RETURN TO REPORTS DESK LD WUSI N RESTREINTE WITHIN e pp9.114. PA-77a ONE WEEK A,UC, N ON-OFFICIEUE A TT4 D'INFORMATION Ce rapport ne peut être utilisé que par le Groupe de la Banque et les organisations ou personnes spécialement autorisées, et à des fins officielles seulement. Il ne peut être ni publié ni cité sans l'autorisation du Groupe de la Banque, lequel ne garantit en aucune manière son exactitude ou son caractère exhaustif. BANQUE INTERNATIONALE POUR LA RECONSTRUCTION ET LE DEVELOPPEMENT ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE SENEGAL 19 avril 1971 Departement des projets agricoles TAUX DE CONVERSIOM 1 dollar EU * 277,71 francs CFA 100 france CFA P 0,36 dollar EU 1 million de franco CFA u 3.601 dollars EU UNITES: Système métrique SIGNES ET ABREVIATIONS BCEAO M Banqua centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest BNDS M Banque nationale de développement du Sénégal 000E = Caisse centrale de coopération économique FED M Fonds européen de développement ILA(0 (Société hollandaise d'experts-conseils) IRAT - Institut de recherches agronomiques tropicales et des cultures vivrières OCAS = Office de commercialisation e.icole du Sénégal ONCAD = Office national de coopératioS et d'assistance au développement ORSTOM = Office de la recherche scientifique et te,iiiqu: outre-mer (France) SATEC = Société d'aide technique et de coopération (société française d'experts-conseils) SODAICA = Société pour le développement agricole et indus- triel de la Casamance (organisme chargé d'opérations de colonisation à Sedhiou) USAID = Agence américaine pour le développemint i .--rnational SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE TABLE DES MATIERES Pages RESME ET CONCLUSIONS ....................e............... i - ii ýI. INTRODUCTION ..................... . . . . . . . . . . .. II. CONTEXTE ................................................. 3 Généralités ... ....... .................... 3 Secteur agricole ..................................... 3 Production de riz . . .. ...................................... 4 Institutions ...................... 4 III. REGION DU PROJET .............................. ............ 6 Généralités ... ........ ................................ 6 Projets de développement de la production du riz ...... 6 Climat, sols et topographie ............................ 6 Population ............................................ 7 Dimensions des exploitations agricoles et régime de la propriété foncière .......................n 7 Modes d'exploitation .............................. 7 Irrigation, drainage et riz aquatique ................. 8 Communications ........................................... 8 Commercialisation, crédit et stockage ................. 9 Recherche agricole et production de semences.......... 10 IV.. D................ .................... 11 A. Description gnérale ............................ 11 B. Description détaillée *........................... 12 - Organisation du projet..................,. 3.2 - Ouvrages d9irrigation et de drainage ...... 12 - Rizeries et magasins de stockage .......... 13 - Matériel de défrichement et de pulvé- risation ........... . . . .......... 14 - Réfection des routes ...................... 14 - Crédit .................. *......a....0........ 15 - Ecologie . ................................... 15 Le présent rapport est fondé sur les conclusions d'une iiission dtêvalua- tion qui s'est rendue au Sénégal en novembre 1970 et à laquelle ont participé Ik. D.J. Parsons, A.J.H. Otten, A.A. Meimaris, et R. Rosseels (appartenant tous à l'Association). M. A. Delon du Programme de coopération FAO/BIRD s'est joint à la mission au Sénégal. -2 TABLE DES MATIEES (suite) Pages V. DEVIS ET FINANCEMENT.... ...................... . .. 16 De2is.... .. ......a*... ... ..... . ............. 16 Fi:ancement* . ......... .. ............. ...~* 4 17 Pas3ation desm 20 Vert,ements ...... .... ............ *. #... 20 Comptabilité et vérification.......@.te... 21 VI. ORGANISATION ET GESTION.......................... 22 A. L'organisation du projet et son personnel....... ....................... 22 - Services de vulgarisation............. 23 B. Aspects techniques du projet............ 23 - Formation dupersonne............... 23 - Programme d'équipement pour la culture attelée.............. 24 - Conservation des so13................ 24 C. Choix des cultivateurs, coopératives, crédit et commercialisation............ 24 - Coopératives du projet............... 24 - Usinage et commercialisation.......... 26 VII. PRODUCTION, PPE ECTIVES CO0MERCIALES ET PRIX DU MARCHE, REVENU DES AGRICULTEURS E RECETTES DE L'.ETT..... 27 27 Perspectives commerciales et prix du mar ché......................... 2 7 Subventions applicables aux engrais......... 29 Revenu des agriculteurs.................... 30 Recettes de l'Etat.......................... 30 Amortissement des coûts..................... 31 VIII. AVANTAGES ET JUSTIFICATION....................... 33 IX. RECOMMANDATIONS ................................. 34 - 3 - TABLE DES MATIERES (suite) ANNEXES 1. Projets actuels de développement de la riziculture en Casamance 2. Agriculture 3. Effectifs de l'organisation et opérations 4. Organisation du projet 5. Ouvrages d'irrigation et de drainage 6. Ressources en eau et quantités nécessaires pour la culture du riz aquatique 7. Quantités d'eau nécessaire à la riziculture en sec 8. Rizeries 9. Besoins en main-d'oeuvre 10. Programme de réfection des rout%s 11. Coût du projet 12. Calendrier provisoire des versements 13. Rendement des cultures 14. Production de diverses cultures 15. Ventilation des recettes imputables aux exportations d'arachide 16. Budgets des exploitations 17. Etat des ressources et emplois de fonds - pouvoirs publics 18. Calcul du taux de rentabilité économique CARTES 1. Emplacement du projet 2. Zones d'aménagement envisagées 3. Programme de réfection des routes SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE RESUME E' CONCLUSIONS i. Le présent rapport d'évaluation traite d'un projet de développe- ment de la culture du riz aquatique et du riz en sec dans le dipartement de Sedhiou, situé dans la région du Sénégal appelée la Casamance. Il s'agit de procéder au renforcement indispensable des services de vulgari- sation et de crédit pour consacrer 9.500 nouveaux hectares à la rizicul- ture en sec et construire des ouvrages destinés à régulariser l'écoulement des eaux, qui permettront d'augmenter de 2.000 ha la superficie des rizières aquatiques. Ce projet intéressera environ 5.000 exploi- tations représentant quelque 37.000 hectares de terres. Il prévoit la construction des riznries et des magasins nécessaires pour stocker et traiter la production, ainsi que la réfection des routes et des pistes dans la zone en question. Il est fondé sur l'expérience acquise dans le cadre de sept opérations pilotes de développement de la riziculture actuellement en cours en Casamance et financées par un organisme français, la Caisse centrale de coopération économique (CCCE), par le Fonds européen de développement (FED) et par l'USAID. ii. L'économie du Sénégal est très largement tributaire de la ré- colte d'arachides. En effet, celle-ci représente environ 75 pour cent du total des exportations sénégalaises et les divers droits et taxes dont elle fait l'objet alimentent près de 10 pour cent du budget ordinaire de l'Etat. En même temps, le Sénégal importe chaque année un volume sans cesse croissant de riz (170.000 tonnes en 1969), alors que la production intérieure n'augmente pratiquement pas. iii. Le projet sera exécuté par l'Organisation du projet, créée à cette fin au sein du Ministère du développement rural. L'Etat nommera à cer- tains postes clés des experts-conseils ayant l'expérience nécessaire, dont la tâche sera de diriger certains travaux et de former les ressortissants sénégalais appelés à leur succéder. Pendant la période de réalisation du projet, l'Organisation du projet travaillera en liaison étroite avec le service de vulgarisation du département de Sedhiou afin que celui-ci puisse prendre sa suite sans à-coups à la fin de cette période. - ji - iv. On estime que le coût du projet s'élèvera à 4,9 millions de dol- lars pendant la période de mise en valeur (1972-76). Ce coût se décompo- sera comme suit: environ 2,2 millions de dollars pour les services de vulgarisation dont 1, 6 million pour les frais de personnel environ 1,1 mil- lion de dollars de prêts saisonniers et à moyen terme en supplément pour les agriculteurs participant au projet, environ 600.000 dollars pour la remise en état des routes et quelque 350.000 dollars pour les travaux d'irrigation et de drainage et pour la construction de rizeries. De 1977 a 1981, l'achèvement de cette mise en valeur nécessitera un complément de 1,34million de dollars qui sera fourni par l'Etat. On envisage l'octroi d'un crédit de l'IDA de 3,7 millions de dollars qui servira à financer environ 75 pour cent du coût du projet pendant la période 1972-76, soit un élément en devises de l'ordre de 2,1 millions de dollars et un montant de 1,6 million de dollars en monnaie nationale. Ce crédit de l'IDA représente 59 pour cent du coût total du projet pendant les dix années de 1972 à 1981. La participation financière des agriculteurs sera faible (environ 2 pour cent du devis) étant donné qu'ilsapporteront essentiellement leur propre travail et des matérliaux leur appartenant. Les agriculteurs visés par ce projet disposent à l'heure actuelle d'un revenu monétaire très faible, et ne sont pas en mesure de fournir une contribution plus importante.. v. L'acquisition de tous les véhicules et de tout le matériel de défrichement, de pulvérisation et d'usinage du riz - dont le coûÎt est estimé à environ 250.000 dollars - s'effectuera par appels d'offres inter- nationaux. Le matériel à traction animale sera acheté sur place car les besoins annuels sont modestes, ce matériel étant fabriqué ou assemblé au Sénégal. Les rizeries, les bâtiments, les magasins et les logements seront construits par des entrepreneurs sénégalais, les contrats étant attribués par appels d'offres. Les travaux seront peu coûateux et les chantiers très dispersés; ces contrats ne seront donc pas de nature à intéresser les entrepreneurs étrangers. Les travaux de remise en état des routes seront adjugés de la même manière. vi. Le projet fournira un produit net en devises d'environ 2,3 mil- lions de dollars par an lorsqu'il sera parvenu à maturité, grâce essentiel- lement au remplacement du riz d'importation par un riz cultivé sur place, mais aussi du fait de l'augmentation des exportations d'arachides. La culture de l'arachide sera développée chez les agriculteurs participant au projet par la mise en exploitation de nouvelles terres, par l'utilisation d'engrais et par l'adoption de meilleures techniques culturales. On évalue à 18,5 pour cent le taux de rentabilité économique de l'investissement cor- respondant à ce projet. vii. Une fois le projet parvenu à maturité, le revenu monétaire net des agriculteurs devrait atteindre environ 400 à 550 dollars par an, ce qui représente quatre à cinq fois leur revenu actuel. viii. Ce projet justifie l'octroi d'un crédit de l'IDA de 3,7 millions de dollars à condition que certaines assurances soient obtenues et que cer- taines mesures soient prises, conformément aux recommandations. SEINEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE I. INTRODUCTION 1.01 En décembre 1969, le Gouvernement sénégalais a demandé un crédit pour financer la production de riz dans la région de la Casamance. Le prejet a été identifié en février 1970 par le Programme de coopération FAO/BIRD, et préparé ultérieurement par ce Programme pendant les mois de juillet et d'août 1970. 1.02 Les importations de riz augmentent chaque année au Sénégal, alors que la production intérieure ntévolue pratiquement pas. Clest pourquoi le gouvernement a accordé une priorité élevée au développement de la rizicul- ture dans son troisième Plan quadriennal. Cette culture est traditionnelle dans une grande partie de la Casamance où la nature des sols et le niveau des précipitations s'y prêtent. Un certain nombre d'opérations pilotes de développement de la riziculture sont actuellement en cours dans la région et leur résultat démontre que lon peut obtenir de bons rendements et que les cultivateurs sont favorables à ce genre d'initiative. Le projet en question sera fondé sur l'expérience acquise grâce à ces diverses opéra- tions, qui ont été mises en oeuvre conjointement par le FED, l'USAID et la France. 1.03 Ce projet constitue la troisième intervention du Groupe de la Banque dans le secteur agricole au Sénégal. En février 1969, un crédit de l'IDA de 6 millions de dollars et un prêt de la Banque de 3,5 millions de dollars ont été approuvés pour financer un programme d'amélioration de la culture de l'arachide et du millet lancé en 1964 avec 1laide de la Communauté économique européenne (CEE). Ce projet a donué des résultats décevants. La production d'arachide dans la zone du projet a diminué du fait d'un concours de circonstances défavorables: mauvais temps, qua- lité médiocre des semences, faible incidence des engrais sur le rende- ment, prix à la production insuffisants, médiocrité de la gestion et de la coordination du projet. En conséquence, la plupart des cultivateurs se sont lourdement endettés et ont perdu confiance dans la politique agri- cole de l'Etat. Des mesures correctives ont été prises. C'est ainsi qu'en août 1970 on a rétabli le principe du paiement comptant des arachides à la livraison. Plus récemment, en avril 1971, les pouvoirs publics ont annoncé un relèvement des prix payés aux producteurs d'arachides et ont entrepris de réorganiser Itaeninistration du projet. Bien qu'il soit encore trop tÔt pour en évaluer llincidence, ces mesures constituent un pas dans la bonne direction. En ce qui concerne le projet dont il est question dans le présent rapport, on a tenu compte des problèmes qui se sont - 2 - posés lors de la première intervention du Groupe de la Banque et on a incorporé des mesures visant à assurer l'efficacité des services de vul- garisation, de crédit et de commercialisation, ces deux derniers demeu- rant toutefois les mêmes dans le cadre du projet relatif à l'arachide et au millet. Il importe de noter qu'en raison de son emplacement, ce projet se sera pas tributaire des variations climatiques qui ont nui au programme de culture de l'arachide. En septembre 1970, ltIDA a éva- lué un projet restreint de colonisation, le projet de Terres Neuves, qui constitue sa deuxième opération agricole au Sénégal. Ce projet est actuel- lement à l'étude. i.o4 Le présent rapport est fondé sur les conclusions d'une mission d'évaluation qui s'est rendue au Sénégal en novembre 1970, et dont les membres étaient MM. D.J. Parsons, A.J.H. Otten, A.A. Meimaris et R. Rosseels. Cette mission a bénéficié sur place de l'aide de M. A. Delon (Programme de coopération FAO/BIRD) qui a également participé à la rédac- tion du rapport relatif à la préparation du projet. -3 II. CONTEXTE Généralités 2.01 La République du Sénégal est située sur la côte occidentale de l'Afrique. Elle a une superficie de 197.000 km2 et une population de 3,7 millions d'habitants. Le rythme de la croissance démographique est d'en- viron 2,2 pour cent par an et varie de moins de 1 pour cent dans les ré- gions rurales à près de 6 pour cent dans les principaux centres urbains du fait des migrations internes. Par comparaison avec les autres pays d'Afrique de l'Ouest, le Sénégal a un secteur industriel relativement développé puisque les industries manufacturières et la construction re- présentent environ 17 pour cent du produit intérieur brut (PIB). Cependant, les débouchés intérieurs sont restreints et la production industrielle n'a pas pu progresser pendant ces dernières années. L'agriculture constitue toujours le pivot de l'économie sénégalaise puisqu'elle représente à elle seule un tiers du PIB et qu'elle emploie environ 75 pour cent de la popu- lation active. La production d'arachide - principale culture de rapport du pays - a été en baisse pendant ces dernières années et, compte tenu de la stagnation du secteur industriel, la progression du PIB par habitant a été, sinon nulle, du moins extrOmement lente. Secteur agricole 2.02 Le volume des précipitations est le principal facteur physique qui limite la production agricole. Dans le Nord, les pluies sont très irrégulièrez et ne dépassent pas en moyenne environ 400 mm par an, si bien que la culture est subordonnée à l'irrigation. Au Sud, elles sont plus régulières et atteignent un maximum d'environ 1.500 mm près de la frontière guinéenne. 2.03 La superficie cultivée représente quinze pour cent seulement de l'ensemble du territoire sénégalais; elle est essent-ielleent constituée par une bande littorale large de 300 lm et en particulier par larrière- pays de Dakar, appelé ibazsin arachidier". Suivant l'importance de la famille, la superficie des exploitations varie de 5 à 15 ha. L'arachide représente environ 50 pour cent de la valeur totale de la production agricole et la majeure partie du revenu monétaire des agriculteurs. Elle représente également près de 75 pour cent des exportations sénégalaises et, par le jeu de la fiscalité indirecte et des taxes à l'exportation, environ 10 pour cent des recettes du budget ordinaire de l'Etat. La pro- duction d'arachide est tombée de 840.000 tonnes commercialisées en 1967/68 à un excédent commercialisable évalué à environ 400.000 tonnes pour la campagne 1970/71. Cette diminution a imposé de sévères contrain- tes à la balance des paiements du Sénégal et a mis en question l'effica- cité des organismes publics compétents en matière agricole (voir par. 2.06). La stratégie du développement adoptée par l'Etat consiste à diversifier les cultures, notamment en augmentant la production de riz et de coton. Elle consiste également à mettre en valeur de façon ordonnée les terres inex- ploitées ayant un bon potentiel agricole, et ce projet représente la pre- inière initiative dans ce sens. Production de riz 2.oh Afin d'atténuer la dépendance excessive du Sénégal par rapport à l'arachide et d'économiser des devises, le gouvernement a accordé une prio- rité élevée à la production du riz. Ce dernier est devenu la céréale ali- mentaire la plus importante après le millet. La consommation de riz a augmenté régulièrement et atteignait environ 245.oo tonnes en 1969, soit 65 kg par habitant, ce qui est un taux élevé par rapport aux autres pays d'Afrique. En revanche, la production intérieure de riz n'a pas évolué depuis un certain temps et s'établit aux environs de 75.000 tonnes. Le. déficit a été comblé par les importations, dont le volume a atteint 170.000 tonnes en 1969, si bien que le Sénégal est actuellement le plus gros impor- tateur de riz de toute J'Afrique de l'Ouest. 2.05 Le riz cultivé en Casamance région située au sud du Sénégal, et où, par tradition, la riziculture de subsistance s'effectue dans les val- lées marécageuses, représente environ 80 pour cent de la production inté- rieure. Les 20 pour cent restants sont en majorité produits au nord du pays, dans le delta du fleuve Sénégal, où des digues ont été construites pour protéger les terres cultivées, dont l'irrigation, la colonisation et la mise en valeur sont confiées à des sociétés d'Etat. Institutions 2.06 L'Etat exerce de nombreuses activités dans le secteur agricole. Depuis 1960, année de l'indépendance, il a créé environ 1.800 coopératives, principalement à l'intention des agriculteurs qui cultivent l'arachide; c'est par ce canal qu'il distribue les crédits et les facteurs de produc- tion nécessaires, qu'il assure les services de vulgarisation et qu'il exerce le monopole du commerce de l'arachide. La responsabilité de l'en- semble du développement agricole au Sénégal incombe au Ministère du déve- loppement rural, mais il existe un grand nombre d'organismes autonomes qui exercent leur activité dans les domaines de la production, de la vul- garisation et de la cQmmercialisation de certaines cultures déterminées, ou dans une région déterminée, et sur lesquels ce ministère n'a pratique- ment aucune autorité directe. La plupart d'entre eux ont une organisation médiocre et des frais d'exploitation élevée. Ces divers facteurs, associés à des modifications fréquentes de la politique des prix et subventions, pratiquée par l'Etat, ont ébranlé la confiance des agriculteurs et ont for- tement découragé la production d'arachide. Deux années de sécheresse intense (1968 et 1970) ont aggravé ce problème et ont provoqué une dimi- nution considérable de la production (voir par. 2.03). -5 - 2.07 En ce qui concerne le riz, cinq sociétés d'Etat autonomes sont responsables de secteurs géographiques distincts, sans faire pratiquement l'objet d'aucune coordination ni d'aucun contrôle commun. Quatre d'entre elles s'occupent uniquement des opérations de colonisation et du développe- ment de la riziculture dans la Région du Delta, tandis que la cinquième, dite la "Société pour le développement agricole et industriel de la Casamance" (SODAICA), dirige une opération de colonisation en Casamance où la riziculture en sec alterne avec d'autres cultures. 2.08 S'il est parfois justifié de créer des sociétés d'Etat autono- mes, par exemple dans le cas des projets de colonisation, il est souvent risqué de leur confier les activités générales de vulgarisation car, d'une part, il devient alors difficile d'assurer la coordination à l'échelon na- tional et, d'autre part, ces sociétés sont généralement prioritaires lorsqu'il s'agit d'obtenir du personnel ou des ressources financières. En conséquence, ces sociétés ont tendance à opérer dans des zones restrein- tes, obligeant ainsi la majorité des agriculteurs à recourir à un service de vulgarisation national doté de moyens insuffisants, tant en ce qui con- cerne le personnel que les ressources financières. Dans d'autres cas, les cultivateurs reçoivent souvent des conseils contradictoires émanant de plu- sieurs organismes et services distincts. Il importe donc d'améliorer la qualité générale du service national de vulgarisation, ce qui constitue l'objectif même du projet en question. - 6 - II. REGION DU PROJET Généralités 3.01 Le projet sera réalisé dans le département de Sedhiou, situé dans la région du Sénégal appelée la Casamance (Carte 1). Dans les limites de ce département, le développement de la production de riz sera concentré dans cinq zones distinctes (Carte 2). Projets de développement de la production de riz 3.02 Sept opérations pilotes de riziculture dont l'exécution a été engagée entre 1967 et 1970 sont actuellement en cours dar.s la ré- gion de la Casamance. Dans chaque cas, la méthode adoptée a consisté a introduire des variétés de paddy fournissant un rendement supérieur, à améliorer les techniques de culture et à promouvoir l'emploi de boeufs de trait en faisant appel à un service de vulgarisation. En outre, dans le cas du riz aquatique, des travaux destinés à améliorer le drai- nage sont actuellement en cours. Ces projets couvrent au total une superficie d'environ 3.000 ha de riz paddy cultivé (voir Annexe 1). L'expérience a démontré que l'amélioration des cultures de riz aquati- que n'exige pas d'ouvrages coûteux, que les agriculteurs tirent effecti- vement parti des avis qui leur sont donnés en ce qui concerne la culture sèche,et qu'ils :.doptent s!.ns réticence les techniques de culture attelée, et enfin que lion peut obtenir un.ý.ccroissement considéri.ble des rendements en peu de temps si la vulgarisation est efficace. Climat, sols et topographie 3.03 Le climat et la nature des sols permettent de pcatiquer des cultures très diverses dans des conditions d'efficacité satisfaisantes. Le climat se caractérise par l'existence d'une seule saison humide, de juin à octobre, suivie dfune longue saison sèche, de novembre à mai. Le niveau moyen annuel des précipitations varie de 1.800 mm dans la région côtière à 1.000 mm dans le nord-est. Dans la zone du projet, la moyenne annuelle des précipitations est de 1.387 mm à Sedhiou (moyenne établie d'après les statistiques portant sar 30 années); compte tenu de l'évolution passée, on peut prévoir par extrapolation que le niveau atteindra au mini- mum 1.200 mm quatre années sur cinq. Les précipitations sont violentes, atteignant fréquemment un rythme supérieur à 120 mm à lIheure, ce qui rend nécessaires des mecures de conservation des sols. 3.04 La Casamance est constituée par de larges vallées marécageuses qui quadrillent un paysage de douces ondulations surplombées par des plateaux dont l'altitude ne dépasse pas 50 m au-dessus du niveau de la mer. Le sol des plateaux est fait de terres rouges ou gris jaunâtre qui conviennent à la culture s'che, à condition que le riz soit planté au -7- bon moment. Les sols de couleur ocre que l'on tr>uve sur les pentes con- viennent également à la culture du riz à condition que des mesures soient prises en faveur de la conservation des sols, mais les sols gris qui bordent les marécages ne conviennent à la culture du riz que lorsque le niveau de la nappe phréatique est suffisamment élevé pour fournir l'humidité voulue lorsque les précipitations sont insuffisantes. Les sols marécageux dont la teneur en argile et en matières organiques est supérieure conviennent particulièrement à la culture du riz pendant les pluies, ou lorsqu'ils sont irrigués. Il faut également souligner que l'on peut y cultiver le riz de façon continue. Population 3.05 La Casamance compte environ 460.000 habitants, dont près de 200.000 vivent dans le département de Sedhiou, où la densité est modérée, atteignant en moyenne 27 habitants au km2. La population est répartie en villages; le département en compte près de 800. Les familles se composent en moyenne de sept personnes, soit l'équivalent de quatre personnes actives. Dimensions des exploitations agricoles et régime de la propriété foncière 3.06 Les dimensions de l'exploitation dépendent généralement du nombre de travailleurs que compte la famille. Celle-ci cultive en moyenne h hectares, dont à peu près 40 ares de riz aquatique cultivé par les femmes, ce qui suffit pour assurer sa subsistance et lui fournir un modeste revenu. De nombreux agriculteurs possèdent du bétail qu'ils font paltre sur des ter- rains communaux, et certains utilisent des boeufs de trait depuis un grand nombre d'années. Ils sont de plus en plus nombreux à faire appel aux animaux de trait et, par conséquent, ils cultivent des superficies de plus en plus grandes, de six à dix hectares par an, en utilisant une ou deux paires de boeufs. 3.07 En Casamance, la propriété foncière individuelle n'existe pas. Il n'y a pas pénurie de terres et les autorités traditionnelles attribuent celles-ci en usufruit aux familles (voir Annexe 2, par. 13). Modes d'exploitation 3.08 Dans le cadre de l'exploitation familiale, les champs sont cultivés pour une durée maximum de cinq ans, au terme de laquelle la fertili- té décroît; on remet ensuite les terres en jachère en laissant la végétation naturelle se reconstituer pendant une période de deux à dix ans, tandis qu'une superficie équivalente de terres non cultivées est mise en exploitation. Dans certains secteurs fortement peuplés, on ne trouve qu'à une certaine dis- tance de la parcelle familiale des terres qui n'aient pas encore été attri- buées; en conséquence, la culture continue se prolonge dans un même champ pendant un délai pouvant aller jusqu'à 30 ans. Sur ces terres, le sol se dégrade physiquement, et même avec des engrais on ne parvient pas à obtenir à nouveau des rendements satisfaisants. -8- 3.09 Dans le cadre de ce système de culture, si les périodes de culture varient sensiblement, la répartition géographique est bien définie. Les hommes cultivent généralement sur les hauteurs, en parcelles d'égale superficie, l'arachide, le millet perle et le sorgho, tandis que les femmes cultivent le riz dans les marécages. Dans les champs proches des villages, on cultive le manioc et le mals, ainsi que des légumes et des fruits. Il n'y a qu'une seule récolte par an, en raison de la brièveté de la saison humide, de juin à novembre. Les cultures vivrières ont des rendements bas, la wrcyenne n'étant que de 8 quintaux à l'hectare pour le millet. Pour l'ara- chide, les rendements sont relativement satisfaisants, soit en moyenne 10 quintaux à l'hectare de graines en coques. On trouvera à l'Annexe 2 de plus amples renseignements sur l'agriculture en Casamance. 3.10 Le riz aquatique est cultivé sur de petites parcelles de 10 à 20 ares. Il est semé au début de la saison humide, et se trouve submergé en période de crues (août à septembre), pour bénéficier ensuite du lent re- trait des eaux, d'octobre à décembre. En raison de l'absence totale de dis- positifs permettant de régulariser l'écoulement des eaux, les rendements varient largement. On cultive les variétés locales à tige longue dont le cycle est de six mois, généralement sans engrais. On transplante à peu près la moitié de la superficie. En raison de la fertilité du sol et des dispo- nibilités en eau, il est possible d'obtenir un accroissement sensible des rendements au moyen d'ouvrages simples permettant de contenir les eaux et en améliorant les techniques de culture. Irrigation, drainage et riz aquatique 3.11 A l'exception de quelques projets pilotes de modeste envergure établis en 1969 et 1970 (voir l'Annexe 1), aucun travail d'irrigation ou de drainage n'a été entrepris dans le département de Sedhiou. Traditionnelle- ment, le riz aquatique est cultivé dans la partie supérieure des petites vallées arrosées par des cours d'eau permanents ou intermittents; on préfère ne pas cultiver les parties les plus basses en raison du niveau beaucoup trop élevé des eaux pendant les crues et, dans certains cas, de la remontée des eaux de mer à marée haute. Il n'existe aucun moyen permettant de régula- riser l'écoulement des eaux dans la vallée, que ce soit pour faciliter l'irri- gation ou le drainage ou pour éviter les inondations. Communications 3.12 La Casamance est reliée au nord du Sénégal par la route trans- gambienne praticable en toute saison, le franchissement de la Gambie se faisant par bac. La circulation de ressortissants sénégalais sur cette route est réglementée par un accord entre la Gambie et le Sénégal. Des routes de gravier de bonne qualité, praticables en toute saison, desservent les principales agglomérations de la région. L'entretien de ces routes, qui incombe à la Direction des travaux publics, est actuellement insuffisant, mais il sera amélioré grâce au crédit de l'IDA qui a été récemment approuvé (SE-198). Toutefois, les routes secondaires et les pistes qui desservent la -9- plupart des villages si1tués dans la région du projet sont insuffisantes et mal entretenues, et sont fréquemment impraticables au cours de la saison humide; elles feront l'objet de travaux de réfection dans le cadre du projet proposé. Commercialisation, crédit et stockage 3.13 Dans la zone en question, l'arachide est actuellement la seule culture dont la commercialisation soit assurée p'ar les autorités officielles. Le riz est vendu sur les marchés locaux de la Casamanco, mais l'offre n'est pas supérieure à 500 tomnes, même les années où le niveau des précipitations est satisfaisant. Etant donné que les installations existantes permettent de traiter et de stocker 3.000 tonnes de riz chaque année, elles sont sous- utilisées (voir le paragraphe 4.09). On parvient à satisfaira la demande en important quelque 9.000 tonnes de riz qui sont vendues chaque année à des grossistes en Casamance par l'Office de commercialisation agricole du Sénégal (OCAS). 3.14 Les prêts à court et moyen terme destinés à financer l'achat de produits et de matériel pour les exploitations agricoles sont accordés par la Banque nationale de développement du Sénégal (BNDS) par l'intermé- diaire des coopératives agricoles. En 1968-69, ces prêts se sont élevés à h3 millions de francs CFA en Casamance, soit moins de 10 pour cent du total des montants avancés par la BNDS aux coopératives dans l'ensemble du Sénégal. Actuellement, les prêts sont destinés dans une large mesure à financer la production d'arachide et la capacité d'emprunt des coopératives est établie compte tenu de la valeur de leurs ventes d'arachide. 3.15 Les dispositions actuelles régissant les modalités d'octroi des crédits sont complexes. Le rôle de la BNDS consiste uniquement à fournir les fonds à l'Office national de coopération et d'ass stance au développement (ONCAD). L'ONCAD est chargé d'acheter et de livrer aux agriculteurs les produits et le matériel correspondant aux besoins des coopératives, qui sont évalués par le Ministère du développement rural au moyen d'un recensement effectué environ six mois avant la saison des plantations. Le montant des remboursements est déduit par l'ONCAD des sommes versées par celui-ci aux coopératives en rémunération des arachides produites par leurs membres. Chaque coopérative tient la comptabilité de ses membres. L'administration du crédit est peu efficace, et si le taux des remboursements est plus élevé que dans les autres régions du Sénégal (environ 90 pour cent en 1969, pour une moyenne nationale de 75 pour cent), une réorganisation s'impose compte tenu de l'expan- sion considérable des besoins de financement qu'entraînera le projet de développement de la riziculture; par conséquent, des modifications devront être apportées de manière à assurer la distribution effective du crédit (voir les paragraphes 6.10 à 6.12). -10- Recherche agricole et production de semences 3.16 Au Sénégal, la recherche agricole s'effectue par produit; elle est assurée par divers organismes français en exécution de contrats à long terme régissant les modalités de répartition des coûts. Dans la zone du projet, l'Institut de recherches agronomiques tropicales et des cultures vivrières (IRAT) a engagé en 1961 des recherches concernant le riz aquatique dans sa station de Séfa, située à quelques kilomètres de la ville de Sedhiou. A partir de 1966, les recherches effectuées dans cette station ont porté plus particulièrement sur le riz en culture sèche, et l'on a égale- ment commencé à procéder à des essais de culture du riz par irrigation dans le département de Ziguinchor,qui occupe une position limitrophe par rapport à celui de Sedhiou. La station de Séfa est placée sous la direction du Centre de recherches de l'IRAT établi à Bambey; elle entreprend actuellement des travaux portant sur d'autres cultures vivrières et sur l'arachide, et procède à des essais de culture par rotation; ses travaux portent également sur des systèmes de culture susceptibles d'être adoptés en Casamance. 3.17 Des semences améliorées, qui ont été approuvées par les insti- tuts de recherche, sont multipliées sous le contrôle du Ministère du dévelop- pement rural par des agriculteurs sélectionnés à cet effet parmi ceux qui disposent des exploitations les plus importantes, et auxquels eues sont ensuite rachetées moyennant une prime. Les programmes de production de semen- ces dans la zone du projet concernent essentiellement les semences d'arachide, le but étant de fournir à chaque agriculteur une nouvelle livraison tous les cinq ans. Les autres semences sont multipliées selon une méthode propre à chacune dtentre elles. Un programme amélioré de multiplication et de dis- tribution des semences de riz sera établi dans le cadre du projet . - il - IV. LE PROJET A. Description générale 4.01 Le projet permettra de mettre en exploitation 9.500 hecta- res de riz en sec, le plus souvent en alternance avec l'arachide, et environ 32.000 hectares de cultures vivri'res, en faisant appel à quelque 5.000 familles d'agriculteurs. Il comportera également des travaux dRamé- nagement de l'écoulement des eaux ayant pour but de bonifier environ 2.000 hectares de rizières aquatiques, et la mise en place des moyens nécessaires pour l'usinage et le stockage du riz. L'exécution du pro- jet durera 10 ans au total, mais l'essentiel de la mise en valeur sera achevé dans un délai de cinq ans. En ce qui concerne le versement des fonds de l'IDA, on a considéré que les travaux d'aménagement seraient répartis de 1972 à 1976. En effet, en raison de la faible importance des dépenses d'équipument qu'il faudra engager après 1976 (voir par. 5.03), il ne parait pas souhaitable de prolonger la période de verse- ment au-delà de cette date. Le projet consistera: a) créer au sein du Ministère du développement rural une Organisation du projet renforcée à l'aide de spécia- listes expérimentés et pourvue des véhicules, des logements et des bureaux nécessaires. L'Organisation du projet sera chargée d'exécuter le projet et de mettre des services de vulgarisation à la disposition des par- ticipants au projet; b) à construire des ouvrages d'irrigation et de drainage sur 2.000 hectares de marais; c) à construire et à exploiter 24 rizeries équipées de magasins de stockage; d) à mettre en valeur 9.500 hectares de terres, notamment en achetant des treuils de défrichement et des pulvéri- sateurs pour les prêter aux agriculteurs; e) à remettre les routes en état dans la zone du projet; et f) à octroyer aux agriculteurs des prêts de campagne et des crédits à moyen terme par l'intermédiaire de coopératives coiffées par 1DOrganisation du projet, et à organiser la commercialisation des denrées produites dans la zone du projet. - 12 - B. Description détaillée Organisation du projet 4.02 L'Organisation du projet sera aménagée en temps utile pour assurer la gestion du projet dès le début de 1972. Un relevé détaillé des besoins en spécialistes figure à l'Annexe 3. Les dispositions structurelles régissant le fonctionnement de l'Organisation sont indiqées au Chapitre 6 et à l'Annexe 4. Au total, 15 maisons et un bâtiment administratif seront cons- truits à l'intention du personnel; d'autre part, on achètera 18 camionnettes ou voitures légères, 14 motocyclettes et 100 bicyclettes afin d'assurer les transports et les déplacements. 4.03 L'Organisation du projet sera établie à Sedhiou et comprendra essentiellement un Directeur du projet, dix cadres de nationalité sénéga- laise, et le personnel subalterne qui leur sera adjoint, 12 agents techniques et 100 vulgarisateurs. En outre, quatre spécialistes, qu'il faudra proba- blement recruter à l'étranger, participeront à la mise en route du projet et formeront le personnel sénégalais appelé à les remplacer ultérieurement suivant un calendrier convenablement établi (Annexe 3). Ouvrages d'irrigation et de drainage 4.04 Les travaux prévus couvriront environ la moitié des 2.000 hectares de terrain qui seront bonifiés ou amAnagés en vue de produire du riz aquatique et ils permettront de maitriser en partie l'écoulement des eaux pendant la saison des pluies. Sur les 1.000 hectares restants, il n'y a pas lieu de procéder a des amnagements analogues. Selon la topographie des lieux, il conviendra soit de défricher puis d'assurer la régulation des voies de drainage naturelles à l'aide d'ouvrages en béton, soit de construire des petits barrages de dérivation, des canaux et des fossés de drainage équi- pés de régulateurs et de partiteurs. Sur 500 hectares, il suffira de mettre en place les dispositifs de drainage de conception simple équipés de régu- lateurs, le reste étant doté d'ouvrages plus complexes comportant des barrages et des canaux de petites dimensions. Dans les rizières, chaque parcelle individuelle sera entourée de digues peu élevées et le nivellement du terrain sera effectué par endroits, selon les besoins. 4.05 La construction de ces ouvrages s'effectuera en régie directe, le prix de revient des matériaux, de la main-d'oeuvre qualifiée et des outils a main étant à la charge de l'Organisation du projet. Par ailleurs, les agriculteurs exécuteront gratuitement tous les travaux de terrassement. Ce système a déjà été appliqué avec succès à d'autres projets en cours de réali- sation dans le département de Sedhiou. Les travaux seront répartis sur les cinq années que durera la période de mise en valeur, à raison d'environ 200 hectares par an. Le détail des travaux, les normes de construction et le devis figurent à l'Annexe 5. 4.06 On pourrait encore parfaire ces aménagements dans les quelques vallées qui abritent des cours d'eau permanents en construisant des ouvrages d'irrigation qui permettraient d'obtenir une deuxième récolte de riz pendant la saison sèche. Toutefois, les pouvoirs publics s'attachent actuellement -13- en priorité à la réalisation de divers projets l/ de bananeraies dans ces vallées qui, d'après les renseignements disponibles, ne bénéficient pas d'excédents d'eau appréciables. Dès que l'emplacement des bananeraies aura été définitivement arrêté et que le volume d'eau disponible sera connu avec plus de précision, on pourrait prévoir dans le cadre du projet la création d'exploitations pilotes fournissant deux récoltes, sans qu'il en résulte pour autant un supplément de dépenses important. Toutefois, les calculs de rentabilité relatifs au projet ont été fondés sur l'hypothèse d'une seule récolte. 4.07 Bien que les données hydrologiques dont on dispose soient très fragmentaires, il ressort des études effectuées par les consultants que pendant la saison humide, l'écoulement naturel dans certaines vallées marécageuses dont le bassin hydrographique couvre plus de 30 km2 représente un volume sensiblement supérieur au supplément d'eau nécessaire à l'irriga- tion du riz que l'on envisage de cultiver en saison humide à raison de 30 à 50 hectares par vallée. En outre, l'eau est de qualité excellente; le projet serait exécutô dans la partie supérieure des vallées qui échappe aux infiltrations de sel. Les données hydrologiques pertinentes figurent à l'Annexe 6. 4.08 L'Annexe 7 contient une analyse des conditions climatiques de la zone du projet et précise les quantités d'eau nécessaires à la rizi- culture en sec. Il ressort de cette analyse que la plupart des années, les précipitations sont suffisantes pour la riziculture en sec, à condition que le riz soit planté au moment opportun. Lon vulgarisateurs devront tout particulièrement veiller à ce que le riz soit planté àt l'époque qui convient. Rizeries et magasins de stockage 4.09 L'accroissement de la production de riz paddy auquel on peut normalement s'attendre nécessite de nouvelles installations de stockage et de traitement. Les rizeries déjà existantes peuvent traiter environ 3.000 tonnes de paddy qui sont produites par les agriculteurs établis à proximité. Dans la zone du projet qui n'est pas desservie par ces installations, il est prévu de construire entre 1972 et 1976 environ 24 petites rizeries, d'une capacité annuelle de 500 tonnes (et d'une capacité de stockage de 275 tonnes). Celles-ci fourniront une capacité d'appoint qui permettrait de traiter le riz produit au cours de cette période. Un projet exécuté avec l'assistance technique de la Chine montre que l'installation de petites rizeries de ce genre constituerait la solution la plus rentable, principalement parce que les frais généraux sont moins élevés dans ce cas. Si ces usines sont dis- persées dans l'ensemble de la zone de production, les agriculteurs pourront 1/ Il s'agit de projets financés par le Fonds européen de développement (FED), l'ILACO jouant le rôle de consultant. - 14 - y apporter le paddy et utiliser les sous-produits de l'usinage pour nourrir les animaux, sans encourir des frais de transports élevés. Les rizeries en question sont énumérées à l'Annexe 8, avec indication des frais d'exploitation. Matériel de défrichement et de pulvérisation 4.10 Il faudra défricher chaque année environ un tiers de la su- perficie plantée en riz annuellement. Ces zones ne peuvent être déli- mitées d'avance avec précision étant donné que le périmètres à défricher sera choisi en fonction de .L'emplacement où seront établis les agricul- teurs qui accepteront de pa:rticiper au projet chaque année. Or, le cas échéant, la décision de collaborer est prise collectivement par tous les agriculteurs d'un même village; par conséquent, le défrichement pourra normalement être effectué par des équipes d'agriculteurs consti- tuées entre voisins, sur des parcelles proches des zones que ceux-ci cultivent actuellement. La couverture végétale du plateau va de la forêt relativement dense (900 arbres/ha) à la brousse clairsemée (200 arbustes/ha), le diamètre des arbres variant de 5 à 50 cm. Pour défricher les sols gris, il faudra abattre la palmeraie naturelle qui constitue l'élément dominant de la végétàtion. h.11 Un treuil fonctionnant à la main sera remis à chaque vulgari- sateur qui constituera une équipe de huit agriculteurs pour effectuer le défrichement dans le périmètre qui lui est confié. Des scies, des haches, des pioches et des pelles seront remises à chaque équipe, qui procédera à un défrichement sélectif d'environ 6 ha par an de mai à décembre. Les disponibilités en main-d'oeuvre agricole pour le défrichement sont indiquées à l'Ahnexe 9. h.12 Le projet prévoit ltachat de pulvérisateurs à dos, à raison d'un pulvérisateur pour 10 ha. Leur entretien sera confié à l'Organisa- tion du projet de même que celui des treuils de défrichement; ils seront utilisés par les agriculteurs, conformément aux directives des vulgari- sateurs, pour lutter contre les parasites de l'arachide et du riz. Réfection des routes ! .13 Pour assurer la mise en valeur de la zone du projet par la cul.ture du riz et de divers autres produits, il faudra remettre en état environ 244 kilomètres de routes de desserte qui ne sont pas couverts par le crédit de 18IDA 198-SE. L'Organisation du projet contrÔlera les travaux, qui seront effectués sous contrat en 1973, pendant la saison sèche. Les divers aménagements envisagés devraient normalement prendre cinq à six mois. Llentretien sera confié en régie directe à la Direction des tiavaux pu- blks qui dispose à cet effet d'un matériel et dteffectifs sufisants.Pendant les -15- négociations, la Banque a obt-nu du Gouvernement s4négalais des assu- rances pour que la Direction les travaux publics en*,retienne convenablement les routes de desserte qui auront été remises en état. Les renseignements concernant les travaux de réfection et d'entretien figurent à l'Annexe 10, tandis que les emplacements sont indiqués sur la Carte 3. Crédit 4.14 Tout participant au projet qui opte pour la culture attelée recevra la première année un crédit à moyen terme lui permettant d'acquérir un semoir et une barre d'attelage accompagnée de tous ses accessoires. Au cours de leur quatrième année de participation aux travaux de mise en valeur, les agriculteurs pourront stassocier par groupes de quatre pour acheter une charrette en commun. En cinq ans, le crédit en question servira à financer l'acquisition de 2.500 barres d'attelage, 625 charrettes et 5.000 boeufs. Des crédits à court terme seront fournis pour financer l'achat de 13.500 tonnes d'engrais et de 80.000 litres d'insecticide. Les dispositions envi- sagées pour organiser la répartition de ce crédit sont indiquées aux para- graphes 6.10 à 6.12. Ecologie 4.15 Dans le cadre du projet, une petite superficie de forêt sera défrichée, mais sur plusieurs parcelles de dimensions réduites; des mesures de conservation des sols seront appliquées sur toutes les terres cultivées (paragraphe 6.08). On encouragera l'emploi de certains insecticides pour le riz et l'arachide, mais non pas de façon systématique car aucune de ces deux cultures n'exige un programme régulier de lutte contre les parasites. Le système de rotation des cultures que les agriculteurs du projet seront encouragés à adopter prolongera la période de culture avant la remise des terres en jachère. Ce système, bien qu'il n'ait pas fait l'objet d'une expé- rimentation systématique, pourrait dans certains cas rendre totalement inutile le recours à la culture dérobée. Tout au plus, il ralentirait le rythme actuel du déboisement. Les ouvrages d'irrigation et de drainage auront pour effet de retarder l'écoulement des eaux des marécages dans les principaux cours d'eau; ils feront donc baisser le niveau des crues pendant la principa- le saison des pluies et prolongeront le ruissellement en saison sèche. - 16 - V. DEVIS ET FINANCEMNT Devis 5.01 Pour la période de cinq ans allant de 1972 à 1976 (voir le para- graphe 4.01) les dépenses afférentes au projet sont estimées à 1,3 milliard de francs CFA (4,8 millions de dollars EU), dont 0,6 milliard de franr CFA (2,1 millions de dollars EU) à financer en devises, soit 44 pour cent. L'An- nexe 11 contient un devis détaillé qui est résumé dans le tableau ci-aprés: Devis récapitulatif du projet FCFA (Millions) >EU (Milliers) Pourcentage Dépenses Dépenses à financer Dépenses en Dépenses en en locales devises Total locales devises Total devises I. De 1972 à 1976 Service de vulgarisation: 3591 266,9 626,0 1.293,2 961,1 2.25,3 43 logement et matériel 52,9 80,0 132,9 190,7 288,1 478,8 60 Exploitation 25,9 29,3 55,2 93,2 105,5 198,7 53 Personnel 280,3 157,6 437,9 1.009,3 567,5 1.576,8 36 Biens de pro- duction a«ricole: 177,8 131,5 3093 640,2 473,5 1.113,7 43 Animaux de trait, instruments aratoires 89,1 42,8 131,9 320,8 154,1 474.,9 32 Fournitures courantes à caractère saisonnier 88,7 88,7 177,4 319,4 319,4 638,8 50 Rizeries et magasins 37,4 37,1 74,5 134,7 133,6 268,3 50 Réfection des rones 84,3 80,1 164,4 303,6 288,4 592,0 49 Ouvrages d'irri- gation et de drainage 15,0 6,7 21,7 54,0 24,1 78,1 31 Provisions pour imprévus 91,5 71,8 163,3 329,5 258,5 588,0 44 Sous-total 761,2 590 1.359,2 2.755,2 2.139,2 489U,h 4 II. De 1977 à 1981 Vulgarisation 190,0 - 190,0 684,2 - 684,2 0 Rizeries et magasins 34,1 34,1 68,2 122,8 122,8 245,6 50 Facteurs de production et exploitation 34,7 45,7 80,4 124,9 164,6 289,5 57 Provision pour imprévus 27,7 6 9 34,6 99,8 24 8 124,6 20 Sous-total 28_ 1.031,7 322 1.343,9 23 III. TOTAL 1972-1981 1047,7 6 1.7324 3.786t9 . h 6.2383 40 - 17 - 5.02 Le coût du personnel des services de vulgarisation a été estimé compte tenu du niveau actuel de rémunération du personnel expatrié et des ressortissants sénégalais employés dans des projets rizicoles analogues en Casamance. La rubrique des fournitures courantes à caractère saisonnier comprend les fournitures d'engrais dont la valeur a été exprimée sur la base du coût total. Des subventions sont prévues pour l'achat des engrais des- tinés à la culture de l'arachide et du riz; voir à ce sujet les paragraphes 7.05 et 7.06. Le coût total de la réfection des routes a été estimé d'après les devis préliminaires comuniqués par les entrepreneurs, la Direction des travaux publics ayant fourni certaines indications à l'appui. Sous les ru- briques correspondant au matériel, aux matériaux de construction et à l'em- ploi du personnel sénégalais, les coûts ont été indexés compte tenu de la hausse des prix et des salaires, à concurrence de trois pour cent par an. Les coûts imputables aux ouvrages d'irrigation et de drainage comprennent une provision de 30 pour cent pour imprévus, étant donné que l'ampleur de ces travaux ne peut pas 9tre connue tant que les plans définitifs n'ont pas été établis. Les autres rubriques ont également été majorées d'une provision variant de 10 à 25 pour cent afin de couvrir les dépenses imprévues. 5.03 Pendant cinq ans à compter de 1976, de nouveaux investissements devront être affectés aux rizeries et à l'approvisionnement en fournitures courantes des exploitations dont la mise en valeur ne serait pas achevée fin 1976. La valeur de ces investissements est estimée à environ 373 mil- lions de francs CFA (1,34 million de dollars EU). Ce financement complé- mentaire incombera à l'Etat; la Banque a obtenu au cours des négociations des assurances à cet égard. Financement 5.04 Il est proposé que l'IDA accorde à l'Etat un crédit de 3,7 millions de dollars des Etats-Unis (1.027,5 millions de francs CFA) aux conditions courantes de manière à financer environ 76 pour cent des dépenses de 1972 à 1976. Ce crédit couvrirait pour la période indiquée les dépenses en devises dont le montant est estimé à 2,14 millions de dollars des Etats-Unis (soit 44 pour cent du devis), ainsi que 57 pour cent des dépenses en monnaie locale, soit 1,56 million de dollars EU (32 pour cent du devis). Le crédit de l'IDA représentera 59 pour cent du coût du projet sur dix ans. 5.05 De 1972 à 1976, l'Etat financera 22 pour cent du coût du projet, soit 1,10 million de dollars (305,3 millions de francs CFA), montant qui comprend les subventions versées aux exploitants pour les achats d'engrais, soit 78,3 millions de francs CFA (290.000 dollars). Exception faite de la réfection des routes qui sera exécutée par des entreprises sous contrat, les devis sont nets d'impâts sur le chiffre d'affaires et de droits à l'impor- tation. Au cours des négociations, les pouvoirs publics ont déclaré que les achats effectués dans le cadre du projet seront imposables et qu'ils s'en- gagent à fournir les fonds nécessaires au paiement des impfts en question. Des assurances ont également été fournies pour que les fonds nécessaires soient libérés en bloc au préalable, conformément aux prévisions trimestrielles établies par le Directeur du projet. - 18 - De 1977 à 1981, l'Etat fournira un supplément de 1,34 million de dollars (373,2 millions de francs CFA), portant ainsi à 40 pour cent sa contribution totale au financement du projet sur dix ans. 5.06 Sur la contribution de l'Etat correspondant à la période 1972-1976, 730.000 dollars (202,7 millions de francs CFA) serviront à alimenter les prgts à moyen et à court terme qui seront accordés par l'intermédiaire de la BNDS aux agriculteurs participant au projet pour leur permettre d'acheter le matériel et les produits dont ils auront besoin. Un organisme français, la Caisse centrale de coopération économique (CCCE), envisage de participer au financement de ces crédits. Les obligations de la BNDS au titre du projet seront définies par un accord de crédit subsidiaire à conclure entre cet organisme et l'Etat avec l'approbation de l'IDA (voir le paragraphe 6.12). 5.07 Les exploitants apporteront 100.000 dollars (26,4 millions de francs CFA), ce qui représente deux pour cent du devis; l'essentiel de cette contribution sera constitué par le versement comptant de 20 pour cent auquel sera subordonnée l'utilisation effective du crédit destiné à financer l'achat des boeufs de trait et des instruments agricoles. Le travail des exploitants et les matériaux qu'ils se procurent par leurs propres moyens n'ont pas été pris en compte. Le plan de financement d'ensemble est récapitulé dans le tableau ci-après: - 19 - PLAN DE FINANCEMENT _/ (en illion=s IDA Etat Agriculteurs Total FCFA $EU F E FCFA eEU % FCFA $EU % 1. De 1972 à 1976 Service de vulgarisation 626,0 .225 100 6260 22 36 Logement, matériel et véhicules 132,9 0,48 100 - - - - - - 132,9 0,48 7 Personnel 437,9 1,58 100 - · - - - - 437,9 1,58 26 Exploitation 55,2 0,19 100 - - - - - ~ 55,2 0,19 3 Biens de pro- duction agricole - - - 2_8 1,01 90 26,4 0,10 1 309z.3 111 18 Boeufs de trait, inst. aratoires - - - 105,4 0,38 80 26,4 0,10 20 131,9 0,47 8 Fournitures courantes à caractère saisonnier - - - 177,4 0,63 100 - - - 177,4 0,64 10 Rizeries et magasins 74,5 0,27 100 - - - - - - 74,5 0,27 4 Réfection des routes 141,9 0,51 86 22,5 1,08 14 - - - 164,4 0,59 10 Ouvrage d'irri- gation et de drainage 21,8 0,08 100 - - - - - - 21,8 0,08 1 Provisions pour imprévus 163,3 0,60 100 - - - - - - 163,3 0,60 9 Sous-total 1.027,5 3.70 76 305. 1,10 22 26,4 O.L 21_ 359.2 4j90 78 2. De 1977 à - - - 373,2 1,34 100 - - - 373,2 1,34 22 3. TOTAL - 1972-1981 1.027,5 3 70 9 6785 2244 01 2. 4 4_0 1/ Sauf pour la réfection des routes, tous les coûts figurant dans ce tableau sont nets d'imp^ts. - 20 - Passation des marchés 5.08 L'achat des véhiculestdu matériel de défrichement et des pul- vérisateurs, ainsi que du matériel destiné à l'équipement des rizeries, fera l'objet d'appels d'offres internationaux. En ce qui concerne la construction et la réfection des routes, le montant en jeu étant d'environ 600.000 dollars des Etats-Unis, il est peu probable que ces marchés intéres- sent des soumissionnaires établis hors de l'Afrique de l'Ouest; par consé- quent, la publicité des contrats sera assurée uniquement sur place. Actuel- lement cinq entreprises qualifiées et dotées d'un équipement moderne sont implantées à Dakar; en raison de cette concurrence, on peut penser que les soumissions seront réellement compétitives et que les prix proposés seront réalistes. Les marchés relatifs à la construction des logements et des rizeries ainsi que des magasins, évalués à 500.000 dollars, feront également l'objet d'appels d'offres sur place. 5.09 Les ouvrages d'irrigation et de drainage seront construits en régie directe par l'Organisation du projet. Les instruments à traction animale destinés aux agriculteurs participant au projet seront achetés chaque année par les coopératives du projet via l'ONCAD compte tenu des demandes des agriculteurs centralisées par l'Organisation du projet (par. 6.11). La demande d'instruments aratoires augmentant progressivement, elle ne se prête pas aux commandes à l'étranger. A cet égard ltONCAD s'adresse normalement à la SISCOMA, seule entreprise qui fabrique et monte ces instru- ments au Sénégal. La SISCOMA possède un réseau d'ateliers de réparation dans llensemble du pays. Les méthodes de passation des marchés suivies actuel- lement par l'ONCAD sont satisfaisantes et seront appliquées dans le cadre du projet. Versements 5.10 Compte tenu des taxes frappant les éléments financés par l'IDA (voir par. 5.05), les versements du crédit de l'IDA d'un montant de 3,7 millions de dollars se répartiront comme suit: a) 100 pour cent du coût c.a.f. des véhicules, du natériel de défri- chement et de pulvérisation et du matériel destiné à l'équipement de rizeries, ou 70 pour cent de leur valeur stils sont achetés sur place, soit environ 260.000 dollars; b) 82 pour cent du coût des ouvrages d'irrigation et de drainage, des bâtiments et des travaux de construction et de réfection des routes, soit environ 1,07 million de dollars; c) 100 pour cent des frais d'experts et des salaires du personnel de l'Organisation, soit environ 1,58 million de dollars; - 21 - d) 75 pour cent des frais d'exploitation de l'Organisation, à l'exclusion des dépenses du paragraphe c) ci-dessus, soit environ 190.000 dollars; e) un montant non imputé de 600.000 dollars destiné à financer le cas échéant les provisions pour imprévus correspondant aux postes ci-dessus, où elles pourront être virées selon les besoins. Les contrats, les documents d'expédition et les relevés certifiés des dépenses devront être présentés à l'appui des demandes de remboursement. Un calendrier provisoire des versements trimestriels figure à l'Annexe 12. Il est proposé que, le cas échéant, le solde demeurant au compte du crédit après le dernier versement soit annulé. Comptabilité et vérification 5.11 L'Organisation du projet relevant du Ministère du développement rural, ses comptes seront vérifiés chaque année par l'Inspection des finances, selon des modalités communes à tous les ministères, L'analyste financier et le comptable du projet tiendront cependant une comptabilité distincte pour le projet et adopteront un système de comptabilité analytique, avec ventilation de toutes les dépenses selon l'objet (services de vulgari- sation, ouvrages d'irrigation et de drainage, rizeries et magasins) et la nature (services de consultants, dépenses de personnel, transports, exploi- tation et entretien du matériel et des bâtiments). En outre, l'Organisation du projet tiendra des comptes individuels pour les agriculteurs participant au projet en vue de contr8ler la fourniture du matériel agricole et des produits achetés à crédit, ainsi que les remboursements ultérieurs (voir les paragraphes 6.10 à 6.12). L'IDA recevra dans les six mois suivant la cl8ture de chaque exercice des exemplaires des comptes vérifiés et du rap- port du commissaire aux comptes. Des assurances à cet effet ont été obtenues pendant les négociations. - 22 - VI. ORGANISATION ET GESTION A. L'organisation du projet et son personnel 6.01 Le gouvernement créera au sein du Ministère du développement rural une Organisation du projet dont le siège sera à Sedhiou et qui sera chargée de l'exécution du projet envisagé. Le Directeur du projet sera directement sous les ordres du Ministre du développement rural. Il sera assisté du personnel clé suivant: un ingénieur agronome et deux adjoints chargés de la vulgarisation dans le cadre du projet; un responsable de la formation et son adjoint chargés de former les vulgarisateurs et les cultiva- teurs; un ingénieur du génie rural et deux adjoints chargés du programme routier du projet, de la construction et de l'exploitation des rizeries, et de l'exécution des ouvrages d'irrigation et de drainage; un inspecteur de la coopération et cinq adjoints,.détachés de l'ONCAD et chargés de superviser les coopératives du projet (voir par. 6.09); et un analyste financiee secondé d'une part par un adjoint pour la création et la tenue de toun Les c;,ptes du projet et des coopératives, et d'autre part par un économiste agraire chargé d'analyser les résultats économiques du projet. En outre, les services adminstratifs seront complétés par la nomination au siège de l'Organisation d'un responsable de la planification et d'un responsable administratif. Au cours des négociations, le gouvernement a donné l'assurance que ces experts et leur personnel assistant tels qu'ils sont décrits à l'Annexe 3 seront effectivement embauchés et que les nominations aux postes de Directeur du projet, d'agronome, de responsable de la formation, d'ingénieur du génie rural, d'inspecteur de la coopération et d'analyste financier seront soumises, ainsi que les modalités d'emploi, à l'agrément de l'Association. La nomina- tion de ce personnel sera une condition préalable à l'entrée en viguaur du crédit. 6.02 Etant donné la pénurie actuelle de personnel sénégaleis qualifié et expérimené, Jles pouvoirs publics se proposent de faire appel à des ex- perts-conseils pour remplir les fonctions d'agronome, d'ingénieur du génie rural, de responsable de la formation et d'analyste financier. Dès le début des travaux, ces experts-conseils devront, dans l'exercice de leurs fonctions, avoir pour préoccupation essentielle la formation en cours d'emploi de leurs assistànts sénégalais de sorte qu'au terme de leur contrat, le personnel de 1:Orgaisation du projet soit en mesure d'assumer l'entière reEpCnsabilité du projet sans le concours d'experts. Il a été convenu avec le gouvernement que l'Organisation du projet aidera à renforcer les services du Ministère du développement rural dans le département de Sedhiou en assurant la formation du personnel nécessaire et en le mutant dans ce département afin qu'il puisse prendre en charge le fonctionnement de l'Organisation du projet après l'achè,ement des travaux. Au cours des négiciations, le gouvernement a donné l'assurance que la liaison entre l'Organisation du projet et les aut.res services de l'Etat dans la zone du projet sera assurée en faisant siéger le - 23 - Directeur du projet au sein des Comités de développement du département de Sedhiou et de la région de Casamance. Ces comités sont présidés res- pectivement par le préfet du département et le gouverneur de la région. Ils épauleront l'Organisation du projet en lui fournissant les services et les conseils nécessaires. Services de vulgarisation 6.03 Le domaine de compétence de l'Organisation du projet s'étendra sur les zones à mettre en valeur qui sont indiquées sur la Carte 2. Les agents techniques (voir paragraphe 6.04) seront en poste dans ces zones et les vul- garisateurs habiteront aussi près que possible des communautés d'agriculteurs qu'ils auront à desservir. Des moyens de transport et un matériel de camping complet seront mis à la disposition du personnel affecté au siège pour qu'il puisse exercer pour une large part ses fonctions sur place. Une motocyclette sera remise à chaque agent technique, et des bicyclettes seront mises à la disposition des vulgarisateurs. Les vulgarisateurs pourront disposer de moyens modernes de vulgarisation; ils apprendront à les utiliser et à se servir des treuils; ils seront également formés aux techniques du dressage des boeufs, de l'irrigation et de la conservation des sols. Conformément aux directives de leurs cadres, ils mettront sur pied et surveilleront l'exécution d'un' programme ayant pour objet la reproduction et la distribution des variétés améiiorées de riz. Il appartiendra à chacun en dernier ressort de superviser 50 agriculteurs. Ces derniers seront organisés en groupes coopératifs et pourront obtenir une aide plus spécialisée auprès des agents techniques plus qualifiés qui seront au nombre de 1 pour 500 agriculteurs. B. Aspects techniques du projet Formation du personnel 6.Oh Les agents techniques seront choisis parmi les diplômés de l'Ecole secondaire d'agriculture de Ziguinchor. Des cours spéciaux axés sur les besoins particuliers au projet seront organisés à leur intention et chacun d'entre eux sera placé à la tête d'environ huit à 10 vulgarisateurs dans leur zone d'affectation. 6.05 Les vulgarisateurs seront choisis parmi le personnel du Ministère de l'agriculture et renforcés, si besoin est, par des éléments choisis dans les écoles locales et des jeunes gens appartenant aux familles d'agriculteurs plus ouverts au progrès. Le responsable de la formation organisera au siège des stages destinés à former les intéressés au maniement des treuils de défrichement et à les familiariser avec les techniques de vulgarisation en matière de dressage des boeufs et d'utilisation du matériel de culture attelée. - 24 - Programme d'équipement pour la culture attelée 6.06 On estime que parmi les agriculteurs recrutés dans le cadre du projet, environ la moitié auront à la fois la possibilité et le désir d'adopter la culture attelée, soit qu'ils utilisent les boeufs et le maté- riel qu'ils possèdent déjà, soit qu'ils achètent à crédit une paire de boeufs et du matériel. Pendant les premières années de mise en valeur, les autres n'auront pas de boeufs à leur disposition ou bien hésiteront à engager des dépenses supplémentaires et à abandonner la tradition. Les vulgarisateurs seront chargés d'enseigner aux ageiculteurs à dresser leurs boeufs et à utiliser efficacement leur matériel. 6.07 On trouvera sur place des bouvillons de 3 à h ans en nombre suffisant pour satisfaire la demande de boeufs de trait imputable au projet. Pendant les négociations, l'IDA a obtenu des pouvoirs publics des assurances pour qu'un vétérinaire assisté d'un personnel suffisant et convenablement approvisionné en produits pharmaceutiques soit détaché dans le département de Sedhiou. Conservation des sols 6.08 Etant donné la violence des précipitations en Casamance, le sol des plateaux risque de subir une forte érosion lorsque d'importantes super- ficies sont mises en culture, si cette initiative n'est pas assortie de mesures de conservation adéquates. De toute façon, dans le cadre du présent projet, lorsque la culture sera introduite sur ces sols, et plus particulière- ment lorsqu'il s'agira des terres ocres qui recouvrent les pentes les plus accentuées, les agriculteurs cultiveront leur parcelle en billonnages ne dépassant pas 30 mètres de large. Entre chaque billonnage, on laissera pousser l'herbe sur une largeur d'au moins trois mètres sur un périmètre qui ne sera pas cultivé afin de freiner le ruissellement. Pendant les négocia- tions, l'IDA a obtenu des assurances pour que les cultivateurs qui n'appliquent pas de mesures efficaces de conservation des sols soient exclus de toute participation au projet. C. Choix des cultivateurs, coopératives, crédit et commercialisation Coopératives du projet 6.09 Les cultivateurs souhaitant participer au projet en feront la demande à l'Organisation. Les principaux critères de choix des candidats (voir Annexe 4) seront la participation à une coopérative du projet, la capa- cité d'endettement, la. possession de terres d'une superficie convenable, et une main-d'oeuvre familiale suffisante. Les cultivateurs prenant part au projet devront se grouper pour constituer, soit de nouvelles sociétés coopératives, soit des sections spéciales dans des sociétés existantes. Les - 25 - nouvelles coopératives et les sections spéciales de coopératives existantes (intitulées "coopératives du projet") seront placées sous l'entière responsabilité de l'Organisation du projet. 6.10 Les membres des coopératives du projet stadresseront à leur coopérative pour obtenir des prêts à court terme (sur un an à 5-1/2 pour cent d'intérêt) destinés à financer l'achat des fournitures annuelles (engrais, insecticides et semences améliorées). Les coopérateurs qui sou- haiteront utiliser la culture attelée pourront solliciter des prête à moyen terme (sur cinq ans à 5 pour cent d'intérêt) pour acheter les boeufs et les instruments aratoires. Les taux d'intérêt proposés sont courants au Sénégal et analogues à ceux des prêts au secteur agricole accordés dans les autres pays-membres de la BCEAO. Les demandes de prêt présentées par les membres des coopératives pour financer la culture du riz et de l'arachide seront centralisées à l'échelon des coopératives avec l'aide du personnel de l'Organisation. Celle-ci évaluera la situation financière et les qualifi- cations techniques de chaque cultivateur et soumettra les demandes assorties de sa recommandation à l'approbation de la BNDS. Les facteurs de production financés par la BNDS seront achetés par 1:ONCAD et livrés aux entrepats de cet organisme dans la zone du projet pour être ensuite distribués aux coopé- ratives du projet et à leurs membres sous le contrôle de l'Organisation. Les comptes de prêt de chaque membre des coopératives seront tenus par l'Organisation qui informera chaque coopérative de son endettement et de celui de chacun de ses membres. 6.11 Avec des bons émis par l'Organisation du proj9t, les agriculteurs se procureront les facteurs de production auprès de l'ONCAD. Les boeufs de trait seront achetés par l'Organisation du projet et remis aux agriculteurs en échange de bons de crédit. Le réseau de vente au détail de l'ONCAD en Casamance suffit à répondre aux besoins actuels, mais au cours des négocia- tions, l'IDA a obtenu l'assurance que les magasins de détail de l'ONCAD situés dans la zone du projet seront'agrandis de manière à suivre l'évolution de la demande de facteurs de production agricole, que les commandes seront passées en fonction des prévisions soumises six mois avant le début de la saison par le Directeur du projet et enfin que les stocks de chaque magasin seront alimentés conformément à un programme arrêté au préalable par le Directeur du projet. Ces dispositions devraient permettre aux agriculteurs de recevoir les facteurs de production au moment voulu. En effet, l'un des problèmes qui se sont posés dans le cadre du projet de culture de l'arachide et du millet actuellement en cours a été la longueur excessive des délais de livraison. 6.12 Le remboursement des prêts se fera sous forme de déductions sur les montants versés aux agriculteurs en contrepartie du riz et de l'arachide livrés aux coopératives. L'Organisation du projet contrôlera ces opérations afin de veiller à ce que les déductions soient faites comme il convient et à ce que les agriculteurs ne reçoivent aucun versement en espèces avant d'avoir - 26 - remboursé au moins 60 pour cent de leur dette. Au cours des négociations, l'IDA a obtenu l'assurance que l'Organisation du projet disposera des pouvoirs et des moyens nécessaires pour effectuer ces opérations de crédit et bénéficiera de l'entière coopération de l'ONCAD. En outre, le gouverne- ment a donné l'assurance qu'un accord agréé par l'IDA sera signé entre la BNDS et le gouvernement, définissant en détail les modalités d'octroi des crédits dans le cadre du projet. La signature de cet accord sera une des conditions d'entrée en vigueur du crédit. Usinage et commercialisation 6.13 Grâce aux fonds de l'ONCAD qui leur seront transmis par l'inter- médiaire de l'Organisation du projet, les coopératives du projet achèteront le paddy et les arachides de leurs membres aux prix à la production officiellement en vigueur dans la région. Les membres des coopératives seront tenus de vendre à leur société la totalité de leur production à l'exclusion des quantités réservées à la consommation familiale. Les ara- chides et le paddy seront vendus à l'ONCAD par les coopératives. L'ONCAD fera usiner son paddy dans les rizeries du projet qui, au départ, seront exploitées par l'Organisation. Le tarif que celle-ci fera payer devra couvrir les frais d'usinage et laisser un bénéfice suffisant pour rentabiliser l'exploitation commerciale des rizeries et encourager ainsi les coopératives du projet à la prendre en charge ultérieurement. - 27 - VII. PRODUCTION, PERSPECTIVES COMMCIALES ET PRIX DU MARCHE, REVENU DES AGRICULTEURS ET RECETTES DE L'ETAT Production 7.01 Au bout de cinq ans, le projet devrait assurer aux agriculteurs un rendement moyen à l'hectare de 2.,5 et 3 tonnes de paddy respectivement pour la culture du riz aquatique et la riziculture en sec sur terre grise. De même, la riziculture en sec sur les plateaux devrait fournir un rendement de deux tonnes à l'hectare après sept ans (voir Annexe 13). Des rendements de cet ordre ont déjà été obtenus en Casamance dans certains cas où la période de mise en valeur était sensiblement plus brève. A plein rendement, le projet devrait assurer une production totale d'environ 24.000 tonnes de paddy par an, répartie sur 2.000 hectares de terres irriguées, 1.500 hec- tares de terres grises et 8.000 hectares de plateaux. On estime que la production d'arachide augmentera d'au moins 5.000 tones gr-ce 'à I'amélio- ration des techniques de culture et à ldutilisation des enrf ais, et que les effets résiduels des engrais utilisés pour le riz et l'arachide permettront, grâce à l'assolement, d'augmenter de 500 tonnes la production de cultures vivières. On trouvera à l'Annexe 14 les données concernant la production imputable au projet. Perspectives commerciales et du marché 7.02 Lorsqutil aura atteint son plein rendement en 1983, le projet devrait produire environ 17.000 tonnes de riz et 14.000 tonnes d'arachide destinés à la vente. A cette époque, on pense que la demaide intérieure de riz au Sénégal atteindra environ 320.000 tonnes, soit une augmentation de 75.000 tonnes par rapport à la consommation actuelle, si ltaccroissement de la population se poursuit au rythme actuel et que la consomiation par habi- tant se maintient au même niveau. Si les autres projets de développement de la rizicu,ture actuellement en cours ou en préparation sont couronnés de succès, la production intérieure pourrait satisfaire en 1983 environ 50 pour cent de la demande, ce qui permettrait de stabiliser les importations de riz aux alentours de 160.000 tonnes. Si ces hypothèses s'avèrent exactes, on ne devrait éprouver aucune difficulté à écouler sur le marché intérieur la production de riz imputable au projet. La production d'arachides sera in- signifiante par rapport au total de la.pioduction sérêgalaLse et l'on ne prévoit aucun problème d'écoulement sur les marchés extérieurs. 7.03 Le riz consommé au Sénégal est importé en majeure partie en exé- cution de marchés passés par l'Etat. Sa qualité est médiocre puisqu'il contient plus de 50 pour cent de brisures. En 1971, les prix contractuels à la livraison s'établissent aux environs de 24.000 francs CFA en moyenne (87 dollars EU) par tonne f.o.b. à Bangkok; cependant, le Département économique de la Banque prévoit un fléchissement des prix, qui seraient ramenés selon ses prévisions à 80 dollars EU la -'onne f.o.b. à Bangkok en 1980, ce qui équivaut à 103 dollars EU (28.000 francs CFA) par tonne c.a.f. à Dakar. C'est le prix qui a été retenu pour déterminer le taux de - 28 - rentabilité économiqae du projet. L'OCAS, qui est l'organisme officiel de commercialisation, a le monopole des importations de riz et fixe les prix de détail et de gros. Le prix de gros actuel à Dakar, à savoir 38.000 francs CFA (136 dollars EU) par tonne, représente presque le double du coût à l'importation. Le prix de détail atteint maintenant 41.000 francs CFA (lh iollars EU) la tonne à Dakar, et il est encore plus élevé dans les autres parties du pays en raison des frais de transport. Le prix du paddy à la production est fixé par l'Etat à 21.000 francs CFA (76 dollars EU) la tonne. Sur la base du taux de change courant, ce paddy vaut en réalité près de 17.500 francs CFA la tonne, montant qui devrait être ramené aux alentours de 15.500 francs CFA si les prix mondiaux venaient à baisser conformément aux prévisions de la Banque. Par conséquent, le prix actuel du paddy (21.000 francs CFA) semble comporter une subvention importante en faveur des cultivateurs. Toutefois, cett- subvention apparente doit être considérée, compte tenu de deux facteurs. Tout d'abord, il est possible que la monnaie sénégalaise soit surévaluée dans des proportions pouvant atteindre 20 pour cent. S'il en est ainsi, la valeur du paddy s'établirait aux alentours de 20.600 francs CFA la tonne en 1971 et de 19.000 francs CFA la tonne en 1980, au lieu respectivement de 17.500 et 15.500 francs CFA. Ensuite, il serait possible d'usiner le paddy produit sur place afin d'obtenir des variétés de qualité supérieure à celle, très médiocre, des importations actuelles, opération qui permettrait d'augmenter encore la valeur du paddy d'environ 10 pour cent. Il ne semble donc pas que le prix actuel à la production ait pour corollaire l'attribution d'une subvention excessive aux producteurs de riz. Le gouverne- ment a exprimé l'intention de maintenir le prix à la production à son niveau actuel de 21.000 francs CFA afin de stimuler la production intérieure et d'économiser ainsi ses réserves en devises. Cette politique paraît justifiée, et.on a retenu un prix à la production de 21.000 francs CFA la tonne dans les budgets des exploitations figurant au paragraphe 7.07 et à l'Annexe 16. 7.o4 Le fléchissement de l'offre a provoqué une hausse brutale des cours de l'arachide sur les principaux marchés d'exportation du Sénégal (ils sont passés de 35.000 francs CFA la tonne en 1968 à 49.000 francs CFA par tonne de graines en coque f.o.b. Dakar en 1971). La Division de la politique commerciale et des projections d'exportation qui appartient au Département des études économiques de la Banque prévoit toutefois que le prix sera ramené à 28.600 francs CFA la tonne à partir de 1975, lorsque l'offre sera redevenue normale. Par conséquent, s'il est possible d'augmenter sensible- ment le prix courant à la production, qui est actuellement de 17,6 francs CFA le kilo, cette augmentation devra nécessairement être suivie d'une baisse si les prévisions de la Banque se réalisent. Les calculs effectués dans le cadre du présent rapport reposent surl'hypothèse d'une réduction effective des cours mondiaux, et on a donc retenu comme prix courant à la production un montant de 17,6 francs CFA le kilo. Les prévisions concernant les cours mondiaux de l'arachide et la répartition des recettes d'exportation sont indiquées au Tableau 2 de l'Annexe 15. - 29 - Subventions alicables aux-engrais 7.05 Les cultivateurs participant au projet bénéficieront de subven- tions destinées à financer les achats d'engrais pour la culture de l'ara- chide et du riz, et les achats de phosphates naturels. En fonction des dosages recommandés, le coùt à l'hectare s'élève maintenant à 6.400 francs CFA (23 dollars EU) pour l'arachide et à 3.500 francs CFA (13 dollars EU) pour le riz* Ces subventions, financées initialement par le FED dans le cas de ltarachide, sont attribuées à tous les cultivateurs sénégalais et sont destinées à développer l'utilisation des engrais. Le coût des sub.- ventions destinées à financer les achats d'engrais pour la culture de l'ara- chide et les achats de phosphate naturel est récupéré plusieurs fois grRce au produit. de la taxe applicable aux exportations d'arachide et aux béné- fices réalisés par l'Etat sur la vente de cet article. On ignore si l'aug- mentation des prix à la production et l'élimination ou la réduction des subventions dont les engrais font ltobjet stimulerait plus efficacement la production d'arachides. Une hausse des prix à la production entrainerait presque certainement un accroissement de la superficie consacrée à l'arachide, alors qufune diminutioû des subventions serait suivie d'une utilisation moins intensive des engrais et d'une baisse correspondante de la productivité. L'Etat étudie actuellement le problème du prix de l'arachide et des subven- tions applicables aux engrais, et l'IDA suit la situation de près car celle- ci aura une incidence majeure sur le pc jet arachide/millet. Il ne serait pas réaliste d'adopter des disposittons particulières en faveur des agri- culteurs qui cultiveront l'arachide dans le cadre du projet; d'ailleurs, celui-ci a trop peu d'envergure pour fournir l'élan initial qui permettrait d'amorcer une réforme du régime des subventions à l'échelon national, même si l'on parvenait à établir une relation optimum entre le prix à la produc- tion et les subventions applicables aux engrais. On a donc admis par hypo- thèse que le régime actuel serait maintenu et que, si des modifications y éta"t apportées,ce ne serait pas au détriment de la production d'arachides. 7.06 Très peu de cultivateurs bénéficient à l'heure actuelle des subven- tions applicables aux engrais destinés à la culture du riz, mais ces subventions sont essentielles en ce sens qu'elles encouragent les agricul- teurs a utiliser des engrais pour une culture qui est par elle-m6me nouvelle et dont l'avenir dépend de l'importance du rendement et du revenu à l'hectare qui seront obtenus. Les budgets des exploitations révèlent qu'au fil des ans, les producteurs de riz seront en mesure de supporter une part croissante du coût des engrais, et lors des négociations, le gouvernement a donné l'assurance que les subventions applicables aux engrais destinés à la riziculture feront chaque année l'objet d'un nouvel examen en consultation avec l'IDA, l'objectif à atteindre étant leur complète disparition d'ici 1980. - 30 - Revenu des agriculteurs 7.07 Dans les budgets des exploitations présentés à l'Annexe 16, les projections relatives aux prix à la production, lorsque le projet sera en plein essor, sont fondées sur le niveau des prix actuels. Dans ces condi- tions, le revenu monétaire 1/ annuel d'une exploitation ne disposant pas de boeufs de trait atteindrait à ce stade 110.030 frarcs CFA (400 dollars EU) et 152.000 francs CFA (547 dollars EU) dans une exploitation utilisant la traction animale, contre 27.350 francs CFA (100 dollars EU) par an en l'absence du projet. L'augmentation imputable au projet serait respecti- vement dans les deux cas de 82.680 francs CFA (300 dollars EU) et de 124.710 francs CFA (450 dollars EU). Recettes de l'Etat 7.08 La répartition des revenus imputables au projet sera dictée dans une large mesure par la politique des prix suivie par lfEtat en ce qui concerne le riz et par le régime de subventions appliqué aux engrais dont il est question ci-dessus, qui visent à l'heure actuelle à encourager la culture du riz dans le pays et à réduire les sorties de devises imputables aux importations. En même temps, le monopole des importations de riz dont l'Etat dispose lui permet de réaliser des bénéfices en imposant une marge qui a pour effet de porter le prix à l'importation au même niveau que le prix de gros intérieur qu'il fixe lui-même. Si les dispositions actuel- les en matière de prix et de subventions sont maintenues, le revenu moné- taire des agriculteurs participant au projet demeurera supérieur d'environ un tiers à celui qu'ils obtiendraient dans l'hypothèse où les prix du riz à la production seraient établis sur la base des cours mondiaux,où les engrais ne feraient l'objet d'aucune subvention et où le taux de change actuel du franc CFA resterait inchangé. Les dispositions actuelles fixant à un niveau élevé les prix de gros et de détail pour le riz permettent à l'Etat de réaliser des recettes importantes (9.800 millions de francs CFA ou 3,6 millions de dollars EU en 1969). Le projet suscitera un gain net en devises de 2,3 millions de dollars EU par an (1,8 million de dollars d'économies sur les importations de riz, plus 500.000 dollars de recettes imputables aux exportations d'arachides) mais il diminuera le potentiel d'accroissement du chiffre d'affaires de l'OCAS en substituant la production intérieure aux importations. Cependant, étant donné la progression de la demande, le projet ne devrait pas entraîner une baisse des recettes de l'OCAS au-dessous de leur niveau actuel. 1/ Le revenu monétaire est égal à la valeur brute de la production, moins l'allocation familiale de subsistance, le coût de la main-d'oeuvre rémunérée et les autres frais de production; le coût de la gestion et de la main-d'oeuvre familiale est considéré comme nul. - 31 - Amortissement des coûts 7.09 On évalue à 1.178 millions de francs CFA (4,3 millions de dollars) EU) le montant des investissements directs qui sera recouvré auprès des agriculteurs participant au projet. Ce total ne comprend pas: a) les crédits destinés à financer les achats de facteurs de production saisonniers, de boeufs de trait et de matériel agricole, étant donné qu'ils seront rem- boursés pendant la durée du projet, et b) l'investissement consacré à la construction des rizeries, qui sera amorti par la perception de droits d'usinage ne pouvant être recouvrés directement auprès des agriculteurs. Par contre, il comprend toutes les dépenses imputables aux services de vulgarisation jusqu'à la 10ème année du projet, date à partir de laquelle les activités de ces derniers pourront être sensiblement ralenties. En plus des investissements directs de 1.178 millions de francs CFA, l'entre- tien des routes et des ouvrages d'irrigation et de drainage reviendra à environ 9 millions de francs CFA (32.000 dollars EU) par an à partir de 1974. 7.10 Le montant de ces investissements directs et de ces frais d'entretien sera récupéré au moyen d'une taxe à prélever sur le riz usiné dans les rizeries du projet. Ces rizeries sont appelées à devenir finalement la propriété des coopératives d'agriculteurs. Le coût de l'usinage y sera sensiblement moins élevé que dans les rizeries plus importantes actuelle- ment en exploitation au Sénégal, dont la capacité n'est pas entièrement utilisée et qui sont en mesure de fournir un riz de qualité supérieure aux exigences du marché. Les coopératives de riziculteurs seront en mesure de verser aux producteurs le prix fixé pour le paddy, de couvrir la tota- lité de leurs frais d'usinage, d'approvisionner les grossistes au prix de gros fixé et de s'assurer en outre un excédent de 4,5 francs CFA par kilo (voir Annexe 15, Tableau 1). Afin de recouvrer les sommes investies dans le projet, l'Etat percevra une taxe d'environ 4 francs CFA par kilo sur toutes les ventes de riz à la sortie des rizeries du projet, laissant ainsi une marge de 0,5 franc CFA par kilo à répartir entre les membres des coopératives. Les rentrées assurées par une taxe de 4 francs CFA équivaudraient au placement des sommes investies dans le projet à un taux d'intérêt de 5 pour cent pendant 30 ans. Toutefois, la perception de cette taxe dépend du maintien dans la région de la Casamance des prix de gros actuels, à savoir h2 francs CFA par kilo. Ce prix est plus élevé que dans la région de Dakar (38 francs CFA/kilo) car la majorité du riz consommé au Sénégal est importée par le port de Dakar, puis expédiée dans le reste du pays. On pense que pendant les sept à dix premières années du projet, la production de riz de la Casamance servira simplement à remplacer le riz d'importation actuellement consommé dans la région. Cependant, si les pouvoirs publics parviennent à accroître sensiblement la - 32 - production intérieure de riz, il deviendra nécessaire de modifier la structure des prix de cette denrée. Lors des négociations, le gouvernement a donné l'assurance que le prix de gros du riz produit dans le cadre du projet ne sera pas inférieur au prix fixé par l'OCAS pour les ventes de riz d'importation en Casamance, et il a confirmé qu'il percevra sur le riz traité dans la région de la Casamance une redevance suffisante pour amortir les dépenses d'investissement mentionnées ci-dessus, ou qu'avec l'accord de l'IDA il prendra d'autres dispositions pour recouvrer les sommes investies au titre du projet. L'état des ressources et emplois de fonds figurant à l'Annexe 17 montre que les recettes de l'Etat découlant du projet seront supérieures aux dépenses à partir de 1981, l'écart demeurant toutefois modeste, de sorte qu'en 1995 l'opération se soldera par un déficit cumulatif de 252,6 millions de francs CFA (900.000 dollars EU). Cependant, les calculs ont été fondés sur l'hypothèse que les subventions applicables aux engrais seraient maintenues à leur niveau actuel. -33- VIII. AVANTAGES ET JUSTIFICATION 8.01 Le principal avantage du projet sur le plan économique sera le gain net en devises résultant de l'accroissement de la production de riz, d'arachides et de cultures vivrières. Lorsque le projet sera parvenu à maturité, ce montant atteindra environ 472 millions de francs CFA par an. Le projet aura d'autres avantages secondaires importants: les techniques de culture adoptéos en leoccuzrence pourront être étendues à d'autres régions du Sénégal dans la mesure où elles s'y prêtent, un système d'usinage du riz plus économique sera introduit à cette occasion, la démonstration sera faite qu'il existe un moyen d'améliorer le service national de vulgarisation; en- fin, l'accroissement consécutif du revenu des cultivateurs et du volume des récoltes commercialisées devrait ouvrir la voie au développement d'activi- tés économiques secondaires dans la zone du projet. Bien qu'ils ne soient pas quantifiables, ces avantages servent à renforcer la justification économique du projet. 8.02 Sur la base des rendements, de l'accroissement de production et des prix mentionnés au Chapitre VII ainsi que des coûts indiqués au Cha- pitre V et à l'Annexe U, et en supposant que la durée du projet soit de 25 ans, le taux de rentabilité économique de l'investissement correspondant au projet est estimé à 18,5 pour cent (voir Annexe 18). Le coût du projet a été établi sans tenir compte de la main-d'oeuvre familiale, car il n'exis- te pratiquement aucune autre possibilité d'emploi pour les intéressés; par contre, le coût de la main-d'oeuvre embauchée au moment des récoltes a été compris dans le calcul, sur la base des salaires courants. 8.03 Diverses hypothèses de rechange ont été formulées en ce qui con- cerne les paramètres les plus sensibles, à savoir l'accroissement présumé du rendement des récoltes dans le cadre du projet, le nombre des agricul- teurs qui y participeront et la superficie des terres à défricher. Si l'on diminue de 20 pour cent les hypothèses de rendement pour toutes les cul- tures, et si parallèlement la superficie des terres défrichées est réduite de 10 pour cent et le nombre des cultivateurs participant au projet égale- ment de 10 pour ent, le taux de rentabilité est encore de 9,7 pour cent (voir Annexe 18, Tableau 2). Comme l'un des principaux avantages du projet réside dans les économies de devises qu'il permettra de réaliser, on a calculé l'incidence qu'aurait une diminution de 20 pour cent du cours du franc CFA sur le taux de rentabilité économique, et on a constaté que celui- ci serait porté à 21 pour cent. - 34 - IX. RECOMMANDATIONS 9.01 Lors de la négociation du crédit, on a obtenu des assurances de l'Etat sur les pointe suivants: a) le personnel de l'Organisation du projet, dont les effectifs sont indiqués à l'Annexe 4, sera nommé conformément au calen- drier d'exécution du projet (par. 6.01 et 9.02(a)); b) les titulaires des postes de Directeur du projet, de responsa- ble de la planification, de responsable administratif, d'ins- pecteur de la coopération et de comptable seront choisis en accord avec l'Association (par. 6.01); c) l'Etat engagera quatre consultants aux postes d'agronome, d'ingénieur du génie rural, de responsable de la formation et d'analyste financier pour aider l'Organisation du projet à mettre en oeuvre ce dernier (par. 6.02 et 9.02(b)); d) conformément aux termes d'un accord conclu entre la BNDS et le gouvernement et agréé par l'ID., la BNDS disposera des fonds nécessaires pour l'octroi de prêts saisonniers et à moyen terme aux coopératives du projet (par. 6.12); e) les rizeries vendront leur riz à des prix qui ne seront pas inférieurs aux prix de vente en gros pratiqués par lOCS (par. 7.10); et f) la subvention applicable aux engrais pour la culture du riz sera révisée tous les ans en accord avec l'IDA (par. 7.06). 9.02 L'entrée en vigueur du crédit sera subordonnée aux conditions suivantes: a) tous les postes prévus au sein de l'Organisation du projet et dont les titulaires sont indispensables au bon fonctionnement du projet pendant la première année, notamment celui de Directeur du projet, devront être pourvus (par. 6.01); b) les consultants qui aideront l'Organisation du projet à accomplir sa tache devront avoir été engagés à des conditions agréées par l'Association (par. 6.02); et c) un accord agréé par l'IDA devra être conclu entre la BNDS et le gouvernement (par. 6.12). 9.03 Le projet justifie l'octroi par l'IDA d'un crédit de 3,7 millions de dollars. SENEGAL PROJET DE CULTURE W RIZ EN CASAMANOE Projets actuels de développement de la riziculture en Casamance Nombre d'hectares Nombre Organisme chargé mis en valeur en 1970 / d'agriculteurt Financement de l'exécution Durée du projet Département P F R Total intéressés 1. Gouvernement ILACO 1968-1971 Ou-,souye 200 100 100 400 1.300 hollandais 2. FED ILACO 1970 Ziguinchor 750 - - 750 NA Bignona 3. USAID USAID 1967-1971 Bignaona Sedhiou - 50 320 370 400 Kolda 4. Gouvernement de Représentani du Ziguinchor la Rép. de Chine Gouvernement chinois 1969-1971 Sedhiou 100 450 550 2 2.800 Kolda 5. Ministère du déve- loppement rural IRAT 1969-1971 Sedhiou - 70 70 140 500 6. CCCE SATEC 1970-1971 Sedhiou 100 175 275 700 7. FED SATEC 1970-1971 Kolda 75 550 625 2.200 2/ 4/ Y/ P - Polders en marécages d'eau saumâtre 950 495~ 1.665 3.110 7.900 D = Mise en valeur de marécages d'eau douce S = Mise en valeur pour la riziculture en sec 2f 250 ha avec ouvrages d'irrigation et de drainage dont 55 ha da-n le départeunt de Soadic Avec implantation de rirçeries de villages Dont 275 ha dans le département de Sedhiou ler février 1971 SENEOAL PPoJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE CALCUL DU TAUX DE RENTABILITE ECONOMIQUE SOLDE DES COUTS ET PRODUITS IMPUTABLES AU PROJET ---- -. - - -..--- - .- - --- ---- - - A née- --- --- --- - - - - ---- - - --- -- dmr gdiculteors tici 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 31-25 ro et 1.000 2.000 3.000 4.000 5.000--------------------------------- --- oduc n destinée à la vente 1/ Unité A. Avec le projet Ara. hde tonnes 1.650 3.650 5.900 8.300 10.850 11.900 12.800 13.t50 13.950 11.300 14.4oo Cultures vivrières 1.150 2.250 3.00 4.500 5.800 6.ooo 6.6oo 7.050 7.550 7.850 8. o Paddy (en sec) 400 1.300 3.000 5.600 8.500 11.150 13.L,50 14.950 15.550 15.850 16.000 Paddy (terrs grises) , 300 750 1.4oo 2.200 3.100 3.700 4.150 4.400 4.500 4.500 4.500 Paddy (aquatique) s 300 900 1.600 2.400 3.400 4.200 L.700 5.200 5.500 5.600 5.600 B. Sens l. projet Arachide 1.500 3.000 4.650 6.300 8.100 8.400 8.700 8.850 9.000 9.000 9.0w Cultures vivrière& 1.200 2.400 3.750 5.100 6.600 6.900 7.200 7.350 7.500 7.500 7.500 Paddy (aquatique) 400 800 1.240 1.680 2.160 2.240 2.320 2.360 .400 2.400 2.400 Arac 150 650 1.250 2.000 2.750 3.500 4.100 4.600 4.950 5.300 5.400 Cultures vivrières ( (50) (150) (350) (600) (800) (800) (600) (300) 50 350 500 Paddy , 600 2.150 4.760 8.520 12.8h0 16.810 19.980 22.190 23.150 23.550 23.700 C. Prix 2/ Azachlde FCFA/1g 18,3 18,3 18,3 18,2 18,2 18,1 18,1 18,0 18,0 18,0 18,0 Cultures vivrières 14,0 14,o i1, 14,0 14,5 14,5 14,5 15,0 15,0 15,0 15,0 Paddy 17,0 16,8 16,6 16,4 16,2 16,0 15,8 15,6 15,5 15,5 15,5 D. Valeur de l'accroissement Millions de FCFA 1327 4592 9700 16773 246146 32071 38119 1À24146 4L868 iAa=f.M -2,75 f£,m ffm z-~ 1I-1-2à2 2;0 WT5 - ~ k Culures vrères , (0,70) (2,io) (14,90) (8,40) (11,60) (11,60) (8,70) (14,50) 0,75 5 25 7,50 Paddy 11,22 36,12 79,02 139,73 >208,01) 168,96 315,68 346,16 358,83 365,03 367,35 E. Accroessemnt des coûts de production 3/ 1890 43.70 80.60 11740 1 3 18.10 200.20 21090 217,90 28a 218.70 Coûte de production avec projet 24,10 54,10 97,10 140,00 190,1o 213,50 231,90 243,00 250,o 251,10 251,20 Coûts de production sans projet n 5,20 10,L0 16,50 22,60 29,10 30,40 31,70 32,10 32,50 32,50 32,50 F. Produit net pour les agriculteur -W)(5,,63) 2.22 16.40 50.33 85.16> 137.61 180.99 210.56 230.78 2 gi G. Produit don exortations d'arachide 0/ 1,75 6,89 9,67 11,92 16,38 21,20 24,84 28,33 30,h8 32,64 33,25 H. Produit net lmputable au proet ( G (3,88) 5-11 26,07 62 l 5 158,81 205,8 241,89 26126 27962 1. Coûts du projet 5/ , 200,30 232,50 157,20 153,90 149,30 59,4o 60,90 1,30 43,00 34,30 9,00 J. Solde net (H (2018) 2339) (13113) (91r65) 47.76) 9941 13,93 197,59 218,26 Taux de rentabilité économique - 18,5% 1/ Déduction faite de la consomation alimentaire des failles. 2/ Projection des cours mondiaux convertis en prix à la production. 3/ La rubrique "avec projet" tient compte à la fois des coûts variables (seences, insecticides et engrais A des prix non subventionnés) et des coûts fixes (amortinsement des boeufs de trait et du matériel A traction animale). Sur les 1.000 agriculteurs participant chaque année au projet, 500 utilisiront des boeufs de trait et du matériel agricole, 250 achèteront leurs boeufs de trait à crédit et 250 les prélèveront sur les troupeaux - leur village. Les coûts de proo.oI'on "avec projet" comprennent aussi une provision pour le paiement de la main-doeuvre pendant la récolte, soit 2.000 francs CFA/ha pour touts: les terres consacrées à la culture du paddy en sec lorsque la superficie par exploitation est supérieure A 1 ha. Le coût de la min-d'oeuvre familiale est considéré comme nul / Taxes diverses de l'Etat, plus l'excédent net du Fonds de stabilisation des prix de l'arachide (voir ;.-nexe 15). 3/ A l'exclusion des facteurs de production agricole comptabilisés us la rubrique E (coûts de production) et des somes investies dans la construction des riseres. Comme la réfection des routes bénéficiera A tous les agriculteurs de la région, la moitié du coût seulement a été imputée au projet. 1er février 1971 AIiEXE 2 Page 1 SERMAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE AGRICULTURE Généralités 1. La région du Sénégal appelée la Casamance est située entre les forêts équatoriales humides de l'Afrique de l'Ouest, au sud, et le désert du Sahara au nord et à l'est. C'est pendant les mois de juillet, août et septembre que tombent environ 80 pour cent des précipitations annuelles, dont la moyenne s'établit à 1.400 mm environ dans la zone du projet, le reste se répartissant entre juin et octobre. En temps normal, on n'enregistre pratiquement aucune chute de pluie de novembre à mai. La répartition moyenne des précipitations mensaelles dans les trois stations établies en Casamance est indiquée au Tableau 1 de la présente annexe. 2. Le paysage, fait de douces ondulations, est découpé par de larges vallées marécageuses à fond plat dont le sol argileux est recouvert d'une végétation herbeuse et de marécages. Les sols gris qui bordent les maré- cages sont souvent recouverts de denses palmeraies naturelles. La végéta- tion climax des plateaux se compose de forêts ridxtes qui, après défriche- ment et stade herbacé, sont lentement recolonisées par les essences forestières. Cultures 3. A l'heure actuelle, les agriculteurs exploitent l'arachide comme culture de rapport et les principales cultures vivrières sont le millet perle, Pennisetum typhoideum, et le sorgho. Comme la population sénégalaise est essentiellement musulmane, ces céréales ne servent guère à la pro- duction de la bière et comprennent surtout des variétés douces destinées à la consommation. Le mais est produit aussi bien comme culture vivrière que comme culture de rapport, les excédents étant rendus sur les marchés locaux, et l'on cultive également pour la consommation une certaine quantité de manioc et de pois, Vina senensis. Par tradition, le riz aquatique est cultivé par les femmes qui sont encièrement responsables de la récolte. Il est destiné à la consommation familiale, de préférence au millet, et un faible excédent est vendu sur les marchés locaux. Sur les plateaux, la culture en sec est partagée entre hommes et femmes. Enfin, la région produit également quelques légumes et arbres fruitiers. L'arachide est principalement du type à fruits groupés (Virginia bunch type), ANNEXE 2 page 2 mais on cultive également certaines variétés à tiges couchées et espagnoles. Les durées de maturation varient de 90 à 125 jours. La rosette de l'ara- chide ne constitue pas un problème grave en Casamance. La plupart des variétés courantes sont très tardives et leur germination ne se produit qu'un certain temps après la récolte. Tous les millets et sorghos cultivés sont des variétés à tige longue et à végétation tardive. Elevage 4. Le cheptel de la Casamance se compose d'environ 350.000 têtes de bétail. Certains agriculteurs utilisent leur bétail comme animaux de trait depuis de nombreuses années, mais il n'existe dans la région aucun marché organisé pour la viande de boeuf ot le lait. En outre, les agriculteurs possèdent fréquemment des moutons, des chèvres, des poulets et quelques porcs. au Sénégal, le bétail est une source de prestige sur le plan social, comme dans les autres pays d'Afrique, et il est habituellement regroupé en troupeaux communs sur des pâturages situés hors des zones cultivées. Dans le département de Sedhiou, la majorité du bétail est de type "Ndama". Ce sont de petits animaux robustes de la race Bos Taurus sans bosse, atteignant l'âge adulte vers cinq ou six ans pour un poids vif de 300 kg. Sans être totalement immunisés, ils ont une bonne résistance à la trypa- nosomiase, maladie transmise par deux espèces de mouches tsé-tsé que l'on rencontre fréquemment dans l'ensemble de la Casamance. 5. Dans cette région, outre la trypanosomiase, les principales maladies sont la péripneumonie bovine et la septicémie hémorragique qui sont contagieuses et existent à l'état endémique. La peste bovine est tenue en échec par la vaccination systématique du bétail sur la frontière guinéenne. Les boeufs de trait sont réputés plus sensibles à la trypano- somiase, peut-être en raison de leur faiblesse, elle-même causée par l'alimentation insuffisante dont ils ont à souffrir pendant la saison des travaux. Cependant, la péripneumonie constitue le danger le plus grave pour le bétail, mais peut être enrayée si elle est traitée à temps. Développement de la riziculture 6. Les projets de développement de la riziculture existant à l'heure actuelle en Casamance (voir Annexe 1) sont axés sur la production de riz aquatique et sur la riziculture en sec des plateaux. La culture tradi- tionnelle du riz aquatique a été améliorée par l'irrigation et le drainage, par l'emploi de meilleures variétés de riz, par la bonification des pépinières, par l'adoption de meilleures techniques de cultures et par l'emploi d'engrais et de pesticides. On a introduit les variétés de Formose et de l'IRRI, et l'utilisation d'engrais a été intensifiée jusqu'à atteindre 600 kg par ha (voir par. 17). ANNEXE 2 page 3 7. La riziculture en sec n'a jamais constitué une activité tradi- tionnelle au Sénégal, l'expérience des agriculteurs dans ce domaine se limitant à ces deux dernières années, dans le cadre de projets dfaide bilatérale actuellement en cours et qui ont permis de démontrer quIelle peut être entreprise avec succès (voir par. 3.02 du rapport principal). L'époque de la plantation revêt une importance extrême sur les plateaux. L'expérience a également prouvé qu'une culture prolongée sans période de jachère dégrade les terres et que l'on ne parvient pas alors à obtenir des rendements de paddy satisfaisants, même avec des engrais. Les variétés telles que le I Kung Pao et le Formose 63-83 ont fourni de bons rendements à condition d'être plantées à la bonne époque, d'être correctement entretenues et de bénéficier des engrais nécessaires. A l'exception du projet chinois au sujet duquel on ne dispose d'aucun chiffre, près de 4.000 cultivateurs ont participé à des projets de riziculture en sec jusqufà présent. 8. En dehors de la pyrale, les parasites et maladies diverses ne causent que peu de dégâts dans la région. Pour détruire cette pyrale, il suffit d'une ou deux applications d'insecticide (Carbonil). Les dégâts causés par les oiseaux au riz cultivé en saison sont limités, mais le riz qui grâce à l'irrigation peut être cultivé hors saison subit de sé- rieux dégâts s'il nfest pas suffisamment protégé contre les oiseaux. Les projets de développement de l'irrigation et du drainage sont décrits dans l'Annexe 5. Rendements de la riziculture en sec 9. A l'heure actuelle, ce type de culture n'est pratiqué à grande échelle que sur les terres grises qui bordent les marécages. On évalue le rendement de ces terres à environ 1,2 tonne de paddy par hectare, encore que localement on estime que leur rendement est fréquemment plus élevé que celui des rizières marécageuses. Les projets actuellement en cours en Casamance tendent à prouver qu'il est possible d1obtenir sur les terres grises où la nappe phréatique est proche de la surface un rendement plus élevé que sur tous les autres types de terrains, étant donné les problèmes que pose la régularisation de l'écoulement des eaux dans les cultures de marécage. A Marsassoum, les rendements ont été en moyenne de 5 à 6 tonnes de paddy par hectare. Dans de nombreuses régions, on a pu obtenir 3 à 4 tonnes par hectare sur les terres grises. Il parait donc entièrement jus- tifié de prévoir au bout de cinq ans des rendements maximums de 3 tonnes de paddy par hectare sur les terres grises. Pour la riziculture en sec pra- tiquée sur les plateaux dans le cadre du projet SATEC, les rendements obtenus par les cultivateurs variaient entre 1,1 tonne de paddy par hectare sur des exploitations cultivées continuellement pendant de nombreuses années, et 2,6 tonnes par hectare sur 15 hectares de terres nouvellement défrichées. Dans diverses régions, les agtZlculteurs ont obtenu des ren- dements atteignant 4 tonnes sur leur propre parcelle individuelle, et la station expérimentale de Séfa a enregistré jusqu'à 4,5 tonnes par hectare sur des petites rizières de 25 ares. Toujours à Séfa, d'autres essais portant sur de plus grandes superficies ont fourni en moyenne 2,7 et 3,5 tonnes par hectare. A partir de la septième année du projet, on prévoit un ren- dement maximum moyen de 2 tonnes de paddy par hectare sur les plateaux. ANNEXE 2 page 4 10. Afin de maintenir ces rendements, les agriculteurs pratiqueront sur les terres nouvellement défrichées une culture en rotation comprenant quatre phases dont une de jachère. Ils utiliseront des engrais pour leurs cultures de riz et d'arachide, en alternance avec les cultures vivrières de millet, de sorgho et de mais. On prévoit donc que le rendement de ces cultures progressera lui aussi, l'arachide passant de 1 à 1,b tonne par hectare de graine non décortiquée en sept ans et les cultures céréalières de 0,8 à 2 tonnes par hectare sur une superficie limitée pendant la même période. On trouvera à l'Annexe 13 le détail des rendements des diverses cultures d'une année à l'autre. On n'a pas encore prouvé de façon absolue que la technique d'alternance envisagée permettra de conserver la ferti- lité et le rendement des sols. Cependant, au pire, elle permettra de ralentir le processus de divagation des cultures. Rendements du riz aquatique 11. A l'heure actuelle, le rendement du riz aquatique est en moyenne de 1,2 tonne de paddy par hectare, et l'on prévoit qu'en cinq ans, le projet devrait permettre de le porter à 2,5 tonnes grâce à l'amélioration des techniques de culture, mais sans tenir compte du drainage, et à 3 tonnes avec drainage. Ces prévisions se justifient parfaitement compte tenu des résultats obtenus dans le cadre des projets en cours dans la région. Superficie cultivée et effectifs des familles 12. Chez les cultivateurs utilisant des boeufs de trait, les familles nombreuses possédant deux paires de boeufs cultivent jusqu'à 10 hectares de terres par an. Avec une seule paire de boeufs, et en faisant appel à la main-d'oeuvre familiale, on peut cultiver jusqu'à 7,5 hectares, mais dans un cas comme dans l'autre, les familles emploient habituellement une main-d'oeuvre saisonnière à l'époque des récoltes. Les familles qui ne possèdent pas de boefs peuvent cultiver un maximum de 4,5 hectares par an. Dans le département de Sedhiou, la famille se compose en moyenne de sept personnes représentant l'équivalent de quatre unités de travail adultes. Propriété foncière 13. La propriété foncière individuelle n'existe pas dans la zone du projet et, comme les terres ne font pas défaut, les chefs de village et les anciens auxquels incombe traditionnellement la gestion du patrimoine foncier en répartissent l'usufruit selon les besoins. Ce droit d'usufruit peut être maintenu pendant de courtes périodes de jachère, mais une fois qu'un champ a été abandonné pendant une période de régénération prolongée permettant la reconstitution de la couverture végétale, il redevient terre communale et fera l'objet d'une nouvelle répartition en temps utile. Alternance des cultures et systèmes agricoles 14. Une certaine forme de divagation des cultures est encore pratiquée dans la zone du projet: les agriculteurs exploitent leurs terres pDndant un nombre d'années indéterminé, jusqu'à ce que la diminution des rendements ANEXE 2 les forcent à en abandonner la culture et à défricher de nouvelles terres. La terre est ainsi cultivée pendant deux à cinq ans avant d'être remise en jachère pour une durée de trois à cinq ans, après quoi elle est défrichée à nouveau pour être cultivée. Dans certains secteurs où la pression démo- graphique est plus intense, la culture continue se prolonge dans un même champ pendant un délai pouvant aller jusqu'à 30 ans. Sur ces terres, on ne parvient pas à obtenir des rendements satisfaisants même en utilisant des engrais. Le principal élément qui influe sur ces rendements est sans doute la très faible capacité de rétention d'eau que présente le sol en raison de la dégradation de sa structure provoquée par une culture continue et prolongée. C'est probablqment pourquoi il est possible de cultiver avec succès les céréales et l'arachide et non le riz en sec dont les besoins en eau sont plus impératifs. 15. La première culture après le défrichement des terres est presque toujours l'arachide. Le millet lui succède l'année suivante, puis éventuellement le mais et le sorgho pendant la troisième année. Toutefois, l'alternance des cultures n'est pas ' nettement définie. Par ailleur, les terres situées en dehors des champs principaux sont utilisées pour la culture des fruits et légumes, du manioc et des légu- mineuses. Le riz aquatique est cultivé par les femmes dans des petites rizières à proximité du village, les mêmes terres étant mises en culture d'une année à l'autre. Aucune plante fourragère n'est cultivée, mais les stations expérimentales ont procédé à des essais portant sur les herbes à pâturage, le sorgho et le mats, ainsi que sur l'ensilage. Les pâturages sont situés sur des terres communales, le bétail n'ayant accès aux terres cultivées que pendant la saison sèche, lorsque la récolte est terminée et que le chaume ou l'herbe naturelle ont suffisamment repoussé. Matériel agricole 16. Les agriculteurs qui n'utilisent pas la traction animale cultivent et désherbent leurs champs avec une houe à bras. Ils utilisent des haches pour défricher et des faucilles él des couteaux pour la récolte. Les agriculteurs qui possèdent des boeufs de trait emploient maintenant des charrues et des herses pour la préparation de la terre et des bineuses pour le désherbage et la récolte des arachides. Ils utilisent également des barres d'attelage auxquelles divers accessoires peuvent être fixés, et des charrettes et semoirs de fabrication locale. Enfin, les agriculteurs possèdent également des chars à boeufs. Engrais 17. Avant l'introduction de la riziculture en sec, l'arachide était la seule culture pour laquelle on utilisait des engrais. On recommande pour la Casamance les dosages suivants: 40 kg de sulphate d'ammonium, 700 kg de phosphate tricalcique et 50 kg de chlorure de potassium. Il est préférable d'appliquer le phosphate pendant la période de jachère, l'année précédant la culture de l'arachide. Les recherches ANNEXE 2 page 6 ont démontré que la formule optimale pour la riziculture en sec et le riz aquatique consiste à appliquer 200 kg par hectare d'un mélange 6:20:10 sur le lit de semence et à faire suivre cette opération d'un épandage en surface de 100 kg par hectare d'urée. Effectifs des familles et besoins en main-d'oeuvre 18. Seuls les gros exploitants embauchent de la main-d'oeuvre pour la récolte. En effet, l'agriculteur cultive normalement la superficie que sa famille peut prendre totalement en charge. Dans le département de Sedhiou, la famille moyenne se compose de sept personnes équivalant à quatre unités de travail. Les données relatives à la main-d'oeuvre (besoins et répartition) figurent au Tableau 1 de la présente annexe. La rémunération des saisonniers pour la récolte du riz est différente selon la variété de riz dont il s'agit. Pour les variétés traditionnelles, les deux hommes nécessaires pour moissonner 25 ares sont payés 500 francs CFA, contre 600 francs CFA pour la variété I Kun Pao. Sols et cultures 19. La répartition des sols dans la zone du projet est liée à la topographie. Il s'agit essentiellement: -- de sols tropicaux lessivés, ferrugineux et ferrallitiques, de couleur rouge et beige situés sur les plateaux; -- de sols colluviaux mixtes de couleur ocre sur lés pentes; - de sols hydromorphiques dans les vallées. Tous les sols de Casamance datent du continental terminal. Leur ferti- lité chimique est généralement faible, mais ils ont une bonne structure physique et une épaisseur suffisante. Leurs principales caractéristiques sont les suivantes: -- Les sols rouges et beiges des plateaux comportent une couche sableuse supérieure (20 ;wm), mais la teneur en argile augmente dans les couches moyennes et profondes. -- Les sols ocres des pente.s sont analogues mais le sable y est plus abondant, notamment dans les couches supérieures. -- Les sols hydromorphiques en bordure des vallées sont d'un gris sableux, alors que ceux. des fonds marécageux peuvent comporter jusqu'à _0 à 60 pour cent d'argile et une proportion élevée de matières organiques. ANNEXE 2 page 7 20. Les sols des plateaux et des pentes se caractérisent par leur extreme sensibilité à liérosion, due non pas tant à leur texture et à leur composition qu'à l'intensité des précipitations (qui peut atteindre plus de 100 mm à ltheure). Il importe donc de prendre des mesures appro- priées pour la conservation des sols. L'indice des pluies qui tient compte aussi bien de l'énergie cinétique que de l'intensité des pluies compte parmi les plus élevés du monde puisqu'il varie entre 600 et 2.500 tonnes par hectare contre 150 à 800 tonnes par hectare au sud- ouest des Etats-Unis. L'érosion fait le plus de dégâts en juillet et en septembre et il est donc très important de préparer la terre et de semer de bonne heure afin qu'une certaine couverture végétale protège la terre avant l'arrivée des grosses pluies. La preuve en a été faite au cours d'une expérience portant sur l'arachide qui a été réalisée à Séfa en 1965: sur un champ planté le 17 juin, l'érosion atteignait 2,28 tonnes de terre par hectare, contre 4,77 tonnes par hectare sur un champ planté deux semaines plus tard. ANNEXE 2 Tableau 1 SIDIMAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE Répartition moyenne des pluies (mm) Station: Ziguinchor Sedhiou Kôlda Statistiques portant sur: 45 ans 30 ans 32 ans janvier .............. l 0,5 néant février ................ 0,9 0,5 0,3 mars ........ ................. .néant néant néant avril ..................... .,1 néant néant mai ...................... 9,7 14,3 19,6 juin .................. 125,1 126,4 149,2 juillet ................... 362,7 283,4 255,7 aoftt ................. 532,4 453,2 398,6 septembre ................ 361,0 354,8 302,7 octobre ................... 146,0 145,1 115,6 novembre ................. 8,1 8,4 11,5 décembre .................. 0,9 0,3 0,5 Total 1.547,0 1.386,9 1.253,7 ANNEXE 3 Page 1 SENEAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE EFFECTIFS DE L'ORGANISATION ET OPERATIONS A. Effectifs 1. L'Organisation du projet disposera du personnel suivant: Année du projet Poste 1. 2 3 h4 Directeur du projet 1 1 1 1 1 Agronome 1 1 l i l Agronome adjoint 2 2 2 2 2 Agent technique 6 9 12 12 12 Vulgarisateur 60 72 100 100 100 Responsable de la formation 1 1 1 1 1 Adjoint du responsable de la formation 1 1 1 - - Ingénieur du génie rural 1 1 1 1 1 Adjoint de l'ingénieur du génie rural 2 2 2 2 2 Topographe 1 2 2 2 2 Analyste financier 1 1 1 1 1 Comptable 1 1 1 1 1 Economiste agraire - - 1 1 1 Inspecteur de la coopération 1 1 1 1 1 Agent de commercialisation des cocpératives 2 2 2 2 2 Conseiller de gestion des coopératives 3 3 3 3 3 Agent de la coopération 5 7 10 10 10 Responsable de la planification 1 1 1 1 1 Responsable administratif 1 1 1 1 1 Mécanicien des rizeries 2 1 11 17 24 Personnel saisonnier des rizeries (voir Annexe 8) Employé de bureau, magasinier 2 4 6 6 5 B. Affectation des spécialistes 2. L'Organisation du projet aura besoin de quatre spécialistes qu'il faudra probablement recruter à l'étranger. A\NEXE 3 Page 2 3. Le spécialiste qui occupera le poste d'analyste financier sera chargé d'organiser la comptabilité du projet dans le cadre du système comptable en vigueur dans les administrations. Dans ces conditions, il est possible de tenir la comptabilité du projet séparément et en respectant lensemble des conditions imposées par VIDA en ce qui con- cerne le versement, le contrôle des travaux et la vérification des comptes. L'analyste financier sera responsable de l'ensemble de la comptabilité pendant la durée de son engagement, mais il veillera constammertà ce que son homologue sénégalais collabore avec lui à la tenue de la comptabilité courante et acquierten cours d'emploi une for- mation qui lui permette de prendre la relève après le départ du spécia- liste. Il aura également pour mission de mettre en place un système de rassemblement des données et de créer une section de contrôle en vue de chiffrer la rentabilité économique du projet. A partir de la troisième année du projet, il sera aidé dans sa tâche par un économiste agraire senegalais. Pendant la cinquième année du projet, ses homologues séné- galais prendront sa succession tandis que lui-même se cantonnera dans un rôle consultatif. 4. Le spécialiste en matière de génie rural sera engagé pour une durée de cinq ans correspondant à la période de financement; il sera chargé d1élaboreret de surveiller les travaux en ce qui concerne le drainage des marais et des. ouvrages de retenue; et, de la deuxième à la quatrième année, il sera également chargé de la construction et de la gestion des rizeries. Il aura aussi pour tâche pendant la première et la deuxième années du projet de préparer les appels d'offres, d'établir les contrats concernant la construction immobilière et la réfection des routes et de surveiller l'ensemble de ces travaux. Il prendra également ses dispositions pour assurer à son homologue une formation en cours d'emploi de manière que celui-ci soit entièrement capable de surveiller l'entretien des routes et des bâtiments après son départ. Au cours de la cinquième année, il jouera un rôle consultatif auprès de son homologue qu'il aura formé de manière à ce que ce dernier puisse assurer la succession. 5. Le spécialiste occupant le poste d'agronome sera engagé pour la totalité des cinq ans et sera chargé de tous les travaux de vulgari- sation agricole dans le cadre du projet, et de l'amélioration du programme de multiplication des semences à Sedhiou. En liaison très étroite avec les deux agronomes qui seront ses homologues, il sélectionnera et formera les agriculteurs aux techniques de la culture sèche du riz en rotation avec d'autres plantes, ainsi qu'à la production du riz aquatique, au défrichement et à la conservation des sols, et à la culture attelée. Au début de la cinquième année du projet, il jouera un rôle consultatif. ANNEXE 3 page 3 6. Le spécialiste en matière de formation, qui devra avoir lui-même une formation d'agronome, sera chargé de former tous les vulgarisateurs nécessaires à la réalisation du proje+,. Il mettra au point les pro- grammes de formation appropriés et parii.cipera à leur exécution en colla- boration avec son homologue. Au terme de la troisième année, date à laquelle son homologue prendra la relève et où il sera mis fin aux fonctions du consultant, il devra avoir organisé des brèves sessions annuelles de recyclage à l'intention de tout le personnel du projet, et avoir pris ses dispositions pour que son homologue ait toutes les compétences requises de manière à poursuivre l'exécution du programme de formation. C. Sélection des agriculteurs participant au projet 7. Les agriculteurs souhaitant participer au projet en feront la demande aux vulgarisateurs de l'Organisation du projet. Ceux-ci devront s'assurer que les postulants: a) sont des agriculteurs à temps complet qui obtiennent de bons résultats et peuvent assurer en moyenne 100 hommes-jour de travail par mois en faisant appel à la main-d'oeuvre familiale; b) disposent de terres qui conviennent à la culture du riz et qui, en raison de leur situation, se prêtent aisément aux travaux prévus dans le cadre du projet; c) sont membres d'une coopérative du projet, ne sont pas actuellement endettés auprès des coopératives, de l'ONCAD, de la BEDS ou d'aucun autre organisme officiel, et sont disposés à accepter les modalités d'octroi des crédits définies dans le projet; et d) s'engagent à entretenir correctement tout ouvrage d'irri- gation construit dans le cadre du projet et dont ils béné- ficient, à exécuter tous les travaux de conservation des sols jugés nécessaires par le personnel du projet et à suivre les directives de ce dernier en matière de culture. D. Coopératives 8. Les agriculteurs participant au projet seront groupés pour cons- tituer soit de nouvelles coopératives, soit de nouvelles sections dans des coopératives déjà constituées et financièrement solides (désignées sous le nom de "coopératives du projet"). Ces coopératives du projet seront pla- cées sous le contrôle de l'Organisation du projet qui sera chargée notamment: ANNEXE 3 Page 4 a) de tenir les comptes des coopératives au siège de l'Organisation et des coopératives, et ceux de chacun des membres. b) d'évaluer du point de vue technique et financier les crédits dont auront besoin chacune des coopératives du projet et chacun de leurs membres; c) de regrouper toutes les demandes de prêt des coopératives du projet et de les soumettre à l'approbation de la BNDS; d) de distribuer aux coopératives du projet et à leurs membres les facteurs de production agricole livrés aux magasins de l1ONCAD; e) de se procurer les fonds nécessaires à la commercialisation des denrées produites par les membres des coopératives du projet; f) de soustraire du produit des ventes des coopérateurs le montant correspondant au service de la dette. 9. L'ONCAD achètera son paddy et ses arachides aux coopératives du projet, commercialisera les arachides par ltintermédiaire de ses réseaux de distribution normnux, fera usiner le paddy par les rizeries de l'Orga- nisation et vendra le riz par ses propres réseaux de distribution. 一 日国日日国国日日日日日日日日国国国国国国日日日日日日日日国日日日日国国日日日日日日園国国国園国国国国■■■■■園■国国■■■国園■■■■■国■国園国曲国園曲国国■■■■■国国→→→→→→→→→ S E N E G À L PRWET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMCE Humidité du sol pour la riziculture en sec En mm par décade Précipitations enregistrées à Séfa en 1963: 1.306 m Juin Juillet Aoùt Septembre Octobre Novembre Précipitations (1963) 0 0 78 88 182 115 215 76 81 38 U8 100 150 70 10 J'O 0 Précipitations utiles (70%) - 55 62 127 81 150 53 57 27 83 70 UO 49 7 0 0 ETP Pormm K 55 155 55 45 45 45 42 42 42 40 40 40 41 41 la 40 40 Déficit -55 55 0 - - - - - - - - - - - - - 26 Humidité restante 0 17 90 90 90 90 90 87 90 90 90 90 54 14 0 Percolation profonde - - 9 36 108 U 15 - 40 30 69 8 0 ler février 1971 ANNEXE 5 page 1 SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASA4ANCE OUVRAGES D'IRRIGATION ET DE DRAINAGE Choix des vallées marécageuses 1. L'étude de photos aériennes 1/ et les reconnaissances sur le terrain faites par les ingénieurs de la7SATEC ont permis de choisir environ 20 vallées susceptibles d'être mises en valeur par la culture du riz aquatique sur une superficie totale de 3.000 hectares. On a retenu de préférence les vallées ayant un bassin versant de 30 à 100 km2 et une superficie cultivée supérieure à 30 hectares. D'autres critères ont également été pris en considération, notamment la topographie et la facilité d'accès. 2. Sur ces 3.000 hectares, le projet vise à mettre en valeur 1.000 hectares par l'introduction de cultures améliorées et 1.000 hectares supplémentaires par la construction d'ouvrages simples de drainage ou d'irrigation qui permettront de régulariser partiellement l'écoulement naturel des eaux pendant la saison des pluies. La présente annexe fournit une description des ouvrages envisagés. Objectifs 3. Ces ouvrages de régularisation assureront: a) la distribution de l'écoulement des pluies précoces en juin et juillet; b) l'évacuation rapide des eaux pendant les crues d'août et septembre; et c) la retenue des eaux en décrue ''octobre à décembre. Ces ouvrages de régularisation permettront aux agriculteurs de transplanter leurs cultures plus tôt, d'obtenir un complément d'irrigation pendant les brèves périodes où les précipitations sont insuffisantes, et d'assurer 1/ Photos aériennes au 1:50.000 publiées par l'Institut géographique national de Paris en octobre 1969. ANME 5 page 2 le drainage et la protection contre les inondations. Ils permettront également d'introduire les variétés de riz à tige courte ayant un rendement élevé et dont la culture est rendue impossible à l'heure actuelle par le niveau trop élevé de l'eau. Types d'ouvrages h. Suivant la largeur de la vallée, on envisage de construire deux types d'ouvrages différents: a) dans les vallées étroites ne dépassant pas 150 m de largeur, on se propose simplement de dégager les voies de drainage naturelles et de construire des régulateurs en béton sur les principaux axes d'écoulement à des intervalles déterminés par la pente; et b) dans les vallées plus larges, on prévoit la construction de petits barrages de dérivation en terre, avec des fossés et des canaux de drainage accompagnés de dispositifs adéquats de régulation et de distribution. Dans un cas comme dans l'autre, les rizières seront entourées de diguettes (20 à 30 cm) et le nivellement localisé s'effectuera à la main. 5. En se fondant sur des opérations déjà entreprises dans le département de Sedhiou ot sur des études préliminaires de la SATEC, on estime que le volume des travaux nécessaires pourrait s'établir appro- ximativement comme suit: -- Ouvrages en béton ............................ 1,5 à 2,5 m3/ha -- Ouvrages en terre et nivellement ...... ....... 450 à 800 m3/ha Plans et construction 6. Dans chaque vallée, les levés topographiques et les plans des travaux seront effectués par l'ingénieur du projet assisté de son personnel, après qu'un accord préalable aura été passé avec les agriculteurs inté- ressés. Selon l'étendue de la zone à mettre en culture, les travaux de construction s'étendront sur une ou deux saisons sèches. Les ouvrages seront exécutés en régie directe par l'Organisation du projet qui financera les frais de main-d'oeuvre spécialisée et l'achat des matériaux et des outils. Sous la surveillance directe de l'ingénieur et de ses assistants techniques, les agriculteurs fourniront gratuitement la main-d'oeuvre nécessaire pour tous les travaux manuels de terrassement. L'aménagement d'une exploitation familiale de 20 à 40 ares exigera 'de 150 à 250 hommes-jour de travaux. On pourra trouver sur place les quelques ouvriers qualifiés et les matériaux dont on aura besoin. ANEXE 5 page 3 Devis 7. Compte tenu du coût effectif des projets analogues déjà réalisés en Casamance et des études préliminaires effectuées par la SATEC, on évalue le coût moyen du projet à environ 21.700 francs CFA par hectare (80 dollars EU), dont 40 pour cent imputables à la main-d'oeuvre spécia- lisée et 60 pour cent à l'outillage et aux matériaux. Ainsi, l'aména- gement de 1.000 hectares reviendra au total à 21,7 millions de francs CFA (79.500 dollars EU) dont 30 pour cent, soit 23.00 dollars EU, à financer en devises. Exploitation et entretien 8. L'exploitation et l'entretien des ouvrages seront pris en charge par les agriculteurs sous le contrôle direct des moniteurs résidant dans le village, qui auront été formés à cet effet par l'ingénieur du projet. A la fin de la phase initiale, on évaluera les résultats obtenus et, si la réaction des cultivateurs a été favorable, on envisagera éventuellement d'étendre ces travaux de manière à couvrir toutes les terres consacrées au riz dans la vallée. Deuxième récolte de riz 9. En mesurant l'écoulement d'eau dans les vallées pendant la durée du projet, on pourra déterminer le volume disponible pendant les périodes de faibles précipitations, ce qui permettra de procéder, sans aucune dépense supplémentaire, à des essais pilotes en vue d'obtenir une deuxième récolte de riz. Evolution future 10. Ce projet de développement de l'irrigation n'épuisera pas, peu s'en faut, les ressources disponibles en eau de surface ni le potentiel de la région en eau du sous-sol qui reste dans une large mesure inconnu, et qui est peut-être très important. Toutefois, sa principale utilité sera de faire connaitre aux agriculteurs les techniques d'irrigation et d'aménagement de l'écoulement; il constitue donc un préalable indispensable à toute opération de mise en valeur que l'on pourrait entreprendre ulté- rieurement sur une plus grande échelle et pour un prix de revient plus élevé. De précieuses recommandations ainsi que certaines données figurent à cet égard dans l'étude du GERCA 1/ qui est à la disposition des pouvoirs publics. 1/ Etablie par les sociétés d'experts-conseils ILACO et SCET-COOP avec l'aide financière du Fonds de la communauté économique européenne (avril 1963). ANNEXE 6 page 1 SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE RESSOURCES EN EAU ET QUANTITES NECESSAIRES POUR LA CULTURE DU RIZ AQUATIQUE 1. Dans le département de Sedhiou, les cours inférieurs de la Casamance et de son affluent, la Songrougrou, ont une eau fortement saline qui ne convient pas à l'irrigation en toute saison. Cette salinité est due à l'absence de relief 1/ et à la proximité de l'océan. La remontée de l'eau de mer affecte également la partie inférieure des vallées maréca- geuses alimentant ces fleuves. Afin d'éviter les problèmes que pose la présence de sel dans les eaux d'irrigation, les projets seront implantés dans la partie supérieure des vallées. On estime que la limite de sécu- rité est de 3 mètres au-dessus du niveau moyen de la mer. 2. Les mesures effectuées par l'ORSTOM 2/ dans des bassins hydro- logiques choisis à cet effet, mais seulement pendant un an, indiquent qu'au cours d'une année moyenne, l'écoulement prévisible varie de 50 à 200 mm en fonction de la superficie du bassin et de sa couverture forestière. C'est largement suffisant pour satisfaire pendant la saison des pluies les besoins supplémentaires en irrigation des 30 à 50 hectares de riz par vallée cultivés dans le cadre du projet. 3. Il y a très peu de statistiques sur les crues en Casamance mais il semble que dans les vallées la superficie d'herbages inondés ait un effet de retardement très important sur l'écoulement de l'eau. L'ORSTOM fournit les chiffres suivants à titre indicatif: 2/ Superficie du bassin Crues maximales en km2 en m3/sec/Im2 3 3-4 7 2-3 30 0,15 100 0,10 1/ A Kolda, c'est-à-dire à 250 km de l'estuaire, le niveau de la Casamance n'est supérieur que de 1,50 m au niveau de la mer. 2/ Etudes hydrologiques en Casamance - ORSTOM (1967). ANNEXE 6 page 2 .h. Certaines vallées, surtout au sud du département où le drainage est plus profond, ont de l'eau pendant toute l'année car elles sont ali- mentées par la nappe phréatique pendant la saison sèche, ce qui permettrait le cas échéant d'obtenir deux récoltes de riz par an. D'après les mesures portant sur le débit de base effectuées en 1970 par l'ILACO, la SATEC et l'ORSTOM dans les principales vallées 3/, l'ensemble des ressources représente au total environ o00 litres par seconde. Comme la majorité de cette eau sera consommée par une plantation de bananes que les pouvoirs publics considèrent comme prioritaire, on n'a pas envisagé l'éventualité d'une deuxième récolte dia riz dans ce rojet. 3/ Développement de la culture du riz et de la banane en Casamance. Rapport intérimaire d'ILACO, octobre 1970 (en français). .ANNEXE 7 page 1 SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE QUANTITES D'EAU NECESSAIRE A LA RIZICULTURE EN SEC Précipitations 1. Dans la zone du projet, le niveau moyen des précipitations annuelles est de 1.400 mm environ, avec un minimum de 900 mm et un maximum de 1.700 mm. D'après les calculs effectués sur la base des renseignements disponibles, les précipitations minimales seraient de 1.173 mm à Séfa et de 1.151 mm à Sedhiou (à 15 km au nord de Séfa) quatre années sur cinq (soit une probabilité de 80 pour cent). Toujours avec une probabilité de 80 pour cent, les précipitations mensuelles cumulées se répartissent comme suit: TABLEAU CUMULATIF DES PRECIPITATIONS MENSUELLES - PROBABILITE DE 80 POUR CENT Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Nov./Déc. Précipitations cu- mulées - probabilité: 80 pour cent 0 98 358 732 984 1.151 1.151 Différences mensuelles théoriques - 98 260 374 252 167 0 Besoins théoriciues en eau 2. En appliquant la formule de Penman compte tenu des conditions propres à Sedhiou, on obtient les chiffres suivants: Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Evapotranspiration en mm 165 136 127 120 124 120 ANNEXE 7 page 2 Caractéristiques physiques des sols 3. Sur les plateaux, qui représentent la plus grande part de la superficie sélectionnée pour la riziculture en sec, le sol a une teneur en argile d'environ 30 pour cent au-delà de 10 à 20 centimètres de profondeur. En ce qui concerne le degré d'humidité, la capacité au champ (pF 4,2) est d'environ 17 pour cent, alors que le point de flétrissement (pF 2,5) est d'environ il pour cent; l'eau disponible est donc de 6 pour cent environ. En supposant que pour le riz la zone d'enracinement ait une profondeur moyenne de 400 mm et une densité moyenne de 1,5, la quantité d' eau utilisable dont on dispose dans les 40 cm de sol atteindra 34 m ou 3h0 m3 par hectare. Humidité du sol pour la riziculture en sec 4. La répartition des 1.306 mm de pluies enregistrés à Séfa en 1963 montre que l'humidité du sol n'accuse aucun déficit mensuel par rapport aux besoins de la riziculture entre le premier juillet et la fin d'octobre (voir Tableau 2). Même lorsque le niveau des précipitations n'est que de 1.173 mm (probabilité de 80 pour cent), les chiffres mensuels ne font apparaître aucun déficit global à cet égard. Cependant, d'après l'analyse des précipitations à 80 pour' cent de probabilité entreprise par la SATEC, la ventilation des chiffres par décade fait apparaître un déficit dans certains cas, et le niveau des précipitations est inférieur aux pertes dues à l'évapotranspiration environ une année sur trois en juillet, août et septembre. Toutefois, en tenant compte de la capacité de rétention du sol et, d'après les renseignements disponibles, il semble que dans la région de Sedhiou, les déficits en eau du sol soient peu probables au moins quatre années sur cinq en ce qui concerne la rizi- culture en sec. ANNEXE 7 page 3 TABLEAU 1 NIVEAUX PROBABLES DES PRECIPITATIONS MENSUELLES ET ANNUELLES A SEPA (Statistiques 1950-1964) TAUX DE PROBABILITE CORRESPONDANT A DIFFERENTS NIVEAUX DE PRECIPITATIONS 100o Moyenne Mois Limite inférieure 80% 70% 60% - 50%-- Maximum arithmétique -------------------------- --------. . Janvier Février Mars Avril Mai 1 6 38 il Juin 49 78 80 91 105 273 121 Juillet 157 208 212 253 254 452 284 Août 257 368 369 393 410 714 447 Septembre 169 200 220 245 252 460 287 Octobre 25 57 59 108 111 288 132 Novembre 47 9 Décembre 30 2 Année /l 964 1.173 1.214 1.246 1.267 1.743 1.293 /1 Les chiffres annuels correspondant aux divers taux de probabilité n'ont éviderment pas été obtenus en cumulant les chiffres mensuels. ANNEXE 7 TAEAU 2 page 4 PRECIPITATIONS MENSUELLES ET ANNUELLES A SEDHIOU CALCULEES AVEC UNE PROBABILITE DE 80 POUR CENT / en mm (1930-1960) --------M--------Déficit ou ex 'dent mensuel------ Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Année Précipitations quatre années sur cinq en mm 0 98 260 376 257 162 0 1151/2 Précipitations utiles (70%) 0 78 208 299 205 129 0 Evaporation ETP Penman K=l 165 136 127 120 124 120 Déficit mensuel 87 120 Excédent mensuel 72 172 85 5 /l "Avec une probabilité de 80 pour cent" signifie que quatre années sur cinq les précipitations mensuelles seront au moins égales au chiffre indiqué. /2 Ce chiffre diffère légèrement du total indiqué au Tableau 1 (1.173 mm) car les relevés n'ont pas été effectués au même endroit dans les deux cas (Séfa et Sedhiou) ni pendant la même période (1950-1964 et 1930-1960). AN2NEXE 8 Page 1 SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE RIZERIES Matériel 1. Le projet nécessite l'acquisition du matériel suivant: a) un moteur diesel de 10 à 13 ch; b) un prénettoyeur; c) une décortiqueuse a paddy; d) un polisseur de riz; et e) une balance. La production horaire est d'environ 500 kg de paddy avec un rendement de 68 pour cent. Bâtiments 2. En supposant que le stock maximum de paddy représente 175 tonnes et que l'approvisionnement de la rizerie soit convenablement organisé, la densité du pa5dy ensaché étant de 0,50, le volume net réservé au stockage sera de 350 m . Si la hauteur moyenne d'empilage des sacs est de 2,75 m, la superficie nette réservée au stockage devra être de 127 m2. Si lion ajoute une marge de 20 pour cent afin de ménager certains espaces libres, la superficie totale passe à 152 m2. 3. La vente de riz poli aux grossistes s'effectuera normalement une fois par semaine. Si la production horaire s'élève à 350 kg de riz, avec en outre 50 kg de son destiné à âtre vendu aux agriculteurs, la production hebdomadaire sera de 24 tonnes. Pour stocker 24 tonnes de produit fini, la densité de ce dernier étant de 0,75, il faut un volume de 32 m et une hauteur de 3 m. Si lon ajoute une marge de 10 pour cent pour l'espace- ment, il faudra une superficie totale de 13 m2. Etant donné qu'en outre, les machines occuperont 20 m2, la superficie totale du bâtiment attein- dra 185 m2. 4. Le devis relatif a ce bâtiment a été établi sur la base des spécifications ci-après: ANNEXE 8 Page 2 a) sol en béton de ciment; b) armature métallique importée; c) toft ondulé en tôle ou en fibrociment; d) murs: brique ou mélange de brique et de tôle ondulée; e) porte métallique coulissante. Dans ces conditions, on évalue le cou^t de la construction à 50 dollars par m2. Le coût total du bâtiment s'élèverait à environ 2,5 millions de francs CFA (9.250 dollars). 5. Les frais d'exploitation des rizeries sont indiqués dans le Tableau 1 de la présente Annexe. AnMEXE 8 Tableau 1 SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE RIZERIES Frais d'exploitation des rizeries 1/ Paiements annuels Durée (intérêt Coût de vie 8 %) Francs CFA Francs CFA Dépenses fixes Achat du matériel et des pièces de rechange (15%) 605.000 5 ans 151.520 Construction du local d'usi- nage et de stockage 2.500.000 25 ans 234.200 TOTAL 385-720 par tonne de paddy 773 Dépenses de fonctionnement Personnel±: Mécanici6n (20.000 francs CFA par mois, perdant toute l'année) 240.000 Assistants (au nombre de 5 à 12.000 francs CFA par mois, employés pendant 4 mois) 240.000 Matériel: Fonctionnement 2/ 77.000 Entretien 3/ - 55.000 Frais de stockage Intérêts afférents au stock de paddy L/ 94.500 Assurance 5/ 14. 000 Matériel d'ensachage 6/ 395.800 Lntretien des locaux de stockage 27.000 TOTAL 113300 par tonne de paddy 2,287 Coût total par tonne de prudy T3-6 O l/ On évalue la capacité annuelle de la rizerie à 500 tonnes pour une durée d'exploitation de 4 mois à raison de 10 heures par jour ouvrable. Les frais d'usinage par tonne de paddy ont été calculés en fonction de cette capacité. 2/ Fuel: 2 litres/heure à 35 francs CFA/litre; lubrification: 10 pour cent. 3/ Coût annuel des réparations évalué à 10 pour cent du prix d'achat du matérie La rizerie paiera son paddy en espèces, avec des fonds empruntés à court terme à 6 pour cent d'intérêt. En raison de la rotation des stocks, il suffira au maximum d'obtenir les avances nécessaires pour financer le stockage de 300 tonnes de paddy pendant 5 mois. 5/ Assurance: 4 pour cent sur 5 mois. Les sacs contenant 80 kg de paddy coûtent 190 francs CFA/sac. Les mêmes sacs serviront pour l'expédition du riz. 7/ Coût annuel des réparations évalué à 1,5 pour cent du coût de construction. ANNEXE 9 Page 1 SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE BESOINS EN MAIN-D'OEUVRE Défrichement 1. Les agriculteurs défricheront les terres pendant leur première année de participation au projet. On estime qu'il faudra déboiser environ un tiers des nouvelles terres consacrées à la riziculture en sec. Par con- séquent, la superficie à déboiser par exploitation sera de 66 ares pour les agriculteurs disposant de matériel à traction animale, et de 40 ares pour les autres. Le déboisement nécessitera en moyenne 300 hommes-jourpar ha, c'est-à- dire 200 hommes-jour pour les exploitations dotées de boeufs de trait et 120 hommes-jour pour les autres. Les données figurant dans les Tableaux 1 et 2 ont été établies en admettant pour hypothèse que chaque exploitation disposerait au total de 100 hoimes-jour par mois et par exploitation; elles montrent que pendant la première année, les agriculteurs disposeront d'une main-d'oeuvre suffisante pour assurer le déboisement, outre le travail né- cessaire à la production des récoltes. Cultures 2. Dans les Tableaux 1 et 2 ci-après, les données relatives à la main-d'oeuvre nécessaire pour produire les cultures envisagées dans le cadre du projet ont été obtenues en analysant un certain nombre d'études effectuées dans la zone du projet et dans dtautres parties de l'Afrique de l'Ouest où les conditions sont analogues. Elles montrent qu'à plein rendement, les exploitations participant au projet disposeront d'une main-d'oeuvre suffisante compte tenu de leur importance. ANNEXE 9 Tableau 1 SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAM4ANCE BESOINS EN MAIN-D'OEUVRE Main-d'oeuvre disponible pour le défrichement: première année du projet - Exploitation avec boeufs de trait (hommes-jour) Cultures ha jan-avr ma iin l août s oct nov dé Année Arachide 1,5 106 8s 15e 30e 15e 30r 30r - 138 Riz en sec 1,1 8e 7a 24e 20e 15e 20r 12a 12a 118 Millet 1,3 10s 16s 40e 26e 20r 112 Riz en sec Sols gris 0,2 2s 5e he 2e 6r 2a 21 Cultures pota- gères et riz aquatique 0,7 los l0e 16e l0e 16r 8r 70 TOTAL CONSACRE A LA CULTURE 4,8 28 43 94 96 62 72 52 12 459 Total disponible 100 100 100 100 100 100 100 100 800 Nombre d'hommes- jour disponibles pour le défriche- ment if 72 57 6 4 38 28 48 88 341 1/ Le défrichement de 66 ares nécessite 200 hommes-jour. s -- Préparation du sol et ensemencement e -- Entretien r -- Récolte a -- Après récolte ANNEXE 9 Tableau 2 SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE BESOINS EN MAIN-D'OEUVRE Main-d'oeuvre disponible pour le défrichement: première année du projet - Exploitation sans boeufs de trait (hommes-jour) Cultures ha janv-avr mai juin j août set ot nov déc Anuée Arachide 1,2 16s 30s 22e 24e 22e 36r 32r - 182 Riz en sec 0,9 10s 30a 16e 16e 16e l7r l4r 20a 139 C,ltures vi- vr:,ères (millet) 1,2 los 30s 48e 3he 28r 150 Cultures pota- gères et riz aquatique 0,7 las 10 16e 10e l6r 8r 70 TOTAL CONSACRE A LA CULTURE 4,0 46 100 102 8h 82 61 46 20 541 Total disponible 100 100 100 100 100 100 100 100 800 Nombre d'hommes- jour disponibles pour le défriche- ment 1/ 54 0 -2 16 18 39 54 80 259 1/ Le défrichement de 40 ares nécessite 120 hommes-jour. a -- Préparation du sol et ensemencement e -- Entretien r -- Récolte a -- Après récolte ANNEXE 10 Page 1 SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE PROGRAM@E DE REFECTION DES ROUTES Situation actuelle 1. Dans le département de Sedhiou, la densité du réseau routier est suffisante (0,05 km/km2) 1/, mais son entretien est médiocre en raison de l'insuffisance des fonds. A l'exception d'une seule route bitumée à voie unique qui traverse le nord-est du district pour aboutir à Dakar, la ville de Sedhiou n'est reliée à Ziguinchor et aux autres centres provinciaux que par des routes en gravier. Les villages sont desservis essentiellement par un réseau de pistes en terre (environ 1.000 km) qui sont souvent imprati- cables pendant la saison des pluies. Un bac d'une capacité de 50 tonnes permet de traverser la Songrougrou à Marsassoum. Le bac qui relie Sedhiou à la rive sud de la Casamance est en cours de réparation mais sera remis en service en 1971. 2. La construction des routes est exécutée par des entrepreneurs pri- vés locaux sous la surveillance de la Direction des travaux publics. Celle- ci est également chargée de l'entretien des routes nationales et départe- mentales, ainsi que des pistes classées; cet entretien est exécuté en régie directe. Un crédit de l'IDA relatif à un projet routier (198-SE) a été signé en juin 1970; il porte sur un total de 2,1 millions de dollars et servira à financer: a) la construction de 78 km de routes de desserte au profit des zones de culture de l'arachide; b) les services des consultants qui seront chargés d'une étude concernant la réfection et l'entretien de routes; et c) l'achat de matériel d'entretien (1 million de dollars EU) destiné à améliorer l'entretien des routes nationales. Programme de réfection des routes de desserte 3. L'accroissement de la production agricole prévu dans la zone du projet risque de donner naissance à de graves problèmes de transport étant donné que ce surcrott de production sera acheminé sur plus de la moitié du parcours en empruntant des pistes en terre du type décrit au paragraphe 1 lf 360 km pour une superficie totale de 7.300 km2. ANNEXE 10 Page 2 ci-dessus. A l'heure actuelle, la zone du projet produit environ 30.000 ton- nes d'aracl ide; en période de plein rendement, c'est-à-dire en 1980, la quan- tité de denrées agricoles à transporter atteindra 90.000 tonnos. Il faudra également qu'en toute saison les engrais puissent être acheminés et que les moniteurs aient accès aux villages couverts par le projet. 4. Pour soutenir les efforts de développement et pour maintenir les frais de transport dans des limites acceptables lf, on envisage de remettre en état dans le cadre du proojet les pistes les plus importantes, soit une longueur totale d'environ 244 km. Ces pistes ont été choisies en fonction des prévisions relatives au développement de certaines zones déterminées de l'espace couvert par le prejet. Elles sont représentées sur la Carte No 3 et sont regroupées dans le Tableau 1 de la présente Annexe, compte tenu de leur répartition géographique. Le programme de réfection portera sur les points suivants: a) réfection de 79 km de pistes principales, dont 5 km en terrain marécageux; b) réfection de 154 km de pistes secondaires, dont 6 km en ter- rain marécageux. 5. L'aménagement de ces pistes de desserte nécessitera: a) le défrichement en surface sur 15 m2/m; b) le nivellement et le compactage sur 6 m2/m; c) le gravillonnage (15 cm de latérite) sur 6 m2/m de certains tronçons déterminés (50 pour cent de la longueur totale des pistes principales et 20 pour cent des pistes secondaires); d) l'aménagement de fossés latéraux sur 60 pour cent de la lon- gueur totale de part et d'autre des pistes; et e) le remblayage des traversées de marécages à 4-4,5 m3/m, suivi d'un gravillonnage de latérite sur 15 cm d'épais- seur avec installation de ponceaux pour le drainage. 6. Le Directeur du projet sera responsable de l'exécution du programme dans le cadre du projet. Il sera assisté dans sa tâche par l'ingénieur du projet qui établira de façon détaillée les documents techniques et ceux qui ont trait aux appels d'offres, avec l'aide de la Direction des travaux publics, et qui sera également chargé de la surveillance des travaux de construction. 1/ Les frais de transport de l'ONCAD s'élèvent à 17 francs CFA par km et par tonne sur des pistes améliorées, contre 40 francs CFA sur des pistes en mauvais état. ANNEXE 10 Page 3 Les marchés de travaux publics seront attribués par appels d'offres. Il existe plusieurs entreprises importantes exerçant actuellement leur acti- vité au Sénégal et qui seraient en mesure d'effectuer ces travaux de cons- truction ou de réfection. Les travaux devraient débuter en 1972 et dure- ront environ six mois. L'expérience acquise par la CCE dans la zone du projet au cours de son opération de 1969-71 permettra de choisir avec plus de précision les routes qui nécessitent une réfection. 7. Le coût total de ce programme a été calculé sur la base de prix courants unitaires légèrement supérieurs a ceux qui étaient proposés dans les soumissions retenues par l'IDA en décembre 1970. Il comprend une marge de 25 pour cent destinée a couvrir les frais de transport et les frais gé- néraux. Le détail en est donné dans le tableau ci-dessous: Coûts prévisionnels afférents au programme de réfection des routes de desserte En millions de francs CFA Contre-valeur en $EU Postes CoUt au lm Coet total _ corit total Pistes principales (79 km) 0,68 53,4 195.600 Traversées de maréca- ges (5 km) 2,92 14,6 53.500 Pistes secondaires (154 km) 0,38 59,2 216.800 Traversées de maréca- ges (6 km) 2,70 16,2 59.300 Total 14324 525.200 / Les chiffres sont arrondis. On évalue l'élément en devises à environ 50 pour cent du coût total. Entretien 8. L'entretien des routes de desserte du projet consistera à niveler la chaussée avec des niveleuses automotrices avant et après la saison des pluies et à procéder à des gravillonnages par endroits sur les pistes prin- cipales. Les travaux seront confiés i la Direction des travaux publics en régie directe. ANNEXE 10 Page 4 9. Le montant annuel des frais d'entretien est évalué à 50.000 francs CFA par km pour les pistes principales et à 20.000 francs CFA par km pour les pistes secondaires, soit un coût total d'environ 7 millions de francs CFA par an (25.700 dollars EU); il a été incorporé au coût total du projet de la troisième à la cinquième année. SEREGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE Coût du projet 1912-81 Pourcen- Total tage en Total Total 1972 1973 1974 1975 1976 1972-76 devises 1977 1978 1970 1980 1981 1=977-i général millions de FCFA ----~------ -----------ir llions de FOFA ~------- Services de vulgarisation 17_2_ nO_ 122,2 1121 108,6 6260 44 46,3 48, 35 304. 3M 190,0 838.3 Frais de personnel (Tableau A) 74,9 82,9 97,3 91,4 91,4 437,9 36 35,0 35,0 25,0 ?3,0 27,0 145,0 582,9 Investissements- Bàtiments (Tableau B) 63,6 10,5 - - - 74,1 34 - - - - - - 74,1 Transports (Tableau C) 9,2 0,4 2,1 6,2 4,3 22,2 95 1,3 3,3 - 0,9 - 5,5 27,7 Matériel (Tableau C) 17,2 5,8 10,6 2,3 0,7 36,6 92 - - - - - - 58,9 Exploitation et entretien BAtiments (Tableau B) 1,6 4,6 5,1 5,1 5,1 21,5 50 3,5 3,5 2,0 7,0 2,0 13,0 34,5 Transports et matériel (Tablnau C) 6,0 6,4 7,1 7,1 7,1 33,7 55 6,5 6,5 4,5 4,5 4,5 26,5 60,2 Facteurs de produtitt agrcolea 53 0 59.6 63 7_6 6127 30_9 17 167 13_9 14.0 80_4 389,7 Boeufs de trait 5,0 5,0 5,0 5,0 5,0 25,0 - - - - - - 25,0 Matériel 19,5 19,5 19,5 24,2 24,2 106,9 40 4,2 10,3 13,2 13,9 14,0 55,6 162,5 Engrais, insecticides, semences 1/ 28,5 35,1 38,9 42,4 32,5 177,4 50 13,2 8,1 3,5 - - 24,8 202,2 Usinage et stockage du riz 62 12,4 15_ 18,6 21 74.5 24. 18 _2, 612 24 68.2 142.7 Btimnts 5,0 10,0 12,5 15,0 17,5 60,0 40 20,0 15,0 10,0 5,0 5,0 55,0 115,0 Matériel 1,2 2,4 3,0 3,6 4,3 14,5 90 4,8 3,6 2,4 1,2 1-,2 13,2 27,7 Réfection des routes 164.4 164.4 Construction - 143,4 - - - 143,4 50 - - - - - - 143,4 Entretien - - 7,0 7,0 7,0 21,0 40 - - - - - - 21,0 Ouvrages d'irrigation et de drainage 2,2 2,2 5,4 7,5 4,4 21.7 30 21,7 Total partiel 233,9 328,2 213,5 216,8 203,5 1.195,9 44 88,5 85,3 60,6 50,5 53,7 338,6 1.534,5 Imprévus 2/ 25,6 48,0 26,1 30,8 32,8 163,3 T 0 T A L 259,5 376,2 239,6 247,6 236,3 1.359,2 44 96,3 92,5 67,3 56,9 60,2 373,2 1.732,4 1/ Le coût des engrais est établi sur la base des prix non subventionnés. 2/ 10% sur les achats de matériel; 15 à 25% sur les trajaux de constr*iction; 20% sur la réfection des mutes et 30% sur les ouvrages d'irrigation et de drainage pour couvrir les dépenses imprévues; 3% par an pour tenir compte de la hausse des prix. 7 avril 1971 SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE Coût du projet A. Rémunération du personnel 1971-76 (millions de FCFA) Coût unitaire Annes 1 Amnée 2 Anne 3 Ann"s 1 Amnn* 5 TotUl Devises (FCFA) Tot=al Directeur du projet 2.800.000 1 1 1 1 1 14,0 50 7,0 Agronome 6.4oo.000 1 1 1 1 1 32,0 100 32,0 Responsable de la formation 6.4oo.000 1 - - 19,2 100 19,2 Ingénieur du génie rural 6.400.000 1 11 1 32,0 100 32,0 Analyste financier 6.400.0 1 1 1 1 32,0 100 32,0 Inspecteur de la coopération 1.800.000 1 1 1 1 1 9,0 20 1,8 Responsable administratif 1.800.000 1 I 1 1 1 9,0 20 1,8 Responsable de la planification 1.800.000 1 1 1 1 1 9,0 20 1,8 Agronomes adjoints 1.500.000 2 2 2 2 2 15,0 20 7,5 Adjoints du responsable de la formati 1.500.000 1 1 1 1 1 7,5 20 1,5 Adjoints de l'ingénieur du génie rural 1.500.000 2 2 2 2 2 15,0 20 7,5 Economiste agraire 1.500.000 - - 1 1 1 4,5 20 0,9 Comptable 1.300.000 1 1 1 1 1 6,5 20 3,3 Agents de commercialisation des coopératives 1.300.000 2 2 2 2 2 13,0 20 6,5 Conseillers de gestion des coopératives 1.300.000 3 3 3 3 3 19,5 20 3,9 Agents de la coopération 800.000 5 7 10 10 10 33,6 - - Agents techniques 800.000 6 9 12 12 12 40,8 - - Vulgarisateurs 270.000 60 72 100 100 100 116,6 - - Topographes 300.000 1 2 2 2 2 2,7 - - Employés, magasiniers 250.000 2 4 6 8 8 - Total 74.9 8239 97.3 91,4 9 4 36 158,7 7 avril 1971 SENEGAL PROJET DE CULTURE IU RIZ EN CASAMANCE Coût du projet B. Bâtiments (millions de TCFA) Coût unitaire Année 1 Ani3ée 2 Année 3 Année h Année 5 Total Devises (FCFA) Unité Valeur % Total nstruction Logement du directeur 3.700.000 1 - - - - 1 3,7 30 1,11 Logement des experts 2.500.000 4 - - - - h 10,0 30 3,00 Logement des adjoints 2.500.000 9 - - - - 9 22,5 30 6,75 Logement du per'sonnel administratif 1.500.000 3 - - - - 3 4,5 30 1,35 Logement des agents techniques 1.500.000 2 - - - - 2 3,0 30 0,90 Logement des agents de la coopération 1.500.000 5 7 - - - 12 18,0 30 5,40 Bureaux 6.000.000 1 - - - - 1 6,0 30 1,80 Matériel de bureau 6.4oo.000 1 - - - - -6 7 4,80 63,6 10,5 - - - 33 .7h, 34 25,1 Itretien Logement du directeur 410.000 - 1 1 1 1 1,6 50 0,8 Logement des experts 125.000 - 4 h h 4 2,0 50 1,0 Logement des adjoints 125.000 - 9 9 9 9 4,5 50 2,3 Logement du personnel administratif 60.000 - 3 3 3 3 0,7 50 0,4 Logement des agents techniques 60.000 - 2 2 2 2 0,5 50 0,3 Logement des agents de la coopération 60.000 - 5 12 12 12 2,5 50 1,3 Bureaux et matériel de bureau 400.000 - 1 1 1 1 1,6 50 0,8 Loyers 160.000 10 10 10 10 10 8 50 4,0 1,6 4,6 5,1 5,1 5,1 21,5 50 11,0 avril 1971 UBNEGAL, PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE Coût du projet C. Véhicules et matériel (millims de EFA) Coût unitaire Année i Année 2 Année 3 Année h Année 5 T o t a i Devises T? A) Unité ValTur Total ACQUISITION Véhicules Véhicules à h roues motrices A12,000 - - ? 2 8 6,50 95 6,18 Camionnettes 5!2.o00 3 - - ? 1 6 3,25 95 3,09 Voitures particulières 330.000 9 - 9- 18 5,95 95 5,65 Motocyclettes . 0,000 19 6 19 6 19 62 2,50 95 2,38 Bicyclettes 15,000 60 1? 88 1? 88 260 3,90 95 3, Total véhicules (millions de FCFA) 9,?? O,h? 2,08 6,20 h,25 22,10 95 21,00 Matériel Treuils 180,000 60 12 28 - - 100 18,00 90 16,70 Càbles de rechange 27.000 180 36 8 - - 300 8,10 90 7,39 Pulvérisateurs 7,500 200 350 450 300 100 1.Jh00 10,50 90 9,ïJ, Total matériel (millions de FCFA) 17,16 5,76 10,68 2,25 0,75 36,60 90 32,91 TOTAL ACQUISITIONS 26,38 6,18 12,76 8,l5 5,00 58,70 92 53."); ENTRETIEN Véhicules à 4 roues motrices 550,000 h h 11 h 1,00 50 4,- Camionnettes 350.000 3 3 3 3 3 5,25 50 2,63 Voitures particulières ?20,000 9 9 9 9 9 9,90 50 h,95 Motocyclettes 25,000 2 18 25 25 25 2,33 50 2,17 Bicyclettes 3.000 60 72 100 100 100 1,30 50 0,65 Treuils 1.800 60 72 100 100 100 0,78 90 0,71 Pulvérisateurs 700 200 550 1.000 1.300 1.100 3,12 90 2,81 TOTAL ENTRETIEN 5,99 6,00 7,09 7,08 7,08 33,68 55 1C,2 7 avril 1971 ANNEXE 12 SENEGAL PROJET DE CULTURE D RIZ EN CASAMANCE Calendrier provisoire des versements 1/ Exercice TDA Versement en fin Total cumulatif des par trimeotre de trimestre versements en fin de trimestre 1971/72 (milliers de $EU) (milliers de >EU) 30 septembre 1971 néant néant 31 décembre 1971 néant néant 31 mars 1972 50 50 30 juin 1972 50 100 1972/73 30 septembre 1972 137 237 31 décembre 1972 180 417 31 mars 1973 196 613 30 juin 1973 232 845 1973/74 30 septembre 1973 310 1.155 31 décembre 1973 272 1.427 31 mars 1974 274 1.701 30 juin 1974 286 1.987 1974/75 30 septembre 1974 146 2.133 31 décembre 1974 146 2.279 31 mars 1975 158 2.437 30 juin 1975 159 2.596 1975/76 30 septembre 1975 154 2.750 31 décembre 1975 148 2.898 31 mars 1976 155 3.053 30 juin 1976 147 3.200 1976/77 30 septembre 1976 158 3.358 31 décembre 1976 150 3.508 31 mars 1977 150 3.658 30 juin 1977 42 3.700 1/ On estime que l'Accord de crédit sera signé en juin 1971 et que le crédit entrera en vigueur le 1er janvier 1972. La date de cl8ture est vraisemblablement fixée au 30 juin 1977. 3 mai 1971 SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE Rendement des cultures (tonnes/ha) Avant le projet ...........................Avec le projet.............................. Culture Année O Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5 Année 6 Année 7 1. Paddy aquatique (avec drainage) 1,0 1,o 1,5 1,8 2,2 2,7 3,0 3,0 2. Paddy aquatique (avec techniques de culture améliorées) 1,0 1,0 1,5 1,8 2,0 2,2 2,5 2,5 3. Paddy en sec (sols gris) néant 1,5 1,8 2,2 2,7 3,0 3,0 3,0 4. Paddy en sec (sols des plateaux) néant 1,0 1,2 1,h 1,6 1,8 1,9 2,0 5. Millet l/ (en graimes) o,8 0,8 1,o 1,2 1,h 1,6 1,8 2,0 6. Arachide (non décortiquée) 1,0 1,1 1,2 1,4 1,5 1,6 1,7 1,8 1/ Y compris le millet perle, le sorgho et le mais. - L'accroissement des rendements qui dev-rait intervenir de la septième à h vingtcinquième année en raison de l'amélioration des variétés et des techniques de culture n'est pas considéré comme étant imputable au projet, car on a admis pour hypothèse que des résultats amlogues seraient obtenus en l'absence du projet. ler février 1971 SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE Production de diverses cultures (Re. 8ents en tonnes/ha; production en tonnes) En l'absence du pimjet l/ Avec le projet à plein rendemnt (Année 11) Accroissement Année O Année 7 2/ Sans boeufs Avec boeufs Prod, de la pro- Rende- Rende- - Rende- totale duction Ha ment Prod. Ha ment Prod. Ha ment Prod. Ha ment Prod. (9+12) (13-6) T~ 2 ~T~~ ~~ ~~~ T To 11- 13 Arachide (non décortiquée) 7.500 1,0 7.500 7.500 1,2 9.000 3.000 1,8 5.400 5.000 1,8 9.000 14.400 5.4oo Cultures vivrières (céréales diverses) 7.500 0,8 6.000 7.500 1,0 7.500 1.500 2,0 3.000 2.500 2,0 5.000 8.000 500 Paddy aquatique 2.000 1,0 2.000 2.000 1,2 2.400 1.000 2,8 2.800 1.000 2,8 2.800 5.600 3.200 Paddy en sec - - - - 3.750 - 8.250 5.750 - 12.250 20.500 20.500 Terre des plateaux - - - - 3.000 2,0 6.000 5.000 2,0 10.000 Terre grise - - - - 750 3,0 2.250 750 3,0 2.250 1/ En l'absence du projet, 5.000 agriculteurs cultiveraient en moyenne f ha chacun. Avec le projet à plein rendement, 2.500 agriculteurs cultiveront 4 ha chacun sans boeufs de trait et 2.500 agriculteurs cultiveront 6 ha chacun avec des boeufs de trait. L'alternance des cultures est indiquée à l'Annexe 2. 2/ On a supposé que les rendements augmenteraient légèrement même en l'absence du projet. ler février 1971 F-j ANNEXE 15 Tableau 1 SENEGAL PROJET DE CULTURE D RIZ EN CASAMANCE Ventilation des recettes imputables aux importations de riz et-'à la vente du padd produit. sur place A. Ventilation des recettes imputables aux importations de riz (par tonne) Prix f.o.b. Bangkok (50 pour cent de brisures) $EU 87 Frais de transport 13 Assurance (2,45 pour cent du prix f.o.b.) 2,10 $EU 102,10 soit FCFA 27.870 Frais de déchargement et redevances portuaires 740 Droits de douane 850 Marge des importateurs 570 Prix c.a.f. livré à l'entrepôt de l'OCAS à Dakar FCFA 30.030 Frais de stockage, marge de l'OCAS 2.000 Subvention destinée à compenser les pertes des rizeries existantes 3.000 Transferts de l'OCAS au budget de llEtat 6.970 Prix de gros FCFA 42.000 B. Ventilation des recettes imputables à la vente du riz dans le cadre du proJet (par tonne) Prix du paddy à la production FCFA 21.000 Frais d'usinage et de stockage 3.060 FCFA 24.060 Prix du riz sortiedlusine 36.000 Frais de transport des rizeries aux grossistes 1.500 Marge bénéficiaire des rizeries 500 Taxe sur le riz destinée à compenser le coût du projet 4.000 Prix de gras FOFA 42.000 1er février 1971 ANNEXE 15 SENEGAL Tableau 2 PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMNCE Ventilation des recettes imputables aux exportations d'arachide Exportations d'arachide (FCFA par tonne) Aninée 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979 et suivantes Projections relativee au prix c.a,f. en Europe, arachide décortiquée 54.986 52.210 49.710 47.210 47.210 l47.210 47.210 47.210 Equivalent non decortique 41.240 39.157 37.283 35.408 35.408 35.408 35.048 35.408 Transport et assurance 6.795 6.7 6.79 . 6.79 6.795 6.79 6.795 6.795 Prix f.o.b. Sénégal 34.445 32.362 30.488 28.613 28.613 28.613 28.613 28.613 E:e-- ý=ý g «.= .-= ý lizugum Taxe à l'exportation 4.407 4.407 4.407 4.407 4-407 4.407 4.407 4.407 Taxe du contrÔle éconmigne 185 185 185 185 185 185 185 185 Taxes diversei - 96 96 96 96 96 96 96 96 Taxes applicables aux huileries 896 896 896 896 896 896 896 896 Total perçu par l'Etat 5.584 5.584 5.584 5.584 5.584 5.584 5.584 5.584 Rémunération de l'ONCAD pour services de commercialisation 3.855 3.855 3.855 3.855 3.855 3.855 3.855 3.855 Montant versé au producteur 18.300 18.300 18.300 18.200 18.200 18.100 18.100 18.000 Marge des coopératives 600 600 600 600 600 600 600 600 Versement au Fonds de stabilisa- tion du prix de l'arachide 6.106 4.023 2.149 374 374 474 474 574 TOTAux 34.445 32.362 30.488 28.613 28.613 28.613 28.613 28.613 Note: Les recettes de l'industrie du traitement de l'huile n'ont pas été comprises. 1er février 1971 SENEGAL ANNEE 16 Tableau 1 PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE Budgets des exploitations Frais de production à plein rendement A. Coûts variables par ha Arachides Cultures vivrières Paddy --------- --- FCFA)------ Semences 1/ 1.700 300 1.000 Engrais 2 N 700 500 2.600 1.800 h.000 2.800 P 5.400 - - - 2.000 - K 1.900 1.100 - - 1.500 1.200 *9~0 1~600 2.600 1.800 7100 ..0~0-0 insecticides 1.000 -1.500 Sous-total 10.700 4.300 2.900 2.100 10.000 6.500 B. Coûts fixes par exploitation dotée de boeufs de trait (âaran) Coût Durée de vie Versement annuel Matériel (intérêt 5%) Cultivateur Arara 25.000 5 ans 5.775 Semoir 14.000 " 3.235 Charrette 3/ 9,350 " 2.160 11.170 Paire de boeufs / 20.000 4.620 15.790 Entretien du matériel, alimentation des boeufs et soins vétérinaires (par an) 2.000 Total 17.790 Notes: (1) prix total; (2) prix subventionnés ANEXE 16 Tableau 1 (suite) 1/ Arachide: 100 kg à 17 FCFA/kg.;::..:. cultures vivrières: 20 kg à 15 FCFA/kg; paddy: h0 kg à 25 FCFA/kg 2f N = sulphate dlammonium ou urée à 90 FCFA/kg de N prix total et à 60 F62A/kg prix subventionré. P = phooephate tricalcique à 8 FCFA/kg prix total. Gratuit en cas de subvention. K = chlorure de potassium à 20 FCFA/kg de K20 prix total et à 12 FCFA/kg de KoO prix subvntionné. 3/ Les char:ttes seront achetles pendant la quatrième année, à raison de une pour quatre ag-riculteurs. hf Cinq annuités seulemeït sont prévues sous cette rubrique,car à la fin de la cinquième année, les boeufs en question seront vendus pour le prix dtachat dtune nouvelle paire de boeufs non dressés. 1er février 1971 ANNEXE 16 Tableau 2 SENEG AL .xYT DE CULTU RE DU RIZ EM AN Budgets des exploitations Avant le projet (Année d'exploitation 0) Effectifs de la famille: 7 Superficie cultivée: h ha (4 unités de travail) Pes de boeufs Super- Rende- Produc- Consom- Produc- Prix Revenu Frais de Revenu Cultures ficie ment tion brute mation 1/ tion des- brut produc- monétaire tinée à la tion 2/ not vente (ha) (t/ha) (tonnes) (tonnes) (tonnes) (FCFA) (FCFA) (FCFA) (FCFA) Cultures en rotation - Arachide 1,5 1,0 1,5 0,2 1,3 17,5 22.750 2.550 20.200 - Cultures vivrières }/ 1,5 0,8 1,2 0,8 0,h 1,0 5.600 2.250 3.350 - Jachère - - - - - - Cultures sans rotation - Paddy aquatique 0,h 1.0 0,h 0,2 0,2 21,0 h.200 400 3.800 - Cultures potagères 0,6 - - - - - - - Total .. h,0 27.350 1/ Sur la base d'une ration de 50 grammes de céréales et 85 grames de graines oléagineuses par tête et par jour (y compris les pertes),auxquels il faut ajouter les cultures potagères (manioc). 2f Main-d'oeuvre familiale exclusivement, prix de revient nul; sans utilisation d'engrais, ne comprend que le coût des semences. ' C'est-à-dire le millet perle, le sorgho et le mais. / Sans établir de distinction entre le paddy aquatique et le paddy cultivé sur les sols gris ayant une nappe phréatique proche de la surface. 1er février 1971 S E N E G A L ANNEXE 16 Tableau 3 PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCi; Budgets des exploitations A plein rendement (Année d'exploitation 7) Effectifs de la famille: 7 Superficie cultivée: 5,8 ha (h unités de travail) Superficie cultivée Pas de boeufs par an: h,O ha Super- Rende- Produc- CMnuem- Produc- Prix Revenu Frais de Revenu Culture ficie ment tioen brute mation 1/ tion des- brut produc- monétaire tinée à la tioen / net vente (ha) (t/ha) (tonnes) (tonnes) (tonnes) (FCFA) (FCFA) (FCFA) (FCFA) Cultures en rotation - Arachide 1,2 1,8 2,2 0,2 2,0 17,5 35,000 5.160 29.8hO - Paddy rplâeaaux) 1,2 2,0 2,h - 2,h 21,0 50.400 7.800 h2.600 - Cultures vivrières 1/0,6 2,0 1,2 0,8 O,h 14,0 5.6oo 1.260 h.3ho - Jachère 1,8 - - - - - - - Cultures sans rotation - Paddy en sec .terre grise) 0,3 3,0 0,9 - 0,9 21,0 18.900 1.950 16-950- - Paddy agnatique 0,h 2,8 3/ 1,1 0,2 0,9 21,0 18.900 2.600 16.300 - Cultures potagères 0,3 - - - - - - - - Total.... 5,8 110.030 Voir Notes 1 à 3 de la page 1. Y compris le coût des semences et des engrais aux prix subveaticSnés. 3/ Dont la moitié avec drainage amélioré. 1er février 1971 ANNEXE 16 EN E G A L Tableau16 PROJET DE CULTURE lu RIZ EN CASAMANCE Budets des exploitations A plein rendement (Année d'exploitation 7) Effectifs de la famIlle: 7 Superficie cultivée: 9,0 ha (4 unités de travail) Superficie cultivée Avec boeufs par an: 6,0 ha Culture Super- Rand- Produc- ConsSn- Produc- Prix Revenu Frais de Revenu ficie ment tion brute mation j/ tin des- brut produc- monétaire tinée à la tion 2/ net vente (ha) (ha) (t/a ) (tannes) (tonnes) (FOFA) (FCFA) (FCFA) (FCFA) >turýýeý An rotation 2,0 1,8 3,6 0,2 3,4 17,5 59.500 8.600 50.900 - Paddy en sec (plateaux) 2,0 2,0 4,0 - 4,0 21,0 84.000 13.000 71.000 - azres vivrières L/ 1,0 2,0 2,0 0,8 1,2 2/ 14,0 16.800 2.100 14.700 - ere 3,0 - - - - - - - - ýs rotation - any an sec 0,3 3,0 0,9 - 0,9 21,0 18.900 1.950 16.950 ýt,erre grise) - Jzy aquatique 0,4 2,8 1,1 0,2 0,9 21,0 18.900 2.600 16.300 - Ca-ures potagères 0,3 - - - - - - - - Total........... 9,0 169.850 Moins cocts fixes..... - 17.790 Total........... 152.060 1/ Voir notes page 2. 2/ Y compris le coût des semcs et des engrais aux prix subventionnée et les dépenses d'utilisation des boeufs. 3f P:-incialement du mafs. 1er - 1971 1 Tableau, 1 . ut 4m ... emp loin do ) - o lice ibone etane"Ã 1972 1973 1974 1975 196 1977, 19798 1979 1980 981 9 1983 184 1985 1986 1987 1908 19 1990 1991 1802 993 1994 1995 Reosources Crédit de '11IDA 206,4 316,3 169,2 168,1 167,5 - - Røbourseents &~enant des agriculteurs Prøta l aourt terne 1/ 13,3 17,6 20,6 22,8 22,8 1,8 ',2 2, -.. Pr6ts å myn terme - 4,9 9,8 14,7 2c05 2, 23., 20, 18,4 14. l 1 10,1 9, 1,0 ,3 1,3 9,1 9,3 9,3 9,3 9,1 9,3 9,3 9,3 Intårft 0,8 2,6 4,5 6,6 9,7 10.2 39 9,9 9,1 8,5 8,5 8,8 8,8 8 8 8,8 8,8 8,8 9,8 8,8 8,E 8,8 8,8 8,8 Produit de la taxe sur l'arachide 2/ 0,8 3,6 7,0 11,2 15,4 19,5 25,9 25,7 27,6 29,6 , 30,2 30,2 30,7 30,2 30,2 30,2 30,2 30,2 30,2 30,7 30,2 30,2 30,2 Tranfert emm~t du Fonds de stablij- satio de l'arachide 2/ 0,9 3,3 2,7 0,7 1,0 1,7 1,9 2,6 2,9 3,0 3,1 3,1 3,1 3,1 3,1 3,1 3 1 3,1 3,1 3,1 3,1 3,1 3,1 3,1 Produt de la taxa sur la vents du ri 3/ 1,6 5,7 12,7 22,7 !,2 48.0 ý1,2 76,1 84,0 88,4 ,,0 90,0 90,0 90,0 90,0 90,0 90,0 90,0 90,0 90,0 90,0 90,0 90,0 90,0 Total 225,8 354 0 2265 246,8 .27 1 113, 123,5 136,6 1420 1_43, 2 G 141,9 141.9 . , 141,1 -,,4 4 1 4 4 141,4 _41 141 4 141 4 141.4 Røvlois Subventions relatives aux engrais 4/ 13,2 30,7 49,1 68,7 78,2 C3.7 86,6 88,0 88,0 88,0 e,10 88,0 88,0 88 0 88,0 88 0 88,0 88,0 88,0 88,0 88,0 88,0 88,0 88,0 Facteurs de production agricole Salsonniers 5/ 15,3 17,6 20,6 22,8 22,8 7,8 5,2 2,2 - . - - - - - - - - - Boeuf et matXriel agricole 24,5 24,5 24,5 29,2 29,2 4,7 10,8 13,3 12,6 13,8 14,0 14,0 14,0 14,0 14,0 14,0 14,0 14,0 14,0 14,0 14,0 14,0 14,0 14,0 Ponctionnement du projet 6/ 175,3 1.8,6 135,4 131,0 127,0 70,4 66,2 45,6 37,3 30,6 1,4 1,4 1,4 1,4 1,4 1,4 1,4 1,4 1,4 1,4 1,4 1,4 1,4 1,4 RWfection des moutes 7/ - 93,2 4,5 4.5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 45 4,5 45 4,5 4,5 4,5 4,5 4,5 iPrnvus 25,6 48,0 26,1 30,8 32,8 7,5 7,0 6,5 6,5 5,0 - - - - - - - - - - - - - Total 253,9 .33,6 260,2 _7 ,5 78.6 180 03 1601 148,9 141,9 1,,9 107.9 107,9 109 179 9 107, 10707 1079 ,9 107,9 107,9 1079 107,9 1079 Sold* net avant dåduction du service de la dette (28,1) 21,4 (33,7) (4 0,2) (2-,,5) (65,0) (3,8) (25,5) (6,9) 1,7 ',7 34,0 34,0 33,2 33,5 33,5 33,5 33,5 33,5 33,5 33,5 33,5 33,5 33,5 Service de la dette - IDA 0caiaon de nervico - 1,5 3,9 5,2 6,4 7,7 7,7 7,7 7,7 7,7 /,6,2 7,55 7,47 7,4 7,3 7,24 7,16 7,08 7,01 6,93 6,70 6,47 6,24 6,0 Rabourent - - - - - - 10,2/ :,,1 10,27 10,27 10,27 10,27 10,27 10,27 10,27 10,27 30,82 30,82 30,82 30,82 30,82 Total du service de I. dette - 1,5 3,9 5,2 6,4 7,7 1,, /,7 7,7 17,97 13 17,82 17,74 17,67 17,57 17,51 17,43 17,35 17,28 37,75 37.52 37,29 27,06 36,82 Solde ot (28,1) 19,9 (37,6) (45,4) (3.,9) (72,7) (64,5, (31,2) (1,6> (16,17 , 16,i 16, 15,5 16,0 16,0 16,0 16,2 16,2 (4,25) (4,0) (3,h) (3,5) (3,3) Solde cuulå (28,1) (8,2) (43,8) (91,2) (122,1) (194,8) (259,3) (290.5)(305,1) (321,4) ,, ,,6) (289,4) (273,1) (?57,. (241,6) (225,6) (209,6) (193,4) (177,2)(181,5) (185,5> (189,3) (192,8) (196,1) 1/ Reboursenent des faeteurs de productim saisonniers 2/ Voir Annexe 15 3/ Perception de 4 francs CFA sur chaque kg de riz vendu par les rizeries du projet. / aprås la quantitå d'engrais utilee par les agriculteurs partjcipant au projet; luir Annexe 17, Tableau 1. 5/ aa n'a relevd pour chaque -mae que l'acerossement correspoudent des facteure de production saisonniers, étant donne que tous les pr@te å court term seront remboursås en coars d'ande; pour len aontanta cumulés, se reporter å 1'Annexe 17, Tableau 2. Cependant, tous les intårte varede en réindratian de prite A court terne out été inscrits somm la rubrique "remboursementa éanant des agriculteurs". 6 lest-A-dire le coft dec sarvices de vulgarisation net de li pt sur le revenu payé par le personnel (8 pour cent par an en moyenne), des frais dlusinage et de stockage du riz, et du coft dms travaux d'irrgation et de drainage. 7/ Net des ipets iata sur le »atÅriel et le oarburant (35 pour cent du caet total i l'exclusicn des imprévus). 22 f6vrier 1971 SENEGAL ANNEXE 17 PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE BESOINS DE FINANCEMENT A COURT TERME ET A MOYEN TERME (Millions de francs CFA) 19y~ 195 176 1977 1978 1979 1980 1981 1982 19b3 Court terme I. A des prix subventionnés: a) accroissement ænuel 15,27 17,57 20,58 22,81 22,81 7,76 5,92 2,61 - - . b) nontant cumlå (15,27) (32,86) (53,1?) (76,2 3) (99,oh) (106,80) (112,02) (11)j,18) (11h,18) (1148) (1,h,1R) (11h,18) I. A des prix non subventionnés: c) accroisseænt anuel 98,65 35,14 38,90 12,3 32,53 13,20 8,o 3,56 - d) montant cumuld (Th,6) (6,59) (102,h9) (1hh,92) (1ý4,92) (177,45) (190,55) (198,64) (202,20) (202,20) (202,20) (202,20) Total des subventiæs d) - b) ]3,1 30,75 h9,07 68,9 78,U?1 83,75 86,62 88,02 88,02 88,02 88,02 88,02 Moyen terme cultivateur (25.000x500) 4,,0 , 1,5 r,5 - ý, 6,5 8,7 9,5 9,5 9,5 semoir (14^. 500) 7,n 7,- 7,0 7,u 7,n - 2,1,1 3,9 3 4,0 ',0 tamds (20.000x250) 5,0 5,0 5,0 5,0 5, - - - charrette (37.400x125: å partir de la 4e anée) - ,7 ,7 -,7 4,7 h,7 - 0,4 0,5 0,5 e) Total 2,5 2!L,5 2h,5 29,2 29,? 4,7 lo,d 13,3 12,6 13,o 14,0 1h,O Remboursemnte émanat des agriculteurs prte å court terme 15,27 17,57 20,58 '.1 92,81 7,76 5,22 2,16 - - prts å moyen terme - 4,90 9,80 1J479 20,54 26.38 23,36 20,62 18,38 16,12 .10,1h 10,1 Total (15,27) (2?,4?) (20,38) (27,51) (43,35) (34,1j) (28,58) (22,78) 1/ 1984: 9,82 millims; 1985: 9,02 millions; 1986 et suivantes 9,30 millions. 22 £fvrier 1971 ANNEXE 18 SENEGAL PROJET DE CULTURE IU RIZ EN CASAMANCE CALCUL IU TAUX DE RENTABILITE ECONOMIQUE 1. On a adopté les hypothèses suivantes pour le calcul du taux de rentabilité économique tel qu'il apparait dans le Tableau 1 ci-après: a) Il faudra sept ans pour mettre au point un plan de rotation des cultures et pour accroître les rendements conformément aux prévisions; en conséquence, les derniers agriculteurs à prendre part au projet atteindront le rendement maximal au cours de la onzième année suivant le début du projet; b) les avantages découlant du projet sur le plan économique seront répartis sur une durée de 25 ans; c) le coût de la main-dfoeuvre familiale a été considéré comme nul et celui de la main-dfoeuvre saisonnière nécessaire au moment des récoltes a été déterminé en fonction des rémuné- rations payées à l'heure actuelle dans la région; et d) on a compris dans le calcul des avantages le produit de la taxe à 1texportation perçue sur les arachides cultivées dans le cadre du projet ainsi que le montant net des recettes du Fonds de stabilisation de l'arachide. En effet, le prix versé aux agriculteurs en rémunération de l'arachide est inférieur au revenu net que les exportations de ce produit procurent à l'économie, même si lIon exclut totalement les recettes des huileria 2. Une étude de sensibilité a été effectuée en fonction a) de liac- croissement des rendements escomptés pendant la période de développement; b) de la superficie des terres nouvellement défrichées; c) du nombre d'agriculteurs participant au projet. Les résultats obtenus en faisant varier ces divers paramètres figurent au Tableau 2 ci-joint, et sont résumés ci-dessous: - une diminution de 10 pour cent du rendement du paddy sur les plateaux abaissera de 1,8 pour cent le taux de rentabilité; - une diminution générale de 10 pour cent du rendement de toutes les cultures produites dans le cadre du projet abaissera le taux de rentabilité de 3,3 pour cent; - une réduction de la superficie de terres nouvellement défri- chées staccompagnerait d'une réduction de la superficie cul- tivée par exploitation; une diminution du nombre des culti- vateurs participant au projet aurait le même effet. Un abais- sement de 10 pour cent de lun ou lautre de ces deux facteurs réduirait le taux de rentabilité de 1,7 pour cent; ANNEXE 18 Page 2 - une baisse de rendement de 20 pour cent de toutes les cultures combinée avec une diminution de 10 pour cent de la superficie cultivée se traduirait par un taux de rentabilité de C9,7 pour cent. SENEGAL PROJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAN&CE CALCUL DU TAUX DE RENTABILITE ECONOMIQUE SOLDE DES COUTS ET PRODUITS IMPUTABLES AU PROJET .------------------------------ - .-..---------..--------------------Anés --- ------- ------- NCbr d'agrieultour participant 1 2 3 l4 5 6 7 8 9 10 1-25 M enu destie la vente1/ 1.000 2.00M 3.000 4.ooo 5.000---------------------------- --- ------- - - Unité A. Avec le pro:et Arachidetonne 1.650 3.650 5.900 8.300 10.850 11.900 12.800 13.45o 13.950 14.300 14.400 Cultures vivrières a 1.150 2.250 3.400 4.500 5.800 6.000 6.600 7.050 7.550 7.850 8.000 Paddy (n me) a hoo 1.300 3.000 5.600 8.500 11.150 13.1450 14.950 15.550 15.850 16.ooo Paddy (terres grises) . 300 750 1.400 2.200 3.100 3.700 I4.150 4.400 4.500 4.500 4.500 Paddy (aquatique) . 300 900 1.600 2.1joo 3.4oo 4.200 4.700 5.200 5.500 5.600 5.600 B. Sans le projet Arachide n 1.500 3.000 b.650 6.300 8.100 8.400 8.700 8.850 9.000 9.0oM 9.000 Cul*,rea vivrières n 1.200 2.400 3.750 5.100 6.600 6.900 7.200 7.350 7.500 7.500 7.500 Paddy (aquatique) 400 800 1.240 1.680 2.160 2.240 2.320 2.360 .400 2.400 2.400 Accroissement (A - B) Archide . 150 650 1.250 2.000 2.750 3.500 .4.100 4.600 4.950 5.300 5.400 Cultures vivrières s (50) (150) (350) (600) (800) t800) (600) (300) 50 350 500 Paddy 600 2.150 4.760 8.520 12.840 16.810 19.980 22.190 23.150 23.550 23.700 C. Prix 2/ achIde FCFA/Ig 18,3 18,3 18,3 18,2 18,2 181 18,1 18,0 18,0 18,0 18,0 Cultures vivrières 14,0 14,o lZ,O 14,0 14,5 Il, 5 14,5 15,0 15,0 15,o 15, o Paddy 17,0 16,8 16,6 16,4 16,2 16,0 15,8 15,6 15,5 15,5 15,5 D. Valeur de l'accroissement railions de FCFA 19700 16773 246146 nî 2,7 ý f *' 71,21 I2E '~ ~~97,20 Cultures vivrières n (0,70) (2,10) (f,90) (8,40) (1,60) (11,60) (8,70) (4,50) ,755 Paddy 11,22 36,12 79,02 139,73 (208,01) 168,96 315,68 346,16 358,83 365,03 367,35 E. Accroissement de cotte 1ag.odctin 18.90 _43.70 ..60 117.40) làllg 18310 2-.20 210.90 27, 218.70 UL7 Codte de production avec projet n 2h,10 54,10 97,10 140,00 190M. 213.50 231,90 2143,00 250,ko 251,10 251,20 nos projet . 5,20 10,40 16,50 22,60 29,10 30,40 31,70 32,10 32,50 32,50 32,50 F. Produit net po s P. les (.63> 2.2 16.hs 50.33 85,.16) 171 10.9 213.56 207 ag:riculteurs (-).Q _2.22 ,16a176 83.92 2U9 92i G. Produit des xprtations darachide / 1,75 6,89 9,67 11,92 16,38 21,20 24,84 28,33 30,48 32,64 33,25 H. Produit net utable au1 p.07 622 5 85.83 241,89 26LM 279,62 286.60 I. Cod1s du projet 5/ 200,30 232,50 157,20 153,90 149,30 59,40 60,90 44,30 43,00 34,30 9,00 J. Solde net (i - (24.8) (223,39) (131.13) (9165) (47,76) 99-4i 1M493 197.59 218.26 245.32 277.60 Taux de rentabilité économique - 18,5X i/ Déduction faite de la consommtin alimentaire des familles. C/ Projection des cours mndiaux convertis en Prix A la production. 3/ La rubrique "avec projet" tient co te & la fois des coûts variables (smences, insecticides et engrais à des prix non subventionnée) et des coûte fixes (amrtiomment des boeufs de trait et du matériel A traction animle). Sur les 1.000 agriculteurs participant chaque année au projet, 500 utiliseront des boeufs de trait et du matériel agricole> 250 achèteront leurs boeufs de trait à crédit et 250 les prélèveront sur les troupeaux de leur vilage. Les coûte de production "ave projet" comrennent aussi une provision pour le paiement de la main.dIoeuvre pendant la récolte, soit 2.000 franco CFA/ha pour toutes les terres consacrées à la culture du paddy en sec lornque la superficie par exploitation est supérieure à 1 ha. Le coût de la main-d'o.ur familiale est considéré comne nul. 4/ Taxes diverses de 'Etat, plus l'excédent net du Fonds de stabilisation des prix de l'arachide (voir Annexe 15). 3/ A l'exclusion des facteurs de production agricole cmuptabilisés mous la rubrique E (cots de production) et des somes investies dans la construction des rizeries. Comme la réfection des routes bénéficiera à tous les agriculteurs de la région, la moitié du coût seulement a été imputée au projet. 1er fémrier 1971 ANNEXE 18 Tableau 2 SENEGAL PRJET DE CULTURE DU RIZ EN CASAMANCE CALCUL DU TAUX DE RENTABILITE ECONOMIQUE Etude de sensibilité Baisse de Baisse de Diminution de Baisse de rendement rendement de rendeernt de 10% de la de 20%; diminution 10% du paddy 10% de toutes superficie de 10% de la super- Année en sec les cultures cultivée ficie cultvée Solde net des coûts et produits afférents au projet millions de francs CFA- 1 (4,58) (5,21) (4,27) (6,93) 2 6,91 h,52 8,20 (0,98) 3 21,07 16,37 23,46 h,06 h 53,05 45,48 56,02 22,h8 5 87,74 76,90 91,39 59,43 6 141,01 126,74 142,92 78,78 7 184,53 167,71 185,25 109,01 8 218,59 199,45 217,70 132,82 9 237,16 216,4o 235,13 145, 1 10 255,06 233,06 251,66 158,54 11-25 261,80 239,40 257,94 163, 44 Taux de rentabilité: 16,74 15,23 1.6,77 9,69 1/ Le coût du projet restant le même. MAP t SENEDAL M A U R I T A N I A ''''0~Y CASAMANCE RICE PROJECT Podor MAUfRITAIA - LOCATION MAP N --ntenaioal boundories --Regional boundories 01, - Departmental boundaries R E G O N E * National copital PR Regional capitals O NIGERIA S Dep ntal capitals SIERRA tdw - Rivesm Intermittent streams \ - D rtm ent of Sedhio u -G---I DA.EtY Terres neuves proposed projec \ .L.N 0uga ( ~tam R/E G 0 0 N Kebeme L nguere \ k~ 1 OF rI Atlantic R E G O N T ooe 0 U R B E- L REGlON OF i- -'-sI'OuR Lx Mbafckes k WA0 jOiourpel Ocean \Fotick,,1 R E G I OI O F S N E - A L 0 U > N- R E Gl/ O N O F M A L I ound ck OKoffrine Nioo Tambocounda s E SJ E G A L - G A SOR l E NT A L R E G l O O C A S. A M A N C E 0 0 s o0 !9 60 -K. bRinalO ý1r I,- , i~~N 11'11-r-ý ?- Klorele Kedougou CAP SKIRRING p O R T U G UE S E G IN E A G U N E 2' JANUARY 1971 IBRD 3256 MAP 2 0 .0 ..... 0 SENEGAL MAU Am$LES M Ao0is 25 CASAMANCE RICE PROJECT KOMTS\\ Proposed Development Area , ' E N E G A L PROJECTS 11/OPERATON, 1970, 0~ S LIRoinfed S,,,mp Bononos GASlIAoF*9tt~....-.Ric Rice G A M B I A CCESATEC) R d I O, - Chinese FED(ILACO) G U N Cch s,gn appr, Shk -- International boundories - .Departmental boundanes intermie streams -Swamps -- - -Poved roods -- - - Gae,rOads Forest reserves -13-dadjou 13 9Ru Saunrour- Å. end - hi u guère -]Z30' r-¢ --- -P O R T U G U E S E G U l N E A J 16 I5330 ANUAY 10 ÍÕFD¯i. 긔
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Senegal - Casamance Rice Project : Sénégal - Projet de Culture du Riz en Casamance
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