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Activités de lutte contre l'onchocercose des onze pays participants du programme - 1996

Organisation mondiale de la santé
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WORLD HEALTH ORGANIZÂ.TION IOINT PROGRAÀ{ME COMMITTEE Office of Chairman COMITE CONJOINT DU PROGRÂ-II{ME Dix-septième session Cotonou 24 décembre 1996 ORGANISÂTION MONDIALE DE LA SANTE JPC . CCP COMITE CONJOINT DU PROGRÂT{ME Bureau du Président JPCl7.6 ORIGINAL: FRrrI'ICAIS Septcmbre 1996 Onchocerciasis Control Programme in $rcst Africa Frogramme de l,une contre I'Onchoccrcose en Afrique de I'Oucst Point 6 de I'ordre du iour orovisoire ACTIVTTES DE LUTTE CONTRE L'ONCI{OCERCOSE DES ONZE PAYS PARTICIPANTS DU PROGRAT{ME. 1996 Table des metières 1. TNTRODUCTION 2. COMITES NATIONAUX DE DEVOLUTION . Bilan des actes offrciels de création ou de modification Contribution financière des Etats Mobilisation des ressources externes 3. ACTIVITES DE DEVOLUTION LIEES A L'ONCHOCERCOSE ET LA NUISANCE SIMULIDTENNE Airc initiale Information - Education - Communication (IEC) Enquêtes Connaissance, Aninrde et Pratique (CAP) Activités de sensibilisation 3.1.3. Impact 3.2. Mobilisation communautaire et lutte comre la nuisancc simulidicrme 3 3 3 3 4 2.1. 2.2. 2.3. 4 4 5 5 5 5 5 5 5 5 5 6 6 7 7 3.1. 3.1. r 3.r.2 3.3. 3.3.1 3.3.2 3.3.3 3.4. Surveillanceépidémiologique 3.4.1. Surveillance active des villages sentinellcs 3.4.2. Surveillance passive Traitement à I'ivermectine . . Traitement passif Traitement des cas détectés activement Traitement à grande échelle par les équipes mobiles 3.4.3. Enquête de migration Jrc17.6 Prge 2 3.5. 3.5. r. 3.5.2. Ained'extension... Evaluation épidémiologique Etude incidence . . Autres évaluations épidémilogiques 3.6. 3.6.1 3.6.2 Traitement à I'ivermectirrc . . Traitement à grande échelle par les équipes mobilæ Traitement communautaire . . . 5.3 5.4 Seminaires nationaux de formation Autres formations 7 7 7 7 I 8 8 94. EVALUATION DES PROGzu\MMES DE DISTRIBUTION DE L'IVERMECTINE 5. FORMATION ET RECYCLAGE 5.1 Point sur les bourses d'études OCP 10 5.2. Formationsurleterrainenméthodologied'évduationépidémiologique/OCP....... l0 l0 l0 10 6. ACTTVITES DE LUÎTE RELATTVES AUX AUTRES ENDEMIES INCLUSES DANS LE PLAN DE DEVOLUTION . 7. EFFORTS D'INTEGRATION DES ACTTVTTES DE DEVOLUTTON 8. PERSPECTIVES : PROJET DE CALENDRIER DE REPRISE DES ACTwITES RESIDUELLES PAR LES PAYS PARTICIPANTS D'ICI FIN 1998 9. SUIVI DES ATELIERS 10. ANALYSE ET TNTERPRETATION DES DONNEES, EQUIPEMENT INFORMATIQUE ET UTILISATTON 11. CONCLUSION 10 11 L2 t4 15 15 IPC17.6 Page 3 1. TNTRODUCTION L'anrÉe 1995-1996 a été caractérisée par : a) une plus grande prise de conscience sur le processus "de planification, d'évaluation et de transfert" des techniques et activités du Programme de lune ooilre I'onchocercose en Afrique de I'Ouest (OCP) vers les Pays participants durant la période 199G2æ2, afin que ces pays aient la capacité de dééler à temps et de rnaîtriser toute recrudescence de I'onchoccrcose ; b) la tenue dans tons les Pays du Programme d'ateliers de travail qui avaiant pour objectif de mettre en place des systèmes nationaux de survcillarrcc et/ou d'évaluation de I'onchocercose, et d'institutionnaliser la mise en oeuvre d'un programme de distribution communautaire de I'Ivermectine, ces stratégies devant tenir compæ des réformes du secteur sanitaire qui sont actuellement entreprises dans les pays ; c) la détection au @urs de la surveillance épidémiologiqræ dans la zone initiale du Programme du premier cas de recrudescence sur la Bougouriba au Burkine Faso et pour lequel des actions vigoureues ont été déjà prises par le pays concerné et I'OCP. 2. COMTTES NATTONAUX DE DEVOLUTION (CNDO) 2.1. Bilan des actes ofFrciels de création ou de modification du CNDO Dans des pays comme le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Gtrana, le Mali, le Niger et le Togo des Comités nationaux onr éé créés officiellenreru. [æs textes offrciels de céation sont en cours d'adoption dans les autres Pays participans. Il est maintenant évident que les Comités sont peu ou pas opcrationnels. Ce sujet sera I'un des poins de réflexion de la prochaiæ réunion des coordonnateurs nâtionaux afin de dégager des propositions concrètes. Il faut relever que, si une force motrice est indispensable dans chaque pays pour suivre et dynamiser la surveillance et le contrôle de I'onchocercose à long terme, les pays doivent avoir une certaine flexibilité pour décider de la structure et de son mode de fonctionnement. 2.2. Contributions financières des Etats aux activités de dévolution [æs contributions financières des pays sont résnnÉes dans le tableau I pour 1995 et 1996 Contribution Pays 1995 r996 Bénin 1.450.000 FCFA 2.910.000 FCFA Burkina Faso Côte d'Ivoire 61.000.000 FCFA 25.000.000 FCFA Ghana 72.000 us $ Guinée 13.764 US $ Guinée Bissau Mali 14.000.000 cFA 14.000.000 cFA Niger Sénégal Sierra Leone 25.000.000 Leones Togo 437.000 FCFA ,PCt7.6 Page 4 Tableau l. Contribrtions financièæs des Peys (195-1996) En dehors de ces contributions chiffrées, les pays payeff les salaires de tous les agents, financent la participation de leur délégation respective aux sessions du Comité conjoint du Érogramme, et l'évaluation épidémiologique de certains villages sentinclles. 2.3. Mobilisation des ressources externæ pour la dévolution Le financement des activités de dévolution est prise en compte dans les plans nationanx de développement sanitaire élaborés dans le cadre des réformes du secteur sanitaire entreprises entre les pays et la Banque Mondiale (Côte d'Ivoire, Ghânâ, Guinée, Sénégal, sierra l-eone). L'OCP et I'OMS/AFRO ont soutenu activement les pays dans la formation et les séminaires; le montant de leur participarion s'élève respecrivemenr à 49.s13,2 Us $ er 76.000 us$. I-a première tranche du plan national de dévolutiondu Niger d'un monrant de L23.OOO.QOO FCFA a été frnancée par les Pays-Bas à titre de don. I-cs organisations non gouvernementales (ONG), Sight Savers et OPC (Organisuion pour la Prévention de la cécité) ont contribué au Mali à hauteur de 10.040.822 FCFA. L'ONG Helen Keller International (HKI) Niger a mobilisé des fonds respectivement pour l'[EC et une étude CAP pour un montant de 8.450 US $. 3 ACTTVITES DE DEVOLUTION RELATTVES A LA LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE ET LA NT.IISANCE SIMULIDTENNE Aire initiale Dans l'aire initiale du Programme, la transmission de I'onchocercose est définitivement interrompue, sauf dans quelques zones d'ombre @ougouriba au Burkina Faso a Od-Pendjari au Bénin et Togo) où la transmission continue. Les activités de dévolution cidessots sont menées dans les zones assainies du Programme. JPCl7.6 Page 5 3.1. Information. Rlucation. Comrnunication(lEC) 3.1.1. En4tête CAP Une enquête CAP (Connaissance, Anitude et Pratique) en rDatière d'onchocercose a été éalisée au Burkina Faso dans les bassins fluviaux éligibtes au uaiternent à grande échelle par I'iverrnectine dans le cadre de la mise en place du traitement à base communautaire avec l'appui de I'ONG Helen Keller International. 3-1.2. Activités de sensibilisation Dans tors les pays les activités d'I.E.C. sont régulièremÊnt menées par les équipes nationales appuyees par les équipes OCP et les autres acteuni en utilisant les différentes techniques de communication, et les supports et matériels d'information disponibles (causeriesdéba$, émissions radio- télévisées, projections de films sur I'onchocêrcose). 3.1.3. Impaa L'impact des activités d'IEC est perceptible à tous les niveaux. On note une plus grande mobilisation de la communauté et des auorités politiqucs et administrâtives au cours des différentes activités de lutte contre I'onchocercose menées dans lcs peys : en Côte d'Ivoire, il y a de moins en moins de lenres posant le problème de I'invision des simulies. I'Offtcc nuiorul d'Aménagement des Terroirs (ONAT) âu Bukinr Faso panicipe de plus en plus arur activités de lune contre I'onchocercose. 3.2. Mobilisation communautaire et lune contre la nuisance Dans la plupart des pays, la formation des é4uipes (nationale et de district), des tecbniciens a des villageois sur les traiternens au sol se poursuit activement, cc qui permet de résoudre le problème de la nuisance simulidienne. 3.3. Traitement à I'Ivermectine 3.3.1. Traitemeu passif Au cours de la periode allant de juin 1995 à mai 1996, 9t.641 pemonnes ont été traitérs par la nÉthode passivc avec 147.503 comprinÉs d'ivermectine, ce qui représente environ 3,8% du nombre total des personnes traitées, toutes stratégies confordues. 3.3.2. Traitemeru des cas positifs ütedés activemeü Au total 1.601 personnes porteuses de microfilaires ont été détectées au cours de la surveillance épidémiologique et traitées avec 2.679 comprimés d'ivermcctine. 3.3.3. Trattement à grande échelle par les équipes nubiles Dans I'aire initiale, les résultas du traitement à I'ivermectine effectué par les équipes nationales mobiles de Juin 1995 à Mai 1996 frgurent au tableau 2. I convicnt de rappeler que ce traitement à grande échelle est effectué seulement dans des zones très circonscrites où les résultats entomoépidémiologiquæ n'ont pas été satisfaisants. Pays Nbre villages Populations recensées Populuions traitées Couvefture moyenne 7o Nbre comprimés distribués Bénin* 635 159.681 116.E33 73.2 130.859 Burkina 28 9.750 6.689 68.5 9.984 Côte d'Ivoire 148 42.665 33.290 78.0 37.5æ Ghâna* 25s 93.631 70.32E 75.1 162.t72 Mali 438 195.470 14E.553 76.0 163.907 Total 1504 501.197 375.693 74.9 504.482 JPC17.6 Page 6 Tableau 2. Traitement à l'ivermecdne à grande échelte (équipe mobile) dqns I'afuie initiale du hogramme, de juin f995 à mai 1996 * Bassins à plusieurs passages par an 3.4. Surveillanceépidémioloqioue 3.4.1. Surtteillance active (villages sentinelles) La cane présentéc en imnexe indique les zoncs qui sont actuellement éligibles à la surveillance épidémiologique active dans les parties de I'aire initiale du Programme libérées de I'onchocercose. Environ 26o villages sont reterurs depuis 1992 dans les zones assainies pour être suivis périodiquement (tous les trois ans). Ce sont les villages " semirrclles" sitrÉs près des gites larvaires naguère productifs et qui avaient des prévalences élevées avant [e lancement des activités de lutte. Ces villages sentinelles constituent le minimum de villages à évaluer auxquels peuvent s'ajouter d'autres villages environnans, comme cela a été fait au Burkina Faso. Tableau 3. Rêuttets de la sureillance épfldemiologige des Yittrges sentinelles Pays (aire initiale) Année 195 Année 1996 Nbre village Taux prévalercæ % Nbre village Taux prévalenaæ lo Burkina Faso 06 0,G25,9 03 0,o.0,00 Mali t5 0,G5,9 Niger t2 0,04,5 Côte d'Ivoire r0 0,G2,0 Ghana 09 0,0-6,3 02 0,G2,8 Togo 05 0,5-10,8 Benin 04 0,5-10,9 04 1,7-24,1 Total 56 L4 Iæ tableau 3 résume les résultats obtenus dans 70 villages évatués durant la période 1995-1996. JPC17.6 Page 7 Ces résultats som en général excellens, cependant les évaluations faites dans certains bassins ont révélé des taux élevés de prévalence. Dans le bassin de la Bougouriba au Burkina Faso, dcs évaluations s@iales faites dans 19 villages autour du village de Zoulo a dans le bassin de la Naimo ont permis de noter des taux de prévaleàce variant entre 0 et 53%, ce qui irdique une recrudescencc de I'infection dans cette zone. Pour mieux ccs résultats, l'équipe nationale en collaboruion avec I'OCP et autres partenaires nationaux ont entrcpris des recherches complénrentaires dans les domaines entomologique, épidémiologique et socio-démographique. La distribution de I'ivermectine a été mise en place-ei le premier traitemenr a été réalisé en juin 1996. Des études complémentaires sont planifiées pour mieux cerner le problème de tau:r élevé de la prévalence (lç25%) relevé dans les bassins de oti-pendjari au Bénin et au Togo. 3.4.2. Suryeillance passive Elle n'est pas encore éffective dans tous les pays à cause de I'insuffsance de recyclage et de formation des agents de santé. Toutefois, les communautés informent souvent le personnel de santé sur les cas suspecs d'onchocercose (migrurs ou autochtorrcs) pour être pris en chargè. 3.4.3. Enquête de migraion Devant tout câs positif détecté au cours des enquêtes épidémiologiques, une enquête de migration est systématiquement merÉe pouravoir des precisions sur les mouvemenrs de ces rndedà afinil'idéntifier I'origine de I'infection et de prendre les mesures qui s'imposenr. A cct égard, à I'excepion de la situation speciale constatée dans les villages situés autour de Zoulo dans le basiin de la Bougouriba an Burkina Faso, la plupan des cas positifs détectés concernaient des migrans qui se sont installés drns les villages en question : dans le cas du Togo et du Burkina Faso, les migrans sonr yenus de la région d'Asukawkaw au Ghana et de la région frontalière de la côtc d'lvoire, respectiyement. Aire d'cxtension 3.5. Evaluationépidemiologique 3.5.1. Etudes d'inctdence L'évaluation dans le bassin du RioGeba en Guinée-Bissau et dans celui du Koulountou-Koliba en Guinée traités uniquement à I'ivermectine pendant cinq ans n'a montré aucune nouvelle infection chez les enfants de cinq ans. Les taux de prévalence y ont été ramenés respectivemenrde lÇ23Vo àO,O-3,2% et de 48,2-62,7% à8,644,6Vo. 3.5.2. Autres évaluatiorc Une étude des ef,fets de I'association des traitements larvicides et de la lune par I'ivermecrine a été menée dans 121 villages sentinelles des zones d'exrension. L'évaluation dans un des bassins de la Guinée (bassin du Mito) a indiqué une incidence nulle de I'infection, après huit années d'associuion de traitemems, chez une cohone de 235 personnes dont les exarnens étaient négatifs perdant quatre ans et chez les enfants de moins de quatre ans donc exclus du raitement à I'ivermectine. L'incidence attendue en dehors de toute iruervention est de plus de 27 cas par an. JPCl7.6 Page 8 3-5. Traitement à I'ivermectine 3.6.1. Traitement à grande échelle par les équipes mobiles Le traitement à grande échelle est effecuée par lcs équipes mobiles, avec I'appui de I'OCP. Iæ tableau 4 fudiçe les résultats de la distribution à grande échelle d'ivermectine cffectuéc par lcs Pays participants de juin 1995 à mai 1996 : 1.277.04 peËonnes ont été traitées et 1.6E7.039 comprimés d'ivermectine distribués dans 7.58t villages. Tableau 4. Itaitement à échdle à l'ivemedine per lec Quipes mobiles f995-Eai * Il y a eu derx traftements dans I'année dans certains bassins 3.6.2. Traitement à base communautaire Dans les pays coulme la GuirÉe, le Mali, le SérÉgal, la Sierra [-€one, le traiternent à base communautaire par l'ivermectine est effectif et est soutenu par les ONG (Sight Savers, OPC). Dans les pays conrme le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Togo, la mise en place du traitement à base communautaire par I'ivermectine se fait par la formation progressive des agents de santé communautaires (ASC). Des plans d'action pour accélérer la mise en place du traitement à base communautaire Par I'ivermectine dans tons les Pays participans à partir de cerc année ont été élaborés au coum d'ateliers narionaux (voir section 7). Dans le cadre du suivi de I'atelier, la formation des agents de santé conrmunâutaires a été effectuée en avril 1996 au SéÉgal. Læ tableau 5 indique les résultats des traitemens à base oommunâuteire dans qrutre pays de I'OCP, de juin 1995 à mai 196. Un taux de couverture élevé de 77,3% en moyenne a été obtenu par ce mode de raitement. Nb. de pet§onnes traités Couverture moyenne % Corprirnés distribuéesPays Nb. de villages visités population récensée 227.303Bénin' 6?1t 272.969 203.6s2 74,6 394.954Côte d'Ivoire 1369 3E5.054 289.904 75,3 2æ E3.379 9.693 77,6 t0.342Ghana' 236.463 173.86t 74,0 206.610Guinée t337 39.727 73,3 91.940Guinée-Bissau* 314 54.202 85.369Mali 42 69.208 50.674 73,2 53. I 17Sénéeal' 157 36.408 27.n9 74,9 90E 166.236 t16.576 70,L t35.714Sierra l-eone 1694 4æ.446 310.671 77,6 411.690logo 1.704.365 L2n.W 74,9 r.687.039Total 75tt I JPC17.6 Page 9 Tableau 5. Résultâts du traitement à base communautaire 4. EVALUATION DES PROGRAÀ,TMES DE DISTRIBUTION D'TVERMECTINE L'évaluationdes programmes de distribution effecnrée en 1995 cn GuirÉe, au Mali et au Sénégal, a été pousuivie cctte année dans quarre aures pays : le Bénin, la Côte d'Ivoire, ie Ghana et le Togol I-a participation de çatre coordonnateurs à cette évaluation irdépendante leur a permis de mieux apprécier les activités qui sont menées dans ces pays. Dans I'ensemble la couverture du traitement desindividrs dans des échantillons de villages évalués est bonne, variant de 6l,8% au Togo, à74% en Côted'lvoire (tableau 6). lableau 6. Couverture du traitement per l'ivermcüine rtons un éohnntilton de villages Pays Traités Total Pourcentage Bénin 625 974 4,2 Ghana 620 866 71,6 Côte d'Ivoire 548 76t 74,0 Togo 509 824 61,8 Total 2.303 3.425 67,2 Cene évaluation a révélé un taux élévé de personnes n'ayanr jamais reçu le médicament (26%) et seulement 30% d'irdividus totalement traités au cours de rots lcs cycles de iraitemenr effectués dans les villages. Iâ principale raison du non traitement étant I'absence (54,4%). [æs autres raisons évoquées sont le manque d'information sur le jour du traitement, la maladie ou des occupations diverses. Seulement 2% d'individus ont refusé le traiæment. ll importe que les équipes nationales àes pays renforcenr les activitésd'informadon, d'éducation et de communication pour reduire le nombre ae pirsonnes jamais rraitées ouqui refusent le traitement. De même, la mise en place des comités de traitement communautaire dans ces pays devrair pallier I'insuff,tsance du traiæment mobile à grande echelle (26% de penio6es jamais rraities et u,i% de personnes partiellement traitées). Une érude spéciale sera faite dans les pays pour mieux apprécier les véritables morifs de refrs de traitement. Pays Nb. de villages visités population recensée Nb. de personncs traités Couvernrre moyenne % Comprimés distribués Guinée 455 2l r.488 rcs.rn 78 I 22s.408 Mali 1464 786.301 620.39t 7g,g 892.U3 Sénégal 299 78.281 58.881 75,2 97.391 Sierra Leone 54 t3.272 to.2y 77,1 14.701 Total t272 r.G9.342 t54.7r0 7713 L2ÿ0.343 JPC17.6 Page 10 5. FORMATTON ET RECYCLAGE 5.1. Le point sur les bourses d'études OCP De 1974 à 1996I'OCP a octroyé 453 bourscs d'études aux Pays participants. Iæs premiers résultats des études cntrepriscs pour identifier les structues d'accueil après les formations faites dans les instiotions africaines, montrenû que 87% des boursiers OCP sont dans le secteur sanitaire (ophtalmologie, épidémiologie, entomologie, santé publique etc.) dont seulement 30% dans des programmes nationaux de dévolution. 5.2. Formation sur le terrain en nÉthodolo8ie d'évaluuion épidémiologique/OCP A I'occasion des missions d'évaluation épidérniologiqr.rcs, certains pays comme le Bénin, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Sénégal et le Togo ont commêncé à former dans lcs districts, des techniciens de laboratoire aux techniques de la bio,psie cutanée et du comptage des microfilaires au microscope. Iæ nombre de techniciens formés par pays pour éffectuer la surveillanceiévaluation épidémiologique selon la méthodologie OCP figure cidcssous. Il €st à noter çe la formation et.le recyclage d'un nombre plus grard de teclrniciens ont été programmés dans les plans de formation élaboré§ au cours des ateliers nationâux (voir section 7). Pays Bénin Ghânâ Guinée Mali Sénégal Togo Nombre d'acents fomÉs u t2 03 06 06 t5 5.3. Séminaires nationaux de formation Des séminaires et séances de recyclage sur I'IEC, le traitcment à I'iverurectine et la surveillarrce épidémiologique ont eu lieu au Burkina Faso, au Bénin, au Niger a au Togo. 5.4. Autres formations Des formatiors en entomologie médicale et au traitesrcot au sol faites par OCP onr eu lieu au. Burkina Faso, en Côæ d'Ivoire et au Ghana. 6. ACTTVITES DE LUTTE RELATTVES AUX AI'TRES ENDEMIES INCLUSES DANS LE PLAN DE DEVOLUTION La tçpanosomiase hurnaine africainê, la dracunculose, les schisosomiases, le paludisme, la lèpre' la tuberculose et le pian sont les endénries retenues dans les plans de dévolution des pays. A I'exception du Burkina Faso, la mise en oeuvre satisfaisante d'une surveillance passive et active des endémies precitees se heurte au manque dc financernent dæ plans de dévolution et surtout à I'absence d'un programme intégré de lune contre les endémies dans les systèrnes nationanx de santé. JPCl7.6 Page 11 Dans le cas de la trypanosomiase au Burkina Faso, cenainæ acrivités ont été menees (le dépistage, la lutte antivecrorielle et la formation). Bien qu'incluse dans le plan de dévolution de ccnains pays, la dracunculose est spÉÆifiquernenr traitée de façon verticale dene le but de son éradication. Des enquêtes en vue de déterminer la prévalence des schistosomiases ont commencé dans certains pays conrme le Sénégal ct le Togo ; par ailleurs, t0 villages dans la zonc d'erdémie onchocerquienne ont été traités au praziquantel au Niger. En Côte d'Ivoire, le dépistage systématique du ver de Guinée, de la schistosomiase urinaire et du pian est entrepris pendant les carnpagnes de distribution d'ivermectine. Au Bénin le recensement de tous les cas de cécité est fait au cours des campagnes de.distribution d'ivermectine. 7. INTEGRÂTION DES ACTTVITES DE DEVOLUTTON I-a planification détailtée de I'intégration des activités de dévolution a débuté cctte année par læ ateliers de trois jours organisés drns tous les Pays participans avec le sourien de I'OCP selon le calèndrier du tableau 7. Tableau z. calendrier des ateliers dqne lcs pays participants Mois Pays Date Ianvier Burkina Faso 29-3t Fevrier Togo t9-2t Mars Sénegal Sierra læone Guinec l8-20 23-25 27-29 Avril Mali Côte d'Ivoire I r-13 l5-17 Mai Ghan Guirrce-Bissau l5-16 2t-13 Juillet Niger Bénin lGr2 r8-20 En effet, ces ateliers avaient pour objectif d'élaborer dans chaque pays, un plan d'action budgétisé sur trois années (1996-l9E) pour le court termer et de donner des estimations pour le moyen et long termes. Par ailleurs ces ueliers ont imisté sur la déccntralisation du système de surveillance et/ou d'évaluation de I'onchocercose dans les pays et sur I'institutionnalisation et la mise en oouvre d'un progranrme de distribution conrmunâutaire de I' ivermectine. JPC17.6 Page 12 Tous les pays ont admis que la déoentralisâtionde la survcillancc de I'onchocercose est nécessaire car elle facilite I'intégruion et est conforme à la éforme du secteur sanitaire qui est actuellement entreprise drns lss pays. I-e niveau prévu de la déccntralisation varie d'un pays à l'autre (voir tableau E). [æ choix du niveau de décentralisation de la surveillance de I'onchoccrcose a été lié au nombre de villages sentinelles à évaluer chaque année et surtout au coût de l'équipement néccssaire pour réaliser cette surveillance décentralisee. Tableau E. Niveau de déceffizliseûon de la suneillanoe épidémiologiqtte Pays Région District Zotrc Bénin I Burkina Faso I Côte d'Ivoire I Guinée I Guinée-Bissau I Ghâna I Mali I Niger I Sénégal I Sierra Leone I Togo I 8. PERSPECTTVES : PROJET DE CALENDRIER DE REPRISE DES ACTwITES RESIDUELLES PAR LES PAYS PARTICIPANTS D'ICI FIN 1998 Au cours des ateliers qu'ils ont organisés, les Pays participants ont élaboré des initiatives pour la prise en charge des activités résiduelles dc I'OCP. Comme I'indiquent les tableaux 9 et 10, les Pays pârticipaffs ont fixé des périodes et des dates pour la formation de leurs personnels en we de les péparer à prendre la relève du Programme. JPC17.6 Page 13 Tableau 9. Plao propcé pour h formation à l'évetuetion/surveillence épidérriologique N.8.. ( ) Nombre de personnes à former Pays Fersooncl (nombrc) Typc de formetion Périodc dc la fonnarion Finenccrænt Burkina Feso Médccin (3) Cours supérieur épidémiologie juil.-nov.96 OCP + OlvlS AFRO Tech. lab. (4) Théoric + Travrur Praüqucs juil.{éc.96 OCP + Gn Burkina Feso + OMS AFRO Pcrsonnel Distribution (à dércrmincr) Côæ d'Ivoirc Médccin (42) Thôric + üayaur Pr.saques juilla 1996 novcmbrc 97l9t OCP + OMS AFR.O Tcch. lab. (63) Théonc + dirg. passif rcvcmbrp 96/97juilla l99t Agens de senté (ll7) juilla l99l Guinéc Medecin districr (26) Théoric + mv.ur pntiqucs (4t) déccmbre 1996(!{) avril 197 (14) evril l99t OCP + OMS AFRO Tcch. lab. (126) Mrli DMO (40) Thôrie + aravlux pnriqucs juilla à scpæmbrc 1996 OCP + OMS AFRO + Gvr M.liTcch. !eb. (35) Sierra l-cone Equipcs santé dc disricr (13) Théoric + lnvaux pruiqucs ætobrc/déccmbrc 1996 OCP + OMS AFRO + Gvt Siena Lcoræ Tcch. lab. (78) Agena des UniÉs suiaires périphériqucs (500) Formarion diagnostic passif juin - dê. 96 Gvt Siem Læonc aScn6 santé commun. (2flD) Sénégrl Médecin disr. (4) Cours supéricur épidémiologic juilla 1996 OCP + OMS AFRO Tech. lrb. (7) Théoric + lrevaur pntiqws avril 1996 ocP Méd. ciefs cr supcwiscurs (7) Analysê dcs donnécs novcmbre 1996 ocP Médccin disrict (24) Corrs modulcs AFRO déccaùrc 1996 OMS/AFR.O Togo Tcch leb. (24) Théoric + tnyeur pnüques ocobrc 1996 ocP Pcsonncl de saisie Crestion des données JPC17.6 Page 14 Tableau 10. Plan pro@ pour lâ formation à la distribution à base commtmâutaire de l'ivermedine Pays Personnel Nombre à former Période de formation Source de frnancement Burkina Faso Distrib. village Equipes Santé district à déterminer fin96à97 OCP + GW Burkina Côte d'lvoire Agenr de santé com. (Asc) 35r à partir de mai 1996 ocP Guinée Distrib. village Infirmiers centres de santé Equipes santé district Médecin régional 2674 ll0 45 7 fin 96 à 97198 frul.%197 fn96lÿl fin 96 OCP + ONG Mali Medecins Distrib. village Distrib. village Distrib. village 20 320 3æ 196 fin 96 juil.déc. 96 janv.déc.97 janv.déc.98 ONG + OCP Sénégal ASC 3t4 avril96nov. 96 oNG + (OPC) Sierra Leone Equipes santé dist. (formateurs) Equipes santé dist. Communauté dist. 30 500 (à déterminer) fin juin fin fin juin septembre Gvt Sierra læone ONG + OCP Gvt Sierra Leone Togo Infirmières Equipes de district Distributeurs 2æ 138 3@2 96-n %-97 w97 ocP OCp procè.de gradueltement à la réduction de son soutien fmancier et logistique aux Pays participants. Én conséqience les Pays participans ont qréparé.d9 plans d'action et budgets pour 1996- iggg à we de ta prise en charge progressive dcs activités résiduelles. g. SUTW DES ATELIERS Dans le cadre du suivi des areliers, certains pays ont comrnené à mettre en oeuvre les résolutions de leurs ateliers comflLe préw. Par exemple, te Sénégal a effectué la formation des techniciens qui vont mener des évaluationseiiOemiologiques dans leurs regio* respectives ; le Togo a effecrué la formation des formateurs dans le bassin ae la kara pour la misJen place du traitement à base communautaire par l,ivermectine ; la côte d'Ivoire a commencé à formei les médecins de l'aire initide d'oCP à la surveillance et à l,évaluation de I'onchocercose ; au Ghana, les régions et les districs ont terminé la préparation de leurs plans pour sa mise en oeuvre' JPC17.6 Page 15 10 ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES, EQUIPEMENT TNFORMATTQUE ET UTILISATION Deux pays, la Sierra læone et la Guinê-Bissau ont fourni des ordinateurs à leurs équipes nationales pendant la periode considérée. Ces matériels informetiqæs et les ac.essoires seront pris en charge par les membres des équipes nationales de ces deux pays dont les membres ont reçu cenC année une formation "en cours d'emploi" sur divers aspecs de I'infonnatique à I'ocp. Le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoirc, le Mdi a lc Niger disposent d'ordinateurs suffisamment performants pour le tlensfsn et I'analyse de toutes les donrÉes épidémiologiques d'OCp. Tous les coordonnateurs nationaux ont reçu de I'OCP la formation appropriée pour I'utilisation de ce matériel. Des techniciens du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, dc la Sierra Leone et du Niger ont aussi participé à des cours de formation pour le traitemenr a I'analyse des données r 1. coNcLUsIoN La volonté d'intégrarion des acdvités de lutæ oontre I'onchocercose dans les systènrcs ôanitaires dæ Pays participants est devenue urp réalité concrète. Le résultat des ateliers de travail tenus par tons les Pays participants avec I'OCP a révélé la necessité mais surtout la faisabilité de la décentralisuion de la surveillance epidémiologique de I'onchocêrcose, car elle est conforme aux réfonues du secteur sanitaire actuellement en courc dans les pays dans le cadre de leur politique nationale. Dans I'aire initiale où la surveillancc épidémiologique a été instaurée après la frn de la lutte antivectorielle, les pays ont démontré qu'ils sont capables de détccter la recrudescence de I'infection onchocerquienne et la maîtriser en insourant une disuibution dc l'ivermectine. Un véritable partenariat entre OCP et les Pays participans pour réussir la Planification, I'Evaluation et le Transfen des techniques et activités du Programme OCP est de plus en plus perceptible et augure d'un avenir prometteur de la Sriode 1996l20ff2, a andelà, rnalgré les difficultés économiçes que traversent actuellemem les Pays pârticipents. JPC17.6 Page 16 I $ Ë eE ËE âslllfuËË +:ËEEËE cz aî3s ËlË* EI âE ËËfEIô .3 aE8E €=Ë BEE EÊ* Ë EËg ËEËE N o o , ilËe IEâË Co I ÊE ÊÊtEa ËEË *Eà= r eiE âE ËE oÊ Eg EÀ Êrts>69ôào6 1E :t ,Ê :T E; o Eg FÊô-ts :EÊE)ôLta- =a --gE EË sàoE EE z Ec ul ul>- zi ÉË E5 =srüE>z iE 3=HgE: dE =fiHiu2É,<ONlr l- ar, olrl llJ2=,R- {ur ,= ËEPO ER ËîEi urË a= PHJ< ÊaEê (:rÀsullll ^ HE 55JUtE= BEO)- xÊ ;= HEo=NJ a a a a

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé