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Comité Consultatif d'Experts : rapport de la dixième session, Ouagadougou, 12-16 juin 1989

Organisation mondiale de la santé
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Onchocerciasis Control programme in V/est Africa Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest. I ,' t COMITE CONJOINT DU PROGRAMI.TE Dlxlème sesslon I,A 4-7 1989 Point 7 de l'ordre du lour provlsolre PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE EN AFRIQUE DE L'OUEST COMITE CONSULTATIF D'EXPERTS Rapport de la dixlène sesslon Ouagadoueou. L2-16 iuln 1989 Table des natières Llste des partlclpants Résuné A. Ouverture de la session8. Adoption de l,ordre du JourC. Sulte donnée aur< recommandatlons de la neuvième sesslon du Conité ..D. Questions découlant de la neuvlème session du CCpE. rnfornatlons sur des questlons adminlstratives et financières ......F. Rapport de la dixiène sesslon du Groupe écologique 9. Exanen des opératlons de lutte antivectoriellà ......H. Exrmen des activltés d,évaluation épldéniologique r. L'iverrnectlne et son utillsation à la suite àe l,examen de Janvier 1J. Dévolutlon K. Exnmen du Projet de Chimiothérapie de l,OnchocercoseL. Exanen du proJet de plan d'exécution conJointe d,actlvités de luttevectorlelle et de dlstrlbution d,lvermàctlne jusqu,à la fln de 199M. Prlorltés de recherche ...N. Questlons dlversesO. Date et lleu de le onzième sessi_on du ConltéP. Adoptlon du rapport a. Clôture de la sesslon JOINT PROGRAMME COMMITTEE Office of the Chairman JPC .CCP COMITE CONJOINT DU PROGRAMMEBureau du Président JPC10.3(ocP/E^c/$e.L) ORIGINAL : ANGIAIS Octobre 1989 Pages 2 5 I 9 9 9 10 11 L2 13 L4 15 t7 19 20 2L 22 22 22 Annexe I Annexe II Annexe III Rapport de la dlxième sesslon du Groupe écoJogiquePlan d'Opératlons de VCU proposé pour 1990 .......Plan d'Opérations d,EpI proposé pôur 1990 23 49 50 I { I \ t JPC10. 3 (ocP/EAc/8e.L) Page 2 LISTE DES PARTICIPANTS Membres Dr Y. Aboagye-Atta, Resident Medical Offlcer, Department of Health and Nuclear Medlcine, Ghana Atomic Energy Commission, P.O. Box 80, !9.æ!, Accra, Ghana Dr A. D. M. Bryceson, Hospital for Tropical Dlseases, 4 St. Pancras lJay, Loru!1g, NIJ1 OPE, Royaume -Uni Professeur H. J. Dlesfeld, Dlrector, Instltut für Troperùrygiene, im Neuerùrelmex Fe7-d 324, D 6900 Heidelberg, Républlque fédérale d'Alleuagne Professeur T. A. Freyvogel, Instltut tropical sulsse, Soclnstrasse 57, 4002 @, Sulsse Dr N. G. Gracz, Chemln du Rulsseau No 4 , L29l @g4ggry, Vaud, Suisse Dr C. Lévêque, Instltut françals de Recherche sclentlflque pour le Développement en Coopération (ORSTOM), 2L3, rue La Fayette,75480 Parls Cedex 10, France Professeur D. H. Molyneux, Department of Blologlcal Sclences, University of Salford, Sa!.1!or1!, M5 4lüT, Royaume-Unl . Professeur A. S. Mu11er, Dlrector, Departnent of Troplcal Hyglene, Royal Troplcal Institute, 63 Maurltskade, 1092 AD Arnsterdam, Pays-Bas (Président) Dr J. L. Stockard, 17 Angel Wlng, d'Anérique Hllton Head Island, South Carollna 29926, Etats-Unls Professeur A. M. T{nJtrm, Département d'OphtaLnologle, Rlkshospitalet, Pllestredet 32, 0027 Oslo 1, Norvège Professeur P. Viens, Dlrecteur du Centre de Coopératlon lnternatlonale en Santé et Développement, Faculté de Médectne, Unlversité Laval , $11@, Canada G1K 7P4 Organlsatlon nondiale de la Saqté Dr E. M. Samba, Directeur du Programme de Lutte contre l'Onchocercose, pgggg5lgggg, Burkina Faso Dr S. Accorsl, Unité d'Evaluatlon épidémlologlque, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose, Ouagadougou Dr O. Ba, Unité d'Evaluatlon épldémiologique, Prograrnne de Lutte contre 1'Onchocercose, Ouagadougou \ Dr HR A. Baker, Unité de Lutte antivectorlelle, Programme de Lutte contre l'Onchocercose, , MaliBamako Dr D. A. T. Baldry, Bureau de Llatson, Progra.-e de Lutte contre l'Onchocercose, Slège de I'OMS, @}5, Suisse Dr D. A. Carvalho, Coordonnateur, Bureau du Dlrecteur, Progranme de Lutte contre 1'Onchocercose, 9gæ.@ Dr O. !f. Christensen, Consultant, Programme de Lutte contre 1'Onchocercose, Genève JPC10. 3(ocP/E^c/89.L) Page 3 Dr Y. Dadzie, Unlté d'Evaluation épldénlologlque, Ouagadougou Progra'nne de Lutte contre 1'Onchocercose, Dr A. Davis, Conseiller temporalre, ProgrFrnme de Lutte contre l'Onchocercose, Genève Dr G. De Sole, Chef de l'Unité d'Evaluation épidérnlologlque, Progrernme de Lutte contre 1' Onchocercose, ggggêgry Dr C. D. Ginger, Admlnlstrateur du ProJet de Chlmlothéraple de l'Onchocercose, Progrnnrme de Lutte contre 1'Onchocercose, Genève Dr T. Godal, Dlrecteur du Progranme spéclal de Recherche et de Fornatlon concernant les Maladles üroplcales, E!èE Dr P. Guillet, Unlté de Lutte antlvectorlelle, Progranme de Lutte contre l'Onchocercose, Bamako l{. P. Kaboré, Unlté de Lutte antivectorlelle, Programe de LutÈe contre l'Onchocercose, 0uagadougou Dr A. B. Knudsen, Chef, Mlse en oeuvre et gestlon de la Lutte antlvectorielle, Blologle des Vecteurs et Lutte antlvectorlelle, Genève M. C. Pharand, Chef, Admlnistratlon et Servlces de Soutlen, Progrnm-e de Lutte contre 1'Onchocercose, QUggg1lcgg Dr D. Qul1lévéré, Chef, Unlté de Lutte antlvectorlelle, Progremme de Lutte contre 1'Onchocercose, Etg1!9ggou Dr P. Ranque, Chef, Infectlons fllarlennes, Progrmne des Maladles parasltalres, @yg Btologle des Vecteurs et Lutte antlvectorlelle,Dr C. RavaonJanahary, Conselller régional, AIRO, Brazzavllle, Congo Mlle M. L. Ravelonanosy, Chargée de progrrmme, Bureau du Dlrecteur, Progrrrnme de Lutte contre l'Onchocercose, pgggg1lgggou Dr J. H. F. Rerome, Chef, Unlté de Blostatlstlque et Infornatlque, Progrnrnne de Lutte contre 1'Onchocercose, ouggg3lggg Dr A. Sékétéll, Unlté de Lutte antlvectorlelle, Programne de Lutte contre l'Onchocercose, Bamako M. J. E. Senghor, Ghargé de I'lnformatlon, Programnne de Lutte contre l'Onchocercose, OuagadouEou M. A. Sounbey, Statlsticien, Unlté de Biostatlstlque et Informatlque, Progranme de LutÈe contre 1'Onchocercose, pgggglggggg Dr J. F. Walsh, Unité de Lutte antlvectorielle, Progrnmme de Lutte contre l'Onchocercose, Kara, Togo M. L. Yaméogo, Unité de Lutte antivectorielle, Progremme de Lutte contre l'Onchocercose, OuagadouEou Il. D. G. Zerbo, Unité de Lutte anti.Tc.torielle, Progrnmrne de Lutte contre 1'O:l:hocercose, OuagadouAou M. J. B. Zongo, Agro-économlste, Progrnmme de Lutte contre I'Onchocercose, Qg3gg5!9ggg I JPC10. 3(ocP/E^c/89.L) Page 4 Conité des À es parralnantes M. Bruce Benton, Coordonnateur Onchocercose, Dlvlsion Populatlon et Ressources humaines, Département du Sahel, Banque nondlale, 1818 H. Street, NWl{ashlngton, DC 20433, Etats-Unis d'Anérlque Dr Bernhard H. Liese, Spéclaliste prlnclpal des l.[aladles troplcales, Département de la Popu1at1onetRessourceshumaines,Banquenond1a1e,1818H.Street,NI{E@, DC 20433, Erars-Unls d'Amérique I JPC10.3(ocP/EAc/89.t) Page 5 RESI]ME La dixiène sesslon du Comlté consultatlf d'experts (CCE) s,est tenue à ouagadougou, auslège du Progr,nme de Lutte contre 1'onchocer"o". iocr;, du i2 au 16 Juln 19g9. une réunloninformelle de mlse au courant a eu lieu pendant le week-end qui a preËeae la réunion. En passant en revue la suite donnée aux reconmandatlons de sa précédente session, IeCotolté a accordé une attentlon particullère à la procédure d,appel à,off.." et d,adjuài-catlon concernant le contrat d'épandage aérien pour 1990-L992 ei noté avec satlsfac-tlon queIe prochain contrat comprendratt de nàuvelles "i.rr""" vlsant à garantir 1,améIloratlon desperfornances technlques et de ra rentabillté (paragraphes g-10)l Après avoir exanlné des questions découlant de la neuvlème session (198g) du ConitéconJoint du Progremrne (CCP), Ie CCE a noté 1'lntentlon d,entreprendre une évaluatlonextérieure du Progranrme (paragraphe 12) et'soullgné la nécesslté d,un engagement plus fermedu Bureau régional de I'OMS pour l'Afrlque (oMs/ÀFRo), en partlculier en ce qui concerne Iadévolution (paragraphes 14-16). Après avolr entendu un exposé sur la situatlon admlnistrative et financlère duPrograrame, le CCE a inslsté sur la nécesslté pour les pays partictpants d,adhérer à leursaccords avec l'ocP (paragraphe t7). Le conlté a féliclté Ia Banque mondlale des effortsqu'elle n'a cessé de déployer afin de combler Ie déficit flnancier pour le reste de latrolslène Phase flnancière et a noté que le Progranne devrait se contenter d,un budgetresserré pour 1990 et 1991, qul se traduira par Ia suppresslon de certaines actlvitEs et parde nouverles réductlons d'effectifs, afin de ne pas aàlasser les prévisions contenues dansle Plan d'Opérarions modlfié (paragraphes 1g-21). Le conité a été informé des progrès acconplls en natlère de lutte antivectorielle,aussl bien dans 1a zone lnitlale du Progroro.. irr" dans les zones d,extension. La stratégiecomPrenant 1'utilisatlon de cinq larvicid.s en alternance, la collecte et I,exploitatlon dedonnées hydrologlques Par télétiansnisslon et 1'lnformatlsatlon des opératlons d,épandageaérien, a été encore enéliorée, ce qui a per:Inls d'accroltre la rentabilité des actlvltés delutte antivecrorlelle (paragraptres ig_gZ). Le conlté a noté avec satisfactlon les progrès consldérables des connarssances dedifférentes cyto'esPèces de vecteurs dans les "àrr"" d,extension, grâce à des étudesentomologlques détalllées. sur Ia base des résultats de Ia tactlqle de lutte améllorée niseen oeuvre dans la zone d'extension sud, on a élaboré des orienÈ.tlorr" stratégiques pour1'extension vers 1'ouest des opérations de lutte antlvectorielle dans la zone d,extensionouest, vlsant en partle à suppriner les populatlons atlantlques du vecteur de l,oncho-cercose' s-imullum §ouhrense B, non mlgratolre nals local"r.rrt lmportant, et en partie àcontrôler Ies populations del cyto-espèces savanlcoles qul constituent des sources deréinvaslon irDPortantes de slnulies dans l'est de Ia Guinée et dans le sud du l{a1i(paragraphes 33-37). L'effet de 1'lvermectine sur la transnlsslon n'étant que temporalre, Ie Conlté arecoromandé au Programme d'effectuer des opérations d'épandage de iarvicides dans les zonesd'extension, étant entendu qu'elles seront poursulvles au-dèlà de L997 (paragraphes 3ger 39). Le conité consultatif d'experts s'est féliclté de 1,élarglssement consldérable du rôlede 1'unité d'Evaluation épldérniàlogtque (EPr), qul couwre désormais des actlvltés telles que1'établlsseDent de cartes épidémiologlques détaillées dans Ia perspective d,une maitrise dela norbidité par r'lvermectine. L'unitd adapte ses rechnlques épidémiologiques aux besoinsdu nonent, à savolr l'alerte précoce en cas de recrudescence (paragraphe 45). En ce qui concerne l'utllisation de f ivermectine dans le cadre des opérations de1'0cP, Ie ccE a noté que le feu vert a nalntenant été donné pour la distribution à grandeéchelle du uédlcanent, qui a été déclaré sans danger. Le conlté a également constaté que res JPC10. 3 <ocP/EAC/89.L) Page 6 études entreprises jusqu'ici avaient montré que 1'lvermectlne ne Pemettalt pas de maitriser la transmission ae iaçon permanente et a approuvé la poursutte des recherches sur le terrain (paragraphes 48 à 52). Le Comité a estimé que le rô|e du rnédlcament dewrait consister à réduire la morbidité, en particulier la cécité (paragraphe 53), et a lnslsté sur le rôle de I'OCP, principale "o,ri"" d,approvisionnement en ivermectine de la zone du Programme (paragraphe 55). 11 s'est félicité de la contribution que pouvaient apporter les organisatlons non gouvernementales (ONG) aux opérations de distribution de 1'lvermectine. Le Comité a été d'accord que, dans le cas otr 1,on utillserait simultanément les larvicides et le traltement de masse par 1'lver- mectine, le nédlcâment pourrait être distribué pendant clnq à sept ans Pour assurer des résultats cliniques r"pid.", après quol la lutte antlvectorlelle devrait sufflre à ramener f intenslté de 1'lnfectlon à un nlveau tolérable (paragraphe 57). Le Comité a approuvé le princlpe selon lequel la dévolutlon visalt à maintenlr un niveau tolérable diinfectlon, une fols ce niveau atteint gràce aux opératlons de I'OCP. La responsabilité de la préparation et de la mlse en oeuvre de Ia dévolutlon lncombe aux Pays p"rti"ip"rrts, qui deviont se charger de la survelllance active et de maitrlser Ia recru- à""..r,"ê par ltivermectine. Le CCE a été lnformé des plans en tratlère de dévolutlon actuel- lement mis en oeuvre ou prévus dans des pays, ou des partles de pays, sltués à l'Intérleur de la zone lnitlale du Piogramme, à savolr le Burkina Faso, le Mall et Ie Nlger. L'lnpor- rance de la fornatlon a été rappelée et le rôle de I'OMS/AFRO et de I'OCP dans la dévolution a été préclsé (paragraphes 59-71). Ayant passé en revue le ProJet de ChlnioÈhéraple de l'Onchocercose (OCT), le ConlÈé a félicité celul-cl de ses réallsatlons et a prls acte de la sttuaÈlon en ce qul concerne Ia mlse au polnt d,un macrofllarlclde (paragraphes 72-79). Le CCE a soullgné 1'lmportance de pouvoir âl"po".r d,un macrofllarlcldé en-vue de la dévolutlon et préconlsé la poursulte des recherches en cours au-delà des délais ftxés pour 1'OCT, en étrolte collaboratlon avec 1,OCp, le prograrnme spécial de Recherche et de Formatlon concernant les Maladles troplcales (TDR) et f industrle pharmaceutlque (paragraphes 80-82). Iæ Conité a passé en revue le Plan d'Opérations modlflé Pour la trolslème Phase flnanclère (1985-i991) cornpte tenu des dernlères tnfornaÈlons concernant les effets et l,inpacÈ de l,lvermectine et a conclu que le Plan uodifié devait rester tel quel (paragraphes 83-9L). Le Comlté consultatlf d'experts a établl une llste de priorltés pour le Progranme de recherche de I,OCP (paragraphes 92-94) et fait des suggestlons Pour que Ie personnel du programme puisse rédiger-et publler sans retard des artlcles scientlflques dans des revues lnternatlonales (paragraphes 95-96) . Recommandatlons Le Conlté a fait les recommandatl sulvantes 1 2 3 Il ne devralt pas y avoir de changeurent dans la stratégle de lutte Présentée dans le Plan d'Opérations nodiflé (doctrnent JPC9.5) (paragraphe 91); Ie Progranme devrait lntenslfler 1'épandage de larvlcides dans les zones d'extension (paragraphe 38) ; le Progranme devrait poursulvre 1'épandage de larvlcides, seule méthode éprouvée de lut[e contre la trànsnlssion, Pendant 14 ans Pour attelndre ses obJectlfs dans les zones d'extension (paragraphe 40); le Bureau réglonal de I'OMS Pour l'Afrique devrait, en collaboratlon avec I'OCP' aider les Paÿs participants à préparer 1a dévolutlon (paragraphe 71); 4 56 7 8 9 JPC1o.3(ocP/E c/89.r) Page 7 Ia recherche de nouveaux larvlcldes et de neilleures forrnulatlons dolvent falre 1'objet d'une haute prlorité et d'une collaboration avec la Divlslon VBC de 1'0MS et 1'lndustrie; un rapport sur Ia questlon devra être soumls au CCE à sa sesslon de 1990 (paragraphe 94.7); la recherche et le développetrent de tests lmmunodiagnostlques et blogénétlques appllcables sur le terrain devraient être poursulvis en collaboratlon avec TDR et des groupes de recherche dlmarnlques, pour que 1'on pulsse déceler rapidenent toute réinfectlon dans les populatlons hr:maines (paragraphe 94.4); la recherche d'un macrofllarlcide devralt être poursuivle au-delà de 1991, date Jusqu'à laquelle le flnancement de I'OCT a été approuvé car même sl l'on ne dlspose d'un macrofllarlcide qu'en l'an 2010, il ne sera pas trop Èard pour fatre face à une recrudescence de la maladle dans l'alre du Progreme (paragraphe 81); I'OCT devratt être davantage lntégré à la structure de TDR et le Progremme devraltétabllr, en collaboration avec TDR et 1'adminlstrateur de I'OCT, un plan vlsant à poursulvre la recherche d'un macrofllarlcide, qul serait présenté à la onzlène sesslon du CCE en 1990 (paragraphe 82); 11 faudralt améliorer et mettre à l'épreuve le modèle de transmlsslon qul a manl- festement fait ses preuves pour le planlflcation des actlvités de luEte contre l'onchocercose de I'OCP, afin d'accroltre encore sa valeur prédlctlve. 11 faudralt en prlorlté effectuer des études de sfunulatlon plus détalllées concernant lesposslbllltés offertes par le traltenent à f ivernecttne pour maltriser la recru- descence de 1'lnfectlon (paragraphe 94.2)l I'effet de 1'lvermectlne sur la maladle et sur sa transulsslon et le mode d'appllcatlon optinal de f ivermectlne devralent être évalués de nanlère plus approfondle. De plus, 11 faudralt envisager la nlse au polnt d'un test ln vltro pour déceler une perte éventuelle de sensibllité du paraslte au nédlcanent(paragraphe 94.3); des recherches plus poussées devraient être entreprises sur la répartltlon géographique et salsonnlère et sur Ie rôle de vecteur de dlfférentes espèces et forrnes de Simullum dans les zones d'extenslon en fonctlon du tableau épldénlo- logique de la naladle (paragraphe 94.5); Ia surveillance de la sensibillté du vecteur aux larvlcldes opératlonnels reste lndispensable, de mêne que la recherche d'une résistance croisée éventuelle à ces composés (paragraphe 94.6) ; la présence d'onchocerques animaux et de différentes souches de O. volurlus chez Slnullun qul plquent l'honme exige que l'on poursuive la nlse au polnt de technlques d'ldentlflcation en collaboratlon avec TDR et d'autres groupes de recherche dlmaniques (paragraphe 94.8) ; les néthodes épldémlologlques dolvenÈ encore être améllorées afln que 1'on pulsse contrôIer et exécuter les activltés de lutte contre la naladle nécessltées par 1'extension des zones géographlques sous surveillance épldémlologlque et par les besolns que susclte le processus de dévolutlon. Ces méthodes doivent être adaptées aux systèmes de santé des pays qui partlclpent au Programme (paragraphe 94.9); un cours du,'.nlveau de la naltrise en santé publique, à 1'lntentlon d'épldénlo-lotistes c[evronnés, devrait être organlsé dans une lnstlÈution afrlcalne(paragraphà 57); 10 11. t2. 13. 15 L4 r.l JPC10.3(oc?/E^c/89.t) Page 8 15 L7 des études anthropologiques devralent êÈre entreprlses en vue de déterniner les mesures à prendre pour accroltre ou malntenir la sensibilisation à Ia maladie et à ses synptômes parrnl les populations concernées (paragraphe 54); les activltés de documentatlon photographique concernant 1e développenent des léslons oculalres onchocerqulennes dewralent être intenslfiées et une aide des ONG lntéressées pourralt être solllcltée à cet égard (paragraphe 46); 1'OCP dewrait établir un glossalre des ternes techniques et usuels enployés par Ie Progremme (paragraphe 100) ; l_9. tous les noyens posslbles devraient être mis à la dlsposltlon de 1'équipe d'hydro- blologle du Progranrne et de ses collaborateurs afln qu'ils pulssent rédlger des arÈlcles et les falre publler pour falre connaltre leurs résultats (para- graphe 26); d'une manlère générale, Ie personnel de I'OCP devrait dlsposer du temps nécessaire pour rassembler et analyser les données 9t rédiger des articles qul pulssent être publtés (paragraphe 95). A. OIryERI'T'RE DE IA SESSION 1. La dtxlène session du Con1té consultatlf d'experts (CCE) s'est tenue au Siège du Progranrme de Lutte contre I'Onchocercose (OCP) à Ouagadougou du 12 au 16 Juin 1989. Le Dlrecteur du Progrenrme et le Présldent du CCE ont rappelé que l'année précédente, au cours de sa sessl.on annuelle, le CCE avalt perdu l'un de ses membres les plus dévoués en la personne du Professeur Patrlik Hanllton. 2. Le Dlrecteur du Programme et le Gonlté ont rendu homnage à M. J. D. l{ (Douglas) Marr, Chef du Bureau de Llalson de I'OCP au Slège de I'OMS, qut prend sa retralte fln Juln 1-989. 3. Le Dlrecteur du Prograuue a rappelé au Conlté que le prlnclpal obJectlf du Prograrnme étalt de rnmener la prévalence de l'onchocercose à un nlveau auquel elIe ne constltue plus un problène soclo-économlque et de santé publlque, et non pas d'éradlquer la naladle. Cet obJectlf a déjà été aÈtelnt dans une partle de la zone lnltlale du Progranme (notaEx0ent au Burklna Faso). La deuxlène partle de ceÈ obJectlf conslsEe à veiller à ce qu'11 n'y a1t Pas de recrudescence de la naladle, ce qul ne peut se falre sans une dévolutlon efflcace, soutenue pendant la pérlode qul sulvra la fln des actlvités de I'OCP, par une étroite collaboratlon lnterpays sous une forme quelconque. Le Progrâmne trevallle donc en étrolte coopération avec les autorités sanltalres natlonales, s'efforçant d'accroitre progressi- venent 1a particlpatlon des pays et d'accélérer encore ses acÈivltés de fornatlon de personnel de santé natlonal de nombreuses dlsclpllnes. 4. Lc Dlrecteur du Progrm,ne a prlé le CCE de prêter une attentlon partlculière au nouveau problène auquel est confronté le Progrernme, à savoir 1'assoclatlon optlmale entre 1'épandage de larvlcldes et Ia distrlbutlon d'lvermectlne. 5. Le Présldent du CCE a remerclé le DirecÈeur du Progranme de son allocutlon d'ouverture alnsl que de la quallté des séances d'infornatlon technlques organlsées par le personnel du Prograume à l'lntentlon des membres du Conlté deux Jours auparavant. I1 a également remerciéle Progranne de lul avolr pernls, alnsi qu'à trols autres nembres du CCE, d'effectuer plusleurs vlsltes sur le terraln au cours de l'année écoulée, Pourtant le Comlté alneralt, en plus, recevolr pour sa sesslon annuelle un résLrué par écrlt des actlvltés de VCU et d'EPI durant 1'année écoulée. 6. Enfln, le Contté a exprlné sa reconnaissance au Dr D. Qulllévéré, qui a quitté le Gonlté depuls sa neuvlème sesslon et assune désormals les fonctlons de Chef de l'Unlté de Lutte antlvectorlelle du Progranne. De même, le CCE a exprlné ses slncères remerciements à son prédécesseur à ce poste, le Dr B. Phlllppon, qui a quitté le Progrrmme Pour occuPer un poste lmportant à l'ORSlOlt. 18 JPC10.3 (ocP/EAc/89.L) Page 9 B. ADOPTION DE L'ORDRE DU JOI'R 7. Iæ Conité a adopté l'ordre du Jour cl-après Ouverture de la sesslon Adoptlon de l'ordre du JourSuite donnée arxx recommandatlons de la neuvième sesslon du Conité Questlons découlant de la neuvième sesslon du CCP Infornations sur des questlons admlnlstratlves et flnanclères Rapport de la dlxiène sesslon du Groupe écologlque Exnmen des opérations de lutte antlvectorielle Exnmen des actlvltés d'évaluatlon épidénlologique L'lvermectine et sonutillsatlon à la sulte de 1'exornen de Janvler 1989 Dévolution Examen du ProJet de Chinlothéraple de 1'Onchocercose Examen du projet de plan d'exécutlon conJolnte d'actlvltés de lutte antivectorlelle et de dlstrlbutlon d'Lvermectlne Jusqu'à la fin de 1991Priorltés de recherche Questlons diverses Date et lleu de la onzlène sesslon du Conlté Adoptlon du rapport Clôture de la sesslon 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. L2. 13. L4. 15. 16. L7. C. SUITE DONNEE AIIX RECOMI{ANDATIONS DE IA NEIIVIEME SESSION DU COMITE 8. Le Prograrnne a présenté des falts nouveaux concernant la procédure d'appel d'offres et d'adjudication pour le prochain contrat d'épandage aérien couvrent la période L99O-L992. Le Comité a noté avec satlsfactlon que le falt de s'être préoccupé de ces questlons avalt Pernis de déflnlr et de mettre en oeuvre de nombreuses Eesures nouvelles vlsant à garantir une amélioratlon des performances technlques et de la rentablllté pour le prochaln contrat d'épandage aérlen. 9. Le Comité a été tnformé des disposltlons prlses à cet égard : la révision de l'appeld'offres, dans le sens d'une plus grande préclslon des spéclflcations technlques et de l'ensenble du cahler des charges, un progrâmne complet prévoyant la mise au point et 1'approbation de nouvelles technlques d'épandage de larvlcldes par héllcoptère, des clausesplus strictes prévoyant de pénaliser Ia compagnie au cas oir les résultats ne seralent pas satisfalsants et des négoclatlons en cours en vue d'assurer une neilleure continulté des services des pllotes à Ia base aérienne d,Odlenné. 10. Le Comlté a adrnis que pour plusleurs raisons, dont des ralsons flnanclères, le Programme ne pouvalt à l'heure actuelle envisager de déplacer sa base aérienne ouest d'Odienné . 11. Etant donné que les autres recommandatlons de la neuvlène sesslon du Comlté qul demandaient un compte rendu de sulvl de Ia part du Progranme correspondaient toutes à unpolnt particuller de l'ordre du Jour, il a été décldé que I'OCP y répondralt au moment del'examen des polnts correspondants de l,ordre du Jour. D. QUESÎIONS DECOUI.AI{T DE IA NEWIEI.IE SESSION DU CCp L2. Le CCE a pris note de la propositlon du CCP d'effectuer une évaluation extérieure du Progranme avant la fin de la troisiène Phase flnancière afin d'évaluer les progrès aecomplis dans la réalisatlon des objectifs du Progranme. JPClO. 3 (ocP/EAc/89.L) Page 10 13. Le CCE a également noté qu'un membre du CCP avait suggéré que le Programme mette à contribution ses excellents services graphiques pour établir une carte unlque illustrant la répartition géographique des opérations de lutte antivectorlelle et de dlstrlbution de roédicaments. L4. Le Comité consultattf d'experts a été inforuré que des membres du CCP avaient nanlfesté un certain mécontentement concernant 1'absence de mesures concrètes prlses par 1'OMS/AFRO pour soutenir le processus de dévolution. Le Comité a constaté, comme 11 l'a fait à maintes reprises par le passé, que les politiques de 1'OMSr/AFRO ne semblent pas avoir été suivles d'effet en ce qui concerne la dévolution des activités de lutte conÈre l'onchocercose Par le Programme aux Pays particlpants. 15. Le représentant de I'OMS/AFRO à la session du CCE a falt observer que le scénario de développement sanltalre accéléré en trols étapes adopté par les EÈats Hembres de la Réglon afrlcalne à la trente-cinqulène sesslon du Comité réglonal de I'OMS, tenue à Lusaka en Zambie en septembre 1985, restait Ie meilleur moyen de mettre en oeuvre les activltés de dévolution. Ce scénario visait à renforcer tous les niveaux des systèmes de santé nationaux, y conpris ceux des Pays partlcipants à I'OCP, en fournissant un appul opératlonnel au niveau périphérique (districts), un appui technique au niveau intermédialre (provinces) et un appui stratégique au nlveau central. Ces activités sont entreprises par Ies bureaux de I'OMS dans les pays, les bureaux de sous-réglon ou par le Bureau réglonal, selon les besolns. 16. Le Comité est persuadé que I'OMS/AFRO peut et doit favorlser le renforcement des servlces de santé nationaux de façon à leur donner les noyens à terme d'exécuter les acÈivités qui leur ressortlront lorsque prendra fln le plus lnportant et le plus efflcace progrrmne de lutÈe contre la naladle dans la sous-réglon de l'Afrlque de l'Ouest. Cette aide devrait comporter la collecte, 1'analyse et 1a diffuslon d'lnformatlons technlques pertl- nentes, I'affectatlon de personnel à la planificatlon, la mise en oeuvre et la formation en vue de la dévolution, l'octroi de fournitures et de natérlel, et devralt encourager les Etats Membres à lnscrire des crédits au budget ordlnalre de I'OMS pour les actlvltés en rapport avec Ia dévolution et à mobiliser des ressources extérleures Pour flnancer les activltés des pays. E. INFORMATIONS SUR DES QUESTIONS ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES Admlnistratlon L7. Le Conlté a été lnforné qu'au cours de l'année écoulée, le Progrnmne avait rencontré un certai.n nombre de problèmes d'ordre adninlstratlf dans certains Pays partlclpants. A cet égard, Ie CCE a soullgné qu'iI étalt lmportant que les adminlstrations natlonales adhèrent à leurs engagements vis-à-vis du Programme pour que les opératlons de I'OCP se déroulent au rnieux. Sltuation flnanclère 18. I1 a été expllqué au Comité qu'à la fln de 1987, on prévoyalt un déflclt de US §29 rnillions pour Ia troisiène Phase financière du Progranme mals qu'en avrll 1989, ce déficlt avait pu être ramené à envLron US $13 mlllions. L9. Un représentant de la Banque mondiale a donné de plus anples détalls sur Ia sltuatlon financière du Progranme et expllqué qu'un effort lnportant avait été consentl pour assurer un financenent supplémentalre de Ia part des Donateurs actuels et pour attlrer de nouveaux Donateurs. Certains Donateurs habituels envlsagent déJà d'accroltre leurs contributlons, alors que trols Donateurs potentlels ont accueilli favorablement les démarches de la Banque nondiale. La Banque mondiale est donc optlmiste et pense que Ie déficit actuel de US $13 nillions pourrait être conblé d'ici la fin de 1990. JPC10.3 (ocP/E^c/Be.L) Page 11 20. Malgré cela, le Programme devra se contenter d'un budget extrêmement resserré pour 1990 et 1991, sl l'on veut garder lntacte la réserve de US §10 mlIlions. Cela se tradulra inévltabletrent par la suppresslon de certalnes actlvltés et par de nouvelles réductlons de personnel. 2L. Le Conlté a exprlmé sa reconnalssance à Ia Banque nondlale pour les efforts qu'eIle déplole et noté que Ie Dlrecteur du Progrrm'ne s'étalt engagé, Eoyennant un contrôle strlct des dépenses, à tout falre pour s'en tenlr aux prévlslons pour 1990 et 1991 contenues dans le Plan d'Opératlons modlfié. Le Conlté a toutefols adnls qu'11 rlsquait touJours de se produlre des événenents lnprévlsibles qul pourralent exlger que le Progrrrrrne recherche des crédlts supplénentalres pour couvrlr le reste de la trolslène Phase flnanclère. F. RAPPORT DE IA DIXIEME SESSION DU cROUpE ECOLOGIQUE 22. Le Conlté a été lnforné que les données sur l'envlronnenent recuelllles depuis de nombreuses années lndlquent clairement que les opératlons larvlcldes au moyen du ténéphos et de Baclllus thurlnglensis H-14 (8.t. H-14) n'avaient pas d'effet notable sur les organlsnes non clbles étudlés (polssons et lnvertébrés) en urllIeu aquatlque. La survelllance des effets de ces larvlcldes n'est donc plus une prlorlté pour le Groupe écologique. Par contre, 11 importe malntenant de concentrer les efforts de surveillance sur les effets secondalres des lnsecticldes opératlonnels plus récents (carbosulfan et perméthrlne), surtout compte tenu de leur utlllsatlon en alternance avec d'autres composés. 23. Sur Ie plan opératlonnel, le Groupe écologique a rédult le nombre de sltes de surrrell- lance aquatlque nals a recommandé d'accroltre la fréquence des opératlons de survelllance aux sites retenus. La sélectlon des sites de survelllance a été effectuée d'après les critères cl-après : - cours d'eau où les larvicides sont uttllsés par rotetlon; ' solldes connalssances de la faune aquatlque aux sltes de surrrelllance, ce qul lnpllque l'exlstence de données de bonne quallté; - représentatlvlté des sltes par rapport à I'ensenble des cours d'eau Eraltés dans la zone du Progranme. 24. Le Groupe écologlque a réafflrmé que Ia recherche de nouveaux larvlcides et de nouvelles forrnulations devalt être poursulvle à un rythme réguller aussl longtenps que le Programne utlllsera des lnsectlcides pour luÈter contre les vecÈeurs de 1'onchocercose et que les ressources humaines et natérielles nécessalres devaient être mlses à dlspositlon pour ce falre. Le Groupe écologlque est égalenent préoccupé par : - le retralt du chlorphoxine de la llste des lanrlcldes opératlonnels du Progranrme par Iefabrlcant, car ce composé étalt un élément lnportant, de la stratégle de rotatlon; - le falt qu'une réslstance à la perrnéthrine et eu carbosulfan pourralt apparaltre avantla fln du Programe, ce qui aurait de graves conséquences pour les stratégles de traitement; - le danger d'uÈlIiser la pernéthrlne en trop grande quantlté car c'est pour 1'lnstant le composé le plus toxique utlllsé par le Progranme; - le fait que I'apparltlon d'une réslstance au à& H-14 est un rlsque qu'on ne sauratt exclure; ce composé étant le seul dont l'utlllsatlon est autorisée par le Groupe écologique pendant, la salson sèche dans les réglons où 11 existe une réslstance au ténéphos. JPC10.3(ocP/E c/$e.L) Page L2 25. Le Comlté a noté avec intérêt qu'en 1989 des essais sur terrain du pyraclofos seraient effectués sur le Bandsma. Les essais en rivière de la bioresnéthrine commenceront également le plus tôt possible. 26. Iæ Cotrlté a convenu avec le Groupe écologique qu'11 faudrait faire coilraitre l'expé- rience acquise par Ie Programme en matière de surveillance aquatique à l'ensemble de la conrnunauté sclentlfique internationale et a accuellli favorablement les suggestions du Groupe pour faciliter la publication des résultats obtenus. Le Comité a recommandé que tous 1ee moyens posslbles solent uls I la dlsposltlon de 1'équipc d'hydroblologle du Programne afln que ses collaborateurs pulssent rédlger des artlclês et les falre publler pour falre connaître leurs résultats. 27. En ce qui concerne l'extenslon ouest, Ie Groupe écologique n'a pas Jugé nécessalre d'effectuer une sunrelllance régullère des fleuves Sénégal et Gamble, dont Ia faune aqua- tlque esE très senblable à celle que l'on retrouve dans les cours d'eau traltés de la zone lnltiale du Progranne. L'extension prévue des opératlons larvicides en Slerra Leone a cependanE amené le Groupe à recommander la mtse en oeuvre d'un plan d'urgence (en raison du nanque de tenps disponlble avant le début des opératlons) afin de recuellllr des données sur le mllleu aquatlque avent traltement. Cela est lnportant car la faune de cette réglon est senslblenent différente de celle que l'on retrouve dans d'autres parties de l'alre du Prograume. 28. Enfin, Ie Présldent du Groupe écologique a assuré Ie Conité que Ie Groupe suivra de près la mlse en oeuvre de ses recommandations par le personnel compétent du Progrrmme et des Pays partlclpants. G. EI(AI{EN DES OPERATIONS DE LUTTE AI{TIVECTORIELLE 29. Le Conlté a passé en revue les opératlons de lutÈe antlvectorielle entrePrlses au cours de l'année écoulée, alnsl que les actlvités de surrrelllance entomologlque, et a noté avec satlsfactlon que 1'utlllsatlon par rotatlon des clnq lanricldes actuellement dispo- nlbles avalt pernls d'utLllser le ténéphos dans plusleurs systèmes hydrographlques lnportants. Le Comlté a prlé le Progranne, en collaboration avec I'OMS^BC à Genève, d'lntenslfier la recherche de nouveaux composés et de nouvelles fornulatlons étant donné que 1'épandage de larvlcldes demeure le moyen fondanental de lutte contre 1'onchocercose. 30. Le Conlté s'est déclaré lnqulet de la posslblllté que le pyraclofos soit plus toxlque pour les polssons que le téméphos. Le CCE a égalenent noté que Jusqu'lcl aucune résistance crolsée entre le ténéphos et le pyraclofos n'avait pu être mlse en évldence lors des essais. 31. 11 a été rapporté que la pernéthrlne avait été utlllsée ces deux dernlères années cornme lanriclde au Cnneroun. Un grand fleuve, le Sanaga, à fort déblt (600 à 6000 rn3/s) a été tralté à des lntervalles d'une semalne sans qu'aucune réslstance n'apparalsse. 11 a égalenent été observé que la perméthrlne n'avalt que des effets lndéslrables margtnatx,( sur les organlsmes aquatlques non clbles. 32. Le Conlté a féllcité le Progranrne de la stratégie d'utlllsatlon par rotatlon des lanrlcldes opératlonnels disponlbles et soutenu les prograrmes actuellenent mis en oeuvre pour évaluer de nouveau.:R composés et de nouvelles fornulatlons et survelller Ia réslstance. 33. I1 a été slgnalé au Conlté que lorsque les opératlons lanzlcldes ont commencé dans la zone d'extenslon sud en 1988, il n'a fallu que 18 cycles d'appllcation du B.t. H-14 pour réduire senslblement les valeurs du potentiel annuel de transnission (PAT) dans le nord du Togo et au Bénln. La forme "DjodJl" de S. sanctlpaull n'a pas réapparu dans la zone traitée ma1saétérenp1acéeparunvecteurnoinseff1cace,§-.@.Dans1espartiesdecette zone otr cette cyto-espèce est présente dans les biotypes des nontagnes, 11 est difficlle, pour ne pas dlre lmposslble, de les tralter car on se trouve face à un terraln escarpé, une végétation dense et souvent des condltions cllnatiques défavorables. Des problènes analogues ont été rencontrés dans les zones de rnontagne de l'extenslon ouest. JPC10.3(ocP/E c/89.L) Page 13 34. Des sinulles venant du Nlgérla contlnueront de s'lnflltrer par la frontlère est de 1'OCP, mals cela ne compromet pas les actlvltés de lutte antlvectorlelle car les vents domlnants soufflent de sud-ouest en nord-est. Dans le nord de cette zone, dans la vallée de la Sota, 1'onchocercose ne peut être rentablement naltrlsée par des opératlons d'épandage aérlen de lanrlcldes. La dlstrlbutlon régullère et répétée d'lvermectlne devralt donc être adoptée conme solutlon de substltutlon dans cette vallée. 35. En ce qul concerne l'extenslon ouest, le Comité a noté que les recherches entomo- loglques entreprLses au cours de 1'année écoulée avalent pertrls d'obtenlr des lnformations détalllées sur 1'ldentlté de 1'espèce vectrlce, sa dlstributlon et son rôle vecteur en Slerra Leone. Le vecteur S. soubrense B , très efficace, est largement présent, en parti- culler dans le sud du pays. Des observatlons ont égalenent été faites en ce qul concerne 1'extension vers le sud des cyto-espèces savanlcoles pendant la salson sèche, manifestement facllitée par le débolsement protresslf de 1a celnture de forêt hunide. Pendant la salson hunide, les cyto-espèces savanlcoles sont généralenent clrconscrites à la partie nord du pays, et en partlculler dans les grands fleuves, otr elles constltuent des sources de rélnvaslon lmportantes vers le nord-est. L'axe de rélnvaslon du nord de la Slerra Leone vers le bassln du Haut Nlger en Gulnée et au-delà vers le sud du Mall correspond, senble-t-ll, à un couloir plat entre le nasslf du Fouta-Djalon (au nord) et les uonts Nlmba (à I'est). 36. Les prenlers résultats des dernlères enquêtes épldéniologiques effectuées en Slerra Leone par I'OCP ont lndlqué, comme cela avalt déjà été signalé ailleurs, que le problème de 1'onchocercose étalt sufflsarnment greve dans des réglons étendues du pays pour Justlfler la nlse en place d'actlvltés de lutte antlvectorlelle. Les résultats déEall1és des analyses en cours seront comunlqués au Comlté à sa prochalne session. 37. Les bonnes perspectlves qul s'offrent à la lutte contre S. soubrense B (cyto- espèce relatlvernent non ulgratolre) dans le sud de la Slerra Leone, Jointes aux résulEats épldémlo- loglques encouregeants obtenus début 1989 en ce qul concerne la naltrlse des sources de rélnvaslon des cyto-espèces savanlcoles dans le nord du pays, ont convaincu le Comlté qu'11 étalt lmportant de rappeler que Ie Progranme devait s'en tenlr à la stratégLe d'épandage de larvicldes déflnle dans le Plan d'Opératlons nodifié (document JPC9.5, page 11, para- graphes 8.7-8.10) (volr égalenent sectlon L). 38. Etant donné que 1'lvernectlne ne parvlent pas, semble-t-il, à interrompre la trans- nlsslon de l'onchocercose et que I'épandage de larvlcldes reste la méthode de cholx pour lutter contre 1'onchocercose, puisqu'il perrnet d'interrompre lnnédiatement la transnisslon, 1e Conlté a recomlndé que le Programc lntenslfle les opéretLons lanrlcldes pour lnter- rorûpre la transmlsslon dans tes zones d'ertenslon. 39. En falsant cette recommandatlon, le Comlté a reconnu que certalns basslns fluvlaux, conne celul du Bakoye dans l'extenslon ouest et un certaln nombre d'habltats de montagne, ne se prêtalent pas aux treltenents larvlcldes pour des raisons technlques et/ou aéronautlques et parce qu'lls n'étalent pas susceptlbles de constituer des sources de rélnvaslon pour des régions oir des actlvltés de lutte antlvectorielle se poursuivent. Dans ces zones, la distri- butlon d'ivermectlne est Ie noyen le plus approprié de lutter contre 1'onchocercose. 40. Le Comité a exanlné les dernières données obtenues par le Progranme tendant à prouver que 1'lvernectlne n'a pas un effet sufflsant sur la Èransulsslon. Compte tenu de la longévlté (14 ans) du ver adulte fenelle, le Programe dewra poursulwre l'appllcatlon de latrlcldes, seule néthode eyant falt ses preuves, pendant quâtorze ane, pour attelndre son obJectlf dans les zonea d,extenslon. H. EXAI{EN DES ACTMTES D'EVALUATION EPIDEMIOITOGIQUE 41. Le rôle de l'Unité d'Evaluatlon épldéniologique (EPI) a considérablenent évolué et a pris de 1'lnportance au cours des deux dernières années. L'Unité, qul étalt uniquement chargée d'évaluer f impact de la lutte antlvectorlelle et d'effectuer des enquêtes JPC10.3(ocP/EAc/89.t) Page 14 épldémlologiques et ophtalmologlques, actlvltés qu'elle poursulvra, a malntenant élargl ses activités à 1'établissement de cartes épldéurlologlques en vue de 1'organlsatlon, de 1'exé- cution, de la survelllance et de l'évaluation de la dlstrlbutlon d'ivermectlne à grande éche11e. 42. Une carte lndlquant la répartltlon et la gravité de l'onchocercose dans la zone d'extenslon ouest, où le nombre de personnes lnfectées et rendues aveugles par la naladle a été évalué, a maintenant été établie. Le cholx des collectivités qul seront traltées par 1'lvernectlne a été effectué sur la base d'estfunatlons du rlsque de cécité onchocerqulenne (CCMFI > 10). Le traltenent de masse par l'lvermecÈine a été évalué au moyen de blopsies cutanées et d'enquêtes ophtalnologiques. 43. Toutes les actlvltés dans Ia zone d'extenslon ouest ont été entreprlses par des équlpes nationales formées et encadrées par l'Unité EPI, à l'exception des enquêtes ophtalnologiques . 44. Les données recueillies par EPI constituent l'une des prlnclpales sources pour Ie caIcul des projections au moyen du modèle mathématlque et sont donc d'une lmportance capitale pour les prises de décislons concernant les opérations futures de I'OCP. 45. On a soullgné qu'11 était inportant de développer les technlques épldénlologlques et de les adapter aux fonctlons élargles de l'Unlté EPI en ce qul concerne la maltrlse de la norbldlté et la détectlon précoce d'une recrudescence. A cet égard, le Conité consultatlf d'experts a lnsisté sur f importance de la formation en vue de la dévolutlon. 46. L'examen ophtalmologlque vlsant à évaluer les déflclences vlsuelles provoquées par l'onchocercose contlnue d'être basé sur l'aculté vlsuelle évaluée au Doyen de tests de terraln réallsés dans des cas cholsls. Des néthodes plus élaborées, telles que la photo- graphie du fond de 1'oe11, les photographles de 1a couche des flbres du nerf optlque et 1'angiographle à Ia fluorescéine, devraient être envlsagées dans des échantlllons de popu- latlon afln de préclser et de vérlfler les données recuelllles et de docunenter de façon obJectlve sur les changements oculaires obtenus grâce aux opérations de lutte. Le Conlté a reconmandé d'lntenslfler 1a docrroentetlon photographlque concernant le développêDent de léalons oculalres onchocerqulennes et suggéré que le Programe contactê 1cs ONG lntérersées pour leur demander une alde dans ce domalne. 47. On s'efforce actuellement de recruter du personnel ophtalnologique supplénentalre pour faire face à la charge de travail accrue llée aux actlvltés dans les zones d'extenslon. A cet égard, f importance du contrôle de la qualité et des varlatlons mlnlnales des obser- vations a été soulignée. Compte tenu du manque d'ophtalmologues, le CCE a encouragé le Progranme à avoir au maximum recours à des asslstants spéclalenent fornés. I. L'IVERMECTINE ET SON UTILISATION A I SUITE DE L'EXAMEN DE JANVIER 1989 48. Le Sous-Comité TDR/OCP/OCT chargé de la survelllance des essais conmunautalres de 1'lvernectlne a estlmé, à sa réunlon de Janvier 1989, que 1'lvermectlne pouvalt sans dangerêtre utillsée à grande échelle, à condltion qu'une pérlode de 35 heures d'observatlon solt respectée pour déce1er d'éventuels effets secondaires. 49. Le Sous-Conlté préclse dans son rapport que, dans plus de 122 000 cas de traltenent à l'lntérleur et à l'extérteur de la zone de I'OCP, aucune toxiclté pour le systène nerveux central lmputable au médicament n'a éËé observée, mêue dans les cas d'épllepsle connus, que des chutes de tension graves ne se sont produites que dans un cas sur nille et que les crises d'asthme occasionnellement provoquées chez les asthnatlques ont pu être traitées Par les noyens classiques. L'ivermectlne est donc généralenent bien tolérée en Afrlque. 1 CCMF : Charge de Ia communauté en nicrofllalres. JPC10.3 (ocP/EAC/89.t) Page 15 50. Une dose unlque d'lvernectlne rédult Ia charge nlcrofllarlenne moyenne dans la Peau et entralne une auélloratlon des slrnptômes cutanés et dans la chambre antérleure de 1'oe11. Les léslons de la chambre postérleure restent stables. 51. Alors que, dans rxr prernler tenps, les essals de f ivernectlne sur le terraln evalent lndlqué une iéductlon appréclable des taux d'infectlon des vecteurs et du poEentlel annuel de tiansnlsslon, des études ultérieures effectuées par I'OCP, y conprls eu moyen de modèles nathénatlques, ont emené à la concluslon que Ia réductlon n'étalt pas sufflsante Pour permettre une maltrlse durable de Ia transnisslon et, gu'à cet égard, 1'lvernectlne n,apportalt rlen à la lutte antlvectorlelle. Le CCE a approuvé la poursulte des études sur la transmlssion à Asubende et à Pendlé et noté qu'11 étalt posslble que 1'lnpact de 1'lvermectine solt dlfférent selon la sltuation épldénlologlque. 52, Les crltères d'excluslon du traltenent par 1'lvernectlne restent les rnêmes, uals avec l,expérlence, des nodlflcatlons pourralent s'avérer nécessalres. Le nédlcauent ne dolt pas être dlstribué pendant la salson otr 1'lncldence de la nénlnglte est la plus forte. 11 convient de mettre partlcullèrenent en garde contre les effets de 1'lvermectine absorbée par mégarde pendant la grossesse. 53. Le Comlté, après avolr exrnlné Ie rôle posslble de l'lvernectlne, a conclu que l'on pouvalt prévolr d'utlllser Ie urédlcanenÈ pour réduire la norbldlté au plan lndlvlduel, et notrmment la céclté. Le rnédlcament pourralt peut-êÈre être utlle pour naltrlser la recru- descence. A cet égard, le Conlté s'est déclaré intéressé par le dépistage précoce de f infectlon au noyen de nouvelles technlques (sérodlagnostlc et sondes ADN). 54. Pour ce qul est de la dlstrlbutlon de l'lvermectlne, le Conlté a soullgné qu'il fallalÈ essurer la nellleure couverÈure posslble de la populatlon clble, en partlculler afln de maltrlser la recrudescence. 11 a suggéré à cet égard d'êffectuer deg âtudec rnthroPo- loglques en vue d,ldentlfler les meaurea qul petmettralent d'rccrol.trG ct dc D8lntcnlr le senslblllsatlon à le neladle et à ses slrptôues parnl ler populatlont concernéGs. 55. Le rôIe de I'OCP en ce qul concerne les commandes et la dlstrlbutlon de l'lvernectlne, fournle gratuitenent par le fabrlcanÈ, a falt 1'obJet d'une attentlon partlcullère. Une réunlon récente des conltés natlonaux de lutte contre I'onchocercose e reconnandé que le Progrnmme demeure le fournlsseur excluslf de l'lvermectlne pour le conpte des Pays participants. Le Conlté a approuvé cette recommandatlon en ce qul concerne la dlstrlbutlon de masse par I'OCP et les ONG. Par contre, 11 a estiné que les centres de santé flxes devaient être approvlslonnés dlrectement par f internédlalre des adnlnlstratl.ons sanltalres nationales. 56. Le Conlté a accuellll avec satlsfactlon les mesures prlses par le Directeur du Progranme pour s'assurer la collaboratlon des organlsatlons non touvernenentales en rnre du traitement par 1'lverrnectlne. Les relatlons directes entre les ONG et les gouvernenents devraient être prlvllégiées et le rôle de 1'OCP devralÈ plutôt conslster à assurer 1'unlfor' nité dans l'applicatlon du traltement, alnsl que dans la tenue des dosslers et les rapports. 57. Reconnalssant Ie rôle lnportant de f iveruectine pour rédulre la norbidlté, le Conlté a décldé, sur la base des données dlsponlbles, que dans les cas où elle est utlllsée parallèlenent aux opératlons lanrlcldes, 1'lvermectlne pourralt être adnlnlstrée pendant une pérlode de 5 à 7 ans afln de produlre rapldenent un maxlnum d'effet cllnlque, après quol Ia lutte antlvectorlelle seule dewralt sufflre à rnmener 1'lntenslté de 1'lnfectlon à unnlveau tolérab1e. 58. Blen qu'11 n'y ait prattquement aucune ralson de suspecter une résistance des nlcro- fllaires à I'ivermectlne, 11 a été recommandé de contlnuer à étudler la senslblllté au nédlcarnent. JPdlo.3 @aP/E^c/$e.t) Page 16 J. DEVOLUTION 59. Depuls Ia Comlsslon lndépendante de 1981, 11 est prérnr que les Pays partlciPants devront, à un rnoment ou à un autre, assuner la responsablllté de la lutte contre l'oncho- cercose. Cependant, les condltlons à reupllr pour que des progranmes natLonaux pulssent être nls en oeuvre avec succès n'ont pas été faclles à déflnir. Par conséquent, on ne savalt pas non plus quels seralent les besolns d'assistance de chaque peys et 11 n'exlstalt pas de rnécanlsme penlettant ar»r Pays partlclpants de soumettre collectlvement leurs demandes aux Donateurs. A la créatlon de I'OCP, la lutte anÈlvectorlelle par épandage aérlen de larvl- cldes étalt la seule Desure dlsponlble pour attelndre 1'obJectlf du Prograome. Alnsi 1'attentlon de I'OCP et des Pays partlcipants étalt-elle axée sur des aspects de Ia trans- nieslon de l'onchocercose llés aux lnsectes vecteurs et sur d'autres problènes ProPres aux naladles transnlses par un vecteur qut devront contlnuer de retenlr 1'attentlon dans la pérlode qul sulwra la fln des actlvltés de I'OCP. 60. La poursulte d'un progrârnrne à aussi forte lntenslté de technologle étalt manifestement hors de Ia porEée des Pays partlclpants. Mals 1'exlstence d'un nlcrofllariclde efflcace(1'lvernectlne) a ouvert de nouvelles posslbllttés. La sltuatlon ayant changé, 1'OCP et les Pays partlcipants ont dû redéflnlr les approches posslbles pour nalntenlr la lutte et évaluer les ressources et l'alde dont lls auralent besoln. 61. L'lvermectlne constltue cercose et donc de rédulre la traltenenÈ réguller et répété clrconscrlre la naladle à des constltue plus un problène de économlque. un moyên sùr de tralter les populations ettelntes d'oncho- norbldlté, et en partlculler la céclté. De cette façon, un par 1'lvermectlne devralt, en prlnclpe, Pernettre de foyers réslduels et de Ia nalntenlr à un nlveau oir el1e ne santé publlque ou un obstacle au dévelopPement soclo- 62. En ce qul concerne la recrudescence, les prévlslons établles à partlr du nodèle rnathénatlque lalssent supposer que plusleurs années de traltenent à grande échelle par 1'Lvernectlne pourralent peruettre de naltriser la transnlssion à partir de poussées locallsées, sl celles-cl étalent décelées rapldenent. Si la recrudescence n'est pas décelée rapldenent, 11 est peu probable que l'on parrrlenne à naltrlser la transmlssion grâce à 1'lvernectlne; d'otr la nécesslté de déceler rapldernent toute recrudescence. Aux flns de la survelllance à long terme, 1'ldéal seralt de pouvolr dlsposer d'un test de déplstage précoce de l'antlcorps spéclflque, de l'antlgène ou de I'ADN onchocerquien dans un échantlllon de sang prélevé au dolgt. 63. La dévolutlon conslste à confter ar.f,K Pays partlclpants, êvec l'appul technlque de I'OCP, la responsabLllté de la surryelllance actlve et du traitement par 1'lvermectlne selon les besolns. Sl la lutte antlvectorlelle ne falt pas partle des actlvltés dévolues, la surrzelllance entomologlque seralt un élénent loglque d'un progranme national de survelllance des naladles transmlses par vecteur. La contrlbutlon de 1'OCP conslsteralt à assurer Ie contrôle de ta quallté et 1a fornatlon en naÈlère de survelllance de l'onchocercose, tandls que les élénents relevant d'autres rnaladles sous survelllance lncomberalent aux adnlnls- trations nationales compétentes. 64. Le Conlté conJolnt du Progranne a approuvé, à sa sesslon de décenbre 1988, Ie premler plan de dévolutlon établl par Ie Burklna Faso. Les plans concernant l'est du l{all et Ie Nlger seront soumls pour exnnen au CCP en 1989, tandls que le Bénln, le Togo, 1e Ghana et la Côte d'Ivolre soumettront leurs plans, qul concernent les partles de leurs Pays couvertes par la zone lnltlale de I'OCP, à la sesslon du CCP de 1990. Tous les plans ont été ou seront préparés avec I'alde de I'OCP et de la Banque nondiale et seront élaborés en tenant comPte de la sltuatlon partlcullère de chaque pays. On devralt égalenent envlsager de consulter 1es unltés technLques conpétentes du Slège de I'OMS. 65. La survelllance et Ie traltenenÈ par f ivernectlne lncomberalent à des équlpes nobiles pol1rualentes de sunrelllance épldénlologlque, maLs il a égaleuent été suggéré que le JPC10.3(ocP/E^c/89.t) Page 17 déplstage passif des cas pourrait jouer un rôle. Le plan du Burklna Faso prévoit la sur- veillance de 1'onchocercose et de Ia trlryanosomlase dans des villages lndlcateurs cholsls situés dans des zones à haut risque. 66. Le Conlté a été informé des mesures à prendre dans le cadre d'une surveillance actlve L'examert des biopsles cutanées seralt effectué dans les villages indicateurs de première ligne et les résultats comparés à ceux d'examens antérieurs. Sl des cas nouveaux étaient décelés, un exanen complet serait effectué dans toute la zone concernée et la décision d'entreprendre un traitement à grande échelle pendant plusieurs années dépendrait des résultats. 67 . Le Cornité a soullgné qu'il était important de former des épidémiologistes de haut niveau en vue de Ia dévolutlon et entérlné la proposltlon de Ia réunion des Comités nationaux de Lutte contre l'Onchocercose de 1989 d'organlser un cours du nlveau de la naîtrlse en santé publlque dans un étebllssenent afrlcaln. Dans ce cas, 11 faudrait que les lauréats soient assurés de pouvoir falre carrlère dans leur spécialité. 11 faudrait par allleurs former du personnel paramédical. 68. Le Programme a rédigé des manuels concernant d'une part I'analyse des biopsies cutanées, et d'autre part la distributlon de f ivermecElne. Le Comité a été informé que le premier était un manuel très cornplet qui pouvalt être utllisé hors de I'OCP, alors que Ie second devrait être modifié avant de pouvoir être utilisé par des ressortissants natlonaux en dehors des opérations de I'OCP. 69. Le Conlté estlme gu'il importe de maintenir la sensibillsation au problème de 1'onchocercose dans les zones protégées afin que les signes précoces de recrudescence de la maladie ne passent pas lnaperçus. Le CCE a recommandé aux Comités nationaux de Lutte contre I'Onchocercose qul préparent le terraln en vue de la dévolution d'organiser des campagnes de sensibilisation en utilisant des moyens de communicatlon tels que la radio ou des affiches. 70. Le transfert de responsabilités d'un programme lnternattonal impliquant plusieurs pays et plusieurs Donateurs aux Pays participants est de toute évldence un processus complexe, etles besoins de coordinatlon et de coopératlon entre pays concernés et Donateurs sont énormes. Ainsi, il faudra - parml d'autres facteurs à prendre en considération - savoirquelles activités doivent être entreprises pour maintenir le niveau tolérable de prévalence de f infection auquel sera parvenu le Programme; connaitre l'approche que chaque pays pourra décider d'adopter pour maintenir Ia lutte; savoir comnent chaque pays s'y prendra pourélaborer un plan d'action efficace et conment une asslstance suffisante pourra être négoclée en temps opportun entre tous les Pays participants et les Donateurs, 7L. Le Cornlté a reconnandé que le Bureau réglonal de 1'ollS pour l,Afrlque, en collabo- retlon avec I'OCP, alde les Pays partlclpants à se préparer en \^le de la dévolutlon. Bien que des dlscussions aient eu lieu sur la possiblllté de créer un mécanisme lnterpays qui succéderait à I'OCP et serait chargé de coordonner et de soutenir les activités après Iadévolution, on a estlmé qu'il était encore trop tôt pour en définir la nature. K. EXAMEN DU PROJET DE CHIMIOTHERAPIE DE L'ONCHOCERCOSE 72. Le Conité a été informé qu'à la suite de l'examen de I'OCT par le Cornité des Agencesparralnantes en 1988, le Comité d'orientatlon de 1'OCT comprenalt désormais un plus grand nombre de membres possédant une expérlence du développenent des médicaments acqulse àans1'lndustrie. 73. I1 s'est avéré que les deux composés expérlmentaux les plus prometteurs des Labora-toires 'JeLl-come possédaient des proprlétés lncompacibles avec leur mise au point en vued'essais clinlques. Cela, Jolnt à 1'absence d'autres composés présentant des profilsthérapeutiques améliorés, a amené OCT à Eettre fin à l'alde qu'il apportalt au groupe JPC10. 3 (ocP/EAc/$e.L) Page 18 pluridisciplinaire l,üe1lcome, ce qui s'est traduit par la perte de compétences dans les domaines de la chinie et de la biologie qui avaient apporté en leur tenps des conÈributions maJeures au Programme. 74. Ainsi, à 1'avenir, les ressources de 1'OCT lront essentiellement à 1'entretien des centres de criblage des médicaments et d'essais cllnlques dans des zones d'endémie. Les composés à soumettre à des essais cllniques devront être sélectlonnés parrtrt les "filières" chlmiques se situant déjà au niveau du crlblage secondalre et développés si nécessaire sans Ie concours de f industrie pharmaceutique. Plusleurs composés mls au polnt par I'Université du Michigan eE par 1e üIalter Reed Army Instltute of Research sont alnsi acÈuellement mls au polnt. 75. Le Groupe pour Ie développemenÈ des nédicamenÈs au stade précllnlque, géré conJoin- tenent par 1'OCT et la composante Fllariose de TDR, est désornais opératlonnel et a entrepris de coordonner et de survelller Ies essais de nacrofilarlcldes dans des centres de criblage financés par 1'OCT. 76. Toutes les activités liées à l'achat, à la nanlpulatlon et à l'essal de composés, ainsi que 1'enregistrement des données et la coordlnaElon du développement des médlcaments, dolvent maintenant être dlrectement supervlsées par 1'OCT, et non par des groupes dépendant de 1'lndustrie pharmaceutique. I1 esÈ devenu nécessalre de recruter des consultants et de sous-tralter certaines fonctions à des soclétés, 1'administrateur de 1'OCT étant déjà occupé plus qu'à plein tenps par ses fonctions faute de personnel. 77. La collaboratlon entre 1'OCT et Clba-Geigy s'est anéllorée, mals le tenps que prend 1a Société à falre rapport sur 1'actlvlté uracrofllarlclde attestée par les essals cllnlques, au moyen de technlques hlstopathologlques, contlnue de retarder les progrès. Une réunlon progranmée pour mai 1989, au cours de laquelle Ciba-Geigy devalt rendre compte des derniers résultats obtenus en ce qui concerne les effets macrofilaricldes du CGP 6140 a dû être reportée, ce qui fait qu'aucune donnée récente n'a pu être présentée à cette sesslon du cotnité. 78. Les travaux progressent en ce qul concerne les études précllnlques des cornposés CGP 20309, 21833, 24589 et 26702 de Clba-Gelgy et, sl les progrès sont sufflsnmment rapldes, on devrait pouvoir effectuer les essais cllnlques d'un nouveau composé dans le courant de 1'année prochaine. 79. En ce qui. concerne 1'utilisatlon du CGP 5140 et afln d'évlter d'évenEuelles réactions de Mazzotti inportantes, le Comité a suggéré que 1'on envisage d'adminlstrer 1'lvernectine avant le CGP 6140. Le Comité s'est également déclaré favorable à la réalisatlon d'éÈudes sur les associatlons entre ivermectine et autres médlcaments. 80. Le Conité a féliclté 1'OCT du travall accompli et souligné à nouveau l'lmportance de pouvolr disposer d'un macrofilaricide pratlque sur Ie plan opératlonnel le plus tôt posslble. Le Conlté a également soullgné Ia nécesslté d'une collaboration étrolte entre OCT et TDR et 1'lmportance de la collaboratlon avec 1'lndustrle pharmaceutique. 81. Tout en constetent que le flnancement de I'OCT a été approuvé par 1e GCP Jusqu'en 1991, 1e Conlté a falt observer que 1a recherche d'un macrofllarlclde derrralt être poursulvle au-delà de cette date, car mêne sl l'on ne dlspose d'un macrofllarlclde qu'en l'an 2010, 11 ne sera pas trop tard pour falre face à une recrudescence de 1a naladle dans 1'alre du Programe. 82. En principe, le Comité est largenent favorable à une intégration plus poussée de I'OCT dans la structure du TDR et 11 a donc denandé que le Progranme élabore, en collaboratlon avec TDR et l'admlnlstrateur de I'OGT, un plan vlsant à poursulrrre le recherche d'un macrofllarlclde, qul devra lul être souols à sa onzlène sesslon en 1990. LJPC10.3 (ocPlEAc/89.1) Page 19 H(AMEN DU PROJET DE PI,AN D'EKECIITION CONJOINTE D'ACTIVITES DE LUTTE Æ.ITIVECTORIEI-I-E ET DE DISTRIBUTION D'IVERI.TECTINE JUSQU'A IA FIN DE 1991 83. Le Conité, examlnant ce point de l'ordre du Jour, s'est réf.éré au document JPC9.5intltulé : "Modlflcatlons à apporter au Plan d'Opératlons pour la trolslème Phase flnanclère(1986-1991)", dont étalt saisl 1e Cornité conJolnt du Progranne à sa session de 1988. Ce documenÈ proposalt, ce que le GCP a approuvé, que la stratéBle de lutte du Progrnnme contlnue de reposer sur l'épandage de larvlcldes, Ia dlstrlbutlon d'Lvernectlne étant un instrument complénenÈalre . 84. Depuls 1985 (et mêne avanE), on a cessé toute opératlon d'épandage aérlen de larvl' cides dans envlron le tiers nord de la zone lnltlale du Progrrrnme, comprenant la partle de I'OCP située au Niger, la plus grande partle du Burklna Faso et I'extrémlté est du Mall. La poursuite de Ia survelllance entomologique a conflrmé 1'absence de transmlsslon, aussl n'y aura-t-il plus d'opératlons d'épandage aérlen dans cette zone. 85. Dans Ia plus grande partle du reste de la zone lnltlale, l'épandage de larvicldes prendra fin en 1990, à condltlon que 1'évaluatton épldénlologlque alt confirmé que la charge parasitaire de la populatlon hurnaine a blen attelnt le nlveau au-dessous duquel la réappa- rition de la simulie peut être tolérée sans danger. 86. 11 est cependant préwu de poursulvre les opératlons larvlcldes au-delà de 1989'1990 dans quelques foyers circonscrlts, ori la sltuation épidémiologlque n'est Pas encore satisfaisante, c'est-à-dire les zones de réinvaslon et de résistance evec échec temporaire et localisé de la lutte, atnsi que de rares zones où la lutte a toujours été dlfflclle. Parrnl ces foyers flgurent le bassln du Sassandra en Côte d'Ivolre, la Harahoué et le Bas Bandama (Côte d'Ivolre), la zone du But (Ghana), le bassln de la Sissill-Kulpawn (Ghana) et le bassin de la Kara au Togo (Bénln) (voir carte en annexe 2). 87. Les opérations d'épandage aérien de larvlcldes (commencées en 1988) seront poursulvies dans 1'ensemble de la zone d'extenslon sud pendant toute la pérlode 1989-1991, nals 1'appli- cation sera sélectlve et saisonnlère. I1 s'agira non seulement de protéger la populatlon concernée, mais d'lnterrompre Ia réinvasion de la zone lnltiale en maitrlsant les sources situées dans Ia zor.e d.' extension sud. 88. [,es opérations de luEte antivectorlelle dans la zone d'extenston ouest devralent prendre rapldement de l'ampleur afin de couvrir à partir de 1990 la Haute Guinée, la Slerra Leone et certalnes parties du Sénégal, I-à encore 1es opératlons resteront sélectlves et saisonnlères (volr annexe 2). 89. Outre Ie trâltement annuel aux sites d'étude sur le terrain, il est prévu de conmencer 1'administratlon à grande échelle d'ivermectlne en 1989-1990 dans plusleurs zones se trouvant à 1'lntérleur de la zone lnltlale otr la sltuatton épldénlologlque demeure lnsa- tlsfaisante, afin de lutter contre la maladle, avec ou sans épandage slnultané de larvl- cldes. Ces zones comprendronÈ Ie bassin du Haut Sassandra en Côte d'Ivolre, les fleuves Kulpawn et Asukawkaw au Ghana et Ia Sota au Bénln. I1 est égalenent prévu de lutter contre la rnaladie dans I'extension ouest par la dlstrlbutlon d'ivermectlne dans les bassins du Bakoye et du Falémé au MaIl et au Sénégal, dans le bassin du Haut Nlger en Gulnée et dans plusleurs foyers encore à déflnlr en Sierra Leone, alnsi qu'à 1'lntérleur de la zone d'extension sud. Le nombre total de personnes à tralter par ârr, ÿ cotrpris les populatlonsfaisant 1'objet d'essals sur le Èerraln, se situera aux alentours de 250 000 (volr carte en annexe 3). 90. Le CCE a exanlné attentlvemenÈ Ia dernlère sectlon du document JPC9.5 ("Se garder des options ouvertesn) et a conclu, d'après les données dont iI 'Jisposalt, que rlen ne Permetd'établlr un effet "slmerglque' sur la transmlssion, entre la lutte antlvectorlelle et ladistrlbution d'ivermectlne appliquées slnultanément pulsque 1'épandage de larvlcldes tel que le pratique 1'OCP a déJà permis d'interronpre vlrtuellenent la transnlsslon. D'autre part, JPCL0.3(ocP/E^c/89.L) Paqe 20 d'après 1'expérience acquise après plusleurs cycles d'admlnlstration d'ivermectlne à grande échelle, il ne senble pas que 1'on puisse espérer un raccourcissement de la durée des activités de lutte. 91. Ainsi, le Comlté consultatlf d'experts a-t-11 reconmandé de ne pas nodlfler la stratégle de lutte contenue dans 1e Plan d'Opéretlons nodlflé. I1 est entendu que 1a distri- butlon d'lvermectlne à grande échelle devra remplacer Ia lutte antivectorielle dans certaines régions oir les opérations d'épandage de larvlcldes posent des problèmes oPéra- tionnels particullers mais où iI n'y e pas de risque d'extension de la transnission (Bakoye, par exemple). M. PRIORITES DE RECHERCHE 92. Le CCE s'est déc1aré satlsfalt du document d'lnformatlon très conplet contenant le rapport de la réunion annuelle de I'OCP consacrée à la recherche qui s'est tenue à Ouagadougou du 20 au 24 mars 1989 et a recommandé la poursulte de ces réunlons. 11 a pris acte avec satisfacÈlon des progrès considérables accomplls en natlère de recherche appllquée dans les domaines de la chlmlothérapie, de 1'épldémlologle, de la blologle des vecteurs et de la lutte antivectorlelle et de 1'élaboratlon du nodèle de transmission. 93. En passant en revue les activités de recherche du Programrne, iI convlent égalenent de noter les exrmens et les recommandations effectués par le Groupe écologique (voir para- graphes 22-27) et par Ie ProJet de Chinlothérapie de l'Onchocercose (volr paragraphe 81). 94. Comme précédemnent, Ie CCE a estlmé que les domaines de recherche cI-après devraient être consldérés corme hautenent priorltalres : 1) Hacrofllarlclde : 11 est évldent qu'll reste de la plus haute lmPortance de pouvolr dlsposer d'un macrofllarlclde efflcace et str sur 1ê plan opératlonnel, uême après 1e fln des actlvltés de I'OCP. 2> Elaboratlon du nodèle : 1e nodèle de transmlsslon s'est révélé ertrêmement utlle pour planlfler les actlrrltés de luttc contre l'onchocercoae dâns le cadre de I'OCP. fl faudralt afflner et expérlnenter ce modèle afln d'ên accroîtrc oncore 1a waleur prédlctlve. Des études de sluulatlon plus détalllées dcs posslbllltés offertes par 1e tralteEent à 1'lvernectlne pour lutter contre la recrudescence sont Jugéesprlorltalres. 3) Ivermectine : il faudralt évaluer de manlère plus approfondle l'effet de l,lvermectlne sur 1a naladlc et sur sa transulsslon lorsqu'elle est admlnlstrée de fagon répétée et en assoclatlon evec d'autres nédlcanents, et en détermlner la fréquence d'admlnlstratlon. De plus, 11 faudralt s'lntéresser à 1'élaboretlon d'rute éprcuvc ln vltro permêttant de décelcr rene balsse éventuelle de 1a senslbl11té du PsrasltG au Dédlcanent. 4) Tests de détection précoce de 1'lnfection : poursulrrrc les rechcrches Prometteuses et 1a mlse au polnt de tests lnmrnodlagnostlques et blogénétlqucs appllcables sur le terraln en rrue de déceler rapldement et précocement la rélnfectlon de populatlons hunalnes, en collaboratlon avec TDR et des groupes de recherche dynanlques. 5) Bionomle de Slnullum : 11 faudralt effectuer des recherches approfondles sur 1a répartltlon géographlque et salsonnlère et 1e rôle vectêur des dlfférentes fornes et espèces sévlssant dans 1es zones d,extenslon en fonctlon du tableau épldénlologlque de la naladle. 6) Lutte antlvectorlelle : le aunrelllance contlnue de 1a senslblllté du vecteur aux larvlcldes opératlonnels deueure lndlspensable, de uêne que la recherche d'une réslstance crolsée éventuellc cntre ces couposés. NJPC10. 3(ocP/EAc/89.t) Page 21 7) Mise au poinÈ d'lnsectlcldes : Ia recherche de nouveaux lanrlcldes et de fotmulatl.ons anéllorées pour ceur qul exlstent dolt être consldérée conme hautenentprlorltalre, en collaboretlon avec l'Ol,ts (VBC) et 1'lndustrle; un repport devrait être soumls au GCE à sa onzlème sesslon (1990). 8)Ident1f1cat1ondes1arves1nfect1euses(L3):1aprésenced,@d,or1g1ne an1ma1eetded1fférentessouchegd,9.@chez1eS1uu11trrnqu1ptque1,home erlgc que l'on poursulve la mlse au polnt de technlques d,ldentlflcatlon conJolnteuent avec TDR et d,autres groupes de recherche dynaulques. 9) Survelllance épidénlologique et recherche sur les systèmes de santé : conpte tenu de 1'ertenslon dee zonea géographlques souulses à ture surrelllance épldénlologlque et des besolns llés à la dévolutlon, les néthodes épldénlologl.ques denandent à être encore auéllorées ên vue de l'erécutlon des actlvltés de lutte et de leur contrôle. Ces toéthodes dolvent être adaptées aur systènes de santé des Pays partlclpants. QUESTIONS DIVERSES Publlcatlons 95. Après avolr examiné attentivement les possibilités dont dispose Ie personnel de l,OCP et les obsÈacles auxquels 11 se heurte pour publler les résultats des activités du Programme, le Comlté a soullgné qu'11 étalt lmportant de publler rapidement les résultats obtenus et recoluundé que le personnel de I'OCP pulsse dlsposer du tenps nécessalre pour rasseubler et analyser les données et préparer les artlcles À publler. I1 devralt pouvolrêtre falt appel à certains uembres du personnel ayant quitté le Programme depuis peu pour la rédaction d'artlcles. Toutefois, le Conité consultatif d'experts a laissé entendre que lesproblènes auxquels étalt confronÈé I'OCP à cet égard étaient analogues à ceux que rencontrent la plupart des progrâmmes opérationnels et les établissenents scientifiques depar le monde. 96. Le CCE a denandé que soit effectuée, pour sa sesslon de 1990, une mise à jour despublications de I'OCP qui comprendralt égalenent un résumé des artlcles prévus pour lapréparatlon et 1a publlcatlon. Visltes de terrain 97. Les nembres du CCE ayant effectué des visttes de terrain au cours des douze moisécoulés se sont déclarés entlèremenÈ satlsfalts des dlsposltions prises à l,occaslon de ces visites et de I'accueil qul leur a été réservé sur Ie terrain aussi bten par le personnel de I'OCP que Par Ie personnel national. Les vislteurs ont été notamment lmpressionnès par le dévouement des équipes natlonales et la cornpétence avec laquelle elles à,acqulttaient deleurs tâches. 98. De l'avls général, les visltes de terraln sont très lmportantes non seulement pour les membres du CCE mals aussl pour Ie personnel de I'OCP, qui apprécie cette occaslon de pouvoir échanger des points de vue sur des questlons techniques et opératlonnelles. 99. I1 a été décidé que pour l'année à venlr, des vlsites de terraln seraient organiséespour la moltié des membres du Comlté consultatif d'experts. Les membres du CCE sont encouragés à faire connaltre leurs préférences à I'OCP dès que posslble afln que celul-clpulsse convenir des lleux et dates et prendre les dispositions pratiques nécessaires. Glossaire OGP 100. Le Gomité a recommandé que le Progranne établlsse un glossalre des ternes technlques et opératlonnels enployés par 1rOCp. JPC10. 3 (ocP/EAC/89.L) Page 22 O. DATE ET LIEU DE 1A ONZIEME SESSION DU COMITE 101. La onzième session du Conité consultatif d'experts se tiendra à Ouagadougou pendant la semaine du 11 juln 1990, étant entendu que les membres arrLveront à Ouagadougou le vendredi 8 juln pour asslster aux séances d'infonnatlon organlsées par 1e personnel du Progranme le lendemaln. P. ADOPÎION DU RAPPORT 102. Le rapport de la dlxiène session du CGE a été approuvé par le Conlté à la clôture de la sesslon, a. cr,oTtRE DE r sEssIoN 103. A la cIôture de la sesslon, les membres du Conlté se sont déclarés entlèrement satlsfaits de 1'organlsatlon de celle-cl. De l'avls généraI, la séance d'lnformatlon du sarnedl a été d'une qualité renarquable et a perurls d'examlner 1es dlfférents polnts de l'ordre du Jour sans qu'il soit nécessalre que le personnel de I'OCP ait à les présentertrès longuement. On a suggéré de dlstrlbuer des doctrments d'lnformatlon à l'avance afln de rentablliser encore les séances d'informatlon. 104. Les débats du CCE ont été plus anlmés grâce à la nouveauté lnÈrodulte cette année avec la constitution de petits groupes chargés d'exeminer de façon approfondle certalns points de l'ordre du Jour eÈ de les présenter au Conité en plénlère. Cette organlsatlon a consldérablenent factllté les débats et enrlchi la discusslon et devralt être reprlse à 1'avenir. 105. Le Directeur du Progranrne a remerclé Ie PrésldenÈ et les membres du Conlté du soutlen qu'lls apportent à I'OCP, et a Jugé cette sesslon, dont les concluslons pourralent blen être déterninantes pour 1'avenlr du Progranme, très constructlve. 106. Le Présldent a prononcé la clôture de 1a sesslon en exprLmant les slncères remerclements du Conité au Directeur et à son personnel pour leur contributlon aux déLibérations du Comlté. RAPPORT DE r DTXTEME SESSION DU GROUPE ECOLOGIQUE BOUAKE, 2I.24 FEVRIER 1989 SUR LE ÎERRAIN JPC10.3 (ocP/EAC/89.L) Page 23 AIINEKE I PaEes 24 25 25 27 A B c D E Table des natlères INTRODUCTION ADOPTION DE L'ORDRE DU JOI]R RAPPORT SIIT( LES ACÎIVITES DE LUÎTE ANTIVECTORIELLE RECHERCHE DE NOIIVEAUX IÂRVICIDES IMPACT COMPARE DES IARVICIDES DONÎ ON ENVISAGE L'UIILISAIION F G H I J K L M N o P a R s SUR IA FAUNE NON CIBLE IMPACT DU CARBOSULFAN SI'R L'ENVIRONNE}IENT RAPPORT Stn! LES ACTMTES DE SURVEILIÂNCE DU MILIEU AQUATIQUE ANALYSE INDEPENDANTE DES DONNEES SUR I.ê' SI'RVEILIANCE DU MILIEU AQUATIQUE QUESÎIONS REIATIVES A IA SURVEILIÂNCE DU MILIEU AQUATIQUE RESULTATS DES TRAVAIIX StR LES POISSONS D'AFRIQUE DE L'OUEST CHOIX DE SITES DE SURVEILI^ANCE DANS L'EXTENSION OUEST ETUDES EFFECTUEES DANS L'EXÎENSION OUEST PROGRAI{ME DE TRAVATL POUR 1989/1990 PUBLICATIONS DIVERS REST]ME DES RECOMMANDATIONS DISPOSITIONS POI'R IA PROCIIAINE SESSION APPROBATION DU RAPPORT CIOTURE DE IA SESSION .. TA3LEAU 1 APPENDICES I A 6 28 29 30 32 34 34 35 35 37 38 38 39 39 39 39 JPC10.3(oçP/E^c/ÿe.L) Pa$e 24 Anfiexe I A. INTRODUCTION 1. Le Groupe écologlque a tenu sa dlxlème session à Bouaké, en Côte d'Ivoire, du 21 au 24 févtLex 1989, sous la présldence du Dr C. Lévêque. La llste des participants figure à 1'appendice 1. 2. Le Dlrecteur du Programme, Ie Dr E. M. Samba, e ouvert la réunlon en souhaltant la blenvenue à Bouaké aux membres du Groupe et en rappelant l'lnportance attachée par le Prograrome au Groupe écologlque, notemmenÈ eu égard alxK orlentati.ons qu'il a fournies au Progr"*e au fll des ans. L'appul du Groupe aux stratégies de lutte comPortant l'application sélective et saisonnlère de larvlcldes a contribué à accroltre 1'efficacité du Progrâmme Par rapport aux coùts, ce qul a favorablement lmpresslonné la conmunauté des Donateurs et a contrlbué à nalntenlr la conflance de ceux-cl. 3. Le Progranme a toujours falt preuve de dlmantsme et d'esprit d'adaptatlon, mals c'est encore plus vral maintenant que l'on dlspose d'un nédicament, 1'lvermectlne, pour tralter les personnes qui souffrent d'onchocercose, et que l'on sait qu'11 PeuÈ être utlllsé efficacenent à grande échelle sans entralner de réactlons secondalres toxi.ques. 4. Depuls son homologatlon en octobre 1987, f ivermectine (nom commercial MSD "t{ectlzan(R)") a été adoinlstrée à raison de plus de 121 000 doses au cours d'essals qui ont eu Ileu dans la connunauté dans plusleurs pays sltués à 1'lntérleur et à l'extérieur de l,alre du Progranme. Aussl ne fait-ll absolument aucun doute que f ivernectine a un effet nlcrofllarlclde raplde, qu'el1e a un lmpact tenporalre sur la transnisslon de 1'onchocercose et que son innoculté est telle qu'eIle peuÈ être administrée Par des agents de santé non-médeclns (lnflrnières, technlclens, etc.). 5. Les condltlons à renpllr pour I'utlllsatlon de masse de 1'lvermectine ayant été anplement satlsfaites, le Progranme adopte désormals une polltlque consistant à traiter toutes les personnes lnfectées par 1'onchocercose. Cela exlge une nouvelle orlentatlon de la stratégie de lutte du Progra'nme qui, pour plusleurs années encore, comPortera 1'utillsatlon optlnale à la fols de 1'lvermectlne et de la lutte antlvectorlelle. On espère que ces néthodes conbinées accéIéreront la réallsatlon de 1'obJectlf premler du Programme. 6. Afln d,accéIérer l'utll|satlon de 1'lvermectlne dans toute la zone du Progremme, trois mécanlsnes en réglront Ia dlstrlbutlon : - l,Unité d'Evaluatlon épldénlologlque (EPI) de I'OCP, qul devra également poursulvre ses actlvltés nédlcales et épidéniologiques actuelles; l,Unlté de Lutte antlvectorlelle (VCU) de I'OCP, dont un grand nombre de nembres ont une fornatlon nédlcale; les setrrlces de santé natlonaux et les organlsatlons non gouvernementales (ONG). 7. En collaboratlon avec les servlces de santé natlonaux, le Programe contlnuera à évaluer 1'utlllsatlon de Dasse de 1'lvermectlne. Il contlnuera égalenent à sur:\relller l,lnpact posslble des larvlcldes sur le mllieu aquatlque, comPte tenu de la réputatlon dont 11 Joult depuls longtenps au niveau international dans ce domalne et des données lmPortantes recuelllies en Afrlque de l'Ouest. I1 faut cependant reconnaltre que les protocoles et procédures uttltsés pour la survelllance du nlIleu dewront probablenent être révlsés pour tenlr conpte de la nodlfication des stratégles de lutte antlvectorlelle. JPC10.3(ocP/EAc/89.t) Page 25 Annexe I B 8 ADOPTION DE L'ORDRE DU JOI'R L'ordre du Jour cl-après a été adopté : Repport sur les actlvités de lutte antlvectorielle. Recherche de nouveaux larvlcldes. InPact comperé des larvlcldes dont on envlsage l'utlllsatlon sur le terraln sur la faune non clble. Inpact du carbosulfan sur 1'envlronnement. Rapport sur les actlvltés de survelllance en rnllleu aquatique. Analyse lndépendante des données sur la survelllance du nllleu aquatlque. Questions relatlves à la survelllance du mllleu aquatlque. Résultats des travaux sur les polssons d'Afrlque de l,Ouest. Choix de sttes de survelllance dans 1'extenslon ouest. Etudes effectuées dans 1'extension ouest. Programme de travall pour 1989/1990. PubllcaÈlons. Dlvers. Disposltions pour la prochalne session. Approbation du rapport. La llste des documents de travall figure à l,appendlce 2. C. RAPPORT SUR LES ACTIVITES DE LUÎTE $ITIVECTORIELLE a) Activl en 1988 9. Le Chef de 1'Unité de Lutte antivectorielle (VCU) a expliqué que le Plan d'Opératlons révisé pour 1988 prévoyalt : - la couverture larvlclde totale de la zone lnltiale de I'OCP, à I'exceptlon de sa partiela plus sePtentrionale, otr Ia lutte anti.vectorielle est lnterrompue depuis plusieurs années; - l'épandage systénatlque de larvlcides dans touÈe la zone d'extenslon sud (cornmencé enfévrler L988) et dans la partle sepÈentrionale de 1'extension ouest (bassln du fleuve sénégal à I'ouest du Mali et dans une partie du nord-est de la Guinée); - opérations lanricides sélectives et saisonnières dans les bassins du Haut Niger et du Sassandra dans l'est de la Gulnée pour uaitriser les sources de réinvasion (comnencéesà la ni-nars 1988); JPClO. 3(ocP/EAc/89.r) Page 25 Annpxe I - installation d'infrastructures entomologiques, hydrologlques et loglstlques dans certaines parties de 1'extension ouest otr aucune activité de lutte antlvectoriell-e n'était encore en place. 10. L'utillsation en alternance des clnq larvlcldes opératlonnels, le recours accru à la télétransmisslon des données hydrologiques et aux anelyses lnformatisées des données entomologiques, hydrologiques et opératlonnelles ont beaucoup contribué à 1'exécution de ces activités. Les traitements larvicides sont devenus très sélectlfs et ont été suspendus pendant de longues pérlodes dans de nombreux basslns fluvlaux. 11. Les résultats obtenus en 1988 onE été très bons blen que le personnel de VCU ait eu à résoudre plusieurs problèmes lmportants : - des pluies exceptionnellement fortes dans de nombreuses zones de savane sePtentrlonales(Ies plus fortes depuis le début de I'OCP dans certains cas), qul ont consldérablement accru le débit des petits cours d'eau à tralter et se sont traduites par plusleurs changements de stratégle et par une consommatlon accrue de larvicldes; - l'apparitlon d'une résistance au téméphos sur le Baflng, à l'ouest du Mall (mars 1988)' sur le Bakoye, également à l'ouest du Mali (aoùt 1988) et sur 1'OÈ1 au Togo (novernbre 1988). L2. Blen que la résisEance au térnéphos soit maintenant étendue au bassin du Séné9a1, eIle a pu être maitrlsée en 1988 par l'utillsaÈlon de perméthrine et de chlorphoxlme. 13. Dans toute la zone traltée de I'OCP, les résultats entonologlques ont été très satisfaisants. Dêns le centre de la zone lnltiale, la transmisslon a éÈé Eelntenue au mêne niveau que les années précédenÈes. I1 n'y a pratlquenent Pes eu de tsrensmlsslon, sauf dans les zones périphérlques exposées à la rélnvasion. Dans l'ouest, la rélnvaslon à partlr de l,extenslon ouest a été particullèrenent lntense eE de longue durée (Jusqu'en octobre 1988) mais a pu être sEoppée par les opératlons larvicldes dans les zones sources de l'est de la Gulnée. 14. Dans l,extenslon sud, des progrès importants ont été accomplls en ce qul concerne la maltrise de la transnlssion et la suppresslon des sources de rélnvaslon de ta zone lnitiale de I'OCP. 15. D,après des études entomologlques, les vecteurs savanicoles seraient plus largenent répartls dans le sud de la Sierra Leone qu'on ne le supposalt Jusque-là. De plus, ces populatlons sont des sources de rélnvasion pour les stnulles arrlvant en Guinée et Peut-être ,er. ", Hal!. Ges constatatlons ont des répercussions lmportantes Pour la lutte antl- vectorielle en Sierra Leone. I1 est probable qu'une résistance au téméphos ne tardera pas à se manlfester, ce qui exlgera le passage à d'autres composés, du moLns dans les fleuves lmportants. 16. [.a découverte de foyers lmportants d'onchocercose assoctés à des cas de cécité et à des vecteurs de forêt dans le sud de la Slerra Leone a soullgné l'lmportance qu'll y a à entreprendre des actlvités de lutte antivectorielle Ie plus tôt posslble. b) Activités pour 1989 L7. I1 était prérnr au départ d'étendre la couverture larviclde vers l'ouest Jusqu'aux fleuves Falémé lbassln du Sénégal) et Ganbie, situé dans sa plus grande ParEie dans l'est du Sénégal, et vers Ie sud, le long du bassln du Haut Niger à 1'est de la Guinée. De plus, 11 était prévu d,effectuer des trai.tements sélectlfs saisonnlers des fleuves de Sierra Leone' Mais, compte tenu de la possibllité d'une utlllsation accrue de f ivermectlne dans l'extenslon ouest, le Plan d'Opératlons a été révisé et prévoit désormais : JPC10.3(ocP/E c/89.L) Page 27 Annexe I la couverture larvlclde totale des zones d'hyperendénle dans 1'extenslon ouest (bassln du Haut Nlger, bassin du Haut Sassandra, Bakoye au Mall/Guinée, Gamble au Sénégal et en Guinée et plusleurs fleuves en Slerra Leone); couverÈure larvlcide totale de 1'extenslon sud; couverture larviclde selon les besolns dans la zone lnttlale du Progranme. D. RECHERCHE DE NOWEAIIX IARVICIDES 18. Au cours de l'année écoulée, le Progranne a reçu relatlvenent peu de prodults pour rnise à 1'essal, à 1'exceptlon de nouvelles formulatlons du B.t. H-14. a) B.r. H-14 19. Quatre échantlllons de la sérle Abbott ABG 6255 onÈ été mls à l'essal et trols d'entre eux ont été Jugés presque aussi satisfaisants que la formulatton standard HPD. L'un d'eux,Ie 15-015-Sn, àppliqué à ralson de 0,8 ng/L pour un déblt de 1,1 n3/s avalt une portée de 1,2 krn. Les deux autres forrnulatlons seront soumlses à des essals à une date ultérleure. 20. Dix-neuf formulatlons de la série Abbott 32877 et neuf de la sérle IB2-243 ont été passées au crlble, mais trois seulement ont été Jugées d'une toxlclté équlvalente au standard HPD et ont donc été retenues pour une étude plus poussée. 2L. Au départ, un échantillon d'Abbott ABG 622L (Lot 18-085-BR) avalt donné de bons résultats lors d'essals en mlnl-gouttlères et d'essals en rivlère à écheIle rédulte. Un échantillon plus lmportant de cette fornulation a été testé en mlnl-gouttlères fln 1988. 11 a ensulte été sounls à des essais en rlvlère (dans le Dlon) parallèlenent à des essals d'une formulaEion analogue de Sandoz. Blen que la portée du produit Sandoz solt supérleure à cel1e de Ia fornulatlon d'Abbott, aucun des deux conposés ne possède de proprlétés physlques susceptibles de les rendre utilisables sur le terraln. Des études supplénentalres sont en cours. 22. Sulte aux essals en mlni-goutÈlères de trols formulatlons Sandoz, une PréParatlon a été retenue pour essals en rlvlère (SC 98-257-42). ElIe s'est avérée efflcace à la dose de 0,8 mg/l, mais ne possède pas de proprlétés physiques acceptables au plan opératlorurel. 23. On en a conclu que les formulatlons Abbott et Sandoz avalent un problène conmun : 1'agglonératlon de partlcules lors du stockage en nllleu troplcal, qul entralne le colnatage des flltres de pompe. Les deux fabricants ont accepté de tenter d'éllnlner cette ProPrlété lndéslrable. 24. Le Groupe a noté que l'un de ses rnenbres avalt effectué une recherche documentelre eÈ n'avait pas retrouvé trace de la persistance de toxines de B.t. H-14 dans le mllleu aquatlque. b) Composés chlmlques classlques 25. Quatre échantillons seulement de pyréthrlnoïdes de synthèse ont été reçus Pourévaluatlon, tous en provenance de Roussel Uclaf. Lors d'essals en auge, les résultats obtenus pour les quatre composés ont été cornparables à ceux qul avaient été obtenus avec d'autres pyréthrlnoides de slmthèse. Deux composés, la bloresnéthrlne et la bloalléthrlne, ont été soumls à des essais à échelle réduite en rivlère. 26. La bLoresnéthrlne à la dose de 0,0125 ng,/l donne des résulÈats relativeuent bons à condltion que le déblt solt faible. I1 a été conflrné qu'il s'aglssalt d'un pulssant insecticlde de contact, peu toxlque pour les nanmifères et les olseaux, néritant d'être soumis à des essais à plus grande échelle en rlvlère dans des condltlons de plus fort débit. JPC10.3 @qP/E c/$e.L) Page 28 Anrlexe I La bloalléthrine à la dose de 0,0125 mg/L a donné des résultats nédiocres dans l'essai en rlvière, avec seulement envlron 95 I de réductlon des larves au point d'applicatlon. Ce conposé ne sera donc pas étudlé plus avant. 27. La clphénothrlne 10 U EC ("Gokl1aht(R)") appartenant au grouPe des pyréthrinoides alpha-cyanês (consldéré, du polnt de vue de la réslstance crolsée, comme un grouPe dlstlnct de la pêrnéthrlne), a été testée dans les condltlons du terraln dans Ie Bandama Blanc et les résultats obtenus sont loln d'avoir été satlsfalsants pour des débits allant de 240 à 544 m3/s. I1 n,a donc pas été Jugé utlle de poursulvre le développemenc et l'évaluatlon de ce prodult. 28. Ayant examlné ces résulÈats, le Groupe a recoumandé d'effectuer des évaluations écotoxltologlques conplètes de la bloresnéthrlne et du pyraclofos. I1 a Par allleurs lnslsté pour que dei données détalllées sur ces cotrposés recuelllles dans la zone du Progranne soleni envoyées par le personnel conpétent d'OCP au membre du Groupe déslgné pour effectuer cette évaluatlon avant Juln 1989. 29. Notant que le chlorphoxlne devait être bientôt retlré de l'arsenal des larvlcides opératlonnels du Programme et reconnalssant qu'une réslstance du vecteur savanlcole à la pàrnéthrine et au caibosulfan pouvalt apparattre à tout moEent, ce qul auralt des consé- quGnces traves pour le stratégte du Progranme, qul conslste à utlllser des larvlcldes enàlt"rnanè. pour évlter l'apparltlon d'une réslstance au téméphos, le Groupe a vlvement recomandé àe poursulwre la recherche de nouveaux larvicldes et de nouvelles fornulatlons ainsl que Ie crlblage en plusleurs phases de composés expérlnentaux' aussl activement qu,à ltheure ectuelle, aussl longtenps que Ie Prograune serait engagé dans la lutEe anÈlvectorle11e . IUPAGT COI{PARE DES IARVICIDES DONT ON ENVISAGE L'UTILISATION SI'R LE TERRAIN SI'R Iâ FAI'NE NON CIBLE 30. Des essals ont été effectués en ce qul concerne une nouvelle formulatlon de bloresnéthrlne afln de détermlner son lnpact éventuel sur les lnsectes aquatlques non clbles. Les effets du pyraclofos sur les poissons ont égalenent été étudlés en laboratolre et conparés à ceux du carbosulfan et de la Perméthrlne. 31. Iprs de tests en gouttlères, la bloresnéÈhrlne a provoqué un arrachement des lnsectes comparable à celul observé avec le chlorphoxlme. Toutefols, les condltlons du terrain n,étant pas ldéales au ttroEent des épreuves, d'autres études seront nécessalres pour conflrmer ces résu}tats. Dans un essal ponctuel en rlvlère à falb1e déblt, la bloresméthrlne a eu un effet sur les crevettes. Celles-cl ont été paralysées à des degrés dlvers mais l,effet e été de courte durée. On n'a pas observé d'effets vlslbles sur Ies crabes et les polssons. 32, Lors d,essais en goutttères du pyraclofos, le taux d'arrachement des lnsectes a éEé lnférleur à celut que l'on avalt observé avec le chlorphoxlne, même à slx fols Ia dose opératlonnelle (noins de 40 I d'arrachement pour le pyraclofos contre 50 Z à 80 I pour le cirlorphoxlme). L'lmpact du pyraclofos a cependant été supérleur à celul du ténéphos. 33. I-e classeuent de ces conposés par ordre de toxlclté générale crolssante est Ie sulvant : ténéphos ( pyraclofoà < chlorphoxlne ( bloresnéthrlne < pernéthrlne. Cependant, la sensiblllté relatlve des prlnclpales espèces non clbles à ces composés n'est pas dlrectement proportlonnelle . 34. En ce qul concerne 1a toxlcité alguê possible pour les poissons' on a noté que le pyrac1ofosPrésentaitunetox1c1tére1ativementfa1b1ePour@et ôirrvslchthvi nlerodlgitarus (1,1so-z4 h: 0,L7 ng/L pour P. lsldorl et 0,15 mg,/l pour E JPC10.3 (ocP/EAc/89.L) Page 29 Annexe I C. nlgrodlgltatus; comparaÈlvenent, les valeurs pour Ie ténéphos étalent de 30,9 ngrll). Une comparalson de la LCro sur 24 heures pour P-@a donné les résultats suivants : pyraclofos ( carbosulfan ( pernéthrlne. On a cependant constaté que les mêmes doses provoqualent une nortallté supérleure pour le pyraclofos par rapport au carbosulfan lorsque le temps d'exposltlon éteit porté à 72 heures. 35. Le Groupe a noté que le pyraclofos avait donné des résultats très prometteurs dans les essals en rlvlère à petlte échelle et approuvé la proposltlon du Progranme de sounettre celul-cl à un essal en rlvière dans des condltlons opératlonnelles. lrols nllle lltres de CE à 50 Z arrlveront dans Ia zone de I'OCP en nal 1989 pour être utlllsés pendant la saison de pluies de 1989. 36. Le Groupe a aduis que le Bandana Blanc offralt les nellleures conditions pour un essai opératlonnel du pyraclofos, à savoir : - un fort déblt; - des populatlons de vecteurs réslstantes au ténéphos; des rlsques épldénlologlques falbles lorsque les opératlons larvlcldes sonE suspendues pour pennettre les taux de recolonisatlon larvalre nécessaires à 1'exécutlon d'études de "dériven; des données sur la surveillance du nllleu aquatlque lmportantes. 37. Tout en reconnalssant que le protocole utlllsé pour 1'évaluation opératlonnelle du carbosulfan était valable pour 1'essal du pyraclofos dans les condltlons opératlonnelles, le Groupe a souligné que ce dernier compo§é devalt être nanipulé avec les plus grandes précautlons. 11 pouvalt en effet se révéler d'une toxlclté inacceptable pour la faune non clble et en particuller les polssons car, d'après une prenlère évaluatlon de la molécule, ceux-ci rlsquent d'y être longuement exposés en ralson de : la haute soIublllté du prodult dans 1'eau des rlvlères; - sa faible afflnlté pour les solldes organtques en suspenslon; - sa plus grande stabilité que celle du carbosulfan. 38. [.e Groupe a égalenent noté les résultats des études en rlvlère effectuées dans le Kan(Côte d'Ivolre) pour étudler les effets larvlcldes de Ia pernéthrlne et du carbosulfan sur les macrocrustacés d'eau douce dans les rlvières à falble déblt. En comparant les deux composés, 11 est apparu que seule la perméthrine était toxique pour les macrocrustacés, chez qul elle entrainalt une mortallté nasslve et une réductlon lmportante de la denslté de la populatlon. Aucun effet de ce tlpe n'a été observé avec le carbosulfan. Toutefols, les résultats obtenus pendant la saison sèche dans une petlte rlvlère (déblt L8-4 a3/s) devralenÈ être considérés conme ceux d'une épreuve de toxicité expérimentale car lls ne sauralent être extrapolés aux condltlons opérationnelles; le Groupe écologlque demande que 1'on utlllse ces composés dans des fleuves plus lmportants, à fort débit, pendant Ia saison des pluies. F. IMPACT DU CARBOSULFAN SI'R L'ENVIRONNEMENT 39. Sulte à la décision prlse à la neuvlène session du Groupe de publier les résultats du procédé d'évaluation suivi pour 1'analyse des larvlcides utilisés par le Progranme, un proJet d'article sur le carbosulfan a été présenté au Groupe pour examen. JPClO. 3(æP/E c/89.L) Pa6e 30 Aninexe I --f--- 40. L'article décrit la princtpale néÈhode sulvle pour évaluer 1'lmpact écotoxicologlque du carbosulfan dans la zone du Programrne. En comparant l'exposltion potentlelle à I'effetpotentlel, une première évaluation des rlsques a éÈé effectuée. Cette évaluation a ensuite pernls d'élaborer un proJet de terraln pllote. Après quol, la survelllance des populatlons de poissons et d'lnvertébrés ayanÈ donné des résultats satlsfaisants, le composé a écé lnclus dans l'arsenal des larvlcldes opératlonnels du Prograume. On trouvere au tableau 1 davantage de détalls sur le procédé d'évaluation. 41. Le Groupe, tenant compte de I'expérlence acqulse lors de l'évaluation écotoxlcologique détaillée du carbosulfan, a recommandé d'effectuer une évaluatlon analogue de la per- néthrine. Pour que cette évaluatlon pulsse être effectuée rapidement, Ie personnel du Programme, asslsté d'un consultant, devra soumettre sans retard toutes les données de terrain au nembre du Groupe déslgné. G. RAPPORT SUR LES ACTMÎES DE SIRVEILLAI.TCE DU MILIEU AQUATIQUE a) Réunlon annue lle des hydrobiologistes 42. La réunlon annuelle des hydroblologistes chargés de la survelllance des cours d'eau dans l'alre du Programme s'est tenue à Bouaké les 19 et 20 févrler 1989. A cette réunlon, présidée par Ie Dr C. Lévêque, ont asslsté des personnels de I'OCP, de I'ORSTOM et de 1'Unlverslté de Salford, ainsi que des rnembres des équlpes nationales d'hydroblologle de Côte d'Ivolre, du Ghana, de Gulnée et du Mall. Tous les membres du Groupe écologlque ont assisté à Ia deuxlème Journée de la réunlon. 43. Le Groupe a appréclé que les rapports sur les actlvltés de survelllance des pays au cours de I'année écoulée aient été renls au Progrernme en temps opportun et e estlmé qu'lls étalent de nellleure quallté que les années précédenÈes. 44. D'après les résultats de la survelllance dans la zone lnitlale de I'OCP, 11 n'a pas été décelé d'effets lndésirables des opéraÈlons larvlcldes chez les poissons. Cette constatatlon est valable égalenent pour les cours d'eau dans lesquels les lanrlcldes opératlonnels ont été appllqués en alternance. 45. De même, d'après 1es données actuellenent dlsponibles, aucun effet notable sur les invertébrés aquatlques n'a été observé, blen que certalnes modlflcatlons de la structure conmunauÈalre alent été observées dans les populatlons exposées alternatlvement à Ia perméthrlne et au carbosulfan. 46. Le Groupe a accuellli avec satlsfactlon les suggestlons et recomnandatlons des équlpes natlonales d'hydroblologie afln d'anéllorer Ia quallté des actlvltés de survelllance des cours d'eau, à savolr notâmment : 1) malntenlr les sltes de survelllance eÈ les fréquences d'échantlllonnage flxés lors de la neuvième session du Groupe écologlque; 11) poursulvre des études sur les cycles de reproduction des polssons par rapport à divers facteurs environnementatxx ; 111) vérifler 1'utilité du site de survelllance de Banboi (Basse Volta Noire, Ghana) compte tenu des problèrnes auxquels on se heurte pour obtenir des échantlllons flables; iv) répéter des études antérieures sur la dérlve des lnvertébrés, dans les sections à faible courant, en prélevant des échantlllons en aval et en ,mont des bassins. JPC10. 3 (ocP/EAC/89.L) Page 31 Annexe I 47 En conséquence, le Groupe a : 1) préclsé ses proposltlons concernant les sites de surveillance et les fréquences d'échantlllonnage (voir section M du présent raPPort) 11) recornmandé que les études relatlves aux cycles de reproductLon des polssons soient poursuivles pendant un an encore, étant enteridu qu'une analyse conplète des résultats sera rédlgée et lui sera soumise à sa prochalne sesslon; 111) recorornandé que la reproductlbllité au stEe de Bambol par comparalson avec d'autres sltes adJacents sltués sur 1a Basse Volta Nolre solt vérlflée et qu'11 lul solt rendu compte des résultats de ces recherches à sa prochalne sesslon; iv) suggéré d'élaborer un protocole d'étude plus approprlé et de cholslr un slte avec soin en vue d'obtenir les lnfornations sur la dérlve des lnvertébrés dans les basslns qu'11 n'a pas été Jusqu'lci posslble d'obtenlr. 48. Ayant exanlné les résultats présentés par les équipes natlonales, le Groupe a recommandé que Èoutes les équlpes adoptent une norrne commune concernant la dlstributlon des fréquences de Ia longueur des poissons. Le personnel du Programme reste à leur dlsposltlon pour leur donner les détalls sur la norme à utiliser, 49, Le Groupe a accueilll avec satisfactlon les résultats des études concernant Ie contenu de 1'estomac des poissons effectuées par certatnes équipes. Ces données pourralent se révéler utiles pour extrapoler les coefflcients de 1'état des prlses et comprendre les changements dans l'allmentation Iiés à l'âge. I1 a été suggéré que les posslbllltés de recherches conplémentalres sur ces questions sotent examlnées à la prochalne sesslon du Groupe écologlque, étant entendu que d'lcl 1à des données sur ces technlques et des protocoles devront être dlsponlbles. 50. Le Groupe a rappelé atrx hydroblologtstes naÈlonaux que les données concernant le nlveau d'eau devaient être conslgnées sur les flches d'enreglstrement à chaque fols qu'un échantillon ételt préIevé. 51. Le Groupe a été désolé d'apprendre qu'il n'avalt pas encore été établl de cartesr/plans à grande échelle de tous les sltses de survelllance et a espéré qu'aucun effort ne seralt épargné pour que ces cartes et plans solent établls d'lcl la prochalne sesslon du Groupe écologlque. b) Activltés de surrrelllance du milieu aquatlque des équipes du Programme 52. Conformément à la recommandatlon falte à 1a neuvlème sesslon du Groupe écologlque, les équipes d'hydroblologle du Programme ont contlnué à survelller Ia faune lnvertébrée des fleuves de Côte d'Ivolre, du Ghana, du Èlali et du Togo. Six sltes de survelllance, le long de cinq cours d'eau, ont été impliqués. 53. Toutes les données relatives à la surveillance aquatlque onÈ continué à être lnforma- tisées au slège du Programme à Ouagadougou. De plus, pour la premlère fols, un annualre des données hydroblologlques a été réallsé. La collecte de 1'ensemble des données de terraln et leur informatlsatlon en temps voulu est un perpétuel problème. Toutefols, des progrès ont été accomplls avec 1'amélioratlon des uréthodes d'analyse des données accumulées sur la toxl- cité des larvlcides pour la faune aquatlque non clble. 54. Le personnel du Programrne a également organisé des études sur la toxlclté de nouveaux cornposés pour des organlsnes aquaÈiques non cibles eË/ow y a partlclpé. Ces actlvltés ont notâmment comprls : JPC10.3 (ocP/EAC/89.L) Page 32 Annexe I des tests en gouttlères du pyraclofos, de la bioresméthrlne et d'autres pyréthrlnoides de slmthèse; et - dans certains cas, des observations en laboratoire concernant la toxlclté pour les poissons; - un essat opérationnel de la c11phénothrine dans le Bandama Blanc (qui a interrompu les actlvités de surrrelllance systérnatlque pendant plus de trols nols). c) Observatlons et reconmandatlons du Groupe écologlque 55. Le Groupe a féIlclté 1'équlpe d'hydrobiologle de 1'OCP de Ia réallsatlon de 1'annuaire des données de survelllance, dont 11 avalt reco'nmandé l'élaboratlon à sa neuvlène sesslon, 11 a également vlvement reconnandé de falre presslon sur les équlpes nationales d'hydro- blologle pour velller à ce que les feuilles de données solent envoyées au slège du Prograrnme Ie plus rapidenent possible afln de faclliter Ia réallsation de 1'annualre dans les délals voulus. Le Groupe a par allleurs féllcité les membres de l'équlpe d'hydrobiologie de I'OCP de leurs efforts lnlassables de collecte et d'analyse d'un volume consldérable de données de terraln recuelllles dans la zone du Progranme. Ces efforts louables ont également permis 1'établlssement en tenps opportun des doctrments récapltulatlfs que le Groupe avalt denandés. 56. Le Groupe a aussl recomandé, pour plus de commodité, de concevolr les édltions ultérieures de l'annuaire en deux volumes (I'un pour les potssons, l'autre pour les lnvertébrés) eÈ d'y lnclure : - une représentatlon graphlque des données concernant des groupes et des sltes de survelllance partlcullers ; - des détalls sur les larvlcldes utlllsés pour traiter les rlvlères surrrelllées; - des données relatlves au déblt des cours d'eau. 57. Le Groupe a enfln recomandé d'établlr des recuells spéclaux de données récapltulatifs sur les sltes de survelllance du fleuve Bandama (3, 4, 8 et 16) et du Nlandan (lnvertébrés seulement au slte 61). H. Æ.IALYSE TNDEPENDANTE DES DONNEES SUR IA STTRVEILTâNCE DU MILIEU AQUAIrQUE 58. Le Dr FaLrhurst a présenté un repport au Groupe et décrlt les obJectifs généraux de l'analyse des données, en cltent en partlculler des facteurs tels que I'abondance de l'espèce, la structure cornmunautaire, la dlversité, les facteurs llés aux condltlons du rnllleu et 1'auto-écologle. Ce rapport contenalt une évaluatlon globale des changements lntervenus dans Ies connunautés dans l'ensemble de la zone du Prograrome, compte tenu notrrnrnenÈ des données les plus récentes en provenance de 1'extension ouest. 59. En ce qul concerne les lnvertébrés, on n'observe que des changements relativement mlneurs dans la structure communautaire, ce qul confirme les tendances et les Èaxons lndicateurs ldentlflés dans de précédents rapports, c'est-à-dlre : - lorsque le chlorphoxine a été utlllsé, une augmentatlon des Phllopotanldés et des Orthocladlnés; - lorsque le B.È. H-14 a été utlllsé, aucmentatlon des Ecnomidés; - lorsque le ténéphos et le B.t. H-14 ont été utllisés, dlnlnutlon des Trlcorythldés. JPC10.3 <ocP/E c/&e.t) Page 33 Annexe I La prlnclpale exceptlon concerne les données provenant du slte de survelllance de Barnbol(Volta Noire au Ghana) qul ont été exanlnées compte tenu des dlfférents larvlcldes utillsés et des travaux de constructlon d'un pont en cours. Dans l'extenslon ouest, des résultats cohérents ont été obtenus des quatre sltes de survelllance. Un large éventail d'espèces abondantes a été observé, en partlculler aux sites de surrrelllance de Kokofata (Bakoye) et de Mllo. 50. En ce qul concerne les poissons, plusleurs sltes de survelllance blen établls ont enregistré une baisse des prlses, peut être llée aux conditlons hydrologlques. Des changements ont dernlèrement été observés dans les communautés sur les sites du l,Iawa et du Bandama qui, pour ce dernler, étalent probablenent llés au développenent du lac Kossou. Des résultats encourageants ont été enreglstrés dans 1'extenslon ouest, en partlculler sur le Baoulé et le MlIo. Des sltes bien établls conme ceux de la Iéraba, la Conoé, l'Otl et de la Volta Nolre ont contlnué à mettre en évldence des changements salsonnlers satisfaisants dans la structure coIImunautalre. 61. L'lndlce de Fairhurst proposé à la neuvlème session du Groupe écologique s'est révélé très lntéressant. Indépendernment de l'abondance, 11 peut être utilisé pour comparer les taxons, les néthodes d'échantlllonnage et 1es sites de survelllance. L'lndlce a également été nis à l'épreuve avec succès dans des expériences à court terme sur le Nlandan et, en ce qui concerne des données sur une llus longuà durée, au sLte d'Entomokro sur la Marahoué. Dans le prenler cas, 1'lndlce a permls de distinguer entre les échantlllons prélevés avant et aPrès traltement, et dans le second cas, de dlstinguer entre dlfférents t1ryes de larvlcldes. Compte tenu de 1'homogénélté des résultats, aussl blen globalement que pour des taxons partlculiers, 11 a été proposé que cet indlce solt mls à l'épreuve pour les données en provenance d'êutres sltes de survelllance. 62. L'lndlce de Calrns a été uttlisé sur des données obtenues lors de tests en gouttières afin de vérifler sl, blen qu'11 ne repose pas sur 1'ldentlficatlon taxonomlque, 11 seralt utile pour estiner rapldenent sur le terraln la dlverslté taxonomlque. Dans la pratlque, la méthode de Calrns révèle une perturbatlon naturelle (dérlve nocturne) ou artificlelle (due à 1'lnsectlctde) lndépendamment de l'abondance. Cependant lors d'essals sur le terraln, 11 a fal1u s'y reprendre au molns à trols fols pour être certaln à 95 I que la moyenne ne s'écartalt pas de plus de 20 Z de la valeur calculée de I'lndlce. On en a conclu que la néthode n'était pas nécessalrement une néthode rapide et qu'une méthode analogue, colune celle de Simpson, étalt préférabIe et pouvalt sans doute conpléter les lnterprétatlons exlsÈantes. 63. Afin d'évaluer l'utllité des résultats de tests à court terme (résultats de tests en mini-gouttlères et d'essais en rlvlère à petlte échelle de quelques Jours seulement) pourprédire des effets à long terme (survelllance sur une pérlode de trois ans au moins), des comparalsons aPProPrlées dolvent être effectuées. Les données à court uerme en provenance du Niandan et les données de survelllance à long terme (trols ans) devront être comparées afin de détermlner le degré de prédlcÈtbillté des résultats des premiers. Dans un premler temps, 1'approche devra conslster à comparer les degrés de senslbllité de taxons d'lnvertébrés choisis selon les tests en minl-gouttlères, les essais de terraln et la survelllance hydroblologique. Lc Groupe a donc recommandé que le personnel de l'Unlverslté de Salford, en collaboratlon avec 1'équlpe d'hydroblologle de 1'OCP, effectue sans perdre de temps les analyses requlses et rende conpte des résultats eÈ adresse des recommandations à la prochalne session du Groupe écologique. 64. Certalns problènes au nlveau du transfert de f infornatlon (entre Ouagadougou etSalford) ont été slgnalés en 1988. En dehors des problènes llés aux servlces postaux, toutes les données n'étaient pas disponlbles et il n'avait pas été possible de repérer d'éven- tuelles erreurs de codage, lnévitables, en l'absence des données originales. Le Groupe a cependant noté que Ia sltuation était redevenue normale. JPC10. 3 (ocP/EAC/89.L) Page 34 Annexe I 65. Conformérnent à Ia demande qul avait été faite à la neuvième session du Groupe écolo- gique, un rapport sur 1'étude de la documentation relative at!:K effets secondaires éventuels de f ivermectine sur l'environnement a été présenté. Lors de l'examen du rapport, on a fait observer qu'iI était peu probable que la dose nécessaire à une action nicrofilaricide chez 1'homme, inférieure à cel1e néccssaire chez 1'anirnal, ait des effets néfasÈes au niveau écologique et il a été suggéré de poursulvre 1'étude de la documentatlon. r. QUESTTONS REIATTVES A IA SURVETLI^ANCE DU MTLTEU AQUATTQUE 66. Après un exâmen détaillé des opérations de lutte antlvectorielle en cours, comportant de plus en plus l'utilisation en alternance de cinq larvicides, le Groupe a conclu que, selon les informations disponibles, les effets sur 1'environnement n'étaient pas sensl- blenent différents des effets observés par le passé lorsque 1'on utilisait uniquement le téméphos, le chlorphoxine et le B.t. H-14 par rotation. Toutefois, compte tenu de 1'acti- vité biologique supérieure de la perméthrine et du carbosulfan à 1'égaxd de la faune non cible, le Groupe a reconmandé que l'on s'en tienne à la stratégie de survelllance définie lors de réunions antérieures, c'est-à-dire la surveillance d'un nombre limité de sites, mais à une fréquence accrue. 67. En ce qui concerne l'évaluatlon du potentiel de repeuplement, le Groupe a recommandé au personnel du Programme de dresser une carte indlquant la dtstrlbution de l'ensemble du réseau hydrographique et des cours d'eau traités au moyen de larvicldes, dans des basslns fluviaux choisis conportant des sites de surveillance aquatique, pendanÈ la saison sèche et Ia saison des pluies. Les données obtenues devralent permettre d'effectuer des évaluatlons de la distributlon, des dlmensions et de 1'lmportance écologique des refuges et faclllter une évaluatlon globale du potentlel de repeuplement des sectlons de rivière non traltées. 68. Notant que les opérations de lutte antivectorlelle seronÈ bientôt lnterrompues dans certaines partles de la zone lnltlale du Programme, le Groupe a vivement reconmandé de poursuivre la survelllance du nilieu aquatique dans un nombre détenniné de sites pendant au moins trois ans après l'arrêt des opératlons larvicldes. Cela devrait permettre de surveiller très attentivement 1'évolutlon de Ia faune aquatlque une fois la pression des insecticides sur le nilieu aquatique supprimée. Cette méthode devraiÈ également constituer une Eesure de précaution, dans 1'hypothèse lmprobable où 11 s'avérerait nécessalre Par la suite de reprendre les opérations de lutte antlvectorlelle. J. RESULTATS DES ÎRAVATIX SI'R LES POISSONS D'AFRIQUE DE L'OUEST 69. Le Groupe a été infonné des travaux en cours sur les poissons d'Afrlque de l'Ouest. L'ORSIOH est sur Ie point de publier une étude des poissons d'eau douce et d'eau saumâtre, qui devrait sortlr courant 1990. Elle contiendra des clés d'ldentlflcation en françals et en anglais. 7O. Des recherches sur la génétique des poissons ont été effectuées au cours de l'année écoulée par K. Abban et par le personnel de I'ORSTOM. Dans le bassin de la Volta, de nettes différences génétiques entre populatlons de Schllbeidés ont été mises en évidence, de rnême qu'entre populatlons de Chrysichthys maurus en provenance de dlfférents bassins fluvlaux. I1 a été reconnu que ces études ne présentalent pas unlquement un lntérêt sur le plan de 1'évolution mais pouvalent lndiquer une hétérogénéité génétlque, c'est-à-dlre une adapta- bilité à différents nilieux naturels et artlflciels et à la recolonisatlon. Aussl ces t)æes de travaux de recherche fondamentale sont-ils encouragés, 71. Une analyse faccorlelle reposant sur des listes d'espèces de poissons établies Pour différents bassins d'Afrique de 1'Ouest a permis de dégager trois grouPes dlstincts d'affinité faunistique : JPC10.3(ocP/E^c/$e.r) Page 35 Annexe I les fleuves du Cameroun et du Gabon; les fleuves soudanais (Volta, Nlger, Sénéga1, Ganbie, Ouéné, Mono, Bandama, Comoé et Sassandra); les basslns côtlers, de la Gulnée au Llbérla en pessant par la Slerra Leone. 72. Des recherches sont égalenent en cours en ce qul concerne les facteurs permettant de déternlner les structures conmunautalres des populatlons lchtyologiques dans dlfférents basslns fluvlaux. Un nodèle expliquant la rlchesse des espèces corme étant fonctlon del'alre de la surface de prtse et du déblt troyen annuel du cours d'eau e ét.é Els eu polnt. I1 rend conpte d'une varlance de 90 Z des variables lndépendantes. Lcs résultats prélinlnaires d'une étude de terrain sur Ie fleuve Nlandan ont lndiqué que la rlchesse des espèces étalt fonctlon à Ia fols des dlmenslons du fleuve et de Ia dlverslté de l'habitat. D'autres études en cours conslstent à lnterpréter la conplexlté progresslve des comunautés selon un axe longltudlnal, tenant conpEe à la fols des aspects blologlgues (catégorles trophlques, sÈratégles de reproductlon, etc.) et éeologlques. 73. Le Groupe a conclu que les modèles pouvalent être très utlles pour le Prograune, pour autant qu'lls pulssent être appllqués à une diverslté de sltuatlons de terrain. K. CHOIX DE SITES DE SI'RVEILIÂNCE DANS L'EXTENSION OUEST 74. Conpte tenu de la nouvelle stratégle opératlonnelle mise au point par le Prograune pour l'extenslon ouest (volr sectlon C), Ie Groupe a établl une sélectlon des sltes de survelllance sur la base des données présentées à l'appendlce 3 et des princlpes énumérés cl-après : i) Au cours de l'année écoulée, le Progrâmme a évalué dlfférents scénarlos de stratégies de lutte contre 1'onchocercose fondés sur 1'utlllsatlon slnultanée delarvlcldes et d'un nlcrofllarlclde, 1'lvermectlne. Les spéclallstes sclentlflques chargés des opératlons du Programme ont dû falre preuve de beaucoup de souplesse et adapter leurs Plans d'Opératlons actuels et à venir. En ralson du changenent d'attltude concernant la portée géographlque, Ies tactiques larvlcldes et les besolns loglstlques, 11 est devenu extrêmement difflclle pour ces experts d'effectuer des prévlslons valables et de cholsir de nouveaux sltes de survelllance du mllleu sltués dans des endrolts où 11 serait lmportant d'obtenir des données conplètes sur la sltuatlon avant et après traltelûent. 11) Selon des données récentes, il est apparu de plus en plus clalrement que la faune aquatlque non clble de Slerra Leone dlffère très nettement de celle que l'on rencontre généralenent dans d'autres cours d'eau trattés de Ia zone du Programme. Aussl la Priorlté devralt-elle être donnée à la survelllance de cette sltuatlon très partl- cullère en Sierra Leone, et l'on ne devralt pas par conséquent envlsager l'établls- sement d'un nouveau slte de surveillance sur le fleuve Ganble, où la faune est très sernblable à celle que l'on retrouve dans beaucoup d'autres cours d'eau traltés de Ia zone du Prograrnne. ili) Conformément aux nouveaux plans de lutte antlvectorlelle dans 1'extenslon ouest,les anciens plans de surveillance des basslns du Haut Nlger et du HauÈ Sénégal dolvent êÈre révisés, afln d'axer les activltés de sumelllance sur les effets posslbles sur 1'envlronnement de 1'utlllsatlon de larvlcides en alternance et sur 1'éventuallté d,une uÈillsation eccrue de la pernéthrlne et du carbosulfan (et éventuellenent d'autres composés de renplacement). 75. En ce qul concerne 1es besoins en matière de survelllance des rlvières côtlères de laSlerra Leone, le Groupe a estlmé que le Programme devait consldérer qu'11 s,aglssalÈ d,une situation d'urgence sl les opératlons larvlcldes sélectlves devalent être entreprlses, conme JPC10. 3(ocP/E^c/8e.L) Page 35 Annexe I on 1'envisage désormals, en avril 1989. Cela n'avalt pu être prévu étant donné que la distribution du vecteur savanicole et la situation de 1'onchocercose cécitante dans le sud de la Sierra Leone n'étaient pas entièrement connues à la date de la neuvième session du Groupe en 1988. Ce falt nouveau place néanmoins le Programne dans une situation difflclle : comment en effet assurer et mobiltser les ressources nécessalres Pour obÈenlr les données sur l,environnement nécessalres avant le début des opératlons larvicides en avril 1989 et pouvolr dlsposer de données avant traitetrent, exigence exprinée à maintes rePrises par le Groupe. 76. Si },on veut se conformer à Ia polltique du Prograrnme, qui vise à accroitre au maximum Ia partlcipaÈlon natlonale aux activités de survelllance du mllieu, 11 est urgent d'étudier s,11 serait posslble de moblliser du personnel d'hydroblologle sierra léonien, qui se chargeralt diau moins une partie des actlvltés de survelllance avant traitement. En consé- qrr"ni., et après avolr faii le bilan des besoins en matière de surveillance Pour l'ensemble de l'extension ouest, le Groupe a vivenent recommandé : i) que 1,équlpe d'hydroblologle de 1'OCP, en étroite collaboratlon avec le consultant de I,ORSTOM qul a effectué des enquêtes préllminalres concernant les sites de sur- velllance possibles (voir appendlce 3), choislsse sans retard quatre à clnq sltes de survelllance en Sierra Leone; fi) que l,équlpe d'hydrobiologle de I'OCP recuellle des données avant traltement sur les lnvertébrés âquatiques en Sierra Leone pendant les mols de mars et avrll 1989. I1 faudra noblllser rapidenent les moyens de Ëransport terrestre nécessaires ainsi qu'un avlon de llalson pour que l'équipe puisse s'acgultter de cette tâche dans les délals qul lul sont lnpartls; lil) que 1,on étudie en prlorité 1es posslbllltés de formatlon d'hydrobiologistes slerra léonlens; lv) qu,un accord de services technlques solt passé avec I'ORSÎOM pour le cholx des sLtes de surveillance des polssons dans dlfférentes Parties de 1'extension ouest, y comprls en Slerra Leone. 77. Pour ce qui est des activltés de surveillance du nllleu aquatique dans les Parties nord et est de l,extenslon ouest, le Groupe a recommandé d'utlllser les Postes cl-aPrès : Bassln du SéntlgCI - Kokofata (Bakoye) - lnvertébrés; - Mlsslra (Baoulé) - polssons. - Sassambaya (Niandan) - invertébrés; - Mandlana (Sankaranl) - polssons; - Baranema (Dlon) - poissons; - Boussoulé (M11o) - polssons. L. EI'I'DES EFFECTT'EES DANS L'EKIENSION OUEST a) Etudes sur les groupes al lmentaires fonctionnels 78. En mars 1988, des études en cours d'eau des lnvertébrés et des polssons ont éEé effectuées dans l'est de la Gulnée, autour de Kankan et Beyla. Ces activltés ont été financées par une subvention de la Natlonal Sclence Foundation des Etats-Unis d'Amérique et Bassin du Haut Nlger JPC10. 3 (ocP/EAc/89.L) Page 37 Annexe I ont bénéflclé sur place d'un appul logtstlque du Progrnmrne Docteurs K. Iù. Cunrolns, J. H. Elouard, M. À. Wllzbach et l{ Kankan). Y ont partlclpé les E. Dlop (pour l'enquête de 79. Le preroLer obJectlf de ces enquêtes était de recuellllr des échanÈillons dans depetlts cours d'eau et des fleuves de tallIe noyenne pérennes (essentlellenent non traltés) dans des régions élolgnées de manlère à llnlter au maxlmum l'lnfluence de I'homme. Ges échantlllons étaient destlnés à fournlr des infornatlons avant traltement dans des sltes àfalble lmpact hunaln (alnsl que des données sur les fleuves MlIo et le Nlandan qul ont ététraltés) et à éluclder quelque peu la questlon des refuges de recolonlsatlon : La faune de ces affluents est-eIle varlée et abondante ? Peuvent-ils vralsernblablement abrtter des refuges de recolonlsatlon ? 80. Le second objectlf était d'analyser les échanElllons au microscope classlque et au microscope électronlque afln de déternlner à quel groupe allmentalre foncÈlonnel les taxons appartenalent. Les données recueillles, Jolntes aux autres données dont dlspose Ie Progr:mmeet aux données contenues dans la documentatlon accesstble, sont actuellement utllisées en vue d'établlr une classlflcation préllminaire de la faune en fonctlon de ces groupements. Lebut est en déflnltlve d'utlllser celle-ci comme lnstrunent analytlque pour évaluer les assoclatlons d'lnvertébrés aquaÈlques dans des cours d'eau traités et non traltés del'extensl.on ouest. Le Groupe attendra avec lntérêt la sortle du rapport final qul dolt êtreprésenté à la U.S. Natlonal Science Foundatlon en octobre 1989, et dont le Programme devrait recevolr copie. La publicatlon de ce rapport est prévue ultérteurement. b) Etudes sur les Baêtldés 81. Un résrrmé des travaux effectués par M. J. Iüul1lot en févrler 1989 avec l,appul du Prograrnme a été présenté au Groupe. Dans le Nlandan, à l'est de la Guinée, aucun changement notable n'a été observé en ce qul concerne la structure cornmunautalre et l,abondanc" à""Baëtldés avent êt aPrès traltement. Certalns aspects de Ia taxonomie des larves et des adultes ont été éclaircls et Ia durée de vle larvalre a été mesurée. Pour une espèce, celle-cl a été estlnée à nolns d'une semalne, alors que pour la plupart des autrès espèces, elle peut aller Jusqu'à trois senaines envlron. Deux espèc"" ""rr1"rânt, prédatrlces liune etl'autre, ont une vle larvalre plus longue : plus de deux mois. 82- En dehors des deux espèces prédatrlces, iI est apparu que Ia durée de vie plus courtedes autres espèces sensibles expllqualt qu'elles deneurent présentes et relatlvement abondantes dans les cours d'eau traités, y conpris par la pernéthrine eü 1e carbosulfan. u. 83. zone lors PROGRAMME DE TRAVAIL pOuR 1989/1990 Le Groupe a reconmandé que la survelllance des poissons et des invertébrés dans lalnltiale de I'OCP et dans l'extenslon ouest soit poursulvie dans tous les sltes choisisde sa dernlère sesslon, avec cependant les modlficattons cl-après : Etant donné que le site de survelllance des lnvertébrés d'Amou au Togo est sltué sur unfleuve tralté au B.t. H-14, et qu'11 est peu probable que l,on utlliÀe un lnsectlcideplus toxlque, le Grot-r*p. écologtque a recommandé d'lnterrorDpre 1,échantlllonnage pendant un an. En fonctLon de 1'analyse des données déJà disponlbles, une déclslon seia prlseI'année prochalne quant au rétablissement ou non de la surveilrance. La fréquence d'échantlllonnage des lnvertébrés aux sites du Bandama et de la Marahouédevralt être ramenée à une fols par mois de novembre à Janvier au lleu d,une folstoutes les deux semaines. 84. Sachant que les opératlons larvicldes cesseront dans certains bassins fluvlaux de la zone lnitlale du Progrrrnme en 1989 (Bandana B1anc, Comoé et Léraba), le Groupe a recommandé JPC10. 3 (ocP/EAC/89.1) Page 38 Annexe I de nalntenir Ia surveillance des sites d'échantlllonnage dans ces bassins à la fréquence actuelle pendant au moins un an après l'arrêt des opératlons larvicldes. A sa prochalne sesslon, le Groupe passera en revue les données recuelllles et décidera sl les activités de survelllance dolvent ou non être poursulvies. 85. Après avolr examlné longuement la stratégle actuelle du Progrenme, conslstant à utl- 1lser de plus en plus, en alternance, des larvlcldes plus toxlques afln de naltrlser la résistance au ténéphos, Ie Groupe a reconmandé que le Progranme prépare (éventuellement avec l'aide de consultants) et sounette, à la prochalne sessLon du Groupe écologlque, deux docrrments de travail sur les suJets sulvants : - la Justiflcatlon scientifique et opérationnelle de 1'utlllsatlon en alternance des clnq larvicldes actuellement utlllsés et des statlstiques concernant les nodalltés d'uÈillsation Eenporelles et spatlales des dlfférents conPosés; - une évaluatlon de l'lmpact de Ia pennéthrlne sur l'envlronnenent (volr appendlce 4) N. PUBLICATIONS 86. Le Présldent du Groupe a ouvert le débat sur Ia nécesslté pour le Progranme d'accroitre la dlffuslon des résultats de la survelllance du nllleu obtenus depuls le début des opératlons de lutte antlvectorlelle, compte tenu de la quantlté et de la haute quallté des données accumulées. 87. Le Groupe a convenu à l'unanlmlté que cette questlon nérltalt un examen ettentif et a proposé plusleurs norns de revues qul se prêteralent le nleux à la publlcatlon de ces données, De plus, des nembres du Groupe ont offert leurs servlces au personnel du Progronme pour l'alder à préparer les données en vue de leur publlcatlon. Un membre du Groupe a d'allleurs déJà collaboré avec le personnel du Progrernme pour la mise en forme déflnltlve d'une publlcatlon sur 1'évaluatlon écotoxlcologtque du carbosulfan. 88. Le Groupe a également suggéré, ce qul a été approuvé par le DlrecÈeur du Progranme' que 1'hydroblologlste du Progremme asslste au vlngt-quatrlène congrès de 1'Assoclatlon lnternatlonale de linnologle théorlque et appllquée (Munich, 13-19 août 1989), et ÿ Présente un document falsant le bllan de dlx années de surveillance des lnvertébrés aquatlques dans I'alre du Progranme. 89. Une liste des documents actuellement en préparation pour publication flgure à 1'appendice 5. o DIVERS Lleu d'affectatlon de 1'équlpe d'hvdrobiolosle du Prosramnea) 90. Confornément aux avls exprlnés dans Ie rapport de sa neuvlème sesslon, le Groupe écologique a vlvement recommandé que 1'équipe d'hydroblologie du Progranne solt affectée ailleurs en vue surtout d'accroltre 1'efflcaclté des actlvltés de survelllance aquatlque dans une zone d'épandage de larvicldes de plus en plus étendue. Le mleux seralt de la rapprocher de 1'extenslon ouest, ce qul permettralt d'améllorer les llalsons et d'essurer trn contact plus étrolt et plus contlnu entre l'équlpe et le personnel sclentlflque engagé dans les essais de nouveaux larvlcldes et dans la rnlse en oeuvre des stratégles de lutte antl- vectorielle. La coordlnation accrue qui en découleralt seralt Partlcullèrement lnportante conpte tenu des nouvelles stratégles de lutte utilisées par le Programme dans la zone d,extension ouest. Le Groupe a donc réaffirné que Ouagadougou n'étalt pas à son avls le lieu d'affectatlon ldéal pour 1'équipe d'hydroblologle du Programme. JPC10.3 (ocP/EAc/89.L) Page 39 Annexe I b) PENSAH 91. Le Groupe a été lnforné par l'un de ses menbres gu'un protremme de recherche et de fornatlon en écotoxlcologle parralné par les Pays-Bas, le PENSAII (Pestlcldes dans 1'envl- ronnement sahéllen), devalÈ être étabIl à Dakar en collaboratlon avec le CILSS (Conlté pernenent lnter-Etets de lutte contre la sécheresse dans le Sahel). Ce progrÊntne est destlné à renforcer les capacltés de recherche du CILSS afln d'assurer la sunzelllance terreatre et hydroblologlque de toute la zone sahéllenne d'Afrlque de l'Ouest. Un lmportant laboratolre écotoxicologlque sltué à Dakar fera partle lntégrante du progrÊnme. 92. Le Groupe e reconnu qu'une fols en place, le PENSAH pourralt devenlr un partenalre inportant de 1'OCP. I1 pourralt même assurer la fornatlon d'hydroblologlstes natlonarx( et fournlr des fonds pour des études spéclales llées à la survelllance hydroblologlque dans la zone de I'OCP, pendant la durée du Prograume et par la sulte. Il a donc été décldé qu'un meubre du Groupe prendralt contact avec le Mlnistère néerlandals de la Coopératlon pour le Développement afin de falre connaltre l'lntérêt du Programme pour le PENSAH et son espolr d'instaurer une collaboratlon entre les deux organlsmes, aubénéflce des deux partles. Le menbre du Groupe lntéressé fera rapport au Présldent sur les progrès acconplls. P. RESI'I{E DES RECOMI.{ANDATIONS 93. Un résuné des recommandatlons contenues dans le corps du rapport flgure à 1'appendlce 6. a. DISPOSITIONS POUR IA PROCHAINE SESSION a) Présldent 94. Le Groupe a annoncé que le Dr lévêque préstderalt la onzlème sesslon du Groupe (1990) et représenteralt le Groupe atrx réunlons de 1989 du Comlté consulÈatlf d'experts et du Conlté conJoint du Progranme. b) Date et lieu de onzlème sesslon 95. I1 a été décldé que la onztème sesslon du Groupe écologtque se tlendralt en princlpe à Ouagadougou pendant la dernlère semalne de févrler ou la première semal-ne de nars 1990. Des dlsposltlons seront prlses pour que certalns rnembres du Groupe pulssent se rendre dans Ia zone d'opératlon est après la clôture de Ia session. R. APPROBATION DU RAPPORT 96. Le proJet de rapport a été examlné à Ia fln de Ia sesslon et sa version déflnltlve a été approuvée par le Présldent. CI.OTT'RE DE IA SESSION Le Présldent a prononcé la clôture de la sesslon Le 24 févrler 1989 dans l'après-nldl s 97 Z lr1o5HC/ts{Ht dJ OFIOF{5COÉl{4PH() lrl(J= HZ()ItIo<pHÀC,.H=t+4H(,5- OIrIrt >rll(,frl  frl utÊI&ttt HÉr<frl HzzzÉOEOD(, oâ Hdv,Sldu)ôFlÊIc)ü&A<!)rtrOHlrlÊrdHldHIrI>o 2,2HOdHX rrlOHH lr:pold r{ zifHo cr4HHDH(9Cr<o<5EIilo= <()ItI>Hr-{ÊrXFlOHHT =)ô ZutOHHltlHh<h 3El4u, >ÊIr{ê tdo2ZÈ1u)4 4,2Jdo 'ldcâHÈ1 (âÊIHH d lrl ê{itâ u, IrM()zÉ:Zt1 ü44AJ 04 rsl ,rdH F{lddÊr Êr Ér ülr7ZDât-t U) <rdElr7 üH ftll-{ H(J H(, *zoo HFI t<üu,5ÊlOFI(, tttüz<DOoutÊl Ê{ U)HHt{ lsl O()=È)1 ü >( lrlOHH u,Z l'1O!) P1 d?v,4F{ 3É4 .Ît > lrlÈlâ lrtH l-{ :)HâZ lr7lrl ü -EI È:HFI HFI <lddtH()Èl vtU) lrllrl ÈID4Ct,l4t-{ zH ltl6ÉF{ Irlüzfrl ZHO()d <H 4È,oÈ1 IoIt{ V'F (/l!E t'lA.po(,)Ht{=HHIrr !EH()üÊ{oüÈ 2zoc)Ht-{ HHH <'lrl u,5âO ,Iê{4X El J zo u! l{lrl HFl 4IrI 5ÂIo<E>IrI àîn u! t{lrl D(,o/üt{<t :É F{()!E(J zOLlHP utOdHrrl(âÀx(,)lE r{ l\ê zoH(,tH<4 =.Âlrl H :E Fl()HU!H ?â JPCI_o. 3 (ocP/E c/89.r) Page 40 Anhexe I 24fe Flp uto rêü (J pê Èr ot{() 3ooHxoHo() lrl H() O{EH -l Irlâ zo t-{H I El j s Ff!a4H JPC10.3 <ocP/E^c/89.L) Page 41 Annexe I APPENDICE 1 LISTE DES PARTICIPANTS Menbres Professeur D. Calamarl, Instltute of Agrlcultural Entomology, Faculty of Agriculture, Unlverslty of l{llan, via Celoria 2, 20L33 Mllan, Italie Professeur K. II. Crlmlns, Dlrector, P)rmatuning Laboratory of Ecology, Department of Blology Sclences, Unlversity of Plttsburgh, Plttsburg, Pennsylvanla 21532, Etats-Unls d'Amérlque Dr. H. De Iongh, Haskonlng, Berg en Dalseweg 81, P.O. Box 154, 5500 AD Niinegen, Pays-Bas Dr C. Iévêque (Président), Directeur de Recherches, Museum Natlonal d'Histolre naturelle, Laboratolre d'Ichtyologie, 43 rue Cuvi.er, 7523L IeÉ, Cedex 05, France Dr M. Yasuno, Chlef of Aquatic Ecology, National Instltute for Environmental Studles, Onogawa, Tsukuba, 305 Japon Autresr particlpants Dr J.-l{. Elouard, ORSTOM, 2051 avenue du Val Montferrand, 34032 Montpellier , France Dr C. P. Falrhurst, Department of Blologlcal Sciences, University of Salford, Salford M5 4W1, Royaume-Unl Dr J. Grunewald, Instltute of Troplcal Mediclne, Wilhemstr. Républlque fédérale d'Allemagne 31, D-7400 Îübinsen, Dr D. Paugy, Huseum National d'Hlstoire naturelle, Laboratolre d'Ichtyologle, 43 rue Cuvler, 7523L Parls, Cedex 05, France Secrétarlat K. B. Akpoboua, VCU/OCP, B.P. 1474, @§, Côre d,IvoireBack, VGU/OCP, B.P. 1474, Bouaké A. T. Baldry (Secrétalre), ÿflJ/OCP, B.P. 549, Ouagadougou, Burkina FasoGul1let, VCU/OCP, B.P. 2279, @&, MallH. Ocran, VGIJ/OCP, R.P. L474, Bouaké Phllippon, Chef VGU/OCP, B.P. 549, Ouasadousou Qulllévéré, ÿflJ/OCP, B.P. 549, Ouasadousou M. Sanba, Dlrecteur OCP, B.P. 549, OuagadougouJ. Senghor, INF/OCP, B.P.549, Ouagadousou F. Walsh, VC\J/OCP, B.P. 35, Kara, Togo Yanéogo, VCU/OCP, B.P. 549, Ouagadougou Dr Dr Dr Dr t{. Dr Dr Dr M. Dr t{. A. c. D. P. M. B. D. E. E J. L. JPCL0. 3(ocP/EAc/89.L) Page 42 Annexe I APPENDICE 2 ocPNctJ/ffiBlo/89 .L ocP ^rctJ/lfÿRro/8g .2 ocPNw/w.{Rro/8g .3 ocPfÿcrJ/t{YBro/8g .4 ocP^culrrYBro/8g .s ocPNctJ/ffiBro/8g .6 ocP/\tcu/t{ÿBro/8g .7 ocP lv cu /t{YBto / 89 . 7 . L ocPfvculrtBro/8g .8 ocPîrco/wwo/89.9 ocP/vcu/lfiBro/89 . 10 ocP[ÿcu/t{tBrol89 . 11 CAIAMARI , D. et al . IAHR, J. et al . University of Salford LISTE DE DOCI'I.IENTS Toxlcity of cyphenothrln on the non-target fauna ln tropical envlronment (Prelimlnary slmthesis report) Laboratory studies of potenÈial blackfly larvlcldes on sorne flsh specles ln the Onchocerclasls Control Programme area - (L. Yanéogo and J. M. lapsoba) Surnmary of annual report - 1987-1988 (Gulnea Natlonal Tean) Year-Book of hydroblologlcal data (Vector Control Unlt L987-1988) Medium-term trial of toxlclty of cyphenothrin sprayed on the Wtrlte Bandana withln the framework of Èhe Onchocerciasls ControL Progranme(By Fanfonde Konde, Gulnea) Annua1 Report (L5/LO/87 -30/LL/88) - ORSTOM Hydroblology Laboratory -, Bamako (Sumnary) Annual Report No 2 on aquatlc envlronment monltorlng ln Mall(Ichtyology) - Manadou Kossa Traoré Sunmary of Annual Report (Malt lchtyologlcal team) A. Invertebrate Monltorlng (Strnmary) - J. Samman and B. Fish Monltoring (Sumary) - J. K. Ofori-Danson & J' N. Padl Monltoring of lotlc envlronments treated with antiblackfly lnsecticldes ln the Onchocerciasls Gontrol Prograrnme - Slmthesis, reflections and prospects - (Jean-Marc Elouard) Monltorlng of the entomofauna of the rratercourses In Côte d'Ivoire, Ghana, Mali and Togo (Sumnary) OCP hydroblologlcal tean Observations on the evoluÈion of the fish fauna of the Ivoirian natercourses during the 1987-1988 monltoring campalgn (Sunnary) - K. Traoré Ecotoxicologlcal approach for the lnpact assessment of carbosulfan in the Onchocerclasls Control Programrne Evaluation of the short and nediun-tern effects of weekly Pernethrin andcarbosu1fan1arvic1dingonsna11shrimps,@, in the Kan Rlver, Côte d'Ivolre Data analysis of short-term insectlcide testing from OCP gutter Erlals, February 1989 (C. P. Falrhurst, J. Hewett, J' Needhan and P. Milllgan) JPC10.3 (ocPlEACl8e.1) Page 43 Annexe I APPENDICE 3 Gulnée 1) 11) 111) Sénéeal i) Deux sltes posslbles à Mako et Sanekouta. 11) Fleuves Niokolo-Koba et Tiokove Pas de slte qul convlenne. 11i) Koulontou Un site posslble au nord de la Guinée à proximlté de Youkounkoun. Slerra Leone i) Bassln du Kolenté RESIn,IE DES ENQUETES EFFECTUEES EN GUINEE, AU SENEGAL ET EN SIERAA IÆONE (EKTENSION OUEST) POI'R RECENSER DES SITES DE SI'RVEILIâNCE AQUATIQUE POSSIBLES(19 JANVIER-I8 FEVRIER 1989, Dr J.-H. EIJOUARD) Bassln du Corubal Deux sites posslbles : - Gaoul sur le Kounba, - Karmafassa sur le Tomlné Bassln du Kogon Pas de site qul convlenne. Bassln du Fatala Pas de site qui convlenne. Fleuve Garnbie 1i) ili) Aucun slte vlslté Bassln de la Kaba Un slte posslble dans le parc national de Butarnba Klllru (fleuve Kaba) et un autre à Musaia (Mabole). Pas de site qul convlenne sur le Mongo. Bassln du Sell/Rokel Clnq sltes visités. Un slte possible à Yrafilaia sur Ie haut du fleuve. Deux sltes passables à Badala dans le nord et Katik dans le sud-ouest. Bassin du Pampanalv) Deux sites vlsltés, aucun ne convient JPC10. 3 (ocP/EAc/89.L) Page 44 Annexe I Appendice 3 v) vi) Bassln du Sewa Quatre sltes vlsltés dans le sud, En raison des nombreuses rnines d'or et de dlanants, aucun site qui convlenne n'a été repéré en aval du confluent du Sewa et du Bafl, nl le long du Bafl. Aucun slte qul convlenne sur Ie Bagbé. Bassin de la Moa Aucun slte vislté. JPC10. 3(ocP/EAc/89.L) Page 45 Annexe I APPENDICE 4 EVALUATION ECOIOGIQUE DE L'UTILISATION DE I.A PERI{ETHRINE DANS LE CA.DRE DE L'OCP Un groupe de travall a été chargé, sous Ia présldence du professeur D. Calarnarl, depréparer un document sur "L'évaluatlon écologlque de 1'utlllsatlon de la pernéthrlne dans Ie cadre de 1'oCP". Le groupe travalllera essentielleuent par correspondance et se répartira letravall conrne sult : 1. Examen de la docunentatlon, modèle d'évaluation, évaluation prélintnalre des rlsques (D. Calamarl). 2. Zones, fréquence et condltlons d'utlllsation de la penoéthrlne. Caractéristiques environnementales des cours d,eau traltés (p. GullleÈ et J. F. IJalsh). 3. Tests à court terme sur les invertébrés et les polssons dans le cadre de l,OCp(L. Yaméogo). 4. Caractérlstlques des sites d'échantlllonnage. Invertébrés et poissons(J.-M. Elouard, D. paugy er C. Fairhurst) 5. J. -M 6. Données de la survelllance après traitement par la pernéthrine (LElouard, D. Paugy et C. Fairhurst). Yaméogo Evaluation écologique (D. Calanarl). Les membres du groupe de travall devront faire parvenir au présldent, avant juln 19g9,les,données appropriées dûnent évaluées, de sorte qt," 1" Présldent puisse établlr un prenier PI9j.t de rapport et le distribuer aux membre" porri comnentalres avant 1a fin septembie 1?9?: U" second proJet de rapport sera présenté à la onzlène sesslon du Groupe écologique(1ee0). JPCI_o. 3 (ocP/EAc/89.L) Page 46 Annexe I APPENDICE 5 DOCU{ENTS EN PREPARATION POUR PUBLICATION Calamari, D., Guillet, P., Traoré, K. & Yanéogo, L. Ecological approach for the impact assessnent of carbosulfan in the Onchocerciasls Control Programme. Chemosphere yaméogo, L., Tapsoba, J. M. & Calamarl, D. Laboratory toxlclty of potential blackfly larvlcides on some flsh specles Ln the Onchocerclasis Control Progrrrnme area (Iùest Africa). Ecotoxical Envir. Saf. Lévêque, c. The onchocerclasis control Prograrnme nonltorlng actlvltie for a SCOPE voltrme on "Ecolosical effects in di c1 imates " s. Paper presented(sous presse) yanéogo, L. et al. Dix ans de survelllance de la faune aquatlque des rlvlères d'Afrique de l,Ouest traitées contre les sinulies (Dlptera: Sinullldae) agents vecteurs de l,onchocercose humaine. Paper presented at Èhe "Conférence des entonologlstes d,express1onfrançaise"(Canada),@(souspresse) paugy, D. & Bénech, V. La faune icthyologique des basslns côtlers du Togo lrop. paugy, D. Les cycles de reproductlon des polssons du Baoulé (Haut Sénégal, Mali). Rev. Hydrob. Trop. paugy, D. Alimentation et relatlons trophlques des polssons du Baoulé (Haut Sénégal, Mali) Rev. Hydrob. Trop. paugy, D., Lévêque, C. & Blgorne, R. La faune ichtyologique des basslns côtLers de Slerra Leone et du Libérla. Rev. Hydrob. Trop. du Baoulé (Haut Sénégal, Mall) avant son traltenent Rev. Hydrob Functlonal organizatlon of Jour. North Amer. Paugy, D. Le peuplement lchtyologlque aux lnsecticides antlsimulldlens Rev Trop Cunmins, K. l[., lJilzbach, t{. 4., Elouard, J.-M. & Yanéogo, L. running water invertebrate associatlons ln Eastern Guinea' Benthologlcal Soc. Elouard, J.-M. 5. Falrhurst, C. The aggregatlon of fresh-water lnsects from dlfferent collection methods ln tüest Africa. Ecologla généralls Elouard, J.-M. & Falrhurst, C. Utlllzation of the aggregation lndex to Deasure long-terE effects produced by the large scale use of sfunulild pestlcldes ln the Onchocerclasls Control Progrrmme, Chemosphere Elouard, J.-M., Falrhurst, C. & §arnm4n, J. Ten years of monltoring of the lnvertebrates ln the Onchocerciasls Control Programme. Chemosphere t 12 JPC10. 3(ocP/EAc/89.t) Page 47 Annexe I APPENDICE 6 RESUUE DES RECOMMANDATIONS Réallsatlon d'une évaluation écotoxlcologlque de Ia bloresméthrine et du pyraclofos(paragraphe 28). Recherche de nouveaux larvlcldes et de nouvelles formulatlons et poursulte du crlblage en plusleurs phases de conposés posslbles (paragraphe 29). Réallsatlon d'une évaluatlon écotoxicologlque de Ia pernéthrlne (paragraphe 41). Poursuite des études sur les cycles de reproductlon des polssons (paragraphe 47, 11)). Vériflcatlon de la reproductibiltté de la collecte de données au slte de surveillance de Bamboi (paragraphe 47, iii)). Adoptlon d'une norme commune de Ia distrlbutlon des fréquences de la longueur des poissons (paragraphe 48). Présentatlon, dans les rneilleurs délals, des feullles de données de surveillance par les hydrobiologistes nationaux (paragraphe 55). Publicatlon d'annualres en deux voltrnes : un pour les poi.ssons et un pour les lnvertébrés (paragraphe 56). Publication d'un recueil de données spéclal sur les sltes de survelllance du Bandana et du Nlandan (paragraphe 57). Evaluatlon par l'Université de Salford de la posslblllté de prédlre les effets à long terme au moyen de données de survelllance à court terme (paragraphe 63). Poursulte de la survelllance d'un nornbre linlté de sltes, mals à une fréquence plus élevée (paragraphe 66). Etablissenent d'une carte et évaluatlon des refuges (paragraphe 67) Poursulte des activltés de survelllance pendant trols ans après 1'arrêt des opératlons de lutte antivectorielle (paragraphe 68). Choix de sites de survelllance et collecte de données avant traitement en Slerra Leone(paragraphe 76, 1) et ii)). Forrnatlon d'hydroblologistes sLerra léontens (paragraphe 76, lii)) Sélectlon de sltes de surveillance des polssons dans 1'extenslon ouest (para- graphe 75, 1v)). Sltes de survelllance dans les partles nord et est de l,extension ouest(paragraphe 77). Sites de survelllance et fréquence de la surveillance dans la zone initiale du Programrne et dans 1'extension ouest (paragraphe 83). 3 4 5 6 7 8 9 10. 11. L2. 13. L4. 15. 15. L7. 18. L9. Fréquence de la survelllance après 1'arrêt des opératlons larvlcides (paragraphe 84) I JPC10.3 (ocP/EAc/89.L) Page 48 Annexe I Appendice 6 20 Préparation de documents de travail concernant 1'utlllsatlon de larylcldes en alternance et 1'lmpact de Ia perméthrine sur l'erivlronnement (paragraphe 85 et appendice 4). 2L. Réaffectation de l'équipe d'hydroblologle de I'OCP (paragraphe 90). I I JPC10.3 <ocP/EAc/89.L) Page 49 ANNEKE II É. lrJ9 z t6üc c,tvr aa a ü a a ; a o J 2I ! I: a § I t-oUf o J U Cl U JU2 zo; :UI o U2 o N u 3 J o; ÈUa o 2 E o ' I I 'l I I t I I I I I I z 'r I t._ G--t!lc o-U' É dt z I(9 I!- -r- -,1- , It I I tIII I t f = t ra a *'Lt It I rl tt G, lr, orl, t t I l,I J = = I I ,t I 1 I + + I I I I t I , I I I , I I I I I I I I an 5(, , I I , 8t 'l 'Ij §"1 cg xP oE 'aE :E 'Ë .g -EO6 E€ !rÈ -'r .EÊ ôoOCD o*o=shycL;pO.J0ï-- SG.:oo ool!à E o';C-6 :s, g .Ë6Ë: .E.çI oo\Cco .OEo .9.9oaaEssg 6EE gbôË, N= ! C C o E o: E.iEEà9È:li: Ë i33 :-3ô a, à-ti :::iài!3!ô;;È:.: \:g!:5i: 3 3 s i g. 'à o É i'- E; z2 !: -:9-ee3::9; !,3t::!aaoa6ôo EI O+{ a o I + + Uô2U(, UJ o z U C' U J T o toq Iot 2 ù c ro f, u-, lrJz I lrJ flrj <Z at't = at, J_(, c) I , I , J 19 lrj z trJ aD i + tn trJ o C') o) Éf oè ,ui v, oÀ oÉÀ , C) UJ o ttz o F É,gl Â-I o e ê, ogr o) É.olt U'z o tr É. u.t o- o ll. o e q fo ô UJ rn oÀoÉÀ , * JPC10. 3 (ocP/EAc/89.L) Page 50 ANNEXE III I tr UJ 9 z a o(, at F , I I 't I I I t I I I I I G lrJ 9 z I I \ I I! a' , 3O oo E z dl ZO vAgÉ (It z I(, : = I 't t I I L- Il- I I I I I I I I a - a a lrJ o o É. , lrJ trlrJ(D J I I I I I I I I I I I I , I I I I I I tl -l I I I I I J = --t t J È U É,) a 9 F ÈUÀ o 2 cUF o q F Uf o 'J u o U JJU z zo; È Iq o U2 oN U3 J z o tr c UÀ o 2È w F o Ut 5(, o a , t I I ac a E a : a a o C a! c a € a =o ! f oè a a ! o aC o Ê o a E a: E: , c a E oa I 8 a P .9 b ! aI o a N I ! a C a o E 'i? o; ..! aaEcaà3 .:B:'e: i3ê!n. ,.!.Eoa --!Zô ! r .o\o ît-P: \:o!6:! i:;. ! : é: É > 3E i È E ! ::EiË: iE:i;!E9:-;E3Ea! ! EÊ"t!;;8 O OF a . I + t- a ô UôzU0U J ô z U(9 UJ ! È2 oI I o 2t EE -o l o U' trJ lrJ l trJ <2U' = (r,ô6 I I I I I J (9 lrJ z trJ a t a a a o t G j o a i

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Type de document Technical Documents
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