Groupe de la Banque mondiale · Project Completion Report

Rwanda - Projet agricole de Gitarama et d’appui institutionnel au MINAGRI

Rwanda Banque mondiale
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Document de la Banque mondiale POUR USAGE OFFICIEL Rapport No 11515 RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA PROJET AGRICOLE DE GITARAMA ET D'APPUI INSTITUTIONNELAU MINAGRI (CREDIT 1669-RW) 31 decembre 1992 Division des op6rations-Agriculture Departement des pays des Grands Lacs et de l'ocean Indien Bureau regional Afrique Le present document fait l'objet d'une diffusion restreinte. I1 ne peut 6tre utilise par ses destinataires que dans l'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut etre divulguee sans l'autorisation de la Banque mondiale Taux de chan~e Poids et mesures Systhme metrique Sides et abreviations CCDPF Centres communaux de formation permanente FA0 Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture GAP Projet agricole de Gitarama ISAR Institut des sciences agronomiques du Rwanda IWACU Centre de formation et de recherche cooperative KORA Association locale d'artisans PNUD Programme des Nations Unies pour le developpement Annee buddtaire ler janvier - 31 dkcembre Bureau du Directeur general Departement de l'evaluation retrospective des operations OBJET : Rapport d'achevement du Projet de production agricole de Gitarama et de dhveloppement institutionnel du MINAGRI au Rwanda (Credit 1669-RW) Veuillez trouver ci-joint le Rapport d'achevement du projet de production agricole de Gitarama et de developpement institutionnel du MINAGRI au Rwanda (credit 1669-RW), Btabli par le Bureau regional Afrique. LIEmprunteurn'a pas fait connaltre ses observations sur les Parties I et 111. La penurie de personnel de vulgarisation et l'absence de rksultats de recherche adaptative sur les systemes d'exploitation ont amen6 a modifier le systeme de vulgarisation par formation et visites au cours de l'execution du projet. Le personnel du projet s'est alors attache a la multiplication et a la distribution de jeunes plants, qui a 6te le principal accomplissement du projet. I1 n'y a pas eu de recherches appliqu6es et la composante renforcement institutionnel du Ministere de l'agriculture n'a pas ete executee. Le projet est class6 comme non satisfaisant, sa viabilitd est consideree cornme peu probable et il n'a atteint qu'une partie de ses objectifs de renforcement institutionnel. Le Rapport d'achevement du projet est complet et instructif, mais le taux de rentabilith reestime n'est pas significatif, car il a ete calcule a partir -dlun&chantillon rBduit et d'une petite part seulement des coQts d'investissement de 1'ensemble du projet. Le projet fera l'objet d'une evaluation rhtrospective a l'issue du projet relais. Piece jointe. Le present d o c w n t f e i t l'objet dlune diffusion restreinte. I 1 ne peut etre u t i l i s 6 par ses destinataires que dans llexercice de Leurs fonctions officielles et sa teneur ne peut atre divulgude sans l'autorisation de l a Banque nwdiele. RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA PROJET AGRICOLE DE GITARAMA ET D'APPUI INSTITUTIONNEL AU MINAGRI (CREDIT 1669-RW) Table des matieres PREFACE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . i RESUME DE L'EVALUATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ii PARTIE I : POINT DE W E DE LA BANOUE MONDIALE Identite . . . . . . . . . . . . . Donnees ~enerales . . . . . . . . Obiectifs et descri~tion . . . . . Conception . . . . . . . . . . . . Execution . . . . . . . . . . . . Resultats . . . . . . . . . . . . Viabilite A long terme . . . . . . Performance de la Banaue . . . . . Performance de l1Emorunteuy . . . Performance des consultants . . . Documents et donnes du uroiet . . PARTIE I1 : POINT DE W E DE L'EMPRUNTEUR . . . . . . . . . . . . . . . 11 PARTIE I11 : -S STATISTIOUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Tableau 1 : Proiets agricoles financks Dar 1'IDA . . . . . . . . 12 Tableau2 : Chrollolonie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 Tableau 3 : Indicateurs d'execution . . . . . . . . . . . . . . . 14 Tableau 4 : A. Decaissements . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15 Tableau 4 : B. Decaissements cumulatifs. par catk~orie . . . . . 16 Tableau 5 : CoGts et financement . . . . . . . . . . . . . . . 17 Tableau 6 : Clauses de 1'Accord de credit . . . . . . . . . . . . 18 Tableau 7 : Emoloi du ~ersonnelde la Banaue mondiale . . . . . . 19 ANALYSE ECONOMIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA PROJET AGRICOLE DE GITARAMA ET D'APPUI INSTITUTIONNEL AU MINAGRI (CREDIT 1669-RW) Ceci est le Rapport d'achevement du Projet agricole de Gitarama et d'appui institutionnel au MINAGRI pour lequel le Credit 1669-RWd'un montant de 11,7 millions de DTS (d'une contre-valeurde 12,7 millions de dollars) a kt6 approuve le 28 mars 1986. Le credit est entre en vigueur le 27 fevrier 1987,huit mois plus tard que prevu. Le credit a ete cl6ture le 30 septembre 1991, a la date initialement prevue. Le dernier decaissement a Be fait le 31 janvier 1992 et le solde non dkcaisse, de 2,75 millions de DTS (d'une contre-valeurde 2,99 millions de dollars), a kt6 annule le 25 mars 1992. Le Rapport d'achevement a ete prepare conjointementpar la Division des operations - Agriculture du Departement des pays des Grands Lacs et de l'ocean Indien du Bureau regional Afrique (Preface, Resume analytique, Parties I et 111). I1 a et6 demand6 a llEmprunteurde preparer la Partie 11, mais ses commentaires n'ont pas ete recus. Le Rapport se fonde sur les observations des missions qui se sont rendues sur place en 1991 et sur les documents relatifs au projet, en particulier le Rapport d'evaluation; 1'Accord de crbdit 1669-RW;les rapports de supervision et de consultants; la correspondance entre la Banque mondiale et llEmprunteur;et les documents internes de la Banque mondiale. RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA PROJET AGRICOLE DE GITARAMA ET D'APPUI INSTITUTIONNEL AU MINAGRI (CREDIT 1669-RW) 1. Gbneralites. Le Rwanda est confronte a d'enormes contraintes : accroissement rapide de la population, Bpuisement des sols, manque de r essources naturelles et enclavement du pays. L'agriculture, qui est la principale richesse du pays, occupe 80 X de la main-d'oeuvre; c'est d'elle que viendra, a court terme, tout accroissement de la population, de l'emploi et des revenus. Le Troisieme Plan du Rwanda (1982-86) preconisait de mettre l'accent sur les exploitations agricoles. I1 prevoyait en premier lieu de reorienter la recherche agricole sur les systemes d'exploitation traditionnelle; de renforcer les liens entre la recherche et la vulgarisation; et de rationaliser les services de vulgarisation. 2. Obiectifs. Le projet avait deux objectifs principaux : tester un nouveau modele de services agricoles dans la prCfecture de Gitarama, constituant une alternative bon marche et efficace a l'approche dispersee des projets de developpement r6gional suivie jusque-la par le Gouvernement; et renforcer la capacite institutionnelle de planification, de suivi et d'evaluation du Ministere de l'agriculture. En cas de succes, le projet devait jeter les fondements d'un systeme national de vulgarisation agricole. Le projet comportait quatre composantes : la reorganisation et le renforcement des services de vulgarisation dans la prefecture de Gitarama;un appui aux organisations non gouvernementales agricoles actives dans la region (cooperatives; credit rural; ONG du secteur arisanal); le renforcement du Ministere de l'agriculture (MINAGRI); et une 6tude de l'amenagement des marais des vallees de la Nyabarongo et de 1'Akanyaru. Toutes ces composantes ont ete completement ou en partie executees,mobilisant la plus grande partie de llAccord de credit, avec l'exception de la composante renforcement du MINAGRI. 3. Execution. Toutes les composantes, a l'exception de celle du renforcement du MINAGRI, ont dte completement ou en grande partie exkcutees. Le systeme de vulgarisation agricole a ete sensiblement modifie pendant l'execution. La recherche en milieu agricole a ete realisee par le personnel du projet, mais elle a souffert de l'insuffisance de la participation de llInstitutde recherche agricole du Rwanda (ISAR). L'etude de la vallee de la Nyabarongo a ete realisee aprbs de longs retards. La composante de renforcement institutionnel du MINAGRI n'a pas ete exkcutee, le Gouvernement ....? - exigeant de financer l'assistance technique par des fonds provenant de dons.- - *- Finalement, un tel financement a Bt6 obtenu du PNUD mais il a kt4 inefficace. kt- 4. Resultats. Les resultats du projet ont ete mixtes. Bien que le systeme de vulgarisation agricole de la prefecture de Gitarama ait ete sensiblement modifie, le renforcement de son efficacite operationnelle ne s'est pas fait dans la direction souhaitee : les liens avec la recherche sont restes faibles, le programme de formation n'a ete que trbs partiellement exbcute, l'approche du sommet vers la base s'est poursuivie dans la vulgarisation, et les messages ont ete limites 8 la propagation des varietes ameliorees et a l'utilisation d'intrants au lieu d'etendre des recommandations ou pratiques culturales. En outre, la composante de renforcement du MINAGRI s'est soldbe par un echec dans la mesure ou l'assistance technique financee par le PNUD n'a pas donne de resultats durables. Cependant, les services de vulgarisation ont pu assurer une large diffusion de varietes ameliorees de manioc et de patate douce qui ont ete largement adoptees par les exploitants (les beneficiaires de la vulgarisation ont ete trois fois plus nombreux que prevu 8 l'evaluation); la production supplementaire ainsi realisee, dans le cadre d'estimations prudentes, mesurees par rapport au coQt de la vulgarisation, a donne un taux de rentabilite de 21 X (par rapport au t a u de 27 Xprevu lors de .llevaluation) pour cette composante. L'appui aux organisations non gouvernementales a donne des resultats importants et durables, et l'etude de l'amenagement des marais (Nyabarongo), en depit de retards considerables, a debouche sur des conclusions significatives, la plus importante etant que beaucoup moins de marais que l'on pensait n'etaient pas cultives et que l'amenagement de ceux qui n'etaient pas cultives coQterait tres cher. 5. Lecons : Bien que le projet ait donne dans l'ensemble des resultats heteroggnes, il a prodigue des enseignements qui ont etC utilises dans les interventions suivantes. Les principales conclusions et le~onssont resumees ci-apres : a) L'adoption generalisee mame d'un petit nombre de bons resultats de recherche peut domer un t a w de rentabilitk satisfaisant; a Gitarama, l'accroissement de production important a ete realise grlce a l'introduction de deux denrees alimentaires de base, le manioc et la patate douce. Ces accroissements de production ont diminue la menace de famine dans une zone ou la densite de population est elevee et ou les sols sont appauvris. b) La base d'un renforcement durable de la capacite de vulgarisation agricole doit reposer sur une comprehension approfondie des pratiques culturales et des contraintes telles qu'elles apparaissent au long de la saison culturale. En ce sens, le renforcement de la capacite de vulgarisation demandait un plus grand appui en methodologie de vulgarisation que n'en ont fourni le Gouvernement et la Banque. En particulier, la formation des agents de vulgarisation, les visites regulieres des exploitations et les liens entre la recherche et la vulgarisation auraient dfi ltre suivis de plus pres. En partie grlce aux le~onsde ce projet, l'appui de la Banque mondiale en methodologie de vulgarisation est. . devenu disponible et est actuellement fourni dans le cadre du" - Projet de services agricoles (CR. 2026-RW). c) I1 est egalement apparu que le service de vulgarisation dans la prefecture de Gitarama employait trop de personnel et que la rationalisation des services de terrain. en eliminant les double- emplois et en fournissant une meilleure expertise, pouvait donner des dconomies de personnel atteignant 30%. Ces le~ons font actuellement l'objet d'une reorganisation de la vulgarisation dans le cadre du Projet des Services Agricoles. d) Les deficiences de l'institut de recherche, qui sont devenues egalement plus apparentes pendant le projet, donneront lieu a une reorganisation de 1'ISAR lors de la deuxieme phase du Projet de recherche agricole (en preparation). e) Le projet a montre que l'appui aux organisations non- gouvernementales peut fournir i faible coQt des resultats satisfaisants et durables au-deli m&me de la cl6ture du projet. Ainsi le credit rural a ete etendu avec de bons taux de recouvrement; le personnel des cooperatives a ete forme; cependant les activites cooperatives et le developpement des industries artisanales ont ete freines par l'accroissement limite de la production commerciale et du revenu agricole. 6 . L'objectif specifique du projet dtait de tester un nouveau modele de vulgarisation agricole qui, s'il se revelait reussi, devait Btre reproduit a l'echelle du pays. Bien que le nouveau modele n'ait pas ete bien applique dans la prefecture de Gitarama, ces le~onsont ete prises a coeur et elles sont maintenant appliquees partout dans le pays. Nous pensons donc que l'impact (mais pas l'execution) du projet a kt6 largement positif et que les resultats sont durables. En outre, dans la mesure ou le service de vulgarisation a pu amener une augmentation mesurable et durable de la production agricole dans un environnement tres difficile, nous considerons les resultats globaux comme satisfaisants, surtout vus dans un contexte large. RAPPORT D'ACHEVEMENT PROJET AGRICOLE DE GITARAMA ET D'APPUI INSTITUTIONNEL AU MINAGRI (CREDIT 1669-RW) PARTIE I : POINT DE W E DE LA BANOUE MONDIALE Nom : Projet agricole de Gitarama et d'appui institutionnel au MINAGRI Numero du credit 1669-RW Bureau regional : Afrique Pays Rwanda Secteur : Agriculture Sous-secteur : Recherche et vulgarisation 2. Donnees nenerales 2.1 Le Rwanda est confront6 a d'enormes contraintes : accroissement rapide de la population, epuisement des sols,manque de ressources naturelles et enclavement du pays. L'agriculture, qui est la principale richesse du pays, occupe 80 X de la main d'oeuvre; c'est d'elle que proviendra, a court terme, tout accroissement de la production, de l'emploi et des revenus. Le Troisieme plan du Rwanda (1982-1986) preconisait de mettre l'accent sur les exploitations agricoles. I1 prevoyait en premier lieu de reorienter la recherche agronomique vers les systemes d'exploitation traditionnels; de renforcer les liens entre la recherche et la vulgarisation; et de rationaliser les services de vulgarisation. 2.2 Le projet a ete concu a une epoque oh la Banque mondiale voulait reformer les projets de developpement rural integre, apres avoir constate qu'ils n'etaient pas viables a long terme, par suite de leur faible impact sur la production agricole, de leur coGt eleve et de leur complexite, Avec le Projet de recherche agricole (Cr.1546-RW), le Projet de Gitarama devait refleter ce changement d'orientation. La prefecture de Gitarama devait servir de site a une operation pilote de services agricoles, desservant plus de 700.000 habitants, soit 130.000 familles paysannes ou 12 X de la population nationale, sur un territoire de 2.188 km2 (densite de 320 hab./km2), repartis entre quatre sous-prefectures et 17 communes. -l 3. Obiectifs et descriution .- --- - - - - 4 \- 3.1 Obiectifs. Le projet avait pour objectif de tester un modele de services agricoles dans la prefecture de Gitarama qui puisse 6tre reproduit a l'echelle du pays et permette d'accroitre le revenu d'environ 50.000 paysans, soit 40 X de la population de la prefecture (Partie 111, Tableau 3). Par ailleurs, le projet comprenait une composante de renforcement institutionnel visant A ameliorer la gestion sectorielle en renforcant les mdcanismes financiers ainsi que les systemes de suivi et d'evaluation des projets entrepris par le Ministere de l'agriculture (MINAGRI). 3.2 Description. La composante production agricole du projet de Gitarama prevoyait : 1. la reorganisation et la formation du personnel de vulgarisation agricole ainsi qu'un soutien logistique, s'agissant notamment de materiel et de travaux de construction; 2. un programme de recherche-developpement destine B preciser les recommandations en matiere de recherche adaptative au niveau de l'exploitation, en collaboration avec 1'Institut des Sciences Agronomiques du Rwanda (ISAR); 3. des activites connexes, notamment de soutien en faveur d'institutions de formation et de recherche, du credit agricole, de la fourniture d'intrants et des processus de transformation et de commercialisation; 4. une etude sur l'amenagement des vallees de la Nyabarongo et de 1'Akanyaru; 5. un programme de renforcement de la planification sectorielle; de la preparation, du suivi et de l'evaluation des projets; de la gestion comptable et du contrBle financier; et de la gestion administrative et budgetaire du MINAGRI; et 6. un programme de formation destine au personnel du MINAGRI. 4, Conception 4.1 Le projet a ete concu au terme d'une phase de preparation animee par une 6quipe de consultants etrangers en collaboration etroite avec le personnel du MINAGRI. La Banque mondiale a egalement consacre d'importantes ressources humaines au projet (Tableau 7.A). La Banque sfest fklicitke de la methode participative suivie a Gitarama, qui a ete jugee favorable au developpement de la capacite nationale en matiere de preparation de projets. 4 . 2 En 1984, un seminaire sur la vulgarisation avait souligne le fait que les recommandations techniques n'etaient guere adaptees aux besoins des -paysans. De la est nee l'idee que l'une des principales causes d'echec desr .- projceTs antkrieurs etait la faible place accordee aux paysans dans 1;' preparation et 1'execution des projets. Le seminaire avait egalement critique la confusion et le mauvais fonctionnement des services administratifs resultant de la profusion des projets de developpement rural integre. La Banque mondiale etait particulierement soucieuse de rkformer le systeme de developpement rural intdgre qu'elle avait contribue a lancer (Partie 111, Tableau I), mais qui n'avait pas donne les resultats attendus. 4 . 3 Partant du souhait general de voir etabli un systeme national de vulgarisation, le Projet devait appliquer les principes bien connus de a formation et visite m : deploiement rationnel des agents de vulgarisation travaillant sur le terrain pour servir de manihre optimale la population agricole du territoire (soit, en moyenne, 750 farnilles rurales pour chacun des 171 agents de vulgarisation); vocation polyvalente du moniteur; itineraires de visite predetermines; cycles de formation de d e w semaines pour les vulgarisateurs et ateliers mensuels pour les techniciens specialises. 4 . 4 Le systeme a formation et visite w pouvait etre facilement incorpore dans l'organisation administrative du territoire : chaque agent de vulgarisation sur le terrain se voyant confier un secteur (une dizaine de secteurs constituant une commune); chaque secteur etant divise en cinq ou six cellules, comptant chacune entre 50 et 200 familles et s'etendant sur un territoire pouvant etre couvert dans la journee par un agent qui se rendrait sur place toutes les d e w semaines. Ces agents devaient 6tre supervises par les responsables communaux de la vulgarisation, qui devaient assurer la formation des agents de vulgarisation sur le terrain avec 1'appui occasionnel des techniciens des unites operationnelles. Ces unites operationnelles, de creation recente et situees a l'echelon sous-prefectoralde l'administration, etaient appelees a jouer un r61e important dans la determination des themes techniques, la programmation des activites et l'administration des fonds. Des le depart, on a donc augmente les effectifs du personnel agricole sous- prefectoral. Alors qu'au niveau de la prefecture, le coordonnateur prefectoral conservait son autorite sur les divers services du Ministere, le Projet agricole de Gitarama (PAG) a ete concu come une entite juridique et comptable traditionnelle,placee sous la responsabilite d'un a fonctionnaire- dirigeant B du MINAGRI, en l'occurrence le Directeur de la promotion agricole. . 5 La conception et la supervision de la recherche adaptative devaient tre confiees sous contrat a 1'Institut des Sciences Agronomiques du Rwanda ISAR), l'execution restant du ressort des agents du projet. Alors que la signature d'un contrat entre 1'ISAR et le PAG constituait une condition d'entree en vigueur du credit, les travaw de conception d'un systeme de recherche au niveau de l'exploitation n'ont veritablement commence qu'une fois le credit en vigueur. 4.6 Pour faciliter la mise au point de techniques ameliorees, la fourniture de facteurs de production aux agriculteurs et la commercialisation de leurs excedents, le projet prevoyait de confier en sous-traitance,a des institutions specialisees, des activites connexes relevant du Bureau de promotion du projet : a w Banques Populaires, le credit agricole; a IWACU, un -.. 3- - 0. institut cooperatif de formation (puis au Centre de services aux cooperatives .- -. de-'Gitzrama), les cours de formation a la gestion destines aux cooperatives; x; ; et a une association locale d'artisans, KORA, la promotion de l'artisanat (en particulier la fabrication d'outils agricoles). 4.7 L'etude sur les vallees de la Nyabarongo et de l'hkanyaru devait evaluer le potentiel d'amenagement d'espaces marecagewr ou le Gouvernement voyait l'une des dernikres reserves de terres cultivables non encore exploitees. Le cofit des etudes etait estime a 1,2 millions de dollars. 4.8 La composante de renforcement institutionnel du MINAGRI a ete concue comme un complement A la composante de production agricole, en ce sens qu'elle devait permettre au MINAGRI de superviser et d'evaluer ses projets, ses services et ses politiques, et, partant, de formuler des strategies a partir desquelles une politique agricole nationale pourrait etre definie. Outre le financement de la Banque mondiale, cette composante devait recevoir un appui du PNUD, conformement a l'accord, en date du 2 aoQt 1986, faisant de la Banque mondiale l'agence d'execution. 5. Execution 5.1 Vulearisation. Le systeme de vulgarisation, concu au depart suivant les principes de a formation et visites * , a ete sensiblement modifie en cours d'execution. L'idee etant de toucher un pourcentage eleve de la population, les responsables du projet ont charge les agriculteurs assurant les fonctions de chef de groupe dans les Centres communaux de developpement et de formation permanente (CCDFP) de former les agriculteurs de leurs groupes, sur la base de a contrats de developpement B . D'emblee, l'approche purement incitative et le libre arbitre du paysan etaient ainsi restreints par un systeme de contrat collectif. Par ailleurs, les cycles de deux semaines de formation destines aux agents de vulgarisation et les ateliers mensuels destines aux techniciens ont 6th remplacks par des sessions de formation sans lien avec le suivi regulier de la saison culturale. Le manque d'observations de terrain et d'exercices pratiques peut expliquer le caractere superficiel des connaissances sur les methodes culturales et les cultures vivrieres et l'ignorance relative des pratiques culturales qui ont fait que les cycles de formation et les ateliers mensuels etaient vides de tout contenu. Au lieu de decomposer les themes pour en faciliter l'adoption spontanee,ne serait-ce qu'en partie ou de maniere progressive, les services de vulgarisation se sont efforces de faire adopter plus rapidement des themes, par ailleurs ma1 acceptes, en se concentrant sur un territoire plus limite. En1989, deux des quatre sous-prefecturesont ainsi ete reorganisees en a collines-pilotes eten a a cellules-pilotes a : ce systkme prevoyaitque les agents de vulgarisation concentrent leur activite sur une colline pendant une annee et que les agents sur le terrain ne desservent qu'une trentaine d'exploitations (cellules). On a ainsi pu offrir des services de vulgarisation A deux ou trois mille agriculteurs dans chaque unite operationnelle, soit a une dizaine de milliers a 1'Cchelle de la prefecture, chiffre largement en-de~ade l'objectif initial des 50.000 paysans vises. Heureusement, cependant, en 1989, face a w menaces de disette, le projet a reussi a organiser la multiplication et la diffusion a grande echelle de varietes ameliorees de manioc et de patates douces, ce qui a constitue l'un de ses plus grands succes, puisqu'il a touche bien plus des 10.000 beneficiaires de la vulgarisation (par. 6.01). - *. 5.2 Recherche-develouvement. L'ISAR n'a pas suffisamment participe 2 la phase d'execution du projet, faisant sans doute tomber quelques illusions Zi son sujet. Etant donne que les chercheurs de 1'ISAR etaient peu nombreux, manquaient d'experience et n'etaient pas en mesure de proposer rapidement des solutions concretes, le contrat passe entre 1'Institut et le Bureau du projet - aux termes duquel 1'ISAR devait effectuer trois visites par saison culturale dans la zone du projet (soit six dans l'annee), fournir du materiel genetique et former les agents du projet - aurait dii essentiellement permettre aux chercheurs de renforcer leur experience de terrain. Dansla pratique, les travaux de recherche au niveau de l'exploitation ont kt6 realises presque unilateralement par le PAG; mais l'entreprise, non soutenue par ailleurs, a fini par s'essouffler. Dans un premier temps (1986-1987), le PAG a pu mettre au point les details du programme de recherche au niveau de l'exploitation et pallier le manque d'experience de l'agronome chargb de diriger l'operation en recrutant poursix mois un expert btranger. Ce dernier, jugeant le niveau de connaissance en matiere de systemes d'exploitation insuffisant (notamment en ce qui concerne les associations et les rotations de culture), s'est borne a recommander pour 1987 des essais varietaw sur deux cultures : le haricot et le manioc. Mais faute de l'appui de professionnels competents, la recommandation d'axer la recherche adaptative sur les pratiques culturales et la mise en place de.structures paysannes de production et de distribution de semences est progressivement tombee dans l'oubli. Les techniques disponibles (bouture apicale pour les patates douces, differents procedes de taille des cafeiers, traitement des semences) sont ainsi restees meconnues. De meme, la recommandation de 1'expert etranger concernant la formation du personnel du projet aux activites de recherche en exploitation n'a pas ete suivie d'effet. 5.3 Ce qui pourrait donc caractkriser les activites de recherche - developpement, c'est qu'elles n'etaient pas suffisamment en prise sur le monde paysan. MBme l'expert Btranger envisageait de conduire les essais dans chaque commune (7.000 agriculteurs) avec seulement dix agriculteurs, sur une superficie d'un are (10m x 10m). En 1990, ces activites ont porte essentiellement sur des essais multilocaux d'amelioration varietale et des essais de fertilisation et de demonstration (soja et ananas). Au lieu de tester un grand nombre de techniques peu coQteuses axkes sur l'amelioration des pratiques culturales avec les moyens disponibles, les activites de recherche adaptative ont continue de privilegier la distribution d'intrants souvent subventionnes (notamment de materiel genetique). 5.4 Activites connexes. Le Bureau de promotion agricole du projet a sous-trait8 a des organisations non-gouvernementales la majeure partie des activites connexes recapitulkes ci-dessous : i) l'appui aux groupements et aux cooperatives; ii) le credit rural; iii) l'appui a l'artisanat; iv) la diffusion d'intrants; et v) la production de semences (boutures et plants). a) Une organisation non gouvernementale, le Centre de formation et de recherche cooperative (IWACU), a dispense sous contrat une formation a la gestion financiere aux responsables d'une quinzaine de cooperatives commerciales (s'occupant de commercialiser le cafe, le haricot et le sorgho, chacune dans une commune differente) et a aide une demi-douzaine -. - d'intergroupements (petites associations locales de paysans) a planifier leurs activites. b) Dans le domaine du credit rural, le projet a fourni au reseau des banques populaires (beneficiant du soutien de la cooperation suisse) les moyens d'installer une agence a Gitarama et d'accorder des a credits-soudures r, forme de credit h la consommation destine B soulager la tresorerie des menages dans la periode de a soudure r precedant la recolte dans la prefecture. Cette initiative a touche environ 5.000 faailles paysannes. La Banque Populaire de Gitarama a egalement fourni les fonds de roulement necessaires a la commercialisation du cafe, du sorgho et du haricot. En revanche le credit a la production agricole a ete relativement limit&, faute de demande. c) La capacite d'execution de l'association KORA a limite les activites d'appui a l'artisanat, qui ont cesse en 1989. Apres cela, le Gouvernement a sous-trait8 a IWACU, une institution plus solide, la recherche et le developpement de techniques de transformation alimentaires. d) La diffusion d'intrants (semences potageres, outils et materiel agricoles,produits phytosanitaires et engrais) a ete confiee aux cooperatives et groupements, dans une trentaine de points de vente dissemines dans la prefecture. Le Bureau de promotion assurait la fonction de grossiste. En 1988, les cooperatives et groupements ont vendu pour 35.000 dollars d'intrants, ce qui a represente un faible pourcentage de la demande (qui, selon les estimations, pouvait atteindre l'equivalent de plusieurs dollars par menage agricole, principalementpour de l'outillage et des semences potageres). Mais le manque 'de formation des vendeurs en ce qui concerne l'utilisation des produits, le coQt eleve de certains produits par rapport aux prix du marche et la faible demande de produits phytosanitaires et d'engrais a limite la portee de cette activite. e) D'abord confiee a trois fermes semencieres gerees par 1'Etat (totalisant 60 hectares), la production de semences a ete sous-traitee a partir de 1989 a des paysans, en vue de reduire les cocts et l'inefficacite. 5.5 Administration. L'administration de la composante Gitarama a souffert de la faiblesse du contrdle interne du Ministere de l'agriculture. Accapare par d'autres responsabilites, le fonctionnaire-dirigeantn'a pas pu suffisamment superviser le projet. Cependant, l'assistance technique etrangere a permis au projet d'avoir une bonne gestion financiere, malgre quelques frictions entre le fonctionnaire-dirigeant et le coordonnateur prefectoral, qui acceptaitmal que les depenses soient soumises a un contrdle centralise. En 1990, la mission d'audit a signale des deficiences dans la tenue des comptes, quoique mineures par rapport aux depenses globales du projet. Ces deficiences, qui n'avaient pas encore ete resolues a la clbture du credit, ont entrain6 le remplacement du coordonnateur prefectoral en 1991. : - . 6': - --.--51~-- Etude d'am6na~ementde la vallee de la Nvabarongo . Malgrk quelqueS- - bG retards, le projet a realise l'etude des vallees de la Nyabarongo et de 1'Akanyaru qui a ete supervisee par la Direction du genie rural du Ministere de l'agriculture et prkparee avec l'aide de consultants. L'appel d'offres a ete lance le 10 avril 1986 aupres de cinq bureaux d'etudes et les offres soumises le 22 juillet 1986. Le contrat, attribue A un bureau d'etudes frangais, la SOGREAH, a l'issue d'une longue procedure, a ete sign6 le 2 octobre 1987. En 1987, la Banque mondiale a affect6 des ressources speciales du Departement technique de la Region Afrique a la supervision de l'etude. Celle-ci a ete soumise au Gouvernement et approuvee par lui en 1989, mais n'a. pas satisfait la Banque, qui a demande un complement d'informations sur les aspects institutionnel, foncier et ecologique. Une fois revisee, l'etude a ete acceptee en 1991. La principale conclusion de l'etude a ete que, contrairement A l'opinion generale, il restait peu de marais non exploites, dont l'amenagement pouvait etre rentable. L'etude n'a identifie que quelques 15.000 hectares (ou moins de 10 X de l'aire etudiee) dignes d'etudes de faisabilite, et meme sur cette superficie, les colits d'amenagement paraissaient eleves. En consequence, la Banque mondiale a indique dans sa revue des depenses publiques du Rwanda (Rapport No 7717-RWdu 19 octobre 1989) que les travaw d'assainissement des terres marecageuses devaient constituer une priorite moins dlevde au Rwanda. 5.7 Renforcernent.Cettecomposanteaete modifiee au cours de l'execution. Des 1987, le Ministre avait demande a la Banque mondiale de surseoir a cette composante, en faisant valoir qu'il valait miewt recourir davantage aux mecanismes de don disponibles (PNUD, dons bilaterawt) qu'a un credit de 1'IDA. En 1990, le Gouvernement et le PNUD ont conclu un nouvel accord de projet (Appui a la gestion du Ministere de l'agriculture) faisant de la FA0 l'agence d'execution et portant sur la comptabilite, la gestion, le suivi et l'evaluation des projets, mais pas sur la planification sectorielle, qui etait confiee a une commission ad hoc (la Commission nationale de l'agriculture) : celle-ci a prepare un rapport tout a fait louable, mais les capacites internes de suivi et d'evaluation du MINAGRI n'ont pas ete renforcees. 6. Resultats 6.1 1. Les resultats obtenus du projet ont ete mixtes. Les previsions de l'evaluation, B savoir un t a w d'intensification de 25 X, soit 33.000 exploitations en annee 5 (voir 1'Annexe 6 du Rapport d'evaluation), n'ont pas pu dtre confirmees par les observations faites sur le terrain en 1991, notamment en ce qui concerne l'adoption de pratiques culturales ameliorees. I1 semble cependant que certains themes particuliers (multiplication rapide des plants de patate douce et de manioc, lutte contre l'erosion) aient fait l'objet d'une large diffusion; le rapport d'activite 1990 indique qu'environ 50 X des exploitations ont regu des boutures de manioc et de patates douces. Les t a w d'adoption des autres themes, qui sont recapitules dans les Tableaux D et F de llAnnexe,indiquent qu'en 1990 (annee 5 du projet), la valeur ajoutee a atteint 60 X des objectifs pour les petites exploitations (modGle N2) et 53 X des objectifs pour les exploitations moyennes, ce qui donne, en utilisant les estimations prudentes indiquees dans l'analyse economique presentee en annexe, un t a m de rentabilite economique de 21 X proche du t a w prevu lors .- 'I- *,--. de l'evaluation (23 X ) . . . . .-. - - ii' 6.2 Si l'on considere l'objectif principal du projet, qui etait d'etablir un modele de vulgarisation, les resultats sont moins probants. En definitive, le projet n'a touche qu'un faible pourcentage (Tableau 3) des 130.000 paysans que cornptait la prefecture en 1985; il n'est parvenu a diffuser qu'un petit nombre de themes, n'a pas suffisamment mobilise la recherche et n'a guere repondu a la demande paysanne, qui portait en priorite sur les pratiques culturales. Faute d'une execution systematique et rigoureuse, l'evaluation de certains principes importants de vulgarisation pose des difficultes. Compte tenu des objectifs fixes - aupenter la pertinence des messages de vulgarisation, renforcer les liens entre la recherche et la vulgarisation et axer la recherche sur les pratiques culturales traditionnelles - les resultats en matiere d'organisation et de gestion des services de-vulgarisation agricole ont bte globalement decevants. 11 est egalement apparu que le service de vulgarisation employait trop de personnel dans la prefecture de Gitarama et que la rationalisation des services de terrain, en Bliminant les doubles-emplois et en fournissant une meilleure expertise, pouvait donner des economies de personnel atteignant 30%. 6.3 Le bilan des activites connexes est egalement mixte. Les resultats ont ete positifs en ce qui concerne l'aide aux ONG dont les activites se poursuivront apres le projet (notamment les banques populaires et IWACU), et qui auront acquis, grace a leur participation au projet, une experience concrete et une capacite d'execution et de coordination renforcees. Le projet a dgalement permis d'elargir le crkdit rural, et les t a u de recouvrement sont bons. Les resultats sont moins certains pour ce qui est des associations d'agriculteurs si la production commerciale et les revenus agricoles n'augmentent pas de maniere substantielle. Enfin, l'aide du projet a la distribution des intrants (semences pour les jardins potagers, outils et produits chimiques) n'a eu qu'un impact limite (par. 5.4 (d). 6.4 Malgre son coGt eleve, l'etude de faisabilite de la Nvabaroneo est l'un des acquis indeniables du projet, qui temoigne des bienfaits d'une bonne supervision. L'etude a fortement contribue A la formulation de la politique nationale en matiere d'assainissement des terres marecageuses en en montrant le potentiel limit6 et le coQt eleve. Le coQt de l'option la plus dconomique qui a ete recommandee aurait ete de 17 millions de dollars pour assainir 8.000 hectares, soit plus de 2.000 dollars par hectare. L'une des questions soulevees par l'etude est celle de l'equite sociale de ces travaux d'assainissement qui, meme a petite echelle et a raison de 0'25 ha amenages par petit exploitant, s'eleveraient encore a 500 dollars par paysan. 6.5 Le fait que la composante de renforcement institutionnel du MINAGRI n'ait ete executee qu'en partie et avec retard a sans nu1 doute entrave le processus de supervision de la composante Gitarama. Reciproquement, les resultats mediocres de la composante de Gitarama en ce qui concerne l'organisation et la gestion des services de vulgarisation et de recherche adaptative ont retarde le renforcement attendu de la capacite institutionnelle du MINAGRI d'influencer la croissance generale de la production agricole du Rwanda. 7. Viabilite a l o n ~terme 9 - - - P" f.'.. ...-.-7.;-I----~- .-Ason achevement, la viabilite a long teme du projet n'etait pa<- '*;, assuree : malgre les bons rdsultats obtenus dans la propagation des varietes ameliorees de manioc et de patate douce, les modifications introduites pour renforcer les services de vulgarisation n'ont pas vraiment bte acceptees, et le niveau d'efficacite des service etait proche de celui qu'ils avaient avant le projet. Cependant, les le~onsde l'experience ont ete tirees : la Banque a accepte d'affecter un specialiste de la vulgarisation au Rwanda qui conseillera le Gouvernement pour ce qui est des methodologies ameliorees de vulgarisation et qui aidera B 6laborer et a mettre en oeuvre les programmes de formation dans le cadre du projet relais de services agricoles; et le Gouvernement a accepte de reorganiser les services de vulgarisation sur le modele de celui de Gitirama mais a l'echelon du pays, et d'ameliorer les liens entre la vulgarisation et la recherche dans le cadre du projet relais de recherche agricole. Ces modifications ontmaintenant ete mises en oeuvre dans tout le pays. L'impact du projet, si ce n'est son execution, a donc ete largement positif et les resultats sont viables A long terme. 8. Performance de la Banaue 8.1 Malgre une supervision constante (Tableau 6.B)' la Banaue mondiale n'a pas su mobiliser les competences necessaires a une action de vulgarisation, qui combinent (au moins) trois elements : i) parfaite maitrise du systeme de gestion , a mettre en place; ii) aptitude a conduire des seminaires d'orientation; et iii) expertise en agronomie. Si l'on disposait indiscutablement de l'expertise en agronomie, les autres e16ments faisaient defaut : pas une seule mission de supervision n'a compte un specialiste de la vulgarisation agricole. La premiere mission de supervision avait pourtant souligne la necessite de concevoir en priorite des messages peu coQteux sur les pratiques culturales. Les services de vulgarisation n'ont cependant pas tenu compte de cette reconunandation, pour la raison essentielle que le maintien du contact avec la realit& du paysan moyen ne constituait pas une priorite institutionnelle. Malheureusement, la Banque mondiale comptait peu de specialistes de la vulgarisation. Par ailleurs, dans le cas de l'etude de la Nyabarongo, l'effort de supervision a contribue a la realisation d'un produit de qualite. 9.1 La faible performance de 1'Ern~runteurdans 1'execution du projet est imputable a un manque de supervision de sa part et a sa connaissance insuffisante des principes d'organisation et de gestion de la vulgarisation. En outre, le fait que l'execution de la composante d'appui institutionnel ait pris du retard et que le fonctionnaire-dirigeant ait ete surcharge a contribue A compliquer l'administration et n'a pas permis de corriger les irregularites signalees dans les audits de 1990 et 1991. Enfin, les contraintes budgetaires qui sont apparues avec la deterioration generale de la l'economie en 1989 ont entrain6 des problemes de programmation des depenses publiques. Le projet a coQte 10 millions de dollars en cinq ans, soit environ 15 dollars par an et par menage agricole, ce qui est largement au-dessus du coQt raisonnable (moins de 5 dollars) de la vulgarisation agricole et de la recherche adaptative. En outre, la mise en place d'une politique de vulgarisation a bte freinee par le nombre 61evB des projets (plus de 80 sous la responsabilite du MINAGRI) en concurrence pour l'obtention de fonds publics. Bien que cette contrainte ait ete connue des le-dkpart, le projet n'a pas permis de s'y soustraire, faute d'aboutir a 1;- formulation d'un modele concluant de vulgarisation reproductible et peu coQteux. 10. Performance des consultants 10.1 S'agissant de la conception et de l'execution du projet, la performance des consultants a BtB jugee satisfaisante en ce qui concerne la preparation et le demarrage du projet. S'agissant de l'ex6cution du projet, leur connaissance insuffisante des principes d'organisation de la vulgarisation a pes6 sur leur performance. En outre, l'expert financier (qui a mis au point le systeme grace auquel les etats financiers ont pu 6tre etablis quelques jours aprBs la fin des exercices fiscaux) s'est egalement heurte a des contraintes exterieures : retard de la composante d'appui institutionnel; difficultes de communication entre le coordonnateur prdfectoral et le fonctionnaire-dirigeant;et absence de directives sur la gestion de la vulgarisation. Un meilleur environnement administratif aurait considerablement simplifie la gestion et le suivi des questions financieres du projet. Enfin, la performance du bureau d'etudes charge de l'etude de la Nyabarongo a finalement ete satisfaisante, au prix toutefois d'une supenrision attentive. 11. Documents et donnees du ~roiet 11.1 Les documents et les donnees afferents au projet ont generalement ete appropries, notamment l'hccord de Credit et le Rapport d'evaluation, qui ont dkfini le cadre et les lignes d'orientation necessaires a son execution. Toutes les donnkes necessaires 1 la preparation du rapport d'achevement figuraient dans les rapports de supervision, les rapports d'activite et les documents connexes. RAPPORT DtACHNEMENT RWANDA PROJET AGRICOLE DE GITARAMA ET DtAPPUI INSTITUTIONNEL AU MINAGRI PARTIE I1 : POINT DE W E DE LtEMPRUNTEUR N'a pas ete reCu. RAPPORT D'ACHEVEMENT RWANDA PROJET AGRICOLE DE GITARAMA ET D'APPUI INSTITUTIONNEL AU MINAGRI (CREDIT 1669-RW) DONNEES STATISTIOUES Tableau 1 : Proiets avrico'les finances Dar 1'IDA Hontant du credit (millions A f n & Rapport Projet de dollars) Object if dlapprobation ExCcution dlachevmnt 1. Hutara I Developpement AchevCe (Cr. 0439-RU) 3,s regiona1 1973 en 1979 Disponible 2. Quinquina Cultures Hrennes Achevee (Cr.0656-RU) 1,s 1976 en 1983 Disponible 3. BGM I DBve1oppement Achwee (Cr.0668-RU) 14,O regiona1 1976 en 1982 Disponible 4. GBK (Agro-sylvo I) For@t/elevage Achev* (Cr.1039-RU) 21.0 1980 en 1987 Disponible 5. PCCV DCveloppenient Achevee En preparation (Cr.1126-RU) 11'8 regiona1 1981 en 1988 6. BGM 11 Developpement (Cr.1283-RW) 15,O rCgional 1982 En c w r s 7. Recherche agricole Recherche (Cr.1546-RU) 11,5 1985 En cours 8. Gitarama Vulgarisation e t Achevet C i - joint (Cr.1669-RU) 12,7 services connexes 1986 en 1991 9. Agro-sylvo I 1 Foret/el wage (Cr.1811-RU1 14,1 1987 En cours 10. Services agricoles Vulgarisation e t (Cr.2026-RU) 19,9 services comexes 1989 En cours Tableau 2 : Chrmloaie Date initiale Date effective Premiere mention 1980 Evaluation 07/85 PPF (avance p w r l a 05/11/85 preparation) N6gociations 15/11/85 Approbat ion 28/03/86 Signature 23/05/86 Entree en vigueur 20/09/86 27/02/87 Achevment 31/12/90 30/09/91 CLdture 30/09/91 30/09/91 Dernier decaissement 31/01/92 Tableau 3 : Indicateurs doexicution Bananes (rejets varietes a d l i o r k s ) Manioc, patates douces (boutures am6liorees) Haricots (semences d l i o r i e s et traities) Lutte anti-erosive 80 X E levage vermifugation 3 X d it iquage 20 X insbination a r t i f i c i e l l e 2 X itables funihres 10 X Compostihre 70 X Engrais (distribu6s par PAG) 1 X Insecticides (distribues par PAG) 5 X CafC (pail lage, treitements, t a i l l e ) 75 X 1/ Source : Rapport d'activite 1990. 2/ Sur La base de toute La population de l a prifecture, s o i t environ 130.000 menages d'exploitants en 1985 (par. 2.2). Tableau 4 : A. 06caissements (Montants c ~ L a t i f sen milliers de dollars) - - - - A m h Evaluation RCalisation X G i t e r m HINAGRI Total 1985 100 50 150 1986 770 300 1.Om 1987 2.070 725 2.795 2.784 99 1988 4.320 1.425 5.745 5.276 91 1989 7.070 1.975 9.045 7.618 81 1990 9.470 2.325 11.795 9.101 77 lWl 10.200 2.500 12.700 9.680 76 Tableau 6 : 0. Dkaissemnts c w l a t i f s . wr categorie (en m i l l i e r s de DTS) Estimation de Chiffres Chiffres laivaLuation effectifs e f f e c t i f s en X des chiffres & la6valuation I. Travaux de genie civil 1.560 1.826 117 11. Vehicules et materiel 78 G i tarama 1.560 1.219 0 ISAR 30 0 7 MI MAGRI 650 65 Ill. Services de consultants et de sp6cialistes Gitirama 2.650 1.819 69 ISAR 150 9 6 MIWAGRI 280 573 205 IV. Formation Citarama e t ISAR 530 605 114 I4 I MAGR I 750 13 2 v. Intrants agricoles 80 408 510 VI. Coits d'exploitation 519 104 C i tarama 500 0 0 ISAR 30 VII. Etude Myabarongo 1.200 1-371 114 VIII. Remboursement PPF 900 498 55 IX. Mon affect6 830 0 0 - TOTAL 11.700 8.948 ' 76 3/ Y corrpris L'ajustement de change dsun montant de 64.070,05 DTS. Tableau 5 : CoDts et financement (millions de dollars) -11 La carposante d8appui institutionnet au HINAGRI que l e PNW devait financer, n8a pas 6te exkcutee. A sa place, l e Gouvernemant a o b t w l'appui du PNUD pour un noweau projet s6pare (para. 5.7) Tableau 6 : Section C 1ause Respect 2.02Cb) Compte special Clause respect& 3.01(a) Engagement de llEmprunteur Engagement marquC pour La conposante Gitareme jusqulen 1989 oir sont apparues des cmtraintes M g i t a i r e s . Pas dlengagement sur La conposante MINAGRI . Adhesion au progranme d1ex6cution de Clause respectee llAccord de c r M i t Comptes du projet (contributions du Clause respectk jusqulen 1988. A Gouvernement) partir de 1989, Les contributions M g l t a i r e s sont en retard et insuff isantes. Passation de marches Clause respectee Extension du p r o g r a m de Clause respectbe wlgarisation au-dela de La premiere sous-prefecture au plus tard Le 31 decembre 1988 en consultation avec La Banque Loyer des Logements de cadres Clause non respectee mais cette clause ne parait pas avoir suffisamnent tenu compte de La politique nationale de supplhents de traitements. Personnel pour l a compcsante appui Composante MINAGRI non executee i n s t i t u t i o m l au MINAGRI Corrposante MINAGRI Non exCcutCe Recettes du redmursement des Clause non respectee. En 1990, mtocyclettes e t mobylettes S0,3 mil1ion ont servi a f inancer les depenses de fonctionnement Contributions des cannunes Clause respectde Accords avec diverses agences Clause respectde dlex4cutim des activites connexes 4.01(a) Comptabilitd Clause respectee 4.01(b) Audit Clause respectee 4.01Cc) Releves des &penses Clause respectee 5.01 Conditions dlentree en vigueur Respectles 5.02 Date d8entreeen vigueur ReculCe (cf. Tableau 2) Amexe 4 A Responsables du projet Clause respectee pour l a conposante G i tarama Annexe 4 (1) C m i tC de gestion Clause respectee Partie I A Amexe 4 (1) Recherche adaptative : contrat avec Clause respectee Partie I B L'ISAR %- q Amexe 4 (2) - Conposante MINAGRI l o n exkut6e Q~--. Pertie I 1 Amexe 4 B Programnes de travail e t budgets Clause respectbe Tableau 7 : EmLoi du personneL de La Bansue mondiale A. En personnes-swine? B. Missions Stade du cycle Date de Journees Nombre de Specialit6 des Notation Types de du projet La terrain personnes membres de La I/ problknes mission mission 2/ Identification 03/84 4 2 Agr/Eco, Fin Preparation 02/85 14 2 Vet, Eco 05/85 30 1 Fin Evaluation 07/85 24 5 Vet, Fin, Ecag Supervision 09/86 11 2 Ecag, Agr 3/2 12/86 7 2 Ecag, Agr 3 / 2 M 04/87 2 3 Ecag, Agr, Fin 31'2 n 11/87 14 3 Ecag, Agr 3 / 2 M 05/88 10 Ecag, Agr 3 / 2 M SOGREAH 09/88 4 2 Ecag, Irr 2 / 2 12/89 7 3 Ecag, Irr, Fin 2/2 M (mi-parcours) 05/90 20 4 Ecag, Soc-Eco, Agr, 2/2 n 03/91 4 1 Fin 3 / 3 F, M Fin Ecag = Economiste agricole, Vet = Veterinaire, F i n = Anelyste financier, Irr = Ingenieur de L'irrigation. 11 La premiere note indiquel'impact general sur le developpement. La deuxibmenote Cvaluel'efficacitt globale de l'execution. L'CcheUe de notation va de 1@on) 4 (mauvais). La note 1indique que les objectifs du projet seront fondamentalement atteints. La note 2 indique que plusieurs objectifs ------mineurs-du projet ne seront peut-&re pas atteints, mais que les objectifs principaux le seront; k - justification du projet n'est pas en doute. La note 3 indique que les objectifsdu projet ne seront que partiellemeat atteints et que la justification du projet est contestable. La note 4 indique que les objectifs du projet ne seront probablement pas atteints et que le projet ne parait plus justifit. 21 M :gestiomel; F :financier L'analyse economique ex post effectude a l'aide de la methodologie de l'evaluation quelque peu simplifiee fait ressortir un t a u de rentabilite bleve (21 X ,voir Tableau A). La simplification a consist4 a n'utiliser que les d e w modeles les plus representatifs des exploitations agricoles : N2 et N4. 11s donnent une approximation suffisante de la realite. Seul le scenario sans engrais a ete utilisk, puisque les engrais n'ont guere eu de succes. Pour tenir compte de l'experience du projet, le Tableau B estime de maniere plus circonspecte que le rapport d'evaluation le nombre des a exploitations intensifiees B. Leur nombre ne change pas pour la cinquieme annee (33.000), mais pour la premiere annee, il est ramene a un cinquikme du chiffre de la cinquieme annee (par interpolation lineaire) et demeure constant au lieu de continuer a augmenter apres cette cinquieme annee (du fait d'activites plus en rapport avec la realite quant a la situation a 1'achevement du projet) . Les Tableau D et E prksentent la methodologie utilisee pour calculer l'impact du projet sur le revenu des exploitations de type N2 et N4 a partir des taux d'adoption figurant au Tableau 3 de la Partie I11 du Rapport d'achevement. Les coQts de la vulgarisation ont ete calcules d'apres le rapport d'evaluation, avec plusieurs ajustements, presentes au Tableau C. RWANDA P~ojotg~lcolodb O l I ~ b m b Rbpporl d'bcMvomenl TbMew A :Anblyu bcanornlqu imilllom do FR. prim da 19861 P m on dbvlm I44 %I a COD* d'opp. 11.161 Coins locbur 188 %I cdk 4conomlqw 1 1 2 2 t o e t o e Coiks bconrmiqu Sorrunsu Ir 1.01 1 1 lntrmu La 1.16) 2 2 Mnhd'murrb (0.61 6 6 6 6 Told d a c o b 6 8 6 8 b c o o r m i q ~ Told CoJtr bcm. projam 183 183 RWANDA Projet agricole de Gitarama Rapport d'ach8vement Tableau C : Coats du projet (millions de FR, aux prlx de 1985) ( source) 1985 1986 1987 1988 1989 1990 Total 1991 6 euiv. CoQts du projet Rapport 0 247 234 337 230 227 1275 (coQts de base) d'evaluation Provisions pour aleas technique8 Total - Coiite dtude Nyaba Solde a reporter (Tableau A) Waehington, 28 janvier 1992 RUANDA Prolet agricole de Citarama Rapport daachtivement Tableau D : Calcul du taux de r e a l i s a t i o n des o b j e c t i f s egricoles l Modtile d o e x p l o i t a t i o n : W2 SHculat ion Taux doadoption ( X ) Taux doadoption Ratio Valeur de La production agricole Previsions e f f e c t i f (XI en FR a w prix de 1985 l"evaLuation (Rapport d " a c t i v i t 6 ( a ~ e e5) 1990) Sans l e Avec Le Augmentation Augmentation X projet projet a ttendue e f f e c t i v e r6alisC (3). (6). (7)s (8)= (1) (2) (2)/(1) (4) (5) (5)-(4) (6)x(3) (7)X(6) Bananes 23 7 0,30 16.104 18.304 2.200 Lutte anti-erosive 84 myenne 0,50 2.200 1.100 Manioc 50 2,17 2.400 3.000 600 1.304 Patate douce 50 2,17 1.210 2.035 825 1.793 Haricot 4 0.17 2.381 3.694 1.313 228 Elevage bovin det iquage 20 vermlfugatlon 3 moyenne 11 sous-total Ense&le exploitation Washington, 30 janvier 1992 RUANDA Projet agricole de Gitarama Rapport d'achevement Tableau E : Calcul du t a w de realisation des objectifs agricoles nodele d'exploitation : 14 Sp4culation Taw d'adoption ( X ) T a u doadoption Ratio Valeur de l a production agricole Previsions 8 e f f e c t i f (XI en FR aur p r i x de 1985 1obvaluation (Rapport d"activite (annee 5) 1990) Sans Le Avec Le Augmentation Augmentation X projet projet attendue effective rbalisb Bananes 23 Luttc anti-brosive moyeme Manioc 23 Patate douce 23 Harfcot 23 Elevage bovin detiquage v e n i fugation myenne sous-total 33.015' 52.891 22.476 11.944 53 X Ensemble 45.685 71.218 25.533 13.568 53 X exploi tatian ; Uashington, 6 fevrier 1992 'BID e x 1 w RWANDA

Informations clés
Type de document Project Completion Report
Date d'adoption
Pays Rwanda
Source Banque mondiale