DIFFUSION RESTREINTE THI IEPRTHAS NOT B.EN 'rz T THE F £11 Rapport No. AF-21a jEXECUTIVE DIRECTORS X - D TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a été prépare' 'a titre de document interne. Ni la Banque ni les organismes qui lui sont affiliés n'acceptent aucune responsabilité quant à son exactitude ou son caractère exhaustif. En aucun cas ce rapport ne saurait être publié ou cité comme représentant leurs vues. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT TUNISIE ANALYSE IES REALISATIONS ECONOMIQUES ET DES PERSPECTIVES OFFERTES DANS LE CADRE DU PLAN 21 AVRIL 1964 Départrnent des Operations Afrique EQUIVALENCE DES MONNAIES 1 dinar tunisien = $2, 38 1 dollar U. S. = 0, 42 dinar tunisien RAPPORT No. AF-21a A D D E N D A Il convient de noter que les données exprimées dans le présent rapport au "taux courant" se rapportent aux taux en vigueur avant le 21 avril 1964. La monnaie tunisienne a été d.'valuée le 28 septembre 196h. TABLE DES MATIERES Pages STATISTIQUES DE BASE DIAGRAMES: Evolution de la production agricole et industriel Produit intérieur brut et investissements bruts CARTES: Topographie et précipitation Les grands projets des perspectives décernales, 1962-71 Système de transport et ressources naturelles ANALYSE DES REALISATIONS ECONOMIQUE ET DES PERSPECTIVES OFFERTES DANS LE CADRE DU PLAN . . . . . . . . . . . . . . 1 EXAREN DE LA SITUATIO EN 1963 . . . . . . . . . . . . . . . 2 Production . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 investissements . . . . . . . . . .. ... ....... . 3 11onnaie et prix . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 Epargne et investissements . . . . . . . ......... 6 Aide extérieure . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Balance des paiements . . . . .. . . . . . . . . . . . 1 PERSPECTIVES FOUR 1964 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . il Production et revenu . ........ . . . . . . . . .1 Le budget, les investissements et l'épargne . . . . . . . 12 Aide extérieure et balance des paiements . . . . . . . . . 13 LE DEUXIME PLA11, 1964-1968 . . . . . . . . . . . . . . . . 15 CONCLUSIONS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 TABlEAUX (1 à 8) TUNISIE STATISTIQUES DE BASE Superficie: 125.000 km2 Terres arables: 9 millions d'hectares Population: Population totale: 4.300.000 (en 1962) Taux d'accroissement: 2,1% (1955-1961) Pcpulation non africaine: 75.000 Densité de la population totale: 89 au ki'~ Statut politique: République indépendants depuis 1956 Adhésions: EIRD - 1958 IDA - 1960 SFI - 1962 PIB total en 1963: 350 millions de dinat-s $8h0 nillions de dollars (contrevaleur en dollars au taux de change courant) l/ Taux d'accroissement du PIB - 1950-1960 4,3e - 1960-1963 6,35 Pourcentage du PIB en 1963: Industries extractives et industries manuf acturières 13 Agriculture 28 Investissements bruts 28 Epargne 16 Exportations 15 Déficit en compte courant de la balance des paiements 12 Recettes ordinaires totales du Gouvernement 20 Masse monétaire totale (y compris les dép6ts à vue) 38 PIB per capita en 1963: 195 dollars au taux de change actuel Statistiques de Base (suite) Finances publiques: Prévisions budgétaires 1963 Recettes ordinaires 70 rrdllions de dinars Dépenses ordinaires 58 " Excédent courant 12 " " " Total des dépenses au titre du budget d'équipement 50 Total des dépenses d'équipement public lf 64 " " Dépenses au titre des investisseinents étrangers 36 " " Total de la dette extérieure (au 1er janvier 1964): $180 millions (contrevaleur en $ U.S.) TOtal du service annuel de la dette:$ Il " " " Iburcentage du service de la dette par rapport aux exportations totales: 9% Balance des paiements en 1963 Exportations totales f.o.b. $126 millions Importations totales c.a.f. $222 illions InvLsibles nets (contrevaleur en $ U.S.) - 8 millions Solde du compte courant net - 104 millions Taux dlaccroissement de la valeur des exportations: 1950-1960 0, % 1960-1963 1, 7% Aide extérieure (contrevaleur en $ U.S.): Aide totale, 1946-1960 (aux taux de change courant): Pr6ts $66 millions Donations et emprunts amortis $630 millions Personnel d'assistance technique Pays d'origine: France Nombre: Administration publique 17 Enseignement 2.290 Production et infrastructure 172 Total y compris divers 2~750i l/ Y compris les investissements effectués dircz:tement par le Gouvernement les fonds publics octroyés aux entreprises pabliques et privées, et l'autofinancement des entreprises publiques. Statistiques de Base (suite) Réserves de devises étrangères (décembre 1963): $72 millions (brutes) $144 millions (après déduc- tion des engage- ments courants) Quote-part FMI (mai 1964): $22,5 millions (ancien tirage) Aide octroyée par les organismes affiliés de la Banque Iondiale Objectif Date Montant Crédit IDA Construction 1962 $5 millions scolaire Investissement SFI Engrais NPK 1963 $3,5 millions TUNISIE: PRODUIT INTERIEUR BRUT ET INVESTISSEMENTS BRUTS (MILLIONS DE DINARS) 600 600 500 e,pec *s 500 PREVISIONS 400 -400 ESTIMATION1 0 Perspectives 300 RODUITBR0T 300 INTERIEUR BRUT30 200 200 Perspectives O Plon 100 - 100 80 80 60 60 50 -50 INVESTISSEMENTS BRUTS 40 40 30 30 20 20 ECHELLE LOGARITHMIQUE 10 10 1950 1955 1960 1965 '70 '71 BIRD-Service des Etudes Economiques (3R) 2155 TUNISIE: EVOLUTION DE LA PRODUCTION AGRICOLE ET DE LA PRODUCTION INDUSTRIELLE (VALEUR AJOUTEE) (MILLIONS DE DINARS) 500 T 500 400 -400 300 300 200 - -- 200 Perspectives PREViSIONS I 00 PRODUCTION AGRICOLE ESTIMATION 80 80 80 Perspectives 8 60 -y60 50 50 O Plan 40 - 40 30 --30 20 -_20 ýýýF,PRODUCTION INDUSTRIELLE (VALEUR AJOUTEE) ECHELLE LOGARITHMIQUE 10 - - - ---_ l i -- - _ 10 1950 1955 1960 1965 '70 '71 REMARQUE: Les perspectives ne contiennent pas de projections pour 1964. BIRD -Service des Etudes Economiques (3R) 2156 BIZ CO M TUNS5 Nabeul 400mm. e Ket & È SOUSSE KAIROUAN 402mm. C s x GAFSA /OO ~TozeurGos O m mm. -0 MM OTT DJERID Kebil Médenine Ben Gordaneo TUNISIA -7 TOPOGRAPHY AND RAINFALL (Topographie et Precipitation) A ttudes in Feet Affiudes en M'etres less thon 1000 mo,ns de 300 1000-2000 300-600 * 2000-3000 600-900 over 3000 plus de 900 0e e 20 40 60 80 JOOMfes A,nnuolracinfaifl Pluie onnuelle K n mi lmeters en millimetres Ory likes - Cha ts FE3RUARY 1963 IBRD-1106 BIZ 600fnm. TUN|S, Nabeul 4000m. e Kef SOUSSE KAIROUAN ' 4009mm.? S x AFSA 20 rnm. /00 TozeurG mm. AIS20 OTT DJERID - Kebil Ben Gardone TUNISIA TOPOGRAPHY AND RAINFALL (Topographie et Precipitation) r A!titudes in Feet Altitudes en Metres less thon 1000 moins de 300 1000-2000 300-600 2000-3000 600-900 over 3000 plus de 900 0 20 40 60 80 oomfles Annual rainfailt m mm Pluie onnuelle 2o s o lo e fn mil,lmeters en millim'etres Dry Jakes -7 Chatts FE1RUARf 1963 IBRD-1106 Steel Mil BdZERTE Metal ty Petro eum Refinery Talbarkao . Medjerda Office Minr Refinerya . Soukr.la el Arba /......... Le Kef Enfida Office SOUSSE KAIROUAN Msa Textile Idustry í Mahdio Souassis Office Cellulose Industry ......... sserine Exittin tronsissionIMneingqnof ePhosphateso 'ouTozeuriseCGABEeS/d/,/',n,/a Thermo' pninqs StotoM deerinee of,Potashé ....C......3 .. ..... Agricultural. Cender Offce Agricolese Induiria Cen er Centreste CndustrInuets Power ElcDricio Ex tigtrnmisinoze Lg e r de rns isSo Eletrfiatin 96 -61-- e trfiaton19 0-- Perspecave Prunesineg92 Moel 6 MotelsofPoas Mierasprcingve ains minaerae ato ouhws odrisntdmrae i T heg ranmisro sp ings A Loins dehera lsinssriodnrntee -ue/nes a ARCH ech63 Br-ns1923R MAP S 기 M^RCH 196:& IBRO- &Og R IUNISIE, ëNALYSE DES REALISATICNS ECONCHIQULS ET DES PERSPECTIVES OUFIFFERTTES DAIIS LE CADRE DU PLAN 1. La Tunisie stengage dans la derniére znnée de son PYn Trionnal 1962-1964. Le Plan et le programme de développement des perspectives décennales de même que les principales rialisations de la premiére année du Plan (1262) ont fait ltobjet d'une étude détaillée dans le rapport préparé par la Banque Mondiale (Rapport DIRD Ne. AF-3a an date du 11 avril 1963). kventd'examingr en détail les anniss 1963 et 29V, la situation actuelle appelle plusieurs obsercrations ginérales: a) Le Plan a continué de soreir A programme dlaction. Les inves- tissemants indiqués dans le Plan ont fait 14bjet Cune exécution systématique. Les prïncipaux retards enregistrés dans les inves- tissements ont été dans le domaine de l'agriculture, l'ensemble du secteur agricole subissant une transformation fondamantale. Toutefois, une température plus clémente qu'à l'ordinaire a permis d'oWanir une production agricole cupérieura aux prévisions. Les investissements totaux en 1963 sa sont maintenns au niveau élevé qutils avaient attaint W962, soit 25 à 30,0 du PID. b) Le Gouvernemnnt a continué d'accorder la priorité à ses efforts visant à tenir le publie au courant de l'évolution du Plan. C'est ainsi qutune proportion croissante de la population tunisienne est amenée à débattre les aspects du Plan at les ccnséquences qu'il comporte, par le truchement du Gouvernement, des autorités locales, du parti au pouvoir, dos syndicats, des groupements professionnels, etc. c) Au cours des deux premières années du Plan la capacité productive de la Tunisie s'est accrue sensiblement, permettant ainsi de jaier les assises de la modification des structures internes qutexige le développement à long terme du pays. Greco à une bonne récolte le PIB a augmenté d'environ 25% par rapport à l'année de base 1961., ou 20% par ral)port à l'année de bonne récolte que fut également 1960. Ces r3sultats sont supérieurs aux prévisions des Perspec- tives Décennales, el à pou près confor.aes aux objectifs à dessein trop ambitieux proposés par le Plan Triennal. d) Alors que le niveau des investissemzAs en 1962 et 1963 était surtout conditionné par l'impcrtance dos moyens d'exécution (établissementj négociation et exécution des projets, etc.)., les moyens financiers (épargne intérieure et possibilités Outilisation de Vaide extérieure) sont en passe de revéÏtir une importance cruciale. Les problâmes relatifs à la politique financière et monétaire, dont nous avons signalé le danger dans le dernier rapport de la Banque, sont en voie de passer au centre des préoccupations. - 2 - e) Si les perspectives d'obtenir une solution optimale semblent un peu plus favorables que ces temps derniers, l'aspect définitif des relations extérieures de la Tunisie sur le plan économique et financier avec l'Algérie, la France et le Narché Commun reste encore à définir. Examen de la situation en 1963 Production 2. Le produit intérieur brut s 'est accru de 12" en 1962 après une année exceptionnellcment mauvaise pour l'agriculture en 1961. Les esti- mations préliminaires pour 1963 font ressortir un nouvel accroissement de 12%. 3. La fin de 1962 et le printemps 1963 ont bénóficié de conditions météorologiques favorables - principal facteur déterminant pour la plus grande partie de l'agriculture tunisienne. Seule la sécheresse de 1utomne 1963 a empêché d'obtenir des récoltes recorb d'olives et d'agrumes. Le fait remarquable qui a caractérisé l'agriculture c'est que malgré le trans- fert entre les mains tunisiennes de 270,00 hectares de propriétés fran- çaises (y compris la plupart des grands domaines à blé), la production céréalière atteindra cette année salon toute prévision des niveaux compa- rables aux chiffres records enregistrés en 1958. 4. Dans le domaine des industries extractives, après le faible changement dans la production totale enregistré en 1962, on note un accroissement sensible de la production des phosphates ainsi qu'une modeste augmentation de l'extraction du minerai de fer en 1963. L'accrois- sement de la production de minerai de fer a été du en partie à une réduc- tion des droits de sortie. La prospection pétrolière qui se poursuit d'une manière plus active a révélé des indices de l'existence de pétrole qui, bien que très préliminaires,n'en demeurent pas moins encourageants. 5. La production industrielle, bien qu'encore réduite, a progressé de 6% en 1962; cette progression s'est à nouveau manifestée en 1963. La sucrerie de Beja, l'usine de cellulose de Kasserine, la raffinerie de Bizerte et une partie de la nouvelle industrie textile implantée dans la région du Sahel sont entrées en service. Toutefois, l'effet produit par ces nouvelles industries ne se fera pleinement sentir qu'à partir de 1964. 6. L'expansion rapide enregistrée par le secteur du bâtiment au cours de 1962 (près de 30%) a été suivie de progrès plus modestes en 1963 (environ 5%). La construction privée tout comme les travaux publics ont participé à cette expansion. Dans le secteur tertiaire, le tourisme semble en voie d'expansion: au cours des huit premiers mois de 1963, le nombre de nuitées était supérieur de 26% à celui de 1962. La production d'énergie électrique s'est accrue de 7%. Dans le domaine des transports, les tendances de ces dernières années se sont maintenues: gains sensibles - 3 - en ce qui concerne les transports routiers (tant du point de vue du nombre de voyageurs que des marchandises transportées) et faible augmentation du trafic ferroviaire, à l'excaption toutefois du tonnage de phosphates plus é'evé transporté dans le sud de la Tunisie. Les services publics ont également fait montre d'une activité accrue, notanment en matière d'éducation et de vulgarisation agricole. Investissements 7. les divers secteurs ont obtenu des résultats inégaux, tant en 1963 qu'en 1962, en ce qui concerne les objectifs d'investissements prévus par le Plan. Le lent démarrage de i'agric.lure en 1962 a continué à se faire sentir d'un bout à l'autre de 1963. Dans le secteur public à lui seul - responsable de plus da 70% de toutes les dépenses nettes d'inves- tissements dans l'agriculture au cours de 1962-196h - les paieier-"s effectifs au titre des projets ont continué à accuser un retard sur les prévisions. Par ailleurs, alors que les autorisations de dépenses d'équipe- ment ne dépassaient les paiements que de 23% à la fin de 1962, les autori- sations accurulées à la fin de septembre 1963 étaient supérieures de 130j aux paiements effectués de janvier 1962 à septembre 1963. Les progrès réalisés dans le domaine de l'élaboration des projits destinés à l'agricul- ture ont surtout porté sur l'irrigation (construction de barrages et de réseaux de distribution d'eau) et sur le programme de reboisement. Au cours de ces derniers mois, on s'est préoccupé d'accélérer sensiblement le remplacement et l'accroissement du matériel des grosses exploitations agricoles. Les coopératives, connues sous le nom d'unités d'exploitation, sont mises sur pied en vue de s 'attaquer au problème que constitue la recherche d'une meilleure utilisation des terres reprises aux exploitants français; elles s'attachenten m6me temps à amener les petits paysans tunisiens à perfectionner leurs techniques. L'organisation d'une unité d'exploitation varie en fonction des différents types de cultures; toute- fois la méthode retenue dans le nord du pays peut être ainsi décrite: les petites parcelles des paysans tunisiens des alentours sont rassemblées autour d'un noyau de terres ayant appartenues à une exploitation moderna française. Les moyens mis en oeuvre relèvent des techniques modernes d'exploitation et exigent un matériel moderne, des méthodes d'orientation technique et le concours d'une gestion compétente, la main-d'oeuvre étant fournie par les coopérateurs qui tirent leur revenu de leurs salaires et du loyer qu'ils perçoivent pour l'utilisation de leurs terres. Les 15 unités d'exploitation créées en 1962 ont donné de bons résultats, et 85 autres unités ont été mises en place en 1963. 8. Au chapitre de l'industrie, les investissements concordent plus ou moins avec les objectifs, à l'exception du complexe chimique projeté dans le sud. L'industrie métallurgique de Bizerte est, quant à elle, légèrement en retard sur les prévisions, bien que les commandes en ce qui concerne le haut fourneau et l'aciérie aient été placées. Il se peut que l'on enregistre un fléchissement des investissements dans ce secteur en attendant que les dépenses concernant l'aciérie, l'industrie textile et le complexe chimique s'accroissent en 196h-1965. Les investissements au titre de l'habitat ont progressé d'une manière sensible en 1963. En fait, - 4 - le Gouvernement a pris des mesures à la fin de l'été en vue de limiter les nouveaux investissements dans le domaine de la construction de logements privés. 1ais les autorisations de construire accordées jusqu'alors permet- tent d'indiquer que l'habitat continuera à bénéficier de l'apport de capi- taux accrus pendant une bonne partie de 1964. La construction des ir:meubles administratifs de l'Etat est en avance sur les prévisions. Par contre, les dépenses au titre de la construction scolaire sont encore loin d'atteindre les objectifs fixés par le Plan. 9. Les renseignements relatifs aux investissements totaux effective- ment réalisés (A. la fois privés et publics) sont bien plus rares qu'on ce qui concerne la plupart des autres données économiques de la Tunisie l_, de sorte que le tableau récapitulatif figurnt ci-dessous a un caractère plut^t provisoire, bien que les chiffres donnont une idée exacte de l'ordre de grandeur général. 10. Malgré la différence constatée entre les montants "réels" et les chiffres indiqués par le Plan, on doit admettre en réalité que les investisse- ments se sont situés à un niveau rcmarquable. Peu de pays - s'il en est - se trouvant au stade de développement de la Tunisie, ont en effet réussi à diriger des ressources représentant plus de 255 du PIB vers la formation de capital. Investissements bruts, 1960-1964 (en mdllions de dinars) 1960 1961 1962 1963 : 196 1.1ontants réels 53 67 76 95 : 90-100 (prévisions) Plan 95 110 125 1/ Le Secrétariat d'Etat au Plan et aux Fiances a entrepris une enquête approfondie sur la production et les dépenses. Selon les indications préliminaires qui ressortent de cet e.amon, les chiffres du PIB au cours- des années ayant imédiatement précédé le Plan paraissent avoir été sous- estimés, en raison notamment des insuffisances d'évaluation au niveau des autorités locales et de l'administration étrangère. En vue d'éviter toute confusion, les données indiquées dans ce mémorandum sont conformes aux chiffres mentionnés dans le Plan et dans les publications distribuées par le Gouvernement au sujet de la mise en oeuvre du Plan. Les estimations des investissements en termes absolus restent de toute façon inchangées: la principale incidence étant que les investissements ne constitueront peut-être pas un pourcentage aussi élevé du PIB que ne le faisaient ressortir les prévisions. -5 - Monnaie et prix 11. Au cours de 1962, la masse monétaire s'est accrue de 11%, soit un pourcentage légèrement inférieur au produit total. En 1963, la cadence de l'expansion monétaire s'est accélérée donnant lieu à une expansion de 27%. De même qu'en 1962, l'expansion du crédit a été plus importante dans le secteur public (+ 47%), bien que l'accroissenent du crédit au secteur privé (+ 2U<) ait été sensiblement plus fort en 1963 qu'en 1962. 12. En 1962, la majeure partie de la création de monnaie par la Banque Centrale a eu lieu sous forme de prêt direct au Gouvernement et d'avances à l'Etat par l'entremise des Comptes de Chèques Postaux. Au cours du pre- mier semestre de 1963, le Trésor a procédé 'à des prélèvements sur les Comptes de Chèques Postaux; pour le reste de l'année les besoins du Trésor ont été pour la plupart satisfaits par la vente de nouveaux titres à court et à moyen termes (Bons du Trésor), lesquels ont été dans une large mesure acquis par les banques. Cet état de choses s'est traduit par une réduction des réserves libres au sein du système bancaire et par le financement du déficit de caisse enregistré par le Trésor. La vente de ces titres a atteint envi-on 8,8 millions de dinars en 1963. 13. L 'expansion du crédit bancaire au senteur public en 1963, à la suite d'une évolution semblable en 1962, résultait de l'accroissement massif des investissements publics effectués au titre du Plan pendant les années 1962 et 1963, tandis que l'augmentation de l'épargne intérieure d'autres origines a été inférieure aux prévisions, et que les déboursements au titre de l'aide extérieure ont été loin de répondre aux espérances du Plan. La création de crédit a servi en quelque sorte au "pré-financementl partiel de l'aide et peut donc être liquidée dans la mesure où l'utilisation de l'aide extérieure permet un certain refinancement des déboursements antérieurs. Cette opération risque toutefois d'être rigoureusement limitée. Si une économie en expansion rapide offre une certaine marge permettant la créa- tion du crédit sur une base non-inflationniste, le rythme atteint en 1963 était sans aucun doute excessif. 14. Jusqu'à présent, l'évolution monétaire semble avoir produit peu d'effet sur les prix. Les prix de nombreuses denrées alimentaires de première nécessité et les tarifs de l'eau, du gaz et de l'électricité font l'objet d'une règlementation gouvernementale. Cependant on n'a pas enregistré de pénurie qui serait la manifestation d'une pression infla- tionniste. Les salaires ne semblent pas avoir varié, sauf en ce qui con- cerne les salaires versés à certains éléments de la main-d'oeuvre spécialisée. L'indice du coût de la vie établi en 1962, et assez représentatif des habi- tudes de consommation actuelle de la Tunisie, s 'établissait en décembre 1963 à 3% au-dessus de la moyenne atteinte en 1962, l'augmentation portant principalement sur les vêtements et les services. L'indice des prix de gros, basé sur un sondage datant de 1940, a subi une augmentation bien plus marquée (6% en décembre 1963). Toutefois, la plupart des hausses de prix ont leur origine dans les produits importés. - 6 - 15. Si les réserves brutes en devises ont enregistré un faible accroissement au cours de 1963, passant de 68 millions de dollars à 72 millions de dollars, les réserves "utilisables", après déduction des engagerents à court terme, ont par contre fléchi d'environ 8 millions de dinars, 16. Il est probable que le financement du développement, grace à la création du crédit et à la mobilisation de soldes inactifs, ait outre- passé les limites dictées par la prudence. Les réserves "utilisables" de devises étrangères qui se situent à environ hO millions de dollars sont tombées à un niveau représentant approximativement le coft de deux mois d'importations. S'il est difficile de décider à partir de quel moment les gens se refusent à continuer d'augmenter leurs avoirs en espèces et à quel point la circulation de l'argent commence à s 'accélérer, ce point ne saurait être loin lorsque le rapport entre la masse monftaire et le PIB est passé de 335 en 1961 à 381e en 1963. Ce processus ne devrait pas se prolonger en 196h. Comme nous l'avions souligné dans le dernier rapport de la Banque, l'inflation constituerait une pierre d'achoppement dans l'exécution du Plan "au moment oÙ les investissements privés reprendront - comme il se doit si la Tunisie veut se développer - et si le Gouvernement compte toujours sur le crédit des banques polr financer une portion appréciable de ses investisssements". En fait, l'expansion du crédit bancaire au secteur privé en 1963, de m6me que les estimations fournies ci-dessous, révèlent que les investissements privés (dans l'habitat et dans d'autres secteurs) ont marqué une r3priLe. Epargne et investissements 17. Le fait que l'épargne volontaire accuse un sérieux retard sur les prévisions du Plan a déjà été indiqué plus haut. (l convient cependant de ne pas oublier que ces prévisions étaient, au départ, ambitieuses et que les résultats obtenus sont remarquables si on les compare aux réalisations de la plupart des pays.) Le tableau ci-dessous donne quelques estimations des investissements bruts avec leur financement respectif. Investissements et épargne, 3960-1964 (en millions de dinars) Chiffres réels Plan 1960 1961 1962 1963 1962 1963 196, Investissements bruts 5- 67 7 95 95 110 125 Financement: Apport de capitaux étrangers 26 25 26 36 h5 53 57 Epargne intérieure 27 3h 4l 51 h8 56 62 Détérioration de la situa- tion des réserves en devises étrangères 0 8 9 8 2 1 6 - 7 - 18. Pour ce qui est du seul secteur public, les années 1962 et 1963 présentent le tableau suivant: Financement estimé des invástìssements du secteur public, 1962-i963 (en millions de dinars) 1962 1963 Investissements 54 64 Financenent Recettes de l'Administration centrale 13 lb Collectivités locales 5 5 Obligations à court et moyen terme 3 10 Autres crédits bancaires 8 8 Aide extérieure l_ 27 f Non compris les 2,5 millions de dinars eiviron qui, chaque année, représentent 40% de la valeur du blé américain fourni aux tra- vailleurs employés dans le cadre du programme de "Lutte contre le sous-développement". Le Gouvernement a jugé bon de ne pas faire figurer ce montant, en se fondant sur le fait que la productivité du programme est sensiblement inférieure aux inves- tissements normaux. Si les chiffres sont largement conjecturaux, il n'en ressort pas moins que les investissements publics ont fait un bond notable en 1963, leur finance- ment ayant en partie été assuré par une aide extérieure accrue et par une modeste progression de l'épargne publique, mais surtout par un accroisso- ment des emprunts auprés du système bancaire. Entre-temps, les investisse- ments hors du secteur public ont é.galement marqué une avance, passant d'environ 20 nillions de dinars en 1962 à quelque 30 milions de dinars en 1963. L'apport de capitaux privés étrangers est intervenu pour environ 8 millions de dinars dans cette augmentation. Aide extérieure 19. Les efforts du Gouvernement en vue d'obtenir des promesses d'aide extérieure ont été couronnés de succès (voir tableau à la page 9). A la fin de 1963 les promesses s'élevaient à 557 millions de dollars, ce qui est de beaucoup supérieur aux 372 millions de dollars correspondant aux 155 millions de dinars prévus par le Plan pour 1962-1964. il est encore plus significatif de noter que les montants engagés à des fins déterminées, et se situant à l'équivalent de 14o millions de dollars à la fin de 1962, se sont accrus de 220 millions de dollars en 1963 et au - 8 - cours du premier trimestre de 1964 pour atteindre 360 millions de dollars au total. Mais l'assistance que la Tunisie a pu mobiliser en terme de ressources réelles, corme l'indiquent les estimations de la balance des paiements, s 'est élevée à la contrevaleur de 79 millions de dollars en 1962 et à 86 millions de dollars en 1963, soit un total de 165 millions de dollars. Il faudrait par conséquent, pour égaler les chiffres donnés par le Plan, obtenir un total de 207 millions de dollars en 1964. 20. Le dernier rapport de la Banque s'est attaché à traiter longue- ment des problèmes de l'utilisation de ces montants considérables d'enga- gements au titre de l'aide extérieure - considérables par rapport aux investissements totaux et à la balance des paiements. Les problèmes les plus sé..ieux sont posés par las engagements au titre de l'aide des Etats- Unis et de l'U.R.S.S., dont les montants sont parmi les plus élevés et les plus difficiles à utiliser. Les restrictions affectant l'emploi de la plus grande partie de l'aide extéricure (aide liée aux projDts, à l'importation de matériel et aux achats en provenance du pays donateur) ont contribué à compliquer le processus d'utilisation de l'aide extérieure disponible. C'est cet état de choses (de même que le retard enregistré dans la réalisation des objectifs ambitieux définis par le Plan en matière d'épargne, ainsi que le niveau élevé atteint par les investissements) qui a donné lieu au sérieux problame éconoi.dque et financier dont le Gouverne- ment doit se préoccuper, c'est-à-dire: comment financer le Plan en 1964 sans âtre obligé de réduire de beaucoup le taux des investissemonts ou de précipiter l'économie au bord de l'inflation. 21. Cette situation a suscité un autre problme: devant l'impossi- bilité d'utiliser l'aide publique, les Tunisiens ont été amenés à recourir aux crédits à l'exportation. Les autorités tunisiennes ont obtenu rapi- dement des crédls à. .' exportation à des conditions relativement favorables destinés à de nouvelles entreprises (aciérie, industries textiles, équipement hàtelier). Ce recours croissant aux crédits à l'exportation exercera des effets défavorables sur la capacité de la Tunisie à servir sa dette au cours de la seconde moitié des années soixante. Si la totalité des promesses actuelles d'aide se concrétisait, le service de la dette atteindrait d'ici 1967 un total équivalant approximativement à 15 millions de dollars par an, soit environ l0 des recettes d'exporta- tion prévues. - 9 w Aide extérieure au titre du Plan 1962-1964 1f (en millions de dollars) Ayant fait l'ob- Engagée pour Déboursée au cours jet dlun accord des fins dé- des années ou promise terminées 1962 1963 Aide publique Etats-Unis Engagement de concours au titre du Plan Prêts 24,1 - - Subventions 2,8 0,2 0,9 PL h8O - 17 1 Total des contribu- tions au titre du Plan 180,0 46,6 6,1 10,6 Divers Prêts non déboursés au 1/1/62 37,6 37,6 5,0 3,7 Nouveaux prêts 10,0 10,0 - 2,6 Subvention hors-projet 10,1 10,1 0,2 8,2 Subvention au titre des projets 9,3 9,3 5,. 2,5 Engagement préalable au titre du PL 480 15,1 15,1 15,1 - PL 480 Titre I et III 2L,5 2h,5 7,2 ;,3 Total de l'aide U.S. 286,6 153,2 38,6 1,9 France - prêts 38,0 38,0 - 6,6 - règlement 10,8 10,8 - 1o,8 U.R.S.S. - prêt 27,5 2,6 0,3 0,4 Kowelt - prêt 19,2 19,2 - Allemagne - prêt 17,5 10,0 Italie - prêt 10,0 10,0 10,0 . Pologne - prêt 10,0 1,3 (-) 0h Tchécoslovaquie - prêt 100 - - O.N.U. 9,2 9,2 0,5 1,3 I.D.A. - crédit 5s, 5,0 - 0,5 Yugoslavie - prêt 5,0 1,6 - 0,3 S.F.I. - prêt/participation 3,5 3,5 - 1,3 Bulgarie - prêt 2,0 2,0 - - France - assistance technique 1>6 1,6 Pays-Bas - prêt 1,h 1,- Suàde - prêt 1,3 1,3 - - BIRD - assistance technique 0,3 0,3 0,1 Danemark - prêt 0,2 - Total de l'aide publique 459,1 271,2 49,4 63,6 - 10 - Aide extérieure au titre du Plan 1962-196 (suite) Ayant fait l'ob- Dngagée pour Déboursée au cours jet d'un accord des fins dé- des années ou promise terminées 1962 1963 Crédits à i 'exportation et divers First National City Bank/ Hambros - prêt 2f 10,0 10,0 10,0 - N.P.K. ý engrais 7,3 7,3 3,0 >,8 E.N.I. - raffinerie 2,h 2,4 (2,0) 0,9h Prospection pétrolière l, 16,4 (6,0) 3,2 Crédits -à l'exportation: Export-Import Bank 2,4 2,1h (1,14) (1,0) Italie - Eternit 0,2 0,2 0,2 - - raffinerie (8,0) (8,0) (6,0) (2,0) Autriche - exportations 0,5 0,5 &,5- H.P.K. - engrais 1,9 1,9 - () France aciéries 20,0 6,8 textiles 7,2 - - Royaume-Uni - aciérie 7,6 7,6 - - - Hilton Hotel 6,8 6,8 - 1,3 Suàde - aciérie 5,6 5,6 - - Allemagne - hâtel 0,8 0,8 - 0,8 - équipement - hospitalier 7,5 7,5 - ( ) Pays-Bas - exportations 2,8 - -- Total des crédits à l'exporta- tion et divers (98,2) (89,4) (29,1) (114,8) TOTAL GENEAL (557,3) (360,6) (78,5) (77,1) Estimation de la balance des paiements 79 86 lf Bien que ce tableau repose sur les meilleurs renseignements disponibles, il se peut qu'il soit incomplet. Le Gouvernement tunisien se préoccupe toujours de mettre sur pied un système détaillé permettant de faire rapport sur l'aide extérieure. 2f Prêt de la First National City Bank, 1962, auquel a été substitué, en 1963, un prêt du même montant consenti par la Hambros Eank de Londres. - 11 - Balance des paiements 22. La balance des paiements s'est jusqu'à présent comportée plus ou moins conformément aux prévisions du Plan, sauf en ce qui concerne le lent accroissement des recettes d'exportation. te déficit en compte courant de 1 millions de dinars enregistré en 19(2 est probablement passé à h millions de dinars en 1963. Les importations se sont accrues de quelque 2 millions de dinars et les exportations ont enregistré un gain de h rillions de dinars. La variation la plus importante ayant affecté le compte mar- chandises a résulté de l'excellente récolte céréalière de 1963, ce qui a permis de réduire les irportations de céréales et d'accroître les exporta- tions de céréales et de produits céréaliers. Cette amélioration a permis d'augmenter sensiblement les importatitns de matériel, de matières premiýres et de produits semi-ouvrés, sans déséquil±brer dEvantage le compte marchandises. 23. En ce qui concerne les autret postes du compte courant, 1963 semble avoir été la première année duzint laquelle la Tunisie ait bénéficié d'une balance légès. r,4n favorable à l'égard du tourisme. Par ailleurs, la chute brutale des dépenses au titre des gouvernements étrangers, en l'occur- rence les dépenses militaires françaises, s 'est poursuivie jusqu'en 1963, reflétant la liquidation des installations militaires françaises dans la régiorn de Bizerte-Menzel Bourguiba. 2h. Si le déficit en compte courant a correspondu approximativement à celui prévu par le Plan, les retards enregistrés en ce qui concerne les déboursements au titre de l'aide extérieure ont par contre pesé plus lourde- ment sur la balance des paiements. En conséquence, les réserves nettes en devises étrangères (après déduction des engagements à court terme) ont à nouveau baissé en 1963 (d'environ 8 milliors de dinars selon toute probabilité après une chute de 9 millions de dinars en 1962, pour se situer à hO millions de dollars approximativement (soit environ 2 mois d'importaticns). En vue de compléter ces réserves, la Banque Centrale de la Tunisie dispose d'une ligne de crédit à court terme auprès de la Banque de France de 50 millions de NF (environ 10 millions de dollars). La quote-part de la Tunisie au FMI est de 20,h millions de dollars, montant qui doit 6tre porté à 22,5 millions de dollars en mai 1964; toutefois l'accord n'a pas encore été réalisé sur la parité du dinar. Perspectives pour 1964 Production et revenu 25. Le PIB et le revenu de la Tunisie dépendent principalement, pendant de nombreuses années, des progrès réalisés dans l'agriculture. L'automne 1963 a connu des pluies tardives. Toutefois, les abondantEs précipitations du printemps 1964 ont énormément accru les chances d'obtenir de bonnes récoltes cette année. Les problèmes relatifs aux méthodes d'organisation agricole resteront au centre des préoccupations, mais une expérience capitale a déjà été acquise par les spécialistes tunisiens de l'agriculture. Les nouveaux investissements au titre de l'équipement effectués au cours de 1963 peuvent d'ores et déjà avoir une incidence sur 196h. -12 - 26. Lorsque les nouveaux centres industriels ecmmenceront à fonctionner à pleine capacité, la production industrielle devrait s'accroître d'une manière sensible. Il se peut que le bâtiment ne connaisse pas d'expansion au cours de l'année, étant donné les mesures restrictives prises en 1963 à l'êgard du secteur de l'habitat. Les services connaîtront probablement un essor au moins comparable à celui de 1963. La plupart des hâtels dont la construction doit être achevée en vertu du Plan ouvriront leurs portes d'ici le milieu de 1964. Les services gouvernementaux connaîtront un développement sensible comme l'indique le budget que nous examinons plus loin. 27. L'ensemble de la production et du revenu - dans l'hypothèse de bonnes récoltes en 1964 - pourrait être de l'ordre de 380 millions de dinars, c'est-à-dire environ 9% de plus qu'en 1963, de sorte que l'objectif du Plan triennal pourra, de toute manière, être atteint. Il va sans dire que des conditions de sécheresse ramèneraient le PIB aux enviromde 330 millions de dinars. D'ici la Lin de 196L4, seule une partie des investissements effectués ce jourtu titre du Plan même auront une influence directe sur la production. Les investissements d'envergure dans l'agriculture, l'infrastructure, l'ensei- gnement et les services sociaux, n'accroîtront la production que pendant la seconde moitié des années soixante et rAw au-dela; mais ces investissenents ont toutefois déjà commencé à produire leur impact sur l'augmentation des dêpenses courantes de l'Etat. Le budget, les investissements et l'êpargne 28. L'épargne disponible jouera désormais un r6le plus important dans la détermination des investissements qu'au cours des deux premières années du Plan, les possibilités de financement d'une portion appréciable des investissements par la création de monnaie et de crédit ayant êté pratique- ment épuisées. Le problème consistant à trouver une épargne intérieure suffistmment abondante a été aggravé par le budget 1964 présenté par le Gouvernement en décembre 1963. Le budget de 1964 prévoit une augmentation des recettes de 7 millions de dinars, soit environ 11%. Des accroissements sont prévus pour toutes les catégories de recettes, mais surtout celles prcnant des imp8ts directs (à la suite de la réforme de la fiscalité décrétée en 1963). 29. Toutefois, l'augmentation prévue des dépenses courantes est sensi- blement plus forte que l'accroissement envisagé des recettes. Un accroisse- ment théorique des dépenses courantes de 7 millions de dinars par rapport au budget de 1963 est prévu. Cependant, l'augmentation véritable est de 12,1 millions de dinars: le dernier budget a ouvert, au chapitre des dépenses, un crédit prévisionnel destiné à assurer le service d'anciennes dettes françaises (5,o millions de dinars), mais ce montant ayant été utilisé aux fins d'inves- tissements, il correspondait en effet a un montant équivalent d'épargne. (Ces dettes n'existant plus, ce poste a donc disparu, de sorte qu'un accroisse- ment théorique des dépenses courantes totales de 7 millions de dinars constitue en fait un accroissement de 7 millions plus 5 millions, soit au total 12 millions) . - 13 - 30. Les augmentations inscrites au budget de 1964 reflètent pour une grande part l'impacLb produit par le Plan dans les domaines de l'enseignement et des investissements à caractère social (h6pitaux, etc.). Les frais de personnel augmentLront de 3,7 mi2lions de dinars en raisDn de la création de nouveaux postes. Le principal fardeau financier est la conséquence des efforts redoublés dans le domaine de l'enseignement: accroissements destinés à payer les traitements des postes exlistants et le recrutement de 1.200 nouveaux maîtres en vue de mettre en oeuvre le prograrae d'éducation. Les services sociaux et les services de vulgarisation agricole sont les autres postes principaux oÙ apparaissent des augmentations de frais de personnel. Les dépenses au titre des biens d'équipement (principalement pour l'entretien) doivent s'accroitre de 1,9 millions de dinars. Une autre augmentation de 3 millions de dinars est prévue au titre des subventions en faveur des établissements publics. Il s'agit là surtout des subventions versées aux écoles relevant de ministères techniques, c'est-à-dire les écoles d'agriculture ou d'administration. (J. convient de mentionner plus spécialement l'augmentation des dépenses - + 35.000 dinars - au titre des mesures visant à limiter la grandeur des familles.) Il serait regrettable que le programme équilibré relatif à l'éducation et qui met l'accent sur la formation technique, ne puisse etre complètement exécuté, conpte tenu des besoins immenses de main-d'oeuvre qualifiée. Les autres formes de sarvices sociaux présentent, en revanche, une priorité moindre. S'il est peut-être nécessaire que le Gouvernement relâche sa politique d'austérité à l'égard des salaires et de l'entretien en vue d'assurer le bon fonctionnement de l'administration, il semble toutefois qu'il n'y ait pas de moment moins pro- pice rour un relachement général de la politique d'austérité que la période actuelle. Aide extérieure et balance des paiements 31. Les perspectives de la balance des paiements pour 1964 sont surtout fonction de trois conditions: premièrement, des perspectives de la récolte de 1964, lesquelles sont essentiellement liées aux précipitations du prin- temps 1964 et qui paraissent bonnes; deuxièrement, des déboursements au titre de l'aide extérieure, lesquels devraient etre plus élevés en 1964 qu'en 1962 et 1963. Selon les estimations et les modalités actuelles de l'aide, les déboursements effectués àce titre atteindront peut-9tre 110 millions de dol- lars environ (soit 42 millions de dinars) montant inférieur de beaucoup aux 135 millions de dollars prévus par le Plan pour 1964 et encore plus éloigné du déficit total de 207 millions de dollars accusé par l'aide au cours du Plan Triennal; troisièmement, de l'importance de l'épargne intérieure: si les pressions inflationnistes d'ordre monétaire venaient à augm3nter, le système de contrô8e des changes risquerait fort d'en subir le contre-coup. 32. Au cours du calcul des prévisions sur l'évolution économique en 1964, le Gouvernement est arrivé aux estimations suivantes à l'égard du problème auquel il doit faire face: -14- Prévisions pour 1964 Millions de dinars Investissements dans le secteur public 63,0 Financement Crédits au titre du budget dîéquipemwnt, excédent budgétaire et fonds spéciaux 16,6 Collectivités locales 5,0 Bons d'équipement et caisse d'épargne 2,9 Aide extérieure 25 C0,00 Déficit 13,0 33. Le Gouvernement est persuadé que les limites du financement au moyen de la création de la monnaie et du crédit ont été atteintes. (Il avait d'aileurs déjà renoncé à toute tentative délibérée d'accélérer le rythme des investissements au d3là de celui obtenu en 1963). Les pouvoirs publics ont par conséquent décidé de tâcher d'accroÏtre lî pargne publique au moyen: (a) de l'établissement d'un Comité de la Hache chargé d'amputer les dépenses de fonctionnement dans le budget 126h d'environ 3 millions de dinars, et (b) de l'émission d'un emprunt public forcaé en vue d'obtenir 2 millions de dinars additionnels. Ce qui laisse encore 8 millions de dinars de déficit à combler. Pour ce faire, le Gouvernement a décidé de tenter de réduire les investissements du montant nécessaire, soit 8 millions, afin de rétablir de ce fait l'équilibre. Une commission spéciale doit être chargée de supprimer les investissements présentant un moindre degré d'urgence et de productivité; elle devra en outre s 'attacher à synchroniser ces mesures avec une réduction correspondante des importations. Parmi les dépenses dont la compression est prévue figurent les programmes de lutte contre le sous-développement gérés par les Gouvernorats. 34. Si l'adoption de telles mesures par le Gouvernement doit être con- sidérée comme une action courageuse, cela ne signifie cependant pas que l'on peut estimer le problème résolu ou que l'économie se trouvera en situa- tion d'équilibre en 1964. Au contraire, il est à craindre que l'économie dispose déjà d'un excès de liquidités pour assurer le maintien de l'équilibre monétaire et des prix. On observe que les investissements reprennent leur mouvement ascendant, de sorte qu'il sera difficile de plafonner les inves- tissements totaux à leur niveau de 1963. Ce niveau est probablement raison- nable à longue échéance. Compte tenu de la reprise des investissements daus le secteur privé, une certaine réduction du taux des investissements de l'Etat semblerait nécessaire, si toutefois cette réduction peut être accom- plie cette année. Le facteur décisif de l'évolution économique en 1964 risque de résider dans les décisions que les pays et organismes donateurs d'aide pourront prendre en vue d'assouplir les modalités de l'aide qui sera mise à la disposition de la Tunisie en 1964. Le Deuxièae Plan, 1965-1968 35. Le Gouvernement tunisien a énergiquement entrepris de jeter les bases d'un Deuxième Plan qui s'étendra sur 4 ans, de 1965 à 1968. A ce titre, des décisions importantes ont déjà été prises, encore que sujettes à révision: on estime avoir pleinement réussi à attirer l'attention du public, de sorte qu'il n'estplus guère nécessaire de fixer des objectifs de croissance spectaculaires et qu'il devient au contraire possible de revenir aux objectifs énoncés dans les Perspectives décennales. Ie Secrétariat au Plan a en effet déjà prévu comme objectif global un rythme annuel de crois- sance de 6p pendant la durée du Deuxième Plan, alors que l'ensemble des investissements se maintiendra approximativernt au m6raniveau annuel que celui effectivement atteint au cours du premier plan ou Pré-Plan. Cet objectif est conforme à celui défini par les Perspectives Déceanales, docu- ment établi avant l'élaboration du Pré-Plan (cet aspect a été traité dans notre dernier rapport). Le Conseil National du Plan (qui se compose du Président, des Secrétaires d'Etat responsables des secteurs économiques et sociaux, du Gouverneur de l'Institut d'émission, de deux membres de l'Assem- blée Nationale et de quatre représentants des organisations économiques et sociales), est tombé d'accord sur le fait que l'ordre de priorité le plus élevé devait âtre accordé à (a) l'industrialisation et (b) aux branches les plus productives de l'industrie, de l'agriculture et des services, afin d'assurer la réalisation de l'objectif global du Plan. Pendant la majeure partie de 1964., les commissions centrale, régionaleet localestravalleront de concert avec le Secrétariat au Plan en vue de mettre au point les détails du Deuxième Plan, lequel, tout comme celui l'ayant précédé, a pour but d'intégrer un modèle global à la fois quantitatif et qualitatif aux objectifs sectoriels et à chacun des projets. On prévoit que la préparation du Deuxième Plan sara terminée d'ici l'automne 1964. 36. En vue de relier le Deuxième Plan à la situation existant à la fin du Pré-Plan et de permettre ainsi de tirer parti des résultats obtenus jusqu'alors, le programme relatif a la première partie du Plan (1965-1966) sera beaucoup plus détaillé que pour les années 1967-1968. Les plans détaillés pour les deux dernières années s 'inspireront de l'expérience acquise pendant les deux premières ennées. Cn espère notamment qu'il sera possible de coordonner le programme de la seconde moitié du Plan avec les plans algériens. 37. Un accord conclu récemment avec l'Algérie prévoit l'instauration éventuelle d'une zone de libre échange entre les deux pays ainsi qu'une étroite coopération économique. Etant donné l'importance du marché algérien et les liens existant déjà entre les deux pays dans le domaine des transports et de l'énergie, les progrartmes d'industrialisation respectifs exigeront des mesures de coordination. (Un premier pas a été fait dans ce sens en janvier 1964, à la suite de la signature d'un accord avec Renault prévoyant l'assem- blage en Tunisie de 1000 poids lourds (camions et autobus) par an à l'inten- tion des marchés algérien et tunisien.) Les perspectives de coopération économique plus étroite avec les autres pays du Maghreb n'ont pas encore été traduites dans les faites. Mais l'on compte sur l'établissement de tels liens avec la Libye et le Maroc. - 16 - 38. Des contacts préliminaires ont également été pris avec la Communauté Economique Européenne en vue d'obtenir une coopération économique plus étroite. Quant à la nature de ces liens, les planificateurs tunisiens estiment avec résorve que certains produits feront l'objet d'un libre échange, tandis que les industries tunisiennes bénéficieraient, pendant assez longtemps d'une protection suffisante. 39. En définitive, on s 'attend non seulement à ce que les exportations tunisiennes de marchandises et le nombre de touristes s'accroissent au cours du Deuxième Plan, mais également à ce que l'exportation de la main-d'oeuvre tunisienne et l'entrée de capitaux privés étrangers s'intensifient. A cet effet, des accords sont récemment intervenus avec la France en vue d'éliminer d'une part les fcrmalités de visa pour les touristes et d'assurer, d'autre part, des conditions de vie minima décentes pour les travailleurs tunisiens en France. On commence en outre à examiner sérieusement les p(,ssibi'.ités d 'éiigration de la main-d'oeuvre vers d'autres pays européens en qu':,e de bras étrangers. Grâce à leur connaissance de la langue française, les travailleurs tunisiens sont avantagés par rapport à la main-d'oeuvre origi- naire d'autres pays méditerranéens à laquelle l'industrie de l'Europe occi- dentale a récenient fait appel. En vue d'encourager une participation plus active du capital étranger, la Tunisie vient de signer récemment des accords d'investissements avec divers pays d'Europe occidentale. Conclusions ho. Ainsi que l'exposé ci-dessus a tenté de le faire ressortir, des nuages menaçants dans le domaine financier se sont accumulés au-dessus de la Tunisie en 196h. L'étendue des dommages éventuels dépendra dans une large mesure de la manière efficace dont le Gouvernement tunisien exécutora son programme d'austérité et du degré de compréhension dont feront montre les gouvernements donateurs. L'orage qui menace ne devrait toutefois pas faire perdre de vue les progrès remarquables qui ont été accomplis en Tunisie au cours de ces dernières années. Le taux de croissance économique, les résultats obtenus dans la tâche de reconversion tant sur le plan des menta- lités que sur le plan des structures, constituent en fait les causes essen- tielles des difficultés financières qui se dessinent à l'horizon. Ces difficultés, bien que sérieuses, ne devraient être que temporaires tandis que les progrès réalisés constituent des gains permanents. L'expérience du Plan tunisien a jusqu'à présent démontré que la Tunisie est dotée sur le plan matériel et humain d'une capacité de croissance économique rapide. La limitation principale qu'il stagit maintenant de respecter est d'ordre financier - c 'est-à-dire celle fixée par le niveau de l'épargne intérieure et de l'aide extérieure susceptible d'une utilisation efficace. 4l. L'objectif mis en relief en ce qui concerne le prochain Plan, c'est-à-dire la concentration sur les investissements directement productifs de recettes, semble pleinement justifié. Bien que conforme aux prévisions du Plan, le rythme d'accroissement très lent des recettes d'exportation enregistré jusqu'à présent (1,h% par an depuis 1960) n'en constitue pas moins un important point faible. Il est donc nécessaire de veiller d'une manière plus directe aux moyens d'améliorer les recettes en devise étrangères - soit par un changement du rapport existant entre la structure des coûts et des prix tunisiens et les prix pratiques sur le plan international, soit par d'autres moyens. - 17 - h2. Au cours du Plan actuel, la dette extérieure tunisienne a forte- ment augmenté. Le service de la dette en 1964 devrait au maximam continuer ne pas dépasser 10,' des recettes d'exportation. Si l'ersemble des pro- messes d'aide actuelles se concrétisaient d'ici 1907 compte tenu de l'accrois- sement prévu des recettes d'exportation, le service de la dette se situerait aux environs de 10%. Etant donné l'aptitude avec laquelle la Tunisie traite généralement ses problèmes économiques, le niveau de la dette extérieure n'est pas excessif. Bien que dans l'ensemble, l'aide à la Tunisie doive être accordée pour une part appréciable à des conditions faciles ou autres que classiques, un certain accroissement de sa dette peut néanmoins être estimé comme raisonnable. TABL.EAU 1 BUDLjT ORIAIRET DU GCUVERNEFNT: RF1ETS ET Dipsbs, 1961 - 1964 (en millions de dinars) 1ü61 1960 _ _62 1963 1963 1964 Effectivenent Prévisions Effectivement Pr¯visions. Estimations Prévisions ralises budgtaires réalisées budgétaires budgétaires Recettes ordinaires Impts directs 12,5 9,7 10 9,6 11,3 12,3 Impôts indirects 33,5 34,3 35,5 36,8 38,5 38,3 Monopoles 10,6 1C,9 10,4 10,8 10,9 11,1 Prélèvements divers 3,2 ,6 5 5,3 5,5 7,8 PTT, RTT 3,7 4,1 3,4 4 1 4, 1 5 a/ Total 63,6 63,6 6 37 70,3 7 enses ordinaires ýpar Ministères) Assemblée Nationale 0,2 0,2 0,2 Présidence 1,4 1,5 2,3 2,8 Affaires etrangeres 1,2 1,4 1,4 1,5 Défense nationale 4,8 4,8 4,3 Justice 1,5 1,5 1,5 Intérieur 6,4 6,2 6,3 Plan et Finances c/ (5,2) (6,3) (6,6) Inds tries, Transports 1,0 d Agriculture 2,8 3,2 3,5 Travaux publics, Habitation 3,8 4,6 4,5 Education 11,7 13,3 13,3 14,8 Sante publique, Affaires sociales 6,8 7,6 7,3 Information 0,3 0,5 0,7 1,0 Monopoles, PTT, RTT 5 4 6,8 6,8 Total 57,9 56, 6 Crédits affectes au service de la dette française et compris dans les depenses ordinaires 5,9 (5,1) 4,3 (5,C) Cre'dits affectes au budget d'equipemEnt (1,4 (16,6 comptes d'excédent et fonds spéciaux 5,02 0,6 6,9 0,6 jivers - - -,e/ - 3,0 Epargne publi. e 11,1 5,7 13,3 5,6 14,1 19,6 a/ Estimation. b/ Y compris le Fends de l'Lnfance. c Obtenu par diffefrenc entre les recettes ordinaires toeles d'une part et 1'epargne et lc rste des depenses courantes d'autre part. / Gcmpris sous le poste TPi:n et Finances". < Impât special hors budget u1 titre de la Lu'te conire le scus-dcvelcppEE Ent. Copressions des dépenses ordir.air es decnt êkre effectuées par ,e Conite de la Kcche. Sources: Secretar at d'Etat a-: Plan et aux Finances. Banque Centrole de lnd sie: Raaports annuels. TABLEAU 2 SITUATION MONETAIRE (en ài.Ilions de dinars) En fin d'année 1960 1961 1962 1963 Masse monétaire Monnaie fiduciaire 39,8 41,4 37,h 4,2 Monnaie scripturale 63,8 54,2 68,5 88,8 Total 103,6 95.6 1o5,9 133,0 Quasi-monnaie 18,4 10,5 12,4 17,2 Disponibilités bancaires Avoirs à l'étranger, net 38,6 30,9 13,h 6,3k Créances sur le secteur public 21,4 26,5 51,9 76,3k Crédits à l'économie 67,1 81,9 87,5 108,2 k Ces chiffres sous-estiment les avoirs à l'étranger et surestiment les créances sur le secteur public d'environ 10 millions de dinars dans chaque cas. La raison en est due au fait que les sommes reçues de l'étranger par la Banque Centrale et transférées à l'administration centrale sont déduites des avoirs à l'étranger, réduisant ainsi le chifre des avoirs nets à l'étranger et gonflant la rubrique des créances sur le secteur public par la Banque Centrale. Source: FIII: Statistiques financières internationales. Secrétariat d'Etat au Plan et aux Finances. TABLEAU 3 COIERCE EXTERIEUR (en miDlions de dinars) Importations Exportations 1960 1961 1962 1963. : 1 96¯ ¯6 9-62 1963 Zone franc 49,1 48,8 48,6 : 29,6 26,7 27,0 France (h7,65) (47,49) (h7,6) : (26,26) (25,h5) (25,7) A.lemagne 3,16 4,05 3,58 : 1,18 0,79 0,61 Italie h,88 4,49 5,89 5,27 4,16 8,1 Suède 0,44 0,98 1,02 : 0,11 0,19 0,19 Suisse 0,30 0,31 0,31 : 0,13 0,08 0,28 Pays-Bas 1,20 1,14 1,39 : 0,70 0,79 1,24 Etats-Unis 6,3 13,23 14,'0 : 0,1 0,26 0,68 Royaume Uni 3,03 2,39 2,82 3,67 2,87 3,25 CEE (non compris la France) 10,1 10,2 12,2 : 7,3 5,8 10,0 Divers 116 138 12,8 : 9,6 10,8 8,7 Totau= 80,1 88,4 90,91 93 3 : 50,3 46,5 48,7 52,8 Source: FIII Statistiques financières internationales, janvier 1964. Secrétariat d'Etat au Plan et aux Finances. TABLEAU 4 BALAN7CE DES PAIEMENTS, 1960-63, 1964 (PLAN) ET 1971 (PERSPECTIVES) (en millions de dinars) 1960 1961 1962 1963 196h 1971 (Paian) (Perspec- tives) 1. Biens et services Exportations, f.o.b. Sh,2 8,2 19,01 53 63,1 91,14 Importations., c.a.f. -82, -90,0 -92,8 -94 -110,h -122,3 Transports (net) -1,1 -1,1 2,86 ( af Tourisme (net) -6,0 -2,7 -1,43 (-3 2,0 10,6 Autres services (net) -37 -1 -h,08 ( -2 9 -63 Total -39ý,0 -45,7 -46,12 ¯-~ ~I92 -2, Gouvernement (non repris ailleurs, net) 13 2 12,5 h,80 1,0 2 5 Total -25,9 -33,3 -1,32 ~ -8,2 -, 2. Transferts privés 0,3 0,8 -0,0h ( 3. Opération en capital du secteur privé 8,0 5,0 370 ( Tota-17,6 7, 37,' ( h. Transferts et opérations en (36 capital du secteur public Dons des Etats-Unis 17,9 18,h 11,6 ( ( Autres dons 0,8 0,7 2,6 ( (3 af 2h,1 Prêts des Etats-Unis - 2,2 1U,2 ( 31,0 a/ Remboursement des prêts -0,3 -Og -0 3 ( Total ~ 21,0 2*, ( 5. Mouvements monétaires Position nette FMI -0,2 -0,2 -0,2 Disponibilités des banques commerciales (net) 0,6 .. 4,7 Passif de la Banque Centrale 1,5 -1,6 -0,7 Disponibilités de la Banque Centrale 0,3 ,2 7,7 -5,8 Or monétaire - .. Total -¯ '1 -10¯70 ¯7~ ~5~L6 _a/ De toutes provenances. Sources: FMI Balance of Payments Yearbook, Vol. XVII, 196h. Secrétariat d'Etat au Plan et aux Finances. U.S. AID Mission, Tunis. TABLEAU 5 DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE 1ON AIIORTi Y COIPPIS LE PRINCIPAL NON DEBOURSE au 31 janvier 196), y compris les suppléments signalés (contrevaleur en milliers de dollars U.S.) Origine de la dette: Montants non amortis France 74,l Allemagne 5,5 Italie 27,7 Suisse -- Suède 1,10 Pays-Bas 2,8 Etats-Unis 32 Total partiel, Pays du Groupe Consultatif 164«,2 TOTAL DE LA DETTE 178,903 Source: Service des Statistiques, Département des Etudes Economiques, BIRD, 3 février 1964 TABLEAZU 6 ESTIMTION DES PAIEINTS AU TITRE DU SERVICE CONTPACTUEL DE LA DETTE EXTERIEURE PUBLIUE NON A1IORTIE Au 31 Janvier 1964, y compris le principal non déboursée (contrevaleur en milliers de dollars U.S.) Dette Amortis- Total du service Année non amortie senent Intérêt de la dette 1963 79.326 4.638 1.545 6.183 1964 178.903 7.6004 3.655 11.259 1965 171.299 11.604 4.565 16.169 1966 159.695 11.687 4.187 15.874 1967 148.008 11.109 3.792 1.9o1 1968 136.899 9.905 3.43 13.348 1969 126.994 8.033 3.061 11.094 1970 118.961 7.817 2.782 10.599 1971 111.164 7.781 2.511 10.292 1972 103.363 7.789 2.246 10.035 1973 95.574 8.815 1.982 10.797 1974 86.759 16.160 1.68h 17.844 1975 70.599 6.189 1.092 7.281 1976 6h.410 5.715 956 6.671 1977 58.695 5.741 840 6.581 (Voir renvois page suivante) (Renvois du Tableau 6) û Ce tableau surestime, du moins pour les premières années, le service de la dette qui sera effectivement exigible, quoique sous-estimaut peut-être ledit service au cours des années ultérieures. Ceci résulte de l'hypothèse selon laquelle la totalité des prêts et crédits ayant été conclus seront rapidement utilisés. En fait, l'utilisation a marqué un retard considérable par rapport aux engagements. Y compris le service: (a) De toutes les dettes indiquées aux Tableaux 7 et 8 (b) Des nouveaux prêts contractés en 1963 signalés par le Groupe Consultatif: 1) NF 90 millions ($18.230.000) de la France; 20 ans, 2 ans de grâce, 3,5% l'an 2) $1,h million das Pays-Bas, 25 ans, 7 ans de grâce, h,5% l'an 3) $2,8 millions des Pays-Bas, 10 ans, 2 ans de grâce, 4,5% l'an h) DM 10 millions ($2.500.000) de l'Allemagne, 10 ans, 2 ans de grâce, 4,5% l'an 5) $9,2 millions de l'Italie, 5 ans, 6% l'an 6) $0,85 million de l'Italie, h ans, 6% l'an 7) $0,27 ril-ion de l'Italie, h ans, 6% l'an 8) $1,26 million de l'Italie, 6 ans, 6% l'an 9) $6,2 millions de l'Italie, 12 ans, h,5% l'an 10) $1,15 million de la Suède, 20 ans, 5 ans de grâce, 2% l'an 11) $9,6 millions du Koweit, 16 ans, 5 ans de grâce, 3% l'an 12) $4,8 millions du Koweit, 25 ans, 5 ans de grâce, 3,5% l'an 13) Prêt de l'AID de $2,4 millions, h0 ans, 10 ans de grâce, 3/h l'an 1à) Prêt de l'AID de $6,5 millions, h0 ans, 10 ans de grâce, 3/n l'an 15) Prêt de l'AID de $15 millions, 40 ans, 10 ans de grâce, 3/4 l'an 16) Prêt de l'AID de $1,8 million, h0 ans, 10 ans de grâce, 3/4% l'an (c) NF 100 millions ($20.255.000)portion du prêt de NF 190 millions men- tionné dans la presse (dont la solde figure ci-dessus sous (b)). Non compris cependant un prêt de £7.5O0.OO du Royaume Uni rapporté par la presse et dont les modalités ne sont pas connues. TABLEAU 7 TUNISIE - ESTIMATION DE LA DETTE PUBLIQUE EXTERIEURE NON AMORTIE Y COMPRIS LE PRIqCIPAL NON DEBOURSE AU ô JAINIER 1963 f2f (contravaleur en milliers de dollars U.S.) Dette non amortie au 8 janvier 1963 Rubrique Après déduction Y compris du principal le principal non déboursé non déboursé DETTE EXTERIEURE PUBLIQUE TOTALE 57.194 79.326 Dette ayant fait ltobjet d'une émission privée 22.001 22.001 $10.000.0 prât des banques italiennes 4-1/2%, 1962-1974 10.000 10.000 $10.000.OeO prêt de la First National City Bank 4-1/2%, 1962-1967 10.000 10.000 Autre dettes ayant fait l'objet d'une émission privée 2.001 2.001 Crédit IDA $5.000.000.3/4%, 1962-2012 - 5.000 Prdts du Gouvernement des Etats-Unis 871 12.357 Export-Import Bank 071 2.357 Prât AID - 10.000 Dettes envers les institutions publiques françaises 34.322 3h.322 Dettes envers le Gouvernement de la République Fédérale d'Allemagne à/ - 3.000 Dettes envers l'U.R.S.S. _/ - 2.6b6 Lf Après règlement du contentieux franco-tunisien intervenu a cette date. 2/ Dettes remboursables uniquement en devises étrangères ou en biens et ser- vices. Par ailleurs, les dettes envers le Gouvernement des Etats-Unis, remboursables en monnaie nationale, s'élèvent à $19.325.000 net et a $62.032.000 y compris le principal non déboursé. 3 Pr8ts octroyés aux termes d'un accord de principe avec la République Fédé- ral portant sur DM 30.000.000. _ Prêts consentis aux termes d'un accord de principe avec l'U.R.S.S. portant sur 25.000.000 de roubles. Services des Statistiques Département des Etudes Economiques - BIRD 15 avril 1963 TABLEAU 8 TUNISIE - ESTIMATION DES PAIEMENTS AU TITRE DU SERVICE CONTRACTUEL DE LA DETTE EXTERIEURE PUBLIQUE NON AMORTIE Y COMPRIS LE PRINCIPAL NON DEBOURSE AU 8 JANVIER 1963 / (contrevaleur en milliers de dollars U.S.) Dette non amor- Paiements au cours de l'année Dette non amor- Paiements au cours de l'année tie plus princi- Amortis- tie plus princi- Amortis- Année pal au ler jan. sement Intérdt Total Année pal au ler Jan. sement Intérît Total Dette totale Dette ayant fait l'objet d'une émission privée 1963 79,j26 4,638 1,545 6,183 3 22e-_Z - -21,47 -___ 975 1,448 1964 7 4,668 4,757 1,515 6,272 1964 19,528 2,523 864 3,387 1965 69,Ï31 4,959 1,419 6,378 _965 l_,005- 29522 746 3,268 1966 64,972 5,042 1,276 6,316 1966 14,483 2,386 628 3,016 1967 59,930 4,464 111 5 7 196ý7 12.095 2.051 520 2.571 1968 5:,466 2,439 1,000 3,439 1968 10,044 4 450 454 1969 53,027 2,407 961 3,368 196 - 10.040 4 450 454 1970 50,620 2,327 920 3,247 1970 10,036 4 450 454 1971 46,293 2,291 884 3,175 1971 10,032 4 450 454 1972 46,002 2,291 856 3,155 1972 10,028 4 450 454. 1973 43,703 2,733 825 3,558 1973 10,24 4 450 4_ 1974 40,970 12,759 786 13,545 1974 10,020 10,004 450 10,454 1975 28,211 2,786 295 3,081 1 1 4 - 4 1976 25,425 2,820 257 3,077 1976 12 12 12 1977 22,605 2,840 217 3,057 Dettes envers le secteur public français Autres dettes 1963 34,D22 1,757 41 ,0 1963 23,003 408 97 505 1;64 32,565 1,782 448 2,230 1964 22,595 452 203 655 1965 30,785 1,782 421 2,203 1965 22,143 655 252 907 1966 29,001 1,793 398 ,19 ¯ 1966 21,488 861 250 1,111 1967 27,208 1,802 374 2,1/6 1967 20,627 611 221 832 1968 25,406 1,824 352 2,176 1968 20#016 611 198 809 1969 23,582 1,848 328 2,176 1969 19,405 555 183 738 .970 21,734 1,871 303 2,174 1970 lo,50 452 167 619 1971 19,863 1,878 277 2,¯15 1971 18,398 409 157 566 1972 17,985 1,8b6 254 2,140ý 1972 17,989 409 152 561 7l2 2,TIj 1973 17,580 819 145 964 1974 14,189 1,934 206 2,140 1974 ý6 76 9,¯1 ¯82 -30 ¯ - 951 1975 12,255 1,960 180 2,140 1975 154940 b2i- 115 937 1976 10,295 1,985 155 2,140 19 76 15,11 823¯ 102 ¯¯¯9¯25 1977 b,310 2,009 8 2,137 1977 14,295 831 89 920 Y' Y compris toutes les dettes figurant an tableau 31 du 15 avril 1963 Sevces des Statistiques Département des Etudes Economiques - BIRD - 17 avril 1963
Groupe de la Banque mondiale · Pre-2003 Economic or Sector Report
Tunisia - Review of plan progress and prospects : Tunisie - Analyse des realisations economiques et des perspectives offertes dans le cadre du plan
Voir le document original
Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.
Texte intégral
Informations clés
Organisation
Groupe de la Banque mondiale
Type de document
Pre-2003 Economic or Sector Report
Pays
Tunisie
Source
Banque mondiale