PROPOSITION REYISEE DE SI'RATEGIE DE LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSE DANS LA ZONE D' OCP ANNEE 1987 Le plan de lutte antivectorielle d'OCP pour 1987, accepté en 1986 par Ie CCE et Ie ccP comporÈaic.Ie traitement larvicide aérien des zones suivantes (carte No.1) : a) I'aire initiale du Prograrnme; b) la zone d'extension sud (phase V); c) les phases vr.1 et v.2 de Ia zone d'Extension ouest pendant toute lrannée; d) la phase vr.3 pendanE la seule période de réinvasion. En 1988 la couverËure insecticide se serait étendue à 1a phase VII eE la phase VI.3 aurait été couverEe rouEe 1'année. La stratégie reposait sur 1'emploi alEerné ou simultané des cinq larvicides opérationels avec un large recours à ItAbate (téméphos) en pârticulier dans les zones drextensions. Depuis juin sonE intervenus; 1986, date drétablissement du pran draction, deux faits majeurs - 1e budget al1oué en décembre par le CCP ne permet plus drentreprendre 1es opérations prévues. Par rapport aux besoins du plan draction, i1 manque un déficit de 22 à 28 7. qui ne peut être eomblé à partir dféconomies inÈernes exclus ivement - Ia résistance au téméphos qui srest considérablement étendue fin 1gg5 - début 1986 (cf carte No.2) est maintenant en voie de gênêralisation rapide ; elle a en particulier gagné le coeur de lrExtension Ouest (Guinée) avant tout traiEement, et elIe affecte dorénavanÈ pratiquement toutes les espèces du complexe vecteur. Plusieurs conséquences en découlent : - 1es opérations anEivectorielles dites de "nettoyages" de basses eaux qui furent praEiquées avec succès au début de ltapparition de la résistance ne sont plus rentables à une rel1e êchelle , avec I'arsenal dorénavant réduit des larvicides opérationnele, iL est impoe- sible de maîtriser lrexpansion géographique de l-a rêsist.ance et lee coûte de EraitemenËs des zones d'extensioq5seraient prohibitifs, particuliètement À lrouest i Page 2 considéranÈ que Ie développement, de nouveaux larvicides plus performants est hauÈement impr"bable à court terme il ntest plus réaliste dtenvisager les extensions terriÈoriales d'OCP sur une base exclusivement antivectorielle. La stratégie de remplacement proposée par OCP pour L987 comporte - en priorité absolue, le maintien au niveau acÈuel de la protection anEivecEorielle dans 1a zone initiale du Programme, y compris le haut bassin du Sassandra en Guinée, par utilisation séquenEielle des larvicides existants; 1e traitemenE saisonnier (aux basses eaux) et sélectif des sources présumêes de réinvasion situées en Guinée (haut bassin du fleuve Niger) et aux confins ghanéo-togolais ; Ie maintien après optimisation du réseau acËuel de surveillance dans la la zone initiale etrdans 1es zones dfextensions, 1e maintien dtun réseau minimtuu dréva1uaËion et des infrasËructures existantes t Cette sEratêgie, mise en oeuvre dès mars L987, ntest pas sans inconvénients : le coût drutilisation des larvicides de remplacement étant considérablement accru, cette stratégie est conditionnée par la mise en place rapide de crédits additionnels, sous peine de devoir arrêter soit le traitement des zones drextension dès mai prochain, soit Ie traitemenE de la zone initiale dtOCp durant 1a prochaine saison des pluies ; les zones d'extensions ne seront pas effectivement proÈégées contre Ia transmission; les possibitités drallègement des traiÈements et de 1tévaluation en zone centrale sont très limitées en 1987 et le calendrier de dévolution de ces activiEés est remis en cause. CeEte sÈratégie offre néanmoins les avantages suivants la protecEion de 1a zone centrale drOCP sera assurée jusqu'à Lrextinction chez lthormne d'un réservoir parasitaire épidémiologiquement dangereux, extinction aEtendue pour les 2-3 prochaines années i page 3 la protection sera étendue aux zones dtOCP jusqutà présent réenvahies , si cett.e protection est avérée, une certaine réduction des activités de luÈÈe antivecEorielle eE évent.uellement de surveillance entomologique sera envi- sageable en zone centrale à partir de 1988 ; cette option est la seule qui permette une activité opérationnelle dans les pays des zones d'exEensions i i1 n'y a pas d'incompatibiliEé avec lrintroduction ultérieure d'une stratégie fondée sur 1'utilisation de médicaments filaricides ; - Vis-à-vis des extensions cette stratégie est très en retrait par rapporÈ au plan draction originel, mais elle correspond au maximum de ce quril est concevable drentreprendre dans le contexte technico-financier acÈuel, même si une rallonge budgétaire supérieure au coût de cette option vient à être allouée à OCP. La lutte antivectorielle devra âtre doublée dès cette année drun effort de recherche sans précédent sur 1es possibilités d'utilisation opérationnelle de 1'Ivermectine à grande éche1Ie : étude des risques dreffets secondaires en campagne de masse, et de I'impact de ceÈEe chimiothêrapie sur 1a transmission, en fonction du conEexte entomologique eÈ de 1a couverrure médicamenÈeuse. Si ces études sont concluantes, lflvermecÈine pourrait être disponible pour utilisation en campagne de masse à llissue des deux prochaines années, ctest-à-dire lorsque 1es traitements larvicides en zone centrale pourront être interrompus sans risque de recrudescence généralisée de 1a maladie. Dans cette zone lrlvermectine servirait alors à neutraliser dréventuels foyers de reviviscences, de persistances locales ou d'importation de la Eransmission. Dans les zones d'extensions, 1'IvermecEine pourrait dans un premier temps se substituer à Ia lutte antivectorielle pour le traitement des sources de réinvasions, puis être utilisée dremblée conme seul moyen de LutÈe contre lionchocercose dans les autres foyers. page 4 Dans tous 1es cas, dans 1es zones dtextensions, la distribution drlvermectine nécessiEera une évaluation enEomo-parasicologique de ltimpact du microfilaricide sur 1a transmission onchocerquienne : cela justifie le maintien dans les zones drexEensions des infrastructures actuelles drévaluation, qui pourraient aussi servir de support logistique pour la diffusion du médicament. Au moyen de jours grâce à 1a cetEe sÈratégie de rechange, en lrabsence de filaricide et tou- seule lutte eJxtlVeotorielle, le Progranune pourra atÈeindre ses objec- initiale (à 1'exeption des zones réenvahies) dans 1es délais qui impartis (15 ans). cifs dans sa lui ont été zone Avec f inEroduction de lrlvermectine et peut-être dtun microfilaricide ce résultat sera conforté par la prévention <le toute recrudescence dans la zone initiale, eE par 1a protection des zones rêenvahies ainsi que des zones drextensions. Annexes Carte No. I (p1an draction originel) Carte No.2 (Extension de la résistance) Carce No.3 (Plan draction revisé) Document sur lrextension de Ia résistance E1éments de stratégie drutilisation de 1'Ivermectine à OCP. \--._----- ,{ L a .2 o \ 'ti ., t- I I l r'" 'o )) \ t îCD .j\ ( t Oo og + Itl9o Ora 8 c E + F- 0o \o 0o§ + È Dog §- 0o §r 00 Do tt. Oc CT + §- æq + a Êld 14ZooH 14 U)dz<ÊlÊ{HcoX trlt{!É rdF!trH&oz[&H b) <l' <o L) l-{(âHr<tùûE r,lHÊ{ t-{ ())<Èzo rtÉ()tst-. zÉooc) tL 0og + I I I 7 o + r\ @ Êq 0{ È{o zo|.{ t< É À tddÀ rd() zH U) @ rê Or ha zo l-1t{, ü À È1& Or ot{ üol{ü * + aÉoHQ rIJ zz tn Èl() z É{ U) F-l a f''1 x. u') o =ê. kl ülF Ê.o zat-{F co Hd É< aH o \ % § t + .§' a.iÎ lli ov bI ,Z I o .,..\ ri, t a P i.,"".. i I I a I + \ I I + I \ + i + I - Z ( ç t( tge Oilt + \-.--* 6I o \ ri .a '-a t-. t, 'ô )\ \ r" -'\'\.! I' a + + I I :(r) . l. /l a- - \ ( I a + r\ @ o\ F{ Éotr aHzg H Èlü E{ ho z sÈ âtrlt> H. ftlü + .*. + t\ I fttrt€ * é OCP RRIDFING N0T&-(n/t/at) S pread of resistance rd:: the wcst in Ba in wl h he ln men t Impl ica tions for OCP S the We tern Ext lon the I 1 2 '',.,,,..:.,j; The Long Term strategy.for @P, as werr as the 1987 plan of Action developu4i''.:::::ii;. from that strategy, are all based on the use of temephos as a larvicide, althou6h roser-'',atlons were arways exJrressed, concerning the possrbility of reeletance occurlng. up till the end of 1985, resistance* in the uestern &tension was rimiteci to the sankar;r,i l,asr' orr the extrer,e eastern ecl6e. LVen *rere, I\ . t. H14 ;-t'nd pcnne tltrin treatrnents seemecl to lrave been successl'ur in renoving the rr.sista-nt nonLtl:1ii n- r^.t iF^..--.t..-- _:..q y4v rcrrvirlgi ûl/rrrü_À or reSj,StirnCe tO the VeSt. Àt t[re same time, within thr-'existiqç l)rog}'a,'urrc Âru.irr re::istance existed in tlie Niger Rlver at Bamako, and i ts af f ruent flre ]lani. strenuous elforts wero belng made to erirnlnate ttrese popurations, but they were not r0o% succesoful ' and northerly harmattan wincle perrnit ted. rnigration southwarcl . Thu's, in mtd-January 1gB7' resistance to tenrep60s was detected by su^sceptibi 1i tÿ tes ting in the i\riro River, wrrere the prod.uct had never boen usred by ocp. rn ear)y February, this llas confirmed; and resistance wa:r itLso forrrrd jn Lhe Ntanclan Illvcr r'urther west, and onco q3aln 1n the sankarani Rlver' A strong tend'ency towarcl resistance was also observed 1n t):e Nlger River itself , near Kouroussa, Jlo }on upstrearn of Bamako. onry the Baré, I'ra['ou, and rinkrsso lüvers showed no change in suscepti- bi Li ty. Ilou{--vL'p, t}rcre a.re no 6eograp}rical barriers to mig,ration in the a!'{ra il.lri onc rnust sLrp ,osL) t}r;rt resis t;unce wi 1I inevitabry occupy the entir.'e basrn. \.. . }Y r' j .\t . ') I .' . :,. ),. '1 ,) r..l ,: i ,it' ..' ) , \.'r' .r ' .''.:, '.: a) )+ In savanrr;r sl)ec j.es of Lhe 6. da.rnnosr,un s. I. coilrplex. 24 The rerrults of Llre suscepLiLi. Iily tesLr; werc ':onl'I:'ir'':{l l)y ;t I;('L're's ol' trial ternepho:r;r1r1,Iications. In t-irr: gLr.ctc''{r:r oi'L'rr: IlrIor llr;uicl;ut';utrl Nlgor Iiivcrs, wllr-, l'rl rcsisL;tnr:o ll;vl bct'n tlrll.r'r;r'6'1t, i L wa:l ctiu'rtrl tl'rat tilc norrnal doso of- terncpl'ros (O. t ,,r,:/I-IO rr j,,) ,,,,, L-rts.tt 'lOi/o Lo 9'.t% e('lec Lrvr: ancl it was n."u*,."ry to increa:;c r,hn'lo:-ir:.) to ().1 ;'i:it-10 rnin to acltieve 106 effect. 5, Even more disquieting is the fact that, in a.ldition to S sirbanum, both S. soubrense sensu Post and S. s0uamosum were also involved in at that tirne). In :n t,lr,' l'o:():lt) :rnct the o:rIy sPeci.es (tn fact aII the species present in the area savanna ) wer-e B. Since a 'rclean-out" Cambla Basins will eventuailY becorne rcs r:r ta-nt :;;utc t t D:rtr I i the resistance the pas t, tn g ) f t';rttLlt,t invol,ved. :) 6 tho existtnS i'ro.çra':rllrc Âr-''a' !' and §. d.amnosTm s. str. ( in the 9. With temePhos will cease tc ancl probably ch) orphoxrm ( lrsrf o:'::ance as rde, thrs cornpoutrd i;e nranuf ac trrrerl i.n IgCS) ren'-le:ed useless, a V/estern Given thar. a '.,ery Iarge ar-ea ir involved, ,!..I tlrat tlre habi tats ol tl"' tlu'ce specieB €rre ycry r-liverse, extending in Lo rno'"rn:.rlI)ou:r cowrtry alrd beyorrtl Ltie - Libef j.ufr ir.rtrLier, a "r;iei*rt-.rLl t,t' uPcré L.Otr ruurü be very CoStiy âtrtl ôirtrtro L Certainly unSrr(:Cesgful-. ÂIsO, aS tlie a:L1a ïrr-Cli l'ei "1 i;:s {;C bc prOteCteù from the spread of resistance ( tte S"nugal and Crunbla Basins) is smaller than the area affected, a large anc expensive "clean-out" operation is no Ionger cos t-ef fective. Âs resistant flies are present in both northern a'nd southern rivers oI the Ni6er system "nà 1,l".u are no further SoLl-FC':s of rei-nvading susceptit'Ie flies, a "clean-out" operation of one part ci t:'e'oasin would' be negated by migration. operation is impossible, the rest of the Senegal and 7 r.:,lloss r bIe. 0f the!Xtension based :ro).eIy on verj l'o:: control l':c'- 't::i -r- threo other nvnilable alternative lnrvi.cLdcs R't' ll14' even with the recent irnprovemcnts, c.rnnot ttc rrncd year-routlrl witlrorrt Oxr:cl;givC COgtS' 0C tlrr: twO cornpoun6s t5a.t would h;rve to be usr:d in ltre wet season ( pcr"'ethrln ;rnd carbosulf;rn), pefmethrin, althorr6h very cost-effective, would r:ndoubtedly prc.,voke rf..s] j 1l Li.r.nr:r: irr ;t lew !]ea|lon3. Tn lact, tire porulation in the Niger atlLrnrlrl<o,treal.nrl[.oraslrortiitlrewrL}t1,.,:r.rrtcLlr.rirt,s}rowr-'clareducud .aensibLlitytothatprrl,luct,.Tltisreducr-.d'senslbi}ityisno',,present rn the I'1iIo Riv,-.r, far to the sr:uth. The rernaining cÔmpound ' carbosulfan' ls vcry cl'r-r:ctrro a.,,ï eor,rr-'whiIt less rnr-'nacc6 by 'cstr;Urnce' Ilowovcr' lt c;ut only bo usecl 1'or short periods at llr6h water because of its toxj'city to tttt: non-tzr-rget fauna. It is also very expensive' Tl-rere is no' back-up to cn:'Lrol;ulfan;;l,rrLI,;rl[lror-y4]r!lcrecnirv;isbcilvfactivelypursucd'ttonovr:I tylpe of lir,rvrcide is in vrew. 'lnls Insectrcroe srLuatiurt, alltnougir sufficlently sollrl. fcr the exiâting ProSranune "r-rea where vector control activitiegvlil}bereducedin2orJyearo,woulclnotsufficientlyassure Buccess tn tlre vast \+/estern Iixtertsion wlrich is Just be6inning' ro. The rore of chemotherapy, foreseen i-n the Long 'rerrn strateS'y, thus becomes even more lnrportant. 'rllnat f orrr this chemotherapy vri 11 take depen«l s on .,whether Iverrrec trn trcatnrcnt can interrupt transrnission and on whether a Enacro-f ilaricicle becomes ;rvaiIabIe. If only Iverrnectrn is ilvailable, and tt only p;rrt,Iy I-rlocks tr;rn:;rnil;:;i.on, ;t r:oirtbltlation o[' ]irniL'-'rl voctor corlLrol ancl chernothurapy rrrigttt be- cout-ot'('r:clr vu. ort Llris srrbjr''cL' rto concllllllorl can be made before the results of thc plannecl Ivennectin trrals are complete' ]I. ,Innug for. Llrr: rrert l Lo 2 years, vccLor cOntrol ln the l$/estcrn Extension shouldlo6ic;rllyirclirrriLt:dLoacLivttiogtlt"'1'111r-'rltolirrriLrei'nv;rtlionol' the ori1lrnal I'l'urir'irltu1lê Ârert wh'lre htun;ut poPrllrLions exlst which have alrc'ldy Lrr:cn pal'L1y prrr l'r'c l'r-'tl l't'o n Lr;tt:trrri :tl i orr '
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Proposition révisée de stratégie de lutte contre l’onchocercose dans la zone d’OCP : 1987
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