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Premier Seminaire Regional sur l"Education Sanitaire, Manille, Philippines, 20 - 31 janvier 1966 : rapport final

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

ORGANISATION MONDI. A LE DE LA SANTE BUREAU REGIONAL POUR LE PACIFIQUE OCCIDENTAL

MANILLE

RAPPORT DU PREMIER SEMINAIRE REGIONAL SUR 'L 'EDUCATION SANITAIRE

Manille, Philippines,

20 - 31 janvier 1966

WPR0·132

PREMIER SEMINAIRE REGIONAL SUR L'EDUCATION SANITAIRE

sous les auspices de L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE BUREAU REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL

Manille, Philippines 20 - 31 janvier 1966

RAPPORT FINAL

HORS COMMERCE

Imprimé et diffusé par le BUREAU REGIONAL DU PACIFIQUE OCCIDENTAL Organisation mondiale de la Santé

Manille Décembre 1966

-NOTE Les opinions exprimées dans ce rapport sont celles des consultants et des participants et ne représentent pas nécessairement la politique officiellement adoptée par l'Organisation mondiale de la Santé.

Ce rapport a été préparé par le Bureau régional de l'Organisation mondiale de la Santé pour le Pacifique occidental à l'intention des gouvernements des pays Membres de la Région et des participants au premier séminaire régional sur l'éducation sanitaire, qui s'est réuni à Manille (Philippines) du 20 au 31 janvier 1966.

Un nombre limité

d'exemplaires est à la disposition des personnes qui, pour des raisons officielles ou professionnelles, s'intéressent à ces questions et qui en feraient la demande.

Table des matières Page 1. 2.

INTRODUCTION ......................................................... .

1

COMPTE RENDU DES DISCUSSIONS ••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 2.1 Les progrès de l'éducation sanitaire ••••••••••••••••••••••••• 2.2

3 3 4

Les trois sujets principaux •••••••••••••••••••••••••••••••••• 2.2.1 2.2.2 2.2.3

L 1importance et le r8le des services d 1éducation sanitaire dans les programmes nationaux de santé Sujet No l . . . . . . . • . . . . • . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . • . .. .

4 6 8 10

La formation qualifiés en éducation sanitaire- Sujet No 2 ••••••••••••••••••••••••••••••• Organisation et administration des services d 1éducation sanitaire- Sujet No 3 ..............•...........

d 1animateurs

2.3

Sommaire de discussions de groupe sur les trois sujets ••••••• ET

3·

SOMMAIRE ANNEXE 1 ANNEXE 2 ANNEXE

CONCIDSIONS •.••••.••••••••••••••••••••••••.••••••••••••

22 24

LISTE DES CONSULTANTS,. PARTICIPANTS .. OBSERVATEUR."> El\DU SECRETARIAT ............................................ " • • • ORJ)Jill 00 JOUR ................................ "' •• $ ••••••••

34 39 41 50 56 57

3

MEI'!JBRES DES TROIS GROUPES DE TRAVAIL

$.,Q$1!1419•è~Ooo000D111ilfl•

ANNEXE 4 ANNEXE 5 ANNEXE 6 ANNEXE 7

LA TACHE DE1 L'EDUCATEUR SANITAIRE RESUMES DES DISCUSSIONS D1EXPERTS EN SEANCES PLENIERES • • SEANCES DES GROUPES D1INTERETS SPECIAUX • • • • • • • • • • • • • • • • • VISITE A BAYAMBANG (PANGASINAN), SITE DU PROJET DE NUTRITION APPLIQUEE • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

I.J:STE DES DOCUMENTS DE TRAVAIL ET DES TEXTE DE REFEREl'l'CE • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • .. • • • • • • • • • • • • • • • •

/"\

1.

INTRODUCTION

Le premier séminaire régional sur 1 'éducation sanitaire, organisé par le

Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental, a eu lieu à Manille, dans la salle de conférence du Bureau régional de l'OMS, du 20 au 31 janvier 1966. Ont assisté à cette réunion vingt-cinq participantSlprovenant de quinze pays, dont des administrateurs de la santé publique et des spécialistes de l'éducation sanitaire exerçant leur activité dans les services gouvernementaux ou dans le cadre des programmes de formation du personnel médical ct sanitaire. La liste des consultants, participants, observateurs et membres du Secrétariat de l'OMS figure à l'annexe 1. L'ordre du jour figure à 1' annexe 2. Les participants ont élu le Dr C. K. Chang Président, le Dr Trinidad A. Gomez Vice-Président et le Dr John Krister Rapporteur général. En ouvrant le séminaire, le Dr Francisco J. Dy, Directeur des Services sanitaires et Directeur régional par intérim a énoncé ses trois objectifs principaux : a) rechercher un accord sur les éléments qui sont importants pour l'élaboration d'une voie d'approche organisée et efficace per1nettant aux gouvernements de faire l'éducation sanitaire du public; b) formuler des lignes de conduite pour préparer des dirigeants qualifiés de l'éducation sanitaire; c) déterminer !•organisation et l'~ninistratiÔn nécessaires à l'établissement de services d'éducation sanitaire au sein des Ministères de la Santé à l'échelon national.

Le Dr Dy a affirmé que dans les services nationaux d'éducation sanitaire i l est tout aussi important qu'une impulsion directrice provienne des administrateurs de la santé que des spécialistes de l'éducation sanitaire eux-mêmes.

Le séminaire a porté sur les trois sujets principaux suivants : a) l'importance et le r$le des services d'éducation sanitaire dans les programmes nationaux de santé; b) la formation d'animateurs qualifiés en éducation sanitaire; c) l'organisation et l'administration des services nationaux d'éducation sanitaire.

1 Deux des participants ont assisté au séminaire sous les auspices de la Commission du Pacifique Sud.

- 2-

Chaque sujet a été présenté en séance plénière sous la forme d'un document de travail préparé par le consultant à qui l'on avait confié l'examen de la question. Trois groupes de discussion1 ont consacré chacun 14 réunions aux trois sujets principaux du séminaire. Lors des séances plénières réunies quotidiennement, les membres des tableaux d'experts ont attiré l'attention des participants sur l'oeuvre d'éducation sanitaire à accomplir dans certains des principaux services et programmes ?e santé. 2 Les participants ont été invités à s'inscrire dans l'un des quatre groupes d'intérêts spéciaux constitués conformément aux résultats d'un questionnaire qui leur avait été communiqué avant la réunion du séminaire. Quatre séances ont été consacrées aux questions suivantes : a) études spéciales, recherche et évaluation en éducation sanitaire;

b) préparation à l'éducation sanitaire du personnel de la santé scolaire et des enseignants; c) préparation à l'éducation sanitaire des médecins et des autres membres du personnel de santé; d) méthodes et matériel de 1 1 éducation sanitaire. 3

Une visite a permis aux participants de s'informer sur place d 1 un projet de nutrition appliquée du Gouvernement philippin4 qui met en jeu les services de la santé, de l'éducation, de l'agriculture et d'autres organismes.5 Du matériel éducatif provenant des Pays Membres a été exposé et plusieurs films éducatifs produits par ces mêmes pays ont été projetés à l'intention des participants. Un comité directeur se réunissait régulièrement et conjointement avec le secrétariat pour délibérer sur les questions concernant l'organisation du séminaire. En faisaient partie : le Président, le Vice-Président et le Rapporteur général, ainsi que les présidents et rapporteurs des trois groupes de discussion. Une formule d'évaluation préparée en commun par les membres du comité directeur et ceux du secrétariat a servi à évaluer le séminaire après la présentation du projet de rapport pour chacun des secteurs de discussion. 1

On trouvera à l'annexe 3 la liste des membres des trois groupes de discussion et de leur bureau. 2 On trouvera à l'annexe 4 un sommaire des discussions des tableaux d'experts en séance plénière.

3 On trouvera à l'annexe 5 un somn1aire des séances consacrées aux intérêts spéciaux. 4 Projet bénéficiant de 1 1 aide conjointe de 1 1 0MS, de l'UNESCO, de la FAO et du FISE.

5 On trouvera à l'annexe 6 un rapport sur cette visite.

- 3 2. 2.1 COMPTE RENDU DES DISCUSSIONS

Les progrès de l'éducation sanitaire

Les participants ont fait des exposés oraux sur les progrès de l'éducation sanitaire dans leurs pays respectifs. Ces services ne sont pas nouveaux dans la Région. Sous le double aspect de leurs origines et de leur évolution~ ils varient considérablement en fonction de nombreux facteurs 1 tels que la pression démographique, les problèmes sanitaires locaux et le degré de développement des administrations nationales de la santé. On s 1intéresse vivement non seulement à l'éducation sanitaire en soi, mais aussi à la remarquable évolution qui s'est produite récemment dans la théorie de cette discipline et aux résultats des recherches effectuées, ainsi qu'à leur application au domaine de la santé publique. Il convient de noter que nombre de pays mettent 1 1accent sur les répercussions que peuvent avoir, du point de vue de l'éducation sanitaire, les activités exercées quotidiennement par le personnel de santé dans le cadre des services qu'il rend au public. Par ailleurs, on considère de plus en plus le spécialiste de l'éducation sanitaire comme le responsable de 1 1organisation du service et de la formation du personnel sanitaire en ce domaine. Dans certains cas~ avant mgme de créer des services nationaux d 1éducation sanitaire~ on a mis en poste au niveau du district ou du village des agents de la santé rurale qui ont notamment pour mission de mettre cette éducation à la portée de la population. Dans d 1autres cas, des services ont été établis systématiquement au niveau central aux c8tés des bureaux ou divisions chargés des principaux programmes de santé publique~ tels que 1 1l1Ygiène de la maternité et de 1 1enfance ou l'hygiène du milieu. On semble généralement admettre aujourd 1lmi que pour exploiter pleinement le potentiel éducatif des services de santé nationaux, il faut créer un organisme spéciQl d'éducation sanitaire à l'échelon national. c'est pourquoi nombre de pays s'efforcent de mettre sur pied une organisation adéquate reposant sur de solides principes administratifs et dirigée par des spécialistes de valeur pourvus de la formation et de 1 1expérience requises. A en juger par les rapports concernant les pays de cette partie du monde au passé divers et dont le développement se situe à des niveaux différents, si le séminaire atteint ses objectifs, il contribuera puissamment à aider les gouverne• ments à prendre les mesures qui sont de nature à satisfaire leurs besoins et dont les principales sont peut~gtre les suivantes : a) définir la formation professionnelle destinée aux spécialistes de l'éducation sanitaire et la leur assurer; b) donner une formation en éducation sanitaire aux membres des autres catégories du personnel de santé; c) planifier et évaluer les services d 1éducation sanitaire; d) préparer les enseignants et autres membres du personnel à enseigner ~'édu­ cation sanitaire dans les écoles.

- 4 Tous les pays se proposent de renforcer et d 1étendre leurs services d'éducation sanitaire comme suit : a) en consolidant la situation actuelle par l'amélioration des strtictures organiques et en accroissant le nombre d'éducateurs sanitaires qualifiés; b) en incorporant les activités d 1éducation sanitaire aux programmes généraux de santé; c) en continuant à améliorer les cours de formation en éducation sanitaire destinés à tout le personnel de santé 'autant qu'au spécialiste de cette discipline; d) en créant ou en améliorant les établissements d'enseignement supérieur de l'éducation sanitaire; e) en recourant à 1 1aide internationale sous forme de bourses d 1études et de services de consultants; f) en améliorant et en mettant à 1 1épreuve le matériel éducatif, en accroissant sa production et en assurant sa diffusion et son utilisation judicieuse; g) en procédant à une évaluation systématique, à des études spéciales et à des recherches en éducation sanitaire. Le directeur du séminaire a déclaré que 1 1éducation sanitaire en est encore au premier stade de son développement dans la plupart des pays de la Région du Pacifique occidental, et qu 1 il reste beaucoup à faire pour qu 1elle parvienne à maturité. 1 2.2 2.2.1 Les trois sujets principaux L'importance et le r8le des services d 1éducation sanitaire dans les programmes nationaux de santé - Sujet No 1

L'importance et le r8le des services d 1éducation sanitaire ont été mis en lumière lors de sept séances plénières consacrées à la question par les tableaux d 1experts et durant lesquelles les conseillers régionaux et des membres du personnel de 1 10MS se sont joints aux participants pour examiner la t~che de l'éducateur sanitaire dans les divers programmes de santé. Le conseiller régional pour l'administration de la santé publique a ouvert ces séances informatives en faisant remarquer que l'éducation sanitaire est devenue une partie essentielle du programme de santé publique à mesure que la législation, dont on espérait jadis qu'elle supprimerait toute menace pour la santé, s 1est révélée incapable de répondre aux aspirations croissantes en ce domaine. De plus en plus on éprouve le besoin de faire comprendre au public les objectifs de la santé publique, afin qu 1il s'y rallie et fasse confiance à ses

WP~HE/3 Evolution de 1 1éducation sanitaire dans la Région du Pacifique occidental, par le Dr T. V. Tiglao, 14 janvier 1966.

1

- 5méthodes et à ses agents. L'analyse informée, mais justement critique, des besoins de la santé et des possibilités offertes par l'éducation sanitaire dans la collectivité a encouragé le personnel de la santé publique à déployer plus d'imagination dans les programmes. Durant les sept séances plénière consacrées à la t~che de 1 1éducateur sanitaire, on a fait ressortir qu 1il était important de prendre conseil auprès des administrateurs de la santé publique, des directeurs des divers programmes de santé et des spécialistes. Les t~ches principales que les ministères de la santé devraient s'efforcer d 1accomplir dans le domaine de l'éducation sanitaire ont été énoncées comme suit: a) faire connattre et utiliser les services sanitaires de tous genres, en accroissant ainsi leur efficacité et en attirant 1 1attention sur les secteurs où existent des besoins; b) assurer au personnel sanitaire une formation destinée à améliorer les communications au sein de ce personnel et à accrottre son influence sur le public; c) établir la liaison avec les multiples institutions et organismes gouvernementaux ou autres qui s'intéressent à la santé, afin de coordonner leur action et de les aider à accomplir leur t~che éducative; d) susciter une réaction volontaire aux exigences de la législation sanitaire, dans l 1 intér@t d'une amélioration continue de la situation sanitaire et de 1 'hygiène du milieu; e) procéder à des recherches, comportant notamment des études pilotes, pour découvrir des méthodes d 1éducation sanitaire efficaces et d 1application générale; f) obtenir le soutien de la collectivité et faire accepter les programmes sanitaires.

Les services d'éducation sanitaire peuvent intervenir de multiples façons dans la planification des programmes de santé en nous renseignant sur les connaissances, les attitudes et les réactions probables de la population et en nous proposant des mesures de nature à obtenir le soutien et la coopération du public, qui sont indispensables au succès de tout programme de santé.

La nécessité d 1un soutien budgétaire adéquat et d 1une évaluation constante destinée à mettre au point ou à perfectionner des techniques efficaces et peu coûteuses d 1éducation sanitaire a été soulignée. 1 · Le consultant en matière d'administration de la santé publique et d'éducation sanitaire a exprimé le point de vue d 1un administrateur de la santé publique en évoquant les fonctions qui incombent au Ministère de la Santé. Selon le consultant, il faut situer la division de l'éducation sanitaire au niveau le plus élevé possible 1 On trouvera à 1 1annexe 4 un sommaire des séances plénièl:'es consacrées aux Ma-

eussions des tableaux d 1experts sur "la t~che de l'éducateur sanitaire dans les programmes de santé publique".

- 6 au sein de c·e ministère; cette division a les responsabilités suivantes, dans 1 1ordre d 1urgence : planification, recherche, évaluation, coordination, formation du personnel, essai et adaptation des auxiliaires·audio-visuels; certains obstacles, d 1origine interne ou externe, s'opposent à l'éducation sanitaire et 1 1 on·suggère les moyens de les surmonter; parmi les problèmes qui se posent, il convient de souligner le recrutement et la formation, le contr8le technique, la coordination et. le financement.1 Après avoir posé un certain nombre de questions concernant le besoin et la justification d 1un service d 1éducation sanitaire, le niveau auquel il devrait se situer, pourquoi certains gouvernements n 1 ont pas encore créé un tel service, le r8le que peut jouer un éducateur sanitaire pour mener un programme à bonne fin et la meilleure façon pour un administrateur d 1utiliser un tel service; le consultant a insisté sur les points suivants : a) 1 1éducation sanitaire est une discipline qui repose sur les conclusions et l'expérience des sciences du comportement, mais elle est aussi un art qui, pour réussir, dépend de l'idéalisme et de l'altruisme de 1 1artiste; b) trop souvent les administrateurs de la santé publique n'ont qu 1une vague idée des buts et des méthodes de 1 1éducation sanitaire, comme des fonctions des éducateurs sanitaires. Ils répugnent à admettre que ces derniers peuvent leur signaler les aspects psycho-sociologiques des problèmes de santé publique, que 1 1 on ne pourra pleinement résoudre sans tenir compte des facteurs humains et de la forme changeante desdits problèmes; c) la participation des services d'éducation sanitaire à la planification de tout programme de santé publique est une condition sine qua non de la réussite. la recherche et 1 1évaluation continue des besoins et des ressources est un processus dynamique et démocratique qui, en lui-m~me, constitue déjà un instrument efficace d 1éducation sanitaire pour tous ceux qui y participent. 2.2.2 La formation d'animateurs qualifiés en éducation sanitaire- Sujet No 2

Le consultant en matière de formation en éducation sanitaire a évoqué l'évolution récente et spectaculaire des idées dans les pays de la Région qui éprouvent maintenant le besoin de disposer de spécialistes de cette discipline au sein des ministères de la santé et des institutions de formation.

L'orateur a ensuite mentionné la divergence de vues opposant ceux qui estiment qu 1un médecin de la santé publique devrait exercer la direction de cette activité nouvelle au ministère et cetcr qui voudraient la aonfier à un spécialiste de ltéducation sanitaire. Tous deux ont un r8le à jouer : 1 1un dans la planification des méthodes et l'autre dans l'établissement du contenu de 1 1éducation sanitaire. On pourrait en dire autant des rapports entre le spécialiste de 1 1éducation 1

WPR/HE./2 "Importance de l'éducation sanitaire dans les programmes nationaux de santé", par Guy Loison_, 11 janvier 1966.

- 7 sanitaire et les autres spécialistes de la. santé. On a ensuite précisé le sens de l'expression 11 formation d'animateurs qualifiés en éducation sanitaire" : il s 1agit de former des spécialistes capables de prendre la direction dans l'application des méthodes éducatives ou des éléments techniques de 1 1éducation sanitaire. Selon le con~ultant~ le fait que 1 1on ait besoin de tels spécialistes ne signifie pas que chaque pays doive disposer d 1un programme de formation. Toutefois~ il existe de nombreux organismes~ gouvernementaux et autres, qui ont besoin de ces spécialistes dans l'équipe de santé, et il convient de fonder cette discipline sur une base solide en donnant à ses membres une formation qui permette d 1établir un rapport satisfaisant entre eux et les membres des autres disciplines professionnelles au sein du service de santé. On a insisté sur 1 1importance d 1aboutir à un accord universel concernant les fonctions essentielles et la philosophie de 1 1éducation sanitaire, faute de quoi la formation et l'emploi des spécialistes de cette discipline souffriraient d 1une certaine confusion et l'orientation ferait défaut dans la structure d'ensemble des services de santé. Quant aux fonctions de ces spéc:i.alistes, notamment en ce qui concerne leur r8le de conseillers par comparaison avec les fonctions professionnelles et les activités spécifiques de la plupart des autres membres du personnel de santé, elles consistent à aider 1 1organisme au sein duquel ils travaillent à exercer les t~ches suivantes : a) donner des conseils techniques et une aide dans le domaine éducatif atŒ membres du personnel de santé pout• la planification et la mise en oeuvre de 1 1êducation sanitaire~ b) coordonner les éléments éducatifs des programmes de santé au sein de l'organisme, c) assurer la liaison avec les autres institutions gouvernementales et bénévoles qui ont rapport avec la santé et l'éducation sanitaire~ d) former d 1autres membres du personnel en éducation sanitaire, e) évaluer les programmes de santé sous l 1 angle éducatif, et f) entreprendre des recherches. 1 Les fonctions doivent inspirer le choix des objectifs de la formation, et on a mentionné à ce propos le double objectif pour la sélection et la formation des spécialistes, tel qu 1il est défini dans le rapport du Comité d 1experts de 1 10MS sur la Formation à donner au Personnel de Santé en Matière d 1Education sanitaire de la Population,2.c 1est-à-dire l'établissement de normes professionnelles et la préparation de spécialistes d 1une haute compétence technique à exercer des fonctions de responsabilité.

1 2

WP~HE/5 Developing Qualified Health Education Leadership, par le Org. mond. Santé Sér. Rapp. tedm., 29, 156.

Dr Tadao Miyasaka, 22 janvier 1966.

- 8 On a ensuite envisagé le niveau éducatif auquel doit se faire la formation professionnelle requise si 1 1 on veut que le spécialiste soit préparé à assumer ses responsabilités. qu 1 il jouisse du respect de l'équipe sanitaire et qu'il soit fréquemment consulté par ses membres. Pour aboutir à cet heureux résultat, on estime que l'intéressé doit suivre un cours post-universitaire sanctionné par un diplSme. Il est nécessaire qu'il reçoive une préparatior1 universitaire adéquate en sciences sociales et/ou en sciences médicales; il faut en outre que le candidat ait au moins une année d'expérience en santé publique. Cependant, les titres académiques ne suffisent pas à faire un bon spécialiste de l'éducation sanitaire. Il lui faut en outre des qualités personnelles et des dons de commandement, ainsi qu'un réel enthousiasme et de l'esprit d'entreprise. Le programme de formation doit porter essentiellement sur deux disciplines : la santé publique en général et les sciences sociales qui sont à la base de l'éducation sanitaire. Les méthodes modernes d'éducation sanitaire, telles que consultation, discussions de groupe, démonstrations et travaux pratiques, études de cas, etc., devraient être utilisées par les programmes de formation, car on a constaté que les méthodes utilisées lors de la préparation professionnelle conditionnent les méthodes suivies par la suite dans les activités d'éducation sanitaire. Il est indispensable que l'étudiant effectue des travaux pratiques se rapportant de manière réaliste à ses activités futures. On ne saurait établir de règle stricte concernant le type d'institution qui devrait ~tre chargée de la formation, si ce n'est qu'en général celles auxquelles on a recours pour former les membres des autres catégories du personnel de santé conviennent tout particulièrement. Afin d'orienter dans le sens voulu le programme de formation. il est important d'évaluer continuellement et soigneusement les résultats des divers cours. En conclusion, le consultant a mentionné la nécessité de donner une formation en éducation sanitaire aux administrateurs de la santé, aux enseignants, ainsi qu'aux autres agents des services de santé, afin de mieux faire comprendre la t~che à accomplir en la matière et les r6les complémentaires joués par ceux qui y participent directement ou non.

2.2.3

Organisation et administration des services d'éducation sanitaire -Sujet No 3

En présentant cette que~tion, le consultant a cité la définition de l'administration selon Blum & Leonard, à savoir "la somme de procédés et de méthodes

utilisés pour atteindre les fins de l'organisme et le moyen d'agir sur les objectifs de la société."2 Sans aucun doute, les principes de l'administration sont admis et énoncés, ;ais leur application aux services d'éducation sanitaire a de nombreuses répercussions du fait de sa situation particulière. WPR/HE/6 Organization and Administration of Health Education Services, by D. S. Nagaraj, 25 janvier 1966. 2 BlUm & Leonard, Public Administration, a public health viewpoint~ N. York, MacMillan Co., 1963. 1

- 9 a) L'éducation sanitaire commence seulement à gagner du terrain en de nombreux pays. b) c) d) On ne saurait prescrire un mode d'organisation uniforme pour tous fes pays. Tout programme de santé comporte une composante éducative. Les services d'éducation sanitaire sont fournis par divers organismes.

e) Une multitude de fonctionnaires - depuis les membres du personnel sanitaire jusqu'aux dirigeants communautaires en ont la responsabilité fonctionnelle.· f) En de nombreuses parties du monde, cette spécialité constitue une profession nouvelle. L'expérience peut donc ouvrir de nombreuses avenues à la discussion. a) La planification de l'éducation sanitaire s'inscrit dans la planification d'ensemble des services de santé. Comme telle, elle doit ~tre le fait d'une équipe comprenant administrateurs de la santé, spécialistes de l'éducation sanitaire, autres spécialistes des disciplines apparentées, membres du personnel desanté et dirigeants communautaires intéressés au programme. Tous doivent par~ venir à un accord sur des buts spécifiques et sur l'établissement d 1 un ordre des urgences. Il faut établir un calendrier et un plan étagé qui correspondent aux ressources de tous les pays - grands et petits - tout en permettant l'expansion et le développement horizontal et vertical au sein de la hiérarchie administrative. b) L'organisation devrait instituer un cadre au sein duquel on développerait la direction professionnelle en s 1 efforçant d'attirer les talents les plus brillants appartenant à diverses disciplines 1 telles que les sciences du comportement, 1 1 enseignement 11 le journalisme, les sciences médicales 11 etc. Le service et les conditions de travail offertes devraient ~tre tels que 1 1 on puisse à la fois retenir le personnel qualifié et compétent et l'utiliser de manière efficace. Il convient d'en assurer l'efficacité, gr~ce à une direction admin±strative appropriée et par le contr$1e et !•orientation techniques. Les services d'éducation sanitaire ont de nombreuses fonctions à remplir. Il est important de savoir où l'on doit commencera et comment faire face aux exigences administratives et respecter les normes techniques. c) Le financement de ces services se mesure en fonction de deux critères : premièrement, proportionnellement au budget total accordé à la santé, ensuite relativement au mode d'utilisation des crédits et aux postes auxquels ils sont affectés. Plusieurs problèmes ont été soumis aux participants, par exemple : a) sur quelle période devrait porter le plan pour fournir une expérience suffisante et aboutir à une structure administrative solide ? b) à quels niveaux devrait se situer l'administration - fédéral, d'Etat ou intermédiaire, périphérique - pour assurer une organisation d'ensemble ? devrait-on commencer au centre ou à la périphérie ?

- 10 -

c) quelles sont les unités fonctionnelles proposées pour créer une structure organique ? d) quelles directives peut-on donner pour permettre un contr8le et une orientation plus souple à tout le personnel de l'éducation sanitaire ? quelles sont les méthodes de travail indispensables ? e) quels titres faut-il exiger au minimum du spécialiste de l'éducation sanitaire ? f) de quels autres spédalistes a-t-on besoin pour venir en aide au chef de l'éducation sanitaire dans l'exécution des fonctions attribuées à ses services? g) jusqu'à quel niveau administratif devrait-on créer des postes destinés aux spécialistes de l'éducation sanitaire ? h) quel mode de satisfaction professionnelle convient-il de prévoir ?

i) quelle organisation faut-il instituer pour que l'éducation du public profite d'efforts coordonnés et suive une politique conséquente ? j) quels crédits minimaux faut-il prévoir pour que les services d'éducation sanitaire fonctionnent efficacement à tel ou tel niveau ?

2.3 2.3.1

Sommaire des discussions de

grou~

sur les trois sujets

Imeortants facteurs à envisager lorsqu 1 on s'efforce de promouvoir l'éducation sanitaire du public

Les trois groupes de discussion ont estimé d'un commun accord qu'il convient de tenir compte de certains facteurs importants pour élaborer une voie d'approche organisée et efficace de l'éducation sanitaire. Ils sont convenus que les services d'éducation sanitaire constituent tin réseau d'activités périphériques et intermédiaires coordonnées avec une administration centrale à l'échelon national. Il fournit un moyen systématique d'atteindre les objectifs éducatifs des programmes de santé gr~ce à la participation active, intelligente et volontaire des membres de la collectivité à des initiatives individuelles et sociales conformes à la politique sanitaire du pays ou du territoire considéré. Il est indispensable que des animateurs qualifiés donnent l'impulsion nécessaire et permettent de vivifier les services qu'ils ont à offrir. L'éducation sanitaire constitue une partie intégrante de l'ensemble des services de santé de la collectivité et elle incombe à tous les membres du personnel de la santé, de l'enseignement, des services sociaux, de la vulgarisation et de toutes autres disciplines apparentées. Parmi les facteurs qui déterminent le succès des services d'éducation sanitaire, le principe le plus important est que la population elle-m~me doit participer activement au processus éducatif. Une évolution durable des connaissances, des

- 11 attitudes et du comportement, dans 1 1 1ntér€t de la sant~ individuelle et collective, ne se produit généralement que lorsque les intéressés participent eux-m€mes, à la solution de leurs problèmes de santé. Sans cette participation des individus, basée sur des connaissances appropriées et sur le désir d'améliorer leur santé, il est impossible d'atteindre le but fixé, c'est-à-dire le bièn-€tre physiquej mental et social. Les mesures législatives peuvent certes permettrè d 1 aboutir à des résultats limités, mais ce n'est qu'au moyen de l'éducation sanitaire que l'on peut réaliser une amélioration manifeste et soutenue. Outre qu'ils font naftre et entretiennent le désir d 1 une amélioration de la santé, les services d'éducation sanitaire contribuent de manière sensible au développement communautaire et, d 1une manière générale, au développement des capacités de la population. Les nations ont donc besoin de tels services, bien que leur type et les secteurs sanitaires sur lesquels il convient plus particulièrement de faire porter les efforts varient largement d'un pays à 1 1 autre. Lorsque l'éducation sanitaire atteint des normes élevées dans la collectivité, la population a plus largement recours aux services nationaux de santé et leur fait plus volontiers confiance. Tout programme de santé comporte, dans sa planification, des éléments d'éducation sanitaire dont 1 1 objet est d 1 obtenir l'adhésion du public et son engagement. On a pu constater en de nombreux pays que des programmes tels que l'immunisation antipoliomyélitique~ la lutte antituberculeuse~ la détection et le traitement précoces des maladies chroniques nécessitent un effort organisé d'éducation sanitaire pour atteindre leurs objectifs dans des conditions économiques et avec efficacité. Si 3 par leur dynamisme et leur complexité 1 les services d'éducation sanitaire varient selon l'état de développement des services de santé d 1 un pays à l'autre$ ils peuvent @tre utilisés dans tous les pays conformément au modèle suivant : a) Planification et programmation 1 notamment i) identification et analyse des composantes sociales et éducatives des programmes de santé; ii) identification des individus et des groupes dont il faut obtenir l'engagement; iii) planification de ces programmes sous l'angle éducatif; iv) planification et programmation de projets spécifiques d'éducation sanitaire; v) organisation de projets pilotes et de zones de démonstration; vi) recrutement 1 sélection et affectation du personnel, ainsi que préparation des carrières.

-12 .. b) Formation du personnel de la santé et de l'enseignement à la théorie et à la pratf<i"uë de '1 f éducation sanitàil:=e •"---·~-·

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formation de spécialistes de l'éducation sanitaire;

ii) formation du personnel de l'éducation sanitaire à l'échelon inférieur au spécialiste; formation des personnels médical et infirmier; iv) formation des autres agents des services de santé, par exemple nutritionnistes, techniciens de l'assainissement, pharmaciens, etc.; v) ·formation des membres d'autres disciplines, par exemple instituteurs, religieux, vulgarisateurs et dirigeants des collectivités. c) Coordination. Pour @tre efficaces, les services d'éducation sanitaire devraient maintenir une liaison constante entre les services de santé et les autres organismes publics dont les activités sont liées à la santé, tels que les services sociaux en général, l'enseignement et les organismes communautaires apparentés. d) Recherche. Les services d'éducation sanitaire peuvent mener des enqu@tes et autres formes de recherche afin de découvrir, et pour autant que les techniques limitées dont nous disposons actuellement le permettent, d'évaluer les croyances ct les pratiques de la collectivité en matière de santé, d'étudier les courants d'influence et les canaux de cormmxnication courants et de procéder à toutes études similaires. e) Evaluation. Les services d'éducation sanitaire pourraient contribuer à l'établissement de points de départ et au choix d'objectifs réalistes et valables pour cette discipline; ils pourraient en outre évaluer l'efficacité des diverses méthodes utilisées, en tenant compte de leur coat, afin que les ressources limitées dont on dispose soient utilisées au mieux possible. f) Action exercée dans le domaine de l'information. Les services d'éducation sanitaires peuvent rë'ë'oürtr aux -moyens de 'diffüsion massive pour .informer régulièrement le public. Les services mis à sa disposition et pour traiter de toutes les questions liées à la santé. Les services d'information ont les fonctions .suivantes : i) recueillir, sélectionner et disséminer les renseignements sanitaires, y compris les éléments destinés attx émissions radiodiffusées, ainsi que le matériel technique servant à l'éducation sanitaire; ii) concevoir, produire et distribuer les auxiliaires visuels et les publications; iii) mettre à l'épreuve auxiliaires et publications sur des échantillons représentatifs de la population à laquelle ils sont destinés; iv) entretenir le matériel et l'équipement d'éducation sanitaire; v) former le personnel des autres disciplines à l'utilisation et à la préparation des auxiliaires visuels.

- 13 Pour que le service d'éducation sanitaire fonctionne de manière satisfaisante, il importe que l'administration nationale de la santé recon\1aisse ses besoins uniques en matière de communication et donne progressivement à son personnel professionnel la possibilité de communiquer librement avec les divisions du Ministère de la Santé, les autres ministères, les organismes non gouvernementaux et les institutions internationales. 2.3.2 Qpelq~e.s__cp~eils. p,our qua;t_if~és.. en éduc~F

le recrutement et ~.P~ép_a:~_n_d'_apimateurs sanitaire

Les participants sont convenus que le terme "animateur qualifié de 1' éducation sanitaire" s'applique à la fois aux domaines administratif et technique. La direction administrative vient du chef de l'administration sanitaire qui, à tous les échelons, devrait @tre pleinement conscient du r$le de l'éducation sanitaire en tant que partie intégrante de la planification et de la pratique de la santé publique. La direction technique vient du chef du service de l'éducation sanitaire qui, avec l'aide de son personnel professionnel à tous les niveaux, devrait diriger la planification de l'éducation sanitaire au niveau national. Cette direction peut le mieux s'exercer si elle est fondée sur un esprit d'équipe fonctionnant horizontalement et verticalement au sein de la hiérarchie administrative. A l'échelon le plus élevé, il a été convenu que l'animateur doit recevoir trne préparation professionnelle en santé publique au niveau post-universitaire, avec spécialisation en éducation sanitaire, afin de pouvoir assun1er convenablement ses responsabilités et pour que le chef du service national d'éducation sanitaire soit traité sur pied d'égalité par ses collègues. Pour les administrateurs qui exercent la direction administrative, i l faut de m@me une préparation en éducation sanitaire dans le cadre de leur formation post-universitaire en administration de la santé publique. On a estimé que dans certains pays, aux stades initiaux du développement, il serait définitivement avantageux que la direction de l'éducation sanitaire soit confiée à un médecin pourvu de la formation post-universitaire requise en santé publique avec spécialisation en éducation sanitaire. Une telle solution aurait l'avantage de rehausser le prestige de cette fonction, en particulier lorsque l'éducation sanitaire est une discipline nouvelle et jusqu'à ce qu'elle ait fait ses preuves et soit acceptée. Certains participants ont aussi estimé qu'elle serait souhaitable aux stades initiaux du développement dans les pays et territoires où le manque d'Universitaires dans l'enseignement, les sciences sociales ou la biologie rend malaisé le recrutement de candidats à la préparation post-universitaire destinée à former des spécialistes de l'éducation sanitaire.

- 14 Le Dhoix et la formation de tels spécialistes dépendent des fonctions qui leur sont imparties par les services nationaux de santé. Ces fonctions devraient constituer 1 1un des critères de la formation.

On a énuméré comme suit les principaux domaines où s'exercent les fonctions de ces spécialistes dans tout pays : a) identification et analyse des facteurs éducatifs et sociaux qui ont une influence sur la santé; b) planification et mise en oeuvre des programmes éducatifs qui 3 dans le cadre des services de santé, sont destinés à résoudre les problèmes sanitaires, y inclus la mise à disposition de services consultatifs; c) aide aux personnes qui ont pour charge d'organiser la collectivité à des fins sanitaires; d) préparation à l'éducation sanitaire du personnel de la santé, de l'enseignement, de l'assistance sociale et des autres personnes dont les activités s'exercent dans des domaines apparentés à la santé, dont les dirigeants du développement communautaire et les membres de certaines organisations bénévoles; e) f) évaluation des méthodes et des résultats; recherche dans le domaine de l'éducation sanitaire;

g) participati.on aux prog:t•ammes pilotes de santé publique sous 1 1 angle de l'éducation sanitaire et atuc activités des zones de démonstration et de certaines divisions des services nationaux de santé. Les services d'éducation sanitaire évoluant depuis leur création jusqu'à leur maturité, il arrive fréquemment que l'accent porté à l'origine sur les études communautaires se déplace vers l'institution d'un vaste programme orienté vers la formation, la recherche et l'évaluation. Pour exercer convenablement ses fonctions, le spécialiste de l'éducation sanitaire doit avoir reçu une formation extrêmement vaste, couvrant les sciences médicales, les sciences sociales, notamment celles du comportement, la théorie et la pratique de l'enseignement, l'analyse statistique, les méthodes et l'administration de la recherche. Le nombre de spécialistes de l'éducation sanitaire que l'on devra former· dans un pays donné sera déterminé par des facteurs géographiques et démographiques. L'un des groupes a estimé que le nombre de spécialistes devrait @tre fonction premièrement des effectifs du personnel de santé et du nombre des agents dont les activités comportent des composantes d 1 éducation sanitaire, deuxièmement des moyens de communication, et troisièmement des ressources financières disponibles. En tout cas. il devrait y avoir suffisamment de spécialistes pour donner une formation fondamentale, en cours d 1 emploi et de perfectionnement à tous ceux qui en ont besoin, et pour pourvoir les postes de l'administration sanitaire nationale et des services régionaux d'organisation et de surveillance qui s'avèrent nécessaires dans un territoire donné.

- 15 De multiples dipl6mes universitaires et certificats sont décernés d~~s ce domaine par divers établissements dans le monde entier. Dans la Région du Pacifique occidental~ des cours académiques sont organisés au Japon, en Corée, aux Philippines et en Nouvelle-Zélande. On trouve d'excellentes institutions de formation dans des régions voisines de celle du Pacifique occidental, en Inde et à Hawai. Le niveau de formation des dirigeants nationaux de l'éducation sanitaire devrait @tre suffisamment élevé pour leur permettre d'exercer leurs fonctions convenablement et de travailler ha1~onieusement avec les chefs des autres divisions sanitaires. On estime généralement qu'une année au moins de préparation professionnelle post-universitaire menant au D.P.H., au M.P.H., au C.P.~ 1 ou à un dipl6me équivalent répond le mieux aux exigences académiques de ce poste. On juge important que les cours destinés a~x spécialistes soient suffisamment souples pour que les étudiants provenant de diverses disciplines puissent en bénéficier. Une méthode interdisciplinaire présente toutefois des avantages en permettant a~x étudiants représentant les multiples secteurs de la santé publique (médecins, infirmières, dentistes~ ingénieurs sanitaires, etc.) d'étudier ensemble et de s'aider 1 1un l'autre dans les domaines relevant de leur compétence professionnelle, et en leur inculquant pleinement la notion de l'esprit d'équipe.

Des études sur le terrain sont nécessaires durant cette formation, conformément aux principes suivants

1)

la situation où est placé l'étudiant devrait lui permettre d 1 assumer des responsabilités définies en accomplissant une t~che précise sous surveillance; 2) cette situation et les conditions où il acquiert une partie de son expérience devraient @tre, autant que possible, semblables à celles qui règnent dans son pays.

Dans la plupart des pays de la Région~ le nombre de spécialistes de l'éducation sanitaire dont on a besoin ne justifie pas à 1 1 heure actuelle la création de nouveaux cours au niveau requis. Les établissements qui existent en certains pays devraient @tre agrandis et développés afin d'atteindre un niveau leur permettant de répondre aux besoins actuels. Les candidats à la formation de spécialistes de l'éducation sanitaire devraient être capables d'organiser et d'administrer un service, et il serait préférable qu'ils aient une expérience ou des aptitudes pédagogiques. Ils devraient en outre avoir les qualités persorillelles qui sont désirables en l'occurrence~ et notamment a) b) c) 1

une aptitude au commandement bien établie; de l'initiative et de la confiance en soi; les attributs intellectuels d 1un esprit alerte et curieux;

Dipl6me de santé publique, ma!trise de santé publique, certificat de santé publique.

- 16 d) des çapacités créatives, de l'imagination et une attitude positive bien que compréhensive envers autrui; e) de 1 1 intér@t po1..1.r les problèmes sociaux et 1 1 aptitude à les analyser objectivement; f) du ta.ct et de 1 1 ingéniosité.

Les candidats devraient @tre titulaires d'un dipl8me universitaire ou d'une formation équivalente en sciences socialeset/ou en sciences médicales., avoir une. vaste culture générale et l'expérience de la santé pub1ique ou des disciplines apparentées. Les administrateurs de la santé ont besoin d'une préparation à l'éducation sanitaire et., à cet égard, les organisations internationales devraient envisager d'intensifier l 1 aide qu'ils fournissent actuellement en encourageant les administrateurs de la santé publique, les écoles et les instituts de santé publique à faire de cette préparation l'un des éléments essentiels de la formation des administrateurs de la santé publique; cette considération doit tout particulièrement intervenir lors de l'octroi de bourses d'études. L'éducation sanitaire étant la responsabilité de tout le personnel de la s&.îté et des services sociaux, il importe que 1 1 on y prépare d'autres travailleurs, tels que médecins, infirmières, techniciens de l'assainissement, nutritionnistes~ instituteurs, agents de la vulgarisation agricole, assistants sociaux, pharmaciens, dirigeants des collectivités et des confessions, etc. Cette préparation devrait se situer au.'<: niveaux scolaire, universitaire et en cours d 1 emploi, afin de faire naître et d'entretenir en eux un intérêt positif envers la santé et les aspects éducatifs de leur activité.

2.3.3

Problèmes d'organisation et d'administration dos services d'éducation sruîitaire dans les ministères ou--les services nationau."'<: de santé

Il convient d'instituer les services d 1 éducation sanitaire en tenant compte tout particulièrement des principam~ problèmes de santé du pays intéressé et selon un rytr~e étroitement lié au développement général des services de santé ainsi qu'aux ressources en personnel. Le niveau de développement atteint par les services de santé et leur organisation varie largement parmi les pays de la Région du Pacifique occidental. L'importance et la complexité de ces services diffèrent également selon les chiffres de la population, qui s'échelonnent entre quelque 100 000 et 100 millions d'habitants. Si grands sont les écarts entre les dimensions, les besoins et les ressources en personnel qualifié et en moyens financiers qu 1 on ne saurait recommander un modèle de service d'éducation sanitaire valable pour tous.

- 17-

2.3.3.1

Planification des services d'éducation sanitaire

La première condition de. 1~ planification est un accord sur des objectifs clairs et compréhensibles qu'il est possible d'atteindre au moyen des ressources disponibles et la définition d'un ordre des urgences. Ces objectifs font partie de ceux assigné~;> en général à la santé du pays; par conséquent, ils dépendront des problèmes sanitaires qui prévalent et de la politique suivie pour améliorer la santé publique. Les participants ont reconnu qu'il était nécessaire d'obtenir l'adhésion des dirige~1ts des collectivités, des organisations bénévoles' et des organismes appartenant à d'autres disciplines pour plru1ifier les services d'éducation sanitaire. Un objectif important et spécifique est de démont~er aussi complètement que possible qu'un véritable programme d'éducation sanitaire est en mesure d'améliorer l'efficacité et d'intensifier l'utilisation des services de santé existants. Il existe toute une gamme d'activités d'éducation sanitaire et leur ordre de priorité varie d'un pays à l'autre. Un groupe de discussion a estimé que la préparation à cette discipline du personnel de santé et des autres agents susceptibles d'influencer le comportement sanitaire devrait venir au premier rang parmi les urgences. Les deux autres groupes ont donné la primauté à l'établissement de zones pilotes et de démonst.rat.ion, ai.nst qu'à. d'autres formes de recherche appliquée. Aux stades initiaux du développement des services d'éducation sanitaire 9 on devrait veiller à n'accorder aux organ:L::>at:.lons bénévoles que ùes moyens ùe formation et l'aide qui peut leur être procurée sans compromettre la poursuite des objectifs prioritaires qui ont été assignés. La durée prévue pour les services d'éducation sanitaire devrait être intimement liée aux plans de développement des services de santé e~~-mêmes. D'une manière générale, il sera désirable de créer les services par étapes, afin de se donner le temps de former du personnel et de se voir attribuer les ressources fiscales nécessaires.

2.3 .. 3.2

Or~anisati~n

des services d'éducation sanitaire

On a généralement admis que ces services devraient dépendre du ministère de la santé, bien que d'importants aspects de l'éducation sanitaire de l'enfant d'âge scolaire soient confiés à l'école. Dans ce dernier cas, le ministère de la santé et le ministère de l'éducation devraient en assumer conjointement la responsabilité. Il conviendrait de créer un organisme central qui assumerait la direction des services d'éducation sanitaire au sein de l'administration nationale de la sru1té. Le chef de cet organisme serait directement responsable envers le chef de cabinet du ministère de la santé. Dans certains pays plus petits ou dans ceux dont les services de santé ne sont pas encore pleinement développés, i l peut être difficile d'instituer cet organisme central; dans ce cas, la création des services d'éducation sanitaire peut se faire d'abord sous la forme d'une unité périphérique chargée de résoudre

- 18 quelque problème urgent. Dans tous les cas, une représentation directe dans 1' administration nationale de la santé s'impose en fin de compte pour que les services d'éducation sanitaire se développent progressivement, notamment en ce qui concerne leurs fonctions planificatrices, consultatives et de recherche. C'est ainsi que 1' on pourra atteindre l'idéal que représente l'intégration de 1 'éducation sanitaire dans les services de santé sous tous les aspects de la planification et de l'exécution .. Au niveau national, le service d'éducation sanitaire devrait occuper un local situé à proximité des bureaux de 1' administration de la santé, afin que son personnel puisse travailler en étroit contact avec les autres membres de l'équipe de santé ..

2.3.3.3

Le personnel des services d'éducation sanitaire

Tout travailleur de la santé est un éducateur sanitaire. L'efficacité du personnel sanitaire dépend de la formation et des services consultatifs et autres que fournit un service efficace d'éducation sanitaire au niveau national ou de l'Etat. Par rapport à d'autres services de santé, on n'a besoin que d'un petit nombre de spécialistes de l'éducation sanitaire. Le chef du service national devrait avoir une formation et des aptitudesl qui lui permettent de participer aux activités des commissions nationales et des comités techniques avec confiance en soi et en ses méthodes; ce chef de la profession est le personnage clef dont dépendent l'établissement et le développement de bons services d'éducation sanitaire dans la nation. La direction de ces services devrait s'inspirer de l'esprit d 1 équipe. Il convient de recourir aux services existants au sein du ministère de la santé ou dans d'autres organismes apparentés, afin de tirer parti des possibilités offertes par les diverses spécialités pour planifier et mettre en application les éléments sociaux et éducatifs des p1~grammes de santé. Chaque fois que les ressources nationales le permettent, il y a lieu de constituer une équipe comprenant des spécialistes de f'éducation sanitaire, des sociologues, des éducateurs (notamment parmi ceux qui ont reçu une formation à l'éducation des adultes), des spécialistes des communications, des statisticiens, ainsi que des techniciens (artistes et photographes) et un personnel administratif. Il convient de définir les qualifications, l'expérience et la culture exigées au recrutement, ainsi que la description des fonctions, les émoluments, les rapports professionnels, etc. En ce qui concerne la description des fonctions, il faut se souvenir que l'éducation sanitaire est une tâche à plein temps et que des descriptions claires et précises pour tous les membres du personnel sont nécessaires pour lui éviter de se voir attribuer des responsabilités qui ne lui incombent pas. Il est impossible d'édifier un service nouveau de quelque importance sur la base d'activités à temps partiel et d'une dispersion de l'attention. Voir section 2.3.2. Quelques conseils pour le recrutement et la préparation d'animateurs qualifiés en éducation sanitaire.

1

- 19 A l'échelon intermédiaire, on devrait prévoir des postes pour les Spécialistes de l'éducation sanitaire dans le cadre des principaux programmes et aux niveaux régional, de district, de l'Etat ou de la province. Dans les pays et les Etats plus petits, ainsi qu'aux stades initiaux du développement, un seul spécialiste peut suffire à assurer les services, en recourant aux organismes extérieurs tels que les universités, les instituts de formation et les écoles de santé publique pour fournir une aide à temps partiel dans les domaines spéciaux où elle est rèquise. Même lorsque les services sont pleinement développés au sein de l'administration nationale de la santé, il est très àvantageux de maintenir une ··liaison étroite avec ces institutions externes, à la fois pour élargir la gamme des aptitudes dont on dispose et pour se procurer à 1' extérieur une source utile d'évaluation des programmes et de la recherche. Dans les plus grands pays, à mesure que le programme national de santé publique se développe et atteint un niveau plus élevé, il peut être indiqué d'étoffer le personnel de 1' organisme central et de répartir 1' équipe entre plusieurs uni tés fonètionnelles., par exemple planification., formation., recherche, programmation, etc. Dans tous les cas, la mise en valeur des t'âches de planification et de recherche du service national d'éducation sanitaire ne sera possible que si l'on dispose d 1 une aide en statistique, soit à plein temps, soit sous forme consultative. Diverses appellations officielles sont actuellement utilisées pour désigner les spécialistes de l'éducation sru1itaire et les autres membres du personnel de ce service. Les groupes de discussion ont estimé que l'OMS pourrait aider à élaborer une série de termes uniformes correspondant largement aux descriptions de poste et applicables à tous les pays. 2.).).4 Direction ailininistrative et technique

La direction administrative devrait venir de l'autorité nationale par le canal des chefs régionaux ou locaux des programmes., tandis que la surveillance et.· l'orientation technique viendraient du chef national de l'éducation sanitaire, en passant par 1' intermédiaire des chefs régionaux des services d'éducation sanitaire. Ces services tendent à se développer simultanément dans deux sens., verticalement et horizontalement. En règle générale, la tendance au développement horizontal au niveau national précède la tendance au développement vertical qui suit la hiérarchie administrative; cependant, dans certains cas, il peut être préférable de favoriser l'expansion à l'échelon local, 1e développement au niveau national ne survenant qu'ensuite. La croissance périphérique des services d'éducation sanitaire dans les régions et les districts dépendra en fin de compte des progrès de l'intér@t, des connaissances et des aptitudes du personnel de santé régional. Les services d'm1

- 20 -

spécialiste de l'éducation sanitaire pour assurer la formation locale, l'organisation des programmes, la participation des organismes communautaires_ l'exécution d'enquêtes et la préparation du matériel seront particulièrement désirables au sein de l'équipe régionale, locale ou urbaine, dans le cas des grandes villes.

2.3.3.5

Coordination

L'éducation sanitaire peut être effectuée par les services gouvernementaux de m~me que par les associations bénévoles, les organisations religieuses, les forces armées et la police. En coordonnant et en facilitant ces activités# on rehausse considérablement la valeur de leur action individuelle pour la collectivité. Les services d'éducation sanitaire devraient servir d'agent de liaison entre le ministère de la santé et les autres ministères. A cet effet, on a suggéré la création d'un conseil de l'éducation sanitaire comprenant des représentants des principaux ministères, des institutions éducatives, des organisations bénévoles et des groupes professionnels. Ce conseil pourrait attirer l'attention du gouvernement sur les besoins de la collectivité en matière d'éducation sanitaire et suggérer aux autorités dont les fonctions ont quelque rapport direct ou indirect avec cette discipline les mesures susceptibles de satisfaire ces besoins. Le conseil devrait avoir un rôle consultatif, à l 1 exclusion de tout pouvoir exécutif.

2.3.3.6

Les rapports sur les services d'éducation sanitaire

Des rapports périodiques et complets sur les activités dans ce domaine permettent d'exposer les travaux accomplis et les résultats obtenus aux administrations sanitaires~ aux membres de la profession; aux pouvoirs publics et à la collectivité$ De bons rapports sur les programmes et les méthodes viennent se joindre aux connaissances de plus en plus complètes dont nous disposons concernant les réactions de la population en présence des efforts organisés d'éducation sanitaire. Les rapports périodiques sont en outre un moyen de former le personnel et constituent l'un des aspects de l'évaluation des ressources financières requises par les services d'éducation sanitaire. La nécessité de rendre compte des résultats en termes qualitatifs et qt~titatifs devrait inciter le service d'éducation sanitaire à déterminer avec soin ses bases de départ et à recourir à des méthodes statistiques précises d'échantillonnage, de mesure et de contrôle. Il est particulièrement souhaitable que les rapports soient clairs, pertinents et concis.

- 21 -

2.3.3.7

Le financement des services d'éducation sanitaire

Il faut aux services d'éducation sanitaire d'un ministère de la santé des ressources budgétaires distinctes. Les programmes ne peuvent ~re planifiés efficacement que si l'on connatt le montant des crédits affectés aux différents postes c personnel, transports, équipement, enqu~tes, recherche, aide aux divers organismes, publicité, entretien, programmes de formation, etc. On ne saurait indiquer un chiffre, ou une formule, d'application générale en ce qui concerne les crédits qui doivent ~tre affectés à l'éducation sanitaire. Certains spécialistes ont suggéré comme minimum souhaitable un montant représentant cinq pour cent des crédits budgétaires alloués au ministère de la santé. En Inde, dix pour cent des crédits affectés à chacun des principaux programmes de santé sont consacrés au secteur éducatif de ces programmes. Dans le domaine budgétaire, il est particulièrement avantageux de coopérer avec les autres divisions du service de santé dont les fonctions comportent une forte composante d'éducation sanitaire. Dans certains cas, il peut arriver que d'autres organismes ou grandes organisations bénévoles fournissent des fonds destinés à l'exécution des programmes d'éducation sanitaire. Une étroite liaison avec ces organismes constitue un utile moyen de promouvoir de telles activités. Lorsqu'un fonds est alloué spécifiquement aux services d 1 éducation sanitaire, les crédita ainsi affectés peuvent ~tre répartis entre les postes suivants : a) Traitements et salaires des éducateurs sanitaires et du personnel de soutien, y compris les indemnités de voyage9 les indemnités journalières, le coat de la formation destinée à l'expansion du personnel, etc. b) Les activités d'éducation sanitaire, telles que celles effectuées en coopération avec les organisations communautaires, la fornmtion en éducation sanitaire des travailleurs de la santé et du personnel des services, les services d'information (production, mise à l'épreuve, publication et distribution de l'information de masse), les enqu~tes; études spéciales et recherches, l'évaluation, etc. c) Les fournitures et le matériel qui sont nécessaires au personnel pour lui permettre de poursuivre ses activités. Des crédits devraient servir à constituer des bibliothèques comprenant des ouvrages de référence, des bulletins-signalétiques à jour et des bibliographies sur l'éducation sanitaire. Certains principes devraient guider l'acquisition du matériel : i) on devrait prévoir des crédits pour leur entretien, ii) mieux vaut un matériel simple que trop compliqué, iii) le matériel devrait d) ~tre

normalisé.

Fonds de réserve pour les urgences.

- 22 Les exigences budgétaires dépendent du taux de croissance des serv±ces d'éducation sanitaire qui, à son tour, dépend de divers facteurs, et tout par.ticulièrement .des résultats obtenus. Dans la mesure où 1' on fournira des preuves convaincantes de l'utilité et de l'efficacité des programmes, les affectations budgétaires crottront proportionnellement aux exigences.

3.

SOMMAIRE ET CONCLUSIONS

1) Il a été admis que les services d'éducation sanitaire jouent un r8le important en amenant le public à intervenir volontairement et en toute connaissance de cause à 1 1 appui de la politique sanitaire du gouvernement et en coordonnant les efforts individuels et collectifs, publics et privés, que suppose l'amélioration du bien-~tre de la population. 2) L'éducation sanitaire est partie intégrante des programmes de santé.

3) L'organisation et 1 1 administrat:!.on des services d'éducation sanitaire implique :

a) la planification, qui comporte : la définition d 1 objectifs, l'établissement d 1 un ordre des urgences, l'examen des moyens et l'action commune des administrateurs, des autres disciplines et des spécialistes de l'éducation sanitaire; b) la création d 1 un organisme central à 1 1 échelon national$ chargé du contr61e techniquep sous l'autorité directe du chef de 1 1 admdnistration sanitaire; c) le règlement des questions de personnel- recrutement, fonnatton,réparld~ descriptions de fonctions, émoluments et promotions; en élaborant le programme de formation des spécialistes de l'éducation sanitaire, il convient de tenir compte des éléments suivants : i) les besoins de formation, ii) les objectifs, iii) le niveau, iv) les exigences, v) la teneur, vi) les méthodes, vii) l'évaluation, et viii) les institutions chargées de la formation; d) la direction - direction administrative du chef du programme et la direction et l'orientation techniques du chef de l'éducation sanitaire; afin de développer les qualités nécessaires à une direction administrative compétente de l'éducation sanitaire, il convient d'assurer i) la préparation des administrateurs de la santé à l'administration de la santé publique, l'éducation sanitaire étant incluse dans le programme de formation, et ii) la préparation professionnelle au niveau post-universitaire des spécialistes de l'éducation sanitaire; e) la coordination avec les autres ministères et organismes;

- 23 f) . le compte rendu de toutes les activités afin de contribuer aux opérations suivantes : i) interprétat.:f.on des programmes, ii) formation, iii) établissement des données servant de bases de départ valables, iv) évaluation; g) la préparation d'un budget assurant des crédits d:tstincts et. suffisants pour ·permettre l'exercice des fonctions de l'éducation sanitaire; h) l'évaluation, destinée à mesurer les réalisations et à orienter la planification future; i) la recherche, pour déterminer les besoins, découvrir les attitudes, les croyances et les connaissances, soumettre les moyens audio-visuels à des épreuves préalables, convevoir de meilleures méthodes et doter les services d 1 écucation sanitaire de bases scientifiques.

- 24.ANNEX 1 ANNEXE 1

ENGLISH/.FRENCH ANGLAIS/FRANCAIS LIST OF, CON~TANI'Se.. f!ARTICIP~S,. OBSE:f;!YERS AND SECRETARIAT LISTE DES CONSULTANTS,_ PARTICIPANTS.!,, O:BSERVATEURS Er DU SECREl'ARIAT

1.

CONSUIJl'ANTS

Seminar Director and Health Education Consultant Directeur du Séminaire et consultant pour l'éducation sanitaire

-

Dr Teodora. v. Tiglao Associate Professer of Health Education Institute of ijygiene university of the Philippines Manila, Philippines

Consultant on Public Health Administration and Health Education Consultant pour l'administration de la santé publique et l'éducation sanitaire

-

Dr Guy Loison

Directeur de la Section Santé Commission du Pacifique Sud Nouméa 8 Nouvelle-Calédonie

Consultant on Health Education Training Consultant pour la formation en éducation sanitaire

-

Dr Tadao Miyasaka Chief Health Education Section Department of Public Health Practice Institute of Public Health Tokyo, Japan

Consultant on the Organization and Administration of Health Education Services Consultant pour l'organisation et l'administration des services d'éducation sanitaire

-

Dr S. Nagaraj

Chief Health Education ~sore State Health Department Bangalore, MYsore State India

- 25 PARTICIPANTS Dr

2."

AUSTRALJA AUSTRALIE

William A. Iangsford Commonwealth Director of Health, N.T. P.O. Box 147, Darwin, N.T. John Krister Health Educationist Department of Public Health 52 Bridge Street Sydney, N.S.H. Dr

BRITISH SOLOMON ISIANDS PR<YI'ECTORATE PROTECTORAT BRITANNIQUE DES ILES SALOMON

-

Dr

Gideon Zoloveke Senior Health Education Offioer Medical Department Honiara, Guadalcanal

(Sponsored by South Pacifie Commission) (Sous les auspices de la Commission du Pacifique Sud) CHINA CHINE

-

Dr c. K,. Chang Director Department of Health Administration Ministry of Interior Taipei, Taiwan Miss Laura Pan Lu Chief, Health Education Provincial Health Department Wu-feng, T.aichung Taiwan

FIJI FIDJI

-

Dr

David W. Bookless Deputy Director of Medical Services Medical Department Government Buildings Suva Macu E. Salato Health Educator Medical Department Government Buildings Suva Dr

.. 26 FREl'lCH POLYN'ESIA

POLYNESIE FRANCAISE

... M. Ben Ba.mbridge Educateur sanitaire Institut de Recherches médicales Papeete (Tahiti)

JAPAN JAPON

-

Dr Hisashi Teramatsu

Medical Officer Communicable Disease Control Section Public Health Bureau Ministry of Health and Welfare Tokyo

KOREA COREE

-

Dr Sang Tae Han Chief Preventive Medicine Section Bureau of Public Health Ministry of Health and Social Affairs Seoul Dr

Chung Tai Kim Sub-section Chief on r!Jater-.nal and Child Health Ministry of Health and Social Affairs Seoul Miss Sun Young Kim Health Educator Government/WHO Team Assistance to Local Health Services Project Ministry of Health and Social Affairs Seoul

MA.IAYSIA MALAISIE

-

Dr Walter J. Jesudason

Chief Medical and Health Officer State of Selangor Ministry of Health Kuala Lumpur Dr Raja Ahmad Noordin

Chief Health Education Division Ministry of Health Kuala Iumpur

- 27 -

NEW CAI.EDONIA NOUVEILE...CALEDONIE

-

Médecin Capitaine Henri Beutin Adjoint au Direct.eur du Service de Santé et de l'HYgiène publique en Nouvelle...Calédoni~ et Dépendances

B.P. 33 Nouméa

NEW ZEA.LAND

-

NOUVELIE-ZEIANDE

Dr c. N. Derek Taylor Deputy Director Division of PUblic Health Department of Health Wellington Miss Joan Pilsen Health Education Tutor Division of Public Health Department of Health Wellington

PAPUA AND NEW GUINEA PAPUA ET NOUVELLE-GUINEE

-

Dr J. L. Jameson Regional Medical Officer Regional Health Office Papua Region Department of Public Health Port Moresby Mr Kevin Riggall

Senior Health Educator Department of Public Health Konedobu

PHILIPPmES

-

Dr Trinidad A. Gomez Chief Office of Health Education and Personnel Training Department of Health Mani la Dr Florencia Herrera

Supervising Health Education Adviser Office of Health Education and Personnel Training Department of Health Mani la

-28-

SINGAPORE SINGAPOUR

...

Dr J.. Charan Singh

Senior Registrar Ministry of Health Palmer Road Singapore, 2

TONGA

-

Dr Joe Fanamanu

(Sponsored by South Pacifie Con~ission) (Sous les auspices de la Commission du Pacifique Sud) VIET-NAM -

Health Education Officer Nuku 1alofa

Dr Tù Uy~n Chef de la Formation et de l'Education sanitaire Administration générale du Programme de Développement de la Santé Ministère de la Santé Saigon

Mlle Nguyen Thi Tuyet Spécialiste de l'éducation sanitaire Ministère de la Santé Saigon

3·

___._

OBSERVATEURS

OBSERVERS ..............

UNITED NATIONS CHIIDREN 'S FUND (UNICEF) FONDS

...

Mr I. H.

t~rkuson

DES NATIONS UNIES POUR L'ENFANCE (FISE)

UNICEF Resident Representative/ Représentant Résident du FISE P.O. Box 883 Manila, Philippines Dr A. Mangay-Angara (Alternate/Suppléant)

Programme Officer UNICEF Philippines Country Office P.o. Box 833 Manila, Philippines

- 29 UNITED NATIONS EDUCATIONAL, SCIENTIFIC A:ND CULTURAL ORGANIZATION {UNESCO) ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'EDUCATION, IA SCIENCE El' IA CULTURE (UNESCO)

' ~j

Mr E. A. Pires Regional Centre for Training of Teacher Educators Centre régional de 1 1UNESCO pour la Formation des Professeurs de l'Enseignement normal Quezon City, Philippines

FOOD AND AGRICUDrURE ORGANIZATION (FAO) ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L 1ALil'-1ENTATION ET L'AGRICULTURE (OAA)

-

Mr Y. H. Yang

Nutrition Officer Bureau of Public Schools Philippines-UNESCO National Community Training Centre Bayambang, Pangasinan

SOUTH PACIFIC Cûr.flliSSION COMMISSION DU PACIFIQUE SUD

-

Mme Hortensia de Hollanda Spécialiste de l'Education sanitaire Commission du Pacifique Sud B.P. No. 9 Nouméa Nouvelle-Calédonie

INTERNATIONAL UNION FOR HEALTH EDUCATION UNION INTERNATIONALE POUR L'EDUCATION SANITAIRE

-

Dr Carmen del Rosario Secretary Health Education Association of the Philippines Philippine Normal Collage Manila, Philippines

UNITED STATES AGENCY FOR INTERNATIONAL DEVELOPMENT AGENCY FOR INTERNATIONAL DEVELOPMENT DES ETATS-UNIS

-

Mr Barry Karlin

Health Educator U.S. Agency for International Development Bangkok, Thailand Mr Scoot Edmonds Health Educator U.S. Agency for International Development Saigon, Viet-Nam

-30PHILIPPINE GOVERNMENT GOUVERNEMENT PHILIPPIN Miss Virginia I. Mate Health Education Adviser · Office of Health Education ànd Personnel Training Department of Health Mani la Mrs Leonor J. Zamora Health Education Adviser Office of Health Education and Personnel Training Department of Health Mani la Miss Perla B. Pinto Health Education Adviser Office of Health Education and Personnel Training Department of Health t1anila Mr Honorio Pasion Chief Health Education Section Bureau of Public Schools Mani la Mrs Cristina Mamuri Health Education Superviser Bureau of Public Schools Mani la Mrs Carmen A. Mercado Assistant Chief Health Education Division and Liaison Officer Applied Nutrition Project Philippines-UNESCO National Community Training Center Bayambang, Pangasinan Mrs Ines P. Gatmaitan Chief Medical and Dental Services Applied Nutrition Project Philippines-UNESCO National Community Training Center Bayambang1 Pangasinan

- 31 -

4. OPERATIONAL OFFICER

SECRETARIAT -Mr Donald C. Johnson

CONSEILLER REGIONAL FlESPONSABIE

Regional Adviser on Health Education (Conseiller régional pour l'Education sanitaire) World Health Organization Regional Office for the Western Pacifie Manila 1 Philippines

TRANSLATORS/INTERPRETERS TRADUCTEURS/INTERPRETES

-

Mr A. Beaugendre Trans lator World Health Organization Regional Office for the Western Pacifie Manila, Philippines

Mr J. Stichelbaudt Trans lator World Health Organization Regional Office for the Western Pacifie Manila, Philippines

RESOURCE PEMONS

-

PERSONNEL D'APPOINT

Miss M. B. Armstrong Health Education Adviser Health Education Advisory Services Pro je ct Kuala Lumpur, Malaysia Mrs Louisa Haas Health Education Adviser Health Education Advisory Services Pro je ct Singapore Miss Winifred Wa.rden HealthEducation Consultant Health Education Advisory Services Project Port Moresby,.Papua and New Guinea Dr Annie Làurie Keyes Health Education Consultant Health Education Advisory Services Pro je ct Manila, Philippines

- 32 RESOURCE :EERSONS

PERSONNEL D1 APPOINT (sui-te) Regional Office Staff WHO Regional Office for the Western pacifie Mani la, Philippines ~ersonnel

~ureau

du Bureau régional régional de l'OMS E9ur le Pacifigue occidental ManHle, PhiliJ2Eines

Dr A. A. Angara

Regional Adviser on Public Health Administration Conseiller régional pour l'Administration de la Santé publique Dr H. M. c. Poortman Regional Adviser on Maternal and Child Health Conseiller régional pour l'Hygiène de la Maternité et de l'Enfance Mr J. Arbuthnot

Regional Adviser on Environmental Health Conseiller régional pour l•Hygiène du Milieu Mr R. Valdes-Pinilla Regional Sanitary Engineer Ingénieur sanitaire régional Dr D. R. Huggins

Regional Adviser on Communicable Diseases Conseiller régional pour les Maladies transmissibles Dr C. H. Yen

Regional Communicable Diseases Officer Fonctionnaire régional pour les Maladies transmissibles Dr M. Postiglione

Senior Regional Adviser on Malaria Conseiller paludologue principal Dr J. c .. Tao Regional Adviser on Tuberculosis Conseiller régional pour la Tuberculose

- 33-

RESOURCE PERSONS PERSONNEL D'APPOINT (suite) Mr A. Aldama Regional Statistician and Programme Evaluator Statisticien régional et Evaluateur des Programmes

Miss M. de L. Verde~ese Regional Nursing Officer Fonctionnaire régionale pour les Soins infirmiers Dr K. V. Ba.iley Medical Officer (Nutrition) Philippines 80 Médecin nutritinnniste Dr M. Escudero

Medical Officer (Mental Health) Philippines 4 Médecin (Santé mentale) Miss E. Wilson Public Health Nurse Educator Philippines 75 Infirmière monitrice de la Santé publique Mr B. Adan

Sanitary Engineer Environmental Health Advisory Services (South Pacifie) Ingénieur sanitaire Hygiène du Milieu : Services consultatifs (Pacifique Sud)

- 34 ANNEXE 2

ORDRE DU JOUR

Jeudi 20 janvier 1966 1. Discours d'ouverture - Dr Francisco J. Dy, Directeur des Services de Santé et Directeur régional p.i. Renseignements sur l'organisation et le déroulement du séminaireM. Donald C. Johnson, Conseiller régional pour l'Education sanitaire 2. Séance plénière - Présidente : Dr Teodora

v.

Tiglao, Directeur du Séminaire

Panorama des progrès de l'éducation sanitaire et présentation des rapports des participants et des observateurs officiels

Vendredi 21 janvier 1.

196~

Séance plénière - Président : Dr

c.

K. Chang, Président du Séminaire

La tâche de l'éducateur sanitaire dans les programmes de santé publique Modérateur Experts : Dr A. A. Angara, Conseiller régional pour l'Administration de la

Santé publique Dr c. N. D. Taylor, Deputy Director, Division of Public Health, Department of Health, \tlellington, Nouvelle-Zélande Dr Trinidad A. Gomez, Chief, Office of Health Education and Personnel Training, Department of Health, Manila, Philippines

2.

Séance plénière Présentation du Sujet No 1 - L'importance et le rôle des services d'éducation sanitaire dans les programmes nationaux de santé Dr Guy Loison, Consultant pour l'administration de la santé publique

3.

Trois séances de travail sur le Sujet No 1 (Groupes A, B et C)

- 35 -

Samedi 22 janvier 1966 Visite à Bayambang (Pangasinan) 1 Région sanitaire No 1 des Philippines, pour y observer les activités d'éducation sanitaire Dispositions prises par le Ministère de la Santé des Philippines

_Lund:i:_?~·

janvier 1966

1.

Séance plénière : La tâche de l'éducation sanitaire dans les programmes d'hygiène de la maternité et de l'enfance~ de santé scolaire, de nutrition et d'hygiène mentale Modérateur Experts :

Dr H. M. C. Poortman Dr K. V. Baile;vDr M. Escudero Dl"'

c.

T. Kim

2.

Séance plénière : Présentation des projets de rapport des groupes de travail sur le Sujet No 1

3.

Séance plénière : Présentation du Sujet No 2 - La formation d'animateurs qualifiés en éducation sanitaire

Dr Tadao Miyasaka, Consultant pour la formation en éducation sanitaire

4.

Trois séances de travail sur le Sujet No 2

Mardi 25 janvier 1966 1. Séance plénière : La tâche de l'éducateur sanitaire dans les soins infirmiers Modérateur : Dr R. A. Noordin

- 36 Experts Mlle L. Verderese Mlle E. Wilson Mlle J, Pilsqn

2.

Trois séances de travail sur le Sujet No 2 (suite)

Mercredi 26 janvier 1966 1.

Séance plénière : La tâche de l'éducateur sanitaire dans l'hygiène du milieu Modérateur : Médecin Capitaine Henri Routin Experts : M. J. Arbutlmot M. B. Bambridge M. B. Adan

2.

Séance plénière : Présentation des projets de rapport des groupes de travail sur le Sujet No 2

3·

Séance plénière Présentation du Sujet No 3 - Organisation et administration des services d'éducation sanitaire Dr S. Nagaraj, Consultant pour l'organisation et l'administration des services

d'éducation sanitaire

4.

Trois séances de travail sur le Sujet No 3

Jeudi 27 janvier 1966 1.

Séance plénière : La tâche de l'éducateur sanitaire dans la lutte contre les maladies transmissibles, l'éradication du paludisme et la lutte antituberculeuse Modérateur : Dr c. H. Yen Experts : Dr M. Postiglione Dr J, C. Tao Dr H. Teramatsu

2.

Trois séances de travail sur le Sujet No 3 (suite)

- 37 Vendredi 28 ja..'lvier 1966 1. Séance plénière : Le r8le des données de base et de l'évaluation dans l'éducation sanitaire

Modérateur Dr J • Krister Experts : M. A. Aldama Dr D. W. Bookless Dr vJ. J. Jesudason 2. Trois séances de travail sur le Sujet No 3 (suite)

Samedi 29 janvier 1966 1. Séance plénière : La t~che de l'éducateur sanitaire à l'égard des aspects sanitaires du développement communautaire en présence de l'urbanisation et de l'industrialisation rapides Modérateur Experts Dr VJ. A. Langsford M. R. Valdes-Pinilla Dr Charan Singh Mlle Laura P. Lu Dr J. Hirshman

2.

Séance plénière : Présentation des rapports des sToupes de travail sur le Sujet No 3

3.

Séance plénière : Présentation des projets de rapports des groupes d 1 intér@ts spéciaux qui ont étudié, pendant quatre heures chacun, les questions suivantes : a) b) c) Etudes spéciales, recherches et évaluation en éducation sanitaire Préparation à l'éducation sanitaire du personnel de la santé scolaire et des enseignants Préparation à l'éducation sanitaire des médecins et des autres membres du personnel sanitaire

- 38 -

d)

Méthodes et matériel de l'éducation sanitaire

4.

Séance plénière : Résumé global du séminaire Modérateur : Dr S. T. Hru1 Experts t Dr M. Escudero M. Scott Edmonds .l\Ule Laura Pan Lu Dr J oe Fanamanu

~~.31

janvier 1966

1.

Séance plénière - Président : Dr C. K. Chru1g 3 Président du Séminaire Présentation du projet de rapport sur les débats du premier séminaire régional sur l'éducation sanitaire

2.

sé~~ce

de clature : Dr C. K. Chax10, Président du Séminaire Dr J. L. Jameson$ Président du Groupe A Dr D. H. Booldess, Président du Groupe B Dr TÜ Uy@n, Président du Groupe C

Allocutions

Remarques finales Discours de clôture

: Dr Teodora V. Tiglao, Directeur du Séminaire : Dr F. J. Dy, Directeur des Services de Santé et Directeur régional p. i.

3.

clature

- 39 -

3 ANNEXE 3 ANNEX

ME.MBERS OF THE THREE vVORKING GROUPS MEMBRES DES TROIS GROUPES DE TRAVAIL General Chairman Président Vice-Chairman Vice-Président General Rapporteur Rapporteur général Dr. C.K. Chang Dr. Trinidad A. Gomez Dr. John Krister GROUP A (ENGLISH} GROUPE A .(MqGLAIS) Participants l.

2.

3·

4. 5. 6.

1·

8. 9. 1. 2.

M. Ben Bambridge (Chairman, Topic 3) Dr. Sang Tae Han Dr. J.L. Jameson (Chairman, Topic 1 Rapporteur, Topic 3) Dr. William A. Langsford Dr. Raja Ahmad Noordin Miss Joan Pilson (Rapporteur, Topic 1) Dr. Macu E. Salato (Chairman, Topic 2) Dr. J. Charan Singh Mlle Nguyen Thi Tuyet Mme Hortensia de Hollanda Mrs. Cristina Mamuri Dr. A. Mangay-Angara Mrs. Leonor J. Zamora (Rapporteur, Topic 2)

Observers Observateurs

3. 4. Resource Persons F;rsonnel d 1 appoint Consultant 1. 2.

Dr. Annie Laurie Keyes Miss Winifred Warden Dr. Tadao Miyasaka

- 40 GROUP B (ENGLISH)

GROUPE B (ANGLAIS) Participants 1. 2.

3· 4. 6. 7· 8. Observers Observateurs

Dr. David W.Bookless (Chairman) Dr. C. K. Chang Dr. Joe Fanamanu

5·

Dr. Florencia Herrera (Rapporteur) Dr. Chung Tai Kim Dr. John Krister Dr. C. N. Derek Taylor Dr. Hisashi Teramatsu Miss Carmen del Rosario Mrs. Ines P. Gatmaitan Mr. I. H. Markuson Miss Perla B. Pinto Mr. Barry Karlin Dr. Manuel Escudero Miss M. Blanche Armstrong Dr. S. Nagaraj

1. · 2.

3. 4. 5. Resource Persons Personnel dlappoint Consultant 1. 2.

GROUP 0 {BILINGUAL) GROUPE C (BILINGUE) Participants 1. 2.

3-

s. 6. 8. Observers Observateurs 1.

4.

7-

Médecin Capitaine Henri Boutin Dr. Trinidad A. Gomez Dr. W. J. Jesudason Miss Laura Pan Lu Mr. Kevin Riggall (Rapporteur) Miss Sun Young Kim Dr. Tù Uy@n (Chairman) Dr. Gideon Zoloveke Miss Virginia Mate Mrs. Carmen A. Mercado Mr. Honorio Pasion Mr. Y. H. Yang Mr. E. A. Pires Mr. Scott Edmonds Mrs. Louisa E. Haas Dr. Guy Loison

2.

3· 4.

s. 6.

Resource Persons Personnel d'aEEoint Consultant

- 41 ANNEXE 4

LA TACHE DE L'EDUCATEUR SANITAIRE RESUMES DES DISCUSSIONS Dr EXPERTS EN SEANCES PLENIERES la t~che de 1 1éducateur sanitaire dans l'hygiène de la maternité et_,de 1 'enfance

1.

On a souligné 1 1importance de 1 1éducation sanitaire dans ce domaine. Les mères sont particulièrement réceptives à cette éducation durant la grossesse, et pendant la première enfance et les maladies de leur enfant. C 1est pourquoi 1 1h$pital est un endroit privilégié pour 1 1éducation sanitaire. Toutefois, après la première année de la vie s'ouvre un hiatus qui so prolonge jusqu 1 à la scolarisation. Dans les villages, la pression sociale oblige souvent la mère à négliger le jeune enfant peu après son premier anniversaire pou~ retourner travailler aux champs ou se consacrer aux travaux domestiques. Il est souvent nécessaire de mettre au point un système permettant de prendre soin de tous les nourrissons ensemble et il faut faire accepter ce système. Souvent on présume à tort que lfenfant d 1gge préscol~ire est relativement à 1 abri des dangers qui menacent la santé. Bien que la mortalité et la morbidité infantiles aient nettement diminué gr~oe au développement des services de protection maternelle et infantile, les taux relatifs au groupe d 1 ~ge préscolaire sont souvent loin d 1@tre encourageants. Dans certains pays ils sont vingt fois plus élevés que dans les pays plus favorisés. 1

Les enfants s 1intéressent très t8t aux questions de santé. Le personnel de la protection maternelle et infantile ne doit négliger aucune des occasions que lui offrent les consultations quotidiennes pour faire de 1 1éducation sanitaire. A cet égard, une t~che importante du spécialiste de l'éducation sanitaire est de former tout le personnel de la protection maternelle et infantile en lui enseignant les méthodes et les techniques de sa discipline. Ce spécialiste a encore pour mission d 1attirer 1 1attention des parents sur la nécessité des services de protection maternelle et infantile et de les enco1lrager à y recourir. L'éducation sanitaire du père est tout aussi importante que cêlJe de la mère, dans la mesure où elle assure la création et 1 1utilisation de services adéquats de protection maternelle et infantile. Nombre de mères, parmi celles qui ont le plus besoin d 1éducation sanitaire, négligent de s'adresser aux centres de santé et refusent d'écouter les conseils bénévoles. ~n se ferait une fausse idée des problèmes de santé infantile en limitant les observations à celles qui mènent leurs enfants aux centres. Les personnes qui tendent à rejeter les conseils qu 1on leur offre sont généralement orientées vers 1 1action, ce dont doivent tenir compte les méthodes d 1éducation sanitaire. Les services d 1éducation sanitaire doivent en outre identifier les obstacles auxquels pourraient se heurter les membres des équipes de protection maternelle et infantile lors des visites à domicile, qui relèvent de leur sphère d 1 influence principale, et aider ces équipes à surmonter ces obstacles.

- 42 -

2.

La tâche de 1 1 éducateur sanitaire en matière de nutrition

L'éducation nutritionnelle joue un r6le majeur dans les activités de protection maternelle et infantile. Une évaluation adéquate des problèmes nutritionnels fait encore défaut dans nombre de pays, notarmnent sous les tropiques. La malnutrition protée-calorique, souvent de type bénin, provoque des retards de la croissance, aussi bien mentale que physique. Il est indispensable de rapporter 1 1éducation nutritionnelle aux traditions alimentaires ainsi qu 1aux ressources végétales disponibles. De nombreux facteurs militent en faveur de la préparation d 1un guide nutritionnel uniforme dans chaque pays, pour éviter la confusion et les divergences d 1 opinion. Il est souvent souhaitable d 1appliquer des projets pilotes d 1éducation nutritionnelle avant d 1 élaborer des programmes coûte~~. Le personnel enseignant représente un groupe important auquel il faut s'adresser en vue d 1appliquer les programmes. Il convient, en préparant un programme, de déterminer les méthodes applicables dans le pays et de promouvoir la coopération des différentes disciplines : santé, enseignement, production alimentaire, agriculture, services sociaux, etc.

3.

La tâche de 1 1éducateur sanitaire dans le domaine de 1 1hygiène mentale

Les facteurs qui influent sur la santé mentale constituent un processus ininterrompu qui se poursuit au sein de 1 1équipe de la protection maternelle et infantile elle-m@me. Les rapports entre les différents membres de 1 1équipe au cours de leurs activités quotidiennes, y compris la surveillance, ont une influence sur la santé mentale de la mère et de 1 1 enfant. Toute la gamme des variables qui précèdent la naissance - adolescence, fiançailles, mariage - et des influences complexes qui peuvent agir sur la santé mentale à leur occasion ont été passées en revue. Des conseils préalables, qui constituent en soi un processus éducatif, deviennent alors essentiels. Une bonne part de l 1action préventive en santé mentale peut en fait @tre menée au moyen de 1 1éducation. A cet effet, il est indispensable d 1étudier le système de communication et les aspirations de la population, en particulier la classe la moins favorisée.

4.

La tâche de l'éducateur sanitaire dans les soins infirmiers Les services curatifs tout comme les services de santé publique font

1 1objet d 1une demande croissante. Le nombre des malades qui désirent recevoir un

traitement augmente, et, par contre, la durée du traitement tend à diminuer grâce aux progrès rapides des sciences médicales. On se tourne de plus en plus vers la prévention de la maladie et la promotion de la santé. L 1infirmière aide les intéressés à définir leurs besoins de santé et à trouver les moyens de les satisfaire. Parmi ses attributions modernes, elle doit @tre capable de faire bénéficier les malades de ses connaissances sous une forme qui le1J.r permette d 1en faire usage. Cela concerne aussi bien l 1infirmière monitrice ou surveillante ou 1 1infirmière chef de salle que 1 1infirmière de santé publique.

- 43 -

G~ce à un contact étroit et continu avec les malades et leurs familles~ l'infirmière est à m@me d'indiquer les programmes sanitaires qui nécessitent une attention particulière dans toute la collectivité ou dans ses diverses composantes et d 1accomplir tm r81e essentiel de liaison entre la famille et le personnel sanitaire. Elle peut aussi aider à mettre au point des techniques et du matériel éducatifs et participer à des études et recherches. Afin d 1agir efficacement~ 1 1infirmière doit acquérir une sensibilité qui lui permet en quelque sorte de se substituer au malade. Dès l'instant où elle est diplômée~ l'infirmière commence à enseigner la santé.

5.

La

t~che

de ltéducateur sanitaire dans 1 1hygiène du milieu

On a présenté un document exposant un programme d'éducation sanitaire mis en oeuvre par les techniciens de l'assainissement dans une zone rurale des tropiques. Ce programme comportait quatre points : a) b) c) d) agir sur la collectivité par des voies réalistes; gagner sa confiance; faire son éducation; 1 1amener à prendre une décision.

Cette politique impliquait 1 1étude détaillée des coutumes~ des religions~ des S\lperstitions, des ressources et des personnes susceptibles d 1 ir~luencer la population. Parmi les directives données aux éducateurs cl1argés de préparer les habitants à former de petits groupes entre familles et voisins~ on recommandait notamment de ne pas les incommoder et de prendre contact avec eux personnellement. L'enseignement portait essentiellement sur les questions qui intéressaient le village et sur l 1utilité des services pour combattre les maladies transmissibles. On s 1efforçait d'engendrer une impulsion provenant de la collectivité elle-m@me afin que les innovations soient proposées par des personnes jouissant du respect général. L 1enseignement était centré sur une discussion démocratique destinée à susciter une participation active à la construction de latrines et de puits, ce qui devait mener à leur utilisation par la collectivité. L'enseignement de 1 1hygiène alimentaire aux écoliers recevait également l 1attention voulue. Nombre d'orateurs ont signalé les erreurs habituelles qui ont été commises lors de la construction d'installations sanitaires mal adaptées au village, ou réalisées sans l'adhésion préalable de la population. Les services d 1éducation sanitaire pourraient prévenir de telles erreurs en préparant la collectivité et en indiquant à 1 1ingénieur sanitaire les facteurs sociaux et ethnologiques dont il faut tenir compte pour choisir et faire adopter le type d 1installation qtû convient. D'autres orateurs ont estimé que c'est la nattœe des problèmes, la formation et l'expérience du personnel d'assainissement et le degré d 1instruction du public qui déterminent si la présence d 1un éducateur sanitaire est requise. Dans un

- 44 -

effort de longue haleine, comme la lutte contre les parasites, le technicien de l'assainissement formé en éducation sanitaire peut souvent, à la longue, obtenir de bons résultats. D'une manière générale, les techniciens de l'assainissement ont laissé entendre que les spécialistes de 1 1éducation sanitaire qui se rendent dans les villages pour y travailler coude à coude avec eux d 1une manière pratique sont les bienvenus. Il n 1en est pas de m@me pour les planificateurs qui ne sont pas au· contact des réalités. En conclusion, les participants sont convenus que les techniques d'assainissement et les programmes éducatifs ne sauraient @tre menés séparément. L 1idéal est de rendre service et d 1éduquer en m@me temps. Dans les zones de démonstration, la présence dtun spécialiste de 1 1éducation sanitaire est avantageuse, puisqu 1elle permet de dresser des plans d 1action efficaces.

6.

La tâche de l'éducateur sanitaire dans la lutte contre l~s maladies

transmissibles Parmi les nombreuses maladies transmissibles qui s 1attaquent à 1 1homme 3 quelques-unes seulement prennent de 1 1importance du point de vue de la santé publique dans un pays donné et à un moment précis. On a eu quelque peine à déterminer 1 1importance relative des diverses maladies, qui n 1est pas nécessairement liée à la présence ou à 1 1absence de la dénomination "quarantenaire". Par exemple, dans certains pays~ la gastro-entérite est un problème bien plus sérieux que le choléra. Il importe que l 1éducation sanitaire donne une idée exacte de 1 1efficacité relative des mesùres de lutte telles que la vaccination, afin que la population ne leur fasse pas exagérément confiance au détriment d 1autres facteurs, tels que 1 1hygiène alimentaire ou celle du milieu. Bien des difficultés se sont présentées au cours de 1 1application des programmes de lutte contre les maladies transmissibles, et l 1éducation sanitaire aurait pu contribuer à les résoudre. On peut citer à cet égard : a) le refus de participer aux activités de dépistage, spécialement lorsqu'elles s'accompagnent de prises de sang ou d 1autres examens physiques; b) c) la désaffection envers la vaccination; la résistance aux changements d 1habitude; dég~ts

d) le ressentiment provoqué par les mesures qui causent des habitations;

dans les

e) le refus de déclarer certaines maladies qui provoquent la réprobation publique, notamment les maladies vénériennes et la lèpre.

- 45 -

La durée de la surveillance et la persistance d 1une attitude négative de

la population sont parmi les facteurs qui rendent si difficile la lutte contre des maladies telles que la lèpre. Sans 1 1aide de 1 1éducation sanitaire, il est souvent très difficile d'atteindre les cas. A long terme, la lutte contre les maladies transmissibles exige que la population comprenne la biologie de 1 1agent pathogène et l'épidémiologie de 1 1infection. Il ne suffit pas que les services d'éducation sanitaire diffusent des renseignements sur la santé, il faut encore qu 1ils rassemblent sur la collectivité des renseignements importants qui peuvent servir à planifier les mesures de lutte.

7.

La

t~che de 1 1éducateur sanitaire dans 1 1éradication du paludisme

F.tant donné que tout programme d'éradication du paludisme requiert une intrusion totale et prolongée dans le domicile privé, la coopération à 100 %de la population est une condition sine qua non de succès. Les habitants n'accordent leur coopération que s 1ils comprennent les raisons de ce travail et 1 1intér@t qu 1il présente pour eux. Le programme peut se poursuivre pendant huit ou dix ans d'efforts intermittents et il faut entretenir 1 1intér@t de la collectivité pendant toute cette période. La t~che de l'éducateur sanitaire vise donc à toucher

a) b) c)

la population; le personnel de la santé publique, y compris les éducateurs sanitaires; le personnel de l'éradication du paludisme.

Il importe de connaître les croyances et les habitudes, les intér@ts, la langue et les tabous de la population, pour que les méthodes éducatives soient conformes à ses intér@ts et lui soit acceptables à tous points de vue. Les services d 1éducation sanitaire doivent se familiariser avec l 1éradication du paludisme et étudier les exigences opérationnelles de 1 1équipe d'éradication. Par ailleurs, le personnel d'éradication, qui reste en contact permanent avec tous les foyers de la zone intéressée, devrait apprendre à utiliser les techniques d'éducation sanitaire de façon à accroître au maximum 1 1influence qu 1il peut exercer dans les villages du point de vue éducatif. On a souligné qu'il convient de recourir à 1 1aide des services d 1éducation sanitaire dès les premiers stades des programmes antipaludiques. On a constaté que les campagnes qui ont échoué n'avaient bien souvent demandé des conseils et formé leurs travailleurs en cette discipline qu 1 à un stade avancé de la mise en oeuvre du programme.

- 46-

8.

La tâ:che de 1 1éducateur sanitaire dans la lutte antituberculeuse

Lors de la discussion qui a eu lieu à ce sujet, on a rappelé que le pronostic en matière de tuberculose s 1est amélioré grâ:ce aux progrès de la chimiothérapie. Celle-ci permet de traiter la plupart des cas, sinon tous, à domicile. En outre, il a récemment été prouvé que l'infectiosité des cas traités à domicile n 1est pas plus forte que celle des cas hospitalisés.

La découverte du vaccin BCG, dont on sait maintenant qu 1il possède une valeur certaine, a permis de protéger la collectivité par 1 1immunisation, à condition que 75% au moins des personnes exposées s'y soumettent. L 1épreuve à la tuberculine, 1 1examen des crachats et l'examen radiologique assurent un diagnostic de masse valable et peu coûteux. Malgré ces progrès, il est encore impossible en bien des endroits de protéger la population, de détecter les cas infectieux ou m@me de traiter convenablement ceux qui sont dépistés. Des enqu@tes ont montré qu 1un faible pourcentage seulement des cas dépistés se soumettent au traitement et à la surveillance pendant toute la période prescrite. Il est évident qutaucun programme antituberculeux ne saurait aboutir sans la coopération volontaire de la collectivité. Les travailleurs sanitaires qui sont directement en contact avec la population sont les mieux placés pour assurer 1 1éducation sanitaire, et il convient de les initier aux méthodes et aux techniques voulues pour mener à bien cette tâ:che.

9.

La tâ:che de 1 1éducateur sanitaire dans la lutte contre la dysenterie bacillaire

On a attiré l'attention sur la persistance de la dysenterie bacillaire dans un des plus grands pays de la Région, où elle constitue toujours un problème de santé publique. Les caractères épidémiologiques se sont modifiés : les épidémies estivales se sont raréfiées et le nombre de cas hospitalisés dans la collectivité tout entière a augmenté. Par ailleurs, les antibiotiques utilisés sans prescription retardent le diagnostic des premiers cas lors d 1une poussée épidémique. Il faut éduquer en permanence les ménagères, les travailleurs de 1 1alimentation, les traiteurs et le personnel des services de distribution d 1eau dans les collectivités intéressées. On a signalé qu 1il existe parfois des difficultés de communication entre les travailleurs chargés d 1un programme de lutte et le service d 1éducation sanitaire. 10.

Les aspects sanitaires du développement communautaire en présence de 1 1urbanisation et de 1 1industrialisation rapides

On a décrit la migration générale des p~pulations rurales vers les villes, ainsi que la tendance moins coru1ue qui conduit les citadins à se déplacer vers les plus grandes villes. On a estimé que dans tous les cas, mais pour différentes

- 47 -

raisons, les personnes qui viennent srinstaller dans un vaste ensemble urbain ne voient que des avantages à quitter le domicile qu 1ils occupent dans une zone rurale ou dans une petite agglomération. Les administrateurs de la santé publique se rendent très bien compte que c'est la croissance désordonnée des populations urbaines qui a créé les problèmes réels et urgents du logement, de l'assainissement, de la pollution du milieu, des risques d'accidents et de maladies mentales. Ces problèmes pourraient, dans bien des cas, recevoir une solution efficace gr~oe à 1 1éducation sanitaire. On a envisagé les nombreux services communautaires qui ont une influence sur la santé, à savoir l 1hygiène du milieu, la propreté des denrées alimentaires et les installations publiques. On a remarqué combien la croissance urbaine désordonnée a été responsable des problèmes sociaux, économiques et sanitaires, dont quelques exemples sont indiqués ci-après : a) b) c) d) e) f) inadaptation sociale des sans-logis et des familles de migrants; mauvaise qualité ou insuffisance de 1 1appr.ovisionnement en eau; insuffisance des égouts et du drainage; logements défectueux et violation des règlements sanitaires; inefficacité du ramassage et de 1 1évacuation des ordures; absence de services d'hygiène industrielle;

g) pollution de 1 1eau et de 1 1air due à l'utilisation non contrBlée de combustibles et de produits chimiques à usage domestique et industriel; h) mauvais entretien des endroits publics; i) direction inadéquate en présence des problèmes sociaux et sanitaires de la collectivité. Il importe que l'administration sanitaire soit représentée au sein des organismes civiques et de planification. Il est nécessaire en particulier que les administrations sanitaires édudient les besoins et les problèmes sanitaires des migrants et publient des directives à ce sujet. Il faut aussi, gr~ce à 1 1éducation sanitaire de la collectivité, faire naître dans la population le désir de meilleures conditions de vie dans les villes et 1 1 amener à coopérer aux mesures communautaires visant à améliorer les services et les conditions de vie des habitants. Ces activités d 1éducation sanitaire devraient notamment porter sur : a) les programmes de développement communautaire durant leur planification ou leur réalisation; b) les services sociaux et sanitaires relatifs à l'installation ou au relogement des"squatters"; c) 1 1hygiène industrielle et la prévention de la pollution de 1 1air et de 1 1 eau gr~ce à des programmes concernant aussi bien le personnel que les dirigeants; d) 1 1éducation sanitaire dans les établissements d'enseignement à tous les niveaux.

- 48 -

On a signalé le problème de plus en plus grave posé par l'urbanisation. Une intervention massive de la médecine préventive et de 1 1éducation sanitaire est nécessaire pour améliorer la planification de l'urbanisation et 1 1hygiène industrielle dans les zones en voie d'industrialisation et d'urbanisation rapides.

Ont été évoqués les nombreux problèmes sanitaires que pose le transfert obligatoire des habitants dans de nouveaux logements, lors de la création de nouvelles zones industrielles, notamment les modifications de la structure familiale, l'alcoolisme, les accidents et le vieillissement de la population. Les services d 1éducation sanitaire peuvent ,jouer un r8le primordial en préparant la population à ces transferts et en 1 1aidant à modifier son attitude et son comportement. 11. Le r8le des données de base et de l'évaluation dans l'éducation sanitaire L 1évaluation systématique viso notamment à a a) b) c) mesurer les effets directs; mesurer les effets imprévus; choisir des méthodes appropriées~

économiques et efficaces.

En matière d 1éducation sanitaire~ 1 1évaluation comporte généralement une étude complexe des méthodes et des résultats. Si elle est efficace, elle indique dans quelle mesure les méthodes et les activités sont appropriées aux objectifs, au temps, au personnel; aux dépenses, au matériel, etc. Elle met en valeur 1 1utilité des programmes d 1éducation sanitaire et elle offre un stimulant à 1 1éducateur sanitaire. Au besoin, une évaluation rigoureuse doit @tre planifiée comme toute autre forme de recherche sociale appliquée. En déterminant les données de base qui doivent servir aux comparaisons, il faut se garder des nombreuses causes d 1erreur·s qui pourraient les fausser. Par exemple, il n 1 est pas toujours facile de comparer les indicateurs d 1un programme à ceux d 1un autre, et il faut souvent s'efforcer d 1éviter des conclusions erronées dues à 1 1 intér@t provoqué dans la collectivité par le programme lui-m@me. Par exemple, il pourrait semble~ paradoxalement que le programme entraîne un accroissement de ltincidence d 1une maladie, parce que la détection des cas est effectuée de manière plus systématique. On a souligné la nécessité de définir avec précision les objectifs édu~ catifs des programmes sanitaires. Il est alors possible d 1évaluer avec profit les résultats immédiats des méthodes opérationnelles que 1 1on peut relier à 1 1apport du programme à une solution des problèmes sanitaires sous-jacents. Il a sur le terrain effectuées par longue pour en été jugé utile de faire rédiger au personnel d 1éducation sanitaire des rapports réguliers sur les activités les plus importantes le service et de les renouveler pendant une période suffisamment faire des indicateurs des tendances ou des besoins.

- 49-

Comme on 1 1a signalé, il reste à résoudre en grande partie certains problèmes d évaluation qui nécessiteront .des recherches, notamment les questions suivantes : 1

a) quels sont les facteurs qui influent sur le rythme de diminution, ou au contraire d 1accélération, des changements provoqués? b) quelle est la signification du nouvel état cognitif de 1 1individu dont les connaissances se sont modifiées, mais dont le comportement n 1a pas changé ? c) est-il souhaitable de confier l'évaluation à des organismes indépendants tels que les universités ?

- 50 ANNEXE

5

SEANCES DES GROUPES Dt INTERETS SPECIAUX 1. Etudes spéci,ales, recherches et évaluation en éducation sanitaire Président : Dr J.. Charan Singh Rapporteur : Mlle Sun Young Kim Membres : M. Ben Bambridge Dr Florencia Herrera Mlle Virginia I. Mate Mme Leonor J. Zamora Dr David W. Bookless

Mlle Laura Pan Lu Dr Macu E. Salato

Conseiller : Dr Annie Laurie Keyes Consultant : Dr Tadao lfJiyasaka Il est apparu que des études spéciales, des recherches et des travaux d'évaluation relatifs à l'éducation sanitaire ont été effectués sur une petite échelle dans la Région. Certaines études ont porté sur les connaissances, les attitudes, les croyances et les pratiques concernant la protection maternelle ct infantile, la planification familiale, la tuberculose, la lèpre, le paludisme, la nutrition et l'assainissement. Il y a eu également des études comparatives sur les méthodes utilisées en éducation sanitaire et leur efficacité en présence d'obstacles tels que la pénurie de personnel qualifié ou les insuffisances du budget. Parmi les études, les recherches et les évaluations qui peuvent être effectuées à propos de l'éducation sanitaire, on a signalé les suivantes : a) mettre à 1 1épreuve 1 1 efficacité ,des diverses méthodes éducatives destinées aux différentes couches de la population, en faisant entrer en ligne de compte 1 1 ~ge, le sexe, 1 1 état civil, l'ethnie, la religion, la profession, l'orientation politique, le niveau social, la condition économique, le degré d 1instruction, les affiliations à certaines organisations et les systèmes de valeurs; b) faire une étude comparative des services d'éducation sanitaire dans différents pays selon la population, le degré d'urbanisation et les facteurs géographiques semblables; c) étudier les moyens de communication et les possibilités d 1éducation existant dans les hapitaux et les consultations; d) étudier les attitudes et les croyances des rr~decins, infirmières, sagesfemmes, techniciens de l'assainissement, etc., à 1 1égard de problèmes particuliers tels que la tuberculose, la lèpre, le paludisme, la nutrition, l'hypertension, etc.;

.. 51 e) procéder à des études snientifiques concernant la valeur des différents types de programmes de formation; f) étudier chez tous les travailleurs de la santé publique les concepts# la philosophie et la compréhension de l'éducation sanitaire; g) étudier les problèmes d'éducation sanitaire dus à des facteurs spéciaux tels que l'urbanisation rapide.

On a suggéré que l'Organisation mondiale de la Santé aide à réunir et à diffuser les résultats des enqu~tes et des recherches sur l'éducation sanitaire. 2. l'réE!ration à l'éducation sanitaire du personnel de la santé scolaire et des enseignants Président Rapporteur : Membres

. .

Dr C. N. Derek Taylor Dr Raja A. Noordin Mme Ines P. Gatmaitan Dr Chung Tai Kim

Dl' John Krister

Mme Cristina Mamuri Mme Carmen A. Mercado M. Honorio Pasion

Conseiller : Consultant :

Mlle Blanche Armstrong Dr Guy Loison

L'expérience acquise par le Bureau des Ecoles publiques des Philippines a été étudiée à titre de comparaison avec les s,ystèmes existant dans les autres pays. A cette occasion les participants ont visité une école pilote de Quezon City (Rodriguez Junior High School) et une école normale de Manille (Philippine Normal College). L'histoire de ltéducation sanitaire dans les écoles des Philippines a débuté en 19291 lorsque cette discipline a été inscrite au programme des écoles primaires d'abord; puis des écoles secondaires et des universités. Plusieurs modifications sont intervenues au cours des années suivantes. Depuis 19571 1 1éducation sanitaire est enseignée en m~me temps que les sciences naturelles pendant tout le cycle secondaire. La préparation des enseignants à l'éducation sanitaire a commencé en 1935 au Philippine Normal Collage pour les instituteurs~ et à l'Université des Philippines pour les professeurs des écoles secondaires. Des possibilités importantes de déveloPpement ont été affectées en 1960 par la création du Programme de préparation à l'éducation sanitaire dans les écoles 1 qui bénéficie de 1 1aide de 1 10MS et du FISE. Des cours d'été ont été organisés au niveau national pour le personnel clé, après quoi des conférences-ateliers ont eu lieu aux échelons régional 1 provincial et municipal à l'intention du personnel de santé et de l'enseignement. Parmi les résultats administratifs de ce programme de formation 1 on relève les éléments suivants :

- 52 a) b) mise en oeuvre de. programmes pilotes dans les écoles primaires et seconàaires octroi de bourses destinées à assurer une formation sur place ou à l'étranger.;

c) préparation de programmes d'études: portant sur l'éducation sanitaire à l'Université des Philippines et au Philippine Normal College. Ces études mènent à 1 1obtention de dipl8mes de "bachelor" en éducation sanitaire (ESE et ESEE) et de ''Master of Education" avec option en éducation sanitaire; d) création de conseils de coordination aux niveaux national et autres.

Une des caractéristiques notables de l'expérience acquise aux Philippines est le concept d 1école communautaire# mis au point en 1948# en vertu duquel l'école est un centre d 1éducation et d'activités communautaires. On en trouve un bon exemple dans le projet pilote de nutrition appliquée# exécuté à Bayambang (voir annexe 6). Les membres du groupe ont fait les observations suivantes : a) il est nécessaire de bénéficier d 1un soutien absolu de la part des administrateurs situés à l'échelon supérieur; b) il faut orienter les agents à tous les niveaux, notamment ceux du personnel de santé; c) il convient d'assurer une surveillance adéquate;

d) les séminaires et les conférences-ateliers ont une valeur certaine car ils assurent le soutien requis au programme d 1éducation sanitaire dans les écoles. Service de santé scolaire. Le groupe a examiné les services de santé scolaire et a souligné la nécessité d 1une liaison étroite entre le ministère de la santé et le ministère de l'éducation. Conclusion. Le groupe a estimé que les pays de la Région du Pacifique occidental ont beaucoup à apprendre de l'expérience acquise aux Philippines, qui fait ressortir ~'importance de la préparation des enseignants à l'éducation sanitaire. On a publié dans ce pays nombre de travaux à ce sujet, et le groupe a proposé que le Bureau régional de l'OMS pour le Pacifique occidental aide à préparer une bibliographie d 1 ouvrages de référence à 1 1intention des Etats Membres.

3.

Préparation à l'éducation sanitaire des médecins et des autres membres du personnel sanitaire Président Rapporteur

.

Dr William A. Langsford Dr Gideon Zoloveke

-53Membres • •

Médecin Capitaine Henri Boutin Dr Trinidad A. Gomez Dr Sang Tae Han

Dr A. Mangay-Angara

Mme Hortensia de Hollanda Dr Walter J. Jesudason Conseiller : Consultant : Mme Louisa !laas Dr

Mlle Joan Pilson Mlle Perla B. Pinto M. Scot.t Edmonds

s.

Nagaraj

On a examiné les types de préparation à l'éducation sanitaire existant dans les pays de la Région. Ils comprennent aussi bien des cours spéciaux que des cours incorporés dans la formation normale de toutes les catégories de membres des personnels médicaux et sanitaires. On a admis que tous les agents des services de santé, de type administratif, curatif et préventif, voire les réceptionnistes et les caissiers de certains établissements pourraient recevoir une préparation appropriée dans ce domaine.

L'attention devrait se porter en tout premier lieu sur la préparation à ltéducation sanitaire des groupes suivants : a) les personnes qui, par leurs fonctions, leur position ou leur influence peuvent soit contribuer soit s 1opposer à la préparation et à la mise en oeuvre des programmes d 1 éducation sanitaire, c'est-à-dire les administrateurs de l 1 échelon supérieur, les directeurs des institutions dfaide, etc.; b) les personnes qui, grace à leurs contacts étroits ou à leurs rapports avec la collectivité, les familles ou les individus, sont le mieux placées pour influencer favorablemént les attitudes et les pratiques en matière de santé; c) les groupes que concernent des problèmes locaux de nature spéciale, par exemple les pharmaciens dans les localités où 1 1 on s'inquiète d 1une surconsommation de médicaments. Cette préparation peut ~tre offerte sous forme d'orientation, de formation avant l'emploi ou en cours d'emploi, de cours post-universitaires ou de cours d'entretien. On a insisté sur la part qu'il faut faire à l'éducation sanitaire dans la préparation des membres d'autres disciplines qui ne sont pas directement chargés des activités sanitaires. Nombre de différences sont apparues parmi les pays représentés. Il est évident que 1 1on ne saurait imaginer un plan détaillé applicable à toutes les régions. C'est pourquoi on s'est efforcé de déterminer les principes généraux ayant une importance fondamentale et l'on est arrivé aux conclusions suivantes :

- 54 a) La préparation à 1 'éducation sanitaire doit débuter aussi tat que possible .•

b) La préparation à l'éducation sanitaire doit faire partie intégrante de la fomation de tous les membres du personnel de santé, aux niveaux élémentaire et supérieur, universitaire et post-universitaire. Aussi courte et limitée que soit la formation, et quel que soit le niveau du personnel, il faut s'efforcer d'y incorporer 1 1éducation sanitaire. Ceci vaut même pour les cours post-universitaires préparant aux postes les plus élevés de cliniciens spécialistes, domaine qui a été négligé jusqu'ici. c) Le type de préparation à 1 1éducation sanitaire que requiert un membre du service de santé dépend des groupes d 1individus dont il sera chargé ainsi que des objectifs particuliers de cette discipline.

4.

Méthodes et matériel.de l'éducation sanitaire Président : Rapporteur : Membres Mlle Nguyen Thi Tuyet Professeur Carmen F. del Rosario Dr C. K. Chang Dr Tù Uyên Dr Hisashi Teramatsu Mlle Winifred Waroen Dr Teodora V. Tiglao Dr J oe Fanamanu Dr J. L. Jameson Dr Kevin Riggall

. •

Conseiller : Consultant :

Les membres du groupe ont eu un échange de vues sur les principes fondamentaux qui doivent présider au choix des méthodes et du matériel visuel. Par ailleurs, ils ont visité le Centre d 1éducation sanitaire de 1 1école communautaire du Philippine Normal College, où ils ont pu observer le laboratoire de production et le musée de la santé. Ils ont ensuite formulé certains principes concernant le choix des méthodes et du matériel, que nous reproduisons ci-après : a) . La méthode utilisée doit être adaptée à la culture de la population visée, A cet effet, il faut : i) ii) étudier les méthodes d'apprentissage en usage; connaitre la structure du pouvoir dans les familles et la collectivité;

iii) étudier les moyens de communication disponibles (il convient notam1 ment d examiner soigneusement le r8le de 1 1école à cet égard); iv) découvrir ce que la population pense des problèmes de santé, ce 1 qu elle fait pour y faire face, et quelle place ces problèmes occupent dans sa conception de la vie.

.. 55 b) La méthode doit ~tre pratique et se rapporter aux objectifs du programme sanitaire. Il est donc indispensable d,c : i) ii) connattre les besoins et les problèmes de la population; savoir quel est le degré d'instruction des individus;

iii) comprendre oê qui peut motiver la population à adopter des pratiques sanitaires scientifiques. c) La méthode doit assurer une participation aussi complète que possible de la population. Elle doit : i) fournir des occasions d 1apprendre et de créer;

ii) atteindre les personnes visées de manière physique aussi bien qu'intellectuelle et affective. Les méthodes didactiques et socratiques ont été envisagées, ainsi que leur application pratique à des situations donn~es. Le groupe a estimé qu'il n'y a pas de méthode idéale applicable à toutes les situations. on a formulé certains principes régissant le choix du matériel didactiques et des auxiliaires visuels : a) Il faut tenir comvte du coüt du matériel que 1 1on se propose d'utiliser.

b} La gamme du matériel doit ~tre adaptée au groupe et au pays int.éressés. Il faut s'en assurer par des essais préalables. o) Il faut que le matériel utilisé permette au groupe de participer au processus éducatif. d) e) f) g) h) Le matériel doit ~tre

durable. ~tre

Les auxiliaires visuels doivent Ils doivent ~tre

attrayants.

faciles à préparer et à utiliser.

Il convient d'utiliser autant que possible des matériaux locaux. Le matériel didactique doit ~tre

scientifiquement exact.

i) Le choix du matériel dépend du sujet à présenter, des objectifs visés, de ltespace disponible, du public et enfin des matériaux faciles à obtenir. j) Les auxiliaires visuels doivent susciter de solutions des problèmes sanitaires importants. 1 1 intér~t

pour de nouvelles

k) L'usage des auxiliaires visuels doit se rapporter à certaines activités que le spectateur pourra exercer lui-m~me.

- 56 ANNEXE 6 VISITE A BAYAMBANG ( PAIDASINAN) 11 SITE DU PROJET DE NUTRITION APPLIQUEE

D~puis 1964 11 un programme pilote d'enseignement et d'amélioration de la nutrition appliquée fonctionne dans la région de Bayambang,. Les participants au séminaire ont visité la zone du projet le 22 janvier pour étudier ce programme par eux-m$mes.

Le projet est essentiellement destiné à faire participer les écoles de cette région rurale à un programme d'éducation nutritionnelle fondé sur la culture de certaines plantes alimentaires dans les jardins scolaires et destiné à remédier aux déficiences du régime alimentaire local en protéines et en vitamine A. Un certain nombre de plantes, indigènes ou non:~ sont susceptibles d'améliorer ce régime. Les plantes cultivées dans les jardins scolaires servent à fournir des suppléments alimentaires aux écoliers dans le cadre d'un programme d'alimentation auquel contribuent les parents par des dons de nourriture et un apport de main d'oeuvre. En ~me temps, ce programme s 1 étend peu à peu aux jardins privés, tant en influençant directement les parents que par l'action indirecte des écoliers. Par ailleurs, on crée des centres destinés à assurer des suppléments alimentaires aux enfants d'~ge préscolaire. On a obtenu des parents de la région une aide et une coopération considérables stimulées par les efforts et l'enthousiasme des maîtres. Il apparaît déjà qu'il faudra développer ce programme, et il semble qu'il a déjà exercé une influence bénéfique sur la situation sanitaire et hygiènique générale dans les villages.

On a soigneusement préparé l 1 organisation du projet aux niveaux national, régional et local, en profitant du programme de formation des dirigeants communautaires mis en oeuvre peu de temps auparavant. Gr~ce à ce projet pilote, on a beaucoup appris sur les modes d'influence qui caractérisent l'interaction exercée l'une sur l'autre par l'école et la communauté; cela peut avoir des conséquences d'ur~ portée considérable sur l'établissement des principes de participation co~ nautaire en d'autres lieux.

- 57 ANNEX 7 ANNEXE 7

LIST OF WORKING PAPERS AND SELECTED REFERENCES LISTE DES DOCUMENTS DE TRAVAIL ET DES TEXTES DE REFERENCE WORKING PAPERS DOCUMENTS DE 'mAVAIL Document No WPR/HE/1 Title Titre ~

Technical Discussions on the Use of Health Education Services in National Health Programmes, lillO Regional Committee Meeting, Seoul, Korea, September 1965 Discussions techniques sur le rSle des services d'éducation sanitaire dans les programmes nationaux de santé, Comité régional de 1 'OMS, Séoul" Corée, Septembre 1965

28 October 1965 octobre

lVPR/HE/2

The Importance of Health Education in National Health Programmes, by Dr .. Guy Loison, Executive Officer for Health, South Pacifie Commission L'importance de l'éducation sanitaire dans les programmes nationaux de santé 1 par le Dr Guy Loison, Directeur de la Section Santé, Commission du Pacifique Sud

11 January 1966 janvier

\vPR/HE/.3

Developments in Health Education in the Western Pacifie Region (Résumé of Country Reports) 1 by Dr Teodora V. Tiglao, Associate Professer of Health Education, Institute of Hygiene, University of the Philippines Developing Qualified Health Education Leadership, by Dr Tadao Miyasaka, Chief, Health Education Section, Institute of Public Health, Tokyo, Japan Organization and Administration of Health Education Services, by Dr S. Nagaraj 1 Chief, Health Education, Mysore State Health Department, Bangalore, Mysore State, India

14 January 1966 janvier

WPR/HE/5

22 J anuary 1966 janvier

WPR/HE/6

25 January 1966 janvier

- 58 Document No Country Reports Exposés nationaux WPR/HE/4 'ltiPR/HE/4 Add .1 WPRfHE/4 Add. 2 WPR/HE/4 Add.3 lrlPR/HE/4 Add .4 WPR/HE/4 Add.,5 WPR/HE/4 Add .. 6 WPR/HE/4 Add.7 WPR/HE/4 Add.8 WPR/HE/4 Add .9 WPR/HE/4 Add .10 WPR/HE/4 Add .. ll WPR/HE/4 Add .12 ~JPR/HE/4

Title Titre

-

Date

Health Education Development in New South Walee Health Education Development in Fiji Fact Sheet on Health Education in Viet-Nam Health Education Developments in Repu'blic of' China Health Developments in Australia Queensland~

21 Decem'ber 1965 décembre 28 December 1965 décembre 28 December 1965 décembre 4 January 1966 janvier 5 January 1966 janvier 6 January 1966 janvier 15 January 1966 janvier 11 J anuary 1966. janvier 10 January 1966 janvier 11 January 1966 janvier 15 January 1966 janvier 12 January 1966 janvier 18 January 1966 janvier 15 January 1966 janvier

Health Education Development in New Zealand Health Education Developments in Japan Health Education Development in the Territory of Papua and New Guinea Development of the Health Education Service in Malaya L'éducation sanitaire en Nouvelle-Calédonie Health Education Developments in the Philippines Heal th Education Development in the Republic of Korea Health Education Developments in Singapore Situation de l'éducation sanitaire au Cambodge

Add.l3

- 59 Document No tvPR/HE/4 Add.l4 WPR/HE/4 Add.l5 Date 20 January 1966 janvier 21·January 1966 janvier

~

Titre

Situation de l'éducation sanitaire en Polynésie française Brief Outline of H~alth Education Service Medical Department, British Solomon Islands Protectorate

SELECTED REFERENCES TEXTES DE REFERENCES Education for healthier living. èurrents in Public Health, Vol. 2, No. 7, July-August 1962. Ross Laboratories, Columbus 16, Ohio HA~vAII,

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- 61 -

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Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé