Groupe de la Banque mondiale · Project Completion Report

Burundi - Projet de développement rural intégré - NGOZI III

Burundi Banque mondiale
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Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No.~ ~ 5 K ? RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE NGOZI 111 - (CREDIT 1192-BU) 31 MARS 1992 Division des optrations agricoles Dkpartement des pays des Grands Lacs et de l'octan indien Bureau rtgional Afrique TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte. et ne peut 6tre utilise par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut 6tre autrement divulguee sans I'autorisation de la Banque Mondi.ale. Unite monetaire : franc burundais Annee Equivalent pour 1 dollar POIDS ET MESURES Systeme metrique SIGLES COOPEC Cooperative d'epargne et de credit du secteur prive, creee en 1985 FIDA Fonds international de developpement agricole IDA Association internationale de developpement OCIBU Office des cultures industrielles du Burundi SOMEBU Societe mixte d'etudes du Burundi SRD Societe regionale de developpement EXERCICE BUDGETAIRE DU GOWERNEMENT DU BURUNDI ler janvier au 31 decembre RAPPORT D'ACHEVEMENT BURUNDI PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE .NGOZI I11 (CREDIT 1192-BU) Table des matiires Panes PREFACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . i RESUMEDEL'EVALUATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ii PARTIE I : EVALUATION DU PROJET DU POINT DE W E DE L4 BANQUE . . 1 Identite du projet . . . . . . . . . Historique . . . . . . . . . . . . . Objectifs et description du projet . Conception et organisation du projet Execution du projet . . . . . . . . Resultats du projet . . . . . . . . Resultats economiques . . . . . . . Perennite du projet . . . . . . . . Performance de la Banque . . . . . Performance de llEmprunteur . . . . Consultants . . . . . . . . . . . . Documents relatifs au projet . . . . PARTIE I1 : EVALUATION DU PROJET DU POINT DE W E DE L'EMPRUNTEUR 11 PARTIE 111 : STATISTIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Tableau 1 : Credits connexes accordes par la Banque . . . . . . 12 Tableau 2 : Calendrier du projet . . . . . . . . . . . . . . . 13 Tableau 3 : CoGts et financement du projet . . . . . . . . . . 14 Tableau 4 : Principaux objectifs et rbsultats du projet . . . . 16 Tableau 5 : Analyse economique . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Tableau 6 : Respect des principales conditionnalites . . . . . 21 Tableau 7 : Utilisation des ressources de la Banque . . . . . . 23 Cartes : . BIRD 15322 : Localisation de la zone du Projet Ngozi BIRD 15323 : Zone du Projet Ngozi BIRD 15324 : Zone de culture du cafe RAPPORT D'ACEIEVEMENT BURUNDI PROJET DE DEVELOPPENENT RWL INTEGRE - NGOZI 111 (CREDIT 1192-BU) PREFACE Le present document est le rapport d'achhvement du Projet de developpement rural integre - Ngozi I11 pour lequel le Credit 1192-BU d'un montant de 16,O millions de dollars a ete approuve le 8 decembre 1981. La cl6ture du Credit 1192-BU a eu lieu le 31 decembre 1989, avec deux ans et neuf mois de retard, et a cette date le solde non decaisse d'un montant de 1,7million de DTS a ete annule (12 X du credit). Le present rapport a ete prepare par la Division Operations, agriculture du Departement des pays des Grands Lacs et de 1'ocean Indien (Prkface,Resume de l'evaluation, Parties I et 111). Le 17 mai 1991, 1'IDA a transmis a llEmprunteurles Parties I et 111 en lui demandant de preparer la Partie TI avant le 17 aoct 1991; elle n'a recu aucune reponse. La preparation de ce rapport se fonde entre autres sur le Rapport d'evaluation, l'hccord de credit, les Rapports de supervision, la correspondance entre 1'IDA et 1'Emprunteur et des memorandums internes. RAPPORT D'ACHEVEMENT BURUNDI PROJET DE DEVELOPPEMENT RURAL INTEGRE - NGOZI I11 (CREDIT 1192-BU) RESUME DE L'EVALUATION Introduction 1. L'agriculture est la principale activite economique du Burundi; elle fournit la quasi-totalitedes recettes en devises, dont 90 Z proviennent de la culture du cafe. Les denrees alimentaires representent un peu moins de 10 % des importations. Alors que la densite de la population depasse 190 habitants au l a 2 et que 90 Z des Burundais vivent de l'agriculture, l'appauvrissement des sols et la degradation de l'environnement font peser une lourde menace sur le potentiel agricole du pays. La region dans laquelle ie projet a ete execute est la plus peuplee du pays et crest aussi la principale zone de culture du cafe. 2. Le projet a ete marque par un changement de strategic du Gouvernement en matiere de developpement de l'agriculture. PlutBt que de confier, comrne precedemment, le developpement de la culture du cafe a des services centram, il a ete decide de creer des organismes decentralises, les societes regionales de developpement (SRD), et de leur confier la responsabilite du developpement integrk (cultures vivrieres, ca.feiculture,infrastructures, lutte contre l'erosion) dans leurs regions respectives. C'est ainsi qu'une SRD a eti creee dans le cadre de ce projet, chargee des activites dans la region de Ngozi qui relevait auparavant de plusieurs ministeres. 3. Le projet a ete cofinance par llIDA, le Fonds international de developpement agricole (FIDA), le Fonds koweTtien et 1'Etat. L'execution du projet s'est deroulee selon des plans de travail annuels, ce qui a permis d'ajuster les activites, les budgets et les decaissements en fonction des contraintes et des progres realises. Objectifs 4. Les principaux objectifs du projet etaient : a) d'aider les petits exploitants a ameliorer la productivite de la culture du cafe et des cultures vivrieres; b) d'ameliorer la qualit6 du cafe exporte; et c) d'ameliorer les conditions de vie dans les zones rurales en construisant ou en assurant l'entretien des systemes d'adduction d'eau, du reseau routier et des forSts pour le bois de feu et le bois d'oeuvre. Le projet a ete execute sur une periode de six ans. Experience de lrexCcution Le projet a connu des retards d'execution A la suite de la reorientation s activites de vulgarisation en faveur des cultures vivrieres de preference la cafeiculture (contrairement aux Projets Ngozi I et I1 qui mettaient l'accent sur l'accroissement de cette derniere). I1 a en outre souffert du renouvellement frequent du personnel administratif et d'assistance technique, et d'insuffisances dans la gestion financiere. 6. On a construit davantage de stations de lavage du cafe que prevu dans l'evaluation (28 au lieu de 15). La conception et la construction ont donne satisfaction. En reaction a des incitations portant sur les prix, les agriculteurs ont livre leur cafe aux nouvelles stations plutbt qu'aux anciens centres de depulpage manuel. 7. Les services de vulgarisation n'ont pas ete tres efficaces pendant la phase initiale d'execution. A partir de 1987, toutefois, ils ont eu davantage recours au systerne de formation et de visites, de sorte que leur performance et leur impact se sont ameliores. 8. L'ensemble du projet a ete place sous l'autorite d'une institution dscentralisee, la SRD, crsee a cet effet, mais vers la fin, ses insuffisances etaient devenues suffisamment graves pour convaincre aussi bien la Banque que le Gouvernement de revenir sur cette decision. Le probleme ne venait pas tellement de la direction; bien que l'intention fQt de faire de la SRD une entreprise commerciale, en fait, elle a continue de fonctionner come un service public, a des niveaux de coQt insoutenables. Apres une etude du fonctionnement des SRD, la decision a ete prise de confier les activites generant des recettes a des entreprises independantes (notamment les stations de lavage du cafe) et de reintegrer dans la fonction publique les activites de services (notamment la vulgarisation et l'entretien des routes). Ces decisions ont ete prises avec pour objectif fondamental d'assurer la perennite des resultats du projet dans le long terme. La privatisation des stations de lavage du cafe s'effectue dans le cadre du Projet filiere cafe (Credit 2123-BU); le retour des services dans les ministeres techniques s'inscrit dans le cadre du Projet sur le secteur de services agricoles (Credit 2024-BU) et devrait 6tre acheve d'ici a la fin de 1992. 9. Les activites mises en oeuvre dans le cadre du projet ont debouche sur une augmentation notable de la riziculture et du maraichage, mais la production des cultures vivrieres demeure pratiquement stagnante. Les rendements des haricots,du mafs et de l'arachide diminuent; par contre, ceux des tubercules sont en hausse. Les raisons complexes et variees de ces changements tiennent toutes a l'existence ou non de possibilites interessantes (meilleur rendement des semences, meilleures methodes de multiplication, disponibilite des terres, etc.). La composante vulgarisation ne semble pas avoir reussi a reduire l'erosion et la degradation des sols, malgre les mesures prises contre l'erosion (telles que la creation de forOts au sommet des collines et l'agroforesterie dans les plantations de cafe) et l'utilisation d'engrais. 10. Dans le cadre du projet, le nombre de cafeiers plantes a ete plus eleve que prbvu. On ne connalt pas exactement le nombre total d'arbres productifs, mais on constate une baisse des rendements dans la zone du projet, a cause d'une mauvaise utilisation des engrais, de tailles defectueuses, du vieillissement des arbres et de la situation des nouvelles plantations dans des zones marginales. Les stations de lavage sontbien gerees et contribuent a llaccroissementconsiderable du volume de cafi! du Burundi totalement lave qui est de qualite superieure, comme prevu lors de l'evaluation. 11. Le grand succes de la methode de traitement du cafe par voie humide est dans une large mesure imputable a) a la qualite de l'assistance technique expa.triee et de la formation dispensee au personnel burundais de contrepartie; et b) au versement aux producteurs d'un prix incitatif, ce qui les a fortement encourages a livrer leur production de cerises et engage le Gouvernement a accelerer la construction de stations de lavage en reponse a l'augmentation de l'offre. Ce prix incitatif se justifiait par l'anticipation d'un meilleur prix (15 % de plus en moyenne) sur le marche mondial pour l'arabica entierement lave ("fully washed"). Or, cette "prime" n'a pu etre obtenue qu'en 1989, le retard etant dG a des problemes en aval dans la chaine du cafe (decorticage, entreposage et transport). La sabvention implicite etait financee indirectement par des ressources exterieures, mais elle s'est trouvee finalement justifiee lorsque les problemes de qualite ont ete reconnus et resolus (en dehors du contexte des deux projets). 12. Pour ce qui est du reboisement et de la construction de routes, les objectifs ont egalement ete depasses, grke en partie a la participation active de la population locale. Aucun point d'eau n'a ete menage, en raison essentiellement de la participation locale plus faible que prevu. 13. Le projet a ete un succes en ce qui concerne l'augmentation des revenus agricoles, quoique dans une moindre mesure que prevu au moment de l'evaluation. Selon des enqu&tes, la valeur de la production par exploitation (y compris pour l'autoconsommation) a atteint un montant estime a 78.140 francs burundais, soit 55.480 francs aux prix de 1981. D'apres les previsions de l'evaluation, 10 ans apres le debut du projet, cette valeur aurait dG &tre de 68.000 francs burundais. 14. Le taux de rendernent economique du projet a Bte reevalue a 25,7 X ,soit pratiquement le mOme chiffre que prevu a l'evaluation (26,3 % ) . La similitude entre les t a u de rendement prevus et effectifs s'explique essentiellement par l'aptitude de l'equipe de gestion a reduire les investissements dans les activites non productives et a les augmenter dans les activites performantes, en adoptant une attitude souple et en procedant a des ajustements en cours d'execution. Perennite 15. Vers la fin du projet, une etude du fonctionnement des SRD a montre qu'il etait impossible d'assurer la perennite institutionnelle du projet en raison des difficultes inherentes .A la gestion de multiples programmes d'action intimement lies. I1 a donc ete decide d'interrompre l'expkrience des SRD et de repartir les activites concernees entre le secteur public (vulgarisation, recherche, infrastructures) et le secteur prive (gestion des stations de lavage, commercialisation des intrants, multiplication des semences et des plants). A l'avenir, le r61e des SRD sera de coordonner l'ensemble de ces activites dans leurs regions respectives. Conclusions et lecons A retenir 16. Les principaux enseignements que la Banque et le Gouvernement peuvent tirer de ce projet sont les suivants : a) La gestion du projet sur la base de plans de travail annuels a permis d'ajuster les activites, les budgets et les decaissements par categorie en fonction des contraintes et des progres constates pendant l'execution du projet. C'est ainsi que l'on a pu construire davantage de stations de lavage et ajuster facilement les coi~tsde fonctionnement en fonction de l'activite des services de vulgarisation. b) Contrairement aux deux projets precedents realises dans la region grbce a un financement de 1'IDA (Ngozi I et II), le projet a reussi a promouvoir la production de riz et de legumes. c) L'accent mis par les services de vulgarisation sur la cooperation avec la population locale a permis une participation active de celle-ci aux activites cles du projet (ouvrages de lutte contre 1'erosion, entretien des arbres et des pepinieres de cafeiers). Cet effort a egalement jete les bases d'une participation plus soutenue du secteur prive aux projets-relais (Projet filiere caf& et Projet sur le secteur des services agricoles). d) Le manque d'interaction entre la recherche et la vulgarisation a limite l'efficacite des services de vulgarisation. I1 n'a pas ete possible de mettre au point des messages concernant les besoins essentiels des agriculteurs et susceptibles de contribuer a la lutte contre les maladies des plantes et l'erosion. e) Les services de vulgarisation n'ont pas toujours pu faire passer leurs messages aupres des femmes, mSme lorsque ce sont elles qui effectuent reellement le travail agricole. Les contraintes sociologiques qui ernpgchent les femmes d'avoir acces aux services de vulgarisation devraient ktre prises en compte au moment de la conception du projet. RAPPORT D'ACHEVEWENT BURUNDI PROJET DE DEVELOPPEMENT R W INTEGRE - NGOZI I11 (CUDIT 1192-BU) PARTIE I : EVALUATION DU PROJET DU POINT DE W E DE LA BANQUE 1. Identite du proiet Titre du projet : Projet de developpement rural integre/ Ngozi 111 Numero du credit : 1192-BU Bureau du Vice-president : Region Afrique Pays : Burundi Secteur : Agriculture Sous-secteur : Developpement rural integre Historiaue 2.1 L'agriculture est la principale activitk economique du Burundi; plus de 90 % de la population en vit. On estime a environ 1 million le nombre d'exploitations agricoles dont la superficie est en moyenne inferieure a 1 hectare. L'agriculture contribue pour pres de 62 % au PIB et fournit la quasi-totalite des recettes en devises, dont 90 % sont imputables au cafe. Neanmoins. les denrees alimentaires representent environ 10 % des importations totales, ce qui est revelateur d'un deficit chronique de la production alimentaire. 2 . 2 Les principau objectifs du Troisieme plan quinquennal de developpement economique et social (1978-82) pour le secteur agricole etaient les suivants : protection des sols, autosuffisance alimentaire, substitution de productions nationales aux importations (ble, sucre, tabac, bois), expansion et diversification des exportations (quinine, fruits et legumes), developpement de l'elevage et de la pgche, arret du 'deboisement et accroissement du rendernent des investissements existants. Pour realiser ces objectifs, le Gouvernement a encourage la creation de cooperatives et de societes regionales de developpement (SRD). Ces dernieres devaient prendre en charge toutes les activites de developpement rural financkes soit par le Gouvernement lui-meme, soit par des prets exterieurs. Les SRD etaient constituees en organismes parapublics autonomes, censes pouvoir s'autofinancer ulterieurement. Deux des premieres SRD creees furent chargees de l'execution de deux projets finances par la Banque, le present projet et le Projet de developpement rural Kirimfro (Credit 1165-BU) IJ. 1/ Ce projet de developpement rural a ete realise B peu pres a la m6me periode que le projet sous revue, dans une region voisine. 3. Obfectifs et descri~tiondu ~rofet 3.1 Objectifs. Le projet avait les objectifs suivants : a) aider les petits exploitants a ameliorer la productivite du cafe et des cultures vivrieres; b) ameliorer la qualite du cafe exporte; c) ameliorer les conditions de vie de la population rurale grgce A la construction et a la remise en etat des systemes d'adduction d'eau, des routes rurales et au developpement des ressources forestieres pour le bois de feu, le bois de construction et le bois d'oeuvre, et (d) renforcer les capacites de gestion de la SRD. 3.2 Description. Le projet, qui devait Btre realise en six ans sur la base de programmes de travail annuels, se composait des elements suivants : - programme de fourniture de services de vulgarisation et d'intrants pour developper la culture du cafe et les cultures vivrieres; - construction et gestion de 15 stations de lavage, et amelioration des centres de depulpage manuel dans la zone du projet; - programme de reboisement et de lutte contre l'erosion; amelioration selective du reseau de routes rurales, y compris la construction de ponts; - amelioration du systeme d'adduction d'eau et des infrastructures sociales; diverses etudes, un programme de recherche, et mise au point d'un systeme de suivi et d'evaluation; - programme de formation du personnel; creation d'une Societe regionale de developpement (SRD) et prestations d'assistance technique; - programme pilote de mise en valeur des z?nes rnarecageuses,mettant l'accent sur les cultures permanentes dans les fonds de vallees; et enfin - construction d'entrepets pour la commercialisation. 4.1 Le projet reposait sur le principe de la creation d'une SRD pour mettre en oeuvre la politique gouvernementale de developpement rural integre et decentralise. Le travail de preparation etait confie a la SOMEBU (Societe mixte d'etude du Burundi), agence-conseil dont les etudes effectuees a ce titre seraient examinees par les divers ministeres concernes. La mission residente de la Banque a Nairobi a aide la SOMEBU sur les questions d'ordre general ainsi que dans ses contacts avec le Gouvernement du Burundi au sujet de ses etudes au fur et a mesure de leur execution. Cette phase de preparation effectuee par une equipe burundaise et ponctuee d'echanges de vues avec la Banque impliquait que les objectifs du projet et l'utilisation des ressources qui seraient mises en oeuvre etaient bien compris par les parties interessees 2 / . 4.2 Pour le Burundi, ce projet etait novateur en ce sens qu'il abordait le developpement agricole d'une facon nouvelle a plusieurs egards : a) l'accent mis sur la diversification des cultures et l'inclusion d'elements relatifs a l'environnement (reboisement, lutte contre l'erosion) et au domaine social (alimentation en eau); et b) la creation de nouvelles structures administratives en eliminant l'organisation centralisbe de type vertical pour la remplacer par des entites regionales autonomes, les SRD. 4.3 Le projet a ete bien prepare, compte tenu des objectifs et de la. strategie choisis. Durant l'evaluation, le Gouvernement et la Banque sont convenus de simplifier le projet, de maniere a diminuer le risque de retards par rapport au calendrier. Ce risque paraissait tres eleve, parce qu'il fallait creer une SRD qui serait necessairement inexperimentee du point de vue technique et du point de vue de l'organisation et de la gestion. 5. Execution du ~rojet 5.1 Entree en vigueur du credit. Le credit affkrent au projet, qul dev;: initialement prendre effet en juin 1982, n'est entre en vigueur qu'en juin 1983. Ce retard a ete dG principalement a la lenteur des negociations pour le financement par le Fonds koweftien et au temps qu'il a fallu pour satisfaire aux conditions prealables (rapports d'audit et deblocage des fonds de contrepartie). La composante assistance technique et les principaux programmes de vulgarisation ont ete lances grbce a un financement PPF avant la date effective d'entree en vigueur du projet. 5.2 Calendrier d'exkcution. Essentiellement a cause de retards concernant l'entree en vigueur, la cl6ture du projet Ngozi 111 a ete diffsree de 33 mois. La decision du Gouvernement et de 1'IDA d'utiliser une partie du solde non decaisse du credit pour financer les activites en cours dans la zone du projet Kirimiro (Crbdit 1165-BU) a egalement contribue au retard. 5.3 Coats du projet. Les coQts du projet ont ete inferieurs aux estimations de l'evaluation pour plusieurs raisons : a) la construction de routes, les plantations forestieres et les pepinieres de cafeiers ont coQte moins cher grAce a la participation de la population locale; b) la monnaie locale a ete devaluee; et c) le projet n'a pas remis en etat Le systeme d'alimentation en eau. 5.4 DBcaissements. Les chiffres estimes et effectifs des decaissements pour les deux projets sont indiques au Tableau 3.C de la Partie 111. La cl6ture du credit a eu lieu le 31 decembre 1989, et le dernier decaissement le 20 juillet 1990, date a laquelle le solde non decaisse d'un montant de 1,7million de DTS a ete annule. 2J Le travail de preparation de ce projet a ete effectue en meme temps que celui du Projet de developpement rural Kirimiro (Crkdit 1165-BU) qui fait l'objet d'un rapport d'evaluation separe. 5.5 Modifications de la conception du projet. La conception du projet n'a pas ete modifiee dans une large mesure pendant la pbriode d'execution, sauf en ce qui concerne : a) le nombre de stations de lavage du cafe, qui est passe de 15 a 28; et b) l'adjonction au projet d'une composante destinee a susciter un interst plus vif pour l'elevage (revenus plus eleves, production de fumier). 6 Parmi les decisions qui ont contribue au bon deroulement du projet, tons celles qui visaient : a) B encourager l'equipe de gestion du projet et IDA a se mettre d'accord sur des plans de travail annuels, ce qui a permis de repondre avec souplesse a des besoins nouvellement identifies (selon les termes de lfAccord de credit, 95 % des fonds etaient sans affectation precise); b) a s'assurer periodiquement que les stations de lavage'du cafe ne polluent pas outre mesure l'alimentation en eau; et c) a introduire le systeme de formation et de visites dans le but d'ameliorer l'efficacite des services de vulgarisation. 5.7 Neanmoins, plusieurs autres mesures auraient pu renforcer l'impact et l'efficacite du projet, a savoir : a) l'amelioration de la qualite de la gestion du projet en negociant avec les autorites les criteres de selection du personnel; b) une mise en oeuvre plus intensive de la composante elevage, qui a etB negligke; c) un plus gros effort concernant la composante points d'eau qui a ete eludee; et enfin d) etant donne que tous les agents de vulgarisation de Ngozi I1 etaient des specialistes de la production de cafe, la sklection et la formation d'agents affectes aux cultures vivrieres auraient dO etre accelerees. 5.8 Les principaux risaues potentiels signales au moment de l'evaluation etaient les suivants : a) difficulte de surmonter la complexite du projet (nombre d'elements le composant et type de messages techniques a faire passer, la plupart d'entre eux 6tant nouveaw, non seulement pour les agriculteurs, mais aussi pour les agents de vulgarisation); b) vente d'engrais a credit par les autorites locales de Ngozi, bien que le taux de remboursement soit faible; et c) intkgration totale des divers services u horizontaux u - vulgarisation, lutte contre l'erosion, gestion des stations de lavage, construction d'infrastructure, etc. - dans un laps de temps relativement court (cinq ans), compte tenu de l'objectif global voulant que les SRD fonctionnent comme des entreprises privees et non comme des succursales d'organismes de services publics. 5.9 Vulgarisation - Cultures vivrieres. Les principaux messages techniques diffuses dans l'ensemble du projet etaient : generalisation de l'emploi de semences ameliorees; plantation de bananiers dans de meilleures conditions (construction de digues selon les courbes de niveau, creation d'un revgtement herback de protection, A base, par exemple, de setaria ou de tripsacoma) ; et utilisation d'engrais et de pesticides. En raison de la mauvaise organisation et d'insuffisances dans la formation des agents, les services de vulgarisation n'ont pas ete tres efficaces les premieres annees, ce qui a conduit en 1987 a l'adoption du systeme de a formation et de visites B . La penurie de techniciens specialises persiste encore. Les services de vulgarisation ont reussi a accroitre l'emploi d'engrais et 5 renforcer la lutte contre l'erosion en ce qui concerne les cultures vivrieres. En outre, ils ont soutenu les efforts des exploitants dans le domaine de la production de riz et de legumes sur les terres marecageuses, mais n'ont pas reussi a empgcher une baisse de la production de certaines cultures (haricot, mafs et arachide, notamment) , consequence de la degradation des sols, de la reduction de la superficie consacree aux cultures vivrieres (en contrepartie d'une expansion de celle consacree au cafe), et de la propagation des maladies. Dans le projet, les travaux de vulgarisation s'appuyaient sur des parcelles de multiplication des semences dont la gestion, confide a l'origine a w SRD, a kte graduellement transferke aux agriculteurs beneficiant de l'appui des SRD, l'objectif etant d'abaisser le prix de revient des semences et de faire participer davantage les agriculteurs. L'intergt de ces parcelles a Bte toutefois limite, car les espkces cultivees n'interessaient guere les agriculteurs, ou avaient un rendement mediocre a cause des maladies, d'un mauvais choix du site de ces parcelles, et de l'absence de liens ou de liens trop lhches avec la recherche. La production de semences de qualite demeure inferieure a la demande. Quant a la recherche, elle est toujours insuffisamment integree dans les programmes de vulgarisation. 5.10 Vulgarisation - Cafe. Les messages techniques concernant la culture du cafe etaient centres sur la multiplication et la distribution des jeunes plants, le paillage, la fumure, la taille et la lutte phytosanitaire. La distribution des jeunes plants a largement depasse les objectifs (trois fois), ce qui a eu pour principale consequence d'accroitre la superficie totale consacree au cafe. Toutefois, la plupart des nouvelles plantations ont Bte installees sur des sols marginalement productifs, a potentiel de rendement faible. La direction du projet a reussi a faire participer les agriculteurs a la production de jeunes plants : la SaD de Ngozi gerait 40 % des pepinieres au moment de la cl6ture du credit, les 60 % restants etant geres par des planteurs, avec l'aide des agents de vulgarisation (en 1991, toutes les pepinieres de Ngozi etaient gerees par les agriculteurs). Le paillage jusqu'a des profondeurs de 15 cm ou plus etait pratique par 30 % seulement des agriculteurs (par manque de materiaux de paillage). La demande d'engrais (uree) a baisse parce qu'aussi bien les planteurs que les services de recherche considerent leur emploi comme non rentable pour le cafe; cet emploi a mkme ete pratiquement nu1 en 1990. Les outils de taille ont ete de moins en moins utilises, juges trop onereux. La pulverisation d'insecticides a ete pratiquee dans 100 % des cas. Les rendements par arbre de cafe en parche sont tres,difficiles a determiner et les estimations sont tres differentes selon la source d'information retenue. Une etude complete devait 6 tre realiske. 5.11 Stations de lavage du cafe. Ces installations existaient deja dans la zone de Ngozi, quoique dans une mesure limitee, par suite des deux projets precedents. Pendant la periode du projet, les agriculteurs ont opte massivement pour la livraison de leur cafe aux stations de lavage, et non plus aux centres de depulpage rnanuel, le seul facteur limitatif etant la distance entre la plantation et le lieu de livraison. Ce revirement s'explique principalement par le fait que le prix offert a w producteurs pour Les cerises de cafe etait le mgme que le prix offert pour une quantite equivalente de cafe en parche. Comme les agriculteurs faisaient l'economie de certaines tzches interrn6diaires (sechage, depulpage), l'incitation etait suffisamment forte pour susciter un intergt enthousiaste des producteurs en faveur de la livraison de cerises et pour encourager les pouvoirs publics a accelerer la construction de stations de lavage. Le prix incitatif se justifiait par l'anticipation d'un meilleur prix sur le marche mondial pour le cafe arabica entierement lave (prime de 15 X en moyenne). Cette prime n'a toutefois ete obtenue qu'en 1989, en raison de problemes survenus en aval dans la chaine du cafe (decortkage, stockage et transport). La subvention implicite a et6 financee indirectement par des capitaux exterieurs, mais s'est trouvee finalement justifiee lorsque les problemes de qualite ont ete reconnus et resolus (hors du cadre des deux projets). 5.12 La conception et la construction des stations de lavage ont ete satisfaisantes. En outre, les eaux usees provenant du lavage n'entrainent pas de pollution. Plusieurs tests ont ete effectues, qui se sont tous reveles negatifs. La capacite de production maximale des stations a eti atteinte au bout de trois ans a Ngozi, conformement aux previsions de l'evaluation. Dans cette rnkrne region, le coefficient cerises-cafe en parche est satisfaisant (4,9) et correspond aux previsions, gr5ce a une gestion rigoureuse (des manuels sont mis a la disposition des gestionnaires et les stations sont gerees de fa~onrelativement independante) et au tri des cerises avant le pesage. 5.13 Reboisement et lutte contre l'erosion. Grace aux efforts deployes pour obtenir la participation active de la population locale, des pepinieres sont desormais gerees par des groupes de planteurs. D'importants travaux de reboisement ont ete entrepris, notamment sur les sommets des collines erodees. Ces programmes de plantation, qui ont depasse les objectifs initiaux, ont ete finances soit par les ressources du projet, soit par les communes ou des planteurs prives. 5.14 Le programme de lutte contre l'erosion a beneficie de la participation de la population. Le personnel du projet a organise les habitants des collines pour creuser des fosses selon les courbes de niveau et planter des haies, et a encourage les agriculteurs a pratiquer la rotation des cultures et a soigner davantage les plantations de bananiers. 5.15 Refection et amenagement des points d'eau. L'objectif etait d'amenager ou de remettre en etat 440 points d'eau. Or, aucun nouveau point d'eau n'a Qte amenage et aucun ancien n'a Bte renove dans le cadre du projet. Le manque de participation de la population locale a amene la direction du projet a decider, en accord avec 1'IDA, de negliger cette composante et de concentrer l'effort sur les stations de lavage et les routes. 6.1 Le projet a contribue au succes de la politique d'exportation du Gouvernement en augmentant la production de cafe semi-lave et entierement lave. Les operations confiees intialement a la SRD (vente d'intrants, exploitation des pepinieres de cafeiers et d'arbres forestiers) ont Bte progressivement prises en charge par le secteur prive (groupements de producteurs, coophratives,negociants). Le programme de vulgarisation a mis l'accent sur la participation de la population plut6t que sur les questions techniques, ce qui devrait faciliter la mise en place de la strategie sectorielle actuelle du Gouvernement dans le cadre des deux nouveaux projets (Projet filiere caf& et Projet sur le secteur des services agricoles) qui doivent prendre le relais. 6 . 2 Le projet a atteint la plupart de ses objectifs. L'un des principaux objectifs qui n'a pu ktre realise est le renversement de la tendance a l'aggravation de l'erosion; une sous-estimation du probleme lors de l'evaluation s'est conjuguee a des pressions demographiques croissantes et B des facteurs geologiques (terrain accidente) pour rendre la tdche difficile. Le projet a reussi a accroitre les revenus des mknages en termes reels et l'on s'attend a ce que la plupart des objectifs de l'evaluation soient atteints. Composantes individuelles 6 . 3 Vulgarisation - Cultures vivriAres. Bien que les techniques employees pour les cultures vivrieres n'aient guere evolue (sauf dans la riziculture), les agriculteurs de la region sont devenus conscients de la necessite d'ameliorer leurs pratiques culturales (rotation des cultures, plantation de bananiers, mesures de lutte contre l'erosion dans les exploitations memes, cultures en billons et semis en lignes). 6 . 4 Au total, pour ce qui est aes cultures vivrieres, ia production a stagne. Celle des cultures vivrieres traditionnelles a diminue pour diverses raisons : maladies (notamment en ce qui concerne les haricots), sols peu fertiles, diminution de la superficie cultivee par suite de changements de politiques. La production de nouvelles cultures vivrieres (riz, legumes et tubercules) s'est accrue. Cependant, compte tenu des efforts de vulgarisation deployes, notamment l'accent mis sur l'emploi d'engrais et sur les mesures anti-erosives, les agents des services de vulgarisation et'de recherche ont tendance a penser qu'en l'absence de ce projet, la region de Ngozi aurait connu une diminution du volume de la production vivriere. 6 . 5 Culture du cafe. La production totale de cafe en parche (semi-lave et entierement lave) s'est legerement accrue, passant de 17.422 tonnes (moyenne des annees 1982 et 1983) a 19.861 tonnes (moyenne des annees 1989 et 1990), soit une progression moyenne de 1,s % par an, au lieu des 2,8 X prevus au stade de l'evaluation. Compte tenu de l'incidence sur la production des plantations etablies au titre des projets Ngozi I et 11, apres concertation avec les responsables des services de vulgarisation et de recherche, il a ete convenu d'estimer le taux d'augmentation de la production imputable au projet a 0 , s % par an. 6 . 6 Stations de lavage du cafe. Dans la region de Ngozi, 28 stations de lavage du cafe ont ete construites durant le projet (contre 15 prevues lors de l'evaluation). Elles ont assure une production cumulee de 18.100 tonnes de cafe en parche enti6rement lave, de qualite superieure (95 Z de qualite A), avec un coefficient cerises-cafe en parche de 4,9 X et cafe vert-cafe en parche de 81 ld comme pre7iu a l'evaluation. Globalement, les stations de lavage construites dans le cadre des trois projets Ngozi ont traite en 1990 41 % des cerises de cafe produites dans la region (contre 17 % en 1982). 6.7 Reboisement et lutte contre l'erosion. Environ 5.800ha ont ete plantes d'arbres. Bien qu'ils cornmencent maintenant a produire des revenus (bois de feu, charbon de bois, poteaux et bois de construction), la SRD n'a pas ete en mesure de fournir des donnees sur les flux de revenus effectifs. Au moment de la mission d1ach6vement du projet, les plantations inspectees semblaient en bon etat. Un important programme d'agroforesterie (avec plantatton de Grevilea) a ete entrepris a titre individuel dans les plantations de cafe. 6.8 Des fossks proteges ont ete creusks sur un total de 6 km pendant le projet. Ces mesures ont toutefois ete insuffisantes pour arrgter l'erosion et l'epuisement des sols. 6.9 Refection et amenagement des points d'eau. Aucun nouveau point d'eau n'a ete menage; aucun ancien n'a ete remis en etat pendant le projet. 6.10 EntrepBts de commercialisation. L'une des composantes du projet prevoyait la construction de 10 entrep6ts pour permettre a w agriculteurs de commercialtser leurs produits. Trois seulement ont ete construits et sont utilises exclusivement pour le stockage des intrants agricoles. Les agriculteurs em-mernes ne semblent guere interesses par ces installations. 6.11 Suivi et evaluation. L'UnitS de suivi et d'evaluation a obtenu de bons resultats, mais elle a besoin d'0tre renforcee. Les renseignements ont ete collectes et traites; ils etaient acceptables pour les plantations de cafe. 6.12 Elevage. Cette cornposante a ete incluse tardivement dans le projet (1988). Elle concerne principalement l'elevage a petite echelle et vise surtout la distribution de poussins et les vaccinations. Les ressources engagees etaient tres limitees et aucun resultat n'est visible, 6.13 Revenus. Le projet a reussi a augmenter les revenus agricoles. Des enquetes montrent que la valeur de la production par exploitation (y compris pour l'autoconsommation) a atteint un montant estime a 78.140 francs burundais , ou 55.480 francs aux prix de 1981. Les previsions de l'evaluation situaient cette valeur a 68.000 francs burundais 10 ans apres le debut du projet. 7. Resultats Cconomtques 7.1 Le t a u de rentabili~eeconomique du projet a ete rQevalue a 25,7 X , soit un taux pratiquement identique a m previsions de l'evaluation (26,3 X ) . Les colits du projet ont ete moins Qleves que prevu (assistance technique, intrants, parcelles de multiplication des semences, pepinieres, routes) grdce a la forte participation communautaire et aussi au fait que l'idee initiale d'amenager des points d'eau a ete abandonnee. Bien que le projet ait provoque un leger accroissement du volume de la production, la rentabilite est en baisse. Au total, les recettes procurees par les cultures vivrieres sont toutefois voisines des previsions de l'evaluation, etant donne que la diminution de la production des cultures traditionnelles a ete cornpensee par une hausse des prix, au moment ou les revenus provenant des nouvelles cultures introduites par le projet (riz et legumes) augmentaient. L'accroissement a long terme de la production de cafe imputable au projet est estime a 0,5 %. En ce qui concerne les stations de lavage, seuls les gains marginaw ont Bte pris en compte (hausse du prix du cafe entierement lave par rapport au prix du cafe semi-lave, moins cofits de construction des stations et depenses de fonctionnement). I1 a ete impossible de determiner le revenu tire des plantations forestieres (bois de feu et de construction) par manque de donnees sur les volumes produits et les prix obtenus; en consequence, ce revenu n'a pas ete pris en compte pour le calcul du taux de rentabilite. De l'avis gbneral, cette composante a enregistre de bons resultats. 8.1 L'analyse ex-post de l'execution du projet montre combien i1 etait difficile de mettre en oeuvre une strategie consistant a creer une SFS decentralisee pour gerer l'application de toute une serie de programmes integres. Les obstacles a la gestion d'une entite parapublique c o m e s'il s'agissait d'une societe comrnerciale ont Bte sous-estimes. La SRD s'est revelee difficile a gerer, non seulement d'un point de vue technique (agents manquant de competences specialisees), mais aussi d'un point de vue organisationnel (lenteur de la prise de decisions, manque de coordination entre les divers services) et financier (manque de comptabilisation distincte de chaque activite, maintien de plusieurs activites sans inter&t). C'est ainsi qu'en 1987, le Gouvernement et la Banque ont reconnu que l'idee des SRD n'etait pas viable et devait etre repensee. Une nouvelle stratggie etait necessaire : les SRD seraient scindees en deux, conservant seulement leur rble de coordination regionale, tandis que les tgches relevant du service public (vulgarisation, recherche, reboisement, mesures sanitaires, etc.) seraient confiees aux ministgres techniques. Les activites generatrices de revenus (multiplication de semences et de plants, commercialisation des intrants, gestion des stations de lavage, etc.) seraient transferees au secteur prive (cooperatives, groupements de producteurs, entreprises privees). La mise en oeuvre de cette nouvelle strategie a ete reprise depuis par le Projet filiere cafk (Credit 2123-BU) et par le Projet sur le secteur des services agricoles (Credit 2024-BU). 9. Perfomance de la Banque 9.1 De l'avis general, la Banque a reussi, des le depart, a Ctablir un climat de confiance, a la fois avec les SRD et l'administration centrale, ce qui a et6 particulierement utile pour l'approbation des plans de travail annuels qui ont permis de reagir a la fois aux contraintes constatees et aux progres realises au cours de l'execution du projet. La direction du projet a juge que les supervisions etaient efficaces et utiles. 9 . 2 Un suivi regulier du projet a ete assure, et les missions se composaient des specialistes requis pour resoudre certains problernes specifiques. Dans l'ensemble, les SRD ont apprecie l'aide que leur apportaient les missions de supervision, aussi bien en gestion que dans le domaine technique, et ont adhere aux principes de politique generale sur lesquels se fondait le projet. Neanmoins, les equipes de supervision auraient dQ se rendre plus souvent sur le terrain, auraient dG 6tre plus homogenes et mettre davantage l'accent sur l'efficacite de la gestion du projet. Performance de 1'Emprunteur 10.1 La performance de la SRD a ete moins satisfaisante les premieres annees, a cause a) des difficultes rencontrees par les agents de vulgarisation pour s'adapter a leurs nouvelles tdches (developpement rural integre) comparees a leurs responsabilites dans le cadre du projet Ngozi I1 (developpement de la production de cafe); et b) de l'equipe de gestion qui a eprouve des difficultes a travailler avec le personnel d'assistance technique et a remplir certaines fonctions administratives relatives notamment au financement et a la comptabilite du projet, aux approvisionnements, a la gestion du personnel et a la vulgarisation. Aucun lien veritable ne s'est cree entre la recherche et La vulgarisation, du fait principalement que la recherche etait a l'epoque axee sur l'offre et que les bailleurs de fonds ne s'interessaient guere a ce qui se passait sur le terrain. 11. Consultants 11.1 Le projet a eu recours a l'assistance technique, notamment dans le domaine de la gestion generale (finances, approvisionnement, suivi). Les changements de personnel technique expatrie ont ete tres frequents (deux equipes successives), ce qui a cree des tensions, sauf en ce qui concerne les stations de lavage dont le responsable est rest6 en poste, a fait preuve d'efficacite et a contribue a former une equipe burundaise competente. Pour 1'Emprunteur come pour la Banque, l'un des enseignements a tirer est que les equipes responsables de la gestion d'un projet doivent sfassurer que les termes de reference du personnel d'assistance technique definissent clairement leurs tdches techniques aussi bien que leurs responsabilites en matiere de formation (notamment vers la fin de leur contrat), de sorte qulapr&s leur depart, leurs homologues locaux puissent prendre la rel&ve. 12. Documents relatifs au ~roiet 12.1 L'equipe de gestion du projet estime que le Rapport d'evaluation personnel a ete tres utile pour definir la politique generale sur laquelle se fondait le projet ainsi que la strategie a suivre pour etablir les plans de travail annuels. L'Accord de credit, quant a lui, a grandement contribue a definir et a preciser l'utilisation des procedures administratives (demandes de decaissement, rnodalites de passation des marches, etc.). Des donnees concernant la production des cultures vivrieres ont ete fournies par la SRD ou relevees dans les dossiers de la Banque. PARTIE I1 : EVALUATION DU PROJET DU POINT DE W E DE L'EMPRUNTEUR (Aucun commentaire n'a ete r e ~ u ) PARTIE I11 : STATISTIQUES Tableau 1 : CREDITS CONNEXES ACCORDES PAR LA BANQUE - Annee dlaDDro- 5- Nom du ~ r & t Obiectifs bation actuelle Observations Projet d'amelioration Ameliorer la produc- 1969 Clos en Impact de la production de tion et la qualit& juin 76 difficile cafk arabica (Ngozi I) du cafe A apprgcier Second projet d'ame- Suivi du projet 1975 Clos en Absence de sys- lioration de la pro- ci-dessus sept. 80 temes satisfai- duction de cafe sants de suivi (Ngozi 11) Projet pour le secteur Renforcernent du 1989 Remplacent les des services agricoles systeme national Projets de vulgarisation Kirimiro et En cours Ngozi, mais Projet pour le secteur Amelioration des 1990 a l'echelon du cafe politiques et inves- national tissements dans le materiel vegetal, la recherche et la formation Tableau 2 : CALENDRIER DU PROJET Date - ,, Date prevue Revision effective Resume analytique 1.7.80 1.7.80 du projet Preparation Preevaluation Evaluation juill. 80 juill. 80 oct. 81 oct. 81 Approbation par dec. 81 dec. 81 le Conseil d'administration Signature du mars 82 mars 82 credit Entree en vigueur juin 82 juin 83 du credit Cloture du credit mars 87 mars 88 mars 89 dec. 89 dec. 89 Achevement du sept. 86 juill. 89 juill. 89 projet Observations : Lors de l'identification, la principale option etait soit de renforcer les services publics, soit de creer une societe regionale de developpement pour parvenir a un developpement integre. C'est la seconde option qui a prevalu. La preparation a ete confiee a un bureau d'etudes local (SOMEBU). Lors de l'evaluation, certaines composantes du projet ont ete kliminees ou simplifiees. Tableau 3 : COUTS ET FINANCEMENT DU PROJET Previsions de l'evaluation Cohts effectifs Millions de -Milliers de -Millions -Milliers - de de FBu DTS FBu DTS Construction (1) (1) 670 4.900 Materiel et vehicules (1) (1) 690 . 3.500 Consultants, formation - et etudes (1) (1) 670 4.900 Depenses de fonctionnement (1) (1) 1.370 7 900 TOTAL 2.600 25.700 3.200 21.200 1) L'Accord de credit ne precisait aucune affectation specifique pour 95 Xdes financements de 1'IDA et du FIDA. Observations : Les colits du projet exprimes en DTS ont bte inferieurs aux previsions de l'evaluation, ce qui s'explique par : a) les coGts moindres de construction de routes, des operations de foresterie et des pepinieres gr5ce a la participation active de la population; b) la devaluation du franc burundais; et c) le fait que la renovation de 640 points d'eau prevue dans 1s projet n'a pas ete faite. B. Financement du proiet Previsions de lfevaluation Financement effectif Milliers de DTS -4 Milliers de DTS -X -IDA Construction (1) 1.500 Materiel et vehicules (1) 900 Consultants, formation et etudes (1) 3.300 Depenses de fonctionnement (1) - 4.800 - 16.200 56 10.500 50 Fonds koweXtien 2.600 10 700 3 -Etat 2.600 - 10 5.700 -27 TOTAL 25.700 100 21.200 100 1) Voir note (1) de A - Cohts du projet 0- : Le financement accorde par le Fonds koweftien pour la construction de nouvelles stations de lavage n'a pas ete disponible a la date prkvue et a dii gtre remplace par un financement de 1'Etat (Tresor public et "STABEX - fonds de stabilisation des exportations). Concernant le credit de lfIDA, un montant de 1,7 million de DTS a ete annule 5 la date de clGture, tandis que 2 millions de DTS ont ete utilises pour un financement partiel du Projet Kirimiro. Tableau 3 (suite) : COUTS ET FINANCEMENT DU PROJET C. Calendrier des decaissements de 1'IDA Montant cumule (en millions de DTS) Exercice 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 Evaluation 0,4 1,2 2,5 5,l 9,8 14,2 - Effectif - 2,4 4,3 6,4 8,O 8,5 10,3 12,l 12,5 Effectif en % de l'evaluation Tableau 4 : PRINCIPAUX OBJECTIFS ET RESULTATS DU PROJET Unit6 Evaluation Effectif I. Production de cafe - plants distribues (en milliers) nombre 8.000 23.800 - planteurs beneficiaires (en milliers) nombre 150 240 - uree vendue t 400 925 - outillage vendu (en milliers) nombre 56 30 - stations de lavage construites nombre 15 28 - production de parche en annee 10 t 15.705 20.800 , - ratio cerise/parche ratio 4,9 4,9 - ratio cafe vert/parche X 81 81 - parche de qualite (X Al) X 56 95 11. Production vivriere - engrais t n.s. 757 - sachets de pesticides nombre n.s. n.d. - semences cultures t n.s. 220 maraichage sachets n.s. 25 - unit& de compost nombre n.s. 122 - marecages regeneres ha n.s. 2.453 - entrepets de commercialisation nombre 10 3 - fosses anti-erosifs km n.s. 6 - produits divers CJ % d / 32 3 - riz tonnes 168 6.056 - legumes %dl n.s. 427 111. Infrastructure rurale - renovation sources nombre 440 0 - refection/construction de routes km 170 154 - refection/construction de ponts nombre 30 42 IV. Plantations forestieres - par SRD ha n.s. 4.100 - par communes/secteur ha 2.500 1.730 prive n.s. non specifie n.d. --non disponible e) - estimation Pour 29 stations de lavage, plus les centres de depulpage manuel. Pour 28 stations de lavage, plus les centres de depulpage manuel. ' Haricot, mafs, manioc, patate douce, arachide et colocase. Pourcentage d'accroissement apres 10 annees. ; ,- -- 5 .- . 7 -, -.-'d ; 2 ,, ,:: 2; 2; 2ggg& :#sf: ":!$ i:#$fg "E =s 3 .,< & ; - s=e.2 -3~ zRg .S#zH=, zgng; CIJOW- =Q_h_ -gg ;? - 2 WP 3a $3 3" > w ?I C1 2- <$ >% :s <? Ez 2 - C 2 <.; >s a 23 aj; -4 3 3: g L a- mj *- : - k ;i 0 3 22 q2 ' z3 ,: 2 - - .3 + " - s -2 -? - 5 L u 2 p. rx 2 1 -. 2 2 2 ; 2 w, rr 2 2- 2: P 5 .; - 3 3-$ - 2: X p nsg Jj 23 -. 2% 3s 3-Q I a' -3 i a' j 2"- hC. i 6 5 0- n 0- n % r o 1 - Y I 2% i; 4- 3 - z $ 3 V- * a.- .3 2 - 3 g $ W - % rl (7 ~i N 0 0 N <.&- 3?: axr ..5;1f. j.; '$5 is 4; 35 A?$ ; 5;; ;:; = 22% 5sE ssz s=E E=: 2=E W~R W2R - "3- 3 &:; a 7, f ,N 'Z ; - - -, = $2, 12 r- Cf" 4 2 . - 3 r a "a 2v4 =j- - =,Sa -5- :j 2.' .= >- 5 u - J q:d$q P~~$~$~ as R agn~~g~?~~z .,sgr:q;e~sn Id 2$:42253zf .: 2 I$S.2333j155 E 3gh;3*p?E -, 3$3~1$2f??? $2613j&S35? x.. z~~zP?J=~n i!$g~"$#$%o m 25 =~zz~gg=:~a n g$sCJfa:sja C. 0 ,= - r) i.ng3e2 -. 2?1722- -sss~;-~ 2'13 - - - - SS- Sg3i52:a MtE-, "2- m- "i4a -2-n 2 O-N 54 - - - - C'r2 - ?44"* Y --, '? .. 2 3 g 2 m 0 h -, 7 f C1 -, f -, o z$3 .. -&; C. 3 .+ 2 <2; - - 2 - - 0 r 4 E I as g 5' 2 J C. - g-L g - +; -5 .5 .2 y 2 g : 3 5 2 - 2 - 2 3 8 - g P r z ?age Tableau 2 de 5 4 nase Zanireau 3 de ., 6 page ia~~eau 4 de 3 4 Tableau 6 : RESPECT DES PRINCIPALES CONDITIONNALITES Section Condition Observations 4 . 0 2 (a) La SRD recrutera du personnel Condition respectee et (b> qualifie pour assurer la gestion du projet, apres verification par 1'IDA des qualifications, termes de refgrence et attributions. L'Etat tiendra 1'IDA informee de Condition non satis- toute modification envisagee dans la faite pour d e w modi- composition du Conseil d'adminis- fications intervenues tration de la SRD. en 1983 (designation d'un gouverneur supplementaire et nomination d'un nou- veau DG de 1'OCIBU comme president) La SRD affectera du personnel Condition respectee qualifie et experimente a w postes mentionnes au Bordereau 4 et solli- citera l'avis de 1'IDA pour toute nomination ou tout remplacement. 4 . 0 6 (a) La SRD soumettra a 1'IDA pour avis, Condition respectee et (b> au plus tard le 15 juin de chaque (neanmoins l'echeance annee, son projet de plan de travail sept.-oct. serait annuel avant de le presenter a son plus pratique) Conseil d'administration. 4 . 0 6 (c) La SRD soumettra a 1'IDA pour Condition respectee approbation la version definitive de son plan de travail annuel (une fois approuve par son Conseil d'administration). 4 . 0 8 (b) L'Etat mettra a la disposition de la Condition respectee SRD, au plus tard a la fin du premier mois de chaque trimestre, les credits budgetaires qui lui sont allou6s. 4.08 (c) L'Etat allouera un montant suffisant Condition respectge. de devises et de subventions au I1 n'y a pas de sub- titre des charges recurrentes pour vention pour les les engrais et autres produits engrais. Le bareme agrochimiques. des prix du cafe permet le recouvre- ment pour les pesti- cides (voir liste) et les plants de cafeiers. 4.09 (b) Tous les biens et tous les services Condition partielle- de consultants finances par 1'IDA ment respectee sont destines exclusivement au projet. L'Etat et 1'IDA devront convenir du Condition respectee site du projet pilote de mise en valeur des rnarecages. 4.13 (a) La SRD soumettra a 1'IDA pour examen Condition respectee les plans de construction, les devis et les contrats avant tout engagement de depenses. 4.13 (b) La SRD tiendra ses dossiers a jour Condition respectee et soumettra des rapports d'activite semestriels. 5.O1 (a) La SRD tiendra une comptabilite Condition respectee et (b) appropriee, notamment les pieces pour le budget finance justificatives afferentes a w par 1'IDA. Aucune releves de depenses. comptabilite n'est disponible concernant le budget finance par le bareme des prix du cafe. 5.01 (c) La SRD remettra a 1'IDA les etats Les etats pour les financiers verifies, six mois au annees 1982 a 1987 ont plus tard apres la cl6ture de ete verifies. Le l'exercice. cabinet d'audit a refuse de certifier les comptes de 1988. C e w de 1989 n'ont pas encore ete vkrifies. L'Etat creera au plus tard le A cr6er au plus tard 31/12/82 un cornite technique en juin 1991 dans le national charge de superviser les cadre du projet pour stations de lavage et les centres de le secteur du cafe. depulpage rnanuel du cafe. i/!j PI s rn -u a x u+a OU C 3 PIwzVIs: 1342 c(0.d.d 'd 'Q) a4 ago OCOO c >.a a M~CLLI oa~ cc 3 a B. Calendrier des missions de s u ~ e r v i s i o n Mois/ Nombre de Jours s u r S p e c i a l i t e s Classement de performance Types de annee pe rsonnes t e r r a i n representees Fonds Gestion Global Tendance problemes Supervision 1 FA/ECN/AGR Supervision 2 AGE/AGR Supervision 3 AGE/AGR Supervision 4 FA/ECN/AGR Supervision 5 AGR Supervision 6 AGE/FA/AGR Supervision 7 AGE/FA Supervision 8 AGE/FA Supervision 9 AGE/AGR Supervision 10 FA Supervision 11 FA Spbcialite Types de probleme --- FA -analyste financier M gestion AGE agro6conorniste 0 organisation AGR agronome T ----technique ECN economtste F finances

Informations clés
Type de document Project Completion Report
Date d'adoption
Pays Burundi
Source Banque mondiale