Organisation mondiale de la santé (OMS) · Journal articles

Weekly Epidemiological Record, 1978, vol. 53, 50 [full issue]

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

WklyEpidem, Rec. - Relevé épidem. hebd.: 1978, 53, 361-368

No. 50 ORGANISATION MONDIALE D E LA SANTÉ GENÈVE

WORLD HEALTH ORGANIZATION GENEVA

WEEKLY EPIDEMIOLOGICAL RECORD RELEVÉ ÉPIDÉMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE Epidemiological Surveillance o f Communicable Diseases Telegraphic Address: EPID N A ÏlO N S GENEVA Telex 27821 Automatic Telex Reply Service Telex 28150 Geneva with ZCZC and ENGL for a reply in Engliah Service de la Surveillance épidémiologique des M aladies transmissibles Adresse télégraphique: EPIDNATIONS GENÈVE Télex 27821 Service automatique de réponse Télex 28150 Genève suivi de ZCZC e t 7R A N pour une réponse en français

IS DECEMBER 1978

53rd YEAR — 53e ANNÉE

15 DÉCEMBRE 1978

SURVEILLANCE OF TETANUS V e n e z u e l a . — Between 1956-1975, a decrease has been observed both in the number of cases and in the number of deaths annually reported throughout the country. Whereas at the beginning of the period some ‘1 000 cases with approximately 550 deaths were registered annually, the corresponding figures were 600 and 200 at the end of the period. The rates per 100 000 of the population have shown a progressive decline since 1956, except for a slight increase in morbidity during the five-year period 1966-1970, which can probably be attributed to a greater interest in notifying the disease. A decrease in the case-fatality rate due to tetanus at all ages has been observed since 1969 and has been maintained at a relatively low level for some years. Since 1971 in particular, the case-fatality rate for tetanus neonatorum, with an average of 41.6% during the five-year period 1971-1975, is considered to be relatively low in view of the fact that it reaches more than 80 % in some countries.

SURVEILLANCE DU TÉTANOS V e n e z u e l a . — De 1956 à 1975 on a constaté une diminution à la fois des cas de tétanos et du nombre de décès signalés annuellement pour tout le pays. Alors qu’au début de la période, un millier de cas et environ 550 décès étaient signalés tous les ans, les chiffres corres­ pondants étaient de 600 et 200 à la fin de la période.

Tetanus neonatorum has constituted 59.9%, 66.0%, 68.0% and 57.1 % of the general mortality from the disease in the four five-year periods during 1956-1975. With the adequate control of infection of the newborn which should be easy to achieve, tetanus in Venezuela will become a disease of moderate incidence with less than 300 cases and 100 deaths annually. This will allow the necessary epidemio­ logical investigation and preventive action to be taken.

Le nombre de cas pour 100 000 habitants a progressivement diminué depuis 1956, exception faite d ’un léger accroissement de la morbidité durant la période 1966-1970, que l’on peut sans doute attribuer à une meilleure notification. La létalité par tétanos à tous les âges, qui a diminué depuis 1969, s’est maintenue à un niveau relativement faible depuis un certain nombre d ’années. Plus particulièrement, le taux de létalité par tétanos des nouveau-nés, qui était en moyenne de 41,6% durant la période quinquennale 1971-1975, est jugé relativement faible, compte tenu du fait que ce taux est de plus de 80% dans un certain nombre de pays. Le tétanos des nouveau-nés a représenté 59,9,66,0,68,0 et 57,1 % de la mortalité générale par tétanos durant les quatre périodes quin­ quennales qui se sont écoulées de 1956 à 1975. Lorsqu’on aura complètement vaincu l’infection qui atteint les nouveau-nés, ce qui devrait être facile, l’incidence du tétanos sera faible au Venezuela: moins de 300 cas et moins de 100 décès par an. Il sera alors possible de procéder à des enquêtes épidémiologiques et de prendre les mesures préventives nécessaires.

(Based on/D ’après : Boletin de Salt Pûblica, No. 33, July/juillet 1978.) E d it o r ia l N o t e : In rural areas of developing countries, tetanus is still a serious public health problem causing nine deaths per 10 000 inhabitants, mainly among new bom infants. Globally this represents an estimated million deaths annually, o r one death per 400 000, of which 90 % involve the newborn. An apparent increase in the mortality rate in many countries o f Africa, Asia and Latin America is simply a result of improved methods of data collection. The fact that 70-90% o f infants with tetanus, and 20-60 % of all other patients with the disease do not survive, implies the need for im­ proved availability and efficacy o f treatment. N o t e d e l a R é d a c t io n : Dans les zones rurales des pays en déve­ loppement, le tétanos constitue toujours un grave problème de santé publique, car il provoque neuf décès pour 10 000 habitants, surtout chez les nourrissons. Au total, cela représente un chiffre estimatif d’un million de décès par an (soit un décès pour 400 000 habitants), dont 90 % de décès chez les nouveau-nés. L ’augmentation apparente du taux de mortalité dans un grand nombre de pays d ’Afrique, d’Asie et d ’Amérique latine est due simplement à l’amélioration des méthodes de collecte des données. Le fait que 70 à 90% des nourris­ sons atteints de tétanos et 20 à 60% de tous les autres malades atteints par ce mal décèdent souligne la nécessité de disposer de moyens de traitement plus efficaces. Les Quatrième et Cinquième Conférences internationales sur le tétanos, réunies sous l’égide de l’OMS au Sénégal (1975) et en Suède (1978) et consacrées à la prévention, au traitement et à la surveillance de cette maladie, ont jugé nécessaire uneintensification de la vaccina­ tion, particulièrement des femmes des pays en développement, parallèlement à une amélioration des soins de santé primaires.

The Fourth and Fifth International Conferences on Tetanus, cosponsored by WHO in Senegal (1975) and in Sweden (1978) and devoted to the prevention, treatment and surveillance of tetanus, suggested that an intensification of immunization, especially for women in developing countries, concomitant with improved primary health care, is essential. Epidemiological notes contained in this number:

Informations

contenues dans ce numéro:

C hoiera Surveillance, Enteroviruses, G astroenteritis, Influ­ enza Surveillance, Plague Surveillance, Pulm onary Tubercu­ losis Surveillance, R abies Surveillance, Surveillance of Peni­ cillin-R esistant G onorrhoea, Surveillance o f T etanus, V iral H epatitis Surveillance, Zoonoses Surveillance. L ist o f Newly Infected A reas, p. 368.______________________

E ntérovirus, gastro-entérite, surveillance de la gonococde penicillin orésistante, surveillance de la grippe, surveillance de la peste, surveillance de la rag e, surveillance de la tubercu­ lose pulm onaire, surveillance de l ’hépatite virale, surveillance des zoonoses, surveillance du choléra, surveillance du tétanos. T.khi des zones nouvellement infectées, p. 3 6 8 .______________

WUy Epidem. Rec.: No. 50 • 15 Dee. 197S

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CHOLERA SURVEILLANCE J a p a n . — Bacteriological examination of sea water for Vibrio cholerae is regularly undertaken by the Yokohama Quarantine Sanitation Laboratory. On 22 March 1978, water samples were collected from five sites in the Yokohama Port and a vibrio was found in a sample from the mouth of the River Tsurumi. It was confirmed to be V. cholerae, biotype eltor, serotype Inaba. A survey was carried out and two possibilities were considered. First it was thought that a carrier or a case was excreting V. cholerae somewhere along the river and second that the crew from a ship coming from a cholera-infected area was discharging the organism through the ship’s toilets. As this initial examination did not lead to the identification of the source of the vibrio, it was decided to continue the search along the river to the Grand Takano Bridge at its junction with the River Yagami. It had to be traced still further however until the source could finally be located in the Saginuma area from where the vibrio was carried by the River Arima, a tributary of the Yagami, to eventually reach the River Tsurumi (Fig. 1).

SURVEILLANCE DU CHOLÉRA J a p o n . — La recherche de Vibrio cholerae dans l’eau de mer est effectuée régulièrement par le laboratoire de quarantaine sanitaire de Yokohama. Le 22 mars 1978, on a prélevé des échantillons d’eau à cinq emplacements du port de Yokohama et un vibrion, qui s’est révélé être V. cholerae, biotype eltor, sérotype Inaba, a été décelé dans un échantillon provenant de l'embouchure du Tsurumi. Au cours de l’enquête, deux possibilités ont été envisagées: on a pensé d ’abord qu’un porteur ou un malade excrétait V. cholerae le long de la rivière, puis que l’équipage d ’un navire venu d ’une zone infectée rejetait l’organisme par les W.C. du bord. L'examen initial n’ayant pas permis d ’identifier la source du vibrion, il a été décidé de poursuivre les recherches le long de la rivière, jusqu’au Grand Pont de Takano situé à son confluent avec le Yagami. On a dû cepen­ dant remonter encore plus loin pour constater que la source se trou­ vait dans la zone de Saginuma d ’où le vibrion était transporté par l’Arima, affluent du Yagami, jusqu’au Tsurumi. (Fig. 1).

Fig. 1 River Tsurumi and its Tributaries — Japan Le Tsurumi et ses affluents — Japon

The River Arima collects household and ditch-water coming from two channels, one from the eastern and the other from the western parts o f the Saginuma area. Bacteriological examination of the ditch-water from the eastern part was positive for V. cholerae. Sewage affluent was sampled at a number o f points in the road­ side drainage system which serves houses and residential apartments in the eastern area of Saginuma. Liquid from some 400 septic tanks was also examined and on 15 April the septic tank of a hospital clinic was found to be positive for V. cholerae. The tank in question was used for the disposal of artificial kidney dialysate but could also have been contaminated by human excreta. It was found that the liquid in the tank was about 24° C and contained as many as 10* V. cholerae and 10* Escherichia eoli per ml. In the absence of any case or carrier o f cholera in the clinic, it is believed that multipli­ cation o f V. cholerae had occurred within the tank following its seeding with the vibrio at some earlier period in time.

L ’Arima reçoit les eaux ménagères et pluviales de deux canaux pro­ venant respectivement des secteurs est et ouest de la zonede Saginuma. L ’examen bactériologique des eaux en provenance du secteur est a révélé la présence de V. cholerae. Des échantillons d ’eaux d ’égouts ont été prélevés à certains points du réseau de drainage à ciel ouvert qui dessert les maisons et appar­ tements du secteur est de Saginuma. On a également analysé le liquide de quelque 400 fosses septiques et, le 15 avril, il est apparu que la fosse d ’un hôpital, qui servait à évacuer du dialysat de rein artificiel mais aurait pu aussi être contaminée par des excréta humains, contenait V. cholerae. Dans le liquide, dont la température était d ’environ 24° C, on a trouvé jusqu’à 10* V. cholerae et 10® Escherichia coli par ml. Vu l’absence de cas ou de porteurs dans cet hôpital, on estime que la prolifération de V. cholerae s’est produite à l’intérieur de la fosse qui aura été contaminée à une période antérieure.

Wkly Epidtm. Sec.: Ko. JO -1 5 Dec. 1978

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No choiera cases or carriers were found despite an intensive search Aucun cas ou porteur de choléra n’a été dépisté en dépit de recher­ including travellers coming from cholera-infected areas outside of ches intensives qui ont été étendues aux voyageurs venus de zones Japan as well as among local patients suffering from diarrhoeal infectées en dehors du Japon et aux locaux atteints de maladie disease. diarrhéique. The authorities disinfected the tank with phenol solution, but at Les autorités ont désinfecté la fosse avec une solution phénolique the time of reporting V. choleras was still being isolated at the mouth mais, au moment de la notification, on isolait encore V. cholerae of the River Tsurumi and particularly in the adjacent Namamugi à l’embouchure du Tsurumi et, notamment, dans le canal de Nama­ Canal (Fig. 1) where the stagnant water is turbid and rich in algae. mugi (Fig. 1) dont l'eau stagnante est trouble et riche en algues. Disinfection in this area is being carried out by means of Cette zone est actuellement désinfectée par chloration. chlorination. (Based on/D ’après: Report from the Nt onal Institute o f Health, Tokyo, Japan.) E d it o r ia l N o t e : This report from Japan indicates what an efficient surveillance system can achieve. It will be very interesting to see how V. cholerae behaves in the area with stagnant water at the mouth of the River Tsurumi now that the source has been eliminated. Survival and growth behaviour o f V. cholerae, particularly of bio­ type eltor, in different natural water sources needs to be studied. N o t e d e l a R é d a c t io n : Ce rapport du Japon montre ce qu’un système de surveillance efficace permet d ’obtenir. Maintenant que l’on a éliminé la source, il va être très intéressant d ’observer le comportement de V. cholerae dans la zone d ’eaux stagnantes située à l’embouchure du Tsurumi. Il faut en effet étudier les condi­ tions de survie et de prolifération de V. cholerae, notamment le biotype eltor, dans différents milieux aquatiques naturels.

PULMONARY TUBERCULOSIS SURVEILLANCE U n it e d K in g d o m . — In Scotland 543 cases of pulmonary tuber­ culosis were notified between 1 July and 31 December 1977 sub­ sequent to the introduction of a surveillance programme.

SURVEILLANCE DE LA TUBERCULOSE PULMONAIRE R oyaum e - U n i . — En Ecosse, 543 cas de tuberculose pulmonaire ont été notifiés du 1er juillet au 31 décembre 1977 à la suite de la mise en application d ’un programme de surveillance à la première date sus-indiquée. Le système de surveillance, institué après échange de vues avec les parties intéressées, est conforme aux recommandations faites par l’Organisation mondiale de la Santé dans la publication « La sur­ veillance de la tuberculose daps la Région européenne ».1 La surveillance de la tuberculose a été introduite parce que diver­ ses données permettaient de penser que le taux de régression de la maladie s’était ralenti en Ecosse au cours des dernières années. Les projections faites en 1968 étaient apparues trop optimistes car les taux de notification étaient restés à peu près sans changement depuis 1972. Cette situation contrastait fortement avec celle observée en Angleterre-Galles et en Irlande du Nord, où le taux de notification continue à diminuer. Certaines indications montrent qu’environ la moitié des cas notifiés en Angleterre se produisent parmi les immi­ grants. Comme l’Ecosse a une population d ’immigrants propor­ tionnellement bien moins nombreuse que celle de l’Angleterre, il se peut que le contraste soit encore plus accentué qu’on ne le pen­ serait au premier abord. Le taux de notification dans la population autochtone de l’Ecosse pourrait être en réalité à peu près le triple de celui de la population autochtone de l’Angleterre. Un autre élément est intervenu dans la décision d ’introduire la surveillance, c’est le fait que la proportion d ’écoliers ayant une réaction tuberculinique positive est restée constante (environ 16 %) au cours des 15 dernières années, ce qui indiquerait que le réservoir d’infection dans la population est demeuré à peu près le même pen­ dant cette période. Onze pour cent des 518 patients dont le lieu de naissance a été noté étaient nés hois d ’Ecosse et 7% hots du Royaume-Uni. Le pourcentage de ceux qui étaient nés hors d’Ecosse était bien infé­ rieur aux 50% relevés en Angleterre-Galles, même en tenant compte du fait que le lieu de naissance de 25 des patients d ’Ecosse n ’avait pas été enregistré. La distribution par âge des 536 patients dont l’âge a été noté montre que la maladie sévit probablement encore surtout dans les groupes jeunes, 198 des cas s’étant produits dans le groupe 15-44 ans et 34 dans le groupe 0-14 ans. Huit pour cent des cas avaient été traités antérieurement. Dans les Lothians, où l’on a procédé à une recherche convenable des contacts, on a dépisté 23 cas par ce moyen, contre 86 par d ’autres moyens. Cette proportion montre la valeur de cette approche. Toujours dans les Lothians, 13 cas ont été dépisté par la radiophotographie de masse sur les 107 cas pour lesquels on indiquait si ce procédé avait été ou non utilisé pour le dépistage. Dans le Lanark­ shire, dix cas sur 59 ont été détectés par la radiophotographie de masse, qui était utilisée pour étudier une poussée épidémique. Dans les autres circonscriptions sanitaires, la proportion des cas dépistés par cette méthode était faible. On attend des indications plus complètes de l’analyse épidémio­ logique qui doit être faite lorsque la deuxième partie de la formule de notification aura été remplie. Cette deuxième partie, que l’on remplit un an après la première notification, comprend des données sur le traitement clinique des malades. On aura aussi à ce moment davantage de notifications initiales des cas nouveaux, ce qui per­ mettra de résoudre les problèmes statistiques résultant du petit nombre des cas. H sera alors possible d ’améliorer le dépistage et la prophylaxie sociale de la maladie. > Symposium de Brno (Tchtoodovaquie), mai 1976.

The surveillance system introduced in July of that year after discussions with interested parties was in accordance with the methods recommended by the World Health Organization in its publication ‘Tuberculosis Surveillance in the European Region” .1 Surveillance of tuberculosis was initiated because there were indications that the rate o f decline of the disease in Scotland had decreased in recent years. Projections calculated in 1968 appeared too optimistic since notification rates had remained virtually un­ changed since 1972. This was in sharp contrast to the situation in England and Wales and Northern Ireland where tuberculosis notifications continue to decline. There is evidence that about half of the notified cases in England occur amongst immigrants. Since Scotland has proportionately a much smaller immigrant population than does England, the contrast may be much greater than an initial examination might suggest. In practice the rate of tuberculosis notification in the indigenous Scottish population may be about three times as high as the rate in the indigenous English population. Another factor in the decision to initiate surveillance was that the proportion of schoolchildren found to be tuberculin positive had remained constant at a rate of about 16% over the last 15 years. This indicated that the reservoir of infection within the population may have remained relatively unchanged during this period. Among the 518 patients for whom the place of birth was recorded, 11 % were born outside Scotland and 7% outside the United King­ dom. The percentage of those bom outside Scotland was far below the 50 % recorded in England and Wales even taking into considera­ tion that no place of birth was recorded for 25 patients in Scotland. The age distribution of the 536 patients whose age was recorded shows that the disease is probably still largely prevalent in the younger age groups, 198 of the cases having occurred in the 15-44 age group and 34 in the 0-14 age group. Eight per cent of the cases had previously been treated. In the Lothians, where adequate contact tracing was made, 23 cases were found by this procedure against 86 not found by contact tracing. Such a proportion shows the value of this approach. Also in the Lothians, 13 cases were discovered through Mass Miniature Radiography (MMR) out of 107 cases for which it was recorded whether or not this service was used for case finding. In Lanarkshire, ten out of 59 cases were found by MM R, which was used to investigate an outbreak. In the other Health Boards, the proportion of cases detected through M M R was low. It is expected that more conclusions will be drawn from the epidemiological analysis which will be carried out when the second part of the notification form is completed one year after initial notification. The second part includes data on clinical management of patients. Further initial notifications o f new cases will also be obtained by that time, making it possible to solve statistical problems posed by small numbers o f cases. This will lead to improved detection and control of the disease. 1 Symposium o f Brno, Czechoslovakia, May 1976.

(Based on/D’après: Scottish Pulmonary Tuberculosis Survey,

ing Party on Tuberculosis Report Number One, July/juillet 1978.)

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VIRAL HEPATITIS SURVEILLANCE Sr i L anka. — A

SURVEILLANCE DE L ’HÉPATITE VIRALE

S r i L a n k a . — On a observé depuis plus d ’un an une baisse continuing decline in the number o f reported continue du nombre des cas signalés d ’hépatite virale. De janvier à cases o f viral hepatitis has been observed for more than a year. In mars 1977, il y avait eu 1 777 cas; par la suite, les totaux trimestriels the period January-March 1977 there were 1 777 cases, and the ont été de 949,944, 589 et 549 (premier trimestre de 1978). Les cir­ quarterly figures since then have been 949,944,589 and 549 for the conscriptions sanitaires notifiant les plus grands nombres de cas first quarter of 1978. The health divisions reporting the greatest durant la période janvier-mars 1978 ont été: Kegalie, 89 cas; numbers o f cases in the period January to March 1978 were Kegalle Kandy, 66; Colombo North, 55; Kurunegala, 52; Badulla, 50; et 89 cases, Kandy 66, Colombo North 55, Kurunegala 52, Badulla 50 Colombo South, 47. and Colombo South 47. (Based on/D’après: Epidemiological Bulletin, Department of Health Services, Sri Lanka, No. 70,1978.)

GASTROENTERITIS ON A CRUISE SHIP — Outbreaks of gastroenteritis have been reported among passengers on a foreign ship on two successive cruises which both started and finished at Tilbury. The first cruise took place from 5-19 August and the second from 19 August to 2 September 1978. There were 238 passengers on the cruise of 5-19 August Among them, 15 confirmed cases of gastroenteritis were reported, including five cases of typhoid fever (two Vi-phage type D1 and three Vi-phage type E l), four cases o f dysentery associated with Shigella sonnei and six with Shigella Jkxneri. Although the ship had stopped in a number of ports o f call in various countries, it appears that the only factors common to all persons with confirmed typhoid fever were food and water consumed on board. The illness among passengers first came to the notice of the health authorities shortly before the ship returned from the second cruise on 2 September. On this second cruise, 149 o f 242 passengers suffered from diarrhoeal illness, including confirmed cases associated with Shigella sonnei, Shigella boydii and with Giardia lamblia. U n it e d K in g d o m .

GASTRO-ENTÉRITE À BORD D’UN NAVIRE DE CROISIÈRE

R o y a u m e -U n i . — Une épidémie de gastro-entérite a été signalée à deux reprises chez les passagers d’un navire étranger dont les croi­ sières débutaient et s’achevaient à Tilbury. La première croisière a eu lieu du 5 au 19 août et la deuxième du 19 août au 2 septembre 1978. Lors de la croisière du 5 au 19 août, il y avait 238 passagers à bord. Sur ce nombre, on a signalé 15 cas confirmés de gastro-entérite, dont cinq cas de fièvre typhoïde (deux phages Vi de type D I et trois phages Vi de type E l), quatre cas de dysenterie à Shigella sonnei e t six cas de dysenterie à Shigella flexneri. Bien que le navire ait fait escale dans un certain nombre de ports dans différents pays, il semble que dans tous les cas les seules causes communes des cas confirmés de fièvre typhoïde aient été la nourriture et l’eau consommées à bord. Les autorités sanitaires n ’ont eu connaissance des maladies qui s’étaient déclarées chez les passagers que juste avant le retour de la deuxième croisière le 2 septembre. Lors de cette deuxième croi­ sière, 149 des 242 passagers ont été atteints de troubles diarrfaériques, et il y a eu notamment des cas confirmés de dysenterie à Shigella sonnei, Shigella boydii et Giardia lamblia. Chez les 155 membres de l’équipage et du personnel de la compa­ None of the 155 crew and staff members on the liner on the two gnie de navigation, aucun cas de maladie n ’a été signalé dînant les cruises was said to have been ill. A detailed inspection of the ship deux croisières. Le navire a été soigneusement inspecté le 2 sep­ was undertaken on 2 September and water samples taken at that time were examined and found to be satisfactory. Medical officers tembre. Des échantillons d ’eau ont été prélevés pour analyse et rien for environmental health in the districts o f residence o f passengers d ’anormal n ’a été constaté. Les médecins hygiénistes des districts de from the United Kingdom and health administrations in the case of résidence des passagers en provenance du Royaume-Uni et les administrations sanitaires des autres pays d ’origine des voyageurs overseas passengers were informed of the situation so that any ont été prévenus pour qu’ils puissent prendre les mesures de sur­ necessary surveillance measures could be undertaken. veillance nécessaires. ; No. 36, 1978; Public Health Laboratory Service.) (Based on/D’après: Communicable Disease Report,

RA BIES SU RVEILLAN CE B r a z il . — In the State of Rio Grande do Sul, vaccination of dogs against rabies continued in 1977, and 326792 dogs were vaccinated. The local councils and the Secretariat o f Agriculture took part in the vaccination projects in the interior. In the Met­ ropolitan District of Porto Alegre, 213 224 dogs were vaccinated, 168 988 under the special programmes of the Health Secretariat and 44236 by private clinics. It is therefore considered that 75.6% of the canine population of the Metropolitan District has been covered by antirabies vaccination.

SURVEILLANCE D E LA RAGE

B r é s il . — Dans l’Etat du Rio Grande do Sul, la vaccination des chiens contre la rage s’est poursuivie en 1977; durant cette année 326 792 chiens ont été vaccinés. Les conseils locaux et le Secrétariat à l’Agriculture ont pris part aux campagnes de vaccination dans l’inté­ rieur du pays. Dans la région métropolitaine de Porto Alegre, la capitale, on a vacciné 213 224 chiens, dont 168 988 dans le cadre des programmes spéciaux du Secrétariat à la Santé et 44 236 dans des dispensaires privés. On estime en conséquence que 75,6% de la population canine de la région métropolitaine ont bénéficié de la vaccination antirabique, About 13 000 persons consulted health units of the Health Quelque 13000 personnes se sont rendues dans les postes sanitaires Secretariat in 1977 after being attacked by dogs. Consideration of du Secrétariat à la Santé en 1977 après avoir été mordues par des the clinical history led to rabies vaccination being prescribed for chiens. L’examen des antécédents cliniques a amené à vacciner 9132 persons. Each person received on the average ten doses, 9132 personnes. Chacune a reçu en moyenne dix doses, ces doses variations depending on the type of exposure and the condition variant suivant l’exposition des sujets et l’état de l’animal responsable of the biting animal. In the capital, Porto Alegre, 2 838 persons de la morsure. A Porto Alegre, 2 838 personnes ont été vaccinées were vaccinated (25.4 per 10000 inhabitants) and in the interior (25,4 pour 10 000 habitants) et dans l’intérieur de l’Etat 6 294 per­ 6 294 (9.4 per 10 000 inhabitants). sonnes (9,4 pour 10 000 habitants). Three cases of human rabies occurred, two in the capital and one Il y a eu trois cas de rage humaine, deux dans la capitale et un dans in Rio Grande. All the patients had been bitten by dogs which had l’intérieur de l’E ta t Ces malades avaient été mordus par des chiens then disappeared, making it impossible to confirm the diagnosis in qui ont disparu, ce qui rendait impossible la confirmation du diag­ the animals. The human cases were diagnosed exclusively on a nostic chez l’animal. Les cas humains de rage ont été diagnostiqués clinical basis. uniquement par des épreuves cliniques. According to information from the Desiderio Finamor Institute of Selon des informations reçues de l’Institut Desiderio Finamor de Veterinary Research o f the Secretariat o f Agriculture, 300 cases of recherche vétérinaire par le Secrétariat à l’Agriculture, 300 cas de canine rabies were laboratory-confirmed in the State in 1977. rage canine ont été confirmés en laboratoire dans l’Etat de Rio Grande do Sul en 1977. In the first quarter of 1978 one case of human rabies was notified, Durant le premier trimestre de 1978, un cas de rage humaine a été coming from Sarandi Municipality. The patient had been bitten by notifié par la municipalité de Sarandi. Le sujet avait été mordu par un a dog in December 1977. The animal was destroyed but the patient chien en décembre 1977. L ’animal a été sacrifié mais le malade n’a did not apply for rabies vaccination. The first symptoms appeared pas demandé à recevoir du vaccin antirabique. Les premiers symp­ on 3 March 1978 and the patient died three days afterwards. tômes sont apparus le 3 mars 1978 et le malade est mort trois jours Samples of nerve tissue obtained upon autopsy and submitted for plus tard. Des échantillons de tissus nerveux prélevés à l’autopsie et laboratory examination proved positive for rabies in the fluorescent soumis à des examens de laboratoire se sont révélés positifs à antibody test and upon inoculation in mice. l’épreuve des anticorps fluorescents et après inoculation à des souris. (Based on/D’après: InformeEpidemiolôgico, March/mars 1978!, Secretaria da Saude, Estado do Rio Grande do Sul, Brazil.)

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Relevé èpidém. hebd.: N» SO - IS déc. 1978

SURVEILLANCE OF PENICILLIN-RESISTANT GONORRHOEA S in g a p o r e . — The number of genital gonococcal infections detected in Singapore in 1975 was 2 997. In 1976 due to better and more vigilant case-detection the figure increased to 7 668. There is no evidence to show that the morbidity rate had increased during that period but there were changes in the resistance pattern to penicillin among circulating gonococcal strains. Gonococci with both the following types of resistance are being encountered with greater frequency in recent years: (a) Total resistance in which certain strains of Neisseria gonarrhoeae produce an enzyme, ^-lactamase (penicillinase), which destroys the penicillin nucleus. These strains, also known as penicillin­ ase-producing N. gonarrhoeae (PPNG) are completely resistant to therapeutic doses of penicillin. (b) Partial or relative resistance in which there is no production of P-lactamase but a higher dose of penicillin is required to destroy these strains of gonococcus. From Table 1 it is evident that there has been a significant increase in the number of PPNG infections in 1978 as they comprise 4.8% of total isolates up till thp end of July as compared to 0.24% for the whole of 1977. Of the 259 cases which had been treated by the end of July, 192 (74.1%) were in prostitutes. O f the remaining 67 (25.9%), 88.1% acquired the infection locally, and mostly from prostitutes, and 11.9% contracted it outside Singapore. It was found that 60% of the usual clients o f the infected prostitutes were tourists and the r e m a in in g 40 % were relatively affluent local citizens who were likely to have travelled to other countries. The present findings suggest that the PPNG infections found in Singapore are mainly “imported” either by tourists o r locals who have recently returned from abroad. PPNG infections are known to be prevalent in a number of countries.1

SURVEILLANCE DE LA GONOCOCCIE PÉN ICIIJ .1NORÉSISTANTE S in g a p o u r . — En 1975, on avait détecté à Singapour 2 997 cas d ’infections gonococciques génitales. Le chiffre est passé à 7 668 en 1976 grâce à une vigilance accrue et à un meilleur dépistage. Rien n ’indique que le taux de morbidité ait augmenté mais le tableau de la résistance à la pénicilline parmi les souches circulantes de gonocoques s’est modifié. Les deux types de résistance ci-après se rencontrent plus fréquemment depuis quelques années:

a) Résistance totale — Certaines souches de Neisseria gonarrhoeae produisent une enzyme, la (3-lactamase (pénicillinase) qui détruit le noyau de la pénicilline. Ces souches, dites aussi «N . gonarrhoeae productrices de pénicillinase» (NGPP) résistent complètement aux doses thérapeutiques de pénicilline. b) Résistance partielle ou relative — Il n’y a pas production de (3-lactamase, mais une plus forte dose de pénicilline est nécessaire pour éliminer les souches en cause. U ressort du Tableau 1 que le nombre des infections à NGPP a notablement augmenté en 1978, les isolements correspondants repré­ sentant 4,8% du total à la fin de juillet contre 0,24% pour toute l’année 1977. Sur 259 cas de ce type traités au 31 juillet, 192 (74,1 %) concernaient des prostituées ; pour les 67 autres (25,9 %), on comptait 88,1 % de sujets infectés localement, surtout par des prostituées, et ll,9 % d e sujets infectés en dehors de Singapour. R a été établi que la clientèle habituelle des prostituées contaminées se composait pour 60 % de touristes, pour 40 % de Singapouriens relativement riches qui avaient probablement voyagé à l’étranger. Ces constatations laissent penser que les infections à NGPP découvertes à Singapour sont en majorité «im portées» par des touristes ou par des Singapouriens revenus récemment de l ’étranger. On sait que les infections à NGPP sont répandues dans un certain nombre de pays.1

Table 1. Number of ^-Lactamase-Producing Strains of Gonococci, Singapore, 1976-1978 Tableau 1. Nombre de souches de gonocoques productrices de ^-lactamase, Singapour, 1976-1978 Infections in — Sujets infectés 1976 1977 1978 (Jan-July) Ganvier-juiUet)

Prostitutes — P ro s titu é e s................................... Other Persons — Autres personnes ................

2 1

il il

192 67

T o ta l...................................................................... * Percentage o f total isolations — Pourcentage du total des isolements.

3

22 (0.24%) •

259(4.8% )*

The laboratory surveillance of non-PPNG strains revealed an increasing proportion of strains which were resistant to penicillin at a minimum inhibitory concentration (MIC) of 0.06 [ig/ml. (Table 2 ). This trend is reflected among patients with non-PPNG infections for whom the treatment failure rate to the standard dosage of three mega units of procaine penicillin plus one gramme of probenecid rose from 2.5% in 1975 to 10.2% in 1977 (Table 2 ).

L ’étude en laboratoire des gonocoques non NGPP a révélé une proportion croissante de souches résistant à la pénicilline à la concen­ tration minimale inhibitrice (CMI) de 0,06 (xg/ml (Tableau 2 ). Une tendance analogue s’observe chez les malades dont l’infection n’est pas à NGPP; le taux d'échecs thérapeutiques avec la dose standard de trois millions d ’unités de procalne-pénicilline plus un gramme de probénécide est passé de 2,5 % en 1975 à 10,2 % en 1977 (Tableau 2).

Table 2, Proportion of in vitro Penicillin-Resistant Strains of Gonococci and Clinical Failure Rate using Standard Treatment for Gonorrhoea, Singapore, 1974-1977 Tableau 2. Proportion de souches de gonocoques pénicillinorésistantes in vitro et taux d’échecs cliniques du traitement standard de la gonococcie, Singapour, 1974-1977 Proportion o f Gonococcal Strains resistant to MIC 0.06 ii/s/n*l Proportion de souches résistant à la CMI de 0,06 ug/ml Proportion o f Failures to Treatment with 3 mega units Procaine Penicillin + lgm Probenecid Proportion d'échecs thérapeutiques avec 3 millions d'unités de procalne-pénicilline + 1 g de probénécide

Year — Année

1974 1975 1976 1977

.................................................. ................................................... ................................................... ...................................................

55% 59% 62% 96%

2.5% 2.5% 4.0% 10.2%

The recommended treatment schedule in Singapore has been modified to reflect the findings of these epidemiological surveillance activities. 1 See No. 45, 1977, pp. 357-359.

Le schéma thérapeutique recommandé â Singapour a été modifié compte tenu des constatations ci-dessus résultant de la surveillance épidémiologique. * Voir N» 45,1977, pp. 357-359.

(Based on/D ’après: Epidemiological News Bulletin, Singapore, Vol. IV, No. 9, 1978.)

Wklji Epidem. Rec,: No. 50 - 15 Dec. 1978

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ReUi épidim. hebd.: N° 50 • 15 die. 1978

ZOONOSES SURVEILLANCE Some Aspects of Canine Toxocariasis as a Human Health Hazard U nited K ingdom . — I n the period 1975-1977 a survey was carried out in Glasgow, Scotland, to define the potential human health problems created by canine toxocariasis. Toxocara am is is a common intestinal roundworm parasite of the domestic dog and other carnivores. The larvae of this parasite can cause human ocular lesions and the ingestion o f infective ova may give rise to a more generalized human systematic involvement (Visceral larva migrans). Preliminary experimental animal studies have shown that Toxascaris leonina, another common roundworm parasite of dogs, can also produce the visceral larva migrans syn­ drome simulating the human disease. The less well documented Toxascaris should therefore also be considered as a potential human health hazard. Over a period of three years, 1975-1977, 740 dogs from the Glasgow area were examined at post-mortem for the presence of worms. The dogs consisted largely of unwanted or stray animals from dog homes and, although not a random sample, it was felt that they closely reflected the dog population seen in the streets, backyards and parks within the urban complex. As can be seen from Table 1 , 155 dogs (20.9 %) were found to carry T. am is alone, 153 (20.4%) carried T. leonina alone and 50 dogs (6.8%) carried both species. In addition, 24 dogs (3.3 %) harboured immature female worms which were not identified to species level. (The criterion o f a positive finding was the presence of a worm or worms in the gastro-intestinal lumen).

SURVEILLANCE DES ZOONOSES La toxocarose chez le chien est un danger pour l’homme R oyaum e - U n i . — Durant la période 1975-1977 une enquête a été réalisée à Glasgow, Ecosse, pour déterminer les dangers pour l’homme de la toxocarose chez le chien. Toxoaira am is est un ascaris qui parasite fréquemment l’intestin du chien domestique et d ’autres carnivores. Les larves de ce parasite peuvent déterminer des lésions oculaires chez l’homme, et l’ingestion des œufs infectés peut provoquer une altération de l'état général (larva migrans viscérale). Des études expérimentales piéliminaiies sur l'animal ont montré que Toxascaris leonina, autre ascaris com­ mun chez le chien, peut également provoquer un syndrome de larva migrans viscérale qui ressemble à la maladie humaine. Ce-parasite, sur lequel on est moins bien documenté, devrait donc être considéré lui aussi comme un danger pour l'homme. Au cours des trois années 1975 à 1977, on a examiné après autopsie 740 chiens dans la région de Glasgow pour y détecter la présence d’helminthes. Il s’agissait principalement d’animaux abandonnés ou errants recueillis par des chenils et, bien qu’il ne se soit pas agi d’un échantillon aléatoire, ces chiens ont été jugés suffisamment représentatifs de la population canine des rues, arrière-cours et parcs de l’agglomération urbaine de Glasgow. Il ressort du Tableau 1 que 155 chiens (20,9%) ont été trouvés porteurs de T. canis uniquement, 153 chiens (20,4%) de T. leonina uniquement et 50 chiens (6,8%) de l’une et l’autre espèce. De plus, 24 chiens (3,3%) étaient porteurs de vers femelles immatures dont il n ’a pas été possible d’identifier l’espèce (le critère de détermination positive étant la présence d’un ou de plusieurs helminthes dans le lumen gastro-intestinal).

Table 1. Helminths found a t Post-Mortem Examination of 740 dogs in Glasgow, United Kingdom, 1975-1977 Tableau 1. Helminthes trouvés lors de l’autopsie de 740 chiens à Glasgow (Royaume-Uni) 1975-1977 Halmintl» — Hdminthes Number o f Infected Dogs Nombre de chiens infectés

Toxocara canis alone — Toxocara cams u n iq u e m e n t..........................................

155 (20.9%)

Toxascaris leonina alone — Toxascaris leonina uniquem ent...................................

153 (20.4%)

Both species — Présence des deux espèces

..........................................................

50 (6.8%)

Immature unclassified females worms — Vers femelles immatures non classés. . When the distribution of the number of worms found in the small intestine was studied it became apparent that there was no major difference between male and female dogs. Thus, with regard to human disease, both sexes can be regarded as a potential source of infection. With T. cams infections the majority of worm burdens was fairly small—approximately 90% of infections were with fewer than 16 worms. In addition a preponderance of single-sex worm infections was noted, most of which were with one or two worms only, but as many as 18 worms in such single-sex infections could be obtained on occasion. It is worth noting that virtually all of these single-sex female worm infections produced fertile ova — so such single-sex female infections cannot be dismissed as non-infective.

24 (3.3 %)

The ages of 175 of the dogs in this study were determined with some accuracy and it was d ear that with T. cams infections the younger the dog the more likely it was to carry an intestinal worm burden. With T. leonina there was a peak incidence in teenage life and a maintenance o f a fairly high level of infection into adult life. Thus there is confirmation that, head for head, young dogs are a greater source of T. cams than older dogs, but it must be emphasized that there are at least five times as many old dogs as young in the country so that the adult population is still an important source of eggs. If T. leonina is implicated in human disease, there is obviously an even greater problem with older dogs. During 1975 randomly collected dog faeces were examined by the Formolether concentration technique. There were 138 samples (16%) containing T. canis ova alone, 59 (7%) with T. leonina alone and 43 (5 %) contained ova of both spedes.

En ce qui concerne la répartition du nombre d ’helminthes trouvés dans l’intestin grêle, on a constaté qu’il n ’y avait pas de différence entre chiens mâles et femelles. Par conséquent, dans la propagation de la maladie à l’homme, l ’un et l'autre sexe peuvent être considérés comme une source potentielle d ’infection. Dans les infections à T. amis, la charge parasitaire était dans la majorité des cas assez faible: dans 90% environ des infections, il y avait moms de 16 ascaris. De plus, on a constaté une prépondérance des infections par des parasites appartenant à un seul sexe; dans la plupart des cas, il s’agissait d’un ou deux helminthes, mais on a parfois trouvé jusqu’à 18 helminthes dans les infections dues à un seul sexe. H vaut la peine de noter que dans pratiquement tous les cas d ’infection par l'hel­ minthe femelle, on a trouvé des œufs féconds, de sorte que les infec­ tions dues à l’helminthe femelle uniquement ne sauraient être consi­ dérées comme non infectantes. On a déterminé avec une certaine exactitude l’âge de 175 des chiens autopsiés et il est apparu que dans les infections à T. canis, plus le chiai était jeune plus il avait de chances d ’être porteur d’une charge parasitaire dans l’intestin. Dans l’infection à T. leonina, l’incidence de l’infection était maximale chez les jeunes chiens mais elle restait assez importante jusque dans l’âge adulte. Cela confirme que les jeunes chiens sont davantage porteurs de T. am is que les chiens âgés, mais il faut signaler qu’il y a au moins cinq fois plus de chiens âgés que de jeunes chiens dans le pays, de sorte que la popu­ lation canine adulte reste une source d’infection importante. Si T. leonina est également responsable de la maladie chez l’homme, alors les chiens âgés posent évidemment un problème encore plus grave. Durant Tannée 1975, des échantillons de selles de chiens prélevés au hasard ont été étudiés par la technique de concentration par le formol-éther. Sur ces échantillons, 138 (16%) contenaient des œufs de T. canis uniquement, 59 échantillons (7%) des œufs de T. leonina uniquement, et 43 échantillons (5%) des œufs de Tune et l’autre espèce.

Wkly Epidem. Bec.; No. 50 - 15 Dec. 1978

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Relevé ipidém. h e b d N“ 50 - 15 dec. 1978

Relating faecal egg output to the age of the dog was not possible in such a random sampling method, but a feature which must be of prime interest was the level of egg output from infected dogs. When 100 known positive faecal samples were examined quantitatively for the presence of Toxocara and Toxascaris ova, it was found that 60 % carried ova at a level of 1400 per gram or more. Is there, then, a potential human health hazard from urban dogs? On this evid­ ence it would appear that approximately one in ten of the dog faeces in the urban environment carry in excess of 1 400 eggs per gram.

Il n ’a pas été possible dans ce genre d ’échantillonnage aléatoire d ’établir une relation entre la production d ’œufs dans les selles et l’âge du chien, mais le chiffre de la production d ’œufs chez les chiens infectés doit certainement être d ’un intérêt majeur. Lors de l’examen de 100 échantillons de selles contenant des parasites, pour la déter­ mination quantitative des œufs de Toxocara et de Toxascaris, on a constaté que 60% de ces échantillons contenaient au moins 1400 œufs par gramme. Les chiens des villes constituent-ils dès lors un danger potentiel pour l’homme? Les données ci-dessus semblent indiquer qu’environ une crotte de chien sur dix dans l’environnement humain contient plus de 1 400 œufs par gramme. A less obvious, but perhaps important, source o f eggs for potential Une source moins évidente mais peut-être plus importante de accidental human ingestion is soil contaminated by degraded dog contamination par des œufs contenus dans les selles de chiens est faeces. Eight per cent of ISO soil samples from public parks, grass l’ingestion accidentelle, par l’homme, de terre contaminée par le verges and backyards contained viable embryonated Toxocara ova, produit dégradé des crottes de chiens. Sur 150 échantillons de sol albeit that there were rarely more than two eggs per gram of sample. prélevés dans les parcs publics, les bordures de prés et les arrièrecours dés habitations, 8% contenaient des œufs fécondés de Toxocara, encore qu’à des concentrations rarement supérieures à deux œufs par gramme d ’échantillon. The demonstration of a reservoir for potential human infection is La démonstration qu’il existe là un réservoir d ’infection possible but one aspect of the biology o f these canine helminths. de l’homme n ’est qu’un des aspects de la biologie de ces helminthes canins. (Based on/D’après: Communicable Diseases Scotland, 78/32.) PLAGUE SURVEILLANCE Peru . — In the first three months of 1978 five cases o f human

SURVEILLANCE DE LA PESTE

P érou. — Pendant le premier trimestre de 1978, cinq cas de peste bubonic plague were notified in two provinces, Ferrefiafe and bubonique humaine ont été notifiés dans les deux provinces de Lambayeque. In this same general area in 1966 there had been an Ferrenafe et Lambayeque. Dans ce même secteur s’était déjà pro­ outbreak of eight human cases including two in the same house in duite en 1966 une poussée épidémique de huit cas humains dont which one of this year’s case occurred. An epidemiological investig­ deux dans une maison où un cas a été signalé cette année. Une ation and all necessary control measures were undertaken and no enquête épidémiologique a été entreprise, toutes les mesures de further cases have been detected. lutte nécessaires ont été prises et aucun autre cas n’a été décelé. (Based on/D'après: Inf. Epid. Sem. ( Wash), 1978, No. 25 and/et M inistry o f Health, Peru, Report on care of human plague, 3 May/mai 1978.) INFLUENZA SURVEILLANCE U n it e d S t a t e s o f A m e r ic a , F r a n g e , H u n g a r y , I s r a e l , U n it e d K in g d o m . — The first isolates of influenza A virus for the winter

SURVEILLANCE DE LA GRIPPE E t a ts - U n is d ’A m é r iq u e , F r a n c e , H o n g r ie , I s r a ë l , R o y a u m e U n i . — Les premiers isolements de virus grippal A pour la saison

season in the northern hemisphere have been reported from Los Angeles (one strain of virus A (H1N1) on 31 October in a four month old infant and two others in children three weeks later) and in Texas (virus A (H1N1) at the end o f October in three children and a 63 year old woman). In Toulouse, France, three strains of virus A (H1N1) were isolated in school outbreaks in early November. In Hungary influenza virus A (H3N2) was implicated in a small localized outbreak which occurred in an orphanage near Budapest between 9 and 21 November. In Haifa, Israel, three strains of virus A (H3N2) were isolated from hospitalized patients in early November while in Bristol, United Kingdom, an influenza virus A (H1N1) was detected in a sporadic case in a 21 year old woman on 17 November. VIRUS DISEASES SURVEILLANCE

d ’hiver qui commence dans l ’hémisphère nord ont été signalés à Los Angeles (une souche de virus A (H1N1) le 31 octobre chez un bébé de quatre mois et deux autres chez des enfants trois semaines plus tard) et au Texas (virus A (H1N1) fin octobre chez trois enfants et une femme de 63 ans). A Toulouse (France), trois souches de virus A (H1N1) ont été isolées lors de poussées scolaires début novembre. En Hongrie, un virus giippal A (H3N2) a été impliqué dans une petite poussée localisée survenue dans un orphelinat près de Buda­ pest entre le 9 et le 21 novembre. A Haifa (Israël), trois souches de virus A (H3N2) ont été isolées chez des malades hospitalisés début novembre. Enfin, à Bristol (Royaume-Uni), un virus grippal A (H1N1) a été trouvé dans un cas sporadique chez une femme de 21 ans le 17 novembre. SURVEILLANCE DES MALADIES À VIRUS

Enteroviruses Entérovirus G e r m a n D e m o c r a t ic R e p u b l ic . — Of the 253 enteroviruses that R é p u b l iq u e d é m o c r a t iq u e a l l e m a n d e . — Plus de 40% des were isolated and typed in 1977, over 40% were found in the third 253 entérovirus isolés et typés en 1977 ont été trouvés au cours du quarter of the year. The most striking feature was the high in­ troisième trimestre. Le trait le plus remarquable est la forte incidence cidence of the previously rarely encountered echovirus 24 which was surtout le territoire de l’échovirus type 24, jusqu’alors observé très found in cases from all over the country. Seventy-one strains of rarement. On en a isolé 71 souches, surtout de juin à septembre; 41 provenaient de malades présentant une atteinte du système echovirus 24 were isolated, mainly during June to September. Forty-one of the 71 strains were from patients with CNS involve­ nerveux central (méningite à liquide clair dans 39 cas, encéphalite ment (aseptic meningitis in 39 and encephalitis in two cases). The dans deux cas). Autre fait inhabituel, 60% des souches ont été trou­ findings were also unusual in that 60 % of the strains were recovered vées chez des écoliers ou des adultes, et non chez de jeunes enfants. from schoolchildren and adults rather than young children. L ’échovirus de type 25, qui est également rare, a lui aussi été Echovirus 25 is another rare type which was found in unusually high numbers. Eighteen strains were detected from the one area of observé en nombres élevés. Dix-huit souches ont été dépistées dans la même région du pays, pour la plupart entre septembre et décem­ the country and almost all between September and December. bre; huit provenaient de cas d ’infection gastro-intestinale, cinq de Eight of the 18 strains were isolated from cases with gastrointestinal cas de méningite à liquide dair. disease and five from cases with aseptic meningitis. (Based on/D ’après : Information from the Institute ofApplied Virology, German Democratic Republic.) YELLOW-FEVER VACCINATING CENTRES FOR INTERNATIONAL TRAVEL Amendment to 1976 publication

CENTRES DE VACCINATION CONTRE LA FIÈVRE JAUNE POUR LES VOYAGES INTERNATIONAUX Amendement à la publication de 1976

United Kingdom Royaume-Uni Insert: | Insérer: London : Phillips Petroleum Company, Europe-Africa, Medical Unit, Yellow-Fever Vaccination Centre

Wkly Epidem. Rtc.: No. 50-15 Dec. 1978

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Relevé epidem hebd.■ N“ 50 - 15 dÉc. 1978

REWARD

US$ 1000

RÉCOMPENSE

A reward has been established by the Director-General of WHO for the first person who, in the period preceding final certification of global eradication, reports an active case of smallpox resulting from person-to-person transmission and confirmed by laboratory tests. (R esolution WHA31JS4, W orld H ealth Assem bly, 1378)

Le Directeur général de l'OMS a institué une récompense à attribuer à la première personne qui, au cours de la période précédant la certification définitive de l'éradication mondiale, signalerait un cas actif de variole résultant de la transmission d'un être humain à l'autre et confirmé par des essais de laboratoire. (R ésolution WHA31.54, Assemblée m ondiale de la Santé, 1978)

WORLDWIDE FREEDOM FROM ENDEMIC SMALLPOX

59 w eek s/sem ain es

MONDE ENTIER EXEMPT DE VARIOLE ENDÉMIQUE

D ISEA SES SUBJEC T T O TH E REGULATIONS N otifications Received from 8 to 14 December 1978 C P A Cases — Cas Port Airport — Aéroport D Deaths — Décès

M ALADIES SO U M ISES A U RÈGLEM ENT N otifications reçues du 8 au 14 décembre 1978 ... Figures not yet received — Chiffres non encore disponibles < Imported cases — Cas importés r Revised figures — Chiffres révisés s Suspect cases — Cas suspects SINGAPORE — SINGAPOUR C D 26XI-2XH

PLA G U E — PE ST E A sia — Asie BURMA — BIRMANIE C D 26.XI-2.Xn

Am erica — Amérique UNITED STATES O F AMERICA ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE C D 13.XI

................................... THAILAND — THAÏLANDE

1 12

0 0

Kawthoolai State Pa-an District . . . .

1*

0

26.XI-2.Xn

4 0

* Laboratory case w ith no significance to international travel / Cas de laboratoire sans conséquence sur les voyages internationaux.

................................... Oceania — Océanie NAURU

CHOLERA1 — CHOLÉRA1 Africa — Afrique CONGO C D 27.X-2.XI

A sia — A sie BURMA — BIRMANIE INDIA — INDE C D 26.XI-2.XU 8 0

C D 3-8JOI

...................................

1

0

......................................

7

0

5-n.xi 4 5 0 4 19 29.X-4.XI

20-26.X 13-19.X 22 RWANDA 12XU 6 INDONESIA — INDONÉSIE MACAO PHILIPPINES

1 The total number o f cases and deaths reported for each country occurred in infected areas already pub­ lished o r in newly infected areas (see below) / Tous les cas et décès notifiés pour chaque pays so sont produits dans des zones infectées déjà signalées ou dans des zones nouvellement infectées (voir ci-dessous),

12-18.XI

440 3 SENEGAL — SÉNÉGAL

YELLOW FEV ER — FIÈV RE JA UNE Am erica — Amérique RRAZTT. — BRÉSIL C D 6JCÜ *

0

29 A I 1 0 19-25X I 1 0

2AH 1 1

.....................................

10

...

* Date o f telegram. Details not available / Date du télégramme. Détails non disponibles.

N ew ly Infected Areas as on 14 December 1978 — Zones nouvellement infectées au 14 décembre 1978 For criteria used in compiling this list, see No. 34, page 239— Les critères appliqués pour la compilation de cette liste sont publiés dans le N* 34, à la page 259. The complete list o f infected areas was last published in W ER No. 47, page 343. It should be brought up to date tor erwiMifting the «Hrivtionqi information putv lisbed subsequently in the WER, regarding areas to be added o r removed. The complete list is usually published once a «npnth. CHOLERA — CHOLÉRA Africa — Afrique SENEGAL — SÉNÉGAL Cap-Vert Région Aaia — Asie BURMA — BIRMANIE Mandalay Division Mandalay District Y a m e th in V a m rth in

La liste complète des zones infectées a paru dans le REH N° 47, page 343, Pour sa misa à four, il y a lieu de consulter les Relevés publiés depuis lors où figurent les listes de zones à ajouter et à supprimer. La liste complète est généralement publiéo une fois par mois. INDONESIA — INDONÉSIE Aceh Autonomous Area Pidie Regency THAILAND — THAÏLANDE Chiang M ai Province Doi Saket District Nakhon N ayok Province Pak Phli D istria Nonthaburi Province Bang Kruai District Sam ut Songkhram Province Samut Songkhram District Saraburl Province Saraburi District

INDIA — INDE M ysore State Bangalore District Tamil Nadu State Ramanathapuram District Uttar Pradesh State Gorakhpur District

Areas Removed from the Infected Area l i s t between 8 and 14 December 1978 Zones supprimées de la liste des zones infectées entre les 8 et 14 décembre 1978 F ot criteria used in compiling this list, see No. 34, page 259 — Les critères appliquée pour la compilation de cette liste sont publiés PLAGUE — PESTE Asia — Asie BURMA — BIRMANIE Mandalay Division Myingyan District CHOLERA — CHOLÉRA Aria — As» INDIA — INDE Andhra Pradesh State

le Nc 34, à la page 259.

Kanmnagar District Visakhapatnam District Gujarat State Broach District Bulsar District Surat District Haryana State Arobala District Mohindergarh District M adhya Pradesh State

Raipur District Satna District Maharashtra State Dhuba District Thana District Rqjasthan State Jaipur District Took District Uttar Pradesh State

THAILAND — THAÏLANDE Bangkok (Phra Nakhon) Province Huai Kwang District Chumphon Province Chumphon District Samut Prakan Province Bang Bo District

Cuddappah District

Drug District

Budaun District Pratapgarh District

Informations clés
Type de document Journal articles
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé