Groupe de la Banque mondiale · Project Performance Assessment Report

Morocco - Education Sector Reform Project : Maroc - Programme de Reforme du Secteur Educatif

Maroc Banque mondiale
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Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 1 2 5 5 8 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE PROGRAMME DE REFORME DU SECTEUR EDUCATIF (PRET 2664-HOR) DLpartement d e 196valuation retrospective des opkrations TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITKE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte. et ne peut etre utilise par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut etre I autrement drvulpuke sans I'autorisation de la Banque Mondiale. 1 1 TAUX DE CHANGE (Moyennes annuelles) Nom de la monnaie = Dirham marocain (DH) ( abrgviation) Annie : 1985 (&valuation) 1 dollar EU = DH 10.1 1986 9.1 1987 8.4 1988 8.2 1989 895 1990 8.2 MEN Ministre de 1'8ducation nationale OED Ddpartement de l'bvaluation r8trospective des operations PIB Produit interieur brut PRSE Programme de reforme du secteur Qducatif RAP Rapport d'achsvement du projet REP Rapport d' &valuation du projet RER Rapport d'8valuation r6trospective EXERCICE ler janvier - 31 dhcembre Le 30 novembre 1993 MEMORANDUM AUX ADMINISTRATEURS ET AU PRESIDENT OBJET : Rapport d'evaluation retrospective MAROC - Programme de reforme du secteur educatif (PrCt 2664-MOR) Veuillez trouver ci-joint le Rapport d'evaluation retrospective prepare par le Departement de l'evaluation retrospective des operations au sujet du Programme de reforme du secteur educatif par le Maroc (PrCt 2664-MOR). Cornme le rapport d'achkvement, l'evaluation retrospective debouche sur la conclusion que ce sont les deux domaines cles du programme - l'enseignement primaire et l'enseignement universitaire - qui ont le plus laissC B dksirer. Dans le premier cas, les capacites d'accueil se sont rCvClCes largement exckdentaires et les inscriptions nettement moins nombreuses que prevu du fait que l'on n'avait pas suffisamment bien compris les dkterminants de la demande d'education en milieu rural; dans le second, c'est la force de la demande d'enseignement universitaire qui avait C C sous- t estimee, et la politique de stricte limitation des admissions a CC abandomCe au bout d'une annee t seulement. Dam ces conditions, la croissance des dCpenses d'education n'a pas faibli. N'ayant pas atteint ses objectifs dans la plupart des domaines d'inte~ention, le programme a kt6 class6 dans la categorie des opCrations non satisfaisantes. Ses resultats ont toutefois C C substantiels sur le plan t institutionnel. P i k e jointe RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE PROGRAMME DE REFORME DU SECTEUR EDUCATIF (Pret 2664-MOR) TABLE DES MATIERES PREFACE ............................................................ i DONN'EES DE BASE .................................................... iii RESUME DE L'EVALUATION ............................................. v I . GENERALITES SUR LE PROGRAMME ............................... 1 I1 . OBJECTIFS ET CONTEMI DU PROGRAMME .......................... 3 111. EXECUTION .................................................. IV . RESULTATS DU PROGRAMME ..................................... 16 1 . Enseignement primaire .................................. 17 2 . Premier cycle secondaire ............................... 22 3 . Deuxibme cycle secondaire .............................. 25 4 . Enseignement superieur ................................. 26 5 . Demande globale de ressources .......................... 27 V . CONCLUSIONS. PROBLEMES ET LECONS ........................... 28 1 . Conclusions ............................................ 28 2 . Problhmes et l e ~ o n s.................................... 35 a . Divergences de vues ................................ 35 b . Modelea. projections et base de donn6es ............ 37 c . Capacit6 des locaux ................................ 41 d . Indicateurs de performance ......................... 42 e . Flux d'informations ................................ 44 TABLEAUX 4.1 : Principaux paramatree de l'enseignement primaire .. 18 4.2 : T a u d'inscription dans l'enseignement primaire de 1985186 1 1989190. par zone et par sexe ...... 19 4.3 : Taux de survie dans l'enseignement primaire. cinq premieres ann6es. par zone et par sexe. comparaison entre 1984-85 et 1989-90 ............ 20 4.4 : T a u de redoublement dans l'enseignement primaire. par annee. par zone et par sexe. (pourcentages pour 1985 et 1989 ................. 21 5.1 : Inscriptions par niveaux d'enseignement 1984185 et 1989190 .............................. 29 ANNEXES : 1. Enseignement primaire, inscriptions initiales et totales, 1984185 -1990/91.... ..................... 49 2. Enseignement secondaire premier et deuxiime cycles, admission et total des inscriptions 19841.85 1 - 9 90/91................... ............... 50 3. Enseignement suphrieur, inscriptions en lire annhe e t t o t a l d e s inscriptions 1984185 - 1989/90........ 51 4. Budget ordinaire du Ministbre de 1'6ducation, par sous-secteur, 1 9 8 4 - 9 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52 RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE HAROC PROGRAMME DE REFORME DU SECTEUR EDUCATIF (PrOt 2664-UOR) Le present rapport est le Rapport d'6valuation r6trospective (RER) du Programme de reforme du secteur dducatif au Maroc pour lequelun pr?t d'un montant d'une contre-valeur de 150 millions A/ avait 6t6 approuvi en mars 1986. Le prSt a 6t6 clos le 31 decembre 1989, apr&s une prorogation d'un an de la date de clature. Le prSt Btait compl&tement d6caissC en mars 1990. Le RER se fonde sur un examen des documents se trouvant dans lee dossiers du projet, y compris le Rapport d'ivaluation du projet (No 5923-MOR) et le Rapport du President (No P-4240-MOR) tous deux en date du 25 fdvrier 1986, 1'Accord de prSt en date du 9 mai 1986, la correspondance avec l'emprunteur, des communications internes, un rapport de consultant prepare B l'occasion de la cl8ture du prgt, et les RAP du Gouvernement et de la Banque (ce dernier publie sous le No 9568, en date du 17 mai 1991). Ces renseignements ont bte compldt6s par des entretiens avec le personnel de la Banque ayant participe au projet. Un agent du DBpartement de l'evaluation retrospective des operations s'est rendu au Maroc en mai 1992 pour discuter l'expgrience acquise et les rBsultats du programme avec dee fonctionnaires marocains et pour vieiter un Bchantillon d'icoles. Le rgdacteur remercie le personnel de l'emprunteur et de la Banque du temps qu'ils ont bien voulu consacrer A lui expliquer cette operation . ambit ieuse et complexe J l Tous les montants sont donnbs a leur contre-valeur en dollars. RAPPORT D'EVALUATION ReTROSPECTIVE PROGRAMME DE REFORME DU SECTEUR EDUCATIF (PrOt 2664-UOR) DO-S DE BASE DU PROJET Estimation de 1'6valuation CoQt total du programme ($EU millions) 1.809,O 2.283,O Difference (pourcentage) +24,8 Montant du pr8t ($EU millions) 150,O 150,0 DBcaiss6 150,O 150.0 Annul6 0 0 Date d'achsvement des Bl6ments rnat6riels 31/12/88 31/12/89 en mois depuis la signature du pr6t 32 44 Retard par rapport au calendrier (X) - 38 Performance institutionnelle - Satisfaisante DECAISSE~ITS ESTI~UTIFS n DECAISSEIEWTS ~ L S (Contre-valeur en millions de dollars) Estimtion de l'evaluation 36.5 69,O 101,O 136.0 165,O 150,O 150,O 150,O 150,O D6caissemnts rkls 0 28,4 %,8 61,4 70,2 92.7 92.7 103.6 150,O D6caissemnts reels en X des 0 41,2 54,3 45,l 48,4 61,B 61,B 69,O 100,O decaissements estirnetifs TDPS PASSE PAR LE PERSONEL DE LA MWE Preparation 26,6 33,3 59,9 Evaluation/dgociations l7,7 C2,l 59,8 Supervision 18,6 26.8 10,3 2,l 2.3 60.1 TOTAL AUTRES DONEIEES SUR LE PROJET Estimation Date de l'ivaluation ef factive Identification 1984 Preparation 1984-85 Mission d'evaluation Mai 1985 Ndgociat ions Janvier 1986 Approbation du Conseil Mars 1986 EntrQe en vigueur du pr8t Juin 1986 9 septembre 1986 Date de clature 31 dQcembre 1988 31 dicembre 1989 ClGture des comptes 30 juin 1989 28 mars 1990 DONNEES SUR LES MISSIONS Nombre Date Nombre de personnes d'hornnee- du Type de mission Moielannie (sp8cialitis) eemaine rapport Note Identification 10183 2 (EC,LO) 4 p.d.d. - Preparation 03 184 4 (EC,LO,EP,TE) 5 p.d.d. - Pr66valuation 12 184 3 (EC,EP,LO,TE) 9 p.d.d. - Evaluation 04 185 7 (EC,EP,GE,AC,TE) - 14 p.d.d. - Total 32 p.d.d. /a - Supervision I 10186 Supervision I1 01 187 Supervision I11 04/87 Supervision VI 07 187 2 Supervision V 11/87 3 Supervision VI 03/88 5 Supervision VII 06/88 2 Supervision VIII 11 188 2 Supervision IX 04/ 89 3 Supervision X 10189 3 RAP 07 190 1 32 - la Etude analytique en date du 18/06/85 dans les dossiers. Explication des sigles : AC : Architecte EC : Economiste EP : Planificateur de l'iducation GE : Spicialiste de l'enseignement general LO : Charge de pr6t TE : Specialiete de l'enseignement technique AFFECTATION DU MONTANT DES PRETS (Milliers de dollars) Affect at ion Dipenses Catigorie initiale riellee (1) Travawc de genie civil (2) Matbriel, mobilier at matbriaux (3) Bourses d'btude (4) Formation (5) Service de consultants (y compris services d'architecte) (6) Non affect6 Total RAPPORT D'EVALUATIOIP RETROSPECTIVE PROGRAMME DE REFORME DU SECTEUR EDUCATIF (PrBt 2664-MOR) RESUME DE L'EVALUATION 1. Introduction 1. Le Programme de reforme du secteur Bducatif (PRSE), appug6 par le PrQt No 2664-MOR de l'exercice 86, d'un montant iquivalent h la contre-valeur de 150 millions de dollars, etait la septi6me opiration du Groupe de la Banque mondiale dans le secteur de l'enseignement et de la formation au Maroc. 11 s'intigrait dans la strategic de la Banque consistant h appuyer lee efforts du Gouvernement en matibre d ' ajustement structure1 et d'amglioration de la balance des paiements, de reduction du dificit budgitaire, de lutte contre la pauvrete et d'amilioration de la ripartition des revenue grlce h l'am6lioration de l'accis des groupes les plus dbsavantagie de la population aux services de base. 2. Objectife et contenu du ptogramne 2. Le prgt contribuait au financement de la premibre phase biinale du PRSE,. qui avait trois grands objectifs : d'am6liorer les opportunitie Bducatives en ilargissant lTaccbs h l'enseignement de base (enseignement primaire et premier cycle du secondaire); d'accroftre 19efficacit6 interne de l'enseignement; et de maftriser la croissance des dipenses de l'enseignement grace i un meilleur contr6le des coats. 3. Les principawr volets incluaient : un important programme de construction de bPtiments pour l'enseignement de base; la fourniture de mathriel, de mobilier et de materiels pidagogiques; des bourses d'Btude universitaires; et des dipenses pour la formation des enseignants. Ces investissements s'accompagnaient d'un important train de mesures d'accompagnement (identifiees dans la lettre de politique gbnerale du Gouvernement) dans trois grands domaines : reaffectation des ressources des niveaux supirieurs de l'enseignement & l'enseignement de base; augmentation de l'efficaciti de l'enseignement : reduction des taux de redoublement et d'abandon pour accblirer l'icoulement des flux d'blbves dans le spstsme; et am6lioration du contrble des coQts, grlce B des mesures telles que le resserrement des critires d'attribution des bourses et l'augmentation de la charge d'enseignement des professeurs d'universit6. 4. Le pr6t devait Otre d6caiss6 en dewr tranche8 (gales, le d6blocage de la deuxibme tranche dependant des r6sultats de 19examen B mi-parcours. 3. Execution 5. Au d6part. 19ex6cution du Programme a pris du retard du fait de la difficult6 d'organiser l'important programme de construction prdvu dans des sites 6cart6s. Au milieu de 1987, une mission d'Bvaluation a cependant conclu que lea progris r6alis6s Btaient suffisants pour justifier le deblocage de la deuxiiirne tranche de pr6t (ce qui a it6 fait en septembre 1987). 6. A la m6me dpoque - et B l'insu de la Banque qui n'a appris la chose qu'8 l'occasion de la mission de novembreld6cembre 1987 - un D6cret royal Bliminait le plafond de 2 X de croissance des nouvelles admissions universitaires (qui avait 6t6 une des principales mesures convenues pour la maftrise des coats), caueant un bond de preeque 30 X dans lee inscriptions. Pour la Banque, ce plafonnement constituait la pi&ce maftresse du PRSE et de la restructuration progressive du s y s t h e d'enseignement marocain. Son 6limination a amen6 la Banque B ne pas participer h la Phase I1 du Programme de reforme par lVinterm6diaire d'un prat relais. La Banque est alors revenue h une politique d'appui B des sous-secteurs ep6cifiques, avec des projets d'investissement prBcis. Le Projet d'enseignement primaire en milieu rural (1989) et le Projet de d6veloppement de l'enseignement de base en milieu rural (1991) continuent h repondre aux besoins d'expansion de l'enseignement de base. Aprbs un report d'un an, le Pr6t No 2664-MOR a 6t6 clos le 31 d6cembre 1989; lea fonds Qtaient entibrement ddcaiss6s trois mois plus tard. 7. D'une maniire genirale, lee r6sultats du projet ont 6th d6cevants. Le nombre des nouveawt inscrits dans le primaire et dans le premier cycle secondaire a augment6 mais cette augmentation dtait loin d'6tre aussi importante que celle qui avait 6t6 pr6vue lore de 1'6valuation. Le total des inscriptions dans le primaire a en fait baiss6 jusqu'en 1988189 et, depuis, la reprise est lente. Cela s'explique en partie par l'acc616ration de 1'6coulement des flux des 61bves dans le cycle primaire, caus6e par le durcissement des rAglemente concernant lee redoublements et de l'assouplissement de la politique de passage dans la classe sup6rieure. En ce qui concerne les inscriptions en milieu rural, et notaannent celles des filles, lee donn6es disponibles font apparaetre des progres encore plus faibles. Le rythme des nouvelles inscriptions n'ayant pas Bt6 aussi &lev6 que pr6vu. lee nouvelles salles de classe n'ont pas Bt6 entibrement utilie6es et le ratio 61Bveslenseignant est tomb6 8 24.2 au lieu de passer B 31.8 colmne pr6vu. 8. Dans le premier cycle secondaire, on a 6galement enregistre une baisse des inscriptions et l'am6lioration de l'bcoulement des flux des btudiants n'a pas BtB aussi importante que pr6vu (bien que les differences entre les pr6visions et les chiffres reels aient bt6 moins importantes), 9. Dans le deuxihme cycle secondaire, les r6sultats ont 6t6 proches des previsions : non seulement les inscriptions n'ont pas augment6 mais, en fait, elles sont tombbes au-dessous du niveau de 1984185. Un contrdle rigoureux des nouvelles inscriptions a plus que cornpens6 la lenteur de 1'6coulement des flux des Bliives, et h la fin des ann6ee 80, le nombre des bacheliers s'6tait stabilis6. 10. Cela a aid6 dans une certaine mesure h maftrieer l'expansion de l'enseignement sup6rieur dont les ef fectifs ont augment6 de plus de la moitib entre 1984185 et 1989/90, soit B un - t h e de 9'4 I par an. Cependant, des mesuree de renforcement de l'efficacit6 et de maftrise des coats ont permis de maintenir la part des d6penses de l'enseignement sup6rieur dans le budget global du Ministhre de 1'6ducation B un niveau constant d'environ 16 I sur la p6riode 1989-92, contre 17 B 18 I au debut du progrannne. 11. La part des d6penees d96ducation dans le budget ordinaire de 1'Etat continue 1 soulever des inquidtudes. Le niveau de 1985, de 28'6 X, a toujours 6t6 d6pass6 au cours des ann6es suivantes et a atteint un record de 35.4 X en 1991. Pour r6sumer donc, trois grands objectifs du PRSE - dPam6liorer l'accas et l'bquit6 de l'enseignement de base, d9am61iorer l'efficacit6 dans tout le secteur et de contraler la croissance des d6penses -continuent B Btre des grands objectifs du d6veloppement du secteur Bducatif . 12. Les modestes rbeultats du Programme dans le primaire et dans le premier cycle secondaire semblent aseur6s. Lee deux operations relais de la Banque de 1989 et 1991 devraient permettre d'accroftre l'acche B cet enseignement et son efficaciti tout en mettant l'accent sur l'Bquit6. Le renforcement institutionnel considerable que le PRSE a permis de rhaliser en matiare de planification de l*bducation, et notamment de carte scolaire, devrait permettre un meilleur ciblage spatial des investissements. 13. Dans le deuxihme cycle secondaire et dans l'enseignement suphrieur, des efforts suppl6mentaires s'imposent pour mastriser la croissance des inscriptions, am6liorer l'efficacit6 interne et maintenir les dgpenses renouvelables B des niveaux appropri6s. La maitrise des coats B tous les niveaux de l'enseignement constituera un pr6alable B tous progriis importants dans la r6alisation de l'objectif de donner une Bducation de base 1 tous les . enf ant e 6. Principales conclueione et leqone 14. Lee resultats d6cevants r6capitul6s h la Section 4 ci-dessus e'expliquent en partie par le fait que l'on comprend toujours ma1 les dgterminants de la demande r6elle d'enseignement de base, surtout dans les milieux ruraux et pauvree et pour les filles dans les eoci6t6e - vii - traditionnelles. Faute d'un cadre de planification efficace au dibut du progranrme, des investissements ont Bti rialieee pour des batiments qui ont Ct6, temporairement, eous-utilis6s. En outre, on avait clairement sous-estimi les difficult68 d'arriver B un meilleur contr6le-des aspects centraux de l'enseignement sup6rieur - accis et financement notannnent - et les reformes prevues dans le cadre du PRSE n'ont pas b6nefici6 de l'appui solide du Gouvernement et de la sociBtB. La grande l e ~ o nde ce projet est que toutes futures op6rations dans le secteur de 1'Bducati.on comportant des changements structurels majeurs devront faire preuve de mod6ration tant dans leurs objectifs qu'en ce qui concerne la rapidit6 des changements pr6vus. 15. D'autres lesons plus sp6cifiques portent sur l'utilisation et lee limites des modiles utilis6s pour les projections, c o m e celui sous-tendant le Prgt No 2664-MOR, le choix d'un ensemble limit6 d'indicateurs de performance appropriis qui ne devrait pas seulement inclure des paramitres sectoriels et sous-sectoriels (nombre et flux des Blives) maie Qgalement permettre de suivre l'impact direct des investissements (taux d'occupation des salles de classe, utilisation des enseignants, etc.). Enfin, dans les op6rations comportant un fort Bl6ment de r6forme et un decouplage total ou partiel des flux des fonds du prgt et des investissements, il importe de maintenir un flux continu de communications entre l'emprunteur et la Banque et une documentation precise pour en preserver la responsabiliti et la transparence. RAPPORT D'EVALUATION RETROSPECTIVE PROGRAMME DE REFORME DU SECTEUR EDUCATIF (PRET 2664-MOR) I. GENERACITES SUR LE PROGRAMME 1.1 L'augmentation des prix du phosphate du debut des ann6es 70 a permis au Maroc de lancer un ambitiew programme d'investissement public qui . a fait passer la croissance annuelle du PIB B 7 , s X , soit & un niveau trbs sup6rieur aux 4 % qui avaient 6t6 enregistree au cours de la dgcennie ant6rieure. Lorsque le march6 du phosphate a fl6chi au milieu des ann6es 70, l'augmentation de la facture des importations p6trolibree s'est r6percut6e sur la balance des paiements, le programme d9investissement public et l'augmentation des d6penses militaires ont grev6 le budget et le pays a eu massivement recours B des emprunts Btrangers. 1.2 En 1983, le Maroc a dO faire face & un important d6ficit des paiements ext6rieurs : il a conclu avec le FMI un accord de confirmation qui appuyait un programme de stabilisation; un accord de r66chelonnement de la dette Btrang&re a suivi. A la mSme Bpoque, le Gouvernement s*est lanc6, avec l'aide de la Banque, dans un grand programme d'ajustement destine & rgorienter sa strategic de d6veloppement eur 19ext6rieur. Lee premiere prslte d'ajustement appuygs par la Banque ont port6 sur l'ajustement de la politique industrielle et coannerciale (1984) et l'agriculture (juin 1985) ; lee entreprises publiques et 196ducation devaient suivre. 1.3 Aprbe 19ind8pendance, en 1956, le systsme 6ducatif du Maroc a traverse une longue p6riode d'expansion qui 6tait partie de lo base pour aller jusqu'aux niveaux sup6rieurs. Outre la croissance des inscriptions, le Gouvernement visait d e w grands autres obj ectif s : le remplacement progressif des enseignants 6trangers par des Marocains et 1961aboration d'un enseignement technique et d'une formation professionnelle correspondant a w besoins persus de main-d'oeuvre dans 1'6conomie. 1.4 Au d6but des ann6es 80, le syst6me Bducatif comprenait un cycle primaire de cinq ans (qui comptait environ 2,s millions d9616ves en 1980/84), un premier cycle secondaire de quatre ans (710.000 Blbves), un dewiime cycle secondaire de trois ans (325.000 616ves) et l'enseignement eupgrieur, dont la durBe pouvait varier (100.000 Btudiants) L l . Le cycle primaire et le premier cycle du secondaire constituaient 19enseignement de base, th6oriquement obligatoire (mais cette obligation n'6tait pas appliqu6e). 1.5 Entre 1966 et 1985, la Banque a appuy6 le d6veloppement du syst6me marocain d96ducation et de formation avec six projets d*un montant total (cr6dits et prSts) de 230,8 millions de dollars : ils couvraient tous lea niveaux, de l'enseignement primaire B l9enseignement sup6rieur et aussi Rapport d'dvaluation, Don* de M a trois premiers niveaux. ,le Tableau 1 donne des chiffrrs diffCrents pour l certaines actions de formation ne relevant pas du Ministbre de 1'Bducation nationale (MEN). 1.6 En termes de ressources, la croissance rapide du systbme Bducatif coatait cher. Vu le droit des diplhBs du secondaire de poursuivre leurs dtudes au niveau superieur, la genereuse politique de bourse B ce niveau et l'absence de redevances universitaires (exception faite de modestes frais de pension), toute expansion de l'enseignement aux niveaux inf6rieurs imposait un fardeau financier accru B 1'Etat. 1.7 En m6me temps, compte tenu de la faiblesse de l'efficacitd aux niveaux primaire et secondaire, la production de dipl6m6s n'dtait, pas en rapport avec les ressources budggtaires affectees h ces niveaw. Les taux de redoublement et d'abandon Btaient 6levBs et, de ce fait, ceux de passage d'une classe h l'autre et d'obtention des dipl8mes dtaient faibles. 11. OBJECTIFS ET CONTENU DU PROGRAMME 2.1 Depuis 1981, le Gouvernement et la Banque essayaient, par des enqu@tes sectorielles, des Btudes sp6ciales et des discussions, d9Blaborer une approche sectorielle permettant de s'attaquer en m6me temps B toutes lee faiblesses du systi3me : cela a Bt6 le programme de r6forme du secteur Bducatif (PRSE), dont le Pr6t 2664 a finance une tranche de deux ans. 2.2 Le PRSE visait B restructurer fondamentalement lee prioritBs en matibre d'bducation, cormne l'indiquait la DBclaration de politique gBnBrale du secteur de 1'Bducation (Rapport d'6valuation, Annexe l), et notamment : - B introduire un programme de neuf ans d'enseignement de base comportant une expansion sensible de la capacite fondde sur une plus grande 6quit6; - B contraler les ddpenses publiques dV6ducation en rBduisant les coats unitaires, en essayant d'atteindre un plus grand degr6 de recouvrement des coats (particulibrement dans l'enseignement eup&rieur), et en impliquant le secteur privB dans 1'Bducation et la formation. 2.3 Le PRSE comprenait un grand nornbre de mesures qui sont donndes en detail au paragraphe 3.8 du Rapport d'6valuation. On peut les resumer comme suit : A) AccPs B l'enseianement de base et &quit6 : i important programme de constructions scolaires, focalis6 sur les zones rurales disavantag6es; ii introduction d'un programme de cantines scolaires pour encourager la scolarisation en milieu rural; et iii) augmentation des affectations d'institutrices dans lea zones rurales (dans l'espoir d'encourager lee inscriptions des filles) et fourniture de logements aux enseignants en milieu rural 21. B) Efficacite interne i dans l'enseimement de base, augmentation des taux de passage dans la classe supirieure grace B des mesures administrative8 directes : limitation du nombre des redoublements dans la mSme classe 31 et fixation de taux obligatoires de passage en classe suphrieure; ii) dans le deuxisme cycle de l'enseinnement secondaire, comme dans l'enseignement de base, introduction d'une limite au nombre des redoublements et fixation de taux de passage en classe supirieure; et iii) dans l'enseignement superieur, plafonnernent des redoublements et introduction d'un syst&me d'heures de credit destine 1 faciliter le passage dans la classe superieure (ce syst6me permettait de remplacer le redoublement de tout un semestre par le redoublement de la classe oii l'itudiant avait bchou6). C) Contrale des coflts i reduction des coOts unitaires pour les constructions scolaires et renforcement des services d'entretien scolaire en vue d'iviter la degradation rapide; ii restructuration des bourses dS6tudes B l'btranger sur lee sp6cialisations essentielles non representees dans le pays et introduction d'allocations aux ma2tres-4li5ves &gales aux bourses universitaires en vue de remplacer le systeme de traitement avant emploi; iii) reduction de la taille des pensionnats dans lee universitis; iv augmentation de deux heures par semaine dans la charge d'enseignement minimum du personnel universitaire; et v introduction, dans le moyen terme, de frais d'inscription 1 l'universit6 et augmentation des frais de pensionnat existants pour arriver & un recouvrement au moins partiel des coots. 2.4 La premiere phase biennale du PRSE (1986 et 1987) devait camprendre les investissements suivants : 3 A I'hluation, il h i t prCvu de constmire la moitid des salles de classe du primaire en mnes nrrales et de fournir une unit4 de logement pour chaque nowelle classe mrale et me cantine pour huit nowelles classes rurales (REP, A n n e G , p. 2). Les directives approprides avaient dCjl Ct6 pr6par6es avant le &but du programme (en octobre 1983). a) 2.961 classes du primaire en 1986 et 2.890 en 1987, soit un total de 5.851 (Rapport d*6valuation, par. 4.21) 21; b) 1.725 classes du premier cycle secondaire en 1986 et 3.031 en 1987, soit un total de 4.756 (Rapport d*6valuation, par. 4.21); C) pour accelerer l'ex6cution du programme, remboursement d'un nombre non sp6cifi6 de salles du primaire et du secondaire dont les marches avaient 6t6 attribues apras le ler janvier 1983 mais les paiemente effectues apris la signature du prBt (Rapport d*6valuation, par. 4.10); d) mat6rie1, mobilier et matiriels phdagogiques; e) bourses dS6tudes universitaires au Maroc et B l'etranger; f) depenses de formation des enseignants (traitements, prestations, indemnites, materiels p6dagogiques); et g) autres coOts recurrents du programme (avant tous traitements). 2.5 Le prQt envisage de la Banque devait contribuer au financement de ces Bl&ments, exception faite des bourses d'6tudes universitaires au Maroc et des autres coots recurrents du programme. Le prBt devait contribuer B financer un peu plus de 8 X du coat de toute la Phase 1 et 60 X du coot en devise 21. 2.6 Le choix de l'instrument de prQt n * a 6th fix6 qu'aprgs 1'6valuation 61. L'intention initiale du Gouvernement et de la Banque Qtait d'appuyer le PRSE par une operation d'ajustement : l9id6e a 6th abandonnee lorsque l'on s'est rendu compte que u l'utilisation des fonds de la Banque pour financer les importations destin6es au secteur de lB6ducation ne permettrait d'en d6caisser qu'une petite partie (environ 15 millions de dollars) en deux ans. Seuls des decaissements par rapport B une liste positive d'importations generales destinees h lS6conomie dans son ensemble permettraient de decaisser 19int6gralit6 du prQt en deux ans. Le grand d6eavantage de cette approche est que seule une partie du prQt est dicaissee 61 Lee c h i f f r e e d o n d e dane l e Rapport d9dvaluation ne concordent pae : B l a page 19, l a Note No 1 mentiome un p r o g r m annuel w y e n de conetruction de 2.900 e a l l e e de claeeee du primaire e t 2.300 e a l l e e de claeee du premier c y c l e eecondaire, e o i t 5.800 e t 4.600 reepectivement pour t o u t e l a durde de l a Phase I. Lee i n d i c a t e u r e de performance font d t a t de beeoine de e a l l e e de c l a e e e e'dlevant B 3.061 en 1986187 e t 2.870 e n 1987/88, e o i t un t o t a l de 5.951 pour l e primeire a t 1.725 e t 2.851, reepectivement, e o i t un t o t a l de 4.576 pour l e premier c y c l e eecondaire (Rapport dpdvaluation, Amexe A, Appendice 2, Tableau 3, p. 1). Enfin, l e Tableau 4 de lpAnnexe F du Rapport f a i t d t a t d'un prograome annuel de conetruction de 2.821 e t 2.135 e a l l e e du primaire e t de 1.786 e t 2.136 e a l l e e pour l e premier c y c l e eecondaire pour 1986 e t 1987 reepectivement, e o i t dee t o t a u x de 4.956 e a l l e e de c l a e e e pour l e primeire e t 3.922 e a l l e e de c l a e e e pour l e premier cycle eecondaire. En outre, un montant 6quivalent I 14 millions de dollars remboursables dans le cadre des Quatribme et cinqukne projets d'aucation de la Banque a W wmpt6 au titre du PRSE &ant don4 que les investissements de ces projets s'insaivaient dans les objactifs du PRSE (Rapport d'6valuation, par. 4.09, Note a). 1 M&medans la dernih version du Rapport d'6valuatio11, plusieurs Annexes (H.1 et J) utilisent le teme Prdt I I'ajustement struclurel et lors de la &union des Administrateurs, deux d'entre eux ont arplicitement wmiUr6 k Prdt L-2664wmme une opAration d'ajustement. La seule rdfkence I un choix passibk entre plusieurs instruments de prdt 8e tmwe dam k mCmorandum de d6ciion (il mnsacre un paragraphe I cette question - voir par. 28 adcssous). dans le secteur de l'dducation, amenant donc un d6couplage des d6caissements et dee objectifs de la reforme Bducative n 21. 2.7 On a retenu la formule hybride d'un investissement sectoriel comportant des 616ments de pr6t 2 l'ajustement (DBclaration de politique gBnirale; versement par tranche) mais d6caiss6 contre presentation de relevBe de depenses ou de documents justifiant lee retraits, selon la cat6gorie de dBpenses et lee montants (Rapport d'ivaluation, par. 4.13). 2.8 En optant pour une telle opdration P l'appui de rgforme, le personnel de la Banque responsable de ce programme avait choisi pour le secteur d96ducation un nouveau mode de pr6t qui avait d6jh 6th introduit dans d'autres secteurs et qui paraissait trbs apte B faire face B un nombre de dBfauts divers dans le secteur tout en favorisant son d6veloppement ultBrieur. Toutefoie le choix du pays pour ce nouveau genre d'op6ration s'est aver6 malheureux: le eystl?me dS6ducation du Maroc souffrait de d6sBquilibres shrieux et tenaces qui exigeaient un effort financier consid6rable pour atteindre une "masse critiquen d'intervention. En fait, le pr@t 2664 est devenu la deuxibme operation d'importance dans le secteur dans le monde entier. 2.9 La prgsentation des coats du programme se limitait B des donn6es de coats par niveau d'enseignement et par type de d6penses (Rapport d'6valuation, p. 28-32). On ne trouvait nulle part dans le REP de renseignement sur les coQts unitaires ni sur lee quantitis materiellea impliquBes 81; les donnhes des indicateurs de performance renvoyaient 21 des tranches de temps (trois ann6es scolaires) diff6rentes de celles des tableaux de coats (deux annBes civiles). En outre, les donn6es de coats Btaient trop bien agr6g6es pour que l'on puisse les rapporter aux indicateurs de performance. 2.10 De ce fait, les donnBes de coats du REP n'6taient pas reproductibles et les risultats ne pouvaient pas 6tre Cvalu6s en fonction de leurs coats unitaires prBvus et effectife. En d'autres termea, le REP ne donnait aucun renseignement sur le nombre des classes, autres installations, mobilier, matiriel, materiel pBdagogique, ann6es de bourses d'6tude 5 l'itranger ou annBes de martre-/live qui devaient &re finances sur les montants affect68 au diverses catigories dans 1'Accord de pr6t. Deux tableaux suppl6mentaires pr6cisant les quantit6s d'intrants et leur coat unitaire auraient fait du gros rapport d'iivaluation (150 pages) le document de rBfBrence complet qu'il aurait dO dtre pour l'ex6cution du progrannne et auraient assure la transparence du tout. Sans eux (et puisque lea donnBes sur l'ex6cution matBrielle recueillies pendant lea missions de supervision se sont focalisees sur lea travaux de genie civil), le suivi s'est limit6 B la collecte de renseignements sur lee nombres et les flux d'Blbves (renseignements qui, en tout Btat de cause, ne pouvaient pas servir P grand chose Btant donnB la courte durBe de la p6riode d'ex6cution prBvue - - 7/ Mdmorandum de rkision, 13 adit 1985, par. 6. - 8/ Chose dtonnante, m m e les deux Annexes (Fet G) traitant de la construction des salles de classe ne comprenaient que dern a ddpenses moyennes pour les sites @. 114) el plusieurs budgets d'entretien pour un emplacement post= l i b aux d t s : l (p. 117) qui ne pennettaient en nen de dhtenniner le d t unitaire d a Iravaux de g6nie civil devant &re finand par le prbt. 2,s ans). De ce fait, l'ivaluation retrospective a dQ se contenter de comparer les diverses donnees structurelles (admissions, tawc de passage dans la classe sup6rieure, de redoublement, d'abandon, etc.) aux pr6visions de l'evaluation. 2.11 Les fonds du PrBt devaient Btre dibloqu6s en d e w tranches de 75 millions de dollars chacune, la premiire au moment de l'entr6e en vigueur, la seconde apris un examen interhaire en decembre 1986 qui devait determiner si la mise en oeuvre des reformes avait progress6 de manibre satisfaisante (REP, par. 4.24). Les critires dP6valuation des progris Btaient les suivants : - disponibilit6 de 2.600 nouvelles salles de classe du primaire au debut de lPann6e scolaire 1986187, c'est-&-dire en septembre 1986; - poursuite du progrannne de fourniture de materiels p6dagogiques; - lancement d'une serie d'itudes portant sur les nouvelles activites p6dagogiques; - en cinquiime annee, relivement du taux de passage dans la classe sup6rieure B environ 54 Z en moyenne B la fin de l'annee scolaire 1985186 (contre 47 X en 1984185); - reduction de 50 B 45 X de la moyenne du t a w de passage dans le dewibme cycle secondaire; - reduction de la croissance des admissions dans l'enseignement sup6rieur B un maximun de 2 X (en 1986187 par rapport B 1985186); - progrbs dans la legislation encourageant l'enseignement priv6; - poursuite des dispositifs restrictifs en matibre de bourses universitaires (diminution de moiti6 ou annulation des bourses pour les redoublants); et - maintien de l'augmentation recente de la charge d'enseignement des professeurs dsuniversit8 (d'au moins 20 X par rapport a w chiffres de l'annge scolaire 1984185) 21. 2.12 Un systbme complexe d 'indicateurs de performance , qui devaient ltre recueillis chaque annee et qui provenaient d'un modile de projections comprenant lee flux d'ilives, les besoins d'intrants et les parametres budg&aires, devait permettre de suivre l'avancement du programme. Au total, il y avait 159 indicateurs portant sur lea parametres d9efficacit6 ( t a w de passage dans la classe supgrieure, de redoublements et d'abandons), les parambtres d'inscription (nouvelles admissions, redoublements et nombre total d'inscrits), les parambtres scolaires (Gcoles, salles de classe, enseignants, Pour des raisons pratiqucs et vu tes importantesvariatiomdans ks chargesd'enseignement initiates, les augmentations rdettes onc W de deur beures par semaine pour toutes k s catCgories d'enseignanki universitaires,ce qui a amend des augmentations relatives allant de 14 % (pour ks assistants) 2 5 % (pour ks prdesseurs en titre). . administrateurs), et les parambtres de coQt (coQt unitaire). Lee indicateurs d9efficacitB s'appliquaient B chaque classelann6e d'6tude des quatre cycles pedagogiques (primaire, premier cycle secondaire, deuxisme cycle du secondaire et sup6rieur) et chacun des trois grands domaines de l'eneeignement supirieur (lettres, sciences et droitlBconomie). En outre, des indicateurs d'inscription simplifies (nouvelles admissions et nombre total d'inscrits) devaient 6tre fournis pour trois autres domaines (inginierie, mddecine et Btudes islamiques) et pour le nanbre total d'inscrits dans l'enseignement supirieur (REP, Annexe A, Appendice 2). 2.13 La Conmission de la reforme educative du MEN Btait chargee de superviser l'ex6cution. Un Groupe de travail du MEN sur l'ex6cution de la reforme l'aidait au plan de la coordination avec le MEN, des liaisons avec la Banque, du suivi et des rapports. La Commission ddpendait d'un Comit6 directeur interministgriel pr8sidB par le Ministre des affaires iconomiques et regroupant les ministres de 1' Bducation, des finances , dee travawt publics et de la formation professionnelle et du Plan. 2.14 Le PrBt, dont 19entr6e en vigueur Btait prevue pour le ler juin 1986, devait Btre decaissh en quelque 2.5 anndes. La date de clature avait 6th prevue pour le 31 d6cembre 1988 et lee comptes devaient 6tre clos six mois plus tard. 111. EXECUTION 3.1 Le PrGt est entri en vigueur avec trois mois de retard (le 9 septembre 1986). Lee ddcaissements ont inrmidiatement pris des retards par rapport au calendrier trop ambitiewt : il avait BtB prBvu que 36.5 milions de dollars auraient BtB dBcaissBs en juin 1986 (en partant de 1'hypothGse que 1'Emprunteur utiliserait la possibilit6 de financement retroactif des bourses d9Btudes et des coQts de formation des enseignants encourue aprie le ler septembre 1985 et qu'il soumettrait des demandes de remboursement pour les marches de travaux de genie civil payds depuis le ler juin 1986 mais passes avant le dBmarrage du PRSE (par. 2.4(c) ci-dessus). Or, les difficultgs du traitement et de l'agrhgation des dgpenses individuelles avaient Bt6 tris sous-estimees et six mois apr& l'entr6e en vigueur (le 9 mars 1987) les d6caissements n'6taient toujours que de 33.2 millions de dollars, soit 91 X de l'objectif de juin 1986. 3.2 La lenteur du d6marrage du programme de construction a Bgalement 6tC une autre source de retard. La taille du programme annuel de travaux de genie civil se fondait sur lee volumes recents de construction de salles de classe, mais ne tenait pas compte que les chiffres portaient surtout sur des constructions en milieu urbain ni du fait que les travawt de ginie civil dans les zones rurales isolees interessent peu les grandes entreprises. Pour des raisons de calendrier et de coQt, le MEN a ddcidB .de remplacer les constructions en dur pr6vues au dipart par des salles prBfabriqu6es, pour lesquelles les capacites annuelles de production concentrees dans deux entreprises 6taient sensiblement plus faibles. En septembre 1986, le programme de construction de la premiere annee avait 6tB lance mais son acyevement n'6tait privu que pour le printemps (c'est-&-dire que les salles de classe ne seraient pr6tes que pour l'ann6e scolaire suivante). 3.3 Des retards semblables dans le lancement du programme d'6tudes ont f o r d la Banque h repousser l'examen B mi-parcours (qui devait decider du deblocage de la dewri6me tranche) de plus de six mois. La missiond'examen a eu lieu du 23 juin au 14 juillet 1987. A ce moment-18, 2.275 salles de classe sur les 2.600 du programme de 1986 etaient terminies lo/. Le programme de 1987, de 1.722 salles de classe pr6fabriqu6es, devait 6tre fini h la fin de l'ann6e. Etant do-6 que le travail sur les 6tudes avait bien avance et que 3.000 Bcoles primaires avaient it6 dotees de matiriel, on a jug6 que les conditions li6es aux investissements materiels avaient 6th remplies. Les six mesures de politique 6ducative avaient Bgalement Bt6 mises en place : le t a u de passage du primaire au premier cycle secondaire Btait en moyenne de 55 1 en juin 1986 (contre un objectif de 54 X), le taux de passage dans le deuxihe cycle secondaire avait it6 ramen6 B 44 X (contre un objectif de 45 X), les derni6res mesures regissant les bourses d'6tude et les charges d'enseignement dans les universites Btaient suivies et une loi encourageant l'enseignement privi avait 6th passee. 3.4 Pour ce qui est des admissions B lSuniversit6 pour 1986, l'objectif de limitation de la croissance h 2 X avait 6th d6pass6 (2.4 X), mais la mission a montr6 qu'en termes absolus, cela ne representait que 167 Btudiants suppl6mentaires ll/. Sur la base de ces observations, la mission a recommandi le deblocage de la dewrihe tranche (qui a eu lieu en septembre 1987). 3.5 La mission qui devait r6aliser une pri6valuation de la Phase I1 du PRSE (que la Banque avait envisage d'appuyer) et examiner en meme temps un nouvel ensemble d'indicateurs de performance de la Phase I est arriv6e h Rabat au debut de novembre 1987. Elle a 6th infornee que le nombre des diplb6s du deuxiiime cycle du secondaire (bacheliers) ayant augment6 de 27 X h la fin de l'ann6e scolaire 1986-87, un Ddcret royal avait 6limin6 la limite de croissance de 2 X des admissions i lsuniversit6 qui avait 6tB convenue avec la Banque. I1 en itait result6 un bond de 25 X dans les admissions 121, qui iliminait en fait un 616ment cl6 du PRSE. La Banque a jug6 que cela rendait impossible tout traitement ultgrieur d'un prBt pour la Phase I1 et elle est revenue h son approche anthrieure, d'appuyer des projets d'investissement sp6cifiques dans des soue-secteurs s6lectionn6s (enseignement primaire et premier cycle secondaire pour commencer). 3.6 Etant donne que ce changement d'orientation a constituh un blement cl6 de 1'exBcution du Pr6t 2664, il sera trait6 en detail dans la section suivante. Pendant le reste de la p6riode de l'ex6cution, la supervision par la Banque a pris la tournure de la supervision habituelle des projets - 101 L'Annexe 6 de I'Accord de pr&t donnait le chiffre de 2.600 salles de cbsse du primaire comrne seuil de rdsultat satisfaint des travaux de g6nie civil. I1 faut cependant noter que si I'objectif avait dtd atteint 1 88 %, on y incluait 628 salles de clam en dur appartenant au programme d'invcstissement 198185 (par. 2.4(c) cidusw). L'cdcution du programme de construction de salla de classe du primaire pour 1986 & i t donc de plus d'un tiers inf&ieure 1ses objectifs. Au codt unitaire de 1984185 don& dans ks indicateus de petforrnance, cela rcprknte une charge b u d w i r e suppldmentaired'environ 13 million dc dirhams, soit la contre-valeur de 160.000 dollars, c e qui constitue une augmentation trb modeste. - 121 Lc taw de croissance &el a 6td rddvalld par la suite 1B,8 5%. d'investissement, se concentrant sur les progr8s matbriels, les marches et les dbcaissements. En m&me temps, le travail de terrain se concentrait de plus en plus sur la preparation des deux projets suivants (le Projet d'enseignement prhaire en milieu rural de l'exercice 89 et le Projet de d6veloppement de 1'Bducation de base en milieu rural de l'exercice 91). 3.7 Par la suite, l'exbcution s'est poursuivie sans histoire : la date de clature a Btb reportbe d'un an, au 31 d6cembre 1989, et le dernier dbcaissement a eu lieu le 28 mars 1990; aucun montant n'a btb annulb. 3.8 Le coat reel de la Phase I du Programme a bti estim4 B 2.283 millions de dollars, soit pres de 25 X de plus que pr6vu au moment de l'ivaluation. Le Pr&t 2664 a couvert environ 7 X de ce montant. IV. RESULTATS DU PROGRAMME 131 4.1 Les trois objectifs du programme de rbforme itaient d'amhliorer l'bquitb de l'enseignement en Blargissant l'enseignement primaire (cinq premieres anhBes) et le premier cycle secondaire ( a m b e s 6 B 9). surtout en milieu rural; d'amiliorer l'efficacith en acct5lirant l'icoulement des flux d'bl&ves; et de mattriser la croissance des d6penses B la fois en rbduisant lea coats unitaires (am6lioration de l'efficacit6) et par des mesuree de contrale direct (recouvrement des coats et restriction de l'acchs). 4.2 Le Rapport d'bvaluation privoyait que le nombre des nouveaux admis allait passer de 405.600 l41 en 1984185 B 549.100 en 1989190. soit d'environ 60 X B 82.6 I du groupe des enfants de sept ans, et que les inscriptions totales dans le primaire allaient passer de 2.303.000 B 2.665.000. Cela reprhsentait des augmentations amuelles de 6.2 X pour les nouveawt admis en premi8re a m 6 e et de 3 X pour le nombre total des inscriptions dans le primaire. Le programme avait identifib les enfants des zones rurales et plus particuli8rement les filles des zones rurales conme groupes dbsavantagbs sur lesquels il devait faire porter ses efforts. Le Rapport d'Bvaluation ne contenait pas de projections sBparBes par zone ou par sexe; la seule mesure de progr8e relatif Btait une projection des taux nets d'inscriptions de 1984185 B 1995196. 4.3 En fait, les inscriptions sont tombbes de 2.200.000 en 1984185 B 2.085.000 en 1989190 (Annexe 1). Le nombre des blbves rurawt est tomb6 de 1.057.000 B 843.000 et cette baisee n 'a 6ti compens6e qu'en partie par une augmentation des inscriptions en milieu urbain qui sont passies de 1.144.000 B 1.251.000. Le nombre des nouveaux admis en premiere ann6e, de 346.000 en 1983184, est pass6 B 424.000 en 1989190 et B 446.000 en 1990191 alors que l'on s'attendait B ce qu'il passe B 524.000 et 550.000 respectivement Ce chapitre se fonde sur I'analyse des rdsultau du programme dalisde pour la Banque par un consultant (A. Mingat, Le dCveloppement du syst&me 6ducatif marocain, 1985-90 et la rQlisation des object& du projet sectoriel 8 2664-MOR, 1990). Malheureusement, les conclusions de ce rapport ne semblent pas avoir Ct6 prises en compte dans la prdparation du Rapport d'achlvement du projet (Rapport N o 9568,1991), et le rapport ne se m w e pas dans les doesiers du Prbt 2664. - 141 Les chiffres prdvus el effectifs d'inscriptions par an& a n t don& I I'Annexe 1. (Annexe 1). Ce sont les populations rurales qui ont le plus souffert : les admissions en premiire annie sont tombies de 11 X de 1987 B 1988 alors qu'en milieu urbain, elles augmentaient de 2 X. De meme, en milieu rural, les abandons itaient en moyenne de 28 X en 1988189 pour les cinq premibres annies alors qu'en milieu urbain, elles n'itaient que de 1 X. 4.4 Une analyse disagrigie pour les filles et les garsons en milieu rural et en milieu urbain, fondie sur lee donnees de la piriode 1988190 donne les taux suivants pour les admissions, la survie (de la premiere i la cinquiime annie) et les inscriptions en cinquiime annie l5J : Tableau 4.1 : Principaux parametres de l'enseignement primaire (en pourcentage des groupes d9Pge appropriis) Nouveaux Taux de Taux adanis en l'ere survie d'inscription ann6e jusqu'i la en 5e annie 5e annQe Milieu urbain Filles 85.0 ca. 99 84.0 Garsons 89.8 ca. 99 89,O Total 87,4 ca. 99 86.0 Milieu rural Filles 32,l 39,7 12.7 Garsons 65.0 54,7 35,6 Total 48,9 50,O 24.5 Tous Qlbves confondus 63,8 77.5 49.4 (Projections du REP, 1988-89) la Premiire annie : 7 ans; cinquiime annie : 11 ans; t a u de survie : par rapport i la cohorte admise. 4.5 Le tableau montre la prisence de trois groupes dietincts : les ilhves en milieux urbains (oh il n'existe que des diffirences mineures entre lee sexes) sont clairement en t$te, les garsons des milieux rurawc sont dans une position intermediaire (plutat difavorable) et des filles des milieux rurawr arrivent trbs loin derribre. 4.6 Cependant, une analyse dans le temps montre de ligers progrbs dans l'accis jusqu'en 1987-88 : ils ont it6 ef facgs l'annie suivante et en 1989190 lee inscriptions en milieu rural n'avaient toujours pas retrouvi leurs niveaux antirieurs l61. - 151 A Mingat, Le ddveloppement..., p. 5. I 1 e'agit des taux bruu &admission et d'inscription par rapport aux admissionsiinscriptions totales des cohortes des W e s de 7 am. Lcs tam de a w i e ont W obtenus par une analyse venicalc des indicateurs des eCEicacitds pendant deux am (1988189 el 1989190) plutbt que par une analyse horizontale suivanl une cohorte pendant tout le fycle de scolaritd (lea donrdes ne le pernettant pas). Une analy8e un peu moins fine, mettant en rapport les inscriptions en cinqulbme an- en 1988189 et 1989190 et Ics ioscriptions en p r e m k a n& en 19841% et 1985186, donne des tam de survie d'ewiron 5 5 9 2 et 73 % rspeclivement pour l es inscriptions en milieu rural, les inscriptions en milieu urbain el la totalild des inscriptions. k Mingat, Le ddveloppement...,p. 8. Tableau 4.2 : Taux d'inacription dana l'enaeignement primeire b, de 1985186 B 1989190, par zone et par aexe Filles urbain 79,3 84,O 85,3 83,9 85.6 Garsons urbain 83.7 88,6 89,s 90,O 89,8 Filles rural 31,9 32.7 34,l 29,9 32,4 Garsons rural 65,2 67,8 69.2 61.0 64,8 Ensemble 61,3 64,2 65,6 61,7 64,l (Projections REP) (64,3) (7093) (78.0) (8193) (82,6) /a En pourcentage du groupe des enfants de 7 ans. 4.7 De la m@me fason, les taux de survie dans tout le cycle primaire et les taux d'abandon se sont ligbrement arn6lioris pendant la piriode du PRSE 171. Tableau 4.3 : Taux de aurvie dana l'enaeignement primaire b Cinq premiarea annies par zone et par aexe, cornparaison entre 1984-85 et 1989-90 Filles urbain 87,9 ca. 99 Garsons urbain 89,2 ca. 99 Filles rural 51.7 39,7 Garqons rural 63,7 54,7 Ensemble 72,3 77,5 (Projections REP, 1984-85 et 1989-90 (72931 (88.5) la En pourcentage du groupe des enfants de 7 P 11 ans. 4.8 Cependant, ces am6liorations ne sont pas uniformes : en milieu urbain lee taux d'abandon jusqu'i la cinquibme annee deviennent negligeables alors que les itudiants des zones rurales perdent du terrain. Les progrbe El I1 est possible que la situation en milieu rural ne soit pas aussi sombre que m chiffm le montrent. Les 6lCes qui abandonnent pewent r&ntCgrer I'enseignement primaire A une date ullCrieure. En outre, il h u t tenir compte des pcssibilitbr de migration urbaine (qui Muirait I ' h r t entre les deux groupes). Lcs don* disponibles ne permettent pas une a n a h plus & i l k . realisas dans tout le systhme n'en reste pas moins trbs infirieurs aux . 8 1 previsions de 1'8valuation l 4.9 De 1985 h 1989, les taux d'abandon par annee se sont legbrement am6liorBs de la premibre B la cinquieme annee tombant d'un total de 26,7 X h 22,s X. La degradation de la situation des Btudiants en zone rurale (de 48,3 X h 60,3 X pour les filles et de 36,3 X h 45,3 X pour les garsons) a 6t6 compens6e par les ameliorations en zone urbaine, oh les abandons ont presque entibrement disparus. 4.10 Les taux de redoublement sont les seule indicateure de performance dans l'enseignement primaire oii les am6liorations sont continues, cormae le montre le Tableau 4.4 l91. Tableau 4.4 : Taux de redoublernent dane l'enseignernent primaire, par a m i e , par zone et par eexe (pourcentages pour 1985 et 1989) lbre annee 2e annee 3e annee 4e ann6e Se annee 1985 1989 1985 1989 1985 1989 1985 1989 1985 1989 Filles urbain Garsons urbain Filles rural Garsons rural Ensemble (Projections REP, (19,3)(10,0) (18,3)(10,0) (19,0)(10,0) (1692) (1290) (27,8)(10,0) 1984-85 et 1989-90) 4.11 On ne sait pas dans quelle mesure l'am6lioration des taux de redoublement vient d'une am6lioration de l'apprentiesage ou de l'application plus stricte des directives Bur le nombre des redoublements permie et de pratiques plus indulgentes de passage en classe sup6rieure (qui n'indiqueraient donc pas de changement dans la qualit6 de l'enseignement donn6) . 4.12 En r6sum6, pendant le PRSE, la performance de l'enseignement primaire s'est quelque peu amiliorie mais beaucoup moins que pr6vu B 1'6valuation (voir Annexe 2). Le recul enregistr6 en 1988-89 (sauf dans lee taux de redoublement) commence h peine h Otre combl6. Pour ce qui est des groupes sptScifiques, les Blhves des milieux ruraux, et particuliarement les - 18/ A. Mingat, Ie Dk!loppement ...,p. 9. Ccs taux on1 6tA calculdsA partir des moyennes verticalespour deux an& eucce8sivaI plut& que par un suivi d'une cohorte depuis mn entr6e jusqul la Bnquibme annk, a que les d o n n b diponibla, ne permettaient pas de faire. A. Mingat, Le ddveloppement..., p. 10. filles, sont toujours trbs disavantages en d6pit des efforts du Programme. Cependant, coame on l'a dit plus haut (Note 17), les migrations urbaines peuvent avoir exag6r6 l'ampleur des dieparit68 entre les performances des deux groupes. 4.13 La formation des enseignants a d6paesE les projections du REP : leur nombre est pass6 de 76.800 en 1984-85 P 80.905 en 1987-88 et B 83.616 en 1989-90 (alors que l*on avait pr6vu qu'une lBgbre augmentation de 76.800 et 78.611) 201. Les ratios 6l&ves-enseignant sont tomb66 de 28,7 h 24,2 au lieu de passer h 31,8. Paradoxalement donc, le prgt, en formant plus d'enseignants qu'il n'en fallait, a contribu6 h r6duire le rapport coat-efficaciti. Les d6penses ordinaires par 61&ve Btaient de 1.040 dirhams en 1987-88 contre un coat unitaire (reel) en 1984-85 de 959 dirhams et une prevision pour 1987-88 de 780 dirhams 23. 2. Premier cycle secondaire 4.14 A ce niveau, les donnees disponibles ne permettent pas de r6aliser une ventilation entre lee milieux ruraux et les milieux urbains. Du fait de la raret6 des 6coles secondaires en zone rurale, un grand nombre d96l&ves de la campagne viennent en ville pour euivre les cours des icoles eecondaires. 11 n'existe pas de chiffres fiables pour toute la p6riode 1984185-1989190, mais, pour les trois annBes scolaires 1987188 h 1989190, on estimait les admissions des zones rurales en 6e annee des 6coles urbaines B 49.000, 45.000 et 60.000 Blhves, respectivement, alors que les admissions des 6coles rurales en 6 e ann6e Btaient de 21.845 en 1988189 et de 23.213 Blbves en 1989190 (ce qui represente des taux de transition brut du primaire au secondaire de 39,7 X et de 61,8 X, respectivement, pour les 61bves des milieux ruraux). 4.15 Les inscriptions dans le premier cycle secondaire sont pass6es d'environ 730.000 en 1984185 h plus de 1.040.000 en 1989190, soit h un taux annuel de croissance de 7,4 2 (Annexe 2). Les projections du REP donnaient un taux de croissance de 10'5 2 par an, ce qui aurait donne un chiffre d'inscriptions de 1.2 million d'61hves pour 1989190. Pendant cette phriode, le taux u apparent r de transition de la 5e P la 6e ann6e est pass6 d'environ 50 P 75 X. Lee inscriptions des filles ont progress6 h un t a w 14gbrement inf6rieur B celui des garsons (5,1 2 contre 5,4 2 par an). I1 est particulibrement int6ressant de remarquer que les taux apparent8 de transition du primaire au premier cycle secondaire ont 6th legbrement plus Blev6s pour les filles que pour les garsons dans toute cette periode. On a Bgalement observe cette difference dane d'autres pays : elle peut s'expliquer par le fait que les inscriptions des filles (et surtout dee milieux ruraux) dans le primaire &ant plus faibles que celles des garsons, celles qui entrent et restent h 1'6cole viennent probablement de familles qui les encouragent plus, sont plus travailleuses et plus dou6es que leurs homologues garsons qui sont moino strictement sblectionn6s. - La liste des indicateuni de performance du REP ne donne pas d'autres projections pour le nombre des cnscignanlg - 211 ' , Tableau 3, tous l REP, Annexe A, Appendice 2 es c h i h son1 donn6s en prix constants de jamier 19% 4.16 Toute la p6riode' lee flux des Blives se sont coneid6rablement om6lior6e : une analyse verticale des donnees 1989190 indique que lee taux de survie entre la 6e et la 9e annee sont pass68 de 78'5 X (1985) h 86'4 X, c'est-&-dire qu'ils Qtaient juste en-dessoue de l'objectif de 88'4 X pr6vu par le REP pour 1989190. 4.17 Pour ce qui est des redoublements, les taux moyens n'ont guire change au cours de la p6riode (ils sont passes de 10'4 X B 10'9 X contre un objectif de 9'7 X en 1989190). Cependant, la situation s'est sensiblement d6gradee en derniere ann6e (9e ann6e)' le taux y passant d'environ 33 X B 44 X 221. On a expliqu6 cette evolution pae durcissement de la selection pour l'entr6e dans le deuxiime cycle secondaire. Ce durcissement peut Bgalement stre tenu colnme responsable de l'augmentation des abandons (decoulant en partie de l'exclusion des 6leves apris plusieurs Bchecs). Le REP pr6voyait une 6volution allant dans ce sens mais moins marqu6e' puisqu'il prQvoyait que les redoublements en 9e ann6e allaient passer B 25 X en 1989190 et atteindre un plateau de 40 X apres 1994195, alors que les abandons en 7e et 8e ann6es devaient tomber h 3 X 231. 4.18 En resum6, l'am6lioration des indicateurs de performance du premier cycle secondaire a Bgalement 6t6 moins importante que pr6vu au moment de l'evaluation mais h un moindre degre que dans l'enseignement primaire. Pour ce qui est des ratios 61Bves-enseignant, il n 'y a pratiquement pas de difference entre les chiffres de 1984185 et de 1989190 (20'5 contre 20'7 apres une legire augmentation passagere h 21'8). Du fait de l'agregation des donn6es budg6tairee pour le premier et le deuxiime cycles de l'enseignement secondaire, il n'est pas possible de calculer des coQts unitaires s6parcis pour ce niveau. 3. Deuxihe cycle eecondaire 4.19 C'est au niveau du deuxiime cycle du secondaire que l'ex6cution du programme s'est le plus rapproch6e des pr6visions du REP. Les inscriptions dans les annees 10-12 devaient passer de moins de 300.000 en 1984185 B 320.000 en 1989190 mais en fait, elles sont tombees h 295.000 (Annexe 2). Leur expansion a donc bt6 efficacement maitris6e B ce niveau. Les taux de passage du premier cycle au deuxiime cycle de l'enseignement secondaire sont tomb68 de 52 X en 1985 B environ 39 X en 1989, contre des projections de 50 et 40 X respectivement dans le REP. Cependant, les taux de redoublement pour 1988189 ayant 6th plus 6lev6s que prevu (27'6 X contre 23.5 X) et ceux d'abandons plus faibles (20'4 X contre 36.8 X) le nombre de diplb6s (ayant acces B l'enseignement sup6rieur) ne s'est stabilis6 que vers la fin de la p6riode. 4.20 Entre la stagnation des inscriptions et l'augmentation des effectifs des enseignants (qui sont passes d'environ 17.300 en 1984185 B pris J 2 A. Mingat, Le d6veloppement.... p. 19. On pr6vcyail que les taux de redoublement et d'abandon en 6c ann6e allaienl bluer de l a b e man- I parU de 1990191 &ant donnd que le s y s l h e existant de 5+3+3 ann6es d'enseignement devait &re modifid (6+3+3) f a i i t de la 6e an& la derni* an& de l'enseignement primaire et le point de passage A I'enseignement du premier cycle du a pertes d'&ves compondanta. w n d a i r e , avec l de 19.000 en 1987188 et 22.100 en 1989190). le ratio ilbves-enseignant est tomb6 d'un niveau d6jB faible de 17.3 b 16.2 puis B 13.3. Le REP prBvoyait une stagnation du nombre des enseignants B 17.300 et une l6gbre am6lioration des ratios ilsves-enseignants (qui devaient passer B 17'6). 4.21 Les d6penses par ilhve pour tout le cycle du secondaire dtaient d'environ 2.200 dirhams en 1987188, alors qu'elles Btaient de 2.400 dirhams en 1984185 et qu'on pr6voyait qu'elles eeraient de 1.900 dirhams en 1987188 (en prix constants de janvier 1986). 4. Eneeignement eupirieur 4.22 Le Rapport d'Bvaluation prBvoyait qu'en limitant la croissance des admissions B 2 X par an, les inscriptions en premike a m 6 e passeraient d'environ 40.400 en 1984185 B 44.600 en 1989/90 et que le nombre total des Btudiants serait de 119.000 1 168.000, soit une augmentation de 7'1 X par an. 4.23 Avec 1'6limination du plafond des 2 X en 1987, le nombre des inecriptions en lbre annie a augment6 de prhs de 30 X, passant d'environ 43.000 en 1986187 h prbs de 56.000 l'annBe suivante. Depuis lors, du fait de la maftrise des inscriptions dans le dewribme cycle du secondaire et du nombre des dipl6m68, la croissance des inscriptions B 1'universitB s'est ralentie et le nombre des nouvelles admissions a en fait baiss6 (tombant de 56.000 en 1987188 B 52.600 en 1989190 (Annexe 3). Etant donn6 que le nombre dee candidats libres au Baccalaur6at est tomb6 de presque 10.000 en 1987 B 1.300 en 1987190, l'augmentation du nombre des diplb6s du deuxihe cycle du secondaire a it6 neutralis6e. Si les inscriptions pouvaient se stabiliser dans la fourchette des 50 h 55.000 Btudiants pendant encore quelques amhes, le total des inscriptions, qui atteignait presque 200.000 en 1989190, se stabiliserait 241. En outre, l'augmentation des charges d'enseignement hebdomadaires, la reduction de moiti6 du nombre des bourses d'Btude B 1'6tranger (qui sont tombees de 19,500 en 1984185 a 10.000 en 1989190), et le gel des montants nominaw des bourses d'6tude dens le pays ont attinu6 l'impact budg6taire de l'expansion de l'enseignement sup6rieur. La part du sous-secteur dans le budget total du Ministbre de 1'8ducation nationale est reetie constante B prbs de 16 X au cours des quatre annBes 1989192 et en 1989190 le coat par itudiant (7.900 dirhams, soit moins de la contre-valeur de 1.000 dollars) Btait modBr6 par rapport i i celui enregistre les a m B e s pr6cbdentes et dans d'autres pays. 5. Dexnande globale de ressources 4.24 Une des grandee pr6occupations du REP concernait l'importance des credits budgetaires affectis au secteur de 1'6ducation; en 1985, 28'6 X du budget ordinaire lui avaient 6th consacr6s. On eep6rait qu'en ameliorant l'efficacit6 interne du systsme et en ralentissant la croissance des inscriptions au niveau sup&rieur, on pourrait contenir la croissance du budget ordinaire et libirer des fonds pour ameliorer lSacc6s B l'enseignement de base. Les auteurs du REP estimaient que grace B la rgforme, le budget 241 Cependant, dane l a meeure o&de r6centee projectlone du l i a i a t & r e de l*6ducation nationale (mi 1991) font apparaltre que l e e inscriptione en 12e a n d e devraient augmenter de prba de 60.000 6lbvee ( s o i t 66 X ) encre 1990/91 e t 1999/2000, c e t t e poeeibilit6 e e t f a i b l e . ordinaire de 1'Bducation passerait de 6.689 millions de dirhams en 1984185 B 6.922 millions de dirhams en 1989190 mais a 8.229 millions de dirhams sane la r6fonne (prix constants de janvier 1986) 251. Or, pour 1989, il itait de 8.079 millions de dirhams, c'est-&-dire qu'il itait presque identique B celui pr6vu dans le sc6nario sans riforme. Pour 1990, le budget ordinaire (diflate) dtait dijB supirieur de LOO millions de dirhams aux projections du scinario sans riforme. Tous lee ans depuis 1985, la part du Ministire de l'iducation dans le budget ordinaire de 1'Etat a 6th eup6rieure au niveau initial, de 28,6 Z (Annexe 4). Donc, tant en tennes de restructuration des inscriptions que d'amBlioration de l'utilisation des ressources, les espBrances exprimBes dans le Rapport d'bvaluation ont it6 disues. V. CONCLUSIONS, PROBLEMES ET LECONS 1. Conclusione 5.1 Le Tableau 5.1 pr6sente les principaux resultats du Programme en termes de changements dans les inscriptions aux quatre niveaux de l'enseignement. I1 apparaft immediatement que c'est aux deux pbles du syst&me Bducatif, dans l'enseignement primaire et dans l'enseignement supBrieur, o ii les risultats devaient cmpter le plus, que les diffirences indhirables les plus grandes se manifestent entre les rlsultats attendue et les resultats effectifs. 5.2 La croissance des inscriptions dans le premier cycle secondaire a 6th Bgalement tr&s en-dessous des esperances (et elle continuera a l'&tre du fait que ce niveau dipend de 1 'expansion prealable de 1 'enseignement primaire) mais les divers paramitres de flux des Blives (passage, redoublement, abandon) se sont 16gSrement amBlior68 dans tout le cycle de l'enseignement de base (annies 1-9). Tableau 5.1 : Inscriptions par niveaux d'eneeignement 1984185 et 1989190 (en milliere) - - - 1984185 1989190 J&g&* Pr6vision Rialisation Diffirence Enmeignement primaire Admiesion 346.3 b 549.1 423.9 -23 Total 2.405,7 b 2.664.7 2.085.1 -22 Premier cyclm mecondaire Admission 189.7 341.9 245.6 -28 Total 729.7 1.20096 1.042.2 -13 h u x i h a cycle mecondaire Admission 88.8 105.2 101.9 -3 Total 299 9 3 319.5 294.8 -8 Bnmeignement mupCrieur Admission 40.4 44.6 52.6 18 251 REP. p. 7, Tableau 3 . 2 . 5.3 Le deuxihe cycle secondaire a presque 6volui coarme on l'avait prhvu au moment de l'bvaluation, ce qui est un resultat positif important parce qu'il permet de contenir la demande d'enseignement superieur (que ce sous-secteur n'a pas pu martriser de lVint6rieur par des examens dPentr6e, une meilleure selection pendant les etudes ou un meilleur recouvrement des coots par l'intermadiaire de droits et frais). I1 reste cependant h voir si l'on peut garder longtemps cette forme indirecte de contr8le de l'accbs B l'enseignement sup6rieur. Le Ministre de 1'6ducation prBvoyant que les inscriptions en 12e annee atteindront presque 150.000 618ves d'ici la fin de la dBcennie, pour empgcher une croissance rapide de l'eneeignement superieur, il faudrait que la selection dans le deuxiBme cycle secondaire soit si s6vire que l'institution d'un examen dSentrBe dans l'enseignement supBrieur serait peut-8tre une meilleure solution. 5.4 Pour ce qui est des aspects specifiques du Progranme indiqu6s au par. 2.3 ci-dessus : a) construction de salle de classe : entre 1984185 et 1987188, le nombre total de salles de classe du primaire a augment6 de 6.379, pessant de 46.318 h 52.697 alors que l'objectif Btait de 7.172 (7.898 avec les remplacements, pour lesquels on ne dispose pas de chiffres effectifs). Pour ce qui est des classes du premier cycle secondaire, le RAP donne le chiffre de 1.123 alors que l'objectif Btait de 6.869 (7.089 avec les remplacements). Le Pr6t 2664 a contribu6 h financer 3.369 salles de classe du primeire; b) programme de cantines scolaires : la Pr6t 2664 a conrribu6 h financer la construction de 1.009 cantines (objectif 1075). Leur gestion Btant dt5centralis6, on ne dispose pas de donnees sur le nombre des Blaves en ayant bBn6ficiB. Cependant, les credits budg6taires affectas aux repas scolaires sont passee de 10 millions de dirhams (1983) h 20 millions de dirhams (1988) 261, ce qui indique une expansion sensible du programme, quelles que soient les augmentations de prix intervenues entre lee deux dates. C) logement des enseignants : le PrBt 2664 a contribue h financer la construction de 1.827 logements d'enseignants du primaire en milieu rural; les indicateurs de performance en prevoyaient 1.793 271. On ne sait pas dans quelle mesure ces logements ont 6tC utilises par des institutricee et l'on ne dispose pas non plus de renseignements quant i la repartition des institutrices entre les villes et les campagnes 281. Cependant, entre 1986 et 1989, le nombre total d'institutrices a augment6 de plus de 3.300, passant d'environ 25.800 h 29.100, ce qui a fait passer leur pourcentage de 31'3 h 34,8; d) taux de passage en classe supirieure : le REP declarait que la u plupart des BlBves qui redoublent sont, selon des rapports concordants des - 261 ILP ProJmt dgenmmipmunt p r i u i r m mn m i l i e u rural (1989). Anna- 10. L. ILP ru d o m u i t pa* d m rmnmmigneuntm mur 1. Irodrm d'inmtitutricmm n i N r lmur r i p a r t i t i o n . 281 L . m chiffrmm wmtrmnt qum 1. n a b r e d m cantirum q u i ont i t 6 conrtruitm s i t 6 tr&a ~ p i r i m u raur ratio. m logmuntm mt d d d a A 1 s Uotm 2 du psr. 2.03 ci-d*aaus. maftres et des directeurs d'bcole, capables d'obtenir des r6sultats convenables dans la classe sup6rieure. (et que) cette augmentation par dicret des t a w de passage en classe sup6rieure ne devrait pas, B court terme, Broder la qualit6 de l'enseignement w 291. S'il est impossible d'arriver B des conclusions solides sans recours h des tests de connaissance fond68 sur des criteres sp6cifiques (c'est-&-dire sur des objectifs d'apprentissage pr6cis), la baisse plus lente que pr6vue des t a w de redoublement et , d'abandon peut s'expliquer en partie par le fait que les 6leves qui sont ainsi pass68 en classe supbrieure n'ont pas pu absorber l'enseignement de cette classe; e) enseignement supirieur : les donnbes disponibles ne permettent pas de determiner les consequences du plafonnement des redoublements et de la creation du systame d'heures de credits sur les flux des Btudiants 301. Cependant, le fait qu'entre 1984185 et 1989190, le nombre des nouvelles admissions ait augment6 de 5.4 Z par an et que lee effectifs nets des nouveaw inscrits aient augment6 de 10.6 Z semble indiquer que le f l w des Btudiants dans le systeme universitaire s'est plut6t ralenti qu'acc616re; f) riduction du coot unitaire des constructions scolaires : l'introduction de classes pr6fabriqu6es a amen6 une reduction d'environ un tiers du coat unitaire des salles d'enseignement gbndral 3lI. Si l'on tient compte du fait qu'une salle de classe du primaire est lhgerement plus petite (les donn6es disponibles portent sur les classes du secondaire), on arrive B un coat unitaire d'environ 50.000 dirhams contre 75.000 dirhams pour les constructions traditionnelles, ce qui repr6sente une Bpargne importante; g) service d'entretien scolaire : selon le RAP, (Partie I, par. 12) et le r6dacteur de ce rapport (dont les observations ont 6t6 confirmees par des fonctionnaires du MEN), il semble que les structures pr6fabriqu6es, et notannnent celles du premier lot annuel, presentant des defauts qui exigent plus de r6parations et d'entretien. A la fin de la Phase I, le problsme de l'insuf fisance des fonds n'avait toujours pas 6t6 r6solu. Les d e w projets relais de 1989 et 1991 portent une attention sp6ciale h ce probeme; h) restructuration des bourses d'itudes B l'itranger : cette restructuration a r6ussi; entre 1984185 et 1989190, le nombre de titulaires de bourses d'6tude h l'btranger a 6tB r6duit de presque 50 2, puisqu'il est pass6 de 19.458 B 10.629; le montant des credits consacres a w bourses d'6tudes B l'btranger dans le budget est tomb6 de 170 millions de dirhams B 110.4 millions de dirhams. 291 REP, par. 3.08 a(i1). On envisageeit cependant la possibilite de cours de rattrapage. - 301 Le Rapport dVach&vement prepare par le Gouvernement excluait ce eous-secteur de l*analyee du PRSE, ce qui montre bien que l*enseignement superieur avait 6th separe du reste du . progrem~la - 311 a N , Coats compares dee constructions en dur et en prefabriqd. collages. Rabat : 1990, p. 8 et 17-25. Cas d V u n echantillon de i) diminution des pensionnats dans les universite's : contrairement aux esp6rances du REP, la construction de pensionnats s'est poursuivie, surtout pour fournir un minimum de logements dans les quatre nouveaux campus qui se sont ouverts en 1989190. Dans lSensemble, le nombre de places a augment6 de plus de 1.600 entre 1987188 et 1989190. Le pourcentage des Btudiants pensionnaires est pass6 de 12.2 X en premiire ann6e h un maximum de 15.9 X en dewribme ann6e et est redescendu 16girement B 15.7 X en derniire j ) recouvrement progressif des coats grace h l'instituion de frais d'inscription et 2 de l6gbres augmentati0ns.d~coot des loyers et des repas : . de lBgers frais de ecolarit6 ont 6th instituhs. Le prix des loyers et des repas sont rest6s faibles vu que les montants nominaux des bourses sont testes pratiquement constants ces dix dernieres ann6es. 5.5 Enfin, le d6veloppement de l'enseignement priv6 a 6th d6cevant : entre 1987188 et 1989190, les inscriptions dans l'enseignement primaire priv6 sont passhes d'environ 74.300 h 78.100 (et leur part dans le total des inscriptions de 3.4 B 3,6 2 ) . Dans les Btablissements priv6s du premier cycle secondaire, les inscriptions sont tomb4es de 37.000 13.450 (et leur part dans le total de 3.7 B 1 .3 X) , et de 143.500 et 119.550 dans le dewriame . cycle secondaire (4.1 et 3.4 X , respectivement) Les raisons de cette baisse doivent Stre Bconomiques : pour concurrencer les 6coles publiques, les 6coles secondaires p r i d e s doivent Btre de bonne qualit6, donc coQter cher, et en p6riode de difficult6s Bconomiques, peu de parents peuvent payer les frais de scolarit6 du priv6. Ce qui se passe au Maroc confirme ce qui s'est pass6 dans un certain nombre de pays industrialises 321 et ce qui se passe dans beaucoup de pays en d6veloppement : il est plus facile de poursuivre une politique d'expansion et de reforme de l'enseignement, avec les dispositions financiare6 que cela implique, en p6riode dSabondance quSen p6riode de crise. 5.6 La question de la durabilit6 des progrhs realises dans le programme se pose surtout pour les resultats partiels atteints dans l'enseignement primaire et le premier cycle secondaire. Vu 1'excBdent de capacitBs physiques et d'enseignants disponibles et les deux projets relais (le projet d'enseignement primaire en milieu rural de l'exercice 89 et le projet de d6veloppement de l'enseignement de base en milieu rural de l'exercice 91) appuyant l'expansion et l'am6lioration des deux sous-secteurs, la poursuite du dBveloppement semble assur6e. Malheureusement, un grand progrannne comportant 12 Btudes diffkentes, qui auraient Bt6 d'une aide pricieuse pour le dhveloppement ult6rieur du secteur, n 'a Bt6 ex6cutB qu'en partie et n'a donne que peu de r6sultats tangibles, en d6pit de son coat total de 2 millions de dollars, et d'un important financement (0.8 million de dollars) du PrBt 2664 (Rapport d'ach&vement, Partie 1, par. 24 et A. Mingat, Le d8veloppement ..., p. 13). 321 W. Zymelman. Why Education Financing Wethode Change. An Eietorical Perspective. Uorld/Education Department, Washington, D.C., 1982, p. 220-221 w I 1 nPeet poeeible d90uvrir l*eneeignement B de grande pane de l a population que loreque l e Gouvernement central joue un rdle central dane l e financement de cette expaneion. D*une manibre gtSnerale, toute expansion importante de 1'6ducation ee place dane une periode de proaperite 6conomique n e t w lee tentativee de reformee pedagogiquee ee placent en periode de croieeance econanique u . 5.7 Par opposition B la planification rudimentaire qui avait precede les investissements materiels du Programe de reforme du secteur Bducatif, les deux projets relais ont pu definir beaucoup plus prbcis6ment l'affectation des investissements, du fait du renforcement institutionnel important realis6 dans le domaine de la planification de l'enseignement et en particulier de la carte scolaire. Ce resultat constitue un acquis majeur du PRSE . 5-8 On peut tirer du projet un certain nombre de conclusions sur 1'Blaboration et 19ex6cution de projets sectoriels comportant un important element de riformes. a. Divergence de vues 5.9 Un examen des dossiers et des comptes-rendus des entretiens entre les representants du Gouvernement et le personnel de la Banque mondiale donne 1' impression que, presque d&s 1 ' origine, 1'Emprunteur et la Banque n'envisageaient pas cette operation dans la meme optique et en attendaient des resultats diffhrents. 5.10 Le Gouvernement esperait un important prOt B decaissement rapide pour appuyer le principal objectif du Programme, l'expansion de l'enseignernent de base 331. Le concept de la Banque allait dans un sens different puisque, pour faciliter le financement de l'expansion de l'enseignement de base, il essayait d9int8grer tout un ensemble d'investissements epBcifiques et de nombreuses mesures destinees B contenir les coQts B tous les niveaux de l'enseignement. Les progres devaient Btre rnesures en fonction d'une g a m e importante d'objectifs B court terme. I1 est douteux que le Gouvernement ait Bt6 entierement convaincu du realisme de ces objectifs et de la faisabilit6 sociale et politique de certaines mesures envisagees, notamment dans l'enseignement supirieur 341. Au debut de 1991, lots de l'examen du projet de RAP, le principal auteur du REP a fait remarquer que cet important aspect de la reforme dependait dans une grande mesure de l'appui et de l'intervention personnelle du Ministre de l'education de 1'Bpoque et qu'8 son depart, les chances de poursuite de cette politique avait considirablement diminui. On peut nianmoins se poser la question de savoir si les mesures proposees par la Banque pour l'enseignement superieur jouissaient d'un appui suffisant pour continuer i atre appliquhes. Un exemple : au cours des n6gociations. la deligation marocaine s'est opposee P l'inclusion dans 1'Accord de Pret d'une clause sur le recouvrement progressif des coats par des augmentaions graduelles des frais, arguant que cela n'Qtait pas possible vu les mesures difficiles d6jh prises (se referant sans doute par 1P B la r6duction/abolition des bourses pour les Btudiants ayant Qchou6 331 Le montant du prCt, 150 millione, a dQ decevoir l e Couvernement qui, pendant toute l a perlode de preparation, avait eeeaye de pereuader l a Banque de lancer une operation de 300 millione de dollare. 341 Dane see canoentairee eur l e Progrsmne (Partie I1 du Rapport d*ach&vement), l e huvernement - de manihre retroepective - coneidere cornme une * dee principalee faibleeeee de l a Banque... l e lancement dpun programme trop mbitieux, de trop grande portee e t .. d i f f i c i l e B eupervieer. (RAP, Partie 11, par. 13) w . h leur examen annuel) 351. Cela aurait dO quelque peu tempdrer tout optimisme pr6matur6 quant aux possibilit6s de r6duire rapidement la charge du sous-secteur sur le budget et freiner son expansion. Le renversement de la politique convenue de contr6le de la croissance des inscriptions peut donc atre considBr6 conmre und confirmation des r6ticences profondes, qui s'Qtaient d6jB manifeet6es lots des n6gociations, d'adopter des mesures rigoureuses dans l'eneeignement sup6rieur. b. hdilee, projections et base de donn6es 5.11 Les r6sultats du Pr€t No 2664 appellent un certain nombre de c-entaires tant conceptuels que pratiques. Premibrement sur le r81e des modsles sous-tendant lee projections d'inscriptions, de flux d'glhves, de ressources materielles nhcessaires, d'implications budghtaires, etc. : ces modbles constituent d'excellents outils didactiques qui permettent de d6montrer 19interd6pendance des nombreuses variables ddterminant les dimensions mat6rielles et mon6taires d'un systsme p6dagogique et de montrer aux dgcideurs et aux administrateurs les resultate possibles d'actions prhcises. Cependant, leur utilisation pour d6terminer des u objectifs de performance u (REP, par. 3.04) est source d'incertitudes : m€me ei certains param6tres (tels que les taux de passage en classe suphrieure, ou de redoublement ou les taux de passage un niveau sup6rieur du syst6me d'enseignement) peuvent &re d6termines par d6cret administratif, d'autres, tels que les t a u d'abandons ou d'admissions (c'est-&-dire de demande r6elle) ne le peuvent pas. La validit6 des resultats d6pend, coarme c'est souvent le cas des projections, de la validit6 des hypotheses sous-jacentes (qui, h leur tour, depend de la qualit6 et de la pertinence des renseignements disponibles ) . 5.12 I1 n'eet donc pas eurprenant que, dis le d6but du programme, on ait enregistr6 des diff6rences consid6rables entre les chiffres attendus et effectifs des inscriptions et des autres indicateurs de performance; souvent, ces diff6rences, au lieu de se trouver att6nu6es par un retournement de tendance lea ann6es suivantes, se eont m h e s accrues avec le temps. 5.13 L'6volution des inscriptions dans le primaire a contredit une hypothise fondamentale du Progarmne, B savoir que le manque de place dans lee classes Ctait une des grandes causes des r6sultats dbcevants des admissione dans le primaire 3 6 1 . Un examen approfondi des donn6es pr6sent6es dens le REP aurait dQ faire peser de graves doutes quant P la validit6 de ce point r entre 1981 et 1983, le MEN avait pris livraison de 9.544 nouvellee sallee de classe du primaire et 6.015 nouvelles salles de classe du premier cycle secondaire (REP, Tableau 4.6). A 40 places par ealle de classe (norme de 1'6poque), il pouvait donc accueillir quelque 380.000 blsves de plus dans le primaire et 240.000 dans le premier cycle secondaire entre 1980181 et 1984185 - 351 Proces verbal des negotiations (31 janvier 1986). 361 R~troepe~tivement~ le principal auteur du REP a fait remarquer que u noue (116quipe d'evaluation) n'avons jamaie dit ou voulu dire que la disponibilite dee sallee de claeee etait le seul obstacle B la frequentation ecolaire n ( M ~ M du 27 fevrier 1991). I1 semble neanmoine que la position du REP etait tres proche de celle-LB lorsqulil dieait que u la principale raison de la faiblesse des niveaux d'inscription reside dans la capacite insuffisante des ecoles n (REP, par. 2.08). (m6me sans utiliser les salles de classe pour dee classes alternBes, coamre on le voyait souvent, notamment en milieu urbain) 371. En fait, la croissance des inscriptions n'a 6th que de quelque 200.000 et 100.000 Bleves, respectivement (REP, Tableau 1 de l'annexe). 5.14 Un deuxi6me point, connexe, concerne les determinants de l'acces des filles B l'enseignement primaire. Le REP identifiait, correctement, u 19hBsitation des parents ruraux h envoyer leurs filles A 1'6cole )) coamre le principal obstacle au relhement des taux de scolarisation des filles . d a m les zones rurales (REP, par. 2.09) mais il en tirait une conclusion qui n'btait pas BtayBe par lee donnees : u la scolarisation des filles dans un milieu rural est positivement li6e A la presence d'institutrices w (REP, ibid), et que l'augmentation des affectations d'institutrices dans les zones rurales Btait u limit4e par le manque de logements appropriBs w (REP, ibid). Cette argumentation ne tenait pas du tout compte de l'ivolution irr6guliere des inscriptions des filles dans les Bcoles primaires rurales et urbaines entre 1966167 et 1983184 (qui suggkre la presence d'autres facteurs peut-6tre plus importants, coarme des traditions socio-culturelles). En outre, il nggligeait un fait tr&s simple : qu'il est plus probable que l'on trouve des institutrices dans les Bcoles primaires plus grandes des centres ruraux plutat que des villages 6cartBs. Les habitants y sont probablement plus en faveur de 1'6ducation des filles. En outre, ils constituent des zones de recrutement plus restreintes pour les 6coles : dans la mesure oir 19inqui6tude des parents quant B la s6curit6 de leurs filles se focalise sur le chemin qu'elles ont B couvrir entre la maison et l'ecole (et qui n'est pas sous la surveillance des maftresses), la proximite relative de 1'Bcole reduit leur inquietude et peut les encourager B inscrire leurs filles B cette &ole, quel que soit le sexe de l'enseignant. Cependant, m6me si la presence d'institutrices contribue B accroftre les inscriptions des filles, la fourniture ,de logements adBquats peut ne pas suffire h attirer des institutrices : lors de discussions avec le personnel de l'OED, plusieurs Bducateurs marocains ont fait remarquer que les institutrices celibataires pouvaient ne pas 6tre acceptees dans les zones rurales Bloignies et que si elles Btaient rnariees, leur mari risquait d'avoir des difficult& B trouver un emploi appropri6 (sauf s'il Btait Bgalement enseignant). 5.15 Si le lien qui Btait ainsi posB entre l'augmentation du nombre des institutrices et celle de la scolarisation des filles en milieu rural peut sembler intuitivement sBduisant, il est tres probable que d'autres facteurs socioculturels, qui ne peuvent dtre modifies que progressivement, et des considBrations Bconomiques jouent un plus grand r8le que les determinants intrascolaires. Un des deux projets-relais adopte cette derniere position : le REP du Projet d'enseignement primaire en milieu rural (1989) juge que u la participation des enfants d'lge scolaire, notamment des filles, a des chances de s'am6liorer si les depenses scolaires B la charge des familles diminuent s (REP, par. 2.06), et il suggsre que les familles louent les manuels pour un an au lieu de les acheter. Mais cet argument ne tient pas compte du poids des facteurs inhibiteurs non Bconomiques ni du fait qu'entre tous les facteurs bconomiques, le coQt d'opportuniti peut jouer un rale plus important - 371 Au debut du projet, le taux d*utilieation moyen dee eallee de classee etait de 1,6 dans le primaire et de 1,2 dans le premier cycle du eecondaire. que le coat direct relativement modeste des manuels 381. D'un autre cat&, l'organisation des campagnes d'information en milieu rural, 6galement pr6vues dans le cadre de ce projet, peut d6boucher sur de meilleures solutions B long terme. c. Capacit6 dee locaux 5.16 Une autre question concerne la capacit6 des salles de classe : le programme de construction se basait sur une salle de classe normale de 40 places. Or les indicateurs de performance montrent (REP, Annexe A, Appendice 2, Tableau 3) qu'en 1984185, on ne trouvait que 31.3 Btudiants dans une classe moyenne normale; en milieu rural, on en trouvait certainement encore moins. I1 n'est done pas eurprenant que l'agent de la Banque qui a visit6 des salles de classe rurales B la fin de 1987 ait trouvi dee t a u d*occupation de 50 X ou moins 391. Les agents de 1'OED qui se sont rendus sur le terrain en 1992 pour examiner un certain nombre dP6coles rurales ont pu sugggrer des manihres d9am6liorer l'utilisation de ces eallee de claese, mais ils n'ont pas trouv6 un seul exemple de classe entibrement remplie. I1 faut ajouter que ces Bcoles se trouvaient dans des regions ni tres excentr6es, ni peu peupl6es. ni pauvres . I1 est donc raisonnable de conclure que le programme de construction de classes du primaire finance par le pret a amen6 la creation de capacit6s excedentaires (au moins temporaire) 401. 5.17 Le Projet d'enseignement primaire en milieu rural qui a fait suite 2 celui-ci a pris cette leson en compte et a introduit des salles de classe du primaire de 25 places dans les zonee rurales.4ll L'expgrience dira si l'on est pass6 d'un extr6me & l'autre. En tout Qtat de cause, on pourrait envisager de conetruire des salles de classe de dimensions diffgrentes en fonction de la grandeur du village o ii se trouve l'bcole et de la zone de recrutement envisag6e 421. 381 Cela ne veut pae d i r e q u ' i l ne f a u t pae f o u r n i r dee manuele m i n e chere dane l e e zonee ruralee; au c o n t r a i r e , l * i d e e a aeeez de & r i t e du point de vue de 1'4quit6 e t de l 9 e f f i c a c i t 6 pour ne pae avoir beeoin d'une j u e t i f i c a t i o n s u p p l h n t a i r e fondee eur un e f f e t specifique non prouve eur l e e i n e c r i p t i o t u dea f i l l e e . 391 w...dane l a mejorite dee claeeee, il ya plue de placee videe que ds41&veo w (Herno du 27 f e v r i e r 1991). Le p r e t a finance au t o t a l lo conetruction de 3.369 e a l l e e de claeee du primaire, 1.009 cantinee ecolairee, 1.827 logemsnte pour l e e eneeignante e t 822 reeerrroire d'eau. A raieon de 40 placee p a r claeee, mibe sane recoure P dee claeeee a l t e r d e e , c e l a a u r a i t permia d ' a c c u e i l l i r environ 135.000 el&vee de plua. %/ Lee reeponeablee merocaine prennent l a choee de maniare pragmatiqw e t diaent qu*P terme l a plupart dee e a l l e e de claeeee eeront entierement u t i l i e e e e ; il n'en r e e t e pae m i n e que l a e o u e - u t i l i e a t i o n dee i n t r a n t e (qui canprend egalement c e l l e dee eneeignante) implique une mauvaiee a f f e c t a t i o n dee inveetieeemente prealablee. J l 4 Selon le RAP. Nbanmoins, pour des raisons inconnues, il paraft que ce changement n'a pas btb rbalisb. - 421 m b e chose d'autree caracterieriquee de conetruction dee e a l l e e de On p o u r r a l t d i r e l a claeee. Lea reaponeablea marocaina ont c r i t i q u e l e e e a l l e e de claeee p r e f a b r i q d e e normalie6es i n s t a l l 4 e e dane l e cadre du PRSE parce qu'ellea ne t i e a n e n t pas canpte dee zonee climatiquee du Maroc e t que l e e condition8 m a t e r i e l l e e y e x i e t a n t l a i e e a i e n t beaucoup P deeirer. Le RAP donne une l i e t e d'autree defaute dee e t r u c t u r e e prefabriqueee (par. 12). d. Indicateure de performance 5.18 On peut tirer une autre leson des indicateurs de performance. On a d6j8 dit que leur nombre Btait important (par. 2.11 ci-dessus) mais, vu l'importance des considerations budgdtaires dans l'ilaboration du programme, il est surprenant que les indicateurs financiers aient 6th limites aux quatre . chiffres des charges recurrentes unitaires (un pour chaque niveau d'enseignement) En outre, avant m6me que le systbme d'indicateurs ait pu &re mis en place, un facteur de'distorsion y a 6t6 introduit : en 1984185, le Ministhe de 1'Bducation a interdit l'admission en premiare annee scolaire des enfants de six ans, et il a rapport6 cette decision 8 la rentrBe scolaire suivante. I1 s'en est suivi une chute brutale et, un an plus tard, une augmentation tout aussi brutale des chiffres d'admission en premiere annee : tous les taux de passage en classe supgrieure, de redoublement et d'abandon des annees suivantes en ont Bt6 fausses et la discontinuit6 dans les donn6es va se poursuivre jusqu'au milieu des annees 90 (au moins jusqu'au debut du deuxi&me cycle secondaire) 4 3 1 . 5.19 Rdtrospectivement, il aurait probablement suffi de limiter les parametres d'inscription et de flux des eleves aux points d9entr6e et de sortie (de transition), c'est-8-dire aux AnnBes 1, 5 - 6 , 9-10, 12 et 13 (premisre annee d9universit6) et aux totaux et aux moyennee de cycle. Le nombre des indicateurs en aurait BtB rBduit de plus de moitiB. 5.20 D'un autre c8t6, vu la nature inv6rifiBe de certaines hypotheses sous-tendant le programme d'investissement (notamment, celles portant sur les determinants de la demande rurale d'enseignement primaire ou d'inscriptions des filles), il aurait BtB opportun dpinclure, pour quelques milieux socio- Bconomiques typiques, des donnees sur les taux d'occupation des nouvelles salles de classe, la reponse des institutrices B la disponibilite de logements et la sensibilite des inscriptions des filles B la presence d'institutrices 441. 5.21 I1 est significatif que, si certains rapports de supervision font Btat de discussions sur les indicateurs de performance, les dossiers n'en contiennent pas un seul ensemble complet aprss l'ann6e de base 1984185. Trois rapports annuels du MEN, sur l'avancement du Programme (pour 1987, 1988 et 1989) contiennent 21 indicateurs chacun (chiffres de flux et effectifs dans l'enseignement primaire et secondaire) et le Rapport d9ach&vement du Gouvernement donne environ 50 parambtres (avant tout sur les flux d'blbves). Cela s'explique par le fait que ce n'est qu'au cours de la Phase I que le MEN a acquis lee capacites voulues pour traiter d'importantes quantitBs des donnees, ce qui signifie que le syst&me d'indicateurs envisage depassait les possibilites existant B 1'Bpoque. 421 11 eet possible de corriger quelque peu cette irregularite en u t i l i e a n t lea moyennes sur deux ane ou, comw l e Rapport dVach&vement l e f a i t , eur troie ane. I l n ' e n reete que cee indicateurs de remplacement eont neceeeairement imprecis. 441 Dee donneee de ce genre devaient fitre collecteee lore de lsex6cution du program par l e HEN, B dee fine de euivi - voir REP, par.409 ( c ) ( i ) . Lee doeeiere ne contiennent cependant aucune mention dee resultate de ce euivi, non plus qu'ils n'indiquent e l ce euivi a 6th realiee. 5.22 En rBsum6, le systsme d'indicateurs de performance semble avoir 6tB trop detail16 pour pouvoir Btre mis B jour et analye6 facilement et regulisrement alors qu'en meme temps il y manquait des r6ferences sp6cifique.s aux aspects financiers du programme et aux contraintes localisees empgchant une utilisation effective des divers investissements entrepris. e. Flux d'informations 5.23 Enf in, les ca~snunicatikne et la documentation ont laised beaucoup P desirer tant dans lee phases amont qu'aval du pr?t. L'exemple le plus evident en est donne par la chronologie du changement intervenu en 1987 dans la politique d'admission dans l'eneeignement suplrieur. La mission de supervision de mailjuin 1987 avait examini les chiffres d'adrnission de l'ann6e pricedente et en avait conclu que le progranxne avansait carmrre pr6vu; compte tenu des autree progres r6alis6s, elle avait recommand6 le d6blocage de la deuxisme tranche du pr8t. Cela a it6 fait en septembre. Ce mois-18, le Gouvernement a demand6 le financement d'un petit achat de matiriel pour lea nouvelles acad6mies (entithe administratives dBcentralis6es qui avaient notamment pour fonction d'organiser lea examens). Un mBmorandum interne examinant cette demande exprimait l'espoir que les acadBmies aideraient & Btablir une politique d9entr6e 8 l'universit6 plus rationnelle. De toute gvidence, la Banque ne savait pas que la politique de strict contrale des admissions P l'universit6 avait Bt6 modifi6e ou Btait sur le point de l'8tre 451. 5.24 C'est dans le compte rendu de la mission de supervision de novembreld6cembre 1987 que l'on trouvre la premisre mention de ce changement et, mame 12, seul le fait est enregistrg. D'aprgs des entretiens avec le personnel de la Banque travaillant B lSop6ration B cette Bpoque, il semblerait que l'on ait beaucoup discut6 de la reaction 8 adopter face B cette decision unilatkrale. En tout Qtat de cause, si ce n'est que le travail sur le pr6t qui devait appuyer la Phase XI du PRSE a Bti interrompu, aucune autre mesure n'a 6th prise et m6me les d6caissements pour lea bourses d'6tudee universitaires 8 lS6tranger, c'est-&-dire lea versements au sous- secteur affect6 par ce renversement de politique, se sont poursuivis 461. On trouve mention, dans lea dossiers, d'une lettre du Chef de Division des services op6rationnels au Ministre de 1'Bducation sur le changement de politique dane l'enseignement supirieur, mais pas de lettre. 5.25 Le retard et le caractere quelque peu assourdi des reactions de la Banque pendant cette phase du programme et la rarete de la documentation dans les dossieurs peuvent s'expliquer par le fait que la reorganisation de 1987 451 ' I1 na pee 6t6 poeeible d'6tablir la date exacte de cette d6cieionr ai dee autreo d6taile y affhrente, mais vu l'approche de la nouvelle ann6e ecolaire, elle a probablement 6t6 priee au coure du moie de eeptembre. On ne eait pee exactement non plus pourquoi la cowerture de cet important 6v6nement dane lee journaux marocaine a 6chapp6 au pereonnel de la Banque qui lit regulierernent lee journau nationsux dee pays emprunteurs. 461 Les d6caissements pour lea bourses d'etudee universitairee A le6tranger ee eont poureuivie, avec un paiement de prbe de 3 millione de dollars en eeptembre 1988 et cinq decaissements representant au total plua de 4 milliona de dollare au debut de 1990. Ce long retard pour ce dernier groupe eemble indiquer qu'il pourrait e'agir d'ajoute ulterieurs plutBt que d'engagemente remontant B 1987. est tombhe B cette p6riode 4 7 1 . On n'y trouve aucune refirence sp6cifique dans les dossiers, mais le personnel qui itait present B cette Bpoque convient facilement que la solution de continuit6 enregistree dans le fonctionnement de la Banque a eu des effets negatifs sur l'ex6cution de cette opBration et d'autres. Une autre explication possible est que l'on souhaitait pr6server intacte le noyau du PRSE. 5.26 La documentation ne fait paw seulement d6faut pour cette seule periode, mais pour tout le cycle du projet. Par exemple, on trouve des allusions indirectes mais aucune documentation precise sur la premike mission 1i6e P cette op6ration. Dee documents de base tels que la Fiche initiale du projet et plusieurs rapports de mission avant la signature du pr6t font defaut; de m h e , on ne trouve guere de renseignements sur les considerations internes qui ont donne B cette operation son caractare hybride (au dGpart, le Pr6t No 2664 devait 6tre une op6ration de pr6t B l'ajustement mais il a par la suite pris les caracteristiques d'un projet dtinvestissement) 481. On a d4jP not4 qu'on ne trouvait pas de donn4es sur les coats unitaires dans le REP et que les renseignements sur les intrants matBrie18 y Btaient trbs rares (voir par. 2 . 8 ci-dessus). 5.27 Pendant toute l'ex6cution du programme, les discussions de la politique Bducative (qui ont sQrement occup6 une bonne partie du temps des membres des missions de supervision) sont B peine mentionn6es dans les rapports appropri6s. Les progres de l'ex6cution mat6rielle du programme n'ont pas non plus 6t6 bien couverts, exception faite des travaux de genie civil. En outre, B la fin du Programme, la perte apparente du rapport d'4valuation dtun consultant laisse un trou important dans la documentation (p. 11 ci-dessus, Note 9). 5.28 I1,faut noter que le volume global du dossier operationnel de ce pret n'est que le quart de celui generalement disponible pour un projet d'investissement. Vu le montant du prgt et l'importance de cette nouvelle forme de pr6t sectoriel, cela est inqui6tant. Dans les opBrations oh les rapports justificatifs entre les flux de financement et les investissements materiels specifiques sont faibles (cornme ils 1'6taient ici) ou non existants (cornme dans les pr6ts d'ajustement sectoriels), il est extrhmement important de documenter 1'6volution de toutes lee questions de politique g6n6rale et l'impact des investissements sur la r4alisation des objectifs prgcis. Faute de cela, la comptabiliti de ces opirations revient B n'6tre guere qu'un enregistrement des d6caissements. - 471 Dane le W de 1992 eur lee projete du eecteur des reseources humainee, on trouve au moins troie cas attribuant des dlfaute temporaires de eupervision B La rlorganisation de 1987 et B eee eequellee. 401 M h e dens la derniere version du Rapport d*lvaluation, plusieure Annexes (E,I et J) utilieent le t e r m u PrBt A l*ajuetement etructurel m et lore de la r6union dee Administrateure, deux d'entre eux ont explicitement coneidere le Pr6t L-2664 c o m e une op6ration d9ajustement. La seule reference A un choix poesible entre plusieurs instruments de pr6t ee trouve dans le m&uorandum de decision (il coneacre un paragraphe A cette question - voir par. 2.8 ci-deesous). Eneeignement primaire, inecriptione initialee et totalee, 1984185- 1990191 (en milliers, chiffres arrondis) Projections Chiffres effectifs Hombre total d9inecrite Anniee 1-5 Project ions Chiffres effectifs a/ Porte sur l'ann6e 1983184; on n'a enregistre que 302 admissions en 1984185 du fait de l'exclusion temporaire des enfants de six ans; lee chiffres d9admission de 1985186 sont donc gonfl6s. Enseignement secondaire premier et dewtihe cycles, admission et total des inscriptions 1984185 - 1990/91 (en milliere, chiffree arrondie) Admissions sixibe annee Projectione Chiffree effectife Total des ioscrits AnnQee 6-9 a/ Projections Chiffree effectife Inscriptions en dixibe annee Projectione Chiffree effectife Chiffre total des inscrits Anndes 10-12 Projections Chiffree effectife a/ Note : Depuie 19ann6e ecolaire 1990/91, la eixikme annee eet incluee dane l'enseignement primaire, maie, pour permettre lee comparaieone, elle a et6 r6int6gr6e dans le premier cycle eecondaire dane cette Annexe. Enseignement eup6rieur, inscriptions en premiere annie et total dee inecriptione 1984185 - 1989190 (en milliers) Total dee inscriptions (tous cycles confondus) Chiffres effectife a/ Inecript ions (Premier et deuxi'eme cycles) Projections Chiffres effectifs Nouveaux inscrits Projections Chiffres effectifs a/ On n'a pas r6aliei de projectione. Budget ordinaire du Hinietire de l'(ducation, par eoue-eecteur, 1984-92 (en milliards de dirhams) Total Part du HEN AnnQe Primaire Second. SupBr. Total HEN Gouvt. (en X ) - Note : Lea montants ayant it6 arrondis, les chiffres donnee peuvent ne pas correspondre au total de leurs 616ments.

Informations clés
Date d'adoption
Pays Maroc
Source Banque mondiale