'autonomie financiere reelle qui lui permettent d'accelerer la passation des marches et Ie reglement des decomptes des entreprises. Cette structure intervient en tant que maitre d'ouvrage delegue pour des mandats definis et confies par la Ville, l'Etat I ou les Communes. Organisation I L'Ageco n'effectue elle-meme aucune tache d'execution. • Elle passe les marches et contrals de concession necessaires pour la realisation des etudes et des I travaux ou des services necessaires. A cet effet, elle procede aux appels d'offre ou aux autres operations de selection et de pre-selection des operateurs prives fiables susceptibles d'assurer I'execution des differentes taches. I • Elle contrale ou fait contrOler I'execution des travaux et contrats, verifie I'application des cahiers des charges, I • Elle assure la gestion financiere des ressources affectees aux differentes operations dont elle a la maitrise d'ouvrage deleguee (notamment Ie paiement des factures). I Ces procedures, plus efficaces que celles pratiquees dans I'administration. devraient promouvoir Ie developpement des petites et moyennes entreprises locales qui necessitent des paiments rapides. I Quel/es ressources humaines ? Elle est constituee par une equipe roouite de cadres aux competences appropriees, embauches sur une base contractuelle. I L'Ageco est formee de trois sections principales .' I Programme d'Amelioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conal<ty Page 123
• une section chargee de la gestion des programmes d'investissement et de gros entretien concemant plus specifiquement Ie secteur routier et des transports, • une section chargee de la gestion des programmes d·investissement. de gros entretien et de fonctionnement des infrastructures importantes dans Ie domaine de I'assainissement (reseaux d'egoOts, caniveaux de drainage des reseaux primaires et secondaires, decharge pour les ordures menageres, zones de lagunages et de depotage •...) • une section chargee de la gestion tinanciere (mobilisation des ressources, reglement des factures et des primes eventuelles accordees dans Ie cadre des differents programmes). Cette section peut assurer la gestlon tinanciere de programme dont la mattrise d'ouvrage a ete deleguee it un autre organisme. etablissement public municipal, cree pour assurer la gestion et Ie suM des operations de developpement de quartiers. 4. L'organe public municipal de I'assainissement des quartiers. Les m~mes raisons qui conduisent a preferer la delegation de maitrise d'ouvrage a l'Ageco pour la commande et Ie suivi des etudes, la realisation des travaux d'investissement sur les reseaux, la preparation et la Signature des conventions d'execution, la gestion des fonds destines au tinancement des programmes et projets, amenent a prevoir egalement une delegation de maitrise d'ouvrage pour les realisations et les services impliquant directement la participation des usagers dans les quartiers. Le niveau raduit des contrats a gerer, la petite taille des micro-unites et leurs defauts de formalisation dans de nombreux cas, I'importance des operations de prestations de services, la necessite d'apporter des appuis techniques dans Ie cadre des operations proposees par les quartiers ou les groupements d'usagers, ne permettent pas de passer par Ie canal de l'Ageco. Cela aurait fortement alourdit la marche de cet organisme, I'aurait oblige a prevoir des exceptions nombreuses III son cahier de procedures et entin aurait conduit a indure dans l'Ageco des fonctions autres que la stricte gestion des programmes (par exemple I'appui technique a I'elaboration des projets). II est donc propose de creer, sur la base des m~mes principes. un etablissement public municipal specialise. Resoonsabilifes Cet etablissement public aurait pour tAches, sur \a base exclusive des mandats qui lui seront conties par Ie Conseil de Ville ou les Communes: • la definition detaillee et la gestion generale des programmes d'actions en matiere d'assainissement : * dont les operateurs sont nombreux et de petites dimensions (micro-unites, petites entreprises, particuliers, groupements) * dans lesquels les particuliers usagers jouent un rOle determinant soit comme initiateurs de realisations III caract ere individuel. soit comme groupements contract ant avec les entreprises pour la realisation du plan de quartier. • la foumiture aux communes, quartiers et groupements d'usagers volre simples particuliers. d'appuis techniques. d'informations. de conseils pour I'organisation des groupements. • la mise en oeuvre pratique et III titre transitoire, d'activites de services dans Ie cadre des plans de privatisation et de reorganisation des services d'assainissement dans la ville de Conakry. Cree sur une simple decision du Conseil de Ville avec I'accord du Ministre de Tutelle des Collectivites Locales. I'etablissement public municipal a caractere industriel et commercial disposerait de la personnalite juridique et de I'autonomie tinanciere . Page 124 Programme d'Amelioration de l'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry II serait pilote par un Conseil comprenant des representants de la Ville et des Communes choisis parmi les membres elus au Conseil de Ville auxquels seraient adjoints a titre consultatif, des representants des structures publiques, des ONG d'appui et des petits entrepreneurs recenses et agrees pour participer aux operations en matiere d'assainissement. Organisation. L'etablissement pourrait comporter plusieurs sections a titre permanent ou transitoire selon les besoins et en particulier : Pour les appuis aux initiatives de base ou des Communes: Une Cellule d'Appui Technique et d'Appui en matiere d'AnimaUon, capable d'effectuer pour les initiatives de base, les etudes, les conseils techniques, I'organisation des operations d'infonnaUon et de sensibilisation des populations, .... Pour piloter les diff~rents programmes int~ressant Ie d~veloppement de I'assainissement dans les quartiers: Une Cellule a caractere transitoire et experimental (UCPA) assure la preparation des programmes dont la realisation sera financee par Ie PADSE. Cette cellule est constituee des cadres a ayant participe I'elaboration de la strategie d'assainissement de Conakry. Pour continuer de rendre les services publics minimum indispensables et pr~parer la prlvatisation: Une Cellule a caractere transitoire, chargee d'assuree les services et travaux maintenus provisoirement en regie au cours des phases de privaUsaUon de collecte des ordures menage res. Cette cellule serait a constituee partir du personnel et du materiel de I'UPSU actuellement consacres aux operations de prestations de services en regie dans Ie domaine de la collecte et du transport des ordures menageres ainsi que pour la decharge dite de la Miniere. Cette Cellule pourra ajuster les services rendus de facon tres souple compte tenu du caractere necessairement experimental de cette phase. I Le personnel et Ie materiel vises ci-dessus ferait I'objet d'une mise a disposition par la Ville de Conakry (personnel contractuel et materiel propriete de la Ville) ou par "Etat (personnel fonctionnaire detache aupres de I'UPSU). I Quel/es seront les ressources de I'~tablissement public municipal charg~ de I'assainissement ? I L'etablissement public disposera comme ressources : • pour les operations de gestion des programmes, d'une contribution des entreprises assurant la prestation des services privatises a raison d'environ 2 % des montants, et d'un pourcentage sur Ie I montant des travaux prevus dans Ie cadre des programmes et projets dont Ie mandat a ete confie aI'etablissement (cf. Ie systeme retenu pour l'Ageco), I • pour les operations maintenues provisoirement en regie, des contributions des usagers prevues ainsi que des versements du fonds de privaUsation pour les prestations non encore facturables comme prevu dans Ie processus de reorganisation de I'UPSU. I • pour les operations d'appui technique et d'animation menee par la CAT. "UCPA ou confiees par I'etablissement a des ONG, par des ressources specifiques appropriees mises a disposition par les bailleurs de fonds des programmes concemes par ces appuis (par exemple actuellement Ie I PADSE). 5. Les ONG d'appuis techniques. I Les Organisations Non Gouvemementales (ONG) auraient utilement un rOle accru. I I Programme d'Am~lioration de l'Environnement UrlJain et de l'Assainissement de Conakry Page 125 Objectifs et responsabilites Leur rOle sera d'apporter, en fonction de leurs competences, les appuis necessaires d'une part aupres des populations des quartiers, d'autre part aupres des entreprises et des micro-unites qui prendront desormais en charge I'execution des travaux et services en matiere d'assainissement. Vis a vis des populations, elles seront chargees d'aider a : - I'information des habitants concernant les problemes a resoudre, les solutions techniques envisageables ou retenues, les conditions financieres nouvelles, ... - I'organisation des groupes ou groupements d'habitants ou d'usagers lorsque cela est necessaire, apres analyse du milieu et reperage des groupes et organisations deja existants, - la formulation et la hierarchisation des besoinsen matiere d'assainissement - I'expression des solutions que les populations proposent d'y apporter - la mise au point des projets individuels ou collectifs interessant I'assainissement. - la mise au point de modes de gestion des equipements collectifs de quartier - la formation dans les domaines techniques ou de gestion simples relatifs a la mise en place et a I'entretien d'equipements individuels ou de groupes - la conception et la realisation de supports d'lnformation·Education-Communication y compris pour les actions de promotion de la sante, la realisation des tests pour les matenels didactiques existants aupres des differents groupes cibles, la proposition des adaptations a y apporter afin de les adapter Vis a vis des entreprtses et des micro-unites de quartiers, elles seront chargees d'aider a : - la connaissance et la selection des entreprises exist antes susceptibles d'etre retenues dans Ie cadre des contrats de travaux ou de concession de services, - I'identification des entrepreneurs nouveaux susceptibles de creer des PME ou des micro unites intervenant dans Ie domaine de I'assainissement pour tout ou partie de ses volets, - I'appui dans les domaines techniques et de gestion pour les PME concemees qu'elles soient anciennes ou nouvellement cr8ees, - I'organisation des formations complementaires qui s'avereront necessaires pour les responsables de ces PME et pour leur personnel. Organisation Les ONG interviendront dans Ie cadre de conlrats passes avec les institutions publiques chargees de la gestion des programmes d'assainissement directement ou par delegation, en particulier l'Ageco et I'etablissement public municipal pour les operations de developpement dans les quartiers. 6. Les entreprises privees Dans Ie cadre de la politique de privatisation de I'execution, les entreprises prtvees auront un role croissant a jouer en matiere d'assainissement. Responsabilites Le rOle principal des entreprises privees sera celui d'assurer I'execution d'un grand nombre des travaux et des prestations de services decoulant des programmes d'action en matiere d'assainissement dans la ville de Conakry. Elles auront egalement a assurer diverses taches d'etudes preparatoires aux investissements a realiser par l'Etat ou la Ville. Organisation Les entreprises concernees seront de taille tres variable selon les travaux ou services a assumer : Page 126 Programme d'Am~lioration de l'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry • de grandes entreprises, par exemple pour la gestion de la decharge, pour I'entretien des reseaux d'egoOts, • des entreprises moyennes pour la colJecte et Ie transport des ordures menageres, la realisation des travaux de rehabilitation ou de construction de caniveaux de drainage des eaux pluviales. • des petites entreprises voire des micro-unites, pour la vidange des fosses, la realisation des petits travaux d'infrastructures prevus dans Ie cadre des micro-realisations, la pre-collecte des ordures menageres dans les zones it conteneur•... Ces entreprtses interviendront selon les cas : • soil sur commande des particuliers (realisation de travaux d'inten!t individuel) ou dans Ie cadre de marches passes par les institutions publiques responsables (maTtres d'ouvrage ou maTtres d'ouvrage delegues), • soit dans Ie double cadre : ,. de concessions aecordees par les institutions publiques concemees (par exemple pour la conecte et Ie transport des ordures menageres, Ie ramassage des dechets polluants, ou tout au moins d'agrements aecordes (vidange des fosses). ,. de contrats passes avec les groupements de quartiers, les industriels, garagistes et services de sante, les particuliers possesseurs de fosses •... I C. LA MISE EN OEUVRE DU NOUVEAU CADRE INSTITUTIONNEL Si Ie schema instilutionnel presente est relativement simple, son application pratique supposera que I quelques questions importantes soient traitees et resolues. 1. La clarification des responsabilites entre les partenaires I Les delimitations de responsabilit8s entre les acteurs Intervenant dans la planltlcation et la programmation des operations. I II convient en effet, domaine par domaine, de preciser qui est responsable de ces deux SOU5 fonctions, entre Is Ville, les Communes et l'Etat. Cela pourrait faire I'objet de conventions precises comme cela a ete opere pour Ie departage des responsabilites entre l'Etat et la Ville (services deconcentres) en matiere d'amenagement du territoire et d'urbanisme. I On doit souligner que, pour ceUe determination des responsabilites, les Communes beneticient d'un double canal d'expression pour les prises de decision: elles participent majoritairement aux decisions I du Conseil de Ville pour les realisations dont I'interet depasse Ie cadre d'une seule commune (par exemple les zones de lagunage, la decharge, I'entretien des reseaux primaires et secondaires de drainage.... : par ailleurs, chaque commune decide directement pour les actions qui ne concement I que leur territoire. Dans Ie cadre de la Ville comme de chaque commune, II est aussl necessalre de preclser Ie role speciflque des seIV/ces deconcentres et des services proprement munlc/paux pour I chacun des domalnes de I'assainlssement et d'assurer Ie renforcement de leurs competences effectives. I Ces deux categories de services presents dans I'institution communale ou de la Ville, comportent des services it caractere technique. Bien qu'encore faiblement dotes de moyens humains et materiels, ces I Programme d'AmMioration de l'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry Page 127 deux categories de services seront sans doute rapidement beneficiaires d'appuis qui devraient leur pennettre de faire face a leurs taches. II importe pour eviter les doubles emplois comme les vides dans I'action, pour bien cibler les appuis dont ils auront a beneficier, que les taches soient bien reparties entre ces deux categories de services, notamment d'une part les responsabilites d'entretien et celles de planification. Cette clarification et ce renforcement de leurs competences sont d'autant plus urgents qu'ils gouvement directement la definition des mandats de maitrise d'ouvrage deleguee confies a I'AGECO et a ,'etablissement public specialise pour les actions de developpement des quartiers. Cela pennettra aussi de bien identifier dans quels services de la Ville ou dans quel etablissement public ou Groupement d'inter6t Public integrer les competences et I'experience acquises dans Ie cadre de I'UPSU. de la preparation du Padeulac et dans les autres situations vecues a propos de I'assainissement de Conakry. La mise en place de moyens regullers de coordination entre les parten aires des dlfferentes Institutions publiques concemees par I'assalnlssement. Qui dit repartition des taches dit du m6me coup, necessite d'une coordination efficace, frequente, rapide. Celles-ci pourront Atre poursuivies dans Ie cadre du PNAE et du Comlte Consultatif du Plan Strategique d'Assainissement. 2. La place des micro-realisations. Les micro-realisations sont un element fondamental et perenne des modes de mise en oeuvre du Plan Strategique d'Assainissement. Ces micro-realisations ne sont pas seulement des experiences, quelques tests sans reels lendemains. Elles constituent Ie mode d'action principal dans de nombreux cas notamment pour Ie volet assainissement individuel (en matiere d'eaux usees), pour Ie drainage des reseaux tertiaires et quaternaires et celui des parcelles. Cest aussi un element tres important dans la collecte des ordures menageres. Les micro-realisations constituent en outre un element detenninant dans Ie passage a une prise en charge financiere par les usagers. des realisations interessant ,'assainissement. Ces micro realisations ont besoin d'EUre promues et appuyees a partir de structures stables et clairement situees dans Ie cadre lnstitutionnel d'ensemble interessant Ie Plan Strategique d'Assainissement. Dans la phase transitoire, ce role peut etre joue par I'UCPA. 3, Le calendrier de I'ensemble des mesures. II est important de bien identifier Ie chemin critique a respecter compte tenu des relations d3 dependance qu'iI y a entre certaines mesures et d'autres. Par exemple, ,'AGECO ne pourra pas devenir operationnelle concernant I'assainissement dans la ville de Conakry, tant que les services de la Ville n'auront pas ete completes et qu'ils ne seront pas en mesure de definir les mandats de maitrise d'ouvrage deleguee a passer a I'AGECO. De meme, la privatisation des actions assurees par I'UPSU suppose que des PME soient creees. Mais celles-ci ne peuvent demarrer qu'en ayant acquis Ie materiel necessaire. L'UPSU, de son cOte dolt pouvoir continuer d'intervenir efficacement durant toute la phase de transition, de passage a la facturation afin que les conditions de privatisation soient reunies. De leur cote, les micro-realisations ne pourront se poursuivre regulierement et se multiplier com me prevu que si les structures d'appui technique et les appuis financiers ont fait I'objet d'un mode d'organisation et de financement stable, au dela des moyens provisoires d~nt elles disposent actuellement dans Ie cadre d'un projet particulier limite dans Ie temps. Page 128 Programme d'Am6lioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry Plus generalement, iI conviendra de verifier que la mise en place des financements et des institutions pour les gerer sera synchrone. L'un des elements sans I'autre est en effet incapable d'atteindre une utilite reelle. A terme la responsabilite en matiere d'assainissement de la ville de Conakry devrait etre transferee du MAT au Gouvemorat et aux communes. Pour Ie moment, Ie MAT a conserve la responsabilite des travaux de construction et d'entretien de la voirie secondaire et tertiaire bien que les textes attribuent cette responsabilite au Gouvemorat. Aucune institution ne semble reellement responsable de la construction et de I'entretien du drainage, ceux-ci se faisant de maniere ad-hoc au travers de projets ponctuels sans programmation organisee ni suM. Les services techniques du Gouvemorat et des communes n'ont pas pour Ie moment les ressources humaines necessaires pour assurer leurs responsabilites dans Ie secteur de I'assainissement. Le transfert des responsabilites et des competences pourrait se faire selon Ie calendrier suivant en trois phases de deux 8ns chacun : 1~e programmation des travaux de maftrlse d'ouwage des travaux de malntlen de Ia banque de don~ phase construction, r6habilitation et entretlen constructlon, r6habilitatlon et entretien sur r6tat des voiries tertiaires et du des voirles primalres secondalres et du dnJInage non associ4 8 la volrfe drainage associ6 tertia!res, et du drainage ass0ci4 fit non ass0ci4 i! la voirie mallrise d'ouvrage des travaux de construction, rehabilitation et entrelien maintien de Ia banque de donnees sur r6tat des voilies secondaires et du I des voilies primalres secondaires et drainage associ6 2eme phase tertiaires, et du drainage programmatlon des travaux de construction des vairies progranvnatlon des travaux de rehabilitation et entretlen des vaines maintlen de la banque de donnees sur r6tat des voilies tertiaires et du I primaires secondaires et tertiaires, et du drainage associ" i! Ia volrfe maftrise d'ouvrage des travaux de secondsires et tertia/res et du drainage associ4 et non associ.. maltrise d'ouvrage des travaux de drainage assocI6 maltrise d'ouvrage des travaux de I construction des voiries primalres rlhabiltation et flntretien des voiries construction, r6habilitatlon et entretien secondaires et tertiaires, et du drainage ass0ci6 secondaires et tertiaires et du drainage assocl6 du drainage non sss0ci4 I maIntlen de Ia banque de donnees sur r6tat des wiries secondaires et du drainage associ6 I programmation des travaux de programmatlon des travaux de programmation des travaux de construction des voirles primalres et du drainage assocJ4 a la voItfe construction, rehabilitation et entretien des voIries secondaires et du drainage associ4 et non associ.. construction, rlhabiltatlon et entrelien de Ia voirie tertiaire et du drainage associ~ et non ass0ci6 I mallrise d'ouvrage des travaux de construction des voiries prim.ires et du drainage maftrlse d'ouvrage des travaux de construction, rehabilitation et entretien des voilies secondaires et du mallrise d'ouvrage des travaux de construction, rehabilitation, et entretIen de 1a volrfe tertiaire et du drainage I assode drainage ass0ci6 maintien de Ia banque de c:Ionn6es sur r6tat des voilies associ6 maintien de la banque de c:Ionn6es sur r6tat des voilies tertiaires et du I secondalres et du drainage associ6 drainage ass0ci6 I Le transfert ne sera toutefois reel que si la ville et les communes degagent les ressources financieres necessaires pour realiser et les ressources humaines pour gerer les programmes de travaux sur les infrastructures dont elles ont la responsabilite59• I 59 Ce qui n'est pas Ie cas pour Ie moment et explique rintervention du MAT sur des reseaux dont iI n'a pas Ia responsabilite dans les textes. I Programme d'Am6fioration de fEnvironnement UrlJaln et de fAssainissement de Conakry Page 129 D. LE LEGISLATIF Le code sur la protection et la mise en valeur de l'Environnement etablit "des pnnapes fondamentaux, destines a gerer I'environnement" ·contre toute forme de degradation, afin de proteger et valoriser I'exploitation des ressources naturelles, 'utter contre les differentes pollutions et nuisances et ameliorer les conditions de vie du citoyen dans Ie respect de I'equilibre avec Ie milieu ambiant. Ces termes sont d'actualite, adaptes aux besoins ecologiques d'un Etat modemel II faut noter cependant a I'insuffisance de la production normative (prevue I'article 8 du CoEn) indispensable au maintien de la qualite de I'environnement et quelques contradictions entre les dispositions legislatives et reglementaires (Code minier, Code sur la protection et la mise en valeur de I'environnement, Code foncier et domanial). Pour harmoniser et completer to ute la legislation existante une sene de mesures doivent ~tre entreprises: • la recherche d'une meilleure coherence des textes en vigueur; • I'elaboration des legislations sectorielles qui font defaut, notamment dans Ie domaine de I'assainissement ou de I'hygiene, ceci bien entendu en harmonie avec les textes existants (cf. annexe 8.5 ·Proposition d'un reglement d'assainissement"); • la definition de normes techniques et de normes de rejets; • la mise en oeuvre de mesures reglementaires pour "application effective des lois. • I'inventaire sur Ie degre de pollution des eaux continentales (art. 24 CoEn) • la liste des substances nocives ou dangereuses interdites ou soumises a autonsation • Ie registre des installations classees • la reglementation sur la fabrication, I'importation, la detention des produits generateurs de dechets (art. 67 CoEn) • la mise en oeuvre de la strategie du PNAE Page 130 Programme d'Amlilioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry I I I I I I I I I I I I ProgramtnfJ d'AmiJ/ioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry Page 131
S/XIEME PARTIE
MOBILISATION DES COMMUNAUTES ET DEVELOPPEMENT DES RESSOURCESHUMAINES
Page 132 Programme d'AmfJloration de rEnvfronnement Urbain et de f'Assainissement de Conakry I I I I I I I I I I I I I I I I Programme d'Amjlioration de l'Environnement Urbain et de rAssainissement df1 Conakry Page 133
MOBILISATION DES COMMUNAUTES ET DEVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES A. OBJECTIFS Les actions de promotion (information, sensibilisation, formation, vulgarisation, soutien aux programmes existants et aux initiatives locales) ont pour objectif de mettre en oeuvre la strategie proposee et d'assurer son developpement par les ressources humaines locales. " s'ag it de: (a) responsabiliser tous les acteurs intervenant directement ou indirectement dans Ie domaine de I'environnement; (b) developper de nouvelles competences et ameliorer "efficacite des competences existantes en matiere de gestion, de technologies, de techniques de communication, et de methodologie d'organisation des communautes. La reussite du PADEULAC repose sur "adhesion, Ie soutien et la collaboration des acteurs qui interviennent, a differents niveaux de decision, contrOle, execution, dans les domaines de I'environnement, de I'assainissement, de la sante, de I'education ... : (a) au niveau de la base: la population dans les quartiers, les associations formelles ou informelles, les "personnes-ressources", les chefs de secteur, les Conseils de Quartier, ainsi que les artisans et services; (b) au niveau intermediaire: les acteurs publics et prives, en liaison directe avec la population, charges de la gestion, de I'exploitation, du contrOle, du maintien de la sante des personnes et de I'environnement urbain (Techniciens des Services Techniques, Socio-educatifs et de Sante, ONG ...); (c) au niveau superieur de decision: les organismes administratifs, etatiques et municipaux, charges de la planification operationnelle et strategique. Parallelement aux instances nationales et aux structures decentralisees, les bailleulS de fonds participent a I'amelioration de I'environnement en consentant des dons ou des prets, assortis de conditionnalites, notamment en ce qui conceme Ie niveau de participation des populations. B. ORGANISATION DES COMMUNAUTES 1. Definition des formes de participation La participation des populations a I'amelioration de I'environnement revet des formes tres differentes: (a) une participation obligee, definie par: des reglements (permis de construire, reglement d'hygiene, consignes donnees par les chefs de quartier); des systemes de recouvrement de coOts des services publics ou prives; I'assortiment de conditions pour beneficier du financement d'ouvrages et d'equipements collectifs dans Ie quartier (contribution financiere ou sous forme de main-d'oeuvre et d'apport en materiaux, prise en charge de la gestion); Ie devoir de repondre a I'appellance par les Communes ou les Quartiers pour des journees d'assainissement collectif; Page 134 Programme d'AmfJliorafion de l'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry (b) une participation independante de toute influence exteme au quartier: initiatives individuel/es, ou bien promues par des groupements ou associations informelles, ou encore par des autorites traditionnelles ou religieuses. pour ameliorer I'environnemenl des parcelles, des ilots de voisinage, des lieux de culte, des secteurs ou des quartiers, et parer a I'incapacite des pouvoirs publics a doter leurs quartiers de services d'assainissement et d'infrastructures minimum; (c) une participation encouragee et appuyee par des actions de promotion et de sensibilisation dans Ie cadre de projets participatifs, favorisant I'implication des habitants des quartiers et de leurs elus, et engendrant progressivement un processus dynamique d'initiatives locales. A I'echelle de la ville et dans un domaine aussi complexe sur Ie plan technique et sur Ie plan organisationnel, iI sera necessaire de s'appuyer sur ces differents registres (bien que tres contradictoires). car: • d'une part, iI est impossible d'atteindre les objectifs sans que les roles, responsabilites et obligations des habitants soient clairement definis et respectes et sans que les infractions aux regles etablies soient accompagnees de repression; • d'autre part, iI est impensable d'esperer des resultats viables par Ie simple mecanisme des I reglements. obligations, repression. si les populations ne se sentent pas personnel/ement convaincues de I'enjeu de I'environnement L'impact final du projet sera nul ou insignifiant si I'adhesion aux objectifs du projet est contrainte. I 2. Prealables a la participation de la population Par rapport aux programmes et projets centres sur un sous-secteur de I'assainissement (eaux I pluviales ou eaux usees ou ordures menageres). les projets d'assainissement integre se fondent sur Ie principe qu'iI est impossible d'ameliorer I'environnement sans: (a) traiter simultanement I'ensemble de ces sous-secteurs puisqu'ils sont interdependants (des I caniveaux de drainage des eaux pluviales risquent de ne pas fonctionner et de creer un probleme d'environnement permanent s'ils assurent la fonction de depotoir d'ordures. d'eaux usees domestiques et de deversoir des effluents ou des vidanges des latrines); I (b) assurer un fonctionnement rationnel de tous les maillons de la chaine qui conduisent ordures menageres et vidanges des latrines depuis les parcelles jusqu'a la decharge ou aux centres de I depotage, ou drainent les eaux pluviales jusqu'aux exutoires (un systeme de pre-collecte des ordures menageres ne peut fonctionner sans un service correct de transport des containers a la decharge). I Avant d'organiser les populations pour la realisation d'ouvrages ou la mise en place de services dans les quartiers. il est donc necessaire de reunir toutes les conditions pour eviter les echecs dus a une mauvaise conception technique ou a des defauts de fonctionnement a "un ou I'autre maillon de la I chaine. Un projet participatif mal prepare a des consequences redoutables: la population est rarement dedommagee des contributions qu'elle a apportees et accordera difficilement sa confiance a d'autres projets qui seraient mieux conyus. I Les rOles et responsabilites de la population ne peuvent fondamentalement varier suivant les quartiers: demander a certains de payer des services ou de participer a des travaux, et, pour d'autres, assurer des services gratuits ou realiser des infrastructures de la m6me nature sans contribution des I beneficiaires n'est pas viable. \I existe actuellement une forte pression des elus locaux, des bailleurs de fonds et organismes non gouvemementaux a s'engager dans des projets d'assainissement. Sans concertation sur les precautions a prendre pour assurer la perennite des ouvrages et la viabilite des I services d'assainissement, Ie risque est grand de reproduire les echecs passes et de voir les operations engagees sur des financements exteneurs ne survivre que la duree d'un projet. I Programme d'Am6fioration de l'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry Page 135 Les actions d'jnfonnation et de sensibilisation doivent donc commencer aupres des decideurs et des bailleurs de fonds afin que tous soient convaincus de la priOlite a accorder aux objectifs a long tenne. II sera ensuite necessaire que les organes de coordination mis en place exercent effectivement une fonction de contrOle sur la conception des divers projets inities, queUes que soient son origine et son envergure. La "nonnalisation" de la contribution des habitants a ,'amelioration de I'environnement ne doit cependant pas conduire a I'asphyxie des initiatives locales. " faut faire la dislinction entre: (a) "application generalisable des principes de base qui seront retenus; par exemple, paiement des services rendus, interdiction de polluer les caniveaux d'eaux pluviales a partir du moment ou les services fonctionnent, types d'~uipement collectif dont I'entretien sera a la charge des usagers; (b) la souplesse a admettre dans les fonnes de contribution proposees par les populations pour beneficier du financement de micro-realisations; (c) les initiatives locales qui risquenl d'~tre denaturees par une intervention exterieure mais pour lesquelles iI serait partois necessaire d'apporter un appui technique. 3. Definition du programme d'appui aux communautes Compte tenu de ces prealables, Ie programme d'appui aux communautes pour I'amelioration de I'environnement inclut (voir tableau 49): (a) un cheminement des actions d'infonnation et de sensibilisation aupres des differents acteurs du sommet a la base; (b) une assistance soutenue aupres des Con seils de Quartier, des associations fonne/les et infonnelles, des personnes-ressources, des habitants, pour les aider a fonnuler leurs besoins et a s'organiser en Comites pour participer a toutes les phases du projet. de sa conception a son a evaluation, partir des rOles et des responsabilites definis en commun; (c) des mesures d'accompagnement: actions d'education pour la sante et I'environnement particulierement. Le Comite du Plan Strategique d'Assainissement sera responsable de I'hannonisation des methodes d'approche. Les tAches de sensibilisation et infonnation programmees par Ie Service Technique de la Ville charge de la Planification Strategique de l'Assainissement seront executees par les Communes avec, dans un premier temps, "appui exterieur de specialistes locaux en organisation des communautes, en communication et en fonnation de fonnateurs. La programmation des actions se fera en liaison constante avec Ie calendrier des operations techniques. Le programme d'appui aux communautes n'aura un impact reel que s'U est concu en relation avec Ie programme developpement des ressources humaines locales, I'objectif final etant de foumir aux agents communaux les outUs methodologiques necessaires pour qu'ils puissent prendre en charge ces actions en se passant progressivement de I'assistance technique des speciaUstes en projet participatif. Page 136 Programme d'Am6lioration de l'Environnement Urbain et de rAssalnissement de Conakry C. OB..IECTIFS ET ORGANISATION DE LA FORMATION60 1. Approche generale La reorganisation du secteur et la nouvelle repartition des rOles entraineront Ie developpement de nouvelles competences a tous les niveaux necessitant I'amelioration des connaissances par la formation, la sensibilisation et I'information. L'objectif de ce programme est d'ameliorer, par un effort concerte de developpement des ressources humalnes, I'efficacite des differents acteurs de I'environnement, autour de trois axes: a) la mise en oeuvre concrete de la strategie PADEULAC, et notamment dans un premier temps, la mise en oeuvre de projets pilotes et du 3e projet urbain b) I'amelioration du niveau de connaissances dans tous les domaines techniquesila conception de programmes et de projets (planification, identification, la formulation de projet, execution, suivi et evaluation) selon une demarche participative; c) I'amelioration de la circulation de "information et la communication entre differents niveaux d'intervention en tant qu'element de renforcement de la politique de decentralisation. L'organisme responsable de I'organisation et la coordination des activites, la gestion du plan de formation et de son suM est Ie Service technique de la Ville charge de la Planification Strategique de l'Assainissement (eventuellement avec un appui ponctuel exterteur). Le programme de formation est envisage en deux phases: a) dans un premiere phase. iI s'agira de rendre Ie PADEULAC operationnel, notamment a travers Ie Troisieme Projet Urbain e Ie s projets pilotes donc d'envisager des formations courtes, orientees vers la pratique et Ie concret (type formation·action). I b) dans une deuxieme phase, on pourra envisager des formations tMoriques plus poussees sur une periode plus longue. I 2. Themes de formation et public cible I Le contenu de la formation variera en fonction des acteurs et institutions se situant aux differents niveaux de decision et d'execution, de la base au sommet: (a) Le niveau de base: les principaux themes a aborder sont: I • techniques de communication et demarche participative • technologies appropriees I • entrelien des installations - organisation d'un service de recuperation des coOts. • liens assainissement-sante I • causes irnmediates et modes de transmission des maladies (b) Le niveau intermediaire: Ce niveau charge de I'execution doit jouer un rOle important d'interface et posseder de ce fait de bonnes connaissances en communication. Les I principaux themes a developper seraient : • Ie cycle de I'eau I • choix des technologies appropriees (evacuation des excreta. les eaux usees. Ie 57 of biblio 81-82 I Programme d'AiOOlioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry Page 137 drainage et les residus solides), leur impact sur I'environnement ·Ies services responsables de I'assainissement - la conception, la responsabilisation, Ie suM et I'exploitation des ouvrages
• la promotion des realisations (devis, contrat, comptabilite). • la participation communautaire • Ie rOle du secteur prive et des ONG • les techniques de communication - liens assainissement-sante (c) Les organismes administratifs, etatiques et mumClpaux charges de la planification operationnelle et strategique, et les decideurs locaux. Ces acteurs ont besoin d'outils de planification, de gestion, de suM et d'evaluation en plus de connaissances techniques mis ell jour periodiquement. Les themes de formation portent sur: • les criteres d'evaluation de I'environnement urbain - les nouvelles technologies ameliorees et leur domaine d'application - la conception, la realisation et la maintenance des ouvrages -Ia strategie de recouvrement des coats - la demarche participative, Ie rOle des femmes • les outils de planification - la gestion urbaine - Ie rOle du secteur prive et des ONG - les acteurs institution nels - la reglementation et son application - la gestion de projets C'est au niveau intermediaire que Ie manque de formation se fait Ie plus sentir. Cette absence d'agents de liaison formes entre la population et I'administration centralisee explique les probh~mes constates sur Ie plan technique et economique en matiere d'assainissement. Les differentes formations envisagees, leur justification, les acteurs et formateurs pressentis. sont brievement presentes ci-dessous. Le detail des modules et les fiches projets flgurent en annexe. 3. Recapitulatif de I'offre de fonnation L'offre de formation a ete evaluee61 en tonction de I'adequation des institutions ell repondre aux besoins: (a) en matiere de connaissances techniques appropriees (eaux usees, eaux pluviales, ordures menageres, dechets dangereux, appui au PME, appui aux Collectivites locales) (b) en matiere d'approche methodologique (planification, organisation. communication. gestion, suM et evaluation). (c) leur disponibilite en ressources humaines et materielles et leur experience. a L'idee de base est que tous les modules doivent 6tre organises avec ou partir d'une structure locale qui beneficiera de I'assistance d'institutions exterieures competentes. La formation en cascade a egalement ete envisagee. Ie niveau technique superieur apportant ses connaissances au niveau technique plus operationnel.
61 Cf. bib!. n-81 Page 138 Progrl'lmme d'Amfllorl'ltion de l'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry 3.1. L'offre en Gulnee Elle se base essentiellement sur: (a) Ie dynamisme et la competence de certaines ONG ayant deja oeuvre dans Ie domaine de I'environnement urbain, de I'approche participative, de la communication, de la foonation de formateurs et d'ouvriers locaux. ou travaillant dans des programmes d'appui aux ONG et aux structures decentralisees. II s'agira, dans un premier temps de limiter Ie nombre d'intervenants afin de conserver une approche coherente et homogene, cette offre pouvant ~tre elargie au fur et a mesure de I'avancement du projet. (b) I'experience de professionnels locaux ayant travaille a I'elaboration de la strategie d'assainissement. ou oeuvrant dans Ie domaine de I'eau et de I'assainissement - I'equipe PADEULAC et les consultants GREAlPADEULAC - les Ingenieurs de la SEEG qui dispensent en outre des cours a l'Universite (genie civil). - les centres d'enseignement et de foonation de la place, -I'OIC et Ie CREPA-Guinee pour les artisans et ouvriers; - l'Universite de Conakry, departement de Genie Civil pour la foonation de jeunes ingenieurs, Ie perfectionnement d'ingenieurs et de techniciens, Ie CERE - I'lnstitut Pedagogique National IPN et Ie CNPG (centre national de perfectionnement a la gestion) - la Fondation Friedrich Ehbert, pour son experience en matiere de formation participative des artisans. - de certains programmes type PARO ou PADE (programmes d'appui au ONG et au developpement economique du CECI) - de certaines ONG nationales (Cenafod, Guinee-ecologie ...) ou intemationales (CECI, Africare) 3. 2. L 'offre dans la sous-reglon I Plusieurs instituions de la sous-region repondent parfaitement aux objectifs de foonation du PADEULAC. Elles repondent aux criteres suivants: I (a) experience approfondie en matiere de recherche - action - formation repondant aux besoins methodologiques et/ou techniques identifies; (b) possibilite d'organisation de sessions de foonation a Conakry; I (c) contacts et connaissance de la Guinee; I (d) volonte de collaboration avec les institutions locales. II s'agit essentiellement de; I - ENDA-TM (environnment-developpement dans Ie Tiers-monde). recherche-action-foonation et techniques de communication - IAGU (Institut Africain de Gestion Urbaine) , planification et contrOle des domaines techniques I de I'environnement urbain - CREPA (Centre Regional pour l'Eau Potable et l'Assainissement a faible coOt). technologies appropriees de I'environnement urbain I - PDM (Programme de Developpement Municipal) , gestion municipale - PGU (Programme de Gestion Urbain e) I Ces organismes jouent un role important dans I'information et la formation des decideurs et cadres superieurs. I Programme d'Am~lioration de l'Environnement Urbain et de rAssainissement de Conakry Page 139 3. 3. Formation hors Afrique Ce type de formation n'est envisagee que dans un deuxieme temps dans la mesure ou elle ne repond pas aux besoins immediats de mise en oeuvre du PADEULAC et qu'elle touche un public eible beaucoup plus restreint dans la palette des acteurs de I'amelioration de I'assainissement. 4. Coordination du programme de formation Au seln du Comite de pilotage du PSA, une commission de coordination du Plan de developpement des ressources Humaines devrait Atre designee. Elle pourrait se composer des personnes suivantes : - Ie coordonnateur des la ville de Conakry pour I'information. la sensibilisation et la formation - un representant de chaque ONG intemationale formatrice - des representants des ONG et de centres de formation guineens, CENAFOD, CERE, Guinee- ecologie, CNPG, IPN .. - des representants des Ministeres concemes: MAT. MNREE. MSPAS. MEN - des representants de bailleurs de fonds Cette Commission aurait pour taches de coordonner les differentes actions de formation, de donner son avis Quant it la necessite de reajuster Ie plan de developpement des ressources humaines et de jouer Ie r61e d'interlocuteur privilegie par rapport aux differents partenaires impliques dans Ie plan. II se reunira trimestriellement . Elle examinera Ie rapport de suM -evaluation redige par Ie consultant charge de cette tache. 5. Evaluation du programme de formation Un dispositif d'evaluation des resultats du plan de formation devra Atre mis en place. Ce dispositif vise it : (a) I'ajustement du contenu des modules 10rsqu'U s'agit de sessions qui se repetent (b) I'analyse de resultats en terme de collaboration accrue entre les differents niveaux d'intervention aut our des projets pilotes A la fin de chaque module, une auto-evaluation individuelle sera faite par chaque participant du module. Les resultats seront analyses par les organisateurs du module et la coordination de la formation, et la synthese transmise aux bailleurs de fonds. Apres une annee, iI serait interessant d'evaluer les retombees du plan de developpement des ressources humaines sur la mise en oeuvre de la strategie PADEULAC. Une equipe mixte composee d'un represent~nt de bailleurs de fonds, la coordination de la formation, les organisateurs de modules sera mandatee par Ie Comite de Pilotage PSA pour effectuer ce travail et etablir la suite du plan de formation. Un consultant pourrait Atre charge de la synthese de ce travail. D. MODULES DE FORMATION A COURT TERME62 Ces modules s'inscrivent dans la mise en oeuvre du 3e Projet urbain. base sur les recommandations du PADEULAC, et la mise en oeuvre des projets pilotes. Seuls sont presentes iei les objectifs des modules. La composition plus detainee, Ie public-cible, les organismes de formation sont presentes dans les tableaux recapitulatifs et dans les fiches projets en annexes.
62Chapitre base sur les document n·81 et 82 d'Evelyne Waas (ef blblio) Page 140 Programme d'Am6/ioration de l'Environnement Urbain et de rAssainissement de Conakry 1. Actions de formation dans les quartier 1.1. Information et senslbilisation des menages Pour responsabiliser les menages face a I'environnement urbain, iI est necessaire de toucher les habitants par une information claire precise simple qui leur fasse comprendre leur role et celui des autres partenaires intervenant dans I'assainissement urbain, Ces habitants doivent pouvoir exercer un certain controle sur Ie fondement des informations qui leur seront transmises. 1.2. Formation des elus et responsables de quartier, creation d'actlvltes economlques a partir de I'envlronnement urbain Pour responsabiliser les populations face aux enjeux de I'environnement urbain, II est necessaire de former les elus et responsables de quartiers qui jouent un role de relais d'information et de senslbilisation aupres des habitants. lis devront etre capables de transmettre des messages claires et conformes aun certain nombre de donnees techniques et socio-economiques 1.3. Formation des collecteurs-encaisseurs Les collecteurs des paiements pour Ie ramassage des ordures menageres doivent avoir certaines connaissances pour gerer d'une maniere adequate "argent qui leur est contie. lis devront etre de personnes de contiance aux yeux de la population d'une part et des entreprises, d 'autre part. I 1.4. Formation des agents de sante dans les quartiers L'integration des notions d'hygiime du milieu et des problemes d'assainissement sont indispensables I pour prevenlr les maladies les plus frequentes en Guinee. II s'aglt d'attirer la responsabilite des a patients sur les consequences de leur comportement quant leur etat de sante. Ce programme se basera sur celul deja mls au point pour I'inteneur du pays par la section Hygiene et Environnement du MSPAS (programme Integration des activites d'eau et d'assainissement au PEV/SSP/ME) I 2. Renforcement des capacftes des ONG nationales I 2.1. Formation d'ONG en animation participative Les ONG guineennes doivent acquerir une capacite institutionnelle et operationnelle qui leur I permette d'offrir des prestations de qua lite dans un certain nombre de domaines precis et avec des methodes participatlves eprouvees. 2.2. Formation d'une ONG en communication audiovlsuelle I Les campagnes de sensibilisation pour faire connaitre Ie PADEULAC et la problematique environnementale de la ville necessite I'elaboration d'une campagne mediatique par des I professionnels 3. Formation pour Ie programme d'education environnementale I II s'agit de toucher les jeunes par Ie bfais de I'education formelle en montant Ie lien direct des enseignements avec la vie quotidienne. On s'appuiera ici sur les programmes d'education I environnementale deja existants. mis en oeuvre par 1'lnstRut Pedagogique National qu'on elargira a un plus grand nombre d'ecoles notamment dans les quartiers pilotes. I I Programme d'Am6fioralion de l'Environnement Urbain et de rAssainissement de Conakry Page 141 4. Appui en gestion d'entreprise et marketing 4.1. Formation des arlisans et petits entrepreneurs de precollecte des ordures, de vldange de tosses, de construction de d'ouvrage d'assalnlssement Le nouveau style d'assainissement se base sur la privatisation des services. II est donc necessaire d'sppuyer Ie fonctionnement des petites unites dans ce domaine voire d'encourager leur creation. Ce module doit se faire en relation avec les modules 1.1 et 1.2. Lors de I'animation dans les quartiers, les entrepreneurs beneficieront d'une formation en gestion et marketing et d'une formation technique (module 5). 4.2. Appul aux moyennes et grandes entreprlses pour Ie ramassage des ordures Les entreprises locales n'ont actuellement peu ou pas d'experience dans la gestion efficace des ressources humaines, materielles et financieres. Un formation dans ce domaine est necessaire pour garantir un minimum de viabilite de ces entreprises. 5. Formation et perfectionnement technique des artisans et petits entrepreneurs La vulgarisation des technologies appropriees d'un point de vue non seulement environnemental mais egalement socio-economiques est une necessite pour la mise en oeuvre des recommandations du programme. Ce module est complementaire au module 3351 sur la gestion et Ie marketing.
6. Informations generale sur Ie PADEULAC et Ie 3eme projet Urbain Des seances d'informations et discussion devront ~tre organisees de maniere separee pour les trois publics cibles: les maires et les eJus des communes et de la ville de Conakry, les services techniques de la ville, des communes et les cadres de s Ministeres, en enfin les ONG locales et intemationales. 7. Formation des services techniques de la ville et des communes de Conakry 7.1. Planiflcation et contr61e Mise en place d'un systeme de suivi et de planification minimale au sein des STV et STC afin d'sssurer Ie type de services d'assainissement en relation avec les recommandations du programme : ramassage des ordures menageres. entretien du reseau d'egout. depotage reglementaire des matieres de vidange et entretien routier. 7.2. Sensibllisation et communication Mis en place d'un dispositif de communication au sien de la ville et des communes qui permette d'informer d'un maniere claire et credible sur 'es objectifs du programme d'assainissement et les problemes d'environnement urbain. 7.3. Maitrise d'ouvrage A partir du systeme de planification et de suivi mis en place dans les services techniques, la maitrise d'ouvrage est la continuation logique pour ,'execution des travaux a faire realiser ou les prestations a faire executer. Pour certains domaines, les ST gardent 'a maitrise d'ouvrage; pour d'autres tels que a les VRD. elle la delegue I'AGECO.
Page 142 Programme d'Am6lioration de rEnvironnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry 8. Fonnation des maires et des tHus de la ville et des communes de Conakry Le 3e Projet urbain et Ie PADEULAC sont essentiellement du ressort de la ville de Conakry et ont pour composante Ie renforcement du processus de decentralisation. La repartition des rOles entre services de "Etat - decentralises, deconcentres et centraux - Ie secteur prive et la societe civile peut Atre clarifiee et mise en oeuvre concretement ~ I'occasion de ce projet d'assainissement. 9. Assistance i la coordination et suivi..evaluation Une assistance exteme ~ la coordination et au suivi evaluation se justifie pour apporter d'une maniere r~uliere une vue d'ensemble sur Ie plan de developpement des ressources humaines. Un accompagnement semestriel avec suivi-evaluation pennettra un reajustement r~ulier du programme et la preparation de la phase suivante, notamment I'examen de I'opportunite d'un centre de fonnation ~ la gestion en eau et assainissement. ~ PERFECTIONNEMENT 1. Techniques et gestion de I'environnement urbain Ce cours de perfectionnement, eventuellement organise par I'IAGU de Dakar, appuye par la SEEG et Ie CREPA, s'adresserait aux techniciens et ingenieurs des services techniques de la Ville et des Communes, de l'Administration, de certaines ONG et PME et serait une suite au programme de fonnation aux techniques d'assainissement. Une fonnation continue pourrait prendre Ie relais. sous fonne de COUrs d'une joumee a un rythme hebdomadaire et pennettrait I'obtention d'un certificat a la I fin du cycle etale sur un an. II conviendrait egalement d'integrer ensuite ce module dans Ie cursus universitaire des etudes de Genie Civil a l'Universite de Conakry ou pourraient intervenir des professionnels locaux. I 2. Gestion Urbaine Ce module s'adresse aux memes acteurs que Ie module precedent et serait organise par I'IAGU de I Dakar, avec I'appui du PGU (Programme de Gestion Urbaine soutenu parle PNlIDlBanque mondiale/CNUEHlOMS). Un perfectionnement en gestion urbaine est prevu dans Ie cadre du 2eme Projet urbain (Assistance technique LBINNF) pour les agents du MAT et II est possible que les cadres des services decentralises impliques dans la nouvelle strategie d'assainissement y participent. I 3. Administration et Gestion des Collectivites Locales I Ce cours s'adresserait aux Maires, mais surtout aux cadres en exercice dans les collectivites locales (Ville, Communes). II fonnera les participants sur les implications de la mise en oeuvre de la politique de decentralisation, notamment en tenne de ressources humaines et financieres et en ce qui I conceme la repartition des taches. Ce COUrs pourrail beneficier des actions du PARC (Programme d'Appui au Renforcement des Collectivites Decentralisees) execute par Ie CECI, avec I'appui eventuel de I'IAGU (qui travaille en ce sens avec I'ENAM de Dakar) et du PDM (Programme de Developpement Municipal, soutenu par Ie PNUD/Banque mondiale/Cooperation frantraise/GTZ) I 4. Fonnations complementaires I D'autres modules, eventuellement organises par I'IAGU, pourraient etre proposes. lis ne concement pas specifiquement Ie domaine de I'assainissement mais apportent des outils de travail pennettant de mieux concevoir les projets et de les gerer de fayon optimale. II s'agit, entre autres, de : I (a) la Planification strategique, pour les ingenieurs des services de Planification au niveau des Ministeres et de la Ville I Programme cfAm61ioration dsl'Environnement Urbain st dsl'Assainissement de Conakry Page 143 (b) la Gestion de Projets pour les cadres des STV et STC. les responsables de projets au niveau ministeriel. et certaines ONG actives 5. Perfectionnement postgrade Un certain nombre d'instituts et d'etablissements situes it I'etranger dispensent des cours de perfectionnement specialises en genie sanitaire. genie urbain. sciences de I'environnement, ingenierie de sante publique tropicale et autres matieres touchant Ie domaine de l'assainissement63. L'opportunite de proposer de telles formations et I'identification des acteurs cibles qui en beneticieraient ne pourront etre evaluees qu'apres les premieres seances de formation et en fonction des besoins qui apparaitront au cours de la mise en oeuvre du projet. Un programme it moyen terme pourrait etre envisage en ce sens dans une deuxieme phase de formation pour les cadres de l'Administration et les services techniques. Deux etablissements sont particulierement interessants dans la sous-region : I'EIER et ETSHER Tableau 41 Programme de formation sur deux ans Programme de developpement des ressources humaines sur une penode de deux annees en rapport avec Ie 3e projet urbain et les projets pilotes QUARTIERS Cornmunautes Information et RTGIAPACI - nouveau systeme de ramassage des ordures. 125.000 grand public sensibilisation des ONG d'animation recowrement des coOts 2ans rnOOages Radio, films TV, • r~ganlsation des services techniques des depliants communes appul ENOA-TM • technologies a~ en assalnissement, avantages, qualifICation des artisans Elus et Information et ONG nationaIes • strategie PAOEULAC et programme d'appul aux 835.000 responsabies de sensibilisation equipe PAOEULAC communautes 2ans quartiers appui ONG into - nouveau systeme de ramassage des ordures, personnes CECI Africare recouvrement des coOts ressources et - r6organisation des services techniques des groupes communes fonctionnels - technologies appropIiees en assainlssement, avantages. qualifICation des artisans - creation d'activites econorniques 111 partir de J'enllironnement urbain - definition de leur adhesion et participation Collecteurs gestion ONG nationales - systeme de gestion des ordures ~es 10.000 appui ONG int. • circuit et technique de recotM'ement 2sem. CECI Afrlcare - marketing et comptabilite puis sUM
63 Cf. bibl. n"81 Page 144 Programme d'Am6loration de l'Environnement Urbain ef de l'Assainis$emenf de Conakly Agents de sant' environnement MSPASetONG - envIronnement urbain assalnlssement et 80.000 urbaln-sant~ nationale hyg~ du milieu en s'appuyant sur Ie 3sem. appul du CECI Programme Int~ration des actMt~ d'eau et puis suM d'assalnlssement au PEVISSPIME ~uation - mattilel P'dagogique pour d~ntrer lien enviromement sant' - 6IaboraIfon de fIChes techniques de suivi avec Ie systl:rne national d'information sur Ia san" - techniques d'assainissement aPPf'OPri' et entretien ONG ONG nationales animation Cenafod, equlpe • rn6thodes d'animation participative GRAAP RAF 278.000 participative PAOEULAC, et mat6rlel P'dagoglque 2mois CREPA, CERE, - prolMmatique environnement urbain puis suM Guin6e bIogie - gestlon d'une ONG appui Cecl et Africare -rn6thodes d'enquttes, ptanifacatlon, suM, IWaIuation ONG nationale communication RTG - campagne m6dlatique et production d'un 32.000 audiovisuelle appui ENOA-TM documentalre avec Ia RTG 1 mols - 6mIssIons rac:f1O. messages par spot puis 5 publicitalres. relations avec Ia presse suM - couverture des activit~ du 3e Projet urbain et des projets de d'monstration en assainlssement 6valuation I ECOLES -, 'leveset education IPN - prolMmatique de I'environnement et de 105.000 I enseignants environnementale appui ENOA-TM I'assalnlssement urbain, liens avec la sante 2ans EPSe - mat'net P'dagogique - appui sur Ies programmes en cours I SECTEUR PRNE Artisans PME de organisation CNPG,OIE - fonctlonnement d'une PMe de rarnassage des 47.000 I coIleete et de technique et ressources locales ordures ou de vidange (technique, administrative Encourtes vidange administrative appui Africare at CREPA at gestion) -marketing sessions I - recouvrement des coOts PME et grandes entreprises de ramassage des organisation technique et administrative CNPGressources locales appui IAGU • organisation de I'entreprise de collecte (technique, administrative et gestion) • marketing, gestion de la client~le 40.000 en courtes sessions I ordures Artisans at PME en pr6coIlecte, formation technique CREPA, appui IAGU, CECI, - recouvrement des coOts - technologies appropri6es, mat6riel et organisation technique d'une PME 87.000 2ans I cvnstructIon Africare d':K.tYrage d'ass. atvidange I I I Programme d'ArII450ration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry Page 145 DECIDEURS TECHNIClENS ONG Maires et elus information equlpe PADEULAC, • information sur Ia strat6g1e PADEULAC 9.000 services balUeurs de fonds • information sur Ie 3e Projet urbain 3 sessions techniques de Ia eventueUement IAGU • discussion sur Ia repartition des rOle entre de deux ville des PDM CREPA ENOA acteurs publics et prWs jours communeset TM - programme de deveJoppement des ressources cadres des humaines minist6res - calendrier d'ex6cution ONG ServIces planltlcation et suM equlpe PAOEULAC, - technologies appropriees, entretien gestlon 91.000 techniques de Ia CREPA,CERE • mise en oeuvre, technique d'6valuation et de 7 sessions ville et des appuilAGU contrOIe d'une communes - evolution des responsabllites semalne - enquftes sur Ie terrain fiches de diagnostic services communication equlpe PAOEULAC, -Indicateurs de Ia problematique de 91.000 techniques de \a CREPA, , I'envlronnement urbain 7 sessions ville et des CENAFOO, GuIn6e - techniques de communication, d'anlmation de d'une communes ecoIogle... RAF, support d'information semalne 6ventuellement appul ENOA-TM techniques d'enquMes, fIChes d'6valuation certains cadres • diffusion des technologies appropnees des minlst6res Services Maltrise d'ouvrage appuilAGU - elaboration de TOR pour etudes, travaux et 7.500 techniques de Ia c:ontrOie 2semet ville et des -lancement d'AO, depouillement, selection suM communes - preparation et nl!lgociation de c:ontrat evaluation - gestion et c:ontrOie de I'execution du contrat -maltrise d'ouvrage delegu6e Maires et elus decentralisation POM - collaboration communes. ville et ministj}res 2an$ - environnement urbain et coIlectMtes locales sessions
• procedures de decision. rOle des conseil de ville et de communes de2jours - gestIon des ressources humaines, materielles et
ASSISTANCE TECHNIQUE financl6res Commission de assistance au suM ~determiner par Ia • evaluation des Impacts des modules de 126.000 coordination du evaluation Banque mondiale, Ie formation 5 fois 3 programme de GREA et Ie comite du - elaboration d'indicateurs pour mesurer las effets semaines formation PSA de chaque type de formation Page 146 Programme d'Am6fioration de IEnvironnement Uibain et de l'Assainissement de Conakry Tableau 42 Programme de perfectionnement a moyen Perfectionnement Techniques et STV STC IAGU Gestion des dechets et eaux usees, gestion de cadres des Universite de conception et entretien des lagunes, renvironnement mlnist«es Conakry gestion des excreta, vaIorisatlon des urbain ONG et PME SEEG dechets cIbNs Gestion Urbaine STV STC tAGU programmation, gestion des cadres des PGU equipements et services urbains minist6res recouvrement des coOts, Administration STV STC et IAGU mise en oeuvre de Ia poIitique de et gestion des Bus des POM decentralisation, ressources coIlectivit6s communes CECI hurnaines, linancieres. repartition PlaniflCation STV minist6res IAGU strategie de rassainissement. outils strategique services de de planiflcation. institutions Gestion de responsables IAGU ITI6thodologle et ~ude de cas en projets de projets des STV ministeres STC gestion de projets. I Perfectionnement post- grade Postformation cadres de radministration pm genie sanitaire, genie urbain, sante publique, environnement, ... I I I I I I I I I € t de l'Assainissement de Conakry Programme d'ame/ioration de l'Environnement Utbain I page 147
SEPTIEME PARTIE
MISE EN OEUVRE DU PADEULAC
Page 148 Programme d'AmfJlioration de l'Environnement Urbain et de rAssainissement de Conakry I I I I I I I I I I Programme d'amelioration de l'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry page 149
MISE EN OEUVRE DU PADEULAC
A· PROGRAMME D'ACTIONS A COURT TERME (5 ANS) 1.0bjectifs Ce programme a pour objectif principal d'apporter des reponses concretes aux problemes poses par la degradation de I'environnement urbain, de la pauvrete et du sous-emploi en ville et de la deterioration des finances publiques. Par la realisation de travaux a forte intensite de main d'oeuvre, a Ie projet devrait permettre la fois: -d'ameliorer les conditions de vie de la population en particu/ier dans les quartiers les plus pauvres. -de mobiliser la force de travail inemployee en favorisant Ie recours aux petites et moyennes entreprises (PME) et en appuyant les initiatives communautaires. -d'assurer progressivement la replicabilite des operations par la mobilisation des ressources humaines et financieres et la mise en place de mecanismes de recuperation des coOts des services rendus. Ce projet comprend les compos antes suivantes: (a) assainissement des eaux usees, (b) traitement des huiles usagees, (c) drainage et services urbains, (d) cycle des ordures menageres, (e) amelioration de ,'environnement des quartiers. 2. Consistance du programme a Le tableau ci-dessous reprend les actions qui devraient Atre entreprises court lerme. Un certain nombre de ces actions seront financees dans Ie cadre du 3eme projet urbain d'environnement urbain a de Conakry finance par I'IOA. O'autres financments sont rechercher pour completer ces actions. Tableau 43 Composantes a court tenne du PSA C()uts estimatifs Composante (MFG) A. ASSAINISSEMENT COllECTIF • Etudes d'impact sur I'environnement des bassins de lagunage; avant projet et supervision des travaux 420 • Etude detaillee de la rehabilitation du reseau collectif et de son extension et supervision des travaux 160 • Ouvrages de traitement des effluents par lagunage 3900 • Amenagement des bassins de lagunage OBK • Rehabilitation et extension du reseau d'egout B. ASSAINISSEMENT AUTONOME 100 5900 • campagnes de sensibilisation, formation pour I'assainissement individuel 980 • promotion des techniques d'assainissement ameliorees 3160 • rehabilitation et construction de latrines publiques 57 C. ASSAINISSEMENT SCOLAIRE • construction de latrines sco\aires 1 190 • education sanitaire 120 Page 150 Programme d'AmlJlioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry cout$~~hnatifs (MFG) D. TRAITEMENT DES RESIDUS HYDROCARBONES • Avant projet detaille 50 E. DRAINAGE ET SERVICES URBAINS • programme d'entretien courant (curage) et d'entretien periodique (refection) des ouvrages de drainage existants secondaires et tertia ires (2 ans) 980 50km • operations de balayage et de nettoyage du centre administratif et commercial, des equipements collectifs et des marches, petits travaux pm d'amenagement • rehabilitation et travaux de drainage des 8 bassins versants critiques 6664 • etudes d'avant proiet et supervision des travaux 66 F, DECHETS SOLIDES MENAGERS • etude environnementale et d'amenagement (decharge de la Miniere. nouvelle decharge et postes de transfert) 162 • fermeture du site de la decharge de la Miniere 500 • amimagement de la nouvelle decharge contrOlee 3500 • materiel de collecte 3800 • appui a la restructuration du secteur (animation, assistance technique. 1 120 etudes et supervision, fonds de privatisation) G, AMELIORATION DE L'ENVIRONNEMENT DES QUARTIERS • • • projet pilote d'assainissement integre de Bonfi-marche projet pilote d'assainissement integre de Kenien bassins de lagunage pilote de Lambanyi et reseau simplifie 750 750 476 I evacuation des eaux pluviales: bassins de stockage de voisinage (Lambanyi). caniveau cloisonnes et tranchees drain antes (Hafia Mosquee). chaussees drainantes ou payees (Bonfi-marche) 566 I H. DEVELOPPEMENT DES RESSOURCES HUMAINES • Information, formation, appui au secteur prive local 510 I B- LE TROISIEME PROJET 0'ASSAINISSEMENT (IDA) URBAIN D'ENVIRONNEMENT URBAIN ET I 1. Composantes de la premiere phase I Le troisieme projet urbain en phase de preparation, integre un certain nombre d'actions prevues dans a Ie programme d'actions court lerme. La premiere phase de ce troisieme projet urbain est prevu pour une periode de 2 ans, ,'ensemble du programme serait mis en oeuvre par phases successives sur une periode de 6 ans environ. Ce programme, axe essentiellement sur I'amelioration de I a I'environnement urbain, vise immildiats visent ameliorer les conditions de vie des populations et la qualite de a I'environnement urbain par Ie developpement des services d'assainissement Conakry. Les objectifs a: I a) developper competences locales pour une meilleure gestion et la foumiture de services d'assainissement efficaces et durables par une privatisation maximale de ces services. Parvenir a I cet objectif suppose: • une organisation institutionnelle plus efficace • Ie recouvrement des couts par les beneficiaires a • la creation d'emploi par des operations haute intensite de main d'oeuvre I I Programme d'anWlioration de f'Environnement Urbain €It de fAssainissement de Conakry page 151 b) repondre aux enjeux les plus pressants du secteur de I'assainissement qui menacent I'environnement urbain notamment, la gestion des dechets solides et humains et I'entretien des ouvrage de drainage. La premiere phase du 3eme projet Urbain en preparation est estimee pour une penode de deux ans et reprend les 5 composantes suivantes : a) gestion des services de ramassage et de mise en decharge des ordures menageres b) entretien de la voirie et des ouvrages de drainage associes c) amelioration du traitement des eaux usees et excreta d) promotion, formation et evaluation des activites liees au developpement du secteur e) preparation des actions pour la deuxieme phase 2. Schema institutionnel pour la mise en oeuvre du programme a court terme Le schema institutionnel tel que prevu au chapitre 5 ne pourra se mettre en place que progressivement, au fur et a mesure du renforcement des services techniques et des organes de decision de la ville et des communes. Pour la phase transitoire de mise en oeuvre de la strategie, I'organisation suivante a ete proposee : 2.1. Coordination du Prolet La creation du Comite de suM du Plan Strategique, tel que decrit au chapitre 5, est un prealable a I'evaluation du projet. Ce comite sera implique dans la preparation du projet, dans les negociations et sera completement fonctionnel au demarrage du projet. Les taches administratives de ce Comite seront assurees par un secretariat permanent, base it la ville de Conakry, qui pourrait reprendre certains membres de I'equipe PADEULAC. 2,2. Programmation et Contr61e des etudes et travaux Le transfert de ces activites du MAT a la ville et aux communes sera progressif. Le maintien de I'intervention du MAT est justitie par les faibles ressources des collectivites locales. Le rOle du MAT sera essentiellement technique, les decisions relatives au programme des travaux restant Is prerogative du Conseil de Ville et des communes. 2.3. Maltrise d'ouvrage La passation et la gestion des contrats pour les travaux, les etudes et la supervision seront delegues a I'AGECO par Ie Gouvemement et la Ville de Conakry, selon des procedures contractuelles entre I'AGECO, Ie Gouvemement, la Ville de Conakry et I'IDA. Un document definissant Ie programmes d'activites deleguees a I'AGECO devra etre prepare avant les negociations du 30 Projet urbain. La signature d'un contrat pour la premiere annee de travaux est une condition de mise en oeuvre du 3e Projet urbain. 2.4. Gestion des Ordures menageres et des bassins de traitement des eaux usees Tant que Ie site de la miniere sera ouvert, la Ville de Conakry restera responsable de la gestion des dechets solides, Les contrats avec les entreprises privees seront passees et contrOles par la Ville, ou a pourront etre delegues I'AGECO. Les services techniques de la ville superviseront I'organisation de la collecte. La ville de Conakry sera responsable de la decharge de la miniere et des bassins de lagunage dont elle confiera la gestion et I'entretien a des societes privees sous contrat. 2.5. Act/vites de formation, promotion et marketing La ville de Conakry sera responsable de ce volet avec les communes, notamment travers la a commission de coordination du programme de formation relevant du Comite de suM du PSA. Cette Page 152 Programme d'Am6liorafion de l'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry commission beneficiera de I'assistance technique d'une ONG ou d'un consultant specialiste pendant la duree du projet. Les activites de promotion, formation ou marketing seront executees par des organisations locales ou regionales so us contrat. 2.6. Les projets pi/otes d'assainissement a Conakry Dans une phase intermediaire, I'equipe pluridisciplinaire et interministerielle, formee des cadres ayant prepare la strategie d'assainissement de Conakry et la phase experimentale des projets pilotes (Ia CAT) sera responsable de la mise en oeuvre des projets pilotes sur la ville de Conakry (cellule UCPA). Elle travaiIJera en etroite collaboration avec une equipe formes de cadres communaux qui seront formes pendant la premiere phase pour 6tre a m6me de prendre en charge I'execution de projets pilotes futurs dans la commune. Dans cette phase Initiale, les projets pilotes seront finances par des fonds du PADSE. Le projet pilote du deuxieme projet urbain sera mis en oeuvre par I'equipe de la DVUARD en etroite collaboration avec les services techniques des communes concemees et I'equipe UCPA (certaines actions etant conjointes). Dans une phase ulterieure, une partie des membres de cette Cellule UCPA pourrait etre integree a I'etablissement municipal d'assainissement qui serait chargee de la maitrise d'ouvrage deleguee des projets pilotes dans les autres communes n'ayant pas encore d'experience en matiere de projets pilotes, ou dans celles ayant deja une experience mais souhaitant deleguer cet aspect a une institution specialisee. C. RECAPITULATIF DES FINANCEMENTS NECESSAIRES POUR LA MISE EN OEUVRE DE L'ENSEMBLE DU PROGRAMME ET LEUR ECHELONNEMENT DANS LE TEMPS. I Le tableau suivant recapitule I'ensemble des investissements prevus pour la mise en oeuvre du Plan Strategique d'Assainissement et leur echelonnement dans Ie temps. I II est tout a fait remarquable que 61 % des depenses d'investissements decoulent des besoins d'assainissement des eaux usees. Les seconds postes sont ceux des dechets solides et du drainage qui representent respectivement 17,5 et 17 % du total. I Les investissements dans la depollution industrielle ne representent qu'un faible montant dans ce tableau compte tenu du degre encore r6duit de I'industrialisation du site de Conakry et du manque I d'etudes et d'identifications precises des investissements a realiser pour assurer les depollutions , specifiques par les industriels eux-memes. En ce qui conceme I'echelonnement dans Ie temps de ces investissements, on peut noter que les 213 I des investissamants prevus devraient etre realises pour des montants homogenes, sur les trois premieres annees du Plan (avant 1995, 95, 96 at 97). I Le montant des depenses de fonctionnement a assurer par annee est relativement modere. II ne represente 30.300 FG par an et par menage54 soit approximativement 1% des revenus des menages (en moyenne) iI est constitue pour ,'essentiel de deux eh~ments d'importance voisine a savoir Ie I fonctionnement de I'elimination des eaux usees et celui de I'elimination des dechets solides. I I 54 en considerant 216000 menages en 1997. Ici c'est "ensemble des coOts de fonctionnement des ouvrages et services qui est pris en compte par menage et non seulement ce qUi est a Ia charge directe des particuliers. O'apres I'etude ENCOMEC la taille moyenne des menages est de 7,4 personnes I Programme d'amelioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry page 153 Tableau 44 Echelonnement temporel des investissements du PSA en millions de FG y compris divers et imprevus et provisions pour inflation .. Intifot6s. total •. . . 1995·· 1996 1991· 1998·· ··"999·· '2000 2661· Assainissement eollectif 11593 600 1800 3230 5200 763 0 0 Assainissement autonome 25407 0 3130 3400 3877 4600 5150 5250 Assainissement seolaire 1210 0 305 405 500 0 0 0 Formation et sensibilisation 1100 80 160 260 180 150 140 130 Total Eaux us6es 39310 680 5395 7295 9757 5513 5290 5380 Traitement des huiles usagees 2240 1000 1240 0 0 0 0 0 Drainage des eaux pluviales 11043 410 2000 2583 2000 1050 1500 1500 Deehets solides 16910 2815 3585 1345 3585 2900 1450 1230 Formation 500 350 150 0 0 0 0 0 Jotailleneral 70003 5255 12370 11213 15382 9463 8240 81.1.tt. Tableau 45 Oepenses de fonctionnement des differents volets du PSA Postes Montant annuel (millions de FG) Assainissement collectif 1750 Assainissement autonome 1006 Assainissement scolaire 17 sd.u$~otal 8aux usees 2773 Traii~ment huUes usagees 364 Daiiiifige 280 Oecharge 200 Centre de tri 44 Collecte et transport des OS 3050 Sous..fotal Dechets so/ides 3294 'J'G.talgeneral a.nnuel 6711
1. Repartition des charges entre sources publiques et privees Tableau 46 Repartition des depenses d'investissement irititules Montanttota.1 Particullers. Entreprises ViUeefEt~ Assainissement eollectif 11593 11593 Assainissement autonome 25407 20815 4592 Assainissement seolaire 1210 193 1017 Formation et sensibilisation 1100 1100 Total Eaux usees 39310 21008 18302. Traitement des huiles 2240 2240 Drainage des eaux pluviales 11043 11043 Deehets solides 16910 3800 13110 Formation 500 500 Total general 70003 21008 6040 42955 Page 154 Programme d'Am6lioration de l'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry Si la contribution publique aux investissements est importante (55%), la contribution privee, au travers des depenses en matiere d'assainissement autonome et de materiels pour la collecte et Ie transport des dechets solides est tres significative. La ville et l'Etat ont ete inclus comme un meme partenaire etant donne la faiblesse des ressources municipales et Ie rOle determinant que jouera donc l'Etat directement ou indirectement pour I'obtention des fonds publics(principalement sur des emprunts exterieurs negocies par "Etat). Tableau 47 Repartition des depenses de fonctionnement ······))>?l9~!i.(lj$ Montant P~"!~Uli~f$ •. Entreprlses Ville· Et. totill Assainissement collectif 1750 1750 (moyen et long terme) (400) (120) (30) (1200) Assainissement autonome 1006 1006 Assainissement scola ire 17 17 S(lIJs-t()taf~aUx us'es 2773 1006 1767 .'mo~e.netldijgtentle l {1406~. (120~ (30) (1217} t(aitEjmeritae~huiiesusagees ·of~iha9ij>·)·· 364 280 364 280 I Oecharge 200 160 20 14 6 Centre de tn Collecte et trans~ort des OS Sous~totaldechets solides 44 3050 3294 35 2425 620 4 305 329 3 190 207 2 130 138. I Totafgent!iaJannuel mo~enetlo!!S terme 6711 3626 {..o26} 693 l813~ 487 15H} ·1905»>· f13SS} I 2. Approche plus dcUaillee des charges pesant sur les menages I La repartition des charges qui vient d'etre presentee souligne I'importance de la contribution des usagers et notamment des menages. Si, en ce qui conceme les depenses de fonctionnement, la I charge moyenne par menage ne semble pas insupportable (20.250FG a moyen et long termel an et par menage soit 1700 FG/moislmenage), iI faut cependant prendre en consideration trois facteurs importants : I • de nombreux menages auront en meme temps a faire face a des depenses d'investissement dans Ie domaine de I'assainissement. Avec 21 milliards prevus sur 5 ans, cela represente une charge moyenne de I'ordre de 19.500 FG par an et par menage dans Conakry,65 soit plus du doublement I des depenses d'assainissement. • Les charges d'investissements ne seront pas egalement reparties entre tous les menages de la I Ville. Sur la periode consideree, seuls sans doute 15% des menages supporteront la charge des investissements individuels prevus ce qui revient pour ces derniers a augmenter la charge relative jusqu'a 6% du revenu moyen. I • Le revenu moyen recouvre une distribution reelle des revenus qui laisse une fraction importante de la population en dessous de cette moyenne. Or la prise en charge des depenses de fonctionnement assise sur des produits de tres grande consommation comme I'eau ou sur la I consommation de services indispensables comme la collecte des ordures, tendra a peser plus 6~16000 menages en 1997 I Programme d'am4lioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 155 lourdement sur les bas revenus. La modulation des tarifs en matiere de dechets solides devrait permeltre d'altenuer un peu celte inegalite de m~me sur I'exclusion de la surtaxe sur la tranche sociaIe de la consommation d'electricite. • Mais dans I'impossibilite de moduler efficacement les contributions en fonction des revenus, par ail/eurs mal connus, it est clair que Ie developpement de la contribution des particuliers ne pourra s'instaurer de fat;(On stable que progressivement afin d'amortir I'effet sur Ie pouvoir d'achat des families les moins aisees, et de donner ,'occasion de mesurer I'impact reel des nouvelles tarifications sur les comportements des menages. 3. Mesures a prendre pour la mise en oeuvre du plan de financement Le financement du Plan Strategique d'Assainissement exigera des mesures precises et soutenues compte tenu des sommes en jeu et des habitudes nouvelles qui seront introduites, en particulier a quant la contribution des usagers tant publics que prives. Ces mesures ont ete indiquees au fur et mesure mais it est utile de les recapituler. a) Des actions d'informations et de sensibilisation des usagers notamment pour: - la mise en place du nouveau systeme de financement de la collecte et du transport des dechets solides - la vulgarisation des systemes ameliores d'assainissement autonomes - "organisation des habitants des quartiers pour la prises en charge des travaux de drainage sur Ie reseau de voirie tertiaire - I'introduction progressives a moyen et long terme de surtaxes pour couvrir les frais de remboursement de la delte de fonctionnement regulier des equipements collectifs interessant I'assainissement (stations d'epuratlon par lagunage et de depotage, decharge et centre de tri, curage des caniveaux des voiries secondaires et primaire). b) L'amelioration continue du recouvrement des imp6ts locaux (fiscalite de la ville et des communes) indispensables pour permettre aux budgets de ces institutions de faire face a leurs responsabilite dans Ie fonctionnement des equipements d'assainissement et dans les investissements correspond ants. Les etudes ont deja ete entreprises mais leur mise en application est encore a faire. c) La poursuite des etudes en vue de permeltre la negociation du financement de certains des projets tels que \'amenagement de la nouvelle decharge, la depollution des effluents specifiques de certaines industries, les stations de lagunage et de depotage, ... d) La mise en place ou Ie renforcement des institutions indispensables pour assurer la gestion des projets retenus pour Ie Plan Strategique d'Assainissment et plus particulierement pour assurer la mise en place de la responsabilisation et de la contribution des uSagers ; iI s'agit en particulier : - de la mise en activite effective de l'Ageco pour I'ensemble des principaux programmes d'investissements publics en matiere d'assainissement a Conakry - de la creation et de la mise en place de I'etablissement public municipal charge de la gestion des programmes d'investissements et de responsabilisations concernant principalement les habitants des quartiers et les micro-entreprises ou les PME de services dans Ie domaine des dechets solides, de I'assainissement autonome, du drainage des reseaux tertiaires et quaternaires et plus generalement de I'assainissement integre dans les quartiers. - de la reorganisation de I'USPU, du renforcement et de reorganisation des services techniques de la ville et des communes, indispensables pour assurer la preparation des projets, leur negociation aupres des sources de financement et la delegation de la gestion de la maitrise d'ouvrage les concernant. Page 156 Programme d'Amelioration de ,'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry e) La negociation bien coordonnee des financements interessant les differents volets de I'assainissement. et surtout des differents elements constitutifs de chacune de ces composantes. Compte tenu de I'importance it court et moyen terme des emprunts exteneurs indispensables pour faire face aux besoins d'investissements publics en matiere d'assainissement et pour assurer les transitions indispensables dans la prise en charge des depenses de fonctionnement, une negociation en relation avec une table ronde des bailleurs de fonds est it poursuivre sur la base des premiers contacts de cette nature entreprise it la suite de Seminiaire-Atelier de mars 93. II est notamment essentiel que I'ensemble des financements soient obtenus it des conditions qui minimisent les charges d'inter~t autant que pOSSible, ceux-ci et Ie facteur d'inflation pesant tres lourdement sur Ie coOts. Cela permettrait de favoriser l'aUeinte de I'objectif majeur apres I'amelioration de I'assainissement lui-m~me, it savoir I'introduction durable de la contribution des usagers ou des responsables directs de la pollution aux frais entraines pour les actions d'assainissement. 0- PROJETS PILOTES OtASSAINISSEMENT INTEGRE L'objectif des operations pilotes est d'evaluer avant une extension a plus grande echelle, la faisabilite des recommandations du PADEULAC. en particulier par rapport aux aspects suivants: • montage institutionnel: forces et faiblesses des structures existantes. ou mises en place dans Ie cadre du projet. aux differents niveaux de decision, de coordination, de contrOle et d'execution: • exigences d'une strategie d'assainissement integre, prenant en compte successivement ou simultanement. plusieurs sous-secteurs de I'assainissemenl; I • options technologiques adaptation aux contraintes physiques et sociologiques; • systemes de gestion et de maintenance proposees; • montage financier: recouvrement des taxes, paiement des services; I • performances des organismes prives ou publics engages dans I'execution des programmes d'animation ou de formation; • methodes d'animation mises en oeuvre pour I'organisation des communautes; I • types de formation prevues; I • performances des artisans et des PME locales. L'evaluation de ces projets pilotes devrait permettre d'identifier les contraintes rencontrees dans la I mis en oeuvre des propoSitions strategiques et de reformuler des recommandations specifiques pour s'adapter it ces contraintes. 1. Selection des quartiers pilotes I Les etudes preliminaires menees par Ie PADEULAC ont permis de pre-selectionner, apres concertation avec les autorites communales et leurs services. une douzaine de quartier qui I repondaienl aux criteres requis: • criteres techniques: possibilite d'expenmenter les technologies proposees en matiere de drainage I des eaux pluviales. d'assainissement des eaux usees, de collecte d'ordures menageres. I Programme d'am6lioralion de l'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry page 1S7 • criteres sociologiques: motivation de la population et des elus locaux a participer a I'amelioration de leur environnement. Le caractere experimental de ces operations demande de ne pas s'engager dans des zones presentant trop de complexite pour la realisation des technologies proposees. Pour celte raison, la preoccupation des autorites communales de privilegier les quartiers ou Ie taux de recouvrement de 1'lmpOt Minimum de Oeveloppement Local est correct, n'a pas ete retenu, dans ce premier temps, com me critere prioritaire. De plus, Ie choix des quartiers a egalement ete influence par la preoccupation de ne pas introduire de nouveau programme sans envisager la possibilite de participation du PAOU (Programme d'Appui au Developpement Urbain, MAT/UNICEF qui a deja acquis une experience en projet participatif dans Ie domaine de I'assainissement. La selection s'est ainsi portee sur: Kenien, quartier en aval du quartier pilote du PAOU, Hafia-Mosquee. Ce choix se justitie pour deux raisons essentielles: (a) la population de Kenien est deja sensibilisee a des projets participatifs en raison de "eftet de demonstration produit par les operations effectuees a Hatia-Mosquee; (b) les travaux de drainage effectues en amont a Hatia·Mosquee ont aggrave les problemes crees par les eaux pluviales a Kenien; Bonfi-Marche, quartier limitrophe de Bonti·Port ou Ie PAOU est en train de meltre en place les memes operations qu'a Hatia-Mosquee. Ce choix se justitie par: (a) les actions deja menees par la population et les elus locaux pour resoudre eux-memes les problemes de leur quartier; (b) les efforts deja engages par les commen;ants pour ameliorer I'assainissement du marcM; (c) la possibilile d'apporter un appui au PAOU au niveau des options techniques et au niveau des methodes d'approche des communautes, la coordination, la concentration et la collaboration entre les promoteurs oeuvrant dans ces deux quartiers etant plus efficaces grace a leur proximite geographique; Lambanyi. projet de parcelles assainies (SOLOPRIMO), en cours de realisation. Ce choix se justifie par la possibilite d'experimenter des technologies appropriees tie drainage des eaux pluviales et d'assainissement des eaux usees dans un lotissement en voie de construction. 2. Preparation des projets pilotes Grace a un tinancement disponible pour des micro-realisations (PAOSE) et a la mise en place d'une Cellule d'Appui Technique (CAl), les operations pilotes d'amenagement integre ont deja demarre en pla~nt ces micro-projets dans Ie cadre de la strategie proposee par Ie PAOEULAC, pour une phase experimentale de 6 mois entreprise des janvier 1993. Parallelement deux membres de I'equipe de projet s'est rendu au Burkina Faso et au Ghana pour un voyage d'etudes sur les projets pilotes. Compte tenu des conditions locales, du manque d'experience en matiere de projets pilotes, et des fonds actuellement disponibles pour la realisation concrete des propoSitions, il a ete juge necessaire de ne commencer les actions que dans un seul quartier a la fois. Le quartier de Bonti-marcM a ete choisi compte tenu de la grande implication de la commune et des populations dans I'elaboration du projet. et de la nature des travaux a entreprendre. Oes tiches projets detaillent les composantes des difterents projets pilotes . Page 1SB Programme d'Amelioration de fEnvironnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry 3. Objectifs et composantes du projet pilote de Bonfi-marche L'objectif principal du projet pilote vise a ameliorer la qualite de la vie et des conditions sanitaires quartier de Bonfi-marche. Les objectifs specifiques sont essentiellement : 1. de mettre en oeuvre un projet d'assainissement et d'environnement integre 2. d'assurer des services d'assainissement fiables par la mise en oeuvre de mecanismes de recouvrement des coOts appropries, de participation communautaire renforcee et Ie recours au secteur plive et aux ONG pour la foumiture de ces services. 3. de developper des competences dans la commune de Matam pour que les operations menees soient durables et qu'elles puissent etre repUquees dans d'autres zones de la commune. Pour garder les objectifs du projet et rentrer dans I'enveloppe des fonds actuellement disponible, les composantes du projet devront se limiter dans un premier temps a : 1. I'amelioration de I'evacuation des eaux pluviales et des eaux usees et de la circulation par la construction de deux voies d'acces principales et des travaux de drainage correspondants. 2. I'amelioration de la collecte des dechets solides et de leur transport en faisant appel au secteur prive 3. la promotion et la rehabilitation des latrines ameliorees et des puisards par la formation des artisans et la concession des toilettes du marche a un prive 4. Ie renforcement des competences des services techniques de la commune de Matam et des acteurs de I'assainissement en general, ce qui inclura la mobilisation de la population et I I'education sanitaire. 4. Cout estimatif du projet pilote de Bonfi-marche I Dans une premiere phase Ie coOt des operations est estime a environ 750.000 US$ dont 20% seront pris en charge par la communaute beneficiaire. I 5. Plan d'action des projets pilotes Le plan d'action propose est indicatif en atlente des options qui seront retenues. Les principales I etapes qu'iI devraient inclure sont presentees au tableau 35 La methode utilisee pour preparer un plan d'action avec les populations concemees est presentee au tableau 36 (Ies realisations techniques n'y sont pas detaillees). I 6. Structures de coordination et d'appui Dans une phase intermediaire, I'equipe pluridisciplinaire et interministenelle, formee des cadres ayant I prepare la strategie d'assainissement de Conakry et la phase experimentale des projets pilotes (Ia CAT) sera responsable de la mise en oeuvre des projets pilotes sur la ville de Conakry (cellule UCPA). Elle travaillera en etroite collaboration avec une equipe formes de cadres communaux qui I seront formes pendant la premiere phase pour etre a meme de prendre en charge I'execution de projets pilotes futurs dans la commune. Dans celie phase initiale, les projets pilotes seront finances par des fonds du PADSE. I Dans une phase ulteneure, une partie des membres de ceUe Cellule UCPA pourrait etre integree it I'etablissement municipal d'assainissement qui serait chargee de la maitrise d'ouvrage deleguee des projets pilotes dans les autres communes n'ayant pas encore d'expenence en matiere de projets I pilotes, ou dans celles ayant deja une expenence mais souhaitant deleguer contractuellement cet aspect a une institution specialisee. I Au niveau communal, la coordination et Ie suivi serait assuree par Ie Comite Communal de suivi des projets pilotes. Dans la communaute, Ie projet pilote s'organisera autour des comite de quartiers cree a cet effet ou s'appuyant sur des structures existantes (Comite d'environnement). I Programme d'amelioration de I'Environnement Urbain et de I'Assainissement de Conakry pa{JfJ 159 Tableau 48 Plan d'actions des Projets pilotes ACTIVITES RESULTATS ATTENDUS CHONOGR. 1ere annee 1 - 1- MISE EN PLACE DE STRUCTURES DE COORDINA T/ON • au niveau central; Comite de suivi Concertation departements ministeriels, de la strategie d'Assainissement bailleurs de fonds, ONG (environnement, ., assainissement, sante, education, developpement communautaire);
harmonisation des differents projets • au niveau communal: Co mite Coordination des projets de la Commune; communal de suM renforcement des capacites a prendre en ., charge des projets d'assainissement integre 2- SELECTION DES QUARTIERS • Etude de faisabilite technique et Selection con forme aux criteres techniques et sociaIe sociologiques; ., • Reunions de concertation au Disposition des quartiers a s'engager; niveau central et communal Choix accepte aux niveau central et communal 3- PREPARA TION DU PLAN D'ACTIONS 3.1. Im~lication des guartiers Dialogue populations/projet a travers Objectifs compris et partages; les equipes de promoteurs-animateurs Comprehension des contraintes d'un assainissement integre; Identification des personnes Hierarchisation des actions: ., ressources et groupes fonctionnels; Engagement des populations defini; Organisation des populations, Etablissement en commun d'un plan formation des Comites de quartiers et d'actions harmonise. Mise en oeuvre des de Comites d'usagers operation nels actions prises en charge entierement par la population (voir tab. 2) 3.2. Etudes technigues Verification technique des Repondre au souci de performance technique propositions; queUe que soil I'envergure des operations a realiser (macro ou micro) Selection des bureaux d'etudes ; Mise au point des avant-projets des travaux Prise en compte de I'aspect participatif (au ., retenus; niveau de I'execution ou de I'entretien des ouvrages) dans les options techniques et Mise au point des marches dans les options techniques et dans les "realisations"; travaux realises par les entreprises Etablissement d'un planning harmonise "volet technique"rvolet animation" Page 160 Programme d'Amftlioration de l'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry 4- EXECUTION DU PLAN D'ACTIONS Implication de la population dans J'execution Execution des travaux du res sort des entreprises: Poursuite de I'animation et et Ie suivi des travaux (amenagements a I'interieur des parcelles necessaires au du suivi des actions de la phase de fonctionnement des ouvrages ... ) . preparation; Actions induites par les travaux d'amenagement Harmonisation volet technique, volet animation.Auto-promotion des actions 5. ACTIVITES D'ACCOMPAGNEMENT 5.1 Formation Promoteurs-animateurs I Artisans et equipes de pre-collecte et de vidangeurs manuels Comites de quartier Agents des Services Techniques Voir annexes modules de sensibilisation et de formation . . I Agents de Sante Cadres de l'Administration I 5.2. Production de SU(!(!orts pedagogjgues Elaboration sur place ou adaptation des matenels existants pour la Supports adaptes aux conditions locales renforcement des capacites locales: a . I produire du materiel didactique. promotion de technologies ameliorees, la formation et la sensibilisation? I 5.3: UtilisS!!ion des supports (!edagogigues Campagne de sensibilisation a Complement necessaire aux actions soutenues des promoteurs dans les quartiers . · I I'environnement; Campagnes pilotes pour I'extension des actions dans les publicitaires pour la promotion de technologies appropriees. autres quartiers. I 5.4. Education pour la sante 5.4.1. Soutien aux programmes existants et ~ leur extension dans les Collaboration et soutien reciproque entre Ie projet d'assainissement integre et les autres I ecoles prima ires et secondaires: programmes de sante et d'education. . "Enfant pour I'enfant", "Ecole Propre, Ecole Verte", "Une ecole, un quartier". · I 5.4.2. Concertation avec les agents des Centres de Sante pour renforcer et appuyer mutuellement les actions . .. I Education-Information-Formation en matiere des problemes de sante lies I'environnement. a I 6. CONCERTA TlON INTER INSTITUTIONNELLE I Reunions periodiques ou sur Comite operationnel convocation du comite PSA Rencontres mensuel1es ou sur Harmonisation des methodes et mise en .. .. · . I convocation des promoteurs commun des problemes des solutions animateurs travaillant dans differents quartiers pilotes apportees. I Programme d'amelioraoon de I'£nvironnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry page 161
Tableau 49 Actions avec la population des quartiers ETAPES ACTIVITES RESULTATS PREPARATION 1. PReLiM/NAIRES Recrutement de promoteurs ayant une Constitution d'une equipe deja experience confirmee dans Ie formee et pouvant former d'autres. Duree: 1,5semaines developpement communautaire et agents aux techniques dans la formation de formateurs; pa rtici patives; Preparation des promoteurs :: Objectifs de la strategie QOmpris: Etudes des dossiers du PADEULAC Conclusions et ebauche d'unplan d'action provisoire. . 2, PLAN D'ACTION Reunions. d'information aupres du PROV/SOIRE Gouverneur et des Communes Adhesion des elus locaux; (strategie, moyens et methodes Definition de leur participation; d'intervention proposees par Formation d'un Comite Duree: 2,5 semaines Padeulac). Communal de Suivi; Formalisation de "engagement· des Services Communaux Introduction du projet dans les Reactions des Conseils de . quartiers et secteurs; Quartiers a la strategie proposee; . Reconnaissance du quartiers: Clarification de la strategie et Identification des "groupes definition avec Ie quartier d'un fonctionnels" et des "personnes plan d'action provisoire. ressources"; Concertation et definition des Introduction du projet aupres des formes futures de collaboration; partenaires deja actifs dans Ie quartier (Centre de Sante, Ecoles, ONG oeuvrant dans Ie quartier). 3. DEFINITION O'UN PLAN D'ACTION AVEC LES QUARTIERS Reunions generales d'information par Objectifs compris et partages. secteur; Duree: 2 mois Seances d'animation par petits Hierarchisation des priorites; groupes; Definition de la contribution des partenaires; Restitution des conclusions des Plan d'action harmonise, partage reunions par grands groupe; et accepte. Restitution au Co mite Communal de SuM. Page 162 Programme d'Am6lioration de I'Environnement Urbain et de l'Assainissement de Conakry · ·•· . ····..· ··ETAPES ACTlV,JES RESULTATS 4tMISE E~ OEUVRE DU Appui a la formation de comites Conditions reunies pour Ie . .PM.tj O'AQTlON de quar\ier et a. 1;~fg~l1isation dedemarrage des activites et pour la population pou.r tesaCtions la prise en charge progressive qu'ene peulet de\iNltpren:dre en des actions de sensibilisation et charge· avant . lf~fueliagement de suivi par les Comites et les. d'infrastructures(p~fe)(pre- . leaders des groupes fonCtionnels; collecte OM avant~~g9$ EP.): formation . d.es>r~$poil$~bles et sUivide·la fOrtrfat,"pij;I . ApP~i a I·org~,.lisation des Conditions reunies pour Ie aCtiyjtes qUi i'i'c~siteht une financement de projets a$st$t~.rIce ext~i'i~Gre (montage deS. < dossiers dederfiande de financement, TOR bureau d'etudes, reunions d'information sur les resultats) 5. AUTO-EVALUA TlON Duree: 0,25 mois Definition des mesures a prendre Seances d'animation par petits pour corriger les faiblesses. groupes; Reunion restitution par secteur; Restitution aux Comites Conseil de Quartier; et I Reunion Comite Communal de 6. PROGRAMMA TlON Suivi; I DES 6 MOtS A VENIR Meme demarche que la a programmer precedente, suivant I'avancemenldestravaux. I I I I I I I I Republique de Guinee Ministere de l'Amenagement du Territoire Comite de Pilotage du PADEULAC PROJET 0'AMEIJORATION DE L'ENVIRONNEMENT URBAIN ET DE L'ASSAINISSEMENT DE CONAKRY
ANNEXES 1) systemes d'assainissement des eaux domestiques 2) maitrise des eaux pluviales et du ruissellement 3) evacuation et elimination des dechets solides 4) carte
Programme d'alimentation en eau et d'assainissement PNUD-Banque mondiale Groupe regional de I'eau et de I'assainissement - Afrique de l'Ouest PADEULAC ANNEXEl 1. Puisard 2. Schema d'une latrine ventilee type "Mozambique" 3. Latrine a fosse unique 4. Latrine double fosse ventilee - VIP 5. Latrine a chasse manuelle avec puisard toutes eaux 6. Schema general du systeme d'assainissement par fosse septique toutes eaux 7. Fosse septique toute eaux 8. Tranchees filtrantes 9. Evacuation des eaux usees 10. Blocs de 6 latrines scolaires a simple fosses ventilees 11. Vidange par pompe manuelle 12. Systeme de vidange motorise 13. Station de depotage/transfert 14. Reseau d'assainissement simplifie 15. Bassin de lagunage des eaux usees I I I I I I dalle de couverture terre Diamelre de 1a rosse . 0 40 m de revanche '.20~ '2m Prorondeur de la rosse y co~sur s~lsstabies .. urn avec mu.... 1m Distance mInim . source d'eau Distance minimum d une 10m I Programme d'alimentation en eau el d'assainissement PNUD-Banque mondiate I Groupe regional de I'eau et de I'assainissement - Afrique de 1'00est I I I grillage tuyau de ventilation,en tlarlCO'----:I-If-r-.r " . -- .,' dalle oolon non arme diame!re 1.50 m ~~-~ - .... I '. - - --
Crit~es de dimensionnement Taux d'accumulation des boues Frequence de reimplantalion 30 hIres! personne i an 4ans ..... '. '.,' ...• ; . ,~-;: ' .. .. Dlmenslonnement de I'ouvrage .. , ".:::/.: ., .:".:;'::: ~'.;. ::',,:
. ' . Nombre d'usagers 15 8 Diamelre de la fosse - l,2Om l,20m Profondeur de fa fosse y compflS 0.40 mde re'/anche 2m 2m
Dislance minimum a1lec murs sur sols stables Distance minimum d'une source d'eau 1m 10m 1m 10m I I Programme d'alimentation en eau et d'assainissement I PNUO-Banque mondiale Groupe regional de "eau et de "assainissement - Afrique de "Ouest I I I I I ., / . -- - - - -- ", , I I \1• I "- I .. " 'I , " I \ , I \ , I I I I , I " .. -- - -
Diametre de Ia fosse l,20m ',20m Profondeur de la fosse y compris 0,40 m de revanche 3,SOm 2m Distance minimum avec murs sur sols stables 1m tm Distance minimum d'une source d'eau 10m 10m I Programme d'aJimentation en eau at d'assainissement I PNUD·Banque mondiale G(oupe regional de "eau et de I'assainissement • Afrique de l'Ouest I I ruyau de vemila(ion I I grillage I I - I - - - - - - --
Longueur de fa Largeur de fa fosse l,50m 1,16 m 1,50 m 1,16 m Profondeur de fa fosse y compris 0.40 mde revanche 1,50 m 1m
Distance minimum avec murs sur sols stables Distance minimum d'tr.e source d'eau 1m 10m 1m 10m I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I Programme d'alimentation en eau at d'assainissement I PNUQ-8anqua mondiale Groupe regional de I'eau et de I'assainissement - Afrique de l'Ouest I I regard de repartition espacement s4perieur la profond~ur a \
CnteresdedimenslonnelTlent. Duree de vie Taux d'accumulation des boues Temps de remplissage
Volume d'eau pour fa chasse DimensiOQnementde rouvrage·· Nombre d'usagers 15
Diamelre de la fosse Profondeur de la fosse y compris 0,40 mde revanche Longueur du luyau d'amenee 1,20 m 2m 100 m 100m Diametre du tuyau 75-100 mm pose aune penle de 1sur 30 1 sur 30
Distance maximale entre la cuvette et la fosse Distance minimale entre la 'osse et desd murs sur sols stables 25m 1m 25m 1m Distance minimale d'une source d'eau 10m 10 m
Dimensions minimales du regard de repartition entre les fosses 300 mmx300 mm 300 mmx300 mm I Programme d'alimentation en eau at d'assainissement PNUD-Banque mondiale
Groupe regional de I'eau et de I'assainissement - Afrique de l'Ouest
tranchees filtrantes
• t
fosse septique toutes eaux
puisard 9'infiltration
.(0 I
I I fosse septique toutes eaux
I I I I I I I I I I I I I I I I I I I Programme d'alimentation en eau et d'assainissement PNUD-Banque mondiale Groupe regional de I'eau at de J'assainissement - Afrique de "Ouest
epaisseur :: 6 mm
VI = V1 + V2
V2 =1/3 VI V1 :: 213 VI
iGr:iter~ge<~itnension:l1ement ·<·{·i .... >.< ... <"::.. . ..... .l':):·: '7•. .. ~". Duree de vie 15 ans
Taux d'accumulation des boues Temps entre deux vidanges 40 lilres 1an 1personne 5ans 100 litres 1personne 1pur Volume d'eau usees .:.. ...<.:....... ':<". <;::-;..{ :... ........ /.: ... ::.:.:-:::.-:;. .
-' '~ Dimenslonnement dej'.ouvrage ... .. Nombre d'usagers 15 8 Longueurdelafosse 4m 2m Largeur de la fosse 1m 1m
Profondeur de la fosse y compris 0,40 mde revc.:lche Longueur du luyau d'amenee Longueur du luyau d'evacuc.lion 1,50 m 300mm 600mm 1,50 m 300mm 600mm Hauleur des encoches au dessus du fond de la fosse 600mm 600mm
Largeur des encoches Hauteur des encoches 225mm 100mm 225mm 100mm I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I Programme cfalimentation en eau et d'assainissemant PNUD-Banque mondiale I Groupe regional de I'eau' et de rassainissement - Afrique de rOuest I I I tuyau rigide 0 100 mm E <D. 1Jfj~L- gravier 20/40 C> coupe d'une trancMe d'epandage 100mm 1 1 I I .~ 6.,!!lm (['L\LU Canalisalioll de repartition ers Longueur de la trancMe Largeur de la trancMe O.60m O.50m 3
Nombre de tranchees Longueur total de trancMe Distance minimum d'une source d'eau 15 m 10m 8m 10m I I I I I I I I I I I I I I I I I I I Programme d'alimenlalion a PNUD.Banque mondiala n eau al d'assainissement Groupa regional " de "aau et d e j'assamlSS . . . ament . Afnque da rOuest
~ac avaisselle
Dimensionnement de '0 ..•.. Nom~re d'usagers' wrage ......'.• 15
Dlametre du puisard Profondeur du puisard com . Longueur du bac y pns 0,40 m de revanche 1,30m 3m 1m 2m 1m 1m
largeur du bac 1m 1m I I I I I I I I I I I I I I I I Programme d'alimentation en eau et d'assainissement PNUO-Banque mondiale Groupe regional de I'eau et de j'assainissement - Afrique de l'Ouest
Nombre d'eleves par cabine
Oimensionnement de Nombre d'usagers Longueur de la fosse ( 1 cabinej 1m
Largeur de la losse ( 1 cabine) Profondeur de la !osse y compris 0,40 mde revanche 1,50 m I I I I I I I I I I I I I I I I I I I I Programme d'alimentation en eau et d'assainissement I PNUD-Banque mondiale Groupe regional de I'eau et de I'assainissement - Afrique de l'Ouest I I I I I .• : _. -0. ~ .' • - • ~ .- • • ' 0° ....... . "'.: ..... •" I. ':.' '.' pompe a vide 400 3 . <1 I I I I I I I I I I I I I I I I .- Programme d'alimentation en eau et d'assainissement PNUO-Banque mondiale Groupe regional de I'eau et de rassainissement - Afrique de l'Ouest r'-~.··-,7--·::-··~-"·--~W---:-"'--'-'-'---- : . , ,.' .:, S~J@1T~ .----..-------- -.--.--- ©E WJ])~~I .-~-~- C~©~JzQf~l®E ... , -.-.-- ,...........- '.. -.-.- ... '.: --:~ .... _ l-... ..." .... ,.,..~ .....r_--....-.._ _ _ _ _ _ _ _ _ _•_ _ ..... _ _ _ " .. _ _ _ _ _ """--~_,_.___ .,___ _ _ _ _ ~.~.......-~_, ~ AA""~_ ... _~ ..____..;;._ .. .:.__~
2a5 60 2 (prise directe moteur) 30 30 9 a 15 30 9 30 15 I I I I I I I I I I I I I I I I I I I w a '" '" o C :J ~ '" o -.J z S a: " > > z " j a. '" S {l 8. c 2 .g w 1 w § g"5 '" '" '" " ~ : 0 OJ OJ :5 ~ Iii .., ... ~ u . '0 ., u 1 '" c '" " >< c c " a :.. :J o W 00 ., -.J .~ '" .2 .2 :J '" o o 0 " W ., c cq iii c7i '" w a: ., E '" '" .~ \ \, I .:->. \ : I I I I I I I I I I I I I I I I I PA[)EULAC Cartes CONAKRY ••••••••••••• Schema du reseau d'assainissement (1° phase)
I Programmo d'alimontallon on oau at d'3SS3,n,sscmcnt PNUD-8anquo mondialc . , I Groupe rogional do I'aau at da I'assainissomont - Afrlquo de IOuost -r1h ~agunage i ~-J -=-=--~--9-- ---,I ---- -:::.~ (~ 0" 7 ~~r I (oj I I ' ' I ,., ',. (:) janvier' avril I I I ~~= I ?Y I /.~4J dechcts da ngercu~.: juillet I octobr~ -- - fevrier - - _L I rM- -J- - _.L'i- I I 0+G) I I mai aout novembre :8+0 I I - - - mars - - , - - - - - - I ramp e--- • juin I I V'~ I I - septembre decembre --- - - - - - - - J_ '" 0 0 - - - - ~"t- /", . 0" _ - - - - I I I I 0+8 I I ®t® I depot I I I I terre vegetale ~ 250 , I 250 II I I I I I, I I A~ 1 I -, I I I '-- I / L cloture (haie epineux) II DETAIL SECTION COURANTE SUR DIGUE DU PREMIER CASlER rideau d'arbres ~----------~~~~~~~~~~~r7~--- - - - 4" trimeSlre 3° trimes tre ........~~-+--+-~H~.., - - - -- - - - - _. r trlmrstre C -------"9':':0":'.0_ _ _ _--t _ _ _::-.:. f ••• ---j 4=.50 6.°,':'°_ _ _.1.-_---2 ----1 drai. .. cmcnt D Ban que Programme d'allmentatlo decau mondiale n ten f'assainissement . ue de rOues t ct d'aSS31niSS Afnq ~~~'"_.~--"I-.,-.'7't~-~':"~::'!l __•. ... ~-~~~~n~~~~~'~ ~--"':".'~ -. .. ~ "' ..... c OJ E u ~ u OJ OJ V) - </) 0 ; u .., .., .... v u .., >< V) :::l V) w ..E .., .) C E U U :::l u -:J :J W OJ U c: I 11\1 Programmo d'alimontation on oau ot d'assainissomcnt PNUD·Banque mondlalo Groupe regional de I'eau el do "assajnissomenl . Afrique de l'Ouost ~~~ I I
I I Programme d'alimentation en eau e! d'assainissemen! PNUO-Banque mondiale Groupe regional de I'eau et de I'assainissement - Afrique de l'Ouest I I I ;;:~':': .. ~ ... -"- ,'" "'. ',;.',; . .~ .. ': ':':;:.::::;,:' Capacite (m3) 7 a14 Nombre d'agents necessaire Cadence de collecle (kg OM! mn) Vitesse (kmlh) 1+1 30 a4D Distance maximum conseilier (km) 0( 12 I Programme d'ailmentatlon en eau et d'assainisscmen! I PNUD-Banquc mondialc Groupe regional de I'eau e! de rassainissement - Afrique de rOues! ~ <J U) Cf) <:.> ...c '" c :: ;-:: v, v u V <:.> c c v .D <) C :;:; 0 E 2' 0 <C u E 2 c.. ' :;:; c 3 0 u ~ \ . , . . Caracteristique .. Volume 100 a 150 m3 Hauteur 1,5 a2 m Surface de la plateforme 1 000 a2 000 m2 Largeur 2m Fn?quence d'enlevemenl 3 a4 jours Zone desservie 100 a200 ha Population desservie 20 000 hab . _.. I I Programme d'alimenWllon en eau el d'assainissement I PNUQ-Banque mondiaie Groupe regional de reau et de I'assainissement - Afrique de rOuest I I tole 30IlO° I poids a vide I 000 kg
l~~OCg:~.rl~lqil~~ ~€i.CQl}l~~ij~ ~PJ(i~etO:I1Jt~.:a_~tje!~ Volume 7m3 10m3 Hauteur 0,7 m 1,2 m -
Longueur Largeur Frequence d'enlevement 4m 2,30m 2 a3 jours 4m 2m 3 a 4 jours Population desservie 2000 hab. 2000 hab. Programme d'alimentation en eau et d'assainissement PNUD-Banque mondiale Groupe regional de J'eau ef de I'assainissement Afrique de rOuest 11'
.C~rnC.t~~ Capacite (m3) Sa8 Nombre d'agenls necessaire 3
Cadence de collecle par poubelle (kg OM! mn) a Cadence de collecte par chargement la fourche (kg OM! mn) Vitesse (kmJh) 30 a 40 a 15 20 a 30 40 Distance maximum conseiller (km) < 12 I I I I I I I I I Programme d'alimentalion en cau cl d'assainisscmcn! PNUD-Banque mondialc Groupe regional de I'eau el de I'assainissemenl - Afrique de rOues!
tCcfraCt i"istiOe .' 4,5 a7 3
15 a20 30 30 <5 I Programme d'affrnenta!lon en eau e! d'assainfssernenl I PNUD·8anque mondiale Groupe regional de f'eau el de rassainfssemenl . Afrique de rOuest I I I 0,6 Nombre d'agents necessaire Ul 2 1 a2 Cadence de coliecte (kg OMI mn) 20 a 30 20a30 Vitesse (km/h) a 1,5 2 a 1,5 2 Distance maximum conseiller <0,7 < 1,5 I I II Pmg<amme d',I,meot«"oo co e," el d'm,lol"emeol PNUD-Banquc mondialc Groupe regional de I'eau at de I'assainissement - Afrique de l'Ouesl I ~=-- ---- - PADEULAC ANNEXE 3
.• • • .• · (.. . . . Hi(t•• • .• .•·.•·•.· .• • • · • . H)...............Evac(iatioI{etElunil1.ijtion•• des:·d~chets ·.sQlide§ • • • • • • •.•.• • • • • • • • • • • • • >..... . . . . .. Systemes de collecte, de transport et d'elimination des ordures menageres 1. Precollecte par apport volontaire 2. Precollecte it traction humaine 3. Collecte par tracteur 4. Collecte par benne 5. Collecte par camion porte-conteneurs 6. Espace de regroupement simple 7. Espace de regroupement amenage 8. Schema d'un centre de transfert 9. Decharge contr61ee (Centre d'enfouissement technique) 10. Decharge contr61ee (plan d'exploitation) I Programmo d'alirncntatlon on oau ct d'assainissemont PNUD-8anquo mondialo I Groupo rogional do reau at de rassainissemen! - AfnGuo do rOUOS! I I 000 I .' '. , ' - - - Lot Lot I" Lot Lot Lot RUE Lot Lot Lot Lot I I -, RUE ,. I, caniveau Dimensionnement de I'ouvrage Volume 400 m3 Surface 400 m2 Profondeur Surface de I'ilot 1m 2,5 ha I Programme d'aJimontation en eau at d'assainissament PNUO-8anque mondiaJe I Groupe ril9ionaJ da I'eau at da I'assairussament - Afrique de l'OueS1 I I I I pave en granit ou auto-bloquant I[j pavage ...... co beton dose <!) 0 I[j a '250 kg ..... C'l II t' X C')
8m
Largeur du trottoir Largeur de 12 chaussee 1m 6m Programmo d'alimonlahon on oau ot d'assainissomo~l PNUQ·Banquo mondialo Groupo raglonal do J'aau at do i'assainissement . Afrique do l'Ouest
scarifier Ie sol avant engravillonnage
epaisseur du gravillon : 5 em granulometrie : 20/10
I Programmo d'allmontation an oau at d'assainissemant PNUD-Banquo mondiaJo I Groupo regional do l'oau at de I'assainissement - Afrique da ('Quast I I Eaux de pluie 1 ~ vers caniveau VOLl:"I£: DE PLUJE PREClJ'lTEF SUR IJ?>.'E PAHCELLE DE 250 .\12 moellons ... II ~Il Frt· lateritiques 20/40 mm ;.1.. . r- -. v 1I r --±:Mi-- /' L--- gravillons 10/5 mm II II v-:: ~ :..--- V ::: -- v-y-- /' /' ........ !-' i-I /' !-' ..- f-" V ... r /' i -:/ V V .. IIf 10 I ~ /"" ,/ v !-' ./ I I I i I II I VI I a to 70 .l() 4\1 \tJ 60 -llJ IS<l Duree de plule {mttl! }O tOOI{(}1101l(}1~OnOI60170tr')O Type d'habitat Suriace toiture VolurTl€ pluie toiture Volume tranchee Haul standing Bon standing 280 m2 120 m2 10 m3 4m3 25 m3 10 m3 Moyen slanding 50 m2 2 m3 5m3 I I~I~ Programmo d'alimontatioo 00 oau ot d'a,;~ajn'3s.emont PNUO·Banquo mondiaJo I ~~ Group(J regional do I'aau at do l'assainiSS<Jment . Afrique do !'Ouest ~~~~~~ I I I I perle de 50 0,2 40 0,1 30
20 10
longueur (111) 0 50 100 zoo 300 400
Pede de stockage en fonction de la longueur des biefs independants et de la pente de la fosse
--- -----~---~--------~------ I I I I I
1. Caniveau cloisonne a debit contrale 2. Tranchee d'infiltration a la parcelle 3. Engravillionnage des cours 4. Schema d'une chaussee drainante payee 5. Bassin de regulation et d'infiltration de voisinage
I I I I I PUITS ABSORBANT Cette solution est bien adaptee aux espaces restreints (espaces privatifs et collectifs) et aux sous-sols tres permeables. C'est egalement une solution a dewelopper a plus grande echelle notamment en zone seche ou ('on rencontre frequemment des zones d'induration a quelques metres de profondeur dans Ie sol. D'autres techniques visant a fragmenter Ie sol en profondeur par engins mecaniques voire par explosif meriteraient d'EHre envisagees. conditions : o roches permeables sans roches solubles (gypse) pouvant entrainer des effondrements de terrain (la presente de gypse en Afrique est rare). REVETEMENT PERMEABLE Les revetements permeables et semi-permeables entrent parfaitement dans Ie champ des techniques alternatives en Afrique ou ('infiltration maximale de la moindre surface exposee a la pluie est souhaitable. Le gravier, les paves sont des techniques simples qu'il convient de developper a toutes les echelles de I'amenagement de I'espace. COUVERTURE VEGETALE De meme que les surfaces permeables, les surfaces engazonnees ou densement couvertes de vegetation (Iors des episodes pluvieux) entrent egalement dans Ie champ des techniques alternatives en Afrique. Ainsi il taut developper a toutes les echelles d'intervention dans la ville, les jardins d'agrement mais egalement les zones de maraichage, les rizicultures et cultures taites dans de bonne conditions de conservation des sols. Des dispositits "mixtes" (associant mineral et vegetal) tels que les dalles de beton alveoles garnies de gazon donnent de tres bons resultats pour les parkings meme soumis a une frequentation quotidienne. TOITURE TERRASSE Cette technique relativement sophistiquee merite cependant d'etre developpee. La toiture nue pour les constructions individuelles, peut supporter jardins et parking pour des immeubles. " a ete mis en evidence Ie grand interet a engravillonner les toitures qui ne sont pas rigoureusement horizontales des que la pente est superieure a 0.5% cette disposition permet : o un amortissement important de I'intensite de la pluie o un abattement du ruissellement de 30 a 70% o un stockage non negligeable de I'ordre de 1 mm pour 1 cm de gravier Dune restitution a tres faible debit I Description des solutions alternatives BASSINS DE RETENTION " existe trois sortes de bassins pennanents, sees et absorbants. lis peuvent etre realises en creux ou avec digue. le role des bassins de retenue est d'autant plus important que Ie stockage est diffus. Ceci est encore plus pertinent en Afrique et implique la necessite de les implanter Ie plus en amont possible donc un choix judicieux des echelles d'amenagement. la surface importante qu'il occupent implique necessairement la compatibilite avec d'autres usages, la protection "integrale" de ce type d'equipement etant une gageure et un non-sens. conditions : o les bassins pennanents sont adaptes aux grands espaces, les activites compatibles sont notamment la peche et la promenade sur les rives. leur integration dans les parcs urbains est souhaitable. o les bassins sees sont adaptes a I'echelle du quartier et de I'Hot. lis doivent etre compatibles avec une occupation par des terrains de jeux et de sports, des places ou espaces verts. CANIVEAU A DEBIT CONTROlE le principe consiste a limiter les caniveaux et les canaux d'assainissement en sections par des cloisonnements transversaux munis d'orifices calibres en partie basse pour les taibles debits et de deversoirs en partie haute. Ces dispositifs peuvent etre amenages sur des reseaux existants a pente faible. Ce procede s'applique parfaitement a la conception de tout reseau nouveau quelque soit la pente du terrain naturel, il suffit de concevoir Ie profil en long sous tonne de paliers successifs. FOSSE ABSORBANT " s'agit essentiellement des tosses engazonnes ou plus exactement des cunettes engazonnees a profil transversal tres evase pour pennettre la tonte et I'entretien aise en periode d'etiage. De plus tous les procedes pennettant de rendre les fosses ou les caniveaux d'eau pluviale plus absorbant doivent en regie generale etre developpes. Ainsi la construction des caniveaux en moellons plutot qu'en beton est preferable et moins onereux. D'autre part cette disposition est benefique pour I'hygiene car elle supprime les stagnations dues aux eventuelles contre pentes et aux obstructions partielles. conditions : o pente longitudinale > ou - 0,5% (sinon plus d'evacuation) TRANCHEE DRAINANTE C'est une solution tres valable au niveau des parcelles privatives. Elle necessite une permeabilite minimale des sols en profondeur. le massif drainant do it avoir une epaisseur suffisante pour eviter Ie compactage du au pietinement en surface et iI devra avoir une superficie maximale de contact avec Ie sol nature!. conditions: o niveau de la nappe < fond de I'ouvrage o penneabilite du sol (au fond de I'ouvrage) > 3.6 cmljour = 1.5 mm/h I Programme d'alimentation en eau et d'assainissement I PNUD-Banque mondiale Groupe regional de I'eau et de I'assainissement - Afrique de 1'00est \"'~- ~fL ~alus ' interne en perre ma90nne OU betonne ~- ......dC. bassin 2.e~obie -"
-
Oimem;iorm:el1.1entge.rouvrage:' Profondeur bassin mixte 1,30 m Profondeur fosse anaerobie 2m
Profondeur bassin aerobie Surface bassin mixte Surface bassin aerobie 1,20 m 0,5 m2/ hab. 1 m2/hab. -------------------- ,,,,,,,,,,,,,,,<,1. ~ - (,')-0-0 o z a c: CIO "0 0'" t'tI • OJ ... OJ 3 t'tI. OJ 3 19.,B t1) Qc 0, ~t'tIOJ 3 ~ 0. 0 3 ~5.3 m eni c: CD C!'. t'tI g c;, t'tI C ::l _ t'tI OJ" ~ ~ ;a ~: 0, til OJ 3 t'tI ~ _. ~"r1. - t1) ::l » ::l -. ~ t1) 3 3: ~ ~1t ~~ IJ ~ en A 0. t'tI d c: If t'tI ~ rue payee LEGENDE reseau tertiaire eaux menageres branchement D regard ~ zone couverte vers egout I Programme d'alimentation en eau et d'assainissement PNUO-BanQue mondiale Groupe regional de reau et de I'assainissement - Afrique de l'Ouest
.. . -'. ' ...
<3 400 40000