CIRCUU\TN Capy RETURN To BE RETURNED TO REPORTS DES; EPORTS DESK WITHIN ON I ON E NQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT DOCUMENT A USAGE INTERNE Rapport No. PTI-5a EVALUATION D'UN PROJET D'INFRASTRUCTURE TOURISTIQUE TUNISIE 30 mai 1972 Depgrtement des projets touristiques TRADUCTION NON-OFFICIELLE A TITRE D'INFORMATION Ce rapport a été préparé à l'usage exclusif du personnel du Groupe de la Banque et à des finsi officielles seulement. Il ne peut être publié, cité ou évoqué sans l'autorisation du Groupe de lai Banque, lequel ne garantit en aucune manière son exactitude ou son caractère exhaustif, Tableau de conversion Equivalence des monnaies Unité monétaire dinar = 1000 millimes 1 dollar EU 0,483 dinar 1 dinar 2,07 dollaro EU 1 million de dinars 2 070 000 dollars EU 1 deutsche mark (DM) O,190 dinar 1 dinar 6,67 deutsche marks 1 million de dinars = 6 670 000 deutscae marKs Principales abréviations et sigles utilisés COFITOUR: Compagnie financière et touristique CGTT: Commissariat général du tourisme et du thermalisme ONTT: Office national du tourisme et du thermalisme SNI: Société nationale d'investissements SONEDE: Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux STEG: Société tunisienne de l'électricité et du gaz PTT: Ministère des postes, téléphones et télégrammes HARi Direction de l'hydraulique et des aménagements ruraux (Iinistère de 1'agriculture) 1fW : n'reditanstalt fuer Wiederaufbau 5CEOM : Bureau central d'études pour l'équipement d'outre-mer SCET : Société centrale pour l'équipement touristique Exercice financier ler janvier- 31 décembre TUNISIE EVALUATION D'UN PROJET D'INFRiAST'RUCTURE TOURISTIQUE TABLE DES MATIERES fages RESUME i-iv 1. INTRODUCTION 1 2. GENERALITES 1 A. L'économie 1 B. Le secteur 2 3. LE PROJET 7 A. Généralités 7 B. Description 8 Travaux d'infrastructure 8 Planification matérielle 10 C. Estimation des coûts Il Estimation des coats il .Affectation des fonds 14 Financement 15. Achats et contrats 16 Décaissements des fonds 16 D. Exécution 17 E. Organisation de l'exploitation 18 4. LE DEVELOPPE1ENT DE L'INDUSTRIE HOTELIERE 19 5. JUSTIFICATION 23 A. Justification par le marché 23 Perspectives de développement du marché 23 Taux d'occupation 24 B. Justification économique 24 Taux de rentabilité 25 C. Les effets du projet sur la balance des paiements et l'emploi 25 6. ASPECTS FINANCIERS 26 7. RECOMMANDATIONS 28 Le présent rapport a été établi à partir des conclusions d'une mission d'évaluation du projet composée de MM. Odone, Athanassoglou, Boyd, Delvaux, Kulski (consultant), Menezes, Prevost, Ringskog, Sear, Soges et Thys. Pendant son séjour en Tunisie, M. Saad El-Fishawy a aidé la mission sur les problèmes de droit. L'évaluation sur documents de la partie "télécommunications" du projet a été faite par M. Bassole. Table des MAtières - 2 - Page No. APPENDICES Tableaux 1 - 18 31 DIAGRAMES Diagramme Calendrier de la construction, des dépenses et des décaissements 1 Organigramme du Bureauu du projet 2 ANNEXES Annexe ONTT 1 Description des zones du projet 2 Routes 3 Partie Relative aux Adductions d'eau 4 Partie Relative a l'Evacuation .des Eaux Usées et a la Lutte contre la Pollution des Eaux - - 5 Partie Relative a l'Energie Electrique 6 Partie Relative aux Telecommunications 7 Justification Economique 8 CARTES 1umero Zones du Projet Touristique 3747 Zone du Projet Tunis Nord - Utilisation des Terrains 3748R Zone du Projet Tunis Sud - Utilisation des Terrains 37h9R Zone du Projet Hammamet - Utilisation des Terrains 3750R Zone du Projet Sousse - Utilination-dea.Terriw 3751R Zone du Projet Djerba - Utilisation des Terrains 3752R Zoné du Projet Zarzis - Utilisation des Terrains 3753R Zone du Projet Tunis Nord - Ouvrages d'Evacuation des Eaux. Usées et de Lutte contre la Pollution des Eaux 3859 Zone du Projet Tunis Sud - Ouvrages d'Evacuation des Eaux Usées et de Lutte contre la Pollution des Eaux 3860 Zone du Projet Hammamet - Ouvrages dlEvacuation des Eaux Usées et de Lutte contre la Pollution des Eaux 3861 Zone du Projet Sousse - Ouvrages d'Evacuation des Eaux .Usées et de Lutte contre la Pollution des Eaux 3862 Zone du Projet Djerba - Ouvrages d'Evacuition des Eaux Usées et de Lutte- contre la Pollution des Eaux 3863 Zone du Projet Zarzis - Ouvrages d'Evacuation des Eaux Usées et de Lutte contre la Pollution des Eaux 3864 TUNISIE EVALUATION D'UN PROJET D'INFRASTRUCTURE TOURISTIQUE RESUME i. Le présent rapport évalue un projet de mise eaplace de l'infrastructure nécessaire à six zones touristiques s 'étendant sur 1.000 kilomètres le long des côtes de la Tunisie (Carte No 3747). L'ensemble des travaux d'infrastructure qui comprend la construction de routes, l'approvisionnement en eau, la mise en place de réseaux d'évacuation des eaux usées, d'électricité et des télé- communications, constitue le premier projet d'infrastructure touristique en Tunisie pour lequel l'aide financière dû Groupe de la Banque Mondiale soit sollicitée. Cette aide complète le financement que le Groupe a déjà octroyé par l'intermédiaire de deux organismes, pour la reconstruction d'hôtels et autres installations d'accueil en Tunisie. Ces deux organismes sont la Compagnie financière et touristique (COFITOUR) créée en 1969 avec l'aide d'une participation de la SFI d'un montant de 9,9 millions de dollars, et la Société nationale d'Investissement (SNI) qui, pendant les quatre dernières années, a repr9té lh,5 millions de dollars de fonds de la Banque pour la construction d'h8tels. ii. Depuis dix ans, le tourisme international se développe de manière impressionnante en Tunisie. Les arrivées de visiteurs étrangers sont passées de 46.000 à 640.000 de 1961 à 1971, soit un accroissement annuel de 30 %, ce qu'aucun autre pays méditerranéen n'a atteint jusqu'ici. Pendant cette m6me période, les recettes en devises procurées par le tourisme ont augmenté de 3 millions de dollars à un chiffre estimé à 110 millions de dollars et elles constituent maintenant le plus gros poste de recettes dans la balance des paiements de la Tunisie. iii. Dépassant systématiquement les objectifs fixés dans divers plans nationaux de développement, la capacité d'hébergement en Tunisie s'est accrue au taux annuel de 26 % pendant la décennie écoulée, le nombre des lits passant de 4.000 en 1961 à environ 43.000 en 1971. Comme les aalaires et les prix sont bas dans ce pays et que les taux annuels d 'occupation des lits sont généralement élevés, l'industrie h8telière tunisienne est en bonne position pour soutenir la concurrence de ses rivales méditerranéennes. iv. Pendant les années 1960, le secteur public a apporté au tourisme une aide active mais parfois inefficace. Cette aide de l'Etat a pris des formes diverses allant de l'octroi de stimulants financiers et de capitaux pour la construction d'hôtels à la propagande touristique et à l'appui donné aux investisseurs hôteliers pour obtenir des terrains. Le gouverne- ment vient de prendre une série de mesures visant à renforcer ce secteur et a décidé d'atteindre, dès 1980, l'objectif de 1.500.000 visiteurs étran- gers, fixé initialement pour l'année 1985. La réalisation de ce programme, qui suppose un taux de croissance annuel d'environ 9 %, semble possible si l'on table sur les tendances passées, sur les perspectives du marché potentiel et sur les avantages comparatifs dont bénéficie la Tunisie. v. Pour l'exécution du projet, le gouvernement a choisi, comme conve- nant le mieux à l'implantation d'h8tels, six zones où se trouve déjà une forte proportion de la capacité d'hébergement et qui reçoivent un grand nombre de visiteurs étrangers. Ces zones diffèrent beaucoup par leur cadre naturel et par les installations touristiques que l'homme y a construites, mais elles ont en commun des plages superbes, des eaux claires le long des côtes, qui se prêtent admirablement à la natation, la pêche et la voile, et un bon climat, caractérisé par des hivers tempérés et des étés modéré- ment chauds. Il est donc probable qu'elles continueront à a,tirer la majeure partie des visiteurs étrangers en Tunisie, vi. Si les possibilités d'hébergement se sont rapidement accrues dans les six zones du projet, la mise en place de l'infrastructure a été plus lente et le rotard va s'aggravant du nord au sud. L'engorgement des routes est fréquent au coeur de la saison, l'inouffisance des réseaux d'égouts provoque la pollution des plages et la pénurie d'eau s'aggrave dans les régions de Djerba et de Zarzis. vii. Faute d'une planification matérielle rationnelle et d'un contr8le de la construction, le développement des moyens d'hébergement s'est fait sans plan cohérent dans les six zones touristiques. Les constructions en "alignement" ont proliféré le long de la côte, absorbant des surfaces de plage excessives et souvent rien n'a été réservé pour des espaces verts ou des parcs entre les h8tels. viii. Le projet consiste en l'exécution dans les six zones d'un ensemble de travaux d'infrastructure (routes, adduction d'eau, égouts, fourniture d'électricité et de moyens de télécommunicates) selon un plan d'aménagement soigneusement conçu. Les travaux envisagés auront deux objets: rattraper le retard actuel dans la mise en place de l'infrastructure et constituer une base rationnelle permettant un nouvel accroissement des moyens d'hébergement. Les infrastructures envisagées dans le projet sont de deux sortes: les grands réseaux desservant les zones ou leurs subdivisions et les branchements vers les différents hôtels. Les dimensions des grands réseaux ont été calculées de façon à trouver, aux moindres coÛts, des solutions permettant de satis- faire la demande au moins jusqu'à la fin de I année 1981. Les branchements, quant à eux, seront assez nombreux pour desservir les hâtels actuels et ceux qui seront construits durant la période d'exécution du projet (1973-1976). x. Dans leurs études, les consultants estiment que les six zones réunies offriront à leur "point de saturation" un maximum de 174.000 lits d'hôtel. Les limites de saturation de l'ensemble des zones et de chacune prise individuellement ont été calculées en fonction des normes acceptées sur le plan international pour l'occupation des plages et la densité de la construction. Dans chaque zone, Je développement des ressources hatelières se fera selon un plan particulier où il sera judicieusement tenu compte à la fois des normes de logement et de la qualité des ressources touristiques ainsi que des préférences supposées de la clientèle. Un choix rationnel de l'emplacement des superstructures et des infrastructures est primordial et le type d'aménagement "nucléaire" prévu pour l'avenir est à la fois plus économique et plus séduisant que l'alignement le long des côtes qui prédomi- nait jusqu'ic:L. - iii - X. Les perspectives favorables du marché, s'accompagnant d'un accrois- sement probable des économies externes et d'une exploitation plus profitable grâce à l'amélioration de l'infrastructure, devraient stimuler les inves- tissements hôteliers dans les six zones du projet. Il faut ajouter que le gouvernement a accepté de simplifier et d'améliorer le système actuel de mesures destinées à favoriser l'investissement dans l'hôtellerie; il s'est engagé aussi à appliquer un contrôle plus rigoureux du prix des terrains et à développer les programmes de formation aux métiers de l'hôtellerie. xi. Le coât du projet, y compris les imprévus, est estimé à l'équiva- lent de 55 millions de dollars. Les contrats de construction et de four- niture du matériel seront accordés sur appels d'offres internationaux, mais il sera fait appel aux entrepreneurs tunisiens pour les petits travaux de génie civil d'un coût total ne dépassant pas environ 7 millions de dollars. L'élément payable en devises du coût total du projet sera fonction du résul- tat des appels d'offre internationaux. Dans l'hypothèse où les entrepreneurs tunisiens obtiennent, ce qui parait probable, quelque 50 % des contrats (en valeur) pour les grandes routes, les travaux d'évacuation des eaux usées et d'adduction d'eau, l'élément payable en devises du cott total du projet devrait être de l'ordre de 56 %, soit 30,8 millions de dollars. Le montant global du prêt de la Banque et du crédit de 1'IDA sollicités par le Gouver- nement tunisien serait au total de 24 millions de dollars. Une somme supplémentaire de 12,h millions de dollars serait fournie par l'aide bilatérale allemande. Selon les calculs, le total de ces fonds devrait couvrir toutes les dépenses en devises, plus 23,1 % des coats en monnaie tunisienne. Le solde des capitaux nécessaires, soit l'équivalent de 18,6 millions de dollars, serait fourni par l'Etat tunisien. xii. Outre l'amélioration des services d'infrastructure pour les h8tels qui fonctionnent actuellement (dont bénéficiera aussi la population de ces zones), le projet est conçu de manière à permettre la construction de moyens d'hébergement supplémentaires totalisant 43.000 lits en 1981, ainsi que le développement d'autres installations touristiques, telles que magasins et restaurants. C'est pourquoi il a été tenu compte de ce programme d'investis- sement plus vaste dans l'évaluation économique du projet, les bénéfices nets étant mesurés par le montant des dépenses additionnelles des visiteurs dans les six zones du projet, diminué du coût d'exploitation des hôtels et autres installations touristiques. La durée de vie économique du programme d'in- vestissement étant estimée à 25 ans, le taux de rentabilité interne du pro- gramme global devrait être de 16 %. Un taux de rentabilité individuel a été calculé pour chaque zone touristique. Ces taux vont de 11 % à 19 %. On a estimé que les recettes nettes en devises seraient de 14 millions de dollars en 1975 et de 97 millions de dollars en 1984, année oÙ le programme aura été entièrement mené à bien. xiii. L'Office national du tourisme et du thermalisme (ONTT) serait le maître d'ouvrages du projet et, en tant que tel, aura la responsabilité générale de l'exécution des travaux envisagés. Il aura la charge d'administrer les fonds réunis pour le projet, d'effectuer les versements et de coordonner l'activité des divers organismes publics qui seront chargés d'exécuter les divers éléments du projet; il s'agit du Ministère des travaux publics pour - iv - les routes, du Ministère de l'agriculture pour l'évacuation des eaux usées, du Ministère des postes et télécommunications pour les télécommunications, de la SONEDE pour les réseaux d'adduction d'eau et de la STEG pour l'élec- tricité. Une fois les travaux achevés, l'exploitation des divers éléments d'infrastructure sera confiée aux organismes compétents. xiv. Ce projet justifie l'octroi d'un pr^t de la Banque de 14 millions de dollars à échéance de 25 ans, y compris 5 ans de différé d'amortissement, et d'un crédit de l'IDA de 10 millions de dollars. L'emprunteur serait l'Etat tunisien. TUNISIE EVALUATION D 'UN PROJET D'INFRASTRUCTURE TOURISTIQUE I. INTRODUCTION 1.01 En 1968, le Gouvernement tunisien a indiqué qu'il souhaiterait obtenir un financement de la Banque pour un projet touristique. Une mission d'identification de la Banque a, au début de 1969, recommandé au gouverne- ment de préparer des études relatives à ,certaines régions c8tières. En 1970, le Gouvernement tunisien, avec une aide bilatérale de l'Italie, a retenu par contrat les services d'Italconsult (bureau d'études italien) pour prépa- rer les plans d'aménagement de sept zones côtières: Tunis Nord, Tunis Sud, Hammamet, Sousse, Djerba, Zarzis et Kerkennah. Ces plans ont été achevés à la fin du printemps de l'année 1971. 1.02 Les missions envoyées par la Banqu;,e, à la suite dc ces études, ont recommandé l'abandon de la zone de Kerkennah, oÙ l'absence d'une infra- structure de base aurait rendu trop coûteux l'aménagement touristique de cette zone, et elles ont demandé pour les autres zones l'exécution d'études de just'îfication portant sur chacun des éléments du projet: égouts, adduction d'eau, routes, électricité et télécommunications. Ces études étaient pretes lorsqu'une mission d'évaluation de la Banque se rendit en Tmnisie en novembre 1971. 1.03 En raison de la complexité des travaux envisagés, qui portent sur tout le secteur du tourisme, la préparation du projet a duré environ trois ans. Pour la même raison, le personnel de la Banque participant à l'évaluation du projet a été exceptionnellement nombreux. La mission d'éva- luation elle-même, composée de MM. Odone, Athanassoglou, Boyd, Delvaux, Kulski (consultant), Menezes, Prevost, Ringskog, Soges et Thys, a terminé ses travaux en Tunisie en décembre 1971. Avant cette date, M. Sear avait évalué l'élément "fourniture d'électricité" du projet. M. Bassole a évalué, sur documents, l'élément "télécommunications" Pendant son séjour en Tunisie, M. Saad El-Flshawy a aidé la mission à résoudre les problémes d'ordre juridique. 1.04 Dans le cas oà le projet serait retenu, ce serait le premier finan- cement par la Banque et l'ILA d'une infrastructure touristique en Tunisie. 2. GENERALITES A. L'économie 2.01 Une analyse de l'économie tunisienne figure dans le rapport "Current Economic Position and Prospects of Tunisia" (EMA - 38 a) daté du 18 août 1971. 2.02 Les possibilités de développement de la Tunisie sont bonnes, et néanmoins le taux de croissance de la production réelle, pendant la dernièz ;a décennie,n'a été en moyenne que de 3.,4 % par an. Ces derniers temps, la croissance a été freinée par deux années de grande sécheresse (1966 et 1967) -2 - et de très graves inondations en 1969; une autre cause est l',ntervention excessive de l'Etat dans d'importants secteurs de l'économie. Néanmoins, les industries extractives et le tourisme se sont rapidement développés, les premières grâce à la découverte récente de gisements de pétrole, et le tourisme bénéficiant de son potentiel intrinsèque et du fait qu'il est le seul secteur vraiment ouvert à l'initiative privée (Tableau 1). Le gouver- nement ayant radicalement modifié sa politique en 1970, ce qui a permis à l'entreprise privée de s'introduire dans d'autres secteurs, les investisse- ments privés dans le tourisme semblent s'tre temporairement ralentis. 2.03 La croissance de l'économie s'est accompagnée d'un déficit gran- dissant au compte des transactions sur marchandises. Les recettes du tourisme ont de plus en plus contribué à le combler et elles constituent maintenant la principale source de recettes en devises. Comme les perspectives d'un développement rapide de ce secteur sont bonnes, il devrait continuer à renforeer la position de la balance des paiements et aider à fournir des emplois à l'important excédent de main-d'oeuvre dans le pays. De plus, comme les investissements dans l'hôtellerie se font dans les zones attirant les touristes, lesquelles se trouvent en majeure partie hors des zones urbaines et dans les provinces pauvres du sud, ce secteur pourrait contri- buer de plus en plus à atténuer les disparités entre les régions pour ce qui est des revenus et de l'emploi. B. Le secteur 2.0h Située au centre des bassins oriental et occidental de la Méditer- ranée, la Tunisie est, sur le continent africain, le point le plus proche du centre du marché touristique européen dans le triangle Londres-Francfort- Paris. Les 1.C60 kilomètres de c8tes du pays comptent quelques-unes des plus belles plages de la Méditerranée, bénéficiant d'un climat agréable pendant la majeure partie de l'année. Les vestiges du passé culturel de la Tunisie abondent dans tout le pays, ce qui ajoute encore aux attraits na- turels du pays pour le touriste; on y trouve des ruines phéniciennes datant de la période oÙ Carthage fut une grande puissance maritime, des aqueducs, des temples et des colisées bâtis par les Romains, des mosquées d'inspiration byzantine, des fortifications turques le long de l'ancienne côte barbaresque et, dans toutes les villes tunisiennes, les traditionnels souks arabes oÙ sont vendus des produits très divers, fruits de l'imagination des artisans locaux. Pendant la décennie écoulée, cette richesse de ressources touris- tiques a rapidement attiré un nombre croissant de visiteurs étrangers. 2.C6 Entre 1961 et 1971, les arrivées de touristes étrangers en Tunisie a augmenté au taux annuel de 30 %, leur nombre passant de 46.000 à 640.000 (Tableau 2), taux qu'aucun autre pays méditerranéen n'a atteint. L'aug- mentation du tourisme étranger a été constante pendant cette période, mais la demande s'est ralentie en 1969 et 1970 pour plusieurs causes: incertitude politique, inondations et choléra. Le taux de croissance moyen des arrivées durant ces deux années n'a été que de 11,5 %. La tendance à la hausse a repris en 1971, armée oà les arrivées de touristes étrangers ont augmenté de 50 % par rapport à 1970. La croissance de la demande du tourisme inter- national a été encore plus rapide si on la mesure en nombre de nuitées, la durée du séjour de cette catégorie de touristes augmentant régulièrement pendant cette décennie pour atteindre la moyenne actuelle d'environ 10 jours. -3 - Le faible revenu par habitant en Tunisie explique que la croissance du tourisme national ait été beaucoup plus lente. Le nombre des nuitées de touristes tunisiens en pourcentage du nombre total des nuitées dans les h6tels a rapidement baissé, de 27 % en 1963 à 7 % en 1970. 2.06 Le principal marché touristique pour la Tunisie est l'Europe occidentale d'oà, en 1970, sont venus 80 % du nombre total de touristes, l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni étant les trois sources les plus importantes (Tableau 3). Comme la Tunisie est située sur la rive opposée de la Méditerranée, face à l'Europe, environ 75 % des visiteurs sont ar- rivés par la voie aérienne, la majeure partie d'entre eux à l'aéroport de Tunis-Carthage et le reste aux aéroports de Djerba et de Monastir. 2.07 Selon les résultats d'une enquête par sondage effectuée par la "Compagnie financière et touristique" (COFITOUR) de mai à août 1971, les vacanciers en qugte d'un climat tempéré et de plages attrayantes (et non pas les visiteurs pour affaires) constituent la majorité des visiteurs étrangers en Tunisie. Les conclusions de la COFITOUR sont confirmées par le fort pourcentage de visiteurs étrangers voyageant en vols "charter" ou en ;roupes organisés, et aussi par la concentration du trafic touristique dans les mois d'été oÙ l'on a enregistré plus ee 60 % du total des nuitées de visiteurs étrangers (Tableau h). 2.08 Bien que le prix du logement et des services soit inférieur en Tunisie à ceux constatés dans d'autres pays méditerranéens, le coût relative- ment élevé du voyage par avion (même par vol "charter") à partir de l'Europe occidentale fait qu'un séjour de vacances en Tunisie coûte plus cher que dans des régions que le touriste peut atteindre en auto ou par le train (par. 5.03). Les visiteurs étrangers en Tunisie disposent de revenus plus élevés que ceux qui se rendent, par exemple, en Espagne, en Yougoslavie ou sur la c6te italienne de l'Adriatique. En fait, l'enquête de la COFITOUR révèle que pendant la saison mai-août en 1971, 7 % seulement des visiteurs appartenaient aux classes laborieuses, le .reste étant des,membres des professions libérales ou employés de bureau. 2.09 Dépassant systématiquement les objectifs fixés dans divers plans nationaux de développement, la capacité d'hébergement en Tunisie s'est accrue au taux annuel de 26 % pendant la décennie écoulée, le nombre des lits d'hôtel passant de 4.000 en 1961 à environ 46.000 en 1971 (Tableau 5). Pendant cette période,. ce sont surtout des h6tels de première catégorie ou de catégorie "touriste" qui ont été construits le long de la c6te, presque entièrement (95 %) grâce à des investiesements privés. Quelques villages de vacances ont été construits entre 1961 et 1971 mais leur proportion dans la capacité d'hébergement totale reste faible (environ 17 %). Les moyens supplémentaires (chambres chez l'habitant, terrainb de camping, etc.) qui constituent une part substantielle de la capacité de logement dans d' autres pays méditer- ranéens font à peu près totalement défaut en Tunisie. 2.10 Tout compte fait, les perspectives de l'industrie h6telière en Tunisie sont bonnes. Comme les salaires et les prix sont bas dans ce pays, -4- cette industrie est en bonne position pour soutenir la concurrence de ses rivales méditerranéenn3s. La pension complète va de 7 dollars dans la catégorie touriste à 20 dollars dans les hôtels de luxe. Pendant les mois d'été, les taux d'occupation dépassent généralement 80 % (Tableaux 7 et 8), ce qui semble confirmer qu'il doit exister une forte demande insatisfaite. De plus, l'industrie hôtelière tunisienne bénéficie des économies d'échelle que procure la taille toujours plus grande de l'hôtel moyen, qui est passée de 56 à 187 lits pendant la période considérée (Tableau 5). A l'heure actuelle, des hôtels construits il y a un an ou deux, aux prises avec les difficultés inhérentes à la période de démarrage, représentent plus de 32 % de la capacité totale d'hébergement en Tunisie. A mesure que dans l'avenir cette propor- tion baissera, aussi bien le taux d'occupation que la rentabilité de l'indus- trie hôtelière tunisienne devraient encore s'améliorer. 2.11 L'augmentation rapide de la capacité d'hébergement en Tunisie a fait que l'hôtellerie manque de personnel qualifié et que la qualité du service a baissé, particulièrement pendant les mois de pointe en été. Cette pénurie va nécessairement s'aggraver si l'on ne développe pas les programmes de formation en cours d'exécution. 2.12 Le secteur du tourisme contribue dans des proportions de plus en plus fortes à l'économie du pays. De 1961 à 1971, les recettes du tourisme sont passées de 3 millions de dollars à un chiffre estimé à 110 mil- lions de dollars. L'augmentation continue de la moyenne des dépenses quotidiennes des visiteurs étrangers - de 9 dollars en 1961, elles sont passées à 17 dollars en 1971 - est la raison pour laquelle les recettes en devises procurées par le tourisme ont augmenté encore plus vite que les nuitées de visiteurs étrangers. Entrant pour 22 % dans le total des recettes au titre des exportations de biens et services, ces gains en devises provenant du tourisme constituent maintenant la plus importante source de devises pour la Tunisie (Tableau 9). Pour ce qui est de la main-d'oeuvre, une récente enquête fait apparaître qu'en 1971, quelque 13.000 personnes étaient employées par l'industrie hôtelière, soit environ 1 % du total de l'emploi. Ces chiffres ne donnent qu'une idée partielle des répercussions que le développement du tourisme a sur l'emploi puisque les hôtels ne représentent qu'une partie du secteur du tourisme. De plus, il n'y est pas tenu compte des effets indi- rects que la demande touristique peut avoir eu sur l'emploi dans d'autres secteurs. 2.13 Pendant les années 60, le secteur public a apporté au développe- ment du tourisme une aide active, mais parfois inefficace. Pendant cette période, la structure initiale de l'organisation publique chargée du tourisme a été modifiée; d'un service semi-public (le Co.missariat général du tourisme et du thermalisme, CGTT), l'organisme a pris rang de ministère, puis (en 1970) est devenu un organe autonome (l'Office national du tourisme et du thermalisme, ONTT), qui relève du Ministère de l'économie. La structure administrative de l'ONTT est décrite plus en détail dans l'Annexe 1. 2.14 Soucieux de faire mieux connaître la Tunisie sur le marché inter- national du tourisme, l'ONTT et ses prédécesseurs ont soutenu les efforts -5 - communs de l'industrie hôtelière et des agences de voyages en ouvrant des bureaux de tourisme dans plusieurs capitales d'Europe. En 1970, les dépenses de publicité et de propagande de l'ONTT se sont élevées à 700.000 dollars, soit 20 % du total de son budget de fonctionnement; à la fin de 1971, ce poste était passé à près de 1.000.000 de dollars. 2.15 Au cours des années, le gouvernement a pris les mesures suivantes pour stimuler les investissements dans le tourisme: i) prise en charge (par l'intermédiaire de l'ONTT) des petits travaux d'infrastructure, c'est-à-dire les branchements des réseaux d'infrastructure vers les h8tels; ii) entrée en franchise des équipements et matériaux importés pour la construction d'hôtels; iii) réduction de l'intérêt sur les emprunts hôteliers jusqu'à concurrence de 3 % des taux d'intérêt commerciaux (qui sont actuellement d'environ 9 %); et iv) exonération pendant cinq ans de l'impôt sur les bénéfices. Ce système de stimulants présente un certain nombre de défauts dont la cause est que ces avantages ont été consentis l'un après l'autre, sans plan d'ensemble rationnel. Premièrement, on peut se demander si ces divers stimulants, pris dans leur ensemble, sont suffisants compte tenu des besoins réels, et s'il n'eât pas été possible d'obtenir un apport continu de capi- taux privés pour l'hôtellerie par une série différente de stimulants moins susceptibles d'entra'ner une mauvaise allocation des ressources, et moins coftteux pour l'Etat. Deuxièmement, les stimulants à l'investissement sont trop souvent accordés sans qu'il soit fait suffisamment de distinction entre les bénéficiaires; ils sont consentis à tous lea hôtels, quels que soient leur emplacement ou leur catégorie. Troisièmement, la multiplicité des lois et règlements relatifs aux stimulants de l'investissement dans l'h8tellerie est telle que les investisseurs potentiels ont du mal à comprendre les avantages qui leur sont offerts et que les autorités tunisiennes éprouvent des difficultés à les administrer. 2.16 Le Gouvernement tunisien aide aussi les investisseurs dans l'h8tel- lerie à obtenir des terrains pour la construction d'h8tel.s. La législation fixe que toutes les cessions de terrains sur le territoire tunisien doivent être approuvées par les gouverneurs régionaux; si le propriétaire refuse de vendre un terrain au prix et pour l'objet recommandés par l'une de ces autorités régionales, il court le risque de se voir interdire la vente de son terrain pour togte autre utilisation. De cette façon, le secteur public est en mesure d'obtenir à des prix raisonnables (environ 1 dollar le m) la vente de terrains pour la construction d'h8tels. Il n'est pas certain, toutefois, que ce moyen indirect et assez empirique de réglementer les ventes de terrains pourra être appliqué dans l'avenir à mesure qu'une demande hôte- lière croissante rendra la concurrence plus vive le long de la côte. -6- 2.17 La Société nationale d'investissements (SNI) et la Compagnie financière et touristique (COFITOUR) ont les premières organisé le crédit hôtelier et, à elles deux, ellei ont jusqu'à présent fourni au total quelque 30 millions de dollars pour une quarantaine de projets hôteliers. Ces deux institutions obtiennent leurs fonds des secteurs public et privé de Tunisie, ainsi que des sources internationales, telles que le Groupe de la Banque Mondiale avec lequel elles ont des relations de travail. Les capitaux disponibles pour les prêts hôteliers ont jusqu'ici été suffisants. Mais la période de remboursement des prêts tunisiens (10 à 12 ans) est trop courte; elle est nettement inférieure à la durée de vie des hôtels et n'a rien de commun avec les échéances (15 à 25 ans) consenties par les institutions de crédit hôtelier dans d'autres pays méditerranéens, l'Italie, la grèce et le Maroc par exemple. 2.18 Le gouvernement vient de réaffirmer l'intérêt qu'il prend au développement du tourisme et il faut se félic.1ter du remplacement du Minis- tère du tourisme par l'ONTT. Pouvant agir avec plus de souplesse dans la prise de décisions, l'octroi de capitaux et le recrutement du personnel, bénéficiant de cadres qualifiés aux niveaux supérieur et moyen, cette nouvelle organisation est bien mieux équipée pour s'acquitter des tâches multiples qu'impose le développement continu de ce secteur. Le 2 novembre 1971, le Conseil des ministres a approuvé une série de mesures qui prévoient, notam- ment, le doublement du bâtiment de l'aéroport Tunis-Carthage, l'exemption des droits de douane des voitures et autobus servant au transport des tou- ristes, et la réduction du prix de l'essence pour les visiteurs étrangers "motorisés". la 19 avril 1972, le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi 1/ i) fixant le concept des zones prioritaires pour le dévelop- pement du tourisme (la définition pratique des limites des zones touristiques fera l'objet de décrets ultérieurs); ii) posant le principe selon lequel la construction d'hôtels dans ces zones devra se faire en conformité des plans d'aménagement, et iii) créant une A.gence foncière publique dont la principale fonction sera de faciliter les cessions de terrains par leurs propriétaires actuels aux investisseurs dans l'hôtellerie. 2.19 Sous l'effet de l'accroissement spectaculaire du tourisme en 1971, les autorités tunisiennes ont avancé à 1980 l'objectif de 1.500.000 visiteurs étrangers, fixé initialement pour 1985. Selon ces projections révisées, les arrivées de viviteurs étrangers devraient augmenter au taux annuel de 9 % environ. Les perspectives d'un nouveau développement de l'offre sur le marché touristique sont favorables et le potentiel touristique de la Tunisie est encore loin d'être entièrement exploà-té. Investisseurs et visiteurs devraient, grâce à l'exécution du projet, bénéficier de conditions bien meilleures. Si le gouvernement applique une politique dynamique, la croissance du secteur du tourisme devrait atteindre ou mdme dépasser les pro- jections officielleo. 1 Projet de loi relatif à l'aménagement des zones touristiques et aux transactions immobilières à l'intérieur de ces zones. -7- 3. LE PROJET A. Généralités 3.01 Les six zones du projet, choisies par le gouvernement comme zones prioritaires pour le développement duýtourisme aux termes du projet de loi mentionné au par. 2.18, constituent la majeure partie du secteur tunisien du tourisme. On y trouve, sur environ 170 km de c8tes, près de 58 % de la capacité d'hébergement du pays et du trafic des visiteurs étrangers. Bien qu'elles diffèrent beaucoup par leur cadre naturel et par les installations touristiques que l'hme y a construites, ces six zones du projeit ont en commun des plages superbes, des eaux claires le long de la côte qui se prêtent admirablement à la natation, la pêche et la voile, et un bon climat, caractérisé par des hivers tempérés et des éti modérément chauds., Compte tenu de la latitude de la Tunisie, les températures dans les six zones du projet se comparent favorablement, dans l'ensembleb à celles enregistrées dans les principales stations balnéaires du nord de la Méditerranée (Tableau 10) et la saison touristique y est plus longue. Les caractéristiques compara- tives des six zones touristiques, qui sont décrites plus on. détail dans l'Annexe 2, sont indiquées ci-après: Tableau 1 Caractéristiques comparatives des six zones du projet 1 2 3 3 4 5 Superficie Longueur de Capacité d'héber- Capacités 4) en % Taux moyen (ha) la c8te gement au point d'héberge- de. d'occupation (km) de saturation ment actuelles 3) des h8tels (lits) (lits) en 1971 is N. 2.575 18,5 10.000 1.462 14,6) - 33 is S. 4.750 26,o 20.000 1.538 7,7) nmamet 8.000 31,0 So.ooo 12.363 24,7 48 sse 4.475 30,0 40.000 4.841 12,1 61 zba 9.600 42,0 30.000 4.538 15,1) - 58 Zis 7.100 _ 22,5 24.000 _.5 6,3) 5 Total. 36àQ 1706.0 174.ooo 26.246 l1.0 Voir par. 3.11 8 - 3.02 Le développement de l'infrastructure dans les six zones du projet a en général pris un retard sur l'expansion de la capacité d'hébergement. Les insuffisances apparaissent particulièrement dans le cas des routes, des réseaux d'égouts et d'adduction d'eau et elles s'aggravent progressivement du noidau sud. Le réseau routier dans les six zone.- est de plus en plus insuffisant, face à l'accroissement de la circulation automobile; en outre, nombreuses sont les villes dans ces zones qui perdent de leur charme du fait que les poids lourds traversent leur centre, causant du bruit et pol- luant l'atmosphère. En règle générale, les hôtels ont da,par leurs propres moyens, organiser l'évacuation des eaux usées en installant des fosses septiques; quant à ceux situés à proximité des centres urbains, ils ont à subir l'incommodité supplémentaire des effluents non traités des égouts municipaux qui viennent polluer le rivage. Le manque d'eau pose des problèmes, particulièrement dans les zones de Djerba et de Zarzis; il est indispensable d'accroftre l'approvisionnement en eau, faute dbquoi ces zones vont cesser de se développer malgré la richesse de leurs ressources touris- tiques. 3.03 Faute d'une planification matérielle rationnelle et d'un contrôle de la construction, le développement des moyens d'hébergement dans les zones du projet s'est fait sans programme cohérent. Dans la plupart des régions ctières, les hôtels ont été construits en ligne à proximité de l'eau, mode d'aménagement qui exige des surfaces de plage et de construction hors de proportion avec le nombre de touristes effectivement logés. Souvent rien n'a été réservé pour les espaces verts et les parcs entre les hôtels, comme il eat fallu le faire selon les normes modernes de l'écologie et de l'aménage- ment des staticm balnéaires. En outre, ce type d'aménagement en bordure s'étend sur de grandes distances si bien que les propriétaires d'hôtels ont été enclins à créer leurs propres magasins et installations de loisirs alors que des centres communs auraient été un moyen plus économique de satisfaire la clientèle. B. Description 3.o4 Le projet consiste en l'exécution,dans les six zones, d'un ensemble de travaux d'infrastructure (construction de routes, de réseaux d'adduction d'eau et d'égouts, fouraxiture d'électricité et de moyens de télécommunications) selon un plan d'aménagement soigneusement conçu. Le projet comporte aussi l'exécution d'études en vue de développer les programmes actuels de formation du personnel hôtelier et d'un programme de propagande visant à susciter l'in- térêt des investisseurs hôteliers pour les six zones du projet. Travaux d'infrastructure 3.05 Les travaux envisagés ont deux objets: rattraper le retard actuel pour améliorer les services hôteliers dans les six zones et constituer une infrastructure de base rationnelle permettant un nouvel accroissement des moyens d'hébergement dans ces régions. Les infrastructures envisagées dans le projet sont de deux sortes: de grosses conduites, de grands collecteurs, etc. desservant les zones ou leurs subdivisions, et des branchements vers les différents hôtels. Les dimensions des réseaux principaux ont été calculées - 9- de façon à sa.isfaire la demande présente et future aux moindres coûts; ils auront une capacité suffisante pour satisfaire la demande au moins jusqu'en 1981, dans toutes les zones du projet, à l'exception des besoins en eau des zones de Djerba et de Zarzis qui ne seront couverts que :isqu'en 1979 par les travaux effectués dans le cadre du projet. Les branchements prévus seront assez nombreux pour desservir les hôtels actuels et ceux qui seront construits durant la période d'exécution du projet (1973-1976). Les branchements nécessaires pour les h8tels construits dans la période 1976-1981, ainsi que les installations de dessalement qu'il faudra peut-être mettre en place pour les zones de Djerba et de Zarzis après 1979 pourraient faire l'objet d'un deuxième projet d'infrastructure en Tunisie. 3.06 L'élément routier comporte la modernisation ou la construction d'environ 113 kilomètres de routes principales, y compris deux grands ponts, et d'environ 83 kilomètres de routes secondaires. Les grandes routes sont celles qui relient les zones du projet au réseau routier national ou aux aéroports ou qui assurent de meilleures communications entre divers centres d'activité dans les zones. Les routes secondaires, ou voies de desserte, relient les hôtels et les installations touristiques au réseau routier. Les routes, dans les zones du projet, traversent, en général, des terrains plats ou faiblement vallonnés et leur construction ne pose pas de gros problèmes de génie civil. C'est pourquoi l'évaluation de l'élément "routes" du projet s'est faite sur la base d'études techniques préliminaires et non pas à partir des projets d'exécution qui sont la pratique normale de la Banque. Le tracé a été minutieusement choisi pour que les routes s'intègrent harmonieusement dans le paysage et, chaque fois que cela est possible, offrent des vues panoramiques. Elles ont été conçues de manière à contourner les villes, telles qu'Hergla, Taguerness, Aghir et Houmt Souk, dont le centre est ainsi protégé d'une circulation intense, du bruit et de la pollution atmosphérique. L'élé- ment "routes" du projet est décrit plus en détail dans l'Annexe 3. 3.07 La Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), régie nationale des eaux en Tunisie, augmente actuellement la capa- cité des principales sources d'approvisionnement en eau pour les régions dans lesquelles sont situées les zones du projet; ce programme national est en voie d'exécution avec l'aide financière de la Banque et de l'IDA (Prt 581-TUN et Crédit 209-TUN). La capacité supplémentaire ainsi fournie suffira à fair- face à la demande d'eau des zones du projet Tunis Nord, Tunis Sud, Hammamet et Sousse jusqu'en 1981. Par contre, dans les zones de D.jerba et de Zarzis, la capacité additionnelle est rapidement absorbée par la demande actuelle. Il est prévu dans le projet touristique l'achèvement du deuxième aqueduc destiné à alimenter ces deux zones, alors qu'à l'origine, le calendrier des travaux prévoyait que l'aqueduc ne devait être fini que dans la dernière phase du projet national d'adduction'd'eau. Pour alimenter les six zones, il est prévu dans le projet la construction de grosses conduites et autres réseaux de distribution, ainsi que des réservoirs et des branchements vers les htels. L'élément "adduction d'eau" du projet - qui comporte aussi une étude de justi- cation relative à l'installation d'usines de dessalement dans les zones de Djerba et Zarzis après 1979 - est décrit plus en détail dans l'Annexe 4. - 10 - 101 3.08 L'exécution de l'élément "égouts" du projet comporte la mise en place d'installations pour l'évacuation et le traitement de toutes les eaux usées des zones hôteliéres et de réseaux d'égouts municipaux (Cartes No 3859- 3864); toutes les plages seront ainsi mises à l'abri de la pollution par les égouts. Dans lapupart des cas, les méthodes de traitement et d'évacuation des eaux usées ont déjà été adoptées; il reste néanmoins à décider du traite- ment à choisir pour les eaux usées de la zone de Sousse, c'est-à-dire soit le traitement dans un réservoir de sédimentation, soit la décharge dans la mer. Une des conditions de l'octroi du prêt et du crédit est que le choix définitif entre ces deux méthodes doit être soumis à l'approbation de la Banque. L'élément "égouts" comportera également des services de consultants et des programmes de formation à l'intention du personnel appelé à utiliser les installations. L'élément "égouts" du projet - qui comprend aussi une étude de justification du traitement et de l'évacuation des eaux usées du Grand Tunis - est décrit plus en détail dans l'Annexe 5. 3.09 En Tunisie, l'électricité sur le réseau public est fournie par la Société tunisienne de l'électricité et du gaz (STEG), régie autonome publique créée en 1962. En août dernier, la Banque a consenti à la STEG un prêt de 12 millions de dollars pour financer des travaux d'extension de lignes de transport à haute tension dans toutes les régions du pays, notamment quelques-unes des six zones de tourisme. L'élément "énergie" du projet touristique serait donc limité aux prolongements des lignes de transport à haute tension jusqu'au réseau à tension moyenne ou basse et à l'installation de transformateurs dans les h8tels situés dans les zones du projet. L'élément "énergie électrique" du projet est décrit plus en détail dans l'Annexe 6. 3.10 Les télécommunications en Tunisie sont de la compétence du IMinistère des postes et télécommunications (PTT L'élément "télécommuni- cations" du projet consiste en l'installation de téléphones et de télex dans les divers h8tels et le renforcement des centraux locaux pour faire face à des charges supplémentaires. Ces services de télécommunications modernisés seront reliés au réseau national tunisien de circuits aériens, de câbles et de liaisons par faisceaux hertziens avec descentres de communication qui devraient, à la fin de 1972, 6tre automatisés à 95 %. L'élément "télécommu- nications" du projet est décrit plus en détail dans l'Annexe 7. Planification matérielle 3.11 La préparation du projet et de ses études de justification relatives aux routes, aux égouts et à l'approvisionnement en eau a été faite sur la base des plans d'aménagement préparés par Italconsult (par. 1.01). Dans l'en- semble, les propositions présentées dans ces plans (Cartes No 37h8-3753) montrent que leurs auteurs ont bien saisi les problèmes qui se posent dans les zones du pays et ont entendu protéger le paysage tunisien. L'analyse des aspects physiques et du potentiel touristique des six zones du projet est exacte. Les limites de saturation des six zones ensemble et de chaque zone séparément ont été fixées en fonction, d'une part, des normes acceptées dans la plupart des pays pour l'utilisation des plages (qui vont de 12 à 24 m2 par baigneur), d'autre part, de la densité7de la construction. Ensemble - 11 - les six zones offriront,"au point de saturation", un maximum de 174.000 lits dans des hôtels de types et catégories divers. Chaque zone appliquera son propre plan d'équipement hôtelier, offrant selon les cas davantage d'hôtels d'une certaine catégorie et moins d'une autre. Le "dosage" pour chaque zone et chaque année est choisi avec le souci d'obtenir un certain équilibre de normes d'hébergement et de ressources touristiques, compte tenu des préférences supposées de la clientèle. Le choix de l'emplacement des superstructures et des infrastructures est satisfaisant et le type d'aménage- ment "nucléaire" (c'est-à-dire les hôtels étant groupés autour d'un centre commercial ou autre) est à la fois plus économique et plus séduisant que l'alignement le long des côtes qui prédominait jusqu'à présent en Tunisie. 3.12 Le plan d'aménagement d'Italconsult est donc satisfaisant dans ses grandes lignes mais reste trop général. L'échelle utilisée (1/25000) exclut la possibilité d'une étude détaillée; les plans de zonage et d'utilisation des terrains ne tiennent pas compte des limites des propriétés, et les codes de construction recommandés sont schématiques. Il est indispensable d'établir des plans d'aménagement détaillés (au 1/2000 ou 1/5000) qui serviront plus utilement à développer les installations touristiques dans les zones du pro- jet selon un programme rationnel. Ces plans, qu'il faut coordonner étroite- ment avec les projets d'exécution des routes et des réseaux d'égouts (par. 3.27), devraient i) délimiter et définir avec plus de précision les surfaces à consacrer à la construction d'hôtels, à l'expansion urbaine, aux infrastruc- tures et à l'usage du public (squares, parcs, jardins, etc.); ii) proposer des codes de construction et des règlement de zonage, oâ figureront les indices de densité, les dimensions, la hauteur et le syle architectural des bâtiments ainsi que les distances minimales à respecter entre les surfaces bâties dans chaque zone et ses subdivisions; et iii) recommander les mesures à prendre pour préserver et améliorer l'environnement et prévenir la pollution et l'érosion des plages. De concert avec la Banque, le Gouvernement tunisien a préparé les instructions nécessaires et choisi deux bureaux d'études (Italconsult et SCET) chargés de réaliser les plans d'aménagement détaillés. Le contrat avec ces bureaux devra être signé avant que le prêt etl] crédit prennent effet. Il est prévu que l'application, dans ces zones, des plans d'aménagement détaillés commencera dans un délai qui ne devra pas dépasser trois ans à partir de la date de signature du prêt et du crédit. Pour rendre possible l'application de ces plans, les six zones devront être défi- nies par décret "zones prioritaires pour le développement du tourisme" (par. 2.18), cela étant une condition de l'entrée en vigueur du prêt et du crédit. C. Estimation des coits Estimation des coûts 3.13 L'estimation du coût total du projet et de son élément payable en devises, ventilé par zone du projet et grandes catégories de dépenses, est donnée dans le Tableau 11 et résumée dans le Tableau II. 3.l Les coûts de la construction ont augmenté d'environ 5 % par an depuis 1962. On peut supposer que cette augmentation continuera au même rythme - 12 - et des provisions suffisantes ont été ajoutées pour faire face à la hausse des coûts des travaux d'infrastructure pendant la période de construction. Pour l'instant, les divers éléments du projet n'ont fait l'objet que d'études de justification et les estimations des coûts risquent d'être modifiées lorsque des études plus détaillées auront été effectuées. C'est pourquoi, les provisions pour imprévus matériels sont exceptionnellement élevées. Elles varient entre 9 et 20 % selon le degré de préparation des études relatives aux différentes catégories d'infrastructure. Les détails des provisions inscrites au titre des hausses de prix et des imprévus matériels sont donnés dans le Tableaul2. Les provisions totales pour imprévus s'élèveraient à 29,6 % des coûts de départ initiaux ou 22,9 % du coût total du projet. 3.15 La plupart des matériaux de construction nécessaires à l'exécution du projet sont produits dans le pays; par contre, la majeure partie de l'équipe- ment devra être importé. Le montant de l'élément payable en devises du coût total du projet sera fonction du résultat des appels d'offres internationaux. Dans l'hypothèse oÙ les entrepreneurs tunisiens obtiennent, ce qui paraît probable, quelque 50 % des contrats (en valeur) pour les routes principales et les ouvrages d'évacuation des eaux usées et d'adduction d'eau, le montant de l'élément payable en devises serait de 30,8 millions de dollars, soit 56 % du total des coûts. -13- Tableau II Estimation résumée des coats En dihaàs. tunisiens En dollars EU (millions) (millions) bouts Coffts coits Cofts % des locaux extérieurs Total locaux extérieurs Total coÙs 1. Zone Tunis Nord Achat de terrains ,02 ,02 ,05 - ,05 0,1 Construction et équipement 548 ,54 1,02 ,99 1,13 2,12 5,0 Services professionnels ,04 ,07 ,11 ý08 ,15 ,23 0,5 2. Zone Tunis Sud Achat de terrains ,02 . ,02 ,05 - ,05 0,1 Construction et équipement ,46 ,56 1,04 1,00 1,15 2,15 5,1 Services professionnels ,04 ,08 ,12, 108 ,16 ,24 0>6 3. Zone d'Hammamet Achat de terrains ,02 - ,02 ,05 -05 0,1 Construction et équipement 1,76 2,06 3,82 3,65 4,26 7,91 18,6 Services professionnels ,11 ,23 ,34 ,22 ,47 ,69 1,6 4. Zone de Sousse Achat de terrains ,02 - ,02 ,05 ,05 0,1 Construction et équipement 2,10 2,45 4,>55 4,34 5,07 9,41 22,2 Services professionnels ,17 ,36 ,53 ,35 ,74 1,09 2>6 5. Zone de Djerba Achat de terrains ,29 . ,29 ,60 - ,60 1,4 Construction et équipement 1,94 2>26 4,20 4,01 4,68 8,69 20,5 Services professionnels ,11 ,24 ,35 ,23 ,49 >72 1,7 6. Zone de Zarzis Achat de terrains ,10 ,10 ,20 >,20,: 0,5 Construction et équipement >87 1,01 1,88 1,80 2>10 3,90 9,2 Services przfessionnels ,06 ,12 ,18 ,12 ,25 ,37 0,9 7. Administration du projet ,27 ,67 ,94 ,55 1,40 1,95 4,6 8. Services de planification ,10 ,72 $82 ,20 1,50 1,70 14,c 9. Publicité et propagande ,13 ,13 .. ,26 >26 0,6 Coûts 9,00 11,50 20,50 18,62 23,81 142,43 100,0 10.Imprévus Augmentation matérielle 1331 1,59 2,90 2,72 3,28 6,00 14,1 Hausse des prix 1.39 1,78 _}.7 88 3179 6,57 15,5 COUT TOTAL DU PROJET: 11.70 4 2 30,78 Affectation des fonds 3.16 Les fonds fournis par le projet seront affectés à chaque zone et chaque élément d'infrastructure selon la répartition indiquée ci-dessous. Tableau III coat estimé par zone et par- élément d'infrastructure a (en millions de dollars EU) Tunis N Tunis S Hammamet Sousse Djerba Zarzis Total % Egouts ,98 1,o5 5,69 6,49 1,52 ,90 16,63 30,2 Eau ,23 ,34 ,29 2,41 3,69 1,22 8,16 14,9 houtes 1,16 1,36 1,79 2,30 4,67 3,04 14,32 26,0 Electricité ,50 ,31 2,42 1,90 1,65 ,50 7,2b 13,2 Télécormunications ,26 ,15 1,14 ,78 ,82 ,07 3,22 5,9 Achat de terrains ,05 ,5 ,05 ,05 ,60 ,20 1,00 1,8 ;irection des travaux et planification ,23 ,23 1,24 ,84 ,9o ,67 >4,11 7,5 Publicité et propagande .02 _907 6 *o 03 26 0,5 Total 3,43 3,51 12,69 14,83 13,91 6.63 55,00 1000 % 6,2 6,4 23,1 27,0 25,3 12,0 l00,0 Sur la base des chiffres indiqués au Tableau 11.. Cette répartition a été faite essentiellement en fonction i) de l'importance des travaux indispensables à effectuer dans chaque zone, et pour chaque élément d'infrastructure et ii) de l'augmentation projetée de la capacité d'hébergement (Tableau V) dans chaque zone. 3.17 Les fonds du projet sont répartis de manière à favori.r les zones moins développées de Djerba et de Sousse oÙ l'infrastructure est très suffi- sante, mais qui ont un fort potentiel de développement; ces zones à elles deux recevront plus de la moitié des fonds. Les zones de Tunis .Nord et Tunis Sud oÙ les perspectives de développement sont limitées faute de terrains disponibles disposent déjà d'une infrastructure plus étoffée; c'est pourquoi elles n'absorbent qu'environ 13 % des investissements réalisés au titre du projet. -15- 3.18 Une forte part des fonds du projet iront, ce qui ne saurait sur- prendre, aux ouvrages pour l'évacuation des eaux usées, l'élément d'infra-. structure le plus négligé dans le passé et le plus indispensable pour la préservation de l'environnement. Les travaux de construction et de réfection de routes, qui seront répartis assez également entre les zones, seront de plus en plus nécessaires à mesure que le tourisme automobile augmentera; c'est pourquoi cet élément vient au second rang par l'importance des fonds qui lui sont attribués. Les travaux d'adduction d'eau seront concentrés dans les zones méridionales où la pénurie d'eau est le principal obstacle au développement du tourisme. Financement 3.19 Il est prévu que le projet sera financé par la Banque, l'IDA, des fonds allemands (KfW) et tunisiens, dans les proportions et les montants indiqués ci-dessous: Tableau IV Financement ventilé par sources Total Coûts en devises Coûts en monnaie locale Equivalent en Equivalent en Equivalent en dollars EU % dollars EU dollars EU Banque 14,0 ) ))24,o 43,6 20,3 65,9 3,7 15,3 IDA 10,0 ) Allemagne 12,4 g/ 22,6 10,5 34,l 1,9 7,8 Tunisie -8_6 33_8 -- 1867 Total 55,0 100,0 30,8 100,0 24,2 100,0 g/ Les fonds allemands seront en majeure partie attribués aux zones de Djerba et de Zarzis. Le gouvernement devra ouvrir des crédits budgétaires afin de répondre aux besoins financiers annuels de l'ONTT dont l'estimation est donnée au Tableau 14. L'Office aura besoin de fonds pour couvrir les dépenses ci.-aprés, i) la part du coût du projet prise en charge par la Tunisie d'un montant total estimé à l'équivalent de 18,6 millions de dollars et ii) les sommes estimées que l'ONTT devra avancer pendant la construction et qui seront remboursées par la suite (c'est-à-dire dans un délai de 2 à 3 mois par la BIRD, l'IDA et la KfW). - 16 - Durant les négociations, le gouvernement a donné l'assurance que ces crédits budgétaires seront ouverts à l'intention de l'ONTT; de même. on a obtenu du gouvernement l'assurance qu'il prendrait à sa charge les dépassements.de co6tr éventuels. Achats et contrats 3.20 L'industrie tunisienne de la construction est en mesure d'exécuter le projet envisagé, ,mais on pense que des entrepreneurs étrangers soumission- naront pour les gros contrats. Les contrats pour les grands travaux de cons- truction de routes et d'ouvrages d'évacuation des eaux usées et d'adduction d'eau seront passés sur la base d'appels d'offres internationaux et les lots seront groupés, dans toute la mesure du possible, pour encourager la concurrence. Les ouvrages moins importants relatifs aux routes, aux égouts et à l'approvi- sionnement en eau feront l'objet de nombreux contrats de génie civil qui seront d'un montant trop faible pour attirer les soumissionnaires étrangers; il est donc proposé que, pour ces contrats, l'appel d'offres soit limité à la Tunisie. Dans certains cas, les travaux de faible importance peuvent être exécutés en régie directe. 3.21 Tous les contrats relatifs à l'achat de matériel seront octroyés après appels d'offres internationaux. Lors de l'évaluation des soumissions, celles des fabricants locaux de matériel bénéficieront d"ine marge préféren- tielle égale à 15 % du prix c.a.f. des importations concurrentes ou au montant du tarif douanier généralement applicable, la proportion la plus faible étant retenue. La Tunisie est membre associé du Marché commun européen et les importations en provenance des pays de la CEE jouissent d'un traitement préférentiel. Dans le passé, les autorités tunisiennes n'ont pas appliqué de règles uniformes lorsqu'elles évaluaient les soumissions portant sur du matériel importé par l'Etat. Certains services du gouvernement évaluent sur la base du prix c.a.f., d'autres sur la base du prix offert,y compris les droits de douane. L'ONTT, qui est de création récente et n'a de ce fait qu'uneconnaissance limitée de ces pratiques, n'a pas encore décidé sur quelle base il évaluera les soumissions au projet. Quelle que soit cette base, l'ONTT a indqué qu'il faut payer les droits à l'importation et ils sont donc inclus dans les estimations des coûts. Décaissements des fonds 3.22 Les fonds fournis par la Banque, 1'IDA, la KfW et le Gouvernement tunisien seront mis à la disposition de l'ONTT qui sera chargé de tous les paiements nécessités par l'exécution du projet. La Banque et l'IDA n'auront donc à faire qu'à un seul organe administratif. Les versements ae feront sur la base de a) 70 % de toutes les dépenses au titre de travaux de génie civil; b) 75 % de toutes les dépenses engagées au titre de l'achat d'équipement ou 100 % de tous les coats c.a.f. identifiables; c) 45 % des coûts des services professionnels, de l'administration du projet, des programmes de formation et de prêpagande. Ces pourcentages seront ajustés le moment venu pour que les sommet- soient entièrement versées pendant la période d'exécution du projet. Tout fonds du prêt du du crédit dont il n'aura pas été prouvé qu'il était necessi.re pour une dépense du projet sera annulé. Le calendrier estimé des décaissements du prêt a été calculé sur la base des calendriers envisagés pour la construction et les dépenses, ainsi qu'ils sont indiqués dans le Tableau 13 et le Diagramme I. - 17 - D. Exécution 3.23 Il est prévu que l'ONTT sera le maltre d'ouvrages du projet et, en tant que tel, aura l'ntière responsabilité de l'exécution des travaux envisagés. Il aura la charge d'administrer les fonds réunis pour le projet, d'effectuer les versements et de coordonner l'activité des divers organismes publics qui seront chargés d'exécuter les divers éléments du projet (par. 3,24). L'ONTT devra en outre diriger et surveiller la préparatizn des plans d'aména- gement détaillés (par. 3.12) ainsi que les études entamées en vue de développer les programmes actuels de formation aux métiers de l'hôtellerie (par. 4.08). Enfin, il devra coopérer étroitement avec l'Agence foncière publique dont on envisage la création (par. 2.18, 4.03) et veiller à l'exécution du programme de propagande auprès des investisseurs de l'industrie hôtelière (par. 3.o4). Les diverses fonctions de l'ONTT seront confiées à un organe de création récente, la Direction des travaux. Un directeur à plein temps de cet organe vient d'être nommé et la Banque a accepté cette nomination. Le personnel de la lirection des travaux sera composé d'ingénieurs, d'urbanistes, d'architectes, d'économistes, de juristes et de comptables, ainsi qu'il est indiqué au Diagramme 2. Une partie de ce personnel sera recruté au moyen d'un contrat de consultants d'assistance technique. La signature de ce contrat d'assis- tance technique entre le gouvernement et les consultants retenus est une condition de l'entrée en vigueur du prêt, le contrat et les consultants étant approuvés par la Banque. De même, le prêt ne prendra effet que lorsque la Direction des travaux sera entrée en fonctions et que ses cadres professionnels supérieurs auront été nommés. 3.24 Selon les plans, divers organismes publics seront chargés, sur le plan technique, d'exécuter les divers éléments du projet; il s'agit du Ministère des travaux publics pour les routes, du Ministère de l'agriculture pour l'évacuation des eaux usées, du Ministère des postes et télécommunications pour les télécommunications, de la SONEDE pour les réseaux d'adduction d'eau et de la STEG pour l'électricité. Si l'organisation actuelle dela SONEDE, de la STEG et du Ministère des postes et télécommunications est suffisamment structurée pour que ces organes soient en mesure de contrôler l'exécution du projet, il semble indispensable de créer de nouveaux services au Ministére des travaux publics et au Ministère de l'agriculture. 3.25 Pour la direction et la surveillance des travaux routiers, le gouvernement va créer un Service des opérations spéciales au sein de la Direction des ponts et chaussées,analogue à la "cellule de contrôle" qui surveille les travaux engagés au titre du premier projet routier financé par la Banque. L'assistance technique à ce service sera fournie par des consultants dont la nomination aura été acceptée par la Banque. Au cours des négociations, le gouvernement s'est engagé, si le service des opérations spéciales n'a pu être mis en place en temps voulu, à s'assurer, pour la surveillance de la construction, les services d'un bureau d'études qui aura été soumis à l'accepta- tion de la Banque. 3.26 La Direction de l'hydraulique et des aménagements ruraux (HAR) du Ministère de l'agriculture est actuellement chargée des plans et de la - 18 - construction de toutes les installations d'évacuation des eaux usées que finance le gouvernement. A cause des lourdes procédures administratives du Ministère de l'agriculture, la HAR aet beaucoup de leiteur à mettre en place le réseau d'égouts dont la Tunisie a besoin. Le lnistère de liagriculture, soucieux d'assurer,à la date prévue, l'exécution des travaux inclus dans le projet, vient de créer une direction des travaux autonome au sein de la HeR et en a nommé le directeur. L'assistance technique sera fournie à ce service au moyen d'un contrat général avec des consultants (BCEOM). Les instructions données aux consultants dans ce contrat ont été examinées et mises au point définitivement par le gouvernement et la Banque pendant les négociations du prêt et du crédit. La signature du contrat sera une condition de l'entrée en vigueur du prêt et du crédit. Avant qu'ils prennent effet, la direction des travaux devra avoir commencé à fonctionner et recruté ses cadres professionnels supérieurs. 3.27 Le projet d'exécution des principaux travaux routiers et des tra- vaux dellélément "égouts" du projet sera préparé par les consultants. La signature des contrats des consultants sera une condition de l'entrée en vigueur du prêt et du crédit, les consultants recrutés et leurs contrats ayant été approuvés par la Banque. 3.28 L'exécution du projet, à laquelle participent de nombreux services publics,doit être coordonnée avec la plus grande rigueur. A cet effet, on a prévu l'utilisation de deux instruments: des accords entre services concernés et un Comité de coordination technique. Les parties intéressées ont conclu entre elles cinq accords (protocoles) qui ont reçu l'approbation du Conseil des ministres; ces accords règlent en détail les relationo entre l'ONTT et chacun des organes d'exécution en matière de préparation des projets, de direction et de surveillance des travaux de construction, d'achats, de con- trats et de décaissements. Le Comité de coordination technique sera composé de cadres supérieurs, représentant les divers organes d'exécution, qui se réuniront périodiquement sous la direction de l'ONTT, pour étudier les prin- cipaux problèmes de coordination, S'il y a désaccord au sein du comité, les points litigieux seront réglés par le Conseil des ministres. Les décrets portant création du comité et en nommant les membres sont déjà prêts sous leur forme définitive et devront être promulgués avant l'entrée en vigueur du prêt et du crédit. -ne plus, un calendrier général devra être préparé pour garantir que la préparation des plans d'aménagement détaillés (par. 3.12) et des projets d'exécution des travaux routiers et des travaux d'évacuation des eaux usées (par. 3.27) se fera de façon coordonnée. Ce calendrier devra être préparé par l'ONTT avec le concours des organes d'exécution et être approuvé par le comité de coordination technique et par la Banque avant que le prêt et le crédit prennent effet. E. Organisation de l'exploitation 3.29 Une fois les travaux envisagés menés à bien, la direction des travaux au sein de l'ONTT sera dissoute et les éléments d'infrastructure (routes, adduction d'eau, énergie électrique et télécommunications) seront confiés aux organismes publics compétents, c'est-à-dire au Ministère des travaux publics, - 19 - à la SONEDE, à la STEG et au Ministére des postes et télécommunications respectivement. Les relations de travail que la Banque a eues avec ces organismes dans la passé montrent qu'ils sont capables di'entretenir et d'exploiter ces infrastructures. 3.30 Dans le cas de l'élment "égouts" du projet, la direction des travaux au sein de la HAR sera dissoute et les installations terminées seront confiées à la SONEDE. C'est pourquoi la loi portant création de la SONEDE a été modifiée pour élargir ses activités de maière à ce que cet organisme puisse exploiter, entretenir et renouveler les installations d'éva- cuation des eaux usées dans chacune des zones du projet et qu'il reçoive le droit d'exploiter et d'entretenir ces mêmes installations dans l'ensemble du pays. La loi modifiée prévoit aussi qu'une "convention générale", pro- mulguée par décret, fixera le cadre et les grandes lignes des procédures, obligations et relations entre la SONEDE et les parties intéressées (gou- vernement, municipalités ou org4nismes privés), le détail des conventions dans chaque cas étant fixé par des accords individuels avec chaque partie. Une fois l'avant-projet de "convention générale" approuvé par la Banque, le décret établissant la "convention générale" devra être promulguée avant l'entrée en vigueur du prêt et du crédit. 4. LE DEVELOPPEMENT DE L'INDUSTRIE HOTELIERE 4.01 Selon les projections construites de concert par Italconsult, l'ONTT et les missions de préévaluation de la Banque, environ 56.000 lits supplémentaires devraient être mis à la disposition des touristes dans les six zones du projet pendant la période 1972-1981 17. Les projections de la capacité d'hébergement jusqu'à la fin de 1972 sont celles de la capacité des hÔtels actuellement en construction; celles qui portent sur les neuf années suivantes (1973-1981) ont, en général, été calculées sur la base d'une extrapolation linéaire des tendances constatées entre 1967 et 1972. Par contre, pour les zones de Tunis Nord et de Sousse, il a été aussi tenu compte dans les projections des investissements h6teliers actuellement au stade de la préparation (Annexe 2). Le tableau ci-dessous résume l'accrois- sement passé, actuel et prospectif de la capacité d'hébergement dans les six zones touristiques: Tableau V Accroissement passé et prévu de la capacité d'hébergement dans les six zones du pro jet (en nombre de lits) Augmentation annuelle moyenne Projections 1_6 9 172 1967-1972 1981 Tunis Nord 898 1.782 176 5.700 Tunis Sud 658 2.182 304 5.200 Hammamet 3.138 14.379 2.248 35.000 Sousse 1.461 5.419 791 22.500 Djerba 2.153 7.134 996 1h.700 Zarzis _38 2.315 381 5.900 Total 8.716 33-211 4.896 89.000 1/ Sur ce total, 43.000 lits devraient être rendus d.sponiblza entre 1975 et 1981, grâce à l'exécution du projet (Annexe 8). - 20 - Les projections pour la période 1972-1981 de la capacité d'hébergement ventilée par catégories d'hôtels fait apparaltre que le dosage des construc- tions hôtelières se rapproche progressivement de la répartition des caté- gories au point de saturation qu'avait recommandée Italconsult pour chaque zone (par. 3.11). 4.02 L 'intérêt des entrepreneurs pour le tourisme, qui a pu se ralentir à la suite de l'ouverture d'autres secteurs de l'économie aux capitaux privés, devrait se ranimer à bref délai. La situation favorable du marché et les perspectives d'économies externes accrues et de bénéfices d'axploitation résultant des travaux exécutés au titre du projet devraient stimuler les investissements hôteliers dans les six zones du projet; le fait que les in- vestisseurs potentiels savent que ces travaux s'effectuent avec l'aide de capitaux extérieurs devrait aussi y contribuer. L'objectif fixé pour 1981, qui suppose une augmentation annuelle de la capacité d'hébergement de 6.198 lits pendant la période 1972-1981, alors qu'elle fut de 4.896 lits dans les années antérieures, semble raisonnable dans ce contexte. Pour atteindre cet objectif, il faudra toutefois que le gouvernement agisse plus vigoureusement pour renforcer le secteur touristique en général et améliorer en particulier les conditions de l'investissement dans les six zones du projet. 4.03 Le projet ne pourra porter tous ses fruits que si des mesures sont prises pour empêcher la spéculation sur les ventes de terrains dans les zones de tourisme et pour donner aux investisseurs dans l'hôtellerie la possibi- lité d'obtenir des terrains à des prix raisonnables. La première de ces mesures serait la création de l'Agence foncière publique qui est envisagée dans le projet de loi relatif à l'utilisation des terrains, aux opérations de construction et aux cessions de terrains dans les zones touristiques (par. 2.18). Opérant en tant que banque foncière, cette agence achèterait des terrains avant et pendant l'exécution des travaux proposés et les revendrait aux in- vestisseurs hôteliers. Les achats de terrains par l'agence se feraient de trois façons: i) par achat normal; ii) par expropriation; ou iii) par l'exer- cice du droit de préémption, c'est-à-dire le droit prioritaire d'acquérir le terrain en offrant un prix égal à celui offert par l'acheteur privé éventuel. 4.04 Pour que l'agence puisse opérer efficacement, il faudra, par d'autres mesures, compléter celles qui sont envisagées dans le projet de loi mentionné au paragraphe précédent. Il conviendrait tout d'abord que, pour éviter la spéculation, l'agence achète immédiatement dans les zones du projet d'impor- tantes superficies à leur prix actuel qui est modéré. Tous les vendeurs de terrains dans ces zones devront informer l'agence suffisamment à l'avance de leur intention de vendre. Les mesures à prendre ensuite viseront à empêcher la spéculation foncière qui pourrait se man£fester ultérieurement et aussi éventuellement l'usage abusif des terres par les investisseurs hôteliers. En particulier, la vente de terrains à ces investisseurs aurait pour condition qu'ils les utiliseront uniquemenu pour le développement du tourisme; dans le cas oÙ ces investisseurs (ou leurs mandataires éventuels) ne les mettraient pas suffisamment en valeur ou les utiliseraient à d'autres fins que le tourisme, l'agence aurait le droit de rentrer en possession de ces terrains. L'adoption, par l'Assemblée nationale, du projet de loi dont il est fait mention au - 21 - paragraphe 4.03, ainsi que la promulgation de lois ou règlements complémen- taires sur le fonctionnement de l'agence et les cessions de terrains dans les zones du projet seraient une condition de l'entrée en vigueur du prêt et du. crédit. Avant leur adoption officielle, ces lois et règlements devront être soumis à l'approbation de la Banque. 4.05 En plus des capitaux qui seront nécessaires pour l'exécution du projet d'infrastructure envisagé, l'accroissement des installations hôtelières prévues exigera un investissement total en moyens d'hébergement d'environ 220 millions de dollars pendant la période 1973-1981. La structure financière de l'industrie hôtelière est telle, en Tunisie, qu'il faudra, semble-t-il, qu'elle reçoive des prêts d'un montant moyen de 16,5 millions de dollars par an. Pendant la négociation du prêt, la Banque a obtenu du Gouvernement tunisien l'assurance qu'il ferait de son mieux pour fournir les capitaux nécessaires, si le montant des prêts fournis par les voies normales était inférieur aux besoins. En outre, afin de rendre les conditions du crédit hôtelier tunisien comparables à celles consenties dans d'autres pays rivaux du bassin méditer- ranéen, le Groupe de la Bqnque devrait encourager la COFITOUR et la SNI à allonger l'échéance de leurz prêts à la limite supérieuw'e de 20 ans (alors qu'elle est actuellement de 12 ans). Dans cette limite, les échéances des prêts devraient être fixées en fonction de la durée de vie moyenne des projets hteliers envisagés. 4.06 Au cours des négociations du prêt et du crédit, il a été convenu que l'ONTT effectuerait une étude portant sur les moyens d'augmenter l'effica- cité du système de stimulants de l'investissement hôtelier en Tunisie (par. 2.15). L'étude, qui doit être achevée dans les dix huit mois qui suivront la signa- ture du prêt et du crédit, consistera à rechercher si le montant global des stimulants accordés selon le système actuel se justifie sur le plan économique. Cette évaluation se fera compte tenu: i) des politiques suivies dans d'autres secteurs de l'économie tunisienne, ii) de la proposition de prolonger les échéances de remboursement des prêts consentis par les institutions de finan- cement de l'hôtellerie, telles que la SNI et la COFITOUR (par. 4.05), iii) du niveau des stimulants de l'investi.sement hôtelier actuellement appliqués dans les pays rivaux du bassin méditerraxsen, et iv) d'autres facteurs per- tinents. Il faudra aussi que l'étude propose des stimulants progressifs, choisis selon des critères sélectifs portant sur l'emplacement et la catégorie des hôtels. Les critères d'emplacement devraient favoriser la concentration des investissements hôteliers dans les six zones du projet; à cet effet, les investissements dans ces zones bénéficieraient, au moins pendant les cinq années à venir, d'avantages supérieurs à ceux qui seraient consentis pour les investissements hôteliers dans toute autre région de la Tunisie. Les critères de catégorie seraient conçus de manière à'ce que le dosage des diverses caté- gories dans les six zones du projet devienne autant que possible conforme aux dosages idéaux proposés dans les plans généraux d'Italconsult (par. 3.11) et aux tendances anticipées du marché. Enfin, l'étude devrait proposer toutes les mesures appropriées pour simplifier les lourdes procédures actuelles et rendre le système plus facile à administrer. Dans les douze mois qui suivront l'achèvement de l'étude, les recommandations qu'elle contient seront examinées par le Gouvernement tunisien et la Banque afin de déterminer les modifications qu'il faudrait apporter au système de stimulants de l'investissement hôtelier. Une condition de l'entrée en vigueur du prêt et du crédit est que les ins- tructions données aux personnes chargées de cette étude soient soumises à la Banque. - 22 - 4.07 Les apports normaux de capitaux tunisiens au secteur du tourisme ont été tels que 'jusqu'à présent il n'a guère été nécessaire de stimuler par la publicité les investissements dans l'hôtellerie. Comme tout porte à croire que ces capitaux tunisiens vont être orientés vers d'autres secteurs de l'économie, il conviendrait d'inciter les promoteurs étrangers à accroître leur participation au développement des moyens d'hébergement dans les six zones. Le gouvernement se propose de soumettre à l'approbation de la Banque le schéma d'un programme de publicité et de propagande, dont les frais sont prévus dans le plan financier du projet. Ce programme devrait comporter notamment a) la préparation et la diffusion en plusieurs langues d'un guide de l'investissement décrivant les conditions de l'investissement dans les six zones du projet et b) le lancement de campagnes sur le marché inter- national des capitaux. 4.08 Une enquête qui vient d'atre effectuée dans l'industrie hôtelière a révélé que la mise en place de neuf nouveaux lits crée un emploi nécessi- tant une formation aux métiers de l'hôtellerie. On peut donc estimer sur la base de cette enquête que, pendant les années à venir, l'industrie hôtelière aura besoin de recruter chaque année 1.100 personnes qualifiées. Les écoles hôtelières sont actuellement en mesure de recevoir à peu près 400 élèves. Cette capacité va passer à 500 à la suite de l'expansion en cours du programme de formation. Certes, le gouvernement a inscrit au budget de 1972 des fonds qui permettront d'augmenter encore de 300 le nombre des élèves des écoles hôtelières, mais ce dernier chiffre devrait être doublé pour satisfaire la demande des hôtels. C'est pourquoi des fonds ont été prévus au budget du projet pour étudier la possibilité de développer encore le programme tunisien de formation aux métiers de l'hôtellerie afin de faire face aux besoins prévus en personnel. - 23 - 5. JUSTIFICATION A. Justification par le marché Perspectives de développement du marché 5.01 La justification du projet par le marché de la demande est fondée sur une prévision d'un accroissement du trafic de visiteurs étrangers en Tunisie, en termes de nuitées, correspondant à l'augmentation escomptée de la capacité d'hébergement dans le pays (Tableau 5). Dans l'hypothèse (assez vraisemblable si l'on table sur les tendances de ces dernières années) ou pendant la prochaine décennie Ja durée de séjour moyenne des visiteurs étrangers passera de 10 à 12 jours le nombre de ces nuitêes devrait augmenter de 642.000 à 1.516.ooo (Tableau 15). Pour l'essentiel, cette prévision con- corde avec celles proposées par Italconsult et les autorités tunisiennes et semble raisonnable compte tenu i) des résultats déjà obtenus dans le secteur du tourisme, ii) des perspectives d'expansion du marché touristique européen, et iii) des avantages comparatifs dont le pays bénéficie. 5.02 Les hypothèses ci-dessus impliquent que les arrivées et lE nuitées de visiteurs étrangers dans l'ensemble de la Tunisie augmenteront pendant la période 1971-1981 aux taux annuels de 9 % et 10,8 % respectivement, les taux correspondants enregistrés pour la période 1965-1971 étant 25 % et 33 % (Tableau 15). Le taux de croissance projeté des arrivées de visiteurs étran- gers devrait se traduire, en chiffres, par une augmentation annuelle moyenne de 87.400, à peine supérieur à la moyenne de 79.500 enregistrée de 1965 à 1971. 5.03 La Tunisie, comme les autres pays d'Afrique du Nord et du Moyen- Oilent oÙ se rendent les touristes, est essentiellement accessible par la voie des airs à partir de l'Europe, principal marché fournisseur. Ce groupe de pays accueille un secteur particulier du marché européen nettement différencié de celui composé par les vacanciers européens voyageant soit à l'intérieur de leur pays, soit se rendant vers des pays voisins facilement accessibles par les transporte de surface. Pendant la saiaon touristique, un séjour de vacances de deux semaines, tous frais compris, en Afrique du Nord ou au Moyen-Orient est actuellement offert pour un prix variant entre 200 et 300 dollars par charter ou entre 300 et 400 dollars par voyage organisé (Tableau 18), c'est-à-dire des sommes sensiblenent plus élevées que celles dépensées par la plupart des Européens pour des vacances de m^me durée en Europe. 5.04 Sur la base des niveaux de revenu par habitant et de la distri- bution actuelle et prévisible des revenus en Europe, on peut penser que le nombre actuellement relativement faible d'Européens en mesure de s'offrir des vacances dans les pays de tourisme d'Afrique du Nord et du Moyen.Orient dans le bassin méditerranéen augmentera rapidement ces prochaines années. Il faut aussi se rappeler que l'engouement pour les transports aériens ne fait que croftre et que les stations de tourisme en Europe sont de plus en plus saturées; ces deux faits ne peuvent manquer d'inciter les -24 - vacanciers européens à chercher plus loin des cadres plus exotiques et des plages moins encombrées. Aussi bien les bonnes perspectives d'un développement du marché potentiel que la tendance accrue des touristes à s'éloigner davantage ircitent à penser que la demande touristique euro- péenne vers les pays d'Afrique du Nord devrait augmenter de plus en plus. Il y a tout lieu de compter pendant les années 70 sur une croissance de cette demande à un rythme au moins analogue à celui enregistré pendant la période 1965-1971, c'est-à-dire à un taux annuel moyen de il % (Tableau 16). 5.05 Sa position géographique favorable et le niveau relativement modéré des prix font que la Tunisie est aujourd'hui,parmi les pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient,la destination touristique la moins chère pour les touris- tes quittant l'Europe en voyage organisé par voie aérienne (Tableaux 17 et 18). L'exécution du projet devrait rendre la position de.la Tunisie sensiblement plus compétitive par la qualité des services. Devrait y contribuer aussi la perspective de vacances dans un environnement bien conservé, sur des plages protégées de la pollution et dans un aménageament hôtelier bien conçu; à ces atouts on peut ajouter la mise en service prévue des liaisons par ferry avec la Sicile qui ouvrira le pays à des vacanciers motorisés en nombre accru. Taux d'occupation 5.06 Un développement simultané des moyens d'hébergement et de la demande touristique implique que les taux d'occupation dans les six zones des hôtels actuels et de ceux dont la construction est prévue ne s'écarteront pas des taux enregistrés ces dernières années. Les fluctuations saisonnières qui dé- pendent essentiellement des coutumes sociales dans le marché de la demande tou- ristique (vacances scolaires, fermeture des usines en août, etc.) rendent cette hypothèse probable. 5.07 Il faut néanmoins prendre en considération un facteur particulier qui est la période da "rodage" d'un hôtel. Dans le cas de la Tunisie, on peut estimer que pendant la première année qui suit son ouverture, le nouvel hôtel aura un taux d'occupation inférieur de moitié au taux normal et qu'il ne commencera à prendre sa "vitesse de croisière" que dans la troisième année. B. Justification économique 5.08 Le projet consiste en un ensemble d'investissements dans l'infra- structure destinés au premier chef à l'industrie hôtelière et qui seront ré- partis entre des régions géographiques très éloignées les unes des autres. Come le projet constitue une partie d'un programme d'investissements plus vaste, son évaluation économique a été faite compte tenu de tous les éléments qui entrent dans ce programme. Les bénéfices bruts de ces investissements consistent essentiellement en recettes additionnelles gagnées ou "conservées" 1/ par les h6tels et autres installations utilisés par les touristes. Les coats d'investissement comprennent non seulement le capital nécessaire pour construire "Conservées" s'entend des recettes des hôtels existants qui, en l'absence du projet, auraient pu 9tre perdues du fait de taux d'occupation inférieurs (voir par. 11 de l'Annexe 8). - 25 - les ouvrages d'infrastructure proposés, mais aussi les dépenses qu'a entrainées l'accroissement des autres services offerts aux touristes, dont le plus im- portant est l'hébergement dans les h8tels. Il a été tenu compte aussi des investissements dans les autres équipements touristiques, tels que magasins et restaurants. 5.09 Les bénéfices nets procurés par le programme d'investissement en- visagé seraient les recettes gagnées ou "conservées" par l'augmentation du tourisme dans les six zones du projet, diminuées des dépenses d'exploitation des installations et services fournis. Les recettes et coûts relevant des voyages aériens internationaux et d'autres parties de l'industrie des trans- ports n'ont pas été pris en considération, puisque les bénéfices iraient en majorité à des lignes aériennes et des agences de voyage d'autres pays. Taux de rentabilité 5.10 Sur la base d'une durée de vie économique des investissements estimée à 25 ans, le taux de rentabilité économique interne serait de 16,3 %. Pour tenir compte de ce qu'il peut y avoir d'incertain dans les prévisions et pour éprouver la sensibilité du taux de rentabilité à des changements dans les valeurs de certaines des variables, on a calculé divers taux de rentabilité en modifiant certaines des hypothèses fondamentales posées pour l'analyse économique. Les résultats de ces tests montrent que le taux de rentabilité est sensible à des variations des taux d'occupation, à la date d'exécution des investissements, et surtout à une modification des taux de change. Malgré tout, et même avec la combinaison d'hypothèses la moins favorable, le taux de rentabilité ne tombe pas au-dessous de 12,8 %. 5.11 Un taux de rentabilité distinct a été calculé pour chaque zone touristique. Ces taux varient beaucoup, le plus élevé étant celui des in- vestissements dans la zone d'Hammamet (19,4 %) et le plus faible, celui des investissements dans la zone de Tunis Sud (10,9 %). 5.12 La justification économique du projet est étudiée en détail dans l'Annexe 8. C. Les effets du projet sur la balance des paiements et l'emploi 5.13 Ces dernières années, le déficit en compte courant de la balance des paiements de la Tunisie a été important. Entre 1965 et 1970, ce déficit a été en moyenne de 120 millions de dollars par an, ce qui représente environ 1 % du PIB. Or, les importations de biens d'équipement et de biens inter- médiaires continuent à augmenter sous l'effet d'une croissance des investisse- ments et de la demande industrielle. Comme il est peu probable que le déficit commercial diminue, l'augmentation des recettes en devises par le tourisme est d'une importance vitale pour le développement de l'économie tunisienne. 5.14 Les équipements prévus pour les six zones sont essentiellement conçus à l'intention des visiteurs étrangers. Les recettes nettes en devises que l'on peut attribuer au programme d'investissements seront, pour commencer, modérées: on prévoit 14 millions de dollars en 1975; mais elles passeront à - 26 - 97 millions de dollars en 1984 et pendant les années suivantes, lorsque les équipements et installations seront tous en service. A titre de comparaison, le coat en devises du programme d'investissements est estimé à environ 100 millions de dollars. 5.15 Malgré l'insuffisance des statistiques, on peut, en première appro- ximation, estimer que l'emploi total a peu augmenté en Tunisie ces trois dernières années et que le pourcentage du ch6mage masculin reste élevé (15 à 20 % de la population active). Le programme qui est proposé revêt donc beaucoup d'importance. Lorsqu'il sera entièrement menéà bien , on estime que le programme d'investissements fournira 12.500 emplois additionnels, dont la moitié pour des manoeuvres non qualifiés. En 1971, le nombre des emplois dans l'industrie hôtelière pour l'ensemble de la Tunisie était de 13.000. Les prévisions ci-dessus concernant l'emploi supplémentaire qui sera créé sous-estiment les effets du projet sur le plein emploi puisque les hôtels ne représentent qu'une partie du secteur touristique et qu'en plus de l'emploi direct, le programme créera des emplois dans d'autres secteurs. Il faut noter de surcroft qu'à l'exception des zones Tunis Nord et Tunis Sud, qui ne reçoivent que 15 % des investissements, le projet est concentré dans des régions semi-urbaines ou rurales oà, selon le recensement de 1966, les taux du ch8mage et du sous-emploi sont sensiblement plus élevés que la moyenne nationale. 6. ASPECTS FINANCIERS 6.01 Le programme d'investissements touristiques envisagé se compose de divers éléments de superstructure et d'infrastructure, dont certains sont générateurs de recettes et d'autres pas. Les éléments de superstructure (les h8tels étant les plus importants) obtiennent des recettes directement des visiteurs. Si l'on pose en postulat que les perspectives du marché sont bonnes et dans l'hypothèse oÙ les prêts hÔteliers seront accordés à des con- ditions mieux adaptées aux conditions de l'investissement, tout porte à croire que les investisseurs dans les h8tels et autres équipements touristiques seront à même de rembourser toutes les dettes qu'ils auront contractées et d'obtenir un rendement satisfaisant de leur capital social. 6.02 Au cours des négociations du prêt et du crédit, il a été convenu que le gouvernement mettrait à la disposition de l'gence foncière publique des capitaux d'un montant minimal de 2,1 millions de dollars (par. 2.18, h.03 et 4.04). L'intention du gouvernement est de rendre cette agence financièrement autonome, la plupart de ses revenus lui étant procurés par la vente de terrains. Il est prévu que le prix de revente des terrains sera calculé sur la base du montant total du prix initial des terrains et des frais engagés par l'agence. 6.03 Les tarifs qu'il applique actuellement fournit au service des eaux des liquidités raisonnables et un rendement satisfaisant de ses immobilisations nettes. Mais cette situation financière équilibrée est obtenue par l'applica- tion de tarifs uniformes tout au long de l'année et sur l'ensemble du territoire sans qu'il soit tenu compte du codt marginal de l'eau dans les diverses zones et de ses fluctuations d'une saison à l'autre. L'écart entre le coût écono- mique de la production d'eau et le tarif appliqué est particulièrement accentué - 27 - dans les zones de Djerba et de Zarzis pendant les mois d'été, ce qui risque, dans l'avenir, de mener à une mauvaise affectation des investissements et au manque d'eau. La solution du problème est évidente: il faut, dans les zones de Djerba et de Zarzis, appliquer suivant les saisons des tarifs différentiels nettement plus élevés que ceux du reste du pays. Pendant les négociations, il a été convenu que la SONEDE, une fois terminées les études portant sur l'hydrogéologie et la consommation d'eau qu'elle entreprend actuellement, appliquerait dans les zones de Djerba et de Zarzis des tarifs oÙ il serait tenu compte des coûts marginaux supérieurs qu'entraine la fourniture d'eau à de gros consommateurs pendant les périodes de pointe. Il a été prévu que la structure détaillée et le niveau de ces tarifs seront évalués à la lumière de l'étude que doit effectuer l'ONTT en vue de rendre plus efficace le système actuel des stimulants à l'investissement dans l'industrie touristique (par. 4.06). 6.04 L'élément "égouts" du projet constitue le premier effort organisé fait pour remédier aux insuffisances du réseau d'égouts. Il est proposé que les tarifs appliqués pour ces services couvrent au moins les frais d'exploitation et d'entretien et l'amortissement (voir Annexe 5, par. 31-33). Le calcul et l'application de ces charges, avant l'exploitation des réseaux, seront une condition de l'entrée en vigueur du prêt et du crédit. 6.05 L'élément "énergie électrique" du projet ne représente qu'une faible partie du programme d'expansion qui, selon les plans, va être exécuté dans l'ensemble du pays. L'électricité fournie aux zones du projet sera facturée à un prix couvrant les frais d'exploitation et l'amortissement ainsi qu'un rendement satisfaisant du capital investi, Les tarifs précis à appliquer font actuellement l'objet d'une étude dans le cadre d'un examen plus général de la tarification. De même, on s'attend que l'élément "télécommunications" du projet rapporte des recettes suffisantes pour fournir un rendement satisfaisant de l'investissement. 6.07 Les routes dont la construction est prévue dans le projet devraient créer des recettes sous forme d'une augmentation du revenu des impôts sur l'essence et autres taxes, et les recettes seront plus que suffisantes pour couvrir les dépenses d 'entrtien. 6.08 De plus, les recettes fiscales devraient nettement augmenter, ce qu'il faut attribuer, à juste titre, aux effets du projet. Les recettes proviendront notamment des taxes sur le chiffre d'affaires, de l'impôt sur le revenu et des droits à l'importation au titre des biens et services vendus aux visiteurs étrangers et tunisiens. Certes, le montant exact de ces impôts et taxes en pourcentage des recettes totales de l'Etat peut beaucoup varier, mais on estime qu'en moyenne 100 unités de dépenses touris- tiques entraînent, directement ou indirectement, 20 unités de recettes fiscales. - 28 - 6.09 Lorsque les recettes fiscales sont ajoutées aux recettes provenant des tarifs hôteliers et autres revenus (diminués des frais d'exploitation qu'entraÎne la fourniture de ces services) on constate que le total de ces recettes, pour un montant d'investissements de 55 millions de dollars, fournit un rendement d'au moins 22 %. 6.10 Il est indispensable que l'ONTT, pour toutes les opérations du projet, tienne une comptabilité et dresse des états financiers sous une forme qui aura reçu l'agrément de la Banque. Des états financiers vérifiés, présentés sous une forme acceptable pour la Banque et préparés par des vérificateurs aux comptes dont le choix aura été approuvé par la Banque, devront 6tre soumis à la Banque dans les trois mois qui suivront la clôture de l'exercice financier. 7. RECONIANDATIONS 7.01 Les conditions de l'entrée en vigueur du prêt et du crédit proposés sont les suivantes: i) promulgation de la loi relative à l'utilisation des terrains, aux opérations de construction et aux cessions de terrains dans les zones touristiques (par. 4.03); ii) publication du décret attribuant le statut de zone prioritaire pour le développement du tourisme à chacune des six zones du projet (par. 3.12); iii) application de toutes les mesures législatives réglementant le fonctionnement de l'Agence fonciére publique, et notamment celles exposées ci-dessous: a) tous les vendeurs de terrains dans ces zones devront informer l'agence suffisamment à l'avance de leur intention de vendre (par. 4.0h); b) la vente de terrains par l'agence aux investisseurs dans l'hôtellerie aura pour condition qu'ils les utiliseront exclusivement pour le développement du tourisme (par. 4.04); c) lagence se verra accorder le droit de rentrer en possession den terrains ainsi cédés si les investisseurs ne les mettent pas suffisamment en valeur ou les utilisent à d'autres fins que le tourisme (par. 4.04); d) le prix de revente des terrains par l'agence aux investisseurs dans l'hôtellerie sera calculé sur la base du montant global du prix initial du terrain et des frais engagés par l'agence (par. 6.02); e) l'agence devra coopérer étroitement avec l'ONTT (par. 3.23); - 29 - f) le gouvernement mettra à la disposition de l'agence un :nds de roulement initial d'un montant minimal d'environ 2,1 millions de dollars, afin qu'elle puisse acquérir rapidement des terrains dans les zones du projet (par. 6.02); iv) promulgation et ratification des décrets creant la "convention générale" réglementant les tarifs des services d'égouts, les procédures et les relations entre la SONEDE at les parties intéressées, après a probation de la "convention générale" par la Banque (par. 3.20); v) promulgation du décret portant création du Comité de coordi- nation technique (par. 3.28); vi) recrutement de consultants aux fins suivantes: a) fournir une assistance technique à la Direction des travaux de l'ONTT (par. 3.23); b) fournir une assistance technique à la Diraction des travaux spéciaux de la HAR (par. 3.26); c) préparer les plans. d'aménagement détaillés des six zones du projet (par. 3.12); d) préparer le projet d'exécution des travatx routiers et des travaux de l'élément "égouts" du projet (par. 3.27);. 7.02 Au cours des négociations du prêt et du crédit, la Banque a obtenu les assurances ci-après du Gouvernement tunisien: i) un S ervice des opérations spéciales sera créé à l'intérieur de la Direction des ponts et chaussées, qui sera chargé de diriger et surveiller les travaux de construction de routes ou, si ce service n'a pu être créé dans les conditions fixées par la Banque, le gouvernement recrutera des consultants dont le choix aura été accepté par la Banque (par. 3.25); ii) 1'OiTT exécutera, dans les dix-huit mois qui suivront la signa- ture du prêt et du crédit, une étude portant sur les moyens d'augmenter l'efficacité du système de stimulants de l'investis- sement h8telier en Tunisie (par. 4.06); iii) dans les douze mois qui suivront son achèvement, l'étude mention- née sous ii) ci-dessus sera examinée par le gouvernement afin de déterminer, de concert avec la Banque, les modifications qu'il faudrait peut-être apporter au système actuel de stimulants de l'investissement h8telier (par. 4.06); iv) les investissements touristiques dans les six zones du projet bénéficieront au moins jusqu'en 1977 d'avantages supérieurs à ceux qui pourraient être consentis dans toute autre partie du pays (Par. 4.06); -30- v) les plans d'aménagement détaillés pour les six zones du projet commenceront à 6tre appliqués dans un dôlai qui ne devra pas dépasser trois ans à partir de la date de signature du prft et du crédit (par. 3.12); vi) le Gouvernement tunisien fera de son mieux pour fournir les capitaux nécessaires au développement prévu de l'h8tellerie dans le cas oÙ le montant des prgts fournis par les voies normales serait inférieur aux besoins (par. 4.05); vii) le choix final entre les deux méthodes de traitement et d'évacuation des eaux usées dans la zone de Sousse sera soumis à l'approbation de la Banque (par. 3.08); viii) de nouveaux tarifs des fervices des eaux, que la Banque aura acceptes, seront appliqués dans les zones de Djerba et de Zarzis, une fois terminée l'étude de la consommation d'eau que la SONEDE entreprend actuellement (par. 6.03); ix) les tarifs pour l'évacuation des eaux usées seront fixés avant la première année d'entrée en services des nouveaux réseaux d'égouts et devront être suffisants pour couvrir au moins les frais d'exploitation et l'amortissement (par. 6.04); x) le gouvernement devra ouvrir des crédits budgétaires pour fournir à l'ONTT les fonds nécessaires à l'exécution du projet et couvrir, le cas échéant, les dépassements de coûts (par. 3.1,9) xi) l'ONT pour toutes les opérations du projet, tiendra une comptabilité et dressera des états financiers sous une forme qui aura reçu l'agrément de la Banque (par. 6.10); xii) les comptes et les états financiers du Bureau du projet de 1'0NTT, préparés par des vérificateurs des comptes dont le choix aura été approuvé par la Banque, seront présentés à la Banque dans les trois mois qui suivront la clOture de chaque exercice financier (par. 6.10). - 31 - APPENDICES STATISTIQUES Tableau No. L'Investissement dans le Tourisme, Les Mines, Les Industries Manufacturières et L'Agriculture 1 Développement en Trafic Touristique, 1961-1971 2 Arrivées de visiteurs étrangers et Nuitées, ventíÏ.ées par Pays d'Origine - 1970 3 Répartition saisonnière des arrivées et des nuitées en 1965 et 1970 . 4 Accreissement de la Capacité d'Accueil des Touristes 5 Répartition de la Capacity d'Accueil dans les six zones Touristiques par Catégorie, 1971 6 Comparaison de l'accroissement de la demande et de l'offre et indice d'occupation, 1963-1971 7 Taux mensuels d occupation, à Djerba et Hammamet, 1968-1971 8 Quelques statistiques des recettes en devises 9 Temperatures Mensuelles Moyennes dans Certaines Stations Balnéaires Méditerranéennes 10 Ventillation du Coiut Total du Projet 11 Piovisions pour Imprévus 12 Calendrier des Décaissements (estimation) 13 Estimation des Besoins Financiers Annuels de l'ONTT 14 Trafic Touristique Etranger en Tunisie et dans les six zones du Projet 15 Arrivées de Touristes Etrangers dans les Pays Méditerranéens, D'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, 1965-1971 16 Prix des Vols par Charter 17 Prix des Vols par Avion de Ligne 18 TABLEAU 1 L'INVESTISSEIMWT DANS LE TOURISME, LES MINES, LES INDUSTRIES MANUFACTURIERES ET L IAGRICULTURE (en millions de dinars) Tourisme Mines Industries manufacturières Agriculture Total privé Total privé Total privé Total 1963 4,0 9,0 2,8 7,4 1,8 20,4 1964 5,1 7,6 3,5 21,3 3,0 23,3 1965 6,5 20,2 7,1 26,7 0,1 27,6 1966 10,6 7,0 21,2 3,3 12,7 1,6 25,6 1967 13,0 10,5 16,1 2,3 12,9 3,6 214,1 1968 13,8 10,3 16,2 7,7 11,4 3,5 . 25,4 1969 1,5 11,4 12,2 6,2 17,0 5,1 27,6 1970 15,2 14,0 1h,6 7,1 15,4 4,1 25,6 1971 (est) 15,0 1k,3 Source : Ministère de la planification CTT TUNISIE DEVELOPPDMNT EN TRAFIC TOURISTIQUE, 1961-1971 Arrivée de visi- Nuitées visiteurs Durée moyenne Nuitées Nuitées teurs étrangers étrangere du séjour (visiteurs tunisiens) Total 1961 h6u0 320485 6.9 n.d. n.d. 1962 52752 395777 7.5 n.d. n.d. 1963 104731 540759 5.2 193718 73W47 1964 138235 694374 5.0 189991 884365 1965 165840 1129416 6.8 176941 1306635 1966 218817 1636881 7.5 188768 18256h9 1967 231088 2030086 8.8 2 3515 2248601 1968 330284 3082313 9.3 261927 3344240 1969 37330 3406422 9.1 274122 3680544 1970 410749 3819616 9.3 295367 4114983 1971 642000 6300000 9.8 n.d. n.d. f Durée de séjour moyenne des visiteurs étrangers enregistrés dans les hatela Source: ONTT TUNISIE Arrivée de visiteurs étraera et nuitées, ventilées par pays d'oigine - 1970 ABRI VUSNUITUES Nombre Nombre % Allemagne 77.333 18.8 1.127.567 29.5 France 106.577 25.8 947.695 24.8 Royaume-Uni 35.859 8.7 413.114 0.8 Scandinavie 24.955 6.0 292.h83 7.6 Belgique 18.845 4.6 235.056 6.1 Suisse 16.790 4.1 221-308 5.7 Italie 27.105 6.6 170.hoh h.h Divers 103.285 41.989 10.8 TOTAL à0.749 100 3.819.616 100 Source: ONTT TUNISIE Répartition saisonnière des arrivées et des nuitées en 1965 et 1970 ARRIVEES NUITEES 1951970 1965 1970 Nombre % Nombre Nombre Janvier 6.854 4.1 12.146 2.9 28.877 2.5 64.324 1.7 Février 7.346 4.h 17.585 4.3 33.877 3.0 95.182 2.5 Mars 13.268 8.0 34.832 8.5 61.897 5.5 218.667 5.7 Avril 16.135 9.7 29.419 7.1 86.457 7.6 249.302 6.5 Mai 14.415 8.7 37.027 9.0 98.576 8.7 345.403 9.0 Juin 13.561 8.1 38.600 9.h 128.629 11.4 392.452 10.2 Juillet 22.422 13.5 65.618 16.0 142.963 12.6 615.136 16.1 ýAoût 22.823 13.7 61.837 15.0 176.461 15.6. 755.069 19.8 Septembre 16.925 10.2 444.30 10.8 146.564 12.9 493.835 12.9 Octobre -13.940 8.4 27.684 6.7 121.460 10.7 298.834 7.8 Novembre 8.605 5.2 16.187 3.9 59.821 5.3 131.141 3.4 Décembre 9.6 25.38 6.2 h3.83 3 160.721 4-2 TOTAL 165.80 100 410.749 100 1.129.416 100 3.819.616 100 Source: ONTT ACCROISSEIT DE LA CAPACITE D'ACCUEIL DES TOURISTES1961-1971 Nombre Nombre Nombre de lite d'htels de li /par h8tel 1961 71 3949 56 1962 74 4077 55 1963 84 5743 68 1964 91 7573 83 1965 102 9616 9h 1966 141 17061 121 1967 151 18786 124 1968 176 24709 140 1969 201 31691 158 1970 218 37185 170 1971(estimations) 247 46362 187 .1/ ea fin d'année Source s CTT TABLEAU 6 HiPAW1ITION DE LA CAPACITE D'ACCUEIL DANS LES SIX ZMES TOURISTIQUES PAR CATE1ORIE, 1971 Nombre de lits Pourcentage Htels de luxe 1182 4.5 Htels de première catégorie 3028 11.4 Hotels de tourisme 16518 62.9 Villages de vacances 4602 17.6 Auberges de jeune9se 916 Total 26246 100.0 Sources ONTT TUNISIE Comparaison de l'accroissement de la demnde et de l'offre et indice .d'occupation 1963-1971 Capacité théorique en Total des Nombre de lita milliers de nuitées nuit6es Occupation 1961 3.949 1.441 n.d. n.d. 1962 4.077 1.488 n.d. n.d. 1963 5.743 2.096 734.477 35. 1964 7.573 2.764 884.365 32 1965 9.616 3.509 1.306.635 37 1966 17.061 6.227 1.825.649 29 1967 18.786 6.856 2.248.601 33 1968 24.709 9.018 3.344.24o 37 1969 31.691 11.567 3.680.544 32 1970 37.185 13.572 4.114.983 30 1971 (estima- 46.362 16.922 6.600.000 38 ties) Source: ONTT TUNIISIE Taux mensuela &occupatiLon Djerba et Haamaet 1968J491 Djerba Hammet mois i96d 19b9 1970 1971l 1961J 1.969 1970 1971 Janvier 22,7 20,4 9,9 26,6 12,8 12,2 8,3 15,2 Février 24,1 21,6 19,4 28,9 16,3 14,5 10,6 15,5 Mars 43,7 35,7 39,8 38,0 25,3 23,9 27,4 25,3 Avril 48,3 48,8 41,7 50,8 63,5 45,7 34,2 53,1 xai 51,5 46,3 50,3 51,9 74,5 53,5 50, 66,9 Juin 69,9 56,3 55,4 62,0 87,3 63,3 56,8 70,9 Juillet 77,5 69,3 70,3 89,7 79,0 82,0 Aoftt 90,3 85,8 86,2 96,2 87,2 91,0 Septembre 84,5 72,3 71,9 90,6 60,0 69,3 Octobre 63,3 38,8 43,5 72,9 50,9 4,5 Novembre 33,2 6,5 30,2 22,8 15,2 16,4 Décembre 30,2 12,9 33,5 21,2 13,3 18,6 53,3 42,9 46,0 (43,0) 56,1 43,2 42,4 (4l,2) Source: ONTT TUNISIE Quelques statistiques des recettes en devises (en milliers de dinars) Recettes des exporta- Total des recettes Recettes du tourisme tions de pétrole brut en compte courant Montant en % des recettes Montant en % des recettes en comte courant en compte courant !965 9.200 b,7 - - l05.7oo 1966 13.600 11,0 4.200 3,14 122.700 1967 16.433. 12,3 lo.500 7,8 133.200 1968 22.168 15,0 14.100 9,6 146.400 1969 26.101 15,9 21.200 12,9 164.000 1970 31.600 18,14 23.500 13,7 171.400 1971* 55.000 n.d. n.d. n.d. n.d. Source: Ministère de Ja planification * Estimation TUNISIE TEMPERATURES MENSUELLES MOYENNES DANS CETAINES STATIONS BALNEAIRES MEITERANEENNES (EN 90 Barcelone San Remo Nice Ven_se Dubrovnik Tunis Sousse D Janvier 9.4 8.9 9.2 4.2 9.1 1.0 11.2 12.1 Février 10.8 9.2 9.4 5.6 9.1 11.7 12.1 13.6 Mars 12.8 10.8 11.4 8.6 10.8 13.4 14.0 16.0 Avril 14.7 14.7 14.2 14.2 14.0 15.7 16.0 18.5 mai 18.1 16.9 17.2 17.8 17.8 19.1 18.9 21.0 juin 21.7 20.6 20.6 21.7 22.1 23.5 22.8 24.2 Juillet 24.4 23.9 24.2 23.9 24.4 26.0 25,6 26,6 Aet 24,4 23.3 23.6 23.3 24.6 26.5 26.3 27.7 Septembre 20.8 .21.4 21.1 20.8 21.6 24.6 25.1 26.3 Octobre 17.2 17.2 16.9 14.2 17.7 20.2 21.0 23.0 Novembre 12.8 13.1 12.8 9.2 13.8 16.0 16.3 18.2 Décembre 10.3 10.3 9.7 8.3 11.1 12.3 12.3 13.4 Source: Ministère des travaux publics, Tunisie. Office de la météorologie, Grande-Bretagne (Mi:nistère de l'air) O CIJ Тапlвт�• Ряо,твт sоовlвтl� ' YHR`IIATIQI П7 OQR 4OTAL 7IГ PIlOJET Таvк де cheage: 1 дlлат � 2,ОТ доцате 6U � • D{уиввв до EfSC1'AI- ТН8СОМ- Нилви ди Servlpв дв pubцclti et COIi 10TAL АеЬвt Ар йiD17f8 AMt1LTIC.f D'цII . AUVP&4 CSCE lдQPICATI011S ТОТАlй PAATIF.TS �. et D1aa1f1eatloп 6е иtоивтбе DU PAOJ82 tтlовм gетвl�ув �:д•lсув 9ervlces Ветvlсев t• Сонtтие- ауиlРе- а' 1г�ь- соовtтис- д' 1г,Аь- соа.скио- д` 1а�- вуиlуе- вдиl�е- тпипа д` 1г,Вс- Ровtее tlоа впt йerie tlon nierie tlon alerie веаt msat �at6r1e1e пlегlе " (т вfцlоаs (м т11- (т вд1- (еп вlцlодв (еп аiцlом (еа тt111оав t де t 8J) (<о atlliaas де }� ы1) (in вtlцоае де s Н1) (еа a111totu де � Ец) !�1де ��Пде (еа тlцlопе де ¢ Ец) де � kц} � де � b[7) да � Ец) ¢ Я7 Мивrв (.1шоо.) 4. l1р1в lfosd .05 а46 s� ,13 ,17 ,01 .74 ,Од ,41 ,22 2,72 ,2З ,� ,10 ,02 2,62 1,2'l Лп1в Svd ,05 а50 ,15 ,72 ,25 ,Ог ,В7 r10 ,25 ,1'j 2,15 ,24 ,10 .1А ,02 2,66 1,2В a�t >05 г,15 1,47 ,53 .21 ,а2 1,14 ,14 1,97 ,97 7,91 ,69 .бо ,5о ,о7 9.8г 4,74 с gоияе ,05 3,7г ,84 ,7У 1,77 ,14 1,4б ,18 1,55 ,67 9,41 1,09 ' ,40 ,i5 ,ОЬ ц,Х 5,49 цiвtьа .бо .58 ,39 .у+ г,7о ,� г,97 ,Эб 1,З5 ,70 В,б9 ,'2 .45 ,35 ,ОЬ 1о,В7 5,г5 . Zar�s ,го ,г7 ,32 .07 ,9о ,о7 1,94 ,г3 ,41 ,об 3.9о ,37 ,Эо ,;о ,оЗ 5.1о 2,46 со3с totai влес ' pxvvi.вloat . р� 1�,�уие 1,ао 7,оВ 3,г9 1,7б б,ао .48 9,� 1,1о 5,94 2.75 i4,18 3.З4 1,95 i,7o ,гб 42,4; 2о,49 �tatlw _ 1,55 ,50 ,17 ,91 ,о4 1,8г ,гг ,54 ,г5 5,57 ,4; 6,OCt г,9о _ gе�ве дд рi.ц - 1,47 ,64 ,17 ,69 ,об 2,о; ,о; ,8о ,г2 5,85 ,гб ,29 ,17 6,57 3,17 ' т'в'�у � ➢�- �� з,се 1,14 ,у+ 1,бо ,w з,ВS ,г5 1,34 ,47 ц,4г ,69 ,г9 д7 1г,57 б,о7 ave+YO. - Tp�yz �у i,ao 1о,1а 4,43 2.1о 7,бо ,5В 12,47 i,35 7,г8 3,2г 45,бо 4,оЗ г,г4 i,87 ,гб 55.оо гб;56 ml.вt ррr.ьц . а в■.iвеь: 1bme+atцe 55 f ЬЬ 4 7о f 55 9i 70 ¢ 49 4 64 ¢ 47 ¢ 65 f 54 ;6 68 ¢ 7г $ 8В ¢ 10о ¢ 56 } 56 ¢ и,nc.nt rиsal 5,55 2,BL 1,47 4,18 ",41 б,ц1. ,ВЬ g,4's г,1о г4,5г г,74 1,61 1;55 ,26 io,7B 14,8+ь ofnl.uвant и� °r 7о ¢ 75 f 4s f 70 ¢ 4s х то f 45 ¢ 75 ¢ 7s ¢ 4s ¢ 4s `i 45 ¢ д ' гФФ/IM Ь,г0 2,59 .81 i.0o ,о8 4,1В ,гб 3,47 1,75 ц,б9 1,15 .ЬО ,5о ,об 24,оо ц,59 � W ,87 ,73 .1S г.3г .17 4,9о ,34 1,49 ,67 1о,9В ,64 ,4о ,3З ,о5 12,4о 5,99 Tota1 7,07 З.Эг ,9�+ 5,i2 ,25 4,� >Ьо 5,46 г,4г 3г>6Т i,79 1,оо .В; ,ц Зб,4о 17.5В . ' Mat 19'12 � К45 иlцоа дг доllатв fi[f De+jr 1р гоиtи et 0,5 s1111� де доllатв Е1Т роит 1ев бgaute et ц rEeew д`sdductloa д`еаи. � L TUNISIE PROJET D$II\FRASTRUCTU1ýE TOURMTIUE Calendrier des décaissements (estimation) BIRD/IDA exercice financier D6caissements cumulés et trimestre en fin de trimestre (en milliers de dollars EU) BIRD/IDA Kfw 'MTAL 19?2/73 31 mars 1973 800 400 1.20Q 30 juin 19?3 1-700 800 2 -5"00 1973/74 30 septembre 1973 2-300 1.200 3-500 31 décembre 10,73 3-300 1-700 5-000 31 mars 1974 5-300 2-700 8..Ooo 30 juin 1974 7-300 3-700 11,000 1974/75 30 septembre 10,74 9.200 4.8oo 14-000 31 décembre-1974 11.200 5.800 17-000 31 mars 1975 13.200 6.80.0 20.OOQ 30 juin 1975 15.200 7-800 23-000 L9 L-ý L7 30 septembre 1975 17.200 8.800 26.ooo 31 décembre 1975 19.100 9.900 29.000 31 mars 1976 20-500 10-500 31-000 30 juin 10,76 21»800 11.200 33-000 « 1976/77 23-100 11.900 35-000 30 septembre 1O'Y6 24,000 12-400 36.4oo- 31 décembre 197ý lAri 197,2, (Révisé) 니 TUNISIE Trafic touristique étranger en Tunisie et dans les six zones du projet Augmentation des années passées et projections 196»5 1971 1981 Augmentation Taux annuel Augmentation Taux annuel annuelle d'accrois- annuelle d'accrois- moyenne-en sement moyenne en sement chiffres (moyenne) chiffres (,moyenne) absolus absolus (milliers) (moyenne) Ensemble de laTunisie 1965-71 lo65-71 1972-81 1972-81 Arrîv.ées de touristes étrangers .642 1.516 à/ 79,5 25 87.,4 9 Nuitées de touristes étrangers 1. 129ý 6.300 17-59 6 W 861 33 1.119 il Six zones touristiques l/ Nuitées de touristes étrangers 518 5.36d- 14-790 807 47 949 Le rap-ort des arrivées de touristes étrangers dans les six zones du projet aux arrivées de touristes étrancers dans le reste de la Tunieie augmentant de 58 % en 1971 à 70 % en 1981. Projection établie dans l'hypothèse que les nuitées de touristes étrangers augmenteront au m9me rythme que s lacrIroitra la capacité dhébergement (Tableau V dans le corps'du rapport). Projection établie dans l'hypothèse que la durée moyenne du séjour passera de 0,,6 jours en 1971 à 11,6 jours en 1981. TUNISIE ARRIVEES DE TOURISTES ETRANGERS DANS LES PAYS MEDITERRANEENS D'I.FRIQUE DU NORD ET DU MOYEN-ORIENT, 1965-1971 1965 1971 Taux moyen de croissance Croissance annuelle (milliers) (milliers) annuelle 1965-71 moyenne (milliers) Algérie 109 231 13,3 20 Chypre 33 159 30,0 21 Grèce 847 1.921 14,6 179 Israël 260 655 16,6 66 Jordanie 501 250 neg. -42 Liban 601 1.030 9,>4 72 Libye 60 133 14,2 12 Malte 48 176 24,0 21 Maroc 378 824 13,9 74 R&U 542 422 neg. -20 Tunisie 166 642 25,0 79 Turquie 301 607 12,4 51 Total 3.846 7.050 107 Source : International Travel Statistics, 1965 et 1970 O h h% TABLEAU 17 PRIX DES VOLS PAR CHARTER à partir de Londres et Francfort, comprenant le transport et la pension complète pendant deux semaines en saison touristique, 1971 Prix des vols en charter k partir de Moyenne par Pays h partir de Pays Localité H6tel Londres Francfcrt Londres Francfort S(s EU) EU) TUNISIE Heamemet El Bousten 187 I7 FourFit 197 Hammamet 199 206 Mediterranée 217 Miramar 232 Omar Khayam 168 169 Orangers 220 Tanit 175 Yasmina 249 Nabeul Neapolis 190 Riadh 234 Tabarka El Morjane 184 180 206 203 Sousse Scheherazade 223 221 El Ksar 187 185 Djerba Tanit 201 Ulysse Palace 266 Zarzis Sidi Saad 225 Bizerte Carniche 217 200 Monastir/ Tanit 172 Skanes Skanes Palace 238 MAROC M'Dig ClubhStel M'Dig 252 Tanger Chellah Africa 182 Agadir Kamal 237 210 247 Al Hoceima Mohammed V 241 CHYPRE Famagouste Salaminia 282 300 Esperia 245 Constantia 263 270 273 Kyrenia Catsellis Dome 266 AIGERIE Moetti El Mirzah 211 Zeralda Zeralda 195 235 Moretti Riadh (Sidi Ferruch) 299 MALTE St. Paul's Bay Hyperion 250 267 Dolmen 284 GRECE Rhodes Miramare 314 312 Athena 211 Belvedere 256 Hydra Beach Hydra Beach 232 Athènes H8tel Stanley 189 243 263 250 Corfou Miramare Beach 287 Corcyra. Beach 268 URQIE Izmir Grand Efes 268 26125 Istanbul Cinar 230 253 Cesme Cesme IBAN Bungalows Holiday Beach 304 304 KOYDNE GEMERALE OURCES: Angleterre: Cooks, Lyonse, Lurnn Poly, Castle, Wing and Horizon. Allemagne: Touropa, Scharnow et Neckermann. PRIX DI VOLS PA AV3DN DE LIGNE TABLEAU 18 6 partir de Londres, 7,ancfort et eurich, cSprenant le transport et la pension complbte pendant deux emaines, en eaMson touristique, 1971. Prix des vole par avion de iline l partir de Moyenne par pays k partir de Localit6 uldta Londres krancwert Zurich Loadres Francfort Zurich (1mi($ EU) ($ EU) $7E1)5($ E TT-($U) TUNISIE Hogmeat Grand H8tel 340 Haamet 245 M4reaur 432 313 Orangers 299 262 Porc Plage 325 235 Sheraton 347 327 Tanit 280 262 227 Yasmina 300 Skanea 'Skanes Palace 338 274 .367 300 267 Naboul Lc Narcisses 261 Sous&e Boujaffar 398 Djerba Tanit 349 223 Ulysse Palace 406 282 !>. Bousten 257 MAROC Club M'Dig Club M'Dig 295 Casablanca Bellerive 298 275 Marhaba 444 Agadir Atlas 358 327 323 Hocienda 409 Tanger Les Almohades 346 339 31" H8tel Rit 270 369 334 314 Fez Ealagb 315 Rabat De la Tour Hassan 399 Marrakech Almoravides 393 387 De la Menara 329 LIBAN Beyrouth Riviera 273 Phoenicia 499 482 499 379 CHYPRE Fmagouste Evagoras Court 404 Florida 348 Constantina 423 Kyrania Mare Monte 379 432 377 Catellig Dome 425 Nicosie Ledra 447 MAILTE St. Juliano Hilton 334 Villa Rosa 308 Sheraton 360 296 Slima Precluna 296 314 267 321 302 282 St. Paul's Bay Hyperion 257 282 Ramla Bay GRECE Mykonou Avhroditi 342 310 Lagonisai Xenia Hotel 316 333 Corfou Corfu Palace 442 436 Rhode@ Miramre Beach Wé4 394 Grand Simer Palace 476 43 375 330 Cceanie 418 306 SIravast 327 Cr8te Mirabello 337 308 Crete Beach Bungalow 435 TUUE Kugadai Kimet 381 3 250 Tusan 355 Ceime Grand H8tel Ceeme 258 381 352 248 Kusadai Imbat 356 237 ISRAEL Herzlia Accdia 515 42 Nathania !our Seasons 456 Metropol Grand 382 Herzlia Eàhel Hasharon 344 475 449 363 Tiberias Ganei Chemet 453 Qinton 450 MOYENME GENERALE ail SOURCE: Allamagne: Airtouri et Touropé Angleterre: American Express Suisses Airtour Suisse et KuanI TUNISIE : Projet Touristique Calendrier de la construction, des dépenses et des décaissements Anées f IV v Trimestres ai 02 03 4 s 6 os Q 9 Q - 011 012 Q13JQ14 01s 016 010 Or. 079 020 TERAINS .Début de la construction MOUTS DUbut de la construction Début de la construction ROUTESS- Debut de la construction ELECTRICITE TELECOMMUNICATIONS DIRECTION DU PROJET PLANIFICATION FUBLIOITE~' ~T ~ ~ PROPADANDE Date d'entrée en Date de figueur de liacco terminaison de prt de l'accord Dépenses 1110017,740,00W 17.600.0C0 8,490.000delacr (en dollars EU) 11.170'000 Taux 20% 33% 32% 15% Décaissements 5.000,000 12.000,000 12.000.000 7,400.000 (en dollars EU) Taux 14% 33% 33% 20% Worid Bank-6468(ZIR) TUNISIE REPUBLIQJE TUNISIENNE ORGANIGRAMME DU BUREAU DU PROJET OFFICE NATIONAL DU TOURISME (Direction du projet) -ET W THERMALISME DIRECTION DE PROGRAMMES DIRECTEUR GENERAL DE _____ L'OIPTT _CO_MITE DE COORDINATION TECHNIQUE 1 Le Directeur général de l'ONTT: Président Représentant du Ministère du Plan de l'agriculture des tra.vaux publics " des PTT de la SONEDE ADMINISTRATIONu de la STEGn 1 Directeur SECRETARIATI i Assistant du Directeur 1 Secret re du Directeur 1 Conseiller juridioue 1 Archiviste documentaliste 1 4 tij es PROGRAMMATION COORDINATION TECHNIQUE FINANCE ET ADMINISTRATION * 1 Ingénieur spécialiste de la planification * 1 Ingénieur coordinateur 1 Chef de Division * 1 Economiste spécialiste du tourisme 1 Ingénieur électricien chargé *1 Chef de la comptabilité 1 Conseiller juridique chargé des affaires foncières des téléconmunications 3 Comptables * 1 Planificateur en chef 2 Assistants techniaues 1 Agent chargé des stocks * 1 Planificateur adjoint 2 Dessinateurs industriels 1 Agent aux fournitures (régions et stations balnéaires) 1 Agent chargé des formalités Contrôle et direction des travaux de dédouanement 10 Comis * 1 Ingénieur 4 Directeurs de travaux * Personnel étranger ANNEiE 1 TUNISIE Page 1 PROJET D'INFRASTRUCTURE TOURISTIgJE L'Office national du tourisme et du t hermalisme 1. L'Office national du tourisme et du thermalime (ONTT) a été fondé n juillet 1971 (décret No 71.264). Il remplace le Ministère du tourisme et du développement régional dont l'existence fut fort brève. Ce changemaat de statut présente de grands avantages car l'organisme gouvernemental du tourisme tunisien est doté d'un statut semi-autonome avec le pouvoir de gérer ses propres finances, d'emprunter, d'effectuer des paiements et de recruter du personnel, sans avoir à respecter les règles restrictives d'un départment gouvernemental. L'Office est placé sous la tutelle du Ministère de l'économie nationale. Par ailleurs l'Office est amené, dans une large mesure, à assumer les fonctions de l'ancien Commissariat général au tourisme et au thermalisme (COTT) qui était le principal organisme chargé de la promotion et du dfreloppe- ment du tourisme en Tunisie avant la création du Ministère du tourisme en 1969. 2. Les fonctions essentielles de l'ONTT sont les suivantes: i) Définir et mettre en oeuvre les directives du gouvernement en matière de tourisme et de thermalisme dans le cadre du plan de développement économique et social défini par le Ministère du Plan; ii) Assurer le développement et l'équipement de zcnes présentant un intérêt touristique ou thermal; iii) Appliquer la réglementation touchant aux intéréte privés et publics dans ces domaines; iv) Apporter toute l'aide possible aux personnes piVsiques ou morales participant au développement du tourisme; v) Organiser la formation professionnelle du personnel; vi) Coordonner et favoriser le développement du tourisme avec le con- cours d'organismes publics et privés, notamment en matière de construction, de gestion, de publicité et d'organisation d'exposi- tions. 3. Le Conseil d'administration de l'ONTT (qui se rénit chaque mois) est présidé par le kinistre de l'Education nationale et se compose de cinq administrateurs nommés par le président avec avis du Ministre des finances, de six administrateurs choisis pour leur compétence dans le domaine du tourisme, et du Directeur général de l'ONTT (lui aussi noumé par le Ministre et qui assure la peésidence en l'absence du Ministre. Le Directeur général actuel, M. Azzabi (ancien gouverneur de Nabeul) est chargé de l'administra- tion quotidienne de 1'ONTT. Il est le dirigeant dynamique d'une équipe qualifiée. Toutefois le personnel est en nombre insuffisant pour mener à bien le projet prévu; aussi a-t-on créé et doté en personnel une cellule spéciale "la Direction des travaux" responsable plus spécialement du projet dans le cadre de l'ONTT. Cette cellule sera chargée de toutes les questions de coordination et de mise en oeuvre du projet confié à l'ONTT. Le respon- sable de cette cellule dépendra directement de M. Azabi. AINEE 1 Pa=geå 4. L'ONTT est en grande partie financé sur le budget national par l'inter- médiaire 1) du Ministère de l' économie nationale. L'Office, sous la tutelle du Kinistre, est autorisé à contracter des emprunts, à participer à des entreprises touristiques, et à payer ses dépenses sur son propre compte ban- caire. Il est chargé de la gestion de l'aide de l'Etat aux entreprises touristiques; c'est lui qui passe les contrats pour les petits travaux d'infrastructure (branchements), entrepris en coopération avec les insti- tutions compétentes, et dont la but est de relier les hôtels à l'infra- structure principale (eau, télécommunications, électricité et routes). L'Office surveille ceb travaux et paie les entrepreneurs. Tous les projets hôteliers en Tunisie sont soumis aux règlements et à l'approbation de l'ONTT, qui agit dans le cadre de la Commission interministérielle du tourisme 2/. L'ONTT est aussi chargé de l'établissement, de l'administration et du fi- nancement des offices du tourisme gouvernementaux à l'étranger, de la pro- pagande touristique, et de l'exécution des programmes de formation profes- sionnelle organisés par le Gouvernement. La chatne d'hôtels, de restaurants et de transports da Gouvernement, la "Société hôtelière et touristique tunisienne" (SHTT) est sous la tutelle de l'ONTT. 5. L'organisation de l'ONTT (voir le diagramme ci-joint) est divisée en trois directions: programmes (tout le travail technique et d'infrastructure pendant la phase de diveloppement antérieure à l'exploitation des hôtels), opérations (statistiques, inspection des projets d'h8tels, étude de l'exploi- tation hôtelière, etc.) et promotion du tourisme (par la publicité, faite dar -j pays et à l'étranger); et en deux divisions, l'une de l'administration et des finances, l'autre de la formation professionnelle. L'Office bénéficie du concours de conseillers étrangers dans les domaines technique et touristique. 1/ Les principales sources de revenu de l'ONTT, mis à part le budget national, proviennent de la location de l'hôtel Hilton de Tunis, des gains de la chaine SHTT, et de la vente de bons d'équipement. 2/ La Commission se réunit deux fois par mois pour donner son accord aux projets d'hôtels conformément au Code d'investissement, habi- tuellement sous la présidence du Directeur général de l'ONTT, qui représente le Ministre de l'économie nationale. Organigramme de 1 'ONTT conseil d'administration Di etu é al Bureau M. R. Azzabi ----------------- du proje Divisions Directions diistration Tourisme et et formation aux DI D2 D3 finances métiers de Directeur des Directeur des Directeur de la l'h8tellerie programmes opérations | publicité et d M. A. Smaoui M. Ben Hamaida la propagande --Personnel M. R. Goubaa Etudes et -. ------Secrétariat -Budget et comptabilité législation ÏHTT Secrétariat -Fournitures Affaires foncières- ,Secrétariat élégations ý-Coordination et rgiona Secrétariat Format.on aux iPublications Agences Piité métiers de Emploi ! l'étranger et propa- l'h8tellerie Secrétariat gande à l'étranger n'1i Tunisie A l etranger Liaisons intérieures Cqui- Aide de Agréments et Aménagement et Constructions Coatotions ,ement l'Etat conventions protection des h8teliéres des stations Recherche'de sites thermales conférences Promotion des investissements Infrantru.:ture Service Statistiques Inspection Prix Environ- Etudes juridique et documenta- des hôtels nement h8telières tion 0 é- ANNEXE 2 Page 1 TUNISIE EVALU-'rION D'UN PROJET D'INFRASTRnCTURE TOURISTIQUE 1bscription des zones du projet 1. Cette Annexe contient une description de chacune des six zones d'aménagement touristique. Tunis Nord 2. Située à environ 10 km du centre de Tunis, ville de près d'un million d'habitants, la zone du projet Tunis Nord s'étend sur approximativement 2.575 ha, et comprend des plages séparées dans le fond de criques naturelles adossées à des collines. Près de la zor.e du projet, la pittoresque ville de Sidi Bou Sad offre de beaux magasins, des restaurants et des cafés, ainsi que des vues sur la baie de Tunis et sur les vestiges de l'ancienne Carthage. Les installations touristiques (7 hôtels, 1,462 lits) occupent presque toute la côte, mais un large plateau de l'autre côté de la route catière n'est pas encore mis en valeur. Contiguê à une magnifique réserve de la faune et de la flore, le site, propriété du gouvernemaient, serait un lieu d'élection idéal pour l'implantation d'un complexe hôtelier de luxe qui pourrait par la suite être intégré au plan d'aménagement du grand Tunis. Plusieurs investisseurs ont demandé officiellement l'autorisation de cons- truire un complexe de ce genre, mais 1'ONTT réserve sa décision jusqu'à ce que soient terminés les plans d'aménagement définitifs des zones du projet. L'on évalue à 10.000 lits,au point de saturation, la capacité hôtelière de la zone de Tunis Nord. Tunis Sud 3. La zone du projet Tunis Sud, située à environ 15 km du centre de Tunis, s'étend sur approximativement 4.750 ha. Ses quelque 14 km de côtes com- portent de longues étendues de plages de sable. Plate dans son ensemble, la zone est limitée au sud par d' abruptes falaises plongeant sur la baie de Tunis. Parmi les promontoires qui caractérisent la région, le village de Korbous surplombant la baie est bien connu des touristes qui l'apprécient pour ses bains chauds sulfureux. Le front de mer de la zone de Tunis Sud est actuellement réservé à des hôtels de classe touriste et à des bungalows pour vancanciers (en tout 6 hôtels, 1.538 lits). Au point de saturation, sa capacité d'hébergement devrait atteindre 20.000 lits. HaMmamet 4. A environ 60 km au sud de Tunis, Hamâamet constitue la plus grande et la plus ancienne des zones du projet et le centre touristique principal de la Tunisie. Cette zone, qui s'étend sur 8.000 ha, possède 27,1 km de plages sur 31,4 ka de côtes et comprend les villages de Hammamet, Nabeul (centre renommé de la céramiquel Beni Khiar, Dar Chabane et Haamoura. Hammamet même, pittoresque ville d'environ 12.000 habitants, pour la plupart pêcheurs, se trouve à quelque 70 km de Tunis par la route. L'été, un festival culturel se déroule pendant inut un mois dans le théâtre de plein air du Parc de Hammamet, qui est contigu à la plage principale. Cette zone, que l'on appelle la Riviera ANNEXE 2 Page 2 tunisienne, se caractérise par une flore abondante typiquement méditerranéenne, telles les plantations d'orangers et de citronniers qui encadrent les hôtels, les villas et les sites archéologiques le long du rivage. Ces dernières an- nées, parmi les six zones d'aménagement, c'est dans la zone de Hammamet, re- lativement bien aménagée, que les activités touristiques se sont le plus dé- veloppées. La capacité d'hébergement de cette zona s'est multipliée par 9 entre 1965 et 1971 pour atteindre maintenant 12.363 lits. Les aménagements futurs, qui seront pour la plupart concentrés sur les 5,3 km de côtes encore inexploités, devraient, au point de saturation, porter à 50.000 lits la capa- cité hôtelière de cette zone. Sousse 5. Située à environ 150 km de Tunis, la zone de Sousse (4.475 ha) s'étend du pittoresque village de pêche de Hergla jusqu'à la bordure de Sousse même, ville de près de 60.000 habitants. Les deux sites archéologiques de Monastir- Skanes et de El Djem se trouvent à une courte distance en voiture de cette zone du projet; Monastir-Skanes possède quelques-unes des mosar-ues romaines les mieux conservées et El Djem le plus grand Colisée après celui de Rome. Jusqu'à présent les ressources touristiques de Sousse n'ont été exploitées que dans ure très faible mesure. Sur les 30 km de côte dans cette zone, 22 n'ont pas été mis sn valeur et la capacité d'hébergement n'est que de 4.841 lits alors qu'on estime qu'elle peut atteindre 40.000 lits au point de satura- tion. Cependant les projets en cours prévoient "n fort accroissement de la capacité htelière de cette zone pour les années à venir. Cofitour a confié par contrat à des consultants une étude de justification économique d'un complexe touristique intégré à construire sur les collines couvertes d'oliviers qui bordent les plages de Sousse. Ce complexe comprendrait 15.000 lits d'hôtels nouveaux, un nombre indéterminé de villas qui seraient à vendre ou à louer aux touristes, des installations touristiques, telles que centre.9 de loisirs, ter- rains de golf et clubs de voile. S'étendant sur une zone de 1.500 hectares, les travaux pré-us s'échelonneraient sur la période 1974-1985. D,1erba 6. La zone du projet de Djerba est située sur le cap nord-est de l'fle de Djerba, ancienne terre des lotophages légendaires. Plate dans son ensemble, cette zone s'étend aur environ 9.600 ha et comprend 42 km de plages excellentes, dont 13 km restent à aménager. L'arrivée dans l'Ile se fait par l'aéroport international de Djerba-Melita, situé sur l'tIle même, par une voie romaine à El Kantara, et par les deux ports d' Adjim et de Houmt Souk. Avec ses bouquets de palmiers, ses superbes mosquées et ses édifices tout blancs dont les dômes se découpent sur un ciel d'un bleu intense, le paysage semi-tropical de Djerba est exotique et saisissant. Située à la limite du Sahara, l'ile bénéficie d'un climat particulièrement favorable qui permet les bains toute l'année. Les avantages comparatifs de Djerba font que les taux d'occupation des moyens d'hébergement de cette zone (14 hôtels, 4.538 lits) sont nettement plus élevés que ceux enregistrés en général dans les autres régions de Tunisie. Cependant le développement futur de l'ile, comme celui de la zone voisine de Zarzis, est compromis par le manque d'eau. Le projet, qui permettra d'amener davantage d'eau de sources éloignées, résoudra le problème jusqu'en 1979, mais après cette date il faudra peut-être envisager des solutions à plus long terme. La capacité htelière de Djerba au point de saturation est évaluée à 30.000 lits. ANNMiE 2 Page 3 Zarzis 7. Située sur le continent, à 20 km au sud-est de la voie romaine menant à Djerba, la zone de Zarzis (7.100 ha) jouit du même climat chaud et sec toute l'année, avec un ensoleillement de 320 à 340 jours par an. Llle compte 30 km de -Ates dont 12 ka de larges plages de sable bordées par une végétation luxuriante. La ville de Zarsis, avec une population d'en- viron 12.000 habitants, est un petit port de peche et un centre agricole. La capacité d'hébergement de la zone de Zarzis a beaucoup augmenté en 1971 et elle atteint actuellement 1.504 lits. On évalue à 24.000 lits la capacité d'hébergement de Zarais an "point de saturation". ANNEXE 3 Page i TUNISIE EVALUATION D'UN PROJET D'I F AS'RUCTURE TOURISTIQUE ROUTES A. Introduction 1. Le développement de l'industrie touristique en Tunisie ne peut se concevoir sans une bonne organisation des transports pour amener les touristes dans le pays, les conduire à leur hotel et leur permettre de visiter le'pays. Dans l'ensemble le réseau des transports a suffi jusqu'à présent à faire face à la croissance de l'industrie touristique. Toutefois, le développement du tourisme ne pourra se poursuivre sans que soient amé- liorées les liaisons entre les régions touristiques et ltennemble du réseau routier, les communications à l'intérieur des régions touristiques et les moyens d'accès aux h3tels, aux installations touristiques et aux sites et aux vestiges de l'antiquité. 2. GrRce aux transports aériens, la Tunisie est à quelques heures de vol du vaste marjhé touristique que représente l'Europe occidentale. La grande majorité des touristes, 804 environ du total, arrivent en avion, de plus en plus par avion affrété. La Tunisie a trois aéroports internationaux: Tunis-Carthage et Monastir au nord, et Djerba-elita au sud. Les autres touristes se rendent en Tunisie par la route et, dans une moindre mesure, par bateau. Les voyageurs "motorisés" n'entrent que pour un faible pourcen- tage dans le total des touristes, mais on s'attend à voir leur nombre aug- menter dans un proche avenir, lorsqufùhe liaison par bac transportant les autos sera organisée avec la Sicile. 3. L'acheminement des touristes de leur point d'arrivée dans le pays à leur destination finale se fait par la route. L'afflux des touristes a provoqué un accroissement de la circulation sur les routes et en particulier sur celles menant de Tunis vers le sud. D'ailleurs, sur toutes les routes qui sont en train d'être améliorées grace au premier projet routier financé par la Banque (Prêt 746-Tun) la circulation touristique est intense. B. Description 4. En tant que partie intégrante d'un programme d'ensemble de dé- veloppement touristique dans les six zones du projet, les travaux routiers prévus ont pour objet de rattraper le retard pris dans la modernisation des routes et de-satisfaire à l'accroissement prévu du trafic. L'on peut schématiquement classer en deux catégories les routes prévuess i) les routes principales reliant les zones du projet au réseau routier national, ou, à l'itérieur de chaque zone, assurant une meilleure conmnication entre les divers centres d'activités et les curiosités touristiques; et ii) des voies d'accès reliant chaque hotel, ou installation touristique, au réseau routier. ANIZ 3 Page 2 5. L'élément "routes" du projet touristique comprend: a) l'amélioration ou la construction, dans les six zones du projet, d'environ 113 km de routes principales, y compris deux grands ponts, environ 83 km de routes secondaires, et des pistes cyclables; et b) des services d'ingénierie pour le projet d'exécution et la direction des travaux routiers cités ci-dessus. 6. Une ventilation par région touristique des routes prévues dans le projet est résumée ci-dessous et figure en détail dans le Tableau 1. Routes principales Voies d'accès (km) (km) Tunis Nord 8,2 1,5 Tunis Sud 11,5 2,8 Hanemt 6,7 14,0 Sousse 17,0 6,5 Zarsis 26,7 28,6 Djerba 29,5 112,6 82,9 Total pour l'ensemble des routes 195,5 Le programe routier a été évalué sur la base d'études techniques prélminaires faites en 1971 par Studi-B!DM (Tunisie, France) pour les routes des régions de Tunis Nord, de Tinis Sud, de Hamamet et de Sousse, et par SCET (France) pour les routes des régions de Zarzis et de Djerba.. La Banque exige normale- ment pour approuver un projet routier qu'un projet d'exécution lui soit préalablement soumis mais, dans ce cas, elle se contente d'études techniques préliminaires; en eZfet les routes du projet touristique sont comparables à celles actuellement modernisées ou construites au titre du premier projet routier financé par la Banque et l'expérience qu'elle vient d'acquérir constitue donc une base sûre pour l'évaluation des coûta. 7. A Tunis Nord, les travaux portent sur: 1) le bitumage de la section non macadamisée de la route appelée la boucle de Raoud reliant GP 9, route directe menant à Tunis, et la route suivant la côte; ii) la création d'une seconde boucle vers la route côtière à Gammarth, et iii) la construction d'une route de coni.che parallèle à la route côtière mais quelque peu en re- trait dans les collines. La zone de Tunis Sud bénéficiera d'une route qui partira de l'artère nord-sud (GP 1) pour desservir les installations touris- tiques côtières. La côte de la région de Hamamet est bien desservie par la route actuelle, MC 28. La nouvelle route qui sera construite dans cette région mènera de la AC 28 vers l'intérieur, où selon les projets actuels, l'on prévoit un important aménagement touristique, dont la création du premier club de golf de Tunisie. ANNEE 3 Page 3 8. Dans la zone de Sousse, la route qui relie GP 1 au pittoresque village de pêche de Hergla sera améliorée, et l'on construira une route de dégagement contournant Hergla. A l'endroit où la route de c8te est interrompue, un pont sera construit au-dessus de l'estuaire de l'El Menzel. La circulation de transit à travers la zone urbaine de El Kantaoui sera détournée par une déviation offrant une belle vue panoramique et le raccorde- ment sera fait entre la route cdtière et la ville de Sousse. A Zarzis, la route de terre qui dessert les installations touristiques c8tières sera améliorée et macadamisée; elle sera prolongée pour rejoindre à Sidi Chemnmakh la route MC 117 menant à Djerba. A Djerba, la route menant de l'aéroport de Melita à Houmt Souk sera améliorée; une nouvelle route panoramique et directe sera construite entre Houat et Midoun, ainsi que des déviations contournant Houat Souk, Midoun, Sirenes-Meninx, Taguerness et Aghir. 9. Les routes du projet traversent dans l'ensemble un terrain plat ou légèrement ondulé, et ne posent pas de grands problèmes techniques. Les services ont choisi les tracés avec soin pour ne pas nuire à l'atmosphère de délassement et à la beauté de l'ensemble, et afin d'intégrer harmonieuse- ment les routes au paysage. Les normes techniques (Tableau 2) qui sont ap- pliquées à ces routes correspondent à celles du réseau routier national et à leur fonction touristique. Elles sont conçues pour une vitesse modérée de 60 à 80 km à l'heure. Les routes principales auront 11 m de large et 6 m de chaussée, ce qui constitue un minimum pour cette catégorie. Les seules exceptions seront la boucle de Raoud dans la zone de Tunis Nord et la route de dégagement de Houmt Souk, qui auront 12 m de large avec une chaussée de 7 m. Les tronçons déjà existants de la boucle de Raoud ont été construits sur ce modèle. Les voies d'accès auront 9 m de large et 5 m de chaussée, ce qui est un minimum pour une route à double sens. Les chaussées seront bi- tumées; leur structure respectera les normes de solidité nationales, sauf sur les voies d'accès où des normes inférieures seront appliquées. Les intersections seront conçues avec soin par souci de sécurité, et lorsque cela semblera néceusaire,l'on prévoira des améliorations par étapes selon les besoins de la circulation à venir. Les caractéristiques techniques sont jugées satisfaisantes et adaptées aux besoins. C. Estimation des coûts 10. Le coût total de la réalisation du projet routier, y compris 0,5 million de dollars pour l'achat des terrains, est évalué à 14,8 millions de dollars 1/, l'élément payable en devises s'élevant à 7,2 millions de dollars. L'on trouvera dans les 'bleaux 1 et 3 de la présente annexe des évaluations détaillées de ces coûts. L'estimation des coûts de construction a été faite par les experts de Stud-BEDM et de SCET sur la base des devis établis à partir des études techniques préliminaires. Les prix unitaires utilisés pour ces estimations ont été comparés avec ceux obtenus lors de soumissions récentes aux travaux du premier projet routier de la Banque, puis quelques modifications ont été apportées aux estimations. If Ce montant de 0,5 million de dollars, représentant le coCt estimé de l'achat des terrains, explique la différence entre le coût total de l'élément "routes" indiqué dans la présente annexe et le coût total qui apparaît dans le ableau III, par. 3.16,du rapport d'évaluation. ANE=E 3 11. L'évaluation des cofts. de construction (Tableau 1) a été faite. en fonction des prix qui avaient cours à la fin de 1971. A cette base, une provision de 5% par an a été ajoutée, pour tenir compte de l'augmentation des prix entre la fin de 1971 et le moment prévu pour les scmissions. Le grand nombre de projets d'infrastructure mis en oeuvre en Tunisie provoquera probablement une vive activité dans l'industrie de la construction dans les années à venir et une provision supplémentaire de 5% a été ajoutée, pour l'éventualité d'une hausse des prix. Finalement, l'évaluation a été relevée de 5% en prévision des hausses de prix que pourraient appliquer les entre- prises au cours des deux années de travaux de construction qui ont été prévues. Ainsi le montant global des provisions pour hausse des prix s'élève à 18,5%. Les provisions pour imprévus, dans le cas d'une augmentation des travaux prévus, sont de 20%, ce qui se justifie du fait que les évaluations obtenues ont été basées uniquement sur les études techniques préliminaires. Le coftt des services d'ingénierie pour le projet d'exécut4i et de la direc- tLon des travaux indiqués ci-dessus est approximatif et a été évalué en pourcentage des cotts de construction. 12. Pour les deux lots principaux de construction,1''on évalue à quelque 50% l'élément payable en devises des travaux, dans l'hypothèse où les entre- prises dmiciliées en Tunisie obtiendront environ la moitit des contrats, ce qui est probable. L'élément payable en devises dans le cas des contrats pour la construction des voies d'accès secondaires représente environ 455,vu que ces travaux seront sans doute confiés à de petites entreprises locales. L'élément payable an devises des services d'ingénierie pour les différents marchés varie selon les premières estimations entre 30 et 70%, selon les possibilités d'emploi combiné de bureaux et de personnel local et étranger. D. , Exécution 13. - L'exécution des travaux routiers sera confiée à l'ONTT et à la "Direction des ponts et ahaussées" (IPc) du Ministère des travaux publics. L'ONTT sera surtout responsable de la gestion financière et administrative. et la IPC sera chargée de la partie technique du programme routier. Lorsque les travaux seront achevés, la IPC sera chargée de leur entretien. Un accord approuvé par le Conseil des ministres a déjà été conclu entre les deux institutions précisant les responsabilités relatives de l'ONTT et de la DPC. 14. Les travaux de construction de routes ont été divisés en cinq marchés (Tableau 1). Les marchés les plus importants, désignés sous les noms de lots 1 à 4, comprennent les routes principales et les tronçons de voies d'accès (environ 50 lm) dont le tracé peut déjà étre déterminé d'après les plans d'aménagement des zones touristiques. Le contrat de moindre importance (lot 5) comprend les tronçons de routes secondaires (environ 30 km) qui fournissent une liaison directe avec les hôtels et les autres installations touristiques, dont l'emplacement n'a pas encore été fixé. En conséquence, le tracé de ces routes sera reporté à la période du projet oà les hôtels et autres installations touristiques auront déjà été construits. Le lot 5 peut être subdivisé en phases qui se dérouleront pendant la période d'exécution du projet. AMNEXE 3 page 5- 15. Le projet d'exécution des travaux qui seront effectués au titre des quatre marchés les plus importants sera confié à des experts, probable- ment la Studi-BCEOM et la SCET qui ont fait les études techniques pré- liminaires. Le prêt et le crédit ne prendront effet qu'ure fois signés les contrats des experts. Pour diriger et surveiller les travaux routiers,le gouvernement va créer le "Service des opérations spéciales", au sein de la DPC, qui est comparable à la cellule de contrôle chargée actuellement de diriger les travaux entrepris au titre du premier projet routier financé par la Banque. Des experts fourniront une assistance technique à cette cellule spéciale. Au cours des négociations le gouvernement a donné son accord à ce qu'un bureau d'études assure la direction des travaux, dans le cas oÙ le Service des opérations spéciales ne pourrait être organisé en temps voulu. 16. Le marché de moindre importance couvrira des travaux mineurs et disséminés dans les six zones, exigeant une grande coordination avec les promoteurs d'hôtels et d'autres installations touristiques tant pour ce qui est des plans que des calendriers d'exécution. Le projet d'exécution et la direction de ces travaux seront confiés à des consultants. Afin de décharger les institutions gouvernementales des tàches secondaires consistant à traiter avec les promoteurs et les entrepreneurs qui participent à ces opérations, il sera aussi dSaandé aux consultants d'aider à l'adainistration des travaux. L'on choiwira probablement pour cette tache un bureau d'études installé en Tunisie. Le prêt et le crédit ne prendront effet qu'après la signature du contrat des experts. 17. Les marchés des lots 1 à 4 seront passés sur la base de prix unitaires après appels d'offres internationaux. Les lots seront subdivisés et les entreprises seront autorisées à soumissionner pour l'une ou plusieurs des parties. Cette disposition est destinée à stimuler la concurrence entre les entreprises de tailles différentes. Il est prévu que les appels d*offres pour les deux premiers lots seront lancés au début de 1973, ceux concernant les troisième et quatrième lots environ un an après. La construction de chaque lot prendra à peu près deux ans et ainsi les travaux devraient être achevés dans la première moitié de 1976. 18. La programmation du lot 5 dépendra de la progression de la construc- tion des hôtels et autres installations touristiques. De ce fait, il sera impossible de préparer un projet d'exécution à l'avance pour un volume de travaux qui soit suffiewannt important pour attirer les soumissionnaires éventuels. La solution proposée est d'évaluer, pour une période donnée, disons de un an à 18 mois, le type et le volume des travaux ainsi que leur répartition géographique et leur échelonnement dans le temps et de demander aux entrepreneurs de faire des offres de prix unitaires sur la base d'une licte détaillée des travaux prévus. Cette disposition permettra de construire les voies d'accès au fur et à mesure que seront construits les hôtels. Les tra- vaux étant de faible envergure, les appels d'offres se limiteront au terri- toire tunisien mais pourront y répondre aussi bien les entrepreneurs étrangers que les entrepreneurs locaux. Le lot 3 couvrira le programme de construction des routes d'accès pour une période de trois ans, du milieu de 1973 au milieu de 1976. A1EXE 3 F. Evaluation économique 19. Si la croissance de l'industrie touristique que l'on prévoit se réalise, il faut créer des installations touristiques capables d'attirer davantage de touristec et l'infrastructure de base indispensable à leur fonctionnement. Non seulement le tourisme mais aussi le trafic en général bénéficieront des investissements envisagés mais ces derniers ne e justi- fient que parce qu'ils font partie intégrante d'm programe de développe- ment du tourisme, qui est à l'origine des décisions d'investir. 20. Deux critéres ont servi à évaluer la justification des divers éléments de l'ensemble des investissements routiers: dans quelle mesure les travaux envisagés serviront-ils à satisfaire les besoins actuels et futurs du tourisme? Dans quelle mesure contribueront-ils à rehausser l'attrait de ces zones touristiques? En plus,les exporte ont vérifié le bien-fondé des tracé prévus en fonction du plan général d'aménagement de chaque zone, en tenant compte des facteurs suivantb: utilisation des ter- rains, préservation des sites et intégration dans l'ensemble du réseau routier. Compte tenu de ces critéra, les divers élémenta de l'ensemble des travaux routiers envisagés ont été jugés propres à étre incltu dans le projet touristique. . �м • Р110.7@ D'�RM6TA11CЛIfR TOIIRIDTIQtR Т вw 1 Тrвvвик де еоавtтисtlоп routlirв ' � ----°--°----------------------°------------------СоаЕ ..tlввtlr (вlцlегв ав D)•----------------с------'-----------'-------- Тю од юиtlвr юсЛе п4 Р �д'+� !1о ди Srвивик деЕ 1 Тrвиик� Тпwц а• э •иик�r • � v�а 5 . де вопе tourlвtlпие �L ,_ 1�' сое�вtгисцод �г1Ч сопвWисtlоп р�кlвв coпвtructlw Dфrlве соавtюсtlоп Ортlве пдпвtтисtlоп F2.ргlве ',{и1в lbrd ' ' юисlе де Аоива э,э 1 ы - '1, Aoute де соrnlсlц э,1 1 17� 2 1 Doucle де Овввтth 1,8 1 72 Аоиtев д'ассlв + 1,3 1 51 1 � в аиа Route gтlпсlрвl� у соr,ргlв pont лtт . 1'оиеа soltиe ' ц,5 1 э7г 4 Аоиtав д'ассН + 2,1 1 эб - 12 - АоиЕи д'вссiв ++ О,Т 5 Н.�вг�с АоиЕе prlnclpW , � �ис ге ;Wpc'аи iоце) 6.7 г ге1 1 яоцав а'.по►. • a,z 2 1ьз з . Routas д'всеlв ++ 5�8 5� 106 2 8оиви L1вLап Ор1 - xerW Т,5 2 ]67 1 ОдИвtlи HergL 2,0 2 42 1 Pont Е1 Итка1 . (у совryтlа ассiв) 2,2 2 227 ыиl.tlоп Е1 xиtwul 4,5 г цТ 1 � L1вlвоп Ор1 - юиЕв а8t1Ею 0�8 1 46 11 ewtee а'ecet■ • э.в 2 61 г RwGв д'ксlе ++ 2.Т 5 • 44 1 Wгfs � Walвon 2вгкlв-83д! I сhпввlгh гб,7 3 ' 4э7 15 Routeв д'sссав • 2г,6 э 422 42 Routaв д'асс►в ++' 6,0 5 Т9 - D arDa А{кстрогЕ - Ноивt 9ovk э,0 з 1з5. - НоцаЕ Bout-Nidoun (у еьтrргlе д{v1вЕlопв) 21,5 4 542 10г' Advietlon вlтепе. г.9 3 61 Т ддvlвtlоп Тввиегиев 5,6 4 11Т 12 DдvlвЕlоп цhlт э.5 э Вэ А , Rоиtвв д'аееlв • 18,1 4 ' гб8 72 Аоцtвв д'всс►в •+ ц,4 5 149 - P1sta сусlеЬа 5 � 80 - Tota1 де■ coQtв - ria 1дГ1 8ц ц 1.о58 9 1.1'}8 7г д� 147 470 э Наивве дев угlк иtте 1Yn 1дТ1 . et date дев воьаlввlте, 5'{ рвт иг � , 7лt еов 1 вt 3. 5� 40 57 � .. ruE мв г•t 4, 1д 4 1об 9э [лt ло 5, Т.5 � _,_ _ �_ � � ,. Тоtвик В51 1.16L 1.195 1.020 505 Нвцвее дгв Рг1к уоиг 1юа yrdw . де 1а сапвtюсtlт, 5� 4� 8 _,_ 6� � � �t�j две со4Н еваарЕfв \ 1в авtе ди вав3в.iи.. t 1'вкеlидоа ав■ 1�ртivивг 894 1.г22 1.255 _ 1.о71 5э0 • � Ртоvlвlопв Pow 1tRrdwвt � дiрвев�воЕ дев av.otith, 2о f 179 г45 г51 г14 1pG А{�h� дввдрНк во соцтв де w . _у�' 7S 64 72 То41. двв caQtв eetLrtltв дв ооовЕгисtlоог � ��' � �'�К "'� . вiГi авв » Aout•в Роит lериеllвв 1в tгк{ м рLд peut Идв ddbгstad ► 1'вlдв др {ttWвв д'1tвlетвиlt. •• Тгвсд. е¢ Р1вд .вттЕ ыЕвЛвlnд. lотвqив 1'в4LовiиЕ дв. lдвtвlLЕlаи tourl.tlynв. .вn саоки. • ANNEXE 3 Tableau 2 TUNISIE Proiet d'infrastructure touristique Routes Caractéristiques te2hnigMesý Vitesse de base 60 80 ,milh Profil en travers Plate-f Orme Chaussée Boucle de Rouadg Tunis Nord 12 m 7 m Déviation d'Hount Souk houtes principales (autres Il M que celles citées ci-dessus) Routes elaccés 9 M 5 Couche de roulement de la chaussée houtes princivaless Tunis Nord., Enduit superficiel bicoucbe Tunis Sud., Hammamet., Sousse ou couche de 5 cm de mêlange Autres routes Enduit superficiel bicouche Revêtement des accotements Concassés sélectionnés Critères de construction des chaussées Routes principales Charge à l'essieu 13,t Routes d'accès Nombre -:ournalier de véhicules de plus de 3 t, selon la métho- de du laboratoire de recherches routières Caractéristiques techniques des intersections Les intersections seront exécutées en plusieurs phases et pourront, à l'achèvement des travaux, sup- porte;r la demande de pointe de 1965 TUNISIE AMiEXE 3 Tableau 3 PROJET D'IMFRASTRUCTURE TOURISTIQUE Devis soenaire des travaux routiers prévus au pro;t ------- milliers de D------- -------milliers de D ------- Coût Monnaie Monnaie en devises Devises nationale Total Devises nationale Total en pourcentage. du total A.Erprise (Voir Tableau 1) - 242 242 - 501 501 *0 B.Travaux (T7oir Tableau 1) Loti 406 405 811 840 839 1.679 50 Lot 2 529 529 1.058 1.095 1.095 2.190 50 Lot 3 569 569 1.138 1.178 1.178 2.356 50 Lot 4 463 464 927 959 960 1.919 50 Lot 5 212 258 470 439 534 9(3 45 Total partiel, coût des travaux à la fin 1971 2.179 2.225 4.404 4.511 > 4.606 9.117 C. Services d'ingénierie i) Projet d'exécution lots 1, 2, 3 et 4 126 54 180 261 112 373 70 ii) Surveillance des travaux lots 1, 2, 3 et 4 189 81 270 391 168 559 70 iii) Projet d'-exécution et surveillance des travaux lot 5 24 _6 80 116 166 30 Total partiel, services d'ingénierie 339 191 530 702 396 1.098 D. Imprévus i) Dépassement des quantités a) sur les travaux - 20 % 436 445 881 902 921 1.823 b) sur les services d'ingénierie - 20 % 68 38 1o6 141 79 220 i) Hausse des prix a) sur le prix de base des travaux (1971), plus provision pour dépassement des quantités - pour hausse des prix juscu'à la date des soumissions - 5 % par an 197 200 397 408 414 822 - pour boom prévu de la construction - 5 % 141 143 284 292 296 588 - pour hausse des prix en cours de travaux - 5 % 148 151 299 306 313 619 b) sur les services d'ingénierie pour surveillance des travaux -5% 1 1 7 18 214 7 Total partiel, imprévus 1.001 984 1.985 2.072 2.037 4.109 Total 3.519 3.642 7.161 7.285 7.540 14.825 Page 1 TUNISIE EVALUATION D'UN PROJET D'INFRASTRUCTURE TOURISTISUE. PARTIE RELATIVE AUX ADDUCTIONS D'EAU 1. La Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux (la SONEDE) effectue actuellement des travaux pour accroltre la capacité des principales installations d'adduction d'eau desservant les régions où sont situées les zones du projet. Le programme de la SONEDE est financé par un prêt de la Banque (581-TUN) et par un crédit de l'IDA (209-TUN). Quand il sera entièrement réalisé, la capacité des réseaux d'adduction d'eau sera partout suffisante pour satisfaire la demande engendrée par les projets touristiques jusqu'en 1981, sauf dans les zones de Djerba et de Zarzis, oÙ elle devra être encore augmenté gr9ce à de nouveaux ouvrages prévue dans le projet proposé. Seuls les réseaux de distribution devront être développés dans toutes les zones. Les plans des principaux travaux nécessaires ont déjà été établis par la Société générale d'études hydrau- liques et agricoles (la SOGETHA), cabinet français de consultants, dans le cadre du projet de la SONEDE financé par le crédit 209-TUN. La SONEDE a mis ces plans à jour pour tenir compte des modifications apportées aux programes de développement du tourisme. Les éléments qui ont été choisis pour le projet correspondent à la solution la moins coûteuse pour un taux d'actualisation de 8 %. A. Description du projet 2. Les principaux éléments de la partie du projet qui concerne les adductions d'eau sont (l'achèvement dl) un deuxième aqueduc pour alimenter les znes de Djerba et de Zarzis, des canalisations de distribution prin- cipales et secondaires dans toutes les zoes, des réservoirs et des branche- ments pour relier les h8tels aux réseaux de distribution. Ces éléments sont déceits ci-dessous par zone. Tunis Nord 3. Les installations qui alimentent actuellement la zone nord de Tunis ont une capacité suffisante pour faire face à la ddmande qui sera engendrée par le développement h8telier à Raoud. Il suffira d'étendre le résean de distribution. Les travaux porteront sur la mise en place de 4.600 m de canalisation principale de distribution de 30 cm de diamètre, sur la costruction d'un réservoir de 1.000 m3 et sur les branchements reliant les h8tels aux canalisations principales de distributic. Tunis Sud 4. La zone intéressée par le projet sera alimentée par l'aqueduc reliant Tunis à Nabeul. Les travaux porteront sur: i) une canalisation principale d' alimentation de 30 cm de diamètre et 700 m de longueur allant de l'aqueduc à un réservoir; ANNEXE h PQge 2 ii) un réservoir de 1.500 m3 à Bordj Cedria; iii) 10 km environ de canalisations principales de distribution de 20 cS, de 25 cm et de 30 cm de diamètre pour desservir Bordj Cedria et Soliman; iv) les branchements des hôtels. Nabeul-Hmat 5. Quand les travaux en cours seront terminés, les réseaux d'alimen- tation en eau et de distribution d'eau de la région auront une capacité sur- fisante pour faire face à la demande qui sera engendrée par le développement du tourisme jusqu'en 1981. Les seuls travaux prévus dans le projet sont donc les branchements des hotels. Sousse Nord 6. Cette zoee est alimentée par le réseau régional du Sahel. Des travaux en cours visent à augmenter la capacité de ce réseau pour la porter de 360 litres/secnde à 1.100 litres/seconde (prêt 581-TUN et crédit 209-TUN). Le projet vise à faire face à la demande locale de la zone touristique du nord de Sousse quand elle comptera 22.500 lits. Il faudra pour cela allonger et renforcer les antennes de distribution partant du réseau du Sahel. 7. Les installations prévues sont les suivantes: i) une canalisation principale de distribution, de 30 à 40 m de diamètre et d'environ 16 km de long, sur le bord de la mer; ii) une antenne d'alimentation, de 30 à 40 cm de diamètre et de 6 km de long, du réservoir de l'oued Laya au nouveau réservoir de Sidi El Kantaoui; iii) une canalisation principale de distribution, de 40 cm de diamètre et de 25 km de long, de ce réservoir à la canalisation de distribution cotière; iv) le réservoir de Sidi El Kantaoui, d'une capacité de 5.000 m3; v) une antenne de distribution de 40 cm de diamètre et d'environ 15 km de long, reliant les réseaux d'alimentation du Sahel central au nord du Sahel, augmentant ainsi la capacité d'ali- mentation de la zone Sousse Nord; vi) les branchements des hôtels. ADiOEZE h Pge 3 Djerba-Zarzis 8. Le programme de la SONEDE en cours d'exécution aura pour effet de porter la capacité d'alimentation de la zone de Djerba-Zarzis de 80 litre/seconde à 130 litres/seconde. Cette dernière capacité sera encore insuffisante pour faire face à la demande de l'industrie touristique. Les travaux proposés viseront par conséquent à exploiter toutes les nappes d'eau souterraines connues et à accroitre la capacité de l'aqueduc qui alimente Djerba et Zarzis pour la porter à son maximum final, qui est de 225 litres/seconde. La demande touristique sera ainsi satisfaite jusqu'en 1979; après cette date, il faudra peut-être recourir au dessalement de l'eau de mer si les forages exploratoires projetés à 150 km de Djerba ne donnent pas de résultats positifs. L'eau fournie actuellement à Djerba et à Zarzis est d'une qualité convenable au point de vue physique et bactériologique, mais sa teneur en chlorures (750 mg par litre) et en sulfates (850 mg par litre) est supérieure aux normes maximales de l'CMS. L'eau a un goût salé et des effets laxatifs. La mauvaise qualité chimique de l'eau n'entrave pas le développement du tourisme, car les touristes boivent généralement de l'eau en bouteille. Les nappes souterraines qui -seront exploitées en vertu du projet ne donneront pas une eau de meilleure qualité que celle cbnt on dispose actuellement. 9. Les travaux prévus dans le projet portent sur: i) l'exploitation des ressources en eau souterraine de Hassi et d'Abdel Malek et l'équipement de ces points d'eau; ii) des canalisations principales entre ces points d'eau et Lassifer (11,9 km de conduites de 50 cm de diamètre et 12,6 km de conduites de 30 cm de diamètre); iii) des vannes de régulation de pression à Lassifer; iv) le doublement d'une section de 40,2 km de la canalisation principale entre Lassifer et Djerba par une conduite de 50 cm de diamètre; v) la construction de réservoirs et de vannes de régulation de pression à Djerba et à Zarzis; . vi) la pose de 7,3 km de canalisations de distribution de 25 cm de diamètre ainsi que des branchements des hotels; vii) des forages exploratoires pour la recherche de nappes d'eau souterraines et une première étude de justification d'une usine de dessalement de l'eau de mer. A1UM 4 Page 4 B. Estiation des coftts 10. Les cofts estimés de la partie du projet qui porte sur les adductions d'eau, ainsi que leur ventilation, sont donnés ci-dessous par zone sous une forme résumée. Ils sont détaillés dans l'Appendice 1 joint. TABLEAU 1 Milliers de dinars Milliers de dollars E U En monnaie En devises Total En monnaie En devises Total locale __ _locale Tunis Nord 35 45 80 75 90 165 Tunis Sud 55 65 120 115 135 250 Nabeul-Hammmet 45 55 100 95 110 205 Sousse Nord 385 475 860 800 980 1.780 Djerba-Zarzis 785 955 1.740 1.620 1.980 3.600 consultants 70 160 230 145 335 480 Total partiel Ï.375 r.75 3T .1 3.630 >.40 Imprévus: Travaux 200 260 460 420 530 950 Prix 160 200 360 330 420 750 Total Adductions d'eau 1.735 2.215 3.950 3.600 4.580 8.180 11. Ces coûts, estimés par la SONEDE sur la base des plans préliminaires et de coftte unitaires comparables à ceux de travaux conçus et réalisés sous son controle, sont jugés raisonnables. On prévoit que les travaux de construc- tion dureront deux ans et demi. 12. La SONEDE a inclus dans son estimation un poste "imprévus pour travaux additionnels", dont le montant est de 15 % du co1ft des travaux et de 10 % du coat des consultants pour tenir cpmpte de variations éventuelles de l'ampleur des travaux. De même,elle a jouté "imprévus pour hausse des prix" dont le montant est de 10 % du total des coûts des travaux, des cosultants et des imprévus pour travaux additionnels, ce qui devrait suffire si l'on se fonde sur les résultats passés. 13. Les entreprises locales comme les entreprises étrangères pourront soumissionner pour les travaux de génie civil. Tous les contrats, qui por- teront sur la fourniture et la pose des canalisations, seront accordés après appel à la concurrence internationale, ce qui est déjà de pratique courante pour la SONEDE. La construction des branchements des hôtels, dont le coût s'élèvera à environ 1,5 million de dollars E U, sera assurée par la SONEDE, soit qu'elle opère en régie, soit qu'elle passe des contrats dont le prix unitaire sera négocié avec les entrepreneurs locaux. Page 5 C. Passation des marchés 14. L 'industrie locale est en mesure de fournir une forte proportion des conduites et matériels nécessaires pour le projet, mais on vient de constater que des fournisseurs étrangers peuvent 6tre compétitifs (même avec une préférence de 15 %) dans le cas des conduites en fibrociment, en fonte et en acier. La marge de préférence pour les producteurs locaux sera, soit de 15 % du coft c.a.f. des marchandises, soit du taux des droits de douane, le moins élevé de ces deux taux étant retenu. D. Administration 15. L'administration et l'exploitation des installations d'adduction d'eau en Tunisie sont confiées à la SONEDE. Les travaux du projet seront financés par le gouvernement et les fonds seront remis à la SONEDE par l'Office national du tourisme et du thermalisme (ONTT)., qui a la responsabilité prin- cipale du projet touristique. 16. Une convention entre l'ONTT et la SONEDE régissant les relations entre ces deux établissements publics en ce qui concerne la passation des marchés et les paiements a été approuvée par les deux parties. E. Aspects financiers i) Fiancement des adductions d'eau 17. Le coEt total de l'élément "adduction d'eau" du projet (Appendice 1) est estimé à 4 millicns de dinars. Les gros travaux à réaliser par des entrepreneurs se monteront à 3,3 millions de dinars et figurent dans le flux de liquidités de la SONEDE à titre de "partie de l'infrastructure touristique". Les extensions du réseau et les branchements des h8tels, dont le montant bera de 0,7 million de dinars, sont compris dans le programme général d'ex- tensions et de branchements de la SONEDE. ii) Situation financière aetuelle de la SONEDE 18. Les états financiers pour la période allant de 1969'à 1981 figurent dans les Appendices 2, 3 et 4; l'Appendice 5 donne les hypothèses à partir desquelles les prévisions ont été calculées. La situation financiére de la SONEDE est satisfaisante. Les recettes de cette société augmentent depuis 1969 au rythme de 7 % par an en moyenne et les dépenses d'exploitation s'accroissent moins vite; il en résulte que pour des immobilisations nettes à peu prés constantes, le rendement est passé de 4,1 % à 5,2 %, chiffre estimé pour 1971. Le gouvernement a versé en 1971 sa contribution financière de l'année et les arriérés de 1970 (2,3 millions de dinars). La situation de la SONEDE à la fin de 1971 est très bonne en ce qui concerne les liquidités (1,5 million de dinars) et la société a beaucoup de créances à recouvrer; les factures non payées du gouvernement et des collectivités locales représen- tent encore environ une année de consommation d'eau de ces clients, soit environ 60 % du total des impayés. ANNEXE 4 Page 6 iii) Prévisions financières 19. Les projections financières pour 1972 et 1973 ont été calculées sur la base des tarifs existants, dont la moyenne pour l'ensemble du pays est de 62 millimes le m3 d'eau; ces tarifs sont suffisants pour que la SONEDE puisse réaliser son programme d'investissements et obtenir un taux de rende- ment légèrement supérieur à 5 % pendant ces deux années. 20. Il a été prévu, lors de l'évaluation du prêt 581-TUN, un relèvement des tarifs dans tout le pays pour 1974. Les projections montrent qu'il suf- firait à la SONEDE de les augmenter d'environ 18 %, ce qui les ferait passer d'une moyenne de 62 millimes à une moyenne de 73 millimes, pour qu'elle puisse à la fois obtenir le rendement de 6% qu'elle s'est engagée à atteindre après 1975 pour ses investissements, assurer le service de sa dette et financer sans subvention du gouvernement son programme national d'investissements pour la période 1974-1981, estimé à 38 millions de dinars. 21. On estime qu'à la fin de la période, la SONEDE aura un excédent de liquidités d'environ 5,5 millions de dinars, ce qui lui permettra de parer à des imprévus pour travaux et pour hausse des prix dans ses projets d'inves- tissements. Cependant, si ses liquidités devenaient excessives, leur utili- sation devrait faire l'objet de discussions entre elle-même, le Groupe de la Banque, le gouvernement et la SIDA. F. Fixation des prix 22. Les tarifs actuels, uniformes pour tout le pays, correspondent à peu près, sauf dans le Sud tunisien, à la moyenne des coûts dans les diverses régions. 23. La région du Sud tunisien, qui comprend les quatre zones de Djerba, de Zarzis, de Medenine et de Ben Gardane, est alimentée actuellement en eau à partir de puits très éloignés. Par suite du développement rapide du tourisme à Djerba et à Zarzis, la demande dépasse l'offre. La capacité des installa- tions sera accrue en deux phases. La première sera financée par le crédit 209-TUN et débutera en 1972, la deuxième sera financée en 1973 par le prêt proposé pour l'infrastructure touristique. Comme les puits locaux donnent de l'eau saumàtre et sont insuffisants, on amènera de l'eau provenant de puits situés à quelque 110 km de Djerba. Du fait que l'eau est rare dans le Sud tunisien aride, il faudra probablement dessaler de l'eau de mer aux environs de 1980, à moins que les forages exploratoires en cours à 150 km de Djerba ne soient couronnés de succès. Le coût de l'ea consommée aug- mentera rapidement et passera d'environ 130 millimes le m en moyenne à l'heure actuelle à environ 500 millimes si on dessale de l'eau de mer. 24. Dans ces conditions, il importe de fixer pour l'eau un prix qui soit économiquement rentable. Le prix de vente aux consommateurs doit être fixé en fonction du coût réel de l'eau pour qu'il serve d'indice de référence lors des investissements futurs et qu'il décourage des investissements hôteliers ANNEXE 4 Page 7 excessifs. La politique de prix doit aussi favoriser une utilisation uniforme et élevée de la capacité existante en encourageant le transfert de la demande des périodes de pointe aux périodes creusest On peut y parvenir en fixant des prix différents suivant les saisons et beaucoup plus forts que dans le reste de la Tunisie parce que le coût de l'eau est plus élevé à Djerba et à Zarzis. 25. Si les tarifs de l'eau restaient inchangés, il en résulterait probablement une mauvaise répartition des investissements et une pénurie d'eau. Il faut relever ces tarifs pour les rapprocher dos coûts économiques réels, et cela pas plus tard que 1974. Il faut qu'ils soient différents pendant les périodes de pointe et pendant les périodes creuses et qu'ils correspondent aux coûts marginaux pendant ces périodes, qui sont également différents. 26. Une subvention à l'industrie du tourisme peut se justifier car les promoteurs hôteliers sont actuellement en face d'un marché qui leur est favorable et ils peuvent opposer l'un à l'autre les divers pays médi- terranéens en ce qui concerne les subventions. Cependant, il ne faut pas encourager par une subvention la consommation d'une deniée rare comme l'eau, dont le coût marginal à long terme monte en flèche, et s'il faut accorder une subvention,elle doit prendre la forme d'une somme accordée pour l'in- vestissement ou d'avantages fiscaux, qui provoquent moins de distorsions. 27. Au cours des négociations, il a été admis que la SONEDE, quand elle aurait terminé les études auxquelles elle procède actuellement sur l'hydro- géologie et sur les consommations d'eau, mettrait en vigueur à Djerba et à Zarzis des tarifs de vente de l'eau tenant compte des coûtts marginaux plus élevés qu'entrafne la fourniture de l'eau à de gros consomateurs pendant les périodes de pointe. La structure détaillée de ces tarifs et leur niveau seront évalués dans le cadre de l'étude que fera l'ONTT en vue d'améliorer l'efficacité du système actuel d'encouragement des investissements dans l'industrie touristique. Le résultat de cette étude devrait être connu avant la fin de 1973, à temps pour servir de base à l'augmentation prévue des tarifs de l'eau de la SONEIE. PWDJE D'INASTRUCTURE TOURISTIQUE ADDUCTION D'EAU ET TIN DE COU2S E monnaie Ma l monnaie a Pourcentage du Pourcentage en locale devises Total locale devises J cogt total devises (Wnu iuers de dinars) (en miliers de $EU) 1. -TRRAVAU DE GEIE CIVIL 1. Tunis Nord 1-1 Caniisations principales et réservoir 29 36 65 60 75 135 1-2 branchements des h8tels 9 10 18 21 39 1-3 total partiel Ti 2.1 2. Tunis Sud 2-1 canalisations principales et réservoirs 48 58 106 99 120 219 2-2 branchements des h8tels 6 7 .L 27 2-3 total partiel -119 19353.0 3. NabeuI-.aet 3-1 branchements des hOtels 1&6 57 103 95 118 213 2.6 4. Sousse Nord 4-1 can-lsations principales et réservoirs 350 k28 778 72J4 886 1,610 4-2 branchements des h8tels 78 73 _E2 '161 4-3 total partiel 155~ '797 975 T777 21.7 5. Djerba-Zartis 5-1 canalisations principales et réservoirs 755 920 1,675 1,56M 1,904 3,168 5-2 branchements des h8tels 28 35 63 72 5-3 total partiel 3 TIr , T,7m3, W . Total travaux de génie civil 1,306 1,594 2,900 2,703 3,300 6,003 73.4 . 55 rr. INGERIE 70 162 232 145 335 hO 5.9 70 ïtal avant Imprévus 1.376 1,756 3e132 2,848 3,635 6,483 79.3. 56 III. IMPREVT 1. Travaux 1-1 travaux de génie civil (15 %) 195 2U0 435 U05 497 902 1-2 ingénierie (10 6) 16 23 33 -48 9M .11.6 56 2. Prix (10%) 158 202 3o. 329 18 747 9.1. 56 Total imprévus 360 458 818 749 948 1,697 20.7 56 TOTAL ADDUcTIOM D'EAU 1,736 2,214 3,950 3,$97 4,583 8,180 100. 56 (y compris imprévu-) -.. Terrains 79 79 164 164 TOTAL ADDUCTION D'EAU 23,761 ,583 8,34 (y compris imprévus et terrains) 1 """"" 8"""1 TUNSIE IE Df'PRABTRCTURE TOURISTIQUE SOME CCt Profit& et perten - Réels (1969-lifo) et prévus (1971-1981) (en u±ilien de dineas Exercicen se terminant le 31 däc=bre A r 2jQ 1971 M2 M U4 A Iff6 IM 1978 1981 -- -------- ------- ------- ----- ---prévas --- -----....------------------ Noibre aoy de brnchmenta (en ailliers) 107 119 132 16 158 171 18 197 210 223 236 29 262 Tro&do d'eau (en ainlions de u ) 1/ 95 99 105 111 no 127 136 am6 1 167 3w 192 204 Pertes d'eau (en pourcentage) 32 30 29 27 25 25 25 25 25 25 25 25 25 Ventes d'eau (m millione de x3) 65.2 68.O 75 81 89 95 2 i 109 117 125 134 143 153 Priz de vente yen de l'eau (en ilimesm par ) 63.5 60.8 61.6 62 62 67 .5r 73 73 73 73 73 73 ?3 Recette. Consammtione d'au factures 4.14 3.9 4.62 5.02 5.52 6.41 7.45 7.96 8.54 9.12 9.78 10.44 11.17 Autree droits et redevancen .39 .2 .51 .61 .69 .76 .82 .87 .9i .96 1.01 1.06 1.11 IUp8 sur led vente d'.au .22 .22 -23 .25 -28 .33 .37 .4 .42 -165 .h8 .51 .55 rncb.t,a nouvoaur .50 .57 .57 .55 .55 .55 .55 .55 .55 .55 .55 .55 .55 Moln* provinion pour dettes editeuses (1 ( J-10 1.08) (-07) 1 (-6 (.06) . on (M) IoEL Total den recettes 5.07 5.07 5.83 6.35 6.97 7.98 9.13 9.72 10.35 11.01 11.74 12-.U 13.29 Co13t* d'exploitation Traltments et salaires 1.25 1.43 1.52 1.62 1.66 1.72 1.77 1.82 1.87 1.93 1.99 2.04 2.11 Eergie et cmburants .34 .36 .37 .41 .44 .44 .46 m.9 .52 .55 .58 .61 .6k Prodult: chimiouee .16 -17 .18 .21 .23 .27 .29 .31 .33 .35 .37 jo .43 Natibres prmdhrea .97 77 .92 m6 1.97 1.05 1.09 1.10 1.05 1.06 1.07 1.09 1.10 Autyes fournitures et service ,46 .JO .42 .41 ,41 .38 .38 .38 .38 .38 .38 .38 .38 Preis de bureau et divers .08 .11 .11 .11 .11 .11 .U1 .11 .11 .11 .11 .11 .11 ~ta .23 .26 .31 .34 .38 ,43 .47 .50 .52 .56 .59 .62 .66 Moins transfert å l'actif .LJA15 L.f. C.W (.58.) (.5) (.60) L -) (.6o) {.60 (.60) ( ) i.6 Total des cofta d'ezpio±tation 3.04 2.89 3.25 3.58 3.72 3.83 3.97 4.u 4.18 h.34 449 4.65 4.83 Recetten avant mortiaem t 2.03 2.18 2.54 2.77 3.25 4.15 5.16 5.61 6.17 6.67 7.25 7.83 8.46 Provision pour mortis t 1.09 1.22 1.20 1.26 1.44 1.74 2.00 2.10 2.23 2.32 2.36 2.40 2.58 Recettea d'eplatatim n~ttem .94 .96 1.34 1.51 1.81 2.41 3.16 3.51 3-94 4.35 4,89 5.43 5.8 Recette extraordinaires et se rapportant au annes préecdentes .10 -14 - - - - - - - - - Intét .19 .24 .24 .47 .70 1.20 .94 1.00 1.03 1.01 .97 .93 -89 umnufice net .05 .86 1.10 1.0t 1.11 1.21 2.22 2.51 2.91 3.3k 3.92 4.50 .99 Coefficint d'expltatin }/ 60% 57% 565 56% 53% 9% 3% 42% 4% 39% 38% 37% 3¥6 oy e e l'actf Imenbl net 25.41 25.32 25.70 28.50 34.20 45.10 53.90 56.50 59.80 61.40 61.00 60.30 65.4 RmGmet de l'actif 1iii* not (en pmacent&ge) 4.1 4.3 5.2 5.3 5.2 5.4 5.9 6.2 6.6 7.1 8.0 9.0 9.0 e~mtion Consé~que d'une a tation du tarif qui pasera 1 73 milluss en juilet. /Cansdqnc d'un cagnt d. la a~ de facturatin k TuMiN. Le mm~tant dos facturen de dcembre k Tunis est compt4 en 1971. Repr~*ente le at des tramux d'éqip t excutés directomt par la socit. - total des Co~ d'exploltation divind par 1 total des recette. . i 1 ; . s лл�гs 4 л�nепаi�. з ' � � " й� � HЁS,� I 8 гRР1йо`Я44� � Рl�R•�isй� п й°�-1I � й� й н ; �и • � r'� � � � i � � �i i � � i � i . i � •n г+ т н л �л н т 3 �� � � • 1 ' 1 �= Э� 4"ё g 'л`,' � Нй ( й `FiР1й�л`8� нgйS,�Б� м iиy�;I � Rc°DV 8 ' in и � 1г`. � � . � i � з � � � т � � г � н v� � •о � • � ..1 ао -у.а .у ' 1 1 ,� 1 rцрΡ �' � йiА � $ °'� 8I $й I й ��iй5�$� йg� g� � й�I BI tig R i � � � i • � � � � � � •I о о • � � л� � � � -1 _ • � • � I ао .�.� +%� н � .у и � i � � � � .`�•gPvoл:{� � � �� м �i�I �I mti $ 1 � � н � �п�•i i�°• i �� � �g � i i�I г�1 � � � �88 �) 8 � . � • � • � н ы и> м 'i т i rn ` н i O о � 1 рΡ •С1 И � � ,q,•\N�� �i���gi":�у �.' ��'R�RB��) 8 i�fiйoл'�� •Li����� � й�� т и "�� � н c+i � гi н и п � ��. � �°,� пs �д 3 g 8`��, �I $$uR, � 5l �S'Ro�`•�•�В N� �.`� о� �I с�� й q ,'', 11п 1 1 1 1 • 1 1 1 i 1 1 1 1л 1 • 1 1 • 1 �,�Э .,� н �э .i г�i м Е-"� �8 il4 Е! 8 �уΡ 8м8.й спv �3•РJЯ�ё�•'г7`.Ч й о ��$ �'�'л.о �о^� v Д {'� .°�i i мN i� •л • i i • iл �„1 � i �N� • iI м � •�.` i • � � •1' .....� � • � � г✓ • Г+ п � i � � г� т� аc _ ` 1 , л; �� �"i дiй�.i�пй a�,I � лни`��.г°- I iR й� Яi0 i+ °а � fX1S`%� � 2i� e0i � � i и .+ ' U � л н л � �1 �о ev .i л � е` • � • � • ' � � � т л и 'i i Д�� � н � ; ё� rv й�����ii�' �� � на �й�о°`i ( � '�{ йо �� � {r��vй2�) й21 8 у � � � лл�1м и ии •� .wv�� .i• •� i •i • � i " � н� п i � �дтд •о н и о. е•. м н ы r г- иw о. �� `+" �; {�н � о �Rм� п `.%� � м� он ( •о н �S н�-п п� ���лl � �г� й ��у � �,,,• � � `Q � �� � • � �• � � � i �� �-I - Сд н.-i м п � н л а: oi л и� и л.�i о: 1 � � � I � �� � рΡрΡрΡ рΡ� v}��. �а рΡ�(уΡ �рΡ рΡ� рΡ О I �I 1 N 1 1 N 1 1 N 1 I 1-•Й , Ф О 1 1 1 1 1 ^�'`' 1 1 1 1 1��` •7ryN•ii О Ф� И � й� �� н 1 w�й • и �n� �I OI �а н I и 1 1 �! 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AUM 4 Appendice 5 page -1- TqNISIE IPROJET DSINMSlItUCTURE TOURISTIkg SONEDE Hypothèses retenues pour les tableaux financiers Comptes kEofita et portes 1. On a prévu que les ventes d'eau, en mètres cubea, augmenteraient au rythme de 7 % par an après 1975. on a admis que le prix moyen du mètre cube d'eau serait de 62 millions jusqu'au milieu de 1974, époque à laquelle il devrait panzer à 73 millimes pour que le rendement de l'actif immobilisé net de la SON= atteigne les niveaux prévue par la convention, 5 % en 1974- 1975 et 6 % ensuite- 2. Il y a dlautres redevances pour l'entretien et la location des compteurs. 3. Ltimp8t sur les ventes d'eau ont un imp8t spécial calculé sur la base des tarifs de l'eau et une taxe de service sur les autres redevances. Le produit de limp8t sur les ventes d'eau est ristourné au gouvernement. 4. Les redevances pour branchements nouveaux ont été calculées au taux de 42,3 dinars par branchement. 5. La provision pour dettes douteuses a été calculée sur la base dc 2 % du montant des effets à eecevoir, ce qui.est conforme aux résultats en- registrés dans le passé. 6. Les traitements et salaires pour 1971 et 1972 sont tels qu'ils sont prévus dans le budget. Ils augmenteront par la suite de 3 % par au en moyenne en raison des primes d'ancienneté. On a supposé que l'extension des opérations n'exigerait pas de personnel aùpplément&U-e., car la produc- tivité augmenterait. 7. Les prévisions de consommation d'énergie., de carburant et de pro- duits chimiques ont été faites région par région en raison des différences entre ces genres de consommation suivant les réseaux. Les projections don matériels et accessoires englobent l'ensemble de ces postes de dépenses. On a supposé quiLl n'y aurait pas de changement dans le prix unitaire de l'énergie., car la société d'électricité., la STEG. n'a pas l'intention de relever son tarifs., ni dans le',prix unitaire des produite chimiques et des matières premières,parce que des économies d'échelle peuvent contrebalancer une augmentation de leurs prix unitaires. On a pris pour IUWthése que ces dépenses d'exploitation augmenteront dans les mêmes proportions que divers éléments notamment., ventes d'eau, branchements nouveaux, investissements propres à ce genre de dépenses ou à la réginn considérée. ANNMX Appendice 5 Page 2 8. On a admis que les dépenses pour les transporte, pour les autres fournitures et services et pour les frais de bureau et divers resteraient à peu près constantes grâce à une amélioration des rendements. 9. Les imp8ts comprennent l'imp6t sur les ventes d'eau dont nous avons parlé au paragraphe 3 et divers autres impôts comme 'impôt sur les véhicules et les taxes professionnelles. 10. Les sommes indiquées comme transférées à l'actif sont des béné- fices d'exploitation utilisés pour créer de nouveaux biens d'actif, comme c'est le cas dans les extensions de réseaux, et elles doivent être considé- rées comme desdépenses d'équipement. 11. L'amortissement annuel a été calculé sur la base de 2,5 % de l'actif immobilisé brut moyen de chaque année. Flux de liquidités 12. Les contributions financières des consommateurs représentent la fraction des dépenses pour le prolongement des canalisations principales qui est payée par les consomateurs. 13. On a admis que le projet d'alimentation en eau de Sfax cerait fi- nancé pour 50 % par un prêt à 7 % d'intérêt remboursable en 20 ans à partir de la date de l'achèvement des travaux. 14. A la fin de 1971, le ;poste effets à payer comprenait trois articles: des dettes à des fournisseurs et à des entrepreneurs, des sommes diverses comme des avances sur consommation, et le solde net (1,58 million de dinars) d'un compte de liquidation que la SONEDE administre au nom de l'organisme gouvernemental qui l'a précédée. Dans les projections, on a supposé que le premier article se maintiendrait au même niveau (environ deux mois de rede- vances) et qu'il en serait de même pour le deuxième. Quant au troisième, il est improbable que la SONEDE verse au gouvernement le solde qu'elle lui doit pour les opérations antérieures à 1968 tant qu'elle aura encore besoin pour ses liquidités d'une contribution financière du gouvernement et d'un relèvement de ses tarifs, c'est-à-dire jusqu'en 1976. On a prévu que la SONEDE paierait un tiers du solde dû en 1976 et le reste an 1977. 15. Les intérêts et l'amortissement de la dette ont été calculés d'après la nouvelle parité du dinar par rapport au dollar. 16. Les créances à long terme, qui correspondent à des prête consentis à des clients par la SONEDE pour des branchemnts nouveaux et pour des exten- sions du réseau,ont été portées nettes des paiements de l'année. ANNEXE 4 Appendice 5 Page 3 17. On a supposé que les stocks diminueraient légèrement au début, puis resteraient au même niveau en raison d'rne amélioration de leur ges- tion. 18. Les effets à recevoir sont des impayés des consommateurs particu- liers et de l'administration. Leur montant a été indiqué net de provisions pour dettes douteuses. On a prévu qu'il diminuerait progressivement jusqu'à ne représenter que la valeur de trois mois de consommation à partir de 1976. Bilans 19. Les contributions financières des consommateurs ont été indiquées nettes d'amortissement, car l'amortissement des extensions du réseau n'a pas été déduit des recettes mais des contributions financières des consom- mateurs. ANN~EKE 5 Page i TUNISIE EVALUATION 4tUN PROJET DtINFRASTRUCTURE TOURISTIQUE PARTIE RELATIVE A LSEVACUATION DES EAUX USEES ET A LA LUTTE ONTRE LA POLLUTION DES EAUX A. Généralités 1 . En général, les établissements touristiques des zones intéressées par le projet ont été construits en cordon le long de la cdte près des villes. Dans ces villes, beaucoup de quartiers sont équipés de rèseaux collectifs dtégouts. Dans les quartiers du centre, plus anciens, les réseaux combinés dominent, tandis que dans la plupart des quartiers plus récents, on a con- struit des réseaux séparés. Les installations individuelles, à base de fosses septiques, sont de règle dans les zones résidentielles ol la densité de la population est faible. 2. La construction d8égouts ne slest pas faite aussi vite que se dé- veloppaient les villes, de sorte que certaine collecteurs principaux sont sur- chargés. L'exploitation et l'entretien des réseaux d'égouts ont grand be- soin aussi dètre améliorés. Malgré ces défauts, 1'insuffisance des réseaux municipaux d9évacuation des eaux usées actuellement en service est de peu d'importance si on la compare aux nuisances qui pourraient entraver le dé- veloppement du tourisme. Les eaux dtégout collectées ne sont pas traitées et elles sont évacuées, soit dans le ruisseau le plus proche, soit près du rivage, par des décharges sur les plages. Il en résulte que, si on âe fait rien, la pollution des plages, qui nvest pas encore réellement grave, aug- mentera rapidement à mesure que les zones touristiques prévues dans le pro- jet se développeront et que les zones urbaines s'étendront. B. Description des travaux 3. Le but des travaux proposés est de diminuer la pollution engendrée par le déversement des eaux usées au moyen de collecteurs et d'installations de traitement des eaux en provenance des hOtels et des réseaux municipaux dtégouts situés au voisinage des zones intéressées par le projet. Le degré de traitement qui sera assuré et liemplacement qui sera choisi pour les dé- charges dieffluents traités devront garantir que, dans ces zone, leau des plages où l'on se baigne ne sera pas repoussante, comme c'est le cas quand les installations diévacuation et de traitement des eaux usées sont inadé- quates. h. Le projet prévoit dans chacune des zones: i) des installations dévacuation des eaux usées pour les h8tels, ii) des collecteurs principaux et des stations de pompage pour amener les eaux usées collectées par les ré- seaux d'égouts municipaux existants aux usines de traitement, iii) des in- stallations de traitement des eaux usées et de décharge des eaux traitées, ANNEXE 5 Page 2 iv) du matériel d'exploitation et dientretien, V) des services de consultants, comprenant notamment une étude de justification du traitement des eaux usées du grand Tunis et de ltévacuation des eaux traitées et vi) la fourniture de personnel pour la formation professionnelle des employés municipaux. Les installations prévues dans le projet auront une capacité théorique suffi- sante pour collecter et traiter les eaux usées jusqu'en 1981, époque à la- quelle il faudra passer à un deuxième stade de développement. Les éléments du projet sont décribs par zone dans les paragraphes qui suivent et sont indiqués sur les cartes Nos 3859 à 3864. Tunis Nord 5. Les eaux d'égout provenant des hôtels qui seront construits à Rouad et des quatre hôtels qui existent à Gammarth seront refoulées par uni station élévatrice dans un bassin de décantation et les effluents seront utilisés pour l'irrigation. Les eaux d'égout des municipalités voisines de Gammarth, de la Marsa et de Sidi Bou SaXd continueront à être rejetées sur les plages par les décharges existantes. Une étude des courants marins a montré que les plages de Rouad, situées au nord-ouest du cap Gammarth, n'étaient pas polluées par ces décharges municipales. 6. Le projet prévoit environ 7 ka d'égouts, 4 stations élévatrices, un bassin de décantation d'environ 10 ha et des branchements des hôtels aux égouts. Tunis Sud 7. On construira des installations analogues à celles de Tunis-Nord pour desservir les hôtels situés le long des plages de Soliman et de Bordj Cadria. Elles comprendront 10 km environ dtégouts, 6 stations élévatrices et un bassin de décantation dtenviron 10 ha. Nabeul - Hammamet 8. Cette zone sera desservie par cinq réseaux et par cinq nouvelles usines de traitement (Hammamet-Sud, Hammamet-Nord, Sillonville, Nabeul et Beni Khiar). Les installations comprendront environ 25 km dségouts en plan incliné, 10 km de conduites forcées, 11 stations élévatrices et cinq usines de traitement. Les deux usines plus petites utiliseront le procédé dtaéra- tion prolongée qui convient le mieux pour le traitement des eaux usées des petites collectivités et les trois autres le procédé de la boue activée avec digestion par les aérobies. Les installations particulières de traitement des quatre hôtels resteront en service. Les égouts municipaux existants seront reliés aux nouveaux réseaux. Sousse 9. La zone du projet sera desservie par deux réseaux: lun pour Sousse, qui compte 60.000 habitants, et ltautre pour le secteur proche d'El Kantaoui. ANNEXE 5 Les égouts municipaux actuels seront reliés aux réseaux. Pour le traitement des eaux usées et la décharge des effluents, il reste à faire un choix définitif entre deux solutions. Dans la première, les eaux usées du secteur de Sousse seraient traitées dans un bassin de décantation et celles d'El Kantaoui dans une usine utilisant le procédé de la boue activée. Dans la deuxième, toutes les eaux usées seraient déversées dans la mer. A l'heure actuelle, on estime que le coût serait à peu près le même pour les deux solu- tions, mais, dtune part, pour la deuxième solution,les études plus approfon- dies du terrain et des courants marins qui seront faites avant l'établissement des plans détaillés peuvent provoquer une révision de l'estimation des coûts et dtautre part, pour la première solution, si les résultats de l'expérience pilote (par. 24 (v)) montrent quton peut charger davantage les bassins de dé- cantation, le coût du bassin prévu serait moins élevé. Le coût de la solution qui sera finalement choisie ne devrait pas Otre supérieur à l'estimation ac- tuelle. Nous recommandons que l'une des conditions du prêt soit que le choix qui sera fait entre le traitement des eaux usées dans un bassin de décantation et leur déversement dans la mer soit soumis à la Banque pour approbation. 10. Les installations comprendront, outre les usines de traitement ou les canaux de déversement dans la mer, environ 22 km d'égouts inclinés, 16 cm de conduites forcées, 10 stations élévatrices de faible puissance et les branche- ments des h8tels aux égouts. Djerba il . Les h8tels de Djerba continueront d'âtre disséminés sur une vaste zone et il n'y aura que très peu d'habitations dans les intervalles. La pe- tite ville de Houmt Souk, qui compte environ 10.000 habitants à lheure actuelle, nsen aura pas en 1 981 plus de 20.000, logés pour la plupart dans des quartiers oû la densité de la population sera faible et qui ne pourront pas être desservis économiquement par des égouts. La zone aura cinq réseaux dtégouts et cinq usines de traitement. Deux des réseaux les plus petits seront reliés aux in- stallations de traitement des h8tels existants. Les trois réseaux nouveaux desserviront les principaux secteurs h8teliers et Houmt Souk. Les installations comprendront environ 4 km dîégouts inclinés, 9 km de conduites forcées, 6 sta- tions élévatrices de faible puissance et 3 nouvelles usines de traitement, dont la plus grande utilisera le procédé de la boue activée et les deux autres celui de l'aération prolongée. Zarzis 1 2. La zone de Zarzis a sensiblement le me chiffre et la même densité de population que celle de Djerba. On y construira deux réseaux distincts dans les deux secteurs h8teliers, à 3 km et à 10 km au nord de Zarzis, chacun dIeux ayant une usine de traitement utilisant le procédé de laération pro- longée. Il y aura au total pour les deux réseaux sept stations élévatrices de faible puissance. ANNEXE 5 Page 4 C. Estimation des coûts 13. Liestimation et la ventilation des coûts sont données en résumé dans le tableau ci-dessous. Les estimations détaillées des coûts de la par- tie du projet portant sur l'évacuation des eaux usées .et la lutte contre la pollution des eaux figurent dans lAppendice 1. Tableau 1 ....Milliers de dinars.... .. Milliers de dollars EU.. En monnaie En En monnaie En locale devises Total locale devises Total Travaux de génie civil 1.540 1.880 3.420 3.180 3.900 7.080 Matériel des usines 500 890 1.390 1.030 1.850 2.880 Matériel et vé- hicules d'entretien 70 130 200 150 260 410 Total partiel 2.110 2.900 5.010 4.360 6.010 10.370 Consultants a 240 560 800 500 1.160 1.660 Formation profes- sionnelle 15 35 50 30 70 100 Total partiel 2.365 3.495 5.860 4.890 7.240 12.130 Imprévus: Travaux 450 630 1.080 930 1.290 2.220 Prix 455 645 1.100 950 1.3h0 2.290 Total pour cet élé- ment du projet 3.270 4.770 8.oho 6.770 9.870 16.640 (a Y compris les études de justification pour Tunis et pour le bassin de décantation pilote. 14. L'estimation des coûts a été faite par un cabinet français de consul- tants, le Bureau central pour létude et l'équipement d'outre-mer (BCEOM), sur la base de plans préliminaires révisés pendant l'évaluation du projet et elle a été révisée en fonction des prix enregistrés en janvier 1972. Ins estima- tions du BCEOM sont fondées sur les prix unitaires de contrats de travaux de génie civil pour des travaux analogues entrepris récemment par la Direction de l'hydraulique du Ministère de l'agriculture et par les municipalités. Le BCEOM ANNEXE 5 Page 5 a procédé à un ajustement de ces prix unitaires pour tenir compte du fait que ces organismes ne contr8laient pas les travaux et que les contrats étaient de faible importance. Les estimations du coût du matériel des usines ont été faites sur la base des prix pratiqués par les principaux fournisseurs européens, augmentés des frais de livraison et d'installation en Tunisie. 15. Les imprévus pour travaux stélèvent à environ 17 % du coût estimé des travaux (13,3 % du coût total de cette partie du projet). On a adopté des pourcentages différents pour les travaux de génie civil, pour le matériel et pour les plans et le contr8le: 22 % pour les travaux de génie civil, en raison du degré élevé dlincertitude quant à l iampleur des travaux, 15 % en moyenne pour le matériel et 10 % pour les services des consultants. 16. Les imprévus pour hausse des prix ont été calculés à partir de l'hypothèse d'une augmentation des prix de 5 % par an. Ils représentent 13,7 % du coût total de cet élément du projet. D. Passation des marchés 17. Tous les principaux contrats pour les travaux de génie civil et pour les achats de matériel seront accordés après appel à la concurrence interna- tionale. La construction des branchements des h8tels aux égDuts sera faite, soit sous contrats de fourniture et de pose négociés avec des entrepreneurs locaux, soit après appel à la concurrence locale. 18. On ne pense pas que les industriels locaux fassent des soumissions pour la fourniture de matériel, sauf pour certaines catégories de conduites diégouts. La marge de préférence pour les fournisseurs locaux stélèvera, soit à 15 % du coûdt c.a.f. des marchandises, soit au taux des droits de douane, le moins élevé de ces deux taux étant retenu. E. Plans des travaux 19. L'étude de justification du projet a été faite par le BCEDM. Elle a été finandée par une subvention du Gouvernement suédois. 20. Le BCE0M, utilisant un modèle pour ordinateur récemment mis au point, a déterminé pour chacune des zones du projet: i) l'ordre de succession des investissements qui serait le plus économique pour le développement des réseaux d'égouts des régions urbaines et des zones hdtelières; ii) la solution la moins coûteuse en ce qui concerne le lieu d'implantation et le nombre des installations de traitement; iii) le type le plus économique de traitement ou de décharge. Ceux qui étaient en compétition étaientt les bassins de décantation (type facultatif), les boues activées (aération prolongée avec AMNEXE 5 Page r digestion par aérobies ett aération intensive avec digestion par aérobies). Il semble cependant quien raison des condi- tions climatiques qui sont celles de la Tunisie, la charge théorique des bassins de décantation pourrait être plus élevée que celle que le BCEOM a prévue. Pour évaluer la charge optimale de ces bassins, un bassin de décantation pilote sera construit dans la région de Tunis et exploité pendant une année environ. On utilisera les résultats de cette expérimentation pour l'établissement des plans dé- taillés du projet; et iv) l'échelonnement le plus économique des phases de construction des installations. F. Exécution 21. La construction des installations d'évacuation des eaux usées pré- vues dans le projet sera entreprise par une Division des projets spéciaux qui a été créée par le MitLnistère de 1'agriculture au sein de sa Direction de l'hydraulique. Cette direction est actuellement chargée de la planification et de la construction de toutes les installations dtévacuation des eaux usées financées par le gouvernement. Elle travaille lentement parce que ses pro- cédures administratives budgétaires sont tâtillonnes. Ses fonctionnaires sont mal payés et elle nta pas une bonne réputation, ce qui llempèche de recruter suffisamment de personnel qualifié. La création au sein de cette direction d'une division spéciale ayant son propre budget prélevé sur les fonds du pro- jet administrés par 18Office national du tourisme et du thermalisme (ONTT) et un personnel affecté exclusivement au projet permettre d'éviter des re- tards dans l'exécution des travaux. On sera sûr également que les entre- preneurs et les consultants seront payés dans des délais raisonnables. 22. La division des projets spéciaux a été créée par décision du Minis- tère de l'agriculture, qui doit nommer son chef et définir son organisation. Il faut qu'elle soit cpérationnelle et que son personnel supérieur soit en place pour que le prêt et le crédit prennent effet. 23. Une assistance technique sera donnée à cette division par un cabi- net de consultants (le BCEOM) avec lequel un contrat général sera passé. Ces consultants aideront le personnel de la division dans toutes les phases de l'exécution du projet. L'ampleur de cette aide variera au cours de la période des travaux de façon qulon dispose pour le projet du personnel expérimenté nécessaire, même si on ne peut pas le recruter sur place. Le mandat des con- sultants pour ce contrat a été examiné par la Banque et arrêté sous sa forme définitive pendant les négociations. Le prêt ne prendra effet qu'après la signature de ce contrat. 24. Le projet d'exécution doit être mis au point par le BCEOM, qui a pro- cédé à liétude de justification. Le mandat des consultants pour ce projet d'exécution a été mis à jour et élargi pour y inclure le bassin de décantation ANNEXE 5 Page 7 pilote. Le contrat pour ces études techniques a été examiné et arrêté sous sa forme définitive par la Banque pendant les négociations. Le prêt ne pren- dra effet qu'après sa signature. 25. Un accord régissant les relations entre iOffice national du tourisme et du thermalisme et la Direction de l'hydraulique au sujet de la préparation du projet, du contrdle de son exécution, de la passation des marchés ainsi que des paiements a été conclu entre les deux établissements publics et ap- prouvé par les ministres dont ils dépendent. G. Organisation de liexploitation 26. Quand elles seront terminées, les installations dzévacuation des eaux usées et de lutte contre la pollution des eaux seront exploitées par la Société nationale dtexploitation et de distribution des eaux (la SONEDE). A cette fin, la loi qui a c cette société a da être modifiée pour élargir le champ de ses activités. Elle permet maintenant à la SONEDE d'exploiter, dtentretenir et de renouveler les installations d'évacuation des eaux usées et de lutte contre la. pollution des eaux dans les zones touristiques et éven- tuellement dans tout le pays. Cette loi a été promulguée. 27. Il faudra que le gouvernement prenne des décrets d8application pour définir les zones géographiques dans lesquellos la SOI-DE sera chargée de ces responsabilités. IL a été convenu au cours des négociations que les in- stallations dfévacuation des eaux devront être confiées à la SONME au plus tard à la date dsachèvement de leur construction. La loi prévoit aussi qutune convention générale, qui fera liobjet dzun décret, définira le cadre et les paramètres des procédures, des charges et des relations entre la SONEDE et les parties intéiessées (gouvernement, municipalités ou organismes privés), laissant seulement à fixer la valeur précise des paramètres par des accords particuliers passés avec chaque partie. Il faudra qutun accord général et un décret correspondant satisfaisants pour la Banque soient signés et soient entrés en vigueur pour que le prêt et le crédit prennent effet. 28. Il faudra que la SONEDE crée un nouveau département technique pour exploiter les installations créées par le projet. Le BCEOM a étudié llorgni- sation et les besoins en personnel et en matériel de ce département. Il es- time qutil sera nécessaire à la SONEDE de recruter 1>40 personnes, dont quatre administrateurs et 30 contr8leurs et contremattres. Les fonds nécessaires à la formation des spécialistes qui utiliseront les installations ainsi qu'à la fourniture de matériel dIentretien spécialisé et de véhicules sont prévus dans le projet. H. Aspects financiers 29. Le coût total de la partie du projet relative à llévacuation des eaux usées est estimé à 8 millions de dinars (Appendice 1). La division qui sera chargée de lexécution de cette partie du projet recevra tous ses fonds du gouvernement par ltintermédiaire de lONTT. Après leur achèvement, les installations, dont le cot sera de 7,7 millions de dinars, seront remises ANNEXE 5 Page 6 par l'ONTT au service de la SONEDE qui sera créé pour les exploiter et ce dernier recevra du gouvernement une subvention de 0,2 million de iu4ms comme fonde de roulement. 30. Seule les h8tels paieront des taxes pour lgdvacuation des eaux usées et pour la lutte contre la pollution, parce que c'est llindustrie du tourisme qui sera la principale bénéficiaire du traitement des eaux usées. En effet, si ces eaux ntétaient pas traitées, elles pollueraient les plages et entra- veraient le développement du tourisme. 31. Le montant de ces taxes sera calculé de façon à couvrir au moins les frais dtexploitation et l'amortissement. Dai're part, les recettes sup- plémentaires provenant des impfts qui frappent l_ dépenses des touristes seront suffisantes pour que le gouvernement puisse assurer le service de la dette et obtenir en outre un rendement des capitaux investis dans les installa- tions diévacuation des eaux usées (comme dans les autres éléments de ltinfra- structure touristique). Ainsi qu'il a été dit au par. 6.09 du rapport, le taux de rentabilité financière interne des investissements totaux du gouvernement devrait être de 22 %. 32. Il est prévu que la taxe dtévacuation des eaux usées sera annuelle. Son taux variera suivant les catégories dth8tels pour tenir compte des diffé- rences de consommation dseau dans les h8tels des différentes catégories. LAp- pendice 2 montre quîun taux annuel moyen de 10,5 dinars par lit sera suffisant pour couvrir les frais d'exploitation et l'amortissement. Pour fixer les idées en ce qui concerne lincidence de cette taxe annuelle, elle représentera, au taux de 10,5 dinars, 1,3 % des recettes annuelles par lit d'un hdtel de tourisme et 4,5 % du bénéfice brut annuel dtun h8tel pour un taux dloccupation de 50-%. 33. Il a été admis au cours des négociations que la taxe d'évacuation des eaux usées sera instituée par la SONEDE avant la première année d1exploita- tion des installations construites dans les zones du projet et que le produit de cette taxe sera suffisant pour couvrir au moins les frais d'exploitation et l'amortissement linéaire des installations en service. 34. Des situations financières pour les cinq premières années dtexploi- tation du département de la SONEDE chargé de 1évacuation des eaux usées et de la lutte contre la pollution des eaux c'est-à-dire pour la période 1976-1981, font ltobjet des Appendices 2, 3, et 4. 35. Les perspectives sont bonnes dans le domaine financier pour ce nou- veau département. On estime que pendant les cinq premières années, ses li- quidités internes créées par lexploitation se monteront à environ 0,5 million de dinars en moyenne par an. Cela suffira pour financer une augmentation du fonde de roulement, tous les travaux du programme de la deuxième phase dont le coût sera de 1,10 million de dinars, et le coût des remplacements de ma- tériel. Il restera environ 1,h million de dinars de liquidités à utiliser pour le développement des réseaux diégouts urbains et, plus tard pour des renou- vellements importants des matériels d9équipement. 州 ANNEXE 5 Appeïndic 2 Département de la SOUDE chargë de l'évacuation des eaux usées et de la lutte contre la pollution das eaux Prévisions de comptes profits et pertes (en milliers de dinars) Exercices se terminant le 31 décembre 1976 1977 1976 1979 i980 1981 Années dtÊ2-M-L=otation Nombre moyen de lits en service dans les zones du projet 55-400 61-700- 67-800 73-900 80.200 86.600 Taux annuel moyen par lit (en dinars) 10,5 1055 10,,5 10.,5 10,5 10,5 Recettes Taxe dtêvacuation des eaux usées 582 648 712 776 842 909 Moins: Recettes non recouvrables 12 13 14 16 17 18 Total des recettes 570 635 698 760 825 891 Co-dt d'exploitation Traitements et salaires 126 136 146 156 168 180 KLectricité 37 39 41 42 44 46 Carburants 6 6 7 7 8 8 Entretier 3,2 34 37 40 44 49 Frais de bureau et divers 34 34 34 34 34 34 235 249 265 279 298 317 Revenu avant amortissement 335 386 431, 481 527 574 r 382 -:87 406 Provision pour amortissement 328 372 7 Jý - Revenu net 7 14 56 99 140 168 ANNME 5 Appendice 3 TUNISIE PROJET D'INFRASTRUCTURE TOURISTIQUE Dpartement de la SONEDE chargé de l'évacuation des eaux usées et de.la lutte contre la pollution des eaux Prévisions de flux de liquidités (en milliers de dinars) Exercices se terminant le 31 décembre 1976 1977 1978 1979 1980 1981 Années d'exploitation 1 2 3 4 5 6 ORIGINES DES FONDS Revenu net 7 14 56 99 140 168 Provision pour amortissement 32811 372 377 382 387 406 Formation interne de liquidités 335 386 433 481 527 574 Contribution financière du gouverne- ment (travaux) 7.680 97 96 96 100 100 Contribution financière du gouverne- ment (fonds de roulement) 200 - - - - - Accroissement des effets à payer 18 1 1 1 1 1 Total des origines 8.233 484 53C 578 628 675 EMPLOI DES FONDS Installations transférées par l'ONTT 7.680 97 96 96 100 100 Travaux de la deuxième phase - - - - 500 590 Autres travaux et remplacements 10 10 10 10 10 70 Total des investissements 7.690 107 106 106 610 760 Augmentation des stocks 100 - - - - - Augmentation des effets à recevoir 133 16 15 14 15 16 Total de l'emploi 7.923 123 121 120 625 776 Liquidités au début de l'exercice 0 310 671 1.080 1.538 1.541 Formation nette de liquidités 310 361 409 458 3 (101) Liquidités à la fin de l'exercice 310 671 1.080 1.538 1.541 1.440 1/ Calculée sur la valeur moyenne de l'actif imobilisé en exploitation dans l'année; les installations terminées en 1976 auront une valeur de 1.710.000 dinars. ANNEXE 5 Appendice 4 TUNISIE PROJEI' D' INFRASTRUCTURE TOURISTIQUE Département de la SONEDE chargé de l'évacuation des eaux usées et de la lutte contre la pollution des eaux Projections de bilans (en milliers de dinars) Exercices se terminant le 31 décembre 1976 1977 1978 1979 1980 1981 Années d'exploitation 1 2 3 4 5 6 ACTIF Actif immobilisé 7.690 7.797 7.903 8.009 8.119 8.789 moins amortissement 328 700 1.077 1.459 1.846 2.252 Actif immobilisé net 7.362 7.097 6.826 6.550 6.273 6.537 Travaux en cours - - - - 500 59C Total actif immobilisé 7.362 7.097 6.826 6.550 6.773 7.121 Stocks 100 100 100 100 100 10 Effets à recevoir 133 149 164 178 193 20 Numéraire et équivalent 310 671 1.080 1.538 1.541 1.44C Total actif réalisable 543 920 1.344 1.816 1.834 1.74 Total actif 7.905 8.017 8.170 8.366 8.607 8.87e PASSIF Contribution financière du gouvernement 7.880 7.977 8.073 8.169 8.269 8.36 Bénéfices réalisés 7 21 77 176 316 48 Effets à payer 18 19 20 21 22 2 Total passif 7.905 8.017 8.170 8.366 8.607 8.87 ANEXE 5 Appendice 5 Page 1 Département de la SONEDE chargé de l'évacuation des eaux usées et de la lutte contre la pollution des eaux Hypothèses retenues pour les tableaux financiers Comptes profits et pertes 1. Les dépenses d'exploitation, comme celles d'électricité, d'énergie, d'entretien et de traitements et salaires ont été calculées pour l'année 1981 et on a pris pour les années précédentes un pourcentage du chiffre de cette année-là. Les frais de bureau et divers sont censés rester constants à par- tir de 1976. 2. La consommation d'électricité pour chaque installation a été cal- culée sur la base de la consommation d'installations analogues dans d'autres pays. Il est probable que les tarifs de l'électricité resteront à leur ni- veau actuel pendant toute la période. Pour une consommation régulièrement répartie dans le temps, le tarif est de 0,01035 dinar le kWh. On a supposé qu'en 1976 la consommation d'électricité représenterait 80 % de celle de l'année où les installations fonctionneront à pleine capacité et qu'elle augmenterait progressivement par la suite. 3. La consommation de carburant a été calculée en fonction du nombre de véhicules en service. Cette consommation devrait augmenter progressive- ment, comme la consommation d'électricité. Les prix des carburants sont censés rester constants, car la Tunisie est en train de mettre en valeur peu à peu ses ressources en pétrole. 4. Les dépenses d'entretien englobent les pièces de rechange et les fourniture3 pour l'entretien des installations ainsi que les coûts de répa- ration de,3 véhicules. Les éléments des réseaux d'égouts, surtout ceux qui sont électromécaniques, ne demanderont sans doute pas beaucoup d'entretien pendant les premières années d'exploitation. On a donc supposé que les dé- penses de 1976 ne représenteraient que 65 % de celles qui sont prévues pour 1981. 5. Les dépenses de traitements et salaires ont été calculées à partir d'une projection détaillée, faite par le BCEoM, des besoins en personnel pour la période -1976-1981. Dans les tableaux il a été prévu une augmenta- tion progressive de ces dépenses pour tenir compte du fait que, si tout le personnel administratif est nécessaire au début de la période d'exploita- tion, le personnel d'entretien ne devra être au complet qu'en 1981. On a inclus dans les prévisions une augmentation de 3 % par an pour les primes d'ancienneté. L'échelle des salaires a été établie de telle façon que le département nouvellement créé attire des administrateurs de haute valeur et des techniciens très qualifiés. ANNEXE 5 Appendice 5 Page 2 6. Frais de bureau et divers. Il est probable que la SONDE prendra en charge les dépenses supplémentaires qu'entrainera la création de ce nou- veau département. Ces dépenses supplémentaires sont ventilées comme suit: - loyers 18.000 dinars - timbres et téléphone 6.000 dinars - assurances 7.000 dinars - impft sur les voitures 3.200 dinars 7. L'amortissement a été calculé à un taux moyen de 4,80 % de la va- leur des immobilisations au milieu de l'année. Ce taux moyen de 4,80 % a été fixé sur la base des durées de vie comptables suivantes: conduites: 50 ans branchements: 50 ans btiments et autres constructions: 25 ans matériel électromécanique: 15 ans autre matériel: 10 anb matériel d'entretien: 10 ans véhicules: 5 ans Ce taux diamortiaseàient est relativement élevé du fait que l'équipement re- présente environ 30 % du total de l'actif immobilisé. Flux de liquidités 8. La contribution financière du gouvernement correspond, pour la première année d'exploitation, aux stocks et aux liquidités, pour les années suivantes, aux branchements nouveaux. 9. Les "travaux de la deuxième phase" consistent dans lextension des installations d'évacuation des eaux usées dans les zones de Nabeul-Hammamet et de Sousse. 10. Les "autres travaux et remplacements" englobent le renouvellement des véhicules en 1961. Bilans 11. Les effets à recevoir sont supposés être du mêne ordre de grandeur que les pa:ements en retard à la SONEDE des clients autres que 1'administra- tion, et ils représentent. les factures de trois mois. Ils sont nets de dettes douteuses, lesquelles sont estimées à 2 % des recettes. 12. On a admis que la valeur des stocks serait de l'ordre de 100.000 dinars pendant toute la période, comme le montre une étude détaillée du rap- port de justification. Les stocke comprendront des fournitures pour le traitement des eaux usées et pour l'entretien des installations, ainsi que des pompes et des moteurs de rechange pour les usines de traitement et pour les stations élévatrices. Il y aura en stock deux pompes et deux moteurs pour éviter les inconvénients que pourraient causer de longs délais dans la livraison du matériel commandé. ANNEmE 6 Page 1 TUNISIE EVALUATION'D'UN PROJET D'INFRASTRUCTURE TOURISTIQUE PARTIE RELATIVE A LIENERGIE ELECTRIQUE A. Généralités 1. L'énergie électrique pour l'usage public est fournie en Tunisie par la Société tunisienne de l'électricité et du gaz (la STI), société na- tionale créée en 1962 et qui exploite les services de l'électricité et du gaz dans tout le pays. 2. Bien que la STEG soit une société relativement jeune, elle a re- marquablement amélioré ses moyens et son rendement au cours de ces dernières années. Elle assure un service sans défaillance à un coYt raisonnable et elle a établi, avec l'aide de consultantà, un plan économique dtextension de son réseau pour satisfaire la demande prévue jusquten 1976. Elle est en train dtétudier les moyens de faire face aux besoins après cette date. 3. La Banque a accordé à la STM en 1971 un pr6t de 2,5 millions de dollars pour la construction d'un gazoduc et,en avril dernier,un prêt de 12 millions de dollars pour le développement de son réseau d'énergie élec- trique, qui comporte notamment le prolongement de ses lignes à haute tension pour desservir les zones touristiques où le besoin s'en fait sentir. 4. La STEG est parfaitement capable dans le cadre de ses activités quotidiennes de faire les plans des extensions nécessaires de son réseau, d'exécuter les travaux et de fournir l'énergie électrique aux installations touristiques en projet. B. Description des travaux 5. Les zones où le développement du tourisme est prévu sont déjà des- servies par le réseau principal d'énergie de la STEG. Il suffira donc, pour amener l'électricité aux nouveaux hdtels, de prolonger, là où ce sera néces- saire, les lignes à moyenne tension et à basse tension et d 'installer des transformateurs auprès des hdtels. 6. L'estimation de la demande d'énergie électrique se fait sur la base de la moyenne actuelle de 0,6 kW par lit dans les hotels climatisés desservis par la STEG. L'Annexe 1 indique la demaide d'énergie prévue dans chaque zone. La demande supplémentaire totale pour l'ensemble des zones touristiques est seulement de 26.000 kVA pendant la période 1972-1976, ce qui est inférieur à l'accroissement moyen annuel de la demande de l'ensemble du réseau. La STEG pourra donc satisfaire facilement les besoins totaux du pays et les besoins des zones touristiques dans le cadre de son programme normal d'expansion. ANNEXE 6 Page 2 C. Estimation des coûts 7. Les travaux nécessaires pour relier les hotels au réseau haute tension seront essentiellement: 1) Le prolongement des lignes moyenne tension de 10 kV, de 15 kV ou de 30 kV, suivant la tension du réseau dans chaqua zone. 2) La construction d'une sous-station de commutation et de comptage moyenne tension et de lignes d'une longueur estimée à 500 mètres pour alimenter les sous-stations des hotels. 3) Pour chaque hdtel, la construction d'une sous-station de transfor- mation comportant 2 transformateurs de 400 kVA pour fournir au consommateur de l'énergie basse tension au moyen d'un cdble sou- terrain d'une longueur estimée ài 1 km. 8. Les longueurs de lignes et de câbles indiquées ci-dessus seront en fait fonction de ce qui sera nécessaire pour chaque cas. Le Tableau 1 donne la longueur totale estimée de ces lignes et de ces cbles ainsi que le nombre des sous-stations de commutation et de transformation nécessaires dans chaque zonfJ. 9. On estime que le coût total de ltélément "nergie électrique" du projet sera d'environ 3 millions de dinars, dont environ 1,4 million de dinars payables en devises (voir Tableau 2). Ces estimations ont été cal- culées sur la base du coût unitaire pour la STEG d'autres prolongements et branchements vers ses clients construits dans des conditions analogues. Ces codts sont raisonnables pour les installations nécessaires. Pour tenir compte des travaux imprévus, on a majoré de 9 % les coûts estimés, en mon- naie locale et en devises, des travaux prévus, et, pour tanir compte de la hausse des prix pendant la construction, on a majoré de 10 % les cotts en monnaie locale et de 15 % les coûts en devises. D. Exécution du projet 10. L'élément "énergie électrique" du projet sera exécuté par la STEG. Les travaux nécessaires pour relier les nouveaux hOtels à son réseau sont très peu importants par rapport à ceux qu'elle réalise noraalement et elle pourra les faire effectuer par son propre personnel. On ne prévoit pas de gros retards et il n'est pas nécessaire de contrdler ou de coordonner de l'extérieur les travaux de la STM. Quand les travaux seront terminés, les installations financées par l'ONTT seront remises à la STEG pour exploitation. E. Passation des marchés 11. La STEG a normalement en stock les fournitures et le matériel qui lui seront nécessaires pour relier les hdtels à son réseau et elle les rem- place au fur et à mesure qu'ils sont utilisés. Le matériel importé fera llob- jet d'un appel à la concurrence internationale, mais son volume est faible par rapport aux besoins normaux de la STEG et par conséquent la majeure par- tie de ce matériel sera incluse par cette société dans ses commandes pério- diques de renouvellement de stocks. ANNEXE 6 Tableau 1 EITENSIONS DE LIGNES MOYENNE TENSION Lignes Sous-stations Sous-stations Câbles moyenne de commutation Lignes de transforma- souter- Zones tension et de comptage aériennes. tion raine km Nombre km Nombre Im Tanis Nord 31 7 3,5 7 7 Tunis Sud 15 h 2 h h Hanmamet-Nabeul 40 30 15 30 30 Sousse - 25 12,5 25 25 Djerba-Zarzis 15 19 9 19 19 10 décembre 1971 ESTIMATION DES COUTS (en milliers de dinars) SOUS- STATIONS îT MOTENNE TENSION BASSE TENSION TOTAL MONNAIE MONNAIE MONNAIE TOTAL ZONES LOCALE DEVISES LOCALE DEVISES LOCALE DEVISES GENRAL Tunis Nord - - 90 110 90 110 200 Tunis Sud - - 60 62 60 62 122 Harmmet-Nabeul 50 45 385 470 435 515 950 Sousse 20 25 320 390 340 415 755 Djerba-Zarzis 150 150 250 300 400 450 850 TOTAL 220 220 1.105 1.332 1.325 1.552 2M877 10 déceanbre 1971 ANNEXE 7 Page 1 TUlISIE EVALUATION D'UN PROJET D' INFRASTRUCTURE TOURISTIQUE PARTIE RELATIVE AUX TELEOMMUNICATIONS A. Généralités 1. Le Gouvernement tunisien a accordé une forte priorité au développe- ment des télécommunications et les services qui en sont chargés fonctionnent actuellement d'une façon satisfaisante si on les compare à ceux d'autres pays africains. En Tunisie, les télécommunications sont du ressort du Ministère des postes et télécommunications, dont le budget est incorporé au budget na- tional. Jusqu'à présent, ce ministère a pu disposer de crédits suffisants. 2. Le réseau tunisien actuel de circuits aériens, de câbles et de liaisons par faisceaux hertziens est convenable. Pour améliorer la qualité du service, des centraux sont en cours de construction en application d'un plan quadriennal (1969-1972); le réseau sera automatique à 95 % à la fin de 1972. Les communications internationales sont assurées avec Abidjan, Djeddah, Le Caire, Genève et Francfort par liaisons par faisceaux hertziens haute fré- quence, avec l'Algérie par câbles terrestres, avec la Libye par liaisons par faisceaux hertziens et avec 1#Italie et la France par câbles sous-marins. Ces moyens permettent d'écouler le trafic international de la Tunisie vers les principaux pays d'origine des touristes et vice versa. On remédiera aux insuffisances des services locaux de télécommunications au moyen des exten- sions des centraux locaux qui sont prévues dans le projet. B. Description des travaux 3. Les travaux prévus consistent: a) A installer des standards téléphoniques privés dans tous les h6tels construits au titre du projet et à les relier aux cen- traux publics locaux. b) A équiper en télex les h6tels des catégories A et B. 4. On estime le matériel diéquipement nécessaire: a) Pour les hotels de catégorie A, à dix lignes téléphoniques principales, un standard téléphonique de 300 lignes, un ap- pareil téléphonique par chambre et un appareil télex. b) Pour les hotels de catégorie B, à cinq lignes téléphoniques principales, un standard téléphonique de 500 lignes, un ap- pareil téléphonique par chambre et un appareil télex. c) Pour les hotels de catégorie C, à deux lignes téléphoniques principales et un standard téléphonique de 100 lignes (pas de service télex). ANNEXE 7 Page 2 C. Estimation des cots 5. Le ccdt total des travaux prévus est estimé à 3,22 millions de dollars, dont 2,10 millions payables en devises, répartis come suit: Tableau 1 - Coits par zone Millions de dinars Millions de dollars Monnaie Monnaie % du total locale Devises Total locale Devises Total des dépenses Tunis Nord 0,03 0,08 0,11 0,07 0,15 0,22 0,07 Tunis Sud 0,02 0,04 0,06 0,04 0,09 0,13 0,04 Hammamet-Nabeul 0,15 0,32 0,47 0,31 0,66 0,97 0,30 Sousse 0,12 0,20 0,32 0,25 0,42 0,67 0,21 Djerba 0,11 0,22 0,33 0,23 0,47 0,70 0,22 Zarzis 0,01 0,02 0,03 0,02 0,04 0,06 0,02 Imprévus Travaux 0,04 0,08 0,12 0,08 0,17 0,25 0,08 prix 0,6 0,05 0,11 0$12 0,10 0,22 0,06 Total 0,54 155 0 12 2 10 3,22 Tableau 2 - Goûtts par catégories de travaux Millions de dinars Millions de dollars Monnaie Monnaie % du total locale Devises Total locale Devises Total des dépenses Lignes princi- pales et exten- sions vers les centraux 0,09 0,18 0,27 0,19 0,38 0,57 0,18 Lignes supplé- mentaires et appareils in- térieurs 0,22 0,47 0,69 0,47 0,96 1,43 0,44 Standards 0,08 0,13 0,22 0,16 0,29 0,45 0,14 Télex 0,05 0,10 0,14 0,10 0,20 0,30 0,10 Imprévus Travaux 0,04 0,08 0,12 0,08 0,17 0,25 0,08 Prix 006 011 0112 0,y0 0,22 0,06 Total 0,54 1 1,12 2,10 322 1,00 ANNEXE 7 Page3 Le montant des impdts est compris dans les cotts en monnaie locale. Il est estimé à 0,29 million de dinars ou 0,60 million de dollars E[U. 6. Les codts ont été estimés sur la base de travaux analogues actuel- lement en cours en Tunisie. On a inclus dans les estim&tions un poste Iim- prévus pour travaux" de 9 % des colts en monnaie locale et en devises et un poste "imprévus pour hausse des prix" de 12 % des cotte en monnaie locale et de 5 % seulement des cotte en devises. Dans le domaine des télécommunica- tions, du fait des progrès des techniques et de la très forte concurrence in- ternationale, les prix mondiaux des matériels d'équipement n'augmentent pas très vite. D. Exécution 7. La construction des installations de télécommunications sera réa- lisée principalement par des entrepreneurs sous le contrdle du Ministère des postes et télécommunications. Ce ministère dispose du personnel nécessaire pour préparer les plans, effectuer les études techniques et .contrdler l'exécution du projet. E. Passation des marchés 8. Tous les achats de biens d'équipement financés par la Banque se feront par appel à la concurrence internationale. F. Organisation de 1'exploitation 9. Les installations de télécommunications des hôtels seront exploi- tées par le personnel de ces hôtels. La formation professionnelle de ce personnel fera l'objet d'accords contractuels avec les foauisseurs. Le cot de cette formation est inclus dans le projet. ANNEXE 8 Page 1 TUNISIE EVALUATION D'UN PROJET D'INFRASTRUCTURE TOURISTIQUE JUSTIFICATION ECONOMIQUE 1. Le projet consiste en un ensemble d'investissements dans lein- frastructure destinés au premier chef à l'industrie du tourisme et qui seront répartis entre des zones géographiquement très éloignées les unes des autres. Comme le projet constitue une partie d'un programme d'inves- tissements plus vaste, son évaluation économique a été faite compte tenu de tous les éléments qui entrent dans ca programme. Les bénéfices bruts de ces investissements consistent essentiellement en recettes additionnelles gagnées ou "conservées" l/ par les hôtels et autres installations utilisés par les touristes. Les cofts d'investissement comprennent, non seulement le capital nécessaire pour construire les ouvrages d'infrastructure pro- posés, mais aussi les dépenses qu'a entra:nées l'accroissement des autres services offerts aux touristes, dont le plus important est l'hébergement dans les hôtels. Il a été tenu compte aussi des investissements dans les autres équipements touristiques, tels que magasins et restaurants. 2. Pour évaluer les coÛts et les bénéfices du projet, nous avons fait une distinction entre les hôtels existants ou en construction et les "nouveaux hôtels", ceux dont l'ouverture est prévue entre 1975 et 1981 et, en ce qui les- concerne, nous avons inclus dans notre évaluation économique des investissements, tous leurs coets et tous leurs bénéfices. Nous considérons comme "hôtels existants" ceux qui existent déjà effectivement dans les six zones du projet et ceux qui ouvriront leurs portes avant la fin de 1974. Nous avons décidé de ranger ces derniers dans la catégorie des "hôtels existants" parce qu'ils sont actuellement en construction et que, s'ils doivent ouvrir avant la fin de 1974, c'est que la décision d'investir dans ces hôtels a déjà été prise. 3.- Les bénéfices nets du programme d'investissements envisagé seront constitués par la différence entre,d'une part, les recettes sup- plémentaires produites ou "conservées" par le développement du tourisme dans les six zones considérées et, d'autre part, les coûts d'exploitation des installations et des services à créer. On pourrait, à juste titre, attribuer au programme d'investissements les recettes et les dépenses qui relèvent du trafic aérien international et autres organismes de ç yages, mais nous n'en avons pas tenu compte car ces bénéfices seront sur tout réalisés par des compagnies aériennes étrangères et par des agences de voyage étrangères. Les paragraphes qui suivent donnent d plus amples détails sur les coats des installations prévues, sur les bénéfices à en retirer et 1/ "Conservées" s'entend des recettes des hôtels existants qui, en l'absence du projet, auraient pu être perdues du fait de taux d'occupation inférieurs (voir par. 11). ANNEXE 8 Page 2 sur les hypothèses qui sont à la base de nos estimations. Calcul des recettes et des dépenses et hypothèses retenues 4. On peut, d'une façon générale, ranger les investissements prévus dans trois catégories: i) les investissements, dans l'infrastructure touristique, dans les "nouveaux h6tels" et dans d'autres installations, qui visent à développer le tourisme dans l'avenir; ii) les investissements dans l'infrastructure touristique qui ont pour but d'éliminer les déficiences actuelles et qui béné- ficieront aux "h8tel6 existants"; et iii) les investissements dans l'infrastructure touristique dont profitera la population locale. Comme les effets de ces investissements ont été calculés de façon différente, ils sont étudiés séparément. Recettes des hôtels et des autres établissements pour touristes a) Nouveaux hôtels 5. Les investissements dans le projet profiteront à tous les "nouveaux h8tels" qui doivent ouvrir leurs portes dans les six zones considérées entre 1975 et 1981. Les bénéfices bruts de la partie du programme qui englobe les investissements dans l'infrastructure touristique et dans la construction d'hôtels seront surtout constitués par les recettes supplémentaires des "nouveaux hôtels" et des autres établissements pour touristes. 6. On estimait en 1970 que les dépenses journalières des visiteurs étrangers s'élevaient en moyenne à 17 dollars, répartis comme suit: Dollars E U Pourcentage Chambre et repas principaux 9,73 57,3 Iïstractions, suppléments de nourriture et boissons 2,07 12 2 Achat de souvenirs et autres achats locaux 2,07 12,2 Transports locaux et excursions 2, 8 14,6 BDivers 0,ý 2-t 16,97 10010 7. En raison de la forte proportion en Tunisie de touristes voyageant en groupes, 70 % environ des dépenses journalières moyennes de 17 dollars sont faites dans les hôtels mêmes et 30 % au-dehors en cadeaux, nourriture, distractions, etc. Toutefois, le montant réel de ces dépenses varie d'un hôtel à l'autre, suivant le type et la catégorie de l'hôtel. C'est ainsi que les dépenses journalières moyennes d'un client d'un hôtel de la catégorie ANNEXE 8 Page 3 "luxe" sont presque doubles de celles d'un touriste séjournant dans un village de vacances (voir Tableau 1). 8. Pour les prévisions concernant les recettes supplémentaires que la Tunisie peut espérer réaliser, nous avons pris comme hypothèse que les dépenses journalières moyennes des visiteurs étrangers et la répartition de ces dépenses resterontles mêmes. Nous avons tenu compte aussi du type de développement hôtelier qui sera probablement réalisé dans l'avenir et nous avons admis qu'il faudrait aux nouveaux hôtels une période de "rodage" de deux ans avant qu'ils atteignent leur régime de croisière. Nous n'avons pas fait de distinction entre les recettes procurées par les touristes étrangers et par les touristes tunisiens, car nous considérons comme négli- geable l'apport supplémentaire de ces derniers dans les six zones considérées. Le Tableau 1 du paragraphe 22 donne, sous une forme condensée, les recettes supplémentaires qui proviendront du développement du tourisme dans les six zones et qui pourront être attribuées aux investissements dans les nouveaux hôtels, dans l'infrastructure touristique et dans les autres installations se rapportant au tourisme. 9. Nous avons calculé toutes les recettes et toutes les dépenses, y compris les dépenses d'investissement pour le projet d'infrastructure touristique atx prix de 1971, au lieu dle majorer toutes ces recettes et toutes ces dépenses, au moins jusqu'à la date d'achèvement du projet en 1975, pour tenir compte de l'augmentation probable des prix. b) Avantages pour les hôtels existants 10. Dans quelques-unes des six zones touristiques intéressées par le projet, les normes des installations d'évacuation des eaux usées sont très basses. On prévoit que la pollution des plages et de l'eau de mer dans certaines de ces zones deviendrait grave si le projet proposé n'était pas réalisé., On a pu constater ces dernières années que l'absence d'installa- tions convenables et d'aménagement mûrement réfléchi du territoire peut entraver le développement du tourisme, non seulement dans les six zones considérées, mais dans toute la Tunisie. 11. On espère que l'amélioration de l'infrastructure touristique qui sera obtenue grâce au projet empêchera le taux d'occupation des "hatels existants" de diminuer. La mission a estimé que, sans le programme, ce taux, et par conséquent les recettes, diminueraient d'au moins 5 % pour les hôtels des six zones. Les taux actuels sont donnés dans le Tableau 2. Pour les études de sensibilité, une autre hypothèse au sujet de ce taux a été retenue (voir par. 25). Les recettes "conservées" sont données dans le Tableau 1 du paragraphe 22. Nous avons admis que les incidences du projet sur les taux d'occupation et sur les recettes des hôtels situés hors des zones considérées seront négligeables. Les projections de recettes des "hôtels existants" ont été faites sur les mêmes bases et avec les mêmes hypothèses que celles que nous avons définies dans les paragraphes précé- dents pour le calcul des recettes des "nouveaux h6tels". ANNEXE 8 Page h c) Avantages pour la population locale 12. Le développement de l'infrastructure dans les six zones considérées améliorera la qualité des services dont dispose une partie de la population locale de ces zones, surtout du service d'évacuation des eaux usées. Les .routes qui seront construites serviront aussi à satisfaire les besoins de la population urbaine de Tunis, puisque les habitants de cette ville accéderont plus facilement aux plages et aux installations prévues dans les zones de Tunis Nord, de Tunis Sud et de Hammamet. Cependant, comme ces avantages sont difficiles à chiffrer et qu'une faible partie seulement de la population en profitera, nous n'en avons pas tenu compte dans notre évaluation des bénéfices à retirer du projet pour 1 'économie du pays et on peut dire que dans cette mesure, le rendement économique du projet est sous-estimé. Coûts d'exploitation 13. Nous avons calculé les bénéfices nets du programme d'investissements en déduisant des recettes brutes les coûts économiques de la fourniture des biens et des services demandés par les touristes. Comme le programme d'in- vestissements, tel qu'il est établi, porte à la fois sur la superstructure et sur l'infrastructure, on pourrait, soit faire une estimation séparée des coûts d'exploitation de l'infrastructure, soit les calculer à partir des documents financiers relatifs aux installations de superstructure. Pour éviter de compter deux fois les mêmes coats, nous n'avons pris en considé- ration que les coats d'exploitation des hôtels, des magasins, etc. Ces coûts englobent déjà des sommes qui correspondent grosso modo aux coits approximatifs d'exploitation de certaines des installations d'infrastructure à fournir. I/ 14. Puisque 70 % des dépenses des touristes étrangers en Tunisie sont faites dans les hôtels, nous avons effectué des études détaillées portant sur des hôtels très variés des six zones touristiques. A partir de renseigne- ments tirgs de leur comptabilité, nous avons construit trois modèles finan- ciers représentatifs de l'exploitation de tous les hôtels existants et futurs dans les six zones (Tableau 3), Les recettes de ces hôtels concordent avec les chiffres que nous avons donnés plus haut pour les dépenses des touristes et leurs coats d'exploitation correspondant à la moyenne des coÛts qui ont été effectivement engagés dans le passé par les hôtels existants. D'une façon générale, le pourcentage des coûts d'exploitation bruts 2/ par rapport aux recettes brutes varie entre 57 % et 87 %, selon la catégorie de l'h8tel et son taux d'occupation présumé, dans l'hypothèse où ce taux ne tombera pas au-dessous de 15 %. Les recettes nettes (c'est-à-dire les recettes brutes diminuées des coâts d'exploitation) qui seront réalisées par les h8tels existants et futurs ont fait l'objet de projections construites sur la base de ces modèles financiers et les résultats de ces projections sont résumés dans le Tableau 4. 1/ Si ce procédé est justifié dans le cas de l'alimentation en eau, des télécommunications et de l'électricité, il n'en est pas de même pour les coûts d'exploitation des réseaux d'égouts et les frais d'entretien des routes. En conséquence, nous avons inclus, dans notre évaluation, une somme d'environ 750.000 dollars par an, pour tenir compte de ces derniers coûts. 2/ Coûts d'exploitation non compris impôts, amortissement, intérêts et dividendes. ANNEXE 8 Page 5 15. En ce qui concerne les dépenses que les touristes font en dehore des hôtels, on n'a guère de renseignements sur les coûts d'exploi- tation des entreprises qui produisent les nombreuses marchandises et qui fournissent les nombreux services qui sont demandés par les touristes étrangers. Les quelques données que nous avons à ce sujet, pour la Tunisie et pour d'autres pays, donnent à penser que le pourcentage re- présenté par les bénéfices d'explcitation dans les recettes de ces entre- prises est extrmenent variable. Dans le cas de la Tunisie, la mission d'évaluation a estimé, sur la base d'un certain nombre d'entretiens avec les exploitants,qu'il n'était pas déraisonnable d'admettre que leurs coûts d'exploitation bruts se montaient en moyenne à 60 % des recettes et c'est à partir de cette hypothèse qu'elle a fait ses prévisions concernant les bénéfices nets réalisés sur les dépenses faites par les touristes hors des hôtels (Tableau h). Elle a envisagé dans son étude de sensibilité une autre hypothèse d'après laquelle ces coGts d'exploitation bruts moyens seraient plus élevés (voir par. 25). Coûts d'investissement a) Investissements hôteliers 16. Nous avons fondé nos projections des coûts des investissements hôteliers sur les objectifs fixés pour le nombre, 1'«époque de la création, la catégorie et l'emplacement des lits d'hôtels dans les six zones, ainsi que sur les coûts qui avaient été enregistrés, lors de la construction d'h8tals analogues dans chacune des six zones. En général,'les hôtels de Tunisie sont bien construits et leurs coats moyens de construction sont moins élevés (sauf peut-6tre dans la catégorie luxe) que ceux des hôtels de la plupart des autres pays méditerranéens. Les corte moyens d'investis- sement par lit (englobant le codt de la construction, de l'équipement et du terrain, mais nets d'impôts) sont les suivants: Catégories d'h8tels Coût par lit en dollars U Luxe 10.350 Première catégorie 7.245 Catégorie tourisme 4.140 Village de vacances 4.140 Auberge de jeunesse 2.070 17. Nous avons utilisé les colts indiqués ci-dessus pour construire nos projections relatives aux montants des investissements annuels dans les hôtels qui doivent ouvrir leurs portes entre 1975 et 1981, et ces investis- sements sont présentés sous forme résumée dans le Tableau 5. Nous avons exclu de notre évaluation économique les investissements dans les hôtels existants et le coilt des projets hôteliers en cours d'exécution., ANNEXE 8 b) Investissements dans l'infrastructure Page 6 18. Nous avons évalué avec soin l'infrastructure minimale dont la Tunisie aura besoin, en nous fondant 3ur les projections de l'accroisse- ment du trafic touristique et du nombre d1h6tels dans chaque zone. Nous avons conçu les installations nécessaires sous leur forme la moins coateuse et nous les avons incluses dans le projet d'infrastructure proposé. Il y a cependant certains investissements qui ont une influence directe sur le développement du tourisme dans les six zones du projet et qui ne figurent pas parmi ceux que nous avons proposés. Ils portent sur: i) les aéroports. Il y a actuellement en Tunisie trois aéroports pour recevoir les touristes étrangers (Annexe 3). A l'exception de celui de Tunis, ils ont une capacité suffisante pour faire face à l'accroissement de la demande au moins jusqu'en 1981. On estime que les installations de l'aéroport, de Tenis devront être agrandies pour faire face à l'augmentation de la demande après 1976. Le coft de cet agrandissement est estimé à 15 mil- lions de doMars. Cependant, comme il est prévu que l'aéroport doit se suffire à lui-même au point de vue financier, nous n'avons pas tenu compte dans notre évaluation économique du coÛt des investissements nécessaires pour l'agrandissement de l'aérogare. ii) L'approvisionnement en eau. Les réseaux d'adduction d'eau qui sont prévus dans le projet proposé permettront de faire face à la demande au moins jusqu'en 1981, sauf celui qui doit être construit dans les zones Djerba-Zarzis qui ne setisfera les besoins de ces zones que jusqu'en'1978 seulement. Comme à cette époque les res- sources connues en eau seront épuisées, nous avons inclus dans l'étude économique les coCts d'investissement dans une usine de dessalement de l'eau de mer (estimés à 1,8 million de dinars) pour pouvoir faire face à l'augmentation de la demande après 1978. iii) Les éléments dtfrastructure d'importance secondaire. Les éléments d'infrastructure d'importance secondaire compris dans le projet ne permettront de satisfaire que les besoins des hotels existants et de ceux qui seront construits avant 1976. Il faudra faire des investissements du même genre pour les h6tels qui seront construits après cette date. Bien que le coCt de ces investis- sements ne soit pas inclus dans celui du projet, nous en avons tenu compte dans notre évaluation économique (Tableau 5). c) Autres coûts d'investissement 19. Les gros investissements seront faits dans l'infrastructure touristique et dans les hôtels, mais il y a d'autres établissements qui pour- voient aux besoins des touristes et qu'il peut être nécessaire de développer. Parmi ceux qui existent, comme les magasins, les restaurants, les services de taxis, etc., les uns pourraient. dans leur état actuel, satisfaire me demande accrue alors que d'autres pourraient avoir besoin seulement d'in- vestissements marginaux. Il est difficile d'estimer la part de ces investis- ANNEXE 8 Page 7 sements qu'on pourrait attribuer au tourisme, car ces établissements servent aussi à la population locale. Nous avons donc pris pour notre étude un chiffre arbitraire de 12 millions de dollars 20. Le programme d'investissements proposé prévoit aussi le développe- ment des écoles hÔtelières. Il s'agit là d'un investissement nécessaire et légitime, mais son coût sera probablement peu élevé et nous ne l'avons pas imputé au programme, car les bénéfices que l'économie du pays retirera de cet enseignement justifient pleinement l'investissement dans ces écoles. 21. Comme les zones du projet sont proches de centres semi-urbains, on pourra probablement loger dans ces centres le personnel supplémentaire nécessaire. Il ne sera donc sans doute pas nécessaire de faire de gros investissements à cette) fin et nous n'en avons pas tenu compte dans notre évaluation. Récapitulation des recettes et des dépenses 22. Nous avons récapitulé dans les tableaux ci-dessous les coûts et recettes d' exploitation pour l'ensemble du prcgramme. Le Tableau 5 donne les coûts d'investissement du programme par grande source de recettes et par zone. Dans le cas des coûts d'investissement, il faut noter que le projet envisagé permettra la création de 43.000 lits supplémentaires d'ici à 1981. En admettant que l'investissement moyen sera de 5.000 dollars par lit, chaque dollar dépensé pour l'infrastructure touristique par le secteur public devrait nécessiter des investissements d'un montant quatre fois plus élevé dans la construction d'hôtels. ANNEXE 8 Page 8 Tableau _ Recettes touristiques brutes (en milliers de dollars E U) 2/ Recettes des Recettes des Recettes des antres Recettes Années hotels existants b/ nouveaux h8tels établissements totales 1975 8.29h 2.836 4.786 15.916 1976 8.29h 12.213 8.818 29.325 1977 8.294 22.708 13.331 h.333 1978 8.294 3h.205 18.274 60.773 1979 8.294 46.561 23.588 78.443 1980 8.294 55.526 27.h2 91.262 1981 8.294 66.662 32.230 107.186 1982 8.294 77.745 36.995 123.034 1983-1999 8.294 81.490 38.606 128.390 Tableau 2 Coats d'exploitation (en milliers de dollars E U ) a/ Coûts d'exploitation Total des Coûts d'exploitation Coûts d'exploitation des autres c oûts Années des h8tels existants bf des nouveaux h8tels établissements c/ d'exlit 1975 4.009- 2.246 2.958 9.212 1976 4.008 8.528 5.864 18.400 1977 h.008 14.838 8.600 27.446 1978 4.008 21.898 11.6oo 37.506 1979 4.008 29.760 14.818 48.586 1980 4.008 34.161 17.169 55.338 1981 4.008 ho.661 20.081 6h.750 1982 h.008 47.833 22.9h0 74.781 1983-1999 h.008 49.415 23.907 77.330 a/ Les recettes et les coCots diminuent progressivement après 1999 (voir Tableau 4 de la présente annexe). b/ Ne figurent dans ces colonnes que la partie des recettes et des coûts d'exploi- tation des "h8tels existants" qui doit être attribuée au projet proposé. c/ Y compris les coûts d'exploitation et d'entretien du service d'évacuation des eaux usées et les coûts d'entretien des routes. ANNEXE 8 Page 9 23. Les installations à construire auront des vies économiques de diverses durées, mais on estime que, dans l'ensemble, leur durée de vie moyenne sera de 25 ans. On considère que s'il faut procéder à quelques remplacements pendant la période considérée, les dépenses seront compensées par le fait que les principaux investissements auront une durée de vie supérieure à 25 ans. Taux de rendement 24, D'après les estimations ci-dessus des recettes et des dépenses, la rentabilité économique interne du programme total d'investissements sera de 16,3 %. Pour tenir compte de ce qu'il peut y avoir d'incertain dans les prévisions et pour éprouver la sensibilité du taux de rentabilité à des changements dans les valeurs de certaines variables, on a calculé divers taux de rentabilité en modifiant quelques-unes des hypothèses fondamentales posées pour l'analyse économique. Les résultats sont les suivants: Taux de rentabilité i) Le développement de l'industrie hôtelière est inférieur de 10 % aux prévisions: 15,8 ii) Investissements dans les "autred'établisse- ments supérieur de 50 % aux prévisions: 15,5 iii) Dépenses des touristes hors des hôtels non comprises: 11,6 iv) Diminution de 10 % des bénéfices d'exploitation bruts: 1h,3 v) Augmentation de 10 % des bénéfices d'exploitation bruts: 18,0 vi) Augmentation de 10 % des coats d'investis- sement: 14,5 vii) La diminution prévue du taux d'occupation dans les hôtels existants serait de 2 points de pourcentage au lieu de 5 points de pourcentage: 14,3 vii) Valeur économique de la main-d'oeuvre inférieure de 25 % aux taux actuels des salaires sur le marché du travail: 16,9 ix) Taux de change de 0,555 dinar pour 1 dollar: 20,7 ANNEXE 8 Page 10 25. Certaines des hypothèses. ci-dessus se chevauchent dans une certaine mesure et toutes leswriables ne sont pas indépendantes les um s des autres, mais il est évident que quelques-une de ces variables ont plus d'influence que d'autres sur le taux de rentabilité et c'est le cas en particulier du taux de change. Cependant, même en combinant les hypothèses les plus défavorables (par exemple, augmentation de 10 % des coûts d'inves- tissement et diminution de 10 % des bénéfices d'exploitation bruts),le taux de rentabilité ne tombe pas au-dessous de 12,8 %. 26. Nous avons aussi calculé séparément les taux de rentabilité pour chacune des zones touristiques. Comme le montre le, tableau ci-dessous, ces taux sont différents. Le plus élevé est celui d'Hammamet et le plus faible celui de Tunis Sud. Taux de rentabilité Zones touristiques Tunis Nord 12.,4 Tunis Sud 10,9 Hammamet 19,4 Sousse 17,4 Djerba 17,6 Zarzis 15,0 27. Les raisons de ces différences de taux de rentabilité entre les zones sont que: a) la répartition des h8tels par catégorie n'est pas la même partout; b) la durée de la saison touristique et le taux d'occupation des h8tels varient d'une zone à l'autre; c) le retard pris par l'infrastructure touristique est plus ou moins grand suivant les zones. 28. Il faut noter que les investissements dans une zone sont profitables pour le développement.du tourisme, non seulement dans cette zone, mais aussi dans les autres. La répartition quelque peu arbitraire des coats et des bénéfices que nous avons faite entre les zones accentue donc artificiellement les différences de taux de rentabilité. 29. En outre, si les zones du projet sont géographiquement distinctes, elles sont étroitement interdépendantes. S'il n'existe pas dans une zone certaines installations d'infrastructure de base comme des réseaux d'égouts, le développement du tourisme dans les autres zones pourra en souffrir. Les compagnies aériennes opérant par "avions charter" appliquent le principe des "tarifs différentiels" pour les voyages organisés, de sorte qu'en s'adres- sant à diverses régions sur le marché du tourisme, elles peuvent remplir ANNEXE 8 Page 11 leurs aviens au-maximum. Par exemple, du fait qu'il existe dans la zone de Tunis Sud des hôtels très bon marché, les agences de voyages européennes peuvent offrir à leurs clients des vacances peu coqteuses dans cette zone et appliquer des prix plus élevés dans d'autres zones. Incidences sur la balance des paiements et sur l'eMloi 30. Ces dernières années, la balance des paiements de la Tunisie a accusé des déficits importants, qui se sont élevés en moyenne, entre 1965 et 1970, à 120 millions de dollars par an, soit environ 11 % du PNB. Les importations de biens d'équipement et de biens intermédiaires continuent d'augmenter en raison de l'accroissement des investissements et de la de- mande industrielle. Comme il est probable que le déficit du commerce exté- rieur ne diminuera pas, il est vital pour le développement de l'économie tunisienne que les gains en devises provenant du tourisme augmentent. 31. Les installations prévues dans les six zones touristiques serviront presque exclusivement aux touristes étrangers. Il est possible d'estimer que les recettes supplémentaires brutes en devises que procurera le programme d'infrastructure et les investissements d'infrastructure envisagés se mon- teront à 125 millions de dollars en 198h, quand les installations seront toutes en service. Comme la majeure partie de la demande des touristes sera satisfaite par la production locale, nous estimons que les coats en devises de cette demande seront-ibles, de l'ordre de 15 % des recettes brutes. 32. Pour calculer les gains nets en devises qui seront procurés par le programme d'investissements proposé, nous avons supposé que les travaux d'infrastructure seront financés pour 57 % par la Banque et par des fonds allemands et que 30 % des capitaux nécessaires pour le développement hôtelier viendront de l'étranger, alors qu'on estime que les investissements étrangers dans les hÔtels actuellement ouverts ne représentent que 10 % du coat de ces hôtels. Sur cette base, nous prévoyons que les gains nets en devises procurés par le programme proposé s'élèveront à 97 millions de dollars en 1984. En d'autres termes, les coets en devises représenteront environ 23 % des 125 millions de dollars de recettes totales brutes de cette année-là. 33. Les statistiques du chômage sont insuffisantes en Tunisie, mais d'après des estimations approximatives, l'emploi total n'a guère augmenté au cours des trois dernières années et le pourcentage des chômeurs de sexe masculin resterait élevé (15 à 20 % de la main-d'oeuvre). Le programme pro- posé aura des incidences importantes dans le domaine de l'emploi. Nous estimons que, quand les installations prévues dans le programme d'investisse- ments seront exploitées àplein, elles offriront 12.500 emplois supplémentaires dans les h8tels, dont la moitié pour du personnel sans qualification. En 1971, il y avait 13.000 emplois dans l'industrie hôtelière pour toute la Tunisie. Le nombre d'emplois supplémentaires créés par le projet sera en fait supérieur à celui que nous avons donné ci-dessus, car les hôtels ne constituent qu'une partie du secteur touristique et, en plus de la création indirecte d'emplois dans ce secteur, il y aura création indirecte d'emplois dans d'autres secteurs. En outre, si on excepte les zones do Tunis Nord et de Tunis Sud, qui ne comptent que pour 15 % dans les investissements, le projet s'exécute surtout dans les zones semi-urbaines ou rurales dans le- quelles, d'après le recensement de 1966, le chômage et le sous-emploi atteignent des taux très élevés. ANNEXE 8 Tableau 1 TUNISIE EVALUATION D'UN PROJET D'INFRASTRUCTURE TOURISTIQUE Dépenses ,iournalières moyennes dans les h6tels et hors des hôtels Par catégorie d'h6tels (en dinars) A l'intérieur Hors des des hÔtels h8tels Total Luxe 7,5 3,22 10,72 Première catégorie 7,0 3,01 10,01 Tourisme 4,5 1,93 6,193 Villages de vacances 4,0 1,72 5,72 Auberges de jeunesse 2,0 0,86 2,86 Note: Chiffres ajustés par la iission. Sources: ONTT Italconsult A10NE 8 Tableau 2 TUNISIE EVALUTION D 'UN PROJET D' INFRASTRWCTURE TOURISTIQUE Taux d'occupation par catégorie d'hôtels, par zone et par année d'exploitation Tunis N Tunis S Hamamet Sousse Djerba Zarzis Catégorie I lère année 20 20 35 35 40 40 2èqe année 30 30 45 45 65 65 Exploitation normale 45 45 65 65 80 80 Catégorie II lére année 20 20 25 25 35 35 2ème année 35 35 45 45 50 50 Exploitation normale 40 40 60 60 65 65 Catégorie III lère année 10 10 10 10 10 10 2ème année 20 20 20 20 20 20 Exploitation normale 30 30 30 30 30 30 Catégorie 1: Hotels de luxe et de lère catégorie Catégorie II: H6tels de tourisme Catégorie III: Villages de vacances et auberges de jeunesse. Source: ONTT TUNISIE EVALUATION D'UN PROJET D'INRASTRUCTURE TOURISTIQUE Pourcentages moyens d'exploitation des établissements h8teliers tunisiens, par catégorie et par taux d'occupation Catégorie I Catégorie II Catégorie III (Luxe et lère catégorie) (Tourisme) (Villages de vacances et auberges de jeunesse) ux d'occupation 30% 401 50% 60% 70% 30% 40% 50% 60% 70% 15% 20% 25% 30% 35% 40% cettes y compris l'impOt sur les ventes) 100% 100% 100% 100% 100% 109% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100% bûts d'exploitation Coûts Zaiables 30% 30% 30% 30% 30% 30% 30% 30% 30% 30% 25% 25% 25% 25% 25% 25% Salaires (y compris sécurité sociale) 24% 21% 19% 17% 16% 23% 19% 17% 16% 15% 29% 24% 21% 18% 16% 16% ltres cofts d'exploita- tion (y compris l'ip8t sur les ventes) 32% 25% 22% 20% 19% 27% 23% 20% 20% 19% 39% 32% 28% 26% 24% 22% otal des coûts d'exploi- tation 86% 76% 71% 67% 65% 80% 72% 67% 66% 64% 93% 81% 74% 69% 65% 63% lénéfice d'exploitation - - - - - - - - - - - - - - - - brut 14% 214% 29% 33% 35% 20% 28% 33% 34% 36% 07% 19% 26% 31% 35% 37% énéfice d'exploitation - - - - - - - - - - - brut augmenté de l'impOt sur les ventes (6 % des recettes) 20% 30% 35% 39% 41% 26% 34% 39% 40% 42% 13% 25% 32% 37% 41% 43% - - - -- - - -- - - - -1 ANNEXE 8 Fableau 1 TUNISIE EVALUATION D'UN PROJET D'INFRASTRUCTURE TOURISTIQUE Bénéficies nets qui doivent résulter du pwogamme d'investissements (en milliers de dinars) H8tels Nouveaux Autres Années existants hotels établissements Totaux 1975 2.071 285 883 3.239 1976 2.071 1.780 1.427 5.278 1977 2.071 3.802 2.285 8.158 1978 2.071 5.945 3.224 U.240 1979 2.071 8;16 4.237 14.424 1980 2.071 10.321 4.963 17.355 1981 2.071 12.561 5.919 20.551 1982 2.071 14.450 6.780 23.301 1983-1999 2.071 15.495 7.101 24.667 2000 - 10.321 4.944 15.265 2001 - 8.116 4.199 12.315 2002 - 5.945 3.172 9.117 2003 - 3.802 2.217 6.019 200h - 1.780 1.345 3.125 2005 - 285 566 851 TUNISIE EVALUATION D'UN PROJET D'INFRASTUCTURE TOURISTIQUE Le Programe d'investiasements (1973 - 1981) (en milliers de dinars) * Investissements Investissements Autres Investissements d'infrastructure de superstructure Investissements totaux Pourcentage Hammet 5.153 4l.364 4.847 51.017 36,1 Sousse 5.947 33.521 2.763 41.944 29,7 Tunis Sud 1.428 4.040 636 6.061 4,4 Tunis Nord 1.42b 7.633 854 9.847- 7,0 Djerba 5.947 13.105 2.553 2l.458 15,2 Zarzis 2.790 6.225 1.691 10.633 7,6 Total 22.693 105ï888 13.346 140.960 * Cee investissements cor"rennent: i) Les branchements des h6tels pendant la période 1976-1980. ii) L'usine de dessalement de l'eau de mer pour Djerba et Zarzis, qui coûtera 1,8 million de dinars. iii) 5 millions de dinars pour des investissements en dehors des h8tels. Note: Les coûts d'investissement ne comprennent pas les impSta ni les droits de douane. TRADUCTION DES LEGENDES ANGLAIS FRANCAIS Beaches Plages Commercial and recreational centers Centres d'activités commerciales et récréatives Contours in meters Courbes de niveau en mètres Contours in 20-meter intervale Courbes de niveau équidistantes de 20 mètres Existing hotels. Htels existants Force main sewers Egouts avec écoulement par pompage Gravity sewers Egouts avec écoulement par gravité Historical and archeological zone Site historique et archéologique Hotel zones Zones hotelieres International Airport Aéroport international International Boundaries Frontières internabionales Lake Lac Low lift pumping stations Stations de pompage à faible élévation Main Roada Routes principales Non-buildable area Zone de servitude non aedificandi Park Parc Paved roads Routes bitumées Port. Port Project roads, construction Routes à construire au titre du projet Project zone boundary Limite de la zone du projet Project zones Zone du projet Railways Voie ferrée Reforested area Zone reboisée River Fleuve Rural area Zone rurale Sewage treatment plants Usines de traitement des eaux usées Tracks within project zone Voies ferrées intérieures a la zone du projet Urban areas Zones urbanisées Water recreation centers Centres nautiques Wildlife reserve Réserves naturelles TUNISIA TOURISM PROJECT MED5TERANEAN SEA Bizer,te Di Abiod TUNIS NORT H CAP BON TUNISANORTH Hammam Tebourba-~· Klb Bourguiba 710 Annaba Ainý Dranam Bej. MeTe TN1 TUNIS SOUTH o 2w 30 40 so El Bob .Shms MIES Di-Mdouba abeo r canstn Ghwrdimiooos Zoghoi HAMMAMET GF.Es Fahs momer L . Kf Enfidovile ,diero,ne Ebbo Ksaur aktarSOUSSE La Kesr6 onastir 1r El Diem -35. ~FemoroKo~ ýKERKENNA sfa, ISL ANDS Monsy Mezzo.n. Sened Mahares Cokhira GULF Of GA,ES -34- Degocke Neft Toeu GbesHoumt So.k ISL1AND OF \ DJERBA 0 KebiDEi JAN UAY 197OBROo37 - ou Medenine c N iý,4 nternational Boundaries Main Roads -Railways Tcmtah..;- International Airports A F R l C A Rivers L.akes Project Zones Vie loundkriv, flmä, '-m ,hwma o o Remodo in ,0~5edoremt ra paneb th JANUARY 1972 IBRD)3747 TUNISIA TOURISM INFRASTRUCTURE PROJECT Korbous Goulette Tunis South Project Zone -Land Use Kb Project zone boundary Hotel zones Parks - Paved roads Commercial and recreational centers fii\Wildlife reserves Project roads,construction Urban areas Reforested areas Existing hotels,locations Rural areas Historical and archeological zone -50- Contours in 50-meter Tj1721 Beaches Non-buildable areas T intervals ntrasWater recreation centers M LES 0 1 4 u KILOMETERS EzZahra Mediterranean . -Oize te Sea Hammam-Lf 'Gu//o f* TUNIS AREA OF MAP Hommometo Sousse, 36° 5...... .. ° 1 9 A....RIA TU A°.....l Sfa ALGER IANIAA .49 3 - e -32° 50 3Miles 50 1oo 10Kilometers The boundaries shown on this map do not SB A 16inply endorsenient or arceptance by the 0 lBYAWorld Bank and its affiliates. APRIL 1972 IBRD 3749R Ai 翁 �� Я Г � � � • � � • I • О I • п] `1` и + 1 в `'о о 1 (� 1 в -1 � 1 1` 1 • -7 о � `�.J " "� ° � ° � � �. � �.. л о' `_° n т `т. � 'v � а о � -г'. й °' = Q � � � и � � '�� ��° о 3 � г ° ° а т СΡ Ф n _? И i� f � а О � �� � N И И ' � � � \ О � ,/ И �;� \С)�--`,� � 1 � _ �л � ° ° 3 ' i " ,• `�1 � .� � � в •в• � �/ �'i � � � и f ( • • г ,-._" � в• • • в : t � r„ •• • %•• г ,-- j"�, � �<:. � � � Т1 i � ` � �� � лэ ,_ �'� r,`••• �� � сл о Ф� с о о О � � , •'в• •i/ � п? т � о о 3 � /� • /� � . �i, ' ' ' . � '� и л � ° ° т н �У � Йв_ aI �, '--- {`1J,7 � {/ I/° � 3 � И о т о" � гi � AS� - И Т � �'� •� С f , Ф и р И �~ л�/ 1'.: • � _^- ��J r т? т ОЧ j � л`'��:. г'*.�� `�/i-� `.,` U" Я " _� � N С/� _и л'�:.;: i \/_'� .-1 . �; и Ф t�i О \ 1 л `, " � : "'i ' . ) ` 0' ш ro Q в�вS• � �-� � � S�-" ,ti_....'�� . :� Ч и ° � � • ) � г � • � ._Л 4 �) � Г� � • � � � � � • �__ Р � � Э у ; i r , v S по, � , � .., А ! ��; \ � � � � ; -ц � О а ; _ _�J ; � � С С L�Ф� ' ��� .'... � � •�'i - � � о � oZ й�i. _`г• о � ��.��q S� в г-.. �. \ vtГ.ti-��.� о � а �- °Г' 1 1 � `�. • . � . .� `.гэ - � т �, с � -_ т .,� i r�l,- r l __ � '� '° а °- `° /'� 4 ___ ' 1 � � -. _ •�. �' � _�' � ° И ' С(( (D � : �л',�� .._.1 �� �г__� . � ,/%; у (0 Оа < С�л. -ци 5_ i � _. ��Г i ,.� - �_=-•, т ° т - r �,л�._. г� с �: _.r ' -: � т � L- r' � � Ээ,. 1�- ° о Л г�-л J. о � • п и �.'- l - Э L _� , ? � �; ,/� ; о О л Ci2 Г•: _.f..__../-�� �� -(•. lS,-'- �r�_i t1� о. � А � С � �= "., ' - �i�� . . "./!,;.._п и j� _ .у� . � " � , /.�� , ,- �� � ._% л //��ь�,цf � r- �...1_ � а. - , '- /с. �% � � ✓ - ., . ' " )��а� � : ' _ ^ - " � r, �= � . �•••в�•евв•в• • � � .... _/_..у"� л . _ ...f t�,•�� . . у � � в••в•r �,. .г лI! � ��' ,� � в � - . ' af ' L ."7•• 4 i ' i • . . : . •�в�i' V . �о ,� • ' i , г � �/�j'� � • _ i �в р • �Г '• I , :.%д• � � t, t i � .. , о ) • r :Р _ 0 �' l � • с о�в � . ~ � , �� : - / г� � � • вв r �, ,' �в k., � � �гТ, /i • •в•' � �, • '��b�,M1t�Г" �,4 с ' -i. ' � д > •• ••в . Г с г`. �" , � . :_'r - � г . .��в• �� � �:'O�Ln f о- �а Л У_-� . . �� , r о г - ! ♦ 3 � . ��� � - ' �'� -�n S� % f ,1 �^ . �� . Я л ,,�� ` 1�� а lг • �S 7, л л � _ `• • - � / • � t J�"у- ' � I:. .п• . � � \ 1-/`�• � • `\ / � _� -г -- i .�� ,� л•.S . `.�. ` • ,. �D � ь �� ,_ � •,- �S; � �' ,. . А` I с,' �. л . ,: • � / : �: ; ,� �, �:: , � �. ti ` -� (- � 2р А � , •• -' . д- г•� � • ,, t о` л . � •в � .:..> V°�l� • ,b в' � '%'". 1 •в• •l '? ! `: \ в _ �О l /// "'� � ц/� •• � ( �` ... +пг1 � . ,�А ; � � `{) � Г r1 . t,. � • �. -� , - , � • ,. �а ° � г.. С�.: �:ь а i " " �,^. Иь.� `.., i , � � R.J//" -. � � - ' � ; • `� � � ,/, � - _� ч_ .т.. � z . '� I� �S �эР l;. _" 3 с а О `+�C� ` :'i С - [ � л 'е С у . � , ) llQ� zG4 �' . LС..ГллГ]\ _ i ( _1 О � � г / 6 р � rтн . �г � _ .. о • �'_"Т . а_л= -'',, � ' ., s,a, --�'�о _ �. �''� п � /// /-� / у ,� � г1 t `^ � 1 �lT >�О ` S{ i ° � ``/) � � S 3 а !; ° ' , .�. � р �,- 'i � � 2 л�. • о � °j/�!� � � - ��• л -;. /� � � �� 1� �'.:.. О • � �2 Г а%' • �"\ � 1 О � �°:_ • � ��;�� . .:ii., а Рап0 �J^ �f iгцН / У т ю0 т � � • о о "' w D w w р' � /Т и '�- j о о � о о -А с т Г � • � �-�.а �_ _ о Г..' : �.1`.� D � о f а s о f . . A l_ Е . о w�.�, . и � --' . . � `�.�.� ^•�._..✓ `1 f rn : '7 о о i •� 3 s '-` ° � С ' � у о i � 3 % : в ,•.'�' �., Z � �1 � �{ � • / ^ - ь . т ...✓а �,n � Р�� и ОО г д R ,»ъ„ч:.' � ; �' • _ .,а�Ф �, '�:`!м,,� �� �рр� сл ,= и � W -• о ...�.,,,., � 2p �..�. г � � 1� и = а®.f"с" т т - � r.l. Q. � о т Ъ •. 'ь"`�',у� �р 3 гуΡ г41� � ь?�"в Ф _,\� Г7.'^ � 1_t ,J 0Э с 3 ,� 0 ь"� � 0- сЯ � Й 7oJ� �t .г"--j Э о о °Р � с js � +'Й п_ ms � Э�Э � Ф О w � Ч� о _ � .`�.�..,�.j. � g'ау, Ф О � и, Я Й• / 0 Л � т о 引 〔 j 一 州 T U N I S I A LT SEWERAGE AND WATER POLLUTION ABATEMENT WORKS PROJECT: Hammarnet Prolect Zone - 1111I.- Gravity sewers E:1 Sewage treatment plants 000 Force main sewers Low lift pumping stations 0A 0 *90009se Project zone boundary Hotel zones Parks 30 Paved roads Commercial and recreational centers Wildlife reserve 0 JU - - - - - - - Trucks within project Urban areas Historical and archeological zones ; zone 0 f Project roads, con- struction Rural areas Non-buiidable areas eni ior I P r .-ne V 20 Beaches --ic Contours in meters 0 1 M Golt and 90 Water recreation centers y 00 JO) Country '\ , I Club to 0 1 2 4 5 al)eul M I LES 0 1 2 3 4 5 6 7 8 KILO ETERS 7 G r -36o -to M & d t' t a r r a n o n Bizerte low 5eo 'L- TUNI 5 AREA Of NAP Naboul 00 nwarnet go 3e. 50 Han amet Sousse 30 0 .0 Harnmannet Sfax a ALGERIA T U N I S I A % Gulf of 40 Gabes bolae A ISLAND OF % DJERSA Zorzis U 0 f H c m m a m the bo krk ho.. thh, .p do no, N., imply endorseownt or ecqnarv by tk 32* 3e- Wurld Hook rcd Fos offiliarc 0 5.0 Iqomilvs L i B YA 50 100 1501(ilumater, APRIL 1972 19RD 3861 引 IV & 61 e r r an e a n 5eo Mediterroneon 6 Seo Hammames I -36' Sousse I 36r- -MELLITA ALGERIA Sf DJERIEA 0 'q INTERNATIONAL T U N I S I A AIRPORT Y T'.i. - - - - - - - - - - I I I 1H u 'In - :: 10 71 114 4 f Gabo* Ha.mt5o.k - AVA JP ANe D OF Zorzis ('Mellita 0. H I E Jr3 10 10 e -04 190 so,, -730*1 L18YA 0 0 Sirenes - 10 .00" E 0,0 as. % -Taguerness Gulf Hara Essclirro Jai 4. Golf !'Midoun Ga b e s Cv try T U N I S I A El May SEWERAGE AND WATER POLLUTION ABATEMENT WORKS *0 20 Dierba Prolect Zone Mahboubine PROJECT: EXISTING: % Gravity sewers ===t'- Gravity sewers - 000- Force main sewers ==DM Force main sewers -?a 0 Sewage treatment plants C3 Sewage treatment plants 0 Low lift pumping stations ***sem,s* Project zone boundary Hotel zones Parks Paved toads IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIICommercial and recreational centers Wildlife reserve - - - - - - Tracks within project zone Reforested area Urban areas 13 00 Project roads, can- Rural areas Non-buildoble areas struCtion ... ..... E.- Beaches - 2o- Contours in 10-meter intervals J7, Water recreation centers Aghir 1 2 3 MILES e r r c n e c n 1 2 3 4 5 6 7 8 I I - I i 'Ir h, 5 e a KILOMETERS Ile APRIL 1972 IBRD 3863 Me dieterranean Sea' T' UNI( ' 36* -36 Sousse ALGERIA f T UN S u/f1 A s d Gobes Dia aB e 5ba -._.-2ZazOF MAP MedeneHmd Ben Ga,,darui 32- 320- 0 w0 100Miles TUN1AYA 0 15Kioen To MedezsnrinceZ ne... 099 50 9 PROJECT: FUTURE: ---9--- Gravity sewers ---y--- Gravity sewers c3 Sewage treatment plants -- *--- Force main sewers ........ Project zone boundary Beaches -----Paved roads .To Water rebreation centers -----Project roods,constructionPak Wildlfe reserves Hotel zones Reforested oreas Commerciol ond recreational centers Non-buildable oreas Urban areas -0- Contours in10O-meter intervals Rural areas Hhe boundaries show on this map do not 23 aply endorsement or acceptance by the SeM a LrEteWorld Rank and its affdiates. KlI LOM E TER S APRIL 1972 IR 8
Groupe de la Banque mondiale · Staff Appraisal Report
Tunisia - Tourism Infrastructure Project : Tunisie - D'un Projet D'infrastructure Touristique
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