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SALMONELLA SURVEILLANCE = SURVEILLANCE DES SALMONELLA

Organisation mondiale de la santé
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SALMONELLA SURVEILLANCE U nited S tates of A m er ic a . — In 1971, 44 outbreaks involving al least 1 391 individuals were reported as compared with 1970,1 during which 3 852 cases were associated with 49 outbreaks. Of 19 s foodbome outbreaks in 1971, nme were traced to specific contaminated foods, including six caused by turkey and one each by turkey eggs, chicken and smoked fish. Multiple foods were found contaminated in one outbreak. In the other nine outbreaks, the specific food vehicle could not be identified, although chicken was thought to have been the vehicle in two of these, beef in one and pork in another. Contaminated water was incriminated as the vehicle of infection in two outbreaks of Salmonella typhi which involved 12 persons. Person-to-person contact was the primary mode of spread in six reported outbreaks involving 35 individuals. Eight S. typhi outbreaks were reported and three of these were related to travel outside the country. The best available measure of the case-fatality ratio of clinical salmonellosis can be obtained by studymg investigated outbreaks. In the 44 outbreaks reported in 1971, 11 deaths occurred in 1391 patients, representing a ratio of 0.79%. In the years 1962-1970, 98 deaths were reported m 24 013 persons involved in 287 outbreaks, for a case-fatality ratio of 0.41 %. In 1971, 25 694 Isolations of salmonella from humans were reported, representing a 6.1 % increase from the 24 216 reported for 19701 and a 16.6% increase from the 21 413 reported in 1969.3 The seasonal distribution of salmonella isolations from man for the period 1965-1971 shows a consistent pattern, with the greatest number of isolations being reported from July through October each year and the lowest number from January through April. Age was reported for 19 137 individuals in 1971; 13 176 (69%) were less than 20 years of age, an increase of 9% for the age-group when compared with 1970. In 1971, the number o f isolanons per 100 000 population in various age-groups closely approximated those for the years 1963 through 1970, although the rates in the age-group less than ten appear to be increasing over the past eight years. This is particularly so m the less than one-year age-group.

SURVEILLANCE DES SALMONELLA E tats -U n is d ’A mérique . — En 1971, on a enregistré 44 poussées épidémiques affectant au moms 1 391 personnes contre 49 poussées pour 3 852 cas en 1970.1 Sur les 1 9 2 poussées d’origine alimentaire notifiées en 1971, neuf ont été imputées à un aliment bien déterminé, six à de la dinde, une à des œufs de dinde, une à du poulet et une à du poisson fumé. Dans une autre épidémie, plusieurs aliments différents avaient été contaminés. En ce qui concerne les neuf autres poussées, l’aliment véhicule n ’a pas pu être identifié avec précision, mais on pense que deux d’entre elles étaient dues à du poulet, une à du bœuf et une autre à du porc. Une eau contaminée a été le véhicule de deux poussées à Salmonella typhi qui ont affecté 12 personnes et les con­ tacts de personne à personne ont été le principal mode de trans­ mission dans six poussées de 35 cas au total. On signala en tout huit poussées à S. typhi, dont trois associées à des voyages à l'étranger.

A total of 176 different salmonella serotypes (12% of the more than 1400 known salmonella serotypes) were reported in 1971, compared with 171 in 1970. S. typhmurium and S. typhimurium var. Copenhagen, as in previous years, were the most common serotypes and accounted for 26.8% of all isolations. S. enteriticlis, ‘ See No. 42,1971, p. 431. ‘ Provisional figure. •SeeNo.46, 1970, p. 510.

Pour établir le taux de létalité des salmonelloses cliniques, le meil­ leur moyen est l’analyse des données sur les épidémies. Sur les 1 391 cas provoqués par les 44 poussées de 1971, il y a eu 11 décès, ce qui représente un taux de 0,79%. De 1962 à 1970,98 décès avaient été enregistrés chez les 24 013 personnes atteintes dans 287 épidémies, soit un taux de létalité de 0,41 %. En 1971,25 694 isolements ont été effectués chez l’homme, c’està-dire 6,1 % de plus qu’en 1970 (24 216 isolements)1 et 16,6 % de plus qu’en 1969 (21413 isolements).3 La distribution saisonnière des isolements de salmonella chez l’homme est demeurée la même entre 1965 et 1971, les plus grands nombres étant enregistrés chaque année de juillet à octobre et les plus faibles de janvier à avril. Sur les 19 137 sujets trouvés porteurs de salmonella en 1971 dont l’âge est connu, 13 176 (69%) avaient moins de 20 ans, ce qui représente, pour ce groupe, un accroissement de 9% par rapport à 1970. En 1971, le nombre d ’isolements pour 100 000 habitants dans divers groupes d ’âge a été très voisin des chiffres enregistrés pour les années 1963-1970, bien que la proportion d ’isolements chez les enfants de moins de dix ans soit en augmenta­ tion depuis huit ans. Cette tendance est particulièrement nette chez les enfants de moins d ’un an. Au total, 176 sérotypes différents ont été signalés en 1971 (soit 12 % du nombre des sérotypes connus, qui dépasse 1400) contre 171 en 1970. Comme les années précédentes, S. typhim urum et S . typhimurium var. Copenhagen ont été les sérotypes les plus fréquents (26,8% de tous les isolements) suivis de S. enteritidis, qui gagne 1 Voir N“ 42, 1971, p. 431. ‘ Chiffre provisoire. ■ Voir N" 46, 1970, p. 510.

Epidemiological notes commuai in ibis number: Choiera, Salmonella Surveillance, Smallpox Surveillance. List of Infected Areas, p. 172.

Informations épidémiologiques contenues dans ce numéro : Choléra, surveillance des salmonella, surveillance de la variole. Liste des Zones infectées, p. 172.

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a serotype of growing importance in many European countries,1 ranked second in the order of frequency; the number of isolations of this serotype had steadily increased from 801 in 1964 to 2 504 in 1970 and decreased to 2 249 in 1971. S. java, much more prevalent than previously, ranked ninth with 584 isolations. The frequency of S. derby isolations, despite the increase to 534 in 1971, has remamed at relatively low levels since reaching a peak o f 2 360 in 1964, S. agona, previously a rare serotype (one isola­ tion in 1967 and 1968, four in 1970), was reported 44 times in 1971. Several European countries have recently drawn attention to the increasing frequency of the serotype.3 Some serotypes were associated with certain regions; for instance, 150 of 151 isolations of S. weitevreden originated from Hawaii. S. typhi ranked tenth with 583 isolations, 138 of these were from patients with typhoid fever, 131 from asymptomatic carriers and for the remaining 314 the clinical classification was not reported. Females predominated among carriers (F: M = 2.8:1) and most carriers were in the older age-groups, with 88% 50 years of age or older. In 1971, 5 832 isolations from non-human sources were reported, 50% less than the 11 653 isolations reported in 1970. The number of non-human isolates has increased each year since 1963. The decrease m 1971 represents reduced reporting by the US Depart­ ment of Agriculture, National Animal Disease Laboratory. The number and percentage of isolations by source (Fig. 1) demonstrate the importance of poultry and poultry products as vehicles of salmonellosis. Turkey, chicken, and eggs and egg products, which together were responsible for 42% of the foodborne outbreaks reported m 1971, accounted for 39.5% of all non-human isolates. S. heidelberg was the serotype most fre­ quently isolated in turkeys and S. typhimurium (including var. Copenhagen) in chickens, whereas S. thompson ranked first m

aussi en importance dans de nombreux pays européens;1 de 1964à 1970, le nombre des isolements de ce sérotype a augmenté régulièrement, passant de 801 à 2 504, mais il est retombé à 2 249 en 1971. S. java, beaucoup plus répandue que précédemment, figure au neu­ vième rang avec 584 isolements. Bien que le nombre des isolements de S. derby (534) ait augmenté en 1971, la fréquence de ce sérotype est demeurée relativement faible depuis 1964, année où elle avait atteint un maximum, avec 2 360 isolements. S. agona, sérotype qui fut rare jusqu’ici (un isolement en 1967, un autre en 1968 et quatre en 1970), a été signalée 44 fois en 1971. Plusieurs pays européens ont récemment attiré l’attention sur la fréquence croissante de ce séro­ type.2 Parmi les autres sérotypes, certains sont associés à des régions particulières; ainsi, sur 151 isolements de S. weltevreden, 150 ont été obtenus en Hawaï. S. typhi s’est classée au dixième rang avec 583 isolements, dont 138 chez des personnes atteintes de fièvre typhoïde et 131 chez des porteurs asymptomatiques, tandis qu’aucun diagnostic n ’a été enre­ gistré pour les 314 autres. Parmi les porteurs, le sexe féminin s dominé (2,8 femmes pour un homme); la plupart étaient des per­ sonnes relativement âgées puisque 88 % d ’entre elles avaient 50 ans ou davantage. En 1971, on a effectué 5 832 isolements dans des sources d'origine non humaine, soit 50% de moins qu’en 1970 (11653 isolements).Le nombre de ces isolements avait augmenté chaque année depuis 1963. La diminution constatée en 1971 est due à un recul des notifications adressées par le National Animal Disease Laboratory du Ministère de l’Agriculture. Les nombres et pourcentages d ’isolements selon la source ( Fig. I) montrent l ’importance des volailles et des produits dérivés dans la transmission des salmonelloses. La dinde, le poulet, les œufs elles produits à base d ’œufs, qui ont causé 42 % des poussées d’origine ali­ mentaire signalées en 1971, ont été la source de 39,5% de tousles isolements d ’origine non humaine. S. heidelberg a été le sérotype le plus fréquemment isolé chez les dindes et S. typhimurium (y compris var. Copenhagen) chez les poulets, tandis que S. thompson vient au

Fig. 1 Non-Human Salmonella Isolations from the Indicated Sources in the United States of America, 1971 Répartition par source des isolements de salmonella d’origine non humaine obtenus aux Etats-Unis d’Amérique, 1971

eggs and egg products (S. enteritidis, frequently isolated from chickens and eggs in European countries,3 was relatively infre­ quent in the United States). Swine and cattle accounted for 15.6% of all non-human recoveries. The most common serotypes were S. cholerae-suis var. kunzendorf for swine and S. typhimurium var. Copenhagen for cattle from which a decrease in the frequency of isolation of S. dublin, a host adapted serotype, has been observed since 1969. Finally, 5.1% of the isolates originated from other human food. 1 See Nos. 43,1972, p, 412 and 4.1973, pp. 55-56. * See Nos. 43, 1972, p. 412 and 51/52, 1972. p. 497. 1 See No. 43,1972, p. 413.

premier rang pour les œufs et les produits à base d ’œufs (fréquem­ ment isolée chez les poulets et dans les œufs dans certains pays euro­ péens,3 S. enteritidis ne l’a été qu’assez peu souvent aux Etats-Unis). 15,6 % de tous les isolements d ’origine non humaine ont été effectués chez les porcins et les bovins. Les sérotypes les plus répandus ont été S. cholerae-suis var. kunzendorf pour les porcins et S. typhimurium var. Copenhagen pour les bovins chez lesquels on a observé, depuis 1969, une baisse de fréquence pour S. dublm, sérotype adapté à l’hôte. Enfin, 5,1 % des isolements ont eu pour origine d ’autres aliments destinés à l’homme. 1 Voir N“ 43, 1972, p. 412 et 4, 1973, pp. 55-56. » Voir N“ 43, 1972, p. 412 et 51/52, 1972, p 497. 3 Voir N" 43, 1972, p. 413.

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Isolations from animal feedstuff's accounted for 18.5 % of nonhum an isolations in 1971, against 17.4% in 1970. This reflects continue^ interest in the surveillance of animal feeds. Of the 1081 isolations, only 20 were obtained from vegetable protein supplem ents. The most common serotypes isolated from animal feeds were S. Montevideo and 5. senftenberg, and these serotypes are also frequently isolated m animal feeds in a number of Euro­ peancountries.1 1 Soe Na. 43, 1972, p. 413.

Parmi les isolements d ’origine non humaine, ceux qui ont été effectués dans des aliments pour animaux ont représenté 18,5% du total contre 17,4% en 1970. Cette augmentation reflète un intérêt soutenu pour la surveillance des aliments pour animaux. Sur 1 081 isolements de cette catégorie, 20 seulement ont été effectués dans des suppléments protéiques d ’origine végétale. Comme dans un certain nombre de pays européens,1 les sérotypes le plus fréquemment ren­ contrés dans les aliments pour animaux ont été S. montevideo et S. senftenberg. 1 Voir N» 43, 1972, p. 413

(Based on/D ’après: Salmonella Surveillance, Annual Summary, 1971; US Center for Disease Control.)

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé