WPRJRC50/SRJ5 PROCES-VERBAL DE LA CINQUIEME SEANCE Hyatt Regency Ballroom, Macao Jeudi 16 septembre 1999 a 9hOO
PRESIDENT: Dr Sodov SONIN (Mongolie)
TABLE DES MATIERES
I. 2. 3.
Lutte contre la tuberculose "",,,,,,,,. Hepatite et maladies connexes ",,,, .... ,.. "" Examen des projets de resolutions 3, I 3.2
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Reforme dans la Region du Pacifique occidental " Les infections sexuellement transmissibles, l'infection a VIH et Ie SIDA "",. .."""" ..
4.
Plan d' action sur Ie tabac ou la sante
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I.
LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE: Point 12 de l'ordre dujour (Document WPRlRC50/8) (suite) Le Dr HO (Hong Kong, Chine) felicite Ie Directeur regional et son personnel pour l'examen
camp let de la lutte contre la tuberculose dans la Region. La forte priorite donnee it cette maladie a alerte les Etats Membres sur I'importance de la cooperation pour lutter contre la resurgence mondiale de ce vieil ennemi de I'humanite. La tuberculose a ete pendant des decennies I 'un des problemes de sante publique les plus importants it Hong Kong, Chine, et la lutte contre ce fleau a ete prioritaire depuis longtemps. reseau de services de pneumonologie a ete strategiquement place dans I'ensemble du territoire. Un Le
traitemen! de courtc duree sous surveillance directe (DOTS) a ete introduil dans les annees 1970. Ce traitement esl accessible it l'ensemble de la population et il est foumi gratuitement. L'observance est bonne et Ie taux d'abandon est faible (5%). En consequence, la polypharmaco-resistance est
rdativement peu frequente (2%). Au cours des 40 demieres annees, on a observe une baisse marquee el constante de l'incidence. Toutefois, avec la resurgence mondiale de la tuberculose, Hong Kong a constate un leger rebond dans I'incidence de la maladie au cours des dernieres annees, et se joindra aux autres Etats Membres dans la bataille contre celte menace importante sur la sante publique ; cela ne sera pas facile car Hong Kong doit egalement faire face it la surpopulation et it une population vieillissante. 11 se felicite de la proposition de faire de la tuberculose un projel special dans la Region. Le Dr DALALOY (Republique democratique populaire lao) declare qu'en dopit des progr':s encourageants, la tuberculose resle un grave probleme dans son pays. En 1998, Ie nombre de cas a augmente. Depuis 1995, la strategie DOTS couvre 13 provinces et 82 districts, ce qui represente plus de 3 500 000 personnes (plus de 71 % de la population). Une evaluation des nouveaux cas traites en 1997 a ete realisee en 1999 et elle a revele un taux de succes therapeutique de 73%, mais la mortalite et les interruptions de traitement restent importantes. Des equipes de suivi ant ete mises en place dans les foyers difficiles et son pays a intensifie les activites d'education et de surveillance. L'objectif pour 2000-2001 consiste
a etendre la couverture it tout Ie pays, ce qui necessite Ie
renforcement du programme et Ie developpement du systeme de sante.
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II exprime son appui it la proposition de projet special prioritaire dans la Region et demande une cooperation technique accrue, ainsi que la mobilisation de ressources supplementaires. Le Dr LIU Guo-bin (Macao) soutient la proposition de projet special, qui arrive it point nomme. La situation it Macao suit la tendance mondiale it la resurgence de la tuberculose : 320 cas en 1988 et 465 cas nouvellement notifies en 1998 - soit 65% du total des 715 cas de maladies infectieuses it notification obligatoire. Le taux de mortalite etait de 4,7 pour 100 000 (20 morts en 1998) imputable
principalement it I'interruption du traitement et it la phannacoresistance. La maloritc des cas (70%) est apparue dans Ie groupe des 15-64 ans, 25% dans Ie groupe des 65 ans et plus; avec une morbidite influencee par les conditions socio-cconomiques. La vaccination par Ie BCG pour tous les nouveau-nes a ete incluse dans Ie programme de vaccination it Macao depuis longtemps et, en 1998, on a obtenu une couverture satisfaisante de 98% des enfants de moins d 'un an. La lutte contre la tuberculose doit etre encore renforcee, notamment en cc qui concerne la strategie DOTS. De gros efforts doivent etre consentis pour standardiser les traitements et promouvoir leur observance. II faut ameliorer Ie depistage passif des cas ct proceder it I'investigation des sujets contacts et au criblage des groupes it haut risque. L'6ducation sanitaire, I'engagement des Entin, Ie
communautes et du secteur prive sont egalement des aspects importants de cette lutte. programme de vaccination doit se poursuivre et etre renforce.
M. VILLAGOMEZ (Etats-Unis d'Amerique), applaudissant la proposition de projet special, demande I'elaboration et la mise en oeuvre d'un protocole OMS de criblage uniforme. Les
lies Marianne du Nord demandent aux immigrants de faire la preuve qu'ils n'ont pas la tuberculose, mais les documents sont frequemment falsifies, ce qui represcnte une menace serieuse pour des communautes insulaires aussi reduites. A cet egard, un dialogue entre ies pays de la Region et avec la Region de l' Asic du Sud-Est serait utile. Le Gouvernement des Etats-Unis est foncieremcnt attache it la recherche visant I' Claboration de nouvelles methodes de depistage et de traitement de la tuberculose, et priviICgie la mise au point de vaccms. La maladic est un problcme aussi bien social que medica1. II est necessaire, pour la sante
publique, de l' empecher de se propagcr et d' eviter la polypharmacoresistance. II insiste pour qu' on continue d'appliquer la strategie DOTS de I'OMS, qui passe par I'utilisation de medicaments de grande
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qualite, par un diagnostic fiable en laboratoire et par une notification, un suivi et une analyse rigoureux, mesures qui ont abouti
a des taux de guerison de 95% dans certains pays. II invite instamment les Membres de la Region a continuer de collaborer a I'initiative "Halte a la tuberculose". Le Dr AL TANKHUYAG (Mongolie) dit que Ie programme de son pays est applique avec
succes scIon les principes de rOMS depuis 1994 et que la strategie DOTS s 'avere efficace dans tout Ie pays. Pourtant, la tuberculose progresse, en particulier dans les prisons. L'approvisionnement en
medicaments et en reactifs au titre d'un projet finance par DANIDA et d'autres donateurs va cesser en 1999, alors qu'il faut justement intensifier la lutte, d'ou un probleme de financement pour Ie Gouvemernent.
Il fait sienne la proposition de considerer la maladie comme prioritaire. Le Dr TRINH BANG HOP (Viet Nam) estime que Ie rapport est exhaustif et donne tous les renseignements necessaires sur l' ampleur du probleme et sur les activites de lutte dans la Region. II adhere pleinement it la proposition de mettre sur pied un projet special dans la Region. Dans l' Annexe 3 du rapport, Ie Viet Nam est classe parmi les pays ou la charge de la tuberculose est devee et la mise en oeuvre de la DOTS, etendue (Groupe 2). La tuberculose reste un grand problCme de sante publique, avec plus de 50 000 nouveaux cas it frottis positif et environ 20 000 decos par an. La lutte est donc une priorite et Ie Gouvemement fait preuve d'une grande detennination. Les activites ont commence en 1985 et couvrent aujourd'hui 99% de la population; la strategie DOTS est appliquee depuis 1993 et 95% des malades y ont acces. Le vaste roseau de lutte integre dans Ie systeme de sante existant et la strategie DOTS permettent de sauver des vies. Le depistage continue de s'ameliorer (on est passe de 55800 cas en 1995
a 87500 en
1998) et, en 1998,97% des tuberculeux
suivaient Ie traitement de courte duree (contre 49% en \995). Meme si Ie nombre de cas a augmente, Ie taux de guerison obtenu grace au traitement de courte duree est reste de 86%-89% pour tous les nouveaux malades i frottis positif soignes entre 1995 et 1998. Le programme se heurte aux obstacles suivants: lutte difficile dans les zones reculees et montagneuses ; facteurs lies aux praticiens Iiberaux ; augmentation du nombre de cas associes au vrn et pharmacoresistance. Le Viet Nam collabore etroitement avec rOMS et d'autres partenaires, notamment la Banque mondiale, Ie Gouvemement des Pays Bas et Ie Comite medical Pays-Bas-Viet Nam, l' Agence Japonaise
;
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de cooperation internationale, les Centres des Etats-Unis pour la lutle contre la maladie et l' Australian Tuberculosis and Chest Association, et est impatient de fanner d'autres partenariats pour reduire encore la charge de la tuberculose. Lc Professeur WHITWORTH (Australie) estime que la lutle contre la tuberculose cst, de toute evidence, une priorite sanitaire dans la Region et qu 'un projet special est donc judicieux. L'OMS doit faire appel
a ses
competences techniques et asseoir son autorite pour fonner les partenariats qui
pennetlront d'empecher la maladie de s'etendre. On attribue I'augmentation du nombre de cas mediocrite des strategies de lutle et
a la
a I'affaiblissement
des systemes immunitaires.
Les pays qui
appliquent des strategies mediocres ont enregistre une hausse rap ide du nombrc de cas de polyphannacoresistance. On ne saurait insister suffisamment sur Ie fait que les maladcs doivent suivre Ie traitement jusqu' au bout. Toute strategie qui, comme la DOTS, contribue a garantir I' observance du traitement jusqu' au bout doit eire soutenue. En Australie, I'incidence de la tuberculose est faiblc et s'est stabilisee depuis longtemps aux alentours de 5 ou 6 pour 100 000 habitants par an, de sorte qu'il n,est pas necessaire d'adopter officiel1ement la strategie DOTS. Si I'on enregistre actuel1ement de bons rcsultats, c'est parce qu'on a reussi
a reduire
la transmission par un depistage rapide et
a garantir
I' observance du traitement.
L' Australie reconnalt neanmoins que la maladie est un probleme de sante publique de plus en plus grave dans les pays en developpement et a soutenu, sous la fonne d 'un appui financier et technique, la mise en oeuvre de la DOTS dans la Region. El1e engage les Etats Membres it adopter l' approche DOTS; son pays continuera a apporter son soutien quand cela est possible. Le Dr THORNE (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord). se declarant satisfait du rapport, se felicite de ce qu'on donne la priorite a la lutle antituberculeuse dans la Region et qu' on en fasse un projet special. Comme c'est Ie cas pour les infections sexuel1ement transmissibles, la phannacoresistance est une preoccupation majeure. y remooier Dr TAHA ARIF (Malaisie), prenant note du rapport, est tres inquiete d'apprendre qu'environ 29% des cas de tuberculose dans Ie monde sont rccenses dans la Region du Pacifique occidental, et que pres de 70% de ces cas surviennent dans Ie segment Ie plus productif de la population (entre 15 et El1e se felicite donc de ce que la Region prelme des mesures pour
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54 ans). En Malaisie, 27,6% des nouveaux cas de tuberculose deceles en 1998 appartenaient tranche d'age.
a cette
L'association des epidemies de tuberculose et de VIHISIDA est mortelle, les maladies se renfor~ant mutuellement.
II est done indispensable d'instaurer une collaboration et une cooperation Une enquete systematique sur I'infection
etroites entre les programmes,
a VIH
chez les patients
souffrant de tuberculose est recommandee dans les pays ayant une prevalence eievee du VlH pour determiner la tendance suivie par l'association des deux infections, En Malaisie, tous les patients atteints de tuberculose ont eu un depistage du VlH, et 545 cas ont ete detectes parmi eux (11,7%) La lutte contre la tuberculose au moyen du progranune DOTS est l'une des interventions ayant Ie meiUeur rapport cout-efficacite et eUe contribue de maniere substantielle au developpement socioeconomique en n,duisant la charge de morbidite et de mortalite dans les groupes de la population economiquement productifs. La Malaisie a adapte la strategie DOTS
a sa situation particuliere, Une etude
L'emergence de la pharmacoresistance est une autre tendance serieuse.
collaborative a ete effectuee en Malaisie avec Ie soutien de l'OMS et de la Republique de Coree, D'apres des resultats preliminaires, la tuberculose polypharmacoresistante n'est pas encore une cause de preoccupation majeure. Toutefois, la Malaisie se felicite de l'assistance continue dont eUe beneficie en matiere de surveillance de la pharmacoresistance sous forme d'un appui technique de l'OMS et d'autres organisations collaboratrices, L'intervenant approuve la proposition pour faire de la lutte contre la tuberculose une priorite dans la Region. Le Dr CHERN (Singapour) approuve la forte priorite devant etre donnee
a l'intensification de a
la lutte contre la tuberculose, ainsi que la proposition tendant a creer un projet special dans la Region. L'incidence de la maladie it Singapour, a regresse de 307 pour 100000 habitants en 1960
56 pour 100000 en 1987, depuis cette date, e1le a varie entre 49 et 57 et il n'y a pas eu de nouvelle reductiOn, Le Programme singapourien d' elimination de la tuberculose a ete lance en 1997 pour intensifier la lutte grace a l'education sanitaire et a d'autres moyens de prevention, Ie depistage actif des cas, ainsi que Ie suivi et Ie traitement. Sur Ie nombre de cas traites en 1998, 70% l'ont ete par Ie traitemcnt de courte duree sous surveillance directe, qui a ete adopte dans taus les services de soins de sante primaires publics.
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Singapour s'est engagee tuberculose. Le Dr
a cooperer avec rOMS et avec d'autres pays dans la lutte contre la
ono
(Republique de Palaos) declare que son pays a presque reussi
a diminer
la
tuberculose dans les annees 1980 mais qu'il a connu une resurgence de la maladie au cours de la decennie suivante. Un premier cas de pharrnacoresistance a etc notifie en 1999. 11 convient, avec les representants du Royaume-Uni et de la Malaisie, que Ie probleme est important. 11 prend note de l'appui fourni par I'OMS pour I'achat de medicaments et par les Etats-Unis d' Amerique en matiere de services de laboratoire, de planification progranunatique et de renforcement des capacites. 11 approuve la proposition concernant un projct special, qui repond
a I'appel
contenu dans la
declaration d' action des Palaos issue de la reunion des ministres de la sante des pays insulaires du Pacifique, tcnue en 1999. La strategic DOTS se revdera un outil puissant dans les futures activites de lutte. M. ROKOVADA (Fidji) s'est felicite de la qualite du rapport et a approuvc la proposition tendant a elaborer un projet special pour faire de la tuberculose une priorite dans la Region. La strategie DOTS s'cst revelee d'un bon rapport cout-efficacite ; elle a ete introduite it Fidji ou I'on a enregistrc un taux de guerison de 83%. Les directives pour son application dans Ie Pacifique Sud, publiees par I'OMS en mai 1999, sont tres appreciees. 11 se declare preoccupe par les lents progres realises dans la lutte contre Ia tuberculose dans la Region, six ans apres que l'etat d'urgence ait ete declare au niveau mondial 11 prie Ie Directeur
regional de renforcer I'appui technique et de mobiliser des ressources en faveur de la lutte contre cette maladie,
a laquelle Fidji s'engage a accorder la plus haute prioritc. Le Dr TAMARUA (lies Cook), louant Ie rapport pour sa description claire de la situation,
declare que la strategie DOTS est une strategie cle en matiere de lutte. La maladie ne represente pas un probleme important dans son pays, mais il est pleinement conscicnt qu'il existe une possibilite de reemergence. On a mis en place un programme de recyclage des agents de sante et d'autres mesures visant Ii renforcer la prise en charge des cas. 11 estime que la
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strategie DOTS est non seulement efficace pour ce qui est de la lutte et du traitement, mais qu' elle garantit egalement ]' observance du traitement et empeche l' apparition de phannanlsistances. Le Gouvernement des lies Cook approuve Ie rapport et les propositions ainsi que l'Initiative "Halte ala tuberculose". M. WARAKOHIA (lies Salomon) signale que son pays a inteusifie son progranune de lutte contre la tuberculose et adopte la strategie DOTS. Les taux d' achevement du traitement et de guerison ant progresse de 100% et de 90% respectivement au cours des deux demieres annees. II exprime ses remerciements pour l'appui apporte par I'OMS et Ie Japan et approuve la proposition concernant un projet special. Le DIRECTEUR REGIONAL remercie les representants de leurs commentaires favorables et de
r approbation con~u,
donnee a la proposition faisant de la tuberculose un projet special pour la Region.
Quant a la question posee par la Republique de Coree sur la raison de ce projet et la marnere dont il a ele il repond qu'on a remarque que la tuberculose affectait
a la fois les pays deve\oppes et ceux
en voie de devcloppement et que, comme on I'a souligne, presque 30% des cas se produisaient dans la Region du Pacifique occidental; taus les jours, 700 personnes meurent de cette maladie en Chine, et 67 personnes aux Philippines. Si, par exemple, ces chiffres provenaient d'accidents de la roule, ils seraient
a la une des joumaux. special.
Comme Ie probleme persiste, il esl donc essentiel de meltrc en oeuwe un projet
II faut egalement noler que la tuberculose touche tout particulierement les 16-64 anS ce qui a de s';ncuses repercussions sur les economies des pays. Pour la tuberculose, Ie chiffre des annees de vie corrigees de l'incapacite, (DALY), est I'un des plus eleves de toutes les maladies transmissibles. Comme les groupes
a
faibles revenus sont particulierement vulnerables, les rHonnes sociales
representent un aspect important de la lutte. La strategie DOTS a fait preuve de son efficacite et il est done essentiel de continuer les efforts dans Ie cadre de la reforme du secteur de la sante. Repondant aux remarques de la Chine selon lesquelles les cibles figurant au Tableau I des documents sont trop elevees pour etre alteintes aux dates mentionnees, il rappelle que la strategie DOTS comprend deux elements. tout d'abord comme Ie remarque Palaos, l'efficacile du depistage est essentielle ; il faut ensuite meltfe en oeuvre la strategie DOTS. Le taux de detection de 70% repose sur la possibilite d'cxtrapoler Ie nombrc reel de cas d'apres les chiffres notifies; ce faisant, j]
seralt donc possible de
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soigner efficacement un grand nombre de cas afin de reduire l'incidence de la maladie. Une fois les cas detectes, il y a obligation morale de tous les traiter (traitement II 100%). Quoique ces objectifs semblent ambitieux, il est imperatif d' essayer de les atteindre. II
maintient que l'on peut faire passer Ie taux actuel de depistage de 43% II 70% d'ici 2005. L'application 11100% de Ia strategie DOTS peut aussi paraitre ambitieuse mais il est persuade que cela est realisable. Le SPECIALISTE DE LA TUBERCULOSE explique, II raide de diapositives, les etudes realisees par I'OMS sur Ie poids des differentes maladies et pathologics dans Ia Region, d'apres Ie nombre des annees de vie corrigees de l'incapacite (DALY). Les resultats montrent que Ies maladies infectieuses representent un tiers du total de Ia charge de Ia morbidite dans Ia Region, et que Ia tuberculose compte pour 83% des DALY perdues it cause des maladies infectieuses. Repondant II la question posee par Ie Representant de la Papouasie-Nouvelle-Guinee sur les rapports cout-efficacite et cout-benefice de Ia Iutte contre la tuberculose, il explique que, scIon les donnees de Ia Banque mondiale, Ie traitement de Ia tuberculose fait partie des interventions de sante publique des plus avantageuses en termes de cout par annee de sante epargnee: US $5 suff,sent II assurer une annee de sante
a un tuberculeux.
Une etude de rOMS faite aux Philippines sur Ic rapport
entre Ie cout et I' efficacite reveIe que chaque dollar investi dans la Iutte contre Ia tuberculose rapportera, dans cinq ans,
a Ia societe environ US $60.
En d'autres tcrmes, on peut s'attendre it ce que
les benefices decoulant des ameliorations apportees par Ia strategie DOTS dans Ia lutte contre la tuberculose soient beaucoup plus importants que I' investissement requis. En reponse
a la question sur Ia chimiotherapie de courte duree employee autrefois, il explique fa~on
que, memc si elle avait diminue de six mois la dun)c du traitement, il s' est aver': qu' environ Ia moitie des patients n'avaient pris leurs medicaments que de cesse de les prendre. irreguliere, s'ils n'avaicnt pas completement
L'OMS a donc opte pour Ie DOTS par lequel les malades rel'oivent une Le taux de guerison obtenu avec cette
chimiotherapie de courte duree sous surveillance directe. strategie est de 90%. En reponse
a Ia question du Representant de la France demandant si les pays de la Region, qui
ont mis en oeuvre Ia strategie DOTS, en avaient bien mis en oeuvre Ies cinq elements, il declare qu'il en
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etait ainsi pour la plupart ; dans les quelques pays nouvellement industrialises qui ne les ont pas mis en oeuvre, ce sont les systemes d'enregistrement et de notification qui manquent. Le PRESIDENT a demande aux rapporteurs de preparer un pro]et de resolution approprie.
2.
L'HEPATITE ET LES MALADIES CONNEXES : Point 13 de l'ordre dujour (Document WPRlRC50/9)
En presentant ce point, Ie Directeur regional declare que l'hepatite virale demeure un probleme de sante publique important dans plusieurs pays et territoires de la Region du Pacifique occidental. Les hepatites B et C en particuher sont la cause d'une morbidite et d'une mortahte importantes. Les
maladies chroniques du foie et les carcinomas hepatocellulaires imputables aux hepatites B et C comptent parmi les problemes de sante pubJique les plus graves dans la Region. Les taux de porteurs du virus de l'hepatite B dans certains pays et territoires de la Region, en particulier les pays insulaires du Pacifique, comptent parmi les plus eleves au monde. Vingt-cinq pays et territoires ont signale des taux de plus de 8% dans l'ensemble de la population. On peut s'attendre ce qu'une proportion de ces porteurs pouvant atteindre 10% meure des suites de I'infection.
a
La
vaccination des nourrissons est la principale strategie de prevention et de diminution du nombre des cas d'infection chronique. Plus de 150 millions de personnes dans la Region presentent une forme
chronique de rhepatite B. On estime, en outre, que pas moins de 50 millions de personnes sont atteintes de l'hepatite C dans la Region. Le tableau de la morbidite et de la mortalite chez les porteurs chroniques du virus de l'hepatIte C est semblable rhepatite c. L'hepatite A. bien qu'endemique dans la plupart des pays, n'est pas un grand probleme de sante publique dans la Region. Par contre, l'hepatite E est plus repandue qu 'on nc Ie pensait et devient une cause majeure d'hepatite virale dans certains Etats Membres. Le Groupe de travail de la Region du Pacifique occidental sur l'hepatite virale s' est reuni en decembre 1998 pour faire Ie point de la situation et a fixe des priorites. II a constate que la lutte contre l'hepatite B par la vaccination avait beaucoup progresse, et que la transmission post-transfusionnelle de I'hepatite etait beaucoup moins frequente. II a aussi nolC, neanmoins, qu'il fallait faire encore
a celui des porteurs du virus de l'hepatite B.
II n'existe pas de vaccin contre
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beaucoup d'efforts pour garantir la viabilite des activites de vaccination contre I'hepatite B, ameliorer la securite transfusionnelle et rMuire Ie risque de transmission du virus lors d'actes mMicaux ou a I'occasion d'autres pratiques dangereuses, II a egalement note qu'il fallait surveiller de pres I'hepatitc virale si l' on voulait mieux planifier la lutte a long terme. Le Directeur regional encourage vivement les pays qui n' ont pas encore ajoute I'hepatite B a leur progrannne national de vaccination a Ie faire Ie plus tot possible. Concernant la securite
transfusionnelle, il previent que, meme si des progres ont ete accomplis, la situation n' est pas optimale dans beaucoup de pays et territoires de la Region. ExpJiquant en quoi consistera I'action de rOMS dans la lutte contre I'hepatite dans ia Region, il precise qu'elle continuera de s'attacher a atteindrc et maintenir une couverture vaccinale antihepatite B elevee dans tous les pays et territoircs de la Region. Pour cela, elle aidera notannnent Ie Cambodge et la RepubJique democratique populaire lao a se procurer des vaccins contre I'hepatite B en quantites suffisantes. Afm d'ameJiorer la securite transfusionnelle, I'OMS continuera d'aider it doter les laboratoires de moyens appropries de depistage et d'assurance de la qualite. En outre, I'OMS encouragera les pays an' accepter que Ics dons de sang faits par des volontaircs non remuneres, a utiliser derives de plasma sanguin et a eviter les transfusions inutiles. Entin, I'OMS continuera a surveiller etroitement les hcpahtes A et E ainsi que les nouvelles formes d 'hepatite. Le Dr CHERN (Singapour) signale une erreur dans Ie Tableau I du document it I'examen. A Singapour, Ie taux de prevalence chez les porteurs chroniques du virus de l'hepatite B cst de 5,0% ct non de 12,0%, comme il est indique. Le Dr LEE (RepubJique de Coree) considere lui aussi que la meilleure strategie pour eombattre I'hepatite et les maladies qui y sont liees est la vaccination des enfants. II est content de faire savoir au Comite que la RepubJique de Coree accueille et soutient l'Institut international des Vaccins,
a bon escient les
a la mise au point de vaccins et au renforcement du potentiel des pays en devcioppemcnt en matiere de technologic des vaccins. II demandc a taus les Etats Mcmbres organisation internationale qui se consacre de la Region de soutenir les activites de I'Institut.
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M. LEUNG (Hong Kong, Chine) fait observer que l'hepatite est un probleme de sante publique
it part, it cause de la variete de ses agents causals et des modes de transmission. Son pays a introduit la vaccination contre I'hepatite B dans les groupes it haut risque il y a quelques annees, etendue depuis aux nouveau-nes, et prevoit une diminution du nombre de porteurs du virus de I'hepatite B dans la population. De plus, grace it un depistage rigoureux des donneurs. aucun cas d'hepatite posttransfusionnelle n'a ere signale it Hong Kong depuis 5 ans. M. HIRAYAMA (Japon) pense, comme les precedents orateurs, que Ie renforcement de la vaccination et de la surveillance, et une plus grande securite transfusionnelle sont la ck de voute de la lutte contre l'hepatite. II constate avec satisfaction les efforts faits dans la Region pour mettre un tenne aux dons de sang remuneres. Lc Dr TUFA (Elats-Ums d'Ameriquc) rappelle que la vaccination des nouveau-nes a ete introduite il )' a quelques annees aux Samoa americaines et precise qu' on s· efforce actuellement de depister I'hepatite 8 chez toutes les femmes enceintes qui passent des visites prenatales. Les Centers for Disease Control and Prevention (Atlanta, Etats-Unis d' Amerique) participent activement au programme de lutte contre I'hepatite B et ont fourni des fonds pour I'achat de vaccins, pour Ie recrutemcnt de personnel et pour la realisation d'etudes d'evaluation. II lui est agreable de voir Ie nombre croissant d'Etats Membres qui ont integre Ie vaccin contre I'hepatite B dans leur calendrier de vaccination systematique des nourrissons, ce qui a eu pour consequence une reduction considerable de la transmission de l'hepatite B chromque chez les enfants vaccines. En outre, les enquetes epidemiologiques aident it mieux controler l'efficacite des activites de vaccination et elles doivent etre encouragees. Elles contribuent egalement it definir la frequence de Dc meme, la surveillance des
I'hepatite C et les facteurs de risque actuels pour sa transmission.
nouveaux cas symptomatiques d 'hepatite peut servir it controler la charge de la morbidite et des progranunes de prevention.
r impact
La lutle contre [,hepatite dans la Region demande egalement de
renforcer Ie personnel de sante, une amelioration des diagnostics au laboratoire et une education sanitaire efficace.
Le Dr T ANGI (Tonga) note que Ie Tableau I du document indique une prevalence de I'hepatite B chez les adultes it Tonga de 20% ; la prevalence chez les enfants de moins de 8 ans en 1983
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emit de 4%. La vaccination des nouveau-nes a commence it la fin des annees 1980 et la couverture pour ce groupe depasse desonnais 95%. En 2000. une enquete sera effectuee chez les enfants
scolarises pour detenniner la prevalence des porteurs. Comme il n'y a pour l'instant aucun moyen de traiter les personnes portant Ie virus, il faut s' attendre a l' avenir Ii un certain nombre de cas de cirrhoses et de cancers hepatiques. Lc Dr BOLADUADUA (Fidji) salue Ie soutien apporte par I'OMS, I'UNICEF et les Gouvemements de l' Australie et de la Nouvelle-Zelande. Cette aide a pennis it son pays de repondre it ses besoins en vaccination contre l'hepatite B au cours des annees 1996 Ii 2000, et d' atteindre une couverture vaccinale de 98%. Neanmoins, l'hepatite C est un probleme emergent et les infonnations disponibles indiquent que I'hepatite E est plus repandue que ce que l'on pensait auparavant. Elle prie instamment taus les Etats Membres de poursuivre leurs efforts pour atteindre l' objectif visant Ii rcduire
la proportion des porteurs de virus de l'hepatite B chez les enfants de 80% d'ici ran 2000 et demande que ron essaie de garantir la fiabilite du financement pour l' acquisition des vaccins dans les pays insulaires du Pacifique. Lc Dr TAMARUA (Iles Cook) declare qu'il y a plus de 10 ans que son pays a entrcpris un programme de vaccination contre I'hepatite B pour taus Ies enfants de moins de 15 ans, bien que, dcpuis lars, l'attention se soit portee sur les nouveau-nes. La proportion des porteurs est desonnais de 12%, mais elle devrait diminuer Ii mesure que Ies enfants vaccines deviennent des adultes. Le fait que les porteurs puissent developper un cancer hepatique est bien connu. Compte tenu de ['emergence de I'hepatite C, il demande une assistance pour Ie criblage du sang ct des produits derives. Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvclle-Guinec), notant que son pays vient au second rang dans la Region pour ce qui est de la prevalence de l'hopatite B ct de l'hcpatite C, declare que la vaccination contre l'hepatite B a ete introduite en 1991. Neanmoins, la couverture reste faible it cause de gros problemes financiers et logistiques. Les Ctudes montrent un taux tres eleve de transmission verticale au cours de la grossesse et de l' accouchement. On pense que cela pourrait expliquer pourquoi l' on a observe recemment I' apparition de carcinomes hepatocellulaires, derivant de lesions hepatiques chroniques chez les jeunes adultes. Il demande des infonnations sur Ies strategies d'intervention
possibles. car il semble que la vaccination ne soit pas I'approche optimale. Si aucune etude sur la question n 'cst menee, iI demande de proceder Ii ces Investigations en Papouasie-Nouvelle-Guincc. Comme Ie representant de Fidji, il demande une aide pour cribler Ie sang et les produits derives Ii la
172
COMITE REGIONAL. CINQUANTIEME SESSION
recherche de l'hepatite !'hepatite B.
c.
La Papouasie-Nouvelle-Guinee a egalement besoin de vaccins contre
Mme EARP (Nouvelle-Zelande) declare que l'hepatite Best l'une des neuf maladies couvertes par Ie progranune national de vaccination infantile en Nouvelle-Zelande. Bien que Ie rapport en cours d' examen indique une couverture de 100% pour son pays, les estimations pour 1998 ramiment ce taux a 87%. Plus specifiqnement, les preoccupations ont trait aux communautes maoris et it celles des lies du Pacifique, ou la couverture est moindre que dans les autres groupes de la population. Les soins
prenatals comprennent la recherche de l'hepatite B chez toutes les femmes enceintes, de fayon
a ce que
les enfants m;s de meres porteuses du virus soient immunises peu apres la naissance. Un progranune de criblage, devant etre bientot mis en place, ciblera les communautes exposees au risque Ie plus eleve. Les personnes pour lesquelles on aura determine qu'elles portaient Ie virus de I'hepatite B, seront incitees it passer des controles annuels et seront informees de la maniere de diminuer Ie nsque d'evolution vers la maladie. II est possible d'eviter J'hepatite B en vaccinant les nourrissons et eela reste la meilleure strategie de lulte. Les deux principales strategies de lutte contre J'hepatite C consistent
a assurer
la securite
transfusionnelle et it fournir du materiel injectable propre aux consommateurs de drogues injectables. D'autres activitcs vi sent la population carcerale et I'on 6tablit des directives pour Ie "piercing". Le Dr OTTO (Palaos) signale que la demiere epidemie d'hepatite A dans son pays a eu lieu en 1985. Les mesures prises pour eviter de nouvelles epidemies comprennent J' amelioration de l'hygiene du milieu et la salubrite des aliments. Le programme de prevention de J'hepatite Best semblable a celui des Samoa americaines et il remereie les Etats-Unis d'Amerique pour leur soutien. Le taux des
porteurs de virus de J'hepatite B chez les adultes dans son pays pourrait etre superieur aux 12% indiques dans Ie document et Ie cancer hepatique est J'une des causes les plus frequentes de deci:s par cancer. Palaos travaille avec la Croix Rouge pour garantir la securite transfusionnelle, mais n'a pas, sinon, d'autres activites orientees sur la lutte contre I'hepatite des lies Cook et de Fidji dans ce domaine. Le Dr ALTANKHUYAG (Mongolie) dit que bien que la morbidite associee
c.
II reitere les demandes d'assistance
a J'hepatite
ait
diminue de moitie au cours des trente demieres annees, la maladie reste la plus frequente de toutes les maladies infectieuses en Mongolie. L'incidence du cancer du foie chez les malades atteints d'hepatite chromque augmente. Tous les enfants nes avant 199 I ont ,;te vaccines ct un programme national de
PROCES-VERBAL DE LA CINQUIEME SEANCE
173
lutte contre l'hepatite a
ere lance en 1998.
Dans tous les h6pitaux, la desinfection des instruments et
materiels medicaux est centralisee, la production locale de seringues jetables suffit aux besoins du pays et celui-ci dispose des techniques et des traitements modemes contre l'hepatite. II estime que les
programmes nationaux contre l'hepatite devraient prevoir un examcn des directives et des regles adoptees aux fIns de prevention; la diBtribution aux h6pitaux de trousses de diagnostic et de reactifs permettant d'identifIer les marqueurs des hepatites B, C, E et G ; et la cooperation avec I'OMS pour renforcer Ie diagnostic de laboratoire. II suggere de mettre sur pied un projet pilote pour ajouter Ie vaccin contre l'hepatite B au programme national de vaccination de la Mongolie. Le Dr LIU Guo-bin (Macao) fait savoir que l'hepatite virale est un grave probleme de sante publique
a Macao.
En 1998, 151 cas ont ete recenses : hepatite A, 5% ; hepatite B, 25% ; hepatite C,
68%. Au cours des dix demieres annees, deux flambees d'hCpatite A ont eu lieu; toutes deux avaient pour origine la consommation de fruits de mer crus ou insuffisamment cuits et contamines par de I' eau polluee. Les principales strategies de prevention sont l' education pour la sante, la securite
transfusionnelle et des produits sanguins, et la vaccination. Le programme de vaccination a commence en 1984 par I'administration du vaccin contre l'hepatite B aux nouveau-nes dont la mere etait porteuse du virus. En 1989, la vaccination est devenue obligatoire pour taus Ies nouveau-nes etpour 1cs personnes appartenant a des groupes
a haut risque, par exemple les consommateurs de drogue par voie a Macao, en particulier chez
intraveineuse, les malades sous hemodialyse et les agents de sante. Depuis 1994, tous les enfants de mains de 13 ans ant ete vaccines. L'hCpatite C progresse regulicrement
les consommateurs de drogue par voie intraveineuse; la prevalence a presque double dcpuis 1997. II est prevu de renforcer la surveillance et de meltre au point une strategie de lutte pour endigucr la maladie. M. LIU Peilong (Chine) dit que son pays a fait de gros efforts au cours des vingt demieres annees pour endiguer l'hepatite virale et a notamment mis au point des vaccins contre les hepatites A ot B. Mais,
a cause de difficultes fInancieres, la vaccination contrc I'h6patite B ne fait toujours pas partie
du programme elargi de vaccination, et la vaccination est payante pour ceux qui souhaitent se faire vacciner. Il releve des inexactitudes et des omissions dans les statistiques donnees pour la Chine dans Ie Tableau 1 du document WPRJRC50/9 et propose au Secretariat de lui foumir les bons chiffres.
174
COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION
M. MANUOHALALO (France) signale egalement une erreur au Tableau I du document concernant la couverture vaccinale en Nouvelle-Caledonie. La vaccination est obligatoire pour les
enfants nes de meres porteuses de l'hepatite B depuis 1985, et pour tous les nouveau-nes depuis 1989. M. KIENENE (Kiribati) admet que son pays a ['une des prevalences de portage de I'hepatite B Ies plus elevees de la Region. On espere que les taux pourront etre reduits grace
a une augmentation de
la couverture vaccinale contre I'hepatite B qui permettra de vacciner tous les nouveau-nes dans les 24 heures suivant leur naissance. Toutefois, cela n'est pas toujours possible etant donne I'isolement de nombreuses iles. La couverture vaccinale est neanmoins passee de 6% en 1992 it 97% en 1997. II prend note du soutien de I'OMS et de I'UNICEF et espere qu'il se poursuivra et sera elargi au depistage de I'hepatite
c.
Lc Dr LATIF (Brunei Darussalam) indique que Ie taux de prevalence de l'infection par I'hepatite B dans son pays, qui figure au tableau I du document, a etc etabli
a partir de resultats
de
depistages effectues sur des patients soignes dans Ie departement de gastro-enterologie d'un hOpital de recours. Mome si une enquete serologique n'a pas ere effectuee sur I'ensemble de la population, Ie dcpistage de I'hepatite B a fait apparaitre un taux de prevalence de 3% chez les femmes dans les dispensaires de soins prenatals et de 1,5% parmi les donneurs de sang. Le depistage de I'hepatite C effcctue en meme temps chez les donneurs de sang a indique une prevalence de 0,64%. La vaccination gratuite contrc I'hepatite B a ete mise en place en 1984 pour les nouveau-nes dont les meres etaient infect';es et a etc incorport:e depuis dans Ie programme 6largi de vaccination, avec Ie mainticn d'un niveau Cleve de couverture. Des depistages des hepatites B et C ont etc effectues pour tous les dons de sang. Le Dr KUN (Nauru) dit que, si Ie nombre de deces dus it I'hCpatite Best peu eleve it Nauru, cos deces representent cependant une perte serieuse pour une population de seulement 10 000 personnes. II est convaincu que I'energique programme de vaccination des enfants entrepris dans son pays, la surveillance continue et I'appui de I'OMS dans la fourniture de vaccins permettront d'eradiquer Ie probleme. Mmc LE THI THU HA (Viet Nam) signale que les taux de prevalence de I'infection virale par les hepatites B et C dans son pays sont parmi les plus eleves de la Region. Le vaccin contre I"hepatite Best produit localement mais
a une petite echelle,
et il est necessaire d'en importer pour executer Ie
programme actuel de vaccination dans les grandes villes. Un projet destine it developper la production
PROCES-VERBAL DE LA CINQUIEME SEANCE
175
locale de vaccins avec l' aide de la Republique de Coree attend l' approbation du gouvemement
a ceux de rAustralie et de la Nouvelle-Zelande de I'aider a se procurer des vaccins pour que la couverture vaccinale contre I'hepatite B puisse etre elargie a tous les donateur. Son gouvemement a demande nouveau-nes du Viet Nam. Des efforts sont faits pour encourager les dons de sang benevoles. Le DlRECTEUR REGIONAL remercie les representants de leurs observations et s'excuse pour les erreurs presentes dans certaines des informations figurant dans Ie rapport a propos des pays. s'efforcera de garantir I'exactitude des donnees dans Ie prochain rapport du Directeur regionaL Repondant au representant de Papouasie-Nouvelle-Guinee, il declare que, bien que la proportion de carcinomes hepatocellulaires imputables
n
a I'hepatite B varie d'un pays a I' autre, elle est a enfant, la
plus forte dans les lies du Pacifique que dans les pays ayant une couverture vaccinale devee, comme I' Australie ou Ie Japon. La transmission du virus se fait principalement par deux voies : mere sang infecte et contamination du materiel d'injection. La politique de I'OMS consiste
a integrer
vaccination contre I'hepatite B dans Ie programme elargi de vaccination, les faits montrant qu'il s'agit lit d'un moyen efficace de protection. Comme il n'existe aucun vaccin contre I'hCpatite C, les
principales strategies de prevention du carcinome hepatocellulaire imputable
a [,hepatite C consistent it
cribler Ie sang destine aux transfusions et a garantir la securite des injections et des actes medicaux. Le RESPONSABLE TECHNIQUE DU PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION reconnalt la difficulte du depistage chez les femmes enceintes dans des pays connaissant une forte prevalence de rhepatite, en particulier parce que nombre de ces pays ont des ressources limitees. Les efforts se sont done portes sur la couverture vaccinale universelle et la prevention de la transmission de la mere
a I'enfant par la vaccination des nouveau-nes contre I'hepatite B aussit6t que possible apr"s la
naissance. On a montre que la vaccination precoce etait extremement efficace.
176
COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION
3.
EXAMEN DES PROJETS DE RESOLUTIONS Le Comite examine les projets de resolutions suivants :
3. I
Reforme dans la Region du Pacifique occidental: (Document WPRJRC50/Conf Paper No. I Rev. 1) Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) propose d'ajouter les mots "en accordant une
attention particuliere aux pays les moins avances", it la fin du paragraphe 4(1) du dispositif. Le DIRECTEUR REGIONAL declare que, bien que rOMS doive prendre en compte les besoins de tous les Etats Membres, r amendement propose correspond it la decision d' accorder une attention speciale aux pays les moins developpes en ce qui concerne les allocations aux pays pour Ie budget programme 2000-200 I. Decision: Le pro]et de resolution tel qu'amende est adopte.
3.2
Les infections sexuellement transmissibles, I'infection it VIH et Ie SlDA (Document WPRJRC50/Conf. Paper No.4) Le Professeur WHITWORTH (Australie) propose l'addition d'un nouvel alinea 4 au
paragraphc 2 du dispositif, libelle cornrne suit: ad' encourager et de faciliter l'echange des resultats des recherches comportementales et sociales pour permettre aux mesures de prevention d' etre plus dflcacement ciblees". Il convient de numeroter en consequence les alineas suivants. Le Dr TEMU (Papouasie-Nouvelle-Guinee) propose d'inserer les mots: "et d'education sanitaire" apn,s "promotion des preservatifs", au troisieme paragraphe du pniambule et au paragraphe 1(1) du dispositif; d'inserer "it garantir ['engagement politique et", au debut du paragraphe 1(2); d'inserer "y compris par un appu; it la mise en place d'une legislation appropriee", apres les mots "VIHlSlDA" dans Ie paragraphe 2(1) du dispositif: et d'ajouter "en collaboration avec d'autres partenaires", it la fin du paragraphe 2(4) du dispositif. Le Dr OTTO (Palaos) propose d'ajouter les mots "dans Ie cadre d'une approche integree", it la 'In du paragraphe 1(2) du dispositif.
PROCES-VERBAL DE LA CINQUIEME SEANCE
177
En reponse au Dr KIENENE (Kiribati), Ie DIRECTEUR REGIONAL declare qu'en ce qui concerne les "affections transmises par Ie sang", mentiounees au paragraphe 2(2) du dispositif, l'hepatite en fait partie. Decision: Ie projet de resolution tel qu'amendc est adopte.
4.
PLAN D'ACTION SUR LE TABAC OU LA SANTE: Point 15 de l'ordre dujour (WPRlRC501l1) En presentant cette question, Ie DIRECTEUR REGIONAL signale que Ie Rapport sur fa Sante
dans Ie Monde 1999 montre clairement l'ampleur du probleme du tabagisme: la moitie des fumeurs de longue duree mourront uu jour ou I'autre represente une perte de 15
a cause
du tabac, ce qui
a 25 annees de vie ;
dans 20 ans, Ie tabagisme sera la principale cause de deces, avec une proportion qui sera de un sur six en 2025, alors qu'elle est de un sur dix actuellement. la Region du Pacifique occidental compte plus de 400 millions de fumeurs, ce qui represente pres de la moitie de toutes les cigarettes consommees dans Ie monde ; et la Region du Pacifique occidental a counu la plus forte augmentation de la consommation de tabac par habitant de toutes les Regions OMS du monde. Malgre les progres notoires realises dans la lutte antitabac, Ie Directeur regional estime necessaire de consacrer nettement plus de ressources
a ce probleme que par Ie passe.
Le Pacifique
occidental cst actuellement dans une situation de crise du point de vue du tabagisme. II explique que Ie Plan d'action regional sur Ie tabac ou la sante 2000-2004 cst presente au Comite regional pour approbation. Ce Plan d'action a ':te elabore travail sur Ie tabac, en novembre 1998. Pour apporter sa cooperation a I'initiative lancee par Ie Directeur general de rOMS ct repondre aux souhaits exprimes par tous les Etats Membres Pacifique occidental apportc son plein appui
a la quatrieme reunion du Groupe de
a I' Assemblee mondialc de la Sante,
la Region du
a
la convention-cadre internationalc pour la lutte
antitabac. La premiere reunion concernant celte convention aura lieu du 25 au 29 octobre 1999
a
178
COMITE REGIONAL. CINQUANTIEME SESSION
Geneve, et Ie Directeur regional demande instamment it tous les Etats Membres de repondre positivement it l'invitation du Directeur general it y assister. En conclusion, Ie Directeur regional signale que, ainsi qu'il ressort du Plan d'action sur Ie tabac ou la sante pour 1995-1999, des progres considerables ont ere faits au cours des cinq demieres annees. Toutefois, il faut redoubler d'efforts si I'on veut parvenir it reduire scnsiblement la
consonunation de tabac dans la Region. II espere que Ie Comite apportera son soutien au PLan d'action regionaL sur Ie tabac ou la sante pour 2000-2004 qui pourra servir de cadre aux Etats Membres pour formuler leurs propres initiatives en matiere de tabac ou sante pour les cinq premieres annees du XXI'siecie. Le Dr NOVOTNY (Etats-Unis d' Amerique) felicite Le Directeur regional pour son Plan d'action. A son avis, l'epidemie de tabac necessite une reponse concertee et plus ferme. Les Etat-Unis sont tres prcoccupes par la prevalence croissante du tabagisme chez les adolescents et les fenunes dans La Region. II est necessaire de Lancer des campagnes pour encourager les gens fumer ou
a ne pas conunencer a
a cesser
Ie tabac.
L'enquOte sur les risques pour la jeunesse prevue par les Centers for
Disease Control et l'Organisation mondiale de la Sante devrait permettre de comprendre ce qui pousse les jeunes a s'adonner au tabagisme dans Ie monde entier. 11 convient d'instaurer de nouvelles alliances, en particulicr avec les responsables des reglementations antidrogues ainsi qu' avec les milieux des sports, des loisirs et de la finance. L' orateur a rappele les points presentes dans Ie document de la Banque mondiale et de rOMS intitule Curbing the Epidemic (Faire reculer l'epidemie) • augmentation des taxes sur Ie tabac afin de reduire la consonunation sans engendrer de pertes de rccettes fiscales, soutien au renonccment au tabac, elimination de la pubLicite ainsi que du tabac dans les lieux publics et elimination de la contrebande, mesures destinees de tabac.
a accroltre les recettes fiscales
et
a supprimer ]' offre
II conviendrait d'aider les exploitants agricoles
a
s'orienter vers des cultures de
remplacement. II convient d'identifier les besoins en recherche des pays de la Region pour lesquels seule une cooperation internationale peut leur permettre d'y repondrc. Le National Institute of Health des EtatsUnis 6tablit desormais un budget pour la recherche internationale sur Ie tabac et les Centers for Disease Control fourniront une assistance technique suppIementaire dans la Region en affectant du personnel. L'OMS doit veiller
a ce que Ie systeme de surveillance mondiale du tabac et d'information soit mieux
utilise et plus disponible. 11 se felicite du reseau GLOBAL prevu, devant donner des informations pays
PROCES-VERBAL DE LA CINQUIEME SEANCE
179
par pays. La communication des infonnations sur Ie tabac est un moyen excellent, notamment celle des documents de I'industrie du tabac, auparavant secrets, qui sont desonnais disponibles aux Etats-Unis d' Amerique et dans Ie Royaume-Uni. Il encourage les Etats Membres
a jouer un
role actif dans la convention-cadre pour la lutte
antitabac et il invite toutes les personnes presentes
a participer a la onzieme conference mondiale sur Ie
tabac et la sante, qui doit se tenir a Chicago (Etats-Unis d' Amerique) en 2000. Le Dr THORNE (Royaume-Uni) revient au point souleve par Ie Directeur regional affinnant que, d'ici 20 ans, Ie tabac deviendra la principale cause de mortalite dans Ie monde et sera responsable de 10 millions de deces chaque annee. Une strategie antitabac efficace donne la possibilite de realiser des progres enonnes en sante publique et elle se felicite du Plan d'action. Le Dr TANG! (Tonga) soutient sans reserve I'Organisation pour ce qui est du Plan d'action sur Ie tabac ou la sante. L' Assemblee mondiale de la Sante, en mai 1999, lui a pennis de realiser I'ampleur du probleme, pour lequel son pays n'a pas de politlque nationale. s'agissait d'une question politique, il a foumi Ayant compris qu'il
atous ses collegues du Cabinet une copie du document de
I'OMS. lis ont convenu d'augmenter de 50% les taxes sur Ie tabac, et une politique nationale antitabae devrait etre decidee dans les prochaines semaines. Mme LE THI THU HA (Viet Nam) promet I'appui total de son pays
a la mise en oeuvre du
Plan d'action regional sur Ie tabac ou la sante pour 2000-2004. Le Comite d'orientation du Viet Nam sur la lutte antitabac a prepare un plan d'action sur Ie tabac ou la sante pour 1995-1999, afin de faire diminuer la consonunation de tabac, notamment chez les jeunes, les etudiants et les soldats. La taxation du tabac a ote fixee entre 32% et 70%, des interdictions ont ete prises pour la publicite du Letbac dans les medias, la consommation du tabac dans les ecoles et dans les etablissements de sante, ainsi que sur les vals intcmationaux et nationaux des llgnes acriennes vietnamienncs. Des avcrtissemcnts sanitaircs
sont apparus sur les paquets de cigarettes vietnamiens et anglais, bien que la loi ne les exige pas. Les articles sur les dangers du tabagisme paraissent regulierement dans les medias, en plus du materiel pour la Joumee mondiale sans tabac et la Semaine sans tabac du Viet Nam, qui sont marquees dans son pays depuis 1998. Les donnees sur la relation entre Ie tabagismc, Ie cancer et les maladies respiratoires et cardio-vasculaires ont ete accumulees par plusieurs hopitaux. La prevalence de la consommation du tabac au Viet Nam a diminue, passant de 61% en 1993
a 50% en
1998. Enjanvier 1999, Ie Premier
Ministre a cree un groupe de travail pour elaborer une politi que nationale de lutte antitabac avec des
180
COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION
representants de II ministeres. approbation,
Cette politique, en cours d'examen par Ie Premier Ministre pour
a trait a la reduction de la demande, a l' education sanitaire, au controle de la publicite et l'importation et 1a contrebande du tabac. II reste beaucoup
aux avertissements obligatoires sur les paquets de cigarettes. Elle control era egalement la production, Ie commerce,
a
faire
et
Mme Le Thi 111U Ha attend de l'OMS qu'elle poursuive son appui. Le Dr LI Changming (Chine) est heureux de noter que, suite
a la mise en oeuvre du
Plan
regional d'action sur Ie tabac ou la sante, 1995-1999, la Region presente un Plan d'action regional pour 2000-2004. La mise en oeuvre de ce plan contribuera it lutter contre Ie tabac dans la Region et apporter une contribution
a
a la
Convention-cadre international pour la lutte antitabac.
La Chine
approuve completement Ie Plan regional d'action 2000-2004 et elle etablira un plan d'action national couvrant la meme periode. L'intervenant fait un certain nombre de propositions pOUT la version finale du Plan d'action regional: celui-ci devrait tenir compte des grandes disparites politiques, economiques ct sociales entre les pays de la Region; les organisations internationales devraient etTe impliquees dans Ie processus: l'initmtive Pour un monde sans tabac devrait impliquer de nombreux secteurs et les acteurs principaux dans ces secteUTs devraient etre invites aux futures reunions sur la lutte alltitabac. La consommation du tabac en Chine est extremement frequente. En depit des grands progres de la lutte antitabac, la sensibilisation du public aux dangers du tabagisme reste dangereusement basse et ron ne peut s'attendre
a aucune diminution immediate du tabagisme
Le Plan d'action demande des
avcrtissements sanitaires et une taxation accrue sur les produits du tabac, ce qui est difficile dans la mesure ou ces points touchent de nombreux secteurs. La production du tabac et sa consommalton sont Iiees
a l'economie nationale et les pays developpes essaient de promouvoir la consommation du tabac en
Chine. Cela signifie qu'il faut renforcer la lutte antitabac. L'intervenant espere que rOMS, d'autres organisations internationales et d' autres pays apporteront leur appui technique et financier et contribueront 2000-2004. Le Dr WARAKOHIA (lies Salomon) demande
a la
formation, pour faire avancer Ie Plan regional d'action sur Ie tabac ou la sante
a son Gouvernement de participer a tous
les
stades de la mise en oeuvre du Plan d'action sur Ie tabac ou la sante 2000-2004, parce que la cooperation de la communaute internationale est indispensable, ainsi que la volonte politi que Les pays nc doivent pas etre !aisses
a eux-memes pour faire face a I'industrie du tabac.
PROCES-VERBAL DE LA CINQUIEME SEANCE
181
Aujourd'hui que s'imposent des politiques fondees sur des bases factuelles, il faut recueillir davantage de donnees pour sensibiliser Ie gouvernement et les dirigeants. II faut done prendre des
dispositions pour renforcer J'analyse des donnees et pour cvaluer la situation dans les pays. Le plan d'action devrait comprendre des strategies permettant de convaincre les legislateurs et les responsables politiques. Les lies Salomon ont interdit de fumer dans les services et Iieux publics ainsi que dans les avlOns. Etant donne que plus de la moitie de la population a moins de 21 ans, Ie pays se soucie tout particulierement du tabagisme chez les jeunes, et surtout chez les femmes. Mme PATON (Australie) approuve Ie Plan d'action et expJique en quoi consiste la lutte
a la publicite, redige un projet de strategie nationale contre Ie tabagisme passif, les taxes ne sont plus calcuIees en fonction du poids mais a I'unite, et I'on a mene une campagne nationale antitabac tres efficace. Mais il reste encore beau coup a faire. En juin antitabac en Australie. On a mis des restrictions 1999, les ministres de la sante et de J'interieur de tous les gouvernements australiens ont approuve la strategic nationale antitabac, qui servira de cadre aux activites entreprises au cours des cinq prochaines
annees. L' Australie a pris part
a la reunion des correspondants nationaux "Tabac ou Sante" organisee
a Manille en aoiit
1999. Cette reunion fut certes utile, mais n'a pas pennis d'examiner en detail Ie
projet de plan regional. Le Bureau regional est invite
a faire plus sou vent appel aux correspondants
nationaux, ctant donne Ie rOle determinant que jouent les gouvernements dans I' application de plans de ce type. Pour ce qui concerne Ie contenu du plan d'action regional, e1le prcconise une plus grande souplesse concernant les resultats escomptes, et suggere d'employer Ie conditionnel plutot que Ie futur pour parler des resultats attendus, car certains ne concernent pas tous les pays. L' oratrice suggere en outre de fondre les categories "strategies les plus efficaces" et "strategies efficaces" en une seule, intitulee "exemples de strategies efficaces",
a moins qu'on ait des
raisons valables de les distinguer.
Conune Ie plan doit reposer sur des bases factuelles, elle souhaite qu' on supprime les strategies d'emballages generiques et de faible teneur en goudron, puisqu'on a mis en evidence un lien entre J' adenocarcinome et la consommation de cigarettes "Iegeres" au Canada. Elle suggere en outre de
formuler Ie troisieme objectif de maniere plus positive, par exemple "Aider les fumcurs as' am,ter de furner".
182
COMITE REGIONAL. CINQUANTIEME SESSION
L' Australie soutient la proposition faite lors de la reUnIOn des correspondants nationaux "Tabac au Sante", qui ant suggere de TeteruT comme slogan "Taus unis pour un monde sans tabac" plutot que ''Taus unis pour un monde sans rucotine". L' Australie juge que l'image d'une orchidee
posee sur un cendrier ne convient pas car elle evoque toujours Ie tabagisme. Le Dr CHERN (Singapour) declare que son pays a suivi de pres les plans d'action regionaux pour 1990-1994 et 1995-1999. II est prevu de faire coincider la Joumee mondiale sans tabac avec une campagne antitabac d'un mois ; les medias y sont associes et des numeros d'urgence ant ete mis disposition des fumeurs.
a la
Dans les etablissements de sante publics, dans les cliniques de la Societe
anticancereuse et dans Ie secteur prive, il existe des services qui aident les fumeurs it s'arreter. Les enseignants suivent une formation pour aider leurs eleves
a cesseT de fumer.
Une loi intcrdisant la publicitc pour Ie tabac a ete promulguee en 1993 et, sur taus les paquets de cigarettes, doivent figurer des mises en garde couvrant 20% du recto OU du verso du paquet. Les taux de goudron au de nicotine ant ete reduits, passant respectivement it 15 mg et 1,3 mg, et la vente de produits du tabac il des personnes de mains de 18 ans est intcrdite, tout comme la consommation de ces produits en public avant 18 ans. En 1995, la cigarette a ete interdite dans taus les bureaux climatises, centres commerciaux, files d'attente ct passages souterrains pour pietons. En 1997, rinterdiction a ete ';tendue it taus les ctablisscments d'enseignement, magasins climatis';s et clubs prives, hotels et stations service. Depuis 1998, les marchands de tabac doivent avoir une licence les obligeant it verifier l'age de I'acheteur, et les mains de 18 ans n'ont pas Ie droit de vendre des produits du tabac. II est intcrdit de fumer dans toutes les installations militaires et de fumer en uniforme dans les lieux publics. Taus les vols intcrnationaux sont non-fumeurs.
Conscient de ]' importance des donnees, Ie Ministere de la Sante a fait des enquetes sur la prevalence du tabagisme taus les deux ans depUis Ie lancement de son programme national de lutte antitabac en 1986. La prevalence est passee de 20% en 1984
a 15% en
1998. L'orateur conelut en
rappelant combien il est Important de soutenir la Convention Cadre pour la Lutte antitabac figurant dans Ie Plan d'action, car elle permettra de s'attaquer aux problemes transnationaux tels que la contrebande et la publicit': sur Internet. II suggere de reformuler Ie troisieme objectif ("Apporter un souticn aux persOlmes qui souhaitent arreter de fumer") de mani"re plus percutante,
a savoir "Faire en
sorte que les fumeurs soient suffisanunent motives pour arreter de fumer" au "Faire en sorte que les fumeurs soient plus nombreux
a vDuloir arreter de fumcr".
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Mme LUK (Hong Kong, Chine) retrace la mise en place progressive, depuis 1982, d'une legislation exhaustive sur Ie tabac et de mesures dissuasives : interdiction de la publicite, mises en garde obligatoires sur les paquets de cigarettes et les reclames, et interdiction de fumer dans certains lieux. La prevalence du tabagisme chez les personnes de 15 ans ou plus a baisse, passant de 23,3% en 1982 it 15% en 1998. Le nombre de cigarettes consommees a diminue de moitic au cours des dix dernicres annees. Elle convient avec Ie Representant des Tonga qu'un appui s'impose au plus haut niveau si I'on veut que les reformes avancent. A Hong Kong, tous les bureaux des services publics sont desormais non-fumeurs. Les dispositions concernant les mises en garde obligatoires deviendront plus strictes et il y aura plus de lieux non-fumeurs. On intensifiera l'action de prevention aupres de la population en general et dans les ecoles. M. ISOBE (Japon) remarque que, parmi les activites pour l'elaboration de politiques contre Ie tabagisme, Ie Japon est en train de mettre au point un progranune intituIe "La sante au Japan au Vingtet-unieme siecle", et a mis en place un sous-comite sur Ie tabac qui a etabli des cibles pour en reduire la
consommation. Le Japon reconnalt aussi que d'autres mesures sont necessaires pour la mise en oeuvre du Plan d'action regional sur Ie tabac ou la sante 2000-2004, qui a son appui. M. Chan-Hyung PARK (Republique de Coree) declare qu'il appuie fermement Ie Plan
d'action regional sur Ie tabac ou la sante et la convention-cadre internationale pour la luttc antitabac. II declare aussi que, dans son pays ou 68,2% d'hommcs ages de plus de 15 ans fument, des mesures fermes doivent etre mises en place dans Ie cadre de l'Initiative pour un monde sans tabac. Le Decret national sur la promotion de la sante (1995) propose de limiter Ies patmcaux publicitaires pour Ie tabac et de rendre obligatoires les avertissements sur les paquets de cigarettes. Un Fonds national pour la promotion de la sante a ete etabli en 1997 pour appuyer les programmes de lutte contre Ie tabagisme. Le gouvernement a decide de reduire it 55% la proportion de fumeurs ehez les hommes d'ici 2003 et il appuie les campagnes contre Ie tabagisme et les lieuK non-fumeurs. II vise en particulier les adolescents en se servant de methodes telles que les camps de sante.
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COMITE REGIONAL: CINQUANTIEME SESSION
Un comite national sur la convention-cadre internationale a ete rnis en place et la Republique de Coree espere que ses experts pourront faire partie du groupe de travail de l'OMS. Elle est aussi prete a fournir du personnel et des ressources pour finaliser les accords et les protocoles de lutte contre Ie tabagisme. II encourage l'OMS a continuer ses activites connexes ayant trait a l'information et aux services des medias et offre son appui a la collecte et a la distribution des informations sur les politiques et les progranunes des Etats Membres. Mme PAULINO (Philippines) se felicite du Plan d'action propose, lequel facilitera la mise en oeuvre de \'Initiative pour un monde sans tabac dans la Region et au niveau des pays. Elle declare qu' aux Philippines la lutte a 6te difficile : Ie tabac, les cigarettes tout specialement, sont facilement accessibles, et la publicite ciblant les enfimts, les adolescents et les femmes a provoque une augmentation considerable de la consommation du tabac dans ces groupes. La convention-cadre pour la lutte antitabac et Ie Plan d'action regional serviront d'outils aux Etats Membres pour renforcer leur lugislation nationale. Au Senat des Philippines, les legislateurs de la lutte antitabac ont mis de cote les points litigieux, tels les droits des fumeurs et des non-fumeurs, et se concentrent sur Ie r6le du Gouvernement pour la protection des personnes contre une substance nocive et toxicomanogene : la nicotine. Les legislateurs aux niveaux national et local se doivent d'informer Ie public des possibilites qu'offre la convention-cadre pour renforcer les politiques nationales de lutte contre Ie tabagisme, et on doit faire comprendre aux personnes qui ont de l'influence sur l'opinion publique que les progranunes et les campagnes scolaires pour un mode de vie sain ne sont pas suffisants. Mme EARP (Nouvelle-Zelande) declare que Ie projet de Plan d'action pourra servir de reference a son pays dans l'identification des domaines necessitant plus d'efforts. Elle se felicite que l'on mette davantage l'aceent sur l'arret de la consommation du tabac car, jusqu'a maintenant, on avait surtout axe les efforts sur la diminution chez les jeunes. Elle regrette que son gouvernement n'ait eu que tres peu de temps pour faire des observations sur Ie Plan propose avant sa soumission au Comite et clle demande d'en avoir la possibilite a I'avenir. Elle suggere que l'Objectif 3 du projet de Plan
d'action regional soit change pour refleter Ie besoin d'encourager activement les personnes a prendre la decision de cesser de fumer ainsi que de donner un appui a ceux qui \' ont deja prise. La classification de la nicotine dans les drogues et I'imposition d'une taxe "obligatoire" sur Ie tabac doivent etre presentees comme des options plutot que des "domaines supplementaires souhaitables". Elle appuie la
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demande du representant de I' Australie pour que Ie Plan soit presente comme un document decrivant des objectifs qu'il est souhaitable de realiser, les mots "seront" et "seraient" devant we remplaces par "devraient", Ie Plan exigeant de gros efforts au niveau des ressources des Etats Membres. Le Bureau regional devra fournir un appui supplementaire si Ie Plan doit etre mis en oeuvre avec succes. Le Dr. LIU Guo-bin (Macao) decrit que la politique de lutte contre Ie tabac it Macao repose principalement sur la legislation et I' education sanitaire. La premiere loi, entree en vigueur en
decembre 1998, a interdit toute forme de publicite pour les cigarettes et les organismes charges de faire respecter cette loi ont re9u plus de pouvoirs et ont ete autorises it imposer des penalites plus fortes. L' education sur les dangers du tabagisme et sur les modes de vie sains est assuree conjointement par des organisations gouvemementales et non gouvemementalcs et elle est orientee avant tout sur les enfants et les adolescents. Les efforts se poursuivent pour faire de Macao une ville sans tabac.
La seance est levee it 12h3 O.