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Procès-verbal provisoire de la quatrième séance, mardi 6 septembre 1983

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WORLD HEALTH ORGAN I ZATION

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTI

IlEGIONAL OFFICE FOR THE WESTERN PACIFIC BUREAU R~GIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

COMI'fE REGIONAL Trente-quatri~me

WPR/RC34/SR/4 6 septembre 1983 session ORIGINAL: ANGLAIS

Manille

COMPTE RENDU ANALYTIQUE PROVISOIRE DE LA QUATRIEME SEANCE Salle de conf~rences de l'OMS, Manille Mardi 6 septembre 1983, a 14 h 30 PRESIDENT: Datuk (Dr) Abdul Khalid Sahan (Malaisie) SOMMAIRE

1.

Rapport du Oirecteur

r~gional

(suite) ••••••••••••••••••••••••••

3

Note:

Toute rectification au cODUDuniqutie

pr~sent

compte rendu analytique devra etre respoRsable du programme et

l

If administratrice

des

a l'entree de la salle de sa distribution.

rapports, bureau 326, ou remise au guichec de renseignement8 conf~rences

9itu~

dans les 24 heures suivant

IfPR/RC34/SR/4 Page 2 La liste des repr~sentants ?! la trente-quatri~me session est s4par'ment dans le document ~PR/RC34/DIV/l. donn~e

WPR/RC34/SR/4 Page 3 1.

RAPPORT DU OIRECTEUR REGIONAL : POINT 9 DE L'ORORE DU JOUR (suite de la troisi~me s~ance, section 3)

DEUXIEME PAr-TIE: Examen de certains projets (pages 127 A 146)(suite) 1.

Lutte

antipal~di9ue (s~ite)

Le Dr GIl'EN (Conseiller r~gional pour le pal~disme), indiq~e q~e la situation du paludisme s'est d~terior~e dans deux sous-r~gions : l'Etat de Sabah, en Malaisie, ~ne partie des Philippines et les pays de la p~ninsule indochinoise ou Anopheles balabacens is est le vecteur princ ipal; et les Iles Salomon, la Papouasie-Nouvelle-Guinee et Van~atu, ou les vecteurs appartiennent au complex de Anopheles farauti. Cette maladie a to~tefois ete eradiquee d' Australie, du Brunei, de la province chinoise de Taiwan, des Iles Ryuku au Japon et de Singapour. La pharmacoresistance est un probl~me complementaire po~r ces pays qui ont ete confrontes a une resurgence du paludisme. On compte au Viet Nam 41 millions de personnes a risque, principalement dans le s~d. Aux Philippines, on a rapporte en 1981/1982 quelq~e 43 000 cas de paludisme confirmes par examens microscopiques et il est evident que le nombre total de cas est bien plus eleve. En gros, on peut penser que 3 millions de personnes constituent la popUlation a risque au Kampuchea democratique et les indices plasmodiques parmi les enfants, comme les ont etablis les enq~@tes sporadiques, varient de 15 A 654 et sont en moyenne de 24%, ce qui souligne combien ce probl~me est serieux pour ce pays. En Republique democratique populaire lao, 3,8 millions de personnes courrent le risque d'etre touchees et des enquetes ont montre une distribution inegale d~ paludisme avec des indices plasmodiques variant de 5 A 60%. Dans l'Etat de Sabah, en Malaisie, on a note, en 1981, 50 000 cas de paludisu:a confirmes par examens microscopiques po~r une population 1; risque s' elevant A 650 000 personnes. Dans le sud des Philippines on compte 16 millions de personnes a risque et le service antipaludique indique 110 000 A 130 000 cas confirmes chaque annee. Aux Iles Salomon, en 1982, on a note 69 680 cas confirmes par examens microscopiques parmi une population a risque s '~levant a 220 000 personnes. Le nombre de cas confirmes signales par la Papouasie-NouvelleGuinee oscille entre 110 000 et 120 000 par an mais il est certain que ces donnees sont inferieures au chiffre reel et que le probl~me est tres serieux. L'incidence du paludisme a aussi augmente ces derni~res annees a Vanuatu. A son avis,

trois

facteurs

sont

essentiellement

responsables

de

ce

pitoyable etat de choses. D'abord, l'efficacite des pulverisations de DDT A effet remanent a diminue, alors qu'il s'agissait 113 d'une arme essentielle de la lutte antipaludique. A. balabacensis et A.farauti n'ont pas developpe de resistance physiologique au DDT mais ont adopte differents schemas comportementaux pour en eviter les effets letaux, a savoir qu'ils ne pt§n~trenc

plus A 1 t

int~rieur

des habitations ou qu I ils ne se reposent

plus sur les surfaces pulverisees mais piquent lea animaux et les hommes a l' ext~rieur. Les pulv~risations ont ete mal effectueea, particuli~rement dans les zones ou les travail leurs volontaires ont ~te utilis~s pour des raisons d'economie. Un deuxi~me facteur a ete la pharmacoresistance, bien qu'il soit impossible de pr~ciser l' ampleur du probl~me. Troisi~mement, l'integration des services de lutte antipaludique, pr~alablement organis~s, verticale, dans des services de santI§: gt§nt§raux, ne s'est pas sans heurts; au cours des quaere ou cinq derni~res ann~es, on a note en de nombreux endroies une sorte de vide organique. pass~e

de

mani~re

'WPR/RC34/SR/4 Page 4

En r~ponse ~ la question posee par le representant du Viet Nam concernant 1a chloroquino-r~si9tance, les techniques de surveillance continue actuellement en vigueur ne sont pas simples et exigent Ie recours l des techniciens de la lutte antipaludique bien form~s, qui ne sont pas disponibles dans de nombreux pays de la Region. De plus, le nombre de tests permettant de mesurer la resistance A la chloroquine est trop faible pour que l'on puisse obtenir des r~sultats statistiquement signifieatifs. En reponse a la question posee par le representant de la Papouasie-Nouvelle-Guinee, l'orateur indique que l'efficacite des pulverisations a effet remanent en ce qui concerne l'interruption de la transmission, depend de la sensibilite de l'esp~ce vee trice ~ l'insecticide et de la qualite de la couverture de la pulverisation. Certains programmes de lutce antipaludique n'avaient eu que peu ou pas d'impact sur la transmission, en depit de 20 ans de travail et ce, en raison de la pauvre qualite de la pulverisation, de la croissance de la resistance du public et des changements des schemas comportementaux des vecteurs qui ont deja ete mentionnes. La rentabilite des pulverisations a effet remanent en tant que methode principale de lutte appelle une re-evaluation, en particulier oa les resultats ne sont pas satisfaisants. Ces operations pourraient absorber 60 1t 70 % du budget de la lutte antipaludique, ce qui, dans certains pays, represente quelque 10% du budget total de la sante. De plus, les fournitures gratuites d'insecticides comme Ie DDT sont de mains en mains nombreuses. Toutefois, la pulv~risation de DDT a effet remanent a l'interieur des habitations reste la mesure de prevention la plus efficace et la plus appropriee en cas de flambees epidemiques. Les quelques alternatives telles que la destruction des larves, la pulverisation aerienne et les antipaludiques ne sont efficaces que dans des conditions particulieres. La gestion de l'environnement et la participation des collectivites ne sont pas encore envisageables en tant que mesures d'elimination des sites de reproduction en particulier dans les zones d'endemie de A.farauti et A.balabacensis. Le besoin est urgent de rendre des installations de diagnostic et de traitement accessibles aux populations vivant dans les zones hyperendemiques: un traitement et une orientation precoces des cas severes vers des institutions medicales competentes reduiraient sans doute la mortalite. Des groupes de population vulnerables tels que les enfants et les femmes enceintes appellent une attention speciale. L'utilisation de moustiquaires autour des lits est encouragee en tant que mesure de prevention personnelle efficace 1t long terme. Le groupe de recherche de l' armee des Etats-Unis a en fait teste depuis 1963 plus de 250 000 composes chimiques presentant des propriet~s antipaludiques. Cependant, la seule arme prometteuse nouvelle, outre le Ching hao su, est la mefloquine qui n'est pas encore commercialisee. L'auteur doete qu'un vaccin sait disponible dans un futur proche. Le Dr MINNERS (Etats-Unis d' Amerique) excellente analyse de La situation et f~licite

le Dr Ch' en pour son considere que Ie

indique

qu'il

rapport a serieusement sous-estime le probl~me de la pharmacoresistance. Compte tenu de 11 extraordinaire capacit~ des parasites du paludisme de s'adapter, i1 faudra sans cesse trouver de nouveaux ~dicaments qu'il sera extr~mement couteux et long de produire. 11 indique que l'evaluation et la surveillance epidemiologiques auraient une importance bien plus grande si

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un vaccin ~tait disponible, et a cet egard i1 pense qu'un certain optimisme est justifie, compte tenu des resultats obtenus par les cecnniques des anticorps monoclonaux et du g~nie gen~tique. 11 souligne la n~cessite de d~velopper des tests diagnostiques meilleurs qui permettraient de d~terminer a un stade precoce 1a reponse d'un patient a un medicament donne. Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle lelande) f~licite aussi le Dr Ch'en pour sa presentation qui a tir~ les representants de leur torpeur pour leur rappeler les buts et l' importance du programme de lutte antipaludique. Il est confort~ par l'idee que les bases de l'~pidemiologie que nous connaissons ainsi que 11 etude mathematique des maladies doivent beaucoup aux paludologues. 11 sugg~re qu'une approche fondee sur les activites d'un groupe d' action soit adoptee, pour s' occuper des situations 11 problemcs jusqu'lI ce qu'une lutte normale puisse etre 11 nouveau engagee. A part le progra1IDDe elargi de vaccination et 1a Decennie de 1 'eau, il classe la tubercu!ose, 1a l~pre et Ie paludisme parmi les questions prioritaires.

Le PRESIDENT dit son impresSlon que les preoccupations dont les representants se font 1 'echo ont trait 11 la resurgence du paludisme, et elles ne devraient pas ternir l'eclat des succ~s rencontres dans 1a lutte contre cette maladie, comme dans des regions de Malaisie, ou elle a ete 1e r~sultat direct de la collaboration entre l' administration nationale et l'OMS. Le Dr PAIK (Chef de 1a promotion et du deve10ppement de la recherche) remercie les reprl!sentants pour leurs commentaires et leurs suggestions~ En r~ponse au repr~sentant de la Republique de Coree, i l indique que le Programme special PNUD/Banque mondiale/DMS de recherche et de formation concernant les maladies tropicales attribue des ressources considerables au developpement des nouveaux outils de lutte contre le paludisme et de traitemel1t de cette affection. Le Walter and Eliza Hall Institute 11 Melbourne tente de mettre au point un vaccin par 1a technique de recombinaison du DNA. Toutefois, ces m~thodes demanderont 11 etre testees sur Ie terrain afin qu'on puisse evaluer leur efficacite. Jusqu'A ce que ces nouvelles m~thodes de lutte soient disponibles, I'approche en fonction des soins de sant~ primaires, continuera a jouer un role essentiel dans 1a r~duction de la morbidite et dans la prevention de la mortalite. en particulier parmi les groupes vulnerables.

Un certain nombre de faits, tels que I'augmentation du coat des insecticides et La resistance croissante des populations vis-A-vis des pulverisations, ont necessite une reorientation des programmes traditionnels de lutte antipaludique con~us de mani~re verticale. La nouvelle approche va d'une detection plus efficace 11 la r~duction des sites de reproduction des moustiques, en passant par l' education sanitaire et l'usage limite de pulverisation 11 l'interieur des habitations. Un recyclage du personnel de sante 11 tous les niveaux est necessaire dans la perspective des taches nouvellement d~finies. Les travail leurs specialises dans la lutte antipaludique apporteront leur appui technique. Pour ce qui est des difficultes rencontrees avec les regimes medicamenteux, le Bureau regional envisage d'envoyer des consultants enqueter sur les aspects c1iniques des cas sev~res 11 falci2arum et de d~velopper un manuel pratique pour la gestion des Cas. Le Dr PaiK indique que le nouveau medicament Ching hao su est d~rive d'une herbe qui a ete utilis~e en therapeutique en Ch~ne depuis un millenaire. Le medicament s'est r~vele hautement efficace contre les parasites chloroquino-resistants. Des etudes complementaires sont en cours

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sur la pharmacocinetique et 1a toxicologie du medicament en cooperation avec Ie centre de recherche at de formation concernant les maladies tropicales. A la suite de eela, on peut esperer que Ie medicament sera mis A la di8po8~tion des autres Etats Membres. Le DIRECTEUR REGIONAL exprime l' avis que l' on s' inquiete a tort d' une diminution du role des pa1udologues. 11 fait part de sa pr~occupation face aux frais impliqu~s par la lutte antipaludique et la surveillance de cette maladie en particulier pour des petites zones telles que Brunei qui, deux ans plutot, a investi plusieurs millions de dollars des Etats-Unis simplement en frais d'entretien. D'autre part, i1 indique qu'une amelioration de la situation sanitaire d'une mani~re generale conduit souvent A la disparition du paludisme. Comme l'a sugg~re le representant de la Nouvelle-Zelande, l'OMS cherche a mettre en place une equipe speciale de travail ou A adopter une approche de la planification et de la mise en oeuvre des politiques qui soit A la fois plus pragmatique et davantage orientee vers les secteurs en ce qui concerne la recherche sur les systemes de sante. L'orateur a suivi de pres les activites rnenees dans la R~gion et entend continuer dans ce sens.

L' un des principaux obs tacles a 1a mise au point du vacc 10 fabrique par recombinaison du DNA tient aux besoins en sang humaiu; un autre substitut est actuellemertt a l't!tude. L'orateur est neanmoins convaincu qu'une percee devrait etre tres rapidement faite A cet ~gard. En ce qU1 concerne la pharmacoresistance et la chimiotherapie, i1 estime que lion dispose de connaissances insuffisantes relativement a l' action in vitro des m~dicaments aux differents stades du developpement, par exemple, du plasmodium. Le traitement A la primaquine permettrait sans doute de traiter efficacement les porteurs de fa1ciparum resistants. 11 a observe que 1a mauvaise comprehension des progres realis~s en medecine peut parfois conduire a un accroissement du taux de mortalite, du fait que les cas ne sont pas traites avec Ie soin necessaire. 11 se declare convaincu que des efforts concertes permettraient de resoudre le probleme du paludisme et qu'une nouvelle g~neration de pa1udologues prendra la place de ceux qui ont disparu. A cet egard, i l attire I'attention sur Ie nouveau Centre regional de formation et de recherche situ~ a Kuala Lumpur.

2.

Recherche sur les services de sante (pages 136

a

143)

Le Dr DE SOUZA (Australie) declare que 1a section 4.2 de l'exarnen du programme se r~fere une strat~gie regionale du developpement des personnels de la recherche sur les services de sante et evoque un certain nombre d'activites connexes. Toutefois, i l y est A peine question du programme de bourses d'etudes ou des autres mecanismes d'octroi de bourses de formation A la recherche. L'un des principaux problemes qui se posent tient 'li 1a p~nurie de personnel qualifiee L'organisation de conferencesateliers et de stages de formation permettrait peut-etre de reunir une information generale; ces ateliers et ces stages ne peuvent neanmoins pas se substituer A 1a formation en epidemiologie, en biostatistique et en econornie de 1a sante qui sont les disciplines de base de la recherche sur les services de sante.

a

\oIPK/KC34/SK/4 Page 7 Se referant au diagramme figurant it la page 89 du rapport, i l releve que 0,4% seulement des boursiers de I'OMS en stage au cours de l'exercice biennal sont des statisticiens. 11 cherche a savoir quelies initiatives ont ~t~ prises, par exemple, pour trouver des statisticiens susceptioles de suivre des stages de formation A la recherche en biostatistique ou des medecins specialistes de L'epidemiologie de fa~on a ce que les pays puissent disposer du personnnel capable de concevoir des projets dans Ie domaine de 1a recherche sur les services de sante et trollver une solution aux problemes de sante. Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Zelande) releve la definition de La recherche sur les services de sante figurant a la premiere phrase de La section 1 de I' exaIDen du programme. D I apr~s lui, Ie mot "moyens" a un sens si large qui i1 peut inclure toute forme de recherche m~dicale et ses applications. La phrase suivante se refere justement aux possibilites offertes par 1a recherche sur les services de sante en tant qu' agent de changement dans Ie domaine du fonctionnement et de la gestion des systemes

de sante. donn~

La d.Hinition pourrait etre redigee ainsi: fIla recherche sur Les sant~

services de

est

l'~tude

systematique des mecanismes,

des

syst~mes,

des organisations, des operations ou des approches par lesquels ••• ", etant que l' evaluation porte sur une approche en fonction du sys terne, l'organisation ou de la gestion, et non pas sur les moyens. de

Le Dr SUNG WOO LEE (Republique de Coree) partage les preoccupations du Gouvernement australien devant la penurie de personnels specialises dans la recherche sur les services de sante. 11 espere que l'OMS octroiera davantage de bourses de formation past-universitaire dans ce domaine. Se

refer ant au dernier paragraphe de la sec tion 4.2, i1 se fel icite de la designation de l'Institut coreen de demographie et de sante (Seoul) comme centre collaborateur OMS pour la recherche et 1e developpement sanitaire. Le Dr MINNERS (Etats-Unis d' Amerique) fait siennes les observations des precedents orateurs. La recherche d' une definition de la recherclle sur les services de sante est utile dans la mesure au il nous faut mieux comprendre ce que lion entend par recherche sur les services de sante et ce a quoi elle pourrait aboutir. Des six contraintes repertoriees au deuxi~me paragraphe de .la section 1 J la cinquie.me, a savoir Ie manque d' expertise et

de competence est particuli?!rement importante; elle est en effet liee au deuxieme objectif figurant it la section 2, qui est de renforcer les competences nationales charg\!es d I effectuer la recherche sur les services

de sante. Le dernier paragraphe de la section 5, qu, a trait ~ l' inadequation du personnel au niveau regional est tout aussi important. L' orateur convient de 1a necessite de la coordination active activit~s

entre

les la

programmes de l'OMS dont il est question it la section 4.6, et estime que I' on pourrait aussi etablir une liaison entre les des pays;

recherche sur les services de sante semble offrir enfia une possibilite de cooperation technique entre pays en developpement. Le Dr GALVEZ (Philippines) declare que son pays s'est lance dans des d' ameliorer les soins de sante. 11 cherche a savoir dans quelle mesure l'OMS a fait connattre cette me thodologie dans la Region et si les pays ont besoin de programmes bilateraux pour se lancer dans des activit~s. Le Malaisie, nombre de ac tivi tE!s de recherche operationnelle afin de trouver des moyens

PRESIDENT, d~clare

s'exprimant

en

sa une

qualite ~tude

de

repr~sentant

de

la lits

que son pays qui manque d'expertise dans 1a recherche sur d'entreprendre sur l'occupation des

les systemes de sante, a charge des personnels travaillant dans un certain domaines,

IoIPR/RCJ4/SR/4 Page 8 d'h8pitaux avec l'aide de l'OMS; le probl~me qui Be pose tient au fait que les malades ~vitent de s'adresser aux h8pitaux de district, lesquels sont sous-utilis~., et encombrent done les hopitaux sp~cialis~s des villes. ~e8 autorit~s vnt ~t~ suffisamment convaincues de l'utilite pratique des r~sultats pour mettre en place un service de recherche permanent. 11 demande au secretariat de formuler des observations sur 11 emploi des deux expressions "recherche sur les services de sante" et "recherche sur les systemes de sante".

M. SUBRAMANIAN (Conseiller r~gional pour l'information pour la sante), repondant au representant de l'Australie, souligne que le diagramme figurant 11. la page 89 indique la profession des boursiers; leur secteur d'etudes sont indique au diagrammme de la page 90, diagramme sur lequel la formation 11. la recherche sur les services de sante fait l'objet de plusieurs rubriques. 11 conviendrait de ne pas considerer La recherche sur les services de sante comme une discipline independante mais plut8t Comme un secteur faisant partie integrante d'un programme de developpement et de la gestion des programmes. Comme il est dit 11. la section 4.2, le meilleur moyen de developper les en mati~re de recherche sur les services de sante est de faire participer les travailleurs de sante aUK ~tudes idoines. lIs peuvent par La suite recevoir une formation en methodologie de la recherche. L'OMS a recours 11. deux approches: (1) des ateliers sur la methodologie de la recherche sur les services de sante; (2) des cours ayant trait A la recherche sur les services biom~dicaux et sur les services de sante, cours pour lesquels on suit l'approche scientifique utilisee en recherche biomedicale tout en mettant l'accent sur les travaux interessant la gestion des programmes de sante. comp~tences

La definition donnee dans la section 1 a ete etablie en 1976 par un groupe d'action de la recherche sur les services de sante cree par le CCRMPO. Le terme "moyens" se rapporte aux diverses fa<;ons d I appliquer les connaissances existantes.

si lion veut former du personnel ~ la recherche sur les services de sante, le probl7<me consiste A trouver, dans la region ou en dehors, une institution capable de dispenser la formation. La methode de l'apprentissage par la pratique a ete essayee dans divers pays. Des etudes ant ete fa ices dans un premier temps en Malaisie concernant la methodologie de la recherche sur les services de sante; les resultats ont et~ mis 11. l'essai lors d'autres recherches faites aux Philippines et, dans les deux cas, il s'est aver~ possible de les appliquer 11. une reorientation des services de sante de oase. Alors que I'experience initiale de mise au point d'une methodologie en Malaisie a pris trois ans, aux Philippines il a ete possible de mener 11. bien la tache en dix-huit mois et il est vraisemblable quten Republique de Coree, on pourra faire la meme chose 11. plus petite echelle en huit mois seulement. Pour ce qui est du developpement des personnels pour la recherche sur les services de sante conformement aux recommandations adoptees en 1978 par Ie groupe de travail de la recherche sur les services de sant~J Mr Subramanian decrit un certain nombre d I activites) dont un seminaire recemment organise a Fidji, pour donner a des participants du Pacifique sud une formation ~ la methodologie de la recherche sur les services de sante.

WPR/RC34/SR/4 Page 9 Les I!tudes faites dans les trois pays en question et un projet de lutte antituberculeuse au Japon ont montr~ qu'il I!tait possible de doubler voire tripler le rendement des services sans accroissement des effectifs ni des ressources. L'~tape suivante consiste ~ etudier les moy~ns d'ameliorer le rendement des services hospitaliers en commen~ant par mettre au point une methodologie pour evaluer l'usage qui est fait des h5pitaux. Apr~s Ufle mise a l'essai en 1984, on esp~re que cette ml!thodologie pourra etre appliquee dans les pays.

Rappelant 11 evolution dans Ie temps de la recherche sur les services de sant~J qui de recherche op~rationnelle est devenue recherche sur les systemes de sante, Mr Subramanian evoque les approches epidemiologiques, sociales at techniques grace auxquelles) en agissant sur I' environnement,

en adoptant certaines techniques et en modifiant les attitudes, il devient possible d'assurer des services de meilleure qualite ~ une population plus rl!ceptive dans de meilleures conditions avant meme de s'attaquer ~ la question de l'accroissement des ressources. La recherche sur les systemes de sante fait intervenir des considerations de changements d'orientation et une cooperation intersectorielle destines a garantir une utilisation optimale de toutes les compos antes agissant sur la sante et la prestation des services de sante dans un pays.

Le Dr DE SOUZA (Australie) pr~cise que, lorsqu'il a pos~ sa question, il a mentionnl! le diagramme relatif ~ la "profession des boursiers", a la page 89 du rapport, pour montrer que comme toutes les personnes formees ne sont pas capables de faire de la recherche, il faudrait sl!lectionner avec soin ceux qui, quelle que soit leur profession, se preteraient Ie mieux a une formation a la recherche. Ceci permettrait de gagner beaucoup de temps - car on pe~d en effet du temps lorsque tous les professionnels de la sante qu'ils soient tous capables de faire de la recherche. M. SUBRAMANIAN (Conseiller rl!gional pour l'information sanitaire) rl!pond que le but est en fait de do!velopper les moyens de recherche dans certains secteurs prioritaires, en commen~ant par les administrateurs et les planificateurs de la santo! pour passer ensuite aux epidl!miologistes, aux economistes sanitaires, etc. II y a une certaine selection en ce sens que les statisticiens, les cliniciens et les epidt§miologistes constituent une equipe dont on peut faire un groupe-clo! pour diriger et mener des recherches en santI! dans un pays. Pour le DIRECTEUR REGIONAL, i l est normal qu' il y ait une certaine confusion quant a la terminologie des dl!finitions dans un domaine auss i nouveau. ::i' il a choisi de faire figurer la recherche sur les services de sant~ dans le rapport, c'est prl!cisl!ment dans le but de proceder ~ un bilan qU1 aide ~ mettre au point les concepts et a pro!ciser les buts du programme.

s' agissant du point souleve par le reprl!sentant de l' Australie, 1e Directeur rl!gional precise qu'il a demande au doyen d'une I!cole de ml!decine qui travaille sur l' approche communautaire de la solution des probl~mes quelle orientation neuve au niveau des programmes d I etudes medicales de base pouvait etre considl!ree comme une etape dl!cisive dans la prl!paration des etudiants aux approches nouvelles de la solution des probl~me.; le doyen lui a r~pondu que les etudiants recevaient desormais une formation en statistique, en economie sanitaire et en epidl!miologie. Cette approche a

WPR/RC34/SR/4 Page 10 non seulement l'Universit~ de Newcastle en Nouvelle-Galles du Sud (Australie), mais ~galement a l'Universit~ McMaster au Canada, et de nombreux autres pays se pr~parent de la meme fa~on a la recnercne sur les services de sant~. Le Dr CHRISTMAS (Nouvelle-Z~lande) se demande quelles disciplines ces pourraient envisager de supprimer de leurs programmes dl~tudes pour faire place a cecte approche nouvelle. d~signation

~t~ adopt~e

a

universit~s

Le Dr REYNES (France), apres avoir f~licitll le Directeur r~gional de pour un second mandat et l'avoir remercie de son rapport au Comit~ r~gional, exprime son appui au plan d'action pour la strat~gie r~gionale e: assure que son Gouvernement est pret a accorder son aide a travers la coop~ration avec les pays de la R~gion, dans leurs efforts concertes pour etablir des politiques nationales et faire de 1a sante pour tous une r~alit~.

sa

M. BOYER (Etats-Unis d'Am~rique) declare qu'apres cet examen du rapport du Directeur regional et si lion se reporte au chapitre 7, i1 peut apparattre que Ie d~veloppement et la direction des programmes sont assez bri~vement traitt!s; Ie Directeur general lui-meme a mis 1 'accent sur 1a planification et l'utilisation des ressources. Cette remarque ne doit pas etre interpr~tee comme une critique du rapport; bien au contraire, M. Boyer espere que les activit~s dans ce domaine seront d~veloppees dans les pays de la R~gion de fa~on que, dans le prochain rapport biennal, il y ait lieu de pr~senter un cnapitre plus d~taill~ accordant aux aspects gestionnaires l'attention qu'ils meritent. Le Dr XU SHOUREN (Cnine) pense que le rapport donne un aper~u g~n~ral d' une vaste gamme d' activi t~s et que la tSche accomplie par le Directeur r~gional et ses collaborateurs ~ l'appui de l'action entreprise pour promouvoir la sant~ dans les pays de la R~gion est consid~rable. La strategie et le plan d' action en faveur de la sant~ pour tous ont ~t~ formul~s et les tSches definies conformement au Septieme Programme g~n~ral de travail. L'accent a ~t~ mis h juste titre sur les aspects gestionnaires et la coop~ration internationale et r~gionale s' est manifestement am~lior~e. Une attention plus grande a et~ accord~e au rale des sous-comit~s et comit~s sanitaires - tendances dont il faut se f~liciter. Le PR:SIDENT demande aux Rapporteurs de pr~parer sur le rapport biennal dans son ensemble. un projet de

r~solution

La

s~ance

est

lev~e

a

17 heures.

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Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé