Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No.10511 RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET BURUNDI PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DU KIRIMIRO (CREDIT 1165-BU) 31 MARS 1992 . Division des opkrations -Agriculture Departement des pays des Grands Lucs et de I'Odan lndien Bureau regional Afrique TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte. et ne peut ftre utilise par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut Gtre autrement divulgutie sans I'autorisation de la Banque Mondiale. TAUX DE CHANGE Unit6 : Franc Burundi Contre-valeur en dollars EU 90,OO 90,OO 90,OO 92,95 119,71 120,69 114,17 123,56 140,40 158,67 171,26 POIDS ET MESURES ABREVIATIONS COOPEC Cooperative d'epargne et de credit (cr66e en 1985) FIDA Fonds international de developpement agricole IDA Association internationale de d6veloppement ISABU Institut des sciences agronomiques du Burundi . MAE Ministere de l'agriculture et de l'elevage OCIBU. Office des cultures industrielles du Burundi SOMEBU Societe mixte d'etude du Burundi SRD SocietQ r6gionale de developpement ANNEE BUDGETAIRE ler janvier - 31 dgcembre RAPPORT D'ACHEVEMENT BURUNDI PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DU KIRIMIRO (CREDIT 1165-BU) Table des matigres Paqes PREFACE........................................................... i RESUME DE L'EVALUATION RETROSPECTIVE .............................. iii PARTIE I : EXAMEN DU PROJET DU POINT DE VUE DE LA BANQUE .......... 1 Identit6 du projet ...................................... Gengralites............................................. Objectifs et description du projet ...................... Conception et organisation du projet .................... Execution du projet ..................................... Resultats du projet ..................................... Resultats 6conomiques ................................... Perennite du projet ..................................... Performance de la Banque ................................ Performance de l'emprunteur ............................. Services de consultants ................................. Documents du projet ..................................... Conclusions et enseignements ............................ PARTIE I1 : EXAMEN DU PROJET DU POINT DE VUE DE L'EMPRUNTEUR ...... 10 PARTIE I11 : DONNEES STATISTIQUES ................................. 11 Tableau 1 : Projets connexes de la Banque .................... 11 Tableau 2 : Calendrier du projet ............................. 12 Tableau 3 : Coiits et financement du projet................... 13 Tableau 4 : Principaux objectifs et r6sultats du projet ...... 15 Tableau 5 : Analyse economique ............................... 16 Tableau 6 : Respect des principales clauses .................. 20 Tableau 7 : Utilisation des ressources de la Banque .......... 21 Cartes RAPPORT D'ACHEVEMENT BURUNDI PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DU KIRIMIRO (CREDIT 1165-BU) PREFACE Le present document est le Rapport d'achsvement (RAP) du Projet de d6veloppement rural du Kirimiro pour lequel le Credit 1165-BU, d'un montant de 19,3 millions de dollars, a 6t6 approuve le 16 juin 1981. Le Credit 1165-BU a ete integralement decaisse le 30 juin 1988, soit un an aprgs la date prevue; le dernier decaissement a eu lieu le 6 septembre 1988. Le RAP a et6 etabli par la Division des operations-Agriculture du Departement des pays des Grands Lacs et de l'ocgan Indien (Prgface, Resum6 de 116valuationrQtrospective, Parties I et 111). Le 17 mai 1991, 1'Association a envoy6 B 1'Emprunteur les Parties I et I11 en lui demandant d'etablir la Partie I1 avant le 17 aoiit 1991, mais n'a rien requ. La preparation de ce RAP est fondee notamment sur le Rapport d'evaluation, 1'Accord de credit, les rapports de supervision, la correspondance entre 1'IDA et l'emprunteur, et les memorandums internes. RAPPORT D'ACHEVEMENT BURUNDI PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DU KIRIMIRO (CREDIT 1165-BUI RESUME DE L'EVALUATION RETROSPECTIVE Introduction 1. L'agriculture est la principale activitg economique au Burundi et fournit la quasi-totalite des recettes en devises dont 90 % sont imputable5 h la culture du cafe. Les produits alimentaires reprgsentent un peu moins de 10 % des importations. L'appauvrissement des sols et la degradation de l'environnement constituent une grave menace pour le potentiel agricole du pays. Au Burundi, 90 % de la population vivent de l'agriculture et la densite de la population depasse 190 habitants au km2. Le projet ktait situ6 dans la region la plus peuplee du pays et dans la principale zone productrice de cafe. 2. Le projet devait Otre exGcut6 en six ans pour un coQt estimatif de 18 millions de DTS. L'IDA devait en financer 16,2 millions et 1'Etat 1,8 million. C o m e le projet devait Otre execute selon des plans de travail annuels, 96 % des fonds du crddit n'ont pas GtB affectes 2 des postes particuliers. 3. Le projet visait : a) h aider les petits agriculteurs h amgliorer la productivite de leurs exploitations et donc 5 augmenter leur consommation alimentaire et leur revenu gr6ce 5 la fourniture d'intrants, au renforcement des services de vulgarisation et a 1' application de mesures anti-erosives appropriees; b) 2 ameliorer les conditions de vie en milieu rural grsce aux Glements suivants : amenagement de sources ou entretien de celles qui sont 2 exploitees, Gquipement de centres sociaux et dGveloppement des ressources forestieres pour la production de bois de feu, de pieux et de bois de construction; c) 2 ameliorer la qualite du cafe burundais grSce d la construction de stations de lavage. Le projet representait un changement par rapport 2 la stratggie de d6veloppement agricole qui aurait ete suivie jusque-lh par le Gouvernement. Au lieu d'avoir des services gouvernementaux centralises pour developper la production de caf6, des sociGtGs regionales de developpement (SRD) devaient Gtre cre@es en tant qu'organismes decentralises charges du d6veloppement integre de leurs regions respectives (cultures vivrieres, cafe, infrastructure, lutte contre 1'Grosion). Une de ces sociGt6s a donc Bt6 c r G e dans le cadre de ce projet pour mener les activites qui relevaient auparavant de services distincts. Ex6cution 4. Le projet a eti. bien execute grdce 2 une Gquipe de direction compgtente et stable. 5. Le service de vulgarisation n'a pas 6tG tres efficace au cours de la premiere @tape de l'execution. Cependant, h partir de 1987, on a eu de plus en plus recours h la methode de formation et visites 31, et la (( performance et l'action du service de vulgarisation se sont alors beaucoup ameliorees. 6. Grace aux activites menQes dans le cadre du projet, la production des principales cultures vivrieres a continue d'augmenker dans la region du Kirimiro, et la culture du riz et des legumes ainsi que l'emploi d'engrais y ont 6tB introduits. Le projet ne semble pas avoir reussi 6 reduire 116rosion et la degradation des sols, malgre l'application de plusieurs nouvelles mesures (come le reboisement du haut des collines et l'agroforesterie dans les plantations de cafe) et l'emploi d'engrais. 7. En ce qui concerne la cafeiculture, le projet a permis de planter 30 fois plus de cafeiers que ce qui avait Qte prevu 6 l'origine. Bien que l'on ne connaisse pas avec exactitude le nombre d'arbres productifs, les rendements en cafe diminuent dans la zone du projet parce que l'utilisation d'engrais est insuffisante, la taille est ma1 faite, les arbres vieillissent et que les nouvelles plantations sont situges dans des zones marginales. Les programmes d'amenagement de stations de lavage ont donne des resultats superieurs aux estimations de 1-'evaluation et ont permis au Burundi d'augmenter consid6rablement le volume de cafe totalement lave qui a la qualit6 pr6vue lors de l'evaluation. 8. Dans les domaines du reboisement et de l'amenagement des routes, les objectifs fix6s ont 6galement QtB dgpassBs, en raison essentiellement d'une participation active des collectivitBs. Le nombre de points d'eau amenages dans le cadre du projet a 6tB superieur a celui prevu (1.372 points d'eau amenages effectivement contre 180 pr6vus 6 1'Bvaluation). 9. Le projet a r6ussi d accroEtre les revenus des exploitations agricoles. Une enqugte rBalisee sur 135 exploitations dans le Kirimiro en 1987-88 (trois campagnes), soit six ans aprgs le demarrage du projet, a montr6 que les recettes en espgces r6alisees sur les ventes etaient estim6es ii 19.570 francs Burundi par menage, soit 13.890 francs Burundi aux prix de 1981. A ltBvaluation, on avait prevu que, 10 ans apres le demarrage du projet, ces recettes seraient de 10.980 francs Burundi (aux prix de 1981) par exploitation. 10. Le taux de rentabilitg 6conomique du projet est actuellement estime 6 16,s % (contre les 18 % pr6vus 6 1'Qvaluation). La similarit6 de ces deux taux de rentabilite est surtout imputable a l'efficacit6 de la direction du projet qui a rgussi, en se montrant souple et en s'adaptant aux circonstances au cours de l'execution du projet, a rQduire les investissements consacrBs a des activitQs non productives et d augmenter ceux destines 6 des activit6s rentables. 11. Vers la fin du projet, aprss une etude du fonctionnement des SRD, il est apparu qu'en raison des difficultgs propres 6 la gestion de nombreux programmes d'action interdependants (ayant des orientations diffgrentes : activites commerciales et services), on ne pouvait pas assurer la p6rennit6 institutionnelle du projet. Aussi a-t-il 6 decide d'interrompre l'experience tentee avec la SRD et de r6partir les activites en question entre le secteur public (vulgarisation, recherche, infrastructure) et le secteur prive (gestion des stations de lavage, commercialisation des' intrants, multiplication des semences et propagation des plants). A l'avenir, les SRD seront chargees de coordonner ces actions dans leurs regions respectives. Conclusions et enseisnements 12. Les principaux enseignements sont les suivants : a) La gestion du projet selon des plans de travail annuels a permis de modifier a la fois les budgets et les decaissements du credit par categorie, en fonction des obstacles rencontres et des succes obtenus au cours de 11ex8cutiondu projet. De ce fait, on a pu amenager davantage de stations de lavage du cafe et ajuster facilement les codts de fonctionnement compte tenu des activites du service de vulgarisation. b) Le service de vulgarisation a veil16 2 ce que ses agents collaborent avec les collectivit6s locales en les faisant participer aux activites et s'efforcent de determiner leurs besoins les plus urgents, ce qui a permis de jeter les bases d'une intervention plus active du secteur priv6 dans les projets relais (Projet filiere caf6 et Projet pour le secteur des services agricoles). C) L'absence de relation entre la vulgarisation et la recherche a limit6 l'efficacit6 des services de vulgarisation. Aucun message n'a pu Otre mis au point pour repondre aux besoins de base des agriculteurs et pour permettre de lutter contre les maladies phytosanitaires et l'erosion. d) Les equipes de direction du projet devraient veiller ce que les termes de reference pour l'assistance technique d6finissent nettement non seulement les activit6s techniques, mais egalement les responsabilites dans le domaine de la formation, en particulier vers la fin de la periode contractuelle. RAPPORT D'ACHEVEMENT BURUNDI PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DU KIRIMIRO (CREDIT 1165-BU) PARTIE I : EXAMEN DU PROJET DU POINT DE VUE DE LA BANQUE Nom du projet Projet de developpement rural du Kirimiro Numero du credit : 1165-BU. Bureau du Vice-President regional : Bureau regional Afrique Pays : Burundi Secteur : Agriculture Sous-secteur : Developpement regional 2.1 L'agriculture est la principale activite gconomique du Burundi. Plus de 90 % de la population du pays vivent de cette activitg sur environ 1 million d'exploitations agricoles d'une superficie moyenne inferieure 2 un hectare. L'agriculture represente environ 62 % du PIB et fournit la quasi- totalite des recettes en devises, dont 90 % sont imputable5 2 la culture du cafe. NGanmoins, les produits alimentaires representent environ 10 % des importations, ce qui indique la presence d'un deficit chronique de la production vivriPre. 2.2 Le TroisiGme Plan quinquennal de developpement economique et social du Gouvernement couvrant la periode allant de 1978 2 1982 avait pour principaux objectifs dans le secteur agricole : la protection des sols, l'autosuffisance alimentaire, le remplacement des importations (blb, sucre, tabac, bois), le developpement et la diversification des exportations (quinine, fruits et l6gumes), le developpement de l'elevage et de la peche, l'arret du di.boisement, et l'augmentation de la rentabilitg des investissements en place. Pour atteindre ces objeztifs, le Gol~vernementa encourage la creation de cooperatives et a fond6 des Societgs regionalee de developpernent (SRD). Les SRD devaient s'occuper de toutes les activites de dgveloppement rural financees soit par l'Etat, soit par des prPts extgrieurs. Elles etaient organisees comme des entreprises parapubliques autonomes et devaient devenir independantes sur le plan financier. Ce projet a fait participer l'une des premigres SRD. 3. Objectifs et description du projet 3.1 Objectifs du proiet. Le projet visait : a) 2 aider les petits agriculteurs a ameliorer la productivite de leurs exploitations et donc 2 augmenter leur revenu et leur consommation alimentaire, grSce 2 la fourniture d'intrants, au renforcement des services de vulgarisation et a l'application de mesures anti-erosives appropriges; b) 2 ameliorer les conditions de vie en milieu rural grZce aux elements suivants : amenagement de sources ou entretien de celles qui sont deja exploitPes, gquipement de centres sociaux et developpement des ressources forestieres pour la production de bois de feu, de pieux et de bois de construction; et c) 2 ameliorer la qualit6 du cafe burundais grace a la construction de stations de lavage. 3.2 Description du proiet. Le projet qui devait Btre execute en six ans, sur la base de programmes de travail annuels, comprenait les volets suivants : - un programme visant 2 fournir des services de vulgarisation et des intrants agricoles pour accroitre la production de cafe et de denrees vivrisres; - la construction de six stations de lavage du cafe et de 12 centres de depulpage manuel, et l'amelioration de l'exploitation et de l'entretien de tous les centres de depulpage manuel; - le reboisement et la lutte anti-erosive; - l'amelioration selective du reseau de routes rurales, notamment la refection de ponts; - l'amelioration de l'approvisionnement en eau; - des activites pilotes pour promouvoir la production agricole et ameliorer les conditions de vie de la population rurale; - des etudes, des travaux de recherche et le suivi du projet; - la formation du personnel; et - la creation d'une Soci6te regionale de developpement (SRD), avec notamment la fourniture d'une assistance technique pour l'execution du projet. 4. Conception et orqanisation du projet 4.1 Le concept 2 la base du projet etait de crger dans la rggion une SRD chargee d'appl'iquer la politique de developpement rural integrb et dBcentralis6 du Gouvernement. Le travail de pr6paration du projet a Ot6 confie S la Societe mixte d'etude du Burundi (SOMEBU) (bureau de consultants local) et les differentes etudes effectuees devaient gtre examinees par les divers ministeres int6ress6s. Le bureau de la Banque mondiale S Nairobi a aid6 la SOMEBU 5 r6gler les questions d'ordre g6n6ral et & participer aux discussions avec le Gouvernement sur les 6tudes au fur et 2 mesure de leur avancement. Cette etape de la preparation men6e par une equipe burundaise, ponctu6e par des 6changes de vues avec la Banque, a permis de faire connaltre 5 toutes les parties int6ress6es les objectifs du projet et les ressources qu 'elles utiliseraient 1/. 4.2 La SRD a et6 essentiellement charg6e de l'execution du projet sous la supervision generale du MinistGre de l'agriculture et de l'elevage (MAE). Les travaux de recherche devaient Btre menes par 1'Institut des sciences agronomiques du Burundi (ISABU). Le personnel employ6 par le MAE dans la zone du projet devait &re absorb6 par la SRD. Le projet a 6t6 ex6cute sur la base de programmes de travail annuels 6tablis par la SRD, examines par son Conseil d'administration et le MAE et pr6sent6s & 1'IDA pour approbation. 4.3 Pour le Burundi, ce projet 6tait innovateur dans la mesure oG la methode suivie pour le d6veloppement agricole etait nouvelle 2 bien des 6gards : a) l'accent Btait mis sur la diversification des cultures et sur l'inclusion d'6lernents environnementaux (reboisement, lutte contre l'erosion) et sociaux (alimentation en eau); et b) une nouvelle structure administrative I/ Le travail de preparation pour ce projet a 6tB effectue conjointement avec celui du Projet de developpement rural intggre Ngozi 111, execut6 en mSme temps et qui fait l'objet d'un rapport dlachPvementdistinct. a 6t& creee : le mode d'organisation vertical et centralis6 a 6t6 supprim6 et remplace par une entit6 r6gionale autonome, la SRD. 4.4 Le projet a 6t6 bien prepare, 6tant don& les objectifs fix6s et la strategic suivie. L'execution sans heurt du projet est imputable : a) au fait que l'gquipe de direction du projet et 1'IDA ont souscrit aux plans de travail annuels qui ont permis une certaine flexibilite pour repondre aux besoins nouvellement identifies (conformgment aux modalites de llAccord de crgdit, 96 % du montant du crgdit nV6taient pas affectgs); et b) 2 la participation du secteur prive ( associations d'agriculteurs, coop6ratives, nggociants) 5 la propagation des plants (100 % des plants de cafeiers et d'essences forestieres) et la commercialisation des intrants (pres de 20 % sont vendus par l'intermediaire de coopgratives et de negotiants prives). Cependant, r8trospectivement, on n'avait pas pris suffisamment de precautions pour parer aux risques potentiels que l'equipe chargee de la conception du projet avait identifies au moment de 1'Bvaluation. Ces risques etaient : a) la difficult6 de maitriser la complexit6 du projet (le nombre de volets du projet et le type de messages techniques 5 diffuser - dont la plupart Btaient nouveaux non seulement pour les agriculteurs, mais egalement pour les agents de vulgarisation); et b) la difficultd de proceder une intdgration complete des differents services horizontaux - vulgarisation, lutte contre l'6rosion, gestion des stations de lavage, amenagement d'une infrastructure, etc. - sur une periode relativement courte (cinq ans), tout en se fixant pour objectif de ggrer les SRD comme des socigtes prides et non comme des services d'organismes publics. 5. Execution du proiet 5.1 Entree en viqueur du credit. Le projet est entrg en vigueur le 2 juin 1982, soit trois mois apr6s la date prevue, en raison de retards administratifs pour remplir les conditions d'entree en vigueur (obtention de l'avis juridique et publication de 1'Accord de cr6dit dans le journal officiel) . 5.2 Calendrier d1ex6cution. Essentiellement en raison des retards enregistres dans l'entree en vigueur, la date de clature du credit a 6t6 repoussee de 12 mois. 5.3 co6ts du projet. Les coiits du projet ont et6 supgrieurs d ceux prevus en raison : a) d'une augmentation de la superficie de la zone desservie par les services de vulgarisation; b) de l'amenagement de 23 stations de lavage du caf6 suppl6mentaires; c) du financement d'un progra.mTe d'infrastructure rurale bien plus developpg; d) d'une distribution plus importante de plants de cafeiers et de la faiblesse de l'efficacite des fermes semencieres. L'augmentation des coQts du projet du Kirimiro a etir financge en partie par 1'Etat et en partie par un financement, d'un montant de 2 millions de DTS, provenant du credit destine au Projet Ngozi 111 (Crgdit 1192-BU). 5.4 D6caissements. Les d6caissements estirnatifs et effectifs pour le projet sont pr6sentes au Tableau 3.C de la Partie 111. Le credit a ete integralement d6caisse en juin 1988 et le dernier decaissement a 6t6 effectue le 6 septembre 1988. 5.5 Modifications aoport6es a la conception du orojet. Les principales modifications sont les suivantes : a) augmentation du nombre de stations de lavage du caf6 de 6 Fi 29; b) augmentation du nombre des communes devant beneficier de services de vulgarisation de 7 ?I 24 en 1987; et c) ajout d'un element en vue de stimuler l'intgret pour les activites d'glevage (revenus sup@rieurs, source de fumier). 8. Vulaarisation 5.6 Cultures vivrigres. Les principaux messages techniques diffuses pendant le projet ont port6 sur : l'emploi g6nBralis6 de semences am6liorBes; la plantation de bananiers dans de meilleures conditions (amenagement de levees le long des courbes de niveau et plantation de graminges protectrices c o m e setaria ou tripsacoma); et l'emploi d'engrais et de pesticides. En raison de la mBdiocrit6 de l'organisation et de la formation des agents, le service de vulgarisation ne s'est pas aver6 trgs efficace au cours des premieres annges du projet; on a donc eu recours 2 la mgthode de formation et de visites en 1987. I1 y a encore actuellement un manque de sp6cialistes dans la zone du projet. L'action de vulgarisation a rgussi 2 accroitre l'emploi d'engrais et 2 lutter contre 1'Qrosion dans les zones de cultures vivrieres. Le systeme de vulgarisation a 6t6 appuye par les parcelles de multiplication de semences gQr6es au depart par la SRD, puis de plus en plus par les agriculteurs avec l'assistance de la SRD, l'objectif vise Btant de r6duire le coQt des semences et d'accroltre la participation des agriculteurs. Ces 'parcelles n'avaient cependant qu'une valeur limit6e puisque les varigtgs qui y gtaient cultivees ne prgsentaient pas un grand int6rGt pour les agriculteurs ou donnaient des rendements mediocres en raison des maladies phytosanitaires, des mauvais choix pour l'emplacement des parcelles et des liens tgnus, voire inexistants, avec le systsme de recherche. La production de semences de qualit6 est encore infgrieure Z la demande. En outre, les travaux de recherche sont ma1 intkgres aux programmes de vulgarisation. 5.7 CafGiculture. Les messages techniques destin6s 2 la caf6iculture portaient essentiellement sur la propagation et la distribution de plants, le paillage, l'emploi d'engrais, la taille et la lutte phytosanitaire. C. Stations de lavaqe du cafe 5-8 Les stations de lavage utilisaient une methode de reception par flottation qui aurait dQ permettre un bon calibrage, mais il y a eu des problgmes de conception et des malfaqons auxquels il faudra rernkdier. Les eaux usges produites par le lavage ne posent pas de problsmes de pollution. Plusieurs tests ont Btk effectues et tous ont kt6 n6gatifs. Les stations de lavage devaient atteindre leur plein rendement aprss cinq ans (puisqu'il s'agissait 12 d'une nouvelle technique employee dans la rkgion). D. Reboisement et lutte contre llGrosion 5.9 GrSce 2 un effort dGterrnin6 deploy6 pour obtenir la participation des collectivites, les pkpinigres sont maintenant gBr6es par des groupes de planteurs. De grands programmes de plantation ont et6 menes, en particulier sur le sommet des versants Grodes des collines. 11s ont BtB au-del2 des objectifs fixes 2 l'origine et ont 6te ex6cutes soit avec des ressources du projet, soit par les communes ou les planteurs prives. 5.10 Les activit6s anti-Grosives ont 6t6 menees avec la participation active des collectivit6s. Les agents du projet ont organis6 les collectivit6s vivant sur les versants des collines afin de creuser des fosses le long des courbes de niveau, de planter des haies anti-6rosives et d'encourager les agriculteurs a faire une rotation des cultures et 2 mieux planter les bananiers. E. Refection et am6naqement de points d'eau 5.11 Cette activite a Bt6 ex6cutee avec la collaboration active des collectivit6s locales. La direction du projet a insist6 pour que les agents collaborent avec les collectivit6s locales en les faisant participer aux activites et s'efforcent de dgterminer les besoins qu'ils jugent urgents. Selon toute vraisemblance, ce programme a permis d'encourager la participation des collectivit6s au programme de construction de routes et 21 la creation de pepiniQres pour propager de jeunes plants de cafeiers et d'essences forestigres. F. Suivi et evaluation rgtrospective 5.12 Cet element a et6 un des points faibles du projet du Kirimiro bien que l'on ait fait appel 5 l'assistance technique. On dispose d'un ensemble considerable de donnees dont la fiabilite est contestable et qui n'ont de toute faqon jamais 6te traitees. Souvent, les missions de supervision ont montre leur inquietude 5 ce sujet, mais cet 616ment ne s'est jamais arneliore. 5.13 Ce volet, introduit tardivement au cours de l'exgcution du projet (1988), portait sur un petit cheptel et visait essentiellement 2 distribuer de jeunes poulets et d procsder d un programme de vaccination. Les ressources en jeu gtaient tres limitees. 6.1 Le projet a permis de realiser les objectifs fixes. I1 a reussi 5 augmenter les revenus des menages agricoles en termes reels et devrait atteindre, voire depasser, de nombreux objectifs fixes lors de 1'evaluation. A. Vulqarisation 6.2 Cultures vivrieres. I1 est difficile de dgterminer les modifications effectives de la production totale de cultures vivrigres dues aux activites menees dans le cadre du projet puisqu'on ne dispose des chiffres de production qu'a partir de 1983 et uniquement pour les sept communes qui devaient au depart beneficier du projet. On n'a aucun chiffre pour les 17 autres communes qui ont participe au projet apres 1987. Dans les sept communes pr6vues au dgpart, la production de denrees vivrieres est pass6e de 159.000 tonnes 2 257.000 tonnes, soit une augmentation de 62 % au cours de la duree de vie du projet. Ce chiffre represente une augmentation annuelle de 5,s % (1+,7% avait Qt6 pr6vu dans le rapport d'evaluation). La production de riz est passee de 40 a 480 tonnes et celle de legumes de 32 d 480 tonnes. La riziculture et les cultures maraicheres Gtaient les princlpaux domaines d'intervention des services de vulgarisation. 6;3 Cafeiculture. Le nombre de jeunes plants distribuss a depasse de beaucoup l'objectif fix6 (de 30 fois) avec pour principale consequence une augmentation de la superficie totale consacree a la cafeiculture. Cependant, la plupart des nouvelles plantations ont ete amenagees sur des terres qui ne sont que marginalement productives et dont les rendements potentiels sont faibles. La direction du projet a reussi d faire participer les agriculteurs 2 la production de jeunes plants : des pepinieres de cafsiers (intrants fournis gratuitement par la SRD) sont gerees entierement par des associations de planteurs. Le paillage d des profondeurs de 15 cm ou plus a 6t6 utilis6 par 80 % des agriculteurs. La demande d'engrais (uree) a diminu6, parce que les planteurs et les chercheurs jugent que son emploi n'est pas rentable pour le cafe, a tel point qu'il a Qt6 pour ainsi dire nu1 en 1990. Les outils pour la taille ont et6 de moins en moins utilises parce qu'ils gtaient juges trop chers. La pulverisation d'insecticides a ite pratiquee dans 100 % des cas. Les rendements de cafe en parche par arbre sont tres difficiles determiner et les estimations venant de sources independantes varient beaucoup. Une enquete complete devait 6tre effectuee en 1991. La production totale de cafe en parche (lave et complgtement lave) a augment6 beaucoup plus rapidement que prevu et est passee de 7.159 tonnes (moyenne pour 1982 et 1983) 2 8.965 tonnes (moyenne pour 1986 et 1987 pour les sept communes prevues au depart), soit une augmentation d'environ 3.5 % par an contre les 2,8 % par an prevus 2 l'evaluation. On n'est cependant pas sitr de pouvoir soutenir ce taux de croissance (manque possible de mulch, nouvelles plantations crsees sur des terres marginales et augmentation des maladies phytosanitaires). L'augmentation de la production a long terme permettant de calculer le taux de rentabilite du projet a donc BtB ajustee 5 2 % par an. 8. Stations de lavaqe du cafe 6.4 Ces installations 6taient une nouveaut6 dans le Kirimiro. Les agriculteurs ont donc opere massivement un transfert au cours de l'ex@cution du projet et ont livre leur cafe, non plus aux centres de dgpulpage manuel mais aux stations de lavage, le seul facteur limitatif Btant la distance entre l'exploitation agricole et le point de livraison. La principale raison de ce transfert etait que le prix offert aux agriculteurs pour les cerises de cafe livrees aux stations de lavage etait le meme que celui d'un volume equivalent de cafe en parche. Comme ce transfert evitait aux agriculteurs de faire certaines operations intermediaires (sechage, depulpage, etc.), il les a incites d livrer avec enthousiasme leurs cerises aux stations de lavage et a encourage le Gouvernement 2 accelerer l'amenagement de ces dernieres. Ce prix se justifiait dans la mesure oh l'on s'attendait d un prix major6 d'une prime sur les marches internationaux pour du cafe arabica totalement lave (environ 15 % en moyenne). Cette prime n'a pas Bte perpe jusqu'en 1989, en raison des problemes rencontres en aval dans le processus de traitement du cafe (decorticage, stockage et transport). La subvention implicite indirectement financee par des fonds exterieurs, mais se justifiait une fois que le probleme de la qualit6 a et6 reconnu et resolu (en dehors du cadre du 6.5 Vingt-neuf stations de lavage du cafe ont et6 amenagees au cours du projet (contre les six prevues h l'evaluation) et ont produit au total 16.500 tonnes de cafe en parche totalement lave de tres bonne qualit6 (92 % de qualite A), avec un rapport de cafe vert/caf6 en parche de 82 %. Actuellement, la production des stations de lavage correspond 2 environ 72 % des cerises produites dans la region (elle etait nulle au moment de l'evaluation). Le rapport cerises/cafe en parche est encore mediocre (5,6) en raison du mauvais calibrage 2 la reception et de la gestion inappropriee (aucun manuel de gestion n'est utilise, le personnel manque de discipline, le sechage est trop fort et les qualit6s inferieures sont rejetees au lieu dl@tre repassees). C. Reboisement et lutte anti-erosive 6.6 Environ 5.800 ha de bois ont 6t6 plantes dans la region. S'ils commencent actuellement h etre rentables (bois de feu, charbon de bois, poteaux et bois de construction), la SRD n'a pas 6t6 h m6me de presenter des chiffres sur les flux effectifs de revenu. Au moment de la mission d'achevement du projet, les plantations inspectees semblaient en bon Btat. Un important programme agroforestier (avec Grevilea) a 6t6 men6 sur les plantations de cafe sur une base individuelle. 6.7 Dans le cadre des activites anti-Qrosives, 2 1 km au total de fosses proteges ont 6t6 creuses pendant l'execution du projet. Cette intervention ainsi que d'autres mesures (plantation le long des courbes de niveau, rotation des cultures, etc.) ont cependant 6te insuffisantes pour arreter l'erosion et l'appauvrissement des sols. D. Amelioration et amenaqement de points d'eau 6.8 Cette activite a largement d6pass6 les objectifs fixes h l'origine puisque 1.372 sources ont 6te ameliorees contre les 180 prevues au moment de l'evaluation. L'amelioration des points d'eau n'a eu que des effets positifs, en particulier sur la sant6 et sur le temps passe h transporter l'eau qui a diminue grzce a l'amenagement de nouvelles sources. E. Suivi et 6valuation retrospective 6.9 Malgre la collecte d'un grand nombre d'informations, on ne sait pas quelles sont les superficies cultivees et quels sont les volumes produits sur les exploitations qui ont bBnBfici6 de services de vulgarisation; en outre, les chiffres prBsent8s pour les rendements sont contestes h la fois par le personnel charge de la vulgarisation et celui charge de la recherche. F. Elevaae 6.10 Cet 6lBment a BtB introduit tardivement lors de l'execution du projet, alors que la direction se consacrait surtout 2 d'autres activitgs. Aucun resultat n'btait visible 2 la cldture du projet. G. Formation 6.11 Les agents du projet ont beneficig d'une formation dans differents domaines. La SRD a organis6 des programmes de formation destines aux administrateurs des cooperatives et aux responsables de la gestion des associations d'agriculteurs. H. Revenus 6.12 Le projet a rBussi 2 augmenter les revenus des exploitations. Une enqucte realisee sur 135 exploitations dans la rggion du Kirimiro en 1987-88 (trois campagnes), soit six ans apr6s le demarrage du projet, a montr6 que les recettes en esp6ces sur les ventes Gtaient estimees S 19.570 francs Burundi par menage, soit 13.890 francs Burundi aux prix de 1981. Lors de l'@valuation, il avait 6t6 pr6vu que 10 ans apr6s le demarrage du projet, ces recettes seraient de 10.980 francs Burundi par exploitation (aux prix de 1981). 7. Rgsultats economiques 7.1 Le taux de rentabilitk economique du projet est actuellement estime S 16,5 % (contre 18 % S l'evaluation). I1 s'agit d'un chiffre approximatif fond6 sur des extrapolations des volumes de production et des prix (connus uniquement pour la pkriode allant de 1987 2 1990). Faute de donnees, on a estime qu'environ 3 % de l'augmentation du volume de denrees vivrieres produites et 100 % de l'augmentation de la production de riz et de legumes pouvaient Btre attribues aux efforts de vulgarisation deploy6s dans le cadre du projet. Pour le cafe, 1'augmentation de la production 2 long terme due au projet a ete estimee a 2 8 . En ce qui concerne les stations de lavage du cafi., on a tenu compte uniquement de gains marginaux. I1 s'est aver6 impossible de preciser les revenus rgalisgs sur les plantations foresti6res (bois de feu et bois de construction) faute d'informations sur les volumes produits et les prix obtenus; ce volet a donc 6t6 exclu du calcul du taux de rentabilite. On s'accorde cependant a reconnaytre que cet element a donn6 de bons rgsultats. 8.1 Le projet a permis la crgation d'un organisme integre decentralise mais, vers la fin de l'execution, les problemes sont devenus suffisamment graves pour convaincre la Banque et le Gouvernement de revenir sur cette d6cision. La raison n'etait pas que les SRD etaient ma1 dirigees mais essentiellement que, malgre l'intention d'en faire des operations commerciales, elles ont continue a 6tre gerees comme des services publics a des niveaux de couts qui n'etaient pas soutenables. Apres une etude du fonctionnement des SRD, il a e t decide de confier les activites remuneratrices 2 des entreprises independantes (notamment les stations de lavage du cafe) et de redonner au Gouvernement les activites axees sur les services, notamment l'entretien routier et la vulgarisation. Cette decision a 6t6 prise avec pour objectif essentiel d'assurer la perennit6 des rgsultats du projet S long terme. La privatisation des stations de lavage du cafe s'effectue dans le cadre du Projet filigre cafe (Credit 2123-BU); le transfert des services aux ministGres techniques se fait dans le cadre du Projet pour le secteur des services agricoles (Credit 2024-BU) et devrait Ptre terming d'ici A la fin de 1992. 9. Performance de la Banme 9.1 En ggn6ra1, la Banque, d&s le depart, a rgussi 2 etablir un climat de confiance 5 la fois avec la SRD et les autorit6s au niveau central. Cette situation s'est averee particulibrement utile pour 1' approbation des plans de travail annuels qui ont permis une adaptation en fonction .5 la fois des obstacles rencontres et des succbs obtenus au cours de 11ex6cutiondu projet. La direction du projet a trouv6 la supervision efficace et utile. 9.2 Le projet a 6t6 suivi de f a ~ o nr6guliSqe et des missions ont Bt6 organis6es avec les sp6cialistes voulus pour r6soudre les problemes particuliers rencontrgs. Dans l'ensemble, la SRD a appr6ci6 l'assistance que lui ont apport6e les missions de supervision sur le plan de l'organisation, dans les domaines techniques et egalement dans l'application de la politique g6n6rale h la base du projet. La Banque aurait dd insister sur l'importance d'une organisation plus efficace de la Division de suivi et dV6valuation r6trospective et sur le remplacement du specialiste des stations de lavage. 10. Performance de l'emprunteur 10.1 La performance de la SRD a 6t6 inggale. De grands progr3s ont 6t6 faits en ce qui concerne la r6alisation des objeetifs du projet malgr6 les nombreux problgmes rencontrgs sur le plan de l'organisation et de la gestion lors de l'application du concept de SRD. Malheureusement, aucun veritable lien n'a 6t6 6tabli entre la recherche et la vulgarisation, essentiellement parce que le service de recherche etait 2 116poqueax6 sur l'offre et que les bailleurs de fonds ne s1int6ressaientpas tellement aux activites men6es au niveau des exploitations. 11. Services de consultants 11.1 On a fait appel 2 l'assistance technique dans le cadre du projet, en particulier dans le domaine de la gestion g6n6rale (finances, fournitures, suivi). Cette assistance a 6t6 stable et s'est bien int6gr6e au projet, bien que l'accent ait 6t6 mis sur l'aspect technique plut6t que sur la formation, de sorte que certains agents du projet ont eu du ma1 s'acquitter des responsabilit6s qui leur ont 6t6 confi6es apr3s le d6part des assistants techniques (par exemple, le technicien pour les stations de lavage). 12. Documents du proiet 12.1 D ' apr@s 1' 6quipe de direction du projet, le rapport d'6valuation a 6t6 particulierement utile pour definir la politique g6nerale 2 la base du projet et la strat6gie 2 suivre pour etablir les plans de travail annuels. L'Accord de crhdit a, quant 2 lui, servi S definir et 2 prescrire l'emploi des proc6dures administratives (demandes de dgcaissement, m6thodes de passation des marches, etc.). Les chiffres sur la production de denr6es vivrieres .5 partir du d6but du projet n'gtaient pas disponibles lorsque la mission d'achevement 6tait au Burundi. D'autres donn6es ont 6t6 obtenues auprPs de la SRD ou dans les dossiers de la Banque. 13. Conclusions et enseiqnements 13.1 Les principaux enseignements que la Banque et le Gouvernement peuvent tirer de ce projet sont les suivants : a) La gestion du projet selon des plans de travail annuels a permis de modifier 2 la fois les budgets et les dgcaissements du credit par categorie, en fonction des obstacles rencontres et des succPs obtenus au cours de l'execution du projet. On a donc pu am6nager davantage de stations de lavage du caf6 et ajuster facilement les coGts de fonctionnement compte tenu des activitgs du service de vulgarisation. b) Le service de vulgarisation a veillg 5 ce que ses agents collaborent avec les collectivit6s locales en les faisant participer aux activitgs et s'efforcent de dgterminer leurs besoins les plus urgents, ce qui a permis de jeter les bases. d'une intervention plus active du secteur prive dans les projets relais (Projet filiere cafe et Projet pour le secteur des services agricoles). C) L'absence de relation entre la recherche et la vulgarisation a limit@ l'efficacite des services de vulgarisation. Aucun message n'a pu &re mis au point pour repondre aux besoins de base des agriculteurs et pour permettre de lutter contre les maladies phytosanitaires et l'erosion. d) Les equipes de direction du projet devraient veiller 3 ce que les termes de reference pour l'assistance technique definissent nettement non seulement les activites techniques, mais ggalement les responsabilites dans le domaine de la formation, en particulier vers la fin de la pgriode contractuelle. 10 PARTIE 11 : EXAMEN DU PROJET DU POINT DE W E DE L'EMPRUNTEUR (Nous n'avons r e p aucun commentaire. ) . PARTIE I11 : DONNEES STATISTIQUES Tableau 1 : PROJETS CONNEXES DE LA BANQUE Annee d' appro- Objectifs bation Situation Commentaires Projet Augmenter la 1969 Clos en L'impact du d'am6lioration production et la juin 1976 projet est du caf6 arabica qualit6 du cafe difficile h (Nqozi I) juger Deuxieme projet Suivi du projet 1975 Clos en Manque de d'arnelioration susmentionn6 sept. 1980 bons systemes du cafit de suivi (Ngozi 11) Projet pour Renforcer le 1989 ) le secteur systeme national des services de vulgarisation agricoles ) Ont remplace ) les projets du Kirimiro et de Ngozi, En mais au Projet Arneliorer la 1990 cours niveau filiPre caf6 politique suivie national et investir dans ) les plants, la ) recherche et la 1 formation .) ) Tableau 2 : CALENDRIER DU PROJET D a t e p r e v u e R e v i s i o n D a t e e f f e c t i v e Resume a n a l y t i q u e du p r o j e t 8/8/79 8/8/79 P r e p a r a t i o n 79 79 P r 6 6 v a l u a t i o n Nov. 79 E v a l u a t i o n Mars 80 Mars 80 Negociat i o n s Mai 80 Mai 8 0 Approbation du C o n s e i l J u i n 81 J u i n 81 S i g n a t u r e du c r e d i t D6c. 81 D 6 c . 81 E n t r e e e n v i g u e u r du c r e d i t Mars 82 J u i n 82 C l d t u r e du c r e d i t J u i n 87 J u i n 88 J u i n 8 8 Achgvement du p r oj e t D e c . 86 DBC. 87 DBc. 8 7 Commentaires : A l ' i d e n t i f i c a t i o n , on s 'est demand6 s' il f a l l a i t r e n f o r c e r les s e r v i c e s gouvernementaux, ou c r 6 e r un organisme r g g i o n a l d e developpement pour a s s u r e r un developpement i n t 6 g r e . La d e r n i G r e s o l u t i o n a 15t6 r e t e n u e . La p r e p a r a t i o n a 6 t 6 e f f e c t u g e p a r un bureau l o c a l d e c o n s u l t a n t s ( SOMEBU ) . A l ' O v a l u a t i o n , c e r t a i n s 6 l e m e n t s du p r o j e t o n t e t O e l i m i n g s e t / o u s i m p l i f i e s . L e c r e d i t d e 1 ' I D A a e t 6 c l o s l e 30 j u i n 1988, mais les a c t i v i t e s se s o n t p o u r s u i v i e s a v e c un financement d e 1'IDA ( 2 m i l l i o n s d e DTS) provenant du P r o j e t Ngozi I11 ( C r e d i t 1 1 9 2 - B U ) . Tableau 3 : COUTS ET FINANCEMENT DU PROJET Evaluation Chiffres effectifs Millions Milliers Millions Milliers de FBu de DTS de FBu de DTS Construction (1) (1) 910 7.690 Matgriel et v6hicules (1 (1) 410 2.690 Consultants et formation (1) (1) 630 4.130 Dgpenses de fonctionnement TOTAL (1) Dans 1'Accord de crddit, 96 % des fonds de 1 ' 1 b ~n16taient pas affect&. Commentaires : L'augmentation du total des coijts est due aux faits suivants : des services de vulgarisation ont Btg accordgs 5 17 communes suppl6mentaires; 23 stations de 1avage.d~caf6 suppl6mentaires ont 6t6 amgnagees; le programme d'infrastructure rurale a 6t6 beaucoup developp6; la distribution de plants de caf6iers a 6t6 superieure 5 ce qui avait 6tB prevu; et les stations semencigres n'ont pas 6t6 efficaces. 5. Financement du groiet Evaluation Chiffres effectifs Milliers Milliers de DTS % de DTS % - IDA Construction (1) 6.900 Mat6riel et vdhicules (1) 2.500 Consultants et formation (1) 3.700 Ddpenses de fonctionnement (1) - 5.100 - 16.200 90 18.200 67 Etat TOTAL (1) Voir note (1) du Tableau A - Codts du projet fi En 1989, 1'IDA a accord6 2 millions de DTS provenant du Cr6dit Ngozi I11 pour poursuivre les programmes de travaux. La part du financement de 1'Etat a augment6 en raison des retards dans 11ex6cution, du developpement de certaines activitgs par rapport S ce qui 6tait prevu 2 l'evaluation, notamment le financement de 9 stations de lavage. Tableau 3 (suite) : COUTS ET FINANCEMENT DU PROJET C. Calendrier de dgcaissement du credit de 1'IDA Decaissements cumulatifs (en millions de DTS) Exercice 82 8 3 84 85 86 87 88 89 Evaluation 0 1 6 1 1 9 5 1 4 8,8 12,5 16,2 - - Chiffres effectifs 012 1 1 2 318 6,7 1 0 1 5 13,5 15,6 16,2 Chiffres effectifs en % des chiffres de l'gvaluation 33 63 72 76 84 8 3 96 100 Tableau 4 : PRINCIPAUX OBJECTIFS ET RESULTATS DU PROJET C h i f f r e s U n i t e Evaluation e f f e c t i f s I. Production de cafe - P l a n t s d i s t r i b u e s ( m i l l i e r s ) - Planteurs b e n e f i c i a i r e s ( m i l l i e r s ) - Uree vendue - O u t i l s vendus ( m i l L i e r s ) - S t a t i o n s de Lavage c o n s t r u i t e s - Cafe en parche p r o d u i t a l'annee 10 t 1.600 - Rapport cerises/parche rapport 4,9 - Rapport c a f e vert/parche % 81 - Cafe en parche de q u a l i t e (% A l ) % n.s. 11. Production de denrees v i v r i e r e s - Engrais t n.s. - Sacs de p e s t i c i d e No n.s. - Semences . Cultures t . Cultures traditionnelles pour vente sur l e s marches ( m i l l i e r s ) sacs - Unites de compost No - Marecages rehabi lit e s ha - Entrep6ts comnerciaux No - Fossees a n t i - e r o s i f s ( m i l l i e r s ) m - P r o d u i t s a g r i c o l e s & % & - Riz t - Legumes % & 111. I n f r a s t r u c t u r e r u r a ( e - Refection des sources No - Routes c o n s t r u i t e s / r e f a i t e s km - Ponts c o n s t r u i t s / r e f a i t s NO I V . P l a n t a t i o n f o r e s t i e r e - SRO - Comnunes/secteur p r i v e n.s. = non specifie; n.c. = non connu. ( e l = estimes. & Avec 29 stations de Lavage, plus des centres de depulpage manuel & Haricots, rnals, manioc, patates douces, arachides, colocase. & Augmentation en pourcentage apres 10 ans. fi Pour l e s 7 comnunes envisagees a Loevaluation. ('utc cn 11ar~l1c c d u p u ~nuu\ b >Ill1 ilc I ~ I \ u ~(I)c t'itlc cn purchc v c d u p u ~ ullcIcnncJ sul, de Iu\sge (I) ('uIc CII p ~ ~ ~ ci lcl d u 1>!1r~cn1rl.sdc e IIcI~III,)~~<c111ur111cI(I) ( o l v L u a ~ (I 11 0 17 b9 I'BLII~J J<)uLa J? k3 174 188 357 H I L ( I 00 '%dus nu ~ I U ~ L L ) 0 I J 0 4 0 b 3 I ~ g u r l l c a(100 % dug au prujel) 32 h5 184 3 0 0 3 1 7 Augrncnlallun Ioulle des L ullurw \I\ nerea (I) 243 4b6 1105 1362 2 3 0 7 20 Tabbeau 6 : RESPECT DES PRINCIPALES CLAUSES - Section Contenu Remarques 3.02 (a) La SRD emploie des specialistes dont les q u a l i f i c a t i o n s Clause respectee e t ('experience sont jugees satisfaisantes par 1,IIDA : i)Un conseiller en gestion i i ) Un conseiller en finances e t en administration i i i ) Un directeur, conseiller en formation e t vulgarisation i v ) Un specialiste de l a construction v ) Un specialiste de La technologie (depuis janvier 1984). Le Couvernement ou La SRD f o u r n i t a LIIDA pour Clause respectbe approbation tous Les contrats envisages avec des specialistes ou des bureaux de consultants. Le Couvernement informe llIDA de toute modification Clause respectee envisagee de l a composition du Conseil daadministration de l a SRD. La SRD emploie un personnel q u a l i f i e et experimente aux Clause respectee postes prCcises a llAnnexe 4 e t demande a L'IDA des observations sur Les nominations ou les remplacements. Le Couvernement accorde a l a SRD un don au moins egal au Clause respectee montant du credit alloue aux Categories (1) a (7). La SDR e t a b l i t e t presente a ['IDA pour observations, Clause respectee avant Le 15 j u i n de chaque annee, un p r o j e t de Plan de (sept./oct. de chaque t r a v a i l annuel avant de l e presenter au Conseil annee s e r a i t plus dladministration de l a SRD. pratique) La SRD presente (approbation par Le Conseil Respectee pour 1985 dlacbninistration de l a SRD) a IIIDA pour approbation l a version d e f i n i t i v e du Plan de t r a v a i l annuel. Le Couvernement depose les credits budgetaires Clause generalement t r i m e s t r i e l s a l a SRD a l a f i n du premier mois de chaque respectee avec un trimestre. c e r t a i n r e t a r d Tous Les biens et services de consultants finances par Clause respectee llIDA sont u t i l i s e s exclusivement pour La r e a l i s a t i o n du projet. Le Gouvernement v e i l l e a ce que toutes les terres et/ou L1emplacement pour l e les d r o i t s fonciers necessaires pour l'execution du centre administratif de p r o j e t soient acquis. l a SRD a ete acquis La SRD prisente dans Les meilleurs delais a llIDA, Clause respectee ccompagnes de tous les plans, les contrats se rapportant aux termes de reference, les rapports et Les calendriers de passation des marches. La SRD t i e n t des ecritures e t presente des rapports Des e c r i tures dlavancement semestriels. satisfaisantes ont et6 tenues e t des rapports dlavancement ont ete presentes regulierement La SRD t i e n t Les comptes financiers appropries, y compris Les comptes sont bien Les releves de depenses. tenus La SRD presente les comptes v e r i f i e s a L'IDA dans les s i x Comptes requs de 1981 mois suivant l a cl6ture de l'exercice financier. a 1988 Le Gouvernement e t a b l i t avant l e 31 decembre 1982 un Le comite sera cre6 comite technique national pour superviser les stations de avant j u i n 1991 dans l e lavage du cafe et les centres de depulpage manuel. cadre du P r o j e t f i l i e r e cafe. 0. Dates des missions de supervision Specialites Types de problemes AF = Analyste financier G = Gestion AGE = Agroeconomiste 0 = Organisation AGR = Agronome T = Technique ECN = Econmiste F = Financier PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL DU KIRIMIRO ZONE DU PROJET , .. .,, . L . -,.:.. .' ;:a . I >-c< ... P.2 I - \ -, bO"n0.n.l inn.." on in,, map #D nor ,my,, or m. o,,, 0 , n* World 8.". .no ,Is #fhll.r.l enr ,YLIP"..?I an mr r0.i I,.*"' ol ail, ,..r.rorr -- 01 .n* .r"o,,am.n, ", *.0,bO"" dS.. ? .<c?"<.cr? ,., -,..a ,"C+ bo""o.r,e, - 4.10 -
Groupe de la Banque mondiale · Project Completion Report
Burundi - Projet de développement rural du Kirimiro
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Organisation
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Type de document
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Burundi
Source
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