RZEPOR TS D ESK 1ý WITH[N Fil ONE WEEK DOCUMENT DE BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT DOCUMENT A USAGE INTERNE Rapport No. PA-128a PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA REPUBLIQUE MALGACHE 26 mai 1972 TRADUCTION NON-OFFICIELLE Département des projets agricoles A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a été préparé à l'usage exclusif du personnel du Groupe de la Banque et à des fins officielles seulement. Il ne peut être publié, cité ou évoqué sans l'autorisation du Groupe de la Banque, lequel ne garantit en aucune manière son exactitude ou son caractère exhaustif. TAUX DE CONVERSION Unité monétaire = Franc malgache (FMG) 1 dollar EU - 255 francs malgaches 1 franc malgache 0,0039 dollar EU 1 million de francs malgaches = 3.900 dollars EU POIDS ET MESURES Système métrique ABREVIATIONS AMVR - Aire de mise en valeur rurale (Rural Development Area) BNM - Banque nationale Malagasy CFDT - Compagnie française pour le développement des fibres textiles IRAM - Institut de recherche agronomique malgache GR - Génie rural SCMV - Service central de mise en valeur du Ministère de l'agriculture SODEMO - Société pour le développement économique de la région de Morandava EXERCICE FINANCIER Du ler janvier au 31 décembre REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA TABLE DES MATIERES Page RESUME ET CONCLUSIONS ................. ......... 1-ii I. INTRODUCTION ...................................... 1 II. HISTORIQUE .......................................... 1 III. LA ZONE DU PROJET .......... ................... . 3 Généralités ...... ..... . 6. ......... .. ........ . ..... 3 Climat .................. . . . . . . . . . . . .... 3 Pédologie, topographie et drainage .................. 4 Agriculture ........... .. . .......................... 4 Transport .................................. . . . . 5 Etat actúel du réseau d'irrigation du projet ........ 5 IV. LE PROJET ............. . ........................ 5 Description du projet ............................... 5 Travaux à effectuer au titre du projet .............. 7 L'eau: approvisionnement, demande et qualité ....... 8 Etude technique ..........................e... ... 8 Estimations de coût ............................... 9 Financement .. . ...............*.......,... .. . .. 10 Passation des marchés ................................. l Décaissements ................. 0. .... .............. 12 Comptabilité et vérification des comptes ............ 12 V. ORGANISATION ET GESTION ........................ .. 13 Service chargé du projet ............................ 13 Structures d'accueil et services de santé ........... 15 Travaux publics ...............04......6................ 16 Recherche agricole .... .......... ........ ... 16 Services agricoles d'appui ....................... 17 Exploitation et entretien ........................... 18 Redevances perçues au titre du projet ............... 18 Le présent rapport se fonde sur les conclusions de la mission d'évaluation qui était composée de MM. G.J.M. Le Moigne et C.G. Moret (IDA) et J. Marinet, G. Laques, et A. Degremont (consultants). Page VI. PRODUCTION, COMERCIALISATION, PRIX ET REVENU AGRICOLE 20 Production ......a.... ..... . . .. . . .. . ..... 20 Commercialisation ................................ 22 Prix ..... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 Revenu des riziculteurs ............................. 23 Revenu des fermes d'Etat ............................ 23 VII. AVANTAGES ET JUSTIFICATION ................. 24 VIII. POINTS D'ACCORD ET RECOMMAND&YIONS .................. 26 ANNEXES 1 - Renseignements climat.ques sur Morondava 2 - Pédologie 3 - Description du projet 4 - Calendrier des travaux 5 - L'eau: approv:isionnement, demande et qualité 6 - Estimations de coûts 7 - Matériel 8 - Calendrier estimatif des dépenses et des décaissements 9 - Société pour le développement économique de la région de Morondava (SODEMO) 10 - Colonisation et services de santé Il - Station de recherche 12 - Production "avec" et "sans" le projet 13 - Commercialisation 14 - Analyse économique CARTE Utilisation de la terre et réseau d'irrigation prévus REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE NORONDAVA RESUME ET CONCLUSIONS i. Le présent rapport contient l'évaluation d'un projet d'irrigation et de développement rural dans la région de Morondava, pour l'exécution du- quel l'IDA envisage de consentir un crédit de 15,3 millions de dollars. Ce projet s'inscrit dans le cadre d'un programme du gouvernement destiné à accé- lérer le développement régional et à encourager la colonisation de la plaine cotière occidentale de Madagascar. Il aidera également le gouv-rnement à atteindre les principaux objectifs qu'il s'est fixés dans le secteur agricole, à savoir l'accroissement de la production rizicole et la diversification des exportations. L'approvisionnement en eau étant un facteur clé dans la mise en valeur agricole de cette région, les plans à long terme établis par le gouvernement pour la plaine de la Morondava prévoient l'irrigation d'environ 30.000 ha, i1. En 1970, l'Association a accordé au Gouvernement malgache un crédit d'un montant équivalant à 5 millions de dollars (Crédit 214-MAG) pour l'aider à entreprendre dans la région du lac Alaotra, situé à environ 200 km au nord de Tananarive, un projet d'irrigation pour la production de riz de qualité supérieure. L'exécution de ce projet se déroule de façon satisfaisante con- formément au calendrier des travaux. iii. Le projet d'irrigation et de développement rural de la région de Morondava, actuellement envisagé, permettra d'irriguer trois périàètres tota- lisant 9.300 ha exploités de manière indépendante. Le premier périmètre, de 4.700 ha, sera consacré à la riziculture et donnera du travail à environ 2.300 exploitants, dont 1.200 se trouvent déjà dans la région; sur le deuxième périmètre, on créera u,a ferme d'Etat de 2.700 ha qui se spécialisera dans la culture du tabac et de l'arachide. Enfin, le troisième périmètre accueillera une ferme d'Etat de 1.900 ha consacrée à la production cotonnière. Un millier de travailleurs agricoles seront installés de façon permanente avec leur fa- mille sur les terres des deux fermes d'Etat. La partie de la zone du projet actuellement exploitée représente une superficie de 2.000 ha, le reste étant couvert de brousse. Le projet prévoit la construction d'un barrage de déri- vation, de réseaux d'irrigation et de drainage, de routes rurales et l'amért,-- gement d'exploitations; la construction de dix nouveaux villages et l'agran- dissement de dix autres, tous dotés des services publics nécessaires; l'exécu- tion d'un programme de lutte contre la schistosomiase; l'installation d'environ 2.100 familles et l'agrandissement des parcelles cultivées par les 1.200 fa- milles se trouvant déjà dans la région; l'achat de matériel; la création d'une station de recherche; et la création de la Société pour le développement éco- nomique de la région de Morondava (SODEMD) qui sera chargée de la gestion du projet. - il - iv. Le coût total du projet est estimé à 27 millions de dollars. Le crédit de l'IDA totalisera 15,3 millions de dollars, soit 57 % du total et financera les dépenses en devises. Les marchés relatifs aux travaux de con- struction seront adjugés sur la base d'appels d'offres internationaux. Fe- ront exception, une série de petits marchés isolés, d'une valeur totale de 1 million de dollars, qui concernent la construction des structures d'accueil et le programme de contrôle sanitaire et qui feront l'objet d'appels d'offres à l'échelle nationale. L'adjudication des marchés de matériel, de matériaux et de fournitures se fera sur la base d'appels d'offres internationaux. On a estimé à environ 3,8 millions de dollars le montant en devises nécessaire pour financer ces achats et les services des consultants étrangers. v. La responsabilité générale du projet incombera à la SODEMO, société qui sera spécialement créée par l'Etat pour l'exécution de ce projet. La gestion des affaires courantes sera confiée à un Directeur général, aidé de quatre adjoints chargés respectivement des structures d'accueil et des ques- tions sociales, de l'administration et des finances, des questions techniques et de la recherche. La société aura son siège à Morondava et les trois sec- tions opérationnelles disposeront de services extérieurs pour gérer indépen- damment les unes des autres le programme rizicole et les deux fermes d'Etat. Les services du génie rural (GR), qui dépendent du Ministère de l'agriculture, seront chargés de la construction des principaux ouvrages de génie civil et du système de drainage; ils assurent déjà tous les travaux de ce type dans l'en- semble du pays. Le Service central de mise en valeur du Ministère de l'agri- culture (SCMV) informera l'Association de l'avancement du projet et se chargera d'effectuer les études de justification relatives à la deuxième étape du projet d'irrigation dans la plaine de la Morondava. Des consultants aideront le SCMV, la SODEMO et le GR à exécuter le projet. vi. Lorsque la production agricole aura atteint son niveau normal, en 1983, on compte que sa valeur nette sera de l'ordre de 3,1 millions de dollars, alors que sans l'exécution du projet, elle ne devrait pas dépasser 100.000 dol- lars. Le taux de rentabilité économique sera d'environ 16 %. Les recettes nettes en devises atteindront environ 2 millions de dollars par an après l'achè- vement des travaux de construction et 3 millions en plein régime de fonctionne- ment. Une analyse de sensibilité montre que, m8me en prévoyant l'incidence d'un certain nombre de facteurs défavorables, le taux de rentabilité économique dépassera encore 12 %. Le revenu par habitant des bénéficiaires du projet, qui est actuellement celui du niveau de subsistance, soit 45 dollars, passera à 100-140 dollars lorsque la mise en valeur de la région aura atteint son maximum. Ce projet aidera donc un secteur très pauvre de la population rurale malgache; toutefois, mime lorsque le niveau normal de production aura été atteint, le revenu de cette population sera encore inférieur au revenu rural par habitant qui devrait être de l'ordre de 140 dollars vers 1985. vii. Le projet justifie l'octroi par l'IDA d'un crédit de 15,3 millions de dollars. L'emprunteur sera le Gouvernement de la République Malgache. REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE NORONDAVA I. INTRODUCTION 1.01 Le Gouvernement de la République malgache a demandé à l'IDA un cré- dit de 15,3 millions de dollars pour l'aider à financer le Projet d'irrigation et de développement rural de Morondava, situé dans la région de Morondava en bordure de la c8te occidentale. Les travaux comprendront la construction d'un barrage de dérivation sur la Morondava, de réseaux d'irrigation et de drainage sur quelque 9.300 ha, de routes de desserte, des travaux d'aménagement dans les exploitations, des services de contrôle sanitaire, de logements et d'amé- nagements collectifs destinés au personnel du projet et à quelque 3.300 fa- milles, ainsi que la création de deux grandes fermes d'Etat. Le projet cor- respond à la première étape d'un plan général de développement par lequel le gouvernement compte arriver à régulariser le cours supérieur de la Morondava et irriguer une superficie totale de quelque 30.000 ha. 1.02 Ce crédit sera le deuxième que l'IDA consentira à la République malgache pour un projet d'irrigation; il correspondra à la troisième opéra- tion du Groupe -de la Banque dans le secteur agricole. Le crédit 214-MAG (1970) d'un montant de 5 millions de dollars a financé le projet d'irrigation du lac Alaotra qui a permis la production dans cette région de riz de qualité supé- rieure. Ce projet progresse de manière satisfaisante; les travaux se dérou- lent conformément aux prévisions et on compte qu'il sera achevé en 1976. Le pret 585-MAG (1969), d'un montant de 2,8 millions de dollars, a financé l'exé- cution d'un projet d'élevage. Après avoir démarré lentement le projet avance maintenant de manière satisfaisante. 1.03 Le présent rapport a été établi à partir des études de justification financées dans le cadre d'un projet du PNUD qu'ont effectué les bureaux d'études Agrar und Hydrotechnik (République fédérale d'Allemagne) et la Société d'aide technique et de coopération (SATEC) (France), avec l'aide du Programe de coo- pération FAD/BIRD. Le projet a été évalué en octobre/novembre 1971 par MM. G.J.M. Le Soigne et C.G. Mo2et (IDA) et J. Marinet, G. Laques, et A. Degremont (consultants). II. HISTORIQUE 2.01 En 1960, 1'tle de Madagascar est devenue la République malgache indé- pendante. Elle couvre au total 592.000 km2 - ce qui en fait la quatrième fle du monde par la superficie - et sa population, de 6,9 millions d'habitants, progresse au taux annuel de 2,2 Z. Plus de 85 Z des Malgaches vivent dans les zones rurales. Avec moins de 12 habitants au km2 l'tle a une très faible densité de population, mais celle-ci se répartit de manière irrégulière, cer- taines régions, notamment du centre de 1'tle, étant en passe de devenir sur- peuplées. La superficie cultivée ne couvre que 2,8 millions d'hectares, soit -2- moins de 5 % de la superficie totale. Les terres cultivées se trouvent dans les parties les plus accessibles du pays, le plus souvent dans les vallées qui longent la côte orientale, ou sur le plateau central; les autres régions sont en grande partie couvertes de forêts, de chalnes de montagnes et de collines érodées. Les plans du Gouvernement pour le développement tentent à encourager la migration vers les régions moins peuplées qui offrent un potentiel de production, comme la plaine côtière occidentale où le projet de Morondava sera exécuté. 2.02 L'agriculture est le secteur le plus important; il fait vivre plus de 80 % de la population. Néanmoins il entre pour moins d'un tiers dans le PIB. En 1969, le revenu par habitant a été d'environ 80 dollars dans les zones rurales, contre quelque 120 dollars pour l'ensemble du pays. Pendant les an- nées 1960, le PIB a augmenté, à prix constants, de quelque 4,5 % par an; quant à la croissance du secteur agricole, elle a été plus faible: selon les estima- tions elle aurait atteint grosso modo 3 % par an. La population se nourrit essentiellement de riz (consommation annuelle par habitant: 125 kg) et cette culture, la plus répandue, occupe plus de 30 7 des terres cultivées. Les pro- duits agricoles fournissent plus de 80 % des recettes d'exportation; de 1965 à 1970 la part des principaux produits cultivés dans les exportations totales s'est établie comme suit: café, 30 %; vanille, 9 %; riz de qualité supérieure, 7 %; et sucre, 7 %. Les recettes totales imputables aux exportations de den- rées alimentaires et de produits agricoles ont augmenté au rythme modéré de 3 7 par an, de 1964 à 1969; pendant la même période, les importations de den- rées alimentaires, consistant principalement en riz de qualité inférieure, farine de blé et produits laitiers, ont correspondu à environ 23 % des expor- tations de produits agricoles. La production locale de riz varie beaucoup d'une année à l'autre étant donné l'irrégularité du climat. Aussi les impor- tations de ce produit enregistrent-elles de fortes fluctuations annuelles: nulles en 1967 et 1968, elles ont atteint respectivement 9,6 millions et 5,8 millions de dollars en 1965 et 1969. 2.03 Le pays compte cinq principales régions de production agricole: le "haut plateau" dans la partie centrale de l'tle où se cultive la plupart du riz irrigué; la côte orientale, qui produit avant tout du riz, du café et des bananes; la zone septentrionale, qui jouit d'un climat tropical et produit principalement des cultures de rapport telles que la canne à sucre, le cacao et les épices; le centre ouest, où le sol et le climat conviennent parfaite- ment à l'élevage, et la c8te occidentale à population clairsemée, où les cul- tures vivrières (riz, manioc) et l'élevage sont les principales activités traditionnelles. Dans cette dernière région, la grande fertilité de certaines terres alluviales du champ d'inondation a permis d'introduire la culture du coton et du tabac et de produire du riz de qualité supérieure destiné à l'exportation. 2.04 Bien que le haut plateau et la côte orientale soient très densément peuplés, le développement agricole ne bénéficie que d'une faible priorité dans la première région à cause d'un potentiel agricole relativement limité et dans la seconde à cause d'un relief difficile. Les autorités s'attachent donc da- vantage à mettre en valeur les régions moins peuplées mais très fertiles du centre-ouest et de la côte occidentale. Le projet d'irrigation de Morondava - 3 - envisagé viendra donc renforcer les efforts déployée par le gouvernement sur le plan du développement régional car il encouragera la colonisation et le développement agricole de la c8te occidentale. Grace à la production de riz, de coton, de tabac et d'arachides, le projet permettra également au gouverne- ment d'atteindre les principaux objectifs qu'il s'est fixés dans le secteur agricole, à savoir l'autosuffisance en matière de riz et la diversification des exportations. III. LA ZONE DU PROJET Généralités 3.01 La zone du projet est située au centre de la plaine c8tière occiden- tale, dans le nord de la province de Tuléar, à l'intérieur de l'Aire de mise en valeur rurale de Morondava (AMVR). Cette aire couvre 120.000 ha pour la plupart possédés par l'Etat qui les réserve à des fine de colonisation et de développement rural. La population totale de l'AMVR est de quelque 33.000 imes et le taux annuel d'accroissement démographique n'est que de 1,3 Z en raison de la forte mortalité infantile. Quelque 12.000 personnes vivent à Morondava, principale ville de la région, tandis que le reste de la population, représenté par environ 5.000 familles, vit dans les zones rurales. Près de 7.40e ha de l'AMVR sont actuellement cultivés; 6.500 ha sont consacrés à des cultures annuelles dont 4.500 ha au riz irrigué et 500 ha au coton en sec. Quelque 900 ha sont plantés d'agrumes et irrigués par aspersion dans une plan- tation de l'Etat exploitée au titre d'un accord d'assistance technique signé avec Israïl; on procède actuellement à l'agrandissement de ce verger, qui sera porté à 2.000 ha. 3.02 Les 9.300 ha qui seront irrigués au titre du projet, y compris 2.000 ha déjà mis en culture (par. 3.09), se trouvent entre les riviires Morondava et Andranomena et peuvent 8tre divisés en deux zones: la zone orientale de Mahabo-Ankilivalo, à quelque 30 km à l'est de Morondava, et la zone occidentale d'Analaiva, à mi-chemin entre Morondava et Mahabo (voir carte). Climat 3.03 Le climat est tropical avec des températures mensuelles comprises entre 210C et 270C; il tombe en moyenne 800 ma de pluie par an dont 90 Z de décembre à mars. Les heures d'ensoleillement dépassent 3.500 par an et at- teignent un marimum de 325 au mois d'octobre; l'évaporation est élevée: elle est supérieure à 2 a par an. La vitesse des vents est modérée, le maximum mensuel en est inférieur à 3 m par seconde, ce qui convient très bien à l'ir- rigation par aspersion. On trouvera à l'Annexe 1 un résumé des renseignements climatiques. -4- Pédologie, topographie et drainage 3.04 Les sols du projet dont d'origine alluviale et proviennent soit de l'Andranomena soit de la Morondava. Dans la zone orientale, la plupart des sols conviennent sans aucune restriction à l'irrigation mais ceux de la Mrkrondava ont une texture fine, une faible perméabilité et sont mal drainés; ils ne conviennent qu'à la riziculture. Dans la zone occidentale, les dépfts alluviaux de la Morondava forment ce que l'on appelle les "sables rouges" qui en raison de leur faible profondeur et de leur texture légère doivent Stre irrigués par aspersion. A l'Annexe 2 on trouvera des renseignements pédolo- giques supplémentaires. 3.05 Deux mille hectares seulement sont actuellement cultivés dans la zone du projet; le reste de la zone est couverte de brousse, qu'il sera néces- saire de défricher avant d'en entreprendre la culture. Les terres du projet se trouvent à environ 50 m au-dessus du niveau de la mer dans la zone de Mahabo-Ankilivalo et â quelque 20 m plus bas à Analaive. Les pentes moyennes sont douces - entre 0,1 X et 0,3 Z - ce qui, d'une manière générale, assure aux terres un bon drainage naturel de surface. Toutefois, le micro-relief ondule légèrement et il sera nécessaire d'entreprendre des travaux de nivel- lement dans les régions que l'on voudra irriguer par gravité. Agriculture 3.06 Actuellement, l'utilisation du sol est la suivante: quelque 1.500 ha situés dans les environs de Mahabo sont couverts de rizières, irriguées pendant la saison sèche uniquement, les canaux étant envasés pendant la saison des pluies (par. 3.09); environ 500 ha près d'Ankilivalo sont consacrés à la cul- ture cotonnière en sec. Le riz est une culture de subsistance produite dans de petites exploitations (1,2 ha en moyenne) par quelque 1.200 familles qui ont recours à la traction animale. Les rendements sont faibles - environ 1,2 tonne à l'hectare-à cause de l'insuffisance de l'approvisionnement en eau et d'un mauvais drainage, ainai que de l'absence de services de vulgarisation et de crédits. Le coton est cultivé en sec dans une plaatation pilote gérée par la Centrale d'équipement agricole et de modernisation du paysannat (CEA>P), organisme officiel qui relève du Ministère de leagriculture, et qui bénéficie de l'assistance technique de la Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT). La plantation fonctionne sur une base comerciale, utilise des méthodes culturales mécaniques et emploie des travailleurs tempo- raires. Les rendements actuels sont d'environ 1,5 tonne l'hectare, volume raisonnable pour une culture en sec. 3.07 Il n'est guère possible d'intensifier l'utilisation des terres si l'on ne dispose pas d'une plus grande quantité d'eau, les ressources actuel- lement disponibles étant pleinement utilisées et la qualité des sols ne permet- tant pas de développer de mnière économique la culture en sec. -5- Transport 3.08 La liaison routière entre la zone du projet et le reste du pays est médiocre. La route 1brondava-Taganarive (700 km) n'est bitumée que sur 300 km et n'est pas carrossable pendant la saison des pluies. Le Groupe de la Banque étudie actuellement la construction d'une nouvelle route; si ce projet est approuvé, les travaux pourraient commencer en 1973 et atre achevés en 1976. La route de Morondava à Belo-sur-Tsîribihina, port situé à quelque 100 km au nord de la ville, n'est paà bitumée non plus mais elle est carrossable toute l'année. Vers le sud, la route Morondava-Tuléar est inondée pendant la saison des pluies. L'aéroport de Morondava accueille des avions de type DC-4 et assure un service quotidien à destination de Tananarive et des autres grandes villes. Bien que les installations portuaires soient en mauvais état, près des deux tiers du trafic régiônal, évalué à 30.000 tonnes par an, sont assurés par de petits bateaux c8tiers. Dans le cadre d'un projet du PNUD, on étudie actuel- lement la modernisation éventuelle du port de Morondava. Si ces deux projets se réalisent (modernisation du port et construction d'une nouvelle route Morondava-Tananarive), le réseau de transports sera suffisant pour écouler la production du projet. Etat actuel du réseau d'irrigation du projet 3.09 Le réseau en place comprend la prise d'eau de Dabara sur la Morondava. Après avoir traversé la zone du projet, le canal de Dabara arrose une zone ri- zicole (900 ha) et rejoint le canal du Nord qui se détache du canal de Dabara pour irriguer une partie de la plaine d'Ankilivalo. Comme la Morondava charrie beaucoup de sédiments, la prise d'eau et les parties supérieures du canal s'en- vasent en hiver, ce qui les rend inutilisables pendant la saison des pluies. Des travaux seront nécessaires pour remédier à cette situation. IV. LE PROJET Description du projet 4.01 Le Projet d'irrigation et de développement rural de la région de Morondava constitue la première phase d'un plan de développement régional qui permettra, une fois les travaux achevés, l'irrigation de 30.000 ha. Le plan d'ensemble prévoit la construction de barrages de dérivation sur la Morondava et sur l'Andranomena et d'un réservoir d'emmagasinement sur un affluent de la Morondava. Le projet actuellement à l'étude permettra d'irriguer trois périmètres exploitables séparément qui représentent une superficie globale de 9.300 ha. Le premier périmètre, d'une superficie de 4.700 ha, sera consa- cré à la riziculture; 2.300 petits exploitants y seront installés à cet effet; le deuxième donnera lieu à la création d'une ferme d'Etat qui se spécialisera dans la culture du tabac et de l'arachide sur une superficie de 2.700 ha; enfin, le troisième périmètre servira à la création d'une ferme d'Etat qui produira du coton sur une superficie de 1.900 ha. La gestion du projet sera assurée par une société créée par l'Etat, la Société pour le développement économique de la région de Morondava (SODEMO), et le Département du génie - 6- rural (GR), qui dépend du MiÀistère de l'agriculture, se chargera des prin- cipaux travaux de génie civil. Le Service central de mise en valeur (SCKV) du Ministère de l'agriculture tiendra l'Association au courant de l'état d'avancement du projet. 4.02 Les travaux à effectuer au titre du projet, résumés ci-après mais dont on trouvera une descriptiont plus détaillée à l'Annexe 3, sont les suivants: a) construction d'un barrage de dérivation à Dabara sur la Morondava; b) remise en état d'environ 64 km de canalisations principales; c) construction d'un réseau d'irrigation et de drainage par gravité sur une superficie de 6.600 ha destinée à la culture du coton et du riz; d) construction d'un réseau d'irrigation par aspersion sur une super- ficie de 2.700 ha destinée à la culture du tabac et de l'arachide; e) aménagements terminaux, notamment la pose de canaux et drains ter- tiaires et quaternaires; f) réfection et construction d'environ 90 km de routes dans la zone du projet; g) construction des bâtiments du projet; et h) construction de 10 nouveaux villages et agrandissement des 10 vil- lages existant déjà dans cette région. On prévoit qu'en plus des 1.200 familles qui vivent déjà dans la zone du projet, environ 2.100 familles seront recrutées dans d'autres régions du pays et vien- dront s'installer dans cette zone en tant que riziculteurs ou en tant que main-d'oeuvre agricole dáns les 'fermes d'Etat. Un programme de contr8le sani- taire sera mis en oeuvre dans le cadre du prograam de colonisation pour emps- cher la propagation des vecteurs de la schistosomitee par le contact de l'eau. En outre, le projet permettra au SCMV de préparer une étude de justification économique de la deuxième phase du projet d'irrigation de la région de Nbrondava. Des consultants seront engagés pour aider à l'élaboration de cette étude, à l'établissement des plans et à la surveillance des travaux du projet, à la création et à la mise en valeur agricole des trois périmètres du projet, à l'installation des agriculteurs, ainsi qu'à la mise en place d'un programe de formation en cours d'emploi destiné au personnel du projet. Le projet prévoit également la fourniture de matériel agricole, de véhicules et de maté- riel d'exploitation et d'entretien, ainsi que la création d'une station expé- rimentale. Les travaux de construction commenceront en 1973 et seront achevés d'ici à 1979. Un calendrier détaillé des travaux à entreprendre figure à l'Annexe 4. - 7- Travaux à effectuer au titre du projet 4.03 Barrage de dérivation de Dabara. Les travaux comprennent la construc- tion d'un ouvrage de prise d'eau, d'un ouvrage de chasse muni de deux vannes, d'un déversoir en béton, et d'une digue de raccordement en terre. La construc- tion du barrage se fera en deux étapes - l'ouvrage de prise en 1973/74 et le déversoir ainsi que la digue en 1977/78. Un remblai provisoire (barrage fu- sible) sera construit en travers du fleuve pour amenerjde 1973 à 1976, l'eau dans le canal de Dabara pendant la saison sèche. 4.04 Canaux et drains. Les deux canaux principaux qui existent à l'heure actuelle, le canal de Dabara et le canal du Nord, seront remis en état et équi- pés de nouvelles prise d'eau pour les canaux secondaires alimentant les fermes de coton et de tabac. Le canal du Nord sera également prolongé d'environ 2 km. On ne prévoit pas 'de revêtir ces deux canaux, sauf sur de courtes dis- tances, aux endroits où le sol est perméable. Vingt-trois canaux secondaires, non revêtus, d'une longueur totale de 102 km, seront creusés pour alimenter en eau les fermes d'Etat et les régions rizicoles. Trois dr. is naturels se- ront élargis, approfondis et équipés de dispositifs de contr8le, tandis que deux nouveaux drains principaux seront excavés dans la région du Delta. Un réseau secondaire de drainage sera construit dans toute cette région. 4.05 Routes. Des travaux de réfection sont prévus sur 24 km de routes rurales secondaires et l'on construira également 7 km de nouvelles routes rurales. Un Lronçon d'environ 12,5 km sera revêtu. Les routes de service qui ont été construites le long des canaux principaux seront remises en état et un nouveau réseau de routeÊ d'accès représentant environ 83 km sera construit pour desservir toute la région. 4.06 Aménagements termiraux. En ce qui concerne la superficie de 6.600 ha destinée à la culture du riz et du coton, les travaux consisteront à débrous- sailler le terrain, à le labourer en profondeur, à le niveler et à procéder à la construction de réseaux tertiaires et quaternaires d'irrigation par gravité, ainsi qu'à amener l'eau aux ouvrages de prise desservant des terrains d'une superficie de 3 à 25 ha. En ce qui concerne l'exploitation des 2.700 ha où l'on produira du tabac, les travaux consisteront à débroussailler le terrain et à installer un réseau d'irrigation par aspersion. Cette superficie sera divisée en 31 périmètres d'irrigation, ayant chacun une superficie de 30 à 150 ha. Des pompes portatives fonctionnant au mazout feront passer l'eau des canaux secondaires dans des conduites enterrées en amiante-ciment sur lesquelles s'embrancheront des tuyaux portatifs en aluminium, munis des acces- soires nécessaires: prises à tube allonge vertical, têtes d'arroseurs, valves, raccords, etc. 4.07 Bâtiments et station expérimentale. On prévoit la construction de 18 bâtiments destinés aux activités agricoles, de 26 logements pour le person- nel de la SODEMO, ainsi que de 900 séchoirs à tabac. On prévoit également la création d'une station expérimentale d'une superficie de 15 ha, où des re- cherches seront entreprises 'sur le coton, le tabac, l'arachide et les cultures fourragères. 4.08 Villages et services de santé. On prévoit d'agrandir les dix vil- lages qui existent dans la zone du projet et d'en construire dix nouveaux pour y installer les familles qui participeront au projet. On construira pour chaque village des écoles, des marchés, des locaux administratifs ainsi que des routes. Un centre de formation technique et trois nouveaux dispen- saires seront créés; en outre, l'hopital situé dans cette région sera agrandi pour tenir compte de l'accroissement de population. L'eau: approvisionnement, demande et qualité 4.09 Approvisionnement et demande. L'eau nécessaire au projet sera pré- levée sur les débits non régularisés de la Morondava, à l'endroit où se trouve l'ouvrage de prise du barrage de Dabara. Cette prise permettra également d'approvisionner deux autres utilisateurs actuels: la plantation d'agrumes (2.000 ha) et les riziculteurs de la région du Delta (900 ha). Pour estimer les débits mensuels du fleuve, on s'est servi de modèles mathématiques de simulation et des débits relevés sur une période de quatorze années. Bien que sur un débit annuel de 1,5 milliard de m3, plus de 80 % du total soit enregistré pendant la saison des pluies qui va de décembre à mars, les mesures de débit et les données fournies par les modèles de simulation indiquent que pour 66 années sur 69, il serait possible de subvenir aux besoins des trois programmes, ce qui représente 7,1 m3/sec, et de disposer en outre d'un débit de 1,5 m /sec, débit qui répondrait aux conditions sanitaires requises. Mais si l'approvisionnement en eau est actuellement suffisant pour satisfaire les besoins prévus, il pourrait se ressentir de l'installation de tel ou tel autre ouvrage en aval ou en amont du projet. C'est pourquoi le gouvernement s'est engagé à ne pas.autoriser de travaux - sauf s'il avait l'accord de l'Associa- tion - qui auraient pour conséquence de diminuer le débit du fleuve au point où il ne suffirait plus à couvrir les besoins minimaux du projet. 4.10 Qualité de l'eau. La qualité de l'eau de la Morondava convient par- faitement à l'agriculture; les analyses sur échantillon indiquent que les taux de sel, de sodium et de bore ne présentent aucun danger. On trouvera à l'Annexe 5 des renseignements plus détaillés sur l'approvisionnement en eau, la quantité requise et la qualité de cette eau. Etude technique 4.11 Des plans préliminaires et des estimations de coût fondés sur des levés topographiques ont été établis en ce qui concerne le barrage de dériva- tion, le réseau d'irrigation et de drainage et les aménagements terminaux. Les données disponibles permettent d'estimer les coûts et peuvent servir de base à l'établissement du projet définitif. Pour dresser le plan définitif du barrage de dérivation, il sera toutefois nécessaire d'effectuer des études supplémentaires des conditions de cimentation, et de fabriquer une maquette hydraulique afin que l'on puisse déterminer le meilleur endroit où construire les diverses structures: ouvrage de prise d'eau, de chasse, déversoir et remblai. La planification du Zrolet et la délimitation des zones irrigables ont été reporté sur une carte a 1 échelle 1:50O0, avec lignes de niveau indi- quées tous les 50 cm. Cette carte pourrait être utilisée pour l'établissement - 9- du projet final. La conception du réseau d'irrigation par gravité et par aspersion ainsi que celle du réseau de drainage sera du type traditionnel, et les données et critères utilisés dans le rapport de justification conviennent pour l'élaboration du projet définitif. Les estimations et les plans relatifs aux aménagements terminaux sont fondés sur les plans normalement établis pour diverses catégories de traitement. Des levés topographique3 détaillés seront nécessaires afin de déterminer le relief en vue du nivellemeuat du terrain et du tracé des canaux, drains et routes dans la zone de culture. Estimations de cot 4.12 Le coût du projet, estimé à 27 millions de dollars, comprend le coût des travaux de génie civil, des structures d'accueil, des services de santé, du matériel, des services de consultants, ainsi que les coûts d'exploitation et de gestion de la SODEMO pendant la durée des travaux. Les estimations de coût concernant les travaux de génie civil sont fondées sur les devis détail- lés et prix unitaires figurant dans les contrats relatifs à des travaux ana- logues entrepris en République malgache en 1971. Etant donné que, aux fins du projet, le SCMV, le Génie rural et la SODEMD sont exonérés du paiement des droits d'importation, ces droits ne figurent pas dans les estimations. Dans les provisions pour imprévus, estimées globalement à 24 % du coût du projet, celles qui correspondent à un dépassement des quantités représentent 10 à 20 % des diverses rubriques, et celles qui correspondent à la hausse des prix sont couvertes par une marge de 5 % par an, qu'il s'agisse de dépenses en devises ou en monnaie nationale. Les-provisions pour dépassement des quantités ont été établies compte tenu du fait que les travaux de recherche et de conception relatifs au réseau d'irrigation ont déjà atteint un stade avancé tandis que le barrage appelle un supplément d'études. Les provisions pour hausse des prix ont ézé calculées compte tenu de l'expérience acquise ces dernières années en ce qui concerne l'accroissement des coûts - main-d'oeuvre, matières premières, fournitures obtenues dans le pays, et biens importés, provenant principalement de France et des Etats-Unis. L'élément payable en devises, soit 15,3 millions de dollars, a été calculé à partir d'une estimation de coût détaillée et compte tenu des marchés récemment passés pour l'exécution de projets analogues en République malgache. 4.13 La ventilation des coûts prévus pour le projet est fournie à l'An- nexe 6 et figure sous forme résumée ci-après: - 10 - (Ln millions de !MG) (En millions de ) NOnnaie Monnaie Pourcen- natio- De- natio- De- toge de nale vises Total nae vises Total devises Génie civil 769 2.035 2.804 3,0 8,0 11,0 73 Structures d'accueil et services de santé 852 306 1.158 3,3 1,2 4,5 26 Matériel 12 234 246 0,1 0,9 1,0 95 Coats dd gestion et d'exploitation 439 23 462 1,7 0,1 1,8 5 Consultants 86 485 571 0,3 _l9 22 85 Total partiel 2.158 3.083 5.241 8,4 12,1 20,5 59 Imprévus Dépasseâent des quantités 242 246 488 1,0 1,0 2,0 50 Hausse des prix 584 572 1.156 23 2 4 50 Cot total du projet 2.984 3.901 6.885 l.7 153 27j0 57 Financement 4.14 Le erfid:t de l'IDA permettrait de couvrir l'élément estimatif en devi- ses du projet (15,3 millions de dollars), soit environ 57 2 du coOt total du projet. Le reste sera financé par l'Etat (2.044 millions de FRG), par des prÎte (840 millions de ?KG) de la Banque nationale malagssy de développement (BNM), et par des prises de participation à la SODElM (100 millions de PM<). Le plan de financement du projet se présenterait de la façon suivante: - il - (En millions de FMG) (En millions de $) Monnaie Monnaie Pourcen- natio- De- natio- De- tage de nale vises Total nale vises Total devises Crédit IDA - 3.901 3.901 - 15,3 15,3 57 Apport de l'Etat 2.044 - 2.044 8,0 - 8,0 30 Prêts de la BNM 840 - 840 3,3 - 3,3 12 Prises de participation par d'autres inves- tisseurs 100 - 100 0,4 - 0,4 1 Total 2.984 3.901 6.885 11,7 15,3 27,0 100 4.15 Le gouvernement mettra à la disposition du Génie rural, par des cré- dits votés dans le budget, tous les fonds nécessaires au paiement des princi- paux travaux de génie civil et des services de consultants engagés par le Génie rural. Le reste des investissements sera assuré par la SODEMO qui re- cevra ses fonds sous forme de subventions, de prêts et de prises de participa- tion à son capital (paragraphe 5.04). 4.16 Pour accélérer la préparation du projet définitif, il est proposé que les sommes versées avant la signature de l'accord de crédit, mais après le 1er mai 1972, aux consultants engagés par le Génie rural et par la SODEMO soient remboursables au titre du crédit. Le montant total pouvant être dé- caissé au titre de ces dépenses ne doit toutefois pas dépasser 200.000 dollars. Passation des marchés 4.17 Compte tenu des imprévus, le coÛt total des travaux et du matériel devant donner lieu à un appel d'offres en République Malgache et à l'étranger s'élèvera à environ 19,9 millions de dollars. Un certain nombre de marchés plus petits, correspondant à la construction des structures d'accueil et des services de santé ainsi qu'à d'autres petits travaux, feront l'objet d'adjudi- cations sur la base d'appels d'offres dans le pays, à condition que le mon- tant de chacun soit inférieur à 100.000 dollars et que la somme n'en dépasse pas un million de dollars. Il en ira de même pour l'achat sur place d'articles nécessaires aux structures d'accueil et aux services de santé ainsi que pour l'achat de matériels divers, lorsque le montant de chaque marché sera inf,rieur à 10.000 dollars, et sans que leur total puisse dépasser 400.000 dollars. Les procédures d'appel d'offres suivies en République Malgache sont adéquates et la concurrence y est suffisante. Tous les marchés concernant les autres tra- vaux de génie civil (17,6 millions de dollars) et le matériel (1,3 million de dollars) seront attribués après appels d'offres internationaux. Lors de l'éva- luation des soumissions concernant le matériel, les fabricants locaux bénéfi- cieront d'une marge préférentielle dont le taux sera égal soit à 15 %, soit au taux des droits de douane normalement perçus sur ces marchandises, s'il est moins élevé. - 12 - Le solde du coût du projet, soit 6,7 millions de dollars, correspond aux postes suivants: consultants (2,8 millions de dollars) et dépenses d'exploi- tation pendant la durée des travaux (3,9 taillions de dollars). Le Génie rural sera chargé, avec l'aide de ses consultants, de l'octroi des marchés pour la conatruction du barrage de dérivation de Dabara et des ouvrages de prise à cet endroit, des réseaux primaire et secondaire de canaux et de drains et des routes rurales. Egalement avec l'aide de ses consultants, la SODEMO se chargera des appels d'offres concernant les travaux d'aménagements terminaux, la créa- tion de la station expérimentale et la construction des bRtiments, ainsi que de l'achat du matériel d'entretien et d'exploitation, du matériel agricole et de ses propres véhicules de transport. La SODEMO surveillera aussi les travaux nécessaires pour les structures d'accueil et les services de santé, avec l'aide des Ministères de la santé publique et de l'éducaticn. On trouvera à l'Annexe 7 la liste du matériel à acquérir dans le cadre du projet. Décaissements 4.18 Les décaissements du compte du Crédit seront effectués au titre des dépenses suivantes: a) coÛt c.a.f. des importations de matériel, soit 75 Z des dépenses locales, ce qui représente la part estimative en devises; b) coat en devises des services de consultants, soit 82 Z du total des dépenses; c) 73 % du coÛt total des travaux de génie civil, correspondant aux principaux ouvrages, aux amnagements terminaux, à la construction des b8timents et de la station expérimentale; et d) 30 % du coÛt total de la construction des structures d'ac- cueil et des locaux nécessaires aux services de santé. On trouvera à l'Annexe 8 un calendrier estimatif des dépenses et des décaissements prévus. Les crédits non décaissés pourront faire l'objet d'annulations. Comptabilité et vérification des comptes 4.19 Le SCMV, le Génie rural et la SODEMO tiendront des comptes séparés concernant les opérations effectuées au titre du projet. Conformément aux procédures valables dans toutes les administrations, les comptabilités du SCMV et du Génie rural (lesquels font partie du Ministère de l'agriculture) feront l'objet de vérifications annuelles de la part du Bureau du Chef de la comptabi- lité, qui relève directeuent de la Présidence. Les comptes de la SODEMO seront véri fiés annuellement par un bureau indépendant d'experts comptables, qui sera choii par le Conseil d'administration et agréé par le gouvernement. Le gouver- nemeut a donné l'assurance a) que le SCMV, le Génie rural et la SODEMO tiendront des comptes séparés concernant les opérations effectuées au titre du projet; b) qu'avec l'aide d'un bureau indépendant d'experts comptables qui aura été choisi avec l'accord de l'Association, la SODEMO établira un système de compta- bilité où figureront toutes les opérations liées au projet; c) que le bureau d'experts comptables procédera chaque année à la vérification des comptes de la SODEMO; et d) qu'une copie certifiée conforme de leur rapport sera envoyée à l'Association quatre mois au plus tard après la c3ture de chaque exercice. - 13 - V. ORGANISATION ET GESTION Service chargé du projet 5.01 La responsabilité générale du projet incombera à la Société pour le développement économique de la région de Norondava (SODEMO), société devant être créée par l'Etat. Ses statuts s'inspireront de ceux de la SOMALAC, société qui a été créée en vue de l'exécution du projet du lac Alaotra et qui a donné des résultats satisfaisants (214-MAG). Elle sera dirigée par un Conseil d'administration où siègeront des représentants des divers ministères - dont ceux de l'agriculture et des finances - et de plusieurs organismes pu- blics et privés liés à l'exécution de ce projet. Le Conseil d'administration, dont le Président sera nommé par le gouvernement, arrÎtera dans ses grandes lignes la politique de la SODEND. Le gouvernement a donné l'assurance: a) que le Conseil d'administration comptera parmi ses membres des représentants de tous les ministères participant au projet, et de la BNM; b) qu'il arrgtera les grandes lignes de l'exécution du projet et sera responsable de la coordi- nation générale des activités entreprises dans le cadre du projet; et c) qu'il se réunira au moins une fois tous les trois mois. L'approbation définitive par le gouvernement de ces statuts sous une forme qui reçoive l'accord de l'Association sera l'une des conditions requises pour que le crédit prenne effet. 5.02 Pendant la durée des travaux, la SODEMD sera chargée de la réparti- tion des terres entre les riziculteurs, des aménagements terminaux, de la construction des batiments du projet, de l'achat du matériel nécessaire au fonctionpement et à l'entretien, du matériel agricole et de ses propres moyens de transport, de l'installation des exploitants et des ouvriers agricoles, de la fourniture de tous les services agricoles d'appui requis, de l'instauration d'un programme de contr8le sanitaire, de la création de deux fermes d'Etat, ainsi que de la création et de l'exploitation d'une station expérimentale. Une fois la construction du projet terminée, la SODEM continuera à assurer l'exploitation des deux fermes d'Etat; elle fournira aux riziculteurs tous les services agricoles d'appui qui leur seront nécessaires, et assumera la respon- sabilité de l'exploitation et de l'entretien des travaux du projet. La SODEMO aura son siège à Morondava et disposera de bureaux régionaux à Mahabo, Ankilivalo et Analaiva, chargés respectivement de la gestion des exploitations rizicoles et de celles cultivant le coton et le tabac. Le Service central de mise en valeur (SCMV), qui fait partie du Ministère de l'agriculture, exercera, au nom de ce ministage, son autorité sur les activités de la SODEM. En outre, le SCMV sera également chargé d'exécuter les études de justification relative - à un projet d'irrigation dans la région de Morondava, qui constituera une deu- xime phase du développement de la région. 5.03 Un Directeur général, nommé par le Conseil d'administration après consultation avec l'Association, sera chargé de la gestion courante de la SODEM. Il sera aidé par quatre adjoints - chargés respectivement de la par- tie technique, de la partie financière et administrative, des structures d'accueil et des affaires sociales, et enfin, de la recherche. Trois services extérieurs, ayant chacun à sa tête un directeur relevant directement du Direc- teur général adjoint chargé des questions techniques, seront créés et chargés - 14 - de gérer le programme de riziculture et les deux fermes d'Etat. En outre, des sections sréciales s'occuperont des onérations d'exploitation et d'entretien, de la recherche, de la comptabilité et de la commercialisation des produits. 5.04 Le coût total du projet est estimé à 6.885 millions de FMG, dont l'tat fournira environ 1.910 millions de FC sous forme de crédits budgé- taires annuels pour les grands travaux de génie civil - qui seront confiés au Génie rural - et pour les études de justification - qui seront confiées au SCMV - relatives au projet d'irrigation dans la plaine de Morondava qui correspondra à une deuxième phase. Les autres dépenses d'investissement se- ront effectuées par la SODEMO à l'aide des fonds versés par l'Etat, par la iM et par divers autres investisseurs. L'apport de l'Etat se fera sous trois formes: prêts (1.685 millions de FMG) accordés pour une durée de 40 ans, dont un différé de dix ans, à 3 1/2 % d'intérêt - taux habituellement pratiqué par l'Etat pour les rétrocessions de fonds dans le cadre de projets agricoles -; prises de participation (200 millions de FMC); et subventions destinées à financer les structures d'accueil et la recherche (1.750 millions de FMG). L'apport de la BNM (840 millions de FMC) prendra la forme d'un prêt d'une durée de 15 ans, dont deux ans de période de grâce, et portant intérêt à 6 1/4 %. Environ 100 millions de FMG seront fournis par diverses prises de participation. Pour que le crédit prenne effet, il faudra que le plan de fi- nancement de la SODM0, après avoir été approuvé par l'Association, soit- établi sous sa forme définitive. On trouvera à l'Annexe 9 des renseignements complé- mentaires sur la SODEMO en ce qui concerne son organisation, son personnel, sa structure financière, enfin l'origine et l'emploi de ses fonds. 5.05 La SODEMO fera appel aux services d'une société de consultants pour que celle-ci l'aide dans l'exécution du projet. Cette société fournira deux adjoints au Directeur général, les trois directeurs chargés respectivement du programme de riziculture et des deux fermes d'Etat, ainsi que l'expert respon- sable de l'entretien et de l'exploitation. Les consultants se chargeront également de la préparation du projet définitif et du dossier d'appel d'offres, de l'évaluation des soumissions, de la surveillance des travaux de construction, ainsi que de la certification des versements effectués aux fournisseurs et aux entrepreneurs. Le recours aux services d'une société de consultants agréée par l'Association sera l'une des conditions requises pour que le crédit prenne effet. 5.06 Les postes autres que ceux destinés à des consultants seront occupés par des ressortissants malgaches. Des Malgaches serviront également de per- sonnel de contrepartie aux consultants occupant les postes clés. Les consul- tants seront chargés de leur fournir en cours d'emploi, pendant une période variable, la formation qui leur permettra d'accéder ensuite à ces divers pos- tes, et l'on prévoit que tout le personnel étranger pourra être remplacé par du personnel local au bout de dix ans. Pour que la SODfEMO puisse attirer un personnel malgache qualifié, il faut que ses statuts - comme dans le cas de la SOMALAC - l'autorisent à offrir des rémunérations plus élevées que celles qui sont offertes dans l'administration publique, ainsi que des indemnités et avantages diverr plus intéressants. Pendant les négociations, le gouverne- ment a donné l'aÉsurance que: a) l'Association sera consultée sur la question de la nomination du Directeur général; b) le personnel étranger sera remplacé - 15 - par des experts malgaches lorsque leur compétence justifiera ce remplacement et ce, en accord avec l'Association; et c) l'éventail des traitements et sa- laire3 cfferts par la SODEMO ainsi que les autres avantages connexes seront de nature à attirer le personnel qualifié nécessaire dans la région du projet. Structures d'accueil et services de santé 5.07 Les autorités malgaches n'ont guère l'expérience des programmes offi- ciels de colonisation et examinent actuellement les critères à appliquer dans le choix des familles et les encouragements qui devront être fournis. Ces critères sont les.suivants: a) on devra accorder la priorité aux familles ru- rales qui habitent déjà la région de Morondava; b) on choisira des familles de préférence à des ouvriers agricoles à temps partiel qui, après avoir tra- vaillé pendant un certain temps dans la zone du projet, retourneraient chez eux; c) on choisira les familles en fonction des groupes ethniques déjà représentés dans la zone du projet; d) toutes les terres allouées aux familles devront être d'une superficie suffisante pour leur permettre de subvenir à leurs besoins (ceci est particulièrement important dans le cas des ouvriers employés dans les fermes consacrées à la culture du coton et du tabïc; et e) un contrat de location-vente sera proposé aux exploitants agricoles, dans lequel seront sti- pulées les conditions d'accès à la propriété des terres. Une étude détaillée destinée à établir les critères à appliquer pour le choix des familles et por- tant sur d'autres aspects du programme de colonisation sera entreprise dans le cadre du projet par la SODEMD avec l'aide des consultants. 5.08 La SODEMO créera un service de migration qui sera chargé de sélec- tionner les colons éventuels et d'organiser leur transport jusqu'à la zone du projet, ainsi que leur installation. Ce service, à la tête duquel sz trouvera le Directeur adjoint responsable des structures d'accueil et des affaires so- ciales, disposera d'un bureau au siège du projet et d'un réseau d'animateurs qui, en dehors de la région de Morondava, feront sans doute porter leurs efforts sur les régions du sud et du sud-est de Madagascar principalement, et du point de vue ethnique, sur les Betaileos et les Antandroys. 5.09 La bilharziose de type urinaire est actuellement endémique dans toute la zone du projet et 10 à 20 % de la population sont atteints. Deux facteurs influeront sur l'incidence de la schistosomiase une fois que le projet aura été achevé - si la remise en état des réseaux actuels d'irrigation et de drai- nage peut ralentir la propagation de la maladie et renforcer l'efficacité des mesures destinées à lutter contre ce phénomène, par contre, l'accroissement de la densité de la population augmentera les risquen de contagion, donc l'inci- dence de la maladie. Les estimations actuelles indiquent que si des mesurc supplémentaires ne sont pas prises pour lutter contre la maladie, la moitié environ de la population sera atteinte d'ici à 1980. 5.10 Un programe en deux étapes sera donc créé en vue de lutter contre la bilharziose de type urinaire. Tout d'abord, on entreprendra un programme minimal, destiné à emp8cher la maladie de se propager dans les régions qui ne sont pas encore contaminées et à maintenir son incidence au niveau actuel dans les régions ou elle sévit déjà. Ce programme, qui s'étendra sur une période de six ans, prévoit la construction d'une clinique spécialisée dans les cas - 16 - endémiques, ainsi que l'agrandissement de l'hôpital situé à Mahabo. D'autre part, on envisage également la possibilité de faire suivre ce programme par un programme plus étendu ayant pour objectif la destruction totale des bilharzies. Au cours des négociations, le gouvernement a donné l'assurance que: a) il lancera le programme préliminaire de six ans et entreprendra les études qu'exige un programme à plus long terme; et b) les résultats de ces études seront transmis à l'Association au plus tard en 1976 et les recommandations, une fois approuvées, seront mises à exécution. 5.11 La SODEMO assumera la responsabilité générale du programmn de co- lonisation et de contrale sanitaire, dont les aspects techniques relèveront cependant des Ministères de l'éducation et de la santé publique. On trouvera à l'Annexe 10 des détails supplémentaires sur le programme de colonisation et sur les mesures de contr8le sanitaire prévues. Travaux publics 5.12 Les services du Génie rural, qui dépendent du Ministère de l'agricul- ture, se chargeront des principaux travaux de génie civil, et notamment des routes, tâche qui leur incombe pour l'ensemble du pays. Le Génie rural ne compte qu'un petit nombre d'ingénieurs malgaches qualifiés parmi son personnel; il doit par conséquent faire appel à des ingénieurs étrangers, rémunérés en partie par le Fonde d'aide et de coopération (FAC) français. Toutefois, lorsqu'il s'agit de projets importants, l'établissement des plans et la sur- veillance des travaux sont généralement confiés à des consultants. Une procé- dure analogue sera adoptée pour le projet et les consultants seront chargés de la préparation du projet définitif et du dossier d'appel d'offres, de l'évaluation des soumissions, de la surveillance des travaux et de la certifi- cation des versements effectués aux entrepreneurs. Après en avoir délibéré avec l'Association, le Génie rural a invité quatre sociétés de consultants à lui faire des offres de services et il pense pouvoir faire un choix d'ici à juin 1972. Le recours par le Génie rural aux services d'une société d'experts- conseils, en vertu d'un mandat dont les termes auront été agréés par l'Asso- ciation, constituera l'une des conditions requises pour que le crédit prenne effet. Recherche agricole 5.13 Deux centres procèdent actuellement à des essais de culture du coton sur les sols de sable rouge de la région de Morondava. Bien que ces centres fonctionnent de façon satisfaisante, ils sont de dimensions trop exigues pour que l'on puisse y entreprendre les travaux liés au projet, de sorte qu'une nouvelle station expérimentale devra ître construite. Cette station fera des essais de culture du tabac, du coton, des cultures fourragères et de l'arachide, et étudiera la possibilité de pratiquer d'autres cultures sur ces terrains sablonneux. On trouvera à l'Annexe 11 des renseignements détaillés sur les activités actuelles de ce centre et sur celles qui sont prévues dans le cadre du projet. La SODEMO sera responsable de la recherche, mais les tra- vaux eux-mikes seront effectués par l'Institut de la recherche agronomique malgache (IRAM), qui exploite les centres situés dans cette région avec l'aide d'autres instituts de recherche agronomique. Une somme d'environ 250.000 dol- lars sera fournie par la SODEID à 'IRAM dans le cadre du crédit projeté pour - 17 - aider l'Institut à financer les services des experts étrangers recrutés pour la nouvelle station expérimentale. Au cours des négociations, le gouvernement a donné l'assurance que, six mois au plus tard après la signature de l'Accord de crédit, la SODEHO et l'IRAM signeront un contrat concernant le programme de recherche compris dans le projet. Services agricoles d'appui 5.14 La section chargée de la culture du riz entreprendra un programme de crédit sous contr8le dans le cadre duquel les exploitants recevront des conseils techniques, tous les facteurs de production nécessaires en nature, et une avance d'un faible montant pour leurs frais de subsistance. Le paddy récolté par les agriculteurs sera acheté par la section de commercialisation - qui aura le monopole des achats de riz dans la zone du projet - puis vendu aux usines. Les exploitants recevront le produit de leurs ventes moins la rede- vance perçue sur chaque exploitant pour couvrir les frais de gestion de la SODEMO, le prix des facteurs de production et les redevaices afférentes au projet. 5.15 Pendant la période des travaux (1973-78), la SODEMO aura besoin d'une somme globale d'environ 300 millions de FM pour fournir aux fermes de tabac et de coton les fonds de roulement qui leur seront nécessaires et pour financer leurs déficits d'exploitation. Après 1978, ces deux fermes enregis- treront des excédents de trésorerie suffisants pour ne plus avoir besoin de recourir au crédit à court terme. Les besoins du programme de crédit sous contr8le s'élèveront à 70 million de FMG par an lorsqu'il fonctionnera à plein. Ce montant sera mis à la disposition de la SODEMO par la BNM au taux actuellement appliqué par cette banque, soit 6 %, et retrocédé aux agriculteurs à un taux de 12 Z. Cet arrangement s'est avéré satisfaisant dans le cas du Projet du lac Alaotra. Au cours des négociations, le gouvernement a donné l'assurance qu'il ferait en sorte que les fonds nécessaires au programme de crédit du projet seront disponibles. 5.16 Environ 2.500 tonnes d'engrais seront nécessaires chaque année pour réaliser le projet et on ne prévoit pas que l'achat de cette quantité d'engrais par le circuit de commercialisation actuel soulève une difficulté quelconque. Pour traiter les biens produits, la SODEMO utilisera les usines existant dans cette région, qui pourront Stre agrandies aisément afin de tenir compte de la production supplémentairce provenant de la zone du projet. Une minoterie récem- ment construite près de Mahabo, d'une capacité actuelle de 20.000 tonnes par an mais qui est prévue pour une capacité annuelle de 40.000 tonnes, pourra usiner tout le paddy produit dans cette région. Une usine d'égrenage du coton sit<.L dans cette région, exploitée par la CFDT, et dont la capacité est actuellement de 3.000 tonnes par an, pourra également être agrandie de façon à absorber la production supplémentaire prévue au titre du projet. - 18 - Exploitation et entretien 5.17 Actuellement, l'exploitation et l'entretien des installations d'irri- gation sont à la charge du Génie rural. Les dépenses sont de l'ordre de 3 mil- lions de EMG par an, ce qui est bien en dessous des besoins. Lorsque le nouveau réseau d'irrigation sera terminé, son exploitation et son entretien incomberont à la SODEMD (voir par.. 5.02), mais le Génie rural restera chargé des rizières du Delta. Selon les estimations, les dépenses d'exploitation et d'entretien s'élèveront alors à 57 millions de FMG par an, et seront réparties comme suit: riziculteurs de la SODEbD, 20 millions; culture du tabac, 19 millions; culture du coton, 8 millions; plantation d'agrumes, 8 millions; rizières du Delta, 2 millions. Les dépenses annuelles d'exploitation et d'entretien seront de 17 dollars par ha pour la culture du riz et du coton, et de 27 dollars par ha pour le tabac. Ces coûts sont raisonnables. Au cours des négociations, le gouvernement a donné l'assurance que le Génie rural continuera à exploiter et à entretenir les installations d'irrigation et de drainage de la zone des rizières du Delta. Il a également donné l'assurance que la plantation d'agru- mes de Bezezika paiera chaque année à la SODEMO pour les services d'irrigation et de drainage un montant égal à 4.000 FMG par ha cultivé et irrigué. Redevances perçues au titre du projet 5.18 Ces redevances ont été déterminées en fonction des co6ts suivants (en millions de FKG): - travaux de génie civil (station expérimentale exclue) .... 2.667 - structures d'accueil et services de santé (études exclues) ....................1.111 - matériel ................................................. 246 - gestion ......................... 462 - consultants (recherche et études relatives à la seconde phase exelues) ................................. 418 - provisions pour dépassement des quantités ................ 488 Total 5.392 Dans les coûts à recouvrer sur chacun des trois éléments du projet figureront les investissements entrepris au titre de cet élément du projet plus une fraction des travaux communs, calculée en fonction de la superficie nette irriguée. Les montants suivants seront perçus sur chacun des éléments du projet: - 19 - Fraction des coÛts du projet à recouvrer Total A l'hectare (Millions (Millions de FRG) de dollars) (FMG) (Dollars) Riziculture 2.569 10 544.000 2.130 Culture du coton 1.031 4 537.000 2.110 Culture du tabac 1.792 7 660.000 2.590 Total 5.392 21 576.000 2.260 5.19 D'après le projet de décret portant création de la SODEMO, les re- devances perçues sur les exploitations rizicoles représenteront 600 kg de paddy par hectare cultivé par an. La perception des redevances commencera en 1979, première année après l'achèvement des travaux relatifs au projet, et, compte tenu des prévisions relatives au prix du riz départ ferme, elle représenterait au total 64 millions de FMG par an pour l'ensemble de la zone du projet. Les redevances permettront de recouvrer entièrement le montant annuel des frais d'exploitation et d'entretien (20 millions de FMG), les dépenses d'administration supportées par la SODENO au titre du programme de colonisation (12 millions de FMG), et une contribution aux dépenses d'équi- pement à raison de 32 millions de FMG par an. 5.20 Le taux de recouvrement des dépenses effectuées au titre du projet pour les deux fermes d'Etat est fondé sur leurs bénéfices et sur l'obliga- tion, pour ces deux fermes, de verser des dividendes à leurs actionnaires. En effectuant les calculs sur cette base, il a été estimé qu'après paiement des frais d'exploitation et d'entretien ainsi que des dépenses administra- tives, environ 8.700 millions de FMG pourront être fournis pendant la durée d'existence du projet par la ferme de tabac et 4.400 millions de FMG par la ferme de coton. Les contributions annuelles destinées à rembourser les dépenses d'équipement atteindront 66.000 FMG à l'hectare pour le coton et 100.000 FMG à l'hectare pour le tabac. A titre de comparaison, elles seront de 8.500 FMG à l'hectare en ce qui concerne les exploitations rizicoles. En appliquant à la vie du projet (40 ans) un taux d'actualisation de 10 %, la valeur actuelle de l'équipement du projet et des coûts d'exploitation ressort à 4.360 millions de FMG, tandis que celle des recettes fournies par les redevances prévues par le projet est de 2.160 millions de EMG. La valeur actuelle des subventions de l'Etat aux bénéficiaires du projet représente par conséquent 2.200 millions de FMG (8,6 millions de dollars) pour la vie totale du projet. Les recettes couvriront quelque 50 % de ces coÛts si le taux d'intért est de 10 Z et 100 % si le taux d'intér8t est de 5 Z. En tenant compte des prélèvements à effectuer sur chacun des trois éléments du projet (voir par. 5.18), les sommes recouvrées au titre des dépenses d'équi- pement, avec un taux d'intérêt de 10 %, représenteraient environ 17 Z des capitaux investis dans les exploitations rizicoles, 94 % dans le cas du coton et 91 % dans celui du tabac. 5.21 Le niveau projeté des redevances perçues au titre du projet repré- sente environ 24 Z du revenu agricole prévu dans la zone du projet et le revenu dont disposeront les agriculteurs sera de l'ordre de 25.000 à 36.000 FMG par habitant (voir par. 6.08). Bien qu'en pleine période de mise en valeur, cette redevance ait pour effet de laisser aux agriculteurs un revenu par - 20 - personne inférieur à la moyenne prévue pour les régions rurales (voir par. 7.05), son niveau est raiscnüable si l'on considère que le revenu annuel de ces agriculteurs n'atteint guère que 11.000 FMG actuellement et qu'en outre, ceux-ci bénéficieront d'avantages secondaires importants: améliora- tion de l'enseignement, des services de santé et de l'assistance sociale. Le gouvernement a donné l'assurance que les redevances prévues par le projet seront établies comme convenu et qu'elles seront prélevées sur la zone du projet de telle façon qu'il soit possible de percevoir pendant la durée de la vie du projet la contrepartie de 600 kg de paddy par hectare cultivé et par année auprès des exploitations rizicoles; dans le cas des fermes d'Etat se consacrant à la culture du coton et du tabac, celles-ci verseront la tota- lité de leurs recettes en espèces, déduction faite de leurs dépenses d'exploi- tation et du remboursement de leurs emprunts. VI. PRODUCTION, COMMERCIALISATION, PRIX ET REVENU AGRICOLE Production 6.01 Les principales cultures pratiquées au titre du projet seront le riz, le coton, le tabac, l'arachide, et les cultures fourragères. Le riz sera cultivé sur quelque 4.700 ha, qui seront divisés en exploitations de deux hectares, dont 40 % environ produiront une seule récolte par an et le reste, deux récoltes par an. Sur les exploitations à double récolte annuelle, on conservera les méthodes de culture traditionnelles - buffle et main- d'oeuvre familiale. Mais sur les autres exploitations, le sol sera préparé à l'aide des machines appartenant à la ferme de coton, afin que les agricul- teurs puissent travailler sur la ferme d'Etat; les besoins en matière de main-d'oeuvre, qui seront de l'ordre de 240 hommes-jour pour chaque exploita- tion de deux hectares, seront entièrement satisfaits par les familles rurales. Lorsque le projet sera achevé, le rendement du paddy atteindra, selon les estimations, quatre tonnes par ha et par récolte; ce chiffre a d'ores et déjà été dépassé sur une exploitation pilote de 350 ha dans la région où les agri- culteurs ont tout de suite accepté les nouvelles variétés de riz à rendement élevé proposées par l'IRAM. 6.02 Le coton à fibres moyennes (Alcala 1-3/32") sera produit sur l'une des deux fermes d'Etat en alternance avec des fourrages destinés à entretenir la fertilité du sol. L'intensité des cultures sera de 100 % et on estime que, cinq ans après Vinstallation des réseaux d'irrigation, le rendement sera de trois tonnes à l'ha. L'autre ferme d'Etat produira du tabac Burley qui sera planté tous les trois ans en alternance avec de l'arachide et des plantes fourragères, ces dernières étant destinées uniquement à redonner au sol sa fertilité et à éviter son infection. L'intensité des cultures y sera de 133 %. C'est à la ferme que le tabac sera séché, trié et mis en balle, et que les arachides seront décortiquées, lavées et conditionnées. Lorsque le stade de la pleine production aura été atteint, cinq ans après l'installa- tion des systèmes d'irrigation, le rendement du tabac sera, selon les estima- tions, de 1,5 tonne à l'hectare, et celui de l'arachide,. de 1,9 tonne à - 21 - l'hectare. Les cultures de tabac Burley pratiquées actuellement à titre expérimental sous l'égide de l'YIM ont un rendement supérieur à trois tonnes à l'hectare sur des sols analogues. La production d'arachide, cultivée en sec et pour laquelle on n'utilise pas d'engrais - ou très peu -, est aujour- d'hui de l'ordre de 1,2 tonne à l'hectare. 6.03 Les détails relatifs aux surfaces actuellement cultivées et à leur extension, ainsi qu'à la production agricole, figurent à l'Annexe 12 et sont résumés ci-dessous: Surfaces cultivées Production actuelles futures actuelle future accroissement Cultures -----ha)-- --------(tonnes)-- - Riz (paddy) 1.500 7.600 1.800 30.400 28.600 Coton (graines) 500 1.400 750 4.200 3.450 Tabac (Burley)· - 900 - 1.350 1.350 Arachides (non décortiquées) - 1.800 - 3.420 3.420 Fourrage (séché) 1.400 - 17.000 17.000 Total 2.000 13.100 6.04 Les exploitations produisant deux récoltes de riz par an utilise- ront à peu près 80 Z de la main-d'oeuvre familiale. L'année comportera deux périodes d'intense activité (mars-avril et septembre-ectobre), mais il ne sera pas nécessaire d'engager une main-d'oeuvre supplémentaire. Les exploi- tations produisant une seule récolte de riz utiliseront environ 40 Z de la main-d'oeuvre familiale. Les propriétaires de ces exploitations pourront le cas échéant s'employer à satisfaire les besoins saisonniers dans les fermes d'Etat au muent des grands travaux (de mai à septembre); au total, quelque 66 % de la main-d'oeuvre familiale potentielle sur ces exploitations auront du travail toute l'année. La ferme d'Etat de coton emploiera en per- manence environ 250 familles, qui zouvriront à peu près 70 Z de ses besoins globaux. Pour que ceux-ci soient entièrement satisfaits, il conviendra d'engager comme main-d'oeuvre temporaire le personnel travaillant sur les exploitations rizicoles avoisinantes. Quelque 750 familles seront employées à plein temps par la ferme de tabac dont les besoins de main-d'oeuvre seront ainsi presque complètement satisfaits. Une main-d'oeuvre supplémentaire pourra Stre recrutée parmi les ouvriers permanents de la ferme de coton pendant les périodes d'intense activité. En moyenne, donc, environ 75 Z des 3.300 familles installées dans la zone du projet travailleront à des condi- tions avantageuses. Les besoins de main-d'oeuvre par mois figurent à l'Annexe 12. - 22 - 6.05 Dans les deux fermes d'Etat, les travaux agricoles se feront méca- niquement, - sauf la moisson; en effet, si l'on remplaçait les machines par de la main-d'oeuvre, ils seraient moins bien et moins rapidement terminés. En outre, un tel remplacement exigerait l'installation de quelque 300 familles dans la zone du projet. Or, ces ouvriers ne trouveraient qu'un emploi très saisonnier et leurs revenus ne leur permettraient pas de faire vivre leur famille. En l'absence d'autres possibilités d'emplois dans la région, cette solution n'est donc pas à envisager. Commercialisation 6.06 Le tabac, le coton, et l'arachide qui seront produits au titre du projet seront exportés. Ils seront transportés par mer de Morondava à Majunga ou à Tuléar et de là, acheminés vers l'Europe. Les exportations de tabac Burley de Madagascar s'élèvent actuellement à quelque 1.200 tonnes par an, dont la majeure partie va à la CCE où elle est exemptée des droits d'importation auxquels sont sujets les produits venant des pays non membres. Pour ce qui est du coton fibre, les 1.600 tonnes produites au titre du pro- jet seront commercialisées en France par la CFDT, qui a le monopole de l'achat, de l'égrenage et de l'exportation du coton dans tout le pays. Le contrat con- clu entre la CFDT et le gouvernement vient à échéance en 1976, date à laquelle il sera probablement renouvelé. Enfin, les exportations d'arachides non dé- cortiquées de la République malgache vers la France s'élèvent actuellement à 4.000 tonnes par an et la production prévue dans le projet bénéficiera des débouchés commerciaux exis'tants. Ces trois produits, qui peuvent parattre négligeables si l'on en considère le volume dans le commerce mondial, seront facilement écoulés en Europe et pourront 9tre vendus à des prix défiant la contcurrence. 6.07 La République malgache importe à l'heure actuelle du riz de qualité médiocre et en exporte de bonne qualité. Toute la production de riz prévue au titre du projet étant de qualité médiocre (42 Z des grains sont cassés), elle pourra Stre consommée dans la province de Tuléar, où l'on estime qu'il manquera environ 65.000 tonnes de riz par an au début de la décennie 1980-90. Il sera ainsi facile d'écouler à l'intérieur m9me du pays tout le riz sup- plémentaire produit au titre du projet. Les prévisions de la demande relative à cette production sont exposées en détail dans l'Annexe 13. Prix 6.08 Si les prix du riz et du coton sont fixés par l'Etat au début de chaque année, il n'existe aucune réglementation pour les prix du tabac et de l'arachide. Actuellement, les prix départ ferme en FNG par tonne sont les suivants: riz, 14.000; coton graine, 60.000; tabac, 248.000; et arachide, 45.000. Ces prix ont été utilisés pour l'analyse du revenu agricole, ainsi que pour l'analyse économique portant sur le riz, le tabac et l'arachide, à partir des prévisions relatives aux prix du marché mondial établies pour 1980 par le Département des études économiques de la Banque; pour le coton, on a adopté des prix un peu moins élevés. Quant aux cultures fourragères, elles n'ont pas été chiffrées puisque leur valeur intrinsèque équivaut à peu près à leur coat de production. - 23 - Revenu des riziculteurs 6.09 Après le paiement de tous les coÛts de production et de toutes les redevances prévues au titre du projet, le revenu net provenant des activités exercées sur les 900 exploitations produisant une seule récolte de riz s'élèvera à 70.000 FMG par exploitation et par année. On estime que les recettes provenant des travaux supplémentaires effectués à la ferme de coton (voir par. 6.04) seront de l'ordre de 28.000 FMG par famille, ce qui porte le reveiu total annuel d'une fami1le à 98.000 FMG (400 dollars), soit quelque 25.000 FMG (100 dollars) par personne. Sur les 1.400 exploitations produi- sant deux récoltes de riz par an, le revenu familial net sera de 114.000 FMG (560 dollars), soit environ 36.000 FMG (140 dollars) par personne. Pour permettre la comparaison, voici quel est le revenu actuel des bénéficiaires du projet: environ 45.000 FMG (180 dollars) par famille, soit à peu près 11.000 FMG (45 dollars) par personne. Lorsque les deux types d'exploitazion rizicole fonctionneront à plein rendement, les recettes et les coûts annuels de la production agricole se répartiront comme suit: Exploitation à une Exploitation à deux seule récolte récoltes <2_ha) ( ha) Valeur brute de la production 112.000 224.000 CoÛts de production 25.000 46.000 Revenu avant prélèvement des redevances prévues au titre du projet 87.000 178.000 Redevances prévues au ticre du projet 17.000 34.000 Revenu provenant d'activités non agricoles 28.000 Revenu net par famille 98.000 144.000 Revenu par personne 25.000 36.000 Revenu des fermes d'Etat 6.10 Les détails relatifs aux montants qu'atteindront les recettes et les dépenses annuelles lorsque les fermes d'Etat fonctionneront à plein rendement figurent à l'Annexe 9 et sont résumés ci-dessous: - 24 - Ferme de coton Ferme de tabac ----(millions de FMG)- Valeur brute de la production 252 489 CoÛts de production: facteurs de production il 49 lutte contre les parasites et les mauvaises herbes 40 - matériel 22 30 main-d'oeuvre 33 78 personnel et administration 12 27 remplacement des granges de séchage - 8 fonctionnement et entretien 8 31 Total coûts de production 126 223 Revenu net 126 266 Le revenu net que produiront les exploitations permettra à la SODEMO de rembourser les coets du projet. Si l'on se fonde sur le montant des rede- vances que devra verser chacune des fermes au titre du projet, il semble que ce revenu net puisse permettre de couvrir, au taux d'intér8t de 10 %, environ 94 Z du coÛt de la ferme de coton et 91 Z de celui de la ferme de tabac (voir par. 5.20). Ces deux entreprises apparatssent donc financière- ment justifiées. L'accroissement du revenu des ouvriers permanents des deux fermes figure en détail au paragraphe 7.05. VII. AVANTAGES ET JUSTIFICATION 7.01 Le projet permettra de remettre en état et d'étendre le réseau d'irrigation existant destiné à la production de cultures d'exportation telles que le tabac, le coton et l'arachide; il permettra également la pro- duction de riz pouvant se substituer aux importations dans la région de la côte Ouest du pays qui, si elle est faiblement peuplée, n'en est pas moins productive. Grice à ce projet, environ 6.000 emplois seront créés, et des villages, des écoles, des h8pitaux seront édifiés, ainsi que d'autres ser- vices publics destinés aux familles venant de régions plus fortement peuplées du pays, où les perspectives de développement agricole sont limitées. Le projet permettra également de mieux exploiter les établissements de transfor- mation actuellement sous-utilisés dans la région, et d'aider de façon appré- ciable le gouvernement à atteindre ses objectifs - développer la région occidentale du pays - par l'accroissement de la production de riz, la diver- sification des exportations, la création de nouveaux emplois et l'amélioration du niveau de vie dans les zones rurales. 7.02 Dans l'évaluation des avantages du projet, tous les prix départ ferme ont été tirés des prévisions relatives aux cours mondiaux établies pour 1980 par le Département des études économiques de la Banque. Comme il n'existe pas d'autres possibilités d'emploi dans la région, le coût de la main-d'oeuvre - 25 - familiale employée sur les exploitations traditionnelles n'a pas été évalué, tandis que celui de la main-d'oeuvre non spécialisée qui sera employée dans les fermes d'Etat a été fixé à un minimum vital estimatif de 75 FMG par jour, soit 50 Z du salaire habituel dans la région. On prévoit que la production agricole atteindra son plein rendement cinq ans après le début de l'irriga- tion. En ce qui concerne les coOts, ont été exclus de l'évaluation les investissements suivants: ceux qui sont liés au programme de colonisation et de contr8le sanitaire (puisque ses avantages, qui seront appréciables, ont également été exclus); 15 Z du coOt des travaux d'utilité collective, qui seront à la charge des bénéficiaires étrangers au projet; les imprévus provenant de la hausse des prix; et la moitié des salaires de la main-d'oeuvre non spécialisée engagée pour les travaux liés au projet. 7.03 Lorsque le projet portera ses fruits, 11 ans après le début des .La valeur nette de la production agricole sera de l'ordre de 3,1 millions de dollars. Si le projet n'avait pas été accepté, elle aurait été de 100.000 dollars environ. Si l'on actualise les cofits et avantages s'éche- lonnant sur les 40 ans de la vie du projet, le taux de rentabilfté économique s'élève à quelque 16 Z. Les recettes annuelles nettes en devises seront de l'ordre de deux millions de dollars à la fin des travaux et de trois millions de dollars lorsque les exploitations produiront à plein rendement. 7.04 . Les responsables des études de sensibilité ont été chargés d'exa- miner le projet dans l'hypothèse des conditions défavorables suivantes: une réduction de quelque 20 Z du rendement de toutes les récoltes; un accroisse- ment de 20 Z du coÛt des travaux; une prolongation de deux ans de la période des travaux; un retard de quatre ans dans la mise en valeur elle-m8me. Il ressort de leur étude que, dans tous les cas, le taux de rentabilité dépasse- rait 12 Z. 7.05 Avec un revenu estimatif de 45 dollars par personne, les agricul- teurs destinés à s'installer dans la zone du projet peuvent actuellement subvenir à leurs besoins. Mais on est loin du revenu moyen par personne de la population rurale malgache - environ 80 dollars. Lorsque le projet sera. terminé, le revenu annuel d'une famille travaillant sur les exploita- tions rizicvles ira de 400 dollars à 560 dollars (soit 100 dollars à 140 dollars par personne), et celui des ouvriers permanents des deux fermes d'Etat sera de l'ordre de 300 dollars (soit 75 dollars par personne); mais ces derniers auront l'avantage d'Itre logés gratuitement dans les fermes. Le projet contribuera donc à améliorer le sort d'une fraction très pauvre de la population rurale nlgache; il faut toutefois reconnattre que, mime au terme du développement, les revenus demeureront inférieurs à la moyenne qui atteindra selon les estimations environ 140 dollars par personne en 1985. - 26 - VIII. POINTS D'ACCORD ET RECOMMANDATIONS 8.01 Au cours des négociations, on est parvenu à un accord sur les principaux points suivants: a) le gouvernement n'autorisera pas de travaux qui auraient pour conséquence de diminuer le débit du fleuve au point où il n'arriverait plus à couvrir les besoins minimaux requis par le projet, que ces travaux aient lieu en amont ou en aval du projet, sauf dans le cas où l'Association don- nerait son accord à ces travaux (voir par. 4.09); b) le Conseil d'administration de la SODEMO: i) comptera parmi ses membres des représentants de tous les ministères liés à l'exécution du projet ainsi que de la BNM; et ii) arrgtera dans ses grandes lignes la politique à suivre dans l'exécution du projet et sera chargé de la coordination générale des différentes activités liées au projet (voir par. 5.01); c) la SODEM0 entreprendra les t2ches suivantes: i) entrera en consultation avec l'Association au sujet de la nomination du Directeur général; il) remplacera en accord avec l'Association le personnel étranger par des experts malgaches lorsque le niveau de leurs compé- tences justifiera ce remplacement; iii) prévoiera un éventail des salaires et traitements ainsi que des autres avantages suffisants pour attirer le personnel qualifié (voir par. 5.06); iv) instituera un programme de contr8le sanitaire portant sur six années et effectuera également les études nécessaires à la mise en oeuvre d'un programme à long terme de lutte contre la bilharziose; enverra le résultat de ces études à l'Asso- ciation d'ici à 1976; et appliquera dans la zone du projet les recommandations qui auront été approuvées (voir par. 5.10); et d) établira des redevances au titre du projet et percevra celles-ci sur la zone du projet de telle façon que le montant reçu pendant la vie du projet représente l'équivalent de 600 kg de paddy par hectare récoltê par an dans le cas des exploitations rizicoles; tandis que dans le cas des fermes d'Etat se consacrant à la culture du coton et du tabac, elle touchera toutes leurs recettes, déduction faite de leurs dépenses d'exploitation et du rem- boursement de leurs emprunts (voir par. 5.21). - 27 - 8.02 Il a été convenu que, pour que le crédit prenne effet, certaines dispositions doivent venir s'ajouter aux conditions habituelles; il faudra que: a) Après avoir été agréés par l'Association, les statuts de la SODEMO soient adoptés de façon définitive par le gouvernement (voir par. 5.01); b) Un plan pour le financement de la SODEMO, jugé acceptable par l'Association, ait été établi de façon définitive (voir par. 5.04); c) Une société d'ingénieurs conseil agréée par l'Association ait été engagée par la SODEND et que le mandat des ingénieurs conseil soit approuvé par l'Association (voir par. 5.05); et d) Une société d'ingénieurs conseil ait été engagée par les services de Génie rural et que le mandat des ingénieurs conseil soit approuvé par l'Association (par. 5.12). 8.03 Avec l'obtention des assurances susmentionnées, le projet envisagé justifie l'octroi d'un crédit de l'IDA de 15,3 millions de dollars. 25 mai 1972 REPUBLIQUE MAI~ACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LÅ REGION DE MOROND.VA Renseignements climatiques sur lorondava T~påratures moyennes (1959-1968) Pr4cipitationm (1901-1971) re e aporation lent dviten Moyenn atnÆ emmE a an) (hures) (d/sec J ------------- (DC) --------------- nvier 27,3 31,8 23,1 238 12 81,3 226 274 2,8 évrier 27,4 32,3 23,0 215 11 81,5 204 267 2,3 a 27,0 32,3 22,1 104 7 80,1 204 285 2,1 vril 25,7 31,7 19,8 13 2 78,6 165 293 2,0 i 22,9 30,2 16,2 9 0 76,8 130 304 2,0 hin 20,9 28,8 13,8 4 0 76,0 105 286 1,8 aillet 21,0 28,7 13,8 1 0 74,9 111 298 2,0 o1dt 22,1 29,0 15,3 2 0 76,4 142 310 2,4 eptembre 23,6 29,9 17,2 4 0 77,4 176 303 2,8 tobre 25,3 30,1 19,9 9 0 76,8 216 325 2,8 bvembre 26,4 31,5 21,3 26 3 77,1 227 314 2,8 .cembre 27,2 31,8 22,8 142 9 80,0 228 280 2,4 btal 767 44 2.134 3.539 évr> r6rier' 1972 H~ ANNEXE 2 Page 1 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMET RURAL DE LA REGION DE 1ORONDAVA PEDOLOGIE 1. Les terres du projet onZ été classées sur la base d'un relevé semi- détaillé (échelle 1:50.000) qui couvre toute la zone de l'AMVR et d'un relevé détaillé (échelle 1:20.000) qui couvre certaines zones. Les sols des trois zones principales se présentent comme suit: a) Plaine d'Ankilivalo i) Deux types différents de dépôts alluviaux récents provenant de la rivière Andranomena - sols avec une texture entre légère et moyenne et de bonnes caractéristiques hydrodynamiques, con- venant à la culture du coton, et sols mal drainés dus à du pseudogley créé par un processus hydromorphe. Dans la situa- tion actuelle, ces dernières terres ne conviennent qu'à la riziculture mais si l'on arrive à les améliorer grace à un drainage satisfaisant, elles conviendront également à la cul- ture du coton. ii) Dépôts alluviaux anciens provenant de la rivière Morondava et situés dans les dépressions - sols hydromorphés et texture fine; ces sols conviennent exclusivement à la riziculture. b) Région de Mahabo. Dép8ts alluviaux récents provenant de la Morondava; sols hydromorphes; ces sols aussi ne conviennent qu'à la riziculture. c) Région d'Analaiva. Dép8ts alluviaux anciens de la Morondava composés de sols ferrugineux tropicaux appelés "sables rouges" qui doivent Ître irrigués par aspersion et qui conviennent à la culture du tabac et de l'arachide. 2. La classification de la zone nette du projet (en hectares) s'établit conme suit: ANNXE 2 Page 2 Catégorie Categorie Catégorie Zone Culture II III IV Total An.ilivalo Plantation de coton 600 1.300 - 1.900 Riz (une récolte) 300 500 1.000 1.800 Mahabo Riz (deux récoltes) 400 800 1.700 2.900 Analaiva Plantation de tabac - 2.700 - 2.700 Total 1.300 5.300 2.700 9.300 24 mai 1972 ANNEXE 3 Page 1 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE NORONDAVA Description du projet A. Choix et formulation du projet 1. Dans le plan quinquennal, l'un des objectifs du gouvernement est de mettre en oeuvre les projets relatifs à l'irrigation des bassins occidentaux fertiles mais faiblement peuplés, afin d'accrottre la production de riz et de cultures à valeur élevée, et de donner du travail aux ch8meurs vivant dans des régions où la densité de population est plus forte et où les possibilités de développement sont limitées. Le projet d'irrigation de la région de Morondava constitue le premier stade d'un plan prévoyant la mise en valeur de quelque 30.000 ha, qui seront irrigués par les eaux de la Morondava et de l'Andranomena. C'est en 1966 que la Banque a recommandé que soient entrepri- ses des études relatives à ce projet; ces études, financées par le PNUD, ont été préparées de 1969 à 1971 ppr un groupe de consultants allemands et fran- çais (AGRAR-SATEC), la FAO jouant le r8le d'organe d'exécution. Le plan d'ensemble prévoit la construction d'un réservoir de régulation sur l'un des affluents de la Morondava, et de deux barrages de dérivation, l'un sur la Morondava, l'autre sur l'Andranomena. 2. Le projet proposé a été choisi après l'examen de diverses autres solutions. Les études préalables ont montré que, en raison du cours irrégu- lier de la Morondava et de sa charge élevée en limon, le pompage n'était pas économiquement justifié, et qu'il fallait avant toute chose construire un barrage de dérivation à Dabara. Compte tenu du coÛt relativement élevé de ce barrage (environ 2,2 millions de dollars), il a fallu choisir un projet dont les dimensions (quelque 10.000 ha) justifient ce type d'investissement. Pour déterminer l'importance de ce projet, il a également fallu prendre en considération: a) les réseaux d'irrigation existant dans la région, l'état d'avance- ment de leur mise en place, et leurs besoins en eau; et b) la qualité d'eau disponible en période d'étiage. ANNEXE 3 Page 2 B. Description des travaux à effectuer au titre du projet Barrage de dérivation et ouvrages connexes 3. Un barrage de dérivation sera construit sur la Morondava environ 10 m en aval de l'ouvrage de prise existant. Le barrage et les ouvrages con- nexes comprennent: a) un ouvrage de prise avec cinq ouvertures de 1,70 m x 1,15 m chacune qui sera équipé de vannes glissantes sur la rive droite; b) un ouvrage de chasse à deux ouvertures, de 3 m x 1,20 m chacune, adjacents à l'ouvrage de prise; c) un déservoir en béton, de 250 m de long; et d) un remblai de terre d'une longueur approximative de 60 m sur la rive gauche. 4. Les travaux seront effectués en deux étapes: les ouvrages de prise et de chasse seront construits en 1973 et en 1974, le déversoir de trop plein et le remblai de terre, en 1977 et 1978. Par suite de cette division en deux étapes, il sera nécessaire de construire sur le fleuve un remblai pro- visoire (barrage fusible) pendant les saisons sèches des années 1973 à 1976, afin d'amener l'eau dans le canal de Dabara; les dépenses supplémentaires que cela entrafnera - environ 35.000 dollars - se justifient par le fait que des investiisements de l'ordre de 2 millions de dollars pourront être retardés de quatre ans. En outre, cet échelonnenent des travaux n'exige pas que le déversoir de trop-plein définitif et le remblai de terre soient terminés avant 1978 puisque, lorsque le remblai provisoire sera détruit par les crues, le débit du fleuve sera assez important pour que l'eau nécessaire au projet soit amenée à l'ouvrage de prise de Dabara. 5. Comme les études préalables ont révélé la présence d'une couche d'alluvions sablonneuses d'une hauteur allant jusqu'à 40 m dans une vallée creusée par le fleuve dans une formation éocène, il conviendra d'entreprendre des recherches plus approfondies sur les fondations et les sols avant d'éta- blir le plan définitif du barrage. Il faudra également construire une maquette hydraulique pour déterminer le meilleur emplacement des diverses structures qui devront répondre aux deux critères suivants: a) pouvoir amener jusqu'à 25 mJ d'eau seconde dans le canal de Dabara et b) permettre le passage d'une crue de probabilité 1/100 (environ 7.000 m/seconde) sans que le niveau de l'eau au pont de Dabara (quelque 100 m en amont du barrage) dépasse l'élévation 85. 6. Les estimations quantitatives correspondant aux principaux ouvrages sont résumées ci-dessous: ANNEXE 3 Page 3 Remblais en Palplanches Déblaiement terre et roche Béton (3) a (ms) (mi) Ouvrages de prise et de chasse 1.600 14.000 30.000 1.300 Déversoir et digues en terre 6.600 31.000 21.000 13.000 Total 8.200 45.000 51.000 14.300 Canalisations principales 7. Canal de Dabara. Les travaux de remise en état de ce canal long de 52 km se répartiront sur trois sections: a) De l'ouvrage de prise de Dabara au bassin de décantation (du km 0 au km 5). Sur les trois premiers kilomètres de cette section, la pente sera renforcée jusqu'à 0,5 % et un nouveau rev8tement de béton sera installé afin d'accrottre la capacité de transport de la charge en limon. Les trois ponceaux de drainage seront également recon- struits, et un remblai de terre sera édifié avec des gabions sur le talus du côté rivière, afin de protéger le canal de la crue de pro- babilité 1/50 de la Morondava. Le reste, et notamment le bassin de décantation, n'exigera que des travaux de moindre importance. b) Du bassin de dêcantation au siphon de la Morondava (du km 5 au km 49). Cette section restera dépourvue de revitement et sera rapidement remise en état - nnettoyage et régradation. Deux nouvelles prises d'eau seront construites pour les canaux secondaires de la ferme de tabac près d'Analaiva, et l'ouvrage de décharge situé aux environs du lac Tsivalaka sera équipé de vannes glissantes. Enfin, trois aqueducs de drainage seront édifiés aux km 11,2 (où le canal tra- verse la Mande), 33,9 et 43,8. c) Du siphon au partiteur du Delta (du km 49 au km 52,1). Bien qu'elle ne s'étende que sur 3 km environ, cette aection est très endommagée et exige des réparations importantes. Le premier tronçon de 1,5 km sera revêtu d'un tapis d'argile qui réduira les pertes, et un rerblai de terre long de 5Cn m, muni de gabions du c8té rivière, sera cen- struit sur la rive -auche de la Nbrondava en amont du siphon afin de protéger le canal contre les crues. 8. Canal du Nord. La prise d'eau de ce canal se situe sur le canal de Dabara au km 12,9. Il conviendrait de le nettoyer, de le modifier et de le prolonger sur 1,8 km après la traversée de la Tsivavy. Un drain d'intercep- tion sera construit sur la berge est du canal entre le km 0,5 et le km 3,7; l'eau ainsi recueillie sera amenée au lac Tsivalaka par un aqueduc et un drain. En outre, cinq nouvelles prises d'eau seront créées pour les canaux secondai- res alimentant la ferme de coton (Ankilivalo). ANNEXE 3 Page 4 9. Canc de Analamitsivalana.. Ce nouveau canal non revêtu, d'une longueur de 11,7 km,est destiné à irriguer une superficie brute d'environ 1.900 ha à l'est du canal du Nord, sur lequel se situera sa prise d'eau. Trois nouveaux siphons traverseront la Tandila, la Tsivavy et l'Andranomena. Le niveau d'eau dans le canal sera réglé par cinq vannes automatiques ins- tallées aux régulations en béton, et il y aura 11 prises d'eau pour les canaux secondaires. Une route de 3 m de large permettant de veiller à l'en- tretien du canal sera construite sur la rive droite. 10. Estimations quantitatives. Le cubage des excavations et des remblais nécessaires à l'aménagement des principaux canaux est estimé comme suit: Canal Excavations Remblais (m3) (m3) Dabara Du km 0 au km 5 40.000 42.000 Du km 5 au km 49 91.000 44.000 Du km 49 au km 52,1 31.000 21.000 Total partiel 162.000 107.000 Nord 68.000 63.000 Anamitsivalana 80.000 72.000 Total général 310.000 242.000 Principaux drains 11. Le drainage naturel évacue les eaux de ruissellement dans deux di- rections - à l'ouest, vers la mer et au sud vers la Morondava. Il est en cela aidé par la déclivité du terrain qui est généralement de 1,4 % dans le sens est-ouest. Les travaux prévus au titre du projet consisteront à creuser et à élargir, là où cela est nécessaire, trois principaux drains - la Tandila, la Tsivavy et la Mande. Des régulateurs munis de gabions seront ais en place afin de limiter l'érosion. Le niveau d'eau du lac Tsivalaka sera contr8lé par un exutoire relié à la Tandila. En outre, deux principaux drains (Kabatonema et Androvakely), d'une longueur totale de 7 km, seront creusés dans la zone rizicole du Delta. 12. Voici les estimations quantitatives concernant les travaux à effec- tuer pour les drains: ANNEXE 3 Page 5 Drain Longueur Excavation Régulateurs (m) (m3) (Nombre) Tandila 14.100 200.000 8 Tsivavy 8.000 72.000 8 Mande 11.800 70.000 3 Réseaux secondaires d'irrigation et de drainage 13. Zone rizicole de Mahabo. Cinq canaux secondaires en terre (MN1, IC-42, MS1, 1S2, et Bezezika), d'une longueur totale de quelque 27 km, ali- menteront en eau la zone rizicole de Mahabo qui s'étend sur une superficie brute d'environ 1.800 ha au nord et au suddu canal de Dabara. Chacun des secteurs ainsi desservis aura un drain secondaire amenant l'eau soit à la Morondva et à la Mande, soit au lac Tsivalaka. 14. Zone d'Ankilivalo (coton et riz). Seize canaux secondaires, dont cinq reliés au canal du Nord et 11 au canal Analamitsivalana, d'une longueur totale de quelque 60 km, alimenteront en eau la région d'Ankilivalo, qui s'étend sur une superficie brute d'environ 6.200 ha. Des drains secondaires, d'une longueur totale de quelque 51 km, seront creusés entre eux. Bien qu'il soit peu probable que la nappe phréatique atteigne un niveau qui soit préju- diciable aux cultures, un réseau de piézomètres suivant le terrain naturel sera mis en place dans lc3 plantations de coton afin que l'on puisse, le cas échéant, modifier le réseau de drainage. 15. Zone d'Anàlaiva (tabac). Cette région d'une superficie nette de quelque 2.700 ha sera irriguée par aspersion. Deux canaux secondaires (Analaiva Il et III), d'une longueur totale d'environ 14,5 km, alimenteront 29 stations de pompage qui, à leur tour, amèneront l'eau aux conduites sou- terraines (voir par. 19). Deux drains secondaires évacueront l'eau qui sera accumulée dans les dépressions imperméables (dénommées Ranvory). Routes 16. Il n'existe dans la zone du projet que deux routes tous temps: l'une qui va de Morondava à Mahabo (50 km), et l'autre de Morondava à Belo-sur- Tsiribihina, port situé à quelque 106 km au nord de Morondava. 'Il conviendrait, pour mettre en valeur cette région, d'améliorer les routes rurales actuelles et d'en construire d'autres. 17. La route qui relie Bevoay à Mahabo sera reconstruite, et un tronçon d'environ 12,5 km sera recouvert de macadam. Une nouvelle route vicinale de quelque 7 km reliera Betsinefo à Betsipotika sur l'exploitation consacrée à la culture du tabac (Analaiva). Environ 69 km de routes rurales seront construites le long des canaux secondaires, et 14 km de routes d'accès dans toute la région. En outre, toutes les routes de desserte qui suivent les principales canalisations seront remises en état. ANNEXE 3 Page 6 Aménagements terminaux 18. Zone consacrée à la culture du riz et du coton. Sur cette superfi- cie de 6.600 ha, les travaux d'aménagement consisteront à débroussailler le terrain, à le labourer en profondeur, à le niveler, et à procéder à la cons- truction de réseaux d'irrigation par gravité et de drainage tertiaires et quaternaires. Les canaux tertiaires seront longs de 400 à 800 m, et seront espacés de 200 à 300 m; un seul canal permettra ainsi d'irriguer une surface allant de 8 à 25 ha. Les canaux quaternaires seront mis en place tous les 100 m en terrain plat, et alimenteront en eau des périmètres de 2 à 3 ha. Aux canaux s'ajouteront des drains qui seront creusés entre eux à mi-distance. Selon la nature du sol, les canaux tertiaires auront un débit maximum normal de 3 1/sec./ha et les drains un débit maximum normal de 6 1/sec./ha sur les exploitatione de riz et de 3,5 à 5,0 1/sec./ha sur les exploitations de coton. Exploitations consacrées à la culture du tabac 19. Sur cette superficie de 2.700 ha, les travaux d'aménagement consis- teront à débroussailler le terrain et à construire un réseau d'irrigation par aspersion. Cette zone sera divisée en 31 périmètres d'irrigation, ayant cha- cun une surface de 30 à 150 ha. Des stations de pompage diesel mobiles feront passer l'eau des canaux secondaires dans des conduites enterrées en ciment amiante de 1.600 à 2.400 m de long, sur lesquelles s'embrancheront des tuyaux mobiles en aluminium, longs de 6 m et munis des accessoires nécessaires: prises à tube allonge verticale, têtes d'arrtseur, valves, raccords, etc. La longueur des canalisations d'arrosage ira de 150 à 250 m, les tuyaux mobi- les étant reliés par des joints à scellement automatique. Les arroseurs se- ront mis en place à raison de un par carré de 18 x 18 m, et le débit sera de 2,75 m3/h avec une pression effective de 2 kg/cm2. Bâtiments et station expérimentale 20. La liste des logements du personnel et des bâtiments destinés aux bureaux et aux activités agricoles figure au Tableau 1. On prévoit en outre l'installation d'une nouvelle station expérimentale disposant d'une superficie de 15 ha sur l'exploitation consacrée à la culture du tabac, où des recherches seront entreprises sur le tabac, l'arachide, le coton et les cultures fourra- gères (voir Annexe 10). 24 mai 1972 ANNEXE 3 Tableau 1 REPUBLIQUE MALGACHE H0JET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA Bâtiments Nombre Prix unitaire Coût total --- (illions de -F) -- Zone de riziculture Entrepfts 2 3,O 6,0 Logements (Surveillants) 5 2,0 10,0 Total partiel le0 Ferme d'Etat cultivant le coton (Ankilivalo) Bâtiments d'exploitation Bureau et entrepôt central 1 6, O 6, o Atelier central (équipé) 1 10,0 10,o0 Garages et ateliers ruraux 3 3, O 9, O Logements Directeur 1 6,0 6, 0 Surveillant 4 3,5 l, O Total partiel 45,0 Ferme d'Etat cultivant le tabac (Analaiva) Bâtiments d'exploitation Bureau et entrep6t central 1 6,0 6,0 Atelier central (équipé) 1 10,0 10,0 Garages et atelier rural 6 2,0 12,0 Granges de séchage 900 0,03 27,0 Installation de tri (4.500 m2) 1 58,5 58,5 Installation d'emballage (400 m2) 1 5,0 5,0 Locaux de stockage (350 m2) 1 4,5 4,5 Logements Directeur 1 6,0 6,0 Directeur adjoint 1 4,5 4,5 Surveillants 5 3,5 17,5 Total partiel 151,0 Siège de la SODEMO Logements Directeur général 1 8,0 8,0 Directeurs adjoints 4 6,0 24,0 Surveillants 4 3,5 14,0 Bureau central 1 4,0 4,0 Total partiel 50,0 Total général 262,0 25 mai 1972 Annexe 4 Tableau 1 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D' IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA Date d' achèvement des principaux travaux Lancement des Attribution Fin des appels d'offres des marchés travaux 1. Barrage de Dabara a) Prise d'eau et chasse Décembre 1972 Mai 1973 Novembre 1974 b) Remblai du déversoir Octobre 1976 Avril 1977 Novembre 1978 2. Routes et canaux primaires et secondaires a) Première phase Décembre 1972 Mai 1973 Novembre 1975 b) Deuxième phase Octobre 1975 Avril 1976 Novembre 1978 3. Aménagements terminaux a) Régions de culture du riz et Décembre 1972 Mai 1973 Novembre 1978 du coton b) Plantation de tabac Octobre 1973 Avril 1974 Novembre 1978 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA CALENIER DES TRAVAUX Année (civie) Travaux 1973 1974 1975 1976 1977 1978 Total Ouvrages principaux prise d'eau et purgeurs deversoir et remblai Barrage de Dabara - - 40l 12 Canal de Dabara (km) 52 il 3 Canal du Nord (km) - 14 5 7 Canal d'Anamitsivalana (km) - - 12 5 4 12 3 15 4 Drains principaux (km) 43 65 20 18 Routes (km) 103 Plantation de tabac (Analaiva) 13 12 Réseau secondaire (km) 25 450 500 630 560 560 Aménagements terminaux (ha) 2,700 Bâtiments Plantation de coton (Ankilivalo) 6 61313 6 Réseau secondaire (km) 44 250 250 530 530 200 140 Aménagements terminaux (ha) 1.900 Bâtiments Zone de riziculture 7 24 35 33 23 12 Réseau secondaire (km) - - - 134 1. 100 1.600 1,300 700 Aménagements terminaux (ha) 4.700 Bâtiments Zone à mettre en valeur (ha) 250 700 2.130 2.760 2.060 1.400 9.300 MNEXE 5 Page 1 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA L'eau: approvisionnement, demande et qualité Approvisionnement 1. L'eau nécessaire au projet sera prélevée sur la partie non régula- risée de la Morondava. C'est en septembre 1951 que l'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer (ORSTOM) a commencé à mesurer le débit de la Morondava à Dabara où le bassin hydrographique s'étend sur 4.650 m2; comme elles n'ont pas été relevées pendant quelques années, les données ne couvrent qu'une période de 14 ans (voir Tableau 1). Elles indiquent que le débit an- nuel moyen du fleuve est de 49 m3/sec. (1.500 millions de m3), et que 81 % du total est enregistré durant les quatre mois de la saison des pluies (de dé- cembre à mars). Le bassin hydrographique a une faible capacité de rétention, et pendant la saison sèche, le débit provient de la formation aquifère située dans la zone gréseuse de la région amont du bassin. La couche végétale est mince, et comme les précipitations sont très fortes, l'érosion est importante (environ 2 mm par an). En conséquence, le fleuve, dont la pente est parfois raide, charrie beaucoup de sédiments (principalement sablonneux) et n'a pas un régime stable. 2. Comme les débits ont été enregistrés sur une courte période, on a mis au point des modèles mathématiques de simulation qui utilisent des techni- ques permettant de fournir des données;- on a ainsi pu évaluer les crues et étudier l'incidence que pourraient avoir les réservoirs sur la quantité d'eau disponible pour l'irrigation en période d'étiage. Ces modèles ont tenu compte de toutes les données hydrométéorologiques et géomorphologiques disponibles, ainsi que des données relatives aux deux fleuves voisins, la Mangoky au sud et la Tsiribihina au nord. L'étalonnage des modèles ayant donné des résultats positifs, on a pu établir des prévisions concernant les débits d'étiage pour une période de 69 ans. 3. Dans le bassin hydrographique, les plus fortes précipitations jour- nalières ont été enregistrées le 17 janvier 1970, avec un peu plus de 200 mm; de ce fait, la pointe de crue à Dabara s'est élevée à 6.000 m3/sec. (le débit maximal en crue de probabilité 1/100 est estimé à 7.000 m3/sec.). Demande 4. Les besoins en eau d'irrigation à la distribution ont été calculés à l'aide de la formule de Penman. Au Tableau 2 figurent les besoins des ter- rains, évalués compte tenu des pertes qui, selon les estimations, s'élèvent pour les méthodes d'irrigation par gravité et par aspersion respectivement à 35 % et à 25 Z. Le rendement global de l'irrigation a été estimé à 50 Z. AMfNEXE 5 Page 2 5. Les périmètres d'irrigation alimentés par l'eau fournie a l'ouvrage de prise de Dabara seront les suivants: a) la zone du projet; b) la plantation d'agrumes de Bezezika; et c) les champs de paddy de la zone du Delta. Toutes les mesures de débit mensuel fournies par les modèles de simulation indiquent que la demande correspondante aurait été satisfaite. En outre, il aurait été possible, pour 66 années sur 69, de disposer d'un débit supplémentaire de 1,5 m3/secè au moins, débit qui répond à des normes sanitaires acceptables. La demande et l'approvisionnement ep eau à l'ouvrage de prise de Dabara figu- rent au Tableau 3. La demande moyenne sera de 2.400 m3 à l'hectare, et la de- mande maximale au titre du projet 6era de 6,1 m3/sec., en juin, lorsque environ 6.600 ha seront irrigués. Qualité 6. La qualité des ressources en eau convient parfaitement à l'irriga- tion. Selon la classification effectuée par la United States Salinity Laboratory (Laboratoire d'étude de la salinité - Etats-Unis), l'eau de la Morondava appartient à la catégorie Cl-Sl, c'est-à-dire qu'elle est non saline et contient très peu d'alcali. Ses principales propriétés sont: a) Conductivité: 200 micromhos/cm (à 250 C) b) Coefficient d'absorption du sodium: 0,19 " 0,34 c) Bore: 0,03 mg/l 24 mai 1972 PEPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRICATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA D6bit mensuel moyen de la Morondava mesuré à la Station de Dabara (En m3/sec.) Moyenne Année Jnnv. F'v. lars Avril Mai Juin Juil. AoGt Sept. Oet. Nov. Déc. mensuelle 1952 141,0 67,6 76,0 21,8 12,7 11,6 10,5 9,6 8,7 7,9 7,9 68,9 37 1953 129,0 97,1 77,5 16,0 14,4 13,1 11,9 10,8 9,7 8,9 n.d. n.d. 39 1957 117,0 132,0 120,0 24,8 10,5 10,0 9,3 8,8 8,3 7,8 n.d. n.d. 45 1359 93,1 73,2 37,2 12,4 11,4 9,5 8,6 7,8 7,2 33,1 87,4 33 .1960 105,0 170,0 64,6 10,9 1.0,0 9,0 8,2 7,4 6,8 6,2 8,0 125,0 44 1961 196,0 91,0 96>0 14,0 12,7 11,6 10,5 9,6 8,8 8,0 n.d. n.d. 46 39A4 136,0 142,0 113,0 17,6 12,5 11,5 i0,5 9,6 8,8 8,0 34,3 67,5 52 1v65 268,0 09,0 103,0 12,6 l1,5 10,4 9,5 8,6 7,8 7,2 15,0 102,0 54 1966 73,0 130,0 34,3 27,6 12,5 11,4 10,3 9,5 8,6 7,8 11,6 68,6 34 -.967 146,0 45,5 286,0 23,6 12,5 11,4 10,3 9,5 8,6 7,8 15,9 68,2 54 1968 121,0 318,0 67,0 15,5 14,0 12,6 11,3 10,4 9,5 8,6 16,7 141,0 62 1969 167,! 237,Q 30,4 39,4 20,5 17,3 14,5 12,6 10,6 11,9 15,1 114,0 59 1970 227, 11 90,8 73,7 28,6 19,5 17,4 16,2 14,5 13,2 14,7 108,0 58,9 57 1971 102,0 192,0 123.0 27,3 21,5 18,6 16,8 15,4 13,1 12,3 n.d. n.d. 54 aye~ne 144 138 94 21 14 13 11 10 9 9 26 90 49 FVvrier 1972 REPUBLIQUE MAIMACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA MORONDAVA Demande en eau d'irrigation (méthode Penman) (m3/ha) Mois Evaporation Pluie utile Demande en eau d'irrigation Riz Autres Riz (saison Riz (saison Coton Tabac Arachides Cultures cultures des pluies) sèche) fourragères Janvier 2.260 1.800 1.190 700 - - - - Février 2.040 1.h00 1.080 1.000 - 200 - 200 - Mars 2.040 700 520 2.100 - 1.hoo - 700 700 Avril 1.650 - - - - 2.000 - - 1.100 Mai 1.300 - - - 2.0002/ 1.600 - - 1.000 Juin 1.050 - - - 2.300-/ 1.300 1.100 - 800 Juillet 1.110 - - - 1.700 700 1.200 - 1.000 Août 1.420 - - - 2.200 - 1.500 - 1.300 Septembre 1.760 - - - 2.700 - - - - Octobre 2.160 - - - 1.700 - - Novembre 2.270 140 130 4.100/ - - - 1.300 - Décembre 2.280 780 710 2.300 - 1.000 - 900 - Total 21.340 4.820 3.630 10.200 12.600 8.200 3.800 3.100 5.900 1/ Coefficient diévapotranspiration: riz = 1; autres cultures = 0,5-0,8. Rendements d'irrigation: par gravité 65 %; 1-it4 par aspersion, 75 %. g M 2/ izières pré-irriguées en novembre (2.500 m3/ha) pour la récolte de la saison des pluies, et en mai (2.000 m3/ha) et juin (1.500 m3/ha) pour la récolte de la saison sèche. Février 1972 ANNEXE 5 Tableau 3 RPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEfIENT RURAL D1E LA REGION DE M6ORONDAVA Demande en eau à l'ouvrage de prise de Dabara 1 (m3/seconde) Nai Juin Juillet Aoû^t Septembre Octobre Zone du -,rojet Riz (2.)0 ha) 3,3 4,0 2,6 3,4 4,3 2,6 Plantation de coton Coton (1.hu ha) 1,2 1,0 0,5 - - Cultures fourragères (500 ha) 0,2 0,2 0,2 1,4 - Total -artiel 1,h 1,2 0,7 , - Plantation de tabac Tabac (900 ha) - 0,5 0,6 G,7 - Cultures fourrageres (900 ha) ej.,4 (,4 U,h 0,7 - Total partiel 0,4 3, 1,0 1, - - Total pour la zone du ,rojet 5,1 6,1 4,3 5,2 4,3 2,6 Zone du Delta Riz (90u ha) 1,0 1,1 0,u 1,0 1,3 Plantation de BezeziCa narumCes (2.000 ha) _7 _ _,9 1,1 Demande globale en eau , 7,9 5, 7, 6,7 4 Débit disponible ] 2 _ 9,6 t,2 Débit sua,"émentaire 3,3 1,8 3,i 1,5 1,5 3,0 La demande à' l'ouvrage de -rise de Dabera a été calculée en su)posant les pertes totales égales a 3c ,6. C orres ondant au débit qui aurait été déoassé nour o6 années sur 69 d'anrès les données enregistrées et celles qui ont été fournies zar les modèles de simulation. Février If72 ANNEXE 6 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPWMENT RUtAL DE LA REGION DE MORONDAVA Estimations de cogte ----- (millions de ENMG)--- -(illiers de dollars)- Monnaie Monnaie Pourcentage nationale Devises Total nationale Devises Total devises Travaux de génie civil 769 2035 2.804 3.015 7.976 10,991 73 A) Ouvrage principaux Barrage de Dabara 138 412 550 541 1.617 2.158 75 Canal de Dabara 61 183 244 239 718 957 75 Canal du Nord il 34 45 43 133 176 75 Drains principaux 26 80 106 102 314 416 75 Réseau secondaire 115 350 465 451 1.373 1.824 75 Routes 20 61 81 79 239 318 75 B) Aménagements terminaux Plantation de tabac 85 490 575 333 1.923 2,256 85 Plantation de coton 33 98 131 130 384 514 75 Exportation rizicole 80 242 322 314 950 1.264 75 C) Bfatiments et station expérimentale 200 85 285 783 325 1.108 30 Colonisation et services de santé 852 306 1.158 3.342 1.201 4.543 26 Etudes 19 28 47 74 110 184 60 Construction des installations 501 214 715 1.964 841 2.805 30 Matériel 21 64 85 84 250 334 75 Frais d'xploitation 311 - 311 1.220 - 1.220 - Matériel 12 234 246 47 919 966 95 Exploitation et entretien 5 101 106 20 396 416 95 Fermes 6 115 121 24 451 475 95 Transports 1 18 19 3 72 75 95 Gestion 439 23 462 1,722 91 1.813 5 Personnel local 233 - 233 914 - 914 - Frais d'exploitation 206 23 229 808 91 899 10 Consultants 86 485 571 335 1.905 2,240 85 SCMV 14 76 90 53 300 353 85 Génie rural 19 100 119 75 392 467 85 30D1M0 53 309 362 207 1.213 1,420 85 Imprévus 826 818 1.644 3.239 3.208 6.447 50 Dépassement des quantités 242 246 488 949 965 1.914 50 Hausse des prix 584 572 1.156 2.290 2.243 4.533 50 TOTAL 2.984 3.901 6.885 11.700 15-300 27.000 57 1/ Travaux de génie civil: 15 % pour le barrage de Dabara et 10 % pour les autres ouvrages; colonisation et services de santés 20 % pour la construction des installations et 15 ' pour le matériel; matériel: 10 5; consultants: 10 % pour les études techniques. 17 mai 1972 ANNEXE 7 Page 1 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPZ!MENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA Matériel Prix unitaire Nombre c.a.f. Morondava Total -----------------(millions de 1G)--------------- A ) Exploitation et entretien 106.0 Excavateur à chenilles avec benne trainante (0,5 m3) 1 13,7 13,7 Remorque surbaissée 1 10,3 10,3 Excavateur à i)neus (0,3 m3) 1 7,0 7,0 Tracteur à chenilles avec bulldozer (125 CV) 1 17,0 17,0 Tracteur à chenilles avec bulldozer (90 CV) 1 7,5 7,5 Déca-euse a roues (6 m3) 1 2,5 2,5 Tracteur à oneus (7U CV) 1 1,2 1,2 Niveleuse automotrice 1 li,2 h,2 Camions à plateau (4 tonnes) 2 1,2 2,4 Camions basculants (4 tonnes) 3 2,4 7,2 Excavateur de tranchées 2 3,5 0 Total partiel - - 00 Pièces de rechange (2u à) 16,0 Divers - - 10,0 B) Machines agricoles 12 i) Plantation de coton (Ankilivalo) 50. Tracteurs à pneus (7 CV) 16 1,2 19,2 Charrues reversibles (3 rangées) 16 0,3 4,6 Semoirs et distributeurs d'engrais (4 rangées) 8 0,4 3,2 Remorques 16 0,5 8,0 Autres outils - - 4,6 Total .ortiel -40,0 Pièces de rechange (2ý ,) -,0 Divers 2,0 ii) Plantation de tabac (Analaiva) Tracteurs à ;neus (70 CV) 10 1,2 12,0 Tracteurs à pneus (ho CV) 10 0,9 9,C Charrues reversibles (3 rangées) 10 0,3 3,0 Semoirs et distributeurs d'engrais (h rangées) :U4 3,2 Remorques 10 c,5 5,0 Presses d'emballage (pour le tabac) h 1,0 4,C Egreneuses (rour l'arachide) 7 0,4 2,8 Matériels de lavage (.our l'arachide) 1 5,0 5,0 Autres outil s - - 2 0 Total. partiel - - ,i Pièces de rechange (20 A') - - 9,2 Divers - - 1,8 iii) Station ex-érimentale 14,0 Tracteur à -neus (4 CV) 1,S £, Outils - -,5 !'Matériel d'irrigation - - Total oartiel - 11,0 Fýièces de rechange (2' 6) - 2,2 Divers - 0,8 C) Véhicules 3L- 15,0 Coût total du matériel 242,0 Lirs 1972 ANNEKE 8 Tableau 1 REPUBLIQTE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA Calendrier des dénenses (millions de FIG) 1/ née civile 1_3 197 _ 1976 1917 1978 TOTAL avaux de génie civil 285 462 464 42 680 431 2.804 Ouvrages principaux 90 40 - - 230 190 550 Barrage de Dabara 55 100 46 - 43 - 244 Canal de Dabara - 37 8 - - - 45 Canal du Nord 5 4 46 8 36 7 106 Drains princinaux 27 110 102 9b 101 27 465 Réseau secondaire - - 51 16 14 81 Routes ) Aménagements terminaux Plantation de tabac (Analaiva) - 96 107 134 119 119 575 Plantation de coton (Ankilivalo) 17 17 37 37 14 9 131 Zone de riziculture - - 75 110 89 48 322 Bâtiments et station expérimentale 91 58 43 44 32 17 285 lonisation et services de santé 235 42 221. I. 6, 60 1.158 itudes 20 27 - - - 47 Construction 150 300 165 100 - - 715 Hatériel 35 50 - - - - 85 Frain d'exploitation 30 45 56 60 60 6u 311 -tériel 20) 6 , 56 2 2 46 ixmloitation et entretien - 31 25 29 14 7 106 T'nchines agricoles 24 24 hu 25 8 - 121 jranorts 4 4 4 4 2 i .stion 21k 4 71 90 112 121 462 Personnel local 13 l4 32 44 61 69 233 Fraig d'xploitation 11 30 39 46 51 52 229 nsu tante 2 92 120 97 97 571 30 40 - - - 90 Gênie rural 26 15 15 26 26 11 l19 S0DE0 44 47 65 71 71 64 362 råvue 114 247 26, 303 395 325 1.644 Dépassement des quantités 7, 110 08 79 L6 55 46 nausse des -rix 4 137 172 224 309 270 1.156 Dé -enses toteles -révues au titre du -rojet 77 1¯325 1205 1.190 1.368 1.02 . U. Montprnt estiiatif de 20<.C0 dollars destiné 3 la råmunération des services consultatif fournis durant 72 est corris dan e s dåenses de 173. ANEXE 8 Tableau 2 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRIUGATION ET DE DEVELOPP11MNT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA Calendrier estimatif des décaissements Décaissements cumulés en fin de Exercice IDA et trimestre trimestre - millions de dollars 1972/73 31 décembre 1972 u,2 31 mars 1973 0,6 30 juin 1973 1,C 1973/74 30 septembre 1973 1,4 31 décembre 1973 1,9 31 mars 1974 2,5 30 juin 1971i 3,1 1974/75 30 septembre 1974 3,8 31 décembre 1974 ,4 31 mars 1975 5,0 30 juin 1975 5,6 1975/76 30 sentembre 1975 31 décembre 1975 31 mars 1976 7,5 30 juin 1976 6, 1976/77 3e se,tembre 1976 ,7 31 décembre 1976 3 31 mars 1977 lu,) 3,- juin 1977 10,7 21977/7d 3 se.)tenbre 1977 1 1,4 31 décembre 1777 12,1 J1 rrs .>?7 12,8 3t, juin -97G 13, h 1976/'7 30 se:ptemïbre 197; 1 h, 31 décembre -?76 1h,6 31 mars 1979 15,0 3. juin 1979 15,3 21 mai 1972 ANNEXE 9 Page 1 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D' IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE DRONDAVA Société pour le développement économique de la région de Morondava (SODEMO) Organisation et actionnaires 1. La SODEM sera créée sous la forme d'une société anynome par actions avec un capital de 300 millions de francs malgaches divisé an 30.000 actions d'une valeur de 10.000 francs malgaches chacune. 2. Les actionnaires et leur participation seront les suivants: Répartition du capital Pourcen- Nombre Millions Actionnaire tage d'actions de FMG République malgache 56 16.800 168 Province de Tuléar 10 3.000 30 BNM 10 3.000 30 Chambre de commerce de Morondava 5 1.500 15 CEAMP 5 1.500 15 Syndicat des communes 4 1.200 12 Coopératives 2 600 6 SCET 2 600 6 CFDT 2 600 6 Agrar et Hydrotechnik 2 600 6 OFMATA 2 600 6 Total 100 -30.000 300 3. Le Conseil d'administration se composera de représentants de: a) chacun des ministères participant au projet; b) la BNM; c) la Province de Tuléar; d) la Chambre de commerce de Morondava; e) le Syndicat des communes et des coopératives; et f) les sociétés d'ingénieurs-conseils qui détiennent des actions de la SODEMO (SCET, CFDT et Agrar). ANNEXE 9 Page 2 Le Conseil d'administration arrêtera dans ses grandes lignes la politique à suivre dans l'exécution du projet et sera responsable de la coordination des différentes activités prévues par le projet. Les réunions du Conseil d'administration auront lieu au moins une fois tous les trimestres. 4. Les objectifs de la SODEMD énumérés dans ses statuts seront les suivants: a) coopérer avec les autres organismes chargés du développement agricole de la région de Morondava; b) entreprendre les études et travaux propres à faciliter le déve- loppement agricole dans la région de Morondava; c) développer l'élevage; d) installer dans cette région des agriculteurs et des ouvriers agricoles; e) promouvoir la recherche agricole; f) assurer un approvisionnement suffisant en eau aux terres devant être irriguées dans le bassin de la Morondava, et asseoir et percevoir les redevances dont sont redevables les bénéficiaires du projet; g) assurer la commercialisation des produits agricoles; h) entreprendre le remembrement des terres, répartir celles-ci parmi les agriculteurs et fournir aux producteurs de riz les services d'appui qui leur sont nécessaires; et enfin, i) assurer la gestion des fermes d'Etat en vue de la culture de produits de qualité supérieure. Activités 5. a) Pendant les travaux, la SODEMO sera responsable du remembrement des terres et de l'attribution de celles-ci aux riziculteurs, des aménagements terminaux, de la construction des bâtiments du projet, de l'achat du matériel agricole et de ses propres moyens de transport, de l'installation sur la zone du projet des agriculteurs et des ouvriers agricoles, de la fourniture de tous les services agricoles d'appui nécessaires, du lancement d'un programme de contr8le sanitaire, de la création de deux fermes d'Etat, et de l'établis- sement et de l'exploitation d'une station expérimentale. Le remembrement des terres et l'attribution de celles-ci aux riziculteurs seront réalisés selon la méthode utilisée par la SOMALAC. Les riziculteurs se verront attribuer une parcelle de deux hectares par famille. Les travailleurs agricoles qui occupent un emploi permanent dans les fermes d'Etat produisant du coton ob- tiendront une parcelle de 0,3 ha pour y pratiquer la culture irriguée du riz (récolte unique) tandis que ceux qui travaillent dans les fermes cultivant ANNEXE 9 Page 3 le tabac obtiendront une parcelle d'un hectare à utiliser en culture sèche. La station expérimentale sera exploitée par l'IRAM aux termes d'un contrat signé avac la SODEMD. b) Une fois la construction achevée, la SODEMO continuera à assurer l'exploitation des deux fermes d'Etat, à fournir aux riziculteurs les ser- vices agricoles d'appui nécessaires, et à assumer la responsabilité de l'ex- ploitation et de l'entretien des travaux du projet. Les services agricoles d'appui fournis aux riziculteurs seront analogues à ceux que fournit la SOMALAC: la SODEMO amènera l'eau jusqu'à chaque centre de production, aidera les agriculteurs à obtenir du crédit à court terme, leur fournîra les facteurs de production nécessaires, et créera des coopératives agricoles qui pourront par la suite prendre la relève des services de vulgarisation. Sur les fermes d'Etet, la SODEMO formera les ouvriers et les cadres agricoles qui seront ame- nés progressivement à assumer les responsabilités des techniciens et des chefs de culture de la SODEMO. 6. Dans l'exercice de ses activités, la SODEMO sera organisée confor- mément à l'organigramme figurant dans la présente Annexe. Le Directeur géné- ral sera nommé par le Ccnseil d'administration en accord avec l'Association. Pour pouvoir attirer du personnel malgache qualifié, la SODEMO aura, de par ses statuts, les moyens d'offrir des rémunérations et des avantages analogues à ceux dont bénéficie le personnel de la SOMALAC. La SODEMO engagera égale- ment.des consultants qui l'aideront dans la réalisation du projet. Ainsi qu'il est indiqué au Tableau 1 de la présente Annexe, elle recrutera des consultants étrangers qui occuperont les postes clés jusqu'à ce qu'ils puis- sent être remplacés par des homologues malgaches, dont la désignation se fera par voie de consultation avec l'Association. Pendant la durée des travaux, ces consultants aideront également la SODEMO à installer les familles dans la zone du projet,. à établir les plans définitifs et à rédiger les documents d'appel d'offres, à évaluer les offres, à surveiller les travaux et à certi- fier les versements effectués aux fournisseurs et aux entrepreneurs. Structure financière 7. La SODEMO sera financée par l'Etat, la BNM et des investisseurs privés. Les conditions de ce financement sont indiquées au par. 5.04 et figurent dans le Tableau 2 ci-joint. D'après le détail du cash-flow pré- senté au Tableau 2, on peut voir qu'après avoir rempli ses engagements fi- nanciers concernant les travaux, l'exploitation et l'entretien du projet, la SODEMO sera à même de rembourser tous ses prêts, et de dégager un excédent qui lui permettra de rembourser à l'Etat tous les coûts du projet moyennant un intérêt de 5 %. Les Tab.eaux 3 et 4 indiquent les excédents annuels de- vant être enregistrés respectivement par les fermes cultivant le coton et le tabac. 24 mai 1972 REPUBLIQUE MW,CHE TROJET D'IRRIGATION S2 UE DEVEDPPET 1RAL DE IA REGN DE I-OBONMVA SODEM: Besoin en personnel - traitenenta et salmäres 1/ Trateent Poste ardalel Année .1vile (en millonm de PM) 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982184 198512012 1. Bureau central Directeur général (M) 2 3,0 3,0 3,0 3,0 3,0 3.0 3,0 3,0 3,0 3,0 3.0 3,0 Directeur adjoint (technique) (E) 8.0 3,0 8,0 8,0 8,0 8,0 8,0 8.0 8,0 8,0 - - Directeur adoint (teehnique) (m) 2,0 - - - - - 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 Direeteur adjoint (financier) (E) 8,0 8,0 8.0 8.0 8.0 8.0 8.0 - - - . - Directeur adjoint (fln-ncier) (N) 2,0 2.0 2.0 2,0 2,0 2,0 2.0 2,0 2,0 2,0 2.0 2,0 Direvteur adoint (coloniation) (m) 2.0 2.0 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 2.0 2,0 2,0 2.0 Assistant du Xirecteu financier (M) 1,0 - 1,0 1,0 1.0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 Servicen techniquez (E) - 14,0 14,0 20,0 20,0 20,0 13,0 - - Ingénieur d'~qilitation et dåntai~ () 6,0 - - - 6,0 6.0 6.0 - - -- Ingnieur -dfponta~in et d~ntr en (N) 1.5 - - 1,5 1,5 1.5 1,5 1.5 1,5 1,5 Personnel d'e~pldtation et dåtrj«i.n - - 5,0 7,5 10,0 12,5 15,5 15,5 15,5 15,5 15,5 Services g3n0e 3,0 40 5.5 5 6.0 6 6.0 6.0 6.0 Total partiel 40,0 41,0 53,0 63,0 67,0 63,0 41,0 41,0 41,0 33,0 33,0 2. Zone rizinole (service de vulgarisation agriowle) 2/ Directeur (3) 6,0 6,0 6,0 6,0 6,0 6,0 6.0 Directeur (M) 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 Directeur gajoint (m) 1,0 1,0 1,0 1,0 Chef de zone (T) 2,0 2,0 2,0 2.0 2,0 2,0 2,0 Chef de zone (X) E,0 1,0 3,0 5,0 5,0 5,0 5,0 5,0 5,0 Moniteur 0,12 1,2 3,6 6,0 6,0 6,0 6,0 6,0 6,0 Servicen gé~reo 1.0 *j,5 2.0 2.0 2.5 2. 2,5 2.5 Total partiel 11,2 16,1 22,1 22,5 23,0 24,0 16,0 16,0 3. Plantation de coton (Aykili~) Directeur (E) 6,0 6,0 6,0 6,0 6,0 6,0 6,0 Direeteur (M) 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 Chef de cultures (M) 1,0 1,0 1,0 2,0 3,0 3,0 3,0 3,0 3,0 3,0 3,0 3,0 Chef d'atelier (M) 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 Service, généraux 0.8 _0a8 1.0 -1 1.5 1. 1.5 _._ 1_, 1.5 1.5 Total partiel 8,8 8,8 10,0 12,7 13,0 13,0 7,0 7,0 7,0 7,0 7,0 4. Plantation de tabac (Analaiva) Irecteur (E) 6,0 6,0 6,0 6,0 6,0 Directeur (M) 1,8 1,8 1,8 1,8 1,8 1,8 1,8 1,8 DIrecteur adjoint (M) 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1,5 1.5 Cef de cultures (T) 2,0 2,0 2,0 4,0 4,0 4,0 4,0 4,0 2,0 Chef de cultures (M) 1,2 1,2 2,4 2,4 3,6 3,6 4,8 4,8 Technicien (M) 0,5 2,0 2,0 4,0 4,0 6,0 6,0 8,0 8,0 8,0 Chef d'atelier (M) 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 1,0 Serviceö généraux 08 1,0 1.2 1.5 1.5 _15 1.5 1.5 15 Total partiel 11,8 12,0 19,2 22,2 18,2 19,4 21,4 20,6 18,6 5. Station de recherche Directeur adjoint (E) 6,0 6,0 6,0 6,0 6,0 6,0 6,0 Directeur sdjoint (M) 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 Spécialistes (E) 5,0 5,0 5,0 5,0 5,0 Aseistanta (m) 0,5 2,0 6,0 6,0 6,0 6,0 6,0 Servicen généraux 1.0 _20 2.0 2.0 2.0 2.0 Total partiel 11,0 21,0 21,0 21,0 21,0 21,0 TOAL GE~AL 59,8 70,8 107,0 124,8 142,7 141,7 89,2 91,4 85,4 76,6 58,6 1 Les dépenses au titre des consultants étrangers ne comprennent, ps le coût de leur, logement, bureaux et automobiles. j (M) Magache; (E) expert étranger1 (T) participant k un progra d'aide volontaire (Misereor, Peace Corps, Service national antif fraxnais). Au bout de 10 ans le service de vulgarisation spécialement affecek aux cultures de riz sera suppriné. REPUBLIQUE M6~GACME PMM0J1 D'IMRIGATION ET 1E DEVEEOPPEMET ~RAL DE IA REGON DE 30DE: NMAVA 80DE0 - 0 ne t Moides ressoUrcea en wliim de M58) 1.73 1974 1975 1976 1977 1978 1973-1978 1979 1980 1981 1982 1983-1984 1985-1986-1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993-1997 1998-2002 2003-2007 208-2012 1. Subventione de 'Etat 1/ 302 587 341 266 124 130 1.750 82 82 82 82 82 82 82 82 82 82 82 82 82 82 82 2. Capital social 150 150 - - - - 300 - - - - - -..- -- - 2 - 2 3. Es'runts 117 243 480 730 685 568 2.823 - - - . - 3.1 Ett 2 88 186 350 423 350 288 1.685 - - 3.2 M" 29 57 130 307 335 280 1.138 - - - 3.2.1. Inmut-..~t. 8f 29 57 120 186 213 225 840 - - - .. 3.2.2. C~pit~m . coirt ter m4/ - - - 121 122 55 298 - - - - - 4. Ezdent d'~xploitation das ftewme Etat 2/ - 11 8 39 76 158 290 249 281 327 360 392 392 392 392 392 392 392 392 392 392 392 4.1 Coon - 11 8 22 36 76 153 101 116 121 125 126 126 126 126 128 126 126 126 126 126 126 4.2 Tbac - - - 17 38 82 137 148 165 206 235 266 266 266 266 266 266 266 266 264 266 266 5. Redevances versées e, titr. d. projet - - - - - - - - - - 133 133 133 130 130 130 130 130 130 130 130 130 130 130 130 5.1 Perticipsnt-, 125 125 125 122 122 122 122 122 122 122 122 122 122 122 122 5.1.. Pl ~ Unttn de oton (Eat) -f6 - - - - - - - - - 21 21 21 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20 .20 5.1.2. Plantation de t (Eat) - - -- - - - - - - - 40 40 40 38 38 38 38 38 38 38 38 38 38 38 38 b.1.3. Exploitatio. rizicoles (s*thode. traditonnelle8) 8/- - - - - - - - - - - 64 64 64 64 64 64 64 64 64 64 64 64 64 64 64 5.2 Non-participants -f- - - - - - - - - - - 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 TOTAM 569 991 829 1.035 883 856 5.163 464 496 542 572 604 604 604 604 604 604 604 804 604 604 604 EMPIDI DM RW80URC130 1. Clonination et service de an.té 289 548 300 223 78 82 1.520 - - - - - - - - - - - - - -- -- - - - 2. Coat. d'exploitation de la station de reoherche 13 39 41 43 46 48 230 - - - - 3. Bitiments 47 70 54 59 45 25 300 - - - - - 4. Améngements termina- 20 139 284 383 317 266 1.409 - - - - - 5. 148tér1l 32 34 57 40 15 1 179 - 6 5.1 machinen agricolen 28 29 52 35 12 - 156 - - - 5.2 Trasport 4 5 5 5 3 1 23 - - - 6. Co0t4 ' el01tatio. et de gesti n 25 29 73 109 150 172 558 - - - - 7. Co.sutante 40 41 66 77 81 74 379 - - - - - - 8. Service de la dette 3 10 27 59 101 138 338 - - - - - - - - - 8.1 Etat 2 6 16 29 43 54 150 - - - - - 8.2 BM 1 -4 11 30 58 84 188 - - - - - - - 8.2.. Inveatissementa 1 4 11 23 44 66 149 - - 8.2.2. Capitaux & court terme - - - 7 14 18 39 - - - - 9. D6pcene &nnuelles apr. ach vet des trav-au - - - - - - -- - - - - - - 2 - 9.1 C=oosation et serve de. wantb- - - - - - - - - 32 82 82 82 82 82 82 82 82 82 82 82 82 82 82 9.2 PR1em et du atérieal- -- - - - - - 5 5 5 5 73 73 5 5 5 5 5 73 5 73 5 9.2.1. Erploitatlon et entzetien - - - --- - - -- - -- 32 32 - - - - -- 32 - 32 - 9.2.24. b.e. agriomles - - - - - - --- -- - - 36 36- - - - - - 36 - 36 - 9.2.3. Transport 5 5 5 5 5 5 -5 5 5 5 5 9.3 CDos d epltatton et de gestion - - - - -- - - 122 125 116 105 105 80 80 80 80 80 80 80 80 80 0 9.4 Servi-ce de I. dette-- - - - - - - 245 274 268 155 18B 188 185 178 163 142 118 92 92 92 92 9.4.3.. Etat (Investisseents)-- - - - -- - - - -- 59 59 59 59 92 92 92 92 92 92 92 92 92 92 92 9.4.2. M 186 215 209 96 96 96 93 86 71 50 26 - - . 9.5. Rentabilité- 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 10 TOT 469 910 902 993 833 806 4 913 464 496 481 357 458 433 362 355 340 319 295 337 269 337 269 EKCEDENTÿ 1. Courant 100 81 (73) 42 50 50 250 - - 61 215 146 171 282 249 264 285 309 267 335 267 335 2. Cum1ul 100 181 108 150 200 250 250 250 311 526 818 1.331 1.613 1.862 2.126 2.411 2.720 4.055 5.730 7.065 8,740 ETIYATIOfiS DBS BZIN9 E MATIER DE FONE DE RDULEME~T 15 50 100 150 200 250 250 250 250 250 250 250 250 250 250 250 250 250 250 250 250 3_/ Pour colarir les oSt. suivant1: 1) olonis6tion et service8 de 80.014, 9t 11) 00ûts 4 e..lo2Sson de la station de recheorce. 2/ Pour couvrir le. c00t. wuivantø: i) 80% de anguments terminaux, ii) mastcns icoles et vhUe de traneport, et iii) onsultant. pendant la dur,e den tra~vu. Cet enprunt øera remboureé en 30 ~chéaes annelles k dater de 3.05, et sa aesertd, , intér8t de 3,5 % pea an. Pourlcorir le cots suivante 1) 20 % de. a~ngeet termina= et 1.) gestlon pendant la durée des ravau. Cet spm t sera rembours en 15 ans, y compri. un différé de r ~oremt de 2 M., -oyennsnt un tau= . lt0r0 t de 6,25 %p.r an. 4our couvrir le besoins en fonde de roule~t et 1 solde déficltaire pendant la durée des travauxtaux dintéIrSt de 6 % par an. 0f1. T11la 5 et 4 de la pr4sente as-e. Pour couvrir les trals d ~xploitation et d'entretlen ~i que les fra d'exploltation de la SODEMD lmutables aux fervea d'Ett. Calculé t raison de 600 kg de ri psddy p r ha r6colt,, po=r couvrir les freis d'explødtation et 1entretien, le frat1 support" oO = la S Mpour 1'e xploltation den rillares, et pour a~ssuer la rbo~ép tion partielle de. mntant. invetl.. Mont;ant per9u aprs du v~eger de Bezezika. Calculé IL raiaon de 4.0o0 W (16 dollars EU) par ha, pour ouvrir les fr d' exploitation et d entretien imputbles au vergsr. 2/ A I p rir de 19B1, l'exdent courant obtenn, ser ver . 'EIVtat en rembouremntden o tante investi. da le. gros travaux de génie civil, pour 1'achet du matérlel d' eploitation et d'entretien et let prestatione, de service. flournis par le* con1ultante au ganie ntral. REPUBLIQTE MALGACHE PROJET D IRRIGATION ET DE DEVELOPPEKENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA Comptc d'exploitation de la plantation de coton (en millions de FMG) 1973 19_4 1_75 1_76 1_77 1978 1979 1980 1981 1982 1983-2012 RECETTES Venbes de coton 22 18 42 84 150 186 222 240 246 250 252 DEPENSES Couts de production à la ferme Facteurs de production 1 1 2 5 8 9 10 il il il il Lutte contre les insectes et les mauvaises herbes 5 4 8 20 30 35 38 38 38 40 40 at1ériel 3 3 5 i 18 22 26 27 28 28 28 Main-d'oeuvre _ __ __ 6 _4 22 27 _1 2 __ Total partiel 12 l 21 50 78 93 105 108 110 U2 U2 CoIts d'exploitation Personnel et administration - - - - - - 13 13 13 12 12 Exploitation et entretien 8 8 8 Total partiel - - - - - - 21 21 21 20 20 Total des dépenses 12 il 21 50 78 93 126 129 131 132 132 EXCEDENT Excédent d'exploitation 10 7 21 34 72 93 96 111 115 118 120 Amortissement (20 % du matériel) 1 _ 1 2 _ l 6 6 6 Excédent global il 8 22 36 76 97 101 116 121 12h 126 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA Compte d'exploitation de la plantation de tabac (en millions de FKG) 197 lJ jU 196 12L L 2IM 1280 198. 1982 1983-2012 RECETTES Ventu de tabac - - 10 30 70 136 210 240 290 312 335 Veitea d'arachides 22 J 82 111 8 Total - - 32 77 M~ 2T7? 34 i4 if_W DEPENSES Coûts de production à la ferme Facteurs de production - - h 10 20 30 40 4 h 449 49 Matériel - - 6 13 21 29 36 38 38 38 38 Pompage - - 1 5 8 10 12 12 12 12 12 Remplacement des sécheries - - - - - 8 8 8 8 8 Main-d'oeuvre - - 4t?68 7 . Total partiel --1~ 1 7 ii11I-l 17016ll 1+ Goûts d'exploitation Personnel et administration - - - - - - 30 30 30 27 27 Exploitation et entretien _- - - - - -19 Total partiel - - - - 49 49 Dépenses totales - - 16 42 7)4 U 204 219 230 231 231 EZCEDENT . Excédent d'exploitation - - 16 35 78 136 141 157 198 227 258 Amortissement (20% du matériel) - - 1 3 h 6 7 8 8 8 8 Excédent global - - 17 38 82 142 148 165 206 235 266 ミ Wotld Bank-6864 日園日国国国国日日日日日日日日日日日園日日日日国_ ANNEXE 10 Page 1 REPUBLIQUE NALGACHE PROJET D'IRRIGATION ËT DE DEVEÉOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA Colonisation et services de santé 1. On estime que lorsque-tous les travaux seront achevés, la présence d'environ 3.350 familles agricoles sera nécessaire pour fournir la main-d'oeu- vre indispensable à l'exploitation efficace des installations du projet. Ac- tuellement, il n'y a dans la région du projet qu'environ 1.300 familles agri- coles; si l'on compte une moyenne de quatre personnes par famille, il faudrait donc qu'en six ans un peu plus de 8.000 personnes aillent s'installer défini- tivement dans la région. 2. En 1971-72, les.services officiels malgaches ont mené une étude pré- liminaire des moyens qui permettraient d'attirer des colons et de fournir l'infrastructure vouluè, et ont procédé à une estimation du coÛt des services nécessaires. Dans cette étude, on a regroupé sous quatre rubriques les struc- tures d'accueil à prévoir: a) service de migration; b) construction'de villages; c) établissements d'enseignement; et d) installations médicales et contr8le sanitaire. Service de migratiop 3. Ce service serait chargé de choisir les colons potentiels dans leurs villages d'origine, d'assurer leur transport et de leur verser des indemnités de subsistance pendant le voyage, enfin de les recevoir dans la zone du projet. On pense que la plupart des colons viendront du sud et du sud-est de Madagas * car, et se recruteront parmi des tribus déjà représentées dans la région de Morondava (Betsileo, Antandroy). Du point de vue de son organ . sation, le service de migration comprendrait une équipe centrale installée au siège du projet et un réseau d'animateurs dans les zones de recrutement. Construction de villages 4. Les immigrants seront installés dans des villages groupant initiale- ment une moyenne de 150 familles chacun, mais susceptibles dIStre progresài- vement agrandis par la suite. On construira notamment des logements, des rou- tes et des installations communautaires - écoles, marché, bains publics, ba- timents administratifs, magasins de stockage. on créera une dizaine de villages neufs et l'on procédera à des travaux d'agrandissement sur une dizaine d'autres ANNEXE 10 Page 2 villages existants dont les installations communautaires seront modernisées. Le nombre et l'emplacement de ces villages seront précisés dans une étude de colonisation plus détaillée qui doit être achevée en 1974. Etablissements d'enseignement 5. On a dressé une estimation du nombre de bâtiments, nécessaires pour les écoles élémentaires, à raison de quatre classes par bâtiment, de quarante à cinquante enfants par classe et en comptant une moyenne d'environ deux en- fants d'âge scolaire par famille de colon. Le prix du matérie:.-scolaire et les rémunérations du corps enseignant pendant la phase initiale de six annés ont été compris dans le coût du projet. Installations médicales et contrôle sanitaire 6. Du point de vue de la santé, la situation actuelle est assez mau- vaise dans la région du projet. L'incidence du paludisme, d'affections para- sitiques intestinales, de la rougeole et d'affections pulmonaires est élevée, de même que la mortalité infantile (30 à 40 % pendant les c;inq premières an- nées). L'infrastructure médicale actuelle est insuffisante et presque entière- ment concentrée dans la ville de Morondava. Seule, Analaiva possède un dis- pensaire (une infirmière) et Mahabo a un hôpital dont le personnel se compose d'un médecin interne, d'une infirmière et de deux sages-femmes pour 31 lits - dont 17 lits en service de maternité - et 150 consultations journalières. Pendant la saison des pluies, toute une partie de la population est privée de soins médicaux. 7. Dans le cadre du programme de colonisation, on construira un centre d'épidémiologie à c8té de l'h8pital de Mahabo, dont la capacité sera presque doublée ainsi que trois nouveaux dispensaires à Analaiva, Ankilivalo et Bezezika. Le projet prévoit la fourniture du matériel nécessaire aux hspitaux et aux dispensaires, la mise en place du personnel des divers centres (notamment deux médecins pour le centre d'épidémiologie et un troisième pour l'h8pital), et des logements; ces divers postes ont été inclus dans le devis. 8. Des études effectuées par le Dr A. Degremont, consultant en santé publique, il ressort à l'évidence que la schistosomiase urinaire S. Haematobium est endémique dans la zone du projet. Pendant la mission d'évaluation, on a procédé à 300 examens parasitologiques d'urine chez des écoliers des deux sexes, et l'incidence de l'infection a été chiffrée à 10 %. Si à l'époque de l'éva- luation l'examen de collections d'eau n'a révélé la présence des h8tes inter- médiaires du S. Haematobium (Bulinus obtusispira) que dans un étang, certains signes permettent de penser qu'ils sont beaucoup plus répandus pendant la saison des pluies. La salinité des eaux de surface, mesurée par conductimé- trie en plus de 50 points d'eau, est faible donc favorable à la multiplication de ces mollusques. ANNEXE 10 Page 3 9. Même en l'absence d'un projet de développement rural, l'incidence de la bilharziose vésicale augmentera rapidement et touchera la région qui environne ses foyers actuels (Mahabo, Analaiva, Bemanonga, banlieues de Morondava, Androvakely). Le projet de développement de la plaine de Morondava aura toutefois deux effets: a) un effet positif: la réorganisation du système d'irrigation ralen- tira sans aucun doute l'extension de la maladie et en tout cas en facilitera la prévention; et b) un effet nétatif: l'arrivée de main-d'oeuvre de l'extérieur de la région et l'augmentation de la densité de population renforceront les chances d'infection donc l'incidence de la maladie. Si l'on se fonde sur une incidence actuelle de 10 à 20 %, il est à craindre que 40 à 50 % des habitants de la région ne soient touchés par la schistosomiase vésicale en 1980. Dans les régions de Mahabo-Taivalaka et de Analaiva, l'in- cidence sera probablement de l'ordre de 90 %, en raison des conditions insa- lubres dues à la présence de nombreux canaux et marais. Une campagne de lutte contre la bilharzioze permettra de prévenir l'apparition de la schistosomiase dans les régions qui ne sont pas encore touchées, de limiter son extension dans les zones où elle est endémique, et enfin, de réduire de façon apprécia- ble l'incidence de la maladie. Réseau d'irrigation et points d'eau 10. Si les canaux d'irrigation, même ceux qui sont faits de terre, n'of- frent pas automatiquement un milieu favorable au développement du B. obtusispira, il sera malgré tout nécessaire d'exercer une surveillance attentive pendant quelque temps sur les zones où le courant est faible. Il faudra entree-nir constamment les canaux de façon à réduire au minimum le développement des plantes aquatiques et semi-aquatiques. Des barrières de sisal seront plantées le long des canaux en terre afin de protéger leurs rives contre l'érosion, d'empêcher les zébus de les endommager, et les habitants de se baigner, sauf à des endroits déterminés et faciles à surveiller. Il conviendra d'évacuer l'eau inutilisée dans des drains ou des fleuves et d'éviter la formation de réservoirs artificiels ou de lacs temporaires. Les lits des fleuves ou des rivières en font des drains efficaces, car les fonds sablonneux et la "chasse" due aux crues pendant la saison des pluies limitent la croissance de la végé- tation et ne constituent pas un biotope favorable au Bulinus. Quelques-uns des drains prévus sont très dangereux: en effet, ils n'aboutissent à aucun fleuve et risquent de créer dans les dépressions des réservoirs plus ou moins permanents; il conviendra donc d'entourer ces points d'eau d'une barrière im- pénétrable de buissons épineux. A l'heure actuelle, le lac Tsivalaka n'abrite probablement aucun Bulinus obtusispira, mais il reste un point névralgique dans le cadre de la lutte contre la bilharziose vésicale car, s'il est con- taminé, on ne pourra pas employer les produits destinés à détruire des mollus- ques en raison de la présence de l'Eschiorna crassipes (jacinthes d'eau). Ce lac devra donc être inspecté soigneusement et régulièrement. ANNEXE 10 Page 4 11. Les mares ou les zones d'emprunt des régions de Mahabo-Tsivalaka et ee Analaiva offrent un milieu propice au Bulinus obtuaispira et constituent donc une dangereuse source d'infection. Comme il sera toujours malaisé et précaire d'utiliser les produits destinés à détruire les mollusques, il con- viendra de les enclore hermétiquement, voire de les combler ou de les drainer. Les travaux du projet entratneront inévitablement la formation de ces ballas- tères, mais elles devront.8tre situées assez loin des villages si elles ne sont pas drainées ou correctement clôturées, et leurs pentes devront &tre aussi raides que possible. En règle générale, les rizières qui produisent une seule récolte par an n'abritent des mollusques que si elles sont immergées plus ou moins longtemps par suite de méthodes d'irrigation défectueuses; en revanche, les rizières qui produisent deux técoltes par an risquent de favoriser la propagation de la bilharziose vésicale. Or, il est très difficile d'employer les produits destinés à détruire les mollusques, qui ne sont efficaces que lorsque les rizières sont à nouveau immergées après avoir été drainées pour la période du désherbage, ou du tallage du riz. Le danger que présentent ces rizières ne peut donc Stre écarté que par une éducation des habitants en ma- tière de santé. 12. Outre l'agrandissement des installations actuelles, le programme de contrôle sanitaire comprendra une campagne destinée à améliorer l'hygiène et les habitudes sanitaires, campagne dont le succès sera favorisé par l'aména- gement d'installations communautaires modernes dans les villages. De plus, une étude préliminaire épidémiologique sera entreprise dans le cadre du pro- gramme aux fins de: a) dresser une carte de tous les points d'eau de la région; b) effectuer tous les mois des examens malacologiques sur des collec- tions d'eau, en observant la répartition des mollusques, leur es- pèce, le rythme d'infection des h8tes intermédiaires,.et en testant la composition chimique de l'eau; c) effectuer des études parasitologiques d'urine à partir d'échantillons de population choisis au hasard dans tous les principaux villages du projet; et d) former un personnel technique - microscopistes et spécialistes de la lutte contre les mollusques. Ce programme minimal de lutte contre la maladie ne porte que sur les zones mises en valeur (Analaiva, Bezezika, Mahabo, et Ankilivalo); certes, il est probable que les régions non contaminées (Ankilivalo) seront ainsi provisoi- rement protégées, et que, ailleurs, l'incidence de la maladie ne dépassera pas son niveau actuel. Mais il est à craindre que, t8t ou tard, celle-ci n'augmente aux alentours, ce qui multiplierait les risques de contagion lors- que les habitants sortiraient, m8me pour de brefs séjours, de leur région pro- tégée. Dans ces conditions, le programme minimal ne suffira pas à prévenir l'extension de la bilharziose aux zones mises en valeur; il sera donc élargi et comprendra les activités suivantes: ANNEXE 10 Page 5 a) - examen malacologique régulier des points d'eau de la région; b) - emploi des produits destinés à détruire les mollusques dans tous les points d'eau qui abritent des h8tes intermédiaires con- taminés; et c) - examen systématique et traitement chimiothérapeutique de tous les habitants des régions en cause, chez qui se manifestent les sympt8mes de la bilharziose vésicale. 13. Le coÛt des études épidémiologiques entreprises pendant les six premières années du projet et le coût de l'étude détaillée portant sur l'in- stallation des familles sont compris dans le devis. Les études épidémiologi- ques incomberont au centre de Mahabo, et la société qui s'occupe du projet (SODEMO) sera chargée de l'étude de colonisation. 24 mai 1972 ANNEXE 11 Page 1 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPERNT RURAL DE LA REGION DE MDRONDAVA Station de recherche 1. C'est en 1968 que l'on a commencé à faire de la recherche agricole dans la plaine de la Morondava; les travaux menés à la station d'Ankilivalo visent à améliorer le rendement des cultures de coton sur les sols alluviaux tandis que les expériences réalisées à la station d'Antevanema ont pour but de découvrir les cultures et les méthodes d'irrigation les mieux adaptées aux sols rouges sablonneux. Station d'Ankilivalo 2. Cette station fait porter l'essentiel de ses recherches sur le coton. Ses travaux sont dirigés par l'Institut de recherches du coton et des textiles exotiques (IRCT), et bénéficient du concours financier d'un organisme français, le Fonds d'aide et de coopération (FAC). Les expériences réalisées à Ankilivalo ont démontré que l'irrigation devrait permettre d'in- troduire avec succès la culture des variétés de coton Alcala et Stoneville, qui est déjà pratiquée en sec par la Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT). Par ailleurs, l'Institut français du café et du cacao (IFCC) a également créé en 1970 une petite plantation de café (0,25 ha) irriguée pour déterminer s'il était possible de créer de petites caféières, ce qui encouragerait la main-d'oeuvre à s'installer dans la zone du projet. Ce dernier prévoit également de poursuivre les expériences sur le coton et le café ainsi que d'adjoindre un entomologiste à l'équipe de recherche. Les travaux qui seraient réalisés à la station seraient des plus utiles aux fins du projet. Station d'Antevamena 3. Les travaux effectués à cette station sont dirigés par l'Institut de recherche agronomique malgache (IRAM) et financés par l'Etat. Les expé- riences portent essentiellement sur le tabac, les arachides, le coton, les cultures fourragères, le tournesol, le blé, les graines de soja et le carthame. Les résultats obtenus jusqu'à présent révèlent que l'on pourrait pratiquer avec succès la culture du tabac de type burley en rotation avec celle des arachides et des fourrages. Le projet prévoit de poursuivre toutes ces expériences, mais sur une superficie accrue. Comme cette région ne possède pas de sols qui se prêtent aux types de recherches nécessaires, on doit créer sur les sols rouges sablonneux de la plantation de tabac une nouvelle station d'une super- ficie de 15 ha. Un puits profond d'une capacité de 15 litres/secondes a déjà été foré; les travaux de recherche se dérouleront comme suit: ANNEXE 11 Page 2 a) Tabac. Avec l'assistance technique de l'IRAM et de l'Office malgache des tabacs (OFMATA), des expériences seront réalisées sur les diver- ses méthodes d'irrigation applicables aux variétés de tabacs noirs traités à l'air et de tabacs de type burley. On recherchera égale- ment les cultures qui se prêtent le mieux à une rotation annuelle avec le tabac et l'on s'efforcera de déterminer au moyen d'expérien- ces les meilleures techniques de protection des jeunes plants, en particulier à la fin de la saison des pluies et après leur trans- plantation. On procédera à des comparaisons entre les résultats ob- tenus selon que l'on cueille les feuilles de tabac ou les plants et l'on recherchera le type de sécherie le mieux adapté aux conditions locales. b) Arachides. Le programme portera essentiellement sur la sélection des variétés d'arachides, l'utilisation des engrais et des insecticides. c) Coton. On étudiera la possibilité d'introduire la culture du coton en rotation avec celle du tabac; il sera tenu compte, en particulier, des besoins en eau et des méthodes d'irrigation. d) Cultures fourragères. On procédera à des essais de cultures irri- guées de légumineuses et de graminées, et l'on étudiera des méthodes de conservation du fourrage et d'embouche du bétail; toutes ces ex- périences seront menées avec l'assistance technique de l'Institut d'élevage et de médecine vétérinaire des pays tropicaux (IEMVT). e) Autres cultures. On procédera également à divers essais afin de dé- terminer les meilleures méthodes culturales applicables au blé, au tournesol et au carthame. 24 mai 1972 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D' IRRIGATION ET DE DEVEIDPPEMENT RURAL DE IA REGION DE MORONDAVA PRODUCTION "AVEC" ET "SANS" LE PROJET Coûts de production Superficie Valeur brute Facteurs de Valeur nette Rapport net cultivée Rendement Prix de la production Main-d' oeuvre Total de la de la zone (ha) (tonne/ha) (Fm/tonne) production et machines salariée production du projiet _----------------F1T/ha)----------------------- (en millions de FMG) Riz (paddy) 1.500 1,2 14.000 16.800 6.ooo - 6.ooo 1o.8oo 16,2 Coton (graine) 500 1,5 60.000 90.000 42.000 13.000 55.000 35.000 17,5 (50.000) (75.000) (7.000) (49.000) (26.000) (13-0) ToTAL 2.000 33,7 (29,2) "AVEC" LE PROJET Exploitations rizicoles trairtHonnelles - Tx L2y) 7.600 4,0 14.000 56.0oo 11.500 - 11.500 44.500 345,8 Plantation de coton Coton (graine) 1.4oo 3,0 6o.ooo 180.000 56.ooo 21.000 77.000 1o .000 144,2 (50.000) (150.000) (11.000) (66.ooo) (8.000) (n7,6) Fourrage 500 - - 7.500 6.ooo 1.500 7.500 - - Total partiel 1.900 144,2 (117,6) Plantation de tabac Tabac (burley) 900 1,5 248.000 372.000 52.000 65.000 117.000 255.000 229,5 (32.000) (84.000) (288.000) (259,2) Arachides 1.800 1,9 45.000 86.000 27.000 10.000 37.000 48.000 86,4 (5.000) (32.000) (53.000) (95,4) Fourrage 90o - - 5.000 3.000 2.000 5.000 - - Total partiel 3.600 315,9 (354,6) TOTAL GENERAI 13.100 805,9 (818,o) _/ Les chiffres figurant entre parenthèses correspondent aux ajustements qui ont été opérés aux fins de 1, analyse économique (cf. Annexe 14 pour plus amples détails). ANNEXE 12 Tableau 2 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA Cots de production (FIG/ha) Poste Riz Coton A. Sans le projet Semences 600 200 Herbicides - 3.000 Engrais - 6.000 Battage 1.200 - Lutte contre les insectes 12.500 Outillage agricole 4.100 15.500 Main-d'oeuvre 12.000 13.200 Assistance technique - 4.300 Total 17.900 5ý.700 Poste Riz Coton Tabac Arachides B. Avec le projet Semences 600 200 5.000 6.000 Herbicides 200 - - Insecticides - - 7.000 - Engrais 2.800 9.100 17.800 6.300 Sacs 500 - 600 300 Lutte contre les ) mauvaises herbes) Pa - 5.9 - - Lutte contre les ) avon insectes ) - 25.000 - - Battage 14.000 - - Machines agricoles 2.400 15.500 1b.000 12.000 Snergie pour système d'arrosage - - 3.600 2.600 iain-d'oeuvre 16.000 21.000 964.50 q.600 Iota. 26.500 76.700 116.900 37.200 1/ Au tarif actuellement en vigueur de 150 FMG par jour; pour la culture du riz le coût indiqué correspond à la contribution apportée par la main-d'oeuvre familiale. 2t février 1972 ANNEXE 12 Tableau 3 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA Besoins en main-d'oeuvre du projekdans sa phase de pleine production-' (hommes-mois) Plantation de Plantation de Total Zone rizicole coton tabac (Double (Récolte récolte) unique) Janvier 1.000 6C 500 1.100 3.200 Février 1.700 1.100 400 1.300 4.500 Mars 2.900 1.500 300 1.200 5.900 Avril 3.200 1.400 300 1.100 6.000 1.600 100 1.000 1.500 4.200 Juin 1.200 - 2.000 1.00 4.6oo Juillet 1.000 - 1.900 1.100 4.000 Août 1.700 - 500 2.400 4.600 Septembre 2.900 100 - 2.600 5.600 Octobre 3.200 500 - 1.300 5.000 Novembre 1.600 900 - 800 3.300 Décembre 1.200 700 - 1.100 3.000 1/ Calculé sur la base des besoins en hommes-jour par hectare indiqués ci-après: riz, 120; coton, 140; tabac, 430; arachides, 65; fourrage après coton, 20; fourrage après arachides, 11. A titre de comparaison, les besoins actuels sont de 80 et 90 hommes-jour par hectare respectivement pour le coton et le riz. ANNEXE 13 Page 1 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA Commercialisation Riz 1. La principale culture de Madagascar est celle du riz, qui est pra- tiquée sur 850.000 hectares ,soit près de 30 Z des 2,8 millions d'hectares représentant le total des terres cultivées. La production intérieure s'est accrue régulièrement ces dernières années et a battu un record en atteignant en 1970 1,7 million de tonnes. Le pays exporte son riz de qualité supérieu- re qui est produit essentiellement sur le haut plateau, tandis qu'il importe des riz de médiocre qualité (brisés à 42 %) que préfère la population locale. En 1969, dernière année pour laquelle on dispose de statistiques, les expor- tations ont atteint quelque 2,5 milliards de francs malgaches et les impor- tations, 1,5 milliard de francs malgaches. 2. La région de Morondava produit actuellement 4.000 tonnes de riz par an environ, ce qui suffit pour nourrir sa population; jusqu'à la fin de la décennie 1980, elle pourra satisfaire toute augmentation de la consommation due à l'accroissement démographique en relevant la productivité des rizières existantes. La majeure partie du riz produit dans le cadre du projet devra donc etre commercialisée sur les marchés extérieurs. Le principal débouché serait la province de Tuliar qui chaque année accuse un déficit de plus de 50.000 tonnes de riz qu'elle comble essentiellement au moyen d'importations. On prévoit que la pénurie de riz, dans la province de Tuléar, devrait s'ac- crottre pour atteindre en 1985 quelque 60.000 tonnes par an. La production rizicole imputable au projet pouvant ^tre vendue dans le Tuléar à un prix égal, voire inférieur, à ce que sera, d'après les projections, le prix du riz importé en 1985, sa commercialisation ne devrait présenter aucune difficulté. Coton 3. La politique malgache en matière de coton s'appuie sur un accord, signé en 1967, et valide jusqu'en 1976, qui accorde à la CFDT le monopole de l'achat, de l'égrenage et de la commercialisation de toute la production du pays. Les prix "départ ferme" et "départ usine" sont fixés par l'Etat. La politique de commercialisation du coton est contrôlée par la Caisse de stabi- lisation des prix du coton, organisme où sont représentés les Ministères des finances et de l'agriculture, les producteurs et les exportateurs. ANNEXE 13 Page 2 4. La production actuelle est d'environ 17.000 tonnes de coton graine, soit quelque 6.300 tonnes de fibres. La consommation intérieure,d'à peu près 7.000 tonnes, est alimentée, d'une part, par la production locale, qui est de 5.000 tonnes, et d'autre part, par l'importation d'environ 2.000 tonnes de coton. Madagascar exporte actuellement un millier de tonnes de fibres moyen- nes (1-3/32"). Le solde - environ 300 tonnes - constitue le stock. 5. La CFDT envisage de doubler la production cotonnière d'ici à 1975, époque à laquelle on estime que le marché intérieur consommera quelque 10.000 tonnes de tissu; le pays continuera d'importer chaque année un millier de tonnes de coton de qualités qu'il ne produit pas. Les exportations de coton malgache devraient donce d'après les projections, être de l'ordre de 3.000 tonnes iar an en 1975. Mâme sans vouloir aller plus loin, c'est dans ce contexte que viendrait s'inscrire la production découlant du projet, soit environ 1.600 tonnes de fibre. Tabac 6. La production de tabac burley a commencé à Madagascar au début de la décennie 1960, pour atteindre quelque 1.200 tonnes par an en 1970. La quasi-totalité de la production est actuellement exportée vers la France; la commercialisation est confiée à la Société industrielle des tabacs de Mada- gascar (SITAM), société privée groupant les principaux producteurs du pays, et l'office malgache du tabac (OFMATA) organisme public placé sous l'autori- té des Ministères des finances et de l'agriculture. La France et divers au- tres pays de la CEE resteront le principal débouché du tabac burley de Mada- gascar. A l'heure actuelle les pays de la CEE en importent environ 30.000 tonnes par an, et leur demande ne cesse de s'accroitre. Le tabac malgache étant exonéré des droits d'importation dans la CEE (qui s'élèvent aujourd'hui à 78 francs maltaches par kilo, soit environ 25 % du prix c.a.f.) et le pays ayant par ailleurs mis en place un système de commercialisation efficace, on pense n'avoir aucun mal à écouler le supplément de production obtenu grîce au pro- jet. Arachides 7. La production d'arachides de Madagascar s'est élevée d'environ 27.000 tonnes en 1961, à 40.000 tonnes en 1970. Simultanément, les exporta- tions ont reculé de 12.000 tonnes en 1962, à 4.000 tonnes en 1970, par suite essentiellement de la perte du marché algérien, qui au début de la décennie 1960 achetait près de la moitié des exportations malgaches. La plupart des exportations sont actuellement dirigées vers la France. L'accroissement de la production d'arachides a jusqu'à présent été absorbé sans difficulté par le marché local sous forme d'huile végétale. AMNEXE 13 Page 3 8. La plus grande partie des arachides exportées par Madagascar ne sont pas décortiquées; or la demande pour ce produit est beaucoup weins for- te sur le marché mondial que celle d'arachides décortiquées. C'est pourquoi toutes les arachides produites gr8ce au projet seront exportées après décor- ticage. Les quantités produites seront relativement faibles et, compte tenu des mesures de contrle de la qualité qui doivent Ître introduites dans le cadre du projet, l'exportation de toute cette production ne devrait se heur- ter à aucun obstacle. 24 mai 1972 ANNEXE 14 Page 1 REPUBLIQUE MALGACHE PROJET D'IRRIGATION ET DE DEVELOPPEMENT RURAL DE LA REGION DE MORONDAVA Analyse économique 1. La vie utile du projet est estimée à 40 ans. En actualisant les coûts et les avantages sur cette période, on obtient un taux de rentabilité économique de l'ordre de 16 %. Les hypothèses prises pour point de départ de l'analyse sont énumérées ci-dessous: a) Prix.- Les prix départ ferme ont été dérivés des prévisions relatives aux cours mondiaux établies pour 1980 par le Dé- partement des études économiques de la Banque. Le calcul des prix départ ferme à partir des cours mondiaux repose sur les hypothèses suivantes: i) Riz. Selon les projections, le prix f.o.b. à Rangoon de la tonne de riz de qualité standard (42 Z des grains cas- sés) est de 82 dollars. Si on y ajoute 15 dollars pour le fret et l'assurance, le prix de la tonne c.a.f. port malgache est de 97 dollars (27.000 FMG) et, avec les frais de transport intérieur et de manutention, le prix à Morondava sera de 33.000 FMG par tonne, ce qui corres- pond à 22.000 FMG par tonne de paddy (rendement de mou- ture 66 Z); après déduction des frais de mouture et de transport, le prix départ ferme s'établit à 14.000 FMG par tonne de paddy. ii) Coton. Selon les projections, le prix c.a.f. à Liverpool du coton à fibres moyennes (1-3/32") est de 26 cents par livre, ce qui correspond à 160.000 FMG par tonne de fibre de coton brut. Après déduction du fret, de l'assurance, de la manutention et du transport intérieur, le prix départ usine à Morondava s'établit à 148.000 FM par ton- ne; en comptant une dépense nette de 4.800 FMG par tonne pour l'égrenage et un rendement de cette opération de 37 Z, on arrive à un prix départ ferme de 50.000 FMG par tonne de coton graine. ANNEXE 14 Page 2 iii) Tabac et arachides. Les prix départ ferme sont fondés sur les prix moyens f.o.b. obtenus en République malga- che pendant la période 1966-71, soit 1.150 dollars (320.000 FMG) par tonne pour le tabac, et 287 dollars (80.000 FMG) par tonne pour l'arachide. Après déduc- tion des frais de transformation, les prix départ ferme étaient donc de 248.000 FMG par tonne de tabac et de 45.000 FMG par tonne d'arachides. Tous ces prix sont exprimés en monnaie constante (francs malgaches de 1972). b) Coûts du projet. Les toUts retenus dans l'analyse (3.610 millions de FMG) et le calendrier des investissements sont fondés sur les données qui figurent à l'Annexe 8. Ont été exclues de l'évalua- tion les dépenses suivantes: i) les investissements nécessaires au programme de colonisa- tion et de contr8le sanitaire (1.320 millions de FMG) - puisque leurs avantages ont également été exclus de l'a- nalyse; ii) le coit des machines agricoles et celui des véhicules (150 millions de FMG), qui sont compris respectivement dans le coÛt de production agricole et dans les dépenses générales annuelles; iii) une partie des dépenses communes (270 millions de FMG), qui sera payée pair des bénéficiaires qui ne participent pas au projet (verger de Bezezika); iv) les imprévus tenant à la hausse des prià (1.180 millions de FNG); v) la moitié des salaires de la main-d'oeuvre non spécialisée recrutée pour la construction des ouvrages du projet (50 millions de FMG); et vi) les dépenses nécessaires à la recherche agricole (200 millions de FMG). c) Production prévue au titre du projet. On espère atteindre les rendements prévus, pour le riz, quatre ans, et pour les autres cultures, cinq ans après le début de l'irrigation. Comme il faut compter six ans pour que soient achevés les travaux maté- riels exigés. par le projet, c'est onze ans après le début de leur mise en 'valeur que toutes les exploitations produiront à ANNEXE 14 Page 3 plein rendement. En dehors des avantages qu'il apportera à la région où il sera exécuté, le projet permettra également de mieux irriguer quelque 900 ha de riz dans la zone du delta où les rendements passeront, selon les estimations, de 1,2 tonne à l'ha (une seule récolte par an) à 3 tonnes à l'ha (deux ré- coltes par an); l'augmentation nette de valeur qui correspond à cet accroissement (42 millions de FMG) est inclue dans les avantages du projet. d) Avantages du projet. Pour évaluer ces avantages, les experts ont pris pour hypothèse que, si le projet n'était pas mis en oeuvre, la production agricole dans la zone du projet augmen- terait à raison de 3 % par an (taux de croissance prévu pour l'ensemble du secteur agricole),et plafonnerait après cinq ans. 2. Les avantages additionnels nets et coûts du projet utilisés pour l'analyse figurent au tableau comparé suivant: Valeur nette de la production An_e Coûts Sans le projet Avec le projet ----------------(En millions de FMG)------------- 1973 308 30 30 1974 566 31 31 1975 565 32 36 1976 685 33 124 1977 897 34 271 1978 590 35 441 1979 95 35 662 1980 95 35 761 1981 95 35 819 1982 95 35 849 1983-2012 95 35 860 Taux de rentabilité: 15,6 Z 3. Afin de mesurer la sensibilité du projet aux écarts qui pourraient se produire par rapport aux hypothèses les plus probables, on a envisagé les possibilités suivantes: Annexe 14 Page 4 Taux de rentabilité Z a) les rendements en tonne à l'ha ont été réduits simultanément à 3,5 pour le riz; 2,5 pour le coton; 1,2 pour le tabac; et 1,6 pour l'arachide; 12,2 b) les coûts de construction ont été augmen- tis de 20 Z; 13,6 c) la période des travaux a été prolongée de huit ans; et 14,3 d) les délais nécessaires pour que les cul- tures atteignent le rendement prévu ont été prolongés de quatre ans. 12,1 24 mai 1972 一 昌留昌昌留留昌昌留昌留留昌留昌盟留==監==贈曹===邑必=曽思=邑些旦旦=ヨ些堕些些型加ーーーーーーーー一一―-―ーーー---ーー--一ー
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Malagasy Republic - Morondava Irrigation and Rural Development Project : République Malgache - Projet d'irrigation et de Développement Rural de la Région de Morondava
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