Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

PSITTACOSIS = PSITTACOSE

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

PSITTACOSIS U nited K ingdom . — The number of cases of psittacosis reported by laboratories showed a further rise in 1972, compared to previous years. Between 1962 and 1966, an average of 37 cases annually were reported in England and Wales, but in the period 1967-1972 the average annual number rose to 97 cases. At the end of 1966, the prohibition on the importation o f psittacine birds into the United Kingdom was revoked, and it is probable that this has been an important factor in the greater number of reported cases of psittacosis since then. Although an average o f 129 patients with psittacosis each year in the United Kingdom does not at first sight appear to be very many, it must be realized that cases are reported by laboratories only if there is a four-fold or greater rise in titre of antibody or if a single high titre of antibody is supported by clinical evidence o f the disease. These criteria must therefore exclude several other cases diagnosed mainly on clinical and epidemiological grounds. Moreover, many people develop subclinical infection or suffer only mild illness from which they recover, and some recover without treatment and without visiting a doctor. The tendency to treat many respiratory infections empirically with tetracycline, to which Chlamydia psittaci responds, suggests that often the infection is not diagnosed. The true incidence of psittacosis is therefore likely to be considerably greater than implied by the reported numbers, which can only be taken to indicate trends. A small rise in numbers of reported cases may therefore represent a considerable increase in the number of infected patients.

PSITTACOSE R oyaume-U ni. — Par rapport aux années précédentes, le nombre des cas de psittacose signalés par des laboratoires a de nouveau augmenté en 1972. Entre 1962 et 1966, pour l ’Angleterre et le Pays de Galles, ce nombre avait été en moyenne de 37 par an, mais il est passé à 97 jjout la période 1967-1972. La levée de l’interdiction d ’importer des psittacinés au Royaume-Uni, à la fin de 1966, y a sans doute contribué pour beaucoup.

O f the 156hum an cases o f psittacosis reported in 1972,82% were in the age group 15-64, and there were more than twice as many males as females. The commonest clinical presentation was a lower respiratory illness as reported in 96 patients (61 %). A non-specific febrile illness was not uncommon, being reported in 14 patients (9 %). Two patients had encephalitis and one had lymphocytic meningitis. Three other patients were thought to have myocarditis and another

Une moyenne annuelle de 129 cas pour l’ensemble du RoyaumeUni peut ne pas paraître très élevée à première vue, mais il faut savoir que les laboratoires notifient uniquement les cas pour lesquels il y a élévation du titre d’anticorps dans le rapport de 1 à 4, ou chez lesquels on a observé un titre élevé d ’anticorps dans un seul échan­ tillon de sérum, mais aussi des signes cliniques de la maladie. Ces critères excluent évidemment bien d ’autres cas dont le diagnostic est surtout clinique et épidémiologique. E n outre, de nombreuses personnes peuvent présenter une infection subclinique ou encore une maladie bénigne dont elles guérissent et certaines se rétablissent même sans avoir été soignées et sans avoir vu un médecin. Dans la mesure où l’on a tendance à traiter empiriquement de nombreuses affections des voies respiratoires par la tétracycline, médicament auquel Chlamydia psittaci est sensible, on peut penser que, dans bien des cas, la psittacose n ’est pas diagnostiquée. Dans ces condi­ tions, son incidence réelle est vraisemblablement beaucoup plus élevée que ne l'indiquent les notifications qui révèlent uniquement des tendances. Ainsi, une légère augmentation du nombre des cas notifiés peut signifier un accroissement considérable du nombre des personnes infectées. Sur les 156 cas humains de psittacose notifiés en 1972,82% sesont produits dans le groupe d’âge 15-64 ans et les hommes ont été deux fois plus souvent touchés que les femmes. Dans une majorité de cas (chez 96 malades, soit 61 % du total), on a observé une atteinte des voies respiratoires inférieures. Une maladie fébrile non spécifique a été signalée chez 14 sujets (9 %). Deux malades étaient atteints d ’encéphalite et un de méningite lymphocytaire. Trois autres souf-

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had a subacute endocarditis. One patient with arthritis and a respir­ atory infection also had eiythema nodosum, and another patient had simultaneous four-fold rises in titre o f antibodies to psittacosis and to Q fever. One death was reported, in a man aged 51, but he also had evidence of concurrent infection with Mycoplasma pneumoniae.

fraient, semble-t-il, de myocardite et un autre d’endocardite sub­ aiguë. Un autre malade atteint d'arthrite et d ’une infection des voies respiratoires présentait également un érythème noueux et chez un autre encore, on a observé une augmentation simultanée, dans le rapport de 1 à 4, du titre d ’anticorps anti-psittacose et du titre d ’anticorps anti-fièvre Q. Un décès a été signalé: il s’agissait d ’un homme de 51 ans qui avait présenté en même temps une infection à

Mycoplasma pneumoniae. In 40 patients (26%) a firm history was established of contact with birds, and in nine instances the birds were known to be ill. In ten patients (25%) contact occurred with a parrot or other exotic birds. Nine patients had been in contact with pigeons o r doves, seven with budgerigars or canaries, five with poultry, and nine patients with more than one type of bird. Infection in the bird was confirmed in two instances. In a family of five persons, the mother and two children developed psittacosis between two and three weeks after acquiring a blue-fronted Amazon parrot. The father devel­ oped a similar illness later but was not investigated. The bird, which remained well throughout, was surrendered for voluntary post-mortem examination, and intracellular inclusions typical of psittacosis were seen in impression smears taken from the carcase. A nother patient with psittacosis, a farmer, had some farm buildings infested with pigeons and two o f three pigeons subsequently killed and examined had high antibody titres to C. psittad. One other patient had a sick parrot, which was treated successfully with tetra­ cycline by a veterinary surgeon. When the patient himself later became ill, however, his family doctor prescribed ampicillin and he became worse. On a pu établir avec certitude que 40 (26%) des personnes affectées avaient été en contact avec des oiseaux; dans neuf cas, on savait que ces oiseaux étaient malades. Dix malades (soit 25 %) avaient été en contact avec un perroquet ou d ’autres oiseaux exotiques, neuf avec des pigeons ou des colombes, sept avec des perruches ondulées ou des canaris, cinq avec des volailles et neuf avec plus d'un type d’oi­ seaux. La présence de l’infection chez l'oiseau a été confirmée dans deux cas. Dans une famille de cinq personnes, la mère et deux des enfants ont contracté la psittacose deux à trois semaines après avoir fait l’acquisition d ’un perroquet d ’Amazonie; le père a fait par la suite une infection analogue, mais il n ’a été soumis à aucun examen. Cette famille ayant consenti à l’autopsie de l’oiseau, qui était resté en bonne santé, des inclusions intracellulaires typiques de la psitta­ cose ont été observées dans les frottis décalques obtenus sur le cadavre. L ’un des autres malades vivait dans une ferme dont cer­ tains bâtiments étaient infestés de pigeons; trois de ces pigeons ont été tués et autopsiés et l’on a trouvé chez deux d ’entre eux des titres élevés d ’anticorps dirigés contre C. psittaci. Un autre malade possé­ dait un perroquet qui avait été guéri d ’une psittacose après un trai­ tement à la tétracycline prescrit par un vétérinaire. Toutefois, lorsque cette personne est tombée malade, son médecin lui a prescrit de l’ampicilline et son état a empiré. (Publie Health Laboratory and/et British Medical Journal, 1973,3,704.)

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé