Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFlClELLES Rapport No.5169-F RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET TCHAD - PROJET ZONE SAHALIENNE (Crkdit 739-CD) 29 juin 1984 Departement des projets Bureau rggional Afrique de llOuest Division Agriculture D TRADUCTlON NON-OFFICIELLE .4 TITRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte, et lie peut etre utilise par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. S a teneur ne peut itre rutrement divulguk sans I'aulorisation de la Banque Mondiale. ABREVIATIONS ACDI Agence canadienne de developpement international ASECNA Agence pour la securite de la navigation aerienne en Afrique et a Madagascar DLCCN Direction de la lutte contre les calamites naturelles IDA Association internationale de developpement ONDR Office national du developpement rural PNUD Programme des Nations Unies pour le developpement PZS Projet zone sahelienne SERARHY Service des amenagements ruraux d'hydraulique A N'UTILISER QU'A D E S F I N S O F F l C l E L L E S TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE (CREDIT 739-CD) RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET Table des matieres Pages Preface ................................................. Donnees de base ......................................... Faits saillants ......................................... I. FORMULATION ET EVALUATION DU PROJET ................ A. Generalites ................................... B. Objectifs et description du projet ............ C. Evaluation .................................... D. Codt du projet et plan de financement ......... 11. EXECUTION .......................................... 111. AVANTAGES ET JUSTIFICATION ......................... IV. PERFORMANCE DES INSTITUTIONS ....................... V. PERFORMANCE DE LA BANQUE ........................... VI. COFINANCEMENT ...................................... ANNEXE 1 Tableau 1 - Dhcaissements totaux par categorie et etat d'avancement du sous-projet Tableau 2 - Comptes consolides du projet en fevrier 1980 ANN= 2 Lettre de I'ACDI, cofinancier ................................ Le prisent document fail I'objet d'une diffu*ion re*treinte. el ne peut 6tre utilise par *e* destinrtaires que dan* I'exercice de Ieurs fonction5 officielles. S a teneur ne peut Ptre autrement divulguke 5ans I'autorisrtion de la Banque Mondiale. TCHAD PROJET ZONE SAHELIENNE (CREDIT 739-CD) RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET Preface Le present Rapport d'achevement porte sur le projet zone sahe- lienne, pour lequel un credit (739-CD) de 1,9 million de dollars avait ete approuve en septembre 1977. En decembre 1983, alors que 230.000 dollars seulement avaient ete decaisses, toutes les parties se sont convenues d'annuler le projet. Ce rapport a ete prepare par le Bureau regional Afrique de ltOuestsur la base des dossiers du projet, du Rapport d'evaluation 1585b-CD) du 4 aoiit 1977, du Rapport du President (P-2107-CD) du 23 aoiit 1977, de 1'Accord de credit du 28 septembre 1977, et d'entretiens avec le personnel de la Banque associe au projet. A cause des problemes de securite et vu les maigres resultats du projet, la preparation du Rapport d'achevement n'a pas donne lieu a une mission sur le terrain. Un exemplaire de ce rapport a ete envoye au Gouvernement et a 1'ACDI pour commentaires. Le Gouvernement n'a pas donne suite mais 1'ACDI a envoye une lettre qui figure a 1'Annexe 2. Le Departement de l'evaluation retrospective des operations n'a pas fait d'evaluation retrospective pour ce projet. FAITS SAILLANTS Le Projet zone sahelienne (PZS), dixieme operation de 1'IDA au Tchad, etait la sixieme dans le secteur agricole et la seconde de lutte contre la secheresse. I1 a ete conqu apres la recolte desastreuse de 1976 et a la suite de la decision des pouvoirs publics de repartir plus equita- blement l'investissement entre les zones cotonnieres et saheliennes. Le projet, qui devait porter sur d e w ans, sans possibilite de reconduction, se composait de 14 sous-projets. I1 a ete prepare en grande partie par les services officiels et le travail a ete bien fait. L'entree en vigueur et le lancement du projet ont ete serieuse- ment retardes par la decision, prise sur le tard, de faire appel a un cofinancement de 1'Agence canadienne de developpement international (ACDI). Ce n'est que treize mois apres la date prevue pour le demarrage du projet que le fonds renouvelable est devenu op6rationnel; a cette epoque la guerre civile avait deji arrGte l'execution du projet (voir par. 2.03). Peu apres, le 18 juillet 1979, les decaissements ont ete officiellement suspendus pour tous les projets de 1'IDA au Tchad. En fevrier 1980, une mission de supervision a recommande la reprise des decaissements pour les projets agricoles de 1'IDA (y compris le PZS), mais devant l'evolution rapide de la conjoncture politique cela a ete impossible. La mission agricole suivante (decembre 1982) a trouvk que, par suite de l'affaiblis- sement des organes d'execution et des problemes de securite, seuls quelques-uns des sous-projets du PZS etaient encore realisables; elle a recommande qu'ils soient finances par le Fonds des projets ruraw (Credit 664-CD) pour lequel la suspension des decaissements avait ete en partie levee. En juin 1983, 1'IDA et les pouvoirs publics se sont mis d'accord, sauf imprevu, pour annuler le PZS puisque le financement des sous-projets viables avait ete repris par d'autres bailleurs de fonds et que les autres soit devaient Stre complgtement reformules, soit se trou- vaient dans des zones dangereuses (voir Tableau 1, Annexe 1). En decembre 1983, toutes les parties ont dkcide d'annuler le projet (par. 2.05). Par suite des retards dans le lancement du projet, de l'evolution rapide de la situation politique et de l'insecurite regnant au Tchad, les resultats du projet ont ete maigres. Seuls 8 % du coiit estirnatif du projet ont ete decaisses. Le seul sous-projet dont les activites aient relative- ment bien demarre est la campagne de vaccination qui avait commence lors du premier projet de lutte contre la secheresse. Des depenses ont ete engagees pour quatre autres sous-projets, mais aucune activitk n'a pu Stre menee a bien. Dans l'ensemble, 1'IDA s'est tres bien comportee surtout si l'on songe a la situation politique qui regne au Tchad. I1 avait ete tenu compte des dangers possibles au moment de l'evaluation et des precautions adequates avaient ete prises. Personne ne pouvait prevoir a quel point la situation se degraderait. M2me apres les desordres de 1979, le personnel de 1'IDA croyait que certains sous-projets pourraient 6tre executes (voir par. 2.04). I1 est cependant rapidement apparu que les arrieres du Tchad envers la Banque constituaient un obstacle supplementaire. Une des leqons de ce projet est que 1'IDA aurait dil mieux mesurer les risques qu'elle courait en demandanta un organisme d'aide bilaterale, dont les con- traintes institutionnelles n'etaient pas negligeables, de participer a une operation de cofinancement pour un projet d'un coGt aussi faible, portant sur une periode aussi courte, et dont la preparation etait aussi avancee. I. FORMULATION ET EVALUATION DU PROJET A. GENERALITES 1.O1 Le Projet zone sahelienne (PZS), la dizieme operation de 1'IDA au Tchad, etait la sixihe dans le secteur agricole et la seconde de lutte contre la secheresse. Le Premier projet de lutte contre la secheresse (Credit 445-CD) finance par 1'IDA (2 millions de dollars) en 1973 s'inse- rait dans le cadre d'un Programme de lutte contre la secheresse en Afrique de l'0uest qui couvrait six pays saheliens frappes par la pire secheresse survenue en 50 ans. A la suite des recoltes desastreuses de 1976, le Gou- vernement tchadien a dernande a 1'IDA de l'aider a financer des activites dans la rkgion affectee par la secheresse. Le projet a ete conqu par 1'IDA en decembre 1976 mais c'est le Gouvernement qui a tenu le r6le principal dans sa preparation. OBJECTIFS ET DESCRIPTION DU PROJET 1.02 Le projet avait pour objectif principal le lancernent d'un train de mesures visant a attenuer les effets de la secheresse et a encourager ou a accelerer le developpement des ressources agricoles, animales et forestieres dans la zone du Sahel. I1 avait en outre d e w grands objectifs secondaires : aider les pouvoirs publics a mettre en vigueur la nouvelle strategie concernant le secteur rural et renforcer les organismes de 1'Etat qui avaient participk effectivement h la preparation du projet, notamment le Comite de lutte contre les calamites naturelles (CLCCN) et son sous- comite technique. Le projet devait Gtre execute en d e w ans, sans possi- bilitk de reconduction, et financer 14 sous-projets selectionnes en fonc- tion des cinq criteres etablis pour le Premier projet de lutte contre la secheresse : les sous-projets devaient avoir pour but d'attenuer les consequences de la secheresse, de reconstituer la base productive des regions sinistrees, de procurer des avantages rapides et, a un grand nombre de personnes, Gtre manifestement utiles et jouir de l'appui de la collectivitk qui devait Gtre disposee a assumer une partie des cofits, lorsque cela serait possible, par son travail ou par la fourniture des materiaux locaux. Un crit&re supplementaire etait que les sous-projets devaient Gtre executes par les organismes existants, sans augmentation notable de leur personnel. 1.03 Le projet se composait de 14 sous-projets. Certains d'entre e w etaient des operations pilotes susceptibles de constituer le noyau de futurs projets de developpement regional (amenagement des bas-fonds, magasins villageois, centre de developpement rural du lac Fitri, amenage- ment des for6ts et pepinihres, approvisionnement en bois de construction, et transport aerien). D'autres comprenaient des mesures d'urgence preala- bles au lancement du Deuxieme projet elevage (campagne de vaccination, materiel de production de vaccins, reparation des puits a ciel ouvert, puits tubulaires, surveillance du niveau de la nappe phreatique). Les d e w sous-projets de maraichage et de construction d'un garage etaient des operations independantes. 1.04 Un comite interministeriel, le Comite de lutte contre les cala- mites naturelles (CLCCN) devait administrer le projet. Son comite tech- nique, compose des chefs des directions techniques, avait collabore avec les organismes ministeriels a la preparation des sous-projets, et etait responsable de la coordination quotidienne des huit agences d'execution. La gestion financiere avait ete confiee au Bureau de la comptabilite de l'aide exterieure du Ministere du Plan. C. EVALUATION 1.05 Le projet a ete evalue en fevrier/mars 1977 : aucune divergence de vue notable ne s'est manifestee entre les pouvoirs publics et la mission. Lors de la reunion sur les questions specifiques, quatre points ont ete souleves et en particulier la securite et les possibilites finan- cieres de 1'Etat. I1 a ete admis que les problemes de securite dans la zone sahelienne pourraient avoir un effet sur la supervision par 1'IDA de cinq sous-projets : quatre etaient rendus en partie inaccessibles et le cinquieme entierement inaccessible a w missions de supervision. I1 a cependant ete decide de conserver tous les sous-projets dans le plan de financement puisque les decaissements ne devaient Gtre autorishs que si le personnel de 1'IDA disposait des facilites voulues pour superviser les sous-projets. En outre, etant donne la nature discrete des sous-projets on avait estime que la non-execution de certains d'entre e w ne poserait pas de risques pour l'ensemble du projet. 1.06 I1 avait ete convenu de creer un fonds renouvelable puisque 1'Etat ne pouvait pas prefinancer les premieres etapes de l'execution du projet. L'ouverture d'un compte special pour le fonds renouvelable etait une des conditions de l'entree en vigueur du projet. La mission d'evalua- tion avait egalement etudie de pres quelles seraient les consequences des charges recurrentes des sous-projets; seuls trois d'entre e m exigeaient un financement suivi de la part de l'Etat, mais les sommes en jeu etaient faibles; les autres projets soit s'autofinangaient, soit etaient finances au titre de nouvelles activites, telles que le Dewieme projet elevage de 1'IDA. D. COUT DU PROJET ET PLAN DE FINANCEMENT 1.07 On avait estime le coiit du projet a 4 millions de dollars (net d' imp6ts) dont 58 % en devises. L'IDA devait financer 1,9 million de dollars (48% du coct de projet) et 1'Agence canadienne de developpement interna.tional(ACDI) devait fournir, sous forme de don, un montant equiva- lent qui devait 6tre decaisse pari passu avec les credits de 1'IDA. Les beneficiaires des sous-projets et 1'Etat devaient verser le reliquat (0,2 million de dollars). 11. EXECUTION 2.01 L'Accord de credit a ete signe en septembre 1977 et le projet devait entrer en vigueur en decembre sous reserve de la signature d'un accord entre le Canada et le Tchad. Le retard avec lequel cette condition a ete remplie a oblige a reporter l'entree en vigueur au 15 mai 1978. L'achat du materiel necessaire aux sous-projets campagne de vaccination, production de vaccins, reparation de puits et puits tubulaires a commence, mais aucun autre paiement n'a pu Gtre fait tant que le fonds renouvelable du projet n'existait pas. Celui-ci n'est devenu operationnel qu'a la fin de janvier 1979, plus de 13 mois apres la date prevue pour le demarrage du projet, apres le versement des 125.000 dollars representant la part de 1'ACDI. 2.02 Vu ces retards et les problhmes de securite, les organes d'exe- cution du projet ont revise leurs programmes de travail en septembre 1978; mais ni le contenu originel ni la justification du projet n'ont ete modi- fies. La premiere mission de supervision (octobre 1978) a estime que les changements dans les programmes de travail se justifiaient compte tenu de l'evolution de la situation et que le Gouvernement tchadien avait fait preuve de prudence. La mission a egalement pris note d'un certain relii- chement dans les operations du CLCCN. Toutes les parties interessees ont convenu de nommer un secretaire executif au CLCCN (au moins a temps par- tiel), et de nommer le directeur de projet du Fonds des projets ruraw (finance par 1'IDA) conseiller a la passation des marches. Le secretaire executif n'a jamais ete nomme et en fevrier 1979, lorsque la guerre civile a recommence, le personnel clef du CLCCN a fui le pays. 2.03 Lorsque le fonds renouvelable a enfin ete constitue, l'execution du projet avait 6te arrGtee par la guerre civile. La mission qui s'est rendue au Tchad en mai/juin 1979 pour evaluer la situation politique et militaire et l'etat des projets a recommande que tout le personnel expatrie des projets finances par la Banque soit evacue et que tous les decaisse- ments soient suspendus. La decision est intervenue le 18 juillet 1979. Une exception a ete faite pour les depenses exposees et les engagements contractes, et le solde du fonds renouvelable du projet pouvait Gtre uti- lise au financement de certaines depenses bien precises destinees a preserver les actifs existants et a maintenir un minimum de continuite en vue de la reprise des travaw, que l'on envisageait pour septembre. En ce qui concerne le Projet zone sahelienne, les sous-projets de mise en valeur des bas-fonds et de magasins villageois devaient etre entrepris dans quatre zones proches de N'Djamena, sur la base des estimations de coilts detailles realisees par l'agence d'execution; pour le sous-projet de pro- duction de vaccins, les commandes de materiel ne devaient pas Gtre annu- l&es. Aucune activite ne devait commencer dans les onze autres sous- projets. Lors de la mission de mai/juin, il restait 52,2 millions de francs CFA (soit la contre-valeur d'environ 238.792 dollars) dans le fonds renouvelable du projet. Par mesure de precaution, la mission a convenu avec les autorites tchadiennes que les fonds ne devant pas servir a regler les depenses non encore acquittees du PZS seraient transferes au fonds renouvelable du Fonds des projets ruraw (664-CD) pour lequel diverses depenses avaient ete engagees sans que l'on dispose du financement voulu. Cette decision se justifiait compte tenu de la gravite de la situation sur le terrain mais les services de Washington ont declare qu'elle n'etait pas conforme a w accords. Malheureusement, lorsque les pouvoirs publics ont ete informes de cette decision, les fonds avaient deja ete transferes et depenses . 2.04 La dewieme mission de supervision complete a eu lieu en fevrier 1980, d e w mois apres la date originellement prevue pour l'achevement du projet; 10 % seulement du Credit avaient ete decaisses et le CLCCN avait pour ainsi dire cesse d'exister. Les projets de mise en valeur des bas- fonds et de magasins villageois n'avaient pas avance, parce que le fonds renouvelable etait epuise et parce qu'en raison de la suspension des decaissements, il n'avait pas ete possible de le reconstituer. La mission a recommande que la suspension des decaissements soit levee pour les quatre projets agricoles finances par 1'IDA et a propose un programme de travail et un budget pour la periode allant jusqu'a septembre 1980. L'execution de quatre sous-projets du PZS a ete recommandee; les dix autres ont ete juges irrealisables par suite de l'insecurite politique, de la faiblesse des agences d'execution et dans certains cas, parce qu'ils devaient Gtre soit totalement redefinis soit abandonnes. Vu la disparition du CLCCN, la mission a egalement recommande qu'un charge de liaison, finance par le PNUD, soit nomme pour assurer la coordination du projet. 2.05 La situation politique du Tchad est restee tres instable et il n'a pas ete possible de lever la suspension des decaissements. La mission suivante, qui devait notamment examiner les projets agricoles, a eu lieu en decembre 1982. Un nouveau sujet de preoccupation etait apparu : les arrieres de 1'Etat envers la Banque. La mission a recommande la levee partielle de la suspension des decaissements pour d e w projets agricoles, le Projet Sategui-Deressia (489-CD) et le Fonds des projets ruraux (664-cD). S'agissant du PZS, la mission a juge que seuls quelques-uns des sous-projets etaient encore faisables et qu'ils pouvaient Gtre finances par le Fonds des projets ruraw. Le PZS n'a donc pas ete inclus dans la levee partielle de la suspension qui est intervenue en avril 1983. Une autre mission de supervision, envoyee au Tchad en avril/mai 1983 pour etudier tous les projets agricoles de I'IDA, a recommande en juin l'annu- lation du PZS etant donne que les sous-projets viables avaient deja ete repris par d'autres bailleurs de fonds; les autres devaient etre complete- ment transformes ou se trouvaient dans des regions dangereuses (voir Tableau 1, Annexe). Vu Les incertitudes entourant les activites de la Banque au Tchad et la situation politique, on a decide d'attendre la mission suivante pour statuer sur l'annulation du projet. C'est donc en decembre 1983 que toutes les parties sont convenues que l'annulation etait la meilleure solution. 111. AVANTAGES ET JUSTIFICATION 3.Ol Au moment de l'evaluation, on a calcule le t a u de rentabilite de trois sous-projets seulement (mise en valeur des bas-fonds, production marazchere et reparation des puits a ciel ouvert), qui representaient 21 % du coGt de base du projet; le t a u de rentabilite moyen pondere etait de 21 . On n'en a pas calcule le t a w de rentabilite au moment de la prepa- ration du rapport d'achevement du projet puisque ces sous-projets n'ont pas ete executes L/. Environ 250.000 familles devaient beneficier du principal sous-projet, celui de campagne de vaccination et de medicaments qui representait 27 % du coGt total de base. L'operation devait commencer en 1977 et durer un an. Or, durant cette periode, on s'est borne a dis- tribuer pour 33,6 millions de francs CFA, de vaccins avec les vehicules et le materiel existants. Cette somme etait sensiblement inferieure a ce qui etait prevu et la mission de supervision de fevrier 1980 a convenu qu'une partie des ressources pouvait stre utilisee pour l'achat de medicaments pour la campagne 1979. Les decaissements montrent que 19 % seulement du montant affecte ont ete depenses et on ne sait pas combien d'animaux ni combien de familles ont beneficie du sous-projet. En resume, la campagne de vaccination a ete le seul sous-projet qui ait relativement bien demarre. Bien que des depenses aient ete engagees pour les sous-projets de produc- tion de vaccins, de reparation des puits a ciel ouvert, de mise en valeur des bas-fonds et de puits tubulaires, rien n'a ete mene a bien (voir Tableaux 1 et 2 de 1'Annexe). IV. PERFORMANCE DES INSTITUTIONS 4.01 Aucune nouvelle institution n'a ete cre6e dans le cadre du projet. La mission d'evaluation avait pense que le CLCCN etait capable de coordonner les activites des huit organes responsables de la realisation des sous-projets. Cinq d'entre e w etaient deja associes a l'execution de projets de 1'IDA et leur performance etait satisfaisante. Les huit organes d'execution avaient participe a la preparation du projet et etaient representes au CLCCN. Malheureusement, on ne sait pas pourquoi la direction du CLCCN a commence a se desinteresser du projet et les missions de supervision ont a de nombreuses reprises manifeste leur inquietude devant l'inefficacit6 croissante du comite. Le CLCCN ne s'est reuni que d e w fois, en 1978, et a fini par se desintegrer. Plusieurs mesures ont ete proposees pour remedier a cette situation (voir par. 2.04). -1/ La somme de 97.000 dollars a ete depensee au titre du sous-projet de reparation des puits ciel ouvert, mais le rapport de supervision de fevrier 1980 ne dit pas si les reparations ont ete achevees. 4.02 Compte tenu de ces faits et de l'echec d'un comite semblable cree au moment du Premier projet de lutte contre la secheresse (voir Rapport d'achevernent No 2807 de janvier 1980), on peut se demander si un comite de hauts fonctionnaires est bien indique pour coordonner de petits sous-projets. Retrospectivement, il sernble que vu les incertitudes qui existaient a l'epoque, il aurait mien valu placer un coordonnateur au Ministere du Plan. I1 faut cependant convenir que toute forme d'organisa- tion avait de fortes chances de succomber a l'effet combine de la guerre civile et de la debandade de la fonction publique en 1979. V. PERFORMANCE DE LA BANQUE 5.01 Dans l'ensemble 1'IDA s'est bien comportee, surtout si l'on tient compte des conditions dans lesquelles elle a dil travailler. La celerite avec laquelle, a la dernande de l'Etat, 1'IDA a prepare le projet, est digne d'eloges. Le projet a ete bien formule, surtout si l'on songe a la rapidite avec laquelle il a ete prepare. La qualite du travail fait par le CLCCN a cette occasion perrnettait de penser qu'il serait en mesure de coordonner le projet. Les missions de supervision ont su tenir compte des problemes crees par le retard survenu dans le lancement du projet et par l'instabilite de la situation politique, qui interdisait une supervi- sion normale. Les dangers possibles avaient ete pris en compte lors de l'evaluation et, meme apres les troubles de 1979, on croyait que certains sous-projets pourraient Gtre exbcutes (voir par. 2.04). L'IDA aurait peut-Gtre pu recommander l'annulation du projet avant decembre 1982, puisqu'il ne s'agissait que d'une operation de d e w ans et que les troubles politiques et economiques se prolongeaient de faqon inattendue. Cependant, 1'IDA a prefere se tenir dans l'expectative, ce qui semble approprie en l'occurrence. VI. COFINANCEMENT 6.01 A l'origine 1'IDA envisageait de financer le Projet zone sahelienne A 100 Z. Cependant, avant l'evaluation, ce pourcentage avait souleve quelques reserves. L'ACDI ayant fait savoir, vers l'epoque de l'evaluation qu'elle serait disposee a participer au PZS, 1'IDA a accepte cette proposition apres l'evaluation. I1 en est resulte de gros retards dans l'entree en vigueur du credit et dans le lancement du projet (voir par. 2.01 et 2.03). Le personnel de 1'IDA a consacre beaucoup de temps et d'efforts 2 essayer de resoudre les problernes souleves par le cofinancement. On peut penser que, sans le retard dans la constitution du fonds renouvelable, plusieurs sous-projets auraient ete pratiquement acheves avant 1979, annee ou la guerre civile a de nouveau eclate. L'IDA aurait dG se demander s'il valait la peine de recourir a un organisme d'aide bilaterale pour cofinancer un projet d'un coGt aussi bas, d'aussi courte duree, et dont la preparation etait deja aussi avancee. Annexe 1 RAPPORT D 'ACHEVEMENT DE PROJET TCHAD - PROJET ZONE SAHELIENNE (Credit 739-CD) Tableau 1 Decaissements totaux par categorie et etat d'avancement du sous-projet Etat des sous-projets Montant Montant et nouvelles sources de financement fin avril 1983 A. ONDR A-1 Mise en valeur des bas-fonds 180 Cinquieme FED A-2 Magasins villageois 120 Cinquihne FED A-3 Production marafchere 120 (conception 2L revoir) A-4 Centre de developpement 50 (~eport6) rural du lac Fitri B. Direction de l'elevage B-1 Campagne de vaccination 420 79 FED/FAC et medicaments B-2 Materiel pour production 70 14 FAC de vaccins C. SERARHY C-1 Reparation des puits B 110 13 ciel ouvert C-2 Operation de puits tubulaires : PremiPre annie 50 0 Deuxieme annee 25 0 C-3 Surveillance de la nappe 25 0 phreatique D. Direction des forSts D-1 Amenagement des forsts D-2 Pepinieres D-3 Preparation du projet approvisionnement en bois de construction E. CLCCN : Construction garage, materiel 220 F. ASECNA : remise en &tat piste d'atterrissage (Artst6 par les evenements) Non affect4 - Premier versement au Fonds renouvelable /a Total - /a (30 millions de francs CFA (environ 137.237 dollars) ont ete retires du Fonds renouvelable et affectes au Credit 664. Annexe 1 RAPPORT D'ACHEVEMENT DE PROJET TCHAD- PROJET ZONE SAHELIENNE (Credit 739-CD) Tableau 2 Comptes consolides du projet en f6vrier 1980 Milliers de francs CFA Recettes IDA (125.000 dollars) ACDI Total Depenses B-2 Production de vaccins C-1 Reparation des puits a ciel ouvert C-2 Operation puits tubulaires Transfert exceptionnel au Cornpte 664-CD Solde du Fonds renouvelable Annexe 2 Agence canadienne de developpement international Notre reference : 220/274 M. Shiv S. Kapur Directeur general p.i. Evaluation et operation Banque mondiale 1818 H Street N.W. Washington, D.C. U.S.A. 20433 Re : Project Completion Report on Chad Sahelian Zone Project (Credit 739-CD) Cher Monsieur Kapur, La presente a pour but de repondre a votre lettre du 4 avril dernier relative au projet ci-haut mentionne. J'ai lu avec beaucoup d'interet le rapport de fin de projet que vous nous avez transmis et je suis d'accord dans l'ensemble avec son contenu. I1 demeure cependant tres difficile d'elaborer sur les conclusions de ce rapport etant donne l'arr6t premature du projet des son debut (ete 1979) pour des raisons independantes de notre volonte. Nous esperons toutefois que de nouvelles avenues de cooperation pourront Stre etudiees entre 1'ACDI et la Banque mondiale pour d'autres pays d'bfrique francophone dans des circonstances plus favorables. Dans cette optique, nous demeurons interesses a explorer avec vous des modalites pour renforcer et faciliter la cooperation entre nos d e w institutions, tout en s'assurant que les partenaires soient engages des le d4but au niveau du processus de planification du projet. Veuillez agreer, cher Monsieur Kapur, l'expression de mes sentiments distingues. /s/ Franqois Pouliot Vice-president Afrique francophone
Groupe de la Banque mondiale · Project Completion Report
Tchad - Projet zone sahélienne
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Organisation
Groupe de la Banque mondiale
Type de document
Project Completion Report
Date
Pays
Tchad
Source
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