Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

VIRAL HAEMORRHAGIC FEVER SURVEILLANCE = SURVEILLANCE DE LA FIÈVRE HÉMORRAGIQUE VIRALE

Organisation mondiale de la santé
Voir le document original

Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.

Texte intégral

VIRAL HAEMORRHAGIC FEVER SURVEILLANCE Management of Suspected Cases U nited K ingdom . — During 1982,44 patients were admitted to a hospital in London for investigation of a possible viral haemor­ rhagic fever (VHF) after visiting Africa. Twenty-four were admitted to standard isolation cubicles, 9 to a filtered negativepressure (medium security) room for initial assessment and 9 directly into an isolator. Two patients were later transferred from medium security to an isolator. The total time spent in hospital by this group of patients was 570 patient-days. The 2 confirmed cases of Lassa fever accounted for 133 patient-days of isolator use and the other 9 for 22 inpatient-days. The possibility o f Lassa fever was considered in 26 patients from Nigeria, of whom 6 had been in the Jos Plateau, and in 9 patients from other West African countries. The diagnosis was confirmed in 2 of the patients from Jos. Marburg or Ebola virus infection was suspected in 9 patients from East Africa but none proved to be positive.

SURVEILLANCE DE LA FIÈVRE HÉMORRAGIQUE VIRALE Prise en charge des cas suspects R o y a u m e - U n i . — Au cours de l’année 1982,44 patients ont été admis pour examen dans un hôpital londonien, une fièvre hémorragique virale (EHV) ayant été soupçonnée à la suite d’un séjour en Afrique. Vingtquatre ont été admis dans une chambre d ’isolement du type habituel, 9 pour observation préalable dans une chambre en dépression à air filtré (sécurité modérée), et 9 directement dans une cellule d’isolement rigou­ reux. Deux malades ont par la suite été transférés de conditions d’isole­ ment modéré à des conditions d’isolement rigoureux. La durée d’hospitalisauon totale pour ce groupe a été de 570 jours-patient. Les 2 cas confirmés de fièvre de Lassa ont entraîné 133 jours-patient d’isolement strict et les 9 autres 22 jours-patient d’hospitalisation. La fièvre de Lassa a été évoquée chez 26 malades venant du Nigéria (dont 6 avaient séjourné sur le plateau de Jos) et chez 9 patients venant d'autres pays d’Afrique occidentale. Le diagnostic a été confirmé chez 2 des malades du plateau de Jos. Chez 9 patients venus d'Afrique orientale, on a soupçonné des infections à virus Ebola et à virus de Marburg, mais aucun examen ne s’est révélé positif.

Wkly Epukm. Jtec. N a 3 - 20 January 1914

19 -

Relevé étudim. hebd. : N° 3 - 20 janvier 1984

Origin of Patients Eighteen patients out o f 44 were Nigerian; the remainder origi­ nated from other African States (17), United Kingdom (5), North America (3) and India (1). Previous experience has emphasized die risk ofVHF in travellers who have worked in rural hospitals o r on surveys and engineering projects in endemic areas. Sixteen patients reported were college students or teachers and only S had rural exposure—2 engineers, a surveyor, a freelance cameraman and a landscape architect. The remainder were business represen­ tatives, factory or office workers, o r housewives. It should hie noted that both confirmed attacks involved college students. Nineteen o f the patients were normally resident in tropical Africa and were visiting or passing through the United Kingdom. Seven patients were ill before departure, 4 M ill during the journey, 16 became ill within a week o f arrival and 12 between 1 and 3 weeks. Only 2 patients on arrival in the United Kingdom were referred by the Port Health Authority. Twenty-eight patients were referred from other hospitals, where 8 had been treated as inpatients for a day or more. One was referred by a specialist in community medicine, the remainder by general practitioners. * Final Diagnosis . Most patients were referred because of a feverish illness, for which no cause was immediately apparent. In many of the cases blood films had been examined but had been reported negative for malarial parasites. Nevertheless, falciparum malaria proved to be the commonest final diagnosis (20 out o f 44) and included 1 example o f chloroquine-resistant malaria from Kenya. Two patients were confirmed to have Lassa fever. Viral respiratory tract infection accounted for 8 episodes and a miscellaneous group included tick-home typhus, typhoid fever, hepatitis A, viral peri­ carditis, mycoplasma infection, dysentery and urinary tract infec­ tion. Two patients had haemorrhagic rashes at the time o f admis­ sion but neither had a final diagnosis ofV H F; one had dissemi­ nated intravascular coagulation complicating malaria, the other tick-borne typhus. Comment The importation of viral haemorrhagic fever continues to pre­ sent a small but important hazard to hospital and laboratory staff. Awareness of the possibility will reduce the risk by appropriate isolation and investigation under conditions o f safety. Malaria remains the most important differential diagnosis and must be excluded at the earliest opportunity. The occupation of the patient would seem to have less importance than residence in an endemic area and it would greatly assist assessment if more detailed infor­ mation was available about the current distribution o f viral haemorrhagic fevers in Africa.

Origine des malades Sur 44 malades, 18 étaient Nigérians; les autres étaient originaires d'autres Etats africains (17), duRoyaume-Uni (5), d’Amérique du Nord (3) et de l’Inde (l). L’expérience antérieure a mis en relief les risqués de FH V chez les personnes qui se rendent en zone d’qndêmie pour travailler dans des hôpitaux ruraux ou participent à des levées et à des projets de génie civil. Seize des cas notifiés concernaient des étudiants ou des pro­ fesseurs, et S seulement avaient été exposés en zone rurale (2 ingénieurs, 1 géomètre?! cinéaste indépendant et 1 paysagiste). Les autres étaient des attachés commerciaux, des employés de bureau, des ouvriers et des ménagères. Il est à noter que les 2 cas d’atteinte confirmée concernaient des étudiants. Dix-neuf des patients résidaient en temps normal en Afrique tropicale et étaient en visite ou de passage au Royaume-Uni Sept étaient malades avant leur départ, 4 sont tombes malades au cours du voyage, 16 dans la première semaine suivant leur arrivée et 12 dans un delai de 1 à 3 semaines après leur arrivée. Deux patients seulement ont été dirigés sur l’hôpital enquestionpar les autorités de contrôle sanitaire aux frontières, à leur arrivée au Royaume-Uni Vingt-huit ont été envoyés par d’autres hôpitaux, après un séjour d’un jour aii moins pour 8 d’entre eux. L’un a été envoyé par le spécialiste d’un service de médecine communautaire et les autres par des médecins généralistes. THflgnngfSr définitif . La plupartd e s malades avaient été envoyés à l’hôpital à la suite d’une maladie fébrile sans explication immédiate. Dans de nombreux cas, l’examen d’un frottis sanguin n’avait pas révélé de plasmodies. Le dia­ gnostic de paludisme à falciparum a cependant été le plus fréquent en fin de compte (20 malades sur 44), avec 1 cas de paludisme résistant à la chloroquine en provenance du Kenya. La fièvre de Lassa a été confirmée chez 2 malades. Une infection virale dès voies respiratoires a constitué le diagnostic définitif dans 8 cas, les autres s’expliquant par des affections diverses: typhus à tiques, fièvre typhoïde, hépatite A, péricardite d’ori­ gine virale, infection à mycoplasmes, dysenterie et infection des voies urinaires. Deux malades présentaient un rash hémorragique au moment de leur admission, mais le diagnostic de FH V a finalement été écarté ; l’un était atteint de paludisme compliqué de coagulation intravasculaire dis­ séminée et l’autre de typhus à tiques. Remarque Les fièvres hémorragiques virales importées continuent, malgré leur rareté, de représenter un grave danger pour le personnel des laboratoires et des hôpitaux Le fait d’envisager cette éventualité permettra de réduire les risques, en assurant un isolement approprié et en effectuant les exa­ mens dans des conditions satisfaisantes de sécurité. Le paludisme reste l’affection la plus importante à discuter lors du diagnostic différentiel et il doit être exclu dès que possible. La profession du malade semble avoir moins d’importance que la notion de séjour en zone d’endémie; si l’on pouvait disposer d ’informations plus détaillées sur la répartition actuelle des fièvres hémorragiques virales en Afrique, le diagnostic en serait considérablement facilité.

(Based on/D’après: Communicable Disease Report, No. 83/26; Publie Health Laboratory Service.)

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé