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LEPTOSPIROSIS SURVEILLANCE = SURVEILLANCE DE LA LEPTOSPIROSE

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

LEPTOSPIROSIS SURVEILLANCE — It is difficult to obtain accurate information on human leptospirosis in Australia from the current literature. Twenty or more years ago it was found mainly in sugar cane workers in Northern Queensland but now the epidemiological picture also has an aspect similar to that found in other fanning communities in temper­ ate climates such as New Zealand and Northern China. A u s t r a l ia .

SURVEILLANCE DE LA LEPTOSPIROSE — La littérature actuelle du sujet est avare de rensei­ gnements exacts sur la leptospirose humaine. Il y a vingt ans ou davantage, la maladie sévissait principalement chez les ouvriers des plantations de canne à sucre du nord du Queensland, mais elle pré­ sente aujourd’hui un faciès épidémiologique analogue à celui qui s’observe dans d’autres collectivités agricoles de contrées tempérées telles que la Nouvelle-Zélande et la Chine du Nord. La double circonstance que la sévénté du tableau clinique classique se rencontre peu souvent et que les résultats sérologiques peuvent être d’interprétation malaisée (l'isolement des sérotypes infectants n’est pas pratiqué systématiquement) lait que l’épidémiologie de la maladie est très imparfaitement connue. Par conséquent, la présente descrip­ tion de la situation en Australie s’appuie sur les observations relatives à un petit nombre d’individus et non sur un corps de données étof­ fe. La leptospirose présente dans le Nord-Queensland une physiono­ mie de même type que dans d’autres contrées tropicales telles que les Fidji ou la Malaisie. Sa répartition ne répond pas à un déterminisme professionnel particulier, et une multiplicité de sérotypes differents peuvent se trouver impliqués. L’infection résulte d’ordinaire d’un contact direct ou indirect avec l’urine d’un individu d’une ou de plusieurs espèces possibles d’animaux sauvages tels que les rongeurs des champs et les marsupiaux et, parfois, d’un contact avec l’urine d’un animal domestique (Tableau 1). La sévère leptospirose ictérohémorrhagique due au sérotype copenhageni (anciennement dé­ nommé icterohaemorrhagiae AB) est très rare en Australie, et l'infec­ tion à canicola y est quasi inexistante. Le rôle négligeable, partout en Australie, du chien domestique dans la transmission de l’infection à canicola fait nettement contraste avec ce qui se passe aux Etats-Unis d’Amérique.1 Dans les régions d’Australie à climat tempéré, la maladie est pres­ que toujours liée à la profession et contractée auprès d’animaux domestiques. Le nombre de sérotypes responsables est limité à ceux qui sont associés à des hôtes particuliers; pour les bovidés, il s’agit surtout de hardjo mais parfois aussi de pomona, pour les porcins de tarassovi et de pomona. Des observations suggèrent, du moins dans l’Etat de Victoria, une infection extensive des ovins par le sérotype hardjo. Le sérotype pomona a été isolé sur des chevaux, mais on ignore encore si cet hôte est une source importante d’infection humaine A u s t r a l ie . 1Voir N® 11, 1977, p. 106-107.

Because the classical and severe clinical picture is not common and because serological results can be difficult to interpret (isolation of infecting sero vars is not done routinely) epidemiological knowledge is limited. The present description o f the situation in Australia therefore reflects the observations and experiences of a few individuals rather than a large formal collection o f data. The pattern o f the disease in Northern Queensland is similar to that observed in other tropical countries such as Fiji or Malaysia. There is no particular occupational distribution and many different serovars may be involved. Infection usually follows director indirect contact with the urine of one o f several species o f wild carrier a n i m a l s such as field rodents and marsupials although sometimes from domestic ani­ mals (Table 1). Classical severe Weil’s disease caused by serovar copenhageni (formerly icterohaemorrhagiae A S) is very rare in Aus­ tralia and canicola infection is virtually unknown. The unimportance o f the domestic dog as a source of canicola infection anywhere in Australia contrasts with the situation in the United States of Ameri­ ca.1

In temperate climate communities in Australia the disease is almost always occupation associated and nearly always contracted from domestic animals. The number of serovars involved is limited to those associated with particular hosts; for cattle mainly hardjo but some pomona and for pigs tarassovi and pomona. There is evidence, in Victoria at least, of widespread infection o f sheep with serovar hardjo. Serovar pomona has been isolated from horses but it is not yet known if this host is an important source o f human infection. (T able 1). In contrast to the tropical situation leptospirosis in the tem‘SeeN o 11.1927, p. 106-107.

Wkly Epidem Rec. No 4 -2 9 January 1982

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Relevé épidém. hebd. . N° 4 - 29 janvier 1982

perate areas shows a marked seasonal distribution with the majority o f cases occurring in spring and summer.

(Tableau 1). A l’inverse de ce qui s’observe en milieu tropical; la leptospirose accuse dans les régions temérées de nettes variations saisonnières, la majorité des cas se manifestant au printemps et en été.

Table 1, Leptospires Isolated in Australia Tableau I. Leptospires isolées en Australie Animal Hosts - Hfites animaux Serogroup Sérogroupe Serovar Sérotype Man Homme _

Domestic Domestiques d o g — ch ien d o g — chien

Wild Sauvages

Ictero h aem o rrh ag iae

..................................

C e l l e d o m ............................................... C a m c o l a ............................................................

P yrongenes ............................................

icterohaemorrhagiae Copenhagen! mankarso celledom camcola broomi bindjet zanoni robinsoni bulganca australis bratislava pomona

+ + + + + + +

rat b an d ico o t — p èram èle b an d ico o t — p èram èle ra t ra t b an d ico o t — pèram èle ra i m o u se » so u ris ra t

A u tu m n a lis . . . . . . A u s t r a l i s .............................................................

+ + +

ca ttle — bo v id és

ra i b a n d ic o o t — pèram èle m o u se — so u ris ra t

Pom ona

.............................................................

+ +

ca ttle — bo v id és sh eep — o v in s pigs — po rcin s h o rses - ch ev au x

G n p p o ly p h o s a

. ............................................

grippotyphasa kremasws szmjizak medanensis perameles hardjo balcamca tarassovi bakeri

+ + + + — + —

H e b d o m a d i s ......................................................

ca ttle — bo v id és sh eep — o v in s pigs — porcin s

b a n d ic o o t — pèram èle rat b a n d ic o o t — p èram èle b a n d ic o o t — p èram èle b a n d ic o o t — p èram èle b a n d ic o o t — pèram èle p o ssu m — o p o ssu m p o ssu m — o p o ssu m ra i

T a r a s s o v i ......................................................

+ —

During the last 12 years in temperate areas there has been a dra­ matic change from pomona to hardjo as the predominant infecting serovar. In Southern Queensland the percentage o f hardjo infections rose from 5% in 1967/68 to 48% in 1975/76 and is now about 50%. During the same period the proportion of pomona infections fell from 74% to 40%. In Southern Australia the change from pomona to hardjo appears to have been even more dramatic. There is no satisfactory explanation for this shift The role of wild life in leptospirosis in the temperate areas is also uncertain and it is probale that domestic ani­ mals are the main reservoir.

Les douze dernières années ont vu se produire dans les régions tempérées du pays un véritable renversement dans l’importance rela­ tive de pomona et de hardjo comme agent infectant. Elans le sud du Queensland, la fréquence des infections à hardjo a crû de 5% en 1967-1968 à 48% en 1975-1976, cependant que celle des infections à pom ana tombait de 74% à 40%. Le changement de prédominance entre les deux agents a été encore plus frappant en Australie méridio­ nale. On n’a pas encore trouvé d’explication satisfaisante à cette évo­ lution. D’autre part, le rôle des animaux sauvages dans la leptospirose en région tempérée reste obscur, et il est probable que les animant domestiques constituent le réservoir principal.

(Based on/D’après: Communicable Diseases Intelligence, No 21, 1980.)

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé