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Rapport d'activité de l'Organisation Mondiale de la Santé pour 2000 (1er septembre 1999 - 31 août 2000)

Organisation mondiale de la santé
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Texte intégral

Onchocerciasis Control Programme in West Africa Programme de Lutte contre I'Onchocercose en Afrique de I'Ouest JPC. CCP "t JOINT PROGRAMME COMMITTEE Office of the Chairman COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Vingt et unième session Yaoundé l4-15 décembre 2000 ---r "'.rù COMITE CONJOINT DU PROGRAMME Bureau du Président TPCZI.2 ORIGTNAL: FRANÇAIS septembre 2000 Point 5 de I'ordre du jour provisoire RapponrD'ActtvITE DE L,ORGANISATIONMO\IDIALE DE LA SENTB POUR 2OOO (ler septembre LWg - 3l août 2000) l)r' '7 'I'j\\ \\. !. ; ,;Tj ! = " ë.ii'.' l l, '\ 'ù),. ÿ" ,'i r -Ëtr i;f-- "'- --{.-..-----,- \. . ,-i ;( rü i 1, ../) { a Æ l,- RAPPORT D'ACTIVITE DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE POUR 2OOO (ler septembre 1999 - 3 I août 2000) Table des matières RESUME LUTTE ANTIVECTORIELLE.... 3 7 7 7 8 Conditions climatiques Flotte et opérations aériennes...... Zones traitées (frgure 1 ) .............. Insecticides et stratégie de lutte... Hydrologie et télétransmission..... ............8 .......... l0 Réseau de surveillance et d'évaluation entomologiques......... .......13 Surveillance de l'environnement aquatique.. ................14 DISTRIBUTION DE L'IVERMECTINE (MECTIZAN)@ ET ACTIVITES EPTDEMTOLOGIQUES ............... TRAITEMENT A L'IVERMECTINE........ ......... I 5 EVALUATIONS EPIDEMIOLOGIQUES.. Surveillance épidémiologique dans l'aire initiale du Programme ........ Evaluations épidémiologiques dans les zones d'extension du Programme.. Evaluations ophtalmologiques ....... BrosrATrsTIQUE ET TNFORMATIQUE..... TRANSFERT DES ACTVITES A[.IX PAYS PARTICIPANTS....... Formation. Appui de I'OMS/AFRO aux activités de I'OCP RECHERCHES INTERDISCPLINAIRES.. Insecticides................ Identification des vecteurs.... Identification des parasites... 15 t7 19 20 2t 22 23 23 24 25 25 Etudes entomologiques spéciales........... 27 28 ............25 ............26 ...........28 ...........29 ...........32 ...........32 ...........33 ADMIMSTRATION ET SERVICES DE SOUTTEN. .......32 Tests de diagnostic pour la surveillance de I'onchocercose Modélisation épidémiologique... Projet de chimiothérapie « Macrofil » ...................... Obj ectifs, organisation et fonctionnement des services ...... Coûts administratifs ............. Budget et finances Personnel Approvisionnements et services. Transport et communications...... Avec les Pays participants........ Avec les structures statutaires de OCP et APOC et les Donateurs.... Avec la compagnie Evergreen Helicopter. Avec la communauté scientifique ............. Avec Ie grand public.... Travaux de valorisation et promotion Le fonds documentaire............. .33 ............33 ............34 tACTIVITES DE LIAISON, D' INFORMATION ET DE VALOruSATION......................... 3 5 Introduction... 35 Avec I'Organisation Mondiale de la Santé ............35 ............36 ............37 ..36 ..37 ..37 ............38 ............38 Réunions intemes de I'OCP. ..39 JPCzL.2 ['age 3 RESUME t_)s La pluviométrie n'a pas été homogène en 1999 sur I'ensemble de I'aire du !t g) Le réseau de surveillance hydrologique de I'OCP comporte actuellement 71 échelles de crues dont 56 sont équipées de télé-balises Argos appartenant pour la plupart à I'OCP (quatre balises appartiennent au service hydrologique du Bénin et trois au projet "Hydroniger"). Les stations de réception des satellites sont localisées à Odienné et à Kara, les deux bases des Opérations Aériennes, ainsi qu'à Ouagadougou, au siège du Programme (station d'appui). Elles ont toutes passées, sans fficultés majeures, le cap du "bug" de I'an 2000 de la I' en æuwe. Toutefois, depuis juin 1999, I'accent est mis sur I'utilisation de cinq larvicides téméphos, le pyraclofos, la perméthrine l'étofenprox et le B.t. H-14. Les deux àutres .: le sdnt i'21.), r .r5le 4 -qÉ 1 Yl,i i',,1 i;i: h) Les résultats de l'évaluation entomologique sont satisfaisants sur I'ensemble de la zone. Bien que les parasites rencontrés ne soient pas encore tous identifiés par le laboratoire de biologie sur :c.es en 72,2' autres une en plus 23 .000 préws traitées' ) Plusieurs des groupements ou associations communautaires pays un appul dans le domaine de la formation et du recyclage des agents de santé et des distributeurs dans le domaine de I'IEC, un soutien financier et logistique. communautaires, une expertise m) Les résultats des évaluations épidémiologiques conduites entre septembre 1999 et août 2000 dans les 405 villages des neuf pays où les activités de lutte contre l'onchocercose ont pu être menées, sont généralement satisfaisants. Dans l'aire initiale sous surveillance épidémiologique, les résultats demeurent excellents sauf dans les bassins sous traitement ivermectine uniquement comme la Kulpawn/Mole et la Volta Noire au Ghana et l'Oti-Pendjari au Burkina Faso, Ghana et Togo. Dans les zones d'extension ouest et sud-est les tendances épidémiologiques sont partout bonnes sauf dans le bassin du Mafou en Guinée et dans les affluents de l'Oti au Togo et Bénin où on observe une tendance épidémiologique peu décroissante ou non satisfaisante. -t i) La situation sur le plan hydrobiologique n'est pas fondÉrmentalement différente de ce qu'elle était en, 1999. Les peuplements ichfologiques des cours dlsau traités en Guinée présentent une tendance générale,à la:haussp; une stabilité est d'Ivoire, et ' ipnse§ d!eff,orts ,I1 nly'a d'un :" 'i; ti t, t: :1. tl a1/: 1' ,: ,:^ 1a lpays' et les de, 1 ,lll:1'l Itili ,!tl. tttii ,1 de i: del -1 4 I'issue d'une,s'ér,ie de tests e,n labonne ,HP'D,', de Therrno Trilogy / Agrisense (30 lcrn de portée effective à un débit de 14,1 qu 'une amélioration sensible de celle du Vectobac 12AS d'Abbott (21 à27 krn de portée 169 m3/s de débit). s) Les efforts de recherche ont permis la mise au point de techniques (cytotaxonomie, morphologie des femelles, analyse hétéroduplexe << HDA » et marqueurs microsatellites) actuellement appliquées pour I'identification des espèces simulidiennes et l'étude de la variabilité génétique des populations de vecteurs. Signalons que les investigations relatives à ce dernier point pourraient largement contribuer au renforcement des possibilités d'interprétation des données entomologiques, pour une meilleure appréciation du rendement de l'ensemble des actions de I'OCP. JPCZI.2 Page 5 ,,irst ,r éT I :: ', .': 1.ll ,:: ,,: n) Des évaluations ophtalmologiques ont été effectuées en mars - avril 2000 dans l' aire initiale du Programme aux fins d'études d'impact à long terme de la lutte antivectorielle dans sept villages au Burkina Faso et trois villages en Côte d'Ivoire. Les résultats prélirninaires montrent I'absence complète des microfilaires oculaires sauf chez quelques individus de plus de 20 ans dans trois villages. Dans les zones d'extension sous épandages larvicides au Mali (bassin du Niger autour de lompte:,des lênt1999 'à' JPC21.2 Page 6 J,,I t) A partir de pontes uniques de femelles récoltées sur les points retenus dans des bassins fluviaux reconnus comme étant sous I'influence des mouvements de migration des simulies, des élevages sont en cours afin de produire des échantillons de larves et d'adultes. Sur ces mêmes points, des échantillons de femelles et de larves sont récoltés dans les conditions naturelles et soumis aux mêmes observations que celles issues des élevages. L'application de différentes techniques d'identification à ces échantillons dewait nous situer sur I'incidence de ces maintien des acquis du Programme. u) La détermination de la de par les prévalence de infection dans des broyats deI est application de Macrofil a également piloté des études sur de nouveaux produits comme la Moxidectine et a soutenu des travaux de recherche sur de nouvelles cibles moléculaires pour le traitement des filarioses et, sur les bases génétiques et les mécanismes de la résistance à l'ivermectine. y) L'unité d'administration continue d'appuyer I'ensemble des unités et les activités du Programme, en gérant, de la façon la plus rationnelle possible et au mieux des intérêts de I'Organisation, les ressources humaines, matérielles, financières dont dispose I'OCP. Cette période a été marquée par l'organisation d'une série de formations et de séminaires de gestion pour renforcer les performances du personnel afin de réduire les coûts. z) L'OCP a poursuivi ses activités de sensibilisation des Donateurs, des Pays participants ainsi que les pays non inclus dans I'aire du Programme, de la communauté scientifique et du grand public. 'x) '.:,Le,,projet Chimi:o1hérapie de ,détenhiner l'effet appuye où les 'ils sur de Cenhele I études ,macro de 'iI see enutili autresvermectinefilarici{e potentiel sont simultanément.administrés coursAu 7adethérapeutiquesagents lorsqu période , naüonaux::en fius de. a iti 11. de :sur la vrsent a d écoulée, JPC2I.2 Page 7 LUTTE ANTIVECTORIELLE Conditions climatiques l. La pluviométrie n'a pas été homogène en 1999 sur I'ensemble de I'aire du Programme. En i; zone Est, elle été abondante dans la majeure partie des bassins versants sous traitements larvicides antisimulidiens, à I'exception de ceux de I'Oti et de ses affluents Kara et Kéran où elle a été déficitaire. En zone Ouest, seul le Niger moyen au niveau de Koulikoro a enregistré en 1999 des débits supérieurs à ceux observés en 1998. Les autres bassins ont accusé des déhcits. Sur I'ensemble de I'aire du Programme, les mois d'août et septembre ont été les plus pluvieux de I'année. 2. D'autre part, en comparant les périodes sèches (de janvier à mai) de 1999 et 2000, on constate que les pluies ont été plus précoces et plus abondarites en 200O. Flotte et opérations aériennes 3. Le nombre d'hélicoptères sous contrat de mai 1999 à awil 2000, a varié de cinq (de mai 1999 à féwier 2000), à quatre en mars 2000, puis à tois en awil 2000. En zone Ouest, les épandages larvicides par voie aérienne ont été suspendus la 52e semaine de 1999. En zone Est les suspensions ont eu lieu la 52' semaine de l999,la 1" semaine de 2000 et tout le mois d'awil 2000. Toutes ces suspensions ont été possible gÉce aux bons résultats entomologiques éÿou aux faibles débits des cours d'eau. 4. De mai 1999 à awil 2000, les hélicoptères ont effectué 3.080 heures de vol contre 3.666 hewes de vol pour la période précédente (tableau 1), soit une réduction de 588 heures. Cette réduction du nombre d'heures de vol est intervenue malgré la mise sous traitement d'un nombre important de petit affluents en zone Est et l'utilisation massive de B.t. H-14 de janvier à awil2000 en remplacement des insecticides chimiques (tableau 2). Cette différence (16 %) pourrait s'expliquer essentiellement par i) une saison seche très prononcée en zone Est en 2000, ii) l'arrêt des épandages larvicides de quelques bassins de la zone Ouest en fin décembre 1998, iii) une intensification des traitements au sol lorsque cela peut être privilégié par rapport aux épandages aériens, iiii) la création de depôts stratégiques en vue de réduire les ferry dus aux ravitaillements des hélicoptères et enfin, iv) la recherche permanente de I'optimisation des circuits de traitements par hélicoptères. 5. En tenant compte du coût de I'heure de vol supplémentaire qui était jusqu'en décembre 1998 de722 US$, carburant inclus, et qui est actuellement de 1.126 US$, le montant correspondant à la réduction du nombre d'heures de vol se chiffre à399.334 US$ environ. 6. De janvier à awil 2000, la stratégie de rotation des insecticides a été légèrement modifiée en zone Ouest. En vue de minimiser les risques de résistance des larves aux organophosphorés, une utilisation massive et presque exclusive des insecticides d'origine biologique a été instituée. Pendant la même période en zone Est, les activités des opérations aériennes ont été fortement réduites en raison d'une sécheresse plus prononcée. Globalement, la quantité totale d'insecticides utilisée entre mai 1999 et avril 2000 dans I'aire du Programme est supérieure de 37.566litres à celle utilisée la période précédente (tableau 2). Cette augmentation pourrait s'expliquer par la mise sous traitement d'un nombre important de rivières en Zone Est et surtout par I'utilisation à large échelle du Teknar dont la quantité à utiliser par m'/s est au moins 4 fois supérieure à celle des larvicides chimiques. Néanmoins, en raison du coût relativement faible du Teknar, une économie de 20.231 US$ a tout de même été réalisée par rapport à la période précédente. JPCZI 7 Page 8 Zones traitées (figure 1) 7. Dans l'aire initiale du Programme, les seuls épandages aériens qui se poursuivent concement les affluents de I'Oti au Togo (Kéran, Kara et Mô), assimilés depuis 1995 aux bassins de l'extension sud-est. Toutefois, les traitements au sol de la Dienkoa au Burkina Faso se sont poursuivis au cours de la période écoulée sous la supervision de l'équipe nationale et avec le soutien technique et financier de I'OCP. 8. En zone d'extension sud en Côte d'Ivoire, seul le cours moyen du Sassandra et ses affluents Bagbé et Bafing sont encore sous traitements larvicides. En extension Ouest, les traitements aériens se poursuivent uniquement sur les cours d'eau de la Guinée. Le Niger aux environs de Bamako et ses affluents continuent d'être traités au sol par l'équipe nationale du Mali avec le soutien technique et financier du Programme. g. Dans toute I'aire du Programme, la longueur totale des rivières susceptibles d'être traitées par voie aérienne ou terreshe à des fins de contrôle de la transmission n'a pas changé depuis 1999. Elle est de 11.698 km. Toutefois, aucun traitement par voie aérienne n'a été enEepris dans toute la zone du Programme ùt,27 décembre 1999 au 2 janvier 2000 à cause des risques liés au « Bug » de I'an 2000. Les traitements ont également été suspendus en zone Est du 3 au 9 janvier 2000 de même qu'en awil 2000 (semaines 14 à 17) en raison d'une bonne situation entomoloqlqrre. La couverture larvicide la plus importante a été enregistrée entre le 16 et 22 août 1999 (33* semaine). I[_{aut noter que les plus forts taux d'infectivité des simulies en 1999 ont été enregistrés dans les 31'* et 32è* semaines. Insecticides et stratégie de lutte 10. Afin de prévenir les phénomènes de résistance et limiter I'impact des taite,ments sur la faune aquatique non cible, la sftatégie de rotation des sept larvicides opérationnels de I'OCP (témephos, phoxime, pyraclofos, B.t. H-14, perméthrine, carbosulfan et étofenprox) a été utilisée. Toutefois, àepuis juin- 1999, I'accent est mis sur I'utilisation de cinq larvicides principaüÏ : le témephos, le pyraclofos, la perméthrine l'étofenprox et le B.t. H-1.4. Les deux autres larvicides sont toujours disponibles et participent à la stratégie de rotation lorsque la situation de la sensibilité et / ou les conditions hydrologiques I'exigent. 11. Pour mieux apprécier la situation de la sensibilité des larves aux insecticides et ajuster la stratégie de rotation des insecticides, les activités de surveillance de la sensibilité des larves de S. damnosum s.l. aux insecticides ont été intensifiées pendant la période de montée des eaux en zone Ouest (uin, juillet, août 1999), et pendant la décrue des rivières (octobre 1999 à mars 2000) dans les deux zones du Programme. Les résultats obtenus en zone Ouest pendant la période de montée des eaux révèlent une situation satisfaisante dans l'ensemble pour le téméphos. Des populations simulidiennes résistantes à ce produit sont apparues en période de décrue sur certains bassins, en I'occurrence le Niandan à Bagoué, Ie Sankarani principal à Tiriro, le Dion à \Mono, Ie haut Niger à Sormoréa, et sur les "rapides du Niger". Les résultats obtenus pendant la même période en zone Est indiquent la présence de populations simulidiennes résistantes sur le Sio à Ekpla et sur l'Anié à Konigbo. 12. Dans les deux zones opérationnelles du Programme, la sensibilité vis-à-vis du pyraclofos est normale ou intermédiaire sur tous les points visités, avec des valeurs de CL95 ne dépassant pas 0,058 mg/I. Les populations simulidiennes les moins sensibles à ce produit sont rencontrées en zone Ouest sur le Milo à Narina pendant la montée des eaux, sur le Niandan à Bagoé et le Niger à Tienfala en période de décrue. En zone Est oir les tests ont été presque entièrement effectués , JPC.zr.2 Page 9 pendant la période de décrue, les plus faibles niveaux de sensibilité au pyraclofos sont observés sur l'Oti à Oti Toutionga et sur le Sio à Wonougba. Tableau 1. Consommation d'heures de vol de traitement de mai 1999 à avril2000 et comparaison avec la période précédente. §q q, 287 355 454 262 262 288 343 5t2 267 338 225 73 188 2t7 323 296 238 349 282 224 256 330 275 102 -99 -r38 :131 32 -24 6l -61 -288 -ll -8 50 29 -7r 189 -99 853 -94365 24 tt5 -17 400 44 Lt4 44 Lt4 -207 864 -t2 6Ll -9 233 56 525 32 541 3 666 3 080 -588 -399 334 Tableau 2. Consommation de larvicides de mai 1999 à awil2000 et comparaison avec la période précédente. 13. La sensibilité des larves au phoxime est satisfaisante d'une manière générale. En zone Ouest cependant, une résistance assez forte est observée chez les populations simulidiennes rencontrées sur la haute Kaba à kabanihoye en période de décrue. Pendant cette même période, les résultats obtenus en certains points du Milo et du Loutou reflètent une situation intermédiaire. En zone Est, aucune baisse de Ia sensibilité au phoxime n'a été constatée, malgré la présence de populations sirnulidiennes résistantes ou peu sensibles à ce produit sur la Mékrou et la Pendjari qui sont situés dans des régions directement adjacentes à la zone traitée. 2 ttg -55 265 326 919 35 895 -t3 920 -36724 -261 963 -t7 29r 20 553 t7 1948 20 233 t2 617 17 671 6 906 25 873 13 169 20 686 t6 4926 76 021 t4 936 t6 403 5 142 ts 969 12 453 133 -7 022 55 788 2319 -1268 -1764 -9 904 -716 al -20230288 970 326 536 37 566 Pyraclofos Etofenprox JtPczt 2 Page l0 14. Du fait de la connaissance de cette situation, le phénomène de résistance a pu être géré par rotation appropriée des insecticides et une restriction de l'utilisation des organophosphorés, en particulier le téméphos. Il a fallu tenir compte également d'une certaine incidence de la dynamique des vecteurs de savane sur les fluctuations du phénomène de résistance aux organophosphorés. En effet, l'analyse des résultats obtenus en période de décrue dans les deux zones montre que toutes les larves ayant toléré les plus fortes concentrations de téméphos (1.25 et 2.5 ppm) appartierurent exclusivement à l'espèce .ÿ. damnosum s.s., alors que les plus faibles niveaux de sensibilité au pyraclofos sont essentiellement observés chez ^S. sirbanum pendant toute l'année. 15. Ainsi, les précautions pour I'utilisation du téméphos ont été rigoureusement appliquées pendant toute la période de présence des populations de S. damnosum s.s. en zone traitée (période de hautes eaux et début de la période de décrue). Les mêmes-prêcautions ont été nécessaires pour l'utilisation du pyraclofos en début de saison des pluies, période habituellement marquée par une nette prédominance de S. sirbanum. Le phoxime a été utilisé avec beaucoup de prudence sur les cours d'eau hébergeant des populations simulidiennes résistantes au téméphos, en particulier sur la haute Kaba, bien que la résistance au phoxime sur ce bassin soit le fait de populations simulidiennes essentiellement constituées d'espèces forestières (5. squamosum et S. yahense). 16. Aucun signe de résistance ou de baisse de sensibilité n'a été constaté vis-à-vis des autres insecticides utilisés par le Programme, à savoir: le carbosulfan, la perméthrine, l'étofenprox et le Bacillus thurengienss H- 14. 17. C'est le lieu de preciser que la statégie d'utilisation dt B.t.H-14 a été légèrement modifiee pour tenir compte des performances actuelles des formulations commerciales. En effet, les résultats enregistres en 1999 à I'issue d'une série de tests en rivière (figure 2) ont con-finné la bonne performance opérationnelle du Teknar [IP-D de Thermo Trilory / Agrisense (30 lnn de portée effective à un débit de 141 m3/s;, ainsi qu'une amélioration sensible de celle du Vectobac 12AS d'Abbott (21 à27 lr;inde portée effective à 169 m3/s. de débit). Hydrologie et télétransmission 18. Le ré§eau de surveillance hydrologique de I'OCP comporte actuellement 71 échelles de crues dont 56 sont equipées de télé-balises Argos appartenant pour la plupart à I'OCP (quatre balises appartiennent au service hydrologique du Bénin et trois au projet "Hydroniger"). Les stations de réception des satellites sont localisées à Odienné et à Kar4 les deux bases des Opérations Aériennes, ainsi qu'à Ouagadougou, au siège du Programme (station d'appui). Elles ont toutes passées sans diffrcultés majeures le cap du "Bug" de I'an 2000. 19. Comme pour la période précédente, la surveillance de ce réseau incombe à quatre brigades hydrologiques dont deux brigades nationales de Guinée (Kankan et Faranah), et deux brigades OCP (basées à Kara et à Odienné). Ces brigades, avec I'appui du Coordonnateur des activités hydrologiques basé à VCU/Ouaga, diagnostiquent les pannes des balises, les dépannent et procèdent à des redéploiements en fonction des nécessités des opérations de lutte. Les courbes de tarage en vigueur sont également réajustées par ces équipes à la fin de chaque campagne hivemale après des mesures de nouveaux débits. 20. Le taux des actes de vandalisme autrefois fréquemment perpétrés sur les balises Argos et les supports des échelles de crue (vols de panneaux solaires, batteries et UPN), a baissé de manière significative grâce à I'intensihcation de Ia sensibilisation des populations et des autorités administratives sur I'importance des télé-balises dans la lutte contre l'Onchocercose. f JPCzI,2 Page I I Fig. 1 : Plan d'opérations de VCU pour 2000 ! t Fig.2 : Evaluation parallèle de formulations de Bacillus thurengiensls H-14 à la dose de 0,54 l/mr/sec (octobre 1999) ' { J l t'dl )\.^-+-h- , t ÿ+^ o-'d q /d ir,tfor"'vlæ\ar1 r {,lt ,d ;r 4d --l RlrtnatrdL Rt"iào tntao Pæît ocP #m.bomdary and oncàofæ§ .duell€Umite ocP iîitiale,(C.! " Gûid vrda d[rd eæt, -- -. Ortthol Prlemmm aE boudsry / Umltr do inlti.lt r I ! is"*.r*d!ît/T'ttmcnt -" Wortam snd sührm arcGioî rÉa boltdary / Umila d!6 a)dattCor§ oJrat sl qd. VECTOBAC 12 AS Marahoué (MA200) VECTOBAC 12 AS Msrahoué (MAl00) TEKNAR HP.D Bandamr blanc (BB4l[) aaaa a aa a t. P.. oL 6rl L 6! -\e) TJÉ 6t .aJtr otslÀ s I \ I \ II 95. a a t a t a r t I a t I a a a- i a a a a a ' ' I I I ' ' I I t I 0.5 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 Distance (km) Fourcheffe d'eflicacité 90 l l: .ù 1. p âÊ- 100 trtrtraaraatrl!al r!!rrrraarl!!al!!tltalllll!aalllalllalla i* T l.) !( ) Mai99 - Avriloo Wætlm and souücm extênsion ârea boundâry / Limitê dos extânsions ffist ot $d. POTENTIELIS ANNUEUI OE TRANSTIISSION ANNUAL TRANSM§SION POTENTIALS Espèces du complexe simulium demno3um infeclées Par Ondlocerre volvulus Simulium damnGum compl€x speciæ lnfoctod with Oncltocercâ volvulug Po!ânt OCP boundrry (originâ|, Estm, southem and forolt oncho cxtanlim boundâry) Umito acnæ[c OCP (âiE inltiâls, axcn3iol8 ouêst, tld .t mchocsrcos & iorot) Oflgiml Programm6 ârre boundâry / Umitê 8iF iniüelê rPczl.2 Page 12 Fig. 3 : Potentiels Annuels de Transmission (PAT) de Mai 1999 - Awil2000 (Toutes espèces) en zone sous éPandages larvicides. Fig. 4 : Potentiels Annuels de Transmission (PAT) de Mai 1999 - Avril 2000 savanicoles en zone sous larvicides. .t .fj', I .t I \ ,j i I t- Espècôs savânicolês du complêxê simulium damno3um infecléês Per Ondrocerca volvulur Simulium damnogum complex savana speci* infecled wllh Oîcilocorca volvulus Maigo - Avriloo Wosllm ând sut'|m extcnSion ereâ boundsry / Limit€ dê3 enân3iong ouêst et sud. POTENTIELS ANNUELS OE TRANSI/I§SION ANNUAL TRANSM§SION POTENTI,AL§) PEsnt OCP bdrxlsry (orhinal, m3têm, south€m end io€3t drcho êxtrnsbn boundery) Umit6 acndb OCP (aiB infi.lc, exlmsiono ouê8t, 3ud st mchocorcosa dc fbrtt) Original Progrsmmc arga b@ndsry / Limitê air€ initEb t I \- «)l,), f!' JPCzI.2 Page l3 Réseau de surveillance et d'évaluation entomologiques 21. Le réseau d'évaluation entomologique en zone traitée comporte actuellement 107 points de capture visités régulièrement dont 54 surveillés chaque semaine (points A) et 53 tous les 15 jours (points B). Toutefois, des captures peuvent être organisées à la demande sur des points de piégeage I occasionnel pour tenter de trouver des explications ou des solutions à des problèmes entomologiques ponctuels soulevés au cours des briefings hebdomadaires (points de captures tests). Tel est le cas de Sikan sur la Kéran, Porga, Panséni et Oti-Toutionga sur I'Oti principale, Igbomakro sur la Térou, Agolin-Pahou et A.zaou sur l'Ouémé, et Naboulgou sur la Koumongou, Sormorea sur le haut-Niger, Batabagué et Diendéra sur le Tinkisso, Douman et Traworoba sur le Mafou. Pour une bonne couverture du réseau d'évaluation, des captureurs villageois ont été utilisés cette année encore en Guinee en des points inaccessibles en saison des pluies. Cela a été le cas de Banankoro sur le Milo, Bolorosso sur le Gbanhala, et Koda sur la rivière Léléko. 22. Les resultats de l'évaluation entomologique sont satisfaisants sur I'ensemble delaz-one. En 1999, la transmission de I'onchocercose humaine (O. volwlus) par les espèces de savane de S. damnosum a été maîtrisée. Sur les 107 points régulièrement visités, seuls deux ont eu un potentiel annuel de transmission supérieur à 100 : Asubendé au Ghana et Titira au Togo. Pour la période allant de mai 1999 à awil 2000, le potentiel annuel de transmission (PAT) de I'onchocercose humaine (O. volvulus) par toutes les espèces de simulies confondues est supérieur à 100 e,n sept (7) points de caphres (figure 3) sur les 107 régulièrement üsites. Il s'agit des points d'Asubendé @AT= 181) sur la Pru au Ghana ; Kaboua (PAT: 186) et Djabata (PAT=189) sur l'Okpara, et Mbétékottkou @AT: 270) sur l'Ouémé au Bénin; Gouankoro (PAT= 119) sur la Gouan, Balandougou @AT: 112) sur le haut Niger et Yalawa (PAT: l12) sur le Mafou en Guinée. 23. En ne considérant que la üansmission de l'onchocercose humaine par les simulies de savane, seul le point d'Asubendé sur la Pru au Ghana présente un potentiel annuel de hansmission supérieur à 100 (figure 4). Il semble donc que les actions spécifiques initiées sur le Tinkisso, le Mafou et les affluents de l'Oti (intensification de la couverture larvicide et de la distribution de l'ivermectine) aient porté des fruits, permettant ainsi de ramener les PAT au dessous du seuil de tolérance de 100, notamment à Fifa" Yalawa et Titira où la transmission était encore élevée les années précédentes. Ces bassins continuent de faire I'objet d'une attention toute particulière et des mesures correctives mises en place ont été renforcées afin de ramÇner au plus vite la transmission à un niveau acceptable. 24. D'une manière générale, la transmission est restée relativement faible en saison sèche où aucune femelle infectieuse n'a été capturée dans toute la zone traitée à la semaine 50 (du 13 au 19 décembre 1999) et à la semaine 6 de I'an 2000 (du 7 au 13 féwier). Elle a été la plus importante à la semaine 32 (du 9 au 15 Août 1999) avec un total de 18 femelles infectieuses porteuses de 45 larves infectantes. 25. Les densités simulidiennes ont relativement baissé par rapport aux années précédantes sur I'ensemble des bassins sous traitements larvicides, particulièrement ceux du Sankarani. Cette situation peut être attribuée, entre autres facteurs, i) au renforcement des traitements larvicides aériens et au sol, et ii) à un meilleur ajustement de la stratégie de rotation des insecticides par une bonne connaissance de la sensibilité des simulies aux organophosphorés comme indiqué plus haut. Il faut signaler cependant que des densités particulièrement élevées de simulies (entre 10.000 et 14.000 piqûres / homme /mois) ont été enregistrées sur la Pru en août, septembre et octobre 1999 en raison d'une saison exceptionnellement pluvieuse dans le bassin. Tous les petits affluents qui n'étaient pas traités se sont mis en eau et étaient devenus productifs. Un suivi régulier des conditions hydrologiques de ces rivières a été institué pour éviter que de telles situations ne se reproduisent. .i" TPC21.2 Page l4 Surveillance de l'environnement aquatique 26. L'étude de I'impact à long terme des larvicides antisimulidiens sur la faune non-cible se poursuit. L'échantillonnage est presque exclusivement assuré maintenant par les équipes nationales d'hydrobiologie. 27. Dorénavant, l'évaluation de I'impact sur le milieu aquatique des facteurs autres que les insecticides (à travers l'étude de la qualité de I'habitat), est une des composantes importantes de la surveillance de I'environnement aquatique mise en place par le Programme. Les premiers résultats ont permis un ajustement des paramètres étudiés grâce à la bonne connaissance de terrain des hydrobiologistes. 28. Les activités de surveillance se poursuivent au Burkina.Fa§o, en Côte d'Ivoire, au Ghana et en Guinée sous la forme de lettres d'accord établies par le Programme avec les trois derniers pays. La coordination de toutes ces activités de même que l'échantillonnage au Burkina Faso sont assurés par le service d'hydrobiologie du Programme qui est également responsable de la saisie et de l'exploitation partielle des donnees. Ce même service assure Ia liaison entre les équipes de terrain et le Groupe ecologique. Avec I'arrêt des traitements larvicides sur de nombreux cours d'eau, I'accent est mis sur le suivi de la recolonisation de ceux-ci par les invertébrés essentiellement et dans une moindre mesure par les poissons. 29. Les peuplements ichÿologiques des cours d'eau traites en Guinee presentent, comme en 1999, une te,ndance générale à la hausse. Les caphues qü étaient e,n hausse en Côte d'Ivoire se sont stabilisées en 1999 et la baisse des prises par unité d'efforts (p.u.e) observées sur la Pru au Ghana s'est poursuiüe. [,a tendance relative à la baisse sur la Pru au Ghana semble independante des traitements larvicides püsqu'elle est égaleme,nt observée sur I'Oti qü nest plus traité régulièrement aux insecticides depuis 1992. I*s meilletus resultats de capflres ont encore été enregistés avec les petites et moyennes mailles. Il n'y a pas d'évidence d'un impact quelconque des larvicides sur les capfures des poissons. En oute,les coefficients de condition sont stables comme les années précédentes. 30. Les densités des invertébrés sont faibles mais stables sur toutes les stations traitées, à I'exception de Boussoulé sur le Milo où elles sont en baisse en raison d'une dégradation de la qualité de I'eau. Ce sont les Ephéméroptères @aetidae, Tricorythidae, Oligoneuriidae et Ephemeridae essentiellement) qui continuent d'être les plus affectés au niveau des stations traitées. Sur les cours d'eau qui ne sont plus haités, des indices de recolonisation par des taxons tels Neoperla sp et Caridina sp. qui avaient été affectés durant la période des traitements larvicides ont été observés sur la plupart des stations. Les Oligoneuriidae sont par contre toujours absents des prélèvements. 31. La volonté de pérenniser les acquis de la surveillance de I'environnement aquatique s'est concrétisée en I'an 2000 par l'élaboration d'un projet de suivi de la biodiversité et de gestion des écosystèmes des zones libérées de I'onchocercose. Ce projet qui est soumis pour financement au Fonds pour I'environnement mondial dewait permettre, non seulement une poursuite et un renforcement de I'ceuvre de préservation de la diversité biologique initiée par le Programme, mais favorisera la pérennisation à travers une formation et une implication des populations et des principaux acteurs du développement dans ces zones. 32. La valorisation des acquis de la surveillance aquatique mise en place par le Programme a été également une des préoccupations majeures durant la pénode couverte par le rapport. Un certain nombre de travaux sont parus dans des revues internationales, d'autres sont sous presse ou en cours de frnalisation avec la collaboration de membres du Groupe écologique. ÀÈ JPC2I.2 Page 15 DISTRIBUTION DE L'IVERMECTINE (MECTIZAIqO) ET ACTTVITES EPIDEMIOLOGIQUES TRAITEMENT A L'IVERMECTINE 33. La méthode de traitement par I'ivermectine sous directives communautaires (TIDC) est maintenant installée dans tous les pays concernés par la distribution pratiquée autrefois dans la plupart des zones par des equipes mobiles. Le TIDC est malheureusement entravé pour f instant en Sierra Leone et en Guinée Bissau. Le Programme a continué son appui financier et technique aux pays en les aidant à recycler tous les acteurs du TIDC, les agents des centres de santé périphériques notamment, de même que les distibuteurs communautaires. Presque tous les villages disposent de distributeurs effectuant la distribution de.l'ivermectine dans-leurs localités respectives. Les communautés choisissent elles-mêmes leurs propres distributeurs et la manière dont elles souhaitent effectuer la distribution, soit de porte-à-porte ou e,n un lieu donné. Les distributeurs sont par la suite formés par le personnel de santé qui lui-même est formé par l'eqüpe nationale, féquipe régionale ou l'equipe de district chargee de la lutte contre l'onchocercose avec l'appui de I'OCP et de certaines Organisations non gouvemementales (ONG). 34. Le traitement a été effecfué, comme durant les années antérieures, dans les zones precédemme,lrt hlper et mesoe,ndé,miques, voire dans les zones où il existe un risque de maladie oculaire eÿou de cecité onchocerquienne, même faible. A l'issue de la cartographie epidérriologrque rapide de I'onchocercose (REMO) effectuée dans 1st zones de forêt e,n Guinée, au sud du Ghana et de la Côte d'Ivoire, la distribuüon de l'ivermectine a été étendue à ces zones non couvertes dans le passé par I'OCP. 35. La figure 5 monte les zones du Prograrnme sous traitement ivermectine. Dans la partie nord de l'exte,nsion Ouest du Programme en Guinée, au Mali et au Sénégal, le TIDC est la seule méthode utilisee pour lutter contre la morbidité, pour reduire ou pour interrompre la transrnission de I'onchocercose. Certaines parties de l'aire initiale du Programme sont également sous TIDC. Il s'agit des bassins de la Dienko4 de la Bougouriba et de la Volta Noire (Mouhoun) dans le district de Batié au Burkina Faso, les bassins de l'Oti-Pendjari, de Sota Alibori au Bénin, les affluents de l'Oti au Togo, les bassins de la Sissili, du Kulpawn-Molé et de la basse Volta Noire au Ghana, les bassins de la Comoé, du N'ZiÆandama, du Sassandra et de la Maratroué en Côte d'Ivoire ainsi que les bassins de la Kankélaba, de la Bagoé et du Baoulé Est au Mali. La plupart de ces bassins et celui de la Gambie au Sénégal dewaient bénéficier de deux traitements arrnuels. 36. Tous les pays utilisent exclusivement maintenant les comprimés d'ivermectine dosés à 3mg. Le personnel de santé et les distributeurs communautaires ont été recyclés pour une utilisation optimum de celle nouvelle présentation de l'ivermectine. La supervision de la distribution a été assurée par le personnel de santé du niveau périphérique responsable des villages sous TIDC à I'intérieur de leur zone d'intervention. Ces agents sont chargés de collecter les données sur chaque village sous traitement et de préparer un rapport adressé aux médecins chefs de district. Ces derniers fournissent à leur tour un rapport de synthèse aux Coordonnateurs nationaux. Dans la plupart des pays, le suivi et la supervision des principaux acteurs ont été assez régulièrement effectuées en vue de minimiser les erreurs et de foumir aux agents de première ligne le soutien nécessaire. Les techniciens/infirmiers sont également responsables de la prise en charge de tout effet secondaire grave que pourraient rapporter les distributeurs communautaires. Aucune réaction de ce genre n'a été signalée durant la période considérée. f I a .tPC2t.2 Page l6 37. Des fornrations ou des recyclages pour mieux consolider la mise en ceuvre du TIDC ont été assurés par les membres des équipes nationales en collaboration avec I'OCP et les ONGs. La première étape consiste à former des formateurs dont des médecins et des infirmiers chefs des postes de santé des zones intéressées par la distribution. La deuxième étape consiste en la formation des distributeurs communautaires par les agents de santé. Durant l'année écoulée, tous les pays concernés par le TIDC à l'exception de la Sierra Leone et de la Guinée Bissau ont achevé ces formations/recyclages. A ce jour, environ 200 médecins et plus de 2100 techniciens/infirmiers et autres agents paramédicaux ont bénéficié d'une formation ou recyclage dans ces pays. Le recyclage des agents découle des besoins ressentis lors des supervisions et les pays se trouvent à des degrés divers dans sa réalisation. En mars 2000, la Siena Leone a organisé un atelier regroupant les médecins chefs de district pour la reprise des activités de distribution d'ivermectine. Cet atelier n'a pas eu de suite à cause des problèmes d'insécurité mais les comprimés d'ivermectine ont été distribués dans les camps et dans les hôpitaux.par les ONG* 38. Les ONG ont apporté leur appui financier pour soutenir le TIDC en participant entre autres au suivi, à la supervision et à la formation/recyclage des techniciens/infirmiers et des distributeurs communautaires. Au cours de la période, on peut citer principalement Sight Savers International au Mali, au Ghana et en Guinée, l'Organisation pour la Prévention de la Cécité (OPC) au Mali, en Guinée et au Sénégal et la PhilAfricaine Süsse en Guinée. Helen Keller Woldwide (anciennement Helen Keller lntemational ou HKI) continue de développer un partenariat avec les Pays participants dans le domaine de I'IEC ONCHO et met en @uwe en collaboration avec ces denriers des plans de travail üsant la promotion du TIDC. Il apporte également aux pays un appui financier et logistique dans le domaine de la communication (Téte,phone, lntemet, Email), la formation, la supervision et le suivi. 39. Plus de 7.033.772 personnes dans environ 20.580 villages et hameaux ont été traitées par l'ivermectine à travers la méthode du TIDC au cours de l'arrnée 1999. La proportion du nombre de villages effectivement couverts au cours de l'année 1999 par rapport au nombre de villages prévus d'être traités dans les differents districts sanitaires endémiques, varie d'un pays à un autre de75%o à 100% et avoisine une moyenne de 860 (Tableau 3). Un progrès significatif dans I'implantation du TIDC dans les vitlages a été manifestement réalisé dans tous les pays. La couverture thérapeutique moyenne ou pourcentage de personnes traitées par rapport à la population recensée dans l'ensemble des pays qui ont pu faire le traitement est de l'ordre de 72%o avec des taux variant entre 64Yo et 80o selon les pays. En 1999, seuls les viltages du bassin de la Bougouriba au Burkina Faso, de la Gambie au Séné§al et des affluents de l'Oti au Togo ont reçu deux traitements avec 90%o de couverture des villages. 40. A la fin du mois d'août 2000, seulement deux pays (Guinée et Sénégal) ont achevé la distribution de l'ivermectine avec des taux de couverture en villages de99,60 et l00oÂ. Trois pays (Bénin, Togo et Mali) ont rapporté des taux de couverture en villages entre 72,20 et 87 ,lo et dans les trois autres pays (Burkina Faso, Côte d'Ivoire et Ghana) le traitement venait de commencer. D'une manière générale, les résultats ont en moyenne donné un taux de couverture en villages de73o sur plus de 23 000 prévus pour traitement. Plus de 5,9 millions de personnes étaient traitées dans l6 974 villages. 41. L'objectif d'étendre en l'an 2000 I'approche TIDC de distribution de ['ivermectine à toutes les zones éligibles pour le traitement a été presque atteint même dans les zones de forêt en Guinée et au sud de la Côte d'lvoire et du Ghana où les formations des distributeurs communautaires sont en cours. On observe une nette augmentation du nombre de villages couverts par le TIDC et des populations traitées par rapport aux prévisions de 1998 étant donné que les années 1997 et 1998 constituent les deux premières années de transition du passage de traitenrent par les équipes mobiles ry.Y*. JPCZI.2 Page 17 à la méthode du TIDC, durant lesquelles le processus de formation a démarré avec la préparation des communautés pour cette nouvelle approche du traitement par l'ivermectine. Tableau 3 : Traitement à l'ivermectine dans I'OCP en 1999 42. En mai 2000, un groupe d'évaluateurs composé de deux consultants extérieurs et de deux coordonnateurs nationaux a étudié l'état d'avancement du TIDC dans quatre pays participants : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire et le Togo. Un membre du comité consultatif d'experts du Programme a également effectué une visite de terrain au Ghana, principalement dans le bassin de la Kulpawn/IVlole et de la Basse Volta Noire. En dépit de quelques contraintes relevées, les études menées confirment globalement la mise en place du TIDC dans les pays mais des efforts en terme de couverture géographique et thérapeutique restent à faire en Côte d'Ivoire et au Ghana. Dans le but de mieux éclairer les pays sur le problème de motivation et de les aider à trouver des solutions appropriées et durables, I'OCP a initié à ce sujet une recherche qui a été menée par un consultant extérieur. 43. Au cours de cette année 2000, tous les pays sauf la Guinée Bissau et la Sierra Léone ont procédé à la commande des comprimés d'ivermectine dont ils ont besoin directement auprès du Programme de Donation de Mectizan(MDP). Les quantités de comprimés nécessaires pour le TIDC ont été directement reçues par ces pays eux-mêmes et intégrées dans leurs systèmes nationaux respectifs de distribution de médicaments. Le Bénin a procédé au cours de cette année à sa première commande d'ivermectine chez MDP. [,es formalités sont en cours avec la Côte d'Ivoire. ,ti EVALUATIONS EPIDEMIOLOGIQUES 44. Les évaluations épidémiologiques de I'onchocercose ont été effectuées dans l'aire de I'OCP par les équipes du niveau central et de districts avec dans certains cas la participation des techniciens OCP pour le recyclage et le contrôle de qualité de la procédure d'évaluation. Le but de ces évaluations est d'apprécier, dans le cadre de la surveillance, la situation épidémiologique de l'onchocercose dans les villages de I'aire initiale où les épandages larvicides ont été arrêtés et, pour évaluer l'impact des activités de lutte dans les extensions ouest et sud-est et, dans d'autres zones spécifiques de l'aire initiale soumises uniquement à la distribution de l'ivermectine ou combinée avec les épandages larvicides. ÿNo. de villages Prévusl traités Couverture Géosraphique , Tauxde ,Couverture 2.812 273 1.685 2.722 7.229 3.399 547 5.276 2.266 273 1.428 2.034 6.715 3.293 54r 4.030 8t% 100% 8s% 75% 93% 97% 99% 76% r.418.972 151.738 439.425 1.39t.370 2.31r.946 1.816.346 142.612 2.074.205 985.803 109.474 315.960 890.049 1.839.476 1.395.7t9 l10.597 1.386.694 69% 72% 72% 64% 80% 77% 78% 67% 23.943 20.s80 860 9.746.614 7.033.772 72Vo Pays ',':.:. Pop-ulation Recenséel Traitée Benin - 'r, Btirkina Fa§o fotal iq--ffi JPC2I.2 Page l8 "|tt It: { Fig. 5 | Zonesde traitement à grande échelle à l'ivermectine dans l'aire de I'OCP en 2000 Fig.6 : Prévalence en microfilaires des villages évalués dans l'aire de I'OCP entre Septembre 1999 et Août 2000. I MALI ) t: Z6aôtalfilN [o.am il Ùrtid paa yor â6 dt t*ftat rar s lha itaa&an mrhail Z@rr.lo..thd6rt mLhfûL.t ù rica{aar OCP bdndly (defEl, E t fli. slüram and fæd 6cào aù(mloal bdJodary) Umltr OCP (tlr Inlthlc, ardda(ro dJad, f,d doncfûa@d.rod) Odglîd PFgnmm no ùiladt y, Lknf. dr hiE Orlgi.!.t md[dm nrd u{i6anmlon n boultdalÿ urkc rrr tuao rt oacnrona cllt a sld. Ndo,lC bo.mdsi6 / FrofrlLot I PRa/ALENCE OF TICROFII.ÂRAE II{ VILI.AGES EVALUAÎEO BETWEEN IOOO ' 2OOO IN OCP PREVALEXCE EN TICROFII.AIRES DES VILIâGES EI'ALUES ENTRE i'OO . 2OOO A L'OCP I.. OCP bood.r! (o.tghc, wa8û.,t1, tor.ür.aî rnd torol ondlo ôldanabn Lidt OCP (!rrt lniti.b, .)ûo*rr3 orooctrocârcoaa Ôbrtt) --. Oddnal Progr!ffiia -a. bound..y / Llrib ail€ Lraü.lo - Odghd.txf waatam r1d.qrr.m.)û,r!io.1 Üæ bounda.y Li rü. û! hlüeb ct.rû.Lima oJ.rt at ard. bot/atdary) otJ.3t 8ud ë SEüJSJA l' t' BURKINA FASO stssll 1. tt I O o'5 o 5.r.15 o rs.13o 3 ;-'- JPC2I.2 Page 19 45. Le nombre de villages évalués dans les pays entre septembre 1999 et août 2000 est: Bénin (17 villages), Burkina Faso (39 villages), Côte d'Ivoire (40 villages), Ghana (75 villages), Guinée (91 villages), Mali (38 villages), Niger (14 villages), Sénégal (20 villages) et Togo (71 villages). La procédure utilisée dans toutes ces évaluations était la même que par le passé, à savoir la méthode parasitologique classique de la biopsie cutanée qui permet d'apprécier la prévalence, l'intensité de l'infection et la présence de toute nouvelle infection. Ces dernières sont définies comme des infections chez des enfants de moins de cinq ans qui n'ont pas reçu de traitement à I'ivermectine, ou chez des individus qui avaient été trouvés négatifs lors de deux évaluations précédentes. En plus de la méthode parasitologique de la biopsie cutanée, l'essai à grande échelle du test de pansement à la Diethylcarbamazine (DEC) s'est poursuivi dans certains villages de toute l'aire du Programme. La série d'évaluations épidémiologiques de l'année en cours, dewait compléter l'évaluation transversale, commencée en 1997 dans le but d'obtenir une vue d'ensemble de la situation épidémiologique générale dans toutes les zones du Prograrume deux ans avant la fin de celui-ci. La figure 6 donne les résultats épidémiologiques de la période concemée par ce rapport de septembre 1999 à août 2000. Surveillance épidémiologique dans l'aire initiale du Prograrlme 46. Plus de 131 villages sentinelles sinres dans l'aire initiale du Prograrnme, ont été évalués par les equipes nationales pendant la période couverte par ce rapport au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Ghan4 au Niger et au Togo. Les résultats sont généralement excellents dans la plupart de ces bassins sous surveillance e,pidémiologque avec une prévale,nce autour de}Yo dans la plupart des villages. Par conEe, ils ne sont pas satisfaisants dans les bassins qui de,lneurent encore sous traitement ivermectine comme l'OtiÆendjari et afflue,nts au Burkina Faso, au Ghana et au Togo (prévalence maximum de l7,3Yo, 23,8yo and, 26,4Yo respectivement), la Kulpawn /IVIole (prévalence maximum de 23,8 %o) etlaVolta Noire (prévalence ma:rimum de 18,8% au Ghana. 47. Dans les 12 villages évalues dans l'aire initiale au Burkina Faso dans le bassin de la Dienkoa encore sous épandage larvicide au sol combiné avec le TIDC, la situation épidémiologique est excellente avec des prévalences généralement nulles. Aucun nouveau cas n'a été decelé. Par contre, dans le bassin de l'OtiÆendjari, le village Gnabtankoagou évalué pour la premiere fois en mai 2000 (prévalence : 17,30Â), confirme le mauvais résultat observé dans le village de Nianla en mai 1999 @révalence : 12,4%o) dans le cadre de l'extension du TIDC dans ce bassin au Burkina Faso. 48. La situation épidémiologique demeure excellent dans les bassins du Baoulé et du Niger au Mali (prévalences variant entre ÙYo et3,3Yo); les bassins du Diamangou, du Niger et du Sirba au Niger (prévalences variant entre 07o et 0,750 dans un seul village) et dans les bassins du Bandama, du Baoulé, du Comoé et du N'Zi en Côte d'Ivoire. Dans cette partie de l'aire initiale en Côte d'Ivoire, les résultats des 14 villages évalués en août 2000 sont satisfaisants avec des prévalences variant entre 0o et 9,2%o. La prévalence maximale a été observée dans un village du bassin N'Zi où l'analyse préliminaire des résultats montre que la plupart des nouveaux positifs observés au cours de cette demière enquête n'étaient pas présents au passage précédent et sont des migrants venus en majorité de la zone de forêt. 49. Au Ghana, Ies résultats épidémiologiques sont excellents avec des prévalences nulles dans sept villages sur les dix évalués dans le bassin de la Sissili et la Volta Rouge. Par contre, la situation épidémiologique est non-satisfaisante dans le bassin de la Volta Blanche à Nawuni (Prévalence : l0,6yo) et dans le bassin de la Kulpawn/Mole sous traitement ivermectine oir la prévalence décroît Iégèrement à 23,9o/o à Bielikpong et à 17 ,4o/o à Sombisi. Dans le bassin de l'Oti principal également sous traitement ivermectine, la tendance épidémiologique des six villages évalués en novembre 1999 montre également une situation non-satisfaisante et stationnaire (Kuntili, 23,9yo de ,4, + 4' ':lt JPCZI.Z Page 20 prévalence). Il est à noter que cette zone n'était plus traitée à l'ivermectine pendant plusieurs années à "uu." des conflits ethniques. Des dispositions appropriées accompagnées d'un suivi renforcé continuent d'être prises en collaboration avec l'équipe nationale du Ghana pour améliorer la couverture géographique des villages et la couverture thérapeutique des populations en ivermectine. Evaluations épidémiologiques dans les zones d'extension du Programme 50. Les évaluations épidémiologiques effectuées dans le bassin du Sassandra encore sous épandages larvicides saisonniers combinés avec la distribution de l'ivermectine dans l'extension s,rd "r, Côte d'Ivoire ont donné des résultats satisfaisants. Les prévalences ont chuté et varient entre |Yo et 8%. Aucun nouveau cas n'a été observé. 51. Les évaluations épidémiologiques ont été conduitescn Guinée de fewier à juillet 2000 dans 91 villages des bassins comme le Bafing, la Gambie, le Koulountou et le Koliba situés dans des zones sous distibution ivermectine uniquement et des bassins de la Kaba/Mongo, du Mafou, du Milo, du Niandan, du Niger, de la Sankarani/Dion et du Tinkisso/Bakoye sous épandages larvicides combinés avec la distribution de f ivermectine. 52. Les résultats sont excellents et les prévalences sont nulles dans la plupart des villages évalués dans les bassins sous épandages larvicides combinés avec le traitement par l'ivennectine comme le Milo, le Niandan, le Niger, te Sankarani-Dion et le Tinkisso. Toutefois, dans le bassin du Kaba/Ivlongo, les tendances epidémiologlques bien que décroissantes ne sont pas satisfaisantes comme attendu. La prévalence maximale atteint 19,30 à Bokondion. Aucun enfant de moins de 5 ans non traité à l'ivermectine n'a été trouvé positif dans plus de 460 enfants du même goupe d'âge examinés. De plus, dans le bassin du Mafou, une prévalence de 14,870 a été observée dans le village d'Heraco évalué pour la première fois. Ce résultat tansversal con-firme la situation epidémiologlque peu satisfaisante observée l'année dernière dans ce bassin dans les villages de Sérékoroba (prévalence : 27,2oÂ, incidence: 7,7yo) et Yalawa (prévalence : L6,2o/o, incidence : 2,6Yo). 53. Dans les bassins uniquement sous distribution de l'ivermectine en Guinée, les résultats sont excellents dans les bassins de Bafing, Gambie et Koliba. La prévalence maximale est de 1.60lo dans les 18 villages évalués. Toutefois, la situation epidémiologique est non satisfaisante dans le bassin du Koulountou où les prévalences ont atteint zl,lyo. Un seul enfant (0,5%) de moins de cinq non traité à l'ivermectine a été trouvé positif contre les 2%o attendus s'il n'y avait pas eu de distribution de l'ivermectine. 54. Dans la partie nord de l'extension ouest du Programme au Sénégal, des évaluations épidémiologiques simples ont été entreprises en mai 2000 dans 20 villages des bassins Falémé, Gambie et Koila-Kabe uniquement sous traitement ivermectine depuis 1988. Les résultats de ces enquêtes épidémiologiques der-neurent excellents dans l'ensemble des villages évalués avec des taux de prévalence variant entre 0olo et 8,9Yo. Cette valeur maximale a été rencontrée dans un village du bassin de la Gambie où le taux d'incidence est actuellement de 0,21o comparé à 9,760 s'il n'y avait pas eu de lutte. 55. Dans les bassins de l'extension sud-est au Togo et au Bénin encore sous épandages larvicides combinés avec la distribution de l'ivermectine, Ies évaluations épidémiologiques réalisées cette année 2000 montrent que Ies tendances épidémiologiques sont généralement bonnes sauf dans les bassins des affluents de l'Oti/Pendjari (Kara, Kéran, Mo et Koumongou) oir malgré la légère amélioration qui a été observée, la situation épidémiologique demeure préoccupante avec des prévalences dépassant les 30%. La prévalence est passée de31" en 1995 à46,6o en 2000 dans le b JPC21.2 Pagc 2 I village de Kouporgou sur la Koumongou au Bénin. Les prévalences sont de 53,3o à Sikan sur la Kara, 39,10 à Tchitchira-Maison sur la Kéran et3l,lo à Batto sur la Mo au Togo. 56. Les autres villages évalués dans les bassins Okpara, Térou, Yerpao et Zou au Bénin (11 villages) ainsi que dans les bassins Amou, Anié, Mono etZio au Togo (20 villages) présentent une tendance épidémiologique satisfaisante. Dans ces bassins au Bénin, les prévalences varient entre 0olo et 16,3%o- Cette valeur maximale est rencontrée dans le village Angaradebou dans le bassin Terou où un seul enfant (0,36%) de moins de cinq ans non traité à I'ivermectine a été trouvé positif comparé à7% qur seraient devenus positifs s'il n'y avait pas eu de lutte contre l'onchocercose dans ces bassins. Au Togo, les prévalences varient enfre lo et l0%o. Aucun enfant de moins de cinq ans non traité à l'ivermectine n'a été trouvé positif. Evaluations ophtalmologiques 57. Aux fins d'études d'impact à long terme de la lutte antivectorielle dans I'aire initiale du Prograrnme, des évaluations ophtalmologiques ont été effectuées en mars - avril 2000 dans sept üllages au Burkina Faso et trois villages en Côte d'Ivoire. Les résultats préliminaires montrent I'absence complète des microfilaires oculaires sauf dans les villages de Mounvielo (2,8%o) dans le bassin de la Bougouriba où il a été observée une re,prise de la transmission, de Dangouadougou (0,3%) dans le bassin de la Léraba au Burkina Faso et dans le village d'Awahikro (0,2%) sur la Comoé en Côte d'Ivoire. En plus du parasitisme oculaire, il a été observé dans le village de Mounvielo des lésions inflammatoires recentes et évolutives telles que les iridocyclites et des keratites ponctuees. Apres investigation auprès des habitants de Mounvielo, il e,n ressort que depuis l'installation du TIDC en 1996, le taitement par l'ivermectine n'était pas donné à tout le monde dans le üllage à cause d'une mauvaise information sur le médicament. Toutefois, la prévalence globale de la cecité due à I'onchocercose dans ces dix villages est tombée maintenant à l,03yo comparee à 5,8yo au début de la lutte en 1975. Cette cecité concerne la classe d'âge de plus de 30 ans, la majorité ayant plus de 50 ans. 58. Dans les zones d'extension au Mali (bassin du Niger autour de Tienfala) et en Guinée dans les bassins du Milo, du Niandan - Bale et du Niger, des évaluations ophtalmologiques ont été effectuées respectivement dans cinq et six villages dans le cadre du suivi longitudinal de l'impact à long terme de la distribution de l'ivermectine combinée à la lutte antivectorielle. En Guinée, le.taux de parasitisme oculaire reste nul dans tous les viliages évalués sauf dans le village de Morigbedougou dans le bassin du Milo où un seul sujet (0.3%) présente des microfilaires dans la chambre antérieure de l'æil. Les résultats préliminaires montrent qu'il y a une amélioration dans les lésions oculaires due à l'onchocercose. La plupart de ces lésions sont des sequelles des lésions avancées irréversibles du segment postérieur de l'æil observées chez les patients de plus de 30 ans. On observe plus de nouvelles lésions débutantes et évolutives. Dans le bassin du Niger au Mali, le taux de parasitisme oculaire est nul dans tous les villages dont les habitants sont régulièrement traités à l'ivermectine depuis plus de 12 ans. La majorité des lésions oculaires se rencontrent chez des patients de plus de 30ans. Aucune lésion oculaire débutante et évolutive due à l'onchocercose n'est rencontrée. Dans I'ensemble, les résultats continuent d'indiquer un effet bénéfique progressif du traitement par l'ivermectine sur I'ceil. On note qu'il n'existe pratiquement plus d'infection ou de lésions oculaires liées à I'onchocercose susceptibles d'entraîner une atteinte de la vision ou de risque de cécité. Irr 'I * JPCZI.2 Page 22 BIOSTATISTIQUE ET INFORMATIQUE 59. Le service Biostatistique et système d'information (BIS) de I'unité PET a poursuivi pendant la période couverte par ce rapport, le transfert des données aux Pays participants du Programme en mettant au point des programmes conviviaux de consultation et d'analyse des données entomo- épidémiologiques et en renforçant la formation de certains agents des coordinations nationales à leur utilisation. BIS continue également de coordonner le traitement des données des évaluations entomologiques et épidémiologiques, notamment la saisie et la validation des données effectuées par les agents des unités techniques, et d'assurer un rôle prépondérant dans I'assistance informatique au sein du Programme (maintenance des différents équipements, du réseau local et des services associés comme l'Internet et le courrier électronique). Cette assistance conceme également la formation en informatique, la gestion des différentes banques de données ainsi que leur sauvegarde. 60. Au cours de la période couverte par ce rapport, BIS a poursuivi I'analyse intégrée des données des évaluations épidémiologiques et entomologiques en complétant les banques de données existantes par des informations collectées sur le vecteur et la lutte antivectorielle. Cette année, la priorité a été accordée au développement de progftunmes conviviaux et à la correction des tables des differentes bases de données devant servir à l'analyse intégrée des résultats du Programme. La plus grande innovation a été le développement d'un programme de saisie des résultats epidémiologiques bruts provisoires et de consultation des données de l'évaluation epidémiologique intégrées aux données entomologiques. Ce programme a été revu par certains Coordonnateurs nationaux qui ont classé les villages de suivi epidémiologrque de leur Pays respectif selon les différents decoupages administratifs avec un accent particulier sur le disEict sanitaire. Ce prograrnme permet entre autres de saisir également les données du TIDC. Les données historiques étant incluses dans la banque, une analyse de tendance des villages peut être faites. Cette analyse qui permet de faire le point sur le nombre de personnes infectées dans les villages évalués dans toute l' aire de I'OCP sera poursuivie en incluant le nombre de persorures à risque afin d'ariver à deduire une estimation de la population infectée. 61. La formation en gestion de données épidémiologiques s'est poursuivie dans certains Pays participants du Programme. Le but est de les rendre opératiorrnels pour qu'ils soient en mesure de saisir, valider, analyser les données et de les échanger avec I'OCP afin de mettre à jour la banque centrale des données dont I'apurement constitue encore une priorité à BIS. 62- L'utilisation du Système d'lnformation Géographique (SIG) est basée principalement sur les logiciels Maplnfo et ArcView. Le moteur de ce demier a servi à développer un module pour les données collectées dans le cadre de la lutte contre l'onchocercose par l'unité HealthMap du siège de I'OMS à Genève. Dans le cadre de I'exploitation des données transférées aux pays, un recyclage en ArcView a été organisé en novembre 1999 à I'intention des Coordonnateurs nationaux du Programme de lutte contre l'onchocercose. Au cours de ces formations sur ArcView, l'analyse longitudinale des données a été introduite en incorporant également les données du TIDC. 63. Les analyses de routine se sont poursuivies au sein de BIS. Ainsi, I'analyse des données ophtalmologiques, celles des études épidémiotogiques des effets de I'ivermectine et celles récoltées lors de l'étude des nouveaux outils de diagnostic tels que le test de pansement à la DEC, le test sérologique ainsi que le test basé sur la recherche d'ADN dans les biopsies cutanées. Les résultats de ces analyses sont encourageants et en cours. 64. Les activités informatiques prennent de plus en plus d'ampleur à l'intérieur du Programme en renlorçant le réseau local et en installant cette année une liaison spécialisée pour laciliter l'accès sur Internet. Des efforts ont été consentis pour former également cette année le personnel de I'OCP / h JPC21.2 Page 23 APOC en Word, PowerPoint, Excel et Intemet. Les deux sites Web disponibles sur les serveurs à Ouagadougou au niveau des Nations Unies (www.cenatrin.bflpnud/omsoncho) et à Genève au niveau de I'OMS (www.who.inUocp) sont en cours de révision et un nouveau site verra le jour sur le nouveau serveur installé à I'OCP et relié à la nouvelle liaison spécialisée. TRANSFERT DES ACTIVITES AUX PAYS PARTICIPANTS 65. L'objectif visé par le transfert des activités résiduelles du Programme aux Pays Participants est de renforcer les capacités des pays à entreprendre la surveillance épidémiologrque pour la détection précoce d'une recrudescence et la lutte par l'ivermectine, la conduite efficace des activités entomologiques résiduelles après 2002. Les activités de lutte contre la morbidité, de détection et de maîtrise de la recrudescence sont en voie d'intégration dans les sÿstèmes nationaux de surveillance epidémiologrque pluripathologique. Un des rôles majeurs de I'OCP est de veiller à ce que ce transfert des activités résiduelles du Programme se réalise dans les meilleures délais et le mieux possible. Pour ce faire il a, cornme les années précédentes, apporté aux pays un appui technique, logistique et financier pendant la période couverte par ce rapport. 66. La formation, la sensibilisation des autorités et du public, le soutien à la recherche opérationnelle, le üansfert à chaque pays des données le concemant ont par ailleurs été enüepris pendant la période considéree dans le cadre du transfert des activites. Pour exécuter son plan d'action, I OCP, comme à I'accoutumée, a travaillé en étroite collaboration avec le Bureau Égional de I'OMS pour l'Afrique et le Siège de I'OMS. 67. Par ailleurs, les contacts entre I'OCP et les Pays participants se sont poursuivis; i) d'une pd, ptr la tenue de la réunion annuelle des Coordonnateurs nationaux du 3l mai au 2 juin 2000 à Ouagadougou; ii) l'organisation de stages pratiques d'une durée de 6 semaines au Siège du Programme pour sept Coordonnateurs; iii) l'organisation de missions et de renconEes dans les pays. Formation 68. Afin de garantir le succès du processus de transfert, le Prograrnme a poursuivi sa politique de formation des cadres nationaux en accordant, pendant la période couverte par ce rapport,'des bourses d'études de spécialisation aux ressortissants des Pays participants dans les domaines liés aux activités de lutte contre la maladie dont l'onchocercose, d'administration, de gestion des services de santé et de santé publique. Entre septembre 1999 et août 2000, au total 30 bourses d'études ont ainsi été accordées par I'OCP. Ces bourses de longue et de moyenne durée sont réparties de la façon suivante : Epidémiologie (9), Gestion des services de santé (1), Biologie moléculaire (2), Santé publique (17), et Administration générale (1). Ces formations s'insèrent dans le plan de formation.couwant la période 1998 à 2002 que la plupart des pays ont soumis et discuté avec le Programme et qui est en cours d'exécution. Ce chiffre porte à plus de 540, le nombre de bénéficiaires de bourses d'études OCP depuis le début du Programme en 1974. 69. Comme les années écoulées, I'OCP continue de privilégier la formation en cours d'emploi sur le terrain dans les principaux domaines de lutte contre l'onchocercose tels que: l'entomologie, la méthodologie de l'évaluation et de la surveillance épidémiologiques ainsi que la distribution de l'ivermectine. Un accent particulier continue d'être mis sur la formation des Coordonnateurs nationaux et d'autres agents des équipes nationales à la méthode OCP de collecte des données épidémiologiques sur l'onchocercose, d'analyse et d'interprétation des données de la surveillance épidémiologique active et la manipulation de l'outil informatique. 7 .,li ,'˧ JPCzI.2 Page24 70. A l'exception de la Guinée Bissau et de la Sierra Leone tous les autres pays ont procédé à la formation et au recyclage des agents à la méthodologie de la surveillance/évaluation épidémiologique au cours des enquêtes épidémiologiques entreprises dans les villages durant la période écoulée. Pendant la période couverte par ce rapport, l'accent a été mis pendant ces formations sur la pratique du test de pansement à la DEC sur terrain. A ce jour, au total plus de 280 techniciens, infirmiers ou agents paramédicaux et plus de 50 médecins ont été formés dans leurs zones d'intervention respectives dans les pays. L'utilisation effective de ces agents formés dans le cadre d'une surveillance/évaluation épidémiologique décentralisée intégrée dans le système national de surveillance pluripathologique est en cours mais reste à promouvoir dans tous les pays, dans le but de consolider les acquis dans chaque district, région ou zone. Appui de I'OMS/AFRO aux activités de I'OCP 71. Une fois encore, le domaine de predilection de l'appui du Bureau régional à I'OCP a été, au cours de la période couverte par ce rapport, la surveillance epidémiologique et l'intégration des activités de lutte contre l'onchocercose dans les systèmes nationaux de santé. 72. Les Bureaux de Représentation de I'OMS continuent d'apporter leur appui at»( programmes nationaux de lutte conte l'onchocercose dans les onze pays OCP et contribuent largement aux efforts deployés par les ministères de la santé en vue de l'intégration effective des activités de lutte contre l'onchocercose dans les systèmes nationaux de santé. Il convient de souligner la participation active des Représentions de I'OMS et leurs epidémiologistes dans les pays OCP. 73. Le Bureau régional continue activement le processus d'implantation du centre de surveillance pluripathologique. Dans ce cadre il a etgagé un consultant qui, au cours du mois de juin 2000 a élaboré un document d'orientation poru la mise en place de ce centre. ll a été appuyé par le conseiller régional chargé de la surveillance intégrée des maladies de I'OMS/AFRO, le Chef de l'equipe inter-pays de surveillance et de réponses aux epidémies et des cadres de I'OCP. fii Ëri JPC2T.2 Page 25 RECHERCHES INTERDISCIPLINAIRES Insecticides 74. Au cours des 5 dernières années, les efforts de recherche pour l'amélioration du rapport coût/efficacité des formulations insecticides ont été essentiellement axés sur les deux formulations de Bactllus thurengiensri H-14 actuellement disponibles : le Vectobac l2AS de la compagnie Abbott et le Teknar HP-D de Thermo Trilogy/Agdsense. Comme indiqué plus haut, des tests réalisés en rivière ont con-firmé la bonne performance opérationnelle du Teknar IIP-D ainsi qu'une amélioration sensible de celle du Vectobac 124S. 75. Dans leur tentative d'améliorer l'efEcacité et la stabilité du Vectobac l2AS, la compagnie Abbott a soumis à l'évaluation de I'OCP rois echantilloni eipérimentaux de ce produit. Liwéi en septembre 1998 dans des flrts spécialement eqüpés de thermomètres enregistreurs et maintenus dans les conditions habituelles de stockage sur le terrain, ces lots expérimentaux ont été périodiquement évalués en shaker orbital afin de suiwe dans le temps l'évolution de leur niveau d'efficacité sur les larves de simulies. 76. Les resultats des tests indiquent que la perte d'efficacité des lots étudiés s'accentue considérablement ente trois et se,pt mois de stockage dans les conditions de terrain" passant d'une moyenne de 108 mglVs à 161 mglVs. Ces résultats confirment ceur obte,nus avec les lots opérationnels livrés au Programme de 1996 à 1998. Rappelons que dans le cadre du demier contrat OCP/Abbott pour la livraison du B.t.,les seuils de CL50 adoptés pour une stabilité acceptable ont été fixés à ll5 mg/Vs à la livraison du produit, et 135 mgfils pendant les quaüe pre,miers mois après linraison. 77. Depuis 1994, le témephos est le seul insecticide chimique dont des formulations expérimentales ont été soumises à l'évaluation du Progranrme. La demière en date (lot VD 1301) a été proposée par la compagnie Phytagri en août 1999. Il s'agit d'un échantillon formulé en concentré émulsifiable à20%o qui a déjà fait l'objet d'investigations à I'issue desquelles le pouvoir de dispersion spontanée s'est montré confonne aux nonnes requises pour les traitements antisimulidiens. Par ailleurs, les tests d'efficacité sur les larves de simulies ont montré une efficacité satisfaisante (CL95 : 0,14 m/Us). Une quantité suffisante de produit pour des essais en rivière a été demandée à la firme en vue d'une évaluation complète des performances opérationnelles de la formulation. Identification des vecteurs 78. Les efforts de recherche ont permis la mise au point de techniques (cytotaxonomie, morphologie des femelles, analyse hétéroduplexe « HDA » et marqueurs microsatellites) actuellement appliquées pour I'identification des espèces simulidiennes et l'étude de la variabilité génétique des populations de vecteurs. Signalons que les investigations relatives à ce dernier pourraient largement contribuer au renforcement des possibilités d'interprétation des données entomologiques, pour une meilleure appréciation du rendement de I'ensemble des actions de l'OCP. 79. Les travaux récemment initiés en vue de concrétiser ces avantages opératiorurels sont axés sur l'étude de la diversité génétique des populations de S. sirbanunt et S. dantnosum s.s., espèces dont la très large répartition semble liée à des migrations saisonnières favorisées par les vents dominants : du sud-ouest vers le nord-est en début de saison des pluies (fin avril à début juillet), et dans le sens inverse en début de saison sèche (décembre à féwier). Ainsi, des investigations sont menées dans les bassins fluviaux reconnus au cours de la demière décennie comme étant sous I'influence du ,t", '",rS ts. JPC21.2 Page 26 phénomène. A partir de pontes uniques de lemelles récoltées sur les points retenus dans ces bassins, des élevages sont effectués afin de produire des échantillons de larves et d'adultes. Sur ces mêmes points, des échantillons de femelles et de larves sont récoltés dans les conditions naturelles et soumis aux mêmes observations que celles issues des élevages. 80. La cytotaxonomie (détermination de caryotype) et les techniques de biologie moléculaire (analyse hétéroduplexe et marqueurs microsatellites) sont appliquées pour une étude détaillée des ces échantillons. Cette étude est menée en collaboration avec des Institutions extérieures impliquées dans les travaux relatifs à la taxonomie de S. damnosum s.l. et à la diversité génétique des populations de vecteurs. Il s'agit de l'Université d'Alabama à Birmingham (USA), de l'Institut Noguchi d'Accra (Ghana) et de I'IRD de Montpellier (France). 81. L'exploitation des résultats dewait permettre; i) d'estimer ledegré d'implication des espèces de savane de S. damnosum s.l. dans les mouvements migratoires ci-dessus évoqués, ii) d'indiquer dans quelle mesure ces mouvements pourraient affecter le maintien des acquis du Programme et iii) d'apprecier f incidence de la diversité génétique des populations simulidiennes sur les autres paramètres entomologiques, notamment le rôle vectoriel des especes étudiées. Identification des parasites 82. Les activités du laboratoire de biologie moleculaire se sont poursuivies durant l'année 1999 dans les domaines suivants : i) appui aux opérations par I'identification (grâce aux sondes d'ADN specifiques des espèces et des souches), des larves infectantes du parasite O. volwtlrc provenant des simulies infectieuses, ou des microfilaires prélevés chez I'homme, ii) l'amélioration des connaissances sur le niveau de pathogénicité des parasites récoltés, iii) la formation de nationaux à I'identification des parasites par les sondes d'ADN, à l'identification des vecteurs par les techniques de l'hétéroduplexe et des microsatellites. L'importance de ce dernier domaine va croissant au vu des demandes de formation qui parviennent à la Direction du Programme. 83. Les résultats d'identification des parasites et ceux de l'évaluation ophtalmologique indiquent de plus en plus que la corrélation entre parasite de savane et lésions oculaires graves n'est pas la même en région de savane et en zone de transition entre la forêt et la savane. De ce constat on pourrait déduire l'existence possible de plusieurs souches ou populations du parasite de savane, pouvant entraîner plusieurs niveaux de gravité de la maladie onchocerquienne. Les études initiées en collaboration avec l'Université d'Alabama à Birmingham ont abouti à l'identification de marqueurs microsatellites qui dewaient permettre de caractériser de manière plus précise les parasites. Six couples de marqueurs microsatellites sont en cours d'utilisation pour caractériser la souche de savane. Ils permettent d'envisager leur utilisation pour la compréhension des phénomènes liés à l'apparition des lésions cutanées. 84. La détermination de la prévalence de l'infection dans des broyats de simulies par la technique de criblage par les sondes d'ADN est désormais en application de manière routinière. Les entomologistes nationaux en collaboration avec les communautés rurales ont mis en place des stratégies pour la capture et 1'acheminement des simulies vers le laboratoire de biologie moléculaire. Un accent est mis actuellement sur la recherche de stratégies à même de favoriser la pérennité de cette activité de surveillance dans les conditions des pays. 85. Les activités désormais traditionnelles d'identifrcation des microfilaires récoltés lors des évaluations épidémiologiques se sont poursuivies en 199912000. A ces activités se sont ajoutées la détermination précise de Ia prévalence de l'onchocercose grâce au test ADN de la présence du parasite O. volvttlus dans la peau des biopsies dans les régions ou les prévalences et les charges ü:j,o, JPCZI.2 Page 27 microfilariennes sont très faibles. Par ailleurs, les tests de pansement à la Diethylcarbamazine (DEC) ont encore connu la participation du laboratoire qui a assuré la formation de formateurs à l'utilisation du test dans les pays du Programme. Enfin, les recherches entreprises sur le processus d'apparition des lésions cutanées se poursuivent avec l'université d'Alabama à Birmingham et l'université de Case Westem à Cleveland aux Etats Unis. Etudes entomologiques spéciales 86. Les entomologistes nationaux des pays participants ont mené durant la période considérée des études de détection précoce de la recrudescence de l'infection dans les bassins libérés de l'onchocercose. D'autres études de I'impact de l'ivermectine sur la transmission ont été menées dans les zones sous traitement à I'ivermectine. L'objectif de ces études était de : i) tester la capacité d'intervention des entomologistes nationaix formês par ItOCf en 1998, ii) mettre en place un réseau national fiable de collecte et de transport des simulies des points de captures au Laboratoire de biologie moleculaire du Prograrnme à Ouagadougou en utilisant des circuits autres que ceux de I'OCP, iii) mettre en place un système d'informations entomologiques entre les equipes nationales et le Laboratoire de biologie moleculaire du Programme à Ouagadougotl iv) mettre en place un système national d'évaluation et de supervision et enfin, v) suiwe le niveau d'infectivité des simulies afin de servir d'alerte precoce pour des investigations parasitologiques sur les populations humaines et pour un renforcernent des actions correctives en cas de détérioration des paramèhes. 87. L'handicap majeur a été la mise en place d'un système national fiable de transport des simulies depüs le point de capture jusqu'au laboratoire de biologie moleculaire à Ouagadougou. La perception de la notion de durabilité et les actions dans ce sens devraient égaleme,nt ête implantées. Les resultats entomologiques de la première annee ont par contre été satisfaisants dans l'ensemble. Ils indiquent qu'au Burkina Faso sur le Nakanrbé à Loaba et sur le Nazinon àZioV il n'y a pas de risque de recnrdescence de l'infection onchocerqienne. Les mêmes observations ont été faites au Niger sur la Tapoa à Tapoa Camp, en Côte d'Ivoire sur le Bandama Blanc à Badikaha, au Ghana sur la Volta Blanche à Zongoiri Rapids. S'agissant des études de I'impact de I'ivermectine sur la transmission qui se sont déroulées au Mali sur le Bakoye à Badala" au Togo sur I'Oti à Oti-toutionga et au Bénin sur I'Alibori à Alibori, les résultats enregistrés constituent une base qui permettra de suiwe la tendance de I'infectivité des simulies dans le temps. Le taux d'infectivité des simulies sur ces points est nul en 1999 mais les études se poursuivront de juillet à decembre 2000. 88. Quant aux études de post-traitement menées durant la période considérée, les résultats indiquent des taux d'infectivité au-dessous du seuil de tolérance (0,5 femelle infectieuse pour 1000 femelles capturées) en Côte d'Ivoire : 0,42 sur le N'Zi à Fétékro, 0,11 sur la basse Comoé à Amouakoukro et 0,266 sur le bas Bandama à Bériaboukro. Par contre sur le Kan à Assérékro, l'infectivité qui est de 0,995 femelle infectieuse pour 1000 capturées indique une persistance de la transmission à un niveau anormal. Au Ghana, l'infectivité de 0,049 confirme l'arrêt de la transmission à Akanyakrom. ,rt TPC21.2 Page 28 Tests de diagnostic pour la surveillance d.e I'onchocercose 89. La méthode classique de la biopsie cutanée continue d'être utilisée pour la surveillance et les évaluations épidémiologiques. La validation du test du pansement à la diéthylcarbamazine (DEC) comme méthode alternative de diagnostic à la biopsie cutanée s'est poursuivie durant I'année écoulée. Les applications opérationnelles de ce test ont été réalisées sur le terrain et ont donné des résultats satisfaisants. Les équipes nationales ont été toutes formées à l'utilisation de cette méthode à l'exception de celles de la Sierra Léone et la Guinée Bissau. La formation du personnel du niveau opérationnel se fait lors des enquêtes épidémiologiques basées sur la biopsie cutanée. Des recherches sont en cours pour améliorer ce test dans le but d'obtenir une forme de présentation en "Monotest" pour faciliter son utilisation sur le terrain. 90. Les essais sur le terrain du test sérologique basé sur la détection d'anticorps IgG4 à OV-16 ont été réalisés dans differentes zones endémiques de I'OCP. Ce test est très facile à executer (goutte epaisse sanguine, 15 minutes d'attente, lecture visuelle du test) et il n'exige pas I'Quipement spécial. Ces résultats préliminaires suggèrent que ce test pourrait être un nouvel outil utile pour le diagnostic specifique de l'onchocercose en clinique et pour évaluer le succès des Programmes de lutte sur le terrain. Modélisation épidémiologique 91. Les recommandations qui avaient été formulées au cours de l'année 1999 lors de la revue sur la modélisation epidémiologique s'articulaient sur hois principaux points qui sont (i) l'analyse approfondie des données d'évaluation du Programme de manière plus intégrée et pluridisciplinaire en incluant la simulation concrète des operations de lutte sur la base des donnees communiquees par I'unité de lutte antivectorielle avec une priorité à l'énrde de l'impact de la combinaison de la lutte antivectorielle et de l'ivermectine dans les zones d'extension est et ouest; (ii) la revue de la quantification des paramètres du modèle relatifs au développement du parasite et à la dynamique chez I'homme et chez le vecteur en se basant sur la connaissance de l'histoire de la lutte dans l'aire du Programme y compris les informations anecdotiques et (iii) l'application du modèle Onchosim pour les zones où cohabitent des populations mixtes du vecteur, y compris les vecteurs forestiers. Ces recommandations ont été abordées cette année en collaboration avec le département de santé publique de l'Université Erasmus de Rotterdam aux Pays-Bas. Des échanges fiuctueux ont eu'lieu entre l'équipe de Rotterdam et I'OCP. 92. L'analyse intégrée des données à l'aide du modèle épidémiologique Onchosim s'est poursuivie en utilisant les nouvelles directives et priorités discutées de concert avec I'Université de Rotterdam. Une application directe serait de mettre à la disposition des Pays des guides pour la prise de décisions sous forme de prédictions épidémiologiques par Onchosim en se basant sur différentes stratégies de lutte avant et après I'OCP. Uri exemple de ces prévisions de tendances épidémiologiques a été lait dans le bassin de la Kéran par rapport aux résultats épidémiologiques observés dans le village de Titira au Togo. Ces prévisions épidémiologiques montrent que si toutes les actions entreprises dans ce bassin venaient à s'arrêter en fin 2002,Ie risque de recrudescence serait de plus de 20o mais si la lutte antivectorielle s'arrêtait et I'intensification de Ia distribution de l'tvermectine se poursuivait jusqu'en 2010,le risque de la recrudescence serait moins de l%. +- ft'' tPCzr.2 Page29 Projet de chimiothérapie « Macrofil » Etudes cliniques 93. Combinaison de l'ivermectine à d'autres molécules pour le traitement de l'onchocercose; Le Centre de recherche de la chimiothérapie de l'Oncho (OCRC) fonctionne actuellement à sa capacité optimale et mène quatre études cliniques selon les nonnes GCP. Ces études concement le potentiel microfilaricide de l'ivermectine combiné avec la levamisole, l'albendazole,la doxycycline, ainsi qu'une étude clinique pour évaluer la non-réponse à l'ivermectine chez les personnes infectées par l'onchocercose. 94. Etude 29 - levamtsole + ivermectine et levamisole + albendazole comparée à levamisole: innocaité et pharmacocinétique: Cette étude a été cohçue datrs le but spécifique d'évaluer l'innocuité et l'efEcacité de cette combinaison sur les microfilaires d'O vulvus,le parasite adulte et les infections parasitaires fortuites. L'étude a commencé en mai 1999 et est censée s'achever en 2001. Cette étude est me,née selon les normes GCP sous la supewision du Dr Lawrence Yamuah (formé par TDR à cet effet). 95. Etudes pharmacocinétiques, d'inoanité et d'eficacité de la combinaison albendazole + ivermecttne sur des patients atteints de la Filariose Lynphatique y compris sur des onchocerquiens provenant des régions de prévalences élevées: Suite à des débats récents sur les informations supplémentaires qui permettraient d'apporter le mærimum de soutien au prograrnme d'élimination de la Filariose Lymphatique (FL), et sur la base de I'Etude 27, vre auhe étude sur le profile pharmacocinétique de la combinaison albendazole+DEc est en tain d'êhe menée. D'autres études sur I'innocuité et I'efficacité de la combinaison atbendazolsfinvermectine et albendazole + DEC contre la FL sont également en cours. Les résultats sont attendus en 2001. 96. Evaluation de la " non-réponse " à l'ivermectine: Suite à l'identification d'une cohorte de personnes dans la zone d'Asubende et Bui (Ghana) qui, après plusieurs cycles de traitement par ivermectine continuaient de receler des nombres élevés de microfilaires de la peau, il a été décidé de vérifier si cela était dû à la présence de parasites résistants à l'ivermectine ou à d'autres facteurs. Cette étude est en train d'ête menée à I'OCRC en collaboration avec le Noguchi Memorial Institute (Ghana) et avec la Division de lutte contre I'onchocercose du Ghana. L'étude évalue la santé générale, la pharmacocinétique indiüduelle, l'efficacité de l'ivermectine (microfilaires et macrofilaires) et le phéno§pe du parasite (maturation larvaire chez les simulies sous pression d'ivermectine). Activités précliniques et de recherche 97 . Moxidectine : L'activité filaricide de ce produit de santé animale agréé a été largement étudiée par des chercheurs parrainés par APOC/OCPÆDR. Lors d'une récente réunion du comité R&D TDR, il a été décidé de promouvoir la moxidectine dans le cadre du portefeuille de mise au point de médicaments. La moxidectine a été considérée corlme un produit ayant un grand potentiel pour les programmes de lutte contre l'onchocercose et la FL, pour les raisons suivantes : . Stérilisation ou mort des vers femelles. . Demi-vie d'élimination plus longue et volume de distribution meilleur à celui de I'ivermectine, offrant la possibilité de traitements moins fréquents . Efficacité en matière de résistance à l'ivermectine I -, d JPC}I.2 Page 30 98. Les données ci-dessus ont été discutées avec le propriétaire commercial du produit American Cyanamid, et Wyeth Ayerst (tous deux faisant partie d'American Home Products) dans le but de débattre formellement de [a possibilité de développer cliniquement le produit pour l'utiliser chez l'être humain. Les études sur 1'être humain doivent démarrer bientôt. 99. Dorycycline : Les études sur les animaux parrainées par Macrofil ont révélé que la thérapie à I'aide de la tétracycline vise les endobactéries Wolbachia des filaires. L'élimination des bactéries provoque un blocage au développement du ver adulte et présente un effet stérilisant sur les vers femelles ; dans les infections bovines avec Onchocerca ochengi, le traitement à long terme par téhacycline a un effet macrofilaricide évident. Il est proposé qu'une étude sur l'être humain, parrainée par Macrofil, soit menée en 2000 et 2001. Une telle étude évaluerait f innocuité, l'effrcacité macrofilaricide et microfilaricide de la combinaison de l'ivermectine avec un traitement court (5 jours) par doxycycline. Initiatives de recherche 100. R&D MACROFILÆilariose a porté à I'attention du Comité directeur TDRÆRD de recherche de nouveaux médicaments (26 avril1999) la necessité de mettre en æuwe in vitro des méthodes de criblage du " parasite entier " dans le cadre de I'ordinograrnme acfuel. Une étude in vitro du ver adulte d'Onchocerca de même qu'une étude microfilaricide et une étude invttro de T. colubrifurmis ont été menées. Ces études seraient utiles non seulement pour "connectet'' les éléments moleculaires cibles criblés qui pourraient devenir disponibles avec tous les éléments animaux criblés mais elles pourraient également réduire le temps d'évaluation des composés et les coûts y afférents. Entre-temps, en raison du manque d'initiatives, il a été décidé de ne plus financer la recherche sur les modèles animaux plus avancés (chiens et bétail). Initiative " Nouveaux cibles moleculaires nour les filarioses " 101. La recherche sur la transférase tARN AA comme cible potentiel pour la découverte de médicaments est présentement financée et vise à identifier des inhibiteurs filariens spécifiques. Des progrès ont été accomplis grâce à la cristallisation réussie du complexe enzyme / inhibiteur. En outre, la recherche sur les informations génétiques issues des parasites filariens est utilisée pour définir de nouveaux cibles de decouverte de médicaments. Détection de la résistance à l'ivermectine 102. Le travail sur la base génétique et les mécanismes de résistance à I 'ivermectine chez les nématodes parasitaires financé par R&D MACROFIL Æilarioses a permis d'identifier trois mécanismes de résistance, à savoir, les changements de la dynéine des amphidés, les changements du niveau de P-glycoprotéine qui transporte les médicaments à travers les membranes biologiques et les changements moléculaires dans le récepteur d'ivermectine (un canal chloré sous contrôle GABA). Ce travail a été mis dans le contexte d'une " équipe de développement de produits ". Cet effort est mené par deux équipes : la première étudie la situation sur le terrain pour identifier la résistance à l'ivermectine sur le terrain et la seconde équipe s'efforce de mettre au point un outil de détection de la résistance à l'ivermectine basé sur les informations génétiques disponibles. ,: t 2, JPC21.2 Page 3 I 103. La possibilité pour un fabricant commercial de mettre au point un test de pansement DEC standardisé a été étudiée. Lohmarur Therapie-Systeme, une compagnie spécialisée dans les systèmes de livraison transdermiques pour les médicaments a été identifiée comme collaboratrice potentielle. La technologie actuelle du test de pansement DEC (y compris les coûts actuels) a été décrite à la compagnie citée ci-dessus qui évalue actuellement la possibilité d'entreprendre le projet. Si cela est agréé, on aboutira à un test standardisé à faible coût (101 US). Administration et eestion de MACROFIL 104. Comme auparavant, les activités de R&D MACROFII-/Filarioses se poursuiwont dans le cadre opérationnel des composantes Recherche de nouv€aux médicaments et Mise au point de produits du groupe Recherche et mise au point de produits (PRD) du TDR qui fait partie du groupe traitant des maladies transmissibles (CDS). 105. Suite aux recommandation du 19" CCE, le Dr Roger Prichard (membre du CCE) agit en qualité de membre, avec voix délibérative, du Comité directeur TDRÆRD de recherche de nouveaux médicqm€nts. Sa nomination donne au CCE une participation directe aux prises de decisions concemant le processus de recherche de nouveaux médicaments contre les filarioses. ù ,, Optimisation du « test de pansement » à la DEC r+ JPC21.2 Pagc 32 ADMINISTRATION ET SERVICES DE SOUTTEN Objectifs, organisation et fonctionnement des services 106. L'unité d'administration et de finances a pour rôle de soutenir les activités des unités opérationnelles, techniques et scientifiques de I'OCP. Elle gère l'infrastructure du Programme ainsi que ses ressources humaines, financières, et matérielles en respectant les disponibilités financières. Elle a aussi en charge la gestion de la haduction et de l'organisation des réunions statutaires. Elle offre les services en matière d'achats, de finances, de gestion de personnel, de transports et communications ainsi que d'administration générale. Durant la période considérée, l'unité a notamment apporté son appui à la réalisation des objectifs suivants : i) Formation à I'utilisation des logiciels Vy'ord, Excel et Powerpoint pour certains assistants administratifs et secrétaires de I'OCP ii) Recyclage du chef du service transports et de quatre mecaniciens chez le concessionnaire Toyota au Kenya et au Cameroun, pour suiwe l'évolution technologique en la matière iii) Poursuite de la campagne de sensibilisation et de recyclage sur la securité routière des chauffeurs du Prograrnme contribuant à maintenir un taux faible d'accide,lrts de circulation . Coûts administratifs 107. Les coûts administratifs du Programme sont définis comme ceux ayant trait aux postes budgétaires concernant le Bureau du Directeur, l'Adminishation et les Services de soutien à Ouagadougou ainsi qu'à Genève. On trouvera dans le tableau ci-après les dépenses effectuées de 1995 à 1999 dans le cadre de ces appuis ainsi que le pourcentage que ces dépenses représentent dans le budget global du Programme. Tableau 4 Coût de l'administration du Programme de 1995 à 1999 (en US$) Catégories 1995 1996 - , i; +ggt 1998 ;; iI999 Éüreau'du Directeur 718 500 767 t6t 763 847 879 727 688 230 Administration et Services de soutien Ouagadougou I 9t0 737 | 842 570 1 715 580 L 34s 471 1 169 398 Services de soutien Genève 405 480 348 451 3tt 467 360 068 363 532 Total des coûts administratifs 3 034 717 2 9s8 r82 2 790 894 2 s85 266 2 221 160 Total des dépenses du Programme 2t 6t4 710 2t 792 694 2t tt0 451 r7 206 221 t5 025 927 Y, des coûts administratifs 14,04 o/o 13,57 o 13,22o 15,03 o 14,78 o t JPCZI.2 Page 33 108. Notons que le taux des dépenses d'administration par rapport aux dépenses totales du Programme est passé de 15,03 %o en 1998 à 14,78 o en 1999. Les dépenses d'administration en 1999 ont baissé globalement de 14,08 %o par rapport à 1998. Des dispositions continuent à être prises pour contrôler les dépenses et pour, notamment en matière de personnel, ne remplacer les postes devenus vacants que par des contrats d'engagement spéciaux temporaires ou de courte durée, moins onéreux que les contrats OMS. Budget et finances 109. En 1999, le taux de change du dollar US est passé de 562 FCFA en janvier à 651 FCFA en décembre. Le taux de change moyen pour l'année 1999 a été de 613 FCFA . Le budget de 1999 avait été préparé sur la base d'un taux de change raisonnable d-e US$ I : 550 FCFA. Par mesure de prudence, le budget 2000 a également été prépare sur la base d'un taux de change eqüvalent de US$ I :550 FCFA. 110. Le service des finances gère [4 comptes bancaires repartis dans les ll pays participants du Programme et en vérifie chaque mois la concordance avec les dépenses des équipes nationales et des zones d'opération est et ouest. [æs normes et bonnes pratiques en matière de gestion des comptes bancaires semblent ête respectées cette année également. lll. Comme par le passé, le service du Budget et Finances a pris en charge les opérations comptables du programme APOC en ce qui concerne tous les paiements, les tansferts de fonds pour les différents projets dans les 19 pays du Programme, les enregistrements comptables des données ainsi que le suivi de I'execution du budger ll2. I-e, service continue de benéficier de l'appui du siège en matière de maintenance et de fonctionnement du nouveau système informatisé ROAFI. ta mise à jour de la banque des données comptables se fait par le personnel OCP à Ouagadougou Personnel I13. Iæ poste du chef de Service du Personnel, vacant à partir de juillet 1999 a été pourvu depuis fewier 2000. ll4. l-e, service a continué à apporter son assistance et son expertise aux deux programmes OCP et APOC dans les recrutements, surtout APOC, ainsi que les renouvellements de contats des temporaires (secrétaires, assistants et chauffeurs) pour couwir les periodes de grande activité. I15. Compte tenu de la fin prochaine du programme OCP, le service commence à se preparer à la mise en place de dispositions pour faciliter le désengagement progressif du personnel. Une importante activité est déployée pour aider le personnel à franchir, le moment venu, le cap de I'an 2002 qui constitue la fin du Programme. Approvisionnements et services I16. Ce service gère tous les achats de biens et services du Programme, s'occupe de la gestion des stocks des projets ainsi que de la liquidation des articles obsolètes ou devenus excédentaires aux besoins du Programme. Il contrôle par ailleurs les services de gestion des bureaux, des voyages par avion et des visas, de la réception et de la distribution du courrier, du fax et du téléphone. tl supervise également les services de Ia sécurité et du netloyage foumis par des entreprises extérieures. I tl ÿ. JPC2I.2 Page 34 117. Un grand nombre de réunions se sont tenues dans Ia salle de conférence de I'OCP cette année encore. Le Service a apporté sa contribution et I'appui logistique et administratif nécessaires à la bonne tenue de ces réunions. Il a géré sur le plan technique le remplacement de toute I'installation d' interprétation devenue obsolète. 118. Le Service des achats a effectué, pour les deux programmes OCP et APOC, 694 ordres d'achat pour 862 articles localement achetés pendant la période considérée pour un montant total de US$ 1.176.462.De même, 208 ordres d'achat d'un montant de US$ 3.270.187 ont été traités par la division centrale des achats de I'OMS à Genève. Transport et communications 119. Ce service est chargé, sur l'ensemble de la zone du Programme, de la gestion du parc automobile qui comporte actuellement 218 véhicules , du réseau de télécommunications composé de 45 stations de radioVtéléscripteurs , de 5 magasins de pièces de rechange ainsi que de 5 cuves de carburant d'une capacité totale de près de 60.000litres . 120. I-a politique de éduction de la flotte s'effectue au fur et à mesure que les activités de lutte antivectorielle diminuent et que les pays prennent en charge la responsabilité de la détection et de la lutte conüe I'onchocercose. l2t. Composé de 87 % de véhicules tout terrairç le parc a été opérationnel à90o/o. Les % des véhicules ont été mis à la disposition des équipes nationales pour les activités VCU et PET . Suite à la réforme de 30 véhicules éprouvés et à la cession de 3 véhicules aux pays participants , la flotte a été rédüte de près de 15 Yopar rapport à I'année précédente . 122. Iæ service a g&é les stocks du magasin cental de Ouagadougou qui compte plus de 30.000 articles diftrents et qü approvisionne les autres centres regionaux en pieces détachées. Ces stocks ont permis d'éviter un grand nombre d'immobilisations de véhicules. [æs achas dans ce secteur sont actuellement gelés et il est prévu d'organiser un assainissement de ces stôcks en vue de la fin du programme. 123. En matière de télécommunications, et à I'exclusion de la Guinee-Bissau, toutes les capitales des pays du Programme sont équipées de radio, amenant ainsi le reseau à 45 stations 124. Par ailleurs, les cinq nouvelles radios Codan - Courrier-électronique @mail) mises en place début 1999 dans les 4 grandes bases du Programme, sont opérationnelles. l- I JT'C,21.2 Page 35 ACTIVITES DE LIAISON, D'INFORMATION ET DE VALORISATION Introduction L25. L'OCP a atteint une phase décisive dans son évolution en cette année 2000. Après vingt-six ans d'activité, le Programme :rmorce sa phase ultime vers 2002. Cette phase ultime en dépit de ce que l'on aurait pu croire reste très intense en activités de liaison, d'information et de valorisation. Les liens et les contacts tissés depuis près d'un quart de siècle par le Programme restent très dynamiques et exigent des développements toujours nouveaux au niveau de I'information sur la vie du Prograrnme. La valorisation du Programme se couple depuis plusieurs années avec les activités de transfert pour garantir une pérennité tangible et bien intégrée.-Les acquis du Programme, pour une meilleure intégration dans la culture sanitaire de I I Pays participants a besoin d'une dynamique sans cesse renouvelée en matière de liaison, d'infonnation et de valorisation partagée. Les faits importants qui ont marqué la période couverte par ce rapport ont été la nomination du Directeur de I'APOC, le Dr Azndoga Sékétéli le 1" septembre 1999 et celle du Directeur de I'OCP, le Dr Boa§e Adwini Boatin, survenu le l"janvier 2000. Avec l'Organisation Mondiale de la Santé 126. I-e, Programme de Lutte contre l'Onchocercose a maintenu et développé une collaboration régulière et dyramique avec I'OMS : - En fewier 2000, le Directeur de I'OCP a été en consultation à Genève et a pris part à la réunion du comité « Product Research and Developme,nt >». - Du 8 au 12 mars 2000 une réunion conjointe OCP-APOC, OMS-Siège et OMS-AFRO s'est tenue à Ouagadougou sur la cartographie de la Filariose Lymphatique et du 13 au 17 mars un atelier du groupe special de recherche de TDR sur l'onchocercose et la filariose lymphatique en Afrique dans le domaine du système de distribution communautaire de I'ivermectine. - Du 2l avt',l au l" mai 2000, le Directeur de I'OCP s'est rendu à OMS-AFRO pour une séance de travail avec le Directeur Régional. - Du 2 au 6 mai 2000, le Directeur de I'OCP a pris part à Santiago en Espagne au Forum sur la Filariose Lymphatique. Du I I au 2l mai 2000, le Directeur a pris part à l'Assemblée Générale de I'OMS - Dans le cadre de la création d'un Centre Sous-Régional de surveillance Pluriphatologique (MSC) au siège de I'OCP à partir de janvier 2001, un consultant de I'OMS/AFRO a séjoumé au siège du Programme à Ouagadougou du 12 au 23 juin 2000 pour rédiger le document de projet du centre . - Du 14 au t2 juin 2000 s'est tenu à Washington (USA) le Global Staff Management Council. OCP a été représenté par le Président de I'Association du Personnel. - Du l8 au 25 juin 2000, sur l'initiative du Directeur de I'OCP et en accord avec le Directeur Régional de I'OMS-AFRO et du Directeur Général de I'OMS, deux administrateurs du siège ont t i t û rPC2t.2 Page 36 effectué une visite de concertation, d'information et d'examen de la situation des Ressources Humaines du Programme en prévision de l'échéance de 2002. Avec les Pays participants I27. Du 25 au 20 octobre 1999, la réunion annuelle des zones de I'OCP a regroupé les Coordonnateurs et des entomologistes Nationaux à Bouaké en Côte d'Ivoire. 128. Du 21 au 26 fevrier 2000 les hydrobiologistes des 11 Pays participants et le Groupe Ecologique se sont réunis à Bamako au Mali. Le Groupe Ecologique a tenu pendant cette période sa 21è* session et a participé avec l'Unité VCU et la Banque Mondiale à l'initiation d'un projet de conservation de la biodiversité des eaux douces et de la gestion des écosystèmes en Afrique de l'Ouest. Un atelier de finalisation de ce projet's'est tenu à Orragadougou du 22 au}4juin 2000. 129. Du 31 mai au 2 juin 2000 s'est tenue au siège de I'OCP la réunion annuelle des Coordonnateurs Nationaux. Les Coordonnateurs Nationaux du Burkina Faso, de la Guinée, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Togo ont pris part du 5 au 9 juin aux travaux de I'EAC au Siège de I'OCP à Ouagadougou au Burkina Faso. Avec les structures statutaires de OCP et APOC et les Donateurs 130. Les structures statutaires de I'OCP et I'APOC se sont réunies aux dates et lieux suivants avec la participation de la Direction du Prograrnme : - A Paris se sont tenues du ll au 12 octobre lggg,la 85è* session des Agences parrainantes, et du 13 au 15 octobre 1999 la réunion des bailleurs de fonds. - Du 6 au l0 decembre 1999, se sont tenues à la Haye aux Pays-Bas la 20h et 5è* sessions du CCP (OCP) et du JAF (APOC) respectivement. Du 23 au 25 fewier, la rencontre annuelle du Groupe Ecologique s'est tenue à Bamako au Mali. - Du 28 féwier au 3 mars 2000 s'est tenue au siège de APOC à Ouagadougou, la 9è* session du TCC « Technical Consultative Committee »» à laquelle OCP a pris part. - Du 6 au7 mars 2000 le Siège de I'OCP a abrité une réunion ad-hoc du CSA et le 8 mai s'est tenue la 88è'" session à Paris. - Du 22 au 27 mai 2000, OCP a pris part à Ouagadougou à la première réunion des Partenaires d'APOC. La 2lè*" session du Comité Consultatif d'Experts s'est tenue à Ouagadougou du 5 au 9 juin Du26 au 30 juin 2000 s'est tenue à Ouagadougou. la 10'* session du TCC d'APOC. Les l7 et l8 juillet 2000 s'est tenue à Londres, Grande Bretagne, la 89ù" du CSA. t t r li' f. 2000 "t- I aJPC2I.2 Page 37 Avec la compagnie Evergreen Helicopter 131. Le mardi 2 mai 2000 s'est tenue au siège de l'OCP une rencontre de concertation entre I'OCP et la Compagnie Evergreen Helicopter. Avec la communauté scientifique 132. Du 8 au 14 féwier 2000, le Directeur du Programme avec le Manager Macrofil ont eu une séance de travail en Cologne (Allemagne) avec un haut responsable de I'entreprise << Lohman Therapy - System (LTS) )) pour mettre au point les bases d'une collaboration en vue du développement d'un monotest pour le test de pansement à la DEC. - Du 19 au 25 mars 2000 à Atlanta, Georgie, USA, la réunion du Programme de Donation de Mectizan (l"DP). - Du 31 mars au 7 awil 2000, le Directeur de I'OCP a pris part aux travaux sur I'Immunité Protectrice de l'Onchocercose à V/oods Hole (USA) - Du 26 au 28 juin 2000, le Chef VCU a représenté le Directeur de I'OCP au JCB du Programme TDR à Genève en Suisse. Avec le grand public 133. Du 6 au 8 octobre 1999, l'Administrateur chargé de la Communication et de l'Information de I'OCP a participé à Bobo Dioulasso au Burkina Faso à un atelier de formation des journalistes de plusieurs organes en communication sanitaire et ce, avec les responsables de communication du PNLJD et du CINU (Centre d'Information des Nations Unies). Il a fait une présentation sur: Initiation et Développement d'un Plan Cadre en Communication Sanitaire. II a profité de la présence de ces journalistes pour présenter les Programmes OCP et APOC. 134. En novembrc l999,la BBC en collaboration avec OCP et Sight Savers International a effectué un reportage sur I'Onchocercose et I'OCP. Des séquences ont été présentées le jeudi 25 novembre 1999 par la BBC à Londres, au Royaume Uni. 135. Du 29 novembre au lo décembre 1999, l'Administrateur Chargé de Ia Communication et de l'lnformation de I'OCP a fait une présentation lors des journées de réflexion de l'Association des Professionnelle§ de la Communication (APAC) à Ouagadougou au Burkina Faso, sur le thème: La communication sanitaire, conception d'un plan cadre et exécution. Cette réunion regroupait près de 60 journalistes en provenance de 8 pays en Afrique de I'Ouest. 136. Le26 awil2000,le Chef de I'Unité Antivectorielle (VCU) était I'invité de CANAL ONU sur le thème : Une gestion dynamique de I'environnement et une surveillance efficace de l'onchocercose en Afrique. 137. En préparation. du Programme Vision 2020 en Afrique, Canal France International (CFI) a realisé en collaboration avec I'OCP, un reportage sur I'Onchocercose et I'OCP pour une émission SANTE VISION le 4 février 2000. Ce reportage sera diffirsé par CFI et par les pays francophones. 138. Le l5 féwier 2000, le Responsable du Laboratoire ADN était l'invité de Fréquence ONU sur le thème : Le Laboratoire de Biologie Moléculaire : un outil de pointe dans la surveillance de I'Onchocercose. ,f a i. .ç a JPCZI.Z Page 38 139. Le 20 février, le Dr Azodoga Sékétéli, Directeur d'APOC a été l'invité de CANAL ONU sur le thème : APOC, une Politique Sanitaire ouverte aux Communautés Travaux de valorisation et promotion 140. L'OCP cette année a pris part de façon régulière et intense aux travaux initiés par la Coordination des Agences des Systèmes des Nations Unies (Sl.itr. L'OCP, à travers les différentes sous-commissions (Administration, Urgences, Communication, Programmes, VIH-SIDA) a été représenté par I'Administrateur Chargé de la Communication. 141. Cette année la participation de I'OCP au Sous-Comité des Nations Unies sur le VIH-SIDA a été très remarquable à travers les sensibilisations et informations régulières. L'OCP a été sollicité très souvent pour des activités multiples (réunions, questionnaires,-rédactions et productions). La contribution de I'OCP par des articles très riches à ONU-PANORAMA (semestriel) est très appréciée. 142. En vue de préparer le personnel à l'échéance de 2002 qui verra la fin du Progtamme OCP, le Directeur accorde tout son soutient à une Cellule de Sensibilisation et d'Appui. Cette cellule æuwe à soutenir tout le personnel pour mieux se préparer afin de franchir l'étape de la fin du Programme en décembre 2002. L'OMS-Genève et I'OMS-AFRO continuent de soutenir le Programme et visent à réaliser une fin heureuse du programme après 28 ans de lutte achamée contre I'onchocercose. Le fonds documentaire 143. Le Centre de documentation poursuit régulièrement depuis sa mise en place en juillet 1985, la collecte de périodiques, d'ouvrages scientifiques et de documents divers de différentes sources correspondant au profil des techniciens des Programmes OCP et APOC. Il centralise en dehors des archives adminishatives, toute la documentation technique provenant des Unités au niveau du Siège, des Zones et des Coordinations nationales des Pays participants. Les périodiques 144. Au nombre de 126 en 1999,Ies titres s'élèvent de nos jours à 136. Les abonnements concernent surtout les périodiques sélectionnés et qui se rapportent à la santé en milieu tropical. Les titres reçus sont périodiquement dépouillés dans Ie Bulletin de sommaires qui paraît mensuellement. Les ouvnqes scientifiques 145. Plusiellrs ouwages ont été acquis soit sur commande soit en don par des institutions partenaires. A ce jour, le fonds s'élève à 17 .933 documents techniques et ouvrages généraux. 146. La documentation audio-visuelle comprend aujourd'hui: 36.911 diapositives, 6.580 photos format 70x45, 18x13 (en plus grand nombre), 13x18, 3.000 photographies aériennes, 189 cassettes vidéo, 28 cassettes audio,60 bandes audio et 26 f,rlms (35 mm et l6 mm). 147. Les abonnements à titre onéreux et à titre gracieux aux banques de données, CD ROM, aux produits électroniques de l'OMS et des institutions partenaires ont été maintenus. Cependant, l'accès à l'internet a permis de suspendre certains abonnements aux bases de données telles que CAB Health International. 148. La littérature grise connue sous le nom de << documents techniques et des archives de l'OCP et de I'APOC >», fait I'objet actuellement d'un important projet. Ce projet vise à la mise sur support électronique, des références bibliographiques et du texte intégral. Cette masse documentaire compilée depuis la création respective des deux Programmes, constitue leur mémoire collective. n' *. rs { + rt ft ffi* $, d, r#' T ; r# ; t. JPCzI.2 Page 39 + ri' t Services aux utilisateurs 149. Pour la période couverte par le présent rapport, le Centre a connu une affluence constante pa3 rapport à l'année précédente de la part des utilisateurs externes. I1 a enregistré 348 nouveaux utilisateurs ' externes comprenant surtout les étudiants et les élèves des écoles de santé, des médecins, des experts et- consultants des ONGs, d'institutions de recherches médicales. Il a effectué 261 prêts à domicile et distribué 15 986 documents (articles scientifiques, dépliants OCP et APOC, Labo ADN, Centre de documentation, des brochures OCP et APOC, des posters). Le Centre a également distribué 49 cassettes vidéo à des partenaires dont 14 cassettes originales du documentaire << Les yeux de l'espoir ». Relations institutionnelles 150. Le Centre de documentation continue d'entretenir de bonnes relations avec de nombreuses unités documentaires d'organismes de recherches installées dans le pays. Ainsi, outre le prêt interbibliothèque qu'il pratique, le Centre participe aux projets de création de réseaux documentaires sur le plan national et interafricain. 151. On peut citer le Réseau National d'Information Sanitaire Burkina Faso qui regroupe les Centres de documentation et Bibliothèques de la Représentation nationale de I'OMS, l'Ecole de Santé, de la Faculté de Sciences de la Santé, du Centre National de lutte contre le Paludisme, le Centre SYFED, I'OCCGE de I'ORSTOM et de I'OCP/APOC. On peut également citer la participation du Centre au projet « Index Medicus Africain )), qui est un produit documentaire de 1'Association pour l'Information et les Bibliothèques de Santé en Afrique (AIBSA). 152. Les bibliothèques de I'OMSiAFRO et de I'OMS à Genève ont répondu favorablement aux multiples demandes de documents : articles de périodiques, livres et rapports techniques. 153. La responsable du Centre de documentation a eu à participer du 30 juin au 5 juillet à deux ateliers de formation en bibliothéconomie médicale et au Congrès International des Bibliothécaires de Santé au « Queen Elizabeth II Conference Centre >> à Londres. I54. Le Centre de documentation a reçu le 19 juillet 2000, la visite des stagiaires documentalistes et bibliothécaires de l'Institut Panafricain de Développement, Afrique de l'Ouest/Sahel (IPD/AOS) dans le cadre des relations inter-bibliothèques. Réunions internes de I'OCP 155. Les principales réunions internes organisées par le programme sont : - Du 26 au 3loctobre 1999, réunio, df, ,or". opérationnelles de l'unité de lutte contre le vecteur à Bouaké en Côte d'Ivoire, i Du 2 au 6 Novembre 1999,I'Unité PET a organisé un atelier à Bouaké sur l'analyse des données, Les 22 et 23 mars 2000, BIS a organisé au siège du Programme à Ouagadougou un atelier sur les bases de données, Les 24 et 25 mars 2000, s'est tenue à Ouagadougou, la réunion sur la recherche entomologique et les insecticides de VCU, Du 27 au 30 mars 2000, PET et VCU ont tenu la réunion sur "les Recherches opérationnelles et les Stratégies" à Ouagadougou au Burkina Faso. ') .t I ,l I 1 ri *' i' ". .' n"i't l'i/ r. 'i 'i. ,rI !-. #; , t È",il . 1,ù i à- rt- > it I '! I ,'; { 4 T ( ,t'' t, I \ Wonro Huarrn OnceNlsarrorq OnceNrserroN MoUpIALE DE re' Sarvrn Onchocerciasis Control Programme in West Africa r I ,' Programme de Lutte contre lOnchocercose en Àfrique de l'Ouest r r'. r Ouagadougou - Burkina Faso I Téléphone : (aaa) 3+ 2s ss/ ss/ao r l Télex :524tBF Fax: (zaa) s4 28 7 5 E-mail : nana@.ocp.oms.bf I 1#l I I t , \

Informations clés
Type de document Technical Documents
Date d'adoption
Source Organisation mondiale de la santé