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Résumé du phénomène de reinvasion dans l’aire de l’OCP : 1975- 1980

Organisation mondiale de la santé
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.4 WORLD HEALTH ORGANIZATION AFRICAN REGION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE REGION DE L'AFRIQUE sé que S osum Pouvait migrer et 1'on en avait Èenu compte au assurer la proE,ecÈion saison des pluies de était supérieure à ce ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN THE VOLTA RTVER BASIN AREA PROCRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DE LA VOLTA COMITE CONSULTATIF D' EXPERTS ocPf EACL.z Première réunion ORIGINAL : ANGLAIS Genève 9- 12 septembre 1980 RESI]I{E DU PHENO},IENE DE REINVASION DANS L'AIRE DE L'OCP 197 5- 1980 In Ero duc t ion Peu après le débuE des épandages de larvicides de la phase I enférrrier L976,les densiEés de S.damnosum ont rapidement diminué sur latotalité de 1'aire Eraitée, maE en avril elles ont à nouveau augmentédans cerEaines régions. Les cours d'eau les plus touchés ét.aieng res suivanÈs : Bandama, Bou, Léraba et comôe dans le sud-ouest, volta Noire eE Bougouriba dans le centre. Des enquêEes intensives onË été effectuées sans pouvoir mongrerque les Eraitements avaient échoué ou que des glEes larvaires y avaienEéchappé ; iI a donc fatlu conclure que les insecEes venaient de 1'extérieurde la zone Eraitée. On avait longtemps pen sur des disE,ances pouvant, atteindre 15O km, départ pour fixer les limites de l'OCp de manière à d'une vasEe aire cenErale. Or, les évènements de la 1975 ont clairemenE démonEré que la distance de volqu'on pensaiÈ. des en en .: .Des programmes de recherche déE.aillés. ont été mis au point pargrouPes de travail qui se sont réunis à Bobo-Dioulasso en mai L976 eE ocEobre L977, à Genève en 1976, à Bouaké en avril L977 er à ouagadougou novembre L979. Techniques possible, savoir : Afin de suivre le on a mis au poinE 2 déroulement de l'invasion d'aussi près que ou essayé un certain nombre de techniques, à I 2 3 5 6 1 8 0n a éÈabli un réseau de postes fonctionnant 11 heures par jour Le réseau compEait. huit postes 13 en 1979 ; et 12 en 1980. de capEure de tous les jours en 1976 ; 16 en 0n a disséqué des spécimens d'insecEes pour physiologique (taux de parité) eL le nombre d'auE.res parasites. S damno sum de la semaine. L917 ; 15 en 1978 déÈerminer leur âge de o .volvulus et 4 Les simulies étaient conservées dans de 1'aIcooI à 7O7. aux fins d'études morphologiques. Elles étaient grossièrement divisés en siirulies de savanne et en simulies de forêt d'après la couleur des Eouffes de poils de la base de l'aile et la forme des anEennes. A partir de 1979, les mesures du thorax et de la longueur des ant,ennes ont. joué un rôIe croissant dans I' identification des populaEions. En 1976, 1977 et L978, on s'est efforcé d'associer les adultes envahissant 1'aire aux larves eE aux adultes provenanE de cours d'eau pouvant êt.re incriminés, en éÈ,udiant leur spectre d'éIéments à 1'état de Erace au moyen de la specËroscopie-X. on a régulièrement. prospecEé par hélicopLère les gltes larvaires de s.damnosum à l'intérieur et à 1'extérieur de l'aire d'opérat.ions. On a rassemblé Ie matérieI nécessaire pour des études cyÈo- taxonomiques, et élevé des larves provenant d'oeufs d'adulEes gorgés qu'on a utilisés pour Ia déterminat,ion cytotaxonomique. on s'esE efforcé de capturer s.damnosum migrant au moyen de piègesà suction de 45 cm dans les villes de Bougouni, sikasso, Banfora eE Korhogo en 1977 et au bord du fleuve à l"ladina Diassa et aupont de la Léraba en 1978. A parEir de 1979 on a conservé les femelles dans de liquide pour opérer la déterminar.ion cytospécifique électrophorétique des iso-enzymes. I' azo Ee par dépistage On s'est efforcé de réduire ou d'interrompre les invasions en EraiE,anE par des insecticides les cours d'eau exEérieurs à I'airede l'OCP soupçonnés d'ôtre à 1'origine de ces invasions. Quand la to.alité de 1'aire de I'ocp a été soumise au traiEementen L977' ir esE devenu clair qu'ou.re r""-.o.rr" d,eau de Ia phase rmenËionnés ci-dessus, des r""iio.r" du Baoulé et du Bagbé et de leursaffluenEs en phase rrr w étaienÈ envahies par des popurations de s.damnosumptres (Fig'1) ' Des traiEemenEs expérimentaux de la Bandam. .., "rlî;;-lac Kossou en 1976 ainsi que des systèmes du Marahoué et d.u cours supérieurde la sassandra en côte d'rvoire en 1g77 et en 1g7g (phase rVa) ontindiqué que ces cours d'eau éEaienÈ la principare source des simuriesenvahissant ràire de ra phase r. Les densites ae simulies ont diminuédans des proportiorr, "p""Èacuraires au ponE de Ia Léraba sur ra Léraba eEà la chaussée Niakaramàndougo,, ",r, le cours supérieur du Band.ama.L'éliminaEion a été presque"torale en des lieux plus distants situés surIa Bougouriba et en res affruenEs de la vorÈa Noire. par con.re, lesrésultats ont éré négligeables sur re Baoulé et le Bagbé en phase rrr I^I,sauf à la source du Bagbé, proche du Marahoué. 3 SituaEion à la fin de L979 A I'ouest Le EraitemenE de la totalité de ltaire d'extension de CôEed' Ivo ire en L979 (phase IVb), a pratique ment mis fin à f invasion de1'aire en phase I. Ces extensio ns étaienE conçues pour éliminer tous lesgltes larvaires connus de S . damnosum - et de S.sirbanum les deux espècescytologiques de,,savanne" qui étaient les seu les à avoir pénétré profondé-menC dans 1' aire du programme. Le succès des EraiÈemenÈ a prouvé queI'invasion provenait essentiellement du sud_ ouest. CependanE , cerÈainessimulies pe rsistaienE encore sur les cours d 'eau nouvellement traités de laphase IVa, et apparÈenaienL essenÈi ell ement à 1'espèce cytolog iqueS . sqtjamo sum dané .Ia rég qu 'on trouve sur les pe EiÈ s torrents montagneux Erès nombreux10n de Man en Côte d'Ivoire occidenEale et sur Ie cours supérieurdes affluents qui prennent leur source en Guinée. Ici, Ia Eo pographierend Ies épandages d,insecticides très dangereux pour les aéronefs, et 1'onne peut traiter Eous 1es cours d,eau où existent des gites larvaires. A 1'est De études semblables à celIes qui onE été menées à l,ouest ontéËé faiEes au Togo et au Benin en l97g eE er L979. Le débuE des épandage sde larvici des dans I'aire de Ia phase II IE pendant Ia saison des pluies deL977 eE les ré sultaEs des années suivan tes ont monEré que la vallée du Mô,à proximiEé de la limite de I'aire de 1 'ocp, eL dans un moindre mesure lecours supérieur du Kara, sont forEem enE envahis chaque année (figure 2).A la différence de ce qu'on avait ob servé dans 1'ouest, la population desimulies compEait des nulli Pa res, ce qui semblerait indi quer que certainesdes sources n'éÈaient pas é 1o ignées de Ia limi te de I'OCp . Trois I espèces cytologiques éEaient impliquées, S . damnosum , S.sirbanum et S.sq uamo sum. 4La proportion de S.squamosum capEurés diminuait à mesure qu'on s'éloignait de Ia limite de I'OCP en direction du nord, ce qui donne à penser que Ia disE,ance de vol de cett.e espèce au moins était limitée. S-squamosun; eE, dans une moindre mesure S.daqnps ,*/s . "i.brqqq ,sonE abondantssur les cours supérieurs de l'Anie, du Kpasa et du Mono au sud de la limiEe de 1'OCP. Au Bénin, la situation est différente et rappelle de bien des façons celle qu'on rencontre à 1'ouest. Les simulies envahissent en grands nombres le Sota, 1'Alibori et le Mékrou dès que ces cours d'eau conmence à couler. It s'agiÈ seulement de S.damnosum/sirbanum. Assez curieusement,, Ies cours d'eau du sysEème de l'Ouémé les plus proches en direct.ion du sud étaient à sec lorsque les simulies sont apparues au nord ; leur source reste donc à déEerminer. E t,ude s en cour s en 19 80 Les éEudes de 1980 sur la réinvasion ont éÈé divisées en quatre parties Et.ude de 1a réinvasion au Togo. Etude de la réinvasion au Bénin. . Etude pour dét.erminer la largeur du territoire de parE et 'autre des cours d'eau envahis au },lali, où Ia Eransmission de 'onchocercose revêE une grande imporEance épidémiologique. 4. Surveillance de 1'aire en phase I et de l'aire d'extension de la Côte d'Ivoire pour confirmer que les bons résultats de 1979 n'étaient pas dts à des conditions climatiques exceptionnelles. Pour entreprendre ces études, nous avons recruté une équipe de consultants dirigée par le Dr R. Garms eE sa t.echnicienne, I'tne Kerner. Le Dr Cheke est revenu pour analyser les données météorologiques et le Dr S. MerediEh était le cytotaxonomisEe de I'OCP. Le Dr H. Townson est venu un mois pour rassembler du matériel qu'il devait étudier à Liverpool au moyen de sa techni'que iso-enzymatique. L'équipe s'est inst,allée à Lama Kara de mai à juilleE et en Iiaison avec les personnel du sect.eur et des opéraEions aériennes a fait porter tous ses efforts sur la situation au Togo et au Bénin. Les éEudes à I'ou,=sE. onE éEé menées exclusivement par les enEomologistes et. le personnel du secteur. Togo On a recruEé cinq équipes supplémenEaires pour effectuer des capEures quotidiennes sur deux emplacemenE,s compris dans 1'aire de 1'OCP et sur deux emplacemenEs sit.ués sur les cours d'eaux Anie/uono, ainsi que pour accroitre la fréquence des collecEes sur les lieux de capt.ures de routine. Les captures ont. commencé au début de mai eE, se poursuivronE jusqu'1 la fin de septembre. Les Eechniques urilisées onE déjà été décrices. La specEroscopie-X n'a pas été essayée. Les acEiviEés ont essentiellemenE portésurlasurveillancedespopulaEionsdesimuliesauPonE5uglel"lô 1 2 3 d 1 t5 et à Landa Pozanda près de Lama Kara dans I'aire de l,ocp et le long des cours d'eaux Kpasa, Anie et Mono qui sonE. tous dans un rayon de roo km au sud du Mô. on a éEudié les caractéristiques morphométriques et cyto- Eaxonomiques de S.damnosum dans ces cours d'eaux, ainsi que dans d'autres cours d'eaux plus au sud, eE effectué de nombreux vols de prospecLion. L'invasion a débuté environ deux semaines plus tard qu'en 1979, mais à la seconde semaine de juin les dcnsités à Landa pozanda sur Ie Mono eE au Pont sur le Mô avaient atEeinE des niveaux semblables à ceux de 1979 . Les épandages d'insecticides ont commencé le 16 juin à raison de sixcycles hebdomadaires dans un rayon de loo km. Aucun effet n'a été observépendant les 18 premiers jours. Durant cette période de nombreux casd'échecs des traiEements onÈ été enregisErés sur ce terrain techniquementdifficile' cependanÈ, le 5 juillet les effectifs de simulies au ponE sur le11ô avaienE été ramenés de 2oo à 3oo par jour à 5o environ. Dans Ia zoneEraitée les densités de simulies n'ont pas atteint les niveaux é1evés desannées précédentes. Depuis le dernier traitement expérimental effectué le 22 juilleton a constaEé une augmenEation générale des populations de simulies qui,duranE Ia seconde semaine d'aott, avait aÈteint re chiffre de 14o par jour au Pont sur le Mô. on continue de rassembler et d'analyser les données. 11 est Erop Eôt pour tirer des conclusions quant à l'effet deI'insecticide, mais il sembrerait que le territoire traicé n,aiE pas éEéassez vasEe pour protéger suffisarnmenE la varlée du Mô, encore que lesrésuIEats sur le Kara soienE encourageant.s. Bénin Cinq points de capEures entrés en service au débuE de mai le cours supérieur de I'Ouémé vers capEureurs onE été recrutées. quoEidiennes ont été établis et sont - quaÈre dans l'aire de I'OCp et un surle sud. Cinq équipes supplémentaires de Au milieu d'avril S.damnosum étaiE pratiquement inexistant surl'Alibori, Ie Mékrou eE ra sota aans le nord du Bénin, ainsi que sur recours supérieur de tous les cours d'eau <lu sysLèmc de 1'Ouémé. Durant lapremière seraaine de mai on a commencé à capEurer des simulies à Gbassé prèsde Kandi sur la so.a; reur nombre a augmànté rentement jusqu,au ro juin,brutalement après ceEte daËe avec des pics de 7oo simulies par lorrr. Lemême phénomène s'est produit simultanémenÈ. sur le cours supérieur du sysEèmede I'ouémér Qui avaiÈ alors retrouvé un certain débiE sur des sectionslimit'ées de certains affluenEs. Depuis 1ors, les densicés de simuries dans1'aire de I'ocp eE sur Ie système de l'ouémé se sonË, sEabilisées- \et, 6 Les colrectes opérées au cours de ceEte époque rest.ent à étudier aucune conclusion ne peut encore être tirée ' Observa t.ions météor o logi que s Est Zone Eouqh rlaré nvas DemaiàjuilletdesdonnéesméEéorologiquesontétérassemblées dans les staEions .rlriorrales de sokode, Parakou et Kandi. Elles portaient noEa$ment sur Ies venES, eE les enregistrements éEanE effecuÈés quoEidiennemenE àOheure,loheures,12heureseE18heuresauxalEiEudes600m.,9oom., eE I5OO m. On rassemblait en outre des données résumées sur les chutes de ;i"i;; mensuelles et détaillées sur les orages' D,aprèsl.analysepréliminairedesdonnéespourlgSoIafréquence des vents violenÈs souffiant à 600 m. du sud eE du sud-ouesE confirme que cesvenEspourraientvéhiculerS.damnosumdansleTogoeEleBénin. emplacemenEs ont été choisis pour cette I'ladina-Diassa sur le Baoulé et Yanfolila équipes supplémenEaires de captureurs onE Tout au long de Ia journée des simultanément sur les rives des cours d' 1OO m., 2OO m., 5OO m', 1km' 2km' etc' perpendiculaire au cours de Ia rivière ' L,étudeSePourSuit,maislespremiersrésultaEsindiquentune chuEe très nett,e de 1â densité de piqtres,entre la berge eE la dist'ance I km après quoi on observe un nombre réduit d'insecEes (r à 2 par jour au lieu de 2OO par jour sur le cours d'eau) sur une distance allant' jusqu'à 5 km. Trois sur Ie FaYa ; BaouIé. Deux i1 devrait frontières étude : Pont FaYa sur 1'Ouassolou été recrutées. captures sont PraEiquées eau et sur des PoinÈs siEués à à parEir d'une Eransversale Si 1'on obtienE des résultats concordants pour plusieurs sites' être possible de tracer avec une précision suffisante les de Ia zone de Eransmission dangereuse' rve r ce deI hase I eÈ I a e d'ex nsion de 1 Cô Cl I\IO e On a mainË'enu trois poinEs de captures quoEidiennes Léraba, chaussée Niaka et, I4ermis et développé r'activité dans post.es de rouEine en recrut'ant six équipes supplémentaires de àe vecteurs, à comPter du ler avril' au PonE de la d'autres co 1lec teur s v7 Le premier signe d'invasion notable a été enregistré ceËte annéedurant ra Eroisiè*e se*ài.," a. *"i, lorsque res nombres moyens de capturesau ponË de Ia Léraba sonÈ passe" a".huit.a Zi-i., jour. Une augmenEationsemblable a été observée a'u"ai.,u Diassa ot a rankera au Mari, mais non surle cours supérieur de Ia Bandama (Figure lt.-;;" observations conrinuesmontren. que, si re niveau générar au_s.q"..ro"Ji a..," les zones envahiesff;,:*":I"ï: l]"lrol"rl ;:::;.r,",,.éJI!ÀI*,, ra Bandama esr peu rouchée.que res cours d,eau du Mari , ;,;::ï,:.:":îil"ol] r"oïil:"::::l:.;a"i:Ij::;orientation -E beaucot''p ptt.," ,r"aa" qu'on ne 1'avait observé anÈérieurement. ; c ii.1 ZONES DE RÉINVASION, STATIONS DE CAPTURE ET COURS D'EAU TRAITÉS A TITRE EXPERIMENTAL. BAMAKO \ Bogbe. \ \ Phase Pont Faya Phase I N romoourou Phase lll ( W ) % \ \ \ Kouoro Radier \ Yanfolila SI KASSO Pan kou rou ', rbouqou \ ,' r BOBO_DIOULASSO ?j ti Lanviera Nabé Pont Dre :\.. ina Diassa BANFORA( Fourkoura \i ont Routier Nan Folonzo Ngapie KORHOGO T Gite h. Badikaha M ssad OU90u ? iaka Chachéi IBo0 i G 3 ch N \ \ I I t I .t ) c. Bu I \ assa r \I eouare t ) SEGU E LA I MAN L. Kossou o Points de capturesquot idiennes Zones de réinvasion grave U Zones de réinvasion légdret Tiassale J9J6_ Traitement 19?? insecticides - expenmentaux Fron tiè res n at rona les Limrtes de l'aire du Programme ABIDJAN wHo 7Et01 I a ,. ,@ ^o-i- ./ o(')TOGO _ BENI N ( 1Ge I.TAÏ II I NGCU o LAlilA-KAÂ^ .' a _t"ttt"tt"' DI Ki nCi j :\ \ .J .\- *\trY I § Y ') , --1(t Ja .7 jt "t ".t :t :l ..-i o { t) I t \ I/ I § ,g\ .Y§§ t') ÿ I ,) I -)1. e Ts'rou A Mô bridge B Landa-Pozanda C Tipaoti D Kérémou E Alibori F Gbase G Fazao H Landa-MonoI Bétérou , ü Ia r§ù to c(D, rD. (lr s 06r'l FIG. 2 LOCATION OF EVERY-DAY CATCHING STATIONS I98O 't' 4 J \\ f\ 5 ô' ê \ I I I f t I I I( ( I I ( , 0CP boundary -- Benin. Nigeria border @ oaity catching site \,4 'l \ o ÇOI0xo

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