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Rapport de la réunion sur les recherches opérationnelles et stratégies : Ouagadougou, 17-20 mars 1998

Organisation mondiale de la santé
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WORLD HEALTH ORGANIZATION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN WEST AFRICA PROGRAMMB DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST I COMITE CONJOINT D' EXPERTS Dix-neuvième session Ouagadougou. l-5 juin 1998 OCPIE AC 19.2 ORIGINAL: FRANCAIS Révision I RAPPORT DE LA REUNION SUR LES RECHERCHES OPERATIONNELLES ET STRATEGIES OCP, Ouagadougou, l7-20 mars 1998 Pases 1. OI.ryERTURE l.l lntroduction . 1.2 Organisation de Ia réunion 2.EXPOSÉSINFORMATIFS. ......2 2.1Pland'actiondel'unitédelutteantivectorielle.. ........2 Z.2Plan d'action de l'unité Planification, Evaluation et Transfert . . . . . . .2 2.SDerniersrésultatsépidémiologiques ........3 2.4Détection entomologique de Iarecrudescence ... ...3 2.5Btatdutransfert.... .....3 2.5.1Décentralisation de la surveillance / évaluation épidémiologique . . 3 2.5.2 Traitement à l'ivermectine sous directives communautaires (TIDC). 4 2.S.SEvaluationsduTIDC. ........6 2.6Etudessociologiques... ........6 2.7ModélisationONCHOSIM... ....7 2.8 Foyers résiduels actuelsetpotentiels.... ....8 2.9Déflrnitiondesstratégies ........9 I J .1 I I 3. TRAVAUX DE GROUPE 3.1 Méthodologie 3.2 Résultats, conclusions et recommandations des travaux de groupe : Plan d'action de I'OCP pour les cinq prochaines années 3.2.1 Stratégies . 3.2.2 Distribution de l'ivermectine et intégration des activités résiduelles dans le systèmes natinaux de santé. 3.2.3 Problèmes spécifiques 4. CLÔTURE DE I.A RÉUNION 5. RECOMMANDATIONS 6. LISTE DES PARTICIPANTS 7. ANNEXE... 8. CARTES ET FIGURES. . . . . 10 10 77 19 t 23 23 24 25 26 31.5.98 1. OUVERTURE 1.1 Introduction La réunion sur les recherches opérationnelles et stratégies qui a eu lieu du mardi 17 au vendredi 20 mars 1998 à Ouagadougou, a été ouverte par Dr Yankum Dadzie, Directeur du Programme qui a souhaité Ia bienvenue aux participants et plein succès dans les travaux de groupe. EIIe a été présidée par le chef de l'unité de lutte antivectorielle et a connu pour la première fois la participation de deux Coordonnateurs Nationaux Drs Diallo de la Guinée et Pana du Togo. On note également la participation des invités suivants : Drs J.B. Davies, Gbary, Méda, Plaisier et Remme (voir la liste des participants en annexe). Dans son allocution d'ouverture, Ie Directeur du Programme a fait le point sur les dernières réunions du CCP et du FAC sans oublier de rappeler les conclusions de l'équipe de l'évaluation externe du Programme et les défis auxquels IOCP doit faire face pendant cette phase de désengagement progressif 1998-2002. Il a rappelé I'objectif de cette réunion sur les recherches opérationnelles et stratégies qui consiste à revoir nos méthodes et approches prenant en compte les points de vue et expertises des experts invités, afin d'aboutir au développement d'un plan d'action technique qui nous guidera pendant toute la phase de désengagement progressif. Les recommandations de la réunions de l'année précédente ont été ensuite passées en revue. Elles ont été toutes exécutées. Les résultats de la mise en oeuvre de certaines recommandations ont été exposés à la réunion. Un effort reste à faire pour I'utilisation effective du logiciel de système d'information géographique ArcView appliqué aux données de I'OCP en vue de faciliter I'analyse des données entomo-épidémiologiques. Il faut noter que deux formations ont été faites en 1997 sur ce logiciel aux informaticiens de I'OCP et, dans Ie cadre du transfert des données, aux coordonnateurs nationaux et leurs assistants informatiques. 1.2 Organisation de la réunion Comme par le passé, au cours de Ia plénière qui a suivi I'ouverture de la réunion, ont été exposés les sujets d'ordres généraux suivants: Ies plans d'action de VCU et de PET pendant la période de désengagement 1998-2002, Ies derniers résultats épidémiologiques et de la modélisation épidémiologique, I'état du transfert dans le domaine de la distribution d.'ivermectine et la surveillance épidémiologique, Ies études sociologiques récemment effectuées au Mali et en Guinée dans le domaine de I'installation du traitement ivermectine sous d.irectives communautaires et Ie point sur Ies foyers résiduels actuels et potentiels de I'OCP. Trois thèmes ont été discutés en travaux de groupe et présentés sous forme de plan d'action pour la période 1998 - 2002: a) Revue des résultats entomo-épidémiologiques et stratégies; b) La distribution de I'ivermectine et l'intégration des activités résiduelles dans les systèmes nationaux de santé; c) La recherche et les problèmes spécifiques. Après deux jours et demi de débats fructueux en travaux de groupe, les recommandations ont été exposées en plénière. t locP, Ros 981 I { 2. EXPOSES INF'ORMATIFS 2.1 Plan d'action de l'unité de lutte antivectorielle Le plan d'action de I'unité de lutte antivectorielle a été présenté à la réunion. La carte la montre les bassins qui sont sous épandage larvicide au début de la première année (1998) de cette dernière phase et la carte lb ceux qui seront sous traitement à partir de 1999. [,es arrêts des traitements larvicides se dérouleront progressivement comme suit: Début 1999 : Arrêt définitif des épandages sur les bassins de I'extension sud en Côte d'Ivoire (Sassandra, N'Zi/Bandama, et Comoé). Début 2002 : Arrêt progressif des traitements dans les bassins des extensions sauf dans les cours d'eau qui constituent des foyers résiduels potentiels. Parmi les sept insecticides actuellement disponibles (BrH14, phoxime, téméphos, pyraclofos, étofenprox, carbosulfan et perméthrine), quatre seront utilisés préférentiellement en rotation pendant toute Ia phase V. Les efforts pour améliorer les formulations de BüH14 se poursuivront et une utilisation rationnelle des stocks d'insecticide sera observée. Læs recherches appliquées se poursuivront également dans le domaine de la biologie moléculaire en assurant Ie contrôle de qualité des sondes d'ADN, en développant I'ADN micro-satellite, en améliorant la technique hétéroduplex et en mettant au point des outils de diagnostics de test de grattage utilisant les sondes d'ADN. 2.2 Plan d'action de l'unité Planification, Evaluation et Transfert La réunion a pris connaissance du plan d'action de I'unité Planification, Evaluation et Transfert. l,es objectifs spécifiques de I'unité seront a) de continuer le traitement à I'ivermectine pour la lutte contre Ia morbidité et comme adjonction à la lutte contre la transmission à travers le traitement sous directives communautaires; b) de renforcer les capacités nationales dans le domaine de la surveillance épidémiologique pour Ia détection de Ia recrudescence de I'infection; c) d'assurer Ie transfert du savoir-faire de l'OCP aux Pays et d) de mener des recherches opérationnelles pour améliorer les outils de diagnostic, Ies méthodes de distribution de l'ivermectine et de raffiner le modèle ONCHOSIM pour aider à faire une meilleure prédiction épidémiologique en vue de comprendre Ie phénomène de la recrudescence. Les stratégies qui seront utilisées pour lutter contre l'onchocercose seront le traitement à grande échelle jusqu'en 2002 et au delà au nord de I'extension ouest, la Sierra Léone, Ies bassins du Sota / Alibori et la Bougouriba. La distribution de l'ivermectine sera combinée avec la lutte antivectorielle jusqu'à la fin de 2002 dans le reste des extensions ouest et est. Le personnel de I'unité VCU sur le terrain sera utilisé pour renforcer Ie suivi du traitement à I'ivermectine et des évaluations externes se poursuivront. Dans le domaine du renforcement des capacités nationales, la mise au point et le transfert d'un outil de diagnostic applicable sur le terrain, Ies évaluations épidémiologiques et ophtalmologiques, Ia gestion des données, et la formation en méthodes appropriées de surveillance épidémiologique et l'intégration de ces activités dans les systèmes nationaux de santé respectifs constitueront des stratégies prioritaires pour l'unité. Les formations académiques de haut niveau se poursuivront jusqu'en 2002 mais on mettra I'accent sur les locP, Ros 9812 I formations en corlrs d'emploi pour les cadres moyens clans Ie domaine de Ia surveillance épidémiologique et Ia distribution de l'ivermectine sans oublier Ies recyclages en 1998 et 1999 au niveau communautaire pour assurer un bon suivi du traitement ivermectine. Trois évaluabions du processus de transfert sont prévues au cours de cette phase de d.ésengagement progressif du Programme: a) une évaluation prévue entre 1999 et 2001 pour vérifier l'état de préparation des pays pour prendre la relève; b) I'évaluation du TIDC entre 1g98 et 2000 et c) l'évaluation de I'intégration dans les systèmes nationaux de santé des activités de surveillance et de lutte pluripathologique y compris l'onchocercose. 2.3 Derniers résultats êpidémiologiques Les derniers résultats épidémiologiques qui frgurent sur la carte 2 ont été présentés à la réunion. L'accent a été mis sur les résultats épidémiologiques obtenus dans le cadre de I'arrêt des épandages larvicides dans les bassins de I'extension sud en Côte d'Ivoire (Marahoué, Sassandra, N'Zi Bandama et la Comoé). Ces résultats ont été discutés en détai} dans les travaux du groupe A et figurent au point 3.1-2 2.4 Détection entomologique de la recrudescence La méthode de broyage des lots de têtes de simulies utilisant les sondes d'ADN a été améliorée et un protocole est mis au point. Cette méthode a été établie dans Ia perspective d.'une d.étection entomologique précoce d'une éventuelle recrudescence de I'infection. Elle a été validée au cours des études de post-traitement en 1996 et 1997, et s'est Évêlée efficace et opérationnelle. EIle permet de mesurer et de comparer les niveaux d'infectivité des simulies après I'arrêt de toute intervention, comme c'est actuellement le cas dans l'aire initiale du Programme. Des essais prometteurs d.onnant une bonne corrélation avec les résultats obtenus par Ia méthode classique de dissection des simulies, ont été poursuivis cette année dans Ies bassins de la Bougouriba au Burkina Faso, Kulpawn au Ghana, Baoulé au Mali, Rio Corubal (Madidura-tabuca) en Guinée Bissau et Volta Noire, Marahoué en Côte d'Ivoire. l,e protocole sera affiné afin de résoud.re les problèmes d'acheminement des simulies capturées par les communautés jusqu'au laboratoire ADN. La réunion recommande de poursuivre les essais de ce test entomologique de la d.étection de la recrudescence en étudiant entre autres sa spécificité et sa corrélation avec les indices épidémiologiques. Les modalités pratiques de la mise en oeuvre de cette technique dans Ia surveillance entomologique de 1'onchocercose, seront établies en étroite collaboration avec Ies entomologistes des équipes nationales de I'aire initiale du Programme. 2.5 Etat du transfert 2.5.1Dêcentralisation de [a surveillance / évaluation épidémiologique . L'état du transfert des activités de surveillance / évaluation épidémiologique a été fart pendant la réunion. Ces activités se transfèrent selon le niveau de décentralisation adaptée par àh"qr" pays (District, Région ,Zone) en assurant la formation sur le terrain des équipes formées pu, i.oi" tlchniciens / infi,rmiers plus un médecin. Ces formations sont en cours dans tous les pays à I'exception de la Sierra léone. Le tableau 1 ci-après montre le taux de réalisation des lormations selon Ie plan proposé par les pays pendant les ateliers réalisés en 1996. [,es locP, Ros 981 3 différents problèmes rencontrés dans la réalisation de ces plans sont dus au choix du personnel devant constituer l'équipe de surveillance / évaluation épidémiologique selon le niveau de décentralisation du pays et au choix des villages par Ies équipes nationales pour la phase pratique. Les activités n'étant pas complètement décentralisées, il a été noté que Ies équipes cadres de surveillance épidémiologique ne participent pas toujours aux enquêtes épidémiologiques après leur formation. Tableau 1 : Surveillance / évaluation épidémiologique de I'onchocercose Pays Nombre de médecins formés Nombre de techniciens / infirmiers formés Total Pourcentage / rapport aux objectifs de I'atelier 1996. Bénin 6 36 42 t00% Burkina Faso I 8 66% Côte d'Ivoire 6 19 25 48% Ghana I 31 32 En cours Guinée 5 18 23 En cours Guinée Bissau 2 19 22 t00% Mali 3 t2 15 60% Niger 1 15 16 rco1% Sénégal 6 6 to0% Sierra Léone Togo L) 25 28 t00% 2.5.2 T r aiteme nt à I'ivermectine sous directive s conununautaires (TID C). Tous les pays concernés par Ie traitement à grande échelle à f ivermectine ont établi un plan de formation en collaboration avec IOCP pour mettre en oeuvre le TIDC. La première étape consiste à former des formateurs composés par les médecins et les infirmiers chefs de poste de santé dans les zones concernées par la distribution. La deuxième étape permet de procéder à Ia formation des distributeurs communautaires par les agents de santé. Tous les pays ont réalisé Ia formation des agents de santé devant assurer Ia formation des distributeurs communautaires. [,es rôles des principaux acteurs du TIDC ont été définis pour chaque niveau de la structure de santé pendant les formations (Tableau 2) ainsi que les villages à couvrir et la population recensée (Tableau 3). Les résultats de Ia formation des distributeurs communautaires par les agents de santé et des traitements des villages restent partiels dans tous les pays et très loin de ce qu'ils ont prévu de traiter après la formation. Après la première année du processus de mise en oeuvre , il sera nécessaire de faire un bilan des actiütés par les infirmiers de chaque district, de procéder à un recyclage des agents distributeurs communautaires et les agents de santé qui encadrent les communautés et de dynamiser le suivilsupervision du TIDC par les infi.rmiers, les médecins-chefs de üstrict et de région ainsi que la coordination nationale. l,e rôle et la responsabilité à chaque niveau de la locP, Ros 9814 STRUCTURE / NIVEAU nôlns - Coordination nationale Coordination des activités du TIDC dans le pays - Direction régionale / départementale Coordination des activités au niveau régional / départemental - District / Préfecture Sanitaire Coordination du TIDC dans le district / Préfecture et suivi des infirmiers au niveau des postes de santé - Poste de santé Sensibilisation des communautés Formation des distributeurs communautaires Aider Ies distributeurs à faire correctement Ie recensement de la population et à traiter tous les villages éIigibles au traitement dans I'aire de santé. Suivi / supervision du traitement par les distributeurs communautaires. Village S'organiser pour effectuer le traitement assuré par les agents communautaires choisis. pyramicle devrait être clairement défini dans cette supervrsion ou suivr des activités sur [e terrain. Tableau 2 : Rôles des principaux acteurs du TIDC. Tableau 3: Estirnation du nombre de villages et de la population à couvrir après les formations des agents de santé pour le TIDC. Pays Nombre de villages Population totale Bénin 5.514 3.332.656 Burkina Faso t82 111.296 Côte d'Ivoire* t.732 7 48.377 Ghana* t.154 658.669 Guinée* 5.362 982.420 Guinée Bissau 707 145.351 Mali t.546 976.75t Sénégal 311 8t.224 Sierra Iéone 3.686 813.578 Togo 5.430 2.690.448 Total 25.624 to.540.770 *Non incluse I'extension en zone forestière en Côte d'Ivoire, Ghana et la Guinée locP, Ros 981 5 2.5.3 Evaluations du TIDC Deux évaluations ont eu Iieu cette année dans 3 pays (Guinée, MaIi et Côte d'Ivoire). La première qui a été réalisée par I'OCP en Septembre 1997 avait pour objectif de vérifier si les villages qui étaient traités par les équipes mobiles Ie sont dans le cadre de Ia mise en oeuvre du TIDC. Le tableau 4 qui résume les résultats de ce premier sondage montre qu'au Mali Ia mise en oeuvre du TIDC n'a pas été effective. Suite à cette évaluation OCP dans ces trois pays, une autre évaluation interne à chaque pâys a été conduite par un sociologue national et confirme les mêmes résultats du premier sondage OCP. Les résultats de cette dernière évaluation réalisée au Mali, ont été présentés à Ia réunion et Ies recommandations sont consignées en annexe. Tableau 4 : Résultats de l'évaluation du TIDC réalisée en Septembre 1997 en Guinée, Mali et Côte d'Ivoire Pays Nombre de villages Oncho Nombre de villages avec distributeurs communautaires formés (%) Nombre de villages traités (%) Guinée 2L0 r72 (8t.9%) L78 (84.8o/o) Mali t72 104 (60.5%) 67 (38.e%) Côte d'Ivoire 80 70 (87.5%) 64 (8o%) 2.6 Etudes sociologiques Des études sociologiques ont été réalisées cette année au Togo dans les affluents de 1'Oti (Kara/ Kéran / Mô ) pour étudier les mouvements migratoires et, au Mali, en Guinée et en Côte d'Ivoire pour déceler et corriger les problèmes liés à Ia mise en oeuvre du TIDC. Les analyses des études migratoires au Togo sont en cours. Les objectifs spécifiques des études sur la mise en oeuvre du TIDC étaient de suivre le choix des distributeurs communautaires et leur participation dans Ie processus d'installation, d'étudier l'implication des communautés et leur appropriation du dispositif TIDC, d'étudier le rôle des agents de santé et les obstacles à la mise en oeuvre du TIDC Il ressort des études du TIDC au Mali, en Guinée et en Côte d'Ivoire que l'approche de la communauté pour installer le TIDC a été minimisée. On note une inefficacité dans la sensibilisation des communautés. Tous les agents de santé n'étaient pas impliqués et le suivi et / ou la supervision n'ont pas été réalisés. L,es recommandations de l'étude du TIDC au MaIi frgurent en annexe. locP, Ros 981 6 2.7 Modélisation ONCHOSIM Les neuf cycles de traitement à l'ivermectine effectués dans les trois villages du complexe d'Asubende au Ghana où des données ont été suffisamment collectées, justifient une autre analyse approfondie en utilisant Ie modèle ONCHOSIM. Une question importante est de savoir si les hypothèses de I'effet du traitement sur le parasite doivent être révisées sur Ia base de ces derniers résultats. En résumé, ces hypothèses - qui sont utilisées dans les prévisions épidémiologiques faites par ONCHOSIM, et qui étaient dérivées des données de cinq cycles de traitement sont : 1. Un trartement élimine instantanément près de 100% des microfilaires (mf), sauf chez une fraction de 3% de patients qui ont des problèmes d'absorption du médicament. 2. Les vers se régénèrent - c'est-à-dire recommencent progressivement à produire des mf - pendant une période de 10 mois. 3. Les vers ne se régénèrent pas dans leur plein potentiel de productivité, mais la fécondité est en permanence réduite à 33%. La figure 1 montre Ia tendance de Ia moyenne arithmétique de la charge microfilarienne prédite pour la cohorte de ceux âgés de 15 ans et plus au début des essais en 1987. La moyenne est exprimée en pourcentage des valeurs observées avant Ia lutte. Cette cohorte étant constituées d.e ceux ayant reçu tous les neuf traitements. La Figure 1 montre un effet très prononcé de neuf traitements, Ia charge résiduelle étant moins de 10% de la valeur avant le début d.es traitements. II convient de noter que Ia dernière enquête a été menée deux ans après le neuvième cycle. Sur I'ensemble, Ies tendances prédites correspondent bien aux données observées, même si après 1992 un écart est constaté. Cet écart est amplifié si on utilise l'échelle logarithmique. L'écart devient un peu plus prononcé quand nous incluons I'ensemble de Ia population examinée (prenant en compte même ceux qui n'avaient pas été traités à tous les cycles; Figure 2). Bien qu'une analyse approfondie soit nécessaire pour voir s'il y a un désaccord important (signifiant que les répartitions de fréquence sont vraiment différentes), il est intéressant d'examiner un peu plus en détail quelques indicateurs tels que le taux annuel de piqûres (TAP), Ie potentiel annuel de transmission (PAT), ie taux de couverture du traitement à I'ivermectine et I'assiduité, et vérifier ainsi les hypothèses faites par ONCHOSIM' La figure 3 montre le TAP pendant la période d'essai. Notons qu'en 1988 et 1989, la lutte antivectorielle a été interrompue pendant quelques mois pour analyser I'impact du traitement sur la transmission. Cependant, cela a entraîné un taux très éIevé de piqûres (plus élevé qu'avant Ia lutte). Par ailleurs, avant la fin des essais, le nombre de simulies capturées restait relativement éIevé. La correspondance parfaite entre le modèle et ies données n'est pas surprenant, étant d.onné que les valeurs du TAP sont des paramètres donnés en entrée au modèle. Cependant, les valeurs du PAT sont explicitement calculées sur Ia base du TAP et le niveau d'infection simulé. La frgure 4 montre que, bien que Ie modèle suive généralement la tendance, nous surestimons de manière brute le PAT en 1988 (et dans une moindre mesure en 1989). [,es taux extrêmement éIevés de piqûre étaient probablement et au moins partiellement dus aux mouches de réinvasions. Ce PAT surévalué pourrait être une des raisons pour lesquelles depuis 1992, Ies tendances de la moyenne des microfilaires sont un peu surestimées (Figures I et 2). En 1995 et 1996, le PAT est sous-estimé, ce qui pourrait être I'une des explications de Ia sous-estimation du nombre de microfilaires en 1997 sur la figure 1. locP, Ros 981 7 Les taux de couverture cles traitements par I'ivermectine sont tout à fait satisfaisants, variant entre 55% (dernier cycle) et près de 70%. Cependant, le TIDC obtient jusqu'ici des taux de couverture éIevés (70o/o o'l plus). Encore une fois, la correspondance parfaite du modèle n'est pas vraiment surprenant, étant donné que Ia couverture de traitement est 1'un des paramètres du modèle. La couverture chez les personnes âgées de 15 ans et plus est Iégèrement moins évidente: le modèle surestime légèrement mais cela a un impact négligeable sur Ia tendance des charges microfilarie nnes. Bien que la couverture de traitement soit Ie principal indicateur de performance du programme, une question très importante qui se pose aussi est de savoir comment la couverture est répartie sur Ia population: est-ce que certaines personnes échappent systématiquement au traitement? L'analyse montre que 50% de la population ont reçu Ie médicament pendant tous les deux cycles. Les personnes qui ont reçu seulement un traitement ou aucun constituent environ 25% de Ia population. Le modèle correspond exactement à cela. Notez que cela n'est pas évident et que cette assiduité n'est sans doute pas un hasard. Si I'assiduité était un hasard (c'est-à-dire pour chaque individu de la population, la probabilité de participer est égale à la couverture de la population), nous aurions attendu approximativement 40% d'individus recevant un traitement et seulement 15% qui ne reçoivent rien du tout. Les analyses montrent aussi qu'après 5 et 9 cycles de traitement, I'assiduité est limitée. En cas d'assiduité de hasard, après I cycles, nous n'aurions eu que 1,5% seulement de personnes qui auraient pris le médicament à tous les cycles. Les 20%o trouvés dans ce test sont beaucoup plus élevés et démontrent que les personnes peuvent être caractérisées par une certaine tendance à participer qui peut être forte, faible ou moyenne. Une analyse approfondie du groupe qui a reçu 9 traitements a révélé que parmi ceux qui ont des charges microfilariennes avant traitement de plus de 128 mflbiopsie (mflb), il y a quelques personnes qui ont à peine bénéficié de l'effet d'un traitement. Bien qu'iIs'agisse d'un groupe relativement petit (5 personnes ont plus de16 mf/b ) ne permettant pas de généraliser cette conclusion, ce résultat nous permet de conduire une analyse approfondie des données d'Asubende. II invite en particulier à mener une analyse des schémas de réponse individuelle: est-ce que certaines personnes réagissent systématiquement mal au traitement? Globalement, les résultats montrés n'invalident pas immédiatement nos premières hypothèses sur I'efficacité de I'ivermectine. En conséquence, deux prévisions sont montrées pour deux scénarios différents Dans toutes les deux simulations, on suppose que la lutte antivectorielle continue jusqu'à Ia fin de I'an2002. La prévision de la figure 5a suppose aussi que le traitement annuel par I'ivermectine cesse cette année là. Cela entraînera probablement une recrudescence. Par conséquent, dans un autre scénario, nous avons supposé que le traitement annuel (à un taux de couverture de 70%) continue jusqu'à 2005 (Fig.5b). Cette dernière stratégie est probablement suffisante pour éliminer I'onchocercose de ce foyer. 2.8 Foyers résiduels actuels et potentiels Une analyse sur les foyers résiduels d'onchocercose de savane a été présentée à la réunion. Dans l'aire initiale, Ies foyers résiduels qui subsistent sont la Bougouriba, la zone du Bui, le bassin de la Kulpawn/lVIole, Ies affluents de l'Oti et l'Alibori / Sota. Des mesures correctives étant prises pour les bassins de la Kankélaba au Mali et la Dienkoa au Burkina Faso, ils ne constituent plus une menace pour le Programme. Dans les extensions, Ies foyers résiduels potentiels sont Ie nord de la Sierra Iéone, la zone de Fifa sur Ie Tinkisso, le haut Mafou la basse Comoé et les bassins du Bénin se situant à la frontière du Nigéria. locP, Ros 981I La stratégie de I'OCP est d'rcientifier les contre-performances observées dans ces foyers et d'apporter des mesures correctives avant la fin du Programme en 2002 en intensifiant Ia distribution de l'ivermectine et en améliorant Ia couverture larvicide si nécessaire comme dans le bassin de I'Oti par exernple. 2.9 Définition des stratégies L'objectif de I'OCP est d'éliminer l'onchocercose en tant que maladie présentant de I'importance sur le plan de la santé publique et en tant qu'obstacle au développement socio- économique de toute l'aire du Programme et de s'assurer que les Pays participants soient en mesure de maintenir ces acquis. A l'origine, le Programme avait pour mission d'éIiminer la cécité des rivière étant donné qu'il constituait un très important problème de santé publique. Cette cécité des rivière est transmise par l'espèce de savane qui a été efficacement combattue dans I'aire initiale du Programme en utilisant Ia lutte antivectorielle. Avec les extensions, l'onchocercose de forêt est devenue également un problème de santé publique mais I'utilisation de I'ivermectine à grande échelle permet de Ie résoudre. Après plusieurs années d'intervention, le Programme a atteint son objectif en utilisant d'une part la Iutte antivectorielle seule pour lutter contre la forme cécitante de l'onchocercose et d'autre part la lutte antivectorielle et /ou I'ivermectine pour lutter contre la morbidité dans les zones d'extensions forêt/savane. En conclusion, la réunion a conclu que Ia souche du parasite détermine la stratégie à appliquer d.ans le Programme : La Iutte antivectorielle pour lutter contre la forme cécitante de l'onchocercose due à I'espèce de savane et l'ivermectine pour lutter contre toute forme d'onchocercose dans tout OCP. 3. TRAVAUX DE GROUPE Poursuivant leurs activités dans I'après-midi du mardi 17 mars 1998, les participants à la réunion de Recherche Opérationnelles et Stratégies se sont retrouvés en travaux de groupe. Trois principaux thèmes ont été proposés et discutés cette année: a) Revue des résultats entomo-épidémiologiques et stratégies; b) La distribution de I'ivermectine et I'intégration des activités résiduelles dans Ies systèmes nationaux de santé; c) La recherche et les problèmes spécifiques. Après avoir arrêté Ia méthodologie de travail, les groupes ont abordés les thèmes qui leur sont proposés. Les résultats, conclusions et recommandations sous forme de plans d'action pour les cinq prochaines années figure dans les tableaux 5 à 7 . 3.1 Méthodologie Le thème A a été traité en se référant aux paragraphes 3.3. sur les indicateurs de performance décrits dans Ie rapport de la réunion de I'année précédente, ainsi qu'au paragraphe 5.2 sur la situation épidémiologique de I'OCP et le tableau 2 du même rapport. Après avoir mis en exergue I'objectif de I'OCP, Ie groupe a défini le but visé par Ie Programme en utilisant les deux stratégies basées sur les épandages larvicides combinés avec le traitement à l'ivermectine et Ie traitement à I'ivermectine seule. Ensuite, en s'aidant des indicateurs de locP, Ros 981 9 performances, rl a passé en revue Ia situation entomo-épidémiologique sur chaque bassrn du Programme puis planifié toutes les actions à mener de 1998 à 2002 et même au delà si nécessaire. Un calendrier des opérations a été défini; qu'il s'agisse de lutte antivectorielle, de distribution d'ivermectine, d'évaluation entomologique ou d'enquêtes épidémiologiques. [æs thèmes B et C ont été abordés en utilisant l'approche de la résolution du problème. 3.2 Résultats, conclusions et recommandations des travaux de groupe: Plan d'action de I'OCP pour les cinq prochaines années 3.2.L Stratégies Après avoir revu Ies résultats épidémiologiques d'ensemble (Carte 2) en commençant par l'aire initiale, le groupe s'est penché dans un premier temps sur les bassins de l'extension sud en Côte d'Ivoire (Marahoué, Sassandra, N'ZlBandama et Comoé, Carte 3) où une décision d'arrêt des épandages larvicides devait être prise. Le groupe a analysé Ies résultats épidémiologiques et entomologiques à la lumière notamment des résultats des identification ADN sur les parasites ( Cartes 4a,4b,5a et 5b). Les recommandations du groupe et les actions spécifrques à prendre pour certains bassins figurent dans les tableaux 5a à 5c. a) Les bassins de l'extension sud en Côte d'Ivoire. Ces bassins qui sont sous épandages larvicides depuis 1979 ont connu des problèmes de ré-invasion et de résistance au téméphos. L'ivermectine y a été introduit à grande échelle à partir de 1992. Sassandra: Ce bassin a connu dix ans d'une bonne lutte antivectorielle. Les Potentiels Annuels de Transmission (PAT) ont commencé à chuter du maximum de 2800 observé à N'Golodougou à moins de 200 à partir de 1985 dans les sept points de capture. l,es PAT corrigés en retenant uniquement les souches d' Onchocerca Voluulus n'ont pas dépassé la barre de 100, Ies valeurs les plus élevées sont de 49 à Biankouma en 1994 et de 63 à Vialadougou en 1995. Les prévalences observées dans les 19 villages évalués en juin et décembre 1997 après plus de 16 mois d'interruption de la distribution d'ivermectine, varient entre 0% à Bokoba et 2L.5% à Soribadougou. Sur les 19 villages choisis autour des gîtes Ie long du bassin du Sassandra, I ont des taux de prévalence inférieurs à 3% et la charge microfîlarienne moyenne des positifs atteint rarement 16mflb. Toutefois, dans 8 villages, des enfants de moins de 15 ans ont été trouvés positifs. A Soribadougou, les résultats épidémiologiques sont médiocres avec des positifs qui ont des charges microfilariennes supérieures à 32 mflb. Toutefois, l'identification des mf prélevées sur ces positifs montrent que 40% environ sont de souche forestière. La figure 6a donne les tendances prédites pour Ie village de Vialadougou où le taux de prévalence est de 9.60/o en décembre 1997. Au vu des résultats d'identification ADN où on note une faible proportion des souches savanicoles d'O. Voluulus, par rapport aux souches forestières, le groupe recommande d'arrêter les traitements larvicides en fin 1998, de continuer le TIDC jusqu'en 2000 et de faire une étude d'incidence de post-traitement entomologique au point de capture de Vialadougou, consistant à vérifier l'évolution de l'infectivité des simulies par rapport à celle observée à Ia fin de la lutte antivectorielle. Des captures tests seront réalisées dans Ie même temps à Soribabougou pour évaluer le niveau de transmission. l-e groupe recommande de faire une évaluation épidémiologrque entre 1999 et 2002 pour s'assurer que Ia situation épidémiologrque demeure toujours excellente. D'autre part, il recommande de prévoir la possibilité d'arrêter Ie traitement locP, Ros 981 10 ivermectrne fin 2000 au vu des résultats obtenus et cle farre ensurte soit une évaluation entomo-épidémiologique soit de continuer le traitement ivermectine jusqu'à fin 2002 sans possibilité d'évaluation par OCP. La décision sera prise en I'an 2000. Marahoué : La distribution de l'ivermectine était temporairernent suspendue depuis 1995, date du dernier traitement. En 1992, les tendances épidémiologiques commençaient à chuter dans les villages rndicateurs de Kavaka et Bagozra. Les données entomologiques montrent que les PAT ont chuté d'un maximum de 1600 à moins de 100 à Danangoro et demeurent pratiquement nuls sur la plupart des points de capture depuis 1992. Les PAT corrigés en retenant uniquement les souches d' Orrchocerca Voluuhzs sont tous inférieurs à 50. L'arrêt des épandages larvicides a été observé en mai 1997. [,es dernières enquêtes épidémiologiques de mai et novembre 1997 dans 19 villages après plus de 18 mois d'interruption d'ivermectine ont révélé de bons résultats; les prévalences varient entre O% (9 villages) et 9.6% ffillage de Kavaka). La figure 6b donne les tendances prédites pour le village Kavaka où les résultats épidémiologiques sont les plus élevés. Ces tendances prédites montrent que si on arrête définitivement les larvicides et les traitements ivermectine on peut s'attendre à un bon aboutissement et mettre tout le bassin sous surveillance épidémiologique. Néanmoins, le groupe recommande de continuer Ie traitement ivermectine dans tous les villages entre Kavaka et Yomankro c'est-à-dire entre les affluents Yarani et Béré où les résultats épidémiologiques ne sont pas satisfaisants et d'arrêter Ie traitement ivermectine dans les autres villages du bassin pour instituer une surveillance entomo-épidémiologique. A cet effet, Ies études entomologiques de post-traitement en cours à Kongasso seront poursuivies et un autre point de capture sera identifié en dehors de la zone à traiter à I'ivermectine autour de Kavaka. N'Zi / Bandatna: Les données entomologiques montrent que les PAT observés dans les trois points de capture Beriaboukro, Asserekre et Galegoua du bas N'Zi / Bandama sont demeurés tous inférieurs à moins de 100 sauf à Beriaboukro où le PAT a évolué de pratiquement nul en 1994 pour atteindre 100 en 1996. Les PAT corrigés restent bien en dessous de 100 de 1992 à 1997 où ils sont pratiquement nuls. On note une proportion de 29o/o de souche de savane dans les parasites identifiés entre janvier 1996 et décembre 1997. Les dernières enquêtes épidémiologiques de mai et septembre 1997 dans 8 villages ont donné des résultats excellents; les prévalences varient entre 0% dans la plupart des villages et 8.3o/o à Aowati. Le groupe recommande d'arrêter Ia lutte antivectorielle fin 1998, d'instituer une étude entomologique de post-traitement à Beriaboukro, Fetekro et Asserekro et de poursuivre le TIDC jusqu'en fln 2000. Comme pour Ie Sassandra, il faut prévoir Ia possibilité d'arrêter Ie traitement ivermectine en fin 2000 au vu des nouveaux résultats et de faire une évaluation entomo-épidémiologique ou de continuer le traitement ivermectine jusqu'à fin 2002 sans possibilité d'évaluation. La décision sera prise en I'an 2000. Basse Comoé: Ce bassin est sous épandage larvicide depuis Mars 1979 et f ivermectine y a été introduit en 1992 par un traitement annuel. La basse Comoé est le bief situé entre le pont de Aniassué (Abengourou) et Alépé. En mars 1979 au moment des extensions sud en Côte d'Ivoire les traitements larvicides sur Ia Comoé ont été prolongés de Groumania au Pont de Aniassué. Le bief au sud de ce point entre B,étié et AIépé peuplé à plus de 99% de simulies forestières n'était pas concerné par les épandages larvicides. locP, Ros 981 11 La basse Cornoé étart utilisée comme terrain d'expérimentation entre 1982 et 1990. La lutte antivectorielle n'a donc pas été faite sur la basse Comoé. Les PAT observés à Amouakoukro ont atteint 250 en 1991 mais sont demeurés au niveau de 0 de 1992 à 1997 (6 ans) quand la lutte antivectorielle a été bien menée. Actuellement avec la déforestation, les simulies de savane sont devenues abondantes sur Amouakoukro et sur toute la basse Comoé. Les données épidémiologiques recueillies en mai 1997 dans 5 villages autour des biefs sous épandages larvicides, ont donné des taux de prévalence variant entre 1.3% et 8.6%. Le groupe recommande d'arrêter les épandages larvicides fin 1998 sur la partie de la Comoé sous épandages larvicides et d'instituer une distribution renforcée de l'ivermectine (2 fois par an). Il demande de faire une analyse détaillée des données entomo-épidémiologiques disponibles sur la moyenne et basse Comoé et de conduire d'autres investigations épidémiologiques complémentaires afin de décider de la stratégie appropriée. Tableau 5a : Plan d'action 1998-2002 : Les bassins de l'extension sud en Côte d'Ivoire. Bassins (Pays) Interventions (actions à prendre) Acteurs Période Basse Comoé (Côte d'Ivoire) Partie haute : Arrêt des épandages Iarvicides frn 1998 et poursuite de la distribution de I'ivermectine. Faire une analyse détaillée entomo-épidémiologique des données disponibles. Faire une investigation épidémiologique complémentaire et décider de la stratégie appropriée. Equipe nationale (EI'I) - OCP 1998 - 2000 Partie basse : Arrêt de la lutte antivectorielle fin 1998. Institution de 2 traitements à l'Ivermectine par an afin de protéger toute la zone. EN - OCP Sassandra (Côte d'Ivoire) Arrêt des traitements larvicides fin 1998 et étude de post-traitement entomologique à Vialadougou et captures tests de sondage à Soribabougou pour évaluer le niveau de transmission. EN - OCP -Fin 1998 -1999-2000 Etude ento. Poursuivre la distribution d'ivermectine dans tous les villages jusqu'à l'an 2000. EN - OCP 1998-2000 Faire une évaluation épidémiologique dans 3 ou 4 villages indicateurs. EN - OCP 1999-2002 Prévoir la possibiJité d'arrêter le traitement ivermectine en fin 2000 et conduire une évaluation entomo-épidémiologique ou, continuer le traitement ivermectine jusqu'en fin 2002 sans possibilité d'évaluation par OCP (décision à prendre à I'an 2000) EN - OCP 2000-2002 locP, Ros 981 12 Bassins (Pays) Interventions (actions à prendre) Acteurs Période Marahoué (Côte d'Ivoire) Contrnuer les études post-traitement en cours à Kongasso et choisir un autre point de capture en dehors de la zone à traiter à l'ivermectine autour de Kavaka. Poursuite de l'arrêt des épandages larvicides effectués en mai 1997. EN - OCP 1998- 1999 Continuer Ie traitement ivermectine dans tous les villages entre Kavaka et Yomankro c'est-à-dire entre les affluents Yarani et Béré. EN . OCP 1998-2000 Arrêt du traitement ivermectine dans les autres villages du bassin et institution d'une surveillance entomo-épidémiologique EN - OCP 1998-2002 Bas- Bandama et N'Zi (Côte d'Ivoire) Arrêt des épandages larvicides OCP Fin 1998 Poursuite de la distribution de I'ivermectine jusqu'à l'an 2000. EN - OCP 1998-2000 Institution d'une étude d'incidence entomologique de post-traitement à Beriaboukro, Fetekro et Asserekro. EN. OCP 1999-2000 Conduite d'enquêtes épidémiologiques complémentaires. EN . OCP 1998-2002 Prévoir la possibilité d'arrêter le traitement ivermectine en fin 2000 qui sera suivi par une évaluation entomo-épidémiologique ou, continuer le traitement ivermectine jusqu'à fin 2002 sans possibilité d'évaluation par OCP (décision à prendre à l'an 2000) EN - OCP 2000-2002 b) Milo et Mafou en Guinée Sur le Mafou, la situation entomologique s'est légèrement dégradée entre 1996 et 1997 au point de capture de Yalawa bien qu'on a observé une forte proportion d'espèces forestières. Les tendances épidémiologiques prédites pour les villages de Yalawa et Serekoroba montrent qu'en poursuivant la stratégie actuelle, le risque de recrudescence de I'infection après l'arrêt des interventions est pratiquement nul. Ainsi, le groupe recommande de poursuivre Ia stratégie actuelle (Larvicide plus ivermectine) jusqu'à la fin de I'an2002 mais d'intensifier Ia couverture ivermectine par un suivi plus étroit. Les études entomo-épidémiologiques de post-traitement se feront après 2002. Il recommande également de poursuivre l'analyse détaillée des données. locP, Ros 981 13 Tableau 5b : Plan d'action 1998-2002 : Milo et Mafou en Guinée c) Bassins de I'aire initiale au Ghana. Kulpawn / Mole: La Kulpawn et la Molé font partie de la Phase II où les traitements Iarvicides ont commencé en 1976. Ces traitements ont été définitivement suspendus en 1994 après 18 années de lutte antivectorielle. Une évaluation épidémiologique réalisée dans 10 villages de la zone indiquait des prévalences de I'infection comprises entre l0 et 20o/o et même des infections parmi Ies enfants alors que les résultats entomologiques disponibles (données de saison sèche uniquement en raison de I'inaccessibilité des points de capture en saison pluvieuse) étaient bons. Des études spéciales ont été recommandées en 1995 par Ie Comité d'Experts pour mieux connaître la situation entomo-épidémiologique afin de proposer des actions correctives appropriées. Une étude entomologique de post-traitement avait alors été faite à Yayanyori sur la Kulpawn vers Kulun en amont de Biélikpong et à Chiasa sur Ia Molé. Les études ont été entreprises de juillet à octobre 1995. A Yayanyori on a obtenu un taux d'infectivité de L,l2 femelles infectieuses pour 1000 pares et à Chiasa 0,77 femelle infectieuse pour 1000 pares. En 1996, les études ont été faites de juillet à novembre. A Chiasa, Ie taux d'infectivité étant de 0,53 femelle infectieuse pour 1000 pares et à Biélikpong sur la Kulpawn (que l'équipe a pu atteindre à bicyclette en saison des pluies) de 2,13 femelles infectieuses pour 1000 pares. [,es études seront poursuivies en 1998 et 1999 afin de suivre l'évolution du taux d'infectivité en présence de la distribution d'ivermectine. Dans I'immédiat, Ie groupe recommande I'intensifrcation de la distribution de l'ivermectine dans la zone. Daha: La Daka est un affluent du lac Volta au Ghana; cette rivière fait partie de la Phase II où les traitements larvicides ont commencé en 1976. Quatre points de capture ont été visités: Dogonkadé, Sabon Gida, Klukpéni et Yapala. Les résultats entomologiques étaient excellents en 1993 aux points de capture Sabon Gida et Yapala. [æs traitements larvicides ont été définitivement suspendus sur cette rivière en 1994. Les dernières enquêtes épidémiologiques réalisées en septembre 1997 dans deux villages (Dogonkade et Ekundempe) ont montré que les taux de prévalence bruts sont passés de 15% en novembre 1993 à 26.4% en septembre 1997 .l-e groupe recommande de poursuivre Ie traitement ivermectine déjà institué et de faire une analyse détaillée des résultats épidémiologiques. Bassins (Pays) Interventions (actions à prendre) Acteurs Période Milo (Guinée) Pas de changement de stratégie d'ici l'an 2002. Arrêt des traitements fin 2002 (Ivermectine et Larvicide) suivi des études entomo-épidé miologiques. EN . OCP 1998-2002 Mafou (Guinée) Accorder une attention particulière à ce bassin compte tenu des résultat épidémiologiques observés à Serekoroba et Yalawa. Poursuite de l'analyse des résultats entomo- épidémiologiques détaillés. EN- OCP 1998 [ocP, Ros 98] 14 Tableau 5c : Plan d'action 1998-2002 : Bassins de I'aire initiale au Ghana. Bassins (Pays) Interventions (actions à prendre) Acteurs Période Kulpawn- Mole (Ghana) Poursuivre la distribution d'ivermectine en raison de deux traitements annuels. EN - OCP Etude d'incidence entomologique pour apprécier l'évolution des tendances de la transmission (taux d'infectivité). EN . OCP 1998- 1999 Approcher I'équipe nationale afin de choisir un sociologue pour mobiliser Ies communautés à se faire traiter deux fois par an à I'ivermectine pour s'assurer d'une couverture thérapeutique optimale. Evaluation indépendante de la couverture ivermectine. EN -OCP 1998- Volta Rouge et Blanche (Ghana) Valider les résultats épidémiologiques récemment collectés et faire une analyse détaillée des résultats épidémiologique en collaboration avec I'EN et collecter des données épidémiologiques complémentaires. EN - OCP 1998 - Daka (Ghana) Poursuivre Ie traitement ivermectine déjà institué. Faire une analyse détaillée des résultats épidémioiogiques (tendances) . EN. OCP 1998 - Sissili (Ghana) Poursuivre Ie traitement ivermectine en incluant Kayoro et s'assurer d'une couverture thérapeutique optimale. Evaluer indépendamment Ia couverture ivermectine. Faire une analyse détaillée des résultats épidémiologiques (tendances). EN - OCP 1998 - d) Bassins de l'aire initiale au Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Niger et Togo. - Bértirt - Burhi : Compte tenu des résultats épidémiologiques observés à Tchri (prévalence de 16.6% en 1997) et Tchountchonga (prévalence de 21.8%o en 1997) dans le bassin de l'Oti au Togo, ce bassin a été mis sous traitement à I'ivermectine. Dans le village de Porga au Bénin sur l'Oti - Pendjari, la prévalence de 10.9% observée en août 1995 a emmené l'équipe nationale à conduire d'autres enquêtes épidémiologiques en novembre 1996 dans Ie même foyer, qui ont révéIé des taux de prévalence atteignant 48.40Â. Cette partie du bassin au Bénin a été mis sous TIDC. Suite à ces mauvais résultats épidémiologiques observés dans le bassin de I'Oti - Pendjari au Togo et au Bénin, des enquêtes épidémiologiques ont été réalisées en 1997 dans 11 villages de ce bassin du côte du Burkina Faso. læs résultats sont excellents dans 9 villages où les prévalences varient entre ÙYo et 3.2%. Dans deux villages au dessus de Porga (village frontière entre le Bénin et le Burkina Faso) les prévalences sont respectivement de 14.6% à Monba et L4%o à Tanli. locP, Ros 981 15 Le groupe recommande de poursuivre le TIDC dans ces foyers après avoir fait une analyse détaillée des résultats entomologiques et épidémiologiques pour expliquer la mauvaise situation qui y prévaut (Recrudescence ou Foyer résiduel?). Volta Blaruche. Volto Rouee. KouoeoLoso (Burki)ta Foso\: Les résultats épidémiologiques des autres bassins (Volta Blanche, Volta Rouge, Koupeologo) demeurent excellents après plus de 8 ans d'arrêt des épandages larvicides. Sur les 4 villages évalués dans Ie Koupeologo et ses affluents au Burkina Faso, Ies prévalences varient entre 0% et 1.7% dans Ie village Nadiangou. Dans les bassins des Volta Blanche et Rouge, Ies taux de prévalence des villages évalués en 1996 sont pratiquement nuls. Le groupe a souligné l'importance de ces résultats et recommande de poursuivre Ia surveillance épidémiologique dans ces bassins. Affluen ts du Nieer (Nieer\: Les résultats épidémiologiques sont excellents après plus de 10 ans d'arrêt des épandages larvicides sans aucune autre intervention. Les taux d'incidence sont tous nuls et aucun enfant autochtone n'aété trouvé positif. Le groupe recommande Ia poursuite de Ia surveillance épidémiologique des villages sentinelles et le traitement à l'ivermectine des cas détectés. Il recommande d'utiliser concomitamment le test de pansement à Ia DEC et Ia biopsie cutanée. Tableau 5d : Plan d'action 1998-2002 : Bassins de l'aire initiale au Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Niger et Togo. Bassins (Pays) Interventions (actions à prendre) Acteurs Période Volta Blanche, Volta Rouge, Koupéologo (Burkina Faso) Excellents résultats épidémiologiques après plus de 7 ans d'arrêt de la lutte antivectorielle sans traitement ivermectine Poursuite de la surveillance épidémiologique des villages sentinelles. EN En continu Haute Comoé (Côte d'Ivoire) Bons résultats épidémiologiques. Poursuite de la surveillance épidémiologique des villages sentinelles. EN En continu Affluents Oti (Togo) Poursuivre Ie traitement à l'ivermectine EN En continu Poursuivre la lutte antivectorielle renforcée y compris Ies traitements préventifs en saison sèche sur l'Oti-Pendjari. OCP Jusqu'en 2002 ori- Pendjari (Togo - Bénin - Burkina Faso) Poursuivre Ie traitement à l'ivermectine EN Etude d'incidence entomologique sur l'Oti au Bénin et Togo. EN. OCP 1999 Faire une analyse détaillée des résultats entomologiques et épidémiologiques pour expliquer la mauvaise situation qui prévaut sur ce bassin (Recrudescence ou Foyer résiduel?). EN - OCP 1998 locP, Ros 981 16 Bassins (Pays) Interventions (actions à prendre) Acteurs Période Affluents du Niger (Niger) Poursuite de la surveillance épidémiologique des villages sentinelles et traitement à I'ivermectine des cas détectés trN En continu 3.2.2. Distribution de I'ivermectine et intégration des activités résiduelles dans les systèrnes nationaux de santé Les aspects positifs de l'approche TIDC pour Ia distribution de I'ivermectine aux populations, basés sur les résultats des recherches menées par le TDR ont été mis en exergue ainsi que l'importance de la supervision et Ie rôle que doit jouer Ia coordination nationale dans cette activité. D'autres questions importantes qui nécessitaient d'être examinées étaient: a) le processus de la formation pour Ia mise en oeuvre du TIDC, b) Ia motivation des distributeurs et les agents de santé, c) les interventions en Information, Education et Communication (IEC), d) les mécanismes de commande de f ivermectine par les pays eux-mêmes et Ies canaux de son acheminement à l'intérieur du pays jusqu'au point d'utilisation, e) l'intégration de tous ces aspects ainsi que des activités résiduelles du Programme dans les systèmes nationaux de santé. La question relative aux bassins dans lesquels Ia distribution d'ivermectine est prévue pour être démarrée, poursuivie ou renforcées au moyen du TIDC a été discutée en même temps que Ies activités de lutte antivectorielle. Ces résultats figurant aux tableaux 5a à 5d ainsi que Ies activités de lutte antivectorielle qui sont prévues au cours des cinq prochaines années. Les problèmes spécifrques qui doivent être résolus en vue d'améliorer le TIDC pendant Ia phase finale du Programme ont été répertoriés ci-dessous et un plan d'action élaboré et présenté au tableau 6. Ce plan a pour objectif soit de remplacer les actions actuellement en cours, soit d'impulser de nouvelles orientations pour Ie déroulement efficace du TIDC. a) Installation et suivi du TIDC For ntatiott,, superuisiott, IEC Vu les Iacunes constatées à tous Ies niveaux dans Ia formation en vue de la mise en oeuvre du TIDC, un recyclage du personnel de santé et des distributeurs communautaires sera entrepris dès à présent. Cela nécessitera Ia réüsion du module de formation afi.n de rendre son contenu plus spécifique aux niveaux appropriés du personnel à former. Cette révision des modules, qui est déjà en cours, mettra I'accent sur les aspects tels que Ia supervision en fournissant des directives à utiliser à chaque niveau. Le recyclage comprendra également I'introduction des comprimés d'ivermectine dosés à 3 mg en remplacement de ceux dosés à 6mg. En ce qui concerne I'IEC, la nécessité d'utiliser tous les moyens disponibles a été reconnue. Les services chargés des programmes d'IEC dans chaque pays seront visités en vue de faire Ie point sur le matériel disponible, sur les besoins et de voir comment impliquer au mieux les services d'IEC dans la transmission des messages sur l'onchocercose aux communautés. Le matériel IEC actuel sera remis à jour en prenant en compte les informations qui auront été obtenues de ces discussions. Ce processus commencera en juin 1998 pour se terminer en 1999. locP, Ros 981 17 Recommandations -Procéder au diagnostic avec les services chargés d'tEC des pays; -Aller vers les bénéficiaires pour identifier avec eux leurs besoins; -Trouver un moyen d'implication des services chargés de I'éducation sanitaire dans les pays; -Il serait souhaitable que I'OCP et les services chargés d'IEC des pays réfléchissent sur les méthodes d'approche communautaire; -Faire représenter les média (T.V., Radio et autres presses) à certaines réunions de l'Equipe Nationale. b) Gestion des stocks de rnédicarnents Ruptures de stock, command,e des approuisionrternerûs Apparemment, il y a eu des ruptures de stock des comprimés d'ivermectine durant la période où I'on est passé du traitement par les équipes mobiles au TIDC. Ces ruptures apparentes ont été le fait soit de sous-estimations ou de mauvaises estimations du nombre de comprimés dont aurait besoin Ie personnel de santé du district. En outre, plus de comprimés que nécessaire ont été demandés pour certaines régions en raison d'une mauvaise compréhension des résultats épidémiologiques de base. Par le passé, c'était I'OCP qui commandait I'ivermectine pour les pays. A présent que le Programme tire à sa fin, ce sera aux pays de commander eux-mêmes f ivermectine dont ils auront besoin. Des mesures correctives d'estimation des besoins en ivermectine seront instaurées en tenant compte de Ia cartographie épidémiologique établie dans les années 1980. De plus, Ies pays recevront une assistance pour les préparer à passer eux-mêmes leurs commandes d'ivermectine directement avec la firme Merck. Les actions devront démarrer en avril 1998. c) Enregistrement des données et leur circulation La tenue des registres des données par les distributeurs est liée à la formation pour la mise en oeuvre du TIDC. Dans certains villages, on a constaté I'absence de personnes lettrées et une mauvaise tenue des registres a été constatée à divers niveaux du système de santé. Le mécanisme de transmission des données et des informations d'un niveau du système à un autre s'est avéré défaillant dans la plupart des pays. La sensibilisation des responsables médicaux chargés de I'administration des districts engagés dans Ie TIDC pour intégrer la transmission des données sur l'onchocercose dans leurs circuits habituels de communication avec Ie niveau supérieur sera entreprise sous forme d'activité permanente dès avril 1998. CeIa fera partie du processus d'intégration des activités de lutte contre I'onchocercose dans Ies systèmes nationaux de santé. Toutes ces activités sont prévus pour démarrer en avril 1998 et se poursuivre durant la période de cinq ans de 1998 à 2002 comme indiqué au tableau 6. locP, Ros 981 18 Tableau 6 : Plan d'action 1998-2002 : Distribution de l'ivermectine et intégration des activités résiduelles dans les systèmes nationaux de santé 3.2.3 Problèmes spécifïques a) Laboratoire de biologie moléculaire. Recommandation: Estimer au cours de I'année 1998 la charge de travail attendue du laboratoire, et voir s'il serait nécessaire d'augmenter sa capacité en termes de personnel ou d'espace , Ies besoins éventuels d'autres pays, le degré de collaboration etlou d'intégration avec d'autres laboratoires, et son rôle en tant que centre d'excellence et de formation. b) Nuisance sirnulidienne. Il a été accepté que I'OCP continue de participer à la réflexion sur la nuisance des simulies, même si cela ne fait pas partie de ses responsabilités. Recommandations: a) Q'un document ou qu'une brochure puisse être remis à tous ceux qui demanderaient des renseignements sur la nuisance simulidienne. b) Que les coûts des différents produits servant de répulsifs soient étudiés. c) Que Ie sujet soit inclus dans Ie programme des Entomologistes des Programmes Nationaux de Lutte contre l'Onchocercose proposé pour septembre/octobre 1998. locP, Ros 981 19 Thèrnes Actions à prendre Responsables Période Installation et suivi du TIDC Formation, Recyclage, Supervision, IEC, Etudes sociologiques sur Ia motivation. Pays - OCP 1998 - 2002 Gestion du médicament Mécanisme de commande de I'ivermectine par les pays, Estimation de Ia quantité à commander, Mécanisme de livraison jusqu'aux villages Pays - OCP 1998 - 2002 Gestion des données sur le TIDC Tenue de registre, transfert des données, communication de I'information Pays - OCP A partrr de 1998 Intégration des activités dans le système national de santé. Elaboration et adaptation d'une stratégie claire et opérationnelle d'intégration des programmes de santé et révision etlou amélioration des Plans Nationaux de Développement Sanitaire (PNDS) par le Pays participants Pays, OMS/AFRO Dès fi.n 1998 i) c) Politique de forrnation de haut niveau de I'OCP Recommandations Elaborer et mettre à la disposition des pays participants une liste de compétences nécessaires pour mener à bien les activités résiduelles d'ici I'an 2002 (OCP, Mars 1998). Elaborer un plan de formation des agents de santé dans les différentes catégories pour prendre en charge la lutte contre Ies maladies endémiques prioritaires y compris l'onchocercose (Equipe Nationale). Les responsables nationaux de formation au sein des ministères de la santé devront être mis au courant pour une meilleure planification de Ia formation (OCP, Equipe Nationale, Avril 1998). Inscrire la formation à l'ordre du jour de la concertation sur la surveillance et la Iutte contre les maladies endémiques prioritaires y compris I'onchocercose qui aura lieu du 15- 17 avril 1998 et à laquelle prendront part les directeurs généraux de la santé (OCP, Mars 1998). v) Déterminer par discipline, la masse critique d'agents de santé nécessaire pour Ia mise en oeuvre de l'intégration de l'onchocercose dans les systèmes nationaux de santé (OCP, Equipe Nationale). d) Modalités de I'arrêt du traitement à l'iverrnectine dans les zones où il est combiné avec la lutte antivectorielle en vue d'évaluer l'impact de lutte antivectorielle pour démontrer que le Progranune a atteint ses objectifs. Etat actuel: Le traitement à I'ivermectine, là où il est utilisé en combinaison avec la Iutte antivectorielle, "masque" les paramètres qui sont évalués en vue de l'arrêt du traitement larvicide pour avoir des données fiables. Il faut arrêter pendant 12 à 18 mois Ie traitement par f ivermectine. Problèmes identifiés: l,e traitement à I'ivermectine, utilisé seul ou en combinaison avec la lutte antivectorielle, est actuellement dirigé par Ies communautés (TIDC). Ni les équipes nationales et moins encore OCP ont un contrôIe total sur les communautés cibles. En outre, les messages éducatifs en direction des communautés cibles demandent à celles-ci de prendre régulièrement, chaque année pendant 15 ans au moins leurs doses d'ivermectine. Leur demander d'arrêter temporairement la prise du médicament pour des raisons d'évaluation constituerait un message contradictoire. Solutions Utiliser un placebo dans quelques communautés choisies au hasard sans que celles-ci soient informées de quoique ce soit. iù iii) iv) ù locP, Ros 98120 ii) iii) iv) v) Informer la population de l'objectif visé et obtenir son consentement avant d'arrêter Ies traitements. Créer une rupture artrficielle du Mectizan au sein des cornmunautés ciblées pour Ies évaluations. Utiliser les enfants de moins de Sans Utiliser les adultes ayant des examens négatifs au début de l'instauration du TIDC. Utiliser un placebo dans quelques communautés choisies au hasard pendant 12 à 18 mois puis procéder aux évaluations sans que Ia population soit mis au courant des objectifs visés (OCP, Equipe Nationale). ii) L'OCP fournira le placebo qui devra ressembler exactement au vrai Mectizan. Les arrêts de traitement pour nécessité d'évaluation devront être planifiés à I'avance (OCP, Equipe Nationale). e) Outils de diagnostic dans le cadre de la détection de la recrudescence de l'onchocercose. Recommandations Utiliser Ie test de pansement à la DEC à large échelle en même temps que la biopsie cutanée pendant quelques années dans les villages où toutes interventions (lutte antivectorielle, traitement ivermectine) ont été arrêtées et placées sous surveillance (OCP, Equipe Nationale, 1998-2000). II) Elaborer les protocoles et les mettre à la disposition des équipes nationales en même temps que les tests de diagnostic (OCP, Avril 1998). Que des études de coût-efficacité soient réalisées pour comparer la surveillance épidémiologique et la surveillance entomologique en utilisant la technique du broyat de simulies (OCP, Equipes Nationales, 1998-2000). Recommandations: i) iii) i) iii) locP, Ros 981 21 Thème Actions à prendre Acteurs Période Laboratoire de biologie moléculaire Etudier la charge de travail, le besoin de personnel, la collaboration etlou I'inté gration avec d'autres laboratoires. OCP - Pays 1998 - 2002 Nuisance simulidienne IEC; Etude de coûts des répulsifs. Pays - OCP 1998 - 2002 Formation académique Rendre disponible la Iiste des habilités; Elaborer un plan de formation du personnel de santé; Continuer le financement. Pays - OCP 1998 - 2002 Evaluations épidémiologiques et TIDC. Faire des études spéciales (voir tableaux 5a à 5d) OCP - Pays 1998 - 2002 Outils de diagnostic Test de pansement à la DEC. Formation et utilisation effective à large échelle du test de pansement à la DEC en parallèle avec la biopsie cutanée. OCP - Pays 1998 - 2002 Tableau 7 : Plan d'action 1998-2002 : Problèmes spécifiques. 4. CLÔTURE DE LA RÉUNION La réunion a été clôturée par le Directeur du Programme qui a souligné I'importance de Ia réunion et des différentes recommandations formulées par les différents groupes. La prochaine réunion aura lieu du 15 au 21 mars 1999 à Ouagadougou. locP, Ros 981 22 5. RECOMMANDATIONS 5.1 Arrêter fin 1998 les épandages larvicides dans les bassins de l'extension sud en Côte d'Ivoire et instituer des études d'incidence entomologiques de post-traitement. Poursuivre la distribution de l'ivermectine dans les bassins de la Comoé, du N'Zi / Bandama et du Sassandra et la partie de la Marahoué entre les affluents Yarani et Béré autour du village de Kavaka. (Côte d'Ivoire, PET, VCU) 5.2 Soutenir le traitement par I'ivermectine sous directives communautaires (TIDC) et corriger les différents problèmes rencontrés lors des évaluations ou suivi en recyclant les agents de santé si nécessaire et en renforçant Ie suivi par Ie personnel de santé et les équipes nationales en collaboration avec les équipes VCU qui sont sur Ie terrain (Pays, PET). 5.3 Accélérer en 1998 le transfert des données aux Pays participants et former les nationaux dans l'analyse des données et le processus de prise de décision. Intensifier l'utilisation du système d'information géographique (SIG) ArcView tant à I'OCP qu'au niveau des équipes nationales.(PET, Equipes Nationales). 5.4 Intensifier l'utilisation du test de pansement à la DEC et du test entomologique de Ia détection de la recrudescence dans I'aire initiale du Programme de 1998 à 2000 (PET, VCLD. 5.5 Estimer en 1998 Ia charge de travail du laboratoire ADN, et étudier s'il est nécessaire d'augmenter sa capacité en termes de personnel ou d'espace, Ies besoins éventuels d'autres pays, le degré de collaboration etlou d'intégration avec d'autres laboratoires, et son rôle en tant que centre d'excellence et de formation ryCU, PET). locP, Ros 98123 6. LISTE DES PARTICIPANTS OCP/APOC/AFRO 1. Dr K.Y. Dadzie, Directeur OCP, Ouagadougou 2. Dr H. Agoua, OCP,Kara 3. Dr K.L.B. Akpoboua, OCP, Odienné 4. Dr U. Amazigo, APOC, Ouagadougou 5. Dr B. Boatin, OCP, Ouagadougou 6. Dr Y. Bissan, OCP, Bouaké 7. Dr N. Dembélé, OCP, Ouagadougou 8. Dr J.-M. Hougard, OCP, Ouagadougou 9. Dr A. Itondo, OCP, Ouagadougou 10. Mr V. Kéré, OCP, Ouagadougou 11. Dr M. Noma, APOC, Ouagadougou 12. Dr J.-8. Roungou, AFRO, Ouagadougou 13. Mr M. Sarr, OCP, Ouagadougou 14. Dr A. Sékétéli, APOC, Ouagadougou 15. Dr E. Soumbey AIIey, OCP, Ouagadougou 16. Dr L. Toé, OCP, Bouaké 17. Dr. L. Yaméogo, OCP, Ouagadougou INVITES 18 l9 20 2t 22 23 24 25 Dr J.B. Davies, Liverpool School of Tropical Medecine, Angleterre Dr K. Diallo, Coordonnateur National ONCHO, Kankan, Guinée Dr T. Diarra, Institut des Sciences Humaines, Bamako, Mali Dr R. A. Gbary, Directeur, Ministère de la Santé, Abidjan, Côte d'Ivoire Dr H. Méda, OCCGE, Bobo-Dioulasso Dr A. Pana, Coordonnateur National ONCHO, Kara, Togo Dr A. Plaisier, Université ERASMUS, Rotterdam, Pays Bas Dr H. Remme, OMS/TDR, Genève, Suisse OBSERVATEUR 26. Dr S. Traoré, OCCGE, Bouaké, Côte d'Ivoire locP, Ros 981 24 7. ANNEXE RECOMMANDATIONS SUR LA MISE EN OETIVRE DU TRAITEMENT À I,IVPRMECTINE SOUS DIRECTIVES COMMUNAUTAIRES (TIDC) AU MALI. Pour une meilleure réussite dans la mise en oeuvre du TIDC au Mali iI est nécessaire que tous les acteurs impliqués jouent pleinement leur rôle. A partir des problèmes identifiés des recommandations s'imposent. 7.L La sensibilisation doit être effective dans tous les viliages devant être sous TIDC car elle permet d'améliorer la couverture du traitement. Cette sensibilisation doit concerner toute la population: hommes femmes et enfants au lieu d'un groupe restreint de notables. 7.2. Pour une mise en oeuvre effective, efficace et rapide du TIDC Les dispositions suivantes méritent d'être prises: 7.2.1. La coordination nationale du programme doit financer et à temps les services de santé au niveau local ( services socio-sanitaires de cercles). 7.2.2. 7.2.3. 7.2.4. 7.2.5. 7.2.6 7.3. 7.4. Tous Ies agents d'un centre impliqué dans le TIDC doivent être impliqués dans les activités. II est alors nécessaire que les agents formés par I'équipe nationale forment à leur tour les autres pour que tous puissent être impliqués dans Ia mise en oeuvre. Le chef d.e poste médical peut assurer la coordination des activités tout en y participant lui- même. Le recyclage des distributeurs des zones des ONG est une nécessité pour qu'ils adhérent au système de traitement par la taille. La formation des distributeurs doit être effective et renforcée sur les aspects plus techniques: recensement de la population, confection de la toise, posologie selon la taille, élaboration de rapport ou compte rendu du traitement. Ceci pourrait se farre à l'occasion des supervisions des agents de santé. Les distributeurs d.oivent être impliqués entièrement dans la mise en oeuvre et être mieux préparés à remplir leur fonction pour une pérennité du TIDC. A cet effet les agents de santé qui assurent encore Ia distribution de I'ivermectine dans les villages doivent transférer leur technicité aux distributeurs et accepter cette délégation de rôIe. Les supports de traitement notamment les cahiers et les registres doivent être laissés aux distributeurs le plus longtemps possible dans les villages pour Ieur permettre de traiter les absents, les femmes en grossesse et les grands malades ou moment de Ia distribution. La formation des agents de santé doit être complète en ce qui concerne le TIDC et I'information sur le dispositif doit être totale notamment sur Ia possibilité des villageois de venir chercher I'ivermectine dans un centre de santé. Les agents de santé doivent laisser les communautés choisir Ieurs distributeurs. En effet dans les cas de choix de distributeurs par des agents de santé des difficultés ont été constatées. locP, Ros 98125 7.5 L'approche communautaire doit être effective: sensibilisation par les agents de santé, implication totale de la communauté dans la conception du dispositif et dans sa mise en oeuvre. Devant la difficulté de traiter les hameaux de culture, il est nécessaire comme déjà envisagé par I'équipe nationaie de faire effectivement de chaque hameau un site de traitement. Par conséquent des distributeurs doivent être choisis dans les hameaux surtout dans tous ceux distants de plus d'un kilomètre du village mère. 7.6 l.l Il est nécessaire que les agents de santé à tous les niveaux adhérent à Ia philosophie du traitement sous directive communautaire et n'opposent aucune résistance à I'implication et à la participation communautaire. En effet certains d'entre eux ont une tendance à exécuter des activités ou à assurer des responsabilités qui relèvent des communautés dans la philosophie du TIDC. A ce sujet un plaidoyer pour l'installation du TIDC s'avère une nécessité. 8. Cartes et Figures Carte la : Plan d'opérations de VCU pour 1998 Carte lb : Plan d'opérations de VCU pour 1999 Cafie 2: Situation épidémiologique des villages évalués entre 1995-1997 Carte 3 : Situation épidémiologique des villages évalués dans I'extension sud en Côte d'Ivoire (1997) Carte 4a: Répartition des espèces d'Otr.chocerca sp.(Janv.97 à Fév.98) Carte 4b : Répartition des souches d'Onchocerca uoluulus (Janv.97 à Fév.98) Carte 5a : Etudes spéciales : Répartition des espèces d'Orr,chocerca sp (Janv.97 à Fév.98) Carte 5b : Etudes spéciales : Répartition des souches d'O. uoluulus (Janv.97 à Fév.98) Figure I : Asubende - Evolution des microfilaires dans la semi-cohorte des plus de 15ans régulièrement trartés, Figure 2 : Asubende - Evolution des microfilaires dans Ia population âgée de 15ans et plus. Figure 3 : Taux Annuel de Piqûre à Asubende (Rivière Pru) Figure 4 : Potentiel Annuel de Transmission à Asubende (Rivière Pru) Figure 5a : Asubende : Prédiction des tendances épidémiologiques : Arrêt des intervention en 2002 Fisure 5b : Asubende : Prédiction des tendances épidémioloeiques : Arrêt de la lutte antivectorielle en 2OO2 et continuation de I'ivermectine jusqu'en 2005 Figure 6a : Prédiction des tendances épidémiologiques à Vialadougou-Sassandra Figure 6b : Prédiction des tendances épidémiologiques à Kavaka-Marahoue locP, Ros 981 26 Page 27 Map/Carte 1a Map/Carte 1b 1' VCU PLAN OF OPERATTONS FOR 1998 / PLAN D'OPERATIONS DE VCU POUR 1998 I (i Present Programme limit Limite actuelle du Programme Original Programme area Aire initiale du Programme PLAN OF OPERATIONS FOR 1999 / PLAN D'OPERATIONS DE VCU POUR 1 999 I Pr6ent ProgEmme limit Limite actuelle du PrcgEmme Original ProgEmme area Aire initiale du Progamme L: i rl ) II ' - -_--,i-,ï )-i i 1''' ,' i I ..t \ .f' .À 28ageP g,-o. i o_ Oo z_ ô uJl- ) uJ U)lrl o l.L o z o tr ft(/) J o 6o,J. 9r( f-- O) O) r Itr) O) o) r z tU I.JJ = F LJ-l m f- O) o, -I rr) O) O) LUÉ. z tU cr) r,uf) [U U) t.rJ o JJ U) LJ.lo tufa oo o =TUoil TU zo tr :)t U) N o-o oË o() t'- àe o oc0 o oÀ ,( o)(Eç 0)=LFoË 98,ÈoÈ(LE=(,)E 9o>(LE (§.E :Pe o< o E E -= (! tso) =oolk EE§q)P6 LJÀ6 r(E Ec) aD:=(l)F o-= oroopgB _ t-* \ r'- \ i) I I I ) .i.(t I Io,' ,,l-lr' l-, .,',,,f '' .,. -,:- ",ii:1.\- -l ..-t- c ,a;ô' 'ÿ Cr'-^ ï' )*--1._ oooooto n --  oooocoo-.i-. ) Page 29 ), '-r::::r-=- 'i- ;---7 él , t **o, É) lrtzi ) ,- ,U I. ) \ \ -f, -, r-w I eÇtt-'' i" . _i) - j. ^l§r oqol ) l\*) t-.,, z i' t ,l,l I I I ."c' o ..'J" 1. I o^eo il99 Ç\ o :rI * o o c o o oÀ I..,u)ggg ooooolo r-\ s O) o,§= Ëu o H= oo >!! -Foo uJoroz OZ29.|.J.lu) aZi u.r aÿ zuOz aÉ.zu r,rJ -t-Fx=$loJU) @uzT. <Foz c)- LrJ Of LJ-l >:) TIJ J caS lHd TNJ(g aa H> 5b9=rqYqk OJ >a tu8t o- c)uJ5 ="é E91>/ r-r.t -ua-n TU cr) o o = o L o() I .À .n i l I I I I!.r ,l''' ,' 'ê>',' tl, l o-i a ,-' c-rt s) (. ô o CI ./( I ) ) \,_---- ( \ I '{ l \ --( l-.'l ù '-*/ _) Page 3o MAP/CARTE 4a: Bas MAP/CARTE 4b DISTRIBUTION OF Onchocerca sp SPECIES REPARTITION DES ESPECES D'Onchocerca sp Répartition d'Onchocerca l sp 1Q 70 14 NIGER O. volvulus Autres parasitesI DISTRIBUTION OF O. volvulus STRAINS REPARTITION DES SOUCHES D'O. volvulus 1.97-02 ,' . -.' i' NIGER BAS COMOE Bas ,)\ .-j il I lt' Bas -) VOLN'Zt LAC 1 ,:': i- (' Haut a E ?Z O. volvulus forêt O: volvulus savane I -r I r LAC [,, / BAS t\/\ \ (\, az / Haut Jr^ --r-- i\ .-t .r\' I iJ 1-, l l I I I I l- I /. :. '; .l- t "'_.' ::, t 1, -i il 'rl ( -_ii t --\ -\ ,(i I j, i" 1 L', L Jan.97 à Fév.98 90 45 o ï-) ( --t I I I j l ( ,,i' MAP/CARTE 5a SPECIAL STUDIES ETUDES SPECIALES Page 31 DISTRIBUTION OF Onchocerca SP. SPECIES REPARTITION DES ESPECES D'Onchocerca SP (01 97-02 VOLTA BAOULE TAiIO PRA % tr I BLANCHE it' r f. HAUT 'A XOIRE O. volvulus Autres parasites 'r'. .l ) \.' \l t '' l MAP/CARTE 5b SPECIAL STUDIES: DISTRIBUTION OF O. volvulus STRAINS ETUDES SPECIALES: REPARTITION DES SOUCHES D'O volvulus (01.e7-02.e8) -.t I -( i BOUOOURIBA I HAUT ,A ...-BLANCHE -,:' PRA _/t __/..: ,/ BAOULE / fl O. volvulus forâ % o.volvulussavane ta/, (I I I T' I { ldentifications de Jan.97 à Fév.98 n 10 2 t 1 .. 1 I ^-r-'.1 .,- *, l. TtitKlsso 1 .':.À: iy, l.-: i I ,1'- Répartition des espèces d'onchocerca sp. I 1æ 60 12 t-. I 1 I T i\ ) ';-,/ l ) i] ) -,.( ) Page 32 Fig. 1 1 987 Fig.2 Asubende (Pru, Ghana) Trend in mean mf-count, semi-cohort: all rounds, age 15+ Evolution de ta charge mf, semi-cohorte.'fous traitements, age 75 + a 110 Gi 100 F; s0 E§'oo$à5 zo tq,§§ uo o§6o50ËÈ =\oo'- 40o§i.oEl so c\6(4Ët zo\§toÈ 1 989 1991 1 995 Calendar year I Calendrier Asubende (Pru, Ghana) Trend in mean mf-count, semi-cohort : age 15+ Evolution de la charge mf, semi-cohorte : age 15 + 1 997 1'10 . 100o -è qnts Xs aoùs @Gà5 70t* àe> ou o§6o<^ c e. :f \§ 3c 40d.oÉ:\ cÈ 30 §ë 20\oE10 +Observation '{*Simulation\ f- 199'1 '1993 0 1 395 *{-Simulation +Observation --g '1987 1 989 Calendar year I Calendrier 1 997 a 0 Fig.3 140 Fig.4 120 Page 33 Asubende (Pru, Ghana) Annual Biting Rate (ABR), Entomologicalyear: Oct. - Sept. Taux Annuel de Piqûre (TAP), Année entomologique : Oct - Sepf. 1985 1986 't987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 Asubende (Pru, Ghana) AnnualTransmission Potential (ATP), Entomo. year : Oct. - Sept. Potentiel Annuel de Transmission (PAT), Année entomo. : Oct. - Sept. h61g) I§a o) o! N § o 0. É 1l) co o) r+ æ o) o s o(! É. !0 00 80 60 40 20 120 100 lôlôGo6 o) q)çF 80 tl +§ooe o,q, bg 60 àeN aL l-kI 20 6lObservation E Simulation EObservation E Simulation 0 1985 1986 1987 .t988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 0 t Wffiffi ffiH ffiH ffiH ffiffi WffiHffiNffi MffiHM wn W ffiffi ffiffi wwn ffiffi ffi !æ,rF. MM a Fig.5a Page 34 lmpact of the control in Asubende (Pru, Ghana) lvermectin : 1987 - 2002 Vector control : 1987 - 2002 lmpact de la lutte à Asubende (Pru, Ghana) lvermectine : 1987 - 2002 Lutte antiveclorielle : 1987 - 2002 ---..- PrevalenCe ---.-- CMFL - -lvermectin Larvicide I t a ? , r [y -!.,fn.|r|xfrl-r 1 980 1 985 I 990 1 995 2000 2005 2010 20'15 2020 2025 Calendaryear I Calendrier Fig.5b lmpact of the control in Asubende (Pru, Ghana)lvermectin : 1987 - 2005 Vector control;1987 -2002 lmpact de la lutte à Asubende (Pru, Ghana) lvermectine : 1987 - 2005 Lutte antivectorielle : 1987 '2002 0 2000 2005 I 140 120 100 80 60 40 20 l" @oo) r!,>-ôt-O3EF_9Lt,0). -oig6 orEo>E(Eo- -o Oo\ tl s 0 140 't20 ù- "B too c!u >àÈ-OtsE 80 --Obp -o=9§ 60 3Eb§ s€ 40 6\ 20 ---..- Prevalence ---.-- CMFL - lvermectin Laruicide ilÏflflrr, IIÏ I  II .,1ïïlliIi t, ir iiï' f:J, r Ir!4/I .t , r .tr 1 980 1 985 1 990 1 995 Calendar year I Calendrier 2010 201 5 2020 2025 / lï I f t a t/ I o/t )atIIIII rii É t\t t t, I Fig.6a 160 Predicted epidemiological trends for Vialadougou (Sassandra) Prévision des tendances épidémiologiques à vialadougou (sassandra) 1 980 '1990 2000 Page 35 2050 { .o'oo trE o -120qb d«r EË,'' koBoy;e [Ë60 =o) ië 40 ôÀ 20 t 0 Fig.6b 1 970 2030 2040 Predicted epidemiological trends for Kavaka (Marahoue) Prévision des tendances épidémiologiques à Kavaka (Marahoue) 2010 2020 Calendar year Calendrier 2010 2020 Calendar year Calendrier 2060 160 { .o'ooÈE o -120qb d«rEEroo :6 k6'80gS [Ë60 bo) §Ë 40 ÈÀ 20 I I - Pred. Prevalence ----""Pred.CMFL - Vector Control - - - lvermectin r Prev.Vialadougou r CMFL Vialadougou o I I t{ rl4/? I I - Pred. Prevalence ------Pred.CMFL -Vector Control - - - lvermectin r Prev.Kavaka o CMFL Kavaka \i il,ra Yi4" a I 1970 1 980 1 990 2000 2030 2040 2050 2060 0 I I I I I I I I I I I I t, I I I

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé