Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents

Procès-verbal de la première séance, lundi 19 septembre 1994

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

(WPR/RC45/SR/1)

PROCES-VERBAL DE LA PREMIERE SEANCE Grand Ballroom 1 et Grand Ballroom III du Crown Princess Hotel. Kuala Lumpur Lundi 19 septembre 1994 à 13h30 PRESIDENT : M. Salomone Naivalu (Fidji) ensuite : Dr Abu Bakar (Malaisie)

TABLE DES MATIERES ·

1.

Cérémonie d'ouverture ......................................................................... . Ouverture de la session ........................................................................ . Allocution du Président sortant ............................................................... . Election du Bureau : Président; Vice-Président et Rapporteurs ................................................................................... . Discussions techniques : Désignation d'un Président des débats ...................................................... . Adoption de l'ordre du jour .................................................................. .. Allocution du Directeur général .............................................................. . Rapport du Directeur régional ................................................................ .

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1.

CEREMONIE D'OUVERTURE La cérémonie d'ouverture a lieu dans la Grand Ballroom 1 du Crown Princess Hotel

à 9h00. Le DIRECTEUR REGIONAL exprime sa gratitude au Gouvernement de la Malaisie qui accueille le Comité et rend hommage à la contribution de la Malaisie à la promotion de la santé dans la Région du Pacifique occidental (voir Annexe 1).

De la même façon,

le DIRECTEUR GENERAL exprime sa gratitude au

Gouvernement de la Malaisie (voir Annexe 2). Le PRESIDENT du Comité régional, M. Solomone Naivalu, (quarante-quatrième session) remercie le Gouvernement de la Malaisie de son accueil (voir Annexe 3). Son Excellence Dato' Seri Mahathir bin Mohamad, Premier Ministre de la Malaisie, souhaite la bienvenue aux membres du Comité et aux autres invités. Il fait remarquer que depuis son indépendance, la Malaisie collabore étroitement avec l'OMS et souligne les progrès récemment accomplis dans la mise en place des systèmes de santé du pays. Il invite instamment l'OMS à encourager les Etats Membres de la Région à axer à l'avenir leurs efforts dans le domaine de la santé sur la mise en oeuvre de stratégies destinées à promouvoir des modes de vie sains (voir Annexe 4). Le DIRECTEUR GENERAL remet au Premier Ministre la médaille d'or de la santé pour tous. Le DIRECTEUR REGIONAL donne lecture de la citation (voir Annexe 5).

Le Premier Ministre remet au Directeur régional un don pour le financement des activités d'éradication de la poliomyélite. La cérémonie d'ouverture étant terminée, le Comité ajourne la séance et se réunit à nouveau dans la Grand Ballroom III, Crown Prin cess Hotel, à 13h30.

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2.

OUVERTURE DE LA SESSION : Point 1 de l'ordre du jour provisoire M. Solomone Naivalu, Président sortant, déclare ouverte la quarante-cinquième

session du Comité régional de 1'OMS pour le Pacifique occidental. 3. ALLOCUTION DU PRESIDENT SORTANT: Point 2 de l'ordre du jour provisoire M. NAIV ALU fait une déclaration au Comité en tant que Président sortant (voir Annexe 6). 4. ELECTION DU BUREAU : PRESIDENT, VICE-PRESIDENT et RAPPORTEURS : Point 3 del 'ordre du jour provisoire 4.1 Election du Président Le Dr CHEN Ai Ju (Singapour) propose d'élire le Dr ABU BAKAR bin Suleiman (Malaisie) au poste de Président : cette proposition est appuyée par Mme HONG TIY (Fidji). Décision : Le Dr Tan Sri ABU BAKAR est élu à 1'unanimité. Le Dr ABU BAKAR assume la présidence. 4.2 Election du Vice-Président Le Professeur CHEN Minzhang (Chine) propose d'élire le Dr TAMBISARI (Vanuatu) Vice-Président ; cette proposition est appuyée par le Dr ADAMS (Australie). Décision : le Dr TAMBISARI (Vanuatu) est élu à 1'unanimité. 4.3 Election des Rapporteurs Dato Paduka Hj Awang CHUCHU bin PA Dato Hj Abdullah (Brunéi Darussalam) propose d'élire le Dr MILAN (Philippines) Rapporteur de langue anglaise; cette proposition est appuyée par le Dr ENOSA (Samoa).

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Le Dr PHICHIT (République démocratique populaire lao) propose d'élire le Dr HOP (Viet Nam) Rapporteur de langue française ; cette proposition est appuyée par M. BUILLARD (France). Décision : le Dr MILAN et le Dr HOP sont élus à l'unanimité. 5. DISCUSSIONS TECHNIQUES: DESIGNATION D'UN PRESIDENT DES DEBATS Le PRESIDENT propose de désigner un président des débats pour les discussions techniques et il propose le Dr CLARO (Macao). Décision : la proposition est adoptée à 1'unanimité. 6. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOUR: Point 5 de l'ordre du jour provisoire (Document WPR/RC45/1) Le PRESIDENT propose d'adopter l'ordre du jour. Décision: comme il n'y a pas d'observations, l'ordre du jour est adopté. 7. ALLOCUTION DU DIRECTEUR GENERAL: Point 6 de l'ordre du jour Le PRESIDENT invite le Dr Nakajima à s'adresser à l'assemblée (voir l'Annexe 7 pour le texte de son allocution). 8. RAPPORT DU DIRECTEUR REGIONAL : Point 7 de l'ordre du jour (Document WPR/RC45/2 Rev .1 et Corr.l) Avant de présenter son rapport, le DIRECTEUR REGIONAL accueille Nauru et Nioué devenus Membres de la Région. Présentant son rapport succinct sur l'activité de l'OMS dans la Région entre juillet 1993 et juin 1994, il indique qu'il a choisi de n'illustrer que certains des événements ou activités les plus significatifs. Bien qu'il ne soit pas aussi détaillé que le rapport qu'il

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soumettra en 1995, ce bilan intérimaire donne une vue d'ensemble des principaux faits nouveaux survenus pendant la période considérée et permet de faire le point des résultats obtenus dans la Région avant d'entamer la deuxième partie de la période biennale. Il ressort du rapport et de la troisième opération de surveillance de la mise en oeuvre de la stratégie de la santé pour tous d'ici 1'an 2000 que la Région a continué de bénéficier d'une croissance économique rapide et d'une stabilité politique et sociale sans précédent. Ces progrès se sont traduits par une amélioration de la situation sanitaire mais aussi par une augmentation de la demande de prestations de santé plus nombreuses et plus coûteuses. Cette demande découle en partie de l'évolution du schéma de la morbidité, caractérisée par une augmentation des maladies chroniques et dégénératives au sein de populations de plus en plus âgées et urbanisées. De nombreux pays procèdent à un examen de leurs affectations de ressources dans le secteur de la santé. maintenant dans ces pays. Dans les pays et les zones moins favorisés, les taux de décès dus aux maladies transmissibles, aggravées par la malnutrition, sont très élevés. Les maladies diarrhéiques sont la principale cause de mortalité, suivies de près par les infections respiratoires aiguës, tandis que le paludisme et la tuberculose restent des problèmes majeurs dans plusieurs pays et zones. En revanche, la lutte contre les autres maladies transmissibles progresse de façon remarquable. poliomyélite. On notera en particulier les résultats obtenus en vue de 1'éradication de la La Chine, la République démocratique populaire lao et le Viet Nam ont Aux Philippines, Une réforme des systèmes de santé s'impose

organisé chacun les deux premières séries de journées nationales de vaccination et le Cambodge a organisé des journées de vaccination dans deux provinces. c'est la deuxième année qu'ont lieu deux séries de journées nationales de vaccination. En Chine enfin, ces journées ont été la plus vaste opération de santé publique qui ait jamais été observée dans le monde. Avec un total de plus de 100 millions d'enfants de moins de 5 ans vaccinés dans la Région, les journées nationales de vaccination ont offert un exemple remarquable de ce qui peut être fait moyennant l'engagement résolu et la participation active de nombreux secteurs, y compris les organisations non gouvernementales et bien d'autres instances. L'intervention déterminante des instances politiques les plus élevées a contribué de façon décisive au succès des journées nationales de vaccination. Le Directeur régional remercie tous ceux qui y ont

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été associés et encourage tous les Représentants à continuer de témoigner de la même détermination pour toutes leurs activités dans le domaine de la santé. Leur volonté d'agir et leur aide font toute la différence. En 1981, par sa résolution WPR/RC32.R7, le Comité régional a recommandé au Conseil exécutif et, par son intermédiaire, à l'Assemblée mondiale de la Santé, d'étudier la possibilité de porter de trois à quatre le nombre des Membres de la Région du Pacifique occidental habilités à désigner une personne devant siéger au Conseil exécutif, modification qui exigeait que soient apportés des amendements à la Constitution. Les amendements nécessaires sont entrés en vigueur le ler juillet 1994 et de ce fait, les Etats Membres de la Région du Pacifique occidental habilités à désigner une personne devant faire partie du Conseil exécutif sont désormais au nombre de quatre. La participation de la Région aux délibérations du Conseil exécutif est un élément important de sa contribution à la bonne gestion de l'Organisation. Les idées, les données d'expérience et les informations sur les progrès accomplis qu'apportent avec eux les Etats Membres de la Région peuvent contribuer utilement à façonner les orientations futures de 1'OMS. De plus en plus, les initiatives prises dans la Région font intervenir plusieurs éléments : direction politique des pouvoirs publics, législation appropriée, information et conseils techniques, promotion et collaboration intersectorielle. Ces éléments clés forment des composantes essentielles du travail de développement sanitaire. L'échange d'informations techniques et la coopération dans les pays en développement et les pays développés suscitent une attention accrue. La réunion tenue à Wellington, Nouvelle-Zélande, en mai 1994, est une parfaite illustration de l'importance croissante donnée aux échanges d'informations techniques et de données d'expérience sur les questions intéressant le développement sanitaire et la réforme des systèmes de santé. Au cours de l'année écoulée, la coopération technique entre pays et zones a été extrêmement active. Plusieurs réunions et ateliers birégionaux et sous-régionaux ont été organisés sur des sujets aussi variés que le développement sanitaire dans les villes et la lutte contre le paludisme. Le Directeur régional encourage les Etats Membres à ne pas relâcher leurs efforts en matière d'établissement de réseaux et d'échange d'informations. Au cours de l'année écoulée, il est devenu manifeste que dans de nombreux secteurs de programme, on fait une place de plus en plus importante à la prise en charge de sa propre

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santé par l'individu. Les activités qui permettent aux gens de mieux maîtriser leur propre santé parce qu'ils sont mieux informés se multiplient, par exemple dans le domaine des infections respiratoires aiguës et des maladies diarrhéiques. Cette évolution, associée à des politiques publiques qui encouragent activement les individus à prendre en charge leur propre santé et leur donnent les moyens de le faire, jouera à l'avenir un rôle décisif dans l'action de coopération. Le Directeur régional reviendra ultérieurement sur ce point si l'occasion lui est offerte de présenter son rapport La santé: Nouvelles perspectives. Il rappelle que les activités et les rapports concernant l'année écoulée montrent que la Région continue de progresser de façon satisfaisante et se trouve dans une position exceptionnelle pour prendre de l'avance et favoriser réellement le développement sanitaire et le développement humain. Le PRESIDENT invite les délégués à formuler des observations sur le rapport. Les Représentants remercient le Gouvernement de la Malaisie d'accueillir la quarantecinquième session du Comité régional et accueillent les nouveaux Membres, Nauru et Nioué. Le Dr TAPA (fonga) note avec satisfaction que les femmes déléguées sont plus nombreuses, ce qui est conforme à la politique de l'OMS en faveur du recrutement de davantage de femmes.

Il remercie le Directeur général de son allocution et du soutien qu'il continue d'apporter au Bureau régional et à l'activité de l'OMS dans la Région. Félicitant le Directeur régional de son rapport, il dit que les nombreuses réalisations dont il fait état sont le fruit d'une étroite collaboration entre un personnel régional dévoué et les pays et zones membres. Il se félicite tout particulièrement de l'augmentation du nombre d'Etats Membres de la Région habilités à désigner un membre pour siéger au Conseil exécutif. Au vu des préoccupations exprimées récemment à propos de l'Ecole de Médecine de Fidji, il note avec satisfaction, aux chapitres 5 et 8 du rapport, que 24 praticiens de soins de santé primaires et 30 assistants dentaires ont été formés. Le nouvel élan donné à l'Ecole revêt une importance particulière pour les petits pays insulaires et il faut remercier l'OMS et d'autres donateurs et partenaires d'avoir remédié rapidement à la situation.

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Le Dr ITO (Japon) félicite le personnel du Bureau régional de son engagement continu en faveur de la stratégie de la santé pour tous et de son étroite coopération avec le Siège de l'OMS. Les réalisations dont fait état le rapport soumis au Comité, notamment les progrès considérables accomplis dans le cadre du programme d'éradication de la poliomyélite, sont le fruit des efforts conjoints des Etats Membres et du Secrétariat, sous la direction éclairée du Directeur régional au cours de la période examinée. Bien que la guerre froide ait pris fin, les conflits locaux et les catastrophes naturelles, souvent imprévisibles, continuent d'affecter gravement la santé partout dans le monde. Les initiatives mondiales, comme l'initiative pour les vaccins de l'enfance et les projets SIDA revêtent une importance croissante pour l'OMS. L'OMS doit participer à la maîtrise de ces problèmes pressants. d'opérer Le Directeur général a dû récemment accomplir la tâche difficile les réformes nécessaires au sein de l'Organisation à une époque d'importantes

restrictions financières. Il faut saluer ses efforts, qui permettront à l'OMS d'aborder, sous sa direction, les questions de santé au niveau mondial de manière plus efficace et plus rapide. Avec l'appui du Bureau régional et des Etats Membres de la Région, le Japon a récemment accueilli la dixième Conférence internationale sur le SIDA. Il se félicite de l'augmentation du nombre d'Etats Membres de la Région habilités à désigner un membre pour siéger au Conseil exécutif. Le mandat du membre désigné par le Japon vient à expiration en mai 1995. Le Japon espère qu'il pourra continuer à contribuer aux activités de l'OMS en désignant un membre du Conseil après un interval d'un an. Le Dr CHEN (Singapour), félicitant le Directeur régional de son rapport, approuve la rationalisation des orientations et priorités des programmes visant à prendre compte l'évolution des s·chémas pathologiques et des tendances démographiques dans la Région. Le Bureau régional a pris des mesures appropriées pour que les ressources soient allouées aux programmes prioritaires. Il faut se rendre compte que la médecine moderne offre plus de soins de santé que ne peut financer toute société. Les progrès accomplis dans la vaccination et sur la voie de 1'éradication de la poliomyélite sont particulièrement remarquables. d'éradication de la poliomyélite en 1995. Avec l'aide de l'OMS et d'autres organisations internationales, les Etats Membres devraient pouvoir atteindre J'objectif

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Se fondant sur l'expérience de Singapour, elle prie instamment le Directeur régional d'orienter les programmes de manière à encourager les individus à prendre en charge leur propre santé, en les informant, par exemple, sur le tabagisme, la nutrition, les comportements sexuels, la recherche de services de santé comme la vaccination, etc., et en instaurant un environnement propice. L'OMS doit être l'instigateur de cette approche, en fournissant une orientation technique aux Etats Membres. A Singapour, la responsabilité de l'individu, à savoir se maintenir en bonne santé et prendre en charge, au moins en partie, les frais de santé, est la pierre angulaire du système de soins de santé. Singapour continuera à collaborer étroitement avec l'OMS. M. JOO (République de Corée) félicite le Directeur régional de son rapport et se félicite de l'efficacité la coopération technique dont a bénéficié son pays, notamment en matière de santé mentale, de prévention des accidents et de lutte contre le SIDA. Le peu de ressources dont dispose la Région a été utilisé à bon escient conformément aux priorités. Le Dr CHAN (Royaume Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord) fait l'éloge du rapport, notant notamment (page 31) que le programme de lutte antipaludique du Cambodge, financé, entre autres, par l'Administration de développement outre-mer du Royaume-Uni a été développé comme prévu ; au cours des trois dernières années, l'OMS a fait la preuve de ses compétences techniques et gestionnaires en remédiant à des situations bien particulières comme celle du Cambodge. On espère que cette action incitera d'autres donateurs à fournir un appui par l'intermédiaire de l'OMS, en confiant à son savoir faire l'exécution de projets et programmes au niveau des pays. M. BUI~LARD

(France), se référant au chapitre 13 du rapport, sur la lutte contre la

maladie, attire l'attention sur le paragraphe (page 43) traitant du séminaire sur les modes de vie, la nutrition et la santé en Polynésie française, organisé à Papeete, Tahiti, en novembre 1993, et souligne le lien entre l'augmentation du coût de la prévention de la maladie et l'augmentation de la consommation d'aliments de type occidental riches en sucre, comme les boissons sucrées, et de graisses animales peu coûteuses. Il faut sensibiliser les consommateurs aux dangers que présentent ces habitudes alimentaires et leur exposer les bienfaits nutritionnels des produits locaux tels que la banane.

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Le Professeur CHEN Minzhang (Chine) note qu'au cours de cette année, le Directeur régional et son personnel se sont efforcés de coopérer avec les Etats Membres dans de nombreux domaines et ont obtenu des résultats encourageants. De profonds changements politiques, économiques et sanitaires continuent de s'opérer sur la scène mondiale ; la contradiction entre l'augmentation rapide des besoins sanitaires et le manque de ressources nécessite des réformes plus profondes encore au sein de l'OMS. La seule solution envisageable est de trouver un équilibre entre les ressources et les besoins et priorités, tout en conservant transparence et souplesse. Le Bureau régional a dO faire face à des restrictions financières et modifier son programme pour 1994-1995 en fonction des six priorités régionales, à savoir : développement des ressources humaines pour la santé, salubrité de l'environnement, éradication et maîtrise de certaines maladies, échange d'informations et de données d'expérience, promotion de la santé et renforcement de la gestion. Le projet de programme pour 1996-1997 a été élaboré de manière satisfaisante. A plus long terme, la Les modifications ayant été apportées en coopération avec les Etats Membres, la mise en oeuvre des programmes sera adaptée à leurs besoins et capacités. solution aux problèmes existants consiste à s'efforcer de dégager de nouvelles ressources, de supprimer tout gaspillage et de répondre aux besoins sanitaires par une approche scientifique. L'information et l'échange de données étant indispensables à la prise de décisions et aux activités de l'OMS, le Bureau régional s'efforce d'aider les Etats Membres à promouvoir une gestion scientifique de l'information sanitaire, en leur fournissant les logiciels et le matériel informatique nécessaires. On espère que cette importante initiative recevera une attention et un soutien accrus et sera mise en oeuvre rapidement, et que le système aura un profond impact sur le développement sanitaire de la Région. Les réformes entreprises dans la Région ont permis de rendre la gestion des programmes plus efficace et de renforcer l'élaboration, la mise en oeuvre et la coordination des programmes prioritaires. Les activités de programme ont été davantage renforcées dans certains domaines techniques comme la promotion de la santé et l'éducation pour la santé, la lutte contre le paludisme, la tuberculose, les infections respiratoires aiguës et les maladies diarrhéiques, la santé maternelle et infantile et les ressources humaines pour la santé. Parallèlement, de nouvelles activités de programme ont été lancées, comme la promotion du développement sanitaire en milieu urbain et de la salubrité de l'environnement, la médecine du travail et la sécurité chimique. Suite à la demande de réformes au sein de l'Organisation,

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le rôle de l'OMS dans la Région a été récemment redéfini.

De nouvelles idées ont été

proposées en matière de développement sanitaire et la Chine participera activement à l'examen de ces propositions prévu ultérieurement dans l'ordre du jour. En tant que pays où le taux d'incidence de la poliomyélite est élevé, la Chine se doit de jouer un rôle important dans l'éradication de cette maladie d'ici 1995. Au cours des dernières années, la Chine a mis en oeuvre la stratégie de vaccination supplémentaire et de surveillance renforcée. Des efforts vigoureux ont permis d'accomplir des progrès sensibles. En 1992, le pays a enregistré 1191 cas au total, soit 7,7% du total mondial; en 1993, ce chiffre est passé à 653, chiffre le plus bas jamais enregistré ; cette tendance se poursuit. L'OMS, certains Etats Membres et les organisations non gouvernementales ont fermement soutenu les efforts d'éradication de la poliomyélite en Chine, qui s'était fermement engagée en faveur de l'éradication de cette maladie d'ici 1995. La propagation de la pandémie de SIDA est devenue un sujet de préoccupation universel. La Chine soutient le rôle directeur de l'OMS dans la prévention mondiale des maladies sexuellement transmissibles et du VIH/SIDA, est favorable à l'établissement d'un programme commun coparrainé des Nations Unies sur le VIH et le SIDA, et salue les efforts déployés par la communauté internationale dans ce but. Approuvant les stratégies de lutte contre le SIDA, la Chine juge indispensable d'assurer une coopération et une coordination multisectorielles, de mobiliser l'opinion publique pour lutter contre les maladies sexuellement transmissibles et le SIDA, de poursuivre les activités d'éducation et d'information, d'adopter des mesures scientifiques et des programmes à moyen terme et à long terme, ainsi que des instruments juridiques et législatifs. Malgré les progrès spectaculaires accomplis, une tâche ardue attend la Région. On

cite souvent le proverbe chinois "Le chemin difficile mène un brillant avenir". La Chine est convaincue que sous la direction et l'égide du Dr S. T. Han, le Bureau régional continuera de coopérer de manière efficace avec tous les Etats Membres ; il est possible d'élaborer et de mettre en oeuvre des programmes plus pratiques et plus facilement réalisables adaptés à la situation propre à la Région ; les expériences fructueuses en matière de développement sanitaire peuvent être étendues dans la Région pour atteindre le plus tôt possible l'objectif de la santé pour tous. Selon le Dr PY AKAL YIA (Papouasie-Nouvelle-Guinée), le rapport montre l'habilité avec laquelle le Directeur régional et son personnel gèrent les programmes, notamment ceux

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concernant les problèmes propres aux pays en développement, ainsi que les problèmes qui touchent aussi les pays plus avancés. limitées. Se référant au paragraphe du chapitre 2 du rapport sur le "Renforcement des bureaux de 1'OMS dans les pays", il fait remarquer que la pénurie de main d'oeuvre est aiguë dans certains pays. Il compte sur le maintien de la coopération de 1'OMS. M. WAENA (Iles Salomon) prend acte des succès remportés et exprime sa satisfaction des efforts fournis par le Directeur régional et ses collaborateurs, se référant en particulier à la lutte contre le paludisme. Il attend beaucoup de la mise en place du système d'approvisionnement en vaccins contre 1'hépatite B mentionné à la page 37 du rapport, car ce système sera très utile pour répondre aux besoins des petites nations insulaires du Pacifique. Le Dr ENOSA (Samoa), se référant au chapitre 5 sur le "Développement des ressources humaines pour la santé", souligne que l'Ecole de Médecine de Fidji apporte une contribution importante à la formation de médecins pour les pays de la Région et demande aux donateurs de maintenir leur aide ; cette école offre la solution la plus rationnelle pour ceux qui ne peuvent plus se permettre de continuer à envoyer leurs étudiants à 1'étranger. Sans doute faudrait-il envisager la "régionalisation" de la gestion de l'Ecole et du soutien qui lui est apporté. Le Dr Enosa partage le point de vue des intervenants qui l'ont précédé sur les aspects régionaux du développement sanitaire et de la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles, compte tenu en particulier de l'importance grandissante des maladies liées aux modes de vie. M. TAMUERA (Kiribati) se félicite du rapport complet du Directeur régional, qui présente un aperçu clair des activités et des engagements de 1'OMS dans les pays. Le Dr WILLIAMS (Iles Cook) approuve le point de vue des intervenants qui 1'ont précéd.é sur 1'importance de 1'Ecole de Médecine de Fidji. Il prie l'OMS de continuer à Il se félicite des initiatives concernant les secours d'urgence et la lutte antipaludique qui ont tiré le meilleur parti possible de ressources

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apporter son soutien à 1'Ecole de Médecine en Papouasie-Nouvelle-Guinée car celle-ci constitue une source importante de personnels médicaux et dentaires. La coopération dans la lutte contre les vecteurs, en particulier en ce qui concerne la dengue et la filariose, est une affaire urgente pour les nations insulaires du Pacifique, qui attachent également une importance de plus en plus grande à l'élimination des déchets solides, pour laquelle les Iles Cook sont en train de mettre en place une législation appropriée. Il remercie l'OMS pour les services d'un consultant dans ce domaine. M. LUKA (fuvalu) exprime la sincère appréciation de son Gouvernement pour 1'appui continu que son pays reçoit de l'OMS en termes de développement des ressources humaines et de fournitures médicales. Il rend hommage aux réalisations de l'Ecole de Médecine de Fidji, qui est une source précieuse de personnels de santé. Son Gouvernement appuie pleinement le plan d'action régional sur le tabac ou la santé ; l'interdiction de fumer est depuis peu en vigueur dans les bureaux du Gouvernement. Le Dr ADAMS (Australie), se déclarant préoccupé de l'augmentation des cas déclarés de tuberculose au cours des cinq dernières années selon le rapport du Directeur régional, dit que la délégation de son pays à la Quarante-Sixième Assemblée mondiale de la Santé a demandé que des fonds plus importants du budget ordinaire soient alloués à la lutte contre la tuberculose. Il note que 1'allocation du budget ordinaire pour ces activités dans la Région du Pacifique occidental est en augmentation et espère que des fonds supplémentaires pourront être disponibles. Il note qu~

62 % des 281 bourses d'études octroyées aux pays et zones dans la Région

ont été suivies dans des pays de la Région et suggère qu'il serait peut-être approprié de viser un pourcentage de 80 %. Au vu des recommandations du Conseil exécutif sur le nombre et le rôle des centres collaborateurs de l'OMS, il se déclare quelque peu préoccupé du fait que le nombre de ces centres dans la Région est passé de 202 à 215 centres au cours de 1'année écoulée. Il est conscient que de nombreuses institutions souhaitent devenir centres collaborateurs. Certains domaines sont mieux représentés que d'autres, et il suggère de repenser les besoins prioritaires de la Région lorsqu'il s'agit de désigner ces centres.

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M. NIOWENMAL (Vanuatu) exprime son appréciation de l'appui précieux que l'OMS a apporté à son pays dans des domaines tels que la lutte contre les maladies tropicales, l'appui aux systèmes de santé, et la formation des ressources humaines. Mme HONG TIY (Fidji) se joint à l'appréciation exprimée par les autres pays insulaires du Pacifique pour les efforts déployés par le Directeur régional afin d'améliorer les programmes de formation offerts par 1'Ecole de Médecine de Fidji. Les prochaines années seront critiques pour 1'Ecole et elle espère quel 'OMS continuera à fournir son soutien. Le Professeur Nguyen Van THUONG (Viet Nam) remercie le Directeur régional pour son excellent rapport qui reflète la coopération fructueuse de tous les Etats Membres dans la formulation et la mise en oeuvre de programmes de santé tenant compte des besoins prioritaires. Des activités ont été entreprises avec succès dans le domaine de la vaccination, de la polychimiothérapie pour la lèpre, la lutte contre les maladies diarrhéiques, les infections respiratoires aiguës et le paludisme, et la promotion des ressources humaines pour la santé. En juillet 1994, le VietNam a accueilli une Conférence internationale sur 1'élimination de la lèpre, coparrainé par 1'OMS et la Fondation Sasakawa qui a vu la participation de représentants de 29 Etats Membres. La Déclaration de Hanoi sur 1'élimination de la lèpre en tant que problème de santé publique a été adoptée lors de cette conférence. Le service de la santé du Viet Nam est déterminé à poursuivre ses efforts dans le domaine de la lutte antipaludique, l'éradication de la poliomyélite, la vaccination, et le SIDA, et le soutien et la coopération de l'OMS et d'autres institutions sont hautement appréciés. Le Dr DY Narong-Rith (Cambodge) remercie le Directeur régional pour son rapport instructif, qui montre comment les activités très variées de 1'OMS dans des domaines tels que la lutte contre la tuberculose et contre le paludisme, 1'approvisionnement en produits pharmaceutiques et la formation ont permis au service de la santé du Cambodge de se remettre d'une situation catastrophique. Il espère que, grâce à la participation de l'OMS, le Cambodge, au lieu d'être simplement un état bénéficiaire, pourra contribuer activement à toutes les activités sanitaires de la Région.

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Dato Paduka Hj Awang CHUCHU bin PA Dato HJ Abdullah (Brunéi Darussalam) félicite le Directeur régional et son personnel des réalisations reflétées dans le rapport qui sont dues à un leadership lucide au sein de l'OMS et à l'engagement des Etats Membres. La visite du Directeur régional dans son pays a été grandement appréciée. L'OMS a fourni un soutien précieux à la formation des infirmières de santé communautaire. Un consultant, envoyé afin d'améliorer le système d'information Certaines de ces pharmaceutique du pays a fait un certain nombre de recommandations.

recommandations sont déjà mises en oeuvre, et il est prévu de mettre en oeuvre les autres recommandations dès que les ressources humaines et financières seront disponibles. Le Dr NIETO (Philippines) félicite le Directeur régional de son rapport complet et instructif. La nouvelle présentation le rend plus agréable à consulter et elle pense que les sujets indiqués en marge sont très utiles. Le rapport montre l'éventail des activités de collaboration de l'OMS dans les domaines de la promotion de la santé, de la prévention et de la lutte contre les maladies, le développement des ressources humaines et l'infrastructure sanitaire. Le rapport constitue un outil de référence facile à consulter sur les problèmes et les réalisations en matière de santé dans la Région. L'intégration de la santé et des questions de salubrité de l'environnement sont bien traitées dans le rapport. Le Dr ABRAHAM (Etats-Unis d'Amérique) suggère que le Comité se penche non seulement sur les activités de l'année écoulée mais également sur une analyse des faibles ressources disponibles pour couvrir les activités futures et des moyens de recueillir des fonds. Mme JACOBSEN (Nioué), notant l'observation du représentant des Tonga sur la meilleure représentation des femmes dans la Région, estime que beaucoup de troubles dans le monde sont dus au manque de participation des femmes dans les prises de décision. Sensibles aux questions de santé et habituées à donner des soins, elles sont un élément essentiel de la réussite du vingt-et-unième siècle. Elle aimerait donc voir un nombre égal d'hommes et de femmes autour de la table. Remerciant l'OMS pour son appui financier, elle demande si la formule utilisée pour calculer la contribution fixée pour son pays peut être revue dans la mesure où Nioué paie un montant similaire à des pays dont les populations sont beaucoup plus importantes.

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Le Dr PEREZ (Macao) note que c'est la première fois que Macao participe au Comité régional en son nom propre et exprime sa gratitude pour 1'appui reçu de tous les Etats Membres de la Région. M. BENJAMIN (Etats fédérés de Micronésie), se joignant aux intervenants qui l'ont précédé, dit qu'il attache une grande importance à la formation des praticiens en soins de santé primaires dans la Région. Le financement de 1'Ecole de médecine des Etats fédérés de Micronésie, généreusement fourni par les Etats Unis d'Amérique, cessera dans deux ans. Alors, son pays se tournera vers 1'Ecole de Médecine de Fidji pour former du personnel médical. M. LUI (Tokélaou) souscrit au rapport succinct du Directeur régional pour la période allant du 1er juillet 1993 au 30 juin 1994. Dato' MEGAT (Malaisie) note que plusieurs domaines importants sont traités dans le rapport du Directeur régional, en particulier le développement sanitaire et social. L'intérêt porté à la recherche sur le financement est important car les soins de santé ne peuvent pas être séparés de leurs répercussions financières. Il note également les initiatives prises pour améliorer le partenariat avec les médias, l'accent mis sur la santé des travailleurs, en particulier dans les petites industries, secteur souvent négligé. Le Directeur régional remercie les représentants de leurs commentaires et suggestions qui seront prises en compte dans les activités de collaboration du Bureau régional avec les Etats Membres. En réponse à la question du représentant des Iles Salomon, concernant le vaccin contre 1'hépatite B, il rappelle le système par lequel du plasma était collecté dans huit pays du Pacifique sud et envoyé à un institut japonais pour y être traité et transformé avant d'être retourné dans ces pays pour être utilisé. Malheureusement, l'institut japonais ne pourra plus produire le vaccin car il change de locaux. Le Bureau régional a contacté la New Zealand

Hepatitis Foundation et Rotary International dans divers pays de la Région et obtenu un engagement pour la fourniture de vaccins pour huit pays jusqu'à la fin de 1995. Des négotiations sont en cours pour garantir que la fourniture de vaccins se poursuivra après cette date. Cependant, 1'OMS et l'UNICEF encourage les pays à devenir autonomes en matière d'approvisionnement en vaccins.

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Répondant aux observations faites par le représentant de l'Australie, il fait remarquer que dans le projet de budget programme pour 1996-1997, l'allocation prévue pour la lutte contre la tuberculose dans le budget ordinaire a plus que doublé pour atteindre plus d'un million de US dollars. Il espère que la Banque mondiale et d'autres bailleurs de fonds seront plus actifs dans ce secteur de façon à ce que les pays poursuivent leurs programmes de lutte contre la tuberculose. Au sujet des bourses d'études, il informe le Comité que le pourcentage de boursiers recevant une formation dans la Région a plus que doublé en réponse à la recommandation faite lors d'une session antérieure du Comité régional. Cependant, certains types de formation ne sont pas disponibles dans la Région et les administrations nationales expriment parfois une préférence pour une institution de formation spécifique en dehors de la Région, ce qui rend difficile d'établir une cible précise quant à la proportion de boursiers devant être formés dans la Région. Au cours de la période couverte par le rapport, 52 boursiers ont Parmi les boursiers 1

suivi une formation à Fidji, 39 aux Philippines et 31 en Australie. Thaïlande, et 16 au Royaume-Uni. formation ailleurs.

affectés en dehors de la Région, 41 d entre eux sont allés aux Etats Unis d'Amérique, 22 en On s'efforce de fournir une formation dans la Région mais il y a souvent une raison technique qui justifie d'envoyer les boursiers suivre une

En réponse à une autre question, il fait remarquer qu environ les trois quarts des 1

centres collaborateurs de l'OMS dans la Région sont situés en Chine, en Australie et au Japon. Les administrations sanitaires de ces pays s'efforcent de plus en plus de garantir que les centres collaborateurs remplissent leur objectif, qui est d'assister l'OMS dans le domaine de la recherche et de la formation, en exigeant de la part de ces centres des rapports annuels. Les centres collaborateurs sont normalement désignés pour une période de quatre ans et les administrations nationales examinent leurs travaux avant d approuver leur redésignation. Dans chacun des trois pays mentionnés, les directeurs des centres collaborateurs se réunissent régulièrement pour discuter des moyens d'améliorer leur efficacité. En outre, l'OMS parraine parfois des réunions de chefs de centres collaborateurs concernés par un domaine spécifique tel que la santé mentale ou la médecine du travail, à l'échelon régional ou mondial. Il comprend le point de vue exprimé par le représentante de Nioué. La contribution fixée pour son pays est décidée par le Siège et les Nations Unies mais il s'efforcera de 1

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rechercher une formule plus appropriée pour déterminer les contributions des petits pays comme Nioué. Cependant, il fera tout pour garantir que la valeur de l'appui de l'OMS reçu par Nioué soit supérieur à la contribution financière de ce pays. Le Directeur général regrette de ne pouvoir participer à la suite du Comité régional en raison d'autres engagements urgents. Néanmoins, le projet de budget programme et les autres documents sont de bonne qualité et il est convaincu que, sous la conduite du Président et grâce à la sagesse et l'expérience du Directeur régional, le Comité sera un succès.

La séance est levée à 17h05,

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ANNEXE 1

ALLOCUTION DU DR S.T. HAN, DIRECTEUR REGIONAL, LORS DE LA CEREMONIE D'OUVERTURE DE LA QUARANTE-CINQUIEME SESSION DU COMITE REGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL KUALA LUMPUR, MALAISIE, 19 SEPTEMBRE 1994

Votre Excellence Monsieur le Premier Ministre Mahathir, Votre Excellence Dato' Lee Kim Sai, Monsieur le Président et Messieurs et Mesdames les représentants du Comité régional de la Région du Pacifique occidental, Dr Nakajima, Membres distingués de la société malaysienne, Mesdames et Messieurs. Au nom de Bureau régional de 1'Organisation mondiale de la Santé pour la Pacifique occidental, je souhaite remercier le Gouvernement de la Malaisie pour la généreuse hospitalité qu'il nous offre en invitant le Comité régional du Pacifique occidental à tenir sa quarante-cinquième session ici à Kuala Lumpur. C'est pour nous un grand plaisir et un privilège de nous réunir ici dans un cadre si agréable. Quoi de mieux, lorsqu'il s'agit de discuter des politiques et orientations futures pour la santé dans le contexte du développement humain, que de voir les progrès immenses réalisés par le pays qui nous accueille ? Nous pouvons témoigner que grâce à un leadership solide, stimulant et engagé, il est possible de réaliser des progrès économiques et sociaux équilibrés, et d'améliorer ainsi considérablement la santé de la nation. C'est avec respect que je voudrais rendre hommage aux réalisations de

Son Excellence Dato' Seri Dr Mahathir Mohamad, Premier Ministre de la Malaisie, ainsi qu'au travail et au dévouement du peuple malais et du personnel du Ministère de la santé dans la réalisation de ces progrès. Il y a vingt-quatre ans, la Malaisie a entrepris une réforme sanitaire majeure en restructurant ses services de santé de base, d'un système à trois niveaux à un système à deux niveaux, grâce à l'application d'une recherche opérationnelle. Cela a encouragé d'autres pays de la Région à suivre des démarches similaires. Cela a été un honneur pour moi d'être associé à cette importante entreprise. La Malaisie a également pris l'initiative de mettre en oeuvre un programme d'assurance de la qualité dans les services de santé.

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COMITE REGIONAL: QUARANTE-CINQUIEME SESSION

Annexe 1

La Malaisie et l'Organisation mondiale de la Santé ont mené un partenariat actif et productif depuis plusieurs années. Pendant seize ans, 1'équipe régionale de 1'OMS de lutte contre le L'Institut de recherche médicale agit en qualité de Centre paludisme a eu le privilège d'être basée en Malaisie et c'est avec succès qu'elle a mené le programme de lutte antipaludique. régional de l'OMS pour la recherche et la formation concernant les maladies tropicales et la nutrition. Dans le domaine de la salubrité de 1'environnement, la contribution de la Malaisie a été considérable puisque, depuis 1979, elle est le pays d'accueil du Centre régional du Pacifique occidental pour la salubrité de 1'environnement. Ces deux centres, basés en Malaisie, étendent la coopération technique aux autres pays de la Région. En effet, le succès de la Malaisie dans son propre développement sanitaire a bénéficié non seulement au peuple malais mais a également contribué aux efforts de développement sanitaire dans la Région. Nous pouvons tous être fiers de la collaboration et du partenariat de 1'OMS avec les Etats Membres de la Région, dont la Malaisie est un excellent exemple. Je suis sûr que dans un cadre si stimulant, le Comité régional réagira comme il se doit aux défis qui nous attendent et contribuera également à faire en sorte que nous parvenions toujours à répondre aux besoins sanitaires de la Région. Je vous remercie à nouveau de votre générosité et de votre hospitalité en accueillant cette session du Comité régional et j'attends avec intérêt les délibérations fructueuses que nous ne manquerons pas d'avoir cette semaine.

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ANNEXE2

ALLOCUTION PRONONCEE PAR LE DR HIROSHI NAKAJIMA, DIRECTEUR GENERAL DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE, A LA CEREMONIE D'OUVERTURE DE LA QUARANTE-CINQUIEME SESSION DU COMITE REGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL KUALA LUMPUR, MALAISIE 19 SEPTEMBRE 1994

Son Excellence Dato' Seri Dr Mahathir Mohamad, Premier Ministre, Son Excellence Dato' Lee Kim Sai, Ministre de la Santé, Monsieur Solomone Naivalu, collègues, Mesdames et Messieurs. C'est un honneur et un plaisir pour moi d'être avec vous aujourd'hui, à Kuala Lumpur, pour participer à cette quarante-cinquième session du Comité régional de l'OMS pour le Pacifique occidental. Je tiens tout d'abord à remercier du fond du coeur le Gouvernement de la Malaisie pour sa généreuse hospitalité et à le remercier pour la remarquable organisation de cette réunion. Le Dr Han, Directeur du Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental, vient d'évoquer la longue et fructueuse coopération entre l'OMS et la Malaisie. Je souhaite souligner à cette occasion combien ces partenariats régionaux et interrégionaux pour la santé sont importants pour l'efficacité de notre action et le bien commun de tous nos peuples. A une époque où les mécanismes du développement économique et sanitaire deviennent de plus en plus complexes et interdépendants, il est essentiel que nous unissions nos efforts, nos connaissances et notre expertise pour agir en parfaite synergie et coordination. La mise en commun des données dont nous disposons, de notre expérience et de nos capacités opérationnelles, à l'échelle régionale et mondiale, ne pourra que faciliter le travail fourni pour identifier, évaluer, résoudre et surveiller les problèmes de santé actuels et nouveaux. La coopération technique dans et entre les Régions est également importante pour la coordination et l'harmonisation des politiques officielles dans tous les domaines liés à la santé. Comme nous le savons tous, les maladies ne connaissent pas de frontières. Aucun pays ne peut espérer aujourd'hui obtenir une amélioration durable de l'état de santé de sa population s'il ne tient Président du Comité régional, Dr Han, Directeur régional pour le Pacifique occidental, distingués invités, chers

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Annexe2

pas compte de ses voisins.

Et, à l'époque où nous vivons, dans ce qui est devenu un village

planétaire, nos voisins sont les pays du monde entier. La coopération ne peut être vue comme une option parmi d'autres. impératif pour 1'ensemble de la communauté internationale. Elle est devenue un

Tous les pays, industrialisés et en

développement, se doivent de coopérer et d'assumer leur part de responsabilité en faveur de la santé et du développement mondiaux. Monsieur le Premier Ministre, c'est ce que vous avez compris dès le début de votre carrière. Depuis, cette idée a inspiré vos appels constants en faveur de C'est également dans cet esprit que l'OMS a partenariats équitables dans les affaires mondiales et la coopération politique, afin de promouvoir le développement économique et social pour tous. la société. Monsieur le Premier Ministre, sous votre leadership, la Malaisie a donné à la santé un rang élevé de priorité. L'une de vos préoccupations majeures a été de garantir 1'accès aux soins de santé à tous les habitants de la Malaisie. Ainsi, vous avez favorisé dans le pays tout entier le développement des services de soins de santé primaires, qui bénéficient de systèmes efficaces de recours et d'une technologie avancée. J'ai le plaisir d'annoncer qu'à l'occasion de cette quarantecinquième session du Comité régional du Pacifique occidental, 1'Organisation mondiale de la Santé rendra officiellement hommage à votre contribution remarquable à la santé et à la coopération internationale, en Malaisie et dans 1'ensemble de la Région du Pacifique occidental. Je sais que cette Région toute entière est animée du même esprit de coopération et de dévouement à la cause du développement sanitaire et social de nos peuples. Je suis certain que la Région du Pacifique occidental saura maintenir sa tradition d'excellence, poursuivre ses progrès et améliorer encore ses résultats dans le domaine de la santé. A cet égard, le rôle et les décisions du Comité régional sont cruciaux. Je souhaite à cette quarante-cinquième session du Comité un plein succès dans ses travaux. Je vous remercie. institué et favorisé de nouveaux partenariats pour la santé entre tous les pays et tous les secteurs de

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ANNEXE3

ALLOCUTION DU M. SOLOMONE NAIVALU, PRESIDENT SORTANT, LORS DE LA CEREMONIE D'OUVERTURE DE LA QUARANTE-CINQUIEME SESSION DU COMITE REGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL KUALA LUMPUR, MALAISIE, 19 SEPTEMBRE 1994

Votre Excellence, Monsieur le Premier Ministre de Malaisie, Dato' Seri Dr Mahathir Mohamad ; Monsieur le Ministre de la Santé de Malaisie, Dato' Lee Kim Sai ; Monsieur le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, Dr Nakajima; Monsieur le Directeur de l'Organisation mondiale de la Santé pour le Pacifique occidental, Dr Han; Mesdames et Messieurs les Ministres ; Excellences ; Mesdames et Messieurs; En ma qualité de Président du Comité régional lors de sa quarante-quatrième session, c'est un honneur pour moi de rn' adresser à vous en cette occasion. Aujourd'hui, pour l'ouverture de sa quarante-cinquième session, le Comité régional est profondément honoré d'être reçu par Son Excellence le Premier Ministre de la Malaisie en personne. Au nom de tous les Représentants, je tiens à vous remercier, Monsieur le Premier Ministre, de votre aimable accueil. Je vous transmets les compliments les plus chaleureux des Etats Membres de 1'OMS dans la Région du Pacifique occidental.

Nous sommes heureux d'avoir la chance de voir les progrès réalisés par la Malaisie dans le domaine de la santé. Ce sera, pour nous, vos invités, une expérience enrichissante, et nous nous réjouissons par avance de 1'aimable et chaleureuse hospitalité de nos amis malaisiens. Merci beaucoup.

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ANNEXE4

ALLOCUTION DU PREMIER MINISTRE Y. A. B. DATO SERI DR MAHATHIR BIN MOHAMAD LORS DE LA CEREMONIE D'OUVERTURE DE LA QUARANTE-CINQUIEME SESSION DU COMITE REGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL KUALA LUMPUR, MALAISIE, 19 SEPTEMBRE 1994

Je remercie les organisateurs et l'Organisation mondiale de la Santé de rn' avoir permis d'ouvrir cette quarante-cinquième session du Comité régional de l'Organisation mondiale de la Santé pour le Pacifique occidental. C'est en effet un honneur pour la Malaisie d'avoir été choisie pour accueillir cet événement. J'aimerais souhaiter la bienvenue à tous les délégués et à tous les autres participants étrangers. Nous avons travaillé étroitement avec l'OMS depuis le milieu des années cinquante lorsque nous avons obtenu notre indépendance et sommes devenus un Etat Membre de l'Organisation au plus tard en 1958. L'une des premières campagnes à cette époque fut la lutte contre le pian qui était prévalent chez les populations rurales. Au fil des ans, le soutien et la coopération de la Malaisie avec l'OMS se sont continuellement améliorés. Nous sommes fiers de la reconnaissance accordée à notre Institut de Recherche médicale à Kuala Lumpur par l'OMS, institut qui a été désigné Centre régional de l'OMS pour la recherche et la formation concernant les maladies tropicales et la nutrition en 1978. L'établissement de quatre centres collaborateurs de l'OMS, dont trois sont sous la tutelle du Ministère de la Santé et un se trouve au sein de l'Université de Malaya, témoigne encore de notre étroite collaboration. Le soutien de l'OMS dans le domaine de la formation est pour nous d'une importance cruciale. Les services de santé du Gouvernement en Malaisie ont été confrontés à des pénuries de personnel depuis de nombreuses années. Dans de telles circonstances, il est essentiel d'avoir un personnel correctement formé et qualifié pour compenser ces pénuries de personnel, qui sont devenues chroniques aujourd'hui. Nous avons entendu dire ça et là que la Malaisie était l'un des pays les plus planifiés. Permettez-nous de continuer de croire en la planification car cela a donné des résultats non

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Annexe 4

négligeables. Pays multiracial presque entièrement dépendant du caoutchouc et de l'étain comme richesses, nous avons dO concevoir et mettre en oeuvre un certain nombre de plans quinquennaux, et des plans dans le cadre de ces plans, afin de redresser notre pays après l'effondrement des cours des produits de base dans les années 60. Lorsque nous avons obtenu notre indépendance en 1957, le secteur social, y compris la santé, a été intégré au processus de développement national. La plupart des établissements sanitaires se trouvant dans les villes au cours de la période coloniale, nous avons donné priorité au développement de l'infrastructure sanitaire dans les zones rurales. Nous sommes particulièrement fiers de nos services de santé ruraux qui fournissent des soins de santé de base en matière de promotion, prévention de la santé, réadaptation et soins curatifs grâce à quelque six cents centres de santé et presque deux mille dispensaires ruraux, qui ont tous été construits après l'indépendance. L'OMS a ensuite formellement promu des services de ce type dans la stratégie de la santé pour tous par les soins de santé primaires à Alma-Ata en 1978. La couverture de ces services est supérieure à 95 % en Malaisie péninsulaire, et d'environ 70 % à Sabah et à Sarawak. Pour les zones sous-desservies, nous avons des services mobiles se déplaçant vers les communautés comme des "médecins volants" et des services fluviaux, ainsi que des postes de santé dans la jungle pour les services de santé aborigènes. L'amélioration continue de notre économie nous a aidé à assurer des services de santé plus équitables entre les zones urbaines et rurales. En même temps, conformément à notre politique qui fait du secteur privé le moteur de la croissance économique, nous avons fait en sorte que les citoyens les plus aisés ne dépendent plus du Gouvernement pour leurs soins de santé. C'est ainsi qu'aucun citoyen du travail. Le secteur privé a connu une croissance sans précédent. Aujourd'hui, il y a plus de

ri' est

dépourvu de soins de santé raisonnables, même s'il est pauvre ou s'il n'est

pas assuré. Un régime non contributif pour les travailleurs garantit la prise en charge des accidents

3000 médecins généralistes ou dispensaires de médecine générale dans l'ensemble du pays et quelque 190 hôpitaux ou cliniques privés totalisant plus de 5800 lits. La qualité et le niveau des soins offerts sont tels qu'il n'est pas besoin d'aller à l'étranger pour suivre un traitement médical.

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Annexe 4

On compte 114 hôpitaux publics, qui sont parmi les mieux équipés du pays, avec près de 32 500 lits. Ces hôpitaux fournissent des soins de qualité en grande partie subventionnés, avec un système à plusieurs échelons de complexité médicale selon les besoins des malades. Ces services sont gratuits pour les personnes qui n'ont pas les moyens de payer. La fourniture de soins dentaires en Malaisie est également assurée à la fois par le secteur public et le secteur privé, les services de soins dentaires du Ministère de la Santé étant le principal dispensateur public. La santé de la population demeurera pour le Gouvernement une préoccupation majeure et nous sommes déterminés à fournir les aménagements les plus récents grâce à une allocation adéquate dans le budget annuel. J'aimerais féliciter 1'OMS de son effort permanent de coopération avec les pays en voie de développement de la Région du Pacifique occidental pour le développement des services de santé, en particulier dans la prévention et la lutte contre les maladies transmissibles. Je citerai comme exemple l'excellente coordination de l'OMS dans son programme mondial de lutte contre le SIDA permettant une surveillance mondiale du SIDA et de 1'infection à VIH. Les Malaisiens ont bénéficié de l'utilisation d'une technologie appropriée, du développement de la formation et des compétences et d'une collaboration en matière de recherche. Nos efforts de développement sanitaire en faveur des femmes malaises ont également reçu un appui efficace de l'OMS. L'espérance de vie à la naissance est passée de 72,9 ans en 1981 à 73,7 ans en 1992. Pour la même période, le taux de mortalité maternelle est passé de 0,59 à 0,2 pour 1 000 naissances vivantes. Les enfants ont également bénéficié de ces efforts : la mortalité infantile a diminué en passant de 19,71 en 1981 à 11,6 pour 1000 naissances vivantes en 1992. L'une des importantes contributions à ce succès est le Programme élargi de vaccination ou PEV, promu par l'OMS, programme qui a été mis en oeuvre avec succès en Malaisie et grâce auquel nous avons atteint, en 1992, des taux de couverture vaccinale de 91,9 % contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos, et de 91,1 % contre la poliomyélite, 1995 étant notre cible pour l'éradication de cette maladie. En Malaisie, de manière générale, l'état de santé de la population s'est grandement amélioré, les schémas pathologiques ont changé ainsi que la population touchée. Les maladies cardiaques et pulmonaires sont devenues la principale cause de décès depuis 1980 en prenant la place des

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Annexe 4

maladies de la petite enfance. Les maladies cérébro-vasculaires étaient la troisième cause de décès en 1992, et les accidents la cinquième cause de décès. Les crises cardiaques sont la cause majeure de décès prématurés chez les hommes âgés entre 45 et 64 ans, avec une très forte augmentation dans la cohorte des 30 à 44 ans. Cela semble montrer que les Malaisiens les plus jeunes de la population active sont victimes de ce que l'on appelle les maladies dues au mode de vie. Pour tenter de résoudre les effets de ce changement de schéma épidémiologique, la Malaisie a lancé des campagnes intensives destinées à changer les modes de vie de sa population. En même temps, nous avons également renforcé l'éducation sanitaire avec la mise en application de lois dans des domaines comme la lutte anti-tabac. Nous sommes vraiment heureux de voir l'extraordinaire soutien du public et la réaction des consommateurs que nous avons reçus lorsque nous avons mis en place des zones non fumeurs dans certains lieux publics et dans les transports publics le 15 mai dernier. De nombreux pays de la Région ont connu une forte croissance économique et peuvent espérer de nouvelles améliorations dans le domaine du développement socio-économique ainsi que dans celui de la qualité de la vie de leurs populations. Nous devons nous pencher sur notre conception de la "santé". On peut considérer la santé comme une ressource et la maladie comme un amoindrissement de cette ressource dans notre société. Ceux qui travaillent dans le secteur de la santé doivent examiner les questions sur lesquelles axer les stratégies sanitaires. Si les priorités en matière d'action sanitaire peuvent varier dans différentes régions et dans différents pays, nous devons nous attaquer aux problèmes importants de l'eau saine, de l'assainissement, de ·la gestion des déchets, de l'éducation, du logement, des installations de loisirs et d'autres éléments qui peuvent contribuer à une meilleure santé. La communauté et la population active jouiront ainsi d'une meilleure santé, ce qui est important du point de vue économique pour le pays. La résolution de ces problèmes aboutira également à une meilleure équité non seulement dans le développement national, mais également dans le domaine de la santé. Il faut donc nous efforcer de convaincre que la santé est un bon investissement. Nous faisons la promotion de modes de vie plus sains auprès des Malaisiens, pleinement conscients des changements qui s'opèrent dans le monde autour de nous, non seulement du point de vue sociologique mais, ce qui est plus important encore, du point de vue économique et politique.

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Annexe 4

Les progrès rapides de la technologie aujourd'hui, en particulier dans le domaine de la communication avec les autoroutes de l'information, font que le monde est plus petit aujourd'hui ; ces progrès ont réduit et peut-être aboli la signification des frontières géographiques et politiques, et ont également réduit l'écart des connaissances au niveau mondial. En ce qui concerne la promotion de la santé par exemple, son efficacité pourrait être amplifiée grâce à une meilleure coordination et à des efforts concertés, en utilisant pleinement ces progrès, en particulier pour les stratégies de promotion sociale et de plaidoyer pour la santé. C'est dans ce contexte que nous prions l'OMS de convaincre les pays de la Région du Pacifique occidental du besoin d'orienter leurs efforts pour la santé sur les stratégies visant à instaurer des modes de vie sains afin d'éviter la perte de la population la plus active à cause des maladies cardio-vasculaires, du SIDA et d'autres maladies. Nous aimerions également faire cas des influences parfois négatives que l'explosion de l'information dans de nombreux pays en voie de développement peuvent avoir sur la santé. Aussi, les gouvernements ont la responsabilité sociale non seulement d'améliorer la qualité de la vie de la population, mais également de garantir que les personnes reçoivent le message et les informations qu'il faut pour contribuer à une meilleure attitude des personnes face à ce qui leur est fourni. Terminant sur ce commentaire, je vous souhaite une réunion fructueuse et je ne doute pas que vos idées et vos délibérations donneront lieu à de nombreux résultats positifs. J'ai le plaisir de déclarer ouverte cette quarante-cinquième session du Comité régional de l'Organisation mondiale de la Santé pour le Pacifique occidental.

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ANNEXES

CITATION LUE PAR LE DR S.T. HAN, DIRECTEUR REGIONAL DE L'OMS POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL A L'OCCASION DE LA REMISE DE LA MEDAILLE D'OR DE LA SANTE POUR TOUS DE L'OMS A SON EXCELLENCE DATO' SERI DR MAHATHIR MOHAMAD, PREMIER MINISTRE DE LA MALAISIE

Les services de soins de santé en Malaisie et l'accent mis sur la santé publique dans le cadre de son développement national sont un modèle pour les nations en voie de développement. Personne n'a été plus influent dans l'orientation du développement sanitaire répondant au défi de la transition épidémiologique de la Malaisie dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, que Son Excellence Dato' Seri Dr Mahathir Mohamad, Premier Ministre de la Malaisie. Né le 20 décembre 1925 à Alor Setar, le Dr Mahathir a étudié tout d'abord à la Seberang Perak Malay School, puis au Sultan Abdul Hamid College. Il a obtenu son diplôme de médecine à l'Université de Malaya à Singapour en 1952 et a travaillé en tant que médecin du service public à l'Hôpital général de Alor Setar, ainsi qu'à Langkawi, Kangar, Perlis, avant de quitter le service pour exercer en profession libérale en 1957. La carrière politique du Dr Mahathir a débuté lorsqu 'il a rejoint le parti politique United Malays National Organisation (UNMO) en 1946. Il a été élu député dans la circonscription de Kota Setar (northern Kedah) en 1964. Il a devenu le quatrième Premier Ministre du pays le 10 juillet 1981, prenant la barre en une période d'instabilité économique mondiale et de fléchissement de l'économie de son pays. Le Dr Mahathir a fait de la santé de la nation l'une de ses préoccupations premières. Grâce à son leadership et à son appui, la Malaisie a remporté des succès dans de nombreux domaines tels que les initiatives en faveur de la santé pour tous, la nutrition des enfants sous-alimentés, la promotion de modes de vie sains et bien plus. Le Dr Mahathir s'est engagé à mettre en place un système de soins de santé global, équitable, de bonne qualité, répondant aux besoins des malades et abordable. Sous sa direction, la société malaysienne est devenue une société humanitaire mettant l'accent sur la dignité humaine et le respect des personnes, dans un contexte de développement rapide.

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AnnexeS

Le Dr Mahathir a présenté ces concepts dans la fameuse "Vision 2020" de la Malaisie dont le but ultime est de parvenir au statut de pays développé d'ici un peu plus d'un quart de siècle. C'est en reconnaissance de ces réalisations exceptionnelles en faveur de la santé que l'Organisation mondiale de la Santé a le privilège de remettre à Son Excellence Dato' Seri Dr Mahathir Mohammad, Premier Ministre de la Malaisie, la médaille d'or de la santé pour tous.

Dr Hiroshi Nakajima Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé 19 septembre 1994

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ANNEXE6

ALLOCUTION DU PRESIDENT SORTANT

Monsieur le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, Monsieur le Directeur du Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental, Mesdames et Messieurs les dél'égués à la quarante-cinquième session du Comité régional, Mesdames et Messieurs les Représentants des institutions des Nations Unies et des organisations non gouvernementales, Mesdames et Messieurs. Le Comité régional m'a confié l'année dernière cette prestigieuse responsabilité ; bientôt, nous allons procéder à l'élection des nouveaux Président et Vice-Président de la quarante-cinquième session du Comité régional afin de poursuivre nos efforts en faveur de l'amélioration de la situation sanitaire des peuples de la Région. Dans la première allocution que j'ai prononcé en ma qualité de Président de la quarantequatrième session, j'ai remercié le Comité de l'honneur fait à mon pays, Fidji, et à moi-même. Il me paraît donc opportun de dire à nouveau combien le Gouvernement de Fidji apprécie l'aide et la coopération de l'OMS, qui ont beaucoup contribué à l'amélioration d'ensemble de notre système de santé et plus particulièrement à l'amélioration de la qualité de la vie de notre population. Je suis certain que les distingués Représentants de notre Région du Pacifique occidental partagent le même sentiment. Je tiens aussi à rendre hommage à la contribution du Dr Nakajima qui a maintenu des relations privilégiées avec les Etats Membres de cette Région. J'ai le plaisir d'accueillir les Représentants de deux nouveaux Membres, Nauru et Nioué, qui sont avec nous aujourd'hui. J'ai indiqué l'année dernière, dans mon allocution d'ouverture, que beaucoup de nos petites nations insulaires rencontrent des problèmes particuliers liés à leur petite taille, à leurs ressources limitées, à une économie instable et à un écosystème fragile. A ces problèmes s'est ajoutée l'évolution du tableau de la morbidité caractérisée par la place grandissante des maladies liées aux modes de vie au côté des maladies transmissibles classiques. Je suis heureux de noter que cette question particulière sera dûment examinée par les représentants au cours de la présente session.

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Annexe 6

Si je regarde en arrière, je constate que 1'année écoulée a été marquée par des progrès continus. Cela a été un privilège de travailler avec le Directeur régional au cours des douze derniers mois, et votre propre contribution, Dr Han, aux acquis de la Région dans le domaine de la santé est appréciée de nous tous. Notre vote unanime en votre faveur pour un deuxième mandat en qualité de Directeur régional lors de notre dernière session témoigne de la confiance que nous mettons en vous. A vous, Dr Han, et au Secrétariat de 1'OMS, je tiens à dire merci pour 1'excellence du soutien dont a bénéficié le Comité régional. Lors de sa dernière session, le Comité régional a pris quelques décisions très importantes pour maintenir notre engagement dans des domaines tels que la lutte contre le SIDA, l'éradication de la poliomyélite, le renforcement des systèmes de santé de district, la formation en santé publique, la mise en place d'une stratégie sur la santé et 1'environnement, et la promotion de la santé. Je constate avec une profonde satisfaction que les Etats Membres et le Bureau régional de 1'OMS ont répondu sans hésiter à l'appel du Comité régional. Il n'est pas douteux que nous aurions pu progresser encore plus rapidement s'il n'y avait pas le fait que nous n'avons tout simplement pas assez d'argent pour toutes les tâches qui nous attendent. Pour ce qui est de l'adaptation de l'OMS aux changements mondiaux, nous adhérons à 1'esprit du rapport du groupe de travail du Conseil exécutif, mais nous avons confié deux tâches précises au Sous-Comité du Comité régional pour les programmes et la coopération technique : procéder à un examen en profondeur du rapport et en particulier de la méthode de travail du Comité régional compte tenu des recommandations formulées dans le rapport ; et évaluer les incidences de ce rapport pour la Région. Le Sous-Comité a préparé son propre rapport et une documentation de base qui guidera notre discussion. Je tiens à remercier les membres du SousComité d'avoir mené à bien pour nous cette tâche difficile. Si nous considérons ce qui a été fait au cours de 1' année écoulée, nous pouvons être satisfaits des tendances de la situation sanitaire. Globalement, les chiffres concernant la mortalité et la morbidité se sont améliorés. Une ombre plane toutefois sur ces résultats : la corrélation entre la mortalité par cause et les disparités en matière de développement socio-économique. Avec un taux de croissance démographique relativement stable d'environ 2 % par an au niveau régional, l'espérance de vie à la naissance est de plus de 60 ans dans la plupart des pays de la Région. Il est, je dois dire, réconfortant de voir que s'instaure une collaboration multisectorielle

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Annexe 6

pour la promotion de modes de vie sains et la protection de l'environnement, même s'il n'est pas facile, faute de ressources, de bien suivre 1'évolution des activités en faveur de modes de vie sains. La stratégie régionale invite les Etats Membres à procéder à une mobilisation judicieuse des ressources humaines, financières et matérielles nécessaires à l'instauration de la santé pour tous d'ici l'an 2000. Le secteur de la santé de la Région bénéficie de la croissance économique générale en Asie, à l'exception de quelques-uns des pays les plus pauvres qui dépendent encore de l'aide extérieure. Les priorités nationales et les six priorités régionales se complètent les unes les autres. En partie à cause ces liens, elles ont bénéficié de la plus grosse part des crédits alloués pendant la période biennale. Je ne m'étendrai pas davantage là-dessus car, comme vous pourrez le voir, cette question est très bien traitée dans le rapport du Directeur régional. J'aimerais en revanche attirer votre attention sur deux questions précises. Il s'agit

premièrement des efforts considérables actuellement consentis en vue de 1'éradication de la poliomyélite. Les journées nationales de vaccination, au cours desquelles des millions d'enfants ont été vaccinés partout dans la Région, sont peut-être sans équivalent dans 1'histoire. communautaires et, en particulier, les organismes donateurs. Deuxièmement, lors de sa dernière session, le Comité régional a eu la clairvoyance d'adopter une résolution sur le choléra et les maladies diarrhéiques, exprimant son inquiétude devant l'insuffisance des notifications et l'apparition d'une nouvelle souche de choléra. de prendre des mesures de lutte. La Région continue de bénéficier d'une période sans précédent de forte croissance économique et de stabilité politique et sociale ; les perspectives sont incontestablement prometteuses. Mais ce développement a également imposé des défis sans précédent aux systèmes de santé de la Région : des réformes courageuses sont actuellement mises en place pour relever ces défis. Toutefois, il est vital que les pays adoptent de nouvelles méthodes pour tirer mutuellement profit de leurs expériences. Ainsi, les Etats Membres se rendent maintenant compte qu'il est urgent d'instituer des opérations de surveillance et Je tiens à féliciter tous ceux qui y ont été associés, depuis le Directeur régional jusqu'aux agents de santé

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Annexe 6

Mesdames et Messieurs les Représentants, permettez-moi de conclure en vous remerciant tous pour l'excellente coopération dont j'ai bénéficié et la cordialité qui m'a été témoignée partout et en vous souhaitant un avenir plus propice encore.

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ANNEXE7

ALLOCUTION DU DR HIROSHI NAKAJIMA

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les représentants, Chers collègues, Mesdames et Messieurs, Cette année, les organes directeurs de 1'OMS concentrent leur attention sur la réforme dans les Régions. A la fin de 1994, toutes les Régions de l'OMS devront avoir conçu et commencé à mettre en oeuvre ce qui, dans le processus de réforme mondial, relève de leur domaine de compétence et de leur autorité. au Siège. Régions. La réussite finale de la réforme de 1'OMS dépend maintenant pour une large part des Régions et des comités régionaux. La coopération technique directe avec les pays étant la principale mission de l'Organisation, les priorités du budget programme de l'OMS sont fixées de façon à répondre aux besoins exprimés par les Régions pour le développement sanitaire de leurs pays. Mais le Directeur général, comme il en a la possibilité, propose des priorités mondiales qui doivent permettre d'atteindre les buts communs et de tenir les engagements pris conjointement par tous les Membres de 1'Organisation. La crise éc<:momique mondiale semble s'estomper quelque peu. derniers temps. Les conclusions du En 1994, j'ai présenté au Conseil exécutif de 1'OMS et à 1'Assemblée de la Santé des rapports et des mises à jour sur la réforme telle qu'elle a été exécutée En 1995, nos organes directeurs comptent que les Directeurs régionaux leur feront rapport sur les progrès réalisés et sur 1'harmonisation du processus de réforme de 1'OMS par les

Sommet du G-7 qui a eu lieu à Naples (Italie) en juillet dernier ont été moins sombres que ces Le fardeau de la dette de certains des pays qui connaissent une transition économique particulièrement difficile a été réduit. La situation générale, cependant, reste précaire et il est probable que les pays les moins avancés continueront de se heurter à des difficultés économiques et d'en subir les conséquences sociales. En ces temps d'incertitude économique, les pays riches comme les pays pauvres doivent faire face à 1'augmentation des coûts du secteur social, en particulier dans le domaine des soins de santé où les technologies nouvelles et la prolifération des informations ont stimulé la demande de services

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de santé. Les gouvernements, pressés par les difficultés financières, continueront donc de chercher, tant au plan national que dans leurs politiques d'assistance, à faire le maximum d'économies. Les répercussions ont été ressenties directement par le système des Nations Unies. L'OMS, pour sa part, a subi les effets du déficit des contributions et du maintien de la croissance zéro en valeur réelle de son budget, situation dont on ne peut attendre qu'elle s'améliore dans 1'immédiat. Le rôle des Nations Unies a évolué dans le sens de la gestion des situations humanitaires et des situations d'urgence complexes, dans 1'intérêt du maintien de la paix et sous 1'autorité du Conseil de Sécurité. financières. Dans un environnement mondial en évolution, la santé - point de convergence des droits de l'homme et des responsabilités humanitaires - par-delà sa dimension biomédicale et technique est devenue une question politique majeure. Nous savons que des fonds sont affectés à la santé dès lors qu'elle devient une question politique. Mais alors que les soins de santé primaires n'ont été perçus que comme un élément d'un filet de sécurité social, et comme servant seulement à répondre aux besoins minimums de base, trop peu d'attention a souvent été accordée à des secteurs tels que la prévention des maladies, la promotion de la santé et l'éducation sanitaire, la salubrité de 1'environnement et la recherche en santé. développement a été quelque peu oubliée. Les Nations Unies, dans leur effort pour privilégier l'amélioration de la coordination, 1'efficacité et la rentabilité de leurs opérations, ont dans une certaine mesure perdu de vue leur rôle dans le développement socio-économique. Les populations, en particulier les contribuables des principaux pays donateurs, manifestent moins d'intérêt pour les institutions spécialisées des Nations Unies et accordent davantage d'attention aux organisations non gouvernementales dont les dépenses totales s'élèvent maintenant à au moins dix fois le budget d'ensemble des Nations Unies. Mais la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont par ailleurs reconnu récemment la nécessité d'inclure des prêts importants pour des investissements en faveur de la santé en tant que composante du processus d'ajustement structurel. Avec la conclusion des négociations d'Uruguay sur le commerce international, une nouvelle organisation, l'Organisation mondiale du Commerce, sera créée l'année prochaine à Genève. C'est En d'autres termes, 1'importance de la santé pour le Ce qui a considérablement ajouté à nos responsabilités opérationnelles et

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Annexe 7

là un important pas en avant pour le commerce international, qui aura aussi des conséquences sur les politiques de santé et la coopération sanitaire. Dans cet environnement, il nous faut distinguer entre différents ordres de priorité. Nous

devons analyser en permanence nos activités et nous tenir prêts soit à relever leur rang de priorité pour faire face aux besoins nouveaux soit à y mettre fin lorsqu'elles ont perdu leur utilité ou qu'elles ne répondent plus à notre avantage différentiel. Le maintien d'activités marginales ne peut se faire qu'aux dépens de besoins sanitaires plus pressants. Il ne permettra même pas de protéger des emplois, car de nombreux partenaires internationaux se détourneront vite de ce qu'ils considèrent comme des programmes injustifiés et des organismes peu coopératifs. La balle est dans notre camp. Nos propositions de budget programme doivent être sélectives, axées que un nombre limité de priorités, définies de façon à répondre aux besoins urgents des pays tout en servant nos buts communs à long terme. Nous devons dire clairement que nous savons vers quoi nous tendons et que nous avons les compétences nécessaires pour atteindre les buts que nous avons fixés avec les ressources dont nous disposons, que nos programmes sont axés sur l'action, gérés efficacement, et que les résultats pour la santé que nous en attendons justifient le déploiement de ressources restreintes par nos partenaires extérieurs. En d'autres termes, nous devons montrer que nous sommes responsables. Les moyens de financement font aujourd'hui l'objet d'une âpre Et si nous ne sommes pas plus concurrence, au niveau international comme en milieu national.

convaincants que les autres demandeurs, nous serons perdants et seront privés de liquidités. Cet exercice nécessaire mais douloureux comporte des risques. Dans une certaine mesure, les choix seront influencés non seulement par des critères objectifs, mais aussi par des jugements personnels et par l'humeur du jour et de la société. Si le paludisme, aujourd'hui, a fait un tel retour en force, c'est en grande partie parce que, pendant longtemps, il n'a pu attirer l'attention du public ni être reconnu comme une priorité par les partenaires extérieurs. Cela ne fait qu'illustrer ce que je disais précédemment, à savoir que nous devons toujours rester vigilants, surveiller nos activités de santé et examiner les problèmes de santé, ceux qui sont en sommeil comme ceux qui se font jour. Ce sont peut-être là les priorités ou, si on n'y veille pas, les urgences de demain. Au Siège, nous nous sommes efforcés de concentrer notre attention sur les domaines prioritaires, en partie en restructurant et en partie en révisant la liste ordonnée des programmes, que nous nous proposons maintenant de ramener à 19 points. La rationalisation des programmes et de

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Annexe7

la gestion a progressé régulièrement, mais il nous reste un long chemin à parcourir ; c'est un processus évolutif. Et nous ne pourrons avancer davantage dans cette voie si les pays et les Ensemble, nous pouvons mener cet Régions ne se joignent pas à nous et ne soutiennent pas notre effort pour concevoir et appliquer la réforme à tous les niveaux du réseau mondial de l'OMS. exercice à bien. Nous pouvons nous féliciter des résultats encourageants que nous avons enregistrés 1'année dernière dans un certain nombre de domaines importants malgré les sévères restrictions qui ont pesé sur le personnel et le budget. La Première Conférence internationale sur l'élimination de la lèpre s'est tenue au VietNam en juillet 1994. Elle a fait état de succès remarquables tout en mettant les pays en garde contre 1'autosatisfaction et un éventuel relâchement des efforts. Elle a adopté a 1'unanimité la "Déclaration de Hanoi" qui demande un renforcement de 1'engagement politique et financier en faveur du but de 1'élimination de la lèpre. Neuf ans après l'adoption de la polychimiothérapie, le nombre total des cas de lèpre dans le monde a baissé de 70 %. En 1994 seulement, le nombre des cas a régressé de 23 %. La cible que nous nous étions fixée en 1991, à savoir 1'élimination de la lèpre en tant que problème de santé publique d'ici à 1'an 2000, est maintenant à notre portée. Un programme spécial va être créé pour accélérer sa réalisation. Je tiens à rendre hommage à tous nos partenaires, en particulier les organisations non gouvernementales et les associations bénévoles, qui nous ont accordé un soutien précieux. C'est là un excellent exemple de ce qui peut être réalisé grâce à des partenariats élargis pour la santé. La nécessité d'encourager les partenariats et la coordination a été largement reconnue au sein même de 1'OMS où les responsabilités concernant les activités de lutte antilépreuse sont partagées, les différentes tâches et fonctions étant réparties entre le Programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales, qui bénéficie du soutien de fonds extrabudgétaires, et le programme de lutte intégrée contre les maladies tropicales, financé par le budget ordinaire. De même, des progrès réguliers ont été accomplis dans la réalisation de notre but de l'éradication de la poliomyélite d'ici l'an 2000. Avec une baisse de 60% du nombre des cas déclarés, la Région du Pacifique occidental est en passe de devenir la deuxième zone exempte de poliomyélite dans le monde en 1995. Pour parachever cet excellent résultat, nous devons intensifier nos campagnes de prospection auprès des groupes éloignés ou marginalisés. Nous devons aussi

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nous prémunir des pénuries de vaccin ou de personnel qualifié.

Le ferme engagement des

responsables politiques et de la santé publique et le soutien continu de la communauté internationale, en particulier de l'UNICEF et de Rotary International, sont fondamentaux pour l'éradication définitive de la poliomyélite. La Dixième Conférence internationale sur le SIDA et les maladies sexuellement transmissibles, qui s'est tenue il y a un mois à Yokohama ~ la première conférence de cette ampleur jamais organisée en Asie - a appelé l'attention sur la rapidité de la propagation de la pandémie en Asie du Sud et du Sud-Est. Si les chiffres pour l'Asie orientale et le Pacifique demeurent relativement faibles en valeur absolue, l'augmentation estimative de l'incidence suscite de l'inquiétude et appelle des mesures immédiates. Plusieurs pays de la Région du Pacifique occidental ont relevé ce défi en prenant un ferme engagement politique et en mettant sur pied des projets novateurs, comme des programmes d'éducation et de réadaptation pour les toxicomanes par voie intraveineuse. La prévention doit inclure des mesures de soutien sociales et économiques et faire appel à la coopération intersectorielle. Une place sensiblement accrue doit lui revenir, comme un investissement dans l'avenir de cette Région. Aucun pays ne peut se permettre de faire abstraction de cette nécessité, car le prix à payer en définitive sera énorme au plan humain comme au plan économique. La Conférence de Yokohama a confirmé le rôle directeur de l'OMS et sa compétence unique dans la lutte mondiale contre l'infection à VIH/SIDA. La Conférence a permis de renforcer et La Conférence de Yokohama a Au sein du d'élargir ses partenariats, appelant plus particulièrement à une participation des personnes qui vivent avec le VIH/SIDA dans la lutte contre cette pandémie. également permis. de faire le point sur les nouveaux résultats de la recherche qui indique une relation hôte-virus très complexe et une spécificité marquée de l'être humain. programme commun coparrainé des Nations Unis sur le VIH et le SIDA, l'OMS conservera ce leadership et sa responsabilité constitutionnelle pour ce qui est de la direction et de la coordination de l'action de santé internationale. A Paris, le 1er décembre 1994, le Sommet sur le SIDA se réunira sous le coparrainnage de la France et de l'OMS. Les responsables politiques au plus haut niveau engageront leurs gouvernements vis-à-vis de la lutte mondiale contre le SIDA. De nouvelles initiatives et des mécanismes nouveaux seront lancés, notamment pour la recherche, la sécurité des produits sanguins, les vaccins et l'approvisionnement pharmaceutique, pour donner aux pays en développement un accès équitable à la prévention et aux soins.

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Annexe 7

En avril 1993, 1'OMS a déclaré que la tuberculose constituait une urgence mondiale.

On

estime actuellement que la tuberculose tue quelque 3 millions de personnes chaque année dans le monde, soit plus d'adultes que toute autre maladie infectieuse. L'Asie du Sud et du Sud-Est est particulièrement affectée, comme le sont aussi les parties orientales de 1'Asie et du Pacifique. La pandémie de VIH/SIDA a contribué à accroître la menace mondiale que représente la tuberculose. Mais d'autres facteurs ont joué un rôle important, comme la médiocrité et l'insuffisance chronique du financement de nombreux programmes de lutte antituberculeuse, la pauvreté, 1'urbanisation sauvage, les ruptures d'approvisionnement en produits pharmaceutiques et la détérioration des services de soins de santé due à la crise économique. Il est essentiel que nous maîtrisions la tuberculose tant que la chimiothérapie de brève durée nous offre un outil de lutte d'un bon rapport coût-efficacité contre cette maladie. Ne pas saisir cette occasion et laisser la pharmacorésistance se développer aurait de graves conséquences pour tous les pays et toutes les populations. C'est l'une des dures leçons que nous avons retirées de notre expérience concernant le paludisme. La santé est à la fois l'un des principaux déterminants et un résultat du développement. Le développement sanitaire durable et intégré passe par la solidarité, aux niveaux national et international, mais les pays doivent investir leur argent là où se situent leurs priorités. Les pays doivent mobiliser toutes leurs ressources pour le développement sanitaire de leur population. Cela est possible, et doit être fait, y compris dans les pays en crise ou en conflit, ainsi que dans ceux qui sont essuyé des échecs par le passé en raison du manque de coordination des politiques nationales et internationales de coopération. Les nouvelles structures sociales et économiques, et spécialement la privatisation accrue, nécessitent de nouvelles approches de la gestion et de la coopération sanitaires. L'OMS continuera à promouvoir l'élargissement des partenariats pour la santé, qui incluront tous les secteurs sociaux

et professionnels.

La nature et la portée de la participation de la population au développement Les organisations

sanitaire même ont beaucoup évolué depuis la Déclaration d' Alma-Ata.

non gouvernementales, les communautés et les malades eux-mêmes jouent un rôle de plus en plus actif dans le plaidoyer et les groupes de pression politiques, et dans la prévention, les soins et la réadaptation. Le concept de "santé de la famille" récemment formulé par l'OMS, par exemple, encourage la participation de la famille toute entière sur la base d'un partage des responsabilités et de la protection de la santé de tous ses membres pendant toute leur vie. C'est là un élément du

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Ill

Annexe 7

message que nous avons adressé à la Conférence internationale sur la population et le développement qui s'est achevée la semaine dernière au Caire. Finalement, la Conférence du Caire est parvenue à un consensus, se ralliant à la définition OMS de la santé génésique et approuvant la position de l'OMS sur la planification familiale. L'OMS a preconisé que la planification familiale fasse partie des services de santé génésique, et que ces services soient intégrés aux services de soins de santé primaires et accessibles à tous. La Conférence du Caire a donné un exemple remarquable de ce que la santé peut apporter, non seulement pour le développement mais également en aidant à éviter une confrontation politique et à résoudre les conflits potentiels entre civilisations. Nous pouvons dire que la santé, et l'OMS, ont contribué de façon significative à la réussite finale de la Conférence du Caire. Qu'il s'agisse de la santé de la famille, des médicaments essentiels, du développement des ressources humaines, de la vaccination ou du financement et de la gestion des systèmes de santé, l'OMS est prête à coopérer avec les pays pour définir leurs besoins et à leur apporter un soutien technique direct à tous les niveaux. Mais les Régions et les pays doivent d'abord choisir euxmêmes leurs priorités et en établir l'ordre. Les besoins devront être définis et les tâches réparties en coordination entre les pays, les bureaux régionaux et le Siège. C'est pourquoi l'OMS doit se doter d'urgence d'un système d'information gestionnaire qui assure la compatibilité à travers tout son réseau mondial. Ce système doit être conçu et instauré conjointement pour faciliter la communication, pour résoudre les problèmes, et pour l'exécution, la coordination et la surveillance de notre budget programme commun. De même, l'examen du rôle et des fonctions des bureaux de l'OMS dans les pays et des représentants de l'OMS doit être achevé et les changements nécessaires effectués pour permettre à l'OMS de contribuer aussi efficacement que possible au développement sanitaire et social dans les pays. Notre objectif doit être de renforcer le soutien direct de l'OMS aux ministères de la santé, ainsi que sa capacité à promouvoir, coordonner et intégrer les interventions sanitaires dans les futures équipes et actions unifiées des Nations Unies dans les pays. Les changements politiques et économiques mondiaux de ces dernières années ont nécessité l'actualisation et la réforme des politiques de santé. La santé pour tous reste notre but fondamental et elle est aussi essentielle que tout autre droit de l'être humain. L'égalité d'accès aux soins de

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Annexe7

santé demeure 1'une des responsabilités premières des gouvernements, et elle est la question fondamentale d'éthique sanitaire qu'ont exprimée la majorité des chefs de délégation à 1'Assemblée de la Santé cette année. Mais aujourd'hui, la fourniture équitable des soins de santé requiert une participation sensiblement élargie de dispensateurs et de bénéficiaires par rapport à ce qui avait été envisagé à Alma-Ata en 1978. en oeuvre. Les maladies demeurent le problème, mais pas les personnes

touchées par ces maladies ; elles font partie des solutions qu'ensemble nous devons définir et mettre

Notre nouveau partenariat pour la santé se fondera sur cette vision éthique. malades.

Le point de

départ est le respect de la dignité et des droits des personnes, qu'elles soient en bonne santé ou Mais la responsabilité éclairée de chaque personne, au sein de la famille et de la Un système de soins de santé élaboré par le communauté, revêt aussi une importance capitale.

gouvernement devrait être au coeur de la politique nationale de développement. La participation et l'engagement au plus haut niveau politique de 1'Etat, en liaison avec la population, sont d'une extrême importance pour 1'instauration de ce nouveau partenariat dans le domaine de la santé. L'OMS maintiendra sa coopération technique à tous les niveaux pour soutenir les efforts des gouvernements et des populations, en vue de 1'instauration de la santé pour tous, et de la santé par tous, en préparation du vingt-et-unième siècle. Je vous remercie.

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé