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OUTBREAK NEWS : Avian influenza — Viet Nam and Cambodia — update = LE POINT SUR LES ÉPIDÉMIES : Grippe aviaire — Viet Nam et Cambodge — mise à jour

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OUTBREAK NEWS

LE POINT SUR LES ÉPIDÉMIES

Avian influenza - V ie t Nam and Cam bodia - update V ie t N a m 1 As of 29 March 2005, the Ministry of Health in Viet Nam has confirmed 3 additional cases of human infection with H5N1 avian influenza. The cases concern a 5-year-old boy from the central province o f Quang Binh, a 17-yearold girl from the northern province o f Nam Dinh, and a 40-year-old woman from the northern province o f Quang Ninh. The 17-year-old girl has died. An earlier case has also been confirmed. These recently confirmed cases bring the total to 28 in Viet Nam since mid-December 2004. WHO is aware of reports o f suspected H5 avian influenza infection in 5 members of a family who are currently hospitalized in the northern port city o f Haiphong. These cases, which include the parents and their 3 young daughters, are undergoing further investigation following initial tests indicating infection with the H5 subtype o f avian influenza. Reports indicate outbreaks of avian influenza in poultry in the vicinity. Field investigation o f this family cluster is under way. The current outbreak o f human cases in Viet Nam has included several clusters, mostly in family members, of cases closely related in time and place. Thorough investigation of all such clusters is essential to determine possi­ ble changes in the behaviour o f the virus and thus support assessment o f the risk of an influenza pandemic. There is currently no evidence that the H5N1 virus is spreading easily from person to per-

Grippe aviaire - V ie t Nam et Cam bodge - mise à jour V ie t N a m 1 Au 29 mars 2005, le Ministère de la Santé vietna­ mien a confirmé 3 autres cas d’infection humaine par le virus H5N1 de la grippe aviaire. Il s’agit d’un garçon de 5 ans originaire de la province de Quang Binh, au centre du pays, d’une jeune fille de 17 ans de la province de Nam Dinh, au nord du pays, et d’une femme de 40 ans de la province de Quang Ninh, également dans le nord du pays. La jeune fille de 17 ans est décédée. Un cas plus ancien a aussi été confirmé. Avec ces confirmations récentes, le total des cas au Viet Nam s’élève désormais à 28 depuis la midécembre 2004. L’OMS a connaissance d’informations évoquant une suspicion de grippe aviaire à virus H5 pour 5 membres d’une même famille, hospitalisés actuellement dans la ville portuaire de Haiphong, au nord du pays. Les parents et leurs 3 filles font l’objet d’examens complémentaires après que les tests initiaux ont indiqué une infection par le sous-type H5 de la grippe aviaire. On a signalé des flambées de grippe aviaire dans les volailles du voisinage. Les investigations sur ce groupe familial se poursuivent sur le terrain.

WORLD HEALTH ORGANIZATION Geneva ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ Genève Annual subscription / Abonnement annuel Sw. fr. / Fr. s. 334 — 5.000 4.2005 ISSN 0049-8114 Printed in Switzerland

La flambée actuelle de cas humains au Viet Nam comprend plusieurs groupes de cas, des membres d’une même famille la plupart du temps, ayant un lien temporel et géographique étroit. Il est essentiel d’enquêter avec minutie sur ces groupes pour établir si le comportement du virus a changé et contribuer ainsi à l’évaluation du risque de pandémie. Pour l’instant, rien ne permet de penser que le virus H5N1 se transmet facilement d’une

1 See No. 11, 2005, pp. 93-94.

Voir N° 11, 2005, pp.93-94. 113

son. Rapid sharing with WHO of viruses from recent clusters of cases has become increasingly important. Analysis can determine whether any significant changes in the virus have taken place and provide further support for risk assessment. Several media reports have recently covered rumours of a large outbreak of influenza-like illness in Quang Binh Province. The outbreak is presently under investigation by provincial and central health authorities. Samples have been taken for testing, and WHO is awaiting the results. The number of cases with influenza-like illness appears much smaller than initially reported by the media.

personne à l’autre. Il devient de plus en plus important de faire parvenir à l’OMS les virus isolés à partir des récents groupes de cas. Les analyses permettront de déterminer si des modifications importantes se sont produites et apporteront des contributions complémentaires à l’évaluation du risque. Les médias ont récemment fait état d’une flambée importante de syndromes grippaux dans la province de Quang Binh. Les autorités sanitaires provinciales et centrales enquêtent actuellement sur cette flambée. Des échantillons ont été prélevés et l’OMS attend les résultats des analyses. Le nombre des cas de syndromes grippaux semble être légèrement inférieur à celui évoqué initialement par les médias.

Cambodia2 The Ministry of Health in Cambodia confirmed on 29 March 2005 the country’s second human case of avian influenza. The 28-year-old man, from Kampot Province, developed symptoms on 17 March and was hospitalized in Phnom Penh on 21 March. He died on 22 March. The same day, laboratory tests by the Pasteur Institute in Phnom Penh confirmed that the man was infected with H5 avian influenza virus. The Cambodian Government immediately launched an investigation to search for possible additional cases and identify possible sources of exposure to the virus. The investigation team, which is continuing its work in Kampot Province, includes Cambodian Ministry of Health and Ministry of Agricultural officials joined by staff from the WHO country office and the Pasteur Institute in Phnom Penh. The Food and Agriculture Organization of the United Nations is assisting the investigation of animal disease. Numerous deaths among chickens in the area have been reported and samples taken from sick chickens have tested positive for avian influenza. The results from the investigation indicate the deceased man had contact with sick poultry. An 18 year-old boy initially identified as an additional suspected case has tested negative for the avian influenza virus. Samples taken from 27 other people, including family contacts of the confirmed case and Phnom Penh medical staff involved in his care, have all tested negative for H5 avian influenza infection. Results from a further 6 people from Kampot Province have also tested negative for H5 influenza virus. Cambodia’s previous case, a 25-year-old woman who died in late January, was also from Kampot Province but lived in another district. The majority of poultry in Cambodia are raised in small backyard flocks in rural areas, making surveillance for outbreaks especially challenging. A campaign to educate rural populations about the dangers of contact with dead or diseased poultry is being undertaken by the government, with support from WHO. 2

Cambodge2 Le 29 mars 2005, le Ministère de la Santé cambodgien a confirmé le deuxième cas humain de grippe aviaire dans ce pays. Les symptômes de l’infection sont apparus le 17 mars chez cet homme de 28 ans, de la province de Kampot, et il a été hospitalisé le 21 à Phnom Penh. Il est mort le 22. Ce jour-là, les analyses de laboratoire pratiquées par l’Institut Pasteur de Phnom Penh ont confirmé l’infection par un virus H5 de la grippe aviaire. Le gouvernement cambodgien a immédiatement lancé une enquête pour rechercher d’autres cas éventuels et déterminer les causes possibles de l’exposition au virus. L’équipe d’investigation, qui poursuit son travail dans la province de Kampot, comprend des membres des ministères cambodgiens de la santé et de l’agriculture, ainsi que du personnel du bureau de l’OMS dans le pays et de l’Institut Pasteur à Phnom Penh. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture contribue à l’étude de la maladie chez l’animal. On a signalé une mortalité importante des poulets dans la zone concernée et les échantillons prélevés sur les poulets malades ont donné un résultat positif pour la grippe aviaire. Les résultats de l’enquête montrent que le défunt a été en contact avec des volailles malades. Un garçon de 18 ans, considéré au départ comme un nouveau cas suspect, a donné des tests négatifs pour le virus de la grippe aviaire. De même, les résultats ont été négatifs pour les échantillons prélevés sur 27 autres personnes, dont des contacts familiaux du cas confirmé et le personnel médical l’ayant soigné à Phnom Penh. Les résultats ont été également négatifs pour 6 autres personnes de la province de Kampot.

Le cas précédent au Cambodge, une femme de 25 ans, décédée fin janvier, était également originaire de la province de Kampot mais vivait dans un autre district. Au Cambodge, les volailles sont élevées en majorité dans de petites basses-cours des zones rurales, ce qui rend la surveillance des flambées particulièrement difficile. Les autorités ont, avec l’appui de l’OMS, entrepris une campagne d’information des populations rurales sur les dangers des contacts avec des volailles malades ou mortes. 2

See No. 6, 2005, p. 49.

Voir No 6, 2005, p. 49.

Cholera, Senegal Between 1 January and 23 March 2005, the Ministry of Health reported a total of 2054 cases and 8 deaths in the Bambey, Mback and Toubaé districts of Diourbel region. A 114

Choléra, Sénégal Du 1er janvier au 23 mars 2005, le Ministère de la Santé a notifié au total 2054 cas, dont 8 mortels, dans les districts de Bambey, Mbacké et Touba, dans la région de Diourbel. Un pèlerinage, «le Magal de WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 13, 1 APRIL 2005

pilgrimage, “le Magal de Touba”, is currently taking place, which may account for the high increase in the number of cases in these districts in the past week. The outbreak appears to be extending to other regions as well. As a result of the heightened risk of additional cases, it is critical that control measures be put in place and activities to raise awareness about the disease be disseminated throughout the community for increased prevention at the individual level. WHO is providing technical support to the Ministry of Health, including the intensification of surveillance, case management and health promotion activities. Vibrio cholerae was laboratory-confirmed in 14 out of 17 samples tested.

Touba», se déroule actuellement et pourrait expliquer la forte augmentation du nombre des cas dans ces districts au cours des dernières semaines. La flambée semble cependant s’étendre à d’autres régions. Au vu du risque accru de nouveaux cas, il est essentiel de prendre des mesures de lutte et de mener des actions de sensibilisation générale de la communauté pour renforcer la prévention au niveau individuel. L’OMS apporte son assistance technique au Ministère de la Santé pour intensifier la surveillance, prendre en charge les cas et mener des actions de promotion de la santé. Vibrio cholerae a été confirmé en laboratoire dans 14 échantillons sur 17.

Marburg virus disease, Angola 23 March 2005 Laboratory tests have identified Marburg virus as the causative agent in an outbreak of suspected viral haemorrhagic fever1 in Angola. The virus was detected on 21 March in samples from 9 of 12 fatal cases. A retrospective analysis has now identified 102 cases in the outbreak, which dates back to October 2004. Of these cases, 95 have been fatal. Most cases are currently concentrated in Uige Province in the northern part of the country. Since the start of the outbreak, the monthly number of cases has progressively increased, but this increase could be the result of intensified surveillance. Around 75% of cases have occurred in children aged under 5 years. Cases in adults include a small number of health-care workers. Marburg virus disease has no vaccine or curative treatment and can be rapidly fatal. Most deaths in the current outbreak have occurred between 3 and 7 days following the onset of symptoms. Previous outbreaks indicate that close contact with bodily fluids of infected people, as may occur in health-care settings or during burial practices, increases the risk of infection. WHO is supporting efforts by the Ministry of Health to strengthen infection control in hospitals, to intensify case detection and contact tracing and to improve public understanding of the disease and its modes of transmission.

Infection à virus Marburg, Angola 23 mars 2005 Les tests de laboratoire ont mis en évidence que le responsable d’une flambée de fièvre hémorragique aiguë présumée1 en Angola était le virus Marburg. Celui-ci a été décelé le 21 mars dans les échantillons prélevés sur 9 des 11 cas mortels. L’analyse rétrospective a permis d’identifier à présent 102 cas, dont 95 mortels, remontant jusqu’à octobre 2004 pour les plus anciens. La plupart des cas se concentrent actuellement dans la province d’Uige, au nord du pays. Depuis le début de la flambée, le nombre mensuel des cas a progressivement augmenté, mais cette augmentation pourrait être due à l’intensification de la surveillance. Environ 75% des cas se sont produits chez des enfants de moins de 5 ans. Chez l’adulte, il y a eu un petit nombre de cas dans le personnel soignant. Il n’existe ni vaccin, ni traitement pour l’infection à virus Marburg, dont l’issue peut être rapidement fatale. Au cours de la flambée actuelle, la plupart des décès se sont produits dans les 3 à 7 jours suivant l’apparition des symptômes. Les flambées antérieures donnent à penser que le risque infectieux augmente lorsqu’il y a un contact étroit avec des liquides biologiques ou des personnes infectées, ce qui est le cas dans les établissements de soins ou au cours des rites funéraires. L’OMS soutient l’action du Ministère de la Santé angolais qui vise à renforcer la lutte anti-infectieuse dans les hôpitaux, à intensifier le dépistage des cas et la recherche des contacts et à améliorer la connaissance qu’a le grand public de la maladie et de ses modalités de transmission.

24 March 2005 A WHO outbreak response team, including experts from the intercountry programme for southern Africa, the Regional Office for Africa and headquarters, are working with the Ministry of Health to rapidly provide technical support for case management, contact tracing and surveillance, infection control and raising awareness of the disease in the community and to continue an assessment of the situation. Further technical support is being provided from institutions in the Global Outbreak Alert and Response Network (GOARN).2 1 2

24 mars 2005 Une équipe OMS de riposte, comprenant des experts du Programme interpays pour l’Afrique australe, du Bureau régional de l’Afrique et du Siège, travaille avec le Ministère de la Santé pour apporter rapidement son assistance technique dans la prise en charge des cas, la recherche et la surveillance des contacts, la lutte contre l’infection, la sensibilisation des communautés et pour poursuivre l’évaluation de la situation. Les organismes appartenant au Réseau mondial OMS d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN)2 fournissent également une aide technique.

See No. 12, 2005, p. 101. See http://www.who.int/csr/outbreaknetwork/en/

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Voir No 12, 2005, p. 101. Voir http://www.who.int/csr/outbreaknetwork/en/ 115

RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 13, 1er AVRIL 2005

The WHO Collaborating Centre, the United States Centers for Disease Control and Prevention (CDC) in Atlanta carried out the initial laboratory tests confirming Marburg virus.

Le centre collaborateur de l’OMS, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) à Atlanta (Etats-Unis) ont procédé en laboratoire aux tests initiaux qui ont confirmé le virus Marburg.

29 March 2005 As of 29 March 2005, the Ministry of Health has reported a total of 124 cases and 117 deaths in Cabinda, Luanda and Uige. All these cases had originated in Uige Province. Ten of these cases have been laboratory confirmed by CDC. The team from WHO, including experts from the intercountry programme for southern Africa, the Regional Office for Africa and from headquarters, and partners in the GOARN are supporting the Ministry of Health, Angola, to strengthen active surveillance and contact tracing. Médecins Sans Frontières (MSF-Belgium, -France, -Holland and -Spain) are assisting with infection control and establishing isolation facilities in Uige hospital. Experts from the Department of Infectious Diseases, North Manchester General Hospital, Manchester, England and Johannesburg Hospital, South Africa are providing assistance in infection control in Luanda, where training will be provided for health-care staff from all provinces in the country. The Canadian National Microbiology Laboratory will be setting up a mobile laboratory in Uige and CDC will be providing laboratory support in Luanda. UNICEF is carrying out social mobilization activities, raising awareness of the disease in the community and also providing additional logistic support and equipment. Two travelers returning to Portugal from Angola were investigated for possible Marburg virus infection and laboratory results were negative in tests performed by the Bernard-Nocht Institute for Tropical Medicine, Hamburg, Germany, a WHO reference laboratory.

29 mars 2005 Au 29 mars 2005, le Ministère de la Santé avait notifié au total 124 cas, dont 117 mortels, à Cabinda, Luanda et Uige. Tous ces cas provenaient de la province d’Uige. Dix de ces cas ont été confirmés par les laboratoires des CDC. L’équipe de l’OMS, comprenant des spécialistes du Programme interpays pour l’Afrique australe, du Bureau régional de l’Afrique et du Siège, ainsi que des partenaires du GOARN, aide le Ministère de la Santé angolais à renforcer la surveillance active et à rechercher les contacts. Médecins Sans Frontières (MSF-Belgique, France, Hollande et Espagne) aide à lutter contre l’infection et à établir des structures de soins en isolement à l’hôpital d’Uige. Des experts du Département de lutte contre les maladies infectieuses du North Manchester General Hospital de Manchester (Angleterre) et de l’hôpital de Johannesburg (Afrique du Sud) apportent leur assistance pour lutter contre la maladie à Luanda, où une formation sera organisée à l’intention des personnels de santé venant de toutes les provinces du pays. Le Laboratoire national canadien de microbiologie va installer un laboratoire mobile à Uige et les CDC apporteront leur aide dans ce domaine à Luanda. L’UNICEF a entrepris des activités de mobilisation sociale, sensibilise les communautés à la maladie et fournit du matériel et une aide logistique complémentaire. L’infection à virus Marburg a été recherchée chez deux voyageurs de retour au Portugal en provenance de l’Angola et les analyses de laboratoire, effectuées à l’Institut Bernard-Nocht de Médecine tropicale à Hambourg (Allemagne), laboratoire de référence de l’OMS, se sont avérées négatives.

Background Marburg virus disease is an acute febrile illness accompanied by severe haemorrhagic manifestations. The disease has an incubation period of 3–9 days. In the earliest stage of infection, symptoms are nonspecific and may be easily confused with more common diseases including malaria, yellow fever and typhoid fever. A severe watery diarrhoea, abdominal pain, nausea and vomiting are early symptoms, as are severe chest and lung pains, sore throat and cough. A high proportion of cases develop severe haemorrhagic manifestations between days 5 and 7, most frequently affecting the gastrointestinal tract and the lungs. A characteristic rash usually appears at this time, sometimes involving the whole body. The disease was first identified in 1967 during simultaneous outbreaks affecting laboratory workers in Marburg and Frankfurt (Germany) and in Belgrade (Serbia and Montenegro). The outbreaks, which involved 31 cases and 7 deaths, were subsequently linked to contact with infected monkeys imported from Uganda. The virus then disappeared until February 1975, when an acutely ill man with a recent history of travel to Zimbabwe was admitted to a hospital in South Africa. Infection spread from the man to his travelling companion and a nurse at the hospital. The man died, but the other 2 cases recovered. 116

Informations générales L’infection à virus Marburg est une fièvre aiguë s’accompagnant de sévères hémorragies. On observe une période d’incubation de 3 à 9 jours. Aux premiers stades de l’infection, les symptômes ne sont pas spécifiques et peuvent être facilement confondus avec ceux de maladies plus courantes, comme le paludisme, la fièvre jaune ou la typhoïde par exemple. Une diarrhée liquide profuse, des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements font partie des premiers symptômes, de même que des douleurs thoraciques, une irritation de la gorge et de la toux. De graves manifestations hémorragiques se développent entre le cinquième et le septième jour dans une très grande proportion des cas et elles touchent le plus fréquemment le tractus digestif et les poumons. Une éruption caractéristique, couvrant parfois tout le corps, apparaît en général à ce moment. Cette maladie a été identifiée en 1967 au moment où des flambées ont affecté simultanément des personnes travaillant dans des laboratoires à Marburg et Francfort, en Allemagne, ainsi qu’à Belgrade. On a ensuite établi un lien entre les 31 cas de ces flambées, dont 7 mortels, et des singes infectés importés d’Ouganda. Le virus a ensuite disparu jusqu’en février 1975, lorsqu’un homme, présentant une pathologie aiguë et ayant voyagé récemment au Zimbabwe, a été hospitalisé dans une établissement en Afrique du Sud. L’infection a ensuite atteint son compagnon de voyage et une infirmière de l’hôpital. L’homme en question est mort, mais les deux autres ont guéri. WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD, NO. 13, 1 APRIL 2005

In 1980, 2 cases, 1 of which was fatal, occurred in Kenya. In 1987, an additional single case, which was fatal, occurred in Kenya. The largest outbreak on record, which occurred from late 1998 to late 2000 in the Democratic Republic of the Congo, involved 149 cases, 123 of which were fatal. The outbreak was initially concentrated in workers at a gold mine in Durba. Marburg virus disease occurs very rarely and appears to be geographically confined to a small number of countries in the southern part of the African continent. When cases do occur, the disease has epidemic potential, as it can spread from person to person, most often during the care of patients. For this reason, strict measures for infection control need to be applied during the management of cases. Containment of an outbreak of Marburg virus disease also requires the rapid tracing and isolation of contacts. Health education is needed to inform communities of the risks associated with traditional burial practices. Despite intensive investigations extending over several years, research has failed to find an animal reservoir of the virus or to determine where it hides in nature between outbreaks.

En 1980, 2 cas, dont un mortel, se sont produits au Kenya. En 1987, un autre cas unique, mais qui s’est avéré mortel, est survenu au Kenya. Le bilan de la plus grande flambée connue, de fin 1998 à fin 2000 en République démocratique du Congo, s’établit à 149 cas, dont 123 mortels. A l’origine, elle a principalement concerné les employés d’une mine d’or à Durba. L’infection à virus Marburg se produit très rarement et semble être géographiquement confinée à un petit nombre de pays au sud du continent africain. Lorsque des cas se produisent, la maladie a un potentiel épidémique et elle peut se propager d’une personne à l’autre, la plupart du temps dans le cadre des soins donnés aux patients. Pour cette raison, il faut prendre de strictes mesures de lutte anti-infectieuse pendant la prise en charge des cas. Pour endiguer les flambées, il faut aussi rechercher et isoler rapidement les contacts. L’éducation sanitaire s’impose pour informer les communautés des risques allant de pair avec les rites funéraires traditionnels. Malgré des recherches approfondies pendant plusieurs années, il a été impossible de trouver un réservoir du virus chez l’animal et de déterminer où il se dissimulait dans la nature entre deux flambées.

Meningococcal disease, Chad – update1 Between 1 January and 16 March 2005, the Ministry of Health reported 387 cases of meningococcal disease including 53 deaths (case-fatality rate, 13%). Two districts have reached the epidemic threshold: Bongor (124 cases and 6 deaths) and Moissal (64 cases and 16 deaths). Neisseria meningitidis serogroup A was confirmed in 9 out of 16 samples of cerebrospinal fluid. The Ministry of Health began a mass vaccination campaign on 11 March 2005 in the affected districts. The International coordinating group on vaccine provision for epidemic meningitis control will provide an additional 200 000 doses of bivalent vaccine. Médecins Sans Frontières (MSF-Luxembourg) is supporting the Ministry of Health in implementing the mass vaccination campaign, and WHO is providing technical assistance for enhanced surveillance. 1

Méningococcie, Tchad – mise à jour1 Du 1er janvier au 16 mars 2005, le Ministère de la Santé a signalé 387 cas, dont 53 mortels (taux de létalité de 13%) dans ce pays. Le seuil épidémique a été atteint dans deux districts: Bongor (124 cas, dont 6 mortels) et Moissal (64 cas dont 16 mortels). La présence de Neisseria meningitidis du sérogroupe A a été confirmée dans 9 échantillons de liquide céphalo-rachidien sur 16. Le Ministère de la Santé a entrepris une campagne de vaccination de masse le 11 mars 2005 dans les districts touchés. Le Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccin antiméningococcique (GIC) fournira 200 000 doses supplémentaires de vaccin bivalent. Médecins Sans Frontières (MSF- Luxembourg) aide le Ministère de la Santé à mettre en place la campagne de vaccination et l’OMS apporte son assistance technique pour renforcer la surveillance.

See No. 4, 2005, p. 30.

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Voir No 4, 2005, p. 30.

Meningococcal disease, Sudan As of 7 February 2005, the Sudanese Federal Ministry of Health reported a total of 250 cases and 19 deaths of meningococcal disease in the states of Blue Nile (199 cases), Gadaref (22 cases) and Khartoum (29 cases). Three specimens have been laboratory-confirmed for Neisseria meningitidis serogroup A. The outbreak appears to be decreasing. The Sudanese Federal Ministry of Health has rapidly responded to the outbreaks and implemented mass vaccination campaigns in the villages affected in the Blue Nile and Gadaref states. Reinforcement of surveillance is continuing. WHO is assisting the Federal Ministry of Health in running a workshop on prevention and control of meningococcal disease. Ⅲ RELEVE EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE, No 13, 1er AVRIL 2005

Méningococcie, Soudan Au 7 février 2005, le Ministère fédéral soudanais de la Santé avait notifié 250 cas de méningococcie, dont 19 mortels, qui se sont produits dans les états du Nil-Bleu (199 cas), de Gadaref (22 cas) et de Khartoum (29 cas). Neisseria meningitidis sérogroupe A a été confirmée en laboratoire pour 3 échantillons. La flambée semble être sur le déclin. Le Ministère fédéral soudanais de la Santé a rapidement réagi et mis en place des campagnes de vaccination de masse dans les villages affectés des états du Nil-Bleu et de Gadaref. La surveillance est en train d’être renforcée. L’OMS aide le Ministère à organiser un atelier sur la prévention et la lutte contre les méningococcies. Ⅲ

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Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé