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Djibouti - Premier Projet d’éducation

Djibouti Banque mondiale
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Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No.11284-1 RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET DJIBOUTI PREMIER PROJET EDUCATION (CREDIT 1543-DJI) 16octobre 1992 Division Population et Ressources Humaines Pays des Grands Lacs et de l'O&n lndien RCgion Afiique Le prtisent document fait I'objet d'une diffusion restreinte. et ne peut etre utilise par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut ttre autnment divulguCc sans I'autorisation de la Banque Mandiale. TAUX DE CHANGE Unite mondtaire - Franc Djibouti (FD) 1dollar -- 177.7 FD 1000FD - 5.6 dollars EU - 1 metre 3.28 pieds 1 metre - 10.76 pieds carreS 1 kilometre (1km) - 0.62 mile 1 kilometre carrd - 0.39 mile carrd LISTE DES S1GLF.S U T I L m AfDB Fonds africain pour le ddveloppement BEPE - Bureau d'exbcution des projets education CRlPEN Centre de recherche, d'information et de production de I'education nationale DGEN Direction gdndrale de I'education nationale FAC Fonds d'aide et de cooperation (cooperation fran~aise) IDA Association internationalepour le ddveloppement IREDU - lnstitut de recherche sur I'economie de I'education MINEDUC - Ministere de I'education nationale PIB Produit intdrieur brut PNUDIOPS - Departement des operations des programmes des nations unies pour le ddveloppement RAP Rapport d'achevement du projet SPE - Service de la planification de I'education STIMINTP - Services techniquesdu ministere des travaux publics UNESCO - Organisation des nations unies pour I'education, la science et la culture. Exercice Budu- Amde scolaire ler janvier - 31 ddcembre Octobre - Juin RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET p P (Credit No. 1543-DJQ Table des matikq Pages Preface 1 iii-v PARTIE I. EXAMEN DU PROJET DU POINT DE W E DE L'ASSOCIATION INTERNATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT Cadre socio-8conomique Objectifs et description du projet Conception et organisation du projet Execution du projet Rhultats du projet Durabilite des effets du projet Bilan des actions de I'IDA Bilan des actions de l'emprunteur Relations Btablies dans le cadre du projet K. Services de consultants L. Documentation et d o n n k relatives au projet PARTIE 11. EXAMEN DU PROJET DU POINT DE VUE DE L'EMPRUNTEUR Tables des matibres (suite) PARTIE rn. DONNEES STATISTIQUES ET INFORMATIONS RELATIVES AU PROJET A. Craits connexes de I'IDA (Tableau 1) B. Calendrier du projet (Tableau 2) C. Dkaissements du Crddit Tableau 3 - Dkaissements estimatifs et effectifs cumulQ Tableau 4 - Graphique concernant les dkaissements D. Exkution du projet (voir Bgalement Annexe 1) Tableau 5 - Dates de livraison des koles prkvues et effectives Tableau 6 - Dates prBvues et effectives de I'Assistance Technique Tableau 7 - Dates prBrrues et effectirres des bourses de formation E. Coiits et financement du projet Tableau 8 - Coats du projet Tableau 9 - Financement du projet Tableau 10 - Dkboursements sur le cr6dit (en DTS) Tableau 11 - Avantages directs: Nombre et capacitk des classes rhlist5es Tableau 12 - Etudes rt4alisks dans le cadre du projet Tableau 13 - Affectation et responsabilitb des homologues formb G. Etat des conventions de I'Accord de Crkdit (Tableau 14) H. Utilisation des ressources humaines de I'IDA Tableau 15 - Homrne/semainesconsacrks par I'IDA aux diffkrentes Ctapes du projet Tableau 16 - Missions de I'IDA au cours du projet Table des matikres (suite et fin) ANNEXE 1 - Calendrier comparatifde ddroulement du projet ANNEXE 2 - Tableau comparatif des coats prkvus et effect& (dktails) ANNEXE 3 - Tableau rkapitulatif des indicateurs relatifs a m koles' du projet DJIBOUTI p P (Credit No. 1543-DJI) Preface On trouvera ci-aprh le rapport d'achevement du projet (RAP) du Premier Projet Education exdcutb h Djibouti et pour lequel le credit 1543-DJI, d'un montant de 5.1 millions de DTS, a kt6 approuv6 le 21 mars 1985. Le crddit a 6t6 clos le 30 juin 1991, deux ann6es aprh la date originellement pr6vue. Le dernier ddcaissement a kt6 effectu6 le 2 dkcembre 1991. Un reliquat de 122,690 DTS a kt6 annul6 la m@medate, reduisant le montant global du cr6dit utilisC h 4.977.310 DTS. Ce RAP a 6t6 dtabli conjointement par la Division Population et Ressources Humaines de la R6gion des Grands Lacs et de I'Oc6an Indien (Prbface, R&um6 de 1*6valuation,Parties I et 111) et 1'Emprunteur (Partie II). La prdparation de ce RAP a 6t6 cons6cutive h deux missions effectu6es a Djibouti par un architecte (janvier 1992) et un educateur (fdvrier 1992). Sa redaction s'est Bgalement faite aprh consultation du rapport d'6valuation du projet, de l'accord de credit, des rapports de supervision, des rapports d'avancement 6tablis par 17Emprunteur,des documents pr6par& par le Bureau d'Ex6cution des Projets Education (BEPE), de la correspondance entre I'Emprunteur et l'IDA, et des memoranda internes de I'IDA. RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET DJIBOUTI PREMIER PROJET EDUCATION (Credit 1543-DJI) Rdsumd de I'dvaluation Obiectifs du proiet 1. Afin de repondre h la demande sociale en faveur de la scolarisation et de faciliter le ddveloppement du secteur en amdliorant son efficacitd, le gouvernement a demand6 a 1'TDA le financement d'un projet d'amdlioration de I'acch h l'education dans les zones urbaines ddfavorisdes et dam les communauth rurales de I'intdrieur, et d'dvaluation de l'ensemble du systkme educatif en vue de revoir ses mdcanismes de fonctionnement et d'organiser son ddveloppement de manikre efficace dans le cadre d'un financement maitrisd et contrdld. Plus spdcifiquement, il dtait envisagd la construction ou l'agrandissement de 2 Ccoles urbaines et 8 6coles rurales, et la mise en place, au sein du Ministkre de I'Education, d'un Service de la Planification bdndficiant d'une assistance technique et de bourses de formation pour les spdcialistes nationaux. Exdcution du proiet 2. Le gouvernement a confid la mise en oeuvre du projet h un Bureau d'Exdcution des Projets (BEPE) cr& au sein de la Direction Gdndrale de I'Education, dont le directeur gdndral assurait dgalement les fonctions de directeur du BEPE et dtait second6 par les services de la direction gdndrale, un assistant technique fran~aissupervisant les activith pddagogiques, et un administrateurlchef comptable. La partie construction dtait confide aux Services Techniques du Ministere des Travaux Publics (STIMINTP). Cette organisation s'est avdrde trks efficace. 3. Dans le domaine des constructions scolaires, les objectifs assign& au projet ont dtd non seulement atteints, mais largement ddpass& puisque 84 salles de classe ont dtd construites, pour un total de 19 dcoles c r d h ou agrandies, au lieu des 43 classes et 10 dcoles prdvues. Ces ddpassements successifs des objectifs, conskutifs h deux amendements de I'accord de crddit (30 janvier 1987 et 11juillet 1990), ont dtd rendus possibles par (a) la borne gestion du projet, (b) des dconomies importantes apparues suite aux variations favorables et conjugudes du DTS par rapport au franc djiboutien lid au dollar, et du franc djiboutien par rapport aux monnaies de paiement des produits import&, (c) la compdtitivitd d m le secteur de la construction, et (d) les simplifications architecturales et techniques apportdes lors de la construction des 41 salles de classe de la deuxikme tranche, ce qui a permis de r6duire sensiblement le coot du mktre carrd construit. 4. Les bitiments rdalisds sont de b o ~ qualitd d'ensemble, tres fonctionnels, et le mobilier e et l'equipement fournis garantissent des conditions de travail et de confort bien supdrieurs h celles que I'on rencontre dans la region. On peut toutefois regretter que les solutions architecturales et techniques initialement retenues n'aient pas dtd moins sophistiquh et que la participation des communaut& utilisdes n'ait pas dtd organis& en vue de reduire les coots de construction et de maintenance. 5. La composante Planification/Evaluationa dtd, pour des raisons internes I'IDA, financee par le credit 1232-DJI d'Assistance Technique. Les fonds destines a son financement ont dtd adrninistrb par le PNUD. AprL un depart relativement lent (l'expert en planification ayant dQ etre remplace aprL 12 mois au lieu des 24 prdvus, et l'homologue national specialiste de la planification ayant dtd recrute seulement sept mois avant la fin du sdjour des experts et ayant dQ s'absenter quatre mois pour sa formation I'dtranger), cette composante a atteint les objectifs prdvus. Sur la base d'un certain nombre d'dtudes techniques et pedagogiques, et de domdes sur le fonctiomement et les coQtsdu systkme, un Plan de Ddveloppement du Secteur Education (1989-1993) a dte Btabli. Le Service de la Planification (SPE) a dtd crdd et i1 dispose actuellement de trois spdcialistes (planificateur, dvaluateur, statisticien) qui ont rdactualisd le Plan Quinquennal de 1'Education et produisent annuellement un annuaire statistique. 6. Suite a un amendement de 1'Accord de Credit en date du 9 fdvrier 1988, certains fonds du credit ont 6t6 utilisa pour financer la preparation du deuxikme projet education (credit 2080-DJI). Ainsi, un consultant a pu sejourner Djibouti pendant deux semaines pour aider 2 la mise en oeuvre des activitds du Service de la Planification de l'Education, et quatre spdcialistes ont pu &re form&: un spdcialiste de l'enseignement du fran~aislangue dtrangkre, un inspecteurlconseiller pedagogique, un dessinateurlmaquettiste et un comptable. 7. Les r&ultats qualitatifs du projet, bien que non prevus parmi les objectifs spdcifiques h I'origine, sont loin d'etre ndgligeables. Outre ceux qui concernent la mise en place du SPE et I'octroi de bourses de formation dans le domaine de la pedagogie de I'enseignement primaire, il. faut souligner que la crktion de conditions favorable de travail pour les dlkves de I'enseignement primaire ne pourra avoir qu'un impact qualitatif positif, les bases existant pour que cet impact soit amplifie. I1 rate dhormais a s'assurer que d'autres facteurs interviement: maitres bien form&, strategies pedagogiques adapt&, manuels scolaires mis au niveau reel des elkves et bibliothkques pour les makes et les akves dans chaque &ole. Le deuxikme projet education a dtd identifid et prepare pour oeuvrer dans ce sens. Durabilite des effets du Drojet 8. En ce qui concerne les batiments realis&, la durabilitd est lick aux possibilitds d'entretien des locaux et de l'dquipement. Les solutions architecturales retenues ne pennettent malheureusement pas la contribution des comrnunaut& locales aux activitb de maintenance et I'on ne doit compter que sur l'intervention des districts, en milieu rural, et des services techniques du MINEDUC h Djibouti-ville. Or si cette dernikre semble a ce jour efficace, il n'en est pas de mCme pour les districts qui disposent de peu de ressources et de moyens. I1 faut donc introduire une certaine discipline de la part des utilisateurs, concernant plus particulikrement l'utilisation des sanitaires qui pourraient, a bref ddlai, presenter des risques infectieux. 9. La durabilitd des effets qualitatifs est certaine. Outre le fait que les locaux construits continueront &re utilisb par un nombre de plus en plus important d'elkves, dans des conditions de travail favorables, le ddveloppement du systkme Uucatif sera de mieux en mieux maitrise grBce 2 la mise en place du SPE, et ce d'autant mieux qu'une assistance supplementaire en spkcialistes techniques et en formation est prkvue par le deuxikme projet. Conclusions et lecons 10. La qualite du dialogue gouvernement-IDA engage tout au long de I'ex&ution du projet a permis aux deux parties d'identifier avec precision les problkmes qui pouvaient retarder le developpement quantitatif et qualitatif du secteur, et a ainsi ouvert la voie au deuxikme projet education actuellement en cours d'exkution. Le second projet Bducation a beneficid des avantages acquis par le premier projet, c o m e le BEPE dont I'organisation est efficace, ou c o m e le SPE qui dispose maintenant de tous les elements qui .luiont fait defaut lors du demarrage du credit 1543-DJI. Mais il faudrait aussi tenir compte de deux enseignements importants de ce projet regardant la construction ses koles et la redaction aussi bien que dissemination des manuels. En ce qui concerne les solutions architecturales et techniques retenues pour les constructions des ecoles et salles de classe primaires, on aurait dll s'attacher davantage adapter leur conception et les details de construction aux conditions locales, et B faire davantage appel aux villageois pour la construction et l'entretien. Bien qu'elles aient etB arnelior&s partiellement lors de la construction des 41 salles de classe Bdifiees sur les economies realiskes, il ne semble pas que certaines etudes architecturales apportant des solutions limitees aux constmctions scolaires, proposees par les STIMINTP, aient kt6 poursuivies et prises en consideration. Le Ministkre de I'Education ne dispose malheureusement ni d'un personnel qualifi6 dans ce domaine, ni d'un cahier des charges precis qui lui permettrait d'apprdcier la validite des propositions qui lui sont faites. Des actions dans ce sens devraient &re entreprises ?fin de conduire 2 !'adoption de solutions vdables pour toutss les futures constructions. En ce Quant aux manuels scolaires, des mesures auraient dQ&re prevues pour complementer les actions prevues ou en cours pour la redaction et la dissemination de nouveaux manuels, du m6me genre que celles entreprises et poursuivies B l'occasion du second projet. DJIBOUTI PREMIER PROJET EDUCATION (Credit 1543-DJI) A. Identit6 du Proiet et Indicateumcl& Nom du projet: Premier Projet Education Credit: 1543-DJI Pays: Republique de Djibouti Secteur: Education Sous-secteur: Enseignement primaire Montant du crddit: 5,l millions de DTS Approbation du Conseil: 22 juin 1985 Date de cloture h I'origine 30 juin 1989 Date de cloture effective 30 juin 1991 B. Cadre soci&onomiaue 1. Le Premier Projet Education a 6te prepare, negocie et sign6 un moment oh la conjoncture economique gdnerale amorqait un dklin qui faisait suite h une periode relativement favorable. En effet, le PIB en termes reels a commence h baisser de 2 pour cent par an h partir de I'annee 1984, alors qu'il augmentait de 3 pour cent par an au cours de la periode 1978-1982. La raison principale de cette baisse provenait du ddclin des activith de construction et de services qui constituent la majeure part du PIB djiboutien, les secteurs primaire et secondaire n'y entrant qu'h concurrence de 20 pour cent. Cette tendance n'a fait qu'accroitre la dependance de I'dconomie de I'aide exterieure qui reprkente plus de 40 pour cent des ddpenses gouvernementales et p r b de 25 pour cent du PIB. C'est pourquoi, d b 1982, dans le but d'une amelioration de la situation economique et d'une repartition plus equitable des revenus, le Paclement decidait que les objectifs prioritaires porteraient sur la mise en valeur des ressources humaines, I'accroissement de la production agricole et industrielle, et le renforcement des services de transport et de communication pour repondre h la demande internationale. 2. Le role assign6 h I'dducation et h la formation dans la rhlisation de ces objectifs etait donc essentiel. II fallait, en effet, faire face aussi rapidement que possible aux principaux problhmes qui se posaient dans le secteur. D'abord augmenter le taux de scolarisation au niveau primaire - 41 pour cent en 1983144 -en ruuisant rapidement l'insuffisance ou l'absence d'accks a I'enseignement de base dans les zones urbaines ddfavorisees et les villages de l'interieur. Ensuite, amdliorer I'efficacite de I'enseignement et I'adapter aux besoins du pays en prkervant sa qualite. Enfin, mettre en place un service de planification et d'6valuation susceptible d'assurer un ddveloppement hannonieux de I'ensemble du secteur compte tenu des contraintes financikres et de la ndcessite de maintenir ses aspects qualitatifs. La part du budget national consacre h I'education Ctait, en 1984, de 12 pour cent et il n'ktait envisage de I'augmenter qu'au mCme rythme que la croissance du budget national, c'est-hdire environ un pour cent par an. I1 Ctait donc dvident qu'avec un budget limit6 et des coots unitaires trks elev& par rapport a ceux de la region -environ 372 dollars pour une annh-elbe dans I'enseignement primaire en 1985- la mise en place de mesures palliatives devait s'inscrire dans un processus strictement planifid et contrdle. C. Obiectifs et descri~tiondu ~ r u 3. Compte tenu de l'eventail des problbmes auxquels il fallait faire face et des limites des sources de financement auxquelles il pouvait &trefait appel, le gouvernement a prepare un certain nombre de requetes dans des domains prioritairs qui ont ete present& la Conference des Donateurs qui s'est tenue Djibouti en novembre 1983. A la suite de discussions bilaterales entre les representants du gouvernement et diffdrentes missions de 1'Association Internationale pour le Developpement (IDA), il a ete convenu que le projet poursuivrait un double objectif: faire face 2 une demande sociale d'aucation de plus en plus vive et jeter les bases d'une gestion et d'une planification long terme devant faciliter, entre autres, des amdliorations qualitatives et quantitatives ultdrieures. Le projet visait d'une part h augrnenter les possibilitds d'accks a l'enseignement primaire dans les zones urbaines defavorisees et dans les communaut& rurales de I'intdrieur, et d'autre part mettre en place les mecanismes devant pernettre la preparation de plans de developpement court, moyen et long terms, h partir d'une evaluation permanente de la situation existante et incluant la definition des priorit&, les moyens a prevoir et a mettre en oeuvre, le coot de ces moyens et la recherche de sources de financement pour les couvrir. 4. Plus specifiquement, le projet devait comprendre: (a) la construction et I'dquipement en materiel et mobilier de (i) deux groupes scolaires de 12 classes chacun en zones urbaines ddfavorisees, y compris un logement pour le directeur dans chaque &ole; (ii) huit koles rurales, dont 4 nouvelles et I'extension de 4 existantes, y compris 20 logements pour les directeurs et enseignants et 650 unit& d'hebergement pour les tlbves; @) une assistance technique prevue pour: (9 l'dvaluation des rhultats obtenus dans le cadre des programmes existants; (ii) la planification du systbme education/fornation dans son ensemble; (iii) la formation de specialistes nationaux dans les domaines de la planification et de I'dvaluation. 5. Par la suite, trois amendements sont Venus completer les objectifs specifiques du projet comme suit: (a) le 30 janvier 1987 le financement de la construction et de l'equipement en materiel et mobilier de trois h l e s supplementaires dont une en milieu urbain, deux en zone rurales, et deux logements d'enseignants ont ete ajout&; (b) le 9 fevrier 1988 I'utilisation des fonds allou& a l'assistance technique a ete modifiee pour inclure la preparation d'un futur deuxibme projet education; enfin (c) le 11juillet 1990, afin d'utiliser le reliquat des fonds du credit, il a dteprdvu l'extension de six dcoles rurales suppldmentaires, ainsi que la construction de cinq logements d'enseignants en plus des 22 dejh prevus et d'environ 50 places suppldmentaires d'internat. D. Conception et organisation du proiet 6. Le projet a dtd concu h partir d'une requete du gouvernement datee de janvier 1984, dans laquelle I'accent etait mis sur la ndcessite de proceder rapidement, d'une part au renforcement de I'organisation et de la gestion du systbme educatif, et d'autre part h I'expansion et h I'amdlioration de I'enseignement primaire. En realitd, seul le financement des aspects relatifs h l'expansion du secteur primaire dtait demandd h I'IDA, les aspects qualitatifs devant &re finances par la Cooperation Fran~aise. I1 faut noter toutefois que la requCte mettait I'accent sur le fait que l'arn~liorationdes conditions de travail sous la forme de locaux convenablement amenages et equip& aurait forcement un impact sur la qualitd de I'education et de la formation dispensdes. 7. Avant d'aboutir h cette conception finale du projet, un dialogue durable et fdcond s'Ctait instaure entre le gouvernement et les diffhentes missions de 1'IDA. Dks 1979, environ deux ans aprh I'inddpendance du pays, des besoins immenses en matiere d'aucation et de formation avaient dtd identifies, et il etait materiellement impossible qu'un credit IDA puisse seul en financer l'exdcution. Avant la Confdrence des Donateurs de novembre 1983 (par. 3), les premieres missions de I'IDA, en accord avec les responsables nationaux, avaient pens6 h un projet de renforcement de la formation professionnelle et technique, ainsi qu'h I'amdlioration de la qualit6 de I'enseignement primaire. lMais d'autres bailleurs de fonds, notamment le Fonds tranqais d'Aide et de Cooperation (FAC) et le Fonds Africain de Ddveloppement (AtDB) ayant manifest6 leur intkrgt pour ces deux domains, le gouvenement demandait h I'IDA de consacrer son aide h une augmentation importante du nombre de places dans I'enseignement primaire, ainsi qu'h la mise en place de structures et strategies de ddveloppement du secteur. 8. Au cours de la pdriode de preparation du projet, le budget prevu par I'IDA dtait ramend de 6 millions de dollars h 5 millions. A peu prh h la mCme dpoque, 1'Arabie Saoudite, qui devait consacrer environ 4 millions de dollars h la construction d'dtablissements primaires, annon~aitson obligation de diffdrer son financement. Face h ces difficult&, et pour minimiser I'impact de ces reductions financibres, I'IDA decidait d'augmenter sa contribution d'environ un demi million de dollars, en assurant le financement de la composante dvaluation/planification par le credit IDA d'Assistance Technique (Crddit 1232-DJI). De ce fait, cette composante du projet figure dans I'annexe II de 1'Accord de Credit sous la denomination "Assistance Technique" mais n'est pas mentionnee dans 1'Annexe I qui concerne les catdgories de deboursement du Credit. 9. Comrne le montrent les r&ultats obtenus, le projet s'est, dans I'ensemble, ddrould de manikre satisfaisante. Sa mise en oeuvre a 6td confide, d h juin 1984, au Bureau d'Exdcution des Projets Education (BEPE) qui comprenait le Directeur General de I'Education (DGEN) et le Chef des Services Administratif et Financier, en qualitd de directeur et directeur adjoint. Plus tard, en 1986, le BEPE s'est Ctoffb. Une Cquipe pddagogique et architecturale constituee de membres de ]'Education Nationale et de la Coopdration Franqaise, est venue renforcer I'dquipe en place qui s'est adjoint egalement un administrateur comptable finance par le FAC, ;ne secretaire et un chauffeur pay& par les fonds de contrepartie du gouvernement. Le fait de confier au DGEN les responsabilitds principales des decisions concernant le projet s'est aver6 trb positif puisqu'il a perrnis d'accdlerer les prises de decision, de procdder i une exkution plus rapide des travaux de construction, et ainsi de raiser de substantielles dconomies sur les fonds prevus, economies qui ont ensuite ete rdinvesties dans des travaux suppldmentaires. 10. En ce qui concerne les travaux de construction, leur exkution a ete confi& au Service Technique du Ministke des Travaux Publics.(STL/MNTP) qui a et6 chargee des etudes architecturales et techniques, de la preparation et de la passation des march&, et de la supervision des operations sur le terrain. Ces interventions n'ont pas ete facturh au BEPE parce-que I'utilisation du crddit etait limit& dans ce cas i I'achat de vehicules pour la supervision des chantiers, ainsi qu'i un petit equipement de bureau. I1 faut noter cependant que pour les constructions de la premiere partie du projet -les 10 Bcoles initialement prevues- ces services techniques se sont content6 de reconduire des modbles existants relativement luxueux par rapport h l'enviromement. Des rectifications ont ensuite dte adopt& pour les classes supplementaires, mais ells demeurent limit&. 11. Enfin, etant dome la nouveaute que constituait pour le gouvernement la selection, le recrutement et la gestion d'experts, de consultants et de boursiers, l'execution de la composante "Assistance Technique" a ete confide au Departement des Operations (OPS) du PNUD. I1 y a donc eu signature d'un contrat d'execution entre le gouvernement et le PNUD le 11juin 1985. L'IDA a verse la somrne de 490.000 dollars des Etats-Unis au PNUDIOPS. L'execution de ces arrangements n'a donne lieu A aucun probleme ou difficult6particuliers regardant la passation de contrats, et n'ont pas atteint les coots attendus (Avantages, par. 111.3). 12. R&ultats concernant la construction et 1'6auipement. Les objectifs quantitatifs du projet initial ont ete largement depasstts puisque 84 salles de classe nouvelles ont ete realis& au lieu des 43 prevues l'evaluation. Les bitiments rdisds, que ce soit les salles de classe ou les locaux d'accompagnement (logements, internats, refectoires, sanitaires) sont de bome qualite d'ensemble, et I'Quipement fourni garantit des conditions de travail et de confort bien superieures i celles que l'on rencontre dans la region. Cependant, un certain nombre de reserves doivent &re formulees. En premier lieu, les solutions architecturales et techniques initialement retenues ne garantissent pas toujours une rdduction des coats de maintenance: pentes et debords de toitures trop faibles, absence de seuil entre les classes et les galeries, mauvaise orientation des constructions et adoption de types de sanitaires non conformes aux pratiques locales. Ensuite, la ruuction des codts de construction par l'emploi de standards plus economiques n'a pas Bte sufisarnment recherchke. Ainsi, on aurait pu realiser des economies substantielles sur le nombre et les caracteristiques des fenetres, les materiaux employ6 pour les plafonds, les installations electriques souvent surabondantes, la multiplication et la dispersion des points d'eau, et le lineaire et les caracteristiques des cldtures. Enfin, la participation des populations A la construction et A I'entretien de leurs propres koles, envisagee dans le rapport d'Evaluation (par. 2.21(c), 4.01 et 6.06), est rest& sans effet. La conception retenue (I'administration n'ayant pas voulu initialement reviser ses plans-types) a fait appel h des matdriaux et h un savoir-faire trop Bloignes des formation d'homologues nationaux; ensuite, la crhtion d'une cellule permanente au sein du Ministkre pour assurer le suivi du systkme aucatif. Plusieurs facteurs contraires ont marque l'execution de cette composante: sejour du planificateur rauit a un an par suite de sa faible performance, au lieu des deux a n n k pr6wes, et extension de la mission de I'evaluateur pour assurer conjointement les aches d'6valuation et de planification; recrutement, en fin de projet, d'un consultant spkialiste en planification pour une dur& de quatre mois seulement, et mise en place tardive d'un homologue national qui prit ses fonctions aprh le depart de I'assistance technique. Au total, 46 hommelmois d'assistance technique et quatre hommelmois de bourses ont dte finances pour cette composante au lieu des 36 hommelmois et 24 hommelmois prews. 18. Malgre ces vicissitudes, les r&ultats atteints par cette composante peuvent &re considerds c o m e acceptable puisque, outre les diverses etudes intermddiaires concernant les coQts, le budget du Ministkre et les questions pMagogiques susceptibles d'avoir un impact sur le systkme Mucatif primaire (voir tableau 12 - Partie 111), un Projet de Plan Quinquennal de ]'Education 1989-1993a kt6 rMig6, et un Service de la Planification a et6 cr66 au sein de la Direction Generale. Ce service comprend actuellement trois professionnels: un planificateur -chef du service-, un statisticien et un dvaluateur. Tous ont r q u ou vont recevoir une formation specialisee. 19. Bien que non prevus a l'origine dans la description du projet, et afin d'utiliser efficacement le reliquat du crddit, il a 6te finance 0.5 hommelmois d'un consultant, et 30 hommelmois de bourses. Le consultant etait charge de la mise en route du service de planification et du suivi du chef de ce service dont la formation avait dte assuree en partie par le consultant !gi-meme dm le ci~drede !'!nstitu: ds Recherche snr !'Economic di3 !'ECucction (IREDU).Les bourses ont concern6 quatre sp6cialistes: deux paagogues -1'un charge de l'enseignement du franqais langue etrangkre et I'autre responsable de I'encadrement pddagogique des instituteurs-, un dessinateurlmaquettiste et un comptable. L'octroi de ces bourses, dont le financement etait prew dans le cadre du deuxikme projet, a permis une exkution plus rapide des activith en cours de ce projet. 20. Resultats auantitatifs Ivoir tableau 11 et annexe 3. uartie 111). Les objectifs quantitatifs tels que prbentb dans le Rapport d'Evaluation du projet prevoyaient la crhtion de 2350 nouvelles places d'dlkves, auxquelles devaient s'ajouter 1800places crdees grAce au Fonds Saoudien. Ce dernier n'etant pas intervenu, remplacc!en partie par I'extension du projet IDA sur les fonds dconomisb, la totalite des nouvelles placesl~lkvesmises a ladisposition du Ministkre s'dlkve a 5226, soit 25% en plus des previsions des deux projets. Bien que ces nouvelles capacitb d'accueil ne soient, actuellement, utilisk qu'a 935% ,le taux de scolarisation serait passe de 41 pour cent a 46 pour cent. Il faut noter la fiabilite relative de ces taux, le recensement de la population djiboutieme scolarisable &ant trb approximatif. Par contre, le taux de scolarisation des filles qui 6tait de 45 pour cent en milieu urbain et de 33 pour cent en milieu rural, ne semble pas avoir subi de changements significatifs. Enfin, il faut noter que chaque Bcole du projet abrite un cours d'alphab6tisation des adultes, soit un total de 625 adultes concern& dans un premier temps, cette initiation devant &re Btendue. 21. Resultats aualitatif~. A I'epoque de son dvaluation, le projet s'inscrivait dans un ensemble d'interventions pr6vues pour traiter des problkmes quditatifs, ainsi que ceux relatifs a l'inaddquation des formations aux besoins reels du pays et dont le financement Btait assure par d'autres bailleurs de fonds (par. 7). 11 apparaissait donc normal que ne soient majoritairement financ.6 que les aspects lids a" developpernent quantitatif du sous-secteur enseignement primaire. On peut tout de meme regretter, par exemple, que rien n'ait ete prevu pour complementariser les actions envisagb ou en cours, dans le domaine de l'elaboration et de la diffusion de nouveaux manuels. On aurait pu ainsi maintenir un dialogue sur les aspects qualitatifs, du type de celui qui s'est instaure et poursuivi A I'occasion du deuxikme projet. L'impact du projet sur l'am8lioration qualitative du systkme en g6ndral, et sur l'enseignement primaire en particulier n'est toutefois pas negligeable. 22. En premier lieu, la qualit6 des constructions, du mobilier et de I'dquipement des classes ddifiees d m le cadre du projet a un impact certain sur la valeur de I'enseignement dispense. Elkves et maltres disposent de tout ce que I'on est en droit d'attendre: locaux agrhbles, clairs et bien ventilh, mobilier bien adaptd, une place assise et un pupitre par enfant, ainsi qu'un livre de lecture par elkve. 11faut souligner que les placards, dtagkres et armoires prevus permettent de conserver les manuels dans un &at remarquable, y compris les rares livres de bibliothkque qui existent et qui sont souvent mal adapt& au niveau des elkves. A ce sujet, il est dommage que l'operation engagee avec 1'IDA pour crkr dans les ecoles du projet un fonds de livres de bibliothbque, n'aient pas abouti par suite de retards dans les procddures. On aurait pu ainsi cr6er une dynamique et ouvrir la voie A la mise en place de bibliothkques plus importantes, la Cooperation Fran~aiseayant promis d'en financer des extensions. 23. Par ailleurs, le financement par le projet de bourses de formation pour un inspecteur/conseiller pddagogique des maltres du primaire, et d'un specialiste de l'enseignement du fran~ais(par. 19) a renforce I'impact du projet sur I'amelioration qualitative de l'enseignement primaire. Cet impact trouvera, en fait, son plein epanouissement lors de I'execution du deuxikme projet (Cr. 1080-DJI). 24. Enfin, la creation du Service de la Planification de I'Education au sein du Ministere est le rQultat qualitatif le plus probant du projet. Les experts et consultants en planification et evaluation ont procede a l'examen des structures, du fonctiomement et des coQtsdu systkme aucatif et ont, sur ces bases, propose un certain nombre d'orientations en vue de son ddveloppement. C'est en s'appuyant sur ces orientations qu'a pu @treelabord, par un consultant d'abord, puis par le responsable national, un plan sectoriel de developpement de l'&lucation, reactualis6 chaque annee par le Service de la Planification. Ce plan est retenu par le gouvernement comrne schema directeur de developpement du systkme educatif et constitue une base de reference non seulement pour les responsables nationaux, mais egalement pour les bailleurs de fonds. 25. Notons pour finir que le sptkialiste en evaluation, durant son sdjour a, outre ses travaux dans les domaines de la planification et de la preparation des domees de base pour le plan sectoriel de developpement, prepare, mis au point et test& en collaboration avec des conseillers paagogiques de la Cooperation Technique Franqaise, des batteries de tests de niveaux pour les CP, CE2 et CM2 de huit Bcoles de Djibouti-ville. Ce test a permis d'aboutir certaines conclusions intQessantes c o m e , par exemple, le fait qu'un maltre-suppleant bien encadre par des conseillers paagogiques pouvait obtenir de meilleurs rbultats qu'un maltre titulaire forme A 1'Ecole Normale. D'oh la nkessitk d'ktendre I'encadrement pddagogique et de former des djiboutiens A ces fonctions qui a kt6 prise en compte dans le deuxikme projet (Cr. 2080-DJI). G. Durabilit6 des effets du ~roiet 26. Dans le domaine des batiments construits, la durabilitd est lit% h I'entretien des locaux et de I'quipement. En gdndral, on observe des efforts importants des utilisateurs concernant I'amdnagement et l'entretien des espaces extdrieurs des h l e s . Ces interventions sont rendues possibles par la disponibilitd de I'eau, d'un petit outillage et la borne motivation des directeurs. Mais du fait des faiblesses deja signalees (par. 12) dans la conception des locaux, la prise en charge des problemes de maintenance est impossible en zone male a cause du budget derisoire des districts et des faibles ressources des parents. La situation est meilleure ti Djibouti-ville ou le Ministere dispose d'une quipe mobile d'ouvriers qualifies et oil les parents d'elkves contribuent le plus souvent au financement de la cooperative scolaire. Toutefois, aussi bien en zone urbaine qu'en zone rurale, une action urgente est h prendre pour assainir les installations sanitaires qui, si elles demeurent en I'dtat, risquent d'engendrer des consequences dpiddmiques sdrieuses. 27. La durabilitd de la composante planification/dvaluationest dvidente et prometteuse. Non seulement I'organigramme de la Direction Gendrale de I'Education a d'ores et ddja 6td modifid pour inclure le service de la planification, mais ce service est dgalement dote d'un personnel de qualit6 dont les compdtences ne vont aller qu'en s'accroissant puisque, dans le cadre du deuxikme projet, des formations compldmentairessont envisagdes. De plus, il est prdvu de renforcer ce service par des experts et consultants qui devraient mettre en place les fondations d'opdrations efficaces dans les domaines de la carte scolaire, I'analyse des coQts, la collecte des domdes statistiques, I'organisation de I'administration et des examens. XI faut seulement esperer que I'elan qui a dtd pris ne soit pas interrompu par un recrutement tardif du personnel d'assistance technique et des homologues nationaux. Ajoutons, pour tinir, que le cadre mis en place pour la preparation des dorm& devant conduire h 1'6laboration du Plan de Developpement de I'Education, est largement utilisd pour les rdactualisations successives annuelles de ce plan, et il y a tout lieu de penser qu'il le sera encore pour les annh h venir. H. Bilan des actions de 191DA 28. A I'actif de I'IDA il y a lieu de souligner plusieurs points. D'abord la mise en place progressive d'un dialogue ouvert qui a permis aux diffdrentes missions antdrieures 2 la prdparation du projet, afin de mieux comprendre les besoins du gouvernement en matiere d'education, et de changer sensiblement ses propositions initials pour tenir compte des interventions des autres bailleurs de fonds. Ensuite, le nombre relativement important des missions de supervision (2 h 3 par an, avec la presence quasi continue d'un educateur responsable du projet, ce qui a permis de prolonger et d'approfondir ce dialogue et de debaucher sur un nouveau projet qui s'avere &re le compldment logique du prkedent. Cette frquence et cette continuid des missions ont egalement permis I'acceptation rapide des differentes modifications de I'Accord de Crddit, autorisant des travaux suppldmentaires, le recrutement de consultants, I'achat d'6quipement non prevu et I'envoi d'homologues en formation. 29. Par contre, certains points importants auraient dQfaire I'objet de plus d'attention de la part de I'IDA. Concernant les constructions, on aurait dQ insister davantage auprh du gouvernement pour procdder aux etudes architecturales prevues et aboutir ainsi h des constructions mieux adaptees et moins cofiteuses. Des remarques dam ce sens ont dtd faites dans les aides-memoire par les architectes de 1'IDA mais, jusqu'h la reconception des 6coles suppl6mentaires, n'ont pas 6t6 suivies d'effets. De meme, bien que I'IDA ait fait preuve d'une grande souplesse lorsqu'il s'est agi de rdutiliser les fonds non debours& du credit, il n'a malheureusement pas 6t6 possible, pour des raisons l i h h des retards dans la pr6paration des listes (problkmes pedagogiques de leur structure) et dans la passation des march&, de contrdtiser la requete du gouvernement concernant 1'6quipement initialement non pr6vu des dcoles nouvellement construites en livres de bibliothkques. Les bibliothkques des dcoles sont actuellement mal pourvues aussi bien quantitativement que qualitativement, et un apport suppldmentaire de livres, selon une liste qui aurait fait I'objet d'un consensus gouvernementlIDA, serait d'un grand secours. I1 n'est, semble- t-il, pas trop tard pour le realiser. En effet, on pourrait prendre en consid6ration le fait que certains fonds ont 6t6 engag& par le credit 1543-DJI pour le compte du deuxikme projet, et une opkration compensatoire pourrait &re hdi6e dans I'autre sens, h I'occasion de I'achat d'equipement pour les nouvelles Bcoles h construire financ6es par le crddit 2080-DJI. I. Bilan des actions de I'em~runteur 30. Cornme d6jh brikvement mentiom6, la gestion du projet par le gouvernement au travers du BEPE a 6tC eficace: relations suivies avec le sikge de I'IDA et avec le PNUD, mais supervision difficile des chantiers de construction, parfois 6loignQ ou d'acch difficile, des livraisons et de l'installation de 1'6quipement; borne tenue des diffkrents registres comptables; envoi r6gulier des rapports d'avancement semestriels ainsi que des rapports d'audit annuels; et inscription des fonds de contrepartie au budget national selon le calendrier pr6vu. Le gouvernement a aussi satisfait, conform6ment aux dispositions envisagbes, h I'ensemble de ses obligations li6es aux conventions du credit. Un autre point h porter h l'actif de 1'Emprunteur a 6t6 sa disponibilit6 constante, que ce soit au cours des missions ou h I'occasion des dchanges de correspondance, ce qui a permis d'avancer rapidement vers I'identification et I'6valuation du deuxikme projet education. 31. Les seuls points sur lesquels I'Emprunteur pourrait encore progresser sont de deux sortes: D'une part, il conviendrait de poursuivre de facon continue et soutenue I'arn6lioration des infrastructures scolaires en reddfinissant, dans un cahier des charges h I'usage des architects, les objectifs h atteindre, et les exigences h respecter. I1 demeure entendu que ces objectifs ne peuvent &treuniquement pddagogiques, mais devraient viser, en outre, h une limitation des coats et h une meilleure exploitation des ressources locales. De m&me,les exigences h respecter concernent la maintenance qu'il convient de limiter en vue d'autoriser sa prise en charge au niveau local. D'autre part il serait souhaitable de recruter les homologues nationaux suffisamment t6t pour leur permettre de suivre une formation thbrique h I'dtranger, et une formation pratique sur place au contact de I'assistance technique des projets. J. Relations Ctablies dans le cadre du ~ r o i e t 32. Le dialogue GouvernementIIDA a 6t6 permanent, franc et direct et s'est poursuivi dans le cadre de la prt?paration, de I'6valuation et du d&ut d'ex6cution du deuxikme projet. En ce qui concerne les rapports avec les autres organisations, qu'elles soient bi- ou multi-lat6rales, ils ont aussi Q6 excellents. Avec le PNUD, il y a eu entente parfaite pour tout ce qui a concern6 la composante planification/6valuation. I1 en a 6t6 de m&meavec la coopdration technique franqaise qui a bien voulu, en cours de projet, financer le poste d'administrateur/comptable, et autoriser le conseiller technique du Directeur General de I'Education a assurer la mise en oeuvre et le suivi de la composante "assistance technique et formation". Cette collaboration se poursuit dans le cadre du deuxikme projet selon les memes dispositions avec la cooperation fran~aise,et sous la forme d'un financement parallele avec le PNUD qui prend a sa charge la composante "Planification de l'Educationn. De trh bons contacts ont dte dgalement entretenus avec le Fonds Africain de Ddveloppement. 33. Les travaux de construction confiB au secteur prive ont dome en general des rhultats satisfaisants pour ce qui concerne les delais, les coats et la qualite des realisations, ce qui a conduit a s'adresser aussi au secteur prive pour les realisations additionnelles en zone rurale. Les adjudications de march& ont 6te realisdes selon des procedures acceptables par I'IDA. 34. I1 etait prew le financement de services de specialistes pour procUer a des etudes architecturales apportant des ameliorations aux constructions scolaires en w e de rauire leurs coilts et d'adopter des techniques permettant la contribution de la main d'oeuvre villageoise, et facilitant I'entretien et la maintenance. Les spkialistes n'ont pas dte recruth et ces etudes ont kt6 engagh par les services techniques du Ministere des Travaux Publics a I'occasion de la deuxikme phase du projet. Le MINEDUC ne dispose malheureusement ni d'un cahier des charges prkis, ni d'un personnel qualifie et reconnu lui permettant d'apprecier la validit6 des propositions qui lui sont soumises et d'exprimer des recommandations. L. Documentation et donnk relatives 35. Le projet a etd mis en oeuvre sur la base des documents habituels: Accord de Crait (21 mars 1985)' Rapport d'Evaluation (3 dkembre 1984) et Memorandum du Prhident (janvier 1985). Ces documents avaient 6te prkedh par une "Reqube du Gouvernement de la Republique de Djibouti a la Banque Mondiale" (janvier 1984), qui prhentait une analyse detaillee du secteur, et des recommandations pour son developpement. Parmi la documentation du projet figure egalement un document de travail detail16 prepare par un architecte de I'IDA qui fournit, etablissement par 6tablissement, les surfaces a construire, les coats et les equipements a prdvoir. De meme, un document de 4 pages, non date, fournit les termes de reference des experts et boursiers, ainsi que les coats detaillh de la composante "Planification/Evaluation".Ces documents ont dte utilish pendant I'execution du projet. 36. Les informations necessaires a la redaction du Rapport d7Achkvementdu Projet (RAP) ont dtd disponibles soit au Service de la Planification, soit au BEPE, soit dans les archives de I'IDA. Les rapports de supervision ktaient clairs et complets et incluaient de nombreuses informations techniques. A noter simplement que, pour les supervisions a venir, il serait preferable de ne traiter des problkmes que d'un seul projet dans un meme rapport, et de ne pas meler les recommandations concernant plusieurs projets en cours ou a venir. Par ailleurs, les rapports d'avancement semestriels du BEPE, rdgulikrement envoy&, ont tout au long du projet constitud d'excellents elements de reference. REPUBLJQUEDE DJIBOUTI MINISTERE DE L'EDUCATION MINISTERE DE L'EDUCATION. NATIONALE BUREAU D'EXECUTION DES PROJETS RAPPORT D'ACHEVEMENT PREMlER PROJET EDUCATION I. DESCRIPTION ET DEMARRAGE DU.PROJET 1. Historique et contexte - 2. Identification et objectifs du projet 3. Les composantes du projet (a) Ecoles primaires urbaines (b) Ecoles primaires mrales (c) Assistance technique 4. Organisation et implementation du projetau sein du Ministere de 1'Education II. CONCEPTION, EXECUTION, REALISATION ET IMPACT DU PROJET 1. Conception et execution du projet 2. Principaux risuitats obtenus (a) Infrastructure (b) Mobilier et iquipement (c) Formation (d) Ddveloppement institutiomel (e) Expansion de l'enseignernent primaire (0 Etude du secteur Wucatif 3. Coordination et gestion du projet (a) Responsabilitb du coordomateur (3) Relations entre 1e coordonnateur du projet et Ies chefs de volets (c) Relations avec les diffgrents org&smes et ministBres (d) Lqons tirer 4. Impact majeur du projet sur ie systeme Wucatif IIt. ANALYSE CRITIQUE DE L'ACTION DE LA BANQUE, DU GOUVERNEMENT ET DE L'ASSISTANCE TECHNIQUE 1. Appriciation de I'action de la banque au cours de l'exicution du projet 2. Action du Gouvernement au cours de l'exicution du projet 3. Evaluation des performances des diffirentes institutions et bureaux d'itudes ayant participe la rialisation du projet IV. EVALUATION ECONOMIQUE ET FlNANCIERE DU PROJET 1. Participation IDA au Premier F'rojet Education (tableau) 2. Financement du projet (tableau) 3. Rialisation du projet (tableau) 4. Acquisition-des biens et services sur le CrUit 1543-DJI (tableaux) 5. Coilts ricurrents engendrk par le projet (tableau) 6. Consequences previsibles de l'arret du projet sur le systkme aucatif 7. L e ~ o ma tirer 1. Au niveau du Primaire 2. Au niveau du Secondaire 3. L'enseignement prive. I. DESCRIPTION ET DEMARRAGE DU PROJET 1. Pistoriaue et Contexts La RBpublique de Djibouti, situde dans une zone aride et chaude, possMe des ressources naturelles extr&mementlimit&. Le pays a pour principaux atouts sa situation stratkgique, ses 370 krn de zone de p&ched t i k e et ses ressources ghthermiques en cours d'dvaluation. Du point de vue &onomique, on distingue essentiellement: (a) la ville de Djibouti (qui comptait lors de la mise en oeuvre du projet environ 200.000 habitants) avec un terminal maritimelferroviaire, un a6roport international, des services administratifs et la quasi-totalit6 des activitb comrnerciales du pays; b) les districts extrkmements pauvres de l'intdrieur oil la majorit6 de la population rurale (estimee h 160.000 perso~es),nomade ou semi-nomade, se rdpartit entre les quatre districts ruraux (Ali-Sabieh, Dikhil, Obock et Tadjourah). 2. Identification et obiectifs du urojg Au lendemain de son accession h I'IndBpendance, acquise en 1977, la RBpublique de Djibouti a eu pour ohiectif immediat de valoriser ses ressources humaines, indispensahles Four construire une Bconomie de services et ameliorer les conditions de vie de la population, dans I'optique d'une justice sociale. Pour ce faire, elle a entrepris de favoriser I'acch h I'iducation pour tous les enfants en age de frequenter 1'6cole primaire et notarnment pour les filles dont I'education pounait contribuer reduire la croissance demographique. Pour accroitre la capacitd d'accueil des Bcoles, le Gouvernement a ouvert des classes a double vacation et fait appel pour les tenir, a des supplhts dont la formation professionnelle a 6t6 simultandment organisee. Toutefois, ces mesures dtant insufisantes et ne pouvant avoir qu'un caractere transitoire, la n6cessit6 est apparue de ddvelopper les infrastructures swlaires de base tant 2 Djibouti, afin de faire face 2 la pression sociale decoulant de I'exode rurale, que dans les districts de I'intBrieur afin de stabiliser les populations et ameliorer la repartition scolaire dans le pays. Ces objectifs devaient Bgalement trouver leur suite logique dans une planification de I'dducation et un contr6le du processus amorce afin d'am6liorer l'eficacit6-coiit et la qualit6 du systkme. Un groupe de travail comprenant des reprbentants du Ministere de I'Education Nationale et du Ministere des Travaux Publics, assist& d'une mission de 1'Unesco composee d'un Cconomiste, d'un aucateur, d'un architecte et d'un secretaire de mission, a pr$arB un projet de developpement de I'enseignement primaire, s'inscrivant dans la politique de d6veloppement de I'education qui est I'un des objectifs prioritaires du Gouvernement de la R6publique de Djibouti. Ce projet a ete prkente, parmi d'autres, h la conference des donateurs qui s'est tenue h Djibouti en novembre 1983, et a retenu l'attention de la Banque Mondiale qui l'a finance par le credit IDA 1543-DJI, et par le credit IDA 1232-DJIpour ce qui concerne l'assistance technique. Le projet a ete dhmpos6 en trois parties: a) Ecoles primaires urbaines La construction et I'Quipement de deux groupes scolaires dans la capitale fait partie d'un plan d'accroissement des & o h urbaines rendu urgent par la forte concentration des populations dans les chefs-lieux de district, et en particulier dans la capitale. Ces deux dcoles, situd-es h Gabode et h Balbala, et comportant chacune 12 salles de classe et un logement d'instituteur, devraient permettre le recrutement ou le relogement de 1200 eleves . et une t r h forte reduction du nombre de classes h double vacation. b) Ecoles primaires rurales Construction ou agrandissement et Quipement de 8 ecoles rurales (y compris des unitds d'habitation pour 20 makes et des unit& d'hebergement pour environ 650 ecoliers) comrne suit: - construction et Wuipement de 4 nouvelles h l e s h Bondara. Kontali. Khor-Angar et Ardo, - agrandissement et equipement de 4 &ole existantes h Damrnerjog, Mouloud, Ali- Add6 et Dorra. En rendant possible l'inscription ou le relogement de 840 elkves, cette composante doit avoir pour effet de contribuer sensiblement h la baisse de l'analphabetisme en milieu rural et de freiner I'exode vers les grandes agglomerations et centres urbains. Toutes les h l e s rurales devant &wepourvues d'un refeetoire, la cantine scolaire devrait &.re pour les enfants un moyen d'initiation h la vie de groupe et h I'hygiene, et un instrument de lutte contre la malnutrition. De plus, l'agencement des locaux, r a i s e de manibre h rendre possible l'admission des filles, s e p a r b des garqons, sera un encouragement h I'augmentation de leur taux de scolarisation. c) Assistance technique L'objectif de cette composante est de doter le Ministere de 1'Education de spdcialistes de la planification, afin de pouvoir fixer les priorit&, les buts et les objectifs d'un developpement coordonne des differents niveaux et types de formation, compte tenu des besoins de ddveloppement du pays et des contraintes financihres et autres. Pour cela, il a 6t6 prdvu le recrutement de spkialistes pour organiser la planification et l'dvaluation de I'education, et l'octroi de bourses pour amdliorer les compdtences des homologues nationaux de ces spki&istes. 4. m i s a t i o n et implementation du uroiet au sein du Ministere de 1'Education. Une decision prbidentielle du 7 juin 1984 a cr& au sein du Ministbre de ]'Education un Bureau d'Exkution des Projets d'Education constitud par le Directeur G4ndral de 1'Education Nationale, le Chef du Service Administratif et Financier et des membres des Ministbres des Finances et des Travaux Publics, chargb du suivi financier et technique. La gestion courante du projet etait assurde par les moyens organiques de la Direction Gdnerale de 17Education. En 1986, le Bureau des Projets est renforcd par une dquipe pedagogique et architecturale, constitude de membres de I'Education Nationale, de membres de la coopdration technique, et d'un architecte. Un comptable, une secretaire et un chauffeur sont recrutb pour les besoins du projet. En septembre 1988, la gestion et la comptabilitddes projets sont confib h un membre de I'Assistance Technique Fran~aise. La conception de chacun des volets du projet s'est rdvdlde satisfaisante, et leur realisation a etd gdneralement conforme aux previsions initiales. De plus, de substantielles economies realisdes grace h une gestion rigoureuse des credits, ajoutees aux sornmes ddgagk par une evolution des taux de change trh favorable A l'exdcution du projet, ont permis de ddgager, h I'issue de la realisation des composantes du projet, un reliquat d'environ 2.300.000 DTS, soit 45 pourcent du credit allou6. Ce reliquat a permis la prise en charge sur le credit d'une composante identifib initialement dans le projet mais dont la realisation prevue sur le fonds saoudien de ddveloppement n'avait pu &re accomplie. Elle concernait la construction et l'auipement de 3 groupes scolaires, un dans la capitale situe A Balbala, et deux dans les chefs-lieux de district, A Dikhil et Tadjourah. A la fin de l'exkution de cette composante, un reliquat de credit equivalant 2 600.000 DTS a permis I'agrandissement de 5 ecoles rurales existantes, 2 Kalaf, Sagallou, Moudo, Guirori, Waddi, et la realisation de quelques operations urgentes h titre d'avance sur le deuxikme projet Education. a) Infrastructure - Construction de 5 groupes scolaires urbains de 12 salles de classe, 1 logement, 1 bureau, 1magasin, 1 bloc sanitaire, 1 local d'entretien et 1 cldture. - Construction de 5 h l e s rurales de 3 salles de classe, 3 logements, 1 rdfectoire, 1 dortoir, 1 bureau, 1 sanitaire, 1 magasin, 1 cldture. - Agrandissement ou r-dnagement de 9 h l e s existantes par la construction ou la refection de 9 salles de classe, 15 logements, 3 sanitaires, 1 bureau, 1 magasin, 2 refectoires, 2 dortoirs et 2 cl8tures. Au total, la capacite d'accueil des dtablissements scolaires a et6 augmentde de 84 classes. Le projet a finance le mobilier et I'dquipement complet de toutes les constructions rdalisdes, I'exclusion des logements de maitres dont-1'6quipement et le mobilier sont pris en charge directement par 1'Etat. D'autre part, le proiet a tinancd I'acquisition de 12 vehicules repondant aux besoins des chantiers et de I'administration, de materiel de chantier (dont 6 betomieres), de mobilier et d'dquipement de bureau et informatique pour le BEPE. c) Formation La premiere composante du Premier Projet Education portait sur le renforcement de I'organisation et de la gestion du systeme educatif. En ce qui concerne la formation, elle prkvoyait des bourses pour 24 hornmeslmois destinb 2 assurer la formation de deux nationaux homologues d'une part, et en conception evaluation et execution des projets d'autre part. a Des dificult6.s survenues pour le recrutement d'un expert en planification qui satisfasse aux termes de reference, ainsi que pour le recrutement d'homologues nationaux, ont entrafnd une realisation partielle et tardive des objectifs de la composante en la matikre. C'est ainsi qu'il n'a pas 6t6 possible de degager de candidature valable pour le poste d'dvaluateur et que le recrutement d'un planificateur et sa formation sont intervenus alors que les experts avaient ached leurs missions. La formation du spdcialiste en planification s'est accomplie a I'IREDU au cours d'un stage d'une dude de trois'mois effectue au dernier trimestre 1989; ce stage a 6t4 suivi d'une mission de deux semaines par un expert de I'IREDU Djibouti, notamment pour aider a la mise en place du nouveau service de la planification et son informatisation. d) Dheloppement institutionnel - L'objectif majeur de cette composante visait donc l'augmentation de la capacite de gestion du Ministhe de I'Education NationaIe dans le domaine de la prevision 2 moyen et long tenne, de la conception et de I'execution des projets et de la planification et progammation de l'aucation. Sur le plan institutiomel, la refonre de I'organigrarnme du Ministere pour y integer un service de planification et d'dvaluation rtpondait a I'objectif vise; ce service, composC de dem bureaux: organisation scolaire et enseignement privd pour I'un, etudes et evaluation pour l'autre, a BtC progressivement dote des moyens en personnels et en materiels ndcessaires a I'execution de ses aches. e) Expansion de l'enseignement primaire Les constructionset arnenagements finances par le projet ont permis la progression des effectifs suivants: Avant le projet Aprhs le praj 1986 - 1987 1 1991- 1992 Vadd1 KaLaf Saga 1Lou A cer cnlccrea. 11 Caut aJouter 1. cr4atlon de 5 porees d s dlrectmur d'4cole. 9 pastes de mattre d'arabe ec 31 poster dc PeraonneL de rrrvlcs (velLLeura de nuit et agents d'entcrtlen). f ) Etude du secteur 4ducatif A travers les travaux accomplis par les experts en evaluation et planification en collaboration avec les services du Ministere de lDEducationNationale et leur poursuite par le nouveau service de la planification de la D.G.E.N., se sont degages d'une part une conception globale structurelle et quantitative du systeme tiducatif, et d'autre part les premiers dements d'une evaluation de son rendement interne. Audela des scCnarios Clabork quant a I'evolution quantitative du syseme sur la base de diverses hypothbes de travail, ces etudes ont aussi inspire certaines des orientations du plan sectoriel tiducation visanta I'amelioration qualitative notamment par une meilleure adaptation des programmes et des mdthodes d'enseignement au contexte national. 3. La coordination et la zestion du uro& a) Les responsabilitb du coordonnateur Le coordonnateur du projet est le Directeur General de I'Education Nationale. A ce titre, il a assure la mise en oeuvre et le suivi du projet en collaboration avec ses adjoints charges des differents volets. - , b) Les relations entre le coordonnateur du projet et Ies chefs de volets Les etudes architecturdes. la preparation des dossiers d'appel d'offres de construction et le suivi des chantiers ont ete realis&, conformement aux temes de la requete du gouvernement, par les services techniques du Ministere des Travaw Publics, le Directeur de la Direction de 1'Urbanisme et du Logement &ant Directeur Adjoint du Bureau des Projets, charge du volet technique des constructions. Les dossiers d'appel d'offres d'equipement, la reception du materiel et son installation ont ete supervisk par le C.hef du Service Financier de la Direction Genetale de I'Education, adjoint au Directeur du BEPE et charge du volet administratif et financier. Le Conseiller Technique du Directeur General de IZducation. charge du volet pedagogique, a assure la mise en oeuvre et le suivi de la composante assistance technique et formations. - La tenue des cornptes du projet, la liquidation des factures et la raaction des rapports d'avancement ont et6 prepares par le personnel specifique au Bureau des Projets. L'ensemble de ces opCrations a pu Ctre exicute sans probleme relationnel particulier. c) Les relations avec Ies diffirents organismes et rninistkes Les differents organismes d'Etat et ministbres impliqu6 dans I'execution du projet ont apporte une collaboration prkcieuse a son bon ddroulement, malgre quelques lourdeurs et lenteurs administratives, en particulier au niveau du Ministere des Finances qui supervise la gestion des credits et assure le reglement des fournisseurs. Les credits ont dtC padois temporairement bloquds et les justifications comptables ont etB ricupdrees dificilement, car le Directeur des Finances, membre du Bureau d'Exbcution des projets d'Education (BEPE) ne joue pas pleinement son rdle. d) Les lgons A tirer Pour amdliorer la gestion des projets, dont les composantes sont ddj2 dCtermin6es de fa~on precise et ddtai/lde et approuvdes prdalablement par le Gouvernement, une simplification des circuits administratifs au niveau du Ministere des Finances faciliterait le respect du calendrier d'exbcution. A wavers sa premikre composante, le projet a permis que se mettent en place les moyens d'une meilleure connaissance du systkme tducatif dans ses structures, dans son fonctionnement et dam ses codts. Les instruments et les procedures elabores par les experts et ddveloppds par le responsable national de la planification ont permis la realisation d'un projet de plan sectoriel retenu par le Gouvernernent comrne schdma directeur de developpernent du systkme Mucatif. Ce plan, actualisd chaque annee en fonction notamrnent de la demande de scolarisation et des conuaintes matdrielles et budgetairs, constitue un cadre sur lequel se fondent les projets prc- 's a la decision des responsables politiques et dans lequel s'inscrivent les projets retenus en COIL- d'exdcution. Instrument de maitrise de l'existant et d'aide 2 la ddcision, le plan constitue d6sormais pour la politique de l'education nationale une refdrence permanente. S'agissq de la seconde composante, la construction et i'bquipement ae groupes scoiaires primaires en secteur urbain et d'ecoles rdgionales en secteur rural out permis de faire face 2 une croissance importante des effectifs scolarisb sans que les conditions matdrielles d'enseignement se degradent, d'autant plus que les economies rialisees sur la construction eJ 1'Cquipement d a classes prevues dans le cadre du projet ont permis d'utiliser un reliquat consdquent 2 d'autres constructions que la croissance de la population scolarisable avait rendus nkcessaires. D'une manibre gendrale, ces constructions et l'effort consenti par le Gouvernement pour recruter et former 1s instituteurs et les personnels d'mcadrement se sont traduits par une arnelioratiorrsensible du taux de scolarisation malgre l'accroissernent ddmographique. Quant 2 l'implantation d'koles regionales, elle constitue une reponse satisfaisante au problkme pose par les populations pastorales qui pratiquent le nomadisme et perrnet de scolariser notamment prb des points d'eau. Du fait de la proximite des lieux de campement les plus frequent&, elle favorise aussi la scolarisation des filles. Enfin, l'existence de cantines scolaires est un facteur majeur de la luae contre la malnutrition en rneme temps que le moyen de crier les conditions d'une education sociale et d'une pratique des regles d'hygiene ilimentaires. m. L'ACTION DE LA BANOUE, D J 2 La Banque a facilite I'extkution du projet en agrht rapidement aux deux demandes d'arnendement qui lui ont dtd soumises, l'une pour I'utilisation du reliquat, I'auke pour une rdlocation des fonds. Lea demanda de non objection ont dam la plupart des cas obtenu une rdponse clans des ddlais ass= brefs et les observations fonnul& etaientjustifik. I1 est 2 noter toutefois que l'achat de Iivres, de bibliothkques pr6vu sur le reliquat de credits n'a pu &re mend itborne fin en temps utile par suite d'un certain dirigisrne exercd par Ia Banque sur le choix des manuels et la structure des bibliothkques, obligeant le BEPE a revoir entierement un dossier d'appd d;offres pourtant etabli sur la base de dorndes fournies par des educateurs et des conseillers pedagogiques locaux et coopdrants. Le suivi du projet par la Banque a etd rdgdier ainsi qu'en tdmoigne le cdendrier recapidatif suivant des missions: Missiono effectdes mr Its reDr6smtants de llIDA Du 26 m u b r a au 5 dkcmbre 1966 par: I.A. Staa Du 15 au 20 mars 1987 par: M. 0. R u g Du 23 au 30 octobre i387 par: 0. 2-0 Du 18 fCvrier au 10 avrs 1988, mission do prb-(nluotion du D c r n i h n Projet Education et supervision du P r h i e r par: M. Rouag M. de Gaiffier M. Bourgeois (Umco) B n. nhap rn n. nezel (I Mma Kovatcheva rn Du 22 au 26 mi 1988 par: W. Roruq Du 16 au 23 octobre 1988 par: M. R u g . Du 18 mi au 4 juin 1989: mission dl6valwtion du hi*projet et de supervision du pranier par: n. ROW^ n. de Gaifficr M. A. Papinew M. Berruor (UMLCO) Du 20 au 23 n o v d r e 1989 par: M. Papineau Du 8 au 10 fevricr 1990 par: n. ROW M. A. Colliou Du 29 octobre au 4 m v d r e 1990 par: M. R u g Du 12 au 15 mi 1991 par: M. Rouag. Missions effutuCcJ h Washimton wr Ie w n o m e l du EEPC - Du 9 au 15 a v r i l 1988 par: n. A L ~1-81 ~aasan ccaptab~emu BEPE (Shinair. sur la proctdures d.dd~ais.9-t) Du 7 au 11 mi 1990 gi: M. tbrahim Ahmd MOussa - Directour-Adjoint du BEPE (Shinaire sur la proctduro de d.4ceissannt) 2. L'action du Gouvernernent au cours de I'ex6cution du uroiet - Le gouvernement a honor6 ses engagements. Les remaniements rninisteriels et les changements de Ministre de 1'Education n'ont pas eu d'irnpact negatif sur le projet, car le Gouvernement a adopt6 le plan quinquennal du MinistZre de 1'Education c o m e schema direaeur. Toutes les decisions concernant I'evolution et la restructuration du Bureau des Projets ont 6tb prises en temps utile. Le contrepartie du gouvernernent, calcul6e de faqon assez large, a 6td rigoureusement inscrite dans le budget de 1'Etat a w echeances prevues, et le Ministere des Finances a accept6 d'autoriser l'utilisation du reliquat pour financer a 100%des constructions scolaires refutdes par la Banque. - Aucun probleme n'a affect6 la qualit6 des relations entre la Banque et le Gouvernement, solidakes dans leur inter&pour la reussite du projet. Le Premier Projet Education cornportait I'intervention de deux experts. Un expert en planification et gestion previsionnelle de l'education devait assurer une mission de deux ans. En fait, le premier expert recrute n'est demeure que six mois: les travaux qu'il avait accomplis durant cette periode ne rdpondaient pas aux oojectifs de sa mission. Les credits correspondant 2 cette expertise ayant ete partiellement utilisQ pour prolonger la mission du second expert, il n'a ete possible de recruter un autre expert en planification que pour une dude de quatre mois. Le planificateur recrute a fait preuve d'une rare efficacite puisqu'il a dlabori pendant cette periode le projet de plan quinquennal de 1'Education. En ce qui concerne la conception, l'evaluation et l'ex&ution des projets, un expert a etd recrute initialement pour une periode d'un an. De fait, son sejour a kt6 prolong6 d'une annee. Son etude du systeme educatif a contribu6 a inflechir son evolution dans quelques domaines, notamment la double vacation. Les documents realis6 constituent une premiere approche de l'evaluation du systkme educatif. Cependant, son caractkre essentiellement descriptif ne permet pas de meme en relation des variables peainentes par rapport a I'evolution de ce systkme. Une etude de nature plus scientifique demeurait donc engager 2 I'achkement du sejour de I'expert. Globalement, les performances de cette assistance technique ne paraissent pas la mesure de l'effort financier consenti. I1 derneure que l'action trop breve du planificateur a Ctd decisive quant a la mise en place d'une planification efficace de l'education. Le PNUD, charge de l'execution financikre du volet Assistance Technique du Projet a appone tous ses soins la realisation de cette cornposante. Le bureau d'dtudes charge de I'audit des comptes du projet s'est acquitte de sa ache avec toute la conscience professiomelle qu'on pouvait en attendre. EVAL TI 1. 1P 'ci . s Situation du Credit au 02112191 CATEGORIE CREDIT CREDIT SOLDE ALLOUE UTILISE I Travaux de genie civil y compris le salaire 3.020.000,OO 3.295.838,73 -275.838,73 des personnels de regie 2A Materiaux de construction transport inclus 970.000,OO 867.217,23 102.782,77 2B Autres fournitures 375.000,OO 414.696,OO -39.696,dO JII Service de specialistes 130.000,OO -96.786'95 33.213'05 N Coat de l'admhktration a l'exclusion des salaires 95.000,OO 75.293,58 19.706,42 V Compte special 10.000,OO 119.588,88 390.411,12 TOTAL 5.100.000,OO 4.869.421'37 230.578,63 - - T O T A L r 2 C, ' 6 0 m 0 0 ' m P 0 Bl L P 0 P5 U C 0 P 0 0 m - 4 N UY (1 L L3 0, A rO rO m m z P L CY rl L3 - -. rn QI CY m -n C( ~5 .r Cu z m Q, QI r~ a m 0 3 v c v 0, m o '? P a 3. 5- 0 rO m v L m v 0 C 4 C, 0 Q, 0 a cc f -. LI: V1 CY -. P5 L7 3 QJ Q1 m . Y 4 m rO m CY U = P cc L? C, 4 0 0 m -. 0 L m c 3 N m v - rl P P w c vl W S C Z P i 0 0 0 0 0 4 '3 C, 5 0 L3 -. Q, ei P n u a : 2 4 m 2 0 N 2 W C, m Q L m 0," P L3 rO CY m a Ifl m m Y m v 0 v L L w e P UY 0 m - x c 59 "-5 d I - L a C 0 z 0 W s . "= Y Y -1 4 Q l c. - * 4 5 I C a C m Y 5 c o E 0 u L 0 d m & I 1 a - 3 m a I L c - 4 i. ma = a t .Z Y Y a m - a d - 6 - 5 U O ? Q U C ~ c C Q O 8 4 3 c ~ a a =. 2 L L, n VI Q a e 5 Q u m - - u I SQL -C - '. a C 3 Q Y O m < ' 6 2 ; > a E a c . z W a- s o d c 4 O d - 3 w e b! a P Y - C Y c c 3 8 - G a t C - V)

Informations clés
Type de document Project Completion Report
Date d'adoption
Pays Djibouti
Source Banque mondiale