IPROGRAMiIE AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE Par: Prof TraoÉ Soungalor Mr Barro Télé2 2 e ocÏ 2007 ( J , i1 ! It 1 I t RAPPORT D'ENQUETE ENTOTOLOGIQUE DANS LE DISTRICT DE ZOTBA (ilALAUUI) Juillet-O7 Août 2OOT ] oru a.i. slzouagadougou ' Conseiller Temporaire Ao0t 2007 2SOiIMARE RESUME SUMMARY t. GENERALITE§ 1.1.But de I'enquête 1.2. Calendrier des activttés 2. PRESENTATION DE LAZONE D'ENQUETE 3. NATURE DES TRAVAUX EFFECTUES 3.1.Etude des gftes préimaginaux 3.2.Capture des felrelles de §. ûrmosum s.l. 3.3.Dissedion des Ëmelles de S. damnosum s.l. 3.,1.Réalisatbn de tests de sensibilité 1. RESULTATS 4.1. Prospec{ion des giles larualres de S. damnosum s.l. 4.2.Captures, dissections et infestations des S. damnosum s.L 4.3.Réalisatlon des tests de sensibilité 5. DISCUS$ON DES RESULTATS 5.l.tlensité des populdims de femelles de S. dannosum s.L S.2.lnfestation des femelles par Ondnæræ wlvulus 5.3. Evatuation des besoins complémentaires 6. CONCLUSIONS 7. RECOMMANDATIONS 8. REMERCIEMENTS T 3RESUilIE Le Malawi a souhaité que des enquêtes soient efieciuées dans le district de Zomba, afin d'être fixé sur la situaüon réelle de I'endémie onchocerquienne dans la zone. L,enquête entomotogique réaliée du 24jyl!-"1 au-7 aoÛt 2007 constituait l'une des premlères 'enquêtes staridardisees (type OtiStOCpnPOC) ænsacrées simulies vectrices. Les données collectées pouràlânt permettre d'envisager les possibilités de la mise en place d'un programre de æntrôle du vedeur. Les travaux ont ænstitué en des prospections des gîtes préimaginaux, dgt captures/identificationÿdissec{ions des femehà de' S. dannosum cL et en h Éalisation de tests de sensibiljté. L'anal1æe des résultats obtenus, autorise quelques condu§ons: - Le réseau de prospedions classiques indique qu'en saison. sèche, le dédale rocheux et surtout quelques rares végétaux constituent les principaux supports des stades Préimaginaux. - En saison sèche, les simulies sont localisées le long des principaux @uns d'eau. Les agressons des femelles anthrçophiles ne constituent pas une gêne permanente pour les riverains. La nuisance demeure tolérable. - Les femelles disséquées présentent les caractéristQues_morphologiques 9u groupe S. sou6ngnseZS squâ înosum de l'Afrique de l'Ouesl. Cette unique enquête s,avère néanmoins insuf1isante pour penneüre d'établir la composition et la répartition de l'ensemble des femelles piqueuses de la zone de Zomba. - Les taux d'infestations, les charges parasitaires et les indices de transmission enregistrés tors des dissections, sont faibles et indiquent que la transrnission brute demeure insgnifiante (rroire nutle) en saison sèctre dans la zone de Zomba' - Les tests de senslbilité réalisés, permettent de conclure que les larves de S- damnosumsL de ta zone de Zomba sont tês sensibles au téméphos opérationnel de l'ex OCP. - Les résultats de la pésente enquêtê, sont vatables pour la période cone_spondant à t'étiage dés cours'd'eau princiiaux et à I'assècfiement de certains affluents. Les mêmes é{udes devront être reprises en saison des pluies pour apprécier la produciivité de I'ensemble des gî'tes de la zone de Zomba et déterminer le niveau réelde la nuisanæ due aux simulies en cette période' Des besoins complémentaires en matière d'hydrologie, d'entomologie, d'épidémiologie, d,hydrobiologie et de personnel restent à satisfaire, avant d'envisager des tnaitements antiveciorieli pour la lutte contre t'onchocercose ou destinés à protéger les populaüons humaines contre la nuisance due aux sinrulies- 4§UMMARY Malawi requested that investigations be canied out in the distric{ of Zomba to assess thc endemicity of Oncfiocerciasis in the concemed districf. The entomologica! investigation canied out from July 24h to August 7b 2OO7 was one of the first standardized OMS/OCP/APOC investigaüons on veclors. The collected data may help establishing a veclor control programme. Adivities undertook were prospections of breading sites, fly catching, ftlenüfications, and dissections of the females of S. damnostm s./. and implementing susceptibiliÿ tests. The analysis of ællec{ed data enables the bllowing condusions: - All standard prospections indicate that in dry season, the rock maze and particularÿ wood material con$itute the rnain supports of the aquatic Sages oi S. &mnosum s.1.. - ln dry season, the flies are localised along the main rivers. Aggressions of the biting females do not constitute permanent disturbance for the residents; nuisance remains bearable. - Dissected females reveal morphological characteristics of the grcup S. souôrpnse/S squamosum of West Africa. Nevertheless, this single investigation is insufficient to establish the æmposilion and the distribution of the biüng Ëmales of the Zomba zone. - The infestations rates, the parasitic loads and the indices of tnansrnission recorded during this study are lorv and indicate that crude tnansmission remains insignificant (even nil) in dry seeson in the Zom,ba zows. - The susceptibiliÿ tests canied out indicate that the larvae ol S. damnosum s.I in Zombazone ane very susceptible to the openational téméphos of ex OCP. - The results of this investigation are valid for the period conesponding to the low water level of the main rivers and to some dried tributarbs. The same studies have to be undertaking in rainy season to appreciate the produdayity of the breading sites of the zone and to determine the real level of the nuisance due to the blackflies in this period. Additiona! hydrological, entomological, epidemiological, hydro-biologica! investigations and trained tecfrnical stafr are pre requisite for laMciding for Oncfiocerciasis control or blackfly nuisance control. 5RECOI'iJlENDATIONS Malawi's wish that an appropriate solution to the issue of Oncÿrocerdasis and/or black fly nuisance in Zomba area willbefound. APOC Programme is experienced in Onchooerciasis control in different geographical settings. Time can be saved through early commencernent of the control of the bitings simulium females if the rernaining required studies can indicate so. The follorings are recommended: Toüe cwnty: . lmplement additional studies in hydrology, entomology, epidemiology and hydrobiology. Fulfill the required needs of tnainecl technicalpersonnel . Colled additional data prior laMciding for Onchocerciasis control or black fly nuisance control fo Naüond Onchærc/adls cotttrol progamme: Entomologica! surveillance activities (prospection, fly catcfiing, dissection, suscepübiliÿ tests) and ewntual larviciding should be conduc{ed by the entomologist and trained technidans National (and/or extemal) experts' advlse required prior to any vedor control operation @artiarhr hMciding) in zomba To WHO countyr ffico (WCO): . Supportthe country in implenænting appropriate measure to control Onchocerciasis . Participate in the supervision of field adivities To APOC Prognmme): Convince the country to collecl additional data whictr are cnrcial for a successful vector or blackfly nuisanæ control in zomba Provide technica! support to the country in collection of additional data (entomology, epidemiology, and hydrobiology) Build capaciÿ of nationals wtro will be responsible of implementing baseline data collection and eventual blackfly nuisance control campaign Assist the country in initiating black fly nuisance control to find appropriate solutions to dnallenges related to such operaüon. a a o a a a 6{. GENERALITES 1.1. But de l'enquête Le Malawi a souhaité que des enquêtes soient effeduées dans le districil de Zomba, afin d'être fixé sur la situation Éelle de I'endémie onchocerquienne dans la zone. L'enquête entomologique éalisée du 24 juillet au 7 août 2@7 con$ituait I'une des premières enquêtes standardisées (type OMS/OCP/APOC) consacrées aux simulies vectrices. Les données collectées pounaient permettre d'envisager les possibilités de la mise en place d'un programme de contrôle du vedeur. Dans l'éventualité de la mise en plaæ d'un te! programme, les données dinico- parasitologiques, entomologiques, épidémiologiques, hydrologiques et hydrobiologiques sont nécessaires. L'enquête entomologique sur les vecteur de !'oncfiocencose dans le district de Zomba avait porr but : d'apprécier la productivité des gîtes préimaginaux ; d'estirner la densité de piqûres à laquelle la population est soumise ; d'identifier les populations simulidiennes anthropophiles ; de mesurer les indicateurs entonologiques liés à I'ondtocercose, afin d'apprécier les risques de transrnission de cette affeciion. Ces indicateurs doivent être r64valués plusieurs années après la mise en plaæ d'un progremme de lutte. de déterminer la sensibilité des larves de S. damnosum s.L aux inseciicides (téméphos notamment). de faire des recommandations, dens l'éventulité de la mise en place d'un prognamme de contrôle du vecteur pourfaire face à la nuisance simulidienne ; Les différentes données recueillies constitueront l'unité de référenæ qui pennettra aux entomologistes de connaître avec exactitude le degré d'efricacité des futurs épandages larvicides. 1.2. Galendrier l'enquêG Voyege aller: Ouaga - Bobo - Abidjan -Douala -Nairobi 20 juillet 2007 Nairobi - Lilongwe 21 juillet 2007 Ulongnre (contacts divers) 22iutllel2@7 Lilongrve -Zomba 23juillet2007 23 juillet au 7 août 2007 a a a SéjourZomba: Voyage rctour: Zomba-Ulongmæ (contads divers) Lilongw+'Nairobi Nairobi- Ouagadougou 08 août 2007 09 août 2007 10 août 2007 72. PRESENTATION DE 1 ZONE D'ETUDE La zone a été décrite dans plusieurs dooments et tout récemment par Maegga et al (2007). Nous ne retiendrons donc ici que les carac'téristhues de la zone, dans la mesure ou ètes iounaient avoir une influence sur la biologie et l'écologie de S. damnosum s.l: - Le districi de Zomba est situé au sr.rd du Malawi; il s'étend sur 2580 km2, soit environ 3o/o de la superficie totale du Pays. - Le plateau Zomba culmine à 2085 m d'altitude; il constitue le cfifteau d'eau d'où partent la plupart des riüères (photo 1). - Le dimat de la région est caraclérisé par l'altemance de deux saisons; la saison sèc5e s'étale de mi-mai à mi-novembre, tandis que la saison des pluies couvre la période atlant de la seconde moilié de norrembre à la première moitié de mai. L'enquête entomologique s'est déroulée en saison sèche, d'où une pluviométrie nulle durant toute la période de l'enquête. - Pour ta saison, il fait relativernent chaud (2S'26'C) dans la joumée, mais les nuits sont par contre froides (15-16"C). Le relevé de la température de l'eau des gîtes indique que celle-ci est relativernent fraîche (16 à 20'C). - La zone de Tsmba est drainée par quatre @urs d'eau principaux (Domasi, Likangata, Likwenu, Mulunguzi) qui prennent leurs sounces sur le plateau Zomba et dévalent ta pente en direction du tac Chalu/a (Fig. 1). Sur leurs parcours, ces rivières reçoivent des affiuents dont les principaux sont la Saterna, le Sambaisa, la Mponda et-la Brraila. Lorc de notre enquête, les cours d'eau principaux étaient en étiage. Quant aux affluents, la plupart avaient un écoulement in§gnifiant ou étaient à sec' - L'absence de statims hydrométriques est quasi-,totale surtous les æurs d'eau. - La population de la zone d'enquête est concentrée dans !a ville de Zomba, queiqu'es gros bourgs et de nombreux vlllages et hameaux qui s'étralent du pied du ilateàu Iomba au lac Chitwa. La poputation est essentiellement constituée d'agriculteurs. Lll{l E;o Malosa Forcst Re l.gr q!) B Oom3 1 Oom ; f .r j Zomha Mountain I '-Ç*-*r&g*i KAI Lj!:.rq!t' ; Dla sourcr: -el.d( ûl.t brr.dlne poht æholcd by hcrlhsurrl.trG. æsHanls shg Olobrl Pælionong Systcm(OPB) -Olh.? dttr r.l' w.?. rcgul.d lrom ü1. rxtsüng mrp rhrcls lfirough on sorccn digilÈing by JoorürrD GrrIËrrli( glS ïrohtricirn ) d Chtac.llor Col.g.. Zombr .Prolaoüon rl3ad: U nlÿarial Trrtrÿarra L.lottol -U nit of m:argrcmGnt: H.k. .Orldzona d.rlqîrüon: æ L N "+ E s Scrl. l:1îrfrO El Tan a Trrdlng crtrlr. O El.* lli6 btr.dirg pl.ot F !.r r uff.ÿ cuüng polîl S.æhdrrÿ Rord T.r{rrÿ Rotd - Rbcr F orart rar ara b oun d,1 0 1 2kmæ Chrr. 93. NATURE DES TRAVAUX EFFECTUES 3.1. Prospection des gîbs pré imaginaux (photo 2 à 4, La nature et la localisation de ces gîtes ayant fait I'objet de quelques études par Roberts (1988, 1993), Mustapha et al (2005), Pemba et Alezugo (2006), Pemba et Kanyerere (2æ7) ei Maegga et al (2007), nous avons seulement fait des sondages sommaires en difrérents pointC situés sur les rivières Domasi, Likwenu, Mulunguzi et Likangala. Par ailleurs, la sélectiôn des difrérents points de capture qui ont âé suivis pendant l'enquête, a été l'occasion de visiter les cours d'eau et d'apprécier leur écoulement. Enfin, pour la réalisation des tests de sensibilité, certains gîtres du Mulunguzi et du Elomasi ont été partio.tlièrement fouillés. ta pospec{ion consiste en un repérage et une inspeciion méthodique des s.tpports larvaires situés au niveau des gîtes potentiels, afin d'apprécier leur struciure et d'établir la présenoe de stades prÉimaginaux de S. damtosum s.L et leur abondance. Dans une campagne de lutte ou d'élimination des vecteurs, il est indispensable de prccéder à t'énaluation des épandages d'inseciicides. Dans ces zones ttaitées, h prospection permet d'estimer la densité des populations prâimaginales résiduelles et partant d'évaluer les campagnes de traitements larviddes. 3.2. Capture des femelles de S. damnosum s.l. 3.2.1. Bttt ll s'agil d'estimer, en un point et à une époque donnée, l'importance numérique des populations de femelles piqueuses da S. darmosum s.l. 3.2.2 Sélection des polnæ. de capture En I'abgence d'une carte répertoriant l'ensenËle des gîtes de saison sèche, nos points de capture ont été séleciionnés de façon à couvrir tous les coum d'eau principaux Ainsi, la fluctuation de la densilé §mulidienne et celle du niveau de la transmission de l'oncfiocer@se par te vecieur ont été suivies en neuf points. Ces demiers sont repartis sur les rivières Domasi (3 poin§, Likwenu (2), Mulunguzi (2) et Ukangla (2). Les différents points de capture ont été cftoisis en fonc{ion de : - t'écoulement et partant la présence des gîtes en cette période de I'année ; - I'imptantation des habitations, de fapn à mieux apprécier I'intensité de la transmission; l'abondance des plaintes relatives à la nuisance simulidienne 3.2.3. Héthode La seule méthode utilisée a été la capture sur appât humain. Philippon (1977) note qu'elle doit être réalisée dans des conditions standards: lieu ombragé, jambes découvertes au-dessus des genoux, captures inintenompues de 7 heures à 18 heures' L'équipe de capture est composée de deux personnes qui assurent la collecte des simulies à tour de rôle pendant une heure. Les tubes de capture contenant les simulies de cfraque tranche horaire sont regroupés et munis d'étiquettes indiquant le lieu, la date et l'heure de capture. t0 Pendant l'enquête à Zomba, les captuæs suivis de dissedions ont été effec{uées pendant 19 jours. De 1 à 3 jours successifs de capture ont été Éalisés sur les points de capture. Par ailleurs, 4 jours de capture ont été consacrés à la formation des capturcurs, soit un jour par équipe en charge des points de capture d'un des 4 cours d'eau principaux. 3.3. Dissectlon dec ûemelles de S. drmnosum s.l. 3.3.1. Bt t Les dissections sont destinées à connaître l'âge physiologique des femelles capturées, par exemen de l'état des différents organes intemes ; leur infestation par Onchoærca wlvulus,îtl aire agent de !'oncfiocercose humaine, ou par d'autres panasites éventuels. Les femelles de S. damnosum s./ ne pouvant transmettre le parasite qu'à leur troi§ème repes sanguin (Le Bene et al, 1964, 1966), la connaissanæ de ces deux données est indispensable pour estimer l'intensité de la transmission de l'onchooer@se par une population de femelles de S. damnosum s.L 3.3.2lüêthod,e La tecfrnique de dissection faite sols loupe binoculaire (Lewis, 195n, a été utilisée. Un premier examen des ovaires permet de séparer les simulies en nullipares et pares (c'est à dire celles qui ont effedué au moins un cyde gonotrophique et sont donc susceptibles d'être infestées gar Onchoæræ wlvulus). Ces femelles pares sont dilacérées dans une goutte d'eeu ptrnriologique, puis minutieusement examinées pour la recfiercfie de hrves d'O. volvulus. Le nornbre, le stade d'évoluüon et la localisation de ces lanrcs sont notés. Les simulies sont dites infec{ées, lorsqu'elles hébergent des larves évolutivcs (L1, 12 ou [i]), quelle que soit leur localisation. Les simulies hébergeant des larves infec{antes dans la tête sont appelées simulies infectieuses. L'analyse des résultats permet de calq.rler les taux d'infestation, les cfiarges parasitaires et l'intensité de tr:ansnrission potentielle dans la zone. Dans un site donné, cette intensité est quanüfiée par le potentiel de transmission qui est le nombre de larves infeclantes morphologiquement indifférenciables d'O. volvtlus hébergées par les simulies qui piqueraient un indiüdu plaé en permanenoe au point de capûure. On calcule ainsi des potentiels mensuels de tr:ansrnission efyfQ; et la somme des potentiels mengrels de transmission mesurés sur une année constitue te potentiel annuel de transmission (PAT). 3.1. Réalisatlon de tests de sensibilité (photo 5) Le test de sensibilité est un bio essai qui consiste à exposer la population de S. damnosum s.t à des concentrations eroissantes d'un larvicide, puis à déterminer la mortalité au niveau de chaque lot. Pour le téméphos, lorsque la CL95 (Concentration Létale 95) est égale ou inférieure à 0,4 mÿ1, on est en présence d'une population larvaire de S. damnosum s./. sensible. Quand elle est fuale ou supérieure à 1 rng/|, ces larves sont résistantes. Lors de la mission, malgré les prospeciions intenses sur les principaux gîtes rencontrés sur le Mulunguzi et le Domasi, la densité lanraire n'a pas été sufrisante pour réaliser plusieurs ll tests. ll est à rappeler qu'en plus du témoin, il faut au moins 25 larves par bol et au moins 2 bols par concentration. Totilefois : - un premier essai a consisté à mettre une sob€ntaine de larves dans une concentration de 1,25mg/l de téméphos. L'effet de l'inseclicide a été appécié en comparaison avec un boltérnoin æntenant une quinzaine de larves. un véritable test de sensibilité standard a pu être réalisé sur les larves de S. damnosum s.L provenant de ta rivière Domasi. Ces larves ont été soumises à cinq concentnations de téméphos allant de 0,039 à 1,25 rng/|. 3.5. Analyse des données Les données coltectées ont été anaÿsées au travers d'indicateurs: pouroentage de femeltes infec{ées, pourcentage de fernelles infectieuses, nombre de Ëmelles infecilieuses pour 1000 pares, nombre de larves infectantes pour 1000 pares et Potentiel de transmission (PturD. 4. RESULTATS 4.1. Prcspection dec gÎÛes latrrairec de S. dtmnæum tl. Au moment de notre enquête (saison secfre) les cours d'eau étaient en étiage. Nos prospections bien que sommaires, ont permis de constater que I'eau coule essentiellement sur ie OéOate rocheux. Les supports tarvaires et nymphaux sont assuÉs par les raæs végétaux (herbes, racines, feuilles) et rochers immergés. Nos prélèvements ont révélé des populations larvaires et nymphales ranes ou moyennes Oâ S. &mnosum s.L Outre cette demière, d'autres espèces ont été renæntrées lors des prospeciions ; il s'agit de S. dentulosum, S æwiæmutum, S. aurcosimile, S. hirsutum et S. yorax. Toutefois, des iots de tarves récoltées sur la rivière Dornasi, ont été conservées en atoool et d'autres dans le camoy pour des analyses ultérieures. Par ailleurs, 30 larves ont été sectionnées en deux; les parties céphaliques ont été conservées en alcool et les parties thorar/affiomen dans le Camoy. Une même larve pouna ainsi être identifiée par ADN (partie éphalique) et par Cÿtotaxonomie (Chromosomes). 4.2. Gaptures, dissections et infestations des Semelles de S. damnæum s.l. Les captures, disseclions et infestations des S. damnosum s/. capturées à Domasi Mtogola, Domasi MlE, Domasi H. Parfter, Botanical site, Mulunguzi, Malosa scftool, ttsambaisa, Ukangala et Agrio.rlturc sont récapitulées dans le tableau 1- Ce demier indique que 1222 femelles ont été capturées el 12O4 disséquées dont 743 pares, 2 infeciées et 1 inËc{ieuse. En tenant compte d'une répartition par point de capture, le PMT est de zérc partout sauf à Malosa scftool (PMT= 15). La densilé simulidienne moyenne dans la zone était de 64 piqûres par homrne et par jour. Le maximum de piqûres a été de 199/homme/jour à Malosa school sur le Likwenu et le minimum de zéro à Likangala sur le Likangala. Les simulies capturées tors des joumées de formation des captuneurs, ont été conservées en alæolet seront tnansmises au labor:atoire ADN. Par ailleurc, !a larue infedante et des panasites rencontrés lors des dissedions ont également été récoltés et seront acfieminés au laboratoire ADN. t2 4.3. ldentïfication des femelles de §. damnæum s.l. ll est admis que l'étude morphologique des adultes permet de mettre en éüdence des caraclères distinctifs entre certaines espèæs du complexe S. ûmnosum s.L (Garms, 1976, Quillevere el al, 1977 ; Dang et Peterson, 1980). Jrlous avons déterminé 1204 femdles capturées sur appâ humain d'après ces caractères distinctifs. L'ensemble de ces identifications micro-morphologiques montre que dans la zone d'enquête, les simulies sont caractériséer par: touffes alaires daires (type 01) ; procoxe aussifoncée que le thorax ; antenne sombre ; arculus brun; soies du scutellum pâles; soies du 9*'tergile abdominal pâles. Les éléments ci{essus, nappellent les femelles du groupe Soubrense/squamosum (Sous/Sq) de I'Afrique de l'Ouest. 4.4. Réalisation de hsts de sensibitité sur les larves de S. damnæum s.l. Apês trois heures d'erposition à l'insec{icide les résultats du premier essai indiquent que toutes les 63 lanres mises en contad avec l'insecticide sont mortes ; par @ntre, 14 115 larves du bol témoin sont restées vivantes. Les ésultats du test insedicide standard révèlent qu'un total de 400 larves de S. damnosum s.L ont subi le te$ de sensibilité. En tenant compte du dosage de I'insecticide, nous notons n, æ,64, 69, et 6Él larves respec;tivement exposées aux concentrations de 1,25 m911,0,625 mgll,0,3125 rn0/1, 0,156 mÿl et 0,G19 mÿ!. Pour ces concentrations, les nrortalités ont été dans l'ordre de 1ff)%, 100o/o, 100o/o, 94,87o/o e|48,1501o. Dans le témoin qui comportait 62 larves, nous avons enregistré seulement deux mortes (3,5%). 5. DTSCUSSTONS 5.1. Densité des populations de S. damnosum s.l. L'ensemble de nos prospeciions et observations, bien que partielles, permet de tracer dans ses gnandes lignes la dynamique de variation saisonnière de la densité des populaüons de vecteurs. En saison sèche, période de I'enquête, les gîtes se situent au niveau des seuils rocheur Le niveau d'eau est tel que l'écoulement ne se fait que sur le dédale rocheux. Cependant ces gîtes peuvent héberger des populations de stades préimaginaux de S. damnosum s.L Ainsi, lors de notne enquête, nous ar/ons trouvé des densités de populations allant de rares à moyennes sur la plupart des cours d'eau. Dans la zone de Zomba, la nareté des populations préimaginales en saison sèche est conbrme à la typotogie des gîtes en cette période. En effet, les gîtes ne comportent pratiquement pas de supports, d'où une produclion de S. damnosum s.L rare. Cette population est en plus diluée au sein des autres espèces qui sont relativement abondantes, car favorisées par le faible écoulement de l'eau. l3 Chiotha et Msonthi (1986) notent également que certaines per§onnes utilisent des plantes (notamment Tephrosia wgettf) pour empoisonner l'eau et récolter les poissons ou crevettes. Lors de notle enquête, lâs gîtes proche de Sambo village (Domasi) et du Botanic garden (Mulunguzi) ont ainsi été trouvés complètement négatifs, alors que ces gîtes sont habituellement productifs à cette période de l'année (Pemba et al, 2006). Aux hautes eaux, les seuils rocfieux seront probablement submergés. Les supports de pédilection qui s'ofrriront ators aux stades prtmaginaux seront les supports flottants constitués parles herbes et les brancfres des arbres des berges. La produciion larvaire devrait en conséqr.rence êtrc importante, lorsqu'un maximum de vég§taux seront immergés. En saison des pluies, compte tenu de l'importance et de la configur:ation de leurs lits, certains aftlr,rents et canaux d'inigation devraient également avoir un écoulement suffisamment important pour permettre l'installation de stades préimaginaux de S. &mnosum s.L L'importance des poputations préirnaginales du vecfeur sur les count d'eau principaux et leurs afrluents en saison des pluies est probable, mais reste à démontrer. Les captures effectuées tors de notre enquête, permettent une estimation approximative de !'abondance saisonnière des populations piqueuses anthropophiles de S.damnostm s.l. ûr point de vue abondance numérique, nos résultats indiquent qu'en saison sèche, des femettes sont capturées sur la plupart des cours d'eau. A proximité immédiate des gîtes préimaginaux, !a densité simulidienne moyenne a été de 64 piqûre9homme/jour. En tenant ômpte d'une épartition par @urs d'eau, les densités ont été les plus élevées sr'rr le Lilwenu (126) et !e Drcmasi (122); elles ont été les plus faibles sur le Mulunguzi (21) et le LikarBala (0.01. C'e« dire qui la nuisance peut être supportable en seison sècfie, car le nombre de simuties qui piquent réellernent est inÉrieur aux chiffres ci-dessus. En efiet, auqrne per§onne de ta zone ne s'expose aux piqûres des simulies @mme les captureurs. Nous svons d'ailleurs intenogé des personnes ha-bitant à proximité des points de capture retenus pour l'enquête; celles-ci sont unanimes que ta nuisance était tolérable. Du fait de !'abondance des cours d'eau principaux, de leurs affluents et des cenaux d'inigation qui dr:ainent les alentours de Zomba, il est probable que la moyenne des captures efrectuées dans la zone en saison des pluies sera plus élevée que celle obtenue lors'de l'enquête de saison sèctre. Les informations colledées semHent indiquer que le pic de nuisance ænespond au maximum des hautes eaux. ll faut toutefois souligner qu'une enquête de saison des piuies s'avère néæssaire, afin d'être silué sur le nineau réel de la nuisance. En effet, il est connu (Philippon, 1969) que des densités très élevées peuvent entraîner une nuisance due aux piqtres, rendant les ændiüons normales de travail en plein air extrâmernent difficiles. !lfaut admettre que la population, essentiellement constituée d'agrio.tlteurs, est sans nul doute eposée aux piqûres des §mulies; dans la zone, la plupart des champs de culture sont situés à proximité immédiate des cours d'eau. 5.2. lnfectation des fiemellec de S. damnosum s.l. par Onchocerca volvulus. Lors de I'enquête, l'âge physiologique moyen a été de 61 ,71o/o de femelles Pares (maximum :71,43ÿo à Domasi MIE; minimum:45,3606 à Mulungul).Certes 1@o/o de pares ônt été obtenus à Agriculture mais il s'agissait de 3 femelles. Ces taux de parturité, relativement étevés, sont confonnes à ce que l'on rencontre en saison sècfie dans d'autres régions pour le groupe S. souDænselS. sguamosum. Or il est admis qu'en zone d'endémie oneJrocerquienné, t'augmentation de l'infestation est en principe syncfirone avec celle de l'âge physiologique mo)ren. b'est dire que si la source de microfilaires esl importante, cela devrait se traduire au niræau de I'infeSation des simulies. tt4 Nous référant aux indicateuns entomologiques retenus pour évaluer les campagnes de lutte oontre I'onchocercose, il ressort que le nombre de femelles infectieuses pour 1000 pares et le nombre de Li/l000 pares sont nuls surS des 9 points de capture. Les seuils tolénables de ces deux indicateurs sont 1 femelle infectieuse pour 1000 panes et 10 Lil1000 pares. Reste le cas de Malosa sctrool (3,8 femelleÿ1000 pares), où la seule larve infec{ante rencontée doit être identifiée par ADN, pour confirmer son appartenanoe à Onûoæræ volvulus. Cette identification est d'autant nécessaire que la zone héberge de nombreux singes. L'intensilé de la transmission de l'onchooercose, exprinrée en nombre mensud de larves infedantes d'Ondræræ volwlus rêgtes par indûvidu, ne peut être déterminé avec précision avant I'identification des panasites. ll est néanmoins possible de signaler que les PMT bruts sont nuls sur I des 9 points de capture. Itlênre à Malosa scfiool, le PMT n'est que de 15. De tels résuttats indiquent généralement que le rendement para§taire est faible ou que les microfilaires sont rares au sein de la population humaine. Cette seconde hypothèse semble la plus probable, car la demière enquête REA (Maegga et al, 2OO7) a révélé que sur 14 üllages visités, seulement 4 hébergeaient des porteurs de nodules. Par ailleurs, sur les 429 personnes elominées, seulement 18 portaient des nodules, soit une prévalence de 4,2o/o. Ces données entomologiques indiquent qu'en saison sèche, la transmission est insignifiante dans la zone de ZonÈa. Ceci est confirmé par l'identification de la larve inËdante de Malosa scfioo!, car elle s'e$ révélée n'être pas de I'Ondtoætæ wlvulus. C'est dire que pendant l'enquête, la transmission a été nulle sur tous les cours d'eau. 5.3. lnterpÉtation dec ûestr de sensibilité. Certes, nous n'avons pu réaliser plusier.rrs tests de sensibililé standards, mais nous pouvons rstenir que lors du prernier essai, les larves exposées à la concentration de 1,25m9/l sont toutes mortes; contre une seule morte dans l'éctrantillon témoin. Par ailleurs, pour f'unique test de sensibilité, la rnortalité a varié & 48,15o/o à 1@o/o, alors que h grandc rnaiorité obtenus dès la concentlation 0,3125 mg/l de térnéphos. Or il est admis que toute population larvaire qui présente 100o/o de mortalité à ta concentration de 1,25 mÿl, est sensible. C'est dire que les larves de S. damnostm sL de la région de Zomba, $d très sensibles eu téméphos. Ce résultat reste à confirner en saison des pluies, par la réalisation d'au moins un test de sen§bilité complet sur les principales rivières. Cette eryérimentation est nécessaire car les populations simulidiennes sembbnt confinées chacune sur son couns d'eau, sinon comment comprendre la pÉsence de simulies sur le Mulunguzi et leur absence sur le Likangala, alors que oes deux cours d'eau se reioignent pour pourcuivre leur cours sous le nom de Ukangala. Par ailleurs, des essais en rivière pounont être réalisés en saison des pluies, pour déterminer la portée efiicace des inseclicides. 5.4. Possibilité de traiûement. Aucune étude eÉraustive n'a encorc été réalisée dans la zone de Zomba. Toutefois, les rares données diniques et entomologiques existantes indiquent que la lutte contre I'onchocercose ne saurait êtrc qu'une lutte antircclorielle. [a méthodologie senait celle de l'ex- OCP : i) épandage hebdomadaire d'insecticide à faibles dosages par noie terrestre sur tous les gltes produdifs; ii) évaluation des résultats entomologiques assurée par la suryeillance des gîtes et surtout par un réseau de captures-disseciions régulier de femelles piqueuses. Au vu des données existantes, la mise sur pied d'un tel programme apparaît techniquement possible, mais plusieurs facteurs sont à prendre en considération : tl l5 la zone de Zomba n'est en aucune façon isolée. C'est dire qu'il faudna tenir compte de la dispersion et de ta migration des femelles. Par ailleurs, étant données les dimensions rehtivement modestes de la zone dE Zomba, le rapport coûUeffcacité d'opérations ponctuelles visant à ta protection des populations risque d'être élevé à long terme. En supposant que tes moyens financiers nécessaires à la réalisation d'un tel programme soient disponibles, il est néoessaire de rassembler au préalable un certain nombre de données complémentaires indispensables et de mettre en place les structures d'exécution et d'évaluation. 5.5. Estimation des besoins complémentaires. 5.5.1. Hydtologle Pour le dosage conect des traitements hebdomadaires en cours de campagne, un réseau hydrométrique conséquent est indispensable afin de dâerminer le débit des @urs d'eau. A défaut, il faudra procéder régulièrement à des mesures de débits par la méthode du flotteur. Certes une Sation de pompage existe sur le Domasi et il est possible d'avoir des informations sur les fluctuaüons des débits de ce courc d'eau. Par contre, ces données ne peuvent en aucune façon être e{rapol,ées pour estimer les débits sur les autres couns d'eau principaux (Likwenu, Mulunguzi, Ukangala) et encore moins sur les afiluents. 6.6.2 Etüomologle Si les données existantes sufrisent pour apprécier les caractéristiques de la zone dans ses grandes lignes, plusieurs types d'études doivent impérativement être réalisées avant le début de tout traitement: prospec{ion des gîtes de tout le éseau hydrologique aux principales saisons, afin de éaliser une cartographie complète des gîtes des vedeurs, de connaître la tongueur des biefs à traiter, de déterminer le nombrc des points d'épandage et de calculer les quantités de larvicides nécessaires. collecde d'éctrantillons pour l'identificaüon spécifique des vedeurs dans différcnts points de la zone et aux différentes saisons principales ; collec-te de donrÉes de référence sur les popuhtions piqueuses et leurs taux d'infestation par captures et dissections rfuulières en quelques points témoins. Ce travail vise à obtenir des valeurs d'ABR (quantité annuelle de piqûres) et de PAT (Potentie! Annuel de Transmission) aussi fiables que possible avant le débtfi de la campagne afin de pouvoir estimer ultérieurement l'efficacité des traitements. 5.5.3. Epldémlologle Certes des enquêtes REA ont été conduites dans la zone de Zomba. Cependant, il serail nécessaire de sélectionner un ensemble de villages témoins qui seront examinés avant les tnaitements par une équipe composée d'au moins un para§tologiste, un ophtalmologiste et un dermatologue expérimentés. Les visites ultérieures de ces spécialistes permettront d'apprécier I'effet des traitements antitrec{oriels 5.5.1. Hydroblologte ll est admis que le fait d'utiliser régulièrement des insecticides fait courir des risques potentiets à !'environnement aquatique. En raison de ce risque, la plus grande attention doit être accordée aux protocoles de surveillance du milieu aquatique. Aussi, il est actuellement I t6 inconcevable d'entamer un programme de traitements larvicides antisimulidiens sans lui associer une surveillance des effets larvicides sur la faune non cible. Afin de pouvoir étudier ces efiets, il est donc néoessaire de disposer de données de référenæ aussi complètes que possible quant à la composition, !a distribution et les variations saisonnières des principaux composants d'intérêt économique (poissons notamment) et éælogique (inseciles aquatiques) de cette faune. Les données hydrobiologiques qui poumaient exister sur ce sujet dans la zone de Zomba, sont probablement très partielles et ne ænespordent cErtrainement pas aux besoins d'une surveillance des effets de traitements antisirnulidiens. 5.5.5. fuænncl dexécudon L'elçérience acquise par OCP dans la lutte contre l'oncfiocercose per épandages de larvicides antisimulidiens, indiqtre que I'exéctrtbn d'un tel prognamme néæssite un personnel d'exécution et surtout d'encadrement qualifié. Aussi, dans le cas partio.rlier de la zone de Zomba, nous pouvons noter à propos du personnel que: il conviendna de former ou de spécialiser un entomologiste qui sera dtargé des trailements, de l'organisaüon et de I'exéqrtion de la surveillance entomolog§ue des simulies; il sera également nécessaire de recnrter et spécialiser des inftrmier:s diplômés d'état en entomologie médicale des simulies; il ænviendnait que l'entomologiste st les infirmiers soient formés ou reqrrlés dans les meilleurs délais, afin que soient entrepris dès que possible les trataux de suryeillence entomologique (captures, dissections, prospections, aménagenrnts d'accès à certains gîtes) qui apporteront les indispensables données de base de la situaüon originelle (celle qui prévalait avant les haitements) il conviendrait de retenir dès à présent, une base opérationnelle aus§ proche que possible du temain des activités et le personnel regroupé autour de cette base. 6. CONCLUSTONS L'analyse cles résultats obtenus au oours de la présente enquête. autorise quelques conclusions: Le réseau de proçections classiques indiquent qu'en saison sèche, le dédale I rocheux et surtout quelques rares végétaux constituent les principaux supports des stades préimaginaux. En saison sèche, les simulies sont localisées le long des principaux oouni d'eau. Les agres§ons des femelles anthropophiles ne ænstiluent Pes une gêne permanente pour les riverains. La nuisance demeure tolérable. Les femelles dissequées pÉsentent les caractéristiques moçhologiques du groupe S. souDrense/S sguaî,osum de l'Afrique de l'Ouest. Cette unique enquête s'avère néanmoins insuffisante pour perrnttre d'établir la composition et la répartiüon de I'ensemble des femelles piqueuses de la zone de Zomba. Les taux d'infestations, les ctrarges panasitaires et les indioes de tnansmission enregistrés lors des disseclions, sont faibles et la transmis§on brute demeure insignifiante (voire nulle) dans la zone Les tests de sensibilité Éalisés, permettent de condure que les larves de S. dannosum s.t de la zone de Zomba sont très sensibles au téméphos opérationnel de l'ex OCP. r 17 Les résultats de la présente enquête, sont valables pour la période corespondant à l'étiage des cours d'eau principaux et à l'assèchement de certains afrluents. Les mêmes études devront être reprises en saison des pluies pour apprécier la productivité de I'ensemble des gîtes de !a zone de Zomba et déterminer le niveau réel de la nuisance due aux §mulies en cette période. ll est néanmoins très probable qu'en saison des pluies, des S. damnosum s.l pounaient être capturées sur I'ensemble des bassins versants des rivières Domasi, Ukwenu, Mulunguzi, Likangala et de leurs affiuents. 7. RECOiJ|MANDATIONS Le Malawi souhaite qu'une solution adéquate soit apportée au problème de I'ondrocercose eUou de la nuisanCe due aux simulies dans la zone de Zomba. Le Programme APOC possàJe une eryérience inégalée en matière de lutte contre l'oncÿroceroose dan s difré æntes zones géognafi iques. Tout gain de temps permettrait d'envisager à cours terme le début d'opérations de lutte contre les femelles piqr.rcuses de simulies, si les résultats d'investigations indispensables qui restent à menerdémontraient la néæssité de cette solution. Aussi, nous retenons comme recommandetions Au Pays: - suivre les ditrérentes étapes eposées ci-dessus dans les besoins complémentaires en matière d'hydrologie, d'entomologie, d'épidémiologie, d'hydrobiologie et de personnel; - collecter toutes les données comp!émentaires avant d'entreprendre des traitements anüvectoriels pour la lutte contre I'oncfiocercose ou destinés à ptotéger les populations humaines contre !a nuisanoe due aux simulies. Au Progrramme National de lutte contm I'onchocercoae: - Veilter à ce que seuls l'entomologiste et les tecfiniciens entomologistes formés, assurent les activités de la surveillance entomologiques (prospections, captures, dissections, réalisation éventuelle de tests de sensibilité) et d'éventuels traitements insedicides; - Consulter les techniciens et prendre en compte leurs avis, avant toute opération (notamment des traitements insec{icides) impliquant les simulies dans la zone de Zomba. Au lÂlRlilalawi: - Appuyer !e Pays, dans la recherche d'une solution efricace au problème de l'oncfiocercose dans h zone de Zomba. - Participer à la supervision des ac{ivités sur le tenain ; Au Programme APOC: -.f 7 inüter le pays à collecter les données complémentaires, car ils représentent un Cry- X-gâg" oè iuâ:as d'une éventuelle campagrà de lutte contre l'oncfiocarcose et' notamment contre la nuisance simulidienne; /b- t '/* *"t"* apporter un appui technique au complémentaires (entomologiques, notamment); assurer !a formation du personnel technique national appelé à assurer la collecte des données de basettTexécution d'une éventuelle campagne de tutte contre la nuisance ; aider au démanage d'une éventuelle campagne de lutte contre les simulies piqueuses, afin de lintter les inévttables eneurs liées à oe genre dbpérations 8. REMERCIEMENTS L'enquête elilomotogique s'est dérou&Ée dans de bonnes conditions grâce à I'aide et à I'appuide nombreuses personnes. llnous plait de remerciertout particulièrement : . Monsieur le Minidre de la Santé et de la Pogrlation, pour avoir autorisé cette enquête. . Le Dodeur M. Moeti, Représentante de I'OMS au Malawi, pour sa participation active à la Éalisation de ceÉte erquête. Nos remerciements Eadressent également à res collaborateurc, dont le dévouement et le dynamisme ont facilité notre séjour à Ulongve et eur le tenain. o Madame le Dr Uctre V. Amazigo, Diredrice du Programme APOC, pour la confiance placée dans l'équipe de la mission et son sotrci permanent d'assurer d'excollentes conditions de travail à cette équipe. Nous n'oublions pas tous ses collaborateurs des seMces administratifs, techniques et financieo, pour leur disponlbilité et leur appui. . Le Docteur Square Mkwanda, National Onchocerciasis Coordinator, pour son accueil et son appuilors de I'enquâe. . Le Dodeur Mulenga, Directeur régional de !a santé et ses collaborateurs (SupeMseurs notarnment) pour leur concours aux adivttég sur le tenain. . Les Autorités Uninersitaires du Chancellor College of Zomba, pour nous avoir accepté au sein de cet Etablissement. Nous remerdons tout particullàrement les Docileurc D. Pemba et T. Kanyerere, pour la nüse à notre disposition du laboratoire d'entomologie et pour la participation adive à toutes les activités de labonatoire ct de tenain . Les captureurs et chauffeuni, pour la patience et la compréhen§on dont ils ont fait preuve, notamment pendant la fomaüon eil les sortics sur h temaln Pays dans la collecte épidémiologiques et l8 des données hydrobiologiques Cev x o o o) §t N §l(ÿ, s(o \to§lr C{'§ 1.* \ r(o (\ t-§t C; r (r) r o lo a? r rôq r lr) oi§l C') oo rri r rif(, z =f = oÈo 6(, '6 (U odl §l È* u)(ri È* (o rf.- ri@ (J C) (J I Ç, a (J lf,or q) 'Fi :,(,c:,5 (I, t\(» (9§) c.i(f, È(r, §T (o (f) lrjT o o o o o o o ot- o) o J ozÿ = o =5o(, (U t! o)Et! .:ÉJ ot (ÿ) (t o q 6' G) E. (o 6. oor 6 o o o o o 6. o ê. o o o o () o rr,\r o o o 6 =oo Eo .Y o .Lj oo Eoo ol 01»@(ÿ) u? r o, @(o(9 oôlôl @l.* o,rô o o o o o o (-) l()sF- r() o trJ =t(E Eoo r t() @ lf, @ s@ o(o 04,1 T\ () o o o o o o otr, r.)(\ o (!6I ='6 (U Eoo §t §tsf rt* (\rit o)@ @(o c.i(o §t j o o o o o o(ÿ) r c.,t o fz EI =xf 6o -c(,a (§ ü,oE = (\ q., CD(ÿ) (r, o)r (, o)(t, r{,(o c.{ §lo)(o @ @ (f) o r @(ÿ) ci r-È-§i t- F* (ÿJ at- o) rr) @() d (§ al, 'ô -o E(U otz c\ Èor rf)(f)t(, I\or (o l() sf(ÿ) c,ilr, o o o o o o o |r)o(o o 6 oèÉ, (t,()(! ?i oEEo (U o o (§E o oz Eo ,(! o al, rl): oz oE' c(E E ao -o oz E d)6oooE al,o E Eo oz ü,fo (§ o. (1, o6 Eo o z. tfoL(U o. ooE E 0) s t,o() 0) .c o,oE E(u oz oo oq) .c o0,6 Eo § (l) Eo Ë. ;oE Eo oz ll) oo .c oo6 Eo s E'ooE (Y'J oz o ooor oo6 Eo oz o o o(} ooor J oz IÉ.(I) TÀF = â co .c. c oàÈ= 6JEoÈ,2 =6rlE3EEIeog 'î' 6'=É.8 EDEE(E iEIEEa9E.E =:it (J t- .9,E' ott EoN .E |D(s co (J d, c ;c(U !, o,(, o, U' .9.1' o o,(, -g o C) E .=E .E U) C) 0)o E3z ol rtlgI lr PHOTOl:Plateaude sur dédale rocheux = I F'\' ',1.'..; t. 22 PHOTO 3 : Gîte sur dédale nocherx et supports PHOTO 4 : Prospedion du gite #[lr, '*-. .i, i,É.,' -'È . )1 'e I I i I 4 !, .i l-r \: ,1, f '";. I ;r: r:.. .. 't l\ , {t 1t 23 t PHOTO 5 : Te§ de sensibilité i T -il. rrt I I I I / t\ I \ $t ' jçÿ i' .l t'1
Organisation mondiale de la santé (OMS) · Technical Documents
Rapport d’enquête entomologique dans le district de Zomba(Malawi) : 23 juillet-07 août 2007
Voir le document original
Le texte intégral est hébergé par l’organisation qui le publie. lawenc.com indexe les métadonnées et renvoie vers la source officielle.
Texte intégral
Informations clés
Organisation
Organisation mondiale de la santé (OMS)
Type de document
Technical Documents
Source
Organisation mondiale de la santé