Groupe de la Banque mondiale · ESMAP Paper

Burkina Faso - Urban household energy strategy : Burkina Faso - Stratégie pour l'energie ménagère

Burkina Faso Banque mondiale
Voir le document original

Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.

Texte intégral

æ <bn x9 <b BURKINA FASO STRATEGIE POUR L'ENERGIE MENAGERE URBAINE JUIN 1991 TAUX DE CHANGE $US - 300 Francs CFA FACTEURS DE CONVERSION UTIUSES Unités générales 1 tonne d'équivalent pétrole brut (TEP) - environ 42 GJ 1 kWh - 3,6 MJ Combustible Tonne/m3 _J/kg Charbon de bois 29,0 GPL - 45,7 Kérosène 0,79 43,5 Volume de bois de feu et Unités de poids 1,0 M3 3,2 stères 1,0 stère 0,31 m3 1,0 Wa 0,80 tonne (densité) 1,0 stère 250,0 kg 4,0 stères 1,0 tonne 1,0 stère 36,0 fagots standards Volume sur pied des espèces commerciales de bois de feu En ce qui concerne les savanes naturelles non-aménagées, 60% du volume total sont constitués par des espèces commerciales de bois de feu d'un diamètre. utilisable. En ce qui concerne les savanes naturelles aménagées, 80% du volume total sont supposés être constitués d'espèces commerciales d'un diamètre utilisable. ABREVIATIONS ET ACRONYMES CAPRO Ministère du Commerce DNSV Service Extension du MET ESMAP Programme conjoint PNUD/Banque mondiale d'assistance à la gestion du secteur énergétique FAO Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l' agriculture IBE Institut Burkinabé de l'Energie MAE Ministère de l'Agriculture MEFSN Ministère de la Famille MESRS Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique MET Ministère de l'Environnement et du Tourisme SONAHBY Compagnie pétrolière nationale TEP Tonne d'équivalent pétrole TABLE DES MATIERES Paoe no RESUME ANALYTIQUE ........................ . ...................... ............. 1. INTRODUCTION ......... . ......... . ..................... ....................... 1 Il. GENERALITES ... ........... .......................... ....................... 3 A. Tendances Economiques et Démographiques .... . ........ .......................3 B. Energie et Environnement ............................................. . .... 4 Bilan énergétique ....................................................... 4 Demande d'énergie ménagère . . ................. . ..................... . .... 6 Ressources de la biomasse . ............................................. 12 Gestion de la transition du combustible .......................... . ......... .13 C. Stratégie Gouvernementale d'Energie Ménagère . . .... . .............................. 14 Energie ménagère: Un programme national ......... . ......................... 14 Cadre institutionnel et de politique ........... . ............................... 15 Ill. GESTION DE LA DEMANDE: DIFFUSION DES FOYERS AMEUORES ............... ......... .18 A. Contexte du Programme ...................................................... 18 B. Le Programme National de Foyers Améliorés ...................................... 19 Modèles de foyers ........ . ............................................ 19 C. Production et Distribution de Foyers ...... .................................. ..21 Environnement et production de foyers stimulants ............................ ..23 Commercialisation des foyers améliorés ........... . ..................... . .... ..24 D. Programmes de Foyers Améliorés: Résultats ...................................... 27 IV. PROMOTION DES COMBUSTIBLES DE SUBSTITUTION: GPL ET KEROSENE CONSOMMATION D'ELECTRICITE .... . ................. . ......................... 33 A. Contexte Politique ........ ............................................ ..33 Choix des combustibles alternatifs: GPL, kérosène et électricité. ................ ..34 B. Combustibles Alternatifs: Infrastructure et Sécurité d'Approvisionnement ............... . . . . . 36 Matériel des foyers .... ................................................38 C. Commercialisation du GPL et du kéroène. .....................................39 Structure des prix du GPL et du kérosène ............ ........................ 41 D. Utilisation du GPL et du Kérosène: Résultats du Programme ........................... 43 E. Combustibles de Substitution: Perspectives à Moyen et Long terme ...................... 45 Passage à des combustibles alternatifs modermwis: implications économiques .................... ............................... 47 V. GESTION DE LA DEMANDE ENERGETIQUE DES MENAGES: L'IMPACT DES POUTIQUES DE PRIX .......... . ......... . ............. ................ 49 A. Contexte Politique ...... . ............... .................... .............. 49 B. Politique des prix: Options et Problèmes ..... .............. .................. 50 Recettes publiques ...................................................... 50 Prix relatifs du combustible ............................................... 52 Options de politique . . . . . .............................. .............. 54 C. L'impact du Prix Economique sur la Substitution de Combustibles ........................ 55 VI. GESTION DE L'OFFRE EN BOIS DE FEU ......................... ................... 57 A. L'importance de la Gestion Forestière . . . ........................... . ............ 57 Le système urbain d'approvisionnement .................... ........ ......... . 58 Fixation des prix ........ . .... .. ......................................... 61 B. Une stratégie pour la Gestion des Formations Naturelles ........... . ................... 65 Stratégies urbaines d'approvisionnement en bois de feu ........... . ............... 67 La rentabilité de la gestion forestière ................. . ............ . ....... 70 VII. STRATEGIE ENERGETIQUE POUR LES MENAGES URBAINS: RENFORCEMENT DE LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE ................................. 78 A. Introduction ... .......................................................... 78 Une straté7,e gouvernementale revitalisée ........................ - ............. 79 B. Programme de Conservation des Combustibles Ligneux Urbains ........ ................ 85 Mesures à court terme ...................... ............................ 86 C. Programme de Substitution du Combus . ..... ..u............................. 86 Mesures à court terme ................................................... 8 D. Gestion des Formations Natureleu .r... . ........................... . ......... . .... 88 Mesures à court terme .................... ............. . ................ 90 ANNEXES Annexe I Prévisions de la demande en bois de feu ......................... ............ 91 Annexe Il Facteurs influençant la demande dénergie des ménages urbains ...................... 96 Annexe 1i Coût financier annuel de cuisson par type de combustible Famille de six personnes, Ouagadougou, 1987 . . ........................ . 103 Annexe IV La sécurité d'approvisionnement pour le kérosène et le GPL ........................ 104 Annexe V Stuctures des prix du GPL et du kérosène ............................ ........ 107 Annexe VI Principales hypothèses de pénétration du GPL et du kérosène ....................... 109 Annexe Vil Valeur économique de la substition de combustible . . . ...................... . .... 111 Annexe VIII Définir une politique de prix soutenable . . . ...... . ............................. 116 Annexe IX Textes légaux ........... ........................................... 118 Annexe X Stratégies pour rapprovisionnement urbain en bois de feu .......................... 122 A. Ouagadougou ..... . .......................... . ................... 122 B. Koudougou ........................................... . ........... 129 C. Bobo-Dioulasso ...................................................... 132 D. Ouahigouya ..... .. .. . ............................................. 138 Annexe Xi Profil d'un plan de gestion de base .......... .............. . .............. 169 Annexe XII Rentabilité de gestion des formations naturelles ................................. 170 Annexe XIII Propositions de projet- description détaillée .................................... 171 Annexe XIV Impact sur la demande en bois de feu des interventions du côté de la demande ..................... ........................... . 181 Annexe XV Valeur économique des programmes de foyers améliorés ... . .............. . .... . 182 TABLEAUX 2.1 Consommation énergétique finale par secteur, 1987 .............................. 5 2.2 Ménages urbains et ruraux/secteur traditionnel Consommation énergétique centrale - 1987 ........... ....................... ............. ...." 6 2.3 Utilisation de combustible pour la cuisson parmi la population urbaine .... . .......... . 7 2.4 Taille des ménaget et consommation moyenne pour les ménages utilisant du GPL ........ 10 2.5 Pénétration de l'électricité parmi les ménages urbains, 1987 . . . ...................... 10 2.6 Consommation de bois de feu du secteur traditionnel à Ouagadougou ................ 11 3.1 Perspe"ives de marché pour les foyers améliorés Ventes porte.à-porte et tests d'acceptabilité ............ . ........................ 20 3.2 Le "foyer Burkido" - Données de base . . . . .... ............................... 21 3.3 Structure de prix des foyers améliorés métalliques ....................... . .... . .... 22 3.4 Coûts des campagnes et ventes . . . ......................................... 26 3.5 Foyers améliorés - Taux du marché - Pénétration par ville - 1987 ....... ............. 28 3.6 Coûts et bénéfices du programme urbain de foyers améliorés ........... . ........... 32 4.1 Coût d'investissement des foyers GPL de 3 kg et 12 kg en FCFA ..................... 38 4.2 Structure de prix du GPL et du kérosne .... ............... . .......... . ...... 43 5.1 Imposition des combustibles ménagrm, 1987 ................ ..... . ............ 52 6.1 biSrtu auele et proposée pour le pdx du bois de feu ..................... - . . 63 6.2 Structure de prix proposée pour le bois de feu ........ ......................... 64 6.3 Pricipaux typee de couverts forestiers utilisés pour les carles des zones d approvisionnement urbain en bois de feu ............. 72 6.4 Estimation de la productivité annuelle des formtions naturelles dans les sites prioritaires sélectionnés deu zones dapprovisionnement en bois de feu ....... 73 6.5 Projection démographique et estimations de la demande ménagère en combustibles ligneux pour Ouagadougou ............ ... ............................ . . 74 6.6 Projection démographique et estimations de la demande ménagère an combustibles ligneux pour Koudougou . . ... . ...................................... ... .75 6.7 Projection démographique et estimations de la demande ménaère en combustibles ligneux pour Bobo-Dioulasso .................................... . .......... 76 6.8 Projection démographique et estimations de la demande ménagère en combustibles ligneux pour Ouahigouya ....... ... .... ...... ........................ 77 A2.1 , Comportement d'économie Energétique parmi les ménages urbains..................98 A2 r-e ý: L'Dépenses consacrées au bois de feu en pourcentage du revenu des ménages ... ...... 101 A7î.1 iRésultats d'une substitution durable du bois de feu ... . ........................... 112 A1O.1 Estimations du bois de feu sur pied pour les sites prioritaires se trouvant dans la zone dapprovisionnement de Ouagadougou ............ ....................143 A10.2 Estimations de la productivité annuelle des sites prioritaires de la zone approvisionnement en bois de feu de Ouagadougou ................. . .......... 144 A10.3 Estimations du bois de feu sur pied pour les sites prioritaires se trouvant dans la zone d'approvisionnement de Koudougou ..................................... 145 AIO.4 Estimations de la productivité annuelle des sites prioritaires de la zone d'approvisionnement en bois de feu de Koudougou .............................. 146 A10.5 Estimations du bois de feu sur pied pour les sites prioritaires se trouvant dans la zone d'approvisionnement de Bobo-Diouasso ....................... ....... .147 A10.6 Estimations de la productivité annuelle des sites prioritaires de la zone d'approvisionnement en bois de feu de Bobo-Doulsso .................. 148 AIO.7 Estimations du bois de feu sur pied pour les sites prioritaires se trouvant dans la zone d'approvisionnement de Ouahigouya . ............ .....................149 A10.8 Estimations de la productivité annuelle des sites prioritaires de la zone d'approvisionnement en bois de feu de Ouahegouya .............................. 150 FIGURES 2.1 Consommation ménagère de bois de feu à Ouagadoudou par utilisation finale, 1987 ..... . 8 3.1 Pénétration du marché des foyers améliorés par groupes de revenus . z = .............. 29 3.2 Niveau du revenu du ménage et pénétration de diférents modèles de foyers améliorés . , . , . 29 4.1 Pénétration du GPL par groupe de revenu - Ménages Urbains - 1987 ....... .......... 44 4.2 Utilisation du GPL et du kérosène par groupe de revenus .......................... 46 4.3 Ratios de pénétration du GPL et niveaux de consommation requis pour une demande soutenable ............. . ..................... .......... 48 5.1 Coût relatif économiqua et financier de la cuisson par type de combustible et de foyer..... 53 6.1 Impact des interventions de la demande . . ...................... ............ 58 7.1 Couverture de croissance de la demande urbaine ............... . ..... . ..... . .... 84 A2.1 Taille du ménage et consommation énergétique ....................... ... ..97 A2.2 Fréquence des différents types de repas ...................... .............. 99 A2.3 Impact du revenu du ménage sur la consommation d'énergie ....................... 100 A7.1 Imposition et Bien-étre du consommateur .............. ....... ......... . . . ..111 A8.1 Relation entre le taux de pénétration et lo prix relatif des combustibles de substitution . . ................................117 A8.2 Ensemble d'une baisse des subsides aux combustibles modemns et d'une augmentation des taxes sur les combustibles ligneux requis pour obtenir le ratio des prix relatifs en l'an 200 ............ .117 CARTES 1BRr 2248 - BURINA FASO - Occupaion du sol et ds M0sourcOs foresti&res (Octobr*oe embre 1987) Zone capproviWionnment actuee e poteniele pour Ouaadougou et Koudougou IBRD 22469 - BURKINA FASO - Occuption du sol et des ressources foretières (Novembre 1987) Zone dapprovihionnement atue et potentàiie pour Ouahgouya BRD 22470 - BURINA FASO - Occupaion du Sol g( des ressources forestières (OCtobre-Décembre 1987) Zone d'approv mw actue et pot*ene pour Bobo-Dioulsso RESUNE ANALYTIQUE 1. Ce rapport traite de la demande croissante en combustibles ligneux en tant que source d'énergie pour les ménages urbains du Burkina Faso et de son impact sur la dotation des ressources naturelles du pays. Il expose une stratégie énergétique pour les ménages urbains, basée sur les efforts en cours du Gouvernement, qui a pour but de ralentir les schémas de la consommation actuelle de bois de feu et de promouvoir la transition à plus grande échelle aux combustibles alternatifs. Cette stratégie est le résultat d'une collaboration qui a débuté en 1987 entre le Gouvernement du Burkina Faso et le Programme conjoint PNUD/Banque mondiale d'assistance à la gestion du secteur énergétique (ESMAP). Ce programme a été financé par les gouvernements de la Norvège et des Pays-Bas. Energie et Environnement 2. La politique énergétique est un instrument critique de gestion de l'environnement pour le Burkina Faso qui n'a pas de ressources connues en hydrocarbures. Le bois de feu est la principale source d'énergie et le secteur des ménages en est le principal consommateur, comptant pour quelque trois millions de tonnes par an, soit 98% de la demande en énergie primaire pour les ménages et 89% de la demande énergétique finale. Le secteur traditionnel représente 20% du total de la consommation urbaine en combustibles ligneux alors que la demande est concentrée sur quelques activités énergétiques: les brasseurs du secteur traditionnel, en général des femmes, représentent environ 12% de la consommation urbaine totale en bois de feu et 60% de la consommation en bois de feu du secteur traditionnel. La biomasse est la source énergétique prévalente même pour l'industrie où sa consommation est trois fois plus élevée que celle des produits dérivés du pétrole. 3. En 1987, la consommation énergétique globale du Burkina de 1,45 million de tonnes d'équivalent pétrole (tep) a été l'une des plus faibles au monde, qu'elle soit exprimée en termes de consommation énergétique par habitant (160 kg d'équivalent pétrole); en termes de consommation de produits pétroliers par habitant (17 kg); ou en termes de consommation d'électricité par habitant (14 kWh). Toutefois, satisfaire à ce faible niveau de la demande en produits pétroliers représente néanmoins un véritable défi pour les responsables de politique. En 1987, le coût d'importation de 133.000 tonnes de produits pétroliers s'est élevé à 47 millions de dollars US soit 16% des recettes d'exportation et 6,5% des importations totales de biens et services. En tenant compte de ces coûts et des priorités de développement pour les ressources financières rares, la transition des combustibles de la biomasse aux combustibles modernes, actuellement en cours, requiert une gestion soigneusement planifiée. En effet, le problème énergétique clé auquel le pays doit faire face est comment atteindre un équilibre écologiquement soutenable entre l'offre et la demande en bois de feu avec un minimum de conséquences pour les importations pétrolières. 4. Une série d'obstacles limite les perspectives de développement du Burkina, le haut niveau de pauvreté et la croissance démographique galopante étant sans conteste les obstacles majeurs. Ce sont également les principales causes de l'érosion persistante des ressources naturelles. On s'attend à ce - j1 - que la population totale de 9.8 millions en 1989 passe à 13,8 millions en l'an 2000. Bien qu'en 1989 la population urbaine ne représentait que 11% de la population totale, le secteur urbain est un acteur significatif de la croissance économique nationale totalisant une moyenne de 68% du PNB (prix constants en 1979) de 1982 à 1987. On s'attend à ce que la croissance économique urbaine - - et son impact sur les ressources naturelles -- augmente dans le futur. La population urbaine s'agrandit d'environ 8% par an, soit plus du double du taux de la croissance globale. D'ici la fin du siècle, la proportion de la population urbaine passera à 21% de 13.8 million, soit 2,9 millions. 5. Les combustibles ligneux continueront à l'avenir à être la principale source d'énergie pour la majorité de la population du Burkina Faso. La consommation nationale en combustibles ligneux passera de 3 millions de tonnes en 1988 à 4,5 millions en l'an 2000 et la consommation urbaine de 0,33 million de tonnes à 0,90 million de tonnes. Paralèllement, ce rapport estime que le couvert forestier décroit actuellement de 60.000 hectares par an: la déforestation pour le développement de l'agriculture s'élève à 40,000 hectares, le reste résulte des feux de brousse, de la sécheresse et de la coupe de bois pour consommation à des fins de combustible dans des forêts naturelles principalement non gérées. 6. La production globale de bois naturel est actuellement estimée à environ 10 millions de m' (6 à 7 millions de tonnes) par an. Le Ministère de l'Environnement et du Tourisme (MET) estime que la demande totale en combustibles ligneux est de 3 millions de tonnes par an, dont 2,5 millions de tonnes pour la consommation de bois de feu dans le sens où cette ressource est accessible à la population locale et correspond à la demande locale. En 1987, le déficit de 0,5 million de tonnes, représentant la différence entre la demande et l'offre disponible, a été comblé en défrichant le couvert forestier (abattage du bois vert ou du bois mort restant). La proportion attribuable aux activités connexes du défrichement agricole ou à la croissance rapide de la demande urbaine en produits de la biomasse n'a pas été établie. Politiaue Energétigue du Gouvernement 7. Le Gouvernement a reconnu l'importance de la gestion des ressources naturelles pour le développement économique dans un programme d'envergure de protection des forêts intitulé "Les Trois Luttes" qui a été lancé en 1985 dans le but de réduire l'impact des feux de brousse, du pâturage incontrôlé et de la coupe excessive de bois de feu sur son environnement naturel. Le Gouvernement a exécuté une stratégie de l'énergie domestique avec des actions complémentaires dans les domaines de (a) réduction de la demande, (b) substitution de combustible ligneux et (c) gestion de l'approvisionnement en combustible ligneux. Cette stratégie peut être caractérisée comme suit: (a) L'effort de gestion de la demande était centré sur la dissémination des foyers améliorés à bois et la promotion du GPL et du kérosène. Les initiatives de gestion de l'approvisionnement étaient centrées autour d'un changement dans la structure des prix des combustibles ligneux en faveur des producteurs de combustibles ligneux et la création de coopératives de bûcherons. (b) La politique des prix est un instrument important de ce programme. Pour des raisons budgétaires aucun subvention n'est donné aux combustibles de substitution, le GPL et le kérosène. Au contraire, le Gouvernement a augmenté les prix des combustibles ligneux en augmentant les taxes de coupe et les prix à la production dans la structure des prix officiels et en réorganisant le secteur des transports. (c) Pour atteindre les objectifs politiques, le programme repose en grande partie sur le secteur public, avec une importante implication du Gouvernement non seulement dans la recherche de support et la formation mais aussi dans les activités opérationnelles, et une confiance dans les messages politiques plutôt que commerciaux dans les campagnes de promotion. Les Résultats du Programme 8. Les cibles pour 1990 dans le domaine de la politique de l'énergie domestique établies dans le Plan de Développement étaient: (a) d'obtenir que les deux tiers de l'ensemble des ménages utilisent les foyers améliorés à combustibles ligneux; (b) avoir 32,000 ménages utilisant le foyer GPL et atteindre une consommation annuelle de GPL de 4,800 tonnes, (c) lancer les foyers GPL et kérosène sur le marché pour la population urbaine, et (d) protéger et régénérer les ressources forestières. D'importantes leçons sont à tirer de ce programme qui constitue un des efforts de l'Afrique sub-saharienne les plus ambitieux. Plus de 100.000 foyers améliorés ont été construits par la population rurale et la prise de conscience du public vis-à-vis de l'importance de la préservation de l'environnement s'est accrue. Toutefois, la conservation du couvert forestier ne semble toujours pas être une préoccupation immédiate des ménages ruraux défavorisés et, par voie de conséquence, ces derniers n'attachent pas une haute priorité aux mesures d'économie d'énergie. En outre, l'accès relativement favorable au bois de feu, tel qu'il est perçu par les femmes qui le ramassent, n'incite pas à une réduction de la consommation, ce qui handicape encore davantage les objectifs du programme. La piètre performance de pénétration des foyers améliorés parmi les ménages ruraux en est la meilleure preuve: le taux de pénétration de 70% des foyers améliorés est tombé à moins de la moitié après la première année. 9. En ce qui concerna la production de foyers, l'Institut Burkinabé de l'Energie (IBE) a réalisé de grands progrès dans la mise au point d'une vaste gamme de modèles de foyers destinés aux ménages et au secteur traditionnel. Néanmoins, les efforts entrepris pour inciter les artisans locaux à fabriquer des fayers améliorés n'ont pas eu les résultats escomptés du fait de la faible demande pour cet article et de l'interférence excessive du Gouvernement dans les activftés de distribution et de commercialisation. Le rythme des ventes de foyers améliorés à bois (6.000-7.000 par an) depuis 1987 a été inférieur à celui - iv - du remplacement des foyers ainsi qu'à la croissance de la population urbaine. La formation annuelle d'environ 12.000 nouveaux ménages, représentant un supplément annuel de 23.000 ý"nnes de bois de feu, a réduit à néant les économies de bois déjà fort réduites (15ý.000 tonnes par an) dont se réclamait le programme. La réponse des familles Burkinabé les plus pauvres a été particulièrement décevante. Parmi les ménages ayant un revenu mensuel inférieur à 20.000 FCFA, seul 18% ont fait l'acquisition d'un foyer amélioré trois-pierres et 5% seulement d'un foyer amélioré métallique. 10. Les efforts entrepris du côté de l'offre en faveur du reboisement n'ont donné que de modestes résultats. Les plantations industrielles ne se sont pas avérées rentables pour la production de bois de feu. Parallèlement, l'organisation et la mise en oeuvre de schémas de boisement villageois ont été extrêmement difficiles. D'épineux problèmes liés notamment au régime foncier, aux schémas traditionnels des cultures, aux politiques villageoises, aux tendances migratoires internes, pour n'en mentionner que quelques uns, ont compliqué davantage un sujet déjà extrêmement complexe au départ. L'introduction de techniques d'aménagement des formations naturelles et des terres boisées dégradées promet d'être le moyen le plus économique pour promouvoir des méthodes de production soutenue. Ces tentatives sont toutefois encore au stade expérimental. Le Gouvernement a préparé la voie par cette initiative en adoptant une nouvelle structure des prix du bois de feu, qui prévoit des marges plus adéquates pour les producteurs, et en encourageant l'établissement de coopératives de bûcherons. Les coopératives représentent un premier pas important dans la rationalisation de la chaîne d'approvisionnement en bois de feu mais une gestion soutenable des ressources forestières requerra une implication des bûcherons dans les entités forestières de gestion avec des droits et obligations vis-à-vis du régime foncier clairement définis; une politique de prix; les frais de recouvrement; l'utilisation du sol à plusieurs fins, etc. Un récent projet pilote, soutenu par le FAO, d'aménagement des formations naturelles dans la Forêt Nationale de Nazinon, située dans la zone d'approvisionnement en bois de feu de Ouagadougou, commence à donner des résultats positifs. Il devra, toutefois, être expérimenté à une échelle beaucoup plus large et une évaluation sérieuse devra être établie des mesures d'incitations qui seront requises pour susciter une participation populaire générale, essentielle au succès du programme. 11. D'un côté plus positif, la politique des prix a montré sa force. Suite à la réorganisation de la structure de l'approvisionnement en combustibles ligneux en 1985, les prix des combustibles ligneux ont augmenté de 60% à Ouagadougou accompagnés d'une baisse de la demande des ménages jusqu'à, en moyenne, un niveau de 9% inférieur à la demande moyenne des trois autres villes principales. 12. Le Gouvernement, par le biais de la SONABHY, la compagnie pétrolière nationale, a effectué d'importants investissements d'infrastructure en établissant des usines de mise en bouteilles du GPL respectivement à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso. En dépit de ces efforts, les activités de substitution de combustible ont été entravées par le coût élevé des combustibles modernes, l'inadéquation des foyers, le scepticisme qui entoure leur sécurité et leur commodité ainsi qu'à cause du manque de coordination entre la SONABHY, l'importateur et l'exploitant de mise en bouteilles, les compagnies pétrolières privées, les responsables de la distribution et l'IBE, chargé du développement de foyers appropriés au kérosène et au GPL. Tant le kérosène que le GPL sont utilisés principalement comme sources supplémentaires d'énergie pour la cuisson. En 1987, environ 9% des ménages des quatre villes principales avaient fait l'acquisition d'un foyer au GPL et la demande totale en GPL avait augmenté de 745 tonnes en 1985 à 1.476 tonnes en 1987. Depuis lors, la demande a stagné; pour les ménages burkinabés elle ne dépasse pas 700 tonnes, équivalant au remplacement d'environ 4.000 à 5.000 tonnes de bois de feu par an. En 1987, les foyers au kérosène pouvaient être trouvés dans environ 4% des ménages urbains et la consommation urbaine de kérosène s'élevait à près de 3.500 tonnes dont 94% pour l'éclairage, 2% pour la cuisson et le chauffage de l'eau et 4% pour d'autres usages. Nouvelles Orientations 13. Il est difficile d'identifier les forces dynamiques qui, au cours des années 1990, pourraient inverser la tendance à la stagnation du programme gouvernemental d'économies d'énergie et de substitution du combustible ligneux. La hausse escomptée du revenu par habiLant est trop peu importante en elle-même pour accélérer le processus de substitution du combustible. De plus, le volume de bois sur pied est encore suffisamment important pour satisfaire la demande croissante en bois de feu avec un minimum, voire sans pression aucune à une hausse des prix. Sans un réglage conjoncturel des politiques actuelles--en réorientant ou on étendant leur champ d'action--il est peu probable que des progrès soient réalisés au-delà des niveaux actuels. La stratégie gouvernementale de l'énergie domestique a les composantes indispensables - promotion des économies d'énergie, substitution de combustibles, gestion de l'approvisionnement en combustibles ligneux. Les estimations suivantes sont critiques à propos du succès des efforts gouvernementaux à long terme: (a) cfficacité du mode d'exécution des composantes, (b) adéquation de la structure iégale et institutionnelle et (c) la raison d'être de la politique gouvernementale. 14. Même si l'on se base sur les pl,s d'aménagement forestier et les projections actuelles de la population, une transition plus nette aux combustibles de substitution pour les centres urbains s'avérera indispensable dès le début du siècle prochain. A ce moment, la demande urbaine en bois de feu aura atteint son niveau soutenable et le GPL et le kérosène devront pouvoir répondre aux besoins en énergie ménagère pour l'ensemble des utilisateurs de GPL et kérosène de la population urbaine. Dans ce but, les consommateurs de GPL et de kérosène doivent utiliser ces combustibles comme source primaire d'énergie pour la cuisson et l'éclairage. Au cours des années 90, les initiatives de changement de combustible devront préparer l'avenir en apprenant aux ménages qui n'utilisent pas de combustibles modernes quels sont les avantages de ces derniers. Le nombre de ménages qui, en l'an 2000, consommeront du GPL et du kérosène totalisera environ 115.000 et est supposé passer à 650.000 d'ici l'an 2010. Dépendant de la contribution du kérosène, la consommation ménagère de GPL pourrait être de l'ordre de 7.200 à 8.500 tonnes d'ici l'an 2000 et - vi - atteindre des niveaux variant entre 60.000 et 115.000 tonnes d'ici l'an 2010. Alors que le passage aux combustibles de substitution sera très cher, le prix de ce passage qui, aux vues de l'évolution actuelle de la population est inévitable, sera encore plus élevé si le Gouvernement continue sur sa lancée. Quelque soit le scénario énergétique et étant donné les contraintes du pays au développement, l'énergie sera, au début du siècle prochain pour tous, plus chère. Recommandations-clés de politique et conclusions de l'Etude ESMAP/MET Redéfinir le rôle du gouvernement 15. Le haut degré d'implication directe du Gouvernement dans le secteur de l'énergie domestique dans les années 80 a permis d'atteindre d'importants résultats à court-terme mais qui restent insuffisants en égard aux objectifs d'équipement de tous les ménages burkinabè. La stagnation actuelle démontre que le progrès à long terme dépendra de la redéfinition de la balance entre l'utilisation de l'intervention directe du Gouvernement et l'utilisation de moyens politiques faisant appel aux mécanismes du marché pour atteindre les objectifs désirés. Deux principes devraient dessiner cette balance: (a) l'intervention gouvernementale est justifiée uniquement là où les manquements du marché empêchent d'atteindre les objectifs du programme; (b) lorsque de telles circonstances existent, quels obstacles légaux et/ou institutionnels constituent les principales entraves, il faudrait déterminer si leur retrait serait plus efficace au point de vue coût qu'une intervention directe du gouvernement. En règle générale le Gouvernement devrait être responsable de guider la politique et conscientiser le public en supportant l'énergie R&D, sécurisant les fonds pour les campagnes d'information et d'éducation et guidant le progrès. Des entreprises et les ONGs devraient être les principaux responsables de l'exécution des composantes de la stratégie. Attirer l'attention sur les besoins urbains en combustibles ligneux 16. Dans le passé le Gouvernement a centré ses efforts sur la promotion des foyers améliorés dans les régions rurales; en 1987, ces efforts ont été lentement déplacés vers le secteur urbain. La justification du programme rural de foyers améliorés repose sur le fait que la consommation rurale actuelle est 8 fois plus élevée que la consommation urbaine et sera toujours 4 fois plus élevée en l'an 2000. Toutefois, étant donné que la population rurale a tendance à s'approvisionner en bois mort pour pourvoir à ses besoins en bois de feu, l'impact pour l'environnement est d'une importance moindre que celui du défrichement pratiqué pour le développement de l'agriculture. Par contre, la croissance rapide du secteur urbain pose un problème bien plus sérieux pour l'aménagement des ressources naturelles et doit être au centre des efforts futurs. Alors que d'ici l'an 2000, le secteur rural comptera pour 60% de l'augmentation de la demande en bois de feu, le rythme de la croissance urbaine contribuera par la suite à modifier ce scénario: vers 2010, le secteur urbain comptera pour près de 80% de la hausse de la consommation en bois de feu. C'est - vii - pourquoi bien que les efforts actuels dans le secteur rural doivent être poursuivis, un effort accru devrait être accordé au secteur urbain. 17. La demande urbaine concentrée sur le bois de feu contribue directement à la dégradation écologique étant donné qu'une part croissante de cette ressource naturelle est exploitée exclusivement pour le marché urbain. Comme ces sites ne sont pas utilisés à des fins agricoles et qu'ils ne sont pas protégés du vent et de la pluie, la dégradation du sol est sévère et la capacité de régénération du couvert végétal est gaspillée. L'impact de la demande est déjà visible autour des grands centres urbains où l'érosion du sol et le déboisement ont affecté le proche arrière-pays. Les actions en vue de restreindre la demande urbaine en bois de feu doivent donc se voir accorder une nette priorité et être concentrées, à court terme, au plateau central de Ouagadougou où réside la majorité de la population urbaine. Economies de Combustibles Ligneux 18. La priorité opérationnelle immédiate la plus importante est de renforcer le programme d'économies de combustibles ligneux en rationalisant le programme des foyers améliorés urbains et élargissant son impact pour inclure les changements dans le comportement du consommateur. Le ratio bénéfice-coût des interventions dans ce domaine est substantiel et entre 20 et 25% de la demande potentielle peut être coupée. Pour atteindre un taux de pénétration de 80% en l'an 2000, l'approche actuelle doit être dirigée vers une activité autosoutenable, non-su.ventionnée et basée sur le secteur privé qui utilise les chaines commerciales existantes pour la production et le marketing. Des changements sont nécessaires: (a) Le MET devrait se retirer d'une implication opératiornelle directe et mettre fin à la vente des foyers améliorés par le secteur public; (b) le rôle du MET dans la promotion des foyers devrait être (i) d'identifier et financer les actions supportées par R&D en collaboration avec l'IBE, (ii) de préparer le matériel promotionnel général, (iii) assister à l'identification et la promotion des "meilleures pratiques" et évaluer les résultats. (c) Le MET devrait établir des cibles pour le niveau du taux de pénétration des foyers pour chacune des cinq villes les plus importantes et sécuriser le financement pour les opérations. Des ONGs locales possédant une expérience appropriée devrait être identifiée pour l'exécution. (d) Les campagnes de promotion ad-hoc devraient être remplacées par des efforts de promotion toute l'année. - viii - (e) La politique des prix promotionnels des foyers pendant les campagnes publicitaires devrait être abandonnée. (f) Un échantillon plus large de modèles de foyers améliorés dovrait être lancé sur le marché pour attirer plus de consommateurs par l'introduction de foyers multi-marmites, une promotion plus vigoureuse des foyers céramiques et des autres foyers plus chers et plus attirants. (g) Les besoins des groupes de revenus les moins élevés en foyers améliorés requièrent une attention spéciale pour assurer un taux de pénétration plus large. De telles mesures devraient inclure une promotion continue, même dans les centres urbains, du foyer 3 pierre amélioré. (h) La production des foyers améliorés devrait continuer à être basée sur le secteur traditionnel puisqu'il connait le plus faible coût à la production. (i) Les ventes porte-à-porte des foyers améliorés devraient être encouragées. 19. Le secteur traditionnel doit devenir une des cibles prioritaires des campagnes des économies d'énergie à cause de (a) la haute concentration de la consommation d'énergie dans certaines activités et (b) l'orientation commerciale des consommateurs d'énergie. Au départ l'action devait être centrée sur les dolotières traditionnels, qui occupent 12% de la consommation urbaine en combustible ligneux et 60% du secteur traditionnel. L'IBE a développé un type de foyer amélioré pour la production du "dolo" qui, selon les résultats des tests, peut réduire la consommation de combustibles ligneux de 30%. Une fois le degré d'acception des conscnmateurs pour un foyer précis a été établi par une série d'essais sur le terrain, ce foyer devrait être produit et distribué lors d'une campagne intensive de promotion destinée à accéder à un taux de pénétration de 80% en trois ans. 20. Promotion d'habitudes permettant d'économiser l'énergie. Le potentiel des économies d'énergie pouvant être réalisées grâce à un changement dans les habitudes culinaires est aussi important que possible par l'introduction de foyers améliorés - soit entre 10 et 20% de la consommation énergétique domestique. Le MET, en collaboration avec l'IBE et le Ministère des Affaires sociales devrait (a) exécuter des campagnes d'information destinées à promouvoir des habitudes permettant d'économiser l'énergie auprès des ménages, par exemple utilisation d'un couvercle; protection contre le vent; réduction du total de combustible ligneux après éclairage; etc, (b) en collaboration avec le Ministère de l'Agriculture et le Ministère des Affaires Sociales, promouvoir de nouvelles habitudes culinaires qui sont meilleures pour la santé et moins consommatrice d'énergie que la cuisine traditionnelle, approvisionner le marché en produits locaux. - ix - Substitution de Combustibles 21. La promotion des combustibles de substitution a le rôle résiduel de réduire l'excès de consommation qui reste là même où l'exécution des programmes d'épargne d'énergie et de gestion de l'approvisionnement est considérée réussie. Comme l'électricité n'est pas utilisé pour la cuisine, la hausse de la consommation de l'électricité n'aura aucun impact sur la demande en combustible ligneux. Le GPL et le kérosène sont, pour cela, les combustibles de substitution principaux et il faut absolument prendre des mesures pour réactiver le programme de promotion du GPL et du kérosène. En particulier les mesures suivantes sont nécessaires: (a) améliorer la coopération entre les acteurs clé; (b) augmenter le nombre de points de vente pour le GPL et (c) introduire des foyers techniquement plus adéquats et socialement acceptable sur le marché; et (d) améliorer la compétitivité des prix des combustibles de substitution. 22. L'établissement d'une coopération significative entre SONABHY (opérateur des centrales de mise en bouteille), les compagnies pétrolières privées (grossistes et détaillants) et l'IBE (promoteur des foyers) est une priorité immédiate pour la remise en vigueur du programme de substitution de combustibles. Cette coopération renouvelée doit être basée sur la compréhension de deux principes de base: (a) la promotion efficace du GPL et du kérosène est atteinte par l'établissement d'un réseau de distribution et (b) les grossistes doivent être responsables de son développement. La structure institutionnelle actuelle et les structures de prix doivent être réévaluées sur base de ce point de vue. 23. Le système de promotion actuel, par lequel SONABHY administre un fonds, réapprovisionné par une contribution dans la structure ees prix du GPL, pour financer les propositions des compagnies pétrolières pour les campagnes de promotion ne marche pas. La structure organisationnelle établie pour le GPL (entre autre l'introduction du concept de bouteille unitaire) ne donne pas suffisamment d'incitatifs aux compagnies pétrolières privées pour exécuter des campagnes de promotion. Au contraire, SONABHY devrait prendre la responsabilité directe de l'organisation des campagnes de promotion. 24. Les prototypes de foyers GPL à moindre coût développés par IBE récemment devraient être agressivement testés sur le marché et distribués. De plus le travail de développement réalisé actuellement par IBE sur les foyers kérosène de moindre coût adaptés aux exigences culinaires des Burkinabés devrait donné la priorité à l'élargissement des possibilités de substitution. 25, Les modèles de foyer GPL sur la marché Burkinabé démontrent de considérables différences par rapport à l'efficacité de leur conversion. IBE devrait tenter d'améliorer l'efficacité des foyers de faible performance par des changements dans le modèle. Les modèles de foyers inefficaces devraient être écartés du marché commercial en accord avec les compagnies pétrolières. Politique des Prix 26. C'est parce que le Gouvernement évite les subventions et tAche de faire en sorte que le prix du combustible ligneux reflète le coût à la production, que les consommateurs paient un prix presqu'économiquement correct. Néanmoins, vers le milieu des années 90, le Gouvernement aura besoin d'augmenter le prix réel de la taxation sur les combustibles ligneux pour préparer la passage à grande échelle aux produits pétroliers nécessaires. Il faut absolument éviter de subventionner le GPL et le kérosène parce qu'ils sont, potentiellement, des produits de consommation de masse et peuvent devenir une perte importante pour le Gouvernement. 27. Le Gouvernement est moins bien parvenu à donner des indications corrects aux fournisseurs. Pour certains acteurs de la structure des prix, par exemple les grossistes, les marges qui leur sont allouées sont sans rapport avec ce qu'ils devraient mettre en oeuvre pour atteindre les buts fixés par la politique gouvernementale et plus spécialement la création d'un système de distribution efficace. D'un autre côté, les marges pour les détaillants sont trop généreuse ce qui fait que les activités de détail sont aux mains des grossistes. Les anomalies, identifiées dans les différents chapitres de ce rapport, devraient être corrigées. 28. En ce qui concerne les produits pétroliers, le "fonds de stabilisation" devrait protéger le consommateur contre un flottement des prix à court terme, mais ajuster les prix selon les variations à long terme. Au niveau actuel peu élevé des prix du pétrole, les contributions au fonds ont un caractère de taxation. Cependant, si le prix international du pétrole monte, il y a un risque que le fonds devienne, à nouveau, une perte de revenu pour le Gouvernement puisque les pressions politiques empêchent le réalignement des prix nationaux aux nouvelles réalités. Le fonds peut être remplacé par un réalignement annuel de l'élément importation-prix dans la structure des prix en rapport avec ce qu'on attend des mouvements internationaux des prix pour l'année qui vient parce que la société pétrolière nationale SONABHY a le monopole des importations de pétrole. Si les prix se révèlent moins élevés, SONABHY connaitra un profit supplémentaire, si les prix se révèlent plus élevés SONABHY enregistrera une perte. Puisqu'en fin de compte, pertes et profits sont supportés par le budget gouvernemental, le résultat est similaire à celui de l'opération du fonds de stabilisation. Le consommateur est protégé contre les fluctuations des prix à court terme, mais l'ajustement aux changements à long terme se passe plus doucement. Gestion de l'Approvisionnement en Combustible Ligneux 29. Les interventions en matière de demande pourraient réduire la consommation (environ 900.000 tonnes) de 145,000 tonnes par an en l'an 2000. Etant donné les tendances projetées de la demande, la gestion des formations naturelles devra couvrir la majeure partie de l'augmentation de la demande en bois de feu, en fournissant plus de 313,000 tonnes pour satisfaire un triplement de la demande urbaine d'ici l'an 2000. Alors que les interventions en matière de demande dominaient le plan précédent et resteront importantes, la politique future devra mettre l'accent sur la gestion des formations naturelles. Puisque les schémas de reforestation commerciale ne sont pas économiquement viable, il existe deux moyens principaux d'accroître l'approvisionnement: (i) une politique énergétique étroitement coordonnée et une politique de développement agricole pour s'assurer qu'un maximum des ressources en bois provenant de la déforestation - xi - pour raisons d'expansion agricole est réutilisé comme énergie et pas simplement brûlé sur place; et (ii) accroitre la productivité des forêts naturelles par l'introduction d'une gestion des forêts naturelles. 30. Gérer les forêts naturelles est le moyen le plus efficace au point de vue coût pour augmenter la production des combustibles ligneux de façon soutenable. La rentabilité économique est moins favorable qu'au programme d'épargne des combustibles ligneux mais l'ampleur de l'intervention est substantielle: plus ou moins 70% de l'augmentation potentielle de la demande urbaine en énergie domestique jusqu'en l'an 2000 a été récupérée par l'augmentation de l'approvisionnement en combustibles ligneux. Pour réaliser cette augmentation de l'approvisionnement sans effet négatif sur l'environnement, la population rurale doit recevoir plus d'attention économique pour la protection des ressources forestières. L'issue centrale de la gestion des ressources forestières naturelles est bien connue - à cause des droits de régime foncier indéfinis: (i) il n'existe aucun intérêt acquis à protéger une ressource de base contre la surexploitation et (ii) sous un régime de marché libre, les prix des producteurs de combustible ligneux ne reflèteront pas le coût entier du remplacement. Cette situation conduit, simultanément, à une surconsommation et surproduction des combustibles ligneux. 31. Le Gouvernement a pris un certain nombre de décisions pour établir les conditions nécessaires pour promouvoir la gestion des forêts naturelles. Le Programme de Gestion du Terroir villageois examine l'ensemble des incitations à l'environnement nécessaires à la mobilisation de la volonté et l'engagement de la population rurale à protéger ses ressources naturelles. Au sein de cette structure, les coopératives de bûcherons doivent évoluer vers des entités de gestion du couvert forestier clairement définies de telle sorte que ses membres non seulement coupent le bois mais gère les ressources à long terme. La myriade actuelle des décrets légaux, dont certains sont contradictoires, entrave sérieusement les espoirs de mise en place de plans de gestion des formations naturelles. Il est entendu que le Plan d'Action pour l'Environnement examine ce problème en vue de réviser les textes légaux concernés. Le Gouvernement, avec l'aide des bailleurs de fonds, a commencé à tester des techniques de gestion des formations naturelles alternatives et, par le biais de l'activité ESMAP, a entrepris de tracer des cartes préliminaires des zones potentielles et riches en ressources ligneuses de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya et Koudougou. Les autres mesures, décrites dans ce rapport, comprennent: (a) Compléter le tracer des cartes des forêts claires nature "es avec les zones d'approvisionnement urbain, cataloguer leurs conditions actuelles et évaluer leurs productivités potentielles sous les conditions de gestion; (b) Préparer des plans de gestion détaillés pour les régions identifiées pour la gestion des forêts naturelles, stipulant, entre autre, les paramètres techniques du plan forestier; (c) Organiser les coopératives de bûcherons en des entités de gestion des formations naturelles et définir les arrangements en ce qui concerne le régime foncier, le coût du recouvrement, l'utilisation - xii - à des différentes fins des zones de gestion et autres droits et obligations des coopératives et du Gouvernement nécessaires à l'accession aux cibles de gestion; (d) Introduire un système de taxes de permis de coupe différentielles pour les zones gérées et non-gérées et pour le bois provenant d'opérations de déboisement pour l'agriculture; le combustible ligneux provenant des zones non-gérées devra supporter des taxes plus élevées ainsi que le combustible ligneux provenant de régions proches des villes; (e) Créer un Groupe de Travail sur les combustibles ligneux en zone urbaine qui devrait, entre autre, travailler en liaison avec le Ministère de l'Agriculture en ce qui concerne le recouvrement des combustibles ligneux lors du déboisement; (f) Entreprendre des projets pilotes dans les différentes zones d'approvisionniient urbain pour tester les techniques de gestion et les moyens de gestion coopérative; et (g) Mettre en place des moyens de surveillance pour évaluer les résultats des efforts pilotes. Proposition de Programme d'Investissement dans l'Energie Domestique Urbaine 32. Ce rapport établit et décrit un programme d'opportunités d'investissement qui pourrait aider le Gouvernement à atteindre les objectifs décrits ci-dessus. Il est recommandé que le programme soit considéré comme faisant partie intégrante du Plan D'action Nationale pour l'Environement. Pour l'an 2000, ce programme devrait viser à ce que: (a) 80% ou 220.000 ménages urbains utilisent les foyers améliorés consommant des produits de la biomasse pour couvrir la plupart de leurs besoins de cuisson; (b) 100% des "dolotières" utilisent le foyer Burkido; (c) 41% ou 115.000 ménages urbains utilisent les foyers au GPL et au kérosène pour couvrir leurs besoins auxiliaires de cuisson; et (d) au moins 50% du bois de feu commercial soient produits par les coopératives de gestion des formations naturelles. 33. La réalisation des objectifs stratégiques nécessitera de la part du Gouvernement qu'il entreprenne: (i) des actions à court terme à peu ou pas de frais qui démarreront le processus de réalignement de politique et (ii) des activités d'investissement pour mettre en oeuvre la nouvelle stratégie urbaine d'énergie des ménages à l'aide de financement extérieur. Ces investissements potentiels, qui renforceraient les programmes d'énergie ménagère en cours, sont - xiii - présentés au tableau ci-dessous: PROPOSITONS DE PROJET Titre du Projet Estimation du coût Période de Source de total en $US mise en place financement Programme de conservation du combustible Projet d'économie du bois de feu urbain 1.500.000 2 ans A déterminer Evaluation des besoins institutionnels et de formation 100.000 12 mois A déterminer Programme de substitution inter-combustibles Projet de renforcement de l'infrastructure du GPL 700.000 12 mois A déterminer Projet de commercialisation et de développement de foyers au GPL 100.000 10 mois A déterminer Options de promotion du kérosène 40.000 6 semaines A déterminer Aménagement des formations naturelles Atelier pour l'amélioration de la coordination inter-agences 45.000 6 semaines A déterminer Projet d'aménagement villageois des jachères anciennes et forêts dégradées 5.000.000 5 ans A déterminer 34. Le programme de stratégie et d'investissement exposé dans le présent rapport est conforme aux recommandations énergétiques et écologiques de l'Etude des Perspectives à Long Terme pour l'Afrique (EPLT). L'EPLT met en lumière la nécessité de faire face à la demande d'énergie ménagère pour la majorité de la population de l'Afrique sub-saharienne qui utilise actuellement du bois de feu et qui pourrait continuer ainsi à long terme. L'étude met l'accent sur la nécessité d'étendre l'utilisation des foyers améliorés au bois de feu ainsi que d'encourager la transition aux combustibles alternatifs. L'EPLT souligne l'importance d'identifier et d'expérimenter les différentes alternatives d'aménagement forestier pour protéger la base écologique et pour créer un environnement qui encouragera une vaste participation populaire nécessaire à la réalisation de cet objectif. I. INTRODUCTION 1.1. En avril 1985, le Burkina Faso a lancé un vaste programme de protection forestière intitulé 'Les Trois Luttes" en vue de réduire l'impact des feux de brousse, du pAturage incontrôlé et de la coupe excessive de bois de feu sur son environnement naturel. Le Gouvernement a entrepris en même temps une campagne de conservation des combustibles ligneux basée sur la diffusion à grande échelle des foyers améliorés et de la promotion de GPL en tant que combustible de substitution. 1.2. L'Evaluation Energétique PNUD-Banque mondiale pour le Burkina Faso (Burkina: "Problèmes et Options du Secteur Energétique - janvier 1986) a soutenu la voie prise par la politique du Gouvernement et a reconnu que le secteur ménager représente le principal utilisateur d'énergie. Bien qu'elle ne soit pas la seule ou principale cause du déboisement, la demande en bois de feu a été reconnue comme étant la source d'une pression croissante exercée sur une écologie déjà fort fragile. L'évaluation a mis en garde contre le fait que l'urbanisation, dans une économie essentiellement agricole, constituait un facteur d'épuisement des réserves de bois sur pied. Le rapport a souligné la nécessité de développer une stratégie de gestion de l'énergie ménagère urbaine afin de renforcer les efforts gouvernementaux en cours dans les régions rurales. 1.3. A la demande du Gouvernement du Burkina Faso, et avec l'assistance financière du Gouvernement de la Norvège (équivalant à 655.000 $US) et par après du Gouvernement des Pays-Bas (100.000 $US), le Programme conjoint PNUD/Banque mondiale d'assistance à la gestion du secteur énergétique (ESMAP) a entrepris de préparer une stratégie de l'énergie des ménages urbains et un programme d'actions qui a débuté en 1986. L'objectif était de concevoir une stratégie accompagnée d'un programme d'investissements en vue de satisfaire à la demande urbaine en énergie au coût le plus bas tout en limitant, dans la mesure du possible, les importations des produits et de l'équipement pétroliers. 1.4. Le programme a été exécuté en deux phases: La Phase I, qui s'est déroulée d'octobre à décembre 1986, a été consacrée à une revue de la situation de l'énergie des ménages urbains; à l'examen des stratégies et projets en cours de conservation de l'énergie ménagère et de substitution du combustible et à la préparation d'un document de projet détaillé en vue de définir les actions prioritaires qui devront être mises en oeuvre au cours de la Phase II. Le travail de terrain de la Phase II a démarré en août 1987 et a été conclu en décembre 1989.1 Tout au long de l'étude, l'ESMAP et ses consultants ont travaillé en étroite collaboration avec le Ministère de l'Environnement et du Tourisme (MET) ainsi qu'avec d'autres institutions burkinabèes. 1.5. Les principaux résultats de cette activité comprennent: (a) La création d'une base de donnée Le rapport a été rédigé par Carolyn S. Tager (Chargée de L'étude ESNAP) et Wolfgang Mostert (Economiste de l'énergie) et Joséphine Arpaittange (ConsuLtant). Au sein du Ministère de L'Environnement et du Tourisme, L'étude a été coordonée par M. Samir Amous (ConsuLtant Statisticien de L'Energie). -2- une enquête énergétique de plus de 1.100 ménages dans cinq villes principales. (b) Des études de la demande (i) des campagnes pilotes de promotion des foyers améliorés à bois à Ouahigouya et Koudougou; (ii) l'expérimentation de ventes porte-à-porte de foyers améliorés à bois; des tests d'acceptabilité des foyers à Ouagadougou. (c) Des études de l'offre (i) l'expérimentation de l'efficacité des foyers (foyers améliorés à bois, au kérosène et au GPL); (iî) une étude de la structure de production et de commercialisation des foyers améliorés; (iii) une étude sur la distribution des produits pétroliers; et (iv) une étude sur la gestion forestière et la préparation de stratégies d'aménagement forestier pour les quatre principaux centres urbains du Burkina. -3- II. GENERALITES A. Tendances Economiques et Démographigues 2.1. Avec un PIB par habitant de 297 $US en 1987, le Burkina Faso est un des pays les plus pauvres au monde, son développement étant entravé par ure série d'obstacles naturels. L'agriculture est l'activité économique la plus importante, employant environ 90% de la population et comptant pour un tiers du PIB et pour virtuellement l'ensemble des exportations. Pourtant, les ressources naturelles dont dépend la production agricole sont maigres et de plus en plus vulnérables aux effets d'une croissance démographique rapide. Les sols sont généralement peu profonds, pauvrement structurés et aisément dégradés par les méthodes traditionnelles de culture. La pluviosité est rare et très variable, tant entre régions que d'une année à l'autre. Le pays a localisé d'importants dépôts de minerais mais sa position enclavée et son réseau de transport mal entretenu rendent leur coût d'exploitation relativement élevé. 2.2. Une croissance annuelle de la population d'environ 3,3% est considérée par la plupart des planificateurs du développement comme étant le principal défi du pays à la promotion d'une utilisation soutenue de ses ressources naturelles. La distribution inégale de la population constitue également une contrainte et se fait ressentir au niveau du déclin des périodes de friche, de l'accélération du déboisement et de la détérioration de la fertilité des sols, plus spécialement sur le plateau central. Une proportion, relativement peu importante mais en hausse rapide de la population, vit dans les régions urbaines, comptant pour environ 11% de la population globale de 9,8 millions en 1989. Le taux actuel de la croissance urbaine d'environ 8% l'an s'élève à plus du double du taux de croissance de la population globale et n'indique aucune signe de ralentissement. D'ici la fin du siècle, la population totale devrait atteindre au moins 12,5 millions, avec une proportion urbaine atteignant environ 21% du total, soit 2,4 millions. Ouagadougou, la capitale et ville principale, comptait pour environ 50% de la population urbaine en 1985 et son taux annuel de croissance était en moyenne de 9,5% entre 1975-1985. Bobo-Dioulasso, la seconde ville en importance avec une population d'environ 231.000 habitants, comptait pour 25% de la opulation urbaine avec une croissance annuelle de 7%. Ces deux villes devraient au moins tripler en importance au cours des 15 années à venir, sous l'impulsion d'une croissance naturelle élevée de la population et d'une migration interne incontrôlée. 2.3. La part de l'activité économique dans les centres urbains est frappante si l'on tient compte du faible niveau d'urbanisation. Au cours de la période 1982-1987, les activités basées en milieu urbain représentaient en moyenne 68% (28% pour les activités industrielles et 40% pour les activités du secteur des services) du PIB (prix constants 1979), soit presque exactement l'inverse de la situation de 1960. En dépit des progrès notables d'une production agricole en plein essor au cours des années 1982-1987 et d'un ralentissement de la croissance des secteurs manufacturiers et tertiaires, l'importance du secteur urbain pour la croissance économique globale n'ira pas en s'atténuant. En fait, au fur et à mesure que la politique de développement - 4 - national ira dans le sens de la création de conditions plus favorables à la croissance du secteur privé, le rôle économique du secteur urbain sera davantage rehaussé. L'effet négatif de ce scénario est l'augmentation annuelle du nombre de résidents urbains d'environ 80.000 à 90.000 chaque année et les pressions exercées par ce nombre sur des conditions de vie et de travail déjà détériorées. L'impact de cette explosion démographique est visible dans l'arrière-pays des principaux centres urbains, spécialement à OuagRdougou, ou la dégradation du sol et l'érosion se font le plus sérieusement ressentir sous l'effet combiné du défrichement agricole et de la demande galopante en bois de feu pour l'énergie. B. Energie et Environnement 2.4. Le Gouvernement est particulièrement concerné par l'accélération de l'épuisement de ses ressources naturelles et par la nécessité d'agir fermement et rapidement. Il n'est, de ce fait, pas surprenant que la mise en application d'un programme visant à inverser le déclin écologique se trouve en situation prioritaire, depuis le début des années 1980, à l'agenda du développement du pays. Cet engagement était un objectif explicite du Plan Quinquennal 1986-1990 ainsi que (1) le contrôle de la croissance démographique et de la migration, (2) la réalisation d'un approvisionnement alimentaire assuré, (3) l'amélioration de la gestion économique et (4) l'amélioration du rôle des femmes dans le développement. Un large groupe de bailleurs de fonds internationaux et bilatéraux ainsi que des Organisations Non-Gouvernementales (ONG) ont endossé cette priorité par le biais d'une série de programmes qui ont débuté dès 1985. Plus récemment, le Gouvernement a fait directement appel à l'aide de l'Agence Internationale de Développement (AID) en vue d'élaborer un plan national compréhensif et coordonné pour l'environnement ainsi qu'un programme d'investissements. Bilan énergétique 2.5. La politique énergétique est un instrument critique de la gestion du milieu pour le Burkina Faso étant donné que le bois de feu constitue la source principale d'énergie. Le secteur ménager est le consommateur le plus important de bois de feu, comptant pour 3 millions de tonnes par an et pour 98% de la demande en énergie primaire des ménages. La consommation d'énergie par secteur et type de combustible est illustrée au Tableau 2.1. Reflétant le faible niveau d'urbanisation du Burkina Faso, le secteur des ménages (y compris le secteur traditionnel des activités productives) comptait pour 88% de la consommation nationale finale d'énergie en 1987, suivi du transport avec 6%, de l'industrie et de l'agriculture avec 4% et du secteur public avec 1%. Tableau 2.1 Consommation énergétique finale par secteur, 1987 (000 de top) Secteur Biomasse Produits Electuicité TOTAL Pétrolers Ménages 1256 13 12 1281 Transport - 85 - 85 Industrie 39 12 21 72 Secteur public - 9 2 11 TOTAL 1295 119 35 1449 Source: Estimations ESMAP. La consommation électrique reflète uniquement les ventes SONABEL vu que rampleur de fautoproduction d'électricité n'est pas connue, quoique probablement minime. 2.6. La consommation de combustibles de la biomasse représente 89% de la consommation finale d'énergie, les produits pétroliers 8% et l'électricité 2%. La biomasse est consommée principalement sous forme de bois de feu (91%); suivi par les résidus agricoles (5%), la bagasse (3%) et le charbon de bois (1%). Il est important de noter que bien que le secteur ménager soit le consommateur prédominant de combustibles d'origine végétale, la biomasse reste la source d'énergie qui prévaut même dans l'industrie où la consommation est trois fois aussi importante que la consommation de produits pétroliers. 2.7. En 1987 la consommation globale d'énergie du Burkina qui s'élevait à 1,45 million de tonnes d'équivalent pétrole (tep) était une des moins importantes au monde, qu'elle soit exprimée en termes de consommation énergétique par habitant (160 kg d'équivalent pétrole), en termes de consommation de produits pétroliers (17 kg); ou en termes de consommation électrique par habitant (14 kWh). Toutefois même la satisfaction d'une demande aussi faible en produits pétroliers représente un véritable défi pour les responsables de politique. En 1987, le coût d'importation de 130.000 tonnes de produits pétroliers2 s'est élevé à 47 millions de dollars US, soit l'équivalant de 16% des recettes d'exportation et de 6,5% des importations totales de biens et services. Etant donné les coûts élevés et les priorités de développement, la transition des la biomasse aux combustibles modernes doit être planifiée soigneusement. En effet, étant donné les contraintes bien connues au développement du Burkina et les perspectives futures de la croissance économique, le problème énergétique clé auquel le pays doit faire face est de savoir comment réaliser un bilan énergétique soutenable entre la demande et l'offre en bois de feu avec -n minimum de conséquences pour les importations pétrolières. La consommation de 1987 était plus élevée: 153.000 tonnes. -6 - ande d'énergie ménagère 2.8. Alors que la demande urbaine en énergie ménagère augmente plus rapidement, la consommation d'énergie ménagère au Burkina Faso est dominée par le secteur rural. La consommation d'énergie pour les ménages ruraux est environ huit fois plus importante que celle du secteur urbain tel que le démontre le Tableau 2.2 ci-dessous. Tableau 2.2: Ménages urbains et ruraux/Secteur traditionnel Consommation énergétique centrale, 1987 a/ (tonnes, électricité = GWH) Bois de Charbon Résidus feu de bois agricoles GPL Kérosène Electricité Ménage rural 2.700.000 - 200.000 - 7.600 n.c. Ménage urbain 252.000 12.000 - 660 3.600 35 Secteur traditionnel urbain 41.000 2.000 - n.c. n.c. n.c. Total 2.993.000 14.000 200.000 660 11.200 35 g/ Consommaion d'électricité = extrapolation des données 1986 de SONABEL Autre consommation annuelle par habitant = consommation rurale de bois de feu = 365 kg; consommatin caes ménages urbains = résultats des enquêtes de consommation ESMAP/MET dans les quatre villes principales; autres villes = 235 kg de bois de feu + 11 kg de charbon de bois; secteur tradionnel urbain = extrapolation des enquêtes ESMAP à Ouagadougou pour toutes les villes. Si l'on se base sur l'hypothèse selon laquelle les facteurs influençant la consommation d'énergie ménagère seront maintenus constants au cours de la prochaine décennie, que la croissance annuelle de la poplation sera de 3,3% et que la croissance de la population urbaine sera de 8%, la consommation rurale de biomasse s'élèvera à 3,8 millions de tonnes d'équivalent bois de feu3 et la consommation urbaine de bois de feu à 0,9 million de tonnes en l'an 2000.' Cependant, après l'an 2000 la situation se modifie sous l'impact de la croissance Avec un contenu énergétique estimé de 2.500 Kcat/kg, La consommation de 200.000 tonnes de résidus agricoles en 1987 et de 250.000 tonnes en l'an 2000 correspond à une "économie" de bois de feu de, respectivement, 130.000 tonnes et 160.000 tonnes. Le charbon de bois provient de deux sources: (a) en tant que résidu de la combustion du bois de feu (principalement du secteur traditionnel de la brasserie) et (b) de la carbonisation commerciate du bois de feu. Si l'on suppose que 15% du contenu énergétique du bois de feu utilisé pour ta production de bière par te secteur traditionnel se trouve dans les "résidus" commerciatisés du charbon de bois, l'approvisionnement en 1987 en provenance de cette source s'est élevé à 2.500 tonnes. En l'an 2000 t'approvisionriement s'élèvera à 6.000 tomes (hausse équivalente à La croissance de la population urbaine). Sur base de ces hypothèses, la production commerciale de charbon de bois peut donc être estimée à environ 8.000 tonnes en 1987 et augmentera à environ 26.000 tonnes en l'an 2000. Au taux de carbonisation de 20%, ceci se traduit par une utilisation de 40.000 tonnes de bois de feu en production primaire en 1987 et 130.000 tonnes en l'an 2000. - 7 - continue de la population urbaine: environ 80% de la hausse potentielle de la demande en bois de feu entre 2000 et 2010 proviendra du secteur urbain (voir Annexe I). 2.9. Tel que démontré au Tableau 2.3 ci-dessous, la structure de la consommation de bois de feu pour la cuisson dans les principaux centres urbains du Burkina reflète les racines rurales de la population, son faible niveau de revenu et le coût élevé des combustibles modernes. Seule une minorité des ménages urbains utilisent des combustibles modernes pour couvrir quelques uns ou l'ensemble de leurs besoins en énergie. Tableau 2.: Utilisation de combustible pour la cuisson parmi la population urbaine Bois de feu 91% Charbon de bois 64% GPL 7% Kérosène a/ 7% Résidus végétaux 1% a/ Utilisation pour éclairage non compris Source: ESMAP 2.10. L'enquête ESMAP/MET sur l'énergie des ménages a démontré que les ménages cuisaient en moyenne 1,5 repas chaud par jour et que cet usage compte pour environ 3/4 de la demande urbaine en énergie ménagère à Ouagadougou ainsi qu'à Ouahigouya (la plus rurale des quatre villes principales). La structure de l'utilisation d'énergie ménagère à Ouagadougou est illustrée à la Figure 2.1: - 8 - Figure 2,: Consommation ménagère de bois de feu à Ouagadougou par utilisation finale - 1987 Remèdes (3,9%) Repassage (1,1%) Chauffage de l'eau (22,8%) Thé (0,5X) Cuisson (71,8%) Source: ESMAP/MET Enquêtes de l'énergie domestique, 1987 2.11. Les ménages urbains consomment en moyenne 644 grammes de bois de feu et 30 grammes de charbon de bois par habitant et par jour, soit un total de 693 grammes par habitant/jour d'équivalent bois de feu (sur base calorifique). Les écarts saisonniers de la consommation entre la saison froide (décembre à février) et la saison chaude (le restant de l'année) sont relativemen -modestes, variant entre 3% à Ouahigouya et 13% à Bobo-Dioulasso. Les écarts régionaux de la consommation de bois de feu et de charbon de bois sont plus importants: la consommation est la plus basse à Ouagadougou avec 658 grammes/par habitant/jour et la plus élevée (+ 23%) à Ouahigouya avec 838 grammes d'équivalent bois de feu par personne et par jour, La préparation de remèdes utilise moins d'énergie à Ouagadougou qu'à Ouahigouya du fait de la consommation plus élevée de médicaments modernes. La disponibilité relativement importante de bois de feu et l'opportunité d'auto-ramassage sont d'autres facteurs qui contribuent à une consommation élevée de bois de feu à Ouahigouya. 2.12. Facteurs qui influencent la consommation d'énergie. Les trois facteurs socio-économiques importants qui influencent la consommation d'énergie sont: la taille du ménage, l'élasticité-revenus et l'élasticité-prix. Les implications de ces facteurs sont analysées à l'Annexe II. Etant donné les économies d'échelle dans la consommation d'énergie, les ménages les plus petits - 9 - ont une consommation énergétique plus élevée par habitant que les ménages plus grands. Ainsi une famille composée de quatre personnes consommera typiquement deux fois autant qu'une famille de 13 personnes. La consommation d'énergie ménagère augmente avec les revenus mais l'effet dans le cas de combustibles autres que l'électricité est modeste du fait du caractère vital de la demande en énergie ménagère. Similairement, l'élasticité-prix de la demande en énergie ménagère est faible: un doublement du prix ne contribuera qu'à faire diminuer la demande d'environ 15%. 2.13. Consommation de GPL et de kérosène. La consommation de GPL est un phénomène entièrement urbain limité à 9% des ménages qui l'utilisent principalement comme combustible secondaire. La consommation s'était étendue vers le milieu des années 1980 mais s'est mise à stagner depuis lors étant donné que la plupart des ménages du "marché captif"--les groupes à hauts revenus--sont déjà passés au GPL. Le kérosène est largement utilisé dans les ménages urbains et ruraux mais son utilisation se limite presque exclusivement à l'éclairage. 2.14. Les ménages qui consomment du GPL diffèrent des ménages moyens consommant du bois de feu par trois aspects: ces ménages sont plus riches; ils sont plus petits (voir Tableau 2.4) et ont une préférence pour les repas qui ont une intensité énergétique moindre que le repas traditionnel burkinabé: alors que le "tô" (aliment de base du Burkina fait de millet et de sauce) compte pour 60% de l'alimentation journalière des ménages qui consomment du bois de feu, il représente seulement 12% des ménages utilisant du GPL. La consommation d'énergie ménagère par habitant pour les ménages qui utilisent du GPL est, par conséquence, moindre que pour les autres ménages quoiqu'on aurait pu prévoir l'inverse compte tenu de leur taille et de leurs revenus.5 En partie Le plus faible niveau de consommation peut également être attribué à un penchant plus marqué pour prendre les repas en dehors de La maison. - 10 - Tableau 2.4: Taille des ménages et consommation moyenne pour les ménages utilisant du GPL Taille Consommation Cons. totale y compris moyenne de gaz/jour bois de feu en équivalent par habitant bois de feu q/ Ménages n'utilisant pas le gaz 8,9 0 709 grammes Utilisation du gaz comme combustible auxiliaire 7,9 19 grammes 721 grammes Utilisation du gaz comme combustible principal 4,1 60 grammes 575 grammes Utilisation du gaz comme combustible unique 3,1 60 grammes 413 grammes a/ Calculé sur base d'un kg de gaz "à équivalence énergétique utile« 7 kg de bois de feu. Source: Enquête Energie des Ménages ESMAP/MET, 1987. 2.15. Electricité. La consommation d'électricité est un phénomène presque exclusivement urbain. Tel qu'illustré au Tableau 2.5 seul 22% des ménages des cinq villes les plus importantes sont connectés au réseau de la SONABEL et consomment, en moyenne, 1.043 kWh par an. Si quelques ménages connectés vendent de l'électricité à leurs voisins, le pourcentage est probablement plus élevé (augmentant ce nombre d'un tiers sur base de l'expérience recueillie dans d'autres pays à faibles revenus) et de ce fait la consommation par habitant est probablement légèrement inférieure. Assez étonnamment le taux de raccordement est le plus faible à Ouagadougou (20%) et le plus élevé à Ouahigouya (33%); par contre la consommation annuelle moyenne par ménage connecté est la plus élevée à Ouagadougou (1.420 kWh) et la plus faible à Ouahigouya (309 kWh). Tableau 2.5: Pénétration de l'électricité parmi les ménages urbains, 1987 (kWh) Ménages En pourcentage Consommation raccordés du ménage annuelle moyenne Ouagadougou 17.710 20 1429 Bobo-Dioulasso 9.552 25 733 Koudougou 1.928 22 467 Ouahigouya 1.941 33 309 Banfora 1.943 28 260 Total 33.074 22 1010 Source: SONABEL - il - 2.16. Si l'on tient compte des tendances actuelles, le pourcentage de ménages connectés dans les cinq villes principales augmentera à 44% d'ici l'an 2000 et la demande des ménages urbains augmentera de 34 à 170 GWh. Etant donné que l'électricité est utilisée à d'autres fins que la cuisson, elle n'influencera pas la consommation de combustible sauf dans le cas où le kérosène est utilisé pour l'éclairage: comparé sur une base d'énergie utile, les tarifs actuels de l'électricité sont trois fois aussi élevés que ceux du bois de feu.0 2.17, Demande de bois de feu dans le secteur traditionnel. Le secteur traditionnel est une source importante d'emploi pour le milieu urbain, tout particulièrement pour les femmes, et englobe aussi bien les activités secondaires que tertiaires. Les activités qui consomment le plus d'énergie se trouvent au niveau de la production traditionnelle de bière de millet (dolo); de la préparation alimentaire commerciale: étals et barbecues de rue; ainsi qu'au niveau des fonderies de bronze qui fabriquent des articles pour touristes et des ustensiles de cuisson. Ces activités comptent pour environ 16% de la demande d'énergie des ménages urbains tel qu'il est démontré au Tableau 2.6. Tableau 2.6: Consommation de bois de feu du secteur traditionnel à Ouagadougou (tonnes) Nombre Bois de Charbon Total combustible En % feu de bois ligneux a/ Production de Dolo 589 16.000 - 16.000 11 Etals alimentaires 409 3.900 30 4.000 3 Barbecues 394 800 660 2.500 2 Fonderie marmite 30 - 230 600 0 Fonderies bronze 16 60 30 110 0 TOTAL - 20.760 950 23.210 16b à/ La conversion de la consommation du charbon de bois en combustible ligneux primaire est basée sur un taux de carbonisation de 20%; on suppose qu'environ la moitié du charbon de bois est récupéré de la consommation de bois de feu et l'autre moitié de l'abattage des arbres. f Consommation des ménages = 85% Source: Enquêtes 1988 ESMAP/MET. à/ Le coût au kWh (3,6 MJJ à Ouagadougou en 1987 est de 87,8 FCFA. En se basant sur une efficacité de 60% pour la cuisinière electrique, celui-ci stlève à 40 FCFA/par MJ utite. Un klio de bois de feu (16 MJ) coote 25 FCFA, ou sur base d'une efficacité de 14X de ta cuisinière traditionnette, 11 FCFA/par MJ utiLe. - 12 - 2.18. L'intensité énergétique de production de dolo est élevée: les enquêtes ESMAP/MET ont démontré une consommation de 1 kg de bois de feu par litre de dolo produit, ce qui fait des dolotières une cible évidente pour les campagnes d'économies d'énergie. La demande en bois de feu des autres activités productives à petite échelle, p.ex., les boulangeries, les restaurants routiers, etc.. n'est pas connue mais justifierait une enquête plus approfondie. En tenant compte de toutes les activités de ce genre, il est fort probable que la demande en bois de feu pour l'ensemble du secteur traditionnel s'élève à environ 20% de la demande commerciale totale en bois de feu et en charbon de bois. Cependant, même dans ce cas, les statistiques nationales peuvent masquer les importantes variations régionales du schéma de consommation: à Koudougou, la bière de millet compte pour 38% de la consommation totale de bois de feu. Ressources de la biomasse 2.19. La demande en combustibles ligneux du Burkina est satisfaite par ses formations naturelles. Elles se trouvent principalement sous forme de savanes boisées et couvrent près de 50% du territoire. Ce rapport estime que ce couvert forestier est en train de disparaître à un taux annuel de 60.000 et dont 40,000 pour l'expansion agricole; les autres causes du déboisement sont les feux de brousse, la demande en bois de feu et l'abattage de bois pour la construction. La production totale de bois naturel est actuellement estimée à environ 10 millions de m3 (6-7 millions de tonnes) par an. De ce montant le MET estime qu'environ 2,5 millions de tonnes sont disponibles pour la consommation de bois de feu dans le sens de leur accessibilité à la population locale et parce que ce chiffre correspond à la demande locale. La construction de nouvelles routes d'accès augmentera la quantité de bois de feu disponible, et les prix plus élevés contribueront à amener des régions éloignées dans la filière du bois de feu commercial. En 1987 le déficit de 0,5 million de tonnes, représentant l'écart entre la demande et l'offre actuellement soutenable, a été couvert par le défrichement du couvert forestier (abattage de bois vert ou du bois mort restant). La proportion attribuable aux activités connexes du défrichement agricole ou à la croissance rapide de la demande urbaine en produits de la biomasse n'a pas été établie. 2.20. Le déséquilibre entre une demande et une offre soutenable en bois de feu s'aggravera forcément à l'avenir, alimenté par le taux élevé de la croissance démographique en général et par une urbanisation rapide en particulier. La croissance de la population de 9,8 millions en 1989 à 12,5 millions en l'an 2000 fera passer la consommation annuelle de bois de feu de 3 millions de tonnes à 4,5 millions de tonnes et la consommation urbaine de 0,33 million à 0,9 million de tonnes d'ici l'an 2000. Le contrepoids a ce triplement potentiel de la demande urbaine en bois de feu est trop faible pour inverser l'augmentation projetée. L'estimation de la hausse du revenu par habitant de 1%-2% par an est trop peu importante en elle-même pour accélérer le processus de substitution du combustible. De plus, le volume de bois sur pied est encore suffisamment important pour satisfaire la demande croissante en bois de feu avec une faible, voire même sans pression aucune à la hausse des prix. - 13 - Gestion de la transition du combustible 2.21. Etant donné les contraintes au développement du Burkina, le Gouvernement ne dispose que d'options politiques limitées pour gérer le processus de transition: il doit maximaliser, à long terme, la consommation de bois de feu dans le secteur des ménages urbains tout en recherchant des moyens socialement acceptables et accessibles pour encourager l'utilisation de produits pétroliers pour les tâches liées à l'énergie ménagère auprès d'une plus vaste couche de la population urbaine. Le Gouvernement a depuis le début des années 80 principalement consacré ses efforts au secteur rural où réside la majorité de la population burkinabée. Il est cependant notoirement plun difficile de mettre en place une gestion de la demande par le biais des foyers améliorés dans le secteur rural étant donné que la population est largement dispersée et que les ménages ruraux ont moins de motivation financière pour réduire la consommation de combustibles auto-ramassés. De plus, la conservation du couvert forestier ne constitue qu'une vague préoccupation pour les ménages ruraux défavorisés pour qui les stratégies de survie journalière sont prioritaires. La piètre performance de pénétration des foyers améliorés parmi les ménages ruraux en est la meilleure preuve: le taux de pénétration de 70% des foyers améliorés est tombé à moins de la moitié de ce niveau après la première année.7 2.22. Etant donné que la population du Burkina Faso est et restera principalement rurale pendant une partie de la prochaine décennie, la promotion des économies d'énergie devrait se poursuivre dans le secteur rural, pour autant que les actions soit reformulées et que les ressources soient déployées de manière plus efficiente. Du fait que la population rurale a tendance à satisfaire ses besoins en bois de feu grâce au bois mort, l'impact sur l'environnement est marginal--voire nul. Là où l'on assiste à une consommation de bois vert, il s'agit plutôt d'une résultante de coupe rase pour le déveloypement agricole. Cette destruction du couvert forestier n'est pas liée à l'énergie et de ce fait on ne peut escompter une réaction aux programmes à orientation énergétique. 2.23. La croissance rapide du secteur urbain pose un problème bien plus sérieux pour l'aménagement des ressources naturelles et doit être au centre des efforts futurs. D'ici l'an 2000, la demande urbaine intensive et concentrée en bois de feu contribuera directement à la dégradation du milieu étant donné qu'une part de plus en plus importante des ressources naturelles est exploitée exclusivement pour le marché urbain. Du fait que ces régions exploitées ne sont pas utilisées à des fins agricoles et qu'elles ne sont pas protégées du vent et de la pluie, la dégradation du sol y est très sévère. Les actions en vue de restreindre la demande urbaine en bois de feu doivent de ce fait se concentrer, à court terme, à contrebalancer le déclin écologique de plus en plus vaste du plateau central. Si actuellement Ouagadougou regroupe la moitié de la population En 1988 un examen tripartite de l'implication des bailleurs de fonds au programme Bois de village au Burkina, une parmi ptusieurs initiatives populaires en vue de contrebalancer L'épuisement des ressources, a mis en Lumière tl'apparente indifférence de te poputation ruraLe vis-à-vis des bénéfices qui découtent de L'utiLisation de foyers amétiorés. Cette évatuation a égatement noté que, même dans Les zones tes ptus déboisées, ta poputation ruraLe sembtait disposer de réserves suffisantes de bois de feu et t'absence de cetui-ci a rarement été cité comme étant problématique. - 14 - urbaine du pays, cette proportion grimpera jusqu'à deux-tiers d'ici l'an 2000. Le niveau de la demande urbaine sera 2,6 fois plus élevé qu'en 1987, imposant de lourdes pressions sur le système d'approvisionnement du bois de feu commercial. L'impact le plus direct d'une rareté accrue de bois se fera ressentir au niveau du bien-être des ménages et, plus spécialement, parmi les couches croissantes de la population urbaine défavorisée. Elles pourraient se trouver confrontées d'ici l'an 2010 ou peu après à des prix plus élevés pour les combustibles ligneux, à une plus faible consommation par habitant d'aliments cuits et à une transition rétrograde sur l'échelle des combustibles vers des combusibles moins désirables. C, Stratégie Gouveprnemntale d'Enepgie Ménagère Energie ménazère.: Un programme national 2.24, Le Plan de Développement Quinquennal 1986-1990 du Gouvernement prévoyait un programme ambitieux pour l'énergie ménagère. Il comprenait les actions suivantes: (a) gestion de la demande - ('i) la diffusion des foyers améliorés, principalement parmi la population rurale; et (ii) la promotion de GPL et de kérosène comme combustibles de substitution pour le secteur urbain; et (b) gestion de l'offre en changeant la structure du prix du bois de feu en faveur des producteurs et en encourageant la création de coopératives de bûcherons. La stratégie visait à ce qu'en 1990 deux-tiers de tous les ménages utilisent un foyer amélioré à bois de feu; que 32.000 ménages urbains utilisent un foyer au GPL; que la consommation annuelle atteigne 4.800 tonnes de GPL; que les foyers améliorés fonctionnant aux combustibles modernes soient commercialisés, en particulier le GPL et le kérosène, et enfin que les ressources de bois soient protégées et régénérées. 2.25. Performance du programme. Le Gouvernement a fait des efforts considérables pour la mise en application de son programme en dépit du fait qu'en fin de période du Plan les objectifs originaux n'auront pas été atteints. L'enquête ESMAP des ménages a mis ce fait en lumière et le MET, responsable de l'exécution du programme, s'est attelé à apporter quelques changements au programme en 1988. Les données ont démontré qu'à la fin 1987 environ un tiers des ménages urbains utilisaient un foyer amélioré à bois quoiqu'il s'agissait d'un appareil de cuisson parmi d'autres. Alors que 100.000 foyers avaient été construits par la populatin rurale, l'enthousiasme de départ a rapidement décliné pour diverses raisons. L'accès au bois de feu auto-ramassé en est une. Une autre raison semble être due au fait qu'une grande partie des femmes des milieux ruraux attache plus d'importance à réduire le temps de cuisson qu'à réduire le temps de ramassage. En plus, les ménages ruraux défavorisés semblent attacher une très faible priorité à la protection de l'environnement et à son - 15 - interaction sur l'usage des foyers améliorés. En ce qui concerne l'aspect de la substitution de combustibles, 9% des ménages des quatre villes principales ont fait l'acquisition d'un foyer à GPL et la demande globale de GPL était passée de 745 tonnes en 1985 à 1.476 tonnes en 1987. Finalement, et suite à une réorganisation de la structure de l'offre du bois de feu en 1985, les prix du bois de feu avaient grimpés de 60% à Ouagadougou entraînant une chute de la demande ménagère à un niveau qui était en moyenne de 9% plus bas que la demande moyenne dans les trois autres villes principales. 2.26. En 1988, le programme avait perdu tout intérêt. Les ventes de GPL s'étaient nivelées à 1.500 tonnes par an et le rythme des ventes de foyers améliorés (6.000-7.000 par an) était inférieur à celui du remplacement des foyers et de la croissance de la population urbaine. Le programme des foyers améliorés avait pour résultat des économies d'environ 15.000 tonnes de bois par an soit 7% d'économies de la consommation annuelle globale de bois de feu des ménages. Cependant, la formation annuelle d'environ 12.000 nouveaux ménages urbains, représentant une consommation additionnelle de 23.000 tonnes de bois de feu par an, a complètement anéanti le résultat de ces économies. De plus, parmi les ménages ayant un revenu mensuel inférieur à 20.000 FCFA, seul 18% avaient fait l'acquisition d'un foyer amélioré trois-pierres et 5% seulement d'un foyer amélioré métallique faisant l'objet d'une promotion dans le cadre du programme gouvernemental. Les données recueillies par les enquêtes ESMAP ont également indiqué que des efforts en vue d'instruire la population urbaine aux méthodes de cuisson plus efficientes (p.ex., la protection contre le vent; l'utilisation d'un couvercle; l'utilisation de moins de morceaux de bois; la récupération et le recyclage du charbon de bois, etc..), efforts qui ne sont pas au centre des préoccupations actuelles des campagnes de promotion du Gouvernement, pourraient générer des économies de bois de feu pouvant égaler celles résultant d'une utilisation plus efficiente des foyers améliorés. 2.27. Les efforts mis en oeuvre en ce qui concerne l'offre en faveur du reboisement n'ont produit que de modestes résultats. Les plantations industrielles ne se sont pas avérées rentables pour la production de bois de feu. Les schémas de boisement villageois ont eu à faire face à des difficultés croissantes d'organisation et de mise en application. Des problèmes épineux comprenant notamment ceux liés au régime foncier, aux schémas traditionnels des cultures, aux politiques villageoises, aux tendances migratoires internes, pour n'en mentionner que quelques uns, ont compliqué davantage un sujet déjà extrêmement complexe au départ. Cadre institutionnel et de Rolitique 2.28. Le secteur de l'énergie connaît une fragmentation institutionnelle qui rend difficile la définition et la coordination de politiques et de programmes. En l'absence d'un Ministère de l'Energie, l'administration et la définition des problèmes énergétiques dépendent des ministères sectoriaux et des entreprises publiques. Il n'y a pas de planification énergétique globale régulière sauf lors de la préparation des plans quinquennaux et l'évaluation de programmes n'est qu'un instrument peu fréquent du développement sectoriel. La mise en application de projets est prioritaire étant donné que la plus grosse partie de l'investissement du secteur provient de sources extérieures. Cette - 16 - approche a eu l'avantage de créer un environnement propice aux essais et expérimentations en matière d'énergie ménagère dans des domaines où les précédents étaient peu nombreux. Cette dispersion de ressources rares dans le contexte burkinabé est tout à la fois difficilement défendable. Enfin, l'absence d'indicateurs permettant de mesurer la performance signifie qu'une action corrective est souvent prise tardivement et de façon improvisée. 2.29. Le Ministère de l'Environnement et du Tourisme (MET) est le principal acteur en matière d'énergie ménagère et il maintiendra cette prérogative aussi longtemps que ce sous-secteur de la consommation sera principalement basé sur la biomasse. Le MET est responsable de la gestion de l'offre (problèmes d'aménagement forestier et de distribution du bois de feu) et de la demande en bois de feu (prix du bois de feu et programmes de foyers améliorés). Il collabore avec le Ministère de l'Agriculture (MAE) lors de la mise en application des schémas de foresterie villageoise et des projets d'aménagement des formations naturelles ainsi que pour la diffusion de foyers améliorés trois-pierres dans les zones rurales. Il met en oeuvre le programme urbain de foyers améliorés par le biais de la direction de la sensibilisation, vulgarisation, et formation (DSVF). Le Ministère de la Famille (MEFSN) joue un rôle de conseiller et a une politique éducative et de diffusion lors de la promotion des foyers améliorés à bois et de l'usage des combustibles de substitution tels que le GPL. 2.30. Le Ministère du Commerce (CAPRO) est responsable du prix des produits pétroliers et, en collaboration avec le MET, de la fixation des prix de détail du charbon de bois et du bois de feu. Le CAPRO fixe les structures de prix sur base des recommandations du Comité inter-ministériel responsable. 2.31. Etabli en 1982, l'Institut Burkinabé pour l'Energie (IBE), dépendant du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS), est responsable des recherches énergétiques de nature techniques et politiques. L'IBE a développé les modèles de foyers améliorés à bois et au charbon de bois qui sont disséminés au Burkina Faso ainsi que les prototypes d'un foyer au GPL et d'un foyer à kérosène de fabrication nationale. En collaboration avec le Ministère du Travail, il s'est occupé de former les forgerons locaux aux techniques de production des foyers améliorés à bois. Enfin, l'IBE a aidé le MET dans la mise en oeuvre des campagnes de diffusion des foyers améliorés à bois et dans l'évaluation des résultats. 2.32. La SONABHY, la compagnie pétrolière nationale établie en 1985, a le monopole des importations de produits pétroliers et est responsable de la formulation des politiques sectorielles. 2.33. Les deux comités inter-ministériels les plus importants dans le domaine de l'énergie sont le Comité Inter-ministériel pour la Promotion des Foyers Améliorés à bois et la Commission pour la Promotion du GPL créés en 1984. Le comité est présidé pal le MET et composé de représentants du Secrétariat Général National des comités révolutionnaires (CR), du MEFSN, du MESRS, du MAE, du Ministère du Travail, du Ministère de la Sécurité Sociale et du Ministère de l'Information et de la Culture. La Commission est présidée par la SONABHY et est composée de membres de divers ministères tels que le MET, le CAPRO et l'IBE. - 17 - L'impact prévisible de cette structure sur la formulation et la mise en application des programmes est celui de chevauchement et d'inefficacité. 2.34. Nonobstant les comités inter-ministériels, les divers acteurs travaillent de manière assez isolée dans des domaines similaires ou complémentaires. Ces comités se sont rarement réunis par le passé et souffrent d'un manque de continuité de la part des effectifs. Leurs rôles, peu clairs vis-à-vis des responsabilités des ministères d'exécution, constituent également une contrainte. Le cadre institutionnel de gestion de l'environnement est l'objet d'un examen attentif dans le contexte de la préparation du Plan National pour l'Environnement qui devrait inclure les ministères et autres agences responsables pour l'énergie ménagère et la substitution de combustibles tel que décrit dans le présent rapport. Les diverses composantes de la stratégie gouvernementale de l'énergie ménagère qui dépendent des ministères et agences dont il a été fait mention ci-avant, sont décrites et analysées dans les chapitres suivants. - 18 - III. GESTION DE LA DEMANDE: DIFFUSION DES FOYERS ANELIORES 3.1. Stimulé par le soutien bilatéral, le programme des foyers améliorés à bois est devenu la force motrice des efforts du Gouvernement dans la lutte contre le déboisement. Les projets forestiers d'aide bilatérale et d'organisations non-gouvernementales (ONG) ont introduit le soi-disant foyer amélioré à bois au Burkina Faso dès 1979. Ces tentatives ont toutefois été fragmentées et improvisées et ont donné le jour à des foyers mal adaptés aux conditions locales. Avec la création d* l'IBE en 1982, le Gouvernement a tenté d'étayer ses efforts en augmentant le contrôle de toutes les facettes du programmes. L'IBE fut désigné comme centre national pour le développement des foyers améliorés et le Service Extension du MET, la DSVF, est devenu par la suite l'entité de coordination et l'instrument d'exécution du Comité Technique Inter-ministériel pour la Promotion des Foyers Améliorés. 3.2. Les foyers améliorés à bois fabriqués commercialement sont plus coûteux que les foyers commerciaux traditionnels: ils sont plus compliqués t construire et utilisent plus de matériel. Similairement, les foyers &méliorés à bois auto-produits ont une plus grande intensité de main-d'oeuvre que les foyers traditionnels du type trois-pierres et risquent, en plus, d'entrainer des dépenses de fonds pour le matériel. Le problème crucial pour l'avenir du programme de diffusion des foyers est dès lors de savoir comment commercialiser et gagner une vaste acceptation par le consommateur pour un nouveau produit qui a un prix d'achat plus élevé que les produits alternatifs déjà bien établis (le nouveau matériel requiert plus de main-d'oeuvre à la construction). Il laisse envisager des coûts d'exploitation plus bas (économie de main-d'oeuvre pour le ramassage de bois de feu) tout au long de sa durée de vie mais n'offre pas d'avantages significatifs pour l'utilisateur ni ne satisfait d'autres besoins.' 3.3. Le foyer amélioré à bois a, de ce fait, des caractéristiques qui se rapprochent plus d'une valeur d'économies que de celles d'un nouveau produit de consommation. Cette caractéristique présente des désavantages pour la commercialisation, particulièrement dans un pays à faible revenu comme le Burkina Faso où la plupart des consommateurs ont des problèmes chroniques de liquidités. Une décision en matière d'économie risque plus d'être reportée que la satisfaction du souhait du consommateur. La diminution du prix des foyers améliorés sera, par conséquence, essentielle à la diffusion massive des foyers améliorés à bois. Les avantages supplémentaires qu'ils peuvent offrir sont contrebalancés par leurs inconvénients. Un temps de cuisson plu. rapide est souvent revendiqué pour les foyers améliorés. Cependant, d'après le MET et L'IBE, le wain en tenç de cuisson est perdu au détriment du tems" passé au fendage suçplémentaire eç au nettoyage des marmittes (plus la fumée est concentrée plus les pots sont sales). En saison de pluie lorsqe Le bôis est mouillé, les foyers améliorés sont plus difficiles à allumer. - 19 - 3.4. Un programme de foyers réussi doit se composer des éléments suivants: (a) des modèles de foyers qui (i) ont un meilleur rendement énergétique que les foyers traditionnels; (ii) soient acceptés par un grand nombre de consommateurs et (iii) ont un ratio investissement/épargnes favorable; (b) un système de groduction qui (i) est rentable; (ii) à une flexibilité d'approvisionnement suffisante pour satisfaire les hausses de la demande; et (iii) fournit un produit fiable; (c) un. système de distribution efficace, autonome et capable d'atteindre le consommateur de masse; et (d) une approche de commercialisation qui (i) touche la majorité des consommateurs et (ii) convaint le consommateur des avantages du produit. 3.5. Les paragraphes suivants examinent la performance des efforts du Gouvernement en vue de la diffusion des foyers dans l'optique de ces caractéristiques. B. Le Programme National de Foyers Améliorés Modèles de foyers 3.6. Foyers ménagers. Les recherches et le développement par l'IBE de foyers améliorés ont été un facteur clé du succès du programme des foyers améliorés au Burkina. L'IBE a développé trois modèles de foyers: le foyer amélioré trois-pierres, utilisé principalement dans les milieux ruraux, est auto-produit à base d'argile et n'est pas portatif; et deux foyers métalliques portatifs qui sont produits commercialement pour le marché urbain--le Ouaga métallique pour le bois de feu et le Burkina mixte pour le bois de feu et le charbon de bois. Tous ces modèles sont à marmite unique. Des prototypes de foyers céramiques ont été commercialement testés depuis 1984 et un prototype de foyer amélioré métallique multi-marmites existe déjà. 3.7. Des tests de laboratoire et d'utilisateur ont montré que les foyers améliorés ont un rendement énergétique de 26 à 30 fois plus élevé que le foyer traditionnel trois-pierres et que les foyers traditionnels métalliques (malgaches). Le rapport prix/économies d'énergie est également favorable. Le foyer métallique traditionnel malgache coûte 300 FCFA, le Ouaga métallique entre 650 et 950 FCFA (dépendant de la taille de la marmite pour laquelle il a été construit), et le Burkina mixte entre 1.300 et 1.650 FCFA. Le économies annuelles moyennes de combustibles pour un ménage s'élèvent à 235 kg par foyer amélioré métallique, soit 5.900 FCFA à Ouagadougou et 3.500 FCFA dans d'autres 20 - villes.' Le coût plus élevé d'un foyer amélioré métallique peut, toutefois, être amorti gràce aux économies de combustible sur une période de 4 mois à Ouagadougou et 6 à 7 mois dans les autres villes. 3.8. Les résultats des tests limités de marché qui ont été menés par l'ESMAP/IBE fin 1988 (ventes porte-à-porte et test pilote d'acceptabilité du consommateur) semblent confirmer l'existence d'une demande du consommateur tant pour des foyers métalliques que pour des foyers céramiques d'un prix plus élevé, tel qu'il apparaît au Tableau 3.1. Le Burkina mixte est environ 50% plus cher que le Ouaga métallique, pourtant, que ce soit à cause de sa facilité d'allumage ou de son aspect (ou pour les deux raisons), il a atteint le plus haut niveau de ventes. Le résultat le plus révélateur qui ressort de ces tests pilotes est que 60% des ménages les plus défavorisés ont acheté un foyer métallique, ce qui a donné quelque espoir que les restrictions quotidiennes de liquidités à ce niveau de revenu ne constitueraient pas un obstacle insurmontable à une pénétration plus vaste des foyers améliorés métalliques. Tableau 3.1: Perspectives de marché pour les foyers améliorés Ventes porte-à-porte et tests d'acceptabilité (Distribution des ventes de foyers améliorés en %) Ventes Test acceptabilité du consommateur porte-à-porte <20.000 20.000-49.000 50.000-99.000 Total (Revenu du mé,iage en FCFA) Foyer céramique 10% 25% 27% 4% 17% Ouaga métallique 32% 56% 33% 26% 37% Burkina mixte 58% 19% 40% 70% 46% Source: Projets pilotes MET/ESMAP 1988. 3.9. L'avantage d'un foyer amélioré à marmite unique réside dans sa forte rentabilité. Cependant, les ménages continuent à dépendre des foyers traditionnels pour les marmites de plus grandes tailles. Il est fort probable que la rentabilité plus faible du foyer multi-marmite soit plus que compensée par un niveau plus élevé d'utilisation. La rentabilité énergétique ainsi que le niveau global d'utilisation du foyer multi-marmite doivent être testés dans le ménage et les campagnes d'information doivent être conçues dans le but de promouvoir un usage plus répandu de cet équipement. Si plus de familles Des tests de cuisson réalisés par l'ESMAP/MET à L'IBE ont démontré que Le foyer amélIor' trois-pierres a un rendement énergétique supérieur de 26% et te foyer améLioré métaLLique de 30% par rapport au foyer traditionnel trois-pierres. Les économies *oaparées à celles du foyer malgache sont légèrement inférieures. La consonnation annuelle moyenne de bois de feu dans Les famil les qui utilisent un foyer amélioré trois-pierres s'élève à 2.300 kg. Etant donné que le foyer amélioré métalLique est utilisé pour 60% des tâches Liées aux foyers, les économies annueltes d2vraient s'élever à 400 kg, à diviser par 1,7, Le nombre moyen de foyers améliorés métalliques dans Les familes. - 21 - utilisent des foyers multi-marmites pour la plupart de leurs besoins de cuisson et de chauffage, d'importantes économies d'énergie en résulteront. 3.10. Foyers du secteur traditionnel. Etant donné qu'environ 60% de la consommation de bois de feu du secteur traditionnel est consacrée à la production de bière dolo (à base de millet), l'IBE a concentré ses efforts sur la réduction de la consommation de bois de feu au cours de ce processus. Un foyer prototype (le Burkido) pour la production de dolo a été mis au point par l'IBE. Suivant les résultats des tests, il réduit la consommation de 30% s'il est utilisé correctement. Bien que ce foyer ait été développé en 1986, on dispose de peu d'information sur ses performances ou sur le nombre de foyers achetés par les femmes dolotières. Si les économies d'énergie générées au cours des essais en laboratoire se confirment en pratique, le Burkido devrait être assuré d'une diffusion rapide. Le coût d'investissement n'est pas plus élevé que le coût de trois semaines de consommation de combustibles pour une dolotière comme le montre le Tableau 3.2. De plus, s'il est utilisé correctement, le coût d'investissement du Burkido peut être amorti en trois mois sur base des économies de bois de feu. Au cours de la durée moyenne de vie du foyer de trois ans, on estime que quelque 360.000 FCFA d'économies de bois de feu peuvent être réalisées. Tableau 3.2: Le 'foyer Burkido' Données de Base Coût moyen d'investissement du Burkido 30.000 FCFA Consommation hebdommadaire en bois de feu des dolotières utilisant un foyer traditionnel 500 kg Moyenne mensuelle des dépenses en combustible pour une dolotière utilisant un foyer traditionnel 43.000 FCFA Economie du combustible escomptée de cette utilisation 30% Valeur mensuelle de 30% d'économie de combustible : 13.000 FCFA C. Production et Distribution de Foyers 3.11. Rôle du secteur public. Depuis le début du programme, la production et la distribution de foyers améliorés au Burkina Faso ont été caractérisées par une participation générale du secteur public. La DSVF intervient tout au long de la chaîne de production-commercialisation, depuis l'approvisionnement en mitraille au forgeron sur base de prêt, jusqu'à la livraison des foyers améliorés au consommateur et fixe les prix et recettes à chaque niveau de la chaîne. 3.12. Artisans du secteur traditionnel. Pour des raisons d'équité sociale et de création d'emploi, le Gouvernement a incité les artisans locaux à produire des foyers améliorés. Etant donné que les forgerons produisaient déjà le foyer métallique traditionnnel malgache, il a été jugé plus rentable de s'appuyer sur une structure existance de production et de distribution de foyers, ayant clairement fait preuve de son aptitude à satisfaire les préférences du - 22 - consommateur à un faible coût. Depuis la mise en route du programme en 1984, 66 forgerons ont été formés dans les quatre villes principales. Des jauges sont utilisées pour réduire le temps de production et satisfaire aux normes de rendement énergétique, bien que le contrôle de qualité n'ait pas été pratiqué de manière consistante. 3.13. Dépendant du type de produit (cannettes d'eau, marmites, poêlons etc..) les forgerons utilisent soit du métal neuf (2.460 FCFA le m2) ou de la mitraille (1.050 FCFA le mW). Etant donné que la mitraille est utilisée pour produire le foyer malgachn, il a été décidé de faire de même pour les foyers améliorés. Cette politique est logique puisque la composante métallique est le principal déterminant du coût des foyers (voir Tableau 3.3 ci-dessous). Tableau U: Structure de prix des foyers améliorés métalliques (FCFA) Ouaga métallique Burkina mixte Coût de la mitraille j/ 550 900 Coût de main-d'oeuvre b/ 280 400 Coût total de production 830 1.300 Prix officiel à la production 650 1.300 Prix officiel au détail 750 1.400 j/ Basé sur le prix de la DNSV pour la mitraille à Ouagadougou en 1988. p/ Basé sur le revenu minimum normal des aides-forgerons en 1988. ý rce: Enquête ESMAP/MET 1987. 3.14. Il s'agit là, toutefois, d'une solution à moyen terme. La principale source de mitraille du Burkina pour les foyers améliorés provient des réservoirs de pétrole usagés dont 6.000 sont disponibles annuellement des principales industries. Environ 18.000 à 20.000 foyers améliorés peuvent être produits à partir de cette source d'approvisionnement. Cependant, si un taux de pénétration de 50% de foyers améliorés pouvait être atteint d'ici 1993 parmi les ménages urbains, un approvisionnement de 70.000 foyers serait nécessaire." Etant donné les tendances actuelles, les perspectives sont minces d'identifier des source suffisantes de mitraille pour satisfaire un niveeu plus élevé de la demande à plus long terme et une partie de la production des foyers améliorés devra être basée sur de nouveaux métaux." Vu que ce changement contribuera à augmenter le Vingt milles unités devraient être achetées par les ménages qui ne possèdent pas encore un foyer amélioré métallique et 50.000 unités en remplacement des foyers amélior4s métalliques usés (durée de vie de trois ans). L'approvisionnement en mitraille pourrait mime diminuer dans tes années à venir: les principaux fournisseurs de mitraille--tes fabricants de produits chimiques et de savons--utilisent des barils en plastic plutôt qu'en métal. - 23 - coût du foyer de 1.000 FCFA, le marché devra être segmenté et des magasins devront être trouvés pour ces foyers cotés à plus hauts prix.'2 Environnement Qt production de foyerg stimulants 3.15. Afin de maintenir le prix à la consommation des foyers le plus bas possible, la DSVF fixe à la fois les marges des producteurs et des détaillants. Ces marges ont découragé une participation plus importante des artisans à la production de foyer. Dans le cas du Ouaga métallique, le prix à la production ne couvre pas les coûts de production, sauf si les producteurs parviennent à se procurer la mitraille à des prix inférieurs à ceux appliqués par la DSVF. La marge de production pour le Burkina mixte est plus réaliste mais néanmoins moins élevée que les marges des produits alternatifs: les forgerons peuvent gagner de 850 à 1.250 FCFA par jour en produisant des foyers améliorés métalliques, lorsqu'ils produisent d'autres articles ils gagnent environ 1.800 FCFA. En conséquence, la plupart des forgerons formés ont abandonné la production de foyers améliorés métalliques.14 Les producteurs qui continuent à participer assigne la production à leurs apprentis qui se chargent de produire des foyers améliorés lorsqu'il n'y a rien d'autre à faire. En l'absence de toute forme de formation de suivi par l'IBE, cette situation accentue le problème du contrôle de la qualité. 3.16. Les dispositions en matière de distribution ne valent guère mieux. La marge des détaillants (100 FCFA par foyer) est tellement basse que le réseau de distribution traditionnel pour le malgache n'a montré aucun intérêt pour la promotion des foyers améliorés. Une fois produits, les foyers sont ensuite achetés par la DSVF, Cet arrangement réduit l'incitation pour les producteurs de développer leurs propres fillères de commercialisation et renforce davantage la participation du secteur public au programme. Par contraste, la production et la distribution de foyers malgaches traditionnels fonctionnent de manière efficace sans goulets d'étranglement d'aucune sorte à l'approvisionnement. La demande pour le foyer malgache est stable et la mitraille est assurée par les forgerons par le biais des filières traditionnelles à peu ou pas de difficulté. La situation des matières premières constituerait une moindre contrainte si un foyer amétioré céramique parvenait a être commercialisé avec succès. Cependant, ta production de foyers céramiques est (imitée à ta région de Zinare près de Ouagadougou. Bien que la promotion de ces foyers ait été couronnée de succès dans cette région, peu d'efforts ont été entrepris pour développer un marché plus vaste pour ce produit. Les forgerons ne paient pas de salaires à leurs employés. A la place, les recettes sont partagées sur une base de 60/40. La DSVF vend des barils "aplatis" aux forgerons à 2.000 FCFA la pièce; sur te morché libre, tes forgerons peuvent obtenir des barits non-aplati pour la somme de 1.250-1,500 FCFA. A la fin de 1988 seul 9 des 32 forgerons formés à Ouagadougou produisaient encore des foyers améliorés métalliques dans le cadre du programme parrainé par te Gouvernement. - 24 - Commercialisgtion des foyers améliorés 3.17. Points de ventes privés et exploités par l'Etat. La DSVF a établi une station de ventes exploitée par son propre personnel dans chaque ville. Ces points de ventes ont trois fonctions: (i) le contrôle de la qualité, (ii) des centres d'entreposage pouvant couvrir la demande au cours des campagnes de promotion, et (iii) des points d'approvisionnement pour les magasins privés (un total de 32 pour les quatre villes). La performance de ces centres de vente n'a pas été très bonne avec une moyenne journalière de vente de deux foyers par centre. Les centres sont trop éloignés des marchés traditionnels et le personnel ne possède pas les connaissances requises pour vendre le produit. En tant qu'intermédiaire non-productif, ils contribuent à la hausse du coût total de la distribution. Le contrôle de qualité pourrait être organisé à moindre frais et d'une façon plus efficiente par l'intermédiaire de contrôleurs homologués formés par l'IBE qui rendraient visite aux artisans et délivreraient un "sceau de qualité" aux foyers fabriqués selon les normes. 3.18. Ventes itinérantes. Le projet ESMAP/MET a essayé les ventes porte- à-porte limitées aux revendeurs privés. Les résultats ont été encourageants, les ventes s'élevant en moyenne à 7-8 foyers par jour et par revendeur. En se basant sur des ventes journalières de six foyers améliorés par revendeur, trois revendeurs travaillant 300 jours par an pourraient vendre plus de 5.000 foyers à Ouagadougou, soit doubler le niveau des ventes réalisées en 1988 par la DNSV sur l'ensemble de ses filières de vente. Au niveau actuel de pénétration des foyers améliorés, l'augmentation du nombre de revendeurs itinérants apparait comme un instrument favorable de la commercialisation. Ces revendeurs pourraient faire monter les ventes à un point de saturation du marché. Leur présence sur le marché traditionnel renforcerait la visibilité des foyers; au fur et à mesure qu'un nombre plus important de consommateurs achètera un foyer amélioré, ceux qui s'étaient abstenus jusqu'à présent se sentiront obligés de faire autrement. 3.19. Techniques de commercialisation. Les activités de promotion des foyers améliorés sont prises en charge par les bureaux provinciaux du MET en collaboration avec d'autres bureaux ministériels décentralisés et avec les ONG. Des campagnes de promotion du foyer amélioré trois-pierres dans les centres ruraux ont été entreprises dès 1983 en tant que composantes de projets forestiers. Des campagnes similaires ont été organisées dans les villes principales en 1984 et 1986 mais ont été abandonnées par la suite pour raisons de coût ainsi qu'à cause de problèmes liés à la construction et à l'utilisation correcte des foyers." Fin 1984, la promotion de foyers améliorés métalliques a été effectuée en premier lieu parmi les employés de l'Etat à Ouagadougou; des campagnes plus vastes de promotion urbaine ont été entreprises par la suite. La construction et l'utilisation correcte détermine [e niveau des économies d'énergie qui sera réalisé. Suivant des enquêtes effectuées par la DSVF, seu 50-60% des foyers amétior*s trois-pierres sont bien construits. Le taux d'utilisation des ménages ayant construits un foyer amélioré trois-pierres varie entre 40-80%. La diffusion du foyer amélioré trois-pierres est assurée par des femmes qui ont été formées pour enseigner tes techniques de construction des foyers. La DSVF estime qu'environ 40.000 personnes ont été formées pour ta construction de foyers améliorés trois-pierres. - 25 - 3.20. Le MET/DSVF se sert de trois instruments de commercialisation: (i) les ventes directes aux employés du Gouvernement, (ii) les campagnes périodiques à court terme basées sur des ristournes à l'achat, et (iii) les activités permanentes de promotion. Les ventes directes au secteur public ont remporté le plus grand succès. Les enquêtes ESMAP/MET ont montré que pour l'ensemble des ménages utilisant un foyer métallique, un tiers avaient un chef de ménage qui était soit employé du secteur public soit membre de l'armée. Vingt deux pour cent des employés du secteur public ont un foyer métallique comparé à 13% pour les ménages employés par le secteur privé. 3.21. Les activités de promotion permanente sont rares. Il y a cependant eu un recours assez généralisé aux affiches pour promouvoir les foyers améliorés métalliques en tant que cadeaux de mariage et pour susciter parmi la population la notion de "faire aussi bien que le voisin".' La clef de voûte du programme de la DSVF reste toutefois les courtes campagnes de ventes intensives. Elles ont été organisées pour la première fois à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso en 1987 et à Koudougou et Ouahigouya en 1988; toutes étaient basées sur le principe des ristournes allant de 40% à 50%. D'autres efforts sont nécessaires pour reconsidérer le bien-fondé de cette politique étant donné son impact pour les forgerons. Le subventionnement semble logique du point de vue de la DSVF puisque le succès d'une opération se mesure au nombre de foyers vendus au cours d'une campagne plutôt que par rapport à la durée du programme. Les ristournes ont, cependant, eu un effet dissuasif sérieux auprès des forgerons qui ont largement refusé de participer aux campagnes étant préoccupés par le fait que les foyers se vendraient moins facilement une fois la période de rabais terminée. 3.22. Ces campagnes connaissent également d'autres problèmes. Elles créent une forte demande pour les foyers améliorés métalliques au cours de la campagne et contribuent à une chute de la demande tout de suite après celles-ci. Le système traditionnel d'approvisionnement en mitraille s'adapte mal aux brusques flambées de la demande et les forgerons sont confrontés à des problèmes de liquidités lorsqu'ils doivent acheter des quantités inhabituellement importantes de mitraille. Ces campagnes sont aussi très onéreuses. Comme le montre le Tableau 3.4 ci-après, le coût par unité vendue (1.400 FCFA par foyer) est élevé en comparaison du prix de détail du foyer (allant de 650 FCFA à 1.650 FCFA pour le Ouaga métallique et le Burkina mixte). S'il est vrai que les coûts unitaires sont généralement assez élevés dans la phase initiale d'une campagne de commercialisation, le manque apparent d'intérêt soutenu de la part du consommateur plusieurs années après le démarrage du programme est le signe incontestable que la stratégie même des campagnes doit être reconsidérée. :Lo Un des aspects de (a campagne de La DSVF a été de promouvoir L'idée d'offrir un foyer amétioré comme cadeau de mariage. IL eut été intéressant de constater si tes foyers métatliques peints de L'IBE auraient pu trouver un marché dans cette optique. - 26 - Tableau 3.4: Coûts des campagnes et ventes Campagne Coût (FCFA) Vente de foyers Coût par foyer Ouagadougou 87 6-7 millions 5.000 1.400 FCFA Bobo-Dioulasso 87 1 million 1.200 830 FCFA Koudougou 87 1-2 millions 1.200 1.000 FCFA Ouahigouya 87 2 millions 300 6.700 FCFA SoUrc: ESMAP/MET 3.23. Pprtée des campagnes. Le contenu du message promotionnel des campagnes parrainées par le Gouvernement a aussi contribué à décourager les consommateurs d'acheter les foyers en grand nombre. Dès le début du programme, les messages politiques ont dominé les campagnes--de l'appel à la prise de conscience écologique de la population à l'encouragement de la participation féminine à la protection de l'environnement. Les messages commerciaux ont été introduits assez tard dans le programme mais ils ne reflètent pas encore une compréhension claire de ce qui motive le consommateur à l'achat ou à l'usage du produit. 3.24. Contrôle et évaluation. L'absence d'un mécanisme adéquat de contrôle a privé le MET d'informations dont il avait essentiellement besoin sur la réaction du consommateur à ce type de campagne. Les enquêtes ESMAP/MET ont démontré que les techniques de commercialisation les plus communément utilisées (démonstrations de cuisson sur les places publiques, affiches, haut-parleurs, etc..) n'ont pas réussi à convaincre le consommateur que l'achat et l'utilisation d'un foyer amélioré aurait un impact soit sur leurs finances, soit sur leur qualité de vie. Les entrevues ESMAP/MET à Ouagadougou ont révélé, par exemple, que le lieu du marché n'est pas le meilleur endroit pour les démonstrations de foyers étant donné que les femmes ont d'autres tàches urgentes et peu de temps pour flàner. Une fois le premier mouvement de curiosité passé, peu de femmes se sont attardées pour suivre les démonstrations et moins encore sont restées assez longtemps pour pouvoir être informées des économies d'énergie. Par contre, les démonstrations qui se sont déroulées dans le voisinage ont été plus largement suivies. Les campagnes de promotion de Ouahigouya n'ont remporté aucun succès, d'une part, à cause de l'utilisation plus répandue du foyer amélioré trois- pierres (38% des ménages) et du prix relativement bas du bois de feu et, d'autre part, à cause du haut niveau d'auto-ramassage du bois de feu. Ces informations laissent transparaitre la nécessité d'analyses de marché ainsi que le besoin de façonner les campagnes de promotion aux caractéristiques socio-économiques et régionales de chaque ville. 3.25. CamDagnes du secteur traditionnel. Les initiatives de ce secteur se sont limitées au foyer Burkido. Il n'y a pas eu de campagnes d'économies d'énergie pour les consommateurs des autres principaux secteurs traditionnels. Bien que le peu d'information disponible laisse à penser que d'autres activités - 27 - du secteur traditionnel puissent également être d'importantes consommatrices de la biomasse, peu d'initiatives soutenables ont été entreprises. Une campagne en vue de promouvoir l'usage des foyers améliorés pour les restaurateurs ambulants se justifie néanmoins non seulement du fait des économies d'énergie projetées pour ce sous-secteur mais également parce qu'une campagne couronnée de succès contribuera à une visibilité plus large des foyers améliorés. L'introduction de la "journée continue" a encouragé un commerce florissant de restauration de bords de route qui devrait s'étendre parallèlement à la croissance de la population urbaine et au fur et à mesure du changement des conditions économiques. D. Programmes de Foyers Améliorés: Résultats 3.26. L'enquête ESMAP/MET sur les ménages des quatre villes principales à l'automne 1987 a montré que les ménages urbains possèdent, en moyenne, 2,9 foyers de types différents, dont 2,6 en utilisation. Les divers modèles sont utilisés dans l'ordre d'importance suivant: (a) 50% des ménages utilisent régulièrement le foyer traditionnel trois-pierres; (b) 40% des ménages utilisent régulièrement le foyer traditionnel métallique (malgache); (c) 25% des ménages font un usage régulier d'en moyenne 1,8 foyer amélioré trois-pierres; (d) 14% des ménages font usage des foyers amélioris métalliques. Ces 15.000 ménages possèdent un total de 26.000 foyers améliorés métalliques dont 22.000 sont utilisés. Les deux-tiers de ceux-ci sont des Ouaga métalliques et un-tiers des Burkina mixtes. 3.27. Pénétration var ville. Le Tableau 3.5 fournit des informations sur le taux de pénétration du marché par ville. Etant donné les prix beaucoup plus élevés du bois de feu et du charbon de bois à Ouagadougou, il a été supposé a priori que le niveau de pénétration des foyers améliorés y serait le plus important. De même, a priori, il eut été naturel de conclure que la situation favorable de l'approvisionnement en bois de feu à Ouahigouya aurait entrainé pour les foyers améliorés un niveau de pénétration plus faible qu'ailleurs. L'issue actuelle est cependant plus complexe puisque Ouahigouya enregistre le taux de pénétration le plus élevé. Toutefois il est basé exclusivement sur l'utilisation des foyers améliorés trois-pierres. L'utilisation de foyers améliorés métalliques est pratiquement nulle à Ouahigouya. A Bobo-Dioulasso, le taux de pénétration des foyers améliorés est un tiers plus bas qu'à Ouagadougou et à Koudougou il n'est que de la moitié de Ouagadougou. - 28 - Tableau 3.5: Foyers améliorés, Taux du marché Pénétration par ville - 1987 Nombre de ménages En % de ménages utilisant des foyers améliorés urbains Ouagadougou 26.000 39% Bobo-Dioulasso 8.000 31% Koudougou 900 14% Ouahigouya 1.600 50% TOTAL 36.500 36% 3.28. Le fait que 36.000 ménages, soit un tiers de la population urbaine utilisent régulièrement un foyer amélioré représente une importante réalisation pour le programme. Cependant, depuis 1988 les ventes ont été insuffisantes pour permettre une plus grande pénétration du marché des foyers améliorés métalliques. En 1988, lorsque le nombre des ménages urbains a augmenté de 8.900 unités, les ventes officielles s'élevaient à 5.000 foyers dont la moitié ont été vendus à Ouagadougou. Il n'y a pas de ventes connues en dehors des circuits gouvernementaux. Tenant compte des besoins de remplacement des foyers usagés et du fait, qu'en moyenne, 1,7 foyer amélioré métallique est utilisé par ménage, ce niveau de ventes correspond à moins de 3.000 nouveaux consommateurs. 3.29. Pénétration par groupes de revenus. La connaissance du niveau de pénétration des foyers améliorés au bois de feu par catégorie de consommateurs est un important instrument de gestion pour les responsables de la politique étant donné qu'elle permet d'orienter les campagnes pour des catégories spécifiques de consommateurs ainsi que de mesurer l'impact social du programme." La Figure 3.1. nous donne trois types d'information: (a) la répartition de la population totale par groupe de revenus (en % du total), (b) la répartition des utilisateurs de foyers améliorés par groupe de revenus et (c) le taux de pénétration du marché des foyers améliorés pour chaque groupe de revenus (% de ceux qui utilisent un foyer amélioré). Le groupe de revenus 1 représente les ménages ayant un revenu de moins de 20.000 FCFA, le groupe 2 ceux dont le revenu se situe entre 20 et 49.000 FCFA, le groupe 3 ceux dont le revenu se situe entre 50 et 99.000 FCFA, le groupe 4 ceux dont le revenu se situe entre 100.000 et 149.000 FCFA et le groupe 5 ceux dont le revenu est supérieur à 150.000 FCFA. Le plus grand nombre de ménages (40%) ainsi que le plus grand nombre d'utilisateurs de foyers améliorés (43%) se trouvent parmi le groupe de revenus 2. Le taux de pénétration du marché le plus élevé se trouve parmi le groupe de revenus 4 où la moitié des ménages utilisent un foyer amélioré. Six mille ménages utitisent et un foyer mélioré métattique et un foyer wétioré trois-pierres. Contrairement à ta plupart des autres vittes africaines, ta répartition de ta poputation tocale par voisinage est reLativement homogène à Ouagadougou. Cette situation rend difficile L'orientation des capagnes à des groupes spécifiques à faibtes revenus. - 29 - 3.30. La Figure 3.2 montre que pour tous les groupes de revenus, le foyer amélioré trois-pierres a un niveau de pénétration du marché plus élevé que les deux foyers métalliques- -quoique le niveau combiné de pénétration du marché des foyers métalliques soit plus élevé que celui du foyer amélioré trois-pierres dans les deux catégories aux revenus les plus élevés. Cette information laisse supposée que, pour la grande majorité de la population urbaine, le point de saturation du marché est loin d'être atteint. Figure 3.1: Pénétration du marché des foyers améliorés Figure 3.2: Niveau du revenu du ménage et pénétration par groupe de revenus de différents modèLes de foyers améliorés Pénétration du marché du foyer amélioré trois-pierres 4C Groupe de revenui en de la population totale Pénétration du marché du foyer MaLgache % d'utdimateurs de *toyers améliorés* appartenan au groupe de revenu. Taux de pénécraban des 'foym améliorés' par poupe de reenus i2 B 4 6 Pénétration du Burkina mixte 04 i a 4 .. - 30 - 3.31. Impact pour les familles à faibles revenus. Si l'on tient compte du lourd fardeau économique que représentent les dépenses en bois de feu sur le budget des ménages à faibles revenus, l'amélioration du bien-être par la diffusion de foyers améliorés est un objectif majeur du Gouvernement. Dans cette optique, la performance du programme des foyers améliorés est tout à fait décevante. Trois facteurs peuvent expliquer le faible niveau de pénétration du marché pour le groupe aux revenus les plus bas: (i) le message concernant les avantages économiques du foyer amélioré n'a pas atteint ce groupe ou s'est avéré peu convaincant; (ii) le coût du foyer amélioré est trop élevé (le Ouaga métallique est utilisé par 5% de cette population; le Burkina mixte est pour sa part rarement utilisé), et (iii) les femmes de ce groupe de revenus ne peuvent tout simplement pas se permettre de participer à des séminaires de formation consacrés à la fabrication du foyer amélioré trois-pierres. Même le coût modeste du matériel utilisé pour la construction du foyer amélioré trois-pierres peut aussi constituer un obstacle. Que le faible niveau de pénétration du foyer amélioré trois-pierres soit dû principalement à une mauvaise commercialisation ou aux conditions imposées par l'extrême pauvreté des groupes à faibles revenus n'a pas pu être établi. Il subsiste en même temps peu de doutes sur le fait que les succès à venir dépendront, dans une large mesure, des techniques de commercialisation aggressive qui auront été adaptées aux caractéristiques spécifiques de cette population-cible et d'un contrôle soigneux des réactions du consommateur. 3.32. Impact sur les producteurs du secteur traditionnel. Un autre objectif social de la stratégie du MET a été la génération de revenus pour les artisans. De ce point de vue, le programme a également échoué à atteindre son but. Les niveaux actuels des ventes génèrent un revenu annuel d'environ 1.500.000 FCFA, soit un revenu mensuel d'environ 30.000 FCFA pour quatre à cinq artisans. Une augmentation même importante des ventes ne permettrait pas de réaliser d'importants gains de revenus. Les mesures de politique devraient plutôt se concentrées sur la suppression des goulets d'étranglement qui entravent le fonctionnement efficace du réseau de production traditionnel, en se basant sur le fait qu'il s'agit là du moyen de production le plus économique actuellement disponible. 3.33. Economies d'énergie. La demande ménagère globale en bois de feu dans les quatre villes principales aurait été d'environ 7% de plus en 1987 sans l'introduction des foyers améliorés. L'utilisation du foyer amélioré trois- pierres a permis d'économiser environ 20.000 tonnes de bois de feu et celle du foyer amélioré métallique environ 5.000 tonnes." Si l'on suppose que les économies se sont élevées à 3.000 tonnes en 1984, à 6.000 tonnes en 1985 et à 10.000 tonnes en 1986, les économies totales de bois de feu pour les campagnes urbaines se seraient élevées à 35.000 tonnes. Quoique significatives ces économies ne sont toutefois pas assez importantes. En l'absence d'une campagne Ces deux chiffres représentent un maximua. Le premier assufe que tous les foyers améliorés trois- pierres sont fabriqués correctem"nt. Si, comne te font sous-entendre certaines enquêtes du MET, seule la moitié est fabriquée correctement, Les économies d'énergie peuvent être environ un-tiers moindre. Deuxiémement, te taux d'utitisation de 60% comprend t'usage de foyers amétiorés pour des marmittes d'une teitte plus petite que cette pour taqueLte its ont été conçus. - 31 - de conservation d'énergie, la croissance de la population urbaine aurait contribuée en 1987 à faire augmenter la consommation de bois de feu de 27% par rapport aux niveaux de consommation de 1984. Dans le cas du scénario le plus optimiste, les campagnes pour les foyers améliorés n'ont réussi à faire baisser la consommation que d'environ 20% par rapport aux niveaux de 1984. 3.34. Le ratio coût-bénéfice du programme de foyers. Quoique son impact sur la balance énergétique totale soit modeste, le programme des foyers améliorés a un taux de rentabilité économique élevé. Sur base d'un coût économique de détail du bois de feu de 25 FCFA (voir Chapitre VI), la valeur des économies de combustible au cours de la période 1984-87 peut être estimée à 875 millions de FCFA. Le coût total du programme, tel que présenté au Tableau 3.6, est nettement inférieur. Comparé au coût du foyer malgache traditionnel, l'achat des 25.000 foyers améliorés métalliques a représenté Ae la part du grand public un investissement de 29 millions de FCFA (1.100 FCFA/foyer) et de 5 millions de FCFA pour construire le foyer amélioré trois-pierres (100 FCFA/foyer). Le coût des campagnes de promotion au cours de la même période a été estimé de manière conservatrice à 1l millions de FCFA. Toutefois, ce chiffre ne comprend pas les coûts généraux d'exploitation associés aux campagnes du MET et de l'IBE ni le coût des composantes foyers inclues dans tous les projets forestiers financés par les bailleurs de fonds. Néanmoins, et bien que l'addition de ces coûts aura pour résultat un chiffre nettement plus élevé que celui repris au Tableau 3.6, le ratio global coût-bénéfice a de forte chance de rester favorable. 3.35. Economies futures d'énergie. Si la stratégie de diffusion glisse vers une stratégie ancrée sur une meilleure compréhension des motivations du consommateur et de ses besoins en énergie ménagère, il devrait être possible d'augmenter le taux de pénétration des foyers améliorés à 80% des ménages d'ici l'an 2000. Cette situation réduirait la consommation de bois de feu des ménages urbains de son niveau tendanciel de 770.000 tonnes à 705.000 tonnes, pour autant que les foyers soient utilisés pour 60% de la cuisson. Dans le secteur traditionnel, une campagne de promotion destinée aux dolotières, relativement peu nombreuses, devrait aboutir à un taux de pénétration de plus de 15% au cours de la première année, de 50% l'année suivante, de 80% à la fin de la troisième année et de 90% d'ici la fin de la quatrième année. Un taux de pénétration de 90% pour le foyer Burkido en l'an 2000 réduirait la L tsommation de bois de feu du secteur traditionnel de son niveau tendanciel de 115.000 tonnes à 95.000 tonnes. Les économies totales d'un programme de foyers amélioré bien rodé pourraient réduire la consommation totale de près de 84.000 tonnes en l'an 2000. - 32 - Tableau 3.6: CoOm et bn~ls du prognimm urban de fuyrsæaméior6s, de 1984 å 1967 BENEFICES Epurgnes combusible Tonnes Valeur åconomique 1984 3.000 75 milions FCFA 1985 6.000 150 milions FCFA 1986 10.000 250 millons FCFA 1987 16.000 400 millions FCFA Total 35.000 875 mlimons FCFA COUTS Unités Investissement Foyers métalliques 26.000 29 millions FCFA Foyers améorés 3-pierre 45.000 5 milliors FCFA Canpagnes villes 11 millIons FCFA Financement indirect des projets forstiers n.c. Frais généraux d'exploitation associs du MET et de 11BE n.c. Total 71.000 45 millions + . : De 1984 å 1987 ource: ESMAP/MET - 33 - IV. PROMOTION DES COMBUSTIBLES DE SUBSTITUTION: GPL ET KEROSENE CONSOMMATION D'ELECTRICITE A. Contexte Politique 4.1. Aux taux actuels de la croissante naturelle et urbaine, la demande en bois de feu au cours des premières années de la prochaine décennie sera tellement élevée que l'accroissement de l'approvisionnement sera uni.quement faisable en réduisant la base des ressources. Le scénario à long terme de la consommation d'énergie pour le Burkina Faso se base, de ce fait, sur l'hypothèse que le GPL et le kérosène devront couvrir l'augmentation totale de la demande urbaine en énergie ménagère. L'objectif à moyen terme du Gouvernement jusqu'à l'an 2000 doit être de gérer de façon efficiente ce processus de transition. Afin de réaliser cet objectif, le Gouvernement doit: (i) développer et commercialiser un matériel à kérosène et à GPL techniquement fiable et socialement acceptable et accessible pour la population urbaine, (ii) augmenter le niveau d'utilisation du GPL pour les ménages qui consomment du GPL, et (ii) familiariser de larges segments de la population à l'attrait qu'offrent ces combusibles. 4.2. Cette stratégie fait face à de formidables obstacles naturels: (a) Etant donné que le Burkina Faso ne possède pas de ressources propres en hydrocarbures ni de raffineries, tous les produits pétroliers sont importés. Ainsi, les considérat!ons relatives à la balance des paiements requièrent des politiques de substitution modérées. (b) Etant donné que le pays est enclavé, le coût du transport aux centres de distribution double le prix-côtier caf des importations de pétrole. Il s'ensuit que le coût du GPL et du kérosène pour la cuisson n'est pas compétitif comparé au bois de feu. (c) Quoique le coût amorti du foyer représente moins de 10% du coût annuel de cuisson (voir l'Annexe III), l'achat de foyers pour les combustibles alternatifs représente un problème substantiel de liquidités pour le consommateur urbain moyen. 4.3. Une vaste pénétration des combustibles de substitution est également limitée par des facteurs institutionnels et psychologiques: (a) La peur du gaz et des habitudes de cuisson bien ancrées sont à l'origine de la préférence pour le bois de feu. (b) La non-disponibilité sur le marché de foyers au GPL et au kérosène adaptés à la préparation de la cuisine locale. (c) Une communication et une coordination inadéquate entre les trois principaux acteurs: la SONABHY, l'IBE et les compagnies pétrolières (Shell, Total et Mobil). - 34 - 4.4. Nonobstant ces obstacles, le Gouvernement a créé la Commission pour la Promotion du GPL en 1984. Son mandat est de promouvoir activement l'usage du GPL et, dans une moindre mesure, du kérosène, en tant que combustibles alternatifs.' En 1985, le Gouvernement a créé la compagnie pétrolière nationale SONABRY et lui a accordé le monopole pour l'importation et l'entreposage des produits pétroliers. La SONABHY a assuré la responsabilité (a) des importations de GPL, (b) de l'exploitation des usines de mise en bouteilles et (c) l'administration des campagnes de promotion. Le rôle des compagnies pétrolières privées a été réduit à celui de grossiste/détaillant. Les résultats de ces efforts et les options en vue d'étendre le programme de substitution inter- combustible sont examinés aux paragraphes suivants. Choix des combustibles alternatifs: GPL, kérosène et électricité 4.5. En tant que combustibles dans une stratégie de substitution, le GPL et le kérosène présentent tous deux des avantages et des faiblesses. Une stratégie viable de substitution du combustible devrait donc les promouvoir tout deux afin d'offrir un meilleur choix au consommateur. Dans le monde entier, le kérosène a joué le rôle de combustible intermédiaire dans le processus de transition du combustible étant donné que son coût plus bas le favorise comme combustible de "départ". Par ailleurs, le plus haut niveau de confort et de propreté du GPL contribue à ce que celui-ci soit le combustible préféré pour les ménages où le revenu plus élevé diminue l'impact des avantages de coût et de liquidités du kérosène. Ainsi, on constate que dans les pays où la population voit ses revenus augmentés, le GPL tend à remplacer le kérosène comme combustible de cuisson. 4.6. Dans les pays à faibles revenus, le kérosène offre trois attraits comme combustible de substitution: (i) vu les coûts élevés d'infrastructure du GPL, le coût d'importation du kérosène en termes calorifiques n'équivaut qu'à deux tiers du coût d'importation du GPL.1 Dans les coûts annuels de combustibles, l'économie réalise un gain de 9.000 FCFA (30 $US) chaque fois qu'un ménage passe au kérosène plutôt qu'au GPL, si l'on prend comme hypothèse que les deux ménages utilisent exclusivement ce combustible.2 (ii) L'investissement initial pour un foyer à kérosène est d'environ 6.000 à 7.000 FCFA de moins que pour un foyer GPL bon marché, étant donné qu'il n'y a pas lieu d'investir dans Etant donné ces contraintes, te consonnation de GPL a été négligeable avant 1984 et Les compagnies pétrolières privées desservant te marché n'ont pas fait grand chose pour l'accroître. Les compagnies pétrolières privées achetaient Le GPL en bouteilles (Total, Mobil) et en wagon-citerne (pour ta société mixte publique-privée Burkina & Shett) de la raffinerie d'Abidjan et Le revendaient au départ de Leurs stations-service. Le coût d'importation d'une tonne de GPL peut être estimé à 159.000 FCFA, soit 63% du prix de détail; Le coût d'une tome de kéro- sène à 97.000 FCFA ou 69% du prix de détail. Ce résulat est basé sur La structure du prix économique ainsi que présenté dans Le tableau 4.2 et sur les ratios d'importations de GPL suivants: Coût production l 1, importation-transport - 0,7, coûts d'ex- ploitation de La SONABHY = 0,6, transport local 0,6. Les ratios d'mportations pour Le kérosène étant: Coût production - 1, importation-transport = 0,7, stocks de réserve w 0,3, coûts d'exploitation de La SONABHY a 0,5. Sur base d'une consomation annuelle de GPL de 175 kg. - 35 - l'achat d'une bouteille.23 (iii) Le kérosène peut s'acheter en n'importe quelle quantité, ce qui permet au consommateur d'ajuster la quantité achetée à sa disponibilité de liquidités. Cet aspect est particulièrement important étant donné que 80% des consommateurs achètent leur combustible (ligneux) sur une base journalière. 4.7. Malgré tout, la facilité d'achats journaliers de kérosène revient chère pour le consommateur: le prix de détail à petite échelle se situe entre 50 et 100 pour cent de plus que le prix à la station service. Ainsi, et bien que le coût économique et financier du kérosène à la pompe ne soit que de 60% du coût du GPL, leurs prix s'équivalent au niveau du détail à petite échelle. Pour la majorité des consommateurs, le kérosène ne sera donc pas meilleur marché que le GPL, sauf si l'on parvient à réduire la marge de détail. Tant que les marges bénéficiaires du détaillant traditionnel reflèteront les coûts élevés de l'achat et des transactions du commerce de détail à petite échelle, les tentatives en vue d'imposer des marges moins importantes par des contrôles de prix seront vaines. Les responsables de politique devraient au contraire se fixer pour objectif de rationaliser la structure de distribution, p.ex. en faisant usage des petits camions ex,ploités par le commerce de gros munis de réservoirs permettant de remplir directement les barils de kérosène se trouvant chez les détaillants. 4.8. Au Burkina Faso l'électricité n'eut pas utilisée pour la cuisson (ni d'ailleurs dans les pays avoisinants) et, de ce fait, n'influence pas le choix des combustibles, à l'exception du kérosène qui est utilisé pour l'éclairage. Comparé en termes de calories utiles, les tarifs actuels de l'électricité sont quatre fois aussi élevés que le bois de feu.' Son utilisation est toutefois en train de s'étendre rapidement. Les ventes d'électricité de la SONABEL ont augmenté de 7,4% en 1986 et le nombre de clients de 13%, ce qui a fait augmenté le taux global des raccordements à 22% des ménages urbains. Si cette tendance se maintient, le pourcentage de ménages connectés dans les cinq plus grandes villes augmentera à 44% d'ici l'an 2000 et la demande des ménages urbains augmentera de 36 GWh à 170 GWh. B. Combustibles Alternatifs: Infrastructure et Sécurité d'Approvisionnement Il n'a pas été possibLe d'établir dans quelle proportion L'expansion du marché sera infLuencée par cet éLément particulier. Les tests d'acceptabilité du consommateur réalisés par L'ESMAP/NET ont démontré qu'au même niveau de prix de 10.000 FCFA, Les consommateurs ont trouvé le prix du foyer à kérosène inacceptable, tandis qu'ils t'ont trouvé acceptable dans Le cas du foyer au GPL. Néanmoins, quoique Les consonmateurs soient disposés à payer une prime pour L'utilisation du GPL, Le prix Le plus bas sera certainement urQ considération d'limportance pour Le consonmateur se situent au niveau des revenus faibles et moyens. En 1987, à Ouagadougou, Le coût du kWh (3,6 MJ) était de 87,8 FCFA. En prenant comme hypothèse un rendement de 60% pour La cuisinière électrique, Le coût serait de 40 FCFA par mJ utile. Un kilo de bois de feu (16 MJ) coûte 25 FCFA, soit à un rendement de 14% pour une cuisinière traditionneLLe, 11 FCFA par MJ utile. - 36 - 4.9. L'un des premiers efforts de la SONABHY en faveur du GPL a été d'établir un réseau d'infrastructure de base et de réduire le coût des importations. La sécurité d'approvisionnement des combustibles alternatifs est adéquate étant donné que la région dispose d'un nombre suffisant de sources d'approvisionnement (voir l'Annexe IV). Le GPL s'achète aux raffineries d'Abidjan (Côte d'Ivoire) et de Téma (Ghana), au marché international ou aux raffineries des pays voisins les plus proches établies au port d'Abidjan ou de Lomé. Grâce à la nouvelle raffinerie de Port Hartcourt le Nigéria peut servir de source d'approvisionnement de réserve. Le kérosène peut être obtenu (a) d'Abidjan (production locale de la raffinerie SIR ou importations internationales), (b) grâce aux importations internationales de la STSL, le terminal de produits pétroliers off-shore de Lomé, et finalement (c) de la raffinerie GHAIP de Téma qui peut servir de source d'approvisionnement de réserve. 4.10. Grâce à cet ensemble de possibilités le SONABHY pratique une politique d'achat auprès des sources d'approvisionnement à faibles coûts, en n'achetant que des quantités marginales aux fournisseurs plus coûteux uniquement lorsque cela s'impose. Peu de temps après sa création, la SONABHY a réorienté les importations de GPL provenant de la source d'approvisionnement la plus chère (la raffinerie SIR) vers la source d'approvisionnement la moins chère de la région (la raffinerie de Téma), réduisant ainsi le prix départ-raffinerie de moitié. Le kérosène est importé du marché international par le port d'Abidjan. 4.11. La SONABHY a réalisé d'autres économies de coût et a renforcé la sécurité de l'approvisionnement du GPL en investissant dans une station de remplissage automatique à Bingo (30 km de Ouagadougou) et dans une usine de mise en bouteilles à Bobo-Dioulasso ayant toutes deux une capacité d'entreposage de 100 tonnes. La capacité de remplissage au dépôt de Bingo est de 200 bouteilles de 12,5 kg par heure, i.e., 20 TM par journée de 8 heures. La consommation actuelle est de 4 à 5 TM par jour. Une équipe de deux jours peut traiter dix fois le niveau actuel de consommation correspondant à 60.000 ménages qui passeraient à plein temps du bois de feu au GPL. 4.12. La capacité de transport est suffisante. Huit camions-citernes de 20 tonnes sont exploités par six compagnies privées de transport. Une capacité mensuelle de transport de 320 tonnes est donc assurée en se basant sur l'hypothèse conservatrice de deux rotations par mois", alors que la demande actuelle ne nécessite qu'une capacité de transport de 140 tonnes. La capacité des camions et wagons citernes pour le kérosène est également suffisante; actuellement 20% de la capacité combinée sont utilisés." Les 1.850 m3 de kérosène à Bingo et les 1.430 m de Bobo-Dioulasso équivalent à 68 jours de consommation ce qui est plus que suffisant pour faire face aux préoccupations / Gréce à une planification appropriée, quatre rotations pourraient ëtre envisagées par mois. Le fait que les camionneurs agrandissent Leur parc alors que La ptpart des camions circulent à 30% seulement de leur capacité prouve à suffisance que Les taux du transport officiel sont supérieurs à ce qu'ils devraient être. Un ordre de grandeur de L'estimation de L'excès des frais du transport routier pour L'ensemble des produits pétroLiers est de 4 à 5 milions de $US par an. - 37 - pratiques et stratégiques. Une expansion du marché à plus de 10.000 m3 par an sera nécessaire pour justifier des réservoirs additionnels, soit 50.000 ménages passant du bois de feu au kérosène pour leurs besoins de cuisson. 4.13. Contrairement au kérosène, une consommation accrue de GPL entraînerait des investissements additionnels à court terme, totalisant environ 83 millions de FCFA (0,275 million $US): (a) la promotion des foyers à bouteilles de 3 kg et 6 kg est un élément critique de la stratégie de promotion du GPL du Gouvernement et il n'y a, actuellement, pas d'équipement spécialisé pour le remplissage de ces bouteilles à la station de remplissage.2 La SONABHY devra installer une rampe de remplissage manuel pour les bouteilles de 3 kg et 6 kg d'une capacité de 700 tonnes (25.000 $US). (b) La SONABHY est chargée de l'entretien des bouteilles et facture les compagnies pétrolières pour ses services mais n'a pas d'installations d'entretien pour les bouteilles ni pour la peinture. L'absence d'une installation d'entretien pose un problème de sécurité. Les fonds nécessaires pour une installation de peinture manuelle s'élèvent à environ 15 millions de FCFA (50.000 $US) à court terme. (c) Dès que la demande en GPL aura doublée, une installation additionnelle d'entreposage sera nécessaire à Bingo. Deux réservoirs d'une capacité de 50 tonnes coûteront chacun 100.000 $US. 4.14. La taille du parc de bouteilles au Burkina Faso n'est pas connue avec certitude. La SONABHY estime le parc à 18.000 bouteilles de 12 kg et 6.000 bouteilles de 3 kg, soit assez pour couvrir la demande de 9.600 à 16.000 ménages. 2 Au fur et à mesure que la demande augmente, de nouvelles bouteilles devront être importées à un coût de 229 millions de FCFA (0,76 million $US) par 1.000 tonnes d'augmentation de la demande en GPL.2' Matériel des foyers 4.15. Foyers au GPL. Afin de rendre le GPL plus accessible au consommateur à faibles ou moyens revenus, la société pétrolière mixte publique/privée Burkina & Shell a introduit en 1985 un foyer pour bouteille de 3 kg (le "Faitou N'Bora").3' Ce foyer offre trois avantages: (a) l'investissement initial en liquidités est d'environ 60% du coût du foyer 12 kg le moins cher, tel que ri Le remplissage se fait sur balance, méthode bien trop imprécise: la marge étant de + ou - 400 granmes. Si la bouteille est trop remplie elle risque de se déformer lorsqu'eI!e est exposée directement au soleil entraînant un risque d'explosion. La méthode de distribution aisée est celle de 2,5 bouteilles par client et de distribution extréme de 1,5 bouteille par client. Hypothèses: Période de rotation annuelle moyenne de six pour les bouteilles de 12 kg et de huit pour les bouteilLes de 3 kg et 6 kg; et une répartition des futures hausses du volune des ventes entre les trois de 25/37,5/37,5. Pour chaque augmentation de 1.000 tonnes de la demande de GPL, le Burkina Faso devra importer 3.500 bouteilles de 12 kg à un coût de 12,9 millions de FCFA (43.000 FCFA) pour 1.000 bouteilles; 17.000 bouteilles de 3 kg à un coût de 6,7 millions de FCFA pour 1.000 bouteilles; et 7.800 bouteilles de 6 kg à un coût de 9 millions de FCFA pour 1.000 bouteilles. »J Quelques autres types de foyers moins réussis ont également été commercialisés. - 38 - démontré au Tableau 4.1, (b) les dépenses financières pour les recharges de GPL sont d'environ un quart, (c) le foyer est plus mobile, une considération pour le ménage à faibles revenus qui ne possède pas de voiture. Toutefois, le "Faitou N'Boran est mal adapté aux longues périodes de cuisson de l'alimentation traditionnelle burkinabée, ce qui limite dès le départ son utilisation à la cuisson marginale. Les données montrent que seul 20% de la cuisson dans les ménages qui consomment du GPL se pratiquent sur du matériel à GPL.' Tableau 4.1: CoOt d'investissement des foyers GLP de 3 kg et 12 kg en FCFA Foyers GPL de 12 kg Foyers GPL de 3 kg Bouteille : 12.500 Bouteille : 7.000 Régulateur : 3.740 Brûleur 3.415 Tuyau : 1.750 Support : 2.950 GPL 4.125 GPL : 907 Appareil : 5.000 TOTAL 27.115 16.107 4.16. L'IBE a également développé un prototype de foyer au GPL peu coûteux, fabriqué intérieurement et d'un rendement énergétique élevé, adapté aux conditions locales; il peut être raccordé aux bouteilles de 3 kg, 6 kg et 12 kg à l'aide d'un tube et d'un dépressurisateur. Le foyer devrait être mis en production dans le courant de 1990. Les tests pilotes d'acceptabilité du consommateur réalisés par l'ESMAP/MET en 1988 ont révélé que la majorité des ménages avaient trouvé le foyer approprié (8 sur 10), rapide (7), beau (6) et avaient marqué le désir d'en acheter un (8). Seule une minorité (2) avait trouvé que le prix suggéré de 10.000 FCFA était trop élevé.3 L'IBE a également testé un foyer pour les bouteilles de 3 kg et 6 kg développé dans le cadre d'un future projet régional de GPL financé par la CEE. Le foyer est adapté aux besoins de la cuisine locale et le support peut être fabriqué par de petites usines Il en va de même pour Le matériel adapté aux bouteilles de 12 kg. Cependant, ce matériel avait été conçu pour une population à plus hauts revenus et ayant des habitudes culinaires différentes et plus légères, ce qui Le rendait plus approprié à Leurs besoins. L'absence d'une corpétitivité des prix du GPL pose la question de savoir si La structure de consommation du GPL pour Les ménages utilisant te gaz aurait été différente si un foyer adapté aux besoins Locaux avait été mis sur le marché. il se pourrait fort bien que, dans Le contexte de prix relatifs inchangés, te "Faitou N'Bore" soit parfaitement approprié pour les consommateurs marginaux de GPL. Toutefois, il n'est pas sûr que les ménages aient réalisés que Le coût d'une bouteille de GPL, soit 7.000 FCFA pour une boteille de 3 kg, devait être rajouté au prix. L'IBE s'attend à ce que Le coût de production du foyer eu GPL soit de L'ordre de 5.000 à 6.000 FCFA pour te fabrication de masse. A ce prix doit s'ajouter le coût du dépressurisateur et du tuyau de caoutchouc (environ 3.500 FCFA) plus la marge bénéficiaire de détail. - 39 - métallurgiques. Le coût de production sera d'environ 2.000 FCFA plus élevé que pour le "Faitou N'Bora". 4.17. Foyers à kérosène. Les foyers à kérosène commercialisés au Burkina Faso sont des petits modèles chinois à mèches dont le prix se situe entre 4.000 et 6.000 FCFA. Ils sont légers mais inadaptés aux marmites sphériques utilisées pour la cuisine burkinabée et aux longues périodes de cuisson. Entre-temps, l'IBE a développé un brûleur à kérosène alimenté par gravité de conception simple, qui réalise un rendement de 50% et qui peut être fabriqué localement. Les perspectives de marché pour ce modèle, qui coûtera environ 10.000 FCFA, devraient être prometteuses. Un test d'acceptabilité par le consommateur réalisé en décembre 1988 par l'ESMAP/MET pour un modèle importé de foyer à kérosène a révélé une attitude généralement positive vis-à-vis de ce foyer, quoique le prix ait été considéré comme étant trop élevé.3 C. Commercialisation du GPL et du kérosène 4.18. La SONABHY n'a pas encore mis au point un concept de ccmmercialisation réussie. La seule campagne de promotion du GPL remonte à 1985, lorsque le Gouvern(,nent a lancé un programme orienté vers le secteur privé avec les compagnies pétroýières et avec la Burkina & Shell en particulier. La stratégie avait quatre composantes: (a) la suppression des goulets d'étranglement dans la distribution du GPL en autorisant l'importation de nouvelles bouteilles et en augmentant la consigne des bouteilles de GPL à la parité du plein prix d'achat;3 (b) la réduction de l'investissement initial pour le GPL en introduisant de nouveaux foyers moins coûteux basés sur les bouteilles de 3 kg et en éliminant les taxes à l'importation sur le matériel GPL peu coûteux;U (c) le lancement d'une campagne de promotion comprenant la vente directe aux employées des institutions publiques et des entreprises privées; et Sur Les dix ménages, huit ont trouvé que te foyer était rapide, six qu'il était propre, six qu'il n'altèrait pas le goût des aliments, et quatre ont cité l'absence de fumée come étant un avantage. Six ménages étaient intéressés à en acquérir un, mais sept ménages sur huit ont trouvé Le prix proposé de 10.000 FCFA trop élevé, et cinq ont trouvé la consonmetion de kérosène trop élevée. Les compagnies pétrolières soit vendent la bouteille au consommateur soit facturent une consigne au consommateur. Habituellement le montant de la consigne est établi au recouvrement complet des coûts. L'avantage de la politique de recouvrement couplet des coûts comparé à te politique de vente est que, dans plusieurs pays, la compagnie pétrolière peut défalquer L'amortissement des bouteilles de son revenu inposable. Afin de réduire l'investissement initial, les compagnies pétrolières au Burkina Faso- comme dans la plupart des autres pays d'Afrique--ont d'abord essayé de vendre les bouteilles à un prix inférieur au coût. Le résultat a été à l'encontre de l'objectif de la campagne de promotion du GPL. Etant donné les consignes plus élevées pratiquées dans les pays voisins, le parc de bouteilles s'est démuni au fur et à mesure que les bouteilles passaient la frontière, créant des goulets d'étranglement pour l'approvisionnement. En 1985, la consigne a été fixée au coût d'achat total et la tendance s'est inversée. Avec l'ouverture de L'usine de mise en bouteilles à Bingo, la rotation du parc de bouteilles a également été augmentée. Gréce à ces deux mesures les goulets d'étranglement ont été éliminés. Le Gouvernement a également réduit les taxes sur le GPL de 75% sans pour autant modifier le prix de détail. - 40 - (d) l'introduction d'un système de crédit pour les employés du secteur public, suivant lequel les remboursements se font par déduction à la source.' 4.19. Avec la création de la SONABHY, un système contrôlé par le Gouvernement a été mis en place qui a découragé l'intérêt du secteur privé pour la promotion du GPL pour des raisons tant réelles que psychologiques. La SONABHY n'a pas tenu compte des avantages relatifs entre les objectifs de rentabilité et les objectifs d'entreprise/compétitivité lors de la commercialisation du GPL: (a) la SONABHY a commencé à importer et à mettre du GPL en bouteilles car elle pressentait que le marché burkinabé était trop petit pour justifier l'établissement d'usines de mise en bouteilles exploitées par des compagnies pétrolières concurrentes et que, si une seule compagnie pétrolière exploitait une usine d'embouteillage, une situation indésirée de monopole aurait été crée. Il résulte toutefois de cette situation que, si une compagnie privée s'engage dans la promotion du GPL, les bénéfices qui découlent d'une demande croissante de la part des consommateurs sont actuellement répartis entre les compagnies pétrolières (revenus provenant du commerce de gros et de celui du détail) et la SONABHY (revenus provenant de la mise en bouteilles et de l'importation). (b) Afin de créer une incitation pour les compagnies pétrolières à participer aux campagnes de promotion, la structure de prix du GPL prévoyait une contribution à un fonds de financement des campagngs de promotion (3% du prix de détail). Ce fonds est géré ptr la SONABHY et les compagnies pétrolières privées sont tenues de justifier leurs demandes de fonds sur base de propositions de campagnes déjà établies. Les compagnies pétrolières considèrent toutefois qu'il s'agit là d'une intervention bureaucratique inutile dans leurs fonctions. (c) Afin de rationaliser l'exploitation de l'usine de mise en bouteilles et le réseau de distribution, la SONABHY a introduit un système de bouteilles à couleur unique. Les consommateurs pouvaient de ce fait retourner les bouteilles auprès de n'importe quel commerçant. Cette politique a cependant pour effet de miner l'orientation commerciale des stratégies de promotion des compagnies pétrolières privées puisque celles-ci sont en principe orientées sur la couleur distinctive de leurs bouteilles et sur leur propre matériel. 4.20. Le marché limité n'offre que peu d'incitations aux compagnies pétrolières pour développer un vaste réseau de détail. La Burkina & Shell vend seulement du GPL en bouteilles de 3 kg dans ces stations-service (huit pour la grande métropole de Ouagadougou); à l'exception de trois ou quatre revendeurs de foyers il n'y a pas d'autres points de ventes pour son foyer "Faitou N'Bora". Le système de crédit, géré par la Burkina & Shetl, a contribué à promouvoir tes ventes auprès des eaptoyés du secteur public. Cependant, sa gestion s'est avérée difficile et ta conpagnie pétrolière a perdu queLque 1,5 miLLion de FCFA en préts non récupérés. - 41 - Toute stratégie en faveur de la promotion à grande échelle de GPL doit améliorer la disponibilité du combustible par le biais d'un plus grand nombre de points de ventes au détail. 4.21. Le même manque de coordination entre acteurs solidaires se constate dans le programme de développement des foyers de l'IBE qui a été entrepris sans consultation avec les compagnies pétrolières responsables de la commercialisation.37 Un producteur disposé à fabriquer les nouveaux modèles domestiques de foyers n'a pas encore été identifié. Structure des prix du GPL et du kérosène 4.22. La promotion réussie du GPL et du kérosène exige une structure de prix prévoyant des marges bénéficiaires adéquates pour permettre aux agents de remplir leurs fonctions de marché--ni plus ni moins. Une marge fixée trop haut va à l'encontre de l'objectif de maintien du prix à la consommation à un niveau assez bas et peut aboutir à un sur-investissement. Une marge fixée trop bas aboutit à un sous-investissement et à un sous-approvisionnement en services et en infrastructure. L'importance du prélèvement du Gouvernement devrait être déterminé par une évaluation des avantages relatifs entre (a) les besoins en recette du Gouvernement, (b) la réalisation des oobjectifs de la politique énergétique et (c) les considérations d'équité. 4.23. Les incertitudes concernant les rôles exacts des différents acteurs du GPL sont reflétées dans les structures des prix officiels du GPL et du kérosène adoptées après la création de la SONABHY en 1985. Premièrement, les prix du GPL et du kérosène ne sont pas compétitifs avec ceux du bois de feu. Le prix des importations est élevé et le prélèvement du Gouvernement rajoute un tiers au prix. Deuxièmement, la base de la structure du prix est faible. Les structures des prix officiels du GPL et du kérosène sont présentées à l'Annexe V et sont résumées au Tableau 4.2 ci-dessous; les révisions proposées à la structure de prix sont également présentées et discutées au Chapitre VII.8 4.24. Les distorsions dans la structure des prix du GPL provenant des conditions actuelles du marché ont été identifiées comme suit: (a) La marge du coût du GPL au départ de la raffinerie devrait inciter l'importateur à rechercher des sources d'approvisionnement à bas prix. Cependant, à cause du fonds de stabilisation des prix, il n'y a aucune incitation encourageant un comportemen rationnel de l'importateur: si le prix d'achat est plus élevé que le prix imposé, le fonds remboursera la différence; si le prix d'achat est plus bas, La seule comagnie qui ait entrepris de sérieux efforts pour commercialiser tes foyers au GPL, ta Burkina & Shett, se retrouve avec un stock de 5.000 foyers "Faitou NISora" restant de ces campagnes. Tant que ce stock n'aura pas été réduit, la Burkina & Shett ne sera pas intéressée à promouvoir un nouveau type de foyer. L'option d'approvisionnement au coût te ptus bas est iltustrée pour chaque combustibte, i.e. pour te GPL ta structure départ-Téma est analysée et pour te kérosène La structure départ LoMé est examinée. - 42 - la différence sera versée au fonds. Le fait que le prix imposé pour le GPL acheté au départ de Téma soit environ 20.000 FCFA plus cher que les prix actuels du marché est ressenti plus fortement par le consommateur que par l'importateur. (b) Les coûts de transport de la raffinerie à l'usine de mise en bouteilles sont surestimés. La marge a été fixée à une époque où le Gouvernement souhaitait renforcer sa capacité de transport pour les produits pétroliers. Le résultat malencontreux de cette politique trop réussie s'est concrétisé par un parc deux fois plus important que nécessaire.9 (c) Le prélèvement gouvernemental direct et indirect (y compris un prix départ Téma plus élevé que le taux normal) est important, équivalant au coût ex-raffinerie des combustibles. (d) Les marges qui ont été arrêtées pour couvrir les coûts d'exploitation de l'usine de mise en bouteilles de la SONABHY sont trop basses. (e) Le coût des grossistes pour le transport des bouteilles de GPL de et vers Ouagadougou à l'usine de mise en bouteilles a été sous-estimé. (f) La marge des détaillants a été fixée à plus de 10% du prix de détail, ce qui est supérieur au taux de 6% pratiqué normalement dans la région de l'ouest africain. Ceci augmente plus qu'il ne faut le prix à la consommation. Cette pratique va également à l'encontre de l'objectif qui vise à créer le plus possible de points de ventes, étant donné qu'une marge bénéficiaire de détail élevée incite le grossiste à assumer également la fonction de détaillant. En conséquence, les compagnies pétrolières ont limité les points de ventes du GPL à leurs propres stations-service. TabLeau 4.2: Structure de prix du GPL et du kérosène FCFA/tonne métrique pour le GPL; hectolitre pour Le kérosène GPL Kérosène Actuelle Proposée Actuetle Proposée 1) Produit départ Tém (Lomé) 75.000 75.000 78.000 60.000 2) Transport à Bingo 85.000 70.000 42.852 36.000 3) Prélèvement public - Fonds de stabilisation 28.424 0 19.876 0 - Stabilisation cachée à l'artict203000) 0 18.000 0 - Prélèvement fiscal, article 7 (912.874 0 11.800 0 - Fonds de promotion 10.000 0 - Stock de réserves 20.000 0 9.228af 9.228 4) Coûts d'exploitation SONABNY (art. 9-12+15) 27.058 70.000 18.240b/ 18.240 Les camions ont actuellement en moyenne moins de deux rotations par mois au lieu des quatre rotations normales. - 43 - 5) Coûts de distribution - Transport Bingo-Ouage 6.000 18.000 - Marge grossistes 31.640 23.500 12.000 11.100 6) Marge détaillants 34.000 15.500 7.400 Prix détait au kg (t.) 330 252 160 113 £ a/ 1 tonne de kérosène = 1256 titres b/ Articles 14-16, 18, 20, 22-25 à l'Ariexe V cf 1 tonne de kérosène - 1256 titres D. Utilisation du GPL et du Kérosène: Résultats du Programme 4.25. Oblectifs nationaux. L'objectif 1990 du Plan quinquennal 1986-90 était d'arriver à ce que 32.000 ménages urbains utilisent un foyer au GPL et d'arriver à une consommation annuelle de GPL de 4.800 tonnes. Du fait de l'absence d'une stratégie de commercialisation, ces objectifs ne seront pas atteints. Après une flambée de la demande en 1986-87, celle-ci a stagné.'° La demande en GPL pour les ménages burkinabés (expatriés non compris) n'est que de 600-700 tonnes soit l'équivalent d'un remplacement de quelque 4.000 à 5,000 tonnes de bois de feu seulement. 4.26, Utilisation ménagère de GPL et de kérosène. Environ 9% des ménages urbains, soit 9.200, possèdent un foyer au GPL. La consommation moyenne de bois de feu pour les ménages qui utilisent du GPL équivaut à 60% de la consommation des ménages utilisant le foyer traditionnel trois-pierres. Les ménages consommateurs de GPL qui utilisent ce dernier comme combustible primaire continuent à se servir du bois de feu pour environ 27% de la cuisson. Les ménages qui utilisent le GPL comme combustible secondaire continuent à se servir du bois de feu pour plus de 80% de leurs besoins en combustible. Le fait de posséder des foyers à kérosène, que l'on trouve dans environ 4% des ménages urbains, ne semble avoir que peu ou pas d'impact sur la consommation de bois de feu et de charbon de bois; ce qui laisse à penser que les foyers à kérosène qui se trouvent sur le marché sont mal adaptés aux besoins de la cuisine locale. 4.27. Le marché détenu par le GPL s'adresse aux 12% des ménages urbains les plus ziches appartenant aux deux catégories de revenus les plus élevés (voir Figure 4.1).'l Environ la moitié de ces ménages ont fait l'acquisition d'un foyer au gaz. A ce niveau de revenus, la disponibilité du GPL est la seule préoccupation. L'utilisation du GPL n'est pas tellement limitée à cause de son prix mais plutôt du fait que la femme "chef de ménage" ne permettra pas à la servante qui s'occupe de la cuisson d'utiliser le foyer à gaz. Le doublement du votume a été dû principaLement au fait que: en 1982-85 ta demande réetle a été artificiellement coSprImée à cause d'un manque de disponibilité de GPL; le Gouvernement avait lancé une campagne qui avait convaincu tes enployés des services publiques de passer au gaz et avait Introduit sur te marché des petits foyers à gaz bon marché; et te nombre d'expatriés avait augmenté. Le groupe I - <20.000 FCFA; le groupe Il a 20 à 49.000 FCFA; te groupe 11I x 50 à 99.000 FCFA; te groupe IV x 100.000 à 149.000 FCFA; le groupe V m >150.000 FCFA. - 44 - 50 deil * - Gro:Mfi Grcpm Gro=lez GroqxN GrmV 4.28. Les deux catégories de revenus les plus pauvres n'ont quasiment pas accès au marché du GPL. On ne trouve pratiquement aucun foyer à gaz parmi les 22% de ménages les plus pauvres ayant un revenu mensuel de moins de 20.000 FCFA. Parmi les 40% de ménages ayant un revenu se situant entre 20.000 et 49.000 FCFA, seul 3% possèdent un foyer à gaz. Si un changement significatif n'est pas apporté aux prix relatifs du combustible, il est douteux qu'un taux de pénétration de plus de 10% pourra être atteint, même si une campagne active de promotion devait être entreprise. La perspective d'augmenter l'utilisation de combustibles alternatifs parmi ce groupe de la population dépendra de la commercialisation éventuelle d'un foyer à kérosène bien adapté. Le future marché marginal du GPL doit, de ce fait, se trouver parmi le groupe à revenus moyens, soit 27% des ménages ayant un revenu mensuel se situant entre 50.000 et 90.000 FCFA. D'après les données de l'ESMAP/MET, seul 12% de ces ménages possèdent un foyer au GPL. 4.29. Pénétration des foyers bon marchés. Etant donné que la campagne de promotion pour les bouteilles de 3 kg a été de courte durée, l'introduction d'un matériel GPL peu coûteux n'a pas eu un impact significatif sur la consommation de GPL. La plupart des ménages consommateurs de GPL (74%) utilisent seulement les bouteilles de 12 kg; environ 9% utilisent les bouteilles de 12 kg et celles de 3 kg et les 17% restant utilisent seulement les bouteilles de 3 kg. Les parts relatives de la consommation de GPL des ménages sont de 85% pour les bouteilles de 12 kg et de 15% pour les bouteilles de 3 kg. 4.30. Pénétration géographique. La concentration géographique de la campagne de promotion pour Ouagadougou n'a engendré qu'une faible demande dans les trois autres principaux centres urbains. Le taux de pénétration du marché - 45 - par ville dépend du revenu moyen des ménages et de l'intensité de la campagne. Le taux le plus haut a été enregistré à Banfora, où 20% des ménages possêdaient un foyer à gaz en 1988. Un certain nombre des plus grandes industries du pays se trouve dans cette ville, ce qui fait que les résidents bénéficient du revenu par habitant le plus élevé.2 Le second taux le plus haut de pénétration du GPL a été enregistré à Ouagadougou où 12% des ménages possèdent un foyer à gaz; à Ouahigouya l'utilisation de gaz est insignifiante. Toutefois, étant donné la taille relative des centres urbains, Ouagadougou compte pour 76% de la consommation totale de gaz, Bobo-Dioulasso et Banfora pour environ 11% chacun, et Koudougou et Ouahigouya pour les 2%-3% restant. E. Combustibles de Substitution: Perspectives à Moyen et Long terme 4.31. L'An 2000. Il est probable que la croissance démographique accentuera la demande du GPL et du kérosène au cours des années 1990. En l'absence d'une campagne de promotion aggressive et de changements dans les structures des prix relatifs, il semble néanmoins peut probable que la demande augmenterait au-delà du taux actuel de 9% pour les ménages urbains utilisant du GPL et de 4% pour les ménages urbains utilisant du kérosène. Etant donné les tendances actuelles, on peut s'attendre à ce que près de 29.000 ménages consomment environ 2.000 tonnes de GPLC et près de 13.000 ménages consomment environ 550 tonnes de kérosène aux fins de cuisson. 4.32. Le taux de substitution au bois de feu d'une stratégie de promotion du GPL bien mise en place suivant les directives proposées au Chapitre VII dépendra tout autant du taux de pénétration des foyers que du niveau d'utilisation dans les ménages consommateurs de GPL. Actuellement, seul 39% des ménages consommateurs de GPL utilisent celui-ci comme combustible primaire. Ce pourcentage ne variera pas beaucoup d'ici l'an 2000," étant donné que le GPL continuera à être plus cher que le bois de feu, même après une réduction du prélèvement gouvernemental à zéro. De même, il ne sera pas nécessaire d'atteindre un taux d'utilisation plus élevé du fait que les ressources en bois de feu devraient être suffisantes pour couvrir la demande urbaine d'ici là. Grâce à une commercialisation aggressive d'ici l'an 2000, un programme de substitution basé uniquement sur le GPL devrait être capable de faire augmenter C'est ce facteur plutôt qu'une quelconque politique ou cmagne gouvernementale qui est à l'origine du niveau d'utilisation de GPL: ta société Burkina & SheL approvisionne principalement Les hôtels tandis que Les ménages se procurent Leurs bouteilles de 3 kg, 6 kg et 12 kg des livraisons en provenance d'Abidjan. La demande totale comprenant la demande de l'industrie et des services se situera entre 3.500 et 6.000 tonnes. IL est fort probable que l'introduction de foyers au GPL mieux adaptés contribuera à une hausse du taux d'achat des foyers. Cette introduction ne pourra toutefois pas à elle seule entrainer un niveau moyen plus élevé de consommation de cobustibles dans les ménagfs qui utilisent du GPL. Si les nouveaux conso~mteurs ont une structure de consotion alimentaire à plus forte intensité énergétique, its seront plus pauvres et plus sensibles aux prix dans le choix des combustibles. - 46 - le taux de pénétration de 9% à environ 28% des ménages dans les cinq villes principales. Ceci fera augmenter la consommation de GPL des ménages à 8.600 tonnes. Fiqure 4.2: Utilisation du GPL et du Kérosène par groupe de revenus 100 90 80 70 6C 40 »D30 20 10 0 IIIu IV V Groupes de revenus Cas de base Promotion du GPL Promotion GPL &ér La demande totale comprenant la demande de l'industrie et des services se situera entre 3.500 et 6.000 tonnes. Il est fort probable que l'introduction de foyers au GPL mieux adaptés contribuera à une hausse du taux d'achat des foyers. Cette introduction ne pourra toutefois pas à elle seule entratner un niveau moyen plus élevé de consommation de combustibles dans les ménages qui utilisent du GPL. Si les nouveaux consonmateurs ont une structure de consommation alimentaire à plus forte intensité énergétique, ils seront plus pauvres et plus sensibles aux prix dans le choix des combustibles. - 47 - 4.33. L'introduction d'un foyer à kérosène approprié appuyée par une campagne de promotion aggressive pourrait augmenter le marché des combustibles alternatifs à 41% des ménages urbains, 17% des ménages consommateurs de kérosène et 24% des ménages consommateurs de GPL. Tandis qu'en l'an 2000 la consommation de kérosène pour la cuisson sera passée à 6.000 tonnes, la demande de GPL tombera seulement à environ 7.300 tonnes, étant donné qu'on s'attend à ce que les gains provenant de la promotion de kérosène bénéficient principalement aux groupes à faibles revenus (voir Figure 4.2). Les hypothèses pour ces scénarios de l'an 2000 sont détaillées à l'Annexe VI. 4.34. L'An 2010. Le vrai défi pour les responsables de politique aura lieu à la fin du siècle ou peu après. La population urbaine continuera de s'agrandir à un niveau double de celui du t'aux de croissance globale. Cependant, l'augmentation de l'approvisionnement de bois de feu en vue de satisfaire aux demandes énergétiques des ménages urbains ne sera possible qu'en réduisant la base des ressources. Actuellement, les consommateurs de GPL qui utilisent ce dernier comme combustible primaire continuent à se servir de bois de feu pour environ 27% de la cuisson. Si ce niveau demeure inchangé, il ne sera possible, d'ici l'an 2010, de maintenir la demande urbaine en bois de feu au niveau de l'an 2000, que si deux conditions sont remplies: (i) le taux de pénétration des combustibles alternatifs doit augmenter de 41% à 85% de l'ensemble des ménages urbains et (ii) tous les ménages consommateurs de GPL et de kérosène doivent utiliser ces combustibles modernes comme combustible primaire, 4.35. Suivant ce scénario, la consommation d'énergie des ménages urbains au cours de la prochaine décennie devra passer d'une consommation orientée sur les combustibles ligneux à une consommation orientée sur le GPL et sur le kérosène. D'ici l'an 2010 environ 650.000 ménages urbains devraient consommer du GPL et du kérosène comme combustible primaire pour la cuisson. Tel que démontré à la Figure 4.3 ci-dessous, cette situation mènera à un niveau de consommation de GPL se situant entre 65.000 et 115.000 tonnes dépendant du niveau de pénétration du kérosène. Passage à des combustibles alternatifs modernes; implications économiques 4.36. Le calcul de la valeur économique de la substitution du bois de feu par le GPL ou le kérosène est détaillé à l'Annexe VII. Sur base d'une comparaison des coûts économiques directs du bois de feu et du GPL, la valeur économique par tonne de GPL promue est négative: -77.000 FCFA (256 $US) et entraîne une augmentation des importations de 141.000 FCFA (470 $US).' Hypothèse: Coût économique de détail par tonne de GPL de 252.000 FCFA et de bois de feu de 25.000 FCFA; un ratio de sUbstitution d'une tome de GPL = sept tonnes de bois de feu. Contenu d'lmportation du GPL w 63%, du bois de feu i 10%. Se référer égaLement à la page 28. note infrapaginate No 2B. - 48 - Figure 4.3: Ratios de pénétration du GPL et niveaux de consommation requis pour une demande soutenabLe 1 20 80 70 606 50 40 30 0 1990 2000 2010 Utilisateurs de GPL en % des ménages % d'utitisatiOn coMMe combustible primaire Consommation de GPL 4.37. Il est peu probable que les gains écologiques du couvert forestiers sur pied soient tellement importants que leur inclusion dans la comparaison du coût économique puisse modifier cette conclusion négative. Dans ces circonstances, la transition aux combustibles modernes doit être envisagée comme une conséquence inévitable de la pression démographique sur des ressources naturelles limitées. La stratégie de substitution du bois de feu entrainera en l'an 2000 un coût annuel d'importation du GPL et du kérosène aux fins de cuisson d'environ 1,7 milliard de FCFA (5,8 millions de dollars US); et en l'an 2010 de 15,8 milliards de FCFA (53 millions de dollars US). Pour autant que l'ensemble des importations du Burkina Faso augmente au même rythme que celui du taux de la population, la facture des importations des combustibles de cuisson s'élèvera à 0,7% des importations totales en l'an 2000 et à 4,5 en 2010. Alors qu'il est reconnu que le passage à des combustibles alternatifs sera très coûteux, le prix de ce passage, qui est inévitable étant donné l'évolution de la population, deviendra encore plus élevé si le Gouvernement continue sa tendance actuelle. Avec un tel scénario et étant donné les contraintes de ce pays au développement, la réalité est que, au début du siècle prochain, l'énergie sera pour tous encore plus chère. - 49 - V. GESTION DE LA DEMANDE ENERGETIQUE DES MENAGES: L'IMPACT DES POLITIQUES DE PRIX A. Contexte Politique 5.1. Objectifs. La politique de prix devrait promouvoir une structure rationnelle de l'offre et de la demande énergétique en fournissant tant aux consommateurs qu'aux fournisseurs des signaux de prix corrects. Au Burkina Faso, les signaux de prix aux consommateurs devraient décourager le gaspillage de consommation d'énergie et réduire la demande en bois de feu à un niveau soutenable." Les signaux de prix aux producteurs devraient promouvoir une gestion rationnelle des ressources forestières contribuant ainsi à relever l'emploi en milieu rural et à inciter les producteurs et les distributeurs de GPL et de kérosène à investir dans des campagnes de commercialisation et à étendre leur réseau de distribution. De plus, la politique des prix devrait tenir compte des préoccupations relatives à la répartition des revenus et de la nécessité de générer des recettes publiques. 5.2. Caractéristiques et problèmes de politiue. Le Gouvernement gère les prix pour une variété de produits de consommation de masse, y compris les combustibles. Le Ministère du Commerce fixe les prix des produits pétroliers. Les ministères du Commerce et de l'Environnement et du Tourisme sont conjointement responsables de l'établissement des prix du bois et du charbon de bois. La structure actuelle des prix a été adoptée en 1985, lorsque le Gouvernement a agi simultanément sur trois fronts différents afin d'appuyer ses objectifs de politique du secteur énergétique: il a augmenté le prix officiel du bois de feu; il a baissé le prix de la mitraille pour les foyers améliorés et il a révisé la structure des prix du GPL. 5.3. L'impact de ses réformes sur la structure des prix relatifs, et par extension la demande, sur le taux de substitution du bois de feu et sur la demande pour les foyers améliorés sera étudié ci-après. Leur impact sur les recettes publiques sera également examiné. L'impact de la politique des prix sur l'offre a été discuté dans l'analyse relative à la structure des prix du GPL et du kérosène au Chapitre IV. Le Chapitre VI discutera de ces impacts par rapport au bois de feu. Le niveau d'une production naturelle accessibLe augmenté du bois de feu récoLté Lors du défrichement des terres. - 50 - B. Politique des prix: Options et Preblèmes 5.4. Les options de la politique des prix sont limitées par deux obstacles: la pauvreté de l'écrasante majorité de la population et la position enclavée du pays: (a) L'aspect de "besoin primaire" du bois de feu et le lourd fardeau des dépenses du combustible pour les ménages à faibles revenus limitent le champ d'action potentiel des politiques de prix orientées sur les économies d'énergie. L'impact sur la demande du bois de feu d'une augmentation substantielle de son prix sera modeste, sauf si l'on assiste à une vaste transition de combustible. Même si la transition du combustible se réalise, le poids de la politique se fera ressentir pour les groupes urbains défavorisés qui ne peuvent pas se permettre un foyer à gaz et qui auraient des difficultés à acheter un foyer à kérosène. (b) Les longues distances des ports d'entrée et des raffineries étrangères à Ouagadougou doublent le prix FOB du GPL et du kérosène. Il existe peu de possibilités de réaliser des économies dans les filières de transport et de distribution. Ainsi, le prix du marché des combustibles alternatifs est et restera élevé. Recettes publiques 5.5. Bois de feu. Le prix officiel du bois de feu a été fixe à un prix de détail équivalant à 18 FCFA le kg en 1985 et le système d'approvisionnement aux villes a été réorganisé. Tandis que le programme de mise en application ne parvenait pas à réaliser les objectifs qu'il s'était fixé, les prix quant à eux ont en fait augmentés: de près de 15 FCFA à environ 25 FCFA le kilo à Ouagadougou, à 20 FCFA/kg à Bobo-Dioulasso et à environ 15 FCFA/kg à Koudougou et Ouahigouya. Les commissions publiques--permis de coupe de 300 FCFA la stère plus permis de transport (300 FCFA par trajet)- -s'élèvent à environ 1,5 FCFA/kg, soit un prélèvement fiscal se situant entre 6% (Ouagadougou) et 10% (pour les autres villes). Ces commissions sont imposées sur une part minime mais croissante de l'approvisionnement total: en 1985, 31 millions de FCFA (104.000 $US) ont été collectés; en 1986, 122 millions de FCFA (407.000 $US) ont été collectés, et en 1988 le recouvrement des coûts s'est élevé à 167 millions de FCFA (557.000 $US) soit près de la moitié de l'approvisionnement commercial global." 5.6. Charbon de bois. Il n'y a pas de structure officielle de prix pour le charbon de bois étant donné le niveau relativement bas de la consommation et du fait qu'une large portion de l'approvisionnement provient de la combustion du bois de feu lors de la préparation de la bière traditionnelle dolo. Le prix W1 Une mise en vigueur à 100% de ces taxes aurait rapporté environ 340 mittions de FCFA; 275 miltions provenant des permis de coupe et 65 mittions des permis de transport. - 51 - de détail est le plus élevé à Ouagadougou à 89 FCFA/kg, il est de 48 FCFA/kg à Bobo-Dioulasso, de 38 FCFA/kg à Ouahigouya et de 28 FCFA/kg à Koudougou. 5.7. QL. Le prix du GPL est resté inchangé à 330 FCFA/kg depuis 1981 quoiqu'une nouvelle structure de prix ait été adoptée en 1985 réduisant la taxe d'importation de 36.000 FCFA la tonne à 9.000 FCFA la tonne. En 1985, les recettes publiques totales (taxes plus contributions aux divers fonds gérés par l'Etat--fonds de promotion, stock de réserves, fonds de stabilisation des prix) étaient de 71.000 FCFA la tonne soit 22% du total. La chute du prix d'achat à la raffinerie du Ghana a ajouté 23.000 FCFA la tonne au prélèvement gouvernemental de 1985, ramenant le pourcentage total à 32%. Avec une consommation de 1.476 tonnes en 1987, les recettes publiques totales (y compris l'excédent de la SONABHY) se sont élevées à 107 millions de FCFA (357.000 $US). Bien que la consommation ait stagné en 1988, la chute des prix d'importation a contribué à faire augmenter les recettes publiques à 156 millions de FCFA (520.000 $US). En 1989, des travaux à la raffinerie Téma au Ghana ont contraint une fois de plus la SONABHY à augmenter ses achats de la source d'approvision- nement la plus coûteuse, la raffinerie SIR à Abidjan (140.000 FCFA la tonne, en 1990 ce prix a été négocié à la baisse à 100.000 FCFA la tonne). 5.8. Kérosène. Le prix officiel à la pompe est de 160 FCFA le litre. Toutefois, les consommateurs paient 1,25 à 1,5 fois plus pour les petites quantités achetées aux points de ventes de détail. Il est difficile d'établir quelle est la proportion des coûts économiques réels de cette marge bénéficiaire pour le commerce de détail à petite échelle et quelle est la proportion qui reflète un monopole des prix. Tout ce qui peut être dit est que la même situation se retrouve dans certains pays avoisinants. Les recettes publiques en 1985 (taxes plus contributions au fonds de stabilisation des prix) se sont élevées à 34.000 FCFA/ma, soit 21% du prix officiel au détail. La chute en 1985 des prix à l'importation a rajouté 17.000 FCFA/m, augmentant la part du Gouvernement à un total de 32% du prix officiel au détail. Avec une consommation de 14.000 m3 en 1987, les recettes publiques totales se sont élevées à 595 millions de FCFA (2 millions de dollars US). 5.9. Les recettes publiques totales de 1987 pour le GPL, le kérosène et le bois de feu se sont élevées à 869 millions de FCFA (2,9 millions de dollars US), représentant 1,1% de l'ensemble des recettes publiques--une petite mais non pas insignifiante contribution. Il ressort du Tableau 5.1 que la politique fiscale n'a pas été utilisée comme instrument pour promouvoir la substitution du bois de feu mais plutôt pour retirer des recettes des combustibles modernes. Ces combustibles sont taxés 14 à 19 fois plus par tep que le bois de feu (soit 6 à 8 fois de plus sur base d'un contenu "d'énergie utile"). - 52 - Tableau5.1: Imposition des combustibles ménagers - 1987 Revenus Consommation Taxe en en millions Top commerciale FCFA/top de FCFA en tonne Bois de feu - récupération actuelle 167 249.000 t .a/ 95.000 1.490 - récupération à 100% 340 249.000 t 1/ 95.000 3.571 GPL 107 1.476 t 1.565 68.000 Kérosène 595 14.000 m 11.400 52.000 a/ Niveau de consommation totale moins 15% pour auto-ramassage Source: ESMAP/MET 1987 5.10. Développement des prix réels. Il n'y a pas de données de séries chronologiques des prix pour le bois de feu. Néanmoins, les indications montrent que les prix réels ont doublé au cours des années 1970. Au cours des années 1980, les prix à la consommation étaient stables,« et les prix nominaux du bois de feu n'ont pas changé jusqu'au moment de l'intervention du Gouvernement en 1985. Depuis lors, le prix nominal du bois de feu a baissé légèrement, mais il en a été de même pour la moyenne des prix à la consommation, laissant le prix réel inchangé. Le prix nominal du kérosène et du GPL est resté inchangé depuis 1981, ce qui implique une baisse de 15% des prix réels jusqu'en 1987-88. Prix relatifs du combustible 5.11. Le prix relatif du charbon de bois vis-à-vis du bois de feu diffère d'une ville à l'autre, étant 3,2 fois plus élevé sur base d'un kilo à Ouagadougou et 2,0 à Koudougou; sur base MJ, les prix relatifs correspondant sont 1,8 et 1,1. Le charbon de bois n'est utilisé seulement qu'à des fins marginales, mais si le faible prix relatif à Koudougou devient un phénomène permanent, le charbon de bois commencera à remplacer le bois de feu dans cette ville. 5.12. Les coûts comparatifs de cuisson, basés sur les prix courants du combustible à Ouagadougou, sont résumés à la Figure 5.1.o Cette figure montre que, bien que la politique de prix du Gouvernement ait pris un virage dans la bonne direction, l'écart de prix entre le bois de feu et ses succédanés est trop important pour encourager une substitution à grande échelle: L'index des prix africains à te consomtion à Ouagadougou est passé de 100 en 1981-82 à 125 en 1985 et est towbé à 117 en 1987. Le projet a financé des tests de cuisson et de chaLeur à l'ISE afin d'établir La consonnation énergétique spécifique d'un ménage burkinabé utiLisant Les foyers disponibles dans Le pays. En se basant sur L'hypothèse d'un rendement énergétique de 14% pour te modèLe de foyer traditionneL trois- pierres, Les rendements à L'usager des autres foyers ont été catcuLés sur base de Leurs performances actuel tes. - 53 - Figure 5.1: Coût relatif économique et financier de (a cuisson par type de combustibte et de foyer - Ratio "Trois-pierres =1" Ouagadougou - 1987 Financiers - droite / Economiques - gauche 1.9 1.4 Source: ESMAP/MET 1987 (a) Le kérosène est le combustible le moins cher au prix officiel de 160 FCFA le litre. Lorsqu'il est utilisé avec le prototype de foyer à bon rendement énergétique mis au point par l'IBE, il est d'environ 1,24 fois aussi cher que le coût d'utilisation'du foyer traditionnel trois-pierres (coûts d'amortissement du foyer compris). Au prix actuel de 240 FCFA le litre, facturé au petit consommateur ménager, le kérosène est 1,54 fois aussi cher. Si le foyer à kérosène de l'IBE est accepté par le consommateur, les prix à la consommation du kérosène devront étre réduits afin de permettre à ce combustible de s'imposer comme combustible alternatif. (b) Le GPL est également trop coûteux comparé au bois de feu pour pouvoir atteindre une part importante du marché urbain des combustibles de cuisson: suivant le modèle de foyer, le coût du combuqtible est 1,8 (modèle prototype de l'IBE) à 2,3 fois ("Faitou N'Bora de la Shell) aussi élevé que le coût de la cuisson sur le foyer traditionnel trois-pierres. Méme si le GPL offre plus de confort, cette augmentation est trop importante pour attirer le consommateur de masse. - 54 - 5.13. La part du marché pour les combustibles alternatifs dépendra aussi du succès des foyers améliorés à bois. Si leur usage se répand et qu'ils sont correctement utilisés, l'attrait économique pour le consommateur des combustibles alternatifs diminuera encore davantage: le coût actuel d'utilisation du GPL et du kérosène est environ trois fois aussi élevé que le coût d'utilisation de bois de feu dans les foyers améliorés à bois vendus sur le marché burkinabé. 5.14. Etant donné les coûts de production élevés, les tarifs de l'électricité excluent cette forme d'énergie en tant que combustible alternatif pour la cuisson."0 En se basant sur une hypothèse de rendement de 60% pour une cuisinière électrique, l'électricité à Ouagadougou est trois à quatre fois plus chère que le coût du bois de feu utilisé dans un foyer traditionnel trois-pierres--même sans tenir compte du coût d'amortissement du foyer. ODtions de politique 5.15. Afin de promouvoir la substitution du bois de feu, le Gouvernement devra modifier les prix relatifs: (a) en baissant le prix officiel du GPL et du kérosène ou (b) en augmentant le prix du bois de feu, ou (c) en combinant les deux. La décision dépendra principalement d'un choix politique entre les problèmes (i) de substitution du combustible ligneux, (ii) d'équité et (ii) de génération de revenus.5' Une politique de taxes plus élevées sur le bois de feu augmentera les recettes publiques mais affectera lourdement les groupes à faibles revenus tout en offrant simultanément d'autres avantages économiques pour certains groupes à hauts revenus: (a) Les ménages à faibles revenus consacrent entre 15% et 25% de leur budget au bois de feu. L'aptitude financière des ménages les plus pauvres à acquérir des foyers améliorés à bois comme mesure pour mitiger l'impact de prix plus élevés pour le bois de feu est limitée. (b) Si les taux d'imposition ne peuvent être appliqués qu'à une petite proportion de l'approvisionnement total en bois de feu, les prix plus élevés du bois de feu augmenteront les bénéfices des transporteurs/grossistes bien nantis qui contrôlent le marché. 5.16. Une diminution des taxes sur le kérosène irait en faveur des groupes les plus pauvres de la population, étant donné que le kérosène est largement utilisé comme combustible d'éclairage. Mais étant donné que le kérosène est un produit de consommation de masse et qu'une diminution de la taxe sur le kérosène ne peut être appliquée de façon discriminatoire, cette situation aura pour conséquence une perte relativement importante de recettes publiques; elle Les taux de La SONA8EL pour des "tarifs à vie" varient entre 50,9 FCFA/kWH à Ouagadougou et 64,8 FCFA à Fada N'Gourma. Le tarif normat pour L'éclairage, celui qui s'applique aux coûts de cuisson, varie entre 76,4 FCFA à Fada N'Goua et 90,7 FCFA à Debougou et est de 87,8 FCFA à Ouagadougou. Les tarifs cités proviennent des prix de ventes moyens repris dans te Rapport d'Activité de 1986 de la SONABEL. Le quatrième probLème est lié à la minimalisation des effets de "resquillage", i.e. tout prograne de subvention qui ne peut étre limité au consommateur "additionne", aura un effet de gratuité pour les consomateurs qui auraient acquis le bien en t'absence de la subvention. - 55 - mènerait aussi au subventionnement d'un nombre plus important de consommateurs qui auraient acheté le kérosène même sans réduction de taxes. 5.17. Ce n'est pas le cas du GPL étant donné que ce dernier est utilisé par un faible pourcentage de la population et qu'une réduction de la taxe peut être appliquée de manière discriminatoire. Le GPL est conditionné en bouteilles de différentes grandeurs (vrac, bouteilles de 55 kg, 35 kg, 12 kg, 6 kg et 3 kg) liées aux différents types d'équipement. Ceci limite l'élasticité croisée des prix de la demande entre catégories de consommateurs. Ainsi, tant que l'écart de prix par rapport aux bouteilles de 12 kg ne sera pas trop important, une réduction de la taxe pourrait être limitée au GPL conditionné en bouteillc3 de 3 kg et 6 kg qui constituent le moyen le plus économique d'entrée sur le marché pour les consommateurs à faibles et moyens revenus. Vu que l'imposition se fait au point de livraison de l'usine de mise en bouteilles, cette politique n'engendrerait pas de problèmes administratifs. Comparé à une réduction "globale" de la taxe, l'effet de richesse pour les groupes à hauts revenus et la perte en recettes publiques seront atténués. C. L'impact du Prix Economique sur la Substitution de Combustibles 5.18, En éliminant le prélèvement fiscal direct et indirect sur le GPL et le kérosène et en ajustant la structure du prix officiel en vue de réduire les marges qui entrainent des opérations non-rentables, le prix officiel du kérosène peut être réduit de 47 FCFA le litre et le prix du GPL de 58 FCFA le kilo. Quoique les écarts au niveau absilu des prix soient réduits, la classification des combustibles selon leur structure de prix relatifs n'est pas altérée par l'introduction de prix économiques: (a) sur base de la marge officielle du détaillant, l'usage d'un foyer à kérosène est 14% moins cher que l'usage d'un foyer trois-pierres lorsqu'il est acheté directement de la station-service. Cependant, en supposant que la marge additionnelle des petits magasins de détail reste inchangée, la cuisson orientée vers le kérosène sera 37% plus chère que celle sur foyer trois-pierres. (b) La cuisson au GPL pratiquée sur le foyer le moins cher, le "Faitou N'Bora", serait encore malgré tout d'environ 80% plus chère que l'utilisation d'un foyer trois-pierres et, pratiquée sur le prototype le plus rentable de l'IBE, d'environ 47% plus chère. 5.19. Ces résultats montrent que modifier la politique actuelle en faveur d'une politique qui reflète les prix économiques en cours n'affecterait pas la demande pour la majorité des consommateurs urbains. L'impact de la substitution serait limité aux consommateurs à moyens et hauts revenus (environ 25% des consommateurs urbains). Afin d'introduire graduellement le GPL et le kérosène comme combustibles de cuisson pour un large segment de la population au cours des années 1990, le Gouvernement n'aura d'autre choix que d'ajuster les prix en conséquence. Néanmois, étant donné le coût élevé des combustibles modernes dans - 56 - un pays enclavé comme le Burkina Faso, cette politique seule est insuffisante pour promouvoir un niveau soutenable de la demande en bois de feu. 5.20. L'introducti,n de subventions pour les combustibles alternatifs ou l'augmentation des taxes sur le bois de feu ne sont pas des alternatives viables à moyen terme: (a) Avec des ressources financières limitées, le subventionnement de la consommation privera l'économie de ressources vitales pour l'investissement. (b) La possibilité de financer la subvention par une augmentation de l'impôt sur l'essence ne change pas la substance de l'argumentation, vu que l'augmentation de la taxe aurait pu être utilisée à d'autres fins. (c) L'argument selon lequel le coût de la subvention devrait être comparé aux investissemýnts que le Gouvernement économise en plantation d'arbres pour remplacer les arbres abattus est quant à lui plus valable. Cependant, tel qu'analysé au Chapitre VI, la base de ressources est, en principe, suffisante pour couvrir la demande jusqu'en l'an 2000 de façon soutenable, pour autant que des techniques d'aménagement forestier soient mises en place; que le bois récolté lors du défrichement des terres pour l'agriculture soit disponible pour la consommation d'énergie des ménages, et que des modifications soient apportées au régime foncier. (d) L'augmentation du prix du bois de feu au-delà du prix économique ne constitue véritablement pas une option étant donné que l'impact pour la population la plus pauvre serait trop sévère. 5.21. A long terme, c.à.d. peu après l'an 2000, la consommation de combustibles alternatifs devra augmenter suffisamment pour combler la demande globale en bois de feu. Un scénario pour une structure de prix soutenable à long terme est décrit à l'Annexe VIII. A ce moment, le Gouvernement devra décider sur l'éventualité d'une politique mixte d'augmentation des taxes sur le bois de feu et d'introduction de subventions à la consommation du GPL. Entre-temps, l'introduction à grande échelle de pratiques en vue de la gestion soutenable du couvert forestier est essentielle à l'amélioration du bien-être des ménages et à la préservation du patrimoine naturel. - 57 - VI. GESTION DE L'OFFRE EN BOIS DE FEU A. L'importance de la Gestion Forestière 6,1. Les chapitres précédants ont examiné la demande d'énergie ménagère au Burkina Faso, l'impact des tendances projetées de la croissance nationale et urbaine sur cette demande et la performance de la stratégie de l'énergie des ménages du Gouvernement. Un scénario a été détaillé en vue de gérer la transition des combustibles de la biomasse aux combustibles modernes gràce à des interventions du côté de la demande. Cette alternative, qui combine les mesures de conservation du bois avec les possibilités de substitution du combustible, aura pour but d'atteindre un taux de pénétration du secteur urbain de 80% pour les foyers améliorés utilisant des combustibles ligneux et des taux de pénétration de respectivement 24% et 17% pour les foyers au GPL et au kérosène. 6.2. La Figure 6.1 illustre cette alternative et montre que la mise en application d'interventions réussies du côté de la demande pourrait réduire la consommation urbaine projetée pour le bois de feu (environ 900.000 tonnes) de près de 145.000 tonnes en l'an 2000. Néanmoins, le secteur forestier doit continuer à accroitre son approvisionnement en bois de feu aux centres urbains de plus de 313.000 tonnes, soit 70% de l'augmentation projetée pour la demande de bois de feu afin d'accommoder une demande qui aura quasiment triplée entre 1989 et 2000. Alors que les interventions du côté de la demande ont dominé la période de Plan précédente, et qu'elles continueront à être importantes, la politique future devra clairement accélérer et renforcer l'introduction de l'utilisation de pratiques de gestion forestière modernes afin d'assurer un tel approvisionnement. 6.3. L'ampleur de ce besoin requiert, au niveau central, une stratégie bien coordonnée de gestion des formations naturelles et des mesures de conservation et de protection au niveau de la population rurale. Au Burkina Faso certaines expérimentations pilotes de gestion des formations naturelles en sont à la phase initiale et commencent à montrer des résultats prometteurs. Les sources d'approvisionnement en bois de feu pour les centres urbains du Burkina Faso, le potentiel pour que cette ressource puisse satisfaire les besoins de la demande, et les options de la gestion de l'offre à moyen et plus long termes pour satisfaire cette demande devront être évalués pour les quatre principaux centres urbains afin que ces expérimentations de gestion des formations naturelles puissent être reproduites à grande échelle. - 58 - Figure 6.1: impact des interventions de la demande Demande urbaine 1987 à 2000 0.4 i o,s YMA a DhandW potnu[le + PmOrum fOYfrs amdll 0 Progans OPL à Programm oPL m@ Kâran Le système urbain d'approvisionnement 6.4. L'activité économiaue. En 1987, l'approvisionnement en bois de feu aux centres urbains a été à l'origine d'un chiffre d'affaires d'environ 5 milliards de FCFA (17 millions de $US), ce qui ne comprend pas la valeur de l'auto-ramassage. Le niveau total de l'emploi tout au long de la filière du combustible était d'environ 8.000 hommes/an, dont environ 2.600 pour la récolte du bois, 1.500 pour les activités de transport et du commerce de gros et les 4.000 restant pour les activités du commerce détail. Etant donné la prévalonce du travail à temps partiel, le nombre total de personnes travaillant dans ce secteur se situe vraisemblablement entre 20.000 et 30.000. 6.5. L'augmentation de la demande en bois de fei d'ici l'an 2000 et l'introduction de plans d'aménagement forestier augmentera l'emploi de quelque 25.000 hommes/an; dépendant de la pression sur les prix du bois de feu, le chiffre d'affaires annuel se situera aux environs de 20 milliards de FCFA (68 millions de $US). Le charbon de bois est toujours un combustible marginal pour les ménages urbains et la majorité de l'approvisionnement est récupérée du bois de feu utilisé pour la fabrication de la bière dolo ainsi que par les ménages. L'expérience recueillie dans les autres pays du Sahel laisse toutefois - 59 - présagée que la demande en charbon de bois peut augmenter rapidement lorsqu'elle est incontrôlée. 6.6. Sources d'approvisionnement existantes. La source prédominante de bois de feu pour les centres urbains est la forêt claire naturelle; la plus grande partie provient des forêts non-aménagées, de la régénération naturelle du bois des jachères et des terres dégradées non-agricoles mais naturellement boisées. Chacun des quatre principaux centres urbains se procure la majorité de son bois de feu dans un rayon de 100 km de la ville. Environ la moitié du bois provient de distances se situant dans un rayon de 50 km; il est transporté à pied, à bicyclette, en charrette et en camionnette. Etant donné la façon dont cet approvisionnement en bois entre dans la ville, les quantités et sources d'origine sont plus difficiles à établir. Il apparait, néanmoins, que ce bois est de plus petite dimension que le bois provenant de distances plus éloignées et qu'il est coupé vert. Le solde vient de régions situées au-delà de 50 km et arrive par camion et camionnette. A l'exception de Bobo-Dioulasso, ce matériau est principalement récupéré des arbres morts qui ont succombé à la sécheresse de 1982-1984. Etant donné que la source des arbres abattus par la sécheresse est pratiquement tarie, le bois provient de plus en plus du défrichement, largement incontrôlé, En conséquence, une proportion considérable de bois abattu qui pourrait être utilisé comme bois de feu est probablement détruit. 6.7. Le défrichement n'est pas autorisé sur les domaines classés--foréts nationales, parcs, réserves et fermes. Il s'accélère malheureusement, alimenté par le manque de connaissance des frontières forestières; l'absence de législation, la recherche de terres agricoles et la migration interne qui amène des occupants illicites sur les terres dégradées à la recherche de nouvelles opportunités.5 La cause principale de la perte du couvert forestier a été et reste le défrichement aux fins agricoles, concentré en particulier sur les terres préalablement inhabitées du fait de l'onchocercose. Les travaux de cartographie entrepris dans le cadre des activités de l'ESMAP indiquent que la plupart des formations naturelles et des réserves ont été partiellement défrichées pour l'agriculture par des occupants illégaux. La proportion de bois défriché utilisée comme bois de feu dans les zones urbaines et rurales et la proportion de bois brûlé ne sont pas connues. L'approvisionnement annuel potentiel en bois de feu provenant de cette source est d'environ 288.000 tonnes (demande urbaine totale de bois de feu - 330.000 tonnes) et il augmentera à 350.000 tonnes d'ici l'an 2000." Etant donné les tendances de la croissance actuelle et projetée et leur impact sur l'approvisionnement du combustible ligneux, un élément essentiel Environ 8% de l'approvisionnement de Ouagadougou provient des plantations. Pour te fermier la rentabilité des cultures agricoles pratiquées sur les terres boisées défrichées est quatre à huit fois plus élevée que la rentabilité par hectare de l'aménagement des forêts naturelles. La superficie actuellement sous culture est d'environ 2.000.000 d'hectares. Si l'on assume que Le défrichement annuel égale la croissance de la population rurale, ta superficie cultivée devrait augmenter de 1,8% par an, soit 36.000 hectares. En supposant que ta superficie de forêts défrichées a une densité de 12,5 n? par ha. dont 80% peuvent être utilisés pour te bois de feu, et en supposant une densité de poids de 0,8, on obtient le chiffre de 288.000 tonnes. - 60 - de toute stratégie d'approvisionnement doit être d'assurer un accès optimal au bois de feu. 6.8. La plupart des forêts et autres terres natiorales n'ont jamais été délimitées au sol par des bornes permanentes. Les villages locaux et même les forestiers provinciaux sont souvent ignorants des limites de la forêt. Le statut de certains domaines classés situés dans les zones débarrassées de l'onchocercose et exploités à des fins agricoles est particulièrement peu clair. Par exemple, une partie de la Forêt Naturelle de la Volta Blanche a été défrichée et des villages agricoles s'y sont implantés quoique le MET ne possède aucune archive indiquant que la forêt aurait été partiellement ou entièrement déclassée aux fins d'exploitation. 6.9. Options pour la production de bois de feu. La création de nouvelles plantations de bois de feu à l'échelle industrielle a été pratiquement arrêtée du fait des coûts élevés et de la faible productivité. Dans les conditions actuelles d'accès libre à la récolte de combustible, la valeur nette du bois de feu (prix à la consommation moins coûts de détail, de gros et de transport) est nettement inférieure à la redevance d'exploitation par arbre d'environ 15 FCFA/kg, nécessaire pour maintenir cette exploitation. L'autre option qui a été expérimentée, la formule du "terroir villageois", qui repose sur un travail partagé pour un bénéfice partagé des terres communes, s'est avérée très déconcertante. Dans les zones où les arbres sont nécessaires, il n'y a habituellement pas assez de terres communes pour obtenir l'impact voulu. 6.10. La prédominance des formations naturelles pour l'approvisionnement actuel du bois de feu indique qu'il existe un potentiel p-ur augmenter la production de bois de feu gràce à l'aménagement de ces formations: pratiquement toutes les essences locales d'arbres et d'arbrisseaux ont un recépage rapide lorsqu'ils sont coupés vivants. Les gains même modestes d'une productivité soutenue pourraient avoir un impact significatif sur l'approvisionnement en bois de feu. Les principes d'un système de gestion viable des formations naturelles sont expérimentés dans le cadre d'un projet en cours, soutenu par la FAO, dans la Forêt Nationale de Nazinon située dans la zone d'approvisionnement en combustibles ligneux de Ouagadougou. Depuis le démarrage du projet en 1988, quelque 20 coopératives de gestion forestière ayant environ 500 membres ont été directement impliquées dans la gestion de 22,000 hectares de forêts. Dix autres groupes ont été créés et s'occupent de l'abattage du bois mort dans les domaines protégés situés dans une autre région; des plans ont été établis pour aménager dans cette région un vaste bloc contigu de 20.000 hectares de formations naturelles. Etant donné la nature expérimentale de cette activité les résultats en sont encore limités. 6,11. Stratégie actuelle du Gouvernement. Le Gouvernement a une approche tri-dimensionnelle pour atteindre à long terme un approvisionnement soutenable de bois de feu. La stratégie a pour premier but de restreindre l'exploitation incontrôlée des ressources forestières gràce à un système de licence et d'enregistrement des bûcherons, des transporteurs/grossistes et des détaillants; ils sont organisés en coopératives et en groupes d'intérêt économique. Les redevances pour les permis d2 coupe et de transport ont été augmentées et un système de contrôle a été mis en place ce qui a largement contribué à augmenter - 61 - les recettes de cette activité. Une nouvelle structure de prix a été adoptée qui a relevé le prix à la production à un niveau qui, en principe, tient compte de la gestion de cette ressource. 6.12. Le second élément de la stratégie du Gouvernement, dont une partie est déjà en train d'être mise en application, s'occupe d'expérimenter les techniques alternatives de gestion forestière ainsi que la cartographie des zones potentielles et existantes d'approvisionnement en bois de feu situées dans chacune des zones urbaines d'approvisionnement; cette dernière activité a été entreprise dans le cadre d'une étude de l'ESMAP. Le troisième élément de la stratégie du Gouvernement, qui doit encore être mis en place, a pour but de désigner les zones spécifiques dans lesquelles seront formées les coopératives forestières et de lancer des opérations de gestion forestière à grande échelle. 6.13. Législation actuelle. Le Gouvernement a reconnu la nécessité de contrôler l'exploitation de ses ressources forestières et a institué une série de réglementations et de mécanismes pour répondre à ce problème. Il est clair, cependant, vu la surabondance de décrets et de circulaires concernant le commerce du bois de feu, qu'un certain nombre d'anomalies subsistent, p.ex. le chevauchement apparent ou l'allocation confuse de l'autorité et de la responsabilité des ministères et autres agences publiques aux niveaux local et national et les droits et obligations mal définis des principaux acteurs du commerce du bois de feu--transporteurs et bûcherons. En l'absence de directives opérationnelles claires, ces lois sont souvent mises en application et/ou interprétées de diverses manières par les autorités locales, ce qui crée de la confusion et complique davantage une situation qui évolue rapidement. Les dispositions foncières d'accès et de préservation des ressources de la biomasse au niveau des communautés et ménages ruraux ne sont actuellement pas bien définies mais figurent en première ligne des approches qui sont développées dans le cadre du Programme de Gestion des Terroirs Villageois. L'Annexe IX donne la liste des textes légaux qui s'y rapportent. Fixation des prix 6.14. Le MET et le Ministère du Commerce sont responsables conjointement de la fixation et du contrôle de la structure des prix du bois de feu. Le prix est fixé et contrôlé aux niveaux du producteur, du commerce de gros et du commerce de détail. La structure des prix officiels est définie par "stère" aux niveaux du producteur et du grossiste et par "fagot" au niveau du détaillant. Les deux mesures ne sont toutefois pas clairement définies. En principe, la stère est définie comme mesure du mètre cube." La structure de prix se base sur l'hypothèse qu'une stère est partagée en 36 fagots. En pratique, la taille du fagot varie selon le prix du marché du bois, tandis que le prix de 120 FCFA par fagot est respecté. En 1987 les pesages effectués aux marchés par l'ESMAP/MET Au Burkina Faso, une stère est généralement d'un tiers, voire d'une moitié de moins. Avec une densité de C,3, 1 a plein pèse 800 kg. IL est généralement assumé au Burkina Faso qu'une stère pèse 250 kg. Les deux données donnent un facteur de conversion d'une mesure cubique par w? pLein de 0,31. Cependant, Les expérimentations effectuées dans d'autres pays montrent des facteurs de conversion de 0,31 pour une charge de bois en branches et de 0,5 (bois tordu) à 0,65 pour du bois empilé. - 62 - ont démontré qu'un fact pesait en moyenne 4,5 kg à Ouagadougou et 8 kg dans les trois autres villes; .e., une stère de 250 kg était partagée respectivement en 58 et 36 fagots. 6.15, En 1985, le Gouvernement a adopté pour l'ensemble du pays un système de prix uniformes (se référer à l'Annexe IX). Celui-ci ne tenait toutefois pas compte des différences géographiques dans la productivité des terroirs nationaux, de l'existence et de la location des types de forêts, de l'état de l'infrastructure du transport, des variations de la demande dues aux populations régionales, ou des ajustements pour combler les écarts de qualité.50 Le Tableau 6.1 démontre que si le Gouvernement a été en mesure d'imposer le prix à la production dans la région de Ouagadougou, il n'en va pas de même pour les marges de gros et de détail. Ceci est dû au fait que la réorganisation du réseau d'approvisionnement du bois de feu a favorisé la hausse projetée du prix à la production en rendant l'élasticité aux prix de gros et de détail plus difficile: (a) les coopératives de bûcherons ont une position de marchandage plus forte que celle des producteurs individuels; (b) les restrictions au transport du bois de feu ont renforcé le monopole des transporteurs et favorisé leur aptitude à défendre leurs intérêts économiques. 99I OfficieLLement, Le prix ne peut être augmenté Lorsque Le bois de feu est d'une quoLité supérieure du fait de LB composition de son espèce. De même il ne peut être diminué Lorsque La qualité est moindre. De pLus, le producteur qui vend seutemnt du bois de grande dimension reçoit Le même prix officieL que ceLui qui fend son bois à une taiLLe pLus utiLisabLe. - 63 - TaMeau §.1 Structure actuelle et proposée pour le prix du bois de feu (FCFA/stère) Oagadougou Bobo-Dioulasso Ouahigouya Ofi,delle Actuelle l/Officielle Actuelle Officielle Actuelle Permis de coupe 300 300 300 300 300 300 Marge producteurs 1.310 810 1.250 n.c. 500 500 Marge transporteurs/ grossistes 2.065 4.015 950 n.c. 1.100 n.c. Marge détaillants 645 1.775 645 n.c. 300 n.c. Prix détail _b/ 4.320 6.900 3.145 3.600 2.100 3.500 a/ Enquête ESMAP, IBE, MET - 1986 .b/ Calculé sur base du prix officiel au détail pour 1 fagot - 120 et 1 stère = 1 m= 36 fagots 6.16. Le système de prix uniformes a été abandonné lorsque son contrôle a laissé transparaître de substantiels écarts par rapport aux prix affichés: par exemple, le haut niveau de la demande à Ouagadougou combiné avec les restrictions au transport ont eu pour résultat un prix de marché d'environ 40% supérieur à celui de Koudougou alors que les zones d'approvisionnement se chevauchent. De même, et bien que la zone d'approvisionnement de Ouahigouya soit pauvrement dotée en ressources forestières, le niveau élevé de l'auto-ramassage maintient un plafond effectif aux prix. Les révisions des prix ont réduit les marges et les coûts des transporteurs/grossistes à Ouahigouya, Bobo-Dioulasso et Banfora. Le prix à la production a été réduit de 800 FCFA la stère à Ouahigouya, ce qui reflète le point de vue officiel selon lequel les consommateurs n'étaient soit pas désireux, soit dans l'impossibilité de faire face à des prix de détail plus élevés. La logique de ce point de vue est douteuse; les prix de marché actuels à Ouahigouya sont environ 60% supérieurs aux prix nouvellement affichés. 6.17. La politique fiscale et la politique de prix du Gouvernement devraient: (a) promouvoir les pratiques de gestion des formations naturelles; (b) encourager l'utilisation de bois provenant du défrichement pour le bois de feu et décourager l'approvisionnement en bois de feu provenant des sources non-aménagées; (c) amener les prix à la production des ressources de bois de feu aménagées à leur coût économique global de long terme; (d) différencier les permis de coupe, d'une part, en appliquant un taux inférieur pour le bois de feu "aménagé" et en incluant les coûts administratifs des services forestiers dans ce taux et, d'autre part, en appliquant un taux supérieur pour le bois de feu "non-aménagé" égal à la valeur totale du bois sur pied (i.e., le coût de remplacement); et (e) encourager les transporteurs à rechercher de nouvelles sources d'approvisionnement par le biais d'un système de taux variables pour les permis de transport. - 64 - 6.18. Le Tableau 6.2 ci-dessous donne le détail d'une structure de prix qui modifie celle utilisée actuellement pour tenir compte des coûts de la gestion des forêts. La structure de prix initiale définie en 1985 est illustrée aux fins de comparaison. Le coût de la main-d'oeuvre est basé sur une productivité de deux stères de bois de feu par jour et le taux du salaire minimum officiel est fixé à 990 FCFA.' Le coût de gestion des formations naturelles n'est pas encore connu. Dans le projet soutenu par la FAO, la contribution au fonds de gestion a été fixée à 500 FCFA la stère. Les coûts de 200 FCFA pour les dépenses administratives de la coopérative et de 700 FCFA pour le fendage du bois sont basés sur l'expérience. En additionnant la redevance du permis de coupe (qui correspond probablement au coût de l'assistance administrative et technique aux coopératives des services forestiers), la contribution aux fonds de gestion et d'administration, la redevance d'exploitation par arbre s'élève à 1.000 FCFA la stère ou 4 FCFA le kilo.ea Tableau 6.2: Structure de prix proposée pour k, bois de feu (FCFA/stère) Proposé 1985-st. Permis de coupe 300 300 Fonds.de 500 n.c. Administration 200 n.c. Main-d'oeuvre 500 990 Marge entrepreneur (30%) 150 322 Prix production 1.650 1.612 Permis de transport 20l/ 300 Coûts transport 1.500 749 Manutention 345 345 Salaires 53 53 Taxes 6 6 Marge (20% hors-coûts) 715 613 Prix grossiste 4.299 3.678 Fendage 700 600 Taxes 2 2 Marge (20% hors-coûts) 0 M Prix détail .001 5.136 Ce taux est plus élevé que celui pratiqué normalement pour les salaires ruraux qui est de 600 FCFA/jour, mis reflète le fait que la gestion des forêts nécessite le développement de nouvelles compétences et la formation des travailleurs. / A proprement parlé ceci représente le coût économique d'un "approvisionniement soutenable" plutôt que le coût économique marginal du bois de feu produit dans le cadre d'une gestion forestière. Le calcul ci-dessus attribue la production totale à l'impact de la gestion forestière. Cette hypothèse n'est pas correcte étant donné que la régénération naturelle aurait elte-mme produit une importante quantité de bois de feu. Ainsi, en principe, l'investissement consenti à la gestion des forêts aurait dû être seulement lié à l'augmentation de la production afin d'obtenir le coût économique réel du bois de feu produit au départ des forêts aménagées. Cependant, en pratique, ce qu'il nous Importe de savoir est à quel coût économique une production soutenue devient viable. Etant donné les caractéristiques spécifiques de la gestion des forêts naturetles, une valeur du bois sur pied de 4 FCFA/kg est suffisante pour amener la production au marché. La valeur "réelle" et donc plus élevée du bois sur pied n'a qu'i intérêt théorique. - 65 - j/ Basé sur des camions de 7 tonnes d'une capacité de 15 stères 6.19. Le coût du transport (coûts fixes et coûts d'exploitation) devrait refléter le coût marginal d'approvisionnement." Il a été calculé sur base d'un camion d'occasion qui ramasse du bois de feu dans un zone d'approvisionnement se situant dans un rayon de 100 km du centre de la demande et le transporte sur un ensemble de routes pavées, de routes non pavées et de chemins de terre améliorés. Le permis de transport de 300 FCFA est fixé par voyage, et non par capacité; un camion ne paie pas plus qu'une charrette. De cette manière, le permis couvre les coûts administratifs du Gouvernement et taxe plus lourdement le bois de feu ramassé dans un rayon de 50 km; ce bois est généralement transporté à pied, en bicyclettes et en camionnettes. 6.20. Dans la structure de prix révisée, la marge de détail est légèrement plus élevée que l'estimation du coût original.' Selon l'hypothèse qu'une stère - 250 kg, ce prix de détail donne un coût économique d'approvisionnement d'environ 24 FCFA/kg,' soit quelque peu inférieur aux 28 FCFA/kg du prix de marché à Ouagadougou, mais supérieur au prix de marché des quatre autres villes. On peut, de ce fait, en conclure que le consommateur perçoit des signaux de marché corrects à Ouagadougou, le principal marché urbain de bois de feu. B. Une stratégie pour la Gestion des Formations Naturelles 6.21. Obîectifs. Le but de toute opération de gestion for,estière est l'approvisionnement soutenable en biens et services de la zone bnisée. Dans le cas du Burkina Faso, ces biens et services comprennent (dépendant du site spécifique aménagé): le bois de feu, les perches, le bois d'oeuvre rustique pour le ménage, le fourrage, les remèdes, les gommes, le gibier et quelques autres produits mineurs mais importants pour la population rurale. Les gains même modestes d'une productivité soutenable pourraient avoir un impact significatif sur l'approvisionnement en bois de feu. Les données préliminaires recueillies de quelques rares expérimentations indiquent que les coûts de restauration et de réhabilitation du potentiel productif de zones forestières même fortement dégradées pourraient n'atteindre que 200 $US l'hectare. Ces coûts seraient La structure de prix initiale se servait d'une estimation moyenne de coût pour calcuLer La marge des transporteurs en se basant sur t'hypothèse que Les gains des transporteurs seraient parfois inférieurs et parfois supérieurs aux coûts réels. Cette hypothèse n'est cependant pas réaliste; si le coût du transport est plus élevé que la marge, Le transporteur soit forcera le producteur à accepter un prix plus bas, soit refusera d'y aller. La marge dans t'étude de coût originale de 1985 est plus élevée que La marge finalement adoptée dans la structure de prix: La première était basée sur une stère = 42 fagots, La seconde sur 36. 91-/ Le prix de 24 FCFA, étant basé sur un approvisionnement provenant des terres amnagées, donne La limite inférieur du coût économique d'approvisionnement; la limite supérieure étant de 35 FCFA sur base d'une valeur du bois sur pied dans les plantations de bois de feu de 15 FCFA. - 66 - encore moindres si le ramassage du bois de feu était pratiqué de manière à encourager la régénération naturelle de ces formations forestières.? 6.22. Evaluation de l'apDrovisionnement disoonible et Dotentiel. Etant donné les taux de croissance projetés pour la population urbaine ainsi que les maigres économies de bois de feu générées par le programme national de foyers améliorés, l'activité de l'ESMAP attache une haute priorité à l'identification de l'approvisionnement existant et potentiel dans les zones d'approvisionnement des quatre principaux centres et au développement de stratégies visant à préserver et à protéger cette ressource naturelle. Le seul programme important d'inventoriage forestier pour le Burkina Faso a été entrepris entre 1980 et 1983 sur base de l'imaginerie satellite de 1975-76 actuellement périmée. Néanmoins, une rapide enquête de reconnaissance réalisée par l'ESMAP/MET sur des transversales au sud-est, sud et sud-ouest de Ouagadougou ainsi que des comparaisons aux. données de l'inventaire précédent corroborent les changements dramatiques qui sont en train de se produire dans le couvert forestier et l'occupation des sols. Un inventaire forestier complet a été considéré comme étant en dehors du champ d'actions de l'activité de l'ESMAP tant pour des raisons de coût qu'étant donné la nécessité d'introduire rapidement des pratiques de gestion forestière et de mobiliser la participation populaire pour leur mise en application. 6.23. Un inventaire, qui estime le potentiel de production pour la zone d'approvisionnement de chaque ville, a été considéré comme étant essentiel pour déterminer les zones où les activités de gestion forestière devront être démarrées en priorité. L'interprétation de l'imaginerie satellite combinée à des observations de terrain sélectionnées a été utilisée pour préparer de nouvelles cartes du couvert forestier pour les zones d'approvisionnement. Trois cartes de couvert forestier (Ouagadougou/Koudougou, Bobo-Dioulasso et Ouahigouya) ont été produites en 1987 à yne échelle de 1:500.000 à partir de l'imaginerie satellice de début de saison sèche. Ouagadougou et Koudougou ont été cartographiées ensemble étant donné que leurs zones d'approvisionnement se chevauchent. La zone d'approvisionnement actuelle en bois pour chaque ville a été cartographiée en même temps que les zones potentielles d'approvisionnement qui pourraient être développées au cours des prochains cinq à dix ans. L'extension de la cartographie aux zones potentielles d'approvisionnement a donné priorité aux zones possédant encore un important couvert forestier naturel, aux zones accessibles par les routes principales et aux zones classées en domaines nationaux (où les régimes fonciers sont clairement établis). 6.24. Un schéma de classification, basé sur l'importance relative des superficies couvertes par des champs et des jachères récentes par opposition aux types de végétation naturelle (formations naturelles et jachères anciennes) a été mis au point et est détaillé au Tableau 6.1. En se basant sur les estimations du volume sur pied de la croissance annuelle moyenne et de la densité moyenne du bois de feu, les projections de la productivité annuelle des trois Ceci doit être comparé au prix relativement éLevé d'un reboisement à grande écheLLe, conme par exenpte, Le programe d'environ 350.000 FCFA/he (environ 1.000 SUS) expérimenté dans La région de Gonse à l'ouest de Ouagadougou. - 67 - principaux types de couvert pour les quatre grands centres urbains ont été établies et sont reprises au Tableau 6.4. 6.25. Critères de sélection pour les zones d'aménagement forestier. Afin de faciliter les choix concernant les zones pour lesquelles il y a lieu de développer des schémas d'aménagement des ressources naturelles, des critères ont été arrêtés afin de classer les régions se trouvant dans les zones d'approvisionnement des centres urbains. Ces sites prioritaires peuvent et doivent être mis à jour et améliorés au fur et à mesure que des informations et une expérience plus approfondie de la gestion forestière seront acquis. Les critères de sélection ont repris ci-après par ordre décroissant d'importance: (a) minimisation des coûts de transport; (b) priorité aux formations naturelles; (c) priorité aux grandes parcelles de terres boisées inhabitées; (d) priorité à l'aménagement des forêts sur sols/sites mal adaptés à l'agriculture; et (e) priorité aux forêts en bonne condition. 6.26. Sur base de la cartographie et en utilisant les critères de sélection repris ci-dessus, 1'ESMAP/MET a identifié des sites prioritaires où pourront être introduits des programmes d'aménagement du couvert forestier capables d'engendrer une production soutenable de 630.000 tonnes en l'an 2000, tel que démontré au Tableau 6.4. Environ 41% des zones d'approvisionnement identifiées résulteront de l'aménagement des formations naturelles (N), 39% des terres agricoles à faible densité ayant au moins 50% du sol en formations naturelles (F), et les 20% restant des terres agricoles à densité moyenne ayant 10% à 50% du sol couvert par des formations naturelles et des jachères anciennes (M). 6.27. En principe, cette quantité de bois de feu devrait être suffisante pour couvrir la demande urbaine d'ici l'an 2000. Cependant, certaines qualifications devront y être ajoutées. Premièrement, ce niveau de production est basé sur celui des sites prioritaires individuels situés dans les zones d'approvisionnement qui sera atteint à la fin du cycle de 15 années. Ce qui signifie que, si tous les projets prioritaires étaient mis en application dès aujourd'hui, le niveau de production serait atteint en l'an 2005. Deuxièmement, il est supposé que le bois de feu provenant du défrichement pourra effectivement être récupéré. Les pratiques actuelles donnent à penser que cette hypothèse est douteuse. Stratégies urbaines d'aporovisionnement en bois de feu 6.28. L'Annexe X reprend par le détail une description des stratégies urbaines d'approvisionnement pour Ouagadougou/Koudougou, Bobo-Dioulasso, et Ouahigouya et décrit les sites prioritaires pour l'aménagement des formations naturelles à l'intérieur de chaque zone. Les scénarios de productivité - 68 - hypothétique pour les sites prioritaires sont également inclus. Les éléments saillants de ces stratégies sont repris ci-après. 6.29. Ouagadougou/Koudougou. L'ESMAP/MET a estimé la consommation totale de bois de feu en 1987 à 151.710 tonnes. Sur base des taux actuels de consommation de bois de feu par habitant (0,622 kg/par personne/par jour) les Tableau 6.7 donne les projections de la demande en bois de feu pour Ouagadougou et Koudougou jusqu'en l'an 2000. Les tableaux illustrent des scénarios d'utilisation de bois de feu suivant trois taux différents de croissance démographique. L'importance d'estimations fiables de la population de base et des estimations de la croissance annuelle est soulignée par ces chiffres. De 1990 à 2000 la demande en bois de feu à Ouagadougou augmente de 93% dans le scénario à faible croissance mais si l'on se base sur les e,timations de croissance élevée, la demande grimpe de plus de 171% au cours de la décennie. 6.30. Les estimations indiquent que la zone d'approvisionnement Ouagadougou-Koudougou possédaient environ 5,8 millions de tonnes de volume sur pied en essences commerciales. Ce stock croissant se trouve sur une superficie de 1,5 million d'hectares de terres classées en catégorie N, F et M. La croissance annuelle ou la quantité de bois potentiellement disponible pour la récolte de bois de feu sur ces terres a été estimée pour l'an 2000 à 514.000 tonnes, quantité pratiquement insuffisante pour satisfaire les besoins de deux villes suivant les hypothèses de croissance démographique moyenne pour cette année. D'ici là le défrichement aura vraisemblablement contribué à éliminer les terres boisées restantes. Quoique Ouagadougou ait toujours la possibilité de continuer à étendre sa zone d'approvisionnement au-delà du site cartographié, de sérieuses limites existent néanmoins à une telle extension (p.ex., la frontière du Ghana). 6.31. bobo-Dioulasso. L'ESMAP/MET a estimé la consommation totale de bois de feu pour 1989 à 100.000 tonnes. Sur base des taux actuels de la consommation par habitant (0,654 kg/par personne/par jour), le Tableau 6.7 donne des projections de la demande en bois de feu pour Bobo-Dioulasso jusqu'en l'an 2000. En tenant compte des estimations actuelles de la croissance démographique, la consommation de bois de feu devrait doubler à 210.000 tonnes; si l'on se base sur une estimation inférieure, la consommation devrait augmenter de près de 126%. 6.32. La productivité annuelle estimée pour les sites prioritaires de la zone d'approvisionnement en bois de feu de Bobo-Dioulasso est d'environ 130.000 tonnes. L'approvisionnement en bois de feu de la population urbaine jusqu'en l'an 2000 n'est pas aussi critique que la situation que l'on retrouve dans les autres villes du fait d'une plus forte pluviosité, de plus faibles densités de population et d'une zone généralement plus vaste de formations naturelles accessibles. Toutefois, parallèlement, les schémas de la migration interne se concentrent de plus en plus vers la partie sud-ouest du pays, rendant les projections de la population et de la demande en bois de feu problématiques. 6.33. L'une des contraintes à l'accès du bois dans les forêts distantes de 35 à 60 km de Bobo-Dioulasso est le mauvais état des routes. Si leur état n'est pas amélioré, le bois continuera à être récolté dans les sites les plus accessibles, ce qui contribuera, du moins pour l'avenir immédiat, à accentuer - 69 - la pression sur les jachères anciennes et les forêts dégradées à proximité des villes. La production totale au cours de la quinzième année du cycle des projets mis en oeuvre dans les cinq sites prioritaires de la zone d'approvisionnement aura un rendement d'environ 121.000 tonnes de bois de feu. 6.34. Ouahigouva. Ouahigouya est la plus petite des quatre villes principales avec une population estimée en 1990 à 47.679 habitants. La consommation de bois de feu et de charbon de bois d'environ 13.800 tonnes par an. La consommation par habitant est la plus élevée des quatre villes avec un taux de 0,895 kg/jour, ceci étant dû au fait de l'importance de l'auto-ramassage, aux faibles prix du bois de feu et à l'accès limité aux combustibles alternatifs. Tel que démontré au Tableau 6.8, la demande projetée jusqu'à l'an 2000 devrait s'accroître d'un peu plus de 50%, soit à environ 24.000 tonnes. Etant donné l'absence de formations naturelles dans la zone d'approvisionnement, la distance de transport et l'état des routes sont les facteurs clés utilisés pour identifier les sites prioritaires d'aménagement. Cependant, l'aménagement partiel ou global des sites ne deviendra viable que si le prix à la production est relevé afin de refléter plus correctement les coûts réels associés à la production de bois de feu. 6.35. Le potentiel de production annuelle des sites prioritaires situés dans la zone d'approvisionnement en bois de feu de Ouahigouya est d'environ 38.000 tonnes, ce qui indique, qu'avec l'introduction d'une gestion forestière, il y aura assez de bois de feu pour satisfaire la demande de la ville jusqu'en l'an 2000. Sur base de trois taux différents de croissance démographique, le tableau 6.8 illustre des scénarios d'utilisation du bois de feu dans l'hypothèse soit d'un ralentissement, soit d'une accélération de la croissance actuelle. L'importance d'estimations fiables de la population de référence et de la croissance annuelle est à nouveau soulignée par ces chiffres. De 1990 à 2000, la demande de bois de feu augmente de 93% dans l'hypothèse du scénario bas, mais si l'on se base sur les estimations hautes, la demande fait un bond de plus de 171% au cours de la décennie. 6.36. Introduction de la gestion des formations naturelles. Toute stratégie en vue de l'introduction à grande échelle d'une gestion forestière au Burkina Faso sera obligatoirement une proposition à long terme. Les complexités tant agro-écologiques que socio-économiques par région et par affiliation ethnique constituent un défi aux remèdes simplistes. Il apparaît néanmoins clairement que l'entière participation de la population rurale constitue l'élément fondamental de tout succès en ce domaine. Ceci signifie que les communautés rurales seront amenées à assumer de plus en plus de responsabilités et d'autorité en matière de protection des ressources forestières et que les administrations et agences publiques devront contribuées à faciliter ce processus. L'expansion des opérations pilotes qui ont lieu actuellement dans le cadre du Programme d'Aménagement des Terroirs Villageois au niveau d'une stratégie nationale est essentielle. La première étape en vue d'étendre l'introduction d'une stratégie énergétique des ménages urbains sera une phase pilote au cours de laquelle des opérations de gestion forestière, à une échelle relativement modeste, seront lancées et soigneusement contrôlées. Le projet pilote de Nazinon, soutenu par la FAO, est un exemple de ce type de projet. - 70 - 6.37. Quoique le système de classification accorde la priorité aux types de couverts forestiers N, F, et M, il semble toutefois qu'il existe d'importantes possibilités d'aménager les ressources en bois de feu des jachères anciennes et des forêts dégradées se trouvant à proximité (moins de 50 km) des centres urbains. Le bois de feu provenant de ces sites contribue déjà de façon substantielle à l'approvisionnement global. Bien qu'il y ait peu d'information disponible sur la croissance, la production végétale et la gestion de ces sites dégradés, leur proximité au centre des villes est une incitation économique à la gestion d'un éventuel excédent de combustibles ligneux. De plus, la cro1i ance de ce marché pourrait également encourager les villages à gérer leurs ressources naturelles à long terme. 6.38. La participation locale sera la clef de voute du plan de gestion de la foresterie villageoise. Ce plan aura deux objectifs principaux: (a) une gestion à rendement soutenu du site boisé afin d'assurer un approvisionnement continu en bois de feu et (b) une gestion à usage multiple afin d'assurer que le site aménagé continue de fournir une vaste gamme de produits tout en protégeant le sol, en assurant un habitat à la faune, et en préservant la diversité biologique. Un bloc contigu de dix mille hectares de formations naturelles et de savanes boisées sera identifié et une coopérative composée de membres d'un (ou plusieurs) village avoisinant sera mise sur pied pour s'occuper de la gestion forestière, y compris le ramassage du bois de feu, des sites désignés sous tutelle du Service Forestier. 6.39. Un accord de base entre la coopérative et le Gouvernement serait conclu dans chaque cas établissant les droits et responsabilités des parties contractantes. Le plan de gestion du site forestier concerné prévoirait les directives du travail d'aménagement et seraient préparées par le Service Forestier en étroite collaboration avec la coopérative locale (voir l'Annexe XI pour des éléments indicatifs d'un plan de gestion). Le plan de gestion identifierait, en particulier, le ou les compartiment(s) spécifique(s) du site qui serai(en)t récolté(s) chaque année ainsi que les compartiments ou portions de compartiments qui requièrent des efforts plus intensifs pour la sauvegarde d'une régénération vitale. Des dispositions en matière de contrôle seraient établies et approuvées par la coopérative et le Service Forestier afin d'évaluer la performance. 6.40. Lorsque des sites forestiers adjacents seront aménagés, les récoltes erratiques de bois de feu seront découragées. Cependant, la demande locale pour du bois auto-ramassé pourra continuer à être satisfaite grace à deux sources: (a) étant donné les préférences du marché pour des dimensions et essences spécifiques, de grandes quantités de bois sont générées pendant la période de récolte; ce bois n'est pas vendu dans les centres urbains et est laissé sur place et (b) les sites forestiers se trouvant dans le périmètre de ramassage d'un village et dont l'aménagement n'est pas prévu. L'accès de la population locale à la forêt pour la chasse, la recherche de plantes et de remèdes, etc.. doit être respecté afin d'éviter une rupture du mode de vie rurale. La rentabilité de la gestion forestière - 71 - 6.41. La rentabilité de la gestion forestière dépend, d'une part, d'une hausse de la productivité supérieure au taux de régénération naturelle réalisé gràce à l'introduction de méthodes de gestion et, d'autre part, d'une diminution du taux de régénération naturelle qui pourrait se produire si un site forestier est abattu et abandonné à lui-même sans protection. Ces deux taux ne sont actuellement pas connus étant donné qu'ils dépendent de circonstances individuelles. Si l'on se base sur l'hypothèse selon laquelle la gestion forestière augmente la productivité de 20% au-dessus du taux de régénération naturelle, et que l'abattage sauvage du couvert forestier diminue de 20%, on peut démontrer que l'augmentation de la production sur une période de 30 ans grâce à un plan d'aménagement forestier comme celui proposé dans ce rapport (période de rotation de 15 ans, une moitié de chaque parcelle abattue par an au cours des 15 premières années) équivaudra à un taux de rentabilité interne d'environ 5% (voir l'Annexe XII). Ce taux ne tient pas compte d'une estimation des bénéfices supplémentaires qui découleront de l'usage multiple de la forêt par les populations locales tels qu'une protection et conservation écologie accrue ainsi que des coûts de main-d'oeuvre de la gestion forestière. - 72 - Tableau _.: Principaux types de couverts forestiers utilisés pour les cartes des zones d'approvisionnement urbain en bois de feu Classification Description N Forêts naturelles sans évidence de champs agricoles (petits champs isolés < 1,5 ha peuvent passer inaperçus). Ces terrains sont supposés contenir 100% du volume sur pied estimé par d'autres sources. F Agriculture à faible densité dont 50% au moins des terres on formations naturelles ou jachères aniennes; ou, moins de 50% de runité cartographique est couverte par des champs ou des jachères récentes. Seul 66% du volume sur pied estimé pour les formations naturelles sont supposés se trouver sur ces terres. M Les formations naturelles et jachères anciennes couvrent de 10% à 50% des terres; l'agriculture à intensité médiane prédomine, 50% à 90% de l'unité cartographique sont couverts par des champs et jachères récentes. Seul 33% du volume sur pied estimé pour les forêts naturelles sont supposés se trouver sur ces terres. O Moins de 10% en formations naturelles, 0% à 90% en champs, jachères récentes et forêts dégradées. J Terrain agricole dont 50% de jachères plus anciennes ou foréts dégradées. Seul 25% du volume sur pied estimé des formations naturelles sont supposés s'appliquer à cette catégorie. (Catégorie inexistante pour la carte de Ouahigouya). C, J-C Forêts dégradées et/ou jachères anciennes sur sol argileux offrant un faible potentiel pour ragriculture. Moins de 50% de la région sont sous culture. Seul 25% des estimations du volume sur pied en forêts naturelles sont supposés s'étendre à cette catégorie. P Plantations forestières à échelle industrielle. Les plantations sont supposées contenir un volume sur pied équivalent à 100% des estimations pour les formations naturelles. N, Co Formations natureles à flanc de collines fortement escarpées qui pourraient présentées un obstacle à l'aménagement du site (uniquement sur la carte Bobo- Dioulaso). Terres inondées en saison de pluies. Type de végétation inconnu. (uniquement sur la carte Ouahigouya). Adaptation de Grosenik et Hagen (1988b) Tabea 9.4: Estimation de la productivté annuelle des formations naturelles dans les sites prioritaires sélectionnés des zoe-es d'approvisionnement en bois de feu Zone Classe N Classe F Classe M Total urbaine Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# en tonnes Ouagadougou 394400 257489 205991 310100 200602 160482 110000 72414 57931 424404 Koudougou 26500 17596 14077 10600 7038 5630 34000 20889 16711 36418 Bobo-Dioulasso 35100 38189 30551 76900 83667 66934 5000 41344 33075 130560 Ouahigouya ZM 726 587 45700 1169 _2 110100 28186 22549 37745 Totaux 484500 320570 256456 443300 303006 242405 259100 162033 130266 629127 * Estimations des régions d'après les cartes du couvert forestier + Volumes calculés sur base des estimations moyennes de croissance de Clement (1982) # Suppose 0,8 tonnes/m' (DeBaker 1982) Hypothèses supplémentaires: . % de la croissance sont constitués d'espèces commerciales de bois de feu (Grosenick et Hagen 1968b) Les régions prioritaires ont été identifiées pour l'aménagement de formations naturelles dans la zone d'approvisionnement de chaque ville sur base des critèes repris au Chapitre Il. Les chiffres repris au tableau reflètent seulement la croissance du bois de feu dans ces régions sélectionnées. La demande rurale en bois de feu sera satisfaite à partir d'autres sources. Tabeau 6.§: Projection démographique et estimations de la demande ménagère en combustibles ligneux pour Ouagadougou 1985 1990 1w5 2000 Taux de croissance Base a Bas Moyen Haut Bas Moyen Haut Estimation de la population 442837 615319 709312 729550 854981 1136136 1201895 1187990 1819800 1980059 Demande en bois de feu Equivalent poids (tonnes) 118317 164401 189514 194921 228434 303553 321122 317407 486214 529032 Equivalent volume (m) 147896 205501 236892 243652 285542 379441 401403 396759 607768 661290 Hypothèses: Taux de croissançe annuel de la Population Consommation de ombutigneux Bas 6,80% Province de Kadiogo (INSD, 1988) Bois 0,622 kg/personne/jour (Mostert 1989) Moyen 9,88% (Moster, 1989) Charbon de bois 0,2 kg/personne/jour (Mostert 1989) Haut 10,50% "estimation' ECHANTILLONNAGE DE CALCUL Estimation de la demande en bois de feu (équivalent poids) en 1995 sur base du taux de croissance le plus bas de la popusion EsiMon de la population en 1995 (442.837) x (1,068)**10 = 854.,981 Demande en bois de feu Bois [0,622 kg/pers./jour x 854.961 personne]/1000 kg/tonne - 532 tonnes/jour Charbon de bois [0,022 kg/pers./jour x 5,.0 kg charbon de bois/kg bois de feu x 854.,981 pers.]/1000kg/tonne 94 nes/iour Total, bois/jour = 626 tonnes/jour 625,846 tonnes/jour x 365 jours/an Total, bois/jour = 220.434 tonnes/an Tableau 6.: Projection démographique et estimations de la demande ménagère en combustibles ligneux pour Koudougou 1985 1990 1995 200 Taux de croissance Base Bas Moyen Haut Bas Moyen Haut Bas Moyen Haut Estimation de la population 51556 55267 60996 65800 59246 72165 83979 63511 85378 107181 Demande en bois de feu Equivalent poids (tonnes) 15261 16380 18056 19478 17538 21362 24859 18800 25273 31727 Equivalent volume (m3) 19077 20450 22570 24347 21922 26702 31074 23500 31592 39859 Hypothèses: Taux e oWs»nce annuel de la population Consommation do combustible ligneux Bas 1,40% Province de Boulkiemde (INSD, 1988) Bois 0,641 kg/personne/jur (Mosteqt 1989) Moyen 3,42% (Mostert, 1989) Charbon de bois 0,034 kg/personne/jour (Mostert I989) Haut 5,00% "estimation" Ln ECHANTILLONNAGE DE CALCUL Estimation de la demande en bois de feu (équivalent poids) en 1990 sur base du taux de croissance le plus haut de la population Estimation de la population en 1990 (51556) x (1,050)*5 65.800 Demande en bois de feu Bois [0,641 kg/pers./jour x 65.800 personnel/1000 kg/tonne - 42 tonne«/jour Charbon de bois [0,034 kg/pers./jour x 5,0 kg ch. bois/kg bois de feu x 65.800 pers.]/1000kg/tonne - 11 tonnes/jeur Total, bois/jour - 53 tonnes/jour 53,364 tonnes/jour x 365 jours/an Total, bois/an - 19.478 tonnes/an Tableau 6.7: Projection démographique et estimations de la demande ménagère en combustibles ligneux pour Bobo-Dioulasso 198§ 1990 1995 20 Taux de croissance Base Baa Moyen Haut Bas Moyen Haut Bas Moyen Haut Estimation de la population 231162 281244 326191 347588 342176 460286 522653 416310 649506 785891 Demande en bois de feu Equivalent poids (tonneû) 75430 91773 106439 113422 111656 150196 170547 135846 211940 256444 Equivalent volume (m?) 94288 114716 133049 141777 139569 187745 213184 189806 264925 320555 Hypothèses: Taux de croissance annuel de la population Consommation de combustibles ligneux Bas 4,00% Province de Houet (INSD, 1988) Bois 0,654 kg/personne/jour (Mostert 1989) Moyen 7,13% (Mostert, 1989) Charbon de bois 0,048 kg/personne/jour (Mostet 1989) Haut 8,50% 'estimation" ECHANTILLONNAGE DE CALCUL Estimation de la demande en bois de feu (équivalent poids) en 1995 sur base du taux de croissance moyen de la population Estimation de la pooulation en 1995 (231.162) x (1,0713)**10 - 420.286 Demande en bois de feu Bois [0,654 kg/pers./jour x 460.286 personne]/1000 kg/tonne - 301 tonnes/jour Charbon de bois [0,048 kg/pers./our x 5,0 kg ch. bois/kg bois de feu x 460.286 pers.]/1000kg/tonne - 110 tonnes/our Total, bois/jour - 411 tonnes/jour 411,495 tonnes/jour x 365 jours/an Total, bois/an - 150.196 tonnes/an Tableau 6.8: Projection démographique et estimations de le demande ménagère en combustibles ligneux pour Ouahigouya 1985 190 1995 20 Taux de croissance Base Bas Moyen Haut Bas Moyen Haut Bas Moyen Haut Estimation de la population 38795 40372 47679 49513 42013 58596 63193 43720 72014 80652 Demande en boit de feu Equivalent poids (tonnes) 12673 13188 15575 16175 13725 19142 20644 14282 23525 26347 Equivalent volume (m') 15842 16486 19469 20218 17156 23927 25804 17853 29406 32934 Hypothèses: TaU de croissance annuel de la poulation Consommation de combustis lia Bas 0,80% Province de Yatsaga (INSD, 1988) Bois 0,81 kg/personne/jour (Mostsrt 1989) Moyen 4,21% (Mostert 1989) Charbon de bois 0,017 kg/personne/jour (Motert 1969) Haut 5,00% "estimation- ECHANTILLONNAGE DE CALCUL Estimation de la demande en bois de feu en ran 2000 sur base du taux de croissance le plus bas de la population Estimation de la oooulation en Q2 (38.795) x (1,008)**15 - 43.720 Demande en bois de feu Bois [0,810 kg/pers./our x 43.720 personne]/1000 kg/tonne - 35 tonnes/jour Charbon de bois 10,017 kg/pers./jour x 5,0 kg ch. bois/kg bois de feu x 43.720 pers.]/1000kg/tonne - 4 tonnuf/ou Total, bois/jour - 39 tonnes/jour 39,130 tonnes/jour x 365 jours/an Total, bois/an M 14.202 tonnes/an [14.282 tonnes/an]/0,8 tonnes/.m' ou - 17.853 m3/an - 78 - VII. STRATEGIE ENERGETIQUE POUR LES MENAGES URBAINS: RENFORCEMENT DE LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE A. Introduction 7.1. Les chapitres précédents ont examiné la politique et la performance gouvernementale en matière d'énergie ménagère et défini le contexte d'une planification à moyen et long terme ainsi que d'une définition de politique. Ces chapitres ont conclu que les options de politique pour gérer la transition énergétique sont limitées par des conditions sociales, géographiques, de ressources naturelles et de change. Face à cela le Chapitre VII propose une stratégie pour l'énergie des ménages urbains et recommande la mise en application d'activités de suivi. 7.2. L'analyse qui précède a souligné le nombre limité d'options qui s'offrent au Gouvernement. Diminuer la demande en bois de feu par l'augmentation des taxes n'aurait qu'un impact modeste en l'absence d'une transition massive du combustible. Les perspectives de substitution sont réduites du fait que: (a) le coût au débarquement du GPL et du kérosène est deux fois aussi élevé que le prix extérieur départ-raffinerie, ce qui entrave la compétitivité de prix des combustibles pétroliers, et (b) étant donné le faible niveau d'exportation du pays, les considérations liées au change font que le Gouvernement doit restreindre au maximum les importations de combustibles. La couche urbaine défavorisée consacre déjà près de 25% du revenu du ménage à l'énergie et se verrait confrontée à de véritables difficultés pour acquérir un foyer au GPL ou au kérosène. 7.3. Un programme de foyers améliorés au bois de feu totalement fructueux pourrait réduire la consommation de ce combustible de 20% à 30%. Le programme national de foyers améliorés n'a pas encore réalisé de telles économies. L'augmentation de l'approvisionnement en bois de feu par le biais de schémas de reboisement commercial n'est pas financièrement viable. Vu la productivité relativement faible des forêts--environ 0,8 ma l'hectare--le coût de production du bois de feu excède les espérances de prix réalistes. Les projets en cours de bois de village ont connu des difficultés d'organisation et de mise en application et, en règle générale, ils ne fournissent pas une source réaliste de bois de feu pour le marché urbain; compte tenu des tendances démographiques tout surplus éventuel serait absorbé par le contexte rural. 7.4. La politique gouvernementale d'énergie ménagère qui vise à promouvoir les économies d'énergie, à assurer la transition vers des combustibles alternatifs et à rationaliser le réseau d'approvisionnement du bois de feu, possède les composantes nécessaires pour mitiger l'impact de ces obstacles voir à les éliminer. Cependant, la mixité dec composantes et des dispositions institutionnelles n'a pas été adéquate pour satisfairc aux objectifs du programme, spécialement en vue de la croissance rapide de la population urbaine et de l'impact projeté de cette croissance sur la base des ressources naturelles. Le haut niveau d'implication directe de la part du Gouvernement qui a donné des résultats au début du programme de foyers améliorés n'a pas réussi à maintenir - 79 - celui-ci à plus long terme. Il a également échoué à mobiliser suffisamment de ménages pour enrayer à terme l'épuisement des ressources naturelles de base du pays. Du côté de l'offre, les opérations de gestion du bois de feu sont peu nombreuses et au tout premier stade d'expérimentation. Les activités de substitution de combustibles ont été entravées par le coût élevé des combustibles modernes, l'inadaptation des foyers, les problèmes de distribution et le scepticisme répandu concernant leur sécurité et leur convenance. Une stratégie gouvernementale revitalisée 7.5. La stratégie présentée dans ce chapitre s'adresse au problème de la demande croissante d'énergie ménagère dans les centres urbains et propose une série de mesures pour équilibrer celle-ci au niveau d'un approvisionnement soutenable à terme. Elle a pour but de s'attaquer aux goulets d'étranglement identifiés par les programmes en cours de foyers améliorés et recommande les changements nécessaires pour pouvoir satisfaire la demande croissante en énergie ménagère des quatre villes principales du Burkina. Alors que les efforts passés du Gouvernement ont été consacrés à la gestion de la demande par la diffusion des foyers améliorés, la stratégie décrite dans ce rapport reconnaît l'importance d'une gestion des ressources forestières du pays et propose en conséquence un transfert d'objectif. La majeure partie de l'augmentation de la demande en bois de feu d'ici à l'an 200 devra être satisfaite grâce au patrimoine forestier existant. Les pratiques actuelles non-soutenables de récolte du bois de feu devront cesser et les populations rurales devront être stimulées aux objectifs écologiques afin d'assurer la gestion de ces ressources à long terme. Néanmoins, et même dans le cadre de plans de gestion forestière, le GPL et le kérosène devront pouvoir répondre aux besoins énergétiques des ménages pour l'augmentation totale de la croissance urbaine dès le début du siècle suivant. Ainsi, des efforts doivent être entrepris dès maintenant pour planifier et gérer de manière effective la transition aux combustibles modernes déjà en cours dans les centres urbains. 7.6. Objectifs. Les objectifs immédiats d'un progamme revitalisé seraient (a) de ralentir la demande en combustibles ligneux des secteurs urbains traditionnel et des ménages par la promotion d'économies de bois de feu et de combustibles alternatifs là où cela s'avère techniquement, financièrement et socialement faisable; et (b) d'augmenter la productivité des formations naturelles par l'introduction de plans de gestion forestière. Ce programme aurait pour but d'atteindre les objectifs suivants d'ici l'an 2000: (a) 80% ou 220.000 ménages urbains feraient usage de foyers améliorés qui consomment du combustible de la biomasse pour couvrir la majorité de leurs besoins de cuisson; (b) 100% du secteur traditionnel du dolo feraient usage du foyer Burkido; (c) 41% ou 115.000 ménages urbains feraient usage de foyers au GPL et au kérosène pour couvrir leurs besoins auxiliaires de cuisson; et (d) au moins 50% du bois de feu commercial devraient être produits par les coopératives de gestion forestière. - 80 - 7.7. Afin de réaliser ces objectifs, le Gouvernement doit régler ses politiques actuelles--en changeant leur objectif et en étendant leur champ d'activités. Ce réglage de précision comprendra: (a) une transition d'un programme rural d'économies d'énergie à un programme concentré sur des mesures visant à restreindre la demande urbaine en bois de feu; (b) une dépendance accrue aux initiatives provenant du secteur privé; (c) une utilisation plus compréhensive de la politique des prix en tant qu'outil pour la réalisation des objectifs du programme; et (c) des mesures de renforcement des institutions. 7.8. Transition à une stratégie à orientation urbaine. Quoique le Burkina Faso est à prédominance rurale et le restera encore longtemps, c'est le secteur urbain en rapide expansion qui pose le problème le plus sérieux à la gestion des ressources forestières. Etant donné que la population rurale tend à satisfaire ses besoins en bois de feu à partir du bois mort, l'impact pour l'environnement est d'une importance moindre que celui du déchifrement pratiqué pour le développement de l'agriculture, Par contre, d'ici à l'an 2000, la demande intensive et concentrée du bois de feu en milieu urbain contribuera directement à la dégradation écologique du fait qu'une part croissante de cette ressource naturelle est exploitée exclusivement pour le marché urbain. Ces sites n'étant exploités qu'à des fins agricoles et non protégés du vent et de la pluie, la dégradation du sol y est plus sévère et la capacité de régénération du couvert forestier est perdue. Les actions en vue de restreindre la demande urbaine doivent donc se voir accorder une nette priorité et se concentrer, à court terme, au plateau central de Ouagadougou où vit la majorité des habitants urbains. 7.9. Le Gouvernement dovra continuer à promouvoir les programmes d'économies d'énergie pour la population rurale. Il serait néanmoins nécessaire que ces efforts soit reformulés et que les ressources soient déployées de manière plus efficace que par le passé. Par exemple, le développement d'une campagne rurale d'énergie basée sur le thème des mesures d'économies d'énergie dans les pratiques traditionnelles de cuisson pourrait s'avérer plus rentable que la diffusion de foyers ruraux qui n'a rencontré qu'un succès limité. De toute manière, une évaluation des efforts ruraux sera une condition sine qua non en vue de définir un nouveau programme rural. 7.10. Dépendance au secteur privé. Nonobstant les efforts importants du Gouvernement en vue d'introduire les foyers améliorés et de souligner l'importance d'un comportement basé sur l'économie d'énergie, le programme national de foyers améliorés stagne. Environ 35% des ménages urbains utilisent le foyer amélioré pour 60% d& leur cuisson et pour le réchauffage. Les ventes actuelles ne s'alignent ni au rythme de la croissance de la population ni aux besoins de remplacement des foyers usagers. De plus, en l'absence d'une demande suffisante et en réponse à l'intervention du Gouvernement tout au long de la chaine de production-commercialisation, le secteur informel a largement abandonné la production de foyers. Afin d'assurer que les objectifs à long terme de la stratégie soient atteints, il est essentiel de réorienter le rôle du Gouvernement et d'accroïtre la participation du secteur privé. Une plus grande dépendance aux ONG qui s'occupent de la diffusion des foyers et des activités de gestion forestière serait un moyen d'encourager cette transition vers le secteur privé. L'encouragement d'une production et de réseaux de distribution autonomes pour - 81 - les foyers serait un autre moyen. Du côté de l'offre, une dépendance accrue vis-à-vis de la population rurale pour la gestion des ressources forestières est une initiative relativement récente qui devra être contrôlée de près pour assurer un cadre institutionnel optimal. 7.11. Usage plus aggressif de la politiaue des prix. Le Gouvernement a une politique de prix imposés pour les combustibles. Cette politique comporte trois éléments majeurs: (a) le prix est fixé pour chaque acteur de la chaine de producrion à la consommation, (b) elle évite les subventions et (c) elle se sert du efonds de stabilisation des prix" pour équilibrer les fluctuations des prix des produits pétroliers importés. Comme ce rapport l'a démontré, le Gouvernement a largement réussi à assurer aux consommateurs d'énergie des prix économiques relatifs corrects. La politique gouvernementale a, cependant, moins bien réussi à transmettre des signaux corrects aux fournisseurs. Des actions doivent être entreprises pour rectifier ces anomalies. 7.12. De plus, le rôle du fonds de stabilisation des prix doit être revu. Son rôle devrait être de protéger le consommateur contre toute volatilité de prix à court terme, tout en permettant des changements de prix à long terme. Le risque existe toutefois que l'existence du fonds retarde les changements à apporter aux prix à la consommation au-delà de ce qui est jugé raisonnable par rapport aux objectifs à court terme de la politique de stabilisation des prix. Afin d'éviter un tel écueil, la politique gouvernementale devrait réexaminer annuellement l'élément du prix à l'importation dans la structure des prix en accord avec les prévisions des prix internationaux. 7.13. Renforcement de la capacité institutionnelle. Ce rapport a mis l'accent sur la fragmentation institutionnelle du secteur énergétique. Les nombreux ministères sectoriaux et agences publiques impliqués dans la consommation des combustibles ligneux et des produits pétroliers ainsi que dans la gestion forestière tendent à fonctionner avec un minimum de coordination. Cette situation a des conséquences particulièrement sérieuses en ce qui concerne la disponibilité d'un combustible ligneux approprié pour satisfaire aux besoins énergétiques des ménages urbains. A titre d'exemple, et à quelques rares exceptions près, l'accès de certaines terres au développement agricole s'est produit sans que soit pris en considération la collecte du bois abattu à des fins énergétiques. Aux taux de croissance actuels de la population urbaine, cette situation ne peut se perpétrer. De même, la recherche et le développement des foyers au GPL et au kérosène ont été menés sans consultation adéquate avec les compagnies pétrolières qui seront amenées à commercialiser ces produits. 7.14. Le cadre institutionnel sous l'égide duquel se déroulent les activités du secteur de l'énergie ménagère est pratiquement le même que celui qui servira à mettre en application le Plan National de Mesures de Protection de l'Environnement actuellement en préparation. Le problème de la coordination institutionnelle, tel qu'il affecte toutes les agences impliquées dans la conservation des ressources nationales, a été soulevé lors de la préparation du Plan National. Etant donné le lien étroit entre les activités liées à l'énergie ménagère et celles des autres institutions ayant pour but de préserver le patrimoine du Burkina, les questions de renforcement institutionnel et de formation devraient faire partie intégrante du Plan et non pas être adressées - 82 - séparément. La stratégie proposée dans ce rapport adressera néanmoins un certain nombre de problèmes liés au renforcement des capacités jugé comme étant essentiel au processus de réglage. Il est recommandé que le Comité Inter-ministériel chargé du Plan National de Mesures de Protection de l'Environnement prenne en considération le problème global du renforcement institutionnel afin de définir et de mettre en oeuvre des stratégies appropriées pour l'énergie ménagère ainsi que des programmes d'investissement à plus long terme. 7.15. Eléments de stratégie. Afin de mettre en place une stratégie urbaine de l'énergie ménagère, une série de mesures à court terme et d'investissements à long terme sont recommandés comme actions de suivi. Ces mesures et investissements devraient être mis en oeuvre en complément des activités actuellement en cours dans le secteur de l'énergie ménagère et être totalement intégrés au Plan D'Action National Pour L'Environnement (PANE). Les mesures à court terme, à peu ou pas de coûts, viseraient à réorienter les politiques actuelles et à établir un cadre propice aux résultats souhaités. Les investissements à long terme nécessiteront des activités pilotes, de la formation et des propositions de projets consacrés à la demande en bois de feu et à la gestion de l'offre. Les investissements de suivi sont repris au Tableau 7.1 ci- dessous et décrits plus en détail à l'Annexe XIII. Les sources de financement n'ont pas encore été identifiées pour ces activités, Pmoosmos DE PROJET Titre du Projet EsUm@lon du coM Période de Source de bta wen $ Us mie on place fninacenn" Pramme de conservaion du combustible Prom déconomie du bois de feu ubwn 1.500.000 2 ans A déterminer Evalualon dem besoins lnsinutionnst et de formaion 100.000 12 rnois A dérm!rer Programme de subsiflution inter-combuslbes Pro)et de renforcement de I'nfrructure du GPL 700.000 12 mois A délerminer Projet de commercialsation et de déwloppem nt des foyers au GPL 100.000 10 mois A déerminer Opions de promoton du kéroséne 40.000 6 semaines A déterminer Aménagement des formaion naturee‡ Atelir pour faménorad0on de ea coordAtiton nerpur-agne45.000 6 oweminm A dcrerminer Projet d'améname t vlHageois des jacéres anciennes et foré dégradées 5.000.000 5 ans A déterminer - 83 - 7.16. La mise en application du programme d'énergie pour les ménages urbains générera en l'an 2000 des économies totales d'énergie de l'ordre de 145.000 tonnes de bois de feu soit environ 80.000 tonnes résultant du programme des foyers améliorés consacré aux secteurs traditionnel et ménager; et environ 65.000 tonnes résultant du programme orienté sur le GPL et le kérosène tel qu'illustré à la Figure 7.1 et à l'Annexe XIV. La mise en application du programme des foyers améliorés aurait une valeur actuelle nette (VAN) de 2,6 milliards de FCFA (8,7 millions de dollars US) et un taux de rentabilité interne de 570% (voir l'Annexe XV). - 84 - Figure 7.1: Couverture de croissance de La demande urbaine Prograume de foyers amétiorés (14.2%) Epargnes croisées (3.7Z) Programne GPL & Kérosène Accroissement de t 'approvisionnement en bois de feu (69.1z) 7.17. La proposition de gestion des formations naturelles, qui évaluerait la possibilité de restaurer les jachères anciennes et les forêts dégradées pour l'approvisionnement urbain en bois de feu, est présentée, entre autres, comme complément aux efforts de gestion forestière actuellement en cours. Ces activités sont principalement concentrées sur les forêts nationales et les domaines protégés du Burkina. Etant donné le volume de bois de feu qui entre dans les villes en provenance des sites dégradés et leur accessibilité, il a été conclu que cette option pratiquement inexploitée pourrait comporter un potentiel important de production de combustibles ligneux ainsi que générer davantage de bénéfices des sites forestiers restaurés. L'exécution de cette expérience dans la gestion du secteur forestier donne un taux de rentabilité interne de 5% qui reflète les bénéfices réalisés par l'augmentation de la production forestière seule. 7.18. La stratégie et le programme d'investissement élaborés dans ce rapport sont conformes aux recommandations énergétiques et écologiques de l'Etude des Perspectives à Long Terme pour l'Afrique (EPLT). L'EPLT met l'accent sur la nécessité de faire face à la demande en énergie ménagère de la majorité de la population de l'Afrique sub-saharienne qui utilise actuellement du bois de feu et qui continuera à en utiliser à plus longue échéance. L'étude insiste sur la nécessité d'étendre l'utilisation des foyers améliorés au bois de feu ainsi que d'encourager la transition aux combustibles alternatifs. L'EPLT souligne également l'importance d'identifier et d'expérimenter les différentes alternatives de gestion forestière afin de protéger la base écologique et de - 85 - créer l'environnement propice à une large participation populaire, essentielle à la réalisation de cet objectif. B. Programme de Conservation des Combustibles Ligneux Urbains 7.19. Un programme réorienté de conservation des combustibles ligneux urbains visera: (a) à mieux cerner les souhaits des méno,-es et les besoins en foyers améliorés à bois gréce à des études de marché plus approfondies; (b) A concevoir des campagnes de promotion façonnées suivant les caractéristiques régionales des quatre villes principales et ancrées sur des techniques modernes de publicité; (c) à accorder une plus grande priorité aux campagnes d'économies d'énergie ayant pour objectif les pratiques traditionnelles de la cuisson; (d) à intensifier les activités d'économies de bois de fetu du secteur urbain traditionnel, en particulier les dolotières; et (e) à développer des dispositions avec le secteur privé pour la mise en application de ces programmes. 7.20. Le MET assumera des fonctions différentes dans le cadre d'un programme de conservation des combustibles ligneux orienté vers le milieu urbain qui sera basé sur une approche commerciale. Il sera chargé de définir les objectifs de politique, de réunir le financement local, multilatéral et bilatéral pour le développement du matériel ainsi que pour les campagnes d'économies d'énergie; de lancer chaque année les appels d'offres destinés à la diffusion des foyers améliorés en milieu urbain et les campagnes d'économies d'énergie; d'organiser des séminaires afin de communiquer les expériences nationales et internationales aux agents opérationnels ainsi que de superviser le programme sur une base trimestrielle ou semestrielle. La mise en oeuvre des campagnes d'économies d'énergie et la diffusion des foyers améliorés seraient du ressort des ONG locales, sélectionnées sur base des propositions qu'elles auront soumises suite aux appels d'offres annuels. 7.21. Un programme réussi de foyers améliorés pour le secteur urbain devrait pouvoir réduire la consommation de bois de feu de ce secteur de la tendance actuelle de 770.000 tonnes à 705.000 tonnes, dans l'hypothèse où les foyers améliorés seront utilisés pour 60% de la cuisson. Les efforts subséquents en vue d'assurer que le foyer amélioré est entretenu et utilisé correctement pourraient avoir pour résultat des économies encore plus importantes. Parallèlement, une pénétration à 100% du foyer Burkido pourrait réduire la consommation de bois de feu du secteur traditionnel de sa tendance actuelle de 115.000 tonnes à 95.000 tonnes. Ainsi, les économies totales d'une stratégie révisée et réorientée de foyers améliorés pourraient réduire la consommation totale de près de 84.000 tonnes en l'an 2000. Le total des économies additionnelles de bois de feu au cours de la période 1990-2000 pourrait s'élever à 234.000 tonnes. Les appels d'offres seraient publiés par Le MET et définiraient, entre autres, Le budget disponible, Les buts des cpagnes et éventueLleent des directives/besoins, p.ex., ti'ntroduction des ventes porte- à-porte dans plusieurs quartiers de La vitle. - 86 - Mesures à court terme 7.22. Le MET devrait: (a) développer des liens avec les ONG pour les activités de diffusion des foyers; (b) remplacer les campagnes ad hoc par des promotions régulières qui se dérouleraient tout au long de l'année; (c) abandonner la pratique de prix promotionnel au cours des campagnes; (d) faire usage des techniques modernes de commercialisation pour les campagnes de diffusion de foyers; (e) élargir le choix du consommateur, p,ex. en commercialisant les foyers multi-marmites; (f) éliminer les points de ventes au secteur public; (g) abandonner la politique de fixation des marges bénéficiaires des producteurs et des détaillants, et (h) améliorer la coordination avec l'IBE enfin d'identifier en commun la recherche prioritaire et les sources de financement. 7.23. Les deux activités de suivi ci-après ont été identifiées: (a) un Proiet Urbain d'Economies de Bois de Feu, et (b) une Evaluation des Besoins Institutionnels et de Formation C. Programme de Substitution du Combustible 7.24. La transition des combustibles de la biomasse aux combustibles modernes est un processus continu. Les efforts du Gouvernement ont, à ce jour, été principalement concentrés sur la promotion du GPL mais ils devraient également s'étendre au kérosène. Le kérosène est plus facile à utiliser et plus accessible à la majorité de la population urbaine qui pourrait éventuellement passer du combustible végétal au combustible alternatif. Etant donné que l'augmentation de la demande urbaine en bois de feu au cours des premières années du siècle prochain ne pourra être satisfaite qu'en réduisant la base de ressources, la gestion de la transition des combustibles de la biomasse aux combustibles modernes doit dès maintenant faire l'objet d'une planification systématique. Ce processus devrait se dérouler en deux phases: (a) élimination des barrières culturelles, psychologiques et de prix à la pénétration du GPL et du kérosène et (b) promotion de l'utilisation à grande échelle des combustibles alternatifs. Ce document de stratégie s'adresse à la première phase du programme. - 87 7.25. La politique de prix sera l'instrument-clé pour promouvoir la transition du combustible. Sur base de la structure de prix détaillée au Chapitre IV, il est proposé: (a) de supprimer les taxes au GPL commercialisé en bouteilles de 3 kilos et 6 kilos ainsi qu'au kérosène destiné à la consommation ménagère. Cette mesure devrait entrainer un prix Opopulaire" pour le GPL de 272 FCFA/kg (soit une diminution par rapport aux 330 FCFA) et un kérosène "ménager" vendu directement à la pompe des stations d'essence à 113 FCFA le litre (comparé à 160 FCFA). Le GPL vendu en bouteilles de 12 kg (et plus) continuera à être taxé, quoiqu'un certain ajustement à la baisse du prix puisse s'avérer nécessaire afin d'éviter une transition trop importante des propriétaires de bouteilles de 12 kg aux bouteilles de 3 kg et 6 kg (et donc une sous- utilisation du parc existant des bouteilles de 12 kg); (b) de baisser les coûts de transport à un niveau qui assurera malgré tout un taux de rentabilité approprié aux transporteurs; (c) de relever les marges de la SONABHY afin d'assurer le recouvrement total des coûts de l'usine de mise en bouteilles y compris l'amortissement, la main-d'oeuvre, les coûts d'exploitation et de l'énergie, ainsi que l'entretien et le renouvellement des bouteilles de GPL (30.000 FCFA la tonne); afin de tenir compte de 4% pour la quantité de liquide répandu lors du chargement, du transport et du remplissage; et afin d'assurer une marge de 15% pour les exploitants sur le prix de vente; (d) d'éliminer la provision pour les réserves de sécurité et les campagnes de promotion; (e) de tripler la provision pour le transport des bouteilles de Bingo à Ouagadougou afin de refléter le poids des bouteilles départ GPL dans le transport de et vers Ouagadougou. Les marges pour les distributeurs ont été fixées à 15%, ce qui correspond à la marge normale pratiquée dans la région, à 9% pour le grossiste (afin de couvrir le coût d'entreposage, les coûts financiers, le financement du matériel et le risque client) et à 6% pour le détaillant; (f) de faire refléter dans les marges de la structure de prix du kérosène les services spécifiques que les compagnies pétrolières offriront aux détaillants traditionnels. Si un réseau de distribution disposant de petits camions spécialisés est mis sur pied, la marge grossiste pour ces ventes devra être relevée pour incorporer au moins la marge définie pour le détail aux stations d'essence; et (g) d'ajouter un colorant au kérosène hors-taxe et d'effectuer des inspections périodiques de l'équipement industriel et des voitures diesel afin de décourager l'usage du kérosène hors-taxe A des fins autres que l'éclairage et la cuisson ménagère. 88 - 7.26. Cette nouvelle structure devrait encourager la substitution du combustible: en améliorant la compétitivité du prix relatif des combustibles alternatifs; en assurant la viabilité financière des exploitations de mise en bouteilles de la SONABHY (et par extension l'accumulation de réserves financières pour les investissements futurs en installations d'entretien ainsi que pour l'expansion des capacités); et en stimulant les grossistes à étendre le réseau de détail qu'ils desservent. 7.27. Il est également proposé d'adresser les barrières psychologiques et culturelles à un usage plus répandu des combustibles alternatifs par des campagnes de promotion du GPL et par l'accélération des recherches et du développement en cours pour un équipement adapté au kérosène. Cet objectif sera atteint par (a) la conception et la mise en application de campagnes de promotion basées sur une analyse compréhensive du marché des consommateurs existants et potentiels de GPL; (b) l'accélération de la recherche et la commercialisation expérimentale des foyers au kérosène; et (c) le renforcement du réseau d'infrastructure pour la distribution du GPL. Mesures à court terme 7.28. La SONABHY devrait: (a) aider à développer les campagnes de promotion du GPL et du kérosène qui mettent l'accent sur les avantages d'utilisation de ces combustibles; et (b) stimuler la collaboration entre l'IBE et les compagnies pétrolières privées en vue de concevoir et de promouvoir un foyer au kérosène convenable et de définir les normes d'efficacité énergétiques pour les foyers au GPL. 7.29. Trois actions de suivi ont été identifiées: (a) un Projet de Renforcement de l'Infrastructure du GPL (b) un Proiet de Dévelopnement et de Commercialisation de Fovers au GPL, et (c) un Projet d'Options de Promotion du Kérosène. D. Gestion des Formations Naturelles 7.30, La mise en application d'interventions fructueuses du côté de la demande pourrait réduire la consommation projetée du bois de feu (900.000 tonnes) de 140.000 tonnes en l'an 2000. Néanmoins, le secteur forestier doit encore accroitre l'approvisionnement en bois de feu aux milieux urbains de plus de 313.000 tonnes afin d'accommoder un triplement de la demande entre 1989 et 2000, La réalisation de cet objectif nécessitera un engagement sérieux de la part du - 89 - Gouvernement dans la gestion des formations naturelles. Les initiatives de politique doivent avoir pour but d'accélérer et de renforcer l'introduction et l'usage de pratiques moeernes de gestion forestière afin d'assurer l'approvisionnement. Ce processus est déjà en cours à très petite échelle dans le projet, soutenu par la FAO, de la Forêt Nationale de Nazinon située dans la zone d'approvisionnement de Ouagadougou. D'autres projets sont par ailleurs en préparation en vue d'étendre la pratique de gestion forestière aux domaines protégés. La faisabilité d'aménager les ressources forestières des jachères anciennes et forêts dégradées se trouvant dans un rayon de 50 km des principaux centres urbains devra également être évaluée. 7.31. Etant donné le rôle critique de la gestion forestière, les interventions du côté de l'offre se verront accorder une plus grande attention à l'avenir. En particulier, le mouvement en vue d'organiser des coopératives de gestion forestière doit être accéléré et l'expérience recueillie lors des premières expérimentations devra être soigneusement contrôlée et les résultats diffusés aussi largement que possible. Les problèmes liés au régime foncier et à la tenure des arbres, essentiels à la mobilisation de masse de la population rurale, doivent être adressés en priorité et des mesures doivent être prises pour identifier et mettre en place immédiatement les mécanismes qui inciteront les populations participantes à assurer la préservation de leur environnement naturel. Les efforts considérables qui ont été entrepris pour récupérer les recettes des produits ligneux doivent être renforcés par des mesures visant à augmenter cette récupération et contribuer au programme de gestion forestière. L'engagement à l'expérimentation et à l'évaluation sera d'une importance critique pour le succès du programme. 7.32. La politique des prix sera également un instrument critique de la transition en faveur d'une gestion forestière soutenable et le Gouvernement peut prendre plusieurs mesures importantes en ce sens dans le moyen terme. Premièrement, il peut réduire les marges des transporteurs en encourageant la concurrence dans le secteur du transport du bois de feu, p.ex. en autorisant des chargements partiels ou de retour pour des véhicules non-autorisés. Deuxièmement, le Gouvernement devrait envisager: (a) l'introduction d'un système de redevances différenciées pour les permis de coupe pour les trois sources d'approvisionnement--aménagée, non-aménagée, défrichement des terres; le taux le plus bas devrait être appliqué au bois de feu "aménagé" et être équivalent au coût de l'assistance du service forestier; le taux le plus élevé devrait être appliqué au bois de feu "non-aménagé" et être équivalent à la valeur globale du bois sur pied (p.ex., le coût de remplacement) et (b) la désignation par le MET, en consultation avec les autorités agricoles, de zones spéciales d'approvision- nement situées à l'intérieur de la frontière agricole; le système de redevances différenciées pour les permis de coupe serait appliqué à ces zones. 7.33. La coordination et la capacité institutionnelle sont des éléments fondamentaux de toute composante de stratégie, mais ils sont tout particulièrement essentiels dans le cas de la gestion des formations naturelles. Cette composante mettra l'accent sur l'identification des goulets d'étranglement afin de renforcer la capacité institutionnelle et d'améliorer la coordination entre agences. Tout aussi essentiel au processus sera le développement de liens entre les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement et du Tourisme afin - 90 - d'identifier les mécanismes qui permettront de disposer à des fins d'énergie ménagère du bois provenant du défrichement agricole des terres. Mesures à court terme 7.34. Le MET devrait: (a) créer un Groupe de Travail pour le bois de feu urbain au sein du ministère afin de superviser l'approvisionnement urbain en bois de feu et la commercialisation ainsi que l'évolution des actîvités de gestion des formations naturelles. Les problèmes que le groupe aurait à résoudre comprendraient entre autres: la recherche de méthodes pour améliorer le recouvrement des recettes provenant du bois de feu; la mise au point d'un système d'incitations pour récupérer à des fins énergétiques le bois provenant du défrichement agricoles des terres; et l'élaboration d'une structure de taxes différentielles pour les terres non-aménagées; (b) coordonner avec le Ministère des Coopératives Rurales et le Programme de Gestion Villageoise du Terroir en vue de l'établissement et de l'exploitation de coopératives de gestion forestière; (c) opter pour un programme graduel de gestion forestière villageoise par l'établissement d'une coopérative pilote dans chacune des zones d'approvisionnement urbain en bois de feu; (d) prendre des mesures en vue de réconcilier ou de rectifier l'absence de redevances pour le transport du bois de feu dans la zone d'approvisionnement de Bobo-Dioulasso; (e) examiner la situation actuelle de l'offre et de la demande et, en particulier, le faible prix A la production pratiqué à Ouahigouya et son impact négatif sur la promotion de schémas de gestion forestière; et (f) publier des directives de prix (ou structures de prix) pour le consommateur afin d'exercer une pression à la baisse sur les tentatives d'escroquerie aux prix. 7.35. Deux activités de suivi ont été identifiées ci-après: (a) un Atelier de Travail pour Améliore laCoo"rdination entre A£encs, et (b) un Proiet de Gestion Villageoise des Jachères Anciennes et.Erêts Dégradées. - 91 - Page 1 de 5 PREVISIONS DE LA DEMANDE EN BOIS DE FEU _ure Al I Fuelwood Demand/Supply oakance 1387 to 2O1 3.8 3.a 5.4 5.2 5 4.9 46 4 3,9 3.8 3.4 FlqureA42 Rural and Urban Fuetwcod 7 cormmptio n, 1997 to M10o 32 19 1 i01le2 0 -0 20+ r 2ba e 210o o PIF*CDNS DE LA CONbOMMYM 0:'WENEIE DES UEMAGLS UrWNS AU WXf»NA FASM ypthese: ho&onobon des q,ndffnls us. e pr app"i à a osane à Lowpque d4 amsux S.a d conson.ion Polecj4on _monapnigue Croissance Population 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 Ouagadouqou 0.0988 443000 486768 534 ,61 587705 645771 709573 779679 856711 941354 1034360 1136554 1248846 1372232 Bobo-Dioulasso 0,0713 231000 247470 265115 284018 304268 325962 349204 374102 400775 429350 459963 492159 527892 Koudougou 0,0342 52000 53778 55618 57520 59487 61521 63625 65801 68052 70379 72786 75275 77850 Ouahigouya 0,0421 39000 40642 42358 44136 45994 47930 49948 52051 54243 56526 58906 61386 63970 zOTAL 4 VILLES 765000 828659 897947 973379 1055520 1144987 1242458 1348665 1464423 1590615 1728210 1878266 204194 Autres villes 0,0 3 139000 143448 148038 152776 157664 162710 167916 173290 178835 184558 190464 196558 202848 Popularlon rurgle résid. 6966000 7180693 7367705 7556773 7747597 7939830 8133075 8326883 8520742 8714075 8906231 909677 9283990 TOTAL 0,032 7900000 815280G 8413690 8682928 8960781 9247526 9543447 9848838 10164000 10489248 10824904 11171301 11528783 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Ouagadougou 1507P08 166780 1820470 2000332 2197965 2415124 2653738 2915928 3204021 3520579 3868412 4250611 4670571 Bobo-Dioulasso 585531 605853 649051 695328 744905 198016 054915 915871 981172 1051130 1126075 1206364 1292378 Koudougou 80512 83266 86114 89059 92104 95254 98512 101881 105366 108969 112696 116550 120536 Ouahtgouya 66663 69470 72394 75442 78618 81928 85377 88972 92718 96621 100689 104928 109345 TOTAL 4 VILLES 2220515 2415369 2628028 2860161 3113593 3390323 3692543 4022651 4383276 4777298 5207871 5678453 6192830 Autres villes 209339 216038 222951 230086 237449 245047 252888 260981 269332 217951 286845 296024 305497 Population rural* 9467850 9647023 9820360 9986576 10144240 10291760 10427367 10549096 10654767 10741962 10808006 10849932 10864463 TOTAL 1189770& 12278431 12671340 13076823 13495282 13927131 14372799 14832728 15307376 15797212 16302722 16824409 17362791 Consamation annuelle des sénages par tonne, Consomation du secteur traditionnel caeculée en ajoutant 18! à la consommation des ménages OUACADUCO Année 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1988 Bols de feu 0,622K&Iperij 121430 133427 146609 101094 177010 194499 213716 234831 258032 283526 311538 34.318 (cons. suppl. secteur tradiuLonnel) 21857 24017 26390 28997 31862 35010 38469 422?0 46446 51035 56077 61617 Charbon de bois 0,022K&/per!j 4295 4719 5186 5698 6261 6879 7559 8306 9127 10028 11019 12108 GPL 0,95OKgiprilj 508 558 613 674 741 814 894 983 1080 1186 1304 1432 Kerosène 0,210K&IpartI 112 123 136 149 164 180 198 217 239 262 288 317 BOBO-riJOULASSO Année 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1988 Bois de feu 0,654K&,Iperij 63286 67798 72632 77810 83358 89302 95669 102490 109798 117626 126013 134998 (cons. suppl. secteur traditionnel) 11U91 12204 13074 14006 15005 16074 17220 18448 19764 21173 22682 24300 Charbon de bot 0,048Kgiperil 4645 4976 5331 5711 6118 6554 7022 7522 8059 8633 9249 9908 GPL 0,376K&Iperj 100 107 114 123 131 141 151 161 173 185 198 213 Kérosène 0,2ÎOK&/perij 56 60 64 68 73 79 84 90 97 103 111 119 KOUDOUGOU Annie 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1988 BoLs de feu 0,641Kg/per/j 13013 13458 13918 14394 14886 15395 15922 16466 17029 17612 18214 18837 (cons. suppL. secteur tradttrnniel) 2342 2422 2505 2591 2680 271 2866 2964 3065 3170 3279 3391 Charbon de bois 0,034Kg/perjj 690 714 738 763 790 817 845 813 903 934 966 999 GPL 0,336Kg/p4r/j 19 19 20 21 21 22 23 24 24 25 26 27 Kérosène 0,210Kgipertj 12 12 12 13 13 14 14 15 15 16 16 17 OUAHICOUYA Année 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1988 Bo1s de feu 0,810Kh/per/J 12522 13049 13598 14171 14767 15189 16037 16712 17416 18149 1091i. 19109 (cons. suppl. secteur traditionnel) 2254 2349 2448 2551 2658 2 70 2887 3008 3135 3267 3404 3548 Charbon de bois 0,017Kg1perli 263 274 285 297 310 23 337 351 366 381 397 41 GPL 0,OOKgIperij 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Kérosène 0,210Kg/per1j 9 9 10 10 10 11 £1 12 12 13 13 14 V TOTAL , VILLES Ânnée 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1988 Charbon de bots 9893 10683 1540 12470 13478 14573 15762 17052 18454 19976 21631 23429 4 GPL 626 684 748 817 893 977 1068 1168 1277 1397 1528 1672 CD CD Kérosène 189 204 222 240 261 283 308 334 363 394 429 466 Cons. bois de feu par ménages 210249 227731 246757 267469 290022 314585 34133 370499 402275 436912 474678 515862 Cons bois de feu sec. trad. 37845 40992 44416 48144 52204 56625 61442 66690 72409 78644 85442 92855 Cons. ménages + sec. trad. 248094 268723 291173 315614 342226 371210 402785 437189 474884 515557 560120 608717 Cons. tmptiLcte bos de feu 27480 29675 32055 34638 37440 40481 43783 47367 51261 55490 60085 6507t OUAGADOUCOU Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 BOis de feu 0.622Kg/perlij 376139 413301 454135 499004 548306 602478 662003 727409 799277 878246 965016 1060360 (cons. suppl. secteur tradtklonnel) 67705 74394 81744 89821 98695 108446 119161 130934 143870 158084 173703 190865 Chacbon de bois 0,022Kgiper/j 13304 14818 16063 17650 19393 21310 23415 25728 28270 31063 34132 37505 GPL 0,95OKalperij 1574 1729 1900 2088 2294 2521 2770 3044 3345 3675 4038 4437 Kérosène 0,210Kg/per/j 348 382 420 462 507 557 612 673 739 812 893 981 BOBO-DIOULASSO Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 BOle de feu 0,654Kg/perlj 144623 154935 165982 177816 190495 204077 218627 234216 250915 268805 287971 308504 (cons. suppl. secteur tradittonnel) 26032 27888 29877 32007 34289 36734 39353 42159 45165 48385 51835 55531 Charbon de bois 0,048Kgtperlj 10615 11371 12182 13051 13981 14978 16046 17190 18416 19729 21136 22642 GPL 0,376Kgperj 228 244 261 280 300 321 344 369 395 423 454 486 Kérosène 0,210KgIper1j 127 136 146 156 168 180 192 206 221 236 253 271 V-OUDUGOU Annîe 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Bois de feu 0,641Kg/perIj 19481 20148 20837 21549 22286 23048 23837 24652 25495 26367 27269 28201 (cons, suppl. secteur traditionnel) 3507 3627 3751 3879 4012 4149 4291 4437 4589 4746 4908 5076 Charbon de bois 0,034Kg/per/j 1033 1069 1105 1143 1182 1223 126. 1308 1352 1399 1446 1496 GPL 0.336Kg/per/j 28 29 30 31 32 33 34 35 37 38 39 41 Kérosène 0,210Kglperj 17 18 19 19 20 21 21 22 23 24 24 25 OUAHIGOUYA Ànnuè4 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 BoL de feu 0,81OKglperlj 20539 21403 22305 23244 24222 25242 26305 27412 28566 29769 31022 32328 (cons. suppl. secteur traditionnel) 3697 3853 4015 4184 4360 4544 4735 4834 5142 5358 5584 5819 Charbon de bois 0,017Kg,perij 431 449 468 488 508 530 552 575 600 625 651 678 GPL 0.000KS/perlj 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Kérosène 0,210Kgiperlj 15 15 16 17 17 18 19 19 20 21 22 23 TOTAL 4 VILLES Anale 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Charbon de bois 25383 27508 29818 32331 35065 38040 41277 44801 48638 52816 57365 62321 GPL 1830 2002 2192 2399 2626 2876 3149 3448 3776 4136 4531 4963 Kérosène 507 552 601 654 712 775 845 920 1003 1094 1192 1300 Cons. bois de feu par ménages 560782 t609787 663258 721613 785308 854345 930772 1013688 1104253 1203186 1311278 1429392 Cons. bois de feu zec. trad. 100941 109762 119386 129890 141356 153872 167539 182464 198766 216574 236030 257291 Cons. menages t sec. trad. 661723 719549 782645 851503 926664 1008717 1098311 1196152 130t019 1419760 1547308 1686683 Cons. implicLte boks -de feu 70508 76410 82828 89809 97403 105666 114659 124448 135105 146710 159348 173115 Année 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1968 Total demande bois de feu 4 villes 275574 29839? 323229 350252 379666 411692 446568 484558 525945 571047 620205 673796 Total demande bois de feu autres 55899 57688 59534 61439 63405 65434 67528 69689 71919 74220 76595 79047 Total demande urbaine 331473 356086 382763 411691 443071 477126 514096 554245 597864 645267 696801 752843 Total demande rurale 2689212 2758222 2827873 2898038 2968572 3039312 3110071 3180637 3250774 3320214 3388657 3455765 Total demande bois de feu 3020686 3114308 321063b 3309729 3411644 3516438 3624166 3734883 3848638 3965481 4085457 4208608 Bois d'oeuvre 500000 517500 535613 554359 573762 593843 614628 636140 658405 681449 705299 729985 TOTAL DEMANDE BOIS DE FEU 3520686 3631808 3746248 3864088 3985405 4110281 4238794 4371022 4507043 466930 4790757 4938593 Approv. naturel accessible 2800000 2800000 2800000 2800000 2800000 2800000 2800000 2800000 2800000 2800000 2800000 2800000 Approv. du défrichement 700000 700000 700000 700000 70001ý0 700000 700000 700000 700000 700000 700000 700000 Défict structurel approv. 20686 131808 246248 364988 485405 610281 738794 871022 1007043 1146930 1290757 1438593 Déficit approv. en hectares 1034 6590 12312 18204 24270 30514 36940 43551 50352 57346 64538 71930 Pertes du défrichement 60000 60000 60000 60000 60000 60000 60000 60000 60000 60000 60000 60000 CC Ptrtes feux de brousse etc., 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 30000 TOTAL PERTES ANNUELLES 91034 96590 102312 108204 114270 120514 126940 133551 140352 147348 15A538 161930 VOLUME DE BOIS SUR PIED Forêts naturelles 15000000 14928131 14851875 14771102 14685678 14595464 14500322 14400106 14294671 14183867 14067541 13945537 Jachères naturelles 8000000 7961670 7921000 7877921 7832361 774248 7733505 7680057 7623825 7564729 7502688 7437620 Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Total demande buls de feu 4 villes 732231 795959 865473 941312 1024067 1114384 1212970 1320600 1438124 1566470 1706656 1859798 Total-demande bois de f*u autres 81576 84186 86880 89661 92530 95491 98546 101700 104954 108313 111779 115356 Total demande urbaine 813807 880145 952353 1030973 1116597 1209875 1311516 1422300 1543078 1674783 1818435 1975154 Total demande rurale 3521164 3584432 3645100 3702648 3756493 3805989 3850420 3888990 3920816 3944922 3960225 3965529 Total demande bols de feu 4334970 4464577 4597454 4733621 4873089 5015864 5161936 5311290 5463894 5619705 5778660 5940683 Bols d'oeuvre 7à5553 781978 809347 837674 866993 897338 928745 961251 994894 1029716 1065756 1103057 TOTAL DEHANDE lOIS DE FEU 5090505 5246555 5406801 5571295 5740082 5913201 6090681 6272541 6458789 6649420 6844416 7043740 Approv. naturel asOOble 2800000 2800000 Approv. du défrichement 700000 700000 Défict structure1 approv. 1590505 1746555ORESTIER Déficit approv, en hectares 79525 87328 87940580 Pertes du défrichement 60000 60000 88052955 Pertes feux de brousse «tc.. 30000 30000 87992955 TOTAL PERTES AUNUELLES 169525 177328 88279808 vOLuKE DE SOIS SUR PIED Forés naturelles 13817698 13683862 13543867 14561334 izchères naturelles 7369439 7298060 7223395 776635 projections de L'approvsionn ent n bols de feu Année 187 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 199e 1997 1998 Prod. bois naturel en tonnes 7000000 6986189 6972198 6958025 6943669 6929125 6914392 6899468 6884350 6869036 6853522 6837806 dont BOX prod- bois de feu 5600000 5588951 5577758 5566420 5554935 5543300 5531514 5519575 5507480 5495228 5482818 5470245 Coupe forté pour exp. agricole ha 26000 26338 26680 27027 27379 27735 28095 28460 28830 29205 29585 29969 sois de feu de exp. agricole ton. 208000 210704 213443 216218 219029 221876 224761 227682 230642 233641 236678 239755 Total approv- bois de feu 5808000 5799655 5791202 5782638 5773964 5765176 5756274 5747257 5738122 3728869 5719495 5710000 Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Prod. bols naturel en tonnes 6821887 6805760 6789424 6772875 6756111 6739129 6721927 6704501 6686848 6668966 6650851 6632501 dont 0 prod. bois de feu 5457509 5444608 5431539 5418300 5404889 5391304 5377542 5363601 5349479 5335173 5320681 5306001 coupe forét pour exp. agricole ha 30359 30754 31153 31558 31969 32384 32805 33232 33664 34101 34545 34994 qola de feu de exp. agricole ton. 242872 246029 249227 252467 255749 259074 262442 265854 269310 272811 276357 279950 0 M Total approv. bain de feu 5700391 5690637 5680766 5670767 5660638 5650378 5639984 562945%4 5618788 5607964 5597038 5585951 B&aI~c de l'offra et de la deanda en bols de fau ánnée 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 199 Tocat demande bois de feu 4 vtIles 275574 298397 323229 350252 379666 411692 446568 484558 525945 571047 620205 6731796 Total de~ndi urbatlne 131473 3560d6 382763 1411691 443071 477126 514096 554245 59764 645267 694601 752643 Tt1 demande bot- de feu 3020686 3114308 3210636 3309129 3411644 3S16438 3624166 3734883 3848638 3965461 4085457 4208606 Appcov. bo1i de feu naLuxel 5600000 588951 5577758 5566420 5554935 5543300 5531514 5519575 5507480 5495228 5482516 54702451 Lt Lpprv. otz de feu 5808000 5799655 51791202 5)82638 177396k 5765116 5?56274 5747257 5738122 5728869 5119495 5110000 ae.ande uroaen z bts de Imu 3020686 3114306 3210636 3309129 3411644 3516438 3624166 3734883 3648638 3965451 4085451 42086å> avec conz. an 2000 Annég 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 tat21 demande boks d* feu 4 v.Les 732231 795959 865473 94112 1024067 11143&4 1212970 1320600 1438124 1566410 1706656 159796 Tot.al demande urbaIne 813807 880145 952353 1030973 1116597 12098j5 1311516 1422300 1543078 16767.13 1815435 1975154 Tozal demand. bol 4e feu 4334970 4464577 459?.71>4 4?33621 4873089 5015"64 5161936 5311290 !463894 5619105 5715660 5940683 Apprøv. bot de feu naturel 5457509 544 608 5431539 5418300 5404889 5391304 53M1542 5363601 5349479 5335173 5320681 5306001 Total approv. boa de feu 500381 5690631 5660766 670167 5660638 56503178 5639984 5629454 56118s 56019sk 5597038 5585801 Detnde urbane bokse d fe. 4334970 4464577 4527940 4508267 4644981 4691439 4744925 4156649 4821729 41149194 4861963 486844 av*c conL. an 2000 0; 96 - AnUII Page 1 de 7 FACTEURS INFLUENCANT LA DEMANDE ENERGETIOUE DES MENAGES URBAINS 1. Les enquêtes ESMAP/MET sur la consommation des ménages urbains ont fourni de nombreux renseignements sur les facteurs sous-jacents qui influencent la demande énergétique des ménages urbains. Cette analyse a mis en lumière la nécessité d'accorder une attention particulière aux déterminants du comportement du consommateur lors du réglage conjoncturel de la stratégie du secteur burkinabé de l'énergie des ménages urbains si l'on veut, à l'avenir, obtenir de meilleurs résultats. Ces facteurs sont détaillés dans les paragraphes qui suivent. Taille du ménage 2. Tel qu'il apparaît à la Figure A2.1 ci-dessous, la taille de la famille est un déterminant majeur du niveau de consommation par habitant de l'énergie ménagère autre que l'électricité. (a) A Ouagadougou un ménage composé de 8,5 personnes (taille moyenne d'un ménage urbain) consomme en moyenne 638 grammes de bois de feu par personne et par jour. (b) Dans les ménages de plus petite taille, la consommation par habitant ust substantiellement plus élevée: 755 grammes par personne et par jour (+ 18%) pour un ménage de 6,5 personnes. (c) Dans les ménages de plus grande taille, la consommation est moindre: 545 grammes par personne et par jour (- 15%) pour un ménage de 13 personnes.' Aucune corrélation n'a été établie entre la taille du ménage et son revenu moyen. - 97 - Annue-L. Page 2 de 7 Figure A2.1: Taille du ménage et consomation énergétique Consommation journalière par personne 5.5 8.5 X.J 10.5 2GIE Nombre de personne par ménage 3. Etant donné les importantes économies d'échelle de la consommation énergétique, les changements démographiques qui entrainent la formation de ménages de plus petite taille augmenteront la consommation d'énergie ménagère par habitant. Si par exemple, la taille moyenne des ménages devait diminuer d'une personne par rapport à leur taille actuelle de 8,5 à 7,5 personnes la consommation d'énergie ménagère augmenterait de 10% en l'an 2000. Comportement individuel des ménages 4. Quoiqu'il existe une interaction évidente entre le revenu et la consommation énergétique au niveau macro-économique, la consommation individuelle des ménages varie considérablement2 du fait (i) des différences du comportement individuel au niveau des économies d'énergie et (ii) des différences individuelles au niveau des habitudes culinaires. Les implications de politique de ces diversités dans la consommation d'énergie sont que la consommation totale peut être réduite par des campagnes publiques d'éducation visent à encourager les économies d'énergie ainsi que les nouvelles préférences alimentaires. 5. Le Tableau A2.1 montre la gamme de mesures d'économies d'énergie par fréquence. Quoique l'utilisation d'eau pour éteindre le feu après usage constitue la forme d'économie d'énergie la plus répandue, il est surprenant de noter qu'un peu plus d'un tiers environ des ménages pratiquent cette méthode. Etant donné que 31% des ménages cuisinent à l'extérieur du logement dans des V Le coefficient de corrélation pour l'interaction énergie-taille du ménage est montré à la Figure A2.1. - 98 -AnnOZ"1 Page 3 de 7 sites qui ne sont pas protégés du vent, le faible pourcentage de ménages qui protègent le feu contre le vent est également un élément révélateur. aIe M. 1: Comportement d'économie énergétique parmi ls ménages urbains Utilisation d'eau pour éteindre le feu 37% Utilisation de foyers améliorés 35% Diminution de la quantité de bois de feu après éclairage 26% Diminution du nombre de repas cuits 13% Protection du feu contre le vent 9% Autre mesures 16% Source: ESMAP/MET Energie des Ménages 6. Ces chiffres sous-entendent que l'hypothèse répandue selon laquelle les ménages à faibles revenus (et même ceux à revenus moyens) utilisent efficacement le bois de feu lors de la cuisson est pour le moins douteuse. En fait, les informations disponibles permettent de supposer que d'éventuels efforts en vue d'éduquer la population urbaine à des méthodes de cuisson plus économiques, préoccupation qui n'est pas actuellement au centre des campagnes du Gouvernement, déboucheraient sur des économies de bois de feu équivalentes à celles qui résultent d'un usage efficient des foyers améliorés. Une campagne de commercialisation de ce type pourrait toucher bien plus que la population actuellement concernée par les programmes de foyers améliorés en s'adressant à la quasi totalité des ménages urbains, c'est-à-dire: ceux qui ont un foyer amélioré mais qui l'utilise de façon inefficace; ceux qui peuvent se permettre d'acheter un tel foyer mais qui ne l'ont pas encore fait et ceux qui ne peuvent pas se le permettre ou qui ne sont pas encore prêts pour un tel achat (la majorité à l'heure actuelle) mais qui pourraient toutefois realiser des économies de bois de feu en utilisant des méthodes de cuisson traditionnelles améliorées. 7. Les habitudes de cuisson ont tendance à être uniformes parmi les groupes à revenus similaires. L'alimentation burkinabée type est à forte intensité énergétique.3 L'aliment principal est le "tô", une bouillie à base de millet et de sauce, tel qu'illustré ci-dessous à la Figure A2.2. Le Gouvernement ne cherche pas à encourager la hausse de la demande ménagère en produits agricoles afin de fournIr aux marchés une production agricole Les tests de cuisson ESMAP/IBE révèlent une consommation de 161 grammes de bois de feu par personne et par repas pour le "tô" et la sauce, de 140 grammes pour le riz et la sauce, de 158 grammes pour le riz frit et de 153 grammes pour les autres types de repas. - 99 - Page 4 de 7 %xcédentaire (p.ex., les tomates sont généralement exportées vers l'étranger). S'il devait en étre ainsi, un des bénéfices secondaires qui découlerait d'une campagne fructueuse en vue d'accroitre la consommation de tels produits serait une économie d'énergie pour autant que les repas favorisés aient une intensité énergétique inférieure aux repas actuels. QiLA.: Fréquence des différents types de repas Ménages urbains,.ds Autres (12%) •- ltïz frit (3%) Riz et sauce (25%) Ta et sauce (60%) Revenu des ménges 8. La consommation d'énergie ménagère augmente en proportion des revenus: des ménages les plus pauvres aux ménages les plus riches, la consommation par habitant augmente d'environ un tiers parmi ceux qui utilisent du bois de feu comme combustible unique (voir Figure A2.3).' Le revenu des ménages les plus riches étant 10 fois plus élevé, l'élas-ticité-revenu calculée pour cette fourchette n'est que de 0,03. Entre la première (20.000 FCFA) et la seconde catégorie (20 à 49.000 FCFA), le revenu double et la demande en bois de Etant donné que la but de l'étude était d'analyser l'impact d'un revenu croissant sur le niveau de la demande énergétique globale, les ménages utilisant des combustibles alcernacifs pour certains de leurs besoins de cuisson ont été exclus de l'échantillon. - 100 - Annexe II Page 5 de 7 feu augmente de 11% ce qui implique une élasticité-revenu de 0,11.5 La moyenne pondérée de l'élasticité-revenu que l'on retrouve parmi les divers groupes de revenus est de 0,07. Figure A23: Impact du revenu du ménage sur La consommation d'énergie Consonnation par personne o no 010 bo -s o- - 7M- sec - am o sec - sin - saa 610 cat. 1 Cet. 2 rat> a CLt. 4 cet. s a Ouagadougou +Autres villes 9. La faible élasticité-Drix de la demande énergétique des ménages est due au fait que la consommation d'énergie ménagère satisfait un besoin vital: -! La Figure A2.3 sous-estime peut-être la sensibilité du revenu réel à la demande énergétique. Il est probable que les contraintes budgétaires forcent les ménages défavoris'; à étre plus attentifs aux économies d'énergie. Toutefois étant donné que l'enquéte mesurait la consommation énergétique indirectement par le biais des informations disponibles au niveau de "L'uceilisation finale et de l'efficacité moyenne des appareils, les différences de comportement entre groupes de revenus en ce qui concerne "l'efficacité énergétique" n'ont pu étre cernées et ne sont donc pas reflétées à la Figure A2.3. - 101 - Annexe II Page 6 de 7 la préparation des aliments." Vu sous l'angle de l'impact de la croissance économique sur la demande en bois de feu, la faible élasticité-revenu de la demande en énergie ménagère est quelque peu rassurante. Si, comme on le prévoit, le revenu par habitant du Burkina Faso augmente de 1,5% par an jusqu'en l'an 2000, cette hausse du revenu n'influencera la demande en énergie ménagère par habitant que d'environ 1,5%. Etant donné qu'une substitution de combustible se produira suite à la hausse des revenus, l'impact de ce mouvement sur la demande en bois de feu se fera encore moins ressentir. Tableau A2.2: Dépenses consacrées au bois de feu en pourcentage du revenu des ménages Groupe de revenu Coût en % du revenu < 20.000 FCFA 29% 20-49.000 11% 50-99.000 7% 100-149.000 4% > 150.000 2% Source: Enquête ESMAP/MET Energie des Ménages, 1987 10. La faible élasticité-revenu de la demande énergétique des ménages a cependant aussi des implications sociales négatives: les dépenses en bois de feu imposent un lourd fardeau aux budgets des familles à faibles revenus. Les ménages dont le revenu mensuel est inférieur à 20.000 FCFA7 et qui n'ont pas accès à l'auto-ramassage consacrent plus du quart de leur budget à l'achat de il n'en va pas de même pour l'élasticité-revenu des combustibles exclus de l'enquête, p. ex., l'électricité et l'essence. Le premier est lié à l'achat d'appareils de luxe, le second au transport on voiture privée (également un article de luxe). Tous deux sont synonymes d'un revenu élevé. A la fin de 1987 le salaire moyen d'un fonctionnaire était de 119.000 FCFA par mois; le salaire minimum légal s'élevait, quant à lui, à 21.000 FCFA. - 102 - Annexe II Page 7 de 7 bois de feu.' Les ménages ayant un revenu mensuel de plus de 150.000 FCFA consacrent moins de 2% de leur budget au bois de feu, d'une part parce que la consommation d'énergie ménagère (électricité non comprise) n'augmente pas en proportion du revenu, d'autre part parca que l'on constate un recours plus important aux combustibles alternatifs. L'41asticité-prix de la demande Anargâtigne des ténages 11. La faible élasticité-prix de la demande d'énergie ménagère est un autre élément de l'aspect de "besoin vital": une forte hausse des prix du combustible contribuera à réduire la demande totale en combustibles dans une proportion relativement modeste. Par exemple, en 1985, en réponse au doublement des prix du bois de feu à Ouagadougou, la demande a chuté d'environ 30%. Cette chute importante était liée à la limitation temporaire de l'approvisionnement suite à une réorganisation imposée par le Gouvernement du système d'approvisionnement en bois de feu. Dès que l'approvisionnement est redevenu normal, la demande s'est rapidement accrue. 12. Malheureusement, il n'y a pas au Burkina Faso de données de séries chronologiques sur les prix et la consommation de combustibles. Les signaux aux prix de la demande en combustibles se trouvent en comparant le niveau moyen de la consommation dans les zones à prix élevés et à bas prix. Le prix du bois de feu à Ouagadougou (25 FCFA/kg) est 60% plus élevé que pour les trois autres villes principales- -Ouahigouya, Koudougou et Bobo-Dioulasso (15 FCFA/kg); tandis que la demande y est de 9% à 10% de moins par personne. Ce faible niveau de consommation laisse supposer une élasticité-prix de la demande en énergie ménagère de l'ordre de 0,15. Il ne s'agit toutefois pas d'une preuve formelle étant donné que d'autres facteurs influencent également les écarts enregistrés dans la consommation régionale. La méthodologie utilisée pour calculer le niveau de la consommation de combustible ne saisit pas toujours l'effet du prix sur le comportement relatif aux économies d'énergie. On peut considérer que les deux facteurs s'annulent l'un l'autre. Si cette hypothèse s'avère exacte, un doublement des prix du bois de feu diminuera la demande des ménages consommant ce type de combustible de 15% (impact de l'"élasticité-prix" propre au combustible). La demande globale devrait diminuer davantage au fur et à mesure que certains ménages passent à d'autres combustibles, comme par exemple le GPL (impact de la hausse du prix sur le prix relatif du combustible). Cette proportion semble fort élevée pour être totalement plausible. Elle illustre cependant l'ampleur du problème ainsi qu'un des points faibles des enquêtes: les répondants ont une tendance à sous-estimer leur revenu et le revenu en nature est souvent exclu. - 103 - Anexe III Page 1 de 1 COUT FINANCIER ANNUEL DE CUISSON PAR TYPE DE COMBUSTIBLE, FAMILLE DE SIX PERSONNES OUAGADOUGOU - 1987 Bois de feu Foyer Charbon GPL GPL 94rosène Xérosènbe .. 3 pierres amélioré de ois (faitou) (ft) (prix act el)(prix offfc.) Prix à la consomation (FCFA/kg) 25 25 86 330 330 240 160 Valeur calorifique (Mcal/kg) kérosène - litre 3,8 3,8 7 10,7 10,7 8,3 8,3 Efficacité énergétique du foyer 0,14 0,2 0,2 0,29 0,37 0,4 0,4 Energie ut]le (McaL/kg) 0,53 0,76 1,4 3,1 3,96 3,32 3,32 Prix à la consommation d'énergie utile (FCFA/Mcat) 46,99 32,89 61,43 106,35 83,35 72,29 48,19 Consomnation annuelle de calories utiles oar mênage (Meal) 78 77 7 . 70 70 Dépense annuelle en contustible 36654 25658 47914 82952 65016 56386 37590 Dépense relative aux 3 pierres 1 0,7 1,31 2,26 1,77 1,54 1,03 Prix de deux foyers (F'FA) 0 1500 700 16400 16400 20000 20000 Durée de via (année) 3 3 6 6 6 6 Amortissement annuel du priX foyer (à 15% de teux d'intérêt) o 657 307 4333 4333 5285 5285 Consigne pour 2 bouteilles de 3 kg O 0 0 14000 14000 14000 0 Ccet financer annuel des bouteilLes (15%) 0 0 . 2100 2100 0 0 Coût annuel de reMLacement des mèches 2600 2600 Coùt annueL totl de (',qi.iement .57 07 6433 6433 M Zlâ7 Dépense annuelle totale pour La cuisson 36654 26315 48221 89385 71449 64271 45475 Dépense totale relattve aux 3-pierres 1 0,72 1,32 2,4-4 1,95 1,75 1,24 Daense rel ative au foyer a4t Lior î-83 4 _44 1.73 104 - Annexe..IV Page 1 de 3 LA SECURITE D'APPROVISIONNEMENT POUR LE KEROSENE ET LE GPL 1. La région dispose de suffisamment de sources d'approvisionnement en combustibles alternatifs. En 1985, le Gouvernement a établi une compagnie pétrolière nationale, la SONABHY, et lui a accordé le monopole pour les importations et l'entreposage des produits pétroliers. Jusqu'à cette date, le GPL était importé presque exclusivement de la raffinerie SIR à Abidjan par les trois sociétés pétrolières Burkina & Shell (B&S) (par wagons de chemin de fer et grâce à deux camions-citernes d'une capacité de 11 tonnes), Total (en bouteilles par chemin de fer) et Mobil (en bouteilles par camions). La B&S exploitait une usine de mise en bouteilles manuelle à Ouagadougou qui s'occupait du remplissage des bouteilles de gaz directement au départ des wagons de chemin de fer ou des camions-citernes. Les wagons constituaient la seule facilité d'entreposage. L'amélioration de la sécurité d'approvisionnement en GPL (et des produits pétroliers en général), est de ce fait devenue la priorité immédiate de la SONABHY. 2. Le GPL peut être importé au Burkina Faso grâce aux achats sur les marchés internationaux livrés au port d'Abidjan ou au départ des raffineries situées dans les pays avoisinants. Le coût par tonne du frêt pour le GPL dépend de la taille du cargo, de la distance au port d'entrée, du nombre de ports où le pétrolier doit s'arrêter et du temps consacré au déchargement. Il est également influencé par les déséquilibres saisonniers de l'offre et de la demande. En 1987/88 le coût d'embarquement a fortement augmenté lorsqu'on est passé d'une situation de surabondance pour les petits pétroliers (d'une capacité de moins de 6.000 tonnes) à une situation de pénurie (le loyer mensuel pour les petits pétroliers avait augmenté de 150.000 $US à 320.000 $US). Il varie de 30 $US (dans le cas du Japon pour les cargos de 35.000 tonnes en provenance du Moyen-Orient) à 450 $US (dans le cas p.ex. des cargos de 200 tonnes qui se rendent dans des ports où les installations de réception sont primitives). Le coit du frét par tonne en provenance du marché européen devrait se situer entre 40 $US et 100 $US livré à Abidjan par cargos de plus ou moins 1.000 TM auquel il y a lieu d'ajouter 10 $US la TM pour les frais de la manutention portuaire locale. Etant donné le coût élevé du frét maritime pour de petites quantités de GPL, dans des circonstances normales, l'achat aux, raffineries locales pouvant satisfaire une demande excédentaire constitue la solution du moindre coût pour le Burkina Faso. Une raffinerie qui possède des quantités de gaz excèdant la demande locale a deux options. Elle peut utilIser le GPL excédentaire pour le chauffage de la raffinerie en remplacement du mazout. Dans ce cas, l'excédent de gaz est évalué à l'équivalent mazout. Alternativement, elle peut vendre ce gaz sur le marché international. Le coût FOB du GPL au départ d'une raffinerie européenne a fluctué au cours des deux dernières années entre 100 $US et 200 $US la TM. Le coût élevé du transport en haute mer excède habituellement la réalisation de ventes supplémentaires qui pourraient s'effectuer sur le marché européen, i.e., la "valeur nette" du GPL au niveau de la raffinerie - le prix Europe Nord-Ouest moins le frét - est inférieure au prix FOB offert par les - 105 ·Annex V Page 2 de 3 consommateurs régionaux ou au prix du mazout. De ce fait, les raffineries locales sont forcées de rechercher des consommateurs sur le marché régional et de vendre leur gaz à n'importe quel prix pourvu que celui-ci soit supérieur à l'équivalent mazout. Plusieurs options s'offrent au pays: (a) Abidjan, où le GPL peut être acheté soit de la raffinerie SIR soit de GESTOCI, une compagnie paraétatique qui se charge de l'entreposage de produits pétroliers et qui possède des terminaux marins ainsi que des réservoirs de GPL de 2.000 tonnes. La raffinerie SIR a historiquement été la source d'approvisionnement en GPL et en kérosène. Le Gouvernement est actionnaire à 6% de la raffinerie SIR. Il possède également des capitaux dans la RAN, la compagnie de chemins de fer qui dessert les deux pays. L'incitation du Gouvernement à utiliser cette filière d'approvisionnement a été annulée par le refus de la SIR de quoter le produit ex-raffinerie à un niveau proche de la parité à l'importation. Peu de temps après sa création la SONABHY a réorienté les importations de GPL au départ d'une source d'approvisionnement moins coûteuse (50%), la raffinerie GHAIP de Téma au Ghana.1 Fin 1986, la GESTOCI a consenti, en principe, à se charger des approvisionnements à un prix paritaire à l'importation pour les pays concernés. (b) Actuellement le GPL est principalement importé de la raffinerie GHAIP de Téma au Ghana, qui est le fournisseur le moins cher de la région. La production excédentaire de GPL par rapport à la demande nationale est considérable et se maintiendra à ce niveau à moyen terme. (c) La majorité du GPL produit à la nouvelle raffinerie de Port Harcourt au Nigéria sera consommée dans le pays mais elle pourra éventuellement servir de source d'approvisionnement de réserve. (d) Deux projets actuellement à l'étude par les compagnies pétrolières internationales de la région pourraient améliorer davantage la situation à long terme de l'approvisionnement: (i) La Gulf Oil Gabinda est actuellement en train d'évaluer la faisabilité de fractionner une partie du GPL qu'elle produit en association avec ses installations de pétrole brut à Gabinda en Angola. Seul l'équipement et les facilités d'entreposage nécessaires pour fractionner et pour traiter les quantités de gaz nécessaires pour satisfaire la demande de l'Angola pourraient faire défaut. Si, toutefois, un projet à plus grande échelle était envisagé, Gabinda pourrait s'avérer une source à moindre coût de GPL commercial dans la région, De« 140.000 FCFA la tonn à 7 .000 FXA& a tonn. En 1988 Les Lrx ont encore chuté à1.000 Fé sUsitonne). En 1988 la SONAB .Y a conclu un accord avec la SIR aux termes duQue la reffinarie rtmené se. rixà 'exportaion au niveau des prix internationaux. Cette sLtuation a permi é'avoir accèàune seconde source ocur les aorovisionnements de réserve2 Sans pour autant devoir acquitter des primes excessives. - 106 - ae I Page 3 de 3 (ii) La Shell est actuellement en train d'évaluer la construction d'installations maritimes d'arrivée et d'entreposage de GPL à Lomé au Togo, 3, La sécurité de leapprovisionnement en kérosène est tout aussi favorable. Le Burklina Faso a le choix entre (a) Abidjan (la production locale de la raffinerie SIR ainsi que les importations internationales par le biais de la GESTOCI), (b) les importations internationales via la STSL, le terminal d'arrivée de produits pétroliers à Lomé et finalement, (c) la raffinerie GHAIP à Téma comme source d'approvisionnement de réserve (la demande du marché intérieur pour le kérosène au Ghana est en équilibre avec la production). - 107 - Annexe V Page 1 de 2 STRUCTURES DES PRIX DU GPL ET DU KEROSENE La structure des prix du Gaz Butane ex-Téma est composée comme suit: Postes Dépôt Bingo Dépôt Bobo 1. Prix CAF Burkina 75.000 75.000 2. Droit fiscal d'importation 8.925 8.925 3. Taxe statistique 2.100 2.100 4. Timbre douanier 661,50 661,50 5. Prélèvement CBC 791,50 799,08 6. Prélèvement ONAC 395,75 392,54 7, Total des droits et taxes 12.873,75 12.878,12 8, Transport Lomé-Bingo/Bobo 85.000 115.000 9. Coulage Transport 1.600 1.900 10. Transit + TSP/Transit 3.109,72 4.207,28 11. Passage Dépôt + TSP/passage dépôt 8.536,50 8.536,28 12. Coulage dépôt 3.457,48 4.057,71 13. Stock de sécurité 20.000 20,000 14. Fonds de vulgarisation 10.000 10.000 15, Frais SONABPY 10.353,89 10.963,44 16. Frais de transport Bingo/Ouaga 6.000 --- 17. Frais sociétés pétrolières 23.639,92 23.639,92 18. Marge sociétés pétrolières 8.000 8.000 19. Total des postes 8 à 18 179.697,51 206.304,85 20. Prix de revient importateurs 267.571,26 294.182,97 21. Péréquation 28.423,74 1.817,03 22. Prix de cession aux distributeurs 296.000 296,000 23. Marge distributeurs 34.000 34.000 24. Prix de vente détail/tonne 330.000 330.000 25. Prix de vente détail/b, de 12,5 kg 4.125 4.125 26. Prix de vente détail/kg 330 330 Source: Ministère du Commerce et de l'Approvisionnement du Peuple. - 108 - Annexe V Page 2 de 2 Structure de prix ex-Lomé Dépôt Bingo Postes Super Essence Pétrole Gaz-Oil 1. Prix de cession/Lomé 5.956 5.866 6.500 5.970 2. Taxe statistique 28 27,01 22,84 23,25 3. Droit de douane 35 33,77 28,56 29,07 4. Droit fiscal d'importation 350,07 337,77 28,56 29,07 5. Taxe complémentaire 1.578,40 1.576 --- 1.287 6. Taxe spécifique 2.300 2.300 500 200 7. Prélèvement CBC 42,06 41,61 44,78 42,13 8. Prélèvement ON'AC 21,03 20,80 22,39 21,06 9. Total droits et taxes 4.354,56 4.336,91 984,15 1.852,52 10. Passage magasin douane (PMD) 36,85 35,55 39,12 41,53 11. TPS/PM 8.08 7,80 8,58 9,11 12. Fonds d'action pétrolière 250 250 100 250 13. Stock de sécurité 530 530 530 530 14. Transport 3.570,72 3.570,72 3.570,72 3.570,72 15. Coulage transport 47,63 47,19 50,35 47,70 16. Transit frontière 107,12 107,12 107,12 107,12 17. TPS/transit frontière 23,51 23,51 23,51 23,51 18. Transit burkina 31 31 31 31 19. TPS/Transit burkina 6,80 6,80 680 6,80 20. Passage dépôt 450 450 276 450 21. TPS passage dépôt 98.77 98.77 60.58 98.77 22. Coulage dépôt 95.26 9436 73,53 71,55 23. Frais SONABHY 600 570 300 550 24, Frais sociétés pétrolières 1.087,89 1.034,88 544,50 999,54 25. Marge sociétés petrolières 247,53 236,23 137,70 208,44 26. Total des postes 10 à 25 inclus 7.191,16 7.093,92 5.859,51 6.995,79 27. Péréquation 9.701,28 8.651,17 1.656,34 8,041,69 28. Prix de cession dépôt Bingo/HL 27.203 25.948 15.000 22.860 29. Prix de cession dépôt Bingo/L 272,03 259,48 150 228,60 30. Frais livraison ville 3 3 3 3 31. Prix cession revendeur 275,03 262,48 153 231,60 32. Marge revendeur 9,97 9,52 7 8,40 33, Prix détail ville Ouaga 285 272 160 240 Source: Ministère du Commerce et de l'Approvisionnement du Peuple. - 109 - Page 1 de 2 PRINCIPALES HYPOTHESES DE PENETRATION DU GPL ET DU KEROZENE Principales hypothèses pour l'an 2000 Population Personne/Ménage Ménages Ouagadougou 1.819.900 7,9 230.354 Bobo-Dioulasso 650.000 9,8 66.327 Koudougou 85.000 9 9444 Ouahigouya 72.000 13 5.538 Banfora 125.000 8 15J625 TOTAL 2.751.800 327.289 Utilisation de GPL ou de Kérosène comme Combustible primaire Combustible secondaire Utilisation des ménages à GPL 39% 61% Utilisation des ménages à kérosène 39% 61% Nombre de personnes composant le ménage Cas de base, ménages GPL 4 8 Cas promotion GPL, ménages GPL 7 8 Cas promotion kérosène, ménages kérosène 8 8 Consommation annuelle de GPL en tonne/ménage Cas de base 0,088 0,055 Cas promotion GPL 0,153 0,055 Consommation de kérosène tonne/ménage 0,178 0,058 Consommation Combustible Combustible ligneux en % Combustible de Remplacement de la consomation de l'accroissement t/an t/an comparé au des ménages de la consommation cas de cons. de base Consommation ménagère annuelle de GPL Cas de base 2.070 0 Cas promotion GPL 8.586 45.615 7,5% ¶3,3% Cas promotion GPL and Kérosène 6.778 32.959 4,5% 9,6% Consommation ménagère annuelle de kérosène 6.501 44.855 6,1% 13,1% Résultat combiné des promotions GPL - 110 - And- Page 2 de 2 Grands totau or les cina vlles - P Greue de revne-WL Tous les II~ y méppg Répartition des ménages (%) 22% 40% 26% 8% 4% 100% Répartition des ménages (nombres) 72,004 130.916 85.095 26.183 13.092 327.289 Utilisateurs GPL en % des ménages GLoupes de revenue Tous les il Il IV V Ménages Cas de base 1% 3% 12% 32% 55% 9% Cas promotion GPL 1% 10% 50% 90% 90% 28% Cas promotion GPL & Kérosène 1% 5% 35% 90% 90% 22% Utilisateurs kérosène 5% 26% 30% 0% 0% 19% Ménages utilisant du GPL: Cas de base 720 3.927 10.211 8.379 7.201 30.428 Cas promotion GPL 720 13.092 42.548 23.565 11.783 91.706 Cas promotion GPL & Kérosène 720 6.546 29.783 23.565 11.783 72.396 Ménages utilisant du kérosène 3.600 32.729 25.529 0 0 61.858 - 111-Ane I Page 1 de 5 VALEUR ECONOMIQUE DE LA SUBSTITUTION DE COMBUSTIBLE 1. Le GPL et le kérosène sont recherchés pour la cuisson par certains consommateurs et satisfont un de leurs besoins. Leur bien-être est amélioré grâce au confort supérieur de ces combustibles comparé au bois de feu. La valeur économique de cette çopsommation "de base" (ou "spontanée"' de GPL et de kérosène ne peut être analysée que sous l'angle de la satisfaction d'un désir du consommateur: elle équivaut au coût financier du combustible auquel s'ajoute le "surplus au consommateur" (défini comme étant l'écart entre la "volonté de payer" des consommateurs et le montant total actuellement payé) (voir la Figure A7.1). A la limite, si une partie de cette demande "spontanée" ne devait pas être satisfaite, la pénurie d'approvisionnement aurait un coût économique étant donné qu'elle forcerait les consommateurs à consommer des combustibles moins désirés et de ce fait entrainerait une baisse du bien-être du consommateur. Fiaure A7.1: Inposition et Bien-être du consommateur coat financier du combustible Prix 4' Excédent consommateur pour le consomateur - - - Coit économique du combustible Pl Quantité demndée ___________ ___________ ______________! - 112 - Page 2 de 5 2. Il n'y a aucune raison pour que la communauté décourage ce type de consommation. Toutefois la consommation "spontanée" de GPL devrait être considérée comme un bien de luxe et être taxée en conséquence. Les consommateurs ont le choix de consacrer leurs revenus soit aux biens domestiques, soit aux biens importés, soit à l'épargne. Si un consommateur décide de passer d'un combustible ligneux au GPL et au kérosène, les dépenses d'importations augmentent. Cette situation n'est pas souhaitable pour un pays comme le Burkina Faso qui connaît certaines difficultés à développer une capacité d'exportation pouvant égaler les besoins d'importation. 3. La méthode de calcul de la valeur économique des politiques gouvernementales de promotion du GPL et du kérosène est toute autre. Dans cette optique il ne s'agit plus seulement de satisfaire un désir "spontané" du consommateur. Au contraire, or. considère alors qu'il s'agit d'une tentative délibérée pour promouvoir un changement dans le schéma de consommation. La raison de ce revirement repose probablement sur le fait que l'on considère que le coût économique marginal des combustibles alternatifs est moindre pour la communauté que celui du bois de feu. Pour confirmer cette hypothèse, la valeur économique du bois de feu devra être calculée. Cette dernière dépend du type de consommation de bois de feu qui est remplacé--qu'il s'agisse d'une production de bois de feu soutenable ou non-soutenable. 4. En premier lieu on peut analyser les coûts et bénéfices économiques du remplacement d'une production soutenable de bois de feu, dont il existe deux sortes: (a) le bois de feu produit dans les formations naturelles aménagées et (b) celui provenant des plantations. Dans ce rapport, le coût économique par tonne de consommation et le contenu en importations (entre parenthèses) ont été calculés à 252.000 FCFA pour le GPL (63%), à 185.000 FCFA pour le kérosène (55%)', à 25.000 FCFA (10%) pour les "formations naturelles aménagées" et à 36.000 FCFA (10%) pour le bois de feu des plantations. Sur base des ratios de substitution de 1 tonne de GPL pour 7 tonnes de bois de feu et de 1 tonne de kérosène pour 6,9 tonnes de bois de feu, on peut comparer la moyenne du coût économioue direct du bois de feu à la moyenne du coût économique du GPL/kérosène. Le résultat est repris au Tableau A7.1. Tableau A7.1: Résultats d'une substitution durable du bois de feu (FCFA par tonne de consommation de combustibles alternatifs) Bois de fau "aménagé" Bois de feu des plantations Valeur économique Impact net Valeur économique Impact net nette sur importations nette sur importations Promotion GPL -77.000 -141.000 0 -134.000 Promotion kérosène -10.000 M3.000 67.000 - 76.000 Y, Le prix économique à la station service est de 142,000 FCFA auquel s'ajoute la m'ýrge bénéficiaire de détail de 30e. - 113 - Annexe VII Page 3 de 5 5. Comme on s'y attendait, qu'il remplace le "bois de feu aménagé" ou le "bois de feu de plantation", la promotion du GPL et du kérosène a un impact négatif sur la balance des paiements (importations), par tonne de combustible de substitution consommée, l'augmentation nette des dépenses d'importations se situant entre 253 $US (kérosène) et 470 $US (GPL). En ce qui concerne la valeur économique (calculée au taux de change du marché pour le FCFA) du programme de substitution, on constate une différence suivant que l'alternative au programme est le bois de feu de plantation ou celui provenant des formations naturelles aménagées. Le "bois de feu aménagé" est visiblement une forme plus rentable d'énergie ménagère soutenable que le kérosène ou le GPL. Ce n'est pas le cas pour le "bois de feu de plantation", sauf lorsque le taux de change de référence est fixé beaucoup plus haut que le taux du marché. La consommation de kérosène a un coût économique plus bas que le "bois de feu de plantation", tandis que le coût économique de la consommation de GPL est identique à celui du bois de feu de plantation. Ce résultat confirme la conclusion du rapport, c'est-à-dire que la consommation de GPL et de kérosène ne devrait pas être encouragée au point de remplacer la consommation d'une production soutenable de bois de feu. Les prévisions pour l'offre et la demande en bois de feu indiquent qu'il y en a assez pour couvrir de façon soutenue les besoins de la demande jusqu'en l'an 2000 grâce à l'aménagement des formations naturelles. Ainsi, dans le courant des années 1990, la consommation des combustibles modernes ne devra être encouragée qu'en tant que combustible secondaire pour les ménages. On peut donc en conclure que si le kérosène offre une alternative parfaite au GPL, sa consommation devrait être encouragée en tant que combustible alternatif préféré tant du point de vue du coût économique que de celui du change. 6. Les calculs deviennent plus complexes lorsqu'on évalue la valeur marginale de la consommation des combustibles modernes afin d'éliminer les niveaux de consommation de bois de feu qui ne peuvent être satisfaits grâce à un approvisionnement soutenable. Ce sera le cas au Burkina Faso pour les hausses de la demande énergétique urbaine après l'an 2000. La consommation marginale de GPL et de kérosène a pour but d'enrayer le déclin du stock de la biomasse d'origine forestière. L'objectif de bien-être de cette politique est (a) que le déclin du stock de la biomasse d'origine forestière entrainera une baisse de l'approvisionnement en biens et services dans ces régions, et (b) que la valeur d'une telle perte est estimée plus importante que le coût des combustibles de substitution. 7. Les effets directs et indirects d'un déclin de la biomasse d'origine forestière pour l'économie nationale et le bien-être de la population peuvent se résumer comme suit: (a) Le déclin des stocks ligneux aura deux effets directs: (i) sur place, par le déclin de la productivité biologique qui se fera ressentir tout particulièrement au niveau d'une production soutenable en bois de feu si les feux de brousse, la coupe excessive et le surpéturage réduisent le taux optimal et naturel du volume sur pied des arbres, des arbrisseaux et des graminées; par la destruction des sols due à la perte de matières organiques vitales et de la lixiviation des - 114 - Annxe VII Page 4 de 5 substances nutritives; et par les risques accrus d'une érosion due au vent et à l'eau; (ii) hors-site cette dégradation écologique se fera ressentir par une perte de services difficile à quantifier comprenant notamment la conservation des sols et de l'eau ainsi que l'amélioration du climat. (b) La baisse d'une production soutenable en bois de feu, à son tour, se fera ressentir à deux niveaux: à celui des prix qui augmenteront tôt ou tard et à celui des importations, lorsque les importations de GPL et de kérosène devront augmenter pour compenser la perte d'un approvisionnement soutenable en bois de feu (alternativement, des investissements devront être consacrés au reboisement mais comme on l'a constaté plus haut ceux-ci ne sont pas économiques). (c) L'augmentation des prix du bois de feu affectera tout particulièrement le bien-être de la population urbaine à faibles revenus qui, en dépit des efforts consentis pour utiliser l'énergie de manière plus rationnelle, verra la part de ses dépenses totales consacrées au combustible s'accroitre, sera contrainte de recourir à l'auto-ramassage et devra réduire le nombre de ses repas chauds et faire usage de combustibles d'une qualité inférieure. 8. Nous pouvons donc conclure de ce qui précède qu'au Burkina Faso la valeur économique de la promotion du GPL et du kérosène est la somme de trois bénéfices: (a) Les bénéfices économiques extérieurs de la valeur écologique d'un volume sur pied de la biomasse d'origine forestière--en évitant l'écoulement accru de la pluviosité, l'envasement des cours d'eau, la diminution de la qualité des eaux superficielles, les dommages aux écosystèmes aquatiques, et la perte de l'eau nécessaire à la réalimentation des nappes phréatiques. (b) En maintenant une base de ressources soutenable, la consommation actuelle de combustibles modernes diminue l'impact des hausses forcées du niveau future de la consommation des combustibles modernes, et/ou évite de devoir recourir au développement de nouvelles sources d'approvisionnement en bois de feu d'un coût encore plus élevé. La valeur du programme de promotion est donc représentée par la différence entre la valeur actuqlle nette du coût économique d'une consommation accrue de .PL.ç ourt terme et la valeur actuelle nette des bénéfices économigues d'une consommation réduite de GPL à long termQ. La baisse du niveau futur de production de GPL est déterminée par (i) l'écart entre la productivité annuelle des formations naturelles aménagées et des forets dégradées et (ii) le ratio de substitution de combustible par rapport au GPL, (c) La somme de la rente du consommateur dont jouissent les consommateurs à hauts revenus gràce à une consommation de GPL/kérosène et des consommateurs à faibles revenus qui tirent avantage d'un niveau - 115 - Annei. VII Page 5 de 5 maintenu plus bas à plus long terme des prix à la consommation du bois de feu. 9. Actuellement on ne dispose d'aucune méthodologie pour estimer de manière satisfaisante le premier et le dernier bénéfice. Le second est plus facile à estimer. Au Burkina Faso le volume forestier sur pied par hectare est, en moyenne, d'environ 12,5 TA (- 10 tonnes) et la productivité annuelle se situe aux environs de 0,83 m/ha (- 0,66 tonne). Dans le cas des forêts aménagées, la productivité sera plus élevée et elle sera plus faible dans le cas des forêts dégradées. Toutefois étant donné ce que ces chiffres ne sont pas connus, la moyenne de 0,83 ma est utilisée comme variable pour déterminer l'écart entre leurs niveaux respectifs de productivité annuelle. Si on suppose qu'une tonne de GPL remplace sept tonnes de bois de feu, la consommation de GPL permettra de préserver 7/10 d'hectare de forêt susceptible de soutenir un niveau annuel de consommation future en bois de fau de 0,46 tonne. Un niveau plus élevé d'approvisionnement soutenable, aurait pour résultat de réduire la consommation annuelle de GPL de 0,066 tonne. Sur une période de 30 ans, ceci pourrait mener à une économie totale de consommation de GPL de 2 tonnes. Le taux de rentabilité interne de cet investissement est de 5,1%. Si l'on devait prendre en considération le bien-être additionnel qui en découlerait pour l'environnement et le consommateur, le taux de rentabilité serait encore plus élevé. Ceci confirme la conclusion du rapport selon laquelle après l'an 2000 le GPL devrait servir de combustible primaire aux ménages urbains, 10. En terme monétaire, la consommation de GPL et de kérosène qui remplacera la consommation excédentaire de bois de feu se présentera comme suit: au cours de la première année la perte économique nette d'une tonne de consommation de GPL sera de 77.000 FCFA et la hausse des importations de 141.000 FCFA. Le plus faible niveau des importations de GPL permettra une économie annuelle de 5.100 FCFA du coût économique net de l'approvisionnement et de 9.300 FCFA des importations. - 116 -annexeVIII Page 1 de 2 DEFINIR UNE POUTIQUE DE PRIX SOUTENABLE 1. Une stratégie pour une politique de prix soutenable à long terme est soulignée dans les Figures A8.1 et A8.2 ci-dessous. Lors de la première étape de planification, les planificateurs de l'énergie doivent évaluer le niveau de la substitution des combustibles ligneux nécessaires à un certain point pour réduire la consommation de combustible ligneux à un niveau soutenable. Dans la Figure A8.1, on estime qu'un taux de pénétration des combustibles modernes de 75% sera nécessaire pour les ménages urbains en l'an 2000. Le second pas est d'évaluer quel niveau de prix relatif est nécessaire entre les combustibles de substitution et les combustibles ligneux pour atteindre ce taux de pénétration. Il est difficile de répondre à cette question a priori, bien que les enquêtes sur la volonté de payer puissent fournir une réponse. L'expérience d'un pays n'est pas forcément applicable à un autre. Dans un des pays d'Afrique de l'Ouest, le GPL a replacé la kérosène comme combustible urbain principal alors que le prix du kérosène était d'un tiers inférieur; dans un autre pays d'Afrique de l'Ouest, le prix du GPL dans les années 80 était identique à celui du charbon et malgré tout le GPL n'était utilisé que comme combustible secondaire. 2. La relation de prix nécessaire dépend, entre autre, du niveau moyen de revenu dans le pays. Dans les pays à faible revenu de la Figure A8.1, le GPL atteindra le taux de pénétration désiré à un prix qui représentera 80% du prix des combustibles ligneux; dans les pays à revenus moyens il atteindra ce taux bien que le GPL soit de 30% plus cher. 3. Le troisième pas de l'analyse est d'identifier le mélange des augmentations des prix des combustibles ligneux et des subsides pour moderniser les combustibles requis pour amener graduellement le change désiré aux prix relatifs. Figure A8.2 illustre le cas d'un pays au début d'un cycle de combustible, où les combustibles modernes ont un coût plus élevé que les combustibles ligneux. Les seules forces du marché n'entraîneront pas un changement suffisant dans les prix relatifs: la rareté en augmentation des combustibles ligneux conduit à une pression accrue sur les prix mais le prix des combustibles ligneux en l'an 2000 sera toujours moins élevé que le coût des combustibles de substitution. 4. La politique est basée sur deux justifications: (a) le coût marginal à long terme est plus bas que son coût au commencement du cycle de consommation à cause de l'existence des économies d'échelle dans les transports maritimes et la mise en bouteille du GPL: alors qu'à l'approche de l'an 2000, le coût économique du GPL décroit. Une subvention qu GPL peut être introduite au cours de l'année 1990 pour ramener le coût à la consommation dans la lignée du coût à long terme de l'approvisionnement. La subvention peut décroître en même temps que la chute des coûts et peut complètement disparaître en l'an 2000, si l'on suppose que les (conomies d'échelle seront épuisées. (b) Des taxes sur les combustibles ligneux (par exemple, redevance d'exploitation et taxes de transport) devraient être augmentées graduellement pour des raisons à la fois sociales et pratiques. Mettre en place des mécanismes efficaces de contrôle - 117 - AnneXeYILL Page 2 de 2 prend du temps. D'ici là des taux importants de taxation encourageraient la corruption et augmenteraient les taux de rentabilité de la production sur la marché noir incontrôlé. Si cette politique est exécutée, le prix relatif des combustibles modernes change graduellement pour atteindre un ratio de 0.8 nécessaire en l'an 2000. FiWur2 _Aj. Relation entre te tuux de pénétration et le Prix Retatif des Cobustibles de Subwtitution Prix des coubistibtes wodernes tiés aux cowbustibles tigneux 1.4 - 1.3 - -- - - - - - - - - - - - - Pays à revenu 1.2 - Moyen 1.1 - 1.0 - 0.9 - 0.8 - - - - - - - - - - ~- - - - • Pays à faible 0.7 - revenu 1 25% 50 75% 100% Taux de pénétration des cobustibtes modernes dans Les ménages urbains Figure AS2: Enseuble d'une Baisse des Stb.ides aux CowbustibLes Modernes et d'une Augmntation des Taxes sur les Cowmbustibtes Ligneux Requis pour Obtenir Le Ratio des Prix Retatife en L'an 2000 FCFA par MJ dý énergie utile Pm - -- - - --- ---------- Niveau des subsides nécessaires pour tes prix du marché au LRNC Niveau de taxation sur les coPbustibles ligneux Prix du warché des cobustibLes ligneux comprenant Pw - les taxes Prix au »rché Libre des cowÈustibes tigreux I99 1995 2000 Anne - 118 - Page 1 de 4 TEXTES LEGAUX Décret du 23 octobre 1904 relatif au domaine public et aux terres domaniales (JORF du 26 octobre 1904, p. 6344 à 6345). Décret du 18 juin 1912 sur l'exploitation des forêts de la Côte d'Ivoire (JORF du 21 juin 1912, p. 5477 à 5480). Décret du 29 septembre 1928 réglementant le domaine public et les servitudes d'utilité publique en Afrique occidentale française (JORF du 31 octobre 1928, p. 11609 à 11610). Décret du 26 juillet 1932 réorganisant le régime de la propriété foncière en Afrique occidentale française (JORF du 2 août 1932, p. 8451 à 8460). Décret du 4 juillet 1935 fixant le régime forestier en Afrique occidentale française (JORF du 7 juillet 1935, p, 7289 à 7293, JOAOF du 3 août 1935, p. 611 - Rectificatif JOAOF du 14 septembre 1935, p. 723). Complété par le Décret du 12 avril 1954 (Article 23 bis) (JOAOF du 8 mai 1954, p. 844). Arrêté Général No 2195 S.E. du 28 septembre 1935 définissant la limite Sud de la zone sahélienne et réglementant l'exploitation des forêts (JOAOF du 12 octobre 1935, p. 797). Complété en son Article 6 par 1'A.G. No 3782 S,E. du 15 novembre 1938 (JOAOF du 26 novembre 1?38, p. 140). Modifié en ses Articles 4 et 10 par l'A.G. No 3929 S E. du 2 novembre 1942 (JOAOF du 14 novembre 1942, p. 999). Modifié en son Article 9 par l'A.G. No. 794 S.E. du 27 fdàrier 1946 (JOAOF du 9 mars 1946, p. 287). Décret du 12 avril 1954 complétant le Décret du 4 juillet 1935 (JORF du 16 avril 1954, p. 3715). Arrêté Général No 3782 S.E. du 15 novembre 1938 réglementant les exploitations industrielles de bois de feu ou à charbon (JOAO? du 26 novembre 1938, p. 1401). Voir Arrêté Général No 2195 S.E. du 28 septembre 1935. Arrêté Général No 3929 S.E. du 2 novembre 1942. Voir Arrêté Général No 2195 S.E. du 28 septembre 1935. - 119 - Annxe I Page 2 de 4 Arrêté Général No 794 S.E. du 27 février 1946. Voir Arrêté Général No 2195 S.E. du 28 septembre 1935. Arrêté Général No 5307 P. du 9 décembre 1946 portant répartition du produit net des amendes, confiscation, restitutions, dommages-intérêts, contraintes et transactions en matière de police forestière (JOAOF du 24 décembre 1946, p. 1527). Modifié en ses Articles 1 et 3 par l'A.G. No 3619 S.E. du 27 juin 1951 (JOAOF du 7 juillet 1951, p. 991). Arrêté No 1762 S.F. CH. du 30 décembre 1948 fixant certaines conditions d'application du Décret du 4 juillet 1935 sur le régime forestier et réglementant l'exploitation et la circulation des produits forestiers sur le territoire de la Haute-Volta (JOCI du 1 février 1949, p. 88 à 92). Modifié en son Article 12 par l'Arrété No 546 APAS du 21 août 1953 (JOCI du 15 septembre 1953, p. 887 et 891). Arrêté Général No 3619 S.E. du 27 juin 1951. Voir Arrêté Général No 5307 P. du 9 décembre 1946. Arrêté No 10 A.P.2 du 10 janvier 1952 (taux des redevances d'exploitation forestière) (JOCI du 1 février 1952, p. 86). Arrêté No 546 APAS du 21 août 1953. Voir Arrêté No 1762 S.F.CH. du 30 décembre 1948. Décret No 55.582 du 20 mai 1955 relatif à la protection des forêts (JOAOF du Il juin 1955, p. 1004 à 1006). Délibération No 18.59/ACL du 5 février 1959 (taux des redevances d'exploitation forestière) rendue exécutoire par Arrêté No 66/PRES du 11 février 1959 (JORHV du 16 mars 1959, p. 201 et 202). Arrêté No 1068/MF/MET du 1 juillet 1980 relatif aux taux de redevances d'exploitation forestière (bois de chauffage, de service, d'oeuvre, charbon de bois, permis). Modifié en son Article 3 par le Rectificatif du 7 avril 1981. Rectificatif à l'article 3 de l'Arrêté No 1068/MF/MET du 1 juillet 1980 relatif aux taux de redevances d'exploitation forestière. - 120 - Annexe IX Page 3 de 4 Ordonnance No 81-0012/PRES/MET du 3 juin 1981 portant interdiction des feux de brousse. Arrêté No 326/MF/MET du 9 avril 1982 portant barème des prix des produits issus de la forêt naturelle et des plantations forestières. Ordonnance No 83-021/CSP/PRES/DR du 13 mai 1983 portant statut des sociétes coopératives et des groupements villageois en Haute-Volta. Ordonnance No 84-050/CNR/PRES du 4 août 1984 portant réorganisation agraire et foncière au Burkina Faso. Décret No 85-144/CNR/PRES/ETOUR du 6 mars 1985 portant réglementation de l'exploitation du bois de chauffe et du charbon de bois au Burkina Faso. Lettre No 317/MET/CAB/SG du 29 avril 1985 (objet: application des mesures relatives à la sauvegarde et à la consolidation de l'environnement. DireCtive provisoire No 85-006/CNR/SGN-CDR du 8 mai 1985 relative à la délivrance des certificats provisoires d'agréments populaires aux débiteurs, grossistes-transporteurs et détaillants de bois de chauffe et de charbon de bis. Circulaire à application provisoire No 33/CNR/MTC/CAB du 9 mai 1985 'fixant les normes techniques des véhicules habilités à transporter le bois à usage domestique). Note No 468/CAPRO/DGP/DFPC du 10 mai 1985 (fixation des prix du bois de chauffe issu de la forêt naturelle et des plantations forestières). Circulaire No 570/CAPRO/MET du 15 mai 1985 portant fixation des prix provisoires du bois au Burkina Faso. Circulaire MET/CAPRO (qui prend effet pour compter du 1 juin 1985) portant réglementation provisoire de l'exploitation de bois et du charbon de bois au Burkina Faso. - 121 -- Annexe I Page 4 de 4 Décret No 85-404/CNR/PRES du 4 août 1985 portant application de la réorganisation agraire et foncière au Burkina Faso. Circulaire No 526/MET/CAB/DAFR du 11 juillet 1985 (application des nouvelles mesures sur l'exploitation forestière). Ordonnance No 47/CNR/PRES du 29 août 1985 portant réglementation des feux de brousse, de l'exploitation de bois de chauffe et du charbon de bois et de la divagation des animaux domestiques. Raabo No 12/MET/CAPRO du Il juin 1986 portant suspension de la mesure sur la fermeture de la campagne d'exploitation forestière au Burkina Faso. Raabo No 14/PRES/MET du 18 juin 1986 portant réglementation du transport du bois et charbon de bois au Burkina Faso. Raabo du TRANS du 8 janvier 1987 portant institution des cahiers de charges du transporteur public burkinabé. Zatu No AN.IV/023/CNR/TRANS du 6 février 1987 portant organisation des transports routiers au Burkina Faso. Kiti No AN.IV/264/CNR/TRANS du 6 février 1987 portant réglementation de la profession de transporteur au Burkina Faso. Kiti No AN.IV/265/CNR/TRANS du 6 février 1987 (transport routier). Raabo No AN.V 47/CNR/BUD/REFI/ET du 24 août 1987 portant création d'un Fonds d'Equipement Forestier. Recueil des textes applicables aux groupements d'intérêt économique du Burkina Faso. - 122 - Annexe X Page 1 de 47 STRATEGIES POUR L'APPROVISIONNEMENT URBAIN EN BOIS DE FEU A. Quagadouzou 1. Principales ressources de bois de fwe dans la zone d'approvisionne- ment de Le bois de feu arrive dans la capitale du Burkina Faso à partir des quatre sources principales reprises ci-dessous et illustrées sur la carte d'approvisionnement Ouagadougou-Koudougou. (a) du défrichement et de la coupe de bois de ce qui reste des terres boisées inhabitées antérieurement infestées par l'onchocercose situées sur les deux rives du Fleuve Nakabe (Volta Blanche) à l'est et au sud-ouest de Ouagadougou. La plupart de ces terres sont défrichées par une migration interne incontrôlée d'agriculteurs et par les projet de développement de l'AVV. L'accès au site se fait par la route de Ouagadougou-Niamey et par la route Ouagadougou-Po; (b) des formations naturelles aménagées et non-aménagées adjacentes au Parc National de Kabore Tambi (cette zone comprend la Forêt Classée de Nazinon où se déroule le projet FAO/BKF). L'accès au site se fait par la route Ouagadougou-Po et par la route Ouagadougou-Leo; (c) des domaines protégés de la région de Bouyounou-Kassou auxquels on accède via Sabou sur la route de Bobo-Dioulasso; et (d) de la grande variété de petits sites éparpillés qui pourraient être classés en tant que jachères étendues ou forêts dégradées. 2. De par la distance qui les sépare de Ouagadougou, le bois provenant des trois premières sources est transporté presque exclusivement par camions de petite et moyenne capacité. Les charrettes, les bicyclettes, les piétons et les petites camionnettes sont les principaux moyens de transport du bois de feu provenant des quatre sources (habituellement situées à des distances de moins de 50 km du centre ville). 3. La partie de la zone à laquelle on peut avoir accès par la route de Bobo-Dioulasso chevauche et, est en fait en concurrence, avec les sources d'approvisionnement en bois de Koudougou (à plus de 100 km de distance). Au cours des cinq à dix années prochaines, toute la zone d'approvisionnement en bois de Koudougou chevauchera probablement celle de Ouagadougou. Cette situation se produira au fur et à mesure que la demande de Ouagadougou ira en s'accroissant et que l'accès rendu plus aisé grâce au réseau routier de Koudougou permettra aux marchands de bois de se déplacer plus loin. - 123 - Annexe X Page 2 de 47 4. Les estimations préliminaires Indiquent que la zone d'approvisionnement Ouagadougou-Koudougou possède environ 5,8 millions de tonnes de volume de bois sur pied en essences commerciales. Ce volume sur pied se répartit sur 1,5 million d'hectares de terres classées en catégorie N, F, et M éparpillées au travers de la zone d'approvisionnement et ne comprend pas le Parc National de Kabore Tambi. La croissance annuelle, ou la quantité de bois potentiellement disponible sur ces terres pour le ramassage du bois de feu, a été estimée à 514.000 tonnes, quantité tout juste suffisante pour satisfaire les besoins de deux villes (dans l'hypothèse d'une croissance moyenne de la population) en l'an 2000. A cette date le défrichement aura probablement éliminé un nombre significatif de formations naturelles restantes à moins d'être mis sous contrôle. Bien que Ouagadougou ait toujours la possibilité d'étendre sa zone d'approvisionnement au-delà de la zone cartographiée, il y a néanmoins des limites à une telle extension (p.ex,, la frontière du Ghana). Gestion actuelle du bois de feu 5. La grande majorité du bois de feu fourni à Ouagadougou provient des terres non-aménagées et moins de 10% des forêts aménagées. La Forêt Nationale de Nazinon (22.000 ha de forêt naturelle) et quelque 9.000 ha d'espèces exotiques plantées ailleurs représentent la superficie totale des forêts actuellement sous gestion au Burkina Faso, Sur base des estimations moyennes de la consommation en 1990, plus de 170.000 tonnes de bois de feu proviennent de régions peu ou pratiquement pas concernées par une production soutenable. Grâce à l'appui que le Gouvernement accorde aux efforts des producteurs de bois pour la formation des coopératives, les populations locales ont maintenant une incitation économique pour souhaiter que les terroirs villageois soient inclus dans un programme de production soutenable. Les deux cas où cette situation se produit déjà actuellement dans la zone d'approvisionnement de Ouagadougou sont discutés ci-après. 6. Le Proiet BKF, Le programme du FAO officiellement connu sous le nom de Projet B(F/85/011 - Aménagement et Exploitation des Forêts pour le Ravitaillement de Ouagadouiou en Bois de Feu a organisé, au cours de ses deux années d'exploitation, plus de 19 coopératives de gestion forestière (avec un total d'environ 500 membres) directement impliquées dans la gestion de 22,000 ha de terres boisées dans la Forêt Nationale de Nazinon. La période de rotation pour le bois de feu qui pousse dans cette forêt (située dans une zone de savane herbeuse) a été fixée initialement à 20 ans (laps de temps très conservateur). Cinquante pour cent du volume sur pied est ramassé lors de la première coupe. 7. Le bois abattu par les coopératives est vendu aux grossistes- transporteurs au prix officiel à la production de 1.610 FCFA la stère. Ce montant est collecté par un employé du Projet BKF du transporteur à un point donné lorsque le véhicule sort de la zone opérationnelle de coupe. Les reçus fiscaux sont retournés au Gouvernement et les coopératives sont payées suivant le nombre de stères abattues. L'argent du fonds d'exploitation de la coopérative est utilisé à la discrétion de la coopérative, Le fonds de gestion forestière, contrôlé actuellement par le Projet, est utilisé pour recruter des membres pour la coopérative pour les activités d'aménagment (construction et réparation des - 124 - Annexe X Page 3 de 47 routes, brûlis contrôlé, semis direct, etc..). Les documents de projet indique que les coûts opérationnels actuels de ges,tion ont été couverts à ce jour par les 500 FCFA la stère récoltés lors des ventes de bois de feu. 8. Dix autres groupes ont également été formés par le Projet BKF et s'occupent de la coupe de bois sur les terres des domaines protégés près de Bouyounou. Le Projet a récemment été étendu et envisage d'aménager un large bloc contigu de 20.000 ha de formations naturelles. Les transporteurs de bois ont déjà accès à cette zone par Sabou et paient le prix officiel de 1.610 FCFA la stère. 9. Deux projets additionnels, actuellement en phase de planification, auront également pour but de gérer les ressources en bois de feu des terres des domaines protégés situés à l'ouest et au sud de Ouagadougou. Ces projets doivent être financés par des sources de financement extérieures et seront modelés d'après les expériences du Projet BKF. 10. Autres efforts organisés de récolte. Un certain nombre d'autres coopératives de bûcherons opèrent dans la zone d'approvisionnement de Ouagadougou. Un groupe particulièrement important près du village de Zarsin, à l'est de Kombissiri, est très bien organisé et regroupe des membres d'une dizaine de villages avoisinants. Il a bénéficié de sa proximité au marché de bois de feu de Ouagadougou et utilisé les deniers de son fonds d'exploitation pour acheter un tracteur et une voiture. Il vient également d'obtenir un prêt bancaire pour l'achat d'un camion. Ce groupe s'occupe également de l'émission des permis de transport et collecte l'impôt sur le bois de feu pour le compte du Service Forestier. Le groupe est connu pour dénoncer les transporteurs qui ramassent ou achètent du bois illégalement. Le bois est vendu au prix officiel à la production ce qui laisse 1.310 FCFA/stère pour les bûcherons et le fonds d'exploitation de la coopérative. Il n'y a pas de fonds de gestion et aucune activité d'aménagement forestier n'est planifiée ou mise en oeuvre. Le groupe récolte le bois sur des terroirs villageois qui n'appartiennent pas à la coopérative. Cette situation, si elle reste incontrôlée et sans plan précis, risque d'entraîner de sérieux conflits entre villages. Il. A l'est de Ouagadougou il a été rapporté que le directeur provincial du Service Forestier de Canzourgou avait récemment commencé à collecter 800 FCFA pour chaque stère transportée. L'impôt sur le bois de feu représente 300 FCFA de ce montant et les 500 FCFA restants sont destinés aux activités de gestion forestière qui doivent encore être lancées. Sites prioritaires d'aménagement du couvert forestier dans la zone d'approvision- nement de Ouagadouvou 12. Six sites se trouvant dans la zone d'approvisionnement actuelle de Ouagadougou ont été désignés comme prioritaires pour l'aménagement du couvert forestier. Elles sont délimitées sur les cartes du couvert forestier de Ouagadougou. Elles sont numérotées en chiffres romains allant de I à VI. Ces sites ont été identifiés conformément aux critères de sélection pour les zones - 125 - Annexe X Page 1 de 47 STRATEGIES POUR L'APPROVISIONNEMENT URBAIN EN BOIS DE FEU A. Ouagadougou 1. Principales ressources de bois de feu dans la zone d'approvisionne- ment de Ouagadougou. Le bois de feu arrive dans la capitale du Burkina Faso à partir des quatre sources principales reprises ci-dessous et illustrées sur la carte d'approvisionnement Ouagadougou-Koudougou. (a) du défrichement et de la coupe de bois de ce qui reste des terres boisées inhabitées antérieurement infestées par l'onchocercose situées sur les deux rives du Fleuve Nakabe (Volta Blanche) à l'est et au sud-ouest de Ouagadougou. La plupart de ces terres sont défrichées par une migration interne incontrôlée d'agriculteurs et par les projet de développement de l'AVV. L'accès au site se fait par la route de Ouagadougou-Niamey et par la route Ouagadougou-Po; (b) des formations naturelles aménagées et non-aménagées adjacentes au Parc National de Kabore Tambi (cette zone comprend la Forêt Classée de Nazinon où se déroule le projet FAO/BKF). L'accès au site se fait par la route Ouagadougou-Po et par la route Ouagadougou-Leo; (c) des domaines protégés de la région de Bouyounou-Kassou auxquels on accède via Sabou sur la route de Bobo-Dioulasso; et (d) de la grande variété de petits sites éparpillés qui pourraient être classés en tant que jachères étendues ou forêts dégradées. 2. De par la distance qui les sépare de Ouagadougou, le bois provenant des trois premières sources est transporté presque exclusivement par camions de petite et moyenne capacité. Les charrettes, les bicyclettes, les piétons et les petites camionnettes sont les principaux moyens de transport du bois de feu provenant des quatre sources (habituellement situées à des distances de moins de 50 km du centre ville). 3. La partie de la zone à laquelle on peut avoir accès par la route de Bobo-Dioulasso chevauche et, est en fait en concurrence, avec les sources d'approvisionnement en bois de Koudougou (à plus de 100 km de distance). Au cours des cinq à dix années prochaines, toute la zone d'approvisionnement en bois de Koudougou chevauchera probablement celle de Ouagadougou. Cette situation se produira au fur et à mesure que la demande de Ouagadougou ira en s'accroissant et que l'accès rendu plus aisé grâce au réseau routier de Koudougou permettra aux marchands de bois de se déplacer plus loin. - 126 -Annexe Y Page 2 de ý47 4. Les estimations préliminaires indiquent que la zone d'approvisionnement Ouagadougou-Koudougou possède environ 5,8 millions de tonnes de volume de bois sur pied en essences commerciales. Ce volume sur pied se répartit sur 1,5 million d'hectares de terres classées en catégorie N, F, et M éparpillées au travers de la zone d'approvisionnement et ne comprend pas le Parc National de Kabore Tambi. La croissance annuelle, ou la quantité de bois potentiellement disponible sur ces terres pour le ramassage du bois de feu, a été estimée à 514.000 tonnes, quantité tout juste suffisante pour satisfaire les besoins de deux villes (dans l'hypothèse d'une croissance moyenne de la population) en l'an 2000. A cette date le défrichement aura probablement éliminé un nombre significatif de formations naturelles restantes à moins d'être mis sous contrôle. Bien que Ouagadougou ait toujours la possibilité d'étendre sa zone d'approvisionnement au-delà de la zone cartographiée, il y a néanmoins des limites à une telle extension (p.ex., la frontière du Ghana). Gestion actuelle du bois de feu 5. La grande majorité du bois de feu fourni à Ouagadougou provient des terres non-aménagées et moins de 10% des forêts aménagées. La Forêt Nationale de Nazinon (22.000 he de forêt naturelle) et quelque 9.000 ha d'espèces exotiques plantées ailleurs représentent la superficie totale des forêts actuellement sous gestion au Burkina Faso. Sur base des estimations moyennes de la consommation en 1990, plus de 170.000 tonnes de bois de feu proviennent de régions peu ou pratiquement pas concernées par une production soutenable, Grâce à l'appui que le Gouvernement accorde aux efforts des producteurs de bois pour la formation des coopératives, les populations locales ont maintenant une incitation économique pour souhaiter que les terroirs villageois soient inclus dans un programme de production soutenable, Les deux cas où cette situation se produit déjà actuellement dans la zone d'approvisionnement de Ouagadougou sont discutés ci-après. 6. Le Projet BKF, Le programme du FAO officiellement connu sous le nom de Projet BKF/85/011 - Aménagement et Exnloitation. des Forêts our le Ravitaillement de Ouagadouiou en Bois de Feu a organisé, au cours de ses deux années d'exploitation, plus de 19 coopératives de gestion forestière (avec un total d'environ 500 membres) directement impliquées dans la gestion de 22.000 ha de terres boisées dans la Forêt Nationale de Nazinon, La période de rotation pour le bois de feu qui pousse dans cette forêt (située dans une zone de savane herbeuse) a été fixée initialement à 20 ans (laps de temps très conservateur). Cinquante pour cent du volume sur pied est ramassé lors de la première coupe. 7. Le bois abattu par les coopératives est vendu aux grossistes- transporteurs au prix officiel à la production de 1.610 FCFA la stère. Ce montant est collecté par un employé du Projet BKF du transporteur à un point donné lorsque le véhicule sort de la zone opérationnelle de coupe. Les reçus fiscaux sont retournés au Gouvernement et les coopératives sont payées suivant le nombre de stères abattues. L'argent du fonds d'exploitation de la coopérative est utilisé à la discrétion de la coopérative. Le fonds de gestion forestière, contrôlé actuellement par le Projet, est utilisé pour recruter des membres pour la coopérative pour les activités d'aménagment (construction et réparation des 127 - Annexe X Page 3 de 47 routes, brûlis contrôlé, semis direct, etc..). Les documents de projet indique que les coûts opérationnels actuels de gestion ont été couverts à ce Jour par les 500 FCFA la stère récoltés lors des ventes de bois de feu. 8. Dix autres groupes ont également été formés par le Projet BKF et s'occupent de la coupe de bois sur les terres des domaines protégés près de Bouyounou. Le Projet a récemment été étendu et envisage d'aménager un large bloc contigu de 20.000 ha de formations naturelles. Les transporteurs de bois ont déjà accès à cette zone par Sabou et paient le prix officiel de 1.610 FCFA la stère. 9. Deux projets additionnels, actuellement en phase de planification, auront également pour but de gérer les ressources en bois de feu des terres des domnes protéRés situés à l'ouest et au sud de Ouagadougou. Ces projets doivent être financés par des sources de financement extérieures et seront modelés d'après les expériences du Projet BKF, 10, Autres efforts organisés de récolte. Un certain nombre d'autres coopératives de bûcherons opèrent dans la zone d'approvisionnement de Ouagadougou. Un groupe particulièrement important près du village de Zarsin, à l'est de Kombissiri, est très bien organisé et regroupe des membres d'une dizaine de villages avoisinants. Il a bénéficié de sa proximité au marché de bois de feu de Ouagadougou et utilisé les deniers de son fonds d'exploitation pour acheter un tracteur et une voiture. Il vient également d'obtenir un prêt bancaire pour l'achat d'un camion. Ce groupe s'occ.pe également de l'émission des permis de transport et collecte l'impôt sur le bois de feu pour le compte du Service Forestier. Le groupe est connu pour dénoncer les transporteurs qui ramassent ou achètent du bois illégalement. Le bois est vendu au prix officiel à la production ce qui laisse 1.310 FCFA/stère pour les bûcherons et le fonds d'exploitation de la coopérative. Il n'y a pas de fonds de gestion et aucune activité d'aménagement forestier n'est planifiée ou mise en oeuvre. Le groupe récolte le bois sur des terroirs villageois qui n'appartiennent pas à la coopérative, Cette situation, si elle reste incontrôlée et sans plan précis, risque d'entrainer de sérieux conflits entre villages. 11. A l'est de Ouagadougou il a été rapporté que le directeur provincial du Service Forestier de Ganzourgou avait récemment commencé à collecter 800 FCFA pour chaque stère transportée. L'impôt sur le bois de feu repré;ente 300 FCFA de ce montant et les 500 FCFA restants sont destinés aux activités de gestion forestière qui doivent encore être lancées. Sites Drîoritaires d'aménagement du couvert forestier dans la zone d'aprovision- nement de Quagadougou 12. Six sites se trouvant dans la zone d'approvisionnement actuelle de Ouagadougou ont été désignés comme prioritaires pour l'aménagement du couvert forestier, Elles sont délimitées sur les cartes du couvert forestier de Ouagadougou. Elles sont numérotées en chiffres romains allant de I à VI. Ces sites ont été identifiés conformément aux critères de sélection pour les zones - 128 - Annexe X Page 4 de 47 prioritaires détaillés au Chapitre VI et après discussions avec les directeurs provinciaux et les autres membres compétents du Service Forestier. 13. Site prioritaire la. lb. Le premier site prioritaire (la et. Ib) a été la source d'un important volume de bois de feu pour Ouagadougou. Les distances de transport vers la ville sont relativement courtes (50-60 km) et les routes bitumées sont en excellent état. Ces deux facteurs associés aux changements qui interviendront vis-à-vis de l'utilisation incontrôlée des sols font que l'aménagement des terres boisées restantes dans ce site prioritaire devrait être entrepris immédiatement. 14. Le site délimité sur la carte (61.200 ha) a été divisé en deux sections afin de pouvoir distinguer les types de couvert forestier. Le site la est à prédominance de formations naturelles classées dans les catégories N et F avec une petite proportion de plantations (P). La plus grande partie de cette superficie se trouve à l'intérieur des limites officielles de la Forêt Nationale de Waye, autre raison pour laquelle ce site est repris dans la zone prioritaire. La situation du site devrait également faciliter au Service Forestier sa mise sous contrôle et l'établissement d'un plan de gestion. Des données de base devraient en principe existées sur la région quoiqu'il y aura lieu de vérifier et de mettre ces informations à jour. 15. Le site Ib, adjacent au site la, se compose principalement de terres classées dans les catégories J-C. Il s'agit de jachères anciennes et de plateaux de latérite boisés qui, soit n'ont jamais été adaptés à l'agriculture, soit ont été abandonnés en faveur de terres agricoles plus productives. Ils représentent un ootentiel considérable de ressources (39.000 ha) à proximité de Ouagadougou où le ramassage incontrôlé du bois se poursuit. Un schéma d'aménagement qui aurait pour but d'assurer une bonne protection et une régénération combiné à des activités de conservation de l'eau et du sol rendront ce site plus productif à long terme. 16. Le volume sur pied du bois de feu commercialement utilisable se trouvant dans les formations naturelles des catégories N, F, et M est estimé à 74.208 tonnes pour les sites la et ib. Ce chiffre est basé sur les estimations de volume faites par Cameratti (1983) et a été ajusté pour tenir compte du bois de feu que l'on suppose être disponible dans chaque catégorie de couvert. Ces estimations ne tiennent pas compte des plantations du site Ia (4.100 ha), ni des jachères boisées et des plateaux de latérite (39.700 ha) du site lb indiqués sur la carte d'approvisionnement de Ouagadougou. En supposant que tout le bois des plantations commerciales contienne un volume similaire à la définition de la catégorie N, en se basant sur une estimation conservatrice selon laquelle les catégories de couvert J-C contiennent 25% du volume estimé par hectare, on peut compter un stock additionnel de 53.000 tonnes de volume sur pied soit une estimation totale du volume de bois sur pied de près de 180.400 tonnes. 17. La croissance potentielle globale des terres des catégories N et F (17,400 ha) du site la est estimée à 7.350 tonnes/an. Dans le cadre d'un plan d'aménagement il n'en serait pas de même. Si l'on se base sur l'hypothese très optimiste que la catégorie de couvert et que les sites sont demeurés inchangés - 129 - Annexe X Page 5 de 47 depuis l'imagerie satellite (1987), on peut éventuellement établir des projections hypothétiques du ramassage du bois de feu en zones aménagées et projetées. Pour le site I, le scénario d'aménagement a estimé qu'environ 4.100 tonnes de bois de feu pourraient être récoltées au cours de la première année. Si le programme d'aménagement devait démarrer dès à présent, les récoltes provenant des catégories de terres N et F s'élèveraient à près de 6.900 tonnes/an d'ici l'an 2000 (soit dans 10 ans), et à plus de 8.400 tonnes/an en l'an 2005. Les plantations commerciales et les zones de jachères anciennes/latérites ne sont pas reprises dans ces estimations de rendement du bois de feu. Ces deux types de catégories de couvert constituent une part importante du site prioritaire. La protection et l'aménagement de ces couverts contribueront donc également à accroître les estimations du rendement disp-nible. 18. Site prioritaire II. Le site prioritaire II se trouve presque entièrement dans la Forêt Nationale de la Volta Blanche, une zone qui a été essentiellement retirée de la juridiction du Service Forestier pour être placée sous tutelle de l'autorité du bassin fluvial de l'AVV en vue de son développement. Il ressort de discussions avec des représentants du MET que l'avenir de 1'AVV est très incertain et que les terres de l'AVV pourraient être réaffectées aux ministères existants. Le Service Forestier doit agir rapidement pour consolider les terres restantes de la Forêt Nationale de la Blanche Volta et pour les inclure dans un plan d'aménagement. 19. L'imagerie satellite de 1987 indique qu'une grande partie des terres se trouvant à l'intérieur des limites de la forêt nationale a été défrichée. La majorité des terres boisées restantes dans la forêt et dans le site Il appartient soit à la catégorie de couvert de type N (29.700 ha) soit à la catégorie de type F (24.200 ha). Une petite proportion se trouve dans la catégorie du type M (4.600 ha). Le contrôle des activités actuelles de défrichement du site devrait se faire dès que le Service Forestier aura ré-établi les limites de la forêt. Le personnel devrait également prendre des mesures afin de veiller à ce que le bois provenant des zones défrichées soit entièrement destiné au marché urbain et qu'il ne soit pas détruit. Ce site, tout comne le site I, se trouve également à une distance relatiN .nt courte de Ouagadougou (60-70 km) et est facilement accessible par la route Ouagadougou-Po ou par la route Ouagadougou-Niamey. Ces facteurs, ainsi que la classification en forêt nationale et l'état relativement satisfaisant des terres boisées restantes font de ce site un choix logique pour y démarrer dès que possible un programme d'aménagement. Le volume total de bois sur pied des catégories N, F et M du site II est estimé à un peu plus de 283.000 tonnes. Ces terres ont un potentiel de production annuelle estimé à 24.710 tonnes de bois de feu. 20. Le scénario pour le site prioritaire II de la zone d'approvisionnement de Ouagadougou se base sur l'hypothèse que l'ensemble des 58.500 ha de formations naturelles pourrait être repris dans un plan d'aménagement. Le rendement estimé pour la première année, sur base d'un abattage de 50% du volume sur pied, serait d'environ 15.700 tonnes. Dans le cadre d'un plan de protection et d'aménagement, le rendement annuel après 10 ans pourrait atteindre 25.000 tonnes. -130 - Annexe X Page 6 de 47 21. S_te_p_r_ioritaire III. Le site III fait partie de la zone-tampon (ou zone synergétique) proposée pour le Parc National de Kabore Tambi. Le développement d'un plan de gestion orienté sur la production de bois de feu et sur les activités de protection peut être bénéfique pour l'avenir du Parc. En tant que zone-tampon il contribuerait à empêcher l'utilisation incontrôlée des sols jusqu'à la limite du Parc ainsi qu'à assurer un usage continu, une production soutenable du bois de feu et un moyen d'existence pour les villages avoisinants. Le troisième site prioritaire possède un nombre important de terres classées dans la catégorie N (35.500 ha) et un nombre moins important de terres du type M (7.800 ha). La carte d'approvisionnement illustre une bande assez large (12.100 ha) de jachères anciennes (type J). L'ensemble du site est aisément accessible aux transporteurs par la route de Ouagadougou-Po ou par la route Ouagadougou-Leo, Les 43.300 ha de formations naturelles ont un volume de bois sur pied estimé à 243.888 tonnes. Sur base des estimations de productivité de Clement (1982), ces terres ont une production annuelle de 23.000 tonnes de bois de feu. La bande de 12.100 ha de jachères identifiée sur la carte d'approvisionnement peut également produire du bois de feu. 22. L'analyse des données des scénarios de gestion pour le site prioritaire III de la ville estime que 7.200 tonnes supplémentaires de bois de feu pourraient provenir annuellement de ces jachères. Ce chiffre est basé sur l'hypothèse que les terres de type J contiennent 25% du volume moyen (3,1 m/ha) estimé pour les forêts naturelles et, qu'étant donné l'usage antérieur, 90% de leur production sont constitués d'espèces commerciales de bois de feu. La protection et la gestion de ces zones ne feraient pas seulement qu'accroître les rendements à terme mais contribueraient également à obtenir un couvert amélioré et une forêt plus saine. Ce site se trouve à l'intérieur de la zone de savannes herbeuses ce qui signifie que le contrôle des feux sera un facteur important du plan de gestion. L'expérience recueillie par le Projet BKF à Nazinon concernant le brûlis contrôlé pourrait également s'appliquer dans le cas présent. 23. Sites prioritaires IV. V. VI. Les trois derniers sites prioritaires sont les moins peuplés et contiennent de vastes zones de formations naturelles à l'intérieur du domaine protégé. La migration interne et le défrichement contribuent cependant à réduire rapidement ces zones boisées. Elles sont aussi généralement les plus éloignées du marché ou les moins accessibles. La route Ouagadougou-Leo, quoique considérée comme une des principales routes du pays, se trouve dans un sérieux état de délabrement. Toute amélioration qui serait apportée à cette route offrirait une plus grande accessibilité à de vastes zones de ressources en bois de feu (principalement pour le site VI). Si de tels travaux devaient être effectués la priorité accordée à la gestion de ce site pourrait s'avérer plus critique. Ces trois derniers sites prioritaires (IV, V et VI) représentent 85% de terres des types N, F et M (695.300 ha) à l'intérieur du périmètre prioritaire défini pour la zone d'approvisionnement (mais ils ne représentent que 2% de terres dégradées et de jachèr-). Ils contiennent aussi 87% du potentiel de production annuelle qui pourrait servir les appétits énergétiques de Ouagadougou. Ils se trouvent toutefois plus loin sur la liste à cause des critères de sélection des sites prioritaires. - 131 - Annexe X Page 7 de 47 24. Les 18.000 ha de terres du type N près de Bouyounou (site prioritaire IV) viennent en tête de liste grâce à leur accessibilité et au fait que le site est toujours inhabité. Un chemin de terre de bonne qualité signifie que les transporteurs sont plus aptes à y rechercher du bois au lieu de circuler sur les routes plus dangereuses menant aux sites prioritaires V et VI. Le Projet BKF a déjà commencé à organiser des groupes de bûcherons dans la région et a récemment vu son mandat s'étendre pour couvrir cetý,e activité ainsi que son portefeuille de gestion, 25. De plus, trois projets de gestion forestière sont soit en cours soit planifiés à l'intérieur ou à proximité de ce site. (Ceci comprend l'extension du Projet BKF à la région de Bouyounou.) Les trois projets auront pour but des activités de gestion forestière à l'intérieur du domaine protégé, expérience sans précédent à ce jour. acteurs supplémnt es _d e gestion 26. La zone de projet pilote délimitée sur la carte d'approvisionne-ment en bois de Ouagadougou et décrite dans le document d'Identification de projet ci-joint, présente d'importantes alternatives de gestion pour les jachères et les terres dégradées (Types J, C, et J-C sur la carte) à proximité du centre de la ville. Le volume de bois fournit à Ouagadougou en provenance de ces zones semble relativement important; l'entrée an ville est incontrôlée et se fait par petites quant'.tés à pied, en bicyclettes ou en charrettes. Ces terres constituent un véritable défi technique pour les gestionnaires des resecurces ainsi qu'une formidable opportunité économique pour les villageois vivant dans cette zone. La zone a été désignée comme pilote du fait que les types de couvert qui s'y trouvent sont typiques des sites avoisinants les trois autres villes principales du pays. Elle est aussi très similaire au site prioritaire Ib. La zone de projet pilote est beaucoup plus proche (en comparaison des zones de formations naturelles plus éloignées) et se trouve entièrement à une distance de transport par charrette. Les membres d'une coopérative de gestion établie dans cette zone pourraient non seulement percevoir le prix à la production pour tout excédent de production de bois de feu mais pourraient également éliminer les intermédiaires et vendre directement au marché de détail de Ouagadougou. Avec des prix officiels de 4.320 FCFA/stère (le prix non-officiel est d'environ 7.000 FCFA/stère) cette zone devrait présenter une formidable incitation au développement d'un approvisionnement soutenable en bois de feu si l'on parvient, dans le cadre du plan de gestion, à résoudre les problèmes liés au régime foncier et à la tenure des arbres. 27, La participation locale, tel qu'il a été meLcionné précédemment, est essentielle pour assurer la mise en application d'une stratégie d'approvisionnement en bois de feu. La population locale doit avoir un intérêt économique assuré pour cette ressource et sa participation doit être soutenue à long terme. Il existe un nombre d'initiatives positives qui recourent à la participation locale pour la commercialisation du bois de feu à l'intérieur de la zone d'approvisionnement de Ouagadougou. Les coopératives formées à Nazinon perçoivent déjà des bénéfices monétaires directs de la coupe du bois et des activités de gestion forestière. Il y aurait cependant lieu d'établir des - 132 - Annexe X Page 8 de 47 dispositions plus formelles pour assurer le contrôle et l'utilisation du fonds de gestion forestière après le départ du projet BKF. Il s'agit là d'un élément essentiel si la soutenabilité à long terme de la forêt doit être préservée. 28. La grande coopérative de Zarsin rapporte également des bénéfices tangibles pour ses membres. Tel qu'il en a toutefois été fait mention, ces bénéfices se font souvent au détriment des villages non-membres. Le groupe ne s'occupe par vraiment d'aménagement forestier et aucun fonds n'est retenu des ventes de bois de feu dans ce but. La création de groupements individuels pour chaque village, sous tutelle de la grande coopérative, permettrait une participation plus équitable et une meilleure répartition des bénéfices. Parallèlement il faudrait prévoir l'établissement d'un Fonds de Gestion, la cartographie des ressources forestières et l'élaboration d'un plan d'aménagement. B, Koudoug2u 29. Principales ressources en bois de feu de la zone d'approvisionnement de Koudougou. Trois zones principales assurent l'approvisionnement en bois de feu de Koudougou. La zone principale comprend la jachère ancienne et le plateau latérite se trouvant dans un rayon de 40 km de la ville. On estime que près de la moitié du bois de feu de Koudougou provient de cette zone. Les enquêtes menées à Bonsi indiquent que près du tiers du bois entrant à, Koudougou est amené à pied tandis que la moitié entre par camion en provenance de sites plus éloignés. Le restant (environ 17%) arrive par bicyclette ou charrette. 30. La deuxième zone d'approvisionnement est constituée par une bande de neuf forêts nationales (voir la carte d'approvisionnement de Koudougou) situées le long du Fleuve Mouhoun à l'ouest et au sud-ouest de Koudougou. La majorité de ces terres boisées est rapidement usurpée par les agriculteurs. Des sections de la Forêt Nationale de Tiogo sur la route de Dedougou sont actuellement exploitées par des groupes organisés de bûcherons (dont l'un est une pré-coopérative de femmes). Etant donné que le fleuve Mouhoun sert de barrière naturelle aux transporteurs, le ramassage du bois de feu se fait principalement sur la rive est. Le bois des forêts nationales de Baporo et de Labo, situées sur la route Ouagadougou-Bobo-Dioulasso, est ramassé par les marchands de bois de Ouagadougou et de Koudougou. Les autres forêts se trouvant entre Bapora et Tiogo sont moins accessibles et se trouvent principalement en dehors des zones d'approvisionnement (dans le cas des deux villes). Elles sont néanmoins en train d'être envahies par des agriculteurs en quête de terres arables à cultiver. La troisième zone, et la plus éloignée, est celle des terres du domaine protégé qui sont partagées avec les consommateurs de Ouagadougou dans la région de Bouyounou. L'excellent réseau routier permet un accès facile à ces zones pour les plus grands camions qui transportent du bois. Cette zone a été antérieurement décrite dans le cadre des sites prioritaires IV et V de Ouagadougou. Gestion actuelle du bois de feu - 133 - Arnexe X Page 9 de 47 31. Il n'y a pas de tentatives formelles de gestion des ressources en bois de feu qui puissent être comparées aux efforts entrepris dans la zone d'approvisionnement de Ouagadougou. Un projet MET/Bureau des Nations Unies pour la région soudano-sahélienne (UNSO) a récemment eu recours aux services d'un directeur forestier pour diriger les activités de gestion dans la Forêt Nationale de Tiogo. Il s'agit d'une action importante puisqu'elle marque un autre "premier pas' dans les activités planifiées en vue d'un contrôle gouvernemental du couvert forestier. Le plan initial prévoit une approche beaucoup plus participative et la formation de coopératives de gestion composées de représentants des villages voisins. 32. On compte un petit nombre de groupements de bûcherons à l'intérieur de la zone d'approvisionnement. Ces groupements vendent leur bois aux transporteurs au prix officiel à la production (1.610 FCFA/stère). La taxe à la coupe compte pour 300 FCFA dans ce montant et le groupement reçoit également 200 FCFA pour ses frais d'exploitation. Le bûcheron perçoit le solde (1.110 FCFA); rien n'est actuellement prévu pour alimenter un Fonds de Gestion. Au fur et à mesure que ces groupements s'organisent dans la Forêt de Tiogo, le directeur forestier devra veiller à ce qu'un Fonds de Gestion Forestière soit créé. L'argent placé dans ce Fonds pourra servir à employer les membres de la coopérative pour exécuter les activités de gention qui s'imposent. 33. Le marché du bois de feu de Koudougou n'est pas dominé par un grand nombre de grossistes-transporteurs comme c'est le cas à Ouagadougou. On compte seulement 11 véhicules de trarsport motorisés officiellement enregistrés pour l'ensemble de la ville et selon Yameogo (1989), le nombre de grossistes- transporteurs qui transportent régulièrement du combustible ligneux est en train de diminuer. Le nombre actuel est probablement suffisant pour satisfaire une demande relativement peu importante. Les consommateurs payent leur bois au prix de détail, officiel imposé de 4.320 FCFA/srère. Les grandes quantités de bois qui entrent "non-officiellement" en ville, en bicyclette, à pied, etc.., atteignent parfois un surprix de près de 6.000 FCFA/stère. Ces tarifs plus élevés sont souvent pratiqués lorsque les transporteurs motorisés n'ont pas réussi à amener le bois, provoquant des pénuries temporaires qui contribuent à faire hausser les prix. 34. La pratique de prix supérieurs à ceux fixés par la loi est cependant assez exceptionnelle à, Koudougou. Le prix officiel de gros perçu par les camionneurs est minutieusement appliqué. Il faut probablement voir là la raison de la diminution du nombre des transporteurs motorisés; le prix officiel n'a pas été modifié depuis 1985 alors que l'inflation, les distances de transport, etc.. ont définitivement augmentées. Sites prioritaires de gestion forestière dans la zone d'approvisionnement de Koudougo_u 35. La plus faible denFité de la population de Koudougou (environ un dixième de celle de Ouagadougou) et le taux de croissance beaucoup moins important signifient que la demande en bois de feu est inférieure et qu'elle restera à un niveau relativement faible. En conséquence une plus petite - 134 - Annexe X Page 10 de 47 superficie est nécessaire pour satisfaire les besoins en bois de feu de Koudougou pendant les dix prochaines années. Trois zones ont été identifiées comme sites prioritaires pour l'aménagement forestier à l'intérieur de la zone d'approvisionnement de Koudougou. 36. Site prioritaire I. Le premier site est celui de la Forêt Nationale de Tiogo situé à environ 50 km de la ville et accessible par une bonne route gravelée. Comme mentionné plus haut, l'UNSO qui fournit une assistance au AET, a déjà fait appel aux services d'un directeur forestier pour développer les activités de gestion de la forêt en collaboration avec la population avoisinante. Le contrôle du défrichement à l'intérieur des limites nord de la forêt constituera vraisemblablement l'obstacle préliminaire. Un plan basé sur une bonne carte de la forêt et sur les usages prévus pour les diverses sections de la forêt devra être formulé par le personnel du Service Forestier provincial en collaboration avec les coopératives. 37. La plus grande partie de la forêt est encore en bon état et plus de la moitié de la superficie (soit 18.800 ha de l'ensemble des 26.900 ha) se trouve dans la catégorie inhabitée de type N (voir la carte d'approvisionnement de Koudougou). Ce facteur associé à une excellente accessibilité et au fait que le site se trouve déjà sous juridiction du Service Forestier en ont fait un choix logique de premier site prioritaire pour la zone de Koudougou. Le volume total du bois de feu sur pied pour l'ensemble du site prioritaire est estimé à 141.900 tonnes (Tableau 6.2) sur base des hypothèses reprises à l'historique. Bien que certaines zones du site prioritaire I soient défrichées pour l'agriculture, il n'y a pas encore (actuellement) de terres répertoriées en tant que jachères (J) ou de sol argileux (C). La forêt naturelle y est toujours prédominante. La croissance annuelle moyenne des terres de types N, F, et 4 à l'intérieur de ce site est estimée à 14.300 tonnes (Tableau 6.3). Ceci équivaut plus ou moins à 80% de la demande projetée pour Koudougou en 1990. La gestion et la protection de ces terres, principalement pour le bois de feu, feront augmenter cette estimation et contribueront à rendre la forêt plus productive à long terme. 38. L'analyse ci-jointe pour un type de scénario de gestion (voir Koudougou, Site Prioritaire I) indique que le rendement du bois de feu d'une section de 1.800 ha de la forêt pourrait être de 7.800 tonnes au cours de la première année si la moitié du volume était abattu. Dans le contexte d'un plan de gestion et de protection, les arbres se trouvant sur une section de même grandeur auront un rendement pouvant aller jusqu'à 16.200 tonnes après 15 ans. 39. Site prioritaire II. Le deuxième site prioritaire comprend également des terres contrôlées par le Gouvernement: les forêts nationales de Baporo et de Laba, Le Service Forestier devra veiller à étendre sa juridiction à ces terres et à contrôler les activités de défrichement qui mettent sérieusement en péril la productivité forestière à long terme de la région. La situation est pratiquement similaire que celle du site prioritaire I, la forêt est, dans l'ensemble, en bonne santé mais en l'absence d'un plan rationnel de protection et de développement cette ressource pourrait rapidement disparaître. L'excellent accès qu'offre l'autoroute nationale entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso attire - 135 - An%ee - Page 11 de 47 déjà les marchands de bois de Ouagadougou et de Koudougou. Les rapports et les observations recueillies laissent suggérer que le bois provenant du défrichement n'est pas perdu mais l'approvisionnement dans les conditions actuelles ne pourra être soutenu, La gestion des forêts et le ramassage du bois de feu assureront une source de revenus à long terme pour la faible population de la région ainsi que des fonds pour couvrir les frais d'aménagement du couvert. 40. Cette zone d'environ 20.000 ha contient à part quasi égale des terres de types N, F et M selon les estimations obtenues de la carte du couvert forestier de Koudougou. Les volumes sur pied sont estimés à environ 78.600 tonnes et la production annuelle globale pour les trois types de couvert est estimée à environ 11.000 tonnes. Il n'y a pas de plantations (type P) ni de couvert du type jachères/latérites (J, C) dans le site prioritaire II. La pluviosité de la région est relativement favorable (850 mm/an) ce qui augmente les chances d'une meilleure régénération de la récolte. Le scénario ci-joint consacré au site prioritaire Il estime que le rendement en bois de feu des sections aménagées sera de 4.300 tonnes au cours de la première année. Après 15 ans de gestion et de protection, la récolte de bois de feu pour une zone de même superficie augmentera à près de 16.200 tonnes. 41. Site prioritaire III. Le troisième site prioritaire de Koudougou se trouve dans une zone de quelque 52.000 ha à environ 40 km de distance au nord de la ville (voir carte d'approvisionnement de Koudougou). Une part relativement importante de la zone délimitée sur la carte est cultivée (type de couvert 0). On y trouve également, en proportion égale, des jachères et des terres à sol argileux (types de couvert J et J-C) ainsi que quelques formations naturelles qui tombant sous la catégorie de couvert M (respectivement 27.500 ha et 24.100 ha). Le volume sur pied de la forêt - aturelle de type M est estimé à 47.700 tonnes. Le rendement en bois de feu oravant être escompté d'une section aménagée de 3.440 ha pourrait atteindre les 4.900 tonnes au cours de la première année, et après 15 ans de gestion et de protection, ce rendement pourrait atteindre les 17.600 tonnes. 42. La moitié des terres boisées du site prioritaire III est constituée de jachères anciennes. Etant donné l'occupation antérieure des sols par la communauté, un système de gestion différent de celui appliqué pour les zones de formations naturelles devra être mis en place. Deux autres sites, d'une priorité moindre que celle des trois sites précités, se trouvent également: dans la zone d'approvisionnement de Koudougou. Il s'agit des sites part:gés avec Ouagadougou et désignés en tant que sites IV et V pour les deux zones d'approvisionnement. C. Bobo-Dioulasso 43. Principales ressources en bois de feu pour la zone d'aoprovisionne- ment de Bobo-Dioulasso. L'approvisionnement en bois de feu pour la population de la ville ne constitue pas un problème aussi critique que pour les trois autres villes. La pluviosité plus importante, la plus faible densité de la population - 13U _ Annexe X Page 12 de 47 sur les terres, et une superficie généralement plus grande de formations naturelles à proximité de la ville) signifient que la situation d'ensemble de l'offre est beaucoup plus flexible que celle qui existe dans les trois autres centres urbains. Bien que les quantités exactes ne soient pas déterminées pour le moment, la plus grande partie du bois consommé arrive à pied et à bicyclette de zones se trouvant à proximité du centre de la ville. 44. Les charrettes à mulets qui peuvent contenir jusqu'à deux stères par voyage transportent également de substantielles quantités de bois provenant de zones situées dans un rayon de 25 km de la ville- Les charrettes et tous les transporteurs motorisés doivent être enregistrés auprès du Service Forestier. Ces fournisseurs homologués transportent le bois à Bobo-Dioulasso de trois zones différentes: toutes trois étant reliées à la ville par un bon réseau de routes (bitumées ou latérites) (voir carte de la zone d'approvisionnement de Bobo- Dioulasso). La zone la plus vaste se trouve à l'est et au sud-est de la ville et est desservie par la route de Ouagadougou et celle desservant la région de Kelesso. Une autre zone d'approvisionnement, moins importante, se trouve au. nord-ouest de la ville et à l'est de Koundougou dans une zone limitrophe de la Forêt Nationale de Tere (Sambou 1989). La troisième zone se trouve dans une région montagneuse adjacente à (et juste au nord de) la route Bobo-Banfora. L'accès est toutefois un obstacle majeur de sorte que peu de bois provient de cette zone. 45. Le bois provenant des trois zones est généralement transporté sur des distances allant de 35 à 65 km, soit sur des distances moindres que celles des routes de l'approvisionnement motorisé de Koudougou et de Ouagadougou. Quelques autres sources fournissent également du bois de feu mais l'état des routes limite leur accès. La route principale menant de Satiri à la Forêt Nationale de Maro en est un bon exemple. Quoique ce site dispose de substantielles quantités de bois disponible (des activités de défrichement pratiquées dans la forêt), la route de Satiri est dans un tel état de délabrement qu'elle décourage la plupart des transporteurs à ramener du bois de feu vers Bobo-Dioulasso. Les autorités gouvernementales devraient développer un programme d'utilisation du bois provenant du défrichement lorsque les transporteurs ne le ramènent pas à Bobo-Dioulasso. 46. Si l'état du réseau routier n'est pas amélioré dans les sites de la zone d'approvisionnement, la majorité du bois continuera à provenir de sites plus accessibles, au moins dans l'avenir immédiat. Ceci signifie que la pression sur les ressources en bois de feu continuera à se faire sentir pour les premières zones mentionnées ci-dessus ainsi que pour les jachères anciennes et les forêts dégradées à proximité de la ville. Gestion actuelle du bois de feu 47. Peu d'efforts ont été entrepris pour gérer la filière d'approvision- nement du bois de feu dans la Province de Rlouet. Deux ou trois groupements de producteurs opèrent dans la région mais peu à été fait pour encourager leur organisation ou pour s'occuper de la gestion forestière. A Satiri, par exemple, - 137 - Annexe X Page 13 de 47 les membres des groupements n'ont qu'un rôle d'intermédiaire. Ils achètent le bois de la population au meilleur prix qu'ils peuvent obtenir et ensuite ils le revendent aux grossistes-transporteurs. A Taga, il y a également un groupement de producteurs mais chaque membre vend son propre bois sans qu'il retire un quelconque avantage d'appartenir à l'organisation. 48. Ce sont les transporteurs-grossistes qui représentent le circuit le mieux organisé de la filière du bois de feu à Bobo-Dioulasso. Les grossistes- transporteurs acquittent également l'impôt sur le bois de feu dans la province, Ceci est contraire aux autres zones urbaines d'approvisionnement où c'est le bûcheron (ou le groupement de producteurs) qui paye l'impôt. Certains grossistes- transporteurs parviennent même à maximaliser davantage leur situation en vendant de porte-à-porte en ville. 49. Outre l'enregistrement des transporteurs de bois et la collecte des taxes sur le bois de feu et le transport, le Service Forestier ne s'occupe pratiquement pas de la gestion des ressources en bois de feu de la région. La province doit donc accorder une attention plus particulière à la gestion des forêts naturelles ainsi qu'à une mise en application plus stricte des récentes mesures de législation affectant le bois de feu et les marchés dans le reste du pays. Les approvisionneinnts actuels semblent être satisfaisants et les prix officiels au détail (3.000 !CFA/équivalent stère) sont rarement dépassés. Sites prioritaires pour la gestion forestière dans la zone d'approvisionnement de Bobo-Dioulasso 50. Quoique pour Bobo-Dioulasso la situation d'ensemble de l'offre en bois de feu soit satisfaisante (particulièrement en comparaison des trois autres centres urbains), certaines zones pourraient malgré tout bénéficier d'activités de gestion afin d'améliorer la productivité globale de la forêt. Pour les cinq sites prioritaires discutés ci-dessous, l'accent a été mis sur l'amélioration de l'efficacité du système et la saisie des opportunités existantes. 51. Site prioritaire I. La première priorité d'aménagement des forêts naturelles de la zone d'approvisionnement doit s'adresser à la Forét Nationale de Dinderesso. Cette forêt de 6.000 ha est constituée entièrement d'une forêt naturelle de type N (4.400 ha) et de plantations (1.600 ha). Le Service Forestier a établi des lignes de brûlis à l'intérieur de la forêt et pratiquement aucune violation des frontières n'a été constatée de la part de la population avoisinante. La forêt abrite également l'Ecole Nationale de Foresterie. La forêt est intacte et en bon état avec un volume sur pied d'espèces commerciales de bois de feu estimé à 30.000 tonnes et se trouve seulement à 10 km du centre de la ville (voir la carte d'approvisionnement de Bobo-Dioulasso). Il paraîtrait que des plans de gestion ont été développés pour Dinderesso dans le passé, Ces plans devront être mis à jour et une plus grande priorité devra leur être accordée. La forêt est bien protégée, mais afin d'être plus productive, une stratégie de gestion devra être mise au point. La taille relativement petite de la forêt devrait faciliter l'aménagement par compartiments. Dinderesso constitue une opportunité unique pour le Service Forestier, où pour le personnel - 138 - Annexe X Page 14 de 47 et les étudiants de l'Ecole Nationale de Foresterie, de travailler avec la population locale A l'aménagement de la forêt. 52. La productivité annuelle est estimée à près de 3.800 tonnes pour le site prioritaire I, Ce chiffre ne représente qu'une petite proportion de la demande totale actuelle de la ville en bois de feu (106.400 tonnes), mais elle constitue néanmoins une des meilleurs opportunités dans le pays pour y développer une zone modèle de gestion forestière, Le marché de bois de feu tout proche de Bobo-Dioulasso devrait également contribuer à encourager, en collaboration avec la population locale, l'établissement d'une entreprise à but lucratif. La distance relativement courte par rapport à la ville signifie aussi que les membres de la coopérative pourront transporter le bois eux-mêmes et réaliser ainsi de plus grands bénéfices. Si l'on applique les hypothèses de gestion développées au Chapitre II au site prioritaire I, on obtient une estimation de récoltes de bois de feu de 2.240 tonnes au cours de la première année sur une section de 400 ha. (Se référer aux pièces jointes pour une analyse complète du scénario de gestion). En se basant sur une protection continue et sur les taux de croissance actuels, 5.300 tonnes pourront être récoltées d'ici 15 ans. 53. Site prioritaire Il. Le deuxième site prioritaire est également une forêt nationale (Koulima) située dans un rayon de 10 km de la ville. Il est toutefois beaucoup plus petit (1.800 ha) et pas en très bonne condition. La forêt naturelle restante est du type de couvert F. Contrairement à la forêt de Dinderesso dans le site I, de nombreuses zones du site II ont été abattues à plusieurs reprises pour le bois de feu par la population avoisinante, l". ne semble y avoir aucun contrôle des ramassages de bois bien que la fronière actuelle ait été respectée en ce qui concerne le défrichement aux fins agricoles. La régénération des pousses est vigoureuse et le nombre de troncs par hectare est élevé (mais la hauteur moyenne des pousses dans les zones les plus proches de la ville est de moins de deux mètres). Etant donné sa condition dégradée, les estimations de volume sur pied (7.900 tonnes) en bois de feu commercial reprises au Tableau 6.2 pourraient bien être trop élevées. Un inventaire précis (et une cartographie) de la forêt sera nécessaire dès la mise en route d'un programme de gestion. 54. La productivité annuelle du site Il est toujours assez élevée. L'équation de Clement, lorsqu'elle est appliquée à cette zone de pluviosité (1.100 mm/an), donne une estimation de 1.500 tonnes par an de bois de feu commercial pour ce type de couvert (F). Le site est recherché pour son bois de feu et représente une opportunité de gestion avec la population locale. Sa proximité de la ville signifie qu'un marché devrait être disponible pour les produits provenant de ce site prioritaire. La situation actuelle facilitera pour le Service Forestier le développement d'un plan de gestion et d'un calendrier de récolte pour le bois de feu,. L'élément le plus difficile sera vraisemblablement de protéger la forêt de l'abattage illégal. Les schémas antérieurs seront difficiles à briser mais l'établissement d'une coopération groupant la population avoisinante aidera à modifier cette situation. Etant donné que la population retirera des avantages directs en espèces des activités de gestion, elle aura un plus grand intérêt à. assurer que le site soit protégé. - 139 Annexe_Z Page 15 de 47 55. Une fois organisés, les membres pourront profiter de la courte distance pour transporter et vendre eux-mêmes le bois de feu et les autres produits (foin?) aux détaillants ou de porte-à -porte. Ce site ne compte pas de réseaux routiers primaires ou secondaires mais les routes tertiaires et les pistes qui couvrent la région sont facilement accessibles par charrette. 56, Site prioritaire III. Le troisième site prioritaire se trouve dans un rayon de 50 km du centre de la ville. Il est situé à l'est de la ville et est desservi par deux bons réseaux routiers. 57, Le site III ne comporte pas de forêt nationale mais un certain nombre de formations naturelles (42.700 ha) sur les terres du domaine protégé (types F et M). Le volume total sur pied des espèces commerciales de bois de feu est estimé à 116.200 tonnes (Tableau 6.2) sur les formations naturelles. La carte de la zone d'approvisionnement de Bobo-Dioulasso montre que le site a quelques jachères anciennes (type J). On peut aussi supposer qu'il possède une quantité considérable d'espèces commerciales de bois de feu et qu'il ne devrait pas être écarté lors de l'élaboration des plans de gestion. La croissance annuelle des espèces de bois de feu dans les formations naturelles est estimée à 37.000 tonnes/an si l'on se base sur les hypothèses reprises au Tableau 6.3. L'établissement d'activités de gestion et de protection dans le site prioritaire III assurera que ce potentiel productif soit maintenu et amélioré. Son accès facile de la ville signifie que le bois de feu, si l'on en trouve, sera toujours en demande. 58, Il n'y a pas de limites bien établies (comme dans les deux autres sites prioritaires) qui pourraient faciliter le processus de gestion. Toutefois la zone contigüe relativement vaste en formations naturelles avec son potentiel de productivité et la configuration des liens de transport (une voie de croisement principale juste en dehors de la zone) se prête assez bien à l'aménagement. Les bûcherons sont également très actifs au site III tel qu'il est mis en évidence par les quantités de bois qui quittent le site. Tous ces facteurs mis ensemble représentent une excellente opportunité pour le développement d'un schéma de gestion participative pour les ressources en bois de feu se trouvant dans le site. 59. Lorsque le modèle gestion a été appliqué au site III, y compris aux terres de types J, les ramassages potentiels de bois de feu ont été estimés à 7.450 tonnes au cours de la première année. Après 15 ans de protection et une croissance normale le bois de feu récolté pourrait atteindre 34.500 tonnes, soit une augmentation au quintuple. 60. Site prioritaire IV. Le quatrième site prioritaire est constitué par une autre forêt nationale. Celle-ci, la Forêt Nationale de Tere, à l'est de Koundougou, est située à environ 70 km au nord de la ville, La distance est relativement grande pour la zone d'approvisionnement de Bobo-Dioulasso mais la route bitumée vers Koundougou est en bon état, Le personnel du Service Forestier a indiqué que les marchands de bois se rendent au site pour obtenir le ravitaillement nécessaire à la ville. Les deux tiers (7.700 ha) de la forêt sont classés comme terres de types N sur la carte du couvert forestier. Dans - 140 - Annexe X Page 16 de 47 la zone restante (3.000 ha) il y a quelques sections qui ont été défrichées pour l'agriculture mais sa classification de type F indique qu'il reste toujours de larges bandes de formations naturelles. En travaillant en collaboration avec les villageois avoisinants, le personnel du Service Forestier pourra aider à assurer que les zones de formations naturelles soient conservées intactes et productives. Les estimations du volume sur pied pour les 10.700 ha sont de l'ordre de 65.000 tonnes pour les zones de formations naturelles. La productivité annuelle de ces terres est estimée être d'un peu plus de 9.000 tonnes sur base des hypothèses reprises au tableau. 61. Tout comme pour les sites I et II décrits ci-dessus, le site IV se prête assez bien à l'aménagement du fait que la zone tombe sous la juridiction du Service Forestier. Il représente également une bonne opportunité grâce aux larges blocs contigus de forêts relativement intouchés par le défrichement. Il existe clairement un marché pour le bois de feu et les villageois devraient apprécier les avantages directs en espèces dont ils pourraient bénéficier grâce aux coopératives de gestion. Le fonds de gestion aidera à financer les activités d'amélioration du couvert forestier et assurera un approvisionnement soutenable en bois de feu. 62. Site rrioritaire V. Le dernier site a être pris en considération en tant que zone prioritaire pour le plan de stratégie d'approvisionnement en bois de feu de Bobo-Dioulasso comprend une large zone (90.400 ha) immédiatement en dehors de la ville au sud-ouest de la route Orodara. La topographie de la région est assez prononcée et ponctuée de petits affleurements rocailleux et de collines escarpées qui rendent l'accès du site assez difficile. L'absence d'activités de défrichement dans la région est probablement due à l'inaccessibilité du site et aux sols peu profonds et mal adaptés à l'agriculture. La plus grande partie du site reste classée en terres de types N ou F sur les cartes du couvert forestier développées par Grosenick et Hagen. 63. Le volume sur pied, pas entièrement accessible, est estimé à 442.000 tonnes pour les trois types de couvert des formations naturelles. La production annuelle de ces terres est bonne étant donné l'état et la nature intouchée de la forêt. La croissance annuelle totale de ces 90.400 ha est estimée à près de 79.000 tonnes. Dans un contexte de protection et de conditions normales de croissance, la récolte du bois de feu d'un compartiment aménagé pendant 15 ans serait de 70.400 tonnes. Ce dernier site (V) offre une opportunité pour améliorer l'efficacité d'ensemble de l'approvisionnement enbois de feu de la ville ainsi que les réseaux de commercialisation en réduisant la dépendance vis-à-vis des sources plus lointaines. Il existe actuellement de bons moyens de transport et l'organisation d'une entreprise de bois de feu générerait plus de revenus pour les villageois locaux. Si l'on suppose que la coopérative de gestion peut fournir des volumes substantiels de bois de feu dès le début du processus de gestion, l'argent du fonds de gestion pourra être utilisé à la construction de routes donnant ainsi accès à plus de ressources. - 141 - Annexe X Page 17 de 47 D. Ouahigouva 64. Principales ressources en bois de feu de la zone d'approvisionnement de Ouahigouya. La pluviosité moyenne plus faible (500 mm/an) ne favorise pas une abondante régénération naturelle et la croissance des stocks actuels de la végétation (Clement 1982). La majorité du bois de feu qui entre actuellement en ville par camion provient des arbres morts lors de la dernière sécheresse dans un site éloigné d'au moins 60 km de la ville. 65. Le type de couvert forestier et la carte d'approvisionnement en bois de feu sont caractérisés par de larges zones de terres de type 0 (ou occupées) (voir la carte de la zone d'approvisionnement en bois de feu de Ouahigouya). Les terres qui possèdent encore une quantité significative de végétation naturelle se trouvent loin de la ville et dans des sites relativement éparpillés. A part une zone entre Tiou et Tou au nord-ouest de la ville, il n'y a pas de large bloc contigu de formations naturelles. La plupart des zones restantes de formations naturelles sont en train d'être défrichées pour l'agriculture. Ces terres sont reprises sous la catégorie de type M sur la carte de Ouahigouya (indiquant un faible couvert forestier et une prédominance de l'agriculture). L'ensemble de la zone offre une certaine précarité au point de vue du développement des terres. Les sols sont souvent peu profonds et ont de nombreux affleurements argileux. Historiquement, l'agriculture intensive pratiquée dans la région associée à la faible pluviosité ont abouti à une dégradation générale. 66. L'état des routes est très mauvais dans l'ensemble de la Province de Yatenga. Cette situation entraîne des coûts de transport pour le bois des zones de formations naturelles plus élevés que pour les autres villes du pays jouissant de meilleures routes. Les mauvaises communications de transport réduisent aussi la dépendance vis-à-vis de l'approvisionnement provenant de ces sites. En conséquence, une très faible quantité de bois de feu entre en ville par transport motorisé. Une large partie du bois de feu de Ouahigouya entre en ville à toute heure du jour de façon quasiment incontrôlée par bicyclettes, à pied et par charrettes. Les zones exactes d'approvisionnement ne sont pas bien connues et le Service Forestier n'a pas de contrôle sur le bois entrant en ville de cette manière. 67. Tout effort de gestion ayant pour but de superviser le réseau d'approvisionnement en bois de feu de Ouahigouya est entravé par les prix relativement bas qui sont reconnus officiellement pour la Province de Yatenga. Le prix à la production de 500 FCFA/stère après taxe dans la zone d'approvisionnement de Ouahigouya est inférieur à la moitié du prix payé dans les provinces qui approvisionnent Ouagadougou en bois de feu. Tous les participants de la chaine d'approvision-nement sont d'accord pour dire que les prix pratiqués ne valent pas l'effort à fournir. Il n'est donc pas étonnant qu'il n'y ait qu'un ou deux transporteurs motorisés qui opèrent toujours en dehors de la ville. Si des prix officiels plus élevés étaient reconnus il y aurait plus de personnes (et/ou de groupements) homologuées sur le marché et une plus grande opportunité pour l'aménagement. -142 - Annexe X Page 18 de 47 Gestion actuelle du bois de feu 68. Quatre groupements de bûcherons opèrent à l'intérieur de la zone d'approvisionnement, tous s'occupent de l'exploitation du bois mort provenant des arbres qui n'ont pas survécu à la sécheresse de 1983-84. Aucune tentative d'aménagement forestier n'a été entreprise par ces groupements ni d'ailleurs par aucune autre entité de la zone. Deux groupements de bûcherons à Benh et un autre à Tou au nord-ouest de la ville sur la route du Mali fournissent les plus grandes quantités. La distance de la zone d'approvisionnement est d'environ 60 km et se parcourt sur une piste de latérite de mauvaise qualité, impraticable à certaines périodes durant la saison des pluies. Les deux groupements de producteurs qui opèrent à Benh ne sont pas réellement des groupements mais en fait deux particuliers qui employent de jeunes villageois pour les aider à couper du bois pour les grossistes. Rien n'a été prévu par ces groupements pour des bénéfices de groupe à long terme (tel qu'un fonds de coopérative ou qu'un fonds de gestion). 69. Un autre site se trouvant au nord-est (Toulfe et Babo) est également accessible par le meilleur chemin de terre de la région. Les distances de transport dans ce cas sont encore plus éloignées, environ 65-75 km. Le troisième groupement de bûcherons est situé à Toulfe et est bien organisé. Un quatrième groupement qui se trouvait à Babo a cessé ses activités du fait des mauvaises conditions de marché, Tous les groupements de producteurs sont confrontés à une situation identique. En l'absence d'une amélioration de la structure des prix, les bûcherons n'auront pas les incitations voulues pour récolter le bois (sans parler de la gestion forestière pour un approvisionnement à long terme) et les transporteurs n'auront aucun intérêt à voyager sur d'aussi grandes distances pour le ramasser. 70. Comme il en a été fait mention ci-dessus, d'importantes quantités de bois entrent en ville en provenance de sources avoisinantes par charrettes, bicyclettes et à pied. Le Service Forestier de la Province de Yatenga essaie de réglementer ce mouvement mais sans grand succès. Il paraîtrait que les transporteurs entassent des provisions de bois juste en dehors de la ville qu'ils transportent rapidement de nuit ou lorsqu'ils savent que le personnel du Service Forestier est absent. Cette situation permet aux fournisseurs d'éviter les taxes sur le bois de feu ainsi que les commissions et licences au transport tout en bénéficiant des prix de marché non-officiels qui peuvent atteindre 3.500 FCFA/stère (en comparaison du prix officiel de 2.100 francs). Sites prioritaires de gestion forestière dans la zone d'approvisionnement de Ouahigouva 71. Etant donné qu'il n'y a pas de forêts nationales à l'intérieur de la zone d'approvisionnement, la distance de transport et l'état des routes ont été les facteurs-clés de l'identification des sites prioritaires devant être aménagés à l'intérieur de la zone. La gestion d'une partie ou de l'ensemble des sites ne sera réalisable que si le prix à la production est relevé afin de refléter plus précisément les coûts réels associés à la production de bois de - 143 - Annexe X Page 19 de 47 feu. Avant que l'on puisse envisager de démarrer un programme de gestion dans la zone d'approvisionnement de Ouahigouya, il est essentiel que de substantiels progrès soient réalisés dans la mise en oeuvre d'une stratégie révisée pour le bois de feu. 72. Site prioritaire I. Le site se trouvant au nord-est de la ville près de Toulfe et Babo a été suggéré comme première priorité. En plus d'être facilement accessible pendant une grande partie de l'année par une route en terre en bon état, on trouve dans ce site de nombreuses zones de couvert forestier naturel, La plupart des terres classées dans les catégories de types F (9.400 ha) et M (36.900 ha) (1988b) sont regroupées en blocs de petites tailles. Le groupement de producteur qui opère actuellement à Toulfe facilitera les efforts d'organisation et de gestion du site. Le volume des ressources sur pied en bois de feu du site I est difficile à estimer. La sécheresse de 1983- 84 a abattu la majorité des arbres qui étaient encore sur pied. La quantité actuelle du volume sur pied est trop variable et n'a pas été calculée. La productivité annuelle ou la croissance, un indicateur du volume potentiellement disponible pour la récolte du bois de feu, a par contre été calculée. La productivité des espèces commerciales de bois de feu du site prioritaire I est estimée à 9.800 tonnes/an. La récolte des arbres abattus par la sécheresse est pratiquement terminée. 73. Le personnel du Service Forestier doit organiser les groupements de bûcherons existants et améliorer la productivité et le volume sur pied de ces terres. Si l'on parvient à empêcher l'empiétement des pratiques agricoles sur ces sites, leur productivité pourra au moins être préservée voire même améliorée. 74. Site prioritaire II. Le deuxième site prioritaire comprend des terres se trouvant dans un rayon de 40 km de la ville. Il a été reconnu que la plus grande partie des besoins actuels en bois de feu est satisfaite par les résidents eux-mêmes. Les fermiers qui vivent à Ouahigouya retournent généralement en ville avec du bois qu'ils ont récolté sur leurs propres terres ou ailleurs. Presque toutes les familles de la ville possèdent des champs dans les environs de la ville et y récoltent du bois. 75. Il n'y a pas de grandes superficies de formations naturelles (seulement près de 39.000 ha) mais il y a toutefois des zones importantes de jachères et de terres argileuses non cultivées qui fournissent des quantités significatives, quoique fortement éparpillées, de biomasse d'origine forestière. Ces terres se trouvent dans des zones de type O sur la carte du couvert forestier. Afin d'assurer un approvisionnement à long terme en provenance de ce site et de minimiser le risque d'une dégradation plus importante, les autorités de Ouahigouya doivent développer un schéma de gestion qui sera centré sur les ressources du site. 76. A l'intérieur du rayon de 40 km que constitue le site II, on trouve un volume de bois de feu sur des terres de types F et M estimé à environ 19.000 tonnes. Ces terres présentent également une opportunité pour les villageois qui vivent à proximité. La productivité annuelle de ces terres est 144 - Annexe X Page 20 de 47 estimée à environ 8.000 tonnes. Les membres des coopératives organisées pourraient aussi vendre le bois de feu de porte-à-porte et réaliser de substantiels profits gràces aux ventes au détail effectuées directement à la ville. Avant d'entreprendre un effort de commercialisation ainsi qu'un plan de gestion pour le site II, il y aura lieu d'approfondir la connaissance du marché actuel du bois de feu. Si effectivement la majorité de la demande de la ville est satisfaite par les résidents eux-mêmes, une approche différente devra être mise au point, orientée vers les résidents qui ne possèdent pas une source "personnelle" d'approvisionnement en bois de feu. Parallèlement le Service Forestier devra travailler en collaboration avec les propriétaires terriens pour les aider à gérer leurs approvisionnements individuels. 77. Site prioritaire III. Le troisième site prioritaire est plus éloigné mais il est toutefois accessible par la route de Tougan, route qui n'est généralement pas on bon état. Selon certaines sources à Ouahigouya des fonds FED sont prévus en vue d'améliorer substantiellement cette route au cours des cinq prochaines années. Si c'est réellement le cas, une plus grande accessibilité du site placera celui-ci en meilleure position sur la liste prioritaire. Le volume de bois sur pied dans les formations naturelles de ce site est estimé à environ 23.000 tonnes pour une superficie de moins de 42.000 ha. Deux tiers du site sont classés en blocs éparpillés de terres de type M. Ce site a également été moins affecté (que les sites I et IV) par les sévères conditions de sécheresse de la précédente décennie. La croissance annuelle (productivité) des espèces commerciales de bois de feu dans ces zones de formations naturelles pourrait atteindre les 8.500 tonnes par an. En l'absence d'une amélioration de l'accès au site et du prix de marché, les incitations à la gestion par la population locale seront limitées. Le site possède néanmoins un large bloc contigu de formations naturelles qui pourrait bénéficier des activités de gestion, notamment si les conditions changent. Ce site devrait être contrôlé par le personnel du Service Forestier de Ouahigouya. 78. Site prioritaire IV. Le site qui se trouve en dernière position sur la liste des priorités a fourni des quantités considérables de bois de feu à la ville depuis que le prix a été restructuré en 1985. Le site est situé au nord-ouest de la ville sur une bande de forêt située près de la frontière malienne. Quoique le terrain soit plat et uniforme, l'état des routes existantes en limite sévèrement l'accès. La plupart des arbres sur pied sont morts, comme c'est le cas au site I, ayant succombé à la sécheresse de 1983-84. Ce site mérite toutefois d'être placé sur la liste prioritaire du fait de sa vaste zone de terres boisées inoccupées. Les autorités doivent être conscientes qu'il y a là une ressource considérable en bois de feu. Tout comme pour le site 1, ce site a été trop radicalement affecté par la sécheresse pour permettre une estimation valable du volume de bois sur pied. La production annuelle a cependant été estimée à environ 11.400 tonnes pour une superficie de 56.000 ha de formations naturelles. 79. Le potentiel de production annuelle pour l'ensemble des sites prioritaires indique qu'il y a assez de bois de feu pour satisfaire les demandes de la ville jusqu'en l'an 2000. La gestion de ces sites ne sera toutefois réalisable qu'en présence d'incitations plus substantielles pour les producteurs - 145 - Annexe X Page 21 de 47 et les fournisseurs de la région. D'ici là le personnel du Service Forestier devra concentrer ses efforts pour améliorer la gestion des jachères boisées qui entourent la ville. 80. Etant donné l'intensité de l'agriculture, la faible pluviosité et la fragilité des sols, une stratégie de développement à long terme de l'agro-foresterie devrait être envisagée. Les arbres qui poussent sur les terres agricoles peuvent venir en aide à l'agriculture grâce à leurs qualités pour la conservation du sol et de l'eau. Ils peuvent également produire du bois à usage familial et pzur la vente occasionnelle. Tabiau A11 .1: Estimations du bois de feu sur pied pour les sites prioritaires se trouvant dans la zone d'approvisionnement do Ouagadougou Site Classe N Classe F CLasse M Total prioritaire Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# en tonnes la 200 19500 15600 9200 45540 36432 0 0 0 52032 lb 0 0 0 5600 27720 22176 0 0 0 22176 Il 29700 222750 178200 24200 119790 95832 4600 11385 9108 283140 ilt 35500 266250 213000 7800 38610 30888 0 0 0 243888 IV 18600 139500 111600 0 0 0 0 0 0 111600 V 17600 132000 105600 126400 625680 500544 75800 187605 150084 756228 VI 'eM LI M 2Q 742_ 677655 §.1124 2 0Q IMJ 5M 2343132 Totaux 34400-2958000 2366400 310100 1534995 1227996 110000 272250 217800 3812196 Estimations de régionsd'après lea caites du couvert forestier + Sur baee de: 12,5 nr/ha ou 50% du volume moyen sur pied rapporté pour les formations naturelles des départements du Cere-Est Centre et Centre-Ouest (Caneratti 1983) # Hypothss: 0,8 tonnes/n? (DeBaker 1982) Hypodèe supplémentaires associées aux catégories de couvert de Grosenick & Hagen (1988b): Catégorie N contient 100% du volume estimé Seul 60% du volume sur pied pour chaque catégorie Catégorie F contient 66% du volume estimé est constitué de bois de feu commercial d'un diamètre utilisale. Catégorie M contient 33% du volume estimé ECHANTILLONNAGE DE CALCUL Estimation du volume sur pied pour le site prioritaire 1I, Catégorie F Moyenne Ajustement catégorie % de bois de feu Estimation Région x volume sur pied x de couvert x commercial = du volume 24.200 ha x 12,5rr? x 66% x 60% = 119.790 n p,w Tatgaat_jâ1.: Eatimaons de la productivité annuelle des sites prioritaires de la zone d'approvisionnerment en bois de feu de Ouagadougou Site Classe F Classe M __ Total prioritaie Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# en tonnes 2600 1373 1098 9200 4858 3888 0 0 0 4914 1b 0 0 0 5600 2957 2365 0 0 0 2385 Ii 29700 1562 12545 24200 12778 10222 4600 2429 1943 24710 fil 35500 23572 18858 7800 5179 4143 0 0 0 23001 IV 18600 12350 9880 0 0 0 0 0 0 9880 v 1760 11688 9349 126400 83930 67144 75800 50331 40265 116758 vi 29040 W 2 1~ 5426 ~3m 90 2Z2 ^E 1^2 11Z21 2475 Toaux 394400 257489 205991 310100 200602 160482 110000 72414 57932 424404 * Estimations des régions daprè les cartes du couvet forestier + Volumes cacs sur ban des estimatiomn de roisance moyenne de Cloment (1982) Croisswa moyenne des sites prioritares la, Ib, 1i - 0.66 mjha/an (moyenne pluviouité annuele - 750 mm) Croissanc moyenne des its priori~aires Il1, IV, V, VI - 0.83 rr/ha/an (moyenne pviosité annudlic - 50 mm) # Hypottses: _Q tonnes/?r (DeBaker 1982) Hypothse suppfimntai~s 80% de la croissance est constituée d'espces commerciales de bois de feu (Grosenick & Hagen 1988b) La demande ruale en bois de feu est satisfaite au départ d'autres sources. ECHKANTILLONNAGE DE CALCUL Estimation du volume en croissance annuelle pour le site prioritaire I, Catégorie F Estinstion de % en bois de feu Région x la croisance x commercial x Volume total Equivalent poids ev (toutes espces) 24.200 ha x 0.68 mf//ha/an x 80% x 12.778 m/ 10.222 tonnes Di I@t!yA=L: Estimations du bois de feu sur pied pour les sites priortaires se trouvant dans la zone d'approvisionnement de Koudougou Site Classe N Classe F Classe M Total prioritaire Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# en tonnes S18800 141000 112800 6600 32670 26136 1500 3713 2970 141906 H 7700 57750 46200 4000 19800 15840 8400 20790 16632 78672 I_ Q __ Q __l 24j07 § 7 Sous-total 26500 198750 159000 10600 52470 41976 34000 84150 67320 266296 Zones de Ouaga IV 18800 139500 111600 0 0 0 0 0 0 l1900 V 17600 132000 105800 126400 625680 500544 75800 187605 150064 756228 Totaux 62700 470250 376200 137000 678150 542520 109600 271755 217404 1136124 * Estimations des régions d'après les cartes du couvert forestier + Sur base de: - I '/lha ou 50% du volume moyen sur pied rapporté pour les formations naturelles des départementa du Centre-Est, Centre et Centre-Ouest (Cameratti 1963) # Hypothèses: Q& tonnes/rJ (DeBaker 1982) Hypothèse supplémentaires associées aux catégories de couvert de Grosenick & Hagen (198b): Catégorie N contient 100% du volume estimé Seul _gM du volume sur pied pour chaque catégorie Catégorie F contient 66% du volume estimé est constitué de bois de feu commercial d'un diamètre utilisabie. Catégorie M contient 33% du volume estimé ECHANTILLONNAGE DE CALCUL Estimation du volume sur pied pour le site prioritaire 1il, Catégorie M Moyenne Ajustement catégorie % de bois de feu Estimation Région x volume sur pied x de couvert x commercial - du volume 24.100 ha x 12,5nW x 33% x 60% - 59.648 rr L_________________________________-< Tableau Al 1.4: Estimations de la productivité annuelle les sites prioritaires de la zone d'approvisionnement en bois de feu de Koudougou Site Classe N Classe F Classe M Total prioritaire Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3 + Tonnea# en tonnes S18800 12483 9987 600 4382 3506 1500 996 797 14289 il 7700 5113 4090 4000 2656 2125 8400 5578 4462 10677 Ili Q Q Q Q Q Q 241,Q 411j 1142 j4 Sous-totaux 26500 17596 14077 10600 7038 5631 34000 20889 16711 36419 Zones de Ouaga IV 18600 12350 9880 0 0 0 0 0 0 9880 V 17600 11686 9349 126400 83930 67144 75800 50331 40265 116758 Totaux 62700 41633 33306 137000 90968 72774 109600 71220 56976 163057 * Estimations des régions d'après les cartes du corvert forestier + Volumes calculés sur base des estimations de croissance moyenne de Clament (1982) Croissa,e moyenne des sites prioritaires Il1 - n n/ha/an (moyenne pluviosité annuelle - 750 mmn Croissance moyenne des sites prioritaires 1, 11, IV, V - rI/ha/an (moyenne pluviosité annuelle - 850 mm) # Hypothèses: _Q& tonnes/rn' (DeBaker 1982) Hypothèses supplémentaires: _ de la croissanSc dans les zones 1, ll, IV, V et g% de la croisance dans la zone ill est constituée d'spèces ommerciale de bols de feu (Grouenck & Hagen 1968b) La demande rurale en bois de feu est satisfaite au départ d'autres sources. ECHANTILLONNAGE DE CALCUL Estimation du volume en croissance annuelle pour la région prioritaire i1, Catégorie M Estimation de % en boîs de feu Région x la croissance x commercial x Volume total Equivalent poids (toutes espbs) ou 24.100 ha x 0.66 n/ha/an x 90% x 14.315 n - 11.452 tonnes Tabu A11.5: Estimations du bois de fMu sur pied pour le sites prioritaires se trouvant dans la zone d'approvisionnement de Bobo-Dioulso Site Glasse N .Vamse F Ts M ota prioriie Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# en tonnes 4400 390 29568 0 0 0 0 0 0 295=8 1l 0 0 0 1800 9979 7963 0 0 0 7983 ni 0 0 0 9700 53777 43021 33000 91476 73181 116202 N 7700 64680 51744 3000 16832 13306 0 0 0 65050 V = j k= §g 3 §= j2=) 110 lå Totaux 35100 294840 235872 76900 426334 341067 36000 105336 8429 661206 Estimu~ions des régions daprès les cartes du couvert forestier + Sur bas. de: 14 m'/ha ou 50% du volume moyen sur pied rapporté pour les formaions naturelles du döpartement du Hau~-Basuin (Camerati 1963) # Hypothèses: Q tonnes/m' (DBaker 1962) Hypoh ppnes associés aux catégories de couvert de Grosenick & Hagen (198b): Catégorie N contient jg» du volume estiM Seul M du volume sur pied pour chaque catégore CaMégorie F contient j du volume etiré est constitué de bois de feu cmmercial dun diamé~re utilisabe. Catégorie M con~ient M du volume estimé ECiH TiLLONNAGE DE CALCUL Estimation du volume sr pied pour la région pior~tair 1, C ~gorie N Moyenne Ajustment catégorie % de bois de fou Estimation Rågion x volume sur pied x de couvert x commercial - du volume 4400 ha x 14rm' x 100% x 0% - 36,90 mr _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _(D CL (D Tableau Al 1.6: Estimations de la producivité annuelle des stes prioritaires de la zone d'approvisionnement en bois de feu de Bobo-Dioulasso Ske Çlasse N Qasse F ClasseM Total priritaire Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# en tonnm l 4400 4787 3830 0 0 0 0 0 0 3830 II 0 0 0 1800 1958 1567 0 0 0 1567 il 0 0 0 9700 10554 8443 33000 35904 28723 37166 IV 7700 8378 6702 3000 3264 2611 0 0 0 9313 v 20M 25024 g § 4 pæiSa 2%13 §00 U1 !ý= Z~ Totaux 35100 38189 30551 7M00 83667 66934 3000 41344 33075 130560 * Estimations des rågions d'aprås les ctes du couvert foastier + Volumes caculés sur base des imations de croissance moyenne de Clement (1982) Croissanos moyenne pour rågions prioritaire , Il, IlI, IV, V - 1.X m?/ha/an (moyenne pkAvieité arnuele - 1100 mm) # Hypothses: Q§ tonnes/m (DeBaker 1982) Hypothèses supplémentaires: M de la croissance est conmiituée d'es es ommerciales de bois de feu (Grosenick & Hagen 1988b) La demande rurale en bois de feu est satisfaite au dpart d'autres sources. ECHANTILLONNAGE DE CALCUL Estimation du volume en croissance annuels pour le si prioritair. I, Cat~gore N Estimation de % en bois de fu Rågion x la croisan x de couvurt x Volume !oal Equivent poids (toutes sces) ou 4.400 ha x 1.36 m'/ha/an x 80% x 4.787 ' - 3.830 tonnes <D Tableau A11.7: Estimations du bois de feu sur pied pour les sites prioritaires se trouvant dans la zone d'approvisionnement de Ouahigouya Site Classe N Classe F Classe M Total prioritaire Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# en tonnes j* 1600 2438 1951 9400 9455 7564 36900 18558 14846 24361 il 0 0 0 9000 9053 7242 29900 15037 12030 19272 Ili 0 0 0 15200 15289 12231 26600 13378 10702 22933 Iv 9 12100 .12171 9237 16 7M 49252 Totaux 28500 43434 34747 45700 45967 36774 110100 55371 44297 115818 * Estimations des fégion d'après les cartes du couvert forestier + Sur base de: 2 m/ha ou 50% du volume moyen sur pied rapporté pour les terres de savannes arbustives (Cameratti 1983) # Hypothèses: Q& tonnes/v? (DeBaker 1982) Les chiffres présentés sont hautement spéculatifs étant donné les grandes quantités d'arbres abattus par la sécheresse dans cette zone. Hypothèse supplémentaires associées aux catégoRies de couvert de Grosenick & Hagen (1988b): Catégorie N contient jg du volume estimé Seul %% du volume sur pied pour chaque catégorie Catégorie F contient JM du volume estimé est constitué de bois de feu commercial d'un diamètre utilisable. Catégorie M contient _an du volume estimé ECHANTILLONNAGE DE CALCUL Estimation du volume sur pied pour le site prioritaire IV, Catégorie F Moyenne Ajustement catégorie % de bois de feu Estimation Région x volume sur pied x de couvert x commercial - du volume 12.100 ha x 2,54 rW x 66% x 60% - 12.171 m' M . lx Tableau AI 1.8: Estimations de la productivité annuelle des sites prioritaires de la zone d'approvisionnement en bois de feu de Ouahigouya Site Classe N Classe F Classe M Total prioritaire Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# Ha* M3+ Tonnes# en tonnes 1600 410 328 9400 2406 1925 36900 9446 7557 9610 il 0 0 0 9000 2304 1843 29900 7654 6124 7967 Ilil 0 0 0 15200 3891 3113 26600 6810 5448 8561 IV 24 §§7 12100 l 24 7 j§»0 4275 . 11407 Totaux 28500 7296 5837 45700 11699 9359 110100 28186 22548 37745 * Estimations des régions d'après les cartes du couvert forestier + Volumes calculés sur base des estimations de croissance moyenne de Clement (1982) Croissance moyenne pour régions prioritaires 1, 11, Ii, IV = 0.32 m'/ha/an (moyenne pluviosité annuelle = 500 mm) # Hypothèses: _Q tonnes/m3 (DeBaker 1982) Hypothèses supplémentaires: _0% de la croissance est constituée d'espèces commerciales de bois de feu (Grosenick & Hagen 1988b) La demande rurale en bois de feu est satisfaite au départ d'autres sources. ECHANTIUONNAGE DE CALCUL Estimation du volume en croissance annuelle pour le site prioritaire IV, Catégorie F Estimation de % en bois de feu Région x la croissance x commercial x Volume total Equivalent poids (toutes espèces) ou 12.100 ha x 0.32 m'/ha/an x 80% x 3.098 m - 2.478 tonnes n. (D (D x 뇌 Page 31 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: OUAGADOUGOU PAYS: BURKINA FASO Site Prioritaire Il HYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGIQUES Durée de la pédode 15 am Superficie totale de la forèt 58.5W ha No. de compartiments 15 Compartiment moyen 3900100 ha Catégories de couvert forestier représentées Volume,de bois Superficie Superficie Moyenne volume aur pieds Catégorie sur pied totale moyenne des 12,5 rWIha con partiments N: 100% 29.700 ha 1990,0 ha F: 66% 24.200 1613,3 Producdvité (n,?/ha/an) M: 33% 4.600 306,7 Haute Moyenne Basse Souis-tataux. 58300 3-SWIO l'O 0166 015 J. J-C: 25% 0 010 P: 100% 0 010 Hypothèses dive.rses: Un compartiment est r6coltè par arinM 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stères/1,0 rw HYPOTHESES DE REVENUS SUR B.A,,*E DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bûcherons 500 FCrA/stère au fonds d'am6nagement for%.ter 300 FCFA/stère pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour le fonds de la coopérative 1610 FCFA/stère total prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix offriel de détail à Ouagadougou Productfý«6 escomptée Pandur»cm m&Wmeb 0,66 ffr/ha/an 0 1 2 a 4 5 6 7 8 9 lu 11 12 13 1 unité de bois cmnwcbg Terres cm6gorbil N ffrIn",ý2375 13028 13682 14W5 14M '15642 16M 16ffl 176W 18M 189W 19M 20216 20889 2152 ,f*ffl cstég«»& F Offl 7187 77M OM $786 0317 9849 1WU 10014 11447 11979 125 11 13&14 13676 1410 lerme cgiégorwi M ew 734 eW OU lW7 1130 1240 1341 1442 1543 1 ffl 1746 1847 1948 204 SOUS-k*WX W 19663 2WW =37 23524 2481'1 2@006 273M 28672 2M 31246 32= 338M 3W7 MM 37601 Terme J, J-C 0 É) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 PW«kgm (F) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ToW boW de îëu W 19W 2WW 2=7 2M24 24811 2»6 27386 28M 29ffl 31246 q25M 33M 36107 MM 37f,81 eàm CMO 670M 71157 752'15 79M 83612 676W 91749 95W 9990 104104 10«M 112341 116459 12057 tonnu 15730 leM 177W 18619 10M 23M 219M 22937 23967 24M 26M 27ffl 28M 20,15 3014 voéime coupe 15 wu iâm 1376-M MOYWM *x*ée/ha stères 23,5 - 156 - Page 32 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: OUAGADOUGOU PAYS: BURKINA FASO Site prioritaire III HYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGIQUES Durée de la période 15 ans Superficie totale de la forêt 55.400 ha No. de compartiments 15 Compartiment moyen 3693,33 ha Catégories de couvert forestier représentées Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégorie sur pied totale moyenne des 12,5 m'/ha compartiments N: 100% 35.500 ha 2.366,7 ha F: 66% 7.800 520,0 Productivité (m/ha/an) 33% 0 0,0 Haute Moyenne Basse Sous-totaux: 43.300 2.886,7 1,0 0,83 0,5 J. J-C: 25% 12.100 806,7 P: 100% 0 0,0 Hypothèses diverses: Distribution égale de toutes les catégories de couvert dans chaque compartiment Un compartiment est récolté par année 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stères/1,0 m' HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bcherons 500 FCFA/stère au fonds d'aménagement forestier 300 FCFA/stère pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour le fonds de la coopérative 1610 FCFA/stère total prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou P edu ftcomptée Rndwmona mmériess 0,83 ty?ha/an 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 il 12 13 1 unnéde bos conmerca Terfl ctlégores N 14792 15774 16756 17738 18720 19703 206M5 21667 2249 23631 24$13 25596 26578 27560 2854 Tetre ca6goisu F 2145 2361 2577 2792 3006 3224 3440 36 3871 4067 4303 4519 4735 4950 516 Terre cetégodes M 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Sous-toteu 1637 18135 19333 20631 21729 22927 24124 25322 2e520 27718 28016 30114 31312 32510 3370 Tees J. J-C m 120 1506 1930 2265 250 2934 320 3804 303 4273 4006 4943 5278 5612 594 PneIons (P) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Toal bos de feu 18l97 19730 21263 22796 24326 25861 27393 2026 30450 31902 33524 35067 36590 38123 3965 &% ae 5e231 63135 68040 72945 77850 82754 8760 92564 97460 102373 107278 112183 117088 121992 12683 konms 14558 15784 17010 18236 19482 20680 21915 23141 24367 2503 26820 28048 29272 30498 3172 volume coipe 15 ans Èièms 1388456 Moyenne fcome/ha dièrm 25,1 - 157 - Page 33 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: OUAGADOUGOU PAYS: BURKINA FASO Site prioritaire IV HYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGIQUES Durée de la période 15 ans Superficie totaie de la forét 18.600 ha No. de compartiments 15 Compartiment moyen 1240,00 ha Catégories de couvert forestier représentées Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégorie sur pied totale moyenne des 12,5 m/ha compartiments N: 100% 18.600 ha 1.240,0 ha F: 66% 0 0,0 Producivité (m'/ha/an) M: 33% 0 0,0 Haute Moyenne Basse Sous-totaux: 0 1.240,0 1.0 0,66 0,5 J, J-C: 25% 0 0,0 P: 100% 0 0,0 Hypothèses diverses: Distribution égale de toutes les catégories de couvert dans chaque compartiment Un compartiment est récolté par année 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stères/1,0 m HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bûcherons 500 FCFA/stère au fonds d'aménagement forestier 300 FCFA/stère pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour le fonds de la coopérative 1610 FCFA/stère total prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou Prddio1 ebcomplée p.nndeentsu maésed 0,8 ferm/ha/on 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 il 12 13 1 Unné de bob comm»reo s" TeWe cmgories N n"- 7750 8150 508 8078 M 387 9798 10205 10814 11024 11433 11842 12251 12600 13070 1347 Tere« cabegoremS F 0 0 0 0 0 0 0 o 0 0 0 0 0 0 Tmnuscdégores M a 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Souo4taum 7750 8150 858 8978 9387 9790 10205 10614 11024 11433 1142 12251 12860 13070 1347 Teres J.JC «r 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Pwndons (P) ;w 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 TOW boi d eu ' 750 8150 88 8078 9387 9796 10205 10614 11024 11433 11842 12251 12880 13070 1347 d»ies 24800 26100 27419 28720 30038 31347 3267 33080 35276 30585 37894 30204 40513 41823 4313 lonne 0200 627 606 7182 7500 7837 8104 84M2 8819 9146 9474 901 10128 10456 1078 volum, coupe 15 ae $ie S0401 Moyenne récolée/ha ires 27,4 - 158 - ANNEXE X Page 34 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: OUAGADOUGOU PAYS: BURKINA FASO Site prioritaire V HYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGIQUES Durée de la période 15 an Superficie totale de la forêt 221.200 ha No. de compartiments 15 Compartiment moyen 14746,67 ha Catégories de couvert forestier représentées Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégorie sur pied totale moyenne des 12,5 m/ha compartimente N: 100% 17,600 ha 1.173,3 ha F: 66% 126.400 8.426,7 Prcductivité (r'/ha/an) M: 33% 75.800 5.053,3 Haute Moyenne Basse Sous-totaux: 219800 14.653,3 1,0 0,83 0,5 J, J-C: 25% 1.400 93,3 P: 100% 0 0,0 Hypothèses diverses: Distribution égale de toutes les catégories de couvert dans chaque compartimer Un compartiment est récolté par année 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stères/1,O mw HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bûcherons 500 FCFA/stère au fonds d'aménagement forestier 300 FCFA/stère pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour le fonds de la coopérative 1610 FCFA/stère total prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou PfoductiNut .e«mnpte PandeffwAb mfatém@mI 0.83 e/ha/àn 0 1 2 3 4 5 s 7 8 9 10 11 12 13 1 un#6 cde bobs com«rcwia wn"Ma uT.eca*osdsN r'-7333 7820 807 8794 928, 9768 10255 10742 11223 11710 12C03 12.&0 13177 13663 1415 Ters cdépodes F mi3 34780 38257 41754 45251 48748 52245 55742 50230 62737 M8234 09731 73228 76725 0222 8371 Teru cdbgoSe M nW 10423 12520 14817 10714 18811 20006 23005 25102 27f0 29297 31304 33491 35588 37685 3978 sous-taux W 52516 68507 64678 70750 76840 82922 89003 95084 101165 107246 113327 119406 125480 131571 13765 Ters J. J-C n3 146 185 223 262 301 340 378 417 456 494 533 572 611 640 68 PWiIOn (P) 0 0 0 0 0 0 0 0 n 0 0 0 0 0 TOal bos de» fou 52W62 58782 64901 71021 77141 63261 8381 96501 101621 107740 1Î3860 1190 126100 132220 13834 s»irs 168517 188101 20704 227268 246852 28435 286019 306602 325188 34476 364353 383937 403520 423104 44268 tonnes 42129 47025 51921 53817 61713 )600 71505 76401 81296 86192 91068 95064 100600 106776 11067 Vokumf coupe 15 an MsibM 45684035 Moyenne r6cffée/he uikuws 20,7 - 159 - ANEXE Page 35 de 47 SCENAR:O PRODUCTION DAMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: OUAGADOUGOU PAYS: BURKINA FASO Site prioritaire VI HYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGIQUES Durée de la période 15 ans Superticie totale de la for 456.900 ha No. de compaiments 15 Compartiment moyen 30480,00 ha Catégories de couvert forestier représentées Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégorie sur pied totale moyenne des 12,5 m3/ha compartiments 100% 290.400 ha 19.360,0 ha F: 66% 136.900 9.126,7 Productivité (m/ha/an) M: 33% 29.600 1.973,3 Haute Moyenne Basse Sous-totauc 456.900 30.460,0 1,0 0,83 0,5 J, J-C: 25% 0 0,0 P: 100% 0 0,0 Hypothèses diverses: Distribution égale de toutes les cat4gories de couvert dans chaque compartiment Un compartiment et récolté par année 50% du volume sur pied et ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stères/1,0 n' HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stére aux bùcherons 500 FCFA/sère au fonds d'aménagement forestier 300 FCFA/stre pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour le fonds de ta coopérative 1610 FCFA/stre total prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou * e1 compée Ranawments mauor 0,83 ne/ha/an 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 1 unull de boée ccon*ee Td~n"b TerUM Àdjoes N 21000 129034 137000 145103 153138 161172 169206 177241 185275 193310 201344 209378 217413 225447 23348 Tenus eUigoreIs F 37648 41436 45223 49010 52796 58585 0373 64160 67948 71736 75523 79311 83098 86886 9067 TenMe Ctgore M rnr 4070 48M0 5700 6527 7340 81065 804 9003 10621 11440 12250 13078 13897 14716 1553 Sous4olux nr 162718 175350 187900 200640 213281 225022 238503 251204 263845 276486 289127 301767 314408 327049 33969 Term J. .-C w? 0 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 PW*lMo (P) f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 TqWa boe de f#u fw' 162718 175368 187900 200640 213261 225022 238563 251204 263845 276486 289127 301767 314408 327048 33969 ias 520096 561147 001500 642049 682500 72200 763401 803852 844303 884754 925206 96656 " * inns 130174 14027 150300 10512 170026 180738 19080 200063 211076 221180 231301 241414 251527 261630 27175 Volum copn 15 n rus 12057782 Moynne récolée/ha dies. 26,4 - 160 - ANNEE" Page 36 de 47 SCE~A^UO PRODUCON D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: BOBO-OIOULASSO PAYS: BURKINA FASO St prioritaire l HYPOTHESES TECHNI UES ET BIOLOGIUES Durée de la p~riode 15 anc Supedicis total, de la fork 6.000 ha No. de compautimsnts 15 Compartimint mon 400,00 ha Catgories de couvert forestier représenéui Volume de bois Superfici Superficie Moyenne volurne sur pieds Catégorie sur pied totale mnoyen des 14,0 m/ha com1partimenIts N: 100% 4.400 ha 293,3 ha F: 66% 0 0,0 Productivité (n?/ha/an) M: 33% 0 0,0 Haute Moyenne Basse Scus-totauc 4.400 293,3 1,0 0,83 0,5 J, J-C: 25% 0 0,0 P: 100% 1.600 Hypo es diverses: Distribution égale de toutu ls catégoriis de couvert dans chaque compaiment Un compartiment est rcol6 par année 5% du volurne sur p est ramené ors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stre/1,0 m' HYPOTHISES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFIC!ELS 610 FCFA/stre aux bûcherons 500 FCFA/stöie au fonds d'aménagemen forestier 300 FCFA/ståre pour le permis de coupe 200 FCFA/störe pour le fonds de la cooprativs 1610 FCFA/ståre total prix officil à la production pour le bois de fou 4320 FCFA/ståre prix oiciel de détail & Ouagadougou 0 1 2 3 4 6 6 7 8 9 10 11 12 13 1 Unl d* ~ xierW#iu ToM Cd b N 2063 2253 2452 2052 261 3051 3250 3450 3849 3849 4046 4247 4447 46~€ 484 TWM scM~égodeF 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 T«nsc~égodseM 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Soimm n 2053 2253 2452 2~52 2551 3061 3250 3450 3649 3849 4048 4247 4447 4646 484 TonMJ,J- ni 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Pmtnt~n (P) ar 747 81 M92 964 1037 1109 1182 1254 1327 13M 1472 1545 1617 180 176 Tahd bois de bu n 2800 3072 3344 316 3668 4100 4432 4704 4976 0248 5520 5792 O064 6336 660 dk 8w 0 9630 10701 11571 12442 13312 14182 15063 15923 16794 17664 18634 19405 20275 2114 tonns 2240 2458 2675 203 5110 3326 346 3763 3081 4198 4418 4834 4851 5069 528 Vo4qne cupe 15 anm atre 225792 Min'nn rannlén/hi a s 37,6 - 161 - ANX Page 37 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: BOBO-DIOUULSSO PAYS: BURKINA FASO Site prioritaire Il HYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGILQUES Durée de la période 15 ans Superficie totae de la fort 1.800 ha No. de compartiments 15 Conparimmnt moyen 120,00 ha Catégories de couvert forestier représentées Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégorie sur pied totale moyenne des 14,0 mj/ha compartiments N: 100% 0 ha 0,0 ha F: 66% 1.800 120,0 Productivité (m'/ha/an) M: 33% 0 0,0 Haute Moyenne Basse Sous-totaux: 1.800 120,0 1,0 1,36 0,5 J, J-C: 25% 0 0,0 P: 100% 0 0,0 Hypothèses diverses: Distribution égaie de toutes les catégories de couvert dans chaque compartiment Un compartiment est récolté par année 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stères/1,0 m' HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bûcherons 500 FCFA/stMre au fonds d'aménagement forestier 300 FCFA/stère pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour le fonds de la coopérative 1610 FCFA/stère *ctal prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou Podcefomptqme mlRndeenft mdbte 1,36 - 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 il 12 13 1 unL* de bois commercial TWn catLégo=sN n@ 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Teus cd9o«s F n? 554 636 718 790 881 02 1044 1126 1207 120 1370 1452 1534 1815 169 TnscmégiwsM 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 sousommux în' 554 36 718 799 861 M62 1044 112 1207 1260 1370 1452 1534 1615 169 Twres,J-C ne 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Pwniaoeu(P) Cf 0 0 0 0 0 0 0 0 a 0 0 0 To bois de #u 554 630 718 790 881 9M2 1044 1126 1207 1269 1370 1452 1534 115 160 alôree 1774 203 2205 2557 2619 30M0 3341 3602 303 4124 435 4646 4906 516M 543 tonnu 444 500 574 3R 705 770 83 000 1031 1006 1162 1227 12M2 136 Volume coupe 15 ens imr 54w26,8 Moynne srcaie/he ethre. 30,0 - 162 - MMX Page 38 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: BOBO-DIOULASSO PAYS: BURIGNA FASO Site prioritaire 111 KYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGIQUES Durée de la période 15 ans Superficie totale de la forêt 53.300 ha No. de compartiments 15 Compartiment moyen 355,33 ha Catégories de couvert forestier repésertée Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégorie sur pied totale moyenne des 14,0 m/ha compartiments N: 100% 0 ha 0,0 ha F: 6% 9.700 646,7 Productivité (n/ha/an) M: 33% 33.000 2.200,0 Haute Moyenne Basse Sous-totaux 42.700 2.846,7 1,0 1,36 0,5 J, J-C: 25% 10600 706,7 P: 100% 0 0,0 Hypothèses diverses: Distribution égale de toutes les catégories de couvert dans chaque compartiment Un compartiment est récolté par année 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stères/1,0 m3 HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bûcherons 500 FCFA/stère au fonds d'aménagement forestier 300 FCFA/stère pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour le fonds de la coopérative 1610 FCFA/stèr'e total prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou P e.%4àComçt. anRWsm.nis m ds. 1,3O /hr/an 0 1 2 3 4 5 c 7 8 9 10 11 12 13 1 umé de boiu vommerci a a Terrs c2tégod0s0 N O O 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Terfs clégoros F 298 3427 3867 4307 4747 51@6 5626 06 6505 6945 739 7825 8264 8704 914 Tters cUfgoe M 5002 6578 8074 9570 11006 12562 14058 15554 17060 18546 20042 21538 23034 24530 2602 Sous-lAux M3 8070 10005 11941 13877 15813 17748 19f84 21620 23555 25491 27427 29363 31298 33234 3517 Tres J. J-C 1237 1717 2186 2678 3150 330 4120 4000 5061 5561 6042 6M23 7003 7484 796 rPMions (F) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 TCW bois de fou 9306 11723 14139 165 1f71 21368 23804 20220 26636 31063 334W 35886 38301 40718 4313 sns 29780 37512 45244 52978 60706 68440 76172 83904 91636 9839 107101 114833 122565 130297 13802 knM. 7445 9378 11311 13244 15177 17110 10043 20076 22909 24842 26775 28706 30641 32574 3450 Volume coupe 15 an sèrm 1258566 Moyenne récolée/ha re 23.6 - 163 - AMN L_ Page 39 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: BOBO-DlOULASSO PAYS: BURIGNA FASO Sbit p'ioritaire IV HYPOTHESES TECHNIOUES ET BIOLOGIUES Durés de la période 15 ans Supedicie talais do la forét 10.700 ha No. de compartiments 15 Compartiment moyen 713,33 ha Catégories de couvert forestier représentées Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégorie sur pied totale moyenne des 14,0 nf/ha co'mPartiment N: 100% 7.700 ha 513,3 ha F: 66% 3.000 200,0 Productivité (nm/ha/an) M: 33% 0 0,0 Haute Moyenne Basse Sos4oaux: 10.700 713,3 1,0 1,36 0,5 J, J-C : 25% 0 0,0 p 100% 0 0,0 Hypothèeks diverses: Distribution égale de toutes les catégories de couvert dans chaque compartiment Un compartiment est récolté par année 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois do feu commerciale 3,2 sères/1,0 nw HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bûcherons 500 FCFAfstère au fonds d'aménagemint forestier 300 FCFA/stère pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour le fonds de la coopérative 1610 FCFA/stère total prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou esc~mpt6 es nod monanu eis 1,30 /ho/on 0 1 2 3 4 5 6 7 a O 10 11 12 13 1 WMl de bbb oenrd na Tabyl cmSws M - 3503 3042 4291 4641 4800 53M 5Ma 0037 6WeU 0735 n6M 7433 77a2 8131 M4 Tmns cdégores F 924 1080 1196 1332 1486 1004 1740 1876 2012 2148 2264 2420 255< 20M 22 TeMscdgedM 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 SOu aux 94r 4517 5002 54W7 3973 6456 O43 7428 7913 8OM 803 9388 9653 10338 10823 1130 Tes.ilJ-C 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 FWomn(P) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Taa bc* de feu rw 4517 500M 5487 5073 O458 0043 7420 7913 S300 8083 9308 M53 10338 10023 1130 Ses 14456 1000 17580 19112 20004 22217 237e0 25321 26873 26425 20078 31530 33002 34034 3M18 bonncs 3814 4002 4300 477 510 5564 5042 6330 6718 7100 7494 7M02 8271 M50 004 Volume omes 15 nsU *r 379814 Moyenfe réconée/ha "irec 35.5 - 164 - AMEE X Page 40 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: BOBO-DIOULASSO PAYS: BURINA FASO Site prioritaire V HYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGIQUES Durée de la période 15 ans Supedicie totale de la forét 90.400 ha No. de compfrtiments 15 Compartiment moyen 6027,67 ha Crtégories de couvert forestier repréentées Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégorie sur pied totale moyenne des 14,0 r/ha comparments N: 100% 23.000 ha 1.533,3 ha F: 6% 62.400 4.160,0 Productivité (m'/ha/an) M: 33% 5.000 333,3 Haute Moyenne Basse Sous-totauc 90.400 6.026,7 1,0 1,36 0,5 J, J-C: 25% 0 0,0 P: 100% 0 0,0 Hypothèses diverses: Distribution égale de toutes les catégories de couvert dans chaque compartiment Un compartiment est récolté par année 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stères/1,O m' HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRLX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bûcherons 500 FCFAjstre au fonds d'aménagement forestier 300 FCFA/stre pour le permis de coupe 200 FCFA/sère pour le fonds de la coopérative 1610 FCFA/tkre total prix offliciel à la producion pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou Prodfflé»COM" Pndemem~ ffMdeko 1,36 0lu 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 1 Urdi de bois comerci TUnes cßégads N MIÉM10733 11776 12619 13861 14S04 15047 100 18032 19075 20117 21160 22203 23245 242U8 25331 Toe Ceégodes F 19210 22048 24877 27706 30634 33303 38102 30021 41800 44678 47507 50336 53105 55004 5082 Tnhs c6goes M 770 007 1223 1450 1677 1903 2130 2357 2583 2810 3037 32M3 3490 3717 394 Sousal"x m' 30723 34121 30019 43017 47115 51213 56311 50400 600 6700 71704 75802 7000 8308 8800 TMM.J-C n 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Ian*on (P) O 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 TOW0 bois fu ni 30723 S4821 31019 43017 47115 51213 55311 50400 63506 67006 71704 75».2 79000 8390e 800 ibfs l 312 111428 124540 137f54 1507W0 163012 170000 100110 203224 210338 22e452 242568 25560 28794 28190 tonnos 24570 27857 31135 34414 3702 40071 44240 4752 5008 54066 573O3 0042 63020 67190 7047 Volumo coupe 15e ir 2651654 Moyenne récoS6e/ha itreS. 31,5 - 165 - &mEX" Page 41 de 47 SCENARIO PRODUCTION DAMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: OUAHIGOUYA PAYS: BURIGNA FASO Site prioritaire I HYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGIQUES Durée de la période 15 an Supericie totale de la fkrt 47.900 ha No. de compartiments 15 Compartiment moyen 3193,33 ha Catégories de couvert forestier représentées Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégorie sur pied totale rmoyenne des 2,5 r/ha oompartiments N: 100% 1.600 ha 106,7 ha F: 66% 9.400 626,7 Productivité (rr?/ha/an) M: 33% 36.900 2.460,0 Haute Moyenne Basse Sous-totawc 47.900 3.193,3 1,0 0,32 0,5 J, J-C: 25% 0 0,0 P: 100% 0 0,0 Hypothèses diverses: Distribution égale de toutes les catégories de couvert dans chaque compartiment Un compartiment est récolté par année 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stères/1,0 m' HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bûcherons 500 FCFA/stère au fonds d'aménagement forestier 300 FCFA/stère pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour le fonds de la coopérative 1610 FCFA/stère total prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou Producumu «Mnim Fw nffdihi /he / 0 1 2 3 4 5 a 7 8 9 10 11 12 13 1 TOrM Zigotes N 136 153 170 187 204 221 230 255 272 280 306 323 340 367 37 Tm» *agoes F 525 20 726 826 26 1027 1127 1227 1327 1428 1528 162 1728 182 192 Ton»e Ldégoçwse M 1031 1425 1818 2212 2005 200 3303 3786 4100 4673 407 5361 5754 6148 6541 Sot-ntum n 102 2203 2714 3225 373 4248 4757 5268 5779 6290 0801 7312 7823 8334 84 TwreaJ,J-C 0 a 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 pfeImons(P) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 TOW bMi d fIu I 12 2203 2714 3225 3735 424 4757 5208 5779 6290 001 7312 7823 8334 884 sirM 5414 7040 8083 10318 11053 13588 16223 160858 18403 20126 21763 23306 25003 2688 230 bnnos 1353 1762 2172 250 20M8 3307 3WIo 4215 4623 50M2 5441 580 628 087 707 Volun coup 15 ans ilr. 252876 Moyen récomeo/hs atiMe 5,3 - 166 - Page 42 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: OUAHIGOUYA PAYS: BURKINA FASO Sit prioritaire Il HYPOTHESES TECHNIOUES ET BOLOGIOUES Durée de la priode 15 an Supedic~ * toals de la kr* 38.900 ha No. de ompirnS3 15 Comprtiftnt 0oyn 253,33 ha Caégori s de coumt fkwsr représent8s Volure de bois Supedkde Supedicis Moyenne voume sur pieds Catégoi sur pied totale moysnne des 2,5 mr/ha compartiments N: 100% 0 ha 0,0 ha F: 6% 9.000 600,0 Productivité (d/ha/an) M: 33% 29.900 1.993,3 Haute Moynne Basse Sous-totaux 38.900 2.593,3 1,0 0,32 0,5 J, J-C: 25% 0 0,0 P: 100% 0 0,0 Hypothåes diverses: D~tribton égals de touts les catégode de couvert dans chaque comnpartient Un compariment ct r6coté par année 50% du volume sur ped est ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 ~ 1rrs/1,0 n?' HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/akre bchemns 500 FCFA/stre au fnds 'méagement foretler 300 FCFA/ftre pour le permis de coupe 200 FCFA/.t*re pour l fonda de la coopörative 1610 FCFA/stère total prix o~iciel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prx o~icil de détail à Ouagadougou ~ ~Bif~S om 1P2anudsu~ m~ögI / 0 1 2 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 1 un~ de boik c w--nl -- T.,=scm~d Nn 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Tm~ ~M F m 503 M6 791 887 983 1079 1175 1271 1367 1463 1559 165 1751 184 Te cs M 35 1154 1473 1792 2111 2430 2749 3068 3387 3708 4025 4344 4663 4082 530 sus4fa ~' 1338 1753 216 2583 20 3413 3828 4243 4666 5073 5468 5003 6318 6732 714 Tmns,,J-C ff 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 mea~n(MP) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Toa bo de MU n 1338 1753 2180 2583 2003 3413 3828 4243 4658 5073 548 5903 6318 6732 714 -sis 4258 810 8 3 8268 9504 1092 12249 13577 14906 16233 17561 18868 20216 21544 2287 tonn s 1071 1403 1735 2087 2306 2730 3082 3304 3726 4058 4390 4722 5054 5388 571 Volumup ~ 15 anf ffis 203057 Moy.nne v60016e/ha alkus s,2 - 167 - M E_ Page 43 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: OUAHIGOUYA PAYS: BURK;NA FASO Site poritaire III HYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGIQUES Durée de la péido 15 ans Superficie totale de la forft 41.800 ha No. de compartiments 15 Compartiment moyen 2786,67 ha Catégories de couvert forestier repréeentées Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégor,e sur picd totale moyenne des 2,5 m'/ha comparmentf N: 100% 0 ha 0,0 ha F: 66% 15.200 1.013,3 Productivité (m'/ha/an) M: 33% 26.600 1.773,3 Haute Moyenne Basse Sous-totaux: 41.800 2.786,7 1,0 0,32 0,5 J, J-C: 25% 0 0,0 P: 100% 0 0,0 Hypothèses diverses: Distribution égale de toutes les catégodes de couvert dans chaque compartiment Un compartiment est récolté par année 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stères/1,O m HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bûcherons 500 FCFA/stère au fonds d'aménagement forestier 300 FCFA/stère pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour le fonds de la coopérative 1610 FCFA/stère total prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou PrmauotN« cmpMe ndenm maérls 0,32 0 1 2 3 4 5 a 7 8 0 10 il 12 13 1 unié de bos commercl rpué TUrs cwégor N 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Tumes caégores F 849 1012 1174 1336 1486 100 1822 1064 2140 2300 2471 2633 27M6 29b7 311 TWMres caégories M 743 1027 1311 1594 1878 2102 2440 272 3013 3297 381 3084 4148 4432 471 Sou&4olux m3 1503 2038 2484 230 3370 3022 428 4714 5100 5006 MS1 607 W43 730 763 TenesJ.J-C rw 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 a 0 0 0 panimonM(P) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Tota boi, de feu 1503 2036 2484 2930 3370 382 408 4714 5100 5006 0051 497 043 7380 783 a»re 5096 053 700 0377 10803 12230 1367 15064 10510 17937 19W4 20791 22210 23844 25071 tonns 1274 1631 1907 2344 2701 3068 3414 3771 4128 4434 4841 610 5664 5011 020 Volume coupe 15 an %iWeu 2255 Moyenne récollée/he mièrs 5,4 - 168 - ANNEE X Page 44 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: OUAHIGOUYA PAYS: SURKINA FASO Site prioritaire IV HYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGIQUES Durée de la période 15 ans Superficie totale de la forét 55.700 ha No. de cornpIIî:Aents 15 Compartimer wêoyen 3713,33 ha Catégories de couvert forestier représentées Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégorie sur pied totale moyenne des 2,5 m'/ha compartiments N: 100% 26.900 ha 1.793,3 ha F: 66% 12.100 806,7 Productivité (m,!ha/an) M: 33% 16.700 1.113,3 Haute Moyenne Basse Sous-totaux: 55.700 3.713,3 1,0 0,32 0,5 J, J-C: 25% 0 0,0 P: 100% 0 0,0 Hypothèses diverses: Distribution égale de toutes les catégories de couvert dans chaque compartiment Un compartiment est récolté par année 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stères/1,0 nw HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bûcherons 500 FCFA/stère au fonds d'aménagement forestier 300 FCFA/stère pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour le fonds de la coopéative 1610 FCFA/stère total prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou Pmucf «W oiM$t FMRmdM. modmo 0,32 f/ha/w 0 1 2 3 4 5 6 7 e 9 10 11 12 13 1 Und6 de be4s cornwcld Turrs câgoes N tr 2270 2564 2851 3138 342 3712 399 4206 4573 480 5147 5434 5721 0006 29 Teu cWgds F ff 676 805 934 1003 1192 1321 1451 1580 1700 183S 1967 20M6 2225 2364 248 Ters cegorI M M 487 645 23 1001 1170 1357 1536 1714 1802 2070 2248 2426 2004 2782 2M6 $ou$boax n? 3420 4014 400 5203 5797 8391 0085 757 8173 8767 O02 9M6O 10650 11144 1173 TUre J.J-C 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Pbmn w ion(P) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 TOa bos d feU 3420 4014 4000 5203 5797 O3U1 0M5 7579 8173 8787 O3=2 90 10550 11144 1173 eres 10045 12640 14747 1084 18550 20451 22362 24253 28156 20066 20W67 31858 33700 35661 3756 tonne 2730 3212 3007 4182 4037 5113 5586 083 53M 7014 7489 705 8440 8015 931 Volum coupe 15 ans Mmre 30302 Moyeu MicolSéent aWs 0,6 - 169 - ANNX" Page 45 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: KOUDOUGOU PAYS: BURKINA FASO Site prioritaire I HYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGIOUES Durée de la période 15 ans Superficie totale de la forèt 26.900 ha No. de compartiments 15 Compartiment moyen 1793,33 ha Catégories CI couvert forestier représentées Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégorie sur pied totale moyenne des 12,5 rr?/ha compartiments N 100% 18.800 ha 1.253,3 ha F: 66% 6.600 440,0 Productivité (m'/ha/an) M: 33% 1.500 100,0 Haute Moyenne Basse Sous-totaux: 26.900 1.793,33 1,0 0,83 0,5 J, J-C: 25% 0 0,0 P: 100% 0 0,0 Hypothèses diverses: Distribution égale de toutes les catégories de couvert dans chaque compartiment Un compartiment est récolté par année 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stères/1,O m' HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bûcherons 500 FCFA/stère au fonds d'aménagement forestier 300 FCFA/stère pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour le fonds de la coopérative 1610 FCFA/stère total prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou Produ escomplée P*ndrnfn Ygsirms 0,3 nr /ha/en 0 1 2 3 4 5 8 7 8 9 10 11 12 13 1 unit de bos conwnbG erWd Teref ca6godus N n 783 353 8674 9304 9014 10434 10064 11474 11904 12615 13036 1356 14075 14506 1511 Terms edégodes F 1815 108 2130 2383 2545 2728 2911 3003 3276 3458 3641 3824 4000 4100 4371 Terfs cougods M 20 248 20 331 372 414 456 497 53650 821 063 704 74e 78 Sois4awx n i 95 10500 11343 12067 12032 13576 14320 1084 150 18553 17297 180341 18785 19530 2027 TerMJ. J-C W 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 PlAnR» n(r 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ToWt bol w de f 9066 10699 11343 12067 12032 13678 14320 1064 15606 10653 17207 18041 18766 19530 2027 ets 31536 33016 3296 38679 41061 43442 4524 48206 S0587 52980 56350 57732 60113 82495 8487 tnnes 784 8479 8074 9670 10266 10661 1145e 12061 12047 13242 13838 14433 1502 1524 1621 - 170 - ANNEXE Page 46 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE: KOUDOUGOU PAYS: BURKINA FASO Site prioritaire Il HYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGIQUES Durée de la période 15 arn Superficie totale de la forét 20.100 ha No. de compartiments 15 Compartiment moyen 1340,00 ha Catégories de couvert forestier représentées Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégorie sur pied totale moyenne des 12,5 m'/ha compartiments N: 100% 7.700 ha 513,3 ha F: 66% 4.000 266,7 Productivité (m'/ha/an) M: 33% 8.400 560,0 Haute Moyenne Basse Sous-totaux: 20.100 1.340,0 1,0 0,83 0,5 J, J-C: 25% 0 0,0 P: 100% 0 0,0 Hypothèses diverses: Distribution égale de toutes les catégories de couvert dans chaque compartiment Un compartiment est récolté par année 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois de feu comimerciale 3,2 stères/1,0 m' HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bûcherons 500 FCFA/stère au fonds d'aménagement forestier 300 FCFA/stère pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour la fonds de la coopérative 1610 FCFA/stère total prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou %duffl =#ecompe Pndemnts méd@ s o.wP?//ha/an 0 1 2 3 4 5 e 7 a 9 10 il 12 13 1 (Un C» b3b c0muý rpaa TerNs catgoes N 3208 3421 3634 3647 400 4274 4487 4700 4913 5120 5330 5552 5765 5978 6191 Ters Cdégodes F 1100 1211 1321 1432 1543 1853 1764 1875 1985 200 2207 2317 2426 2539 24 Trrs colgods M 1155 1387 1620 1852 2005 2317 2549 2782 3014 3247 3479 3711 344 4176 440 sous4oau fWr 543 0019 6576 7132 768 0244 8000 356 912 1046 11024 11580 12137 12603 1324 TeeMsi JC Mi 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 PUanns(Pt ) 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 TOII boIsde Wu 5403 0010 676 7132 76M8 0244 & 800 M 358 9912 10468 11024 11580 12137 12003 1324 Muâs 17483 192M2 21042 22821 24001 26380 20100 29030 31710 33496 35278 37057 38837 40610 4239 tonnes 4371 4810 5200 5705 6150 605 7040 7465 730 8375 8819 9284 9700 10154 1060 - 171 - AMEXE Page 47 de 47 SCENARIO PRODUCTION D'AMENAGEMENT FORMATION NATURELLE. KOUDOUGOU PAYS: BURKINA FASO Site prioritaire 1iI HYPOTHESES TECHNIQUES ET BIOLOGIQUES Durée de la période 15 ans Superficie totale de la forêt 51.600 ha No. de compatments 15 Compartiment moyen 3440,00 ha Catégories de couvert forestier représentées Volume de bois Superficie Superficie Moyenne volume sur pieds Catégorie sur pied totale moyenne des 12,5 m'/ha compartiments N: 100% 0 ha 0,0 ha F: 66% 0 0,0 Productivité (m'/ha/an) M 33% 24.100 1.606,7 Haute Moyenne Basse Sous-totaux: 24.100 1.606,77 1,0 0,66 0,5 J, J-C. 25% 27.500 1.833,3 P: 100% 0 0,0 Hypothèses diverses: Distribution égale de toutes les catégories de couvert dans chaque compartiment Un compartiment est récolté par année 50% du volume sur pied est ramené lors de chaque coupe de bois de feu commerciale 3,2 stères/1,0 m HYPOTHESES DE REVENUS SUR BASE DES PRIX OFFICIELS 610 FCFA/stère aux bûcherons 500 FCFA/stère au fonds d'aménagement forestier 300 FCFA/stère pour le permis de coupe 200 FCFA/stère pour le fonds de la coopérative 1610 FCFA/stère total prix officiel à la production pour le bois de feu 4320 FCFA/stère prix officiel de détail à Ouagadougou ProductMé conp<ée Rmndwrnns naéd ets 0,66 3/ha/an 0 1 2 3 4 5 a 7 8 9 10 il 12 13 1 un8é de bois cormrcialW TempenucalugMoeNr0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 TerM clégodes F 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Tere. caégodes M 3314 3844 4374 4%04 5435 565 6495 7025 7555 8086 8816 9146 976 10206 1073 Sou$-tiaux n? 3314 3844 4374 4804 5435 506 0495 7025 7555 8086 0816 9146 9076 10206 1073 T«Mee J, J-C r 26 3470 4075 4680 5285 5800 6495 710 7705 8310 8015 9520 10125 10730 1133 Planm*gbm (P) i 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 TOW bos d feu ffè 6178 7314 6449 9584 10719 11854 12900 14125 15280 1630 17530 186 19001 20036 22071 gires 19771 23403 27036 306»0 34301 37934 41567 45190 40832 52464 56007 59730 83362 6M000 7062 tonnes 4943 5851 6750 7667 8575 9483 10392 11300 12206 13116 14024 1432 15041 16749 1765 - 172 - Annexe XI Page 1 de 1 PROFIL D'UN PLAN DE GESTION DE BASE Information de Base Nom de la Forêt/Titre du Projet Participants Plan préparé par ; Approuvé par Date Période couverte par le Plan (années d'exploitation) Information de Référence Localisation de la forêt/carte/topographie Site, avec détail du compartimentage Usage antérieur Conditions locales affectant la forêt Usage prévu de la production Information concernant les accords de gestion participative Type de Couvert Type(s) de forêts avec zones/pourcentages par type Historique et condition du peuplement Information liée au volume sur pied par compartiment Information sur la croissance et le rendement (si disponible) Gestion Actuelle Objectifs du plan d'aménagement Restrictions et circonstances spéciales Méthodes de coupe/réglementation Rotation/cycle de coupe Plan de régénération Plan de protection Plan de réhabilitation/restauration (s'il y a lieu) Plan de paturége Gestion des produits secondaires Quelques éléments majeurs d'un plan de gestion RENTABILITE DE GESTION DES FORMATIONS NATURELLES Volum moyen un n par ha. = 12,5 Productivité annuelle en ar par ha. - 0,83 Période de rotation de 15 ans Total hectares - 15 Cas 1: coupe annuelle pour les 15 premièrese anmées de gestion - 501, à partir d* 1R 15ième année - 1002 Cas II: Idem que Cas 1, mais avec un défrichament de 100% sur chaque champ à partir de la lère année Rendements annuela en mr Année 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 il 12 13 14 15 12,5 13,33 14,1d 14,99 15,82 16,65 17,48 18,31 19,14 19,97 20,8 21,63 22,46 23,29 24,12 12,45 Aménagé 6,25 5,665 7,08 7,495 7,91 8,325 8,74 9,155 9,57 9,985 10,4 10,815 11,23 11,645 12,06 18,7 Non-aménagé 187,5 0 0 0, o o O o 0 0 124,5 0 0 0 0 0 Ecart -181,2 6,665 7,08 7,495 7,91 8,325 8,74 9,155 9,57 9,985 -114,1 10,815 11,23 11,645 12,06 18,7 Somno totale 23770 Couvert forestier restant: 87,15 Ecart 2 -175 13,33 14,16 14,99 15,82 16,65 17,48 18,31 19,14 19,97 -103,7 21,63 22,46 23,29 24,12 12,45 Somme totale 2 6918.0 Couvert forestier restant: 87,15 . Hausse +20% 7,5 7,998 8,496 8,994 9,492 9,99 10,488 10,986 1,484 11,982 12,48 12,978 ]3,478 13,974 14,472 22,44 Baisse-20% 150 0 0 0 0 0 0 0 0 0 99,6 0 0 0 0 0 -142 5 7 9 e a ee4 0 497 9 e 4an in enn 11 4aa 11 es? -87 17 17 974 1 6 13 e. Année 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 12,45 12,45 12,45 12,45 12,45 12,45 12,45 12,45 12, 45 12, 45 12,45 12,45 12, 4 12,45 12,45 Aménagé 19,115 19,53 19,945 20,36 20,775 21,19 21,605 22,02 22,435 22,85 23.265 23,68 24,095 24,51 28,45 Non-aména4 0 L 0 0 124,5 0 0 0 0 0 0 0 0 0 124,5 Ecart 19,115 19,53 19,945 20,36 -103,7 21,19 21,605 22,02 22,435 22,85 23,265 23,68 24,095 24,51 -98,05 Somme totale Ecart 2 12,45 12,45 12,45 22,45 -112,0 12,45 12,45 12,45 12,45 12,45 12,45 12,45 12,45 12,45 -112,0 Somme totale 2 gausse +201 22,938 23,436 23,934 24,432 24,93 25,428 25,926 26,424 26,922 27,42 27,918 28,416 28,914 29,412 31,74 baisse -201 0 0 0 0 99,6 0 0 0 0 0 0 0 0 0 99,6 ar 27 946 ?> 136 71 ee 74 427 -7 67 a 6 74.076 76 9A 2.977 7 7 ela22 7a& 1 791 7".612 -67 86 87 14 Soma totale 1499,7 Taux de rentabilité interne 0,0416 y compris valeur du couvert foreâtier restant: Taux de rentabilité int*rne - 0.0614 Z.8. Le calcul de la valeur économique de la gestion forestière tient compte uniquement de l'impact du volume d'aaénagement à long terme. Il ne tient pas compte des coûts de la main-d'oeuvre et du matériel lié à l'aménagement forestier ni des bénéfices extérieurs, p.ex. L'accès continu aux plantes médïcinalesa résultant d'un environnement bénéfique. - 174 - Annex.XXII Page 1 de 10 PROPOSITIONS DE PROJET: DESCRIPTION DETAILLEE Pro et d'Economies du Bois de Feu Urbain 1. Le problème: Les programmes précédents d'économies pour le bois de feu urbain n'ont pas tenu compte de manière adéquate des besoins et des motivations du consommateur lors de l'achat et de l'utilisation d'un foyer et ont, de ce fait, été des instruments inefficaces pour la promotion à long terme des économies de combustible. Ils n'ont également pas pris en considération le potentiel d'économies énergétiques parmi les groupes de la populat.on qui continuent à utiliser les méthodes traditionnelles de cuisson. 2. Ces programmes ont également accordé trop peu d'attention à la consommation de bois de feu et de charbon de bois dans le secteur traditionnel urbain et au rôle potentiel que ce secteur pourrait jouer pour faire connaître les avantages d'un équipement et d'un comportement orientés vers l'économie d'énergie. On estime que le secteur traditionnel représente près de 20% de la consommation urbaine totale en bois de feu, chiffre que l'on peut s'attendre à voir augmenter au fur et à mesure de la croissance démographique. Les activités telles que la transformation des denrées alimentaires et les restaurants de bords de route en sont l'illustration. De plus certaines activités du secteur traditionnel pourraient fort bien passer aux combustibles modernes si- elles étaient confrontées aux incitations appropriées. 3. Les brasseurs du secteur traditionnel, en général des femmes, sont de sérieux candidats pour les campagnes d'économies d'énergie. Ils représentent 12% de la consommation urbaine totale en bois de feu et 60% de la consommation en bois de feu du secteur traditionnel. Quoique peu important en nombre, ces producteurs utilisent de grandes quantités de bois de feu dans leur processus de production. A ce jour, les mesures d'économies d'énergie visant ce groupe ont été rares, nonobstant l'existence sur le marché d'un foyer commercial, le Burkido, pour la production de bière. 4. L'approche proposée: Le projet proposé comprendrait trois composantes: (a) Sur base des études de commercialisation, de diffusion des foyers en milieu urbain et des campagnes d'économies d'énergie qui seraient mises au point pour chacun des quatre principaux centres urbains, l'utilisation de techniques et d'approches contemporaines en matière de publicité. Les campagnes seraient conçues suivant le schéma de la consommation énergétique de chaque ville et auraient pour objectifs: (a) d'accroître les ventes de foyers; (b) de renforcer les économies d'énergie en mettant l'accent sur l'utilisation correcte et l'entretien des foyers au bois de feu; et (c) d'étendre la conservation de l'énergie en renforçant les opportunités - 175 - Annexe XIII Page 2 de 10 d'économies énergétiques dans les pratiques traditionnelles de cuisson. Des mécanismes de contrôle seraient mis au point afin d'évaluer la performance de chaque campagne et une évaluation des résultats serait effectuée afin d'établir l'impact de ces campagnes. La formation serait assurée afin de garantir le développement d'une capacité de contrôle à longue échéance. (b) Une enquête sur les principales activités du secteur traditionnel consommant des combustibles de la biomasse serait menée afin d'identifier les activités et les acteurs à forte intensité énergétique, la nature et l'ampleur de leur consommation de la biomasse, les perspectives de substitution du combustible, les incitations nécessaires pour développer des techniques de production d'un meilleur rendement énergétique et pour encourager la transition aux combustibles alternatifs ainsi que tout autre mesure visant à accroître la productivité ut les revenus. Une stratégie et un programme d'actions seraient définis et des opérations pilotes seraient financées. Un séminaire serait organisé dans le pays à la fin du projet pour présenter les résultats et les conclusions préliminaires des activités pilotes, (c) Un programme de diffusion sera mis au point pour faire connaître le foyer Burkido aux dolotières des centres urbains et comprendra (i) une campagne de ventes, (ii) la formation pour l'utilisation et l'entretien, (iii) l'établissement d'une petite ligne de crédit pour stimuler les ventes de foyer, (iv) l'identification d'autres mesures en vue d'améliorer l'efficacité de la production de bière (p.ex., la formation contre l'analphabétisme, la comptabilité de base, l'organisation de coopératives), et (v) le développement de mécanismes de contrôle afin de réaliser les économies d'énergie projetées. 5. Dispositions de mise en oeuvre: Le MET serait l'agence chargée de la mise en application et collaborerait avec les ONG à l'élaboration des programmes de foyers. Le Ministère du Commerce et l'IBE, en collaboration avec les ONG, seraient les agences responsables de la mise en application d'un programme d'action pour le secteur traditionnel urbain et les activités de foyers améliorés pour les dolotières. Une assistance technique nationale et expatriée, limitée, (p.ex., pour la conception des campagnes publicitaires) sera nécessaire, comprenant notamment un expert en publicité/média, un sociologue, un économiste familial, un économiste, un expert en formation, un expert en entreprises de petite envergure et un technologue en foyers. Estimation du coût total: 1.500.000 $US Période de mise de oeuvre: 2 ans Source de financement: à identifier - 176 - Annexe XIII Page 3 de 10 Evaluation de Beoine Institutionnels et de Foration 6. Le problème: Une multitude de ministères sectoriaux et d'agences publiques opère dans les secteurs de l'énergie des ménages et de la gestion des ressources naturelles. L'expansion des activités pilotes exécutées dans le cadre du Programme de Gestion des Terroirs Villageois à un programme à l'échelle nationale et la préparation d'un Plan National d'Action Ecologique accentueront le besoin d'une coordination et d'une coopération entre agences. 7. L'approche proposée: Une analyse des responsabilités et des activités ues ministères et des agences du secteur de l'énergie ménagère sera effectuée conjointement à une évaluation de leur aptitude à exécuter leur mandat en termes de disponibilité de main-d'oeuvre et de compétences et de l'expérience nécessaire pour entreprendre un programme d'énergie ménagère élargi aux activités tant du côté de la demande que du côté de l'offre. L'étendue de l'aide éventuelle que pourront apporter les ONG se trouvant dans le pays sera évaluée. Cette analyse sera exécutée dans une optique d'approche participative qui réunira le personnel des ministères et agences concernés et celui des ONG afin d'identifier les problèmes et de développer des solutions appropriées, y compris les besoins en formation à court et à long terme là où cela s'impose. 8. Dispositions de mise en oeuvre: Le Ministère du Plan aura la responsabilité d'ensemble pour l'exécution du projet et assurera la coordination avec les ministères et agences concernés (Ministère de l'Environnement et du Tourisme, Ministère de l'Agriculture, Ministère du Commerce, IBE, et autres agences pouvant êtrc identifiées en cours d'étude). Une assistance technique locale et expatriée sera nécessaire et comprendra deux consultants expérimentés en méthodologie d'ateliers de planification de programmes, un spécialiste en énergie ménagère, un forestier et un expert juridique. Cette évaluation sera exécutée dans le contexte du cadre organisationnel qui sera établi pour mettre en oeuvre le Projet de Gestion des Ressources Naturelles soutenu par les bailleurs de fonds qui sera évalué en juin 1990. Estimation du zoût total: 100.000 $US Période de mise de oeuvre: 12 mois Source de financement: à identifier - 177 - Annexe111 Page 4 de 10 Prolet de Renforcement de l'infrastructuM du GPL 9. Le problème: Bien que la consommation du GPL dans le secteur ménager soit actuellement limitée à une minorité de la population urbaine, la croissance démographique rapide sera accompagnée d'une hausse de la demande. Afin de satisfaire cette demande, des investissements d' infrastructure seront requis pour étendre la capacité de manutention. 10. Approche proposée: Un financement sera nécessaire pour: (a) lIextension de la capacité d'entreposage au dépôt de Bingo de deux "cigares" (chacun d'une capacité de 50 tonnes) (200.000 $US); (b) l'équipement pour l'entretien des bouteilles et une installation manuelle de peinture (50.000 $US); et (c) l'installation d'une chaine de remplissage manuel d'une capacité de 700 tonnes pour les bouteilles de 3 kg et 6 kg (25.000 $!JS). 11. Dispositions de mise en oeuvre: La SONABHY sera désignée comme agence de mise en oeuvre et soumissionnera pour les travaux de génie civil. Estimation du coût total: 275.000 $US Période de mise de oeuvre: 12 mois Source de financement: à identifier - 178 - Annexe III Page 5 de 10 Prolet d. Développement et de Promotion des Foyers au GPL 12. Le problème: Il existe de formidables barrières psychologiques et culturelles à une utilisation accrue du GPL parmi les ménages qui possèdent déjà un foyer au GPL. Ces obstacles doivent être éliminés pour s'assurer que la population soit mise au courant des avantages du GPL et qu'elle en intensifie l'utilisation. En outre, les modèles de foyers au GPL actuellement sur le marché sont mal adaptés aux différentes marmittes utilisées pour la cuisine burkinabée, des ajustements sont nécessaires pour assurer son adaptation. De plus, une part importante de la population urbaine qui n'est pas encore familiarisée aux avantages du GPL sera forcée de passer à ce type de combustible à long terme. 13. L'approche proposée: Une campagne de publicité sera développée et lancée afin de familiariser les groupes de la population à revenus plus élevés aux avantages du GPL et de promouvoir une utilisation plus répandue parmi les ménages qui utilisent déjà du GPL. Des enquêtes seront également menées pour identifier les ajustements nécessaires pour que les modèles de foyers au GPL soient compatibles aux différentes marmittes utilisées pour la cuisson. Une assistance technique nationale et étrangère sera requise comprenant notamment: un technologue de foyers, un spécialiste en publicité et un sociologue. 14. Dispositions de mise en oeuvre: La SONABHY sera chargée de coordonner les activités d'exécution avec l'IBE et les compagnies pétrolières privées. Estimation du coût total: 75.000 $US Période de mise de oeuvre: 10 mois Source de financement: à identifier - 179 - Annexe XIII Page 6 de 10 Options pour la Promotion du Kérosène 15. Le problème: Il existe plusieurs obstacles à la pénétration à grande échelle du kérosène. Le premier est l'absence de foyer au kérosène adapté aux besoins de la cuisson locale. Le deuxième concerne le prix du kérosène: l'avantage du prix du kérosène aux stations-service est largement érodé par les marges importantes de la chaîne de détail. Etant donné les coûts élevés des opérations de détail, la réduction des marges des détaillants ne peut être retenue comme option. Une réduction de ces coûts ne pourra être réalisée qu'en améliorant le service des grossistes, p.ex. en desservant directement les magasins de détail à partir de pompes fixées sur de petites camionnettes. 16. L'approche proposée: Deux composantes devront être développées. La première s'occuperait de tester les modèles de foyers au kérosène tant en laboratoire que sur le marché afin d'assurer une efficacité énergétique optimale et une acceptation par le consommateur. Une campagne de promotion du kérosène sera mise sur pied. La seconde composante consistera en une étude ayant pour but d'examiner et d'analyser la structure réelle du coût de détail du kérosène, les niveaux actuels des ventes hebdomadaires et d'identifier et de faire des recommandations quant aux moyens existants pour saisir les avantages de prix du kérosène par le biais d'une amélioration des services grossistes. 17. Dispositions de mise en oeuvre: L'IBE et la SONABHY seront responsables de la composante des foyers au kérosène. Les services d'un technologue de foyers, d'un sociologue et d'un expert publicitaire seront requis. La SONABHY sera également responsable de la campagne de promotion et s'occupera de recruter un expert en produits pétroliers pour mener à bien l'étude. Estimation du coût total: 100.000 $US Période de mise de oeuvre: 10 mois Source de financement: à identifier - 180 - AnnexeX Page 7 de 10 Ateller de Travall our l'Amélioration de la Coordination 18. Le problème: L'aménagement et la conservation des ressources naturelles requiert une action collective de la part de plusieurs ministères et agences qui souvent n'ont que de rares occasions de collaborer. Un des problèmes-clés du succès de la stratégie proposée pour l'énergie des ménages urbains est l'établissement de mécanismes en vue d'assurer la récupération du bois qui provient du défrichement agricole. Dans la plupart des cas, les terres recherchées pour le développement agricole se trouvent dans des zones qui ont été identifiées comme étant prioritaires dans le cadre de plans d'aménagement forestier visant à assurer le ravitaillement urbain en bois de feu. Afin d'assurer la récupération du bois, des dispositions ont été arrêtées pour que les ministères responsables garantissent la disponibilité du bois comme source d'énergie. 19. L'approche proposée: Un atelier de travail de cinq jours sera organisé au cours duquel les responsables désignés par les ministères concernés s'engageront dans un processus participatif de planification et de prise de décision qui aura pour but d'identifier les problèmes et les contraintes liés à l'expansion de la production agricole tout en assurant une offre soutenue du bois de feu pour les populations rurales et urbaines à plus long terme. Des alternatives seront identifiées pour améliorer la coordination et la coopération inter-ministérielle sur cette question et un plan d'actions sera conçu et soumis à l'approbation du Comité Inter-ministériel de Lutte contre la Désertification. 20. Dispositions de mise en oeuvre: Le Ministère du Plan sera responsable de la gestion du séminaire et contractera les services de deux consultants expérimentés en méthodologie d'ateliers de planification. Le MET et le Ministère de l'Agriculture seront les principaux ministères participants. Estimation du coût total: 45.000 $US Période de mise de oeuvre: 6 semaines Source de financement: à identifier - 181 - Annexe XIII Page 8 de 10 Prolet de Gestion Vllageolse de Jachères Anciennes et des Terres Boisées Déaradées 21. Le problème: Face à une croissance démographique rapide, de nouvelles alternatives et des techniques de gestion plus efficaces doivent être identifiées et expérimentées. On trouve de vastes zones de jachères anciennes et de terres dégradées dans un rayon de 50 km des centres urbains fournissant du bois de feu à ces centres. Le bois de feu provenant de ces sites contribue déjà substantiellement à l'approvisionnement global. Il n'y a toutefois pas de programme de gestion formelle pour les ressources forestières se trouvant sur ces terres et elles sont exploitées sans tenir compte de la propriété ou de la durabilité. Bien qu'on ne dispose que de peu d'information sur la croissance, la production de biomasse et la gestion de ces terres dégradées, leur localisation à moins de 50 km du centre des villes offre une incitation économique à l'aménagement de tout surplus forestier. 22. L'introduction de techniques de gestion soutenable pour les jachères et les terres dégradées ainsi que pour les forêts nationales et les zones de domaine protégé nécessitera un renforcement institutionnel ainsi qu'un réalignement éventuel des fonctions et des responsabilités. Cet aspect de la gestion des ressources naturelles est examiné dans le cadre du Programme National d'Action Ecologique. Néanmoins, il y a un certain nombre de problèmes institutionnels qui peuvent être adressés à court terme conformément aux objectifs et aux directives du Plan. 23. L'approche proposée: Un projet sera entrepris en complément des expérimentations de gestion en cours dans les forêts nationales. Il prévoira de: (i) poursuivre la préparation de plans de gestion forestière pour les quatre zones urbaines d'approvisionnement, (ii) renforcer le cadre du MET par une série de mesures visant à identifier les besoins de formation du personnel du MET afin qu'il puisse exécuter un mandant élargi et (iii) tester la possibilité d'aménager une vaste zone de jachères anciennes et de terres dégradées situées à proximité de Ouagadougou. La clef de voute du processus de gestion sera la participation locale et le développement d'une collaboration entre les structures villageoises de gestion et le ministère national. 24. Le principal objectif serait de développer (ou d'améliorer) au niveau des villages l'usage multiple de la gestion des forêts, des jachères et des champs d'arbres dans des zones qui offrent un potentiel pour une production excédentaire de bois de feu pour les marchés de Ouagadougou. Les objectifs spécifiques de gestion pour chaque village seront déterminés par une évaluation des besoins et des souhaits locaux. Le deuxième objectif sera de développer des options de gestion pour les produits ayant été qualifiés d'importants par les villageois. Un plan de gestion forestière serait préparé par le MET en étroite collaboration avec les populations résidantes. Ce plan consisterait en directives techniques, sociales, financières et économiques pour la gestion des terres se trouvant dans la zone identifiée. Il serait mis en application par - 182 - XIII Page 9 de 10 une coopération de gestion qui serait créée dans le cadre du projet et qui serait composée de bénévoles d'un village local. Les droits et obligations de la coopérative et du MET, avec une attention toute spéciale en matière de régime foncier et de tenure des arbres, feraient l'objet d'un cahier des charges. L'expérience serait étroitement supervisée et des séminaires périodiques seraient organisés pour examiner les résultats et conclusions et discuter les implications de politique. 25. Le projet aurait trois composantes: le renforcement institutionnel, la planification d'une gestion forestière et la gestion d'une zone pilote de jachères anciennes et de terres dégradées. (a) &nforcement instittio.nnel: Cette composante aiderait (i) à la création d'un Groupe de Travail pour le Bois de Feu Urbain, (ii) à l'identification des problèmes de personnel et de formation dans le cadre d'un séminaire d'évaluation des besoins qui sera organisé par le personnel du MET, (iii) à la conception de programmes de formation à court et à long terme pour le personnel forestier national et local, (iv) à l'établissement d'un système informatisé de supervision et de contrôle pour les permis de transport et la formation du personnel local pour son opération, et (v) à la rationalisation du système de recouvrement des amendes forestières. (b) Planification de la gestion forestière: Cette composante comprendrait (i) l'imagerie satellite et la préparation de cartes délimitant les sites de gestion forestière dans les quatre zones urbaines d'approvisionnement, (ii) la définition d'un cadre administratif/juridique pour la création de coopératives de gestion des formations naturelles au sein de la structure de gestion des terroirs villageois ainsi qu'un modèle d'accord établissant les droits et les obligations du Gouvernement et du réseau de coopératives, (iii) la conception d'un programme de recherche en gestion forestière comprenant, entre autres, l'établissement de parcelles permanentes d'échantillonnage pour la collecte de données relatives à la réaction des espèces au traitement, aux techniques de gestion sylvi-pastorale et à l'impact du paturage sur la productivité forestière, le développement de directives de terrain pour la préparation des plans de gestion forestière et (iv) l'examen du cadre réglementaire existant et des recommandations pour le modifier/consolider/supprimer ainsi que l'organisation d'un séminaire à l'échelle nationale pour le personnel concerné sur leur interprétation et leur mise en application. (c) Expérimentation pilote de gestion villageoise des Jachères et des terres dégradées: Une zone pilote couvrant environ 20.000 hectares de sites agricoles marginaux a été identifiée dans une région située entre 20 et 40 km au nord-ouest de Ouagadougou. La terre appartient en grande partie à la communauté et les différends sont réglés par le chef du village. Le bois mort pour la combustion est ramassé tout au long de l'année par les femmes et est utilisé principalement pour - 183 - Annexe XIII Page 10 de 10 l'auto-consommation; rien n'est vendu. Les courtes et longues perches pour la construction sont récoltées en début de saison sèche et coupées lorsqu'elles sont encore vertes. Les activités comprendront: la gestion des terres boisées pour le bois de feu et le bois d'oeuvre, la gestion des champs et forêts d'arbres fruitiers, la production de produits forestiers secondaires comme par exemple l'écorce, les graines, les feuilles, les racines, les fleurs, etc.., la gestion des pacages et des brûlis, les jachères projetées et l'aménagement et la restauration des sites dénudés. 26. Dispositions de mise en oeuvre: La Direction des Forets et du Reboisement (D/EF) du MET sera la principale agence d'exécution et assurera la liaison avec les autres institutions burkinabées du secteur rural. Estimation du coût total: 5.000.000 $US Période de mise de oeuvre: 5 ans Source de financement: à identifier ANNEXE XIV Page 1 de 1 IMPACT SUR LA DEMANDE EN BOIS DE FEU DES INTERVENTIONS DU COTE DE LA DEMANDE Année 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1996 199 1997 1998 Total demande bois de feu 4 villes 275574 298397 323229 350252 379966 411692 446568 484556 525945 571047 620205 673796 Total demande urbaine 331473 356086 382763 411691 443071 477126 514096 554245 597864 645267 696801 752843 Demande après prog. foyers améliorés 331473 356086 382763 411691 433231 462974 494925 529252 566136 606772 648366 694141 Demande après prog. GPL 331473 356006 382763 411691 433231 460642 489788 520778 553728 588763 626015 665624 Demande après prog. GPL & kérosène 331473 356086 382763 411691 433231 459122 486559 515637 546452 579109 61371' 650394 Progression taux de croissance 0,05976 1990 2000 Hausse demande Tolal demande urbaine 411691 880145 468455 Demande après prog. foyers améliorés 411691 796202 384511 Zone de chevauchement 341157 Demande après prog. GPL & kérosène 411691 735618 323927 83943.63 Economies additionnelles fc,yers améliorés 932 3913 7473 11699 16687 22546 29400 37389 Economies foyers améi1oré y inclus autres villes 1088 4535 8603 13382 18969 25476 33031 41775 Economies du secteur tradilonnel 8752 9617 10567 11611 12759 14019 15404 16926 Economies totales foyers améèlIorès 9840 14152 19170 24993 3 ý727 39496 48435 58702 Economies additionnelles promotion GPL impact promotion GPL sur programme foyers améliorés Addition nette promotion GPL Economies additionnelles kérosène & GPL Impact sur économies foyers zméllorés Economies nettes promotion GPL & kérosène Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Demande totale bois de feu 4 villes 732231 795959 865473 941312 1024067 1114384 1212970 1320600 1438124 1566470 1706656 1859798 Demande totale urbalne 813807 880145 952353 1030973 1116597 1209875 1311516 1422300 1543078 1674783 1818435 1975154 Demande après prog, foyers améliorés 743331 796202 929898 1006299 1089874 1180919 1280128 1388261 1506148 1634701 1774915 1927884 Demande après prog. GPL 707740 760350 Demande après prog. GPL & kérosène 689262 735618 Progression taux de croissance 0,05976 Demande totale urbaine Demande après prog. foyers améliorés Zone de chevauchement Demande après prog. GPL & kérosène Economies addition, loyers améliorés 46677 57433 Economies foyers améliorés y inclus autres vies 51877 63508 Economies du secteur trad. 18599 20436 22455 24674 27112 Econ. lot. foyers améiorés 70476 83944 22455 24674 27112 Economies addition. promotion GPL 45615 Impact promotion GPL sur prog. foyers améliorés 9764 Addition nette promotion GPL 35851 Economies addition. kérosène & GPL 77814 impact sur écon. foyers améliorés 17230 Econ. nettes prom. GPL & kérosène 60584 VALEUR ECONOMIQUE DES PROGRAMMES DE FOYERS AMELIORES Total pour Ouagadougou, Bobo-DiouLasso, Koudougou, Ouahigouya Foyers par utilisateur: 1,9 Durée de vie moyenne: 3 ans Economies de bois de feu par an et par foyer: 235 kg = 5875 FCFA Valeur économique d'un kilo de bois de feu: 25 FCFA Coût du foyer malgache: 300 FCFA Coût moyen du foyer amélioré métallique: 1125 FCFA 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 TOTAL Population des 4 vitles 709311 779392 856396 941008 1033979 1136136 1248386 1371727 1507254 1656870 1819800 Ménages des 4 viltes 84442 92785 101952 112025 123093 135254 148617 163301 179435 197246 216643 Taux de pénétration inchangé 0.35 0.35 0.35 0.35 0.35 0.35 0.35 0.35 0.35 0.35 0.35 Taux de pénétration avec progression 0.35 0.395 0.44 0.485 0.53 0.575 0.62 0.665 0.71 0.755 0.8 Utilisateurs de foyers sans programne 29555 32475 35683 39209 43082 47339 52016 57155 62802 69036 75825 Utilisateurs de foyers avec programme 29555 36650 44859 54332 65239 77771 92143 108595 127399 148921 173314 Nouveaux foyers sans programme 4400 5548 6096 6698 7360 8087 8886 9764 10729 11845 12899 92314 Nouveaux foyers avec progranne 4400 13481 15597 17999 20724 23811 27306 31259 35727 40892 46347 277543 Foyers de remptacement sans programme 4000 4200 4400 4400 5548 6096 6698 7360 8087 8886 9764 69441 Foyers de remplacement avec programme 4000 4200 4400 8400 9748 10496 11098 12908 14184 15585 17125 112144 Total foyers vendus sans programme 8400 9748 104% 11098 12908 14184 15585 17125 18817 20731 22663 161755 Total foyers vendlus avec programme 8400 17681 19997 26399 30472 34307 38404 44168 49911 56477 63472 389688 Nouv. foyers suppl. grâce au programe 0 7933 9501 11301 13363 15723 13420 21495 24998 29048 33449 185230 Foyers de remplacement suppl. 0 0 0 4000 4200 4400 4400 5548 6096 6698 7360 42703 Total foyers supplémentaires 0 7933 9501 15301 17363 20123 22820 27043 31094 35746 40809 227933 Econnmies suppl. de bois de feu/tome 0 932 3913 7473 11699 16687 22546 29400 37389 46677 57433 234150 Valeur économies comb. en millions FCFA 0 23 98 187 292 417 564 735 935 1167 1436 5854 Coût des foyers en millions FCFA 0 7 8 13 14 17 19 22 26 29 34 188 Coûts promotions en millions FCFA 0 30 30 30 30 30 30 30 30 30 30 300 Valeur nette du prog. en millions FCFA 0 (13) 60 144 248 371 515 683 879 1107 1372 VAN à 10% de taux d'escompte 2595 mil FCFA = SUS 8650 mil. Taux de rentabilité interne 569,27% 스 IBRD 22469 31 2'30' 2 M A L I Ban -14" TO Koro é Ing e Men Tou Toulfe /1ý . Kqymbri 0 lid Babo Tiou Titao 2' IV Benh Bango OUAHIGOUYA -13'30' 0 Konga Sissamba Lougo Segenega 13'30'- Ramsa To Kofýgouss! ý,,Zagore Kiernbara Gourc! 0 1,0 2ý 30 To Tougan KILOMETERS To Y.7 k o --13' 13-- BURKINA FASO LAND USE AND FORESTRY RESOURCES (NOVEMBER 1987) OCCLIPA TION DLI 50ý £T DES RESSOLIRCES FORESTIERES (NO VEMBRE 198) ACTUAL AND POTENTIAL 5UPPCý ZONES FOR OUAHIGOUYA ZONES DAPPROVISIONNEMENTACTUELIE ET POTENTIME POUR n11Å1H1GOLIYA fh,ý nip bis p ah% ,,4k- Thý Supply Zone Boundary Rivers ,,hn1,ýn,- R" Priodty Zones for Forertry iNvianage~t National Capilal - thý. Roads: Region Capital -h brd- GJpitale Régiondle Paved Iniportant Villages Bituméc Villages Importants NIGERIA Unpaved 0 Villages m A i i Ordinåke ila,-es Upgraded Class A International Boundaries BURKINA FASO Clisse A Améliorée Frontikes Intermtiomleý; Upgraded Class B Ouagadougou 131BENIN CHANA 1ý 2 30' 2 jjC0TEDIVOIRE L l l i july 1991 IBRD22470 10-3- To Få M A L l To Béna NIGER KoukaBURKINA KoukaFASO uagadougou To Békuy Koun- Dougou G D and v iCOTE DlVOIRE Dande' Bala To H-ouno'é Bama •Satiri Karigunde Banzo Bobo-Dio assoY'",o Kolumbia Orodara nKelesso.' ouýssiana t P Bondigui 0ii>bo"'ý To Banfora BURKINA FASO' LAND USE AND FORESTRY RESOURCES (OCTOBER - DECEMBER 1987) OCCUPATION DU SOL ET DES RESSOURCES FORESTIERES (OCTOBRE -DECEMBRE 1987) - ACTUAL AND POTENTIAL SUPPLY ZONE FOR BOBO-DIOULASSO o - ZONE D'APPROVISIONNEMENT ACTUELLE ET POTENTIELLE POUR BOBO-DIOULASSO Supply Zone Boundary Rivers imite de la Zone d'Approvsionnement Cours d'Eau Priority Zones for Forestry Managernent Region Capital Zones Pooritaires d'Aménigement Forestier Capitale Régionale important Villages ROADS-,() 11 ROUTES ilages importants Paved Forest Plantations Bitumée Plantations Forestiéres Unpaved National Forests Ordinaire Domaine Classé Upgraded Class A International Boundaries Classe A Améliorée Frontiéres Internationales n1 b, Upgraded Class B y ? C/asse BAmé/iorée 0 10 20 30 KILOMETERS =",h,faa,,,dr,' Z' thI -pf -i ,TI,d .at 1, ii R",i ih ~ld i h, i, 1iiyo n oo- 30-uly i 99 July 1991

Informations clés
Type de document ESMAP Paper
Date d'adoption
Source Banque mondiale