Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU' A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 8079-SE RAPPORT D'EVALUATION SENEGAL PROJET DE SERVICES AGRICOLES LER FEVRIER 1990 Division De L ' Agricu1ture D,e.parteDleIlt du Sahel Ilegion Afrique TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION De present document fait I'objet d'une dirfusion restreinte, et ne peut etre utilise par ses de~,tinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut etre autrement divulluee sans I'autorisation de la Banque Mondiale. KONNAIE Unite monetaire Franc CFA (FCFA) 1 dollar 324 francs CFA (cours de decembre 1989) DTS 1,32 dollar POIDS ET KESURES Systeme metrique ANNEE BUDGETAIRE DU GOUVERNEKENl ler juillet - 30 juin A N'UTILISER QU' A DES FINS OFFICIELLES SENEGAL PROJET DE SERVICES AGRICOLES RAPPORT D'EVALUATION Table des matieres ABR2VIATIONS ET SIGLES i RESUME DU CREDIT ET DU PROJET ii DOC'JMENTS CONTENDS DAt~S LE DOSSIER DU PROJET iii 1. GENERALITES 1 A. Introduction 1 B. Le secteur agricole 2 C. Objectifs et strategie du Gouvernement 3 D. Institutions sectorielles ..... 4 E. Operations de pret et strategie de la Banque 7 F. Programme pilote d' amelioration des services d'appui aux agriculteurs (PAGRI) ..... 8 II. VULGARISATION AGRICOLE ET AUTRES SERVICES D'APPUI 9 A. Vulgarisation agricole 9 B. Recherche agronomique 10 C. Commercialisation et credit 12 D. Enseignement agricole 13 E. Programmes d'alphabetisation fonctionnelle 13 F. Associations de producteurs 14 II] . LE PROJET 15 A. Justification du projet 15 B. Conception et objectifs du projet 15 C. Description somma ire 16 D. Elements detailles du projet 17 1. Amelioration des services de vulgarisation pour l'agriculture et l'elevage . . . . . . . 17 2. Renforcement des associations de producteurs . . 23 3. Renforcement de la capacite analytique du Ministere du developpement rural 24 E. Cout et financement du projet 25 F. Passation des marches 26 G. Decaissements 29 . C ,e present document fait I'obj.et d'une dirrusio!1 restre!n.te. et ne peut eIre utilise .par ses ceslinataires que dans l'exerclce de leurs fonctlons offlcleiles. Sa teneur ne peut eIre :,utremcnt divulguee sans l'autorisation de la Banque Mondiale. ABREVIATIONS ET SIGLES ATAjATEj Agent technique d'agriculturejd'elevagej ATH d'horticulture CA Conseiller agricole CNCAS - Caisse nationale de credit agricole du Senegal DA Direction de l'agriculture (MDR) DE Direction de l'elevage (MRA) FONGS Federation des organisations non gouvernementales du Senegal 1M Inspections regionales de l'agriculture (DA) IREL Inspections regionales de l'elevage (DE) ISM Institut senegalais de recherches agricoles MDR - Ministere du developpement rural PAGRI Programme pilote d'amelioration des services d'appui aux agriculteurs PWA Programme national de vulgarisation agricole SAED Societe nationale d'amenagement et d'exploitation des terres du delta du fleuve Senegal et des val lees du fleuve Senegal et de la Falemee SODEFJTEX Societe pour le developpement des fibres textiles SODEVI Societe de developpement et de vulgarisation Agricole (Groundnut Basin Extension Agency) SRDR Societe regionale de developpement rural SENEGAL PROJET DE SERVICES AGRICOLES RAPPORT D'EVALUATION DOCUMENTS CONTENDS DANS LE DOSSIER DU PROJET 1. Pl'ogramme national de vulgarisation agricole. Document de proj ect, MDR, Dakar, 20 ;nars 1989. 2. Rapport d' evaluation du Programme pilote d' amelioration des services d' appu. au:{ agriculteurs (PAGRI), MDR, mars 1989. 3. D_agnostic et perspectives de la vulgarisation au Senegal, J. Morize et P. Sergi, FAO, Rome, avril 1989. 4. N,)uvelle politique agricole, MDR, Dakar, mars-avril 1984. 5. R~SSOLlrces humaines pour le developpement rural du Senegal, D. Kohli et J.D. I:tah, Union mondiale ORT, Geneve, janvier 1988. 6. L'organisation des appuis aux producteurs au Senegal, D. Gentil, CCCE, 1989. 7. T ::tbleaux detailles du cout du proj et, fevrier 1990. - iii - SENEGAL PROJET DE SERVICES AGRICOLES RESUME DU CREDIT ET DU ROJET Emprunteur Republique du Senegal Beneficiaires Agriculteurs et eleveurs, Ministere du developpement rural (MDR) Ministere delegue aupres du MDR charge des ressources animales (MRA) Montant 13,0 millions de DTS (17,1 millions de dollars) Termes Conditions habituelles, avec une echeance de 40 ans Description du projet Le present projet represente la prem1ere phase (quatre ans) d/un programme a long terme destine a ameliorer les services d/appui agricoles aux agriculteurs et eleveurs. Le projet aura pour objectif principal d/ameliorer les services de vulgarisation pour les cultures et 1/ elevageI sur la base de l'experience acquise pendant les activites pilotes entreprises pendant deux ans; la formation systematique sur le tas du personnel de vulgarisation a tous les niveaux, l' etablissement de liens organises entre recherche et vulgarisation ainsi que la mise en oeuvre minutieuse et le SU1V1 efficace seront des elements cles de cet obj ectif principal. Le proj et comportera deux elements secondaires : i) le renforcement des associations de producteurs grace a la formation dispensee a leurs animateurs et a un programme d'alphabetisation fonctionnelle; ii) le renforcement de la capacite d'analyse du MDR grace a une formation et a des services de consultants a court terme en matiere de formulation des strategies, preparation et evaluation de projets, suivi de la performance. Le projet prevoit le financement de vehicules, materiel, petite infrastructure, perfectionnement et formation du personnel et couts de fonctionnement. Taux de rentabilite economique Sans objet. Avantages et risques L'amelioration des services de soutien agricoles fournis aux agriculteurs et aux eleveurs contribuera a ameliorer - iv - Ie bien-etre d'un grand nombre de familIes rurales. Les services ameliores de vulgarisation concernant les cuI tures et l' elevage toucheront environ 60 % de la population rurale (360.000 familIes), mais il est impossible de prevoir combien de ces foyers adopteront les techniques recommandees. Les principaux avantages du projet seront les suivants : a) accroissement de la production des cultures et de l'elevage; b) accroissement de l'autonomie et de l'autosuffisance des agriculteurs et des eleveurs grace a l'alphabetisation fonctionnelle et a la formation a la gestion; c) amelioration de l' identification, des essais et de la justification de nouvelles techniques grace a la formation d' un grand nombre d'agents en matiere de communication, gestion et techniques; et d) renforcement des institutions grace a l'accroissement de la capacite des Directions de l'agriculture et de l'elevage a fournir des services de vulgarisation et de la capacite d'analyse du MDR. Les risques eventuels incluent i) la gestion et la formation inefficaces du personnel de vulgarisation; ii) un faible taux d'adoption, par les producteurs, des recommandations techniques et l'accumulation plus lente que prevu de technologies par les services de recherche; et iii) la possibilite d'un relachement dans la determination a long terme du Gouvernement et/ou des donateurs, laquelle est indispensable si l'on veut ameliorer de fa90n durable l' efficacite des services d'appui agricoles. Pour m1n1m1ser ces risques, un programme pilote de deux ans a ete entrepris et on a tenu compte dans la conception du projet des le90ns tirees de I' experience. L' execution et l' efficacite du proj et seront minutieusement suivies et il sera procede a un examen a mi -parcours apres deux ans d' execution, afin d'evaluer les progres realises par chaque organe d'execution et de determiner Ie rythme futur de l'expansion des activites du projet a d'autres regions du pays. - v REPUBLIQUE DU SENEGAL PROJET DE SERVICES AGRICOLES Estimation des couts et plan de financement Monnaie Plan de financement nationale Devises Total ----- millions de dollars Gouvernement 3,1 0,0 3,1 IDA U 11,4 Total 8,8 11,4 20,2 Decaissements estimatifs IDA (en millions de dollars) Ex. 91 Ex. 92 Ex. 93 Ex. 94 Montant annuel 6,2 4,2 3,4 3,3 Montant cumu1atif 6,2 10,4 13,8 17,1 - vi SENEGAL PROJET DE SERVICES AGRICOLES RAPPORT D'EVALUATION I. GENERALITES A. Ir:troduction 1.01 I.e Gouvernement sEmegalais a demande l' assistance de l' IDA pour amelio]'er le fonctionnement de ses services de vulgarisation agricole. Ce besoin a ete identifie a la suite d'une analyse des resultats du secteur agrico:.e, effectuee par le Gouvernement pour la periode couvrant la fin des annees 70 et le debut des annees 80, qui a abouti a la formulation de la NouveLe Folitique agricole (NPA). L' analyse a revele un recul de la produc".ivi:::e, qui s'explique essentiellement par l' approche su~v~e, caractlhrisee par une intervention excessive de l'Etat dans la production et les activi tes des producteurs agricoles. L' analyse a egalement indique l'inef.~ica:ite des liens entre la recherche agricole et les agriculteurs par le tru(hem,~nt du systeme de vulgarisation agricole et le niveau inadequat des servic"s d' appui a l' agriculture. Une reforme dans ce domaine a ete consid~ree comme essentielle a la realisation des obj ectifs de croissance sectorLelle et, en fin de compte, aux objectifs de developpement national. Pendan: l'exercice 87/88, le Gouvernement, avec l'assistance technique de l'IDA, a :ance des activites pilotes dans des domaines bien definis pour tester l' applicabilite des principes de base du systeme de formation et visite, dans le contexte senegalais. Ces tests ont donne des resultats positi Es Et ont aide a verifier les methodes et normes de travail que le Gouver1emEnt introduit actuellement a grande echelle. Le present projet vise a harIToni[er progressivement l'approche a la vulgarisation dans le pays, a amlHiorer les liens entre recherche et vulgarisation, et a renforcer les associaticns de producteurs. 11 permettrait egalement de renforcer la formulaticn des politiques et la capacite d'analyse du Ministere du developpement rural. 1.02 Le projet se concentrera specifiquement sur : Ci) la creation d'une capacite de planification, de programmation, de coordination et de su~v~ et evaluation des activites de vulgarisation agricole a l'echelon national; t) Ie renforcement des Directions de l' agriculture (DA) et de l'elevage (DE) pour leur permettre d'assumer progressivernent les activites de vulgarisation sur le terrain; - 2 c) l' amelioration des activites de vulgarisation de certaines societes regionales de developpement rural (SRDR), qui sont des entreprises parapubliques; d) le renforcement des associations d'agriculteurs; et e) la creation d'une unite d'analyse de la politique generale au sein du Ministere du developpement rural. Le projet sera execute sur quatre ans, au cout de 20,2 millions de dollars, finance par le Gouvernement et l'IDA. B. Le secteur agricole 1.03 Le Senegal a une superficie totale d'environ 200.000 km2 et une population qui compte a l'heure actuelle 7 millions d'habitants et augmente d' environ 3 % par an. En 1988, le PNB par habitant a ete estime a 630 dollars, soit le plus eleve des pays du Sahel. Cependant, depuis 1960, les taux de croissance du PIB au Senegal sont parmi les plus faibles des pays africains (2-3 % par an) non affectes par des guerres ou des troubles internes. Ces dernieres annees, l' agriculture , qui represente environ 20 % du PIB, a fourni en moyenne 22 % des recettes d'exportation et pres de 50 % des emplois. Plus de 93 % du revenu sectoriel total provient de l'agriculture en sec, l'arachide representant 75 % du revenu monetaire total pour une famille agricole typique. La presque totalite de la production du secteur rural provient de petites exploitations, mais 1a tai11e de l'exp1oitation, 1a disponibi1ite en main-d'oeuvre, 1a propriete du materiel agrico1e, 1a productivite et 1e revenu sont tres varies. Etant donne que sept Senega1ais sur dix tirent leur subsistance du secteur rural, ce secteur demeurera 1a principale source d'emp1oi et de revenu pour 1a grande majorite de la population dans un avenir previsib1e. 1.04 Depuis 1es annees 60, la moyenne des precipitations a non seu1ement flechi dans tout le pays, mais e11e est ega1ement devenue extremement variable d'une annee a l'autre. La superficie des terres arab1es est estimee a 3,8 millions d'hectares (soit environ 19 % de 1a superficie tota1e), dont environ 2,5 millions d'hectares sont cu1tives annuel1ement. L'agricu1ture extensive est encore predominante et 1a pression demographique provoque un raccourcissement constant des periodes de jachere. Les principa1es cultures sont l'arachide et 1e mi1/sorgho, suivis par le maYs, le riz, 1e coton, 1e niebe et 1e manioc. Les exportations agricoles, notamment 1e produit de 1a peche, demeurent d'une importance essentielle pour l'equi1ibre de 1a balance des paiements du Senegal, bien que les recettes d'exportation aient diminue en 1986-88 en raison de la baisse du cours mondial des arachides et du coton et de l'appreciation du franc CFA vis-a-vis du dollar. 1.05 Ma1gre des efforts considerab1es de modernisation, l'agriculture en sec se maintient proche du point de stagnation. Outre les conditions atmospheriques mediocres, le secteur est confronte a des obstacles dont 1es principaux sont : i) l'absence de dynamisme au niveau de la creation et de la diffusion de technologies agricoles; ii) la forte dependance du secteur rural a l'egard du mil/sorgho pour la consommation interieure et a l'egard de la production d'arachides pour 1es exportations, et 1es efforts limites - 3 de diversification des cultures; iii) l'absence d'un marche de capitaux et d' un systeme de credit fonctionnant bien; iv) la faible productivite des investissements publics a grande echelle; v) la mediocrite de l/environnement institutionnel en ce qui concerne l/identification et l'execution des projets; et vi) l'insuffisance et la faiblesse des associations de producteurs. C. 01;'j ectifs et strate~ie du Gouvernement 1.06 Les objectifs, la strategie et les politiques du Gouvernement dans Ie sec::eur rural ont evolue _en reponse aux changements enregistres dans la situat:.on economique et a la mediocrite des resultats du secteur. Au cours des anlees 60 et 70, les efforts deployes par I' Etat pour promouvoir la produc':ion agricole ont ete axes presque exclusivement sur Ie sous-secteur des a:achides. La distribution des intrants etait liee aux ventes d'arachides et les politiques de commercialisation des cereales ne favorL;aient pas la production d' excedents commercial is abIes . En conseq'lence, pour la plupart des agriculteurs, I' arachide etait la plus importlnte culture de rapport, les cereales restant des cultures de subsis:ance. 1.07 L'ajustement de l'economie devint inevitable a la fin des annees 70, lorsque la combinaison de plusieurs facteurs politiques financieres inadequates, programmes d'investissement exagerement ambitieux, emprunl:s :'nterieurs et exterieurs excessifs, deterioration des termes de l'echa:lge et secheresses successives - a plonge une economie deja affaiblie dans une crise serieuse. Pour faire face a cette situation, un programme d' ajusl:ement a ete introduit au debut des annees 80 pour restaurer l' economie du pay s g~ace a une gestion ferme de la demande globale. Toutefois, ces mesures n'ont pas suffi a eviter la deterioration de la situation financiere du pa:rs et l' accroissement de la dette exterieure. Un nouveau cadre d'ajustemEnt a donc ete formule OU Ie secteur agricole joue un role cleo Ce nouveau cadre se concentre sur l' allegement des contraintes cote offre et sur L. creation d'un environnement propice a la participation du secteur prive et ~ la reduction du role de l'Etat. 1.08 Dans ce contexte, Ie Gouvernement a publie en 1984 la Nouvelle politjque agricole (NPA) , dont l'objectif fondamental etait de promouvoir l'autcsuf::isance alimentaire, tout en consolidant les gains procures par les cultules ~ndustrielles. La Nouvelle politique agricole s'articule sur cinq elemerts principaux: i) organisation et participation active des producteurs, et du secteur prive en general, avec reduction simultanee du contre Ie de l' Etat; ii) reorganisation et reduction de l' intervention de l' Etat; iii) amelioration de l' offre d'intrants grace a la fourniture de moyem financiers adequats; iv) amelioration de l' organisation et de la gesti(.n; et v) reduction des pertes pre- et post recoltes par l'intE:nsi:ication de la lutte phytosanitaire. Ainsi l'objectif principal de la NP\ e~;ait de reorienter les reformes afin de mettre l' accent sur la gesti{,n de I' offre et de la demande. - 4 D. Institutions sectorielles 1.09 Le Ministere du developpement rural (MDR) assume la responsabilite globale du secteur, mais plusieurs autres ministeres, notamment Elevage (MRA), Protection de la nature (MPN) , Ressources hydrauliques, Developpement social, Interieur et Travaux publics, ont chacun une certaine responsabilite en matiere de developpement rural. Bien que les ministeres soient essentiellement charges des prises de decisions, la mise en oeuvre de ces politiques depuis l' accession du pays a l' independance a ete confiee a plusieurs Societes regionales de developpement rural (SRDR), qui sont des organismes parapublics, plutot qu'aux Divisions ministerielles, chaque societe etant chargee de l'execution de programmes de developpement rural dans une zone geographique donnee. En outre, les capacites du MDR en matiere de prise de decisions, de selection des investissements et de suivi des resultats ne sont toujours pas assez deve1oppees; 1es agences d'execution ont joue un grand role dans des decisions d'investissement et leur performance n'a pas ete suivie de maniere systematique. Qui plus est, l'e1aboration de 1a po1itique, necessairement interministerie11e dans un pays OU 70 % de la population depend de l' agriculture , a souffert du manque de dynamisme du MDR. 1.10 Le Ministre du deve10ppement rural supervise cinq directions : Direction de l' agriculture, Direction de 1a protection des vegetaux, Direction de l'action cooperative, Direction de 1a production et du controle des semences et Direction de l'administration genera1e. Pris globa1ement, 1e MDR emp10ie 740 personnels techniques. A l'heure actuelle, une reorganisation du Ministere est en cours de p1anification. Cette reorganisation a pour principaux objectifs de renforcer 1a capacite operationne11e sur 1e terrain et de creer dans chaque region un poste d'Inspecteur de deve10ppement rural, qui sera 1e seu1 representant direct du Ministre. 1.11 La Direction de l' agriculture comprend quatre divisions et p1usieurs bureaux (voir Annexe 8). E11e compte au total 630 agents techniques, y compris Ie personnel sur 1e terrain. Sur 1e terrain, la DA est representee dans chacune des dix regions administratives par des inspections regionales, qui relevent directement du Directeur de l' agriculture. Chaque inspection est subdivisee en secteurs a l' echelon gouvernementa1, et 1e personnel de terrain est en poste dans l'arrondissement ou que1quefois dans 1a communaute rura1e. 1.12 Au cours des annees, l' effectif du MDR a considerablement augmente, 1es dip16mes des ecoles de formation agricole etant absorbes dans la fonction pub1ique. En fait, jusqu'a present, tous ceux qui sont admis dans ces ecoles sont automatiquement acceptes comme fonctionnaires. Dans 1e passe, bon nombre de ces agents techniques d'agriculture (ATA) etaient affectes aux SRDR pour travailler a des projets de deve10ppement specifiques. Aujourd'hui, cela n'est plus possible car 1es SRDR sont confrontees a des difficultes financieres croissantes, et leur portee et fonctions vont etre sensiblement reduites dans Ie cadre de la Nouvelle politique agricole. 1.13 Le Ministere des ressources animales (MRA) est charge des services de sante animale et du deve10ppement de l'elevage a l'echelon national. Le Ministre de1egue supervise deux departements Elevage et - 5 oceanographiejpEkheries, ainsi qu'un SRDR, une societe mixte et quatre projets. Le MRA a un effectif total de 607. La DE comprend quatre divisions techniques (voir Annexe 8). Sur Ie terrain, elle est representee dans chaque region par un inspecteur regional, qui releve directement du Directeur de l'elevage. Chaque inspection est subdivisee en sous-secteurs (30), chacune ayant plusieurs postes veterinaires, ce qui represente au total 200 postes veterinaires. Le personnel technique de la Direction de l' elevage est compose de 545 agents d'elevage, dont 101 techniciens de la sante et de la product:ion animale (ITE) et 444 agents techniques (ATE). 1.14 La Direction concentre l'essentiel de son attention sur la lutte contre les grandes epidemies et les maladies endemiques du betail. Des campag'les de vaccination contre la peste bovine et la peripneumonie sont realis,~es chaque annee et mobilisent la plupart des agents de terrain de la Directi,on pendant deux a trois mois. Le reste de l' annee , en raison d'une penuri~ de fonds et d'une orientation vers les soins de sante curatifs, Ie nombre de visites aux eleveurs est limite. Leur incidence sur Ie develo Jpement est donc tres faible. Neanmoins, les agents techniques d'elevlge et les agents de niveau intermediaire sont relativement bien formes et peu'Tent etre utilises comme agents et cadres de vulgarisation. Dans Ie cadre du projet, l'objectif est de transformer la plupart du personnel de terrai:1 de la DE en veri tables agents de vulgarisation et d' entamer Ie processus de privatisation des services veterinaires. 1.15 Les SRDR comprennent notamment : la SAED, Societe d'amenagement et d' Exploitation des terres du delta du fleuve Senegal et des vallees du fleuve Senegal et de la Faleme, la SODEFITEX, Societe pour Ie developpement des fibres textiles dans l'est du Senegal, la SODEVA, Societe de develcppement et de vulgarisation agricoles dans Ie bassin arachidier, la SOMIVAC, Societe pour la planification du developpement regional dans Ie Sud, et la ;ODAGRI, Societe pour Ie developpement de l' irrigation dans Ie Sud-Est. Jusqu'a 1<1 declaration de la Nouvelle politique agricole, ces SRDR etaient charges d'une gamme etendue de services au secteur agricole, couvrant praticuement tous les aspects, allant de l'offre d'intrants et de la fournj tun~ de credits a I ' assistance technique et a la commercialisation. La ph par:: des investissements exterieurs destines au developpement agricole etaiert h,ibi tuellement com;us sous forme de proj ets de developpement rural integl es .ot etaient achemines par ces SRDR. L' effectif total 'employe par ces socie1es au debut des annees 80 avait largement depasse 4.000. Ce personnel etait relativement bien paye et equipe, par rapport aux directions des minisleres, mais la solidite financiere de ces societes etait excessivement tribu1air
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Sénégal - Projet de services agricoles
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