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Evaluation des aspects economiques du programme

Organisation mondiale de la santé
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ea PROGRAIOIE DE LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSE EVAIUATI OIi DES ASPECTS ECONO:IIQI]ES DU PROGRA}ûE 11 novenbre 1978 -r I TABLE DES MATIERES ct af.i!- Resuné et concluslons RAPPORT PRINCIPAL I. Introductlon II. La zone du prograrm.e de lutte contre ltonchocercose en tant que réglon économtque rrr. rncidence éconornlque de la lutte contre rronchocercose IV. Terres lnoccupées V. Politique de colonisatlon et uigratlon VI. Stratégies écononlques pour la réglon de lr0Cp VII. La plantfication du CéveloppenenÈ de Ia région OCp VIII. Crltères écononiques à retenir pour ItévaluaÈion de lrextension demandée des zones orintervention de ItOCp ANNH(ES 1 2 7 1 2 "-ri.q i 13 18 27 33 41 3 4 5 6 Composition de la nrission économique Calendrier des vlsltes et mandat Déftnltion et calcul des avantages écononiques découlant de la lutt,e conÈre ltonchocercose. Les vallées abandonnées: de débat historlque. La nécessité d'une agriculture intenslve permanente Recherche d'une mellleure rentablllté de la lutte contre la naladie Déflnitlon des différentes catégorles de sols et méthodes drestlmatiou des zones proplces à lragrlculture. I l, ÀI -1- RESI.JME EÎ CONCLUSIONS 1. Ce rapport présente les concluslons de la mlssion dont lrobjet étalt de procéder à une évaluatlon généra1e des aspects du Progranme de lutte contre lronchocercose (OCP) touchant au développement économique. 2. On peut brièvement énoncer courne suit les concluslons générales et les thèmes prtncipaux du rapport: (a) En rédulsanÈ les souffrances causées par ltonchocercose' ItOCP améllore le blen-être de centaines de milliers de gens dans les régions appauvries et négligées drAfrique de lrOuest. (b) Outre cet aspect humanltaire lmportant, IrOCP permetÈra d'améllorer le développement économtque de la réglon grâce à un accroissement quanEitatif et qualitatlf des fact,eurs de productton - main dfoeuvre et terres. (c) on ne peut procéder qu'à peu de généralisatlons sur le plan économlque qul solent intégralement applicables à lrensemble des sepÈ pays de la zone OCP. Les pressions démographlques et les facteurs qul expllquenÈ la répartltion de la populatlon ue sont pas les mêmes dans tous les pays. La généralisatlon qul caractérise la zone OCP conroe la juxtapositlon de vallées fluviales abandonnées et de plateaux surPeuplés nrest que partlellemenÈ exacte. Lr lncidence et les funplicatlons écouo- miques du prograrune varient dtun pays a lrautre. (d) En raison de la dlverslté des condltlons, la planlflcatlon du développemenÈ ne peut revêtir une forme unlque pour lrensemble de la zone. Chacun des prograrrnes de développement, doit être évalué en foncElon de ses mérltes économiques eE sociaux dans le contexte des plans de développenent, des objectlfs, des politiques et des contralntes propres à chaque peys. (e) Tout en rendant plus accesslbles de vastes zones qui sont acÈueI- lement sous-utllisées, 1'OCP ne se présente pas comme une panacée pour le développement. Outre la présence de Itoncho- cersose, il exlste de nombreuses contraintes à la mise en valeur de nouvelles Èerres et bten drautres obstacles de caractère général au développement auxquels srattaquent les responsables de la planlflcaÈion économique dans les pays de lrOCP. (f) LrOCP a contribué de manlère slgnlficatlve au développement écononique de Ia réglon de manière indirecte et à plus d'un titre. 11 a donné a Ia Haute Volta, le pays le plus touché par ltonchocercose, un temps de réplt, et davantage de temps pour sratÈaquer aux problèmes fondamentaux du développenenÈ; en outre, les leçons de Itexpérlence et les études menées dans le cadre de IrOCP ont permis de clarlfler la nature des obstacles stopposant au développemenÈ de Ia région, et ce faisant, de souligner a quel point il est nécessaire que la coruunauté lnternationale accorde une attention accrue à cette réglon, si on veut réduire les contraintes qui font obstacle à son développement. L 1 ( ii) (g) En raison de la pauvreté extrème qui règne dans la réglon de ItOCP et des difficultes qul se dressent, sur la voie de son dêveloppement, une assisÈance extérieure accrue stlmpose de touÈe urgence si on veut accélérer Ie rythme du développement economique et, arnéIiorer le niveau cie vie dans cette réglondefavorisee. une telle assistance ne devrait pas se llmiterà des projets de colonisaËion, mais prendre en considératlon le large éventail des besoins de I'ensemble de la région en matière de développement. En effet, outre la culture en sec,la région de I'OCP of fre de vasÈes possibilit,és, notaurment dans les domaines de I'agrlculture irriguee et de la production aniur,ale; 1l importe donc que les donateurs tiennent conpte, coflEne il se doit, de ce potentiel. (h) D'importants efforts doivent être deployes en vue de la trans- formation des méthodes culturales traditlonnelles. Des amelio- rations drordre technique, fondees sur lruÈilisation des semences seront certes utiles, mais 1'objecttf doit consister a nettre au point un systène permanent, de cultures sèches qul <iemandera davantage. L'adaptation aux conditions qui prévalent en Afrique de lrOuest de techniques culturales enrlchissant le sol avec un faible apport de fact.eurs de production et basées sur une meilleure gestion des ressources en eau est très promet- teuse, eE les projets pilotes, faisant appel à ces techniques, devraient bénéf icier d'un soutien déterr.riné de la parÈ des gouvernenents locaux et des pays donateurs. (i) La Èransfornation des pratiques culturales sur les terres exis- tantes, ou vit la majeure partie de la population, est le problème central pour 1'ensemble de Ia zone. La nise en culÈure de nouvelles terres sera ci'une aide précieuse et les opérations de peuplement organisé méritent sans aucun doute une asslstance sout.enue, mais elles ne peuvent constltuer qutune soluÈion partielle au problème de la redistribution de la populatlon. (j) LrAW pourralt tirer profit de la concentration continue de ses acEivit,és sur les vallées des Voltas blanche et rouge, ce qui lui permettrait drétendre sa compétence a 1'organisaÈion de Ia mise en culture des sols lourds. EIle pourrait aussi inten- sifier ses expérimentations en natière de cultures sèches et érudier les possibilités de mise en valeur des périmètres irrigués. (k) La politlque a suivre en natière de colonisation devraiÈ êÈre souple et encourager les diverses approches possibles conportant divers degrés de "contrôIe". En Haute Volta, la collaboration entre ltAW eÈ les ORD serait souiraitable, comme le seralent les autres efforts destinés a venir en aide a la migratlon spon- tanée. (1) 11 faudrait accorder une plus grande attention, Èant dans les progranmles de peuplement en genéral, gutaux besoins et aux droits des fermes, afin d'alléger les contraintes eu matlère de main-d'oeuvre qui frelnent Ia production et de rendre le <iéveloppement rural plus équitable. , a I I 4q a ( r11) (m) La "méÈhodologle de planiftcatlon" de I'OCP doit être adapree à 1a h.rmière de l'expêrlence et il faudraiÈ faire une plus large place à la diversité des L,esoins en rnatlère de plani- flcatlon. (n) LrOCP doit, au cours de Ia prochaine pirase, trouver des meÈirodes de lutte contre la maladie plus efficaces en fonctlon des coûts. La posslbllité druÈlliser une technologie intermédialre de lutte contre le vecteur devrait être étudlée, de mêure que la posslbilité drutlllser I'infrastructure actuelle de 1'OCP dans le domatne des transports et des conmunicattons pour la nise en place dtun progranme de prestatlons de services de santé primalre. 3. Les pays de la réglon concernés par 1e Programre de lutte contre lronchocercose (OCP) ont de nombreux polnts en comrnun sous I'angle de 1récologie, cie lrenvironoenent, des sols, de la nature des systèmes de culÈure, et des niveaux de revenus. Du point de vue écononlque, cependant, Ia région presente des diversiÈés a plusleurs égards Èrès lmportantes. Le degré auquel les populatlons sont touchées par lronchocercose, 1tétendue matérlelle du prograuuue de lutEe contre le vecteur, son incidence écononlque et ses irupllcatlons pour les politiques et les progrëumes de développement, diffèrent consldérablement, d'un pays à lrautre. La notlonrselon laquelle la réglon de IIOCP se caracterise en généra1 par des plateeux surpeuplés en bordure de vallées fluviales lnfestées par lrouchocercose, nrest pas dtune appllcatlon unlverselle; enfait, elle stapplique prlncipalement a la Haute Volta. Crest pourquol, les notlons générales appllquées à tous les Etats de cette réglonret lradoptlon de méÈhodes uniformes en matlère de plantflcaÈlon ou de polltique de développement rlsquent de se révéler inappropriées. Le falt de reconnaiÈre que la réglon de IrOCP est une unité sur le plan entomologique eÈ non pas du point de vue éconouique aide à comprendre les aspects de développement éconornlque que présente le prograrune de lutte contre Ia rnaladle. 4. Outre les avantages humanltaires subsEantiels qutll comporte, I'OCP aPporÈera des avantages économiques importants aux sept pays partlcipants. Ces avantages économlques sont de deux sortes: ceux qul ont tralt à I'augmen- tation de La producÈlvité de la main droeuvre et cet»( qui provlennent de la mise en valeur des nouvelles terres rendue possible par le progr:[rce de lutte contre Ia maladie. 5. Trois princlpaux avantages associés a la maln d'oeuvre découlenÈ de la lutte contre le vecteur: la réductlon de 1S débllité, qul se traduit géné- ralement par une dlnlnutlon de la performance physlque des sujeÈs atteints par Ie parasite; la réductlon de f incapacité (troubles de la vue) et la réduction de 1a cécité. En prlnctpe, on pourralt mesurer les avantages par les perÈe6 esÈlnées de productlon; en pratique, on ne dispose pas des données nécessaires. 0n a des raisons de croire que ces avanÈeges non pondérés par les facteurs de disÈrlbutlon des revenus, et sl on les mesure selon une opÈique "classlque", sont relatlvement modlques. Ceci est lnévitable, du falÈ du faible niveau des revenus de la populatton touchée. Mals crest préclsément Parce que les populatlons touchées sont partlcullèrement déshérltées que les avantaBes devraient être affectés par un fact,eur de pondératlon élevé. En outre, lruttlisatlon de fatbles taux dractualisatlon et drhorlzons plus loin- tains, gui peuvent être justlflés dans Ie cas de projets couure celui de lrOCP, rend aÈtrayant le rapport probable coûts-avanteges, ne seralt-ce qutau seul titre des avantages 1iés à la maln-dtoeuvre. l I I I 1 I i l I I iU a \ ( iv) 6. De p1us, les prlnctpaux avanÈages économlques proviendront de ce que 1toCP pernnettra Ia mise en valeur de nouvelles terres. Les avanÈages nets provenanÈ de la disponlbilité de nouvelles terres ntauraient pas besoin d'être très élevés pour être supérieurs aux coûts du progranme de lutt.e. Lreffet dévasEateur de 1'éroslon qui a rédult les superficies culti- vables sur le plaÈeau des Mossl permet. de penser que des avantages considé- rables seront retirés des réductlons lnduites de 1'érosion sur les anclennes terres étant donné la disponibilite de nouvelles terres. Je plus, lrut,ilisation de taux dractualisatlon inférieurs aux taux classiques et d'horizons plus loint,ains augmente considérablernent les rendements purement econoniques sur les nouvelles terres rnises en valeur dans le cadre du progranme. 7. Draprès I'analyse détaillée des soIs, de lrut,ilisation des Ëerres eÈ des cartes de réparÈitlon de la populatlon, Ia mlssion estime qu'environ 276.OOO kr'.r2 de terres relativement vldes existent dans Ia région du progranme, dont l34.0OO a 154.000 km2 sont "propices à lragriculture". Les deux Èiers environ de cet.te superficie sont analogues de par leur qualité et leur potentiel aux sols que lton rencontre dans la réglon des plateaux, car il s'agit cie sols ferrugineux. Environ 7 pourcent se composent de sols alluviaux et colluviaux des plaines d'inondat.ion e! des bas-fonds. 3. La mission a constaté quril existaiE une certalne incertiÈtrde au sujet de la définition des "projet.s de La zone de lronchocercose" et de la nature cie leurs préÈentions en natière drutilisation des ressources destinées au développement. De nouvelles possibilités de projets naîtront cians les zones de lroCP du fait de 1'éliminatlon du vect,eur. Mais il ne faudrait pas présumer que ces zones, en tant que telles, onE priorité sur Ies ressources disponlbles pour le développement. Aux flns de Ia plantfication du développe- menÈ, il convient de considérer les coût,s de la lutte contre 1'onchocercose comne des coûts irreversibles, et drévaluer les "projets de Ia zone de Itonchocercose" corTme des cas dtespèce ou selon leurs mérites. 9. A part lrestlmation de la superficie des terres vides qui exisÈent cians la région de I'OCP, et de la mesure dans laquelle elles convenaient à ltagriculture, Ia misslon stest efforcée de déÈerminer la nature des obstacles aut.res que ltonchocercose qul empêchent drutlliser ces régions de façon plus productive. Outre f inaccessibilité de Iteau poÈable, plusieurs contraintes pèsent sur les vallées des fleuves de Ia régton. Les vallées et les bas-fonds sont exposés à des inondaEions fréquentes et à une humidiEé excessive. Certains sols sont exErêmeraent perméables, ce qui exclut une uEilisaÈion économiquement viable de 1a productlon lrriguée. Drautres sols sonÈ lourds et donc difficiles à travailler à ltaide des méthodes tradltionnelles, et d'une mise en valeur onéreuse si 1'on emploie dtaut.res rnéthodes. I1 existe drautres maladies que ltonchocercose, et dans certains endroits, ltincertitude concernant les droits fonciers fait obstacle à lrutllisation des terres. 10. Par conséquenÈ, ITOCP contribuera à rendre dlsponible de vastes zones actuellement sous-utilisées qul présentent une importance économique potentielle consldérable, notaxmrent en Haute Volta. La principale incidence économique de la disponibilité potentielle de ces "nouvelles terres" exisÈe, en fait, en Llaute Volta oir les ml1lions d'hectares de terres sur lesquelles lronchocercose est combattue permetkonÈ dratÈénuer la presston démographique sur Ie plateau des llossi et dans drautres parties du pays. Dans la plupart des autres pays de lrOCP, il existe des Èerres sous-utilisées en dehors des zones où 1'oncho- cercose est endémique, si bien que 1'tncidence économique, quoique significative, I a i aJ (v) sera probahlement moins spectaculalre et moins fumédlate quten Haute Volta. 11. I1 est un fait que dans certalns programmes de colonisatlon les fenmes sont peut-être défavorisées dans le processus de mlgratlon/colonisatlon; on leur donne de nouvelles tâches ardues tout en les prlvant de précieux drolts traditlonnels. Les lnterventlons de 1'extérleur devraient viser à réduire les ml1le et une tâches qui absorbent leur Èemps. Une partlcipation économique accrue de la part des ferurnes se tradult par une augmenÈatton de la naln-dtoeuvre et une amélloratlon de 1a nutrltion au foyer. Elle présente donc une importance critique pour lramélloratlon des nlveaux de vie cians les calnpagnes et esÈ essentielle a un developpensnÈ rural équitable. L2. La colonisaEion eE/ou la nigraÈion sur de nouvelles terres n'offre riurune solution irart,ielle aux problèrnes de la pression dénographique, ,iu raccourcisserùent des jacheres, oe la baisse des ren«lements eÈ de 1'érosion désastreuse qui existent en liaute VolÈa et r.lans quelques autres endroits de la réglon de 1IOCI. Les plusieurs millions drhectares de nouvelles Èerres de 1a haute Vo1ta peuvent absorber Itaccroissement démographique de quelques années seulement, à noins qutil ne se produlse un changement des condit.lons sous-jacentes. Cependant, <Ians Ia rnesure oir le progr:rmne de lutte a contribué à ouvrir de nouvelles réglons à lrhabltat., iI atténue temporairemenÈ ces presslons urgentes. I1 laisse, notanrnenÈ, à la Haute Volta un temps de répit viÈal pour staEtaquer à son problème fondamental:' lramélioraÈion et la transformation éventuelle <ies méthodes de culture dans le sens dtune culture permanente et lntensive. 13. Lradoptlon généralisée des méthodes axées sur lrutlllsatlon des semences (roellleur espacement, semis et désherbage plus opporÈuns, meilleure sélectlon des semences, etc.) peut conÈrtbuer de façon irnportante à augurenÈer les rendenents céréaliers par rapport aux faibles niveaux qut 11s occupent actuellement. l.lais lrobjectif a plus long terrce devralt consister a edopter des technologies comporÈant un nombre limité de facteurs de production et des méthodes drenrlchissemenÈ des sols fondées sur une nellleure uÈilisatlon de 1a pluvioslté. Ces méthodes ont prodult des rêsulÈats extrêmement prometteurs en Inde, au Botswana et dans drautres pays moins développés, nals nront pas encore été essayés dans les condiÈtons qul règnent en Afrique de lrOuest. Les efforts pilotes et les projeÈs expérimentaux méritent de recevolr une priorité éIevée. L4. Corrne 11 ntest ni souhaitable ni posslble de contlnuer à absorber les accroissements de populatlon en augnentant Ie flux <ie la maln-d'oeuvre mlgrante vers la Côte drlvoire, la Haute Volta doit utlliser ses nouvelles terres et srattaquer dturgeuce aux goulets drétranglernent qui empêchent lrexpansion de la productlon agrlcole sur les terres actuellement exploitées. L'élérnent central de sa stratégie du dêveloppement devralt consister dtune manlère générale à augmenter la productlon des cultures vivrières à lrhecÈare et par habitant, rendant ainsl de la terre et de la maln riroeuvre disponlbles pour la productlon de cultures drexporÈat,lons et pour la poursuite drautres activltés. Drabondantes possibllltés sont offertes à la Haute Vo1ta, counne aux autres pays de la réglon de I'OCP, en ce qul concerne lrexpansion des cultures dtexportatlon, à conditlon touÈefois que les efforts de vulgarisation soient intenslflés et que des polltiques améliorées et appropriées soient, adoptées en maÈlère de prtx, de coumercialisaÈlon et de transport. 11 esÈ également posslble de Èlrer un meilleur partl du potentiel de 1rélevage dans la réglon de IIOCP et les possibllltés de mise en valeur des terres irriguées sont, très importantes; I'agricult.ure irrlguée dans les zones de ITOCP a un t I (vi ) rôle vital à jouer dans les stratégies anti-sècheresse pour le Sahel. Lreffort, visant à améliorer et. à transformer les systèmes de culEure, doiÈ cependant se dérouler sur les plateaux où se trouve une majeure parÈie de la populaEion. L'OCP, en per:neËt,ant. draIléger les pressions <iémographiques pour une genératton ou pIus, augrûente consicl4rablement les chances de succès dans cet effort. 15. Tandis que Ie rapport de la mission souligne qutll nrexisÈe pas drapplication universelle de Ia sÈratégie du developpement pour ltensemble de Ia régioa de lrOCP, et quril faut évaluer selon ses mérites chaque sysÈème de développement dans son contexEe nat,ional, i1 conduit aussi à une concluslon drune application générale: cet,te région défavorisée a clésespèrement besoin drun volume plus abondanÈ de ressources de développement pour att.énuer les contrainÈes qui s'opposent à son développement eÈ pour accélérer son progrès economique. Le fait que ta colonisatlon des nouvelles terres, guê IIOCP pernettra de mettre en valeur, ntoffrira qu'une solutlon partielle et temporaire, accroÎt I'urgence et lrimportance de lraugnenÈation de lraide inÈernationale. Une aide massive est nécessaire non seulernent pour favoriser la croissance et 1a Èransforrnation cie lragriculture, mais d'une façon plus générale pour contribuer au développernent des transport.s, de 1'élevage, cie lrirrigatlon, de la prospection minière eË du secteur agro-industriel. 16. Le choix dtune "méÈhodoiogie standard" pour la planiflcatlon du développement de la réglon esÈ assoclé à 1'OCP. La méthodologie a progressé à un rythrne inégal, mais en général lentement. Ceci est dû en partle à diverses int.erpréÈations de ce que 1a méthodologie prétendaiÈ accomplir; par exemple, en ce qui concerne la rigidlté qui devait présider au déroulement du processus recormnandé (création dtune banque de données, élaboration dtun plan de dévelop- penent a long terme, préparation de projets) et 1a relat,ion enÈre la "planifi- caÈion de Ia zone Onchocercose" et Ia planification naElonale. Les hésitatlons survenues en matiere cie réalisation ont été dues aussi, en partie, à une adaptation inégale de Ia méthodologie aux besoins différents des pays concernés; pour certains, le rassemblement des lnformatlon en vue de la mise sur pied éventuelle <ie prograrrrnes de colonisation constitue une prlorlté majeure, ce qui nrest pas le cas pour drautresl dans certains paÿs, le mécanisme de plani- fication régionale esÈ relativeüent blen développé, alors que dans drautres, iI nrest qu'embryonnaire; dans certains enfin, Ia zone OCP est d'une lmportance écononique essentielle alors que dans drautres pays cela est moins vrai. Une approche unique des problèmes de planificat.ion ne peut donc être également valable pour des pays qui présentent des sltuations aussi héÈérogènes, sauf a un niveau tres généra1. L7. I1 est recorrnandé de procéder aux adaptations suivantes: (a) Les pays de IrOCP décidant de suLvre la méthodologie standard cievraient être encouragés de nanière soutenue et leurs efforts devraient être considérés conr:re des expériences pilotes. Les pays qui ont choisi de n'adopÈer que parEiellement cett,e métho- dologie de planification, ou même de ne pas lradopter du tout' devralent être également encouragés dans lrinterprétation de ce qui consEitue leurs priorités. (b) I1 conviendrait de vérifier dans les pays de I'OCP où ont été nomrnés des conseillers"permanents" ou "principaux" (Bénin, Mali, Ghana) si 1'ldée de créer un Groupe de plaalficaLlon du dévelop- pement est valable. AvanÈ d'étendre I'applicatlon de cette idée a drautres pays, il faudrait procéder a une évaluatlon de a ! ) a (vtl) lrexpértenee acqulse dans le preuier groupe de pays. (c) Les Groupes de plantflcation du développement devralent être complètement intégrés dans les organlsmes de planificaÈlon existants 1à où cela nfa pas été déja fait. (d) I1 faudrait réévaluer avec sotn sl 1rétabllssenrent de "p1ans de développenent à long terme" pour les zones Onchocercose est réeIlement prlorttaire et utile. I1 nrest pas sûr que cette notion puisse être appllquée en Haute Volta (où la zone Onchocercose couvre pratlquement lrensemble du pays) et ceci esÈ êgalenent vral- pour les quatre Etats côtiers si Ie progra"*e est étendu vers Ie sud. (e) Ltutilisatlon appropriée des structures de planiflcatlon llées a IrOCP dépend des besoins nationaux et variera donc dtun pays à lrautre. En Haute Vo1Èa, par exenple, la politique de colo- nisaÈion et la migrat,ion sont des dot'aines dotés dtune haute prioriÈe et les contributions de l'OCP en r,ratiere Ce planificacion pourraient ?ar conséquent porter utilenent sur la recherche axée sur 1"-s projets et Ia politlque générale dans le donalne co Icnis:r.t,ion/r:i grat ion. (f) Les resultaÈs de la néthodologie eÈ tles approches actuellenent utilisees pour la planiflcaÈlon <lu <lêveloppement de 1a réglon cie I|OCP devraient être évalués a la fin de 1979, époque a laque1le on devraiÈ avoir accumulé une expêrience suffisante. 13. L'Unite cie ueveloppement econonique a suivi d'une façon excellente eE utile le ciéveloppement économique de la reglon oe I'OCP, rnais cherche trrainte- nant a definir un rôle nouveâu. LTUDE pourrait êtendre ses activites dans le donaine ae la recnerche et de Itanalyse de la poliÈique génerale en entrePre- nant des recherches et cies analyses pour son conpte et en orqanisant les recherches que doivent effectuer cirautres organismes. E11e devrait se specia- liser dans des sujets a caractère soclo-economique, associés cilrectement au prograrune de lutte contre Ie vecteur. La réinstallation oes populat.ions et cie 1a nlgraElon representent un sujet approprié, doniaine dans lequel la néces- siÈe d'effecÈuer des recherches sur les progranxnes et Ia politique connexe se fait cruellemenÈ sentir, notartrnent en Haute Volta. Les programmes sanitaires et de prestatlons de soins sont un aut,re domaine possible <ie recherche socio- economlque. LTUDE pourrait aussi entreprendre des études visant à déterniner lrtncidence êconomique du programme) cortrne cela a été recormandé recencrent par les représentants des gouvernements des pays de I'OCP. 19. Le Groupe consultatif sur le développement économique a ete crée en L975. 11 doit faire face a deux difficultés connexes: manque de définition preclse du fait que le développement économique est une notion si floue; absence de contacEs avec un auditoire bien défini pour recueillir ses avis. Un rnoyen de remé<rier a ces difficultes consisterait à former un seul grouPe consulÈatif gtobal pour ItOCP, comporÈant oes sous-grouPes aPpropriés pour traiter des questions spécifiques: scientiflques, écologiques eE de ciévelop- pement econonrique qui se posent parfois. Les fonctions du Groupe consulÈatlf sur le développement économique seraient exercées au sein de ces sous-grouPes. J I (vilt) 20. La technologie des opératlons de lutte contre le vecteur e6t extrêmement efflcace et inpresslonnante. Pour 1a poursulte à tong terme de la lutte contre ltonchocercose, cependant, uue technologie plus simple et molns coûteuse sera plus appropriée. Pendant la prochaine phase de 1'OCP, des efforts intensifs devraient être déployés pour mettre au polnt des approches et des techniques de lutte plus efficaces en fouctlon du coût. 11 faudralt pouvotr disposer de fonds affectés spécialement au financement de ces efforts. 2L. I1 conviendrait de chercher à utlliser dans une plus large mesure lrinfrastructure mise en place par ItOCP, notÉuIrnent son réseau de transport et de cornmunications, gui est sans égal. On devrait pouvoir Eettre au point un Progralme réalisable de fournlture de servlces de santé prlmalre falsant appel au réseau de transport de lrOCP. Une misslon devrait être envoyée sur le terrain pour étudler ceÈte ldée en détall et 1a développer si elle sravère réalisable. 22. La décislon drétendre les opératlons de lutÈe contre le vecteur dépendra dans une large mesure de facteurs ci'ordre médical et entomologiques -- notaffnent de la nécessité drempêcher ou de rédulre Ia réinfestatlon de 1a région actuelle de ITOCP, et de la prédomiuance et de la gravité de 1toncho- cercose dans la zone drexÈenslon envisagée. Les avantages économiques de lfext,ension seront de même nature que ceux du prograrrne existant (auguentation de la productivité de la ncain-dtoeuvre eÈ accessiblliÈé accrue aux nouvelles terres) auxquels viendra srajouter la réduction des coûÈs de la lutte contre Ia réinfestation de la région actuelle de 1'OCP. 23. La superficie de lrextenslon proposée dans les trois Etats côtlers protégerait de 1'onchocercose un nombre relativement élevé dthabitants --1.4 million au Ghana, E50.O0O au Togo, près de la moitié de la populatlon au Benin. La mesure dans Iaquelle ces populations sont actuellement exposées à 1'onchocercose est une question décisive pour 1'évaluaElon de la demande o I extens ion. 24. Les "terres vides" oe Ia zone d'extenslon recèlent un potentiel economique considérable: 792.OOO ha de bonnes Èerres dans les bas-fonds et 1.4OO.OOO na environ de sols fenalltiques, selon les estimatlons de la mission. Dans 1a justification économique de I'extension, 1'élément inconnu est 1a mesure dans 1aquelle I'onchocercose est un facteur déclsif expliquant la sous-utilisaÈion acÈuelIe de ces terres. 25. La justification économique de lrextension du progrârnme devrait stappuyer sur les consldératlons suivantes: I'ircportance de la population exposée et le degre auquel elle est vulnérable; la mesure dans laquelle ltaccès aux nouvelles terres est augmenté; le coût et/ou la difficulté technique de mettre en place un dtsposttlf efficace de lutÈe contre la maladie grâce a lradopÈion de différenÈs progr;mnes; lrincidence de la réinfestation dans la réglon actuelle de irOCP. 26. La mise en relief des aspects économiques du prograrune de lutÈe est, certes, appropriêe et nécessair€, rne15 elle ne devrait pas faire oublier 1'aspect humanlÈaire important de ltOCP. Conrme I|OCP lui-même, 1'extenslon a pour objet d I atténuer la souffrance causêe par Ia maladie à une partie appauvrie de lrhurnanlté. Le degré auquel lrextension de la région du prograune contribue à aÈÈeindre cet objecÈlf devrait être un critère prépondérant pour déclder de l t extension. â a I EVALUAÎION ECONOMIQUE DU PROGRAMME DE LUTTE CONÎRE L 'oNCHocERcOSE RAPPORT PRINCIPAL I INTRODUCTION 1. Lors de la rêunion tenue à Rome Ies ler et 2 septembre L977, le Conité drorientation pour 1e Prograume de lutte contre lronchocercose (OCP) avalt décldé que les organlsmes parrainant le prograrmre (FAO, PNUD, Ol{S et BIRD) devralent entrepren«ire une étude en profondeur du progr:rEne qui puisse servir de base a la prochalne êtape d'lntervenÈton de six ans qul doit débuter en 1980. 11 avait été decldé en même temps que cette étude comporterait deux volets: une évaluatlon du programne de lutte contre le vecteur par lrOl'ls, et ltexamen des aspecÈs économiques du prograrrrne par une équlpe composée de representauts des instltutlons multllatérales et dont la BIRD assurerait lrorganlsatlon, en collaboratlon avec les autres lnstltutlons partLclpantes. 2. La Misslon Crévaluatlon éconouique a conmeocé ses travaux ea Janvter1978. ElIe étalt consÈlÈuée de dlx membres, dont un groupe de ciuq fornalt le "noyau", êt qui sresÈ rendu dans la plupart des pays. Les écononistes de régions de Ia Banque I'tondlale ont apporté leur concours daus plusleurs pays. La ltste des partlcipants à 1a uisslon flgure à l'Annexe I. 3. La rnisslon a effectué trols voyages dans les pays de IrOCP entrejanvier eÈ mai 1978. La plupart de ses membres 6e sont rendus dans les sept Pays concernés; mâis un Seul Sfest rendu au Niger. La mission a largement parcouru les zones OCP de chaque paÿsrsauf au Ghana où, faute de Eransport et par suite drun calendrier très chargé, eIIe nta pas pu se rendre dans la région du Nord et la Haute-Région. Les organlsmes gouvernementaux locaux, et en particulier, les «ilvers comité nationaux de lutte conÈre lronchocercose ainsL que les representants de la BIR0, du PNUD et de la FAO lui ont fourni un appui logistique. Le calendrier des activltes de la mlsslon figure à lrAnnexe I. 4. CoofornémenÈ à son mandaÈ, la mlsslon devalt évatuer lrincidence économlque de 1|OCP, examiner les stratégies de développement et les obstacles au dêveloppeaent dans la zone du programne, déterminer dans quelle inesure le Prograrù'te a libéré de nouvelles terres, analyser les polittques de colonlsatlon,faire des recor,unandatlons sur des netllodes de planiflcatlon ainsi que sur leprojet drextension de Ia zone du prograrune, et présenter le tout dans un rapporÈ d'une ctnquant,alne de pages. Le mandat ciétalllé de la misston figure a lrAnnexe I. t at I i ZONE DU I I i ! o \ TAUilTA]TtE Bamako i Dakar Bathurst SENEGAL GAMBIE\'èîa/.Y Conrkry TALI N GUITIE BISSAO Gombic GUITIE $EnlA LEOTE Frêctown Monrovia 400km B issrucz'q o boo Korhogo \ Bot D,I l: 0 TIBEMA t Ir ,ROGRAMME §Q ao yornE Abidlan Niamcy lTIGER Lagos Lomé OCEAT ATIATITIOUE ilrcmA GHAlTA . Accra \ tfHo 7t995 4 a: N igel I HAI,IE VOTTA I îJ ri ! I I Ii i \ IEilIII i I i I I i ) I\ ) I (. ! i TOGO I i i i I I I i I I Tamale

-2- II. I ZONE DU PROGP"AüYME DE LUTTE CONTRE LIONCHOCERCOSE EN TAIIT qUE REGIoN ECONoMTQUE 5. Le Progranune de IuÈte contre lronchocercose (OCP) couvre une zone de quelque 654.000 kn2 s'étendant sur sept Pays drAfrique de 1'Ouest. Ces pays sonÈ, drouest en est: le I'[ali, la Côte d'Ivoire, la Haute Volta, le Ghana, le Togo, le Bénln et le Niger. Plus précisément, la réglon conprend: au Mall, le territolre sltué a lrest de la ligne Bamako-rrlopti (I25.OOO km2); en Côte dtlvoire, la part,ie sltuée au nord de Ia ligne Odienné-tsouaké-Bondoukou (11O.OOO km2); en llaute VolEa, I'ensemble du pays, sauf son extrémiÈé nord (23O.OOO km2); au Ghana, la zone située au nord du Lac Volta (98.OOO knt); la partte nord du Togo (18.OOO km2); au i}énin, la reglon au nord de Djougou(56.000 km2); au Niger, 1'extrémité du pays sltuée au sud-est de Niamey (17.OOO km2). Volr la carte cl-après. 6. Les zones couvertes par ITOCP de chacun de ces sept pays ont de nombreuses caractéristiques en cormun. Ce sont des zones de savane boisée avec des précipitations annuelles variant entre 7OO et 1.1OO rm. Les sols ferru- glneux y sont prédominants et elles sont entrecoupées ça et 1à de bas-fonds et de plaines inondables. Les agriculteurs cultivent prlnclpalement, les céréales dans la partle nord de la réglon (sorgho, mil et un peu de mais), du manioc et des ignames plus au sud, alnsi que du è,oton, des arachides, du riz et des niébés. L'élevage est très rêpandu: les Fulanl possèdent ou gèrent la plupart des troupeaux; Ia possesslon de peÈlts runinants est plus généralisée. On utlIlse largement la traction animale dans le sud du I'lali et dans certalnes parties au nord du Béntn; allleurs, on comrnence seulement à lrintrodulre dans le systême des culEures. La culture ltinérante avec de -.I_o_ngues pêrlodes de jachères reste pré.dominante. Les revenus sont bas; les populations de cette région sont parmi les plus pauvres du monde. Leurs revenus représentent entre le tiers et la moltié des revenus enregistrés dans les zones forest,ieres et côtlères de lrAfrlque de It0uest. Les dlsparltes importantes de revenus et lrinégallté draccès aux services sociaux, combinés a des facteurs historiques et soclologlques, encouragent un exode des popula- tions vers Ie sud, exode masslf en Haute Volta, et non négligeable dans la plupart des autres pays. 7. Cet ensemble de caractéristiques couulunes, jointes à la tendance naturelle que lton a a généraliser lors de discusstons dtentreprises aussi complexes que le Progranme de lutte contre lronchocercose, explique peut-être que le public se soit fait, de f importance économique de lrOCP, une idée générale, une impression stéréotypée, ou "paradigme". Cette situation peut être resumée corrne sult: la zone de ItOCP se compose caractéristiquement de plateaux surpeuplés en bordure de vaIlées fluvlales inhabitées, en raison principalement de la présente dtune sirnulle de lrespèce Simulium daurnosum, vecteur de lronchocercose, qui en a chasse les habitanÈs 1/. Ll . Voir cl-après le chapitre IV pour la formulatlon de ce point de vue flguranÈ dans le rapport principal de Ia lltsslon drassLatance préparatotre aux gouvernenenÈs,(APG) Onchocerclasis Control in the Volta River Sésln {rlê- Repo11t of the }Ii.ssiqnfor Preparatory assistance Èo the Governments of Dahomey, Ghana, Ivory Coast Mali, Niger, Togo and lJpper Volta, présenÈé par le PNIID, la FAO, Ia 3III.D et ilotis, cenèvê, -oeE fg73; cI-àprès dénonmé Beppglq P4ç. t -3- paradlgme, ou modèle, est de plus en plus largement admls, ausslpays particlpants que par les donateurs et les observateurs exté- rrErrÀ§. r-cLÈe tendance a été encouragée par le falt que les zones, ont de nombreuses caractéristiques communes, corrcne on Ita indlqué p rl y a cependant de réelres différences entre les pays de ltoci aude ltincidence du prograrmoe sur leurs économies et de lrapplication Le Tabreau 1, extrait du Repgort pAG montre les dlfférencel a t'ir,t de Ia réglon récédenuuent,. polnt de vue du paradigrne. érieur du Programne en ce qul. concerne les zones couvertes et leur population; les donnéesdatent de 1970, mais la situation nta pas change. Au polnt de vue de la superflcie couverte et des populatlons concernées, Ia Haute Volta se situe de toute évldence au centre du progranrme. Elle constitue plus du t,lers de la zone du progrâErme, gui stétend sur 654.ooo kn2; ses habltants représentent Ia moitié des populatlons touchées et, pratiquement tout son t,errltoire se trouve a lrintérieur <ie la zonedu progranme. En ouÈre, cie Èous les pays concernés par ItOCP, la Haute yolta corresPond le mieux au modèIe conventionnel. En effet, Ia presslon démographlquequi stexerce sur les terres ne seuble être vralment généralisee et iuportanteque dans ce pays, comle en téBolgne l'exode rural à grande échel]e provoqué parIa diminutlon du potentiel des ressources naturelles, gutattestent pa. eierplela dégradaÈlon de la couche arable par 1'érosion, la dimlnution de la fertilité et des rendements eÈ 1réchec du système de culture itinérante praÈiqué depuis desgénérations. Ctest en Haute Volta égalenent que coexistent des plate.r.r* irr.peuplés et, des valIées fluviales vides et que lronchocercose paralt être la ralson déter- minante de cette répartitlon partlculière de la populatlon. Sur les 7O.0OO cas de cécité signalés dans lfensernble de la zone OCP par ltétude PAG en L973,8O2 ont été recensés en llaute Vo1ta. 9. En ce qut concerne la portée géographique de la couverture du programne, sa justification économique, ou le degré de conformité au paradigroe conventionnel,la situation dans les slx autres Etats nrest pas identique. Au Niger, Ie prograrme couvre moins de 1r2 pourcent du territolre et srétend à moins de 1,5 pourcent dela population 1/. La "zone de I'OCP", bien que de superficie linitée, occupe uneplace {mFortante dans le plan de développement du Niger. Au Mali, le progratrme couvre une parÈie vaste et importante du paÿs, le tiers de Ia réglon Ia plusfertile et 1a plus arrosêe. Ilais le rnodè1e plateaux surpleuplés/va1lées désertes ne sty applique pratlquement pas;' la répartltlon de la populatlon dans les zones affectées par lronchocercose ne parait pas différente de ce qu'elle est dans les autres régions néridionales du pays. Peu de falts attestent ltexistence de "vallées abandonnées" au Mall. 10. Les quatre pays côtiers relevanÈ de IIOCP comptent de vastes partles de leur territoire dans Ia zone du prograume, en grog, entre 35 et 5O pourcent de leurÈerritoire, situê dans leur partie septentrionale. Trois de ces pays présentent des poches de forte densité dérnographlque: la réglon de Korhogo, en Côte drlvolre, la zone Bawku-Bolgatanga dans le nord-est du Ghana, la zone entourant Lama-Kara dans la province de Kara au Togo. Ils comportent aussl de vastes étendues peu peuplées; ltinpact de Itonchocercose sur ces rêglons ntest toutefols pas évident. Selon des sources locales, le facteur princlpal expllquant Ia répartltlon actuelle de la population est d'ordre hlstorique. A la sulte des soulèvements rnllltaires Le Rapport PAG incluait a ltoriglne une partie de lrarrondlssement de Téra, mais Ia zone de lrOCP au Niger ne couvre rnaLntenanÈ pratiquement que 1' arrondissementLt de Say, soit 15.OOO km2, avec une populatlon estimée a 75.O0O habltant,s et L977. d,Éç:,o d€ a) ..r 'd Eld+) o EÈ{storÉdF{É{ O kordNu)d À+) ooodr{Èq À+, -l À Èt \t Èq Èq Èt ÈqOJFItf\O\O -l-tJO -l Èq\o -l Èq Lr\ @§. ..{ o+r +rdÉÉd, "{>c x 'F{ O>cohçEAÉOEÊoNdd .l{t{ +J. u)Odr{ O lU -l t{h , o0{ç{Èç: Ç{Od'rlP.d É(, v oooooooooooooooooo oootr\ooJOOO\tr\OO\OJ[^O\O Ft_t59 oooooo FO50l'r\\o -{ Éc) .rl O.rl *rrlPddd -'{ {r Ë , O'.{È.lJ +)o@Ào ôJ r{ N §l -lvvvv ooooooooooÇaôooooo OOO\O-l(n oooL^ôto\rl(nOO\JO 11\1.T-1 U\(1 CN Fl 01 oooooo o\o FU\ (\J@ 0)Pol{ .r{ O O)o> É .r{rOEOÇr O-i ddt{cr ko ÈÈ0taAoJdoJ-l Èt{od À +,dort{: Èq Èq Èq Èq §1 \EFO\(n(ntrrOÉl-{cno -l èq ÈqO\lr\Jr{ o o o o 'o ooooooaoooooo otr\§--@oJ -1 §l -l -l cn u1 -l -1 C! \O ooooOO \o@L^ O\ o oq) .F{ --lcid li .aJoo9. +J a oooooFÈ-oooo\coJoo\9OcC rnJÈ-\oliJ\(no@u\FO raN-lOJ-s Él -l an CFîr t--\o(rl c\l @i1 {n -1 §l (n dÈ +) -4a xO.1 ...,/.oJo+rc d..rOciC ç1à1E-r ok oq/> &, 14(o- dÇ ::\J E \C) l+ kc,dEÈÉdool{É+)èOOLONOÊ{>È oC)o -l t{ É, É() oÉÀ Ê1È É p{ U) Ê1É{ÉÊl Eo c) zoHH É ÀcÀ H t-] Ê1 H() HhÉÊlÈ a -{ Ê1 FI ËÉi \o -l +) o tr\ -a À (7) F o\ rl o È +)lr o 3.ÀdÉ 0) oÈ oa _lÈ- IoF o\ _l od +) F c) E c) oÉ -loo,È-- È- oO\ O\ O, "1 -ifu r-l CJ r) -5- ç,roduits au XIX siècle, une large ceinture sretendant <Irest en ouest en Dordure ile la savane et ile Ia forêt <iense a ete clepeuplée. Ce qui expliquerait pourquoi 1es ciensiEes sont si faibles tout au long de ces latitudes et pas seulernent dans les vallees. Le;aradigne est donc d'application limitée au moins dans plusleurs Etats côtiers, au Bénin et en Côte d'Ivoire par exerlple 1/. 11. Que de telles differences existent à f intérieur de Ia zone de IIOCP nta rien de surprenant. Les llmltes du progranme de luÈte ont été choisies pour des raisons entomologlques et non pour des raisons d'homogenéité économique. Le but prlncipal était de deflnir les limites geographiques de tel1e façon que la lutte contre le vecteur soiÈ effecÈive. L2. Du fait de la dlverslté au sein de la reglon OCP, les sept pays particlpants ne benéficlent pas tous au même degré du programne. Tous en bené- ficient dans une certaine mesure, mais les pays ou la populaElon affectée est Ia plus nombreuse et ceux qul ont le besoin le plus urgent de nouvelles terres en sont les principaux bénéflciatres. La Ilaute Volta est manifestemenÈ le pays le plus touché. Cependant, la répartiÈlon des avantages doit être considéree sous I'angle de lrinterdépendance économique de la région. Par exemple, certalns des avantages que reçoivent les Voltalques sont parÈagés indirecÈement avec les populatlons des autres Etats de cette région parce que les Voltalques - que le prograule a rendu plus salns et plus productifs - émigrent en g;:and nornbre notarrmenÈ vers la Côte drlvolre. De même, lraugmentation annuelle de Ia production dans les pays de lrOCP, résultant de la lutte contre la malatiie, devraiÈ également profiter aux pays côtiers. 13. La lutte contre le vecteur de lronchocercose en Afrique de 1touest conporte donc intrlnsèquement un partage différenclé des avantages du progr:"r.e. Les coûts (quelles que soient leurs rnodalltés de financement) varient aussi et,le rapport coûts-benefices nrest pas le même dans lous les pays. I1 existe en même teEops des effecE6 externes importants dans chaque pays: sl le Programne de lutÈe est inefficace dans un pays donné, cela affecte non seulement. les populacions imédiaterûent exposées au rlsque/mais aussi 1es populations des pays volsins, ce qui, en Itabsence drinstitutions fiscales réglonales, fournit une justiflcatlon parElculière pour le financenent extérleur du prograrme. L4. Puisque f incldence économique et les implicatlons de 1r0CP varient d'un pays a I'autre, Iradoptlon dtapproches uniformes pour trouver des solutlons aux problèmes de développement économique de la réglon risque dtêtre inappropriée. I'lettre lraccent sur la colonisaÈion de nouvelles terres, pâr exemple, ne sejustlfie que dans quelques uns de ces pays, notar@ent en Haut,e Volta. De même, une méthodologie de la planificatlon axée sur des prograrmes de colonisatinn lt Le Rapport mensuel (septembre L977 ) du conselller permanent du Groupe dePlaniflcatlon du projet de développement "Onchocercose[ en Républlque du Benin déc1are ce qui sulÈ: "En ce qul concerne la détermlnatlon des zones abandonnées en ralson de 1'onchocercose, on peut tlrer les concluslons suivanEes des discus- slons eÈ des vlsites sur le terraln; à Itinverse drautres pays tels que la Haute Volta, il nrexiste aucun village abandonné par sulte de lronchocercose. Plusieurs explicatlons ont été formulées, mals 11 faut les vérifter;1) la virulence de Ia Eransmisslon est plus faible que dans Ia Volta l,lolre parce que le débit du fleuve est moins régulier;2) I'existence de sols fertiles éloignés du fleuve..." -6- peuÈ ne pas couvenlr aux besotus de planlflcatlon dee paye de I'OCP où des prograEnes 8Èructurés de colonlsatlon out acÈuelleoent relatlvenent peu drlatérêt ou une faible prlorlté - au MaIl, au Nlger, au Bénln, et en Côtedrlvolre par exemple. En outre, le concept de "zone OCP" ou de "zone llbérée de ltonchocercose" en taot qurunlÈé de plaulflcatlon économlque à lrlntérieur de chague pays nta pas Èoujours la mêne slgnlflcaÈlon. En Haute VolÈa, la zone OCP couvre presque touÈ le pays; au Mall, la distlnctlon entre la "zone onchocercoserr et les auÈres réglons mérldlonales du pays est très ténue; cette zone flgure parnl les réglons les plus favorlsées du Mall. Dans les quatre pays côtiers, en revanche, elle recouvre les réglons les plus défavortsées. 15. Les polnÈs essentiels de ce chapitre peuvent être résumés cotme suit: le paradigme t plateeux surpeuplés - vallées désertes" ntest pas géaéral dans la réglon de lrOCP. LeE presslone dénographiques et les facteurs qul expllquent la répartltlon de la populatlon ne sont pas les mêmes dans les sept Etats de la réglon de 1rOCP. Ltonchocercose falt plus sêrleuseueat obstacle au développement dans certalne pays que dans drautres. LiOCP est une unlÈé entomologlque et non pas économlque. Peu de générallsatlons écononlques soût entièremenÈ applicables à la zone et aux sept pays de lrOCP. 11 est donc peu probable qutune approche unlforme de la planlflcatlon du développorent ou dela polltlque économique pulsse convenlr à tous les pays concernés. -7- III. INCIDENCE ECONOMIQUE DE t LUTÎE CONTRE L'ONCHOCERCOSE 16. LroCPrà ltlnstar de tous les prograumes de lutte contre les maladies, a un double objectif: améliorer le bten-être des êtres humains vivant dansles rêglons contâmLnees et promouvoir le développement écononlque. Alors que nous abordons ltanalyse de lrtmpact économique du progra'rme, 11 est lndispensablede souligner ceÈ aspect humanitalre. L'un des obJectlfs finals du développerent économique est dralléger la misère humaine; les programnes de luÈte contre les maLadies sont donc des flns en sol et des moyens de promouvoir la croissance économique. En outre, lramélloratlon de la santé constitue lrun des "besoins fondamentaux" auxquels les gouvernments natlonaux de la zone relevant de ItOCp et les bailleurs de fonds de la comnuneut.é lnternatlonale accordent une grandepriorite. Les projets de santé publlque tels que IiOCP ne sont donc pas de même nature que les projets vlsant à la constructlon de barrages, drusinestextiles ou même de routes et ne devraient pas avolr a être justiflés de Ia mêroe façon que ces projets plus purement "techniques". L7. Cela dit, nous abordons lranalyse qul suit en mettant de côt,é ces considérations et en examinant IrOCP sous Itangle plus etroit des relations coûts-avantages à peu près connne si lron évaluait un projet "ordlnaire" de développement. 11 est en effet indispensable de procéder à une analyse de ce genre si lron veut falre une évaluatlon dtensemble de lrincidence économique du prograrme. 18. Selon Ia méthodologle généralement admlse pour 1révaluatlon des Progréumes de santé, deux catégories principales dravantages découlent de ces ProgrâErmes: (a) une réduction des heures de travall perdues (crest à dire, une dlminution de la mortallte, de lrlncapacité et de la faiblesse physlques); et (b) une dirninution du coût, des traitements. Ces avantages sont mesurés enfaisant une estimatlon des revenus perçus par ceux qut, sans le prograrme, seraient morts, auraient été handlcappés ou seralent affaiblls par la maladie concernêe, et en y ajoutant les coûts des traitemenÈs qui ne sont plus néces- saires une fois que la maladie est éllminée ou enrayée. 19. Dans les documents relatlfs au projet initial, les avantages économiques découlant de IIOCP ne sont nl déflnis ni mesurés de cetÈe façon "standard". Le RapPort PAG ment,ionne bien les avantages conventionnels de la lutte contre Ia maladie, mals dans son analyse coût-avantages, 11 envisage seulenent les effets découlant de la mise en valeur de "nouvelles terres". En fait, la méthodologie du PAG sur le plan de l'analyse économique 1/ regroupe le program:re de lutte contre le vecÈeur a un ensernble de projets cle colonisatlon, lesquels devraient prendre la suite du Pro;ran,,ne de lutte contre lronchocercosê, et. uefinit les avantates resulta.nt. üu contrôIe du vecÈeur cour^ie éÈant constltués par la producElon provenant, de ces projets de colonisatlon. Ce qul signifie que les coûts de la lutte contre le vecteur ont été ajouÈés a ceux des projets de colonisation proposés, et que leur montant iotal a été coruparé aux producÈions Volr Rapport PAGLI Ecoqq*ie_48qry§1s , Chapltre VI et Annexe VI-5, the Mrltre4gle&le of qhe -8- proven€rnt des proJeÈs de colonlsatlon pour obtenir un taux de renÈablllté estimatif de lropératlon. 20. Cette approche a Ie mérite drêtre originale et lngénieuse. Elle présenE toutefols, entre autres, un lnconvénient majeur: elle sous-entend que si les proJets de peupleroent envlsagés ne sont pas mis à exécutlon, le taux de reutabilité prévu de ltopératlon ne sera pas attelnt, auquel cas, toute évaluatlon économique en règle ne pourra être que négatlve. Une teIle concluslon ne seralt toutefols pas correcte. 11 convient, en effet, dtlntégrer formelleuenÈ les avantages économiques "conventlonnels" dtun progr:ume de luÈte contre les maladies dans les calculs de lrensenrble des avantages et envisager dans un sens plus large la mise en valeur de nouvelles terres (ctest à dlre, corme ne dépendant pas seulement de la mise en oeuvre de plans structurés de colonl.satlon). Une telle démarche, gut sera résumée ci-après, et à lrAnnexe II, permet dtavoir une idée plus préclse des avantages économlques liés au programne. 2L. En ouÈre des avantages humanltalres substanEiels, ITOCP engendrera toute une garme dravantages économlques. La lutte cont,re I'onchocercose Permet,d'accroître la quantité et/ou la qualité des facteurs de productlon - la maln- dtoeuvre et la terre - dans la zone de 1tOCP, et crest 1à, lrlmpact essentiel du programe. En ce qui concerne la maln-dtoeuvre, le contrôle du S. damnosum entralne un accroissement probable de la productt.rite et ce, pour tfiEl,iffis: (a) En lrabsence de conÈrôle du vecteur, une partle des populatlons de la zone infestée risquent dtêÈre attelnte de troubles vlsuels, ou de devenlr aveugtes. Dans le premier cas, leur partlctpatlon à la productlon diuinuera, dans le deuxième, elle cessera complèteurent ou diminuera de façon consldérabIe. La prenlère source dravantages économiques tiés à la main-d'oeuvre réside donc dans la réductl.on des pertes de productlon résultant de ces troubles de la vislon et de la céclté. (b) Le parasite Oncocerca volvulus senble affecter les performances de lrêtre truna@eurs tous les autres parasltes -- il affaiblit lrorganlsme, et le rend plus vulnérable aux autres maladles. Si I'on rédult la prévalence et la gravité de cette endémie, la populatlon de Ia zone OCP sera en meilleure santé, aura donc plus de forces et pourra travalller uieux. La dimi- nutton des effets débilltants de lfonchocercose est alnsi la second source dtaccroissement de Ia producttvité de Ia main- d t oeuvre. (c) 'rl,reffet de nulsance" de la simulle est éltmlné ou fortement rédult. Sans contrôle du vecteur, les paysans qui culElvent leurs terres à proximlté des fleuves et des rivlères, sont exposés a des centaines et parfois nême a des milliers cie plqures par jour. L'éllminatl.on ou la réductlon de la quantité de mouches permettra à ces paysans de travailler mieux et plue longtemps. 22. Dans la plupart des études de justificatlon économlque des projets de santé, les effets sur la maln-dtoeuvre constltuent la source essentielle des avanEages économiques; ces avantages sont Besurés par ltaccroissement estiué de la productlon qu'on peut obtenlr en remédiant à la déb11ité générale et en rédulsant lrabsentélsme et la céclté. La mlssion nta pas tenté d'élaborer eu <iétall une analyse coûts-avantages selon le schema conventionnel; les -9- avantages eD matière de naln-d'oeuvre découlaat de IiOCP sont 6ans doute secondalres comparés a ceux provenant de la "créatton de nouvelles terres", et de toute façon, on ne dispose pas de sufflsanment de données sur leur ordre de grandeur -- que ce soit au titre de I|OCP ou des expériences acquises ailleurs -- pour tirer des résultats plauslbles. 23. I1 serait cependant lntéressant drexaniner brièvement ce sujet, pour voir quels renseignenenÈs cette analyse pourralt donner sur lrinportance relative des ciivers éléruents constituant les avantages économiques, et sur leur ordre de grandeur. Nous avons procédé à une série de calculs des avan- tages globaux en ut,ilisant une série dthypothèses vraisemblables concernant 1es effets éventuels sur la production drune réductlon de la céclté, des troubles de la vue, de Ia débillté et des nuisances. Ces calculs flgurent à lrAnnexe II, avec une explicatlon sur la façon dont on a procédé. 24. Cet exercice conduit a deux conclusLons princlpales: (a) Les avantages directs, en termes de main-dtoeuvre, du contrôle du vecteur pris séparément et non pondérés pour tenir cor.rpt,e des effets sur la répartitlon des revenus, apparaissent plutôt modestes. Le Tableau I de ltAnnexe II présente une gamle dravantages esÈimatifs, calculés à partir de diverses hypothèses concernant ltincidence de la céclté, les pertes de productlon résultant drun mauvais état de santé et de ltincapacité physique, et de la producÈion margl.nale de la main-dtoeuvre. (b) Lranalyse confirme que la réduction de la céclté est à l'orlgine des principarrr< avantages économiques, même dans lrhypothèse où Ia faiblesse ou 1r incapacité physique dues à lronchocercose réduisent. la productlon indivlduelle de quelque 10 pourcent. 25. I1 n'esÈ pas surprenant que les avantages en matière de ur,ain-dtoeuvre résultant de la lutte contre I'onchocercose apparaissent modestes en regard de ses coûts. Ce résultat est presque inéviÈable en raison du faible niveau de revenus de la population concernée; avec un te1 niveau de revenus, lreffet marginal de I'amélioration de la santé ne peut être que faible. 26. CependanÈ, et pour les mêrnes raisons, il faudrait largemeut pondérer les avantages dont pourraient jouir les bénéficialres du prograume, du fatt mêne du falble nlveau de leurs revenus. Les populattons affectées par le progranrne de lutte cont,re le vecteur, environ un million de personnes, sont parmi les plus pauvres du nonde. Les revenus moyens dans les régtons affecÈées sont inférieurs à 75 dollars par habitant; au Ghana, en Côte drlvolre et au Togo, 1e revenu national par têÈe, pour lrensemhle, est supérieur, mais la réglon de IiOCP recouvre les zones les plus pauvres du nord où les revenus sont bten en dessous des moyennes nationales et ou lraccès aux services soclaux est extrêmeuenÈ restreinÈ. 27. De plus, les résultats se rapportent aux avantages découlant du proJet en matlère de main-d'oeuvre. Mais les prlncipaux avantages économiques du prograrme de lutte conÈre ltonchocercose dérivent aussl de lraspect "nouvelles terres". Ces avantages prennent 1a forme de productions supplémentaires provenant de 1a migratlon des terres "auciennes" vers les t'nouvellest' terres. Les avantages bruts peuvent, être définis coure résultant de la productlon engendrée par les migrants sur les nouvelles terres, mjorée de lraccroissement de production -10- due à ltactlon antl-éroslon, du falt quruae surface plus grande restera cultlvable sur les terres anclennes en comparalson de ce qui auraLt pu être culttvé en ltabsence de mlgratlon llêe au progra"-e 1/. Pour obÈenlr les avantages netst il faut dédulre les coûts sulvants: (1) la réductlon de la producÈlon sur les terres anclennes, cotr@ conséquence du départ des mlgrants; (2» les coûts de la mlgratlon; et (3) les "coûts complémental.res", crest à dlre les investissemeuts requis pour mettre en productlon les terres nouvelles 2/. 28. Le calcul des avantages nets de la mise en valeur de nouvelles terres présenÈe de grancles difficultés. Les consequences de 1a r,rit:ration sur 1a produc- ÈiviEê <1es tarres "anciennes" I Ia genre de liigratlon (reIaÈivenent spontenee ou etroitenent contrô1ée); Ia naÈure eÈ le niveau des <iépenses clrinvestissement courpléurentaires, tout cela <IoIt Stre spéclf ié. Cependant, i1 s'agit, de facteurs ext,rêsreneut variables et beaucoup de données de base sont inconnues. 29. Les esÈlmaÈlons slmulées (figurant à 1'Annexe II) montrent Èoutefois que les avantages neEs résultant de la mise en valeur des nouvelles terres ne devraient pas être excessl.vercent élevés pour que la rentablliÈe flnanclère découlant de I'OCP soit intéressante. Si, par exeinple, on uEilise un taux dractualisatlon de 1O pourcent, la valeur actuallsée des avantages tirés des nouvelles terres ne devrait attelndre au total que 6O millions de dollars pour porter les avantages globaux du prograrule au nlveau des coûÈs totaux en vertu de cerÈaines hypothêses concernant la durée du programme. Le flux annuel des avantages procurés par ce prograrme est assez falble -- atteignant en moyenne 7 milllons de dollars par an sur une période de 25 ans avec une sérle d'hypothèses, et il est permis de penser qutll seralt facilenent réalisable 31. 30. La réductlon de 1réroslon attribuable à 1rémigraÈlon rendue posslble par lraccessibllité aux nouvelles terres pourra, engendrer un fltx considérable dravantages. Crest ce que donne à penser une étude récente de la FAO qui afflrme que 257. de la superficie cultlvable du plateau I'lossl sera peuÈ-être reudue inutilisable dticl à 1990, si les tendences actuelles continuent. 31. Lranalyse précédente utllisait des taux dractuallsatLon de 10 et 15 pourcent et une pérlode de vingt-cinq ans au maxlmun. Ces t,aux "classiques" dractualisat,lon se basent sur des hypothèses concernant la productivité des ressources consacrées au développement dans drautres domaines; on utllise la llmite de vingt-clnq ansren part,ie parce quravec des taux dractuallsaÈlon de 10-15 pourcent les valeurs actuallsées des coûts et des avantages, au-delà de vlngE-cinq ans, sont en généra1 trop minlnes pour être signiflcatlves. On pour- ralt souÈenlr que ces taux dtactuallgatioa sont trop êlevés pour des projets qul visenÈ a atEeindre sl spéclflquement les couches les plus dérnunles de la population dans les pays pauvres et dans les pays dont la capaclté d'absorptlon est llmitée. En résumé, selon ce point de vue, des taux dractuallsatlon plus faibles reflètent plus fidèlemenË les coûts dropporÈunlté des ressources con- sacrées à Ia lutte contre le vecteur. Par allleurs, la lutte contre ltonchocercose améliorera les conditions de vie des génêratlons a venlr d'Ouest Africalns. Lt zt. lt. Cecl provient en grande partl.e de Jachères prolongées. LrimporÈance de cetétat de choses esÈ signalé par de nonrbreux observateurs (voir para. 30). Voir Annexe II pour un examen plus détalllé de ce point. Votr Annexe II pour un exâmen plus détalllê de ce point. t - 11- Elle contribuera aussl à ralentlr la destructlon pernanente des ressources oaturelles (éroslon résultant de lrabrégernent des jacheres) dont bénéflcierontles générations futures. 0n peut prétendre, pour ces raisons, que des tauxdractualisatlon plus faibles et des périodes plus longues conviénnent mieuxà lrévaluation des progrÉumres tels que ltocp. Alnsl quton peut le voir à lrAnnexe II, si on prolouge la pérlode de temps, en abaissant le taux dractua-lisaÈion, la renÈabtlité économique du proJet augmente de façon considérable. 32. TouÈ ceci tend à confirmer ce qui est bien connu et qui a déja été souligné: 1'analyse avantages-coûts de proJets tels que 1'oCP est extiêmement sensible à la nature des hypothèses adopÈées, et Iton ne peut par conséquentÈrop sry fier. Cecl indique aussi, toutefois, qutavec des hypothèses plausibles concernarrt les effets sur la productivité, les avantages tlrés de la mise en valeur de nouvelles terres, les taux dractualisatlon et les pérlodes de temps retenues, Itanalyse purement économique de ItOCP donne des résultats favorables. 33. Nous avons souligné la nécessité de tléfinir correcÈement les avantages économiques de la lutte contre lronchocercose essentiellement pour deux raisons: (a) Si -- cortrne crest le cas habituellement dans les évaluatlons deprojet -- on devalt mesurer lrimpact économique de l'OCp en fonction du taux de rentabilité interne escompté, cortrne f indlquent les docur,rents du projet initial, cett,e évaluatlon serait relativement pessimiste étant donné qutun seul des cinqprojets structurés de colonisatlon a été réalisé et qu'il a dû être ranené à des proportions beaucoup plus modestes queprévu. Par contre, si l.ton définit les avantages du point de vue de leurs effets liés à la rnaln-d'oeuvre et à la mise en valeur de nouvelles terres, on obtient une évaluatlon plus pertinente et plus optlmiste. (b) Falre dépendre les avantages dérlvant du prograune de lutte contre 1e vecteur des projets de développement qui seront rnls en oeuvre par la sulte (en particulier, des projets structurés de colonlsatlon) conduit à une 1laison, en termes de réallsatlon du prograuuoe, qui est contestable. Cela encourage lropinion répandue que c t est Parce que le progr:ume de contrô1e du vecteur a réduit 1es t,aux de ptqures et de transmlsslon, que de nouveaux programmes et projets de développement devraient êEre entrepris dans la zone OCP. Crest peut être le cas. Le contrôle du vecteur créera de nouvelles posslbllités en m:tière de développemenÈ auxquelles les gouvernements locaux et les organlsmes drassistance extérieurs devraient prêter attent,ton. CependanÈ, sur le plan conceptuel, le contrôle du vecteur et les projets de développement nren sont pas moins des notions bien distlnctes. En raison de la lutte contre Itonchocercose, 1a mlsère humaine est réduite, les populatlons sont en mellleure santé, et ce ce fait, sont à nêrne de travailler davantage et mieux, et enfin les zones cultivables sont rendues plus accesslbles pour un usage productif. Ce sont Ia les avantages découlant du contrôle du vecteur. La questlon de savolr s'11 faudralt lancer des projets de développenent dans la zone OCP, après avolr enrayé ltonchocercose, dépend des avantages sociaux, ainsi que des coûts eÈ des avantages économiques des projets spéciflques en questlon, et de lranalyse de Iajustlflcatlon de ces projets par rapport aux obJectlfs natlonaux a-L2- et aux autres solutlon8 pos8lbles. On peut évldectment accorder une importance spéciale aux projets qul vlsent à réallser un développeuent réglonal mleux équlltbré ou à satlsfalre les besolns fondamentaur des groupes les plus pau\rre6 de la populatton. Mals, lorsqurll sraglt drévaluer les proposlttons de programne de développenent de la réglon de 1f0CP, les coûts de la lutte contre la maladle sont constdérés à toutes flns utlles corrEne lrréverslbles. -13- IV. TERRES INOCCTIPPEES 34. Un aspect lmportant de l'lncldence de ITOCP sur le développement économlque réside dans la mise en valeur de terres qui ne pouvaient pas être cultlvées du falt de la p résence de S. Damnosium. A cet égard, le Rapport PAG signale que: 1/ ".. lronchocercose, ou cécLté des rlvières...constitue pour Ia région du progranme ltobstacle le plus important au peuplement et à la mise en valeur uIÈérleure de nombreuses vallées fertiles, et non-productlves. Cette rnaladle eopêche le développement de Ia vaste zone de savane de la régton du bassln de la Volta. Des milliers de famllles ont dû quitter des terres ferrlles ancestrales pour aller srentasser dans les réglons avolsl.nantes oir les soLs sont généralement pauvres et drun faible rendement.'r 35. La misslon nta pu trouver, dans 1es docrments disponlbles du projet, des estimations détal1lées et sysÈématlques Eur la superflcte des "terres inoccupées" que le prograrune pourra contribuer à mettre en valeur. 11 ne nous a pae été poeslble nou plus de Ërouver uDe analyee pêdologlque ou agro- écouonlque détalllée du poÈeotlel de ces terres. Selou une estfuoaÈloa contenue dans le Rapport PAG, le progra"n"e permettralt de Eettre en valeur 65.000 l<m2 de"terres nouvelles" dont un tiers, soit 22.æO km2, seraient susceptibles d'être utlllsées à des fins agricoles. La mission srest cionc efforcée tout partlculièrement drévaluer la quantlté de terres nouvelles qul seront rendues disponlbles «lans la réglon du progr:",rme et de déteminer Ies types de sols. Ce faisanÈ, Ia rnisston a constaté qutll ne lui serait pas possible dtobtenir des estimations précises et claires étant donné que les renseignements pédo- logiques disponibles actuellenent sont peu nombreux, et que toute estltratlon ne pourraiÈ qurêtre indicattve Ces ordres de grandeur. Néanmolns, elle a estlmé quril serait utile draborder cette questlon avec une certalne rigueur €t, ce faisant, de tenir compte des connalssances acqulses depuls L972. 11 a donc faIlu, au départ, regrouper les cartes topographiques, drutlllsatlon des soIs, du potentiel agrtcole, de la répartitlon démographique, etc. et les rédulre a une même échelIe par planlnètrie. 36. Ces estlmatlons ont été obtenues coûme sult: (a) Les réglons "occupéeg" ou peuplées ont été déterrolnées à partlr de cartes montrant la répartltlon démographlque et/ou par lnductions en Be basant sur la superflcle nécessalre pour satisfaire les besoins de subslstance, et les terres dont la densité démogra- phique esÈ lnférleure à 20 habttants au I(m2 ont été consldérées comne dlspontbles pour Ia colonlsatton. (b) Les zones devant servir à des réserves forestlères et des parcs uat,ionaux nront pas été comptées. (c) Les autres réglons consldérées cor[tre "dtsponibles" ont été classées par types de sols. Les superflcies alnsl calculées sont "brutes" en ce seos qutelles englobent toutes les "terres lnhabltées", ÿ comprls les réglons qul ne coEffient pas eu développernent agrlcole, car leurs sols sont de mauval.se quallté. I LI tPa s page 1 -14- Une partle de ces réglons est en effet constlÈuée de llthosols couposés de débrlg rocheux, dtallos ferruglneux et de gravler à la surface et/ou qul ont des proflls peu profonds, des zones Eontagneuses, des affleurements rocheux, etc. E1les comprennent égaleurent des Èerres assoctées au peuplement humaln -- routes, dlgues, cenatD( drlrrigatton, malsons, écoles, etc. Les super- flcles "brutes" ont été rédultes en vartant les pourcenÈages pour tenlr compte de ces facteurs. Le résultat donne les estlmatlons des superficies "nettes" qui pourraient être utllisées pour la culture. Ces terres onÈ été classées ensulte en slx caÈégorles:(1) les sols bruna eutrophes:, (2) les sols alluviaux et colluvlaux dans les vallées fluviales et, 1es bas-fonds; (3) les vertisols, arglleux et lourds, dlfflclles à travalller et mal drainés;(4) les sols ferralltlques ayant de bonnes proprlétés physiquesproflls pédologiques profonds, sols flns, poreux, bonne capaclté de rétentlon de 1'hunidité), nais falble teneur en princlpales substances nutritives; (5) les sols ferrugineux, phys iquernent et blochlmlquement de falble profondeur, de texture grossière, de faible permêabllité, sujets à 1'éroslon et drune faible teneur en prlncipales substances nutritlves et matière organlque;(6) les terres fucpropres à la culture, conprenant des sols comportent des alios ferruglneux ou du gravier latéritique à la surface, <Ies sols très sabler»<, des affleurements rocheux, cies plerres, eÈc. 37. Les prlncipales concluslons qui ressortent, de lrenquête de la mlsslon sonÈ résumées au Tableau 2. Elles indiquent le total (brut) de la surface des terres qul ne sont pas uÈlllsées à rles flns agricoles dans la zone oir sévit ltonchocercose et la superflcie que lron estime pouvoir neÈtre en valeur. Selon les chlffres contenus dans ce tableau et les hypothèses sur lesquels ils sont bases, le prograrrEne permettra de Ilbérer 276.000 km2 de terres dont une superflcie d'envlron 134.OOO à 154.OOO km2 pourra être utlllsée a des fins agricoles. Les deux tiers envlron de ces terrains sont constitués par des sols tropicaux ferrugineux (de la classe 5) que lton rencûntre géné- ralement dans les sevanes ouest-africaines. 38. 11 lmporte de soullgner à nouveau que ces estimat,ions doivent être considérées avec beaucoup de prudence car les chlffres obtenus ntont qutune valeur indicative et fourntssent plutôt des ordres de grandeur approximatifs que des renselgnements précls sur les terres "disponlbles". Ces chiffres sont basés sur des données générales, obtenues pour la plupart lors drétudes de reconnaissance, et complètées par quelques inforroatlons plus dêtalllées recuelllies localement. I1 est arrlvé parfois qu'aucune informatlon valable ne soit dlsponible et, dans ce cas, les méthodes dtesÈimation utllisées ont ete Partlculièrement grosslères. En outre, le concept de "terres dlsponlbles" est inprécis; ce qutil faudralt, crest pouvolr ltanalyser dans des contextes variables en tenant compte des effets qurauralent sur le prograf,me les innovations technologiques, la fertilité potentielle, etc., ce qui n'a pas été fait au coursde la présente analyse. Enfin, 11 y a Ileu de croire que certaines partiesde la réglon ne seraient pas alsèment dlsponibles. rl y a, par exemple, un certaln nombre de facteurs dont nous ntavons pas tenu compte pour déterminerla superficle netÈe, uais qui constltuent cependant de sérieux obstacles à ( a /c- F{ o6 o. a, h6 Ei o oÉoo5XoEra .r{OO +rÉÉ#i{ .{60650l.ÈLt{Ll.oooaia i{ , ll ll ll§lr\\o @ r^ r{ \o NrN^(\j (\ A r^ r^ ,{\o ol .^1\o .-{ Fl\oo -l co C\ ,-|à \o @ÈioÇl Ê\(\ AJ @o Fl Fl .+ H .+ @N o(\t R -l @ o.@ .1 æ o\ o\ Fa À\o Ào -t ?lNJ o! oT. I o6D t0OEoo .É .A oalr-t +, ?1Éooo otÉo@AcÉll{ooD.dO > .-{or+, Fa F{ ,.OFlo illlll -aÂJn o .1 o @ o! @ o l. ob .o +,6(J d6 +, o E< \oo\oNo\\orf\@ \O r\ t^ O\ lr\ \O!^OO\Or\nÀ.+,1 lr\ÂJ Ot\\OO@O(\t@-fCU\OFIO\\OC\NN§È{r\\OH.if\lr\N N-f-f-tNC-o .+Or\-tr^N\o -+ \O .+ O\ Àl \O Ê{r\c\.+lr\]^ o\oo\t^ooo\O \O r(\ -l c) l.\ -+@ O\ lf\ O\ È.t .1 \OÈl Ft o ^J \o f(\ o\ co rf\O\N\Orl\\ONtc\§ (\, À ti (\t \or{r<\dN.l. \OOl^otrc\O\.+r^coO\t^C\O-l\o!^cvol.\cc| F.l r.\ .{ l.\ -{ c\N(\t\oo\l^o -tOO\o\FlC\O\l^Ü\O\\.o.1 -+C-N!À-t-+nJ c-lrt\tttl (\t @Irorttr tf\ ollÊ{llF{t È{nllll-+l^N r\ F{O\lltlOt^ \o \OnNFtNC\O\Nri-fNÂJ§l^ c\Nnl N@ttÀllÀ§ ?1 (\J -+nJ \ollFlll-lc- N É (, (\t F{6+, F{oÈÉr NÉ o oh a o E +, o 6L aa{É l. a oq É o +, o aî, rq,t o .Otq 6 l,ÈlIr{ E oÊ. o ! o o qr l. oÊ. a al, I ÂJÉ oro +, ot{ aÀ E L a o 9. Éo +) o a .o L o .e) ,r 0. 6 C)ÈlI É oÊ o E a, o lr o9. aq il -{É o +, ! I a, o .à t{ o4 o il](51 6E ! oL o .-t -l E É c) zoHIDo É r'1a .nl Erl al H1() Hf{f. FI 8 Bâ zoH Ei c)H FlÀÀ ü)z u) E() t1 H =Et,o Ë A zoH HÉ o\c\o\r^@oA\OC\r.\@Êlrf\È{ Fl \o\o-+ôJor^-t @O\lf\o\FlFl\O '{ Fl r{\OE Nx ?lÉ o r^ È .t) E '1!HzIoHâ n E É flal ul ts{o(â trla nriÉoatli E 3 É c. ol{ E{ FlHÊi2,I'l N ÉFlÉt H m o\N rlrl (UÉ FI -+E È{ rf\E -1AJE l-l È1É A co -f C5 NÉ (9 NÉ ts FT I'l o ? C! oo f^ \O, -l C\ (I»r.\ -l -f tl rc\ \O @onn r-l o\Nr^à^no@ r.\ C\ \O lÔ\ lc\ C! @Or\n F4 or.\O rr-lttÀo\ N olr -A6O+, >F{33 É6r.O .à É tl, .-1 q, O +,É6e...l.bOèoA .oÉ,o(t.do6 raC,orËz,Eit t o o ,.OOF{boo .o(o d0) <J'c (, Énl -15- à lrutillsaÈton productive des "terres nouvelles" dans la réglon du Programe. Certalus sont ltés à la nature du sol, dtautres à des coosldératlons Èopographlques et dfautres enfln sont assoclés à des rlsques drordre médlcal, et 11 existe peut-êÈre drautres que I'on nta pas encore tdentiflés. Quelques unes des prln- clpales contralntes qul pourralent présenter des obstacles a lruttllsatton des "nouvelles terres" mlses en valeur dans la zone du progriume sont énumérées ct-dessous. Ce sont ÈouÈes des contralutes au sens économlque du terme, étant donné les lnportents moyens flnanciers qul seratent nécessalres pour les supprlmer. ' (a) Eau potable. Dans une grande partle de ces réglons Ie socle par la ua1lt p1 es I te:_f 9 fnoq p râc-ggrbr aqulfères. Abs Èrâct lon fatte lenne donÈgéologique est constltué on connait les mauvaises des bas-fonds pr s, tendues lmportantes de la réglon du prograrure risquent de ne pas avoir accès à de lreau potable. Cela est clal-rement conflrmé dans deux études récentes -- Itune porte sur la val1ée de lt0tl .-au Togo, lrauÈre sur la vallée de la Bougourlba en llaute Volta 1/. Tout,efois, Ie manque dteau potable ne constltue pas nécessalrexnenÈ un obstacle absolu a Ituttllsatlon des terres. Peut-être sera-t-Il possible de trouver des rnoyens drobtenir de lteau à un coût raisonnable. Certains paÿsr par exemple, sont parvenus à résoudre ce problèlne en mettanÈ en place des ouvrages PermetÈant de capter les eaux souterraines. (b) Crues et engcrgement des terres par les equx. Un grand nombre ffinds de la réglon du prograrrne sont souvent inondées eÈ lrhunidlté des sols y est excessive. Des facÈeurs topographiques et climatlques contribuent à lraggravation <lu problène. Les vallées ont tendance à être longues et étroites, de sorte qu'il est particulièrenent difficile Ce se proÈeger des inoudatlons; le drainage par gravité nra pas Conné jusqu' ici les nésultats escornptes. Outre 1as sols alluviaux présent.s aux euvirons lr.unédlats du llt des fleuùesl les vertisols ie 1a reg,ion sorrÈ très souvent eri3orEes 1:ar 1es eau:i 'iu -t-ait, Ja leur c--oi'.f iguraÈîon lisse aE concave, le 1'argile lo_ur..rq. qui le_s cons- t-itue et <ie leur r-écliocre structurs;--tFar une bi'z;!-erie dë 1â' iâEüie, ces plaines inondables otr de'rastes superflcies sont engorgees par les eaux ont égalernent.dçl .-:gLS..-Eellement perméabLes,qu'iIs posent un sérleux probleme pour 1es culturqs irriguées.) Pour naÎtriser 1técoulemenÈ <iés eaux dans les plaines lnondables, i1 faudra mettre en place cies ouvrages de protection conÈre les crues et des systèmes de dralnage pour enrayer les effets des précipitatlons excesslves. U. SEDES/République du Togo/PNUD, Mlse en valeur des terres 1ibérees de Itonchocercose; Irlqqqq4ile d"" t" de 1a vallée de lrOti, Rapport dré tude (1977). FAO, EÈude morpllo-peqefe_Li_qge .OOO , décernbre L97 6. - 16- (c) Sols lourds. Les vertisols et les sols vertlques qui sty apparentent sont souvent dlfficiles à travalller selon 1es méthodes tradiÈlonnelles. En outre, leur utllisatlon est limltée par le facteur temps: les périodes pendanÈ lesquelles on peut Èravailler la terre et planter sonÈ très courtes. On pourrait donc utllement avolr recours a des méthodes approprlées pour la préparation des terres (tracteurs, boeufs) et à des systemes de culture différents. I1 semblerait tout a faLt indiqué drutiliser les techniques de labour et les systènes de culture mls au point par ItICRISAT pour mettre en valeur les vertisols situés dans la réglon du prograrme. (d) Trypanosomiase. Les vecteurs de la Èrypanosoniase et de lroncho- cercose occupent souvenE des habitats semblables (en particulier les rives boisées des cours dfeau). Depuis que I'OCP réusslt a eliminer les simulies, Ia présence de plusieurs espèces de glosslnes est devenue, de façon plus évidente/ un obstacle au peupleurenE et au développemenÈ dans certains pays partlcipant au prograûne. La Èrypanosomiaée semble être un facteur inpor- tant expliquant la faible ilensité de Ia populatlon et la faible utilisatlon tles Èerres dans les régions de I'OCP, situées au Niger, au Mali et en Côte drlvoire et, peut-être, dans 1'ensenble des zones méridionales de la réglon du progranune. A cet, égard, i1 convient, de signaler que la lutte conÈre cette maladie est uenée à plusieurs niveaux ainsi que lrattestenÈ, par exemple, le développement de la recherche internationale sur la mouche tsé-tsé et les recherches entreprises dans ce domaine en Côte d'Ivoire et dans dtautres pays de la réglon. (e i)e nombreuses valIées fluviales sont uÈtlisées par les pasteurs penciant la Èranshurrance annuelle des troupeaur. Crest ainsi que, lorsquron a cherché oes endroits pouvant convenir à la réalisation <ie projets de peuplement dans Ia vallée de la Sissili (haute Volta), on y a trouve un nombre éIevé de Peuls avec leurs troupeaux. I1 arrive fréqueurnent que cerÈalns indivious ou groupes drindlvidus reclament des droits sur des terres que Iton croyait llbres. Ces terres peuvent être a l'étaÈ de jachere depuis longteurps, ou(et c'est la lrhypothèse la plus probable) un groupe partlculier peut avoir cies droit.s ancestraux quanci bien même ces terres ne font. pas partie de leur cycle de culture. Parfois, lors de la reallsation de projets de colonisatlon sur des terres censées libres, on voiÈ arriver tout un groupe de paysans faisant valoir leurs droits de propriete; les litlges sont généralement résolus a lramiable ou dans le cadre du droit traditlonnel. 39. 11 ressort clairement de notre expose que bien drautres obstacles en plus de ltonchocercose empêchenÈ lrutillsatlon productlve des terres inoccupées dans les réglons du progran.me. Ces faits ont <le nult,iples irnplicatlons. La mise en oeuvre de prograr.rnes et de proJets de colonisatlon, qui dans les meilleurs cas soulèveront de grandes difficultés, sera drautant plus délicate dans les régions où les efforts entrepris pour élininer 1'onchocercose sont en train draboutir, étant donné Ia ganme drobstacles que nous venons de mentionner. De plus, les données de base requises pour faclliter 1'lmplantation et lrorganisation -L7- de colonles de peuplernent sur des terres nouvelles mânquent le Plus souvent; les travaux de nieê en valeur des Èerres (tracé de rouÈes, dralnage, lrrlgatlon, conservatl.on des sols et de lteau) par exemple, nécessltent des données sur le rellef, lrlnclinatlon et la longueur des pentes et draut.res renselgneoents topographiques, gul ne sont pas dlsponibLes. Des relevés dêtatllés à une e.i,eife'de 1/5.OtiO "t f/fO.OOO sont ausst souvent nécessalres. De ce fait' les opératlons de peuplement ne Pourront Progresser que lentenent. 40. 11 est évldent alors que le développement économlque de la réglon du prograrune nécessitera des efforts parttculiers. Des renselgnements de base dolveni être rassemblés: études pédologlques, topographle, études Portant sur les préclpitatlons, le réglme des fleuves, etc. I1 faudra mettre en place une infrastructure, construl.re «ies routes notamnent. Mais la tâche la plus ardue sera peut-être la régulaÈlon du réglme des eaux qui seule permettra lrutlllsation des giandes plaines inondables. La configuratlon longue et étrolte des vallées et dàs bas-fonds rend difficile et coûteuse toute protectlon efflcace contre les inondaÈlons du fait de ltimportance des écoulements qui se produisent pendant la saison des pluies. 11 est révélateur, à cet égard, drévoquer les âter" qui affectent les barrages en terre construtts en Haute Volta- Chaque année, bon nonbre de ces barrages cèdent à cause des pressions auxquelles ils sont soumls du falt des plules torrentielles et de leur concentratlon sur une courte pérlode. La nise en place de disposltlfs visant à assurer la uraltrise de I'eau exl.gera un effort coordonné, comprenant une étude approfondie et détalllée, des actions plloÈes, des méthodes de constructlon convenables, cles systènes de drainage et un entretien minutieux. I1 sera certes plus faclle dtutillser tes mllliers dthectares de bas-fonds et de recourir à des progr:uures ne prévoyant pas une maltrise totate de lteau. Quot qur1l en soit, àes-études plus poussées et les leçons qul seront tirêes de 1'expérience permettront de se falre une idée plus préclse de la superflcle des terres vides âe la réglon et de la faclIlté avec laquelle elles pourront êÈre rendues productives. -18- V. POLITIQUE DE COLONISATION ET MIGRATION 4L. Le progranme de lutte contre le vecteur a contribué à rendre dlsponibles de vastes étendues de terres susceptlbles d'êÈre exploitées. A cet égard, deux questl.ons clés se posent: parmi ces nouvelles t,errespotentlellement exploitables, quelles sont celles qui doivent être mlses en culture et sur quelles superflcles, et cortruent leur utlllsatlon dolt-e]leêtre organlsée? La réponse à Ia première questlon a déjà été suggérée. Le conÈrôIe du vect.eur accroÎt sans doute les posslbllttés économiques nouvel- lement offertes dans la zone du prograrme, mats ntlmplique pas nécessalrement que des projets de peupleænt, ou dtautre nature, dolveot être envlsagés. Etaut donné les dlfférences conjoncturelles foudamentales exlstant entreles pays relevant de lrOCP, il est évident qurlls ntaccorderont vralsembla- blement pas Ia même attenÈion nt la même priorlté ar»c progra.mes de mise en valeur de "nouvelles terrestt. 42. En réallté, cet aspect n'a été lrobjet de préoccupaÈlons lmporÈanÈes quten Haute Volta. Les autres pays de IrOCP ne se trouvant pas confrontés à des presslons démographiques aussi intenses, ont procédé de manlère expértnen- tale et prudente à lrexécution de progrâmnes draménagenent et de colonlsatlou des terres vides. Eu Côte dtlvoLre, à Ia fln des années solxante, un certaln nombre de projets pilotes de colonisatlon out été réallsés dans la réglon Septentrtonale; en outre, uD petit projet de colonisation iutéressant le nord- est, le projet Kolodio-Bl.neda, est actuellement à lrétude. De rnême, on Èrouve au Togo der-rx proJets dane Ia région de La Kara, lruu fLnancé par Ie FED concerue lrlmplantatlon de 2OO colons près de Lana-Kara, lrautre, un proJet du PNUD porte sur 1r lnstallation de 15O famllles dans le nêne Becteur. Aucune actlvité de peupleæDt nrest actuellement menée au Bénin; à lIalanvllle, dans Ia vaIlée du Niger, un projet de riziculture lrriguée, prévu à I'orlglne conme une opératton de peupleoent, a êËé récemnent transformé en une actlvlÈé falsant strlctenent appel à de la maln-d'oeuvre ealarlée. Àu Nlger, le Conité National pour ltonchocercose éÈudie actuellemeot un proJet expérlmental, llmité de colonlsatlon lntéressant le dlstrict de Say. Enfln, au Gtraua et au Mall, 11 ne seuble y avolr aucutr progrrnrne organlsé de peupleæuÈ, nl. eu coura de réallsatlon nl à lrétat de proJet, autres que ceux qul sont llés aux proJets de constructlon de barragee. 43. Draucuna afffumeot que dans plusleure paye du progr:u@e, les paysaûB ont tendance à stinstaller progreeslvement dans les zones où ltoachocercoee est maltrisée. Ce phénonène ae produlÈ au fur eÈ à meeure que lramélloretLon des connatssances (acqutses par le blals de Ia vulgarlsatlon agrlcole) et dee techniques (utilisatlon de boeufs, en partlculler) perneÈ la culture de plue grandes superficies par ménage de paysana. De ce falt, l'occupattou et la mlae en valeur des Èerres vldee de la zone de IIOCP ne dotveut pas être coaeldéréea colme dérivaut unlquenent de lrarrlvée de mlgrants venus de trèe.lptn ou de progr:umes de colonlaatlon orgauleée. 44. 11 exlste cepeadauÈ une dlfférence trèB Eette entre ltampleur eÈ la portée des activlÈée de 1a mlgratlon et dc colonlsattou de la Haute Volta et lractlon meoée dans ce donalne par dtautrea paye rclevant du progrrÿrne. CreeÈ en Haute Volta seuleænt, où ltAutorlté de lrménagencuÈ des vallées dee Volta(AW) Eet en oeuyre dee progrrtilnca de rcpeuplemcut êxtenelfs, et où Be prdult uue tmportante mlgratlon epoutanée, guê lton trouve uoê tctlvlÈé slgolflcatlve de repeuplenent de Ia zone de IIOCP. Lee raleona en ont été tndlquêee précédæ L-19- ment. La Haute Volta a désespèrenent besoln de ses "nouvelles terres". Soixante pour cent de la populatlon de ce pays vlt sur le plateau I'lossl, soit un tiers de sa superficle. En de nombreux endrolts, les densltés de populatlon dépasseot 40 habitants au Kn2, ce qul représente beaucoup plus que la capaclté droccupaÈion des terres eu égard aux technlques de culÈures exist,ant,es. Partout les jachères sont écourtées, quelques fots de façon draconnienne. On rapport que les effets de ltéroslon sont de plus en plus dévast,ateurs. Corune nous ltavons lndtqué précédemnent, une étude effectuée récerment par la FAO prévolt que sl les méthodes culturales ne changent pas, 25 pourcent cies Èerres arables du plateau seront lnutlllsables dtlci 1990. Déjà un grand nonbre de Voltalques énigrent: on estlme que vers le milieu des années solxante-dix, 960.000 drentre eux vlvaient à ltétranger et que Ia migration interne lntéressalt envlron 260.OOO personnesl/.Ces dernières années, près de 2O pourcent de Ia populatlon de la Haute Volta a émigré, dont une plus forte proportlon de jeunes hormes. 45. Les chiffres relatlfs à la mtgratlon annuelle sont très approxinatlfs et sujets à de larges fluctuatlons. Selon une étude exhaustive publiée par l'0RSTOM en 1973, le nombre de llossi qut srest installé en dehors des zones traditlonnelles est passé de 85.OOO en 1960 à 15B.OOO en L972, solt une augmentatl.on moyenne annuelle de 6.0O0 personnes. On estlme que le nombre de personnes qui onÈ migré vers dtauÈres réglons est passé de 1.000 par an au début des années solxante à 8.0O0 au début des solxante-dix. Selon certalnes esÈl.matlons, la sècheresge a contrlbué à falre pesser le taux annuel de la migratlon interne neÈte à 15-2O.OOO en 1974 et L975. Le flux actuel est estimé à 10-15.OOO par an, la najeure partie (65 pourcent) se dirlgeant vers les réglons amont, de la Volta Notre. Le flux annuel des émigrants saisonniers (rentrant chaque année au pays) et le quart couule des érnigrants Eenporaires (srabsentant pendant deux à cinq ans). Tous ces chiffres sont sujets à une inportante marge dterreurs eÈ ctest pourquoi il est indlspensable d'étudter de manière plus approfondle plusieurs aspects du phénomène de la migratlon, notanrnenÈ lrampleur des courants migratoires. 46. Les autres pays du progrannoe ne connaissenÈ pas de presslons démogra- phiques semblables sur leurs terres, ce qul expllque en partle les différences marquées qui exisEent entre la Haute Volta et ces paÿs, pour ce qui est de f intérêt accordé au peuplement rural eÈ à la mise en valeur des terres vldes. Exception faite de la réglon populeuse, relativement exigue, entourant Korhogo en Côte dtlvoire, de la réglon également surpeuplée de Bawku-Bolgatanga, au nord-est du Ghana, et de 1a réglon de Lama-Kara, eu Togo, d'une denslté de 300 habltants/kn2, les presslons démographlques sont bien moins fortes dans les autres pays. Les gens origlnaires de ces poches surpeuplées émlgrent depuis des décennies vers les réglons nérldionales plus développées et la croissance nett,e de la populatlon de résldents dans ces zones a été faible d'une façon générale. A vrai dire, 11 se peut qur11 soit dlfflclle drattirer des colons sur les nouvelles terres, car 11 nrest pas évldent que lron puisse rendre le peuplenent sufflsamnent attrayant pour lnciter les migrants à venlr s'y inst,aller, couure le suggère, par exemple, le Rapport sur la vallée de ltOti(Togo), du motns pendant quelques Èemps encore. Dans certains pays, et en K.C. Zacharlah et J.(version provisoire), Conde:BIR.D, Démographic Aspects of }llgration in Wesç Alrjcelt . juin 1978. ) -20- partlculier au Ghana, le développement récent de Ia culture mécanisée du rlz dans les vallées fluviales des réglons septentrlonales a probablement absorbé une part,ie considérable de la maln-dtoeuvre du nord; et, ce qui est plus important encore les eventuels émlgrants originalres du nord, suscepüib1es de s'installer sur de nouvelles t,erres, ont trouvé des possibilités dremploi plus au sud du paÿs, dans les plantations de cacao, tout particulierei.leirt depuis 1909, apres lfadopt,lon dtune 1ol décourageant 1'emploi de la maln dtoeuvre etrangere. 11 nty a pas au }lali de "terres vldes" au sens habituel du terme, les densites de populatlon dans Ia zone du prograr,rne semblent être pratiquemenÈ les mêmes que dars les régions comparables du pays ne faisant pas partie du programr,.re. 47. Dans cert.ains pays de I|OCP, la populatlon clairsemée peut constituer parfois une contrainte. Ainsi, au Mal1, de nouveaux projets de peuplement entreront en concurrence avec 1'office du Niger lorsqutil s'agira de recruter les migrants locaux. Le projet de rizlculture de la vallée du Niger (l,lalanville), au Bénln, dtune superficie de 5OO hectares a connu periodiquement de sérieuses pénurles de nain-<i'oeuvre; les autres possibilités de revenus dans la réglon sonÈ telles qu'elles rendent Ia colonisation (ou le travall salarié dans les projeÈs de riziculture irrlguée) sans attrait pour de nombreux résidenÈ locaux. Le Ghana eE la Côte d'Ivoire ont été des importateurs traditlonnels de main- dtoeuvre orlginaire principalement de Ia Haut.e Volt,a, du l{alt et du Togo. 48. Les résulÈats auxquels ont abouti les projets de colonisatlon aussi bien par le passé que de nos jours, que ce soiÈ en Afrique ou allleurs 1/ ne sonÈ pas particulièrement encourageants; c'esÈ peut-être ce qui expliquE que les responsables du développement dans la plupart, des pays du prograruue accor- dent si peu de priorité aux projets de colonlsation. Le projet de repeuplement du bassin de Ia Volta au Ghana et celui qui porte sur la réinstallatlon de 80.O0O personnes deplacées par sulte de la construct.ion du barrage de Koussou, en CôÈe d'Ivoire, se sont avérés très onéreux et iI n'est pas évident que lron ait mis au point des méthodes agricoles techniquement et/ou économiquemenÈ acceptables pour les populaÈions réinsta11êes 2/. Le projeE de Lama-Kara(logo) financé par Ie PNUD a d'abord été un peEit projet FAO (mise en valeur de 160 hectares en trois ans) qui a été abandonné ea L972. En fait, il ne s'agissait pas d'un projet de peuplement à proprement parler, mais plutôt d'une action de fornation des agrlculteurs. Réactivé en L974 et toujours axé sur la format.ion, il a permls de mettre en valeur 5O hectares et dry lnstaller 150 familles. Un aut.re projet financé par le FED, présenÈant des caractéristiques de peuplement plus classlques, s'est dérouIé normalement. Ce projet, connu sous Ll . Cf . R. Chambers, Sellltrueqt Scheges in !ro1lca! Afric4, 1969, BIRD The Settlement of Agricultural Land: An Issues Paper, L977. J.C. de Wilde, Experience with Agricultural Devel opment in Tropical 4lq;|ce, L967 ; Ilichael Nelson, The Development of Tropical Lands Pionnier SeÈtlement. in the Asiati ; !ol:!sy Issues in lqtin {qe1ica, 73, K. Pelzer, 2/. ffi, lQlg lement Proiesq, 197o; et Rcnrena Lawson, "An Int,erLm Economic Appralsal of the Volta Resettlement Schemer" dans "The tlrggfi4! {@ Social Studies, Vol. lo,nol, mars 68, p.95-1O9.Le projet de colonlsation de Damogo au Ghana, conmencé dans les années cinquante a aussi eu des résultats peu satlsfaisants. (Voir D. Williams, The Probable Economic Effects of the Eradication of Onchocerciasls ln Northern and Upper theoê; c Tropics, 1945 rapport de consultant, OMS, 1970. -2L- le nom dt"opératlons de mise en valeur de la vallée de Kara", a permis lflns- tallatton de 250 fanllles en quetre ans, dont 2OO venalent de la réglon très peuplée des monts Kab/ye. Au cours de sa prochaine phase de quatre ans, il sera éÈendu a un rnlllier de farollles. Ce projet de peuplement, modeste, esÈ lrun des plus réussls de la réglon 1/. 49. En plus de ltexpérience acqulse au cours des années lors des dlverses tentaÈlves de prolets de peuplement, lrenrichlssement des connalssances sur Ie potenÈlel des sols, les coûts et les problèmes ltés à la mtse en place de sys- Èèures de dralnage etc., a fait marquer le pas aux efforts recomnndés jusque 1à co"-e falsables et souhaltables. Crest alnsl que le Rapport PAG recomandalÈ, en se fondant sur des études préllminalres, que Iton explorât,la posslblllté de réallser un Lmportant proJet de colonlsatlon dane la réglon sltuée au confluent du Bou et du Bandarna. Des études complémentalres et lrexpérience des condttlons pédologlques et topographlques de la réglon ont apparernnent conduit à dlfférer cette propositloa 21. 50. Quelles quten solent les raisons -- et 11 en est beaucoup qul restent obscures -- les actlvltés de colonlsatton et ltoceupatlon spontanée de grande envergure des terres vides senblent être un phénomène purement voltalque. I1 ntest donc pas surprenant que la questlon de la pollttque de colonisatlon des nouvelles terres se solt poaée essentiellement en Haute Volta. Cette questton est généralenent débattue en ternes de polarlté: colonlsaÈlont'organl.sée" ou "dlrlgée" par rapport à "mlgratton spontanée". Alors que de noubreux polnts sépareut les partlsang des solutlons penchant vers ltun ou lrautre de ces pôles, leur prtnclpale divergence est dtordre écologique. On estlme généralement que la mlgratlon spontanée, dite 'rmigratlon sauvage" a deg effeÈs destructeurs sur les sols. Draucuns afflrment que ceux qul se sonË installés sur les nouvelles terres, uttllsant des mêthodes culturales sans discernement, épulsent les sols, et qulttent les lleux. Les partisans de Ia colonlsatlon dlrigée estlment qurelle est lndlspensable sl lton veut "évtter une exploltatlon lncontrôlée et lrreverstble de lrune des rares ressources naturelles relatlvement inexploitées exlstant encore en Afrlque de 1'Ouest 3/. Ll . Les coûÈs drlnstallatlon dlrects étaient drenviron 2.OOO-de-Ll+rs par famIllelors de Ia premlère phase quadrlennale. Ils ne reptêsentaient pas le coût globall-Té nôsrUieuaes routes et putis ont étê mis gratultement à la disposltlon du projet par des agences publlques (prtncipaleoent la SORAD réglonale et le Servtce de lrHydraullque de Sokodé) drautres ont falt ltobjet de dons de la part d'instltutlons charltables prtvées. Au cours de la seconde phase, 18O rnilllons de francs CFA, sur un budget total de 62O mlIlion (à l'excluslon de 120 millions eu tltre des provlslons pour lnprévu) seroDt consacrés au logemeut, cequi augnentera le coût unit,alre. (Cf. Républtque du Togo, Mluistère du Dévelop- penent rural, SORÂD, Réglon de la Kara, ort flnal Pro et atlon de mlee en valeur rlcole dans Ia vallée de la (ara, f v. 4-aaL 7 (Agropro s, juln 77) 2l . c e te vo ,f €, nlstère du Plan, Etudes d anénatseqgnt(Korhogo Boundlall Ferkessedougou) lt . FAO/BIRD, Economlc Development of Areas Freed from Onchocerclasls ln Dahomey-Ghana. Mall. Toeo and Upper Volta (Rome, Octobre 75). inté des basslns versants Les èues du o1 lons Nord t7tome 10, avr -22- Les prlncipaux arguments avancés contre le peuplement dirigé tiennent à son coût éleve, à ses besoins énormes en maÈière de personnel adminlstratif et de gestion et en capaciÈé dtorganisaÈlon, et à ses possiblliÈés llmitées dtabsorp- tion du flux migratolre. 51. Sur Ie plan de la polltlque à suivre, la questlon n'est pas de savolr stil faut assister les migranÈs, mals de quelle façon procéder. Les migrants qui vont srinstaller sur de nouvelles terres onÈ normelement besoin dralde pour résoudre certains problèmes llés à la nature des sols et à la production, pour cornmercialiser leurs produits et construire des routes, des écoles, des dlspen- satres. Crest pourquol le princlpal problème au ntveau de 1rélaboratlon de lapolitique consiste à trouver des types de colonlsatlon organlsée approprlés et de déterminer le degré de cette organisatlon. LrAutoriÈé de I'aménagement des vallées des Voltas (AW) 52. L|AW a eté cree en 1974 pour organiser, sur des bases écologlques et agronomiquement saines, Ia colonisatlon des vatlées fluviales dans lesquelles le conÈrô1e du vecteur était effectlf. LrAVV,envisage sous un angle relativemenÈ bien strucÈuré, leur peupleuent. Des éÈudes détalllées sur place précèdent le choix des emplacenenÈs destinés à la colonisation; une vaste lnfrastrucÈure est mise en place; le t,erratn est défriché mécaniquement, et les colons reçolvenE des denrées alimentaires pendant la premlère ou les deux premières années; un système de culÈures que les paysans doivent adopter est mls au point. 53. Au cours des quelques années qui se sont écouIées depuis sa création, lfAW a inscrit à son acÈlf des réalisations considérables. Elle a entreprls uDê ganrms extraordinaire drétudes: topographiques, hydrologiques, pédologiques, socio-économiques et autreE 1/. ElIe a mis en place une orBanlsatlon fortement structurée pour planifier, éEudier et gérer les travaux complexes llés à la création de peuplement humain au sein drenvironnements hosÈiles et peu connus. EIle a dû falre oeuvre de pionnier sur les "nouvelles terres" et,, de ce falt, sraEtaquer à tous les obstacles au développemenÈ notés au chapltre précédent. Ses objecÈifs étaienÈ, au départ, extrêmement ambitieux: installer 65O.OOO personnes, ce qul impliquait un'taux de colonlsaEion annuel de 43.0O0 personnes sur une periode de 15 ans, ou de 32.OOO personnes sur une période de 20 ans 2/. Mais 1'expérience a rêvé1é la véritable ampleur et la dlversité des obstacles entravant le développement rapide des "vallées vides". Le fait que 1'AW ait réussl a répartir plus de 1.2O0 fanilles sur 6.500 ha au cours de ces cinq premières années de fonctlonnement représente une réalisatlon Lmpressionnante plutôt qutun sujet de critique. Elle a dû, tout au long Ce son exlsÈence, porter Ie fardeau d'une lnterprétatlon par trop optimlste de lrhypothèse des "vallées abandonnées", selon laquelle une fois lronchocercose enrayée, Ie reste serait facile. 54. L'AVV contrlbue de manlère déclslve à assurer 1'uttlisatlon écologique- ment rationnelle des nouvelles terres, mais cette contribuEion ne saurait êÈre que partielle. Dès le rnilieu de 1'année L978, elle avalt réussi à établir plus Ll . Entre L972 et }e mllieu de lrannée L976, elle a dépensé 3,2 millions de dollars au tltre des études et de la recherche. La répartiElon devait être la suivante: vallées de la Volta rouge eE de la Volta blanche: 175.OOO; vallées de Ia Volta noire: 115.OOO; zone irrlguée de Bagré: 2OO.OOO; Tanema: 40.OOO1 Karankasso: 12O.OOO. u. -23- de 1.20O fanllles (envlron 7.OOO personnee) dans 26 vlllages lmplantés dans les vallées des Voltas (21 en Volta blanche, 4 en Volta rouge et un en Vo1ta notre) et son taux drabsorpÈton actuel est de 3OO fanllles par an. Selon ltlntroductlon dtun rapport publié récerrment par Ia Soclété Courtay !/, l'AW compte établlr solt dix fols plus que tielleuent à 1r étab1ls- 3.000_fg-orilles par an au cours des Ié-taux acÈuel. Mals ce rapport 1 15 ochalneslnlte son analyse essen sement entre 1978 et 1982 de 2.7OO fanilles, pour la plus grande part dans les vallées de Ia Volta blanche et de la Volta rouge. Sl 1'AW réusslt à établlr 2.7OO familles dans les ctnq années à venir (ce qul représentera un taux drétablisseurent presque deux fols supérleur au taux actuel), elle absorbera envlron un tiers du nombre estlmetif de migrants qui stinstallent chaque année sur de nouvelles tertes 2/. 11 y a aussl le risque au fur et à mesure que lrAW bâtit des routes, des nÇrants spontanés srinstallent à la périphérie des péri- mètres, affaiblissant alnsl la ralson d'être écologique drune colonisaÈlon contrô1ée. 55. Certains sols des périmètres relevanÈ de I'AVV posent des problèmes techniques dlfficlles à résoudre. LtAW a concentré ses activltés dans Ia vallée de la Vo1ta blanche où I'on esÈime que 136.OOO hectares pourraient convenir à la colonisation et seraient susceptibles draccueillir 12.OOO fanilles. Les sols qutoccupent les vlllages de colontsaÈlon actuels sonÈ principa lement des verttsols et, des sols vertiques, fertlles mais lourds et de structure dense et serrée. Les vertisols ne peuvent êÈre labourés que pendant une pértode Èrès courte, au début de la saison des plules, lorsque leur teneur en hurnidlte est correcÈe. Les sols vertiques sont plus légers, mais ils exigent un labour plus profond <iu falt du cor,rpactage des couches inférleures. I1 n'est pas encore certain que les cultlvateurs des sect,eurs AVV puissent répondre aux conditions 1iées au calendrier et, a la profondeur du labour, rnêure avec ltlntroductton de la trac- tion bovine. 56. Les opêrations de colonisatlon organisées exigent drlmportants moyens financiers et autres. En ce qui concerne le projet de I'AVV, les estlmatlons des coûts varient,, mais aucune ne se sltue au-dessous de 10.000 dollars p4p-_feqtlll_e établie. lllle enploie quelque 60O personnes (dont 3I-expatriés), et un agentÏe-î[fgarisation par groupe de 25 familles. Pourtant, après avolr vu les nouveaux colons arriver dans un vlllage de I'AW, nul ne peut prétendre que les services qui leur sont prodlgués sonÈ luxueux ou abondanÈs. 57. Certains problemes et difflcultés de lrAW sont des "Eroubles dejeunesse". Après tout, elle nta que clnq ans drexisÈence. Certalns auÈres résultent de contralntes, Iiées a Itampleur de ses opératlons, Qui sont dues a des insufflsances de flnancement et de liquidlEe. Quelques uns sont de faux problèrnes en ce sens qutils reflètent un excès droptimisme quant aux résultats escomptés. En falt, la colonisation de nouvelles terres dans le lrassln de la Volta est tout simplement beaucoup plus dlfficile à réaliser qu'on ne lravait supposé 11 y a quelques années. DtauÈres problèmes enfln semblent provenir du L/ Progranune global dtétudes et dtlnvestlssement de lrAutorité des aménagements des vallées des Volta (1978-82), Ralppr! ling!, fév. 1978' SynÈhèse et Recouurandatlons p.1. Soclété Courtay (anclennement Bel-Agrer). 21. Le nombre de mlgranÈs spontanés n fest pas connu avec précislon. I1 conviendraiÈ drentreprendre drurgence une étude détai11ée sur ce phénonène. -24- falt que ltAW alt cholsl de concentrer ses actlvités sur Ia vallée de Ia Volta blanche où les sols lourds sont prédoninants. Ceci a eu deux conséquences: premièrement, ces sols étant dlfflciles à travalller, leur culture requiert des apports spéclaux et des connaissances partlcullères; deuxièmement, étant donné qutll ne stagit pas de sols typlques, généralement présents en Haute Volta, lrexpérlence acqulse par lIAVV en les culÈivaut ne peut en généra1 pas être appllquée à lrensenble de 1réconomle agricole. 58. L|AVV ne se préoccupe donc que dtun aspect du problèue du déveloPpement agrlcole en Haute Volta. Crest un aspect important et qui touche dlrectement au blen-être futur du peuple Voltalque. Mais, les obstacles fondamentaux au développement êconomique de ce pays se trouvent dans le bas nlveau de productivlté agrlcole sur le plateau Mossi et drautres "viellles terres". CresÈ 1à que vivent la plupart des Voltalques, et où, pour la plupart, ils continueront à vlvre pendant encore un certain temps. Crest pourquoi, parallèlement aux efforts déployés pour peupler ces nouvelles terres, il faut absohlment améliorer la productlvité agricole des "vleilles terres" et falre adopter de nouvelles méthodes culturales à ceux qul continueront à les cultiver. 59. I1 est certain que ItAW peuE et doit jouer un rôIe najeur dans Ie développemenÈ agricole de Ia Haute Volta. Peut-être pourra-t-elle jouer ce rôIe plus efficacement si elle concentre son actlon dans des doroaines spéciallsés convenant mi.eux à ses capacltés propres, et sl elle cherche à stengager dans de nouvelles activités expérimentales, répondant aux besolns fondamentaux de lragriculture en Haute Volta. De plus, elle devratt accepter de collaborer avec les Organlsmes régionaux de développement pour rêaliser des prograrmes de peupleuent, coume iI a été recormnndé dans le récent rapport de la Soclété Courtay (Bei-Agrer), au sujet du projet de la Bougouriba. 60. Les observations complénientaires suivantes relatives a Ia politique cie peupleinent énranent des discussions quta eues la mission pendant son séjour en Haute Volta. (a) Les responsables de la planification cie 1'AVV devraient declder si cette dernière doit continuer à concentrer ses opérations de colonisaEion, axées sur la culture sèche, dans les régions de Ia Volta rouge et de la Volta blanche, caractérisées par cies sols lourds, ou bien etendre géographiquenent son action. LrAVV 4ssrrmqlg beaucoup dtexpérience darrs la culture de ces so1s, qui exlgera peut.-être la mécanisation de certaines opératlons, et dont 1'utiltsation continuera a nécessiter des expériences ana- logues a celles qui sont menées actuellement cians les périmètres de I'AVV. La spéclalisat.lon dans les sols lourds semblerait ainsi présenter cerÈains avantages. (b) En ce qui concerne ses autres opératlons de peuplement, axées sur 1a culture sèche, IrAVV souhaltera peut-êEre intensifier ses efforts en vue drlnÈrodulre, dans le cadre de prograumes pilotes, certaines idees nouvelles relatives à Ia culture en sect et porEant sur I'amélloraÈion de la gesÈion de 1'eau et sur des mesures faisant appel a des facteurs de productl.on restrelnts et a ltenrlchissement des sols, telles que celles qui ont été mises au point allleurs et comencent à être appliquées dans les statlons de 1'IRAT. Grâce à son dense réseau dragenEs de vulgarisation eÈ ses services de recherche très developpés, lrAW est bien équlpée pour expérimenter de nouvelles méÈhodes dans un environ- t 1 \g ..; u* -25- nement contrôlé. (c) LtAvv pourralt également envlsager drentreprendre des proJets ae peuplenent baiés sur 1r lrrlgatlon. Les condltions nécessaires à lâ rêusslte de proJets de ce genre Eont un système de culture fortement structuré et des services de vulgarlsatlon étendus; ltAW rernpllt ces deux condlttons. La maJeure parÈie du potentlel d'irrlgatlon de la Haute Volta se trouve dans des réglons a populatlon clairsemée, dtoù la nécesslÈé drentreprendre une action de colonisatlon; or i} nrexlste dans le Pays aucun autre servlce de vulgarisatlon pouvant se charger de cette Eâche. Enfln, tl se peut également que les proJets de colonisatlon sur terres lrrlguêes offrent des perspecÈlves économiques plus attrayantes que les colonisatlons basées sur la culture sèche' 61. Avec une telle grrrne de possibllités, lrAW devrait accuelllir favo- rablement lrapparltlon dtapproches complémentaires et/ou de solutlons de rechange à Ia colonisatlon des terres sèches, y comprls la collaboraËlou éventuelle avec les ORD. II semblerait qu'il fallle consentlr des efforts plus lmportants Pour alder les mtgrants spontanés. II convlendralt drexpérimenter des Progrâmnes faisant "pp"i a dlfférents degrés d'orlentatlon. En tout les cas, il est tndls-pensable àà t"fr" preuve de sàuplesse et de conserver une varlété d'approches, âe sorte que les stratégles et les prograrmes de colonisatlon qui seront mis au point, répondent le mleux aux besolns de la Haute Volta et puissenÈ égatement être une source dt:nseignements pour les autres régtons <iu prograrme. I 62. Toute rélnstallatlon lnplique un changement drhabltudes de la parÈ \ des familles, eÈ en particuller une nouvelle dtvlslon du travall au sein de \la fanll1e. Les fenrnes se volent souvent confier de lourdes tâches Ilêes à ld, culture des récoltes de rapporÈ; elles sont privées de leur droit traditlonne[. de cultlver leur propre lopin de terre et sont souvent obllgées de falre de I longs trajets pour aIler chercher de lteau et du bois de chauffe. I 63. Cert,alns de ces problèmes se sont falts ."rrtit de façon particulièrei ment alguê dans Ies projets de peuplement de 1a zone du progranmre 1/. Des l problèmes 1lés aux nappes aqulfères et à des maladresses admtnlstratives occa- i slonnelles ont abouti à la constructlon de pults éloignés parfois de deux à : $lq_B_i1_o4èÈres des_1i_|_]_a_gq_sr_ I1 n'a pas, ooo plus, toujours été prévu de perlriêttié aux féffis-dràvoir leurs propres parcelles de terrain' ce qui les a p5!vé_q§-de- sourclq tfegitlonn_glles de revenus. Les fermes- s-oBt-tenues- de f ouf' "if _"rre pal[(-G=fa Àoùrr-r-Iuie farolliàle- (éô-lces et condiàénts) et "é!âlement dl""r"I=l_I'ai.imentâtlon des enfant-s=r--Si on ne leur procure pas drautres sources _àa iGGug-_e_tles--ne pourroû.t pâf stacqultrer facilernenÈ de leurs obltgations..- -Ce_;roblème-Jsü--encore plüs.grave dane les vlllages où iI n'exlste pas enCore de marche, de sorte que mêmé-le petit comnerce tradltlonael ne leur offre- guère .a-"- pO"alutlttés de revenus-- 64. 11 faudra réfléchlr plus profondément à tous ces problèmes, non 6eu- lement dane le cas des proJets de peupleurent, mals aussi drune manlère généra1e. Les lntervenÈlons extérLeures pourront au minlmum vLser à réduire le temps que 1es fenures emplolent à lgurs acttvltés quotldlennes, parttcullèrement en cholsis- sant mieux les emplacements de pults, et en prévoyant de peÈlts moullns pour abréger le temps de préparatton des rapas. Etant donné que lrinsufftsance de J.N. Guissou, Etude sur les besoins des fenmes dans les vlllages de 1rAVV, \J L l. et Dropositlon drun progr:ume d'lnterventlon, SAED, Ouagadougou, avrll 1977 i-26- matn-dtoeuvre est ltuu de6 princlpaux obsÈacles aux proJets de colonlsatlon, une telle polltlque devrait se traduire par des avanÈages funportants économiques et assurer aussl une plus grande êqutté dans Ie processua de développement. 65. I1 est essentlel que les fernmes partlcipent davantage au développement économique, non seulement parce qutelles réduirogt ainsi les contraintes liées à la maln-dtoeuvrer mâls aussl pour drautres raisons. Si on ne leur donne pas les moyens de s'assurer des revenus plus élevés, aussl bien en numéralre quten nature, 11 sera difficile dtamé1lorer les nLveaux nutritlonnels et chacun salt qutune nauvaise allmentaÈion est Itune des causes princlpales de la rneuvslgg santé dans Ia région, en particuller chez les enfants. On comprend donc alsè- EeuÈ pourquoi lraméllorat,lon des condltlons de vle en mllleu rural dépeod danstune large Eesure de la nécessité de stassurer que les fermes pourront apporÈer une contrlbution posltive au processus de développement. \t -27- vr. STRATEGTES ECONOMTQUES POUR I REGTON DE LIOCP 66. On a menÈionné au Chapltre II les ressemblances et les dlfférences qul exisÈent entre les Etats de lrOCP. Crest, alnsl que dans chacun Ces quatre pays côtiers, les zones couvert,es par le programne présentent de nourbreuses caractérlstiques cormunes. Elles sont sttuées au nord, à une dlstance éloignée de la ner. Ce sont des savanes bolsées, vouées en grande partle à ltagrtculture de subslsÈance et a 1télevage. Elles représentent sur le plan géographique une parÈie constdérable du paÿsr mals elles ue sont guère peuplées. Ce sont des régions pauvres. Le centre de gravlté de Iréconomle dans chacun de ces pays se trouve en effet dans les régions bolsées et côtlères où vivent Ia plupart des habitants et droù sont Èirés la plupart des revenus. Dans les pays de lrin- térieur: Nlger, I'lali eÈ Haute Volta, les régloas de I'OCP dtffèrent non seulement de ceIles des pays côtlers, rnals également entre elles. En HauÈe Volta, la zone du progrer'-e occupe pratiquement tout le pays. Au Niger, elle porte sur une région limiÈée, mais poÈeutlellement lmportante, du peys. Au IIal1, cette zone couvre les réglons les plus fertlles, solÈ près du Èlers de ce quton appelle coruunément le "Mali uttle". 67. Non seulement les zones de I|OCP dlffèrent du point de vue de la superflcie, des caractérlstlques et de ltimportance économlquea, mals les gouvernements dont elles relèvent ont égalernent adopté des polltlques et des approches différentes pour assurer leur développement,. Une telle dlversité signifie donc qurll nrexiste aucune straÈégle de planlflcatlon, ou série de politiques de développernent, eui puisse être appllquée de manl,ère universelleà lrensemble des sepÈ pays. Cela slgnifte égalernent que la mlsslon nra pas éÈé en Eesure -- vu le tenrps qul lui était imparti ct la taille llm1tée du rapport -- dfexamlner en détail ou en profondeur toute Ia garrne des politlques de dévelop- pemenÈ ou les problèrnes 1iés à Ia stratégle du développement qui exlstent dans la région. l,lous nous proposons plutôt de conmenter plusieurs aspects du dévelop- pement économique de Ia réglon qui nous ont impresstonnés par leur importance ou leur caractère lmpératlf. 68. Tout drabord, iI apparaÎt à lrevidence que tous les gouvernements de la région se sont tous fermement engagés politiquement à accélérer le dévelop- pement des zones de lrOCP. Cfest ainsi que chacun des Etats côÈlers a mis au point une "stratégie pour le nord" visant, a favorlser le développenent des réglons septentrlonales. Lrobjectlf vlsé est dtassurer un partage plus équltable des bénéflces de la croissance éçonomlque et une répartition plus équillbrée du développement, fut,ur entre les réglons de chaque pays. 11 sraglÈ 1à, pât exemple, depuis L974, dtune polltlque manifeste et lmportanÈe du gouvernement <ie la Côte drlvoire; les réglons septentrionales ont alnsl bénéflcié drun progranme spécla1 de développemenÈ des infrastructures (écoles, hôpltaux, routes, etc.) mettent en jeu des dépenses drun montant de 2O milllards de francs CFA, alnsl que de la mise sur pied de prograr mes de développement visant a accroltre Ia producÈion de coton, de canne à sucre et de cultures vivrlères. Des prograrmes analogues ont étê nis en oeuvre ces dernlères années au Ghana, au Togo et au Bénln. En fait, tous les gouvernements des pays côtlers considèrent 1'0CP conrae faisant partie intégrante d'une stratégie globable destlnée â améliorer les conditions sbclo-économiques de leurs réglons septentrionales les molns développées. Dans les Etats de Itintérleur, les condltlons ne sonÈ pas tout à fait semblables, pour des ralsons que lton a indiquées précédenurent. Toutefois, leurs g,ouvernements I ot\ o\ a E EI tr oo a E a I a!g s a aÀ o oo oE a! c o EoI -tr bo , I a a 3a e EÀ Gç to o3 -E a o! , - ao! a a ÉoI aa Et9a& a o! o! G .ô G t é 3 D a a.l ; o L 2 o v, <3oDtÉaoao iÀÊ cÈb6eiooÉcEOHU I côô- Pë 8 R æ p r\ g 3 § R g 6 B N 8 co RRg€RRRS9FS9 æo.^@c"C-C€s--n6æ§6È6tu6ÈO6NsAin 8§§ :: eÇQaEKHE Nc\À4§4 g : ERR H(\À§À e JE§§ R§ 8æ Hg l^N 86 88 rn 8Rp§ È, : e R § E R N ao R§B§ hooJ N ôÀ §t§p BR ENcoS e 888888dJ6Ndo NN N F§ N§ g § 888II88888NN4à§dN@E§ €O\HNn@U\O\t\NiÀsOJdN n À À 8 § 8 \Ôn 88 n€ okoiacE OrO! >ioÉHô,-16 !66dOO.-Ob6 o E ! k i { I o a.ÀE o - .o ! o .o D .a É .o L ÉE6 ! , ç o E ! 6 À a E , ,E3 @ d .o .- o .i 6 1 a .i , oH9 U = '4 { E- J O E (, Z < E<v RR9gp§g§ æO\n§§nd6JÀ dN @ = -E o f o D E6(5 a ! I È: o æ E< o E o oÈt E .cÉro U' a! D ! o oÿ o ! a a (J É o e o oÉ oo o o D 6À o tr E !L arQÉ E H .az El.lE LTê aâ è E E ER. cr6 EoaËE q <0Àts2 TH aq2 EBOE1e F Èr ôÈ2 3 F.ÉI BÉi 5I{lt<t -28- 6ont soucteux, eux aussi, dreDcourager les progrès soctaux et éconorriques dans les régions oir les efforts menés pour lutter contre ltonchocercose cormencent à PorÈer leurs frults. 69. I1 est touÈ aussi évident qu'll règne une activlté économique lmpor- tante dans les zones du prograrrre de chacun de ces pays. La mlssion nta pas essayé de dresser Itinventaire des progrâîrmes et projets de développenent dans cette réglon; cela avait déjà été fait par I'Unlt,é de déveloPPernent écononlque de IIOCP en vue cie la réunion du CCC qui srest tenue âu KoureIÈ en déceobre L977. Cet lnventaire exhaustlf des proJets a récerment été mls à jour eÈ sera présenté à la réunion du CCC qui aura lieu à Loné en décembre 1978. Ces raPPorts donnent une description detal1lée des projets exietants dans la réglon OCP de chacun des Etats et examinent égalexnent les politiques de développement d'ensernble des EÈats faisant partle du programe. I1 seraiÈ donc superflu de reprodulre toutes ces inforrratlons dans le présent raPPort. 70. Deux grands secteurs économlques ont fait lrobjet de beaucoup dtattention de la part des responsables de la planificatlon au seln des gouver- nements et de ceux qul stintéressent au développement économlque des Etats de IrOCP: production de 1télevage et agrlculture irriguée. Chacun de ces secteurs est fortement susceptible drextenslon. Chacun dteux a un rôle clé à jouer non seulement dans le développement économlque g6néra1, mals parce qutll permeÈtra une diversiflcation économique. Chacun dteux srlnscrit dans le cadre des stratégies de lut,te contre la sècheresse au Sahel (CILSS). Corrme leur impor- tance et leur potentiel ont déJà été examtnés en détail allleurs et que notre rapport doit se ltmlter à un certaln nombre de pages, nous ne Ies examinerons que très brlevement lci. 7L. Le pot,entiel drexpansion de la productlon de l'élevage dans les pays du progranuue nrest pas à démontrer. Le Nlger et le I'Iall sont, après le Nigérla, les prlncipaux producteurs de bétal1 de lrAfrlque de 1'Ouest. Les pays côtlers lmportent, de Ia vlande roug,e, traditlonnellement du Mall, de la Haute Vo1ta et du Niger, mais plus recetrment, aussl de lrAuérlque du Sud. Jusqutà une date récente, par exemple, le Ghana lnportalt environ la moltié de Ia viande qu'11 consonme, eÈ Ia Côte d'Ivoire a importé en 1976 près de 17.OOO tonnes de viande de pays non-afrlcains. Ainsi, il existe donc noq seulement une forte demande de vlande dans les pays côtlers en partlculier, mais le centre de la production se Èrouve dans les réglon sept,entrionales de ces pays alnsi que dans les pays traditionnellement exportateurs (Mal1, NLger, Haute Volta). De plus, le dépla- cement vers le sud de Ia productlon de 1rélevage, vers les zones soudanaises mleux arrosêes, falt partle du plan de luÈte contre la sècheresse recouunandé par le CILSS et drautres organismes. En ce qul concerne ltélevage, la pièce maltresse de cette stratégle est la "stratiflcatlon" de la productlon -- accrolssemenË du nornbre de jeunes animaux préIevés sur les Èroupeaux saheliens, qui seront engraissés dans les régtons soudanatses sur les pâturages naturels et grâce a ltemploi de sous-produits lndustriels, et "flnis" ensuite près des rnarchés côtiers. De même Itintroduction de lrexploitatl,on mtxte sur une plus grande échelle nécesstte une augmentatlon substantielle de lfapprovlslonnement en jeunes animaux. Tout cela donne aLuK zones de IfOCP un rôle stratéglque àjouer en Afrique de lrOuest dans le domaine du développement de 1rélevage. 72. Les posslbllités en rnatlère dragriculture lrrtguée, sont elles aussl considérables et ont falt lrobjet drune attentlon étrolte de la part des plani- flcateurs locaux alnsi que du CILSS et drautres organlsmes dans le cadre des -29- efforts déployés, au tttre de la lutte contre la sècheresse, pour assurer Iaproductlon drallments. Draprès lrEtude sur le saher, préparée par ra FAo,le t'lali aurait 4 milllons drhectares de sols lrrlgables dont 4 pourcent sont actuellement irrigués; le Nlger dlsposerait de 1,8 mllllon d'hectares irrl- gables dont 24.OOO sont irrlgués (soit I pourcent); la EauteVolta compteralt quelque 45O.OOO hecÈares lrrtgables, dont 18.OOO. (3 pourcent) sonÈ actuellenentlrrlgués 1/. Les potentiels dtlrrigatlon des vastes plaines lnondables des réglons septenrlonales des pays côtiers sont molns connus, mais il existe surement plusleurs ml11lers drhectares de bas-fonds offrant de belles possl-bilités de cultures spéciallsées et t,rès rentables (légumes, rIz, etc.). Des rectrerches plus poussées et drautres expériences permettront de mleux déflntr les posslbtlltés drarnénagement des grandes vaIlées fluviales au Ghaua, en Côte drlvoire, au Togo et au Bénin. 73. Lrun des aspects les plus frappants du développement économlque en Afrlque de lrouest est lrampleur de la mlgratlon de la main-droeuvre dans la région. Le Tableau 3 donne la directlon et ltampleur de ces migratlons. 74. I1 ressorÈ clairesrent de ce tableau que la Haute Volta est Ie princi-pal exportateur de main-dtoeuvre et la Côte drlvoire le principal importat,eur. En termes écononiques, les avantages qu'en retirent les pays importateurs ne font guère de doute. Lrl-mpact, de la mlgratlon sur les pay6 exportat,eure de main- dfoeuvre, particulièremenÈ la Haute Volta fait cependant lrobjet de nombreux débats. Certains observat,eurs soutiennent que 1rémigration a retardé le dévelop- penent de ce pays. Drautres affir:urent que la questlon essentlelle est de savolr si d'aucres solut,lons ont janais existé. Le degré dréquité dans Ie partage des avantages de lfinterdépendance est égalenenÈ lrobjet dtune certaine contro- verse. Rares sont ceux cepeodant qui nlerrt que, du point de vue écoaomique, les partles concernées se t,rouvent daus une meilleure sltuation du fait de lflnterdépendance, que sl celle-ci venait à prendre fin. En même temps, cetÈe interdépendance régionale dans le domaine de Ia migration de 1a maLn dtoeuvre ne peut guère a1ler plus loin. Près drun cinqulèroe de Ia populatlon voltalque travallle ou vit actuellement en dehors du pays. En Côte dtlvolre, un quart peut-êt,re de la urain-dtoeuvre vient de lrextérleur. Mais, dans les pays expor- Èateurs, corme dans les pays luportateurs, on a sans doute pratlqueruent attelnt les limites soclo-polltlques de la migratlon. 75. CresÈ pourquoi, Ia lutte contre ltonchocercose et l'ouverÈure de nouvelles terres revêÈent une importence aussl capltale, non seulement pour la Haute VolEa, mais pour la Côte dtlvoire et ltAfrlque de ltOuest dans son enseuble. En Haute Volta, les presslons démographiques sur les terres ont été jusquttcl en grande partle résolues, grâce à Ia migratlon vers le sud. Mais la capaclté drabsorption de ce débouché dirolnue et 1l est nl posslble ni souhaitable que les tendances passées se poursulveut. Ltouverture de nouvelles terres permettra de réduire les presslons démographlques sur le plateau Mossl, et partant, 1a nécesslté de 1'émigratlon. 76. 11 tmporte cependant de noter que dans le cas de la Haute Volta, la colonLsaÈion ou la migration sur les nouvelles terres ntapporte qutune solutlon partielle aux problèmes liés à 1a presslon démographique, à Itabrègement desjachères, a la balsse des rendesrents et aux effeÈs désastreux de 1réroslon. Ll. FAo, Sahel Study pages 7, 9L. -3(}- Si on supPose que 1r PoP.lrSloE voltalque.conÈtnuera à sraccrolÈre à son tauxactuet (2 à 2r5 pourceut) ct qutaucun chaogcrcat nttutcrvlcadra daug les systèmes ou les PretlquGt dc culture, lea quclquc deux mllliooe drhectares deterres qul devleudrout dlsponlbles prr sulie du contrôle du vecteur ne pernet-trout d'absorbcr qureuvlron SOo.ooo personDcs, solt moins que Iteffectlfde lraccrolseo'rcnt déE€graphique de hult annéea ea HauÊe volta 1/. La sltuatloonre8t pas auest tnqutétÀntà aàa les auÈre" p.ÿ, de l,ocp, ;;iid;" ;;di#;^-comparablee les Suettent Èous sl 1es condltlàns fondanentalee ne BonÈ pasnodiflées. 77' Dane Ia Eegure où le progra@e de lutte cotrtre ltonchocercose aconÈrlbué à ouvrir de nouvelles Èerrer à ltoccupatlou humatne, il fourntÈ un renède tenporalre aux praaetons urgcutca, gul sl.non ee mantfesteralent, pâEdes effets néfaeÈe8, !ou! forme dtune dtnluutlon des readements céréallers,dtune accélêratlon de 1térosloa et drune hausse des taux de nlgratlon. celadonne à la Haute volta, GÈ aux organlsmes dralderqul lul .ppori"rrt leur concoursen naÈtère de développeænt, ua réplt dtuue lnportance vltaie pendaut lequelle pays aura le ÈetrPs de eratÈaquer aux problèàes fondaEentaux llée à Ia trans-formation agrlcole et au développemenÈ éàonomlque en général. 78' on ne Peut guère contester que 1tun de ces problèmes fondanentauxréside dans le niveau relatlvernent faible de ltagrlculture tradlttonnelle. Quelques uns des- Doyeus technlques permetÈant dtàrrg..ot.r les rendenents par Personne et Par hectare exlstent déjà, aussl blen pour les cultures vlvrièresque Pour les culÈureg drexporÈaÈlon. Les recherchâs, sur les autres culturesvivrières, effectuêes par IrIRAT et par le Crop Reeearch InsttÈuÈe au Ghanaont élaboré des methodologles agrlcoles adaptéàs aux condltl.ons locales. sion pouvait moaÈrer aur fermlers les avantages de ltemploi de seoences pures,du respect drun esPacemcat approprié entre les plantei, ainel que de titrpoi-tance de semer et de dégherber à la boune époquà, la pioducttoi augurenteralÈrapl'denent. Pour ce fetre, 11 faudra conEacrer dtlup;rtanÈs efforts au ren-forcement dee rcrvtces de vulgarlsaÈlon agrlcole exlàÈants, coaJolntement, àI'actlon qul doit être nenéc Àur 1e plan àu développenenÈ iurar, eÈ notâffinentdans les domal'nee drtutenelflcatlon des essale en champs, de constructlon deroutes secondairet et de mlse en place drlnfrastructures soclales, drapplicatlonde polttlque de prlx et de comcràlalteatlon proprec à favortccr i'"$;;i;;----'de la producÈlon eÈ des vênte8. 79. LraccrolgseDent de la productlvité agrlcole, grâce à lradoptlon plusgénéra1isée de technologles fondées sur 1'emplàt de semences et de prlnclpàs conforoes de développement rural, peut contribuer de manlère signlflcatlve audéveloppement économtque de Ia réglon. Mais cela ne sufflt pas. En effet,I'expérience requlse alllcurs en Àfrlqrr. de lroueet, et dans d'autres réglons comparables, sur 1e plan écologlque, donne à penser que lragrlculture mlite, un assolement Judlctenx et I'ery1ol drengrals-oe "oot peut-àtre pas suff isantsPour Pennettre la culÈure pemaneute des sols typee dea régloas â falble plu-vioslté -- a molns que les résldus des récoltes ue soleut fecyclées "t q,rà 1",Pratiques culturales ne golent nodlflées. Sl.non, tl faut stalteadre à unediminution progressive de la fertllité du sol due à Ia perte de matières organlques et à lracldiflcatlon. Même lorsque ce processus peut être retardé Pendant longtempe, (come le suggèrent cert;lnes expérleaces de ITIRAT), i;-coût des engrats peut deveulr piohlblrlf. !/. Ce chlffre rePose eur lthypothèse que chaque habltant a besotn de 2,5 ha deterres, ce qul' EuPPose dee jachèree de 8 à 10 ans, une consomatlon annuellede 200 kg de céréales er une productlon de 5OO kg/tra. -3 1- 80. Ce dont on a besoin dans ces réglons, ce ntesÈ pas slmplement draméliorer les pratiques culturales, mals de transformer radlcalement systèmes de cultur€, d' lntroduire de nouvelles technologles permettant les 1a culture lntensive et permanente des sols. 81. Des progrès rapides et extrêmement lntéressants ont été réalisés ces dernières années dans 1a mlse au polnt de ces technologies. De nouvelles approches de types dlvers ont été conçues dans différentes réglons du monde, en partlculier en Inde, sous les ausplces de lrlnstltut international de recherches sur les cultures tropicales serni-arldes (ICRISAT). Certaines de ces méthodes ont été largæent expérimenÈées et ont donné des résultats très encourageant8, au Kenya et au Botswana par exeuple. 82. Ces nouvelles techniques tuettent en jeu toute une galme de pratiques culturales dont beaucoup sont déjà connues: labour selon les courbes de nlveau, butÈage, paillage, culture de legumineuses de couverture, préparatlon minlmum en sol, et utillsatlon exteneive des arbres et des buissons. Ces systèmes de culture onE trol6 éIéments en courtrun: (a) leur objectif est draméllorer la qualité et la fertllité des sots pour contribuer â lreffort visant à accroÎtre la productlon; iIs adnettent que les sols troplcaux ne pourront pas supporter dtêt.re cultivés en permauence si on ne renforce pas leurs proprlétés physiques et chluriques; (b) lls exigent des facteurs de productlon relattvement peu nonbreux; ils ne Eoettent pas particullèrement lraccent sur lremploi dtengrais ni sur la maîtrise complète de 1'eau (irrtgatton); (c) ils exlgent surtout que 1'on tire un meilleur parÈi de la pluvlosité. Dans certaines variantes de ce nouveau système, des buÈÈes ou des planches sont coustruites sur des contours soigneuseroent arnénagés de sorte que la pluie puisse pénêtrer doucement dans le profil du sol. Des dispositifs drécoulement et des déversoirs en pente ralen- tissent le rutssellement de lteau et on utilise fréqueunent des canaux de dralnage aboutissant à des réservoirs de stockage. De cette façon, 1'utllisa- tion opt,iuale de Iteau permet de rédulre énornénent le ruissellement et 1'érosion du sol eÈ relève le niveau de la nappe souterraine. Elle permet dtadopter de nouveaux sysÈèmes de culturê et dtaccroltre consldérablement les rendements. En Inde, IrICRISAT fait état de rendemenÈs de clnq à sept tonnes par hectare, ces hauts rendemeuts étant pratiquement assurés. De plus, la rnéthode de IrICRISAT a éte mise en oeuvre relaÈivement à peu de frais et sans avoir recours à des méthodes eomplexes ou capltallstiques. Volr Annexe IV pour un exposé plus détall1é sur ce sujet. 83. Les espolrs que soulèvent ces nouvelles méthodes sonr grands, mais les obstacles qui s'opposenE a leur appllcatlon le sont tout autant. Les recherches ont about,i a de nouvelles méthodes de culture intensive qui ont donné des résul- taÈs supérleurs, mais leur applicatlon généralisée pose, dans la pratique, des problèmes, llés notameuÈ à des risques cllmatiques élevés, à la pénurie salson- nière de main-dtoeuvre (d'ou les difficultés rencontrées pour respecter les calenclriers recommandés pour les récoltes), arr:K lacertitudes quant à Ia justlfi- cat.ion econoruique de lrutlllsation de cert,ains facteurs de productl.on, eÈc. Ce qutil faut, à ce stade, crest expérlmenter, dfune manlère généralisée et systématique, divers élements -- meilleure gestlon des ressources en eau, peuple- ment arboricole plus dense, etc. Les autorltés agricoles locales et les organis- mes donateurs devralent accorder la priorlté absolue à ce geure de projets pilotes et aux progr:ulrnes connexes de recherche. -32- 84. En ce qul concerae Ia stratégle économlque globale dans les zones de I'OCP dea pays côtiere, 11 lmporte dtexamtner soigneusement ta notion de "zone de ltonchocercose" ou de proJets "11és à lronchocercose". On ne sauralÈ présrmer que ces proJets ont, de par leur nature même, le drolt de bénéficler en prlorlté dee ressources consacrées au développement natlonal. Les projets lntéreasaat les zoûes llbéréee de lronchocercose devralent être évaluées cas par ces, selon leure qualltés propres. Le Programre de lutte contre lroncho- cercose va certatnemenÈ créer de nouvelles posslbllltés, et dans les pays côtlers 11 sera touJours souhattable de favoriser le développement des zones sePten- trlonales pour dee ralsons à la fola économlques et soclales. Mals la politlque gênérale devralt consl.sÈer à utlllser les reseources dlsponlbles de la nanlère et sur lcs lleux oir elles répondent le mleux aux obJectlfs natlonaux. 85. En mêne temp8, ltexpérlence acqulse et les études menées dans le cadre de I'OCP ont conÈrlbué à préclser la nature des obstacles qul entravent le développmrenÈ dans les zones du programe. L|OCP a alnsl soullgné qutune partlclpatlon accrue des donateurs étalt nécessaire pour atÈénuer plus effl- cacement lcs contratates pesanÈ sur le développeurent dans ces régtons et accé- lérer leur progrèe écooomique. Le progra'nr"e a aussl fait apparaltre claire- uent Ia nécesstté lnpératlve de transformer les méthodes de cultures sèches dans ltensenble de Ia réglon. Àussi est-ll vlvement indlqué que la conmunauté lnternatlonale fournisse une assistance substantlelle pour permettre cette transfornatlon. 86. Crest là un poinÈ druae lmportance crltlque sur lequel 11 faut particullèremenÈ lnslster. La pauvreté qut exlste dans les réglons de IrOCP et les dlfflcultés qui font obstacle au développement écononlque xnontrent clairement qutun effort drune telle anpleur est indispeusable pour accélérer le développemenÈ daas 1a réglon. Le falt que Ia colonisatton des nouvelles terresr guê le progra""ne a rendues dlsponibles, ntapportera qurune soluÈlonpartlelle et passagère aux problèmes et renforce la nécessité et lturgence d'accroltre Itasslstance lnternatlonale. Le rapport de Ia mlsslon souligne certes qurll ntexlste aucune stratégie de développement qui solt applicable à 1'ensemble de la région et que chaque proJet de développement dolt être évalué selon sea quallÈés propres et dans son contexte natlonal, mats 11 fait également ressortlr une concluston drappllcatlon générale: le volume des ressources destlnées au développ€meot dc cette réglon défavorisée dolt être augmenté. TouÈes lee parties concernées doivent de toute urgence lntensifler leurs efforts pour élaborer et mettre en oeuvre des prograrmea qul touchent les grandes masses de la populaÈlon dans les zones de lrOCP. Ce qul lurpllque bien sûr que les donateurs et les pays partlclpanÈs entreprenuent toute une ganme dractlons, non seulement dane le secteur de Itagrlculture eÈ de 1rélevage, nais dans les trans- ports, la prospecÈton mlnlère, le développement lndustriel, ainsi que dans des acttvlÈés qut augmenteronÈ la capacité dtabsorptlon de ces Et,ats, notament dans les domatnes de 1réducatlon, de la santé et de lradmlnlstratlon. -33- VII. LA PIANIFICATION DU DEVELOPPB{ENT DE LA REGION OCP 87. Assoclée à lrOCP, il y a ce qutil est convenu dtappeler "la métho- dologie FAO/BIRD", "Ia méthodologie standard" ou plus slmplement "la métho- dologie" -- c'est à dlre une approche de 1a planlficatlon du développement des zones OCP de chaque pays. En vertu de cette méthodologie, Ia planlflcatlon devrait se faire en t,rois étapes: (a) la collecte drinformatlons de base(création drune "banque de données") en procédant à ltinventatre des études existantes et en entreprenant de nouvelles, lraccent etanÈ mis en partlculler sur 1'otention de données de base par télêdéÈectlon; (b) lrutilleatlon de ces informatlon pour 1rélaboratlon drun plan décennal de développement de la "zone onchocercose"; et (c) lrexécutlon de projets spéclfiques de développement. Pour meÈÈre en oeuvre cette méthodologie, un Groupe de planlflcatton du dévelop- penent, dirigé par un conselller peninnent, devait être rattaché à chacun des organismes de planlficatlon des Etats membres de la zone OCP. La mlse sur pled dans chaque pays drune "banque de données" devaiÈ prendre 1o mois et celle du plan décennal quaEre mois 1/. 88. Tous Ies gouvernements participants a I|OCP reconnaissent qurll faut planifier la mise en valeur des terres nouvelles qul seront rendues dispo- nibles grâce à ta lutte cont,re Itonchocercose. Clnq des sept gouvernement,s ont donné leur accord sur ltapproche générale résunée dans Ia méthodologle. Deux pays (Côte drlvoi-re et Niger) ont préféré utlliser leurs propres Btruc- tures cie planification réglonale. 89. 0n a estlmé que Ia mlse en oeuvre de la méthodologie demanderait environ 7 nrillions de dollars. Le PNUD, Ia BIRD (à travers I'IDA) et lrUSAIl) ont offerÈ leur aide pour certalnes composantes, comme il est lndiqué au Tableau 4. Le montant des flnancements dlsponibles à la fln de L977 figure au Tableau 5. FAO/BIRD, Econornic Devel È of Areas Freed from Onchocerciasls lnL l. Dahomey, Ghana. Mali, Togo and Upper olta (Rome, L975 -34- Tableau 4: SOURCES DE FINAIICEIIENT - ETAT ACruEL - UE Invcntalre dea rertources Etudcs soclo- économtqucs Créat1on de lrUnlté de plaolflcatlon Etabllssenent drun plan à long tenre Etudes des projets spéclflques ID Toujours dlsponlb 1e ID TouJoure dlsponlb 1e ID Premlers proJ ets ldentifiés ID louJours dlsponib les ID Preniers proj ets ldenÈ1flés ONU Pays Bénln Ghana Ma11 Togo Haute Volta Côte d'Ivolre Nlger ONU/EU ONU ONU ONU ONU ONU ONU ONU NAT ONU ONU ONU ONU ONU NAl ONU ONU ONU 0t{u ONU NAT oNu ONU EU EU ONU IDID Sourceg de flnauceorut EU: USAID ONU: PNUD ID: IDA NAT: Fonde Natlonaur Pays Bénin Ghana 600,0 I'tali 5O0,O Togo 3OO,O Ilaute Volta 1.395,0 Non affecté Tableau 5: ORIGINE ET }TONTAIITS DES FII.IANCE}TENTS DESTINES A I rgzz ESTIMATION IIiITIÀLE IDA PNUD USAID GOWERNEMENT TOTAI. DES BESOINS b/ en mllllers de dollars-------- 5OO,0 5OO, o 5OO,0 5OO,O 5OO,0 L.297,6 l.42L,L 1 .858 ,6 556,7 1.561,0 oa oa 240 200 56,O 54,0 84 ,0 26,o 73,o 79 35 08 82 6rO 4rO 4,0 r 6,0 - 8,0 (560,Oa 1.470,O 1 1 1:,§-Z - 6.695,O a) Estlmatl on d'un tota I d'en'vlron Ll de dollars pour les étudesI m1 lon 1iées à la téIédétectlon. b) Selon les estlmatlons du Repport conJolnt FAo/IBRJ, L975, p.11 EErf:æ -35- 90. La mise en oeuvre s'est falte à des rythmes variables. Au logo, les études 6ur la vallée de I'Otl et les autres réglons septentrionales ont été rapldenent lancées. Al1leurs 1rétabllssement des "banques de données" srest fait plus lentement. Une étude carÈographlque de base (par satelllte) de Ia Haute Volta , du Ghana et du Bénln a été entreprlse à la fln de L977. Les autres proJets de collecte drlnformatlons en sont encore au stade des discussl.ous. Des conselllers pernanents ou princlpaux ont été només dans trois pays: Bénin, Ghana et Mali -- dans les detrx derniers seulement depuis le début ou le milieu de Itannée 1978. Aucun plan décennal n'a étê. prêparé. 91. Au cours des vlsites sur le terraln, la misslon a constaté que Ia naÈure et le but de la méthodologle avaient donné lleu à des interprétatlons différentee de la part des gouveruements parÈlcipants à 1rOCP. Au départ, la néthodologie nrétalt pas conçue corme devanÈ se substltuer aux politlques natlonales de planificatlon. E1le était plutôt vue par ceux qul 1'avait formulée comme une strucÈure devant corrplèter les efforts locaux. Lridée ntétait pas non plus que "ltapproche de planificatlon de 1rOCP" donne Itlmpression de se substituer de quelque façon que ce soiÈ a la pLanifLcation natlonale. La roéthodologie' et 1a série d'actions reconrnandées (col1ecte dtinformations, définition des projets et des priorltés dans un plan, et ensulte préparatlon des projets), ne prét,endait pas se présenter coume une formule rigide. Les travaux préparatoires intéressaut les projets devaient inévitablement être ent,repris avant que la banque de données ne soit conplètée, et 1'élaboratlon du plan alnsl que les procédures pour la réalisation des projets pouvalent ou devalent aller de pair dans de nombreux cas. 92. Lrexpérleuce a montré qu'11 était non seulement nécessaire de préclser les notlons indiquées ci-dessus' meis aussl dradepter lrapproche lnltiale' Corrme cela a êté soulignê dans les chapitres précédenÈs, les pays présentent des différences foodaneatales, ce qul rend impossible une apProche unlforme de leurs problèmes de développenent -- que ce sott au titre de la planlficatlon ou à d'autres titreg. En ce qul concerne la planificatlon, trols t5rpes de dlfférences entre les pays justiflent 1'adoptlon d'une approche dlfférenclée des problèmes: (a) LrlmporÈance du programæ de lutte contre lronchocercose pour les économies natlonales et les politiques sociales varie fortement drun pays à I'autre. Dans les quatre pays côtiers, 1es zones de IrOCP sont situées dans les réglons septentrlonales les plus pauvres, chacune d'entre elles faisant lrobjet de stratégies parElcultères, 'tles stratégies pour le nord", 9ul visent à obtenir un développement régtonal plus équlIlbré. Dans ces cas-là, les efforts et les dépenses de planlflcatlon dans la zone de I|OCP peuvent être justiflés en ce sens qutils vont de pair avec les "stratégle pour Ie nord" et les renforcent, cequi est de nature à obtentr les effets souhaltables sur le plan de lréquité. Mais on ne peuÈ en dtre autant Pour les trois pays de lrlntérleur. Le MaIl en particuller présente un contraste frappant: la zone de 1'OCP relatLvement favorisée bénéficle déjà de noubreuses actlons de développement. (b) Chaque pays particlpant à IiOCP a des structures et des institutlons de plantflcation dlfféreutes, ainsi que des points forts, des points falbles et des beeoins différents en matl.ère de planlfication. Ainst, en Haute Volta, lrexpérience de la plaulficatlon régionale est minLme et les structures, dans ce domaine, embryonnaLres. Une seule autorlté en tratlère de développement (1'AW) est chargée de la mise en valeur des vallêes fluviales. Au Bénin, au Togo et au Nlger, où Ia fractl.on de populatlon vivant dans la zone de IrOCP est llmltée, des structures de planiflcatlon réglonale -36- existent' mais 11 nry a pas dtorganrsmes responsables de lramé- nagement des basslns fluviaux. Au Bénln, les lnstltutlonsgouvernementales chargées de la planlficatlon réglonale sont nombreuses, mals au Togo, elles sont en petlt ,,o*br". Au Togo,beaucoup drétudes sur res réglons nord ont été falte. or rorrl ".cours de réalisatlon. Au Bénln, il y en a peu. Le Nlger et lacôte drrvolre ont une expérlence considêrabie dans le domalne deltorganlsatlon de la planiflcatlon; ce qul nrest pas tout à fattle cas drautres Etats. En côte drrvoire, les données relatlvesà la planiflcatlon par réglon sont rerativement abondantes, etla réglonallsatlon de la planlflcatlon a attelnt un stade où lesprogr:rrmes comportent des ventllatlons par réglon des dépensesdréqulpeuent. Au Ghana, les rnstltutlons de f,lanlflcatronréglonale sont en place depuis des années, et ir existe desbureaux de planlfrcaÈion au niveau réglonal et sous-réglonal. unproJet de développemenÈ rural intégré «re la Haute-Régtàn est aucentre des efforts déployés sur le plan agrlcole dani cette partiede la zone de lrocp. Au Mali, les itrrr"ti."s de praniflcatron revêtent davantage un caractère fonctlonner que régronal etles lmportantes.acÈiviÈés de planlfication ("t a'eiécutlorri a.,développement srexercenÈ dans Ie cadre "atopàiatr.ons', .epàrtre"dans lrensemble du pays. (c) Le repeuplement, à savoir lroccupatlon planifi.ée des ',terresvides", rlta pas partout la mêure importance dans la zone de lrocp. !:::: n.réthodologie répondaiÈ roureiois à un objectif principal:s'assurer que la colonisatlon des terres ou 1tànchocercose àstprogresslvement maltrisée fait lrobjet d'une attentlon spécialeet de la planificatlon partlcurière qu'e1re justifle. Les docu-nents de base de lrocp attestent clairement le souci; re besoinde program.es et de.projets de peuplenent blen conçus était laprincipale raison d'être des prôpositions relatives à la nétho-dologie de la pl-:nif icatton. Mais, cou*re on 1'a déjà montré,les conditlons concernant Ia pression dénographlque et la presslonsrexerçant sur 1'utilisatlon àes sols ainsi qrr" la faciritédraccès aux "terres vides" varient largement drun pays à lrautre àl'lntérieur de Ia zone de lrocp. oe cà fait, ra nécesslté deBettre en oeuvre des progra'mes de repeuplement eÈ lrirportàncequi leur est accordée varient égalenoent. 93' r1 devralÈ être évldent que, sauf dans res très grandes rignes, aucuneapproche unlque des problemes <le plàniitcaÈlon ne peut convenir à des conÈextesaussl hétérogènes. r1 eÈait tnévltable qu'une métirodologle ariribuant implici-teEent Ia priorité aux Progralmes de colonisatlon, et définissant une approchevaste' certes, male unlforme au niveau des études, des plans de développementréglonaux à long ten'e etc. sradaptât motns-;i;; à cerÈalns pays qu,à d'autres.cecl renforce Ia nécesslté de preclser que la méthodologie aà.r"rt êcre inter-prétée de rnanlère très large eè flextbr", .ot r" un ensemble de direct,ives générales. 94.j ustifiées : -37 - Lee adaptations ou lnterprétatlons sulvanÈes paraissent les plus (a) Les pays partlclpants à lrocP qul suivent dans son ensemble,la néthodologie FAo/BrRD ou l t une de ses composantes, devraientêtre encouragés dans leurs efforts, gu'il y aurait lleu de considérer conrme cies t,esÈs ou des expériences pllotes. ceux des pays qui ont choisi de n'adopter que certalnes des conposantes de Ia méthodologle, ou même de nten adopter aucune, devralentêtre égalenent encouragés dans cette interprétaÈion de leurs besoins et de leurs priorités. r1 devrait, être reconnu explici- temenÈ que des conditlons differentes créent des besolne dlfférents en roatière de planificatlon corme allleurs, et on devralt en tenir compt,e. (b) Le concept de Groupe de planiflcation du développement (GpD) devrait être Èesté dans les trois pays oir des conseillers "permanents" ou "principaux" onÈ été només (tséuln, Mall, Ghana). Lrextension de ce concept aux autres pays devrait lnterventr seuleruent après évaluation de ltexpérience acqulse dans ces pays. (c) La notion de "p1an de développement à long Èerme" pour la "zone onchocercose" (deuxième phase de la néthodologie FAO/BIRD), devraltêtre interprétée de façon très large dans les trois Etats où existent des GPD, et ne devrait y être élaborée que dans Ie cadre des efforts globaux de planlflcaÈlou natlonale. Ces "plans de developpement de la zone onchocercose, ne devraient pas être envisagés dans le cas de la Haute Volta (puisque lrensemble du pays constit,ue la zone OCP). Ces plans nrauront pas non plus de sens si lrextenslon de I|OCP vers ie sud se prodult en Côte drlvoire, au Ghana, au Togo et au Bénin, car lesttzone8 oncho- cercose" représenteraient alors, elles aussi une fractlon impor- ÈanÈe de ces pays. Drune manière genérale, dans la mesure où les autoriÈes natlonales estlment utile de déployer des efforts de planificaÈion'local1sés au niveau régioual, i1 devralt sraglr dractions conci.ses et simples visant a lclentifier les contralntes majeures et a sélectionner des idées de projets en vue drune élaboration ultérleure. L'assistance technique devralÈ contlnuer sur demande, à soutenir de tels effortsr nâLs pas nécessairement à travers les Groupes de planificaÈion du développement. (e) La meilleure utlllsation des struct.ures de planiftcatlon relevant de IIOCP variera drun pays à lrautre. En Haute Volt,a, par exemple, les questions de peuplemenÈ et de migraÈlon revêtent un caracÈère hautement prlorltaire. Les apporÈs éventuels à la planiflcatlon liée a 1'OCP, en Haute Volta, pourralenÈ donc être utllement consacrés à lranalyse socio-économique des politiques et des prograumes de migraElon et de repeupleurent. Au Mali, le manque de données (sur la répartitlon de la populaÈlon, les caractérls- tiques agrononlques eÈ pédologiques, lrhydrologie, etc.) est parÈiculièrement marqué. L'efforÈ de planificatlon lté à IrOCP -38- pourralt donc metÈre lteccenÈ sur ltélaboratlon de données eÈ la recherche. Drune manlère génêrale, les structures de planlflcatlou propres à IrOCP pourratent être utllieées pour renforcer Ia capaciÈé de planiflcatlon à 1'échelon régional en natlère de préparatlon des projets et drétude des problèmes de mlgraÈlon et de colonlsatlon, vus sous 1'angle de la politLque géuérale, 1à où ils sont effectlvement, ou potentlellement inpor- tants. (f) Les resulÈats de la rnéthodologie et des approches adoptées dans la planificaElon du dévelopPement des zones de 1'OCP devraient falre lrobjeÈ drune évaluation une fols que lfexpérience acquise atteindra un niveau ralsonnable; la fln <le 1979 paralt êÈre à cet êgard une date convenable. CeÈte évaluatton devralt permettre de fatre des recormandatlons sur les besoins eu matière de planificatlon, y comprls les besoins en études et, en recherches, qui se feront senÈir au cours de la prochaine phase du prograrme. L rUnlté de dével euent, économlque 95. Le rôle de I'Unité de développemeut économique soulève des quesÈions qui touchenÈ à la ruéthodologie de Ia planiflcat,lon. Lrl,IDE, dans le cadre de Jes efforÈs de recherche de projets de développament dans la zone de 1rOCP, a fait oeuvre utlle en EaÈière de suivi et de cormunicat,lon dt lnformatlons les coucernant. Le répertoire de projets qu'elle a préseuËé à Ia réunion du CCC genue au KoweiÈ en décembre L977, représente un Èravall lmpresslonnanÈ. De plusrles rapports rédigês par les meubres de IrUDE au retour de leurs misslons sont des docuoents extrêmement utlles, riches en informatlon Pour Eous ceux qul sont ccncernés par 1rOCP. Ils se sonÈ avérés partlcullèrement précieux pour Ia misslon d'évaluatlon économique. 96. Bien que I|UDE alt eu jusqurlcl des ectlvités utlles, son dlrecteur et son persoon.i voudralent qutelle lntervienne dans d'autres secteurs. L'une des ralsons à cela tient au faiE que la productivité baisse lorsqu'il ne s'agit plus que de Èenir à jour lrlnventalre des projets. De plus lrextenslon de la ione des projets entiaîneraiE certatnes compllcatlons: la mise au poilt d'une llste de proJeÈs dans la zone dtextenslon supposerait Ie quadrlllage dtune grande partie du territoire des pays côÈters. Crest la une tâche énorme, difflcile à uener à blen, même pour les nintstères de Ia coopératlon, largement dotés en personnel, dans la plupart des Pays en développement. Autrement dlt, ce ntest pas une fonctton que ItUDE pourralt aisèmenÈ assumer si la zone du prograome était élargie. 97. 11 existe des actlvltés connexes, de nouvelles priorlÈés, qui corres- pondent dans lrensemble au uandat de I'UDE et qui font déjà l'objet d'un examen dans ses bureaux â Ouagadougou. LrUDE pourrait développer ses actlvltés de recher- che et dtanalyse des politiques générales, soit en enÈrePrenant directement de telles recherches, ou -- mieux encore, en Jouant le rôIe lnitiateur ou organisateur. Ce faisant, IrUDE pourralt rechercher des flnancements extérleurs pour des recherches spéciflques, qutelle pourralÈ faire réallser en majeure partie ou en totallté sous contrat. EIIe pourrait aussl étendre ses actlvltés àonsultatives, en fournissant son assistance à la dlrectlon de 1rOCP et aux responsables des questlons touchant à ITOCP dans chacun des pays mernbres' et ce dans le domaine de la recherche et de la polltlque concernant le développeroent ou au tltre dc proJeÈs. -39- 98. L'UDE ne peut jouer efflcacement ce rôle que sl elle rédulÈ son champ dract.ion. Les activités sur lesquelles elle pourrait concentrer ses efforts sonr aussi variées que les prlorités économiques des pays membres de l'OCP, nais celles qui sont llées au peuplement et à Ia migratlon sembleratent appropriées. L'UDE pourrait axer son actlon sur cet aspect partlculler du développement de la région pulsque cfest sur ce plan-la que se fera sentlr le plus dlrectement lrimpact écononique de la lutte contre le vecÈeur. Crest aussl à ce niveau-la que se falt sentir avec acuité la nécesslté de falre des recherches 1iées aux politlques et aux projets de développement, notamo'nent en HauÈe Volta. En accumulant de 1'expérlence, des connalssances et de la docurnentation sur les questlons de peuplement et de nigratlon, et en stimulant et organisant la recherche dans ce domaine, IfUDE peut apporter une contributlon luportanÈe à la défi.nition des polltlques à suivre et à 1'élaboratlon de Prograumes dans ces cionalnes partlculièrement critiques. Des recherches soclo- écononiques sur 1a sanÈé seraient egalement approprlées et iraient tlans le sens des reconmandations formulées lors de Ia réunion des représentants nationaux cie I'OCP t.enue à Cotonou, à savoir que I'LDE,Jevrait entreprendre des études pour évaluer I'inpact éconor,ique de 1'OCp. Le Groupe consultatif sur Ie oeveloppement econcnique 99. Le Groupe consultatif sur Ie ciéveloppement écononique (GCDE) srest efforcé, oepuis sa creation en 1975, de déflnir sa sphère d'activlté. Les raisons pour lesquelles ceci srest révéle difficile sont evidentes si on compare le dornaine possible d'activiËé du GCDL a celui ciu CCST. Ce clernier met en conËact lrorganisme responsable de I'exécution du prograr-rne de lut,ce contre le vecteur et les scientifiques soéclalisés dans la lutte contre Ie vecteur Simullum -- entonologistes, biologisÈes, chimistes, médecins, etc. Sa préoccIp-iifIi-n roajeure est sans ambiguite: quelle est Ia maniere la plus efficace de cor,rbattre I'onchocercose? Le Groupe consultatif net a Ia <lisposition de la direction de I rOCP les r,ieilleurs spécialist.es de 1a questlon. Le "<ieveloppenent économique" cependant, met ert jeu ies questlons donË lréventail est bien plus large, qui vont des politiques buC;éÈaires jusqu'aux stratégies économiques régionales et aux projêEs u'elevage ou ie riziculture. Cet évenÈai1 de questlons se présente dans cies conr'i,tions differentes dans chaque pays. De plus, les organlsmes responsables du tjcveloppernent economique sont nombreux, rnais pas un seul drentre eux ntest represent,e aux reunions du GCDE. I1 ntest donc pas étonnant que cedernier ait eu cies difficultés a définir son champ dractlon. 100. La missiorr n'a pas été a nême d'éÈudier de maniêre approfondie ce que pourrait- êrre, cians Itavenir, le rôle du GCDE. Cornmre nous avons pu consulter seulement un petit nonbre de ses rnenbres, nous hésltons à formuler <ies recorman- dat.ions. Il n'en est pas noins clair que pour les ralsons déja mentionnées, le GCDE, sous sa forne act.uelle se heurte à de nornbreux obsÈacles qui rédulsent sa produccivite et son potentiel. Ces raisons, il faut le souligner, sont cltorcire struct,urel: elles ont peu cle chose à voir avec la corûposition du Groupe, les ressources ciisponibles, etc. L'objecÈif du CCDE devra être définl avec beaucoup plus <ie precision et les contacts avec ceux a qui il stadresse en parÈiculier renforces. 101. Une autre soluÈion plus souple pourrait être envisagée dans le cadre dtune reorganisaÈion de Ia structure consultative. I1 exisÈe beaucoup d'argumeuts en faveur de la const.iËutlon dtun groupe consultatif pour ItOCP, avec des sous- groupes, specialiscs cians les questtons scientiflques, ecologiques et, de dévelop- pement écononique qui risquent <ie se poser de Èemps à autre. Les fonctlons du GCDE s'exerceraierrt alors par f intermédiaire de ces sous-groupes. Cette struc- -40- ture lul perEetÈralt de Jouer sou rôle de conaelller éconoulque de façoa plus efflcace qu'11 ne peut 1e fatre acÈuelleoent pulsqurelle 1ul fournlrait à la fols le cadre néceeealre et ltaudlence epéctftquc qul lut oenquent actuellement. -41- VIII. CRITERES ECONOMI A RETENIR POUR L'EVALUATION DE LIH(TENSION DEMANDEE SD DEL ocP LOz. Lrextension du prograrruqe de.lutte contre les vecteurs a été demandé Par un certaLn nonbre de gouvernements parÈlcipaots et la denande est en coursdtétude. Les études relatlves aux aspects technlques de cet,te extension ontété lancées. La misslon économlque a été invltée à falre les cornnentalres surles aspect,s économiques de ladlte mlsston. 103. La mlsslon a renconÈré des difflcultés pour lrévaluation de ces aspecÈs économlquea' et cecl pour dlverees ralsous. Les nouvelles IlmlÈes du prograrrne restent lncertalnes; lee dlfféreûtes approches poeslbles et les problènes techniques sont toujours en cours dtéÈude; le degré de prévaleace de lroucho- cercose dans Ia zone propoeée pour lrextenslon du prograi!'ne nrest quten partle connu. De ce falÈ, oD ue peut falre que des observattoas de caractère géuéral. 1O4. Il faudralt noter, en premler lleu, que la déclslon de procéder à lrextenslon devraiÈ dépendre des besoLns médicaux ou entomologiques -- en par- ticulier de la nécesslté de prévenir ou de rédulre la rélnfestatlon dans la zone OCP actuelle. I1 est, en second lieu, évldent que la déclslon de procéder à lrextension doit être coordonuêe eutre les Etats voislus et doiÈ couvrlr des zones adjancentes dans les dlfférents pays. Sl, par exemple, il apparalt souhalÈable <irétendre le programe jusqurà Cotonou, au Bénin, 11 faut alors que la zone de lutte au Togo stétende pratlqueneat juequrà la nêue latitude.Si on ne procédait pas de cette façon, une nouvelle iuvaslon latérate appa- raîtraiE inévitable. 105. Les avant,ages résultant de lrextension proposée seront- blen entendu de mêne nature sur le plan économique que ceux reÈirés du prograrmre actuel: crest a clire un accroissement oe production resultant dtune réduction de ltaffaL- blissement de la maladie et de Ia céclté inputables à 1.ronchocercose; et égalemenE la disponlbllité de davant.age de terres et drune r,reilleure quallté par suite de la lutte conÈre les simulles. A cela vtendra sraJouter les avantages provenant de la réductlon de la félnfestatlon, ce qui à son tour, rédulra les dépenses consacrées a la lutte conÈre Ie vecteur dans la zone actuelle de lIOCP. 106. Les avantages de lrextenslon 6ur le plan de la naln-dtoeuvre dépendront prlncipalement de lrimportance de la populatlon vLvaut dane Ia zone prévue pour ltextenslon, du degré de prévalence de ltonchocercose et de la gravtte de la contzminatlon. Dans les Èrois pays côtlers, ltextenslon proposée couvrira en fait des zones comportant une populatlon LmporÈante. Au Ghana, elle sr étend sur une réglon où vivent 114 nlllions de personnes (dtaprès les est,imrtlons du receucenent de 1970), solt près de 1'équlvalent de Ia populatlon dans ta zone de ce pays qul bénéflcle du prograuune OCP actuel. Au Togo, lrextenslon à la réglon centrale et alx( plateaux protégeralt 85O.OOO personnes, par rapport aux 51O.OOO personnes vlvant dans les réglons de savanes, actuellement couvertes. Enfln, au Bénin, ltexteuslon couvrlral.t une partle, et peut-être la totallté des provinces néridionales, deneenent peuplées (Mono, Alantlque, MarttLme), qul renferment plus de 50 pourcent de la populatlon totale du paysr mâ18 seulement 10 pourcent de son terrlÈoire. -42- lO7. Le falt quc lrexteurlou proporéc'protêgeralt de l'onchocercose des populaÈlone relattveueut uoûreuacg donnc à pcnrer que les avantages qutoo àu retlreralÈ gur le plan de la oaln-dtocurrrê pourral.ent être euba- iantlels. La questlon crlÈlquc esÈ alors de savolr i qt et potnÈ cetÈe populatlon est acÈuelleoetrt exPosée aux rlsquea de lronchocercose' 1O8. La mlsslo1 a estlné, après avolr analysé les cartes dispontbles, 1rétendue des "terres vides" sttuêes dans ta zone dtextenston du programe' eÈ la quallté des sols en questton. Les résultats flgurenÈ au-Tableau 6. Ils conflrnent ce sur quol les autorlÈés locales lnslgtent: ctest à dlre que les "terres vl.des" dans la zone drextenglon du Programe ont un Poteutlel économtque importanÈ. LtexteDsloa soustralralt en Partlculler des effets de ltonchocercose 792.OOO hecÈares de bas-fonds (catêgorle 2) et envlrou 1.4OO.OOO hectares de terres ferralltlques (catégorle 4). Un élément tnconnu essenttel de la JustiftcaÈlou écononlque de trexÈeu8lon est la mesure dane laquelle I'onchôcercoge est un facteur détetmloant de la sous-utllisatton de ces terres' lO9. Daus ceÈ ordre drldées, Ll convlent de soullgner que 1a Justlflcaticn économlque de lrexÈenslon de la zone de IIOCP ne dépend Pas au premler chef, nl même de façon signlftcative, du nombre de piojets et de programnes de développement exlstant déjà dans Ia zooe d'extenslon proposée, ou qul sont envtsagâs. Cegx-ci nteaÈient eD llgae de courpte que dans les condltlon§ sulvaûtes: (a) Les proJeÈs en questl.on Bont (ou devlendront), manlfestement et seasiblemeut plus producttfs avec le prograure onchocercose que sans lui. (b) I1 nrexlste pas drautres moyens moins coûteux de parvenlr à un ntveau tolérable dtêradicatlon de la rnaladte dans la zone du proJet. (c) En ce qul concerne de nouveaux proJets, iI ntest Pas lmposslble de locàtiser les endrolts de faible endémie, nl ceux oir Ie programte de lutte contre la naladie serait dtune appllcatlon alsée. 110. Les argunents en faveur de ltextenslon du prograrme sur le plan éconourique devralent être fondés sur les crltères sulvants: (a) La prévalence et la gravité de la maladle parml la populatlon active de la rég1on, et lrlmportance numérique de la populatlon affectée. (b) LtexLstence de ressources Potentiellement productlves -- la terre en parÈlculler -- dont lrexploltatlon est entravée de façon non négligeable par la Prêsence des slmulies' La preuve que la dtsponlblllté de ces "nouvelles terres" représen- terâ ,rr,e "ddlttor, imporÈanÈe au PoÈentiel productlf de la réglon.Ce dernier point vtsè a répondre à 1a questlon de savoir s'11 nrexisÈe p". aej" drimportanÈes étendues de terres sous-utiIlsées dans les zones ou lronchoCercose esÈ absente ou ne sévtt que falblE"ent à 1rétat endémique. (c) -43- 111. Les arguments en faveur de lrextension seraieut également renforcés si lron pouvait démontrer qutune telle extension entralnera une réducÈlon not,able des risques de réinfestatlon dans la zone de ItOCP actuelle, et qutll n'exlste pas drautres solutlons rentables sur le plan écononlque à cette extension. LLz. Tout ces éIéments donnent à penser qutll faut, nêne à un stade préllmlnaire, etudier soigneusement les diverses méthodes de lutte contre lronchocercose dans les zones drextenslon proposées, dont on a déjà soultgné lrlmportance viÈale. La poursuite de la lutte contre ce fIéau à lraide de la technologie existante sur un terrltoire aussl vaste et aussi rliversifié du poiut de vue ecologique est lnévitablenent une opératlon onéreuse. I1 devralt être possible de met,tre au polnt des méthodes plus efflcaces en fonctlon des coûts; les efforts dêployés dans ce sens devralent êÈre accélérés. 113. Lraccent mls sur les avantages économlques du prograrure de lutte ne devrait pas faire oublier lraspect humanltaire de 1rOCP. Un objectif central de ce progrâmme -- que ce solt le progra'rrne actuel ou son extenslon -- est de réduire les ravages causés par cette n'nladie affectant une partie désheritée de lrhunanité. La mesure dans laquelle lrextenslon de 1a zone du prograume conÈribuera à cette fln devrait être un crltère détenninant de sa justification. o!l o. +td c, Eto OEootxod, ..1 o ar+)ÉÉr{ rlÈlEocl ,o ,.Ètht{kooa)}{+.+, III -+l,\\o À{'.+ I\ou .û__, . t\t\\oü\. Àtt\ ,1 o\ +oA o\Àt .1 @N nt r{ (\ r^Nr1 \o o\lt^q rr\ r^ u\lr\ r^\o o\ Ê{t\oÀ @N -r?l A o\ I F{ A ,-{Êl (\(v t^ N§ (\lôt\ \oît o\t\t R adËo§{ a odI a rlooOrl A'OFI&F{ +roÉo o ! aÉooaÉ?{l{oo9+{O >rlar+, ,{F{kOa{O ltIttFlNl^ o .1 oo ot o o ?.k oEra +r at(J a .P o E{ rr\ -t\o -+ F{t\ s@A F{ N rn d \o o.tA f^N[^ 3\ r.\\o o@ o\ ro(\, o\N o\r^ (\tt^ tr^ o\r^ o\o\ot^\o@lfi rn t{A?1 A r^ rn t^@oN(\€r^ r.{ AFt N tl tl tl É o F{É ôJÉ il\oÉ îtÉ r{t^E (\,É ,1 -+ Ei .NÉ r{ .c\E ,{Gl tri AÀû A a, +, oÊ{ fl $ Ël { îrlral9l :l :l fl il (lA 't ot(l, r{ ?1fl E E o El é Él sEl a l5l Éal ,.r HI ; Ét E EI H BI Hül 8 El Efl2aloI t-{&fl E{§t sl ;l El?l 2lôt <t Hl ËlaÂt lt{ I c)t El rl = EÉ ÉH BFl d Èoz = Ba HoH I.{ EAp ?a BÊ qÉo|J' ÊlÊt H E ü É À =ol{H }ll< Ë EI Ào\@@+n\t\oÀôJ È\ .\l i^r^@(\ltr^ \o o\ c\ÂJ.+Nr\, ü\ rr\ N'{\O -+ §'. .+(\ror\À-{ l^o-+@O\@ r^ F{ r^ .1 A .{ al,1r^ r\ o\À@rf\Nr{ æosâ-+rf\ C\ÀO\t\ \o o\N|^ @É1@@ ,-{ rl (, C, tt tl tlrr ltlr tttt \o o t\c,@o\oNl(} :' +t\(,F{6@F{ i\ C,o @\oN o\r^ r^\o ôl(\ @r^ F{ \oN(\,l @r^ît (\J o É tttt tttt rtaa trtt Àl@îl @u\Àt (Ut\N \oît o\(\, R n o É !t(, 'o trr{aO+,>+{HO 'î,ÉlltarlllOr{OO.},E.l.PÊ{IE,Ët8gEc9§ o a, kOÈlbIt .oo +, .to()! tl tt al tl tt tttr latt tt al

AI{NEXE 1 Psge I Cæortttoa dc te elrqleqécoaoraiquc Calcodrlor doe vtelÈcs et mandeÈ Composttlon de Ie nLrslou écooonl quc OCP Elllot Berg, Chef de mlsslon -- ConsulÈant . Jeanne Bls1111aÈ, soctologue - Consultant FAO'tr Ilelnz Graetz, agroa@e -- CousultsnÈ FAO Ralph'Melvllle, Groupe couaulÈaÈtf eur le développemenÈ êcononlquc (GCDE) - Consultant vann Molyvan, écologletc, apéctallste du peuplement -- conrultaut pNUD Jean Park, écouætaÈe - Baaquc Moadtale (Ilaute Volta, Nlger) r. Ram ChrlsÊophe Sawadogo, soclologue - Consultaat OMS HJalte Sederlof, chargé de prêta - Banque Hondlale Kaes van der Meer, pédologue - CongulÈaut. Calendrler des vlsites aur le terraln effectuées par Ia mtarton économlque OCP tl Premlère vlsite sur le Eerraiu Der»rlène vlalte sur le terratn lroislèoe vteltc rur 1e têrrala 19 au 21 Janvler 1978 Paris 22 Janvler au 3 févrter 1978 Haute Volta 3 au 12 févrter 1978 Côte dtlvolre 12 au 18 févrter 1978 Ghaua 23 au 25 nare 1978 26 mars au 3 avrll 1978 3 au 7 avrll 1978 7 au 11 avrll 1978 23 at 26 u.al. L978 Parls Togo Bénin MaI1 Nlger 2/ Lt Les meobres de le mteslou oront pa8 tou! vlelÈé chaque pays EenÈloané et leurs eéJoure respecÈlfs utout pae tous été de la nêne durée. Seul, uu membre de la ntsaton a pu se rendre au Nlger; le Gouvernemeut du Nlger nta pu recevoir la nlsslon en avrll. 21. ANND(E ]. Page 2 Programte de lutte contre 1r onchocercose l-landat de la misston économique 1. Lors de sa réunion Èenue à Rome les ler et 2 septæbre L977, le ConiÈé drorlentaÈlon du Progranure de lutte contre ltonchocercose (OCP) a décldé que lee ageuces parraloantes -- FAO, PNUD, OW et BIRD -- devralent orgauLser une mlsslon ayant pour objet dreffectuer un exâmen exhaustif du prograrme afln de Jeter les bases de sa prochatne phase de slx ans qui doit cormencer eu 1980. Au tltre de cette misstonrlrOMS est resPonsable des aspecÈs afférents à la lutte contre Ie vecteur, la Banque étant chargée des queations de développellnnt économique. 2. La Banque est, de ce falt, sur le point de lancer une misslon écono- mique dont lrobjectlf général conslrte à identifler les répercussions entraînées par le progrânme sur le développemenÈ économique. Se fondant sur Ia documentation, les études et les rapports dlspoulbles alnsl. que sur 6es proPres enquêtes sur le terraln, la mlsslon effectuera une évaluatlon générale des aspects de «léveloppement écouomique du programe eÈ fornulera ses recommandatlons pour la phase sulvante. 3. ConforméneuÈ aux obJectifs énoncés plus haut, la mission devra: (i) évaluer les données acqulses et ideatlfier celles qui doivent encore être recueillles au sujet des répercussions économiques de la lutte contre lronchocercose dans la région du prograrorne; (ii) faire le polnt des stratégies et des politiques de développearenÈ appliquées dans la réglon du programe eÈ déterminer dans quel1e Eeaure celles-ci répondent aux besolus; (iii) ldentlfler les prlnclpaux obstacles -- agronomiques, économiques' eoclologlques, sanlÈalres -- 6ropposant au développernent écono- mique dans Ia réglon du Prograrme; 4. miss lon (iv) déterminer dans quelle mesure Ie prograurne a contribue à la mise en culture de nouvelles Èerres et évaluer les stratégies et les po11Èlques de peuplement et de migration ainsi que les lnstitutlons coupétentes dans ce domalue; (v) détermlner }a congruetrce de la uéthodologle de planiflcatlon, identifler les obstacles s'opposant à une planiflcatlon efficace eÈ recorrnâuder uue vole drabord appropriée à Ia plantflcatlon afférente à la réglon du Progranme; (vi) fourulr <les dlrectlves au suJet de la justlfication économlque de lrexpanslon proposée de la réglon du prograrmte' Le Professeur Elllot Berg, de 1'Universlté du }tichlgan, dirigera Ia dont les activltés se dêroulement selon le calendrler indlqué ci-après. (daÈee approxlnattvca) 1O au 17 Janvlcr 23 Jaavter au 4 févrler 6 au 11 fêvrler 13 au 18 févrler 20 févrler au 1O nars 13 au 18 nars 20 au 25 mars 27 mata au ler avrll 3 au 8 avrll Avrll-mal ANNEXE 1 Page 3 aéaaces drorlentatlon à l{ashlngton Haute Volta Côte drlvolre Ghaua Rédactlon du rapport Me11 Béalu Togo Nlger Rédactlou du rapport 5. Une fols eur le terraln, la nlsslon se nettra eD rapport avec lesdlverses autorltée natlouales conceruées, les représentants du pNIID et de 1a FAO eÈ les mlsslons réstdeutes de la Banque. Durant les séances dtorlentatlou etla phaee de rédacÈlon du rapport, la nlsslou couaultera le personnel de Ia Bânque, en taat que de besolns. 6. La mlgslon rêdlgera un rapport de 40 à 50 pages, coaÈenant un résurné et de8 coucluslonE, uue partle générale et des partles consacrées à chacun des Pays; eE outre, des annexes devront être aJouÈéee, st besoln est. Un proJet de rapport devralt être présenté en jutn 1978 au plus tard.

AI{NEIE 2 Page 1 DéflulÈlon cÈ catcul des avantages écouontques ee 1. Dans le corps du gp4rt PAG et lreunexe prlnclpale tralÈant des aspectg économlques (Annexe Vr-5 , @gle de lrêqqblse éqggqglggq), aucuneÈentatlve nf est falte en \rue dtànalyeér, aorme tI sé dolt, les coûts et avanÈages du progran'me. Mentton est falte, à pluateurs reprlses, dea "effets socio-êconott- ques de lronchocercose", des "répercueslons éconoulques de la lutte contre lroncho- cercose" et de divers scênarLos de développenent, avec eÈ sans Ie programe. Bien quton y trouve plusleurs estl'natloûs des avautages connexes, cer»c-cl ne Bont pas traltés de façon systématlque 1/. 2. La prlnclpale analyse du taux de reutablllté figurant dans Ie rapport PAG, porte en fattrnon pas sur 1e programle proprêment dlt, rnals Eur un enseuble de projets de colonlsatlon. Les coûts du progra"'.e de lutte sont ajoutés au coût des projets de colonlsation proposés, et les avantages atÈrlbués, devtennent les avantages du progra"n e de lutte 2/. Ll. Rapport PAG. l.nnexe VI-SrLa méthodologte de t'analyse . Les problènes uré@îres, les lnsuff ls ont été Èels qurll seralt peu charltable drévaluer le présent document de manlère trop rtgou- reuse. Néanmolns, lranalyse conpose plusteurs hypothèses et approches coûÈesta- bles. Les avantages escompÈés dtune productlon lndustrlelle ultérleure y sont présentés corme des avantages attrlbuables au programne. Tous les coûts aseoclés à la détérioratton des sols sont lmputés à lrobsÈacle à la mlgratton, gu€ consÈt- tue lronchocercose. 11 en est de même du vlelllissenent de Ia populatlon. Dans lrexposé général, les coûts imputables à la cécttê sont conptés deux fols -- une fois au Èitre du revenu perdu, une seconde foLs en termes de coûts pour Ia collectlvlté. Drautres anblgultés peuvent être observées au suJet de questtons peut-êÈre plus fondement,ales, plus partlcullèremenÈ en ce qul concerne les hyPo- Èhèses postulées en llaison avec la productton attrlbuable aux personnes su6cep- tibles de qultter les "vieilles" terres pour stétablir sur les terres nouvelles. Le rapport suppose apparerulent quraucune perte ntest entrainée dans la producÈlon des "vlellles terres" lorsque les paysans émlgrent vers de nouvelles terres. Or, cecl repose 6ur une hypothèse lnpllclte selon laquelle le prodult roarglnal de Ia main dtoeuvre sur les viellles terres esÈ nul ou, slmpleuent qut11 staglÈ drun double comptage -- en drautres termes, la productlon brute attribuable aux Person- nes ayânt énlgré sur de nouvelles terres est conptée au nombre des avantages, sens déduction des pertes de productlon enregtstrées sur les vlellles terres dont les émigrants sont orlglnalres. Zl. O, suppose que Ie progrânme de luÈte aura une durée de 2O ans, moyenuant un coût gioUal estiné à lOO mllllons de dollarsi Les avantages attendus des ctnq projets princlpaux sont estlnés à 47O nll1lous de dollars. Les calculs sonÈ fondés sur une pérlode de 35 aus. Un tableau addltlonnel ajoute les avantages attrlbuables â un groupe delroJets dits "complémenraLres", pour un total de 819 nlllions de do1lars, les coûts lmputables au prograuure de luÈÈe demeurant inchangés. Les Èaux de rentablllté tnterne sont ensulte calculês. Un taux de rentablllté interne de 6 pourcent est calculé pour les clnq projets, et on arrlve à un taux de 10 pourcent lorsquton aJoute les "projets complémenÈalres".(Tableau V-5.24, Annexe VI-5, la qéthodol oele de lfanal v8ee (t ue. ) 3ANNH(E 2@ CeÈÈe procédure soulève de nombreuses objections. (a) ElIe nrimpute aucun avantage au progr:umle proprement dlt. llais -- et cela est indiqué ailleurs dans le rapport PAG -- les avantages découlant du programne proviennent drune rnellleure santé et, partant, d'une réduction de Ia perte de production due à ltincapaclté, â la déblllté et à la cécltê ainsl que de la mlse en culture de nouvelles terres. (b) Elle suppose, a Èort, que la production des nouvelles terres ne saurait être acqulse sans projets officlels Ce colonlsaÈion, alors qutune migration spontanée ou non organisée est possible. (c) Elle suppose que t.ous les projets de colonisation, dans la régton du prograrrne, sont inposslbles ou irréallsables en lrabsence du prograurne de lutte contre ltonchocercose; e1le présume, en drautres Èermes, euê la lutte contre Itonchocercose est une condition nécessaire de Èout repeuplement et que Ia raéthode de lutt.e adoptée par IrOCP est efficace en fonctlon des coût.s pour tous les projets de colonisation. (d) Elle justifie IrOCP en faisant référence à un ensemble de projets de coloulsation mal <iéflnis et dont les coûts sont vaguenent esEimés. A lrépoque, on ne dlsposait que de très peu drinfornatlons au sujet, de ces projets; iI ne ressorÈait certalnement pas clairement qut ils sravèraient techniquement réallsables ou économiquement viables, et il était touJours posslble que ces projets ne se naté- riallseraient jamaisi or, un tel étaÈ de choses priverait IIOCP cie ses principaux avantages économiques et le dépouillerait d'une base économique solide (à tort, coutrne lndiqué au point (a) ci-<iessus). 4. 0n trouvera, dans les paragraphes qul sulvenÈ, la description d'une variante en maÈière d'analyse coût-avent.ages du progranu're. Celle-ci a pour obJet de contribuer à préclser les définlÈtons des avantages économiques et cirtndiquer les orcires de grandeur possibles de certains de ces avantages. Conrne on lra exposé dans le texte, Ies evantages économiques du prograr',me proviennent de deux sources princlpales: la prévention des pertes de production individuelle, gu€ nous appelons avantages associés a Ia ruain-dtoeuvre, et ltaccroissement neÈ de 1a productlon provenant de la mise en culture de nouvelles terres. Chacun de ces aspecEs sera exÉrniné séparenent. A. Mqqlpdologie drévaluatlon des avantages 1iés à 1a productlvlté du travail 5. Les avantages llés à la productlvité, découlant du programne de lutEe, sont constltués par les coûts imputables à la nraladie. Quatre éléments dolventêtre inclus dans 1révaluatLon des coûts assoclés à Ia main-droeuvre: (1) la popu- latlon en cause; (2) Ia durée eE le Eaux d'actuallsatlon; (3) la valeur de la productlon émananÈ de la populatlon; et (4) lrincidence de Ia maladie sur Ia productlviÈé. AI{NEKE 2 Page 3 6. La populaÈlon à preudre eû conpÈe pour ltévaluatlon de ces coûts devralÈ être consÈltuée par les pcrsoûaes exposées au rlaque de la naladle et suscepÈlbles dtêtre affectées êconomlquemeoÈ. Ltlmportance du facÈeur temps^ euptoyé pour ltanalyse est, eu grande mesure, déter:nlné par le taux drintérêt retenu pour actuallser tes coûts. Le taux dractuallsatlon devralt reflèter la préfêrence en faveur de la consorroatlon lmrédlate par raPPort à la consof,ma- tion future eÈ les coûts dropporÈunité des ressources drinvesÈissements néces- salres. Le coût de la roaladie sur le plan de la productlon est constltué Par la valeur de la producÈlon escomptée en cas de perte dtheures de travall ou drefflcaclté, à savoir, le produit narginal du travail. Les effets de la maladle sur la productlvlté sont généralement classés dans les trols catégorles suLvantes: lncapaclté (pertes drheures de travail); débllité (perte drefficacité); et décès. Dans le cas présent, la céclté se substl.tue au décèe. Une partle de la producÈion perdue peut être lmputée à chaque catégorie dteffets de la maladie. 7. Corune ltlndlque le texte, 11 nrextste pas de données fermes faisant ressortlr la dlfférence de productlvlÈê entre les personnes affllgées par lronchocercose et celles qul sont épargnées par la maLadle. En fait, les études des répercussfons entralnées par drautres rnaladtes ne conportent aucune donnée de ce genre qul pulsse falre entrevoir les ordres de grandeur 1/ des effets de la naladle sur Ia productlvité. 8. En ltabseoce de données de cette nature, nous avons procêdé à une sérle dreetimattons des effets sur la productlvtté et a\rûns calculé Ies flux dtavaoÈages en fouctlou drhypothèses dlverses relatlveg aux taux dractuallsattou et à la productlvtté du travall. Le résuIÈat de ces calculs flgurent cl-après au Tableau I. 9. Les evantages llês à la producttvlté du travall sont sans aucuu doute posltlfs, mals lls sout probablenent peu lmportants, et ceci pour un certaln norobre de ralsons: (a) Les revenus sont très falbles dans la zone du prograrnme. Selon le Rapport PAG , les revenus annuels par habltant dans les réglons lntéressées, stétageaient en L972 eûre 14 et 4o dollars 21. Les revenus rnoyens dans les pays pauvres de lrintérlerrr eE les réglous septenÈrionales relaÈlvemeat défavorleées des EÈats côtlers demeurenÈ faibles -- tls sont probablement auJourdthul de lrordre de 5O à 75 dollars par habltants. Ltaccrolsseroent de la produc- tlon réeultant de la réductlon des effets de nuisance de la naladle et de la débtllté, alnst que de la préventlon de Ia céclté, dotÈ par coneéquent être fort modeste. Ll Cf. Lrétude de la documentatlon présentée par Rol du paludlsme: Essal sur lréconomle de la santê. land Ballay dans lrEcoao,mte Ihèse, Unlverslté des sclences soclales, Faculté des Sclences Economtques, Grenoble, 1972, p.8. (Volr B.t{etsbrod, et coll., Dlsease and Economlc Development: The IupacÈ of Parasttlc Dtsease lnSt. Lucla. Unlverslt'y of Wisconstn Press, Madtson, 73, constltue ltexannen le plus atÈentlf qui alt Jamais été tenté pour évaluer les effets d'une maladle sur laproductlvlté dans un peys molns développé. CetÈe êtude ne couprend cependant pas les agrlculteurs du secteur de subslstance. 21. Le Rapport PÀG chlffre à 14 dollars le revenu rryen par habltant en Haute Volta, ou vlvent 80 pourcenÈ (52.OOO)/de la populatlon totale atÈelnte de céclté dans la zone de ltOCP. Il 6ernble cependant que cette esttnatton solt exceptlonnelle- Eent t8lblc eE E3 soncerne que lee revenua monétalres. a? ANNEKE 2 Page 4 .' t^r\Ol .t ..-.t .< cu rv-+l o -tl ^l x rR. rRl^lf\ lr\ -. -àqoNNE _t r.\NC\C\l -t ---J '*-Hl R iR Üi TR r^ r^ tr\ - - -àqONc\JB d sH9-î I 8"r S R§N.1 a nÉ\r\t\l \ô ---Jt\l o\ o\ \o I (\Nl -1 tR e: Ê gi g H§ n r\r\ nl nl ---J rn O. O.rOl ONl L^ tÊ, ol1! e j p § "i s ËË o (\, N iR8èR1r\l,\u^\ - . .àqoN.v8 il rn rr rr -<l \O;--J coC-C-Ol r\ ?-{ d l.r\l O. sÉ tÊ, rR .1 tÂ,lr\ N èqtf\ N oJtÊ8F{ 8 F{ IN p o rl o r{ o r{ o F{ H roool -trR. .àe àR àa - -- ; -.1r^ olt\tr\o F{r.^r^sl h .'l O Fll N .l tR nrn rn xO t^ r/"\ 8A 8c\ rRrR :'r l^ \oôr\r\l n(\ d or]^r^8 Noro.\ol §GÀ r\\o\o nl o ---J rrr-+ -+ rol ocul s in tR rR. rR ,{r^!^8 À 'rR tÊ.I8rvÀ o .{o IÊ, tRlr\tl\èR . -àR .rNc!8 -4 tÊ.9q:Ê.:ROF{OOôrr^r\l.r\F{OôN.{' (\trt }R9qH.,n9À88NRr^9N.{6 IR IRtr\l,\ *. - -tRdNcvS 'tR lr\ -lRiRor\Jlr\r\oO §- .-{AG R8 FII d n@@ .t @co rnOæ.rl (u . --.{ .66cO CI \O "l c\ lf\NG IR a 8N .{ 8N 8(\ od d o)! tr o E or' .? u) !. oÉ ao !o xr50G,<tsP. A6É Uli6 Lp. À a.d!6 ti6 ak o, >! o o O71À rR in :R iÊ.Htf\t\I .-{ 6 o E< o râ o! oÉooîrdÀO r-{ hE ruÀÉO'O6v P .-t O .d.OÉ o 09O O E 6.d.Ot .d e 9.d,I O 6.a.d! O.i o.A U ,, f É.o.o) o.6zHâ()do6tr r ' ">9.6.oO! èR o o !roo+t< o .d .a)qoo, É cJ dro ru (U Ài r ! o (§ i.d .doro o 5 ç'ta!ZHâ() !. o....a" 6.0 O13 o 6 @ (i o 6 ! x .6F @ô- olLOloo -)()6 -(0Àtf610o .{ O^ O î,d600t o D E >.O e .c .i o.r! o ç +.d+ o + o o Àd a o É ^ Eio €.râ 5q^.É r0 o o6 O^ O d ! q O O É ,. O +'-!2 «) E O 6 r<! (! O 0O C C 5 ! O€ 'À'a{ rr O û, s ÈO.d dtr\à CÀ.i (l) lrrl i\ldL c iqvcrdÉ .doE o 5â o o(o.i c É E a o .a<t.d.a O.È- E.à lD <.Àë E!r(l)!! ! Ë- -d É é+ e c iro oc (5i O trÊ O- O tD-o- .-l =.A O = O 7dv =.à I ac-ævc,çc-, Èo =4.o.o oç c.H o\o a oO.hÈ(Ec-+oroFÈ dcln-+L^ oc|.\\o oFI o\ 6l Ni ^l\ol ^tt^l vl E 9 tI Irlâ Ê{zIDIÉrê trl&5 É 9ê I2H É J I HooQU' B(, É{2, IA HoHÈt 6 É l'l Ê .$ Fl HÉ H ol A}INEXE 2Eas;î- (b) 11 y r retroærblcocut lleu .de penaer que les perteo traputables aur cffctt dc uulrance ne coocernent quc les hrbltaats lnatallés à prorlmlté dcr prlnclpaur cours dteau et dê leurs affluents, mals ces réglons sont caractériséee par des denstÈée de populatlon relaÈlvcueat falblee. De même, sl lronchocercoae est fortement répandue dane ltengenble de la zone du programe, les lnfestatlons graves (par exeurple, lorsqutune denslté de plus de 25 mlcrofllalree est coDaÈaÈée dans un préIèvement cutané) sonÈ probablement lfunltées awr abords des cours dteau où la populatlon est clatrsemée. 11 eemble rataonable de supposer que les lmportantes pertes de produc- tlon, ftnputableu à la débllltê sont prlnclpaleroent consÈatées chez lee persoûnes gravslent affectées par la maIadle.(I1 stagtt, en faiÈ, drun pourcentage relatlvement mlnlme de la populatlon totale.) (c) lrotslèmemeat, les facÈeurs qul lnfluenceut la productivlté du travall sont nonbreux, de sorte que tout changeoenÈ lutéressant lrun quelconque drentre er.r;K ne sera probablement pas sulvi dreffet sl les autres demeurent lnchangés-., (d) Enfin, il est prouvé que les personnes les plus duremenÈ affectées par lronchocercose sont égalenent touchées par le paludlsme, la t,ry?anosomiase et drauÈres parasltes 1/. Ll. Ctest ce que slgnale une étude, effectuée en 1951, par ChaeÈaln, par Philip Zouxer dans . doctorat, Bordeaur II, p. 96. clté Thèee de ANNEXE 2 lEge 6- 10. La valeur actuallsée des coûts de la maladie associés à la naln- dtoeuvre est exprimée au moyen de 1réquatton suivante, dont Ies t,errnes sont, déconposés ci-après: vAP= ZF. x P, x r. x 1r+gfl x f, *,r.'r!f x (PrL1 + PzLz+ P:13) x (1+d)È t.=n t=n VAP = Il= Iu= p= 5 Pr= Pa= v= r= valeur actualisée de la perte période en cours date drachèvement de lranalyse L populatlon de 1a réglon taux dtaccroissemenÈ tle la populatlon proportlon de la population susceptible dtêtre affectée , f proporElon de la populatlon actLve dans la nain-dtoeuvre valeur du produit marginal du t.ravall I taux de crolssance du prodult margtnal du travail proportion de la population susceptlble drêÈre affectée, souffrant - d t incapaclté proportion de la populatlon susceptible d'être affectée, ,débiliÈée proportion de la populatlon suscepttble d'être affect,ée, souffranÈ Pl = Pz= P3= de cécite L1 = pourcentage de perte de productlon due à ltlncapacité î1 10, t{ L2 = pourcentage de pert,e <le productlon due à la débllité 5 t L, = pourcentage de perte de producÈlon due à la céclÈé ,^' /WO d = taux dractualisat.ion v Paramètres uÈlllsés dans 1révaluation 11. On Èrouvera, ci-après, les valeurs supposêes pour les paramètres <ie 1réquat,lon qui précède, utllisée pour 1révaluatl.on des coûts de lronchocercose assoclés a la main-droeuvre dans la réglon de 1iOCP. AIINEXE 2 Pege 7 (1) PopulaÈlou a populatlon de base de la réglon: 1O mllllons de persoûnes, chlffre fournl par le Rappott PA§. b. populatlon susceptlble drêtre affectée: 1 ro111lon de personnes, chlffre fourul par le &epp9rt_!4.G_. I I c. populatlon active: 7o pourceat !1. d. taux draccrolssement de la populatlon: 2r5 pourcent U. (2) Facteurs tempg a. taux dractuallsaÈlon: 10 et 15 pourcent b. pérlode couverte: 25 ans (3) Valeur de la productlon: $40 à $75.31. (4) RéprcussLons sur la producÈlvlté 6. nulsance (plqûres causées par les sinulles): O15 à 1 pourceat de la productlon. b. lncapaclt,ê (vlslon amolndrle): 2r5 à 5 pourcent de la productlon. C. déb11lté (efficactté rédulte en ralson de 1'lmportance delrinfectlon parasitaire): 215 à 5 pourcent de la productlon. d. céclté: lOO pourcent de perte de productlon. Pertes estlmattves L2. Le Tableau I présente une giurme drestimatlons de la valeur actuallsée des coûte de ltonchocercose associés à la rnain-dtoeuvre et sur une pérlode de 25 ans. Ceux-cl se sltuent entre 2L et 94 nilltons de dollars. Le coût le plus lnportant assocté à la maln-droeuvre est constitué par la perte de productlonlnputable à la céclté. Les avantages assoclés à la maln-d'oeuvre peuvent être comparés aur estlmatlons de la valeur actuallsée des coûts du prograune de lutte, corme on peut le voir dans le tableau à la page suivante. Ll . oRSTOM, Les nigratlons de travall Mosgl. Ouagadougou, L975. U. Ce taux se rapproche de lraccroissement démographlque moyenne enregistrédans la réglon au coura des dernières années. lt. Estlnée par lrajustement en hausse de lrestlmatlon PAG des revenus partête dans la zone de I'OCP au nlveau de 1978. ANNEXE 2 Page I Tableau II: Valeur actualis ée des coûts du progren'me de lutte contre I onchocercose en millions de dollars (25 millions de dollars par an) Taux dractualisaÈlon Années du Prograrme 0.10 150 10 I5 20 25 $ 1s4 190 2L3 227 $ 12s L46 156 L62 ductlvité:() 13. Pour les raisons données dans le Èexte du rapporÈ, des taux dractua- lisation plus faibles et des périodes plus longues peuvent rnieux convenir à 1tévaluation de l|OCP que 1es hypothèses "classiques" Ce 1O-15 pourcent eÈ de 25 ans. Ces derniers taux C'actualisaiion se fondent sur lrhypothèse selon laquelle, employees a dfautres fins, les ressources consacrées a IrOCP peuvent engendrer cies flux cie production de ceÈ orCre de grandeur. 11 est pernis de douter qut il en soit ainsi pour les raisons rnentionuées dans le texte du rapport. Le recours à une période plus longue (50 ans, pâr exemple) porte le nlveau des avantages au-dessus des coûts (valeur actualisée) si lron retient un taux d'actua- lisatiou de 9 pourcent. Lrutllisation Crun taux dtacÈualisatlon très faible ,.(ce qui signifie que les effets sociaux sur 1a prochaine génération sont évalués à un niveau presque aussl elevé que les effets sociaux sur la génératton actuelle) port,e la valeur actualisée des avantages de 1'0CP à plus de deux fois la valeur actualisée des coûts du prograrmre sur une période de cinquaute ans. Les hypothèses sur lesquelles repose iranalyse. et ses résultats sont exposés cl-après. HypoÈhèses (1) (2) (3) (4) (s) pérlode de 5O ans f coûts du projet a. 15 premières années: 25 nrillions de dollars par an JÉ' b. 35 dernières années: 12,5 millions de dollars par an.i- taux draccroissenent dénographique: 2,5 pourcent - Èaux draugmentatlon de Ia productlviÈé: 3 pourcent È - Taux d' actuaiisation(Z) V.A. Coût du projet(m111ions de dollars) V.A. Productivité --- '/(nilIlons de dollars) effets de lronchocercose sur 1a pro a. nuisance: lpourcent tL. b. incapacité: 5 pourcent , \c; r c. débllité: 5 pourcent T{, d. céclté: 1OO pourcent \,1 ;) 286,5 256,5 237 ,7 \! 1..L37 ,6 \ 368,3\, L76,.6 ( '?) 102 -q.Lt. lt60 -ÿ ,at,) 285,3 233,4 198,8 , 100,5 15 A}INEXE 2EE.T- B. Av s aesocl.ét aur uouvellea Ècrreg les au a@e ,utÈe cootre 1 ouchoccrcoae 14. Les avanÈages assoclés à la tnlse ea culture de ttnouvelles terree" par le blals du programe se répartlseeuÈ en deux catégortes: (1) la valeur de Ia production des imigrants qul arlnstallenÈ sur ces ûouvellee terree; Q) la iéductlon de la dégiadatton dea sols des "vlellles terres" eu ral§on des pérlodee de Jachères plus longues rendues poeslbles par la mlgratton accrue. 15. Les coûts peuvent être classés en trols catêgories:- (1) la valeur de Ia productlon perdue sur les "vleilles terre6" en raleou de ltexode; (2) lee coûts associés au déplacement (à la charges des lmlgrants erur-mêmes); et(3) le coût des "lnvLstlssements complèmentalresrr, à savolr les coûts lnÈervenant en sus des coûts de lutte contre ltonchocercose, requls pour rendre 1es "nouvelle§t' terres habltables eÈ productlves. 16. La valeur actuallsée de Ia soure des avantages molns les coûÈs est représentée par les avantages actuallsés nets assoclés à la uise en culÈure de "nOuvelleE terresrr. Crest ce qurexprünent les équatlOnS Sulventes: A. Avantages 1. Valeur actuallsée de la productton des mtgrante sur les nouvelles terres ,l * PI{ x (t - a)È - v.A. QN È-1 (QN): LL - nombre de travallleurs ayant ênlgré sur les nouvelles terres en lran tt- Plml - prodult Eoyen de Èravall sur les nouvelles Èerres en ltaa-f d = tau< dfactuallsatlon 2. Valeur actuallsée de la dégradatlon rédulte des sols des vlellles terres en ratson de Jachères plus longues (FOO): 16s-l!) x f x a: x(1 -d)t = v.A.(FA)bL t-1 année de base repport enÈre le nornbre de travallleurs et le tar»r drêroston du sol sur les vleilles terres. Valeur actuallsêe de la productton des mlgrants sur les vlellles terres taff): (LLt )t v.A. a;L b f B. Coûts Plmo x MPLo b dt(1x b I = prodult ruarglnal du travall sur les vtetlles terres avant la mlgratlon. 2 Valeur (LL xt t= M actuallsée des coûts de Ia rclgratlon (M): M) x (1 -d)t - v.A.M. 1 coût de déplacement drun cultivateur migrant et ANNEXE 2 Page 10 sa famille 3 Valeur actualisée des coûts nouvelles Èerres (c): complémentaires de mise en culture de NNxc=C NN = hectares de nouvelles terres c coût des facteurs de producÈion complémentaires requis pour la rnise en culture dtun hectare de nouvelle terre. C. Avaotages nets A.V.I,]3 = V.A. Q^' + (FOo) - V.A. (Qg f + 11 + C) L7. Aucune tentaÈive nrest faita, cians ce cas particulier, pour estirer Ies valeur affêrentes à ces équatlons. Les données disponibles sont généralenent trop rudimentaires pour perrùettrê dtobtenir des résultats crédibles. Par ailleurs, 1es esÈirnat.ions dtimportance critique, celles relatives aux "investis- senents cor:rplementaires", dépendent des types de projets de colonisation qui seront retenus ou, plus précisémenÈ, du degre auquel I'occupaÈion des nouvelles terres comporte des systènes de peuplenent "dirigé". IE. Cependant, la comparaison de la valeur act,ualisée des avanteges associés à Ia main-dtoeuvre résultant de la lutte contre lronchocercose et rles coûÈs du progranrme indique ltanpleur des avantages nets qui doivent découler de lrutllisation cies "nouvelles t€rres" pour que Ie total des avantages rédults, tirés de lrOCP, soit égaI aux coûts de 1iOCP. Avec un taux dractualisation de 10 pourcenÈ, Ia valeur actualisée du coût du progranrne varie <ie 154 à 227 millions, selon sa ciuree (10-25 ans). Au taux de 1O pourcent, les avantages associés a Ia main dtoeuvre s'échelonnent entre 38 et 94 ruillions. Ainsi, pour que Ies avantages soient égaux aux coûts, le montant, moyen annuel des avantages tirés de 1rutlli- saÈlon des nouvelles terres doit être de 6,6 à 20,8 millions de dollars. Les coûÈs du prograr.rue, actualisés à 15 pourcent, varient de 125 à 162 millions, et les avant,ages associés a Ia main droeuvre de 20 à 50 millions de dollars; les avantages moyens annuels tirés de 1'utllisatlon des nouvelles terres, à un Èaux dracÈualisatton de 15 pourcent, devraienÈ donc atteindre 11,6 à 22 niIllons de dollars, sl lton veut égaIlser les coûts et les avantages. La ganune des esÈlmations, exprimées sous forrne des avantages annuels tirés de lrutllisat,lon des nouvelles t,erres ainsi que des valeurs actualisées est reprodulte cl-après. AIIXEIE 2 Pegc 11 (eu ulllloar de dollars) laur dr actuallBaEloo o,10 or15 Durée de IrOCP 1O ans 25 ans LO ans 25 aue coûte de 1r OCP L54 227 L25 L62 Valeur actuallsée Béuêflcee aaaoclés à la nala-dtoeuvre }[ga{ma Mlnlna Flux des avanÈages devaut dêcouler de 1rutllleattou deg nouvelleg Èerre 38 38 20 20 94 94 50 50 L2,8 20r8 16,3 22ro 616 L4 r7 11,6 L7 14 19. Ce que 1ton a observé précédeument eo ce qul concerre la durée du progra@e stajpllque de façon eaâore pluc frappaûte eux avantageE tlrês de ltutl- llsaÈlon de uouvellea terree; 1e ralentlsseoeot de 1réroel.on dee anclenûes terres et la mtee eu valeur des nouvellee terres sont naulfesÈeoent dee effets à long Èerue, et peuvent JueÈlfler une évaluatlon plus élevée dee avaatages futurs qutll ne découle de lruttllsatlon de taur dtactualleaÈlon "clas8lquc". 'Le falt de prolooger la durée du flur dravauÈagee ou de rêduire'le taux dractuallsatlon rédulralt eDcore lea avantages anDuele uoyena, devant dêcouler de lrutllleatloo de nouvelles terreg.

A}INEXE 3Fa-Éf Les vallé.r sbeDdonnécs: le débaÈ hlslo:lque 1. Lranal.yac, préecutéc danc le texte du rapport (ChaplÈre IV), des obsÈacles qul s'oppoaenÈ à une utlllgaÈlon plue lntenslve des "terree lnoccupées" conporte également dee ranlflcaÈlons hlatorlquee. Les facteurs qui empêchent lroccupatlon acÈuelle de cee zones devalent être Èout aussl contralgnante dans le passé; lIs dolvent donc contrlbuer a expllquer pourquol lee valIées nréÈaient pas habltées. Ce qul oèue à se deuânder sl les vallées du baseln de la Volta ont été abaodonnées eÈ, dane ltefflrnsÈlve, el lronchoccrcose fuÈ la prlnclpale causê de ceÈ abaadoa. Ces questlons se sont poséeg dane Ie cadre dtuue questlon plus générale llée aux trevaux de la mtsslon: à savolr, dane quelle mesure la présence de Slnullrm peut-ell.e expllquer lractuelle rêpartltlon de la populatlon dans la régloo du progranoe. 2. Ce sont 1à des problèmes complexes que lton cor-ence eeulenent à étudier sérleusement. Conne noue ltavons déJà indlqué, 11 est probable que dlffé- rents facteurs ont exercé leurs effets dans diverses parttes de Ia réglon. Dans certalns pays (au nord du Ghana et de Ia Côte drlvoire notamrent), les activltés militalres au cours du XIXème slècle seublent avoir Joué un rôle déclslf: elles auraient en effet entrainé des retraits de populatlon touÈ au long d'une large baude stéteudant dresÈ en ouesÈ, entre la savaue et la forêt. Dans cette zone, les densités de populatlon sont falbles, non seulement dans les valIées fluviales nais partouÈ allleurs, à part quelques noyaux densément peuplês Ll. 3. Ctest à propos des Voltas rouge et blanche que I'hypothèse des vallées abandonnées est avancée avec le plus de fotce?l.Cependant, une étude récente par J.P. HervoueÈ, chargé de recherches a 1r0RST0:1, prétend que ces vallées nrauraienÈjaoals été très peuplées, du noins en des temps assêz rapprochés 3ltcar les Ll. Une étude du aord du Ghaua lndlque que la populatlon re concentralt dans les rêglons monÈagneuses pour évlter les chasseurs dresclaves (C.!.I. Lynn , Agrlculturein North llamprussl, Gold Coast Department of Agriculture, Bulletln I 34, L937 ,p.9). Plus tard, le mêue auteur a mls lraccent sur dtautres facteurs:".... de vastes réglons du paye! notanrneut sur les ... versants surplombant. certal.ns des plus inportants cours dteau, ont été entlèrenent abandonnées et, bien que Ia mouche tsé-tsé et les chasseurs dresclaves alent souvent été mle en cause, la qualité rocallleuse des sols et la pauvreté de la végétaÈlon des vlellles terres agrlcoles autour des rulnes des sltes lndiquent que 1tépulaeuent des soleétait un facteur qul nrétait pas s:rno rapport avec leur abandon". (C.t{. Lynn, "Agrlculture in North Mæprussi: A Revlelr of a Decaders Progress" d Forest, Vol. 3, L942, p.81. Ces rêférences sont de Davld Wllllans, ans Farm and rteESî6r-e Economl.c Effects of Eradlcatton of Oachocercl.asls ln Northern and Upper Ghana, R 2l -2t . Cf. Rapport PAG . J.P. Hervouet. , page 60 lemeut et Mouvenent des P atlous des les Va1lées des Voltas anche qÈ_Iggge, eutre de Ouagadougou, . Hervouet a étud vlllages, 8O5 volstnages et plus de 110 emplaceoents de vlllages abaudonnés daneles vallées des Voltae rouge et blanche en Haute Volta. 11 a lnterrogé des Paysans qui habltaleut auÈrcfols ces vlIlages eÈ leurg volelne. Hervouet a éga- lement effectué de nombreuces recherches dans les archlves dlsponlbles à Ouagadougou et à AbldJan. ANNH(E 3@ populations dlsposalent de suffisamment de terres ailleurs pour ne pas avolr à habiter ces vallées où Ia vie étalt dangereuse, dure et solitaire. Après 1900, les terres rlveralnes furent occupées par des villageois qui fuyaient Ie travall forcé et autres tributs exigés par la domlnatton coloniale. L'ét,ude d'Hervouet estlme qutentre Ie début de la présence coloniale et 1928, 191 villages se créèrent pour ces ralsons. La pluparÈ drentre eux furent abandonnés après L928, à nouveau parce que le gouvernement colonial exerçait des pressions excesslves sur les villageols 1/. Beaucoup, de ce fait, passèrent la front,ière pour aller srinstaller en Côte-de-l'Or. Iiervouet fait égaleEnent état de plusieurs épidémies qul sévirent dans la réglon jusquren 194O. 11 estiure que la maladie du sormreil a pu être un facteur déterrainant dans le départ des habitanÈs mais Ie rôIe de ltonchocercose est difftclle à établir en raison du caractère progressif de la ualadle. 4. Selon cette nouvelle étude, les valIées des Volta rouge eÈ blanche étalent délqq4lqeq de populatlon plutôt que dépeuplées. Les éÈudes antérieures, qul prétendaient 1e contraire 2 /, sembleraient basées sur de petlts échantillons non représentatlfs de Ia sltuation. Non seulemenÈ elles ne reposaient pas sur des recherches historiques suffisarurnent poussées, mals elIes posaient mal 1es questions. Elles demandalent pourquoi 1es vallées avaient été abandonnées alors qurelles auraient dû chercher à étab11r sl elles avaient jamais été occupées eÈ, dans lraffirmative, pourquoi elles ltavaient été. 5. Tout comne elles remetEent en cause Ie fait de ltabandon des vallées fluvlales, ces découvertes soulèvent aussi de nouvelles questlons en ce qui concerne le rôle qutil faut attribuer à lronchocercose en matlère de répartition de 1a populatlon. Lrétude dtHervouet att.ribue les trrouvements de populatlon hors des vallées des Voltas rouge et blanche à divers élér'.ents défavorables, qui y règnaient: difftciles condiÈions sociales cie vie, inpôts coloniaux, politiques appliquées en r.ratière ci.e rmin-dtoeuvre et dragriculture, présence d'aniuuux sauvages et peut-être da naladies. I1 esÈ intéressant de noter qutune éEucle antérieure de Rolland et iiallay cionnait une lisÈe sinilaire des raisons expliquaut lrabandon des villages qutils ont etudiés. Quand ces autêurs ciemandèrent aux vlllageois pourquoi i1s avalent, quitEé les vi1lages, 1a reponse 1a plus frequente etaiÈ que leur clepart ét.ait dû aux dangers que leur faisaient courir les aniuraux sauvages. La ueuxienre raison la plus fréquerment avancée êtait la peur du recrutemenÈ pour le t,ravail forcé (avant. 1946). Enfin, on nentLon- nait.la naladie -- les gens étaient ?rtués par 1a brousse". S/ L/ . 2/. Ibid.. p. 34 T.E. Hilton, "Growth and Distribution of Populatlon ln the Upper Region of Giranatt, dans Populatlon in Tropical Africa , New York, 1968 ; J.It. iiunter, "Rlver Blindness in Iiangodi: A Hypothesis of Cy dans Geographical Review, 1966; G. Remy, "Les no rive gauctre da 1à Volta rouge (Région de Nobére) clical Advance anci Retreat'j uvenents de population sur la : dans les Cahiers de lrORSTOll Série Sciences llupaines, Vo1.V, no2., 1968 3/. Rolland et Ballay, lr0nchocercose dans le Foyer Bisa, p. 44 et suivantes. A}INEXE 3 Page 3 6. Ce dêbat lalsse daus ltombre beaucoup de polnts; de nornbrerur problèmes restenÈ eatlcrs. Lc débat a étê eeeeutlelleæut basé sur les lnfotmatlons dlspo- nlblee sur les Voltas rouge et blanche. Dea études aur drautreg réglons de la zone de IIOCP sonÈ tndtspensables pour mleux salslr les dlvers aspecÈs du débat. 7. Sur la baee des lnformatlons tlrées des étudee existanÈea Bur la questlon, eÈ 6ur ltexpérlence de lrOCP, les conclusl.ous sulvanÈee eenbleut JusÈlflées: (a) I1 est douÈer.rx que certalaes réglons (telles que les zones du centre- eud de la HauÈe Volta ) aleut eues une populatlon tEporÈante avantle vlngtlène slècle Ll. (b) Des megures polltlco-admlnlstratlves pendant la pêrlode colontale(travall forcé, inpôts, recruÈernent nilltalre, autres exigeuces) ont provoqué un "dépeuplemeut géuéral" des réglous méridlonales et ceotrales de la Haute Volta. Dtautres facteurs semblent avolr Joué(tels que les guerres de lrépoque de Samory) au cours de périodes antérteures. (c) Lea vlllagee qul ont été abandonnés sont sltués, pour la plupart, près des berges des cours dteau, endroiÈs qui sont normalement très lnfestés par 1e vecteur de ltoaèhocercose. Ceci lndtque que ltonchocercose étalt un facteur lmportaut dans le sous-peuplement eÈ de dépeuplement de nomobreuses valléee eÈ réglons rlveraines. (d) En plue de ces facteurs hlstorlques et culturels, des indlcatlous révèlant lrirrporÈance de ltonchocercose peuveut être trouvées dans les langues locales; un grand nonbre dreutre elles possèdent des termes décrlvaut spéclflquement les syuptmes cllniques de ltoncho- cercose. Parni certaLns groupes dfallleurs, il exlste des remèdes tradltlounels conÈre lronchocercose (le fétiche du Caméléon à T11i, au Ghana, par exeurple). (e) Lrtdée que lronchocercose est la seule raison pour laqueIle les vallées ont êté "dépeuplées" ntest pas solldement étayée par lesfalts. Ceux-cl ne démontrent pas non plus que Ia maladle éÈalt partout la cause prlncipale de la "dépopu1atlon". I1 y a peu de douÈe que ltonchocercose étalt largement répandue et qurelle étaitle facteur tnportant expliquant le falble taux druttltsatton de nombreuses réglons rlveralnes. (f) Des recherches et des études supplémentalres sur ces sujets pourront contrlbuer à clarlfler davantage le débat en cours. De telles recherches devralent non seulement falre la lurnlère sur le passé, mals apporter êgalement des éclalrcisso-ents sur les posslbtlltés de développement ultérteur de la réglon. Ll. Les découvertes archéologlques près de Tahal, dans le llt «le la Volta blanche, lndlquent une occupatlon ptus ancienne de la réglon.

ANNEKE 4 Page 1 La nêcesslté drune agrtcul ture lntensive pernianente l. On a fait ressortir dans le corps du rapport, gue dans les réglons densément peuplées de la zone de lrOCP, et notanment en Haute Volta, les mou- vegents de populaÈtoo vers les "nouvelles terres" ne feront que palller les problèmes aâ ia presslon déruographique, du raccourclssenent des jachères, êt âu décltn des rendements. En fonctlon drune partle de la surface des nouvelles Èerres en HauÈe VolÈa, qul se révèleront en déflnlttve propices à la culture' et dtautre part, de leui productivlté 11 paralt peu probable, en lrabsence de modificatlons des pratlques culÈurales, guê ces nouvelles terres pulssent absorber un noubre drhabltants supérleur à ltaccroissement décerural de la poDu- lation voltalque. 2. 11 ne falt guère de doute que le problème le plus fondamental est de rechercher cornment anéllorer et, en dernlère analyse, trausformer les Pratiques culturales sur le plateau }lossl eÈ dans drauÈres réglons de la zone de I'OCP, de façon à rendre posslble une agrtculture lnÈenslve per:nâEente. Ausst, est- il nécessalre draméllorer les systèmes de culture, décrltes corule devant être des "systères de gestlon compaÈlbles avec les pratlques culturales exlstantesqul accrolssent la productton et qul font largement appel à lrentretlen et à lramélloratton de la fertllltê des sols pour obtenlr un accroissenent de la productior... Lâ fertillté des sols devlent alors une fln en soi, au lleu drêtre un moyen, ce qul permet dfévlter les conceptlons erronées et répandues issues de lrappllcatlon nécanlque de la technologte basée sur les engrals, (laquelle a donné des résulÈats Elraculeux dans des régtons plus proplces), à des zones dont le potentlel uaturel est lirnité. Cette approche nous a condult de plus eu plus à coneldérer que les augmentatlons de rendenent étalent fonctlon(quantltativ€ment et qualttetivenent) dtune uÈllisatlon accrue de facteurs de productlon, en négllgeant 1e falt que les condlttons optlmales dolvent être réunles pour leur utlllsatton 1/. 3. Lranélioratlon des méthodes culturales peut-âtre lntrodulte graduel- tement ou au contratre co,Eporter une transformatlou fondanentale des praÈlques exlstantes. Une anélloratlon progresstve nécesslte 1'appllcatlon de méthodes "classLques" (sélectlon de semences appropriées, atteutlon apportée à ltespa- cenent et à lrêpoque des semls et du sarclage, eÈc.) comportant de nouveaux éléroents lIés a une meilleure uttliaatton des sols -- ctest à dlre buttage, dlsposltlon en terrasses, palllage à lralde des résldus de récoltes et Jachères de légumineuses. Tout cela dernande que lton tienne corûpte des conditlons soclo- économlques et des contraintes exlstantes. 4. Ces types de changeoent peuvent être conJugués avec des transforrnattons plus profondes, ttrées des expérimentatlons conduites par 1es statlons expért- mentales de I|ICRISAT L/ ea Inde et qul, au cours des dernlères années, ont donné des résultats ini:presslonnanÈs. Lrappllcatlon de cette nouvelle technologie a êté jusqur ict prlnclpalement ltmltée au sous-continent Indlen et à certalnes réglons drAfrlque centrale et orlentale (Kenya et Botswana) où les expériences ont révé1é que les mesures tradltlonnelles de conserrratlon des sols ntétalent pas, à elles seules, en mesure de malntenir les rendenents et de prêventr la dégradatlon des sols. Instttut lnternational de recherches sur les cultures des zones tropicales seml-arl.des. !/ ANNEXE 4@ 5. La gestlon des ressources en eau -- ltutlllsatlon plus efficace des eaux pluviales -- est au coeur de la nouvelle technologle. Dans les zones arides ou semi-arldes, la technologle fondée sur une meilleure gestion de lreau est une composante de ltutilisaÈlon correcte des sols et de 1'eau. Elle vlse a faire en sorte qutune quantité naximum dteau soit rendue disponible pour la croissance des récoltes et que Iteau en surplus soit drainée lenÈement, nais efficacenenÈ et stockée dans des réservolrs pour les usages dornestiques, lrabreu- venent des animaux et pour unê irrlgation d'appoint. Le systèr.ie e.-{acÈ qutil convient d'utiliser varie en fonctlon des condiÈions locales, nals les principes rest.êut 1es nêmes. 6. La recherche est suffisarroenÈ avancée pour quton puisse t,esÈêr cette nétho<ie dans cies concliÈions praÈiques à 1réchelle dtune opéraEion pilote; cependant, des expérir,renÈations conplérnentaires adapÈées aux condiEions spéci- fiques locales sont nécessaires. Tandis que se poursuit la recherche fondanen- tale sur Iteau en tant quringrédient essentiel dans Ie processus de croissance des récoltes eE en r.ratière de rendement, les opérattons pilotes restent néces- saires pour nieux conprendre les problèmes pratiques qui se posent, par exernple, Ie degré d'inclinaison requls pour contrôler le ruissellernent des eaux à Ia surface ciu sol eE vers les déversoirs en fonction des différents Èypes de sols et de la pluviometrie, 1es méthocies de contrôle de 1'écoulenent de I'eau dans 1es canaux principaux, les variantes en matière de conception eÈ cie construction des réservoirs de stockage. I1 importe aussl de mieux connaitre les conditlons sociales qui prévalent localenent car elles influent sur le rythme de diffuslon de 1a nouvelle technologie. 7. L'expérience a montré que les conceptlons anclennes en rnÈière de technologie de conservation des sols ne constituent pas eu elles-mênres une réponse appropriée aux problènes qul se posent dans les zones troplcales arides ou semi-arides. La prêvenÈ,lon de 1térosion des sols par des mesures de conser- vation est blen entendu jusÈifiée, à la conditlon qu'elIe soiÈ réalisée correc- tement. En fait, les rrlesures réellement efficaces de conservetlon des sols rejoignent les principes modernes drutllisation des sols et de lteau. Du point de vue du petit exploitanÈ, cependanÈ, les travaux de conservatlon des sols sonÈ consideres courre ingrats et comme de lourdes "corvées" que des fonction- naires Erop zéIes 1ul imposent. En revanche, Ia technologie basée sur la gestlon de 1'eau présente lravant.age de donner des résuLtat,s relatlvement rapides et, visibles, contrairement aux pratiques tradltlonnelles de lutte contre 1réroslon des sols. Les exploit.ants constâtenE rapidement 1es avanÈages qutils retirent de Ia nouvelle technologie: meilleur rendemenÈ des recoltes, davantage dteau et donc exploiÈatlon rentable. 0n peut dire que ces mesures peuvent permetÈre d'établir les fondatlons dtune modernisation progressive des méthodes de culture et peuvent mener a lrintroduction de rneilleures variéEés, à 1'utlllsatlon d'engrals eÈ de mesuresde lutte contre les ennenis des culËures, de même qutà la pratique du buÈtage, du paillis et, u1térieuremeet, I'utillsation drengrals vert, etc. 8. La Eechnologle moderne de gestion des ressources en eau vlse essenÈiel- lenenÈ a obEenir trois choses: (i) à srassurer que dans des condlÈlons de pluvioslté médiocre, Ie maximum d'eau est retenue dans la couche du sous-sol sous-jacente A}INEXE 4 Page 3 aux culturee. Cecl lupllquc ga eyrÈèoe de culture en surface der cherape, qul perætte' grâce à la dkpoalÈlon dee butÈes et dee carrés, eelon dcg courbes de nlveau ProPrement calculéer, ItLnflltraÈlon de lteau daue le aoue-sol1 (1f) à utllleer dee syetènes PennetÈaDt, Pâr u.u ajustement callbré de lrécoulesrent, à lteau en surplua de stacheulner doucâneut vers des dêversolrg protégée (taplssée dtherbe). Ce8 déversolrs peuveut requérlr une protectloa supplérnentalre et de8 PeûEes P1u3 marquées nécessltant la conotructlon de barrages en xoaçonnerle ou de gabtons, etc.; (fff1 à metÈre eu place des canau( de dralnage bleo conçu§ et qul coudulsent à des cuves ou réservolrs ou aux exutotres. 9. Bten drautres êlénenÈs entretrÈ daaa 1es systèmea dtexploltatlon anéltorée, et toua vlsent à eurlchir les proprtétée physlques et, chlnlques des sols: labours profonds, défonçage, buttage; prévenÈlon des feux de brousses, palllage et enfoulsrenenÈ de la végétatlon (résldus de récoltes et Jachères cultlvêes), couverture petmânente du sol par de la vêgéÈatlon vivante ou morÈe; plantatlou dfarbree, dtarbustee et de rêcoltes pêrennee -- parÈlculi.èremeut la 1égunlneuee l.OOO m/n. Acacla Alblda dane les zoûes où la pluvlomêtrte est lnférleure à 10. On a lndlqué dans le texte que sl ces nouvellee néthodes onÈ un aveuLr prometteur, les obstacles sur Ia vole qul mène à leur adoptlon sont eux aussi consldêrables. Leur mtse en appllcatlon génêrale pose un défl sérleux qut est soullgné dans le texte du rapport. La réallsatton de proJets-pllotes et de prograumes de recherche connexe srattaquant, à ces problèmes est dès lors essentlelle. 11. La transforrraÈlon des méÈhodes culturales demandera un vasÈe effort cltéducatlon et de formatlon, ttréorlque et praÈique, pour les hormes corme pour les ferunes. Les paysans ne changent pas facilenent leurs néthodes culturales, et cecl avec ralson; le syotème qut tls appllquent est te frult de centaines dfannées drexpérlences et dradaptaÈlon. Si on falt lrhypothèse que la phase dfopératlons pllotes permettra de ttrer des consêquences gênéralement favorables pour Eettre au poLnt de nouvelles approehes, le prlnclpal défl restera de gagner les paysans à ltadoptlon de nouvelles rnéthodes culturales. I1 nrest pas trop tôt pour engager de sérleux efforts de planlflcatlon vleant à la couceptton dropératlons ptlotes de vulgarlsaÈloû et dréducatton, lesquelles rendront les exploltanÈs plus rêceptlfs aux nouvellee approches.

r A}INEXE 5 Page T Recherche drune rsellleure rentabtllté de Ia lutte coatre la maladle La Èechno logie de ItoCP un succes renar quable auquel IrOCP est x an8 expérlmentat ons 1 et llcoptères, plusleurs o , près de 2OO land rovers, un au de comunlcatlons radlo, fonctlon- nant à la perfectl.on, la précislon quasl-mllltalre des opératlons de pulvérl- satlon et de surveillance -- tout ceci est stupéfiant pour lfobservateur moyen. I1 est difficlle de trouver dans la réglon une tnstltutlon travalllant avee une telle efflcaclté. 2. Et pourtant, lréchelIe à laquelle sont menées ces opératlons et leur cornplexité devraient être rcatlère à préoccupatlon pour lravenlr à plus longterme. La technologle de ltoCP esÈ notr seulement coûteuse, elIe requlert àn outre Itapport de facteurs donÈ lroffre est excesslvement rare -- maln-dtoeuvre, capaclté draction coordounée, eouplesse dans lrorganlsatton. On ne voit pas bien corrnent la plupart des gouvernements de la zone de IIOCP pourralent falre face sur le plau budgétaire aux charges récurrentes que nécessltera Ia poursuitedu prograrune dans lraventr. On ne voit pas miet»r commenÈ cette entreprlsegénérale extraordinairenent couplexe pourralÈ se poursulvre sans absorber une ProPortlon excessive de la nain-dtoeuvre dlsponlble localement et du poÈeutiel extstatrt sur le plan logtsÈl.que, ou sans être trlbutalre de façon permanente de sources extérleures pour la fourntture de ces élérnents, ce qul ne seralt pas souhaltable nême sl crétalt posslble. 1. Parvenu I tOuest aPr 3. Au fur et à mesure contre ltonchocercose et gue ec ea Afrl ue de que sraccrolt la maîtrlse des technlques de lu lss a # 'T tte r- de les sslbllitês de lutte a .De1'obJectlf du ProSrâffine utte eC about ra eu 1 "tolêrable" de con ,trô1ede la naladle et, à cet égard, tl se peut quron trouve un auÈre polnt dtéquillbre entre le seuil "Èolérable" de la oaladle et le coût de Ia luÈte engagée coûtre elle 1/. Au cas oir la recherche cn chûnlothéraple porteratt scs fiuits et oùles câs sêrieux de conÈarolnatton pourralent êtrà trattés avec peu de rtsques, davantage de posslblllcés drarbltrage seratent alors dégagées. 4. Au cours de Ia prochalne phase du prograrmre de lutte, 11 faudra utillser ces nouvelles opÈlous pour remettre en cause la technologle présente delutte contre le vect,eur et rechercher des approches plus rentables. 11 est nécessalre de dêgager des reasources spéclales pour flnancer la recherche des technlques et approches lumêdlates et plus appropriées qul sont requlses. L/. Des fornes drattaques plus llmltées contre le vecteur sont possibles. Par exemple, on peut llmlter la durée des campagnes de pulvérlsatlons, surtout dans les zones forestlères;le Èraltennent pàurrait aussl se limlter aux sltesproches des agglomératlons dtune certalne taille; on pourrait alder les vlllages se trouvant des des zones hyperendêmlques à se transplanter, etc. Volr J.F. IüaIsh, "On the Biology and Controls of ttre Vectors of i{unan Onchocerclasls - luithSpeclal Reference to ltrest Afrtca." Cor.municaÈlon presentée au Sinnposiunr ITJACP sur ltonchocercose, Accra, juln 1977. 5. pou ijn uênre Èernps, la uragnifi r au noins 1es cinq proc ^lüiExr 5 Page 2 ue infrastructure de ITOCP resÈera es. Cornme e nom-6-reux observate en placa urs, les rrernbres cie la l.llsslon éconor,rique onÈ été forÈement lmpressionnés par la portée et lrefficacité du systèr,re de trans orts et de cor,rmunicatlons de 1'0CP et éga- emen o rent enc er que v eme Pu sse tre utlllsé auss i pour o-g@r.l'{ousn'avionspassuffisar,menÈcieternpsninlétionsProPre- rrrent equLpés pour explorer systématiquemenÈ les possibilités dans ce donaine. Ca que nous avons ragardé longuement, c'était la possibiliÈé drutiliser ce réseau de transport corliùe Eoyen de ttiffuslon des prer.riers soins, et, 1es problèmes 1iés à une telle utillsaÈion. lious ltavons fait, pour Erois ralsons principales: (a) les prograrnf,res cle santé ont eu tendance jusqu'à maintenant à se concenlrer sur Ia médecine curatLve, sur la presÈation classique cies soins eÈ sur les cenÈres urbains, de sorte que la couvert,ure des zones rurales eÈ les efforts en matière de nédecine préven- tive ont été limités; (b) les populatlons rurales des zones de IIOCP ont été paruii les plus negligées sur le plan cies services médicaux <ie touÈes sorÈes en raison de leur élotgnernent et de leur difficulté d'accès; (c) la lutte à long terBe cont,re I'onchocercose peut être renforcée par des nresures préventives falsant appel à 1réducation sanit,aire en insistant par exenrple sur la nécesslté dreviËer les zones proches des berges des cours dteau aux heures d'lntense activité des mouches noires, etc. L/. 6. Apres y avoir refléctri de plus près eÈ en avoir longuement discuté après les vlsites sur le terrain, cette idée fondanentale et 1es ouvertures qurelle permettalt. nront pas perdu de leur attrait. auprès des nenbres cie 1a mission. Après tout, 1'une des raisons principales, eui expliquent le peu d'efficacité de la diffuslon des services de santé dans les pays en voie de développement, est en géneral Ia faiblesse des moyens de transport et de corm-nunicatlons. Et c'est précisément sa stricte organisaÈLon, son fonct,lonnement régulier et son aptitude a surrîonter les incertitudes et les risques dtinterruptlon des moyens de transport qui distinguent les lnfrastructures de lrOCP. 7. I1 y a bien sûr, des rlsques et des problènes qui subsistent. Le personnel acÈuel de survelllance ne peuÈ être utilisé a drauÈres fins que la surveillance. I1 faut trouver un moyen qui pern',ette de se "brancher" sur le réseau de transport ssns comprornettre son efflcacité. I1 est essentiel de concevoir un programrne qui puisse fonctlonner, soit que Ie prograume OCP sera parvenu à son terue, soit si la Eechnologle utllisée actuellement est modifiée, ou que le prog,ramue puisse laisser derrlère soi une certalne structure lnstltutlonnelle qui puisse avoir un inpacÈ à plus long terme. 8. La conceptton dtun tel programne denandera un supplênent dtenquête sur 1e terrain, de f imaglnation et de plus amples connaissances. Nous insistons pour que soit envoyée dturgence une misston légère pour explorer avec les respon- sables de I|OCP et les gouvernements locaux si un tel projeÈ peut être envisagé, et, dans 1'hypothèse où 1e principe du projet recueilleraiÈ lragrérnent des dtverses perties, pour que cet,te misslon prépare en collaboratlon avec les autorités locales une propositlon détatllée pour 1rélaboratiou de ce projeÈ. Un te1 projet présent*alt des atÈraits pour dlverses ralsons. Dfabord, i1 renforcerait de I L/ Voir Wa1sh, op. cit. pour un exposé plus détalllé sur la questlon. A}INEKE 5 Page 3 maalèrc non négllgeable le rô1e de trOCP ea naÈlère de sauté en permetÈanÈ une dlffualoa eupplémentalre de solns au:K populattons 1e's plua touchées par lronchocercose. 11 eet de falt que ce sout souvent ces populatlons qul ont le plus de dlfflcultés à béaêflcter dee serrlces soclaux, de sorte que le progranoe reupllralt un rô1e très lmporÈant au polnt de vue équité soclale. En eecoad lleu, Itutlllaatlon du réseau OCP pour la dlffuslon de serrrices de santé eupplémentaLres, vlendralÈ renforcer la "vlabl11té" de ItOCP sur le plan écoaomlque, pulsqurll lul pernettralt de fournlr davantage de servtces par dollar lnvesti en lnfrastructures. Enfin, une expérlence dans cette dlrec- tton fournlrait des 1eçon précleuses Eur les résultats quton peut obÈenlr en matlère de dlffuslon de sotns en nllleu rural, lorsquton est assurê de disposer drun système de transport et de cormrunlcatlons qul fonctlonne régulIèrenent a € a a I! A}INEXE 6E;-i- Défluitlons deg dtfféreotcs catêgglrles de solg eÈ Éthodes dres lraeilculture 1. Lranalyse des sols euÈreprtse pour cette mlealou suppose cue lea contratnÈes roédlcales dans les zoucs nou peuplées ont êté levées, que ces zones sont disponibles pour le dêveloppemenÈ agrlcole, eÈ que leur potentlel de mlse en valeur peut être évalué en se fondanÈ sur leurs proprlétés pédologlques et hydrologlgues. Ltévah.ratlon srest fondée sur des données générales, fournies, pour lressentlel, pêr des reconnaissances, complètéee parfois par des lnforma- tlons locales plus détalllées. Les rensetgnenenÈs recuelllls dans certalns endrolÈs sont cependant trop fragmenÈalres pour permettre une extrapolatlon à I I ensemble. 2. Pour le Mali, ou ne dlspose pas drune lnfornaÈlon approprtée sur la oaÈure des sols. Aussi, les données obtenues sont pertlcullèrernent suJettes à caution; la base des donoées provlent des cartes topographlques, d'une quantlté falble d'informatlons détalllées sur les sols et de cartes pédologtques génêrales à petiÈe êchelle, telles celles de la FAO, Carte des Sols du Monde, au 1/5.OOO.O0O. 3. En outre, dans bleu des cas, on nra pas pu obtenlr dtlnformatton sur la rêpartltlon géographique de la populatton. Dang ces cas-là, ou a procêdê par inductlon à parÈlr des carÈes topographlques, encore que cela ntalt pas tou été posslble quand certaines cartes nrêtalent pas disponlbles (par quand IIIGN à Parls nten avalt plus en stock). tsdep Un autre facteur affectant lrexactl.tude des mesurea Ètent aux mouve- opulaÈlon et aux rotgratlons à lrlntérieur de certatns pays, qui sont considêrables. Presque partout, de nouveaux vlllages ont été bâtts par des migrants spontanés. On ne dlspose pas dtenregtstrement nl de statlsttques valables sur ces actlvltés. Au6sl, 11 se peut que des zones apparemnent dlspo- nlbles alent été occupées depuls lors. 5. Les zones non peuplées ou faiblement peuplées ont été clrccnscrites à lraide des cartes de deaslté (quaud crétalt posstble) provenant des dernlers recensement8; dans drautres cas, on a procédé par inductlon, en se basant sur les cartes topographiques dlsponlbles les plus récentes et en prenant en coupte 1es zones actuellement cultlvées en relatlon avec la populatlon. On a fatt lrhypothèse que lfagrlculture dana la réglon du proJet est pour lressenttel une agrtculture de subsletance de type tradltlonnel, avec peu de revenus moné- talres, et basée sur des cultures ltlnérentes. La consonnatlon domestlque retenue est de ltordre de 20O kg de gratns par tête. Le rendement moyen se sltue par hypothèse, autour de 500-60O kg/ha. Cecl slgnlfle qutll faut de Or3 àOr4 ha par tÊte au titre des revenus monétatrejL Au Èotal, le mintmum de eurface par tête est. de Or6 ha dans le cadre du système de culture ltlnêrante qul prévolt eu général deu:< années de culture sur la rnême parcelle, sulvles de longues jachères. Ceci ir.rpllque donc par hypothèse qutil faut 5 ha par t!te. De pIus, corne la totalltê des terres nrest pas proplce à lfagrlculture, ctest environ I ha de terres qut ll faut trouver par tête dans un système de cultures lÈlnérantes qui ne dégrade pas les sols. La conséquence en est qurune densité de populatlon de 12,5lkn2 est acceptable dans les condltlons présentes de culture tradltionnelle au point de vue lntranÈs, rendements, etc. Lrintroductton drune culture cor,nercl.alisable, le coton, Laque1le entralne lrappllcatlon dtengrals, A]{NEXE 6 Page 2 rend possible une rotatlon des cultures, Qui, sans affectar 1'équilibre actuel,peut supporÈe-r une densité de populatlon pouvant aller jusqut à 20/kn2 sans en- trainer une dégradation des sols. Pour 1a délinaitatlon <ies zones disponibles on a retenu cette dernière densité cormê la ligne de partage entre terres disponlbles et terres non dlsponii:les. Dans un lointair: avenir, lorsque 1'agriculture iÈinérante aura été remplacée par lragriculture sédentaire et Èous les intrants de type uocierne qu'elle coniport,e, une Censité de population beaucoup plus forte pourrait bien entendu être supporÈée. Les facÈeurs de réduction 6. Les zones restantes, à lrexcluslon des réserves forestières, des parcs nat,lonaux, etc., ont éré évaluées en fonctlon de leur potentiel agricole et groupées par catégories draptitude des so1s. Ces chiffres donnant 1es surfaces brutes ont été convertis pour donner Ces surfaces nettes, en prenanË en considé- ratlon les facteurs de réducÈlon sulvants: Une parÈie de la zone est constituée de sols raineraux bruts qui consistent en débrls rocheux, nappes ferrugineuses et graviers à Ia surface du sol et/ou qul ont des profils peu profonds. Ces sols sonÈ considérés appartenir à la classe 6 des sols iralor,ror- phiques et sodés. Corrne les condlÈlons du sol sont tres inegales, on peuÈ trouver quelques poches convenables dans les zones irnpro- pres à Ia cult.ure. Elles peuvent représenter, en fonctlon des -données disponlbles, environ 10 pourcent du total. 1s'-D\En raison des échelles utilisées, les cartes peuvent montrer cor:rÈe horrogènes des sols pouvant convenir à la culture, utais ces sols peuveut contenir des poches lnpropres à Èout développenent agri- coIe. Les informations disponibles localement indlquenÈ que 1es pourcentages de réduction à retenir pour tenir cornpte de ces conÈraintes peuvent varier de 5 a 35 pourcent, cor.mrg on lta indique dans Ie Èexte. Le facteur de réductlon dû aux pertes au titre de lrinfrastructure agricole, zones occupées par des logernents, dispensalres, écoles, routes, digues de protectlon contre les inondations, canaux de drainage, peuÈ être estiné de lrordre de 10 à 30 pourcent. Les sols de la zone de 1r0CP 7. Les conditions des sols dans les zones potentielles sonÈ complexes. Pour la corurodité, on a distingué six groupes de sots sur le plan agronomique(en se basant sur des rapports de reconnaissance des sols de ITORSTOI'I, et des lnformatlons détai1lées en rapport avec un petit nombre de projets spécifiques). Chaque unité peut être consldérée cortrne une enÈlté du point de vue de ses pos- sibilités de développenrenÈ cotrEne du point de vue des pratiques culturales. Sols bruns eutrophiques (Unité 1) B. Ces sols ont eD général une texture moyennenent a modérément fine, une bonne structure et sont faciles à travalIIer. La perméablllté et la rétention I ),t a al ) ! A}INEXE 6 Page 3 de lrhtuntdlté gout favorableg. Le pE ert à peu prè8 ueutre et le cormplexe drabeorptlon uouÈre rm hauÈ degré de saturaÈtoa. Le conteuu en trattères orgautques eot rcdêréuent êlcvé. Lee gols bruns eutrophlquee de tSpe "modal" ou "vertictt nroccupent qutun trèe falble pourceatage de la zone affectée par 1 t onchocerchoge. Alluvlose et colluvlous daoe leg vallées fluvlales et lee bag-foods (Unlté 2) g. En ralson de leurs proprlétês, ces sole dolvent être protégés des lnondattone eÈ dralnée al ou veut qutlls réallaent leur potentlel. En ralson de la conflguratton des vallêes (longues et êtroites), Ia solutton déflultlve aux problènee hydrologlques sera coûteuse; alnsl, pâE exemple, un dralnage approprlê du sous-sol ne peut être réallsé par gravlÈé compte tenu du haut nlveau des rtvlères lorsque le dralnage est requls. On devralt penser à y culttver le rlz pulsque cette cêréale peut supporter des tnondatlons et sta- g,natlon des eaux eane réductlon trop lnportante des rendernents. Vertl.sols (Untté 3) 10. En raLeon de leur présenee dans les zoner plates eÈ de Èype dépres- slons, de leurs flnes textures et de leurs structures pawres (caueées en partle par ltarglle trontnorlllonltlque), cea sols souffreut de la stagnaËlon des eaux durant la salson des pluies. 11 faudra EetÈre en'place des rnéthodes appropriées de préparatton des sols (nécaolsaÈton, tractlon bovlne) et mettre au poLnt un exploitatlon qui pulsse allonger la pérlode pendaut laquelle on peut les sols (les sols minuÈes). De plus, il faudra rêsoudre les pro- stagnallon des eaux par un syetène approprié de ilrainage. Les t,ravaux ar ItlitSAT sur le <léveloppenênt <Ies techniques de labour e)- des pratffes culturales peuvenÈ être appllqués à la mise en valeur des sés p ve1les vertisols daas la zone du proJet. Les sols ferralltlques (Unlté 4) 11. Ces sols ont en général de borures proprlétés physiques. Ils sont profonds et leurr textures sont noyennement à modêrénent flnes. Leur sÈructure est stable, les sols sont poreux et ont uue bonne capactté favorable de rétention de Ithumidité. Le pouvolr fertllisant de ces sols est plutôÈ pauvre, en ralson de leur faible teueur en éléments nutrltlfs (N,PrK) et de la falble saturatlon du complere dréchange. Un progranme de ferttllsatlon (co"-e celui que la FAO a réalleé au Ghana entre 1970 et 1974) devratt pouvotr amêIlorer les rendenents Bur ces solg. Conpte Èenu de la rêparÈltlon en poches, on suppose que cette unltê dolt cærprendre envlron 25 pourceat de sols lnpropres à la culture. L2. Les sols ferruglneuT sont prédourlnaute dana la zone du proJet. La profondeur du profll est en géuéra1 falble. La coushe arable, généralement sableuse, .:i Èexture grosslère, recouvre un sous-sol fatblement pernéable et àplus flne texture appartenant à lftlorlzon B et/ou constLtué de nappes ferrugt- neuses. La structure de la couche arable peut être tnstable eË la perméabllltê du sous-sol est le plus souvent falble. On trouve souvent des graviers latérl- tlques dans Ie profll. I1 en résulte que la capaclté de rétentlon de lreau est ) I ! faible, ce qul esÈ défavorable au point de vue culture, fortement sensibles aux rlsques drérosion. AI'INEKE 6Esef et que ces sols sont 13. Le peu de profondeur du profll eÈ Ie caractère menaçant du sous-sol posent deux problèmes au point de vue hydrologlque. Drabord la couche arable a une falble capacité à retenlr lrhumldlté et se trouve donc facllement exposée à la sècheresse. En raison drune pluviométrle lrrégullère, avec parfois, de longs intervalles de temps sec durant la saison des pluies, les récoltes crois- sant sur ces sols souffriront souvent de lrabsence drhunldtté, ce qul réduira les rendements. En second lleu, les excès de préclplÈatlons durant certaines périodes de la saison des pluies peuvent entrainer une stagnetlon des eaux dans la zone radiculaire peu profonde, et de ce falt rédutre aussL les rendements. 14. ChimiquemenÈ, les sols sont pauwres en princlpaux élémenÈs nutritlfs des plantes. En outre, ces sols fixent les phosphates et peut-être le potassiurn, de sorte que leur fertiltsatlon rLeque d'être extrêmement coûteuse. La couche dthumus est Iégère et la teneur en rratières organiques est faible. Draprès les données déÈa111ées qui sont disponibles localement et les vLsltes sur le ÈerraLn, on esÈine qutil faut inclure dans cet,te unité environ 35 pourcent de sols impro- pres à la culÈure. Sols res à la culture tré 6 D I 15. Ce groupe comporte des sols, gui pour une raison ou pour une sont considérés coume impropres a un développement agricole, cresÈ à di sols présentant des cuvetÈes en surface; ou <iu gravier latéritique; ou affleurenents rocheux; ou des sots à couverture très superficielle sur aut ::' rë des fêt etc.; ou qui contiennent trop de plerres; ou enfln des sols sall0liet sodés. Pour certaines zones, 11 semblerait utlIe drenvlsager des posslbt[§s de re- forestaÈion. Draprès certaines infonnations détat1lées et des vislËs'sur 1e terrain, on peut penser que 1O pourcent de ces sols peuvent âtre propres à la culture, et en poches séparées les unes des autres. 16. Les"coefficients de réductlon" appliqués aux estinations des surfaces brutes sont indiqués ci-dessous: t Catégorie de sols t23456 Impuretés Infrastructure 5510253590 10 30 10 10 10 20 On estLne que 1O pourcent de la zone constltuée de sols impropres comPorte des poches ou 1a culture est nnrglnalement posslble. = sols bruns euEropirique.s = alluvlons-colluvlons (bas-fonds) = vertisols = sols ferrallitiques = sols ferrugLneux = sols impropres à la culÈure a a 1 2 3 4 5 6

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Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé