fL r~ "'X '6 0/ /1 3r--') Y Document de La Banque Mondiale A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport No. 2056F RAPPORT D'EVALUATION RETROSFECTIVE SENEGAL PROJET RIZICOLE EN CASAMANCE (Credit 252-SE) 10 reai 1978 Departement de 1'eva1uation retrospective des operations TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut eire utilise par ses destinataires que dans I'exercice de leurs fonctions officielles. Sa teneur ne peut eire autrement divulguee sans l'autorisation de la Banque Mondiale. EgUIVALENCES MONETAIRES 1972 1 $ EU 277 ,71 CPA 1975 1 $ EU 225,00 CPA 1 CPA 0,0036 $ Err 1 CPA 0,0044 $ EU 1973 1 $ EU 230,20 CPA 1976 1 $ EU 225.,00 CPA 1 CPA 0,0043 $ EU 1 CFA 0,0044 $ EU 1974 1 $ EU 250,00 CFA 1977 1 $ EU 245,00 CFA 1 CFA 0,0040 $ EU 1 CFA 0,0041 POIDS ET MESURES SYSTEME METRIQUE 1 millimetre (rom) 0,0394 pouce '\ 1 metre (m) 39,37 pouces 1 kilometre Oem) 0,62 mile 1 hectare (ha) 2,47 acres 1 kilometre carre (km ) 0,386 mile carre 1 kilogramme (kg) 2,205 1ivres 1 tonne (t) 2,205 livres 1 litre (1) 0,26 gallon ABREVIATIONS BNDS - Banque Nationa1e de Developpement du Senegal CCCE - Caisse centrale de cooperation~economique (France) FAO - Food and Agriculture Organization FAO/CP - FAO/IBRD Cooperative Program FED - Fonds europeen de developpement IBRD - International Bank for Reconstruction and Development IDA - International Development Association INSTRUPA - Institut fur Struckturforshung und Planning GMBH (A11emagne de l'Ouest) ISRA - Institut senega1ais de recherches agricoles MDRH - Ministere du developpement rural et de l'hydraulique PA - Programme agricole BP - Bureau du projet PRS - Projet rizicole de Sedhiou Projet de developpement rural de Sedhiou RMWA - Resident Mission West Africa SATEC - Societe d'aide technique et de cooperation (France) SICCA - Societe industrielle commerciale de la Casamance SISCOMA - Societe industriel1e senegalaise de construction mecanique et de materiel agrico1e SODAICA - Societe de developpement agricole et industrielle de la Cas~~ance SOMIVAC - Societe de mise en valeur de la Casamance USAID - United States Agency for International Development (Etats-Unis) EXERCICE FINANCIER Etat. ler juil1et - 30 juin A N'UTILISER QU'A DES FINS OFFICIELLES Rapport dtevaluation retrospective SENEGAL - PROJET RIZICOLE EN CASAMANCE (Credit 252-SE) Table des Matieres Page Preface i Donnees de Base du Rapport dtAchevement ii Rappel des Faits iii MEMORANDUM DE L'EVALUATION RETROSPECTIVE I. Historique du projet 1 II. Points Principaux 5 Incidence du projet au niveau des exploitations 5 Politique en matiere de prix 9 Aspects institutionnels 10 Organisation d'agriculteurs 11 Controle et evaluation 12 III. Conclusions 13 RAPPORT DtACHEVEMENT DU PROJET I. Introduction 14 II. Preparation et evaluation 14 III. Mise en oeuvre 17 IV •. Promotion et evolution des institutions 25 V. Incidence agricole et sociale 29 VI. Rentabilite economique 36 VII. Problemes particuliers 37 VIII. Changements effectues dans Ie deuxieme projet 38 IX. Role de ItEtat et de la Banque 39 Annexes 1 a 5 Carte Le present document fait I'objet d'une diffusion restreinte, et ne peut etre ulilise par ses destinataires que dans I'exerti~e de leurs fondions offitielles. Sa teneur ne peut etre autrement divulguee sans I'autorisation de la Banque Mondiale. Rapport d'evaluation retrospective SENEGAL - PROJET RIZICOLE EN CASAMANCE (Credit 252-SE) Preface Le present rapport contient les resultats d'une evaluation retros pective des realisations faites dans le cadre du Credit 252-SE, d'un montant de 3,7 millions de dollars, signe en juin 1971; a la date de cloture, c'est a-dire en mai 1977, le montant du credit avait ete totalement debourse. Le credit en question a ete suivi d'un deuxieme credit d'un montant de 6,3 mil lions de dollars - Credit 647-SE - signe en juin 1976, pour la realisation du deuxieme projet de Sedhiou. Ce rapport comporte un Rapport d'Achevement du Projet (RAP) publie par le Bureau Regional Afrique de l'Ouest en juillet 1977 et un Memorandum prepare par le Departement de l'evaluation retrospective des operations (ci-apres appele le Departement). Le memorandum est fonde sur le RAP, sur un examen succinct des dossiers afferents au projet et sur des entretiens avec le personnel de la Banque participant a la realisation du projet. Une mission du Departement s'est rendue au Senegal en juillet 1977 pour s'entre tenir avec la Directiou du projet et les differents minis teres et organismes concernes par cette realisation; la mission s'est egalement rendue dans la region ou le projet avait ete realise. Le Directeur du projet a contribue a l'evaluation retrospective en fournissant une liste des problemes rencontres; ses indications, qui figu rent dans le RAP, representent l'un des elements justificatifs de la demande presentee par l'Emprunteur en vue de la realisation d'un projet-relais. Elles sont d'autre part remarquables par la franchise des commentaires concernant les difficultes recontrees en matiere d'administration et d'organisation. Les conclusions de l'evaluation retrospective correspondent aux principales conclusions du RAP en ce qui concerne le succes du projet mais indiquent que les raisons de ce succes meritent una analyse plus approfondie. Le memorandum comporte le resume et les conclusions du rapport d'achevement du projet ainsi que les commentaires du Departement de l'evaluation retros pective des operations. Ces derniers sont interessants, ne serait-ce que pour la le~on a tirer de l'execution de ce projet et de trois autres petits projets agricoles en Afrique de l'Ouest: le Projet de developpement agricole integre en Sierra Leone (Credit 323-SL); le Projet rizicole de la Semry au Cameroun (Credit 302-CM); et le Projet de developpement agricole du Grand Hinvi au Benin (Credit l44-BE). Les rapports d'evaluation retrospective relatifs aces projets sont en cours de preparation. Il convient de remercier au passage le personnel affecte par le Gouvernement senegalais a l'execution du projet pour l'aide precieuse qulil a fournie ainsi que tous les agriculteurs auxquels nous avons rendu visite lors de la preparation du present rapport. - 11 - Donnees de Base du Rapport d'Achevement Senegal - Projet Rizicole en Casamance (Credit 252-SE) Principales Donnees Chiffree effectifs Rubrigue Prevu ! l'evaluation ou estimations actuelles Cout total du projet (uillions de dollars) 4.9 5.4 /1 Reliquat ou depassement de cout (%) plus 11% Montant du Credit (millions de dollars) 3.7 Debourse ) Annule ) au 31 aout 1977 Rembourse ) Non encore rembourse ) 3.7 /l Date d'achevement des elements materiels Dec. 1976 Dec. 197671 Proportion achevee a la date eus-mentionnee (%) 100 65 Proportion des retards ou dee avances (%) 100 Taux de rentabilite economique (%) 18.5 22.7 l1. Autres Dor:nees Chiffres et date effectifs ou esti Rubrigue Plan initial Chiffres revises mations actuelles Premiere mention dans les dossiers ou 10/67 ca1endriers Demande du Gouvernement 7/70 Negociations 16/11/70 Approbation des.Administrateurs 11/5/71 Date de l'Accord de credit 18/6/71 Date d'entree en vigueur 31/10/71 6/1/72 Date de cloture Emprunteur Gouvernement du Senegal Organe d'execution Projet de Ri: SEDHIOU Exercise financier de l'emprunteur 1 jui11et - 30 juin Titre du projet-relais Deuxieme Projet Sedhiou Numero du Credit Credit 647-SE Montant (millions de dollars) 6.30 Date de l'accord de credit 25 juin. 1976 Donnees des Missions Nombre de Nombre de Hommes/ Date du ~ Mois/annee jo:~rs membres semaines Rapport Identification 2/70 1970 Preparation 7-8/70 Evaluation 11/70 21 5 15 19/4/71 Supervision I 7/71 9 1 2 30/8/71 Supervision II 1/72 9 1 2 1712/72 Supervision III 5/72 10 2 3 5/6/72 Supervision IV 9/72 12 2 4 14111/72 Supervision V 1/73 9 1 2 15/2/73 Supervision VI 5/73 12 1 2 25 /7 /73 Supervision VII 9/73 12 1 2 12/11/73 Supervision VIII 9/74 6 1 1 19/4/74 Supervision IX 11/74 8 3 4 13/12/74 Supervision X 4/75 6 2 1 5/6/75 Total Supervision 23 Taux de change du pays Nom de 1a monnaie Communaute Financiere Africaine Franc (CFAF) Annee: Moyenne annuelle au cours de l'eva1uation Taux de change: 1 dollar EU - 277.71 (CFAF) Moyenne au coure des annees intermediaires 1 dollar EQ - 232.55 (CFAF) Moyenne au cours de l'annee d'achevement 1 dollar EU - 245.00 (CFAF) /1 P1usieurs elements du projet ayant ete 1uIles inlltil..". le nrojet a none i!tP. reduit. - iii Rapport d'evaluation retrospective SENEGAL - PROJET RIZICOLE EN CASAMANCE (Credit 252-SE) RAPPEL DES FAITS Le Projet rizicole en Casamance visait l'amelioration de 2.000 ha de rizieres, dont 1.000 ha avec maitrise de l'eau, Ie defrichement de 9.500 ha destines a la production agricole, la mise en place d'une infrastructure et l'octroi de credits agricoles. Le projet peut etreconsidere comme un reussite puisqu'on enregistre une rentabi1ite superieure aux previsions, des prix plus eleves que prevu et des couts de facteurs de production plus faibles. La bonne gestion assuree par Ie personnel senegalais assiste avec beaucoup d'efficacite par ~~s exp~rts etrangers a egalement contribue a 1a reussite de ce projet. Plusieurs aspects du projet se sont trouves modifies par rapport a sa conception lors de l'eva luation parce que les ameliorations techniques proposees n'avaient pas ete mises a l'epreuve de fa~on suffisante et que les conditions meteorologiques exceptionne1les ont exige que soient apportes des changements aux systemes de culture. Etant donne que la Banque ne possedait que tres peu de donnees sur 1es conditions socio-economiques existant dans la region du projet, 1es contraintes en matiere de main-d'oeuvre agricole et de prix a 1a production se trouverent sous-estimees; la repartition du travail dans 1es fermes et la composition des familIes furent mal definies. Les problemes qui s'ensuivirent se trouverent reso1us grace a la souplesse dont 1a Banque a fait preuve en adaptant les objectifs du projet aux nouvelles circonstances. Le taux de rentabilite recalcu1e s'est monte a 22,7% contre 18,5% estime lors de l'eva luation. 11 est particulierement interessant de noter les points suivants: Rendements considerablement plus eleves que prevu lors de l'eva luation (Memorandum, par. 4 et 6; RAP, par. 5.03, 5.05, 5.08-5.10 et 6.02); Sous-estimation des couts unitairescouplee d'une inflation elevee a reduit considerablement les investissements touchant la cons truction des routes et les travaux d'irrigation (RAP, par. 3.03, 3.06, 3.08, 3.10, 3.19 et 3.25); Effets negatifs de la po1itique des prix imposee par Ie Gouvernement sur la production rizicole (Memo, par. 19(iii), 21 et 22; RAP, par. 3.15, 7.02 et 9.06); La Banque ne possedant pas suffisamment de donnees sur les conditions socio-economiques de ~a region, il en est resulte des modifications dans la conception du projet et sur son incidence escomptee (Memo, par. 19(i), 19(1i) et 21; RAP, par. 2.02, 3.02, 3.07, 3.12, 3.14, 3.15, 4.05, 5.16, 5.19, 7.02, 9.04 et 9.06); - iv La rentabilite par homme-jour travaille est un facteur important pour les agriculteurs qui acceptent les cultures ou les systemes de culture recommandes (Memo, par. 22); La participation des agriculteurs aux prioes de decision a permis aux comites villageois de fonctionner de fa~on efficace notamment comme filieres pour le credit et les approvisionnements en facteurs de production au benefice des agriculteurs (Memo, par. 24, 25 et 29; RAP, par. 4.04 et 4.06). Ml';rnorandulIl...-de l'@va1uation retrospective SENEGAL - PROJET RIZ ICOLE EN CASAMA.NCE (Credit 252-SE) HISTORIQUE DU PROJET Contexte 1. Le projet rizico1e de Casamance (Credit 252-SE), identifie et prepare par 1es soins du programme conjoint FAO/BIRD en 1970, fut eva1ue en novembre de 1a meme annee. L'Accord de Credit correspondant fut signe 1e 18 juin 1971 et entra en vigueur 1e 6 janvier 1972. 2. Le projet prevoyait: a) 1a creation d'un Bureau du Projet (BP); b) l'amenagement de 2.000 ha de rizieres dans 1es bas-fonds, dont 1.000 avec maitrise de l'eau; c) 1e defrichement de 9.500 ha a des fins de rizicu1ture p1uvia1e, en a1ternance avec de l'arachide et du mil; d) 1a construction et l'exp1oitation de 24 rizeries; e) 1a refection de 244 km de routes; f) l'ouverture de credits de campagne a moyen terme au benefice des exp10itants du projet, par l'intermediaire de cooperatives, et 1a commercialisation de 1a production du projet. 3. Certes, l'on prevoyait que 1es investissements demanderaient dix ans, mais l'essentie1 devait etre acheve dans 1es cinq annees que comptait 1a periode de deboursement du projet (1972/1976). On avait estime que 1es cinq premieres annees 1e projet couterait 1,3 milliard de francs CFA (soit 4,8 millions de dollars EU), dont 3,7 millions de dollars devaient etre finances par l'IDA. 11 Extrait du Rapport d'Achevement du Projet. - 2 Execution du projet 4. On peut resumerles principaux resultats du projet comme suit: 5e cl! 4e AF1.I Estimations de Realisations (R) l'evaluation (E) % Nombre de participants 23.000 20.000 + 18 Superficies cultivees (ha) Riz de bas-fonds 2.400 1.900 + 26 Riz de sol gris 3.000 1.400 +114 Riz de plateau 300 6.700 - 96 5.700 10.000 - 43 Cultures vivrieres 1. 700 4.700 - 64 Arachides 4.100 8.000 - 49 11.500 22.700 - 49 Production Total Rendements Total Rendements Total Rendements (t) (t/ha) (t) (t/ha) Paddy 18.000 3,2 15.000 1,5 +21 +113 Cultures vivrieres 2.600 1,5 5.800 1,2 -55 - 25 Arachides 6.900 1,7 10.900 1,4 -37 + 21 Valeur nette, aux prix au producteur, de I'aug mentation de production (Millions de CFA) 757 515 + 47% Cout du projet (Millions de CFA) 1.110 1.050 + 6 Taux de rentabilite economique 22.7% 18.5% 1/ Le projet ayant ete termine lors de sa quatrieme annee d'execution (AE), ce sont les - realisations de cette annee-1A que le present rapport compare avec les previsions de la cinquieme AE telles qu'etablies lors de l'evaluation. ~/ Les estimations du prix des produits incluent le coefficient dtinflation prevue lors de l'evaluation (so it un taux compose de 3 pour cent par an). - 3 5. Personnel et formation. Le gouvernement crea Ie Bureau du Projet en 1971. Du personnel senegalais convenable y fut nomme et, avec l'assis tance technique de quatre expatries relevant de l'INSTRUPA, l'on proceda au recrutement du personnel de vulgarisation, auquel l'on dispensa une bonne formation. L'on construisit des logements et des bureaux, mais Ie projet ne put s'y installer qu'en 1975. Entre-temps, Ie personnel avait pu trou ver des logements a peu pres convenables dans des installations de l'Etat a Sedhiou. 6. Developpement agricole (voir Ie tableau du paragraphe 4). Dans 1 'ensemble , Ie projet s'est solde par un succes. Certes, la production rizicole de plateau - surtout quant aux cereales - s'est revelee decevante, essentiellement en raison de la secheresse; mais Ie projet a pu avec succes affecter de nouvelles terres a la riziculture, partiellement, il est vrai, pour des raisons que l'on n'avait pas prevues lors de l'evaluation. La grande secheresse de 1972-1973 incita Ie BP et les exploitants a transferer sur les sols gris et humides en bordure des villages la riziculture de bas fond, dont la submersion s'effectuait mal et dont la salinite devenait de plus en plus forte, ainsi que la riziculture pluviale de plateau. Les sols gris se revelerent particulierement aptes a la riziculture et permirent de tres bons rendements (3t/ha), essentiellement parce que les exploitants y utiliserent les engrais correctement. 7. La demande de facteurs de production a credit, specialement celIe des engrais, de boeufs de trait, et de materiel agricole, a ete forte, et Ie remboursement s'est revele satisfaisant (85-90 %). 8. Mattrise des eaux. Le service de genie civil cree dans Ie cadre du projet manquant d'experience et les couts d'amenagement ayant ete sous estimes lors de l'evaluation, l'on n'a pas entrepris les ouvrages de drai nage et d'irrigation prevus lors de 1 'evaluation. Par contre, Ie BP a pu amenager avec succes quatre petits perimetres de pompage (35 ha) a des fins de riziculture en saison seche. 9. Usinage. A la place des 24 rizeries envisagees lors de l'evalua tion, Ie BP s'est borne a en acquerir deux en 1975, dont une seule, d'ailleurs, est en exploitation. En effet, Ie materiel d'usinage srest revele moins in dispensable que prevu, car: (a) compte tenu de la structure des prix, il etait plus avantageux pour les exploitants de vendre du riz decortique a la main au commerce prive; (b) les exploitants disposaient d'assez de main-d'oeuvre fami liale pour decortiquer leur paddy eux-memes; et (c) la consommation familiale de riz s'avera plus importante que preVUe 10. Routes de desserte. Le programme routier s'etant revele plus onereux que prevu, Ie BP se boma a la refection de 52 km de routes de des serte, au lieu des 224 initialement envisages. 11. Commercialisation. Malgre les excellents resultats de la rizicul ture, particulierement sur les sols gris, Ie volume commercialise par l'inter mediaire du reseau officiel est demeure tres faible. En effet, la consomma tion familiale a ete plus importante que prevu, les circuits officiels se - 4 sont reveles inadequats et Ie prix officiel du paddy n'offrait aucun avantage par rapport a celui des arachides. Pour l'essentiel, Ie paddy commercialise a ete vendu par l'intermediaire de circuits prives. 12. Aspects financiers. Le cout du projet ayant ete sous-estime lors de l'evaluation et la valeur du dollar ayant baisse par rapport au franc CFA, les deboursements au titre du Credit furent epuise. en juin 1976, soit six mois plus tat que prevu. L'Etat et l'IDA convinrent ce pendant de financer un projet de seconde phase, appele Second Projet de Sedhiou et qui entra en vigueur en novembre 1976. 13. Certes, Ie cout reel du projet ne depasse pas les estimations de l'evaluation de plus de 6 % au total; mais Ie materiel couta environ Ie double des estimations precedentes, les frais de personnel leur furent superieurs d'environ 20 pour cent, ceux d'exploitation d'environ 250 %, et les depenses d'infrastructure de 30 % seulement, ce qui est du a l'a bandon de l'integralite ou presque des rizeries et des perimetres d'irri gation contralee ainsi quIa la refonte du programme routier. 14. Aspects administratifs. En 1972, la dotation du projet en ressources , tant celles de l'Etat que celles de l'IDA, se faisait mal, en raison de la lourdeur des procedures administratives. La situation s'ameliora en 1973, quand Ie gouvernement pourvut Ie projet de fonds de roulement, en constituant une Caisse d'avances. Malgre cela, Ie projet continua a eprouver des difficultes a faire approvisionner cette derniere en temps voulu pour honorer les depenses courantes. 15. Credit et facteurs de production. La mission d'evaluation avait prevu que Ie credit consenti aux exploitants pour leurs achats de facteurs de production et de materiel agricole s'effectuerait dans Ie cadre de modalites a mettre au point entre la BNDS, l'ONCAD, les cooperatives agri coles et Ie BP. On s'aper~ut tres vite que les cooperatives ne consti tuaient pas un circuit convenable. En effet: a) les riziculteurs etaient pour la plupart des femmes (50-60 % des participants), auxquelles lIon interdit d'adherer a des cooperatives et pour Ie compte desquelles les maris n'etaient pas tres disposes a passer des operations de credit; b) Ie credit s'effectuant par l'intermediaire des 'cooperatives sert essentiellement a la culture des arachides et non pas a celIe du paddy; un autre circuit s'imposait donc pour Ie riz, Ie mil et Ie mais. 16. Pour resoudre ces difficultes, Ie BP conclut avec l'ONCAD un accord aux termes duquel ce dernier etait charge d'approvisionner Ie projet en facteurs de production et celui-ci de les livrer aux exploi tants et de recouvrer Ie credit dans Ie cadre de comites de village. Ces modalites se sont revelees satisfaisantes. En outre, des que Ie BP se mit a livrer des facteurs de production rizicole aux femmes, les hommes souhaiterent vivement acquerir des semences de varietes a haut rendement et des engrais, se lancerent dans la riziculture de sol gris et se mirent a aider les femmes dans leurs travaux agricoles. - 5 17. Si 1es moda1ites de credit et de 1ivraison des facteurs de production se sont soldees par un succes, par contre 1es services de l'ONCAD, dans leur ensemble, sont restes mediocres pendant toute 1a duree dlexecution du projet; a ce titre, 1a 1ivraison des facteurs de production et 1e transport des arachides ont accuse des retards im portants. L'on a tente d'e1iminer ces obstacles dans 1e cadre du second projet, en integrant 1e credit special ouvert au titre du projet et 1e credit cooperatif ainsi qu'en faisant transferer au projet 1e contro1e des cooperatives exerce par l'ONCAD. Conclusions 18. Le projet rizico1e de Casamance a reussi a resoudre un certain nombre de prob1emes et, essentie11ement en raison d'une reorientation fondamenta1e, a pu depasser ses objectifs, d'ou une rentabi1ite superieure aux previsions. D'autre part, 1e projet, qui contribua sensib1ement a 1a promotion d'institutions, crea ou diffusa des innovations techniques et son incidence socia1e s'est revelee benefique. Enfin, 1e projet a pre pare 1a voie a un deve10ppement plus integre et plus equilibre de 1a Casamance; .a ce titre, ses enseignements sont repris non seu1ement dans 1e second projet de Sedhiou, mais dans d'autres activites de deve1oppe ment ai11eurs en Casamance. II. POINTS PRINCIPAUX Incidence du projet au niveau des exploitations 19. Les commentaires presentes par 1e Departement de l'eva1uation retrospective des projets (Le Departement) vont dans 1e sens des commentaires du RAP (par. 4.11) et ceux du Directeur du projet (Annexe 4, page 1 et 2), a savoir que l'absence de donnees socio-economiques concernant 1es bene ficiaires du projet ont nui a sa realisation. Les auteurs du RAP ont dans une certaine mesure reussi a pa11ier ce prob1eme et ont corrige un certain nombre d'idees erronees que l'on s'etait faites sur 1e projet au moment de son evaluation. C'est ainsi que 1a superficie cu1tivee en riz par personne active a ete reduite de 0,4 ha a 0,24 ha, ce qui correspond davant age a 1a rea1ite de 1a situation. I1s ont d'autre part sou1igne 1e role joue par 1es femmes qui non seu1ement apportent leur contribution a 1a production rizico1e en Casamance mais qui en fait jouent un role determinant dans 1es decisions prises quant a l'uti1isation de 1a reco1te pour des besoins de subsistance ou pour 1e marche, et i1s ont identifie 1e faib1e prix a 1a production fixe par l'Etat comme representant une contrainte majeure au deve10ppement du riz comme culture commercia1e. Par contre, leurs efforts ont ete moins produc tifs lorsqu'i1 s'est agi de comparer 1e nombre de participants effectifs en registre par 1e Bureau du projet (BP) non pas avec 1e nombre de fami11es d'agricu1teurs (voir ci-dessous) mais avec l'objectif en matiere de personnes actives indique dans l'evaluation. L'incidence du projet comporte d'autres aspects qui res tent vagues ou qui sont incorrects: i) Participants effectifs. Le BP a enregistre environ 24.000 participants qui dans 1es documents de 1a Banque sont consi deres comme des personnes actives. Cependant, ce chiffre est fonde sur 1e nombre des chefs de la fami11e e1argie, - 6 des chefs de famille pour chaque menage et des personnes actives vivant seules. D'autre part, les methodes d'en registrement varient selon Ie village et selon l'annee. Les estimations de la mission indiquent que Ie chiffre reel peut atteindre SO.OOO_~oire meme 60.000 personnes actives, soit pres de SO% lJ de la population active vivant dans la zone du projet. 2J ii) Superficie amenagee. Selon les estimations du RAP, Ie projet a pc~s d'accroitre la superficie rizicole de 3.200 ha, la portant a environ S.700 ha. Ces chiffres sont fondes sur des entretiens avec les agents des ser vices de vulgarisation qui ont peut-etre base leurs estimations sur les quantites d'engrais distribuees par Ie BP et sur l'hypothese que les agriculteurs utilisent l'engrais selon 1es niveaux recommandes. lIs sont d'autre part fondes sur une autre hypothese, a savoir que sans Ie projet les sols gris (des regions arides) n'auraient ete cu1tives que dans une faible proportion. Cependant, les agriculteurs ont en fait utilise moins d'engrais que recom mande initialement 11 et ont donc pu traiter une superficie supe~ieure d'environ SO% aux previsions. Certains agri culteurs se sont d'autre part servi du materiel fourni par Ie BP pour etre utilise avec des animaux de trait sur des terres qui n'avaient pas ete du tout fertilisees. En outre, Ie RAP ne tient pas compte des facteurs de production distribues par l'ONCAD il qui avait approvisionne les agri- II La comparaison avec l'objectif vise dans l'evaluation reste difficil~. En effet a ce moment-la, S.OOO familIes, comportant chacune quatre personnes actives devaient beneficier du projet. Le rapport d'evaluation portant sur la deuxieme phase prevoyait des familIes de sept membres actifs. On voit donc que Ie nombre de personnes actives que Ie projet entendait toucher reste imprecis. 11 Dans les villages visites par la mission d'evaluation retrospective, plus de 80% des familIes avaient participe au projet. Dans certains villages, seuls ne participaient pas les veuves, les anciens combattants et les groupes des minorites ethniques. Etant donne que Ie projet porte sur 70% des villages situes dans la zone du projet, cette proportion de SO% ne semble pas excessive. 11 L'organisation de la recherche a depuis reconnu qu'etant donne que les sols gris sont naturel1ement tres fertiles, l'emploi d'engrais a plus faibles doses pouvait se justifier. il Office national de cooperation et d'assistance au developpement, organisme existant charge de la distribution des facteurs de production et des operations de credit agricole, rrincipalement au benefice des planteurs d'arachides. L'ONCAD vend d'autre part des engrais pour la culture cerealiere et du materiel aratoire a utiliser avec des animaux de trait. Selon les estimations ces articles correspondraient a SO% des ventes de l'ONCAD, lesquelles pendant la periode du projet sont passees de 13 millions de francs CFA a 91 millions de francs CFA. Les chiffres correspondants, pour Ie BP sont de 8 et 113 millions de francs CFA respectivement. - 7 culteurs - dont un grand nombre appartenaient a des familIes inscrites au BP - et repre~entant environ 30% des facteurs de production rizicole necessaires. En fonction de ces conclusions, Ie Departement de l'eva luation retrospective des operations estime que la tota lite de la surface rizicole amenagee a ete d'environ 9.400 ha. Neanmoins, la superficie supplementaire cor respondant au projet n'a certainement pas depasse 1.600 ha du fait que les agriculteurs cultivent les sols gris par intermittence et que les superficies cultivees sur ces sols auraient augmente meme sans Ie projet, a la suite de la secheresse qui a chasse les agriculteurs des terres hautes et des marecages pour les rabattre sur les zones de sols gris (resume du RAP, par. 6). L'expansion de la surface plantee en riz, selon Ie Departement, est imputable principalement au nombre eleve de boeufs de trait distribues dans Ie cadre du projet. Cette distri bution a permis d'accrottre la productivite de la main d'oeuvre a un moment ou la penurie d'animaux de trait aurait normalement empeche les agriculteurs d'augmenter la superficie plantee en riz. iii) Commercialisation du riz. Les documents de la Banque sont fondes sur l'hypothese que les agriculteurs vendent la majeure partie de leur production de riz (100% de l'aug mentation de la production selon Ie rapport d'evaluation et 97% du total de la production selon Ie RAP). Cependant, la zone du projet a toujours ete dans Ie passe deficitaire en cereales 1~' par. 7.02) et n'a enregistre des excedents qu'en 1975. De tout temps, les agriculteurs de la Casamance ont cultive Ie riz pour assurer leur subsistance, repondre aux lois de l'hospitalite et pour la 0nsommation 27 rituelle au cours des ceremonies religieuses;- il est d'autre part important, pour des raisons de standing, d'avoir un entrepot plein (un a deux ans de reserves). Enfin, les femmes superv!sent la recolte (particulierement dans les terres marecageuses et les zones de sols gris, qui sont 1/ Les excedents (ou les deficits) cerealiers dans la zone du projet ont ete les suivants : 23.420 tonnes en 1972/73; 7.240 tonnes en 1973/74; 6.400 tonnes en 1974/75 et 8.595 tonnes en 1975/76. ~/ Un socio-economiste connaissant bien la region estime que dans certaines tribus un tiers seulement du riz produit est entrepose; les deux tiers sont utilises pour retribuer la main-d'oeuvre eventuellement embauchee, pour la consommation pendant la periode des recoltes et pour faire face aux obligations sociales. - 8 reservees pour la culture de subsistance 1/ et ne vendent que de petites quantites a la fois. On voit donc combien les previsions avancees lors de l'evaluation et les hypo theses utilisees par Ie RAP et portant sur de grandes quantites de riz commercialise sont eloignees de la realite. On ignore quelles sont les quantites exactes de riz effec tivement mises sur Ie marche (outre les 4% qui sont vendus par des filieres officielles pour Ie remboursement des dettes). On voit donc que, malgre les efforts deployes par Ie RAP pour adapter Ie modele d'exploitation utilise lors de l'evaluation aux conditions existantes, les donnees disponibles restent insuffisantes pour que l'on puisse aboutir a une conclusion finale en ce qui concerne la contribution que Ie projet a apport2/a la situation de l'agriculteur moyen a la fin de la periode d'investissement. 20. Les delais dont a dispose la mission d'evaluation retrospective n'ont pas permis d'obtenir les donnees adequates afin de complementer les chiffres en sa possession qui s'averent insuffisants, de sorte que les chiffres presentes par Ie Departement sont provisoires. II n'en reste pas moins que ces derniers peignent un tableau de la situation suffisamment different de celui qui emerge des rapports de la Banque pour jeter Ie doute sur un certain nombre d'hypotheses, d'objectifs et d'explications donnees dans lesdits rapports. Un certain nombre d'hypotheses sont en effet sujettes a caution, notamment la valeur zero attribuee au cout d'opportunite de la main-d'oeuvre agricole et la reduction de la pro duction dtarachides et de mil enregistree a la suite de la secheresse, deux elements utilises dans la preparation des budgets des exploitations et dans Ie calcul des taux de rentabilite economique. Dtautre part, la conclusion selon laquelle environ 50% de Ie population active aurait ete touchee par Ie pro~et pendant sa premiere phase semble suggerer que les objectifs de la deuxieme phase - a savoir, porter de 30 a 40% de la population active de la zone Ie pourcentage des habitants beneficiant du projet - pourraient avoir ete atteints avant meme Ie demarrage de la deuxieme phase (par. 19 (i». Le potentiel d'expansion des rizieres amenagees sur les sols grls souleve lui aussi des doutes. Le rapport d'evaluation portant sur la prem1ere phase du projet indiquait que par tradition les femmes cultivaient Ie riz mais la question nta pas paru suffisamment importante pour qu'il y soit pretee une attention plus soutenue. Or, ce sont les femmes qui contrBlent la culture du riz dans les terres marecageuses et dans les zones a sols gris, et ce sont elles qui determinent l'intensite de la production (facteurs de production utilises dans une zone) ainsi que l'utilisation ulterieure de la recolte apres que les besoins de subsistance ont ete satisfaits. Le RAP suggere que la participation des hommes a la culture des sols gris a augmente. La seule indication que la mission ait pu trouver pour appuyer cette suggestion est que les hommes se servent de leur attelage de trait pour cultiver les champs des femmeset contrBlent la production rizicole dans les terres hautes. II est interessant de noter qu'en Sierra Leone (Preface) cette division du travail se trouve renversee, Ie riz de montagne etant cultive par les femmes pour la subsistance de la famille, alors que les rizieres marecageuses sont la responsabilite des hommes, et leur recolte destinee uniquement a la commercialisation. En fonction de ses conclusions, Ie Departement a procede a un nouveau calcul du taux de rentabilite qui a donne une augmentation de production de l'ordre de 15.000 tonnes de paddy, ce qui correspond aux estimations du RAP. Quant aux autres disparites, on peut dire en gros qu'elles se compensent mutuellement et Ie Departement donne donc son aval au taux de rentabilite etabli par Ie RAP. - 9 21. La mission a decouvert que la main-d ,oeuvre agricole n "est pas exce dentaire et que Ie riz est essentiellement cultive a des fins de subsistance, les raisons donnees par Ie RAP pour expliquer Ie manque d'interet des agricul teurs vis-a-vis du projet experimental de rizeries (par. 3.15) ne semblent donc pas valables. Le broyage du riz est traditionnellement effectue par les femmes qui ecrasent Ie paddy selon des methodes fatigantes et qui prennent beaucoup de temps. L'engouement manifeste par les femmes a l'egard de la rizerie etablie grace au financement du Gouvernement chinois montre bien leur desir de disposer d'installations de traitement rendant ce travail moins penible et leur pcrmettant en meme temps de consacrer davantage de leur temps aux travaux des champs. 11 y a la une demande qui est si forte qu'elle a encourage les entrepreneurs prives a installer de nouvelles rizeries. La sous-utilisation des rizeries prevues dans Ie projet semble etre principalement imputable au manque de souplesse du systeme en vigueur, qui contraint les agriculteurs a vendre leur paddy aux rizeries, a des prix fixes par l'Etat et qui ne sont pas avantageux pour eux par comparaison avec Ie systeme de "contrat" qu'applique la rizerie chinoise. La les agriculteurs apportent leur paddy qui est decortique pour un cout fixe (7'a 10 francs eFA par kg) et Ie riz, pour la plupart destine a Ie consommation des menages leur est rendu. Si l'analyse du Departement est correcte, l'adoption de cette pr~cedure par les rizeries du projet aurait encourage les agriculteurs a utiliser les installations du projet. On pourrait envisager cette modification dans Ie cadre de la deuxieme phase du projet qui prevoit d'autre part l'etablis sement de petites rizeries. 17 Politiques en matiere de prix 22. Le RAP souligne avec raison les effets negatifs de la politique des prix imposee par Ie Gouvernement/sur la production rizicole. La mission est du meme avis mais estime que Ia critique doit eire etayee de faits precis. Tout d'abord, il est probable qu'un relevement de ces prix n'aurait pas telle ment encourage les agriculteurs a vendre des quantites de riz beaucoup plus importantes du fait que, dans Ie cadre de la premiere phase du projet, cette culture etait surtout destinee aux besoins de subsistance et a la constitution de reserves pour parer a de mauvaises recoltes futures. On peut cependant penser que des prix plus avantageux auraient effectivement pu empecher une baisse de la production rizioole dans les zones de sols gris apres 1975. Deuxiemement, au moment de l'evaluation du projet-relais (juin 1976), la Banque a approuve un prix a la production qui etait encore inferieur au niveau fixe par Ie Gouvernement, en se fondant sur l'hypothese que des fonds suppIe mentaires seraient ainsi liberes qui serviraient a renforcer Ia situation fi nanciere des cooperatives. Le Departement fait, comme Ie RAP, des reserves quant au controle des prix exerce par l'Etat et qui, selon lui, decourage l'expansion de la production rizicole (RAP, par. 7.02). 11 est cependant a deplorer que la Banque ait communique au Gouvernement senegalais, a 12 mois d'intervalle, des vues divergentes sur la politique des prix, cette attitude risquant de creer la confusion dans l'esprit des autorites senegalaises. 11 risque de s'ensuivre une baisse de con fiance dans Ie jugement de la Banque et cette situation aurait pu etre evitee si la question de la politique des prix et de ses effets avait ete analysee de fa~on plus detaillee dans l'evaluation du projet-relais. Troisiemement, la Banque avait egalement recommande d'aligner les prix des engrais sur les couts reels. Le Gouvernement avait accepte cette recommandation mais a la suite du gel du prix du riz, Ie rapport cout/avantages 1/ Deux conditions supplementaires devront etre remplies : a) comme l'indique Ie RAP, il faudra choisir des rizeries dont la capacite sera inferieure d'un tiers environ a celIe qui avait ete envisagee lors de l'evaluation; et b) les autorites gouvernementales qui sont en faveur des grandes rizeries devraient autoriser la construction d'usines plus petites et plus efficaces. - 10 _de l'application d'engrais a baisse, ce qui explique pourquoi les achats d'engrais ont diminue si brutalement apres la hausse des prix de 1976. Quatriemement, Ie prix du riz n'est pas en soi une contrainte, mais si on Ie compare a celui de l'arachide, qui a atteint 41,5 francs CFA Ie kg, c'est a-dire Ie prix du paddy en 1975, lIon voit que Ie riz de montagne n'est plus competitif en terme de rentabilite par homme jour. Les cultures rizicoles en montagne sont surtout pratiquees par les hommes comme cultures de rapport une fois satisfaits les besoins de subsistance et cette production ~st par conse quent influencee par l~s variations de prix que celIe des sols grise L'expan sion de la riziculture sur les hautes terres etait un element important des deux projets de riziculture en Casamance, assurant une production commerciale supplementaire qui permet de reduire, au niveau national, les risques inherents a une monoculture d'arachides. En raison de la rentabilite moins favorable par homme-jour de la riziculture par rapport a la culture de l'arachide. la production rizicole n'augmentera probablement pas de fa~on notable et la poli tique de diversification entreprise par les autorites semble donc vouee a l'echec. Aspects institutionnels 23. BP. Plusieurs facteurs ont contribue aux resultats satisfaisants obtenus par-Ie BP, dont deux en particulier meritent d'etre soulignes: a) la perseverance et l'experience du personnel du BP, et b) la bonne collaboration qui s'est etablie entre Ie directeur du projet et les quatre assistants expa tries envoyes par Ie bureau de consultants allemands INSTRUPA. De nombreux membres du personnel des services exterieurs du BP avaient participe a des projets pilotes anterieurs realises dans la zone du projet (voir carte) et avaient acquis l'experience de la riziculture dans les conditions caracteris tiques de la Casamance. lIs connaissaient parfaitement Ie potentiel agricole des sols gris, qui avaient ete cultives sur une base experimentale dans deux des programmes anterieurs, et ont donc pu jouer un role determinant dans la decision du BP de concentrer ses efforts sur la riziculture dans les regions de sols grise L'opinion favorable du Gouvernement en ce qui concerne l'assis tance fournie par les expatries est a mettre en grande partie au compte de l'aptitude du dire~teur du projet a utiliser cette assistance de fa~on adequate et de l'aptitude des consultants techniques expatries a se servir de leur autorite avec discretion. En effet, ces derniers, malgre la position de cadres superieurs qui etait la leur, ont deploye des efforts particuliers pour faire participer Ie personnel de contrepartie aux prises de decision et pour fournir en tout temps au directeur du projet des conseils avises. Le role discret joue par les expatries dans ce projet contraste avec l'attitude plus autoritaire des consultants ayant participe a la realisation dn projet en Sierra Leone (Preface). Pour ce qui est des resultats, les realisations matericlles l/ Variations des prix pendant la periode d'execution du projet pour les principales cultures, en francs CFA par kg 1971 1972 1973 1974 1975 Arachides 17.5 23.1 29,5 35,0 41,5 llil 14,0 25,0 25,0 30,0 30,0 Mars 14,0 25,0 25,0 n.d. n.d. Paddy 21,0 25,0 25,0 41,5 41,5 En fonction de ces prix, Ie riz des hautes terres offre une rentabilite par homme-jour plus faible (394 francs'CFA/homme-jour) que l'arachide (453 francs CFA/homme-jour) et que Ie mil (483 francs CFA/homme-jour). Pouu Ie riz cultive sur les sols gris, la rentabilite est de 702 francs CFA/homme jour. - 11 en Sierra Leone ont ete conformes aux objectifs indiques dans l'eva1uation, a10rs qu'en Casamance, i1s ont ete en de~a (voir etat des donnees de base). En ce qui concerne 1es realisations institutionne11es, 1a situation est cepen dant differente : en Casamance, l'efficacite de l'organe d'execution du projet ne montre aucun signe de deterioration, comme ce1a a ete 1e cas en Sierra Leone, des1e depart de 1a p1upart des expatries a 1a fin de 1a premiere phase du projet. 11 sera indispensable de poursuivre l'assistance exterieure fournie au BP dans 1e cadre de 1a deuxieme phase du projet en vue de maintenir l'effi cacite des operations, ce qui n'est pas du reste en contradiction avec 1es conclusions de l'eva1uation, 1esque11es prevoyaient, pour 1a premiere phase du projet, une periode de deve10ppement du BP portant sur dix ans, jusqu'a ce que 1e projet puisse fonctionner sans aide exterieure. En raison des bonnes rela tions de travail etab1ies entre 1e personnel de contrepartie et 1es expatries 1e contrat de ces derniers a ete pro1onge de sorte que 1a continuite est assuree pour toute 1a duree d'execution du projet-re1ais. Organisation d'agricu1teurs 24. Le BP, devant l'inefficacite des cooperatives de l'ONCAD existantes, a cree des comites vi11ageois de deve10ppement (CVD) (RAP, par. 4.03 et 4.04) en vue d'acheminer 1e credit et 1es facteurs de production jusqu'aux agricu1 teurs. Le Departement a constate que 1es CVD etaient moins efficaces que 1es cooperatives de l'ONCAD en ce qui concerne 1e recouvrement des credits agri coles accordes, mais par contre plus efficaces pour ce qui est de 1a 1ivraison, en temps vou1u, des facteurs de production aux agricu1teurs, ceci en raison de 1a participation active des services de vu1garisation a l'organisation des 1ivraisons de facteurs de production. Par comparaison avec 1es cooperatives de l'ONCAD, connues pour 1a centralisation excessive de 1a gestion et 1a parti cipation insuffisante des agricu1taurs aux prises de decision, 1es CVD sont devenus des 1ieux d'echanges de vues ou lea agriculteurs peuvent venir exprimer leurs opinions, sachant que ces dernieres seront transmises au BP par 1es agents de vu1garisation. La f1exibi1ite du BP an ce qui concerne 1a proposi tion d'eva1uation, 1aque11e est consideree a juste raison par 1e RAP comme l'un des elements indispensables au succes du projet, est etroitement 1iee a cette interaction qui existe entre 1es CVD et 1e BP. Dans l'ensemb1e, 1es CVD semb1ent plus efficaces que 1es cooperatives de l'ONCAD pour ce qui est de mobi 1iser 1a participation des agricu1teurs, et c'est 1a un avantage qui n'est pas mentionne dans 1e RAP. 25. L'avenir des CVD n'en est pas moins uncertain. L'existence de deux fi1ieres pour 1e credit et 1es approvisionnements en facteurs de production entraine un conf1it entre 1es diverses factions po1itiques dans 1es villages et entre 1es deux organismes de deve10ppement interesses. D'autre part, 1es agriculteurs commencent a exploiter 1a situation et changent d'etab1issement de credit pour eviter de rembourser leur dette. Enfin, 1e BP et les CVD n'ont pas de revenu (le riz n'etant pas vendu sur 1e marche) alors que l'ONCAD s'en procure grace au monopole qu'i1 exerce sur 1e commerce de l'arachide. 26. La deuxieme phase du projet propose des responsabi1ites qui sont plus c1airement definies : 1es cooperatives seraient reorganisees pour cor respondre plus ctroitement au systeme des CVD a10rs que 1es activites de l'ONCAD ser~iant reprises par un organisme regional de developpement - 1a Societe de mise en valeur de 1a Casamance (SOMIVAC) - creee en 1976 (RAP, par. 4.01) et dirigee par l'ancien directeur du BP. 11 Cependant, 1es resu1 tats tangibles sor-t jusqu'ici tres limites et l'ONCAD ne semble pas enclin a 1/ Les activites du BP seraient coordonnees par 1a SOMIVAC - 12 abandonner Ie controle qu'il exerce sur les cooperatives. Compte tenu du fait que Ie soutien eventuel des agriculteurs a la SOMIVAC dependra d'une reorgani sation profonde des cooperatives de l'ONCAD - reorganisation, qui n'est pas du tout certaine - et que les essai~ cntGrieurs de reorganisation de l'ONCAD n'ont pas donne grand chose, 11 il n'est pas certain que les efforts deployes par Ie projet en vue de renforcer les institutions donnent les resultats at tendus. Si l'ONCAD n'adopte pas les innovations des CVD en matiere de parti cipation des agriculteurs, d'octroi de credits aux femmes et de polyculture, l'avenir du projet pourrait ~tre compromis. 27. Controle et evaluation. Le personnel de vulgarisation du BP con sacre une grande partie de son temps (plus de 30%) au rassemblement et a la compilation des renseignements afferents aux rendements (en 1976, 2.229 echan tillons ont ainsi ete rassembles, portant sur 10% des participants), et ces donnees peuvent etre considerees comme relativement fiables. Cependant, les personnes chargees de rassembler ces donnees n'ont pas une idee precise de la fa~on dont elles seront utilisees. C'est la raison pour laquelle, par exemple, elles n'accordent aucune attention aux donnees portant sur les ren dements de riz dans les champs cultives sans engrais ni materiel attele et il est donc impossible de juger de l'impact de ces facteurs de production. II en est de meme des donnees relatives a la composition de la famille, la taille de l'exploitation, la consommation du riz ou les besoins en main-d'oeuvre, lesquelles ne sont pas rassemblees. C'est ainsi que les familIes installees dans la region appartiennent a cinq principales tribus qui ont chacune leur structure familiale et une attitude differente en ce qui concerne Ie role des femmes et la vente du riz. Or, il n'a ete nullement tenu compte de ces differences et dans ce domaine la Banque n'a pas joue comme elle aurait dO son role de conseiller. 28. Le commentaire presente par Ie BP ne confirme pas l'une des conclu sions du premier examen de controle et de l'evaluation automatique du projet effectue par Ie Departement de l'evaluation retrospective des operations et en confirme une autre. En effet, Ie premier examen avait conclu que, d'une fa~on generale, les rendements n'etaient pas mesures a intervalles reguliers; or, cela ne semble pas atre Ie cas ici. II indique egalement que l'efficac1te du rassemblement des donnees par rapport au coOt pourrait etre amelioree s'il etait tenu compte davantage du but de l'operation. L'efficacite du controle et de l'evaluation par rapport au coOt, dans Ie projet de Casamance, aurait pu etre amelioree d'une part, en reduisant l'echantillonnage du ren dement dans les champs prevus dans Ie projet et en incorporant des echantillons pris sur les champs exterieurs au projet et d'autre part, en accordant une plus grande attention aux variables socio-economiques importantes relatives a un petit nombre de familIes (de 10 a 15) representant differentes categories d'agriculteurs (par exemple : dans chaque tribu, les membres des CVD, les agriculteurs de l'ONCAD, les agriculteurs n'utilisant pas de facteurs de pro duction). La creation, dans la deuxieme phase du projet, d'une unite distincte chargee du controle et de l'evaluation permettra, on espere, de remedier aces insuffisances. 11 Voir Ie Rapport d'evaluation retrospective relatif au Projet de credit agricole au Senegal (Credit l4G-SE). Rapport No. 1319 en date d'octobre 1976. - 13 III. CONCLUSIONS 29. Retrospectivement, on peut dire que Ie succes du projet est impu table, en grande partie, aux elements suivants : a) les agriculteurs ont commence a cultiver les sols gris fertiles a la suite de la terrible seche resse qui a rendu difficile l'exploitation des autres sols; et b) Ie projet a ete bien gere par un directeur du projet senegalais competent, assiste avec beaucoup d'efficacite par des experts etrangers et un personnel sur place experimente. Le BP a contribue all succes du projet, principalement grace a la mise en place d'un systeme d'octroi de credits et de fourniture de facteurs de production qui s'est avere plus souple et plus efficace que Ie precedent, et qui a reussi a mettre rapidement les facteurs de production a la disposition de tous les agriculteurs, y compris lesfemmes, ce qui a permis de soutenir les efforts que ces derniers deployaient pour la mise en culture des solsgris. Le BP ne s'est pas contente de suivre les recommandations presentees lors de l'evaluation du projet; il a fait preuve d'une grande apti tude a comprendre les intentions des agriculteurs et a leur fournir l'aide requise, et crest ce facteur qui a ete determinant dans la reussite du projet. 30. Le projet s'est eloigne de ces recommandations pour plusieurs rai sons les hypotheses relatives aux ameliorations techniques n'avaient pas ete mises a l'epreuve de fa~on suffisante et temoignaient d'un exces d'optimisme; les conditions meteorologiques exceptionnelles ont exige que soient apportes des changements pro fonds aux systemes de culture; enfin, comme l'indique Ie RAP (par. 9.02), Ie projet avait ete mal prepare, la taille des exploitations et la composition des familIes avaient ete mal definies, les contraintes provenant du regime foncier n'avaient pas ete identifiees et les besoins de subsistance avaient ete sous-estimes. Le Departement de l'evaluation retros pective des operations soutient les vues du RAP en ce qui concerne son evalua tion favorable du BP et de la souplesse dont a temoigne la Banque dans son ajustement des objectifs du projet aux nouvelles circonstances, pendant les premieres annees de l'execution du projet. 31. Bien qu'un certain nombre d'ameliorations aient ete incorporees dans la deuxieme phase du projet (renforcement du contrale et de l'evaluation, coor dination des activites du projet et de celIe des institutions existantes, accent mis sur d'autres cultures que Ie riz), celle-ci ne tient pas compte entierement des le~ons qu'il convient de tirer de l'experience de la premiere phase. En effet, on compte encore sur la riziculture pour fournir plus de 50% des avan tages supplementaires, ma1gre 1es obstacles rencontres au cours du premier projet dans les terres marecageuses et dans les hautes terres et qui n'ont pas ete resolus. La construction de rizeries est a nouveau incluse (etant entendu que la necessite de cette construction sera decidee lors de la revue annue1le du projet) sans que les changements appropries aient ete apportes pour susciter un plus grand interet parmi 1es agriculteurs (par. 21). En outre, les contrain tes relatives a la main-d'oeuvre agricole et au prix a la production semblent avoir ete sous-estimees et la structure des exploitations et la composition des familIes restent mal definies. Les facteurs socio-economiques qui pourtant ant determine dans une si grande mesure les resultats du premier projet ne se voient pas pour autant accorder l'importance qu'ils meritent, et la deuxieme phase du projet n'est pas definie avec suffisamment de precision; pour que l'execution de cette deuxieme phase donne de bans resultats, il faudra une fois de plus que la Banque et les responsables du projet fassent preuve de beaucoup de souplesse. - 14 Rapport d'Achevement du Projet SENEGAL - PROJET RIZICOLE EN CASAMANCE (Credit 252-SE) I. INTRODUCTION 1.01 Le projet rizicole de Casamance, dont l'execution etait prevue sur cinq ans, a ete finance au titre dtun Accord de credit IDA - Credit 252-SE - de 3,7 millions de dollars, signe Ie 18 juin 1971 et entre en vigueur Ie 6 janvier 1972. L'operation interessait Ie departement de Sedhiou, en moyenne Casamance, dont Ie potentiel agricole est eleve en raison de precipitations favorables. II s'agissait de la troisieme operation agricole du Groupe de la Banque MOndiale au Senegal et de la premiere en Casamance. 1.02 L'objectif principal consistait a augmenter la riziculture pluviale, en alternance avec d'autres cultures du meme type, et de re duire ainsi la dependance du pays envers les importations de riz. 1.03 Les couts ayant ete sous-estimes au depart, la crise du petrole ayant entratne des augmentations prononcees des prix, enfin la valeur du dollar par rapport au franc CFA ayant baisse, Ie credit fut integralement debourse en juin 1976, soit six mois plus tot que prevue En octobre 1975, l'IDA a evalue un projet relais, intitule Second projet de Sedhiou et entre en vigueur en novembre 1976. 1.04 Le present rapport se fonde sur les conclusions des missions de supervision successives de la Banque et sur celles de la mission d'acheve ment du projet, effectuee au milieu de l'annee 1976, sur les rapports d'activites semestriels du BP et sur les rapports d'evaluation rediges par ce dernier, pourvu d'un bon systeme de suivi et d'evaluation. 1.05 On trouvera a l'Annexe 1 du present rapport une compilation de l'ensemble des renseignements precedents, verifies, mis a jour et corriges en cas de besoin. 1.06 Le present rapport tient dument compte des conclusions et obser vations (resumees a l'Annexe 4) du Bureau du Projet concernant les diffi cultes auxquelles l'execution sleat heurtee. II. PREPARATION ET EVALUATION A. Origine 2.01 A la fin des annees 1960, l'incidence des importations de riz sur la balance des paiements du Senegal incita Ie gouvernement a elaborer - 15 un programme de developpement rizicole et a determiner le potentiel correspondant du pays, a la fois dans la vallee dufleuve Senegal et en Casamance. En 1967, ltEtat commanda a la SATEC, sur des fonds du FAC, une etude de prefaisabilite dteventuels projets rizicoles. Le rapport de la SATEC, elabore en janvier 1968, recommanda deux projets dans le Fleuve, qui auraient permis dtaugmenter la production de 70.000 t par an, et deux autres en Casamance, qui l'aurait augmentee de 63.000 tonnes. Compte tenu de la faiblesse des investissements requis par rapport au Fleuve, la Banque prefera financer un projet rizicole en Casamance. Ce projet fut identifie par une mission de la MRAO en janvier 1969 et par une autre du FAO/cp en novembre de la meme annee. Conjointement, ces deux missions passerent 54 hommes-jours dans le pays et dans la region du projet. B. Conception du projet 2.02 Le projet fut elabore en juin 1970 par les soins d'une mission du programme FAO/cp (representant 16 hommes-jours sur le terrain) et un bref rapport fut redige a ce sujet. Une mission d'evaluation comprenant cinq membres (dont l'un avait participe a la mission precedente) sejourna au Senegal du ler au 20 novembre 1970. L'experience anterieure avait ete trop breve pour permettre d'avoir des renseignements valables sur les mo deles et previsions d'exploitation. De meme, on n'avait que peu de notions sur les cultures de plateau, les seules donnees relatives au potentiel de production provenant d'une station de recherche locale. L'equipe d'eva luation dut par consequent se fonder essentiellement sur les renseignements preliminaires du rapport de la SATEC et sur les le~ons des projets agricoles lances en Casamance de 1967 a 1970 et qui avaient deja pu amenager 3.100 ha de paddy, dont la moitie en regime pluvial. 2.03 Pendant la phase de construction, les entretiens avec le gouver nement concernerent surtout l'implantation du projet par rapport a celle des autres operations en cours dans la region, l'organisation et la direc tion de l'entreprise. Lors de la negoc1ation, le gouvernement souligna la necessite d'impartir une grande souplesse a l'execution du projet, ce qui se revela, de fait, le principal element du succes. C. Objectifs 2.04 Le projet visait a faire cultiver 9.500 ha de riz de plateau en regime pluvial, pour la plupart en alternance avec des arachides et des cultures vivrieres, par quelque 5.000 familles d'exploitants. Au total, les superficies cultivees devaient atteindre environ 32.000 ha. 11 etait egalement prevu d'ameliorer quelque 2.000 ha de rizieres deja exploitees dans les bas-fonds. Le projet dans son ensemble interessait a peu pres le quart de la Casamance et environ la moitie de sa population. On avait prevu que les travaux seraient termines en cinq ans. Le projet comprenait les elements suivants: a) la creation au sein du MDRH d'un Bureau du Projet (BP), pourvu de specialistes qualifies et d'experience et dotes de vehicules, de logements et de bureaux. Le BP etait charge d'executer le projet et d'assurer les services de vulgarisation aupres des exploitants du projet; - 16 b) la construction dtouvrages de drainage et d'irrigation desservant 2.000 ha de bas-fonds; c) la construction et l'exploitation de 24 rizeries et installations connexes de stockage; d) la refection de routes dans la zone du projet; et e) l'ouverture de credits de campagne a moyen terme aux exploitants du projet par l'intermediaire de cooperatives placees sour le controle du BP et la commercialisation de la production realisee dans le cadre du projet. 2.05 On prevoyait d'augmenter la production grace aux mesures suivantes: a) l'utilisation de varietes ameliorees, d'engrais, de produits phyto sanitaires, de materiel de defrichement et le recours a la traction bovine; b) l'introduction de la riziculture, en alternance avec les arachides et les cultures vivrieres (mil et mals), dans les parcelles a de fricher sur les plateaux; c) en ce qui concerne la riziculture de bas-fonds, l'amelioration des techniques agricoles et une meilleure mattrise des eaux. 2.06 La prestation de services dans les domaines de la vulgarisation, de la gestion cooperative, de la liyraison des facteurs de production et du credit devaient permettre la diffUsion de techniques ameliorees. Les rensei gnements mediocres dont on disposait n'avaient pas permis de chiffrer de fa~on s~re les objectifs de production ni l'incidence attendue des facteurs indivi duels sur cette derniere. Les objectifs connexes consistaient a mettre sur pied des services de vulgarisation et a creer des activites economiques de type secondaire (commercialisation et usinage, ainsi) dans la zone du projet. D. Role des autres organismes d'aide au developpement 2.01 Lors de la conception du projet, plusieurs organismes intervenaient deja dans la region. La zone du projet fut donc choisie compte tenu de la repartition des secteurs d'intervention respectifs entre les bailleurs de fonds. Avant meme celle de l'IDA dans la zone precedente, la Caisse centrale de coope ration economique (CCCE) y finan~ait une operation intertmaire, dont l'execu tion relevait de la SATEC; l'USAID finan~ait egalement une operation rizicole dans la zone, avant la mise en oeuvre du projet de l'IDA. Les autres bailleurs de fonds intervenant en Casamance comprenaient le Fonds Europeen de develop pement (projet bananier), le Gouvernement neerlandais (projet de basse Casamance) et celui de la Republique de Chine. - 17 III. MISE EN OEUVRE A. Entree en vigueur et demarrage 3.01 L'entree en vigueur du credit fut differee de deux mois et demi, en raison du retard apporte a retenir une firme d'ingenieurs consei1s acceptable pour 1 r IDA et chargee de 1 r assistance technique, puis a signer 1e contrat. Ce dernier ayant ete passe 1e 3 janvier 1972, l'on dec1ara 1e credit entre en vigueur 1e 6 du meme mois. Les autres conditions d'entree en vigueur (nomination d'un directeur senega1ais du projet, publication d'un decret instituant l'organisme du projet, con clusion d'un accord entre 1 t Etat et 1a BNDID furent remp1ies avec ce1erite. Les operations ayant demarre rapidement, 1e de1ai re1ativement court de l'entree en vigueur n'affecta pas l'evo1ution du projet. Du personnel senega1ais bien forme fut transfere des projets anterieurs de l'USAID et de 1a SATEC, qui mirent aussi leurs vehicu1es, leurs 10gements et leur materiel a 1a disposition de ce1ui-ci, ce qui en faci1ita ega1ement 1e demarrage. Par contre, cette periode initia1e connut quelques diffi cultes, faute pour 1e gouvernement de financer 1e projet par anticipation. B. Revision de mi-parcours Conception du projet 3.02 La revision 1a plus importante fut qu'en 1972 on accorda offi cie11ement priorite a 1a rizicu1ture de sol gris et non plus a ce11e de plateau. Les sols gris et humides se reve1erent plus productifs, offrant davantage de resistance a 1a secheresse, preferes par 1es exp10itants et beaucoup moins onereux a amenager (voir 1e paragraphe 5.05). 3.03 L'on trouvera aux paragraphes 3.06, 3.07 et 3.08, respectivement, 1es raisons pour 1esque11es l'on reduisit 1es programmes concernant l'irri gation', 1es rizeries et 1es routes. 3.04 Le coat du projet exceda 1es previsions, en raison de 1a sous estimation du devis 10rs de l'eva1uation, de l'augmentation prononcee des prix en cours d'execution et des fluctuations de 1a valeur du dollar par rapport au franc CFA; 1es facteurs precedents inciterent donc l'Etat et l'IDA d'une part a avancer d'un an - soit du 30 juin 1977 au 30 juin 1976 1a date de cloture du projet et de six mois - du 31 decembre au 30 juin 1976 - ce11e de l'achevement des travaux, d'autre part a assurer 1a suite des operations au titre d'un second projet, dont on finan~a 1a preparation en reaffectant 1es fonds du premier. C. Etat d'avancement materiel Infrastructure genera1e (voir 1es paragraphes 14, 15 et 16 de l'Annexe 1) 3.05 Sauf l'exception notable des magasins de village, 1es realisa tions materie11es (voir 1e tableau ci-dessous) resterent en-de~a des pre visions, mais, en raison essentie11ement de 1a mise en culture acce1eree - 18 des sols gris, ce phenomene n'eut d'incidence defavorable ni sur la production ni sur l'amenagement agrico1es. 5eAE 4eAE Estimation de Realisationa.!.! l'evaluation.!/ Ouvrages d'irrigation et de drainage (ha)60 1.000 Rizeries 1 24 Refection de routes (km) 52 244 Magasins de villages (construction/refection) 67 o Le projet ayant ete termine en quatrieme et non en cinquieme annee 1/ d'execution, Ie present rapport compare donc les realisations de la quatrieme AE avec les previsions de l'evaluation relatives a la cinquieme. 3.06 Ouvrages d'irrigation et de drainage. La lenteur des amena gements d'irrigation est imputable a la combinaison des facteurs suivants: a) se rendant compte que les sols gris permettaient une abondante riziculture a des frais d'amenagement minimums, Ie BP et les exploitants furent pousses a leur donner Ie pas sur l'irriga tion; b) Ie coat des amenagements d'irrigation se revela beaucoup plus eleve que prevu lors de l'evaluation, en raison: (i) du carac tere plus elabore des ouvrages, comprenant pompage en saison seche, alors que l'on avait envisage des installations de drai nage rudimentaires; (ii) des hausses de prix consecutives a la crise du petrole; et (iii) du recours negligeable, contrairement a ce que l'on avait prevu lors de l'evaluation, a la main-d'oeuvre paysanne non remuneree. Le coat reel par hectare s'echelonna donc de 520 a 1.520 dollars, contre une prevision de 80 dollars. c) Ie personnel technique (expatries et homologues) n'avait qu'une faible experience des amenagements irrigues; d) les renseignements techniques, en matiere hydrologique surtout, s'avererent insuffisants. Toutefois, Ie projet releva d'une maniere detaillee les possibilites d'irrigation de la zone, ce. qui permit d'accelerer l'amenagement irrigue au titre du deu neme projet. 3.07 Rizeries. Dans ce domaine, Ie programme ne vit pas Ie jour, essentiellement parce que la capacite prevue (12.000 tonnes a usiner) ne s'avera pas necessaire. En 1975/1976, Ie BP ne recueillit que 772 tonnes de paddy; Ie reste de la production - soit que1que 18.000 tonnes - fut - 19 decortique a la main, aux fins de consommation familiale ou de vente par l'intermediaire de circuits traditionnels. Le projet fit bien l'acquisi tion d'une rizerie pour y faire des essais, mais sa capacite n'atteint que 200 kg a l'heure, contre les 500 kg prevus lors de l'evaluation. En effet, il s'avera impossible d'acheter une rizerie d'une telle capacite offrant egalement un rendement technique satisfaisant. Au titre du second projet, le BP acquerra des rizeries plus reduites (1 tonne par jour), y fera des essais et adaptera son programme de construction aux besoins de commercialisation. 3.08 Refection routiere. La sous-estimation des coats lors de l'eva luation et le niveau eleve de l'inflation sont a l'origine de la reduction du programme routier. Lors de ltouverture des soumissions en 1972, l'entre prise la moins disante demandait 900.000 CFA du km, contre une prevision de 600.000 CFA lors de l'evaluation. A la suite de quoi, il fut decide, en consequence, de creer et d'equiper une cellule routiere au sein du service de genie civil du BP. Le materiel fut livre avec retard, ce qui differa la mise en oeuvre du programme. Le projet rlameliora donc que 52 km de routes en deux campagnes - 1974/75 et 1975/76 -, le coat moyen atteignant 1,6 million de CFA par km, la necessite de recourir a des normes plus elevees (90 % de lateritisation, contre une prevision de 30 %) expliquant la difference considerable par rapport aux chiffres de la soumission. De toute fa~on, la lenteur des realisations n'eut aucune incidence defavorable sur la production du projet, car le plus gros en fut utilise a des fins de consommation familiale. 3.09 Magasins de village. Lors de l'evaluation, l'on n'avait pas prevu que le projet procederait a la construction et a la refection de 67 magasins de village. Ceux-c1 (d'une superficie de 50 a 60 metres carres) appartiennent aux comites de village et servent a entreposer les facteurs de production et le materiel. La construction de certains de cas magasins remonte a des projet anterieurs. Dans ce domaine, les activites du projet consisterent a assurer les fournitures (ciment, materiaux de couverture) et a prodiguer des conseils techniques. Le coat de cet element atteignit 6 millions de francs CFA. 3.10 Batiments. La construction des batiments fut achevee en 1975, soit avec deux ans de retard, en raison de la lenteur des procedures natio nales d'appel d'offres et de l'incapacite pour l'adjudicataire de respecter l'echeancier (13 mois au total, au lieu de 7). Le programme subit des reduc tions, le BP ayant decide de ne pas construire les logements destines aux expatries. Le coat unitaire est certes bien superieur aux previsions de l'estimation, mais au total cet element coata environ 68,9 millions de CFA, ce qui resta dans les limites des previsions precedentes (74,1 millions de CFA). Amenagement foncier et investissements agricoles (voir le paragraphe 2 de l'Annexe 1) 3.11 On trouvera ci-dessous un tableau comparant les superficies effec vement cultivees en quatrieme annee du projet avec les previsions de l'eva luation relatives a la cinquieme annee d'execution. - 20 5e AE 4e AE Estimation de R x 100 Realisations (R) l'evaluation (E) E --- ha - - - - - - - - liz 5.700 10.000 57 Cultures vivrieres (mals et mil) 1.700 4.700 36 Arachides 4.100 8.000 51 Total 11.500 22.700 51 3.12 Le defaut de realisation concernant les superficies de riz, de cultures vivrieres et d'arachides est du a la mise en exploitation prefe rentielle des sols gris par rapport aux cultures de plateau; mais en outre, lors de l'evaluation on chiffra les superficies cultivees par famille d'une fa~on trop optimiste. Comme Ie montre Ie paragraphe 4 de l'Annexe 1, la mission d'evaluation estima qu'une personne economiquement active pouvait amenager 1,1 ha en quatrieme annee du projet, ce qui au total aurait demande 220 hommes-jours de travail par an, soit plus de 35 jours par mois ouvrable. En realite, chaque participant amenagea 0,49 ha, realisation tres raisonnable d'ailleurs. De toute fa~on, la production depassa largement les previsions et Ie projet encadra egalement davantage d'exploitants que preVUe 3.13 La demande de boeufs de trait et de materiel, particulierement celIe de charrettes a boeufs Qt a anes, fut prononcee (voir Ie paragraphe 5 de l'Annexe 1). On ajouta les futs en metal (pour conserver les semences) et les batteuses a pedale a la liste du materiel agricole disponible; par contre, on n'eut besoin ni de pulverisateurs ni de treuils. Usinage et commercialisation (voir les paragraphes 14 et 17 de l'Annexe 1) 3.14 Comme mentionne au paragraphe 3.07 ci-dessus, il ne fut pas neces saire d'augmenter la capacite d'usinage de paddy comme initialement envisage. La raison principale semble en etre que les exploitants furent a meme de piler a la main davantage de paddy que prevu, en recourant plus largement a la main d'oeuvre familiale. En outre, les secheresses reduisirent la production de plateau, ce qui vint augmenter la consommation familiale de riz. 3.15 Le projet ne commercialisa officiellement qu'une quantite tres faible de paddy (772 tonnes seulement, soit 4 pour cent de l'ensemble de la production realisee en 1975/76), ce qui est imputable en partie a l'im portance de la consommation familiale, en partie a la mediocrite du circuit de consommation officiel, en partie enfin au niveau peu favorable du prix officiel du riz par rapport a celui des arachides. 3.16 En annee normale, les 152 cooperatives de la zone du projet com mercialisent, sous Ie contrale de l'ONCAD, environ 35.000 tonnes d'arachides, y compris celles produites dans Ie cadre du projet. La precarite de la si tuation financiere de l'ONCAD n'a pas eu d'incidence defavorable sur la com mercialisation en zone du projet, encore que l'Office, devant l'abondance de la recolte de 1975, n'ait pu evacuer les centres de ramassage qu'avec diffi culte et n'eut toujours pas termine de Ie faire a l'ouverture de la saison des pluies en 1976. - 21 Etudes particulieres 3.17 Irrigation - drainage: enquete et conception. Le projet prevoyait d'ameliorer 2.000 hade rizieresdans lesbas-fonds: 1.000 par l'intermediaire de meilleures techniques culturales et les 1.000 autres grace a des ouvrages rudimentaires de drainage et, voire ou, d'irrigation. Le personnel technique du projet en matiere de genie rural etait charge des releves topographiques et de la conception de ces operations; si d'un cote les amenagements se bor nerent a 60 ha, d'un autre les etudes realisees jeterent Ie fondement d'une part d'un ambitieux programme de mattrise des eaux interessant 1.600 ha de bas-fonds, d'autre part d'une enquete concernant 15.000 ha potentiellement irrigables. 3.18 Elaboration d'un projet relais. En 1974, les missions de super vision recommanderent d'utiliser Ie reliquat des fonds disponibles au titre du budget 1975 pour elaborer un projet de seconde phase. Le BP s'en chargea lui-meme, avec Ie concours de la Mission residente de la Banque en Afrique de l'ouest (MRAO) et d'ingenieurs-conseils en irrigation. Ce projet-relais fut evalue en octobre 1975 et Ie financement de l'IDA fut approuve en juin de l'annee suivante. II s'agit la du premier projet de la Banque elabore avec une importante participation du Senegal. D. Marches et constructions 3.19 L'on avait prevu que les marches concernant les vehicules et Ie materiel de defrichement, de pulverisation et d'usinage seraient adjuges a la suite d'un appel d'offres international; en fait, l'on n'acheta que des vehicules, apres passation d'ailleurs d'un tel appel d'offres. S'agis sant du programme de construction'et de refection routiere, les marches 600.000 dollars au total - devaient etre adjuges apres appel d'offres na tional. Mais les soumissions se revelerent trop elevees et l'on decida par consequent d'effectuer les travaux en regie, Ie projet devant financer Ie materiel. Par suite de l'inflation, les retards apportes a livrer celui-ci se traduisirent par des hausses de prix. Ce materiel supplementaire, que l'on n'avait donc pas prevu lors de l'evaluation, couta 90,7 millions de francs CFA (400.000 dollars) au total. 3.20 Le contrat d'assistance technique avec la firme allemande INSTRUPA a ete passe conformement aux directives de l'IDA. 3.21 Le materiel de trait fut achete par l'intermediaire de l'ONCAD, qui se Ie procura aupres de la SISCOMA, entreprise industrielle du pays. On signala quelques exemples de qualite defectueuse, une absence de service apres vente et une penurie de pieces detachees. 3.22 La construction des batiments fut adjugee, conformement a la regle mentation nationale, a l'entreprise SYLLA, qui acheva les travaux avec six mois de retard. - 22 E. Cout du projet et deboursements (voir las paragraphes 8, 10 et 11 de l'Annexe 1) Total du cout du projet 3.23 Au total, 1e cout du projet - environ 1,11 milliard de CFA a 1a fin de 1a quatrieme annee d'execution - exceda d'environ 6 % 1es estimations (imprevus compris) relatives a l'annee immediatement posterieure. Le projet dans son ensemble ayant atteint 1es objectifs impartis a 1a cinquieme annee d'execution (et ayant marne livre des juin 1976 1a p1upart des facteurs de production de 1a campagne 1976/77), c'est par rapport a cette annee-1a que 1es comparaisons sont donc etab1ies. Mais 1a similitude entre 1e cout es timatif dans son ensemble et 1es depenses ree1les recele d'importantes di vergences quant a 1a structure des couts et quant aux depenses engagees d'un element a l'autre. Structure des couts 3.24 LIon peut grossierement resumer la structure des couts de la fa~on suivante (chiffres arrondis et comprenant les imprevus): Total Total j usqu 'a la fin jusqu'a la fin de la 5e AE de la 4e AE Estimation de Difference Realisation (R) llevaluation (E) (R-E)/E ------- millions de FCFA ------ % % % Materiel 150 13 70 7 + 114 Infrastructure 120 11 395 38 70 Personnel 610 55 520 49 + 70 Frais d'exploitation 230 21 65 6 - 254 1.110 100 1.050 100 + 6 -- -- 3.25 Les differences entre previsions et realisations precedentes tiennent aux facteurs ci-dessous: a) la sous-estimation des couts lors de l'evaluation et les retards que les marches connurent (voir Ie paragraphe 3.19); b) l'abandon des 23 rizeries, de la plupart des ouvrages d'irrigation et les modifications du programme routier; c) la decision du gouvernement d'augmenter les traitements et salaires nationaux a 1a fin de l'annee 1976, ce que 1e remplacement tardif des cadres expatries vint partiellement compenser; et d) la hausse prononcee du cout de l'essence, des lubrifiants, des pieces detachees, etc. - 23 - Finaneement 3.26 On peut resumer Ie financement du projet comme suit: 5e AE 4e AE Estimation de Realisations (R) 1 'evaluation (R) Ax 100 E Millions Millions de CFA % de CFA % Coat du Erojet Debbursement de l'IDA 839 64 1.028 76 82 Etat 273 21 23 1 1.186 Total du coat du projet 1.112 85 1.051 1 106 Coat des facteurs de Eroduction Augmentation des facteurs de production Prix non subventionnes 170 13 282 21 62 ParticiEation des exploitantsh' Boeufs de trait provenant du cheptel local 24 2 26 2 92 1.306 100 1.359 100 96 1l Estimations (voir 1es paragraphes 5 et 7 de l'Annexe 1). 3.27 Les deboursements commencerent six mois plus tard que les previsions correspondantes de l'evaluation et accuserent, jusqua la fin du projet, un re tard d'environ un an; cette situation est certes en partie imputable aux retards apportes a la mise en oeuvre initiale du projet, mais bien davantage a la lour deur des procedures senegalaises concernant l'etablissement des demandes de de boursement et au fait que l'Etat s'abstint de se faire rembourser certaines de penses susceptibles de l'etre, les traitements des fonctionnaires ainsi. On trouvera au paragraphe 11 de l'Annexe 1 un graphique comparant les deboursements prevus et realises. Subventions 3.28 Pendant toute la duree du projet et a l'echelle nationale, l'Etat a subventionne les engrais a 50 pour cent, ce qui represente une contribution d'environ 150 millions de franc CFA au projet. S'agissant de la politique en la matiere, les mesures proposees dans Ie cadre du projet s'avererent realistes. En effet, on s'etait rendu parfaitement compte que 1a faible importance des - 24 operations arachidieres dans Ie projet ne leur permettait pas de constituer l'instrument grace auquel modifier la structure des subventions applicables aux engrais utilises dans cette culture - politique qui, a l'inverse, trouva ulterieurement sa place dans Ie deuxieme projet de credit agricole et dans Ie projet de Sine Saloum; par contre, Ie projet prevoyait que Ie gouverne ment examinerait chaque annee conjointement avec l'IDA Ie niveau de subven tion applicable aux engrais rizicoles, dans Ie but de reduire celle-ci pro gressivement (voir la section 4.08 de l'Accord de credit). Certes, les examens precedents n'eurent pas officiellement lieu dans Ie cadre du projet de Casamance; mais des entretiens generaux sur Ie niveau national des sub ventions eurent lieu a partir de la fin de l'annee 1975 au titre du deuxieme projet de credit agricole; l'Etat a donc fait passer les subventions respec tives de l'engrais compose et de l'uree de 74 pour cent et de 80 pour cent du prix de revient en 1974 a 56 pour cent et a 30 pour cent en 1976. F. Clauses particulieres 3.29 Outre les clauses habituelles et les conditions d'entree en vigueur, l'Accord de credit prevoyait les dispositions speciales ci-apres: a) la passation entre Ie BP et la BNDS d'un accord relatif au financement du credit de campagne et a moyen terme consenti a titre subsidiaire aux exploitants par l'intermediaire des cooperatives; b) la tenue par Ie BP de comptes distincts, soumis a verification d'un inspecteur d'Etat, a charge de presenter copie certifiee des etats financiers dument verifies et Ie rapport de verifi cation dans les six mois de la cloture de chaque exercice fi nancier; c) la mise a la disposition par les organismes veterinaires du departement de Sedhiou de leurs services et de leurs installa tions comme de besoin; d) pour repondre a la demande de facteurs de production, l'eta blissement a ce sujet de modalites convenables entre la BNDS, l'ONCAD, les cooperatives d'exploitants et Ie BP, ainsi que l'agrandissement des installations de l'ONCAD; e) l'exploitation des rizeries par Ie BP; l'etablissement et Ie recouvrement par celui-ci d'une redevance d'usinage convenable (a tant par kg de riz usine); f) l'achat du paddy aux agriculteurs par Ie BP qui Ie revendrait a l'ONCAD, par l'intermediaire des cooperatives d'exploitants, a un prix ne pouvant etre inferieur a la taxation du prix de gros du riz importe par l'Office de commercialisation agricole (OCAS); g) la subvention applicable aux engrais ferait l'objet d'un examen annuel avec l'IDA dans Ie but de la reduire progressivement; - 2S h) l'entretien des routes incomberait a l'Etat; et i) le BP serait charge d'une enquete. Le present rapport etablit que, malgre quelques retards ici et la, l'Etat et le BP ont honore l'ensemble des dispositions precedentes, sauf unique ment les deux exceptions suivantes: a) le BP n'a pu ramasser la quantite de paddy qui lui aurait permis d'exploiter les rizeries (voir les paragraphes 3.07, 3.14 et 3.15 ci-dessus); et b) l'Etat n'ayant pas entretenu les routes de desserte, le BP a dG par consequent se charger des plus importantes d'entre elles. IV. PROMOTION ET EVOLUTION DES INSTITUTIONS A. Cadre et croissance institutionnels 4.01 La presence en Casamance d'un certain nombre de projets finances par des bailleurs de fonds exterieurs et la faiblesse de la SODAICA, orga nisme d'Etat implante dans la zone du projet, inciterent la Banque et le Gouvernement du Senegal a creer un Bureau distinct du projet, relevant di rectement du Ministere du developpement rural et dote du personnel national auparavant en poste dans d'autres projets de la zone. Le projet a certes toujours besoin d'une assistance etrangere en matiere d'ingenierie et de gestion financiere, ~ais il a reussi a mettre en place une bonne organisation de vulgarisation agricole, une division de genie civil un peu boiteuse et a se doter d'un directeur competent et a forte personnalite. Comme tel, le projet servira de noyau a un organisme de developpement regional (intitule SOMIVAC), charge de coordonner l'ensemble des projets de developpement en cours d'execution dans la region. Une cellule de developpement regional financee dans le cadre du projet de seconde phase viendra etayer les ef forts de l'organisme precedent. 4.02 Le BP eut l'autorite suffisante et fut pourvu des moyens requis (en vehicules, en logements et en personnel) pour bien mener ses activites. La lenteur mise, en raison de la lourdeur des procedures administratives, a faire parvenir au projet les fonds de l'Etat comme ceux de l'IDA consti tua une difficulte importante. La situation s'ameliora en 1973, quand l'Etat mit des fonds de roulement a la disposition du projet. Malgre cela, il fut toujours difficile de realimenter la caisse d'avances a temps pour honorer les depenses courantes. Le projet de seconde phase fait donc obli gation a l'Etat de verser integralement sa contribution annuelle au projet des le debut des exercices financiers. 4.03 La participation de l'ONCAD au projet consiste a assister et a contraler les cooperatives, a livrer les facteurs de production a credit et a commercialiser les arachides et les cereales. Dans l'ensemble, les prestations de l'ONCAD ont ete mediocres. Faute d'un contrale satisfaisant, - 26 1a 1ivraison des facteurs de production et de transport des arachides ont accuse des retards importants. Les frais d'exp1oitation de l'Office sont e1eves, sa situation financiere precaire. Le rapport d'achevement du premier projet de credit agrico1e (Credit 140-SE) rend compte en detail des activites de l'ONCAD. 4.04 Cooperatives et comites de villages. Le 4epartement de Sedhiou compte 152 cooperatives, fonctionnant sous 1e contro1e de l'ONCAD, com posees de chefs de fami11e uniquement et se consacrant essentie11ement a 1a 1ivraison des facteurs de production et a 1a commercialisation des arachides. Parallelement a 1a structure precedente, 1e BP regroupa 1es 25.000 participants au projet en 445 comites de villages, dont1e but etait: a) de creer un circuit permettant de mei11eures activites de vu1garisation; b) d'ame1iorer 1a fourniture de facteurs de production en l'effectuant dans 1e cadre d'un credit comp1ementaire (dit "credit special") relevant du projet et axe essentie11ement sur 1a rizicu1ture, car cette derniere n'est pas integra 1ement desservie par l'ONCAD; c) de consentir du credit non seu1ement aux chefs de fami11~/, mais ega1ement aux femmes, qui ne peuvent acceder au credit de l'ONCAD, a10rs qu'en fait ce sont principa1ement e11es qui cu1tivent 1e riz dans 1es bas-fonds; et d) de promouvoir l'education cooperative parmi 1es exp1oitants. Le second projet prevoit de transferer tout 1e contro1e des cooperatives situees dans 1a zone du projet au BP; l'on cherche de 1a sorte a en ame 1iorer 1a gestion et a conso1ider d'autre part 1e mouvement cooperati~ en creant une union de cooperatives et une federation regiona1e. Comme on 1e voit, 1e projet ici examine et ce1ui qui l'a suivi ont donc un role essentie1 dans 1a promotion d'un bon systeme cooperatif. B. Vu1garisation (voir 1e paragraphe 13 de l'Annexe 1) 4.05 Le projet mit sur pied une structure de vu1garisation comprenant onze chefs de zone et 147 encadreurs de terrain (contre 100 prevus lors de l'eva1uation en 1975). Cette difference par rapport aux previsions resu1te de l'augmentation concomitante du nombre de participants au projet; de fait, 1e taux d'encadrement, soit 1e nombre d'encadreurs par rapport a ce1ui des exp1oitants, fut maintenu au niveau initia1ement prevu de 1 a 160. Certes, 1a reduction d'ensemb1e des superficies cu1tivees (voir 1e para graphe 3.12 ci-dessus) entratna une diminution correspondante des superficies encadrees (74 ha prevus par encadreur, 30 ha en fait); mais 1a production ayant augmente, si l'on exprime ce11e-ci par rapport au nombre d'encadreurs, 1e chiffre passe du montant initia1ement prevu de 102 tonnes de paddy par encadreur a 124. Le personnel de vu1garisation encadra des participants individue1s p1ut8t que des fami11es d'exp1oitants, car, 1a rizicu1ture de 1/ En Casamance, 1a structure genera1e du "carre familial" est tres com p1exe, comptant habitue11ement plus d'un auteur de decision. - 27 bas-fonds relevant habitue11ement des femmes, une vu1garisation rizico1e s'adressant aux chefs de fami11e n'aurait pas ete tres productive. Jusqu'a une date recente, 1es encadreurs ont expressement consacre l'essentie1 de leurs activites a 1a fourniture de facteurs de production - d'engrais surtout - a des fins de rizicu1ture de pente ou de bas-fonds. Pour main tenir l'equi1ibre precieux entre l'exp10itation de ces terres et ce11es du plateau dans 1a zone du projet, ce1ui de deuxieme phase prevoit que 1es encadreurs seront charges de l'ensemb1e des activites agrico1es tant sur 1e plateau, que dans 1es va11ees, entre autres en transferant aux co operatives 1a charge de 1ivrer 1es facteurs de production. C. Facteurs de production et credit agrico1e (voir 1es paragraphes 5 et 9 de l'Annexe 1) 4.06 La mission d'eva1uation avait prevu que 1a fourniture des facteurs de production aux exp10itants s'effectuerait pour l'essentie1 a credit et par l'intermediaire des cooperatives. 11 s'avera vite evident que ce11es-ci ne constituaient pas 1e reseau 1e plus convenab1e; en premier lieu en effet, 1a p1upart des rizicu1teurs sont des femmes, auxque11es l'on ne permet pas d'adhe rer aux cooperatives (seu1s, 1es chefs de carres peuvent etre membres des co operatives relevant de l'ONCAD) et au nom desque11es 1es maris n'etaient pas tres disposes a s'engager a credit; en second lieu, 1e credit effectue par l'intermediaire des cooperatives sert essentie11ement a 1a culture des ara chides et non pas a ce11e du riz. Pour tourner ces difficu1tes, 1e projet convint avec l'ONCAD que ce1ui-ci serait charge d'approvisionner 1e projet en facteurs de production rizico1es et ce dernier de 1es 1ivrer aux exp10itants et de proceder au recouvrement des dettes ("credit special"). L'execution des moda1ites precedentes s'est reve1ee satisfaisante. Quand 1e projet commen~a a 1ivrer desvarietes a haut rendement et des engrais rizi coles aux femmes (qui constituaient pres de 1a moitie des participants au projet), 1es hommes se mirent a s'interesser a 1a rizicu1ture et entreprirent a 1a fois de s'y adonner eux-memes et d'aider 1es femmes dans leurs champs. En outre, 1e recouvrement des dettes fut satisfaisant, bien que 1e projet n'exer~at aucun contro1e sur 1a commercialisation du paddy ou du riz. D'un autre cote, toutefois, et ma1gre tout 1e succes de 1a methode precedente, separer 1e credit arachidier du credit rizico1e se traduisit par des frais plus e1eves et entraina des difficu1tes administratives; 1e second projet integre donc l'une comme l'autre forme de credit. 4.07 La BNDS finan~a 1e credit a court terme sur des fonds empruntes principa1ement a 5,5 pour cent d'interet aupres de 1a Banque centrale de l'Union monetaire Ouest Africaine. Le credit a moyen terme destine a se procurer des boeufs et du materiel de trait etait consenti a 5 pour cent d'interet sur cinq ans. On ne renouve11e 1e credit a court terme qu'en cas de remboursement des arrieres eventue1s. Les carences ont ete plus e1evees chez 1es participants au projet qui n'etaient pas membres de coope ratives (85 pour cent de remboursements, contre 97 pour cent chez 1es adhe rents de cooperatives), mais en 1975 1e taux d'ensemb1e du remboursement atteignit 90 pour cent en moyenne. - 28 D. Personnel et formation (voir le paragraphe 12 de l'Annexe 1) 4.08 Un personnel competent a ete place a tous les niveaux et l'exe cution du projet lui a permis de se constituer une experience en beaucoup de domaines, concernant notamment la gestion, la production agronomique de semences, l'administration de cooperatives et les activites de vulgari sation sur le terrain. En matiere d'ingenierie et de comptabilite, les faiblesses ont ete evidentes. Le pays compte peu d'ingenieurs en genie rural; quant aux comptables de valeur, les villes et les salaires plus eleves qu'offre le secteur prive les attirent. 11 fallut remplacer le comptable du projet trois fois en quatre ans et l'un des titulaires dis parut en emportant la caisse du projet. Par contre, les services de l'analyste financier expatrie ont ete bons. Le projet assura la forma tion du personnel de terrain. Le second projet, quant a lui, prevoit de former le personnel a tous les niveaux, y compris celui des cadres direc teurs. E. Techniciens etrangers 4.09 Les services d'assistance technique, adjuges a l'entreprise allemande INSTRUPA, furent bons dans l'ensemble, en depit de changements frequents du personnel, d'ailleurs en partie imputables a la difficulte des conditions de vie (manque d'ecoles, de services medicaux, de magasins, peu de services publics et isolement). Le directeur du projet mit fin pour incompetence aux activites d'un ingenieur et ne renouvela pas le contrat d'un agronome manquant d'initiative et d'autorite. Les relations entre cadres expatries et nationaux ont ete bonnes. Grace a la forte personna lite du directeur senegalais du projet, les expatries ont fait integralement partie du personnel du projet. Avant que ce dernier ne prenne fin, l'agro nome expatrie a ete remplace par son homologue, dont les activites ont ete satisfaisantes; il reste cependant qu'une assistance d'origine etrangere est toujours requise en matiere d'ingenierie et de gestion financiere. Le second projet prevoit un soutien correspondant pendant toute la periode de deboursement et la nomination pour deux ans d'un cadre expatrie, avec pou voir de decision, aux fonctions de directeur de la planification et de l'eva luation. F. Comptabilite 4.10 Le projet a tenu des comptes de caisse d'une maniere satisfai sante. Ces comptes ont ete verifies sur place par un inspecteur d'Etat, mais ses rapports se revelerent insuffisants. Le second projet prevoit la verification integrale des comptes par les soins d'un cabinet independant. G. Rapports d'activites 4.11 Le BP a presente des rapports d'activites detailles et systema tiques deux fois par an. Le projet ne comportait pas d'evaluation syste matique, mais Ie BP considera qu'il lui incombait de surveiller les choses de pres. Ce suivi des activites du projet, de ses tendances et de ses pro blemes permit de detecter les points faibles (evolution de la situation sur le plateau, ouvrages hydrauliques et construction des routes), d'apercevoir - 29 - Ie potentiel de la riziculture de sol gris et de changer l'ordre des priorites en consequence. La section agronomique s'effor~a tout spe cialement de mesurer les rendements et la production. Le BP enregistra tres precisement les achats de facteurs de production saisonniers et de materiel. L'absence de connaissance relative a la structure des exploi tations (leur taille, leurs systemes culturaux, leurs budgets) a consti tue une carence notable, qui a interdit de chiffrer l'incidence sociale du projet. Un programme integral de suivi et d'evaluation est finance dans Ie cadre du projet de seconde phas~ fonde sur la diversification de la production agricole grace aux cultures de plateau et a l'elevage et prevoyant de suivre, plutot que des exploitants et des parcelles indi viduels, des exploitations dans leur ensemble. V. INCIDENCE AGRICOLE ET SOCIALE A. Augmentation de la production (voir l'Annexe 1) Production d'ensemble 5.01 Certes, la production de plateau est bien inferieure aux pre visions; mais, compte tenu du succes de la production rizicole, la valeur de la production consecutive au projet leur est au contraire bien supe rieure. C'est ce que resument les chiffres ci-dessous, concernant les augmentations respectives de production: Total jusqu'a la To~al jusqu'a la fin de la 5e AE fin de la 4e AE Estimations de Realisations (R) l'evaluation (E) Difference Millions Millions (R-E) IE t de cFIJ.I t de CF~I =----=:- % Paddy 43.470 1.804 28.870 702 Cultures vivrieres (13.408) (425) (1.150) (19) Arachides ( 9.385) (389) 6.800 138 Valeur brute 990 821 +21 Couts des facteurs de production 233 300 -24 Valeur nette 757 515 t47 -- II En prix au producteur. 12 Les estimations du prix des produits tiennent compte du coefficient d'infla tion prevu lors de l'evaluation. L'augmentation differentielle de la valeur nette de production etait superieure de 47 pour cent aux previsions relatives a la cinquieme annee du projet, ce qui est imputable a la production plus importante de paddy, au niveau plus eleve des prix au producteur et au cout plus faible des facteurs de production. L'aug mentation du tonnage de riz - 51 pour cent - releve essentiellement de la forte productivite des sols grise Sur ces sols, on atteignit des rendements depassant les trois tonnes a l'hectare, alors que l'evaluation avait estime ceux de la - 30 rizicu1ture de plateau a 1,6 tonne a l'hectare. Le paragraphe 4 de l'Annexe 1 montre que 1es participants, pour produite en quatrieme annee du projet presqu'autant de calories (7.300) que prevu lors de l'eva1uation, uti1iserent 1a moitie seu1ement des superficies initia 1ement envisagees. On escompte qu'a 1a fin de 1a prochaine campagne 1a production arachidiere sera sensib1ement superieure aux previsions de 1 'evaluation. Revenus d'exp1oitation 5.02 On a e1abore ci-dessous des budgets d'exp1oitation representa tifs, en 1es chiffrant aux prix de 1971 et de 1975 et en 1es comparant aux previsions de l'eva1uation (voir l'Annexe 2). Estimations Realisations de l'eva1uation prix de 1971 prix de 1975 ------------- Mi1liers de CFA ------------ 1. Annee 0 du projet (1971) Revenu brut 11 52 Frais d t exp1oitation 24 Revenu net 28 2. Annee 4 du projet (1975) (a) sans traction bovine Revenu brut 1 148 139 292 Frais d'exploitation-! 38 38 73 Revenu net 110 101 219 (b) avec traction bovine Revenu brut 217 245 530 Frais d'exploitationll 65 62 121 Revenu net 152 183 409 1l Y compris 1a consommation fami1ia1e. Les budgets ci-dessus montrent que les revenus et couts reels des exploi tants sont sensiblement conformes aux previsions de l'evaluation si lIon chiffre Ie tout en prix constants de 1971, mais beaucoup plus eleves si lIon utilise les prix de 1975. Validite des donnees relatives a la production 5.03 Pendant la periode d'investissemen~ un certain nombre de missions (celles de supervision et celIe qui elabora 1e second projet) s'interrogerent sur la va1idite des chiffres tres e1eves que l'on avan~ait - 31 en matiere de rendement et de production, particulierement en ce qui concernait la premiere et la troisieme annees du projet. Celui-ci ne commercialisant qu'une faible proportion du total de la production, il fallait estimer cette derniere en echantillonnant les rendements et en estimant les superficies que les exploitants du projet cultivaient. A cette fin, l'agronome expatrie con~ut un systeme d'echantillonnages de rendements elabore, comprenant un grand nombre de releves que l'on com parait ensuite aux verifications que l'Institut de recherches ISRA ef fectuait sur les memes champs. Quant aux superficies, les encadreurs etaient charges de mesurer et de piqueter celles qu'un echantillon d'exploitants consacrait a chaque culture, la verification des resul tats incombant aux geometres de la division du genie rural. Certes, les rendements qu'indique le projet sont conformes a ceux dtautres ope rations en Casamance (par exemple celle de la SODEFITEX a Velingar~ en haute Casamance); mais les rendements de riz irrigue semblent extreme ment eleves (4,4 tonnes par hectare en 1972; 3,5 en 1973; 4,7 en 1974; et meme 6,4 tonnes a l'hectare en cas de maitrise integrale des eaux). De tels rendements ne sont evidemment pas irrealisables, particulie rement sur de petites parcelles et avec beaucoup dtengrais, mais ils excedent ce que lYon obtient dans des conditions analogues en Afrique de l'Ouest. En 1975 de meme, les rendements arachidiers (2 tonnes a l'hectare) furent sensiblement superieurs a la moyenne alors realisee dans le pays (une tonne a l'hectare) et dans le Sine Saloum (1,2 tonne a l'hectare). La meme annee, le BP, pour verifier si sa methode n'etait pas defectueuse, releva les rendements, non ples seulement sur des echan tillons comme d'habitude, mais aussi sur des champs tout entiers. La comparaison des resultats montra qu'ils concordaient a 5-10 pour cent pres dans les deux cas. On voit donc que la production du projet semble avoir ete estimee avec une degre acceptable de confiance; malgre tout, l'on a calcule la rentabilite economique de l'operation en tenant compte d'une baisse de 10 pour cent des benefices (voir le paragraphe 1 de l'Annexe 3). B. Incidence technique (voir les paragraphes 2, 3, 4 et 5 de l'Annexe 1) 5.04 Le projet eut une grande incidence sur la technique agricole utilisee dans la zone et ameliora sensiblement la productivite fonciere et celle de la main-d'oeuvre. 5.05 Expansion de la riziculture de sol gris. On tient la, et de loi~ l'amelioration technique la plus importante. C'est en 1966 que l'organisme de recherches agricoles IRAT sou~~~nna pour la premiere fois l'important potentiel rizicole des sols gris et clest en 1972 qu'il in diqua que ces sols auraient effectivement un rendement ~izicole eleve. 11 slagit de sols alluvionnaires et sableux, occupant les dernieres pentes, juste au-dessus des bas-fonds marecageux. En saison des pluies, la nappe aquifere se trouve a des profondeurs allant de 20 cm a un metre, ce qui assure un approvisionnement continuel en eau et constitue un milieu ideal pour le riz. En combinant tres simplement l'utilisation d'une variete a haut rendement et a cycle de 110 jours (l'IKP, 1'1 King Pao) avec un re cours tres genereux aux engrais (200 kg de 8.18.27 et 150/200 kg d'uree a - 32 l'hectare), les rendements rejoignent a peu pres ceux du riz irrigue. Or, les couts dtamenagement sont presque nuls, car le terrain est vierge de toute vegetation, exception faite de legers bouquets de palmiers a huile spontane~ et ne requiert aucun ouvrage de maitrise hydraulique. 5.06 Lors de l'elaboration du projet, l'on observa que des exploi tants faisaient pousser du riz sur ces sols en obtenant de bons resul tats; pendant l'evaluation, lIon releva des rendements de 3 a 4 tonnes par hectare. A la suite de quoi, le projet se proposait d'avoir amenage 1.500 hectares de tels sols en onzieme annee, contre 8.000 hectares prevus en riz de plateau. Des la quatrieme annee toutefois, les exploitants cultivaient pres de 3.000 ha de sols gris, sur lesquels ils atteignaient un rendement moyen de 3 tonnes a l'hectare. En raison des secheresses, il n'y eut aucune riziculture sur le plateau en 1970, en 1972 ni en 1973, alors que, grace a celle des sols gris, la produc tion de paddy depassa largement l'objectif de l'evaluation. 5.07 Le projet aurait echoue s'il avait axe ses activites sur la riziculture de plateau. Fort heureusement, le BP comme les missions de supervision se rendant parfaitement compte du potentiel rizicole des sols gris, l'on incita les exploitants a y produire du riz plut8t que sur le plateau. De la sorte, c'est au projet que lIon doit la mise en oeuvre d'une technique extremement avantageuse, combinant minimun d'investisse ments et forte productivite. 5.08 Amenagement rizicole des bas-fonds. L'on ameliora la riziculture traditionnelle de bas-fonds, dont les rendements atteignaient en moyenne 1,2 tonne a l'hectare, en recourant, sans construire d'ouvrage destine a maitriser les eaux, a des varietes a haut rendement (ce que l'abaissement de la nappe consecutif a la secheresse vint en partie permettre), aux repiquages precoces et aux engrais. Les rendements atteignirent 2,5 a 3 tonnes par hectar~ les deux dernieres campagnes. 5.09 Riz irrigue. L'on amenagea des perimetres de pompage permettant une riziculture irriguee en saison seche. Les rendements furent en moyenne de 3,7 tonnes a l'hectare en 1973 et de 6,4 tonnes en 1974. 5.10 Riz de plateau. L'on avait prevu d'implanter le riz de plateau dans la zone du projet et d'en exploiter 9.000 hectares en regime de croi siere. Cette prevision se fondait sur le rapport de la SATEC, qui avait envisage un rendement de deux tonnes a l'hectare, alors que l'Institut de recherches IRAT avait estime le potentiel a 1,5 tonne a l'hectare. L'ex pansion du riz de plateau n'eut pas lieu, en raison: a) des secheresses de 1970 et de 1972; et b) de la decouverte des sols gris. Quand le projet etait en voie d'elaboration, on ne connaissait aucune variete a cycle court et resistant a la secheresse; de meme, l'IKP (au cycle de 110 jours) ne poussait pas tres bien sur le plateau. A l'heure - 33 actuelle, par contre, des varietes nouvelles et resistant a 1a secheresse sont disponib1es dans 1a zone du projet et 1es essais effectues dans des exploitations en 1975 furent d t ai11eurs couronnes de succes, ce qui per mettra au deuxieme projet de mettre en oeuvre un programme va1ab1e de rizicu1ture sur 1e plateau. 5.11 Autres cultures de plateau. Le BP ayant principa1ement porte ses efforts sur 1a rizicu1ture de pente et de bas-fonds, 1es superficies arachidieres ntont pas augmente comma prevu. Mais 1e recours au nouveau cu1tivar 69-101, joint a l'uti1isation plus poussee d'engrais et de 1a traction anima1e, a permis aux rendements comme a 1a production de depasser 1es previsions. Le projet introduisit 1a culture du mais, dont 1a produc tion accusa des progres modestes. Le recours aux hybrides (JOS et SMIO-BDS) et aux engrais permit de rea1iser des rendements favorab1es, sauf en 1975 pour cause de mauvais temps. Par contre, 1es techniques de production de mil ne progresserent pas, essentie11ement parce que 1a variete ame1ioree "Sanio de Sefa" ne fit pas mieux que 1es varietes traditionne11es. 5.12 Production anima1e. Exception faite de 1a diffusion de 1a traction bovine, 1a production anima1e ne s'ame1iora pas beaucoup. Toute fois, si l'on songe aux abondantes ressources pastorales, a 1a faib1e den site demographique, a l'etat favorable de 1a sante anima1e et a 1a faveur de plus en plus grande de 1a traction anima1e aupres des exp10itants, force est de cons tater que 1e potentie1 de 1a zone en matiere d'e1evage est important. Le deuxieme projet de Sedhiou compte donc ame1iorer 1a gestion du chepte1 grace a son reseau de vu1garisation. 5.13 Mecanisation. Au total, 1es exp10itants du projet ont acquis 1.700 paires de boeufs, 1.500 charrues, 1.400 semoirs et 500 houes. En outre, 1e projet acheta 100 batteuses a peda1e pour 1es 10uer aux agri cu1teurs. Comma l'i11ustrent 1es budgets d'exp10itation (voir 1e para graphe 5.02), 1a traction anima1e, 1imitee essentie11ement aux cultures p1uvia1es sur 1e plateau, a permis aux exp10itants d'ame1iorer 1a produc tivite de leurs efforts et d'augmenter 1es superficies. On n'a pas mesure l'incidence de 1a mecanisation sur 1es rendements, encore qu'e11e soit probab1ement favorab1~ puisqu'e11e permet d'effectuer 1es activites cu1tu ra1es en temps plus opportun. 5.14 Emp10i des engrais. L'uti1isation des engrais a beaucoup aug mente pendant 1a duree du projet. Les participants ont suivi avec soin 1es recommandations dans ce domaine, au point que 1a proportion des parce11es beneficiant d'engrais va de 60 pour cent pour 1e mil, a 70 pour cent pour 1es arachides et atteint 100 pour cent pour 1e mais et 1e riz. En ce qui concerne ce dernier toutefois, l'uti1isation, a11ant jusqu'a 100 kg de nitrogene par hectare, risque d'avoir ete excessive, n'ayant en fin de compte profite aux exp10itants qu'en raison de l'importance des subven tions. L'on peut resumer 1e recours aux engrais comme suit: - 34 Total Total Total des engrais de phosphate des engrais jusqu's 1a fin jusqu"s 1a fin jusqu's 1a fin de 1a 4e annee de 1a 4e annee de 1a 4e annee duprojet du projet du projet (ha) (t) 100 % paddy 14.600 nd nd 20 % cultures vivrieres 2.800 nd nd 70 % arachides 5.900 nd nd 23.300 4.500 6.100 Moyenne de l'uti1isation, kg/ha 190 260 5.15 Production de semences. Avec l'appui du service semencier du MDRH et de l'ISRA, 1e projet a pu mettre sur pied un programme va1ab1e de production de semences, en passant des contrats avec des exp10itants s cet effet. De 1a sorte, 1e projet a pu repondre aux besoins concernant 1e riz et 1e mats. En 1975, 1a production de semences ame1iorees dans 1e cadre du projet atteignait 18 tonnes. Mais jusqu'a present, 1e service semencier s'est avere incapable de verser 1a derniere partie de 1a prime aux mu1ti p1icateurs de semences, ce qui risque fort s l'avenir de mettre 1a produc tion semenciere en danger. C. Prix et inflation (voir 1es paragraphes 6 et 7 de l'Annexe 1) 5.16 Si d'un cote l'incidence de l'inf1ation sur 1es couts du projet fut sensible (voir 1e paragraphe 3.25 ci-dessus), 1es subventions beneficiant aux exp10itants 1es ont proteges des hausses de prix pendant toute 1a periode de deboursement. Tous 1es engrais ont ete vendus s 12 francs CFA 1e kg; quant au phosphate de roche, on l'a distribue gratuitement. En 1975. 1e prix des engrais passa s 16 francs CFA 1e kg. Entre-temps. 1e prix des semences suivit 1e prix officie1 des produits, qui augmenta de 1a fa~on suivante (en CFA par kg): 1971 1972 . 1973 1974 1975 Arachides 17,5 23,1 29.5 35 41.5 Mil 14 25 25 30 30 Ma!s 14 25 25 30 30 Paddy 21 25 25 41,5 41,S D. Effectif et selection des participants. (Voir 1e paragraphe 1 de l'Annexe 1) 5.17 Comme on peut 1e voir ci-dessous, 1 t effectif des participants au projet est 1argement superieur aux previsions de l'estimation: - 35 1972 1973 1974 1975 197~ Effectif de participants: realisations 3.900 12.200 24.200 23.600 34.900 estimations de ltevaluation 4.000 8.000 12.000 16.000 20.000 /1 Au titre du deuxieme projet de Sedhiou. II convient de noter que les femmes representent une proportion importante du total (57 pour cent en 1974 et 40 pour cent en 1975). L'attirance exercee par les sols gris et l'afflux de refugies en provenance de Guinee Bissau, qui sont riziculteurs par tradition, explique Ie succes precedent. Le depart ulterieur de ces refugie~ ou Ie fait qu'il n'en arrivait plu~ est a l'origine de la sta bilisation du nombre de participants entre 1974 et 1975. 5.18 Le Bureau du projet a choisi les participants d'apres les criteres suivants: (i) avoir exerce des activites agricoles a plein temps et avec de bons resultats; (ii) posseder du terrain rizicole; (iii) adherer a une coope rative relevant du projet; (iv) avoir un bon dossier de credit; et (v) etre dispose a observer les directives techniques du personnel du projet. E. Objectifs seeondaires et effets imprevus 5.19 On a deja vu que la transformation des sols gris en zones a fort rendement agricole a constitue Ie principal effet imprevu du projetj un autre a ete l'accueil que les femmes ont -fait aux activites de vulgarisation, leur disposition a acheter les facteurs de production a credit (credit special) et l'augmentation de leur prestige consecutive a leur aptitude a nourrir leur famille et a ameliorer leur situation monetaire. En outre, Ie succes de la riziculture de sol gris a pousse les hommes, qui se tenaient traditionne11e ment a 1'ecart de la production vivriere dans 1es basses terres, a s'interesser a 1a rizicu1ture et a travai11er par consequent avec 1es femmes qu'encadrait 1e projet. 5.20 Les benefices de l'operation ont ega1ement profite aux refugies de GUinee Bissau insta11es a titre temporaire dans 1e sud de la zone du projet jusqu'en 1975. Se10n certains techniciens, ces refugies, qui avaient l'ha bitude de 1a rizicu1ture de sols gris dans leur pays, furent 1es premiers a 1a lancer en Casamance. Apres leur depart, i1 est toujours clair qu'une partie de 1a population de Guinee Bissau vivant pres du departement de Sedhiou, trouvant diffici1ement de quoi se nourrir chez e11e, s'approvisionne dans 1a zone du projet. 5.21 De tous 1es projets actuels en Casamance, ce1ui de Sedhiou s'est reve1e 1e plus heureux et ayant l'incidence la plus grande dans son perimetre d'execution. Le deve10ppement regional de Casamance actue11ement en cours d'e1aboration se conformera donc a 1a structure d'un tel projet. - 36 VI. RENTABILITE ECONOMIQUE 6.01 On a ca1cu1e 1a rentabi1ite economique du projet (voir l'Annexe 3) en se fondant sur 1esdonnees de 1 f Annexe 1 et sur 1es hypotheses suivantes: a) on a suppose que 1e projet aurait une vie economique de 15 ans, a11ant de 1972 a 1987, ce qui correspond a l'espe rance moyenne de vie des principaux investissements en capital; b) de 1972 a 1975, l'on a utilise 1es taux de change reels; en 1976 (qui vit 1a valeur du dollar passer de 225 francs CFA a 245 en fin d'annee), on a pris 1e montant moyen de 230 francs CFA; pour 1es annees u1terieures, l'on a utilise 1e taux estimatif de 1a Banque, soit 245 francs CFAj c) jusqu'en 1976, l'on emp10ie 1es couts reels du projet, deduction faite du montant estimatif des impots; a compter de 1977, c'est-a-dire apres 1a periode d'investissement, on s'est borne aux frais du personnel de vu1garisation, expri mes d'ai11eurs en valeur de 1977; d) l'on a eva1ue l'augmentation des facteurs de production a l'integra1ite des couts estimatifs; e) 1es benefices ont ete ca1cu1es a partir de l'augmentation nette de 1a production agrico1e. La production sans 1e projet correspond a ce11e qu'auraient eu 1es participants reels en reprenant 1es hypotheses de l'eva1uation concernant 1es superficies cu1tivees et 1es rendements en cas d'absence de projet; et f) 1es prix economiques au producteur sont fondes sur 1es etats et previsions de 1a BIRD re1atifs au marche mondia1 (voir les tableaux 2 a 5 de l'Annexe 3 pour 1es details). 6.02 Compte tenu des hypotheses precedentes, 1a rentabi1ite econo mique atteint 22,7 pour cent, contre une prevision de 18,5 pour cent lors de l'evaluation. Meme si l'on reduit les benefices de 10 pour cent, pour tenir compte d'une sureva1uation eventue11e des rendements et de la production (voir 1e paragraphe 5.03 ci-dessus), la rentabi1ite atteint toujours 17,5 pour cent. 6.03 La rentabi1ite e1evee qu'on vient de voir ref1ete certes 1e succes indubitable qui fut celui de 1a rizicu1ture des l'origine du projet et ce1ui de 1a production arachidiere, maintenant bien 1ancee, mais ega1ement l'inexecution du plus gros de l'infrastructure envisagee. En outre, on differa 1es investissements dans ce domaine jusqu'a 1a quatrieme et a la cinquieme annee du projet. - 37 VI.I.. PROBLEMES PARTICULIERS A. Le c1imat et ses risques 7.01 Le regime des precipitations fut etroitement conforme ou meme superieur aux previsions pendant trois des quatre annees d'execution du projet (voir 1e graphique ci-joint). Par contre, l'annee 1972 vit une secheresse re1ativement accusee (750 mm de p1uies, alors que 1a moyenne atteint 1.150 mm), ce qui porta un coup severe aux cultures de plateau et fit disparaitre 1a rizicu1ture sur 20 pour cent des surfaces; mais l'adversite se reve1a fina1ement benefique, car, element essentie1 de 1a reorientation du projet sur 1es sols gris et du moindre interet en vers 1a rizicu1ture de plateau, e11e permit en fin de compte d'augmenter 1a production et de reduire au minimum 1es risques tenant aux secheresses. B. Influence sectorie11e 7.02 L'on avait con~u 1e projet pour appuyer l'objectif de l'Etat consistant a substituer une production nationa1e aux importations de riz. Avant 1e projet, on importait chaque annee que1que 9.000 tonnes de riz en Casamance et environ 1.500 dans 1e departement de Sedhiou. Ce dernier chiffre passa a 1.200 tonnes en 1972/73 et a 600 en 1975/76. La faib1esse du prix officie1 du riz usine accentua 1a tendance a ne pas commercia1iser 1a production par l'intermediaire du circuit d'Etat pour approvisionner 1es vi11es. Les fami11es d'exp10itants substituerent 1e riz au mil comma element de base dans leur alimentation et, dans une certaine mesure, l'on se mit a stocker du paddy dans 1es exploitations en guise d'assurance contre 1a disette.La Banque, dans ses entretiens avec 1e gouvernement, a constamment attire l'attention sur 1es dangers d'une po1itique consis tant a subventionner 1a consommation de riz dans 1es vi11es, ce qui entrave en effet l'expansion en milieu rural de 1a rizicu1ture destinee aux marches urbains. En 1974, l'Etat a supprime 1a subvention dont beneficiaient 1es importations de riz, qui avait entraine de graves pro b1emes financiers et freine 1a rizicu1ture nationa1e. En 1975, 1e prix officie1 du riz blanc au detail etait de 100 francs CFA par kg et ce1ui du paddy au producteur de 41,5 francs CFA1e kg. c. Deve10ppement integre. 7.03 L'on n'avait pas essaye de concevoir 1e projet pour promouvoir 1e deve10ppement integre de 1a zone. En fait, le BP etait charge d'un departement en Casamance, tout comme d'autres re1evaient de projets differents. Ce1ui de Sedhiou devait se consacrer a 1a rizicu1ture, ce qu'i1 fit, a l'exc1usion des arachides et du mil, dans une mesure encore plus forte, d'ai11eurs, que ce que l'on avait prevu 10rs de l'eva1uation. On assista ega1ement a un effort de1ibere d'encadrer des parce11es indi vidue11es p1utot que des activites d'exp10itation dans leur ensemble, ce qui se reve1a benefique, puisqu'i1 s'agissait d'une premiere etape. 7.04 Ce qui a caracterise 1a Casamance, crest une mosaique de projets a strategie et a po1itique parfois contradictoires. On doit donc considerer ce premier projet comme l'etape initia1ement requise - 38 pour deboucher sur un developpement agricole davantage integre; or, c'est precisement un tel developpement qu'on elabore dans le cadre du deuxieme projet. D. Repeti tion 7.05 La riziculture de sol gris, en raison de sa forte rentabilite, justifie pleinement que l'on repete des operations semblables a celle que l'on vient de voir; de fait, dtautres projets se sont egalement fondes sur le potentiel de ces sols, dont on escompte que l~ensemble disponible en Casamance sera bientot affecte a la riziculture. Simultanement, le projet jeta les bases d'une expansion de la culture de plateau, de l'irri gation et de l'elevage, compte tenu de ses activites pilote en de tels domaines et des nouveaux progres de la recherche. E. Colonisation 7.06 En 1974, le projet se mit a encadrer 150 agriculteurs de l'ex ploitation parapublique et mecanisee de la SEFA (alors a l'etat d'abandon), a leur oonsentir du credit et a promouvoir la traction animale de prefe rence aux tracteurs dans les cultures dtarachide et de mil. Les rendements initiaux, certes faibles encore, ont ete tout de meme assez prononces pour faire demeurer les exploitants sur place, ce qui represente un changement sensible par rapport au passe. Le deuxieme projet de Sedhiou prevoit d'appuyer les efforts du premier visant a installer des agriculteurs dans l'ancien peri metre de la SEFA. VIII. CHANGEMENTS EFFECTUES DANS LE DEUXIEME PROJET 8.01 C'est de la maniere suivante que le deuxieme projet, tout en s'orientant vers la diversification et l'integration du developpement agricole, reflete les le~ons de celui qui l'a precede; a) il porte la riziculture de sol gris a son terme; b) il utilise les renseignements recueillis dans le cadre du premier projet pour executer de nouveaux programmes de maitrise des eaux et d'usinage du paddy; c) il ameliore la production de plateau, en combinant l'experience acquise en cette matiere avec les con clusions recentes de la recherche en ce domaine; d) il ameliore la zootechnie; e) il installe environ 400 exploitants dans le perimetre de la SEFA; f) il comprend une cellule de suivi et d'evaluation; - 39.: g) i l prevoit d'e1aborer un plan directeur du deve10ppement agrico1e de 1a Casamance, reconnaissant ainsi 1e manque de coordination des projets agrico1es dans 1a region; et h) i l compte reorganiser 1es rapports entre l'ONCAD et 1e BP. Les mesures precedentes ame1iorent 1a situation actuelle, exception faite des points ci-apres: a) 1a 1ivraison par l'ONCAD des facteurs de production en temps opportun au BP; b) 1 t insuffisance genera1e de l'ONCAD et 1es etudes qui s'imposent en matiere financiere. 11 a donc ete convenu que l'Etat ferait analyser dans que11e mesure l'on pourrait decentra1iser 1a 1ivraison des facteurs de production et du mate riel agrico1e. IX. ROLE DE LtETAT BT DE LA BANQUE 9.01 La soup1esse dont a fait preuve l'execution du projet de Casamance, puisqu'une reorientation fondamenta1e intervint des 1a premiere annee, consti tue un trait remarquab1e de l'entreprise. La Banque fut a meme d'appuyer ce changement, en raison du soin mis a superviser 1e projet et des bons rensei gnements dont 1e systeme de suivi permettait de disposer. Une te11e situa tion confirme 1a necessite de suivre et de superviser de pres 1e derou1ement d'un projet et de concevoir 1es operations de deve10ppement agrico1e avec soup1esse. 9.02 L'e1aboration du projet a ete superficielle, constituant 1a prin cipale faib1esse de 1a Banque. 11 s'ensuivit une sous-estimation des couts, surtout en matiere d'infrastructure, et une surestimation du potentie1 rizi cole du plateau 10rs de 1a mission d'eva1uation, encore que ce11e-ci ait eu conscience de 1a mediocrite des renseignements de base. 9.03 La mission d'identification de 1a MRAO recommanda de faire soi gneusement e1aborer 1e projet par une equipe de cinq membres, devant passer quatre a six semaines sur 1e terrain. Une mission u1terieure d'identifica tion, relevant du programme FAO/CP, conc1ut qu'avant de terminer 1a prepara tion du projet, i1 fa11ait consacrer cinq hommes-mois de services d'ingenieurs consei1s a des etudes comp1ementaires. Ce11es-ci n'eurent jamais lieu, 1a preparation u1terieure se bornant a une mission du FAO/CP comprenant deux membres qui passerent un mois dans 1e pays, dont huit jours sur 1e terrain, et redigerent un bref rapport de fin de mission. Ce dernier decida de 1a mission d'eva1uation, qui s'aper~ut qu'i1 lui etait possible de mener ses travaux de terrain a bien, compte tenu de l'appui et des renseignements qu'e11e trouva aupres du projet de 1a SATEC, a10rs en cours d'execution dans 1a zone de Ko1da-Ve1ingara, 1imitrophe du departement de Sedhiou. - 40 9.04 Un certain nombre de problemes furent judicieusement traites pendant l'elaboration du projet, a savoir sa localisation, ses pouvoirs, et le niveau des prix du riz. Une autre question concerne le bien-fonde du projet initial a vouloir etendre la riziculture de plateau, ce dont plusieurs raisons viennent faire douter: (i) les obstacles d'ordre socio logique, (ii) la concurrence des arachides, et (iii) le caractere trop optimiste des previsions de rendement. 9.05 La mission d'evaluation souleva les questions relatives a l'organisation du projet, a la necessite d'etudes complementaires con cernant le potentiel rizicole du plateau et l'hydrologie des bas-fonds, aux difficultes enfin que soulevaient le defrichement et la presence d'une organisation de grande taille. 9.06 Un certain nombre de phenomenes ne furent pas convenablement anticipes: le caractere tres onereux de la construction de routes, l'inexecution du programme de rizeries, la commercialisation du riz par l'intermediaire des circuits traditionnels de preference au reseau officiel, l'emploi du riz dans la consommation familiale et la reconsti tution des stocks traditionnels de paddy que les secheresses recentes avaient fait disparattre. 9.07 La supervision du projet eut lieu deux fois par an, comme prevu. Dans ce domaine, le principal probleme a consiste dans le manque de con tinuite du personnel de l'IDA, du a son changement frequent. Et pourtant, les missions analyserent les problemes d'une maniere constructive, qu'il s'agisse des modalites permettant de doter le projet comme il le fallait en res sources monetaires, de suivre le transfert des efforts sur la rizi culture de sol gris et l'execution du programme routier en regie, de dif ferer la mise en oeuvre des rizeries et des ouvrages d'irrigation. Les missions de supervision essayerent, mais sans succes, de resoudre le probleme que posait la commercialisation du riz. ~ ClSAIWla: RIa: PROJECT (ClI!:nIT ~2 BE) '\ COmpletion Report I Yearly'Project Progreae 12ZZ-12Z~ 122"5-12Z" 12Z!!-l22':l Im-1226 1976-12ZZ' A E ! A E l I E ! I E J E 1. Number ot rartlcl~nta Fa.il1e. without dratt oXlln ItA 500 til 1,000 NA 1,500 2:.500 1/ 2,000 2,500 '\ F••tlill. with dr.ft oxen 1/ .- ' 100 ~ !too 1,000 1,000 ~ .,..!.,2QQ.2,000 ~ Total F•• iUn til 1,000 Nl 2,000 NA },OOO ",000 Y ",000 100 ',000 Acthoo J'artlc1pentll 2/ y " NA },895 ",000 ",000 91 til 12,169 8,000 8,000" 152 NA 2".188 12,000 12,000 4m li,'. 2}.511 16,000 16,000 1"7 20,000 Hen • 2,306 ",902 10,"56 10,2"" Wo..en ~e OoveloEmant (hal ., ~ • 1,581 1.267 l3,1}2 n.}}} ~ I-' 2. < Sw.... p peddy Y 190 ,ao 6} 1t81 150 6, 2",026 l,U' 119 2,"15 .1,"95 162 1,860 Orey .011 peddy 508 200 251t 1,692 1t6O ~8 };'OO 78, ..46 2,979 1,120 266 l,"~ I up land pedd y -1l!. ~ .1!! ..-!2§. 1,220 -21t --- 181 ,~,680 1 -=- ~ ~ - 6 ~ J Sub-total peddy. 609 900 90 2,}75 2,"}O 98 5.701 ",600 12,. 5,68" 7,}55 77" 9,990 o \ Foodcrop. (cai~e ••illet) 25 1,450 :2 7}8 2,"50 }O 1."S5 },275 45 1.7"1 },825 1t6 ",680 Groundnule -2Q ~ _1 ~ ,,180 .l!! ~ , ",800 '.Jl ....~l!.r ~ ~ ..L.2Z2 1 ' Total 85" }.8SO 22 ".}16 8,060 5" 10,2}O 12,615 Sl- 11,.542 17.670 65 22,61to Y No hnrd datR avoilable for lIetual.perto~neo. Be.t olltlm.ta obown. ~ Thie t1!Ure concerne all actiyo people including young .nd old 'I Thta tt~lre concerno only tbo regtlltored ~rtlclpente and thereby oxclude ••oat ot !i'Socond peddy cropping ,not Includod ,beeaun negligible. th~ ,ounS and the old oYen though tbo, Ma, bo oconOMicall, actiYe. , !I~ I I t ,. ,~ • . \ , 1912- 191l 1 1 12Z!!-lm '1915-1216 Total till'll n .. .!21§.:!2'll !.. ! 12 1:: "''' !. ! !. ! ! !. ! ! ! ! ! ! ! I. ,. 'arw OutEute '.01 Ayera~. Yield (tjha) Padd:r 1.6 . 1.1 0.8 lit, 188 '.9 1.2 . ~ '.1 1., 28, ,.2 1." 229 .. t 1., Foodcropa (..1Ee, ..i11et) 1., 2.1 0.9 2" 1.1 1.0 170 1.' 1.2 '125 1.2 Groundnuta (unah.lled) 2.1 1.1 1"1 2.' 1.15 200 1.9 1.2 158 1.1 1.3 l}l, 1." 3.02 Pro1uctlon (t) Padd:r Total lI'. 1,311 1,000 132 9.25' 2.950 3l'- 21.31} 6.000 }56 18,200 10,200 1'18 50,1"" 20,150 2"9 15,000 . WI thout proj.ct Y " 400 ItOO 1,220 &00 2.515 l,2ito 2."18 1,680 6.61} ",120 2,160 Incre••ntal '.911 2.150 18.198 ",160 15.122 8,520 "3."70 16,o}O 281 12,8'tO , 600 8,0" FoodcroplI Tolal Without proj.CIt 3., 1.1SO 1',200 1,200 1,5"" 2,2SO 2,"00 ' 69 2,561 },1tOO 1,181 ',150 15 2,611 1.523 ".500 5,100 ,8 6,156 20,16" 11,~ 12,"50 60 5 ,Boo 6,600 '.660 Incr....nt..l (l',16}) (50) (2,U,) (ISO) ,(5,220) (3SO) (",912) (600) (~},It08) (1,ISO) ('95) (Boo). Groundnut. , Total Without project ~ ... '. , "2 1.650 1,500 1,500 , 2,827 ",515 ,,650 ,,000 72 5,18, 5,900 9,566 ".650 98 I 6,891 9,293 8.300 6,300 8, 15,5"9 19,500 2",93" 15,"50 73 10,850 8,100 "" ,. Incre~ont .. l • (1."58). 150 (1,1"8) 650 <3,1,83). 1,250 (2, }96) 2,000 (9.385) ",050 2" 2.150 ~ . . 1/ S.cond paddy croppfns not inclUded becaus. Des1ls1blo ~ Cultivated aroaa/without projoct .' Sodhlou I appraieal ••ti.at•• tor actiye x Duab.r ot restatered particlpaD~a !I~ Ii.lda/without project . (Sodh.lou I appr"hal .. t1.... t.. ) • -l'bddj PTl 1.00 PI2 1.00 PI} 1.03 PI" 1.0} PI5 • 1.08 .. • -Foodc~opa 0.80 0.80 0.8, 0.85 0.88 ~. -Groundnuta 1.00 1.00 1.0' 1.08 1.05 , . I .~ ,I ~ 1972-1973 1973-1974 1974-1975 1975-1976 A E A E A E A E 4. Activities per participant Number of participants 3,895 4,000 12,169 8,000 24,188 12,000 23,577 16,000 4.01 Area cultivated per participant (ha) Paddy 0.208 0.225 0.195 0.304 0.236 0.883 0.241 0.460 Foodcrops 0.006 0.363 0.060 0.306 0.061 0.273 0.074 0.259 Groundnuts 0.005 0.375 0.100 0.398 0.126 0.400 0.175 0.406 Total 0.219 0.963 0.355 1.008 0.423 1.056 0.490!/ 1.10sl/ +: w 4.02 Production per participant (t) Paddy 0.338 0.250 0.760 0.369 0.884 0.500 0.772'1:..1 o. 638l:! Foodcrops 0.009 0.288 0.127 0.281 0.106 0.283 o.111~/ 0.281-Y Groundnuts 0.011 0.413 0.232 0.456 0.239 0.692 0.293 0.519 l/ Labor/Year/Participant (average 200 mandays/ha) Actual: about 100 mandays Estimates: about 220 mandays !/ Calories/Day/Participant (average 3.000 calories/kg) - 1975-76 - Paddy and Foodcrops ::s Actual: about 7,300 (4200 calories/person) "'1> III (JQ::s fD fD Estimates: about 7,500 (4300 calories/person) ~ w ..... , 12Z2- 191' 197,·191" 12ZIt-12~ 1''11276 Total ! -. E ! .! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! 5. r.~ Ineut , Field !9ul~ent 5,01 a..aonal InEutII . Improyed a.oda (t) hddy Foodcropa 61 1 x , 1lt8 27" 7 2.}6 7 719 18 Oroundnuta 11 lC lC lC II Rock phoaphate (t) 515 651 1,901 I."?} ".5lt6 rertH hera (t) y "1 1.051 2.}55 2.}}9 6.076 PoaUcidoa (d }/ . ,.? 5.' 10.? 20.2 1t1.9 '.!/ O.} 0.1 0.6 0.8 1.8 ,. II ( • 000 1) \ . '.02 Suoll .~"iE .. nt Local hoo 602 }O '6}2 . I P. Sickle y 2.507 12 2,519 p. ~ ... '. ". ¥ .' ~~ 1/ Proyidod by OOClJ) ,I 1/ UREA: 6.16-27; 8-1'-181 10-21-21 :y nOI: IIEI'l'AOILOllE; LIHOANEj ~IlARtL, CAPl'AOIUlIOI TIIlHUL 35; HIIIOSAH, ZITHIOL , .. .' ." , 6 .' I' . I ~~ .~ '." .... " ........ ~ .....,......: ...., '_ ·~f:--;~, 1"• • ,f .. .' 12Z2- 191' 12Zl-12ZIt 12Zlt- 121.2 1975-1976 Total ! ! ! !. ! ! ! ! ! .j! ! ! ! ! ! 5·0, Draft oxon & r~~lo.onte ., Pair or oxon on credit 21 2!lO 294 250 It5' 250 ,«)8 .i!5O 1.16, '1,000 i11 Pair or oxon oupplled fr~ the local herd ..:J!!. ~ !§2 ~ 166 ~ ~ ~ .2Z! 1,000 21 Total pair or oxen 101 500 It51t 500 619 500 565 500 1.1'9 2,000 81 ucr plow 6&. 500 ,,.It 500 500 515 500 l,lt61t 2,000 Iddgl"g plow EBRA plow ,2 , "1 1 1 5 l' . 2 Super rco Soeder lland .,,,oder . 500 101 500 55' 500 ,., 699 500 1.'55 ,., 2,000 68 SINE ho. ItS. 56 1.71 159 It40 Ilea tern h"", , ' 1 ,- I p VI ARIANA Eq~ipeont 1 1 ARARA Cra ..e 1 • ,It Ox eart 1 8 155 210 125 " ''lit "125 ,or. [)oDin), carl .. 21t 61t - " ," 168 256 5.09 Field Equlf""ent . \ Hol.. l dn.DI ,,6 r.. dd), ped .. l threshor " 100 1tB9 100 , .~~. Hand sprayer 100 200 ItS '50 It.50 )00 ! 1"8 1.)00 Power Sprayer It -. Wlnche 6\) 12 28 100 Spare cable 180 }6 84 . )00 ~ • !~ .' I. ' I.I~. i t j 'I i 197z-t2Z~ 12Z,·12Z" 12Z"- l m: 19?5-12Z6 127£>-1911 1 ! ! ! E ! ! ! ! ! ! ! !£ 6. Price oC COrD outputa (CFAF/kS) ~ 6. 01 Ayora~o annual production price 11 PIodJ,. 25.0 21.6 25.0 22., "1.5 22.9 "1.5 2,.6 2,..? Foodcropll 1"." 1".8 15.' 15.8 16.'1 tlahe Hillet . 25.0 25.0 25.0 25.0 30.0 30.0 '5.0 }a.0 " \ Oroundnuta 2'.1 lS.0 29.5 . lS.6 '5.0 19.1 "1.5 19·7 20.·!· - 6.02 AYer,,!!e annual econo.Ic Ericea V PIodd,.. .. 18.2 17.0 ,,, ... 16.& 56.0 16.6 ".9 16." J6.l , ' .p ;,.. Food';roplI o • 2'.5 1".0 25.9 1".0 "2." 1".0 ,s.1 1".0 1".5 0\ tlahe . 2".1 26.5 ..... 1 39·2 Hlllet 2'.2 25.6 "1.5 '7.6 Oroundnuta "1.6 lS., 5S.2 IS., 9S.6 -18., 62.1 18.2 IS.2 !I An..roiBIIl nrlee eetimatea (Padd,. • 21.0; Fooderona " 14.01 OroundDutll • 17.5) , adjueted Cor inflation by.• the i Collowing coeCUelenta all Coreeoen nt Ill'l'rll1aal: !I~ PH: 1.0" P't2: 1,0609; PY}: 1,,0927; .n": 1,1255; I'Y5: 1,1592 . Sf Actual prleoa 1500 Annox ~ tllblell 2, " " &5. , I 1 ~ l . .' ? I.: . 19~-1976 ... ~., .~ .....: !. 1972-191L ! ! ! 191,-192'+ !! ! 197"-12~ ! I. ! ! ! ! .. ... ... ra~ inEute & Field e9ui~ont ~ 7. Price or 7.01 Seaeonal inEute ( CFAFl!S2 lmpro\'ed aeode 11 Paddy 31.3 :n.' 51.' 43.1 51.' 43.9 31.3 31.3 37.5 HlIha 37.5 Millot 31.3 31.3 43.1 36.9 43.8 Oroundnute ' 28.9 \ 0 0 ) 0 0 Rock 'phoephAte 11 '. 12 • 12 16 12 Fortllt~or (CFA~/k8) -. 31 0 0 ,':' 0 0 Poetictdee 11 •I Small !9"iE!!!ont (CFAF) '41 7.02 . Local hoe -- 800 800 '17 .po "-.I .' • ( Sickle '17 , .. . , 11 Actual coat. Included tntereot of credit (251) ~I~ 2.1 Full)' eubeldud , 11 Partly euboidl~ed y Actu"l cooto included Interoot ot croftlt , '/ ~ .,...,.--..,....--"'~ ...... ~,..O;->- ., ~ --, ,...-,. .. ,.... '''' ~~ .. ..-, . .... '. , ' ~ }I ," .' , !'. ;. ' •. · if ,! , t ~ '~ .i 1 1972- 127' 19?}-l91" J.9i"-1915 Im-1976 r r-' ; ! ! ! ! !-!, !. ! ~--! ,t. 7.0, Draft oltOn & t .. ple_.nta (eTA!') 11 , ' ' Pair 01 oxen ".655 20.600 ,,},655 2l.}80 ",655 21.85" 60.511 22,510 t '. tlCF plow Ilid,;ing plow 12,"2" 12."2" 12."2" ll,071 ,,61, ; , . tallA plow 2JJ,no 2".130 Super [CO eeader tlund eoedor 1",297 1","20 1",291' 1".666 1".297 J5.298 15,0"2 11,269 15,157 SINE hoe 7.997 1.991 7.991 9.512 ",,,atorn bat \ '.- 7.997 7.997 9.512 ARUNA equt"",ont AllAllA lra..e 6.595 6.585 "6.075 6.565 "9.1"0 6.926 ., :-.: ., . 7.""0') ) 7."lto .) 1.821 ) 28.1}8 ) 25.750 7."'.0 ) 25,,,16 ARARA plow 26.725 I' eAnad i.an oqui"",ont , I ) 1.521 ) " " ~ "', ., "'" ., .. (Xl Ox caft }2."80 }2.,(2 ,2."80 J9.~ }2.~80 !to,670 ''',t?2 ~2,09" Donkey cart 29,092 29.092 29.092 . ~,608 '" 7'Oft Field 09ui~ont (CFAF) tieta1 druma II .,,9" Paddy podol threohor . . ".660 II" f\ nand aprayer y 0 o 'I. Paver apn'yer Wlnch Spare cabh y 0 180,400 21,810 192.2"2 28.86, 1%.686 29.50, i - 202,590 ~.}89 ~ 'is 00 1.... U Aflnral6:l1 coat eoU;'"too adjuetod lor inflatipn by tho loll owing coetricient& 1\& loreaeen oIlt Ilppraian1,: Hl = l.n~l rY2 .. 1.0609; py , .. 1.09~i PY" • 1.1255 Y Actu·:tl coate inoluded intonat or cre<11t. :J Fully oU\.)!li.:lucf. t •f 1& • "I;. . . y A 1972 E , 1 127' E l( I 'i I271t J X 12p ~ 1 Total E , "!I .-: \ 8. Total coat of t.~ In~ut. !I (CFAY .111 Ion) SaG dona} in~uta & e~ll .gut~ent l .. prond ee.de 1.9 . 6.0 lit.' 12., ".8 Rock phoGPha t. }/ 12.1 211.6 82.7' Farttlhore ~ ".0 '1." I l'eeUcldu }/ 5_11 .qulpaont 0.1 1.0 0.1 1.2 . I Sub·total (cumulatlye) 6.0 15.6 18.1 ,It.8 !tIt.0 58.1t 50.0 85.8 118.1 191t.E (increllental) 6.0 '15.6 12.1 18.6 25.' 22.5 6.0 25.7 50.0 82.1f ~ f)raft oxen 0.8\ 5.2 , 9.9 ,.~ 15.1 ,., 26.9 5.6 52.1 21.6 ". .' ~ I .. ~lc> ..ent. 1.' 20.1 1.0 20.1 21t.5 21~' 29.1 2.1.2 61.9 89.~ Total with a84aonal In2uta a~ SUb6idt<ad prj~ , . " . 8.1 " .f:" .: (cumu,lathe) . '8.1 ".09 .It.09 ,'.6 60.8 29.6 It".6 r 8,.6 611.9 85.2 106.0 118.6 62.0 58., 2".} 16~.6 ~.5 1..0 (incl'elllontal ) 1t9.' ~9'.! f!rqHEa r ,s"baldy eh.."nt 'J/ (cu..ulattve; 6.0 1}.6 19.1 }2.1 '2., ".1. 56.1 n.!" 121t.l In., (1ncra"'''nt.. ~) 6.0 1}.6 H.I 18.1 2'.9 20.0 1}.2 22.0 56.2 14., Total with aaaaonal in~uta at . , non-6ubaidl.ed price. ' ., (cwnuiat iva) Ilt.l' ,"., 5".1 9}.5 126., 138.9 162.1 195.S }51." 1t82.8 (incra.."n tal) IIt.1 51t.5 1t2.1 6}., 88.8 69.' 15.2 80.5 220:8 261.6 II Af1oroi:J~l ,coat eatl .... tea I\djusted for Inflation by the followinS coeUlcient" !I~ lUI fore6oen At appraleel: I'll '1.03 i I'U; l.OW'); 1''1" .. 1.0927. py,. 1.1255 Y Actual coslu include<l interelSt of credit. y !!:.' 1\11::' Gubai<l j HII. '"rtl:· GubGilli7.~·!. " I :v "ert i)j Mr 60;: Gublll"h<jd for net..,,} r1ota. 6 , ~ ,f :1, i I I" I j 1972 19'1} . 197% 1975 !.-,!-!, !.! ! ! !! ~! F' 11 t. far. C~~d!t <erA! .tllion) tat aubDldi~ed prices tor aeaoona1 iaporta) . ,. Modiu. tena credit 2.1 .25.2 16.9 26.0 39.6 26.7 56.0 }2.9 Short teTQ oredlt O".... lath. 6.0 12·(i 18.Z llt:8 It,..o ~8.It 20 •0 82.8 Total crodH • 8.1 40.8 '5.6 60.8 8,.6 85.1 106.0 118.1 FermeTO' repayment \ To be ropaid by tarmer. Out"tandins K.. dhull tor", 0.6 0.6 II It.O 5.2 ,.2 11.6 10.1 HA IfA 16.5 Short t'er.. (cUlDulath.) §.& ll:§. .!.!!..& ).It .8 .!!!!.&. ,8.It 2.! 85.8 \Jl • 1.2. 15.6'. 22.8 40.0 58.8 69.1 80., 10Z., o Repaid b1 tarmora I Outotandins 0 0 II H4, Hod iUII tenl , 0.6 '.5 10.5 IU. Short torm (CU.d1atly.) • ..-U!. !i.:1 Jhl !!L I' '.0 . 19." 50.2 68.2 " lIopa1,.·nt It1 86 85 85 .' . 11 Appraiofll - I'Y 1 c oatilllt\tea adjuato" tor inflation by tho tollowln! coottlcionta 1.0,; rr2. 1.0609. Pr} •• 1.0921; PYIt • 1.1255 lUI toresoen at "ppraillllll ~~ o , .! # I ! I'!,Z !' ! IF' ! 1 12~1t ! ! 1215 ! i r- ¥ 1')16 ! ! ¥ TOTAL !! --:;;'" 10. ProJeot 00.." Brenkd o"!' t~Ar .nUon) cateSOI')' I Equipment 7.2 20., 87.8 28.6 '.ft lit,.' ~.8 :;1" cahgo:r7 II . 122.8 ,}\., 0.1 50.' 6'.7 Infrastruoture Cahl'tory III \ '.0 '.1 " Stallln! {;9.' " 96., nlt.9 199.6 111.\ 611., "7.' lItO C4tegory IV , ~ ... , ' I OperaUnll' COl>to . ' .2~., ,It ,1 ",.:; 6o.z 61.6 229.' :;5.2 1t16 IJI I--' CahSory V Contingenci.o 16,., U'Hlllocat.d Total ...' 101., 151t., --'- 32}.1 }5Z.1 y" 181., - 1.112.,' Ip1t9.' lCl6 . CUm"lative : ,101.' Z.55.6 518.7 93O.8 ' r.uz., " Total project coot .0U.... to· 10 zit 89 . 106 " !I~ ~. !! ! AU_t.o I' , i t ,;,,. $ .0', O"t" 0.' .... ,.f., -.. ., 4• ..1 ! ;.):t~ ....., .,t .... .'} " .. :f,t t· .••• , .... "'i ,~~'I'" ".. . 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I ·•··· J ~t' " :·~':·'··1· :"r:'" ::~· .. ··,··.,,'·~i_: ..' . . . . . , f • •• " , • • . . . . . .,. • • • ~ .·"1·/.··· N···"·... "'t' ••• I r'; ~,r-'I • li'~·1 ..... 1.1.,·' ...... t • • t ~11·r-;·. . ~ • ..t.* '-. • ~, • ~::-~ ... ' rT·.I·····...... t";"··- 1~· ... f .. ~·~ ......,11 I '1·1 t·1.IL .... H.!1.'.'.l.Il"... ,.ll,.'.r l J t ·r~·'-.- . ••• ,.I~ .. !. !.L. :!I ......... - 2 0:'·" • • •••• ,. ..- .... !..-·,- .. .. ..,.: . . ·I·-·-··.. . I ·,~- : . ..... ' . : '... I .. ~ •., • • !. ,,,:', '1'" J·.·,-l-·"· I . I· I '" t : Ii'" .., :.:,' I I ·-t--I-·I-!·r... ~·' .,..... .. ... 4_· .. ·........ ,. I I 1..t-_~ l ' "J' f-,,41 ..... ... '.' · .. ,·.;..:..-I~·~ . " . I' t t • t l . I., • • - "I I .... : , • I. . '. I - I ., . . " . .'.,. :":"'j.,J. • • j :.1. J, I " 14. 1 .' '- -""1'" ,. I _·HL . . n·r-·ln.l,-- .. - ·...,H'-+.l·_ ,'M 'I'.I ' •. ....... " ' 1 ....... ,'.,.; - , • ' .•. -.:. ' .. . t 1'1'1'" "'1- 1 •.....I .:,·1.1··'····-1 , ........ , .••• , .,- ~: ~ l~. ..... _. - , ..... - . . . . . . . . ~-.·:1'-.-· ..... • .... '" I , ••• • ~.:.. ~.'r"''' ,ON" , ........... , •.",.. .... . I· ..··· .. . .. I I t.. •• • " . . , I ....... • I ;', I' '. I. • t I.··1,... . ,- . . • .. . I" 1'1 • •. J • I' . , • ,"' J " '1'- . ' . J 11'" . I ..... •• • • f ,. . . : . i & t •••- ••••. • --"--" .- ...... -"-' . '." ...... 1 " -.., ... " -l' " ' •• : ~.. I 'J, ..... • I i • I •••••. • t •• ,. •••• , •• I" I '; ! ••. , • • t • t . . . . . •• II~I , • •. , 1'-' .... f .· • I " . . . . 'I' ...... . . ,,- . • . • . . .. ~.. , t , ; I , 1:.1' , • • • t .. • iJI.11·;'Ot ... ;i,. . t·.1t;-·.i.i:1.:~ 1 • • • ~. .. • • • •. : I·--~ ' 1 ..r··........ • ! •••• t ·S •• ' ~ I t • I '~:.~·:i· • •.• I" • . ::1 • t ~I- t '" ' : .. ! • • ... :.. . -"'1'" .- .... . .' .. • - ..... '" .... t J t . : . , . -.,-. I" • ,',,!. 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~ ,-'.:~ "I II. .. I,,", •. ,.. I' .. f ·•. I .-----: - .:---,. - •• __ .. , -. ... ,.. ........... . ",..• - •. ... • • - •• " , " ..'. •••• ~ I' .... j. '. •• . J , ., .... ... .... , I ,...... i"· ,. . . '1" I'"' '.' ' ,' I.;., .' ..... ' t" a . . , . ! :~, .. ;"f • • t· 1 ~ - .; • • " ..... ~ A""f' ....: 1.. 1-' 1.:' ... : _.' '. :;; .. " • ..... ~ . : . f ." t ' .' ....' , . "1' .,,* ... . . I • :.:~.'.:. . '.. i ! . ~ . ..: I ' •• . ~ ~ ·.1 ..1, .... I...............- 1 ; . • • 1. .. . • ·1 .-.. • •. • '1"" ,. . /"... ." ,... ...... • . . . . . . . . .- ......... ..." . ..:= ,; . ~ :~; :L'~.I.;. i ~~,,;~"'''!tI~ ,' .• -.~' .. !.'~~ ~1'''';:'' . ,! ... "",f:. .-: -.0'-·1···· .... '--:---;'-'l' ' ':j'-. '- ... -'1"" . . • " , .' • . : I I.' ~ t • • t ....... _. - .. " : -;-...-. I ' '1'--··_:· -".. .: .. ·-I ,.... .. ....... . ';"1 • ;.• ".:-,'.' ;-1. ..:" -:;·i'7+ ,.j---; .... ";. ." • • • . • • ·.·'·.~I·L ·······1·- J_. ................ ~. I ' " ••• . •• ,. ." • ...... , ... , .. I' .... . I ' .. · · · '1"- ····1·'...:\ - ..•. j • . • .•....1 "" · .. , '. • •• , ,.1'Ti··-j' I . • ../. · · , .. ·_, .. •·..... •· .. I .. ·,L... j • - " . , . • ••• •• • I·· •• • • --I • ;.,:::"; ..... ;.: . . .. :: .. :.. ,.: . :: .:~'.~... I~·.:·.~:·.it:~.l::r L;..~.~·!'!ff!.i'.i:.).:.~.i ~..:·~.~.::!.:.;:::.:!;.~::-:·l[;::~·; 'U:i:!:": .:'.":::-, ( ili'j;i' ~~" "I~~\:;; "i ~,- ~~ 'r~~":,,,~:;':~"l:i ~~~"~;~ ~ i ;;; 9 C';:'; H A .. h; J "1:1 .. '"ell -;""--1 • . • A;i~s"~\~);';\ ~'ASf~ ~~~'ti~ ~.t.J.._-:-l 1 • ,. . 'I " " 12Z2-191~ " 12Z~12Z4 12Z4• 12z:i 12z:!-1916 '1 ! ! ! E ! 1 ! SO ! ! ! 12. Project stalf Proje~t Director 1 1 1 1 1 1 1 1 . , .: Agronoillet x ,1 1 1 1 ,I 1 1 1 '. ,to Agronomist Aeaietant: .:2 2 1 2 1 .2 i 1 2 # ~ Agricultural toc:hnical engineer (I'l'A) 2 2 2 Ltveatock te~hnica1 engineer (I'l'E) '1 1 1 ,', . Technical agcnt (Zone Chler) field agent (Exlenaion worker) 6 61t 6 60 12 120 I} 72 12 141 12 100 12 141 12 100 ... I: " :~. " Training Officer x 1 1 1 1 l' 1 1 1 Aaaietant training Ofri~er . \ 1 1 ,1 1 1 1 1 Rural Englneer)( l! 1 1 1 1 1 1 1 1 Aoalelunl rural engineer 2 2 2 2 2 2 2 2 Topogl""pher 1 1 'I 2 1 2 1 2 Finane leI An.lyet x , , " 1 1 1 1 1 1 1 1 , I ,. i ~ ..I VI Accountant 1 1 1 1 1 1 1 1 LV ': Agro Ec:onomlet - . 1 1 ,', ,1 1 ' 1 , COoperative tnapector 1 I 1 1 1 COoperalive COoperative Cooperat he .arketing officer management officer euperv'tl!or 2 5 ,2 5 2 2 11 , 2 1 1 2 12 2 10 1 2 12 , 2 10 Planning Officer 1 1 1 1 1 1 •.- 1 Ad~lnlatratlve officer , ' 1 1 1 1 1 1 1 Rice ell1 eochanlc:e ~2 2 Y ,Y n Y , 11 Y ~, . ' ~I~ Clerka, Store keopers 2 26 It· 26 6 26 6 92 95 190 119 211 161 211 166 . .. : II eX!""trl'lto l! Rural Worke Engineer (ITR) , ~ Plue 20 man-eonths per year and per rice eil1 .a rart~tl.e starf I ¥ ~ ~ 4. I tit • 12Z2-197~ 191~-1214 112Z~-12Zl 1212-121fi ! ! ! ! ! ! ! .! ! ! ! ! C· n. Aclhi Ue. Eet n:hne1on worker 1,.01 Ifu.ber of exteriaion worker. 6,. 60 120 72 1"7 100 .1"7 100 1"1 , ',1" Nu.bor of vil1ago. involve~ 193 IfA .', . 3'1 If! "S,. tlA 52" tIA tIA Hu.bor of particlpOnta ,.S95 ",000 12,16, 8,000 2",188 12,000 2}.'17 16,000 1"7 't Totol area cultivated (ha) 8,4 ,,8,0 4,,16 8,060 10.230 12.075 11,,42 12.690 91 Area cultivated .In Paddy (~) 809 900 2,'15 2,ft:50 ',707 4,600 ,,684 1.'" 71 ~ddy production (t) . ~ir of draft oxen (~u.ula\ivi) 1.311 101 • 1,000 ,',253 2,950 1,000 21,'1' 6,000 18,200 10,200 118 500 '55 1.114 1.500 1.1"9 2.000 .87 ,. , I 1,.02 VillQgeo per Extenaion'worke~ '.0 IfA~. 2.8 NA ,., IfA ',6 IIA II! VI ~ Participanta per Extenaion worker 60.9 66.6 101.4 III :l 16ft., 120 160.' 160 100 Total area cultivated per ... Extenaion worker (ha) n.3 6/t.2 36.0· 111.9 69,6 126.8 18,.s 126.9 62 Area cultivated in ~dd1 per Exteneion workor (ha) 12.6 1,.0 19.8 3,.8 ,8.8 "6.Q }S.1 73.6 5} Paddy production por Extonai~n Worker (t) 20.6 16.7 17.1 41.0 14,.4 • '60.0 12,.8 102.0 121 , Putr of oxen per Extenaion Wor~or 1.6 8., 4.6. n.9 8.0 - 15.0 llA 20.0 60 " ~~ ... ~ ' .. ., . " " .: ." .~ .' ;, 1972-197J 197}-197" 197"-1915 1975-1976 ! ~ ~ ~ ~ ! ! ~ .~ ! ~ ! .;', '1 14. IIlce Hilla & Stora~e 1I 6 IIlce .illa (unit) Cumulative 2 2 2 " 6 11 5 2. 2. 17 Storage (. ) CuClulative '70 .'70 lItO 1,110 925 2,0'5 1,110 ',1"5 Number ot village atorea 11 51 IIA (Cumulethe) 11 62 tiA "" 67 15. 1I08d Program h.) Construction \ 2..1t 2, 2, 2.. .. 29 .. j (Q,mu)" ti ve) 2.... 52 2.... " HA 2.. .. 2..1t Htsintenance . 16. Irrie:"t1on and Draine!e Worke , (ha) • "" , , . I' Gr,.." ty , IIA , IIA 7.0 HA 5.0 H" 15.0 _,1., . IIA HA \J1 \J1 ~ Pumping NA HA Totel (Cumulative) 100 :,100 }D. It IOO 200 IH ."1.1 100 "50 ~ y;5Q 8l.1tO 800 r 17. Are"l Hark"Uns (t) ..•. Peddy lllarketed by project . . 171t.O 6'9.0 1,056.0 712.0 Hai~" lllark"ted by project ".7 9.' 2'.1t ..... "1.7 ~~ Hill"t market"d by project I' 0.1t 2.0 2.2 .1 Rico I"'porta (or ':;c,'hlou Ul6lrict l,,5}o.0 1,598.0 1,171.0 ~75.0 !I Purchaeo or 2 ric • • ille ot whicb only one operatini (Bounkilins) " y or which 60.1,0 ho unr1 .. r pumping irrir.otion ' 27.00 h.. undor gravity irrigation \ I ~ :; ,;~ . 0' ! l ,j ,. .. I ~2'l?-!91' I<J1H211t ! \91'-19" -1-·-T 19'15-1m .,. J ! 11 F ! ! !. -' E ~" 11. I..poct of the Pro.1ect 1n th.. Sedhiou Dletrlct r fa:n Vtllasee "ueber of Yillagea involved ia the project 19' ,,1 ,8ft 52' Numbor of villagea or the Dietrict 770 710 " 770 710 ., ~ ProJect/Dietrict 25 It, 6, 66 -;, 18.02 PartiCipant.. '" Humber of parUclpanto y ,,695 12,169 2\,168 a',5?7 lIumb.r of acthu in.. tho Dletrlc\ 94~000 96,000 96,000 100,000 % rroJ.ct/Dlctrlct it 13 2, 21t \ .: i 18.0, Total erea cultlvatad Project • a,1t \,'16 10,2,0 11,51t2 /ltatrict 90,000 92,000 ''',/000 96,000 ", , Projoc~Uiotrtct la " la.oIt PBddl eroduction 1 5 11 VI 0\ Project 1,'11 ,.~, 18.200 21.'1' Dlatrlct 15.560 21,900 , .. '1,5"" ".851 Project/Diotrict ., 8 " la-OS Draft O"en Ita 51 51t ,' Pairo of DO provided by the Project Pairo of DO provided by ONCAD in 101 It,.. 619 565 the Dl"trlct 129 11" , 258 1t26 J iYoject/Dlotrict 18 '98 21tO U, Y Roul!:h ."U.... t.,. 1975 total population or tho S.dhiou Dletr1ct WaO about 200.000 • annual populAtion growth rate io ecti..ted at 2.2~ ~~ I ~ ~ . , , 0 SENEGAL , RICE PROJECT (CREDIT 252-5£) CASAMANCE ',Comp1etion Report FARM BUDGET Y 4 - no oxen .' •t 1971 prices (actual) 1975 pTtces (actual) • I Total . ' Total 0' . !£.!!. CFAF/Kg Value CrAF/Kg ·Va1ue r ------------------C'AF---~--------~------ Production ~ , Groundnut .1.75 ha @ 1.1 t/ha 1. 925 11.5 33,68Q 4~.5 7~,880 .~t Foodcrops 11 1.2~ ha @ 0.9 t/ha 1.125 14,0 15,750 31,7 35,660 Swamp rice - Grey 80i1 rice 0~5 'ha l.O ha @ 2.5 @ 3.0 t/ha t/ha 1.250 21.0 26,250 41.5 51,875 .J,: , I ' . 3.000 21.0 63.000 Do, 138,680 41,;; .124,500 291,925 ,J Production Cost , .. V1 -...J Seed Groundnut 100 kg x 1.7' ha 0~1750 . l7. 0 2,975 51.9 21 9,080 . Foodcl:'ops !I 10 kg x 1.25 ha 0!0125 .Paddy 60 kg x 1.50 ha 0.0900: "15 .'0 25. o~ 190 . ' 2,250 39.6 21 51,,9 'f../ 495 4,9 70 ": .. Fertilizer"Groundnut 150 kg x 1.75 ha 0.2625 12.0 3,150 ·16 4,200 Foodc~ops 11 200 kg x 1.25 ha 0.2500 12.0 3,000" i6 4,000 .Rice - 400 kg x 1.50 ha 0.6000 12.0 7,200 16 9.600 1'8,765 32,045 Family Consumption .' .. ~ . 1../ ~. 18,900 40,600 .... ' ". ",' t-il> ' Net Revenue 101,025 .. !Z; ~19,280 a'Z .... M G >C 11 2/3 Millet T 1/3 Maize ....IN 2/ In 1976 prices (Sedhiou II appra hal) 3/ (Sedhiou I appraisal) - 0.2 t, groundnut 0.8 t food crops 11 .; 0.2 t paddy ~ . ". i . "', .:~ ~ -: ... '.' ~ , ,I.- .. 4 of • 0 , ':. r ! SENEGAL ':CASAMANCE RICE PROJECT (Credit 252-SE) ," I Completion Report • -I Y FARM BUDGET 4 - vith oxen .'~ :t· ! I ',. . Production . Ton- 1911 prices ( actual) CFAF/kg Total 1915 pricea(actual} CFAF/kg Total.' , , I t I ','c· Value Value -------------------------CFAF------------------------" . t Groundnut 2.1 ha at '1.9 ~on/ha 5.130 11.5 89,715 Ill. 5 212,895 i Foodcrop II 1.3 ha at 1.9 ton/ha "2.410 14.0 34,560 30·1 lU,300 " ! S'olamp ric; 0.5 ha at 2.5 ton/ha 1.250 21.0 26,250 iiI. 5 51,815 Grey soil rice 1.5 ha at j.O ton/ha 4.500 21.0 24 2 500 .41.5 186.150 \~ b.O, . , " 245,105 . 529,820 Production Cost 1.11 00 . , , ',".. Seed Groundnut 100 kgx 2.1 ba ., 0.270 17.0 ... 4 •.590 51.9 Y 14,010 Foodcrop . 10 kg X 1. 3 ba 0.013 18.0 195 39.6 21 515 Paddy 60 kg',x "2.'0 ba 0.120 25.0 3,000 ~1.9 Y 6.230 ., .. Fertilizer Groundnut 150 kg x2.7 ba 0.405 12.0 4.660 16 6,480 Foodcrop II 200 kg x 1.3 ba 0.260 12.0 3,120 " 16 4,160 Rice -400 kg x 2.0 ba 0:300 12.0 2..600 16, 12 2 800 25.365 44,195 . f Debt Service (equipment. pair of oxen) + OM gj 17.790 ~5,900 gj . '... ! • i8.9QO Family Consumption 'J! . ~0.600 Net Revenue 1~/3 Millet +"1/3 Maize. 183,050 • 1109,125 .~~ y In 1916 prices (. Sedhiou II Appraisal). 3/ (Sedhiou I Appraisal): 0.2 t groundnut . ,i - O.t! t foodc:rop'Y i, 0.2 t paddy I .1 f t , , .. b I .II!. • • • ~ ., I ~ ; , WlAHANeI! RIel! I'I!OJ£CT (caED!'f ~2 SE) ComElotlon ROE2rt £eonoele Roto at Return 1m. 'l21l ill! lm. 19?6 !m !2Z!! .!m. 19&>-1986 Inera.ontol Produotion (t) l/ Padd)' 917 ,8,O,} 18,198 15,722 11,868 10,000 10,000 10,000 10,000 Foodcrope (1,16}) (2,n,) (5,220) (".912) (5.570) (5,000) (5,000) (5,000) (5.000) Oro~ndllut. (1.1t~8) (l,71t8) (},78J) (2.'96) ',255 ,,000 . ,,000 ',000 }.OOO Prle.... (CFAFLt) 18 .lit 56 ,It 28 }It }6 IK) Paddy Feaderopa Oroundnut. if y \ 21t 1t2 26 58 It} 99 6z }8 1t1 6} 1t6 67 1t6 59 It7 60 "It '7 60 Value or Incrementol Eroduet1on (ern million) Paddy Fooderopo ~ "" ~. 17 (28) 27.l (55) 1,052 (221t) "5 . (187) '3Z (229) :YtP (230) }60 (230) Ij()() (2~5) ItIK) (2}5) Groundnut .. ..ill.) (101 ) :J.Ei..) (l!!2.) M ~ 'm l!l9. l.!l2. ' \J1 1.0 Totol yaluo ot 1I1ero.ont..1 production (72) 117 "5.l , 199 '308 }11 }IYl }It, }85 ~ (CFAF .Ililon) Project eooto 11 £eti_ted taxeo .. 101 .l1 151t 22 }2} ' ...!!l }52 ..22.' 182 22 1?5 ...!.2. 125 ...!.2. 125 ...!.2. 125 ...!.2. Project coo to net 01 toxe. 86 Ult 278 ' 302 162 .115 .115 115 11, Fare Inp~t coate £( lit 55 127 162 80 50 50 50 " 50 Totol coote net ot tax•• "ot Ben.rlt. (CFAY.ll110n) 100 (172) 189 (72) It05 1t8 1t6" , (268) 2lt2 66 165 -llt6 165 Ilt2 165 180 165 220 !~ 1/ nee "nr.ox 1 MrO ~ ?/ !;eet ~l.r:.e... '" t"'Ke .'" ~ Seo Annex } f"'I:" 5 J ':;u Annex 1 M,:" 8 , DR • 2';75" Without An1 re~uc'ioD tA ben.ttt I • EaR. 17.55" ~ith .. 10~red~cttoa in benotJ~ of II I I ~ I! • • I :. t '. I ~ ~ CA.SAMANCE RICE PROJEcr (altDlT 2,2 , .' BE) • \. '''~:i . ~ . ,~- ~~ ~t I 1 ~ ,;~ Com~l.tlon Ree2rt ! Prica St~cture for Paddy !I . ., " .!m.' . 1m. 191" Am. ~ l211 !21! 1m. '1980 ~ Reference Price !I (lIlE) Ilt7 '50 5"2 36' 25" 300 '19 ' '5' "1 }?OJ (~) 88 210 " 217 152 180 191 211 2'5 2,.. ,. ::i '.' Dtecount for lower qualitr }25 , , Frei&ht .20 21 22 2, 25 21 21 ~7 21 21 , "f Inaurance (2.5 of FOB) , J -1 J .. J .. ' J J J ValulS elF Dakar (I) 110 2}6 }55 21t5 181 212 222 2", 268 261 \ bellange rate 252 22' 2"1 210 230 21t5 21t5 2"5 21t5 21t5 .. : V,lue elF Dakar (crAr) Port. o.atoa, Ilan<l.Hns 2/ 27.720 2.500 . ,2,628 , . 2.900 85,555 ,.600 ' 51,lt50 ",100 "1,630 .....00 ~1,91to ",800 ''','90 ".900 59,5)5. ",900 65,660 5,000 65,"15 5,000 " " franeport Coat to'ProJect Are. Obit u) Y , ... " 1.900 ,2:200 "2, 'iOO ',100 '.300 },5OO ,,600 '.700 It ,000 ".OOQ g;: !: ' f • ~ V~1u. of Rice. eX .111 }2,l20 51.128 91,B55 58,650 "'9.,30 60.2"0 62,890 68,1'5 7",660 7" ...15 c' Value of Paddy equivalent 21 20,818 '7.52, 59,705 }8,122 }2.065 ,. }9,156 Ito. 878 ......288 1t8,529 "8.'70 .. ( Hilling Coata 21 2 ,-'<Xl , 2,700 ',-'<Xl ,,800 ".000 ",300 ",300 ".300 ".300 ".-'<Xl " ""t ... Buying and Collecting • Itoo "00 !tOO !tOO "00 4,00 "00 ' ItOO Itoo ItOO " : Icona.tc (CFAF/t) rar.g~te Price of Paddy 18,118 "*...2' 56.005 ".922 21,665 '''.''56 • ~,11B 19.588 .. ,,82~ , ",.670 . ,,.. , , 11 ~ Current terae up to 19761 Conatant 1971 prlcea thereafter t~a Ban~kok. 5~ brok.n. Source: £Cono=lo Analyale and Projection Depart.ent, Commodlty"rade end Prloe trend (1916). and COaaodlty Price foreceat., "ove.ber 1916. ~. ,I Eotlmot. baaod on compounding Cundlngo at 1911 appral8al .Iaaion by Bank International 1nClation Index., !/ B CFAF/km in 1915 (Soe Appr.leal Report at Socond Sedhlou Rice ProJect. Ho. 109"-SE, of June ", 1970, ~nex .20. 'able:,). Adjuated lor Inflation betore tbl. yo~r ~n~ until 1971. " "'t' t.j . 51 Hilling yield: 65:1: • 2! CfAF ),8OO/t in 1975 (S.e Appral.al Jepo~t ~entloned In not.. 5 abov., .... table). AdJueted for Inflation bofore thl. 1.ar and until 1911. I , ~ " • n I.II~· • ~ CASAIUNCE RICE I'ROJEcr (a1mI'!' ~2.Sl!) tom~letion Ro~rt Price Structure tor Groundnut. !I ' .. 1m. !2Zl .!.2Zi !m. !2Z§. 1m !21! '1m lli2. 1m Reterence Pric. (I/t) .od V.lu. u-CakAr Y U/t) 261 }9' 6CYl "52 '119 "20 '12 '71 '18 Exchange rat. . 252 22, 2"1 210 2;,0 2"5 2"5 2"5 Val.... ex·D..kAr (CFA,.) \ ',,16! 81,6}9 1"6,281 '''.920 ,6.'70 102,900 ,1,lltO ~Z.)65 92.610 Equt.alent (unaholled (10%) .....2l} 61.'''1 . 102,1,00 66.""" 61."59 12,0;,0 ".198 6".655 tilt, 821 Traneport and handlin, }/ 2,600 '.',100 ,.800 ....500 ".600 5,000 ,.000 ,,000 ',000 .i. !cono.tc Ea~gat. Valu•. ~ Itl.61, 58,2lt7 98,600 62.1;'~ 62,859 67,0;,0 ,8,798 ~9,6" ,9. 827 " '. 0 I-' 1/ Current t.raa up to 1916, een.tant 1971 pric•• ther••tter.. . 11 1I11I"r14o "belled c.i.t. Europe. Exc... of tra".port coata ower ahipp!ns fl'Oll IIlseri. to Dal<&r,,001, .......d to equal c"ot~ d"Ue••1>4 I!andU"S expan.... lhu!I r.rer"nee pric. unchanged. . . }/ CFAF ",}DO in 1975 (50e Report 109"·5£ or June ", 1916, Anne. 20, " . tAble .. ). Adj... at~ tor infl.tion before this , ••r .,,4 untl~ 1971. ..'.' , . ' .! . . • ; ~ . '.:~ / o. I. . I Ill. . . ,~ " CASAHAHct: Rlct: PROJEC'l' (alWI'1' 252 811:) Completion Report Price Structuro for Hai~. !I ..!m. !2Zl .!1Z! 1m. !2Z§. ill! !2Z! !.2Z2. 1260 ~ Reference price - lit 62 7'.6 U2 119.7 112 120 12".9 1<,6.6 lZ,.6 125.9 CFU \ 16,"10 ,1,822 ~.760 29./;00 1',62" 25,1'7 30.600 '~.0.20 30,'770 30.800 FreIght, Insurance, Port, CUe~o. ,,86, 6,959 8,,18 9.75' 11.'77 n,13O n.13O n,13O n,13O n.13O V.1 ue ex-Ilakar 21,1j87 ',Z',}69 1to.'3O ,,..890 '7.U7 "2.'30 "'.730 "".150 "'.900 "'.930 Tranepert add IlandUns .. " 2,600 ',100 ,,800 I"JOO ",600 I ',000 ',000 ,.000 .', 5,000 ,,000 ~ , " N EconomIc FoTftgate Value 02".081 26,"69 "".130 ",190 ~1.7'7 "7,530 ' 1,8,730 1,9,150 1,8,900 .t,8,9}o ". .. !I CUrrent tera. up to 1974 - COnetant 1977 price. tberealter. . ,~ " ',. ~ ~ I I ~ t " ... :~ ,. " • ... . .' ' ; , ....·1 " ,., " , .... . i" . , ',~ " ' :' . . ~, ,: ~ CASAMAIiCE RICE mOJEC'l' (a!EDI~ ~2 SE) ,. COmpletion Report ~ . ,""'. Price Structure (or Sorahu. 11 " , 'j ~'-"~ r~ • .!:m. !.21l ~ 1m. 1216 !2Xl. 121! !m ~ ~'.': ,~ aeterence price - 1ft 5S.6 69.6 121 111.9 105 110 111 112 111 110.1 ·i CFAr l't.168 15.520 22,161 2}.500 2".150 26,950 27,1" 21, "It() 27,~95 26,950 :1 Freight, Insurance,Port. ~stoe ',86, 6,959 8,518 9,15} 11,}11 n,1JO 13,lJO n.1JO U,l,p n,lJO .. i" '," v.. lue ex-o..kar \ 2Q,6,1 22,"19 '1,689 ",253 ",521 ltO,o8O 1tO,}'?5 ItOSXI 1tO,}'?5 ltO.o8q :'. ... I transport & HAndling 2,600 "lOQ ,,800 ".~ ",600 '.000 ,.000 ',000 "000 ',000 Econo_lc ra.... gate lIalue , ~ . 2,,230 25.580 "1."90 ,1 155} ItO. 121 "5,.o1lQ "5.}.?' "5.'10 "',"'' ' ",,080 0'\ \J.,) .' j' .. " ":" .,.. ... ,' !I Current te~. up to 19161 constant 1911 price. thereatter .. ,1 I Fooderopa • 2 Millet + 1 Mblze } 2",16 25.816 "2,'10 , }8.099 ItO. 66" ",.891 "5.19' , "6.76} 1i6.'11 ~6.}6, !~ " -. I " .~ " r .,.' ,I t' ~ - 64 - ANNEXE 4 SENEGAL Page 1 PROJET RIZICOLE EN CASAMANCE (Credit 252-SE) Difficultes d'execution selon Ie Directeur du projet A. Les lacunes du Rapport de base Le Rapport d'evaluation de 1971 qui precise les dispositions de l'Accord 252-SE relatif au Projet et qui a servi de guide en cours d'execution de Sedhiou I, a comporte beaucoup de lacunes. (a) Sur les plans technique et financier et de l'etude economique de base: Les insuffisances du rapport ont porte sur: (i) une grave sous-estimation de certains couts surtout ceux relatifs aux travaux de genie civil en general: routes, batiments, amenagements des rizieres. (ii) une omission de certains postes de depenses, pourtant indispensables: batteuses ariz, semences pour diverses cultures, petit personnel, etc., (iii) des hypotheses de base fausses comme: la satisfaction par la production locale d'avant Ie Projet, de l'auto consommation de riz dans Ie departement, Ie caractere theorique des structures d'exploitation retenues; (iv) la meconnaissance des redacteurs du rapport d'evaluation de l'existence dans Ie departement de surfaces assez grandes de sols gris; de leur optimisme a faire cultiver Ie riz sur les sols de plateaux, sous conditions pluviales trop aleatoires; (v) sur un plan general: insuffisance des etudes relatives au programme routier, aux rizeries, et aux amenagements hydro-agricoles. Pour ceux-ci l'absence de donnees de base suffisantes, hydrologiques surtout, explique l'in suffisance des etudes y relatives; (vi) ignorance des procedures de passation des marches qui a fait prevoir la realisation des infrastructures des la premiere du Projet. (b) Les difficultes liees a l'execution de Sedhiou I dans Ie domaine de la production (i) la connaissance imprecise et insuffisante du milieu dans lequel Ie Projet doit intervenir, surtout de l'exploitation paysanne (dimension, structure, organisation interne, identification sur Ie terrain) a ete une entrave a son enca drement rationnel et total par Ie Projetj - 65 ANNEXE 4 Page 2 (ii) Ie non-dessouchage des terrains cultives, en y rendant difficile l'utilisation du materiel agricole, a freine l'evolution rapide de la traction bovine; (iii) en riziculture, la non-maitrise de l'eau dans les vallees non amenagees, a limite l'extension de ce type, Ie plus . intensif de riziculture; (iv) Ie regime strict des regimes fonciers traditionnels renforce par "l'ignorance" chez les paysans de la loi sur Ie domaine national, a freine d'une part l'extension des surfaces cultivees sur sols gris, et d'autre part l'amenagement des vallees qui implique leur necessaire remembrement a cause du refus des "proprietaires" for tement accroches a leurs terres; (v) les contraintes sociales de toute nature (specialisation du travail suivant Ie sexe, inaccessibilite de la femme "riziculteur" au credit, separation de l'elevage et de l'agriculture) et les routines enracinees des paysans, limitent l'evolution de l'intensification et de l'inte gration des cultures et activites au sein de l'exploitation; (vi) negligence par l'encadrement de base, de l'aspect formation fondamental, de son action; (vii) l'exiguite, la dispersion des rizieres individuelles comme la surestimation habituelle par les paysans de leur reelle capacite de travail, limitent l'amelioration rapide de la productivite agricole; (viii) Ie manque de coordination efficace des actions des differents Projets et services (P.R.S., Mission Chinoise, ONCAD, Service Semencier, SODEFITEX) en creant une situation de concurrence entre eux, limite leur efficacite; (ix) Ie desenclavement insuffisant du departement a rendu difficile Ie suivi des paysans de certaines zones: Boudie. Marsassoum. Diaroume, Kabada; (x) l'absence de circuits efficaces de commercialisation des cereales, Ie desequilibre du rapport des prix des differents produits, l'insuffisance de l'equipement de traitement des recoltes (batteuses et rizeries), n'encouragent pas Ie paysan a produire plus qu'il ne faut pour les seuls besoins de con sommation de sa famille. Dans Ie domaine du programme agricole (xi) la faiblesse du prix de la paire de boeufs de labour res tee invariee jusqu'en 1974, a gene l'execution annuelle de ce programme - 66 - ANNEXE 4 Page 3 (xii) 1e retard de 1a mise en place par l'ONCAD des facteurs de production, 1a non fourniture de certains produits et materiels demandes, perturbent l'execution annue11e de 1a campagne, et decouragent encadrement et paysans; (xiii) 1a mauvaise qua1ite de certains materiels (charrettes surtout et batteuses SISCOMA), l'absence de service apres-vente SISCOMA, freinent l'effort d'equipement rapide et comp1et des exploitations; (xiv) 1a menta1ite "d'eterne1 assiste" des paysans accentue ces dernieres annees par l'apurement de leurs dettes, decide a 1a suite de 1a secheresse par 1e Gouvernement, ne permet pas 1a recuperation a 100% des dettes et freinent en consequence l'effort de deve1oppement; (xv) l'insuffisance des structures de stockage et leur e1oi gnement des centres d'uti1isation sont aussi un obstacle a l'execution correcte du programme agrico1e. Dans 1e domaine de 1a commercialisation (xvi) 1es quantites de riz commercia1isees ont ete tres faib1es par rapport aux previsions et aux quantites produites (moins de 1% de. la production de 1973; pres de 1% de celle de 1974). Ce qui s'exp1ique par: - 1a faib1esse du prix au producteur de paddy jusqu'en 1973: faib1esse par rapport aux prix de l'arachide et par rapport a celui du riz blanc; - l'importance de l'auto-consommation familiale accentuee ces dernieres annees par 1a constitution, par les paysans, de stocks vivriers de securite; - 1a mauvaise organisation des circuits officie1s de commercialisation du paddy: financement tardif et irregulier; • - l'existence d'un marche para11ele dont 1es termes sont plus interessants pour 1es producteurs-vendeurs. Dans 1e domaine du financement du Projet: (xvii) le manque de credit de demarrage du au retard de creation d'un fonds de rou1ement. La caisse d'avances n'a ete creee qu'en Mi-avri1 1972 - a considerab1ement gene l'execution du Projet; (xviii) l'extreme 1enteur de 1a procedure de realimentation de 1a caissed'avances, due aux nombreux contro1es prealab1es des services du Ministere des Finances, a souvent rendu insuffisante 1a 1iquidite du Projet et a donc gene cons i derab1ement son fonctionnement. . - 67 - ANNEXE 4 Page 4 Sur Ie plan general (xix) la lourdeur et la lenteur du systeme administratif, de la passation des marches a retarde l'execution des programmes, provoque Ie relevement du coat des • marches impose par la continuelle et forte hausse des prix, et (xx) l'inadequation entre les regles de l'administration locale et celles de la Banque, en se produisant parfois, a freine, par moment, l'execution du Projet. \ " ,·,·.-~ __c'_""".r '~-~. " " - . - : .....i..~~,". ._-_. !"-"" "M· - ..:~'."':~" ~ , . . ' "';;" ; . ANNEX. S . . - .... SENEGAL CASAMANCE RICE PROJECl (CREDIT 252SE) COMPLETION REPORT • Monthly Rainfall in mm (SEDHOIU) mrn 1912 to 1975 sao 450 • - .. I'• .coo . I ' 350 300 A' I , I I \, 250 I \, I I \. 200 I " \, . \ \' \, \ \ ' ~~ \ 150 \ . ."\ '\' \ \'\ ., I 100 \\\\ '-:..\ ' \.\ . ' 50 ~ "'\' "~-.: 0 J F M A M J J A $ o N o . .' ,. . J F M '. A JM . . •.s. . J A S '.. 0 N D .'" Tool • -' ------ !!In 12 83 ,184 2a9, 138 83 7.9 _............ 1973 .. 4 140, / 240 4SO 215 47 1126 ----- ,974 15 54 322 355 3.:).4 53 7 1140 --_. 1975 7 .uo 315 450 80 1353 ,AVERAce OVER ~ Y~RS ,. ., 1370 Wo,ld 8~"'t-I7047 IBRD 3257PPA 15"30' J 0 'P 15 SENEGAL MILES o T KILOMETERS I? 15 I 2p 2( CASAMANCE RICE PROJECT Development Area I to tVtoro dvR,p PROJECTS IN OPERATION, 1970: RW;~:d S~~p Bononcs C.CE(SATEC). • G A M B A US.A.:D .. .. Chinese • FEDIILACD) • Each s/qn cpt)rO;t 51117 - .. - !'1fernC"c"Ial bc ..m done5 Departmen1:J1 boundaries ~RII/ers II)~ermitten1 streams --G,'tlve roads FO Ferries FcreS' reserves ," ". (' ,) .0 ",\ \ \ ._.''-.'-''_. 12"30' 12"'30 GUINEA BISSAU ,'- '5"30' APRIL 1978 • "