Rapport kc).52Li-TO RACHEL ENGI-ISH EWRGY PRACTICES MANAGER Togo: Problemes et choix e n e r g m gY~ ROOMDEPARTMENTG5051 FAX 202-477-0558 -- - Juin1985 Rapport du programme commun PNLIDIBanqueMondiale de I'evaluation du secteur de I'Cnergie Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte. Sa teneur ne peut etre divulguee sas I'autorisation du gouvernernent, du PNUD ou de la Banque Mondiale. P R O G W E CONJOINT PNUD/BANQUE WONDIALE POUR PAVORISER LA MAITRISE DES CHOIX ENERGETIQUES Pays - Date - No. Indonksie Novembre 1981 3543-IND Maurice Dkcembre 1981 3510-MAS Kenya Mai 1982 3800-KE Sri Lanka Xai 1982 3794-CE Zimbabwe Juin 1982 3765-ZIM Ha'iti Juin 1982 3672-HA Papaouasie-Nouvelle-Cuinee Juin 1982 3882-PNC Burundi Juin 1982 3778-BU Rwanda Juin 1982 3779-RW Malawi Aolit 1982 3903-HAL Bangladesh Octobre 1982 3873-BD Zambie Janvier 1982 4110-ZA Turquie Mars 1983 3877-TU Bolivie Avril 1983 4213-80 Fidji Juin 1983 4462-FIJ Iles Salomon Juin 1983 4404-SOL Sknkgal Juillet 1983 4182-SE Ouganda Juillet 1983 4453-UG Soudan Juillet 1983 4511-SU Nigkria Aolit 1983 4440-UNI Nkpal Aolit 1983 4474-NEP Gambie Novembre 1983 4473-CM Pkrou Janvier 1984 4677-PE Costa Rica Janvier 1984 4655-CR Lesotho Janvier 1984 4676-LSO Seychelles Janvier 1984 4693-SEY Maroc Mars 1984 4157-MOR Portugal Avril 1984 4824-PR Niger Mai 1984 4642-NIR Ethiopie Juillet 1984 4741-ET Cap-Vert Aolit 1984 5073-CV Guinke-Bissau AoGt 1984 5083-GUB Botswana Septembre 1984 4998-BT S. Vincent et les Grenadines Septembre 1984 5103-STV - S. Lucie September 1984 5111-SLU Paraguay Octobre 1984 5145-PA Tanzanie Novembre 1984 4969-TA -. Ykmen Dkcembre 1984 4892-YAR Liberia Dkcembre 1984 5279-LBR Rkpublique Islamique de Mauritanie Avril 1985 Jama'ique Avril 1985 C6te D' Ivoire Avril 1985 Bknin Juin 1985 POUR USAGE OFFICIEL Rapport No. 5221-TO TOGO PROBLEMES ET OPTIONS DANS LE SECTEUR DE L'ENERGIE JUIN 1985 Le pr4sent rapport fait partie d'une skrie publi4e dans Le cadre du Programme conjoint ~ ~ ~ ~ / B a nmondiale pour favoriser La maitrise des q u e choix knergktiques. Les travaux ont 4t4 financks en partie sur Le Cornpte knergie du PNUD et reiLis4s par La Banque. Le pr6sent document fait l'objet d'une diffusion restreinte. Sa teneur ne peut Btre divulguke sans L'autorisation du Gouvernernent, du PNUD ou de La Banque mondiale. Le bilan bnerghtique du Togo reflhte La structure economique du pays: un secteur moderne rbduit qui dbpend des produits petroliers importbs et de L'bnergie blectrique importGe, et un grand secteur tradi- tionnel dont Les besoins bnergbtiques sont satisfaits en grande partie ' par Le bois de feu (70% de L'approvisionnement brut total). On n'a pas encore bvalub entihrement La base des ressources du pays. La prospection pour La dbcouverte d'hydrocarbures se poursuit, Les ressources hydrau- Liques ont 6th identifibes et un premier project d'une centrale hlec- trique d'importance moyenne est en cours de rbalisation. Les ressources forestihres sont exploitees sans que Les mesures de gestion necessaires ne soient prises pour garantir Leur renouvellement. La situation econo- mique critique du pays impose des Limites draconiennes aux investis- sements et fait qu'il est imphratif d'accroitre L'efficacite de La gestion du secteur et La rentabilitb de L'utilisation d'bnergie. Selon Les prbvisions, La croissance economique et, cornme corollaire, la consom- mation d'energie seront moderees A moyen terme. En consequence, iL est possible de Limiter Les projets A ceux qui sont en cours de realisation, B ceux qui reduisent La dependance et Le coit dli petrole import&, et B ceux qui pourraient avoir un rdle de catalyseur sur La participation du secteur prive. En egard B LtempLacement strategique du Togo dans La region de LtAfrique de L'Ouest, La coordination des programmes d'energie et La participation rbgionale A la mise en valeur des ressources ener- getiques offrent des avantages economiques evidents. L'integration regionale est en consequence une politique que l'on doit activement pour- suivre. ADB African Development Bank AFME Agence Fran~aisede La Maitrise de llEnergie ARD Associates in Rural Development BB Brasserie du Benin CEB ComunautC Electrique du BCnin CEET Compagnie dtEnergieElectrique du Togo CTF' Compagnie du Chemin de Fer Togolais CIMAO SociCtC des Ciments de lt~friquede LtOuest CIMTOGO Ciment du Togo CTL Centrale Thermique de LomC DGT Direction GCnCrale des Transports DEE Direction des Productions Forestll?res CEAO Communaut6 Economique de Lt~friquede ltOuest CEE CommunautC Economique Europeenne ESLE Ecole SupCrieure Interafricaine de L'ElectricitC FA0 Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture FED Fonds EuropCen de Dkveloppement GEMS Systkme mondial de surveillance continue de 1 environnement GPP Groupement Professionnel du PCtrole NEPA Nigerian Electric Power Authority ODEF Office pour le Ddveloppement et L'Exploitation des Ressources foresti&res OPAT Office des Produits Agricoles du Togo OTP Office Togolais des Phosphates RMTU RCgie Municipale des Transports Urbains RNET RCgie Nationale des Eaux du Togo SBEE Societb BCninoise dtElectricitC et dtEau SFCE Service des ForGts, Chasses et Environnement STE SociCtC Togolaise dtEntreposage STH SociCtC Togolaise des Hydrocarbures VRA Volta River Authority USAID Agency for International Development des Etats-Unis ABREVIATIONS b/ j baril par jour cal calorie GLP Gag liquide de petrole (Butane) Gwh 10 kwh K Millier kcal kilocalorie kgep kilogramme dlCquivalent de phtrole kwh kilowatt-heure M mi Lion (convention du systgme mktrique) 3 10 kwh qh m ml? re cube 5 Mcal 10 kcal MPC Milliers de pieds cubes (convention anglaise) PIB Pr duit interieur brut TWh lo38 kwh tep 10 kgep Monetaires: 50 FCFA = 1 FF 370 FCFA = 1 S E.U. ( j u i n 1983) Energie : - - Valeur Grav it e c a l o r i f i q u e Equivalent specifique nette de p e t r o l e . K ca l /kg Ton/tep Butane Essence Super Ordinaire Petrol e lampant Gas-oi \/diesel Mazout Lourd Leger E l e c t r i c i t e rendement de 28,5% rendement de 100% G z nature1 3 m 8'ogaz f m h i s de feu (metre cube solide 25% TH*) Charbon de bois Rafles de mais P a i l l e de mais, de r i z , de sorgho e t de mil Tiges de palmier a h u i l e Fibres de palmier d h u i l e Coques de palmier a h u i l e F e u i l l e s de palmier a h u i l e Tiges de coton Coques de graine de coton Coques dlarachides Coques de grains de cafe Coques de grains de r i z Coaues de noix de coco 4 Teneur en humidite. Le present rapport e s t fonde sur les conclusions dlune mission dtevaluation energetique qui slest rendue au Togo en Juin 1983. Cette mission e t a i t compose de Mile. U. Weimper (chef de mission), e t MM. E. Symonds (consultant, economiste p e t r o l i e r ) , L. Sayn-Wittgenstein (consultant, ingenieur f o r e s t i e r ) , A. Larreture (consultant, specialiste de I t u t i l i s a t i o n des ressources renouvelables), A. Streicher (consuItant, economies d 'energ i e ) e t J. Hatf i e Id (consu It a n t , economi s t e de llenergie electrique). La mission a aussi eu l e conseil de M. M. Wilton, fonctionnaire de la Banque, special i s t e de I Ienergie e l e c t r ique. La dacty lograph i e f inale du rapport a ete assure par Mme. Norma Kraushaar. TABLE DES WTIEBES page . I RESUME ET RECOMMANDATIONS................................. Hise en valeur des ressources ........................... Exploitation forestihre ............................... Autre Biomasse ........................................ Les ressources energetiques commerciales.............. Electricith........................................... Petrole............................................... Gestion de La demande................................... Recommandations de politiques A suivre au niveau du secteur............................................ . I1 L'ECONOHIE ET L'ENERGIE................................... .................................. Situation hconomique ........ Bilan hnerghtique: ressources et consommation La gestion de la demande par sous-secteurs hconomiques......................................... Consommation d'knergie des menages et de L'artisanat......................................... ........................ Prix des combustibles mhnagers Hesures recommandees pour faire des hconomies d'hnergie........................................... ................... Consommation industrielle d'hnergie Conclusions et recommandations........................ ........ Consommation d'hnergie dans Les h6tels du Togo Consommation d'energie par Les transports............. Remplacement de La route par Le rail.................. Amelioration de Ltefficacith du mode de transport routler................................... Utilisation plus efficace de La capacith actuelle de transport des marchandises.............. Recommandations....................................... I11.HISE EN VALEUR DE LA BIOMASSE: LES OPTIONS............... Situation ghnerale.................................... Inventaire et taux de croissance des ressources .. forestleres.......................................... Balance rhgionale offre-demande....................... Projets de reboisement................................ Reduction des pertes d'hnergie dans La production de charbon de bois....................... Recommandations pour une strathgie de Ltexploitationforestihre ........................... Dhchets agricoles....................................... Utilisation actuelle des dechets...................... Recommandation........................................ Energie solaire....................................... IV.LE SECTEUR PETROLIER...................................... Evaluation des ressources............................. Offre actuelle et prevue.............................. CoGt de revient et prix............................... MCcanisme d'achat du pCtrole et contr6les officiels ........................................... 51 Prix de dCtail du phtrole ............................. 53 PossibilitCs de rCduire la dCpense d'importation ........ 54 Utilisation de la capacitC d'entreposage de la raffinerie ....................................... 54 Nouveaux accords en matitire d'achats de pCtrole....... 56 PossibilitCs de remplacement .......................... 56 V.ENERGIE ELECTRIQUE ........................................ 60 R6le de 1'ClectricitC ................................. 60 CaractCristiques du rCseau Clectrique du Togo ......... 61 Le rCseau c6tier interconnect6 .......................... 64 RCseau c6tier du Togo ................................. 64 RCseau c6tier binational .............................. 68 StratCgie binationale ................................. 73 Centres de L'intCrieur .................................. 74 Actions necessaires B court-terme ..................... 75 Questions sp6cifiques a moyen terme ................... 75 Investissements dans les centres de llintCrieur ....... 77 Tarifs .................................................. 77 Tarifs d'achat et de vente de la CEB .................. 77 Tarifs de la CEET ..................................... 78 VI .INVESTISSEMENTS. PLANIFICATION ET ASSISTANCE TECHNIQUE.... 81 Investissements ....................................... 81 Formation ............................................. 83 Institutions ............................................ 84 Planification de 1'Cnergie ............................ 84 Exploitation forestihre ............................... 84 Biomasse et ressources CnergCtiques non traditionelles renouvelables aspects institutionnels..................................... 86 Institutions du secteur du pCtrole.................... 87 Electricit6 ........................................... 88 La CommunautC Electrique du BCnin (CEB) ............... 88 Compagnie dlEnergie Electrique du Togo (CEET) ......... 89 Centrale Thermique de LomC (CTL) ...................... 90 Conservation d'energie ................................ 90 Conservation dlCnergie industrielle ................... 90 Secteur des transports................................ 90 MCnages. industrie artisanale et autres secteurs ...... 91 ANNEXES ...23 1 Statistiques dCmographiques............................... 92 Projection dCmographique et taux de croissance............ 93 Statistiques demographiques par rCgions................... 94 Bilan CnergCtique 1982.................................... 95 2.1 Bilan CnergCtique 1982 consommation - Qnergie utile....... 96 2.2 Bilan CnergCtique projete en 1988......................... 97 2.3 Bilan Cnergktique projete a 1998.......................... 98 3 Estimation de la consommation de bois de feu et de charbon de bois......................................... 99 Consommation de bois de feu par les mknages............... Consommation artisanale de bois de feu.................... Potentiel 6nergktique des dkchets agricoles............... Resources hydroelectriques du Togo et du Benin............ Capacite de gknkration klectrique install6 au Togo........ Serie historique d'approvisionnement en energie 6Lectrique.............................................. Togo: Projection de la demande electrique................. Benin: Projections de la dkmande Clectrique............... Systhme Interconnect6 - projection des besoins de generation.............................................. Centres L'interieur: puissance rbquise et capacitk actuellement install6e.................................. Reseau electrique de La region nord. bilan de capacite....................................... Togo-Benin: Centre rbgional du nord analyse financihre des options d'expansion.............. Ceet-tarifs de l'&lectricitk.............................. Structure tarifaire proposke.............................. ............... Ventes des produits pktroliers knergetiques Consommation pktrolihre projetee en 1988 et 1998.......... Consomation de produits petroliers pour La gknkration klectrique................................ 1982: D6mande pktrolihre des pays Ouest Africains dans La zone d'influence de Togo et Benin............... Dkmande petrolihre des pays Ouest Africains dans la zone d'influence de Togo-Benin - projection pour 1988... Afrique de L'ouest: Consommation petroliere 1981......... L'afrique de L'ouest: Consomation petroliere - kvolution historique.................................... Ll~friquede L1Ouest - capacitk de raffinage a janvier 1983............................................ Prix des produits petroliers - 1983....................... Prix de revient a quai des produits pktroliers............ Enregistrement de vehicules. 1974-1982.................... Caracteristiques du parc de v6hicules togolais............ Consommation d'knergie pour Le transport routier international des marchandises.......................... Consommation d'knergie pour Le transport national routier de marchandises................................. Consommation d'knergie pour Le transport des voyageurs........................................... CARTES IBRD 14196R Togo: Transportation et densit6 de population IBRD 17684R Benin-Togo: Systhmes klectriques IBRD 18438R Togo: Forets. parques. et utilisation des sols 1.1 Du fait de La crise Cconomique qui sevit au Togo, il est im- pdrieux dlCviter des investissements superflus dans Le secteur de l'ener- gie et une consommation d1Cnergie non Cconomique; come, par ailleurs, ce pays devra, pendant Longtemps encore, itre tributaire de L'agriculture, il devra prendre des mesures energiques pour continuer i satisfaire ses besoins en bois de feu, sans pour autant perpktuer Le deboisement et devra accorder une plus grande attention aux liens qui existent entre L1bnergie et Le developpement de l'agriculture. 1.2 Selon les estimations faites par La mission, les besoins d'in- vestissements publics dans le secteur de ltCnergie s'eleveraient i 110 millions de dollars E.U. pour la periode 1984-88, ce qui reprksente environ 7% des previsions du PIB de ce pays. Les quatre-cinquiemes de ce montant seront investis dans Le secteur de l1&1ectricite, pour developper la capacite d'energie hydroelectrique et ameliorer le rCseau de transport et de distribution afin de rCduire Les coGts d'exploitation. Environ LOX des investissements seront alloues aux projets continus de reboisement deji entames et destinbs A satisfaire les besoins en bois de feu des principaux centres urbains et A promouvoir Les projets ruraux de reboise- ment. Moins de 2% des investissements sont alloues aux projets LiCs a La conservation de llCnergie au niveau du consommateur final et moins de 5% A La creation d'une installation d'entreposage du petrole. Ces derniers projets ont une courte periode de restitution et sont en mesure d'epar- gner i ltCconomie LICquivalent de 6 i 10 millions de dollars E.U. par an (Table 6.1). 1.3 I1 Eaudra aussi sensiblement renforcer La gestion du secteur de L'energie, au sens large, c'est-A-dire, non seulement l'administration des organismes qui opkrent dans ce secteur, mais aussi les rnethodes et les grands principes qui regissent L'adoption des programmes d'investis- sement et La politique des prix, afin de mettre en oeuvre avec efficacit6 et en temps opportun Les mesures qui s'imposent. Certains de ces projets sont specialement adaptes pour crCer un systeme dlencouragements dans le but d'obtenir une participation plus active de la part du secteur prive. Pour satisfaire ces exigences, la mission propose l'adoption de pro- grammes d'assistance technique conqus spicifiquement pour chaque sous- secteur, comportant un Clement de formation intensive. Du fait que le Togo et le Benin ont des besoins similaires en matiere d'assistance technique, La mission recommande une coordination des programmes pour Les deux pays, dans des sous-secteurs energetiques, autres que celui de L'CLectricite, dans Lesquels des programmes binationaux ont etC mis en oeuvre avec succ6s. Mise en valeur des ressources 1.4 Dans les conditions economiques et techniques qui existent actuellement, on estime A 1,4 millions de teps le potentiel de production annuelle de biornasse, alors que la consommation energktique totale s'eleve a 0,9 million de teps. Ce bilan indique qu'il existe, en principe, des possibilites pour remplacer les sources d'bnergie importees par une utilisation plus intensive de biomasse. Un tel developpement se trouve cependant limit6 par la concentration de la demande d'energie dans des zones spdcifiques et l'absence d'expertise technique necessaire a l'identification et l'exdcution des projets. I1 faudrait sklectionner l'exploitation forestiere come le secteur prioritaire dans le cadre de la stratdgie knergetique i moyen-terme. La transformation des ddchets agricoles, en formes d'bnergie utilisable devra dtre precedee par l'btab- lissement d'un bilan agricole dbtailld. Ce bilan devra determiner, a l'echelle regionale, les volumes nets disponibles, en tenant compte des besoins du recyclage du sol et des autres usages possibles. (Chap- itre 111). Exploitation forestiere 1.5 Bien administrbes, les fordts du Togo pourront satisfaire les besoins en bois de feu et en charbon de bois de ce pays pendant les pro- chaines dkcennies. Du point de w e materiel, les grands problemes qu'il faut rdsoudre sont la ddgradation progressive de la couverture vegetale du Togo du nord et les penuries de bois de feu qui regnent dans les regions urbaines, notamment dans le sud. Plusieurs projets de reboise- ment ont bt& lances dans ces zones critiques, mais leur progres a ete plus lent que prkvu. L'expbrience, cependant, est inestimable dans le sens qu'elle fournit des informations sur les difficultds biologiques et climatiques et sur l'attitude de la population quant au reboisement. Elle a kgalement permis de ddvelopper une expertise nationale dans les multiples aspects des plantations et des amenagements forestiers. L'ex- perience a montrd que les projets ruraux de reboisement doivent clarifier les questions de titres fonciers et des droits d'exploitation; doivent bgalement, tenir compte de la preference des essences i usage multiple. Par ailleurs, il a btd dtabli que les plantations intensives pour la production de bois reviennent cheres i crber, exigent sur le plan technique une gestion dpuisante et sont difficilement rentables sur le plan financier. 1.6 Compte tenu des difficultes financieres de l'bconomie togolaise et de la faible capacitd d'absorption des institutions responsables de la gestion des ressources forestieres, la mission recommande au chapitre 111 que, pendant la pdriode 1983-88, aucun nouveau projet ne soit entame et que l'on fasse tous les efforts possibles pour rkaliser l'execution com- plete des projets qui ont ddji 4tb lances. De plus, la mission recomande: (a) le renforcement plus pousse des organismes qui s'occupent actuellement de l'exploitation forestiere, et notamment de ceux qui sont chargCs de la mise en valeur agro-sylvicole. La mission recommande qu'une coopdration plus etroite soit instituee entre L'ODEF et le DPF et que les bitiments de L'ODEF soient utilises a des fins de formation du personnel et de production de semences. (b) la definition d'une politique efficace pour rksoudre Les conflits que soulhve l'utilisation des sols et pour rCserver des terrains A La production de bois dans les perim6tres agricoles. (c) l'augrnentation du rendement therrnique de La production de char- bon de bois et une meilleure utilisation du charbon de bois et du bois de feu au niveau du consoamateur final. 1.7 D'ici la fin de la dCcennie, le Togo sera plus B rnhe de dCfinir son plan forestier B long terme. La mission estime qu'il sera nkcessaire de poursuivre les actions de plantations peri-urbaines. I1 faudrait envisager la creation de 4.000 hectares supplCmentaires de plantations intensives pour l'approvisionnement de Lome et de 2.000 ha dans la region de Lama Kara, qui produiraient l'kquivalent de 2 annees de croissance de demande dans les deux villes et permettraient de gagner le temps nCcessaire pour promouvoir les projets de reboisement rural. I1 est prkferable que ces projets soient conqus comme des prolongements des projets d&jA ex6cutCs. 1.8 Les prix actuels du bois de feu et du charbon de bois ne re- flhtent pas leur coGt economique, qui comprend le coSt du reboisement. La mission recommande l'imposition de droits d'abattage pour le bois de feu provenant de forets naturelles, afin d'encourager le reboisement par le secteur privh et de stimuler la conservation, aussi bien au niveau de la transformation en charbon de bois qu'i celui de la consommation finale. Autre Biomasse 1.9 Pour Claborer une saine politique d'utilisation des residues agricoles, il faut crher un centre de recherche et d'essais. La mission sugg6re d'ktudier la possibilitk d'htablir une telle structure au sein de la Direction de la Recherche Agronomique ou bien de la Direction des Etudes P6dologiques et de l'Ecologie Gknkrale. I1 a 6th sugg&rC &gale- ment d'introduire les diffkrentes technologies au moyen de projets pilotes; en particulier, la mission recommande de lancer un projet pilote de briquetage de rhsidus agricoles en zone rurale non loin de Lome, et d'ktudier la faisabilith kconomique et technique d'une plus grande utilisation de rksidus dans le secteur industriel. Les ressources knergbtiques comrnerciales 1.10 Les produits pktroliers importCs et l'electricitk representent moins de 30% de l'inergie brute qui entre dans 1'Cconomie. Cependant, l'importance de ces ressources est bien plus &levhe lorsqu'on les analyse en termes d'hnergie utile au niveau du consommateur final (50% du total) et de leur coGt en devises (plus de 20% des recettes des exportations). La consommation dlCnergie par l'economie togolaise croitra, selon les previsions, a un taux rnodCr6. La rnise en oeuvre des rnesures fonda- mentales de co-nservationd'energie et la rnise en valeur des ressources nationales permettront de rnaintenir les importations de ressources dnergdtiques des niveaux toldrables. Une campagne d'exploration dlhydrocarbures se poursuit actuellement et pourrait aboutir i des ddcouvertes qui amdlioreraient i Long terme La balance commerciale. Le potentiel de production hydrodlectrique est equivalent i La demande actuelle d'dlectricitd (30.000 tep). Son developpement dconomique doit dtre considdrd dans Le cadre du contexte international et exige qu'elle soit appuyde par L'interconnexion et/ou La puissance thermique. 1.11 Les principales caractdristiques du sous-secteur de L'dnergie dlectrique (chapitre V) sont: (a) L'alimentation en dlectricitd est Limitde aux villes principales et moins de 30% de La population urbaine dispose de ce service; (b) Le rdseau dlectrique du sud du pays, qui re- prdsente 95% de La demande totale, est interconnect6 i ceux du Bdnin et du Ghana et bdndficie de Livraisons de L'dnergie hydrodlectrique i prix faible du Ghana; (c) Les centres isolds produisent de 1'~Lectricitdgrice i des unitds diesels i codt Qlevd. Bien que Le diffdrentiel de codts favorise La mise en place d'un rdseau interconnectd i L'dchelle nationale, Les grandes distances de transport et Les faibles densitds de charge A L'intdrieur du pays ne rendent ces possibilitds pratiques qu'i La fin de cette ddcennie; (dl Les tarifs d'dlectricitd ne reflktent pas Les diffdrences rdgionales des codts d'alimentation. I1 faudrait con- siddrer L'dtablissement de niveaux tarifaires qui soient suffisamment dlevds pour recouvrer au moins Les codts variables dans Les centres rdgionaux. D'autre part, La structure tarifaire n'encourage pas i dco- nomiser la puissance et L'dnergie. Les recommandations faites dans L'dtude tarifaire devraient Gtre mises en vigueur dans Les plus brefs ddlais. 1.12 La s6cheresse sans prdcddent qui sdvit en Afrique de L'Ouest en 1983 avait presque interrompu Le fonctionnement de La centrale hydro- dlectrique d'~kosomboau Ghana, done Le Togo est tributaire pour La plus grande partie de son dlectricitd. Malgrd Le fait que des prdcipitations one repris normales, Les importations en provenance du Ghana resteront Limitdes pendant plusieurs anndes. Bien que La capacitd de reserve suffise i satisfaire La demande, Le coGt plus dlevd de production de L'dnergie thermo-dlectrique a poussd Le gouvernement i. imposer des mesures strictes de rationnement de La demande, i fermer des industries a forte consommation d'dnergie, telles que La cimenterie, ainsi qu'i majorer Le tarif moyen de.25%. Une majoration supplementaire est ndces- saire pour cornpenser Le code plus Clevd de La production de L'dnergie thermo-dlectrique. De plus, des actions sont necessaires pour assurer: (a) des bonnes mdthodes dloperation et d'entretien a Le CEET, de faqon que La capacitd de reserve soit, en fait, disponible Lorsqu'on en a besoin, et (b) coordonner Les disponibilitds avec Le Bdnin par La for- mulation de programmes de production communs a court terme, pour per- mettre dlexpLoiter Le rdseau i moindre cotlt, en tenant compte des intdrGts de chaque partenaire, jusqu'i ce que Le centre de distribution de La charge, prevu aux termes des credits allouds par La Banque au projet de Nangbeto, soit construit. 1.13 Les options B moyen et B long terme pour l'expansion de la capacith du reseau electrique national gravitent autour du projet d'interconnexion de L'Afrique de l'0uest (WAPSI) et de la mise en valeur des ressources primaires d16nergie disponibles au Togo et au Benin. La premihre centrale hydro-6lectrique (Nangbeto), dont L'entrCe en service est fixbe A 1988, permettrait au Togo et au Benin de rkaliser des economies considerables de combustible. C o m e prochain projet hconomique possible, la compagnie binationale d'blectricitk est en train d'etudier la possibilite de construire une deuxihme centrale hydro-electrique B l'aval de Nangbeto. 1.14 Le projet d'interconnexion de 1'Afrique de L'Ouest relierait le reseau mixte hydro-thermique du Nigeria aux reseau a predominance hydro- Clectriques de la C6te d'Ivoire et du Ghana et permettrait un plan de dkveloppement moindre coiit pour l'ensemble de la region. CEB, la societb commune d'klectricite pour le Togo et le Benin, assume la fonction de coordinateur pour l'ktude de ce projet. Une fois construite la ligne de transport (de 330 kV), il faudra developper la confiance dans le systkme et maitriser les problemes d'exploitation. En supposant que pendant sa phase d'exploitation initiale, la ligne de transport regionale facilitera essentiellement les &changes de puissance de reserve et d'energie, il est prudent de formuler un programme d'expansion binational pour faire face A l'accroissement de la demande. 1.15 Le gouvernement a decide de mettre sa raffinerie sous cocon sans pour autant la condamne definitivement dans l'espoir de decouvrir une utilisation economique pour l'equipement de raffinage, qui, sinon, a une valeur de revente tres faible, Une etude de faisabilite de la solution de conversion du parc de reservoirs de la raffinerie en un ter- minal B petrole a etb realisee en 1984 et un contrat allouant la gestion de l'unitk a Shell-Togo a etk sign&. Les benefices bruts escomptes grice a la rkduction du codt rendu des produits petroliers importes sont estimes a 3 millions de dollars E.U. par an si le terminal n'est utilise que pour stocker des produits destines au marche interieur togolais. A plus long terme, le terminal pourrait devenir un centre regional de transbordement. Cette nouvelle installation d'entreposage permettra des kconomies substantielles garce que la taille moyennes des livraisons pourra passer de 4.500 m , B 20.000 m3 . Si les pays de la region dkcidaient A une date ultkrieure de realiser leurs achats de petrole en commun, le terminal pourrait recevoir des chargements allant jusqu'a 100.000 m3. Les bCndfices nets atteindre de ces operations conjointes du terminal pour le gouvernement et les utilisatuers dkpendront de l'ef- ficacitk avec laquelle cet entrepht sera gerk. 1.16 La systhme actuel de contrhle de prix n'encourage pas les sociCtCs pktroli&res privees B rkduire le coiit de revient quai des importations ou B rationaliser les codts de distribution. La mise en service du nouveau terminal fournit l'occasion de changer ce syst&me. En premier lieu, la mission sugg&re que le gouvernement mette sur pied avec les importateurs une mCthodologie de calcul de coiits au dkbarquement de reference. Cette methodologie sera utilisee par La suite par le Ministhre du Commerce et du Transport pour &valuer la competitivite des codts d'importation reels. A plus long terme, il faudrait envisager 1'6tablissement d'un systhme d'appels d'offres internationaux pour L'approvisionnement du marche. Aux termes de ce systhme, il serait periodiquement demand6 aux soci&t&s Ctablies au Togo ainsi qu'aux courtiers internationaux autorises de presenter des soumissions. Les socititi5s de distribution continueront A servir le march6 et a &tre garanties une remuneration adequate pour leurs services. Afin d'assurer l'efficacitk de la surveillance de la part du gouvernement, la mission sugghre que des fonctionnaires gouvernementaux soient selectionnes pour recevoir une formation dans tous les aspects de modalites d'achat de petrole et de techniques de planification du marche. En outre, elle sugghre d'obtenir, dans le cadre de cette operation, l'assistance des soci&tCs petrolihres Ctablies. 1.17 I1 faudra ameliorer les services de distribution a l'interieur du pays. La mission suggere d16tudier des mecanismes qui inciteraient les societes petrolieres A construire des reservoirs secondaires et a ktablir des points de vente adequats. On pourrait penser A un systeme de concessions qui lierait la participation individuelle dans le marche de Lome i leur participation dans les centres de l'interieur; une autre option pourrait &ere lletabTissement de prix au dCtail diffhrentiels qui reflhteraient le codt economique de L'approvisionnement des marches regionaux. Gestion de la demande 1.18 Les secteurs de l'industrie et du transport sont les principaux utilisateurs de produits petroliers importCs et dlClectricit& (respec- tivement, 57% et 31% de la consommation finale de ces produits). 11s re- presentent donc des cibles importantes pour une politique de rationali- sation de La consommation knergetique. On estime que des mesures d'ame- lioration du tendement knerghtique pourraient kconomiser environ 8% de la consommation d'knergie de ces secteurs (9,000 a 15,000 tep per an). Une substitution A grand Cchelle vets d'autres combustibles n'est pas envisagable d'ici a la fin de la dCcennie, en dCpit des importantes reductions de codts qui pourraient &ere obtenus en remplaqant Le fuel oil par du charbon dans les principales industries du Togo (OTP et CIMAO). -11 Par ailleurs, le dCveloppement d'une infrastructure pour le transport de gaz nature1 au Nigeria et La decouverte de gaz dans des autres pays de la region, pourraient offrir de nouvelles possibiLitCs de substitution plus intkressantes. Dans L'immediat, La mission sugghre de prornouvoir une utilisation plus efficace de L'enkrgie dans tous Les secteurs de LtCconomie, y compris les menages, et de valoriser Les ressources Cner- getiques nationales (rksidus agricoles, energie solaire pour Le chauffage -11 La CIMAO a Cte fermee en 1984 et sa viabiLitC financi&re a Long terme est douteuse. de l'eau, Cnergie hydraulique, etc.). Le gouvernement devrait participer directement B cet effort de conservation en permettant au pays de mieux se rendre compte de son problhme de l'energie, en fournissant des infor- mations sur les mesures propres B Cconomiser l'energie, et en mettant en place des politiques de prix adequates (Chapitre 11). Nous examinons aussi les besoins d'assistance technique pour mettre en oeuvre ces recom- mandations (chapitre VI). Recommandations de politiques Bsuivre au niveau du secteur 1.19 La mise en valeur d'une capacite de planification energetique efficace est essentielle A la realisation des deux objectifs principaux du secteur: (a) assurer la permanente auto-satisfaction des besoins en bois de feu et (b) assurer des approvisionnements sGrs en produits petroliers et en Clectricite B des prix concurrentiels. Cependant, le processus qui consiste A rationaliser L'allocation des maigres ressources financiires et techniques aux programmes qui ont la plus grande priorit4 doit commencer au niveau des sous-secteurs, avant qu'un mecanisme de planification efficace ne puisse &tre Ctabli au niveau national. En consequence, la mission recommande de renforcer la capacite de planifi- cation et d'exbcution des projets au sein des organismes charges de l'exploitation forestihre, de la gestion de produits petroliers et de l'energie klectrique, et de creer des groupes qui devront coordonner les programes au sein de chaque sous-secteur. 1.20 initiative privhe est bien developp4e au Togo. En con- shquence, les actions du gouvernement devraient se concentrer sur les politiques qui engendreraient la participation active du secteur prive, en accordant des avantages 4conomiques qui encouragent le secteur privi et en fournissant une assistance financiire et technique. La production d'energie decentralisCe, l'utilisation de nouvelles technologies d'energie renouvelables, et des techniques simples pour ameliorer le rendement CnergCtique sont quelques uns des domaines oh la participation du secteur prive peut Ctre rentable et contribuer au diveloppement de nouvelles entreprises. 1.21 Le Togo a un emplacement stratkgique dans une region qui dis- pose d'une base de ressources Cnergetiques diversifiee et abondante et dont le march4 de consommation est en croissance rapide. La coordination des programmes energetiques parmi les pays de la region et La mise en valeur en commun des ressources offrent des avantages economiques evidents pour L'ensemble de la rkgion. Les progris r&alis4s dans l'interconnexion des syst6mes ilectriques du Ghana, du Togo et du Binin, et de ceux du Ghana et de La CBte d1Ivoire, constituent un encouragement pour consacrer des efforts en vue dtClargir la coopCration. En plus du projet qui consiste A creer le systkme Clectrique interconnect4 de 1'~frique de l'Ouest, la coordination devrait se poursuivre dans Les domaines de l'achat des produits petroliers, de l'identification des sources d'energie de remplacement et des possibilites de conservation d'energie, de La recherche et du developpement technologiques, et de La formation. Situation bconomique 2.1 Le Togo est un petit pays (56.000 km2) d'environ 2.8 millions d'imes dont le revenu par habitant atteint prBs de 340 dollars E.U. par an (1982). Environ 90% de la population se livre i des activitks tra- ditionnelles, principalement i la culture vivrikre et au commerce rkgio- nal. Le ddveloppement du secteur moderne est soutenu par l'extraction de phosphates qui a ddbutd en 1960. Cette industrie est la principale source de recettes en devises; ces derniBres anndes, elle s'est inscrite, en effet pour prBs de 40% des recettes d'exportation et pour environ 30% des recettes de llEtat. 2.2 Depuis le milieu des annbes 1970, cette kconomie s'est distin- gude surtout par la lenteur de sa croissance et par un desequilibre financier de plus en plus grand. Une stratbgie expansionniste a etk adoptde durant la pdriode de hausse des prix des phosphates de 1974-75 et n'a pas dtd rnodifide lors de la chute des prix des phosphates. Les importants investissements publics mis en place dans le secteur rnoderne n'ont pas pu se poursuivre de fason autonome. Le deficit financier croissant a 6th combld par les emprunts extbrieurs; la dette non amortie a atteint 65% du PIB en 1978. La ddgradation de la situation budgbtaire a obligd le gouvernement i repenser sa politique bconomique en 1979. En 1983, le gouvernement a lanck un programme de stabilisation financihre avec 1'appu.i du FMI et dgalement un programme d'ajustement structure1 avec le soutien de la Banque mondiale. 2.3 Le programme d'assainissement prdvoit une rb-orientation radi- cale de la politique bconomique. I1 s'agit de rdaliser et de soutenir un plus haut niveau d'activitd dconomique compatible avec les contraintes imposdes par la balance des paiements. On a identifie trois secteurs dotds d'un important potentiel de ddveloppement non encore exploite: l'extraction minikre, L'agriculture et L'industrie. Dans Le premier domaine, le projet Le plus concret est une fabrique d'acide phosphorique qui traiterait des nouveaux gisements de phosphate a faible teneur et donnerait un moyen efficace de rdtablir l'bquilibre de La balance com- merciale. Si l'usine est terminde en 1987-88, les exportations d'acide phosphorique pourraient s'inscrire pour 24% des exportations totales d'ici i 1990. Dans le secteur agricole, La production augmenterait grice B L'adoption de politiques de prix et de commercialisation plus competi- tives, et grice i une coordination soigneuse des projets et des services dlappui dans Les rbgions rurales. En matiBre de cultures vivrieres, La stratdgie vise i gagner dventuellement Les marchds rkgionaux, notamment celui du Nigkria. Dans Le secteur industriel, diffkrentes mesures pourraient promouvoir Les investissements privds, en particulier dans Les petites et moyennes entreprises. Ces mesures consisteraient i ameliorer La structure de protection eEEective, i encourager Le systQme bancaire a financer LICtabLissement de ces nouvelles industries et a promouvoir L'assistance technique i ce secteur. Aussi, La rehabilitation de cer- taines entreprises dlEtat se propose d'augmenter La valeur ajoutee, parfois d'accroitre les exportations, et de soulager ltEtat d'une lourde charge financiQre. Un projet d'assistance technique, qui a requ ltappui de L'IDA, a Qte adopt6 pour aider le gouvernement A ameliorer la capacite de planification et la gestion de L'Qconomie, indispensables h la reus- site de la nouvelle politique economique. 2.4 En ddpit de la mise en oeuvre des programmes soutenus par le FMI et La Banque mondiale, les perspectives economiques du Togo restent fragiles. La situation actuelle est caracterisee par une baisse du PIB de l'ordre de 8% en 1983, et on prdvoit que l'activite economique restera ralentie dans le moyen terme, comme cela est indique au tableau 2.1. Tableau 2.1: PREVISIONS DES RESULTATS MACRO-ECONOMIQUES 2' Part en pourcentage du PI8 b/ Taux de croissance-c/ 1980 1985 1990 1980-85 1985-90 Produit i n t e r i e u r b r u t 100,O 100,O 100.0 2,8 3.5 Agriculture 26.5 26,O 26,5 3.1 3.0 Extraction miniere 8.5 10,2 9.5 0.7 2.1 d/ lndustrie - 14,6 12,4 12,l 5.9 2.9 Services 50,4 51,4 51 ,9 3,4 3,7 -a/ Y c m p r i s l e p r o j e t d'acide phosphorique. -b/ Annees de l a prevision a p r i x constants. - C / Pourcentage par an. -d/ Y compr i s I 'artisanat, l a construction, I 'energie. Source: Estimations de la BIRD WA 2. Bilan hnereetiaue: Ressources et consommation 2.5 Les ressources energetiques connues du Togo sont exclusivement de type renouvelable. Bien qu'une campagne d'exploration soit en cours dans le but de determiner le potentiel offshore dthydrocarbures, les rhsultats n'auront pas d'effet sur le scenario energetique a moyen terme du pays. Dans les conditions hconomiques et techniques actuelles, on peut estimer les disponibilites annuelles potentielles dlenergie A environ 1,4 millions de teps, alors que la consommation totale etait de 0.9 million de teps en 1982. Le bois est la ressource la plus abondante grice A une croissance annuelle (disponible pour l'usage energetique) d'environ 1,2 million de teps. Les dechets agricoles qui sont poten- tiellement utilisables sont de l'ordre de 0,2-0,3 million de teps. Le potentiel hydroelectrique est estime A environ 30.000 tep (ou 85.000 tep si on considhre l'efficacite thermique de conversion), ce qui correspond ii la demande actuelle en klectricite (Tableau 2.2). Tableau 2.2: BlLAN ENERGETIQUE, 1982 Secteurs de Sources dlenergie ktev S consommation ktev X Bimasse 633.8 71,O Interne finale 793,4 100,0 Mnages e t a r t isanat 578,4 72.9 Energie hydro- electrique 0,s 0,O lndustrie 135.8 17.1 Transports 72,4 9.1 Divers 6 98 099 Produits petroliers importes 229,O 25,7 Soutes 17,5 Electricite Pertes de importee 29,O 3.3 conversion 81,4 Tota I 892.3 100.0 Total 892.3 Source: Annexe 2. 2.6 La consomation brute moyenne d'energie etait de 319 kgep par habitant en 1982, dont 93 kgep (29%) btaient sous formes d'bnergie com- merciales. I1 est important de signaler qu'au niveau du consommateur final, La dependance du pays i L'bgard des produits pbtroliers et de L'blectricitC est sensiblement plus blevbe. D'aprbs une estimation faite par la mission et basbe sur des coefficients standards d'efficacite de l'bnergie, 474 de L'Bnergie utile proviendrait de sources commerciales qui sont presque toutes importbes (Annexe 2.2). Le coGt de ces impor- tations dtait estimb i 27,l milliards de FCFA en 1982, ce qui represente L'bquivalent de 22% des recettes d'exportation du Togo et de 19% de ses dbpenses d'importation. Les importations de petrole satisfont 88% des besoins commerciaux d'bnergie; Les importations d141ectricitb alimentent 864 des besoins d'bnergie blectrique. A la fin de 1983, 11electricit4 fournie par Le Ghana a 6tb reduite de 504, par suite de la grave sb- cheresse. ~ ' e s tpourquoi Les besoins de petrole pour la production d'bnergie thermique passeront probablement de 6.000 tep en 1982 i 55.000 tep en 1984, ce qui majorera La facture d'importation d'environ 5 mil- liards de FCFA. 2.7 Pendant les annees 1970, le Togo a amknage un secteur econo- mique moderne, ce qui a entraine des augmentations considbrables de la consomation de combustibles i l'usage des transports et de L'industrie. Au cours de la periode 1975-82, la demande interieure totale de ces combustibles a augment6 de 12,2% par an, alors que la croissance eco- nomique progressait, en moyenne, de 2,2% (soit une 4Lasticite de 5,6 de l'knergie par rapport au PIB). L'augmentation de 1'intensite d'knergie commerciale moyenne traduit le faible niveau initial de consommation, l'btablissement d'industries i forte consommation d'energie (ciment, acier) et, dans une certaine mesure, une sous-estimation du PIB. Cepen- dant, l'augmentation considkrable de 1'intensite marginale d'energie pendant les annbes 1980 suggbre une baisse de la productivite de l1&nergie. La nouvelle strategic economique adoptee par Le gouvernement togolais, fait prevoir que 1'intensite d'energie de l'economie devra augmentera 2i L'avenir 2i un taux modeste. Cette strat6gie est adkquate eu kgard aux ressources knergetiques Limitkes du pays et ses contraintes financi&res. Tableau 2.3: CROISSANCE ECONOMIQUE COMPAREE A LA CONSOMMATION COMMERCIACE D'ENERGIE Taux de Croissance 1975 1980 1982 1980/75 1982/80 1982/75 Demande interieure de petrole k r 91,O 150.0 203.8 10,5 16,6 12,2 Electricite ktep Total de I'energie commerciaI e PIE (mill ion3 de do1 lars) 2' Intensite mgyenne de I'energie - 1 09 1 58 21 1 Intensite marginale de I 'energie -b/ 473 13.923 -a/ Aux prix constants de 1980. -b/ Tep/Millions de dollars E.U. Source: Estimation de l a mission. 2.8 L'objectif energktique du Togo est d'assurer un approvisionne- ment stable A Long terme. Pour cela, Le ~ o g odevra adopter une strategie baske sur trois klkrnents. Tout d'abord, grice h une gestion adkquate de La demande et A L'encouragement au meilleur rendement knergetique, Les augmentations de La consommation d'energie devront 6tre rkduites sans toutefois affecter La croissance hconomique. Deuxihmement, dans La mesure conforme A L'allocation efficace des ressources, il faudra mettre en valeur Les ressources energetiques Locales. Troisikmement, i l faudrait poursuivre La cooperation rkgionale afin de rkduire Les cotits d'approvisionnernent h Long terme. La gestion de La demande par sous-secteurs kconomiques 2.9 La section suivante se propose d'ktudier L'utilisation actuelle d'energie dans chaque secteur de consommation, de faire des prkvisions de La demande d'energie jusqu'en 1988 et 1998, et d'hvaluer La conservation d'knergie et Les possibilitks de remplacement. 2.10 La mission a etabli Les pr6visions du bilan CnergCtique pour Les annkes 1988 et 1998 (Tableau 2.41, dans Le but d'evaluer Les resul- tats d'ensemble que L'on pourrait atteindre si L'on mettait en oeuvre Les recommandations relatives i La gestion de La demande faites dans cette section. Ces prCvisions sont basCes sur un scCnario de faible accrois- sement de La demande, considerant un accroissement de L,5% par an de la consommation brute par habitant (de 319 koe en 1982 402 koe en 1998). En ce qui concerne l'approvisionnement, les previsions supposent des re- strictions financikres continues sur les importations de petrole et des approvisionnements en electricit6 provenant du Ghana, determines en 1988 par les niveaux de contrats et en 1998 par la capacite physique de trans- port de la ligne de transport existante, tenant compte de la demande du Benin. Dans le cas oh Le systgme d'interconnexion de 1'~frique de llOuest devient operationnel dans les anndes 1990, on pourrait envisager une croissance plus rapide de la consommation d1C1ectricite, ce qui implique egalement que d'autres conditions concomitantes devront Gtre satisfaites pour pouvoir 6tendre le service Clectrique (telles que Le niveau et la repartition des revenus personnels, et de nouvelles applications productives de 1'4lectricit4). Tableau 2.4: PREVISIONS OE LA MMANDE FINALE INTERIEURE -- 1982 1988 1998 ktep X ktep % ktep X Bois de feu - dechets agricoles 527 66 627 65 827 58 Charbon de bois 32 4 57 6 160 1 1 Produits petrol i e r s 205 26 241 25 375 26 E l e c t r i c i t e - - - -4 29 4 39 --568 Total 793 100 964 100 1.430 100 Source: Annexes 2.2 e t 2.3. Consommation d'energie des menages et de l'artisanat 2.11 On ne peut pas faire de distinction entre La consommation d'energie des menages et celle de l'industrie artisanale (71% de La consommation totale d'knergie en 1982), faute de donnees. Le bois de feu et le charbon de bois sont les sources fondamentales dt&nergie utilishes pour faire la cuisine. Le petrole lampant, le butane et L'CLectricitC n'ont que marginalement penCtre sur ce marche; Le petrole Lampant est utilis4 surtout pour L'kclairage. Tableau 2.5: TOGO: CONSOMMATION D'ENERGIE OES MENAGES ET M L'ARTISANAT EN 1982 (en tonnes d'equivalent de p e t r o l e ) - - Vo I ume 5 Biomasse a/ 557.510 96,4 Butane 469 0.1 Petrole lampant 1 4.285 2,s E l e c t r i c i t e 6.087 9 Tota l 578.351 100.0 -a/ Annexes 2-5. 2.12 La base de donnkes relatives B La consommation reelle de bois de feu et de charbon de bois au Togo est mediocre. On n'a fait aucune etude thkorique valable pour dCterminer Le niveau de La consommation et La part relative de chaque combustible. La mission pense que Les esti- mations passees ont eu tendance Q Qtre trop &LevCes pour Les raisons indiquees dans Les paragraphes suivants. 2.13 Niveau de La consommation. La mission estime que La consom- mation par habitant pour faire La cuisine est de 440 kg/an pour Le bois de feu dans Les menages urbains et de 528 kg/an dans Les menages ruraux; on estime que La consommation de charbon de bois slCL&ve a 100 kg par an. Ces estimations ont kt6 tirees: (a) de besoins minimum en Cnergie utile; (b) de La consommation mesuree reelle de charbon de bois; (c) d'une comparaison B La consommation d'autres pays de 1'~friquede L'ouest. Elles sont egalement fondees sur Lthypoth&se selon Laquelle le rendement des foyers Q bois de feu dans Les regions urbaines est en moyenne de 13%, et celui des foyers a charbon de bois, de 25%. L'esti- mation plus &Levee de La consommation rurale (20% de plus) tient compte du fait que Le bois de feu est ramass4 gratuitement et que, par con- sequent, Les kconomies d'knergie prksentent moins dtintirQt. 2.14 L'etude de L'energie au Togo effectuee par ARD en 1981 estimait une consommation moyenne de bois de feu dans Les villes de 900 kg par habitant et par an et une consommation de 800 kg par habitant et par an dans Les campagnes 21 . Ces chi
Groupe de la Banque mondiale · Pre-2003 Economic or Sector Report
Togo - Problèmes et choix énergétiques
Voir le document original
Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.
Retour à la vue par articleTexte intégral
Informations clés
Organisation
Groupe de la Banque mondiale
Type de document
Pre-2003 Economic or Sector Report
Date
Pays
Togo
Source
worldbank_document