Relopsing fever Outbreak a t the Grand Canyon National Pork, Arizona, 1990
Fièvre récurrente Flambée dans le paie national du Grand Canyon, Arizona, 1990
United States o f Am erica. On 21 June 1990, 11 days after returning from the Grand Canyon North Rim (GCNR), a 61-year-old California resident developed an acute illness lasting 2 days, characterized by fever, shaking chills, headache, myalgias, and drenching sweats. During the following 2 weeks, he had 3 febrile relapses and was hospitalized. Physical examination and laboratory studies were nondiagnostic. However, during a fourth recurrence of fever and prostration, examination of a peripheral blood smear revealed spirochaetes, consistent with the diagnosis of relapsing fever. The patient was treated with tetra cycline and recovered. One addidonal confirmed case with onset on 5 July and 1 suspected case with onset on 12 July were reported in Arizona residents. All 3 patients had stayed overnight in cabins at the GCNR. Beginning 6 July 1990, visitors to the GCNR were noti fied of the risk of exposure to tickbome relapsing fever (TBRF). A survey of 244 employees at the GCNR iden tified 2 persons who had had recurrent febrile symptoms compatible with TBRF. One had been hospitalized with meningismus and cerebrospinal fluid pleocytosis. A retro spective mail and telephone survey of 6 993 visitor groups, representing more than 10 000 persons who stayed in park cabins during the 1990 season, identified 14 cases of labo ratory-confirmed (4 cases) or clinically defined (10 cases) relapsing fever1 1in park visitors from 9 states, Canada, and 4 * Germany. Seven of the 14 patients had been hospitalized. An environmental investigation revealed rodent nests likely to harbour vector ticks above the ceilings and below the floors of many of the cabins at the GCNR. During August, all cabins were sprayed with acaricides. National Park officials planned to inspect all buildings, remove 1 A confirmed case was defined as illness occumng within 3 weeks of expo sure in any person who had been a resident or overnight visitor at the GCNR from 15 May to 15 August 1990, from whom spirochaetes were visualized on a Wnght- or Giemsa-stained blood smear, or m whom antibody to BorreHa hsrmstt was demonstrated by El .ISA. A clinical case was defined as illness in a resident or visitor during the same dates who had fever and 3 of 4 characteristic symptoms (dulls, sweats, myalgias, or headache) and m whom a history of clinical remission followed by relapse was reported.
Etats-U nis d ’A m érique. Le 21 juillet 1990, 11 jours après être revenu d’un séjour sur la corniche nord du Grand' Canyon du Colorado, un habitant de Californie âgé de 61 ans tombe malade. Pendant 2 jours, fl a de la fièvre, des frissons, des céphalées, des myalgies et des sueurs profuses. Au cours des 2 semaines suivantes, il a 3 autres épisodes fébriles et doit à nouveau être hospitalisé. L’examen physique et les analyses de laboratoire ne fournissent aucun élément de diagnostic. Toutefois, lors d’un quatrième épi sode de fièvre et de prostration, l’examen d’un frottis de sang périphérique révèle la présence de spirochètes, confirmant le dia gnostic de fièvre récurrente. Le patient est traité à la tétracycline et se rétablit. Un autre cas confirmé (début le 5 juillet) et 1 cas suspect (début le 12 juillet) ont été signalés chez des résidents de l’Arizona. Les 3 malades avaient passé la nuit dans des cabanes sur la corniche nord du Grand Canyon. Dès le 6 juillet 1990, les touristes se rendant dans cette région ont été informés du risque de fièvre récurrente transmise par les tiques (TBRF). Une enquête auprès de 244 employés du parc a permis d’identifier 2 personnes qui avaient souffert de symptômes fébriles récurrents compatibles avec cette maladie. L’une d’elles, qui avait dû être hospitalisée, présentait un méningisme et une pléiocytose du liquide céphalorachidien. Une enquête rétrospec tive, effectuée par lettre et par téléphone auprès de 6 993 groupes de visiteurs totalisant plus de 10 000 personnes ayant séjourné dans les chalets du parc pendant la saison 1990, a permis de découvrir 14 cas de fièvre récurrente (4 cas confirmés en laboratoire et 10 cas cliniques)1chez des touristes originaires de 9 Etats américains, du Canada et d’Allemagne. Sept des 14 malades avaient été hospi talisés. Une inspection effectuée dans le parc a révélé la présence de nids de rongeurs considérés comme des porteurs potentiels de tiques dans les faux plafonds et sous les planchers de nombreux chalets. En août, des acaricides ont été pulvérisés dans tous les chalets. Les responsables du parc ont prévu d’inspecter tous les bâtiments, de 1 Cas confirmé, maladie survenue dans les 3 semâmes suivant l'exposition chez toute personne ayant résidé ou passé la nuit dans le parc de la comiche nord du Grand Canyon entre le 15 mai et le 15 août 1990, si des spirochetes ont été identifiés sur un frottis sanguin coloré au réactif de Wnght ou de Giemsa, ou si la. présence d'anucorps diriges contre Borrelm hermm a été démontrée par un ELISA. Cas clinique- maladie caractérisée par de la fièvre et 3 des 4 symptômes caractéristiques (frissons, sueurs, myalgies ou céphalées), survenue aux mêmes dates chez un résident ou un touriste a où l’anamnèse a révélé une rémission clinique suivie de rechute.
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WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, No. 35,30 AUGUST 1991 • RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, I f 35,30 AOUT 1M l
rodent nests, and make structural changes to prevent rodent access and nesting in attics and crawl spaces before the park opened for the 1991 season. MMWR Editorial Note: This outbreak is the first re cognized occurrence of TBRF at the Grand Canyon National Park since 1973, when an interstate outbreak of 62 confirmed or suspected cases occurred in employees or visitors who had stayed in cabins at GCNR. The disease is endemic throughout much of the western United States; sporadic cases occur each summer and autumn. The disease is caused by infection with the spirochaetes Borrelia hermsii or B. mricata-, B. hermsii was identified in 1973 at the GCNR. The soft ticks of the genus Omithodoros, which transmit the illness, usually feed on rodents and frequently infest rodent nesting material. The ticks are reclusive, usually feeding at night for only 5-20 minutes. Their bites are painless and frequently go unnoticed. Most infections with B. hermsii are acquired by persons staying in mountain cabins where rodents have nested. Because onset of illness occurs 4-18 days after infection, patients infected with TBRF in tourist areas where the disease is endemic often develop symptoms after they have returned to areas where the disease is not suspected TBRF that is undiagnosed and untreated may cause recurrent febrile illness for weeks to months before the illness resolves. Neurological sequelae, such as aseptic meningitis and cra nial nerve palsy, occur in a small proportion of patients. Serological testing by ELISA may aid with a diagnosis when symptoms are suggestive of the disease but laboratory results are equivocal. Following infection, paired serum spe cimens often demonstrate diagnostic levels of antibody to B. hermsii or B. turicata. Recent observations suggest that a decline in rodent populations occurred in 1990, which may have increased the risk of human exposure to infected ticks. Prevention strategies for TBRF focus on avoiding tick bites and preventing rodents from nesting in human shelters in areas where the disease is endemic. “Rodent proofing” — structural changes that prevent rodent access to the foun dations or attics of homes and holiday cabins — reduces human contact with ticks that transmit the disease. (Based on: Morbidity and Mortality Weekly Report, 40, No. 18,1991; US Centers for Disease Control.)
détruire les nids de rongeurs et de prendre des mesures pour empê cher ceux-ci de nicher dans les soupentes et les vides sanitaires avant l’ouverture du parc pour la saison 1991. Note de la Rédaction du MMWR: Cette flambée de fièvre récur rente transmise par les tiques est la première à se produire dans le parc national du Grand Canyon depuis 1973, année au cours de laquelle 62 cas confirmés ou suspects sont survenus chez des employés ou des touristes ayant séjourné dans les chalets du camp. La maladie est endémique dans une grande partie de l’ouest des Etats-Unis où des cas sporadiques se produisait chaque été et chaque automne. Elle est causée par les spirochètes Borrelia hermsii ou B. turicata; B. hermsii a été identifié en 1973 sur la comiche nord du Grand Canyon. Les tiques du genre OmithodoroSy qui trans mettent la maladie, sont des parasites des rongeurs, dont les nids sont fréquemment infestés. Les tiques sont sédentaires et ne sortent généralement que 5 à 20 minutes par nuit pour se nourrir. Leur morsure est indolore et passe souvent inaperçue. La plupart des personnes infectées par B. hermsii le sont lors d’un séjour dans un chalet de montagne où se trouvent des nids de rongeurs. Etant donné que la maladie ne se déclare que 4 à 18 jours après l’infection, les patients infectés dans une zone d’endémie ne pré sentent souvent de symptômes que lorsqu’ils sont revenus dans une région où l’on ne pense pas à la possibilité de fièvre récurrente. Si celle-ci n’est pas diagnostiquée et traitée, les épisodes fébriles peu vent se répéter pendant des semaines ou des mois. Des séquelles neurologiques comme la méningite aseptique et la paralysie des nerfs crâniens s’observent chez quelques patients. Les analyses séro logiques par ELISA peuvent aider au diagnostic lorsque les symp tômes font soupçonner la maladie mais les résultats de laboratoire sont équivoques. A la suite de l'infection, l’analyse de paires de sérum met souvent en évidence des titres d’anticorps dirigés contre B. hermsii ou B. tuncata qui permettent d’établir le diagnostic. Selon des observations récentes, il semble qu’il y ait eu en 1990 un déclin des populations de rongeurs, d’où, pour l'homme, une augmentation du risque d'exposition aux tiques infectées. Les stratégies de prévention visent principalement à éviter les morsures par les tiques et à empêcher les rongeurs de nicher dans les abris occupés par l’homme dans les régions d’endémie. Les mesures prises pour empêcher les rongeurs de s’introduire dans les fondations ou les soupentes des habitations et des chalets réduisent les risques de contact entre l’homme et les tiques qui transmettent la maladie. (D’après: Morbidity and Mortality Weekly Report, 40, N° 18,1991 ; US Centers for Disease Control.)