Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 11887-F RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET REPUBLIQUE DU BENIN P R O m DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA PROVINCE DU ZOU (CREDIT 1314-BEN) TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le prisent document fair I'objet d'une diffusion restreinte. et ne peut Ctre utllise par ses destinataires que drns I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut itre autremcnt divulguie sans I'autorisation de la Banque Mondiale. - REPUBLIOUE DU BENIN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA PROVINCE DU ZOU EQUIVALENTS MOmAIRES L'Unite monetaire du Benin est le Franc CFA (FCFA) qui est lie au Franc Fran~ais(FF) selon le rappon de 1 FF = 50 FCFA. ANNEE DU P R O m ler octobre 30 septembre - ANNEE FISCALE ler janvier- 31 decembre ABREVIATION EI'SIGLES CARDER Centre d'action regionale pour le developpement rural CCCE Caisse centrale de cooperation hnomique DEP Direction des etudes et de la planification DGR Direction du genie rural DFU Direction de la recherche agronomique ERR Taux de rentabilite hnomique FAC Fonds d'aide a la cooperation GRVC Groupement revolutionnaire vocation cooperative GV Groupement villageois IDA Association internationalede developpement MDR Ministere du developpernent rural RAP Rapport d'achkvement du projet PCU Unite de coordination du projet SAR Rappon d'haluation SONAGRI Soci&enationale d'agriculture SONAPFU Societenational pour la production agricole ZRDP Projet de developpement rural de la Province du Zou REPUBLIOUE DU BENIN LE PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA PROVINCE DU ZOU (Credit 1314-BEN) RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET Table des matikres Page PREFACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . i . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . RESUME D'EVALUATION ii PARTIE I. REVUE DU PROJET SELON LA PERSPECTIVE DE LA BANQUE . . . . . . . . . . . 1 A.Identitd du Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 B. Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 C. Objectifs et Description du Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 D. Conception et Organisation du Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 E. Execution du Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 F. Resultats Obtenus par le Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 G Durabilite du Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 H. Performance de la Banque .................................. 9 I.Performance de I'Emprunteur ................................ 9 J. Rapports Entretenus dans le Cadre du Projet ....................... 9 K.Service.de Consultants .................................. 10 L.Documents et D o m h du Projet ............................. 10 PARTIE 11: REVUE DU PROJET SELON LA PERSPECTIVE DE L'EMPRUNTEUR ...... 11 PARTIE 111: INFORMATION STATISTIQUE ................................ 12 1. Credits Complementaires de la Banque ......................... 12 2.Calendrier du Projet ..................................... 13 3.Table des Dkaissements .................................. 14 4.Exhtion du Projet ...................................... 15 5. Coats et Financement du Projet .............................. 16 A) Coats du Projet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 B) Financement du Projet .............................. 17 6. Rbultats du Projet ...................................... 18 A) Benefices Directes ................................. 18 B) Impact Economique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 C)Etudes ........................................ 21 7.ConditionsD a t h ...................................... 22 8.Utilisationdes Ressources de la Banque ......................... 23 A) Input et Personnel (Hommes-semaines) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 B) Missions (Personnel et Consultations) ..................... 24 ANNEXES 1. ANNEXE TECHNIQUE 2. EVALUATION ECONOMIQUE REPUBLIOUE DU BENIN LE PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA PROVINCE DU ZOU (Crait 1314-BEN) RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET PREFACE Ce document constituele rapport d'achevement du projet (RAP)de developpement rural de la province du Zou au Benin au titre duquel le Credit 1314-BEN, d'un montant de 18.7 millions de DTS, a ete approuve en novembre 1982. A sa cloture en septembre 1992, le projet avait depasse la date de cloture originale de deux ans et demi. I1 a ete presque entierement decaisse (99.4%) et le dernier deboursement a ete effectue le 24 Fevrier 1993. La premiere partie du RAP ainsi que la troisieme ont ete redigdes par une mission du programme cooperatif de la FA0 et de la Banque mondiale et revises par le personel de la division des operations agricoles du departement de 1'Afrique occidentale et centrale. La deuxieme partie a ete prepark par I'Emprenteur. Le present rapport est base entre autres, sur le Rapport d'evaluation du projet, les fiches de projet, les rapports de supervision et les renseignements fournis par le CARDER-Zou, le ministere charge du developpement rural (MDR) ainsi que les representants de la Banque et les autres agences de financement qui se trouvent au Benin. REPUBLIOUE DU BENIN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA PROVINCE DU ZOU RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET RESUME DE L'EVALUATION 1. A la suite d'une experience infructueuse avec un projet de developpement rural dam les provinces du Zou et du Borgou au Benin (Cr. 307-BEN 1972), qui avait ete annul6 pour des raisons institutionnelles, un meilleur climat politique vers la fin des a n n h 70 a permis 2 I'IDA et au Gouvernement beninois (GOB) de preparer le present projet ainsi qu'un projet similaire (Cr. 1127-BEN et Cr. 1127-1-BEN) dans la province du Borgou. Le projet dans la province du Zou visait ii arneliorer les revenus des agriculteurs et ii promouvoir les exportations agricoles en renfor~antles institutions et en assurant l'approvisionnement regulier en intrants. I1 visait aussi ii accroitre la production du coton destine 2 l'exportation, ainsi que l'augmentation de la production des cultures vivrikres. Bilan de l'execution 2. Le projet a ete execute pour l'essentiel par le CARDER 11 du departement du Zou. Trois agences externes ont participe au financement du projet, I'IDA, la CCCE , le FAC. Les contributions financikres etaient sous forme de credits (IDA et CCCE) et de dons (FAC). L'execution du projet s'est bien deroultk en general et les paysans ont repondu de manikre favorable au systkme modifie de la production du coton qui permettait un approvisionnement sOr en intrants, un marche garanti et des recettes financikres raisonnables. Les principales difficult& operationnelles sont en relation avec I'ocuoi des fonds de contrepartie, ainsi qu'avec la faillite du systkme bancaire national et le blocage dans les institutions financikre publiques d'importants montants destines au financement du projet. Les difficult& de trborerie ont contribue 2 un ralentissement des dkaissements et ont cr& des problkmes d'exkution du projet. 3. Les missions de supervision se sont p r h c c u p h a plusieurs reprises de trouver une solution au problkme pose par l'absence des fonds de contrepartie. Malgre les difficult& financikres, le CARDER a reussi ii realiser son mandat, en donnant priorite aux activitb generatrices de revenus du volet du coton au detriment des autres composantes. 4. La ferme semencikre du Za-Kpota financk par le FAC a constitutk une des lacunes du projet sur le plan de l'exhtion et de la conception. Lors de l'evaluation le site du projet avait deja ete selectionnd, mais il ne convenait point. Ce volet n'a donc pas repondu aux esperances et il semblerait que peu de consideration a ete donnk la recherche d'un autre site. 5. Une auue faiblesse du projet se rappone 2 une partie de la composante assistance technique, egalement financtk par le FAC. qui prevoyait la realisation de deux importantes etudes portant sur l'organisation du CARDER ainsi que sur les methodes d'intervention et la possibilite d'un projet de suivi. Dans ce cadre, aucune etude n'a et6 realist% de fawn satisfaisante. L'Quipe d'assistance technique, basee ii Cotonou, a entame plutdt un programme de recherche d'une durtk de quatre ans -11 Centre d'action regionale pour le developpement rural, unite semi-autonome du ministkre charge du developpement rural. collaborant t r h peu avec le CARDER. Par consequent. I'unite de recherche et de developpement du CARDER-Zou n'a pas pu disposer de ressources suffisantes. Un echec plus important dans l'organisation du projet a ete la mauvaise integration de la composante de recherche aux auaes activith. 6. Le projet a atteint ses principaux objectifs. Malgre les retards enregistres d m l'execution du projet causes par l'absence des fonds de contrepartie et du manque de personnel clef, les objectifs fix& pour la production du coton dans la zone du projet avaient ete depasses durant la cinquikme annee du projet. Durant la septikme annee, la production depassait les previsions du rapport d'evaluation de p r b de 75%. Les rendements estimb lors de I'evaluation ont ete depasses pour toutes les cultures, 2 l'exception de I'arachide. Le projet a eu un effet t r h positif sur l'economie, venant en aide 2 la balance des paiements durant une pbriode particulikement difficile. Sans le projet, les revenus des paysans qui y ont participe auraient ete sensiblement inferieurs. Pendant la huitikme annee du projet, 97% des beneficiaires vish avait ete atteint. Les rbultats du projet se reflktent d m un TRE identique a celui estime d m le rapport d'evaluation (22%), malgre une baisse du prix du coton. La production accrue du coton a wmpense les prix internationaux faibles et le taux d'execution ralenti de certaines composantes du projet. Durabilite 7. Un programme national de restructuration des services agricoles a commence en Novembre 1992, visant la restructuration ainsi que l'etablissement d'institutions de developpement plus efficaces capable d'executer des programmes nationaux et progressivement financees par le budget national. L'avenir du systkme de production du coton semble ?me assure. La Societe Nationale pour la Production Agricole (SONAPRA), qui est chargee des aspects commerciaux et industriels de la production cotomikre fonctiome bien et il est probable que la production du coton dam le Zou augmentera davantage, mais sera limit& par les contraintes de la capacite d'egrenage. La peremite du systkme agricole surtout au niveau de la fertilite des sols n'a pas ete etudik comme prevu dans la conception du projet et il est difficile de determiner l'importance de ce problkme. La composante recherche n'a pas recrute I'ingenieur agronome qui aurait eu comme responsabilite de faire des recherches sur les cultures vivrikres, l'erosion et l'impact a long-terme du systkme agricole a base de coton sur la fertilite des sols. Enseienements et lecons tirb du ~roiel 8. Le projet de developpement regional du departement du Zou a atteint ses objectifs principaux malgre les difficult& macro4conomiques auxquelles le pays avait 2 faire face. Le projet a introduit un meilleur enviromement economique base sur les forces du marche dans la province du Zou et un systkme pratique pour I'approvisionnement en intrants sous credit et une commercialisation efficace du wton. Ces modifications ont sensiblement ameliore la production du coton et du mais tout en supprimant les subventions aux intrants. 11 n'est pas surprenant que I'approche du projet, concu il y a dix ans, soit d'une certaine fawn de type descendant. Par consequent, les beneficiaires ont moins participe au deroulement du projet contrairement a ce qui serait aujourd'hui souhaitable. 9. D'un autre dtC, le CARDER ZOU s'est avert! @treun mecanisme efficace d m I'execution du projet. Les principales lacunes du projet sont liees 2 son exkution et ont ete dues (i) aux difficult& eprouvh par I'emprunteur dans le respect de son engagement au niveau des fonds de contrepartie, ce qui a ralenti la mise en oeuvre du projet aprks 1985 et concentre les activith sur le secteur cotonnier; et (ii) A la mauvaise integration des wmposantes telles que la ferme semencikre, la composante de recherche ainsi que les deux etudes sur le modus operandi du CARDER et du suivi du projet. Une des l e ~ n simportantes h tirer est que, dans le cadre de projets comprenant plusieurs composantes, plusieurs agences de financement et plusieurs institutions beneficiaires, il est important de proceder h des revues "multi-partites" de preference tous les deux ou trois ans. Ces examens devraient accorder une attention particulikre h I'integration des composantes qui dependent de differentes sources de financement. Si un examen tripartite avait ete realist? en 1986 ou 1987, les incertitudes relatives au suivi du projet et aux problkmes de l'environnement en fonction de la durabilite h long terme du systkme agricole base sur le coton, ne seraient pas apparues ou auraient ete rholues plus aisement. 10. D'auues le~onsqui pourraient @tretirees de l'experience de ce projet comprend la necessite de suivre de prks les changements institutionnels qui ont lieu aprh la mise en vigueur d'un projet lorsqu'ils vont h l'encontre des objectifs de ce demier. Dans le cas de ce projet, il s'est agi de l'extension des responsabilith du CARDER-Zou alors que le projet visait h rationaliser ses fonctions. De plus, I'etablissement d'un systkme efficace pour l'approvisionnement en inuants et la commercialisation d'une seule culture (notamment le coton) risque d'avoir des effets negatifs sur les auues cultures qui ne beneficient pas d'un tel soutien. Par exemple, un meilleur Quilibre se serait etabli entre la production du coton et celle des cultures vivrikres si une plus grande attention avait ete donnee aux dispositifs commerciaux du mais. La vulgarisation sembleavoirjoue un rBle important et a contribue h I'accomplissement des objectifs du projet. Toutefois, au fur et h mesure du deroulement et de I'evolution du projet, les paysans se conformant aux mesures d'intensification, ont par la suite eprouve un certain decouragement parceque les techniques etaient soit inadaptees 2 la situation ou dhuetes. La recherche adaptative n'a gukre reussi 2 maintenir la pertinence de ces messages par rapport aux besoins des paysans. D'auues facteurs qui ont contribue 2 la reussite du projet concement l'approvisionnement des inuants 2 credit ainsi que les centres cornmerciaux pour le coton. REPUBLIOUE DU BENIN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA PROVINCE DU ZOU RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET Nom : Projet de developpement rural de la province du Zou Numero du Crtklit : 1314-BEN Vice-Prbidence regionale : Region Afrique Pays : R$ublique du Benin Secteur : Agriculture B. Introduction 1. Le Benin a une population de 5.4 millions d'habitants (1992) avec un taux de croissance d'environ 3'2% par an sur une superficie de 112.622 km2. La densite de la population est plus dev& dans le sud du pays, qui est une region pluviale, que dans la region du nord. Le Benin figurait parmi les pays les plus pauvres du monde avec un revenu par habitant en 1991 estime de 400 dollars EU. La croissance de la population urbaine est particulikrement Clev& (estim& a plus de 8% par an a Cotonou) et la pression agrodemographique sur les sols agricoles est trks importante. 2. Dam les annees soixantedix, les ressources nationales etaient destineesau dCveloppement industriel et I'infrasuucture (79%du budget national) au detriment de l'agriculture et de la production alimentaire. La politique Marxiste-Leniniste du gouvernement mettait plus l'accent sur le contrdle de I'Etat et I'autosuffisance. Dans cet objectif, un grand nombred'entreprises 6trangkes ont etenationalist% et plusieurs entreprises publiques ont ete cr&s. Le premier programme de developpement ?l moyen terme (1977-1980) etait consacre a I'expansion de I'hnomie etatique. GrAce aux effets d'une certaine prosperit6 au Nigeria vers la fin des annh soixantedix, qui etait li& au boom du petrole, le bilan de I'Cconomie beninoise a ete relativement favorable avec un taux de croissance moyen de 5% par an. Toutefois, au debut des annh quatre-vingt, la chute du prix du petrole et les difficult6 hnomiques du Nigeria ont oblige le Benin 2 re-orienter sa strategic hnomique. Le projet mentionne cidessus a ete concu durant une periode oh la nkessite d'ameliorer la performance des exportations etait devenue imperative. Dans le cas du coton par exemple, introduit en 1963, la production etait pass& de 50.000 tonnes metriques en 1972 16.000 en 1980181. 3. La dkennie 1980 a ete wacteris& par des difficult& hnomiques prolong&. L'bnomie etait incapable d'assurer le maintien du niveau de vie de la population (a l'exception des planteurs de coton). Le Benin a souffen enonnement du niveau eleve de sa dette, situation qui a necessite un rekhelonnement par I'intermddiaire du Club de Paris. Le systeme bancaire interne s'est &roulC, en grande partie a cause de la dette contract& par les entreprises publiques. A la fin de la dkemie, un programme d'ajustement rigoureux a 6te mis en place dans l'optique de rauire la taille du secteur public et de libkraliser I'hnornie. Toutefois les sQuelles des problkmes Cconomiques des annh 80 a conduit a un mhntentement politique accru qui a donne naissance a une transition vers un systeme democratique pluripartite qui s'est acheve en avril 1991. 4. Malgre les difficult& 6conomiques des annees quatre-vingt, la performance ameliork du secteur des exportations agricole (surtout le coton) et la reduction des importations, se sont traduites en une amelioratic~de la balance des paiements. Les exportationsde coton ont connu une croissance en valeur monetair; passant de 4,3 miliars de FCFA en 1983 2 17,9 miliards en 1987. Malgre des prix 2 la baisse sur le marche international pour le coton et le petrole brut, le ratio du deficit de la balance des paiementsIPNB est passe de 9% entre 1985 et 1986 2 6.2% en 1989. C. Obiectifs et description du ~ro-iet 5 . Le Projet de developpement rural de la province du Zou a ete concu en 1982 dans le contextedes prbccupations de I'epoque qui etaient essentiellementde nature macro-6conomique: il fallait redresser les deficits de la balance des paiements en rehabilitant l'industrie cotonnikre. Dans ce cadre, deux projets furent mis en vigueur: le Projet Cotonnier Zou-Borgou, (Cr. 307-BEN), d'un montant de . 6.1 millions de dollars approuve en 1972, et le Cr. 716, projet d'assistance technique. Le premier projet etait axe sur le developpementdu coton dans les deux regions, mais il a eu 2 faire face 2 de nombreuses perturbations institutionnellesqui ont entrdne l'echec du projet. Le deuxikme projet visait 2 renforcer la chaine de commercialisation du coton et 2 preparer d'eventuels projets d'investissements agricoles. 6. Obiectifs. L'objectif principal du projet de developpementrural de la region du Zou etait d'augmenter les revenus ruraux et d'accroitre la production des cultures vivrikres ou d'exportation. Le projet visait 2 juguler la baisse de la production de coton dans le Departement du Zou en fournissant les facteurs de production (notamment pesticide. et engrais), 2 renforcer les services agricoles, et 2 faciliter la commercialisation et le traitement du coton. Pendant une periode de cinq ans et demi le projet devait aneindre 38.000 familles (soit la moitie de la population de la province du Zou) et augmenter la production annuelle de coton de 5.700 tonnes metriques. Une augmentationde la production des cultures vivrikresdevait s'effectuer simultanementdu fait de l'application des engrais au coton et de l'amelioration du materiel genetique et des techniques agricoles, y compris l'usage accru de la traction animale. On esperaitaneindreune croissance annuellede5.200 tonnes pour le mais, 4.000 pour l'arachide, 3.300 pour le nib6 et 400pour le riz paddy. Le projet visait aussi 2 produire 200 tonnes supplementairesde tabac par an. 7. Descri~tion.Le projet etait compose de 13 composantes 2 savoir: le renforcement et rbrganisation du CARDER-Zou ; la consolidation et developpement des cooperatives ; l'amelioration de I'approvisionnement en intrants agricoles (surtout les engrais, les semences et les pesticides) ; l'introduction d'un meilleur systkme de commercialisation du coton; soin sanitaire du betail @&ail et petits ruminants) ; le renforcement de la recherche appliquk et des semences amdiorh de la culture vivrikre et du coton ; l'introduction de la traction animale (300 pairs de boeufs et le materiel nkessaire) ; le developpement de 200 ha de bas-fonds, rehabilitationde 100puits et construction de 50 nouveau puits ; I'instauration d'une unite de suivi et d'evaluation du projet, I'amelioration de l'efficacite de la SONAPRA et des chalnes de commercialisation du coton ; (k) le renforcement de la capacite de planification des investissement et de la strategic du Ministere du developpement rural 21 ; (l) l'appui technique et le soutien de la gestion pour 1'Cgrenage du coton dans le departement du Zou ; et (m) l'etude d'un projet de suivi eventuel ainsi qu'une etude visant 2 arneliorer l'organisation et la gestion des services fournis par le CARDER visant 2 les arneliorer. D. Conce~tionet organisation du ~roiet 8. Conce~tion.Trois approches global adoptees pour parvenu aux objectif du projet out 6tt5 adoptees et regroup& de la manibre suivante: (i) renforcement institutionnel, (ii) soutien de la chaine de commercialisation du coton, et (iii) une serie d'initiatives compldmentaues de developpement rural. Le projet comptait beneficier 2 38.000 familles grace 2 la vulgarisation agricole bask sur les principes de formation et visite. Ce projet se distingue du projet prec6dent par le fait qu'il n'est pas limit6 2 une seule culture. I1 visait 2 etablir un Quilibre entre les cultures commerciales (arachide et coton) et les cultures vivrieres (mais et nib@. La conception du projet n'etait pas particulierement neuve dans la mesure oil il avait pour but d'etendre des techniques dej2 connues. Des variCtb de coton d'un rendement plus eleve ont 6tC promues par le projet. La preparation du projet a ete realisee de fawn rigoureuse au Benin dans le cadre du projet d'assistance technique (Cr. 716-BEN) par l'intermediaire de l'unite de consultation de la SONAGUI. 9. Le projet a ete concu il y a dix ans, ce qui explique la difference de style et de conception des approches courantes de developpement rural integre. Le projet se caracterisait par une approche du somrnet vers la base et ne privilegiait pas le niveau de la fenne ou du village. 10. Lorsque l'on evalue le projet, il est possible d'identifier les lacunes de conception. On constate un manque d'attention donne aux problemes de l'environnement bar exemple, les problemes d'Crosion) et de durabilite du systkme agricole base sur le coton, qui sont des faiblesses autant de conception que d'exkution. 11. Oreanisation L'organisation du projet etait assez complexe. I1 comprenait, en plus des treize composantes, trois agences externes de financement et trois institutions devaient bendficier du projet. Les trois agences de financement 6taient I'IDA, la CCCE et le Ministere francais de cooperation, 2 travers le FAC. Les trois institutions beneficiaires etaient le CARDER-Zou, le MDR et la SONAPRA. Le nombre important de volets du projet refletait la structurede l'organisation complexe de l'agence principale d'exhtion, le CARDER-Zou. 11 avait ete question de rationaliser la structure du CARDER dans le cadre du projet, mais une rtorganisation irnpostk au niveau national en 1985 a rendu cette ache impossible. Malgre l'objectif de reduire le personnel du CARDER, le nombre d'employb est passe de 600 en 1983 2 plus de 1000 en 1991. 12. Un changement organisationnel inattendu a eu lieu en 1983 lorsque la SONAGRI a ett5 abolie et remplactk par la SONAPRA. Au depart, la division des responsabilitb entre les CARDER et la SONAPRA n'dtait pas claire, ce qui a oblige le CARDER-Zou a assumer toute la responsabilite des usines d'egrenage de coton de la province. Cette nouvelle responsabilite etait devenue une des -21 Autrefois, le Ministkre du developpement rural s'appelait le Ministkre du d6veloppement rural et de I'action cooperative. -11 La SONAGRl est devenue la SONAPRA (Societe nationale pour la production agricole). prbccupations majeures de la gestion du CARDER qui avait tendance h mettre l'accent sur le coton au detriment des cultures vivrikres. La gestion de l'egrenage a ete reprise par la SONAPRA en 1987. 13. Malgre les difficult& financikres causees par l'absence des fonds de contrepartie, et le gel des fonds du projet qui a suivi la faillite du systkme bancaire, le CARDER a ete capable de poursuivre ses activitk, qui pendant un certain temps ont inclus la gestion des usines de coton. En apparence, I'independance financikre du CARDER, permise par le projet, n'a pas ete l'objet d'abus. Toutefois, les difficult& financikres (exacerbees par le manque de personnel cle) ont eu pour effet de donner la priorite aux activitk cotomikres au detriment d'autres composantes et sont probablement responsables en grande partie des retards d'execution. E. Execution du proiet 14. Mise en vimeur du credit et demarrage du ~roiet.Le projet a ete evalue en novembre 1981. Le credit a ete approuve en novembre 1982 et est entre en vigueur en septembre 1983. La date de cloture initialement prevue pour dkembre 1989 a ete reportee trois fois jusqu'h septembre 1992 pour compenser les retards de l'execution et des dkaissements. 15. C-n. La bonne performance du projet en fonction de I'accomplissement des objectifs principaux (cf. la section F), implique que de fawn generale le projet peut &re considere cornme un succh. Toutefois, il a comu des difficult& et des lacuna. La difficult6 la plus importante portait sur les fonds de contrepartie du gouvernement. Les difficult& en matikre de disponibilite des fonds du gouvernement ont contribue au ralentissement des decaissements et ont provoqut des problkmes d'exkution pour le personnel du CARDER. A la suite de la faillite du systkme bancaire btninois, certains fonds du projet provenant de 1'IDA ont ete bloqu&. Les missions de supervision ont essay6 h plusieurs reprises de trouver une solution h ces problkmes. En octobre 1990, des modifications 2 1'Accord de credit ont ete inaoduites afin de permeme l'augmentation des coots de fonctionnement de la part de I'IDA. Ceci a ete realis6 aprk une periode interimaire au cours de laquelle la CCCE a mis 2 la disponibilite du projet le reste du credit et a consenti augmenter sa participation financikre. 16. Les composantes qui ont souffert le plus du retard d'exkution sont la traction animale, l'elevage, le genie civil @uits, developpement des bas-fonds, petits barrages, etc...), la transformation des produits vivriers (con~uec o m e moyen de developpement des groupements de femmes) et le developpement des cultures vivrikres en general. Les raisons principales qui ont cause ces problkmes sont le manque de participation des agriculteurs ainsi que le nombre insuffisant de personnel dans le departement du genie rural. 17. Passation des march&. Les intrants ont ett?disponiblestout au long du projet. Les appels d'offre et I'attribution des contrats se sont faits dans un delai satisfaisant, mais les procedures se sont revel& longues et fastidieuses, surtout pour l'achat du materiel spkialise h travers le systkme d'appel d'offre international de la Banque Mondiale. 18. Coots du ~roiet.Le coot estime du projet de developpement rural du Zou au moment de I'evaluation etait de 62,7 millions de dollars, y compris la contribution estimtk des paysans (en nature) d'environ 22 millions de dollars (30%) et 10 millions du Gouvernement tel qu'indique au Tableau 5B de la Panie 111. Le coot actuel est d'environ 67,s millions de dollars, ce qui correspond 2 une augmentation d'environ 8% due essentiellement aux fluctuations du taux de change DTSISEU, une augmentation estimk de la panicipation des agriculteurs ainsi qu'une diminution de la contribution du gouvernement. 19. Decaissements. Les retards d'exdcution du projet ont donne lieu B un retard de decaissement de prk de trois ans des fonds provenant de I'LDA. La date de cldture a ttt report& 2 trois reprises. Les decaissements des engagements en cours out ete autorisk jusqu'au 24 fevrier 1993. Le credit provenant de la CCCE et la subvention du FAC out ete entikrement debours&. Un montant de 18.577.687 DTS (99'4%) a 6te dtkaisse du credit de 1'IDA jusqu'en Janvier 1993 (cf. Tableau 3, Partie In du rapport). En plus du paiement des salaires du personnel du CARDER, la contribution du gouvernement au projet etait de l'ordre de 1.023 millions de FCFA, soit 30% de I 'engagement original. 20. Allocation du cr6dit. L'allocation originale et les decaissements du Cr. 1314-BEN figurent au Tableau 5 de la Partie III. L'allocation de 1'IDA destinie A l'achat du materiel a CtC considerablementaugment& de 430.000 DTS 2 810.000 DTS a h de permettre la mise en place de deux centres de formations qui n'etaient pas prevus lors de l'evaluation. En mCme temps, une contrainte majeure s'est developpie au niveau de la capacite d'egrenage des usines de coton dans le departement du Zou en 1991-1992. Ceci a kt6 pris en compte par l'usage du reliquat du cr6dit B hauteur de 780.000 DTS. A cette fin, une nouvelle categorie de depenses a ete inuoduite par amendement de 1'Accord de credit de developpement, le 26 Fevrier 1992. F. Resultats obtenus ~ aler ~roiet 21. Obiectifs du ~roiet. Le projet a ete un succb dam le cadre de la poursuite de ses objectifs principaux. I1 a reussi 2 introduire un environnement economique cornpetitif base sur une politique de marche, combinant des prix adQuats pour les paysans 2 1'Climination des subventions des intrants. Pendant la cinquikme annee du projet, on avait depasse le niveau de production du coton, et dans la septikme ann& la production du coton depassait les projections du rapport d'evaluation de 75%. Les objectifs de rendements de toutes les cultures, 2 I'exception de l'arachide out ete d6passk. Le projet a atteint 97% des familles pr6vues. 22. Rbultats Dhysiau~.Dans l'ensemble, le projet a accompli ses objectifs physiques (cf. Tableau iV et VI, Partie I11 et 1'Annexe technique). Toutefois une relation inverse a &C trouvk pour les surfaces r&erv& A la culture du et du coton. Le coton s'est 6tendu au detriment des zones rbervees 2 la production du mals, surtout en ce qui concerne la deuxikme culture de mais. Le moindre support de la recherche sur cultures vivrikres et I'absence d'aide 2 la commercialisation des cultures vivrikres ont ete des facteurs determinants de la performance des cultures du projet. La production de I'arachide a souffen des difficult6 rencontrh dans I'approvisionnemeni des semences. Les cultures moins importantes telles que le riz et le tabac, ont egalement souffert, respectivement par le processus ralenti du developpement des bas-fonds et la perte des debouch& pour le tabac brun. . . 23. Le volet elevage, y wmpris I'introduction de la traction animale, semble avoir susciteune reponse limit& des btneficiaires du projet et a connu des difficult& l i b au financement de l'achat de boeufs et de materiel. Malgre ]'intention de mettre en place 300 attelages aprb 5 ans, seuls 269 fonctionnaient aprb 9 ans. Le taux de mortalite etait trb eleve au debut du projet, donnant suite a I'imposition de strictes critkres pour la selection des paysans beneficiaires. I1 est aussi probable que les termes du credit et la contribution initiale demand& pour la traction animale n'6taient pas si favorables pour les paysans. La lente adoption de la traction animale (y compris le manque d'anelages pour le dessouchage dans la zone du nord) a eu un effet environnemental indesirable en encourageant le def'richement de nouveaux sols plutBt que l'utilisation repet& des sols existants, ce qui est possible avec l'utilisation de la traction animale. D'autres facteurs, tels que la mauvaise selection du betail (rkistance aux maladies, etc...) et la formation inadequate des paysans dans le domaine de la traction animale, ont peut4tre contribue aux contraintes de ce volet du projet. 24. Les composantes du projet associees A la Direction du genie rural, 21 savoir le developpement des bas-fonds et des puits ont demarre avec beaucoup de retard. Ceci peut s'expliquer par l'absence de personnel forme, le manque de continuit6 du personnel national affect6 au CARDER, et les difficult& rencontrees dans l'obtention de certains materiaux cl& a travers les procedures d'appel d'offres international de la Banque. La souscomposantevisant le developpement des cultures vivrikres sur le terrain, en s'appuyant sur les associations des femmes, a 6t6 geree par la DGR et a aussi tarde A demarrer et ne semble pas avoir retenu mute l'attention qu'elle mbritait. 25. Les services de vulgarisation, organis& d'aprks le systkmede formation et visite, etaient associk des groupes de contact (unit& de suivi) compost% de fermiers qui se trouvaient au meme niveau de developpernent. Malgre l'assimilation evidente de la technologie cotonnikre, il est apparu au cours du projet une cerraine fatigue l i k la nature repetitive des messages et une perte d'interet de la part des paysans. Les missions de supervision ont essay6 de renverser la situation en offrant une formation plus poussee des agents de vulgarisation. Un centre de formation pour les jeunes fermiers dthcolarises a ete cree afin de promouvoir des systemes agricoles rentables et pernettant une meilleure integration des cultures vivrieres et commerciales. Toutefois, le manque d'informations et de nouveaux messages technique sur les cultures vivrikres, derivant de la faiblesse des programmes de recherche (cf. le paragraphe 13), est probablementresponsabledu manque d'interCt manifest6par les paysans participant au systkme. I1 convient de noter aussi qu'une fois que des messages techniques appropri& etaient identifies, le r81e de la vulgarisation trouvait toute son utilitb. D'une fawn generale, le systkme de vulgarisation en tant que outil de gestion du personnel, grace a une formation continue et une mise niveau regulikre, a eu une bonne performance. Les rhultats sont particulierement visibles pour les cultures vivrieres et cotonnikres pratiquh par les paysans des echelons les plus bas. En general, il a ete accord6plus d'attention aux composantes du projet l i h a la production du coton et, dans l'ensemble, leur execution a ete satisfaisante. 11 en est de meme pour l'approvisionnement en intrants a credit, la collecte, le traitement et le marketing du coton et le transfert technologique. 26. Le rapport d'evaluation envisageaitune evolution des groupements cooperatifs villageois vers une autonomie par rapport aux institutions publiques, surtout dans le domaine de la gestion des intrants (y compris le recouvrement du ?edit) et la commercialisationdu coton. Le fait que le projet se caracterisait par une approche du sommet a la base a contribue au ralentissement du progrks dans ce domaine. Cependant, nombreuses sont les cooperatives qui ont fait un progrks considerable au cours des dwx dernieres annees et qui sont maintenant responsables de leur approvisionnement en intrants et de la commercialisation de leur production de coton. Cependant, les membres de ces cooperatives manquent de formation en matiere de comptabiliteet n'ont pas acch au credit a moyen tenne pour l'acquisition de moyen de transport et des facilith de stockages dont ils ont besoin. Les visites realisees sur le terrain par la mission qui a pr$are le rapport d'achevement du projet ont confirme ces prbccupations ei le fait que les paysans souhaitaient plus d'aide dans le domaine de la commercialisation des cultures vivrikres telles que le mais. Ceci demontre que les difficult& rencontrh dans la commercialisation des cultures vivrikres ont ete une des causes du ralentissement du progrks de la production des cultures vivrikres. 27. L'khec le plus important du projet en matiere d'execution et de conception est celui de la ferme semencikre de Za-Kpota. A sa conception, cette composante du projet avait ete instituk a h de fournir des semences de qualite superieure pour la culture du mais et de l'arachide. Le site de cette feme avait ete choisi lors de I'evaluation. Malheureusement le terrain qui couvre une superiicie de 65 ha se distingue par un sol de qualite de mediocre, des pentes raides et un manque important d'eau. Les sols se sont revel& inappropries pour la culture de l'arachide et en 1987 la production des semences a dQ@treabandonnee et deldgutk aux fermiers. Pendant neuf ans, la production moyenne de semences a ete de 47 tonnes pour le mais et 16 tonnes pour l'arachide, avec un rendement moyen de 600-800 kgha et 300 kgha, respectivement. Il semblerait qu'aucune explication ne peut @tredonnee pour soutenir les raisons pour lesquelles les autorites ont insist6 sur le choix de ce site alors qu'ils etaient conscients de ces nombreuses lacuna. Dans ces conditions le personnel affect6 la ferme a fait de son mieux mais s'est trouve dans une situation peu enviable. 28. Au niveau national, le projet a fourni un soutien institutionnel au MDR (le Ministere de tutelle des CARDER) par I'intermediaire de la Direction des etudes et de la planification (DEP) financee par le FAC. A l'exception des occupations courantes de collecte des donnees, suivi et planification, la DEP devait se charger de deux etudes dans le cadre du projet. I1 s'agissait de l'organisation des CARDER et de leurs methodes d'intervention, ainsi que d'un eventuel projet de suivi. La premiere etude (huit homes-mois) avait ete concue dans le rapport d'evaluation (novembre 1982)comme un moyen d'ameliorer l'efficacite des CARDER. Le CARDER ZOU avait ete considere comme un CARDER innovateur, en mesure de tester des nouvelles approches, et ensuite de les etendre aux autres CARDER du pays. Toutefois, les termes de reference de l'etude differaient considerablement du concept initial du rapport d'evaluation et envisageaient un r81e trks limit6 du CARDER dans cette activite. En realit6 l'quipe technique n'a pas realis6 la premiere etude, mais elle a plut6t entame un programme de recherche sur une periode de quatre ans avec t r h peu de collaboration avec le CARDER. De plus, l'equipe etait bas& 3 Cotonou et rattachee 2 la DRA (Direction de la recherche agronomique). De ce fait, I'unitd de recherche et de developpement du CARDER Zou A Bohicon n'a pas dispose de ressources. Les efforts de recherche (introduction des variet& arneliorh des semences, dissemination des techniques permettant une auto-suffisance accrue des paysans) ont cependant donne quelques r&ultats positifslt. La composante de recherche n'a pas recrute un expert agronome qui aurait ete base A Niaouli et qui aurait 6te charge, entre autres, des cultures vivrieres, de I'erosion et des effets A long terme du systeme agricole du coton sur la fertilite du sol. 29. La deuxieme etude consacrh A un eventuel projet de suivi, d'une durh de 29 hommes- mois, devait @trerealis& dans la troisieme ann& du projet A travers la DEP. Le but de cette etude etait de preparer le prolongement du projet du Zou, augmentant le nombre de beneficiaires et profitant des rtsultats de la recherche appliquh. Une pareille etude devant faire l'objet d'un effort de coordination entre les trois agences de financement n'a jamais eu lieu. Une etude a par contre ete realish sous financement du FAC en vue de preparer un projet regional separe independamment du CARDER. Deux facteurs peuvent @treconsider& A cet effet : d'un cdte le financement du FAC etait sous forme d'un don, et n'etait donc pas l'objet de la meme supervision que la CCCE et I'IDA. Ensuite il n'y a pas eu d'exarnen A mi-parcours avec la participation des trois agences, ce qui aurait prevenu une telle difference d'opinions. 30. La ~erformancefinanciere. En general, et en termes d'indicateurs choisis lors de I'evaluation du projet, les rbultats du projet sont bons et se reflkent dans le taux de rentabilite hnomique identique A celui estime lors de I'evaluation (22%)' malgre la chute du prix du coton. L'accroissement de la production du coton a contrebalance des prix internationaux A la baisse et le developpement plus ralenti des cultures non cotonnihes pendant les cinq premieres annk du projet. Les bilans financiers se trouvent A I'annexe 2. -11 Ces observations se referent la recherche financtk par le FAC dans le cadre du projet, et surtout relative aux cultures vivrieres. I1 faut noter que la recherche financh par la France au niveau national et regional (Afrique de l'ouest) constitue un facteur determinant dans l'introduction des varietb cotonnibres d'un rendement plus eleve et a fait une contribution important A la performance de cette culture. 31. Imuact du uroiet. L'excellente performance du coton implique que le projet a eu un effet trks favorable au niveau macro-economique, car il a aide 2 redresser la balance des paiernents externes pendant une periode critique. 11 est clair aussi que les revenus des paysans participant au projet se sont beaucoup ameliorb. Dans la huitikme ann&du projet 97%des beneficiaires visb avait ete atteint. Dans la pratique, le projet a atteint tous les cultivateurs de coton, puisqu'ils ont tous adopte le nouveau systkme ou y ont participe informellernent par des liens familiaux avec des participants officiels. Les rbultats du projet ont ete plus favorables au nord de la zone du projet grace 2 la meilleure disponibilite en terres et des sols moins degradb que dans le Sud. G. Durabilite du ~roiet 32. La durabilite du projet doit @treconsideree 2 deux niveaux: 2 la fois au niveau de la peremit6 des dispositifs institutiomels mis en place et support& par le projet, ainsi qu'2 celui de la peremit6 du systkme agricole. 33. Bien qu'un certain niveau d'incertitude institutionnelle persiste en vue du processus de restructuration des services agricoles en cours, on ne s'attend pas 2 ce que la cl6ture du projet ait un effet negatif sur la production du coton. En fait, la production de coton ainsi que les rendements semblent accroitre regulikrement dans le Departement du Zou 21, creant d'ailleurs des limitations au niveau de la capacite d'egrenage. La SONAPRA fonctiome relativement bien et selon des principes commerciaux. Le projet a contribue 2 cr&r un enviromement economique base sur des principes de marche sans subventions pour les intrants. L'accroissement des responsabilitb au niveau des cooperatives rbultera probablement en une rauction du r61e du CARDER. Toutefois, conformement 2 la dklaration de politique de developpement rural, le CARDER sera toujours responsable de certains services importants, meme si de fawn non exclusive, comrne les services de vulgarisation et le soutien aux organisations paysannes. 11 sera aussi charge de coordomer mute assistance provenant de l'exterieur. Un effort de restructuration est conduit par le MDR depuis 1989et a permis la preparation d'un programme national de restructuration des services agricoles avec le soutien de la plupart des bailleurs de fonds. I1 vise faciliter la rbrganisation des CARDER pendant la periode transitoire de redefinition du r61e du secteur publique et 2 donner au Ministkre du developpement rural plus de responsabilite dans la coordination des CARDER et I'exkution des politiques hationales 2 travers leurs fonctions publiques et une prise en charge progressive du financement par le budget de 1'Etat afin d'assurer une meilleure perennite. 34. Meme si de nouvelles initiatives regionales sont 2 encourager, un consensus entre les bailleurs de fonds et avec le gouvernement sur l'approche et l'articulatian entre projets regionaux et services nationaux, est encore difficile 2 trouver. 11 est vrai que les CARDER ont pris par le passe des dimensions qui depassent les limits de leur mandat original, et ils ont rhlise des aches qui incombent normalement au secteur prive. Nhmoins, ils ont prouve de representer un mechanisme efficace de mise en oeuvre des projets. 35. En ce qui concerne la question de la durabilite du systkme de culture applique, cela requikre que des etudes et des recherches plus approfondies sur la degradation du sol par l'erosion et la perte de matiere organique soient faites. I1 est 2 esperer que l'approche adopt& pour I'amenagement des sols, d m le cadre du nouveau projet de Gestion des Ressources Naturelles (Cr.2344-BEN), se referera de manikre efficace aux aspects negatifs eventuels du systkme agricole du coton d m le departement du Zou et des autres Departements. 21 cf. annexe technique des previsions. H. Performances de la Banaue 36. L'absence d'un examen 2 mi-parcours du projet a contribue 2 une faible coordination enue les co-financiers. La Banque n'a pas rapidement reconnu les lacunes de la composantede recherche ainsi que les difficult& rencontrees par la ferme semencikre. Ce n'est qu'en decembre 1986 que le premier rapport de supervisiona fait mention de la ferme semencikretout en se limitanth un comrnentaire sur la qualit6 de I'assistance technique. Toutefois, la supervision du projet a ete conduite de fason consciencieuse et la Banque, en coordination avec la CCCE, n'a pas tarde 2 repondre aux problkmes portant sur les fonds de contrepartie et la faillite du systkme bancaire. 37. La Banque n'a pas ete en mesure de prevenir les changements organisationnels qui ont eu lieu en 1985, et elle ne s'est pas opposde b l'expansion du CARDER. On peut considerer que cette action n'etait pas conforme aux intentions exprim& dans le rapport d'6valuation ainsi quedans les fiches du projet. Toutefois, ces reorganisationsont ete impost% au niveau national et il aurait ete difficile de s'y opposer dans le cadre d'un projet regional. La retention du personnel qualifie n'avait pas ete adQuatement prise en compte dans les conditionalit& du projet et les missions de supervisionne pouvaient pas empecher le changement de personnel du fait que la nomination du personnel du projet fait partie des responsabilit&du Gouvernement. 38. La flexibilitedela Banque apermis btrois reprisesde changer la date de clbturedu projet en compensation du retard enregistre dam la mise en vigueur du projet ainsi que dans le dkaissement des fonds. Ces problkmes n'etaient pas directement lib b la gestion du projet. I. Performances de l'em~runteur 39. La faiblesse principale dans la performance de l'emprunteur a trait 2 l'impossibilite de fournir les fonds de contrepartie,problkme qui, en fait, est independantdu projet et r&ulte des problkmes konomiques. Malgre ces problkmes financiers, le CARDER a pu, grace h ses revenus cotonniers poursuivre le projet 40. L'emprunteur a ete trh cooperatif pendant la periode de preparation du projet, mais la reorganisation du CARDER en 1985 peut @treconsider& comme contre-productive. S'ajoute cette reorganisation le changement rapide des responsables qui a rendu toute continuit6 impossible (pendant la dur& du projet le CARDER 'a eu cinq directeurs). En general, 1 6 performances au niveau de la gestion du projet sont satisfaisantes et l'emprunteur a fait un effort particulier pour cr&r un climat ' favorable 2 la reussite du projet; de m@mel'elimination des subventions sur intrants et la liberalisation du marchb ont ete introduitsaprh seulement quelques retards initiaux. L'approvisionnement en intrants et la commercialisation des cultures etaient satisfaisants, et lorsque des goulo.ts se sont present& (par exemple, la capacite des usines d'egrenage) toutes les mesures nkessaires pour y remaier ont ete adopt&. 41. En general, des rapports excellents ont ete entretenus entre le personnel de la Banque et I'Quipe de gestion du projet de I'emprunteur. Les missions de supervisionont ete pleinement soutenues par I'emprunteur et la cooperation avec la CCCE et le FAC etaient egalement bon. Toutefois dans le dernier cas (2 l'exception de I'assistance technique assign& 2 l'unite de suivi et d'evaluation du CARDER) la coordination laissait A d&irer, en grande partie du fait de son approche plus oh moins independante. K. Services de consult an^ 42. Les services de consultants fournis dans le cadre du projet semblent avoir CtC adequats. Le personnel dont la performance laissait ii dbirer a CtC remplace. Les communications entre l'dquipe d'assistance technique associee ii la composantede recherche et le CARDER paraissent avoir ete faibles. Ceci est peutdtre lie aux difficult& g6n6rales associh la composantede recherche (cf. paragraphe 13). ti L'assistance technique fournie en matikre de formation et vulgarisation a donne toute satisfaction ainsi que I'assistant technique attache ii 1'Unite de Suivi Evaluation. L. Document. et domees du ~roiet 43. La documentationoriginale du projet Ctait extensiveet rigoureuse et elle a fourni une base solide pour la gestion du projet. L'unite de saivi et d'evaluation du projet crC& au sein du CARDER a fourni un service de soutien utile au projet et, en general, lui a fourni toutes les donnees requises. Cela dit, la publication trimestrielle de rapports, constituait un effort analytique considerable qui aurait peut-Ctre pu Ctre allege et mieux utilise. Le systkme de comptabilite du projet etait adequat sur le plan des categories de decaissementet de la gestion des lignes de financement. I1 n'btait pas adequat pour les composantes telles qu'elles figurent dans les fiches du projet et le rapport d'6valuation. ce qui a complique la ache de la mission qui s'est rendue au Benin pour preparer le rapport d'achkvement du projet. En outre la direction du CARDER disposait d'informations trb limitees sur les composantes financees par le FAC. REPUBLIOUE DU BENIN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA PROVINCE DU ZOU (CR. 1314-BEN) RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET PARTIE II: REVUE DU PROJET SELON LA PERSPECTIVE DE L'EMPRUNTEUR 1.1 Descri~tiondes obiectifs Le projet de Developpement Rural Integre du Zou demarre en Septembre 1993 a 6t6 finance conjointement par la Banque Mondiale (Crait AID), le Fonds Fran~aisd'Aide et Cooperation (FAC), la Caisse Centrale de Cooperation Economique (CCCE, actuelle CFD Caisse Fran~aise de Developpement) et le Gouvernement BCninois avec une importante participation des paysants. Le coot global de ce projet est evalue a 21.772.000.000 de F.CFA Le projet devait toucher 38.000 farnilles d'agriculteurs et pennettre d'accroftre (aprh cinq ans) la production de coton de 5.200 tonnes, d'arachide de 4.000 tomes, de ni&e de 3.300 tonnes de paddy de 4.000 tonnes et de tabac de 200 tonnes. Ce projet avait pour objectifs principaux de relever le revenu des populations rurales par: - L'accroissement de la production des cultures vivrikres; - L'accroissement de la production destin6-e2 l'exportation. Pour atteindre ces objectifs, un accent particulier avait ete mis sur: - La formation et la vulgarisation agricole; - Le renforcement du mouvement cooperatif; - L'approvisiomement en intrants et en materiel agricole; - L'arnelioration de la santC animale ainsi que la productivite de l'elevage; - La recherche d'accompagnement (coton et cultures vivrikres); - La production des semences; - La promotion de la culture attel6-e; - L'arnenagement des bas-fonds; - L'amelioration de l'approvisionnement en eau des populations 2 travers les forages et la refection des puits. Ce projet prew pour une duree de 5 ans a connu des rallongesjusqu'en 1992dans le but de consolider les acquis obtenus pendant la premiere phase et de developper d'autres activitQ CONCEPTION ET ORGANISATION DU PROJET 2.1 Conception Du point de w e de la conception du projet on pouvait distinguer: - Le renforcement institutiomel du CARDER-ZOU; - Le soutien de la filikre coton; - Le renforcement des infrastructures socioCconomiques en milieu rural. L'encadrement des groupes cibl& devait se faire par le biais du systkme de formation et visite. - Cette conceptiondu projet n'avait pas envisage les implicationsque le developpementde la filikre coton pouvait avoir sur l'enviromement (erosion et d&oisement abusif pour l'extension des superficies etc...). Par ailleurs, les autres contraintes b la production agricole (sante, pistes, etc...) avaient-ete ignorh par le projet. 2.2 Organisation L'organisation du projet devait etre exkuter b travers les structures du CARDER. La rationalisation de cette structure prewe par le projet n'a pu voir le jour qu'b la fin du projet du fait des interventions inattendues de I'Etat (changement d'organigrarnrne et affectations intempestives du personnel de pilotage et d'exkution du.projet). A cela s'ajoute I'ambiguit6 qui caracterisait les rapports entre le CARDER et la SONAPRA en ce qui concerne la gestiondes usines et des facteurs deproduction. Toujours sur le plan organisationnel, il est important de souligner que les difficult& financiers causees par l'absence de la contre-partie beninoise et le gel des avoirs du projet suite b la faillite des banques nationals, n'ont pas ete favorables au projet au cours de son exhtion. SULTATS ET IMPACTSDU PROJET L'avknement du projet Zou a eu un impact certain sur le nivaux techniques, social et hnomiques, des paysants. Le niveau de formation des agents a nettement ete arndiore grice au systkme de formation et visite caracterise par la formation en cascade (methode Benor) Les objectifs fix& par le projet etaient entre autre d'accroftre b 200 le nombre d'agents de vulgarisation en 1988. Mais un phenomkne inversea et6 enregistre. En 1984, seulement 172 agents de vulgarisation ont 6te form& et en 1992, cet effectif a t tomb6 148. Le nombre de Chefs d'exploitations (CE) encadr& au cours de la m@meperiode a evolue de 12.768 b 36.000 soit 94% des objectifs fix& par le projet. En rapportant le nombre de C.E total encadr& b 1'6volution de l'effectif des AVA durant le projet, nous avons un ratio evolutif de 74 CFIava a 243 CElava. L'am6lioration du niveau techniquedes agents a permis d'atteindre les rbultats ci-aprh: 3.1.1 PRODUCTION VEGETALE L'une des composantes des objectifs du Projet du Developpement Rural du Zou est l'intensification des principals cultures retenues par le projet tels que; le coton, le mais, l'arachide, le riz et le tabac. Les objectifs de production devaient Ctre atteints en intensifiantles methodes de cultures sans augmenter les superficies cultivCes sauf pour celles de coton, riz et tabac, respectivement6000, 300 et 350 ha. Les actions d'intensification visaient une utilisation progressive de I'engrais, des semences ameliorees pour les cultures de mais, arachides, riz, tabac ainsi que des insecticides pour le coton et le niebe. a) Arachide En ce qui concerne l'arachide, plus de 60%des superficies sont au stade de 1 d'identification. L'objectif du projet de transformer 50% des superfidies d'arachide en culture intensive (Stade 1 et 2 d'intensification) a Cte realis6 a plus de 120% en 1989. Au cours de la mCme an&, le rendement intensif atteignait86%des objectifsdu projet (640KglHar66valuCa la baisse) et le rendement moyen etait atteint 3 90% (581Kg/Ha pour un objectif de 650Kg). Il faut noter que la variete de selection TS 32-1 introduite pour les besoins du Projet n'a pas obtenu les rkultats escomptb a cause de sa sensibilite a la maladie de la rosette. Parmi les six cultures du Projet intensifier, le coton a dCpassC largement les previsions. Les objectif visb en ce qui concerne les surfaces cultivb ont ete d$ass& de prk de 40%.Le rendement a augment6 de 10%et la production de plus de 50%. . . Trente pour cent des superticies sont intensifides contre un objectif de 50% prCvue par le projet. Les rendements intensifs on ete atteints en moyenne. Le rendement objectif de 589KgIHa a et6 realis6 a 100% (avec 594KglHa selon les statistiques du CARDER-ZOU). Les modestes rkultats obtenus au regard des objectifs fix& sont dus au fait qu'au debut du projet le traitements etaient rares ou fait avec du p&role. Cette situation est dO au manque de produits et d'appareils necessaires pour le traitement des cultures. En 1989, prds de 30%des producteurs de niebC traitaient leurs cultures. Une partie de ces producteurs effectuaient 2 a 3 traitements tandis que certains agriculteurs se contentaientde faire un seul traitement en utilisant du petrole oh ne traitaient absolument pas les cultures. Cependant, selon les statistiques du CARDER, les objectifs de production cumulb sur huit (8) ans ont ete realis& a 99.5% avec une production moyenne annuelle de 14.500 tonnes soit une augmentationde plus de 40% sur la production au debut du projet. L'intensification a ete assez bien reussie et est estimee h p r 6 de 12% des objectifs vis6. Les superficies sont de niveaux 1et 2 pour un objectif de 13% et le rendement moyen tout niveaux confondus a ete globalement superieur aux previsions. La production, objectif des 5 premieres annees (243,000 t) a ete realisk h 99%. Celle des a n n h suivantgs h 88% et dans l'ensemble h 94% (406,000 t pour un objectif de 431,000 t sur 8 ans) avec un rendement moyen de plus de 800HgMa soit 112% du rendementsjectif qui est de 716Kgha. Le rendementsbjectif trks intensif de stade 2 n'a jamais Ctt? complktement atteint parce que nkessitant un apport d'engrais plus important ainsi que des sols propices. L'objectif de rendement moyen cumuld sur huit ans est couvert a p r b de 185%. Les realisations de superficies (cumul sur 8 am) ont du retard sur l'objectif qui n'a ett? atteint qu'h 72% et seulement h 16%pendant la lere phase de 5 ans. Ce n'est qu'h la 2eme phase de trois ans que les ler objectifi qui ont ete revus a la baisse ont ete atteints h 120%. I1 faut noter que I'intervention des employ6 du projet, sans la participation effective des paysans n'a pas permis une bonne utilisation des bas-fonds amenage. Le riz de bas-fonds de par les rendements obtenus est une activite qu'il faut soutenir. Mais le problkme principale reste le decorticage. Au cows de la premibre phase du projet, et malgre la degenerescence de la variete Paraguay, le rendement cumuld a ett? couvert h 108%. Nhunoins, les objectif%de production n'ont etC realist% qu'h 50%. du fait d'un petit accroissementdes dans la zone cultivk. Ces dernier, bien que revus h la baisse dans la 2kme phase, n'ont pas ete atteints dans les trois dernikres annh. La production de tabac.dans le Zou devrait trouver une solution en dehors du projet (tel que la cession de l'activite aux secteur aux privh). Les actions du projet en matikre d'elevage ont pone sur l'amelioration de la sante animale et des actions Zootechniques tant au niveau du cheptel bovin qu'h celui des petits ruminants. Au Niveau des Bovins, A la fin du projet, le nombre de troupeaux-temoins cre6 est de 150 soit environ 10%du cheptel bovin. Cela signifie qu'a cette khelle les traitements sanitaires sont effectuts, et que certains efforts sont consentis en ce qui concerne les actions Zootechniques. Ces interventions ont permis de reduire le taux de mortalit6 des adults a 13% et celui des veaux h 31% dans ces troupeaux-temoins. Le taux de fecondite du cheptel a Cte amdiore 2 54%. Au Niveau des Petits Ruminan6 Les actionssont limitks aux traitementset au deparasitagedes vingt trois (23) troupeaux-temoins constituh dans ce cheptel. 3.1.3 Traction Animale Sur les 300 attelages initialement prevus, 308 ont ete mis en place. 152 attelages ont 6t6 mis en place durant la premiere phase du projet (1983-1989)et 152durant la phase de prolongation (1989-1992). Les contraintes du developpement de ce volet au niveau du departement s'expliquent au depart par l'acompte trks eleve exige aux paysans adherents et A l'absence d'aide A l'essouchage. L'introduction de ces attelages a permis un accroissement des superficiesde 3 ha par exploitationen 1994et 7 ha en 1992. D'autres facteurs tels que la mauvaise selection du betail (rbistance aux maladies, jeunesse des animaux etc...) et la formation inadQuate des fenniers dans le domaine de la traction animale traduisent les faibles rbultats enregistrb dans ce domaine. 3.1.4 Ap~rovisionnementen Intrants et en Materiel Amicole La consommation en intrants agricoles a aussi connu une nette evolution. Pour les engrais, elle est pass& de 1,820 tonnes en 1983A 6,643 tonnes en 1992. La consommation de pesticides, est pass& de 66,875 litres A 410,806 litres au cours de la meme periode. I1 faut souligner que les engrais etaient disponibles tout au long du projet, notarnment pour le coton. Les appels d'offre et l'attribution des contrats se faisaient dans un delai satisfaisant, mais les procedures se revelaient souvent longues et lourdes, occasionnant souvent des retards dans la mise en place de ces intrants. 3.2 Sur le Plan Social a) Amenaeement et Infrastructures L'appui du projet Zou a pennis de renforcer les infrastructures suivantes: - Amenagement de bas-fonds: 136 ha sur 200 prevus soit 68% des objectifs fix& - Forages (Unite) dont 50 ont 6te realis&, soit 100% des objectifs - 7 magasins de stockage ont kt6 construits - 32 puits ont 6te rehabilite panni les 100 initialement prevus - Acquisitionde 8 pikes pour le materiel de transformation Ces realisations ont enregistre une meilleur gestion des bas-fonds par la promotion de riz de bas-fonds ainsi qu'une reduction de l'ampleur des problemes d'eau I1 faut noter que ces rbultats auraient connu un impact plus grand si ce volet n'avait pas demarre avec beaucoup de retard faute d'quipements. Aussi convient-il de mentionner que l'inexistence d'infrasuuctures d'accueil aussi bien au niveau de la Direction Generale que des autres cites du projet a eu un impact negatif sur le developpement de cette composante du projet. 3.3 Action sur 1'Emploi La creation d'emplois pour les exploitants, les ouvriers agricoles , les transporteurs et les manoeuvres a ete enregistre. Sur le plan economique, le projet de developpement rural integre du Zou a permis au paysans: - d'ameliorer leur productivite de travail par l'utilisation de la traction animale et l'application de techniques culturales modernes; d'augmenter leur revenu. En effet, les technicitds acquissent par les producteurs de mais, nib6 et surtout du coton ont permis d'enregistrer des revenus appreciables. I1 faut souligner que l'accent n'a pas ete mis sur ce volet pendant la conception du projet. Le projet a CvoluC travers les structures prbopCratives et cooperatives prkxistantes (GRVC, GF, GVF, Club-4D)Il. Toutefois, pendant I'exCcution du projet, des efforts ont CtC consentis sur: (i) La creation et la rehabilitation des structures pr&itk. Ainsi, le Departement du Zou compte actuellement 445 GV, 399 GVC, 63 GF, et 2.14D tous fonctionnels. L'6volution actuelle de ces structures est la tendance leur regroupement en Unions de producteurs aussi bien au niveau des communes que des sous-prefectures. L'objectif a terme a 6t6 la creation d'un cadre de concertation pour la rdsolution des problkmes d'interets communs ces structures. On compte actuellement au niveau du Deartement 91 Unions Communales des Producteurs (UCP) et 10 Unions des Producteurs au niveau des Sous- prefectures (U.P.S.P). (ii) Alphabetisation Fonctionnelle: Les differentes animations o p 6 r h au niveau de ces structures serapportent l'alphabetisation fonctionnelles de leurs membres dans le cadre des operations liks a la commercialisation des produits agricoles, notamment le coton. 3.6 Autres Im~actsdu Proiq Effet SocioCwnomiauq Environs 20% des exploitations au niveau du D6partement vivent directement de la culture du coton, soit environ 19.000 exploitations. A raison de 3 agriculteurs par unite d'exploitation cela reprdsente pr& de 57.000 agriculteurs engag& dans la production de coton pendant une bonne periode de I'annk. Ainsi, la marge limite par exploitation rien que pour le coton est chiffrk 2 60.000Fpar -11GV: Groupement viiiageois, GF: Groupement ferninin, GVC: Groupement villageois vocation cooperative. ferme. A cela, il faut ajouter les revenus dkcoulant des opCrations de commercialisation: emploi de manoeuvres, de gardiens etc.. .. Les usines de coton utilisent plus de main d'oeuvre que par le passe. U en est de m&mepour les transporteurs en ce qui concerne le chargement et le dechargement. L'ensemble des usines d'egrenage tournaient avec une capacitd d'dgrenage de 12%. Mais, grace au Projet Zou et en partie 2 celui du Borgou, les anciennes usines abandonnees ont 6tC refectionnees. L'afflux de coton a pennis aux transporteurs du Zou de mieux rentabiliser leur parc grace 2 l'amelioration du taux de remplissage. Effet Ecologiaues Avec I'accroissement des superficies coton, on assiste Zi une degradation plus prononcee des sols au Sud du Departement et 2 un dhoisement effrene au Nord oh la culture du coton a connu une plus grande extension. La destruction des for@tsclassdes est prdcipitde par des agriculteurs en qu&tede bonnes terres afin de pratiquer une agriculture extensive. DIFFICULTES ET INSUFFISANCES Les difficult& sont licks 2 la conception, 2 l'organisation et 2 l'execution du Projet. Les faiblesses de conception du projet se manifestent notamment dans le domaine de la sante et de l'acch au r&eau routier. Ces deux problkmes se sont revel& tout au long du projet comme les principales contrainte en ce qui concerne l'accroissement de la production. A la conception du projet du projet, aucune importance particulikre n'a CtC accord& ii certains aspects tels que: l'environnement (problkmes d'erosion); l'entretien du systkme agricole base sur le coton, et la realisation d'un certain nombre d'infrastructures pour les agents de vulgarisation (bureaux, logements). Sur le plan conceptuel, il y avait une inadequation entre les objectifs du projet en matikre de cultures vivrikres et des moyens dont dispose les petits paysans, faute de credit veritable. 4.2 Sur le Plan Organisationnel La pluralite des agents de financement (IDA, CCCE, et le Ministkre Fran~aisde la Cooperation a wavers le FAC) n'a pas permis de synchronise les divers ddcaissements pour des actions du m&me,d'un ordre different oh complementaire. Cette situation cr& des perturbations enormes dans le calendrier d'execution des actions. Dans le cadre du projet, la non rationalisation de la structure du CADER a abouti A I'etablissement d'organigramrnes non adapt& aux objectifs du projet. Ceci du fait des interventions inattendues de 1'Etat. L'absence de clarte dans la tutelle des usines d'egrenage coton a souvent perturb6 I'organigrarnme du CARDER et ceci par rapport au projet. Quand bien m@me2 un moment donne ces usines n'appartiennent plus aux CARDER, l'accent a etC maintenu sur la production cotonnikre au detriment des cultures vivrikres dans la mesure oh celle-ci est une source de revenu stable. 4.3 Sur le Plan de I'Exkution Le projet a rencontre les problkmes suivant au niveau de l'execution: - Irregularite et insuffisance de la contre-partie beninoise; - La mauvaise integration aux autres activites des composantes finances par le FAC, notamment les volets ferme semencikre et recherche; - Le gel des fonds du projet provenant de I'IDA suite ii la faillite du systkme bancaire national; - La lourdeur au niveau national de la procedure des decaissements qui ne pennet pas de mobiliser en temps opportun les divers fonds alloues au projet. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS L'analyse de l'impact du Projet de Developpement Rural du Zou montre que les objectifs principaux ont ete atteints notamment dans le domaine de la vulgarisation agricole 2 travers l'adoption par la majorite des producteurs de divers themes vulgaris&. Mais les thkmes d'intensification souvent connus par bon nombre de paysans ne sont pas strictement appliqub pour des problkmes financiers. De plus, l'inexistence d'infrastructures (bureaux, logements), constitue un handicap pour le travail devant etre effectuer par les agents de vulgarisations et de la Direction Generale. En prenant consideration de ce qui precede, les recommandationsci-aprb peuvent etre formulees dans le cadre d'un nouveau projet: - associer les groupes cibles ii l'identification des actions du projet dans le souci de mieux cerner les realit6 du monde paysan; - simplifies les conditions d'accb au credit afin d'interesser les paysants; - promouvoir les filikres actuellement porteuses d'espoir pour le paysan tels que le mais, le manioc; - ameliorer les procedures de dkaissements des fonds allouer au projet; - poursuivre et renforcer les acquistels que l'alphabdtisation fonctionnelle, l'approvisionnement en eau potable des populations, l'amenagement des bas-fonds et des bassins versants, l'extension de la culture attelk et le developpement de 1'Blevage. REPUBLIOUE DU BENIN PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA PROVINCE DU ZOU (CR. 1314-BEN) RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET 1. Credits com~16mentairesde la Banaue - -- p p ~ ~ Titre Objectif Ann& Situation d'approbation Cr. 307-BEN Stimuler la 1972 annul6 Zou-Borgou production de Projet Coton coton Cr. 716-BEN Renforcer 1977 Complth? Projet d'assistnnce SONAGRI & techque CARDER et pwarer nouveaux projets Cr. 1127-BEN Amtliorer revenus 1981 Complete Projet de ruraux et Dtveloppement promotion rural du Borgou export.agric. et . Cr. 1877-1-BEN 1986 sous supervision Second projet de Dev. Rural Borgou CR. 2285-BEN Rbrganiser inst. 1991 Effectif Novembre Projet de de dtvelop. agric. 1992 Restructur. pour meilleure Services agric. fourniture services Eta~es Date planifi6e Date dvi& Date actuelle Identification Pdparation Mission Bvaluation Approbation du Board Mise en vigueur Achbvement Cldture 3. Table des dtkahsanents Ambe Fiscale Estimation Actuel Cunrle Estimation et quartiers ~unulbe(DTS COTS 000s) ectuel l e 000s) FY 83 3 0 A Vulgarisation PY 0 = 18.000 N d r e de producteurs 38.000 36.816 Agents encadrem. (AVA) 200 149 )lanaart CoapCratif GRVC-GVC (Evolution) 550 488 vulgarisation GV e t autres (Addit.) 446 comnercialisation coton lrputs Semences d l i o r e e s meis/an 15 t 37 S-nces a d l i o r e e s 24 t 7.9 t par les fermiers apr&s 1987 arachides/en Engrais 3.300 t 6.223 t Insecticides 290.000 L 364.000 1 Pulver. curul./an 4.214 8.175 h i e Rural 0evelop.bes-fonds Noweeux puits forages/an 50 50 Rehabilitation puits/an 100 32 Magasi nr 7 . 7 Equipement de trensfonnetion 11 4 ( m i t e s ) Note: Plus de details dens L ' A ~ e x eeconanique 5. Cofits du ~roietet financements A. Cofits du ~roiet(Cr6dit IDA en DTS) Catkgorie SAR Final 1b Equipement and fourniture 1c CoQtsd'ophtions Id Assistance Technique 3.170.000 2.890.000 1e Consultations 70.000 22.000 2 DEP (MDR) Assistance Technique 1.055.000 1.140.000 3 CNCA (Crait) 280.000 116.000 Input financement 4a Besoins additionnels 1.455.000 1.452.000 4b Fonds de roulement (importation) 4.470.000 4.470.000 5 Remboursement PPF 6 non-allouC 7 Equipement usine Cgrainage 780.000 a/ TOTAL 18.700.000 18.700.000 a/ Nouvelle catCgorie introduite par amendement de 1'Accord de cr&it en fCvrier 1992 B. Financement du ~roiet(en millions) Source PlanifiC(Cr1314-BEN) Estimation finale Accord de cruit FCFA WS$ 1981) FCFA (US$ 1992) IDA (18.7 DTS) 6.800 (20,O) 7.162(a) (26,53) CCCE 2.210 (6,50) 2.210 (8,18) FAC 1.258 (3,70) 1.300 (4,81) GOB 3.383 (9,95) 1.023 (3,79) Paysans 7.684 (22,6) 7.700@)(28,52) TOTAL 21.335 (62,751 21.772 (80,63) (a) Differences due aux fluctuations de change (b) Pas verifiable. 6. Rhltats du Proiet A. Indicateurs Estimat.E Actuel Actuel Actuel Actuel valuat. PY 5 PY 9 PY51 PY 91 PY 5 Estimat. Estimat. PY 5 PY 5 % % Output ('000 t ) Coton 10,8 13,70 32,70 127 303 Mais 51,4 36,54 64,69 71 126 Arachide 32,4 17,47 33,70 54 104 Pois 13,5 10,42 18,81 77 139 Riz 1,1 0,27 1,33 25 121 Tabac 0,4 0,lO 0,02 25 5 Coton Mais Arachide Pois Riz Tabac Rendement (Kgha) Coton Mais Arachides Pois Riz Tabac 571 417 400 73 70 B. Incidence 6conomiaue Estimation de l'kvaluation Estimation actuelle Taux de rentabilitk bnomique. 22% 22% 1. Tie.LetauxderentabilitkkonomiqueBCttestimtB22% B partir des donnks disponibles B mi-chernin par rapport B une durk de vie du projet de 20 ans. L'estimation est la mCme que celle fournie lors de l'kvaluation. La baisse du prix du coton a kt6 Quilibrk par une augmentation de la production de coton et d'autres cultures. Les tableaux figurant en annexe illustrent la base des calculs du taux de rentabilid. 2. CoClts du uro-iet et dkaissementg. La disponibilid des donnks de comptabilitk n'a pas permis 2 la mission de faire une analyse hnomique exactement identique 2 celle faite lors de l'kvaluation. Les coots du projet n'ktaient disponibles que par cadgorie de dhissement et les coiits du gouvernement (charges de fonctionnement du projet) ont kt6 estimb en ajoutant toutes les categories de dhissements de 1'IDA selon les pourcentages de financement (qui ont Ctt modifies au cours du projet). Les dhissements de la CCCE ttaient disponibles par cat6gorie pour la @node entikre de dfissements, mais une dhmposition par composante et pour chaque annk n'existait pas. La proportion de la part de financementengag& par la CCCE pour l'achat des intrants (devant &re tliminh pour tviter qu'ils soient compter deux fois), ont tt6 estimks au pro-rata sans conndtre avec prkision A quel stade les d e n s e s ont kt6 r&di&s. Pour le financementdu FAC il n'a kt6 possible de trouver qu'un calendrier simplede d6penses. Les coClts associts au projet aprks 1992 ont kt6 maintenus A un niveau lkgkrement inftrieurs ceux de la dernikre annk du projet (420 millions de FCFA par an aux prix de 1991) qui reflktent les charges de fonctionnement du CARDER relatives A la vulgarisation et au soutien fournis aux coop6ratives. 3. Autres coClts et niveaux des urix. L'analyse a tt6 faite selon les prix de l'annk 1991. En ce qui concerne les benefices additionnels du projet, les donnks sur la production additionnelle fournies par les CARDERS ont kt6 estimtks en fonction des prix internationaux (niveau de prix courant de la Banque Mondiale, historique et projet6, exception faite du rizpour lequel les donnth FA0 sur le riz Ctuvk thailandais typiquement import6 au Snin, ont kt6 utili&s). Les calculs hnomiques des bknkfices du projet ont kt6 fait en termes courants (et ajust6s par la suite aux prix de 1991 selon l'indice de la valeur unitaire des produits manufacturks G-5 MUV), de meme tous les coots additionnels ont k d estimks sur base 1991. Cette procedure a Cd suivie pour plus de facilid et pour Ctre en cohkrence avec l'analyse hnomique faitepour le rapport d'achkvement du projet de dkveloppement rural de la province de Borgou (Cr. 1127-BEN). Les coots additionnels des intrants agricoles Ctaient basks sur les donnks fournies par l'unid de suivi et d'kvaluation du projet. Les coots de la main d'oeuvre ont Ctk CvaluC par rapport aux estimations d'homme-jour par hectare d'aprks le rapport d'kvaluation, mais ont C d modifiks pour tenir compte du niveau de dkveloppement rMisC par les producteurs concernks. 4. Donnks de base. Les niveaux de production de toutes les cultures, & l'exception du coton et du niCbC durant la premiere annk du projet avaient CtC estimhs & un niveau infCrieurs aux estimations de base du rapport d'evaluation. Afin d'kviter le resultat peu plausible que le projet pourrait etre responsable de la chute de production de toutes ces cultures au cours de la premiere annk de son dCroulement, les chiffres de base employCs pour estimer la production additionnelle ont CtC considCrCs comme Ctant le niveau le plus bas du rapport d'Cvaluation oh la premike annk du projet. 5 . Autres hypotheses debase. En general, les autres hypothbes (parexemple, relatives aux taux d'kgrenage, taux de pertes et frais de transport) sont identiques ii celles du RAP du projet de la province du Borgou. Les modifications n'ont Cd faites que lorsque les differences de distance Ctaient Cvidenteset pour rem6dier & la diffkrenced'annk de base, qui dans ce cas Ctait 1990 et pas 1991. I Etude Objecnydiflni ci Situation Observationr I 'tvaluan'on Organisation du Amtliorer l'efficacite Achevk, mais Pas d'impact sur CARDER et du CARDER les termes de l'arnelioration de modes reference l'efficacit6 du d'intervention n'etaient pas CARDER. conformes B Peu d'impact sur celui de les resultats de la 1'evaluation recherche developpement Preparation d'un Consolider les Achevk, mais Pas d'impact sur projet de suivi. resultats du projet et les termes de l'eventuelle proposer une refkrence continuation des extension des activitks n'etaient pas activitks du dans le but conformes B CARDER dans le d'augmenter le celui de cadre d'un nombre de l'tvaluation. nouveau projet. beneficiaires. Elle a donne suite B la preparation d'un projet regional ind6pendant. Observations: Les deux etudes, finan& par le FAC,ont considerablementdivergepar rapport aux objectifs originaux de l'evaluation. Les agences de financement ont peu coordonne leurs activitks et peu d'int6gration a eu lieu en vue de rksoudre les contraintes des activit6s du CARDER (cf. le paragraphe 27). 7. Conditions d a t h CIrrweI Description Observarionr Confor- Accord de muP Rir 4.01 , Systkmc comptablc, classcmcnt dc Conformitt cn gtntral, mais lc maintien Oui I'information et audits, ctc. dttaiLlC dc I'information n'Ctait pas adapt6 au suivi dcs catkgorics dcs d+nscs dc l'tvaluation 4.02 Assurance, maintiat du mdricl, Conformitt, mais allocation finale dc 0ui gtnic civil, pratiqucs financitres et 780.000 DTS pour la &habilitation ct lc techniques agncolcs rcmplaccmcnt dcs mattriaux d'tgrenagc cst p c u t h due au mauvais cnecticn par lc passt 4.03 (i) Elimination totalc dc subventions Conformitt, mais pas sclon lc calcndricr Oui des intrants avant fhrricr 1989 d t t t n i t au dtpart (pause cn 1984) (ii) RCdCttrmination dcs prix Conformitt, variations dcs prix k i c n t Oui minima (iii) lntkrits sur la cddits i n m t s A Pas dc conformitt Non un taux dc 11Z pour 1983-84 (iv) Ajustcmcnt dcs taux d'intt* Conformc mais A partir dc 1987-1988 la Oui SONAPRA a h b l i un systtmc qui accordait aux fcrmicrs dcs rabais pour tout paicmcnt en Liquidc au lieu d'ttablir dcs charges dlinttr& sp6cifiquts. Lea charges d'inddt vaxiaicnt selon l'inmt. (v) Rix dc coton - ajutcr lc b d e Lea prix n'ont par ttt chat& souvent. Oui dgulitrcment afin dc rctltttr les m i a ils Cta'icnt cohCrcnb avcc k coals dc production mkanismc dc stabilisation (vi) Coats dcs scmences devaicnt Donntes insuffisantca pour permarc Non r c f l h les coats marginaux dc rrcouvremcnt systtmatiquc dcs coots dcs production scmcncw 4.04 (i) Systtrnc dc primes pour Ics Conformitt 0ui agcnb dc vulgarisation (ii) Salairu augment& pour ttre au Conformitt 0ui memc niveau dcs autra entrcprisu publiques 2.02 Fonds dc contrcpartic Non Difficult6 majeurc qui s'at aggravtc A partir dc 1985 TOTAL Preparation 3,5 5,3 8,7 -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- Evaluetion -- -- 47,9 6,4 -- -- -- -- - - -- N6gociations/Board -- -- -- 6,O -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- Processing du credit (LOP) -- - - -- -- 0,4 3,2 6,3 -- -- Sub-total Supervision - - -- -- 5,6 17,l 8,9 13,l 7,9 6,s 6,9 10,O 11,s 17,l 1,2 Adninistration du projet (PAD) -- - - - - 0,9 0,l 0,6 0.1 0,l -- -- -- -- -- -- Sub-total TOTAL B. Missions Personnel et Consultants) Missions Date Nombre Hommes- Sp6cialit6 Classe Type de Semaine L/ ment probl6me Terrain 21 Preparation 05/81 3 5 Ag. Ec. FA 09/81 1 1 Ag. Evaluation 11/81 4 4 Ag Ec AE FA Post.6val. 04/82 2 2 Ag Ec Supervision 12/82 3 2 Ag EC RE 2 05/84 7 10 Ag AE ME Li 2 Technique Ag Tr FA Gestion 11/84 2 2.5 Ag FA 2 04/85 2 3 Ag EC 2 financier 06/85 1 1.5 Ag 2 technique 12/85 2 4 Ec AE 2 technique gestion 03/86 3 7 EC AE Ag 1 10/86 1 1.5 FA 1 12/86 1 2 Ag 1 04/87 1 0.5 FA 1 9 02/88 2 2 Ag FA 2 technique financier 07/88 2 2 Ag FA 2 geetion financier 03/89 2 2 Ag FA 2 financier 12/89 2 1.5 Ag FA 2 financier 10/90 2 4 Ag Ec 2 financier 07/91 2 5 Ag Ec 2 financier 05/92 2 5 Ag Ec 2 financier 3/ 1IAg: Agronome ,Ec: Economiste ,AE: Economiste Agricole FA: Analyste financier, ME: specialiste en Monitoring & Evaluation Li: specialiste Elevage, RE: Genie Rural, Tr: Formation -211Pas de problkmes ou problkmes mineures 2 Problkmes rnoderk JISupervision finale combink avec mission du RAP -4Icoune mission de revue de la situation financikre uniquement (Credit 1314-BEN BENIN ZOU PROVINCE RURAL DEVEWPMENT PROJECT A m - Production Yields - PV 0 PV 1 PV 2 PV 3 PV 4 PV 6 PV 6 PV 7 PV8 PV 9 (MI 1m1 (-1 (17) tee) (891 (901 1911 1szl Cow h w Alma ('000 ha) 29.00 25.62 29.13 23.57 23.71 24.07 27.75 31.23 30.43 36.64 Production('Tons) 10.16 11.14 17.19 13.46 10.81 10 42 13.35 16.30 15.51 18.81 Vidm ILglh) 350 435 690 57 1 456 433 481 523 510 513 R i a Arm. 1'000 ha) 0.8s 0.36 0.19 0.16 0.14 0.12 0.18 0.43 0.66 0.59 Roducllon('Tons) 0.62 0.64 0.3) 0.26 0.21 0.27 0.46 1.03 1.80 1.33 Y i d r ILglh.1 72) 1,604 2,OW 1.603 1,520 2.189 2.580 2.415 2.727 2.254 Tobmeo Alma ('000 ha) 0.10 0.18 0.28 0.36 0.26 0.24 0.22 0.05 0.04 0.05 Production('Tons) 0.16 0.08 0.14 0.20 0.13 0.10 0.11 0.02 0.02 0.02 ndm1~glh.1 400 420 495 548 500 435 512 430 500 400 BENIN ZOU PROVINCE RURAL DEVELOPMENT PROJECT Extension Service PYO PYI PY2 PY3 PY4 PY5 PY6 PY7 PY8 Number of farmers 18.0 21.0 24.0 28.0 33.0 38.0 38.0 38.0 38.0 Number of conlacled 12.8 15.7 16.4 18.1 25.3 33.2 30.9 Number of AVA "As from Staff Appraisal Report. As from CARDER annual reports. "Mission estimates. BENIN ZOU PROVINCE RURAL DEVELOPMENT PROJECT Crop Development Stages. PY 7: 1989t90 (kg/ha) (SAR = Object PYS) Stage 0 Stage 1 Stage 2 Average SAR PY7 SAR PY7 SAR PY7 SAR PY7 Cotton 600 806 800 928 1.000 1.243 860 879 Maize 600 815 1.000 1.020 1.600 1.063 740 840 Groundnut 600 488 800 640 1.100 - 820 581 Cow peas 350 300 500 504 700 485 580 357 Pice 700 N A 1.000 NA 1.300 NA 880 2.581 Tobacco 400 NA 600 NA 800 NA 510 519 - .::"2;Ex L Page 7 of 8 Ramon D'Achevement de Proiet Re~ubliauedu Benin {Credit 1314-BEN) -.. - -7..A. Fagc 8 of 13 : = :3-55 -, I i r f I 8 . I: = :5-35 : : , ' : : j : : - 3-3; I L : : : , , : i ! : - 8 - 1 I 3-3: tI g : : r 3 I I * S 1 - 1 1 !:3-3; l a : , l : - I . . , 1 - 1 I : 1 : 3-5; ,, I * : , i ' 0 - ::I : 1 I 5-3: i i ' ? ' ' ? - I : 5-3: i ! : 2 , - 0 f I : :3-3: i : f :: I 8 - I - : r 5 - f i " ; i : t 0 I : ; : 3-:I i i l I I - .. 1 4 - 1 I : : : : o r - - - a i i :': . - a r"; I I I - ! = = - - n ; t n n 1 2 : I W S i I I Z : : t i, ::-?I - 1 - I i t !!Sf : 3 : : = - 7 : 8 1 - 6 rzti :5 / i I i 5 7 , 8 n ::;n.-=-3 m s i i ? : ! ! 1 I . I 1 z%:i : a3 r :-ir - I -2 f I 0 ; f -.'3 : t : 5 - ' T g 1 n 1 - 1 I !-:: 2 r *.a- : : t ; - - I I , ! ANNEX 2 Page 9 of 13 Estimations 1. Coton Durant les neuf a n n h du projet un accroissement de la production de coton a ete remarque (37,200 T en 1991 92) avec un taux de croissance annuel de 6% soit 1,960 tomes par an. Le meme taux de croissance a ete maintenu afin d'etablir des previsions 2 partir de la neuvikme jusqu'h la vingtikme annee du projet (2002\03). Ces estimations ont ete faites en assumant que les terrains cultivables sont disponibles et que le coton, en tant que culture commerciale, restera un produit prioritaire dans le domaine agricole. Le total de la production estimee pour le projet, dans sa vingtikme annee est de pres de 54.300t. Une etude faite par le Fonds de Stabilisation et de Soutien a estime la production pour I'annee 1995\96 (13Cme annee du projet) h p r b de 40,500 tonnes. Cette estimation s'accorde avec l'estimation faite auparavant. Une autre estimation peut ktre faite en multipliant le nombre maximum d'agriculteurs durant la vie du projet (36,800 pendant la 96me annee) par le rendement maximum obtenu (1,445 durant la 4eme annee). Le rbultat de cece operation est une production de 54,200 tonnes, ce qui dCmontre que l'estimation faite est realiste. Le rendement du coton a dtd gardd constant et il est calculd sur la production moyenne des quatre dernikres annees (970 kgtha). Les terres cultivees ont ete calculees en divisant la production par rendement. 2. Autres Productions Le total des terres cultivh pour toute la production vivrikre, pour la lOkme annee du projet, a dtt? augment6 de 3% par an en tenant compte de la croissance de la population. L'arachide et le ni&e, en terme de pourcentage des terres cultivees ont garde la meme importance relative depuis les quatre dernikres a n n h . Mais, une relation inverse a ete enregistre en ce qui concerne le coton et le mais. Une reduction des terres cultivh pour le mais est a noter quand la production de coton s'accroh. Le calcul du rendement pour ces autres cultures vivrikre a ete assume cornme Ctant constant sur la base des quatre dernieres ann6es. La superficie cultivk pour le riz et le tabac a 6tt5 assum& comme t5tant constante. - Charme: Le credit 2 moyen terme continue au meme taux que celui des quatre dernikres annt5es. - PulvCrisations ULV: En fonction des surfaces de coton cultivdes sur la meme base que celles des quatre dernikres a n n h . - NPK: En fonction des surfaces de coton cultivh sur la meme base que celles des quatre dernikres a n n h. - UREE: En fonction des surfaces de coton et de mais cultivh sur la meme base que celles des quatre dernikres a n n h - Chlorure de potassium: En fonction des surfaces de coton cultivh dans le Sud de la Province sur la mCme base que celle des deux dernieres annh - Super Triple: En fonction des surfaces d'arachide et de nib6 cultivh sur la mCme base que celles des quatre dernikres a n n h - Insecticides pour le coton: En fonction des surfaces de ni&e et de coton cultivees sur la meme base que celles des quatre dernieres annh - Graines de mais arndliorh: En fonction des surface de mais cultivees sur la mCme base que celles des quatre dernieres annCes. MCme situation pour I'arachide et pour le riz. BENIN ZOU PROVINCE RURAL DEVEUlPMENT PROJECT Projections for 20 years (PYO = 1983) BENIN ZOU PROVINCE RURAL DEVELOPMENT PROJECT Use of Inputs ActuaVProjected PYO (1983) PY20 (2003) -
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Bénin - Projet de développement rural de la Province du Zou
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