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APOC newsletter, spécial GTNO 2, Septembre 2013 : programmes Oncho et FL à Ouagadougou, les leçons d'un grand brassage de cerveaux

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O Programme africain de lutte contre I'onchocercose A C. c>§Pp @ 0rganisationmondiale de Ia SantéDispon ib le en I igne s ur: http//www.who.inUa poc lls étaient plus d'une quarantaine de responsables nationaux de lutte contre lbnchocercose et la filariose lymphatique à réfléchir de manière profonde et collective sur les stratégies et les moyens déliminaüon de ces maladies. La réunion qui les a rassemblés du 23 au 27 septembre 2013, à Ouagadougou, était à sa dixième édition annuelle. Elle a permis dévoluer sur de nombreux points. Ainsi, a-t-il été abondamment question de : l'analyse situaüonnelle détaillée des activités menées dans les pays, de riches échanges d'expériences entre pap APOC et ex{CP; davantage de connaissances sur divers aspects de la lutte (formation en TIDC, évaluations entomologiques et épidémiologiques), avec pour la première fois, les progrès Newsl tter-*". Afrique tensue! édlté en et en français Spécial GTNO 2 - septembre 2013 des Etats américains rapportés par le Directeur du Programme de lutte pour l'élimination de l'onchocercose dans les Amériques (OEPA). D'un commun accord des conclusions et des recommandations ont été tirées. Parmi les principales, l'on notera : le besoin de mobilisation de plus de ressources financières et autres, aussi bien par la Direction du Programme que par les GTNO; l'accéléraüon des activités en vue de l'éliminaüon ; le renforcement de la conduite des évaluaüons épidémiologiques et entomologigues et la nécessité d'accroître les concertaüons et les activités transfrontalièresl ! Bénin - Dr Batcho Wilfrid, Coordonnateur du PNLMT : «l-'importance des données dans la perspective de lélimination m'a beaucoup intéressé. » : «C'était un cadre de les une techniques et Burundi - Dr Onésime Ndayishimiye, Directeur du PNIMTNC: « llfaut toujours avoir des données actualisées, être innovateur pour augmenter les performances visant l'éliminaüon de la maladie, savoir influencer les autorités naüonales pour qu'elles s'engagent dans la lutte contre la maladie et savoir qubn est redevable envers les partenaires. llfaut aussi garder en tête que la mobilisation des fonds est difficile et doit être concrétisée par des praüques et des résultats efficaces et vérifiables. » Eeniamin Biholong, Congo - Dr Jusüne Bemba, Coordonnatrice adjointe du PNIO : «Dans l'ensemble, la réunion par son contenu a bien réussi, sauf que le nombre de jours était insuffisant. A retenir également, la bonne prestation du Directeur de IAPOC, l'accueil chaleureux et le bon séjour .» E{ ÊT E & Pg -6c 5 E aI s È. -9 a ! E E 5 5 E E ec = I4 § -Dr est le taux de couverture taux de couverture quinze ans de Programmes Oncho et FL à Ouagadougou Les leçons d'un grand brassage de cerveaux En attendant les prochaines retrouvailles, les participants tirent ues enseign€ments :uel Les représentants des PNLO @ I I a i!F tr, t§= * I-- à.l \rr a! ( I - L.; e! w" i APOC NEWSLETTER Spéciol GTNO 2 - septembre 2073 Les représentants des PNLO Ethiopie - Oumer Shafi, Coordonnateur de la lutte contre les MTN : « J'ai rencontré beaucoup de personnes expérimentées par rapport à moi. Je me suis également rendu compte des lacunes de mon pays dont je devrai améliorer le prochain rapport annuel. Merci beaucoup !» Ghana -Asiedu Odame, Point focal Oncho : « C'était une expérience instructive, notamment en ce qui a concerné les rapports des autres pays. Nous devrions être très clairs et méticuleux au niveau des rapports dhctivités et de la mise à jour des données afin d'atteindre lbbjectif d'élimination de lbnchocercose. » Guinée - Baldi M. Siradiou, Coordonnateur-adjoint du PNIO/MTN : « C'était une réunion riche en informations sur l'état actuel de la situation de lbnchocercose dans les deux zones; la problématique de l'uülisation des DC est d'une telle acuité qu'un mécanisme de motivaüon devrait être étudié; l'auto monitorage communautaire doit être élargie aux autres pays de l'ex-OCP car elle permet à la communauté de s'approprier la lutte. » Guinée Bissau - Dr Cristovao Manjuba Directeur des maladies transmissibles et non transmissibles : « J'ai beaucoup appris en ce qui concerne les concepts basiques de gesüon de programmes. La réunion a été très bien organisée en termes de méthodologie et de logisüque. Enfin, l'échange d'expériences entre les pays était intéressant. » Malawi - Laston Sitima, Coordonnateur du Programme National Onchq Directeur national par intérim de Sight Saverc «Des rapports techniques et financiers soumis en temps opportun ; nécessité de valider les données avant soumission ; niveaux de mise en æuvre différents d'un pays à l'autre, d'où la nécessité d'un appui technique et financier différent. » Niger - Dr Salissou Adamou Bathiri, Coordonnateur du _ ptrttO/fl : «J'en reüens : la nécessité de renforcer lf distribuüon de l'ivermectine pour rehausser les taux de couverture de traitement ; le renforcement de la supervision ; la mise à niveau des pays APOC et OCP en ce qui concerne les aspects de surveillance (exemple en entomologie) ; h mobilisation des ressources additionnelles; la volonté d'une mise en æuvre commune; l'auto monitorage communautaire du TIDC.» RCA- Dr Benoît Kemata, Coordonnateur du PNLO : «Cette réunion était très riche en partage d'expériences et de bonnes pratiques telles que l'expérience de I'OEPA, dans l'atteinte de l'éliminaüon de l'onchocercose en deux à quatre cycles par an, ce qui a accéléré l'élimination dans les Amériques. lJanalyse situationnelle a permis d'identifier les défis qui restent à surmonter dans nos pays afin d'évoluer vers l'élimination ; l'expérience du Cameroun dans la mobilisation des ressources locales en faveur des DC est un aspect que les pays peuvent expérimenter afin de minimiser les taux d'abandon de ces derniers ; l'auto monitorag{ communautaire (AMC) est un ouül indispensable que les- communautés doivent s'approprier pour l'amélioration de leurs performances. » RDC - Dr Naomi Auraca Uvon, Coordonnatrice nationale du PNLO : « De manière générale, la réunion a permis un partage d'expériences et les avancées de certains pays, à l'instar du Mali, de l'Ouganda et du Nigeria, ont constitué pour moi une source de motivaüon. Le point sur les données de traitement m'a permis de prendre plus conscience de la nécessité de l'analyse croisée des données des rapports techniques annuels et des données communautaires. » Sénégal, Dr [y Alioune Badara, Coordonnateur du PNIO/MTN : «J'en retiendrai : une meilleure prise de conscience de l'importance que APOC accorde au TIDC; les composantes-clés du TIDC; l'état d'avancement du TIDC dans différents pays ; l'importance des données ; les liens avec le FAC; la méthodologie des évaluaüons épidémiologiques et entomologiques.» I I I 2 {9l r=I \ t .-i*-! il ÿ 1 I-TIl-l / i/E .L § Jrrt ,a 4 APOC NEWSLETTER 9pécial GTNO 2 - septembre 2073 F Les reprêsentants de PNLO t Soudan - lsam Mohamed AliZarroug, Coordonnateur du PNLO: «La patience, l'organisation, üsser de nouvelles relations humaines, le travail de groupe, le leadership, l'appui aux pauvres, l'acquisiüon des connaissances et de l'expérience, etc, sont à retenir. Et aussi, la valeur inestimable de l'information, notamment celle concernant le système de santé à différents niveaux et pays est à copier par le nôtre. Une suggesüon: APOC pourrait-il permettre à ce que, dans pareille réunion, tout le monde contribue par une publication pouvant aider à résoudre les problèmes de l'onchocercose et la FL ? lls'agit des questions scienüfiques auxquelles nous sommes confrontés.» Tanzanie, Dr Oscar Kaitaba, Coordonnateur du Programme MTN: «Tous les participants des pays APOC sont impatients de voir lbnchocercose éliminée en 2025. A cet effet, ils sont prêts à travailler dur pour s'assurer que la maladie est éliminée et qu'elle ne constituera plus un problème de santé blique.» Tchad, Nadjilar Lokemla, Cpordonateur national du PNLO : «très bonne impression par rapport aux précédentes sessions. Les points positifs sont : lëvolution dans le montage du programme de travail, la présence du Directeur qui encadrait et orientait vers les objecüfs à atteindre et les échanges d'expériences. Cependant, il reste des efforts à frire dans le temps accordé aux présentations et aux débats. Les présentaüons des pays pourraient être réduites au profit des échanges d'expériences et des questions stratégiques pour accélérer le processus d'éliminaüon de lbnchocercose et la de FL en Afrique.» Togq Dr Potchiouzou Karabou, Coordonateur national du PNLO : « J'ai profité des expériences des autres pays, en particulier de celle de l'Ethiopie et du Cameroun dans la motivation des distributeurs communautaires. J'ai pris conscience que beaucoup reste à faire afin que l'élimination {i,ï:Ï:::ï:::i:Jff !::J:iï,#:::if"'ïil',",#l: dans les Amériques. » Que retiendro l'un des partenaires principaux de la luüe contre les MTN que vous êtes de celte réunion ? OPC - Dr Seydou Marikq Coordonateur Afrique de lbuest : «Merci à IAPOC de nous avoir invité à participer à ces travaux. Bonne occasion qui indique clairement aux partenaires la volonté des pays et du Programme à aller vers l'élimination de l'onchocercose, à l'instar de I'OEPA. Les recommandations de la réunion seront un outil important de plaidoyer et de mobilisation de ressources pour soutenir les pays dans lesquels nous travaillons.» SightSavers lnternational Nigeria - Mme Safiya Sanda : «Mbnt intéressée les points ci-après : la nécessité de passer le même message à toutes les parties prenantes; de partager le changement de l'objectif du passage du contrôle à l'élimination avec tous les acteurs ; dêtre moins dogmatique et plus animés d'un esprit d'iniüaüve et de collaboraüon; de développer plus de praüques facilitant l'élimination ; d'élaborer des stratégies de suivi et d'évaluaüon avec les mécanismes internes de feedback à tous les niveaux; d'être efficace dans la communicaüon-éducation à l'instar de l'OEPA; de considérer l'intégration comme un levier essentiel» SightSavers lnternational - Dr Elizabeth Elhassan, Directrice régionale, Afrique de lbuest : «Jâi été frappée par la grande expérience des responsables naüonaux permettant la continuité de la lutte et le maintien des apütudes ; la dépendance exagérée des financements dAPOC et des ONGD ; le désir de partager des connaissances et de participer aux discussions ; l'enthousiasme et la volonté de tous à travailler de longues heures avec beaucoup de dévouement. » Carter Center/Global 2000 - Mme Peace Habomugisha, Representant pays et Présidente du Réseau des ONGD : «J'ai été marquée par: un engagement considérable du personnel APOC notamment chez le u Directeur du Programme qui a suivi de bout en bout les afin d'apprécier les performances et les défis; les Programmes de l'onch nte perspective de fondre Enfin, les relations étroites partenaires est très bonne. et de la FL en un seul. ues par IAPOC avec les se poursuivre !» Christoffel BlinndenMission - Dr Maria Maria Scicchitanq Représentante de CBM en RDC: «CBM est l'un des pionniers de la lutte contre l'onchocercose. Ce qui nous a marqué au cours de cette réunion est la volonté inflexible démontrée par tous les représentants de pays à atteindre l'objectif de l'élimination de l'onchocercose en Afrique, en dépit de l'étendue des problèmes et défis existants. Nous continuerons à être à leurs côtés.» Les responsables des ONGD 3@ ù ,' a t t i IIt-: - t a ILa t L I 7 r I ^T APOC NEWSLETTER Spécial GTNO 2 - septembre 2073 rrl, Le Président de session I Dr Mamadou Oumar Traoré, Coordonnateur national du PNLO du Mali : En quelques mots, guels enseignements tirez-vous de la réunion que v(rus ovu présidée ? « Parmi les points forts, il y avait la bonne qualité des présentaüons des pays et les informations qu'elles contenaient; les progrès importants réalisés dans la gesüon des projets ; le partenariat déjà effectif entre les Programmes Oncho et FL et les ministères de la Santé ; la ferme volonté des pays à éliminer lbnchocercose d'ici 2020. Dans les faiblesses et les défis, lbn peut noter : le temps de présentation rarement respecté ; la coexistence de la loase/Oncho ; le déficit de concertation entre les différents acteurs pays et la Direction de IAPOC; l'insuffisance de suivi des orientaüons du bureau OMS/AFRO sur les mises en æuvre conjointe Oncho/FL; la faible contribution financière des pays. ll convient donc de préconiser la poursuite des efforts pour améliorer les taux de couverture géographique et thérapeuüque et les contributions des pays en s'inspirant de l'exemple du Nigeria. Enfin, dans les souhaits, il serait bon que le poste de Vice- président de la session soit pourvu à l'avenir. Merci à tous les représentants des pays pour leur participation active et les efforts accomplis dans la lutte pour l'éliminaüon. Merci à la Direction de IAPOC pour l'organisaüon régulière et satisfaisante de cette réunien des GTNO ainsi qu'à tous les partenaires pour l'accompagnement dont nous avons bon espoir qu'il ne nous fera pas défaut jusquâ léliminaüon.» Dr Noma Mounlailo, Que retiendrez-vous de cette rencontre d6 acteuÉ de lo lulfe contre l'onchoceræse et la FLen Alrique ? «Tous les pays participants ont fait des présentations excellentes; la collaboration entre l'onchocercose et la FL a été démontrée ainsi que la transparence et la communication ; une feuille de route pour léliminaüon de lbnchocercose en Afrique sera élaborée. » Drtean-Boptiste Roungou, Avote avis, quel impct oura cette réunion des GTNO sur lo suite des missions du Programme olriæin de luüe æntre lbnchocercose ? «Cette réunion aura permis, entre autres choses, de sensibiliser davantage les coordonnateurs naüonaux des Programmes Oncho sur les implications du changement dbbjectif du Programme APOC passé du contrôle de la maladie à son éliminaüon. ll s'agit par exemple : d'avoir un document naüonal indiquant clairement ce changement; de la nécessité de documenter les données de traitement par village et par district ; du besoin de mobiliser localement les ressources en faisant usage d'approches novatrices et en explorant des sources non traditionnelles telles celles du secteur minier, de l'industrie pétrolière, etc. Et aussi, de travailler plus étroitement avec le Programme d'éliminaüon de la filariose lymphatique (FL). lls'agit enfin de se comporter en agent de changement et de contribuer à la promotion d'une lutte intégrée contre les maladies tropicales négligées (MTN). Pour cela, l'on fera en sorte que l'élimination lbnchocercose et de la FL trouve sa place dans le p directeur de lutte contre les MTN. » Propos recueillis par Thérèse Belobo &)Hrtrn,* Dlrecteur de Publlcaüon : Jean-Baptiste Roungou Conselller à la rédaction: Laurent Yeméogo Rédacteur en dref : Thérèse B€lobo Traducteur: Augustin R. Kima Mlse en page: André Bâma & Antoinette llboudo Copyrisht APoc 2013 - WHO/APoC/MG/13.10 i I I ll I i t I 4 Le Chef de l'Unité de l'éliminaüon du vecteur (EVE) Spécial GTNO 2 - septembre 207j Une pause cocktalt pour têposer les r9 Le Directeur APOC rfra J ^ -4 ''-@6lS- N ) ) n . 1tL- ! L- t"1 â § r-,, 4 @ fln 6'l^J \- a7 I fi,i'

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Type de document Technical Documents
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Source Organisation mondiale de la santé