Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1996, vol. 71, 42 [full issue]

Organisation mondiale de la santé
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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 42, 18 OCTOBER 1996 • RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 42, 18 OCTOBRE 1996

1996, 71, 313-320 World Health Organization, Geneva Organisation mondiale de la Santé, Genève

No. 42

W EEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE 18 OCTOBER 1996 c 71st YEAR 71 e ANNÉE c 18 OCTOBRE 1996

Yellow fever in 1994 and 1995 The incidence of yellow fever in the world increased slightly in 1994 and 1995, compared with the previous 2 years, yet remained lower than incidences reported before 1992. In 1994, 1 439 cases were notified to WHO, with 491 deaths (case-fatality rate [CFR] 34%), and 974 cases were reported in 1995, with 247 deaths (CFR 25%) (Table 1). Yellow fever continues to be endemic exclusively in Africa and South America.

La fièvre jaune en 1994 et 1995 L’incidence de la fièvre jaune dans le monde a augmenté légèrement en 1994 et 1995 par rapport aux 2 années précédentes, mais elle est restée plus faible qu’avant 1992. En 1994, 1 439 cas ont été notifiés à l’OMS, avec 491 décès (taux de létalité 34%); les chiffres correspondants sont en 1995 de 974 cas avec 247 décès (taux de létalité 25%) (Tableau 1). La fièvre jaune reste endémique en Afrique et en Amérique du Sud exclusivement.

Africa There were 1 351 total cases and 452 fatalities (CFR 33%) reported for Africa in 1994, and 459 cases reported with 34 deaths (CFR 7%) for 1995. Nigeria reported the highest number of cases in Africa in 1994 (91% of cases in Africa, 85% of cases in the world), and in 1995, Liberia reported the highest percentage of cases in Africa (78% of cases in Africa, 37% of cases in the world). Nigeria has not yet reported data for 1995. Outbreaks of yellow fever were reported in 1994 in Cameroon, Gabon, Ghana, and Nigeria, and in 1995, Liberia experienced an outbreak that spread to Sierra Leone. In response to the large epidemic of 1992-1993, Kenya established a sentinel surveillance system that detected continued low level transmission of the yellow fever virus. Such initiative by the Government of Kenya may serve as an example for epidemic prevention and control. The range of yellow fever cases has expanded in the last 2 years to include Gabon and Liberia, both of which had not reported any incidence of yellow fever since 1950. Sierra Leone reported its first outbreak since 1975. Kenya reported its first outbreak of yellow fever in 1992 and has consistently reported cases each year to the present. There had been no reports of yellow fever in this country since 1950. These reports indicate that yellow fever is not only still prevalent in Africa, but may be expanding its range to include previously unaffected areas.

Afrique En 1994, un total de 1 351 cas et 452 décès (taux de létalité 33%) ont été signalés en Afrique et, en 1995, 459 cas et 34 décès (taux de létalité 7%). C’est le Nigéria qui en a déclaré le plus grand nombre en 1994 (91% des cas en Afrique et 85% dans le monde) et le Libéria en 1995 (78% des cas en Afrique et 37% dans le monde). Le Nigéria n’a pas encore fourni de données pour 1995. Le Cameroun, le Gabon, le Ghana et le Nigéria ont signalé des flambées de fièvre jaune en 1994 et le Libéria en a connu une en 1995 qui s’est étendue à la Sierra Leone. En réponse à la grande épidémie de 1992-1993, le Kenya a établi un système de surveillance par sentinelles qui a détecté de faibles niveaux de transmission continue du virus. Cette initiative du Gouvernement kenyan pourrait servir d’exemple pour la prévention et la lutte contre la maladie. Au cours des 2 dernières années, l’extension géographique des cas de fièvre jaune a atteint le Gabon et le Libéria, 2 pays qui n’avaient pas déclaré d’incidence de cette maladie depuis 1950. La Sierra Leone a déclaré sa première flambée depuis 1975; le Kenya en a déclaré une en 1992 et notifié des cas chaque année par la suite, alors que la fièvre jaune n’y avait pas été signalée depuis 1950. Ces rapports indiquent non seulement que cette maladie est toujours prévalente en Afrique mais qu’elle pourrait s’étendre également à des zones qui en étaient exemptes auparavant.

CONTENTS Yellow fever in 1994 and 1995 Cerebrospinal meningitis in Africa Ebola haemorrhagic fever, Gabon Diseases subject to the Regulations 313 318 320 320 313

SOMMAIRE La fièvre jaune en 1994 et 1995 La méningite cérébrospinale en Afrique Fièvre hémorragique à virus Ebola, Gabon Maladies soumises au Règlement 313 318 320 320

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Table 1 Yellow fever: number of cases and deaths (case-fatality rate) notified to WHO in 1991-1995 Country Pays Africa – Afrique Cameroon – Camerooun Gabon Ghana Kenya Liberia – Libéria Nigeria – Nigéria Senegal – Sénégal Sierra Leone Total South America – Amérique du Sud Bolivia – Bolivie Brazil – Brésil Colombia – Colombie Ecuador – Equateur Peru – Pérou Total Grand total – Total général Cases Cas 0 0 0 0 0 2 561 0 0 2 561 1991 Deaths Décès 0 (60%) 0 (60%) 0 (60%) 0 (60%) 0 (60%) 661 (60%) 0 (60%) 0 (60%) 661 (26%) 1992 Cases Deaths Cas Décès 0 0 0 27 0 149 0 0 176 0 (12%) 0 (12%) 0 (12%) 13 (12%) 0 (12%) 8 (12%) 0 (12%) 0 (12%) 21 (12%)

Tableau 1 Fièvre jaune: nombre de cas et de décès (taux de létalité) notifiés à l'OMS en 1991-1995 Cases Cas 0 0 39 27 0 152 0 0 218 1993 Deaths Décès 0 (17%) 0 (17%) 15 (17%) 15 (17%) 0 (17%) 8 (17%) 0 (17%) 0 (17%) 38 (17%) 1994 Cases Deaths Cas Décès 10 28 79 7 0 1 227 0 0 1 351 5 (34%) 18 (34%) 11 (34%) 3 (34%) 0 (34%) 415 (34%) 0 (34%) 0 (34%) 452 (33%) 1995 Cases Deaths Cas Décès 0 16 0 3 360 0 79 1 459 0 (41%) 10 (41%) 0 (41%) 0 (41%) 9 (41%) 0 (41%) 15 (41%) 0 (41%) 34 (7%)

91 15 4 14 27 151 2 712

54 (60%) 8 (60%) 4 (60%) 9 (60%) 15 (60%) 90 (60%) 751 (28%)

22 12 2 16 67 119 295

18 (12%) 8 (12%) 2 (12%) 13 (12%) 40 (12%) 81 (68%) 102 (35%)

18 66 1 1 89 175 393

14 (17%) 17 (17%) 1 (17%) 0 (17%) 47 (17%) 79 (45%) 117 (30%)

7 18 2 0 61 88 1 439

7 (34%) 5 (34%) 2 (34%) 0 (34%) 25 (34%) 39 (44%) 491 (34%)

15 4 3 1 492 515 974

15 (41%) 2 (41%) 3 (41%) 1 (41%) 192 (41%) 213 (41%) 247 (25%)

Cameroon In November 1994, a restricted outbreak of 10 cases and 5 deaths (CFR 50%) was reported for the first time in the Bamyanga III, Baladji, and Burkina districts of the town of Ngaoundéré, in Adamaoua Province. Blood samples were processed at the Pasteur Institute in Yaoundé. IgM MAC ELISA tests were positive and the virus was isolated in 5 of the cases. In December 1994, a general serological survey was conducted with 272 random samples in the city, of which 16 were confirmed to have IgM antibodies to the yellow fever virus. Entomological surveys were conducted, revealing low numbers of Aedes aegypti in the area. The virus was isolated from these mosquitos. This outbreak was limited due to its occurrence within the dry season, which inhibited Ae. africanus and Ae. aegypti vector densities and subsequent jungle and urban transmission. Mass vaccinations were begun, which controlled the epidemic quickly. There were no cases reported in 1995.

Cameroun En novembre 1994, une flambée limitée de 10 cas et 5 décès (taux de létalité 50%) a été signalée pour la première fois dans les districts de Bamyanga III, Baladji et Burkina de la ville de Ngaoundéré, dans la province d’Adamaoua. L’Institut Pasteur de Yaoundé a examiné les échantillons de sang. Les épreuves MAC ELISA de recherche des IgM se sont révélées positives et le virus a été isolé pour 5 des cas. En décembre 1994, une étude sérologique générale a été menée avec le recueil de 272 échantillons prélevés de manière aléatoire, et l’on a confirmé la présence d’IgM antiamariles dans 16 d’entre eux. Les études entomologiques réalisées ont montré un faible nombre d’ Aedes aegypti dans cette zone et l’on a isolé le virus chez ces moustiques. La limitation de cette épidémie est due à son déroulement pendant la saison sèche, qui réduit la densité vectorielle d’Ae. africanus et d’Ae. aegypti et par conséquent la transmission tant sylvatique qu’urbaine. Les vaccinations de masse entreprises alors ont rapidement maîtrisé l’épidémie et aucun cas n’a été notifié en 1995.

Gabon An outbreak occurred in the Makokou region of OgoouéIvindo Province in north-eastern Gabon in November 1994. The first cases appeared in the gold-mining area of Mékouka, a remote area that is more than 100 km from the nearest village and accessible only by canoe on the Nouna River and by foot. The epidemic spread successively northward to the gold-mining areas of Andok and Minkébé. All 3 areas were encampments in clearings that had been hacked out in the surrounding jungle. The Mékouka and Andok encampments had been created recently, in June 1994. Minkébé was an older encampment. The majority of the inhabitants of these sites were men from the Bakota country, which is to the east of Mékouka. In clearing out the surrounding jungle, the workers may have been exposed to the yellow fever jungle vector, Ae. africanus, which 314

Gabon Une flambée épidémique a eu lieu en novembre 1994 dans la région de Makokou dans la Province d’Ogooué-Ivindo, au nordest du Gabon. Les premiers cas sont apparus dans la zone d’extraction de l’or de Mékouka, endroit reculé à plus de 100 km du village le plus proche et qui n’est accessible que par pirogue sur le fleuve Nouna ou à pied. L’épidémie s’est étendue vers le nord aux zones d’extraction de l’or d’Andok et de Minkébé successivement. Dans les 3 cas, il s’agissait de campements dans des clairières défrichées dans la jungle environnante. Les campements de Mékouka et d’Andok ont été créés récemment, en juin 1994, tandis que Minkébé est plus ancien. La majorité des habitants de ces sites sont des hommes du pays de Bakota, à l’est de Mékouka. En défrichant les clairières, les travailleurs ont pu être exposés au vecteur sylvatique de la fièvre jaune, Ae. africanus, en nombre inhabituellement élevé à cause des pluies abondantes d’octobre 1994. Deux cas secondai-

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were in unusually high numbers due to the heavy rains that were present in October 1994. Two secondary cases of infection (with no clinical symptoms) occurred in individuals who did not have contact with the outbreak areas. These patients lived in villages along the roads to Mékambo and Franceville. It was noted that the refuse disposal areas of these villages were located in close proximity to the jungle. Empty cans and other open containers had become reservoirs for rain water, thus creating prime breeding sites for Ae. aegypti, the vector mosquitos for urban transmission. Viral isolations were not successful, but viral sequences were detected by polymerase chain reaction (PCR) for 9 samples, and a large number of positive results were obtained for IgM yellow fever antibodies. The epidemic subsided in January 1995, following a mass vaccination campaign. The total number of cases reported was 44 with 28 deaths (CFR 64%).

res d’infection (asymptomatiques) se sont produits chez des personnes n’ayant pas de contact avec les zones d’épidémie. Ces patients vivaient dans des villages le long des routes de Mékambo et de Franceville. On a remarqué que les décharges d’ordures se trouvaient à proximité immédiate de la jungle. Des boîtes vides et d’autres récipients ouverts ont recueilli l’eau de pluie, créant ainsi des sites de reproduction pour Ae. aegypti, moustique vecteur de la transmission urbaine. Alors que l’isolement viral a échoué, l’amplification génique (PCR) a permis de détecter des séquences virales dans 9 échantillons et l’on a obtenu de nombreux résultats positifs lors de la recherche des IgM antiamariles. L’épidémie a régressé en janvier 1995, à la suite d’une campagne de vaccination de masse. Au total, 44 cas ont été enregistrés, avec 28 décès (taux de létalité 64%).

Ghana In October 1993, an outbreak of yellow fever was reported in the District of Jiripa in the Upper West Region. From October to December 1993, 43 cases were reported (CFR 38%). In January 1994, a mass immunization campaign was started in the affected area and bordering areas of the Upper East and Northern Regions. The epidemic peaked in February, with 28 cases and 5 deaths, and began to subside in March, with 16 cases and no deaths reported. The total number of cases reported at the end of the epidemic in May 1994 was 118 with 26 deaths (CFR 22%). There were 79 male cases, with 21 fatalities (CFR 27%), and 39 female cases with 5 fatalities (CFR 13%).

Ghana Une flambée de fièvre jaune a été signalée en octobre 1993 dans le district de Jiripa de la région du Nord-Ouest. D’octobre à décembre 1993, 43 cas ont été notifiés (taux de létalité 38%). Une campagne de vaccination de masse a été mise en route en janvier 1994 dans la région touchée et dans celles limitrophes du Nord et du Nord-Est. L’épidémie a atteint son point culminant en février, avec 28 cas et 5 décès, et a commencé à régresser en mars, avec 16 cas et aucun décès. A la fin de l’épidémie, en mai 1994, le total des cas s’élevait à 118, avec 26 décès (taux de létalité 22%), parmi lesquels on comptait 79 hommes, avec 21 décès (taux de létalité 27%) et 39 femmes, avec 5 décès (taux de létalité 13%).

Kenya In response to the yellow fever epidemic of 1992-1993 in the Baringo and Elgeyo Marakwet Districts, 18 sentinel sites were established in the Rift Valley Province as part of a general surveillance system. In 1994, 73 suspect yellow fever cases were detected, of which 7 were serologically confirmed with 3 deaths (CFR 43%). This finding confirmed low-level transmission of the yellow fever virus following the 1992-1993 outbreak. Of the 3 patients who died, 2 were not vaccinated, and 1 had a questionable vaccination history. All 7 cases lived either outside the outbreak area or in bordering areas and did not travel to the outbreak area. In 1995, 59 suspect cases were identified. Attempts to isolate the virus were unsuccessful. However, sera from 3 males were tested positive by IgM MAC ELISA tests conducted at the Virus Research Centre of the Kenya Medical Research Institute (KEMRI) and by tests performed at the Centers for Disease Control and Prevention (CDC), Fort Collins, United States of America, and the Pasteur Institute, Paris, France. All of the patients claimed to have been vaccinated. One of the patients neither lived in nor had contact with the 1992-1993 outbreak area. All 3 patients survived. Case locations indicate a southward movement of the disease. Sentinel sites around Nakuru town were alerted, and a vaccination programme was begun in November 1995.

Kenya En réponse à l’épidémie de fièvre jaune de 1992-1993 dans les districts de Baringo et d’Elgeyo Marakwet, 18 sites sentinelles ont été établis dans la province de la Vallée du Rift, dans le cadre du système général de surveillance. En 1994, 73 cas suspects ont été détectés; on a obtenu la confirmation sérologique pour 7 d’entre eux et 3 sont décédés (taux de létalité 43%). Ces résultats ont confirmé la persistance d’une faible transmission virale à la suite de la flambée de 1992-1993. Sur les 3 patients décédés, 2 n’étaient pas vaccinés et les antécédents vaccinaux du troisième étaient incertains. Les 7 cas se sont produits hors de la zone d’épidémie ou dans des régions en bordure de celle-ci et aucune des personnes ne s’y était rendue. En 1995, 59 cas suspects ont été identifiés, mais les tentatives d’isolement du virus ont échoué. Toutefois, les prélèvements sériques de 3 hommes ont donné un résultat positif aux épreuves MAC ELISA, réalisées par le Virus Research Centre du Kenya Medical Research Institute (KEMRI), par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) à Fort Collins, Etats-Unis d’Amérique, et par l’Institut Pasteur de Paris. Tous les patients ont affirmé avoir été vaccinés. L’un d’entre eux n’a ni habité ni eu de contact avec la zone de l’épidémie de 1992-1993. Les 3 ont survécu. La localisation des cas indique un déplacement de la maladie vers le sud. Les sites sentinelles aux alentours de la ville de Nakuru ont été alertés et un programme de vaccination a commencé en novembre 1995.

Liberia The attrition of civil war has led to impaired vaccination coverage of the general population and increased the potential for an epidemic situation. No cases were reported for 1994. However, in November 1995, a yellow fever 315

Libéria Les dommages provoqués par la guerre civile ont altéré la couverture vaccinale de la population dans son ensemble et potentialisé l’apparition d’une situation épidémique. Aucun cas n’a été notifié en 1994. Pourtant, en novembre 1995, une flambée de fièvre jaune

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outbreak was confirmed in Buchanan, Grand Bassa County, with 359 cases reported and 9 deaths. Both Ae. africanus and Ae. aegypti vector mosquitos were found in high densities, which significantly enhanced the risk for urban transmission of yellow fever virus. The epidemic remained localized to Buchanan, except for 3 to 4 unconfirmed suspect cases in Monrovia, a single case in Bong County and another case in the neighbouring country of Sierra Leone. Effective containment of the epidemic was achieved by an emergency mass vaccination campaign begun on 24 November 1995 by WHO and the Ministry of Health and Social Welfare, in collaboration with international and local nongovernmental organizations. Vaccination coverage in Buchanan reached 80%.

a été confirmée à Buchanan dans le comté de Grand Bassa, avec 359 cas notifiés et 1 décès. De fortes densités de moustiques vecteurs des espèces Ae. africanus et Ae. aegypti ont été découvertes et ont accru significativement le risque de transmission urbaine du virus. L’épidémie est restée localisée à Buchanan, sauf 3 ou 4 cas suspects non confirmés à Monrovia, 1 cas isolé dans le comté de Bong et un autre encore dans le pays voisin, la Sierra Leone. Des mesures efficaces pour endiguer l’épidémie ont été prises sous la forme d’une campagne urgente de vaccination de masse, commencée le 24 novembre 1995 et organisée par l’OMS et le Ministère de la Santé et des Affaires sociales, en collaboration avec des organisations non gouvernementales locales et internationales. La couverture vaccinale à Buchanan a atteint 80%.

Nigeria Two yellow fever epidemics were reported in 1994 in Imo State, south-eastern Nigeria. The first outbreak began with cases reported in Ihilala Local Government Area (LGA), Anambra State and Orsu LGA, Imo State in October 1993 and ended with 5 cases in January 1994. No further cases were reported from February to August 1994. In September, cases began to occur in Orsu LGA, Imo State. This second epidemic peaked in November and declined through December 1994 with a total of 1 227 cases and 415 deaths (CFR 34%). The epidemic was brought under control by the combination of a vaccination campaign performed by the local Primary Health Care Department and Ministry of Health teams and dry weather, which reduced the vector density. No cases have been reported to date for 1995.

Nigéria Deux épidémies de fièvre jaune ont été signalées en 1994 dans l’Etat d’Imo, au sud-est du pays. La première a débuté par des cas notifiés dans la zone d’administration locale (LGA) d’Ihilala dans l’Etat d’Anambra et dans la LGA d’Orsu, dans l’Etat d’Imo, dès octobre 1993. Elle s’est terminée par 5 cas en janvier 1994, puis il n’y a plus eu de notifications de février à août 1994. En septembre, les cas ont commencé à s’accumuler dans la LGA d’Orsu, dans l’Etat d’Imo. L’épidémie a atteint son maximum en novembre puis a décliné en décembre 1994, totalisant 1 227 cas et 415 décès (taux de létalité 34%). L’épidémie a été maîtrisée par l’association d’une campagne de vaccination, réalisée par les équipes du Département des soins de santé primaires et du Ministère de la Santé, et d’un climat sec qui a réduit la densité vectorielle. Aucun nouveau cas n’a été notifié à ce jour pour 1995.

Senegal No cases were reported in 1994. The first major epidemic reported since 1965 occurred in 2 rural communities in the health district of Koungheul from 12 October to 10 November 1995. On 27 October, the Pasteur Institute in Dakar confirmed the diagnosis of yellow fever following positive detection of IgM antibodies to the yellow fever virus. Vaccination campaigns were begun concurrently with serological and entomological surveys in the affected area and surrounding region. Of the local population of 8 678, 450 individuals were sampled. The total number of confirmed clinical cases via positive IgM or viral isolation was 79 (42 men, 37 women), with 15 fatalities (CFR 19%). An additional 45 cases were asymptomatic but positive for IgM antibodies to the virus. There were 31 patients who died before the serological survey with clinical descriptions matching those for yellow fever. Serological confirmation was not obtained for these patients. Fifty-eight isolates of yellow fever virus were obtained from human and mosquito samples, of which 24 isolates were obtained from the urban mosquito vector Ae. aegypti and wild mosquito vectors Ae. furcifer, Ae. metallicus, and Ae. luteocephalus . These findings indicate a sylvatic cycle followed by an urban cycle mode of transmission.

Sénégal Aucun cas n’a été notifié en 1994. La première épidémie majeure signalée depuis 1965 s’est produite dans 2 communautés rurales du district sanitaire de Koungheul, entre le 12 octobre et le 10 novembre 1995. Le 27 octobre, l’Institut Pasteur de Dakar a confirmé le diagnostic de fièvre jaune à la suite du dépistage positif d’IgM antiamariles. Des campagnes de vaccination ont été lancées en même temps que des enquêtes sérologiques et entomologiques dans la zone touchée et la région avoisinante. Des échantillons ont été prélevés sur 450 sujets sur les 8 678 habitants. Le nombre total de cas cliniques confirmés au moyen des IgM positives ou de l’isolement viral s’est monté à 79 (42 hommes et 37 femmes), parmi lesquels 15 sont décédés (taux de létalité 19%). En outre, il y a eu 45 cas asymptomatiques présentant des IgM antiamariles et 31 personnes décédées avant l’étude sérologique, mais pour lesquelles la description clinique correspondait à celle de la fièvre jaune. On n’a pas pu obtenir de confirmation sérologique pour ces patients. En revanche, on a obtenu 58 isolements de virus à partir d’échantillons prélevés sur des êtres humains et des moustiques et 24 d’entre eux provenaient du vecteur urbain Ae. aegypti et des vecteurs sauvages Ae. furcifer, Ae. metallicus et Ae. luteocephalus. Ces résultats montrent un mode de transmission en cycle urbain à la suite d’un cycle sylvatique.

Sierra Leone No cases were reported for 1994. A single case of yellow fever was serologically confirmed in Kenema, Eastern Province, in November 1995 within weeks of the yellow fever outbreak in the bordering area of Buchanan, Liberia. Subsequent to a mass vaccination campaign begun by the Government of Sierra Leone, no further cases of yellow fever were reported for 1995. 316

Sierra Leone Aucun cas n’a été notifié en 1994. Un seul cas de fièvre jaune a reçu une confirmation sérologique à Kenema dans la province de l’Est, en novembre 1995, dans les semaines qui ont suivi l’apparition de la flambée dans la zone limitrophe de Buchanan, au Libéria. Aucun autre cas de fièvre jaune n’a été notifié en 1995 à la suite de la campagne de vaccination de masse lancée par le Gouvernement de la Sierra Leone.

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Expanded Programme on Immunization (EPI): Yellow fever immunization in Africa Of the 33 African countries at risk for yellow fever, 17 have a national policy of inclusion of yellow fever vaccine in the chidhood immunization programme. As of May 1996, coverage data had been reported to WHO by 16 countries, 11 of them during 1994-1995. Coverage levels ranged from 1% to 87%, with only 3 countries, Burkina Faso (55%), the Central African Republic (52%) and the Gambia (87%) exceeding 50% coverage. Four of the 8 countries which experienced yellow fever outbreaks during this period have not incorporated the vaccine into their programmes, although one (Kenya) has declared its intention to do so following the detection of on-going low-level transmission of yellow fever virus 2 years after the epidemic in 1992. Coverage levels in the other 4 ranged from 1% (Nigeria) to 46% (Senegal). Recognizing the need for more active laboratory-based surveillance, WHO and the Japanese International Cooperation Agency sponsored intercountry laboratory training courses in Ghana in 1994 and 1995 on vaccine potency testing and the diagnosis of yellow fever. Training was also given in the Central African Republic and, with the assistance of the United States Centers for Disease Control and Prevention, in Kenya. Sylvatic exposure was an important factor in the initiation of the reported outbreaks. This highlights the importance of extending immunization to all age groups in populations at risk due to proximity to forested areas. WHO now suggests a 2-pronged approach of mass immunization of people of all ages in high-risk areas, followed by the achievement of high coverage levels in successive cohorts of infants. Implementation of these strategies in Africa will require national and international commitment, and assistance from a consortium of funding partners.

Programme élargi de vaccination (PEV): Vaccination antiamarile en Afrique Sur les 33 pays africains exposés au risque de fièvre jaune, 17 ont pour politique nationale de faire figurer la vaccination antiamarile au nombre des vaccinations destinées aux enfants. En mai 1996, 16 pays – 11 d’entre eux en 1994-1995 – avaient communiqué à l’OMS des données relatives à la couverture vaccinale antiamarile. Le taux de couverture allait de 1% à 87% avec seulement 3 pays où ce taux dépassait 50%: le Burkina Faso (55%), la Gambie (87%) et la République centrafricaine (52%). Dans 4 des 8 pays qui ont connu des flambées de fièvre jaune au cours de cette période, la vaccination antiamarile ne figure pas parmi les vaccins de l’enfance, même si l’un d’entre eux (le Kenya) a déclaré avoir l’intention de remédier à cet état de choses après avoir constaté que, 2 ans après l’épidémie de 1992, la transmission se poursuivait à bas bruit. Dans les 4 autres, le taux de couverture allait de 1% (Nigéria) à 46% (Sénégal). Reconnaissant la nécessité d’une surveillance plus active basée sur les examens de laboratoire, l’OMS et l’Agence japonaise pour la Coopération internationale ont patronné des cours interpays de formation au laboratoire qui se sont tenus au Ghana en 1994 et 1995 et qui avaient pour thèmes l’évaluation de l’activité du vaccin et le diagnostic de la fièvre jaune. Une formation a également été dispensée en République centrafricaine et, avec l’aide des Centers for Disease Control and Prevention des Etats-Unis, au Kenya. L’exposition en milieu forestier a joué un rôle important dans le déclenchement des épidémies signalées, d’où l’importance d’étendre la vaccination à tous les groupes d’âge des populations que la proximité d’une forêt expose au risque de contamination. L’OMS préconise désormais d’opter pour une stratégie en 2 temps: vaccination massive de toute la population vivant dans les zones à haut risque, puis obtention d’un taux élevé de couverture vaccinale dans des cohortes successives d’enfants en bas âge. La mise en œuvre de ces stratégies en Afrique exigera un engagement au niveau national et international ainsi que le concours d’un consortium de partenaires financiers.

South America From 1990 to 1993, South America had consistently reported less than 200 cases of yellow fever per year. In 1994, 88 cases and 39 deaths were reported (CFR 44%). The number of cases increased dramatically in 1995 to 515 total cases reported, with 213 fatalities (CFR 41%). This was due largely to an outbreak in Peru that began in January 1995 and ended in mid-July 1995. For both 1994 and 1995, Peru reported the highest number of cases in South America (69% of cases in 1994 and 96% of cases in 1995 in South America, 4% of cases in 1994 and 51% of cases in 1995 in the world). In 1994, Bolivia reported 7 cases with 7 fatalities; Brazil reported 18 cases and 5 deaths (CFR 28%); Colombia reported 2 cases, both fatal; Ecuador reported zero cases; and Peru reported 61 cases and 25 deaths (CFR 41%). In 1995, 15 cases, all fatal, were reported in Bolivia; 4 cases and 2 deaths in Brazil (CFR 50%); 3 cases, all fatal, in Colombia; 1 fatal case in Ecuador; and 492 cases with 192 deaths (CFR 39%) in Peru.

Amérique du Sud De 1990 à 1993, l’Amérique du Sud a notifié chaque année moins de 200 cas de fièvre jaune par an. En 1994, 88 cas et 39 décès (taux de létalité 44%) ont été signalés. En 1995, le nombre de cas a augmenté de manière spectaculaire, passant à 515, avec 213 décès (taux de létalité 41%). Cela s’explique en grande partie par une flambée au Pérou, qui a commencé en janvier 1995 et s’est terminée à la mi-juillet de la même année. En 1994 comme en 1995, le Pérou a déclaré le plus grand nombre de cas en Amérique du Sud (69% des cas en Amérique du Sud en 1994 et 96% en 1995, 4% des cas dans le monde entier en 1994 et 51% en 1995). En 1994, la Bolivie a déclaré 7 cas, tous mortels, le Brésil 18 cas et 5 décès (taux de létalité 28%); la Colombie 2 cas, tous deux mortels; l’Equateur aucun cas; et le Pérou 61 cas et 25 décès (taux de létalité 41%). En 1995, la Bolivie a déclaré 15 cas, tous mortels; le Brésil 4 cas et 2 décès (taux de létalité 50%); la Colombie 3 cas, tous mortels; l’Equateur 1 cas mortel; et le Pérou 492 cas et 192 décès (taux de létalité 39%).

Peru Since 1992, Peru has reported the highest numbers of yellow fever cases in the Americas. In 1994, 61 cases were reported, with 25 deaths (CFR 41%). An outbreak began 317

Pérou Depuis 1992, le Pérou a déclaré le nombre de cas de fièvre jaune le plus élevé des Amériques. En 1994, 61 cas ont été notifiés et ont entraîné 25 décès (taux de létalité 41%). Une flambée a débuté en

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in January 1995, involving 4 districts in Huánuco Department, 3 districts in Junín, and 1 district in San Martín Departments. A peak was reached in May, followed by a rapid decline to mid-July. At the conclusion of the epidemic, 440 cases were identified, with 169 deaths (CFR 38%). Urban transmission was not reported. The total number of cases in Peru for 1995 was 492, with 192 deaths (CFR 39%).

janvier 1995 et a touché 4 districts dans le département de Huánuco, 3 districts dans le département de Junín, et 1 district dans le département de San Martín. Le pic de l’épidémie a été atteint en mai et un déclin rapide a suivi jusqu’à la mi-juillet. A la fin de l’épidémie, on avait diagnostiqué 440 cas, ayant provoqué 169 décès (taux de létalité 38%). On n’a pas signalé de transmission urbaine et le nombre total de cas pour le Pérou en 1995 a été de 492 et 192 décès (taux de létalité 39%).

Conclusion Yellow fever is enzootic in tropical and subtropical areas of Africa and South America. There are 2 modes of transmission for the yellow fever virus, the sylvatic or jungle cycle and the urban cycle. Transmission begins when vector mosquitos (Ae. africanus in Africa, several species of mosquitos of the genus Haemagogus in South America) feed upon non-human primates infected with the yellow fever virus. Infected Ae. africanus then feed upon humans travelling through the jungle. The greatest risk for an epidemic occurs when viremic humans return to urban areas and are fed upon by domestic vector mosquitos, Ae. aegypti (present in urban areas of both Africa and South America), which then transmit the virus to other humans, thus forming the urban cycle. The size of an epidemic is dependent upon conditions favourable for increased vector density, such as a rainy season. Good epidemiological surveillance can become critical in preventing an epidemic, as was seen in Sierra Leone where, after being alerted by the epidemic in Liberia, the health authorities detected 1 case, conducted mass immunization, and no further cases occurred. Yellow fever continues to be a public health issue in tropical and subtropical areas of Africa and South America. In Africa, the range of yellow fever has expanded to include 2 more countries. Continued surveillance and case reporting are necessary to prevent further outbreaks and spread of the disease.

Conclusion La fièvre jaune est une enzootie des régions tropicales et subtropicales d’Afrique et d’Amérique du Sud. Le virus amaril connaît 2 modes de transmission, le cycle sylvatique et le cycle urbain. La transmission débute lorsque des moustiques vecteurs ( Ae. africanus en Afrique, plusieurs espèces du genre Haemagogus en Amérique du Sud) se nourrissent sur des primates infectés par le virus. Il arrive alors au moustique infecté de se nourrir sur des êtres humains de passage dans la jungle. Le plus grand risque épidémique se produit lorsque des personnes virémiques retournent dans les zones urbaines et que des moustiques de l’espèce Ae. aegypti (présents dans les villes aussi bien en Afrique qu’en Amérique du Sud) prennent leur repas de sang sur elles. Ces vecteurs domestiques transmettent alors le virus à l’être humain et amorcent ainsi le cycle urbain. L’ampleur de l’épidémie dépend de conditions favorables à l’augmentation de la densité vectorielle, comme la saison des pluies. La surveillance épidémiologique prend dès lors une importance cruciale pour éviter les épidémies, comme on l’a vu en Sierra Leone où, après avoir été alertées par l’épidémie du Libéria, les autorités sanitaires ont détecté 1 cas, conduit une campagne de vaccination massive et où aucun autre cas ne s’est produit ensuite. La fièvre jaune continue d’être un problème de santé publique dans les zones tropicales et subtropicales de l’Afrique et de l’Amérique du Sud. En Afrique, l’aire géographique de la maladie s’est étendue à 2 pays supplémentaires. La surveillance et la notification continues des cas sont nécessaires pour éviter d’autres épidémies et une nouvelle extension de la maladie.

Cerebrospinal meningitis in Africa 1 As mentioned last week, the following Table 1 gives the cumulative number of cases of meningitis reported in the WHO African Region from 1 January to 4 October 1996, and Figs. 1 and 2 illustrate the weekly distribution of cases during the epidemics that occurred this year in Burkina Faso and Mali. Table 1 Cumulative cases of meningitis in the WHO African Region from 1 January 1996 Country – Pays Benin – Bénin (08.05.96) Burkina Faso (03.07.96) Burundi (31.05.96) Cameroon – Cameroun (30.04.96) Central African Republic – République centrafricaine (13.03.96) Chad – Tchad (16.06.96) Côte d'Ivoire Eritrea – Erythrée (21.03.96) Ethiopia – Ethiopie (29.02-10.03.96) 1

La méningite cérébrospinale en Afrique 1 Comme mentionné la semaine dernière, le Tableau 1 qui suit donne le nombre cumulé de cas de méningite signalés dans la Région africaine de l’OMS du 1er janvier au 4 octobre 1996, et les Fig. 1 et 2 illustrent la répartition hebdomadaire des cas durant les flambées enregistrées cette année au Burkina Faso et au Mali. Tableau 1 Total cumulé des cas de méningite déclarés dans la Région africaine de l'OMS depuis le 1er janvier 1996 Cumulative notified cases as of 04.10.96 Total cumulé des cas notifiés au 04.10.96 Cases – Cas 699 42 129 7 178 155 1 079 ... ... 771 1

Deaths – Décès 84 4 226 0 30 22 109 ... ... 11

See No. 41, 1996, pp. 311-312.

Voir No 41, 1996, pp. 311-312.

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Table 1 (cont'd) Country – Pays

Tableau 1

(suite) Cumulative notified cases as of 04.10.96 Total cumulé des cas notifiés au 04.10.96 Cases – Cas Deaths – Décès 41 15 29 831 ... 121 1 493 8 440 ... 100 26 11 194 15 783 479 89 269 7 244 ... 2 132 16 050 75 069 ... 517 316 86 1 897 149 166

Ghana (31.03.96) Guinea – Guinée (15.03.96) Malawi (30.03.96) Mali (05.09.96) Mauritania – Mauritanie (13.03.96) Mozambique (20.08.96) Niger (25.09.96) Nigeria – Nigéria (25.06.96) Senegal – Sénégal (13.03.96) Togo (29.07.96) United Republic of Tanzania – République-Unie de Tanzanie (30.03.96) Zaire – Zaïre (19.07.96) Zambia – Zambie (12.09.96) Total () = Last reporting date. – Dernière date de notification. ... = Data not available. – Données non disponibles.

Fig. 1 Cerebrospinal meningitis: weekly distribution of cases, Burkina Faso, January-June 1996

Fig. 1 Méningite cérébrospinale: répartition hebdomadaire des cas, Burkina Faso, janvier-juin 1996

Fig. 2 Cerebrospinal meningitis: weekly distribution of cases, Mali, January-September 1996

Fig. 2 Méningite cérébrospinale: répartition hebdomadaire des cas, Mali, janvier-septembre 1996

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Ebola haemorrhagic fever Gabon (16 October 1996). An outbreak of Ebola haemorrhagic fever began a few weeks ago in the Makokou region, in the north-eastern part of the country. Seventeen cases have been detected so far, of which 10 were fatal, 2 are recovering and 5 are acutely ill in hospital. According to the Ministry of Public Health, the first case occurred on 24 July 1996 in a hunter who probably became infected in the forest and died in a hospital in Booué, 200 km from Makokou, on 7 August. Ninety-four contacts have been identified of whom 55 will require follow-up. Serological diagnosis with locally available reagents confirmed that an Ebola-like virus is responsible for the outbreak; further tests on blood and tissue samples are in process at the WHO Collaborating Centre at the Centers for Disease Control and Prevention in Atlanta, Georgia, United States of America. The Ministry of Public Health quickly reinforced the local health facilities with medical and paramedical staff. WHO assistance was requested on 11 October and WHO staff arrived on site the following day to assist in the investigation of the outbreak, follow-up of contacts and control activities. WHO has also provided logistic support for the teams. The teams include staff from WHO, the Ministry of Public Health, the French Cooperation, the Armed Forces of Gabon, and the Centre international de Recherches médicales de Franceville (CIRMF). Control activities include epidemiological investigation, establishment of proper case diagnosis, review of cases and available data, and clinical management including the establishment of facilities for isolation of patients in 2 pre-defined sites in case of need. Laboratory studies will continue aiming at the isolation of a virus and further serological evidence among case-contacts and convalescents. Health workers in dispensaries between Makokou (200 km north-east of Booué) and Mbomaho (100 km west of Booué) will be trained in active surveillance. DISEASES SUBJECT TO THE REGULATIONS

Fièvre hémorragique à virus Ebola Gabon (16 octobre 1996). Une flambée de fièvre hémorragique à virus Ebola s’est déclarée il y a quelques semaines dans la région de Makokou, au nord-est du Gabon. Dix-sept cas ont été recensés jusqu’ici, dont 10 sont décédés, 2 sont en convalescence et 5 sont hospitalisés en phase aiguë. D’après le Ministère de la Santé publique, le premier cas remonte au 24 juillet 1996, lorsqu’un chasseur, qui s’était probablement infecté dans la forêt, est tombé malade avant de décéder le 7 août à l’hôpital de Booué, situé à 200 km de Makokou. Au total, 94 contacts ont été identifiés, dont 55 devront faire l’objet d’un suivi. Le diagnostic sérologique effectué à l’aide des réactifs disponibles sur place a confirmé qu’un virus de type Ebola était responsable de la flambée; d’autres épreuves sur des échantillons de sang et de tissus sont en cours aux Centers for Disease Control and Prevention d’Atlanta, Géorgie, Etats-Unis d’Amérique, centre collaborateur de l’OMS. Le Ministère de la Santé publique a rapidement renforcé les installations sanitaires locales avec du personnel médical et paramédical. L’assistance de l’OMS a été sollicitée le 11 octobre; des membres du personnel de l’OMS sont arrivés sur place le lendemain pour appuyer l’enquête sur la flambée, le suivi des contacts et les activités de lutte. L’OMS a aussi fourni une aide logistique aux équipes. Les équipes se somposent notamment de personnel de l’OMS, du Ministère de la Santé publique, de la Coopération française, des Forces armées du Gabon, et du Centre international de Recherches médicales de Franceville (CIRMF). Les activités de lutte comprennent une enquête épidémiologique, l’établissement du diagnostic, l’examen des cas et des données disponibles, ainsi que la prise en charge des patients, notamment la mise en place d’installations permettant le cas échéant d’isoler les malades dans 2 sites prédéterminés. Les études de laboratoire vont se poursuivre en vue d’isoler le virus et d’obtenir d’autres preuves sérologiques parmi les contacts et les convalescents. Les professionnels de la santé travaillant dans les dispensaires situés entre Makokou (à 200 km au nord-est de Booué) et Mbomaho (à 100 km à l’ouest de Booué) seront formés à la surveillance active. MALADIES SOUMISES AU RÈGLEMENT

Notifications received from 11 to 17 October 1996 C – cases, D – deaths, ... – data not yet received, i – imported, r – revised, s – suspect

Notifications reçues du 11 au 17 octobre 1996 C – cas, D – décès, ... – données non encore disponibles, i – importé, r – révisé, s – suspect

Cholera • Choléra Africa • Afrique D Guinea-Bissau – Guinée-Bissau 6-14.X ....................................................... 143 7 Senegal – Sénégal 16-22.IX ....................................................... 785 31 Togo 20.VII-17.IX ......................................................... 34 6 C

Asia • Asie

C Hong Kong ........................................................... 1 Philippines ......................................................... 91

D 9.X 0 9-18.IX 0

Newly infected areas as at 17 October 1996 For criteria used in compiling this list, see No. 24, 1996, p. 188.

Zones nouvellement infectées au 17 octobre 1996 Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N o 24, 1996, p. 188.

NEW WHO PUBLICATION

NOUVELLE PUBLICATION DE L’OMS Cholera • Choléra Africa • Afrique Guinea-Bissau – Guinée-Bissau Bissau District Gabu District

Price of the Weekly Epidemiological Record Annual subscription Sw. fr. 209.– 7.300 10.96

Prix du Relevé épidémiologique hebdomadaire Abonnement annuel Fr. s. 209.– ISSN 0049-8114 320 Printed in Switzerland

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé