Groupe de la Banque mondiale · Project Completion Report

Guinée - Projet de développement rizicole

Guinée Banque mondiale
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Document de LA RANQLIE MONDIALE POUR USAGE OFFICIEL d Rapport No 7238- ' REPUBLIQUE DE GUINEE PROJET DE DEVELOPPEMENT RIZICOLE (Credit 952-GUI ) RAPPORT D'ACHEVEMENT Bureau rhgional Afrique Note : La Section fransaise de traduction de la Banque mondiale n'est responsable que des trois premiGres pages de ce rapport. Le present document fait l'objet d'une diffusion restreinte. I1 ne peut Ztre utilise par ses destinataires que dans l'exercice de leurs fonctions officielles et sa teneur ne peut Gtre divulguke sans l'autorisation de la Banque mondiale. REPUBLIQUE DE GUINEE PROJET DE DEVELOPPEMENT RIZICOLE (Credit 952-GUI ) RAPPORT D'ACHEVEMENT S IGLES FAfD Fonds africain de d6veloppement BNDA Banque nationale de developpement agricole BSD Bureau de strat6gie et de developpement FAC Fermes agro-communales FAPA Fermes agro-pastorales -d'arrondissement MDR MinistGre du dbveloppement rural ONADER Opbration nationale pour le dkveloppement de la riziculture ORG Opkration riz Gueckedou REPUBLIQUE DE GUINEE PROJET DE DEVELOPPEMENT DE LA RIZICULTURE (CR 952-GUI) . RAPPORT D1AC- DU PROJET Table des Matikres Preface .................................................... i DonnZes de Base ............................................ ii Evaluation Sommaire ........................................ iv I. GENERALITES ................................................ 1 I1.FORMULATION ................................................ 1 A Origine et Prt5paration................................ 1 B.. Evaluation ............................................ 2 C. Buts et Objectifs ..................................... 3 Entree en Vigueur et Dharrage ........................ 5 Revisions ............................................. 5 Progr&s Physique ...................................... 6 1 Composante Nationale ............................. 6 2.. L'operation Rizicole Pilote ...................... 7 Etablissement de Rapports ............................. 11 Passation de Marches .................................. 12 CoQts du Projet ....................................... 13 Financement et Deboursement ........................... 15 IV.IMPACT AGRICOLE ............................................ 16 A Production ............................................ 16 B.. Changement Technologique .............................. 19 V. RESULTATS FINANCIERS ET ECONOMIQUES ........................ 21 A. Revenus des Paysans ................................... 21 B. Reevaluation Economique ............................... 22 VI.PERFORMANCE INSTITLPTIONNELLE............................... 23 A. Organe dlExecution ..................................... 23 B. Performances Comptables et Financikres ................ 25 Table des Matikres (Suite) Page C. Formation ............................................. 26 D. Performance du Gouvernement ........................... 26 E. Performance de la Banque .............................. 27 VII. PROBLEME SPECIAL ........................................... 27 A. Climat Politique et Macro-Economique .................. 27 ANNEXES 3-1 Codt du Projet par CatQgorie et par An 3-2 Coiit du Projet par Centre 3-3 Financement du Projet par Composantes 3-4 Tableau de Decaissements 4 Indicateurs Cl6s 5 Le Coiits et Avantages Economiques 6 Situation FinanciPre apres l'achevernent du Projet Cartes Guinee IBRD 14163R Zone du Projet ORG IBRD 14164 REPUBLIQUE DE GUINEE PROJET DE DEVELOPPEMENT RIZICOLE (CREDIT 952-GUI) RAPPORT D'ACHEVEMENT Le prksent document est le Rapport d1ach&vement du Projet de developpement rizicole pour lequel un credit d'un montant de 10,4 millions de dollars (Credit 952-GUI) avait et6 accorde au Gouvernement pour l'aider a developper les capacites globales de planification du sous-secteur du riz; il comprenait egalement un soutien aux actions connexes dans le sous-secteur. Le credit, approuve le 18 septembre 1979, est entre en vigueur le 14 avril 1980 et a ete clos, entierement decaisse, en juin 1986. Le projet a etb cofinanc6 par le Fonds africain de developpement (FAfD) qui a fourni un montant d'une contre-valeur de 4,s millions de dollars. Le RAP a &t& prepare par le Bureau regional Afrique h la suite d'une visite dans le pays en janvier 1987 et il se fonde sur un examen du Rapport d'evaluation (Rapport No 2389, du 17 aoiit 19791, du Rapport du Prksident (Rapport No P-2516, du 28 aoit 1979), et de 1'Accord de credit, du 2 novembre 1979. Conformement a w nouvelles procedures regissant les rapports d'6valuation retrospective, ce RAP a ete lu par le Departement de l'evaluation retrospective des operations (OED), mais le projet n'a pas fait l'objet d'une evaluation retrospective. Le projet de RAP a ete envoy6 A 1'Emprunteur et au cofinancier le 23 fevrier 1988, mais nous n'avons pas requ leurs commentaires. REPUBLIQUE DE GUINEE PROJET DE DEVELOPPEMENT RIZICOLE (CrCdit 952-GUI) RAPPORT D'ACHEVEMENT DONNEES DE BASE PRINCIPALES DONNEES SUR LE PROJET Prkvisions Resultats ou A dernikres 1'Cvaluation estimations CoGt total du projet (millions de dollars) 24,6 Dhpassement des coiits (%) - 17 Montant du Credit (millions de dollars) 10,4 10,4 Decaisse (millions de dollars) 10,4 10,4 Date d'ach6vement des elements materiels 12/84 12/85 Pourcentage acheve a la date ci-dessus (%) 100 100 Retard par rapport au calendrier (%) - 20 T a w de rentabilite economique'(%) 13 11 % Resultats financiers Bons Pires Efficacitk des services. Bonne Semblable AUTRES DONNEES SUR LE PROJET Date . effective ou Previsions dernieres initiales Revisions estimations Date de premikre mention dans les - - dossiers ou le calendrier 4/76 Demande du Gouvernement - - 12/77 Evaluation 3178 - 5178 Nbgociations 4/79 14/05/79 7/79 Approbation par le Conseil 10/07/79 - 18/09/79 Date de 1'Accord de credit - - 02/11/79 Date d'entree en vigueur 01/31/80 03/17/80 14/04/80 Date de cl6ture 06/85 12/85 06/86 Emprunteur Gouvernement de la Guinee Agence d'execution Operation nationale pour le developpement de la riziculture (ONADER) Exercice budgetaire'de 1'Emprunteur ler janvier - 31 dhcembre Nom du projet relais Developpement agricole Gueckedou Numero du Credit 1635-GUI Montant du Credit 6,7 millions de DTS Date de 1'Accord de credit 27 decembre 1985 DONNEES SUR LES MISSIONS Nombre Envoyge Mois/ de Nombre de Homes/ Date du par annke semaines personnes semaines rapport Identification MRAO 02/77 094 1 0,4 13/04/77 Preparation MRAO 09/77 0,8 1 0,8 08/11/77 MRAO 12/77 O,5 1 095 03/01/78 MRAO 03/78 190 1 130 13/03/78 Evaluation Sibge 05/78 490 4 16,O 17/08/79 Postevaluation Supervision I Siege Supervision I1 Siege Supervision I11 -Siege Supervision IV Si&ge Supervision V Siege Supervision VI Siege Supervision VII MRAOISiege Supervision VIII MRAO Supervision IX MRAO Supervision X MRAO Supervision XI MRAO Supervision XII MRAO Supervision XIII MRAO Supervision XIV MRAO Achkvement MRAO TAUX DE CHANGE ---- Moyenne de l'annee de ll&valuation(1978) T a m de change : 1 dollar = 20 sylis Moyenne des annkes interrnkdiaires (1979-84) 1 dollar = 22,95 sylis Moyenne de l'annke d'achevernent 1 dollar = 22,47 sylis (1985) REPUBLIQUE DE GUINEE PROJET DE DEVELOPPEMENT RIZICOLE (Credit 952-GUI) RAPPORT D'ACHEVEMENT RESUME Introduction 1. Le present Rapport d8ach&vement porte sur le Projet de developpement de la riziculture qui avait et& identifie lors d'un examen du sous-secteur rizicole entrepris avec un financement fourni au titre du premier projet du Groupe de la Banque dans le secteur rural de la Guinhe. Le projet, tel qu'il a ete evaluk, presentait des modifications sensibles par rapport B la demande initiale des pouvoirs publics qui avaient propose un projet appuyant un systkme de production fortement mecanisee et la culture du riz par des exploitations collectives. Objectifs 2. Le Projet de dkveloppement rizicole, qui devait Gtre execute sur' une pkriode de cinq ans, avait etk coneu pour : a) ameliorer la planification nationale du sous-secteur rizicole guineen; b) ameliorer la recherche rizicole; c) &valuer les moyens d'ameliorer les incitations rurales; et d) mettre en place dans la region forestiBre de Guinee h potentiel eleve, un projet pilote de developpement rizicole devant permettre de tester et de developper des thkmes techniques plus efficaces devant servir de base a un projet relais prevu dans la mgme region. Le projet a t5te prepare par des consultants dans le cadre du projet Daboya finance par 1'IDA (Credit 569-GUI). 3. Le projet, tel qu'il a &ti &value, se composait d'un 6lement national et d'un elhment projet pilo&. L'elkment national comprenait : ' a) la creation, au sein du MinistGre de l'agriculture. de 1'0pkration nationale pour le dCveloppement de la rizicuiture (ONADER), chargee de . planifier et de coordonner le developpement rizicole du pays; b) une etude sur les moyens d'amiliorer les incitations accordees a w exploitants; et c) des 'recherchesappliquees h la riziculture dans trois zones 6cologiques differentes. L'6lement projet pilote, l'opbration Riz Gueckedou (ORG) comprenait : a) des travaw d'irrigation a faible coiit sur 700 ha ade bas-fonds selectionn6s; b) des services de vulgarisation, de formation et de credit pour quelque 2.700 familles agricoles et 12 cooperatives mkcanisees; c) la crkation d'une ferme mecanis6e pour la multiplication des semences et d'une usine de traitement pour la production et la distribution de semences de riz am6liore a m exploitants; d) la construction de bureaw pour le projet, d'un atelier et de logements pour le personnel; et e) la construction et l'entretien de 63 km de pistes de desserte. ExCcution 4. Le projet est entre en vigueur le 14 avril 1980, d e w mois et demi apres la date originellement prevue. La mise en oeuvre physique a comenc6 h un rythme plutBt lent et le demarrage de tous les elements (a l'exception de l'etude des incitations rurales) s'est heurte a des difficult& considerables, dues a l'inexperience de la direction du projet et du personnel technique, a w probl&nes d'obtention d'espace pour les bureaux, & des retards dans la passation des marches et B la faillite de la premiGre entreprise s8lectionnee pour exCcuter le programme de construction. Les problemes du programme de construction ont cause des depassements de coiit considhrables pour cet element. En consequence, l'ampleur du programme a ete reduite et l'achevement de l'usine de traitement des semences a ete retarde (elle n'a commence a fonctionner qu'en 1984). Le rythme d'execution du projet s'est cependant accelere au debut de 1984 et le projet a ete achevk a la fin de 1985, avec un retard d'un an sur le calendrier initial. 5. A l'evaluation, le coGt total du projet avait ete 'estime a 420 millions de sylis (21 millions de dollars). On a estimk son coit reel a 562,7 millions de sylis (24,6 millions de dollars), soit environ 17 % de plus que l'estimation de 1'Cvaluation. Ce montant comprend neanmoins environ 1 million de dollars pour le prefinancement du projet relais (par. 3.23). L'IDA a finance environ 43 % du coGt du projet alors qu'il avait ete prevu, a l'evaluation, qu'elle en financerait 50 9,; le Fonds africain de developpernent (FAfD) en a finance environ 18 90 (contre 23 % prevus au moment de l'evaluation), et le Gouvernement a finance le solde, soit 39 % au lieu des 27 % prbvus au moment de l'evaluation. Le pourcentage du coct finance par 1'IDA a &te plus faible que prevu parce que le Gouvernement a dkcide de financer la totalite du coGt du carburant et des lubrifiants au lieu de la partager a 50 % avec 1'IDA comme prevu au . moment de 1'evaluation. Le Gouvernement a egalement financb des pourcentages plus kleves que prevu de la construction et de l'achat de fournitures et de pi&ces detachees. Cette augmentation de la participation de 1'Etat dans l'element construction s'explique par les depassements de coht de cet elkment et par le fait que la plupart des pibces detachees et des fournitures ont kt6 achetees en rnonnaie nationale sur le march6 parallGle et donc n'etaient pas remboursables par 1'IDA. Resultats 6. L'element pilote du projet a particulierernent bien reussi a stimuler le developpement agricole de la region de Gueckedou. Ce qui a t e particulikrement impressionnant dans 1 'hlement ORG a ete l'enthousiasme avec lequel les exploitants ont acceptk, d'une part, d'adopter les thkmes techniques du projet et, d'autre part, de construire, avec l'aide de leur famille ou d'une main-d'oeuvre payee, des systbmes simples de ma2trise de l'eau dans les bas-fonds. Au moment de l'evaluation, on n'avait prevu d'amenager que la moitig des bas-fonds de cette manihre, l'autre moitie devant l'ztre avec du materiel fourni par le projet. En pratique, presque tous les bas-fonds ont ete mis en valeur grgce a des methodes a forte intensite de main-d'oeuvre. Un systeme de double culture a egalement ete mis en place sur environ 15 % des terres et certains paysans ont abandonne la culture itinerante pour s'installer de maniere permanente dans les bas-fonds. Ce sont lh des resultats supplementaires non prevus au moment de l'evaluation. 7. Les objectifs physiques du projet pilote dans le domaine de la culture de riz pluvial et dans celui de la construction et de l'entretien des pistes de desserte ont kte depasses et les objectifs de production dans les bas-fonds ont ete largement atteints. La production supplimentaire totale des participants du projet est estimee H 6.800 tonnes de paddy (150 % des estimations de l'dvaluation); a cela il convient d'ajouter quelque 650 tonnes supplementaires produites par des exploitants residant en dehors de la zone du projet a partir de semences acheties soit h des exploitants ayant accept6 de leur en vendre, soit directement au projet. 8. Le revenu moyen par homme-jour pour les familles participant au projet est passe d'environ 65 sylis (3,25 dollars) dans la situation sans projet a environ 340 sylis (14,9 dollars) avec le projet dans la zone de riziculture pluviale, et d'environ 160 sylis (8 dollars) a environ 510 sylis (22,3 dollars) dans les bas-fonds. Ces resultats sont considerablement superieurs a w previsions de l'kvaluation. Le t a w de rentabilite 6conomique (TRE) de l'element pilote avait kt6 estime a 12,8 % au moment de l'evaluation. En reprenant des hypotheses semblables, mais h un t a w tres inferieur de cession de semences (par.5.05), le TRE a ete reevalue h 10,9 %. Ce t a w infbrieur s'explique surtout par le fait que les prix mondiaw du riz etaient plus bas que c e w utilises au moment de l'evaluation et que les hypotheses portant sur la cession des semences etaient prudentes. 9. En ce qui concerne l'impact de l'&l&ment national du projet, l'gtude des consultants sur les prix ruraw a servi de base a w entretiens subsequents avec le Gouvernement sur la politique agricole. Pendant plus de cinq ans, les seules activites de recherche agricole en cours dans le - vii - pays ont 6t6 celles menees dans le cadre du projet. L'ONADER, en tant qu'institution, n'a que partiellement atteint ses objectifs. Son r6le d'organisme de planification et de coordination du secteur rizicole 6tait limit6 et, avant le changement de gouvernement de 1984, sa principale activith se rkduisait i assurer la poursuite des composantes de terrain du projet. A partir de la moiti6 de 1984, elle a commence h participer directement aux activit6s du Ministbre et notamrnent A des etudes socio-6conomiques et aux examens des investissements. 10. C'est dans les domaines de la comptabilite, de la gestion financibre et du recouvrement du crkdit que le projet a rencontr6 le plus de problgmes. 11s venaient a la fois du manque de personnel adequatement forme et experiment4 et de la reticence initiale des autoritks guinkennes a accepter une assistance technique dans ce domaine. L'administrateur financier expatrie recrute en 1984 pour le projet s'est montr6 inefficace et la mauvaise comptabilisation des engagements a amen6 une surestimation des fonds disponibles. I1 est en result6 un surengagement des fonds puisque la direction du projet, croyant, a tort, qu'il existait encore des fonds dans le credit, a achete des fournitures pour les d e w projets relais, le Projet Gueckedou et le Premier projet de services agricoles qui sont entres en vigueur au troisieme trimestre de 1986. Se fondant sur l'analyse de la situation financigre qui lui avait ete prdsent6e, 1'IDA n'a soulev6 aucune objection a ces achats necessaires a la preparation des d e w projets relais. I1 faut cependant faire remarquer que les missions de supervision de 1'IDA s'etaient concentrees plus sur les questions techniques et administratives; une supervision plus active des aspects comptables et financiers aurait pu prevenir ce surengagement des fonds. En ce qui conceme la composante credit agricole du projet pilote, le mauvais enregistrement du credit a egalement entrain6 un taw de recouvrement inferieur a 50 %. Le fait que les fonds recouvrCs etaient places dans un compte bloque et n'etaient pas destines a 6tre recyclks dans des cr6dits additionnels n'a pas encouragk les autorites du projet a faire preuve de plus de vigilance. Conclusions 11. Les principales conclusions que l'on peut tirer du projet sont les suivantes : a) Le projet a permis de montrer a w pouvoirs publics qu'en matiere de dkveloppement, une approche fondke sur les petits exploitants est plus efficace ou moins coGteuse que celle se fondant sur les exploitations collectives ou les fermes d'Etat. - viii - b) La rkussite peut s'expliquer par les efforts particuliers que l'on a fait pour iviter de creer des structures organisationnelles paralliles. L'absorption de 1'ONADER dans le Ministire du developpement rural a aide a crCer une cellule unique de planification pour le Ministiire. L1int6gration de 1'ORG dans le Service de diveloppement rural rigional l'a rendu responsable de toutes les activitis de dbveloppement rural dans la prkfecture de Gueckedou. c) Le projet a Cgalement permis de tester des thgmes techniques simples permettant de promouvoir des amCliorations de rendernent peu coiiteuses, grzce 5 l'utilisation de techniques simples (semences amCliorees, engrais, maitrise de l'eau, et amelioration des politiques culturales). Les exploitants ont accept6 ces themes avec enthousiasme. 11s sont maintenant appliquhs 5 plus grande echelle dans le cadre du projet relais (Projet de developpement agricole Gueckedou, Cridit 1635-GUI). d) La supervision de llIDA, qui s'est concentree sur les questions techniques et administratives, a kt6 faible dans les domaines de la comptabilite, de la gestion financigre et du recouvrement du credit. Les problemes que le projet a rencontres dans ces domaines, qui s'expliquent par le manque de personnel forme et expiriment6 et, plus tard, par l'inefficacite de l'assistance expatriee, auraient pu 2tre minimises par une supervision plus active de I'IDA, focalisie sur la comptabilite, la gestion financihre et le recouvrement des coGts. REPUBLIQUE DE GUINEE PROJET DE DEVELOPPEMENT RIZICOLE Rapport dlAch&vement du Projet GENERALITES 1.01 Juste aprks son independance en 1958, la Guinee a adopte une idkologie qui privil6giait la transition directe d'une production rurale traditionnelle vers un etat socialiste moderne mettant l'accent sur la propriet6 collective des moyens de production et sur l'auto-suffisance. Dans une tentative d'accroitre la productivitt5 de la main d'oeuvre rurale, le Gouvernement a encourage la collectivisation et la mecanisation a l'aide de fermes d'etat, negligeant et alienant dans ce processus, la grande majorit4 de la population rurale constituke de petits exploitants inditiduels. Sur le plan pratique, tous les investissements publics du secteur rural ont ete affectes a l'agriculture collective et B la mecanisation. Cette demarche n'a cependant conduit B aucune amelioration significative de la production agricole. 1.02 En 1977, le Gouvernement a demande ii 1'IDA d'aider au financement d'un programme qui permettrait de developper le sous-secteur rizicole du pays. L'IDA a alors accepte de financer un projet qui renforcerait la planification nationale de ce sous-secteur,ameliorerait la recherche rizicole, kvaluerait les moyens d' accorder de meilleures incitations au monde rural et de developper une activite pilote de production rizicole sur la base des petites exploitations de la region forestigre du pays a potentiel eleve. Le projet qui a ete cofinance par le Fonds Africain de Ddveloppement (FAD), a Cite &value en mai 1978. L'accord de credit a ete sign6 le 2 novembre 1979 et la mise en vigueur du projet d6claree en avril 1980. Le projet retenu apres evaluation diffkrait considerablement de sa version initiale preparee par les consultants et presentee par le Gouvernement. Ces derniers avaient en effet propose que les systhes de production soient hautement mecanises et que la culture du riz soit confiee a w fermes collectives. 11. FORMULATION 2.01 Dans le cadre du projet d'ananas de Daboya, premier projet finance par le Groupe de la Banque dans le secteur rural de Guinee, le financement a et6 accord6 pour evaluer le secteur rizicole de GuinBe et identifier les zones appropriees aux projets de developpement. I1 a 6te demande h une firme de consultants impliquee dans l'execution du Projet de Daboya de l'etudier et d'identifier un eventuel projet rizicole. Le rapport des consultants publie en ddcembre 1976 a identifid quatre sites pour les projets rizicoles, dont deux ont ete selectionnds pbur une preparation dbtaillee du projet. Des etudes de faisabilitk pour ces deux sites ont dt15 completees en Juillet 1977. 2 . 0 2 Les rapports de prkparation relatifs aux deux sites, fortement influences par la politique en vigueur du Gouvernement d'alors, ont propose des sysths de production hautement mecanises. La culture du riz pluvial, normalement pratiquee par les petits exploitants, devait Btre faite en regie par les fermes d'etat avec la participation des paysans individuels dans le projet uniquement en plantation satellite, et l'amenagement des bas-fonds devait se faire mecaniquement par les fermes collectives. Dans sa conception initiale proposee, le projet avait neglige le petit exploitant traditionnel qui produisait des cultures sur les hauts plateaux, alors que les termes de reference de l'itude demandaient de maniere specifique aux consultants de proposer des methodes simples et peu cocteuses de production de riz grPce P la fourniture de services ameliores aux petits exploitants. La Banque, tout - en ne rejetant pas complPtement les propositions contenues dans le rapport de preparation, a conclu que les propositions du projet n'btaient valables ni sur le plan technique, ni sur le plan Qconomique, et qu'elles entralneraient un faible taux de rentabilit6. La Banque a par consequent demand6 que le projet soit reformule afin que l'accent principal soit mis sur le developpement des services en direction des petits exploitants. 8 . Evaluation 2 . 0 3 Une mission d'evaluation compos6e de quatre membres s'est rendue en Guin6e en mai 1978. Au debut de l'evaluation, le Gouvernement s'est declare prgt B revoir sa politique des fermes d'etat et a donc demand6 2 la mission d'evaluation de reformuler le projet qui, tel qu'il 6tait preparb, avait envisage une composante importante pour les fermes d'btat. La mission a par consiquent reamenage le projet afin d'y inclure des mesures susceptibles d'aider le Gouvernement dans l'ensemble de ses objectifs de d6veloppement rizicole, ainsi qu'un projet pilote pour le developpement rizicole dans une partie de la region de GueckBdou, situee en zone forestiere de Guinee. Le projet pilote proposerait des ameliorations simples et reproductibles au niveau des pratiques agricoles actuelles des deux unites de bases de Guinee, a savoir le petit exploitant et la collectivite, mais tout en mettant l'accent sur le premier. 2.04 La mission d'evaluation a souleve un certain nombre de problemes lies au projet. Outre le problbe economique general de la surkvaluation de la monnaie et de la trop grande centralisation de la prise des dhcisions, la mission a estime que : (a) le niveau des incitations a la production etait trks bas si on considere la valeur de production aux prix aux producteurs fixes par le Gouvernement, bien que le marche parallgle et celui des exportations non officielles aient procure des bknefices reels a w planteurs impliquees dans le projet; (b) Le Gouvernement considkrait encore le dkveloppement des bas-fonds cornme la chasse gardee des collectivites; et (c) les expatries etaient gkneralement consideres avec suspicion en Guinee, mais compte tenu de l'insuffisance d'expertise technique, il serait necessaire d'en recruter un grand nombre. 2.05. Au cours d'une reunion tenue pour analyser les probl&es soulev& par la mission d'evaluation, il a kt6 convenu qu'une m6comaissance des coiits de production et des incitations ne permettait pas d'exiger du Gouvernement qu'il change sa politique officielle des prix, et que 1'Btude sur la fixation des prix et les incitations en milieu rural propos6e par la mission d'evaluation devrait Stre menhe rapidement pour qu'un dialogue soit etabli avec le Gouvernement dans ce domaine. La reunion a egalement convenu d'integrer certaines collectivit6s a l'execution du projet a condition que ces dernikres satisfassent B des crithres precis de performance et acceptent d'adopter des thhes techniques efficaces leur pennettant d'augmenter leur productivite. Les participants a la reunion ont egalement accepte des propositions visant 2 inclure-desexpatries dans le projet, mais ont demand6 que leur nombre soit fixe au minimum nkcessaire. 2.06 Le Gouvernement a accepte avec quelques petites modifications le projet reformule et les propositions de la mission d'evaluation sur ses composantes. Mais ces modifications n'ont pas affect6 la conception finale du projet. C. Buts et Obiectifs 2.07 Dans sa conception finale, le projet comprend deux principales activit6s de developpement : une composante nationale visant B aider le Gouvernement eliminer les contraintes institutionnelles et techniques qui mettent un frein au developpement 'rizicole.etun projet pilote localise dans une-partiede la region de Gueckedou, situee dans la zone forestikre a haut potentiel de Guinee. 2.08 La Composante Nationale prevoyait : (a) l'etablissement au sein du Ministgre de l1Agriculture,d'une agence specialis6e dans le developpement rizicole - Operation Nationale pour le Developpement de la Riziculture - (ONADER).charg&e de planifier et de coordonner le - d6veloppement rizicole et devant servir d'organe d'execution pour les activites de terrain du projet; (b) une etude des prix et incitations au monde rural; et (c) la recherche appliquee en riziculture dans trois stations de recherche : Kamalo, prks de Gueckedou dans la rkgion forestiere, Barto en Haute Guinee, et Koba en Guinee Maritime. Chacune de ces stations representant l'une des zones 6cologiques de production de riz en Guinke. 2.09 Le Projet Pilote de Developpement Rizicole, Operation Riz Gueck6dou (ORG) comprenait : (a) des travaux d'irrigation B faibles coOts sur 700 ha de-bas-fondssClectionn6s; (b) la fourniture de services de vulgarisation, de credit, et de programmes de formation a environ 2.700 familles rurales et B 12 cooperatives mecanisees; (c) l'exploitation d'une ferme m8canisee de multiplication de semences et la construction d'une usine pour le conditionnement et la distribution de semences ameliorees de riz aux paysans; (d) la construction de bureaux pour le projet, d'un atelier, et de logements pour le personnel; st (e) l'ouverture et l'entretien de 63 kms de pistes de desserte. 2.10 La Composante Nationale, a travers ltONADER,devait fournir au Ministere de 1'Agriculture un bureau central bien Qquipe et pourvu d'un personnel approprie susceptible de planifier et de proposer des politiques du ddveloppement du secteur rural en mettant un accent particulier sur le riz. I1 etait dgalement prevu de reconrmencer un programme de recherche appliqu6, limit4 au riz durant la periode du projet, mais dont l'objectif serait l'elaboration d'un programme de d6veloppement capable de fournir des recornandations agronomiques appropriees et de faire des dhonstrations sur la base desquelles le developpement agricole a court et moyen termes pourrait se faire. En outre, cette composante avait pour objectif dlQtudierle systhe des incitations aux producteurs et de faire au Gouvernement des recommandations sur'les prix des produits agricoles et des intrants. I1 etait egalement prevu de preparer, dans le cadre de cette composante, un projet eventuel en Haute Guinee dans la vallee du Niger/Tinkisso. 2.11 Contrairement au projet enclave d'ananas de Daboya, premier projet de la Banque Mondiale dans le secteur rural en Guinke, 1'ORG se proposait de faire des incursions dans ce qui etait et reste considere come la ressource-cl6de la GuinQe dans le secteur rural, a savoir les petites exploitations agricoles. Un tel projet etait donc nouveau en GuinBe oii l'accent principal etait mis sur les exploitations collectives. L'approche des fermes collectives ou d'etat fut ainsi abandonnee dans le cadre de 1'ORG au profit d'une orientation vers les petites exploitations agricoles; le travail manuel fut prefer6 1 la m6canisation; et le programme technique (base sur des expdriences concluantes pratiqukes dans des regions Qcologiques similaires) se mit a encourager ltutilisationde techniques ameliorees B faibles coiits et a rendement elev6 utilisant une technologic simple (semences ameliorees, engrais, systbe s?mple de contrble de l'eau, et ameliorations simples des pratiques culturales). L'idee clef etait le developpement et l'utilisation de methodes viables du point de vue technique et economique afin d'ameliorer la productivite des agriculteurs et leur application B un nombre plus eleve d'agriculteurs si elles s'averaient positives. Cette approche impliquait egalement la creation des services normawc d'appui aux agriculteurs dans la zone du projet pilote (gestion, recherche, multiplication de semences, creation de pistes rurales, vulgarisation, formation, credit, suivi et evaluation) dont la majorite etaient des innovations sur le plan de l'execution pratique en Guinke. 2.12 La principale culture devant Gtre amelior6e au cours de la phase pilote etait le riz. Sur la base des prix officiels de production et des intrants, il avait ete prevu que les revenus nets des petits exploitants passeraient de 52 Sylis (US$2.60) 2 85 Sylis (US$4.25) par homme/jour pour le riz pluvial et de 94 Sylis (US$4.70) 5 146 Sylis (USS7.30) par hornme/jour pour le riz de bas-fonds. Pour les fermes collectives concern6es par le projet, il etait prevu que leurs revenus nets s'accroitraient d'une moyenne de 21.000 Sylis (US$1,050) par cooperative B une moyenne de 600.000 Sylis (~S$30,000). 111. MISE EN OEUVRE A. Entree en Vigueur et Dbarrajze 3.01 Approuve le 18 septembre 1979, le credit est entre en vigueur le 14 avril 1980, deux mois et demi aprgs la date initialement prevue. Les quatre conditions de son entree en vigueur etaient les suivantes : (a) la nomination des directeurs pour 1'ONADER et 1'ORG; (b) la signature d'un contrat avec une firme ou un groupe de consultants pour des services d'assistance technique; (c) l'ouverture d'un compte en monnaie locale et le versement a ce compte de la contribution initiale du Gouvernement; et (d) la satisfaction des conditions prealables a l'entree en vigueur de ltAccordde pr5t du Fonds Africain de Ddveloppement (FAD). Au 31 janvier 1980, date initiale d'entree en vigueur, les conditions comprenant la nomination des directeurs de 1'ONADER et de 1'ORG ainsi que la signature du contrat d'assistance technique Btaient remplies. Cependant, des retards enregistres dans la satisfaction des conditions du FAD, dans llouverturedu compte en monnaie locale et dans la formulation de l'avis juridique pour le credit ont entrahe le report A la mi-mars de la date d'entree en vigueur. Et finalement, le projet est entre en vigueur le 14 avril 1980. 3.02 Certaines activites de dharrage ont Qte initiees avant l'entree en vigueur du credit. Le contrat relatif 2 l'etude des prix a ete signe le 20 fevrier 1980. Les documents d'appel d'offre ont ete pr-eparespour la composante travaux de genie civil du projet et les soumissions ont ete faites au moment de l'entree en vigueur. Malgre ces preparations, les travaux de construction n'ont pas debut6 avant fevrier 1981 en'raison essentiellement du choix tardif de l'entreprise devant effectuer ces travaw, et des difficultes de cette entreprise a demarrer les activites. A llexceptionde l'etude sur les prix (commencee vers la fin de 1980), qui a relativement bien dharre, toutes les autres composantes du projet, y compris les activites generales de terrain, ont rencontre des difficultes de demarrage considerables en raison notamment de l'inexpkrience des responsables du projet et du personnel technique, des problhnes dlobtentiond'espaces de bureau, et de l'acquisition tardive des Qquipements et des vehicules. B. Revisions 3.03 Certaines modifications ont ete faites sur la portee du projet mais aucun changement majeur n'a ete apporte dans sa conception au cours de la phase de mise en oeuvre. Le projet avait prevu une etude de preparation d'un projet rizicole en Haute Guinee. Mais cette idee a ete abandonnke en faveur de la preparation d'une seconde phase pour le projet pilote de Gueckedou, et de petites activites de la phase pilote centrkes autour des deux stations de recherche de Koba et de Baro. La decision d'abandonner la preparation du projet rizicole a ete prise parce que divers organismes de developpement avaient deja dbarre des projets en Haute Guinee, au moment oi3 l'etude devait commencer. 3.04 La firme qui avait originellement gagn6 le contrat de construction est tombee en faillite environ six mois seulement apres le dbarrage de la construction. Cette situation a resultee de la mauvaise dvaluation des offres qui avaient Bte presentee. Le Gouvernement et le FAD, finan~antcette composante, n'avaient pas v6rifi6 la solidite financiere de l'entreprise, malgre la requgte qui leur avait ete faite par 1'IDA. Une nouvelle societe fut alors s6lectionnee mais les coOts du nouveau contrat etant plus elevds, le programme de genie civil fut considerablement rbduit. Cependant, le FAD qui avait initialement manifeste la volonte d'accorder un credit supplbentaire devant couvrir ces cofts eleves mais a finalement change d'avis (para 3.08). Le rapport d16valuationavait propose la construction de :-un bureau pour 1'ONADER et de trois logements pour les expatrids a Conakry; -d e w bltiments, un bureau simple, un laboratoire et des installations de stockage dans chacune des stations de recherche en Guin6e Maritime (Koba) et de Haute Guinke (Baro); - un si&ge du projet, y compris un immeuble de bureaux, 17 logements pour le personnel, un atelier, des hangars pour le stockage des dquipements, un centre de formation, un petit laboratoire et une usine de conditionnement des semences a Gueckbdou. Lorsque le projet a dte termine, seule une partie du complexe de Gueckedou comprenant l'inmeuble abritant les bureaux et le centre de formation, le laboratoire et l'usine de conditionnement des semences, de m6me que cinq des dix-sept logements pr6vus avaient Bte construits. 3.05 Depuis le stade initial du projet, aucun effort special n'a ete fourni par la direction du projet, ni par les missions de supervision de 1'IDA pour accorder un soutien quelconque aux Fermes Agro-Communales (FAC) inclues dans le projet apres insistance du Gouvernement. A part le petit credit pour les pieces detachees que le projet leur a accord6 en 1982, elles n'ont bkneficie d'aucun programme special de vulgarisation, de formation, ou de distribution de semences. L'importance accordee par le Gouvernement B ces fermes collectives (FAC), a dbcline depuis 1980 en faveur d'un autre type de fermes appelees Fermes Agro-Pastorales dlArrondissement(FAPA), qui etaient censees Gtre autonomes. A partir de 1983 environ, la composante visant a soutenir les fermes Agro Pastorales a ete abandonnee. C. Progres Physique 1. La Composante Nationale 3.06 Etude sur les Prix et les Incitations. L'etude portant sur les mix et les incitations au monde rural a debute dans la seconde moitie de 1980 et s'est d6roulee conformhent au calendrier. Sa premiBre phase a 6t.ecomplet6e et discutee et le travail de terrain de la seconde phase termine a w environs d'avril 1982. Le rapport final, qui a et6 soumis en f6vrier 1983, a fourni des donn6es de base importantes a la Banque pour l'blaboration d'un rapport global sur la situation du secteur agricole (GUI-4672). B la suite d'une mission conduite dans ce secteur en novembre 1982. Le rapport a kgalement servi comme document de base des discussions politiques tenues pour encourager le soutien aux petits exploitants guin4ens. 3.07 Recherche. Les trois stations de recherche de Baro, Kamalo (prhs de ~uBck6dou)et Koba ont dharrk leurs essais en 1981. Ces derniers ont cependant souffert du manque d'exphrience evident du. personnel de recherche au cours des deux premieres annkes. Et malgre le soutien du department agronomie de ltONADER,la recherche menee ?I Baro et B Koba n'a pas pu dhfinir des thbes techniques prgts ?I &re vulgarises. La conjonction d'objectifs souvent inappropries (orientation inadequate de la plupart des essais aux besoins des paysans), de difficultes de logistique (manque de carburant, de main d'oeuvre et de pieces detachees) et de revers eco-climatiques (inondations et secheresse), n'a pas permis de dgvelopper en temps utile des themes techniques sGrs. 3.08 Construction. Bien que les appels d'offres aient ete lances pour le programme de construction avant l'entree en vigueur, le programme n'a pas pu 8tre effectue selon le calendrier prevu. Apres l'bvaluation des offres en juillet 1980, des questions relatives a la capacite financiere de l'entreprise proposee par le Gouvernement ont Cite soulevees. Et le Gouvernement, aprgs discussions avec le FAD qui financait cette composante, a rassure 1'IDA en septembre 1980 que l'entreprise choisie pouvait effectivement poursuivre les travaux de construction. Le contrat a donc ete signe en novembre 1980 et le travail a commence en fevrier 1981. Mais les tfavaux de construction ont ete arr6t6s autour du dernier trimestre 1981 5 cause des difficultes financieres et de l'incompetence generale de l'entrepreneur. Une nouvelle entreprise fut donc selectionnee et un nouveau contrat signe en juin 1982. Le coGt elev& du nouveau contrat fSce 21 une-sous-estimation des cocts de construction au moment de l'evaluation, a entrain6 une reduction tr&s sensible du programme de construction initialement prevu. Le FAD qui avait la charge de financer les travaux de genie civil avait accepte en decembre 1982 de preparer un credit supplhentaire de US$ 2.5 million pour completer le programme initial de construction et bgalement pour permettre la poursuite du financement de l'assistance technique. Mais il n'a pas finalement accorde ce credit supplhentaire malgre les requ6tes rdpdt6es du Gouvernement. La reduction du programme de construction a tree des difficultes pour 1'ONADER tout au long de la periode du projet, notamment 1e.manque d'espace de bureau. Les retards enregistres par le programme de Gu6ckedou n'ont pas permis de commencer le traiternent des semences avant la campagne 1984, lorsque les travaux de construction ont 6te termines. 2. L'operation rizicole pilote 3.09 Gkneralites. Comrne envisage lors de l'evaluation, les activites de terrain a Gueckedou ont commence en 1981. Elles se sont toutefois deroulees dans des conditions extrtkement difficiles. La grande partie de l'equipement initial 6tant seulement arrivee en fin 1981, l'amenagement des bas-fonds, la multiplication des semences et l'ouverture de pistes de desserte au cours de la premiere annee d'execution au niveau du terrain se sont plut6t faites au ralenti et ce n'est qu'en 1982 que la plupart de ces activites ont veritablement commence. La participation des cultivateurs par exemple est restee en deca des objectifs de l'evaluation jusqu'en 1983, avant que le rythme ne slaccel&reen 1984. La performance des services de vulgarisation a Qgalement it6 decevante au cours des deux premieres annees en raison d'une mauvaise formation initiale et de l'inexperience du personnel de ce service. Au cours de cette m b e piriode, des retards ont egalement 6th enregistres dans le programme d'amenagement de bas-fonds et dans le programme de construction des routes. Ce qui s'expliquait en partie par le manque d'equipment mais surtout par 1'inexperience du personnel. Le programme d'amenagement des bas-fonds a aussi subi des retards cause de la reticence initiale de certains cultivateurs B y participer. Mais a partir de 1983, lorsque la suspicion.ressentie par les paysans B l'egard du Gouvernement s'est estompke, le programme d'amknagement des bas-fonds s'est deroule avec satisfaction. . 3.10 Vul~arisationA~ricole.Au cours du projet, un service de vulgarisation a kt6 cree qui fut organise, vers les deux derniiires annees conformthent au systhe de formation et visites. C'btait la premigre tentative de mise en place, dans une region quelconque de la Guinee, d'un systhe regulier de vulgarisation pour les petits exploitants. Au debut, le service de lulgarisation a Qte inefficace a cause de l'inexperience et du manque de formation adequate du personnel. Mais avec l'introduction au cours des deux derniiires annees, du systeme de formation et visites et griice au soutien des consultants a la formation, la qualite des sefvices de vulgarisation s'est sensiblement amelioree. Ce systhe a ete la premiere tentative d'introduction en Guinee, d'une vulgarisation systhatique pour les petits agriculteurs, et il a permis d'organiser les cultivateurs au sein de groupes de volontaires. On convient generalement aussi que c'est toujours ce systh qui a permis d'atteindre un grand nombre de cultivateurs. . 3.11 Production de semences. I1 etait prhvu que la multiplication des semences ameliorees se ferait sur une feme mecanisee de production de semences s!ktendant sur une superficie he 400 ha, et que les semences produites seraient conditionn6es (nettoyees, sechr5es, ensachees et traitees) dans une usine de traitement de semences qui devait 6tre construite au cours des deux ann6es du projet. Grice a l'utilisation de techniques manuelles, la ferme semenciere produisait environ 12 ha de riz pluvial et 2,s ha de riz de bas-fonds en 1981. Apres reception des 6quipernents en 1982, environ 104 ha de terres etaient dkfrich4s pour la culture de riz pluvial mais seuls 90 ha furent plant8s. La zone maximum plantee par la ferme semenciere en 1984 Btait de 160 ha. D'une maniere generale, les rendements de la ferme semenciere mkcanishe etaient inferieurs aux estimations de l'kvaluation et egalement beaucoup plus faibles que cew obtenus par les cultivateurs sur leurs propres champs. Ceux-ci ktaient en effet de l'ordre de 700 kg/ha avant traitement, compares H une moyenne de 1.300 Kg/ha estimee au moment de l'hvaluation et B environ 1.500 kg/ha obtenus par les cultivateurs sur leurs propres champs. A compter de la campagne 1984185, le projet a rkalise que la production obtenue H partir de la ferme semenciere etait tres cocteuse et ne donnait pas un rendement suffisant pour satisfaire l'ensemble de la demande des cultivateurs. Le projet a donc selectionne des paysans multiplicateurs devant jouer le r61e de paysans contractuels, qui recevaient des avis speciaux de vulgarisation sur la production des semences. Cependant, l'inexistence d'une politique claire sur la fixation des prix des semences avant la liberalisation du systhe de fixation des prix agricoles en Guinee compter de la fin de ltannCe1985, a rendu difficile l'utilisation du systbe global de paysans semenciers. Le projet relais de GuBckedou a propost5 une plus grande utilisation des paysans semenciers afin que la ferme semenciere produise uniquement des semences de base. 3.12 Ltusinede traitement des semences a comence B fonctionner au debut de l'annbe 1984 et etait utilisee pour le conditionnement des semences produites au cours de la campagne 1983/84. Cette usine represente la seule unite de conditionnement des semences existant en Guinee. Bien qu'elle ait une capacite dtenviron450 tonnes/ltan,elle a conditionne environ 100 B 120 tonnes/llanau cours des trois dernieres annees (y compris 1986). Un projet semencier en preparation par 1'IDA propose de modifier legiirement la conception originale de cette usine afin qu'elle puisse conditionner environ 2.000 tonnes par an, ce qui couvrirait les besoins de l'ensemble de la zone forestikre du pays. 3.13 Distribution des intrants et Credit a~ricole.Au cours de la pkriode du projet, c'etait la Banque Nationale pour le Developpement Agricole (BNDA) qui avait la responsabilite pour le credit agricole en Guinee. Mais parce qu'elle manquait de personnel et qu'elle ne possedait pas d'agences sur le terrain, la BNDA n'a pas pu jouer ce rS1e. Au cours de la phase pilote du projet, 1'ORG etait responsable de la distribution des intrants et de la gestion du credit. Elle a donc signe un accord avec la BNDA, aux termes duquel cette derniere a approuve la nomination d'un agent de credit pour ltORG,lequel-agentetait charge de gerer le credit. Cet agent a travaille avec la direction de 1'ORG et avait d e w. agents de credits par zone. Les conditions de credit etaient d'une annee pour le credit 2 moyen terme (engrais, semences et outils), et de trois ans pour le crBdit a moyen-terme (equipements agricoles et coiits de la main d'oeuvre pour l'amenagement de bas-fonds). Tous les credits etaient assortis d'un t a u d'intergt de 7%, soit 3 points au-dessous du taux dtinter6tde 10% pratique pour un credit normal BNDA. 3.14 Le service du credit agricole etait attache a la cellule de vulgarisation et les agents de base de vulgarisation distribuaient des intrants dans le cadre de leur travail de vulgarisation et enregistraient tous les credits accordes, pour soumission et contrSle a la cellule credit. A l'exception du credit accorde pour la main d'oeuvre u.tilisee dans les travaux d'amenagement de terrain, tout autre credit etait accorde en nature. Un decret Gouvernemental demandait que le credit devait 6tre rembourse en nature, notamment par le riz. L'enregistrement et la collecte du credit dans la phase pilote n'ont pas &t& satisfaisants. Au cours des premigres ann6es du credit, bien que l'enregistrement du credit accorde se soit fait de maniGre satisfaisante, les rernboursements en nature n'ont pas etk normalement enregistres et il 6tait donc difficile dt6tablirle taux de remboursement exact. Les agriculteurs etaient egalement reticents a rembourser en nature, dans la mesure oG les quantitks de riz necessaires au remboursement des credits etaient calculees sur la base du prix officiel du riz, qui etait considerablement plus bas que celui pratique sur le marche parallele. Des informations disponibles montrent que le taux moyen de remboursement au cours de toute la periode du projet etait d'environ 41Z, tant pour le credit & court terme que pour celui a moyen terme. Les fonds obtenus a partir du recouvrement du credit etaient places dans un compte bloque et aucune provision n'btait incluse dans le projet prevoyant l'utilisation de ces fonds pour un credit supplkentaire. 3.15 Une des principales tiiches de l'audit externe pratique sur toute la phase I des activites du projet au debut de l'annee 1985 etait d'etablir la veritable situation du credit agricole au cours de cette phase. En raison du mauvais systhe d'enregistrement du credit, le rapport d'audit publie en juillet 1985 a estime qu'il serait difficile de recouvrer plus de la moiti6 de l'ensemble des credits accordes avant le 31 decembre 1985. Le projet relais a propose une reorganisation de la cellule credit qui rendrait le directeur financier directement responsable de l'administration du cr6dit. Du personnel a ete recrute dont les tiches principales seraient dQ6tudierles besoins des agriculteurs en credit, de preparer, d'attribuer et de contraler le credit awr agriculteurs, de distribuer des intrants aux paysans, de recouvrer et de collecter tous les remboursements des credits. Les agents de vulgarisation ne devaient plus etre impliques dans la distribution des intrants ni dans le recouvrement des credits et les remboursements des paysans devront dtre utilises en tant que fond de roulement pour les achats futurs d'intrants. 3.16 Suivi et Evaluation. Le projet a prevu a Gueckedou la mise en place d'une petite cellule de suivi-evaluation, composee-d'unpersonnel local guineen et assiste de llagro-economisteexpatrie de 1'ONADER base 5 Conakry. Cette cellule aurait eu la charge de suivre l'impact du projet et de collecter des informations pour le projet-relais. Cette unite n'a cependant jamais pu &re operationnelle. On convient generalement que cet echec s'explique par la reticence du regime de Sekou Toure B fournir des informations adequates et par le refus des agriculteurs de permettre aux autorites de tout savoir sur leurs activites. C'est ainsi qu'au cours des premikres annees, le travail de cette unite n'a beneficie ni du soutien de la direction du projet ni de celui des agriculteurs eux-mhes. Mais le problhe principal demeure B notre avis le faible soutien technique que cette unite a obtenu tout au long du projet d'abord de la part de la cellule agro-economiquede 1'ONADER et ensuite, de la part d'un consultant a court-terme financ6 par le projet pour aider au dbarrage de ladite cellule. L'intervention du consultant qui a debut6 en mi-1984 (et qui a consist6 a environ trois visites) a uniquement permis de creer davantage de confusion dans l'esprit du personnel du suivi et evaluation qui, outre le fait de ne posseder aucune formation superieure en statistiques, avait une experience trgs minime en matiere de collecte et d'analyse des donnkes. Le consultant a introduit un systke global mais plut6t theorique de gestion de l'information, pour le suivi et l'evaluation de tous les aspects du projet. Et pour comprendre ce systhe, il etait essentiel de faire preuve de connaissances tres klevees en collecte de donnees et en interpretation : ce qui n'etait le cas pour aucun membre du personnel local. Ainsi, malgre plus de six homes/mois de services de consultants, h la fin du contrat, l'unit6 etait incapable de suivre et d'evaluer de maniere intelligente toute activite du projet. Lorsque les missions de supervision ont realise que le personnel local n'etait pas en mesure d'appliquer le systkme propose par le consultant, elles ont propose de le simplifier. Mais ces propositions sont arrivees trop tard et n'ont pas pu domer des r0sultats. Des mesures ont Bte prises durant la seconde phase pour definir plus clairement les resultats attendus de la cellule de suivi et evaluation. Et il fut alors decide! que ses principales activites se concentreraient sur le suivi des effets et de la qualit6 des interventions du projet au niveau exploitation, et sur celui de la performance des messages techniques recomandes. Un consultant a court-terme, tres verse dans le developpement des indicateurs simples de la performance des projets, aidera la cellule de temps a autre. 3.17 Construction de Routes. Le principal objectif de la composante route Btait de renover et d'entretenir 63 kms des principales routes d'acces. Mais parce que la sous-division du Ministere des Travaux Publics 2 Gueckedou ne possedait ni les equipements ni les moyens de fonctiomer, la renovation et l'entretien de toutes les arteres secondaires et tertiaires ont ete confiees au department de Genie Rural de 1'ORG. La capacitk de construction de routes a etk consolidee entre 1981-83 gr2ce a des equipements achetes durant le projet et grice a un bulldozer offert au projet par la subdivision du Ministere des Travaux ,Publics. GrSce a la construction de ponts simples, d'acqueducs, et grlce B des operations de dkfrichement de la terre et de remplissage des trous, le department des routes a pu proceder la renovation de plusieurs routes et pistes, permettant ainsi de relier les principaux chefs-lieu de districts pendant toute l'annee. Le projet-a renove en tout quelques 247 kilombtres de routes et a assure l'entretien d'environ 195 kilometres au cours de la periode du projet. La plupart des equipements sont entretenus de rnaniere satisfaisante et repares dans l'atelier de 1'ORG cree par le projet. D. Etablissement de Rapports 3.18 Outre les rapports annuels qui etaient genkralement soumis a date precise B l'IDA, le projet a egalement publie des rapports annuels portant sur les resultats de la recherche de l'annee precedente ainsi que sur le programme de recherche de l'annee a venir. Les missions de supervision en visite ont egalement recu des rapports d'avancement du projet. L'ONADER, en tant qu'organisme de planification, a quelquefois mene des etudes spdcifiques sur lesquelles elle a etabli des rapports. Cependant ces rapports annuels ou d'avancement du projet manquaient dtuniformiteet ne donnaient pas toutes les informations necessaires. Et si, d'une maniere generale, ils fournissent des informations detaillees sur les programmes de travail, le niveau et la composition du personnel ainsi que les activites des departments, ils ne donnent par contre aucun apercu de l'impact du projet en termes d'accroissement du rendement et de la production, ni ne parlent par exemple de la qualite des travau d'amenagement. 11s n'etablissent non plus aucune cornparaison entre les resultats, les objectifs et les coiits des diffkrentes activites. A ce jour, la cellule suivi-&valuation n'a reussi ni 2 mesurer l'impact du projet, ni B suivre ltetenduedes activites de vulgarisation, malgre tout le soutien que lui accordent les consultants (para 3.16). E. Passation des marches. 3.19 Le projet a surtout rencontrh des difficultds dans le domaine de la passation des marchiis. Pendant des annkes en effet, la Guinee a fait face a de sdrieux problhes de balance de paiement, pendant que le Gouvernement exercait un contr6le strict sur le commerce et les prix et que la monnaie locale etait surevaluhe. Cela a entrain6 des ruptures frhquentes dans l'approvisionnement des marchandises dans le pays et la plupart des besoins du projet ont par consequent dii 6tre importes. D'autre part, le manque de formation adequate et l'inexperience des cadres dirigeants du projet et du personnel financier ne permettaient pas de proceder, conformhent a w procbdures dlappeld'offres, A une planification a l'avance. Et cela a souvent entrain6 des delais dans l'acquisition des biens absolument nhcessaires au projet. Cependant, et d'une manikre generale, les marches devant Btre soumis 2 l'appel d'offres international Btaient attribues selon des procddures acceptables. C'est le manque de planification qui rendait difficile la passation des marches. Cette situation a surtout et6 aggravee avant 1984, par des procedures administratives et d'appel d'offres locales lourdes exigeant des approbations de divers Ministeres pour la preparation et l'bvaluation des documents d'appel d'offres. Le systeme a change aprBs 1984 lorsque le Gouvernement a aboli le bureau central des projets A la Presidence, bureau qui etait charge de contr6ler tous les marches. 3.20 Pour ce qui concerne les marches de pikces detachties et de petits materiels passes selon des prociidures de consultation de fournisseurs A l'echelon.internationa1, il y a eu beaucoup de retards et de confusion. En effet, la plupart des marchandises devant &re importees et trks peu de societCs etant representees en GuinBe, les commandes Btaient souvent passees soit par le canal du groupement 'fournissantdes services d'assistance technique pour le projet, soit parfois directement aupres de representants de societes de passage en Guinee. Des difficultes de comunications ont souvent entrain6 beaucoup de retard (6 & 12 mois) dans la livraison des marchandises comandees, m h e lorsque des comandes avaient ete passees par de tels canaux. Le travail de 1'ONADER en matigre de passation des marches a ete rendu d'autant plus difficile que llORGet les stations de recherche n'ont pas apprecie la necessite de se conformer strictement a w procedures definies pour les marches, et cela a complique les choses. Lorsque ces , stations passaient des comandes aupres de l'ONADER, elles voulaient que ces dernieres soient honorees le plus rapidement possible, et acceptaient souvent avec beaucoup de difficultes que certaines procedures soient suivies. Les responsables du projet ont cependant pris l'initiative d'acheter certaines pigces ddtachees sur le marche local parallgle grPce aux fonds de contrepartie. Cela a permis de resoudre un certain nombre de problhnes causes par les delais des marches internationaux. 3.21 A partir de la seconde moitie de 11ann6e1984, un bureau de liaison pour llORG(la plus grande station), a et6 cree au sein du bureau de llONADERB Conakry. Ce bureau devait aider au suivi des comandes et informer llORGdes difficult& de la passation des marches. I1 est i noter qu'avec la nouvelle direction financiere de 1'ONADER etablie depuis 1985, il a consid6rablement contribue i accelerer l'acquisition des marchandises pour 1'ORG. I1 faudrait egalement noter qu'a partir de cette periode, de nouvelles entreprises ont commence i creer des bureaux en Guide, B la suite de l'adoption par le nouveau Gouvernement, de politiques de liberalisation. Au cours de cette periode cependant, la direction du projet s'est beaucoup plus preoccupe d'accelerer l'acquisition des biens pour 1'ORG et son projet relais, -1e Projet Agricole de Gueckedou-, que de proceder a un suivi clair des fonds disponibles. Et cela a entraine un surengagement des fonds du credit (paras 6.09 & 6.10). D'une maniere'generale cependant, malgre les retards accumules au cours de la periode initiale du projet ainsi que les legeres deviations des conditions de marches enregistrees notamment vers la fin du projet, le processus de passation des marches a ete suivi avec satisfaction, compte tenu des conditions prevalant en Guinee et dans lesquelles le projet dtait execute. Ainsi, les delais enregistres dans la passation des marches n'ont pas serieusement affecte l'execution du projet. 3.22 Les coiits totaw du projet ont ete estimes 21 420 millions de Sylis (US$21.0 million) au moment de l'evaluation y compris les imprevus qui s'elevaient 5 77.8 millions de Sylis (USS3.9 million). I1 a ete difficile d'etablir les coiits reels, notarmnent par composante, en partie a cause d'une mauvaise comptabilite, et parce que llONADER,qui btait chargee d'acheter les marchandises pour les autres composantes telles que llORG,ne communiquait pas toujours leurs coiits aux unites concernees. Les chiffres fournies par les differentes unites (ONADER et ORG) dans leurs rapports financiers annuels ne sont pas souvent conformes aux comptes audites. Les chiffres disponibles indiquent cependant que les coiits des kquipements, des vehicules et d'autres intrants du projet, ainsi que les coGts de la construction et des engrais, etaient substantiellement plus 8leves qu'au moment de l'evaluation alors que les salaires locaux, les bourses et les honoraires des consultants ont ete estimees a la baisse lors de 118valuation.Le tableau ci-dessous donne un r8sum6 des comparaisons entre les coiits reels et les coiits estimds lors de 116valuation.Les details de ces coGts figurent aux Annexes 3-1 et 3-2. Tableau 3.1. Comparaison entre les depenses estimees lors de l'evaluation et les depenses reelles. ;!D6penses Previsions B Coi'its rkels Rt5elles par . 1'Evaluation .....................Estimes rapport Evaluation US$ 000 ------------------ Equipements, vehicules, pikces detachees, fournitures et 5.4 8.5 intrants agricoles (sans engrais) Engrais 0.6 0.9 148 Assistance technique rbsidente 3.2 3.9 120 Stagiaires et Consultants 2.1 1.6 77 Carburant et lubrifiants 4.0 3.1 77 Construction 2.9 4.8 166 Salaires Locaux 3.23 La categorie des equipements, vkhicules et pigces detachees a depasse les previsions de ltQvaluationparce que prgs de US$1 million de la some excedentaire ont servi a prefinancer les marchandises destinees a la seconde phase du projet GuQckQdou. Aussi l'equivalent d'environ US$1,7 millions de pieces detachees et de fournitures ont ete achetees par les responsables du projet sur le marche parallele local B des prix considerablement eleves (en termes de dollars.convertisen coiits du projet au taux de change officiel). Les engrais ont egalement depasse les estimations de l'evaluation 2 cause d'un certain niveau de prefinancement de la seconde phase. Prevoyant des retards dans le demarrage du projet Gueckedou, la direction du projet a en effet achetk suffisamment d'engrais en 1985 pour couvrir deux campagnes. Les coiits de la categorie assistance technique residente se sont aver& superieurs aux estimations de l'evaluation parce que le projet a recrute du personnel supplkentaire non prevu au moment de l'evaluation, mais inclus lors des missions de supervision. Enfin les coiits de construction ont dkpasse les estimations en raison des difficultes initiales rencontrkes par ce programme (para 3.08), et parce que le Gouvernement a finance, avant la fin des travaux de genie civil, un certain nombre de reparations et de travaux temporaires pour le projet. A la reflexion, l'acquisition de marchandises en preparation de la seconde phase du projet s'est avkree tres utile a cause des delais B la mise en vigueur du projet Gueckedou dus aux procedures du FAD. Ainsi, pour toute l'annee 1986, le nouveau projet Gueckedou a fonctionne B'l'aide de marchandises acquises dans le cadre du Projet Rizicole. I1 faudrait cependant noter que 1'IDA a donne son accord pour ces differents achats sur la base d'une situation financigre erronee fournie par la direction du projet (para 6.06). G. Financement et Deboursement 3.24 L'IDA a finance 432 des co6ts estimes du projet par rapport aux 502 prkvus lors de l'evaluation. Le Gouvernement a, de son c6tt5, finance 392 des estimations par rapport aux 272 de 1'Qvaluation. La part l&g&rement plus faible du financement IDA et celle plus elevee du financement du Gouvernement s'expliquent par le fait que le Gouvernement a finance B 1002 les frais de carburant et de lubrifiants au lieu des 502 prevus lots de 1'6valuation. Le Gouvernement a egalement finance une partie importante des frais de construction, des Qquipements et des fournitures ( y compris les fournitures et les pieces detachees achetees localement), a savoir des marchandises au financement desquelles il ne devait participer que tres peu selon les previsions de lt~valuation.Le plan de financement initial a ete respectk, pour les coiits en monnaie locale et les coilts en devises. L'IDA et le FAD ont finance tous les "coilts en devises" 1/ et le Gouvernement a finance tous les coiits en monnaie locale. Cependant 1: plan de financement initial n'a pas Btd recept6 en termes de pourcentages et de categories des depenses financees. L'IDA a, par exemple, finance 50Z des coilts des engrais, 43% des cofts de l'assistance technique rksidente et 70% des coilts des vehicules, equipements, pieces detachees et fournitures au lieu de OX, 332 et 1002 respectivement. D'une mani&re generale, la part du Gouvernement dans le financement des differentes categories a kt6 -pluselev6e que prkvu et la part du FAD plus faible. Le financement par categorie figure sur le tableau ci-dessous et une cornparaison des previsions de ltOvaluationet des estimations reelles figure en Annexe 3-3. I/ "Les coiits en devises" se rapportent ici B toutes les marchandises importees directement par le projet et aux contrats des services dtrangers. Tableau 3.2 : Financement du Proiet - IDA FAD Gouvernement - Total Sylis US$ s y l i s US$ Sylis US$ Svlis US$ Equipements, vehicules, Pikes detachees, fournitures et autres intrants 153.2 6.71 - - 41.8 1.83 195.0 8.54 Engrais 10.0 0.44 10.0 0.44 - - 20.0 0.88 Assis. Technique residente 37.5 1.64 50.5 2.21 - - 88.0 3.85 Bourses et consultants 36.9 1.61 - - - - 36.9 1.61 Carburant et Lubrifiants - - - - 70.5 3.08 70.5 3.08 Construction - - 42.8 1.87 67.6 2.96 110.4 4.83 Salaires Locaux - - - - -.- ---- 41.9 1.83 41.9 1.83 237.6 10.40 103.3 4.52 221.8 9.70 562.7 24.62 3.25 Les dkboursements du credit ont commence peu de temps apres llentrBeen vigueur de ce dernier, marquee par ltouverturedu compte special et le versement de l'avance de dharrage ii la firme de consultants. Bien que les deboursements reels aient ete tres en d e ~ ades estimations de l'evaluation tout au long de la periode du projet, les performances generales de ce volet ont ete assez satisfaisantes puisqutellesse sont situees autour de 65% B 70% des estimations initiales et autour de 75% du profil de d6boursement estime jusqu'g la fin de l'annee 1984. La creation d'un bureau de liaison pour 1'ORG et le recrutement d'un nouveau directeur financier B ltONADER,au debut de l'annee 1985, ont permis d'accelerer les commandes d46quipementset de pieces detachees. De la fin de 11annt5e1984 5 la dernigre annee du projet, on a assist6 ii un accroissement rapide des deboursements, ce qui a permis de respecter le profil de deboursement pr6vu. IV. IMPACT AGRICOLE A. Production 4.01 Lors de l'kvaluation, il a et6 estime que le projet pilote de Gueckedou bkneficierait B environ 2.700 familles rurales et a 12 coop4ratives mecanisees qui devaient tirer des profits directs du projet. Les b6nkfices economiques devant provenir essentiellement de l'accroissement de la production de riz pluvial et non de celle du riz de bas fonds. 4.02 La superficie totale cultivee en riz pluvial par les petits exploitants ne devait pas varier, par contre les rendements du riz pluvial devaient augmenter de 700 kg/ha 1 1250 kg/ha. Une superficie totale de 700 ha de riz de bas fonds devait Otre amenagee au cours de la periode du projet et les rendements moyens des has-fonds amenages devaient s'accroitre et passer de 1.000 kg/ha a 2.600 kg/ha. Les 12 cooperatives &canisees produisant principalement du riz pluvial devaient augmenter leur superficie cultivhe, et celle-ci devait passer de 540 a 825 ha au cours de l1ann6e4 du projet. Le rendement de ces cooperatives devait Cgalement passer d'une moyenne de 400 kg/ha 5 1000 kg/ha. 4.03 MalgrB l'inexistence de statistiques solides et fiables sur l'impact du projet, dGe 2 l'inefficacite de la cellule de suivi et evaluation, le personnel de vulgarisation et la cellule agro-econornie de 1'ONADER ont rBussi B faire des estimations irreguliers des superficies et des rendements 5 partir des mesures des parcelles des familles participant au projet. Et ces mesures ont permis d16valuer quantitativement l'impact du projet. On estime qu'environ 5.230 familles rurales (soit environ 194% des objectifs de l'evaluation) ont recu une part subs~antielledes intrants du projet et des services de vulgarisation, lesquels intrants ont exerce un impact direct sur leur production. Environ 800 familles rurales au total (soit 30% des estimations de l'evaluation) ont beneficie du programmes d'amenagement des bas-fonds. I1 faudrait cependant noter que lors de l'evaluation, la definition faite des paysans participant au programme de bas-fonds etait assez vague dans la mesure oG seuls quelques 1400 paysans au lieu de 2700 (come le montrent les indicateurs-clks - para 4.04) devaient beneficier effectivement de travaux d'amenagement dans leurs bas-fonds. Le Gouvernernent ayant change son orientation en supprimant l'accent jadis mis sur les cooperatives mecanisees 1/, les 12 cooperatives qui etaient inclues lors de l'evaluation sont restees inoperationnelles. D'autre part; mis a part un certain credit accorde aux cooperatives pour le carburant et les pieces detachges au cours de la premiere annee des activites de terrain, le projet ne leur a fourni ni soutien ni . intrants. 21 4.04 Le tableau ci-dessous compare les objectifs de l'dvaluation et les resultats reels estimes pour les d e w dernieres annees du projet, pour les cultures du riz pluvial et de bas-fonds. Quant a leur evolution durant la periode du projet, elle figure en Annexe 4. 11 A partir d'environ 1979, les FAPAs ont remplace les FACs, qui avaient et6 inclues dans le projet. 2/ Le credit total accorde aux FACs etait de 263,850 Sylis. Ce qui. equiva1ait.Benviron 78% du credit accorde pour la premiere annee, mais etait inferieur a 2 Z du credit total accorde dans le cadre du projet. Tableau 4.1 Indicateurs-cl6s sur le developpement rizicole dans les bas-fonds et les hauts plateaux. Objectif Chiffre B 1'Evalua- reel 9. Reel Unit6 tion estim4 Obiectif Estime Riz Pluvial Nombre de familles No. 2700 Superficie par famille Ha. 1.5 Superficie plantee 2/ Ha. 4050 Estimation rendement kg./Ha. 1250 Production Tonnes 5063 Dkveloppement des Bas-fonds 3/ Nombre de familles No. 2700 Superficie par famille Ha. 0.5 Superficie Amknagee Ha. 700 Production (Superficie Amenagee) Tonnes 1820 Superficie cultivee Ha. 1350 Rendement estimk kg./Ha. 2360 Production Tonnes 3186 Notes 1/ 1984 correspond B la quatrihe annee de mise en oeuvre au niveau du terrain (AP4) du projet pilote mais a la cinquihe annee du projet dans son ensemble (AP~). 2 / Represente un chiffre cumulatif de la zone de riz pluvial touchee par le projet (semences + distribution d'engrais, ou seulement engrais). N'inclut pas les agriculteurs qui pourraient avoir resu des semences d'amis ou de parents. 3/ L'objectif de 116valuationetait de toucher une superficie cultivee de 1.350 ha (soit 2.700 familles agricoles) dont seulement 400 ha (soit 800 failles agricoles) seraient amenagees autour de la quatrieme annge du projet et 700 ha (soit 1400 failles agricoles) autour de la cinquihe annee; le reste des failles utilisant des semences am6liorees et des engrais .surdes bas-fonds non menages. Les chiffres reels donnes pour les familles et la superficie cultivee representes respectivement les familles cultivant des bas fonds amenage et la superficie totale de bas fonds amenages y compris le systhe de double cultures dans des zones developpees. Le projet n'a pas fait le suivi des bas-fonds non amenages qui ont utilise des semences ameliorees ou des engrais. Sources : Projet de Developpement Rizicole de Guinke SAR (No. 2389-GUI) et estimations de la mission. h.05 Si la production de riz pluvial sur les petites exploitations a ete nettement plus elevee que prevue, les donnees disponibles ne permettent pas de comparer la production totale reelle obtenue dans les bas-fonds de la zone du projet aux estimations de l'bvaluation. Par contre, on peut comparer la production espkrhe et celle obtenue dans les zones developpees. Ceci montre que la production du riz de bas fonds equivalait i environ 71% des pr&visions, notamment en raison du faible nombre de cultivateurs ayant eu leurs bas-fonds menages. Les diverses tentatives de liberalisation menees par le Gouvernement B partir de debut 1980 expliquent dans une grande mesure la reponse plus dlevr5e que prevue des petits exploitants, notamment pour le riz pluvial et l'augmentation rapide du developpement des bas-fonds B partir de l'annee 1983. Depuis 1981, le Gouvernement n'a pas essaye de bloquer le marche parall&le du riz et cela a contribue a encourager la participation des cultivateurs au projet. 4.06 Les autres composantes agricoles du projet comprenaient le redemarrage de la recherche agricole dans trois stations. La station de Karnalo attachee B 1'ORG a pu mener de la recherche appliquee directement utile au projet pilote ORG et, partant, a joue un r61e important. Quant aux stations de Koba et de Baro, elles faisaient des tests sur les differentes varibtbs de riz et des essais selectionnees portant sur la lutte contre les insectes et sur les engrais. Cependant la conjonction de facteurs come la poursuite d'essais inappropries aux conditions de terrain, les difficult& de logistique et des revers bco-climatiques ont retard6 l'accomplissement de progrks dans le developpement de thhes techniques siirs pour les deux regions que les deux stations etaient censees representer. Le travail effectue sur ces dewt stations a cependant fourni la base necessaire permettant de proceder h un travail plus en profondeur et la station de Koba par exemple, a fourni des resultats pouvant permettre de dharrer une activite pilote de production dans la zone. La Comunaute Economique Europeenne est interessee a financer une activite pilote dans la region de Koba sur la base de ces premiers resultats obtenus a partir du programme de recherche. B . Changement Technologique 4.07 Les principaux thhes techniques devant Gtre introduites dans la culture du riz pluvial etaient les suivants : le remplacement des semences de riz local par des semences ameliorbes et traitees; la pratique de la culture en ligne au lieu de la methode des semis a la volee ; la poursuite de la lutte selective contre les insectes; et l'application d'engrais. Pour la culture des bas-fonds la mission d'evaluation a identifie quatre systiimes de production, 2 savoir : (i) le systeme traditionnel; (ii) l'utilisation de varietes locales de semences avec des engrais, grPce a un contrBle limit6 de l'eau; (iii) l'utilisation de varietes amr5liorees, de semences traitees et d'engrais avec un contrBle limit6 de l'eau; et (iv) la m&e chose que (iii) mais avec en plus l'etablissement d'un systke ameliore de contr6le de l'eau grice 2 la protection contre les inondations, les digues, le nivellage de la terre et le drainage. Les propositions techniques ont ete basees sur ltadaptationdes resultats de la recherche et des techniques utilisees dans les zones Qcologiques similaires du Liberia et de la Sierra Leone voisins. 4.08 Les resultats du projet montrent que durant ses deux premieres annees, plusieurs facteurs ont contribue a limiter son impact eventuel sur les systemes d'exploitation. Toujours mefiants B l'endroit du Gouvernement, les cultivateurs ne participaient qu'a contre coeur au projet, notamment au programme d'amenagement des bas-fonds. La formation inadkquate et le manque d'experience solide du personnel de vulgarisation ne permettaient pas une bonne transmission des messages aux agriculteurs. A partir de fin 1983, le projet a finance des consultants pour la formation des agents de vulgarisation, et cela a contribuk B ameliorer la transmission des messages. Aussi, pendant les deux premihres annees du projet, a cause de la mauvaise qualite des routes, certains chefs-lieu de sous-prefectures restaient inaccessibles : les agriculteurs habitant ces centres recevaient donc difficilement les messages techniques de vulgarisation ainsi que les engrais. D'autre part, les semences traitees ne pouvaient pas dtre distribuees aux paysans parce que l'usine de traitement des semences n'a commenck sa production quten1984. La nouvelle variete de riz pluvial introduite par le projet (LAC 23) s'est cependant repandue rapidement bien qu'elle n'ait pas Bte traitee. 4.09 Rkalisant a partir de la troisihe annee du projet pilote que les pratiques culturales et les rendements de leurs homologues ayant accepte de participer au projet s'etaient ameliorees, la majorit6 des paysans residant dans la zone du projet ont commence B solliciter les intrants du projet en grand nombre. La demande en variktes de semences ameliorees ainsi qu'en engrais s'est alors considerablement accrue. Le programme.derenovation des routes a egalement permis l'accbs a un certain nombre de nouvelles zones et aide a l'adoption rapide des pratiques recommandees. Mais, d'une manikre generale, les agriculteurs n'ont cependant pas abandonne la pratique des semis et l'epandage d'engrais a la volee pour le riz pluvial come cela avait ete recommande lors de l'evaluation. Cette innovation n'avait pas kte adoptee parce que les paysans pratiquaient un systke cultural dans lequel ils s'entraidaient mutuellement 2 desherber et B cultiver. Les semis et l'application des engrais correspondent a une periode initiale de dksherbage (apres le d6broussaillement et le br3lis). Le processus de desherbage avec les houes permet d'enterrer simultanthent la semence et l'engrais. La nouvelle methode de semis en ligne aurait probablement modifie considerablement le systhe traditionnel et elle n'a donc pas ete adoptee, puisque le personnel du projet n'a pas kt6 capable de demontrer que la methode de semis en ligne du riz pluvial pouvait considerablement et de loin amGliorer les rendements obtenus par rapport a la methode des semis 2 la volee. 4.10 Au cours de l'arnenagement de leurs bas-fonds, les paysans ont cependant accepte toutes les principales innovations introduites par le projet. I1 faut preciser qu'au moins 50 X de ces bas-fonds amenages dans le cadre du projet n'etaient pas cultives auparavant en raison des difficultes de contr6le de l'eau. Et d'une manihre generale, les thhes techniques relatifs a leur mise en oeuvre representaient une nouvelle pratique devant entraher des rendements plus Blevgs et un meilleur contr6le du systhe de production. Et les paysans les ont donc acceptes. L'autrk innovation non inclue au debut du projet mais ayant comenc6 B apparaitre en 1984 concerne l'installation de quelques paysans dans leur bas fonds et leur abandon de la culture itinkante. Ces paysans utilisent les collines mitoyennes leurs bas-fonds pour les cultures de hauts plateaux et ne demenagent pas dans de nouvelles zones chaque annee come c'est la coutume. 4.11 Les deux innovations techniques les plus importantes introduites par le projet sont la nouvelle variete de semences (LAC 23) qui a virtuellement remplac8 la plupart des varietes traditionnelles dans la zone du projet et au-delh, et l'adoption de systhes simples et peu coi3teux d'amenagement des terres pour un meilleur contrale de l'eau par l'utilisation d'une main d'oeuvre familiale et de materiaux locaux (except8 pour de rares exemples). Le projet a Qgalement permis d'ktendre l'utilisation des engrais, ce qui etait une pratique nouvelle pour la plupart des paysans de la zone. Le projet a aussi etendu l'utilisation des techniques de repiquage ainsi que la methode de semis en ligne qui ktaient uniquement pratiques sur une petite 6chelle. RESULTATS FINANCIERS ET ECONOMIQUES A. Revenus des Paysans 5.01 Les budgets d'exploitation tels que presentes dans le rapport d'evaluation montrent que le revenu moyen devrait passer de 54 B 85 Sylis par homme/jour pour le riz pluvial et de 94 a 146 Sylis par homme/jour pour le riz de bas fonds en periode de croisihre, la production et les intrants etant evaluks selon les prix officiels. En pratique, les prix de la production et les prix des intrants etaient plus eleves que ceux Gtilises au moment de l'evaluation. En utilisant les prix se trouvant dans le rapport d'evaluation, on estirne que le revenu par homme/jour pour le riz pluvial a augmente substantiellement et est passe d'environ 58 a 151 Sylis tandis que le revenu par homme/jour pour la culture de bas-fonds s'est accru de 90 B environ 200 Sylis par home/jour. Utilisant des prix production reels obtenus par les paysans et les prix reels des intrants qu'ils ont payes, on estirne que leurs revenus par homme/jour se sont accrus d'environ 65 Sylis pour le riz pluvial et de 160 Sylis pour le riz de bas fonds dans la situation hors projet a une moyenne de 340 Sylis pour le riz pluvial et de 510 Sylis pour le riz de bas fonds 2 la fin du projet. 5.02 Trois facteurs principaux expliquent pourquoi les revenus des paysans etaient plus eleves.queprevu. Premigrement, les rendernents du riz pluvial etaient d'environ 20% plus Bleves que les estimations faites lors de l'evaluation. Deuxikement, le relschement constate dans la reglementation officielle de la commercialisation et le processus de "liberalisation" qui a debute en 1981 a permis aux paysans de vendre leur production au marche parallgle a des prix plus eleves que les prix officiels. Enfin, bien que les prix des intrants aient hte plus &lev& que les estimations de l'evaluation, ces prix restaient encore artificiellement bas pour le paysan en raison de la surdvaluation du Syli. Ces prix intrants n'incluaient aucune subvention au taux de change officiel mais la surevaluation de la monnaie a rendu les co6ts trhs bas par rapport aux prix de la production que le paysan a obtenu sur le march6 parallele. B. Reevaluation Economique 5.03 Au moment de l'evaluation, le taux de rentabilite hconomique du projet etait uniquement estime pour la composante pilote du projet B 12,8%. Les coGts incluaient tous les coats directs du projet mais excluaient les coCts de l'assistance technique imputes alors a la composante nationale ONADER. La main d'oeuvre familiale etait dvalude B 50 Sylis par homme/jour sur la base des gains obtenus sur la plantation et sur la base des salaires payes 2 la main d'oeuvre engagee. Tous les coiits locaux ont ete ajustes aux prix frontigre en utilisant un facteur de conversion de 0,5 pour refleter l'existence des droits d'importation et les restrictions quantitatives sur les importations. Les avantages du projet calculbs sur la base de la quantite de riz pluvial et de bas fonds produite par les paysans participant au projet, incluaient certains avantages censes Gtre obtenus grsce a la cession des excddents de semences ameliorees obtenues dans les fermes de multiplication de semences et vendus aux paysans situes hots de la zone du projet. Le rapport d'evaluation n'a cependant pas explique clairement la zone devant 6tre couverte ni le niveau total de production attendu des semences cedees, quoique la valeur nette exchdentaire de la production issue de cette cession et utilisee dans l'analyse economique soit d'environ 47% des avantages attribues aux paysans participant au projet. Cette hypothese de cession des semences a et6 confirmee en pratique la ou l'on sait que m6me des paysans de la region maritime ont obtenu des semences de Gueckedou. Nous ne savons cependant pas exactement quelle quantite de semences a ete cedee. 5.04 Les memes categories de coQts ont Cite inclues dans la reevaluation economique, y compris tous les coiits reels ORG a l'exception de l'assistance technique. Les coQts en monnaie locale ont ete ajustes a u prix frontiere, par l'utilisation d'un facteur de conversion de 0,5, tandis que tous les coCts en Syli ont ete convertis en devises en utilisant les taw de change officiels prevalant au cours de la periode d'execution'. La main- d'oeuvre familiale a ete evaluee a 100 Sylis par homme/jour pour 1981, a 125 Sylis par homrne/jour pour 1982 et 1983, et a 150 Sylis a partir de 1984. Le dernier chiffre est base sur le t a w du marche parallkle en 1984. 5.05 Les avantages ont ete calcules sur la base de la production suppl&nentaireobtenue par les paysans participant au projet. On sait qu'un certain nonbre de paysans cultivant les bas-fonds amenages font de la double culture. L'analyse inclut par conskquent les taux de la double culture qui sont de 5% pour 1983, de 10X pour 1984 et de 15X partir de 1985. Les avantages obtenus a partir de la cession des semences sont inclus en supposant qu'une certaine quantitb de semences a ete distribuge en dehors du projet a partir de la ferme semencigre et directement par certains paysans. On estime que la superficie cultivee A partir des semences ckdees grgce au projet est equivalente a environ 60% des superficies cultivees par les participants au projet a partir de la quatrihe annee en riz pluvial et en riz de bas fonds. Et on estime que les accroissements nets des rendements obtenus a partir de la cession des semences sont de 150 Kg/ha pour le riz pluvial et de 200 kg/ha pour le riz des bas fonds. Ceci donne une production supplkmentaire equivalente B environ 12% de la production des participants au projet, comparativement aux 46% environ calcules lors de l'evaluation. 5.06 Sur la base des hypothgses precedentes et des plus recentes projections des prix du riz et des engrais faites par la Banque Mondiale (f6vrier 1987), le taux de rentabilite economique (ERR) a 6t6 rdestimd a 10.9%, par rapport aux 12,8% 5 l'evaluation. La faiblesse de ce taux de rentabilite economique s'explique par la chute enregistree par les prix internationaux reels et projetks depuis l'evaluation, et parce que nous avons utilise un taux de cession de semences nettement plus faible que celui estime lors de l'evaluation. Sans les avantages obtenus de la cession des semences (para 5.05), le taux de rentabilite economique tombe h 8.6% comparativement a w 5,092 de l'evaluation. En maintenant toutes nos hypotheses mais en utilisant les estimations des prix faites lors de l'evaluation, le taux de rentabilitk aurait augmente a 16.6%. Lorsqu'on inclut tous les coGts et benefices du projet relais, on estime le taux de rentabilite h 17.5% comparativement aux 20.3% estimes lors de 1'evaluation du projet rizicole. IV. PERFORMANCE INSTITUTIONNELLE 6.01 L'ONADER a servi d'organe d'execution du projet pour les composantes nationales et d'organe de supervision pour le projet pilote qui a, lui, ete execute par 1'ORG. Les deux agences ont et6 .creees specialement pour l'execution du projet dans l'espoir que 1'ONADER pourrait eventuellement devenir l'agence nationale pour la planification et le developpement du secteur rizicole. D'une maniere generale, la gestion du projet s'est ddroulee de maniere satisfaisante, mais elle aurait pu dtre meilleure, notamnent au sein de ltONADER.Mais cette institution a souffert de plusieurs maux (inkfficacite et inexperience de la direction, manque d'un personnel local forme, roulement eleve et performances souvent mkdiocres et rotation elevee du personnel d'assistance technique) qui ont limite ses capacites de faire mieux que de veiller a l'ex6cution des composantes.de terrain. M6me dans sa gestion des activites de terrain, une mauvaise planification et une comptabilite inadequate, ainsi qu'une administration financiere (defectueuse) ont rendu difficile le contr6le des coiits, la planification adequate des marches et des achats et le suivi des fonds disponibles. La mauvaise gestion financiere de ltONADER,notamment celle de son directeur financier et du chef comptable vers la fin du projet, a entraink des depassements significatifs de credits alloues (Annexe 6-1). La grande partie de ces depassements de credit s'expliquent cependant parce qu'il y a eu prefinancement des activites de la seconde phase du projet de Gueckedou (para 3.23). 6.02 Le r8le de 1'ONADER en tant que cellule de planification et de coordination etait limite, bien qu'elle ait facilite l'execution satisfaisante de l'btude sur les incitations au monde rural, et qu'elle ait aussi contribue a etablir des contats avec les agences internationales de recherche agricole. A part le manque de personnel form6 et expgrimente, l'une des principales raisons de l'incapacite de 1'ONADER a devenir une agence de planification efficace du secteur rizicole etait l'absence d'un programme ponctuel clair pour cette activite. Les documents de l'evaluation donnaient une definition assez vague du r6le exact que 1'ONADER devait jouer en tant qu'unite centrale de planification et de coordination du Ministere de 1'Agriculture pour le dgveloppement rizicole. En outre, le r81e de 1'ONADER vis-a-vis de la cellule des etudes du Ministere n'dtait pas clair. I1 n'btait pas non plus gvident que le Gouvernement voulait que ltONADER,dotee du personnel expatrie, exerce une influence quelconque sur la strategie de developpement du secteur rural, notamment dans un pays ou presque toute la planification etait elaboree au niveau politique. L'ONADER elle-mGme, avant le changement du Gouvernement en 1984, n'avait jamais tent6 de definir un programme quelconque de planification ni du secteur rural ni du secteur rizicole ; elle s'est plut6t limitee a &laborer des etudes techniques et a assurer la gestion des activites de terrain du projet. A partir de mi-1984 cependant, 1'ONADER a commence a s'impliquer davantage dans les activites du Ministere du Developpement Rural, notamment les etudes socio-economiques, le developpement de la strategie et l'etude des investissements. A partir de cette periode, une plus grande autonomie a 6te accordee B 1'ORG pour ses activitgs. La mission d'evaluation chargee du projet relais a recommande qu'une entiere autonomie soit accord6e au projet Gueckedou et que 1'ONADER soit par consequent reintegree au sein du Ministere. Un projet separe etait evalue pour un bureau charge des etudes et de la planification du MDR, appelee Bureau de Strategie et Developpement (BSD) afin qu'elle inclue des elements de 1'ONADER et le bureau d'ktudes existant alors au sein du Ministere. 6.03 Les services de soutien accordes aux planteurs etaient fournis de maniere satisfaisante par 1'ORG. Cette derniere s'est donnee comme principal objectif de fournir des avis et de distribuer des intrants aux petits exploitants et bien qu'elle fut responsable de ses activites techniques, elle comptait sur 1'ONADER pour les marches et la comptabilite de ses coDts en devises. L'ONADER jouant alors le r6le de gestionnaire financier de l'ORG, cette dernikre n'a pas ete oblige de se preoccuper a connaitre et P maTtriser ses codts, ni a se dire que la planification 2il'avance etait importante afin de suivre de maniere adequate toutes les proc&dures.gouvernant les contrats de marches et les achats. L'ORG a donc pratique une mauvaise planification qui a 6te la cause'de plusieurs conflits entre 1'ONADER et elle au cours de la p6riode d'execution. D'une maniere generale cependant, on peut dire que les performances de 1'ORG Qtaient satisfaisantes. Elle a su gagner la confiance d'un grand nombre de planteurs et a affecte de maniere positive leurs attitudes vis-a-vis des innovations techniques. Bien que travaillant dans des conditions logistiques difficiles, son personnel a montre un grand devouement et un grand esprit d'initiative qui ont contribue au succes du projet pilote. 6.04 Le projet pilote ORG a kt6 cree en tant que cellule independante fonctionnant en dehors de l'administration regionale du dCveloppement rural. Le manque de fonds de fonctionnement et d'une formation adequate de son personnel ont empiSch6 l'administration regionale de fournir des services quelconques aux planteurs. Cela signifie que dans la zone, les seuls services accordes aux planteurs etaient ceux de 1'ORG. La structure mise en place a prevu donc des services parallkles pour le developpement rural, avec 1'ORG d'une part se renfor~antgr6ce au projet, tandis que le service regional de developpement rural d'autre part, etait neglige. Au cours de la seconde phase du projet, 1'ORG a donc kt6 fusionne avec l'administration regionale pour former un service unique chargee d'executer le projet-relais. Cette approche visant a renforcer les principaux services du Ministere du Developpement Rural et d'eviter des structures parallkles est 5 notre avis une methode plus efficace de developpement rural. B. Performances Comptables et Financieres 6.05 Un des problernes principaux auquel le projet a ete confronte est celui de la gestion comptable et financiere. Le projet n'avait pas prevu de financer des expatries dans ce domaine. Cependant depuis les toutes premieres missions de supervision, il etait devenu clair qu'une aide en matigre de gestion comptable et financiere etait necessaire. Ceci parce que le personnel utilise pour remplir cette fonction n'avait ni la formation ni l'experience requises. Les consultants recrutes a court-terme n'ont pas rksolu le problkme et en AoOt 1982, 1'ONADER a recrute un gestionnaire financier expatrie. L'arrivee de ce gestionnaire a ameliork la situation dans le domaine des contrats et des achats de biens et services, mais les procedures comptables et de contr6le financier sont restees aussi inefficaces. Ceci etait dij partiellement au fait que le Gouvernement Guineen ne voulait pas de l'assistance des expatries. Les audits menes par le Ministere du Contrhle dlEtatn'ont pas ete cornplets dans la mesure oh ils se sont concentres uniquement sur la comptabilitk liee a l'utilisation des fonds de contrepartie et non a la comptabilite liee a l'utilisation des devises. Bien que 1'ORG ait un fonctionnement autonome, ses cornptes en devises etaient tenus par 1'ONADER qui a interprete ainsi son r6le d'agence d'execution pour la passation des march& et les achats pour comprendre la centralisation de tous les comptes en devises. Le flux des informations sur les transactions financieres entre 1'ONADER et 1'ORG etait par consequent tres faible. 6.06 Eu egard aux faiblesses de la gestion cornptable et financiere, la mission charg6e d'evaluer la seconde phase du projet a propose un audit externe des comptes du projet et la preparation de nouvelles procedures comptables et de contr8le financier. Parallelement, un nouveau gestionnaire financier expatrie a fait des projections de la disponibilite des fonds en mai 1985 sans tenir compte de tous les engagements anterieurs. C'est ainsi que des commandes ont ete lancees a partir de mi-1985 pour preparer la seconde phase du projet Gueckedou (PAG) sous la fausse impression que des fonds suffisants etaient disponibles. Vers fin 1985, on s'est aperGu qu'un serieux surengagement des fonds avait ete fait et que certains fonds avaient ete utilises pour des prefinancements, et que des engagements avaient ete pris pour le PAG sur la base des fonds du projet rizicole qui etaient en fait epuises. Selon les estimations actuelles, les surengagements equivalent 5 $l.l50.000 dollars. Come la grande partie de cet argent a e t k utilisee pour preparer le PAG, le Gouvernement a obtenu de la Banque qu'elle finance la grande partie de ces depassements de credit dans le cadre du Projet PAG. Des details sur la situation financiere du projet apres son execution figurent 5 1'Annexe 6. C. Formation 6.07 Le projet prevoyait un certain montant pour les bourses de formation. La majorite des responsables de lQONADER,de 1'ORG et des . deux stations de recherche ont benefici6 de ce programme de formation qui incluait des bourses d'ktudes B court et moyen termes. Ainsi, malgrk l'absence d'un personnel possedant une formation et une experience suffisantes au debut du projet, le programme de formation a servi le double objectif d'ameliorer l'expertise et d'elargir l'horizon d'une grande partie du personnel. Avec l'introduction du systeme de vulgarisation formation et visites, plusieurs cours d'orientation ont et6 organises pour le personnel de 1'ORG et le programme continu de formation et visites fournit une methode realiste permettant d'atteindre les normes requises de formation dans le domaine de la vulgarisation. D. Performance du Gouvernement 6.08 Le Gouvernement a pris une part active dans la prkparation du projet et au cours de l'evaluation, sa decision politique consistant a repenser l'approche du dkveloppement rural B travers les fermes d'etats a influence la conception finale du projet (2.03). Au cours des quatre premieres annees d'execution du projet, le Gouvernement a effectivement accord6 un reel degre d'autonomie a la gestion du-projet,malgre son approche fortement centralise et socialiste du developpement. I1 continuait toujours a se montrer reticent a l'utilisation d'un personnel d'assistance technique, ce qui explique que celui-ci, notamment celui en service a I'ONADER, ait tres peu contribue a arneliorer les procedures generales de gestion ou miime aid6 B la planification du secteur rizicole. L'engagement du Gouvernement au projet a sembl6 assez fort notamment pour la composante pilote, malgre une opposition initiale au cours de la pkriode d'evaluation et au debut de la supervision. L'un des risques majeurs envisages au moment de l'evaluation par exemple, etait l'intervention du Gouvernement dans la commercialisation des produits agricoles. En realite, aucune tentative n'a ete faite pour arnener les planteurs a commercialiser leur produits officiellernent et ces derniers ont pu vendre une grande partie de leur production sur le march6 parallgle. Bien que le Gouvernement ait parfois tarde a liberer ses fonds de contrepartie, il n'a cesse d'augmenter la quantite des fonds rendus disponibles pour le projet. Sa contribution finale a ainsi ete estimee a 39% des coiits totaux cornparke a une prevision de 27% a lt6valuation.Le niveau assez eleve des allocations annuelles accordees au projet dans un pays ou le Ministere de 1'Agriculture lui-mgme a seulement recu des fonds pour le paiement des salaires, illustre le haut degre dlengagementde 1'Etat. Enfin, sur la base des resultats estimes du projet pilote ORGY m6me le regime de Sekou Toure a finalement estime que le projet etait viable et l'a considbrii cornme une alternative valable au modble de fermes collectives qu'il encourageait alors. Le seul domaine oh des doutes subsistaient quant 5 l'engagement du Gouvernement etait son degre dlacceptationde 1'ONADER come une cellule centrale de planification et de coordination pour le driveloppement du secteur rizicole (para 6.02). E. Performance de la Banque 6.09 Au cours de la preparation et de l'evaluation du projet, la Banque a assez bien reussi a convaincre le Gouvernement de la nkcessite de developper ce qu'elle considerait et continue de considerer comme la principale ressource de la Guinke dans le secteur rural, a savoir, les petites exploitations agricoles. La Banque a ainsi pu faire une incursion significative dans la strat6gie de developpement du secteur, malgre sa volonte initiale d'accepter l'inclusion de certaines fermes collectives au projet. 6.10 Les missions de supervision de la Banque ont effectue environ deux visites par an en Guinee. Elles sont m6me devenues des missions d'assistance technique importantes pour le projet dans la mesure ou ce dernier representait une experience nouvelle pour les Guineens. D'une maniBre generale, les missions ont pu resoudre de maniere satisfaisante les problhes les plus importants qui se posaient en matiere de gestion et dans le domaine technique; elles ont donc contribue efficacement au succks technique du-projet,notamment B celui du projet pilote. Les missions n'ont cependant pas pu amener la di.rection du projet a se concentrer sur des aspects cles du projet tels la planification a 1' avance, les marches et la gestion financigre. La Banque a sous-estim6 la complexit6 des problemes de gestion financiere auxquels le projet etait susceptible de se trouver confronte. C'est ainsi par exernple qu'au moment de l'kvaluation, aucune provision n'a ete faite ni pour le recrutement d'un personnel expatrie pouvant aider a la gestion financiere, ni pour les audits externes des fonds du projet. La plupart des missions de supervision se sont davantage preoccupe de resoudre les problkes techniques et adrninistratifs. Elles ne comprenaient ainsi aucun analyste financier pouvant passer en revue les procedures cornptables et financiBres du projet, alors qu'une supervision plus systhatique de la situation comptable et financiere aurait pu empgcher le surengagement des fonds du projet. VII. PROBLEME SPECIAL A . Climat Politique et Macro-Econornique 7.01 Le climat politique et macro-economique general dans lequel le projet a ete ex6cut6 Btait extrihement difficile. Le systeme politique centralis6 de Guinee faisait les cadres du parti des personnalitks beaucoup plus puissantes que les administrateurs. Cela etant, les gestionnaires du projet et notamment ceux ayant accgs aux fonds et aux biens subissaient d'enormes pressions dans un tel systkme ou les penuries ktaient monnaie courante dans tous les domaines. Parce que la fonction Publique avait des effectifs plkthoriques et que la monnaie du pays etait considerablement surevaluke I/ les salaires gue recevaient les fonctionnaires suffisaient uniquement & couvrir en moyenne, les dQpenses familiales necessaires pour une semaine. Les agents de la fonction publique etaient donc obligQs de trouver un moyen de completer ce salaire. Devant cette situation, l'absenteisme frequente et chacun cherchait h contourner les procedures, et les fonctionnaires qui avaient acces a w marchandises pouvant 6tre vendues les subtilisaient tout simplement. C'est ainsi que d'une manihre gBnQrale, la marge des "pertest'des biens etait assez QlevQe pour tous les projets executes dans le pays. Le projet de developpement rizicole avait sa part de problhes mais il etait peut-6tre le meilleur, en-termesd'utilisation correcte des biens et des intrants... sans doute a cause de l'engagement pris par le Gouvernement envers lui. 7.02 Si une grande partie des objectifs physiques ont et6 atteints, notamment ceux du projet pilote ORG, les coiits ont Qte supQrieurs h ce qu'ils auraient dG 6tre si le projet avait ete exQcute dans des conditions "normales". Les conditions prevalant sous le regime Sekou Tour6 Btaient loin d'aider h la bonne execution des projets. En effet, les politiciens exigeaient que les responsables du projet leur fournissent des intrants (notamment le carburant, des equipements et des vBhicules) et ces derniers, par peur de possibles represailles, accedaient souvent B leurs desirs m k e si la Banque se plaignait et s'insurgeait contre de telles pratiques lorsqu'elles lui etaient rapportees. La situation macro-politique est ainsi la cause partielle des difficult& awquelles la direction du projet etait confrontee lorsqu'elle voulait exercer un contr6le effectif sur les depenses, et celle de la non-application de certaines recommandations de contr6le et gestion financiers des missions de la Banque par les responsables du projet. 7.03 Le projet relais, conscient que la situation macro-economique continuerait d'gtre assez mauvaise pendant un certain temps, a rejete la solution consistant a isoler le personnel du projet de la situation economique gknerale en augmentant son salaire ou en lui accordant des indbnites elevees, puisqu'un tel systbe ne sera pas pratique et l'on ne peut pas le repeter. Sur le plan general, le niveau des salaires a ete double depuis la fin du projet mais deneure nkanmoins assez faible. L'IDA, le FMI et tous les autres bailleurs de fonds travaillent activement pour ameliorer le climat macro-~conomiqueglobal, tout en cherchant 2 reduire le nombre des fonctionnaires afin que des salaires d'un niveau raisonnable puissent Ctre payes aux effectifs restants de la Fonction Publique. 1/ Le taux de change du marche parallele a compter de la fin du projet, etait d'environ 12 fois le taux officiel et la majorite des transactions avaient lieu sur le marche parallkle. Cependant les salaires ktaient, eux, calcules sur la base du taux de change officiel. AFlAA Juin 1987 Cout an F r o ~ r tpar Lafeaorle et G a r I?:, r 51 i?i ! G ~ e i - - l02i1 1 ~ 8 1 198;' 1 , 1;laq g I 5 : ; c1.18 ---- ---- ---- ---- ---- ---- --------- ----- 6111HEE ------ FROJET DE IlEVELOPPEnENl R1ZIC'JI.E RAPPORT E'ACHEVEt!ENI -------------------- Lout du Proiet oar Centre Tnl d l ONADEP 1 ; 026 KOBb Bk?D I[tThL ijtjil 5 -------- --- ---- ---- ----- ----- Construction t L Eoaio~ent.'.'~h., P I F ~ E Z . ei Fcurn. r t Enoraic 2 : 1 14s:: zt anco l e i h n ~ a c e 1 i Cossi!l t a n t ~i BOII~5os t I t . Fc I C a r b l ~ r a n t+~ i s k r ~ f ~ a a t s t 1 Saial:+; i I 2::tr. C2;t; jc :o?ri! pnnp:;.?;,! I 1 !il;Ai 1 I . b a n ~ierralr15 Lac i l fi'; c33 eie 3ozriS1~C'e:iate: i e ~ c u t sna: C ~ n : r e . Lns ?rand$ oarrie isr tout! de csnstiltants et ooursen ainsi cur i~ i'kz;ista~:f lechnloue cnt a ~ n r?re attribu: a !'Ol&6EF. hie,:, oue rous ie: enrrfr sren! o e ~ f f i c i edc ic; Caieo~ries. 6U!EEE ------ PROJEI BE DEVELOPPEIEII t F:I! ICCILE ------------------------------- RAPPORT L'BCHEVE!!E!i? F~nanceeentdu Froiet bar lo?cm.ntes ..................................... i c i l l l c n de Sf1151 I Pre,:!~,. Hontant Eec! Pre~i5. nontant See! ir~:15. bsntant Aeel F':c,:I;. riantant R E ? ~ 1 ------- ----------- 1 ------- ----------- ------- ----------- ------- ----------- 1 ; 1 -- GUINEE ------ PROJET DE DEVELOPPEHENT RI iICOLE (CR. 952-6UI) --------------------------------------------- RAPPORT D'AHEVEKENT ------------------- Tableau de Decaissesents ------------------------ ANNEE ESTIMATION ESTIHATION DECAISSEKENTS DECRISSEHENTS DECAISS. FEEL DECAISS. REEL FlSCALE DRIGINALE HISTORIOUE TOTAUX REELS TRIHESTRIELS EN Z DE L'ESS. EN Z DE LIES:. DE L' IDA 000 f 006 s 000 f 000 1 DRIGINRLE HISiDAIQUE !PRGFiL) -------- ---------- ----------- ----------- ------------- -------------- --------------- AF 80 1 2 ZO(1 104 0 0 (I 0 7 5GO d 0 0 (I 4 030 520 390 370 4' -c 1-1 Date de Presentation al; Consei I : 19-i19-197C : D a t ~O Siilnats:e:<!:-!l-I?:?: F Date de U i ~ eer, Ylqueur:l4-i14-1~80: I i a t ~i n l t i a l e de C!o:ur~:30-36-1?E>. D;te Reille de Cloture:3i1-3b-l98b. .. - .. - . . ..~ .. . .. . ~ 6UlliiE ------ PROJET OE DEVELOPPEHEN! RIZ ICiliE(CR. 952-6Ul RRPPDRT D'RCHiVEHEWi DU PROJET ............................. ---------------- lndicateurs Cles ------------------------------------------------------.------------------ dP ? (1981) AP 3 119821 AP 4 (19931 IIP 5 (1984) RP b !I9851 U n ~ t e Prev. Real-I- Z Prev. Reall- Z Prev. Heall- Z Prev. h e a i l - I Prev. h e a l l - L ...................................................................................................... Evaln. satlon Evaln. s a t l o n Evaln. satlon Evaln. s a t ~ o n Evaln. s a t ~ o n RIl PLUVIAL -------- ~a;illes Encadrees No. 700 200 29 1700 1135 67 2700 2156 BO 2700 3011 112 2700 5232 I94 ~ u p e r f l c ~ ar Famllle e Ha. 1.5 1.2 00 1.5 1.2 80 1.5 1.2 80 1.5 1.20 Bo 1.5 !.?@ Ell S u o e r i i a e I l a n t e e I-! Ha. 1050 240 23 2550 1362 5: 4050 2507 64 4 ~ 5 0 5613 89 4C50 LZ76 155 Rendeaent Estr r e L0.IHi. 900 1OOO 111 900 1250 139 1250 125d l(ll 1x50 1500 126 5 1500 l?v Product1on Tinnes 945 240 25 2295 1703 74 5063 3234 64 5063 54% 107 5663 0418 166 DEVELGPPEHENT DE BAS-FONDS -------------- 2-1 F a r i l l e s Encadrees No. 700 4 1 1700 124 7 2700 420 16 2700 b l b 2: 2700 797 3r Superilcle ~ a Fr a r i l l e Ha. 0.5 b.5 100 0.5 0.6 I 0.5 (1.72 141 i..S i.8: Ibb 6 . 5 (:.a2 154 Suoerflcie Developpee 3.i Ha. 0 1 0 74.5 - 4i10 301.5 7: 7dC 511 73 7i1i $50 93 k o d n . (Suoerf . Oev. I Tonnes 0 5 -- 0 172 - 1040 748 72 la20 IJ4h 74 l82E 2162 119 Suoerf . Cult] vee Ha. 350 1 1 850 74.5 9 135G 31B.l 24 1350 5h1 42 1356 751 % kendement Est I r e ka.iHa. 1700 ?50! 147 1794 ?5l(l 127 2250 2150 ]#:I+ !3h<l ?5E? 1(!4 2.6; :i4(1 L:: Production Tonnes 595 45 J 1 1525 172 11 3038 746 :5 3166 1442 J16t : I t ? t6 HULT1PL:CATIDN DE5 SEHESCES ....................... Ri; F l u v i a l (Ferme 5eren.l Ha. - 12 90 - 92 - ;'30 I :J I 90 Production ( P l u v i a l ) 4 - i Tonnes B -- 77 -- - 72 39u 12: 31 396 60 R i r bar-Fonds lFerme 5em) Ha. --- 3.5 4 -- 5.9 J - I Product~on(bas Fonds) Tonnes 7.4 ---- - 9.6 --- 10.5 10 - 1k.z Pavsans Sea. !Pluvl a1I 5-1 Ha. - - ---- -- -- - 32: I?: Pavsa?.~Spa. (Bas-Fonds) Ha. -- - - - - t r - - ;$; Pavs. Ser.!Prodn. Fourn~e! Tonne: - --- - 2(! ;c Semences Tot. Traitees - -- - - - --- b-! Tonnes -- - X . 5 -- - 67 PR06E?*6E DE f ISTES RURALES F ~ s t e : Fiehabili tee! l b . - - 2E.5 - - 1 . 5 - 4 j43 6: :l-.:, Flstes intretenues .kn. -- - - -- - j7.C - - - . - , '.;,6 17. ..d.5 - DlSlC;P3TIDN CES IhTkAYTS ----------------------- - .--, N P t ionnes - llt - - 1;; - - -,". ,,,, <-..- - 7 Ure? Tonne; -- -- -- - - 47 - - I .- - I f . " Suoerc:?snhate Tonnes - - - -- y , ? Serence; (RI: P l u v ~ a ! ) Tonnes - - - 4 -- - 44.7 .. 1 - - ::.4 Semences (RI: bas-Fonds1 Tonnei - - b; -, ... ------------------ - - --------------------- - 2 - A . L -' NCTES - s l o n ~lfe li n o n - d ~ s o o n i b i l i t ed ~ donnees. s 1-1 E:!e represecte un c h l f f r e rumuie de l a s u o e r f ~ c ~du rl: pluvial touchee oar l e 3ro)et e ( s o i i Seeenre: b E n o r a ~ s . 521: Enorals seuleaenti. E l l e ne comprend o a i l a s u o e r f l c i e c u l t ~ v e epar ces oavsznr qul pocrralent avolr recu oer sempnces du o r o p t pa: n ' i r o c r t e auel roven. 2-! I ' > c j e c t i f a l'evaitiitlon ~ t a l : ce toucher autant de families en bar-tonds que pour i e r i : : i u . ~ a l . iecrndrz: l a c r e i ~ s ~ od?n ~ u o e r f l c ~amenaoee ae bas-fonds e t a i t de 460 ha (E60 i a a l l ~ e s !en kP4 (IPBj! e: de 705 hr li.luL~ f a t i ! i i s e e? A? 5 l1$941: La ruprlose '5uo?rf1cie Cultivee' reoresente: la: pour l a ~ r e v ~ s ~a o1 n' e v i l tia!~an--suoert!~:e 9-1 d?v-a:: e r r ? touchee par l e prole: v c0:3r1s c e l l e oas amenaoee ma15 u t ~ l ~ s a ndec semenres areilcreec et des engra:s: t et ( 5 pour l e s r ~ a l ~ i a : l o n ; , l a sifserilcle amenaaee et c u l t i v e e v coaprls ics culturec succ:55!i!5. LP aroje! n'; pas ~:IYI le; bas-icndi nun-amenaoec qul ant u t i l l ~ e ;des sprences a c e l ~ o r e e sou encrals. j-: ii cuoerficle arena?:? r e e l ? [%;re de: bas-fonds a d ~ i t e r e n t s~ ! u e z u : d'amendueeelt a:",: ! ~ sc i r - t o n 6 ~ cca;leteaerD: aae3aqez re~r?s:r,:aien: 55 ;en 1935. 4-1 LC; rezdesents. du r l z p l u , i ~ a li l a ferae semenclere eta]: t r e s oecevant ave: un rendem?:: c?\.e: d~ 75C i?!na avant !%:. i c u r l a salson 1485 l e rendeaent nrut e:alt bOO k ~ l h ; Oont seuleaent 33t xolha e t i l t der secccce' ae hoone a u a l ~ t e . 6-1 U? nouveac proordare cormence en 1981 en cor~leaen: r l a o r o d c c t ~ o nde: seresces provenal! de I s terme sem:n:lere. ? - J L'usrne de Tra~temec: de Seaecce; d e t e t e r r l n e en a v r i i 1903. Four CE:~E dnnei BF, tonne; c ~ semence: d~ r:: o l u i i d i i trenoeaent- EB? e: 15.9 tonne: Cer seme3:ei do ri: ae bas-tonds !renoelen:- b l l ! . Pou- l a :;!son :985, l e r e n o e e ? ? t ~r?.es t:a:temen: der serences orover,an: oes +erne5 sexenclerer etalent enviror 5:' :oojr ler!: z . c v : a i e! 6f :oour I F r;: Cc t:r-icrr's. ANNEXE 5-1 - .-- ~- GUINEE ----- PROJET DE DEVELOFPEHENT RIZICOLE (Cr. 952-6UI ............................................ RAPPORT D'ACHEVERENT ------------------ Les Couts et Avantages Econoriques (Proj e t P i l ot--ORE) .................................................... 1'000 * U S ) .............................................................................................................................. 1981 1982 19BS 1984 19e5 1986 1967 1986 1999 1990-!CC. IAP I) (RP 2! IAP S) (AP 4) (AP 51 IRP b! (AF 7 ) (AF 81 iAF :! (A? !b-2: .............................................................................................................................. COUTS DU PROJET --------------- A. Louts Centraux d ' b d r i n l s t r a t i o n ............................... Construction 239.4 116.7 17OQ.I 847.0 100.9 Vehic., Equip..Pieces b Fourn. 579.7 1117.7 560.7 1458.4 1305.6 94.5 9 4 . 5 94.5 94.5 94.: Carburants & L u b r i f i a n t s 81.1 222.5 324.U 280.9 353.9 35.1 3 . 35.1 35.! -ad.. T C. Ass. Tech.. Etudes k Bourses 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0 Couts de Fonctionnerent 64.5 231.4 244.1 199.4 246.4 41.8 61.8 b:.a 61.2 61.5 ------ ------ ------ ------ ------ ------ ------ ------ ------ ------ Sous-Total 984.1 1688.3 2828.9 2885.9 2006.0 191.: 1Yl.j 191.5 I?!.: IYI.: 8. Couts d'Exoloitation: Prlx 1?@E ............................... - - - - E n ? r a l ~ 2@:,: :?'.a ?OF.: :I:.: 2<,'!. . Outiilaaes 77.5 79.5 77.5 7?.: 75.: Rain d'Oeuvre 0.5 8.0 23.2 42.4 63.2 b6.2 4 5 . 2 b2.r YU.- L C - ----- ----- ----- ----- ----- ----- -66.2 ---- ----- ----- ----- SOUS-Totdl 0.5 8.0 13.2 41.4 66.2 435.0 435.4 447.2 4bC1.1 4?E.: AVANTAGES DU PRDJEET : PRIX 1985 ................................ A. R i i P l u v i a l 32.0 228.: 554.4 810.9 1250.9 1 1 ~ 4 . 3 lItC7.C 1 l l L . i llbu.; 12:Z.I 8. Hi: de Bas-Fonds 1.a 41.1 175.5 326.8 4 4 392.1 369.0 - 3Ft.c I . ! 4ZS.E C. Cession de. Sesences nett^! 0.0 0.0 6.0 119.1 !64.! 144.3 143.0 145.6 5 1 F . E R i r Plur~;i Ri: de @a;-Fonds HOTE: ! ? E l e t a ~ ! i a [ere rnnee I c cro!?! p ! l o i !t ? l i p 2 5 : d o n ~ccnrlder?! cocse rP! ?scr !'ncsi:c? Ec:rc;:cu~. Les ccutr pou: l e s E n q r i i j e t Dutillaoe: e n t r e 1551-95 sgnt inc!u5 dans !es touts :entrar d'adzizls::di:cn. Annex 6 Page 1 REPUBLIQUE DE GUINEE PROJET DE DEVELOPPEMENT RIZICOLE (Credit 952-GUI) RAPPORT D'ACHEVEMENT DU PROJET Situation Financiere aprgs llach&vement du projet 1. Le Projet de Developpement Rizicole de Guinke (Cr. 952-GUI) cofinance par 1'IDA et le FAD (Fonds Africain de Developpement), a debute en avril 1980 et s'est acheve en decembre 1985. Au moment ou ce projet arrivait B terme, il est apparu clairement qu'il y avait eu un surengagement des fonds qui, selon les estimations actuelle, s'elevait au total a environ $1.150.000 equivalents. 2. Ce projet prevoyait une assistance Technique (AT) en matiere de planification, vulgarisation, recherche, genie rural et entretien des equipements et vehicules, tant pour 1'ONADER que pour 1'ORG. I1 n'avait par contre prevu aucune assistance technique en matiere de gestion financihre, ni aucune provision pour les audits externes annuels. Les audits annuels devaient Qtre effectues par le Ministke du Contr6le de 1'Etat. L'Assistance Technique (AT) au projet a ete fournie par un Groupement de d e w firmes, Euroconsult et'Louis Berger. Des la premiere annee d'execution du projet (mi-1981), il a 6t.6 realis6 qu'une aide en matiere de gestion financiere serait necessaire. I1 a donc Qte demand6 au Groupement de fournir des missions 2 courts termes dans ce domaine. Une mission de supervision de juillet 1982 a cependant conclu que les visites a court terme ne pouvaient pas contribuer B ameliorer efficacement le systkme comptable, ni, surtout, aider 1'ONADER a surmonter ses difficultes en matikre de passation de marches. La mission a donc propose le recrutement d'un gestionnaire financier expatrie resident pour une p6riode de deux ans. Ce gestionnaire financier devait 6tre recrute par le Groupement charge de fournir l'assistance technique au projet, sur la base claire que le groupement contr6lerait son travail et lui fournirait tout le soutien necessaire. Ce gestionnaire a ete recrute au cours du dernier trinestre 1982. Les audits ont cependant continue 5 &tre effectues par le Ministere du ContrGle de 1'Etat. 3. La situation de la gestion comptable et financiere s'est arnelioree et l'audit de I'annee suivante effectue par le Ministere du Contr6le de 1'Etat n'a signale aucun problbe majeur. Le rapport initial de preparation de la seconde phase du projet publie en mars 198h, et le rapport final de septembre 1984 n'ont signal6 aucun probleme non plus. Par contre, une mission de supervision IDA de mai 1984 ainsi qu'un examen B mi-parcours mene par le Ministere du ContrSle de 1'Etat ont revele l'existence de problemes lies a la planification a l'avance et au Annex 6 Page 2 contr6le interne. Au cours de l'evaluation de la seconde phase du projet en octobre/novembre 1984, une etude approfondie et complete des procBdures comptables et du systhe de gestion financikre a ete menee. Cette Btude a mis clairement B nu l'existence de problbes majeurs lies B la comptabilite du projet et a dhontre que les rapports d'audit prepares par le Ministere du ContrBle de 1'Etat n'etaient pas aussi approfondis et aussi detailles qu'ils auraient dO l'etre. Cette etude a egalement jug6 inadequates les procedures comptables et de contr6le financier utilisees. Bien que Ca soit le service de l'approvisionnement de 1'ONADER qui a passe toutes les commandes et procede B tous les achats du projet, il n'existait cependant aucun systhe de classement pouvant aider B identifier clairement ou 2 suivre les commandes en cours ou partiellement traitees. D'autre part, les factures des fournisseurs n88taientpas enregistrkes au moment de leur rgception. La mission dtBvaluationa par consequent propose un audit externe des comptes du projet ainsi que la preparation et la mise en place de procedures approprikes en matiere de cornptabilite, gestion financiere et contr6le interne. 4. L'audit a et6 complete en avril 1985 et a confirme les insuffisances comptables notees par la mission d'evaluation. Les auditeurs ont fait des reconnnandations en vue d'aneliorer les systrhes existants et propose de nouvelles procedures pour la comptabilite et le contrBle financier, ainsi qu'un meilleur systeme de comande, d'achat et de suivi des marchandises. I1 faudrait egalement noter que si le projet pilote de Gueck6dou (ORG) fonctionnait come une entite technique independante de ltONADER,c'est tout de mike ltONAD.ERqui s'occupait de sa gestion financiere et tenait ses comptes en devises. Par consequent, 1'ORG tenait uniquement les comptes des depenses en monnaie locale. L'ONADER tenait aussi les comptes des stations de recherche de Baro et de Koba. L'ORG et les stations de recherche comptaient donc exclusivement sur 1'ONADER pour leurs achats. Un bureau de liaison charge de faire le suivi des commandes et des achats de 1'ORG a ete creQ a Conakry vers la fin de l'annee 1984. Mais pour un meilleur contrzle des commandes et de la comptabilitk de ltORG,la mission d'evaluation a propose le recrutement d'un directeur financier pour l'ORG, en plus de celui en fonction a 1'ONADER. 5 . Au cours de l'evaluation de la seconde phase, la mission a recommande que le projet Gueckedou devienne un projet autonome -Projet Agricole de Gueckedou (PAG)-, et que la cellule de planification de 1'ONADER fusionne avec la cellule des btudes du Ministere de ltAgriculture pour former ce qui est actuellement appele le Bureau de Strategie et de Ddveloppement (BSD) dans le cadre d'un projet separe. Evolution apres la seconde phase de lt6valuation 6. Juste apres l'evaluation, le directeur financier de 1'ONADER a dthissionne et a Bte rernplace par un candidat propose par le Gr.oupement de consultants. Des estimations faites pendant la rngrne periode ont montre que les fonds alloues dans le cadre du Credit FAD ne suffiraient Annex 6 Page 3 pas 5 couvrir la partie dlAssistanceTechnique a financer par le FAD de juillet B dhcernbre 1985, date prevue pour la fin du projet. Mais selon les informations disponibles 2 l'epoque, il existait suffisamment de fonds (du credit IDA) pour couvrir ces frais. L'IDA a par consequent. accepte, B la demande du Gouvernement en fevrier 1985, d'amender son accord de credit pour financer, ?Ipartir de juillet 1985, lOOZ de l'assistance technique au lieu des 332 pr6vus initialement. Le FAD a cependant paye sa part de financement de 1'AT en juillet et septembre 1985 et le Groupement de consultants lui a envoye la facutre relative au mois d'aoiit. En effet, le Groupement avait omis de soumettre au FAD les factures des mois precedents qu'il devait regler : Le FAD a donc suppose que des fonds du credit FAD etaient toujours disponibles pour les trois mois de juillet a septembre 1985. 7. Suite aux recommandations de la mission d'evaluation, le Ministere de llAgriculturea cree le BSD aux environs de juin 1985. Le directeur de ce bureau, qui a ete nomme quelque temps apres, avait recu la responsabilitb pour la gestion administrative de llONADER,alors que le directeur financier expatrie devait, H la demande du Ministre, en assurer la gestion financiere. 8. La premiere mission de supervision posterieure a l'kvaluation s'est deroulee en avril 1985. A l'epoque, le directeur financier de 1'ONADER a assure cette mission que m h e si les auditeurs n'avaient pas encore propose de nouvelles procedures, on pouvait tout de m b e constater une nette amdlioration des systhes comptables et des'procedures de comandes et d'achats. Ceci a egalement ete confirme dkbut juillet 85, a une mission IDA de postevaluation du Premier Projet de Services Agricoles. Le directeur financier a inform6 le Ministgre, 1'ORG et les diverses missions de 1'IDA qu'apres avoir tenu compte des paiements effectues et des engagements financiers du projet, les fonds disponibles dans le compte du credit IDA a partir de la fin du mois de juin 1985, s'eleveraient a environ 2,5 millions de dollars. C'btait cependant une fausse projection parce que les ecritures comptables ktaient incompletes et n'avaient pas enregistre tous les engagements anterieurs non pris en compte (para 11). 9. Sur la base des projections de 1'ONADER et compte tenu d'un retard previsible dans la preparation de la seconde phase du projet Gueckedou, notamment de la part du FAD, la direction du projet Gueckedou a exprime le desir d'acheter un certain nornbre d'kquipements, de vehicules et de pieces detachees necessaires dans le cadre du cr&dit "disponible" -11.Un certain nornbre de nouvelles commandes ont donc dte passees entre juillet et octobre 1985 pour lesquelles des acomptes d'environ 40% ont ete payes gr3ce 5 des fonds derives du Projet de Developpement Rizicole. Certaines de ces marchandises avaient dejH.kt6 incluses dans le budget d'investissement au titre du Projet de Gueckedou. 11 Le FAD n'a pas evalue le projet jusqu'a septembre 1985, un mois et' demi apres que le credit IDA ait et6 negocie. Annex 6 Page 4 10. La seconde mission IDA de supervision du Projet Rizicole tenue aprgs l'evaluation s'est deroulee en octobre 1985. A l'epoque, le directeur financier de 1'ONADER l'a inform6 qu'aprks avoir tenu compte des engagements courants jusqu18fin 1985, le credit disponible serait d'environ 800.000 dollars, Le Gouvernement a par consequent demand6 & la mission de retarder la date de cl6ture du projet d'environ six mois, c'est-&-dire de la fixer B juin 1986. La mission a toutefois demand4 a ~'ONADER/BSDet au Projet de Gueckedou (PAG) de preparer un tableau indiquant le montant du credit dbbourse, les divers engagements pris y compris la couverture par 1'IDA de 100% de llAT,et un budget pour le solde. Cette situation financigre et ce budget devaient Gtre envoyes h la Mission Rkgionale de la Banque ZI Abidjan avant la mi-novembre. Une mission effectuee B Abidjan en mi-novembre par le directeur du BSD, le directeur financier et comptable de llONADER,ainsi que le chef d'equipe de 1'AT du projet, a informe 1'IDA que contrairement aux dhclarations initiales faites par le directeur financier concernant la disponibilit6 des fonds dans le cadre du credit, ceux-ci avaient bte serieusement surengaggs. 11. On peut dire que ce surengagement des fonds provient essentiellement de la mauvaise tenue de la comptabilite.,et du mauvais enregistrement des engagements du projet par le directeur financier expatrie. Les retards d'une annge et plus notes dans la soumission des factures par certains fournisseurs, et le fait que ces factures en suspens n'aient pas Bte enregistrees de maniere appropriee, ont donne l'impression que les fonds etaient disponibles alors qu'ils avaient deja ete engages. Ainsi, mike le rapport d'audit datant de fin 1985, et publie en f6vrier 1987, n'a-t-il pas pu enregistrer toutes les factures en suspens. 12. Le Ministre du Developpement Rural a cree, en septembre 1986, une commission chargee d'analyser la situation financiere de llONADER. La commission a analyse l'ensemble des commandes et des achats efffectues en 1985, et a revu toutes les factures recues et disponibles au niveau du projet en fin octobre 1986. La commission a travaille sans le rapport d'audit et les etats financiers en date de fin decembre 1985 parce que les auditeurs ont refuse de soumettre le rapport d'audit i cause d'un malentendu concernant leur contrat de travail. Ce conflit a seulement ete resolu en janvier 1987, et c'est a ce moment-la que les auditeurs ont donne le rapport. 13. Le total de toutes les factures en suspens enregistrkes par la comission st8levaientB environ $1.150.000, montant calcule sur la base des taux de change prevalant en fin novembre 1986. Du total des dettes en cours, environ $ 465.850 sont di3es au Groupement de consultants, Euroconsult-Louis Berger, charge.de fournir l'assistance technique au projet. Annex 6 Page 5 Priifinancement du PAG et du BSD 14. Conme indiquk au para 9, un certain nombre de marchandises, (vdhicules, hquipement, engrais et pieces ddtachees entre autres), achetiis vers la fin du Projet de Dkveloppement Rizicole ont dtk utilisks exclusivement dans le cadre du Projet Gueckkdou. Certains de ces achats ont kt6 completement payes et livrks, a l'aide de fonds tirds du Projet rizicole. Pour 11ann6e1986, qui correspond B la premigre annee du projet PAG, le projet a pu continuer ses activites grace en grande partie a ces achats qui ont kt6 livrks vers fin 1985 et debut 1986. I1 faudrait noter que le credit PAG a tStk sign6 le 27 decembre 1985 mais n'est pas entr6 en vigueur avant fin octobre 1986. Ainsi, bien que l'accord de credit n'envisage pas de financement rktroactif, on pourrait avancer un argument permettant de financer au moins une partie des surengagements dans le cadre du Projet PAG. 15. Bien que le Gouvernement reste le principal responsable de ce depassement des coiits, il reste que la majeure partie de ces depassements a ete rendue nkcessaire par les activites de preparation des deux projets relais plut8t que par les depenses sur le CrtSdit 952-Gui (Projet Rizicole) lui-mihe. I1 est regrettable que le directeur financier expatrie ait donne une situation inexacte des fonds disponibles jusqu'h mi-novembre, une semaine environ avant la presentation au Conseil des d e w projet-relais et donc que ces projets n'aient envisage aucune provision, ni pour un financement du PPF, ni pour un financement retroactif. Cependant, corn les diverses marchandises achetees ont contribue au bon fon~tionnementdu PAG au cours de l'annhe 1986, c'est-a-dire avant l'entree en vigueur des differents credits, nous pouvions considerer . l'ensemble de ces achats come un financement relais, et donc permettre leur paiement dans le cadre du PAG, en prenant toutes les assurances qu'une telle situation ne se repete. L'IDA a par consequent accepte de financer la plupart des surengagements faits dans le cadre du Projet PAG. L'incidence de ces surengagements sur le PAG ne serait pas aussi grave qu'elle le semble puisque la plupart des acquisitions faites au cours du dernier trimestre 1985, avaient deji 6te incluses dans le budget relatif a la seconde phase du projet. KIESSANE GUINEA RICE DEVELOPMENTPROJECT GUECKEDOUPILOTPROJECTAREA Project Hc;dpurarr - WELO PRL Laar~ons - Main Rwcb Rwds for Uppading Sow Main R i v m Main T r i h t w Streams -.- lnternatimal Barndrrv

Informations clés
Type de document Project Completion Report
Date d'adoption
Pays Guinée
Source Banque mondiale