Groupe de la Banque mondiale · Staff Appraisal Report

Haiti - Forestry Project : Haïti - Projet Forestier

Haïti Banque mondiale
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Document de La Banque Mondiale mE COpy I A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 3776a-HA REPUBLIQUE DtHAITI RAPPORT DtEVALUATION PROJET FORESTIER 12 Mai 1982 • ~ Departement des Projets Bureau Regional de 1 t Amerique Latine et des Antilles TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte. et ne peut etre utilise par ses destinalaires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut etre autn~ment divulguee sans l'autorisation de la Banque Mondiale. Taux de change 1 gourde (G) = 0,20 dollar E.U. POlds et mesures Systeme metrique Abreviations et sigles AFVP Association fran~aise des volontaires pour le progres BCA Bureau du credit agricole BRH Banque de la Republique d'HaYti CARE Cooperative for America Relief Everywhere CIDA Agence canadienne pour le developpement international OARNDR Departement de l'agriculture, des ressources naturelles et du developpement rural FA Fonds agricole (Allemagne) BF Bureau des forets FAO Organisation des nations un1es pour l'alimentation et I I agriculture FAMV Faculte d'agriculture et de medecine veterinaire GH Gouvernement d'HaYti GTZ Agence allemande de cooperation technique HACHO Organisation des communautes haYtiennes IDA Association internationale de developpement IDB Banque inter-americaine de developpement IDRC Centre de recherche international pour Ie developpement ONG Organisations non-gouvernementales OON Organisation de developpement du nord OAS Organisation des Etats americains PVOs Private Voluntary Organizations SACs Societes agricoles de credit SHADA Societe haYto-americaine pour Ie developpement agricole SONAMAR Societe des amis de l'arbre USAID Agence des Etats-Unis pour Ie developpement international VP Volontaires du progres (fran~ais) GOUVERNEMENT D'HAITI ANNEE FISCALE Du ler octobre au 30 septembre REPUBLIgUE D'HAITI PROJET FORESTIER RAPPORT D'EVALUATION Table des matieres I. Donnees de base 1 A. Informations generales concernant le projet 1 B. Le secteur de l'energie 2 C. Le secteur agricole 2 - La structure de la production agricole 2 - La structure fonciere et la taille des exploitations 2 - Les contraintes techniques 2 - Les contraintes institutionnelles 3 - La strategie du groupe de la Banque mondiale en agriculture 4 - L'experience du projet de developpement rural dans le departement du nord 4 D. Le sous-secteur forestier 5 - Les res sources 5 - La production et la commercialisation du bois de feu 6 - Le regime foncier 7 - La legislation 7 - Les institutions 8 - La recherche et l'education 8 - Les programmes et pro jets forestiers 8 - Les objectifs et strategies de developpement 9 II. Les zones du projet 10 A. La zone d'escarpement pres de Port-au-Prince (Cul-de-Sac) 10 Ce present rapport est base sur 1es conclusions d'une mission d'eva1uation et d'une mission de post-evaluation. qui ont visite en Ha~ti respectivement en juin et septembre 1981. La mission d'eva1uation etait composee de MMs. J. Pe11issier (IDA). W. Beattie (IDA) et H. Kernan (Consultant FAO) ; 1a mission de post-evaluation de MM. Pelissier et Beattie. - ii ­ B. La peninsule nord-ouest 11 C. La foret de pins de La Selle 12 III. Le projet 14 A. Objectifs et breve description 14 B. Caracteristiques detail lees du projet 16 - Le renforcement du Bureau des forets 16 - La formation et l'education en foresterie 16 - Les experimentations sur 1es especes de bois de feu 18 - Les plantations pilotes de bois de feu 19 - La gestion de la foret de pins 19 - Le developpement et la promotion de cuisinieres a bonne combustion 21 - Preparation d'une seconde phase 21 C. L'execution du projet 22 D. Estimation des couts du projet 22 E. Financement propose 23 F. Passation des marches et decaissements 24 - Passation des marches 24 - Oecaissements 24 G. Comptabilite. verification des comptes et rapports 25 - Comptabilite et verification des comptes 25 - Rapports 26 IV. L'organisation et la gestion 26 A. L'organisation 26 B. Le personnel 27 v. La production, la commercialisation et les resultats financiers 27 A. La production 27 - Les plantations de bois de feu 27 - La foret de pins 28 B. La commercialisation 28 - Les marches 28 - Lea prix 28 - iii ­ C. Revenus et resultats financiers 30 - Revenus 30 - Marge brute d'auto-financement de l'Etat 30 VI. Avantages et justification 30 A. Avantages 30 - Avantages directs 30 - Avantages indirects 31 B. Analyse economique et taux de rentabilite economique 31 C. Les risques 32 O. L'impact sur l'environnement 32 VII. Accords et recommandations 32 Annexe 1 Termes de reference du personnel expatrie Annexe 2 Analyse financiere et economique Tableau 1 Analyse financiere de la composante gestion des forets de pins Tableau 2 Couts et taux de rentabilite de la gestion des forets de pins Tableau 3 Estimation de la valeur du bois de feu produit dans les forets de pins Tableau 4 Estimation de l'augmentation de la production de bois scie due au projet Tableau 5 Estimation de la superficie forestiere, de la production potentielle de bois de feu et du bilan de 18 productionde bois de feu Tableau 6 ~ Prix au detail du charbon de bois et du kerosene Annexe 3 Tableaux et cartes explicatives l. Couts annuels, renforcement du bureau forestier 2. Couts annuels, formation et education 3. Couts annuels, formation et education dans le cadre du projet 4. Couts annuels, plantations de bois de feu, zone de Port-au-Prince 5. Couts annuels, plantations de bois de feu, zone du nord-ouest 6. Couts annuels, gestion des forets de pins 7. Couts annuels, conception de cuisinieres ameliorees 8. Couts annuels, preparation de la seconde phase 9. Categories de comptes par annee 10. Categories de comptes par composante - 1V - Charte 1 Calendrier d'execution Annexe 4 Documents disponibles dans Ie dossier du projet Cartes - Carte de situation BIRO 15925 - Carte de la zone du projet (foret de pins) BIRO 15926 REPUBLIgUE D'HAIII PROJEI FORESTIER I. DONNEES DE BASE A. Informations ~enerales concernant le pro jet 1.01 En 1978, le Gouvernement haYtien (GH) a demande l'assistance de l'IDA pour le financement d'un projet forestier. A la suite d'une etude sectorielle agricole menee dans le cadre de la mission economique de 1978, l'idee d'un projet-pilote a ete lancee, et un projet a ete identifie par une mission de l'IDA en 1979. L'identification de ce projet a ete poursuivie en 1979 par la FAO/CP et la preparation du projet a ete effectuee en 1981. 1.02 Le projet fournirait essentiellement une assistance technique et constituerait la phase preparatoire d'un vaste programme, destine a renverser la tendance actuelle qui va vers l'epuisement des forets haYtiennes, qui constituent la principale source d'energie du pays. B. Le secteur de l'energie 1.03 La population d'HaYti compte, en 1980, pres de 5 millions d'habitants, sur une superficie de 2,8 millions d'hectares j pres de 25 % de la population est urbaine, avec 750.000 habitants a Port-au-Prince, la capitale. La mission IDA de 1980 sur le secteur de l'energie a estime que la production de bois satisfait actuellement environ 72 % des besoins energetiques d'HaYti. Environ 95 % de la consommation totale de bois est destinee a l'energie et il est prevu que cette consommation s'accroisse de 3 % par an. Le petrole fournit 17 % des besoins energetiques du pays j l'energie hydraulique 3,3 % et la bagasse 7,7 %. Le secteur urbain absorbe plus de 90 % de l'electricite fournie et utilise environ 50 % de la production de charbon de bois. 1.04 La consommation de petrole a augmente a un taux moyen de 10,6 % par an, depuis 1973, et elle a ete estimee a 45 millions de dollars E.U., en 1979-80. Si lea tendances actuelles ne connaissent pas de changements majeurs, les importations de petrole deviendront une tres lourde charge pour HaYti. Le potentiel hydraulique est limite. Un tiers environ du potentiel de production moyen annuel, economiquement viable, a deja ete exploite. 1.05 Compte tenu des prospections en cours, il est fort possible que le pays puisse produire un jour des hydrocarbures. Des depots de lignite existent sur le plateau central et la peninsule sud-ouest. L'etendue des gisements n'est pas encore bien connue, mais il est peu probable qu'ils puissent faire baisser la pression sur les res sources forestieres. Une limitation majeure en est la haute teneur en sulfure, qui empeche toute utilisation de lignite dans les cuisinieres, a cause des gaz toxiques degages. 5i l'on considere ces contraintes liees aux differentes sources d'energie, il apparait fort probable que le role du bois reste predominant, dans le futur proche, pour permettre de satisfaire les besoins en energie d'HaYti. - 2 ­ c. Le secteur agricole La structure de la production agricole 1.06 Le secteur agricole a contribue a environ 40 % du PIB et 60 % de toutes les exportations, de 1977 a 1979. D'apres un recensement effectue en 1971, 73 % environ de la population active travaille dans Ie secteur agricole. Cependant, la baisse des exportations de produits agricoles et l'augmentation des importations de produits alimentaires indiquent la faiblesse de la performance agricole. 1.07 Les cultures de rapport comptent pour environ 34 % de la valeur totale de la production des produits agricoles de base dont les plus importants sont Ie cafe, representant 20 % de la valeur totale ; la canne a sucre, 10 % j Ie cacao, Ie sisal et Ie coton, representant ensemble 4 %. Les principales cultures alimentaires sont Ie riz, Ie ble, les bananes et les haricots qui, avec Ie millet et les patates douces, constituent environ 56 % de la production agricole totale, alors que l'elevage ne represente que 10 %. La plupart des agriculteurs font un peu d'elevage, surtout de porcs (bien qu'ils soient souvent affectes par la peste porcine africaine), et aussi de l'elevage de boeufs. La structure fonciere et la taille des exploitations 1.08 D'apres une etude realisee en 1970, 60 % environ des exploitations sont gerees par leur proprietaire, 25 % environ sont en location ou en metayage, et Ie reste est exploite sous d'autres formes de faire-valoir, peu d'agriculteurs possedant un titre foncier incontestable; Ie manque de securite fonciere est une contrainte qui s'oppose au progres agricole. Ce facteur affecte egalement Ie developpement forestier, qui demande des investissements a long terme. Le nombre moyen de parcelles par exploitation est d'environ trois. Le morcellement des terres, plus particulierement dans differentes zones ecologiques, est souvent recherche par les agriculteurs, parce qu'il fournit une certaine securite contre les mauvaises recoltes dans l'une ou l'autre zone. La main d'oeuvre salariee est fortement utilisee dans certaines regions d'HaYti. Alors qu'il y a, de fa~on evidente, peu de travailleurs sans terres, une grande partie de ceux qui occupent la terre ont des parcelles si exigUes qu'il leur faut completer leurs gains par d'autres sources de revenus. La densite de la population agricole est de 400, pour une superficie de 100 ha. D'apres Ie recensement agricole de 1971, 46 % environ des exploitations ont moins de 2 ha et 73 % moins de 4 ha. Environ 8 % des exploitations seulement avaient plus de 10 ha ; les plus grosses proprietes sont situees dans les plaines les plus productives et se consacrent essentiellement a la canne a sucre. Lea contraintes techniques 1.09 L'agriculture haYtienne est caracterisee par la faiblesse de ses rendements, dont les causes principales sont : (a) Ie manque de varietes ameliorees ; (b) les mauvaises pratiques culturales ; (c) l'utilisation insuffisante des ressources en eau ; (d) la mauvaise conservation du sol et de l'eau ; (e) des problemes de peste endemiques ; et (f) peu ou pas d'utilisation d'engrais. - 3 ­ 1.10 D'apres lea estimations, 226.000 ha pourraient etre irrigues. Sur cette superficie, 66.000 ha le sont deja, essentiellement a partir de l'eau de surface, et 11.000 autres ha pourraient l'etre sans gros investissements. 11 n'y a que quelques milliers d'hectares qui beneficient de l'irrigation avec un contrale total des eaux et une grosse partie des reseaux d'irrigation demande a etre rehabilitee. 1.11 L'erosion des sols affecte la plupart des zones d'Halti ; elle resulte de la forte pression demographique exercee sur les terres et les forets, Ie manque de plaines ou de terres non escarpees et la mauvaise utilisation des ressources en sol, en particulier dans les vallees et les plaines riches. Selon les estimations de la FAO, le pays perd, chaque annee, 15 millions de metres cubes de sols, correspondant a 6.000 ha de terres et, bien que la plupart des terres erodees soient toujours utilisables, en particulier pour les plantations d'arbres, la productivite baisse rapidement. Parmi les autres effets de l'erosion, on peut citer ; (a) la faible utilisation de l'eau, en raison du ruissellement excessif et des fortes fluctuations du niveau des eaux souterraines, occasionnant des penuries dans l'eau d'irrigation des zones arides ; (b) l'aneantissement de l'agriculture irriguee ; et (c) l'envasement rapide du reservoir de Peligre, qui constitue la ressource hydro-electrique la plus importante du pays. Les contraintes institutionnelles 1.12 La faiblesse generale des services de support a l'agriculture a ete un handicap majeur a la resolution des problemes techniques du secteur. Les differents services du Departement de l'agriculture, des ressources naturelles et du developpement rural (DARNDR) manquent de moyens financiers. La faiblesse des dotations budgetaires, qui leur sont allouees, apparait d'autant plus negativement que la contribution du secteur a l'economie nationale est importante et cela se traduit directement par la limitation des depenses sur le terrain. Sur 400 techniciens diplames, employes par le DARNDR, moins de la moitie sont affectes dans les districts. De plus, ceux qui sont affectes sur le terrain n'ont pas les moyens de travailler efficacement. II n'y a de fonds suffisants, relativement, et de personnel de terrain adequat que dans les zones des projets supportes par des organismes exterieurs. 1.13 La duplication des efforts, le manque de coordination et l'absence de programmes efficaces accentuent la faiblesse des services de support agricoles. Les activites des divers organismes d'assistance technique et de volontariat ne sont pas coordonnees entre elles, ce qui aboutit souvent a une mauvaise utilisation des ressources deja rares, et les programmes sont souvent fragmentes et manquent d'une orientation ferme vers des buts specifiques. L'absence d'actions de support technique est due au manque de donnees de recherche, qui lui-meme reflete Ie manque de continuite des programmes d'assistance technique. La creation d'organismes de developpement regional comme l'Organisme de developpement du nord (ODN), devrait permettre d'ameliorer la situation en incitant tous les organismes d'une region a orienter leurs efforts dans une meme direction et a participer ensemble a des programmes regionaux bien planifies. - 4 ­ 1.14 Un autre aspect important du cadre institutionnel est lie au manque de structure communautaire efficace. Le paysan ha~tien est fortement individualiste et il n'y a pas en Ha~ti de traditions de cooperation. Oiverses organisations informel1es existent, cependant, entre voisins ruraux et pourraient se developper pour devenir les instruments du developpement rural. Un certain nombre de societes de credit agricole (SCA) ont ete creees pour garantir Ie credit et assurer des garanties collectives et des conseils "communautaires" ont ete crees a travers Ie pavs pour veiller a l'amelioration de l'infrastructure communautaire (reparation des routes, entretien des ouvrages d'irrigation, construction et entretien des ecoles), et ce grace a des efforts personnels. Certains de ces ccnseils sont efficaces, alors que d'autres semblent incapables de distribuer equitablement les benefices parmi leurs membres. La strategie du groupe de la Banque mondiale en agriculture 1.lS Tenant compte des insuffisances de l'infrastructure, de la faiblesse des services de support, particulierement au niveau central, et du manque de personnel local competent, les strategies du groupe de la Banque, qui est aussi celIe d'autres sources d'assistance etrangere Comme l'10B et Ie GTZ, a ete d'appuyer la politique de regionalisation du Gouvernement, en finan~ant des programmes de developpement regional. Cette strategie est actuellement appliquee pour supporter Ie Projet de developpement rural dans Ie departement du nord (Cr. 675-HA), dont les details sont donnes ci-dessous. La FAO, l'OAS, l'USA10 et 1'108 fournissent une assistance technique au OARNDR pour l'aider a se renforcer en tant qu'institution. L'experience du projet de developpement rural dans Ie departement du nord 1.16 Le projet, demarre en 1977, etait destine a ameliorer l'infrastructure physique (irrigation, routes, marches, approvisionnement en eau potable), des son demarrage, grace a la recherche appliquee, Ie credit et la vulgarisation. II a rencontre, cependant, des problemes serieux, au cours de ses premieres phases, en raison: (a) des retards pris au debut dans Ie recrutement du personnel local et etranger ; (b) des faiblesses du personnel et des organismes locaux participant au projet (c) des insuffisances dans Ie financement national du projet ; (d) Ie manque d'apports techniques j et (e) une mauvaise connaissance du milieu physique et humain. La composante irrigation a ete substantiellement reduite, principalement en raison des faiblesses institutionnelles, mais un bon debut a ete donne, recemment, avec l'organisation des agriculteurs pour une distribution efficace de l'eau. Avec l'assistance technique, efficace, des organismes d'aide de la France et de la RFA, une institution de developpement regional reproductible a ete creee, du personnel y a ete recrute et un mecanisme de coordination regionale a ete mis en place. Cela pourrait constituer une base pour realiser des ameliorations soutenues, a condition que les fonds et Ie support du Gouvernement soient maintenus a un niveau suffisant. Un certain nombre de contraintes au developpement, dans la region, ont ete identifiees et bien que Ie support du Gouvernement ait ete faible jusqu'en 1981, un progres peut etre actuellement constate. Un programme efficace dtexperimentation sur champs est en cours et permet de mettre en place un support technique convenable ; des systemes d'approvisionnement en eau potable sont en cours d'installation et permettront de desservir des milliers de gens dans les zones rurales. La realisation des autres composantes, en particulier les routes, slest - 5 ­ amelioree ; Ie rythme des decaissements du credit de l'IDA s'est accelere et un second projet est a l'etude. Un probleme majeur qui n'a pas ete resolu, cependant, concerne l'inadequation des techniques de coupe et de mouture de la canne a· sucre dans la zone du projet. Certaines mesures ont ete prises par Ie Gouvernement, mais une nouvelle action est necessaire. Ces questions seront discutees avec Ie Gouvernement, sur la base des conclusions d'un consultant qui est charge actuellement de determiner l'etat actuel de ces problemes. 1.17 L'autre projet supporte par lIIDA, dans Ie secteur agricole, est Ie Pro jet de rehabilitation agricole (Cr. 1106-HA) qui devrait aider a relancer la production dans la zone aftectee par llouragan Allen, grace a un approvisionnement en intrants, en credits, l'extension de pepinieres et la construction de centres de service agricole. Le projet a ete mis en vigueur en octobre 1981. o. Le sous-secteur forestier Les ressources 1.18 Sur les 2.770.000 ha que represente la superficie totale d'Halti, les forets representent environ 930.000 ha, soit 33 % de la 8uperficie ; 830.000 ha sont cultives et 500.000 ha sont en paturage. Une grande partie des terres forestieres sont tres degradees, avec seulement quelques arbres par hectare. Les especes 4 larges feuilles, en bouquets disperses, couvrent environ 150.000 ba ; 70 000 autres ba de terres dlaltitude, humides, sont couverts par des forets tres degradees de pins de l'Inde occidentale (Pinus Occidental is) et des mangroves recouvrent quelques 20.000 ha de zones marecageuses. Les 691.000 ha restants sont couverts de iorets claires degradees, essentiellement sur des terres a faible pluviosite, mais aussi dispersees dans diverses parties du pays, en particulier la peninsule nord~ouest et les zones c6tieres Ie long du Golfe de Gonave (carte 15925). Les ressources forestieres, autretois abondantes, ont ete serieusement epuisees au cours des annees. Les exportations dlacajou, par exemple, sont tombees de 18.600 m3 en 1845 a 5.300 m3 en 1860 et a 0 en 1934. 1.19 Les especes d'arbres naturels que l'on peut trouver varient beaucoup en fonction de I'ecologie ; (a) Sur les terres d'altitude, humides (800 m 4 2.000 m d'altitude, et environ 1.000 mm de pluviometrie), les principaux arbres sont les Didymopanax tremulum, 8runellin comocladifolia, Of co canax capitatum, Weinmannia pinnata, et Carya fagdenni ; clest 14 egalement que lion trouve les meilleurs e.placements pour les Pinus occidentalis (pins des Indes Occidentales>. (b> Les forets des plaines sub-tropicales, tres arrosees (plus de 2.000 mm) sont composees de Didymopanax morotoni, Byrsonima spicata, Alchornea latifolia, Guarea trichilioides, Budhenavia capitata et Pinus occidentalis. - 6 ­ (c) Dans les plaines humides (1.000 a 2.000 mm) se trouvent les bois de feuillus essentiels a l'economie : Swientenia mahogany (acajou), Catalpa longissima (chene), Haematozylon (bois de grume), Simaruba Glanca (frene), Colubrina ferruginosa (bois de fer) ; parmi les autres arbres que lIon trouve couramment, citons les Rovstonea regia (palmier royal), Anacardiam occidentale (noix d'~cajou) et manguiers. (d) La foret sub-tropica1e seche (500 a 1.000 rom de pluviometrie) s'etend sur de grandes zones; les principa1es especes d'arbres que lIon y trouve sont 1es Phyl10stylon brasiliensis (bois de caisse), Prosopis ju1if10ra (bahayonde), et Guaiacum officinale ces deux derniers sont tres demandes pour 1e charbon de bois. Parmi les autres especes communes, on peut citer 1es Cocco10ba 1aurifolia, Metopium broronei, Ouratea I1icifo1ia, Jacguinia, Leucanea glanca, Amyria, Samyda, Crythroxylon, Exostema, et legumes du Croton et Capparis. Dans un grand nombre de zones, les especes de bois de feu prisees par les populations (bayahonde, guaiacum) sont trop coupees et sont en regression, remplacees par des especes xerophytes, en particulier l'Opuntia anti11ana (cactus) et l'Euphorbia lactea (euphorbe lactee). La production et 1a commercialisation du bois de feu 1.20 La consommation tota1e de bois de feu est estimee atteindre 4 millions de m3 chaque annee, dont quelques 640.000 m3 sont transformes en charbon de bois. Cela equivaut a pres de 80.000 ha de coupes de forets seches. Le taux naturel de regeneration et 1e taux actue1 de reboisement (para. 1.27) ne sont pas suffisants pour contrebalancer 1e taux de consommation. Environ 1a moitie de la production provient de la peninsule nord-ouest et 1e reste provient d'autres zenes peu arrosees, en particu1ier 1e long du golfe de Gonave et de parties de la c6te sud sur la mer des CaraYbes. La production a baisse dans 1a ~egion de Port-au-Prince, suite a un intense deboisement. La production a augmente dans 1e nord-ouest en raison de l'epuisement des forets dans les regions proches de la capitale et des secheresses des annees 70 qui ont eu pour consequence de faire du charbon de bois une des principales sources de revenus, etant donne les echecs culturaux. 1.21 Le bois de feu, pour l'utilisation directe, est ramasse sec ou mort pour la consommation locale au pour la vente et est utilise essentiel1ement dans 1es zones rurales. 11 est vendu directement aux consommateurs ou ~ar l'intermediaire d'un grossiste. Pour la production de charbon de bois, Ie bois est que1quefois reco1te vert, soit a partir des tarras domaniales, soit par metayage sur des terres privees. Le charbon de bois ~st produit dans des fours creuses dans la terre, ou le bois est empile at recouvert, a l'interieur, d'une couche d'herbe ou de feuil1es, et a l'exterieur d'une couche de terre. Les fabricants de charbon de bois Ie vendent a des intermediaires qui, a leur tour, le vendent a des marchands approvisionnant les zones urbaines. Les fabricants de charbon de bois peuvent etre des agriculteurs locaux ~ravaillant ami-temps ou des - 7 ­ travailleurs a plein temps, qui sont en general des gens sans terres et sans travail; dans les deux cas, ils n10nt en general pas d'autres alternatives economiques et leurs revenus sont extremement bas. Selon les estimations, la fabrication de charbon de bois et la commercialisation du bois de feu et du charbon de bois assurent l'emploi de quelques 50.000 personnes. 1.22 Jusqu'a recemment, la production de bois de sciage s'elevait a environ 5.000 m3 par an. On utilise couramment des perches dans les constructions a faible cout, mais la quantite ainsi utilisee est difficile a estimer. II y avait autrefois quatre scieries dans Ie pays, mais aucune ne fonctionne plus actuellement. Les coupes de bois pour ces scieries, lors des dernieres annees, se faisaient n'importe comment et entratnaient du gaspillage et des deteriorations ecologiques. A la fin des annees 1980, Ie Gouvernement a mis fin a tous les contrats d'exploitation avec les interets prives, a pris la gestion des forets de pins existantes et a interdit les coupes de pins. A l'exception de quelques bois durs (feuillus) comme l'acajou, les forets de pin sont en HaYti la seule source potentielle de grumes commercialisees. Le regime foncier 1.23 Une grande partie de la foret et de la brousse appartient a l'Etat et est administree par la Division des terres du Service general des revenus, qui est un organisme autonome du Ministere des finances. Le DARNDR n'a aucune juridiction sur ces terres ; les efforts pour creer des forets publiques, gerees par une Division des forets, ont ete contre-carres par Ie Service des revenus, qui tire des revenus de la location des terres de l'Etat a des individus. Cependant, quelques 164.000 ha de terres ont ete declarees forets classees ; ces forets, toutefois, n'ont pas de limites bien definies et ne sont pas suffisamment protegees. Dans les zones agricoles, qui incluent les forets claires, une majorite de paysans reclament Ie droit a la propriete d'au moins une partie de la terre, mais peu d'entre eux peuvent fonder leurs reclamations sur des titres incontestables. En regIe generale, les arbres, sur les terres privees, sont mieux proteges et mieux soignes ; par exemple, des especes comme l'acajou et Ie pin des Indes Occidentales sont preserves, comme faisant partie du systeme agro-£orestier traditionnel. La legislation 1.24 La legislation actuelle comprend Ie Code rural de 1962, un certain nombre de lois organiques ayant une incidence sur la foresterie et quelques 50 lois, decrets ou decisions administratives traitant directement de la foresterie. Elle traite de la protection des res sources naturelles, du contrale d'exploitation et de la creation de reserves forestieres. Cependant, la legislation n'a pas ete appliquee de fa~on efficace, par manque de fonds et de personnel, et en raison de faiblesses institutionnelles. En 1975, des specialistes en foresterie de la FAa ont soumis au Gouvernement une proposition de loi sur la mise en valeur des forets, qui entrainerait une revision approfondie de la legislation en place. Le texte propose traite des institutions, de la classification des forets, de la gestion des forets, des fonds necessaires, de la protection - 8 ­ et de l'exploitation des forets. Un des objectifs du projet forestier propose serait la revision de la legislation sur les forets, d'ici la quatrieme annee du projet (para. 3.14). Les propositions de la FAO seraient revues ou, au moins, serviraient de point de depart pour un examen de la legislation sur les forets par un consultant. Les institutions 1.25 Le DARNOR est responsable de la foresterie. 11 comprend une Division des ressources naturelles et de l'irrigation. L'une des branches en est Ie Bureau des forets (BF), comprenant deux des trois employes du pays a avoir une formation en foresterie. La liste officielle du personnel de terrain comprend 37 agents forestiers, 96 gardes forestiers, 2S agents charges du contra Ie de l'exploitation et cinq agents charges du reboisement ; mais aucun d'entre eux n'a une formation en foresterie. lIs sont mal remuneres et se soucient avant tout d'exercer des fonctions fiscales et policieres. La recherche et l'education 1.26 Aucune recherche forestiere n'est actuellement conduite par Ie DARNOR. Certaines experiences d'adaptation de varietes d'arbres importees ont ete realisees dans Ie cadre de divers projets, avec une assistance etrangere, en particulier celIe de la FAO, mais sans qu'il n'y soit quasiment jamais donne suite, une fois l'assistance terminee. Un inventaire des res sources des forets de pins par photo-interpretation a ete realise en 1976-77, dans Ie cadre d'un projet de la FAO. 11 n'y a aucun programme d'education forestiere dans Ie pays, si ce n'est un cours sur les forets et la conservation des sols qui fait partie de l'enseignement general de l'institut agricole de Damien. Trois agronomes formes a l'etranger sont employes par Ie DARNOR. En 1979, un centre a ete cree a Limbe, dans Ie nord, pour initier les agents de terrain du DARNDR aUK techniques de conservation du sol, mais la foresterie en tant que telle n'est pas comprise dans Ie programme. L~s programmes et projets forestiers 1.27 Le programme du DARNDR se limite a une operation de pepinieres forestieres dans chacun des douze districts agricoles du pays. Ce programme de pepinieres a permis de produire, en 1980-81, 1,4 millions d'arbres, assez pour planter 1.000 ha dans l'annee. Les programmes de plantation d'arbres ne touchent, cependant, actuellement que 120 ha, dans Ie cadre de divers projets, ce qui montre Ie fosse enorme existant entre la production de semis et les arbres effectivement plantes et qui survivent. La superficie totale plantee jusqu'a maintenant dans Ie cadre de divers programmes se situe probablement entre 500 et 700 ha. Parmi les activites en cours de mise en valeur des forets, citons (a) Ie reboisement et l'amelioration de3 massifs forestiers du nord-ouest, sous les auspices de l'Organisation des communautes haYtiennes (HACHO), et ce sur plusieurs centaines hectares; l'operation est menee par un Fonds agricole allemand et (b) "1'Op4ration de double recolte ll , avec la plantation de leucaena et d'autres especes a croissance rapide, pres de Port-au-Prince. L'USAID a approuve en juillet 1981 un pret de 8 millions de dollars E.U. pour - 9 ­ financer la mise en valeur des forets, par des organisations semi-etatiques et privees, sans participation du Bureau des forets. Etale sur une periode de quatre ans, ce projet comprend (a) le support de l'Operation double recolte, pour developper la production de semences et de semis et creer des exploitations forestieres de demonstration dans differentes zones ecologiques ; (b) le support des CARE/HACHO pour creer trois pepinieres et realiser des plantations agro-forestieres dans le nord-ouest, par l'intermediaire d'Organisations de volontaires prives (OVP) et de groupes communautaires ; (c) le support, par la Fondation pan-americaine, d'un programme de vulgarisation agro-forestiere, essentiellement dans le sud-ouest et pres de Port-au-Prince, grace a des OVP et des groupes communautaires ; et enfin (d) la mise en place d'un coordinateur qui appuiera toutes les interventions du pro jet. Le projet propose, finance par l'IDA, a pour but d'eviter la duplication et completerait le projet de l'USAlD par son action d'elaboration des institutions et l'assistance technique apportee. En 1981, le Gouvernement a cree une Societe des amis de l'arbre (SONAMAR) qui a pour but (a) d'instruire la population en matiere de conservation des sols et de foresterie, et (b) promouvoir la plantation d'arbres et les terrassements, aupres des communautes locales. Les objectifs et strategies de developpement 1.28 Parmi les principaux elements de la politique du Gouvernement pour faire face a cette situation, on peut citer : (a) le reboisement des zones critiques pour controler l'erosion ; (b) la reduction des deficits de bois de sciage grace a la gestion des formations existantes de pins et des plantations d'arbres ; (c) la formation des agents hattiens en foresterie et conservation ; et (d) une mise a jour de la legislation sur les forets. Un plan directeur prepare par le DARNDR vise a (a) la creation dlun domaine forestier national ; (b) le reboisement ; (c) la conservation des sols et de l'eau j (d) le contrale de l'exploitation j et (e) le renforcement du Bureau des forets. Plus recemment, le DARNDR a donne la priorite a la preservation des forets naturelles de pins (du moins ce qulil en reste), en particulier la foret de La Selle, dans le sud, et a la preparation, dans le cadre du nouveau plan quinquennal, d'un programme de preservation des ressources naturelles. 1.29 Hatti doit faire face a une situtation critique en matiere d'energie. Les prospections pour trouver d'autres sources energetiques a des prix raisonnables pour la population, sont remplies d'incertitude (paras. 1.04 et 1.05) ; la contribution eventuelle des depots de lignite et de l'ene=gie solaire n'est pas encore connue. Si lIon considere une augmentation de 3 % par an des demandes d'energie, la consommation de bois de feu atteindrait 4,6 millions de m3 en 1985 et 7,2 millions de m3 d'ici l'an 2000, occasionnant un important deficit, soit respectivement, 2,9 millions de m3 et 4,3 millions de m3, et cela meme dans les perspectives les plus optimistes quant a la croissance naturelle des forets et les plantations qui pourront etre faites. Cela entrainerait une acceleration de l'epuisement des ressources forestieres restantes, dans la mesure ou les deficits devront @tre combles, en coupant les arbres en periode de croissance, pour completer les importations de sources d'energie qui seront elles-m@mes necessaires pour combler le deficit. 11 est donc necessaire de bloquer cette possibilite par une bonne gestion de - 10 ­ l'uti1isation des terres et un reboisement a grande eche11e. Cependant, etant donne 1e manque d'experience dans ce type de programme dans 1e pays, 1es premieres actions a entreprendre sont 1e renforcement des agents de l'Etat, leur formation et 1a mise en place de programmes pi10tes dans des zones-c1es, de fa~on a fournir une base solide pour des efforts plus importants. II. LES ZONES DU PROJET 2.01 Les principa1es ressources forestieres du pays sont (a) 1es forets sub-tropica1es seches, degradees et 1a brousse, qui constituent 1a vegetation dominante dans 1e nord-ouest et 1e long du golfe de Gonave, jusqu'aux va110nnements entourant 1a plaine de Cul-de-Sac, pres de Port-au-Prince; et (b) ce qui reste des forets de feui11us et de pins, sur 1es hauteurs humides de 1a peninsu1e sud et du plateau central. Les zones du projet seraient representatives de ces deux types de forets (carte 15925). A. La zone d'escarpement pres de Port-au-Prince (Cul-de-Sac) 2.02 Une zone d'au mains 250 ha serait identifiee dans un rayon de 100 km de Port-au-Prince, dans 1es va110nnements entourant 1a plaine de Cul-de-Sac. Cette zone est representative du type de terres qui pourrait satisfaire une bonne partie des besoins en charbon de bois de 1a capita1e, ce qui etait 1e cas avant 1e deboisement a grande eche11e. A10rs que 1a Plaine de Cul-de-Sac est consacree a 1a culture irriguee, 1es contreforts montagneux ne conviennent pas a l'agriculture et sont donc envahis par 1es broussailles. La p1uviometrie se situe entre 600 et 800 rom, avec des pointes de mars a mai et d'aout a novembre. Les sols occupes par 1a brousse sont peu epais, recouvrant des sols calcaires et s'etendant sur des terres a pentes variables. Certaines poches de sols plus profonds, sur des terrains plats, sont plantees de sorgho, de pois du Bresil et de melons. Cette zone a une forte densite de population malgre la rarete des ressourees. Cette zone est egalement traversee par 1a route prineipale al1ant vers le nord et par des routes allant vers la Repub1ique de Saint-Domingue, 1a partie orientale de la peninsule sud, et les plateaux du centre. Les sols, peu epais, de ces contreforts etaient autrefois recouverts de forets seches qui etaient une source importante de bois de feu, jusqu'au moment ou la vegetation a ete epuisee par des coupes abusives et que la source d'approvisionnement en bois de feu s'est deplacee vers 1e nord. 2.03 Le choix des sites pour des plantations pilotes de bois de feu et la realisation d'experiences sur les differentes varietes, qui auront lieu dans le cadre du projet, n'a pas encore ete decide, mais de vastes etendues de terres sont la propriete de l'Etat ; un choix d'un site representatif serait necessaire pour le projet, puis pour le Bureau des forets (para. 3.06). B. La peninsu1e Nord-ouest 2.04 En taison de son climat sec et de 1a predominan~e de sols en pente et peu profonds, la peninsule nord-ouest est 1a partie la plus pauvre du pays -- le Sahel haYtien. Les parties 1es plus seches, en particu1ier les zones centrales du milieu de la peninsu1e, re~oivent en moyenne moins de 400 rom de p1uie par an. De nombreuses regions au centre et a l'ouest de 1a - 11 ­ peninsule re~oivent moins de 1.000 mm, sauf le plateau de Bombardopolis qui re~oit de 900 a 1.100 mm par an, de meme que la chaine montagneuse qui traverse la peninsule. 11 n'y a pas de saisons des pluies et de saisons seches, mais plutot de grandes variations au cours de l'annee et d'une annee sur l'autre. Le ratio entre le minimum et le maximum par an peut varier de 1 a 5,7. En general, la moitie environ des precipitations annuelles tombent en l'espace de quatre mois. Le manque d'eau est tres important a travers tout le centre et l'ouest de la peninsule. 2.05 Les montagnes seches et plaines arides sont recouvertes, de fa~on eparse, par de la foret seche tropicale et de la brousse. 11 reste quelques forets sub-tropicales dans des zones isolees, a des altitudes plus hautes. A part la peche, sur la cote, la coupe des arbres et la fabrication de charbon de bois sont les seules activites economiques dans ces regions qui sont trop seches, ou qui ont des sols trop marginaux, ne permettant pas l'agriculture. La source principale de charbon de bois est le bayahonde (Prosopis julifora). Le Guaiacum, qui est le meilleur bois pour la fabrication du charbon de bois et qui est egalement demande pour les travaux de sculpture du bois, a en grande partie disparu. Des exemples ont ete donnes de gens qui deterraient les racines de guaiacum pour faire du charbon de bois. D'autres choses indiquent cette rarete critique du bois de feu: crest l'utilisation du cactus et du bois d'anciennes clotures pour la fabrication du charbon de bois. Le charbon de bois est produit dans des fours de terre traditionnels (para. 1.21). D'apres une etude de la FAO, la methode est efficace et ce de fa~on surprenante. 11 irait contre la productivite, a ce point, d'introduire des fours portatifs en metal ou d'autres technologies alternatives, d'autant plus que cela representerait un investissement bien au-dela des moyens des fabricants de charbon de bois, et les rendements de la production de charbon de bois ne seraient pas significativement ameliores, ou meme pas ameliores du tout. Toutes les res sources disponibles devraient etre destinees a la reconstruction de la base des ressources naturelles (plants de ligneux), dans la mesure ou le dernier survivant de l'industrie du charbon de bois se trouve deja en danger a cause du manque de bois. Une conversion pyrolitique ne peut pas etre envisagee dans cette zone en raison des couts eleves d'investissement. 2.06 Cette zone produit actuellement la moitie du charbon de bois consomme a Port-au-Prince. La production de charbon de bois est la principale activite de la partie de la population qui ne possede pas de terres agricoles et aucune autre source possible de revenus. 11 s'agit, litteralement, d'une activite de dernier ressort. Les fabricants de charbon de bois, qui ne possedent pas de terres, font du metayage et re~oivent des credit des marchands de charbon de bois (para. 1.21). Ces marchands ont des points de collecte, d'ou les sacs de charbon de bois sont achemines par camions ou bateaux, vers Port-au-Prince. 2.07 Grace au support de l'USAID, des plantations d'arbres ont ete faites, dans la zone de Jean Rabel, pour la protection des bassins versants. Un certain nombre d'OVP et d'organisations de missionnaires ont ete engagees pour la plantation de varietes a croissance rapide, ou se montrent interessees dans le lancement de tels programmes. L'un des programmes les plus vastes lances dans cette zone a ete supporte par le - 12 ­ Fonds agricole, finance par la RFA. Les plantations comprennent surtout des varietes locales a croissance lente, comme l'acajou, pour le bois de sciage, et des varietes etrangeres a croissance rapide pour Ie bois de feu, comme l'eucalyptus, Ie Casuarina, Ie neem, Ie Leucaena et l'Albizzia. Les resultats, en termes de superficies pIintees, ont ete generalement assez mauvais, en raison du manque de protection, du site mal selectionne et de la mauvaise preparation de ce site. Toutes les plantations ont ete fortement subventionnees, par la distribution de nourriture a ceux qui y travaillaient, etant suppose qu'aucun paysan ne plantera d'arbres s'il n'est pas paye pour le faire. Aussi, de nombreuses OVP ont parmi leurs principaux objectifs la distribution de nourriture et l'amelioration de 1 'alimentation, Ie reboisement n'etant qu'un moyen pour cette activite. De fa~on generale, la poursuite des travaux de reboisement marche mal. Le programme du Fonds agricole comprend egalement Ie projet de nettoyer les broussailles des formations locales de bayahonde, de fa~on a ameliorer la productivite. Aucune mesure n'a ete realisee, toutefois, pour determiner l'efficacite de ces traitements. Trois cooperatives de producteurs de charbon de bois devront egalement etre mises en place par Ie Fonds agricole. 2.08 L'agriculture en sec est pratiquee dans les zones les plus humides, en particulier Ie plateau de Bombardopolis qui est cultive intensivement en haricots, sorgho, ricin et coton vivace. L'agriculture est marginale dans de nombreuses zones et sujette a la secheresse. Les vallees irriguees 1 en particulier Jean Rabel, sont consacrees aux bananes et aux cultures alimentaires. 2.09 L'infrastructure de la zone est mauvaise, Ie reseau routier est limite et Ie trafic par camions gene au moment des pluies. II y a aussi, sur la cote, un peu de commerce mar1t1me. De nombreuses communautes ne sont desservies que par des sentiers muletiers et l'approvisionnement en eau potable, ainsi que les installations medicales, sont tres limites. Les principales activites de mise en valeur, dans la region, ont ete Menees par l'HACHO, grace a un financement de l'USAID. Mais depuis que Ie support de l'USAID est termine, l'HACHO manque de fonds et de personnel necessaires pour continuer les programmes, au niveau d'activite souhaite. C. La foret de pins de La Selle 2.10 Les montagnes de La Selle sont situees au sud-est du pays. BIles forment'la chaine de montagnes la plus elevee du pays, avec un point culminant de 2.600 m. Le terrain de montagne est calcaire, avec des sols peu epa is sur les pentes, mais certaines plaines et certaines val lees ont un sol profond qui convient a l'agriculture. La pluviometrie est forte une moyenne de 2.300 mm a Fonds Verrette, juste au nord de la zone du projet (Carte 15926), avec des pointes en avril-juin et aout-novembre. La vegetation naturelle consiste en forets humides de montagne, les pins d'Inde occidentale (Pinus occidentalis) representant la variete dominante. La foret de pins nationale de La Selle recouvre environ 32.000 ha de terres d'altitude, dont environ 20.000 ha consistent en forets de densite variable. - 13 ­ 2.11 Entre 1941 et 1957, la for@t etait geree et exploitee par la Societe haYto-americaine pour le developpement agricole (SHADA), une societe privee a capital americain, qui a mis en place un programme soutenu de gestion efficace, cree quatre scieries et developpe l'infrastructure de la region (comme les routes, les cables aeriens pour l'extraction des grumes/buches, la construction de logements, de bureaux et l'approvisionnement en eau potable). En 1957, la SHADA a cesse ses activites et l'exploitation a ete confiee aux interets prives haYtiens. Cela a pris fin en 1980, et l'administration et la gestion sont passees depuis au Bureau des forets. L'exploitation des pins est maintenant interdite a HaYti, mais quelques coupes et sciages en long se pratiquent de fa~on illegale, les grumes etant vendues essentiellement a Port-au-Prince. Comme on pouvait s'y attendre, le prix de ces grumes a augmente considerablement depuis l'interdiction officielle d'abattre les arbres, ce qui a entraine des baisses dans l'approvisionnement. 2.12 Actuellement, les formations de pins sont peu peuplees et degradees a cause de l'exces des coupes, du sur-paturage, du defrichement au profit de l'agriculture et de la pratique frequente du brulis. Une regeneration vigoureuse est en cours dans certaines zones et necessite un depressage, alors que dans d'autres zones, il est necessaire de proceder a des plantations ou des semis directs. Certaines zones n'ont pas reussi a se regenerer a cause de brulis repetes. Ces formations forestieres sont egalement caracterisees par un grand nombre d'arbres morts et malades. Les plus gros de ces arbres, cependant, ne sont pas utilises pour le bois de feu ou le charbon de bois, dans la mesure ou le charbon de bois de pins est plus tendre et a une plus faible valeur calorifique par volume que le charbon de bois de feuillus, bien qu'ils aient la mime valeur au poids. Le petit bois de feu, abondant dans cette zone, est egalement plus facile a ramasser et a transporter. Cela contraste grandement avec les autres regions de HaYti, ou le manque de bois de feu a conduit les gens a ramasser n'importe quels materiaux de bois disponibles, y compris les souches et les racines des arbres. 2.13 Bien que toute la foret soit situee sur une terre etatique, elle est habitee par une population de squatters estimee a plus de 15.000, essentiellement sur des zones non-forestieres couvrant, selon les estimations, environ 10.000 ha, sur les 32.000 ha totaux. Une grande partie de cette zone est cultivee et presque toutes les terres servent au pAturage a des degres divers. 11 y a des exemples de bonnes pratiques agricoles, parmi lesquelles la culture en terrasses et la production de fruits et de legumes dans les val lees. 11 y a un agent de vulgarisation agricole travaillant sur 1a zone. Neanmoins, 1'agriculture est surtout marginale avec la pratique de cultures "mobiles" sur les pentes raides et celle du brulis, en vue d'ameliorer les conditions de paturage. Un des resultats de ces pratiques est que l'humus du sol, entraine par les pluies, a virtuellement disparu dans de nombreuses zones. 2.14 La partie est de la foret est accessible par la route qui relie, tout au long de l'annee, Thiotte et la c6te sud-est a Port-au-Prince. La partie ouest ne peut etre atteinte que par Jacmel, sur la c6te sud, par une route rendue difficile par le terrain escarpe et par son mauvais entretien. L'infrastructure et les services sont limites, a travers toute - 14 ­ 1a zone. Lea paysans de 1a zone du projet ont acces aux Services de vu1garisation (et re~oivent un support de 1a Station experimenta1e agrico1e de Savanne Zombie), mais non au credit agrico1e. I II • LE PROJET A. Objectifs et breve description 3.01 Un reboisement extensif est necessaire pour satisfaire 1a demande de bois de feu en l'absence d'autres sources possibles d'energie et pour arreter cet epuisement des ressources forestieres et 1a deterioration de l'environnement qui en decou1e. Un programme a large eche11e n'est pas realisable actue11ement, si l'on considere 1a faiblesse du Bureau des forets, 1e manque d'informations sur les varietes possibles et la necessite de mettre en place des methodes efficaces de distribution et de plantation de semis aupres de 1a population rurale. L'absence de tradition de plantations d'arbres pour le bois de feu, parmi 1es paysans qui considerent le bois des formations forestieres naturelles com:ne un "bien gratuit" et l'importance des problemes de structures foncieres, sont des obstacles majeurs au reboisement sur les terres privees. 11 y a egalement de serieuses difficultes pour proteger les arbres du brulis, du paturage et des coupes incontrolees. Toutes les terres agricoles de HaYti et une bonne partie des terres marginales sont cultivees, et seuls les sols sees et peu pro fonds sont disponibles pour le reboisement. Le projet viserait a (a) rendre plus operationnel le Bureau des forets, en introduisant en particulier un serieux element de vulgarisation, (b) promulguer et faire appliquer une nouvelle legislation sur les forets, compatible avec lea objectifs nationaux de mise en valeur des forets et leur environnement soeio-economique, et enfin (c) proeeder a un reboisement et des pratiques de gestion forestiere economiquement viables pour HaYti. Lea gestionnaires des forets s'attaqueraient en premier lieu au probleme de leur preservation du brulis et du paturage. Du point de vue de la consommation, le pro jet viserait a promouvoir des cuisinieres -efficaces afin de reduire la demande de bois et de charbon de bois. 3.02 Ce projet devrait etre considere comme la prem1ere tranche d'un programme a long terme de mise en valeur forestiere, qui reste toutefois difficile a definir, a ce stade, mais qui sera d'une grande envergure. 11 est en gros estime que ce.programme aurait pour objectifs de (a) proceder a 1a plantation, dans differentes parties du pays, de 100.000 ha de bois de feu d'ici l'an 2000 et 300.000 ha d'ici l'an 2020 -- avec un taux annuel de reboisement s'elevant et se stabilisant a 10.000 ha au bout de dix ans, et (b) d'assurer 1a gestion et l'exp10itation commercia1e de 30.000 ha de forets de pins. L'estimation preliminaire du cout total de ce programme est de l'ordre de 100 millions de dollars E.U., sur 1es 25 prochainea annees. Le Gouvernement a fait part de ses engagements pour 1a mise en valeur forestiere (para. 1.28) et un certain nombre de pays et organismes finan~ant des projets a HaYti (USA, Canada, FRG, UNOP) donnent actuellement la priorite dans leur programmes d'aide a la preservation des forets et des ressources forestieres. Des objectifs a long terme seraient definis, ainsi qu'un plan pour les quinze prochaines annees, sur la base de l'experience que constitue cette premiere phase. - 15 ­ 3.03 L'objectif principal du projet propose serait de developper de fa~on substantielle les capacites locales pour le reboisement et la gestion forestiere, et ce a travers les composantes suivantes : (a) Le renforcement du Bureau des forets. Un consultant etranger spec~alise en foresterie, plusieurs consultants a court terme et des techniciens forestiers seraient recrutes pour supporter les activites du Bureau. Il serait egalement fourni au Bureau des vehicules et de l'equipement. (b) La formation et l'education forestiere. A part la formation sur le tas du personnel en place, le pro jet financerait (i) au niveau universitaire, des bourses pour huit etudiants dans des ecoles forestieres etrangeres, (ii) au niveau primaire, l'introduction dans les ecoles de programmes de foresterie et de conservation des res sources ; et (iii) la creation et la mise en marche d'un cycle d'etudes forestieres de deux ans a l'Ecole forestiere de Damien. (c) Des plantations pilotes et des experimentations sur les especes de bois de feu. Des plantations pilotes comprenant des especes a haut potentiel seraient realisees sur 250 ha environ de terres etatiques pres de Port-au-Prince, et des experimentations pour eliminer certaines varietes seraient realisees sur le site de ces plantations pilotes ; en vue de proceder a des plantations et des semis directs de varietes etrangeres et locales,des experimentations du meme type seraient realisees egalement sur deux sites du nord-ouest (Carte 15925), ainsi que dans deux centres ecologiques, dans la mesure ou la competence technique et les ressources du Bureau des forets le permettent. (d) La gestion de la foret de pins. La foret de pins de La Selle serait delimitee et etudiee, et un plan de gestion comprehensif serait prepare et lance pour les 20.000 ha de foret (sur les 30.000 ha de la zone). En ce qui concerne les pins etrangers, il serait pro cede a des tests de semis directs et des experimentations sur les differentes especes. (e) La promotion de cuisinieres a combustion efficace. Les cuisinieres a bois et a charbon de bois existantes et les cuisinieres lancees par le Ministere des mines et de l'energie seraient testees et promues. (f) La preparation du projet suivant. La preparation d'un vaste projet forestier serait entreprise par le Bureau des forets, sur la base de l'experience acquise au cours du present projet et avec l'assistance du consultant principal en foresterie (para. 3.03(a». - 16 ­ B•• Caracteristiques detail lees du projet Le renforcement du Bureau des forets 3.04 Le Bureau des forets n'a actuellement que deux cadres ayant re~u une formation forestiere. Les agents de terrain sont assez nombreux ma1S n'ont aucune formation et ont un role purement regulateur. II n'y a pas eu de planification sectorielle et Ie Bureau n'a pas ete implique dans les activites forestieres Menees par les OVP. Le Bureau serait renforce, dans Ie cadre du projet, par l'affectation d'un consultant etranger, expert en foresterie, dont les termes de reference figurent dans l'annexe 1. Ce consultant serait responsable de l'organisation et de la supervision des diverses activites forestieres realisees dans Ie cadre du projet ; il s'occuperait de la formation des agents de terrain, du suivi et de l'evaluation des programmes forestiers realises dans Ie pays, et il apporterait son assistance pour la formulation d'un vaste programme de reboisement et de gestion des forets, faisant suite a ce projet, y compris les besoins en personnel du Bureau des forets. Des assurances ont ete obtenues lors des negociations, pour que Ie consultant soit recrute d'ici Ie 15 septembre 1982. Le Bureau nommerait trois gerants qui s'occuperaient sur Ie terrain des operations de plantations, de gestion et de vulgarisation decrites ci-dessous (para. 3.06) ; chacun d'entre eux serait assiste par un technicien forestier. La nomination de ces gerants serait une condition de mise en vigueur du prete Le Bureau des forets serait progressivement renforce, avec l'arrivee sur Ie marche du travail des etudiants boursiers formes a l'etranger et des etudiants diplomes de l'ecole technique (para. 3.05). Les vehicules et Ie materiel necessaires au Bureau seraient finances dans Ie cadre du pro jet. Le Bureau aura certainement besoin d'un appui soutenu, probablement dans Ie cadre du projet suivant, pour realiser Ie programme forestier a long terme, une fois Ie present projet termine. La formation et l'education en foresterie 3.05 Pour pouvoir realiser les programmes de plantations et de gestion des forets necessaires, il faut ameliorer Ie niveau de competence technique des agents de terrain et eclairer la population sur l'importance des forets pour l'economie nationale et l'environnement. Le projet lancerait donc la formation et l'education en foresterie a trois niveaux. (a) La formation universitaire. Actuellement,la seule formation en foresterie existant en HaYti consiste en un cours de sylviculture donne aux etudiants de quatrieme annee de la Faculte d'agriculture et de medecine veterinaire (FAMV). Pour superviser les techniciens forestiers (para. 3.05(b», il est estime que Ie pays a besoin de se constituer, au cours des quelques annees a venir, un corps de 10 a IS ingenieurs des forets, pour proceder rationnellement au reboisement et a la gestion des forets. Ce nombre n'est pas assez important pour justifier la creation d'une ecole forestiere professionnelle, dans la mesure ou il faudrait avoir des classes d'au moins 15 etudiants par an pour justifier Ie cont des installations et du personnel enseignant. Les besoins immediats peuvent etre satisfaits en envoyant huit etudiants a - 17 ­ l'etranger, au cours de l'execution du projet. Dans le cadre du projet, six bourses seraient creees pour les etudiants diplomes de la FAMV ou de l'Ecole des sciences naturelles d'HaYti pour une formation en foresterie generale. La duree de chacune de ces bourses serait de deux ans. De plus, les deux enseignants locaux de l'ecole technique forestiere (para. 3.05(b» recevraient egalement une formation en foresterie. Cette formation serait organisee dans des institutions forestieres specialisees dans l'etude des environnements tropicaux. Au cours des negociations, des assurances seraient obtenues aupres du Gouvernement pour que (i) le choix des candidats soit soumis a l'approbation de l'IDA et (ii) les ingenieurs des forets soient affectes a un poste forestier ou ils devraient rester pour une periode d'au moins deux fois la duree de leur bourse d'etudes. (b) La formation teChnique. Le pays n'a actuellement aucun technicien forestier et aurait besoin d'un corps de techniciens suffisant pour realiser les programmes de reboisement a grande echelle et les programmes de gestion definis dans Ie paragraphe 3.02, avec un minimum de huit agents pour demarrer Ie projet suivant, et jusqu'a environ 50 agents pour proceder au reboisement au rythme de 10.000 ha par an au bout de dix ans. De nouveaux ingenieurs des forets seront necessaires pour la gestion des forets. Il est necessaire que le personnel du DARNDR soit plus conscient de l'importance de la foresterie. Une filiere de formation forestiere serait donc creee a l'ecole de Damien, pres de Port-au-Prince, qui est une ecole agricole de niveau moyen. Quinze a vingt eleves seraient inscrits des la premiere annee ; l'enseignement forestier se ferait en deux ans, apres une annee d'etudes scientifiques j environ un tiers de la formation consisterait en une formation pratique, y compris la foresterie agricole, principalement dans la foret de pins de La Selle, ainsi que dans les pepinieres et sur les sites de plantations de bois de feu. Dans la mesure ou la construction et l'equipement des installations (classes et logements des eleves) exigent des fonds qui seraient obtenus par un co-financement supplementaire, les couts correspondants ne sont pas inclus dans ce projet. En attendant, les cours commenceraient dans les installations existantes de Damien. Le projet comprendrait la rehabilitation des bitiments existants et la construction de nouveaux bitiments a La Selle pour la formation pratique. Le programme necessiterait deux professeurs a plein temps, plus un instructeur (un technicien forestier) recrutes a l'etranger, ainsi que des nationaux qui seraient recrutes comme personnel de support. Pour assurer une continuite apres Ie projet, trois etudiants diplomes de la FAMV seraient designes comme assistants des professeurs, afin de recevoir une formation sur-le-tas. Deux d'entre eux seraient choisis pour Aller suivre une annee d'etude a l'etranger, avant de joindre l'equipe d'enseignants. - 18 ­ (c) La formation a l'eco1e erimaire. Pour donner a 1a population une certaine conscience et une certaine comprehension des prob1emes de foresterie, 1e Ministere de l'education se prepare a introduire un programme d'education forestiere dans l'enseignement primaire. En dehors de l'enseignement dans 1es classes, 1e programme comprendrait 1a creation de pepinieres d'arbres dans 1es ecoles rurales et des plantations d'arbres sur les terres des fami11es des eleves. Dans 1e cadre du projet, l'ecole technique forestiere organiserait une formation des enseignants ruraux pendant 1a periode de vacances. Quelques 133 enseignants seraient formes chaque annee. Le projet financerait les couts de formation des enseignants, ainsi que 1es semences et le materiel d'enseignement devant etre utilises dans les ecoles rura1es. 11 est prevu que le programme de la SONAMAR (para. 1.27) aide a conscientiser la population quant aux problemes de la foresterie. Les experimentations sur les varietes de bois de feu 3.06 En raison du manque de donnees fiab1es sur la performance des arbres a bois de feu, en particulier sur les terres marginales sur lesquelles i1 serait possible de produire du bois de feu, des experimentations seraient realisees pour tester a la fois des varietes locales et etrangeres dans des zones representatives. Ces experimentations permettraient de tester les performances de varietes prometteuses, d'abord pour le bois de feu, mais aussi pour 1a production fruitiere ou fourragere, ainsi que pour l'utilisation du bois dans l'industrie (le guayule pour l'industrie du caoutchouc, le jujube pour l'huile, etc.). Un projet d'experimentations a ete prepare et est disponib1e dans les documents joints au rapport d'evaluation du projet. Une serie d'essais aurait lieu sur une terre etatique pres de Port-au-Prince, en liaison avec les plantations pilotes (para. 2.01) et deux autres series d'essais auraient lieu dans le Nord-ouest, pres de la Baie de Henne et Jean Rabel. Les terres, dans ces deux zones, seraient fournies par l'Etat et deux actions seraient necessaires pour la mise en vigueur du pret : (i) l'identification d'une zone d'au moins 250 ha pres de Port-au-Prince, 50 ha pres de la Baie de Henne et 50 ha pres de Jean Rabel, et (ii) le passage de toute cette zone sous le contra1e du Bureau des forets. Une simple etude des sols (pente, profondeur, texture, pH) sera it menee sur chaque site. Un agronome serait nomme comme gerant sur chacun des trois sites et recevrait une formation sur-le-tas. Un vo10ntaire etranger serait affecte sur le site principal pres de Port-au-Prince, un autre dans 1a zone du nord-ouest. Le projet comprendrait des fonds pour financer, au cours de 1a periode du projet, les couts de l'infrastructure, des vehicu1es, du materiel et les couts de fonctionnement sur les sites selectionnes. Dans la mesure ou la recherche en foresterie ne peut se fa ire qu'a long terme, les experimentations seraient poursuivies au cours du projet suivant. 3.07 En raison de la difficulte a atteindre un rythme de reboisement permettant de compenser celui du deboisement, des essais de semis directs seraient entrepris dans differentes regions ecologiques du pays, en particulier sur des terrains accidentes diffici1ement accessibles. Les tests porteraient sur un certain nornbre de varietes pour chaque environnement. Une attention speciale sera it accordee a la preservation des forets nouvellement plantees, en particulier pour le danger que representent les incendies et les troupeaux en paturage libre. - 19 - Les plantations pilotes de bois de feu 3.08 En vue de tester les techniques de reboisement et les nouvelles techniques de gestion du domaine public qui en decoulent, et de donner au Bureau des forets la capacite necessaire pour proceder a ce reboisement, quelques 200 ha seraient plantes pres de Port-au-Prince, sur la zone devant etre regie par le Bureau des forets. Bien que lion ne dispose pas d'informations precises sur la performance des differentes varietes, un certain nombre de varietes sont considerees comme prometteuses et appropriees pour des plantations pilotes. Parmi ces varietes, citons : les Leucaena leucocephala, Albizzia legbek, neem (Azadirachta indica), Cassia siamea et autres variet~s de Cassia, Accacia spp., Parkinsonia aculeata, Prosopis juliflora (une espece locale et autres varietes de Prosopis. Ce programme serait execute sous le contrale direct du gerant de la zone de Port-au-Prince (para. 2.0l), avec l'aide d'un technicien volontaire. 3.09 Dans le nord-ouest, des plantations sont en cours de realisation, sur des exploitations privees, grace aux PVO, et ce avec de fortes subventions, generalement sous forme de nourriture distribuee sur le lieu de travail. Ces activites doivent @tre elargies dans le cadre du pro jet supporte par l'USAID (para. 1.27). Les gerants du Bureau des for@ts charges de mettre en place ces experimentations sur les differentes varietes, realisees dans le cadre du projet, prendraient contact avec ces projets des PVO et en feraient le suivi. Ce suivi comprendrait un echange d'informations techniques et aurait pour objectif de proceder a des plantations rationnelles. Apres la mise en place du programme d'experimentations, a la fin de la premiere annee, chaque gerant demarrerait des programmes-tests de distribution de semences d'especes prometteuses aux agriculteurs modeles, sans subventions directes. On chercherait des agriculteurs ouverts aux idees et techniques nouvelles, qui soient respectes dans leur communaute, pour mener ces experiences pilotes. Les semences pourraient, au depart, @tre vendus a bas prix pour encourager les plantations. Une fois le programme mis en place, le rale de l'Btat se reduirait a assurer une production de semences quantativement et qualitativement suffisantes et de s'assurer que les proprietaires des terres utilisent de bonnes techniques de plantation. Un objectif minimum, pour la periode des quatre ans du projet, est de constituer trois zones d'experimentation et de planter 500 ha. La gestion de la foret de pins 3.10 Les formations de pins restantes de La Selle (para. 2.10), qui ont ete severement affectees par lea coupes excessives, le feu et le defrichement en vue de l'agriculture, ont maintenant ete places sous 1e contra1e du Bureau des for@ts qui a mis en place deux unites de gestion, tota1isant environ 32.000 ha. L'exploitation est maintenant interdite par la loi, mais une fois rehabilitees et correctement gerees, ces forets pourraient etre exp10itees de fa~on contra lee et devenir une source importante de production de grumes. Dans 1e cadre du projet, des photos aeriennes seraient prises a une eche11e de 1/12.000 ou 1/15.000 et interpretees par un groupe de consultants etrangers. L'interpretation consisterait a classifier les formations foreatieres par age, densite et besoin de traitement et a etab1ir des cartes des differentes zones - 20 ­ agricoles. 8i necessaire, des etudes de sols seraient entreprises pour determiner si telle ou telle zone merite d'etre cultivee ou si elle doit etre transformee en foret. Des etudes de terrain seraient effectuees par les agents du Bureau des forets pour confirmer ou modifier les resultats de cette interpretation. L'inventaire des differentes zones amenerait a preparer un plan de gestion preliminaire visant a la rehabilitation de ces formations forestieres. La gestion demarrerait veritablement dans le cadre du projet ; elle consisterait a planter et semer les zones denudees, proceder a des coupes sanitaires (enlever les arbres malades), eliminer les rebus (enlever les arbres morts ou mal formes), a prendre des mesures protectives contre le defrichement, les incendies et le sur-paturage, et proceder au depressage dans les formations forestieres ou la regeneration naturelle est trop dense. La main d'oeuvre serait constituee de quatre equipes de vingt hommes chacune, engagees par Ie Bureau. Le bois recolte serait utilise pour le bois de feu, le charbon de bois, les perches, les poteaux et le bois de construction. II est prevu que dix annees seront necessaires sous une telle gestian, avant qu'il soit possible de reprendre une exploitation commerciale a grande echelle des forets de pins. Le Bureau des forets etendrait progressivement ses activites de gestion jusqu'a contr8ler toute la zone, afin donc de couvrir 20.000 ha au cours des dix annees a venire 11 a ete propose le calendrier suivant ; annee 1, 5.000 ha ; annee 2, 750 ha ; annee 3, 1.000 ha ; annee 4, 1.500 ha ; annee 3, 2.000 ha ; annee 6 a 10, 2,850 ha par an. Des revenu~ pourront etre tires immediatement des premieres coupes de bois de sciage dans les formations forestieres mures, et eventuellement de la production des chantiers navals (extraction de terebenthine et de colophane), si des etudes preliminaires en montrent la factibilite technique et economique. 3.11 La presence de quelques 2.000 familIes installees dans cette foret de pins devrait etre consideree avec une grande attention. Une superficie estimee a 2.000 ha de terres marginales, actuellement utilisees par ces familles, seraient transformees en forets et les paysans seraient encourages a avoir des activites forestieres. L'agriculture serait pratiquee sur les terres arables, definiespar l'etude sur l'utilisation des terree. Pour pouvoir arriver aces resultats, le support agricole fourni par les services du DARNDR serait intensifie dans cette zone. Des assurances seraient obtenues de la part du Gouvernement pour qu'il intensifie les services de support, en particulier par l'octroi de credits et la nomination d'agents de vulgarisation supplementaires. Les emplois Crees dans le cadre du programme de gestion de la foret donneraient aux paysans de la zone une source supplementaire de revenus et permettraient une meilleure utilisation des terres. 3.12 Le projet incluerait la construction de nouveaux batiments dans l'unite de gestion No.2, l'entretien des principales routes forestieres grace a des methodes de travail intensives, la fourniture de vehicules et d'equipement, et Ie financement des couts de fonctionnement et de gestion. Chacune des deux unites de gestion a ete placee sous Ie contr8le direct d'un gerant, qui beneficierait de l'assistance d'un technicien etranger. - 21 - Le developpement et la promotion de cuisinieres a bonne combustion 3.13 Dans la mesure ou Ie perfectionnement des cuisinieres (a charbon de bois et a bois) peut reduire substantie11ement l'utilisation de combustibles, et donc la demande en bois de feu t la fabrication de cuisinieres "efficaces" serait lancee tres vite dans Ie cadre du projet. La Direction des res sources energetiques du Ministere des mines et de l'energie a deja mis au point un modele de cuisiniere a charbon de bois et est en train d'etudier un modele de cuisiniere a bois. L'equipement de cette Direction serait finance dans Ie cadre du pro jet, ainsi que les services d'un consultant charge, pendant toute la duree du projet, de realiser les tests d'efficience necessaire en laboratoire et dans les maisons. Une etude des pratiques culinaires, portant sur la conception de la cuisiniere, serait realisee a Port-au-Prince pour les cuisinieres a charbon de bois, et dans les zones rurales pour les cuisinieres a bois. La preparation de l'etude et l'analyse des donnees seraient realisees avec l'aide d'un consultant et financees dans Ie cadre du projet. Une condition de decaissement des fonds du credit destines a cette composante, serait la designation d'un agent de la Direction de l'energie pour realiser cette etude a Port-au-Prince, et d'un agent du DARNDR pour realiser cette etude dans les zones rurales. Le programme se limiterait a introduire et a tester certains modeles selectionnes de cuisinieres a bas prix mis au point dans d'autres pays; la reaction des usagers a leur introduction et les methodes permettant de les faire adopter seraient testees sur Ie terrain. Si la reponee est favorable, un certain nombre de ces cuisinieres seraient construites par les artisans locaux et distribuees aux organisations de volontaires qui seraient chargees de leur promotion. Preparation d'une seconde phase 3.14 Sur la base de l'experience tiree de ce projet et d'autres projets forestie~s en HaYti (para. 1.27), Ie Bureau des for@ts preparerait un projet a plus grande echelle, avec l'aide d'un consultant expert en foresterie. Ce travail comprendrait la definition d'une politique nationale en matiere de forits et 1 'identification de zones potentielles de reboisement. Le second projet devrait comprendre l'extension des plantations de bois de feu, la poursuite de la gestion de la forit de pins (para. 3.02), ainsi qu'une prolongation de l'assistance technique et de 1a formation en foresterie. A cette fin, Ie Bureau recevrait Ie support de consultants a court terme pour l'etude de la legislation forestiere et des diverses institutions forestieres. Au cours des negociations, des assurances seraient obtenues pour que Ie Gouvernement (a> revoie Ie cadre des lois et reglementations en vigueur, concernant la mise en valeur forestiere ; (b) echange ses vues a ce sujet avec l'lDA, au cours de la mission de contrale (para. 3.15) ; et (c) fasse les modifications qui s'avereront necessaires ou appropriees. Un sociologue serait egalement recrute pour aider a evaluer la receptivite de la population rurale face au reboisement et pour concevoir et tester les moyens qui permettraient d'augmenter l'inter@t des populations et leur participation au programme de plantation d'arbres. Le travail d'identification!preparation realise par Ie Bureau des for@ts, qui serait responsable du rapport de preparation, serait supporte par l'Unite de programmation du DARNDR. - 22 ­ C. L'execution du projet 3.15 Dans la mesure ou la plupart des activites devant etre entreprises dans Ie cadre du projet seraient des initiatives nouvelles, une periode de demarrage serait necessaire pour recruter le personnel, organiser les passations des marches et commander l'equipement. 11 est prevu de nommer assez rapidement le personnel local et etranger. Un calendrier d'execution est presente dans l'Organigramme 1. Une mise au point intermediaire aurait lieu a la fin de la seconde annee et le projet serait contrSle assez etroitement par les agents de l'IDA. Les missions de supervision maintiendraient une liaison etroite avec les organismes impliques dans la foresterie, en particulier ceux participant au projet finance par l'USAID. D. Estimation des couts du projet 3.16 Le cout du projet est estime it environ 5,07 millions de dollars E.U., dont 3,44 millions (environ 68 %) en devises. Ces couts sont resumes ci-dessous et presentes en detail dans l'Annexe 3, tableaux 1 a 10. 3.17 Les estimations des couts du projet sont basees sur des projections pour juillet 1982, supposant un taux d'inflation de 15 % de juillet 1981 it juillet 1982. Les couts du projet ont ete calcules nets de tous droits et taxes identifiables, les projets de developpement agricole en etant exemptes. Les couts totaux incluent des imprevus pour depassement des quantites de 20 % des estimations de couts pour la construction de bitiments (en raison de l'absence d'etudes detaillees), 10 % pour l'equipement, les couts de fonctionnement forestier, les fournitures et les couts d'exploitation et de maintenance. Les provisions pour hausse des prix ont ete calculees en combinant les augmentations annuelles de prix au cours de la periode d'execution de la fa~on suivante ~ pour les couts en devises, 8,5 % pour 1982, 7,5 % pour 1983-1985 et 6 % par an pour 1986 ; pour les couts en monnaie locale, 12 % par an sur toute la periode. Le cout moyen des services du consultant it court terme est estime it 11.000 dollars E.U. par mois de consultant (y compris les avantages et indemnites de sejour). Le cout des consultants it long terme est estime it 8.300 dollars E.U. par mois de consultant (y compris 1es honoraires du consultant, ses voyages et ses indemnites), it part pour les techniciens volontaires dont le cont est de 2.000 dollars E.U. par homme-mois. Resume des couts du projet % des couts Monnaie % de de base Composante du projet locale Devises Total Devises totaux 1.000 $ E.U. -- Renforcement du Bureau des forets 45,6 528,8 574,4 92,1 14,1 Formation forestiere 537,9 1.145,7 1.683,6 68,1 41,5 Plantations de bois de feu 143,8 411,1 554,9 74,1 13,7 Gestion de la foret de pins 473,3 487,6 960,9 49,3 23,7 Promotion des cuisinieres 60,3 56,7 117,0 48,S 2,9 Preparation de la seconde phase 0,2 168,8 169,0 99,9 4,1 Couts de base totaux 1.261,1 2.798,7 4.059,8 68,9 100,0 Provisions pour depassement des quantites 54,9 77,4 132,3 58,S 3,3 Provisions pour hausse des prix 322,8 561,9 884,7 63,S 21,8 Total des couts du projet 1.638,8 3.438,0 5.076,8 67,7 125,1 ======= ======.= ======= ==== ===== - 23 ­ E. Financement propose 3.18 Le PNUD, qui finance normalement ce type d'assistance technique, ne dispose pas de fonds a cette fin. L'Association fran~aise des volontaires pour Ie progres (AFVP) a donne son accord de principe pour designer cinq techniciens forestiers qui seraient finances par Ie Gouvernement fran~ais. L'IDRC (International Development Research Center) du Canada a donne son accord de principe pour financer les aspects recherche du projet (essais sur les bois de feu et cuisinieres). La contribution de l'IDA, de l'IDRC, de l'AFVP et du Gouvernement, dans Ie financement du projet, se ferait de la fa~on suivante Financement du projet 1.000 $ E.U. Composante du projet Gouvernement IDRC AFVP IDA Total Renforcement du Bureau des forets 20,4 554,0 574,4 Formation forestiere 38,4 96,0 1.549,2 1.683,6 Plantations de bois de feu 68,1 118,0 176,0 192,8 554,9 Gestion de la foret de pins 60,0 192,0 708,9 960,9 Promotion de cuisinieres 117,0 117,0 Preparation de la seconde phase 169,0 169,0 Couts de base totaux 154,5 235,0 464,0 3.173,9 4.049,8 Provisions pour depassement des quantites 15,0 117,3 132,3 Provisions pour hausse des prix 30,9 50,0 95,0 708,8 884,7 Total des couts du projet 217,8 300,0 559,0 4.000,0 5.076,8 Pourcentage du total 4,5 5,9 11 78,6 100 Le credit IDA propose, d'un montant de 4,0 millions de dollars E.U. et destine a financer environ 79 % des couts totaux du projet, serait mis a la disposition du Gouvernement selon les termes standards. II financerait environ 80 % des couts en devises et environ 76 % des depenses en monnaie nationale, ce qui est justifie compte tenu du pays considere. La contribution de l'AFVP, pour ce qui est des salaires des volontaires, et celIe de l'IDRC, se feraient sous la forme d'allocations. La contribution du Gouvernement consisterait a payer les agents supplementaires recrutes par l'Etat. 8i un autre co-financement devait etre propose, il couvrirait les couts de construction de l'ecole technique forestiere (para. 3.0s(b», qui ne sont pas inclus dans les chiffres ci-des8us, ni dans les couts du projet. Des discussions actives, a ce sujet, sont en cours avec Ie Fonds de I'OPEP et les pays et organismes assurant un financement bilateral (Canada, France, RFA et Etats-Unis). 3.19 Pour que ces fonds soient disponibles a temps pour une bonne execution du projet, un Compte special couvrant toutes les depenses en monnaie locale du projet sur une periode de trois mois, serait ouvert pour Ie projet au sein d'une banque commerciale. Des que Ie projet entrerait en - 24 ­ vigueur, l'IDA effectuerait un premier depot de 50.000 dollars E.U. sur ce Compte special. Le reapprovisionnement ulterieur du Compte special, par l'IDA, serait sujet a la soumission par l'Unite du projet de demandes de retrait de fonds. L'IDA demanderait Ie recouvrement du premier depot quand Ie montant du credit non debourse arrive a 50.000 dollars E.U. Le Compte special serait sujet, chaque annee fiscale, a une verification qui se ferait par les verificateurs reconnus par l'IDA, en accord avec l'application rigoureuse des principes de verification des comptes. La creation, par le Gouvernement, de ce Compte special, serait une condition de la mise en vigueur du credit. F. Passation des marches et decaissements Passation des marches 3.20 Les achats des vehicules et du materiel devant @tre finances dans Ie cadre du credit, serait autant que possible regroupes par categorie et par lot, quand il s'agit de materiel du m@me type devant @tre achete au meme moment. Les marches destines a 1 1 achat de vehicules tout terrain, representant un total de 0,19 millions de dollars E.U., seraient attribues apres appel a 1a concurrence internationa1e. Les marches re1atifs a l'achat de materiel de plus de 25.000 dollars E.U., mais moins de 100.000 dollars E.U. (et representant un total de 0,19 millions de dollars E.U.) seraient passes apres appe1 a 1a concurrence nationale, selon des procedures acceptab1es par l'IDA. Les marches de moins de 25.000 dollars E.U. (d'un montant de 0,29 millions de dollars E.U.> seraient attribues apres consultation directe des fournisseurs, sur la base de trois offres de prix au moins. Les marches re1atifs aux travaux civils et aux batiments ne devraient pas depasser 0,2 millions de dollars E.U. Dans 1a mesure ou l'experience des projets dans Ie pays a montre que 1es marches de moins de 1,0 million de dollars E.U. n'interessaient pas 1es fournisseurs etrangers, ils seraient attribues apres appel a 1a concurrence nationale, pour un montant total de 0,14 millions de dollars E.U. Les services de consultants, devant etre finances par 1e credit IDA (1,22 millions de dollars E.U.>. seraient obtenus conformement aux directives de l'IDA en la matiere. Decaissements 3.21 Le credit de 4,0 millions de dollars R.U. de l'IDA serait decaisse sur une periode de quatre ans se10n 1es categories suivantes : Categorie I - 100 % des couts des travaux de Genie civil (139.000 dollars E.U.). Categorie II - 100 % des couts en devises des vehicules, du materiel et des fournitures {494.000 dollars E.U.>. Categorie III - 100 % des depenses d'exp1oitation additionnelles de foresterie a la ferme, pour 1es composantes relatives au bois de feu et a 1a foret de pins, comprenant 1es couts de fonctionnement, les intrants, les etudes et la main d'oeuvre saisonniere (1.184.000 dollars E.U.). - 25 - Categorie IV - 100 % des couts en devises des salaires des etrangers et des consultants finances par l'IDA et des bourses d'etudes a l'etranger (1.474.000 dollars E.U.). Categorie V - Un depot initial sur un compte special (50.000 dollars E.U.). Categorie VI - Montant non attribue (659.000 dollars E.U.). 3.22 Les demandes de decaissements, y compris celles pour le reapprovisionnement du fonds de roulement, devraient etre accompagnees de toutes les pieces justificatives, a l'exception des demandes effectuees au titre des categories V et III, qui devraient etre accompagnees d'etats certifies de depenses et des pieces justificatives, qui seraient verifies par des verificateurs de comptes independants et controles par les missions de supervision de l'IDA. Le calendrier des decaissements presente ci-dessous tient compte du profil de decaissement pour les projets IDA en Harti, en particulier celui du pro jet de developpement rural dans le departement du nord (para. 1.16), qui indique une certaine lenteur dans le demarrage des operations. 11 tient compte egalement de l'experience recente pour 1 'acceleration de l'execution (en particulier grace a la creation d'un fonds renouvelable et de supervisions frequentes) et de la proportion substantielle des fonds du projet devant servir au financement des consultants. Le calendrier prevu est le suivant ; (Millions dollars E.U.) Annee fiscale 1983 1984 1985 1986 1987 de l'IDA 1 2 1 2 1 2 1 2 1 Au cours du semestre 0,05 /! 0,02 0,35 0,45 0,63 0,70 0,75 0,75 0,30 Cumul 0,05 0,07 0,42 0,87 1,50 2,20 2,95 3,70 4,00 D. Comptabilite, verification des comptes et rapports Comptabilite et verification des comptes 3.23 Le departement du DARNDR charge de 1a comptabilite tiendrait, selon des pratiques comptables acceptables, une comptabilite separee pour le projet, qui ferait apparaitre les operations et la situation financiere du pro jet. Les comptes seraient tenus de fa~on separee pour chacune des composantes. 3.24 Les comptes et les certificatis de paiement des depenses ainsi que les comptes speciaux et ceux relatifs au projet (para. 3.19) seraient contr6les par des verificateurs comptables independants, en meme temps que par les contr6leurs internes associes. Le rapport des verificateurs comptables serait fourni a l'IDA au plus tard quatre mois apres la fin de l'annee fiscale en HaYti. Des assurances seraient obtenues a cet effet. /! Montant initial du fonds de roulement. - 26 ­ Rapports 3.25 Le Bureau des forets preparerait et soumettrait a l'IDA un rapport semestriel sur l'avancement des travaux de la mise en valeur forestiere, lors des deux derniers mois de chaque trimestre. Le meme calendrier devrait etre respecte par la Direction de l'energie pour Ie developpement des cuisinieres, Ie Ministere de l'education pour l'application du programme forestier a l'ecole primaire et l'Ecole d'agriculture pour Ie developpement d'une ecole forestiere. Des indicateurs de performance et des modeles de rapports ont ete prepares et seraient discutes avec les services adequats, au cours de la premiere mission de supervision. IV. L'ORGANISATION ET LA GESTION A. L'organisation 4.01 Avec seulement deux agents de terrain ayant une formation forestiere, et des gardes forestiers sans instruction, le Bureau des forets ne peut pas dans l'etat actuel des choses diriger des programmes importants de mise en valeur forestiere. Son role et ses responsabilites res tent a definir. Toutefois, il devrait eventuellement etre investi de l'entiere juridiction en matiere de forets etatiques. Le Bureau serait renforce pour pouvoir realiser les activites du projet, definir des politiques et ouvrir la voie a l'extension des programmes de gestion du reboisement et de la sylviculture. Dans la mesure ou le Bureau des forets a besoin d'etre renforce, Ie Directeur des ressources naturelles aurait l'entiere responsabilite de toutes les activites forestieres et de toutes les depenses realiseees dans Ie cadre du projet, ainsi que de la coordination avec d'autres organismes (Ecole d'agriculture, Ministere des mines/energie et Ministere de l'education), dont les activites sont liees a celles prevues dans le cadre du projet. Au cours des negociations, des assurances seraient obtenues, de la part du Gouvernement, pour que llIDA ait la possibilite de donner un avis sur la nomination de tout nouveau dirigeant du Bureau. Le Chef de l'unite chargee du reboisement et des experimentations au sein du Bureau aurait la responsabilite directe de la plantation et des experimentations sur champ sur les varietes de bois de feu. Le personnel du Bureau des forets serait assiste par Ie consultant principal en foresterie. La preparation d'un projet seconde phase, incluerait la definition des responsabilites du Bureau des forets et de l'organisme charge de l'execution du programme forestier a long terme. 4.02 Le DARNDR aurait l'entiere responsabi1ite de l'execution du pro jet. Le Doyen de la FAVM serait charge de coordonner 1e programme de bourses avec 1e DARNDR et 1e programme forestier dans 1es eco1es prima ires avec le Ministere de l 1 education. Le Directeur des ressources energetiques aurait la responsabilite de la composante relative aux cuisinieres. Une condition de mise en vigueur serait que des arrangements soient conclus quant a la participation dans 1e projet du Ministere de l'education et de 1a Direction des ressources energetiques, et que ces arrangements soient accept~b1es pour l IDA. 1 - 27 ­ B. Le personnel 4.03 Le Bureau des forets a deja recrute deux agrono~es qui seront charges de la gestion directe de la foret de pins. Le Bureau recruterait trois autres pour s'occuper des experi~ntations sur le bois de feu et les operations pilotes de plantation dans les zones de Port-au-Prince, Jean Rabel et Baie-de-Henne. Des techniciens volontaires apporteraient leur assistance sur le site proche de Port-au-Prince et dans Ie nord-ouest. Dans la mesure ou la faible a~pleur des operations ne peut justifier le recrutement d'un ad~inistrateur a plein te~ps au Bureau des forets, il est necessaire d'eviter tout retard dans l'execution du projet qui serait cause par des problemes d'approvisionne~ent. A cette fin, un agent co~petent en ~atiere de passation de marches serait affecte aupres de la section ad~inistrative du DARNDR pour s'occuper des passations de marches et des affaires administratives du projet, en liaison avec Ie Directeur des ressources naturelles et Ie conseiller expert en foresterie. Au cours des negociations, des assurances ont ete obtenues pour qu'un agent co~petent en ~atiere de passation des marches soit recrute pour s'occuper des passations de marche dans le cadre du projet et ce, selon des procedures acceptables pour l'IDA. Cela constituerait une condition de ~ise en vigueur. 4.04 L'expert etranger, attache au Bureau des forets, apporterait son assistance pour veiller a la bonne execution du projet pendant toute sa duree. Cinq techniciens volontaires seraient nommes au Bureau des forets. Les besoins du projet en consultants sont estimes a 34 annees d'hommes, y co~pris les volontaires. Des assurances ont ete obtenues au cours des negociations pour que les qualifications, 1 'experience, les termes et conditions d'e~ploi des consultants a long et court ter~es soient soumis a l'approbation de l'IDA. Les termes de reference proposes figurent dans l'annexe 1. v. LA PRODUCTION, LA COMMERCIALISATION ET LES RESULTATS FINANCIERS A. La production 5.01 II n'existe actuellement, dans Ie pays, aucune donnee permettant des estimations detaillees de la production qui soient fiables. Les estimations donnees ci-dessous sont des approximations faites a partir de connaissances generales sur Ie potentiel de production dans d'autres pays ayant un environne~ent comparable. Les plantations de bois de feu 5.02 La production actuelle de foret seche basse se situe, selon les estimations, entre 0,5 et 1 m3 /ha/an. Les plantations d'especes de bois de feu a croissance rapide, sur lea terres proches de Port-au-Prince, devraient produire une moyenne de 5 a 10 ~3 par ha par an, devant etre recoltes sur des R7eriodes de rotation de cinq ans. Cela equivaut a quelques 500 a 1.000 kilos 1 de charbon de bois par ha et par an. Si elle est bien protegee, la foret seche basse, essentielle~eDt des Prosopis, devrait atteindre un rendement situe entre 1,5 et 2 mJ/ha/an. 118m3 de bois =1 tonne de charbon de bois. - 28 ­ La for~t de pins 5.03 Au cours des dix prochaines annees, la recolte de pins devrait ~tre limitee aux arbres malades, morts ou tres vieux, ainsi qu'aux petits arbres abattus lors des depressages. Dans les formations forestieres ou l'on peut trouver des arbres de taille adequate pour etre utilises comme bois de sciage, on ferait de la production de grumes et, si la recherche indique que cela est possible, on se lancerait egalement dans la production de terebenthine. Le bois servirait a la production de charbon de bois, de poteaux, de grumes et de bois de charpente. II serait coupe en moyenne 30 m3 par ha, dont 12 m3 pour la production de grumes. Une fois tout Ie potentiel de production de la foret reconstitue, la production devrait atteindre en moyenne 5 m3 l'ha par an (soit un total de 100.000 m3 par an), dont 10 % seraient utilises comme bois de sciage et Ie reste comme bois de feu, bois de charpente et perches. B. La commercialisation Les marches 5.04 La petite quantite de bois de feu produite dans Ie cadre du projet serait facilement absorbee par la consommation locale. Le charbon de bois serait dirige vers Port-au-Prince. La demande en bois de charpente est grande et Ie bois de sciage doit etre importe. Ainsi, tout Ie bois produit dans Ie cadre du projet trouverait facilement des debouCheS. Les prix 5.05 Actuellement, les coupes d'arbres destinees au charbon de bois sont exemptes de taxes, en particulier quand il s'agit d'arbres poussant sur des terres de l'Etat. Cependant, quand il s'agit de terres privees, les arbres sont souvent coupes par des fabricants de charbon de bois qui pratiquent Ie metayage pour les proprietaires, ce qui leur permet de recevoir une partie de la production de charbon de bois. II n'existe pas de donnees tres fiables sur la distribution des revenus pratiquee dans ce cas-la, mais en general on peut penser que Ie metayer re~oit la moitie de la production de charbon de bois. La valeur du charbon de bois atteignant en moyenne 55 dollars E.U. la tonne, sur Ie lieu de production, avec un facteur de conversion de 8 m3 de bois pour une tonne de charbon de bois, on peut estimer la valeur du bois a 11 dollars E.U. la tonne. De ce prix, il faudrait deduire les couts de main d'oeuvre pour la recolte, qui, dans Ie cas des plantations, serait beaucoup plus faible par unite de poids recolte que pour les recoltes dans les forets naturelles dispersees. 5.06 Le charbon de bois est vendu aux consommateurs au prix moyen de 150 dollars E.U. la tonne par les detaillants de Port-au-Prince, soit environ trois fois son prix sur les lieux de recolte dans les zones rurales. Le prix a la consommation du kerosene est de 1,24 dollars E.U. Ie gallon. En termes calorifiques, les prix se situent entre 6,1 dollars E.U. et 11,4 dollars E.U. par kcal pour Ie charbon de bois (variant en fonction du type de charbon de bois) et sont de 11,3 dollars E.U. pour Ie kerosene (voir les calculs dans l'annexe 3, tableau 6). Sans consideration de prix, Ie charbon de bois reste Ie moyen de chauffage prefere des populations les - 29 ­ plus pauvres, dans la mesure ou avec de faibles revenus elles ne peuvent pas se permettre dlinvestir dans des poeles a kerosene qui coutent environ 15 dollars E.U. Ie poele, alors que les poeles a charbon de bois, fabriques localement, ne coutent que de 3 a 5 dollars E.U. 5.07 Le prix de detail du charbon de bois ne reflete pas la valeur que represente Ie bois pour l'economie. Etant donne l'importance des encouragements pour la conservation des res sources en bois de feu disponibles et des tentatives d'impliquer la population rurale dans l'effort de reboisement, la politique du Gouvernement devrait viser a demontrer la valeur reelle des plantations de bois de feu. II devrait etre montre aux exploitants de bois et aux producteurs de charbon de bois, par exemple, de combien leurs couts seraient reduits et leur productivite augmentee (en termes de quantite de bois produit par heure de travail) slils avaient du bois de feu de meilleure qualite, produit de fa~on concentree, dans des plantations. Au cours d'une seconde phase, il faudrait prendre en consideration un syst~me de taxes sur Ie bois de feu produit dans les plantations situees sur les terres de l'Etat. Ces plantations, ainsi que certaines autres situees sur des terres privees, pourraient eventuellement devenir des cultures de rapport et la production de bois de feu et de charbon de bois pourrait alors devenir une activite a plein temps qui ne serait pas reservee, comme clest Ie cas actuellement, aux personnes n'ayant pas d'autres ressources possibles. 5.08 La coupe des pins est actuellement interdite par la loi, mais l'exploitation de la for@t ainsi que Ie sciage du bois continuent, dans une certaine mesure, a se faire illicitement. Le bois scie se vend actuellement a 0,65 dollar E.U. Ie pied-planche (board foot • bdft) a Port-au-Prince, soit 270 dollars R.U. par m3 (facteur de conversion utilise ~ 412 bdft par m3 ). Cette valeur refl~te essentiellement Ie prix des grumes a l'importation. II devrait @tre souligne toutefois que Ie prix qui etait autrefois de 0,45 dollars E.u./bdft, soit 185 dollars E.U./m 3 , a connu une grosse augmentation apr~s que les coupes de bois ont ete interdites et donc que i'approvisionnement a baisse. A des fins dlanalyse de cette composante, il est prevu que Ie jour ou les grumes produites dans la for@t de pins re-apparattront legalement sur Ie marche, leur prix sera de 0,45 dollars E.U. Ie board foot, soit 185 dollars E.U. Ie m3 • Dans la mesure ou toutes lea exploitations des forets menees actuellement dans Ie pays sont illegales, il n'existe pas de valeur du bois sur pied. Cependant, dans la foret amenagee de pins, la valeur du bois sur pied devra au moins couvrir les couts de gestion de la foret. Le prix des grumes importees ainsi que la projection du prix de~ grumes produites dans la foret de pins (270 et 185 dollars E.U. par m , respectivement) sont tels que les valeurs du bois sur pied pourraient facilement refleter de tels couts, sans avoir a affecter un prix aux grumes de pins vendues en dehors du marche. Dlapres les estimations (basees sur les calculs presentes dans l'annexe 2, tableau 1), un prix du bois sur pied de 12 dollars E.U. par m3 de bois de sciage, pendant les dix premieres annees couvrirait tous les frais fixes et variables de la gestion de la foret de pins pendant cette periode (c'est-a-dire atteignant un taux de rendement interne de 10). Au cours de la periode de decaissement du credit, une grosse partie du bois coupe pour l'amelioration des formations forestieres serait reservee pour Ie bois de feu, et ce bois serait laisse gratuitement a'la - 30 ­ population locale qui l'a recolte. Neanmoins, tout Ie bois de sciage recolte a des fins commerciales serait soumis a une taxe minima de bois sur pied, de 60 G (12 dollars E.U.) par m3 , per~ue par Ie Bureau des forets et qui serait augmentee de fa~on periodique, en tenant compte des facteurs tels que des augmentations dans les couts de fonctionnement et Ie prix des grumes importees. Au cours des negociations, des assurances ont ete obtenues a cet effet, de la part du Gouvernement. C. Revenus et resultats financiers Revenus 5.09 Sur les quatre ans que durerait l'execution du projet, Ie projet permettrait la creation de nouveaux emplois et la distribution done d'un total 330.000 dollars E.U. pour couvrir les salaires supplementaires verses aux travailleurs haYtiens impliques dans l'execution du projet. Les emplois crees par la gestion de la foret de pins auraient une signification toute particuliere. En supposant que la valeur du bois sur pied soit de 12 dollars E.U., les revenus tires de la vente des pins se monteraient a 554.000 dollars E.U. sur les quatres annees du projet et permettraient de compenser certains couts du projet. Une analyse financiere de la composante relative a 1a foret de pins est presentee dans l'annexe 2, tableau 1. Marge brute d'autofinancement de l'Etat 5.10 A la fin de la periode de decaissement, les couts recurrents necessaires pour Ie maintien du pro jet se monteraient en moyenne a environ 195.000 dollars E.U. par an, y compris les couts de remplacement pour les vehicules et l'equipement. Ce montant ne comprend pas les couts qui seraient requis dans 1e cadre du programme de reboisement a moyen terme (para. 3.02). La majeure partie de ces couts, qui sont estimes a 110 millions de dollars E.U., devrait etre couverte par l'aide exterieure. VI. AVANTAGES ET JUSTIFICATION A. Avantages Avantages directs 6.01 Le principal benefice direct du projet serait (i) Ie reboisement a grande echelle en bois de feu pour renverser la tendance a l'epuisement des ressources constituant la base energetique essentielle du pays, (ii) la reconstitution de la capacite de production des forets restantes et (iii) le renforcement du personnel forestier. Pendant la periode d'execution du projet, la foret de pins fournirait quelques 600.000 m3 de bois pour le charbon de bois, les perches des batiments, le bois de feu et les grumes. Ces activites creeraient des emplois et des revenus pour la population rurale etablie dans la zone forestiere. Au cours des quatre annees d'execution du projet, ltexploitation de la foret de pins permettrait la creation d'emplois equivalent a environ 360 annees d'hommes, pour la main d'oeuvre non qualifiee, et 40 annees d'hommes pour la main d'oeuvre qualifiee. Le projet permettrait de relancer l'exploitation commerciale de - 31 ­ la foret de pins, en vue de la commercialisation du bois de sciage. II est prevu que dix ans apres Ie demarrage des activites de gestion proposees, la foret de pins produira chaque annee du bois de sciage pour une valeur marchande de 18,5 millions de dollars E.U. (sous forme de grumes), et pour une valeur economique de 27 millions de dollars E.U., en termes de substitution aux importations. La composante relative au bois de feu rend possible une reduction des importations de kerosene ; chaque hectare permettrait de produire, en periode de pleine production, l'equivalent de 250 dollars E.U. de kerosene par an. Cette composante creerait des emplois pour 200 annees d'hommes (pour des travailleurs non qualifies) pour chaque 1.000 ha plantes et permettrait d'augmenter les superficies plantees en especes de bois de feu A haut rendement. Le programme de reboisement A long terme (para. 3.02) permettrait de creer un nombre substantiel d'emplois supplementaires. Avantages indirects 6.02 Un des avantages indirects les plus importants serait l'amelioration de l'environnement et la conservation des sols et de l'eau. L'amelioration de la production de bois de feu et cel1e attendue du perfectionnement des cuisinieres aideraient A sou1ager 1a severe pression exercee sur les ressources en bois et A reduire Ie cout des importations des substituts du bois de feu tels que 1e kerosene. Le pro jet permettrait egalement de developper, parmi 1a population, des attitudes positives vis-A-vis de la foresterie et de l'environnement, et d'envisager une extension du reboisement et un e1argissement de la gestion des formations forestieres de haute futaie. Enfin, il est prevu que la composante pilote relative au bois de feu permette d'assurer la coordination des divers programmes de reboisement, supportes par les PVO et autres donateurs, et d'ameliorer l'efficacite de ces programmes. B. Analyse economique et taux de rentabi1ite economique 6.03 L'analyse economique et financiere rea1isee pour la gestion de la foret de pins, qui est 1a composante qui aura un revenu monetaire direct et immediat, 1aisse prevoir des prespectives favorab1es. On peut craindre que, sans Ie pro jet ici propose, la foret de pins ne disparaisse virtuellement d'ici une trentaine d'annees. Par contre, avec le projet, 1es rendements de bois d'oeuvre augmenteraient progresslvement pour atteindre Ie plein rendement au bout de dix ans, periode apres laquelle commencerait une exploitation commerciale soutenue. Dans le cas des plantations de bois de feu, il est premature d'etablir des projections credibles quant A l'impact de la composante proposee, qui a pour but de fournir les donnees necessaires pour un reboisement A grande echel1e. Cependant, alors que sans Ie projet, un serieux deficit en bois de feu est a craindre, ce qui entratnerait 1a disparition virtuelle des forets nature1les, il est prevu, au contraire, avec 1e projet, un reboisement de 10.000 ha par an dans 1es dix ans, ce qui aiderait a reduire Ie deficit de quelques 20 %. Des details sont donnes dans l'annexe 2. - 32 ­ C. Les risques 6.04 L'experience realisee par l'IDA dans le secteur agricole en HaYti indique une certaine lenteur dans le l'execution et le decaissement des fonds de credit, essentiellement a cause du manque de personnel technique qualifie, de la faiblesse des institutions, des contraintes budgetaires et de la lenteur bureaucratique de l'administration pour debloquer les autorisations de depenses. 11 y a un risque pour que des difficultes similaires surgissent avec le projet propose. Mais la creation d'un compte special (para. 3.19) reduirait le risque d'avoir a affronter des contraintes financieres. Le manque de succes dans les tentatives de reboisement menees juaqu'a present et du, en partie a l'attitude defavorable de la population rurale et en partie a l'absence d'un service forestier viable, represente une tendance negative qui ne peut etre surmontee que par des efforts importants. La situation critique de l'approvisionnement en bois de feu et la deterioration continue de l'environnement justifient les efforts proposes dans le cadre du projet, alors que les risques doivent etre minimises en assurant une certaine souplesse dans 1 'execution et un controle etroit du projet par l'IDA. D. L'impact sur l'environnement 6.05 Le projet et le programme suivant auraient un impact tres positif sur l'environnement en HaYti. Grace a ses efforts en matiere d'education a l'ecole elementaire et aux travaux de vulgarisation en milieu rural, le projet contribuerait a faire mieux apprecier a la population haYtienne les avantages economiques et ecologiques du reboisement et de la protection des bassins versants. 6.06 Le reboisement permettrait de reduire lea press ions exercees su.r les forets haYtiennes pour recolter du bois de feu et contribuerait ainai, aussi bien directement qu'indirectement, a reduire l'erosion, a ameliorer la qualite de l'eau et a augmenter son debit. 6.07 Le travail de gestion de la foret de pins et les efforts complementaires de vulgarisation agricole du DARNDR dans la foret de pins, ainsi que dans d'autres zones, contribueraient a mettre en place des pratiques rationnelles d'utilisation du sol et a reduire les habitudes destructrices de paturage et de brulis, en offrant a la population rurale des possibilites d'emplois beaucoup plus interessantes. VII. ACCORDS ET RECOMMANDATIONS 7.01 Au cours des negociations, des assurances ont ete obtenues de la part du Gouvernement sur les points foudamentaux suivants ; (a) le consultant principal en foresterie serait nomme d'ici le 15 septembre 1982 (para. 3.04) j (b) la selection des candidats boursiers serait soumise a l'approbation de l'IDA et les etudiants forestiers, ayant beneficie d'une bourse, seraient affectes a un poste forestier ou ils devraient rester au moins deux fois la duree de leur bourse (para. 3.05(a» j - 33 ­ (c) 1es services de support agrico1e seraient intensifies dans 1a zone de 1a for!t de pins, en particu1ier en offrant des possibi1ites de credit et en designant des agents de vu1garisation supp1ementaires (para. 3.11) ; (d) 1e Gouvernement re-examinerait son systeme de lois et de reg1ementations relatives a 1a mise en valeur forestiere, concerterait avec l'IDA a ce sujet au moment de 1a mission de mise au point (para. 3.15) et procederait aux reformes appropriees qui s'avereront necessaires (para. 3.14) ; (e) 1e rapport de verification des comptes serait remis a l'IDA au plus tard quatre mois apres 1a fin de l'annee fisca1e d'Hatti (para. 3.24) (f) l'IDA aurait 1a possibi1ite de donner un avis sur 1a nomination de tout nouveau chef du Bureau des forets (para. 4.01) (g) 1es qualifications, 1 'experience, 1es termes et 1es conditions de recrutement des consultants a long et a court terme seraient soumis a l'approbation de l'IDA (para. 4.04) ; et (h) 1e Bureau des forets pre1everait l'equiva1ent de 12 dollars E.U. minimum par m3 de bois de sciage des 1e debut des reco1tes de bois de sciage commercial. Cette taxe serait augmentee periodiquement, pour tenir compte de facteurs te1s que 1es changements dans 1es couts de fonctionnement et dans 1es prix des grumes importes (para. 5.08). 7.02 Les conditions de mise en vigueur du credit seraient 1es suivantes : (a) 1a designation par 1e Bureau des forets de trois gerants charges de l'execution de 1a composante bois de feu (para. 3.04) (b) 1e transfert officie1 au Bureau des forets d'une parce11e d'au moins 250 ha, situee pres de Port-au-Prince, et de deux parce11es d'au moins 50 ha chacune. situees pres de 1a baie de Henne et Jean Rabel (para. 3.06) ; (c) 1a creation d'un compte special par 1e Gouvernement (para. 3.19) (d) 1a conclusion d'accords satisfaisants pour l'IDA, re1atifs a 1a participation au projet du Kinistere de l'education et de 1a Direction des res sources energetiques (para. 4.02) ; et (e) 1a nomination aupres du DARNDR d'un agent specialise dans 1a passation des marches, satisfaisants pour l'IDA, qui serait charge des procedures de passation de marche (para. 4.03). - 34 ­ 7.03 Une des conditions de decaissement des fonds du credit pour la composante "cuisinieres" serait la designation d'un agent de la Direction de l'energie, pour realiser une etude des pratiques culinaires a Port-au-Prince et celle d'un agent du DARNDR pour realiser cette m~me etude dans les zones rurales (para. 3.13). 7.04 Sous reserve de ces assurances et des conditions mentionnees ci-dessus, Ie projet propose justifie l'octroi, par l'IDA, d'un credit de 4 millions de dollars E.U. - 35 - Annexe 1 Page 1 HAITI PROJET FORESTIER Termes de reference des consultants a recruter a l'etranger A. Le consultant principal en foresterie Fonctions 1. Le consultant titulaire de ce poste sera engage pour une periode de quatre ans aupres du Bureau des forets pour prodiguer tout conseil, fournir toute information et toute orientation utile a la bonne realisation du projet. 11 sera affecte au Bureau des forets et traitera directement avec le Directeur du Bureau. 11 aura toute possibilite d'acces aux documents et aux comptes du projet, et co-signera les depenses pour le fonds de roulement du projet. De plus, il sera charge de ; (a) collecter et evaluer toute l'information disponible sur la foresterie en Hatti ; (b) donner les conseils, informations et indications necessaires au Bureau des forets et, si besoin est, a d'autres organismes de l'Etat hattien ; (c) former le personnel du Bureau des forets, en particulier les gerants affectes sur Ie terrain ; (d) aider a la selection des consultants a court terme et a la determination de leur calendrier d'activites et des actions de support dont ils seront charges ; (e) contr8ler le travail des techniciens volontaires ; (f) preparer un projet forestier seconde phase qui serait en harmonie avec le plan a long terme de mise en valeur forestiere, approuve par Ie Gouvernement hattien ; (g) collecter et organiser l'information economique sur la foresterie et les produits forestiers, pouvant etre utile a la clarification et au soutien de ce plan ; et enfin, (h) realiser d'autres actions de ce type qui seraient appropriees aux objectifs de ce projet. - 36 ­ Annexe 1 Page 2 Qualifications 2. Le candidat devra posseder parfaitement Ie fran~ais (lecture, ecriture, comprehension et langage parle). II devra posseder un diplome en foresterie et au moins dix ans d'experience, dont cinq dans un pays en voie de developpement. II devra etre specialise en plantation de bois de feu et gestion de forets de pins. II devra egalement conseiller Ie Gouvernement hartien en matiere de foresterie generale comme la politique et la legislation forestiere, la gestion des bassins versants et l'acquisition de semences ; il devra etre familier avec les concepts fondamentaux d'analyse economique, d'administration et de relations publiques/vulgarisation. II devra acquerir de bonnes connaissances de la campagne et de la population rurale hartiennes, et se sentir concerne par les benefices de la foret qui pourront etre apportes aux Hartiens. B. Le professeur de gestion forestiere Fonctions 3. Sous la direction generale du Directeur de l'ecole d'agriculture de Damien, Ie titulaire donnera, pendant deux semestres, des cours d'ecologie et de gestion forestiere, des cours semestriels sur la dendrologie, l'agro-sylviculture, les methodes de vulgarisation et Ie droit. Chaque semestre consistera, normalement, en 16 semaines de cours, avec deux examens. Les cours consisteront en conferences, exposes et rapports determines et obligatoires, et en sorties sur Ie terrain. La partie instruction sur Ie terrain constituera au moins 30 % du cours et on se servira des installations destinees a l'enseignement forestier de La Selle. Le titulaire sera assiste, sur Ie terrain, par l'instructeur en technologie forestiere. Pendant les vacances scolaires, il participera a la formation des mattres de l'ecole primaire en foresterie et conservation des sols. Au cours de son contrat, Ie professeur formera un enseignant national, qui sera un agronome affecte au FAMV pour une formation sur le tas. Qualifications 4. Un dipl&me universitaire et au moins dix ans d'experience, en particulier dans l'enseignement. Possession parfaite du fran~ais. c. Le professeur en sciences forestieres Fonctions 5. Sous l'autorite du Directeur de l'Ecole d'agriculture de Damien, Ie titulaire donnera des cours semestriels dans les techniques d'enquetes et d'inventaire, la technologie du bois, 1 'utilisation du bois, Ie reboisement et la conservation des sols. Chaque semestre consistera en 16 - 37 - Annexe 1 Page 3 semaines de cours, avec deux examens. Les cours consisteront en conferences, exposes et rapports determines et obligatoires, et en sorties sur Ie terrain. La partie instruction sur Ie terrain constituera au moins 30 % du cours et on se servira des installations destinees a l'enseignement forestier de La Selle. Le titulaire sera assiste, sur Ie terrain, par l'instructeur en technologie forestiere. Pendant les vacances scolaires, il participera a la formation des maitres de l'ecole primaire en foresterie et conservation des sols. Au cours de son contrat, Ie professeur formera un enseignant national, qui sera un agronome affecte au FAMV pour une formation sur Ie tas. Qualifications 6. Un diplome universitaire et au moins dix ans d'experience, en particulier dans l'enseignement. Possession parfaite du fran~ais. D. L'instructeur en technologie forestiere Fonctions 7. Sous l'autorite du Directeur de l'Ecole d'agriculture de Damien et des professeurs principaux, Ie titulaire donnera un cours semestriel en mecanique, ainsi qu'un cours semestriel sur la conduite des pepinieres. L'enseignement consistera en travaux pratiques et en demonstrations, sans conferences ni examens. Le titulaire assistera egalement les professeurs principaux dans la partie enseignement de terrain de leurs cours. Pendant les vacances scolaires, Ie titulaire participera a la formation des maitres de l'ecole primaire en foresterie et en conservation des sols. Qualifications 8. Diplome technique en foresterie. Connaissance parfaite du fran~ais. E. Les assistants en gestion forestiere Fonctions 9. Sous la direction generale du consultant principal en foresterie, les titulaires assisteront les gestionnaires hattiens dans la realisation des activites du projet qui ont ete fixees pour les deux unites de gestion de la foret de La Salle. Parmi ces activites, on peut citer : (a) l'etude et Ie bornage de la foret de pins etatique de La Selle (b) sur la base des observations de terrain et des informations fournies par la photo-interpretation aerienne (realisee sous contrat), l'etablissement d'un calendrier pour Ie demarrage, les coupes sanitaires et les plantations ; - 38 - Annexe 1 Page 4 (c) 1a construction d'une route et de pistes, ainsi que l'etablissement d'un programme de mise en valeur; (d) l'etablissement d'un programme de controle des incendies (e) l'embauche, l'organisation et le controle d'environ 80 ouvriers forestiers ; (f) 1 'utilisation et le controle de l'utilisation des produits de depressage et des coupes ; (g) le controle du developpement de l'industrie de construction navale ; (h) le controle et la formation des gardes forestiers ; (i) l'etablissement et l'entretien de bonnes relations avec la population locale ; (j) une bonne cooperation avec les programmes d'education et de formation forestiere du projet qui auront lieu dans la foret de La Selle ; et (k) une bonne cooperation avec le consultant principal en foresterie, pour la preparation de la seconde phase du projet et d'un plan de mise en valeur a long terme et de gestion de la foret. Qualifications 10. Un dip10me d'une ecole technique forestiere. Une bonne connaissance du fran~ais, ainsi que 1a capacite et la vo10nte d'apprendre 1e creole et de communiquer en creole. F. Le technicien pour 1e reboisement Fonctions 11. Sous 1a direction genera1e du consultant principal en foresterie, 1e titulaire assistera 1e personnel ha1tien charge de 1 'execution de 1a composante reboisement du projet. Parmi les activites dont il sera charge, on peut citer : (a) l'etude et le bomage de 1a zone de reboisement ; (b) l'identification des zones, qui devront etre reboisees, cu1tivees et preservees ; - 39 - Annexe 1 Page 5 (c) 1 'identification des zones ou seront p1antes 200 ha de forets au cours du pro jet ; (d) 1a fourniture de semis, soit par l'intermediaire d'une pepiniere existante, soit par une pepiniere creee dans 1e cadre du projet ; (e) 1e contro1e de 1a preparation du site, de 1a plantation, ainsi que de 1a protection, de 1a surveillance et du suivi des plantations d'arbres. Qualifications 12. Un dip10me d'une ecole technique forestiere. Une bonne connaissance du fran~ais et 1a vo1onte d'apprendre et de communiquer en creole. G. Le technicien pour 1e reboisement du nord-ouest d'Haiti Fonctions 13. Sous 1a direction genera1e du consultant principal en foresterie, 1e titu1aire assistera 1e personnel haitien charge de l'execution de cette composante dans le demarrage et 1e controle des experimentations de plantation de bois de feu dans 1e nord-ouest haitien. Illes assistera ega1ement dans 1e suivi des autres plantations de bois de feu de 1a zone et essaiera de voir, en les comparant, les differentes possibi1ites d'introduction de plantations de bois de feu sur 1es terres privees. Qualifications 14. Un dip10me d'une ecole technique forestiere. Une bonne connaissance du fran~ais, ainsi que la capacite et la vo1onte d'apprendre et de communiquer en creole. H. Les Consultants en socio1ogie rurale Fonctions du premier consultant 15. Sous 1a direction generale du consultant principal en foresterie, le titulaire rea1isera une etude agricole et demographique de la foret de pins de La Selle et formera des denombreurs. 11 sera charge d'organiser, d'evaluer et de faire un rapport sur ses conclusions, de faire des recommandations quant aux moyens 1es plus adequats permettant d'assurer une coordination entre 1a gestion intensive de 1a foret de pins et 1es activites agrico1es existantes, en introduisant des changements 1i ou ils s'averent necessaires. - 40 - Annexe 1 Page 6 Qualifications 16. Le candidat devra @tre diplome en sociologie, avec des connaissances en economie, en statistiques et en demographie, et posseder dix ans d'experience, dont cinq ans au minimum dans un pays en voie de developpement. 11 devra bien connaitre le fran~ais. Fonctions du second consultant 17. Sous la direction generale du consultant principal en foresterie, le titulaire etudiera les implications sociales du reboisement dans la peninsule nord-ouest d'Ha1ti, avec le but de decouvrir ce qui peut motiver les paysans a planter et a proteger les arbres et ce qui les freine. 11 fera un rapport sur ses conclusions. Qualifications 18. Le candidat devra etre diplome en sociologie rurale et avoir une certaine experience des pays en voie de developpement ; il devra bien posseder le fran~ais. I. Le consultant pour l'etude des sols Fonctions 19. Sous la direction generale du consultant principal en foresterie, le titulaire mettra au point des etudes sur l'utilisation du sol dans la foret de pins de La Selle et la zone de reboisement en bois de feu, de fa~on assez detaillee pour permettre de classifier les possibilites qu'offrent les sols pour 1 'agriculture et la foret (sur la base de considerations de pente, de profondeur, de texture et de possibilite d'erosion). 11 formera des equipes de terrain et preparera des cartes sur la base des informations collectees. Qualifications 20. Le candidat devra etre diplome en science des sols et posseder une experience en matiere d'etudes des sols. 11 devra avoir une bonne connaissance du fran~ais. - 41 ­ ANNEXE 2 Page 1 HAITI PROJET FORESTIER Analyse financiere et economigue A. Analyse financiere de 1a gestion de 1a foret de pins Couts financiers 1. Une estimation des couts financiers du projet figure de fa~on detai11ee dans 1e tableau 1. Taux de rentabi1ite financiere 2. Le prix du bois sur pied, dans 1a foret, devra ~tre suffisant pour couvrir, au moins, tous 1es couts recurrents de gestion. 11 constituera 1e seu1 revenu direct tire de 1a foret. / ! Ces couts sont estimes etre, en moyenne, d'environ 105.000 do11arsE.U. par an. Si 1es 20.000 ha devant etre mis en valeur permettent de produire chaque annee 5 m 3 /ha pendant 3 dix ans, 1a production annue11e tota1e sera de 100.000 m , dont 70 % de bois de sciage. Le prix minimum du bois de sciage sur pied serait donc de 2,80 dollars E.U./m3 , ce qui est tres faib1e si l'on considere 1e prix pratique actue1lement a Port-au-Prince, qui est de 270 dollars E.U./m3 et 1e prix p,rojete apres le demarrage de 1a production, qui est de 185 dollars E.U./m 3 • 7l 11 La foret pourrait permettre 1a production de materiel de construction navale, mais des tests preliminaires doivent etre realises tout d'abord pour en determiner 1a factibi1ite. Les rebus, ainsi que 1e bois destine a etre du bois de feu ou du charbon de bois, ne seront pas taxes. Il D'apres une etude realisee sur 1a vente des grumes de pins, 1e prix moyen d'un board foot de grumes etait de 0,64 dollar E.U. ; si l'on utilise un facteur de conversion de 412 bdft par m3 , on obtient 1e prix par metre cubique. Avant qu'il so it interdit de couper les pins. Ie prix etait de 0,45 dollar E.U./bdft ou 185 dollars E.U./m3 , ce qui equivaut approximativement au prix actuel a la frontiere du pin du sud, de qualite egale, importe des Etats-Unis. 11 ne faut pas oublier qu'i1 y a un facteur de conversion de 50 % des grumes au bois scie. En d'autres termes, chaque 2 m3 de grumes donne 1 m3 de bois scie. Le 3 prix minimum de 2,80 dollars E.U./m de bois sur pied donnerait donc 5,60 dollars E.U. par rapport au prix final projete pour 1es grumes de 185 dollars E.U./m3 • - 42 - ANNEXE 2 Page 2 11 est probable, de ce fait, qu'un prix plus eleve, suffisant pour couvrir les couts de fonctionnement et amortir tous 1es investissements, pourrait @tre pratique sans vendre le bois a des prix inabordab1es. Toute taxe sur Ie bois sur pied devrait @tre soumise a un contro1e efficace, de fa~on a eviter que ne se poursuive Ie chapardage des arbres de la for@t (a une valeur nulle du bois sur pied). Dans les analyses financieres, on fait varier le prix du bois sur pied, afin de tester la sensibilite du taux de rentabilite interne aux changements de cette variable et de determiner 1e prix minimum du bois sur pied necessaire pour amortir tous 1es couts jusqu'a l'annee 10 (qui constitue la fin de 1a periode de rehabilitation de la for@t) et jusqu'a l'annee 50 (qui constitue la fin de la premiere rotation entiere). B. Analyse economique de 1a gestion de 1a for@t de pins Les hypotheses de l'ana1yse economigue 3. Pour pouvoir mesurer correctement l'impact de 1a composante relative a la gestion de 1a for@t de pins, on a applique 1e concept "avec et sans 1e projet". L'objectif fondamenta1 du projet serait d'augmenter, quantitativement et qua1itativement, de fa~on soutenue, la production de bois dans la for@t de pins. Avec 1e projet, 1es coupes de pins ne seraient autorisees que dans 1a mesure ou e11es sont conformes au plan de gestion, comme nous l'avons souligne ci-dessus. On suppose que les coupes seraient ega1ement permises sans 1e projet, sans qu'aucun contro1e ne soit effectue sur 1e volume ni sur 1e calendrier des coupes. 4. Sans 1e projet. L'etude rea1isee par 1a FAO sur les for@ts de pins de Ratti a montre que 1a superficie des for@ts "denses" de La Selle a diminue a un rythme de plus de 330 ha par an. En 1977, 1es formations forestieres du centre d'RaYti avaient virtuel1ement disparu. On peut supposer que, sans gestion efficace ni plan de protection, le reste de 1a for@t continuera a se degrader au m@me rythme. Ce1a signifie que 31 ans apres l'annee de realisation de l'etude FAO (1977), 1es forets de pins de La Selle auraient pratiquement cesse d'exister. Cette annee la, l'an 2008, coYncide avec 1a 25eme annee du projet. On peut egalement supposer que les arbres de valeur seraient coupes plus rapidement et que ces zones de coupe seraient ensuite brulees, pour servir de paturages ou etre cu1tivees de fa~on margina1e. Ce1a interfererait avec la regeneration naturel1e et contribuerait a reduire de fa~on importante 1a taille abso1ue des forets. Bien que 1e volume potentie1 de la production de grumes puisse etre e1eve (environ 40 m3 /ha sur 9.000 hat soit 360.000 m3 ), une grosse partie de ces grumes serait perdue a la suite d'incendies, de degits causes par 1es insectes, de maladies, de depressage aveugle. Dans le meilleur des cas, on suppose que, sans 1e projet, 1a production maxima de bois de sciage serait, d'ici 2008, de 8.000 m3 , ce qui equivaut a 4.000 m3 de bois scie. La valeur economique ou 1e prix a 1a frontiere du metre-cube de ce bois est de 75 dollars R.U./m3 , ca1cu1ee de 1a fa~on suivante. Le prix de detail, a ANNEXE 2 - 43 ­ Page 3 Port-au-Prince, est egal au cout d'opportunite ou au prix a la frontiere de grumes importees de qualite equivalente. Ce prix, d'apres les calculs, est d'environ 185 dollars E.U./m3 • Les couts economiques du transport et de la manutention du bois, de La Selle aux detaillants de Port-au-Prince, reviennent a 28,50 dollars E.U./m3 • Le cout ~conomique du sciage des grumes dans la foret est de 10 dollars E.U./m , si lion se base sur l'hypothese que 1 'operation de sciage en long, effectuee par deux hommes, permet de produire 1 m3 en cinq jours. Le cout d'opportunite de la main d'oeuvre est estime a 1 dollar E.U. par homme et par jour. La valeur economique nette du bois sur pied dans la foret de La Selle est donc de 185 dollars E.U. moins 38,50 dollars E.U., soit 146,50 dollars E.U. pour 2 m3 de bois rond (car Ie facteur de conversion des grumes en bois rond est de 2 a 1). La vale~r economique nette du bois de pin sur pied est donc de 73,25 dollars E.U./mJ, ou de 75 dollars E.U./m3 pour Ie bois rondo 5. Avec Ie projet. Le tableau 2 donne la valeur economique estimee de la production de bois de sciage et de bois scie, produits chaque annee avec (et sans) Ie projet. La valeur economique du bois de feu dans la region de La Selle est de 0, dans la mesure ou ce type de bois y est abondant. La valeur du bois de feu trans forme en charbon de bois et expedie a Port-au-Prince est, cependant, d'apres les calculs de 17,75 dollars E.U./m 3 • Bien qu'il constitue un bois de feu de moins bonne qualite, Ie pin pourrait permettre un approvisionnement considerable en charbon de bois du marche de Port-au-Prince. On suppose que 50 m3 par hectare de bois non destine au sciage sera coupe sur une periode de rotation de 40 ans, dont un tiers, soit 16 m3 serait utilise pour satisfaire les besoins locaux en bois de feu,'1 et un autre tiers serait utilise comme poteaux et a d'autres fins. Cette partie de la production serait gratuite pour la population locale. Son cout d'opportunite est considere comme etant nul, dans la mesure ou elle est relativement abondante dans la zone de la foret de pins. La quantite de bois disponible pour la production de charbon de bois serait donc de 18 m3 /ha. Cela equivaut a une production totale de 9.000 m3 par an sur les 20.000 ha de foret. A cela on doit ajouter les residus des scieries (les tranches et les bordures qui constituent environ 40 % du volume des grumes, la sciure en constituant dix autres pour cent), Ie sommet et les branches des arbres (residus forestiers) donnent chaque annee 40.000 autres m3 de bois. Si lion pose un taux de conversion de 50 % (bois/charbon de bois, par volume), on pourrait produire chaque annae 25.000 m3 de charbon de bois, soit 6.250 tonnes. Cela represente environ 8 % de la consommation annuelle actuelle d'HaYti. Sans Ie projet, on peut supposer qu'il y aura tout juste On suppose une consommation annuelle de 0,8 m3 per capita x 10.000 personnes, soit 8.000 m3 par an sur les 20.000 ha de foret. Cela equivaut a 0.4 m3 /ha/an sur 40 ans, ou 16 m3 /ha sur toute la duree de la rotation. - 44 - ANNEXE 2 Page 4 assez de bois pour satisfaire la demande locale. Si lIon prend la valeur actuelle de ces sous-produits, qui est de 7 G, ou 1,40 dollars E.U. par sac de 30 kg, dans la forit, ces sous-produits de la gestion forestiere contribueraient a creer un revenu local de plus de 290.000 dollars E.U. par an. Avec une valeur economique de 17,75 dollars E.U./m 3 , les 49.000 m3 de bois destines a la production de charbon de bois vaudraient, d'ici dix ans, 869.750 dollars E.U. par an (tableau 3). La valeur economique nette "avec Ie projet" moins la valeur economique "sans Ie projet" du bois de feu sur pied est reproduite dans Ie tableau 4. 6. La production agricole. En ce qui concerne la production agricole totale, on suppose qu'elle restera identique avec ou sans Ie projet. Avec Ie projet, 2.000 ha de terres marginales seront prises a l'agriculture ou au pAturage pour faire place a la forit, et cela coutera l'equivalent de 100 dollars E.U. par an, par ha perdu, pour augmenter la productivite des terres agricoles restantes et pour maintenir la production agricole totale a un niveau relativement stable. Des efforts seront faits pour trouver un emploi, dans Ie cadre des activites forestieres, aux paysans qui travaillaient jusqu'alors sur ces terres agricoles marginales venant d'itre reprises. Dans dix ans, une fois que la zone de forits proposee sera en gestion, de fa~on effective, Ie Bureau des forits pourrait prendre en consideration la possibilite d'ajouter au Domaine des forits nationales d'autres terres non agricoles. L'extension des activites agricoles marginales, sans Ie projet, constituera un facteur important de reduction de la zone forestiere totale. Ces activites consisteraient surtout a pratiquer Ie brulis de fayon extensive (manifestement pour ameliorer les conditions de pAturage), et a pratiquer des cultures "mobiles". Non seulement Ie brulis empiche la regeneration naturelle des pins et a un impact tres negatif sur l'etendue et sur la productivite de la foret, mais il n'apporte rien a la production agricole totale ; cela dans la mesure ou les sols et la vegetation sous-etage de la forit sont si degrades que des "ameliorations" par Ie brulis seront negligeables. La mime chose vaut pOur l'agriculture "mobile" qui a un rendement relativement constant mais qui detruit la couverture forestiere a chaque deplacement. Les couts economiques, les benefices et leur analyse figurent dans Ie tableau 2. Autres benefices et couts indirects 7. La conservation du sol et Ie contr8le de l'erosion seraient ameliores avec Ie projet et grandement deteriores sans Ie projet. La deterioration, "sana Ie projet", aerait mise en evidence par la non-augmentation de la production agricole de la zone, malgre une augmentation de la superficie consacree a la culture et au plturage. La reduction de l'erosion, avec Ie projet, aurait des avantages dont les planificateurs d'HaYti doivent en itre conscients, mime si on ne peut pas actuellement les quantifier ni leur donner une valeur economique. Parmi ces avantages, citons l'amelioration de l'ecoulement et de la qualite des eaux des bassins versants couverts par la forit de pins, et ce tout au long - 45 - ANNEXE 2 Page 5 de l'annee ; la reduction des couts d'entretien des routes; la reduction des couts des travaux de controle de l'erosion sur les berges des rivieres i et une amelioration des rendements culturaux dans la mesure ou l'erosion superficielle et les pertes en sol de couverture sont reduites. 8. La situation de la balance des paiements s'ameliorera jusqu'A equivaloir le montant des grumes produites sous le projet. Les estimations "avec le projet" concernant la production de bois de sciage et de grumes figurent dans le tableau 4. Sans le projet, la production de grumes devrait atteindre au maximum 4.000 m3 par an pendant 25 ansa Comme il apparait dans le tableau, ce qu'on economiserait en devises potentielles nettes, avec le projet, en n'ayant pas A importer un montant equivalent de grumes, serait en moyenne de 1,5 millions par an, de l'annee 1 a l'annee 10, de 5,7 millions par an, de l'annee 11 A l'annee 25, et de 6,5 millions par an, de l'annee 26 a l'annee 50. Cela est tres important pour Halti qui a des problemes de balance des paiements et des problemes commerciaux tres serieux. Malgre 1 'amelioration des gains resultant des exportations, les importations ont augmente de 37 % par an entre 1978 et 1980, et la balance commerciale en }980 a ete estimee atteindre un deficit de - 76,8 millions de dollars E.U. 1 C. Analyse economique du reboisement en bois de feu 9. Le manque de statistiques fiables dans le pays rend di fficite des estimations quantitatives de l'impact economique du projet. Cependant, des suppositions raisonnables peuvent @tre faites dans la mesure ou les tendances generales sont clairement identifiees. Suppositions - sans le projet ­ 10. En l'absence d'un projet portant sur le bois de feu, la deterioration actuelle de l'approvisionnement en combustible devrait demeurer incontrolee. Le deboisement continuerait a etre plus rap ide que la regeneration et le deficit en bois de feu continuerait a augmenter. Avec une augmentation de 3 % par an, la demande en bois de feu devrait depasser 7,2 millions/m3 d'ici l'an 2000, compare a la demande actuelle de 4 millions/m3 • 11 World Bank, Memorandum of the Haltian Economy, rapport No. 3444-HA, 13 mai 1981. La mission de post-evaluation essaiera de connaitre 1e prix des grumes importees et de se procurer 1es statistiques sur 1e commerce des produits, forestiers. - 46 ­ ANNEXE 2 Page 6 11. L'approvisionnement en bois de feu, en 1980, provenait d'une zone de "forets" totale de 930.000 ha, dont environ 60.000 ha de bois de pin, 150.000 ha de bosquets parsemes dans une foret dense de feuillus, 20.000 ha de paletuviers et 690.000 ha de foret claire d~fradee (brousse et broussailles, avec quelques arbres disperses)./_ II y avait egalement, en 1980, quelques 1.500 ha de plantations dispersees a travers Ie pays. Les rendements annuels par hectare sont de 1 m3 pour les forets degradees, 5 m3 pour les forets "denses" y compris les paletuviers, et 10 3 pour les plantations. 12. Sans Ie projet, l'approvisionnement en bois de feu, a partir des forets existantes, devrait se monter a environ 1,9 million/m 3 d'ici l'an 2000, en supposant qu'avec l'aide internationale, environ 900 ha soient plantes chaque annee et qu'apres 1990, Ie nombre d'hectares plantes se stabilise a 10.000 ha. Cela signifie que Ie deficit sera important et s'accroitra jusqu'a atteindre quelques 5,1 millions de metres cubes de bois en l'an 2000, compare au deficit actuel de 2,4 millions de m3 • 13. On peut prevoir, pour l'avenir, une nouvelle aggravation de la situation. Les familIes a faible revenu, qui constituent la majorite ecrasante du pays, n'ont pas les moyens d'utiliser d'autres sources d'energie. L'utilisation du kerosene ou du gaz demande un investissement dans une cuisiniere a gaz, ce qui est tout a fait impossible pour la plupart des familles. On peut donc prevoir que le deficit sera comble essentiellement en coupant les jeunes arbres dans les forets, en reduisant donc la zone forestiere et en faisant baisser, du meme coup, la production. Les 691.000 ha de forets claires degradees, par exemple, sont supposes pouvoir supporter indefiniment Ie renouvellement d'un m3 de bois par an. En supposant que ces forets aient un volume total de 30 m3 par ha, si tout Ie deficit est comble en coupant ce bois, les 691.000 ha disparaitront en moins de dix ans. Le deficit en bois de feu deviendra donc beaucoup plus severe encore les annees suivantes dans la mesure ou ces forets auront disparu. 11 Les estimations relatives a la couverture forestiere d'HaYti sont tres variables. Les chiffres ci-dessus sont tires de ; Sayn-Wittgenstein, L. "HaYti Energy Mission - Report on Forestry Related Sections", the World Bank - Nov. 1980 ; et Berry, M.J. & H.D. Mangrove, "Reboisement et lutte contre l'erosion : etude qualitative et quantitative de l'evolution du couvert forestier entre 1955-58 et 1977 en HaYti", FAO, Rome, 1978. - 47 ­ ANNEXE 2 Page 7 14. La disparition virtue11e des forets nature11es amenerait a uti1iser, a 1a campagne, des residus de cultures et des bouses. Ce1a conduirait a un epuisement de 1a matiere organique du sol et a une deterioration plus importante de 1a productivite agrico1e. La consommation en bois de feu, per capita, peut etre en partie reduite en preparant moins de repas cuits ou des repas moins cuits. Et ce1a est deja apparemment responsab1e d'une augmentation des maladies gastro-intestina1es dans certaines zones rura1es. On peut prevoir une migration de 1a population rura1e vers 1es centres urbains au fur et a mesure que 1es penuries de bois de feu deviendront plus importantes, mais ce1a ne reduira guere 1a demande, dans 1a mesure ou 1es habitants des vi11es uti1isent du charbon de bois qui consiste essentie11ement en bois, sous une forme plus faci1ement transportable. L'approvisionnement en bois de feu sera bien sQr ega1ement stoppe. Le deficit croissant en combustibles, combine avec 1e deficit alimentaire ega1ement croissant et la baisse dans les exportations, pourraient entrainer une forte hausse de l'emigration, et/ou 1a necessite accrue d'une aide a des conditions de faveur, avec de la nourriture et des combustibles en quantite importante et des programmes de 1utte contre 1a crise. Suppositions - avec 1e projet ­ 15. Si 1es plantations pilotes et 1es essais sur les differentes especes, decrits plus haut, sont couronnes de succes, on peut raisonnab1ement considerer que d'ici la fin du projet, HaYti pourrait planter quelques 2.000 ha par an, dont 1.000 ha sur 1es terres de l'Etat (plantations rea1isees par Ie Gouvernement, par l'intermediaire du Bureau des forets) et 1.000 ha sur des terres privees. Le projet suivant aurait pour objectif de multiplier 1es efforts de reboisement en bois de feu, en se servant de 1a technologie et des connaissances en matiere d'organisation acquises au cours de ce projet. On devrait pouvoir disposer egalement d'une main d'oeuvre qua1ifiee, a savoir 1es etudiants diplomes revenant de l'etranger et ceux des ecoles teChniques creees en HaYti par Ie projet. Des terres seront liberees par l'Etat pour la creation de plantations, apres une identification systematique et la requisition, par 1e Bureau des forets, des terres pouvant etre transformees en forets, ce qui fait partie d'un programme haitien de creation d'un Domaine national des forets. 16. On prevoit que si les efforts de reboisement commences dans Ie cadre de ce projet sont realises avec succes, la capacite de reboisement de HaYti pourrait s'e1ever a environ 10.000 ha par an d'ici 1992, c'est-A-dire en dix ans. Cela serait reparti de fa~on egale entre les plantations programmees de l'Etat et celles des prives, grace aux semis et aux jeunes plants produits par l'Etat. Ces plantations devraient avoir un rendement moyen de 10 m3 par ha et par an, et un cycle de quatre coupes rases tous les cinq ans, pendant vingt ans, devra etre suivi avant qu'il soit necessaire de proceder a de nouvelles plantations. La superficie totale reboisee atteindra donc 210.000 ha dans vingt ans (10.000 ha x 20 ans + 10.000 ha appartenant a des groupes prives en dehors du cadre du projet). La production totale de bois atteindra donc 1 million de m3 par an. - 48 ­ ANNEXE 2 Page 8 18. HaYti possede de vastes zones de terres marginales convenant bien au reboisement, en particulier les 691.000 ha de forets claires degradees qui connaissent une pluviosite relativement limitee et dont la plus grande partie semble appartenir a l'Etat. Ces terres ne sont pas des terres agricoles et il n'y a guere de concurrence avec des cultures. II y a un large surplus de main d'oeuvre pouvant etre utilise pour Ie reboisement. De plus il est possible d'attribuer aux familIes de petits lots de forets leur assurant leur approvisionnement en combustibles, et aussi de planter des arbres a double vocation, pouvant produire du fourrage ou des fruits ou pouvant servir de brise-vent, en meme temps que du bois a haut rendement. Les 576.000 familIes paysannes du pays seraient encouragees a planter chacune au moins 600 arbres (0,4 hal, ce qui devrait permettre une auto-suffisance en bois de feu sur un total de 230.000 ha. Les couts de plantations devraient se monter a 325 dollars E.U. par ha, y compris leur entretien lors deux premieres annees. 19. Mais meme avec Ie projet, il ne serait pas realiste d'envisager un reboisement annuel a un rythme plus rapide que 10.000 ha par an, etant donne les contraintes administratives et techniques. Comme il apparait dans Ie tableau 4, Ie pro jet ~ermettrait de reduire Ie deficit en bois de feu de quelque 1 million de m , soit pres de 20 %. Meme s'il n'arrive pas a resoudre completement Ie probleme energetique d'HaYti, Ie projet contriburait a reduire la pression exercee sur les ressources forestieres et agricoles, diminuer les couts d'importation des substituts du bois de feu, alleger les problemes sociaux et reduire les couts sociaux qui seraient entraines par l'accroissement des penuries de bois de feu. 20. L'impact du projet pourrait etre substantiellement accru si les essais de semis directs s'averaient reussis et permettaient donc de proceder a un reboisement plus rapide, a un cout raisonnable. Cependant, les resultats de ces essais ne peuvent pas encore etre prevus dans la mesure ou les experiences de semis aerien, pour Ie reboisement, sont actuellement limitees aux pays industriels et aux environnements temperes. Valeur economique du bois de feu sur pied 21. Si lion utilise les valeurs calorifiques relatives du charbon de bois (7.800 kcal/kg) et du kerosene (10.300 kcal/kg) et leur efficacite thermique relative quand ils sont utilises dans les conditions haYtiennes, on peut voir qu'un kg de charbon de bois equivaut a 1/2 kg de kerosene (tableau 6). Etant donne Ie prix du kerosene importe qui est de 0,41 dollar E.U./kg, fob Port-au-Prince, Ie cout d'opportunite economique de la production du charbon de bois et de son transport vers Port-au-Prince est de 22,85 dollars E.U./tonne (en utilisant un dollar E.U. par jour d'homme comme coGt d'opportunite de la main d'oeuvre). - 49 ­ ANNEXE 2 Page 9 22. La valeur nette du bois sur pied est donc le cout d'opportunite du charbon de bois (200 dollars E.U./tonne) moins les couts economiques de la production et de la distribution (58 dollars E.U./tonne) divises par 8 (si lIon considere qu'il faut 8 m3 de bois de feu pour une tonne de charbon de bois produit). Cela donne une valeur de 17,75 dollars E.U. par m3 de bois sur pied. 23. Les couts financiers de la production et de la commercialisation du charbon de bois figurent dans le tableau 7. Octobre 1981 II { j ~ ~~~~ ~~e~ ~ ~ I" " " , ~~~~ :~~E ~ 0 N~55 , ;i ~~~~ I I· :...~:...'" ~~ c " ;i.~ ~:;~;; ~ ~ , 0 000 ;, 0""'"'<» ;:;~ , ~ 0«' - I~~_0 b I" ~ 0 I·s 00 0 , I~ ~~ ~~ - I" "0 0 0 , ; 0 ~ I; " " I~ 000 " ~ , I~ ~ " , I~ c I~ 0 1_" I~ " 00 0 ~" ~ w 00 o ~ I~§ ~ I~ " ~ _0 I~ 0 : I" I~ ~ , I" I" I~ I~ i't 0 I~ 0 I~ o "" , I~ " 0 I~ ,~ I~ I~ ;, I" I~ 0 ~ ~I ,~ I~ I" 1~ ;::;e: I~ 0;' ~ "' ;, Ic~ 00 Ie It 0 " ? :e; 0 00 ;, I~ " o~ I~ " ~ I-'N 00 0 II); ~~ I~z _0 0 1: !I~ NO"'''' .. i'.: 1­ :! 'e ~~ :~ ' ,~ !~ i! ;:: '. i" !~ ;~ !~ '; ; i' ~ I ~ ~ 18 :,; I,,, - ~ 13 ~ i ~ ~ ~ ~ ~ g ~ - ~ e I., j'§: : ., ~ , · i& ; , " , " ::. ~ · " " ;; . · · r! . .. ~ ~ ~ [ i ~- · " ~ ~ " , ~ ,~ I'; § · ., ~ ., ~ I;, " I:; ., · " l:: ~ · I, i~ ,< ,~ ~ · . : i ~ " !8 , ., : " . " ., · ., :~ -" ., .. .~ · > I· I~; ., , : '­ ~ " ~ : I;;, '~ ": : ;:;.­ ,; ., ~ : : ;, ,. ~ · ~ .. : ~ ., " · ~ ,,,., ," · i} ~ ., VI ,; " : l-' , ., k I' l ­ -~ · .. " ., ;; . " ., ~ C " : !~ ., ., ,,' I., " · !? " ., ., ':\ " ., <e : ," · ~ · : ., ~ ., .~ . ., ~ ~, .~ ~; !8 ! < .. ~ " . e ,~ : ~ '. ~ .. I I" ,S .,,, ~ .~ 16 ., .. : .­ " ~ .. ;; > '£ ,- .. " ., 1~ • ., " -~ · ., .. .. " ­ " ',. r::~ . I"~ ': j:~ , " .. " < .. " .. ~~ ·· · Ii: ": : I' ·. . . ,­ , "" ; ,. " is I:: "" .., !• ., .~ ~ :;; .. 'oi; , " ~ I~ . .. '• " .. ., 1: · r~ · •" .. - 52 ­ ~ Table 3 HAITI FORESTRY PROJECT Estimated Value of Fue1wood Produced at the Pine Forest Local Balance Value of Firewood 11 Fuelwood for Balance ~t Year Cons:!!!!12 tiou- ProducedY Charcoal U8217.75/m - - - - -- - - - U5$'OOO m3 - - ... _I _____ 1982 8.0 9.0 1.0 17.7 1983 8.0 13.5 5.5 97.6 1984 8.0 18.0 10.0 177 .5 1985 8.0 27.0 19.0 337.2 1986 8.0 36.0 28.0 497.0 1987 8.0 51.3 43.3 768.5 1988 8.0 51.3 43.3 768.5 1989 8.0 51. 3 43.3 768.5 1990 8.0 51. 3 43.3 768.5 1991 8.0 51. 3 43.3 768.5 1992-2032 8.0 49.0 41.0 727.7 1/ Firewood demand and population in the pine forest are assumed to remain constant throughout the project as it is one of the objectives to prevent expansion of population into the forest area. ]I Assumes 30 m3/year production of wood of which 18 m3 are fue1wood quality. Also assumes treatment of the following areas from years 1 through 5 respectively: 500 ha; 750 ha; 1,000 ha; 1,500 ha; 2,000 haj and 2,850 ha through year 10. After year 10, the annual fue1wood production is estimated at 49,000 m3 per year. HAITI I I FORESTRY PROJECT Estimated Incre~nta1 Sawn'lo/.I?~I_ Pro-!!uct!on_~i!h l'roject 11 through ItelD} Yeu _ 1_ 2 _ 3_ _4_ _5_ ---l_ _ 7 _ 8 _9_ 10 25 26-50 WIth Project lIectares barvested or trilled 500 750 1.000 1.500 2.000 2.850 2.850 2.850 2,850 2.850 2,000 2,000 Sawtimber yh1d· (..3) 6,000 9,000 12.000 18,000 24.000 J4,200 J/•• 200 J4,200 34,200 34,200 70.000 70.000 . Lumber yield (M3) 3,000 4.500 6,000 9.000 12,000 17 .100 11.100 17,000 17,100 17.100 35.000 J5.000 Without Project 'Sawtimber yIeld Cm 3) 8.000 8.000 8,000 8,000 8,000 8,000 8,000 8,000 8.000 8.000 8,000 Lumber yf.e1d C..3) 4.000 4.000 ".OUU 4,000 4.000 4,000 4.000 4.000 4,000 4,000 4,000 U1 \.W Net Yielda with project Sawtimber (111 3) 2.000 1.000 4,000 10,000 16.000 26,200 16,200 26,200 26.200 26.200 62.000 70.000 Lumber ( ..3). 1.000 500 2.000 5.000 8.000 13.100 13.100 D.100 13,100 13.100 31.000 35.000 Net Econohlic value witb project (US$'OOO~ \ Sawtimber !~ stlOpole (US$75/.. 3) 150 75 300 750 1.200 1.965 1,965 1.965 1.965 1.965 4,650 5,250 Lumber (U8$185/..3) 185 92.5 370 925 1.480 2,423.5 2.423.5 2,423.5 2,423.5 2.423.5 5,715 6,475 - 54 H'\l1 ! f_\?~.::· :·~~X_I'~~:;. :~ ffJ..!.!.;~~C~(L~,~:~ L.~~, __ Ls~~!:"'_.j ~L!- \';1: l"'.:::~~ !:.:Q,~ ~~_~'.~,"~~~~ ;",d wj_~;.·J,::,,::'!)I~ r~:!Lfl2('_~.:. _<::1 !ll~_.!).:!_~~r:!~~S_~)~!:} l~·.t_ ,•. 1''''' ir'! t" '.':'; J9"'2 leg!'). Ijl>g 1983 l~!.. 1!f:..-2~ ! '1~~,~ L'J] ~ .t:~2. ,1120 lZl. ~ ]',192. ~1 "~l l/}!: "t~2!: l.~))i' L~/£' t'i.'() L!.~:::;) ~'~~1 ~}~ .1~Jl 2_(!~::- ;~0l. ~(~l t.:,).~ ~]:.:J 2_9..L\{ 2{;l I, t~ll :rx.J1:.s>f.fQl'[~I Open lJcgl::bth,"d FO{(;;J.L-f. Alei! 691.00 691.«0 (,91.00 691.DO (,91.0t) fn.on crt] J,q ~,n f~ll. i\~l 1.91.00 »9LOO &91.0(1 L91 (',ijl (,:n,')f~ ~,;n.OD b91. OJ (.f.;1.00 f)~l. '.ILI t>':ll.(,,) ','"jl ',". '"J .' ~ . i ': 6~1 ~:YJ 6QJ 69 i '. '1 ~ • (\() "'91,1'1.) ;,91.(''',) fuelwood Producti "')0 j/ 691.00 bIjLt:·j b:fl.Uv t)".L.\"l t"'~ ! ~f)l.OO f,}l. 00 6'11 ~91.0') 691 (,41. CO V)J t',il.I)1) 91 to")j Ii ,;'")''') I,'; 1 , (~O (,9) f/HJiQ ~.4! "('() H;,t.:iC' bt;l.''''j L9\.0:' (91.,... :) (,'jj It> L ~ ;",: J V .. i.(Ii,) Open Oegre.ded Pi:-..~ ron:,,;::. Area 69_00 69.00 {,a.50 67.7) 66.75 65.25 63.25 biJ.4Q ,)7.55 .')'•• "Il1 ';1.8j 4').UC' 49 !+>!) .. OD ~';.I){f 49.00 4().OO ':'9.fJ~) "Y.U:.) 49.00 4',,00 4'1.0,:-; 4':f. r}\l 4(1. (l{) 49.{;O i.9 .. ;)(J 49.\')(} 4,' ..)" 4'.'J1v 4~.Oli (. 't. v ,' Fuel""o0d l'ro·:hc t I 0\1 II 69.DO 69.00 65.S0 ttl. 7':> t.b~75 .2~ £3.2:; (:0,40 ~7.55 S!t.;O 5Lt:5 4~.(1') /.'i.()O l,r; 4SJI() I+Q .. OO /.. 9.00 49.0v L/1.00 49.01l 4 ),/1\,1 !,,'i.(IO 4';,00 1,9.00 Id.OO l.~ .on :.') ~ l'C 49JiO lt9.l"i,) 4(I.C(' 1,0 E·g .Co I.. ~l • (J~J tient.c Pine F01"{'St8 1.1 Area 0.50 1.2> '2.'5 :L?5 ,L?5 8.f,O 11.45 14.:W 17.15 2(J.OC 20.{"} 2G~:1i) 20.0{j 70.()O 1(1.00 1_0.00 ;rJ.OO 20.GO 20. ('c 7(' .;:0 20.0<) 20.00 ;::\J, LlJ,,00 2~.(;0 Z(;.tF] F'ucllJood Pro,iuct tOll 'lJ 9.00 22.50 40.50 67.50 101.::0 lS!j.,?<O 10 2S7 . .'~0 ";,'JfL70 ~,GC'.G0 .3(,0.00 )'~'O~00 31/),00 :%0.0(J 3t,o,f)!) 3W.OU 3 1,O.f'Q )t,r.c",' 'if"l,{)f) :H)O.OO :lhO.UCl 3"0.00 jtO.00 -}(,U.f)(, 3(,:').00 3/;-,),0:J Jt.'I).OO }(d).OO Closrd Harcl...'ccd F'crc<:.:·~ 1~O.00 15V.OO 150,OG 1-':',-",;0 1J:j.vl~ };'C'.C:) 1,)['.:)0 1:J.0\.1 l~:"'J;"\ l50.DO l~O.OO 1)0,00 l~{},O'"; 15f,.nn 1',;\ i ~,0, y) j 50. (~a 1"0.00 150.00 1"".0:1 l'iD.h) ]50.00 )50.00 1')0.00 l~D.OO ATl!'fi 150. ")t1 lSO.OO l'ucl'l.lt.... d l'rOOtlcti,lr, ft/ ?50,O~' 750.N) 750 .. 1»:: 7')OJ~o 7~,(j ,Ij() 7 ,'iJ,;) ,':".). ):" 1)0 (,;) ;)O.(i\J 7~,.C,q 7>(!.00 I):) , ,,~, }S',~. 00 750.00 750.(.() i)O.00 15J.o,) 750.00 75J~00 750.0(l 750.(;(; 751.), t\l, lSO.liU ~..,.np;rove Fore,'its Area. 20.0J 2f').1.~;; 10,.0:) ;lO.OO 2::1.00 ;~0.C·,! 2~,.C,,) 2(,.Y) 2r\.0:;, (I; i'J.("";~ 2D,O') 7::.1."') ~)..OO 2(l.OO 2/).()(\ 20.1")0 iO,OO :··'.0,) 2;).'::' ?)_ 1'"':) :n.:,J i;)~OIJ FUf'lwood Pro~l.letlon luO.OO 1,)0.(,') 100.i),) hd\~OO lOCLv0 l{IO,Ou 1(;0 ....'0 h)0.\)0 1(ILl.00 100.(;0 HJu.OO l:-XJ,O\J luG.no luQ..I,){j lue.tlO HO.Ot) lOO,DC; '"1.(0 1.00.1)0 j()(\. )(' l:>O.ol) 10J.:;0 lCe ,C:C :[',J.V... 1Cl'J .. ::'''::0,- ';~f; 1'1sntation9 (non-project) !li Area (uw:ulative) 1.5D 2.40 :; .30 ~~2C' .5 .10 6.00 "-?O 7.80 8" 70 9.60 10~0i) 10.00 lO~OO 10.00 10.00 10.00 10<00 10.00 10.00 1l1.00 1" lO~O,) 10.00 10.,)0 to.OO 10 ~ lH} lO.;}O 1,),00 10.00 10.00 l().OO 10.00 10.00 ~'uelwood ProouctiQn ~l:..tJ.till.tlons (proj(,ct t:t'eated) §! At;'R'8 (C"UIlJu)sUv!') 0.05 {},VS O.22S O.3~" 1 ("J (.,50 ':'.OJ :;.P/) 1.4.(;0 21.<lO JO.()v 4(1.00 :10.00 6u.0Q 10.00 eo.oJ ~~OG 100,0('1 11(;'.'"~,) 120.('1) 1JO.0:,) 140,00 1'30.00 F,G,OO 17::.(;(1 IF,fJ,\''' ~9')_ 2;lCJ'C £1)(;. no FueI'Y!:)od produ;.-.Uo:. f.:I.."'-' ell plantrttiDn R:!'cas ]:..oe ,,5 47 :.",7) ':D.:',' l)L~; 122.::C 1!J7.S0 2H;~7'-; 2':5.0:­ 441'-..25 4Q7.S0 I)i.i".'in nJ.7S t1)0,OO 971.2S 1.(1:1;, "\ 1,1*'1. ,'" ~,7'1-!.7" 1,)4''l.O~.'l 8~'(.2) 977.50 1,1:-:' 1.2?r:,r'I) ,,~!i)",ri; 8ft 5J",O 9.';1),01) t ~ ,),~,(l_ 00 ,'ouJ Total }<'l:ehiQod !/T(;<J..:{'tior, : ,61,) 1,1)10 1,72..1 1,71: 1.;~t' )"l. 2,169 2,2.•5 :2, ~93 '2,'11'5 n- l~ 7r;s 2)650 3,;)00 Estimatt!:u Fuelvo0J >t::::,.ar.d J.l .:. t ~. i..~O 4,5()2 ,:',t<l! {,.U\: .'),103 )J871~ {] ,419 (, ; ~ .' 9.42b 9.7{19 Hi, .00 Fuel'wood Balance (1000 cJ) -2,390 -2,510 ~2:o625 -2,7':"0 -'1.,779 -2J91Jol ·3/J~:O ~'3.11.) ~)./l2 -3,£3u -3,351 -:'t41~ -J,S14 ~3.b2Y -.1."S4 -3 1 -3,8.20 -3,1)17 ~4t04(i ~q,(t1)J «4. 2~ 1 -4, ')~4 M4,l.«S -4,S~9 ·5,2b.:J ~5,.::.t.e -5,':>)1; -S,715 -",907 ~6.b31 ..6,559 -i #030 -7.3\)<) --TI.-"~~i'.:~--~-:r)JZc t~~::'"\~~":hn'i~::-·Li~-;:;;::;~;t-7};1;:---i,:,'TtTt:.:-::-C71';;-P-c::;F;-~"""till" ''li'?~\:-t;-:':~;-m-;';-'~"r:;" -'1.000 ,,1= ('1' J"l'o>t" r t,~( l ,if (-" f" :,11'\ ~ll., 1"': \ ,,; "'ill h:! •. Jo.:;Lyit("·j l.Pt:,(',H.:it; lv Il f,,)r('~t Tf'!"inh'lita', oh!t"t'. A~s,,~f, rOt ~<; t A!"",wu(,s ~'f 10" al.(.~ ill ~ "f'( 1"'>\ !ti'fl:':>,,; 'in t1eq'iltnd. to '!.:el <..ltt' nee '..1'" a.$"'lIrn~~ .9. rive year g .... n\,,~h period bt·fr.·(f' tilt> t1r~[ ,'tH and Uvt.' yI;'A(~ bt:"t\.'c<'n ;L.bs("q"oj>, ,: \J t t • • 1 /llfo,'\!> (", f ! \ '" - 55 ­ ANNEX 2. Table 6 RAIT! FORESTRY PROJECT Retail Price of Charcoal and Kerosene (Port-au-Prince, June 1981) Retail Caloric Price in gross Price per Price Value kwh 1/ Thermal useful kwh tlS$/kg Kca1/kg USC/kwh Efficiency 1/ {,.T5c/lGlh Charcoa111 0.155 1,800 1.11 0.15 - 0.25 6.84 - 11.40 Ierosene i/ 0.408 10,300 3.41 0.3 11.36 Ii 1 kwh - 860 kcal 7/ 'l'hermal efficiency is the efficiency of converting fuel to beat. It varies for different fuels and for different users. 3/ Retail price if charcoal delivered to the user. 4/ Retail delivered price, corresponding to U5$1.24 per gallon, or a elF price ~f tlS$1.09 per gallon. - S6 ­ aUTI FORESTRY PROJECT A,.'lNEX 2 Financial Price of Charcoal Table 7 .. pe.::r=to=n=-__ per bag (30 kg) - -('0'5$)----------------­ Clarcoal delivered to shipping point 53.32 1.60 Tax 1.65 0.05 Loadi:a.g 1.20 Transport to Port-au-Prince 1/ 33.33 1.00 Agent's margin 21.80 Price delivered Port-<l,u-Prince ll1.30 Unloading 1.20 Wholesaler's margin IS.50 Wholesale Price 131.00 2-2.8 Transport Market 6.60 2-.3 Retailer's margin 9.00 Retail Price 146.60 1/ Cost of truck shipping. Transport by sail boat c~sts - $0.30 per bag or $10 per ton. September 3, 1981 - 51 ­ A.."mEX HAITI Table FORESTRY PROJECT Reinforcement of Forestrl 3ureau Det.1iled Cost Tib1f (S '000) Quant.i h an. CJ'!ii ~. For, - - - - - - - - ;JnU - Cant. E.~cr Unit 1992 1993 199.- 1995 Total Cost :1132 1?9l :154 1985 Tobl Raw C~..". I. CAP!iAl. COSTS ~. SAI..AA rES • -- 1. LOCAL SECRETARY 1WIYEARS 1 1 1 1 4 3.6 3.6 3.0 3.6 3.0 14.4 I) DR!VER iWIYEARS 1 1 1 1 . 1.S 1.S 1.5 1.S 1.S 0.0 () a -----......-.-­ Sub-Tot.1l LOCAl. S.l 5.1 5.1 5.1 '~.4 2. IHTEiHATIOHAl FIllESTRY COHSII. rANT fIAItYEARS 1 1 1 .. lot 100.0 100.0 100.0 lot.O 400.0 0 -----­ Sub-Total SALARIES 105.1 10'.1 105.1 105.1 420.4 3. VEHIC'..ES AHD EOOIPIOT 4-11HED. DRIVE UNIT 3 3 17 51.0 51.0 0 0.9 DfflCE FURIII'TURE .ua EOOIMJfT !! IBIIT 13.0 13.0 0.1 0.9 DfflCE SIW.IES Y :!.O 2.0 2.0 2.0 9.0 0.1 0.9 - 64.0 - --­ 2.0 2.1} 2.0 12.0 Sub--iot.11 VEHICLES AHD EOOIPIOT C. F£l.I..OIISHIPS --AItD STUDY TOI.M '1/ seIlWtS !JIlT 5.0 5.0 10.0 0 1 - -- --­ iot.1! CAPITAL CtlSTS II. OPERATING COSTS ----­ 171.1 112.1 101.1 112.1 ... ~O2 VEHY!l.E OPDAiIDM MOl lfIIlHTEJh\HC£ 10.0 19.0 22.0 22.0 72.0 0.1 O.iS ----.....-...­ Total OPERATIN6 COSTS ----­ 10.0 18.0 22.0 22.0 72.0 Tat.1i BAS£LlHE cn!TS ---......-­ 181.1 130.1 13-4.1 129.1 S7..... 1 t INCLUDES ClU'JUTOR! AMD rrPMlmS 21 IlfCllIDES PlJBL!c.lTIOHS i/ ~QR ifAITIAH FORESTERS - 58 ­ ....m FOR£5my Pf!O .l£t1 toral Training and E:ducatioft !f Dlttul..t Coot ' ..It ~. 'jOO) ~iIn'tlb ail!. Colt·s l»J'lf. r'lr • ... ~-------..- - - . Un:t - - - -.. ~ .. -------..-----.. - ..----.. =00:', c.{::1':. IlIlIt 1m 19f!3 19S4 1m I.ul COlt 1m ,991 :\>S~ l"~ :.,,1 '". :_. !. BIltl8lllGS - DMIEJI IDl!lT1IIlY!60 SlUlIlMTS -­ !'112 21 1.0 ~~.O 7'1.~ l4:.0 .j,: 'l.7 1 CUlSSROOltS/1') SlUrfMTS -­ 115 ~2 h. 14.1 14.7 1M 0.:: ?7 CAf{l'ERIA FIJI 3011 ll!IRNIT - 0012 ufFlm - 120.2 5.2 ~ 1.\1 .. n.• 10." !l.S 21 •• 10.2 ,1.5 5M ZM ,0.0 0.2 O.~ 0.2 ?: 0.7 0.7 W\IIilI!AT(lI'f-l~ 3.~ I',' 14.4 3M 0.: 0.7 iWI£IiQUSE -­lIlI2 WIlliE (" IIE!IlIllS) - 45a2 t.O 1.2 I., -- _­ -- -- ._- •• 0 ',0 1.0 ~.O 12.0 ... Oil 1).2 Q.7 0.7 Sui!-!ot.l iItIlLDIIIIIS - DMIElI :1 .• 161.2 149.0 jJ2~O ;!. lIUlUllI6 - LA snu: IIIJIIIlT!IIT/20 STUIIOOS -­ 12012 ~/ 12 2.' lloO 1',0 0.2 0.7 fAC1.LTT 1lIliIIIlU! f(!!! 3 !.I 12 2.0 1M 15.0 002 0.7 dTCI£lI AlIt DIMIltI 'lOOII Fill! 45 - 1 12 EtIQI 12 I.~ J.O '.0 0.2 0./ Cl.ASSII\lOII f!ll :0 iHUlUTS -­ 2.5 12 £MIl 12 1.0 8.0 ~.: 0.2 0.1 \IIIIIElIOOSE - 3012 12 ".0 M lI.3 O.z 0.; WJIIi£ • lIlI2 snu: 12 -- --- -_...._- --­ 1.0 4.~ 5•• 0.2 0.7 --- -- -- ...--- ...._­ SO.O s...-Toul iItIILDIIIII - LA 9,0 SM Sui!-f.t.l lIf'RAS1llI£TUtlE 30.8 211.2 101'/.0 m.~ B. I/£iIJIllS MIll EIIIIPtIlIT 4-lIIfil. MIl.!: LtIIIT 17 51.0 SI.O O.f :;IH'IISSOIER IU9 tillY 40 "'.~ ....0 O.~ RIIIITIIl( • In • loIS( COST tIIlT 28.0 50.0 18.0 ~.I M EIIIIP. AlII MTElIIAU 2•• 0 :30.0 30.0 14.t 10<1,0 OO! O.~ Sui!-TaUl IJlI!IIll! AlIt EIlUIPtIlIT -- -- --. -- -­ 121,v 04.0 110,0 14.0 ~19,0 C. SAI.MIIU ill*IWISTMTOR CGIIfR11J.9 • )., •• 5 .. 4.8 ~ 0.0 4.9 ••0 4.8 0.0 ••a 2•• 0' 1'.2 SEC!l£TM! l~' 3•• l,,; U 14.4 Lt_l. P'fItI'£Rl'Y MIM'EI illiG 1•• 2.4 I.S 3.' 2.4 3.0 ,.. 1.0 2•• l.~ 1•• 2.4 1.0 1.4 2.4 1.0 1•• 4 12,. SuI>- T0Ul LIEAI. ----------- 'l.• '3 •• 23.4 21 ... 23.4 2. !MtlI*T1....... 1011 100M :00.0 2ilII.0 2M.0 IIO,~ 0 4 2. 24.0 2•• 0 24.0 :".Q !t.O 0 ---------- 224.0 %24.0 %24.0 224.0 Sull-foUl Sli.MIES -- -- 241.4 2.,.. -- -- --- 241 •• 2t7•.- "'•• 0 '189.6 D. F!ll.IMIIJPS f'DRm1l1 lMlllltl 12 12 3r.,a 12.0 36.0 144.0 IilSlIlUCTlit TlIIUItMI 2 12 - 24.0 24.0 S-10Ul n1.L!IBlPS ---------- - .",9.2 --- -- --- --- -- j6.0 96.0 36.Cl 168.0 558.6 572..4 297'" l.827.0 _.-.u~ ........ ~ 1I. IlPEMftMI COSTS STlJI[JIT SlllSISTIlICf: ~ 4'5 Of Of 190 I.' 1$.0 'J.O ~.o a,lot 266.0 0.1 rues I'MTIClPMIT !IJISlmJa IJlI!tlll a u III III 114 _ 0.07 1M 9,3 ZO.O '.3 ",.0 ' :it,g .. :1.0 aM 0.1 0 0.1 0.1'5 Ul'l.1£9 ".. PMT9 2.0 1.0 3.0 •• 0 1M 0.1 0.1'5 !.I focal -- ....... ,....-­ coa'! .aaua1ng .:o-financHl.g availaDle ':1) finance Oaten Jericol buildings (nOt included in coat ...... 2 653.9 6"-1 42M 2,015.6 caleutacion.) • ! ' ..IS 12 POI 5TlJ1[J1T • US~4 "IR 12 l*l.umB mE _ AlIt MaUT£tT FiE J f • 12 PEl SIIIIOt f US'II~ I'D 12 IIGlltIIl6 SIll l1li( MIl MOIllttT FEE !f >!O 12 Fill 001 F/l£lLlT I€ J EI - 59 ­ ~ HIIITI Table 3 FOttSTRT PRO"(CT rra1n1ng and Education under ilotulit<! Can hbi. (l '000) a..'Atlt> Hise Costs "hv, ·ur. - - - - - - - - - - - - Ilnit ------------------------ "ar,t, txc/l. Unit !~ 1963 198<1 !9t3:i TaUi ellSt 1'82 1'83 191!4 1985 r~ta1 ~.u COP. ~= .:.a;a .:.=.0:= ::&:.lI==' ===::Uf ::I:::r::ta: 2_-= ==u~ =:a::=.:. ====== ..::.:::::z== ;:Q::':: =::== =,;:.::::: I. Ct1P!TAL CllSTS L i!l/I~DINGS - ::wIIElI: )i.~T INCLc'JED 1N !'RO"::::CT COST ,,:lD FINANCING 1I OOilIIITaRTIZO STUIIlITS - 120e2 Y 12 M 13.0 is.') 0.2 fACIIL TY (lUMTERS FOIl l KlTCIEH All, DIHIHG ~QOII ­ 3/ 12 :.~ 13.0 1~.0 0.2 "., )" f'\1r( 25 -- l 12 ~j\(H 12 1.0 J,O 4.0 0.2 0.7 C.ASSI!IM»I fOIl 20 STUDEltTS - 2.5 12 £ACII 12 1.0 a.o 4.0 0.2 0.7 IiolWIOOSl -- 30e2 SlWo6£ - lOI2 ,2 .2 1.0 1.0 '4.0 .0 11.0 5.0 0.2 012 0.7 0.' .....Tatil BUJUlIIIS - l~ S£U.E --- --- ------ ---- ----- ·.0 50.0 5'-0 .....--- ..._--- ..._--- .. _- ..__.. -­ "' .....lotzl IIlF1!AS!~TlJRE 9.0 50.0 59.0 B. IJ£HICUS tWl EOOII'l'lEllT MI4EE!. llIIIIJ£ UIIIT 17 51.~ 51.0 0 0.· ~SUS UIIH 46 46.0 46.0 0 0.9 fWlTlJIIE - 151 r# ~ COST tJllT 2M 50.0 78.0 ?.1 0,9 EIlUIP. MID MTERIALS !... o 104.~ 0.1 Sob-lowl IJ£HICL~ old EIlUIPIOl -- -- .24.0 64.0 30.0 --- ._-- ..._-­ 30.0 0.9 121.0 80.0 14.0 ~".O C. SAUIlIES ADlltllISTilATOII 6.0 6.0 6.0 6.0 2•• 0 CDIITll!l.I..Ei 4 4.8 4.8 4.8 4.8 4.8 1'.: $E£A£TAWf 4 1.4 1.6 3.6 3,0 3.6 14.4 LIlIRAiIlM 1 4 3.6 3•• •• 6 3.6 l •• 14.4 I'RIftRTY IWMIIO IlIII'IOS 2 I 2 4 8 ~.4 1.S Z." 3.0 2.4 J,O 2.4 3.0 :.4 3.0 9.~ 12.0 ,..riahl ~OCAI. -- -- -- --_. --­ 23.4 23.4 23.4 23.4 ~lfO 2. lllfElllMIlll*l. S<.b-Iotd IIIT91111T10111l1. 2 100 24 -- 24.0 _ ~.o -­ 24.0 24.0 ...-...... 2M 224.0 224.0 --- -- -- -- --- --- 200.0 200.0 600.0 ~ 24.0 .... ...o ' •• 0 6t6.0 ~ Sub-Tobl StLAlms 41.4 247 •• 247.4 247,4 78t.6 D. ""J..!.IlI8IIPS rO!!t:STllY TilAI.11IS lIIIIT 12 12 - 36.0 72.0 36D 144.0 IIlSTUTIlR lIAI1I11I6 S<.b-Toul Fru.!IIISIIIPS UNIT 2 12 --- --- --- 36,0 24.0 -......_--­ 24.0 ......... 3&.0 96.0 168.0 -- -- -- -- --- Tobl tM'ITAL COSTS rnA 397.4 _.-zaa 1.295.6423.4 29l,4 :raItWaa . . . . . . . . . . . ~ II. Ilf'Uf\TlHl COSTS STUII£lIT SUlSISTEIa 25 45 00 00 190 1.4 lS.v 6l.J 84.0 iI4.0 ~106.0 0.1 0 ruo£II PMlTlC'P.wIT SUUISma; m III 134 4OO!M7 9.3 Y.l q ... :8.0 0.1 0 'lEHICU: a I ~ 10.0 ~1.0 ~6.0 "M 82.0 0.1 0.7'5 SUfftl£S AIO) p/iirs -- 2-D --- _..-... __...... _­ 3.0 1M 3.0 •• 0 .... 0.1 0.7'5 Tobi 0f9ATIllS CIISTS 47.0 ·S.3 122.3 123 •• 388.0 ~~~=- ... "~ Tatil 9ASalllE CllSiS 224.4 492.7 545.7 420.3 1.683.5 SCII-=:f u ...... :~ ~ .:::::%ot:,;:: l! C"8CS detathd in Table 2. II ... PER STU!fIlT ~ UStl:'5 ?ER 12 llll.UGllIS SITE IoIl/II .II1II .w:lIfTECT >U 'J,.I 40 12 f1lR EAaI ~AClA.n lOKR - 60 ­ ANNEX 3 HAITI rw:sm PIIU.tT Tabla 4 Fuelwood Trials and Pilot Planting - Port~.u-Princ. Area D.tlilld Colt Tl1I1. (. '000) llulnt.iw 9IH COlts 1'tI!I. for. - - - - - - - - ClInt. E'xc/I. ~tt 1782 1983 1984 1985 Totil ~it Cat 1782 1983 1984 1'18'5 Tatll Rita COlII'. I. CAfITAI.. COSTS A. IIf'RASTRUCTIIRE RESID£/ICE AlII TOIl. StU fOR CM£TAKERS (120 /12) 112 24 96 120 o.t25 3.0 12.0 - 15.0 0.2 0.7 iIEU. fOR lIIIiIIUlI&IIRRIIlATIllM IMlER litH 1 1 2.3 2.3 2.3 0.2 0.7 ~Totll IlRASTRtICTI.I£ -- ---- 5.3 12.0 17.3 B. V£JIICLES AlII ETIIIfIIOO FDIII IHEl. lIIII1E PICK III litH -1 17 17.0 17.0 0 1).1' FEJll:III8 LOT 1 2.3 2.3 2.3 0.1 0.9 HAND TOIl.S AlII OTHER EQUIPIIEIT LOT 1 2.3 2.l 2.3 0.1 0.9 ~TGtll V£JIICLES AIID EIIlIPIDT ------- 21.6 21.0 C. SlltVEYS 1. SOIL SURUEY ---- LOCAL SOIl SPECIALIST IWIIIIII'OI 6 6 0.6 l.o 3.0 0 0 ----- SuII-TotIl SURUEYS 3.0 3.0 Totll CAfHAI.. COSTS -- ---- . . . . 12.0 30.5 __ :&::Iaa~42.5 II. tJ>OATIII8 COSTS A. SlLMIES 1. LOCAl.. fORESTER fOR IlMTHIER lIIALS I\WIIElI stEll LAI IWMAIlS 2 2 ., 2 8 3.5 7.0 7.0 7.0 7.0 28.0 0 0 • CAIlETAm lIIIIJB IWIY£MS IWMAIlS 1 1 1 1 1 1 1 1 4 4 0.875 0.' 0.)1 0.)1 1.5 1.5 1.5 1.5 1.5 0.' 3.5 6.0 0 0 0 0 I.A8IIR IWMAIlS 5 10 15 20 50 0.7 3.5 7.0 10.5 14.0 35.0 0 0 SuIIw TGtll LOCAl.. ----- n.s 12.)1 16.4 19.' 23.4 2. IHTERMTIOIW. IJOLUHTEERS IWIYEARS 1 1 4 20 20.0 20.0 20.0 20.0 80.0 0 CtlIIW.TMT DIRECT SEDI118 IWII!OIITlI 2 2 4 - -----_. 14 28.0 28.0 56.0 0 SuIIwTatll IIfTERMTIOIIAL 48.0 48.0 20.0 20.0 136.0 SullwTatil SAI.NUES ------- 60.9 &4... 3'.)1 43 ... 208.:5 B. ltATERIALS AlII SIJIPlIES TRACTIIt REltTAI.. fOR RII'PIII8 25/V! 2 .. 10 1.5 1.5 3.0 4.5 0.0 15.0 0.1 0.75 IJEltICLE IJIOATIIII AlII MIIlTEIWIa 2.0 4.0 5.0 5.0 10.0 0.1 0.75 SPfi!E PARTS 0.5 0.7 0.8 1.0 3.0 0.1 0.95 SEEll.I1IIIS FERTILIZER AlII OTI£R IMlERIALS 11 1.3 1.0 1.5 2.0 5.8 0.1 0.95 SullwTatil 1MTERIALS AlII S\I'PlIES ------ 5.3 a.7 11.8 14.0 39.S Total !l'ERATIHG COSTS ------- 60,2 71.1 51.7 57... 248.3 .::.a=r =-=- zz:r.I ~ z:t.=UIC TabI BAS£l.IME COSTS 96.785.1 51.7 57.4 290.8 ....... ~ =--- ••:.... 11 S£Ell.lHGS PR1lYIDED BY DIIIlIIDR'S IIMIEM NURSERY , I15M5 A'Im -----_.-._-_._---_._---_._-------, - 61 ­ ANNEX 3 HAITI Table 5 FORESTRY PROJE~T Northwest Reforestation Trials and Reforestation Monitoring Detail~d Cost Toble ($ '000) Guantit~ BClse Costs Ph!j. FOT. ------------------------ Cont.. E);ch. Unit 1982 1983 1984 1985 Total Unit Cost 1982 1983 1984 1ge5 Total Rate COI~. :-::==-- ::s:: === == === === ==---=== == == === === ===== ==== =::=: I. CAPITAL COSTS A. VEHIClES AMD EQUIPIlEHT FOUR WHEEl. DRIVE PICK UP UNIT 2 17 17.0 17.0 34.0 0 0.9 HAHD TOOLS AND OTHER EllIIPMENT LOT 2.3 2.3 0.1 0.9 FENCING LOT 2.3 0.1 0.9 Sub-Total VEHIClES AND EQUIPIlENT 21.0 17.0 38.6 Total CAPITAL COSTS 21.6 17.0 38.6 ==--= == == == =--=== II. OPERATING COSTS A. SALARIES 1. LOCAL FORESTERS AT BOItBARDOPOLIS, JEAN RABEl IlAHYEARS 2 2 2 i 3.5 3.5 7.0 7.0 7.0 24.5 0 0 CARETAKERS AT BOtIBARDOPOLIS, JEAH RABEL IIAHYEARS 2 2 ., .. 7 0.875 0.9 1.8 1.8 1.8 6.1 0 0 LABOR AT BOI1BARDOPOLIS, JEIIH RABEL MMYEARS ..., 2 2 7 0.7 0.7 1.4 1.4 1.4 4.9 0 0 -~ --- - - -- -­ Sub-Total LOCAL 5.1 10.2 10.2 10.2 35.5 2. INTERNATIONAL VOlUNTEERS 4 24 24.0 24.0 24.0 24.0 96.0 0 COHSUlTAHT DIRECT SWlING 4 14 28.0 28.0 - 56.0 0 Sub-Total INTERNATIONAL -------- 52.0 52.0 24.0 24.0 152.0 --------- Sub-Total SAlARIES 57.1 62.2 34.2 34.: 187.5 B. ItATERIALS AND SUPPLIES lJElIICLE OPERATIOH AND MINTENAHCE 2.0 6.0 9.0 10.0 27.0 0.1 0.75 SPARE PARTS 0.5 1.2 1.5 2.0 5.2 0 0.95 SEED FERTILIZER AND O'rHER IVITERIAlS 1.3 1.0 1.5 2.0 5.8 0 0 -------~ Sub-Total IVITERIAlS AND SUPPLIES 3.8 8.2 12.0 14.0 38.0 -- - -- --- --- Total OPERATING COSTS 60.9 70.3 46.2 48.2 225.5 ==== == === ==== === Total BASELINE COSTS 82.5 87.4 46.2 48.2 264.1 ::= = == :== === -----------,---------------­ Febru;r~ 12, 1982 10:31 - 62 ­ ~ IMlfI .able 6 FltIS1l!Y JI!!O.ECT Pta. Fcr••c HaDa....ne DoNll" C.d holt If '0001 ~iiv '-Cosh ClIIt. Wit. """. For. _ _ . !/I\it . . _~ It112 itll 19&1 _ _ lMat II'llS Toul x. - _ Colt 1912_ __ 1'ISl _II' _ 19&1 11S ...... -.-a=-­ fOUl R-. c-. I. CN'lTM. COSTS ~.!~ tIIlUDIIIS flit iliff 11 IJ'I'ICmOG !l21 ROllDCfS 1200 1!2) 112 !12 20 40 !If 160 - - I" 200 0.125 O.1ZI 2.S S•• 10.0 20~ 1M 25.0 0.2 0.2 0.1 0.1 NtIIll'BlMU IlUlLil. . , . . . (200 1!2) 1!2 40 160 - 200 0.125 M .-- -- -- ---- :0.0 25.0 0.2 0.7 SoIP-TaUl JlllLDDIIIS FlItlJlff n 12.S SO.O 62.$ SoIP-Total IIf1WI11UtTUIIE ---------- so.o 12.5 02.5 •• ~!CLES , ElIIIJItIlIT FU 111m 111111£ Pica II' IIIn 17 01.0 .... M TtIIlS , ElIIlMlrI' S£'I 12.0 12.0 0.1 0.9 CHAIN WI IIIn ~.lS 2.1 2.8 0.1 0.9 RMIOS iliff 1.25 S•• S.O 0.1 0.9 SoIP-fotal !IEII1a..t:S I ElIIlI'llEllT ---------- 87.8 81.8 C. SIn'Ili 1. AElIIM. l'!IIfO CMIlAB( lWImIS S.O S.O 2. l'!II!1) INTOI'IfTATION IWM.MIS $.0 S.O 1. ST_ IUlSIfIUTlIII IIIoItIDIIS 2.0 2.0 4. SOli. SIMY C. . .fMT IWIIIIfIII 1 14 14.0 14.0 uu. SIIIl. sm:ULlST IIIII8ITII • • 0•• 3., 3.' FIIIEST !MlITlIIJ lOG !III 20 20 20 20 at 0•• 12.0 12.0 1200 12.0 48.0 SoIP-TaUl !OIl. SLI\o(T S. I'IN.ATIIil I ABlt. CDSUI -- -- 2'.' -- -- --- 12.0 12.0 12.0 ~ .. MTEllM.S.I1IIIII8QTA TION _ SIIISlfItIG 1••0 10.0 ~.1 0.75 a.l.TMTS lWMMS 2 2 14 21.0 21.0 0 1 I.lICM. CEII9IIS TMOS IWM.MIS 40 40 0.3 1200 12.0 0 0 MTEIIU.T'ItMIlP!ItT _ UlISTIIIU 10.0 10.0 0.1 0.15 SllD-TaUl I'IN.ATlIII , I8It. CSIIIIlI ---------- -- -- -- --- 60.0 60.0 SoIP-TaUl SIIIIIm -- -- -- -- -- ---- 1010. l::!.O 12.0 12.0 137•• Taul CN'rrM. CIISlS 201. 9 62.0 12.0 12.0 2~7.j -------- n. Il'EllaTlIIII cam Ii. w.MlD I. LlICM. F1II£STEIS MIffWS 2 2 2 2 8 0 FlJI£STBIS IWI'IWS 2 2 2 2 B 0 FfJIfST !lI/iIIIIS IWIltMI 10 10 10 10 40 0 FET !lI/iIIIIS NtIfttMI 10 to 10 10 40 0 I'itIWIICS I!Itl\l£J1S IWIltMI IIfIII'ItAJIS , " 4 4 4 6 • 4 l' ~4 I.S I.S •• 0 9.0 4.0 9.0 ••0 9.0 1.0 '.0 24.0 36.0 0 0 LAlIt '10 90 360 0.15 61.5 270.0 6M SoIP-fOUl uu. IIIIitIWS " YO ---------­ 82.S 6M aM 82.S BM 61.$ 330.0 2. IIIlDMTIDIMI. I'!I.IIIIlWI lWnEARI 24 41.0 48.0 48.0 48 •• 11.1.0 SoIP-Total illl.MIIES ---------- 1300$ 131M 13M 13M 522.4 t. MTElIM.S , U!'U£S YEIIIa..t: OI'OIITliJI _ IllUltT£IWICE lJ.a 2:1.0 3M 32.0 102.0 0.1 0.75 Sf'lIIIt: HIIlJ 5.a ••$ 8.0 ~l5 2M 0.1 0.9'5 IIIlI l'!I(SEl'MlMS , IlTIII s.o s.o M 5.0 =0•• 0.1 M'S ---------- Sull-foUl MTElIU I U!'U£S -- -- -- -- ~o J4.~ --- ~.o ~.S 151.0 ....... ------ tn.o ioul OPEMTIlIil COSTS 1~.5 167.0 115.5 413.0 Totat WELIlE cum 355.4 m.o ............ 111.5 IIlt.O 960.9 __ =- ~ ~ =--r... - 63 ­ ANNEX 3 HAITI Table 7 FORESTRY PROJECT Development of Cooking Stoves Detailed Cost TaCle ($ 'I)CO) QUintit~ Bise Costs Ph~. For. - - - - . - - - - - - - Unit ---------------- Cont, Exch. Unit 1982 1993 1984 1995 Total Cost 1982 1983 1984 1985 Total Rate Coapt ===--=== -::n:= - - === = === === == :== === === == =--= === r. OPERATING COSTS ~. SALARIES 1. LOCAL SALARY SUPPL£1'IENTS itAHYEARS 1.0 1.0 1.0 1.0 4.0 0.1 0 ENUMERATORS--I0 HAHYEARS HANYEARS -4.0 -4.0 8.0 " .1 0 --- -- - - - - - Sub-Total LOCAL 5.0 5.0 1.0 1.0 12.0 2. INTERNATIONAL STOVE CONSUlTANT MHttOHTH 2 2 1 1 6 2 -4.0 4.0 2.0 2.012.0 0.1 1 Sub-Total SALARIES -- -- -- --- ---- 9.0 9.0 3.0 3.0 24.0 B. OPERATIONS TESTING EOUIPME*T AND SUPPLIES 40.0 10.0 - 5'0.0 0.1 0.3 SUPPLIES FOR TE5T STOVES - 2.0 4.0 20.0 26.0 0.1 0.9 STOVE TESTIHG 2.0 2.0 1.0 1.0 6.0 0.1 O.S SOClOECONOItIC SURVEY 1.0 1.0 2.0 o 0.3 ACCEPTANCE TESTING - 1.0 1.0 1.0 3.0 0.1 0.3 ARTISAN TRAINIIH6 - 2.0 2.0 2.0 6.0 0.1 0.3 Sub-Total OPERATIONS 43.0 18.0 B.O 24.0 93.0 Totll OPERATING COSTS 52.0 27.0 11.0 27.0 117.0 ==== =--== === ==== ::::=;:: Total BASELINE COSTS 52.0 27.0 11.0 27.0 117.0 =--= === --a==== ====--= ---------------------------------.------ FebrtJar!:f 12, 10:31 1~2 -------------------.---------------------------­ - 64 ­ ANNEX 3 HAITI Table 8 FORESTRY PROJECT Preparation of Second Phase Det.ileo Cast Table n '0(0) Quantit~ Base Costs Ph~. For. - - - - - - - - - Unit ---------------------- Cont. Exch. • Unit 1982 1983 1984 1985 Total Cost 1982 1983 1984 1985 Total Rite COl'. =:= ±==-- === ==== == ==== ===== :=:= ==== ==== ==--=== ==--= -==== == ===== I. OPERATING COSTS ---------- A. SAlARIES ------ 1. ctINSULTANTS --- .._---­ FORESTRY LEGISLATION IWNHTHS 1 3 14 - 14.0 42.0 - 56.0 o 1 FORESTRY INSTITUTIONS OTHERS itAHMOHTHS KAHHOHTHS 3 2 3 " 2 0 14 14 - - 42.0 28.0 42.0 28.0 94.0 o o 1 1 Sub-Total CONSUlTANTS - 56.0 112.0 - 168.0 Sub-Total SAlARIES - 56.0 112.0 - 168.0 B. OPERATIONS ----- PREPARATION REPORT 1.0 1.0 0.1 0.75 Total OPERATING COSTS - 56.0 113.0 - 169.0 Total BASElINE COSTS - 56.0 113.0 - 169.0 ==== === =-- === ::.:r.::r= ---------- Februar~ 12, 1982 10:31 -- • - u­ ltAIT! F1MS'm' _ _ /tUl:T .. 1100 (I 'OMI 1111:1 1. 1,.. IllS 1.\&1 1_ 26.8 111.0 • I)I.S Sorr.w a.r_ _ )4.4 1.56.0 • 1>11.' Fort~ u.:-. t. IOIIUI 2M-t 11•• ...f ~.O 1M • 267.0 _1"",11111111.. QII1'I_ 262.7 1'.6 • 281.) ;o.... '*"-' t.liIIlPIIIIT _l1li !IlLS 19.4 1'-4 rualI11II ... M tl•• lI••tt.' ,... 5•• TMWJII M1DI11U 2M -- --- .... --- --- --- ]2" 16'" 11M _1_1_ "-w.1 CaMl'-'ia iJ.. 6.J ... ilM t.2 16.t I •• 221.' .... 12.1 ""tCW~'" _I_!_"~ -- -- l.6 7l.J -- --- 11.1 111.7 113.2 --- ll.. ..~ ~M ;0I'tiM~ .....1l1A1t IT""" ~tall'l OS., 1'5.1 ll.' Ift.% %1-% liJ.' 100.0 156.. '12.' JOt•• I.UI•• I"" I.... la.. II.. lid !Ii" ~•• ".0 _INI ..._ ITW.. ,*--1i11111 ?'ICW c.t_u. srl-W I-="_ ~ 27'.9 ...., .... m.s:I.10U Fo...,aua-. fIlS.. iN.t .... 557.5 2.11t.S £. LtgI, IT,," It.l 117.7 N.' 112.7 .... la.l l'.' n'.1 75.7 ''''1 M.% tl•• !l.0 !Z•• Ul.l I.' -- -- -- I.' --- ••• --- M \l•• ID•• 1M 1"" ISl.7 lI.5 ....2 51.1 11.2 1'' .' 1...5 ---------- srl-W IIICI.IIJIJIIIl1IIlIECID F1J.... ~ :29.' 111.1 2'7.l m •• lS.' 1.7 I.' 2,J !!It.' 1.1 •• r.~1P 41.0 101.0 36.0 178.0 41.0 101.Q 36.0 178.D lew C<iflTiII. toIl1 329.2 916.7 861.0 oa&s) ,;111..4 f'!rNIsc.i Caltu.ct_ 329.1 n •. 1 367.0 62aoS Pncw c.'_Stl I1._IIJIICIlIlI ------ hilt•• \..".. h1D.2 ~.11.m.1 _10 IOIQ.£ \1M .... 17.0 11.1 11.0 ".1 .. "'l.t fl•• 9$.0 I!I.' m.• III~ _nGII :'.6 1M J,4 t •• l4.0 '.0 16.6 12.0 'M • M1DI1iILlI I UI'I.W !l~J 16.2 I'.• ll.5 n.. INI_CIIIII 16:!.f 11'0.5 m.1 242.' 911•• """..01'-'_," 16.1 1'.1 72.2 ... J II •• 'rlcteaoo-.... M lS.1 'I.. 11106 m.t 992.1 1,1D7.21,08111 611.4 4.ill!l.a -.-------- .. 1.06B.8 1,331.8 1.,.;uJ. 1..,:1.3 .5,016.8 - 66 ­ _ _""ITt Il10 _ _ , ..vm''''I!.£I' (f'.' 1E1_._ 'llI:,_ _ ~III" so:.fIla" _ ------------- ~ _ _ rwllJl PI./III'.~ _ IlWl _ IoU! t. tM'!TIL com 59.0 IS.' .2.5 · 136.3 -- --- ------ 59.0 2.3 11.3 62.3 • 138.3 2.3 11.8 J.! 12.5 · 27.8 SuO-ItIII na.. ~ -- "'.6--------- 13.8 2.7 73.4 7.J AS.J · 23.8 - 190.3 1.101lUJ - ...... '8!a.a M $I•• . !I•• 2•• ~. -- ------ -- .... S1.g fl.' .., :11.4 101.' --- ••3 liS.1 :11.4 68.0 ------ 3.5 71.5 --- II•• · · ..., 221.6 267.0 153 282.3 ••• 1M 501 l'.4 s•• !l.' 71•• ".0 · Ill•• ••• -------- --- 1M.' _TaWIIIIJlIIIIIT 21.0 lIZ•• ... If.' 277•• _0.1-'-1_ "i.~l. 2.1 M -- !I.2 ".1 --- --- --- t.5 0.3 2•• 1.1 .... 22.7 SuO-I"'ll_~ FG"l"~ I. £I1'OllIIAlt !lflff" _TIIfII IS•• ZL' ..... 210.3 lIS. I ZM ." 5., It.. · ~.I lQ.S flaOTiIIIl_ 600.0 ".. ------ 192.' 1",.0 hljl•• .. ... · ~!lIII _ ·_ _fllfll '1.4 m.1 ~ 50.. _IoU! £I1'OlItAlt SlIII''' -'TMfIS ..... -- --- Ut:g .,,, 37.' 19'2.' I.... 1.744.0 16.' 358.8 '''ift~ift 71.7 4n.7 -- 856.5 --- --- --- m •• 221'.' I.... 2.102.' _I E. t.U. ST"", _STiff \IIM'IS !If'" 21.' st., o;!ol SIoI llI.S I •• 110.' 117•• 2.0 · !'il.7 "'.3 1;t!.2 ...,.. --- IIIl111MJ . . _!D II•• 20.' ----- n •• m.. --- 11.1 1.0 · "'.2 s.' 24.' :IS.' - II'" --------- LM.4 ••2 1711•• m.• 2:1.1 ,... I&Z •• 1 2.2 '.7 1St•• .1.4 10.' ••• --------- m•• I." 168.Q 2.' --------- 41.4 · 178.0 43.4 12•• 2Q9~4 Z70,,' · ,,1.5 ------ lG2.' -- --- 12'tO 33109 170.' r.,,1 CoIPIfIL com 1.%95.0 789.' lot '.... 3.240.8 -- --- --- --- ---- !ft.1 1.611.2 501.' 2.121.0 57t.1 '1'.1 9511.5 la.5 2~:' 1.1 :t4.0 4 ••97.' 204.0 3,"'.7 II. 1ftIIM1l. CIIIl1 SoUIIO I'M 14•• 311•• _Illlllll Alst:IWIIlIIII 12•• IZ•• 1M 43•• ••• 102.0 20•• M.f 34•• • _TIc. _m ".0 I•• '2•• PINoml r... 1Il1OllLt I __ l_fIJlCllll1 12•• -- --- --- • •1 171.' --- 21" 71 •• <It•• lIS•• I•• 12•• III•• 7.2 31.' M 1'.1 11.5 f.1 II•• !t., --------­ ""in~l" I'.l 121.t 1f.2 <I•• 2M f.3 :2'" i." hl2t.l 12.7 -lSI•• 111.2 --- fI.7 ;>Sol :!liP 112,. 1<It•• 14.3 I.f !II.2 TtIII IIIIiIUIl cam -- --- ".., --- --- 514•• 1 •• 83.0 _.9 11M 1""4.0S9.n 1t¥tth.etl CaM1-.:1ft "tel' c...,..* 9.3 68.S II.' It.! H .• M 132.1 10101 IIlIl.IW com IlM -- --- 412.7 .n.1 --- --- 1.1.1 194.7 1.187.2 12.1 15.t.2 34.3 344.: :MS•• ,.016.3 ----- '''.2 2,164.5 - 51 ­ HAITI - FORESTRY PfIIOJiCT IMPLEMINTATION SCHEDULE ..... -.. - ...... "". I !. N • • , . A.~II"~.,­ ......,....,s.--...­ 1 I " . . . .""*"f . . . . " . . . . . . ~1Jt .... . . r....,... ... - ~ -­ -­ '-­ '-­ -00.:­ I I I I I.. " ' - - ' !o-­ IF+1. . . . . . .. F I4J/N • 0ANrI0It (t14J/N"'OAJIIINOIII: FIIIIV40OAJl!:NOIIJ; F=AIiIN"O~ , II _14JIV90AJllNOJll • ~I~T..-.J l.\4IIriJ""'. . . ,....,. ~JT...... $_ fiA¥Y+OAlQreClt I i I I i 0,.. ................ 0 ..... ~ ..~ o.w­ I I i I i I ! i i ~I f'fITlr:~'9=r:~I$I~~,~ s-·..".... . . . . . . u ... • -"--­ ~11OOJII~1..a1lde ~F_c..i!~ ~ !20~ ~ .. ilD~ IlID......, .­ Fi .... ­ '­ .­ Iii ~Ofy ....... - - J.~ ...... T"'"1IIiIIIIt ... r-.r. ! -­ - I ~ - T,.....~ ~~at,._ i ... -­ c,JIho(,..... . . . . -­ "'­ '-­ _.­ j I J _­ ~s._"-' .. - ... . ........ ~Ng.­ ...._. ""' ­ -­ '-­ -­ r I I .r - ! I I I I --­ o r.-.o...-­ - ­ r I I - - I .... ! I I i I I , , I I --­ ~.­ .... - r - -I - + - -.... - - - , i I I I -­ ... ­ "TritII ............ "'-""" ......... ~ I I I ! - - - - -T i I - I '""" - i - -. ... ­ - I Q.~ . . " - ' I i I - .......... ! ..... - - - I --­ ... ~ I I - i ,-­ I I I I - - I .I. ........... ,...P..r -­ - -II ! T. . . . . fIf ....... ~._ t~hIr,......... I I -- ............. ~ot ....... "'­ ...... - -­ ",0­ ~. - . . . . . . . . lAIIIfu.. . . . . . . . sw. i -I --­ G I...a Trve5www ~ - .. _­ ~s.r.,.,.,ofa..-.-.. '2.0. . . . fIf . . . . . . ~.""-""*­ nwr_~UNf\M " ' - - - wi c.e.. "-­ ~"'~fII""" ~ w i , , -­ I~of""""'"""" --"-"­ _T_ _T_ ~11~s.... -­ 0_ _ -­ ~­ J 1­ I - i- i i '"'" -­ :..... .,.....a­ 1-1_:~1 i LJ • L.,......-........ _0­ ,.".",~QIrW~ ~~~. .t FAOIO~~ ,AgO ............. -­ '-­ I I . I I I I I ~ , i - 68 ­ A..~X 4 Page 1 HAITI FORESTRY PROJECT Documents Available in the Project File A. Working Papers Forestry Development A1 Fuelwood Trials and Plantings. A2 Management of the Haitian Pine Forests. Forestry Training Bl Foreign Fellowships in Forestry for Training at the Graduate Level. B2 The Work and Qualifications of a Forestry Technicians in Haiti. B3 Description of Subjects of Study Recommended for Training Forestry Technicians. B4 One Year Specialization in Forestry. BS Primary Education and Training. Development of Cooking Stoves Cl - Development of Efficient Cooking Stoves. B. Related Documents 1. Proposal for the Protection and Management of the Acul River Wstershed (Integrated Agricul­ tural Development Project) 2. Methode d'utilisation des Lignites Suzie Nonez Philippe­ d'Haiti Auguste et Max Tiphaine 3. Considerations sur les aspects sociologiques et organisationnels de Pro jet Forestier Pilote 4. Women in Forestry for Local Marilyn W. Hoskins Community Development - 69 - ANNEX 4 Page 2 5. Loi du 17 aout 1955 reglementant DAR..L'fDR Sept 1955 la coupe, Ie transport et Ie commerce du bois et four a chaux 6. CARE - Project involving 4,000 CARE Proposal small peasant farmers in northwest Haiti in tree-growing activities I 7. Agroforestry and Natural Resources USAID/Haiti Management • 8. Erosion du Sol et Reaction Sociale Laurence A. Lewis 1975 un Plan d'Action pour Ie et Stephen L. Feldman Developpement d'Haiti 9. Reboisement et Lutte Contre J.E. Raeder-Roitzsch 1975 l'Erosion - Planification, F. Zenny Politique et Legislation Forestieres 10. Reboisement et Lutte Contre FAO - D.E. Earl 1976 l'Erosion - Le Charbon de BOis, Combustible Renouvelable 11. The Northwest Agricultural Dr. ~olf Donner 1976 Deve:lopment Region 12. Method of Inventory, Pine M.J. Berry and June 1977 Forests of Haiti K.D. Musgrave 13. The Qualitative and Quantitative M.J. Berry and Sept 1977 Changes in the Forest Cover of K.D. Musgrave Haiti between 1958 and 1977 14. Renewable Resource System for Use Roger D. Moeller Oct 1978 of the Haitian Forests 15. Draft Environmental Report on Haiti The Science and Jan 1979 Technology Division, Library of Congress, Wash. D.C. 16. A Study of the Fuelwood Situation Frederick J. Conway 1979 in Haiti 17. Terraces, Trees, and the Haitian Gerald F. Murray 1979 Peasant: An Assessment of Twenty­ Five Years of Erosion Control in Rural Haiti 18. Essais d'Introduction d'Essences Y. Van de Moortele 1979 Forestieres en Haiti: Interpretation desiResultats Cro ssance Apres Deux Ans de - 70 ­ Al.'lNEX 4 Page 3 19. Prospects for Energy Conservation Elizabeth Cecelski April 1980 in a Low Income Developing Country: The Case of Haiti 20. Centre de Formation en FAO Aug 1980 Amenagement de Bassins Versants - Projet 21. Social Dimensions in Local Marilyn W. Hoskins Oct 1980 Forestry/Conservation Efforts 22. Service de Conservation du Sol, DARNDR 1980 des Forets et de la Protection de la Faune - Work Programme - 1981 23. Agroforestry & ~at. Resource AID 1980 Management 24. Haiti Energy Mission L. Sayn-Wittgenstein Dec 1980 25. Evaluation du Programme Dr. J. von Braun Dec 1980 d'Assurance Alimentaire - Haiti Prof. Dr. W. Achtnich Dec 1980 26. Trees and Charcoal in Haitian Glenn R. Smucker Jan 1981 Peasant Economy 27. Operation Double Harvest ­ AID Mar 1981 Grant Details 28. Programme National de DARNDR Feb 1981 Conservation du Sol et de Reboisement 29. The Potential of Charcoal Ronald Smith Mar 1981 Plantations for Haiti 30. Pro jet Forestier Pilote ­ M. Simeon - FAO/IBRD April 1981 Rapport de Preparation 31. La Formation et Ie Andre Elkrief May 1981 Recyclage des Cadres Techniques UNESCO Forestiers - Republique du Niger 32. Protection et Amenagement du Jean Nicole Jean Louis June 5, 1981 Bassin Montagneux du Limbe 33. Centre de Formation en Amenagement D~~R/FAO June 1981 des Bassins Versants 34. Comments on Developing Forestry/ Michael D. Benge July 1981 Agroforestry Projects in Haiti DECEMBerl 72' USA. TO,pTUE <9<1 ~ (J e ,.; {] '7 n ~ o c E A N ""<I Port de Paix __-r--..._ "'<IS' \ CUBA JAMAICA DOMINICAN REPUBLIC PUERTO RICO ~ MoleSt.Nicolos '\ \ I \ J 1 i /".< .,'/ . . ....___­ . .. "'::'.. _---------->''j ~:aJ Ro~~1 .• "', ,.) '1­ I \ l \ J \,/ -'~0 ~/ -_. , ' .~, c/ J ~"._ •• J ooo v u .'\e BombordopollS.Q,...___ ~_O, Bai,e d~ Henne ...... "" ...... nso Rovge ' , .<\ "\} ? ,'__ Gros Marne ---' '-~ ._ . . --:f.','~<_~,_...." HAITI 74' :x "/ \ \0_\-., TerraNeuve co FORESTRY PROJECT ::> forest component • Pine forest management headquarters CL • Fuelwood species trials and demonstrations Ecological zones: w Very humid Humid Dry c:; u / f o f Annual average rainfall in millimeters Rivers (Jonove _ Main highways - - ­ Secondary roads - - - ­ Tertiary roads 19' _. - International boundary .s o//) /'~ z ~ ~ .. 0,""+ ~ --~~~ KilOMETERS 0 ! 10 ! 20 ! 30 ! 40 ! 50 j '-'l:-,. GO N A..J(!. E I. -?~ 0-:> __ <t ~/'b MilES .. . .~ .J) <J u "-~-~lS ., ¥' GIIANO .[""rEMITE I. (. .~ 01717 e I z Dame 7~.....,,,.;;:·~t ~ o o ThIS map has been prep8red by the World Banlt: 's staff S}(c!us/v,ely (Of the convenience of fllh reuleiels of the report (0 which It 1$ attached The denGmmtWOIIs mied and the bCundimes shown on Uus msp do not Imply. an the part of the World Bank and It$ aIM/etes, any judgment on the legal status of OilY Ismtary or any endorSement or 18' aCcf;!ptaflce of such bound;!lnes VACHEl. h h e a n 5 e a 74' 73' 72' ~ o\l ~~ ~ ~[1 ~ ~ ,,'~. ~I J?F~REST ~ HAlT T I.\ "," P I ESTRY """ l ' ",'"" REP UBLI C COMPONE ~ ~,.ri-'-'-'-"',-"" DOMINICAN PROJEC NT "o" n ~ ,~~~~ ~~5', '00,­ .0"" ' ' -- des BQuQuets, -= , P : , v,; 1, ." \ '\ \ '00' - P' e forest compo '" Pine forest managem200meter S.""d"",,d ElevatIon co T.",,,, ",d. ntours( intervals) ."' ., h dquarters ~IOOO",,---_ ~rre --..". '" - trolae" J,--_._.-'---==-==:---_ " ; ( '_. V,I~_~.~," Miles 0 " '" - 1 1\) ~~_~ ~ ~ ~"--l~r. 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Informations clés
Type de document Staff Appraisal Report
Date d'adoption
Pays Haïti
Source Banque mondiale